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PROCES-VERBAL
DE

L'A SSEMBLÉ E

DE NOSSEIGNEURS
DES

ÉT.A.TS GÉNER.A.UX
DU PAYS ET COMTÉ

D E

PRO VEN C E.
1

',.

A
De l'Imprimerie de B.

AIX,

&amp; T. EMERIC-DA VID
Avocats, Imprimeurs du Roi &amp; des .Ëtats de Provence.

J

•

-

GIBELIN-DAVID,

M. DCC. LXXXVIII•

,

�, __ 3,

•

:r

,

-

PROCÈS-VER 'BAL

1

•

DEL' A S S E ly1 B L

t

~

-

"r
PEN
0 S SEI rG N E URS
'
•

DES ÉTATS GÉNÉRAUX
D U P A Y S- . E · T C 0 M T É
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r

' DE ' PROVEN,CE
1

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r

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.

r

T

ConvolJJIt!e en la Ville d'Aix au 30 D écembre 17 87'

D

ÉLIBÉRATIONS ET ' ORDONNANCES FAITES

r
par les Gens des Trois Etats du Pays &amp;. Comté de
PrOvence , convoqués par autorité du Roi au trentieme
jour du mois de Décembre mil fept cent quatre-vingt-Cept,
I)Qur commencer le leRdemain treme' un dudit mois; auquel
jour lefdits Gens des Trois Etats Ce font a{fembl~s dans
l'Eglife du C0Hege Royal -. Bourbon de cette Ville, P;ICdevant MON&amp;EIGNEUR L'AkcHEVEQ'lJE D'AIX, Préfidenr •

A ij

�6'
&amp; Militaire de Sr. Louis, Commandant en êhef
pour notre fervice en notre Pays IX Comté de
Provence, &amp; à notre amé &amp; f~al le lieur cie
La Tour, Confeiller en /Jos Confeils, Premier
PréGdent en notre Cour de Parlement d'Aix,
&amp; Intendant de Jufiice , Police IX Finances
en notre dit Pays IX Comté, defquels vous apprendrez plus particuliérement nos intentions.
A CETTE CAUSE, nous vous prions, &amp; néanmoins mandons d'ajouter entiere créance en
tout ce qu'ils vous diront de notre _part, IX de
faire Cui'vre leurs demandes des effets que nous
devons attendre de votre zele IX affèétion comme nos bons &amp; loyaux fuj ets: Si n'y faites
faute; CAR tel ell: notre plaifir. DONNÉ à Verfaille s le vingt - huit Novembre mil fept cent
quatre-vingt-fept. Signé, LOUIS. El plus bas:
LE BARON DE BRETEUIL.
Après quoi, MONSEIGNEUR LE COMTE DE
JJ10nftign eur le CARAMAN s'eft découvert, a Calué l'A!femblée&gt;
Comle de Ca- a dit: MESSIEUR S, s'e!t recouvert, ainli que
TI~mlZn..
les Etats, &amp; a dit:
D ifeolm dt

L'ASSEMBL ÉE générale des Etats de Provence
vient d'être convoquée après cent quarame:fepr
ans d'interruption.
Quel grand fpeétacle, &amp; qu'il efi intérelfant
pour ceux qui ont l'honneu~ de vous porter les
volontés du Roi!
Son amour pour Ces Sujets du Comté de
Provence s'étend fur touS les Ordres, fur ro ut es
les Claifes qui le compofent. Elles doivent égn.

7
,
lement participer à l'intérêt paternel qu'il prend
à leur félicité.
Sa bonté voudrait connohre le principe du
1:lOnheur de chacun de Ces Sujets, &amp; le vœu de
fon cœur feroit de prévenir leurs deGrs.
C'ea là, MESSIEURS, l'objet de la convocation des Etats généraux du Comté de Provence
tels qu'ils étoient en 1639.
L'Adminill:ration intermédiaire a fans doute
-d es droits à votre reconnoi!fance. Le zele le
plus infatigable pour foutenir les intérêts de la
Patrie, la confiance la plus inébranlable pour
conferver fes droits confiitutifs, Ces foins empre!fés pour répartir avec égalité les charges
indifpenfables, tout doit mériter aux Citoyens
zélés qui ont rempli ces importantes fonéhons,
des témoignages authentiques de votre fatisfac·
tion.

,
Mais leur nombre ne répondoit pas à l'étendue ·de leur travail; &amp; le Clergé, ainu que
la Nob!c!fe, ne pouvoient contribuer à l'avantage général que par un petit nombre de Repréfentans de ces deux Corps.
Le vœu de tous les Ordres étoit pour la
convocation de l'A!femblée des Etats, IX chaque Provençal étoit jaloux d'employer fon zele ,
{es lomieres, &amp; fon crédit pour la profpérité
de la Nation. C'eft cette profpé rité que le Roi
VC!luloit; &amp; plus il y aura de Citoyens ocç up é:r
,d'en découvrir les principes &gt; Ot de les porter

�8
aux pieds du Trône, &amp;. plus fon cœur trOl/vera de dOllce ur à co nn oÎtre toute l'éterldye d~
beCoins qui doivent exciter Ca bonté.

,

VOliS voilà donc réunie, Nation fidele alltan~
qu'écl airée; C lergé refpeél:able par vos fo nél: ion~
a()guft~s, &amp;. votre étude approfondie de s intérêrs qui vous fon t confiés; Noble{fe anrique
dont le Cang coula tant de fois pour vos Rois,
d on t vous ornez Est défend.ez le Trône; Officiers
municipaux to ujo urs occupés de conferver lei
droits du Peuple, fans ce{fer d'offrir le fruit
de Ces traVallX pour augmenter la gloire &amp;:
l'honneur de la France.
Qu' il eft flatteur pour moi, MESSIEURS, d'être

à porrée de rendre compte de la , fage{fe de
vos D élibérations&gt; de vos foins p0ur augmenter l'agriculture, le commerce &amp; la circulation
intérieure Est extérieure de la Provence; pour
répandre dans tous les Etats cette inllruQ:ion
fi eiTentielle à l'ordre &amp; à la tranquil1ité publique, pour fournir ;aux Cultivateurs Est aux Artifans les avantages néceiTaires aux progrès de
leur culture Est de leur induftrie, pour répàrer
leurs malheurs, Est po ur établir par·tou-t une
[age économie, en a{furant cependant aux habitans des Villes Est des Campagnes tout ce c/ul
peut contribuer au bonheur Est à l'agrément&gt;. de
leur vie.
Et comment la Nation provençale ne prendrait-elle pas un nouvel e{for par la ré union
de tant de Citoyens éclairés, préfidés par un
Prélat, dont le nom fera gravé dans les filltes
de

'celIP
9 zele ardent pour le~
a rovence,_,par fon
intérêts du Pays, &amp;. par les fucc ès dus à la
fage{fe de fes démarches, à la jufie{fe de fon
efprit, Est à fan ame vraiment patriotique?
, 'Tandis que l'A{femblée des Etats indiquera
les moyens d'augmenter le bonheur public, un
Gouverneur dont les ancêtres ont rempli ceue
importante Dignité fous les anciens Comtes de
Provence, s'empre{fera de joindre fes follicitatians à celles de ces zélés patriotes.

A peine a·t-il été nommé 11 cette Place émi·
nente, qu'on l'a vu s'occuper d'a{furer la tranqu.illité des habitans de la Ville de MarCeille, par
une main·forte proportionnée à fa population;
d'agrafldir fon enceinte; d'augmenter l'étendue
de fon port; de préfetver des dangers du feu
les tréCors qu'elle renferme; de conduire dans
fes murs une eau limpide Est [alutaire ; Est de
fonder la [ubfifiance du pauvre fur les amu[emens de la c1afTe am~e des Citoyens. --Vous le
verrez toujours, MESSIEURS, porrer dans les détails de fan Gouvernement une attention fuivie,
_ éclairée par fon efprit, échauffée par fon cœur,
Est foutenue par fan crédit.
Mais la force de la vérité m'emporte, &amp;:
j'oublie que j'ai l'honneur d'être fan neve u.
Conduit par les mêmes principes, 1111 MagiCtrat dont le nom fera toujours cher à la Provence&gt; Est dont les lumieres Est la fageffe trouvent éga lement la vérité Est les formes qui pe u:vent la rcndre utile; cet ami de la Parrie s'oc~

B

•

�10

cu'pera d'accorder les heCoins de l'Etat avec les in;
térêts du peuple, IX d'adoucir la levée d'un impôt
[ans d 0ute néce1Taire, mais fo uvent augmenté par
les moyens employ és pour Ca percepIloo.
Tel ell, ·M ESS I EU RS·, l'apperçu de la féliCit é
qui Ce ra due au travail des AdmiAillrate urs du
Comté de Provence, IX des T erres adjacentes.
Leurs julles demandes IX leurs [ages rég lemens
feront encore appuyés par deux Trjbunaux
refp ettables , .également perfuadés que la gran.
deur du Prince n'ell fondée que fur le bonheur
de fes fujets; &amp;. qu'ils ne peuvent mieux témoigner au Roi leur refpett &amp;. leur zele, qu'e n veillant avec la plus grande attention fur les intérêts de Ces peuples.
Qu'il en coûte, MESSIEURS, au cœur d'un Roi
aulli julle qu'il ell bon, de ne pouvoir [uulager [r!s fujets aulli-tôt &amp;. autant qu'il le voudroir; mais dans la perception des im pôts , il
ne cOAfldere que le terme qui les fer a ceifer;
dans la forme .de la levée, que les moyens les
moins onéreux d'y parvenir : Il daigne fa crifier au [oulagement de la Nation jufqu'à l'éclat
. de fon Trône; IX fOI1 augufle Epoufe , pénétrée
des mêm es fenr imens , s'e fl empreifée de Cuivre
l'exemple de cette Cage économie.
Oui, MESSIEURS, vos cœurs fo nt pénétrés de
la plus vi ve recon noiirance pour le M() narque
hienfai fant auquel vous devez votre refiauration.
Vous n'oublierez jamais qu'un auffi gra nd
événemen.t· ea dCl aux [ages con(eils d'un Mi~

II
nHire ; qui ne croit devoir proporer au Rdi de
fi xer les b aCes de la Mon ar chie que fur les
droits de l'humani té. En promenant vos regards
fur cette grande A{femblée&gt; vous fentez la force
d'unI! Nation réun ie pour la bonheur de ceux
qui la compoCent. Vous ne perdrez point un·
tems préCieux à des difcullions de rang , de
prérogatives &amp;. de droits individuels; vous ne
ferez animés que par un- feul denr , celui de
parvenir au bien public par les moyens les plus
courts &amp;. les plus fûrs. Vos avis réunis ne form eront qu'une feule voix, &amp;. cette voix fera
celle de la Provence. Parmi tant de plans qui
vous feront préfentés, t!lle vous infpirera le
choix de ceux qu'il faut préférer. Vo us les
c1aiferez Celo n leu r degré d'utilité; &amp;. la fageife
qui aura fixé le vœu de la Nation , préfidera
à leur. exécution.

.A peine ai-je eu le bonheur, MESSIEURS&gt; d'être nommé au commandement du C_omté de Provence, que je me fuis occupé de le parcourir
avec le denr le plus ardent de connoître Ces
vrais intérêts. Mon ame s'di: échauffée en voyant
le.s efforts &amp;. les fucc ès d'une Nation indullrieufe
qui a fçu fertilifer les rochers, repouifer par
Con cmurage les ennemis qui avoient ofé pénétrer dans fon Cein ,&amp;. contribuer par une valeur conllante aux fuccès des Flottes &amp;. des Armées du Roi; j'ai cru voir, MESSIEURS, par ce
qu'elle avoit fait, tout ce qu 'elle étoit capable
de faire , &amp;. je me fuis Centi doublement glo rieux d'avoir l'ho nneur d'être chargé des ordres:
. du Roi, IX. d'avoir celui de les préfenter à la Na.~.
lion provença.l e.
B ij

�Xl.
M. de La Tour inflruit comme moi des vo-j
lontés du Roi, va vous en développer les principes.
MONSIEUR DES GALOIS DE LA TOUR s'ell: clé.:
Difcours l e
M onjitur du couvert ,a Calué l'A lTemblée, a dit , MESSIEURS,
Galois de La s'ell: recouvert, ainfi que les Etats, St a dit:
To uf ,

QU'IL ell: confolant , qu'il ell: glorie ux pO Uf
vous de voir renaître ces AlTemblées nationales
qui furent inf1ituées par la Cilgelre'de vos peres,
que nos Souverains hon oroien t de leur confiance, qui ont toujours ' mérité l'hommage St
la reconnoilTance des Citoyens.

Un Prélat, c10nt J'élévation St le fall:e éclip.
{oit juCqu'à la majeflé perConnelIe de Con maître,
qui ne connoilroit d'autre prérogative qlle celle
du pouvoir abfolu qu'il exerçait lui - même,
avoit {uCpendu vos fontl:ions.
Un Monarque qui ne veut regner que par
les Loix, qui ne fonde Ca granueur que Cur
l'amour de Ces Sujets , plus occupé de votre
bonheur qlle de Con autorité, vous invite à
tracer vou~·mêmes les inll:itutions Calutaires qui
doivent vous gouverner; il vous confie les
droits les plus jaloux de la Couveraineté.
Jamais trucune Nation ne reçut un témoignage
plus éclatant de la confiance de Con Roi. L'HiCtoire ne nous a tranfmis un pareil exemple,
que dans cette République ou le Héros qui
mérita le nom de Publicola, dit au Peuple le
plus célébre de l'Univers: Romains ,faites yous-.
m~mes les, LOIX qui doiyent yqus rendre heureux.

'
ConnOlil'ez

13

.

tous vos avantages, toute l'lm":
portance du minilèere aug ull:e que vous allez
remplir.
Travailler pour la gloire du Trône: pofer
les baCes permanentes de la félicité publique:
donner à votre Patrie des Loix éternelles: devenir le s interpretes des beCoins des Peuples,
les modeles, les garans de leur obéilrance;
voila le but inrére{[ant auquel vous devez at·
teindre; voila le grand, l'unique objet de vos
Délibérations.
Vous ne pouviez répondre utilement aux vues
bienfaifantes du Prince, ni Catisfaire à l'efpoir
d'une Province pour qui vorre abfence était
une difgrace, qu'en vous r ~ uni{[ant fous ces
formes antiques qui vous raFpellent vos droits
St vos devoirs. Ce n'e ll: qu'.en ra{[emblant les
Citoyen&gt; de tous les Ordres, qu'on peut parveni r a faire le bien de tous.
Un Ecrivain celebre, né dans une République
aufl:ere-, qui avoit confacré Ca pillme a la liberté; diCoit: J'aurais choi/i pour ma Patrie un
Pays où le droit à l'Adminiftration fût commun
à tous les Citoyens; je n'aurois point approuvé
tes P lébifcites &gt; ot! lu Chefs &amp; les plus irztérefJés
à la conferyacion de l'Etat ouroiwt été exclus
des D élibérations; où par une abfurde inconfé.
quence&gt; les Magiftrats auroient été privés des droits
dont jouiDàie/ll les /imples Citoyens.
UllilTez·vous donc par ce Centiment noble St
:vertueux 1 qui fait céder l'intérêt particulier à

�I4
l'intérét général ; qui épure les penrées; qui
commande les facrifices, qui dévoue généreufement chaque Citoyen à la Patrie.
Votre Cart eft dans vos mains; que l'époque
de la réunion commune devienne celle de la
proCpérité d'une Province que le Souverain
confie particuliérement à vos [oins.
Quelles reffources la Patrie ne trouvera-t-elle
pas dans ces Minifires d'une religion [&lt;rinte, qui
[ont établis par la Providence pour être les
bienfaiteurs de l'humanité; dans cette Nobleffe
qui donne des [ujets difiingués à toutes l~s profemons qui conduifent à la gloire , qui fe dévoue particuliérement au patriotifme &amp; à l'honneur j dans ces dignes repréfentans des Cités,
qui depuis plus d'un Îlecle ont con[ervé avec
fidélité &amp; courage, le dépôt précieux de vos
maximes &amp; de vos Loix?
Dans cette c:irconftanr;e inrérell'ante, l'union
des cœurs &amp; des efprits peut feule rendre utile
ce concours de lumieres, de talens &amp; de vertus.
Clergé, Noble{fe, Tiers-Etat, vous n'êtes plus
'
ici que Citoyens.
Re[peél:er la Loi du Prince j défendre les
droits du Peupl~; diriger les inftitutions parti.
cu Iieres au bien général; veiller aux be[oi-ns
de la [ociété, [ans s'écarter de J'ordre fimple
de la nature, répartir les c9ntributions avec
jufiice, difiribuer les revenu s publics avec économie; Di[po[er les Citoyens à porter docilement

&amp; ayec /ibmé, le joug de la félicité publi'lue :

Ys

Telles Cont les obligations qui vous lient enverS
l e Souverai n, la Patrie &amp; les Peuples.
Qelle circonfiance plus favorable pour don:
ner l'effor à votre pat~iotif1l1e, pour con Commer le grand œuvre du bon heur pllblic! Le
tems n'efl: plus où. l'Adminifl:ration, enveloppée
des myfl:eres de la politique, fe déluboit à
tous les regards.
Un Mona rque dont le plailir le plus doux
efi de faire Je bien, dont l'intérêt le plus cher
à [on cœur dl la profpérité du R oyaume,
d onne à toutes les Provinces le droit de s'adminifl:rer elles-mêmes, &amp; les fait participe..- à
la douceur, &amp; aux ilvantages du Gouvernement paternel dont vous jouifTez.
Vous l'a vez vu raffembler autour du Trône
des hommes dignes de [a confiance. 11 les a
interrogés [ur les be (oins des Peuples, il a été
éclairé fur les abus trop long-rems aUloriCés;
les plaies de l'Etat ont été découvertes, '&amp; il
[e livre au doux efpoir de réparer tous les
maux. Ce Roi citoyen, ce Prince ami de la
vérité a ouvert [on cœur aux jufies réclamations de [es Cours, qui lui .ont prUenté avec
autant de re[peél: que de confiance les maximes
fondamentales de la Monarchie , qui lui ont
e;xpofé l'affiigeame firuation du Royaume; il
a reconnu, avec un de fes au gultt's Prédéceffeurs qui mérite le nom de Grand, que la

parfaite pro[périté d'un Ecat eft que les [ujetS
obéifJent au x Princes, que le Prince obéJ'Jfe à
la Loi, &amp; que la Loi fait droùe &amp; toujours di·
rigée vcrs le bien pub/j.,

�16

. Les vues~u meilleur des Princes font fecon~
d ées pal" un Prélat qui a développé les plus
grands talens, les qualités les plus ém inentes,
dans l'adminifiration d'une Province importante,
dans le gouvernement d'Ull vafie Dioce[e. I l y
a la iffé des monumens &amp;. des exemples qui
perpétueront [a mémoire. Ses premiers pas dans
le Minillere [ont marqu és par des opérations,
qui fuffiroient pour honorer la plus longue
carnere.
~ La noble &amp;. [age économie s'introduit dans
toutes les panies; les' érabliiremens publics reçoivent une meilleure forme. Le commerce ne
fera plus gêné par d es barrleres qui arrêroient
{o n aétivité. Une Loi [age, devenue néceffaire,
{ollicitée par l'humanité, la [aine politique ,.la
reli gio n même, ramenera dans vos climats des
hommes qui [oupiroient · après leur Patrie, &amp;.
rajJportera leurs richeires &amp;. leur indufirie.

,Déja nous voyons l'aurore de ce jour [ortuné, où un Souverain digne de J'a mour &amp;. de
la reconnoiirance de [es Sujets, annoncera à la
Nation all'emblée le r éta bliirement de J'ordre,
&amp;. viendra [celler au milieu d'elle l'alliance fi
defirée de l'autorité avec la liberté.

,

Reconnoiffez la bienveillance particuliere dont
le Roi a honoré cette Province, en lui donnant un Commandant auffi digne de [a confiance, que de celle des Peuples. Déja infiruic
de l'étendue de vos beCoins, il a travaillé dans
Je [ecret &amp;. le filence à les faire connoître aU
,Gouvernement. Il a rellréfenté avec force la
néceffit6

17
néceffité cie ménager dans la difiribution ' des
charges un pays où l'inoullrie lutre (ans ceire
contre la Nature. La Renommée vous a an·
noncé [es tal ens militai res: fa pré(ence , 'ous
découvre [es vertus publiques &amp;. privées. De[·
tin é aux plus g rand es places, il efi reconnu dign e
de les remplir. Ainfi [c vérifie cette maxime
mémorable d'un grand Minilhe&gt; qui recommandoit aux Princes, qui veulent Etre aimés de leurs
Sujets) de ne confier leur autorité qu'à des per[onnes Ji eflùllées, qu'on puifJe trouver la caufe de
leur choix dans leur mérite.
, Vous éprouvez l'heureufe influénce d' un Gou.
verneur [ans ceire occupé de vos intérêts. Sous
vos Comtes, (es aïeux étaie nt rev êtus des premieres places. Bel1eval commanda les armées,
il éclaira vos Souverains dans les Con(eils;
Châ de la J ufiice, il diéta des Loix que ,'ous
[uivez encore. Les Peuples étaient airurés de
trouve r en lui un défen(eur: Héritier de {on
nom, M. le Prince de Beauvau vous fait ref[entir les mê mes avantages.
Le Prélat qui vous préfide s'efi diriingué dans
taus les tems par [on ze le pour le bien public,
par (on attachement confiant à la Province. Il
a diri gé les Adminifirateùrs du Pays par [es
lumieres : il a préparé, il a affuré le [uccès de
leurs démarches par [on crédit.
LorCque dans l'Airemblée des Notables, tous
les intérêts publics ont été difcurés fous les au(-pices de la Majefié Royale, que n'avez-vous
été témoins de [on attention foutenue'Cde [a vi~

�18
gllance éclairée à failir tout ce qui p"uvoit vous
êrre util e , à écarter to ur ce qlli p dUVUÏt comprom ettre vos draies &amp; vos lib erc':s.
Si vous jouilf~ z auj0urd 'hui de l ' h ~ tlr e ux retour de vo tre C on rh turi ')'l , qu ds d roies n'a · t il
pas dans c ~t te révu lutio a inté relfJ llIC, à la ceconn oilfu nce publiq ue?
El oigné de vo us, il a travaill é , d ans ce s JilOmens difficil es , à fix er (ur le (Ort d'un e Province in té relfJnre , la juftice &amp;. la bonté p aternelle du Roi.
Si des circonrta nces im péricufes n'ont pa! permis de vous déli v rer de toute nouve ll e charg e ,
Votre fid élité répond de vo tre em prelfemell t à
con courir aux néceŒr.!s publiques, au bien &amp;
à Ja gloire de l'Etat.
Aucun (acrifice ne coûtera à vos cœurs, quand
un Souverain, po ur qui votre a mo ur eft fa ns
bornes , décl are lui· mf!m e dans une Loi [o le mnell e: que les [acrifices les moins p énibl~s à fOIl
ame J rom ceux qu' il con[acre à votre bonheur.
MO NSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE

MES SIE URS,

C 'efi un beau (peétacle que celui d'lIne Nation qui reprer1d (es privilegès &amp; (es droits;
qui rappell e (es formes antiques long-tems ell-

1
•

C ette Conf1:ituti o n, refpeaée par v os anci ens
Souv era ins, n' avo it point éprouv é de révo luti o n,
qua nd v os ancêt res , do nt j'emp unte le no ble
lan gage , fe don nerent d'ljn cœu r li bre &amp;. fr anc
aux Souver&lt;lins cl'un gr and E mpjre. Elle vien t
au recours de ce b rave &amp;. malh eureux Ro i, q ui
p erdi t to ut, h o ~ is l'honneur. E lle n'dl p oint
éb ra nl ée a u milie u des g uerres civi les qui divire nt la P rovence , com me le rdl e du Roya ume. Elle défend Henri IV c om re les féditions
i ntefl:ines &amp;. les i nvafions ét rallge res, Elle réfi/l.e aux "olontés d'utl M ini/l.re don t l'alt iere
p lliffallce , ~wblie (u r les r uines de t o us les Ordr s, (emble vouloi r éleve r le T rone, en ren, ' erfan t to uS fe s ap puis. R icheli eu n'a po int pu
l'abatt re ; &amp;. p ar une inconcevable fat alité, eile
difparoît avec lui; elle di rparolt, quand il n' y
a plus un ho m me qui pui fii.: l' opprelfc r du po ids
de fes ra ler.s &amp; de [es injuftices, St qu a nd il ne
lui r eftc plus rien à craindre.

n'Arx, Pré-

D ifcours d, fid en t des Etats , a répondu a u nom de l'AlfemMonfiigllwr blée, St a dit:
l'A rch,vl'lu,

d'Aix, Prljidmt du Etats.

19
Cevelies dans le Cilence &amp; dans l'o ubli; q ui retrouve (a Confiitutio n toute en tier e po(ee (ur
des fonde mens q ue le tems n'a pas p u détru ire ,
&amp; qui n'admet d'au tre changernent que celui du
progrès m ême de fcs lumieres &amp;. de [es vertus.

E ll e con ferve cep enda nt (ous une forme [age,
util e St mod efl:e, &amp; (es princ ipes St fes pouvoirs. So n e(prit &amp;. [es Loix di ri gen t une Adminiftr ation touj o urs (ubfifi a nte , q ui s'é cl aire &amp;
Ce perfeai onne. C haque O rdre m ainti en t [es A ffembl ées , (es re gles &amp;. (es ll (ages, C eft la même
puilfance n a t io n ~ le qui d'a bo rd exe rce les pouvoirs des Etats, &amp;. qui ne fembJe y fuppl ée r dan s
C ij

�20

la ruite que pour en perpétuer les titres &amp;. les
droits. TeUe efi leur force &amp; leur aucoriré
qu ,on l eur rend encore hommage, alors même'
qu'ils ne (ublifient plus. On n'a pas pu les
détruire: on ne peut pas les oublier. Le vœu
des AfI'embl':es générales en rappelle le (ou venir.
De', Dé libérations que la né ceffité légitime, ne
[e pro pofelll d'autre term e que celui du ret ou r
des Etats, Les dellx premiers Ordres réclament
leu rs droits, qu'une repréfentation confiante met
à l'abri de la preCcription. Les Cours Souveraines) dépofitaires des opinions, comme dei
Loix, Cemblent donner la [anétion même de
leurs Jugemens aux deGrs unanimes de tous les
Ordres; &amp;. la Province voit rena/tre, apres
cent cinquante ans écoulés, dans toute J'int égrité de Ces formes &amp;. dan s toute l'étendue de
[es pouvoirs, [a premiere Confiitution.
Un Miniftre éclairé, que [es talens &amp;. Ces
vertus ont mis enfin à [a place, (ait entendre
dans l'é loignement cette voix publique il laq uelle
il appartient tôt ou tard de décidtr du (ort des
affaires humaines. Il aime à confulter cette opinion reCpeétable, qu'il dirigeait lui-même, quand
il n'exerçoit d'autre empire que celui de la rai[on, Il [emble appellcr la Nation entiere dans
les Con(eils de (es Rois. Il emploie les hommes pour les gouverner; il fait concourir tous
les Ordres, par les connoiffances même qu'il
leur donne, au bien qu'il veut leur faire. Vn
Roi jufte, ami du vrai, qui convoqua les Notables de fon Royaume, comme il le di(oit
lui-même, pour lui faire connoÎtre leurs [entimens, &amp; non po ur les diffim uler, ne Ce borne

21

pas à regner Cur Ces Suj ets : il veut les innrulre
&amp;. les perfuader. Sa Cage{fe donne à [es Peuples un ln ouvement dont elle emprunte fa force.
Chaque Citoyen, fans quitter [es foyers domertiques, fans s'égarer dans les erreurs d'une ambition lointaine, peut offrir à fa Patrie le tribut
de fes travaux; &amp;. l'Adminiflrati n publique
devient ce qu'elle doit être, une correfpondance
paifible &amp;. conflante de la puiffance du Souverain &amp;. de la liberté de la Nation.
Ah! quand une autorité protethice forme
elle-même le lien qui nous unit, quand nous
fommes rapprochés par nos intérê ts &amp; par nos
droits, ne nous féparons pas par nos fentim ens.
Ne fouffrons pas que l'é poque qui nous ra{fe mbIe&gt; devienne J'époq ue de nos divifions. Les
oppolitions invincibles ne [ont pas dans les cho(es; elles (ont d~ns les homm es. Leurs diCpofitions décident de leurs defiinées. Il n'y a point
d'entrepriCes difficiles, quand le defir &amp;. l'intérê t
commun efl d'en furmonter les difficultés.
Nous rendrons compte avec confiance aux
Etats, d'une Admini(hation que leurs principes
ont dirigée, &amp;. qui femble avoir acquis [a confiflance &amp; fa maturité. V ne partie de cette Aifemblée (e compoCe de ceux qui l'ont perfeétionnée
par leur zele &amp;. par leurs lumieres ; &amp;. celui qui
marche le premier dans l'Ordre de la Noble{fe,
a rendu cher à [es Co ncitoyens un nom con[a-:
cré par la gloire de la France.
Ces (ages Adminillrateurs ont bien [enti la
force que leur donnoit l'ombre m ême de .votre

�1J

2Z,

Conflitution , &amp; chaque année a renouvellé
efforts St multiplié leurs fuccè s.

leurs

Nous avons vu la Proviilce affranchie, par .
leur (age{[e, de ces mêmes imp o{jr ipns perçues
dans le refie du Royaume, d'autres im po{jrion
compenfées par des recours proportionnés, d'autres enfin révoquées, quand la Province en
avoir obtenu,. &amp; quand elle en confervoit le
dédommagement. Nous avons vu le Gotlvernem ent mettre un terme à J'excès de Iii dépenfe
des TroujJes, que la Province ne pouvoit plus
fupp orte r. No us avons vu fe répandre de tous
côrés l'ém ul :lrion des tranux publics &amp;. des
objets utiles. Des communications multi pliées
ont rép~r é les per tes, &amp; prévenu la rui ne d'une
partie de la Province. Ses habi tans , qui cherchoient une autre Patrie, [ont reten us pa r (l.ls
travaux q ui doivent {ans celTe augmenter leur
commerce St leur population; &amp; des entreprifes
utiles, fondées (ur les recours du GOll vernement,
&amp; qui ne coùr en t rien' à la Province , enr ichi efent encore la région la plu. favorifée par (a
pofltion &amp;. par Con indufirie. Chaque Admini[traleur ajoute tour-à-tour le po uvoir de fes propres tal ens à celui qu'il emprulHe de J'Adminifiration; &amp;. ce mêlange heureux de conCeil &amp;.
d'aél:ion nous a procuré, je puis le dire l'avantage d'avoi r obtenu du Gouvernement' prefque
toules les demandes que nous avons formées.
Deux Prélats, deftinés par leur naiffance , pat
leur place, &amp; par leurs fentimens à partage r les
imé~êts de la Province entiere, nous ont donné
les conCeils du zele, de la fageffe, &amp;. de l'amitié!

,

Combien, dans ces circonllances intérelT"antes;
les repréfentans de la NoblelTe, St ceux qui
font atrociés à nos fonél:ions , &amp; ceux auxquels
elle confie fa propre Adminiftration, Ont fçu
rendre uti les à leu r Pays les fentimens qui les
difiinguent!
Un Gouverneur, ql:l'anime un fentimenl aum
noble qu e Ca naiifance, aum éclairé que [on
~ecle , aum {impIe. que l'équité même qui diri ge toutes fes aEbons, a préflcl~ lui · même à
tout~s nos démarches avec lin empretrement qui
préVient les demandes, multiplie les [ervices, Ce
d érobe à la reconnoifiànce ~ &amp;. Ile tè fair fenti r
que par fes eflets.
Un Commandant, qui lui eft attaché par les
liens du fang , a d'abord exercé de tous les
droit s cie fa place le plus précieux &amp;. le p lus
honorable, celui d'être util e à la Province. Nos
occupations !le lui font point étrangeres: il a
fçu réunir les vues d'une grande Adminiflration,
qui lui fut tr anfm ife comme un patrimoine, à
ces n ob les connoi{[ances qui fervent à la défenfe de la Patrie, St qui donnent les honneurs
&amp;. la gloi re. Infiruit déja par lui -même des be{oins d'une partie de la Province &amp;. de fes ref{ource9, il nous prêrera da ns les occalions importantes un appui refpeél:able ; &amp;. l'autorité du
Souverain, touj o urs dirigée vers des objers utiles,
St devenue l'exe rcice de [a bienfaifance fera
chérir aux Peuples leur Gc}Uvernement
leur
Patrie • .

&amp;

Nous avons retrouvé dans un Magiftrat voué

�~ .

Z4

•

depuis long·tems à tous les intérêts de la Pro';
vince, les difpofitions &amp;. les vues qui pouvùient
feules affurer le rélabliffement de votre Conf·
titution. Rien n'échappe il fes (oins de ce qui
peut VOLIS être utile. L'homme du Roi devient
celui de la Province, &amp;. la confiance qu'il in(pire aux Mini(hes &amp;. aux Citoyens , applanit
tous les ob(hcles qui peuvent rallentir la mar·
che de \' Adminiflration. Ses longs fe,vi ces ont
eu leur véritable récompenfe, celle d'étendre
leur objet &amp;. leur utilité. L'Etat a réclamé (es
droits. A ppellé par le choix du Souverain, il
a partagé la gloire d'un con(eil de Citoyens qui
parlaient le lang~ge de la liberté pour défendre
la caufe de la Patrie.
Un M~gillrat Con Collegue, que nous regret·
tons de ne pas voir affis parmi vous, plaidait
avec lui dans cette célebre Affemblée les droits
de la Province, &amp; montrait (es talens à la Nation. Le Jugement de la Nation a confirmé la
voix de la Renommée.
C'efl à' vous maintenant, MESSIEURS, c'eft
aux Etats à veiller au bien de la Province &amp;. au
maintien de Ca Conllitution. C'efl votre con·
cours qui doit donner à notre zele la force &amp;.
le fuccès. Nos propofitions les plus importantes
attendent de vous leur fanél:ion, &amp;. n'auront
d'effet que par vos [uffrages; &amp;. notre pouvoir
confine à remplir avec fidélité l'objet de vos
[ages Délibérations.
Puilre l'union des pouvoirs, des intérêts Be
des fentimens s'entretenir par les biens mêmes
dont

L) .
dont elle doit être la Cource. Il n'y a rien
que le concours de tous les Ordres ne puilre
obtenir de la (dge1fe du Gouvernement. Il n'y
a rien qu'un Gouvernement fage ne puiffe ob·
tenir du zele &amp;. de la confiance de tous les
Ordres.
AinlÎ les Nations étrangeres fe feront vaine·
ment fl attées dans leur rivalité, qu'un dHordre
inattend u per droit le crédit &amp;. les relTources de
la France.

Il fuffit à cette Nation, pIuS éclairée que le9
autres, IX touj o urs libre par Con caraétere, d'ê·
tre mife en aél:ivité. Elle tempere l'autorité de
[on Gouvernement par fes mœurs: elle di rige,
par l'influence toujours puiffante de Ces opini ons, les Loix auxquelles elle obéit: elle ré·
pond aux vertus de fes Souverains par l'étendue
de fes lumi eres , &amp;. par le noble effo r de (a
liberté; &amp;. le IÎmple exercice de (es forceç naturelles .fait bientôt difparoÎtre jufqu'au fouvenir
d.:un déCordre qu'elle répare, &amp;. du difcrédit
d 'un moment.
MM. les Commiffaires du Roi fe font levés,
ont faillé M. le PréÎldent de l' Affemblée, &amp;. (e
font mis en marche, précédés de la' même dépu.
tation du Tiers·Etat, &amp;. de la Nobleffe qui les
avoit reçus en en tr an t, &amp;. fui vis d'une députation
de quatre Evêque's , jufques à huit pas plus loin
que le dernier banc du Tiers·Etat.
Ils fe (ont rendus à l'Eglife Métrop oli taine de
Saint-Sauveur.

D

•

�•

26'
:Après que MM. les CommilT'aires du Roi
ront fortis , Monfeigneur l'Evêque de Marfeille
a remercié J au nom de l'Alfemblée , Monfeigneur l'Archevêque d'Aix, PréGdenr • d'avoir
fi bien repréfenté les intérêts de la Province,
St le zele de tous ceux qui compofent l'A{femblée pour le fervice de Sa Majelté , en ces termes;
MONSEIGNEUR,
Difcours de
1'Ilonjiig/llur
l'Ev/que d,
Il feroit difficile de vous exprimer toute la
1'IIar/'ill,.
reconnoi{fance que vous doit, &amp;. dont ell pénétrée la Province, à laquelle vous préfidez fi
dignement:
Elle n'oubliera jamai-s que c'ell: à votre zele
bienfaifant , &amp;. à votre amour du bien public
qu'elle doit l'événement mémorable qui nous
. ra{femble ici aujourd'hui. Ses falles infiruiront
les races futures qu'elle tient de vos foins &amp; de
l'intérêt que vous prenez à fa félicité, la confolation , pOUt laquelle elle Coupiroit depuis
long-tems , de veir renaÎue les beaux jours
de [on ancienne confiitution.
Elle ne peut, il efi vrai, que (e louer &amp;. ap~
plaudir à l'efprit de [agelfe &amp;. de jufiice qui
toujours a dill:ingué ceux des Trois Etats qui,
Cucce$vement, ont rempli fan Adminifiration
intermédiaire; mais en même tems elle ne peut
{c diilim4ler les grands avantages qu'elle a lieu
de fe promettre de la tenue de (es Etats; avantaI/es, non (eulement par le nouveau lufire qui
en r.érultera , mais en,l;or.e par la force &amp;. la
dignité de [es Délibérations.

2.Î
Elle pourra dorénavant, avec plus de fuccès;
fai·re parvenir ail pied du 1 rône Ca fituation , [es
befoins &amp; Ces doléances ; fur-tout fous les au[pices d'ull Préfident auffi éclairé) auffi jufiement
confidéré du Gouvernement, &amp; auffi amateur
de la vérité &amp;. de la jnflice.
Quelles fuit es heureu Ces encore, ne doit-elle
pas efpérer des bons offices, &amp; du crédit d'un
Comm andant, non moins recommandable &amp;
refpeél:able par fan ca raél:ere de bienfài[ance ,
&amp; fon amou r du bon' ordre, que par fes titres
-&amp;. (es talens militaires, &amp; qui fait allier les intér êts du R oi &amp; de l'Etat, avec ceux du peuple,
&amp; la foibleCfe de fes moyens?
Que ne doit·eHe pas attendre du zele patriotique d'un Intendant, qui en toute occafion Ce
montre le pere &amp;. le proteél:eur du Peuple, &amp;
dont toute la Province connoÎt la vigi lan ce infatigable pour le bien public; &amp;. enfin de l'efprit de paix, de concorde, &amp; de jufiice dillributive, dont Cont animés tous les Membres de
cette i1\uChe &amp; refpeél:able ACfemblée?
Rien n'ell: plus flatteur pour moi, MONSEIGNEÛR, que d 'être en ce moment l'interprete de fes
ferttimens, &amp; l'organe de fa jufie reconnoiCfance.
L u Etf!u
-' Enfuite les Etats fe [ont rendus à l'Eglife MéV (l nt ln Corpl
tropulitaine Saint-Sauveur, dans le même ordre ouir la M1fe du
&amp; de la même maniere qu'ils s'étaient rendus à St, E'/prù.
l'Eglife du College royal Bourbon, &amp; ils ont en·
tendu la Me{fe du Saint-Efprit.

Signé J t J. R. DE BOIS GELIN , Archevêque
d'AiK, PréGdent des Etats de Provence.
D ij

�29
Du deuxieme Janvier mil Jept cent
quatre-vIngt-huit.
Es GENS DES TROIS ETATS fe font affemblés dans la Salle de l'Hôte l commun de
la ville d'Aix, &amp;. pardevant MONSEIGNEUR
L'ARCHEVEQUE D'AIX, Prélident des Etats.

L

Sur la propolition faite par MONSEIGNEUR
NominAlion
,us Officiers da L'ARCHEVEQUE D'AIX, Prélident , que les Etats
Etats.
devoient nommer leurs Officiers, Mes. de ' Re,:
gina, Ricard, &amp;. Blanc font fortis.
MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'A IX, ayant
repréfenté que Me. Blanc avoit rendu de grands
Cervices au Pays, les Etats, par acclamation,
l'?nI nommé Agenr.
Ledit Me. Blanc ayan( été rappellé, Monfei-'
gneur l'Archevêque d'Aix lui a dit que les Etat:.
Je nommoient leur Agent.
I.edit Me. Blanc ayant remercié les ~tats, a
, été prêter ferment entre les mains de Monfei~
gneur l'Archevêque d'Aix, &amp;. a pris fa place.
MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Préfident, a enfuite propofé la nomination de Mes.
de Regina &amp;. Ricard, pour Greffiers des Etats,
&amp;. a fait également valoir l'importance de leurs
fervic es, &amp;. l'exaétitude avec laquelle ils s'éraient
acquittés jufques à préfent des [onétions de cette
place.

,

LES ETATS les ayant nommés par acclamation, il a été obfcrvé que leur nomination ne
devroit être que pour une ann ée ; fur qu ni, il
il été renvoyé à délibérer dans une autre léance ,
fur la durée de leur exercice.
Lefdits Mes. de Regina &amp;. Ricard étant rentrés, Monfeigneur l'Archevêque d'Aix leur a dit
que les Etats les avoient nommés pour leurs
Greffiers , Cauf d'être pourvu fur la durée de
leur exercice ' dans une autre féance, &amp;. ils ont
remercié les Etals, ont élé prêter ferment entre
les mains de Monfeigneur l'Archevêque d'Aix,
Préfrdent, &amp;. ont pris leur place.
MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, PréCommijJion
fident, a propofé des Commi(faires d~ns les p OUY la ,,(j.utrois Ordres, pour la réda8LOn du proces-ver- tion du profès ...
verhal.
bal; fa voir : dans J'Ordre d u Clergé, M . le
Vicaire général d'Arles; da ns l'Ordre de la Nobleife, M. d'Aiminy de Barreme; dans l'Ordre
du Tiers, M. J'Aifelfeur d'Aix, M. le D éputé de
la Communauté de Fréjus , &amp;. M. le Député de
la Viguerie d'Aix; &amp;. les Etats les ont agréés.
Les Sieurs D éputés des Communautés de D,mande du
Gra{fe &amp;. de Saint· Maximin , ont dit que les Etats D .éputis d,s
devant être f(Drmés comme ils l'étoient en mil Communnutù
.fix cent trente, neuf, on devoit pourvoir à la de Gmffi &amp;- le
. .
d' un Syn d'lC des C ommunau tés, a t - S t. 111 I OX/ITUIl
nOIlll/1atlon
.
.
.
d
d
'l fi pOlir a nomUtfttendu qU'lI y en aVOIt un ans ceux e ml IX. tion d'un Sy"..
cent trente-neuf.
dir da Commu-.
Ilautls.

MONSEIGNEUR L'AR CHEVEQUE D'Arx, Préiident, a dit, qu'il, avoit reçu hier au foir une,

�3°

députation du Tiers - Etat, relativement à c.et
objet, qu'on s'en occuper oit dans une commlC{ion particuliere; mais qu'au furplus il ne pouvait être fait aucune requifition ou propofition
aux Erats , fans qu'on lui en eût demandé la
permiffion.
Rlclt1l1rarÎoll
d, l'II. le M ,,,·
'luis d, Trans
p our la prtfian~

à tom /! J
M ,mbm &lt;k
t Ord" de 1.

ct

Nobleffi·

M. le M arquis de Trans, qui n'avoit pas pris
Ca place dans la rang de la Noblelfe , a prié
MonCeigneur l'Archevêque d'Aix, Préfident, de
permettre qu'il fût fait leaure, par l'un des
Greffiers des E tats, de fa requête , tendante à
faire ord on ner que provifoirement il {eroit mis
en po(feffion de la préféance à tous les Membr~s d~ l'Ordre de la N oblelfe.
L'Ordre de la Noblelfe a remis un Mémoire
préCenté par MM. les Syndics à MM. les Commi(faires du Roi, pour faire ordonner que la
Délibérati on prire par le Bureau de la N obletTe
le feize Décembre dernier , feroit provifoirement exécutée; &amp; ce faifant, que M. le Marqui s de Trans prendra fa place, pour les Fiefs
qu 'il polfede en Provence, dans les bancs de
la Noblelfe, &amp; fuivant fan âge.
Leaure faite de la requête de M. le Marquis
de Tra ns , du Mémoire de l'Ordre 'Ife la No blefre ,
&amp; de l'Ordonnance rendue par MM. les Commilfaires du Roi, le ~ premier de ce mois, portant que » provifoirement la Délibétati on -du
» Bureau de la Noble(fe , du feize Décembre
» dernier, fer oit exécut~e fllivanr fa forrr.e &amp;
» teneur; ce faifant, que M . le M arquis de
l'J Trans prendra féance dans les bancs de la

~r

» Nohlelfe, (uivant le rang de fon âge, fauf
)} à lui de fe r eti rer pardcvers le R oi po ur fai re
), valoir fes droits &amp; préten tions ; )) ladite Ordonnance lignifiée ce jo ur d'hui à M . le Marquis
de Trans, par le miniflere d'un H uiffie r.
LES ETATS conudérant qu'ils ne peuv ent délibérer qu'après que les pouvoirs des affifians a uront été légitimés, Ont renvoyé la Délibération
à. demain.

Signé, t J. R. DE BOISGELIN, Archevêque
d 'Aix, Prélident des Etats de Provence.

Du troifieme J am,ier mil fept cent quatrevingt-huit.
PR ÉSIDENT MONSEI GNEUR L'ARCHEVEQUE
D'AI X.

M

E.

Rica~d, Greffier des Etats, a dit:

Legitima/ioft
&amp;s pouvoirs des
}) Tous MM. les Députés ont remis au Greffe niNlans au»

Il

»

»
»

»
))

des Etats leurs pouvoirs en bonne forme.
)) Dans l'Ordre du Clergé, M . l'Abbé de
Pazery de Thorame, Vicaire général d'Arles,
a rapporte la procuratio n de Monfeig neur
l'Archevêque d'Arl es, par aae du vingt·qu atre
Décembre derni er, r eçu par Me. Bertrand,
Notaire royal à Arles.

)) M. l'Abbé de Mazenod, Vicaire généra l
)) de Glandeves, a rapporté la procura rion de
t&gt; Monfeigneur l'Evêque de Glandev es, par aa e

L tacs.

�B

31» du vingt-fix Décembre dernier, reçu par Me:
Leon, Notaire à Entrevaux.

Il

IJ

M. l'Abbé de Coriolis a rapporté la pro» curarion de M. l'Abbé de Saint-Viétor-IèsJI MarCeille, par aéte du quatre Novembre derIl nier, reçu par Brichard &amp;. Con Confrere, NoIJ taires au Châtelet de Patis.
Il

» La Communauté de TaraCcon a envoyé
li deux Déput~s.

,

» La Communauté de Draguignan a député
» fan troifieme ConCul, en empêchement du
1)

» M. de Trelremanes , Commandeur de l'Or-

» dre de Saint-Jean de JeruCalem , a rapporté
» la proc uration de M . de la Croix de Sayve,
Bailli cie ManoCque, par aéte du J 5 Décembre dernier, reçu par Mes. Gautier &amp;. [on
» Confrere, Notaires à Grenoble.

JI

J)

» Dans l'Ordre de la Nobleife , MM. les

» Gentilshom mes préfens aux Erats ont re» prUente la lettre circulaire de convocation
» qui leur avoit été adrelrée par MM. les Syn» dics.

n
»

.»
,)
1)

)) Dans l'Ordre ou Tiers- Etat, les Communautés qui oil! droit de dépurer aux Etats,
ont donné leurs pouvoirs aux Maire premiers
ConCuls, par Délibération de leur ConCeil
municipal, dont l'extrait a été remis au Greffe
des Etats.

La ville cl' Arles a envoyé deux Députés;
La Délibération porte, que fi par la vérifiIl cation des anciens Erats, il con(le qu'il n'y
» a eu qu'un Ceu l D éputé qui y ait eu entrée,
) M. du Roure, premier ConCul, y entrera
~ en cette q uali té.

n La ville de Marfeille a député M.le Maire;
&amp;. M. l'Aifeifeur.

premier &amp;. du fecond.

» Les Vigueries ont choifi leurs Députés,
» fans Cuivre le to ur .:le rôle établi par les ilnn ciens Erats ~ fauf d'y revenir &amp;. de l'établir
1) fi les Etats aétuels l'ordonnent ainfi.

)) Quelques Vigueries ont nommé pour Dé1) putés, un des Conful s des Communaurés qui
)) étoient prefens à l'Aifemblee de la Viguerie.
Il D'autres Vigueries ont nommé des Poffédans)) biens dans les différens li eux de la Viguerie,
» aunes toutefois qu e les C he fs -lieux.
)) Dans les Délibérations dont l'extrait a été
n remis au Grefle des Etats, il n'y a aucune op» pofition ni protellation contre les députations
}) fait es par les Vigllerie~ de Tarafcon, de Forn calquier, de Sifieron , d 'Hieres, de Dragui}) gnan, de Saint· Paul , de Callellane , de MouC» tiers, cl' Apt, de Bri gnolJ e , de Saint-Maximin,
» 1 de Barjols , cl' Annot, de Seyne, &amp;. de Col mars.

1)

)J

» la

n La Viguerie de Graffe a député, à la plu» ralité des fuffrages, Me. Paul Girard, Député
)) de la Communauté de Valauris. Il y a eu un
Il procès-verbal d'opinions. Le Député de la

E

�,

34

3S

" Communaùté de Vence, Sc. neuf autres Dépu~
» tés ont dit, qu e la nomination de Me . GI,rard
» dér oge oit aux droits. d~ la C o mm un.a ut e . de
Il V ence, qui ell: la pnnclp,a le de . l l ~ VIguerIe,
1&gt; aprt!s celle d'Antibes ; qu il ét.olt Ju(te &amp;. d~1) cenr qu e le M aire d' un des heu~ de
la VI» guerie, Ol! un Co nCul , fût cholli de prété-.
Il rence à un {impIe D ép uté, Sc. ont proteflé.
» La Viguerie de Toulon a député , à la plu1) ralité de cinq voix contre deu x, le fieur MarI) tin, Bourgeois, du lieu de la Vale tte. J ,es Dé ~
» p"utés de la Communauté de la Sey ~e ~ de
1) Si xfo urs ont prote(té co ntre cette no mInatiOn,
» ils ont expo fé leurs raiCons dans un Mémoire
» imprimé qu 'ils ont préCenté aux Etats.

}) La Viguerie de Digne a député, à la pIura» lité des fuffrages , le fieur Audibert , Maire &amp;.
Con fuI de Mezel. Ci nq Députés on t dit qu e
1) fuivant le ré glemel\t fa it d ~ n s les Eta ts de mil
» fi l&lt; cent o nze , la dép ut at ;on doit être fa ite,
)) en comm ençant pa r les Co mmu nautés les plus
) affoua gées de la ' V iguerie , &amp; qu' o n auroit dû
1) co mmencer par celle des Mées , &amp;. ont pro 1) teilé de la null ité de la D élibération prife
1) C0 ntre la difpofitio n des R églemens c(.
,
Il

MM. les Député!; de la ville de M arCei lle o nt
dem an dé à Mo nreigne ur le Préfidentla perm iffion
de parler, &amp;. a près l'avoi r obtenue, ont dit:
Qu'une D élibérati o n expreffe de la Comm uep llles
r l'11e 1es 0 bl Igeo
'
. cl e r ec
'1 a me r con·
J. LeS
la "ille
d. 'na uté d e Mane
H
/YIarjiillericia. tre MM. les D éputés de la ville d'Arles , fur le
•

D"

rang qu'ils occupoient dans cette Affemhlée , &amp;. ment fu r le rang
de fe retirer après avoir fait le ur prote1l:atio n. 'lu'occupent Les
DépU/cS de 1"
Ils ont lu à cet effet un Mémoire contenant les Yllle d'Aria.
m o tif~ de leur proteilation, qui fera confervé
au G reffe des E tats.

•

M ONS EIG N EUR L'ARCHEV EQUE n ' AIX, Préfident , a répondu que les Etats auroient defiré
de n' être pas privés de voir da ns leur_ Affemblée les D éputés d'un e Ville ouffi célebre &amp;. ouffi
intéreffa nte que celle de MarCeille , &amp;. qu'ils ne
pouvoie nt que témoigner leurs regrets fur ce 'q u e
MM . les D é putés prenoient le parti de fe re tirer apr ès avo ir fait leur proteilat ion.

Ils protejlent
MM. les D éputés de la ville de MarCeille ont
&amp;
Je
NtÎren t.
fa it la pro teilation dont ils é toient chargés, &amp;.
fe fo nt r etirés.

Les Etats ont renvoyé à ·une Commiffion L es E tatJrtTIparticuliere l'examen des difficultés fur la légi- l'oyent a u ne
timation des pouvoirs rappellées dans le compte commiJ1ion par·
Rt'card
, Greffier des Etats , ' Cl"... I1culùre text!·
rend u par M e.
'r .
&amp;. r '
men du diffiils ont accord é provllouement rang
leance cultes fur la ie'aux porteurs des titres qui étoient 'contefi és , gicifT'!'tion dcs
Cauf à prononcer enfuite défini tivement fur leur POllyoirs des a.f
eorrée oû leur exclufion, d'après le compte qui I.flans , fi ac •.
fera Tendu par MM. les Coml11iffaires; ils ont cordent prOYIdéclaré en même tems qu'en renvoy ant à une ./f/re",;ent rang
ïIi
. 1
d d'ffi l é cl Lunee aux
C o.mm.t IOn parncu t~re l'examen es. t cu t S ' por;",rs des ri_
qUI eXI(tem, quant a préfent, &amp;. qUI ne font rres COlllejlÙ.
relatives qu'aux pouvoirs des D éputés du Ti ersEtat, ils n'entendoient pas s'interdire Je droit
d'examiner, de difcuter &amp; juger les titres &amp;. la
qualité des affifians des deux autres Ordres.
E ij

�36

M. Parcalis' , Affeffeur d'Aix, a requis, pour
la co nfer vation du droit des Etats, qu e MM . les
Sy ndics de la Noblefft: certifieroient les Etats,
de la légiti mité d ~s pouvoirs &amp;. des qualités de
MM. les Gen tilshommes qui font préfl.lns aux
Etats .
MM. les Syndics de la Nobleffe ont déclaré que
les ,pouvoirs &amp;. le$ qualit és de tous les affiftans
dalls l'Ordre de la NobleJfe étaient légitimes.
S"m~'n l prlte'

p" lu

Etats .

MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Préfident, a propo(é de former l'Afle mbl ée par la
preltation du ferment; &amp;. (ur ce qu i a été obfervé,
que dans les anciens Etats on avoit ceffé de prêter ferment, que l'A ffe mblée générale des Communautés, tenue à F réjus dans le mois de Février mil fix cent trente·· fix , aya nt fait un Réglement pour entendre la M efie chaque jour au
nom du St. Efprit &amp;. pour la preflation du ferment, les Etats de mil fix cent trente· neuf délibérerent que ce Rég\ement feroit exécuté pour
la Meffe feulement.

37

opinIons par plulieurs Dépùtés des C o mmunautés , d'ajouter la claufe, l) fans préjudice de
Il la demande de l'établiffement du Syndic des
li Communautt\s, Il il a··été délibéré que l'éoon ciatiol) de cette claufe n'ft tait pas néceffaire po ur
la con(ervation des droits de l'Ordre du Tier! ,
relativement au Syndic des Cômmuna lltés.
Et tout de fu ite le ferment a été prêté; Cav oir ,
MM. de l'Egli Ce, (Id pea us, MM. de la N o~
blefft: , les D ép ut és du Tiers-Etat &amp;. les Officiers du P ays , ayant la m ai n lev ée à Dieu.
MONSEI GNEU R L'AR CHEVEQUE D'AIX, Préfident, a dit: que dans les anciennes Affemblées
des Etats, M. l' Aff~ffeur. d'Aix étoit en urage d~
prononcer un d i(cour s ap rès le ferment.
M. Pafcalis, Affefieur d'Aix, ii'eft découvert,
D ifcours d.
a ralu é l'Affembl ée, a dit ~ :\1ESSIEURS, a remis M. l'Affiffillr
fon chapeau, &amp;. a prononcé un difcours fur lequel d'A,,.-.
l es trois Ordres ont t émoigné leur fatisfaUion.

Teneur du difcours.
La matiere mife en délibération.
MESSIEURS,

Il a été déterminé, par forme de R.églement,
qu'à l:avenir, &amp;. à commencer dès à pré.fent,
tous les affiftans aux EtatS prêteront, d'abord après
la légitimation des pouvoirs, un (erm ent qui n'auroit d'autre objet que de donner l'avis qu'on croiroit le plus utile au (ervice du Roi &amp;. de l'Etat,
&amp;. au bien du Pays.

•

Et (ur ce qui a été propofé, dans le cours des

A VANT de nous livrer au tourbillon des affuires, nous devons nous former de juftes idées
de l'importa nce de no s fon.Uions , &amp;. des vér it ables prérogatives des Affembl.ées des Pays d'Etat.
Au milieu des événemens politiques qui occupent l'Europe entiere &amp;. la Nation, lors même
qu'une guerre imminente &amp;. l'épui(ement des

�38

Finances préCageoient au Peuple une {iruation
défaftreufe, un nouveau plan d'Adminiflration
paroÎt, la nôtre relI"ufcite, les playes politiques
Ce cicatrifent, &amp; l'aurore d'un jour brillant devient l'heureux préfage de la fl!Jicité publique.

/

L',m regarda jadis l'AlI"emblée des Etats comme le contre-poids de l'autorité royale; l'efprie
d'ambition prétexta qu'il étoit dangere ux d'accoutumer Je Peuple à difputer avec fon Maître:
l'efprÎt d'ordre &amp; de jüllice n'a envi(agé les
Etats que comme la relI"ource de la N atIon,
la réunion des lumieres &amp; des moyens, l'occalion d'excÎler une honnête émulation, d'inetruire J'Agriculteur, d'animer les Grands de
cet efprit de bienfaiCance qui leur attire les bénédiaions du Peuple, d'alléger le fdfdeau des
charges par une jufte difiribution, &amp; de maintenir entre le Souverain &amp; la Nation cette
correfpondance afTeérueufe par laquelle tous les
relI"ortS , fans ce Ife en aétivité, tendent toujours
vers le bien général.
.
Charlemagne, pénétré de Ja fublimité de ce
régime, vouloit l'établir dan s touS les Etats;
deux de nos plus gran ds Princes en avoient
conçu la même idée, le Duc de Bourgogne &amp;
MonCeigneur le Dauphin, pere du Roi: &amp; les
projets du pere, le fils les a heureurement exécutés pour notre bon,heur &amp; pour fa gloire;

Eh! quel régime plus parfait que celui du
pere de famille traitant a vcc fes enfans des
moyens de [ubvenir aux befoins communs,
fixànt la contribulÎon de chacun d'eux propor-

39

tionrrément à Ces facultés, &amp; recevant leurltribut
comme l'hommage d'une offrande volontaire!
Quelle Adminillration plus douce que celle
qui lailI"e au ,Contribuable le choix des moyens
de s'acquitter, qui met à cou vert des exécutions
fi[cales, qui confie à des Freres l'exaétion des deniers publics, &amp; qui, après avoir déterminé les
impôts, alI"ure la facilité des_recouvremens !
Quel Cpeétac1e plus attendrilI";lnt que de voir la
Nation réunie Ce diri ge r par des vues fraternelles:
Le Pontife, deCcendant de [es fonétions Cacrées
aux Coins politiques, nous donner des inllruétio ns
utiJes avec cet eCprit de paix, &amp; cette onétio n
~ui fut toujours le partage de l'EpiCcopat-Le Gentilhomme d'éployer ave c une noble
franchiCe ces connoilI"ances acquiCes dont une éducat ion brill ante avoit dével oppé le germe, &amp;
mériter de nouvelles prérogatives, par l'abdication volontaire de celles qui lui font dues-Le Tiers, mettant à profit les leçons du Clergé
'&amp; les lumleres de la NoblelI"e, fe permettre avec
confiance &amp; liberté des obCervations que l'expérience rend plus déciflves ; &amp; les uns &amp; les
autres, par un concours mutuel, cimenter la
paix &amp; l'uni o n, s'exciter réciproquement à l'émulation, fe dépouiller de tout intérêt perConne!,
-pour ne s'occuper que de 1" choIe publique; infpirer les moyens d'affurer la profpérité de 1 Agriculture, de mult iplier les communications,&amp;avec
elles les objets de commerce; fav oriCer l'indullrie;
'encourage r les inventions utiles ; &amp; tou. enfin
(apporter toutes leurs vues à la choCe publique!

•

�4°

Te l elt , MESSIEURS.. le véritaQle objet de
l'inltitution des Etats. ' (,.fn Roi juil!:: &amp; bienfai~
Cant nous rappelle à notre ancienne Con ltitution'
1a fageITe de vos déternfin~,io ns &amp; leur ten clanc:
perpétuelle vers le bien public fe ront à [es yeux
le gage de votre reconooiffance. '

•

Yotre patriotifme &amp;. votre u nion jufiifieront

à M. I.e COQ1mandant combien vous étiez di·

4r
MONSEIGNEUR L'AR HEVEQUE D'Arx, PréR t/lfirrcmmt
fidenr, a dit: qu'il conviendroit d'au gmenter le de la comnlljj/oTl
nombre de MM. les CommilTaires pour la ré. p our la rù/acdattion du procès-verbal J &amp;. a 'propofé :
tlOII du P/occsvrrbal.
Monfeigneur l'Evêque de Digne.
M. de Sade d'Eygu ieres.

gnes de recouvrer votre Confiitution, &amp; que
c méme tfprit , de jufiice &amp;. de bien public qui
7
l'l11ufira aux yeux de la Nation, dirige toutes
vos démarchés.
'

Le fie ur Député de la Communauté de Forcal·
quier, &amp;. le Sr. Député de la Vigueri e de Tara(con.

Le Magifirat qui honora notre premiere
féance, a depuis long- tems d~s droits 'acquis
à notre reconnoifTance; &amp;. il dl enfin permis
à la Nation de lui faire l'h ommage public de
fa fenlibilité. Les bdoins idu Peuple lu i furent
t o uj o u,r~ préfens, il en a été conflammen t le
protette ur &amp;. le pere.

MONSEIGNEUR L'AR CHEVEQUE D'AIX Prcfi?en~, a di~: qll~ l~s Erats a~oien t ren,v~yé à
dehberer aUJourd hUJ (ur la recl ama tion de M .
le Marquis de Trans.

Le Prelat refpettable qui nOllS a pnUidé, a
Mja illulhé &amp;. enrichi 1"" ,Ptovince. H Qmme
d'Etat ,f~s grandes vues o nt opéré parmi nous
de gra nds effets. Rega rdons- le comme le point
de réullioin des trois · Ordres; &amp;. les divers intérêts une fois conciliés pan fes Cpins, vos Etats
devi~n~ront l'em?lême de la liberté, le Cymbole
de 1 umon, le tr.lOmphe de la reconnoilTance 1
le monument éternel de votre fidélité &amp;. de
votre amour pour le plus jufle des Rois, &amp;. le
gage immuable de la félicité publique.

Après quoi Me. RicMd,

G~effier des Etats, a

lu le procès· verbal des {éaoces précédentes.
MONSEIGNEUR

Ce qui a été un animement délibé ré.

, Sur quoi, vu' la requête préfent~e aux Etats
par M. le Marquis de T rans, Je Mé m oire remis
par. MM. les Syndics de la, NobleiTe, J'Ord on ·
nance de MM. l es COlllllliITalres du Roi, en date
d u premier de ce mois, d0nt la teneur a été rap'
pellée dans J~ proces.verbal de la fé ance dujollr·
d'hier, lad. Ordonn~nce figniflée à M.Je Marquis
de Tral1s par exploit auffi en date duj o urd 'hier.
LES ETATS ont déclaré qu'il n'y avoit pas li eu

à dé)ibérer, &amp;. cependant que la requête de M.
le Marquis de Trans, &amp;. le Mémoire de MM.
l es Syndics de la NobleiTe, (eront dépoCés au
Greffe des Etats, &amp; annexés au procès-verbal ~

'A
M ONSEIGNEUR L RCHEV EQUE D'AIX, Pré·
fidenr, a dit: que MM. les CommiiTaires de Sa
Majefié ont fait remettre à l'AiTemblée un Mé.
moire du Roi.
f
.

L u Etats dédamlt 9"'J!n ' y
a I/f~ dl dd/bI_
ru }lIr la r/cl,,Imailtl~Tl
de M.
e
ltZr(jlll S Je
TrJl/s.

�4;

42.
Me. de Regina, Greffier des Etats, a fait
leéture de ce Mémoire, dont la teneur fuit:

)) Mais il relle à favoir quel (era le .n ombre
des voix du Tiers-Etat.»

Mlmoi" du
l) Sa Majellé en convoquant les Etats de ProRoi for l"~ for· vence, Celon leur ancienne forme, a voulu leur
m.reio" Jes donner un témoignage de Ca juftice lit de fa

» Cet Ordre étoit anciennement repréfentépar
les ConCuls des Villes Chefs de Viguerie, par les
Députés des Corps des V.igueries, &amp; par les ConfuIs des Communautés qui avoient obtenu des Etats
le droit &amp; le privilege d'y avoir des repréfentans. )

Eu".

bonté envers les trois Ordres des Etats.

l)

_

Elle a conCidéré que les Etats de Provence
n'avoient jamais été révoqués, pas même fufpendus par un aéte d'autorité; qu'ils avoient
confl:arnment été redemandés par les Alremblées
de la Noblelre &amp; des Communautés, ain{i que
par les Cours Souveraines de la Province, lit
que leor convocation avoit été promiCe plus d'une
fois par les Rois fes prédécelreurs. )
l)

» Sa MajeClé en cnnféquence a ordonné la con v o-

cation des Etats, comme une Cuite ùe la ConClitutionduP~ys qu'die veut conlirmer&amp;maintenir. )
1) Mais Sa·MajeClé penCe qu'il eft à de Cirer qu'on
établiffe une proportion fixe &amp; déterminée entre
les voix des différens Ordres ; &amp; Sa Majefté
lailre avec confiance aux Etats le Coin &amp; le
droit de faire par euX'-mêmes les réformes que
le bien du Pays peut exiger. J)

)) Sa Majefié de Cire que la formation des Etats
foit réglée avant qu'on agite aucune autre queftion dans le fein des Etats. 1)
Il H p-aroît, par les informa~ions qu'elle a r·eçues,
que la Noblelre efi diCpofée à réduire le nombre
de fes voix à la moitié de ce-nes du Tiers·Etat: il
fera né"'cetraire d'augmemer ·les voix du Clergé
poilr ·les mettte ·dans la même 'propor.ti'on. ».

» La Cuppreffion de la Viguerie de Guillaume
ayant occa{ionné un changement dans le nombre
des anciens repréCentans, Sa MajeClé penCe qu'il
eft jufie &amp; convenable que la Commiffion, qui fera
établie pour difcuter &amp; conve.nir de la formation
des Etars&gt; s'occupe d'abord de régler le nombre des membres du Tiers qui Ceront admis à
l'a velJ ir dans les Erals, pour que les deux autr es O rd res puilrent Ce former d'après ce nombre. li
Sa Majefté entend qu'il ne fera rien changé
à l'ancienne formation des Etats, dans tout ce
qui n'a point rapport à la proportion des voix
des différens Ordres; elle n'a point affemblé les
Etats pour détruire leur propre Confiitution,
&amp; elle- croit devoir la maintenir.»
Il

MONS.E IGNEUR L'ARCHEVEQUE n'AIX, Préfident, a propofé de nommer des Commilraires.
pour s'occuper de la demande faite par Sa Maje fié , dans le Mémoire qui a été remis aux Etats,
&amp; a invité M. l'Alreffeur d'Aix à faire part à
l'Affemblée de fes r éflexions.

M. !'Alrelreur d'Aix a dit: que l'établiffement
d'une commiffion, pour délibérer fur les objets.
F ij

�44

contenus dans le Mém ire dont il s'agit, n'avait
rien de comraire à la COllflitutioll du Pays.
NDm/nlttioTl
MONSEIGNEUR eARCHf.VEQUE D'AIX, PrédU CDtnmiffoi- fidem, a propofé pour CommilTaires.

"s pour L-z for·
matiofl du
Etats ) /4 Ngi.
limatioll da
pou'Voirs fi
l'tx4nun dt La
"'m,md, ", M.
i'A fftjJillr

,Ai." .

Monfei gne ur l'Ev êq ue de Sifleron.
M nreigneu r l'Evêque de F réjus.
Monre igneur l'Evêque de Vence.
Munrdgneur l'E vêque de Senez.
Monfeigneur l' Evêqu e de Digne.
Monreigneur l'Evêque de Toulon.
M. le Vicaire général de Glandeves.
M. le' Commandeur de Bea ulieu.

45

M. l'Ail'e/l'ellt d'Aix a demandé à MonCelgneur l'Archevêque d'Aix , Pr éf~denr, fi en fa
qu alité d'AlTtlTeur , il n'avai t pas le droit d'affiller à l'Idite commiilion.

,
LES ETATS ont déterminé que MM. les Cornmilraires nomm és ci-deffus ~'ooc u1'eroi e nt de tet
examen, &amp;. en feroient le rapport à l'Affemblée.
\
Qu'ils 's'occupe roient en même te ms de l'exam en des contefla tions élevées ou à éleve r, relativement au pouvoir des affillans, &amp;. en feraient rappert a ux Etats.
M. l'Affeffeur d'Aix a été invité par les Etats

M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.

de Grimaldy de Cagnes.
de G lalld eves du Caflellet.
d'Albertas de Gemenos.
de Ballon de Saint-Julien.
de Bo ye r d'Eguilles.
de Benault de Roquemartine.
de Galiffet de Martigues.
de Cavet de Marignane.

Les Sieurs D éputés des Communautés d'Aix .
de TaraCcon, de Sifl eron , de Graffe, de SaintMaximin, de Saint-Remi, des Mées, de Lorgues, St de Martigues.
Les Sieurs Dépütés des Vigueries de Forcalquier, d'Hieres, de Draguignan, de Toulon ,
de Digne, d'Apt, &amp; d'Annot.
L ES ETATS ont adhéré unanimement aux propoCitions faifes par MonCeigneur le Préfident.

à Ce rend re à l'Af[emblée de MM. les Commiffaires ci-delTus no mm és, pour faire part de
Ces o b[ervations, to utes les fois qu'il le croira
util e &amp; c o nvenab le, ainCi que pour faire valoir
les dr o its de Ca pl ace , Ca uf &amp; f&lt;IO S préjudice
d'ice ux. s'il_ y écheoi t.
LES ETATS ont délibéré. par acclamation, de
conCi gner dans le pr ocès-verba l de leurs Céances. les diCcours prononcés pa r MM, les Commiffaires du Roi , par MonCeigneu r l' ArchevêM
'
'E "
'A- P r:
q ue d IX., réllclent, p~r onCelg?e U~ 1 veque
de Marfellle, le 31 decembre, a 1 ouverture
des Etats, &amp;. par M. Pafcalis, Affeffe ur d'Aix,
dans la préfente féance.

La Etats tYlihùmt L'im~
prtjJion des
~O/I';s prollon,,:

"f

Il

OU lItrtult ae

"ursfiaT/us, &amp;&gt;
dans laprlfintt.

Dc'putfZlI."on

MONSEIGN EUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Pré- pOlir fl/u" &amp;&gt;
fident, a dit: qu'il con v iendrai t de nom mer "mmitr , au
des D éputés pour faluer &amp;. rem~rcier) au nom 1I0fll " " Etats,
des Etats,
MM. les Commiffaices
du Roi, de m';pllues
/l~~f_, les ~m_
.
.
'lu.
R oi.

�46

l'intérêt qu'ils ont témoigné pour le rétablHrement des Elals, des foins qu'ils ont bien voulu
prendre pOlir donner à la premiere féance, la
Colemnité &amp; l'éclat qu'elle devait avoir, &amp; des
fervices qu'ils ont rendus au Pays.
Il a prop(!)fé en conféquence pour la députation

à MONSEIGNEUR LE COMTE DE CARAMAN,
MonCeigneur
MonCeigneur
Monfeigneur
Monfeigoeur
M.
M.
M.
M.

de
de
de
de

l'Evêque
l'Evêqu:!
l'Evêque
l'Evêque

de
de
de
de

Marfeille.
Gralfe.
Silleron.
Fréjus.

Suffren de Saint· Cannat.
Vintimille de Figanieres.
Galiffet de Martigues.
Maurel de Mons de Valbonnete.

Les Sieurs Députés des Communautés d'Aix,
de Tarafcol1, cie Forcalquier, de Silteron, de
Graife, d'Hieres, de Draguignan, &amp; de Toulon.
Pour la Députation à M. DES GALOIS DE
LA TOUR,
Monfeigneur l'Evêque de Marfeille.
M. de Sade d'Eyguieres.
Les Sieurs Députés des Communautés deDigne &amp; de Saint· Paul.
p t'puwion
MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE n'AIX, Pré'Ollr rtmueier {ident, a dit: que MM. du Parlemllnt ayant
Mil'!. dll Par· ordonné une illumination générale dans la Ville,
·Ip/Unl.

la veille de l'ouverture des Etats, il étoit conve-

47

nable de faire une députation pour les remercier
de ce nouveau témoignage qu'ils ont donné de
leur intérêt pour les Etals, &amp; qui rappelle les démarches qu'ils ont faites auprès de Sa Majellé,
pour rétablir dans fes anciennes formes la Conftitution du Pays, &amp; il a propofé pour Députés,
Monfeigneur l'Evêque de Marfeille.
M. de Suffren de Saint·Cannat.
Les Sieurs Députés des Communautés d'Aix
&amp; de Tarafcon.
D iputn: ion

M. de Vintimille de Figanieres a propofé, p Olir remuei. r
avec l'agrément de Monfeigneur le Prélident, filM. du CIuz une députation à MM. du Chapitre de l'Eglife pitr,e de l'EgfiJê
Métropolitaine de cette Ville, pour les ,remer- Mttropo/ù,-m e.
cier des honneurs rendus aux Etats le Jour de
l'ouverture; &amp; Monfeigl1eur l'Archevêque d'Aix,
Prélident , a propofé pour Députés.
Monfeigneur l'Evêque de Senez.
M. de Vintimille de Figanieres.
Les Sieurs Députés des Communautés de
Moufiiers &amp; de Cafiellane.
LES ETATS ayant adrelfé, par acclamation,
leurs remercimens, à Monfeigneur l'Archevêque
d'Aix, du zele avec lequel il a follicité la convocation des Etats &amp; obtenu le rétabliifement de la
ConfiitutÏon du Pays, ont unanimement délibéré toutes les députations ci·deifus, &amp; agréé
. le choix des Députés.

Signé, t J. R. DE BOI"SGEL'I'N, Archevêque
d'Aix, Préfident des Etats de Provence.

�48

Les quatrieme

J

cmguienJe, fixiéme &amp;-

fiptieme dudit m~is de Janvie r, les
Etats ne fi fol1~ pas a./Jemblés.

Du 'Illiticme' dudit mOIs de Janvier.
"

,

PR ÉSIDENT MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQU E
n'A Ix .

Elltr" Je M,
le CommanJ,ur
,/!s Om!rgllu
IZUX

Elau.

M

Ie Commandeur des Omergues efi entré
aux Etats, il prêté ferment ad pe8us "
&amp; a pris fa place.

L&lt;c1I1reJ/1 proMe, Ricard, Greffier des Etats, a lu le pro·
cis-verbal Je 1. cès-verbal de la derniere Céance.
aemÏtre fIance .

MonCeigneur l'Evêque de Mar Ccille

il

dit:

Rapport Je
- NM, lu De: qu'ayant été nommé avec MonCeigneur l'Evê-'

que de Gra!Iè , Monfeigneur l'Evêq ue de SiC.
pour fa/u" ft tero n , MonCeigneur l'Evêque de F r ~ ju s , 1\1- de
remerclc' AIM. Suffren ci e Saint-Cannat J M , de Vintimille de
les CommijJai- Figanieres, M. ,de Galiffet de Martigues, ,M.
rU Ju Roi.
de Maurel de Mons de Valbonnete, &amp; les Sie urs
~ ép ut és des Co mmunaütés d'Aix, de Tara{con,
d~ Forcalquie r, de Sifteron, de Gi-affe, d'Hieres ,
de Draguignan 1 &amp; de Toulon, pour fa luer Mon 'fi eur le Co mt e de Caraman, &amp; le remercier de
l'intérêt qu'il a bien voul u témo igner pou r le
rétabliffement des Etats, de s Coins qu 'il a bien
voulu prendre pour donner à la premiere {éance
fé'c1at"81la folcmnit é qu 'ell e devoit avoir , &amp; des
fervfces qu'il ' a rendus au P ays ; 'les E tats on r
envoyé de mand er, par un de leurs Greffiers,
l:heure à laqueJle Monlieur le Comte de Caraman
voudrou

pUle'.!

nommls

49

voudroir recevoir cene dtputation , &amp;. Mondit
fieur le Co mte de C raman ayant indiqué, à
cet effet, l'heure de cinq au foir; MM, les
Dép utés fe fo nt rendus chez Monfeigneur l'Ev ' que de Marfe illc, &amp; tous enfemble ils [e Co nt
portés, précédés de deux Fourriers du Pays ,
chez Monlieur le Comte de Caraman, où étant
arrivés, ils on! trouv é la Compagnie èes Gardes
bordant la haye ,dans le vefiibule , les Officiers
à la tête. Monfieur le Com te de Caraman eft
venu rece voir il la Porte de [on Hô te! MM.
l es Dtputés , leu'r donnant la main droite, &amp;
les f.ü[an t to us pafler avant lui, les a fait entrer
dans fa Salle de compagnie, &amp; là, Monfeigneur
l'Ev êque de Mar[eille, porrant la parole, a remercié Monfieur le Comte de Caraman, a u nom
des Eta ts , de tout ce qu'il a bien voulu faire
po ur en favoriCer le retour, &amp; lui a demandé la
continuation de Ces bons offices pour J'a veni r; &amp;
de plus, de vou loir bien permeme que le di(cours prononcé pa r lu i à la premiere (éance (air
imprimé dans le Cahier des Etat" 11 quoi Monfieur le Comte de Cara man a bien v ouh. adhére r ,
en affurant les Etats, de tOllte Ca boune vo lonté
pour tout ce qui pou rra dép endre de lui.
Apr ès quoi, MM. les Députés ont pris congé
de Monfie ur le Com te de Carama n, qui les a reconduits jufques à la porte de {on Hôte l , la
Compagnie de (es Gardes bordant encore la
haye J comme lors de leur entrée.
MonCeigneur J'Evêque de MarCeille a ajouté ;
qu'ayant été nommé avec M. de Sade d'Eyguieres, &amp; les Sieurs Députés des Corr.munautés.
G

�50
de Digne &amp; de Saint-Paul, pour Caluer M. des
Galois de La Tour, &amp; Je remercier de l'intérêt
qu'il a bien voulu témoigner pour le rétabliffement des Etats, des foins qu'il a bien voulu
prendre pour donner à la premiere Céance l'éclat
fA. la Colemnité qu'elk devait avoir, &amp; des [ervices qu'il a rendus au Pays) ils s'étaient rendus
l e même jû ur, après avoir fait deman dt:r l'heure
par l'un des Grefl~ers des Etats, chez monuit lieur
des Galois de La Tour, qui elt venu les recevoir à la porte de [on Hôtel, &amp; qui, les ayant
laiff~ paffer, en leur donnant la main droite,
les a fuivis dans [a {aile de Compagn ie , où
MonCeigneur l'Evêque de Marfeille aurait [alué
IX remercié 11l0ndit fieur des Galois de La Tour,
au nom de$ Etats; à quoi mondit lieur auroit r épondu, &amp; prié Monfeigneu~ l'Evêque de MarCei Ile
d'affurer les Etats de [a reconnoiffance &amp; du defir
c[u 'il a d'être utile au Pays; après quoi MM. les
Députés étant [ortis, M. des Galois de. La Tour
les a accompagnés jufqu'à leurs chaiCes.
Rapport d,

MonCt· .:; neur l'Evê,{ue de Marfeille a encore

)1
été nommé ave c M. de Villtilliille de Figa- }'UI/s nrmm''f
ni eres &amp; les SiellTs Députés des Communautés P'/Ir "m"U"
de Moufliers &amp; de Ca flella ne, pour rem ercier MMd dl~EC~,,­
MM. du Chapitre de l'Egl ife Métropohtaine de ":t~;rv':I;f!/t.
cette Ville, des honneurs re nd us aux Etats dans
'P
leur EgliCe, le jour de l'ouverture de leur s {éances, il s'étoit rendu avec MM. les Députés, le
Samedi 5 Janvier chez M. l'Abbé de l'EnCant ,
Prévôt du Chapi tre, qui dl nnu les recevoir,
avec MM. les Chanoines, à la porte de la rue;
MM. l es Députés (ont montés dans la Calle, MM.
du Chapitre leur donnant la ma in droite ) &amp;: les
laiffant paffer avant eux: Monfeigneur l'Ev êq ue
de Senez a remercié le Chapitre au nom des
Etats, &amp; M. le Prévô t a fO:: pocdu que l e Chapitre étoit infiniment Cenfible à la députation délibérée par le s Etats, &amp; qu'il en con{erveroit
un {ouve nir éternel.
MonCeigneur l'Ev êque de Sifieron a rendu
compte d u trava il de la CommilIion nommc::e
e'
d E
&amp; 1a 1'"
.
egltt matlOn
Pour l a l OrmatlOn es tars,
des pouvoirs des Allifians, a dit:

M,)l. les Di · dit, qu'ayant ~té nommé avec M. de Suffr en
putt!! n OJfllnl,f

de St. Cannat, &amp; les Sieurs Députés des Com·
p Olir vifiur
JI! M . de la munautés d'Aix &amp; de Tara{con, pour vjfiter &amp;
CDur du P {If- remercier MM. de la Cour du Parlement, MM.
les Députés s'étoienr rendus il cet effet chez M.
i,melil.
le Premier Préfidenr &amp; ch ez M. le Procureur
Gé né ral, en avo ient été reçu s avec les mêmes
ho nneu rs, leur avaie nt fait part de leur million,
&amp; avaient été reconduits à leur (ortie avec le,
honneurs d'u[&lt;lge.
Rapport d,
.MilI. les J)"~

Mon[";gne.ur l'Evêque de Se.nez a dit: qu'ayant

Commilfion
pour la l'girimation des pC'u.'J- oirs , fi la jor-

mmio" da

EMIS.

MM.

» Après un intervalle de près d' un liecle &amp; demi,
vos Etats (on t ~nfin affemblés dans toute leur
plénitude; les circonltances -exigent un R églement intérieur dont nos peres nous ont l ai{1t;
des exemples, pour diminuer le nombre des
mt mbres des Etats, (ans altérer Ie.ur Conflitutian: V(lUS avez jugé il propos de confie r à
une ((,ll'miffion nombreuCe la charge de vous
}JrHtnter [on vœu (ur cet objet. »

-

•G. 1)

P Tonier rapFort.
1

,

�')&lt;.
L'cirim.tion
Il Quelques difficultés ft! font élevées fur l'ad.
"', pouyoir", miill,,ln de quelques membres à l'AlTemblée des
Etats aétuels. Vous avez chargé la même Com·
m iill~ n de vous en rendre compte; elle s'elt
livree à ce travail; elle a difcuté les principes,
les ufdges, &amp;. nous allons les mettre fous vos

yeux

)J.

)) De ux D éputts de la vi lle cl'Arles fe font
Doit-on les adme ttre toUS les deux,
ou ne don ne r l'entrée qu'à un {eul? La teneur de
la Délibération de cette Ville, qui députe deux
perfonnes, do nne elle- même lieu à ce doute;
ell e porte que {i par la verificati o n des anciens
Et~t s, il confle qu'il n'y a eu qu'un [eul Député qui etH entr ée, M. du Roure, premier
Conful, entrera en cette qu alité. Nous avons
fai t des recherches pour découvrir les anciens
ufages des Etats 1 relati fs iL l'admiillon des Députés de la ville d'Arles , &amp;. nous avons trouvé
que les Con{uls d'Arles étaient rarement nommés da ns les proces- verbaux, parce qu'ordinaireme nt ils ne faifoient pas Ill elllion du nom des
Députés; que cependant a ux Etats de 1 6 29 fe
trou voit le lIeur de Bringuier, premie r C o n{ul
de la ville d'Arles, aillflé des {i~urs de Varadier &amp;. Verran, D ép utés. Jl

prer~ nt ts :

» Cette énonci,dtion ne nous auroit pas p aru

[uR'ifante pour légitimer la prétention de la ville
d'Arles; mais au moment de la difcuill on, ell e
no us a fait communiquer des extraits en fo rme
des regiflres des Délibérations de fon Con feil
municipa l , des années 1547i '550,1 583, J6II
&amp;. 1639, qui renferment toutes la nomination

S3

(]es deux Députés aux Etats. La Délibération
de 1583 charge encore fes Députés de deman der à précéder le s Confu ls de la ville de Mar[eille, attendu 'lue c'était une anné e impairE,
IX que les Confuls de la ville de Marfeille avoient
eu, felon l'ün cien urage , la préféance J'année
précé dente, année paire »
Cette claufe a fait naître une obfervatÏon;
c'efl que par les différenre&amp; circonflances, il pourro it ,arrive r que les Etats fe trouvaiTent plus fouven t dans les an nées imp aires que dans les années
paires, ce 'lu i priveroit la ville de Marfeille du
droit pr éci eux d'av oir préf~ance dan s les Etats. )
'1

)) La C ommi fTi o n a été unanimement d'avis Admiflion cle
d 'admettre les deux D éputés de la ville d'Arle ; IX d(II.'C LJtpul!!S
qu an t à la pr éféa nce entre elle IX la ville de Mar- de la y;ll.
[eille, e lle a jugé que cette préféance ne d evoi t ,{ A d" ,
point être ré glée pa r les années p a ir es ou impâires, mais qu'e lle aurait lieu à l'alternative
entre ces deux villes. »

» La Communauté de Tarafcon a formé la
même demande 'lue celle de la ville d'Arl es fur
l'admiillon des deux D éputés; elle a produit un
extrait de la délibé ration prife par (o n Confe il
municipal pour la députation aux derniers Etats
de 1639; alors elle députa [on premie r Con{ul,
avec pouvoir à lui de fe ch oiur un adj oint; choix
qu'il fit dans la même délibération. »
» Les l'races-ve rbaux des Etats de 1639 ne
nomment point le s D êp "tes , ce n'ttoit pas J' u{il ge;
mais on les trouve ellaét me nt 110m m~s , au nom-

�54

bre rie deux, dans les pr ocès-verbaux des AC·
' " , ijJi J
.n am, Ion . ,
tkux D,putes
J, la Comm/l'

nlllJt, d, Tarif,on.

(embl ées des Communau tés antérieures &amp;. po f.
térieures aux Etats de J639' La Communauté de
TaraCcon s'elt mainten ue dans c t uCage juf'lu'a u.
cI'h' &amp;.
r&lt;
"1 '
.
Jour . U!,
~ous ,a vons p~nl\:: 9U 1 n &gt;: ava it a u·
cun Inconvément a le malntelllr, en n acco rclant
qu'une Ceule voix délib érative à la Communauté
de TaraCcon , comme il a été touj o urs pratiqué. »
Nous avons égalemen t exami né les réclamations contre les députa tions fait es pnr plufieurs
Vigueries: la Viguerie de Graffe a député, à la
pluralité des fuffrages , Me. Paul Girard, Avoc at,
~ffifiant à l'AiTemh.lée de la Vigueri e en qualité
de Député de la Communauté de Valauris. »
Il

Le Député de la Communauté de Vence, &amp;.
neuf autres Députés ont réclamé contre cette nomination. Les Réc\amans invoquent J'exé cuti on
des anciens Réglemens; ils attribuent la députation
de la Viguerie aux Communautés qui la compofent, Cuivant le tour de rôle, en commen·
çant par le lieu le plus affouagé; d'aill eurs c'efl:
un ConCul qui doit être nommé: le fieur Girard
n'efl: point Con[ul de Valauris, &amp;. le tour de
rôle n'appartient point à cette Communauté;
ils difent de plus, que fi le tour de rôle étoit
perdu daos quelques Vigueries, il étoit au moins
connu dans cella de Graffe où il devoi t être
fuivi invariablement. Ce fait efl: avoué par le
Conful de GralTe, Chef de Viguerie; mais il
Elit, que depuis les Etats de 1639, il a été ajouré
plufieurs Communautés à la Viguerie de GraiTe,
dont l'admiffion par conCéquent devoit altérer
le t0ur de rôle, LX le laiffer dans l'incertitude ;
Il

-

55

que pour Ce fixer, il n'avoit pas cru devoir mieux
faire, lui &amp;. [es adhérans, que de Cuivre l'efprit
de la lettre de MM. les Procureurs du Pays aux
Chefs de Viguerie, relative à la députation qui
dev oit être faite dam leurs Affemblées. Il
Cette lettre ne nous a point été repréCentée;
mais elle porte, que fi le tour de rôle des Communautés de la Viguerie ne fe retrouve point,
on peut prendre des Député~ indininB:em.ent
dans tolites les Communa utés, pourvu qu'ils ne
(oie nt po in t Poffédans-biens ou habitans du Chef·
lieu de la Viguer ie. Il
Il

)) MM. les Procureurs du Pays n'ig norent
donc point la regle, que les députations des
Vi g ueri ~s devo ient être faites Cuivant le tour de
r ô le; mais il étoit fac ile de prévoir que ce tour
de rôle [~ro it perdu dan s plufieurs Vigueries
depuis 16 39, &amp; qu'alors il faUoit revenir il la
regle gé nérale dont ils étoient inf1ruits, &amp;. recommencer ce tour de rôle par la Communauté
la plus affouagé e ; ils ont contrevenu aux R églemens de la Province, &amp;. leur impulfion a déterminé la Viguerie de GralTe contre la teneur des
lléglemens, &amp; un tour de rôle bien connu. ,.,
Cependant, malgré routes ces irrégularités, .A drni.J1ion rlu
D 'putl d. 1",
l'avis de la Commiffion efl: d'admettre le Dé- 1"igllerie de
puté de la Viguerie de GralTe. "
Grajj'.
Il

Il Les Communautés de la Seyne g{ de Sixfours
ont récla mé , fur les mêmes principes, contfe
la d~pllta[i o n du fieur Martin de la Va lette;
ils ont invoqué également, en leur faveur&gt; les

�57

56

anciens R églem cns; ils objeéten t de pl us, que
le fieur Madn de la Va lette doit être exclu
d~ ceue dép utation, parce qu'il eft, p ou r ainfi
dtre J aux gages de la Co mmunauté , ét ant fouvent nom mé Exper t da ns les affaires qui la
concernen t ; ce mo tif a paru frivole, puifque
l'on ne peu t point ch o ifir un Expert pour les
affaires de la Co mmunauté parmi fes habit ans
il faut donc avoir reco urs à un étra nger , &amp; c;
ch oix de la perfo nne du fieur M a rtin ne peut
que lui mériter la confiance de l'Affemblée. »
'A.lmijJion du
» Le tour de rôle de la députation dans la
'D 'puri d, la Viguerie de To ul o n éto i[ totalement inconn u;
f/igl1tr1e de
il n'dt point éton nant que ceue Viguerie fe
'foulon.

Loit confo r mé e à ce qui lui étoi t preCcrit par
MM. le, ProclICeurs du P ays; elle fe trou ve
dans Ull cas plus favorable qlle celle de Graffe ;
ayant donc admis le Député de celle-ci, la
Commiffion penfe qu'i l n'y a pas li e u de rejetter cel ui de To ul on. 1).

Il La ville des Mées pr étend, qu'en v e rtu des
anciens Rég lemens , la députation des Vigueries
efl: attribuée à cha que Co mmun &lt;l ut é il to ur de
rôle, en comme nçan t par la pills affouagée , .
- &amp; que par conféque nt c'éto it il elle à fournir
/Jdmiffioll du un Dt!puté à la place de celle de Mezel: mê mes
Dipure d, la moyens, mêmes réponfes , ainfi mê me avis fu r
V IgUtrù de
la dé putatio n de la Viguerie de Digne, que
D iC"'.
r
nous penlons
devo ir être maintenue. l )

AdmijJion d..
Il La Comm unauté de Tourves n'a point d'auD ,pu": d, la
tres
objeét ions à faire, que celles qui vcus o nt
V igil,,;' de S,.

Maximin.

,été l?ropofées par les autres Vig ueries; fi vous.
adoptez

adoptez leurs Députés, il n ' y a po in t de m o t if
n o uv ea u qu i puiffe exclure celui de la V iguerie
de Saint- Maxi min. 1&gt;
Il s'elt élevé une di$culté fur l'ad miffion
du Pr oc ureur fo ndé de M. le Bai lli de Manofqu e. On a prétendu d'un côt é , qu'il n'y a v a it
que les (cul s Prélats qui puffent êt re repréfen tés; d" l'a utre, on a affuré que les Commandeurs de Malte avoient en leur faveur la pof[ effion &amp; le droit; de plu s , qu 'ils avoient toujo urs é té regardés comme des Prélats mi neurs ,
é tan t r ép utés à la tê te d'une con ventualité, chacun dan s le urs Commanderies. l)
Il

» Cette di(c uffion exigeant trop de recherches,
n OllS avons pen fé qu'il fall oit s'en tenir à l'ufage , jufqu 'à ce que les Etats , après une m ûre
D élibéra ti o n, MM. de .Mal te entendus, eu{fen t
fait un Réglement qui fi xât leurs droits. No us
r
d
d
.
.
vous prop o lons one
e mall1tel1lr, dan s ce
•
m O,m.en !, le fondé de p ~Q~ ura!Ïon de M. le
B aJlh de Mano[que. lJ
» Le droit cie M . l' A bbé de Saint- Viétor de
d o nn er fa procurMion, pour affifl:er aux Etats,
n'efi po int contefl:é; mais [on ch ix a-t-il pu
t omber [ur un Magifirat? On obj ette le Ordonnances du Royaume, qui leu r défendent de
r ecevoir ci es procura t.io ns; m ais ce font l ell es
d es ' Corps &amp; Com mun a utés. L 'Ordonnance de
Bl ois paroî t plus préc ife: elle prohibe aux Ma gifl:rats de rec ev oir des le ttres cl" Vicar iilt de
la pa rt des EVêq12/1s, f~ns e n avoir préalab lemen t
obtenu la p crmiffion du Roi; ma is 1'0rclon- 1

H

-

AJ : n:
am'.iJ' on du
P roCUf( Ur fianal
'

de /II. " B ailli

d, MnnofiJue.

�sS

5'9

nance, quant a ce chef, en tombée en défuétude: d'ailleurs l'Ordonnance a voulu prév enir que des Magilhats ex erçaiTe nr une a utre
jurifdiétion que celle du Roi , &amp; les Evêq ues
en ont une qui leur efi particuliere. L'Ordonnance a voulu 'encore éviter qu 'u n lien étranger
ne les détournâ t de leurs fOllétio ns; &amp; celui
d'un Procureur, pour affiller il des Etals palTagers, n'e fi point de nature il détourner les Magiflrats de leurs obligations eiTentielles. Il

.

AJmiffio/l du

,

)) La 'Co mmiiTron &lt;l'donc été d'avis que le Pro -

P,oCII'~"'fon.d&lt; cureur de M. l'Abbé de Saint- Vittor, quoique
tI, AI,I Abbed, Magilhat foit admis aux E ta ts fauf à eux à
S ' V l
'
,
.lI/iI'

"Of.

faire les repréfemations ~ Réglemens qu'ils jugeront convenables fur ce~ oBjet. Il
l

'

L ES ETATS ont délibéré:
Que la Communauté dl Arles (era reprUentée par deux D ép utés, le premi er d'entr'eux fe ulement ayant voix confultativ e.

'.

Que la Communauté de Tarafcon aura
également deux Députés, fuivant l'u(age, ladite
Commun auté n'ayan t cependant qu' une voix,
qui fera porrée par le premier de (es D éputés.
Que les Députés des Vigueries de GraiTe ;
Toulo n, Dign e &amp;. Saint,Maximin feront admis
aux E tats, attendu les circonfiances, &amp; fans
préjud ice des Réglemens faits par les anciens
Etats·, auxquels l'A{f'€mbléC!&gt; ln:en~Clnd d ~.rog(! r par
hl" pré(ente "I!&gt;élib#atron.
•

Que le Procureur fondé de M.I' Abbé de S'ainéViétor -Iès- Marfeille fera admis aux Etats.
Que le Pwcureur fondé de M. le ' BaIl1i de
Manofque y fera également admis.
Monfeigneur l'Evêque de Sifi eron conti nuant
S &lt;cond raple rapport du tr ava il f~it par la Commiffion, port.
rela1ivement à la demande c o ntenu e dans le
Méinoire rem is pa r MM, les ~omrniœaires de' Forma,ion d,s
Sa Mdjelté , po ur régle r le nombre des M~mbres Erars.
du Tiers qlli feront admis à l'avenir dalls lr:s Etats,
pour que Les, deux autres Ordres puiffint fe former
d'apres ce nombre , a dit:
» A près avoir dircuté tes différens pouvoirs

d ont vous nou s aviez confié l'examen~ St dont
nous veno ns de vous faire le rapport, nous
n o us fommes occupc:s de la formation d es Er~ts,
c onformément à ce qu e vous nous a viez prefCf U. ))
n N o us avons d'ab0fd pris connoilfance, fui-

vanr les intenti ons de Sa Maj e llé, du Mémoire
qui vous a éré com m uniqué pdr f~s C o mmiffaires. Sa M 3jefié penCe qu'il efi à ddir r,
qu'on étlblilTe une pr&lt;&gt; ortioll fix e &amp;. dérer mi rlée
en rre les voix des différens ordres ; "'le lailre
avec co nfiance aux ' Etats le foin St le droit
de faire pa r elix-mêmes l,"s r~f\)rme s que le
bi en du P ays peut exiger, Sa M:Jjellé nou s alfure
que, pa r 1 s informalÏ ns qu 'elle a reçues, la
NobleiTlJ tll difpofée à réduire le nomb re de
fes v o ix à la mo itit! de celles d u Tiers-Era t,
&amp; qU'lI f&lt;lra n~celfaire d'a ug men ter l~s voix
H ij

�60

61

du Clergé, pour les mettre dans les mêmes proportions. Sa Majellé entend qu'il ne fera rien
changé à l'ancienne formation des Etats, dans
tout ce qui n'aura point rapport à la prbponian
des voix de~ différens Ordres.

renouvell ées, l'Ordre de la N oble{[e crut de ':
voir faire un R églement qui refireindroit le
nombre de Ces membres affifians aux Etats , il
ftatua, dans une A{femblée tenue à MarCeille le
J 4 Ceptembre 1620 , que dorénavant les Ceuls
Gentilshommes po{fédans Fiefs auroient entrée,
féance &amp;. voix délibérative dans les Etats; qu'ils
ne feroient aucunement reçus à donner leurs
voix par Procureur; que les enfans &gt; pendant
les vies des peres , ne pourroient être admi s ;
que les Gentilshommes, qui font en pari age, ne
pourroient tous enCemble avoir, hl mê me ann ée ,
entrée &amp;. voix délibérative auxdits E tats , 8{
qu'ils concourroient entre eux en telle Corre,
que chaque année il n'y auroit qu'un feul appellé. »

» Par le droit ancien de la Province, tous
les Gentilshommes étoient admis à voter dans
les Etats ; des Bénéficiers de différens Ordres
étoient également admis. Par des réformes Cucceffives, le Clergé fut réduit à un plus petit
nombre; les Evêques, les Abbés, quelques Prévôts de Chapitre, &amp;. les Commandeurs de Malte
furent les feuls admis, &amp;. il fut fiatué que les
Ecclélialliques, qui ne feroient point en dignité ,
n'y auroient point entrée. JJ
Le Tiers-Etat fatisfait de la réduél:ion du
Clergé, n'en a jamais Col\icité une plus con{idérable. Quelques années après, il Ce plaignit
que la Noble{fe affifl:oit aux Etats en trop
grand nombre; que les voix de cet Ordre
étoient plus nombreuCes que celles du Clergé
&amp;. du Tiers- Etat réunis. 1)
li

Sur ces plaintes, il intervint des Lettres patentes de 1544, qui réduifirent les fuffrages de la
Noble{fe, conjointement avec ceux du Clergé,
à l'égalité de ceux du Tiers-Etat. On a trouvé
une note annonçant que ces Lettres patentes
ilvoient été révoquées en 1545 ; ces Lettres patentes n'ont point été retrouvées: l'inexécution
des premieres prouve l'exillence des dernieres. Jt

» Enfin, que les PolTe{[eurs, des terres données en arriere-fief, n'auroient point entrée dans
les Etats, finon que lefdites terres fu{[ent compriCes dans l'affouagement général du Pays,
avec quotité de feux difiinél:e &amp;. féparée. ))

)) Ce Réglement fut homologué &amp;. enrégifiré
au Greffe des Etats en 1622. »

J)

1)

Les plaintes du Tiers-Etat s'étant encore

)) Cette réduél:ion &amp; ce facrifice ne calmerent point les inquiétudes du Tiers-Etat. Dans le
cahier de l'Aifemblée générale des Communautés,
du I2 Mars 1626, il efl: dit: le lieur Feraporte,
Syndic du Tiers-Etat, a remontré que puifque les
Communautés font ici affimblùs&gt; il f eroit bon de
délibérer qu'on pourfuivra pardeva nt Sa M ajeJlé &amp;
fon Confàl, un R églement des Etats) pour [aire
dire que MM. du Clergé &amp; de la Nobl-effi ne pour..

�62
roient cmrer ni opiner en plus grand rlombre dans lefd.
Etats J que lefdius Communautés &amp; Vigueries. » .

63
celui de ci nquante·fix Députés, le Clergé Ile
Ja N oblelTe ré unis formeront entr'eux un pareil
nombre de (u lfrages. )l

» Sur quoi J M. l'A.DèfJeur a dit: qu'ils ne peu·
yem empêcher ladite propoficioll; mais qu'il feroit

à propos de conférer de aue affaire à L'amiable
avec les deux Ordres du Clergé &amp; de la NoblefJe ,
pour éviter les incoIlVéniens du dépenfes qui pour·
roiem arriver el! cette pourfuite. Il
)) Sur quoi J il a été unanimement délibéré par
lefdites Communautés, 'I"e ledit Réglement fera
pourfuivij &amp; néanmoins 'Ille MM. les Procureurs
du Pays J comme peres communs des trois Ordres J
conféreronL allliablelllent du fait du Réglemenc , avec
M M. les Syndics &amp; ProCllreurs joints des crois
Ordres. Il
Nous venons de vous rapporter fid élement
les propres e'xpreffions contenues dans les Re·
gilhes du Pays; &amp;. nou s avons o bfervé que
cette affaire rdla fans être pou rfuivi e , quoique
dep uis lors il fe foit tenu plu!leurs AlTembJée5
des Etats Il
. Il

» Mais ce qui avoit été rédamé inuti le ment ,
la Nobie lTc vient aujourd 'hui l'offrJr générellfem ent. Elle admet Je principe établi par les
Lettres patente s de 1544, &amp;. par la réclam a i ion
du Syndic des Communautés de J'année 1020 ;
elle renonce pour Je moment à toute m ajo·
rité de fuffra ges; elle confent que réunie avec
Je Clergé , elle ne forme que le même no mb re
de voix que le Tiers-Etar. Or, comme le
nombre conlli tutionnel du Tiers·Etat s"~kve à

)) Te! a été l'avis adopté pada Co mmilIion:
Nous ne pouvons point cependant vous dilIimuler que plulieurs membres de la CommilIion
Ollt invoqué la mê lT\e Conltiruti on que celle du
L anguedoc. Mais premiérement, cette Conlti tuti on ne no us elt point alTez con nue; en fecond
lieu , po urq uo i chercher ailleurs une Conlli tution, lorfqu e la nôtre réformée, (uiv ant les
principes d u Gouvernement &amp; le vœu que le
Tiers·Eta t a exprimé plufi eurs fois, fatisfait aux
intérêts de tous les Ordres? Il
1 "
C'eft maintenant à vous, MESSIEURS, à dé·
cider d'u ne réformarion qui confolide à jamai,
norre Conltituciun. Il

MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Préfident, a demandé à M. l'AlTelTeùr d'Aix, s'il
avoit à parler. M. Pa[calis, A!TelTeur d'Aix, a
dit:
. MO NS EIGNEUR,

» Je m'en réfere à votre prudence &amp; à votre
{agetTe; j'ai annoncé que les trois Ordres devaient vous regarder comme Je centre de r éunion ; je l'ai dit, parce que je le penfois, parce
que c'eft, à mon [ens, Je [eul m oyen de s'enten·
dre, de fe concilier, de fe garantir dA toute
effervefcence, de fraternifer; en un mot , de ne
fe propofer que la chofe publique; &amp; j'invite
bien finceremellt les trois Ordres à {e pénétrer
de la nécefiité de ce {entiment. Il
•

�6)

64
Il Vous connollfez, MONSEIGNEUR, la Province, [on régime, &amp; Ces divers int érêts. La
Province connaît votre jufiice ; [a confiance doit
être le gage de [a reconnoiffance. »

» Il eft un autre objet non moin s cher à mon
cœur: 011 publie [ans ceffe que je ne veux point
les Etats, que mo n vœu fur ce point cede à la
nécelIité; &amp; je ne me permets point d'obfervati ans relatives à l'intérêt du Tiers, qu'on ne les
r éfere à ce motif. Je dois à cet égard une pro~
fdli on publique, &amp; je ne puis mi eux faire que
de la con(jgner dans le fei n de l'Affembl ée la
plus augufie, dans le fein même de la Nation. »
II Je déclare donc, avec t o ute la franchîfe
dan! je fuis capable, qu'il n'ell: point de b o n
citoyen qu i ne doive fOtlpirer après la fiabilit é
des Etats. »

» Que ce n'eft qu'avec les Etats que nous

pouvons con fe rver notre lib erté , le régime de
notre Pays, la conflitntiol1 de nos peres, nos
pr!vileges, no tre force, &amp; le concours des lu ·
mleres. )J
), Que les Etats font le feul moyen par lequel
le Tiers puiffe efp érer avec confiance le fe cours
des premiers Ordres. »

» Mais qu'en formant les Etats , on n'e n doit
pas moins tâcher de concil ier les divers intérêts,
&amp; conferver cette liberté d'opinions que je regarde comme une dependance de la liberré p ublitlue. 1)
MONSEIGNEUR

MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Pré- .
!ide nt , a dit:
;
MM.

Yotre premier intérêt, &amp; votre premier devOIr efl: de vous attacher aux principes de votre
Confiir ution.
Le Gouvernement qui les refpeéte 8&lt; qui les
m aintien t, vous aliprend qu eUe eft l'exaétitude
avec laque lle vm us devez vous y conformer
vous-mêmes.
Dans chaque Province, la Conftitution du
Pays efi Je cri de ralliement de tous les citoyens.
Il n'y a que les principes de votre Conftitutian bien connus &amp; bien [uivis, qui puiffent
vous préCerver de toutes les idées ' ;ubitraires.
Si vous propo Cez des idées arbitraires, il n'y
a point de changement que vous ne puilliez in -.
traduire.
Quand il s'agi t d 'établir des formes nouvelles, les raifonnemens Ce mu ltiplient fans s'épuifer; &amp; il n'y a pas de rai Con pour préférerune idée à mille autres qui [ont également poc.
fibles.
Vous vous égarerez fans aucune vue fixe 8&lt;
confiante, quand vous oublier ez des uCaCles q ui
font devenus vos titres &amp;. vos loix.
0

1

�66
Si vou! ri'avet plus de Ioix à {uivre; vous
n'avez plus de titres à réclamer. Vous ne pou·
vez pas dire au Gouvernement: confervez des
formes antiques que nous méprifons. M ainten ez
110S droits que nous n'avons pas refpeétés. lm·
po[ez·vous des obligations auxquelles nous ne
nous [oumettons pas nous· mêmes. Le Gouvernement inlhuit par votre exemple, ' apprendra
ce g.u'il ne favoit pas encore, qu'il peut à fon
gré tout changer lit tout détruire; qu'il peut
abufer de la force, comme vous abufez de la
liberté.

,

Il me {emble que nous devons nous faire il
nous·mêmes une premieie quc:rtion.

:v oulons·nous conferver notre Confl:itution ~
.voulons-nous l'abandonner?
Si nous l'abandonnons, le Gouvernement doit
nous donner des ordres, au lieu de nous marquer des deCirs. Il n'a pas befoin de nous confuiter, puifque nous ne pouvons oppofer à fes
ordres que cette même Conftitution que nous
abandonnons.

A quoi [ert de vous alfembler? A quoi {ert
de convoquer ou de réformer les Etats? Si le
Gouvernement peut ainfi que vous· mêmes méconnoÎtre votre Conrtitution, lit fe jouer dans
des loix arbitraires IX nouvelles, des formes de
vos Affemblees, IX de ces habitudes antiques
IX refpeétahles qui forment l'état des perfoanes

67
en Provence, lX le régime propre à votre an.
cienne Adminiftration.
Si vous voulez conferver votre Conflitution,

il faut rejettcr toutes les idées arbitraires &amp; nou'
velles qui la contredifent. Il faut examiner a
l'objet qu'on vous propofe efl utile, s'il cft con·
forme à votre Conftitution, s'il peut s'exécuter
par une forme conflitutionnelle.
L'inflruétion du Roi [e borne à dearer que
telle foit la fixati on des deux premiers Ordres.
que leurs voix réunies [oient égales à celles du
troifieme Ordre.
Ainfi, felon les inflruétions du Roi , la Conf·
titution du troifieme Ordre refle toute entiere
telle que nous la retrouvons dans v os anciens
Etats.
Elle refle la même, fi l'on ne compte que
le nombr.e abfolu des voix,
E1le s'ac.croÎt en imp~ortante 8{ en propor·
tion , a l'on conCidere œur ra'p port avec les
voix de la Noble!fe.
Au lieu de cent vingt-huit Membres qui compofent la NobJelfe dans cette Affemblée, au lieu
de trois cent Poffédans·fief .auxquels appartient
le droit d'affifter aux Etats, il n'y aura plus ,
-csonformémeot aNX defus du Roi, dans les deux
' premiers Ordres, qu'un nombr,e égal à celili dL!
,T iers·Etat.

1 ij

�68

-

69

Cette balance eil ceIle qu'on a {uivie dans
les nouvelles Adminifirations des différentes Pro·
vinces, lit il n'y avoit dans ces Provinces aucun ancien ufage qui donnât la prépondérance
à la Noble{[e. La Noble{[e de ces Provinces
acquieroit autant d'avantages que la Noble{[e
de Provence fait de facrifices.
Dans les Etats même où l'on a voulu diltingue r les Ordres, lit donner au Tiers - Etat l'avantage d'avoir une voix égale à chacun des
deux Ordres, la voix réunie des deux premiers
Ordres l'emporte fur la fieune. Le Tiers ,Etat
a l'infériorité contre les deux Ordres en Bretagne . Il n'a que l'égalité dans les autres Provinces. 11 'veut avoir la fupérrorïté dans la feule
Province où la Confiitution donne la prépondé~
rance aux voix de la Noble{fe.
On cite les Etats de Languedoc:

L' AITt:mb\ée des Etats en Languedoc ef\: corn;
parée de vingt - trois Barons, vingt- trois Evê·
ques lit quarante · fix Députés des Villes; quelques Villes plus favorifées envoyent plufieurs
Députés, qui tous enfemble n'ont qu'une voix.
Ainfi, les faveurs é:!e l'Adminifiration n'ont
point altéré l'égalité de la ConfiitutÎon primi~
live en Languedoc.
Et fi les Etats de Languedoc s'étaient écarJ
tés de leur Confiirution, faudroit-il oublier la
nôtre; lit ceux qui propoCent des ufages qui

nous ront étrangers pour accrohre leurs avantages, n'ont - i 1s pas à craindre qu'on ne leur
oppofe l'exemple de quelqu'autre Province pour
les détruire?

~

Nous av~ns fans dou te la liberté de propofer toutes les idées qui nous femblent utiles, fi
feulément nou s favons refpeaer des droits anciens lit confiilUtionnels. Les droits de laNobl e{[e
font ceux des Etats même de Provence. Tous
l es monumens qui nous refiem, préfentent les
titres &amp;. les ' dr o its de t ous les Ordres. Nous
r etrouvons dans les anci ens Etats, les Po{fédans·
fi efs en nombre illimi té; nous retrouv ons un
nombre fixe lit toujours le m ême des D ép utés
des Communautés,
Ainn, nous avons à difcuter des droits que
nous ne pouvons pas méconnoÎtre, Si le TiersEtat méconnoiffoÎ! ceux de la Noble{fe, la Noble{[e ne r econnoÎtroi t pas ceux du T.jers-Etat:
Les Ordres fe combattroient mutuel\ement, &amp;;
tendroient à fe détruire, &amp;. la pui{fance abfolue s'élevant fur leurs di!fenfions, fubfiitueroit
fe s volontés à des droits qu'elle apprendroit
d'eux il ne pas refpeaer.
Quels font les droits de la Noble!fe l On ne
peut pas les nier. Elle a droit d'être en plus
grand nombre que le Tiers·Etat, par la Conft itution même qui confacre tous les pouvoirs
du Tiers-Etat.
Qu'dt-ce qui peut r'lvir {es droits à la No,

bleffe ~

�7°
Tiers - Etat;

71

Ce n'ell pas le
car la Noblefre
auroit le même droit de lui ravir les liens.

La Nobletl'e fit un Réglement pour réduire
le nombre de (es VOIX.

Ce n'ell pas le Roi qui le peut, parce qu'il
veut regner par la jullice, &amp;. que nous n'entendons pas, par ce que le Roi peut, le pouvoir de
la force.

Le Tiers-Etat fut content; il fut exécuté.

C'ell la Noble{fe elle-même qui doit fe priVer d'une parJie de fes droits pour les rendre
utiles; 8( les repréfentans du Tiers- Etat doivent
accepter fes facrifices, quand ils defireroient même des facrifices plus étendus.
On leur propoCe aujourd'hui ce que leurs prédécelt'eurs ont demandé long-tems fans pouvoir
l'obtenir_
En 1544, le Tiers-Etat obtint des Lettres patentes, porrant qu'il n'eotreroit pas dans les
Etats un plus grand nombre des deux autres
Ordres que celui des Communautés St. des Vigueries, ain!i qu'il Ce pratiquoit en Languedoc.
Le Tiers-Etat veut Ce Ccrvir aujourd'hui de
l'exemple du Languedoc p,our avoi~ la (~p ério­
rité, Le Tiers-Etat (e (erVOl! autrefOls de 1 exenlpie du Languedoc pour prétendre à l'égalité.
Ces Lettres paten'tes n'ont point eu d'exécution.
.

,la

Le Tiers-Etat fe plaignit encore en 1600, (le
prépOndé~ct: des voiK de ta No}:J!j:{{e,

Le nombre fut réd uit: Il excédoit encore
infiniment celuj du Tiers-Etat.
En r6z6, l'Alfemblée des Commônautés propofa que, conformément à .un :Arr~t par provi{ion du Parlement de Pans, Il fut demandé
un Réglement, pour que, dans les Etats, il ne
pût y avoir wn plus grand nombre des deux
premiers Ordres, que des Communaut.és. Ce
Réglement fi fou vent de{iré par le Tiers· Etat,
eil: celui qu'on lui propofe.

Il eft d'un grand intérêt pour le Tiers-Etat;
que la ceffion d 'un pouvoir 8( d'un droit,
émane de la volonté de celui qui le polfede.
C'eft IiI le bouclier du peuple. Il faut que
nul ne puilfe lui faire céder les droits dont il
jouit.
Le confentement des propriétaires eft nécef·
faire pour toute ceffion de propriété.
On ne peut pas nier q:Je la préponderance
des voix ne foit une propriété acquife à la Noblelfe. Cette propriété eft fondée fur le même
titre qui regle les députations des Communautés fur le titre même des Etats. Il faut donc
qu: la ceffion s'en faire par le confentement de
la Nobleife.

�72C'en l'intérêt des Communautés de lui de~ander fon confentem ent, afin d'obtenir une
ceffion légale; afin qu' oll ne pui lfe jamais ri en
leur ôter fans leur confentem en t; afi n qu 'elles
con(ervenr tout ce qu' elles ne doivent jamai5'
confentir à perdre.
Je clis aux D éputés du Tiers-Etat: refpeétez
les droits de la Noblelfe.
Je dis à la Noblelfe: conlidérez les intérêts
du Peuple, qui font les premieres Loix de tous
les Ordres. Les droits du Peuple font fondés
{ur fes befoins &amp; fur les vôtres. Vous avez intérêt de veiller à fa profperité, parce que vous
ne pouvez pas être vous-même dans la profpérité , quand il ell dans la fouffrance.
,

Il n'y a pas un de Ces intérêts qui ne vous
{oit commun. Si vous confidérez vos Fiefs , vous
devez vous occuper du bien de vos valfaux.
Si vous conlidérez les biens non nobles que v ous
po!l'édez, vos intérêts ne {ont point dillin gues
de ceux du Tiers-Etat; Br. c' ell par lui-même l
c'eft par fes D éputes, c'ell par vo tre concours.
avec eux, que vos propriétés (ont défendues &amp;
protégées. Vous êtes repré(entes par vous-mêmes
comme propriétaires de fiefs. Vous êtes r epréfent és pat les Députés des Communautés , comme
propriétaires du refte de vos biens. JI y a plus
de biens roturiers po!l'édés par les Seigneurs,
EJue de biens nobles; &amp; quand on croit qu'il
exille une oppolition entre les intérêts de s deuJ(
Ordres, on doit voir à quel ' point leurs intéxêts [ont mêlés. enfemple &amp; 'onfondus.

Ce

7J

Ce reroit une partie de vos intérêts qui s'éIe::
veroit contre l'autre. Je (uppo(e que le TiersEtat di(paroilfe de cette Alfemblée; je (u ppofe
qu'il s'éleve une quellion Br. une oppofition fur
les différences dés propriétés nobles &amp; de celles
qui ne le font pas; là même, dans l'ordre feul
de la Noble!fe, la difcuffion doit (e pour(uivre
avec le même intérêt qu'elle pourroit être traitée
entre l'Ordre de la Noble!fe &amp; celui du TiersEtat.
Si les polfelfeurs des biens roturiers, ou ceux
qui dans la Noblelfe ont un plus grand intérêt aux avantage5 des biens non nobles étoient en
plus grand nombre que ceux qui n'ont que des
biens nobles, ou ceux qui ont plus de biens
nobles que d'autres biens, les polfédans-fief les
plus conodérables trouveroient-ils jufte que la
quellion fût jugée à la pluralité des voix?
Il n'ell pas plus jufte en (oi-même que la
Nobleife ait la prépondérance des voix par rapport au Tiers- Etat. Je ne parle pas ici de la
jufiice fondée fur les Loix. J'oublie la Loi qui
fait les droits, quand j'invite à céder les droits
qu'eUt donne.
Il n'eli pas jufle, il n'ell même pas utile à la
Nobleffe de conferver l'avantage du nombre. A.
quoi lui (ert la prépondérance des v oix? Elle
ne doit pas s'en (ervir, parce qu'elle ne veut
- pas en abufer. Elle exerce une prépondérance
plus refpeél:able, qu'elle ne perdra jamais, quand
elle n~ voudra pas. en avoir d'autre.. Elle obtient par {on éducation, par [on état, par [es

K

�74

difiinélions, une fupériorité fenGble; elle exerce
une influence inévitable fur les fentimens du
Tiers-Etat. ElI&gt;! en fait elle-même partie. Des
perfonnes c1'un nom iIIu(he, de la plu$ ancienne nobl eife, des Militaires reCpeélabl'es pr~:
fident à la tête des Communautés, &amp; fiegent
dans le Tiers-Etat. Les biens non nobles font
mèLanges avec les biens nobles. La Nobleife eft
mêlée avec le Tiers· Etat. Je cherche à dilbingu et les Ordres, &amp; je retrouve par·tout le lien
qui les unit.
Quels font les objets fur lefquels les intérêts
des Ordres peuvent être diviJés dans les Etats ~
, Les Etats sloccupent de quat.re (ortes d'objets
principaux:
Des encourage mens ,
D es trav;llIx publics,
D es impo (itions ,
Et des affaires contentieufes.
•

Teus les Ordres doivent être également oc,j
cupés de mettre beauc oup de réCerve &amp; de
[obriété dans les encouragemens toujours folli·
cités par des intérêrs particuliers, &amp; prefque
touj ou rs inutil es ou nuilibles au bien général du
comm~rce.

Tous les Ordres doivent être également animés du même eCprit d'ordre, d'économie &amp;.
d'exaélitude dans la rurveillance toujours n~::
ceifaire des travaux publics.

75

Il relle donc les impofitions' &amp; 'les :lffaires
contentieu(es.
Je ne dis rien du principe des différentes impolitiGns.
Mais queUes que f'Cli&lt;!nt les impolitions &amp; de
quelque maniere qu'elles Coient acquittées, il eft
iinpoffible qlle l'int érêt n'en foit pas partagé par
l.a N o bleife comme par le Tiers-Et:Jt, puifque
la Nobleif&lt;! poifede plus de biens roturiers que
de biens nobles, &amp; que le Tiers·Etat paye les
vingtiemes lomme la Nobleife.
Dira-t-on que la Noble/Te a l'intérêt.de rejetter- les charges fur les biens non nobles ?
Premiérement, la Nobleife en Provence n'en
aurait pas le pouvoir. On fait qlle les imp o litions (on t réelles en Provence, que les privileges perfonnels n'y font point connus , &amp; l'on
a déterminé très-exaélement les impofitions propres aux biens de différente nature .
Secondé ment, les Nobles payeraient les charges impofées fur les biens non nobles.
TroifiéJ11ement, il s'élever oit la même oppout.ion dans l'ordre même de la No'bleife, qu'en~re la Nob leife &amp;. le ;riers·Etat.
Quatriémement, je fuis bien aifuré que la
Noblt:lre , ici pré fente , ne voudrait pas abuCer
,do .Jfomb,e cie fes 'Voix pour .furcharger le peu-

•

.

Kij

.

�76

pIe, quand je rais qu'elle el!: occupée des moyens

77

Il Y a des affaires dans ldquelles un Ordre

de le foulager.

en intéreifé contre l'autre.

Cinquiémement, il paroh que les idées jufles
On! pris un cours déter mi né; &amp; le GouverneJnent n'entend plus qu e les impofitions nouv elles, plJur charges publiques , foie nt rejetlées fur
les feuls biens taillables ou roturiers.

Un Ordre entier peut intervenir contre un de
fes Membres, &amp; peut follicirer l'intervention
des Etats. Il n'y a point d'intérêt contraire à
l'intc:rvention demandée par un Ordre contre
un de [es Membres, Ce font les loix établies
dans chaque Ordre qu'il s'agit de réclamer; &amp;
nul Ordre ne votera pour s'oppofer à l'exécu~
tion des loix établies qui ne l'intéreirent pilS.

Si l'intérêt de la Nobleire fut divifé de celui
du Tiers·Etat par les longues erreurs du Gouvernement, le progrès d'une Adminiitration plus
éclairée, tend à réunir dans la fuite leurs inté-,
rêts, &amp; non il les divifer.
L'intérêt fera commun pour les impofitions
nouvelles; St la prépondérance des voix devient
inutile quand les intérêts font communs. Elle
eit même nuifible, parce qu'elle conferve les
foupçons &amp; les inquiétudes, &amp; qu'elle répand
fur les affaires &amp; fur les délibérations une apparence de divifion qui nuit au concours des
forces réunies, St à cette unanimité, qui peut
feule défendre une Province de l'excès des con~
tributÏons.

.

Rel!:ent donc les queitions contentieufes.
L'Airemblée des Etats ne s'intéreire point aux
queflions parriculieres. Il faut qu'elles tiennent
à l'intérêt général pour exciter l'attention des
Etats.

r Il Y a des affaires dans lefquetles un Ordre
entier eit intéreifé contre un de {es Membres.,

L'intervention des deux Ordres l'un contre
l'autre, fembleroit devoir être le feul objet fufceptible de di[cuffion, fi les Etats pouvoient
intervenir contre un Ordre des Etats. L'intervention en d'un Ordre contre un autre Ordre.
Les Etats comporés des trois Ordres ne peuvent qu'offrir, employer leur mldiation, &amp; ne
doivènt pas intervenir.
Ce princi pe fut établi dans les Etats généraux
d'Orleans; l'Ordonnance d'Orleans en fit une

loi.

.:.

Qu'importe que les voix d'un Ordre foient
en plus grand nombre par rapport à des objets
fur lefquels les Etats ne peuvent point inter,,:
venir.
1
La Nobleire n'a pas befoin de réferver Ces
voix pour des interventions qu'elle peut craindre, ou qu'elle peut defirer; puifqu'elle ne doit
pas demander l'intervention des Etats contre le
Tiers-Etat, lit que le Tiers-Etat ne peut pas
la demander contr'elle.,

•

�78

JI faut remonter à la Cource des interventions
qui diviCent trop fouvent la Noble!fe &amp; le TiersEtat en Provence.
Ces interventions font la fuite d'un ancien
procès toujours fubliftant entre le~ Seigneurs IX.
les Communautés.

Il s'agifloit .de diltinguer les biens roturiers
IX. les biens Nobles. Les mutations perpétuelles
des biens nobles, les dillraél:iQf1s (ans ce!fe renouvellees des parties détachées de la J urifdiction, avaient entraîné b~aucuup de doutes IX.
d'inc ertitudes fur les biens contribuables, IX. fur
les biens exempts. C'étoit un long procès commencé depuis long· tems , qui n'avoit pqint été
terhlÏfle par l'affouagemenr de) 147 r. Cet afrouagemen t oevenu la baCe de tPllS les autres, 'avoit
été fait avec une certaine connoitrance du pa!fé,
une cOllnoilfance plus' exaél:e du préfen t , &amp;.
fans aucune prévoyance de tOLIS les changelnens
il ve\lÎt.

.

On avoit donné la paix, coiume l'ignor~nce
la donne quand il lui fuffit de s'endormir lin
moment, en ~ailran t fubfifier touS les princi pes
des divifioos. Le cours du Commerce ne pou.voit pas être fufpendu par l'afroLlagemel1t de
1471. On fut étonné de voir des biens nobles
fe détacher de la Jurifdiél:i on qui faiCoit leu r
nobilit':, 8&lt; ptérelldre à la fr&lt;1ncbi-Ce de la taille.
On fut étonné de voir à l' abr i de la juriCdiél:ioll
les biens taillables s'élever à la qualité des biens
nobles, &amp; franchir la ligne de divi(ion tracée
par l'affouagement, On l'av oit regardé c omme

79

immuable. Il fallut faire des regles pour des
variations inévitables qu'on n'avoit pas prévues.
Ce ne fut qu'ap.ès dix ans de contefiallQnS que
s'établit la voie de compenC~ tion par l'Arrêt du
Pàrlement de Paris de 1549, 6è par l'Arrêt conforme de 1556.
.
C'étoit une forte de fatalité dans cette mati ere, que chaque ju gement prononcé pour finir
les comellations, ne fervoit qu'il' les fai re re~
naître.
L'Arrêt de 1556 fut interprété différemment
par les DéfenCeurs de la NoblefTe IX. ceux des
Communautes. Des Arrêts du- Confeil contraire5
augmen~erent les obfcurités . .
f 1

• 1

. L'Arrêt de J666, détruit par celui de 1668;
fut en partie renouvellé par un Arrêt du Confeil
du m01S de févriep 170Z'
• 1

•

;

•

j

'.

Vpe Décla'ration de 1-7z8', fut révoquée •. par
uhè autre ~Déclaratio.n .de r 17=P'
,
"
l - ".
Une derniere Déclaration de r783 femble
avoir fait revivre toutes les difcuffions.
C ' ell ce gernie toujours fublillant de di!fentions qu'il faudroit détruire; c'ell ce droit 'd
compenCation qu'il feroit de{irable de profcrire
ou de modilier; IX. no us comptons inviter les
Etats à s'en occuper, afin qu'il ne relle 'plus
dtms la [\.1ite aucun oblla,c}e à la conciliatioll
" . ;' "
d es Ordres en P,ovence. .
Si ce droit de compenfation

en enfin

détrui.t

�80
ou réformé; s'il ne relle plus aucun obllacle il
la conciliation des Ordres, la différe nce des
voix ell inutile.
Elle devient inuüle par la conciliation des
intérêts.
Elle devient abufive par leur oppofition •.
Il me Cemble par toutes ces raifons, que la
Noble!fe doit confentir à la rédufrion du nombre de fes membres dans les Etats.
La proportion qu'on lui propofe ell: ceHe que
le Roi a fui vie dans routes les Adminillrations
Provinciales , celle des Etats de Languedoc,
celle qui devient le régime général du Royaume.
11 paroît qu'on a pris uil moyen terme en't re
les anciennes mœurs qui donn oie nt le plus grand
nombre des voix aux claires les pll:ls pui./fantes.
&amp; le progres des idées populaires qui femble
réclamer le plus grand nombre de voix p@ur
la c1a!fe la plus nomb~eufe. On a CtU cl.evoiL1
établir l'égalité. '
Querre ellla forme qu'il faut fuivre pour par":
venir à cette Ct!duilion dans la proportiQn propofée?
C'ell: ici qu'il faut oublÎer, s'i! ell: poffible .,
jufqu'aux delirs du Go.uvernement. Il faut craindre que fes defirs ne re./femblent il des Ordres.
11 faut en effacer l'impreffion, pour qu'il ne
lIe.fie que le {impIe exèrcice de la liberté.
Quand

th
Quand un Gouvernement ell éclairé, il lui
{uflit d'indiquer les idées jull:es. Il en lai./fe avec
confiance l'exécution à ceux qui doivent en
profiter. Il avertit la raiCon. Il refpefre la liberté.
Ce font les Etats qui s'a!femQlent dans tous
leurs pouvoirs &amp;. tous leurs droit s. Chaque Ordre
y jouit de fa propre Conftitution. Celle même
des Etats n'eft que la réunion des troi5 Ordres.
Chaque Ordre a fa repréfentation qui lui appartient. Les Etats ne peuvent pas ôter le droit
d'afIiftance à tous ceux qui par la Conllitution
de leur Ordre ont le droit d'afIifter. Les Etats
ne peuvent point ôter à chaque Ordre fa libre
repréfentation. C'ell donc à chaque Ordre qu'il
appartient de fe réduire lui-même.
La Nob!e!fe a deGré d'énoncer fon conCentement dans des term es qui pu./fent mieux exprimer &amp; maintenir les principes de fa Con!litution. Il ell jufte de pr"eodre toutes les ,pr.é cautions que les Ordres croiront convenables.
On nous pro poCe un objet utile; neus le rempli!fons par une délibération libre &amp;. volontaire.
Nous rendons 'encore plus fenfible l'ufage de
notre liberté, par toutes les formes qui peuvent
en rappeUer les principes, &amp;. nous donnons plus
d'autorité par là même au conCentemellt de la
Nobleife &amp;. à la délibération des Etats.
La matiere mire en délibération .
LES ETATS confidérant que par les inl1rufrions La Etdu t!t~
données à MM. les Commi./faires, Sa M ajell é , bhmm ~ue lu
.
dé
d r P
i !,OI X de L(mir.
UPl
&lt;Jpr èsavon accor
au vœu e .es
es a du 7." " j,roM

L

�82
e'g./esdn,cvoi,c convocation des Etats de Provence, daigne en~
des d, Nx pn- core annoncer

..

qu 'elle l'accorde comme une
mms
Ordru
fi
'
d
I
C
o
Ir
.
"ill/is.
uHe e:l
n ItUUOI1
du Pays qu ,elle veut
confirmer .8&lt; màillteJl'r; 8&lt; d nn ne aina toute fon
étendue 8&lt; fa parfaite Itabilité , pour l'avenir
comme pour ' le préfent à ce bienfait fignalé :
•
Que depuis plufteuts mois, &amp; au ml'lment ou
s'eft reoouvellé ce vœu généra l &amp; pe rpétuel de
la Provence pour le recour de l' A tr~mbl ée de
fes Etats, la N'lbldTe a offtrt de {e co mpofer
de maniere à établir une proportion fixe &amp; dé.
terminée entre les voix d~s dlfférens Ordres 8&lt;
de réduire les liennes de maniere que ct/les' du
~Ii:tgé 8&lt; de la Nobletre {oient entr'dles d t:ux
à l'égal de celles du Tiers,
. Que Cet' arr&lt;lngement eff évidemment favorable aux deux autres Ordres, puifqu'il n'opere
aucune diminution dans le nombre des mem'oreS qui les éompofeqt.

,

,\

Que. la· réduaiort des VOiK portée fur un fell[
des ~r?ls ?rdres , offerte par lui-même, diétée par
les pnnclpes d~ délintérelfement qui animent la
Noble{fe, par fa déférence 8&lt; par {on efprit d'union avec les autres Ordres i juflifiée d'ailleurs
.par l'exemple des ' anciens Etats qui ont librement voté des réduétions dans le nombre de fes
membres pour différentes tenues, n'elt fufceptible
d'aucun inconvénient; que dans tous les tems le
nombre des repré[entans de chaque Ordre a été
'augmenté ou reltreiut par la délibération libre 8&lt;
volontaire des Etats j que la Noblelfe a toujours
préparé 6&lt; con{enti dans {on rein les fixation~

8 ~

.3

à faire dans le 'nombre de [es reprél'entans.
Qu'en conféquence, l'admiffion aux Etats futurs cuotlJ\ uam à dé pendre, qU'lllt a ux membres
de, cet Orûre, du droit de nai{fallce &amp; de pro~
pn éré féodale, ou de la qualité ùe Gen!Îlhomme
pofTédunt. fid d~terminée par les Réglemens' ;
enfemble des fufFrages du Corps de la Nubh:{fe
ou d'un tour de rolle qui fera réglé dans fon
r~gime int ~ rieur, relativem e nt à la participatIon des dnre rs membres à J' Adminj(lratioo actu elle du Corps de la Nob le{fe , &amp; plus encore
à l'int é rê t de propri é té , afin de les faire tous
jnu ir fucceffivement du droi t d'entr':e a ux Etats'
il ne pourra rèfulter de c~tte r éd uét ion parriell~
St fpontanée aucune altération de la Conllituti on , ni aucun obll:acle au retour des anciens
u.ra.ges dans Je cas auquel la loi imp érie. uf~ des
cl rcllnll:ances, recon nlle par les O rdres, ou r éclam ée par l'un d'e ux, 8&lt; mire fo us les ye ux du
Souveraill , l'engager oit à les reprendre.
Que conféquemment, les membres de tOIlS
les Ordres demeurant les vrais 8&lt; na turels repré ren tans de la Nation Prove"ç ~le , appellés
par ell~, &amp; capables, à to us égards, de porter
un vœu nati o nal, conferveront toujours leur
caraBa" pri ~ni ti f &amp; inal téra ble d'Etats génér aux, ou natIOn-a ux d u Pays I ~ f,Hme conftiru ri .. nn~He &amp; l'dl,,nce du Co'rps repréfentotif,
&amp;. le drull de réc la mer le choix à faire parmi
les membres de s dJffv e n o rdres des Dérlltés
qi/ils fo nt dans l'u(,'ge d'envoyer aux Era rs
g é néraux du Royau me, lurCg u' d plaÎt a u Roi ,
de 11:$ convoquer.; Droit dodt c;eux d~ Pro\·enc.e;

L ij

-

�84
ont joui' aux épo1ues des précédentes Afl'em:
blées deCdits Etats généraux du Royaume, dans
lefquels l~ s D~putés de ceux de Provence ont
Oonc:Juru par leurs fuffrages aux Dé libérations
qui y ont été prifes pour le bien du fervice
dur Roi &amp; de Ces Peuples, &amp; où les droits 8{
privileges des di{f~rens Pays foumis à la do·
minatioa du Roi, ont été reconnus &amp; réCervés:
Referve plus éminemment applicable aux Pays
qui, comme Id Provence, fOllt unis à la Couronne, [ans être incorporés il la Monarchie:
Ont délib ~ ré, à la pluralité des fuffra ges;
que la fixatio:l des voix des deux Ordres fe·
toit faite de maniere, que les voix de l'Ordre
du Tiers (eroient égales aux voix des deux
premiers Ordres réunis.

Signé J t J. R. DE BOISGELIN , Archevêque
d'Aix, Prélident des Etats de Provence.

Du neuvieme dudit mois de Janvier.
PR ÉS IDENT MONSEI GNEUR L'ARCHEVEQUE
D'AIX.

L

Eél:ure a été faite par Me. Ricard, Gref·
fier des Etats, du proces verbal de la
derniere féance.

Prùent;on Je
MW. les Commandeurs de l'Ordre de Malte
MM. lu C. "", qui ont féa ,lce dans les Etats de Provence,
n;anieurs Je &amp; auxquels le Clergé avec Iquel ils fiégent
lOrtlr, Je Ma l. a provi fo irement affigné une place après tOUS
the J'MP;~cldl,er MM. les Prélats &amp; Bénéficiers réput és Pré·
'ou./
. rI. es
Vicaim rk'le~ lacs, &amp; même lIp rès les Repré[tntans dei
çuü.

8~
Prélats, &amp; Bénéliciers abre ns, ont prétendu
devoir précéder tous MM. les Vicaires délégués, &amp; ont protellé de tous leurs droits.

Signé , t J. R. DE BOISGELIN, Archevêque
d'Aix, Préfident des Etats de Provence.

Du dixieme dudit mois de Janvier.
PR ÉSIDENT MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE
D'AIX.

M

E. Ricard, Greffier des Etats, a fait
leél:ure du procès verbal de la derniere

féanc~.

Entrie J~
MONSEIGNEUR LE COMTE DE CARAMAN,
M
ill
. la Com&amp; MONSIEUR DES GALOIS DE LA TOUR J
mij/airtJ du R oi
Commiffaires du Roi, {ont venus à l'AlTtmblée.
auX E talS .
Me. de Regin a, l' un des Greffiers des Etats,
avait été chez Mon{eigneur le Comte dt: Cal'aman, avertir MM. les CommiITaires que la
féa llce étoit formée. Ils ont été reçus à la
p orte de l'H o tel-de' Ville, par Me. R icard,
Greffier des Etats; Me. de Regina J a utr e Greffier dt:s Etats , ét a nt ve nu avec eux; par les
Sieurs Déput és des Communautés d'Ap t, de
S aillt.Maximin, de BrignolIe, de Barjols; &amp; par
les Sie urs D épu tés des Vigueries d'Aix, de
TaraCcon, Je Forcalquier, &amp; de Silleron , dans
la Guur de l'Hôtel-de- Ville; &amp; par MM. de
Covet de Marignane, d'Arlatan de L auris , de
Coriolis de Moitfac, &amp; d' Aulrié des Baumettes,
au haut de l'e{c a lier, d'ou MM. les CommifCaires du Roi étant entrés dans la Salle des
Etats, ont pris leur place.

�86
MM. les Commilraires ont demandé aux Etats;
D,mm'''t J'UII
D on g,a' uù dt de la parr du Roi, un don gratuit de fept ceot
1 0 0 millel;vra mille livres pour la préfente année 1788.

p aur la
" tltltt

prifinte

'788.

Me. de Regina, Greffier des EültS , a lu
l'extrait du Mémoire du Roi, pour fervir d'inftrunion à MM. fes Cormni!Taires, dont la teneur fuit:

./tI1t'moirt. lu
Extrait du Mémoire du Roi pour fervir d' infR oi P'"' /a dt- trunion au fieur Comte de Caraman, Grandmnncl, clu Don Croix de l'Ordre royal &amp;. militaire de Sai " tcracul(.

Louis, Lieutenant Général des Armées de Sa
MajeOé, Lieutenant Général de fa Prov ince de
Languedoc, &amp;. Commandant en Chef pour fon
Cervice en Con P a ys &amp;. Comté de Proven ce;
&amp;. au fieur de La Tour, Conf~iller du R 'l i
en fes Con(eils, Premier Préfident en fa Cour
de Parlement à Aix, &amp;. Intendant de Ju(lice,
Police &amp;. Finances auxdit Pays &amp;. Comté, C o mmiilàirès de Sa Majelté en J' Aff~mblée d.es Etats
defdits P ays &amp;. Comté, qui C~ tiendra à Aix
en la préfe nte année.
ART 1 C LEP REM r E R.

87
Fait &amp;. arrê té par le Roi, étant en fo n C on{eil, tenu à Ve rfa ill es le 4 Déc e mbre 1787.
SiglJé, LOUIS. Et plus bas: LE BARON DE BilE·
TEVIL.
MONSEI GNEVR L'A RCHEVEQUE D'A IX , Préfid e nt, a dit: Que l'Alfem blée délib é rera fur
la demande qui vient de lui être faite par MM.
les Commitfaires du R o i, St.. qu'elle aura Coin
de les informer de Ca réfolution.
A près quoi MM. les CommilTaires du Roi
{ont {ortis. Ils ont été accompagnés par MeCCeign e urs les Evêques d'A pt, de Vence, de
Senez IX de Digne, jufques à la porte de la falle;
par la mê me députation de MM. de la NoblelTe qui les avoit reçus en entran.t, jufques à
la premiere marche de l'efcalier; par la même
deputation du Tiers qui les avoit re ç us en entrant, jufques dans la cour de l'Hot el-de- Ville;
&amp;. par les deux Greffiers des Etats jufques à la
porte de l'Hôtel-de- Ville.

-

Et tous MM. les Députés étant rentrés, MON':
• SEIGNEUR L'AR CHEVI QU E n'Arx , Préfid ent ,
a demandé à M. l'Affeffeur d'Aix s'il avoit à
parler_

L'intention du Roi eft que, {uivant l'ufage ;

les 'turs CommilTaires auffi-tôt apres l'ouverture ù e 1 AJfemblée générale, fà !Tenr au nom de
Sa MdjeJlé la demande du DOIi gra tuit dt: (e pt
cent mille livrtS po ur l'ann.!e prochaIne ) 788 ,
aillfi qu'il a été accordé les an nées préct:de me s ;
Sa Majefté fe promet de l'~ffdti on de [cs {uj e rs
du pays de Provence pour (011 fervice , CJu ' ils
Ce porterollt a lui en donner de nouvelles
marques daus. c.et!.e OCl:aUon.

M_ l'AlTeffeur d'Aix a dit, que tout le monde
connoiiIoit les befoins de l'Etat, &amp;. qu'il éroit
perfuadé que les Etats s'emprelTeroient de d o nn ~ r
aujourd'hui à Sa Majellé une nouvelle preuve
de leur fidélité IX de leur zele.
La

E /4tJ ,,,.

LES ET A TS délibérant enCuite fur la demande co,den' .. S a

�•

88
fin clon quU~ur a été faite de la part du R~i d'u~ don
cratuit cle
gratuit de la Comme de Cept cent mIlle hvres,
100000 Jj".
ont accordé unanimement) libéralement &amp; gra-

Maitjld

tuitement à Sa MajeClé l"dite Comme de Cept
cent mille livres pour la préCente année 1788.
Et afin que Sa Majellé fait plus promptement
informée du zele de l'Affemblée, MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Préfid~nt, a été
prié de le fairl! valoir par Ces dépêches, qu~
feront portées par un Courrier ex pres , auquel
il Cera payé par le Pays, tant en allant qu'en
revenant, la fomme de mille livres, &amp; cent
livres de plus, attendu l'augmentation des frais
de Polle.
D ipuration .i
MM. la C OInmiffaira du
Rui, p,ur IlIIr
a~,~ollc.&lt;r la déilherQlIon . des
El IlU '11ll d e-

corrle le rlO/l

c ratuit.

Et pour annoncer à MM. les Commi/Taires
du Roi la délibération qui vient d'être priCe,
MONSEIGNEUR L'AR CHEVEQUE D'AIX, Préfident, a propoCé MonCeignt!ur l'Ev êq·ue d 'Apt,
MonCeigneur l'E1/Iêque de Vence, M. de Cavet
dM
·
M. d'Ar 1atan d
· &amp; les
e
angnane,
e L
auns,
D
'A
fieurs
éputés des Co mmunautés d pt, d~
Saint-Maximin, de Brignolle &amp;. de Barjols.

Ce qui a été unanimement délibéré.
A vant la fin de la féance, Me. Ricard, Greffie r des Etats , a lu le Mémoire dont la teneur
(uit:
Mimoire fo r
L'.. vn; rlu lal ru de cachu
p our la conyo·
t.liOlld,û i;I,'U

.) M. le Baron de Breteuil, Minifire de la
Province, a adreffé le vingt - neuf nov embre
mil fept cent qu atre-vingt-fept à M. le Comte
de C
C
d
hf P
' araman, ommao ant en c e en rovence,
vingt. fil!:

89
vingt-{ix lettres de cachet pour la convocation
de l'ordre du Clergé, y compris les Commandeurs de Malte, &amp; une autre lettre de cachet
adreffée à MM. les Procureurs du Pays, à l'éffet
de convoquer les Communautés &amp; Vigueries. qui
doivent entrer aux Etats. Le terme de cette convocation a été fixé au trent~-un décembre de la
même année. »

» Les lettres pour la convocation de la Noble/Te ont été adre/Tées à Paris à M. le Maréchal
de Beauvau, Gouverneur de la Province, &amp; M.
le Baron de Breteuil a écrit à · M. le Comte de
Caraman à ce Cujet la lettre dom l'extrait efi cide/Tous. »
EXTRAIT DE LA LETTRE
DE M. LE BARON DE BRET EU IL.

Lm" de M.
&lt;k

le B aroll
B reteuil.

A Verfailles le 028 novembre 1787'
Le Gouverne ur de la Province a réclamé le
droit d'adreffer lui-même les lettres de convocation, &amp; il a fur-tout infHté fur le droit de les
adre/Ter aux Syndics de la Nobleffe. Le Roi,
proviCoiremem , &amp; en Ce réfervant de Ce faire
rendre compte des anciens ufages, a ordonné,
pour cette tenue C~ulement , &amp; fans tirer à conféquence, d 'adre/Ter au Gouverneur de la Province les lettres pour les SyndiCS de la N obleffe;
&amp; celles pour le Clergé &amp; pour les Procureurs du.
Pays au premier Commi/Taire du Roi, &amp;c.

Le Jl.1rinoÎrt
LES ETATS ont délibéré que ce Mémoire &amp;
l'extrait de la lettre de. M. le Baron de Bre.- fi Ja Uwe.ft~

M

.

�9°

enl IfiUlfcritl

reliil à M. le Coltlte de Caraman; reront tranc.:

Jans le procèl'

,rits dans le procès-verbal de cette féance.

lIerbnJ.

Signé,

t

1

J. R.

•

c

•

fJ

BOISGjtLIN j ;Arcpevê:
'que d'Aix, Pc.éfident des Etats de P{0Vence.
DF;

Du on':{.ieme dudil mois de Janvier.
PRÉSIDENT
MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE
,
D'AIX.
•'

L

Eélure a été faite par Me. Ricard, Greffier
des Etats, du procès· verbal de la decniere
féance.
Monfeigneur l'Evêqu; d'Apt, a dit: qu'ayant
été nommé avec Monfeigneur l'Evêque d e Vence,
Monlieur de Covet de Marignane j Monfieur
d'Arlaran de Lauris, IX. les lieurs Dépurés des
Communaut
. és d'A
" n, de n,,-,u'
. pt, de SM
t. axltnt
D I/;Uration
gnolle IX. de Barjols, pour annoncer à MM. l.es
J'I Etau [ur Commiil'aires du Roi que J'es Etats venoient
le don gr.tuit. d'accorder à Sa Maje&lt;té Un d o n gratuit de \a
Comme de fept cent mi He livres; ils s'étoient
&lt;rendus à l'jil'ue de la féanoe, précédés de dt ux
Meil'agers-ferviteurs du Pays, à J'Hôtel de Mon·
fieur le Comte de Caraman, ou ils om trouvé
MM. les Commiil'aires, OAt été reçus avec les
h o nneur~ accoutumés, &amp;. 1\:ur ont fait part de la
Délibération prife par les Erats; à qu oi MM.
les Commiil'aires ont répondu qu'ils mettroie nt
fous les yeux de Sa Majefté le zele que les Etats
venQient de témoigner pour fon fervice : MM.
les Députés fe foin enCuite retir-és , IX. ont reçu
à liur {ortie les honneurs d'ufage.

Rnpport d,
MM. lu De'putes p,our an·
noncer a MM.
lu CommifJatfU du R oi la

91

LeL\ure faite des inftruéliotls du Roi à MM.
les Commiil'aires, IX. par eux communiquées à
l'A!remblée.
MONSIlIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Préfiden! a dit: qu'il convenoit d 'inféter lefdites
inftruélions dans le procès-verbal.
MEMOIRE du Roi pour Cervir d'inftruétion à
Mémoire dU
Roi
pour fiwir
fes Commi!raires en l'A!remblée des Etats de
d'inJlruc7ion
li
P rovence en la préfente année.

MM. lu Cam-

ART.

II.

. miJJiûas.

Le Roi ayant, par brevet arrêté en fon Conféil le 2 oétobre de 1-a préfente année 1787,
réglé les fommes qui doivent être impofées
pendant l'a nnée proc haine r788 ', tant {ur les
Généralités, que fur les autres Provinces St
Départemens du Royaume pour les d épenfes
concernant les milices; comme auffi pour les
Quatre deniers pour livre defiin':s à la retenue
des Inva1ides, St aux ta~ations du TréCorier
général, St frais de recbuvrement , les Commi!1aires du Roi demanderont à l'A!remblée de
faire l'impofition de la Comme de trente· cinq
mille livres, à laq!lelle a été modérée, par
Arr êt du Confen du 19 oétobl'e dernier, celle dé
foixante- neuf mitrel deu'K cent quatt'e-ving:-dixneufli vres , pourlaquelle ledit Pays de p 'roven cé
eft employé dans ledit Brevet pour fan contingent
defdites d épenfes, laquelle fomme de trentecinq mille livres fera payée de quartier en quartier, IX. levée par les Colleéleurs ordinaires,
q ui en remettront le montant aux Recev eurs
Mij

Milices.

�,

91.

particuliers dudit Pays, pour être lad. /b!1llne
de trente·cinq mille livres, déduéHon faite d'un
fol pour livre de taxations qui fera retenu 8{
dilhibué entre les Colleéteurs particuliers &amp; généraux, ainli &amp; de la maniere ulitée dans led.
Pays, remife par le Tréforier général au tréror
royal, pour être employée [uivant les ordres
de Sa Miljeft é.
AR T.

Capil4lion•

Il 1.

Le Roi ayant, par Arrêt de {on Con{eil
du 14 novembre 1779, fixé l'abonnement de
la Capiration du Pays de Provence à éinq cent
mille livres en te ms de paix, &amp; à fept cent mille
livres en tems de guerre, à ce non compris
les Quatre [ols pour livre qui doivent être impofés &amp;. payés en (us defdites Commes, les Cammilfaires du Roi demanderont à l'Alfemblée,
que le Pays impofe la Comme de cinq cent
mille livres pour la Capitation de l'a nnée prochaine 1788, en y ajoutant les Quatre [ols
pour liyre. &amp;.,en putre un fond fuffifant pour
faire face aux taxations, décharges, modératiens &amp;. non -valeurs; en forte que ladite Comme
de cinq cent mille livres, &amp;. les Quatre fols
pour livre d'icelle, rentrent au TrUor royal
fans aucune déduétion; de laquelle fom me de
cinq cent mille !ivres, ainfi que des Quatre
fols pour livre, la répartition fera faite, {uivant l'ufage , var le lieur Intendant, Commi(faire départi, conjointement avec les Sieurs
Procureurs du Pays,

93
ART.

IV.

Le Roi, péné tré de l'importance d'appo rter
Prorogation
le plus prompt rem ede au déficit qui s'ell du fic ond f/ingtrouvé dans [es Finances, avait, d'apr ès les l ieme &amp; IlUCobfervations des Not ables de [on R oyaume , mentAtion de
['abonnement
adopté deux .moyens, qui avec les retran- du deux f/ingche mens &amp; bonifications que Sa Majefté a (tenu s, fI Quaprojettés, lui avoient paru néceffaires pour le tre } ol.l pour liremplir; mais par l'examen approfondi que Sa vre du pr/Dlier.
Majefté a fa it depuis, &amp; qu'elle continue de
faire journellement de l'état &amp; de la nature de
fes revenus, elle a .econnu que leur affiete &amp;
leur perception étaient [u[ceptibles de changemens propres à opérer de grandes améliorations;
en con[équence elle a pen[é que fi les befoins
aétuels exigeo ient un recours preffant, il était
plus convenable de le chercher dans la perception des Vingtiemes, que dans des établiffemens
de nouv eaux impôts; elle s'eft détermin ée d'autant plus volontiers à ne pas employer d'autre
moyen, qu'elle s'elt affurée que la perception
des Vingtiemes bien dirigée, fans caufer aucune
inquiétude à [es fujets, qui auronç la certitude
de ne pouvoir être impofés au-delà des deux
Vingtiemes , &amp; des Quatre [ols pour livre du
premier Vingtieme, pourra, avec les retranchemens &amp; améliorations dont Sa Majefté s'occupe , fuffire aux be[oins aétuels,
Si Sa Majefté a prolongé cette perception
pendant deux nouvelles années, c'eft que certe
prorogation a été jugée néceffaire pour réparer
&amp; effeéluer plulieurs des changeme(J~ utiles

•

�94

qu'eIle Ce pro poCe , &amp; dont elle eCpere que Ces
Peuples ne tarderont pas à relfentir les avantages.
Sa Majefté, par ces diverfes conl1dérations J
a ordonné que les Edits &amp; D éclara tions intervenus relativement aux Vingtiemes feroient
exécutés; elle a prorog ' en même tems le [econd Vingtieme pour la dLlrée des années 1791
&amp; 1792; &amp; ordonné que lefdits deux Vingtiem:s &amp; Quatre fol~ pour 'livre du premier-, ferOle~t ~erçus .dans toute l'étendue du Royaume,
fur 1uOlverfahté du revenu des biens qui y {ont
{ou mis par le[dit Edits &amp; Déclarations précédemment intervenus, (~ns aucune difiinfrion ni
exception telle qu'elle puilfe être, même fur
les fonds du Domaine J Coit qu'ils foient poirédés à tit~~ d'~panage ou d'engagement, ou
même qu Ils [OIent dans les mains de Sa Majefié &amp; régis par les Adminifirateurs de fes
Domaines; &amp; ce, dans la jufte proportion dts
~evenu~ effefrifs qui doivent Cupporter lefdites
lmpofiuons, aux dédufriQns néanmoins que les
Edits &amp; Déclarations ont accordées fur les biens
qui exigent des réparations plus onéreufes aux
Propriétaires.
.
Sa Majefté charge Ces Commiffaires de donner
connoilfance aux EtaIS de l'Edit qu'elle a fait
rendre à ce Cujet au mois de [eptembre dernier; elle attend du zele des Etats, qu'ils lui en
donneront une nouvelle preuve par un conCentement p~r &amp; fimple il cette prorogation, &amp;
elle eft dl[pofée en con{équence il continuer de
leur abonner lefdits deux vingticmes &amp; quatre
fols pour livre du prefiÙer.

95

, Par le compte que le Roi s'ell: fait rendre )
tant des produits qu'à donné la perception du
prelt] ier vingtieme, pendant la régie qui en a
.été faite depuis 1750 jlJfqu'en 1756, que de~
augmentations progreffives que ces produits ont
éprouvées jufqu'à prérent dans les Provinces où
la régie a continué d'avoir lieu, &amp; de celles
dont ils font encore fufceptibles, d'après les vérifications faites à ce [ujet, Sa Majefié a reconnu
-que le nouvel aponnement à accorder au Pays
de Provence devroit ~tre porté au moins à trois
millions [oixa)lte mille li v res J en Y comprenant
le ~ vi~g:iemes des, biens du Clergé, de ceux
des Hopitaux, de 1 Ordre de Malte, des biéns
du Domain~, des forêts du Roi &amp; des apanages,
&amp; autres biens des Pfinces du fang; néanmoins
-Sa MaJellé confultant moins l'intérêt de [es finances, que (on affefrion pour (es Cujets du Pays
de Provence, &amp; prenant d'ailleurs en confidération les charges... particulieres de la Province
~ bien voulu Ce b orner à ne demander à l'A[~
f~mblée pour cet abonnemen.t pendant l'année
J 788 , qu 'ut)e foml1le de deux millions cinq cent
huit mille livres, à rairon d'un million cent quar~nte mille livres pour chacun des deux vinguemes, &amp; de deux cent vingt-huit mille livres
~our les quatre [ols pour, li vre du premier vingCleme, Les Etats reconnoltront eux-mêmes combien cette taxation dl: modérée, en confidérant
que les vingtiemes des biens du Clergé étant
.év,dués à quatre cent dix mille livres, ceux de
l'Ordre de Malte à dix-neuf miUe huit cent
;treize livres, ceux des Hôpitaux à vingt mille
fept cent [oixante douze livres, en tout quatre
sent cinquante mille cinq cent quatre-vingt-cinq

�. ~

__________________

.~--J.-

96

livres; outre l'évaluation des biens domaniaux;
ceux appartenans aux Princes du fang, fait à
titre d'apanage ou autrement, Sa Majefté aurait pu la porter à une fomme bien plus confidérable.
En notifiant aux Etats les intentions du Roi

à cet égard, les Commi/Taires leur déclareront

1

que le montant des taxes auxquelles feront eCiimés les biens du Clergé dans la proportion des
autres propriétés, ne devant point être verré
dans la cai/Te du Tréforier de la Province, il
fera néceffaire que lefdits Etats ou les Procureurs du Pays en adreffent chaque année au Contrôleur Général des Finances un relevé détai11é
III certifié d'eux, duquel relevé le montant fera
pris pour comptant au Tréfor royal, en qéductian du prix de l'abonnement.
Sa Maje/lé ne fait pas de doute que les Etats
qui doivent fentir l'impoffibilité de leur accor,
der, dans les circonltances aauellc;s, un abon·
nement plus modéré, ne s'empre/Tent de pren'
dre à cet égard une Délibération conforme il
{es intentions; les Commi/Taires les affureront
au furplus que dès que la balance des recettes /le.
dépenfes qui fera connue par la publication des
comptes, permettra d'accorder des foulagemens fur les impolitions, l'abonnement des
vingtiemes du Pays de Provence fera réduit
dans une proportion éqllitable , /le. que Sa Majefté n'a rien tant il cœur que de faire reffentir
bientôt il [es peuples les heureux effets des foin.
qu'elle prend l'our l'amélioration des revenuS

de

97

de rEtat , &amp; le rétabli/Tement de l'ordre dans
Ces finances.
A près qu oi Me. Ricard, Greffier des Eta ts,
a faie leélure de l'Arrét du Confeil du 19 ofro, '
bre 1787 concernant les IIJ.i1ices, III de l'Edit
du Roi du mo is de feptembre 1787 , portant
prorogatio n du fecond vingti eme pour les années 1791 &amp;. 1792.
MONSEIG~EUR L'A R CHEVEQU~ n'AIX? PréComm[lJions
fident, a propo[e de nomme, tr oIS Co mmIiIions pOHr ,xamintr
pour exami ner &amp;. difcuter les divers in térêts du li difcl~t" lu
Pays, &amp; el~ faire rapport aux Etats pour par d"",rs mtirlts
eux y ê tre délibéré, dont l'une doit s'occu- du Pays.
p er des demandes Jiu Roi &amp; impofitions, une
autre des travaux publics, la troHie me des di" erCes affaires qui lùi feront indiquées par les
Etats.

Sur quoi M. l'A ffe/Teu r d'Aix a demandé fi on
le regardoit ou non . , comme membre de ces
diverfes Commiffions, &amp; ayant droit d'y affilter;
à qu oi Monfeigneur l'Archevêque d'Aix, Préfident, a répo ndu q~e les Etats ne vou loient &amp;.
n'entend oie nt rien préjuger fur les prétentions de
M . l'Affe /Teur d'A ix, l'exame n en éta nt fou mis à une Commiffion qui s'en occupe, que
néanmoins il. éta it invi ~é il affifier à la Commilli o n pour' l es demandes d u Roi, attendu que
(es lumieres peuvent être infiniment utiles il MM ..
les Com11li/Taires.
,S ur quoi l'Affemblée ayan t approJ.lv é la pro~ ·

N,

�98

polition &amp;. la réponfe de Mon(elgneur le Préll~
dent, ce Prélat a propofé de former les Corn:
mimons ainfi qu'il fuit:

POUR

LES DEMANDES
DU ROI.

Monfeigneur l'Evêque de Gra!fe.
Monfeigneur l'Evêque de Sifteroll.
MOIl[~igneur l'Evêque de Fréjus.
Monfeigneur l'Evêque d'Apt.
MOllfeigneur l'Evêque de Digne.
M. Je Prévôt de Pignans.
M. le Procureur fondé de M. l'Abbé de SI.
,Viétor.
M. le Commandeur de Beaulieu.
M. de Vintimille de Figanieres.
M. de Venta. des Pennes.
M. de Maure! de Valbonette de Mons.
M. de Gra!fe du Bar.
M: d'Aria tan de Lauris.
M. de Caftellane de Mazaugues.
M. de Mazenod de St. haurent.
M. de Sade d'Eyguieres.

99
POUR LES TRAVAUX PUBLICS.
Monfeigneur l'Evêque de Fréjus.
Monfeigneur l'Evêque d'Apt.
Monfeigneur l'Evêque de Vence.
Monfeign'eur l'Evêque de Senez.
MonCeigneur l'Evêque de Toulon.
M. le Vicaire général &amp;Ar les.
M. le Vicaire gé n~ral de Glandeves.
M. le Commandeur d'Aix.
M.
M.
M.
M.
M.

de Suffren de Saint-Cannat.
de Cidpiers de Vauvenargues.
de Cy1non de Beauval.
de Roux de a .Lue.
d'Albertas d'Albertas.
M. de Montgrand de la Napoule.
M. de Perier de Clumans.
M. d'Au tric des Baumettes.

Les fleurs Députés des Communautes de Tal'aCcon, de Forcalquier., de Sineron, de Mo.urti ers, de Saint·Maximin , de Mallo[que, de Sall1t~
Remy &amp; de Cuers.

Les fleurs Députés des Communautés de Gralfe;
de Draguignan, de Toulon, de Digne, d'Apt,
de Fréjus, de Riez &amp; des Mées.

L es fl eurs D ép utés d ~ Vi guerie,res d'Aix, de
Forcalquier, de Draguignan , de Toulon, de
Barjols , de Saint-Paul, de Colmars &amp; de Se y ne ~

Les fieurs Députés des Vigueries de Tarafcon,
de Grajfe, d'Hier.es, de Mouftiers J de Caftel·
Janne, de Saint-Maximin, de Brignolle, &amp;. Je
fieur Député des Vallées.

PO UR L ES DIVE RS E'S AFFA IR ES.
Monfeigneur l' Evêq ue de Grafi'e.
MonCeigne ur l'Ev eq ll ~ d'Apt.
Monfeigneur l'Ev êque de Vence.

N ij

�tOO
MonCeigneur l'Ev~qu e de Senez:
MonCeigneur l'Evêque de TOlllon.
M. le Prévôt de Pignans.
M. le Precureur féndé de M. l'Abbé de
Saint· Viaor.
M. le Commandeur des Omergues.
M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.

d'Artaud de Jouques.
de G landeves de Niozelles.
de Renaud d'Allein.
de Ponteves de Giens.
de Coriolis de Moi{[ac.
de Villeneuve de Bargemon:
de Coromandaire de Saint·Giniez.
Le Blanc de Cafiillon de Roqueforr.

• Les Sieurs D~putés des Communautés d'Aix;
de Forcalquier, de Saint· Paul , de Cafiellane,
de Barjols, d'Annot, de Colmars&gt; de Seyne,
de Pertuis, d'Aups, de Va lenColle, de Lam·
be{c, de Trets, &amp; de Rians.
Les Sieurs Députés des Vigueries de Sifleron;
&amp; de Caltellane, &amp; le Sieur Député des Vallées.
Ce qui a été unanimement délibéré.

t

Signé,
J. R. DE BOISGELIN, Archevêque
'd 'Aix, Préfident des Etats de Provence.

Les dour.Îeme &amp; trei'{ieme Janvier, les
Etats ne Je font pairlt ajJem b lés.

JOI

. Du qUQtof'{.reme dudil mois de Janvier.
PRÉSIDENT MONSEIG NEUR L'ARCHEVEQUE
D'AIX.

M

E. Ricard, Greffier des Etats, a fait
leaure du procès· verbal. de la derniere

féance.
Com m!J1ion
MonCeigneur l'Evêque de GraiTe, PréÎl.c1ent ~e
p OliT ù s dt.. null~~
la CommiHion pour les demandes du ROI&gt; a dit:
des du R oi.
que fur l'artiCle deuxieme des infiruaions de a
Majefié à MM. fes CommiJfaires, concernant
Pa mier rtl~
les M ilices, les Quatre deniers pour livre def· pOrt.
tinés à la retenue des Invalides, taxations du
Tré{orrer général, 8&lt; frais .Je recouvrement, la
Commiffio n avait ob Cervé que ceue impoÎltion,
portée ci·devant à la fomme de foixante'lleuf
mille deux centquatre.vingt·dix·neuf livres,
était réduite il la fomme de trente· cinq mille
livres; que le tira ge des Milices n'ayant plus
lieu&gt; le Pays aurait dû être déchargé de toute
impoÎltÎon pour cet objet; que le Gouvernement
avait répondu, il Y a pluÎl eurs années, à cette
obCervati on, que cette contribution fubÎlfioit à
raifon des avances faites rar le Roi pou r des
fournitures; que ces avances devrojent être acquit·
tées depuis long·tems: que néanmoins la Commif·
1I1ilict.t.
fion a penfe unanim ement, que les Etats devaient
confentir au payement de trente - cinq mille
livres, à réparti r à la maniere accoutumée,
fuivant l'Arrêt du Confeil du 16 oaobre 1,65,
&amp;. payables comme par le paiTé; les E.tats. fe
réfervant de repréfent er que celte contribution
pe devroit plus avoir lieu depuis le tirage cf-

�IOZ.

feélif des Mîlices, Be que les dettes contraQées.
par le Gouvernement pour les anciens armemens Be équipemens des Milices, Be qui ont
Cervi de motif pour continuer la demande de
cerre contribution, devroient avoir été acquittées
en entier. depuis l'ann~e 1776, époque depuis
laquelle la fomme de trente-cinq mille li vres a
été payée annuellement pour l'acquittement de
ces dettes.
La matiere mire en Délibération:
LES ETATS ont adopté l'avis de la Cornmiffion_
Monfeigneur l'Ev~que de GraCie a dit:
que la Commiffion s'était occupée en Fecond
lieu de l'article troifieme des infiruétioJls de Sa
Majefié à MM. fes Commi{faires; que l'abonnement de la capitation avait été fixé par un Arrêt
du Confeil du 14 novembre 1779. pour le tems
de pail\", à cinq cent mille livres, non corn pris les
Quatre fols pour livre, &amp; en outre un fonds fuf·
fi(atlC pour toutes décharges, modérations, non·
valeurs, &amp; frais de régie; cde maniere que la
Com me réelle de cinq cent mille li vres. &amp; les
Quane Cols pour livre entrent au Tréfor royal.
Que MM. les Commiffaires du Roi ont fait
la même demande pour cette année que pour
les précédentes_
Er que la Commiffion a unanimement penC.!
que les Etats devoient conCenrir au payement
de la Capitation pour l'année mil Cept cent

lOJ
quatre-vingt-huit, rur le pied de cinq cent mille;
livres, &amp; les Quatre fols pour livre en fu s ,
ainli que pour les ftais de recouvrement, dé·
charges, modérations, St non-valeurs_

Ce qui a été unanimement délibéré.
P,orogatÎon
Monfeigneur l'Evêque de Graife continuant
fan rapport, a dit: que l'objet le plus intéreC- du ficond "ingfant étoit la prorogation du Fecond vingtieme, tùme pOlir lu
1791 fi'
&amp; l'augmentation du prix de J'abonnement des annlu
'79 2 ,
deux vingtiemes St des quatre fols pour livre
du premier.

Que la Commiffion s'étoit occupée de deux
quefiions: la premiere, relative à la proroga.,.
tion du [econd TIlgttt'mc Four les années mil
fept cent quatre-vingt-onze, &amp; mil fept cent
quatre-vingt-douze; la feconde, relative aux
bornes que J'impuiifance la plus abfolue &amp; évidemment démontrée, forçoit de mettre au zele
le plus animé &amp; le plus reconnoiifant des Etats
de Provence pour feconder les intentions paternelles du Roi, &amp; le régime bienfaifant du
Gouvernement aétuel.
Sur le premier objet, la Commiffion a été
d'avis de confen tir la prorogation du fecond
vingtieme pour les années mil fept cent quatre.
vingt-onze &amp; mil fept cent quatre-vingt-dou ze.
efpérant que le premier vingtieme ceifera à une
époque prochaine.
Mais la Commiffion n'a pu [~ diffimuler que
la demande de onze cent quarante mille livres

�1 04

pour chacun des deux vingtiemes , 8&lt; de deulr
cent ingt-huit mille livres pour les quatre fols
pour livre du premie r vingtieme étai t h ~ r de
t oute propo rtion avec les revenus effeétl ~ du
P ays; que le retranchement fait fur cette Comme ,
de quatre cent cinquante mille cinq cent quatrevingt-cinq livres pou r les vingtiemes des reYenus du Clergé, de l'O rdre de Malte, &amp; des
Hôpitaux, dont l'évaluatio n femble hors de
toute mdure , laiITeroit encore à la ch arge de
la Provence la fom me de deux milli o ns cinquante-huit mille qu atre cent quinze liv res.
Néan moi ns la Co mmi1Iion~ touchée des éco·
nomies ordonnées &amp; exécutées par le R o i, du
r égime nouveau qui cherche à rétabli r l'ordre
dans toutes les parties des finances, &amp;. de l'clp air certain d'un Coulagement, fur- tout pour la
c1aITe la plus iRdigente , a été d'avis d'offrir à
Sa Majefié, par un lib re con(enremen r des Etats,
&amp; pour les années mil [ept ce nt qua tre-vin gthuit, mil fe pt cent qu atre-ving t- neuf, mil C pt
cent quatr e-vingt-dix, mil fept cent quatre-vingtOff",[' I~ onze , mil fep t cent quatr e·vi ngt douze, une
fo mm, ,[, trou Comme ne tte de tr ois cent ci nquan te mille li,{(~' ,inlu;w" vres pou r chacune defdi tes années, en fu pplé- '
mtlù li.ru en
fi
Il e"
ment a. ,
1 a b o nne men t d
es "
V.log-uemes aLtue
'
/
filaUFFbonn,mm,
,ml nt ~
éfe
&amp;
d'fi
.~.
ment perçus , Cous les r r'les
mo! catlo,..
.lu "tux .ill$- qu'ene a cru dev oir p ropofer aux Etats.
tùmu

&amp;

t]Ualre

fols our ln "
"" premier.

Mo

lOS
MONSEIGNEUR L'ARCHEnQuE n'AIX, Pié·
fidem, a dit:

MM.
La Commiffion a fini [on travail avec une
diligence qui doit vous [urprendre. II dl: jufie
que vous foyiez int1ruits de [es raifons. Elle n'a
pas cru pouvoir admettre la demande contenue
dall s les int1rufrions du Roi. Ell e- a fenti que
les Etats ne pou voient faire qu'une offre infiniment difpro portionn ée à la dem ande. Elle m'a
prié de demand er à MM. les Co mmi{f" ires du
Roi, s'ils pourraient accepter l'offre des Etats
r éduite au taux' propo(~ par la Commiffion.
MM. les Commi{faires du Roi ont r épondu
qu 'ils pouvaient demander une appra bation;
qu'ils ne pouv ai ent pas la donn er ; qu 'ils m ettraient (o us les y eux du G o uvernem en t , av ec
le même ze.Je q ue v ous-mê mes, les ra ifo ns gui
ne vous permettra ient pa9 de fa ire une offre plus
çonforme aux rnf1rufrions, &amp; qu'ils defiroient
feulement que la Délibération des Etats ne mt
pas diffé rée; afin qu 'ils eu{fent le tems. de re:
cevo ir la réponre , ava nt le terme a uqu el Il parOlt
qu e les Etats peuv ent tel'mioer le urs ,féances.
Cette obfervation fo rt j ufie d e MM. les Commi{faires du Roi, a détermin é la Co mmiffi on à
faire [on rapport, &amp; à vous le préfenter [ans
retardement,
Les int1ruétions du Roi portent la demande
tle l'abo nnement des deux V ingt iemes à un taux.
vraiment excefIif, qui furpaire également, &amp; la,

' SErG_ EI1It

.0

�106

proportion des Vingtiemes St les: facultés de,
contribuables.
Quand le Minifhe des Finances !J\e fit part
de fes demandes, je ne lui diffimulai pas ma
!urprife j je repris que~que atTu raMee en voyant
les \Tlçaifs fur lefquels elles étoient fondées; je
f~lltis que vous peviez obtenir une modération
~ans la demande, par les éclaireilfemens que
v,ous pOl\viez donper fur les ",otifs.
Une le!tre que M. le ContrÔleur Général
m'avoit arlreirée, ainli qu'à MM. les Commif.
faire~ du Roi, expliquait d'une maniere plus
4éta.ill~ les. motifs de l'infirumon.

,

Tels éloieQt ces motifs:
Prtmiérement. L'abonnement a[tuel eft telle·
ment nw~éré, qu'il s'en faut de 359,000 liv,
qu'il n'atceigQ~ le taux auquel il a,uroit dû être
pMté, fi ron ;lv0it pris pou~ baCe de fa fixa.
tian le produit de la derniere année de la Régie
du Viogtieme en 1755,
Seco/lclem4/1t•. Depuis, 1756 jufquten J787, le
produit de cette impofition dans les Provinces,
où la Régie a continué, avait éprouvé un ac·
croiffemeot de fix vingt·cinll,uiemes un -dixieme
fur les {eules parties qui ont été vérifiées.

Troifibneme/lt. Les Vingtiemes de ces Provinces f&lt;Jn~ eqçQte (uCceptibles, en ac/l~vant la
,,4ciIi};~tioll., d'Il!)!; no~v,eJlc: i4!gp1e!ltat~on de
1foi~ c!Q/oIzieW,es,

r-

J07
M. le C6ntl'6/eur Général concluoit de ces'
obCervations, que l'abonnement de la Province
Ceroit dans le cas d'êtr.e augmenté au moins de
1,300,000 Iiv., &amp;. conféquemment porté il plUf,
de 7.,600,000 liv. pour les feuls biens qui s'y
trouvent compris jufqu'à - préfent, &amp;. faITS y'
comprendre les objets domaniaux &amp; les biens
apparrenans aux Pri nces du SaITg, à titre d'ap'
pan age ou autrement.

Il parolt qu'on avait bien mal connu ce qui
s'étoit pairé en Provence, par rapport à l'abonnement &amp;. à la levée des Vingtiemes.

.

En 1749 , le Gouvernement voulut connoître
la valeur réelle des Vingtiemes avant d'en re·
nouveller l'abonnement. On fentit qu'on ne
pouvoit pas avo ir recours au cadanre de 1..
Province, quand on ignoroit la valeur de la
livre cadanrale, quand le cadanre ne fervoÎt
qu'à maintenir la proportion dans la réparti.
tian, &amp; quand on vouloit acquérir par une
perception rigoureufe la connoi!I'ance de la va·
leur réelle des revenus. _

Il aurait fallu faire un nouveau cadanre pourfuppléer. à .celui qu'on voulait réformer. On
comprit qu'on ne pouvoit pas le renouveller
fans le eoncours de la Province, &amp;. qu'il en
coûteroit des frais exceffifs pour y parvenir.
On demanda des déclarations. Les déclarations
furent (ufpeltées; le Direérenr des Vingtiemes
impofa dt:s taxes arbitraires au-delà des dé.
c1arations, St ne tint point compte de la déclultion de la ta me , &amp;. des impenfes, contre ;
,0"
1),

�lOS
les difpolitions exprelfe~ de l'Edit du Vingtieme;
011 conCerve encore le relevé des taxes des;
différentes Communautes. Ces taxes Cont re·
marquables par leur Curprenante diCproportion
avec , le nombre des feux.

Ain{l le Direéteur du Vingtieme forma, fans
connoi{fance &amp;. fans autorité, un état arbitraire
des produits du Vingtieme.
Le Direéteur du Vingtieme pourfuivit par
des affignations &amp;. des exécutions les Paniculiers
&amp;. les Communautés, &amp;. ne put pas faire les
recouvremells. Les arrérages furent con{ldéra·
bles, &amp;. l'Arrêt du Cunfeil du 15 Mars J 757
qui regle l'abonnement de la Province fait en
1756, cede &amp; abandonne, tant au Pays de
Provence, qu'à la ville de Marfeille, &amp; aux
autres Villes &amp; Communautés des Terres a,j·
jacentes , tout ce qui relte à recouvrer Cur les
Contribuables en exécution des rôles arrêtés,
roi~ au ConCdl, Coit par le (leur Intendant &amp;.
Commi{faire départi, pour chacune des années
1750, r751, 175 z , 1753, 1754, 1755, &amp;.
pour les neuf premiers mois de 1756.

10 9

parce qtle le Gouvernement étoit éclairé par
les difficultés de fa Régie, qu'il connoilfoit le
produit réel verfé dans le Tréfor royal, St
que cette cO,mlOj{fance lui donnoit une bafe plus
exaéte , que des rôles qu'on n'avoit pas pu
remplir.
L'abonnement même fut plus con/ldérable par
les circonf1:ances, parce que la Province rachetait fa Conltitution, &amp; parce qu'elle obtint en
même tems le rembourfement des avances 8{
fournitures qu 'e lle avoit faites pendant la guerre
aux arm~es duRoi,en 1745,1746&amp; 1747.
Telle était la diminution de la Régie au ~
deffous du taux de J'abo nnement de J756, que
le Gouvernement crut devoir donner un effet
rétroaétif à l'abonnement du premier Vingtieme,
depuis 1749 juCqu'à l'époque de l'abonuement
de 1756.

Ces arrérages ont été perdus pour la Province
&amp; pour le R oi; &amp; ce ront ces rôles non pero
çus, ce Cont ces états arbitraires, dépo Cés dans
les Bureaux, qu'on regarde auj ourd'hui comme
la bafe d'ellimation du prod4it du Vingtieme
en 1756.

L'Arrêt du ConCeil du zo Mars 1758, fixe
&amp; liquide, en conféquence ce qui doit être
payé par la Province pour le premier Vingtieme
depuis fon étab li{fement, à la Comme de 500000
liv. par an, nette, &amp;. fans aucune déduétion pour
frais de régie &amp; de recouvrement, ou non
valeur, faifant en total pour fix annéts &amp; neuf
mois écoulés, depuis le premier Janvier 1750
juCqu'au premier Oéto bre J 756, la fomme de
3,375,00;) liv. à la d ~d uétion des paiemens qui
feroient jutlifiés avoir été ci-devant faits pour
aucune des années antérieures audit abonnement.

L'abonnement de 1756 eft une regle plus mre;

Les Tréforiers du Pays repréCenterent à l'AC-;

�i 10
{emblée générale des Communautés de 1760 ;
que les Receveurs des Vigueries av oient trouvé
beaucoup de difficultés dans le recouvrement
des Vingtiemes de la Régie, IX qu'il leur étoit
impoffible d'en préfenter valablement le compte,
à caufe des reprifes confidérables fur lefqueUe.
ils avoient befoin d'ê tre autorifés.
Il fallut leur pafrer en reprife les fommes.
~ecouvrees fur le compte du Vingtieme des
biens fonds, induftrie, offices IX droits depuis
1750, jufques IX compris les neuf premiers mois
de 1756; IX les Etats établirent un Receveur
particulier pour en pourfuivre le recou vrement.
M. le Contrôleur Général a penfe qae l'a·
bonnement de 5°0,000 liv. fait en 1756 , aurait
dû monter a 350,000 Iiv. en fus, parce qu'il
a pris pour bafe le montant des rôles non re·
couvrés en 1755,
On voit par les difficultés ~ la perceptien j
&amp; par le défaut des recouvremens, à quel point
il · en démontré que les produits de la R égie
é'toient inférieurs au taux de l'abonnement en
175 6.

I.e taux de l'abonnement. en 1756 étoit de
500,cnOCil li\'.

M. le Contrô leu~ Généra,1 por te l'accroif.
rement des impofitions, dans les Provinces ou
la Régie- a. conoinué dep.uis.1756 jufqu'en 1787,
à fix vingt-cinquiemes un dixieme en lus fur.
Ic~ p.artiei vhrüiées •.

:rIl

11 en réCulteroit que chaque Vingtieme el
-Provence feroit de 63 z,ooo liv.
Que les deux Vingtiemes {eroient.
1,z64,000 l~

de
Que 'les 4 fols pour livre du
premier feroient de
•
Que le total monteroit à

.

' 126,0001'1,39°,000 1.

L'abonnement des Vingtiemes IX quatre COli
pour liv. du premier en Provence, monte à
1,298,000 liv.

Il ne differe de la proportion des Vingtieme.
dani les Provinces régies, que d'une fomme de
9z400 liv.
Si les vérifications continuées font encore CuCceptibles d'une au gmenration de troi s do uzie-.
mes, chaque Vingtieme en Provence d'Oit monter
à la fomme de 756,998 liv.
Les d~ux Vingtiemes Ceroient de l,5 1 },996 1.'
Les 4 fols pour livre du premier
Ceroient de
15 1,3981.'
Le tOlal monteroit à
1,66$,394 l i
Otez fur l'ell:imation de
La fomme de
Relle un excédent de

1,058,000 r.
• 1,66S, J-94 1.
J9 z,6061.

Qui n'ell fond é Cur aucune regle d'approxilIIation.
C.es dernieres

vérifications n'ont Foinl

ét~

,

�Ill.

faites, &amp; ne feront faites danS aucune Province:
Elles ne [ont point par là même prouvées, St
des vérifications à faire ne peuvent pas donner
une regle d'efiimation.
En général les impofitions ont été plus rapprochees en Provence, que dans les autres Provinces, de la valeur des revenus en 1756.
Les Adminifirateurs de la Province avoient
acquis la connoi{fance de Ces 'forces réelles par
le cadafire général renouvellé en 1'733, &amp; par
les cadailres des Communa ut és. Ces cadaftres
dont ne pouvoit pas profiter le Direél:eur des
Vingtiemes, pour une perception à f~ire .fur
chaque Particulier, n'en étaient pas mOinS utIles
pour la répartition d'un abonnement; &amp; les Ad·
miniilrateurs locaux connoi{foient ce que des
Etrangers ne pouvaient pas connaître, la valeur
de la livre carlallrale.
Les biens fonds en Pni)vence avoient acquis,
par une exportation ptus libre à Ma~feilille &amp; chez
l'Etranger, une valeur que n'avaient point en
1756 les biens fonds des autres Provinces. Les
autres Provinces étwent alors iruJrceptée; dans
leur commerce par des prohibitions locales qui
lle fubfiilent plus. aujourd'hui, &amp; par la défen(e
de VexportatÎon. Le prix des denrées ét r·it bien
plus ha!lt en Pr.ovence que dans le relle du
Royaume.
Quand on a détruit les prohibitions dans le
relle de la France, les biens des autres Provinces
pnt fait tes. progrès que la liberté procure au
commerce

•

tq
commerce; St il n'ell: .pas étonnant que letJrs
valeurs réelles (e (oient tlevées 3u ·deffus de la
proporÎioll de leurs premiers Vingtiemes en 1756.
Les progrès du prix des denr ées en ~rov~nce
avoient prévenu l'établi{fement du premIer V Ingtieme, &amp; la différence, dans la fuite, ne pouvoit pas être auffi confidéraMe.
Les accroilfemens (ucceffifs des Vingtiemes
en Provence ont été rapprochés plus qu'ailleurs
de leur véritable proporoion, p'~rce que le premier abonnement était plus rapproché de la
valeur réelle des revenus.
Telle étoit l'opinion que la Province &amp; le
Gouvernement avoient conçue de la charge des
Vingtiemes en Provence, ~u'il fut accord.é une
diminution de 100,000 hv. fur le trol{ie~e
Vingtieme en 1761, &amp; que le. Pays fut a~ton[é
à faj.re un empr.unt pour acqu·Jtter le con:lOgent
du troifieme Vingtieme &amp; deux (ols p~ur li~re
d'icelui qui compétait a u corps des V Iguenes.
Il fut llipulé qu'il [eroit pourvu au rembourfement de l'emprunt par continuation du [econd
Vingtieme, quand il celferoit d'être levé pour
le compte de Sa Majefté.
Quand. on a rétabli le traHie me Vingtieme en:
J782, on a remis les deux premiers Vingtiemes
à 560,000 liv. comme en '772, &amp; l'on a fixé
le troifieme Vingtieme à 350,000 liv.
Seroit-il poffible aujourd'hui de porter l'abo n:
nement des deux Vingtiemes au-delà de celul
des trois Vingtiemes f

p

�IJ4
M. le Contrôleur Général avoit penCé que le!
biens appanenans aux Princes du Sang, foit à
titre d'appanage, (oit autrement, ainli que les
biens domalli 3ux pou voient entrer en conlidé·
ration.
Cette con(jd~ration, qui peut intéreffer les
autres Pro vinces, eft étrallgere à la Provence.
En 1758, les Princes du Sang prétendirent
qu'ils ne devoient pas être compris dans la ré·
partition des deux VingtienJes, pour les b ie ns
qu'ils po(féde nr en Provence. Les Adminiftrateurs de la Province repré(enre rent que les impofitions étoient rtelles en Provence , que les
biens y étoie nt Cujets &amp; non les perConnes, 8c
qu'une exception Cer oit contraire à la Conllitution du Pays. Les biens des Princes du Sang
ont continué d'être impofés comme les autres,
&amp; quand le Roi a voulu leur faire une grace,
il, en a été tenu compte au Tré(orier du Pays,
fur les impofitions de la Province.
Ainli tombent tous les motifs, (ur le(quels en
fondée la demande de l'augmentation contenue
dans les inftruél:ions; &amp; nous pouvons juger il
qu el point il ferait impoffible de fa ire fupporrer
à la Province un excédent d'impo(ition, auffi
difproportionné à (es impoutions aél:u elles &amp; il
la valeur de (es revenu s.

Ils
On avoit multiplié les droits de tous les genres.
On avoit épuiCé les reffources du créd it. Le
moment étoit venu de m ettre un terme au troi·
lieme Vingtieme. L'Etat ne pouvoit plus (ubvenir à (es charges, &amp; ne pouvoit plus recourir
aux emprunts.

Les Notables apprirent que J'excédent de la
dépen(e étoit porté à
1 J 3,000,000 1.
, On eut peine à le croire. On mettait en
doute une annonce fans vrai(emblance, on craignoit la demande d'un impôt (ans néceffité.
Les Notables voulut;enr -en faire la vérification. Ils nommerent des Députés.
J'ai vu les états de Tecette &amp; de dépenfe.
Ces états, tels qu' ils ont été remis (ous nos
yeux, portoient l'excédent de la
dépen(e à
J 37,000,000 1.

I! paroît qu'on devoit en déduire, pour des objets dont on
pou voit opérer la rentrée

6,000,000

L'excédent de la dépen(e (e
réduirait à
I3I,ood,ooo 1.

Il Y avoit des charges qui deIl faut l'a vouer: le véritable motif des de';
mandes :lu Gouvernement eit le be(oin de J'E tat.
On avoit vainement augmenté les revenus.

1.

voient. (S!élèindre (ucceffivement
dans le cours de quelques années; on n'fil avoit point donné
les états.

P ij

-

�IlG
On dit qu'eUes pouvoient monter à .

117
16,000,000

1.

aux différentes Provinces eft
ellimée à
•

• 113,000,000

1.

Il reae encore un excé dant
d'onze millions:

Il reaoit un déficit conaant
de •

Et il faltoit pourvoir pendant
quelques années au déficit, total
de •
1 JI ,006 ,000 J.
L'AJfembJée des Notables avoit craint une
erreur. Elle fut épouvantée de la vérité.
Cependant un Miniare fage n'a point d éCe{·
péré de l'Etat, parce qu'il n'a po int confundu
l'Etat avec la Cour. Une: Admini!lration mefurée dans Ces moyens, St Cévere dans Ces effets,
a retranché les dépenCes fupertlues. Elle n'a
point reCpefré la fdveur, les rangs &amp; les places.
_ Elle fernble avoir furmonré fes propres difpofitions, &amp; le delir d'obliger fiC l'a point emporté fur l'utilité publique.
Les économies effefrives ont
été portées à •

50,000,°0 0 [,

L'augmentation des Vingtiellles , telle qu'tlle eIl propufée

1.

10 ,000 ,000
1 3 °,°00,°0 0

1.
1.

Telle eIl la combinaifon des
emprunts annoncés pendant q uatre ans, qu 'on c o mpte éteindre
les intérêts d'un capi tal de 650
millions , avec des em prunts de
4Su millions
Ces intérêts mo ntent à
Toral •

•

Il faut pourvoir en a ttendant aux cb arges
qui ne Cero nt pas encore éte intes , ainfi qu'aux
d épenCes imprévues. Elles fer ont l'obje t de s foin s
dIA Guuvernement. Il y a des relIource s qu e
le tem s amene : Il y a des relIourc es qui pro·
viennent des progrès m êm e d'une bonn e Adminifiration.

OR Cent par ce funple expo Cè , c o m bie n il imp Ofte que le produit des Ving ticmes procure
un fe cours à l'Etat.

Il Y av oi t des rembourCemens
à term e fi xe qui doi vent être
re mplis par des emprunts, St la
d ette entiere doit être éteinte
d ans qu atorze ans. Ces remb o urCemens à faire m O ~re llt il

%0,000,000

50 ,000,00 0 1.

.-,

Efi·ce dans un moment où l'ikonomie s'occup e à remonter aux fou rces du mal pour le
g u ~ ri r ,que le Gouvernem enr doir éprouver le
refu s des Provinces q ui profi.tebt de fes venus,
comme la C apitale de fes victs?
E ll-ce

dans

un

moment où

1s

Nations

ri-

•

�•
II?
feux, Be celle des Vingtiemes dans la même

118
vales s'énorgu eilli{fe nt du difcrédit de la France,
que nous devon s concourir à leur triomphe, par
nos refus?
E!l:-ce dans un moment où la "ju!l:ice du Sou·
verain vous rend votre Gonrtitution, que vous
dev ez dalls votre premiere " A{fe-mblée lui re"
fufer des feco urs dont chacull de vous [em
l'indifpenfable néceilité?
Il faut nier que le déficit exille. 11 ne faut
pas croire à des économies que le cri de la
Cour attefte. Il faut oublier la rév oluti on de
Hdllande. Il faut foutenir qu'il n'eft pas utile
de rendre à la Provence fa propre Adminif·
!ration, pour croire que les Etats de Provence
puiffent refufer, dans les circon!l:ances aél:uelles,
des recours à l'Etat.
QueUe en doit être la proportion? C'eft en
vérité la feule queftion qui nous refie à faire.
On peut faire bien des calculs di/férens, plus
ou moins compliqués. Je penfe que nou s ne
devons nous déterminer que par des calculs
fimples &amp; clairs, [ur une Délibération qui tend
à l'augmentation des impôts.
On a renouvellé le Cadaftre en 1733.
Le bled étoit à

20

Iiv.

Le bled eft "à prUent à 33 li-v.

11 Cemble qu'oll ' peut augmenter. -la, valeur des

proportion.

•
On a donnné aux feux en 1776 une évaluation proportionnée au plus haut prix de s den·
rées, qu and on a foulagé la haute Provence
par la diminution du nombre de fes feux.

•

Il en réfulteroir un Vingtiem.e de

75°,0001.

Er les deux Vingtiemes &amp; les q"uatre fol s pour livre monteroienr à 1,65°,000 ).
C'eft la même augmentarion que celle du troi·
fieme Vingtieme, td qu'il fut érabli en 1783,
C'ert la même augmentation qui réfulte des
calculs d~ M. le Contrôleur Généra l, appliqués
à l'abonnement de 1756.
Il femble, dans la nécel1ité de donner un Cecours, que toutes les combinaifons ralnenent la
même proportion.
On v o us demande une proro ga tion jufqu'en

I79z. Cette même prorogation a le même terme
que le réCultat des opérations que le Gouverne" ment [e propofe.
C'eft en 1792 que ces opé"rations doivent être
confo mmées: C'efi alo rs qu'on efpere pouvoir
dim inuer les im pôts. Il eût été fatisfaifanr pour le
Mini!l:re de marquer un terme encore plus rapp roc hé , fi Ces opérations pou voient ê tre plus
promptement "terminées. Un Miuifire qui veut

�y 110

•

•

rervir Je Peuple, perd une partie des avanta·
ges de ceux qui veulent le tromper. li&gt; n~. dOlln~
point des eCp érunces fauffes , parce qu Il veut
remplir des projets utiles.
Il refioit une "1uefliofl, Ca voir s'il falloit payer
pour l'abonnement des deux Vingtiemes, une
contribution égale à celle des trois Vingriemes, 1
telle qu'on l'a lev ée en Provence, ou s'i l éIQit
plus utile de donner un Cecours extraordinaire.
Des raiCons relatives aux circonfiances n'ont pas
permis de vous propoCer un [ecour~ extraordi.
nalre.
Il Y avoit des prèCi:auttons à prendre pour prévenir les inconvéniens, IX les conféquences d'une
augmentation d'abonnement.
La rédaélion qu'on vous propoCe Cemble n',voir rien oubJié ; nous devons remercier MM. les
Commj.JTaires du Coill qu'ils ont pris, de pour·
voir aux beCoins de J'Etat l'OUi' le pré Cent ,
IX de veiller al,lx .intérêts de la Province pou~
l'avenir.

121

[eco urs extraordinaire, qu'en (e réCervant de
faire valoir en tou t te ms les droits, franchiCes, Statuts, privileges IX coutumes du Pays lX
Comté de Provence, notamment ceux concernant le prix IX vente du [el, affurés par Edit
du mois d 'Août mil fix cent {oixanle· un, lX autres loix poHérieures.
Que ce Cupplément d'abonnement ceffera en
l'année mil Ce pt cent quatre·vingr-douze, lX en
m êm e lems que le Cecond vingrieme; {Jns qu'aucune portion de{diles trois cent cinquante mille
livres, mê me fous le prétexte des quatre [ols
pour livre, puiffe ê tre pnrtée alors en Cupplément de l'abonnement du premier vingtierne:.
Qu'il Cera repréCenté à Sa Ma jellé que cette
augmentation ell le plus grand IX le dernier
effort que les Etats puiffent faire; que cette
augmentation excede le montant du troifie me
vingrieme, fupprimé par Sa J\laje.llé pour Coulager {e~ peuples&gt; lX non pour aggraver lt:urs
chârges.
Que ce troifieme vingtieme avoit été abonn':

LES ETA TS, conrormément aux obCervations

' à trois cent cinquante mille .livres, m ais que

de Monfeigneur l'Archevêque d'Aix, lX à l'avis
de la Commiffion, ont unanimement délibéré
d'offrir, pour les années 1788, 1789, 1790,
lï9I, IX I79z, une Comme nette de 35°,0001.
en Cupplémellt à l'abonnement des Vjngtiemes
aéluellement perçus; déclarant leCdits Etats:

Sa Maj efié, frappée de l'état de détreffe d'un
grand nombrt: de Communautés, aVilit bien
v o ulu acoorder {ur le moman! de J'abonnement
des deux vingrie.mes, &amp; quatre Cols pour livre
du premier, une réd uélion de {o ixante· jix mille
livres; rétluélion qui n'a pas emp êc hê plulicu rs
Communautés de recourir à d.:s emprunts rui~
neux.

Qu'ils ne c:op{ente:nt ce [upplément lX ce
, [ecour.

Q

�12.2.

Que la Provence ell un pays peu fertile en
lui-même, qu'une grande partie ell abCol ume nt
fiérile ) qu'elle ne doit fes produits qu'à l'indufirie la plus laborieufe , qu'il faut acheter
l'eCpérance des récoltes par des avances conlidérables, que cette eCpérance eft Couvent trompée, dans la plaine, par une Ceule gêl ée qui
détruit les olives, &amp;. fouvent les oliviers m ê me;
que dans ce dernier cas les frais &amp;. le travail
cont inu ent, &amp;. le produit ell rejetté à vingt ou
vingt-cinq années; '(ue -les vignes, qu'on doit
r ep lanter fouvent &amp;. à grands frais, font d'un
produit très-incertain.
Que la haute Provence expofée à la defiructi a n des terreins cultivables , par les torrens
multipliés &amp;. défafireux dont elle eft coupée, par
les orages fr équens qui enlevent fouvent récol·
tes, habitations &amp;. habitans, ne recueille qu'une
partie des grains qui lui font néce{faires ; &amp;. que
ces grains ne font 'encore que le fruit de travaux &amp;. de dépenfes énormes,
Qu'il fort annuellement de la Provence des
fo mmes confidétables pour l'achat des grains
étrangers; &amp;. que p:lr là même, l'accroHfement
du prix deS' grains que l'habitant recueille ne
tourne point à fon profit.
Que les V irtgtiemes font enCOTe augmentés
de cent mille livres par an) pour la contribution
du Pays à la confiruétion d'un Palais de jufijce
&amp;: du bâtiment des Prifons&gt; en la ville d'Aix;
(l'épeufe qui dev rdit être à la feule charge de
Sa Majefié, à caufe des amendes, droits de

J2.3
Greffe, contrÔle, papier timbré, St autres qU'elle
perçoit.

/
Qu'en Provence, il n'y a prefque p oint de
biens domaniaux engagés, ou dans les m ai ns
de Sa Majefié; aucune fo rêt du Roi; &amp;. que
les Princes du fang n'ont ja màis joui d'aucun e
exemption perfonnelle pour les bi ens qu'ils po f{eden! dans' le Pays &amp;. Comté de Provence;
qu'ai nfi il ne peut y avoir de foulagement pour
les a utr es biens, par la proportion des Vingrie- '
m es qu i feroient porrés fur les biens domaniaux.
Que les gran ds efforts du P ays &amp;. Com té de
Provence ne peuvenr être foutenus que par j'efpérance que Sa Majefié voudra bien diminuer,
d an s le te rm e m arqu é pour les o pérat ions du
Gouve rn em&lt;J1l, les charges q ui p o rtent fur le
Peuple; &amp; qu 'e n attend ant elle viendra a u (ecours d u Pays pa r des d on s &amp; d~s in demni rés
proporrienn és aux do mm ages q u'o nt (ou R"erts les
terri toires dés Co mmun aut6 [nu ées aux bords
de la Durance, du Verdon, &amp;. de jllu fi eurs
autr es rivi ~ r es o u fleuves, &amp;. ceux de plufieurs
alllres Co mmunautés , (oit pa r les inondatio ns ,
(oit par l'intempérie des [aifons.
E t p o ur fa ire part à MM. les Commiffaires
cJll Ro i ) des D é libérat ions qui on t é té pn Ces
- fi é , J1\1 o nCelgne
'
fiur les dem a nde s de Sd ,MaJe
ur
J' Arc hevêqu e d'Aix , Pré fi cl em, a prop ofé Mo nfd!!nc ur l'Ev êque de Ma rCe ilI e, M onre ign~ ur
l' E~é que de G ra{fe, M , de Suffre n de S",intCannat, M. de Vinlimille de F iganl t: res ; &amp;.
·
D epl.lt
' és des C ornffiunaut és d 'A-IX ,
1es Sleurs
Q ij

, N on;ina:ion
MS

D 'IJ/I/a .

1 nur nnn"nar r-

M,If. les Commif;:.;r,.sdu R oi

";"&lt;liblrJuuns

,ira

.fitr /,s
d",,~nd," d. $ "

M·ljife.

�114
de TaraCcon, de Forcalquier, &amp;. de Silleron;
LES ETATS ont agréé le choix des Députés.
LES ETATS, après avoir marqué l'époque de
mlmoi.r~ au Tt: leur rétabliffement par les preuves de leur zele
rabliJftmwt au pour le bien de l'Etat, ont cru devoir confaE mu.
Crcr à la pofiérité leur amour pour un Roi
jufte &amp;. vertueux qui leur a rendu leur Conftitution ; &amp;. leur reconnoiffance pour un M!.
nifire dont les Confeils ont donné la force aUlt
ré clamatioOli du Pays de Provence, &amp;. en ont
affuré le [uccès.
Me'tlail/, &lt;n

Ilfira prtfinté
LES ETATS ont unanimement délibéré de faire
u/" M,d.il/, frapp er une médaille en mémoire de leur rét ablir·
J or .; fa M.- Cement, d'offrir une médaillé d'or à Sa Majefié,

j ,jlé.

&amp;. d'en l'rHenter une femblable à Mon(eigneur

AM. l'Ar- l'Arch ev~q ue de Touloufe, principal Miniftre,
c!&lt;v19u.J, Tou·
Inur. , pri'lCipal
LES ETATS V01.dant auili conCacrer la re·
MÙJÎjI".

connoiffance que touS les Ordres doivent of
E / li M. MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, qui n'a
jamais cerré de foutenir leurs intérêts &amp;. leurs
l'A rchrvl9u,
tf'Aix , Pr,yi- privileges avec au.tant de force que de talent,
Jme du EfIlU . &amp;. qui, dans cette occalion importante, are·
doublé de zele pour les faire rentrer d ans toUS
les droits qui leur appartenoient par l'antiqne
Confiitution du Pays, ont déhbéré , par accla·
mation, de préfenter une médaille d'or à MON'
SEIG!'IEU R L'ARCHEVEQUE D'AIX, Préfident des
Etats de Provence.
R : Di': BOISGELlN , Archevêqu~
d'Aix, Préfident dei Etats dl: Provence.

Signé,

t J.

Du Quin'{ieme dudit mois de Janvier.
PRÉSlDEN. MO NSE IG NEUR L'ARCHEVEQUE
D'AIX.

M

E. Ricard, Greffier des Etats, a lu le
procès· verbal de la derniere féance.

Monfeigneur , l'Evêque de ·Marfeille a dit:
qu'ayant été nommé avec MonCcigne ur J'Ewêque de Graffe, M. de Suffren de Saint-Cannat,
M. de Vintimille d e Figa nieres , &amp;. les Sieurs
. des C ommunaut é s d'A'IX, cl e T ara licon ,
Dé putes
de Forcalquier, &amp;. de Sifteron, pour annoncer
à MM. les Commiffaires de Sa Majefié les
Délibérations des Etats fur les deman des du Roi;
ils fe (ont rendus chez Monfieur le Comte de
Caraman, ont été reç us avec les h onneurs accoutumés , &amp;. ont fait part d efdites Dé libérations
à MM. les Commiffaires; à quoi me(dits Sieurs
les Commiffaires ont répondu, qu'il s feroient
valoir le zele des Etats pour le fervice de Sa
Majefté, &amp;. qu'ils feroient tous leurs efforts pour
lui faire agréer leurs Délibérations.

Rapport d,
Mdl l. , D!pu..
tù /lommls
p'0ur annO/lC"
4
MM.
C
iffi .l"

",~"'R:i ~;i~,_

liblr.titr.s d"
Et.ujitr lu d._
mandes d,.!i"

M"jll&lt;:

Et MM. les Députés fe font retirés , &amp;. ont
reçu à leur Conie les honneurs d' ufage.
M. PaCcalis, Affeffeur d'Aix, a commencé la
Rt7a/ion du
relation des affaires du Pays depuis le premier a1f.liru du Pays
depuis Je preJanvier mil fep t cent quatre-vingt.fept.

Signé,

t

J. R. DE BOISGKLI N, Archevêque

d'Aix, Préfident des Etats de Provence.

mùr jll.lwùr
' 7 87.

�I2.6

11.7

Du fei,ieme dudit mois de Janvier.

Le dix - .(eplieme dl/dit mois de Janvier
les Ewts ne fe Jont pas aJJemblés.

P.RÉS~DENT MONSEIGNEUR L'ARCH EVEQUE
D'AIX.
Continuation

J, la rll.lion
tles ajàir" ""

Pal'.

M

Pafcalis, Aireireur d'Aix, a continué la
• relation des affaires du P ays.

. Me. Ricard, Greffier des Etats, a fait lell:ure
de l'extrait du Mémoire du R o i, p our fervir
d'inllrull:ion à MM. [es Commiiraires, dont la
teneur [uit:

JUimoire d" 1 Il Sa Majellé a vu, par Je compte qu'on loi
Roi fj,r [';P"1'" a rendu des anciennes Airemblé"s, qu'il n'y
.J ji~u pour la avoit poin t de Tenue fix e, à des intervalles &amp;
~OUV?CQtiOll du
à des époques uli tées o u conven ues; [on inr en·
E t/lts.

•

1

1

tion ell que les Etats {oient convoqués régul ié.
remen t ch aque année, ou tous les deux ails ,
afi n qu e les délais arbitraires de la convocation
ne ' laifi'e'nt plus à cr ain dre leur (u fpen(ion. })
Il Elle in vite les Etats à lui préfenter leur
vœu (ur l'époque à fi xer pour la conv o cation
des Eta ts. })

LES ETATS ont renvoyé ce M émo ire à la Corn'
million éta blie pour la f(lrrTl ation des Et ats , à
l'effet de s'en occuper, &amp; d'en faire le rapport
à la prochaine {éance.

S,igné , t J. R . DE BO~SGE L 1 !'l, Ar chevêrrue
d'Aix , Prélident des Etats de Provence.

Du' dix-huirieme dudit mois de Janvier.
PR~SIDENT MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE
D'AIX.

M

E. Ricard, Greffier des Etats, a fait lell:uré
du procès-verbal de la derniere féance.

Mon Ceign eur l'Evêque de Silleron, Prélident
CommiJ1ion
'
pour 1•• jOrmolcl e la C omml'ffiIon pour la formation
des Etats, rion dcs E ,ats.
a dit:
Second "'1'-

•

p orI.

MM.
» Une fatale expérience vous avoit démontré
que v os Etats pouvoient être fufpendu s , &amp; VOLIS
lai([oit des craintes [ur la durée d',UR ! bienfait
pour lequel vous avez ligna lé votre reconnoiffance. Le Roi, non con~ent de rétablir votre
ancienne Confiitution, veut encore en airurer
la perpétuité. Sa bonté . s'occupe .de votre
bonhe ur &amp; de celui de vos neveux. Elle daigne
vous confulter, &amp; ' demander vqtre vœu fur les
époq ues à fixer .pour la ten'ue deI&gt; Etats, foit
Sa Maj,JU
chaque année, [oit tous les deux an$. 1)
l'ra jùpplie'e de
convoquer

IZ»4

mL/lemt nt les

» La Commiffion a penfé que le bien du Pays
E lats d, P roex ige une aire'mblée des ·Etats chaque année, YUla, du IJuin ..
&amp; que Sa Majefié foit fuppliée d'en fixer l'o u- ft fv'tovcmbre au
vert ure , du quinze Novêmbte au tlix Déoembre. di", D ecemhre.

1

�t2.8
LES ETATS ont adopté unanimement l'avis
.
de la Commiffion.
Et fur ce qui a été obfervé qu'il étoit convenable de fixer, dans cette même fé a nce, un
fl,liulIS 4 s tems à l'exercice des fonttions des lieurs GrefGr..vl,rs d.s fiers des Etats., il a été délib~ré qu'ils les conElJl~ j"li'''~/1/ tinueroient jùfques au premier Janvier mil fept
l 'tmU J,lI/Y'" cent quatre· vingt-neuf.
Ch"ill:""i."

ti, (:t:.rcice d-s

1:;89·

Monfeigneur l'Evêque de Sifteron a dit enfuire :

MM.
. .D,mancit ci.
l a C m7lunaml
tf' Amihu d'~trt
iTlge&lt; "'. C"'f
",,"'tf/lgutm.

»La Communauté d'Antibes a renouvellé la
demande d'être érigée en Chef lieu de Viguerie.
Elle s'appuye fur les mêmes motifs qu'elle avoit
préfemés à plulieurs A{femblées générales des
Communautés; la quotité de fan affouagement
de vingt·fept fe ux; l'importance d'une ville de
guerre fur fa frontiere &amp; d'un port de mer;
l'abondance des eaux favorables à des manuf nttures; les pl aintes du peu d'égards de la ville
de Gra{fe, Chef· lieu de la Viguerie, dans la
conlhuttion &amp; entretien des chemins; J'intérêt
général qui femble confeiller de divifer en plus
petites portions les détails &amp; l'admini1l!ration des
Vigueries; la con'fidération r"fultante de l'extinttion de la Viguerie de Guillaume, qui Cemhie devoir être remplacée &amp; ne pouvoir mieux
l'être que par la ville d'Amibes. Tels fom les
moyens préfeotés parla Communauté d'Antibes,,,
'1

Il

La Viglier~6ide Gra{fe oppofe que les plaintes
de

U9

de la Communauté d'Anrlbe~ ne '(ont pas mieux
fondées aujourd 'hui qu'en J'année J776, ou des
plaintes (emblables furent reconnues mal fondées
par un de MM. les Procureurs du Pays, d'apres
les regillres. &amp; J'infpetti.on des lieux; que le nombre des feux n'a jamais pu préfenter un motif
Cuffirant de dillr"ttioll; que les foibles Communautés&gt; ex po fées q uelquefois à des be(oins
majeurs, demeureroient (ans fecou rs, li les Vigueries ne renfermoien.t des Communautés plus"
puiffantes &amp; capables de les {ecourir; que fi
une. trop grande étendue exige trop de (oins
&amp; de détails, une étendue trop rt~Jferrée nepréfente pas des moyens [uffifans. »
» La Commiffion a ob(ervé que, relativemerrt

A l'l!xtinétion de la Viguerie de GuiJleaume.
aucune Loi n'exigeoit un nombre déterminé de
Vigueries; que l'utiliré générale &amp; reconnue
pouvait [eule en donner la me(ure; que la
Vallée cie Barcelonette avoit été dans un cas
femblable il la Viguerie de Guillaume, fans opé1er de ch angement. »)
La matiere mire en délibération.
LES ETATS ont déclaré qu'il n'y avait lieu il L" E talJ ti/délibérer (ur la demande de la C ommunauté clar(1/f 9u'illl'y
d'Antibes, &amp; qu'il falloit attendre que les Etats "" u d~ .{M,.,~
décident s'il "Il expedient ou non d'ériger un ;cr;,n ltta{for
nouveau Chef lieu de Viguerie.
,: c'mancl. de
ommuntlUJ4'

d'4ntihu.

Me. Ricard, Greffier des Etats, a fait leéture
d'un M émo ire du Roi, rour (trvir de fupplement d'inllruélions à MM. [es Commiffaires) dont
la ten~ur [uie:
R
. .

•

�~

_

13 1

,13 0

M,lM'" dll MtMOIRE DU ROI, pour (uvir de (upplémcllt
R.OI ,
d'inflruaions à [es Commiffaires en (, AiJemblée

des E cacs de Provence

etI

la pré[encc anllée.

ART 1 C LEP REM 1 E R.

D~m.nd, du
l) Le R oi étant forcé, en attendant l'effe t de
a Mud" Ews fes foi ns pou ~ l' établiffement de l'ordre dans Ces

'd'"

finances &amp; l'a méliora tion de fe s revenus de
.
•
)
miliioTls d, Ii- recou~l r a des reffources extraordinaires pour
VrtS OTI "mi" rempltr C
es engage mens , &amp; Cubven ir -aux -beymJ' pour '" [oins prBlrans cie l'Etat, Sa Majelté s'e!l: déterco'"p" d, Sa minée d'antant plus volontitlrs à employer de
M:Jjl1d,
nouveau le credit de fon Pays de Provence,
p our un emprunt de trois millions, qu'elle a recpnnu , par le com pte qu'elle s'ell: fait rend re de
la fituation de ceux faits précédemment, que
les fonds refl:ans li bres Cu r les im?ofitions de
lad ite Province, préfentoient un ga ge plus que
fu~fan t ,po ur, alrurer, de la maniere la plus
fo llde, 1 acqulttemt:nt en intérêts &amp; capitaux
de cet emprunt. II

pOllr

prwu

~

,m -

l !'l lt S

,Il ~n co nCéquence, Sa M ajefl:é charge fes Corn·
m tlratres de demander aux Eta ts Je crédit de
la Prov ince pour un emprun t de trois milli ons
au de~i er vin gt, d')n! le rentes feront exempte~
de la retenue des Vingtir mes &amp; Cll is pOlir livres,
~ d~ toutes aurrl!S im pofitions royale:s &amp; pro vtnctale:s; &amp; de promt:ttre aux dits E tats , que
p our fournir, la nI au paiement des intérê t qu'aux
r embo:J rCemens fucceffif, l e ~ ca" itaux du cht emprullt, il leur fe ra délégué unt! ' Comme
trois
cent mille liv res fur les fonds que le TrHorier
du PilyS aura à verfer au TréCor r oya l, ))

ut:

ART.

II.

.1
1 &lt;m-•
cl ) l' Le Roi regard an t J~ ~éduaio n de l'i ntérêt
" OUl/f
e argent co mme un des moyens les plus ef- pr,,"t j"drJint a
fic aces , po ur accélérer l'ex écut io n de Ces vues 7"nTr&lt; OIl 9ualr&lt;
pour le foul ôge menl de Ces fujels &amp; le bien ft dcmi pour
gé néral de Con Royaume, Sa Mnjdlé char ge &lt;ml ,/,our '&lt;1Il_
fcs Commi{faires de faire co nn oltre aux Etats boutjirl'JCopiqu'eIle attend de leur zele &amp; de la Cageffe de ln""" ' mpnUit....
' '/1. '
Qudtllltrtl1ngl
qu tls s em l)re{fe roll l de' ou 0 bf"llr- l a rc-"
Jeur Ad .mtnUtrallOn,
"
conc o urtr a une opératio n ouffi inrér~ffante, en cluc1ion dIS r",_
prenant ulle délibérati o n ' PQur rembourrer les ft S au dmi,r
emp runts au denier vingl ci-devant faits po ur " j"gt-cùllj'
[o n com pIe. l)
l"

» C'efi avec regret que Sa Majefté s'elt vue
encore forcée par des befoins imp éri eux d'emprunter le crédit des Etats, p o ur un e Comme de
troi~ millio'1s à cinq p"u r cent; mais fo n intentIon efi ,gue ,cet emprun t , dès qu'i l ,aura élé
remplt, fott 'jblnt auX capita ux refiants il rembourfer fit( 'les t' préctdens emprunls ;'~ p oll r !le&gt;
forme r , ave c tous lefd its capitaux, qu ' un feui
~mprunt, aux intérêts &amp; rembourCement duquel
JJ f~ra aff~aé un fonds de dix pour cen t à rete~tr pa r le: TréfOl ier fur le montanl Ùf'S impofili o ns , de la P ro,-: ince, pour être employ~, tant
au pale:mellt des inl érêts , qu'aux r èmboutCe
mens CuccLffifs dudit emprunt.»)
Il Et pOll r acâltrer leC
ùils rembourfemens Sa
Majefié ddire &amp; " tr e nd du zele des E tats, 'l~ 'iIS
aUlOrifent leur TréCorier à ouvrir, auffitôt que
l'emprunt de trois millions aura été rempli, un
~ il

�Ill·

Rouve! emprunt indéfini à quatre pour cent;
fi faire Ce peut, ou au plus à quatre /3( demi
pour cent, dont les deniers feront uniquement
employés à rembou~(er tous les capitaux empruntés au denier vingt, fi mieux n'aiment les
rentiers confentir la réduaion de leurs rentes
à quatre pour cent, ou au moins à quatre lit
demi; &amp; ce, fans diminution du fonds a/feaé
au paiement des intérêts &amp; au rembourfement
des capitaux; l'intention de ,Sa Majefié étant
que le bénéfice, qui proviendra de la réduaion
des rentes, (erve à accroître d'autant le fonds
d'amortilftment, afin de parvenir à une plui
prompte libération. »
n Fait &amp; arrêté par le Roi, étant en fon ConfeH, tenu à VerCailles le 4 Décembre 1787.
Signé, LOUIS. Et plus bas: LE BARON DE
BRETEUIL. Il
LES ETATS ont renvoyé ce Mémoire à la
Commiffion formée pour les demandes du Roi,
à l'eltet de s'en occuper &amp; d'en faire le rapport dans la prochaine féance.

Signé, t J. R. DE BOISGELIN" Archevêque
d'Aix, Préfident des Etats de Provence.

Les dix-neuvieme &amp; vingtieme dudit mois
de Janvier les Etats ne Je font pas
affemblés.

.
Du vingt-unieme dudit mois de Janvier.
PRÉSIDENT MONSHGNEUR L'ARCHEVEQUE
D'AIX.

M

E. Ricard, Greffier des Etats, a fait
leaure du procès-verbal de la derniere

féance.
MonCeigneur l'Evêque de Gralfe, Prélident
Comrniflion
de la Commiffion pour les demandes du Roi, pOlir lu Mman-

a dit:
MM.
» Le Roi, dans le Mémoire pour Cervir de
Cupplément d'infiruaions à MM. Ces CommiCfair es , demande 1°. le crédit des Etats pour
. ml'II'IOIlS d e l'Ivres. 1°. 11
un emprunt d e trOls
de{jre que cet emprunt (oit joint à la dette
refiante des précédens emprunts. 3°. Sa Majefié vous propo[e, à l'infiant où l'emprunt de
trois mi llions de livres fera rempli, d'al)torifer
votre TréCorier à ouvrit un autre emprunt indéfini à quatre pour cent d'intérêt, ou tout au
plus à quatre /3( demi pour cent; &amp; au moyen
de ce dernier emprunt, de rembourCer les rentes
conllituées à un denier plus onéreux. »

» Sur la premiere demande, la Commiffion a
penCé que les befoins de l'Etat étoient pr~lfalls;
que juCques ici vous aviez plus confulté votre
ëlll10ur pour le Souverain que vos propres forces;
~lle a confidéré que le fecours offert ne pou~

du du R o.,
S teona r4/"
p ort.

Empr unt Je
trois milliolls,
au dm,ur vtnGt,
pour e compte

d S M'!iejle:

e

IJ

�IH

•

vant pas fuffire aux befoins aauels clu GO\l~' erne­
ment, la fdgetfe des Minlflres lui a rdlt prd .., l f la
voie des emprunts comme la moins onért:uft!. 1)
Il Le Roi fait l' empr unt : le créclit cles Etats
peut en accélérer le [uccès; le Citoyen qui
prête [es fonds trouve avantage St fureté. 1) •

'n Sur la Ctco nde demande, la Commiffio n al
obCervé, qu'cn l' accordant, vous retardiez l'.é poque de la lib ération déterminée par les EdItS
en régi tir és dans les Cours; cependant les remb our[emens eff~éluc:s un peu plus tard, n'en font
pas moins affurés; IX le moyen propofé, n'opérant oucune charge réelle fur e Pays, nous
a pa ru en même tems le plus efficace IX le
plus conforme aux [entimeos paternels de Sa
Majeflé. Il
Nouvd ,171» Sur la troilieme demande, la ComOliffion a
F"nL uulljif/i à penfé que le Gouvernement ne peut rien faire
9uamouruarre de plu5 utile que de réduire, par un régimeif tl&lt;fTU pOUf toujours conforme à la ju(1:ice, l' int érêt exceffif

"'11.

de l'argent. Cette rédu é.'tion de l'int érêt tend
en même tems à dimi nue r la dette de J'Etat,
IX à favoriCer la culture IX Ja reproduaion. La
demande qui VOliS eft faire remplit ce double
objet, [ans que le créancie ~ ,ait droit ni, r~i[o n
de fe plaindre. La ComnulllOn a été d aVIS de
confentir puremeAt IX fimplement au defir dLt
Roi [ur cet objet. »
La matiere mife en Délibération.
LES ETATS ont délibéré 1°. d'accorder

à Sil\

~l)

"

Maje/lé leur crédit pour un emprunt de trois ".liI~
lion s de livres, au denier vingt, avec exemption
'de la retenue des Vingtiemes IX fols pour livres,
&amp; de toutes autres impofitions roya les IX provinciales; lequel emprunt fera fait dans la ~ême
forme, IX de la même m anie re .que celUI ouvert par le Pays en 1776 , pou r le compte
ùe Sa Majefté; &amp; ce, après qu'il aura été rendu
un Edit enrégiftré par-tour ou be[oin fera, lequel Edit r ortera l'exemption formelle du dr.oit
à'amortiifemenf, pour toutes les rentes acquICes
dans cet emprunt par les gens de main mort~,
ou qui pourraient leur être cédées e n acquitt ement de dettes , fondations, dotations, IX autres emplois de celte nature.

zO. De confentir que cet emprunt de trois
mi llions de livres Coit jo illt à la dette refiallte
des précédens emprunt s, pou r Ile former enCemble qu'un feul emprunt, auque l il (er~ affeaé pour le payement des intérêts, &amp; le rembourCemenr fllc ccffif des capitaux, dans l'Edit
qu'il plaira à Sa Maje fté ~e rendre, un fo~ds
de dix pour cent à retenir par le Tréfoner
des Etats [ur le montant des impofitions du
Pay~, pour ledit fonds être employé, tant au
payement des intérêts, qu'au rembour(eme~t
fucceffif des capitaux dudit emprunt; lequel EdIt
conriendra la dérogation, en tant que de befoin feroit, aux Edits précédens rendus par Sa
Majefié , relativement aux précédens emprunts.
3°. D'ouvrir, 311ffi-tôt que l:emprunt des trois
millions de livres fera rempl1, un nouvel emprunt indéfini, à quatre pour cent ou il quatre,

�q6
&amp;. demi, dans la même forme, de la même ma.'
niere, &amp; avec les mêmes exemptions en faveur
des gens de main morte, pour les deniers de
cet emprunt être uniquement employés à rem·
bourfer tous les capitaux empruntés au denier
vingt. Ii mieux n'aiment les rentiers confentir
la réduttio n de leurs rentes, &amp; ce fans diminution du fonds affetté au paiement des intérêts
1\( au rembourfement des capitaux.
Monfeigneur l'Evêque de Silleron, Préfident
l'oNr U forma- de la Commiffion pour la formation des Etats, il
lIOn du EtAts. d·t.
CommiJIion

"'!fi
TO I ume '.p.1.

1 •

MM.

port.

)) Dans \a Commiffion pour la formation des
Etats, les membres de l'Ordre du Tiers-Etat
Etat, /unSY11- ont repréfenté, que la préfence d'un Syndic des
da Com- Communautés aux Etats était confiitutionnelle,
mun4ulù.
&amp; que le Roi ayant jugé à propos d'affembler
les Etats de (on Pays de Provence, fuivant leur
ancienne Confiitution, il manquoit un membre
e!fentiel dans l'Alfemblée, &amp; qu'il l!!O it par
conféquent du devoir &amp; de l'intérêt des trois
Ordres, que ce Syndic fût rétabli pendant la
tenue des Etats. Il
D,man" d,

tOr"re du Titrs

"i&lt;

Les membres de l'Ordre de la Noblelfe ont
ob(ervé, que le Syndic des Communautés n'étoit
pas confiitutionnel; que la Noble!fe auroit les
mêmes raifons d'utilité pour réclamer l'a dm iftion de fon Syndic de robe dans 'es Et ats , &amp;
que ces raifons deviendroient encore plus fentibles, par la réduétion à laquelle l'Ordre de la
Noblelfe a confenti, Il
'
» Sans,
Il

137

» Sans di{cuter fi véritablement le Syndic des
Communautés étoit confiitutionncl ou non, la
Cern million a penfé que les Etats étoient dans
toute le ur intégrité, parce qu'on n'avoit pu
convoquer que les membres réellement exillans,
&amp; que n'y ayant point de Syndic des Communautés, au moment oe la convocation, il n'y avoi·t
pas eu m.oyen de l'appeller; qu'au furplus,
c'était au Tiers-Etat à fe retirer pardevers le
Roi, pour obtenir de Sa Majellé la convocation d'une Alfemblée générale des Commu- . IL Il'y, 4 . P'M
Ir
éd
"
d' un !/tuL'dt, u"!,hertr
nautés,
a• l'euer
de proc
er 'a 1a nomlOatlOn
r;
.
. '
ln etat, .Jau}
Syndic, fauf l.es drOits de.s Eta.ts; au moyen de dt jlatutr, 1.
ce, la Comlnlffion a décidé, a la pluralné des cas y t'd..ant.
voix, qu'il n'y avoir pas lieu à délibérer. )l
LES ETATS ont déclaré qu'il n'y avoir pas
lieu à délibérer en l'éta t, fauf d'y fiatuer, te
cas échéa.nt.
Mon{eigneur l'Evêque de Silleron a dit:

MM.
;, Vous avez formé p!ufieurs Commiffions .
pour diCcuter différens objets fournis à vos. Délibérations. "
" M. !'Alfe!feur d'Aix a demandé, li en cetre .D'IIt~nt!, d.
qualité, il av oit le droit d'affifier à ces Com- M. i'AftJ!wl'
millions: vous avez chargé vos CommifTaires d'Aix ruralnommés pour la formation des Etats,. de l'exa- jif/a a .'OUlts
'hI Comrnlj}.onI
men de cette deman d e. .N ous a Il ons vous ren d re ,mantes
.
, ues
J
compte dt: nOln: rravaJ!. ,.
EtaIS.

.,. Il eil inutile d'examiner quels étoien t. les.
S

�qS
droits de l'Affeffeur d'Aix, 'tIans la Ville où
il eft membre du Confeil municipal. Gert comme Procureur du Pays affiftant aux Etats, qu'il
faut l'envifager. "
" Anciennement, les Etats choiliffoient leurs
Procureurs&gt; &amp;. ce choix tombait fur tous les
membres des Etats indifféremment. A la vérité,
lès. Confuls d'Aix étaient fouvent chargés de
défendre les intérêts du Pays&gt; parce qu'ils en
étoieht plus li portée par leur rélidence dans la
Capitale. Ce fut vraifemblablement ce motif
qui détermina François 1". li invetlir, par fon
Ordonnance du mois de feptembre 153';, les
Confuls' &amp;. Affelteur d'Aix, de l'é tat &amp;. charge
de Procureurs du Pays.; en vertu de cet Edit,
ils furent mis en po(Ieffion de leur charge le
14 décembre 1535) par le Préfident Feu venu cn
Provence pour la réformation de la J unice. "
" Dans le procès-verbal de mire en polteffion,
l'Affelteur eft no mmé après tous les Confuls;
nous ignorons à quelle époq ue il a occupé la
feconde place. Ce fait eft d'ailleurs indifférent
aux Etats. 11 n'dt pas nommé dans les Etats
de 1536; m ais la Communauté d'Aix y étoit
appellée, &amp;. il étoit Admini!hateur de Ct llC
Communauté. Il n'elt pas fait melltion de lui
dans les Etats de 1537; mais les Pr oc ur e urs du
Pays y affifle rem, &amp;. il éto it Pr-ocureur du
Pays,
, fU'ivant l'Ordonnance de 1535 . "
(

.

" Les Etats de 1538 nom merent des Eccléqaftiq.ue ~ , des Gentibhommes, &amp;. des nlembres
d~s Communes, pOlir avec /jan con[èil faipf les

,139

rifo/utions &amp; pOl/rfuites lléc~(faires fllr les affaires
. à eux commifès. Les Confuls d'A ix ne furent
p as membres de cette Commiffion. Dans celles
établies pour l'audition des comptes du Tréforier du Pays, on appella les Confuls d'Aix de
l'ann ée précédenre. Une autre Commiffion, comporée feulement de fix perfonnes, ne comprend
ni les Confuls d'Aix, ni l'A(fe(fe ur. Enfin, da ns
ulle derni ere Commiffion, on n'admet que l'un
d~s Confuls d'A ix, premier [ur ce 'requis. "
" Les Etats de 1540 commirent aux Procureurs du P ays, ou à la plus grande partie d'eux,
qui app~lleroient qui b o n leur fembler oit, le
foi n de préfenter des mémoires aux Seigneurs de
Cadenet St de Faucon, pour les corriger avant
de les remettre aux Députés des Etats. "
" Dans les Etats de 154Z , il fut fo rmé une
Commiffion particuliere, compofée d'lin D éputé
de la Noble!fe, &amp;. de deux des Co mmunes ;
on n'y trouve point les Confuls d'Aix. "
" Deux autres Commiffions furent établies par
les Etats de 1568, l'une pour entendre le compte
du TréCor ier du Pays; J'autre pour affiner aux
payemens des Compagnies, [oit cl dans, foit
dthors le Pays. Les ConCuls d 'Aix n'y furent
point appellés. "
" Ils furent cependant commis &amp;. dé J' utés aux
égalirat ions de l'ann ée 1569, conjointement aVt:c
ceux de l'ann ée précédente, &amp;. les autres Dé·
putés des troi s Ordres. "
" Les Etats de 1570 avoient nomm é des Com-

S ij

�140
ml/l'aires; pour entendre les Comptes des COll:
frôleurs des vivres; les Procureurs du Pays ne
furent pas membres de cette Commiffion. "
" Les Etats de t 571 chargerent les CQnfuls
de Dr&lt;lguignan &amp;. d' Apt de la confiruétion des
ponts &amp;. chemins, dans l'étendue refpeétive de
leurs Vigueries. "
" Les Etats de 1572 conHerent le même foin

à tous les Confuls des villes Chefs de Viguerie;
&amp; ils ordonnerent, que faute par eux de remplit
cette Commiffion, ils feroient pourfuivis à la
diligence des Procureurs du Pays. "
" En 1573, il Y eut deux Commiffions, l'une
pour remontrer à la Chamb" des Comptes, &amp;.
l'autre pour appointer avec Les Tré[orias de France.
Les Confuls d'Aix, Procureurs du Pays, furer.t
membres de cette derniere Commiffion, mais
ils ne furent point ad(l1is da ns la premiere. "
" En t 578, les Etats nommerent des CommifCaires pour faire des remont,rances à M.le GrandPrieur de France, &amp; à M. le Comte de Carces.
Un feul Procureur du Pays fut nommé parmi
les Députés à M. It Comte de Carces. Aucun
d'eux ne fut compris dans la députation à M. le
Gr.and-Prieur. "

I41
Ces derniers étaient les Canfuls d e P er tui s &amp;. ùe
Fréjus.

" En J 58 l , les Etats 110mmcrent deux Commi{faires , po ur le fait d'un Contrô leur, a utrc' s
que les Confuls d 'Aix, Procureurs du P a y s. Il s
ne furent pas même nommés poue affiner aux
égalifauons de celte année. "
" En 1582, o n d';puta pour traiter avec MM.
de la Noblelf.: , les Confuls d'Aix avec M. l'Archevêque d'A ix, &amp; des Membres des Tr o is Ordres fi l'a lfdire fe traitoit à Aix, &amp; un des ConCuls d'A ix feult:ment li l'affaire fe traitoit ailleurs. "
" Aucun d'eux ne fut nommé, dan; les mêmes
Eta ts , p o ue affiller a ux égalifations. n
" En 1584, on no mma pour Comm i{faires aulC
égaliCatÎ o ns, deux Con{uls d'Aix, Procureurs du
Pays , Coeris de charge.

" Il ell à obCer ver que Je nom de Procureur
du P ays , to ujo urs joi nt à celui d e ConCul d'Aix,
défigne q u'ils affi n o ient en cette d erni e r'! qu ulit é
aux c o mp t ~s , goliCa tions , &amp;c. , &amp; q ue co nféquemme nt ces exemples lie donnent a uc un droit
à M. l'Alfe{feu r. "

•

" Dans les mêmes Etats, on appell a aux egali.
Cations, les Confuls d'Aix dt: l'ann ée précédente."
" En J 580, les Etats députerent vers le R oi;
un Gentilhomme &amp;. deux Députés du Tiers·Etat.

" En 1593, les ConCuls &amp;. AfrefJ'e ur d'Ail( , n ll
fur en t M e mbres d'aucun!: .&lt;"J mm i(Jj'Hl. P.lf lli i
l es D épurés nomméspou r alll;r Cil vur, ctl /l l l'II ~
m entt:C le nOllVe3 U Gouverneur ) Vil Il UI I vu
l'Avocat du PilYS. "

•

�q1.

.,

Depuis cette époque jufques en 1639, MM.
les Procureurs du Pays furent Membres de prefque toutes les Commiffions, mais il,s n~ font
nomm és que colleaivement, &amp;. il n eft JamaIs
fait mention exp re!Te de l'AlTelTcu r. Cependant
en 1607 &amp;. 1611, le fieur de Fabri , Conf~il
du Pays, eft oppellé à deux Commillîons. "
Cette obfervatio n n'cf[ pas inutil ~, p arce
que il place de l'Avocat-Confe il du Pays
fupprim ée en r618, &amp;. réunie à celle d' AlTtlTeur. " .
l'

rut

" Il réfulte de cet expo fé que M.I'AlTelTeur
n'a aucun titre pour affifter, en cette qualilé, aux
Commiffiuns que les Etats trouvent bon de nommer; que l'u rage ne lui donne égalt:ment aucun
droit, puifqu'il n'eft jlmais parlé que des Confuls
d'Aix, Procureurs du Pays, &amp;. que ceux-ci n'étoitO! pas Membres de toutes les Commillions. "
" M. l'AlTelfe ur pr étend qu'il eft conven able &amp;.
même nécelfaire, qu 'il fo it appell e dan s les Commiffions, pour rendre comple des affaires commencées dans l'intervalle d'une t enue d'Etats à
une au tre tenue, des motifs qui on t détermi né
J'Adminiflrati on intermédi a ire, po ur dOIlIlt:r les
éclaircilremens [ur les afldires exiil a r.tes , /31. COIlnoÎtre les motifs qui ferv ent de bafe aux Délib érations des Etats. "
" Quoique M. l'AlTefi'eur n'ait pas le droit
d'affilier a ux Afi'emblées des Commiffiol1s, on ne
doit pas l'en exc lure tota lement; il pt:ut fou\'ellt y être très -utile, &amp;. il efl: de la fagefi'e &amp;.
d~ la prudellce de MM. les Commilfaires d'in-

14~

viter M. l'AfI'efi'eur à fe rendre à leurs A fI'e mblées 1 lorfqu 'i ls auront befoin de [es lumiercs
lX de fon expéri ence. "

" 1: Avocat-Conreil du Pays, dont l'A fi'elf~L1r
a réuni les tonaions, avoit le droit d'aŒfter aux
AlTemblées générales. Mais il n'a jam ais été admis dans les CommiŒons particulieres. "
" bans tous les grands Corps, il Y a cles Avocats-Con[e ils, ils ne [ont pas Membres des Alfemblées; Couvent il eft nécelfaire de les con fuiter ,
mai s il n'y a aucune obligation exprt:lfe à cet
effet 1 non plus qu 'à les confuIter exclufi ve ment
à tous autres. On peut admettre indifféremment
d'autres Confei ls, il feroit même quelqu efuis
très-a vanrageux d'établir des con(ultations, dans
le rein des Commiffions, où l'Avocat - Con(eil
feroit les fonaiolls de Rapporteur; les Membres de la Comm iffion pourroient Ce décider ellfuite· avec plus de cOllnoiffance de caure. "
M. l' Affelfeur n'a donc aucun dro it, Coit en
qu~lité de Procureur du Pays, [oit en qualité
d'Avocat · Confei l du Pays, d'affifter aux C o mmillions nommés dans les Etats. Il n'a pas même
l'u[age ell fa fave ur. "
" Mais la Commiffion a été d'ayis de pronon. d' a 111ft
cer, qu'il Il'a au cuJ) droit
1 er aux C om .
d
ml ffi'J/ls émanée~. des Eta t~; que ;epen ant ayant
été reconnu qu JI pOUV Olt y etre de l ~ plus
. grande util ité, 011 il lailTé à tous les Membres
quelconques de ces Commiffions, la libert é de
l'~ ppe1kr par la voix de M. le PIé{ident, qUI: M.

M . tAJfo.Il&lt;llr
d' /Ù;'f: 11_
. au
d' CHU

drolf

Y

aJIjl,r; mais i l
o",rnyérrcap-

~t"e' dès 9/1'~'"
do S

m,mbr~sJlt­

Gera JAf f'l.n

&lt;

�--.------144
nie:!";". Il l'AfI'dTeur pourra même, après en avoir prép o~ ·r.lln!muy venu M. le Pré(jdent, Ce préfo:nter à Ct!S Alfemprfnur . lor[ blées, lorfqu'il croira que fes obCervations peuqI/li '"
croira .91/e vent etre
,
r
1es allalres
cr'
d ont 1' I aura PrIS
.
ut!'1t!S Lur

es 0 h~(r"RtlOn J
fipOUFro'"
lire

utill.

•

"

•

connol~ance ,

&amp; qUI "uront été renvoyées. a ces
CommlfTIons par les Etats; &amp; qu'o ne fOIS ad,
mis, il pourra y demeurer, m ême pendant le
cours des opinions. "
LES ETATS ont délibéré conformémem à l'a·
vis de la Commillion.
Me. Ricard, Greffier des Etats, a fait lec,
ture d'un Mémoire du Roi pour fervir d'inf.
truaion à MM. fes Commiifaires, dont la teneur fuit ~

. 145

F~ir &amp; arrêré par le Roi étant en fo n Con-·
feil, tenu il Ve rfai lles le 4 Décembre 1787Signé, LOUIS. Et plus bas : L E BARON DE
BRETEUIL.

LES ETATS ont renvoyé ce M é moire à la
Cornmiffion formée pour les travaux publics,
&amp; à celle fOFmée pour les diverfes affaires; à
reflet que chacune d'elles s'en occupe, en ce
qui la concerne, &amp; qu'il puiffe y être délibéré
dans les autres (éa nces, fur les rapports qui (eront fairs aux Eta rs.

Sigllé', t J. R. DE BOISGELIN, Archevêque
d'Aix, Préfident des Etats de Provence.

Du Vingt-deuxieme dud. mois de Janvier.
Mim oire du
~oj.

MÉMOIRE DU ROI pour [ervir d'inJlru8ion
à [es Commiffaires à la tenue des Etats de Pro.
Y8nce, en l{l pré[eme allllée.
ART.

Chtm;nl.

V.

Sa Majeflé veut que, conformément aux précédentes inl1ruaions., il foit inceframment tra"
vaillé au rétablirrement des chemins; enÎorte
qu'ils Coient en bon éta t, &amp; qu'il lui foit rendu
c o mpte d ~s D ~ libérations qui auront été priCei
fur cet article.
ART. VI.
Son intention en auffi que l'Alfemblée donne
une intention particulière, à tout ce qui. concerne
le bien dL! commetce.

Fait

,PRÉSIDENT MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE
D'Arx.

M

E. Ricard, Greffier des Etats, a fait lecture du procès ~ verbal de la dernicre

{éance-.
Monfeigneur l'Evêque de Sifteron, Préfi dent
r
Commij/ion
de la Commiffion pour la lormation des Etats, pour la forma-

a dit:

tioll du EtaIS.
OumrÎrllle

~

MM.

rapport.
.D{,plJtaûon

" Le long intervalle, qui s'eft écoulé depuis ~'/t la p'flTt des
•
l' Iguerles, all..~
la dernlere A1re~blée des Etats, avait fait perdre Er4t1,
de vue les anciens Réglemens. Ceux qui concernoient la députation des.v igueries aux Etats,.
.~

�146

147

ont été de ce nombre; l'exécution en dl: peut.'
être impoffible ddlts ce mome lH. "

députer pour les Vigueries, un ha'bitant du Chef.
lieu. "

" Ces con(jdérations- vous ont engagé à ad·
meure les D ~ put é s des Vi guer ies, dont les députations n'avo ient pas été flites Cuiv;nt les Réglemens &amp; les Loix du P"ys. Vous avez cha rgé
une Co mmiffi o n de vou s faire conn oÎtre ces
R églemens &amp; ces Loix, &amp; de lellr donner une
publ~cit é qui écartât tout prétexte a ux contraven lions. "

" Les Etats cherchant à diminuer l'influence
des Chefs de Viguerie, que les R églemen5 précédens n'av oient pu arréter, prirent enfin en
1611 un parti qui détruiroit toute influence:
fis fiatllerent que les députations des Vigueri es ,
pour affifier aux Etats, fe feroient à to ur de rô le,
en commençant par le lieu le plus affouagé. "

" Les anciens Etats convaincus d'une maxime
fondamentale, qu'il écoit néceŒ ire que toutes
les parties du Pays de Provence eu{fent parr 'à [es
D élibérati o ns , avoient Ilatué dès l'dnnée 1440 ,
qu'à la co nv ocation des Etats Ceroient appellés
un D éputé de cha'lue Bailliage ou Viguerie,
choifi dans l'A{femblée dt;s lieux de Id Viguerie. "

'1 Les Etats de 1544 delirant laiffer la plus
grande liberté aux Communautés formant l'arrondi{femen t des Vigueries, dans )a crainte de
l'inflllence des Confuls du Chef-lieu, ordonnerent que lorCqu'il s'agiroit de la députation aux
Etats pour la Viguerie, l'A{femb l';e [e rientlroit
au Chef-lieu; mais que les Con[uls, ou autres
des Villes Chefs de Vigueries ne pourroient
affiner à cette AiTemblée, afin qu'elle pût faire
[a députation plus librement_ "
" Par une Cuite du même eCprit, de maÏntenir
]a liberté, &amp; de faire participer un plus grand
nombre de Citoyens à l'Adminillration du P.ays,
les Etats de J600 &amp;. dj: J.601 défendirent de

" Ce Réglement fut confirmé par les Etats de
1612) 16H, 1628, &amp; 1632. ('eux de 1628
rtformerent la délibération de la Viguerie d'Apr,
portant qu'il n'y auroit que les lieux affouagés
deux feux &amp; plus qui pu{fent affiner aux Etati
pour la Viguerie_ "
•
" Cependanr il a été ob[ervé par les D é put és
des Communautés, Membres de la Commiffi on,
que dans l'état des chofes, il étuit diHicLle, &amp;
peut-être mê~e imp ffible dans certaines Communautés, de députer un homme infiruit &amp; qui
pût voter avec connoi{fance de cauCe, &amp; qui
entendît le langage dont on [e [ert dans les
Etats. "
" D'un autre côté, 1'011 a r~c1amé le droit acquis 'à toutes les Communautés de participer à
l'Adminifiration du Pays; on a expo[t! que ce droit
fai[oit partie de leur propriété, &amp; qu'elles ne pouvoient être dépouillées [ans leur con[entement. "
A ux p ro::'.
" Ce's différens avis difcutés, nous avons J'honneur de V0US propo[er, qu'aux Etats proçhains, ChRiru E''''J.

T ij

�148

firll tl/pm. le le Député de la Vigll~rie fera le premier Con;
pmn;erConJùl, (ul, ou à fOIl dllfaut le recond, de la Commu&amp;&gt; afin
nallt~ la plus aff uagée, en exceptan t toutefois
le fi con d d.I" les C mmullautés qui ont dé)'a droit d'affi(ter

dI"',

Commuliauce la

aux EtJts, &amp; celles dont les D éputés auroient
AtTe mbl ~e, en qu alité de
D éputés de ladite Viguerie; qu~ cependant il
fera écrit à toutes les Communaut ~s en particulier une lettr,e , où l'état de la queflion foit
exp liqué bie n nettement, afi n que 1eurs réponfes,
fifli Auxprefins faites en vertu d'une délibération du Confeil
municipal, expriment clairement leur vœu fur
E MIS .
Uttre cirC/l' la confervatioJl ou l'abrogation du tour de r ô le.
lai" à tOllusfa Et d'après toutes ces réponfes ra ppo rtées, les
C.mmunauus , Etats prochains décideront, ou de s'en teni r aux
pour ayo" l,ur
'
R tg
' 1emens, ou d' y apporter 1es mo d'1,
anciens
"au, t t laclVt~ fi
'
,
m'nt au Rigi,.
c?t\ons que les clrconflances &amp; le vœu générill
ment des EtaIS eXIgeront. "

plus affouagé&lt; ,
.utre que celles
9,Li tnyoù m un
D épur, pOllrel,
les allx EtatS;
ou dOIll le D e'·
pute' auroù af-

affiné en la préfente

d,/ô//,

Ce qui a été délibéré, conformément à l'avis
de MM. les Commilfaires.
'

•
, Monfeigneur l'Evêqlle de Fréjus, Préfident de
la Commiffion pour les travaux publics, a corn·
Pllblics ,
mencé le rapport des affaites renvoyées à cette
Pnm ier rapCommiffion, &amp; a dit:
CommijJion

p our/ts travaux

p OTt.

MM.
Etaules fonrls.

» La Commiffion s'eft fait rendre compte de
l'état des fonds dellinés aux travaux pub!ics ,&amp;
de J'état afruel de ces travaux. II'
Il Elle a reconnu que l'impolition annuelle
pour la conftrufriôn des ponts 8&lt; chemins de

149

premiere &amp; {econde clalfe, était de 75 liv.
par feu J &amp; que le produit de cette impoGtion
était de la fomme de Z 17337 liv. 4 {ols 1
den. Il

,

Que l'impolition annuelle pour l'entretien
des ponts &amp; chemins de premiere &amp; [econde
clalfe, étoit de 51 IiI'. par feu, &amp; que le produit de cette impolition étoit de la Comme de
147801. liv. 3 [ols 1 den.
Il

Il Que le Pays impofe encore 15 liv. IZ fols
par feu, pour des ouvrages d'utilité publique
dans la haute Provence, &amp; que cette impofi-:
tion produit 45000 liv~ ))

Que cette fomme de 45QoO Iiv. , jointe à une
pareille fomme que Sa Majefié a bien voulu accorder jufques aujourd'hui au Pays pour le même
objet, forme une fomme totale de 9 0000 liv.
à employer en, favellr de la haute Provence. 1)
Il

.,
Il Que l'Alfemblée générale des Communautés
de 1785 a établi une impofition de I I liv. par
feu, pour le paiement des intérêts &amp; l'amortif~
Cement fucceffif des capitaux de l'emprunt fifrif
que le Pays a été autorifé de faire, pour la
conftrufrion du chemin d'Aix à Sifieron, dans
le terroir de Meyrargues, fuivant l'~rrêt du
Confeil du 4 Novembre 1786.
1) Que le Pays contribue au
delfechement
des Marais de Fréjus, au creu[ement du port
de la Seyne, à la conftrufrion d'un pont dans
le terroir Roquebrune, &amp; que ces différentes

•

�15°

contributions ront payées , des fonds de l'impo.
Lition :poJlr les cas inopinés. Il
- )) -la Commillion a encore obfervé que, fur
les 217337 liv. 4 fols I den. du produit de l'impolition. pour la confi ruél:i o n des chemins, !l
faut prélever 72000 liv. qui, fuivant la. déltbératio n de l'Affemblée générale du mOlS de
. N ove mbre I778, doivemt ·êt re employées il acquitter les int érêts, &amp;. à a~ortir .c~cceffive~en~
.les capitaux de l'emprunt d un millIOn, déllbére
en - 1777, &amp;. autorifé par Arrêt du Confeil, pou~ ,
la conftruél:ion de la route du Bac de Noves a,
Septemes. ')
)) Qu'il a déja été rembourfé fu r cet emprunt

1733 zz 1iv. 6 fols 7 den .; qu'il rene par conCéquem un capital de 826627 liv. 13 fols 5 d., dont
le Pays Cera entiérement libéré en l'année 18°3,
par la retenue annuelle defdites 72000 liv. Il
E laI

"el

Ira-

. Ch,mind&gt;Apt

" Tllrafcon.

)) Quant à l'état aél:uel des tra vaux, la Ca mmillion a ' reconnu: »
Que la confiruél:ion du chemin de feconde clafie d'Apt à Tarafco n avait été ad·
jugée le 10 Avril I ~7 6, ~u,lieur ~iraud, au prix
de 34'3'50 liv. Il reCuite d un tOlfé , que les ou·
vrag-es faits moment à la fomme de 3°719 liv.
1 fol II den., fur laquelle il eft encore dû il
l'Entrepreneur 1629 liv. 1 fol II den. 1)
Il

1°.

La Commimol1 a penfé que l'Entrepreneur
payé defdites IIJz9 liv. 1 f. II den.
fur le~ f&lt;:&gt;nds de J'année 1788; que l'Adminif1)

de~oit êtr~

1) 1 .
.
tration intermédiaire deva it être chargée de'
verifier s'i l etait utile de continuer cette route,
&amp;. qu&gt;au fu rp lu s la partie déja conftruite devait
être mife à. l'entretien. »
)) ZOo Que le 25 juillet 1778, la confirue- .c''':n i/If!Ai»
tian d'une partie de ' la route d'Aix il Sifteron, Il S'fIeron&gt; d,.
. r "a 1M ana .rque , fiut a d- pUiS
. S'
d epuls
alnte - T u Il e JlllqU
. ,r; St&lt;. •Tul/,
M '
'u
aée
au
fleur
Ifnard,
au
prix
d
e
55000
1.;
4-.
J
b
.
fi
élir
é
8
n".t9"'·
qu e cette adjudica tion ut r Il e en 17 5;
que l'Entrepreneur reçut la fomme de 34000 1.
pour le prix des ouvrages faits; qu'u.n aU,tre
Ent re preneu r a eté chargé de la continuation
de celle entrepriCe, m oyen nant 373 °0 hv ., fur
laquelle fomme il lui eil encore dû 2°400 1. ))

Jl:%ues a

1) La Commillion
efiime que cette fomme
doit ê tre payée à l'Entr ep rene ur, tles fonds de
" l'a nnée I788. ))

» 3°. Que le 18 février 1782, le lieur Morel ChtminJ'Ai~
fut chargé de la conftruél:io n du chemi n d'Aix a la Ciotat.
à la Ciotat, moyennant la. fom.m,e de ~3000.1.;
que pendant la conilru6bon, 1 Admll1lfirau0!l
crut dev o ir ordonner un changement a u ,deVIS
pour adouc ir une montée, &amp;. que ce changement donn a lieu il une augmentation de dépenfe d e la fo~me de 5475 li,v. ~o fOl~;, qU(~ les
ouvrages faits Jufqu es a UJourd hUI ont ete e!bmés
à la fom me de JI 5 ro li v, 7 [ fur laquelle les
Entrepreneurs o nt reçu' celle de z6000 li v.: il
leu r
encore dû 55 JO 1. 7 f. 1)

ea

» La Communauté de la Ciotat il demandé
un chemin qui aiIle direél:em ent d'Aix à la

�Jp
Ciotat" en paifant par Caffis, au lieu du Ghemin
ci·de/fus. »

» La Commiffion a penCé que l'Entrepreneur
devait être pay é des 5510 li v. 7 f. qui lui Cont
dues, &amp;. que l'Admi nifirarion int ermédia ire de·
voit être chargée d'examiner la demande de
l'Entr epre neur en r éli lim ent, &amp;. le Mémoire de
la Communauté de Îa Ciotat. »
Ch'min d'Aix
Il 4°· Que le 26 juillet 178z , la confirue.. Sijltron dans tian d'une partie de la route d'Aix à Sifieron,
la parti, d, La dite La - Combe· Saint· Donat, entre Peiruis &amp;

Combe S,.
Dona,.

Puypin , fut adjugée au fieur Baume, moyennant 63400 liv.; que dans le mois d'avril dernier, il a été convenu entre MM. les Procureurs.
du Pays &amp;. l'Entrepreneur, que celui· ci donoeroit paiTage Cur le nouveau chemin dans dixhuit mois, à condition qu'il lui Ceroit payé
ann uellement 10000 Ji v., des fond s a!feaés au
payement de' cette conftruaion. Il eft enco re
dû à l'Entrepreneur 39017 liv. pour entier
payement, &amp;. pour le prix de qu elques au gmentations d'ouvrage ordonnées par l'Admini[.
tration. )l

l )J '
entre le Pays &amp;. la Communauté de St. Maximin, cette Communauté doit faire l'avance d'une
Comme de 60000 liv. pour lui être rembourfée
fans intérêts, à raiCon de 10000 Ijv. par année . )
Il Cette conllruaion eft achevée. La Communauté de St. Maximin a déja été r embourfée
par le Pays de la Comme de J 5000 liv., il lui
relle du celle de 45000 liv. ))

. )) La Commiffion a penCé qu'il étoit indiCpen Cable de continuer le re mbourCement de cette
Comme, à raiCon de 10000 par année. )l
6°. Que le 31 juillet 1784, la conftruaion CI" min d Apl
d'une partie du chemin d'Apt à Aix, depuis "Aix.
Apt juCques à La Combe de Lourmarin, fut ad.
jugée au fieur Crelle moyennant 88000 liv. Des
au gmen tations d'ouvrage, jugées néceifaires par
l'Adminifiration, doivent augmenter It: prix de
ceHe entrepriCe d'environ 26000 liv. L'Adminillration s'érait obligée à payer à l'Entrepreneur 17000 liv. par année. Il a déja reçu 51150
liv. , il lui ell encore dû 6z8so liv. 1)
1)

•
» La Commiffion a penCé qu'il devait être

La Commiffion a été d'avis que cette Comme devoit être payée à l'Entrepreneur, en con·
formité de cette convention. »
JI

payé annuellement 17000 liv. à l'Entrepreneur
à compte de ce qui lui eft dû. »
7'. Que le 16 février 1786, la conftruc- Ch,mi;, d'Apl
tion du chemin d'Apt à Avignon, depuis Je â A yignon.
Pont Julien juCques à Notre-Dame de Lumieres , fut adjugée au fieur Magnan moye nnant
la Comme de 81000 Iiv. Par des arrangemens
pris avec l'Entrepreneur, l' Adminifira tion a
)l

» 5°. Que le zr mai· 1784, le fieur Baudry
'Ch'lnin d, St.
'Maximin au fut chargé de la conftruaion du chemin de St.
}ottllU .le NaM. Maximin au poto:au de Nans. ))

~

Par des arrangemens pds à cette époque
entre

V.

�154
afTeaé Z5000 liv. par an, pour le paiement de
ce prix- fa it. Ce chemin ell: preCque ent i .i r ~ m e nt
achevé. L'Entrepreneur a déja reçu 49400 Iiv.,
il ell: encore dû 31600 liv. 1)
!

» La Commiffi,on a penfé que les arran gemens pris avec cet Entrepreneur devoient être
exécutés. »
Ch,min J,
B arjols à
Moufi'm.

Il 8·. Que la conll:ruaion d'une partie de chefuin de Barjols à Moull:iers fut adjugée au lieur
N egre, le 20 février 1783. En 1785, les ouvra·
ges faits furent ell:imés à 38799 Iiv. En 1786,
l'Adminill:ration ordonna la continuation de cette
route à concurrence de la (omme de 9000 liv.
il ne rell:e plus da li l'Entrepreneur que 7455
liv. 15 fols. »

» La Commiillon ell: d'avis que le payement
doit en être fait, fur les fonds de 1788. »

11))

» n· . Que la confiruétion du èhem tn d'A pt C"emin I A pt

à Forcalquier ell: commencée. La Vi gueri e d'Ap t
s'etl obligée à faire un e ava nce de Z4000 li v.
C~lI e

de Forcalqui er a offe rt la même avan ce.
Il a déja été p ~yé à l'Entreprene ur z 3000 liv.
par les dp.ux Vigu eries. ))
1) V AdminiHration av oit délibéré d'~ffe éter
an;luellemenr 9000 liv'., pOlir fervir au remb ourCement des avances faites par les Vigueries d'Apt
&amp;. de F orcalq uier. »
Il La C ommiill on a pe~fé q ù'il devoit êt re
fair un toi fé général de to uS les o uvrages fa its
juCqu'auj o urd 'hui, &amp;. un de vis des o uvrages à
faire; &amp; que l'Adminillration interm édi aire devoit être autoriCée à ordonner le p ~ye m e nt des
premi ers, &amp; l'exécution des fecoru;i s, jufques à. conc ûrrenc e des 48000 liv. do'nt les Vigueries d'A pt
&amp;. de F orcalquie r ont confenti il fai re l'avanc e. ))

;, I2. •. Que la conll:ruétion d' un e partie de la

C'f" min IApl

à Tarafcoll.

» 9·. Que la conlhuéHon du chemin d'Apt
à Tarafcon auprès de Lauris eft achevée. VEntrepreneur a reçu 5400 liv., il lui ell: encore dû
environ 1600 liv. pour rell:e &amp;. entier payement. 1)
» La Commiillon a été d'avis de faire payer
cette Comme, fur les fonds de J788. »

Ouvrage au·
preidu P Ont de
Cf4pOn&lt;.

10·. Qu'il ell: encore dû à l'Entrepreneur des
ouvrages déterminés par l'Adminill:ration , auprès
du Pont de Crapone, la Comme de z400 liv. 1&gt;
))

)) La Commimon a penfé que cet Entrepre·
neur devoit être payé, fur les fonds de 1788.1),

à Foreaill/ler.

Chemin d.
toute' de Mouniers à C altellane , pa{fant par la M ouJliers "
P alu, R oug on, &amp;c. a été adju gée moyennant C"Jlûlant.

la (o/Dme de 64 347 liv.; l'Entrepreneur s''C1l:
fourni s à achever cet ouv rage par tout le mois
de D écembre de la préfen te armée. Le l'ays
s'ell obligé à pay er à l'Entreprene.ur 10000 liv.
en 1787 &amp; le rell:e en 1788. L'Entrepreneur a
r eçu les 10000 liv. promifes pour l'ann ée 1787,
C e chemin efi d éja tr ès-a:vancé. J)
. -!j' -La Commiffion a penfé que ce chemin ell:
très-utile; mais qu 'on ne pou voit y appli qu er que
i 0000 liv . pour l'anné 1788, &amp;. Un e pareille
femm ~ chaque année, jufques à entier payement.»
ij

:v

•

�15 6
Il ré(uJte de cet expofé, qu'il ne relle de libre
(ur le produit de l'impofition pour la connruetian des chemins, pour l'année J 788, qu'une
fomme de 42193 liv. JI. 5 ; 1\{ que la modicité
de cette fomme ne permet pas de connruire aucun nouveau ' chemin , pendant l'année 1788. )
Signe, t J. R. DE BOISGELIN, Archevêque
d'Aix PréGdent des Etats de Provence.

Le vingt-troifieme dudit mois de Janvier
Jonc pas affemblés.
les. EtalS ne

Je

rS7

dOl1n éés de votre 2ele 1\{ affeétion pour notre
fervice ,en nous accordant, avec empreffement
IX d'un cOl1fentement unanime, le don gratuit
qui vous a é té deman 1é de notre part , que
nous voulons bien vous marquer la fatisfaétion
que nous en avons, 1\{ combien nous defirons
que les affaires de notre Etat nous permettent
de procurer à nos Peuples les foulagemens qu'ils
peuvent attendre de nous; 1\{ n'étant la préfente à autre fin, nous ne vous la ferons plus
longue. Donné à Verfailles le dix-fept janvier
mil fept cent quatre-vingt-huit. Signé) LOUIS.
Et plus bas: LE BARON DE BRETEUIL.

Du vingr-quatrieme dud. mois de J anvÎer.
PRÉSIDENT MONSEIGNEUR L'ARCH EVEQUE
D'AIX.

M
Lm" du Roi
/lU x

Erals.

E Ricard, Greffier des Etats) a fait lec~
ture du procès-verbal de la derniere féance.

MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Pré(ident, a dit que MM. les Commiffaires du Roi
lui ont remis une lettre de Sa Majefié aux Etats.
M~.

Ricard, Greffier des Etats, a fait letture
de cette lettre.
LES ETATS ont unanimement délibéré qu'elle
fera tranfcrite dans le procès-verbal de cette
féance.

Teneur de la Lettre du Roi.
DE PAR LE ROI, COMTE DE PROVENCE;
TRES-CHERS E,T BIEN AMÉS, Nous fommes
fi concens des preuves_, q~e vous nous avez

,

Et au dos eft écrit: A nos très-chers 1\{ bien
amés les Gens des Trois Etats de notre Pays
&amp; Comté de Provence.
Monfeigneur l'Evêque de Silleron, Prélident
Comm iffio1l'
de la Commiffion pour la formation des Etats) p our {a forma a dit:
rion d" Erau.
Cinquùme

MM.
)) Dans la Céance de la Commiffion pour la
formation des Etats, tenue hier 23 Janvier, MM.
les Députés des Communautés ont obCervé, que
·
l'ouvrage d e la e
lOrmatlon
n'é tant pas encore
·1 é~Olt
. tems. en fi n que 1a lormatlon
c
.
ac~evé, 1
enuere fut fane 1\{ déhbérée dans les Etats.»

rnpport.

n ,m.nrl, ries

n ,purù d" ,
Commtm"{,,,fcu ,
pour 9ue a or. des
marroU
dw x p"mitrs
Ordm fo it
fo ire, dans /,
n Que dans la féance du huit du courant, on fo in ries Euus.

a feulement délibéré, à la pluralité des voix,
fur le nombre des Députés du Tiers-Erat, &amp;
{ur fa compofition , mais qu'il n'a point encore

�15 8
été délibéré (ur le nombre des Reprérentans
du Clergé Be. de la Noble/fe; en forte qu'on
ne peut pas prétendre que la formation foie
. entierement terminée. 1) ·
li On ne peut pas 'd ire encore, que chaque
Ordre doit fe former en partioulier: car les
Ordres ont récipr oquement un droit d'infpettion
les uns fur les autres, Be. la compofition générale
ét&lt;lllt le réCultat de la corn pofition particuliere,
celle-ci doit être décidée par la généralité. »
li Il Ile [uRit pas qu'il ait été délibéré par les
Etats, que le Tiers fera égal en nombre au
Clergé Be. à la Noble/fe réunis. Le Tiers-Etat
a toujours intérêt à la formation particuliere
du Cl~rgé &amp; de la NobleiTe , Be. il lui importe
de connoître la maniere fixe &amp; inv ariab le de
leur nouvelle formation, ainfi que leur repre[entation refpettive dans les Etats. 1)

» C'eil aux Etats feuls, form es par ia réunion
des Trois Ordres, qu'app artient le droit de [e
réformer; &amp; tout doit être décidé dans le rein
des Etats. »
li Cela eil conforme à l'intention de Sa Majeile, manifeilée dans (es Lettres 'patentes, &amp;.
particuliérement marquée dans la lettre miniCtéri elle de M. l'Archevêque de l'ouloule, où'
l'on trouve, que les Etats Ceront convoqués
felon les anciennes formes, pour y procéder
il la nouvelle formation . .))

J)

On a propo[é aux Etats Ja demande du don

IS9
gratuit; des Milices, de la Capitation, lit
Vingtiemes, immédiatement après qu'il a
délibéré fur la feule formation de rOrure
Tiers, lit avant qne les Eta rs ayent délibéré
la formation des deux premiers Ordres. »

des
été
du
fur

» Le Tiers-Etat, ne confultant que fon zele

Be. fa bonne volonté pour le fervice 'de Sa
Majefté, a confenfÏ avtc empreffemel1t l'acce pration des impôts. Il fe borna à obCerver que
ces demandes n'auroient dû être f,liles, qu 'après que la formation des deux premiers Ordres
auroit été réglée lit convenue dans les Etats,
laquelle ré[erve a été ômi(e dans le pro cesverbal. ))
» MM. les Députés des Communautés, dans

la Commiffion, ont demandé, qu'avant que de
s'occuper dans les Etats d'aucun autre objet,
il Y fut procédé à la formation entiere des
Etats, &amp; ils ont requis que les motifs de leur
demande, cÏ-deffus exprimés, fuffent entiérement inCcrÎts dans le proces-verbal de l'Affemblée des Etats. »

» Après avoir entendu la lett ure du dire de
MM. du Tiers- Etat, &amp; connu leur vœu de le
faire inférer dans les regiilres des Etats, MM.
du Clergé lit de la Nobleffe ont ob[ervé, que
tous les Gentilshommes poffédans fi ef, au nombO
re de trois cent, étaient membres nés, conftitutionnels Be. permanens des Etats du Pays &amp;
Comté de Provence. Qu'ayant eu connoiffance
des infiruttions du Roi, ils s'étoient empreffés
d'obéir au defir que Sa Majellé y avait ma-

�160
nifellé, que les deux premiers Ordres fufI'ent à
l'avenir eufemble, en nombre égal il celui du
Tiers-Etat; qu'ils avoient délibéré cette é norme
réduEtion; qu'cn conféquence la formation des
Etats étoit parfaite, &amp; qu'en fairant u n fi gtand
(acrifice, le feul indiqué par le Roi, l'Ordre
de la NoblefI'e n 'a entl!ndu &amp; n't: ntend en faire
aucun autre. 1)

MM. les Députés des deux Ordres con{entent, au furplus, à ce que les dire ci-de[u~
(oient tranfcrits dans le:; regillres. 1)
1)

L'avi s de la Commiffion a donc été, que les
dire rerpeEtifs fulfent inCérés da ns le procèsverbal de l'AfI'e mblée des Etats , en o b rervant
que, fi à l'avenir les Etats jugeoient à pr o po s,
pour le bi en général, &amp; nonobrtant les ancie ns
R égle mens, d'augmeuter le no mbre de s D éputes
&amp; RepréCentans du Tiers-Etat; dan s ce cas ,
les D éputés des deux premiers Ordrts fer oie"t
auffi augmentés, dans la proporti o n convenu e ,
&amp; de r:lan iere que l'égalité des deux premiels
Ordres pris enfemble, avec celui de s Députés
du Tiers, foit toujours maintenue. Il
1)

MONSEIGNEUR L'AR CHEVEQUE n'AIX,

Pre·

fident, a ajouté -que MM. les Commi!faires du
Roi l'av oient prié de déclarer aux Etats, qu'après
avoir demandé, au nom de Sa Majtrté, de
régler le nombre des Membres du Tiers qui
feront admis à l'avenir dans les Etats, pour que
les deux autres Ordres pufI'ent fe former d'après
ce nombre, ils n'étoient chargés de faire aucune
autre d emande ultérieure aux Etats, fLlr cet
objet.
LES

161

LET ETATS ont adopté l'avis de MM. les
CommifI'aires, &amp; l'obfervation qui en fait partie.
, Monfeigneur l'Evêque de Silleron a dit enfui te :

MM.
» Dès les premiers jours de votre AIremblée;
Commis aU
vous avez nommé des Greffiers &amp; un Agent f."ffedu Etau.
pour remplir les fonEtions indifpenfables à l'A d- Nomillationdts
minifiration des Etats. »
fieurs Giraud.
Duhil &amp; BI.nr,
)) VOUS avez chargé la Commiffion de mettre jUJ9UtS AU prer
. •
mur J anyur
19~ 5 VOS y~u~ to~t ce 9U1 a rapport a cette ,]89, aux /filmeme AdlJHnlllrauon, folt pendant la tenue des mu appointtEtats, foit pendan~ J'intervalle d'une AIremblée mmJ qu. ci-,:
à J'autre; nous allons avoir l'honneur de vous d"'lJnt.
en rendre compte, au moins en partie. »
)) -Le travail multiplié du Greffe ne permet
point aux Greffiers de s'en acquitter feuls; il a
été néceIraire de nommer dts Commis, pour
travailler fous leur direttion. lb font chargés
d'une comptabilité très compliquée, mais qui
établit la clarre, &amp; par conféquent la fûreté
dans la difpofition des fonds. »)

» I ,e Greffe des Etats ell divifé en deux
parties: Le Greffe proprement dit, &amp; le Bureau
de la partie des rentes. 1)
)) Les opérations du Greffe ont pour objer
toutes les expéditions &amp; les liquida ti o ns rela,r ives au paifage des troupes; ce travail très":

X

�16z.

16;

compliqué occupe deux Commis au Greffe : St

nom ination des Atre mbl ées des Communautés ;
&amp; à la fati sfaCtio n de MM. les Procureurs du
Pay s , par les fi eurs Giraud, Duhil 2( Blanc;
ils mérit ent éga lem ent vot re confiance, &amp;. nou s
vous prop oCo ns de les nommer pour un an, avec
le même traitemellt dont ils ont joui jufqu'à
préfenr. »

un Commis aux écritures, pendant l'efpace de

fix mois. ,)
Les mandemens pour les travaux publics;
les fin ances, les cas inopinés, les fecours , les enfan s trou vés , les compenfations St les autres expé.
ditions, Cont encore un travail très-confidérable. ,)
Il

n On fait un double de tous les mandemens,

pour être conCervé au Grefl'e des Etats, &amp;. pour
fervir de renfeignement aux paiemens ultérieurs.

..

Le Greffe ell: encore chargé de la liquida.
tion de la gratification, accordée par le Roi aux
Chefs de famille chargés de l'entretien des enfans trouvés. »
Il

» Le dépouillement des comptes particuliers
des Communautés dl: encore de fon reITorr. Il
faut ajouter à ces divers travaux, la vérification
des impofitions des Communautés. n
On conçoit aiCement, combien le travail
du Bureau des rentes d'un capital de vingt
millions, di viCé en cinq mille articles, des rembourfemens , tranCports, reconllitutions, exige
d'affiduité, d'exaCtitude &amp;. de fid élité. »
Il

» Ce n'ell donc qu'à des perfonnes inllruires
Be éprouvées que l'on peut confier les place,ç
de Commis au Greffe. »
) Elles ont été remplies jufqu'à préfent, à la

,

. » Il confille en 180 0 liv. pour chacu n , fur
lefquelles il faut déduire ce qui eft payé par les
Communautés, fur la liquidation des dépenfes
du paifage de s troup es ; il en coûte a u Pays eA·
viron SOo liv. pour chacun des Irois Commis. ))
» Nous ne devons pas vo us la iifer ignorer,

qu'il leur a été attribué, par forme &amp; maniere
de fupp lément, ainfi qu 'aux deux Commis aux
écritures, la fomme de 1 000 liv. à partager
entre eux cinq, pour les op éra ri o ns r elatives
aux impofitions des Communa utés, &amp; pour
former le co mpte de la rec ette des Receveurs
des Vigueries, &amp; le préfenter à la Chambre
des Comptes. Ces opérations étoient confiées
auparavant à deux Prépofés qui travailloient
hors du Greffe, fous l'infpeCtion de MM. les
Procureurs du Pays , aux appointemens de
IS OO liv. maintenant' fupprimés. Ainfi les Commis au Greffe reçoivent à peu-près zooo liv.
pour un trav ail immenfe ; nou s ne penfons pas
qu 'il y ait lieu à diminuer ces appointem ens. »
L ES ETA TS ont unanimement nommé les {ievrs
Giraud, Duhil &amp; Brane pour Commis au Greffe
des Etats, jufques au premier janvier prochain •
X ij

�1

64

Ik' aux mêmes gages St érnolumens dont ils ont
joui jufqu'à prérent,
JI a été encore unanimement délibéré, qu'il ne
pourra être accordé auxdits Commis au Greffe
des Etats, aucune gratification, pour quelque
caufe St fous quelque prétexte que ce fait, fi
ce n'eCl: par délibération expre(f~ des Etats.

'C.m"';/Ji~"

Monfeigneur l'Evêque de Grai1"e
Prélident
C
'
1
Ir '
1
e ~a orumlffion pour es analtes diverfes ,
Premier ,ap- a du:

pour 1&lt;1 Aff_ms
tJimfis.

d

port,

MM.

'D.mana. a.

)) Il a eté préCenté à la Commiffion formée
pour les affaires di verfes un Mémoire de la
Communauté de la Seyne', tendant il obtenir le
.
J'un.foir&lt;fran. crédit des Etats pour appuyer fa demande en
~h" fi pour la foire franche, &amp; en franchife des objets profranchifi d"
pres à la conUruaion &amp; équipement des Navires."
u. Communauti
l~',etll.Q~,SI'Yn,pou,
iffimme
mallriaux

de/-

tin". a1. ~onr)) Elle appuye la premiere de ces deux de manu uélion ~ ' 9U '- des, fur la néceffité de venir à fon [ecours, lorfp.mmt
r con li1dera
. bl es pour
flim. a" na- qu 'II
e e liupporte d es dé penles

les réparations &amp; l'agra ndii1"ement de fon port ;
fur l'augmentation de fa population portée dans
ce. moment à plus de fep.t mille . ames; fur (on
affouagement qui eU Iln de, plus fortS des Communautés de Ja Vigueri.e de Toulon. »
Sur la reconde de Ces demandes, elle invo;que l'iutérêt général, la faveur du commerce,
.le bien de l'E tat, la faciliré avec laquelle une
lli\reiJle francbj[e a été accordée à la Commu,
t&gt;

~65
nauté de la Ciotat, qui ne préfentoit pas de,
intérêts auffi majeurs. »

)) M. l'Ai1"ei1"eur d'Aix, prié de faire part de
fes obfervations à Iii Commiffion , a dit que la
demande de la Communauté de la Seyne en
foire franche avoit déja fait matiere d'une correfpondance, entre MM. les Procureurs du Pays,
M. l'Intendant , &amp; le lieur de Prcamentu à
Paris, qu'il n'y av oit point encore eu de réo:
ponCe pofitive Cur cet objet. ))
)) Dans le cours des opinions, plufieurs Mem.
bres de la Commiffio n Ce (ont fait quelque peine
d'adhérer à la demande en foire franche, dans
la crainte qu'elle ne portât coup aux foireS
franches de Toulon; mais il a été ob(ervé que
les foires franches de Toulon, étant à des époques éloignées l'une de l'autre, de trois mois;
il rerloit neuf mois de l'année dans lt:fquels on
pourroit placer la foire franche de la Communauté de la Seyne. »
Il Le l!eur Député de la Communauté de Tou.
Ion, a dit, que MM. les Confuls de cette Ville,
à qui il en avoit écrit, n'avoient point de rai·
fons à oppofer; qu'ils ne craignoient que le
préjudice que pourroit porter à leurs deux foires cette troilieme qui feroit accordée. »

)) La Commiffion, à la ,pluralité des Cuffrages.
a penfé que les Etats pouvoient accorder fecoul'S
&amp; proteltion à la Comm un auté de 1&lt;1 Seyne {ur
fes deux demandes, à la charge que la foire
franche feroit déterminée à une époque, 'lui ne

.

.

�I~6
pourrait nuire aux deux foires franches ' de la
ville de Toulon, fixées au 15 novembre St 15
février. »
Ce qui a été unanimement délibéré , confmrmément au vœu de MM. les Commiflaires.
Monfeigneur l'Evêque de Graffe a dit enfuile:
A um6ne ne
)) Les Direaeurs de l'&lt;Œuvre du Con(eil
lOO~·V·~.!'~t, Charitable, établie en la ville d'Aix, expoCentque
yre lm l. Oll./tl l
' fT"
'
Charùahle ne ,. eur étabhuement elt trop utile, pour ne pas méville tf Aix (/ riter la bienveillance des Etats, comine il avait
fanl li",;' :011- mérité celle des Alfemblées générales des Comfi,/utn" .
munautés; St ils efperent que les Etats voudront bien leur accorder quelque aumône, qui
puilfe les aider à fubvenir aux frais extraordi,
naires qu'ils font obligés' de faire, pour l'inté·
rêt des pauvres qui réclament l'a ffilt a nce de leur
&lt;Œuvre. ))

LES ETATS ont accordé

à l'&lt;Œuvre du Con-

(eil Charitable, établie en 101 ville d'Aix, une
aumône de cent livres faris tirer à conféquence.
HofPi" niflilléà j ormtrdu
Eleves de fun
li tÛ taulre fixe
tians J'art de
J'lZccouchtmtnr.

Projet preJènté

Monfeigneur l'Evêque de Graffe a encore dit :
)) On a fournis à l'examen de la Commiffion ,
un projet de charité St de bienfaifance. L'hu.
manité en fait de(jrer le fucees.. Le (jeur Pontier, Dolleur en Médecine de cette Ville, dont
les talens font connus, en dl l'Auteur. 1)

•

parlejieur P OIIIl Il propofe aux Etats d'établir un hofpice
tier,Ooéfwr(l/ deltiné à former des Eleves de l'un St l'autre

M.,~'deJ~in:. de

"1 le

JAl;';.

lA

fexe dans j'arr des accouchemens. On recevra

16 7

èncore dans cet' hofpice les pauvres femmes, 3UX
approches du terme de lellr accouchement. Ces
Eleves ainfi infiruits fe repandroicnt dans tout
le pays,»
)) Nous (avons que M. l'Archevêque d'Arles
a formé à Arles un pareil établi1rement, Il a
eu tous les fucces que fon fondateur pouvoir
efpérer. »
)) ~ous n'entrerons pas dans les détails inftruaifs du Mémoire prérenté par le (jeur Pontier , parce que de pareils établi/ft!mtns, Ijue!que bon's , quelque ' utiles qu'ils foient , doivent
être réfléchis pOlir en prévenir les abus, en
rendre les avantages bien fûrs, lX les fonder
fur des régIe mens folides. »
)) La Commiffion a unanimement penCé de
vous propofer d'en renvoyer l'examen à l'Adminiltration intermédiaire, à l'effet de préfenter
aux Etats prochains un projet de rég)tment, Il
Ce qui a été unanimement délibéré.
Monfeigneur l'Evêque de Graire, a dit: que
Appui (/ "e~
la deroitr" Alfemblée générale des Communau- fil';; con'" Ics
tés, touchée des vexations fréquentes, des Cai- w;&lt;allOlIs 'pxe~r:
&amp;
'd
d
.,
«"'par lu reJles . proce . ures
e mauval(e fOI, des com.1 "
1 R ' .
.
.
lfl.Jt'S
a 4 ~gle
po(jtJ?IlS arbItraIres, St arrach ées par la craInte, da droitl riftrdes vlolenct!s atroces, exercées par les pré po- "ù, (/ aUtru•
fés [ubalternes à la r égie des droits réferv és St
autres, avoit établi un Défen(eur gratuit po ur
les pa livres , à l'effet de les diiruader d'une réfifian,e ,oupable St dangereufe , St de les prc-

�168
t~ger contre l'iri)ulle avidité, avoit nommé

à cet

effet le lieur Baud, aux appointemens anlluels de
1500 liv. La Commi!Iion , pénétrée de la nécefuté d'introduire dans t outes les parties de l'Adminiltration la plus rigoure ure économie, a cru
devoir demander aux Etats, s'ils jugeoient convenable de conferver cette place, ou de la fupprimer.

Du vingt-cinquieme dudit mois de Janvier.
PRÉSIDENT MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE

D'Arx.

M

E. Ricard, Greffier des E~ats, a fait
leélure du procès-verbal de la derniere

[éance.
LES ETATS ont délibéré, de s'occuper des
moyens de {ur veiller cene partie intéreJTante,
&amp; d'établir dans le rein de l'Adminiflrati on un
centre de correfpondance avec toutes les parties
du P ays, pour procurer au Peuple une défenre &amp; un appui toujo\lrs préfent, contre les
vexations qui pourroient être exercées par les
Fermiers: Les Etats ont chargé l'Adminifiration intermédiaire de s'occuper des moyens
de procurer au Pays cet utile établiJTemeot;
&amp; en attendant, il a été délibéré, que la place
du fleur Baud fera con[ervée, jurqu'a u premier
janvier J789, aux mêmes appointemens.
Il a été de plus déterminé, qu'il (eroit écrit
incetramment une lettre circu laire à toutes les
Communautés, pour les avertir qu'en cas de
vexation, on peut s'adreJTer audit fleur Baud.
Signé, t J. R. DE BOISGELIN, Archevêque
d'Aix, Pr~fid.ent des Etats de Provence.

Mon[eigneur l'Evêque de Fréjus,. Préfldent CommiJ!ion
de la Commilion pour les travaux publics, a p ourlu tr"Y4ux
continué [on cappon, &amp; a dit:
publics .
Second rap-

MM •.

pOrt.

» Depuis J 776, le Pays impoCe annuellement
P onti C/u 15 liv. rz [. par feu, pour la conllrufrion &amp; mins, &amp; '"mres
réparation des Ponts &amp; Chemins , &amp; autres OH~rnga. duti_
ouvrages d'utilité publique dans la Hat!te-Pro- lU( Pl/ ch 9"&lt;
.
fimon
.
dan! la Haute.· d e cette Impo
vence. L e pro d ult
e II d e P
.
"
roytnu.
la Comme de 45000 1IV. »
» Ju[ques aujourd'hui, Sa Majené a bien
vo ulu accorder chaque année au Pays, pour
le même objet, une Comme de 45000 liv. »

) Voici l'état aéluel des travaux dont la
(Jépen[e en alignée, [ur le produit de cette impofltion joint au recours du Roi. )
Le Z J mars J 786, la confirufrion d'un P ont Ife
pont [ur le Verdon, dans le terroir de V in oll, Vinon.
fut adjugée moyennant la fomme de 140000 J.; .
)

Du

1·.

�17°

l'Elltrepreneur a reçu il compte 44943 liv.; il
celte encore à lui payer 95057 liv. )) J
)) M. de Saint·Ferteol, ConCul d'Aix, Pro·
cureur du Pays , é!allt en tourn ée, obCerva
qu 'il Ceroit abfolument nécelfaire de faire conf·
truire des digues Cupérieures &amp;. inférieures au
.Pont, pour garantir plu rieurs propriétés pré·
cieufes qui pourroient être emportées par la
nouvelle dire8 io n des eaux. )
La Commiffion a pcnfé, qu'il devoit être
affigné une fomme de 25 0 00 liv. pour conti·
nuer la con{hu8ion du Pont; qu'il devoit être
procédé incelfam ment à la levée des plans &amp;
au devis ef1:imatif des digu es à c6n!lrnire, tant
en delfus qu'e:J. delfous du POn!; que l'Admi·
nif1:ration intermédiaire devoit être autorifée à
en ordonner l'exécution, &amp;. à appliquer la dé·
penfe fur les 25°00 Iiv. affiané es pour la coo{·
tru8ion du Pont. 1)
"
1)

» 2·. L'Adminif1:ration avait affeél:é une fomme
Chemin tffi ix
Il Oigne ) li l'en· de 5 000 liv. [ur les fonds de l'impofition du
Jro it dit le pas Pays, ~ ceux du (ecours accordé par le Roi
- d' Auqume.
pour le ch~nge ment d'une partie de chemi~
d'Aix à Digne, dans le terroir d'Oraifon à
l'endroit dit, le pas d' AI/queue. Le devis 'fait
monter la dépen(e à la Comme de 5546 liv. »

» La Commiffion a penet! que le chemin
devoit être exéc uté, &amp; que les 546 liv. lef·
tan tes devoient être priees [ur les fonds de
17 8'8. Il

17 1
) 3°. Une partie du chemin de Château;
Chemin 'e
Arnoux à Silleron a été conllruite, au moyen Châreau- Ardes fommes af:T~8ées .à cet objet par les pré. noux li SiJltT()n~
cédentes répartUJons; Il relle encore eo cairre
une fomme de 1400 liv. »
)') La Commiffion a penfé j qu'elle devoit être
employée en continuations d'ouvrages dans cette
partie de chemin, après qu'i l aura été fait un
devis. »
» 4·. Les Digues du
befoin de réparations, il
cet objet une [omme de
que la dépenfe [era de

,

D iguu ,lu
Pont de Mezel ayant
avoit été r épa rti pour Ponc de MeF/•.
1750 liv.; on pré fume
3000 liv. 1)

» La Commiffion a pen(é, qu'il pourroit être
accordé (ur les fonds de J78 8, IZ50 1. pour
le complément de cette (omme, après une
no uv elle vérification des lieux, EX un nouv eau
devis. »
1) 5·. Il avoit été fait un fo nds de 3 000 liv.
pour le chemin de Silleron à l'Ar~gne; le devis
porte la dépen(e à 5228 liv. L'excédent en à
la charge de la Communauté &amp;. des parties in·
térelfées. 1)

Chemin tle Si.fon â l'ArlL":
gne.
le

» La COl1lmiffion a penté, qu'on peut ordonl'le~ l'exécution de ce de vis , &amp; que les 3 0 00 1. ne.dOlv~nt être payées qt. 'après que les panies i/lCé-

rerrées auron! fourni l'excédent de la dépen(e.

6

I l '

0

1)

Chemin tI..

relle dans la calife du Pays une fomme B amme à CiM.
de 17vo liv. à employer au chemin de Barreme. II/a/l~.
•
.
Yij,
1)

•

l

�17Z.

à Clut11ans. On
à près de 3000

'Y73

préCume que la dépenCe montera
liv.»

terrnédiaire devoit être autoriCée à le taire exé·
cuter, en y employant les 3000 liv. qui font en
cai!fe , &amp; 6000 liv. à prendre fur le fecours que
le Pays attend de la bonté du Roi. l)

Il La Commiffion a penfé , qu'i! devoit être
procédé au devis de ce qui refte à faire, qu'il
devoit y être employé les 1700 liv. qui font en
caillè , &amp; que l'excédent feroit pris fur la continuation du fecour s de 45000 liv. que le Payi
attend de la bonté du Roi. »

Cliemin du
Cfuu .

» JO·. Elle a cru qu'il faJIoit fufpendre la Ch ,min tÜ
confiruél:ion du chemin de Digne à Seyne, dans D igne aSeyne,
le paITage du Col de Labourtt, jufques à ce que If " Coi dt La.,
le Roi ait bien voulu accorder le recours de boura .
45000 Iiv.

n 7°. Le premier déce mbre 1786, le lieur
Giraud a été chargé ' de la conftruél:ion, du reae
du chemin des Clues dans le terroir de Norante,
moyennant 3Z739 liv. L'Entrepreneur a reçu
10000 liv., il relle à lui payer 22739 liv.»

» 11 ° . El le a cru qu'on devoit ordonner la Ch , min d_
réparation d' une partie de ' Ia même route, dans D ig/Jt a Seyne ,
le terroir de Digne. Cette réparation indifpen- dans le terroit
d. D icne.
fable pourra coûter 4800 liv. Il y a déja en
caiITe 2.400 li v., &amp; M. l'Evêque Digne a offert
de faire l'avance des 2.400 liv. refiantes, dans la
v ue d'établir cet hyver un attelier de charité:
ces 2400 li v. feront rembourrées en J788.»

La Commiffion a penfé, qu'on pouvoit ap'
pliquer à la conaruél:ion de cette partie de chemin, 10000 li v. par année. »
J)

P ont rur Id
II 8·. Dans la même année 1786, MM. les Pro·
D1Iranc; " Si.f Cureurs du Pays, in(lruits que le s faces du pont [ur
ltroll.
la Durance dans le terro ir de Sifleron av oient
fait un mouvement, appliqu ere nt à cette répa·
ration une fomme de 2000 liv. Le devis n'ell
point encore fait. L ' Ingénieur du Département
préfume que la dépenfe pourra être de 3000 liv.»

» 1 2,0. Il e([ encore dû à l'Entrepreneur du
Clumin al.
chemin de Digne à Malijay 1653 liv. 8 f. pour Digne à M~
relle &amp; entier payement des ouvrages recettés lijay,
par M. de la Palu, Conful d'Aix, Ptocureur
du Pays, dans fa derniere tournée.»

r

)) La Commiffion a penfé que cette fomme
devoit être payée en J788. »

)) La Commiffion a penfé, qu'i! fer&lt;&gt;it néceITaire
d'ajouter 1000 liv. à la fomme déja accordée.)1
D ifeenu de

X le.

D.'gu~s rie
Par une convention paITé e entre MM.
M.tlijay .
les' Procureurs du Pays &amp; M. le Marquis des
Sieyes , . il doit être appliqu é annuellem e nt une
fomme de 5 000 liv. à 'la continuati o n des travaux
du chemin de Digne à Malijay . C es t ra va ux confillen! aél:uellement à des digues fur la rivi ere d ~

))

)) 9°. La Commiffion a penfé qu'il devoit être
fait un devis des ouvrages néceITaires pour perfeél:ionner la deCcente de Tele, fur le ch e min de
Moufiiers à Digne; &amp; que l'Adminillr.ilion in~

•

---

II

1 30.

•

�174
Bleoune , pour garantir le chemin. Madame la
M arquife de Gauberr [e plaint, dans un Mémoire qu'elle a préfenté aux Etats, qU 7 ces
digues [ont offenfives à l'éga rd du terroir de
Gaubert: elle en demand e la démolition. »

» La Commiffion a penfé que l'Adminillration intermédiaire dev o it êrre chargée de vérifier les plaintes de Madame de Gauberr. »
Rd,v,""nt
JI 14°. En 1786, MM. les Procureurs dll
Iun mllr aUX Pays ordonnereut le relevement d.'un mur qui
• pproch&lt;s J,

/Ji:nt,

avoit croulé aux approches de Digne. Ils appliquerent à certe dépen[e une. Comme de 45 00
liv. Le mur a été relevé; la dépenfe a été de
3350 liv.: il reile;: 125 0 Iiv. qui po urront être
appliquées à un autre objet dans le cours de
l'année. »

Ch,mip J,
» 5°. La Commiffio'n a penfé qu'il, devoit
1(altrnes Ji Si/- être payé il l'Entrepreneur des réparatlons [ur
I&lt;rOlI,

Ch,min d,

/Jr"IJuignan
CtifkI14n,.

Je chemin de Valern es a Siflerol1, 438 hv. I I
[ols pour relle III entier paiement de cet ou'"
vrage. »
» 16°. Elle a 'penfé auffi qu'il falloit payer

a à l'Entrepreneur du chemin de Draguignan. à
Callellane, 296 Iiv. z fols pour relle III entier
paiement de ce qui lui ell dû, III ,que la conf·
lruLtion de cette route fer olt contlnuée (ur le
fecours de 45 000 liv. à accorder par le Roi. II

.Du vingt-fixieme dudit mois de Janvier.
PRÉSIDENT MONSEIGNEUR L'ARCHEVEqu&amp;
D'AIX.

M

E. Ricard, Greffier des Etat~, a fait
leLture du procès-verbal de la derniere

féa nce.
LES ET ATS, confid érant que ' pour établir Lu EUIU a,~
une jufie répaitition des charges fur .to us !es Iiherent, ?u,'il•
contribuables, il devient ab[olument necetTalre fira prodae a
de procéder à l'opération conjointe d' un affoua· un ,,!~uag'~r:
men/v a lin aJ gement &amp; d' un affiorinement général.
florint'ment .çe~
Ont délibéré, qu'il fera fait un affouagement
III un afflorinement gé~ral ~ dans l'~r7ndue des
Vigueries; que cette op érapon conjointe commencera au premier Mars de l'année 1789;
.que dans l'intervalle, l'Adminifiration intermédiaire préparera les conf1oilfances Sc les moyens
propres à rendre l'opération conjointe de l'affouagement III de l'afflorinement général la plus
exaLte, la plus prompte III la moins difp~n­
dieu[c:' Sc qu'il fera fait rapport à la prochaine
.Alfemblée des Etats, du travail qui aura été fait
à cet égard par l'AdminifiratÏon intermédiaire.

CommijJioll

Monfeigneur l'Evêque de Sifieron, Préfident p~ur la Jôrma~
de la Commiffion pour la formation des Etats, a (lO's' ,a,s Etau.
.

t J. R. DE BOISGELIN , Archevêque,
Préiident ,des Etats de Provence.'

Signé,

d'A.ix.,

nérill.

l Xleme

dIt:

M M.

» A près une premiere leaure d'un RégIe-

rap~

p ort.
Rlgi&lt;mmt
p Olir ['/1 dmin;;:

twion il/l"me~

diair:.

�17f3
ment concernant l'Adminillration intermédiaire'
-il fut arrêté de renvoyer à une autre {éanc:
l'examen d'un projet, dont la premiere lelture
n:avoit pu donner qu'un fimple apperçu. "
" Ce Réglement a donc été mis de nouveau
fous les yeux de la Commiffion. Tous les articles, pris {éparémem , n'ont effuyé aucune ob~
(ervation ni contradiltion. "
" Mais lorfqu'il a fallu opiner fur ce Réglement, plu/ieurs de MM. les Comrnilfaires
ont été d'avis de l'adme ttre; plufieurs autres ont
opiné à former dans la Commiffion, une autre
Commiffion, compofée de deux Membres de
chacun des trois Ordres, pour faire un examen
approfondi de ce Réglement, &amp; le rapporter
eufuite à la Commiffion. Une partie de ceux
qui avoient été d'a bord d'avis de l'admettre
purement &amp; fimplement, il adopté cette derniere opinion, qui a formé l'avis de quinze
Membres: {eize autres ont opiné pour l'admi{tion pure &amp; fimple. ",
" C'e!t à vous maintenant, MM., à décider fi
vous devez donnet votre Canfrion à un Régiement qui paro ît clair, &amp; obvier à tous les inconvéniens qui ont Couvent excité des plaintes. "

171
da:1s toutes les parties de votre Adminifiration.
Ce {eroit avec le plus vif &amp; le plus douloureux {entiment que je verrais finir' les Etats
{ans aucun Réglemt&gt;nt utile, &amp;. toutes mes er:
pérances s'è!vauouir avec eux. "
" Je dois rendre témoignag~ à t9us ceux
avec lefquels j'ai partagé l'lIyantage de diriger
les affalce~. de la 'province . . Je les ai vu, je
p~is le dire, pénétrés du même d~fir qui ~n'a­
mme, Ce plaindre de l'étendue même de leu r
pouvoir. Ils ont fait beaucoup de bien. Ils
en auroient fait davantage, fi leurs fages Réglemens avaient trouv é dans l'appui des Etats
une confillance durable. "
" On oublie le bien qu'ils ont fait. On rappelle les abus qu'ils ont voulu détruire. Oh les
rappelle, on peut les prévenir. On s'obfl:ine à
les perpétuer. "
" Quand nous P&lt;;lrloos des abus, n'avonsnou s d 'au tre in térêt &amp;, d'autre piai/ir que celui
de les cenruler? Faut-il que le mal Cub/i{!e,
pour qu'il relle un aliment à la cenCure 1 "
" Si nous en voulons aux abus même. il
faut nous occupe~ des Réglemens. ,, '

MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Pré-

(idem, a dit:
MM.
" Quand j'ai vu commencer les Etats, j'ai
Q.onçl1 l'eCpéranc.e d'établir J'ordre &amp; la regle
dans.

" Une Admini!tratioo Tliguliere a fans doute
moins de force, pour favoriftr des intérê ts pero,
{ollileis &amp; pour exécuter des volontés arbitraires_
Mais elle en a bien davantage, pour répondre
aux vœ ux des bons Citoyens. &amp; pour Cari,f,lÎre
aux véritables intér êts .d~s ,Peuples. "
.

Z

�178
;; Meu,ez des bornes au pouvoir qui peut
nuire. Donnez toute fan étendue :lU pOUVOlr
utile. "
" Nous ne vous propofons point de renverfer
les formes de votre Admioifiration pour la
perfeflionner, Je l'ai dit, je !;ai fouvent redit
à plu!ieurs de ceux qui m'écoutent. Il ne faut
pas brifer le moule, quand on peut y verfer
tout le bien qu'on veut faire. "
" On conferve les formes accoutum ées. 011
n'emploie que celles qui font utiles &amp; connues.
On renouvelle à des époques fix es, des Alfe m·
blées légal es qui n'offraient qu e des rdfourccs
Tares &amp; p.alfageres. On étend leurs po uvoirs ,
que l'ufage avait fubordon nés à J'influence des
circonllances, &amp; qui fembloient fe borner à
la néceffité dû moment. On donne aux affaires
, une publicité qui bant1it les erreurs &amp; les injuliices, On impofe aux Adminiftrateurs des
~egles qui leur fervent de défenfe &amp; d'appui.
On leur offre des occa!ions plus fréquentts , &amp;
des moyens plus affurés d'être utiles. "

" Il fera fans doute honorable pour des Etats,
qui ne s'affemblent qu'une fois dans leur ancienne forme, &amp; dont la mémoite d oit être
durable, de pofer les regles qui doivent diriger l'Admininration. C'ell par ces regle s d'une
utilité qui ne meurt point, que vous revivrez
vous-même dans les Etats qui doivent vous
fuccéder &amp; qui feront votre ouvrage. Vous
exercerez fur eux cette même autorité que vous
leur aurez tranfmife, &amp; le bien public, affuré

179

par vos fôins, eft fans doute le plus beau mo- '
nument que vous puiffiez laiffer à la pollérité.
Un Réglement pour l'Adminifiration, un Réglement pour les chemins r enouvelleront fans
ceffe les heureux effets de vos Cages Délibératians; &amp; nous ferons plIiffans ,pour bien faire,
qu and nous pourrons oppofer aux abus, cette
même autorité qui devient la fource oe touS
nos pouvoirs. "
" . Le R églement qu'on vous pré fente ~ xe
les époques, les' obligations &amp; les pouvoirs des
.Afftmbl~es qui doivent feconder les efforts de
l'Ad minifiration intermédiaire. Telles font leurs
époques, qu'il femble qu'elles commencerit,
qu'elles continuent, &amp; qu'elles terminent l'Adminiftration de chaque année. "
" U n.e premiere Affemblée recueille les Délibérations des Etats qui lui fervent de regles.
C'efi dans ces Délibérations même qu'elle cherche les moyens de les exécuter. Elle en fuit
l'efprit. E ll e en développe les objets. Elle en
regle les difpoÎltions. "
" Une feconde Affemblée s'inftruit de la maniere don t cette exéc'ution eft Cuivie ou remplie.
Elle voit ce qui refte encore à faire, elle
fuppl ée aux oublis. Elle répare les erreu rs. Elle
releve , elle fou tient la mar,he de l'Adminiftration. "
" Une troiÎleme Affemblée devient la vérification des deux autres, &amp; prépare &amp; rafTe m ble
toutes les connoiffances qui peuvent éc lairer
Z·'
le5 ,'::cacs. "
1)

�180

18x

" Ainli Ce forme la chaîne de l'Adminillratioll
qui rapproche, &amp;. qui lie les Affemblées des
Etats, malgré l'intervalle du tems qui femble
les réparer. "

par le ré gleme nt que je vous propofe, un droit
plus honorable, celui de maintenir l'ordre d'op'
pofer la regle à J'intérêt perfonnel , &amp;. d~ multiplier les moyens d'être utile.})

" On n'a pas moins fuivi les vues de l'économie,
que celles de l'Ordre. On a cherché tous les
moyens d'é pargner des frais' &amp;. des dépen(es il
l'Ad miniflration. Il n'y aura plus de tourn ées ,
que celles qui feront dirigées par les jntérê ts
prérens du Pays, &amp;. par le befoin des affdires.
On f~ ra des tournées pour des objets iméreffdn s &amp;. connus. On 1es fera dans les momens,
&amp;. dans les lieux. où elles pourront être utiles"

Me. Ricard, Greffier des Etats, a fait leél:ure
de ce réglement , dont la teneur fuit.

l) Ce réglement elL cou rt, &amp;. prévient tous
les abus; St nous ofons le dire: l'o rdre efl rétabli fi ce réglement efl obfervé. Les abus font
irrémédiables s'il ne J'ell pas.»

1) C'e{t aux Etats à juger s'ils veul ent établir à
jamais l'ordre St la regle, ou s'ils veulent petpétuer à jamais les abus. »

» Pour moi, je fou mets avec joie l'exercice de
mes pouvoirs aux loix d'une Admini{tration réguliere. Je crois pouvoir parler au nom de ceux
qui me font aifociés, comme au mien. Ils de/i·
rent la regle, parce qu'ils cherchent le bien
Nous aimons à contraller des obligati ons que
no us voulons remplir. Et je Cuis loin de penfer,
que je faITe il l'utilité publique un facrifice de
mes droits. Il y a dix.fept ans que je fuis à la
fête de votre Adminj{(ration , &amp;. je n'ai jamais
exercé le pouvoir arbitraire. Je crois acquérir,

RÉGLEMENT
POlir [' Adminijlration intermédiaire.
ART 1 C LEP REM 1 E R.

I

L y aura trois Aifemblées de Procureurs du
Pays chaqùe année, lefquelles fe tiendront
chez M. J'Archevêque d'Aix, premier Procureur né du Pays, &amp;. Préfident des Etats de
Provence, &amp;. en fon abfence, en la maniere
accoutumée pour les Aifemblées convoquées dei
Procureurs du Pays nés &amp;. joints.
ART.

II.

La premiere de ces Aifemblées Ce tiendra au
premier de Février, la feconde au premier de
Juin, la troifieme au quatrieme de Novembre;
&amp;. la durée de chaque AlTemblée fera de quinze
jours ou trois femaines.
ART.

III.

Il fera délibéré, dans la premiere AifembJée,
fur les difpolitions à prendre fur l'exécution de
,t out çe qui aura été délibéré par les Etats. Dans

�181.

la feconde, il fera rendu compte de l'état de
tout ce qui aura été exécuté, depuis la derniere
Alremblée des Procureurs du Pays nés &amp;. joints;
&amp;. il fera délibéré Cur tout ce qui fera exécuté
jufqu'à la Cuivante Alremblée, Dans la troilieme,
il fera rendu compte de tout ce qui aura été
exécuté dans le cours de l'année; BI. il fera delibéré , foit fur ce qui relle encore à exécuter,
foit fur les objets à propoCer à la prochaine AIr~m­
blee des Etats.
ART. 1 V.
L'AlIemblée des Etats ayant délibéré fur quelque objet, BI. en ayant ordonné l'exéc ution,
les Procureurs du Pays r emettront à la premiere Alremblée des Procureurs du Pays nés
joints les délibérations des Etats, BI. lui feront
l'exp ofé dé toutes les difpolitions à prendre
pour l'exécution.

A

R T,

V.

Ne pourront lefdites Alrembl ees des Procureurs du Pays nés &amp;. joints , d~lib é rer &amp;. ordonner aucun objet qui n'ait été délib éré &amp;. ordonné
par la derniere Alremblée des Etats, Cauf le cas
d'abfolue néce.ffité, Cous la r éferve exprelre de
l'approbation BI. ratification des Etats.

ART.

•

VI.

Sera repréfenté, dans chacune de trois Alrem·
bJées des Procureurs du Pays nés &amp;. joints
l'état des mandats faits ou à faire pendant J'in~
tervalle des Alrembléfls.

1 8~

ART.

VI 1.

La relation des affaires, exp éd iées pendant le
courant de l'année, fera faite d ans la troi(j eme
Alremblée des Procureurs du Pays nés BI. joints,
pour être rapportée enfuite à l'AJJe mblée des
Etats.

ART.

•

VII I.

Toutes demandes à propoCer aux Etats Ceront
remifes par Its Procureurs du Pays, à l'AJJemblée
des Procureurs du Pays nés BI. joints qui précé.
dera l'ouverture des Etats.
ART.

1 X.

Les Procureurs du Pays remettront aux différent es Commiffions, établies pendant la tenue
des Etats, fel)n les différens objets qui les concernent, les délibérations des fufdit es AJJemblées des Procureurs du Pays nés &amp;. jo ints , en
exécution des délibérations des précédens Eta ts,
ainli que les obfervations deCdites AJJGmblées
fur touS les objets à propoCer 'aux Etats.
ART.

X.

A ucune dem~nde ne fera pro po fee - aux Etats,
dans aucun genre,' fans remettre fou s les yeux
des Etats les Mémoires détaillés de fon utilité
ou néceffité, &amp;. les délibérations anciennes ou
nouvelles qui auront o!té prifes, Coit par les
AJJemblées générales des.com munautés, fo it par
les AJJemblées des Procureurs du Pays nés BI.
joints, fuit par les AJJemblées des Etats, relativement aux objets de la delnande •

•

•

�18 5

18 4
ART.

XI.

Ne pourront être employés, ùans tous les
genres, les fonds de!1:inés à quelque objet par
la délibération des Etats, qu'à l'objet même
qu'ils auront délibéré, fans que, fou s aucun
prétexte quelconque, ils puiffent être détournés
pour quelque autre objet.
ART.

XII.

Pays, par recette &amp;. par dépenCe, &amp;. ce tableau
fera inféré dans le procès-verbal de l'Affemblée.
ART.

Toutes les délib éra tions prifes , {oit par les
Affembl ées ordinaires, foit par les Affemblées
des Procureurs du Pays nés &amp;. joints, feront
tran(crires (ur un regi/he qL1i fera dépofé au
Greffe des Etats.

X V 1.

ART.

Ne pourra être fufpendue l'exécution d'un ob·
jet ordonné par It:s Etats, dans l' Affemb l ~e d~s
Procureurs du Pays, fans y être appe ll és les
Procureurs du Pays joints en exercice de l'année 1 f6ans à Aix; &amp;. les raifons de la [uCpen.
/i on feront expofées à la premiere Alfembl~e
{uivanre des Procureurs du Pays nés &amp;. joints,
pour qu'ils puiffent en délibt re r.
ART.

XII I:

Ne pourront les Procureurs du Pays délibérer fur aucun objtt , ni do nner aucun mandat
pour une affaire même urgente, fans appeller
les Procureurs du Pays joints cn exercice, Céans
à Aix, &amp;. lefdites délibéralÎons feront rapporrées
à la premiere' Affemblée des Procureurs du Pays
nés &amp;. joints.
ART.

XIV.

Il fera préfemé chaque année à l' Affemblée
des Etats, un tableau de lltuatioll des fO rf l, du
Pay s,

XV.

Toutes Lettres &amp;. Mémoires adreffés aux Procureurs du P ?ys, feront portés au Bureau de
J'Adminiflration, pour être ouverts &amp;. Jus dans
l'Affemblée ordinaire des Procureurs du Pays.

X VII.

ART.

Il n'y aura point de tourn ée générale ~s
Procureurs du Pays.

AR.

T.

X VIII.

Aucune tourn~~ des Procureurs du Pays
n'aura lieu, qu'en vertu d'une délibération d'une
des trois Affemblées des Procureurs du Pays
nés &amp;. joints.
~IX.

ART.

En cas d'affaire urgente, il fera délibéré par
l'Affemblée ordinaire des Procureurs du Pays,
appellés les Procureurs joints en exercice, féans
à Aix, fur la nécelTité ou l'utilité du tranfport
d'un P~ocureur d,u l'ays !Lu' le~ lieux.

-

~a

�186
ART.

XX.

Ne pourra être accomp agné un Rrocureur du
P ays , dans une to urn &lt;' e, ou dans une vj(ire, que
de j'Ingénieur du D~parrement ) ou de l'Ingénieur en Chef, ou de tous deux enCemble, 81
d'un Greffier.
ART.

X XI.

La même A/Temblée qui aura délibéré &amp; or:
donné une rournée ou une vi{ite, réglera les frais
&amp; dépenfes de la tourné t: ou vifite ordonnée.
LES ETATS ont adopté ce Réglement, &amp; ont

délibéré qu'il fera obfervé exaétement à J'avenir dans toutes [es difpo (idons,

Me. Ricard, Greffier des Etats, a enfuite
fait Jeéture d'un projet de Réglement, pour la
formation des Alremblées des Procureu rs du
Pays nés St joints, détt!rminées par le RégIe.
ment concernant l'A dminiftration intermédiaire,
&amp; dont la teneur fuit:

RÉGLEMENT
Pour la formation des AffimbUes des ProcurturJ
du Pays /lés &amp; joints) des premier Févri,r,
premier Juin) &amp; 'juattœme Novembre.
ART

L

i

C LEI' REM 1 E R.

Es Alremblées des Procurellrs du Pays nés
&amp; Joints, convoquées au premier févri er,
au premi~r juin, &amp; au quatrieme novembre,

18 7

Ceront des A/Temblées renforcées, &amp;. Ceront com~
poCées des Procureurs du Pays nés, des deux
Procureurs du Pays jointS de chaque Ordre.
nommé5 pour l'exercice de chaque année, St
de dt!lIx Procureurs joints de chaque Ordre,
qui leur feront a/Tociés dans leCd. Alfemhlées.
ART.

II.

Il fera formé quatre Bureaux, dans les Af[emblées renforcées des Procureurs du Pays
nés /3( joints: le premier pour tout ce qui
concerne la co nfiruétion St entretien des chemins; le {econd, pour les impofitions, frais St.
dépenfes; le troifieme, pOlir les affaires divefles;
&amp; le quatrieme, pour tout le travail préalable
à l'opération conjointe de J'affouagement &amp; de
l'affiorinement général.
ART.

II 1. .

Le Bureau des impofitions fera chargé de
propoCer les Réglemens à faire, paur établir des
corre{pondans dans les Vi~ueries fur les affaires
concernant les dro its des termes) &amp; les moyens
d'en maintenir l'exécu tion. Il prendra cOllnoi[·
rance de routes les Lettres adrelrées fur le
même objet aux Procur ~ urs du P ays; il fera
ch argé de propo{er les formes à fLIivre, pour
répriJ1ler &amp; répa rer chaque v exation qui fera
[urveflue, afin que l'A/Temblée pUlffe en d é·
lIbérer, &amp; il féra part, pendant la tenue des
[~ànces, des D élibérations de l'Alfemblée aux
corre{pondan$ des Vigueries, dans lefquelles lèi,
affaires Ce feront pré[entées.
Aa ij

•

�188

18 9

LES ETATS ont adopté, à la pluralité des
Cuffrages, le Réglement ci-deffus, St ont délibéré qu'il feroit exécuté [uivant [a forme &amp;
teneur.

que le renforcement [eroit utile; qu'il devoit
être adopté; mais qu'il devoit être [uivi pour
l'univerCalité de la formation de l'AdminifhatÏon
intermédiaire, les mêmes principes au moin"
adoptés par les Etats dans la formation de l'Adminiftration générale, ( au fuj et de laquelle,
le vœu de la pre[que totalité du Tiers - Etat
avoit été d'avoir une majorité apparente d'un
cinquieme, qui n'auroit opéré que l'égalité effeltive. ) Les principes, adoptés alors par les
Etats, furent ceux de l'égalité: c'étoient auffi
ceux annonc és dans les inftrultions du Roi qui
ont été lues, St dans une lettre mi(1iftérielle
de M. l'Archevêque de Touloufe. Les mêmes '
principes d'égalité ont été fui vis, dans la compo/ilion de toutes les Commiffions nommées
par les préfens Etats; l'Adminiftration intermédi aire eft a{[ez importante, pour que le TiersEtat y conCerve l'égalité qu'on lui a accordée,
lorCqu'il demandoit majorité. MM. les Procureurs ,du Pays ne fauroient ê tre comptés parmi
les Repréfentans du Tiers, parce qu 'ils ne figurent point dans l'Adminiftration intermédiaire,
en qualité de Confuls d'Aix, mais à titre feulement de Procureurs des Trois Ordres: le TiersEtat a ajouté à cette opinion, que la Délibération contraire ne pourroit, en aucune maniere,
préjudicier à Ces droits, qu'il fe r ferve de faire
valoir auprès du Souverain. '

MM. les Députés des Communautés ont
-ohCervé, que [ur le renforce/nent de l'Adminiftration intermédiaire dans les proportions
Qltuellement exiftantes : l'avis de la prefque
. é d
Dé
C
totalit
es
putés des Ommunautes, a été

MM. du Clergé St de la Nohleffe ont répondu, Rt'poTlf i Je
qU'Of! fuivoit les formes conftitutionnelIes, oMer- MM. du Clugl
vées dans tous les tems, pour les Affemblées des 6- Je la NoProcureurs du Pays né? &amp; joints; St que le renfor- blrffi·
cement fe faifoit dans la 'même forme, St dans

AR T.

IV.

. Le Bureau des. affaires diverfes, fera chargé
de dre{[er le proJet, concernant 1 établiffement
des Eleves pour les accouchemens; St dans la
Cuite, de propofer les moyens relatifs au maintien St au fuccès de l'établiffement, afin que
l'A{[emblée pui{[e en délibérer. ,
ART.

V.

L'A/fe{[eur d'Aix rapportera les affaires à
tous les Bureaux; fauf le droit du premier ConCul
d'Aix, Procureur du Pays, pOUl' les affaires
dont il voudroit faire le rapport.
AR T.

VI.

En cas d'ahfence des Procureurs du Pays
joints de chaque Ordre, en exercice! pendant
l'année, feront fuhrogés à leur place les Procureurs joints) affill:ans aux Affemb lées renforcées des Procureurs du Pays nés St jdints.

06flrvl!rion.r
dU D'purlsJa
Communaurù,
for le renforce""ijlr.ntJeL'AJmiTIl
atlon mlermû/iair..

•

�19 1

19°

la même proportion, que le nombre aétuel ,les
Procureurs du Pays joints de chaque Ordre.
Commiflio n
p our la trc-

"aux pu6lics.
Troijieme
caPP°ft.

II

Chtmin cll

chemi n d'Aix à Sifleron, dans le terroir de Mey.
r argues. La parrie de ce chemin, depuis la Pap é terie jufques au village de Meyrargues, ell
achevée; la d~p énfe monte il 375°0 liv. L 'Ad·
minifiration a ddiré, que les plans &amp; d ev is de
la t(lta lité du chemi n à confhuire lui fuffent
préfentés , pour comparer la dépenfe aux moyens. La m a l adi ~ du fl e ur V a llon, Ill gén ieur
en C hef, a re tardé cette opération; &amp; la C orn.
miffi o /1 a penfé, que l'Adminifiration intermédiaire deVait s'en occuper. Il

Monfeigneur l'Evêque de Fréjus, Prélident
de la Commiffion pour les travaux publics, a
continué fon rapport, &amp; a dit:
MM.

R oute'Italie.

L'AlTemblée -générale des Communautés de

1785 d élibé ra un emprunt de la fomme de Meyntrgue.r ..
100000 liv., pour fcrvir à la reconflruétion du

» La Commiffion s'dl enruite occupée de l'état
des fonds, defiinés à la reconfiruétion de la route
d·Italie: ces fonds conliftent à la fomme de
100:)00 liv. qui efi prife annuellement fur la
remife accordée par Sa Majefié, à raifon de
l'augmentation du prix du Sel. Il
,) Les engage mens , pris avec les Entrepreneurs
de la con!lruétion de différentes parties de cett e
route, moment às97631iv. par année,jufquesen
1790 inclulivement. Il ne pourra d,onc être , em·
ployé jufques alors fur cette roure, que 40237
liv. p ar an. Il
.

» En 1791 , le Pays fera lib éré de ces enga·
g e mens; m ais l'Admi nirtr at ion aya nt afTellé fur ·
cerre fomme de 100000 liv. , celle de 500001.
pour être em ployé e chaque année, &amp; jufques
en 1794 inclulivef1lent, au rembourfe m e nt des
avances faites par les Commun,!ut és de Toulon,
la Valette &amp; autres, p o ur la con!lruéti o n clu
chemin de Toulon à la Valette, &amp; de la Valette
à Soulie rs; il ne pourra être em plo yé fur la
route d'Italie, que 5°000 liv. chaqu e an née ,
depuis 1791, jufques en 1794 inclufiv tme nt.
Ainfi ce ne fera qu'en l'ann ée 1795, qu e la
Comme de 100000 liv. pourra être app li quée
en entier à la route d'Italie. »

•

» La Commiffion s'efi fait repréfenter l'é tat de Entrtt;m ,,~~
tou s lt s chemins de Province de premiere &amp; de chemins dt pre'"
fec onde claffe donn~s à l'entretien, &amp; l'éta t des miere &amp; flconck
fom mes néceff,JÏre s pour cet entretien. Elle penfe claJ1e.
que l'Adminiltr a ti ull inre rm édiaire doit être
chargée de vér ifie r tous ces baux, de ré fllier,
il la fin d e l'ann ée , ceux dont elle jugera Je ré·
fil ime nt néccfT.aire ,&amp; de prUenter aux pro chains
Etats les devis d es parties à donner à l'en~
tretien. Il
L'Arre mbl ée générale des Communautés de
17 8 3 déltbéra, que le Pays contribuerait pour
un tiers au curement &amp; creufement du pOrt de
' ée pour 1a
1d Sey ne. L ,~nrrepn-fie a ét é d
a Jug
fomme de 300((00 liv. L 'Entrepreneur doit recevoir 45 000 liv. par année . Le tiers à payer
par le P ays dl 15000 liv. II il été payé 30000 1.
pUur les années 1786 &amp; 1787; il u :fie encore
à paytr 70000 liv. /)
Il

Travlluxpu.
61ics dont la di·
penfirflprijtfor
'lesPcas tInoopinés
de 1 •
Styn::
a

�191l'Olt, clan.&lt; le
)) L'A!femblée générale des Communauté~de
tCrYoir de Ro- 1783 avoit délibéré, que le Pays contribuerait,
~ue6rune.
pour la Comme de 6cooo liv., il la conllruétion
d'un pont dans le terroir de Roquebrune. Le
Pays doit encore à l'Entreprene ur la fomme de
HOOO liv., pour relle 8&lt;. entier payement de fa.
contribution. »
Il

La C ommiffion a penCé, que le Pays devoir

ordon l\~ r, po ur l'année 1788 , le payement de la
fom Ille à rai {on de laque lit: il contribue à ces
deux ouvrages. })

Mon[eigneur 'l'Evêque de Fréjus, a di~:
MM .
» M. le Marquis des Pennes a pr éfemé un
Mémoire à la Commiffion.»

19;
Que cette convention, approuvée par l'Arfemblée des Communautés de 1786, devenoit
exécutoire, St que le défaut des fonds pouvoit
[eul en arrêter l'e xécution_ ))
1)

Il Les chofes en cet état, M. le Marquis des
Pennes apprend, que l'Ingénieur en chef du Pays
avoit fait planter des jalons, pour la direétion
d'un nouveau chemin, paff"m par le vallon &amp;
la monragne de Fabregoules , qui allait déboucher au relais de la poite aux chevaux, 8&lt;.
abandonnait le terroir des Pennes. ))

» A cette nouvelle, il [e tranfporte (ur les
lieu x, &amp; s'apperçut que par ce projet on abannoir de beaux chemins, dont la conitruétion
avoir coûté plus de 80000 liv. au Pays; il
fe convainquit, que ce nouveau chemin coClteroit plus de cinquante mille écus, tandis que
celui convenu coîlteroit il peille 14000 liv_ Il

Ratification
clelacollytlltiOll

Il

Il expofe qu'il fut pafi'é en 1786, une con-

ventioll entre MM. les Procureurs du Pays &amp;
lui, conformément à ce qui avoit été décidé
' p.orte,
par !'AfIiem blé,e d
e 1772. e
,e ne convenuon
que le chemlO de Marferlle, dans la partie du
le] a06, , ]86 , péage des Pennes, fera emplacé au , ch oix de
.fur la co'1'(UC- MM. les Procureurs dit Pays, 8&lt;. conllruit aux
tion du ch,min dépens de la Province&gt; que le Marquis des
dallS i'e)mdu, Pennes s'oblige de faire entretenir le no uveau
du l''age du chemin par les Entrepreneurs de la Province,
PtmT~J".
aux mêmes conditions 8&lt;. au même prix que le
rellant de ladite route, qu'il renonce au
droit d'être indemni{é du prix du [01 roturier
qui Ceroit occupé par le nouveau chemin, même
des arbres qui Ce trouveroient dan, le,dit ter{ein. )1
» Que
l'.JI'' entre
MM. I~f pproCUfeUf} nll ays
&amp; M, le Mar~uisdes Pmn"

)) TI n'a pu [e diffimuler, que c'étoit à (on péage
qu 'on en vouloir; mais il reprérente que [on
péage n'dl: poinr onéreux au Pays, que ce (ont
les autres Provinces &amp; les Etrangers qui, prerque feul! , [ont aJTlljeuis à ce p éage, que l es
"i lles d'Aix, de Mar{eille &amp; d 'A rles en [ont
exemptes, ainli que quatre-vingt Communautés
des terres Rau!lènques. l)
Il Que la communication de prefque toutes
les autres Communautés de Provence Il'a pas

lIeu par cette route, &amp; qu'on peut affurer que
les Provençaux ne [ont pas contribuables pour
un vingJieme, dans Je revenu. de ce péage. ~

Bb

�194

. J95

» Que mettant toute [a confiance dans la dé-

la Comme de cent·vingt mille cinq cent foixante-

cifion des Etats, il les [uppUe de vouloir bien
{lamer J [ur l'exécution de la convention .pafTée
avec MM. les Procureurs du Pays, devenue
légale lX définitive par la délibér~tion de l'AC·
fembl ée des Communautés de 1786.»

dix· Cept livres, ce qui fait une différence de
cel.lt fept mille livres . .))

)) Sur ces repré[entations , la CommiŒon a
cru devoir entendre l'In gé nieur en chef du Pays,
lequel après avoir pris leéture du Mémoire de
M. le Marquis des Pennes, a dit ;

» Qu'il y a quelque teinS, que MM. les Pro·
cureurs du Pays lui donn e rent un ordre par
écrir, pour fe tra nfporter fur 10:: ch emin de 1\13r·
feille, lX dans la partie du pe age des Pennes,
à l'effet de dre{[e.r un devis de ce qu e COîl'
teroit la réparatiofl de la partie du chemin
d épendante dudit péage , lX d'en lever le plan.
MM. les Proc ureurs du Pays lui ordonnerent
d'en prévenir M. le Marquis des Pennes ; ce
qu'il n'auroit pai man qu e de faire, quand même
. MM. les Procureurs du Pays ne le lui auroient
pas ordonn~. ))
» Que fon pre mier foin fut de fe rendre chez
M. le Marquis des Pennes; lX après l'avoir
inflruit du fujet de fa commiŒon, il fut fur
les lieux, drelTa le devis de la partie de chemin
d épenda nte du péage des Pennes, qui monte à
la fomme de 13800. ))
» Il s'occupa enfuite du projet du chemin
pour éviter le péage; il fi,t planter des jalons,
leva le plan, /1( en fit le devis, qui. monte il

,

)l Qu'il prie la Commiffion d'ohferver, que
dans le nouveau chemin il y aura une mont ée
lX une defcente airez rude, puifque la montée
du côté du relais de la pofie aux ch evaux, allant à Mar(eille , aura de trois à quatre pouces
par taire, il&lt; la defcente prefque autant. Il

Il Qu'à la vérité, la nouvelle route aura quatrevingt·deux toifes de moins; mais cette différence
efl fi modique que l'un ne fauroit y faire attention , attendu l'ob(ervation ci·de{[us de la montée il&lt; de la de(cente. »

)) La CommiŒon, après avoir pris leéture du
Mémoire de M. le Marqu is des Pen:1es , lX de
la convention pa{[ée entre MM. les Procureurs
du Pays lX lui, en 1786. l)
Après avoir entendu l'Ingénie ur en chef du
Pays, lX examiné les plans ' &amp; devis qu'il a remis à la CommiŒon , lX qu 'elle a trouv e parfaitement conformes au rappo rt qu'il en a tait,
a été unanimement d'avis de propofer aux E tats,
de ratifier la convention palTée en tre MM . lts
Procureurs du Pays lX M. le Marquis dc,s.pennes, pour êt re exécutée dès que les circonflances le permettron t, fàuf de traiter avec M . le
MarqUIS des Pennes pour la fUppr fffion de (o n
péage, en conciliant fan intérê t avec celui du
Commerce &amp; du Pays. )l
)l

.•

Bh ij

�196

LES ETATS ont un dnimement approuvé. ~
ratifié la convention paffée entre MM. les Pro.
cureurs du Pays St M. le Marquis des Pennes,
le 7 août 1786, St l'nt adopté entiérement l'a·
vis de la Commiffion.

Signé

J. R. DE BOISGELIN , Archevêque
d'Aix, Prélident des Etats de Provence.
1

Le vingt-fep tieme dudit m ois de Jam,ier
les Etats ne font pas aJJemblés.
Du ving t-huicieme dudie mois de ' Janvier.
PR ÉS IDENT MO NSE IGNEUR L'ARCHEVEQUE
D'AIX.

M

E. Ricard, Greffier des Etats, a fait leaure
du procès·verbal de la derniere Céance.

MONSEIGNEUR L;AR CHEVEQUE D'AIX, Pré·
Le R oi accepte
loffre du Etats fident, a annoncé aux Et J ts que Sa Majefié ,
tnfuppllmtnt Il
l'abonnemelL t

des Vingtùm,.1 ,

&amp;

IZccorde une

rtmifl Je cin9uanu miJk liyres pour la pre'-

finte annee.

fatisfaite de leur zele St de leur emprefTt!me nt,
a accepté la Comme de tr ois cent cinquante mille
livres qu'ils ont délibért! d'offrir, en fuppl.éme nt
à l'abonnement des. vingtiemes St quatre lois
pour livre du premier, &amp; qu'elle a bien voulu
en même·tems accorder au P ays une rtmife de
cinquante mille livres pour la préfente année.
Monfeigneur le Préfident a remis aux Greffiers
des Etats, la lettre de M . le Contrôleur Géneral
à M. le Comte de Caraman.
Me. Ricard, Greffier des Etats, a fail leaure
de cette lettre •

•

197
LES ETATS o nt accepté , avec reconnoiffance; L a EWI ".
la remife accordée par Sa Majeflé; &amp; après merc;,nt MM.
avoir tém oigné les fentimen s dt'ls au zele &amp; aux lu Commiffaifoins de MM. les Commiffaires du Roi, St de 'M
" dl'~ARoli &amp;
r'
1
Péfid
l
'
o
'
d
M on,elgneur e rient, pour es Intere ts u qu,d'Aixrc"vé·
Pn!.
Pays, ils ont prié mondit Seigneur le Prélident }id"", &amp;'1,
de voul oir bien remettre fo us les . yeux de Sa prient de Jolli.
Majefié St de fes Minifires, les motifs contenus citer all~'&lt;~ de
dans la Dé liberation du r 4 de ce mois, de lui Sa M fIJejle la
or
'
lmllatlOn de
reprc,el1t
er qu e , ces motu'C's é tant l es memes
pour COfl
1
:r. J . '
o
'
'
E
l ' d' f
a rcm'.! ,"" cm'1.es anntes. a venIr, les ra ts ont l e ~ e"perer quant' mill, li.
de la Jufhce &amp; de la bonté du R OI qu 11 ac- veu, pour tOUt
cordera la mêm.e remiCe , pour chacune des a nnées l, "ms qu, doi.
pendant leCquelles ils ont offert le Cupplémen t duru fabonn.:
à l'abonnement; que cette remiCe devient encore mmt.
plus nécetraire, dans le moment où les circonftances ont forcé les Etats à délibérer un affou agement, ou un affiorinement général, pour
é tablir une jul1:c répa rtition des charges; &amp; que
ce tte opération difpendieufe devient une furcharge
accablante pOUf le Pays ..
0

0

LES ET 1\ TS ont délibéré, en même tem s, que
la lettre de M. le Contrôleur Général à M .
le Comte de Caraman ferait tranCcrite dans
le procès· verbal de cette féance.

Teneur de la Lettre,
A VerCailles le zr Janvier 1788.
r.
1a leltre que vous ru ,L&lt;IIre
J ' al. reçu, MoOHeur,
a· 1 C '1d, lIf.

ontro , ur
vez ".
,ait 1'h onneur d
e m'ecrire 1e 14 d
e ceO
mOIS , .' ciui.il
à fflo le
&amp; par laquelle vous avez bien voulu m'i nfor· Corn" de Camer de l'offre que les Etats de Provence ont 'Rman.
0

�19 8
faite. dans Jeur féance du même jour. d'une
augmenration de 350 mille livres (ur leur abonnement des Vingtiemes, non compris les bien!
du Clergé, de l'Ordre de Malte, &amp; des Hô·
p:taux. Cette offre eft inférieure de I l z mille
livres, à la fixation que j'avois eu l'honneur de
vous anrioncer par ma lettre du 14; mais les
Etats n'av oient encore pu être informés de cette
fixation, lor(q u'ils ont pris leur Délibération.
En rendant compte au Roi de leur offre, j'ai
mis en même rems fous fes yeux, ce que vous
m'avez fait l'honneur de me marqu~r, ainfl que
M. l'Archevêque d'Ai x, toucha nt J'impofTibilité
de faire fuppor ter un e augmentation plus forte
à un Pays tel que la Provence, qui n'a point
la re[[ource d'augmenter fa recette, par la percep tion des Vingtiemes fuI' les appanages, les
forêts, &amp; domaines du Roi; qui eft expofée
tous les ans à perdre Ces réc oltes par les ora·
g es , inon d'l tio ns, &amp; les gelées; &amp; dont le ter·
rein, couvert de ro chers , exi ge des avances, &amp;
un entretien tr ès- confidéra ble. Je n'ai pas lai((é
non plus ignorer à Sa lVIajefté, la maniere dont
les Eta ts fe (ont con dui ts dans leur Alfemblée:
Sa Majeflé, fatisfa ite de leur zele &amp; de leur
emprelrement, a bien voulu, no n feulement Ce
contenter de l'au gmentation de 350 mille li v.
qu'ils ont offerte (ur l'abonnement des Vingrie·
mes, lequel par ce moyen (era B.x é à (eize
ce nt quarante-huit mil le livres, non compris le
Clergé, l'Ordre de Malte, &amp; les Hô pitaux,
mais encore leur accorder po ur la préCente année J 788, Ulle remire de 50 miIle li vres '[ur
la totalné de leurs impoutiolls. Je ne pe rds pas
de tems fi vous annoncer cette nouvelle grace

199

du Roi, dont je ~ne doute point que les Etats
ne s'emprefi'ent dt: marquer leur reconnoiŒance
à Sa Majefté.
J'ai l'honneur d'être avec un très-fincere &amp; trèsparfait attachement, Monfieur, votre très- humble &amp; très-obëifi'ant Cerviteur. Signé, LAMB ERT.
Mon(eigneur l'Evêque de ~ifieron , Prélident
Commif}îon
de la Commiffion pour la formation des Etats, p our la j oonation da Et.-lls.
a dit:
S ep lieme rap-

MM.

pOrt.

Il Ayant été chargés de vous rendre compte
du bail de la tréforerie , nous avons trouvé qu'il
avoit été pafi'é en 1785, pour commencer au premier Janvier 1786, pendant (ept ans, à M. Pin,
aux mêmes claures &amp; conditions que celui qui
avoit été pafi'é en 1777 , &amp; dont l'exécutio n
devoit commencer au premier _J anvier 1779.))

» Il nou s a paru que ëe bail étoit très-bien
fait, &amp; que M. Pin en avoit acquitt é parfaitement toutes les conditions, (ans ufer des voies
rigoureufes dont le bail le laiffoit le maître, St
qu'on ne pouvoit donner trop d'~loges à l'exactitude. à la fidélité &amp; aux fentÏmen s honnêtes
de ce Tréforier. "
Commiflion
Monfeigneur l'E'vêque de Fréjus, Prélident
pour
ftt travaux
de la CommifTion pour les trilvaux publics,
publia.
a dit:
Quatrùme
rapport.

MM.
1
Il

La Commiffion s'eft fait rendre compte de

,

Conjlruc7iOfl

�1.00

d" Palais Je l'état des travaux, pour la conllruéHon du Pa.
Jujlice, en la la!s de !ullice en la ville d'Aix. Le Pays con.
".il/e d'Aix.
trlbue a cette dépenfe, à raifon de IOOOOO liv.
par année, conjointement avec MM. les poiré·
dans-fiefs, &amp; les Terres adjacentes. »

)) Il réCulte de J'état certifié par J'Ingénieur
du Pays. »

40 0 00

," L~ canal ea entié,rement fini, depuis la prire
~ eau J~rques au·deJa du village . d'Orgon, à

Pour frais de contrats &amp; acce{[oires

2200

JJ

•

1 exceptIOn de quelques réparations à faire à
l'entrée de la mine. "

Total

Il,px 4Tltifjllitc's

" La CommiŒon a penfé que cette demande
devoit être renvoy ée à J'Adminifhation intermédiaire, pour faire dreiTer 1 s plans &amp; devis de
ce pont, &amp; les rappontr aux prochains Etats."

" Aux Entrepreneurs, il compte
de. ouvrages. . . . . . .
Il

de S (. R emy.

la

» Pour le- prix des maifons néceiTaires à l'emplacement, ci .. 147923 J. 96:

SAVOIR:

Chem in nl/allt

min. Elle deiire que Je Pays faiTe travailler à
confirufrion du pont. "

La CommiŒon s'eft enfuire occupée de
Cana' Boif-.
l'état des travaux du canal Boifgelin, &amp; de la gelin.
dérivation de ce . canal dan s la Crau. Elle a
entendu le rappor t qui lui a été fait par le fieur
Fabre, Ingénieur hidraulique &amp; Direaeur de
ce canal." .

)) Qu'il a été payé, pendant les années 1786
lX 1787, Il

•

1.or

?' La Communauté de St. Remy expofe, qu'il
ex Ille dans fan terroir des manu mens an ti ques
dignes de la curio{jté des voyageu rs. Le Pay;
a fait conftruire autour de ces monumens une
place . Il a ex igé , que la Communauté d~ St.
Remy fit réparer le chemin qui conduit à ces
monumens , &amp; il a promis de fdire conllruire
à fes frais, un pont fur un ravin qui trave rfe le
chemin. "

" La Communauté a fait confiruire le elle·
min.

"Là parcie ultérieure eft à finir. E lle doit
paa;er a.tl.cleiTous du village d'Eigajieres; à c6ré
de. 1 Egllfe de Romany, &amp; arriver il Sr. Remv'
J'
d"ou el 1e traverfera la plaine de Tararcon pour
verCer fes eaux dans le Rhône, au·deiTous des
radoubs. "
"Les ouvrages, dans la partie de dérivation
.D "
.
pour la Crau,
font
entiérement
finis:
Les
eaux
po
,u''':,tlO
''
.r
lIr a ... rnu..
fi
y ureo~ miles en 1786 pour la premiere fois.
Elles y ont été mifes une feconde fois, dans le
Illois de mai dernier. MM. les Procureurs du
Pays firent la recJtte des ouvrages; depuis lors
le canal a été en exercice.!" .

Cc

,

�20~

2.02-

., L'eau fuperflue du canal, 1)( les egouts des
Canal JeJOlledu R I,ÔllC arrofages pourront être employés utilement, à
avec It. port Jt l'exécution d'un projet infinim~nt utile, depuis
B Oll c.
long-tems defiré, 8( que d es obfiacles locaux
Projet à txl-

bOIl

ont conftatl1ment fait éch ouer. Ce projet confifte à conflruire un canal de jonétioll du Rhône
c41Jal B oifgelin . avec le port de Bouc : juCque ~ à préCent, le coupem ent de la colline de la ·Leque a toujours emp êc hé l'exécution de ce projet. M ais on pourrait conduire les eaux de la fuite du canal, d'ab ni à Arles, où· l'on communiquerait avec le
Rhône par une écluCe. De là le canal pafferoit
à la Tour de Mollegés, pd:s du M às Tibert,
cntre les étangs du Landre &amp;; du Galejon, audeffous du village de Fos, &amp;; verCeroit Ces' eaux
dans la mer au pied de la colline de la Leque. "

cUler, au m.oyen
ties e.l!Ix du

•

" Pour éviter le coupe ment de la colline, on
conduira à Con Commet quelques moulans d'e au,
par le moyen de la dérivation pour Ifires, &amp;;
l'on c0t1ftruira en cet endroit une retenue qui
alimentera quatre écluCes du côté du Port, &amp;;
trois du côté de Fos. "

" Les marchùndifes, arriv ées au port de Bouc;
remonteraient le canal jufqu'à Arles, d'où par
le moyen du petit Rh ô ne, &amp;; d'un canal de
communicatio n d'e nviron douze cent toifes qu'on
ferait à la haute ur de St. G illes, elles entreraient
dans le canal d'Aigues-marres. "
" Dans le tems de la foire de Beaucaire, les
marchandiCes de MarCei Ile ne Ceroient plus arrêtées à l'emb ouchure du Rhône, par les vents
contraires. "

.

" Le commerce de la ville d'Arles y gagnerait infiniment, pui[que cette Ville, auj o urd' hui
iCulée, {e trouverait a lors au p p int de jonétion
cie trois canaux; (avoir, du canal de Bouc, de
celui du Rhône, &amp;. de celui d'Aigues-marres. "
" Le commerce de Mar{cille, par l e canal
royal, n'y gagneroit pas moin s , à caufe qu 'alors les march andifes év iteraient entiérement le
golphe de Lyon. "
" MarCeille communiquerait, par le Rhô ne
par le cana l de Bourgogne, avec routes les
Provinces du nord &amp;; de l'oueft du Royaume."

" Ce can,al produirait les plus grands avantages , ainfi qu'on peut s'en convaincre par
l'énumération fuivante. "

8(

" Toutes les mun itions de gûerrel)( de bouche,
qui deCcendent par le Rhône, arriveraient à
point nommé, à leur defiination."

&amp;; recevrait les égouts de la Cra u.

}) Enfin, ce canal arroreroit le plan du Bourg,

" Les Cels, qui rem ontent le Rh ô ne, ne cou'
raient plus aucun rifqu e , à l'embouchure du

»

)) Ce projet exi ge le rétabliffement du port
de Bouc, &amp;; la fuppreffion de la caufe de fes encam bremens, on pourra en donner les mo yens
dans le tems. )

,fleuve. "
Cc ij

•

�nin·Y4.r;~n

,ourl~

CrRU.

:'04
» La dérivation pour la Crau commence au
pont de la Croifiere , IX aboutit à la tête de
cette pla ü"\e à la Manou, d'où partent des ramifications pour les Communautés d'Etg uieres ,
G rans, Mi ram as, Fos, IX lfl:res, IX poùr le:: Corps
d 'arro fan s de Sr. Chamas IX Entreffens. Cerre
d ériva tion efl: finie, IX en exercice; ell e a déja
produi t de très-grands avantages dam les Co mmu nautés d'Eiguiere., St. Chamds IX Miramas. IJ

)) Il re(1:e encore dans la Crau, environ vingt
lieu es quà rrées de terrein incuit!:!, IX qui pouvant être arrofé pa r cerre dérivation, fera bitnlô t
rendu à l'agriculture.
)) Les vergérs d'oliviers, donnero nt annuellement un b éndice de plufieurs millions. »

.

20)

N ouv(/le tl/·
)) La dérivation pour la Crau, é tant Courenue
ri Jlo/ion, 711i
élu côté de Salon, peut poner des eaux juC'l ues
pflun où } oreer
à Marfeille. Cette nou vc::lIe d ériva tion pa/T~ra lu t(lU,", du
au de/Tus de P elilfane, au de lfo us du Châ leau ennal B , ~fgtlill,
de la Barben, pres de la C ha pe ll e de St. Si m- a M.ufi"'c.
phorien, dans le terroir de Lançon, à la tê te
des terres cultivées de la Fare, près de l'Eg il Ce
de Coudoux, au delfous de Ve ntabren , &amp;. die
franchira la riviere de l'Arc à Roqu~favour. ))

» Delà, eIle paffe ra au de /Tous des villages de
Ve\aux IX de Vitrolles, p rès du Château de
M onlvallon, au delfous du village des Pennes,
&amp;. au de/Tus de celui de Gignac, d 'où e Il e abouti ra au fommet du vallon qui pt écede Ch â (ea u-,
neuf· lès·Martigues. »
De ce vallon , la dé riv a tion paffera au
deffo l1s de l' Egl ife de La Nerte, a u de!fu s de
Séon, aux Eygalades , à S t. Barnabé , IX abu utira à la riv iere d' Uveaune , près d u vill age de
la Penne.
Il

Il Les prairies augmenteront confidérablement
les engrais. »

» Les mtJ riers amélioreront infiniment le
comm erce de la foi~. &gt;l

Enfin la co uche de terre végt tale 1 qui aujo urdhui eft fon mince dans la Cra u, s'accroîtra annuellemellt par les dépô ts des eaux' d'arrofage. )l
Il

)) Au [urplus, Je canal de Mrivat ion a étè
c onlhuit de faç o n, qu'en l'é ta t, il peut pCl rr er
trente moul al1s d'eau, IX qu'avec une tr ès- modique dépenfe, il pourra en puncr au-ddil de
cillquante moulans. /)

}} Au v all o n de C hâ teaun euf, la dérivati o n
fera navigabl e juCqu'à Séo n, où il y aura un e
divifio n dèS eaux d'arr o C~ ge IX de nav igation;
ces dernieres f~ ront conduites pa r des éc lufes,
juf'lu es à la pet ite baie;: de la porte de la J ul ie tte à MarC~ille. ))
Du v all on de Châteauneuf, on defcendra
p urei llement par des écillfes , d ans l'Etan g de
Berre , 8&lt; par ce moy en le commerce de Ma r[cill e , an'c ( u l HeS les P rov inces du R o y aum e,
pourra cIHi ' rtm ent ft: faire à travers les terres. »
Il

�206

» Cette dérivation arroCeroit environ onze
lieues quarrées de terrein, lit elle produirait
de treS- grands avantages;
Par l'irrigation des oliviers, dans toute la
contrée de la Fare, Vitrolles, &amp;.,. 1)
1)

» Par les engrais confidérables qui en ré·
Culteroient. »

» Par les mûriers qu'on pourroit y élever.

Il.

Par l'encombrement des marais de Berre
qU'OH pourroit opérer, »
1)

Par l'irrigation particuliere du terroir de
Marfell1e. »
l?

» Et enfin, par la communication de Marfeille avec le - Port de Bouc, à travers le.
terres. »
» Les fonds, a/feél:és à la conaruél:ion du
canal Boifgelin &amp;. de fes dépendances, confiC·
tent, pour l'année 1787, 1°. en la fomme de
can'" Bo!(gtlin 100,000 liv., faiCant paltie de la remi[e ac·
&amp; de fi s dlpm- cordée par le Roi, fur le prix du
dance. ;
fel, c~
•
100000 1.
» zoo En la Comme de 24°00 liv.,
repliCe pour des avanCeS qui avoient
été fdites, Cur les fonds ,du canal, lors
de la conaruaion de la digue de Ma'
lefpine, ci. . • • • • • . - . 24000 1.
Etat du fonds

pffi(11s a la
conjlruc7ioll du

124000

1.

Ci .dernier : : .
" L e premier Janvier
1787 , la caifTe du canal
émit en avance de
" D epui.s lors ju[qu~
au 6 Janvier q 83, il a
etc expédié des mandats
re' ati fs aux ou\'rages, empl ace mcns , digues, frais
de direélion, &amp;c. pOut .

20 7

124°00
)

3 22 4 16

1

1
1
"r I

14973

1)

6

1
I I 1748

1
19 S' J

Il felle donc en cailfe .

.

.

.

9026

'1- 6

» Il ea encore dû à l'Entrepreneur des ouvrages de la dérivation pour la Crau, la fomme
de .3 3956 liv. z fols 9 den., dont 3000 liv. ne
• dOIvent être payées qu'en J 79°, _
2 9
Cl
1) Plus pour l'entier paiement des
ouvrages, foit à la prife d'eau
pour alimenter la dérivation de la
Crau, foit dans la partie inférieure
du canal principal, pour évacuer
les eaux fuperflues à la dériva,
tion

,

,

2.J54

» Peur le rembourCement des
avances faites par les Communautés de la Crau
•
J)

Pour le prix des terreins

» Pour l'entier paiement des
ouvr~ges faits par le fieur Breify
il Orgon

14°°0

JO ;r.

�l08

Ci-dernier
;
» Il eCl encore du au lieur J nu-

72897

b ert, pour des ouvrages failS à
rentrée de la mine à Orgon .
» P o ur ouv rages à faire à l'en·
trée de cette mine

TOl al

14. z

6000

- 5- .-97 - -

•

2000

13 08

Il reCle en cailfe ,
CI •

Fonds de l'an née

1788

l09
nieur du Pa ys , de l'état, &amp;. de la d épenfe des
travaux entrepris à Fréjus, pour le delféchement
des marais. 1)
J) Sa MajeClé avait accordé, par un Arrêt du
Confeil du 1 4 Oél'obre 1779, pour cet objet,
&amp; pendant 'dix années, un fecours de 15 000 J.;
le Pays a contribué pour la même fomme de
15 000 liv. pendant dix années: ainfi les fonds
affeO:és il ces travaux font de la (omme de

3 00000

9

026

100000

4

4 6

6 ( 1 0 9026

5
-

~----

9 8 •

-

--

» L'excédent de la dépenfe eCl de la fomme
de ZI 87 [ liv. 9 fols 8 den., qui fera p rife fur
les fonds dé l'année 1789 1)
Il La Commiffion a v u, avec la plus vive
{atisfdélion , que ce canal &gt;conftruit .au moyen des
(ec o urs du R oi, n1l1S aucun accroiiTement d'impofiti o ll po ur le [&gt;ays , a déja augmenté la valeur
de plufieurs terri loires., &amp; va porter la fertililé
dans un terrein immenfe- qu'il rendra il l'agriculture. Les gené rations les plus reculé es verront l'ouvrage, jouiront de Ccs effets&gt; &amp; fe rap'
pelleront à jamais, avec la plus vive re con noif·
fance, le Prélat dont il POrte le nom, &amp; qui
a procuré au Pays les fecours néceiT;ti res à la
conftruélion de cet ouvrage. »

D effirhtmm t

" La Comn1iffion a entendu te rappo!'t qui
JtJ m.1raiJ de
lui
a été f;ti t p ar le fie ur Sigaud) [econd Ingé Frljlu.

OIeur

Iiv.

1)

)) Les maraIs des Efcas &amp; des Mandras Co nt
enriérement defféchés, au mo ye n de la fo mme de
3 2000 liv. qui a été payée à J'Entreprene ur. »

.

» Le marais de l'a ncien p o rt 'des Rom ains eft
également d~iTéché, par les alluvions du Reiran,
dans le nouveau Jit qui a été creufé à travers
ce maraIs. »

La dépenfe totale des ouvrages, I?our le
'deiTéche ment du marais de J'ancien port, JuCques
au premier D éce mbre 1787, s'éleve
1)

à
)) La depenfe des ouvrages qui
reftenr à faire en 1788, s'éleve à
)) La dépenfe imprévue, faite lors
de la dern iere crue du Reiran, &amp;.
pour réparer les dommages qu'elle
a caufés 1 s'éleve à

181710

�%.10

Ci-devallt

: : • • ; : : 194496 S

II Le prix des terreins pour l'emplacement des travaux, les indemnités allouées à l'Entrepreneur, St
frais acceiroires, s'élevent à. . . 4Z 544

8

l) Le deiréchement des Efcas St
Mandras a coûté

Total

%.11
LES ETATS ont approuvé ce projet de règlement : i ls ont délibéré , qu'il fera exécuté à
l'avenir dans toutes fes pa rties, St qu 'a près avoir
été annexé au procès- vf:rbal de cette Airemblée
il fera imprimé féparément, St difiribu é d :rn~
toutes les Communautés, afin que chacun puiire
connoÎtre les difpo{itions qu 'i! renferme.

Signé,

» La Commiffion deGre que le rapport du
fl eur Sigaud, St les états de dépenfe foient mis
fous les yeux des Etats. !)

Elle a vu avec fatisfaél:ion, que les travaux
déja exécutés avaient produit leur effet. ))
Il

E lle a penfé que le Pays ne devait pas
perdre dt: vue la bonification d'un terroir conf1dérable, qu.i étoi t affouagé autrefôis quatre-vingt
feux, St qUI a été Cucceffivement réduit à dixhuit feux. Il ferait à deGrer qu e les Etats s'occupairent dans la fuite, des moy ens de rendre à
cette contrée fa premiere exifience.
Il

t

J. R. DE BOISGELIN, Archevêque

d'Aix, Préfident des Etats de Provence.

Du vingt.neuvieme dudit mois de Janvier.
PRÉSIDENT MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQU E
D'AIX.

M

E. Ricard, Greffier des Etats, a fait
leél:ure du. procès-verbal de la derniere
féance.
.

CommiJIion
Monfeigneur l'Evêque de Graire, Préfid en t
pour les affaire,;
de la Commiffion pour les affaires diverfes' , diyerfis .
il dit:
S e&lt;ond rapp orr.

Monfeigneur l'Evêque de Fréjus, a dit enfuit!!:
,
R lgltmm l fur
Il Que la Commiffion form ée pour les travaux
l'arlminiflrdrioll publics , après s'être livrée à l'examen le plus
da lTlWdUX p u détai llé St le plus réfléchi fur cette partie de
~/ics.
l'Adminiftration, a cru devoir préfentei- aux
Eta ts le -projet d'un règlement général, dont il
va être fait leél:ure.))

.

Leél:Ufe faite de ce pro jet de réglement.

MM.
Tout le monde connaît les avantages de Continualion
l'Art Vétérinaire, St combien il eft utile à l'a- pouru", an,,«,
- de la gratifica.
griculture. »
Il

tion de

400

liv.

o.uJitur Guy Ot,

Il Le Gouvernement St les Provinces Ce fo nt A rtfle V't flri ...
occupées à en perfeél:ionner, St à en répandr e na!".
les connoiir~nces. Il
4

» Nos Adminifi:rateurs n'ont pas négligé un
Ddij

�•

lq

zrz
objet fi important. Des Eleves ont été envoyés,
aux frais du Pays, aux Ecoles royales Vetérina ires ; mais avant qu'ils fuITent formés, il éto it
prudent d'attacher. au Pays un homme habile
dans cet Art. 1)

,
» Le fieur Guyot, Artille Vétérinaire, mé-'
daillifle, bréveté du Roi, offrit [es [erv ices en
1777 ; ils furent acceptés. 1)
» L'AITemblée générale des Communautés de
J 778 lui accorda une gratification annuelle de400
liv.; il en a jou i depuis lors. Il demande:: auj o urd'hui aux Etats, la prorogation de ce tte gratification. Il fonde fa demande fur fon zele, fur fon
h abileté dans fon Art, fur fes fuc cès, &amp; fur les
fervi ces réels qu'il a rendus, dans les divecfes
contrées du p~ys où il a été appellé , ou envoyé
par MM. les Procureurs du Pays. »
-'

La CommilIion, inllruite de la réalité des
fervices &amp; des connoiITa·nces profondes du lieur
Guyot, dans l'Art Vétérinaire, a été d'avis, à
la pluralité des fuffrages , qu'il étoit utile de lui
continuer pour un an, la gratification de quatre
cent livres, à la charge de former deux Elevei.»,
)1

Ce qui a été unanimement délibéré.

1)

Monfeigneur l'Evêque de Gratre, a dit:
MM.

» L'Ad'
mml'ft ra t'IOn du Pays, toujours oecu.
nles, de /a pen. pée de fa profpénté , crut ne devoir rien né~
ProrogatioTl
,
,

pour ctn7 an..

.

gliger pour établir des Manufaérures de velours; jiOTl de 3 00 hv.
a
le [uccès a répondu à [es vues. 1)
PliX !r ",
'

f/i ak, G cUou yFabricR1l1 de
v elourS, en la

)) Les fceres Vialé, Gênois, attirés par les
avantages qui leur furent offerts, quitterent leur ville 1 Aix. '
Patrie, &amp; amenerent avec eux, dans cette Ville,
un nombre confidérable d'ouvriers. 1)
)) La fabrique de velours qu'ils ont établie,
fous la proteérion du Pays, a profpéré; la
République de Gênes en a été jalou[e . »

Il fut inrtruit une procédure contre les (jeurs
Vial!!: le jugement qui intervint fut r igo ureux;
leurs biens furent confi[qués, ils furent condamnés il la peine de mort, &amp; leur tête mire à
prix pour deux cent ducats. Cette Sentence fut
rendue le 31 juillet 1776. 1)
II

)) L'Affemblée des Communautés de 1777;
pénétrée de l'utilité de ce nouve1.établiITement,
IX de la proteérion &amp; juflice qu'elle devoit à des
Manufaéturiers, qui s'éroient expofés à ta.us les
dangers, pour éoncourir aux vues de )' Adminillrarion, accorda aux freres Vialé, vingt fols
de gratification, par aune de velours qu'ils fabriqueroient, &amp; en outre une gratification an~
nuelle, &amp; pendant dix années, de 3 00 liv.»
)) Les freres Vialé, fatisfaits du fucc ès de leur
établilfement, du d~bit de leurs velours, ne réclament plus les vingt fol~ par aune: cet encouragement leur étoit néceITaire, dans les premieres années de leur étabJiITement. Cependant les
intempéries des (aifons, les froids tardifs) en
,

�Z 14

ilétruifant la récolte des fo ies, rendent te prix
de cette marchandife exceffif. Les Entrep reneurs
éprouvant des pertes, les 3rreliers chommeu[:
Pour ne pas cong ~ dier les Ouvriers, les freres
Yialé leur ont fourni un e [ubliftance graluite.)l

» Ils Cupplient aujourd'hui les Etats, de leur
proroger, po ur quelqu es années, la gratification annu elle de 3 00 liv. »
)l La Commiffion a penfé que cette demande
étoit jufte ,&amp; elle propofe d'accorder encore
aux freres Vialé , pour cinq années, la penfion
annuelle de 3 00 liv. Quelques Membres de la
Commiffion auraie nt dellré porter plus loin le
terme de cette penlion. »

us

Ilvoir lieu que pour le remllourfemellt des étapes
de 1786. II
LES ETATS ont délibé ré, que le taux des
places de bouche, fix é par la dcrniere A(fe mbfée général e des Communautés , po ur [ervir
au rembourCement des étapes de J 786 , aura
lieu &amp; fubuft era, pour fervi r au remb ourremel\t des étapes fournies pendant l'an né e derlliere 1787 ; (avoir, la place cie bou che d'InJànterie à 14 fols, l'ufie nfile compris; celle de
Cavalier lit Dragon à 17 fols, y co mpri s l'u!lenfile; &amp; les places de fo urrages, tan t de la Cavalerie que des chevaux des Officiers d'Infa nterie à z5 fols, leque l taux n'aura lieu que pour
la dépenfe de 1787.
Mon(eigneur l'Evêque de Graffe, a dit:

LES ETATS ont un animement accordé aux
freres Via lé , la prorog ation, po ur cinq années,
de la pen li on de 3 00 liv. qui leur avoi t été
accordée par l'Aifemblée générale des Co mmunautés de 1777. .
MonCeigneur l'Evêq ue de Graffe, a dit :
MM.
L i7l1idarion
» Les Etats doivent régler le taux (ur lequel.
des placa d, les places de bouche IX de fourrages, fournies

Douch, &amp; d,

fourra.gu ,four- par ét ape aux Troupes du Roi, pendant l'an-

aux Trou - née d~rniere '1787 , d oivent être liquidées 8&lt;
pes du R oi m r emb ourfées par le Pays aux Communaurts ,
Ilits

,]8].•

dan s le courant de la préfente année 1788 ,
attendu que la fix at.ioll , fai te par la derniere
Aifemblé générale des Communautés, ne doit

MM.
La Provence jouiffoit, fous fes anciens R"nontrdncu
Comtes, de la liberté d'exporter St de vendre COlllft l , droit
à l'Etranger (es marchandifes IX fes denrées, d, fora ine/ilrI.
(ans payer aucune (orte d'impolltion. »
trlu/port dlS
Il

o

.

,

•

» SI les befOlns de 1Etat forcerent le ROI
René à établir quelques impôts, &amp; à mettre
pour quelque tems des entraves à la liberté na·
tionale, le Pays réclama bientôt, avec (u ccès,
le retour à cette liberté précieufe ; IX un Statut
.
d
de 1480, con fi rm é par .Ch :Ir 1es III ,ermer
.
Comte de Provence, aboht tous les drov s nouvellement établis, St rendit au commerce (011
ancienne franchife. )

marchandifls de
L anguedoc en
Prove/ice &amp;fi"
cdlli des' marchalldiflS, '1"i

par le Dc'troi.
d, G ,braltar 1 .
1 010l

foru

d"nJ /CS
d
,cs .ill']

8 roJ!eSJ erm's.

�2.16

)) La f.,culté ind éfin ie d'exporter les marchandires &amp; les denrées du Pay s, (ans (ubir aucune
gêne, fans payer aucune imp ofi tion, fut dans
la fuite un des artticles convenus avec la Provence. Nous en avons la preu'Je dans les Etats
convo qués au mois de janvier 148 2, de rauto rité de Louis X r , Roi de F ran ce. Ils demanderent qu e la Nation provençale fût confirmée,
dans l'exemption de tout tribw &amp; de tout droit
de foraine [ur les dellrées &amp; marchand/fes exportées ail deh ors. 1)
La demande fut favorablement accueillie:
Placer R egi ut facil ills ditcmur Provillciales, quod
cordi fibi eft per maxillu:. »
l)

» La Provence con(entit dans la fuite, à payer
une imp ofition à la Co nie, (ous le nom de foraille , mai s elle ne renonça jamais au droit de
f ai re circuler en franchif.:, dans les Provinces
intérieures du Royaume , les marchandifes &amp;
denrées qu'ell e exporte. Son conCenrement ,à J'étab lifrement de la foraine forme en fa faveur,
un nouveau titre pour J'exemption qu'eUe ré-.
clame. )
)) L'Edit de 1 542 , qui en le vrai fiege de
la matiere , n'établit la foraine que (ur le s marchandifes qui paiTent à l'Etranger, ou qui (ont
tranfportées des Provinces où les Bureaux de
la foraine (ont établis, dans celles qui n'ont pas
voulu con(eDtir à J'établiiTemenr de ces Bureaux. 1)

» Louis XIII) dans fa Déc;laratien du 30
JIlin

2. 1

7

juin 161I , décida formellement que toute les
Provinces, qui auroient con(enri à l'établiiTement des Bureaux à leur (ortie, [eroient déchargées des droits Cju'on perçoit il l'entrée, [ur
les marchandi(es venalll de J'intérieur. »
)) La Provence [e trouve dans cette polition:
elle doit donc être exnnpte des droits, qu'on
perçoit à {Oll entrée, (ur les marchandi(es qui
viennent de J'intérieur du Royaume. 1)
J) Elle peut invoquer en (a faveur plulieurs
loix enréglllréts. Les Lettres patentes du mois
d'août 1543 , décJarerent que tous les habùalls
du Pays &amp;: Comté de Provence&gt; Forcalquier &amp;
Turu adjacentes feraient à toujours frallcs ,
quitteS &amp; exempts de la traùe foraine de toutu
denrées, JliJires &amp; marchandifes, qui feroient
cirées &amp; amenées du pays de Languedoc&gt; Lyoll &amp;
aucres parties du ROya!mze, pour être mellées &amp;
conduius dans le Pays de P rovence, fans qu'ifs
puifJent être contraints, en aucune maniere, à
payer aucuns droits de ladite traite foraill e, en
baillant toutefois bons &amp; loyaux certificats, que
lerdices denrées, vivres &amp; marchalld,fes étoiwt
pour la provifion dudie Pays &amp; Comté de ProJ/ena; &amp; au cas qu'ils les fiffent fortir du Royaume , .
Pays &amp; Sàgneurie, ils étaient tellus de payer
ladite traite foraine aux limiees &amp; extrémités
qu'elles [art iraient. »

» Les mêmes difpofitions [e trouvent renotlvellées, dans les Lettres patentes de r 544, r 5 5
&amp; 155 6• Il

&gt;

:Ee

�uS
Il On en fans doute étonné qu'avec tant de
titres, la Provence ne foir pas à couvert des
prétentions injuRes du Fermier, St que fes réclamations n'aient eu aucun effer. 1)

Le Parlemenr en avait fait article dans fes
remontrances de r761.

» La perception du droit de foraine , [ur les marchandi[es qui viennent du Languedoc, efi d'autam
plus injufie, )) - avoir-il dir, 1) qll' dIe [ouma la
mt me marchandi(e à payer deux fois la foraine;
la prem-iere à [on arrivée du Lallguedoc en Pro~
vence; &amp; la [econde à [on pa/rage de la ProlJenc~ au pays étranger&gt; perception qui devient encore abufive &gt; lor[qu'on l'étend [ur t out ce qui
vient de Lyon &amp; de Dauphiné en Provence par le
Rhôlle. »
» Il revint à la charge en J 767- La foraine,
» di(oit·il 1) , efi due fur les marchand/fes &amp; denrées

119
cette exaéHon en Provence, qu'il qualifie d'il~
licite &amp; odieufe. ))

L'Adminillration i-nrermédiaire n'a point
négligé un objer auffi effcntiel. Elle demanda
en 177 z , que routes les marçhandifes &amp; denrées venant du Languedoc &amp; des autres parties
du Royaume en Provence, Eulfent déclarée~
exemptes du droit de foraine, foit qu'elles y
fuffent portées par mer&gt; par terre, ou par le
RhÔne; 2". que les marchandi(es qui fortiroient
de Beaucaire&gt; pendant Je tems de la franchife·
de la foire, puffent également être tranfportées
en Provel.l ce, en exemption des droits de réa~
pr~cialion qui n'eft qu'un accelfo ire de la foraine; entin, que tou tes les marchandifes St
denrées qu'on embarqueroit dans les ports de
Provence pour aller par le dé troit de Gibraltar,
dans les Provinces des cinq grolfes Fermes,
furrent pareillement exemptes de la foraine, &amp;
de tous autres droits de [ortie qui peuvent y
avoir été fubftilu és.))
1)

qui fartent du Languedoc pour aller en Dauphiné,
parce que le D auphiné n'a pas voulu confentir à
l'érabliffiment des Bureaux de la foraine à fes
extrémités, qui font frontieres de l'Etrallger ; mais
par la raiJon contraire, la foraine ne doit point
ftre ex igée de ce qui vient du Languedoc ell Proyence, puifque le Pays de Provence, qui efi réputé
pays itranger &gt; a confenti à l'l.tablijJement des
Bureaur à fa frontiere à l'Etranger. Cependant les
Fermiers s'ob/li/lent à mairuenir ceue perception
cOllf.raire à tollle jufiice. ))

Les Adminifuateurs revinrenr fur la premiere de ces trois demandes en J 780. Le MiniChe des Finances fut fTappé de la folidité de
nos m?tifs; il répondit le 13 rpai 1780, pour
témoigner le regret qu'il avait de ne pouvoir , .
quant alors, faire aucune réforme: En finiffanr fa lettre, il fe référait aux intentions que Sa
Majellé avait témOignées à cet égard, lorfqu ela paix ferait rétablie. Il

)) Le P arleme nt inv oqua même l'autorite de
d'Agueffea u , qui condamne formellement

" Nous en jouiffons depuis plufieurs années ;
&amp;. la Provence elt encore foumife au droit de

M.

11

foraine. "

E e ii

�ZZO
;; Le Cecond chef de notre demande, en I77%;
regardoit les droits exigés Cur les marchandifes
exportées de la foire de Beaucaire. La Communauté de Tarafcon s'en étoit plainte déja en I666
St 1667. Ces plaintes [e renouvellerent en 167Z
St 1673; elles portoient fur ce qu'on vouloit
(oumettre les marchandi[es achetées à la foire
de Beaucaire, à ne pouvoir {ortir qu'en{uite d'ull
billet des ConCuls de cette Ville qui [eroit contrôlé , St pour lequel il {eroit payé 4 Cols; on
obCervoit que tout ce qu'un homme peut porter
(ous le bras ou Cur le dos, n'ell point [ou mis à
la formalité de ces certificats. Ces plaintes fe
renouvellerent en 1("78; on vou loit fou mettre
les Négoc ians à prendre des paffeports à Beaucaire pour en faire {ortir les marchandiCes ache·
té es en foire; on exigeoit que ces paffeports
fu ffe nt convertis en pa ffavans ; on les avoit
taxés cinq Cols; on [o umettoit ces paffavans il
un droit de y/fa dans la route. "
" De ces plaintes on en inféra la nécelIité de
[e procurer des copies du tarif, po ur éviter que
les Commis des Fermes abu{aff~nt de l'ignorance des Négocians, pour les [oumettre à des
droits indus. "
" Le troiûeme chef de notre demande, en
1772, fonda encore nos pl ai'ltes en 1780 . Nous
{outinmes que nos d~l1rées devoient être affranchies de la foraine, en pa(l"ant par le détroit de
Gibralta r pour aller dans les pays des cinq
groffes Ferm es, parce qu'à la {or tie de ces Provinees, pou r paffe r dans le pays ét ranger, on
paye les droits du tarif de 1664 qui remplace
la foraine. "

ZZI

Tout ce qui va d'un port du Royaume à
un autre, (ous le Pavillon françois, ne {ort pas
d~s Etats du Roi, St doit jouir de tous les privileges de la circulation intérieure. On ne perçoit point dans ce cas la domaniale, pour les
denrées qui y [ont (oumi(es. On ne perçoit point
la foraine, pour les denrées qui de Provence
vont en Languedoc. Pourquoi traiter plus défavorablement les denrées &amp;. marchandi{es qui
de Provence, vont dans les Provinces des cinq
groiTes Fermes?»
Il

» C'ea inutilement que le Fermier invoque
l'ufage, &amp;. les baux à ferme. »

L'u[age ne [auroit {uffire pour . autoriCer
une perception contraire à la Loi. En matiere
d'impôts, point de perception (ans titre. Il faut
que le Souverain parle, pour que les (ujets
payent. Tout tribut, établi (ans l'intervention
formelle de l'autorité publique , dégénere en
concullion : n'importe que la levée de ce tribut
foit ancienne ; un abus quoique ancien. n'en
e.fi pas moins un abus. »
Il

» Les baux à ferme ne peuvent être d'aucun
recours au Fermier: ces baux .cuppo{ent les
droits, &amp;. ne les créent pas. On doit juger les
baux par les loi x ,lit non les loix par les baux_
Les baux {ont des aétes exél.tltifs qui doivent
ê tre conformes aux Réglemens, bien loin de
les contrarier. Par ces fortes d'aétes, Je Prince
cede au Fermier les droits dont il pourroit luimême faire la perception par des Régiffeurs :
Or, le Prince ne fair lit ne peut faire la percep~

�21;1;

tian d'un droir ou d'un tribut , qu 'ama nt que
ce droit ou ce tribut eft établi lé ga leme nt. Il
L'Affemblée générale de 1783 s'occupa encore de cet objet. Nous . fûmes redevables
M. l'Archevê qu e d'Aix d'un no uveau Mé moire
[ur cette matie re, qu i établit nos principes. 1)

a

)) M. le Contrôle ur généra l répondit, le 6,
Novembre 1784, qu e ces obCerv a tions ava ient
d éja été mires ? Iufi eu rs fois (ou s les yeux du
Con(eil; q u'il avoit été reco nnu la nécelTité de
procéder à la réfo rm e des tarifs par une opération gé néra le ; qu'il réCulteroit beaucoup d' in·
convéniens des op~rations partiell es ; que depuis
de ux an s on étoit occupé d'un t ravail [ur cet
objet, &amp; qu ' il éta it très- avancé. II aj o uta qu'il
tro uvoi t nos r epréCentations u ès-lo nd ées; il aC·
Cura qu' il y feroit pourvu, &amp; que la Provence

n'aurait plus tl fe plaindre de cette forain e qui
excite, depuis Ull fiecle, f es juftes réclamatiolls. »)
» Tous ces faits mis (o us les ye ux des Membres de la Commiffion, ils Oll t un ani mement
penCé , qu'il était très-eŒentiel d'en faire article
dan s le cahier des E ta ts. »
L ES ETATS ont unanimemen t dél ib éré , q u'il
en (e ra fait article dans le cahier il préCenter à
Sa Majefh!.
.
Monfeigneur l'Evêque de GraŒe

3

dit :

MM.
R'tmonlrancu
eonrreluAfTlt.r

)) Les Syndics du Corps des Marchands de
du Cor!ftil des la ville de MarfeiUe [e font plaints , de ce que

Hl
le Fermier a voulu mettre
la ville de Marfeille &amp; (on
fitiont prohibitives de deux
des 10 St 17 Juillet 1785,
r
h'!i
,ranc
1 e de ce port. ))

il exécution, dans

lOft! 7 juillet

ri

terroir, les di(po- ' 7 8 5,
alArrêts du Confeil ttnunta /afranqui attentent à la 'Mhifl,iu//port de
"'!JCI e.

Il L'Edit du
Port franc &amp; (a (ageŒe font
'connus; c'eCl: à lui qu'eft dû l'accroiŒement du
commerce en Provence. »)

En vertu de cet Edit, Mal'(eille, réputée
ville étrangere, eft devenue un dépôt général;
. St ce genre de commerce n'était fufcep tible ni
de gênes ni de Loix prohibitives. ))
Il

» Les Bureau x de la Ferme furent tranCportés
(ur la frontiere: Septemes eft un de ces Bureaux.
Il eCl: donc éviden t que la prohibition de cert aines marchandifes St l'affuje ttiffeme nt d'autres
à certain s droits, font abfolument étra ngers à
MarCeilie. »
" La Déclaration de 1 7°3 ne reconnoÎt, pour
marchandiCe de contrebande à MarfeilJe, que
les munitions de 'guerre, &amp; quelques autres
objets peu nombreux. "
" D'après ces principes, les Arrê ts dont [c
plaignent les Syndics du Corps des Marchands
à Marfeille, ne peuvent y ê tre exécutés. ..
" Celui du 10 juillet 1785, prohibe l'introduétion des mouŒelines &amp; des toiles de fil
&amp; de coton dans les Bureaux, &amp; il d é nom ~e
celui de Septemes. Ce Bureilu, dans le langage

-

�225
224

fifcal, en la limite du Royaume; tout ce qUI•
eft en delà en réputé élra nge r; donc la pro~
hibition ne regarde pas Marfeille. "
" L'Arrêt du 17 du même mois &amp; an eft
encore plus précis : la prohibition n';1t yrononcée qu'aux entrées du .R oyaume .. L article neuvieme ordonne que les Marchandlfes confifquées
foient renvoy ées dans l'un des ~orts franc s.' pour
y êlre vendues; donc l'Arret de prohlblllon
en étranger à MarCeiIJe. "
En vain le Fermier objeéte, que la confo;mation perfonnelle des habitans opéroit une
diminution de bénéfice pour les fabriques nationales, &amp; de produit dans le revenu dei fermes.
Ces lége rs incoO\'éniens font compenfés par dt.
avantages bien Cupérieurs. n
La crainte des verfemens en contrebande
da~s l'intérieur n'ell: qu'une raifo n fp ec ieufe :
c'eO: au Fermier à veiller, &amp; par une pareille
crainte, il vien droit à bout de détruire tous les
Ports francs .•,

., Si par ces prohibicions on
. éloigne l'étran·
1

ger, on ruine la Provence, qUI ne tr o~ve ra p US
de débouehé à la plus grande parue de Ces
produélions. "
En conlèquence, les Syndics demandent
un~ loi qui rétabli/fe dans leur entier l'Edi t de
1669, &amp; la Déclaration de 17°3, ou qui énonc.e
les reltriétions que les ci-rconftances ont pu elU'
ger ; ils ont préfenté le plan de cette nouvel~e

101 ,
/

loi, 8( MM. les Procureurs du Pays ont déja
appuyé leur dem ande auprès du Gouvernement."
La Commiffion a penfé qu'il devoit en
êt;; fait article, dans le cahier des Etats à préCenter à Sa MajeO:e "
Ce qui a été unanimement délibéré.
Monfeigneur l'Evêque de Graffe a dit:
MM.
Les fieurs Buiffon , Roccas, Beaudier, IX
" Chirurgiens Lithotomil1:es, expofent que
Roure,
la Pierre étant une maladie fréquente en Provence, il Y a environ 80 ans, que le Pays
appella Je fieur Collot, Maître Chirurgien de
Paris, qui, moyennant les arrangemens convenus, s'engagea à former d eux Eleves. "
Ce nombre ne parut pas fuffifant. L'Affemblé~ d~ 1718, en exigea un troifieme; IX celle
de 1724, un quatrieme. En 17Z8, on employa
900 liv. en inlhumens de l'a rt; &amp; en 1730 ,
on propora 300 livres de penfion annuelle en
faveur de deux Eleves, les fieurs Bermond IX
Leclerc, à la charge de former des Eleves. "
Le fieur Bermond , premier Eleve du fieur
"
'
Collot,
ne VOulllt pas de ce trauement;
011
lui accorda 600 liv., &amp; 400 liv. au Sr. Leclerc,
&amp; on do nna à ces deux Maîtres huit E leves,
qui devoient fournir chacun une caution de 300
liv., de celler dans le Pays. "

Ff

R,jet de la
demande du
Chirurgims L iIhotomifles , en

con tinuation
ries ptnfions /tccordles aux an~
CÙlIS EüvtS ail

fieur Col/oc.

�2.26
" En 1737, quelques Eleves n'ayant pu fournir le cautionnement, on exigea qu'ils paya{fent
J OOO liv. s'ils quittaient le Pays; ils C
e dé(j[terent, &amp;. à leur place, on admit pour El~ve
du fie ur Hermond, le fieur Pontier, alors Chirurgien major de l'Hô pital. "
" Succeffive ment, les lieurs BuÎ{fon, Roccas,
Beaudier, &amp;. Roure, furent reçus &amp;. nommés
E leves des lieurs Bermond &amp;. Leclerc, par Délib érations ratifiées dans les A{femblées généraIes, &amp;. on renouvclla à leur égard, la précaution du cautionnement de 3 00 liv, , pour
refler en Provence, "
" A l'époque de la mort du lieur Leclerc,
le fieur Bermond étant très-a va'lcé en âge , les
lieufs Tabary &amp;. Pontier, deux des pre miers
Eleves , Ce préfenteren t pour former gratuitement les Chi rurgiens qui voudraient exercer la
Lithotomie. "
" Le concours des différe ns E leves , qui prétenda ient opérer les malades attaqués de la
Pierre , exc lu(ivement &amp;. à tour de rô le, dans
l'Hô pit al général d'Aix , détermina l'Affemblee
généra le des Commu naut ~s de 1767, à la requi(ition des Reéteurs de l'Hôpital, de décharger
t ous les E levt::s de leurs o bli gatio ns, Cauf aux
lieurs Tabary &amp;. P omier d'indiquer les Chirurgiens qu'ils croiroien t en état. "
" Ce fut probablement ce concours d'Eleves
qui décida l'A{femblée de 1771 , à partager la
penflon de 6 0 0 liv., dont le fleur B ermond

2.2.7

jouiffoit encore, entre l~s lieurs Tabary &amp;;
Pontier, &amp;. a déclarer qu'après eux la penflon
feroit fupprimée. "
, Cette Délibération n'eut pas tout fon effet.
1'A{femblée de 1776, accorda au fleur Pellicot,
dont les fervices étoient auffi anciens que ceux
des fieurs Tabary &amp;. Pontier, 300 livres de
pen(jon, avec la c1aufe qu'elle feroit fupprimée
il fon décès. "
" Les lieurs Bui{fon, Roccas, Beaudier, &amp;
Roure, fe plaignent de la fup prefIio n prononcée
par les A{feml?lées de 177 1 &amp; 1776. ,.
" Ils regardent cette fuppreffion comme inju(te &amp;. dangereuCe : injafie, parce qu'après avoi(
fourni au Pays le cautiolmement requis &gt; il n'a
pu Ce délie r arbitrairement de fes obligations;
dangereufe, parce qu'il Ce prive d'Artifles , qui,
s'occupant fpécialement de la Lithotomie, peuvent, par un e opération délicate, foulag er
l'humanité fouffrante. "
" Ils obfervent enfin, que tous les Pierreux
fon t amenés à l'Hôpital d'Aix, où ils font
opén!s gratuitement; &amp;. qu'il feroit bien extraordinaire que, quand le Pays entretient il
Paris des Eleves vétérinaires pour la confervation des befliaux, il négligeâ t d 'encourager
dans [on rein un art qu'il y avoit introduit, pour
fe conferver des Citoyens. S'il ne falloit [e décider que fur les talens, ou le mérite perfonnel des fleurs Bui{fon, Roccas, Beaudier &amp;:
Roure, ou fi les Eta·ts devoient avoir égard,
Ff ij

�H8
l'lU nombre d'opérations qui ne Co nt pas payées;
il n'y auroit certainement pas à h é{jter. "

" Mais, le Pays n'ayant contraél:é l'engagement de continuer la pen{j on aux Eleves que
ceux du li eu r Collot pourroient faire, n' aya nt
exigé le cautionnement de refler dan s le Pays
de la part des nouveaux Eleves, que comme
une conféquence de l'o bligation impofée aux
lieurs L ecle rc &amp; Bermond; &amp; ayant d'ailleurs déli é les Eleves de kur cautionne ment
depuis la années, il a paru à la Commiffion,
qui a examiné cerre affaire, dans deux féance s,
que l'art de guérir les mal adies de la Pierre,
&amp; de l'extraire, étoit affez connu, pour ne pas
exiger une continuation d'e ncouragement aux
Chirurgiens qui fe livreront' à cerre partie, St
qui voudront encore fe charger de faire des
Eleves ; elle a penfé qu'il falloit continuer les
penlions accordées, mais n'en pas accorder de
nouvelles. "
Ce qui a été unanimement délibéré.
Monfeigneur l'Evêque de Graffe a dit :
MM.

'Aum6ne de
150 liv. à la

Maifoll l dll Refuge. m la vil/e

J'Aix.

" Les Reaeurs de la Maifon du Refuge de
la ville d'Aix ont préfenté un placet à CElle
Affemblée, par lequel ils expofent la mifere St
les befoins de cene Maifon; ils, la fuppli en t
de vouloir bien continuer l'aumône qui leur
a été accordée par plulieurs Atremblées gé né~
raIes des Communautés. »

:t29

LES ETATS ont unanimement délibéré d'ac~

corder pour a umône à ladite Maifon du Rtfuge,
la Comme de 150 liv. , ClOS tirer à co n(éCjuence,
d~ IJquelle il (era expédié mandement en (a
faveur, par MM, les Procureurs du Pays, fur
le lieur Tréforitr des Etats.
Monfeigneur l'Evêque de GraITe a dit:
MM.
n Le lieur Olive-

Fabricant de gazes'exFahri'lue cle
,
R
' d
u
pofe aux Et lts, qu'il eft parvenu à fabriquer g,D(d , 'f," /
rd
'
Il
'r
a
emarlat a U
(Qute e'pece e gazes, meme ce es qUI ,ont jiwr Olive en
connues fous le nom de gazes d'Italie, crêpes enco/lrngem~nt.
de Boulogne, St toiles pOUI: les bluteaux des
.
moulins à paffer la farine; qu 'il a trouvé le
. fecrct d'y employer les foies de Provence, &amp;
qu'avec quelque encouragement, il pourroit
parvenir à occuper tous les bras renfermés dans
nos Hôpitaux. Il il joint à fan mémoire un certificat d'une foule de Marchands de foie, qui
atteflent la b6nne qualité de fes ouvrages ; il
il pafU à la Commiffion, que cet objet de luxe
ell airez lucratif par lui· même , pour encourager
le Fabricant. Elle a penfé qu'il n'y a voit lieu
à accorde r aucun encouragement. »
.
Ce qui a été unanimement délibéré.
Monfeigneur l'Evêque de Graffe, a dit :
MM.
H

1
•
D,mnnd, en
Meilleurs les Procureurs du Pays établirent Ifmoouitmm,

•

�23 1

2~O

dans un Mémoire en 1781, que le Pays étoit
•
. à . 1 R'
r ds
jôu mùS piIT il. fondé a réclame~ VI~- -VI~ e
o,, 1es Ion
P ays) pal" 1.1 qu'il aV0it fourms, a dlfferenres é~oques, pour
l onJlm c1iM rie la conftruél:ion du P arc de Marfeille, dès que
J'.Arcenal d.
ce Parc jugé inutile ava it été aliéné. »
dU [om

mt!

M~rfii/l'.

» Le Parc de Marfeille fut établi à la fin du
dernier fiecle, pour la confiruél:ion &amp; entretien
des galeres defiinées à défendre le Port de cette
Ville, les côtes du pays, &amp; à protéger le Commerce. »

Le Pays accorda pour cet établilTement, fUI
la demande duRoi, en 1685 , la fomme de 60000
liv. En 1686, le Pays accorda encore 50000 Iiv.
En 1687, le Pays accorda 60000 liv. pour être
e mployées aux Parcs de Marfeille &amp; de Toulon. Enfin, en 1689, le Pays accorda 22262 liv.
pour être employées à cc:.s mêmes objets. )l

MonCeignel1r l'F.vê 'llle

ne Grai're.

a dit ~

MM.

;, Il a été remis à la Commiffion des affaires Mémoire for
diver[es , un Mémoire fort volumineux, fur les L'all&lt;g",,,nt de
gabelle en
moyens à employer pour 1,a Il egement d e 1a G a- la
Proytnet.
belle en Provence. Il feroit trop long de vous
détailler les avantages économiques que l'A uteur de ce Mémoire fe propofe de procurer.
Nous n'avons pu nous défendre, e n ex a min ant
les plans de régie fur cet objet, de la crainte
que tout Provençal doit avoir, de voir altérer
fa confiitution &amp; fes privileges."

)l

» Le Parc de Marfeille a été jugé onéreux

à l'Etat, &amp; inutile, d epuis nos liaifons avec l'Efpagne. Il a été aliéné au. p~ofit du Roi; ne fcroit-il pas jufte que le ROI lint compte au Pa ys,
des fommes qu'il a fournies pour cet établi1fement? »
)l Par cette contribution, le Pays n'dt·il
pas devenu co-propriétaire, à concurrence des
fommes qu'il a fournies? )l

LES ETATS ont unanimement délibéré, qu'il
en fera fait article dans le cahier à préfenter
à Sa Majefié.

" La Commiffib n a unanimement penfé, qu'il
étoit prudent d'en renvoyer l'ex~men à l'Ad.
miniftration intermédiaire. "
Ce qui a été unanimement délibéré.
Commi.f1ioB

Monreigneur l'Evêque de Sifieron , Prélident pour la forma.
de la Com mi ffio n pour la formation des E tats, tian du Etats.
l'
Hum,me rapa (It :
pon.

MM.
Pl ulieu rs Députés aux E tats, de la part
Communautés de la Viguerie d' Aix, o nt
Cl
Ir
reprHenté, que, COlllre l, u f age co nll
ant d' allem•
C'"
1
C
bl er au mOins une lOI S 1 anneee , toutes es om,
C h f J'
mun aucés , des Vigueries dans le~r
e - leu,
celle d'A IX, par un e contraventio n aux Réglemens généra ux, étoit la feule qui n'eût poin t
eté aITemblée depuis 1717 , malgré le Réglement renouvellé encore en 1779, ,j

de~'

1

Plaintes de

pllljùurs Dep"S des" Commllte
1 v._
nauteS lU Il l' l

. d'Aix

guene

,

/itr ce 1"&lt;~eue
Vigllerlt 11 a
pllS &lt;te' ~Jfem­
bile .!,p~~~sr.
'7 lJ.Jurc~
17 )

,

�9/1'"'' ejl rtp,&lt;~

J'aW r""

J'

MM. le.

2P.

COI1Cllli: _d~~ per{uadols qu'ils

&lt;folVent êlre les premiers à donner l'exemple
de lie con,ormer
l"
aux loix , ont écrit aux Comt!' A L~, au [ùu
d' ,r ull D.~ mun autés tle la Viguerie dont ils fOllt les Chefs,
Pl~;onom!l/c'pnr IX leu r ont témoign é le defir qu'ils avoient de
dl,.
les atrembler ; les Etats n'auront donc plus à
recevoir des plaintes à ce fujet. "
'Jç
cond Conf;,/

" Ces mê mes Communautés de la Viguerie
d'Aix repré fentent e/lcore , que par toutes les
loix anciennes, &amp; renouvell ~es pendant trois
cents ans, il doit y avoir Ull D ép uté de
chaq ue Viguerie aux Etats ; que ce Dépu té ne
d oi t être, ni Conful, /li habi tant du Chef-lieu,
IX que par conCéquen t le fecond ConC,,1 d'Aix
ne peut être regardé comme Dépu té de la part
de la Viguerie, puifqu'il n'y a point eu tI' Aifemblée , IX que les Réglemens s'oppoCent à Ca dé·
putation . ,~
-

2B
" Cette préromption eft appuyée, fur ce que
dans les Etats de ) 622, le fieur de Beaumont,
Couful d'Aix, opina pour la Viguerie. "
" La Commiffion a penfé que toutes les Vi- L u E lalJ dtgueries, fans en excepter aucune, IX nonob[- liberC/l I '1' IC l OU tant rout ufage contraire, dev oient ê tre alfe m- us le; Vigueblées au moins une fois l'a n, &amp; n otam ment dès ms , fmlS en eNqU'OIl aura reçu les lettr es de convocation des ficepler .~cubnl·' '
..
_ c.
. eronf flJJCflI u s
Etats, o·" n que c haque Comm un a uté de la V I- avalll 1. COIlguerie puitre p orrer (es plaintes , &amp; les remettre yocalion des
au repr éfentan t tl e la Vi gu erie aux Eta ts. "
EtalS.
Ce qui a été unan imement délibéré.
Monfeigneur l'[vêq ue de Fréjus ,Préfi~ent

de la COll1miffion pour les trav aux publtcs,
a dit :

Comm(ffion
pour lu Ira )I fll/X publics.

Cïu'IuÏeme

" Par la connoitrance que nous avons prife
de la comllofition.des anciens Etats, nous avonS
trouvé que les ConCuls &amp; Alfelfeur d'Aix, Procurel!rs du Pays, y avoient conftamment affiflé
tous les quatr e , lor[qu'ils fe tenoient à Aix."
,. Dans les Eta1s de 1539 , 1578 Sc 1620,
on appelle aux voix la Viguerie d'Aix, de même
que ce tte Communauté, fans défigner le nom
des Opinans Dans ceux de 1624 , les D éputés
des Vigueries y [ont dé fi g nés par le nom du
li eu d'o ù ils ' étoient D é putés, Sc il n'e n eft
d é figné aucun pour la Viguerie d'A ix; ce qui
fuir préfu mer qu'un des ConCuls d'Aix opin ait
pour elle. "
Il Cette

r appof l.

.M M.

.

.

Con"Jlatiol1~ .
" Des contefiatioll s fe font élevées entre Macnlre fol. le
ùame de l'Epine 8&lt; M. le_ Comte de Drée, fur Cornu dt D rée
l'exéc uti on du plan du chemin tle To ul o n à la &amp; /J1ad..me de
Valette, ddibér ée par l es Aifembl ées gé nérales 1 Epillt , fur
/'tmplacenunl
des Communautés. "

" La Commiffion a penfé que cette affa Ire
meriroit la plus grande attenti o n_ E ll e a obfe rv é
que la confiruéboll de cette rou Ie, elftnt ie lle
au fervice de Sa M ajefté 8&lt; a u Commerce, ne
pouvoit être rerarc1ée plus 1 (1l1g -r~ms; que la
Co mmunaut é de Toulon 8&lt; .Ies autres Com muni1Utés voifines avoient fait des av ances co nlidéIables, fllr les alfurances qui leur av oient

Gg

du chan i n de
T Ollloll à la V {Llette..

�1.~4

Lu Etats de'lib.:rr:nt 1U1llfl
Je M ,H. lu
Procllr~urs du.
P.zys accédera
fur lu lieux ~ éi
9J1~ 1:1 pnmure
A!flm;lie renforde d, M.l 1.
/.s p,oCllr~llrs
. c
du P dyS nes CI
join r,j' Jl3.uara
dijiflitivcmcnt,

été d«&gt;nnées que ce chemin feroit entiérement
achevé par toute J'année 1788; qu'en con rét{uence , cette obligation avoit été imporée à
l'Adjucataire , &amp;. que d'ailleurs, il ne s'agiŒ?it
OIU jourcl'hui que de l'ex écution d'un chemlO deJa
adopté &amp;. dt!libéré par le Pays, &amp;. déja mis en
conftrufri o n. Il a donc paru à la Commiffion
qu'il n'y auroit aucun inconvénient à ordonner,
que par l'un de MM. les Procureurs du Pays,
qui accédera ince{[dmment fur les li eux, avec
tout autre Ingénieur que ceux qui om déja trav.'.illé à la levée des plans du local IX à la dre{[e
du devis, il fera procédé, les Confds de Toulon IX .de la Valette , IX toutes les parties intére{[ées préfe mes o u dllem ent app ellées, à une
nouvelle vér ification d'après l'infpefrio n du 10&lt;:a l, IX l'appl ication des plans &amp;. dev is ellimati fs ; que du tou t il fera dreIfé procès-verbal,
ligné par ledit lleur Procureur du Pays, par
l'in génieur qui fera à fa fuite, IX par les ConCuls de Toulon &amp;. de la Valette; pOlll', le proces·verba l rapp o rté à la premiere A{femblée
renforcée des Pr oc ureurs du Pays né s IX joints,
être par elle fiatué défin itivement fur la COIltefiation (lev ée entre Madame de l'Epine &amp;
M. le Comte de Dree. "
LES ETATS, à la pluralité des fuffrages, ont
ad pté le vœu de la Commiffion.

Pepinùn
M o nfeigneur l'Evêque de Gra{fe , a dit : qu'il
cloliviers. Reju
a été préfenté uO Mémoire pa:!~ lieur Bremond
dda dm/alld"lll
Sr. Bremond de de la viJle de Cuers, par lequ el il récla me un
eller; Ul en ·

couragtlnmt,

2

35

. .

"1

Etats lui accordaIfent un {01 par ohv ler qu 1
enlevera de: cette pépiniere, ou qu'il fi{[e l1 t avec
lui, &amp; pour Ja moitié, les frais de cet éra blif{ement, en lui donn ant cepend am une fomme
de 5000 li v., pou,r {ervir à l'acquiution du terrein dans - lequel il veut former fa pépiniere. •
La Comrniffion a pen fe qu'i l n'y avoit pas
lieu à accorder aucune des demandes du fieur
Bremond.
Ce qui a été unanimem ent délibéré.

,.

Signi, t J. R. DE BOISGELIN, Archevêque
d'Aix, Prélidenr des Etats de Provence.

Du trentieme dudit mois de' Janvier.
PR ÉSIDENT MONSEIGN EUR L'ARCHEVEQUE
D'AIX.

M

E.

Ricard, Greffier des Etats, il fait
leéture du procès-verbal de la derniere

féance.

MONSEIG NEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Pré. S ecours decinEde nt, li fait part aux Etats d'une lettre de M. quaI/ ft mJ~e.!t­
le Contrôltur Général , par laquelle ce Minifire '''es ,acReor. &lt;Ji
.,
.
par e \Ol, ur
lui ffiilrque , qué' Sa MaJene veut bien accol'"- Il! d'/lJQuf' de
der :â&gt;U Pays le fec o urs de 5 0000 li v. qui avoit /II. l'./lrrl.. ,•.:_
été dem andé par Monfe igne ur le Préfident, en que d',dix, Pd·
faveur des Communautés ravagées.
fidmt, w /1.

veUT

encouragement de la part des Et ats pour une
p epiniere d'oliviers; il deureroit , ou que les

des

(oJn-

lnunauU'S fni'a -

Gas.

,G g ij

�237

LES ETATS ont reçu, avec la plus vive rc-

Teneur de la Lettre.

connoilfance J ce nouveau bienfait de Sa Miljefié,

.&amp; ils ont renouvellé, à Monfeigtleur le Préfi-

A VerCailles le 23 Janvier Ii83.
J'ai reçu, Monfieur, la lettfe que vous m'avell: fait l'honneur de m'écrire le 14 de cc mois,
&amp; par laquelle vous avez bien voulu m'informer que les Etats av oient accord~ les fommes '
qui leur Ont été deman .lées PO'lf Id capitation
&amp; la dépenCe des mil ices , &amp; conCenti à une augmentation de 35°000 li v, fur l'abonnement des
Vingtiemes. Quoique cette derniere Comme fût
-'nférieure de 112000 liv. à la fixati on que le
Roi avait arrêtée, Sa Maj ellé a bien voulu s'en
contenter, en confidération de la détre!fe dan!;
laquelle la Province Ce trouve, &amp;. dont je lui
ai rendu compte, en mettant fous Ces yeux: le
tableau que vous m'en avez fdit. Sa Majellé a
açcordé en outre le fecours de 5°000 liv. que
vous avez demandé en faveur des Communautés
ravagées, En faiCant jouir la Province d'un pareil
loulagement, Sa Majefté a moin s conCulté I~s ~e­
foins de l'Etat que fon afft:é\:iun pour Ces fu)ets
de Provence, &amp;. le defir qu'elle a vait de marquer aux Etats. combi!!n elle a été Carisfaite de
-leur emprelfément &amp; de leur zele pour [on [ervice; vous pouvez être bien a tru ré , Monfieur,
-que s'il avoit été poffible d~ faire d'avantage
pour la Province, Sa' Majellé s'y [er o it PQrtee
d'aulant plus volontiers, qu'elle n'auroit f~[ en
.çela que fuivr.e les mouvemeos de fon cœur.
, J'ai l'honneur d'être avec un tres li ncere 1\(
parfait attachement, Monfiéur, vorre tl es humble &amp; tres-obéilfant ferviteur. LAMBERT.

dent, les fentimens dus au zele aél:if &amp; éclairé
dont il ell nnimé pour les intélêts du Pays.
MonCeigneur l'Evêque de Gralfe, Préfident
Commifliotl
de la Commiffion pour les demandes du Roi /){ pOlir la impofo
'
lions.
impo filtlons,
a d'JI :
P remier rap·
p ort.

MM.

-

.

éé

C'.'

Fraiulll voy"""

}) Sur les reprérentatlOns qUI ont t laiteS Y ge Er dll jjour
par les lieu rs D éputés des Communautés /){ des du U lputu du
Vigueries " qu'il feroit trop onéreux aux Com- Commun alites
munaurés &amp; aux Vigueries de Fayer Its frais Er du . V,iguedu voyage, &amp;. ceux du féjour de leurs Dé- rus , a Loccapu rés en cette V 1'll e , pen cl ant 1a tenue d es fion
_, de
E la tenue
T
=
~
Ltats. »
)) La Commiffion a penCé, que ces frais de"Voient être dorénavant à la charge du Corps
des Vigueries. »)
}) Elle a cru devoir proporer aux Etats de
les régler à fept !i:vres par jour pour le féjour,
à douze livres par jour Four les jours de voyage,
tant en allant qu'en revenant, &amp;. cl!! fixer trois
livres pin jour pour les Valets-de- Ville fervant
auprès des fieurs Députés, &amp;. pour le nombre
de jours effeél:ifs feulement, y compris Its jours
de voyage. Elle a cru devoir prop"fe r encore,
que, pour cette fois feulement, ks fitur s Députés des Communautés, ceux des Vigueries, les
,O fficiers du Pays, 'l e Trompete /){ ItS Sel vileurs

�2.39

1.,8
feront payés pOUl" qua rame-cinq jours de féjour
&amp;. ,à l'avenir pour t.rente jo urs de fèjour, quanJ
mente les féances des Etats dureraient moins
de tems. 1)
LES ETATS ont adopté. le vœu de la Commiffion.
Monfeigneur l'Evêque de GralTe, a ajouté:

» La Commiffion s'ell: enfuite faft re préfcnDons [,&gt; gra·
tifications on:h'· ter l'état des dons &amp; gratifications , que les Alr"m'
1Imre.J.-

bl és des Communautés accord a ient annueilement ; ~ . après s'être inll:ruite de l'ori gine &amp;
des motifs de ces dons &amp; gratificatio ns, dont la
plûpart avaient été établis par les Etats, avant
leur fufpenfion , elle a unanimement penfé qu 'ils
de~oient êt.re continués, en retranchant quelques
articles qUI étaient relatifs au lieu de la féance
des AlTemblées. »
» Ces dons &amp; gratifications fo.nt :

)) A M. le Baron de Breteuil , Minill:re &amp;
Secretaire d'Etat, 7700 liv. Il
Au lieur Sïlvell:re Con premier Commis

•
1000 1IV.»

)) Au {jeur Serré, Secretaire de M. l'Inten~
dant, 900 Iiv. Il
Au {jeur Chaudoin , Secretaire de M. le
Commandant, &amp; à lui perfonnellement fans tirer à conféquence , 900 Iiv. Il
•
Il

li"

300

Au Direéteur du Bureau de l'Ordinaire,
liv. ))

)) Au Faéteur du dit Bureau, 48 liv.
)) A M. Pafcalis, AlTeJfeur d'Aix,

'

)) Au Secretaire de M. le Prince de Bea uvau,
Goûverheut' de Provence, 1500 liv. ))

J)

150

liv.»

)) A Me. de Regina, Greffier des Ètats,
100

Jiv.

Il

)) A Me. Ricard, Greffier des Etat5,
)) A Me. Blanc, Agent des Etat5,

J) A M. le Duc de Brancas C eirell:e, lieutenant Général pour le Roi en Provence, 5 000 liv. JI

J)

» Au Secretaire de M. le Lieutenant Généra}';
HOa liv. ))

Il

Aux trois Commis au Greffe,

100

60

450

liv. Il

Iiv. »
liv.»

)1 Au Trompette &amp; aux quatre Serviteurs du
Pays, 150 liv.»

.» Au Courrier,. pour porter les dépêches aij
fUlet du don gratuIt, l ~oo liv. »
Ce qui a été unanimement délibéré.

�1.4 1

1.4°

Monfeigneur l'Evêque de Gralre , a dit:·

Pour les gages des Officie'rs du Pays, il fera Gages du Oflevé douze livres fix fol s par feu.
ficurs du Pays_

MM.
In/politio;' de

n La Commiffio n a , examiné, avec (a p(U9
grande
att e nti o n, tou S les objets de depenCe.
pour ~/N. exigt't
auxquels
il falloit fa ire f&lt;Jce par des impoliAUX quatre
t·ions jufies &amp; proportionnées; elle a appliqué'
fjuarlÎc rs Je
l'annù '.;88. à chaque article la Comme néceiraire &amp; in.difpenfable ; &amp; elle &lt;! été partagée en opinions
fur un feul pb int; favoir, li on impoCeroit pour
les cas inopinés 60 liv. 7 f. par ft:u, ou feur
l ement 53 liv. 7 f., en lai{[ant Cublifter, danS
le premiet cas, l'imp olition géné rale fur le pied .
de 917 liv. par feu, telle qu'e lle avoit été
fuite par la de rniere Aifemblée des Communautés , ou en la rédu ifant , dans le fecond cas,
à 910 liv. Il
9'0 /Iv .p arfi u,

LES ETATS ont impofé neuf cent dix livres
par feu, pour être exi gées, aux quatre quartiers
de la préfente année J 788 , fuiv aut la répartitioB
ci--a près.
.
SAVOIR:

Pour l'abonnem ent du droit fur les huiles, D roiu for les
huila.
li fera levé lè~e li \lres par feu.
Anciennu
Pour les anciennes rentes co nfti t uées fur le
nllles,
fur le
Pays J à c&lt;tufes des fomme~ principales par lui
P"ys.
empruntées, il fera exigé qu atre ' vingl·dix livres
par feu.
I l " 11

'l

N Ol/yella

Pour l'amortilrement fucceffif du principal, rent es.
&amp; arrérages des nouvelles dettes contraélé es p ar
le P ays&gt; il fera levé cent livres par feu.
l'

Pour le payement de .ta Comme' de 7 0 0000 1"
accordée au Roi, pour le'dOIlI gratui~ de la pré fente année, il fera levé deux cent quarante- une
livres dix fol s par fev.

D on gratuit.

Pour le payement des 35000 liv. de J'abonnement des droits d'albergues , ca valcades , &amp;.
autres vieux çlroits; il fera exigé do uze livres
deux fols par feu ••

Vieux droits_

R eparatioIJ S

Pour les a pp ointemens de M. le Gouverneur
GOU:Ytnuur.
8t pour l'entretencment de fa C omp 2g nie rie
Gardes, il fera levé&gt; fui v3 1lt l'impoliti on faite
par les derniers E tats, dix-fep[ livres dou ze fol,
par feu.
L ;euutJl!llt.
t ci; ~'rQ I.

. Pour les appointemen5 de (a C h il J'g~ de M. le
Lieutenant Général, il fera ex ig é fi x livres cinq
fols par feu.

POlir

Pour pay er les 1600 liv. defiinées aux répa- aux bords de la
rations à fa ire aux bords de la rivi ere de Du- D urance à N orance, pour les terroirs de N oves &amp; de Châ- ycs &amp; ChatM""
renard.
teaurenard, il fera lev é do uze fols pa r feu .

CommifT,,;re

PO lir les 2000 li v. des faWes rée l)es, le droi t .1UX fnifiu re'cL·
de nOllvel acqu et des ufages des C om mun autés , les, N ouyel IlC&amp; 1 0 f. po ur li v re , &amp;. po ur les obje ts relat ifs 'II/Cl kt IIftg .....
a u co mm erce &amp; à l'a gricultur e , il fera lev é OhjetS r"ll/ift
au commua &amp;
d eux livres quatr e' f01s par feu.
ri i' agriculture..

Hh

�,

1.41.

Dlptnfi da
t,oupes.

Milica.

Pour le rembourCement de la dépenCe des
Troupes d'Infanterie , C av alerie, l't; Dragolls, en
route o u en quartier pendant l'année 1787, &amp;
p ou r payu les faltigages &amp; ulteufilt!s des ga rnirons établies à Toulon , Antibes &amp; autres
Lieux, il f"ra exigé cent vingt-une livres par feu.
POlir ce qui compete au Pays de la dépenfe
des Milices, il fera exigé hui[ ' livre~ par' feu.

Pour les fondations de St. Va ll ie r, &amp; pour
la rellle de Id prèfente année, il fera levé éinq
"red.S. Valli r livres quatre fols par feu .

Rente des
fonds de l'Œil'

1

POIltS &amp;- che.

Pour la conltruB:io n &amp; répa rati o n des ponts
mGITU. J 1 &amp; chemins, &amp; Four les gages des Ingénieurs \du
ages aU n- p
. Q.
ginieurs, &amp;- au - ays, '" autres dépenft:s relatives aux chemins, il
lm dipmfis re- fera levé q uat re-ving t-une livres cinq fol s par feu.
lallYU.

Pour l'entretien des ponts &amp; chemins , il
ponts &amp;- ch,- fera levé cinquante· une livres par ftu.
Entruù n d(s

m ,Ill.

Ollvrages luiilir/ pubii1ue
dans La haute

Pour les ouvrages d' utilité publique dans
la hau te Provence, il fer a exigé quinze livres
douze fols par fe u.

P r, yence.
Compte du Tr&lt;~
forùrdu Pays.

Pour les frais de la reddition du compte du
Tréfori er du Pays, il fera levé huit li vres par feu.

Pour la ren te de la fomme principale de
en txe'300,000
liv. , au denier vingt·cinq. dOrlt le Pays
CUl ion de la COll '
"en rion dit 1 8 elt char gé , pour les caufes contenues en 13 conR ~nre

Mai

/]J2 .

Comptnforion

des taiiiu de

vention du lB mai 177 z.
Et pour la compenfation des tailles dt!

MM.

24~

les Officiers des deux Cours de Parlement Sc
des Comptes , il fera levé cinq livres douze fols
par feu; toujours néanmoins fous la réferve expreB'e Utl rembourfement à faire par le Pays, de
la Comme de 6 0,000 liv. pour lefdites deux
Cours, en exécution de l'Arrêt du Confcil du 3
juin 1606, conformément aux Délibérations des
AITembJées des 6 avril 8&lt; 27 mai 1754.

MM. les O.fficilrs du P nrl.mell' . &amp; du

Compus ..

Pour payer le fecours extra ordinaire, te- D ons gral/IÙS
nant lieu de don gratuit des V illes, accordé da "iUes . S~­
pour dix ans, par l'AITemblée des Communautés cours eXlrllor.
dinaire.
de 1780, il fera levé quin ze livres par feu.
Pour la conllruB:i~n du chemin, dans le
terroir de Meyrargues, il fera levé onze livres
par feu.

Ch, min de
Meyrargues.

Pour les frais de conllruB:ion du b âtiment
pour la bibliotheque du Pa ys, &amp; objets y relatifs, il fera levé dix-neuf/ivr es dix fols par feu.

B ibliOlhe'lue
du PAyS.

Pour les frais des Sieurs Députés du Tiers-

Frais d4 la

"Etat, foit aux Etats, Coit à la Cour, 8&lt; aux tenue dfS Etats

AITemblées intermédiaires, 8&lt; pour les dépenfes &amp;- objets
lift·
a nnuelles 1\{ ordinaires , il fera levé dix-fept
livres par' feu.
Pour les frais des procès, dépenfes imprévues, &amp; pour tou s les autres cas inopinés, 8&lt;
d~penCes indifpenfables, il fera levé cinquantetrois livres fept fol s par feu.
Toutes lef'luelles impolitions, ci-delfu' mentionnées , reviennent à la fomme de 910 liv.
H h ij

rela-

Cas inopÙUL

�24'4
par feu, dOnt l'exaétion fera faite par le lieur
Pin, Tréforier des Etats, aux quatre quartiers
de la préCente année, également fur le pied
de 2 Z 7 liv. 10 f., pour chacun defd. quatre
quartiers.
Monfeigneur l'Evêque de Gra!re a dit:

M 1\1.
" La Commiffion s'ell auffi occupée de l'i m·
Entruim des
B âtard; 6- ell ' poCition ci-devant faite, pour l'entretien des Bâ·
fifll s expofe's.

Lu EtAIs
chargmt I A d-

minijlratiO/l inurm/t{i~ire de
s'occup" des
moyens ae renJre cu e'tabllle-

ment plus mile

al'h uma ,,ù l , 6&gt;
moinJ onereux
QU Pays.

tards , &amp;. enfans expoCés; &amp;. d'après le relevé
qu'elle a fait faire du montant de la dépenfe,
&amp;. des payemens, pendant les Cept dernieres
années, elle a étc! convaincL\e que cette impolition, qui monte à 100 , 0 00 liv., était annuellement infuffifante , au moins de 30,00 0 1. "

14)
!lne tle la junice &amp;. de la bienfaifance de Sa
E ncourag e...
Majefté, de venir au (ecours de cette clarre ment à deman der
infortunée, ont unanimement dé libéré, qu'il à S iJ 114~lli, en
(era fdit les plus viv es inllances, pour obtenir fn "HU r d c,s. n ourrices 'luifè char.
de Sa Majellé un encouragement en faveur des t erOll1 d'm fon s
Nourrices, qui fe chargeront d'enfans .t rouvés , pris aux Hopipris dans les Hôpitaux , du Pays, IX Monfei g ntur taU X .
le Préiident a é té prié d'appuyer cette demande,
de tout [on crédit. "
.
MONSEIGNEUR L' ARCH~. VEQUE D'AIX, préB ibliot/.e1ue
lident, a propofé aux Etats, de confdcrer, par du P ays .
Lu Etats
un homm age public IX [olemnel, d a ns le proces·verbdl de leurs [éances, les (el1timens de confoerent J par
reconnoitTance dont les Trois Ordres doivent l /ll hommage Jo'unnd ) dans If!
être anim és, pour le legs précieux que M. le f roca ·verbal dt:
Marquis de M ejanes a bitn voulu faire à fa leurs jèancu J
Patrie. "
ln u connoiJ/ance de t Oll S les
O rdrt.t , p our le.

" Sur quoi, fes Etats ont penfé qu'il élOit
impoffible d'augmenter, quant à préCent, une
impofition déja très-conCidérable; mais qu'il railoit a vifer aux moyens de rendre cet érabliC.
Cement, plus utile à l'humanité, &amp;. moins oné·
·
reux au P ays; 1' lsont c h aree' en con Cequence
....
l'Adminillration intermédiaire de s'occuper de
cette affdire, &amp;. de préCenter aux proch ains
Etats, Ce s obfervat ions fur l'excès de la dé·
penfe, fur les caufes d" la mortalité d'un grand
nombre de Mtards, &amp;. [ur les moyens qu'on
pourroit employ er pour y rémédier. "

" LES ETATS ont témoi gné, par le s plus
vives &amp;. les plus lincere s acclam atio ns , les r~n­ h gs f ait par M .
l, JJlarquis de
timens dont c haque Ordre ell pénétré pour la JJ l eja/llS.
mémoire d'un citoyen, qui, apres avoir été
jnfi\1im~ nt utile à fOf! Pays pendant [on Adminil1r ation; IX à Ces Conciroyens, par Ces vertus
&amp;. fa bien fd iCdnce, a voulu en perpétuer les effets
par des dons toujou rs renaiffans, &amp;. qui m é riterullt chaque année la reconnoi!rance de nos
nt veux. "

LES ETATS perfuadés, qu'une des caures

Alqrde JJJ. le ·"

"

prillci pales de la mortalité des b â tards ell le
d faut de nou.rices; confidérant qu'il [eroit di-,

R t mtrcÎmt ns

L Es E T AT S inctruits par Monfeigneur

le
P ré li dent, du nuble définl é re!remel1t que M.
Je Ma rqui s de la Goa, neveu &amp;. hüitier de
M . le M dr'luis de Meja nes , a JI10ntl é à ce tte
oc cafi ,m, ont unanimemtnt délibüé, que M.

à ,1/. 1&lt; Ma r-

vnws
d&lt;l a G "a ,
,Y"'1 ci JJàÎtùr
!"tS Je M e-

jana.

�247

24 6
le Marquis ci e la Go a fe ra remercié au nom
des EtJt; .
Monfe ig neur l'Ev êque 'de GralTe a di t :
Offrt d, Mil-!
de tOrdr&lt; de ,. " qu'i l a alfemblé la CommilTion des dema ndes
Noblelfo d'Ilne du Ro i, BI. impofitinns, d ans laque ll e, en s'o c·
conu~bUlioTlllo­
lo,u,zir~

c up a nt de la fixation du montant des impoli-

li la df.'·
p'l1ft dei che- ti a ns , po ur la préfente ann ée, MM. de la No ·

b lene ont offer t , par les motifs exprim és dans
un mém o ire qu'ils ont remis, une contribution
vo lo ntaire à la dépenfe des chemins, fous cer.taines conditions renfermées dans ce Mé moire,
qui fera lu aux Etats. "

me/J!.

E t I lln don
Jt! charité dt!
40 0 0

/iv . pour

l'entlaiC:1l des
b.îlards.

Offre de MM.
de l'Ordre du
Clerge' de la moi·
lié dt lA cOlllribution ft du don
d, charite' al
firts Far MM.
de 1'( )rdrt de la
N ubl1fe.

" MM. de l'Ordre de la Noble lTe ont encore
propofé, de faire un don de charité de 400 0 1.
pour l' entretien des Bâta rds. , ,,
" MM. de l'Ordre du Clergé, ne pouvant
confef)tir à aucune contribution) avant d'être
inflruits du vœu de la prochain e AlTembl ée du
Clergé, ont offert, ta nt pour les chèmins que
p ou r l'entretien des Bâtards , un do n de la
m oi tié de la con tribution, BI. du don de cha rilé
offe rt par MM. de l'Ordre de la Nobltire. "

M émoire [ur la contribution volontaire de la
NoblejJe J aux Chemins.
•

" La Noble!fe n'a jam..ais contribu é à la d!!penfe des chemins. Elle auroit le droit de n'y
pas contribu e r, BI. p ar [a polTeffion, tic par la
nature de cette dt&lt;penfe qui r!l mplace la cnrvée,
tic encore plus par tous les titres qui affulcnt
la [ran'Chi[e tot ale des biens nobles. "
" Cependant la No ble!fe voudra bien,' BI.
fan s tirer à conféquence pour d'autres ob Je ts,
confentir à contribuer à la dép en(e des chemins ,
dans J a proportion réglée proviroi rem ent pour
fa contribulion à l'abonnement du droit [ur les
builes , BI. à la conflruaion du Palais. "
" La N obleffe ne fera pas valoir toutt!s les
confide ratio ns qui devr a ient faire diminuer cette
contrib ution, telles que c ~ lles fondées fur ce
que le commerce retire le plu s g ra nd avantage
des chemins, tic eft la ca ure de leur plu s grande
dépenfe, BI. , q ue la N ob!e!fe ne fait pas le
co mmerce. "
La No ble!fe a toujours donné des preuves
de [a juftice tic de fo n patriotifme, quand elle
l'a pu, fans blelTer (es droits elTentids tic con[ti lU tifs , dro its qui dérivent de Ja pr o priété, tic
qui tiennent à J'ordre public, tic il celui d ' un
Gouvernement monarchique. "
lJ

MM. les Députés des Communautés ont
R lftrve de accepté ces offres, fou s la ré[erve de demander
MM. les Di une plus forte contribution, "
p~tû deJ Com)J

mrmauUJ.

Me. Ricard, Greffier des Etats, a fait leaure
de deux mé moires remis par MM. de l'Ord l'li
de la Nohle!fe, BI. dont la teneur fuit :

" La N oble!fe touj ou rs animée du m ê me
efprit, tic dans !e defir de concoutÎr au bitn

M /mnlre le

l'Ordy, de la
N ohltfi ,fùr la
COlurihu/I ,..n

YO~

IOllfnÎre aux
chemins.

�Z49

24 8
&amp;. à l'avantage pub lic, vo udra do nc bien contribuer volonta irement à la dépen[e des chem ins po ur une v ingtieme poni o n, a infi qu'e lle
contr ibu e à l'abonnement d u droit (ur les huiles ,
&amp;. à la conflr uétion d u P alaIs. "
" La N ob lelTe cepe nd ant contribue for tement
à la dé penfe des ch emi ns &amp;. tr-ava ux pub lics,
par la portio n qu'e Ue (upporte pa r elle, même
&amp;. par Ces Fer mie rs, &amp;. par fes tro upea ux , d;
~ 'a ugmentation du prix d u fel, &amp;. fu r laquell e
JI a été acco rdé pa r le Roi, depuis quinze ans,
u ne in de mnité de 15 0,00 0 liv., &amp;. depuis {jl(
a ils, une au tre indemni té de 5 0,000 liv. qui
ont été em ployées en entier au pro fit &amp;. au
(ou lage men t du T iers·Etat. Mais cette contri·
b utio n étant abColumen t vol o nt aire de la part
de la N o b lelTe , elle y m ettra les conditions
fui va ntes. "
" 1 °, Cet arran gement &amp;. cette fi xa tio n fe·
r Ollt pro vi Co ires , &amp;. n'a uront lieu q ue jurqu'à
ce q ue, pa r l'operat io n de l'affo uage ment &amp;. de
l'affio rin e ment fa ite co nj o inte m ent, on a it pu
co nn oÎtre la va leur relative des bie ns nobles,
&amp;. des bie ns rotur iers " &amp;. fix er, d ' a p r ~s cene
val eur relati ve, ra me fure de la contribu rion
des bi ens nobl es , a ux V ingti emes, &amp; autres
objets auxquels ils contribu ent, en ay'a nt néan·
moin s égard, lors de la fi xation des V i~ gtiemes ,
à la po rti on d'iceux qui doit être appliquée
à l'in duflne, &amp;. à la va leu r d es m aiCons de!
,Villes. "

" zo. Si 1.: Vingtieme, p ayé par la Nob lelTe,
pour

peur la dépenfe des chemins , ex cede (a conu ib ution, enfu ite de la v érifica tion relati ve des
biens nobl es, &amp;. des b iens roturi ers; le Tiers,
rellituera ce qui a ura é té pay é de tr o p par la
No!lle{.fe , avec les i ntérê ts tds que de droit;
&amp;. ,fi la NobJeiTe a m oins payé qu'ell e ne çl el'Olt, elle paye ra au T iers ce qu'elle auro it
dû payer de plus, &amp;. c 'dl: au(Ii avec les intérêts tels que de droit. '"
Il 3°, 11 fera exa min é 8&lt; d j(cuté , av ant les prochain s E tats , ql1els font les m eilleurs, les plus
,ourts, &amp;. les plus économiques moyens po ur
parvenir à fair e conjointemen ~ le nou v el affou agement, &amp;. le nouvel afflodnement, co nformé ment au x uaités &amp;. conventions paiTées elltre la.
NoblelT~ &amp;. le Tiers; &amp;. apr ès que ces E tats a ur o nt ·
adop té un plan, l'a /fo u ~gement &amp;. l'affi orin ementferont comm encés dès les premiers mois d e l'a nn ée
1789 , ainli qu' il a dé ja été délibéré par le ; E ta ts i
&amp;. ~n cas qu' i,l s ne Coi ent pas fini s à cette épo qu e .
qUI eft de. rIgueur, &amp;. qui ·ne pourra· ê tre retardée ou renvoyée, (o us quelqu e prétex te &amp;.
pour qu elque caufe que ce foit, la N obl elTe.
ceITera , des le premier Juillet 1792 &gt; d'êrre tenue
de contribuer à la dépen(e des chem ins ; fans
que, po ur q uelque motif, &amp;. fou s qu elq ue prétex te que ce fOit , elle puiITe ê tre obligee d e
payer po ur le tems qui fe (era écoul é depuis
l'époqu e du premier Juillet 1792 &gt; jufqu 'à ce lle
où l'o pérati on conjointe du. no uve l affo u age~
m ent &amp;. amodn ement aura été fini e. ».

" 4,°. La Noble.tfe , en contribuant à la dépenfe:
li

�'~

h.

.

l.H

Z 50

ues c emlns, contribuer ~ auffi, St tant feulement;
à, celle concernant les Ingénieurs, (ous - Ingémeurs &amp;. III(peél:eurs, 'lui peut être regardée
comme accelf-oire à celle des chemins; &amp;. leurs
honoraires Ile (eront plus pris fur les fonds des
cas inopinés, mai s fur It:s fonds des chemins
&amp;. (dlli que la Nobleffe, 'lui contribue aux che~
mins ,volontairement &amp;. (ans aucune obli ga tion.
&amp;. qUI peut par con(équent borner &amp;. limiter les
objets, (oit tenue de contribuer à aucune autre
dépenfe qui pourroit être regardée comme relative ou connexe aux chèruins. "
1)

5°. La Nobleffe ne contribuera qu'aux feuls

èhemins de premiere &amp;.' de (econde claffe:!, qui
(o~t à la ch arge de la généralité du Pays,

Be

qUI doivent être délibérés &amp; approuvés par lei
Etats;' &amp;. elle ne pourra jamais être obligée de
contribuer à la dépenfe des chemins de Viguerie
ou de Communauté, )

» 6°. La Nobleffe ' ne contribuera point au
paiement du fonds ni des intérêts du million
emprunté en 1777, pour la route du bateau de
Noves à Marft:ille, ni des ZOO, OOO 1. empruntées
ou qui ont dû l'être en 1785, pour 'la route de
Meyrargues, (Ii fI aucunes autres dertes antérieures, s'il en exilte concernant les chemins,
ni au paiement des (ommes qui peuvent être
dues dans ce moment aux Entrepreneurs chargés
des conltru8ions &amp; entretiens des ch emin s , s'il
n'y a pas de quoi les payer (ur les fonds échus;
la contribution volontaire de la Nobl effe ne devant dater que d'aujourd'hui, &amp;. pour l'aveoir, ne

pouvant &amp;. ne devant avoir aucun effet rétro:r8if;
lX. au moyen de Ce, les foixame-douze mille livres
prifes fur les fonds des chemins, pou'r le paiement du fonds &amp;. des intérêts du million emprunté en ) 777, &amp; ainfi que toutes les autres
dettes paffées, employées dans l'état de la dépenfe des chemins, en feront diHraites &amp; féparées, à l'effet de ne pas faire m affe dans la dépenfe des ohemins, à laquelle la Nohleffe veut
bien contribuer. »

" 7". Le terrein noble, qui fera pris pour
l'emplacement des chemins, Ce ra payé; &amp; s'il y
a un ancien chemin abandonn~, le Seigneur
aura la facul,té de le prendre en paiement, ou
fi compte, fUlvant (a valeur, du prix du terrein
noble occupé par le nouveau chemin; &amp; cet
emplacement de l'ancien chemin deviendra alors,
noble entre les mains du Se:!igneur, ou pourra
fervir de matiere à compenfation , s'il
aliéné
ou, donné à n~uveau bail par le Seigneur. Le
paiement des biens nobles fera pris fur ,les fonds
des chemins, &amp;. les Communautés ne continueront à payer que le prix des {euls biens rotu.
ners, "

en

.

,. La Nobleffe ;e contribuant pas à, la dé.,
penCe des chemins de Viguerie, il ne doit pas
lui être payé le prix des terreins noble]; occu,
pés par les chemins de Viguerie, "

,
li ij

�2.B

Mi/Mire Je Mémoire {IV l'aumône de la Nobleffe pOIV l'entretiell
Je 14
des Bâtards.

tOrd,.

N o6/eJfe , for
l' lIJJF1WTu p our
l'entretù n

illI~tÛ.

aes

" L'entretien des bâtards a toujours été à la
charge des Communautes, quand le pere étoit
inconnu, ou hors d'état de fournir à cet entre·
tien; jamais les Sdgneurs, foit à rairon de
]a haute ] uftice, fait à raifon d~ la polfeffion
de leur biens nobles , n'ont contribué à cet
entretien. "
" Telle efl: la regle /3{ le droit commul) en
Provence. "
" Le Pays a pris, en 1763, un nouvel arran·
gement relativement à l'entretien des bâtards.
Cet arrangement a été délibéré /3{ exécuté par
le Tiers-Etnt feul, dont on ne peut que louer
les motifs, parce qu'ils ont été ·diél:és par des
principes d'humanité, afin de conferver la vie,
s'il étoit poffible, à un plus grand nombre de
ces enfans, /3{ afin d'éviter une inquifition /3{
une clélation odieufe, par la recherche qu'on
faifoit pour tâcher de découvrir Je pere ou la
mere, /3{ dont les conféquences étaient fouvent
funeftes. Cet arrangement peut-il nuire ~ux
droits des Seigneurs /3{ à la franchife des bien.
nobles? "
" Le Tiers- Etat a bien reconnu qu'il ne le
pouvoit pas. puifqu'il n'a jamais penfé à demander aucune contribution à la N oblelfe. 8(
qu'en J763, /3{ depuis lors, il a toujours, ft."

réclamation aucune, fupporté entiérement /3{ uni·
quement la dépenfe de l'entretien des bâtards,
par une répartition particuliere [ur les Commu~
nautés. "
" Cependant la Noblelfe voudra bien,
efprit d'humaAité /3{ de charité, donner
nuellement ·, St par forme d'aumône,
Comme cie 40OQ. liv. pour l'entretien des
tards. "

par
anune
bâ-

fi dhdiOTl &amp;
MM. les Commandeurs de l'Ordre de Malte, rlfir:1
e de MM.
ont dit: qu'ils adhérent au vœu de MM. de
lu Commllnl'Ordre du Clergé, fous la réCerve de l'appro- d,urs de l'Ordre
bation de leurs fupérieurs.
de M althe.

MM. cie l'Ordre de la Nohlelfe ont ajouté, D ire ,It M M.
que leurs offres n'étoient fufceptibles d'au- de 'L'Ordre de i.
cune rHerve de la part du Tiers-Etat; qu'elles No6leJfe·
devoient être acceptées ou refufées purement
&amp; fimplement; St qu'en cas de réferve ou de
cefiriél:ion, ils retraétoient leurs offres.
MM. les Députés des Communautés ont dit,
que dans la utuation malheureuCe uu fe trouve
le troilieme Ordre de la Province, qui, depuis
plufieurs fiecJes. Cupporte preCque feul tout le
fardeau des impoutions, St qui s'efl: vu dans
la néceffité de contraél:er des dettes énormes.
tant pour le fervice de fes, maîtres, que pOlir le
bien Be l'utilité générale du Pays, il en indiCpen fable que les deux premiers Ordres viennent à fon fecours, St participent à toutes les
charges qui doivent naturellement regarder le ~

D ire de MM.
1er D e'putis du
Communaules~

•

�2:54

CufetS d~un même Souv~rain, &amp;. les membres
d'une même Adminifiration.
Qu'en conféquence, la contribution offerte
par MM. du Clergé &amp;. de la Nobleife, ne porrant que fur la depenfe des chemins &amp;. l'entretien des enfans trouves, ne leur paroÎt point
Cuffifante. Ils ne peuvent da ne L'acceprer, qu'avec
la rHerve exprdfè qu'ils font de déférer à la
jufiice &amp;. it la bonté paternelle de leur Souverain, leurs rtfp~él:ueufes repréfentations, tant
pour faire porrer les contribut ions du Clergé
&amp;. de la Nohleife fur les divers objets qui doivent les concerner, que pour en faire déterminer la quotité, relaùvement à la valeur de
leurs poifeffions.
MONSEfGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, préfidellt, a dit: qu'il auroit bien defiré que
les Trois Ordres eufI'ent pu fe concilier dans
le Cein des Etats, fur kUfi intérêts refpeél:ifs;
que depuis long-tems, MM. les C o mmiffaires
du Roi lui avoient propofé de faire part aux
Etats des intentions ùe Sa Majefié, que dans
l'efpoir d'engager tous les Ordres à terminer il
l'a miable, &amp;. dans le fein des Etats, I~s contefiations relatives aux contributions; il avoit
différé j{J[qu'à préfent d'adllérer aux dtfirs de
MM, lus CommifI'à ires du Roi; qu'il n'avoit
rien négligé pour amener les trois Ordres à
ODe conciliat,i on qui étoit vraiment à defirer; mais qu'i.\ ne pouvoit plus (e . difpenftr
de fairl:" cGnnoJtre aLix Etats les intentions du

Roi. »

%.~)

Monreigneur le Préûdent a remis à Me;
Ricard, l'un des Greffiers des Etats, un Mémoire dont il a été fait ItEl:ure, &amp;. dont la
teneur fuit :
YI

MImai" J"
Articles particuliers des Mémoires fervant d'inftruaion aux CommiJJaires du Roi, en ['AJJemblée R oi ! u vafu
des Etats du Pays &amp; Comté de Proyence) reflue tf injlru8ion a
MM.fis Camtll la préfcme anllée.
miJfaires.
t

Sa Majefté, s'étant fait rendre compte des
Mémoires répandus en Provence fur les contributions &amp;. les exemptions des biens de différente nature, charge fes CommifI'aires rle
communiquer aux Etats les ob[ervations Cuivantes, en cas que quelque membre des Etats
renouvelle les mêmes difcuffions. Il
Il

)) On a foutenu que les Ordres ne doivent
délibérer que fur les contributions qui (ont à
la charge, &amp;. qu'on ne pouvoit les ~onvoquer,
(Ju'en rendant les contributions communes à
tous. »

,

)) Il eut été à deûrer qu'on n'eût pas élevé
une contefiation, qui n'a nul rapport avec la
{;onvocation des Etats, qui n'a point lieu dans
les autres Provinces, &amp;. qui feroit defirueHve
de la Confiitucion des Pays d'Etats. »
Il Les exemptions des Nobles, ou cles biens
nobles, (ub{jflent en Langueduc , en Bourgogne,
en Bretagne, 8&lt; les trois Ordro:s s'"fI'ernblent,
dans ces Provinces. pour délibérer Cur tOUi

/

�1S6
les impôts. Les anciens "Etats de Provence délibéroient fur lc:s contributions impofées (ur lei
feux. Il

» Les motifs de Sa Majeflé, en convo·
quant le~ Etats de Provence, font de rendre
au Pays f" Conflitution, qui n'avoit été ré·
voqué"e, ni mê me fufpendue par aucun aae·
légal; elle n'a point eu l'intention de faire au·
cun changement dans les Loix, Statuts &amp; ufage ~­
de la Provin ce , par rappon à la répartiti on
des contributions, &amp; il la m aniere d'y déli·
bérer. Jl
Il (emble que ceux qui veulent pro(crirll.
l'ex emption de s biens nobles en Provence, rega rdent la NCllbletfe, ou le Corps des PoITédam;
d'iefs, comme foumis à toutes les charges du
Pays; parce que la NobleITe, en réclamant·
les Etats en 1639-, a reptéfenté qu'elle contribuoit aux charges de la Province. On a 'conclu
de cette feule expreffioll, qu'eJle c.ontribuoit à
toutes le.s charges. J)

257

)) On a foutenu que les exemptions des bie~$
nobles n'étoient fondees q ue fur le fervice mIlitaire perfonnel, qui formoit autrefois la charge
de la Nob lelle, &amp; que cette obliga ti on ne fubfine plus. J)
)) Qu'il n'y
vence. ))

il

point de taill e roy ale en Pro•

Que la taille n'eft qu'une maniere parti.
culiere d'impofer les fonds, comme la dîme
municipale qu'o n perçoit fur les fruits, ou les
droits fur les confommations connus fous le nom
de reves. n
Jl

Il

» Les CommiiTaires de Sa MajeIl:é peuvent
faire fentir que la NobleITe pou voit réclamer,
les Etats, fans contribuer à toutes les charges;
parce que au droit conflitutionnel . du Pays,
elle ajoutait celui d'av oir à dél ibére r fur les
charges auxquelles elle contribuoit; &amp; qu'enfin
on retrouve dans le proces -ve rbal des Etats
même de 1639, J'énumération des charges qui
s'impofoient fur les feux, &amp; qui ne s'impofoient
pas. fur les biens nobles. 1)

Il Que l'exemption des tailles, attribuée aux
biens nob les, n'eft que le pri vilege dOt;lt jouiffoient les Seigneurs féudataires, de n'être point
cotifés par les Communautés foumifes à leur jurifdiLti on; &amp; que c'efl par cette rairo n qu'on ne
reconnoît point en Provence de biens nobles
fans jurifdiLtion . J)

n Que les Communautés ont réc lamé en 1569,
la contribution des deux Ordres au fubfide. )}
)) Que l'exemption
d épenfe des Troupes,
tion du logement des
ne doit pas s'étendre
autres. ))

de la Noble{fe, pour la
ne doit être que l'exempgens de guerre, &amp; qu'elle
aux frais de voitures, St

» Que lé don gratuit eft le gage de l'amour
des Sujets pour le So uverain, &amp; que ce Centiment doit être commun à tous le&lt; Ordres. " .

Kk

�,.

•

2.5 8
Qu'il n'y a po int de rai[on pOlir mettre
11 la c harge du Tiers [eul, les appointemens du
Gouverneur, St du Commandant de la Pro·
v ince. Il

-

•

Il

» Que les dons gratuits extraordinaires [ont
le rachat de la Co nfiitution du Pays, qui doit
être également chere à tous les Ordres. Il
1) Qué les chemins, ponts, chaulT~s St canaux préfentent les mê mes avantages à touS
les propriétaires, St que ces avan tages augmentent avec l'éte nd ue des propriétés. Il

Il Que l'impofition p:lur les enfans trou vés
e!1:. établie par un Centiment d'humanité, qui doit
ammer égale ment tous les C itoyens. Il

, » Sa J:VIaje!1:é d,efirer oit qu'il n'y el1t poi nt
d exemptIOn fondee fur des uCages abolis, &amp;.
elles n'ente nd .point établir d'exemptions nou·
velles. »
" C'efi dans ces difpofitions de [on amour
pour fes peuples, qu'die a fixé d'une mani ere
invariable le brevet de la tai lle dans [on R oya u·
me , qu'elle a porté les Charges nouvelles fur
les Vingtiemes St la C~pitation, St qu'elle a
vou lu détruire to us les privileges dans la lev ée
des Vingtiem es. Il
.
" Mais Sa Maje!lé obCerve qu'en Provence '
·
1es exemptlons
font attachées a ux biens nobles'
&amp; Don aux per(onnes; que ces bi ens (ont pomMS av~ leurs exemptions par les membr es de

to~s. les Ordres ;

2.)9

que la NohleiTe paye fans
jlnvt1ege les charges des biens taill ables qu'elle
polTede; qu~ les membres du Tiers·Etat jouiiTent
des exemptlons attachées à leurs biens nobl es'
que les biens noble s ont été acquis, ont été éva~
lués dans les [ucceffions à plus haut prix, par l'effet
de leurs exemptions; que les b ie ns taill abl es
?l1t été moins vendus au degré où ils [ont plus
lmpofés; que le Se rvice militaire perfonnel n e
fu blifie pas plus dans les autres Provinces qu 'en
Prove nce ; St qu'une raifon qui doi t ê tre la
même. pour la Nobleife de tout le Royaume,
ne dOit pas être opp ofée en particulier à la
NoblelTe d' une feule Pro vince. ,,'
" Sa Maje!lé confidere que rien n'e!1:'plus clairement exprimé dans toutes les Loix St les Sta·
turs du Pays, dans les Ordonnances des anciens
Comtes, dans les Arr êts du Confeil St Edits
enrégifi rés depuis la réunion, notamment l'Arrêt de 170z follicité par le Tiers-Etat, dans les
affouageme ns (ouvent renouvellés
St dans les
des A1re mDé li béra tions des anciens bats
blées des Communau tés, que la réal ité d es tailes
en Provence, la di!1:inétion des biens nobles Be
des biens roturiers, St celle des imp o fit ions
même des dons payables fur les feux, Be 1l0~
fur les biens nobles."

&amp;

n Les anciens Comtes avoient le dro it mettre
des taill es fur leurs fujet s dans des circon!1:ances
d élignées ; ils pre noient le droit de quête St de
fo uage fur leurs fuj cts taill abl es Be les Communautés en furent ch argées, fauf leur recours [ur
l es taill ables, Le fou,age fut appellé tai ll e royale,

K k ij

\

�t()o
les Etats l'ont conCenti fou; le nom cie don gra.
tuit Sc de taille royale; les Etats l'ont impofé
par fe-ux Sc non par florins. "
" I.e taillon fut impofé en Provence, comme
dan s le relle du Roy a ume, par l'Edit d'Henry Il
de 1549' "
" Il eft vrai que les Communautés ont pu
lever leurs taille~, comme les autres dons &amp; {ubfides, dans une forme ou dans une autre; &amp; il
n'en eft pas moins vrai que l'impôt a toujours
été rellrai(1t aux biens roturiers, &amp;. perçu [ur
les feux.
" Il ell vrai que les Seigneurs ont joui du
privilege de n'être p oi nt cotiCés par les Corn·
mun autés, pour les impofitions auxquelles ils
contribuent, cdmme celles des vingtiemes , &amp;. il
ell également vrai qu'ils ont joui du privilege
de ne point contribuer à la taille. "
" La réclamation des Communautés en '569
[ur le fubfi de n'a point eu d ·effet. Le fubfide eft
devenu perpétuel, Sc n'a jamais été levé que
fur les feux. "
" La dépenfe pour le logement, les voitures

261

ont réclamé la décharge accordée 11 la Province
pdr l'Edit de 1661 : elles ont reprtfenté l'excèS
de la contribution: elles ont obtt:nu la fix at ion
du taux de l' impo(ition , &amp;. elles n'ont jam ais
prétendu que la charge dût ê tre partagée par la
NoblelTe. "
" L'Ordonnance ~e 1675 fournit les Communautés à fourr,ir l' étape a ux Troupes en route;
elle fut exécutée en Provence , comme d ons le
relIe du Royaume: cette fourniture lut abonnét en en 1719, &amp;. l'a bonnement fut payé fur
les feux. Il
" Cette fourniture a été remife à la charge
des Provinces en 17z7. Elle a été fil$ée en 1760
{ur le pied de paix Sc . (ur celui de guerre;
&amp; la noblelfe n'a jamais été appellée à y contribuer. "
» Les premiers dons gratuits en Provence
ne furent point diftingués de la taille : le don
gratuit aétuel, établi en 1664, eut pour objet
d'affurer les droits de la Provin et: fur l'affo uagement, qui ne concerne que les biens roturiers,
&amp;. les intéréts des Communautés; &amp;. les dons
gratuits en Provence ont été co nllamm ellt levés
fur ks feux . "

&amp;. le palTage des Troupes étui t autrefui s un fer'

vice perfonnel en Provence, il J'ell encore dans
pluGe.urs Provinces, &amp;. la Nobktfe en eft
exempte. "
" Les Alfemblées des Communautés ont formé
des plaintes fur la dépenfe des Troupes: elle,

Les appointernens du Gouverneur ont eu
d'" bord pour objet l'entrete ne me nt d'une compagnie d'urdonnance, &amp; d'une compagnie de
Gdrdes. Ce ne contribution étoit relative au fervice de guerre; elle fut impofée fur les feux,
comme la dtpenfe des Troupes. »
Il

•

•

�2.62.

Ce qu'on dOI1ne au Commandant, rait bien
plus partie encore de la dépenfe des Troupes. Il
1)

» Les dons gratuits extraordinaires racheten!
une partie de la conftitution, qui n'intére{fe ,9ue
les Communautés. Ils remplact!1H un genre d Impo (ition, qui ne devoit être levé que fur les im.
pofitions même des Communautés. »
)) Toutes ces impofitions font ' les mêmes, qui
Ce levent [ur la raille dans touTes les Provinces
du Royaume; &amp; la Nobl e{fe d'une feule Province Ile doit pas perdre fe s exemptions, ou
celles de fes biens nobles, auffi )ong-tems que
la Noble{fe du refte du Royaume n'en fera point
privée. »
)) Sa Majeflé penfe qu'elle ne pourroit elle
même donner atteinte à toutes les Loix, Statuts, Délibérations, &amp; Ufages du Pays, &amp; aux
Titre~ les plus conflans &amp; les plus folemnel s ; &amp;
qu'une femblable révolution dans l'état des biens
&amp; des perfonnes exigeroit les plus grandes IX
les importantes réflexions fur les principes de
tous les genres d'impo(itions , &amp; fur les effets
qui peuvent en ré[ulter dans fes Provinces.»

» Cependant Sa Majeflé delire que fes Com-

2. 6 3

liv. en 1771, On a conllU depuis quinze
ans l'utilité des chemins. On a multiplié les entrepriCts ; &amp; la contribution s'accroît avec les dépen Ces. On ne faifoit que des chemins renfermés
dans les limites de quelques Communautés; &amp; le,
Pays étoit cenré venir au fecour s des Communautés ou des Vigueries, qUi1nd il fupportoit
un excédent de dépenfe. On traverfe aétuellement la Province dans tous les Cens par cles
gtands chemins . .on pratique des canaux pour
arrofer les terres. Ces travaux [ont plus utiles
aux plus grandes prop riétés . .)

80000

» Les chemins n'ont jamais été con(lruirs par
corvées, en Provence. Sa Majefté, en d~rrui[ant
les corvées dans tout fon Royaume, les a remplacées par une impofition [ur toutes les propriétés. »

)) Il n'eft pas convenable que la Noble{fe con[erve, dans une feule Province, une exemption
qui n'a plus lieu dans toutes les autrts.»

» On paye en Provence le terrein pri~ - [u~
les fonds roturiers: on ne paye pas celUI qUl
eft pris fur les biens nobles. La perte du terrein IX de fa valeur
llne véritable contri",
burion. »

ea

mi{faires pui{fent faire ufage de celle difcuffi on ,
pour procurer quelque [oulagement aux Communautés. ))

proportiol1nell~,

» Les impolitions pour les chemins étoient
lIutrefois peu conlidérables, &amp; la charge n'en
étoit pas fenfible. Cette impofition n'excédoit pas

)) L'im.pofition pour les Enfans trouvés eft une
&lt;Œuvre de chanté &amp; d'humanité. Sa Majefté

» Il efl à delirer de rendre la contribution
plus.

quand l'exemption ne Cubfifie

1)

•

�2.6'5

26 4

efl per[uadée qu'aucun cle. Ordres ne réclameu
l'ex ~ m jl tion d'une chdrge, qui n'efl qu'une &lt;Œuvre de charité &amp;. d'humanité. 1)

,

» Sa M a jellé, en faifant connoître à [es Co rnmi tfaires Ces diCpofitions, a penr.! que [cs Commir[aires, co n[ultés pa r les trois Ordres, pourraient
[e lon les circo nfl&lt;lnces do nn er des réponre s ou
des con reils uti les; ell e leur a fait part de res
dif\)ofitions ,afin qu ' ils (oient inrtruirs des principes qu'ils doivent Cuivre. Signés, LE COMTE
DE CAR..AMAN &amp; LA TOUR. Il

r'

Je J,
M onlelgneur
r'
1e P rient
éfid
lit Dl,eman
Pr&lt;Jid""
a en ulte d eman d'e
à M M . 1,; 1)/- à MM. les Députés de s Communautés) s' Us vou·
pu/ù des Corn- loient accepter ces offres,
nlllnolUlù.

MM . les D éputés des Communautés ont répondu: que les moindres té moig nages de la va·
M 'vI . la DIlonlé
de leur Souverain, [erom touj o urs ~ o ur
puus du Comeux
des
loi x [acrées dont il s ne s'écarteront
mU/lauteS.
ja mlis; mais qu'en mê me-tems ils ne peuvent
[e per[uacler qu' un Ro i au !Ii jufte que bienfaiCant,
&amp;. qui a do nné jurqu'ici tant de preu ves de fa
b o nt ~ paternelle à (es ficl eles Cujets de Pro·
vence, ait voulu conCacrer [es intent ions d'une
m aniere défin itive, [ur un obje~ auffi intére{[ant
p o ur eux, avant que de les avoir entendus.
R lponfi de

Ils o re nt donc [e flatter qu'il voudra bien
accueilli r leurs reCpeétueufes repréfentations, &amp;
faire po rter les con tri butions des deux premiers
Ord res rur les divers objets auxquels ils doivent participer,
L'Ordre

MM, de l'Ordre dt: la Nobleffe o'nt dit: que
L'OrJreJd4
l'Ordre de la No bleffe, perfifiant touj o urs dans N obl'.ffi "n oules [entimens de zele dont il eft animé pour yeUefis offrtS,
le [~rvi ce du Roi, &amp;. le bien de l'Etat, ayan t
en cClnnoi{[ance des intentions de Sa Majellé ,
par la leéture qui a été faite des infirut1i o ns
qu'elle a donn ées à [es Conlmiffaires, renouvelle les offre~ qu'il a déja faites dans les E tats
affemblés, de contribuer volontairement pClur
lel ch emins de premiere &amp;. de Ceconde cl affe ;
&amp; de faire par eill ement u ne aumône, pour l'é.
tabli{[em ent des En fa ns tro uvés , aux conditions
portées dans le Mémo ire dudit Ordre qui a
été préfenté aux Eta ts, 1erquelle s conditi ons [ont
infépara bles derdites offres; &amp;. dans le cas o ù
l'Ordre du Tiers mettroit quelque obftacle que
ce Coit à l'exécution defdites offres, par des ré[erves ou protefiations m ême vagues , &amp;. [ans
objet fixe, l'Ordre de la Nobleffe prie MM. les
Comm i{[aires du Roi de rendre compte à Sa
Majefi é , &amp;. Hon principal Minifire, cie la b o nne
volonté permanente de l'Ordre de la Nobleffe ,
&amp;. des obfiac1es in[urmontables que l'Ordre du
Tiers a mis aux effets qu'elle pouvoit produire.
MM. de l'Ordre du Clergé ont adhéré au
L'Ordre Ju
vœu de MM. de l'Ordre de la Nobleffe.
Clerge' ad/ure aU

Si[!,n t ,

t J.

R.

"œu. de l'Ordre
DE BOISGELIN, Archevêque de la N obl1fi•.

d~Aix,. Préfident de:; Etats de Provence.

�,

2C6
Du trwte-unieme dudit mois de Janvier.
PRtSIDE NT MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUI!
D'AI X.

lo ir bi ~ n co ntinuer [es follicirations en faveur
du lieur Torn atori s.

M

E. Rica rd , Greffier des Etats, a fait lec·
ture du pro cès . verbal de la derniere

féanœ .
Com",i(fi~"
M on Ceigne ur l'Evêque de Gralfe , Prélident
p ou, I~s affl1TCS de la Commiffion eour les affaires diverCes, a dit.
diVl, ld.

ira ji.nI.
R\aj'porr.
D .m.mi. du
cordm d, l'Or.
drc d, S. "'l lChd
'1 7'
pour i l . , ournator;", Doctwr ft Profiffiur CI' nId.ci""

?67

~ rendu au Pays dans l'exercice de fil profeffio n;
Ile ils ont prié Monfeigneur le Préfident de vou-

M 1\1.
)) L'Alfemblée générale de J77Z délibéra de
renouv eller, auprès de Sa Majeflé , la demande
du Corelon de J'Ordre de S t. M ichel pour le
fileur Tournatoris , Doaeur &amp;. Pro felft:ur en la
F
I ' dM"
, .
acu te e
edecme, en 1 Untverfité de ce tte
Ville, E ll e forma cette dem ande pour offrir il
ce Citoyen, la feule réco mp enCe digne de fes
(oins, &amp;. du délinttreffemen t qu' il avoir rémoigné,
p enda nt la maladie épidem ique qui av oit afflige
la ville de Forcalquier. »

)) La Commiffion a penCé qu'il conviendroit
d'inlifler fur cette dem ande. Le zele, les talens
&amp;. les vertus du lieur Tornatoris do ivent en ac·
célérer le fu ccès. )
L ES ETATS ont unanim ement délib éré , de re·
nouve ller, aup rès de Sd Mojeflé, la demande du
Cordon de l'O rd re de St. Mic hel, en fdveur du Sr.
Tornatnris, comme Ulle récompenfe que ce Ci·
~oyen a continué de méritj!r , par les fervices qu'il

Mon{6gneur l'Evêque de Graffe

il

•

di t :

MM.
)1 Depuis qu elques années, il il été rendu un
Arrêt du Con{eil qui perme t aux llav ires des
Puiifancés neutre s,d 'approvifionner nos HIes d'A·
méri que. Il n'y avoit auparavant que les vaiC(eau x françois qui eulfenr ce droit. Cet Arré t
a excité les réclamations de toutes les Cham bres
de .Commerce du Ro:vaume. Il porte un préJudi ce rée l au commerce de Marfe ille, &amp; par
conCéque nt à la Provence qui a limente ce commerce par fes denrées, comme vins, huiles ,
amandes, Ile e.; il Ceroit convenable d'e n faire
un article dans le ca hier.»

Rtmortrranct.1
contre l'Arrh

du CO/lfiii, qui
plrm(/ aux na"ires des F I/iffallas luUtres,

d approvijion nu

1l0S

lflts de

tAmùùlll~.

Ce qui a été unanimement d élibéré.
MonCeigneur l'Evêque de Grailè a dit:

MM.
») Il il été préCenté plufieurs mémoires [ur R(~m(J"trtt71as
les incoClvtniens, qui ré(ulten~ pour le commerce ConUe lu droits
des différe ns droits exceffifs établ is fur le tranf~ exa!/I/; for le
port, l'en trte &amp; circulation des vins à Mar· t Tlllifp0rl , tnz-ITee &amp; la circufeille. )l
lation du vins
La Commiffion a penfé que les Etats devoient prendle en conlidération cet objet important, &amp; en faire arü"le dans le éahier. It

LI ij

.

dons Marflilk.

�2

"8

Ce qui a été unanÎm: ment délibéré.
Monfeigneur l'Evêque de Gratl"e a dit!

MM.
RtIMntrancu
» Les A{f~mblées générales de5 Communaucontrt i6 tiroit tés avoient délibéré des repréfentations, (ur le

eWli for l'm- droie de quinze fols par quintal établi fur les

m,

du Ponollana t't, ~, ­ pozzollanes étrangeres,

à leur entrée dans le

Royaume. »

n s.

Il La Commiffion a pen(é qu'il conviendrait .
de renouveller ces repréfentations , lit d'en faire
article dans le cahier des Etats. »

Ce qui a été unanimement délibéré.
Monfeigneur l'Evêque de Gratl"e a dit :
MM.
r _

E

J'

» Les Sieùrs Gibelin-David, lit Emeric,David,

""s laUa'
'
L 1'b ralres
d
E
r
'. n- l
mpnmeurs'
es tats
, expolent,
que
c larcnt 'lue.
p our l'irnpref- depUIS plus de deux flecles, l~urs aleux ont
fion d, l'hijloirt confacré en cette qu alité leur zele lit leurs
d, Provence du foins au fer vice du Pays. 1)
f itur Pap onflu-

' :r

"menl , 'lllt lt
S r: Pltrr:sR,Im~
p rlmeurau 0 1 .
P an ·s J Il t'l" n Il lorift' li frend~t
iL litre d I mprlm WI des E lau
de ProP'I"'.

.

,.

» Que cependant le lieur Pierres, Imprimeur
du Roi à Paris, chez qui le fleur Papon a
r. "
'
l'H'Il
'
d e P rovence, a trou vé
laI!
Imprimer
1 aire
.
•
bon de prend,re da~s le t,rD1lieme ~ o l~me de ce~
ounage) le tItre d Impnmeur orchnalre du ROI
lit des Etats de Provence; lit dans le quatrieme
Volume, il a pris le titre de I?remier Imprimeur
ordinaire du Roi &amp; des Etats de Provence»

26 9

Qu.'à

la vérité, le titre d'Imprimeur des
Etats de Provence, lui avoit été accordé par
l'Affemblée générale des Communautés de 1786,
mais (ans entendre gêner la Province, lit [ans
tirer li conféquence. 1)
l)

l) Que la dillribution des Volumes, élans 1erquels ce titre a été pris par le ~eur Pierre,s,
pourroit faire prérum~r que les Sieurs GlbehADavid lit Emenc-Davld ont perdu la confiance
du Pays , lit porter atteinte à leur réputation
&amp; à leur commerce. )
-

) Ils fupplient en conféquence les Etats ' de
vouloir bien, en interprétant, dans le procèsverbal, la D élibération de la derniere Atl"emblée
générale des Communautés, déclarer que lorfqu'elle a approuvé que le fleur Pierres prît le
titre d'Imprimeur des Etats de Provence, elle
a entendu que c'était pour l'impreffion de l'Hif·
toire de Provence du fleur Papon feulement,
lit fans tirer à conCéquence pour l'avenir. »
)) La Commiffiôn a penfé que cette demande,
julte en eUe- même, devoit être accordée, comme une nouvelle preuve de la confiance due aux
fervices perfonnels des fleurs Gibelin-David Be
Emeric-David, lit à ceux de leurs ay eux peadane un exercice de plus de deux liecles. »
,

Ce qui a été unanimement délibllré.

"

�'1.7°

MonCeÎgneur l'Evêque de GraITe , di~
MM.
1l11er.mlion
ln

['Y&lt;IIr d, la

Commun,tuu' d,

Band:;, dans
.":' l1~ .ance, m
rt ..l,m'nt de
J.~
d

ugtcS,~~J·I·zndre

IIU

Roi.

onJ "

"

La Commun au te ,;e Bando l a pr éCellte deux
Mémoires. Dans le premie r, el!e rechllll e l 'i~ .
terventÎon des Etats ùans un e Jnftdnc e en re·
glement de Juges, J3endante au ConCei l C~ Ll Roi,
entre M . le Marquis de Bandol IX lad . o mlllu'
.
il:
l'
,
nauté. La conteft.ltLO n e t e atlve aux repa ratia ns de la fontaine publiqu e. M. le Mdrq uis
. d P .
de Bandol fe diCan t, tantôt Bourgeo Is ~ ans,
tantôt Grand Merfager de l'UniverÎl té, a v oulu
évoque r le procès au Châtelet de Paris. Le
Pays n'a jamais ceITé de réclamer. ~olltre l e~
évoca.tions , &amp;. d'invoq uer les privIleges qlil
afturent aux Provençaux le dr o it de n'être Jamais diil:raÏts de leu rs Juges nat urels. Il

par M . d, Ban- un. PrépoCé au B ureau de Canté. Elle expo Ce gue

J, Sant".

le défaut de connoimlllces de ce PrépoCé a don né
Heu à des inconv.!niens qu i on t menac é la fû·
r ete publique. Elle demande !e créd.it IX J'interVentioo des Etats , pour fa Ite attr ,bu er cette
adminifIra:rion aux OOcie rs muni cipaux. Il
S ur l:e preturel'&gt; obj et, -la COD101iffion a
penCé qu'il é toi t juil:e d'accorder ~ la Corr:~ u.
nauté de. B.andol l'iDterVen!1 on qu elle Colltcfre,
Sur le Cecon d obj et, elle a penCé que la Commun auté de vo it s'adreITe r à. M. le Procureur
\ Général au Parlement."

"

.

.

de

1a CommifIion.
MooCeigneur l'Evêque de GraITe, a dit:

1)

1&gt; Dans le fecond Mémoire, la Communaute
P lainte contrt
/, P r&lt;:'pof! 1r.• Mi de Bandol fe plaint que le Seigne ur a établi
Jol, nu BUre41l

27 1

LES ETATS ont unanimement adopté l aVIS

MM.
" Les R eé1:eurs de l'Hôpital général des In[cnrés de la ville d'Aix ont r epréfenté , que cet
Hôpital fut étab li en 169 2 . 11 paroi flioit d'a b ord
n'avoir pOllr obje t qu e les malades de la VIlle
d'Ai x. II fut revêtu de Lettres pa tente s en 1737,
lX il cft devenu gé néral pour tou t le Pays, puifqu'il eft l'unique établilfement de cette eCpece
Cil Provence."

S etours Je
6000 li1l. à
l'Hôpital gm'~
ra I du Jrzflnfll
delallill,d'A;x,
payable en '1"a" aTlnies,&amp;- en
quatrepaiem,ns
égau,x,

Les Reé1:eur s ajou tent, qu'ils ne fe b o rnent
clans le régi me de 1'&lt;If.u.v re, à la {impIe
garde des In CenCés, mais qu'Ils tr av~d.lent en·
core à cherche r des moy ens de gu enCon. Ils
r ep~éfelltent que l' édifice aé1:\le l ne puuvoit rem·
plir la de!l inatio n de l'GLu'! re. Q~e dans les
derni ers tems, les malades ne po uvOient être logés avec 'Cûreté; q u'on éroi t forcé d'ell placer
plu lie urs ddns la mêm e loge ; que de: gril.nds
inco nvéniens éroie nt réCultés de cette h abItation commune; que le Confeil muni cip al de
la ville d'Aix, mal gré l'état de détreITe d ans
lequel Ctlte Co mmunauté Ce trouv~, ~ d é l~béré
d' acheter un loca l pour agran dIr 1 H ÔP ital;
que cet H ôp i{al n'~ que 1600 li.v. de revenu,
qu 'i l ne peu! nuurrlr IX entretenir fe ~ m alad es
que pa r les charité s j our ~ a li e ~ es des Fldeles; &amp;
qu 'il Ceroit digne de la blenfalCance IX d e la gé~
nérofité des Etats, de venir au fecours d 'une

pa~',

�2. Tl.

(Œuvre dont la nécemté St l'utilité font recon·
nues. ,)
» La dem ande des ReD:eurs a paru à la Corn·
mim on, devoir mériter toute l'att ention des
Etats: on s'occupe par-tom des mo yens de
guérir des mau . , qui humilie nt l'homme au'
tant qu'ils affligen t l'humanité. Le Gouvernement, Cage St éclairé dan s Ces vues" a fait
publier des in!lruD:iol1s qui ne p ~ uvent êrre
utiles au peuple, qu'autant que l'Admi nj ltra·
tion publique fournira les mo ye ns de les exécuter. Le premier (oin doit être ùe ménager
aux malades des loge mens a{{'ez commodes &amp;.
a{{'ez CUrs, pour l'admini!lrari on des remelles.
On a déja ép rouv é l'dncacité des fij co urs de
l'art. Des guériCons co nnues ont juCtifié la [olti·
citude des Admini!lrateurs. »
» - La Commiffion a cru, que pour récom.
pen fer le zele des Citoyens honn êtes St ver·
tueux qui fe con(acrent au bi en de l'Œuvre,
il fall oit a{{'urer un feco urs conve nable il l'GEu·
vre même, elle pro poCe d'accorder une Comme
de 6000 liv., payable dans quatre ans, &amp;. pat
pOl~i u ns de 1500 liv."

LES ETATS ont adopté l'avis de la Cornmillion.
Monfeigneur l'Evêque de Gra{{'e , a dit:
MM.
lttm ontranu.l
~onm tt/ab!if:

" Le Tribunal, érigé

fOUli

le nom de Cantmillion

:z. 7 3

..'

n fi ./

dt

la '~

mimon de Valence a , depuis fon orlglne,)\1 e· ,mel iJ!i
1.
'l
'
/0/1 ""
ment eXCité
es plaIntes
St la co nfi ante r éc1a- Comml
~ 1
m'arion de la Provence. La Cour de s Aides a a once, ...- ~"
également repou{{,é Ces entrepr iCes; mais cette
rélifla nce combin ée (emble avoir animé la
perfévéral1ce des élforts de la ferme, auprès du
Gouvernement, pour la faire jo uir de tolite l'étendue de Con attribution, En conféquence, le
Pays a été plufieurs fois ménacé de voir rendre des Arr êts du Confeil, qui confirmeroient &amp;.
vengeraient l'autorité de ce Tr ibunal inconnu
en Provence. Cette affaire im po rt ante a fixé
l'attention de la Commimon, St elle a un animement penfé , qu'il fallait en faire article dans le
Cahier des Etals, St charger fpécial emen t les
Députés du Pays à Paris, de faire valoir les
privileges des Provençaux de n'être point diCtrairs de leurs Juges locaux St natur els; privilege d' autant plus cher dans c~lte circonltance,
qu'il s'agit de rou!lraire nos habitans à un Tribunal dont les maximes St les formes infpirent
une terreur générale, "
Ce qui a été unanime ment délibéré.
Monfeigneur l'Evêque' de Gra{{'e, a dit:

MM.

Comptu du
~~~

» L e fieur Pin, Trérorier des Etats, a repré. Pays.
(enté que MM. les CommifI'aires de la Co ur R d,y,mm' &amp;
des Comptes, Députés pour l'audîtion de fes garantie, à ra;compr~s des années 1779, 1780, 1781, 178z, fin ~u orticlu
17 8 3 , 17 84 St 1785, ont rayé, mis en Cout. ' oyes, mIS
France 1 &amp; non alloué plufieurs articles
defdits /&lt;lol/ffra!~ce
's
M
lOr; ,, ~ ou, ..
, ro

'&amp;

•

�J

•

Il Il ne (eroit p as julle que ce Tré(orier, qui
a rempli tout~ s les obligations qui lui (o nt impofé~s par (on b ail, fllt expo(é à aucu ne re·

chercne.

J)

» La (;ommiffion a pen(é , que les Etats devo ient délibérer de rele ver &amp; garantir ledit lieur
T réforier , de toutes demand es à ce fujet. "
Sur quoi, leélure faite des articles fecond IX
vingtieme du bail de la tréforerie du Pays , IX
de l'é tat remis par le lie ur Tré(o rier des parties
rayées, mifes en (ouffrance, &amp; nOI1 all ouées
dans (es cnmptes des années 1779, 178o , 1781,
1782, 178 3 , 17 84 &amp; 178 5,
LES ETATS ont délibé ré de r ele ver &amp; garan·
tir ledit lieur P in de toute de ma nd e &amp; recherc he à ce fujet, de qu elqu e pa rt qu'elles pui/rent
ê tre fa ites) conformément à ce qui ell porré
par l'article quarallte-unieme de fon b ai l.
D l/ibùations
LES ETATS, dé libérant fur le rapport de la
du EtaIS fo r Commiffion des travaux publics, fait dans les
la rapportS de précédentes (éances, ont diltingué dans les ou·
la CommijJion
vra ges d'utilité publique, les objets de confdu travaux putruélion, &amp; les obje ts !l'entretien; &amp; les traDlia. .

vaux des chemins de premiere ' &amp; de [econde
claITe.

ConJlmc1ion

2.75

2.74

comptes, quoiqu'il ait rapporté les pieces jointes
aux ordres, man de m e ns &amp; états explidiés par
MM. les Procureurs du Pays. ,)

Ils ont délibéré de cont in ue r l'exécution des

da ch,mins d•. entrepri[es adj ugées , &amp; des prix·f.1its , fur Jes
premi", claffi· routes de premiere claJre.

' SAVOIR:

Sur la route d'Aix à Silleron; . le chemin Ch,min Je Su;
de Ste . Tulle à Manofque, dom les ouvrages Tulle A1ano.fferon t perfeélionnés, au m oyen de . la forpme que.
de 204°0 liv., dan s le cours de cette anné~.

a

Le chemin de la Combe St. Donat, dont les
Ch_min d, /"
ouvrages doivent être achevés, pour une fomme Combe St. Dodt 39017 liv. payable à ra ifon de 10000 liv. nnt.
chaque année.

Le chemin de Toulon à la Valette, dont le Ch,min de
. c
• .
T oulon la Vil"
priX-lait monte a 99400 II v. , dont il rene à
/e",.
payer 869°0 liv.; favoir:

a

En J788
En 1789

366J 3 li'7.
44000 liv.

Le re!tant en 1790.
Lefdites Commes payables fur les remifes faites
par le Roi au Pays ; les ou&gt;vrages [erollt perfeétio nnés dans l 'année.

Le chemin de la Valerte

~

Solliers, dont les
Ch_min dei,.
ouvrages très-ava ncés doivent êrre finis dans Valme a SOh
l'anné e , &amp;. dont l'e prix elt à cent trente-ci nq lim.
mille cinqu ante· deux livres, payables également
fur les remifes faites par le Roi; fa voir:
En
En
En
En

1790
1791
' 792
1794

37713 liv.
44000 Iiv.
14000
21350

li v.
liv.

LES ETATS ont ob[ervé, que le chemin de
Mm ij

,

�2.7 6

Chemin de
Solliers à Cuers, fur la route de Toulon en
Soltiers à Cuers Italie, demande une réparation fonciere, &amp;. ail!

chargé l'Adminifiration intermédiaire d'en faire
dce!ft:r les plans &amp;. devis, pour être remis (ous
les yeux des prochains Etats.
Ch.minde

banes à St , Andiol avoit befoin d'un élargiife-

Andiol.

ment &amp; d'u ne réparation fonciere; que les réparations en avoient toujours été différées, dans
l'incertitude fur le tems &amp;. Cur le lieu de la con[trufrion d'un pont {ur la Durance; qu'en attendant, le chemin {e détériorait, &amp;. qu'il était
d'une abfolue néceffité de le mettre en état de
paifage.

C h,min d, la
Ptt'" Plwlad,
dl'
' &lt;1.

' . '~trsee aur;
ro".e
Orgon d,mas
Fuu-a

'lu" ~Yant la
Fone du Pin , &amp;
du urroir d,

S'puma.

2.77

d

é

LES ETATS ont obfervé, que ' la route de Ca-

Cahanes à S ,.

'

.

paffée pour le péage des i'ennes, ont or. onn. l'nUldue du
la conllrullion conforme aux plans &amp;. deVIS qUI pé~ge Jes Ptn~
ont été remis fous les yeux de la Commiffio n, Iles.
III ont chargé l'Adminifiration intermédiaire d'df·
feller une Comme de 8000 liv, cette année, à
prelldre Cur les fonds des chemins.

Que les parties de chemin de la Pierre:: Planta de de l'entrée du terroir de Senas à Senas
'
,
de Senas à Orgon, de Fouquet avant la Polle
d u P'ln &amp;. d u terrOIr
' de Septemes, d"
OIvent etre
reconfiruites à neuf, &amp; ont chargé l'Adminifuation intermédiaire de faire drdfer les plans
&amp;. les devis des réparations ou reconfirufrlons il
faire defdires parties, pour être remis aux pro'
chains ' Etats.

Chemin de
LES ETATS ont délibéré de payer à l'Entre·
Lambefc a l" pren eur du chemin, de Lambefc au Comm et de
munta de Gan· GanCeou, route d'Aix il Avignon, la fomme de

13 00 liv, après la feconde recette, &amp;. de p ~yer
à l'E ntrepreneur du chemin des limites de Senas
Ch ,min des • 0
1 ~
d 6 rel d
limiusde Smas argon, a omme e 1 53 IV_ 1 0 4 en.
à Orgon.
apr ès la [econde recette.

Par rapport aux chemins de {econde claife,
Chemins JI
LES ETATS ont difiingué ceux dont les dépenfes ficond. claffo·
font priees (ur les fonds des chemins, &amp; ceux
dont les dépenfes font prifes Cur les fonds de
la Montagne.
Par rapport aux chemins de fecon de c1aife,
dont les dépen(es (ont priees fur les fonds des
chemins, us ETATS ont délibéré :
De faire pàyer à l'Entrepreneur du chemin
Chunin Je
de Lauris à Merindol, (ur les fonds des che- L auris .a Me~
mins de 1788, \a fomme de 16z9 liv. 1 fol rindol.
I I den,
l '.

z', De payer aux Entrepreneurs du chemin Chemint! Ai»
à la Ciotat.
d'Aix à la Ciorar, pour enlier paiement des
ouvrages faits jufques à ce jour, la Comme de
5510 liv. 7 fols, '&amp;, de renvoyer à l'Admini{.
tration intermédiaire l'examen de la demande
de la Communauté de la Ciotat, concernant le
chemin d'Aix à la Ciotat.

[cou,

Chemi" d4/1s

LES ETATS, ayant confirmé la

rranfaéHon

3' . De payer à la Communauté de Saint. Ch,min J, St.
M ax imin, pour avances par elle faites de la Ivlaxlmùl au
con ltruéhon du chemin d~ Saint-Maximin au pouau de Nans.
porea u de Nans, roure de Marleille, la Comme
d~ lOOOO Iiv., à compte de la Comme de

•

�%7 8
Iiv, , payable en cinq années à ladite
Communauté'

1.79 ,

45000

Chemin â Apt

"Aix,

4'. De payer aux Entrepreneurs de la route
d'Apt à Aix, la fomme de 1 7000 liv., à compte
de l'emrt!prife.

,
S'. De payer aux Entrepren eurs de 'la route
Chemin tE' Apl
d'Apt à Avi gno n, la fomme de 1 0000 liv., à
li A vigflon.
compte de l'o:ntreprife.
Chemin de

6' , D e payer au x Entrepreneurs de la route

B "rjO/Sà A10ilf de Ba rj ols à M o ulliers, la fomme rellant due,

tUfS .

de 7455 liv.

Chemin d,
L ourmarin à
L auriS .

C?uvrag" au,

15

f.

7°, De paye r a ux Entrepreneurs du chemin
de Lourmarin à La uri s , pour payem ent défi·
nitif, la fomme de 1400 li v.
8°.

De payer aux Entrepreneurs des ch. ur.

prèJ du ponts fées attenantes au pont fur Crapone, rout e d'Ail(
f itr Crapollt, ' à Cadenet, la fomme de 2400 liv. pour [aIde.
fOUIe d'Aix a
Cad,"",
d h '
9 °. De payer au x E ntrepreneurs u c emln,
CI" min de
M oujliers li 1. de Moulliers à la P alu, à compte de ce qui

le ur eit dû, la Comme de

Pd/li.

1 0000

334

ouvrages.
Par rapport aux chemins de feconde cJ. fT'e ,
entrepris fur les fonds affeétés aux chemins de
la Montagne •

•

P ont J.
De pay er, pour la fuite d es ' ouvrages de
f/inon.
conftruéhon du pont de Vinon [ur le Verdon,
la Comme de 25000 liv.
1'.

M ontée de

2' . D'a ppliquer à la mont ée de Villedieu, Vil/dieu.

Celon le devi s fait par l'Ingé ni eur du Dépa rtement de Digne, la Comme de 546 li v., po ur
parfaire la fomme de 5546 liv. à laquelle monte
le dev is.

Diguu cl"
3'. D'appliquer, pom la réparation des di·
Pont cle i J1e{d.
gues pl acées Cur la riviere cl' AfT'e, au - delfus
du pont de Meze l , la Comme de 1250 liv. ,
laquelle fera jointe à la fomme cie 1750 liv.
reft an te en cai(fe , &amp;. d eilin~e au même objet,
par deux precédentes répart itio ns.
Che ",in clef

4'. De payer à \' Enrr eprenem du chemin des Ciues d. 1lS la
Clues , dans la partie de Norante, la fomme parti, de No~
de 1 0000 liv., à compte de I d Comme de 2Z~39 'Ulltt.
livr es qui lui rellent dues.
Chemin d.
5'. D'appliquer au chemin de Digne à Seyne,
D
ilYneti
S eyne,
à la Cortie de Di gne , la Comme de 2600 1.

liv.

Chemin d, /a
1 0° . De pay er à l'E ntrepreneur du chemin
]Jivoye de Bri- de la Bivoye de Brignollcs &amp;. de Saint-J.ulien ,
gnolles fi .deSt, à l'all ée de Saint-Julien, la fom me de
0 1.
Ju/un
a S r'pour 1"enlier payement d e Io
r n entrepwe
-r dellrd .
"

JU/len.

LES ETATS ont délibéré.

li Îa [ortie de
Diane.

6' . De payer aux Entrepreneurs du chemin
Cla mi" de
'oe Digne ' à Mali jai, la fomme de 1653 liv. D igne à Ma8 f, pour folde des ouvrages fa ils.
IUay.
7°. De pa yer à l:Entrepreneur du chemin Chemin cle S i.f
de Sill.eron à Valernes , la fomme de 438 liv. ttron a f/ aLerne.s .
12 f., pour entier payement.

,

�2.80

8°. De payer 11 l'Entrepreneur du chemin
Drngllig/lau a de Draguignan à Cafiellane, la (0 mme de z9&lt;&gt;l.
CaJlel/am...
z f., pour entier payement.
{h,min J.

LES ETATS ont délibéré, qu'il fera fourni
pour les travaux du port de la Seyne, la fomme
de 15000 Iiv. il compre de la contribution pour
le tiers de la dépenfe.
P ont de R 0-

qu,brune.

P al"isJ. Jllf
tice m la yil/.

âAix.

LES ETATS ont délibéré, qu 'il fera fourni
pour la fuite des ouvrages du pont de Roq uebrune, la fomme de 15000 liv., pour la contribution à la moitié de la dépe nfe.
LES E~AT~ ont délibéré, (ur le rapp~rt qui
leur a éte fait dèS ouvrages de confhuéhon du
Palais d'Aix, de continuer l'imp ofition de la
fomme de 100 mille livres, laquelle continuera
d'être levée de la même maniere.

Ch.min d Ar t
LES ETATS ont dé libéré, d'autorifer les Vi·
IS Forcal7uier. gueries d'Apt IX de Forcalquier, à continuer .

les ollvrages en conftruttion, [ur la rou te d'AFt
à Forcalquier, il la concurrence des engagemens que le[dites V igueries ont avec le Pays,
en chargeant l'Admilliftration intermédiaire de
remettre fous les yeux des Etats prochains, les
engagemells defdi!es. V igueries , IX l'état des
ollvrages faits IX il fuire, afin que les Etats
pui{[enr délibérer fur ce qui refteroü à exécuter
par le P ays.
D igue! Ju
d. Yillon.

pOnt

LES ETATS, fur la réclamation de la Corn·
munauté de Vinon, ont délib éré de charger
l'AdminiftratÏon intermédülÎre de faire lever les
plans

2.'8 l

plans 8( devis de la confiruétion des digues à
faire au-deifus IX au·deifous du pont de Vinon,
8( de lei rapporter aux Etats pr ochains.
LES ETATS ont délibt;;ré, de faire dretrer Je
Difcentt J,
devis des engravemens à faire à la de[cente T: Il•.
de Telle, pour être remis aux Etars prochains.
LES ETATS ont délib éré, de fu{p end re la
Chemin de
conflruétion de la parue du chemin de Digne Digne (1 Seyne,
au Col de Lf1,~
à Seyne, au col dt: Labouret.
hourer.

LES ETATS ont ordonné la vé rification des DigueJ for la
digues faites [ur la ri viere de Bleoulle) [ervant ri1lùre de
à garantir le chemin de Feconde cl a{[e, d'Aix Blcoune.
à Digne, ainli que de toutes les circonfiances
relatives à l'établi{[ement de ces digues , IX aux
plaintes qu'eUes ont occafionn ~es .
LES ETATS ont délibéré , qu 'il fera dre{[é
Pont for le
chemin
a/laru
un plan &amp; devis du pont à jetter [ur un ravin
Je
S
t.
R.my
du chemin de Saint- Remy aux an ti quités, lequel
au~~ a.ruiquire'.r ..
fera remis aux prochains Erats.
Ch.m;', de
LES ETATS ont délibéré , de renvoyer à
Ad'yrargltu.
l'Adrninifiratio n intermédiaire, la vérificarion
des plans lX devis pour le chemin de Venelles
à Meyrargu es , lX de l'emploi à faire des fonds
affeéti:s à la confiruétion dudit chemin.
D épenfiJ ocET ATS ont chargé l'Adminifiration, de
cnjionnà,f
par
vérifier l'exéc ution des ouvrages, IX d'acquitter
des CilS flrtuùs ..
les depen(es occalionnées par les cas fortuits,
conformément au tableau qui a été remis, mon-.
tant à la Comme de 7649 liv. 1. [.
LES

Nn

�2.82.
CaltaI J. Ma-

"oh"&lt;'
Canal B oiJ-

e.Li",

LES ET ATS ont délibéré, d'appliquer fur la
remifj: de 100 mille liv., pour l'inJemn ité du
{el en 1788, po~r le canal de Manofque, la
Comme de 16000 II\'. , IX le refiant pour fomm es
du es aux Entrepreneurs du canal de Boifgelin,
IX ~our ouvral?es n éce~a ires à la confiruébop
ou da canal, d Orgon a Saint-remy.

Travaux de
LES ,ETATS ont délib éré, d'employer II la
r ,ljllS,
répara tl ? n du n?~veau can al du R eiran il Fréjus,

IX aux Inde mnites des pro priétaires voilins la
Comme re(lante en caiffe, provenant du fec~urs
fourni par la Province &amp; par le Roi pour les
ouvrages de Fréjus.
B nlls d'tnL ES ETATS ont chargé l'Aclminifirarion intertrtcim :
médiai re, de v ~ rilier mus les baux d'entretien

de rélilier à la fin d~ la prérente an née tau;
ceux don t el1e jugera it le ré(jliement utiie, IX
dt: faIre dreffer les devis des parties à donner
à l'entretien, le(quels (eront remis aux Etats
prochains, pour en autori(er le renouvellement,

rOllil/es pour
chfrclur dll grayur.

S IOlinnnaire s

L ES ETATS on t délibéré, qu 'i l (era fai t des
fouill es pn ur .; herc her du grav ier à mettre (ur
le chemin d'Ai x à SJint- Canna t, IX qu'il fera
appl iqué pour cet effd, une Comme de 800 1.
LES ETATS ont chargé l'Admini flr ati on, de

/ùr lu chemins. s'occuper des moyens d'etab li r des Sra ti onnaires

{ur les chemins, pour en foign er jo urn ellement
l'entretien, 8&lt; de rdpp nrter ;lUX Etats prochdins
un état de ce qu 'il ell coû teroit.
R lglcmm t

a

j'aif&lt; pour lu

LES ETATS ont chargé l'Admilliaration inter·

•

-

28;

_

mediaire, de s'occuper du projet d'un Réglement chtmins rit p;~
il faire pour les che mins de Viguerie, IX de le gUtrie.
communiquer -aux prochains E tats.
L ES ET ATS ,ont arrêté, qu'il ne fer a employé
I l nefirumpour les chemIns, autres fommes que celles qui ploye' d alltreS
font clélignées par leur pré fente Délibération' flmmts qUt
que les fommes "qui deviendron t libres [lIr le~ celitS qui Iffj t
fonds des chemins) fero nt [ucceilivement &amp;. t'te dllibe'rUJ:
uniquement empl oy{es à perfeéHo nner IX achev er fiLes j onds l:bre;
' cl
'
Ir
r
'
e,olll npld'9 ua
1es chenllns e premlere c1alle, ,ans qu'on puiffe d'nbordnuxchc_
entreprendre aupa ravant la confilufrio n d'aucun muu de J'renouveau ch emin, ou d'aucune nouvelle partie mure claJft·
de chem in de [econde c1affe.

LES , ETATS ont renvoyé à J'Adminifiration
intermédiaire la demande faire pour des réparations, à l'ellet de coorenir les eaux dans la
l '
1
p allie de la Napoule; celle faitc pour un pont
fur le Jabron, d;Jns le terroir de Sifieron 'celle
e '
'
lalle
pOllf un e digue, dans le terroir de Mcri,ndol ? les plaiOles de M. de SilpC'rta de la
Ville d Apt, [ur des ouvrages offe nfifs; &amp;. "ci;'
'r
é'
b
né ralement tous 1es Mé mOires pre,ent s pour
demandes
nouvelles de digu es , o u tr avaux d'w 'l' J...
•
tille p~bh q ue, pour qu'il {oit fa it rapport aux
prochams Etats , de celles que le~ Affemblécs
renforcees des Procureurs du Pays nés IX joints
croiront devoir leur propofer.

R /pnr,"'ionr
dans " IUroir
de la Nopoule.
P ont {ur l~

Jnbroll ;; SiJ-

taon.
D igite dan$
le urroir de
Merindol.
P lai""s (le
d
jiM'd t Saporl5&gt;
ur n ou yrag($"
offinfifs dnns 1.
urroird ApL.

A./l ùn6/la

n iC-

LES ET ATS ont délibéré &amp;. dêclan: qu'ils forda d.s ProCOllV'oquoi~nr les trois Affemb lées renfor~ées des Cl/:'u:s dllPays
Procureurs du Pays nés 1\( J'oints, établies par na,;"
J 0tn/J
fi
u ena.rOl1l
aux
I~u~ Réglemellt [11~ l 'A,d~inifir a tioll i,ote~n:é- rpoquts.fi..w'i.
dwre, pour le prermer fevC1er, le premI er JUIn jirns lm,,, de

Nn ij

,

conro&lt;aliolL.

�2. 84

&amp;. le qu a'trierfte novembre, &amp;. que ~t ous les affiCtans auxclites A{f~ mblées doivent fe rend re à
Aix, aux époques fixées, pour y tenir leurs
fé ances , fans qu'il foit befoin d'aucunes autres
lettres de: convocation.
Comm [/fioTl
pour 1" forma.tion des EralS.
Ntuyùmr: mp-

Sur le rappprt fait par Monreigneur l'Evêque
de Sifl:erol'l, Préfident de la Commiffion pour
la formation des Etats;

porr.
CommÎs aux
e'critures d.ms

l, Greff&lt; da
Etau,

LES ETATS ont noolmé pour Commis aux
écritures dans le Greffe des Etats, les Sieurs
Braze &amp; Molle t, aux appointe mens de I WO
livr es , y co mpris les 2 (.0 livres attribuées à
chacun des Commis au Greffe, &amp; des Commis
aux: écritures , pour le travail. relatif aux impo.
litions des Commun autés , &amp; à la prérentation
des Comptes des Receve urs des Vigueries.

IfU

Pour Procureur au Parlement, Me. Geoffroi,
aux gages accoutumés de 37 liv. 10 f. par
année.

P rolUflur aux

Pour Procureur aux Comptes, Me. Contard,
aux mêmes gages de 37 liv. ro f. par année.

Procureur

Parlemmt.

Campus.
P rocureur en
la Slnt'chauffi~,
&amp; à la Chamhre
du R ''luhes du
P alais.
Notaire.

2. 8 5
S &lt;cont! lnglSigaud, fecocd Ingénieur, ! chargé du D épartement d'Aix, conjointement avec J'Ingénieur nuur.
en chef, &amp;. qui cl o it le fuppléer dans tou t es fes
Troijiern, infonltions, aux appointemens de 300::&gt; liv. ; !e génieur.
fieur Aubrerpin , troilie me In gé nieur, aux appointemens de 2700 li v.

Pour Ingénieurs des Départemens , les li eurs
Bonnard, Rouget, &amp;. Be3u mo nt, aux appoi ntemens de 2 400 liv. p ou r chacun .

lngl'lùur en
Pour Ingénieurs du Pays, le lieur Vallon,
Chif.
Ingénieur en chef, aux appointemens de 3900 1.

tant pour lui que pour fan Secretaire; le lieur

Concierge-

POLIr Concierge d es appartemens du Pays,
Paul Banon, aux gages accoutumés de 1 00 liv.
Pour Trompette du Pa ys , ledit Banon.
Et pour Mefragers-Se rviteurs du Pays, ledit
Banon, Pierre Fabri, J ofep h Peïre, François
Moign ard, &amp;. Jean-Joreph-Roch Ravel, aux
gages &amp;. émolumens ordinaires, revenant à enviroll 800 liv. pour ch ~ cun d'eux.

TrtJmpette.

Jl,frffagersServiteurs.

LES ETATS ont déterminé que toutes les per(onnes ci - de!fus nommées exerceront leurs
fonltions, jurques au premier jall\ ier 1789.

Pour Procureur en la Sénéchau{fée, &amp;. en la
Chambre des Requê tes du Palais, Me. Reybaud,
fans aucuns gages.
Pour Notaire, Me. Bertet, fans aucuns gages.

Illge'nùur.,. de.!
D e;o artemens.

LES ET'ATS ont encore nommé pour leur

Avocat &amp;. Conreil à Paris, le lieur Bigot de
Préameneu, avec 1000 1. d'appointemens annuels.

.AlIOCdt

(i

Conflit

d&lt;~

Etats à Paris.

Pour Agent du Pays à Paris &amp; à la Cour, A genrdu Pays
tÎ: Paris &amp; li la
le fieur Aublay, avec 4000 liv. d'appointemeM Cour.
annuels.
Avocat
1

Pour leur Avocat aux Confeil5 du Roi, Me. Confcils.

a~

�' 2.86
Damours , fans a~tr es nono f,lÏres que' ceux de
{on tr a va i ~.
P out Il1génieur Hidrauliqu e &amp;. D :rette ur du
Inl'Iniwr Hitlrauli7ut &amp; O i· Canal Boifgdin , le lieu r Fab re , av ~ c le même
ru1,'ur du. Ca1lal

B oifgtlin.

trait ement d on t il joui t aujourd 'hui.

Pour A djo int au Di retteu r du' Canal Boif·
j oint fZll Dirt'- g:lin , chargé en ctue qu aliré de tous les objé'tl
"ur du Canal, cl entretien, recurages &amp;. plantations , Je {jeur
BoiJgtlin.
Aubrefpi n , troifieme In gén ieur du Pays aux
,
'
appolntemens annuels de 1 000 li '.
I~gt'n iellr ad-

Imprimtufs-

Libraires,

Et po ur Im pr imeurs - Libraires
les lieurs
Gibelin- David &amp;. Emer ic· David. '
MO NSEIGNEU R L'A RCHEVEQUE D'AIX, Pré-

D lpu tarion
pour nfT1/cr
l'auditioll tlu
comp" du Trtflr;'r du Pays ,

fidem de s Etats, a di t: )l qu e fuivant le Ré·
des Etats , il do it êtr e nommé annelle·
m ent un Gentilhomme poffédant· fi ef, pour affifler
de la part de MM. de l'Ordre de la Nobletfc ,
au com pte du Trérorier du Pays; qu e ce Dé·
puté d oi t être c\loi(1 dans le numbre de ceux
qui afiifreot aux Etats, &amp;.. qu e ceux· ci doivent
nommer. celui qui affiaera a u com pte du Tré·
(orier du Pa ys de l'ann ée 1787 , avec les deux
Maire Con Culs des Comm un autés, fui vant le
le tour de rôle .accout umé. )}

a glement

pour l'annee
'J8J.

LES ETATS , [ur la prop o lition de Monrei·
gneur le PréIident, on t un anime men t nomme
M. de Barras de Melan J pour affi ner à 'l'audition du compte du T réCo rier du P ays de l'année
J787, au nom de MM. de l'Ordn! de la No·
.bleIre , avec le lieur ,Charles-Ftançois-dij Baùx,

2. 8 7
Maire premier Confut &amp;.. Député de la Corn':
munautt de St. Maximin, &amp;.. le fieur L~uis. Vin·
cent,Charles , Bourgeois, Maire premier Con·
fui &amp;. Dép uté de la Communauté de Brignolle
pour le Tiers-Etat, fuivant le tour de rôle;
auquel compte affineront auffi ceux qUI ont ac·
coutu mé d'y affiner, fulvant le Réglement des
Etats, pour les fonfrion s de leurs charges.
MO NSEI GNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX,

p 'ré.

D otatians J.

fident, a dit: )) qu'il lui a été préfenté plu lieurs l'Œuvre de St.
placets par des D emoifelles nobles . rel ative - Vallier_
ment aux fond . tions faite s par feu M . le P réfiden t de St, Vallier. Ces placets ont pour but,
les uns la dotarion de dix mille livres en mariage.' les, autres la cl tat in n fpirilUelle de qua·
tre mille livres, &amp;.. la place de Penlionnaire dans
un Couvent , qui vaquera clans le cours de la pré.
fente année 1788 , par la retraite de M lle. d'A lbert de Roqueva ux : les Demoife ll es pré tendantes
ont remis les pieces néce ffaires po ur jufiifier
leur nobl e{fe , &amp;.. les autres qu al it és requifes.
L'examen a été fait pa r le Commiffaire nom mé
aioli qu'il efi porté par les cont rats du mois d~
février 173,5" &amp;.. ,du, m ois ~e décembre 1736;
&amp; pour fatl sfa lre a l ob lt gatlO n que le Pays a
contra/He, Monfeign~ur le Préfident a pr opofé
pour la dotall o n de diX mille en mari.ge . Ma·
demoirelle d: Coriolis de Puymichel; p~ur la
dotation fpmtu elle de quat re mille li v res Ma·
demolreille des Michels; &amp;.. pour remplir la' place
de Penfionnaire dan s un Couvent, qui vaquera
le 13 juillet 1788, pat la r et raite de Made·
moifell e d'Albert de Ro q uevaux, qui aura pour
lors atte int fa vingtieme année, Mademuifelle
de Jalfaud Thorame.

�" 2. 89

2.88
Stlr-~aBfelle l'ropo fi1i ?1I ,le ,Etats, après avoir
ét~ ilJf'lrult "es preuve~ des D moifelles qui Ont
pré(e nté leurs plac ets l' ont accordé à Mademoifelle de Co'riolis Puymlchel, dix mille livres
pour fa d ota tian en mariage; 11 Mademoifelle
des Michels, quatre ulille livr es pour fa dota·
tian fpiriruèlle ; IX à Mademoifelle de Jaifaud de
Thorame, les deux cellt livres pour la place
de Penlionnaire qui vaquera le 23 juillet 1788;
IX ce de s fonds provena nt des don s rle feu M, le
Préfident de St. Vallier, conftilUés fur le Payl
de Provence, en exécution des contrats d&lt;s 26
février 1735 , IX 6 décembre 1736 .

Nom in.1tlOIJ
Ju P rOClIftUrS
tlu Pays nés &amp;
j oints de chll1ue
Ordre, p our adminiflrer lu n.ffo ires tlu Pays,
juf9ue s ail premit, janYler
1] 8p.

M ONSE IG NEU R L'ARCH EVEQU E n'Arx,

Pré·

fident, a dit: que les Etats dev aient nommer
les Procureurs du Pays joints de chaque Ordre,
pour, avec Monfeigneur l'Archevêque d'Aix,
IX MM . les Confuls, AlTelTeur d'Aix, Procureurs
du Pays nés , &lt;Idminiftrer les affaires rlu Pays 1
jufques au premier janvier prochain; IX il a pro·
pofé il ce t effet p o ur Procureurs du Pays joints
dans l'Ordre du Clergé , Monfeigneul' l'Evêque
de Fréjus , IX Monfeigneur l'Evêque de Senez;
dan s l'Ordre de la N oble lTe, M. de Lo mbard de
Gourdon, IX M, de V illene uve de Ba rgemonl;
IX pour le Tiers-Etat, les Communautés de For,
calquier IX de Sine rOll , [uivant le t o ur de rôle
de cette an,née.

Ce qui a été unanimement délib éré.
N omination
Jes P rocurellls
tlu P ays j oints

llnforceJ".

Mon[eigneur le Pl'efident a ajouté, qll'il fal·
loit également nommer les Procureurs joints deI
trois Ordres, qui doivent, [uivant le réglement
adopté

adopté par les Etats, renforcer les· A{femblées
de MM. les Procureurs du Pays nés IX joints
des premier f~vrier, premier juin, IX quatrieme
nove:nb~e de cbilque année; IX il a propaCé
dans l'Ordre du Clergé, MonCeigneur l'Evêque
de Digne, IX M. le Commandeur de Beaulieu;
dans l'Ordre de la NoblefIè, M. de Caltellane
de Mazaugues, IX M. de Sade d'Eiguieres; IX
pour le Tiers-Etat, les Communautés de Graile
8t d'Hieres.
l

'

, ....

Ce qui a ,é té unanimement délibéré.
Monfeigneur le Prélident a dit: Que les Etats
'devoient nommer leurs Députés, pour préfenrer
à Sa Majefté le cahier de~ Etats; IX il a propofé
Monfeigneur l'Evêque de Siftero'n pour le Clergé;
M. de Vintimille de Figanieres, pour la NoblefI'e ,
8t M. Lyon de Saint·Ferreol } Député de la
Viguerie d'Aix, pour le Tiers,Etat.

N lJminat;on
tI s Dlpl/tls tla
troisOrdrd, 'lu i
doivenl prtfinUr

aSn Jil,y:!"

le {,ah" r tirS

LES ETATS ont délibéré la députation, IX
'(lnt agréé les Députés propofes par Mon[eigneur
le Préfidem: ils ont en même tems prié mondit
Seigneur l'Archevêque d'Aix, Préfident, de vou·
loir bien être adjoint à cette députation, &amp;. de
préCenter à Sa Majefté, au nom des Etats, la
médaille d'or qu'ils ont délibéré d'offrir, dans
la féance du quatorze de ce mois.
LES ETATS ont agréé l'hommage qui leur a A rmon'al dU
étc! fait par le lieur Abbé Decene , Généalogifte affiflans ""X
de l'Ordre de la Noblelfe, de l'Armorial des Etll".
Affiftans aux EtalS.

Signé J

4'Aix,

t

J. R. DE BOISGELIN' , ArchevêqlU;

Préfident des Etats de Provence.

Qg

�%9°
Du premier Février mil {ept cent quatrevingt-huit.
PRÉSIDENT MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE
D'AIX.
.

M

E. Ricard, Greffier des Etats, a fait
leéture du procès-verbal de la derniere

féance.
D c:'libùation
dU E tnts [il! la
rc. :a cion d(s al

MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX, Pré·

{ident a dit: Que les Edits avoient 'à' délibérer
f4ius tifl Pa ys . fur bi' relation des affaires du PdyS, faite par
M. l'Alfelfeur d'Aix, dans la f~ance du 15 janvier, BI. dans celle du 16 du même mois.
LES ETATS ont approuvé BI. ratifié l'Admini(l:ration dit MM. les Pr:.ocureurs du Pays, lit
les ont remerciés des Coins qu 'ils ont pris, pen~
dant la durée de leur exercice.
Il a été encore délibéré, que la relation des
affaires du 'Pays fera tranCcrite dans le procèsverbal de cette féance.

Ra"'. &amp;
cherrl des moutons.

Sur l'article de cette rélation, concernant la
rareté BI. la cherté des moutons, BI. les craintes
qui avaient porté MM. les Procureurs du Pays
à adrelfer des Mémoires au Gouvernemenr: LES
ET ATS ont penfé, que le prix excdIif du fel en
Provence étoit une des principales caufes de
cette rareté; que cet excès, dans le prix d'une
denrée abfolument nécelfaire à l'entretien lit à
la confervation des befiiaux , produiroit les plus
funefies effets , BI. pourroit occafionner dans

2.9 1

la ruite une difette entiere. Ils ont unanimelIlent délibéré, qu'il fefa fait à Sa Majellé
des repréfentations Cur cet objet intérelfant ,
BI. qu'il en fera fait article dans le cahier dei
Etats.
PIagu du
Sour l'article de la même relation, concernant
la fupprdIion du péage des Célefiins Tarafcon ~ Cûejlins a 1,,M. de Benault de Roquemartine, membre des rafcon, &amp; de
Lubiere$.
Etats BI. polfelfeur du péage de Lubieres J ou
des G:ntilshommes , annexé à celui de Tarafcon ,
a obîervé:

a

Que les Céleltins' font obligés, par des Arrêts
du ConCeil, à percevoir en mêm~ tems dans
les Bureaux de leur péage, les droItS du péage
de Lubieres.
Qu'en demandant la fuppreffion du péage des
eéleflins les Etats do ivent demander également
ceUe du 'péage de Lubieres, BI. en payer la
valt:ur.
Qu'autrement, ils devraient indemnifer le propriéraire du péage de Lubiere.s, de la r~cette
jColée qù'il fer a it obligé de faIre des drom de
Con péage, dont l'entretien BI. les frais de ~er­
ceprion devi endroient à Ca charge, par l'extinction de celui de~ Célefiins.
Qu'il ell même de l'intérêt des Etats d'obtenir' la fuppreffion du péage de Lubieres. qui
ell de fix deniers pour toute charge de marchandifes , BI. dont aucu ne Ville n'elt exempte;
tandis que celui des CéJefuns n'eft que de quatre

00 ij

�2.92.

{ols 'par charge de quatre quintaux,
lieurs Villes en font · exemptes.

1\(

que plu-

Que le péage de Lubieres n'eft pas une conceffion gratuite, LX qU'Il a été confirmé à titre
onereux, par la ceffion des droits dont le Roi
jouit aujourd'hui en la ville de Tarafcon.
Et qu'au furplus, le Languedec, le commece
général du Royaume, le commerce particuliet
des villes de Marfeille LX d'Arles, ayant le même
intérêt que le Pays de Provence, à l'extinéhon
de ces deux péages, devroient cotJt:'ibuer égaIement à J'indemnité due au propriétaire du
péage de Lubie~es.
LES ET ATS ont chargé MM. les Procureurs
du Pays , en foliicitant la fuppreffion du péage
des Céreftins , de ne pas perdre de vue l'intérê.r que le Pays peut avoir à la fuppreffion
de celui de Lubieres, &amp;. Its dtOits du Propriétaire.
Bordigues à
M artigues.

T r,lÎrJ jùr
tAd~ll ilJijJra-

Lien du. Conu l

de P uwwce ,

LES ETATS, ayant ordonné 1\( entendu la
leéhll e des Délibérati o ns prifes par les A/Temblées générales des Communautés de 1785 &amp;
1786 , oor penfé, qu'il n'y avoit pas lieu à
délibérer fur le Mémoire préCenté à MM. les
Procureurs du Pays, par la Communauté de
Martigues, relativement aux bourdigues,
MONSEIGNEUR L'ARCHEVEQUE D'AIX,

Prh

/ident, a dit : Que M. J'Abbé de Coriolis,
membre des Etats, a donné au public un OU-,

2~H

Dar 111. {'Abbe
v\'a ge intit ulé, Traité J'ur l' Adminiftrariorl dll 'de
CorwliJ.
Comté de J? r01'ence.
C~ t

ouvrage en infiniment efiilll able par l'e xac- Lo E,,,ts nptitude des rec.:herches, LX par les connui{fances 1 lc udi.JJ' , . 1 t!; L
qu'il renferme. Le rétabli(r~ment des Etats v a {el" a U X Ludonner à l'Auteur les moyens de rendre cet mùrtS Ù cl U X
tal.ns d, l'fiuouvrage encore plus intéreflant j LX la mention
teur.
honorable qui en Ceroit f~ite, dans le procèsverbal de l'AlTemblée, feroit la récompenfe la
plus flancufe, &amp;. la plus convenable à Ces Ce Ilum ens.
LES E TA TS ont applaudi, par l.~ urs acclamations , a'~ zde , aux IUllIieres LX aux talens de
l'A ut eur , &amp;. OJ1t délibéré, llu'il en fera fait
mention dans le pro cès-verbal.
En trttien da
Pré- bâttvds.
!lde nt, a dit: Que les Etats Ol1t chargé l'Ad- D roit de comminill rati on intermé diaire, de s'occuper des ptnfiuion.
L a Etats
mo ye ns de rendre l'étabJifièment pour l'entretien
des bâtal lis , ou enfans trollv es, plus utile à p , ùn t du JI.1giJlrau du Parl'humànite, &amp;. moins onéreux au Pays.
M ONSEI GNE UR L'ARCH EVEQUE D'AIX,

I, mm t (; de la

Il a pe nfé que les lumieres LX les talens des
Magi!hats du Parlement, &amp; de la Cour des
Comptes , procureroient à l'Admininration intermé diaire des Cecours qui, en facilirant fOIl
travail , pourroient en préparer , .&amp; en accélérer
le fuc cès.

Il lui a paru également intére{fant, de concerter avec eux les arrangeme ns à prendre fur

Cour du Compus, de ccncou n',. avec l' A dmù'ijlrarion int ermedia ire ,
pOlirp r/p aru les
moyen.s dt d(.'lihùer dans lu
E tau proc hains

�1.9)

.

294

le droit dé compenCation des bie'os nobles aliénés
par les Seigneurs des Fiefs, avec les biens ro·
turier~ par eux acquis; il pro poCe en conCéquence
de prie r MM. d'Arlatan de Lauris, de Cymon
de Beauval, de Mazenod de Saint-Laurent, St
M. l' Abbé de Coriolis, de vou loir bien faire
part de leurs vues, IX. de leurs connoiifanccs
à l'Adminillration intermédiaire " /3( prérarer
ave~ e~le I:s m oyens de mettre les Etats pro.
chams a meme de prendre, fur ces deux objets
une Délibération réfléchie, /3( de référer leu:
travail à l'Aifemblée renforcée de MM. les
Procureurs du Pays nés &amp;. joints, qui Ce tiendra
le ~u a trieme.Novembre prochain, à l'eflet qu'elle
pUlife en falle part aux prochains Etats.
Ce qui a été unanimement délibéré.
Clôture Ju

E tats.

L u Et."

Après quoi, MONSEIGNFUR L'AR CHEVEQUE
D'AIX, Préfidenr, a dIt: Que les Etats n'ayant
plus à délibérer fur aucun objet, leurs [éa nces
[e trouvoienr terminées.

de~

Avant de Ce féparer , LES TROIS OR DR ES ont
par acclamation, de ft! rendre , à
a t1fue de la l'iifue de la
féance, chez M ONSElGN EU R LE
fiance, remercier M . Je Pree PRÉSID ENT, pour lui renouveller l'h ommage
de leur reconnoiifdnce de tou s les fer vices qu 'il
.fidmt.
a rendus au Pays, &amp;. notamment pendant la
tenue des Etats.
libumt daller , dé libéré,

TENEUR de la relation faite par M.
Pafcalis, Affeffel/r d' Aix ~ dans les
féanees des 15 &amp; l6 Janvier.
»CHargés de ' l'adminillration des affaires
du Pays, depuis la derniere Alfemblée
générale des Communautés, il ell de notre devoir de vo us en rendre compte. »
Une Délibération du 30 décembre 1 786 , Honoraire.! du
fixa à ~oo liv. les honoraires du Concierge de Concierge de la
la Blbhotheque du Pays, /3( accorda 200 liv. B ibliotheque du
l'nys.
de gratification au Valet de Chambre de M. de
Mejanes, chargé de cet emploi /3( recommandé
par lui. Il
1)

Il La même A/femblée fixa les honoraires du
H onoraires du
fieur St. Martin, chargé de la recette générale j ùurS,. Martin
du droit de Confignation pour toute la Province pOlir la r ea m
à 400 liv. Il
' du dr~u '" con·

j/gnatlon.

II L'Aifemblée de MM. les Direfreurs de la
Bibliotheque , léguée au Pays par M. le M arquis de Mejanes, du 26 décembre, chargea Me.
Blanc, Agent du Pays, de la recette des rentes
defiinées à l'accroiifement de la Bibliolheque
/3( le nomma Secretaire du Bureau de dire fri on. );
. Il .Et l'~ifemblée particuliere du Pays, du 7
JanvIer CUlvant, fixa les appointe mens de Me.
Blanc à la fomme de 600 liv. en fa qualité de
Secrétaire &amp; TréCorier du Bureau de dirtfrion
de la Bibliotheque, /3( ce à compter de la préfente année.))

�29 6 " Il fut fait part à la même A!femblée , d'une
lettre de M. le Maréchal de Ségur, Min ifi re de
la Guerre, portant q.ue 1", Pon d'Antib es a eré
mis à Ca profondeur &amp;. dans le mei1\eur erat
&amp;. qu'il étoit quell:ion de pourvoir à (on entre:
tien, pour pr évenir des frais auffi confidérables
que ce \IX que l'on a été obligé de faire l'OUI le
rétablir. »

» La dépenfe annuelle de l'entretien du Port,
de la machine à curer, des frais de garde de
cette machine , &amp;. d'inCpefrion du curement avoir
été portée par les Ingénieurs de Sa Majefié a
la fomme de 1800 liv., &amp;. le Minifhe obfervoir
que, comme la dépenfe avoit été (upportée un
fiers par le R oi, un tiers par le P ay s, &amp;. un
lien par les Vigueries de Gra!fe , St. Paul, &amp;.
la C o mmun auté d'Antibes, il Ceroit convenable
que la dépenCe d'entretie n fû t fuppon ée par les
mêmes parties, &amp;. dans la même proportion. Il

» L'Alfemblée délibéra de contribuer pour
la Comme de 600 liv., les 1 zoo liv. renantes
devant être Cupportées m oitié par le Roi, IX
moitit! par les Vigueri es de Gra!fe, de Sr. Paul,
&amp;. la Communauté d'Antibes; que cette fomme
Ceroit prife Cur les fonds impofés pour la dé·
penfe des Tro upes, ainfi qu'on Je pratique pour
la contribution de la Province à l'entretien du
Port de Toulon; que le Pays exigera annuel·
lement le contingent des Vigueries de GralTe,
de St. Paul, &amp;. de la Communauté d'Antibes;
&amp;. que les deux Commes de 600 liv. ne fero nt
p ar elle payées, que fur les états des travau x &amp;
frais d'entr~ tien qui lui feront adre!fés chaque
année,

2.97
année, &amp;. dont le Pays pourro it faire faire la
vérification. )
» La contribut ion du Pays, -des Vigueries
de Gratfe &amp;. de Sr. Pau l , IX de la Communauté
d'An tibes, il été acceptée par Arrê r du Confeil
du JO juin J 787 ~ Mais la contribution dw pays
Il e doit, fuiv ~ nr ce même Arrêt clu Confeil ,
être prife fur l'i mpofi ri ol1 faite po ur la d épe nfe
des Troupes, qu 'autant qu'il y au ra des deni ers
libres, (ans qu'elle pui!fe jamais retomber à la
charge du Roi. »

. » En exécution de cet arrangement, J'entretIen du P Ort d'A ntibes a été mIs au x encherts,
la délivrance en a éré faire, &amp; nou s l'avons ap '
prouvée, en tant qu'elle feroit également approuvée par le Minifire de la Gutrre. »
) Il fut dénoncé à la même A!femblée, que
.
oit
atta
qu
é
p
lu
(ie
urs
particu
liers
.de
",Drfi
o"
fe lod~
le Fermier av
'11
d
M
r
, .
cs Cllas arrol a VI e e . anolque tn payement cl un drO It ft's de la .Dude lods qu'Il prétend être dû à Sa Maj (té, à rance.
.
caufe de la direéte univer(dl e , &amp;. pour la VtJ1le de
plurieurs fonds arrofés de s eaux de la Durance.»
l&gt; Cette prétenüon, éteiote par l'arrangeme nt
e,nrre. le Pays ~ Sa, Majefié, cun(olid~ par
l Arret du ConfeJl de 1691 , avoi r déterminé
l'intervention ~e la ComOlunaute de Mano(que;
elle détermin a auffi ce ll e du Pa ys, mais feulement dans le procès pendan t au Parltrnen t Z
IX on refufa de fe joindre aux infiances encore
pen danres aux Tréforiers généraux de France ',
Cauf d'imervenir. fur l'appeL))

PP.

�2.9 8

'Affimh!t~
)l Nous ne vous faifons pas le détail cie ce
panieu/im cle qui {e palfa dans l'Alfemblée de MM. les ProMM. Ides ppro- cureurs du Pays nés &amp; joints du 10 août dercureurs u A y S .
'
d db'
b'
IIi
nes ft jaillIS, n.lelr. 0
L,n s YI occupa e. eudx 0Elets len e enclu 10 août der- tle s.
un, a convocation es tats, &amp; ils ont
. mer.
été heureufement convoqués. L'autre, la contri-

bution : il ell: à efpérer que les différens Ordres
parviendront il s'entendre (ur un objet auffi
elfentiel. »
1) L'Hôpital la Charité de la ville d'A ilnot
Droil J amora
été
attaqué par le Fermier, en paiement d'un
tiJftmep r. pour
droit
d'amortilfemem,
prétendu réfultant d'une
flndaliolu.

fondation établie pour dotation en faveur de la
fille jugée la plus vertueufe. Il

Il efi fans doute certain que les legs à charge
de fondation, faits aux Hôpitaux, fom (ujets au
Il

droit d'amorti{femem ; que lors mêm e que la
fondation a pour objet de marier de pauvres
filles, elle n'~n efi pas exempfe ; que le Clergé
en a fait article clans fon Cahier de 1750 , &amp;
qu'il n'eût pas le [ucces qu'il devoit s'e n promettre. Il
Une fondation établie pour l'intérêt des
mœurs, &amp; en faveur d' une fille qui doit fervir
d'exemple &amp; de leçon il fes compagnes, méritera it fans doute de faire exceptio n à la regle ;
&amp; nou s Commes per{uadés que fi la queftion
étoit portée au Confeil de Sa Majefl:é, J'hon·
nêteté publique &amp; l'intérê t des mœurs diéte·
raient une déciCion conforme aux fentimen s de
,tout Citoyen. Il
l)

» Par la nouvelle jurifprudence , le droit

.

2.99

d'amortifi'ement doit être payé des revell'l.lS de
la fondation, &amp; ordinairement l'on en fufpend
l'exécution, jufques à ce que le droit [oit entiérement acquitté. »
" Pourquoi fufpendre pendant plulieurs années
la récompenfe due à la vertu? Si des Citoyens
vertueux facrifient une portion dc;o. leur fortune
il un établi{fement auffi précieux, l'intérêt fifl!:al
doit [e taire, &amp; craindre de fe rendre refponfable du Inal que le délai de J'exercice de la
fondation pourroit opérer. Il
Ces conCidérations ne feroient peut-être pas
capables de balancer la regle en l'é tat; mais
heureufement le Fondateur avoit exigé que les
fonds qu'il defiinoit à l'exécution de la fondation, (u{fent placés par les reéteurs, {ur le
Clergé, le Pays, ou (ur tout autre Corps folide,
permis par l'Edit de 1749; IX les fond s n'étoient
pas rentres lorfque le Fermier forma la demande. J)
)l

» Cette diCpolition fournit matiere à deux
réflexions : La premiere, que la main morte ne
doit le droit d'a mortilfement, que parce qu'elle
acquiert , IX qu'elle a ugmente (o n patrimoine en
proporrion de ce qu 'elle enleve au commerce.
D'ou il Cuit que quand elle n'acquiert pas, elle
ne peut pas prendre (ur fon patrimoine déja amorti.
à l'effet de payer l'amortilfement d'un fonds qui
peut· être ne lui rentrera pa i. "
Il La regle efi , en pareil cas, que 1'0'1 renvoie le payement du droit d'amortilfement dans
Pp ij

�' ;00
Ifn délai préfix, à compter du jour que la main;
morte aura reçu. »
)) C'efi ce qui fut décidé par le Conreil, le
Z2 janvier 1736, à rairon d'une fondation fdite
par M. l'Archevêque d'Arles, dont les fonds n'avoient pas été payés. )1
)) Une Cemblable décifion intervint en 1756,
en faveur de l'Abbé de la Trappe. ».
. )') Enfin, c'efl ce qui fe trouve formellement
décidé . par l'Arrêt du Con{eil, du z4 novembre
J 775, dont nous allons parler, &amp; qui donna
un délai de (ix mois, à compter du jour de
la délivrance du legs. Il
)) Cette premiere rai{on n'étoit pas péremptoire. Elle n'eut [ervi qu'à faire débouter le
Fermier en l'Etat, &amp; il devoit l'être définitivement. »

•

Il Il ef!: de principe, que les rentes léguées
pour l'exécution des fondation s (ur l'Hôtel·deVille de Paris, ou même les fonds des fondations
employés en pareilles rentes, [ont exempts
du droit d'amornlfement. Il

)') Le privilege a été étendu aux rentes établies
fur le Clergé, ou [ur les Dioce[es des Provinces.
Le Fermier l'avoit contef!:é; mais une foule de
déci (ions ont enfin fixé la maxime. On les retrouve dans le rapport du Clergé de J 750. La
fabrique de l'Egli(e de Noyon, les Prêtres du
,College des Lombards de Paris, ne r~cl a merenl

-301
pa~

la régIe inutilement, &amp; la queIHon s'étant
encore élevée en J775, à l'occanon d'une fondation dont l'Hôpital de Luçon étoit chargé,
le Clergé de France s'en occupa: il réclamal'exécution de l'article 7 du Réglement de J 738,
qui met au même niveau les rentes conltituées
fur l'Hôtel-de-Ville de Paris, &amp; [ur le Clergé,
l'Arrét du Confeil, du J 3 août J7S 1, qui l'avait
jugé de méme. Des Commiffait:es [ont chargés
de rapporter une loi qui exempte du droit d'amorriffement les Commes mobiliaires léguées à
la main-morte, quand elles [ont employées en
rentes fur le Clergé. Et enfin par Arrê . du Confeil, du 24 novembre 1775, il fut décidé CLue
les rentes conllituées (ur le Clergé général, même
[ur les Dioce[es particuliers, par les gens de
main-morte, pour caure de fondation de meffes,
prieres ou autres œuvres pieu[es, ferpienr exemptes du droit d'amortilfement, [oit qu 'elles fiffent
partie des biens du Fondateur, [o it qu'elles aient
été acquifes par leurs héritiers) pO!-lr ê tre d élivrées aux gens de main· morte, j!n pay ement
des (ommes qui leur ont été dqnn.ées, ou léguées, il la charge que Je tnin(porr, ou la délivnmce, leur en feront faits, au plus tard dans
les fix mois du jour de la délivrance des legs. Il
Il Les rentes établies fur le Pays jouilfent
de la même faveur. »)

)) Il n'ell pas indifférent que les Peuples foient
inlhuits) que lors même qu'il n'a été légué que
des fommes mobiliaires pour l'exéc ution de la
fondation, quand ces fommes fo nt c onverties
en rentes fur le Clergé, ou fur le Pays) cré s

•

,

�3°2-

à "occalion des etnprunts de 1758,. '7 66 ;
1769, 1779, St 178~ , le droit d'Amorldfemem
n'eft point dû.
Dt'lai. à la

1)

n La Communauté de la '6reoule avoit été

condamnée au payement d'un droit d'amorrilTe·
ment, s'élevant à la fomme de 3300 liv.; elle
en avoit payé 1800 liv.; elle était hors d'état
d amoniffimwr. d'en pay er davantage: nous av o ns engagé le
Di reéte ur des Domaines à répartir le rene en
pa y es an nuelles, de maniere qu e to ut fû t acquitté
la de rniere année, avant l'e xpiration du bail. Il

Com.munaute' de

la Breoule , p our
p ayer lin droit

Rachm

di S

iannaliuJ .

Taille Jes hif,iallx Je la

lJaffe Pr",:~ncle
'lU, vO'" alpa·

Ire plnJam !'iu'
Ja lls les Monfagnes de la
Haute P royence

fi viciilim.

3 3

viennent, à leur tour , d t!paitre pendant l'hi,- r
dans les pâturages de la Baire' [oit par la r
Jation que cene affa ire p ou voit a \'oi r ave le
commerce des belliaux , a,e les moy e ns de [~
procurer les engrais oéce1fai res à nos fonds;
parce qu'enfin li le fi lt êm e de la Communauté
de Thorame était adopté cett e pa rt ie de nos
befliaux, qui n'ell pas r putee , pa s .timJi ,
pourroit être airervi e à une triple taiIJe : à la
taille du fonds dont le troupeau fait parrie à
la raille du bétai l impoli ' e dans le li U o ' il
dépaît pendant l'hive r &amp; à la nille ru. hérail
iropofée dans le lieu où il dépait
ndam l' l ' . D

» La Communauté de T o urrerres, qui avait
fucc o mbé au P a rl~ment, cl a ns l'inltance en ra·
chat de la bannalité de (es fo urs &amp; d~ [es mou·
lins , fe po urvut au C o nCeil: L'Airemblée du 13
novembre 1785, dé libéra d'intervenir. Le 23
mai 1786, le Con[eil a rendu un Arrêt de foit
commun iqué, &amp; il a été intimé au Seigneur,
Nous avons chargé M. de Préameneu, Con{eil
des Etats, dont le zele &amp; les lumieres (ont
connus, de donner à cette affaire l'attention
qu'elle exige. »
)) La Communauté de Thorame prétendait
exiger la taiIle des beltiaux de la baffe·Pro,
vence, dépailrant dans les Mont agnes de M.
d'A ndr é , l es rnernes
'
que 1a C omrnunaute" avolt
fo urnis à l'encadilltrement depuis peu de tems,
Cette conteftation parut m ériter route notre
attention, foit par la néceffité ou [ont les ber·
tiaux de la baire-Provence, d'aller dépaître,
pendan ~ l'été, dans les Montagnes de la Haure;
(oit parce que les befiiaux de la haute· Provence

Il Il ne s'agifIoit de rien moi
,que de concilier l'intérêt de cette partie de notre ommer e,
avec les re irources qu'une gran e parrie de nos
Communaurés Ce proc ren par b raiUe imp Cee
fur le bétail, autremeDl dite de [; g.»

La décilioo arbitra e porta

qu e la Com munauté de Thorame devo i re oncer à exiger
la taille des belliaux dépai1Jaot dans des fonds
qui ne produi[eor que des heTbages, dauIs le Cquels les troupeaux ne (oot as agencement , ou
inflrumeot du fonds &amp; dont ils [oot Je (eul
moyen de percevoir les fr 'r;; fa
à e le de
l'exiger d s beltiau x, qui par leU' rappon avec
la culture des foods , devieodroieI:t Fan furdii, ou
de ceux qui iroien t dépaJtre èzns des pâturages
lui appartenant, lit qui doi,en comme de raifan, payer le prix des frui q 'i - confumenr. l )
1)

» Cette déciuon fut fondée [ur ce que les
taille, font r ell s parmi 00 S , qu'i! n'y a qu

�30 4

3°5

les immeubles qui y foient alfujettis, Be que les
be!Haux n'y font foumis, que p2rce qu'on les
regarde comme faifant partie du fonds dont ils
deviennent agencrmeot. »

vedé dans un fonds qui ne l'roduit que des pâ.
turages) appellé dans la baffe·Provence CoufJou,
$( Montagne dans la Haute. »

" Que c'ell par cette raifon que, fuil'ant
que le fonds ell noble ou roturier, les trou·
peaux qui en dépe ndent, font, ou ne foot pas
foumis à la taille. Il

Si ces Montagnes, ou ces Couffous (ont
agencement d'un fonds culte, Be que les be{liaux
y dépaiffant, procurent J'engrais qu 'il lui faut,
~e11 agencement, &amp;. la taille peut en être due. 1:1-

» Que lors même qu'ils y font fou mis , on
ne peut y établir une impo!1tion proportionnee

Il Mais fi ces Montagnes &amp;. ces
Couffous
[ont réparés de tout fonds culte, il feroit injufie
d'en exiger l.a taille. )}

au fol la livre de la livre cadaftrale, confor.
mément à l'Arrê t de R églement , du 5 décembre

1724.

Il

Enfin, la tailIe pt:ut porter (ur le hétait

Il

Parce que les befiiaux ne deviennent
pas alors partie du fonds; ils n'en augmentent pas la valeur; ils ne [ont que les feuls
moyens d'en percevoir les fruits. )}
Il l',

Il

Il Que le bétail peut être impofé à la taille ,
fous trois différens rapports . »

-

» Comme faifant . partie du fo nds, Be dans
ce cas; il participe à [a nature; il eft noble ou
'roturier, aina que le fonds dont il efl L'acce(..
foire. »

. » Que le bétail peut être encore imporé,
parce que la Communauté en autorif~ l'introdufrion dans [es Communaux. c'elt moins alors
ûne.îa ille proprement dite, qu:un droit de paf;

queLTage. »
» La Communauté, propriétaire du fonds;
a le droit d'en vendre les fruits, au prix qu'elle
trouve à propos. Elle n'eft point obligée alorS
de s'alfervir à la regle de proportion, entre la
81. la- taille du bétail. ~

~aille . des forlds,

1)

Enfin ,

Parce que ce (eruit évidemment faire
payer double tail le au même fonds: la prerniere, par l'encadafirement du fonds; la [econde, par la taxe [ur le bétail. Il
Il 2'.

Il 3' . Parce que l'impofitioll [eroit inégale :
On ne peut impofer [ur le moyen qu'emploie
celui-ci pour percevoir [es fruits, (ans qu'on
impore également [ur l'a utre. »

l'

4'. Parce qu'il n'en eft pas d'une Montagne, ou d'un Coulfou, comme d'un pré. On
fanche le pré; il n'y a que les helhes d'hiver
qui roient deftinées aux troupeaux; le pré eft
tenré n'être allivré, que relativement à cette
forme d'exploitation, au lieu qu'on ne fauche.
~i les Montagnes, ni les Couifous. ))

Qq

•

,

�3°6

" 5·. Parce que lt: b étail qui confume les
herbages d'une M 'lOtagne, ou d'un Cou!Tou,
n'aug ,nente pas la valeur du fdnds, comme
cette vdleur eCl augme:1tée, quand le betail en
eft agencement. 1)

» 6". Parce que, f\ uand on procede à ralli·
vrement d'un f'&gt;nds, on l'eClim t: &amp; on l'a llivre
fans ég~rd à l' agréga tion du b éta il; de maniere
que le Propri';ta ire y v er fan t des b eCli aux, fon
fonds en devi ent plus précieux &amp; plus produaif;
&amp; il n'elt par conféquent pas in juCle, que la
Co mmunauté per ço ive une taille fur cette plus
grande valeur. ))
1) Mais il n'en ell pas de même d'une Mon·
tagne ou d'un Coulfou. Quand on l'allivre, on
fait qu'il faudra y ver fer des troupeaux, pour
en confum er les fruits, &amp; que la Montagne n'en
deviendra ni plus précieufe, ni plus produfrive,1)

Il L'intérêt qu'a le Pays à conferver &amp; i
favorifer cette branche de notre commerce 1
mériteroit peut-être que l'on exemptât le bétail
de toute Corte de taill e . Il

» M. le Marquis de Seillons nous fit fi gni.
D t'gutrpife· fier une r equête qu'il avoit' préfentée à 'la Cour
ment.
des Comptes, aux fi ns de fa ire procéder aux
formalités prefcrites par l'Arrê t du ConCeil de
1637, pour I~ réuniol1 a u fief en nob ilité, d'une
ballide qu'il avoit donn ée à nouv ea u bail, le 18
août 1778, au nommé Pierre Sabatier J &amp; que
celui-ci lui avoit déguerpi, fe trouvant en ar·
rérage de quelques annuités de la cenfe importal.1te de lept charges &amp;. demi tuzelle. Il

1°7

Nous ctt'lmes devoir réclamer la reg le , &amp;
obferver, que tant que les arréra ges de cenfe
n't toient p as ' acquittés, le déguerpiifemem n'étoit pas forcé, qu 'i l étoit au CO ll traire volontaire; que la remife des arrérages pourroit tenir
lieu de prix, &amp; qu'en conféquence le Seigneur
ne pouvo it Ce promettre de faire procéde r avec
mreté à la procédlllre prcCcrite par l'Arr êt du
Confeil de 1637, ou Ce promettre de jouir des
biens déguerpis en franchiCe de taille. »
Il

)) Par afre ,du 15 avril l'?8 2 , I,e Seignl;ur ~/Jion , ou
d'Ai glun vendit au fieur Autnc , un Jour de JU- rnchal Ju J,ail
rifdifrio l1 , la direfre fur le domaine du Colom- '" comptnfo·
bier , &amp; le droit de compenCation compttant fur tian.
ce domaine. 1)

» La Communauté d'Aiglun, qui craignit la
diminution de fo n cadaltre, pr étendi t que le
droit de corn pe nfa ti on n'é toit pas ceffible, &amp;
qu'au befoin elle le po u voit racheter. 1)
1) L'hommage que nous dev ons aux principes,
&amp;. la jll llice que nous ne pouvons refufer à tous
les Ordres, nous déterminertnt à décide r que le
droit de c o mpenfation étoit patrimonial, qu'il
faifoit partte du fief, qu'il étoi t dans le commerce , &amp; par conféquent aliénable comme le
fi ef ; &amp;. flue qu and le ceffionnaire ou l'acheteur
av oi t d 'ailleurs fief &amp; juflice, la Communauté
ne pouvoit pas s'oppoCer à ce qu'il fît ufage du
droit qui llii avoit été tranfponé. 1)

Nous ne crÛmes pas non plus pouvoir con{eiller à la Communauté d'intenter un rachat
Qq ij
Il

�308

3°9

qu'il eGt été diffi cile d 'éta blir Cur aucune rorte
de loi; rachat que la Com"llunauté n'aurait pu
exercer, qu'en acquérant auffi le jour de jurirdiél:i on , ainli que Id direél:e ve ndue co njoilHement avec le droit de c o mpenCation ; rachat
enfin qui, s'il avo it été fo nrlé , n'auroit pu fe
verifier qu'en ob tena nt les Lettres patentes requiCes par l'Edit de 1749, &amp; en pay ant un
droit d'amortifiement ,&amp; un droit de franc·fief,
qui eulTent coûté bea uco up plus à la Commu·
nauté, qu'eUe ne perd o it par l'enlevement du
domaine du Colombier , rie (on ca da are. ))

,
(JomptnJuion
du fol nobl, pris

Un Arrêt de la C our des Aides, du 27 juin
1753, re1\du en fave.ur du Seigneur d 'E mp~s
p o.lr tmplacecontre
la C o mmun au té du même lieu, jugea que
ment d'un ,h,le fonds noble , pris pour emplacement du chemin
min public.
public, pouvoir êtce donné 'en compenfation. Il

-

d'Empus a offert expédient de condamnation.»
Il Nous attendons que la Noble/fe, qui eft en
qualité, ait prod uit [on (yll ême
(es défenCes. J)

!X

Madame la Baro nne de la Gdrde nous fit Compmfaliolt
fignifi er une demande en co mpe n{atio n, portant Jtmafult'e par
fur un no uvea u bail de 1632, con ft nti en fa- Mnddm, tk La
ve,ur des freres J ubert, Marchands de la ville Gard,.
de T oul on, »
Il

Il

)) Cet Arrêt portoit atteinte à nos maximes;
il étoit diamétralem.~ll t oppo[é à l'Arr ê t de 170z,
qui ne permet de donn er en compenfation que
des biens {uffifans, &amp; tenus porter m êmes charges qu'avoient dû p orrer les bie ns roturiers acquis par les Seigneurs. Il fa ut mê me que les
biens donnés en c o mpenfation (o ienr entre les
mains des particuliers, &amp; encadaarés. Il

,

)) Nous eÔmes ocea(ion de nous convaincre
que ce nouveau bail av oit déja {ervi de matÏtre
à compenfation dans un rapport fait en J738, en
exécution d' un Arrêt de la Cour des Aides de
Montpellier de 1670. Nuus en avifâmes la Communauté de la Valette contre laqud le la compen(ation étoit dem andée; &amp; nous prévîn mes
aioli un double emploi, qui ne pouvoit qu'opérer iojuftemem la diminution de (on cadaftre,
indépendamment des griefs particuliers contre
le rapport de 1738 . Il
\) Nous fûmes inform~s que dans ,u~ de Ces Grrffi ;Ut'ft;
baux, la Communauté d Allauch avolt Inféré la d, main-morl&lt;,
claufe infoli te, à la charge par le Fermi~ de fa ire
mrleif/ru le prifent ·aae de bail riere le Greffe

des-mains mortes établi à Marfeille. )) .
Il Ce même Arrêt contrario it encore cette
autre maxime, que qu and le:: Pays prend le
fonds noble pour l'emplaceme nt des chemins,
elle n'inde::mnife pas le polTe:: lTeur. »
D Le Pays s'étoit pourvu par la voie de la
tierce oppofi!ion contre cet Arrêt; le Seigneur

Il Nous écrivîmes à la Communauté le 18
{eptembre, qu e tout c~ qui ti elH à la taille &amp;
aux reves. n'ea point a{ft rvi à la /ilrmalilé de
cet enrégifirement &gt; même dan s les Di llc~ fe s où
ces fortes d'offices (ont en exercice; &amp; que
iluand le Clergé avoit voulu y (oumeme les

�po
Communautés, le Pays av oit réclamé (es pd·
vileges ; que nous ne voy o ns par co nféq uenl pas,
par quelle raiCon ils s'afferviiToienl dans leurs
baux à une efpece de gêne , &amp; à des droits
dont le Pays s'ell heureu(ement garanti. »
" Là Communaut é d 'A llauch nous a remer·
ciés de notre attention, &amp;. nous a en même- tems
affuré qu'elle ne feroit jamais ufage de pareille
claufe. "
Intl, mnil&lt;' da
J) La cherté des moutons occalionna diver(es
IfS
U
fo "'i1ft.' des plaintes de la part des Fourniffeu rs des dfferen·
bouchenu.
1 es C o mmun .
Les uns re-'
aut'es de 1a P
rove nce.

clam oient , foit des indemnités , Co it une auglllen-tation du prix de la vi an de , les autres des avan·
ces. Nous crûmes qu'il étoit néceffaire de fi xer
une regle, en attendant qu e les vian des en revinffent .au prix du commerce. Cette regle le
fut par Arrêt de la Cour des Aides du 15 mai
1787 ~ intervenu entre la Communauté d'Aubagne &amp;. le fieur Jourdan, Fermier de fa boucherie. "
n Le l'ermier fut débouté de toute augmentation fur le prix de la viande, &amp; en l'état , de
toute iD.demnité ; &amp;. au bénéfice de l'offre fa ite
par la Co mmun auté, de lui fo urnir une avance
dë 3 000 liv. (ous une nouvelle cauti on, la demande en indemnifé 'fut renv oyée à la fin du
bail,8( la o0ntinuation dt! (ervice fut aiTurée."
HuijJitr Pri-

Jillr.

PrÛentlOnf.

» II:ffu rffier prifeur ,' dans le reffort de la Sé-

néchauffée -de Di~rte, eut la préremi on de' procél1er exclufivemea.t , '&amp;. de percevoir les tlroi~

JII

attribués à Con Office, lors des ventes de meu ~
bles judiciairement ordonnées par les Juges des
Seigneurs; il l'éleva Contre le fieur Ailhaud ,
Greffier de la JurifdiéHon d'Aiglun, à raifon
de la prilée &amp;. vente des meubles dépendans de
l'hoirie vacante du lieur de Codur.
Il Ilia renouvella vis· à-vis du fieur Yvan,
curateur de l 'hoirie vacante de Mre. Fabre,
Cure de Majafi res. ))

» Ce Jure-PriCeur fil davanrage : il attaqua
perConn ellement le fieu r Yva n, qu oiqu 'il n'eût
procédé à la vente qu 'en fa qu alité de curateur. ))
» Une Sentence du Lieuten ant de Digne re-

laxa le fieur Yva n de l'affign ation ; Cur l'a ppel,
elle fut confirmee par Arrêt, &amp; le Juré-PriCeur
parvint à obtenir un Arrêt du ConCeil qui calfe
celui du Parlement de Provence, évoque ' le
fonds &amp; principal, condamne Je lieur Yvan au
payement des droits demJndés, à des dommages
&amp; intérêts confidérables , &amp; il une amende de
1000 liv. »
» Nous eûmes connoiffance de cet Arrêt ; nou;
le référâmes à l'A ffe mblée particuliere du 30
mai, moins à raifon des condamnations exceffives qu'il prononce contfe le fièur Yvan, que
(ur l'atteinte portée aux J urifdiaions bannarelles
de la Province. »

" L'article 10 de l'Edit du mois de février
portant création de ces {OCCtS d'Offiçes ,

InI ,

�312.

.ad met les Officiers des J uflices feig neuriales à
faire les prifées &amp; ventes de m eubles, entre les
Jufliciables de leurs Ju fli ces , &amp; en venu de
Sentences émanées de leurs J uges , concurremment avec les J urts-Prifeurs. Il

» Si d es Ar rêts particul iers ont exigé, pour
le concours, que la vente ne f(lI ordo nn ée qu'après contefiation ou à la (liite d'une procedu re
Judic iaire, une fOlJ le d'Arrêts GU ~arlemel1t de
Paris, &amp; notamment l'Arrêt du Con fe:oil d'Elat
du Z 1 juin 1785&gt; ont mainten u les Officiers des
Seigneu rs dans la concurrence qui leur en ami·
buée par l'a cric le ro de l'Ed it. »)
)} La vente des l1u' ubles, faite par le curateur
nommé à la vacance, ef! une fuite n é ~e{[ai re
de la procédure. Cette vente. fe fai t de l ' ~u to·
rité du J lige faifi de l'hoirie vacante; elle Ce
fai t allx encheres que le Ju ge du Seigne ur autorife. Il n'eft donc pas po ffib le que l'Officier · ,
de la Jurifdiétion qui a ordonné la ven te 8&lt; qui
y fair procéder&gt; ne jouiffe pas du conco ur s que
la loi lui réferve. »
)) L'Alfemblée, pénétrée de la juftice de ces
m orifs, dél ib éra d'intervenir dans l'i n{{ance pen·
dante au Confeil, entre le Juré·Prifeu r dans le
reffort la Sénéchaulfée de D igne, &amp;. le fleu r
Yvan, à l'effe t de faire dire &amp;. ordonner, qu'en
exécution de l'article 10 de-l'Edit de 1771, les
ventes de meubles, ordonnées par les Juges des
Seigneurs, pou rront être faites concurremment
par les J urés·Prife urs &amp; par les Officiers des Sei·
gneurs , [ans néanmoins que les Officiers des
Seigne urs

3I~
Seigneurs qui y procéderont, puilfent percevoir
les droits attribu és aux J urés·Prifeurs. ))

)) Nous avons adrelfé notre Mémoire, .8( un
extrait de la Délibération au ConCeil des
Etats, 8( nous l'avons chargé de fuivre cene
affaire, &amp;. de garantir le Pays, tant de la taxe
des droits que les J urés- PriCeurs voudroient exiger ) que des vexalions auxquelles le Pays feroit expofé, ft l ~s ve ntes judiciaires, ordonnées
par les Ju ges des Seigneurs, ne pouvoient être
faites que par les Jurés-Prifeurs du reffort. ))
)) N ous avons été in{{ruits qu'avan t que notre requête d'intervention mt préfentée, un Arr êt du Confei l avoi t déclaré MM. les Syndics
de la Nob lelfe , qui éroient déja intervenus,
non recev ables, &amp;. main ten u le Juré· Prifeur
oans le droit de procéde r exclurivement à la
vente des m~ubl es dépc ndans de s hoiries vacantes. »)
( » Ce fucc ès inat~endu '~e doit pas rallentÎ'r nos
'démarches, nous nous propofons de nous concilier avec MM. les Syndics de la Noble{[e,
&amp;. de demander une déciflon par voie d'adminifhation, qui, prononça nt fur, ce cas hy pothetique, con ferve aux Jurifdiéti dns bannarelles un
concours d'aurant plus néce{[aire, que ces fortes
de ventes ne font que 'la fu ite &amp; l'ex éc ution
de la procédure faite dt! l'autorité des Juges des
~ei gne ~ rs. »

)) Le Fermier a for';'é depuis quelque-tems Droir .'"
Ilne pretention nouvdle: Il demande l e droit fr"/lcjt&lt;j d,-

Rr

�F4

de franc- fief aux polfelfeurs des arriere-fiefs qoi
f &lt;[fturs du ar- ne font pas nobles; il Y a même déja plufieuf&lt;s
ru~e..fieft'fiJorf procès pelldans à ce fujet pardevant M_ l'Ill IentJu r/j nt Oll t rt
- y mtervenlr
- pour
,..ant_ N ou~ avons cru deVOir
pJS nobl.s_
.1,
.
.
.
-1
d'
0
Ir '
, lot oret , t\es
Inerens
rdres, St prévenir cette
n ~lUveUe extel1{ion que le Fermier vouloit donner à fes droitS. 1)
rnalldJ aux pol

)} En regle, le franc -fief n'ell dû, qu'autant
que le fj.d relevant du Roi ell polfédé par un
RotUrier. Mai s toutes les fois que l'arriere-lieC
ell tenu fous la mouvance du fi ef principal 1
l'arriere -fi ef n'ell pas franc, l'éreaion n'opere
qu'un jeu de fief de la paf{ du Seigneur fuzerain 1
l 'on ne peut pas dire que le fief ait e{fuyé aucune forte de dé memb re ment; il continue donc
d'ê tre po {fédé par l'ancien propriétaire du fief;
St le fid primitif n'ell pas démembré; l'érecti o n en arriere-fi~f ne peut donc donner ouverture au droÎ'l de franc-fief. Il
" Le Fermier a encore voulu diftinguer, li l'on
à l',a rri ere-fief la jullLce ou des biens
roturier s , p@uc exiger au moins le droit de franc·
fief de la jullice. "
fldj ~g noit

" N o us nous Rropofons de nous élever en~
core c ontre cette dillinaion. Il n'ell aucune
partie de fief dont le .po{fefi'eur ne pui{fe fe
jouer, St qu'il ne foit cenfé conferver, par la
direae ou par la mouvance qu'il fe réferve;
St dès ' que le Fermier il fait juger que le droit
de fra nc -fief n'ét o it pas moins dû des biens rotuders que des biens nobles, il doit néce{fairement c9nvenir, que ce n'eil pas la nature dei

31S

hiel:s tranCportés en arriere-6ef, St (0 us -la mou 4
vance du fief, qui donne ouverture ail· droit de
franc · fief; c'ell uniquement la po{feCTion de la
la part d' un roturier, d'un fi ef qui ne relev eq ue
du Roi 1 qui néceffite le payement du droit de
franc-fief. ILes domanifles appellent ce fi ef noble,
l'ar cette raifon , quoiqu'en Pr-ovence nous ne
réputions biens nobles que ceux qui font déco4
rés de la jurifdiaion. "
» Le dro it de franc-fi effuppofe donc la pofCeffion d'un fi ef qui releve immédiatement du
Roi, qui rend le po{felfeur homme du Roi, qui
1e fou met à l'homm age au Roi ; &amp; tout pof4
felfeur d'arriere-fief, tenu fous la direae &amp; fous
la mouvance du Seigneur principal, n'e ll que
l'-homme du même Seigneur. L'on n"a jam ais
cru qu'il y eût aucun rapport tl' homm3ge , où
a,ut~ement e ntre le Roi, &amp; lui, ni que le Sei4
gneur ·(uzerai n celfât d'être l'homme du Roi,
pour toute J'étendue de fon fief, par cooféquent pour celIt! qu'il a concéd\! e en arrierefief; &amp;. fi le po{fe{feur de l'arriere-fief ne devient pas l'homme du Roi, il e.ft inconcevable
qu'il pUI{fe être a{fervi à un droit de franc-fief. Il
1) ' Nous nous proporons de donner à ces idées
le développement dont elles [om fufceptibles,
'&amp; d'emp êcher que le Fermier n'a{fervifi'e le
!,ays à ce nouveau genre d'exaO:ion. Il
.

» La derniere Alfemblée s'occupa de la Droit for
pozzolane nécefi'aire aux confiruélions en Pro- t 'ntrù du poryt:nce. MM. ks Adminiftrateurs nous infirui- \.o'~IlU ù ran·
Cm s .
Rr ij

�~16
firent de leurs démarche .. , Be. nouS les avoOl
[uivies. »

» La Communauté d'AnTibes nous écrivit, le
2

z janvier, que le Fermier lui demandait l'im·

parlante Comme de ~~So liv. pour le montant
du droit établi (ur la pozz o la ne étrilngere,
qu'elle avait employée à dt:s ouvrages auxquels
It Rui contribue pOlir un tiers; &amp;. que le Illon·
tant du droit excédait d'un quart J la valeur de
la chaCe. »

jI7
dans le Cas de demander un Réglement (ur cette
mati ere) qui pourvût à l'intérêt du P ays aéluelleme nf compromis , non m o În ~ par l'impôt excLillf étab li fur la pozzola ne étrangere, qu e fu r
la difficulté de pouv oi r s'en pro cur er. Le Gouvern ement n'a jamais eu l'idée qu 'il Call1l! que
les habitans de Provence acheta!rent la pozzola ne en Languedoc: les frais de tranCpor! cOûteroi en t quatre foi s plus que la pozzolane ellemême. )l
La Communauté de Brignoles acheta une , L ods du mai_
m aifo n, dont l'emplacem ent fut defiiné à l'agran- JOliS prij&lt;s pour
diifement d'une rue. Cette maifo n étoi t de la J'""lice publidireéle du Roi. Le Fermier demanda le lods. rue.
La Communauté nous con[ulta. »
Il

» Un impôt auill defiruéteur nous parut in·
tolérable; &amp;. nous crûmes encore, que s'i l importait de donner faveur à la pozzo la ne na·
tian ale , ce ne pouvoit être qu'autant qu'il y en
aurait, d ans quelqu'un de nos portS, un dépôt
cap able de: fuffire aux befoins du pzys. )')

» Nous écrivimes à M. le ContrÔleur·général;
qui nous fit l'honneur de nous répondre, le z
Mars 1787, que par égard pour la de ni nation,
il con{enroit que le droit fût réduit de moitié,
fur l,es pozzolanes qui ont été i!1lportées pour
les travaux de l'aqueduc d'Antibes. »

. » Cette réponfe ne Cauvoit pas l'inconvenienr,
de n'avoir pas en Provence le dépôt qu'iJ faut
aux be{oin5 publics, &amp;. l'inconvénient plus confidérable encore, de n'employer que de la poz·
zolane qu' il faudroit aller chercher en Languedoc. »

» NousengageâmesJa Communauté d'Antibes

à lier une infiance en oppolition 1 qui nous mît

» Nous lui répon dîmes, que les principesréC1Ct oient 2 ce qu' o n ne payât pas le lods des acquifiti ons , faÎre s par raifon d'utilité publique; que
la regle ne (ouifr oit d'exception, que quand le
fol .élOit pris pour l'e mplaceme nt âes chemins;
mais que qu and il ne s'agit que de rue o u de
place, les Communautés ont toujour s payé Je
lods ; &amp;. que la Communaute de Toulon, St
fur-tout celle d'Aix, en ont fait l'expérience
dans plus d'une occafion. »
Nous avons pris en grande conlidération Comm"" ,la
l'objet des tanneries, dont le commerce ell: im- IJ"",,ia.
portant, &amp;. dont les pertes deviennent tous les
jours plus fenfibles. Nous avons recherché les
caufes de la diminution des tanneries en Provence, &amp;. les raiCons par lefquelles le Gouvernement n'avait jamais voulu entendre aux ré-,
t)

�p8

.

da mations des différens Corps du Pays, &amp;. du
Pays lui-même. ».

» Nous avons jufli6é, fur des preuves authen·
tiques &amp;. non fu(peétes, que nos tanneri es ont
diminué de plus de la moitié depuis l'Edit de
1759 , que les pertes de la fabrication fuivent
la progreffion des ' droi ts établis, &amp;. qu'elles
croiffen t en proportion de ce que la légiflation
multiplie les loix &amp;. les droits. »
" Que par une conféquence néceffaire de la
d imi nut ion de notre fdbrication , nos exporta·
tians ch ez J'Etranger étoient moindres dans la
même proportion, qu oique le luxe ne (e fait
pas m oins accru chez l'Etranger que parmi
nous. "
)l Que fi d'une part, nous fabriquions moins
quand notre propre con(ommatio ll devenoit'plus
confidérable, c'étoit la preuve la plus é.videnre
que la fabrication fe trouvoit dans un état de
fouffrance &amp;. de dépériffement. 1)

" Ces premieres bafes une fois établies, nous
avons recherch~ les cauft:s de cette diminution;
&amp;. les détails les plus vrais &amp;. les plus affligeans
nous ont convaincu~, qu'elh: n'étoit que la con·
féquence de notre légillation fur la partie des
cuirs: trop de gênes pour le Fabricant, trop
d'entraves dans la fa')[ication, impôt exceffif,
des avances trop confidérables, des pertes qui
ne Cont que troI? fouvent le réfultat de ces
avances, d~ petits bénéfices to ujours fans pro·
porcion avec les riCques , &amp;. Cur-rout l'impoffi~

319

bilité de pouvoir fou tenir le concours avec Ics
cuirs étr~ngers, qui ne font pas furch argés du
même impô t que les nôtres. "
Il Ces trilles vérites nous ont conduit à juflifier,
que Nice, l'Italie, l'Efpagne, Il&lt; le Portugal,
ont gagné ce que notre fabrication a perdu,
que leur fdbric~tion, animée par des Ouvriers
françoi s qui s'y [ont réfugiés, le difr ute à la
nôtre, &amp;. l'étouffera bientô t, fait par l'avantage
d'avoir partie des mat ieres premieres à meilleur
compte, [oit par la proteaion fp écia le lju'elle
reç o it de chaq ue Gouvernement, Coit enfin par
la fdveur qu'ont (ur nos fJbrications les matier es fabriqué es ch ez l'Etran ger, qui fe préfentl:,
en con cours, [ans furcharge d'impôt. »

» On l'avait dit depuis lon g-te ms ; mais on
n'en avait pas porté la preu ve jurqu'à la démonfl rat ion comme aujourd'hui; Il&lt; le Gouvernement, touj o urs difpofé à en croire les RégilTeurs, avait donné trop de confiance à leurs
affentons. Ce n'ell pas fans étonnement, que
l'on fauta, que c'elt dans les propres regiftres de
la Régie, que nous avons puiré la preuve que
la fabrication n'a ceITé de décliner, depuis l'Edit
de 1759, &amp;. avec elle les exportations. "

" Nous avons également prouvé, que le Régiffeur avoit encore moins de rairon de fuppofer que les produits de la Régie avaient augmenté ,que cette augmentation de produit, d'ailleurs peu rédIe, n'avait éré de la part des
Cominis, qu'un raffinement de polirique; que
dans le principe, ils s'abllenoienr d'exiger les

•

�FO

I:1roits à la rigueur, dans la crainte qu'une réclamation trop puilfante, ou même la défertion
fubite de toUS les Fabncans, ne fit femir au
Gouvernemenr la néceilité de prendre en confidération le fort de cette fdbrication , &amp;. d'ap.
pliquer UI1 remede proportionné à l'importance
du mal, "
•
" Qu'en accoutumant le Fabricant au joug
peu à peu, en n'ex igeant de lui, en qu elque
façon, que ce qu'il vouloit payer, la Régie
fe confolidoit lors même qu 'elle minoit la fabrication ; &amp; nou s l'avons jufiifié par le parallelle exaét des droits perçus fur les quantités
ci e peaux fabriq uées , av!:c cellt:s qui auraient
dû l'être, u dans le principe la perc ep tion avait
tte: auili ri go ureufe qu'die l'efi aujourd'I)ui"
" Que l'a~ g ment a tion des produits de la Régie ne peur êr re .attribu ée, qu 'à l'augmentation
des dr oits im po[és fur la fdbricatioll en l77!
&amp; !78z; qu'il efi bien fenuble qu'en fu rc hargeam le droit Cur les cuirs de di x Cols pour
livre, les produits doivent na turellemt:nt augmente r de la moitié, "
" Que ra ur faire une opération exaéte, il
fallait ou calculer ces produits, abfiraétion f.ire
de dix Cols pour livre impoCés en 177 ! &amp;. en
J78z, ou pour mieux dire, ne calculer le droit
principal que Cur la qu antité de marchandifes
fabriquées, &amp;. la comparer avec cd le que l'on
fabriquait jadis. "
" Enfin, qu'en partant de ce calcul, il éloit
évident

FI
évident que depuis J 7591 la fabrication avait
diminué de la moiti é 1 puifqu'on ne fabrique
pas aujourd'hui la moitié des cuirs que l'on fabriquoit alors; &amp; cependant la confommatioll
n'a pas diminué, nous pourrions même dire
qu'elle a doublé. "
" L'état de dépér i{fement de nos fabriques
une fois jufiifié, nous avons prouvé que les fabriqu es qu 'il y a à Nice &amp; [ur la côte d'Italie,
s'éraient élevées aux dépen s des nôtres ; que
c'étoiem des Artifies françois qui les faiCoient valuir; &amp; qu'on ne faur oit s'occuper tr(lp tôt des
moy ens de préve nir, que la fabr ica ti on ét range re
n'étouffe l'ombre de fabrication qui nous refie, "
Il Ces moyens, nous les avons indiqués. Il
faur délivrer la fabrication de cette foule d'entraves qui l'enchalnent ; lui donner autant de
liberté qu'elle a aétuell eme nt de gêne; diminuer
un impôt v éritab lement exceilif , puiCque tout
bien compté, J'imp ôt s'é leve au quart de la valeur
des peaux tallll ées , qU3nd il ne devroît pas excéder Je dix pour cent; ou po ur mieux dire , fupprimer l'impôt; favorife r l'i ntr oduétion de la matiere premier e, :!étuellemen t Curchargée d'un impÔt trop conudé·rable; faciliter l' ~xporta r ion à
l'érran ge r; exportat ion qui Ce trouv e aujourd 'hu i
grevée des dix fo ls pour li vre du droit principal,
&amp;. du tiers de ce même droit; établ ir à Marfeille
un entrepôt, où le Fabricant Provençal puilfe, à
l'exemple du Fabrican t de Paris, déparer le produit de Con travai l , &amp; continuer le co urs de fa.
fabri carion, en attendan t l'occa fion d'une ven re
favorable; enfin) emp êcher que les cuirs du

S5

(

�pz
Prince de Na!rau, continuent d'entrer en Pro.
vence, en exemption de tous droits, comme
ils y entrent aétuellement, &amp;. avec eux les cuirs
anglois, qui, par le dernier Traité fait avec
l'Angleterre, ne doivent être impofés que comme
ceux de la Nation la plus favorifée."

P3

ninrer tous les remedes néce{t'aires, &amp;. le ma:
Jade rétabli, ils demanderent à la Communauté
de la Manre le payement qui leur étoit dû. "
" La Communauté de la Martre prétendit, que
le ma lade étant enfant de l'Hôpital , l'Hôpital
Il'avoi t rien à répéter. "

" Il ell bien fenfible, que fi les cuirs du Prince
de Nalfa u, St ceux de l'An gleterre entrent en
Provence en exemption de tou s droits, notre
fabrication qui ell Curchargée, ne pourra pas
fouffrir le concours, St que le moindre prix
des cuirs polonois ou anglais, ne pourra qu'o.
pérer la chûte du peu de tanneries qui nous
rel1:ent. "
" Telle ellia brieve analyfe du Mémoire que
nous avons fait pa!rer au Gouvernement. Nous
l'avons Coutenu de toutes les pieces juftificatives,
venant à l'appui des différens faits; /3{ nous de·
vans nous flàtter que le Gouvernement bien
inf1:ruit Ce garantira de l'illufion , qu 'il ne Ce
refuCera pas à nos réclam ation s , /3{ que la fabrica tion des cuirs, reco uvrant Con ancienne li·
berté, ne tardera pas de recouvrer Con ancienne
profp é rité. "
B âtards.
Domicile ,
gratification.

" Un enfant de l'Hôpital de Grarre, apresen
être fo rci à l'âge où il pou voit tra vaille r t fut
s'établir à la M drtre. II y ref1:a quelques an nées ,
il fut atteint de fievres, St de fievre s fi obni·
nées , qu 'il crut dev o ir retourner à l'Hôpi tal de
Gra!re pour s'y fdire Coigner. "

" Les Refreurs de l 'Hôpital lui lirent

,

admi~

" Cette contellation nous ayant été déférée,
nous crlunes que la Communauté de la Martre
ne pouvoit Ce difpenfer de pay er; que quand
les enfans de l'Hôpita l Cont une fois ranis, &amp;.
qu'ils ont fixé leur domicile quelque part, le
mêmi: lieu, ou la mê me ville qui profite de
leur travail, doit néce{t'airement parfournir aux
frai s de leur maladie; que J'enfant de l'Hôpital
cerre en quelque façon de l'être, quand il a
une fois un domicile d'hàbitation, qui fupplée
vis-à-vis de lui le domicile dt! nai{t'ance, &amp;. qui
équivaut à une- adoption de la part de la Cité
dans le fein de laquelle il s'dl fixé. "
L'Hôpital la Charité de Gra{t'e réclama la
gratification que I ~ loi accorde à ceux qui fe
chargent des Bâ tards. n
Il

Il Il ne nous parut pas que l'Hôp ital
la
Charité, fe chargeant des enfans de l'Hôpital
général, dût p articiper à cette fave ur, fait
parce que le fyfiême du Gouvernement efl de
répartir les Bâtards dans les Campagnes, /3{ d'en
faire des Cultivateurs; Coit parct! que l'Hôpital
la Charité étant à la charge de la Commu·
nauté , comme l'Hôpital général, la CClmmu·
nauté ne pouvoit pas profiter, par la voie d~
S s ij

r

�32-4

l'HApi.tal de la ChariU:, d'une gratificatio n qui
ne lui étoit pas due, comme chargée de l'Hô·
pital des Bâtards, »
IfIres.

M~ladie

Jeinitjuc.

'Morye,

e/i-

La Commun auté d'Inres nous éc ri vit, le Il
Ceptembre dernier, que Ces habitallS étoient affii·
gés d'une maladie épidémique, qut: plus de deux
cen t en étaient attaqués; que le M~dec in, les
Chirurgiens , IX Apothicaires étoiellt tous ma·
lades , à l'exception d'un feul Chi ru rg ien qui ne
pou voit fuffire . Nous nous emprdrâmes de lui
faire palfer les Cecour.s que le Pa ys dl en urage
de ne pas refu fe r; &amp;. le fieur Roure , MdÎlre
en Chirurgie, &amp;. profelfeur dt: cette Ville , dont
le Pays en en ufage d'employer les foins, s'y
Rorta, vifita to us les malades, pdrvint à relablir la très· grande partie d'entr'eL;x , &amp;. en acquérant des droits à la recoll iloiifance de la
. Communauté d'lItres, en acquit dt! lllJUVCaUX
à la confiance du Pays, »
Il

» La Commun&lt;luté de Manofq ue fe plaignit

P5

t1angereufe, 8&lt; au ili comagie ufe que la morve, »
» Nous avons cru devo ir récompenrer les
foins du lieur Guyot que nous avions envoyé
il Manorque ,&amp;. lui procurer la médaille. 11
l'a mérÎlce par l'étude particuliere qu'il a filite
de fa partie, &amp; pa r les connoiffances étend ues
qu'il s'en procurees . II

» Le Pays a continué de payer la moitié
de la l'en lion ùes Eleves, que les Viguel ies ont
env oyés à l' Ecole vét~rin"ire, &amp; tp~S ne tarderon t pas long tems à jûuir du fruit de leurs
avances. »
La raffinerie de fuera, établie dans la ville Rnffinerie de
de la Ciotat, excita quelque réclamation dans Jùcreà laCiota t ,
le mois de Ceptembre derni er. Pluliè urs hab itans
fe plaigniren t que la fumée était trop conlidér ab\~, qu'elle préjudicioit aUJ( eaux de citerne
qui font la principa le relfoutce de cette Ville,
St que les fruits du terroir s'en re ([entaient. Il
Il

à nous , que deux particuliers avoie nt fai t dir·
paruÎtre leu rs mu1t:ts , déc larés atteints de la
m o rve au [econd degré, IX marqués (ur le
front comme animaux fufpeas. Nous nous Fiai.
gn Îmes à M. l'Intendant de cette contravention
à l'article 7 de 1'4rrêt du Confeil du 7 juillet
1784 ; nous lui fîmes entrevoir le danger des
. conCéquences, 8&lt; M. de La Tour, tOUluurs at·
tentif à ce qui peut int érelfer le bie n public ,
donna Cur le champ des ordres pour filire mtrtre
ces Particuliers en p.iroll , &amp;. le COnd,1I1111a il une
.. &lt;\I.Jende de IS0 Ii I'. Cet exemple dèvell oit néç~f·
,1 ire , pour . pr~venir les efFe ts d'une mal~die aulli

Il Nous exhortâmes les Con fuls de donne r
tous leurs fojns pou r calmer ce mouvement,
&amp; de tâ her de concilier l'avantage que la Ville
ne pouvait que retirer de cet ètablilTement ,
aVec celui dt:s habitans. Nous leur fimes obferver, qu'à Marfeille 8&lt; à Bo(deaux il exiftoit
de pareille5 raffineries; que le public ne s'en
plaignoi t pas, 8&lt; qu'il étoit bien Lx trao rd inalre
que le habi talls d~ la Ciotat ne comprilfent ras
combim il étoi t 'Ivnutageux pour la Communaute , de voir form~r pareils étabhlfeme ns dans
Jon feln. Il)' a "pparence. que les h"bitans de

(

�p6
la Ciotat l'ont edln c omp ris , puiCque cette ar·
faire n'a plus eu de fuite. »
E col, d, ChiIl Le CoIlege royal de Chirurgie de la ,dIle
rur;ù.
d'Aix continue {es leçons &amp; (es démunflrations.

Nous avons d écerné les prix cette année, aux
lieurs Feraud &amp; Arnaud. Il

» Le College, auqu el l'A{[etnblée de '785
avoit donné la Comme de 600 li v. pour l'achat
d es inllrumens &amp; m ac hin es néce{[aires pour les
démonllrations , expo(e qu e cette Comme n'a
pas {uili pour d o nner a ux E leves les cOllnoi(·
lances pratiques qui peuvent, da ns l'occafion
{oulager l'hu man ité (ouffrante, &amp; il fe recom~
mande à la bientai(ance des Etats. Il
.n M. Couture, Curé de Miramas, a pu·
cultu" dt J'Olt· bilé la {econde parti e de (on tra it é fur l'oli vier.
Jlur.
Cet ouvrage intéreffant d o nne des notions cer·
taines, pour la culture de cet arbre précieux.
Le ze le de M. l'Abbé C o uture m érite la re·
connoiffance du Pays , &amp; no us avons cru dev uir
II: recommander aux b o ntés de M. l'Evéque
d 'A utun . L es réco mpenfes de l'Eg li(e ne peuvent
mieux ê tre e mpl oyées qu'a ux objets d'utilité
publique; &amp; il n'en ell: pas de plus impo rtant
que d'inll:ruire les Peuples (ur la m ei lleure ma:
niere de cultiver, &amp; d 'a rracher à la terre des
produlliuns abondantes. Il
Traiu'/;,r la

» La néceffité où fe tro uve le Pays d'encourager l'agriculture, 110US avait fait naître
l'id ée de propo~er des encouragemens pour la
culture des oliVIers St la formation d e~ pépi~

~27

.

oieres. Nous eûmes l'honneur d'éc rire à M. le
Contrôleur général que nous no us flattion s que
le Gouvernement voudroit bien conrribuer pour
moitié à ces encouragemens. Il
Le (uccès n'a pas répondu à nos efp érances:
M. le Contrô leur général nous a mandt!, le 15
décembre, qu 'il vou dro it poyvoir (econder nos
encourage mens , en nous p rocura nt les fecours
du GOl\vernement , comme nous le delirons . mais
que les circonllances alluell es réline nt
tout
étabJjj Ce:nent de dépen(e nouv ell e à la ch~rge
du ROI; &amp; que les encoura gemens dont il
s'agit, ne pouvant former un objet confidérable
il e(pere que les Etats (aur ont trouve r, dan;
l'économi e de leur Adminill:ration) les re{[ources
lIéceifaires pour y pourvoir. Il
Il

à

Nous aurons l'honneur, dans le c ou rs de
vos (eances , d,e vous proporer à cet éga ru quelques vues qUI, C,lOs [urch arger le Pays po urront tout à la fo is nous procurer des pé~inieres
«j'oliv iers , &amp; donner à ceux qui s'en occuperont des témoignages de reconno i{[ance plus
honorables que lu crati fs . Il
Il

Nous nous fom mes occupés du moyen de
Bibliothtque
conColider, au profit du Pays, les di(polirions Itf,lIù aU f ay'
portées au codicile de M . .le M arqu is de MeJanes. M. le Marquis de La G o a (on h éri- qwS d
.
tier , voulant conco urir awx vues bienfàifantes na.
de M. le Marquis de Mejanes fon oncle nous
a fait faire, par M . Tinelli (on PTo~urellr
fondé, la dé liv rance des alliolls de la C ompagnie des Indes, énoncées dans le codicille, St
Il

parM-/'::;;=

r

�_

3. 2. 8

remettr'e_ les titres des capitaux éhOl1cés dans le
tertamen[': Il
» Le capital fur M _ de Mari gnane n'en que de
8 000 li v. , au lieu de 9 000 liv; celui de 188 liv.
énoncé, co mme confiimé fur le Parl emenr , l'ell
cependant fur la· Com mun auté d'A ix. Celle
éqciivoque , qu i ne prend ri en fur le fonds même
des difpofiti ons&amp;. fu r l'exécution qu'elles doiv ent avo ir, a été fra nchie; &amp;. le Pays , pri nci palement red evable à M. le Marq uis de Mejanes, le fe ra bea uco up à M _ le M&lt;lrquis de La
Goa tOIl héri ti er, par la maniere parfaitement
honnële avec laquelle il s'e ft prêté à affu rer au
Pays la jouilfa nce de fes legs . »

CC,'II .

No us devons faire par t aux Eta ts cie la
!ituation d ~s ouvrages du Cana l lloifge lin. ))

•

Sur la fin du mois de Mai, nous nous por·
tâmes à Orgon; nous exa mi nâ mes la mine avec
arrention; &amp;. !i nous reco nnûm es que les ou·
vrages étoien t folides , nous nous conv ainquîme;
en même tem s, qu'il y avait encore des pré'cautions à prendre pour en mettre l'ouverlure
d ans un état de perft::ét ion; &amp;. nous en avons
fai t pouffer les tr avaux, jufqu'à ce que le manque de fonds nous ait mis da ns la nécemté de
les difcontiJJuer. »

e tUlal

BoiJ-

-Jl9

la /'atisfaétion de voir, que les eaux arrivoient
avec -'oIi(ance &amp;. uniformité au baffin de dillribution de la Manon; &amp;. les ouvrages nous parurent tels, qu'à l'exception de quelques petites
réparations, nous les jugeâmes dignes de recelle. 1)
Nous avons enruite vérifié le baffin de diCtribution du Merle, commun aux Communautés
de Grans, Miramas, Sr. Chamas, Irtres, &amp;. au
corps d'Entrelfens. Le Pays s'était chargé , par
afre du 30 Janvier 1783, de faire el;[écuter à
fes frais les ol!vrages nécelfaires; la difiributian nous parut faite avec intelligence, &amp;. de
maniere à prévenir toute eCpece de contefiation
entre les Communautés, à raifon du partage. 1)
Il

l)

u

•

1)
D'Orgo n, nous retourn âmes à Malemort
pour v é ri fi~ r &amp;. re cetter les ouvrages du Canal
defl in é à l'a rrofement de la Cn u. Nous y fîmes
mettre l'ea u, conform ément aux deman des partic ulie res qui nous avoie nt êté fa ites. Nous eôme.
la

Il Quelques parties des douves des fa m s ,
particuliers aux Communautés ) qui n'avoient
pas été faites avec attention, ne purent pas
foutenir le premier effort des eaux. Mais elles
ont été réparées de maniere, que les Commu.
munautés de Grans , St. Chamas, Miramas , &amp;.
fur-tout d'Eyguieres, ont profité de l'arrofage
avec avantage. JJ
Il Il eft bien à delirer que l'on donne une
attention particuliere à cette branche de déri,vation, qui dans moins de cinquante années,
peut nous procurer l'avantage de voir la prefque
totalité de la Crau couverte d'oliviers ; ce fera
l'un des bienfaits dont nous ferons redevables
il la haute Cagelfe &amp;. aux grandes vues du
Prélat refpeétable qui met fa gloire à faire le
bonheur du Pays. ))

Tt

•

r

�Dtmaftation

13°

"La compagnie des arro(ages d'Entrefl'enl

lu arrofogu de 8( d'Ilhes réclama, le ~o Septembre l'exécu.
Crnpone &amp; de tion des accords conrentis entre le' Pays IX
B oi/c elin .

•

la oompagnie de Crapone, au rujet de la dé·
marcation des arrorages refpefrifs. J)

» Nous en écrivimes aux Direfreurs de la
compagnie de Crapone; nous leur fîmes femit
la néceffité qu'il y avoit que les Experts corn·
mença{fent leurs opérations 'par la Crau, cO.mme
l'endroit où la démarcation devenoit plus né·
ce{faire; IX les 'opérations n'ayant pas pu étle
pouffées pendant la faifon rigoureufe, noul
avons été obligés de les r e nvoyer au prinreml
prochain. »
D emolition
du M ôle de
Gallcer.

» La dern iere A{femblée donna pouvoir il
MM. les Procureurs du Pays, de vérifier l'état
du M ô le, appellé Billot de Gauger, conltruit en
(aillie dans le lit du Rhône, en deifus de la
ville de Tarafcon; de faire examiner les plans
8( devis, d'en. référer il la prochaine Aiftmbléei
IX cependant de faire travailler à la démolition
dudit éperon, s'il y a lieu, IX d'y employer,
pour le comple du P ays, jufqu'au montant de
la fomme de 5000 liv., le relte de la dépen(e
devant être fupporté par la Communauté de
Tarafcon, Cuivant Ces offres. D

Nous vérifiâmes l'état des Iieùx , nous exa·
min â mes les pilins IX les devis; IX dans la crainte
que cette démolition ne compromît le terroir
de Tarafcon, nous engageâmes la Communauté
de la même 'v ille 11 a{fembler un 'Confdl général,
;. l'effet de déterminer fi cette démolition éloit
plus aVàntageufe que nuifiblc. »
l'

331

La d~libération exprimant Je vœu de la
démolition, nous y donn â mes notre confentement; &amp; la délivrance en {ur p &lt;J ifée au mois
de Juillet dernier 11 4990 liv., c'efi -à· dire un
peu en deffous de la Comme à laquelle la derniere A (femblée avoit fixé la contribution du
Pays. 1)
Il

~) PJ~lieurs Particuliers de la Valette fe plai-

La , Paltll,.

gnlrenr a nous, que la Communauté avoit rellé
Inu réu du
deux ans &amp; trois mois de leur payer la valeur prix des fondr
des fonds pris pour l'emplacement des chemins
fO Nr lt~
&amp;. ils réclamoient leur paiement avec intérêts. ,; c &lt;mm i,

Phu

Nous écrivîmes le z8 Septembre, que la
de ces Particuliers élOit de lOute juf.
lice; que du moment qu'ils avoient été privés
des f~uits de leurs fonds, il falloit y (uppléer
par 1'1Otérêt du prix; IX nous avons lieu de
de croire, par Je filence des récJa mataires, que
la Communauté de la Valette s'eft rendu ju{tice. 1)
Il

~ c mande

Le port de la Seyne, dont l'Adminiftration
s'occupe, ne peut que procurer les plus grands
a~antages : le commerce en Cera vi v ifié; l'indu{tlle y trouvera un nouvel aliment la conftruc,
h d d
c. '1 "
'
.
lion marc
an e es .aci Iles, 8( le fervlce de
"
1a ,manne des ouvners &amp;. des marins toujours
a(hfs. D
1)

Un établiffement de cetee importance merite
des encouragemens. »
Il

La Communauté de

la Seyne {ollicite
Tt ij

Foirefr~nc~t,

" fr.a~chifi des
,?~UflRUX p our
U1

1 e1 ptmmt "
conflruc7,on d&lt;s
'
'1
naYlIU • Il
S eyne.

�1

HZ

J'ét abliffement d'une foire franche, 1\( encore la
franchiCe des marchandiCes dellinées à la conf·
truttion &amp; à l'équipement des navires. »
)) La facilité, avec laquelle ta ville de la
Ciotat a obtenu un Cemblable privilege, infpire
à celle de la Seyne la plus grande confiance.
Nous l'avons engagée à nous faire paffer une
copie exatte du privilege obtenu par la ville
de la Ciotat; &amp; nous l'avons aITurée qu'en con·
courant à Ces vues, nous ne doutions pas que
les Etats priITent en conCidération un objet qui
merite certainement leur attention. La Corn·
munauté de la Seyne ne nous a pas fait pa{fer
la copie du privilege de la Ciotat, qui doit
Cervir de motle1e à celui qu'elle veut que l'on
réclame en fa faveur.
Clunlin Je Iii
" La derniere Affemblée chargea MM. le5
Ciotat" A ub,,- Procureurs du Pays, d'examiner la demande que

fnt.

la Communauté de la Ciotat formoit depuis long.
tems, de la réparation ou confiruttion du che·
min de la Ciotat à Aubagne, &amp; d'en rendre
compte à l'AITemblée prochaine. l'
Il On ne peut pas fe diffimuler la néceflité
de ce chemin. Il n'y a que l'immenfité de la
dépenCe, &amp; la' difficulté de f~ menager les fonds,
qui puiITent difpenCer .les Etats d'obtempérer à
la prétention de la Communauté de la Ciotat. Il

Chemin de
Il La Viguerie de GraITe délibéra la répa.
y"lauris "A,,- ration du chemin de Valauris à Antibes, paf.

,ibu.

fant par Notre-Dame. Dom Marcy, Supérieur
de la Maifon de Lerins, s'y oppofa, prelen·,

. 333 ..

.

m'

l

dan! que ce chemtn n'avolt )amlllS pa c: que
par le Golfe Juan. Il
Il MM. les Confuls de GraITe, chefs de Viguerie, nous déférerent cette oppoCition: nous
écrivîmes, tant aux Confuls de GraITe qu'aux
ConCuls d'A ntibes, à l'effet de nous infiruire
quel étoit le véritable chemin de la Viguerie;
li c'était celui qui pa{fe par Notre-Dame, ou
celui qui paITe par le Golfe Juan. !)

Les ConCuls de ces deux villes nous ayant
répondu, que la Viguerie n'avoit jamais connu
que le chemin de Notre-Dame , nous engageâmes les Con{uls de Gra{fe de paITer outre à
la délivrance du chemin, fans égard pour l'oppolition de Dom Marcy, St de toute autre qui
pourroit furvenir. Il
Il

» La Viguerie de Digne avoit éprouvé autant, Chemin 1.
&amp; plus de réCifiance , au fujet de l'emplacement OrlU à D ;flle.
du chemin de St. Julien, de Bras &amp; d'Efioublon à Digne, paITant par les ifcles d'Elloublon. Quoique le chemin exillant fût impraticable, M. de Bras Francefqui crut ne devoir
pu permettre que le nouveau chemin fut emplacé fur fon terrein. Nous lai en écrivîmes, 8(
nous efunes la (atisfaétion d'apprendre que les
ouvriers avoient bientôt joui de la tranquillité
qu'ils doivent fe promettre en travaillant à des
ouvrages publiçs. Il
Il

Nous avons vu avec [atisfattioR, que trente-

fIl différentes Communautés ont terminé leurs
prooès par la voie de l'atbitrage, ou par celle
de la conciliation. »

•

"dr6itr",u.

•

�B4

Eycuieru .

Lorgllu.

)) La Communauté d'Eyguieres tranfl'gea avec
M. l'Evêque de Silleron, en fa qualité d ~ Prieur
Décimateur, tant au fujet de la contribution
du Prieur à la cotÎflru8ion du Chœur de la
nouvelle Eg!ife, que (ur les arrangemens à pren·
dre. pour établir dans la dire8e du Prieur un
moulin à grignon. ))
. » La Communauté de Lorgues finit avec le
fieur Alloin &amp; le Maire, une conteftation au

{ujet d'une amende prononcée en Police.

II

Il Celle de la Roque arbitra une foule de
procès qu'~lJe avoit avec le nommé Roch, au·
quel elle avoit arrenté {a tuilerie. Il

HS

La Communaute d'Entrevaux, prenant le
fail St caufe du Maire, fit des (acrifices conudérables au Boucher, qui avoit pris à partie
cel Officier municipal. 1)
Il

.Aup4 &amp;'
Les Com~unautés d'Aups 8t de l'4oilrac ont
Moij/a&amp;.
reglé, par la meme voie, les ufages que la Communauté d'A ups a dans le terroir de Moi{fac. ))
II

Il La Communauté d'Allauch a termine les
Allauch.
contellatÏons qu'elle av oit avec le fieur Sivan
au fuje~ de quelques erreurs qu'il y avoit dan; un ancien compte tréforaire. Il

La Communauté de Bras confentit éaalement a' b
ar 'mer une demande en c&lt;\(fation deb certain rapport de compenfation dé 1671 Il( 1769, 1)

Br~!.

Sur notre invitati6n, la Communaute de
Miramas tira du cadallre le moulin dirupt ' du
fieur Petrier, qui avoir commence de réclamer
par des a8es extrajudlf ' ciaires. 1)

MirtUtW.

Il

UIII')'t.

Thorame.

li La Communauté d'Ubaye arbitra avec le
fieur Alphan, qui ne vouloir pas payer la wille
de (es biens roturiers, fur le fondement que
fes auteurs avoient acquis en 1710 la huitieme
.partie de la Jurifdiétion. 1)

Il Ce He de Thorame reconnut, enfuite de la
déciuon des Arbitres, qu'eUe ne pouvoit pas
exiger la taille des belliaux dépai{fans dans des
montagnes qui n'étoient propres qu'au pâturage.
Nous avons donné le détail de cette contella·
tion intére{fante. 1)

La Communauté de Mezel confentit les
arrangemens qui lui furent indiqués&gt; à raifon du
procès qu'elle av oit avec le Fermier du Piquet. II
1)

Burt.

La' Communauté de Berre arbitra fes contellations avec le fielOr Ponfard. )
Il

li

4

f

Il Les Communautés d'es Pehne 8&lt;. de Gignac
Lu Ptnnt#
,'en tinrent à la décilion qui intervint, au fujet &amp; Gjgn~c.
d~ la maladie du nommé Rins, dépoCé à l'Hôpuai pendant cent cinquante-trois jours. »

La Communauté d'An{oûis déféra également à des Arbitres fes contellàtÎons avec le
Seigneur, au fujet de la terre galle, des bois,
des arrofages, 8&lt;. 'de certaines compenfations
réclamées' par ~e Seigneur. »
Il

1)

•

;

La Communauté de Gemenos con{entit aux

GtmçpCI;

�_.
,

B6

arrangemens préparatoires qui lui furent indiqués,
poûr fixer les dégradations prétendues commifes,
dans les 'forêts de pin vendues ilU Capitaine
Mourgues. »

33"7

Sur notre invitation, le Curé IX la CO'm- Novu.
munauté de Noves n'ont pas pouffé plus loin
Jes contefiations minutieu(es qui les divifoienr. »
Il

La Communauté de Cucuron, qui poffcde,
avec l'Hôpital, les moulins par indivis, n'a pas Cucuran.
donné de.s fuites à [es prétentions. »,
Il

»La Communauté de la Colle référa à des
Arbitres fa contellation avec le Maître d'Ecole,
au fujet de Ces gages. »
'ManofJue.

)) La Communauté de Manofque termina
avec le Fermier de fon impofition. fes diffé·
rends au fujet du remefurage des grains dans
les ballides. »
La Communauté de Volx défera également
à des Arbitres une condamnation de dépens
prononcée contre fes Adminiftrateurs. \1
Il

Saltmu.

lJlru.

PD/enjoUe.

» La Communauté de Salernes termina, par
la même voie, cinq différens procès qu'elle avoit
avec les fieurs Lambert &amp;. Vaffa!. »
Il La Communauté d'Illres s'en réfera à notre
décifion, fur les contellations qui la diviCoient
avec les Syndics des arrofages d'Entrelfens. »

» La Communauté de Val~nfolle défera il
des Arbitres fes 'prétentions contre les Bénédiains , tan,t au fujet du remaniment du toit de
l'Eglife, que des réparations du Chœur &amp;. de
la Nef. Elle a regretté fur un des objets de dé,
cition; nous avons tâché de la ramener par
notre avis fur la requête en permiffion de ,plai.
der, &amp;. elIe n'a pas intillé: »
» Sur

II La Communauté IX le Seigneur de Fos- FOJ·Amphoux., .
Amphoux onr adhéré à notr e décifion, fur les
frais d'un rappor t d'encada!lre.ment, &amp;. d'un
rapport de compenfation. »,

Il La Communauté de la Martre IX l'Hôpital
La Marlre,
de Graffe ont accédé aux arran.gemens que nous &amp; l'Hôpital-&lt;k
leur avons propofés, au [uj ~ t d'un enfant de Grtiffe·
l'Hôpital de Graire, élevé à la Mar tre., IX foign é
dans l'Hôpital de Graffe. »

La Communauté cf Angles nous rUera fa A ngla.
contellation avec Je fi eur Blan,c de Verray on,
co-propriétaire d'u four bannaI. lJ
Il

Il La Communauté de Sixfours arbi tra auffi· Sixfours.
res conte!lations avec le qu artie r de Reynier,
au Cujet du banc de la boucherie. li
1) La Communauté d'Ann ot IX' Me. Feraud'y
.drlnot.
nous ont auffi déféré une conte!lation qui les
diviCoit, au fuj et de la con!lruél:ion d 'un pont
fur la riviere de la Vaire. li

La Communauté de Cuges nous a donné CI/ges•.
le même témoignage de confiance, au fujet du
proc~s efl"rayalH qu'e lle avoit avec le fieu!.
Paret.., fon ancien Ttéforier. 1),
Il

�33 8

C.5antl.

La Communauté BI. l~s Seigneurs de Cabanes
(e [,'nt cOllciliés, au rujet de la contriburiun du
Seigaeur aux rèpa ratillns à faire Cur la Durance.)l

SI. Maximin.

La Communauté de Saint·Maximin a rer·
miné avec Co n Boucher le procès qu'elle avoir
au fujt!c de J'lndemnit.! que Ct: dernier lui de:
mandoit. 1)

Entrecafleaux.

Mouri.s.

1)

Il

La Communauté d'Entrecalleaux a égale.
ment fini, par notre médiation. les différends qui
l'agitoient depuis quinze années, avec le lieur
Agnely, conllruéteur de fon moulin. »
Il

~) La Paroiffe ~e Mouriés a fini, par la même
vOIe, la conteflatlOn qu'elle avoit avec Con Tr '·
Corier, à raiCon de la durée du bail. »

'~ Nous Com,mes également parvenu, à fa ire
Si.trgutJ &amp;ar~.ttrer
les. contdtatinns vraiment affligeantes,
S aigllon.

qu II y avolt entre les Communautés de Saignon
/3{ de Sivergues, à raiCon des uCages prétendus
pa~ la ~o~munauté de Saignon, /3{ qui" donnOient heu a dlfférens procès civils /3{ criminels. "
Il Enfin, nous avons référé à des Arbitres
Le Pays &amp;ks Notoires d. le procès que le Pays avoit avec les NoSalon.
taires de Salon; /3{ moyenn ant le Cac ri 6ce de

quelques dépens, ces Notaires ont renoncé au
dr?it d'enrégiflrer les aétes tranflatifs de proprtété d~ re~ort, /3{ d'attaquer l'Arrêt Cur requête,
du 10 Janvier 1786, qui les déboutoÎt. »
1) Il Y ~ encQre une foule
d'arbitrages qui
font en vote, /3{ dont nous efpécuns voir incef·
Camment la fin. 1)

339

" 1.a Communauté de Bcignoles, avec les
propriétaires des moulins. "
Il La Communauté d'Allein, avec fon Seigneur. Il
_ )) La Communauté de Mollegés, avec fon
Seigneur. »
)) La Communauté de Pierrefeu, avec (on
Seigneur, 1)
La Communauté d'Ollioules, avec M. de
Martelly Chautard. »
Il

La Communauté de CaBian, avec Con Seigneur, »
Il

)) La Communauté d'Orgon, avec le lieur
Rouftan. 1)
. II La Communauté de Mkabeau, avec le
lieur Mottet, »

Les Communautés de Mirabeau, Lauris &amp;.
Ventabren, avec M. d'AngleCy, &amp;.c. &amp;.c. »
)1

La reconllruétion du Palais &amp;. des Priron Recolljlruc1ion
fe con~inue. avec incelligen'ce &amp;. rapidiré; on nè du l'alais de
peut nen aJouter à la Colidiré di! J'o uvrage, à J'ili", Cr des
la beauté des matéri aux qui y (ont employ és, P rifollJ' il ,djx.
III il la julh:ffe de l'e nCemble. »
Il

Il M. l'Intendant, dont la prévoy&lt;A1ce s'é tend
jufqu'aux (l'lus petits détails, a pr éve nu par tà
V v ij

�34°

(agelfe Si pat fa 'juflice une foule de cOlltena·
tio ns prê tes à s'élever, de la parr des pr oprié.
taires d on t on pre nd les mai fons en tout ou
en parrie, ou de la part des \loifins. Il

,

» Nous avons furveillé tous les contrats qui
ont été paifés entre le R0i, Iii! Pays, &amp;. les
Propritta ires , d o nt les maifol1S é toient ou (OAt
encore defliné es à l'emplace me nt du Palais &amp;
des Prifo ns. Nous avons t âché de cOllcilier leur
intérêt avec celui des créanciers qui avaient
hyp oteque fur leurs luaifons, &amp;. de mettre le
Gouvernement &amp;. le Pays à couvert de toute
recherche. 1)
'/fvtrliffiment _» La maniere d'avertir en fait de rlime J qui
pour la Dtnu. faifoit la matiere d'un proces pendant au Par-

lement, entre la Communauté d'Aix, &amp;. le
Chapitre St. Sauveur de la même Ville, nous
parut intérefi'er le Pays, avec d'autant plus de
Taifon, que la même quefiion s'était déja élevée
entry d'autres DécÎ1nateurs , ·IX d'autres Communautés. ,)

HI

feront moiffonnés ou cueillis; mais que li Je
)) Dîmier n'dt pas v,enu à l'heure alfignée, pour
Il ramaffer &amp;. co mpter lefdits droiu , l'b.bitallt
')l pourra emporter fan blé où bon I\l i fembler a"
Il en laiirant dans fo n champ, au june &amp; dt: b Olln:e
Il foi, fans fraude a ucune, ni fu pe rcherie q uel~
)l conque, le droit ,a ppartenant a udit Chapille. 1)

,.

Il

_

.1

)) La cu lture ay ant confidé rablem eo t 1 !l'Igné
dans le terroir d'Aix, l'ex écutio n de la Se(\~
tence arbitrale de 1293 , ne fut pas ré c$ami:e ,
&amp; chaque poffeffeur r éco lt-oit fes grail"lS , Cans
avertir; fauf au D écima teur de faire 4a cueir~
lete des gerbes que le Décimable av oit laiffées
[ur la place. »
Il Le Chapitre v_oul'u:t famener les ha}Jjtanf
d'Aix à la loi de l'avertiire menr; il ootint un
Arrêt fur requête auquel la Communauté forma
oppoGtion; &amp;. 1ïnfiance liée, le IChapitre pré~
tendit ) 0. , qu'il fallait l'aveni (fement d étermin.é
par la Sentence de 1293. )}
1

"

Que, quand cette forme ù'ave rtir fero-it
prefcrite , il ne faudroit pas mo ins un avertiCCement individuel, fuivant l'article 49 de l'Or~
donnance de Blois. »
Il 2° .

» Une âllcienne Sentence arbitrale de H93,
ordonnoit, )) que lorfque quelque habitant, habi» tante ou réfidant en la ville d' Aix , voudra
» moi(fonper ou ram a(fer Ces blés , o u légumes,
» en ave rtira le D îmier : de forte que la Décla» ration ou notificati o n taite, chacun de{dits
» habitans fera tenu d'attendre le D îmier tout
» le jour qu 'il moiffonnera &amp;. cueillira Ces blés
» ou légum es , juCqu'à trois heures du jour lors
» Cuivanr , Cans , pouvoir ·emporter Ces blés ou
» l~gumes hors de la terre dans laquelle ils

La prétention étoit nouvelle en Provence;
elle avait été profcrite ailleurs; elle nou s parut
inrereffer le P ay s; nOLIs la rH ' rames à un e AC~
[emblée particuliere du 30 mai, qui délibüa de
GonCuher quatre anciens A(feffeurs. »
Il

fi

La ConCultation rapportée

à un e fec.onde

'

�Hl

All'emblée , l'intervention fut délibérée, Be le
procès innruit, il intervint Arrêt en date du
}9 juin .1787, qui déboute le Pays de (on
IntervenrJOn, &amp; ordonne l'exécution d~ la Sentellce de 1293. ))
Plage de Ta)) Nous fÔmes infiruits, qu'à la fuite de la
rafloll.
fuppreffion de l 'Ordre des Célefiins, le Gouver-

,

nement avoit fait (ai{ir les biens {itués en France
&amp; dépendans du Monafiere des Celeflins d'AVignon; que parmi ces biens, {e trouve le
pé'~ge de Tara(con ; péage fâcheux, imporrant
&amp; qui ne peut qu'opérer une gêne con{idérabl~
pour Je commerce, pui(que toutes les marchan.
dires venant du L~nguedoc, {o nt en quelqlle
façon nécelIitées de paffer par Tara{con Be de
}&gt;ayet par con{équent le péage. Il
'
)1 La circonfiance nous a paru favorable pour
en demander la {upprelIion. En rendant au corn·
merce (a libetté dans cette partie de la Prove~ce,
Gouvernement juf!ifiera la protel!ion
qu Il lUI accorde; &amp; pedonne n'en {o ujfrira
'r
l' on trouvera ai(érnent, {ur les autres'
pUllque
biens des Céleitins (itués en France de quoi
.
f,o urnlr
aux pen{ions des diffé rens ' Religieux
aUlquels elles ont été concédées. »

!e

" Nôus en avons éc rit à M. l'Archevêque
de Toulhu(e, à M. le Contrôleur Génér&lt;ll Be
à M. l'Archevêque d'Aix. Il
'
,

» M. l'Archevêque d'Aix s'efi donné il cet
égard les mouvemens " qut! nous attendions de
fa {ollicitllde pOUf les intérêts du Pays. Il

H~
M.le Contrôleur Général nous a fait Thon.
neur de nous mand er, par (a lettre du 22 novembre, qu'il avait r envoyé notre MéD10ire
à M. de Brou, Direfreur des Economats en
le priant de fixer Con attention (ur les m~tifs
de bien public, qui déterminent notre demande. 1)
Il

)) Et M. l'Archevêque de ToulouCe, par fa
lettre du 26, nOlis a mandé, que pedonne n'ell:
plus difpo{é que lui, à affranchir le commet'ce
des entraves qui nuiCent à (a libre circulation
&amp; que lor(qu'il fera quellion de cette affaire ~
nous. pouvons être affurés qu'il ne s'oppoCera
p~s a notre demand e. Il

,

Nous n'avons pas perdu de vue la réparation
Chemin de
du chemin de Marfeille, dans la partie du péage Marfiil/e, dans
des Penn es. En attendant que le Pays puiffe le J'iRge d«
fe procurer les fo nds néceffaires, nous avons Pennes
entamé, avec M. le M.arquis d es Pennes, tlne
corre(pondance , dont J' objet eft de concilier
l'intérêt du comlllerce &amp; ce lui du Pays avec
celui de M. le Marquis des Pel\nes. 1) ,

M. de Marignane avait fait Cdi{ir, fur Fran. B
dT
'

n

D .

1

-

rOll ne con-

erar, onnt!lIer de la ville d'Apt ' une Jlgllall
/0
•on n~
'.n..
~a~:on, le 2 l .aoùt 178~. Le 3 l a oùt 1786, l'as d.l, lor[Il s etOl( départi de la fai{ie ; &amp; Antoine Pelifron qu'il y il dép"'autre créancier dt! Berard, avait également fai~ "mmt d&lt;f,,;:e,
(alor la méme maifon, &amp; s'étoit enfuÏle départi
de la {ai{ie. Il
ÇOIS.

Il La fille de François Berard vendit cette
mairon, p~r aat! du 8 avr il 17'IJ7, à JOref h
Jean. Elle Illolqua l'Ache te ur à pOlyer à Pelil 011

�344

ce qui lui étoit clô, &amp; à M. de Marignane 600 1.,
quoiqu'il lui en fût dû 900 li". Le renant du prix,
elle le garda à c.omple de la dot de fa mere. 1)

34&gt;
ONT ASSISTÉ AUX ÉTATS,

POUR

L'EGLISE.

» Nous ne crûmes pas que le dr oit de conligna.

tion fûl 'dû , nonobfta.m la diCpo!ilion de l'article
premier, &amp; de l'article quatre de la Décla·
ration de 1747. "
» 1 °. Parce que, fuivant la loi, le droit· de
conlign ation n'ea dô, que lorfqu'il y a lieu à la
conCignation réelle; &amp; di e ne peut plus Ce vé·
rifier, dès que les créanciers Ce (ont d~partis de
la [aifie. »

Parce qu'on ne pent pas même dire,
que la vente ait été fai te en[uite d'un accorer
particulier entre le débiteur &amp; les créanciers. L'in·
tervalle d'une année, qui s'dt éco ulée du dépa r.
tement de la faifie à la vente ,. ne permet pas
de le fuppo(er, fur-tout quand on voit que M.
de Marignane n'elt pas entiérement payé; ,'ea
tout ce qu 'on· pourra it dire à la ri gueur, fi
la vente ava it éré fa ite dans la quinzaine dont
parle la Déclaratio n du 12 août 1747, Il
)1

Z·.

"

ONT

MONSEIGNEUR J EAN-DE-DIEu ·RAYMOND DE BOISGELIN,

Archevêque d'Aix, Préfident né des Etats de Provence,
&amp;. premier Procureur né du Pays.

MonCeigneur Jean- Ba ptiae de Belloy, Evêque de Marfeille.
MonCeigneur Fran çois d'Etienne de St. Jean de Prunieres,
Evêque de GraŒe.
Monfdgneur Louis· JerÔme de Suffren ~e St. Tropez, Evêque
de Sifieron.
Monfeigneur Emmanuel-Fran çois de Bauffet de Roquefort,
Evêque de Fréjus.
Monfeigne ur Laurent-Michel·Eon de Cely, Evêque d'Apt.
Monfeiglleur Charles.François·JoCeph de" PiCa ni de la Gaude,
Evêq ue de Vence.
Monfeigneur Jean-JoCeph-Viétor de Cafiellanne-Adhemar,
Evêque de Senez.
Mon[eigneur François de Mouchet de Villedieu, Evêque
de Digne.
MonCeignt ur Elleon de Cafiellanne de Mazaugues, Evêq ue
de Toulon,
M. "Abbé de Pazery de Thorame, Vicaire-géné ral d'Arles.
M. l'Abbé de Mazenod , Vicaire · général de Glandeves.
M l'Abbé .de Damian, Prévô t de Pignans.
M. l'Abbé de Co ri olis, fondé de procuration de M. de
Lorraine, Abbé de St. Viétor-lès-MarCt:ille.
M. le Bailli de Villefranche, Commandeur d'Aix.
M. le Bailli de Rcfftguier, Commandeur de MarCeille.
M. de 'Gaillard, Commandeur de Beaulieu.
M. de TreŒemanes . fondé de procuration de M. de La
Croix de Sayve, Ba illi de Ma noCque.
M. de VenlO des Pennes, Commandeur des Omergues.

Xx

�34 6

,

POU R

LAN 0 BLE S S E.

M. de Suffren de Sr. Cannat.
M. de Vintimille de Figanieres.
M. de Gaillard de Porrieres.
M. de Galiffet de Martigues.
M. de Barrigue de Montvallon.
M. de Felix d'Olieres.
M. de, .Camus de Puypin.
M. de Paffis de Cipier es.
M. cie Vento des Pen/les.
M. d~ Fauris de St. Vincent.
M. de Ballon de St. Julien.
M. d'Albertas de Gemenos
M. de Maurel de Valbonnette de Mons.
M. de Ginefteux de Vernon.
M. de Ly le de Callian.
M. de Clapiers de Vauvenargues.
M. de Meyronnet de St. Marc.
M. de Grimaldy de Cagnes.
M . de Trimond de PuymicheI.
M. de Gras de Mimer.
M. de Perrache d'Empus.
M. de" GralTe du Bar.
M. de Paz'e ry de Thora me.
M. de Lombard de Gourdon.
M. d'Hermite de Maillanne.
M. de Glandeves du Caftellet.
M. de Faudran de Taillade.
M. de JalTaud de Thorame-balTe.
M. de Cy mon de Beauval.
M. de Ravel d·Efclapon.
M. de Monier du Caftellet de Valdardenne.
M. de Covet de Marigna ne.

~ 347

M, de Bonaud de la Galiniere.
M. de Payan de St. M arJln .. •

,

.

M. de Benault de R oquemartlne.
M. des Micht'Is de Champoutcin.
M. de Blacas d'Aups.
M, Dedons de Pierrefeu.
M. de Forris de Soleilhas.
M. d'Ayminy de Barreme.
M. de Villeneuve d'Anfouis.
M. de Forbin de la Barben.
M· de Montaigu de Châteauneuf· le-Rouge.
M. de Leflang Parade de Masblanc.
M. de Leuéhes de Canillac.
M. d'Etienne de Lagneros.
M. de Villeneuve de St. Auban.
M. d'Arbaud de J o uques.
M. d'Albertas de Greoux.
M. d'Arlatan de Lauris.
M. de Caflellanne de Mazaugues.
M. de Roux de la Fare.
M. de Bioneau d'Eyragues.
M. de Glandeves de Niozelles.
M. de Viguier de Merveille.
M. de Renaud d'Allein.
M. d'Albertas de Velaux.
M. de Ponteves de Giens.
M. de B ~rnier de Pierrevert.
M. de Coriolis de M oilTac.
M. de Geoffroy du Rouret.
M. de Villeneuve de Bargemon.
M. de Bouchet de Faucon.
M. d'A lbt:rtas d'A Ibert as.
M. d'Augufline de Septemes.
M. d'Arllaud de Vi trolles.
M. de Maz~llod de St Laurent.

x x ij

..
)

�M.
M.
M.
M.

34 8

de Thomas de Gignac.
de Mongrand de la N&lt;Jpoule.
de Gautier de R ufirel.
le Maître de Beaumont.
M. de Robineau de Beaulieu.
M. d'Eyffautier de Prats.
M. de Commanda ire de St. Giniez.
M. de Perier de Clumans.
M. de Cabre de Belcodene.
M. de Lifle de Rouffillon.
M. de Tuffet de St. Martin de Vaux.
M. de Gautier d'Arrigues.
M. de Thomaffin de ViJlargelle.
M. de Graffe de Fos.
M. le Blanc de Callillon de Roquefort.
M. de Ca llamand de Con[onoves.
M. de Barel du Revefi.
M. de Savournin des Ifles d'Or.
M. de Thoron d'Arrignofe.
M. de Vdleneuve de Trans.
M . de Thomas de la Valette.
M. d'Agay.
M. de Barras Lanfac de Thoard.
M. de Boyer de Fonleolombe la .Molle.
M. d'A udibert de Ramatuelle!
M. de Croze de Lincel.
M. de Boyer d'Eguilles.
M. de. Thoron de la Robine.
M. d'Eymar de Montmeyan.
M. d'E fp&lt;Jgnet de Sue.
M. de Robert d'Efcragnolle.
M. de Sade d'Eiguieres.
M. d' Autrie des Baumettes.
M . de T ourn on de Banon.
M . de Bonnet de la Baume.

349

M. de Chioufl'es 'de Villepeis.
M.
M.
M.
M.
M.
M.

M.
M,
M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.

M.
M.

M.
.M.
M.

d'Htfmivy d'Auribeau.
de Ripert de Barret.
de Barras de Melan.
d'Alla rd de Neoulles.
d'Alpheran de Buffan de Ste. Croix.
d'Hefmivy de F orefllqueiret.
d'Albert St. Hipolite d'Andon.
de Buifgelin de PeyroIles.
de Fougaffe de la Batie de Cabanes:
de Ponteves de la Forêt.
de Felix Grignan du Muy.
d'Autane d'Allons.
d'Aillaud de Meouilles.
de Perier de la Garde.
de M,lUrelet de la Roquette.
de S&lt;Jporra de Monr[allier.
de Gautkr du Poët du Vernegues.
de Demandolx de la Palu.
de Blacas de 'Carros.
de Suffren de St. Tropez.
de Collongue du CafleUar.
de Gautier d'Aiguines.
de Lordonné d'Efparron.
de Felix du Muy Felix.
de Ripert de Monclar.

POUR

LE
C0

TIERS-ETAT.

M MUN A U TÉS.

M. du Roure,
} Confuls &amp;. D éputés
M. Campan,
de la ville d' ••. ARLES~
M. de Demandolx de la Palu, ~
M. Pafcalis.
Maire Confuls
M. Lyon St. Ferreol,
&amp;. Affeffeur de
la ville d' •• • AIX
cl
M. Gerar,

�M. TeilIier de CadilIan,

f

35°

-

..

Maire, premier
&amp; Cecolld ConM. La Croi" ,
Culs &amp; Dépurés
de la Corn lé de TARASCON.
M. MaUre, Maire premier ConCul &amp; D puté
de la Communauté dt: . . . . . . FORCALQUIER.
111. R eguis, M,JÏre premier ConCul &amp; Député
de la Communauté de.
1
• SISTERON.
M. Mougins de Roquefort, Maite premiet
&lt;":on(ul &amp; Dë puré de la Commun auré de GRASSE.
M. Pumenc, Maire premier ConCul &amp; Député
de la Com munauré a' . . . . . . HIERES.
M. R eboul, Mai re rroi{ieme ConCul &amp; Dé·
puté de la Communauré de . . .
DRAGUIGNAN.
M. de Gin efie, Maire premier ConCul &amp;
TOULON.
D ~p u ré de la Commu na uté de
. .
M. de Barras, Ma ire premier ConCul &amp;
Dépuré de la Communauté de . . . DIGNE.
M . Bé'lIiffime de R oq uefo rt ; Maire premier
ConCu l &amp; D épuré de la Corumur1auré de ST. PAUL.
M. Carbont!, du P oil &amp; de Château -neuf
M aire p,emier Con(ul lX D ép uté de
Communaurt de . • . . . . . . MOUST'IERS.
M. Sim on, Ma ire premier ConCul &amp; Député
'
de la Communau té de . . . . . . CA STELLANNE.
M. Clemens de Fonrienne, MaIre premier
ConClIl &amp; D ~p tlt~ de la Co mmuna uré d' • APT.
M. de Baux , M aire premier Co nCul &amp;
Dépuré de la Communauté de . . . ST. MAXIMIN.
M. Charles, Maire premier ConCul &amp; Député
de la Communauré d'e . . . . '. . BRIGNOLLES.
M. Boyer, Maire premier ConCul &amp; D ép uté
BARJOLS.
de la Commun auté de . . .
M. Beroard, Maire premier Con Cul &amp; D éANNOT.
puté de la Commullduté d'

1;

35 1

M. Barbaroux, Maire premier ConCul &amp;
Dépuré de la Communauté de . . • COLMARS.
M. Savournin, Maire premier Co nCul &amp;
Dépu té de la Communauté de . • . SEYNE.
M. Lambert, Maire pr~mier .COJlCu) Bs Député de la Communauté de • . . . FR ÉJUS.
M. Poitevin, Maire premier ConCul &amp; Dé·
. puté de la Conllnunauté de . . ' . . RI EZ.
M. Bonnaud, Maire premier ConCul &amp; Député de la Communauté de . . . . PERTUIS.
M. de Vacher de Saint-Martin Maire premier ConCul &amp;. D éputé de la èommullaulé
de . . • • • • . . . . • • MANOSQUE.
M. Ganzin; Maire premier ConCul &amp; D ép uté
de la Communauté de ' . . . . . . LORGUES.
M. Roubaud, Maire premier ConCu"! &amp; D épu ré de la Communauté d' • . • . Aups.
M. Peijffier, Maire premier ConCul &amp; D éputé de la Communauté de . . . . ST. REMY.
M. d'Hermitanis, Maire premier ConCul &amp;
Député de la Communa'uté de • . . REILL ANNE.
M. Salvator, Ma ire premi er ConCul &amp; Dé·
puré de la Communauté des . . . . M ÉEs.
M. Bonneaud, Maire premier ConCul &amp; D é·
puté de la Communauté . . . . • n'ANTIBES
M. Bœuf, Maire premier ConCul &amp;. Député
•
de la Communauté de • . • . .
V ALENSOLL.E
M. de Chaps de Chapuis de Pierredon
•
Maire premier ConCul &amp; Député de l~
Communauté de . . . ' .
•
LAMBESC.
M. Durand, Maire premier ConC~l Be Dé~
pUté de la Communauté de . . . .. . TRETS.
M. Olivier, Maire premier ConCul &amp; Dé- •
puté de la Co mmunauté de
. CUERS.
M. Le Brun de la Valere, Milire premier
•

•

�JS%.

.

ConCul &amp; Député de la Communlluté de RIANS.
M. Sauve, Maire premier Conful &amp;. Député
de la Communauté d'
• . OLLIOULES.
M. Martin, Maire ConCul &amp; Député de la
MARTIGUES.
Communauté de

TA 'B L E

VI GUE RIE S.
1

o

M. Lyo n St. Ferreol, Député de la Viguerie D'AIX.
M. Durand Maillanne, D éputé de la Viguerie
de
•
TARASCON.
M. Rafpa ucl, Dépmé de la Viguerie de
FORCALQUIER.
M. Blanc , Député de la Viguetie de •
SISTERON.
M. Girard, Député de la Viguerie de
GRASSE.
M. Colin, Dépuré de la Viguerie d' .,
HIER ES.
M. Colomp, Député de la Viguerie de ,
DRAGU IGNAN.
M. Martin; D éputé de la Viguerie de.
TOULON .
M. Audibert, Député de la Viguerie de
DIGNE.
M. Eufiere, Député de la Viguerie de
ST. PAUL.
M. Bourret, D ép uté de la Viguerie de • MOUSTIERS.
M. J uglar , Député de la Viguerie de .• CASTELLANNE.
M. de Gondon, Député de la Viguerie d'
ApT.
M. Pignol, Député de la Viguerie de .
ST. MAXIMIN.
M. Daulaux, Député de la Viguerie de
BRIG 'OLLES.
M. Garnier, Dép uté de la Viguerie de
BARJOLS.
M. Sauvan, Député de la Viguerie d'
ANNOT.
M. Aillaud, D~p uté de la Viguerie de
COLMARS.
M. Saunier, Député de la Viguerie de
SEYNE.
M. Gerard, Député des
V ALLÉES.
Signé J t J. R. DE BOISGEUN, Archevêq ue d'Aix
P réfident des Etats de Provence.

1

TABLE.

.DE S MAT lE RE S.
I I Dlcem bre

1787'

0

Uverture des Etats
Pag. 3 &amp;. 4:
Lettre du Roi au::: Etats
5~
6.
Di[cours de M. le Comte de Caraman
1 Z.
de M. des Galois de La Tour
de M. l'Archevêque d'Aix J Préfident
18.
des Etats
16.
de M. l'Evéqut: de Marfoille
Les Etats vont en COlpS ouir la M eiJe du St.
E[prit

~ ]""ier
l)iS.

Nomination des Officiers des Etats
z8;
CommiJJairu pour la rédaaion du procès-verbal z9.
Denumde des Dépwés pour la nomination d'un
Syndic des Communal/tb
ibid.
Réclamation de M. le Marquis de Trans pour la
préféance à tous les Membres de l'Ordre de la
Noblej]è
30.

l Janvier.

Légitimation des pouvoirs de!'affiflans aux Etats 3 J:
Les Députés de la ville de Mar(eille réclament [ur
le rang qu'occupent les Dépwés de /a ville
cl' Arles
343 5.
Ils proteflent &amp; ft rui"nt
Les EtaIS rmvoyent à une Commiflion l'examen du,

'Yr.

�.- .
H4

'àifficultéJ, [ur la légitimation des pouvoir! W
Serment priu! par les Etats
36.
Di[cours de M. l'AffifJeur d'Aix
37.
Renforcement de la Commiffion pour la rédaaian
du procès· verbal
41.
Les Etats déclarent qu'il ny a lieu à délibérer fur
la réclamation de M. le Marquis de Trans Ibid.
M émoire du Roi [ur la formation des Etats
4~.
Nomination des CommifJaires pour la formation de!
Etats _ &amp; la légitimation des pouvoirs des affift ans
44.
Impreffion des di[cours
45.
D épuration pour [aluer &amp; remercier MM. les Corn·
mifTaires du Roi
Ibid.
- - pour remercier MM. du Parlement 46.
- - - pour remercier MM. du Chapitre 1 Air
47·
Remercùnens à Mon[eigneur l'Archevfqne d'Aix
Ibid.

•

•

3SS

.

,,
8 Jallvier.

, Janvier.

10

Entrée de M. le Commandeur des Omergues 48.
Rappor~ des Députés nommés pour {aluer &amp; re·
mercier MM. les CommifJaires du Roi
Ibid.
des D éputés vers MM. du Pa;-lement 50.
- - - des Députés vers MM. du Chapitre d'Air

51.
,
Prétention de MM. les Commandeurs de l'Ordre
de Malte&gt; de précéder tous MM. les Vicaires
délégués
84

.Mémoire du Roi, peur arte demande
Ibid.
Les Etau accprdent un don gratuit de [ept cent
mille Livre,
88.
.D éput~tion pour 'annoncer la Délibération à MM.
les CommifJaires dll Roi
.
Ibi'rl.
Mémoire [ur l'envoi des Lettres de cachet pour la
convocation des E,ats
Ibid.
Extraù de la lettre de M. le Baron de Breteuil 89'

"

Rapport des Députés pour annoncer la Délibération
·du don gratuit&gt; à MM. les CommifJaires du Ro;'

9°·

M émoire du Roi pour /ervir d'inftruêlion à [es
CommifJaires
91•
Milices
Ibid.
Capitation
,
92•
Prorogation du fecond Vinglieme , &amp; augmentation
d'abonnement
93,
Commdfion formée pour les demandes du Roi,
&amp; impofitions
98•
- _ _ pour les travaux publics
99·
_ _ _ pour les diver[es affaires
Ibid.
'4

Janvier. Députation ' pour an/lr;ncer à MM. les CJmmif-

[aires du Roi, les Délibérations [ur les demandes
de Sa Majefté
IZ3.
M édaille en mimoire du rùabliffiment des Etats
_

Ibid.

lanvicr. Entrée de MM. les CommifJaires du Roi aux Etats

85·
Demande d'u!, l)oll gratuit de {ept cent mille li·
~~

~

IZ4·

Il [era pré[enté une Médaille d'or à Sa MajefM

F

à ,Mon[eignwr l' Arche~'êql/l: de Tou[ou[e, prinCipal Mi/liflre
Ibid.
à M. J'ArcheJ/êqut: d'Aix, Préfident des

Ibid.

EtalS

,Y y ij

•

�35 6 .

H7

.') Janvier. Rapport dei Dlputb nommb pour annoncer à

Lettre de M. le ContrtJleur Géniral d M. le Comte
de Caraman
Ibid..

MM•

les Commiffaires du Roi&gt; les DéLibératiollS rur
les demandes de Sa MajefU
ilS.
Rélation des affairu du Pays&gt; faite par M.
l'Aflèffour d'Aix
Ibid.
,G

,. Janvier. Secours de cinquante mille livre! accordé par le

Roi, [ur la demande de M. l'Ar:chev!que d'Aix,
en faveur des Communautés ravagées
z35.
Lettre de M. lt: Contr6leur général à l'rI. l'Archev&amp;que d'Aix
z36.
Bibliotheque du Pays: Hommage rendu à la mémoire de M. le Marquis ' de Mejanes
Z45.
RemeréÎmens à M. le Marquis de la Goa [on neveu
&amp; Mrhier
Ibict,

Janvier. Continuation de la RilatiM

1l6.
Mémoire du Roi&gt; [ur l'époque à fixer pour la
Ibid.
cOllvocation des Etats

rS Janvier. Mémoire du Roi pour [ervir d'injlruaion à res

Commiffaires
Demande du crédit des Elals&gt; pour un emprunt
de trois millions, au denier vingt
1 ao.
_ _ _ pour un emprunt indéfini&gt; à quatre&gt; où
quatre &amp; demi pour cent; pour rembourrer 1er
capitaux au denier vingt
131.
11

" Janvier.

D éputatio/l pour affijler au compu' du Tréforier du
Pays, de 17 87
z86.
Dotations de l'Œuvre de St. Vallier.
z87.
Nomination des Procureurs du Pays joints, jufques au premier ja/lvier 1789
z88.
des Proéureurs du Pays joints renforcés

Janvier. Mémoire du Roi pour [ervir d'injlruaion à MM.

[es CommifJaires
Chemins - - Commerce
~t Janvier. Leure du Roi aux Etats

16 Janvier. Il fera procédé à un affouagement

rinement général.

Les Affimblées renforcées des Pracureurs du Pays
nés &amp; joints [e tiendront aux époques fixées,
[ans lettres de convocation
'28.J.

144.
15 6.

Ibid.

&amp; à un 'ajjlo.

des D éputés des Trois Ordres pour pré-,
fenter à Sa Majejlé le Cahier des Etats
z89'
Armorial des Affijlans aux Etat..
Ibid.

175·

.. 8 Janvier. Le Roi accepte l'offre des Etats en [upplément à

l'abonnement des Vingtiemes &gt; &amp; accorde une
remi[e 4e cinquante mille livres pour la prirente
année
196.
Remercimens à MM. les CommiJTaires du Roi J &amp;
à M . l'Archevtque d'Aix
197.
. M. [' Archevtque d'Aix ejl prié de [olliciter la
continuation de cette remi[e
Ibid.

P"mi" Fé· Délibération [ur la rélarion du affaires du Pays

~Iitr

L788. .

z90.

Rareté &amp; cherté des moutons
Ibid.
Péage des Célejlins à 'l'arafcon ~ &amp; de Lubùr~s

z9 1 •
z9z •

Bordigues à Martigues
Traité [ur l'Adminijlration du Comté de Provenu,
par M. l'Abbé de Coriolis,

zn.

�,

•

H8
1

Ftltrttùn du B dtards
DroiL.de compen[ation
Les E tat. prient .titS Magiflrats du
Parlement, &amp; de la Cour des Comptes,. de concourù, apee l'fidminî.ftration inunllédialre, pour
, pdparer les moyens de délibérer dans les Etats
prochains
293.
CMw" des Etats
294.
Les Etats délibérent d'aller, à l'iffue de la [éan ~e,
remerci~r Mon[eig.leur l~ Préfident
Ib id.
Affifians aux Etats
345.

Pour la [ormatt0;! des, E~atJ.
PREMIER

S Janvier
788,

, J

COMMISSION
Pour: la légitimation des pouvoirs des A.ffiflans .
aux Etats.

$

Janvie~

J738.

"" A Dmiffion ~ deux Députés de la ville d'Arles.
- - de
Tara[con
- -.- du
du
- - du
- - ' du

1

1

1 •

53·

54.

",
,

.

IZ7·

1

Les Greffiers des Etats exerceront leurs fOllaions
ju[ques au premier Janvier '789
uS..
Demande de la Communauté d'Am/bu d'itre érigée
en Chef-lieu de Vif5Uerie
Ibid.

Troifieme Rapport. 11

\.

Secpnd Rapport.

,1 Janyie r• Les Etats [upptient Sa Majefl( de les convoque"
annuellement du 15 Novembre
, , , au' ,o Déeembr~

Député de la Viguerie de GrafJe 55.
Député de la Viguerie de Toulon 56.
Député de la Vigue.rie de Digne Ibid.
Député de la Viguerie de St. Mar:ilbid.
mm.
du Procureur fonai de M. le Bailli dl
Mano[que
•
57.
- - du Procureur fondé de M. l'Abbé de Sr.
l'iélor
58.

..

DEmande du Roi ~ régler le; nombr-e dû, Me"'':
bres du Tier1 q~i Jeron, ad'TjÏf à l'avemr dara
les Etats
,
59.
Difcours de M.l'AjJefJeur d'Aix
63.
Dire de Monfeigneur l'ArchevêquE d'Aix J Préfident
65.
Les Etats déliberent que les poix., de l'Ordre dœ
Tiers feront égqlu, aux vfJix des deux premieu
O/dres réunis
•
81.:

,

deux- D'éputés de la Communauté de

1 \

RAPPORT.

•

Janvier,

Demande de l'Ordre du Tiers·Etat, d'un Syndic
des Communautés
J 36
D,emande de M. l'AjJefJeur J ' Aix d'affifier à tout..~
les Commiffioni émané,s dCi Etats.
.

�36t

été affimblie depuis 1717 J &amp; fllr :~ 91./ elle eft
rtpréfentù par Le fecond Confui d AIX
zH.

Quatrieme Rapport.
u Janvier,

Députation de lapa!t des Vigueries aux Etats J4S.
Vélibéracion provifoire (zlr la prochaite tenue-Lettre circulaire à routes les Commllnautés J pour
connoitre leur vœu fur cette deputation
14 8•

.

,

Neuvieme Rapport.
3J Janvier.

Nomination des différentes perfonnes attachées au
fuvice du Pays
z84·

Cinquieme Rapport.
Janlier.

-S4

La formation des deux premiers Ordres doit-elle
éere faite dans le fein des Etats?
157·
Dires refpeaifs ès trais Ordres
158 8&lt; {uiv.
Commis au Greffe des Etats; Nomination deJ fieurs
Giraud, Vuhil &amp; Blanc J jufques au' premier JanlIier '789 Jaux mémes appoinremens que cidevant
161.
Sixieme Rapport.

,

.-

• J

,

COMMISSION
Pour les demandes du Roi.
PREMIER
1f

RAPPORT.

Janvier
IMpojition pour les Milices
17 88 .

101.

_ _- pour la Capitation
10Z.
Prorogation du fecond Vingtieme pour les années
!J91 &amp; '79 2
IOJ •.
Oifre de trois cent cinquante mille livres J en fup·
plément à l'abonnement des deux Vingeiemes &amp;
Quatre fols four lillre
104•
Dire de M. "Archevéque d'Aix, Préjident 105.
Délibération des Etats fur cet objet
1.0.

Régltment pour l'Adminijlration intermédiaire 175'Dire de Monfeigneur [' Archevéque d'Aix J Préfirle'!t
.
176.
Réglement pour la forma'tion des Affimblees des
' Procureurs dtl Pays nés &amp; joints.
186.
Obfervaeions de MM. les Députés des Communautés
fur ce Réglement
188.
Réponfe de MM. du Clergé &amp; de la Nobleffi 189.

Second R-apport.
Septieme Rapport.
18 Janvier.

Bail de la Tréforerie du Pays
Huirieme Rapport.

p

Janvier.

Emprunt de trois millions, au denier lIingt, pour
le compu de Sa Majefté
J 3 J.
Nouvel Emprunt indéfini à quatre 1 ou à quatre &amp;
demi pour .enl
134.

A.? Janvier. Plaù1!u fur ce que la Viguerie d'Aix n'a point
'lé

Zr.

•

�3~

36 ,t
•

~~~~:~==~~U·~
, ~~:==~
~ 0 M M· 1 S S ION

u Janvier.
17 88.

lG

RAPPOR T.

ÉTat des fonds deflinés aux travaux publi~s 148.
Chemin d'Apt à Tara[con.
IS°'
I5 J_
de Sainte Tulte ,à Manb[que
Ibid.
d'Aix à la Ciotat
1 st.
- - - de La-Combe-Saint-Donat
Ibid.
de Saint-Maximin à Nans
d'Apt à Aix
153'
Ibid.
d'Apt à Avignon
154de Barjols à Moufliers
Ibid.
d'Apt a Tttrafcon
Ibid.
Ouvrages auprès du Pont de Craponne
155,
Chemin d'Apt à Forcalquier
Ibid.
- - - de MÇJJJfliers à Cajleilanne
-Second Rapport.

~5

Janvier. l'ont de Vinon

Chemin ·d'Aix à Digne
de Château· Arnoux à Sifleron
Digues du .pont de Me,r-el
Chemin de Siflmm à l'Aragne
, .\
de B'dtr-eme à "tumaM
-.;....- des Clues
Pan: [ur ,La DurIan", à 'Sifler.OIl
Ve[cente de telles
Chemin de Digne à Seyne
1
de Digne à Malijay
Digues de Mûlijay

D'

,

Igne J~4.
Ibid •

Ibid.

Troi[jeme Rappo.rt.

Pour b Travaux publics.
PREMIER

J

Releyemenr d'ull mur au,c approche! ue
Chemin de Valernes à Sifleron
_ _ de 1JralJuign411 à Cajietlanne

~

17°'
Ibid.
Ibid.
Ibid.
Ibid.
17 r.
Ibid.
Ibid.
Ibid.
Ibid,
Ibid.

Janvier.

Route d'Italie
190 ;
Chemin de Meyrargues
191.
En/mien des C/Zemins de premiere &amp;'fecollde clajfo
Ibid.
Porr de la Seyne
Ibid.
Pont dans le terroir de Roquebrune
19z.
Ratification de la convention pa.D'ée entre MM. Les
Procureurs du Pays} &amp; M. Le Marquis des
Pennes, [ur La conflrt~ilil)n du Chemin} dans L'étendue du Péage des Pennes
Ibid,
Quatrieme Rapport

18 Janvier.

Conflruaion du Palais de Jufiiçe en la ville d'Aix
199,
Pont fur un ravin qui traverfe l~ chemin allant
de St. Remj aux antiquités.
zoo
Canal Boifgdin
ZOI.
Projet d'un canaL de jonc7ion du Rhône avec le
port de Bouc} à exécurer au rTZqyen des eauX'
du Canal BoifgeLin
ZO'%.
Dérivation du Canal Boifgt/in daas la Crau z04.
Dérivarion qui pourrait porter I/JI eaux du canal
Boi/gelin à Marfeille
z05.
Erat des fonds du Canal BOlret/in &amp; dépendances.
Z06.
Deflée/zemmt du marais de Fréjus
ze8.
RégLemenl fur J' adminijtra/~of/. des travaux pua
blics
' ZJO.

ZZ ij

�. .

J6~

i64

~

Cinquieme Rapport.

Chemin de TOJllon à la Valme. _
fur l'emplacement

• 1!1 _Janvier.

Conteftatlons
%33.

Délibérations des Etats (ur les différens rapports
de la Commiffion des travaux publics 274 IX [uiv.

JO Janvier.

~~~====~

~

CQMMISSION
Pour les affaires diverfes.
PREMIER
~t

Janvier
i7 8S .

Troifieme rapport.

RAPPORT.

DEmande d'une foire franche à la Seyne, &amp; de
la fran chife des matériaux pour l'équipement &amp;
.la conftmêlian des Navires
....
164.
Aumône de 100 liv. à l'Œuvre du COllfeil Charitable de la ville d'Aix
166.
Hofpice pour former des Eleves dans l'Art des
Accouc1zemens
Ibid;
Appui &amp; défenfe contre la Régie des droits rifervés,
&amp; autres
167'
Second Rapport.

. Continuation de la gratification de

19 Jamier.

Guiot, Artifte vétérinaire
___ de la penfion de 300 Liv.
Fabricans de Velours
Taux des places de bouche &amp;
l'année '787
Droit de foraine de Languedoc
Gibraltar. -Remontrances
Ardts du Confâl qui attentent
port de Marfeille

•

.

Chirurgiens LitlzolOmiftes.- Rejet d~ La demande
en continuation de la pwfioll
Z 1,.5
Aumône de cent cinquante livres à la Maifolt dl/.
Rejuge d'Aix
u8.
Fabrique de Gares - - Encouragement Demande rejettée
289.
Rembourfement des fommes fournies par le Pays pour
l'Arcenal de Marfeille. _ Remcntrances 230.
Mémoire fur l'allegement de la Gabelle
z31.
Pépiniae d'Oliviers à Cuerso _
Demande d'un
encouragemem, rejeuée
Z 34.

400

liv. au Sr;
Zil.

aux frem Vialé,
113'

de fourrage pour
214.

&amp; du Détroit

d~

2' 5.

à la franchife du
u 3•

1 J Janvier.

Dema'lde du Cordon de l'Ordre de St. Michel pour
M. Tournatoris
266.
Arrêt du Con/eil qui permet aux Navires des Puiffances neutres d'approvifionner nos IJles de
267.
l'Amérique. - - Remontrances
Droits exceffifs fur le tranfport , l'entrée {"la circula.
tian des vins à Marfeille. _ Remontrances Ibid.
Droits fur L'entrée des POHollmes étrangeres. _
z68.
Remontrances
Les Etats déclarent que c'ef! pour l' Hifloire de Pro·
vence au Sr. Papon feulement que le Sr. P ierres ,
Imprimeur du Roi à Paris, a été autonfé à prendre le tirre d'Imprimwr des Etats de Provellce Ibid.
Communauté de Bandol. --Intervention contre le
Seigneur. - - Plqùztes COlltre le Prépofé au E!u,
reau de L'Hôpital
270.
Secours de 6000 liv. à l' J-ldpital général des IIl_
fenfés en la viLLe d'Aix
2 ~ 1.
CommijJion de Valence. __ Remontrances Ibid.
Compte du Tréforiu du Pays. ~ Parries rayées -Rdevement &amp; garantie de la parc des Etats 273-

�•

366

~67

~~:~~~~ltt~·==,======~

du Communautés .

%64'Réponfe de MM. les Députés des Communautés Ibid.
L'Ordre de la NobltJJe reflouvelLe fes offres 26 5.
L'Ordre du Cl(fgé adhere au vœu de l'Ordre de
la NobleJJe
Ibid.

COMMISSION
Pour les ImpoJùions
Frais de voyage &amp; f éjour des Députés des Com~
munautés &amp; de&gt; Vigueries, pendant la tenlle des
Etats
237.
Dons &amp; gratifications ordillaires
138.
Impo/Îlion de neuf cent dix livres par feu 239,
Impo/ilion pour l'entretien des Bâtards &amp; Enfans
trollJlés
244.
Encouragemmt à demander en faveur des Nourriees qui fe chargeront d'Enfans pris aux Hôpitaux
245.
Offre de MM. de l'Ordre de la NobleJJe, d'une
contribution volontaire à la dépenfe des chemins
24 6.
Et d'un Don de ,harité pour l'entretien des Bâ·
tords
Ibid.
Offre de MM. de l'Ordre du Clergé, de la moitié
de la contribution, &amp; du Don de charité offerr
par MM. de la Noblej[e
Ibid.
R éferve de MM. les Déplllés des Communautés Ibid.
M émoire de l'Ordre de la Noblej[e, fur la contribution volontaire aux chemins
247.
fur L'aumône pour l'mtretien des Bâtards zs:.
Adhéjion &amp; réferve de MM. les Commandeurs de
l'Ordre de Malte
z5J.
D~'re de MM. de l'Ordre de la N9blej[e
Ibid.
Dire de MM. les DéplIlés des Communautés Ibid.
M émoire du Roi ji.rvant d'inflruaioll à MM. (es
Commiffaires
Z55.
Demande de M. le Préjident à MM. les Députés

30 Ja.,.ier
1788

RELATION
Des Affair~s du Pays.
HOnoraires du Concierge de la Bibliotheque du
Pays
295.
Honoraires du Prépofé à la recette générale des
droits de ·Conjignation
Ibid.
Port d' Amibes
296
. Dr~it de lods des fOl/ds arrofés de la Durance 297:
AiJemblée de MM. les Procureurs du Pays fiés &amp;
joints , du ID a0l1t 1787
29~'
Droit d'Amortiffimem pour fondations
Ibid.
Délai à la .Communalllé de La BréoulLe pour payer
un droit d'Amortiffiment
.
302.
,Colllmunauté de. Tourreues. Rachat de bannalité Ibid.
Taille des befliaux qui vont dépaitre dans la haute.
Provence
Ibi d.
Communauté de Seillon! -lJéguerpijJement 306.
Ceffion ou rachar du droit de compenfation 307.
Communauté (J''Empus - Compenfacion du fol noble
pris .pour l'empLiu:ement d' LIn chemin
308..
Communauté de la 'Valette - Compenfation demandée par Madame de La Garde
309.
Greffè des gem ne main-morte
Ibid.
FOl1rnifJ&lt;1l1r .des boucheries -- 1ndfmnités
3) o.
Huiffier-Priféur -_Prétention.
Ibid.

15 &amp; 16 Ja.,v.
17 88.

�l68

Droit de franc-fief demandé à de! PoffeJJeurs d'ar.
riere-fief
3 '4·
P0ir0lanes étrangeres -- Droit fur l'entrée
3'5.
Lods des maifons prifes pour l'utilité publique lI?
Commerce des Tanneries
Ibid.
Bâtards __ D omicile __ Gratifications
3l z.
Ijlres _lI1uladie épidémique
·
314.
Mur!'e
Ibid.
R affi Ilerie de fucre à la Ciotat
3Z 5.
E cole de Chirurgie d'Aix
316.
Traité fur la culture de l'olivier J par M. l'Abbé
Couture
Ibid.
Bibliotheque léguée au Pays par M. le Marquis
de M~janes
3Z?
Canal BOlfge/in
318.
Démarcation des arrofages de Crapone &amp; de Boifgelin
HO.
Démolition du M&amp;le de Gal/rer à Tarafcon Ibid.
Iniérêts duprix des fonds occupés par les chemins HI.
Communauté de la Seyne. - - Foire franche &amp; franchife des matériaux pour l'équipement &amp; la conf
tru8ion des Navires
Ibid.
Chemin de la Ciotat à Aubagne
33 z.
de Valauris à Antibes
Ibid.
de Bras à Digne
333 •
. Arbitrages
Ibid;
Ruonjlru8ion du Palais de Iujlict: &amp; des Prifons
à Aix
339.
"AvertifJement pour la dîme
340.
Peage de Tarafcon
34z.
Chemin de Mar(eille dans le péage des Pmnes 343.
Droit dt: confignation n' t:jl pas dû J lorhu'il y Il
département de la faifle.
Ibid.

Fin de la Table.

,

,

•

�</text>
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                <text>Provence. 17..</text>
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            <description>A statement of any changes in ownership and custody of the resource since its creation that are significant for its authenticity, integrity, and interpretation. The statement may include a description of any changes successive custodians made to the resource.</description>
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                <text>Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence)</text>
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        <name>États provinciaux -- Provence (France) -- 18e siècle -- Ouvrages avant 1800</name>
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        <name>France -- Politique et gouvernement -- 1774-1792 -- Ouvrages avant 1800</name>
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                    <text>���EXPOSITIO N
DES

,.

.

PRINCIP1\UX REGLEMENS
, o N c E R NA

l' Adminiflration économique · des
Communautés de la Provence :
N T

Pour fervir d'infiruétion auxdites Communautés.

D

AN s l' Affemblée particuliere de MM. les Procureurs
du Pays , tenue le I 9 Juillet I 7 8 6 , Mr. Dubreuil,

A.Deffeur a'Aix, Procureur du Pays, a 'd it:

L' Admù.ujlration des Communautés, inféparablement liée à
!'adminijlration générale du Pays , é{t régie par des Réglemens
iont le nombre fucceffivement augmenté depuis plus de deux- fie:les , en rend la connoifjànce plus difficile. Des Adminijfra'eur s choifis annuellement 'dans tous les ét.at.s,. n'ont, dans le
A z.

•

�r Affemblée

générale ; qu-e eet
s'injlruire de leurs devoirs. Nous avons été frappés fur-tout envoi fera renouvellé toute'S les années avec l' env~i du modele
peu d'ordre &amp; de connoiffances que nous av on$ trouvé da d'impofltion , jufqu'à ce qu'il ait été fuffifamment répandu &amp;.
quelques c~mmunautés fur tout ce qui concerne 'leur admin connu dans toutes les Communautés.
tration économique. Cette partie effentielle far ldquelle 1
Régle1,zens ne laiffent prefque rien à deflrer , ejl, dans la pr
tique, livrée à une routine aveugle , qui plus d'une fois a .
PREMIER.
la caufe de leur dérangement. Cet incom énient nous a j
penfer qu'il feroit utile de raffembler dans un ordre méthodii
I M P 0 S 1 T 1 0 N.
les difpofltions de ces divers Réglemens , &amp; de préfenter a.
HA Qu E Communauté du Pays de Provence, fait par ..·
Adminiflrateurs un plan de conduite où leurs devoirs feroù
tie de l'État, du Pays, de la Viguerie dans l'étendue
tracés avec clarté &amp; précifion. Nous aurions deflré qu'il J
poffible de leur préfenter le même tableau far toutes les pan de laquelle elle efi fituée. Elle forme de plus en elle·-même un .
de leur adminijlration ; mais la longueur de ce travail en ' Corps particulier qui a fon adminiftration &amp; fes charges.
Sous ces divers rapports , elle doit mettre fonds toutes
roit trop retardé la publication, &amp; fans perdre de vue l'ex
cution de ce projet , nous nous fommes empreffes de les fa les années pour acquitter fa portion des deniers du Roi &amp; ·
jouir du fruit de nos recherches fur l'objet qui nous a pi du Pays , des impofitions de la Viguerie , &amp; pour fubvenir,
à fes charges particulieres.
mériter nos premi~rs foins.
L'irijlruélion que nous préfentons , n' embraffe pour le n - Cette impofition doit être fuffifante. Cet objet ne peut
ment , dans l' adminijlration économique des Communautés, ! être rempli qu'en mettant fous les yeux du Confeil muni ..
les formes , &amp; pour ainfi dire , le méchanifine de cette a cipal un tableau exaél: des charges _de la Communauté , de
minijlration. Les Réglemens y font indiqués à côté de cha: fes revenus patrimoniaux , &amp; des fonds libres qu'elle peut
a1 ticle , &amp; nous avons placé à la fin une table chronologu avoir en mains. C'eft par là que les délibérans infiruits
de ces Réglemens. Nous avons lieu d'efpérer que ce trava de ce que la Communauté doit payer - chaque année, &amp;
en facilitant aux Adminijlrateurs la ' connoiffance des rq des moyens qu'elle a pour y fubvenir , peuvent déterminer
qu'ils doivent fitivre , contribùera à en maintenir l' exécutio avec connoi!fance de caufe les fommes qu'il eft néceffaire
d'impofer.
MM. les Procureurs du Pays envoient · toutes les années
L' Affemblée après avoir oui la leélure de l'ouvrage J
pofe, a délibéré que cet ouvrage fera inceffamment imprim1 à cha1ue Communauté le modele de l'impofition qu'elle doit
envoyé à toutes les Co[llmunautés. Elle a délibéré en mb faire. Tous les artides y font énoncés. L'état doit être

court efrace de leur geflion ; que des moyens infuffifans po 'tems -, fauf la ratification de
1

1

C

•

�] M P 0 S 1 T I 0 N.
I.
T R E
dreffé fur ce modele. Les Adminifirateurs ne fçauroient y eft envoyé toutes les années par MM. les Procureurs du

6

. TI

apporter trop d'exaltitude. Toute négligence fur un objet Pays.
Les Confuls qui auroient négligé de faire mentiqn lors :.6 Juin 174) ,
auffi important les expoferoit aux peines portées par les
de l'impofition de quelques-uns des articles défignés dans ce art. J•
Réglemens.
modele , feroient conda~nés perfonnellement aux dommaI.
ges - intérêts que la Communauté pourroit fouffrir , &amp; à
Tems de l' Impofition.
une amende de cent livres.
Le premier de Mai de chaque 'année, les Communautéi
1
affembleront un Confeil général dans la forme prefcrite par
Annonce des reliquats.
leur Réglement municipal.
Il y fera délibéré une impofition fuffifante pour acquit· ""
13 Janvier
Les Confuls doivent annoncer au Confeil affemblé pour
2 J , art. 7.
7
I
charges.
autres
leurs-.&amp;
Pays
du
&amp;
Roi
du
deniers
ter les
l'impofition , fi les Tréforiers, Fermiers ou Exalteurs de 16 Juin 174) ,
Il ne peut être fait qu'une feule impofüion dans le cou·
; Juin 1666.
l'année précédente ont _é té déclarés créanciers 04 débiteurs art . 1. ·
6JHÎn 1745, rant de l'année , fauf les cas inopinés qui pourroient ex1·
1; Août 1776~
de la Communauté , &amp; de quelle fomme ; fi cette fomme a
art. 8.
ger une nolJ,.velle impofition.
été acquittée en tout ou en partie , &amp; fi elle ne l'a pas été,

v.

1 1.

,quelle en a été la caufe ou ·l'empêchement.

Ce que les Communautés ont à ·payer.
,. ~a Juin- 1597·
"" 3 0 Juin 1598.

Les Communautés - doivent mettre · fonds pour acquitter,
1 °. les deniers du Roi &amp; du Pays. 2 °. Les impofüions par·
;, Bail de l.i7Jéticulieres de la Viguerie. 3°. Leurs charges ordinaires &amp; ex·
traordinaires réglées par les Arrêts du Confeil portant véri·
0
fication de leurs dettes. 4 °. Les gages du Tréforier. s • Les
arrérages qu'elles peuvent devoir , notamment au Receveur
de la Viguerie. 6 °. Généralement toutes leurs autres char·
, ges legitîmes &amp; duement autorifées L

2. (,

Juin J 74 5 '

art.

i.

V.
·
Des cotes infruélueufes.
· 1; Janvier
Ils doivent déclarer encore le nombre des livres , florins ; 1715, art.!.
r
écus , ~c. dont le cadafi:re de. la Communauté fe trouve 16 Juin 1745

compofé.
Si dans ce nombre il fe trouve des cotes infruél:ueufes
qui foient annuellement données en reprife par les Tréfo ..
riers , &amp; de combien de" livres , écus , florins , &amp;c. ces,
cotes font conrpofées.
I 1 I.
L'impofition fera réglée fur le nombre de livres , écus ;
&amp;c. , frultueux tant feulement , à peine , contre les Confuls
Modele envoyé par MLW. les Procureurs du Pays.
leui &amp; délibérans , de répondre perfonnellement des dommagesElles fe ·conformerOJ1t à cet effet au ' modele qui

art.
2j

1.

d~H~ I 77 G~

lll

�s

TI

T R E

1.

] M P

intérêts que fa Communauté pourroit fouffrir par la dé.
feétuofité de l'impofition (.r ) .-

0

S I T I 0 N.

9

V 11.
,
rrerages.

~A

VI.

L'impofition feroit regardée comme infuffifante ; û elle 16Juiit 1 745 ,
6
·
n'avoit pour objet , avec les charges courantes , les arré- Art.Modele
Jinpojition fuffifante ..
de
rages que les Communautés peuvent devoir , notamment au l'irnpojiiùm.
.
.
L ' impofition doit être fuflifante, à peme contre les deReceveur de la Viguerie.
· '4 ]Hillet
1
Si ces arrérages font trop confidérables , les Commu, libérans qui auroient voté pour · une împofition infuflifante
r..71.4.
·
r
·
·
l'eenautés doivent
r.
de iupp
·
r l"d
11 ement &amp; lO
"
•
le tien.
pou1:" en acquitter au moins
1mpo1er,
I airement
per1onne
r,Bazl. de la Tre- d'être contramts
.
.
·
.
Jorer1e 1 111rt. 15.
2.6 Juin 1745 , ce qui fe trouvera manquer, fans efpoir de re1et fur la. C~m
y 11 I.
munauté , d'être condamnés auffi folidairement à une amendl
art, 1 · ,
éh . ( )
'"l
·
d
3., .ÀOHI 177 6.
Divertiffement des denz'ers.
de mille livres, &amp; à plus grart e peme s I Y c oit 2 •
fi .
.
d
.
il fen Les demers
provenans es unpo iuons ne peuvent être 10 ]H~n If 97·
. A cet effet fi les voix ne. .font pas unanimes .·,
, a, d' autres ufages 30 ]um 15 9 8.
.
•
11 •
le non:river t'1s d e 1eur deamatlon
dreffé un procès-verbal d'opm10ns , . pour • confi:atet
1.oyes
, m• etnp
. r. ffif;
r 4 M 11rs 1 6 7 1 •
r1
.
, , impo1es
impofiuon .illlu . ante. 1ue ceux pour l efcque1s i.1s ont ete
de ceux qui auront voté pour une
, &amp; notamment 1 8 Novembre
,
· , contre 1es C onfuls 16 8 I &gt; llr.t. I 3,
d u R. 01· &amp; d u p ays , a, peme
.·
Si ,tous les délibérans
. . ont eté de. cet avis . , ils.. feron~s de mers
; 1 ]uzllet
r
dre perionne
,
·11. t eurs /, d' en r~pon
11 ement &amp; fo- If 13•
. m1IL1a
V.It Adm'
·tous egalement &amp; fohdairement fournis aux pemes c1-deffu~
_ _ _ _ _ _ _ _ __,;..;...;..... _______________1dairement , fans recours co'ntre la Communauté , m~me 1 6 Juin 1 7 4 5 ,
a;·t. 1 2.
rJuand ils auroient · été employés ailleurs utilement.
.
.
.
, ,
_
Bail de la Tré(1) Par exemple, une Communaute a a payer dix mille hvres, &amp; Iff
_ cadafhe efl: compo(é de mille livres ou florins cadaO:raux . En fuppofan
1 X.
tout~s les· cotes fruétueu(es , ces mille florins doivent fo pporrer ch:
cun dix livres : li au contraire on trouve des cotes infruéèueu(es pour ce:
Saifies. Arrêtemens.
florin , r
florins, .il n'en reO:e plus que neuf cent , qui , à diic livres
produiront que neuf mille livres. L'impofoion doit donc êtr~ ér:àblie da: Il n' efi pas permis de faifir &amp; arrêter les deniers des
ce cas fur ces · neuf cent flôrins feulement, ce qui reviem à onze livres dei...,
...ommunautés, entre les mains du Tréforier , Fermier , &amp;c. ,
fols deux deniers ou à-pcm rprès par ~orin.

fortrie, nrt. 1 5.

par

{, malgré lefdites faifies &amp; arrêtemens , les Tréforiers
'
fc
d
&amp; E
;.~ermiers
pu
n'ayant
Pays
du
Procureurs
les
MM.1776-,
qu'èn
(2) C'efi: · ainG
ommunautes , ont tenus de les
xa eurs es
terminer la Communauté de Montagnai:: a faire une impoGtion fuffi[a ni! , .
furent obligés dé requérir contre les délibérans non conrredifat1s , les p;x~edier fuivant leur defiination ' à peine d'y être con·

·

nes portées par les Réi;lemens. Mr. le Procureur Général en la Cour a:·a~nts,
'
E:omptes les req uit dè fan chef. Elles forent prononcées par l' Arrêt .,
l. 3 AQÛt 177 l'i&gt; qui renouvella les ditp9füio11io de~lits Réglemrns •.

a

c

I

·

"

-

-1

2
2

o ]11in

1 59

7.

Marr 1761.

7 M11rs 17SG.

~-

�T

IO

I T R E

ETAT A REMETT RE AU

I.

I I.

'x.

Chapitre premier. Sommes à exiger.

Envoi de la délipération:

1745,
'9•
r 69' •m.
Le premier Chapitre contiendra ce qui doit être exigé iG]uin
Il fera expédié par le Greffier trois extraits de la délihb
'dans le courant de l'ann ée au profit de la Communauté , arr. 1,
tion de l'impofition.
t7' 4·.
Les Confuls enverront un de ces extraits à Mr. le Pr &amp; qu( ne fera pas co mpris dans le modele envoyé par MM.
Jum 2 745' ·
16

,s

Jailltt

; • 1776.
art.
Août
i
3

cureur Général en la Cour des Aides , un aµtr~ à MM. les Procureurs du Pays (x ). Tels font les relicats dus par les Fermiers , Tréforiers
Procureurs du Pays. Ils remettront le troifieme au Tre

rier ou Exaéteur qui ~evra rendre le compte général ·de &amp; Exaé.teurs antécédens.
Les tailles données en reprife.
Communauté.
J...es arrérages des rentes des domaines , penfioç.s ou cen.:·
Ces envois doivent être faits dans le mois de Mai ,
peine d'être ajournés en perfonne pour répondre de li fives appartenans , à la Communauté , qui auront pareil~
lement été données en reprife p~r les Ti:éforiers précédéfobéiffance.

Il doit en être ufé de même pour toutes les déliber
· i6Jitin 1 745' tions qui pourront être prifes dans le courant de l'anne:
portant une nouvelle impofttior1 , s'il y a lieu , un e:
Hrt, 4,
prunt , l'aliénation de quelque immeuble , la vente
quelque elfét mobilier , ou l'extinaioù de quelque 111
aétive.
1zaœ

dens.
Et généralement tout ce qui fera di1 à la ç:ommunauté;
&amp; qui ne fera pas indiqué dans ledit modele.
On doit comprendre dans cet . état les fommes même
pàyées irar celui qui en étoit originairement débiteur , fi
elles ne l'ont été p.u Tréforier précédent qui en ait fait ar:
tiçle dans le compte rendu à la tommunauté.

*WWWW:WU

I 1 I.

S E C 0 ND.

TITRE

Etat que les Communautés doivent remettre à lei

'

Tréforier.

Chapitre [econd. · Sommes à payer.
Le fecond chapitre contiendra les arrérages dus au Re~
ceveur de la Viguerie.

1

I.
les C~nfuls feront dre!fer , ir
( I) Cet ~tat &amp; la . délibération d 'im pofition qui doit ~tre conforme au
le, doivent fervtr de tableau ccm plec de cc que le Tréforn:r a à te~
rnod~
a
en
pendamment du cafernet de la taille ' un état
iG]uin 1745,
cevou:, &amp; de ce qu'il a à payer dans le courant de l'année.
~rt. 5•
~hapitres détaillés par articles •.
B 2

J, 9 t,

art.1~.

L

'IMPOSITION faite ,

-

·-~

1

6 91, art. 1 9 •

2.

6 Juin 17 45,

Art,

f.

�12

On y dififnguera ce qui ·efi principal d'avec ce qui t
intérêt.
Le nom de tous les anciens créanciers de l&lt;:t Com.rn.

16 Juin
arr.

S·

1-6]uin
llrt •

8. '

ETAT A REMETTRE AU TRÉSORIER.

IJ

V 1.

'Addition pour cas inopinés.
nauté , à rente confütuée , dont les créances ont été ver Si dans le courant de l'année, la Communauté fait quelque 169 r, llrt, r ,
9
fiées &amp; n'ont point été extinguées ; la fomme à laquelle nouvelle impofition , paife quelque nouveau bail à ferme , 20.
!6 Juin 1745,
monte la rente ou pennon d~e à chac~n d'eux.
emprunte, vend ou ali~ne, fait à la Province quelque four- au,
8.
Les intérêts à payer pour les dettes contraétées dep~niture qui doive lui procurer des refcriptions , ou s'il lui
la vérification , le nom des prêteurs , la date de l'Orrentre quelque fomme fur. laquelle elle ne comptoir pas ,
donnance qui a autorifé l'emprunt.
pour q~elque caufe &amp; à quelque occafion que C€"" puiffe
Le détail des charges ordinaires de la Communauté aveêrre ; dans tous ces cas les Confuls feront appeller au
le nom &amp; Ie-s fonétions de ceax qui doivent y avoir panGreffè le Tréforier , Fermier ou Exaé:l:eur chargé du fufdit
état, avec ordre d'apporter le double _qu'il a en fon pou~oir.
IV.
Le Greffier ajoutera fur les deux originaux, en pré ence
Rémi}]i.on dudit état.
des Confuls &amp; dudit Tréforier , celui ou ceux des articles
17 45 ,
Ledit état fera dreifé double : l'un refiera aux Archive:ei - delfus défignés qui feront furvenus depuis l'état remis.
de la Communauté , l'autre fera remis au Tréforier , Fer. Chaque objet y fera mentionné par articles féparés '
mier ou Exaéleur qui devra rendre le compte général. avec les détails &amp; éclairciffemens prefcrits par l'article pré-:
cédent, &amp; qui pourront donner au Tréforier ou Exaél:eur
V.
une connoilfance exaéte des fommes qu'il aura à recouvrer.
Additions ordinaires.
Tous les affifl:ans figneront lefdites additions.
1745,
Quand la Communauté aura délivré aux encheres les im·
pofitions &amp; les · revenus qui en font fufceptibles , les Conful1
V 1 I.
feront ajouter audit état , &amp; par articles féparés , la dati
Peines en cas d' omi.ffion.
de chacun des contrats , le nom du porteur de chaque bail
Les Confuls qui omettroient de fatisfaire au contenu dans 16 J11in t74J #,
le prix de la ferme , les termes du payement , &amp; les indi·les articles ci-deifus , feroierit déclarés perfonnellement ref- ~rt. 5' s.
cations énoncées dans le bail.
ponfables du préjudice que la Communauté pourroit fouffrir
Cela fait , les Confuls &amp; le Greffier attefi:eront au pa!de cette omiffion par le divertiffement de quelqu'une des
des deux originaux , que cet état &amp; la délibération por·fommes à elle appartenantes , ou par le défaut &lt;l'acquitte ...
tant impofition , contiennent tout ce qui doit revenir danment de celles qu'elle peut devoir ; ils feroient de p_lu~
le courant de Pannée au profit de la Communauté.
condamnés , à une amende de mille livres.

�B

Baux , Encheres pow· les impofitions ,
&amp; revenus des Communautés.
I.
I

Encheres néce.f!aires.

Juin 1 7 4J ,

2. &amp;

rllff.6~7·

Ordonnance ,
lJ 35, tit. des
Juges inférieurs,
llrt. 2.J.
2. 5 Février
167 8.
14 Août 1759.
z4 Mai 1764.
30 Juin 176+.

L

A délibération d'impofition faite , &amp; rétat des ch
ges &amp; revenus dreJfé &amp; remis au Tréforier, les Co.

7

EN CHE

R E

s , &amp;c.

1 II.

Payemens par avance.
fu:ls feront mettre aux encheres , fi fait n'a été , la lei
Les Confuls &amp; Adminiftrateurs ne peuvent recevoir le
de la taille , les impofitions , &amp; les autres revenus de
prix des fermes , impofitions , tailles &amp; autres revenus de
Communauté. ( 1 ).
Tous ces çbjets pourront être délivrés à une ou plutiec I~ Communauté , par avan_c e, lors de la paffation du bail'·
perfonnes par'· différens baux ' ou par un feul ,. fuivant re1 en tout ou en partie.
A pei.ne de trois cent livres d'amende &amp; d'en être informé.'
geance des c'as.
Les Fermiers &amp; ' Adjudicataires qui fe feroient pr~tés à
I. I.
ces payemens anticipés , feroient contraints de repayer ; fur·
Qui rze peut être Fermier.
. . tout fi les fommes n'ayant pas été employées à l'acquitte~
.
.
.
.
Il eft défendu aux Confuls de s'affoc1er ou de partlClp m.ent des demers
n ,a..
du Roi. &amp; du ·Pays , les impofit1ons
. ,
, ,
aux fermes des Communautés .direétement ou indireltemen: voient
pas ete acqu1ttees.
,
r'
·
fc
•
m par per onnes rnterpo1ees.
Les mêmes défenfos font prononcées contre les Notaire
Procureurs , &amp; autres Officiers publics , foit comme Fe
miers ou comme cautions.
'

(1) Les formalités des enchet'es poar tous

les objets de la compétence

Janvùr la Cour des Aides , font réglées par l' Arrêt de Réglement rendu par cc
Cour le .i.o JLlin 1780. Cet Arrêt dl: imprim~
Ii77·
2

uX ,

Contre les Commis &amp; Receveurs des droits royaux.
Il eft défendu aux Tréforiers , Fermiers &amp; Exaéteurs des
E. Communautés , de donner leur procuration à ces Commis
k Receveurs , ,de les charger direétement ni indireétement
Ferme du recouvrement de leur recette , au de leur ferme.
A peine contre les premiers de deftitution , réfiliment
du bail &amp; de tous dommages-intérêts.
Et contre les Commis &amp; Receveurs , de cinq cent livres
d'amende , &amp; d'en être informé.

T R. 0 1 S 1 E M

TITRE

A

\

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s

R É

0 R 1 ER.

17

V,

TJ T RE

QU AT RIE ME.

'r R É S 0 R l E R.
1.

L

Illitéd.

Officiers publics:
Des Notaires ; Procureurs &amp; autres Officiers publics ;· Rlglemenuitls
. des dr 01ts
. royaux.
fur l'11rt. 2. du
les Receveurs &amp; Comm1s
titre prùedcnt.
On doit fuivré à cet égard les regles retracéei dans le
:itre précédent , art. 2.

. 1 J'9 8 •
E Tréforier ·d oit fçavoir écrire. Il eft défendu ~
30 } um
:z.8 .Avril 17p
Communautés de nommer
ou d'admettre à cette pla
&amp; ~#Ires rap- des perfonnes illitérées.
portes

n0Nve11u

.-ms le
Com-

ment.1Ûre àes
Stât11ts ,
:L,

tom,

pag._p.7.

:J.7 Mai 16,9.

VI.
Caution.

certifiée~·

Le Tréforier doit donner caution duement

On ne l'exige pas du Tréfoôer éleltif ou forcé.

II.
Mineur.

VII.

Il doit être majeur de vingt-cinq années.

Un feul Tréforier.

I 11.

Chaque Communauté ne
)!Ier.

Parens.

peut

.

avoir qu'un

feul Tré- 26]uin 1745, ·
art. 7.

Elle peut · établir un Tréforier indépendamment de fes
Les parens des Confuls font ~xtlus de cette charge jufquiermiers.
Elle peut avoir tout à la fois un

au degré de coufin-germain inclufivement.

Tréfori~r

&amp; un Exac-

IV.

!Ur , fuivant l'ufage des lieux &amp; fuivant les occurrences.
Mais tous ces différens Fermiers ou Exaéteurs doivent re,

'comptable. Débiteur.

1ettre leurs fonds ou en argent , s'ils ne les Ont pas em-

Il en eft de même de ceux qui font débi~eurs ou\,_ ,corn~oyés , ou en quittance , s'ils ont payé , foivant les intables à la Communauté (1) , à moins q~'ils ne donneications qui ont pu leur . être faites , à celui qui dev.f a
une nouvelle caution. '
~ndre le compte général de l'adminifiration courante ..
1
(1) Quoique l'Arr~t de t_HS n'énonce que les Tréforiers c_onrraétu~
admis aux î:ncheres , fos difpofitions n'en font pas moins . apphcables ~
Tréforieri éleaifs &gt; comme fondÇes fur le: droit comm®..
.

VIII.
Tré[oriers forcés.
La tréforerie doit être
.

M ai

mife aux end1eres , comme il a

c

12 1 1 }f!nvi,-,
17 10

•
1740

•

�18

T

.I T R E

I V.

·é té dit dans Je titre précédent , &amp; 1'011 11e peut élire t
Tréforiers forcés que lorfqu'il ne s'en préfente pas vok
tairement..
I X.

S 0 R

XI.
Pourfidtes contre les débiteurs.
Le Tréforier muni de la délibération d'impofition

&amp; .de

Maniement des deniers.

l'état de ce qu'il a à exiger, doit contraindre les débiteurs
compris dans ladite délibération &amp; dans ledit état.
Le Tréforier feu! , enfemble les Fermiers &amp; Exaéteu Il doit contraindre fur-tout les Tréforiers antécédens dé ..
.
•
· /r. s' en difpenfer
r.
' re l•icateurs , ians
d e 1a C omm~na: cJares
•
d es d emers
•
; 0 } Hli1 t 598.
fous
i pmne
qu ,.1
, peqvent avoir le mamement
Juin
17 4 5
16
Il efl: défendu aux Confuls , Auditeurs , Confe11le1préte:xte d'ordres verbaux ou par écrit des Confuls , ni même
tSrt. ; S.
Greffier &amp; autres Admir.ifl:rateurs , &amp;. à tout particulier ,d'une délibération du Confeil municipal , à moins que cette
s'y immifcer dire8:ement ni indireél:ement, même fous ~délibération n'ait €té vifée par Mr. le Procureur Général
texte de faire aucun payement à la décharge des Comien la Cour des Aides ., après avoir été communiquée à MM.

:z. 3 Janvier
1715, art . 8.
16 Juin 174 5,,
art. 10 , 1 4.

nautés , fous peine d'être pourfuivis criminellement , les Pro"ureurs du Pays,
·A peine, d'être ~ontlîaint perfonnellement &amp; folidaire ..
yant la rigueur des Ordonnances.
~ent , à moins qu'il ne jufiifie d'avoir fait les diligencei
:\léceffaires pour fe proc.u rer le payement,
X.

Etat journalier.

Le Tréforier doit tenir un état journalier de~ fon

X II.
De quelle autor.ite\

, Les po'tlrfiûtes pour tailles ; reves &amp; autres impofitions
qu'il reçoit , &amp; des payemens qu'il fait.
' courant &amp; arrérages
Cet état doit être di.ftingué par articles , avec · expre
r. d. e 1a C ommunaute, , fe feront pour le
· génér
,
. annees
des caufes , cotités , perfonnes , tems , lieux , eipi d e trois
ale
en vertu de Jettres de contrainte
obtenues de la Cour des Aides.
fommes &amp;. quantités ( 1 ).
Au-delà des trois années çes pourfuites fe feront en ver ttl.
de contraintes particulieres,
~
Les pourfu1' tes pour 1e recouvrement d es revenus patn) Cet état
· 1 o'
c · adire , que le Tréforier'
. lui dl: d'autant plus néce!l'
(1
.
.
es payemens pour a
nauté au-deffus des fond s de la recette, ni divertir les deniers qu'il momaux des Communautés , Domaines &amp; autres dettes ,
à un autre objet que , celui po.ur. lequel ils font dellioé~. • ce n'e~ vent être faites de l'auto ri.t é des Juges ordinaires &amp;
ayant ious les yeux l'etat &amp; 1 ob1e_c de fe~ p~yemens qu 11 peut cvt a.{tipn Qrdiuai .
· .i: e_.,
,_
r echerches perfonn.ellcs auxquelles il dl: founm dans ces deux cas.

en le verra c1-detfous , ne pouvant raire

c ..

doip~~

i; Août
art.
2.

19

,

3 Juilz

i~ o~,.,
6.
1 6~o...

1

19

Janvie,r·

J 6 55

, art. 9

:&gt;J

30 j 11Ïn I 671.

:&gt;,

l I.

Mt .

8,

Io.

:; Féwicr I. 764~
art. i. ,

�T R E

l

6 Juin

è.~·t.

6,

I
I

74S ,

9• .

TRÉSORIER.

XI 11.

X 1 V.

Payement des deniers du Roi &amp; du Pays:

Diverriffement des fonds;

Il n'efi: pas moins défendu aux Tréforiers ; Fermiers ou.
Le Tréforier payera des premiers fonds de fa recette ;
à chaque échéance, les deniers du Roi &amp; du Pays, tant po1Exaéteurs qu'aux Adminiftrateurs , de divertir les deniers de
leur deftination , notamment . pour les deniers du Roi &amp;
le courant que· pour les arrérages.
Le courant, aux termes marqués par les délibérations ddu Pays , ainfi qu'il ~ été dit ci-deffus , titre de l' Impo..._,
fition , art. 8 ; &amp; fous les mêmes peines.
Etats.
Les arrérages , aux termes fixés par les arrangemens p1

X V.

·a vec le Pays.
Si le Tréforier , Ferml.er ou Exaéteur manque de Î(
chef, &amp; fans ordre contraire Par écrit ' de fatisfaire à ch Le
'
que échéance ' il fupportera perfonnellemcmt &amp; de ple
uaute,
C
. , "
.
1
ommunau'.
la
s
droit , les mterets au fix &amp; quart auxque
cette ,

Avances , payem~ns au-deffus des fonds.:
d es avances à la Gommu-·
·
. ne peut faire
Tréfoner

f

30 j MÙZ t ·598.,
x 6 Décembre
1764,art. Ix-

ni· payer aucune fomme au-deffus de,s fonds de fa re•
·
11.
1
· .J.eS
fii ce n ,efr d ans
aux 9 ]1-1in 1778.
permis
cas auxque 1s i·1 eu:
efi: foumife ' à compter du jour que lefdits intérêts com.meiCommunautés d'emprunter ' &amp; en obfervant les formalités
.
.
ceront de courir contre elle.
de nullité..
pour les emprunts ,. ,a peme
prefcntes
,_
A cet effet les quittances qu'il al.lra rapportées ne feror
XVL
admifes que pour ce qui· reftera lefdits intérêts déduits.
Le Tréforier éleétif ou. qui ne fait pas les deniers bo:
Payemen.r fur mandemen:r.
n'efi: pas fournis à cette peine ; à moins qu'il ne foit prou
qu'à l'échéance des quartiers , il avoir des fonds en m~ Il ne doit payer que fur des mandemens fignés par deni 70 ]HÏn 1593 ,
dont il auroit difpofé à tout autre ufage de fon chef, &amp; fa ________________ ---------~
. ·ou qu'il.
. des fonds en mams
. qu ,aurant qu'1.1 a-voit
r ,
ordre contraire par écrit
ne les doit
. ' ou qu'il. eût négligé .de fe pr Le 1econd
_
curer des fonds en négligeant de faire des pourfmtes cont: a Mégligé de s'en procurer par fes diligences contre les débiteurs.
readicion
1a
de
lors
,
reprife
en
donner
peuvent
ne
l'autre
&amp;
l'un
M1is
(i}
redevables
les
s'il y en a un ou contre
l'Exaéteur
de leur compte ,-ce qu'ils n'ont pas exigé,. qU:aucant qu'ils ju!l:ifient t~e leurs
·
.
diligences.
conTréforier
au
donné
auroient
qui
délib~rans
.
&amp;
· - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Du refre, les Contul.&gt;
( 1) Telle efi: Ja différence encre le T réforier qui fait les deniers bons, traétuel ou éleél:if l'brdre par écrie en venu duquel celui. ci auroit difpofé
le Tréîorier éLétif qui 1}'dl: oblig~ de payer que des fonds qu'il reçoir.. -Oes. fonds de fa recette Four wut autre objet que pour le payement des
Le pre mier doit cou jours les intérêts du retard , pa~ce que c'eft fon affL de mers du Roi &amp; dµ Pays , feroieut eux-inêmes relponfable s de ces in..
'i:êrs , -comme il a écé dit ci-dcffus • titre de l'Impojition, an. "8.
de -fe procurer des fonds_.
'

' ·

�T l T R E IV..
J,~
Confuls au moins, s'ils fçavent écrire , &amp; par te Greffforaire l'état &amp; r6le des Particuliers qui feront demeurés en
ou, dans les cas urgens, par UI!_ Conful, en l'abfence desrefte de leurs impofitions ; cet état fert de quittance à ceux
qui n'y font pas compris , ainfi qu'i~ f.era plus amplement
tres , atteftée par .l~ Greffier. .
expliqué au titre du Compte tréforaire ; art. 3 I.
X V 1 I.

?"''

Tréforiers ne s'itnmifcent dans d'autre; recettes.

T 1 T RE

sw

C I N Q U I E M E.

11 eft défendu aux Tréforiers particuliers des Comr
Depenfes des ·Communautés.
. nautés de s'immifcer pendant leur exercice dans les recel
·
générales ou particulieres des, Vigueries de la Provinc!
A premiere regle ert cette matiere , celle que les Corn ..
foit à titre de bail _, foit à titre. de commiffion, à
munautés &amp; leurs Admirtiftrateurs doivent obferver avec
• de mille livres d'amende , ni mêmê des autres Commun
&gt;7M•rs1
743 t_és ' à peine de deftitution &amp; d'en être info~mé..
le plus de foin ' c'eft "qu'il ne doit être fait aucune dépenfe qui n'ait été autorifée.
Les dépenfes des Communautés fe divifent en dépenfes
XVIII.
ordinaires , &amp; dépenfes extraordinaires ou imprévues.
Les dépenfes ordinaires font celles qui - reviennent toutes
QuitJances.

,_oMars 1777.

peL

" ]•;• 1 7+1 ,

art. 5, 6 , 7·

Les T réfo riers &amp; autres. Colleél:eu rs des i mpoliti on! oles années , telles· que les gages de leurs 0 /liciers , Cbivent donner des quittances aux. redevables de tout ce qu ru~giens , Régens des écoles , &amp;c., les penfions dues au
Seigneur , aux créanciers , les frais de compte, &amp;c.
.
recevront..
Il~ font obligés de difünguer dans ces quitta.nces les di Les dépenfes extraordinaires font celles que des cas im.;
prévus &amp; inopinés peuvent exiger , telles que réparations
rentes natures &amp; qualités des impofüions.
Les intérêts ou droits de colleéte qu'ils ont reçus. de Maifo.n commune , Paroiffe , Maifon curiale , Fontai..:
nes , frais de procès , &amp;c.
Les frais qu'ils ont faits..
L;s dépenfes ordinaires font fixées dans · chaque Commu"
D'y exprimer ce qu'ils pourront avoir reçu en grains
autres fruits , iournée_s de ti:avail , mandats , liquidatioi naute ' ou par les Arrêts du Confeil portant vérificalion
de leurs dettes , ou par des permiffions poftérieures du- Roi
ou autrement..

~·e

.,
Et d'infér_e:r le tout fur te cafernet en .marge- ou. au ou de M. l'intendant.
dépen~
des
peu
à
.
peu
établi
ont
Plufieurs Communautés
la cote du redevable , de même que dans les quittani
Ils foI;lt de plus oblig,és q'infér.er au has du compter fes annuelles &amp; ordinaires qui ne font point portées par

�Es

DE S

·C 0

MM 11 NA U TÉS.

D E P E N S'l' · · es ruffiront pour faciliter la )ufte
qui n' o_nt 1' amais été ,
lefdits Arrêts de vérification ,
Ces .notions pre immair ii
t:orifées.
Cet ufage n'efi qu'un abus très-dangereux, qui , d'aillei application des détails ci - après.
-expofe_ les Confuls &amp; Délibérans à des rejets inévitables 1
I.
1es Auditeurs de compte faifoient leur devoir , ou à des
Dépenfes ordinaires.
&lt;:ours auxquels les Tribunaux ne pourroient fe difpenfer de fa
2 6 Juin 1 74 s ;
&lt;lroit , quelque juftes que ces dépenfes foient en elles-même! Les Confuls ne peuvent expédier des mandemens pour ltrt. 9·
Cet abus eft d'autant plus inexc1.1fable , que le moyen dei dépenfes ordinaires autres que celles qui font fixées par Tous les Arrêts
d11 Confeil porprendre pour légitimer ces fortes de dépenfes eft fimple l' Arrêt de vérification &amp; pour le~ fommes Y énoncées , ou tant verificaqui auront été depuis autorifées par le Roi ou par M. l'ln- tion des dettes
facile.
0

11 eft du devoir des Adminiftrateurs de fupprimer tou1tendant.
II. celles qui font inutiles ,. de réduire celles quî font exceffo
Dépenfes extraordinaires.
Quant aux dépenfes j.uftes &amp; nécëlfaires , ils doivent
l'état à M. !'Intendant , &amp; rapporter fon aut
préfenter
Ils ne peuvent en expédier pour les dépenfes extraordi-:
rifation.
Les Adminiftrateurs qui négligeroient de prendre à !' naires ' &amp; cas inopinés ' que jufques au concurrent de . la
venir une précaution auffi fimple. feroient fufpeél:er leurs r fo~me que le mênie Arrêt leur permet d'impofer pour cet

tl.es Communau-

26 J1ûn 17 45 ,

:;;;,;,~- Arrêts.
-

~entions ; &amp; comme ils feroient fans excufe , ils ne mei objet. ·
A moms que ces dépenfes n'aient été autorifées , comme
teroient aucune. indulgence.
deffus ou prefcrites par toute autre autorité légitime ( I) .·
d' ·
r
,
'
Quan t aux depell!es extraor mazres pour les cas moi
11és , les Arrêts de vérification ont fixé encore pour ch
1 II.
que Communauté la fomme qu'elles peu.vent imp.ofer · tout
Dépenfes au-deffus des fonds.
les années pour cet objet.
r 598.
Les Communautés ne peuvent ni impofer au - deffos 1 Les Communautés ne peuvent faire des dépenfes au-deffus 'o1 ]Hin
6 Dkembre
.
r.
~ette .tomme , m fe livrer à des dépenfes excédentes , far des fonds deftinés par la délibération d'impofition au paye- 1764, 14rt. 11.
ment de leurs èharges.
Y avoir été fpécialement autorifées.
En conféquence il eft prohibé aux Confuls &amp;: Adminif~
De plus , les Confuls ne· peuvent ordonner ces fortes r
d~_penfes , même jufqu'au concurrent -de ce qu'il efi penn
d impofer , qu'au préalable elles n'aient été délibèrées p: - - - - - - - - - - - ' - - (1) Comme en vertu d'un Arrêt ou d'un Jugement acquiefcé, ou en vertu
1~ Confeil , &amp;. autorifées par M. !'Intendant~
Ü d'un ordre de MM. les Procureurs du Pays en mati\"re de chemins.

P.

�DEPENS ES DES COMMUNAUTÉS.
V.
TITRE
trateurs , de charger le Tréforier d'affignations ; &amp; ·de m~
V.
demens au-deffus de fa recette.
Dépenfes. par qui ordonnées.
A peine de rejet de l'article &amp; autres arbitraires.
1 L'. lt' d' donner de 30 Juin
. .
Et au Tréforier de faire des avances à la Communa\
or
L C fi ls ont ordma1rement a iacu e
é d' · d œ
·
~
·
t ft fi , par ' 6 Juin
d
·
u
au-defi us des memes fonds , comme il a te it c1- en us, leur eschefondes
1
art . .u.
xe
menues dépenfes · ont e mont~n e
.

z.6

1

le Réglement municipal.
Au-deffus de cette fomme , ils ne peuve~t e~1 ordon' ' 1
Cas inopinés.
r aucune qui n'ait été déliberee par 1e · C on fie11 genera
. , fuivant la. · nature de raffaire &amp; le Régle~.
· . 11er
Si dans le courant de l'année il fe préfente des cas
ou parucu
. ir ne
pinés qui obligent la Communauté à des dépenfes imp1
..
,
ment d e c11aque Communauté ·
.
Ils feroient en contravention fi , fous prétexte du dro~t
vues &amp; urgentes au-delà des fonds .de la .recette , il d1
y être p~urvu ou par une nouvelle impofit1on , ou par e: qui leur eft accordé , ils divifoient le p~yement d'un: deui excede leur pouvoir en plufieurs mandemens '
r
prunt fu1vant les occurrences.
d,
Ad . 'fi pen1e q
• r.
,
~
m1~1 i dont chacun n'excéderoit pas la fomme qu'ils peuvent e~
Mais dans aucun cas la Communaute m ies
teurs ne peuvent , fous aucun prétexte , employer à cet ufa. penfer fans délibération préalable_ du Confeil.
.
les deniers defünés au payement des deniers du Roi &amp; r
Pays , &amp; des. autres charges néceffaires, indiquées , foit d~
la délibération d'impo.fition , foit dans l'état remis au Tr en maintenir l'exécution. Cette rcglc el.l la fouve-garde des Comi;i~nautés;
I V.

1

· '; O

Juin

15 97·

50 Juin 1598.
1 8 No11embre
i(i.81, art.'13.
3 1 Jrsiilet

1713·
l.

s js1jn

tflrt .

17 45 ,

9. .

16 Décembre
17G4 ,

art.

1 2..

Bail de la tre'-

forerie ~ ar-t. r 5.

•

elle e(\; le moyen le plus a{foré de pré venir

l~ur der.ange~ent" en e~ttant d:~

forier.
arrérages qui , fucceffivemcnt accumules , les 3em:ro1ent bmnot dat.s un de
Sous peine contre les Adminiftrateurs d'en répondre
•
fordrc abfolu;
comme il a été dit ci-deffus , titre des Impofitions , art. i Si quelquefois des circonl.lances facheu(es pouvoient ~e~tre _des ~ommunaut.és dans l'embar.ras , elles n'igno1 ent pas que l' Adm1111flratt~n s efl: touperfonnellement &amp; folidairement , fans recours contre JOurs
de leur precer foa apre ·ls
l · fi·
·d
· d 1
d
·
.
,
.
e es al er t e es co111 l ,
fait un evo1r
Communauté , même en cas d'e~ploi utile , &amp; d'être d1 pui. Un tableau exaa de leur füuation, des d!pe~1fes 1mprevues :rnx~uell~s
1
1

1

elles fe trouvent obligées , des divers mo)'ens qu'il fera poili~le de P endi e
· ·s du l)ays à meme ùe Îe conMM 1 p
'
·
r
.
. es rocuteu1 .
pour y 1ubvcmr ~ mettra
circonfi:ances
les
que
arrangemens
'
les
déterminer
· ci\ier avec l'àutorité pour
.,
.
.
d .
·
pourront permettre ou exiger.
Mais par cela même tout ce que les Adminiltrareurs fe permettroient e
( 1) Les C on(uls &amp; Adminifl:rateurs ne fçauroicnt' veiller avec trop d'1
11e une contravend'
· '
.
leur chef contre les regles , ne pourrott eue regar e que comr • .
tention à l'obfe rvarion d~ cerce regle ; la refpodion perfonnellc &amp; folid~
tion inexcufable , que les Auditeurs de compte ne pourrotcnt di~~rnlelr ' :
&amp; qu'à ae1aut es·
· d
à laqu elle les R ég lemens les foum errem , ne pou rrait ~tre éludée en cas
peut d énoncer par l a voie u recours &gt;
conrraventi'-•·1· ~~M. les Procureurs du Pays aiment à croire qu'un m que tout citoy.en
plus digne de la noblclî'c: de lrnrs fonêtions, ponera les Adminifhareuti iliEérieurs fe.roiem obligés de réErimer,.

titués (r ).

--------~------------ ----~·-

Ill

\

2-..
Il
,
\

r598.
1 74 .l

,

�V.

DEPENSES DES CoMMtlNATJTts.

Du refi:e ; ce droit ne les difpenfe pas de rapporter

VII.

preuve &amp; les pieces jufiific~tives de ce~ mêmes dépenfei .
comme des autres.
V 1.

Mandemens.
3 o Juin 1 5 9 8.
:1. GJuin J 7 +; ,

E nrégiftration.·

Le Greffier enrégiftrera les mandemens , avant àe les ex: JO Juin 15'&amp;•
pédier , dans- un ·regifl:re féparé àeftiné à cet olDjet ( 1).

Toutes dépenfes ne peuvent être faites qu'en vertu d.
VI II.
mandemens des Confuls , expédiés par le Greffier , &amp; t
gnés , commi: il a été dit , tit. du Tréforier , art. 1 5.
Encheres.
Ceux qui font expédiés pour .dépenfes ordinaires , doiver
1
faire mention de !'Arrêt de vérification qui auto.r:ife la di Les dépenfes des Communautés telles qu 0uvrage-s pupenfe , &amp; dont .ils rappelleront l'article , · &amp; la page , oblics , réparations &amp; autres de pareille nature, doivent être.
du titre pofl:érieur qui aura accordé cette autorifation domifes aux encheres après qu'il en aura été fait un devis efiiils énonceront la date , &amp; ce . titre fera joint au premimatif , fi elles excedent la fomme jufques au concurrent
fo laquelle les .Arrêts de vérificatiem les ont difpenfés de
mandat qui fera expédié pour cet objet.
Ceux qui feront faits · pour dépenfes extraordinaires au.;ette formalité (2 ).
deffus de la fomme que ledit Arrêt per~et d'impofer à ·ci: Les Confuls ne peuvent éluder ces encheres en expé ..
effet ' énonceront la date du titre pofl:érieur qui aura au.iiant divers mandemens pour lè même objet ' dont chacun
i'excéderoit pas ladite femme.
·
torifé la dépenfe.
On obfervera de plus , dans ces mandemens , les regle
p r e(cri tes par le Réglement pàrticulier de chaque Commu·
. (I) L.es réflexion~ que l'on a faites fur cet objet relativement au Tréfonauté.
également aux Confuls' d'après
Les Confuls doivent avoir attention ,qu'ils foie.nt '&amp;1er ' m. du Tréfon er' arc. 9' s'appliquent ci-deff
us , &amp; dans l'article S du
re :s regles retracées dam les articles 3 &amp; 4
moins d'intérêt que , le
pas
n'ont
Adminifhateurs
Les
~és de maniere que les dépenfes qui les auront occafionnesitr~ d~ l'l1:1pojit~on.
y foient intelligiblement détaillées . ils y feront détail!é'r~Con~r a avoir fous leurs yeux l'état des mandemens par eux ordonnes•
. lu1fqu'1l leur efl: également défendu de dépe~1fer au-ddfus des fonds de la
,
•
'
-.
les caufes , quotités , forme des payemens à faire , a pe1mecette, &amp; de divertir ces fonds de leur def\:ination.
~~~~~-.,.~-----

..il'en répondre en
-

. ·:·

~-

~el.U°

pl'.opre St
- privé .nom.
'~

, (.2.) Il efr des dtpenfes ,qui , par leur nature , ·ne font pas fsfceptibles
encheres. La diftinétion n'ell: pas toujours ai[ée à fixer. Dans le doute&gt;
:sf: ~ommunautês ne doivent rien prendre fur elles ; ce qu'elles ont de mieux
.aire dans ce cas , c'eft de prendre avis , &amp; de [e conformer aux .meyens
u1 leur fonc indiqués.

3~

Juin 159S.

1' Juinu, 17fJ ~

1trl • .

�TITRE

V.

DEPENSES

DES

COMMUNAUTÉS.

Cette autorifation deviendroit r.Jéceffaire , fi on vouloit
I X.
les porter au-deffus de , la fomme fixée ou en établi~ de
Çenjùls vacans aux affaires de la Communauté~ nouvelles.
Lorfqu'il fera fait quelque ouvrage public; ou quel1 Dans ce cas encore , les Confuls ne peuvent rien faire
réparation dans le lieu au nom de la Communauté ,de leur .chef, fans tme délibération préalable du -Confeil ,
Confuls qui fuivront cet ouvrage ne pourront prétenqui les charge de demander cette autorifation.
Toutes dépenfes extraordinaires au-deffus de la fomme
de falaire ( r )..
Si ce falaire pouvoit leur être dû à raifon. de queJpour laquelle les Réglemens de chaque Communauté per·
travail extraordinaire hors le lieu , il fera taxé relativemnettent aux Confuls de les_ ordonner de leur chef , doi.. aux. journées qu'ils auro°'t employées, fur le?: procès-verbrent ê~re délibérées par le Confeil , autorifées par M. l'In:endant fur le devis qui lui fera préfenté, &amp; mifes aux en&amp; parcelles juflifiées _qu'ils prod1üroi:it..
,
;heres , fi le cas le requiert.
'
.
La permiffion donnée aux . Communautés d'impofer unè
Il réfulte qes regles ci-deffus_que l'on doit en cette ;:ertaine fomnie pour cet objet , ne difpenfe pas de ces fortiere faire une premiere diflinéhon entre les dépenfes «nalités ' parce qu'autrement ·le's Confuls deviendroient les
èuls maîtres de difpofer des fonds de la Communauté.
naires , &amp; les dépenfes eg:traordù;aires. ·
, Les:_ d~p~nfes ordi~a~re~ déja. au.~~rifé.es ·par. les Arrêt! . A plus forte ra~fon ces dépenfes doivën~ être autorifées ,~
,
vérification , ou par les Ordo1:mah~es de M. l"in.tend~'il s'f!git de !es port'er au-deffus de cette fomme.
Enfin ' on ne peut employer à ces dépenfes les fonds·
n'ont plus befoin d'autorifation ~
leftinés à tout autre objet , fur-tout ceux q~i font defünés
. - - - - - - - . l'acquittement des deniers du Roi' &amp; du Pays.
.
..
,.
~ ( 1) Ls C:o~1fuls _(~nt obliges , par le devoir &lt;le, leurs ch'arges , &amp; pa: , '
futte de la rcmproc1te de fecours entre cous les Membres de la Cité ; de·w"*
d,: la Communauré. Leurs gages , quoique
dr..e foin &amp;es
fo?t le feul fa~a1re qu il leur efl: pe1'mis de recevoir , tourei; les fois qc
S I X I E M E.
T 1 T RE
w:n ne_ les. ob~1~e pas à des dépenfes dom il dl ju{k ' dans ce cas, i
f01ent mdemnrfès.
C'e!l: fur ce principe que- par Arr~t du 1 8 l.'vhi 1781 , rendu au ra:
Dettes des Communautés.
de _Mr. le C:onft:iller ~e Gafl:aud, for un recours int :::1jetré par denx J
cuhers. du lieu de Grimaud , contre le Tréforier dudit lieù e.n l'a;111ée r
Es dettes des Communautés font fixées par les Arrêts
la C?mmun~uté e1: qœaliré, il for rejetté 4 liv. Io f. que le ficur
C?n{ul, avoir paifees d_ans fa pa:celle pour avoir vaqué dans le rerroi
d~ v~r~fication , ou établies par des titres pofiérieurs.
de_nombremem des befhaux. du heu 7 , fur lefq_uels il avoit été imEofi

aft~ires

ta1llc.
.,,

modi~t~~~a~W&gt;!i!!S~=·~u~:=:-~m&amp;:ZLJ~~~~z~~~~~~~~~:!:~~~~~~

de rente doivent
Les mterets des dett~s à confütutiou
.
'
·~~

�DETTES DES

COMMUNAUTÉS.

VI.
TITRE
En attendant les Communautés doivent s'attacher à pré-:
a
il
être ~cquitt'és des fonds de Pimpofition , comme
s'empreffant de faire des fonds
venir ces i'.nconvéniens .
dit ci-deffus , titre de l' Impofirion , art. z.
pour l'acquittement des fommes au payement defquelles ellei_
Les Communautés doivent , autant qu'il leur efl: poffil
pourront être condamnées.
fe libérer peu à peu des principaux. Les circonH:ances :
indiqueront les moyens propres à cet effet.
·Quant aux dettes inopinées , telles que celles qui procei
penfables qµi entraînent n~cdfairement du tems. Quelle que foie l'imp0li·
des ~ugemens ou Arrêts qui les condamnent à payer que! tion que l'on établit , elle ne peut êcre- recouvrée fur le champ , ni dans
fomme, ou ~ des dépens, les Communautés n'ont pas touj quelques jours.; &amp; comment pourroit·on rendre les principaux allivtés refponfables de ce retard ? La contrainte à leur égard peut leur devenir infinida1~s leur caiffe _des fonds libre~ pour fubvenir au ·payern ment préjudiciable , elle ne peut qu'être fundle à la Communauté par les
Elles ne peuvent , comme on 1~a vu , employer a dom.mages-intérêts auxquels elle l'expofe· ; elle le feroit bien plus , fi pour
éviter cet inconvénient, la Communauté puifoit d ans les fonds de fa caiffe,
effet les fonds defi.inés au payement de leurs impofition &amp; les décournoit par là de l'emploi auquel ils font irrévocablement d'dl:inés.

en

Tous les Juges , même les Juges inférieurs , peuvent donner un délai
au débiteur qu'ils condamnent au payement.
Ce délai , !ou vent de ju!lice , dl: inévitable , quand il s'agit des Corps
&amp; Communautés qui , à la différence des particuliers , ne pem•ent agir qu'en
venu d'une delibération , &amp; avec di.verfes formalités ; la Déclaration du 5
tion ,, art. 9.
Février 1764 for le rachat des bannalités, porte en l'article 6 que les Juges
Dans l'ufage , le créancier après un commandeme1:: pourront , fuivanr les circonfia11cas , ordonner que le rembourfement fera
payer , préfente une requête contre la Communauté f fait en une feule fois ou fucceffivement &amp; par parties. Un Anêt du Con~eil du 12 Août 17 22 avoit déja accordé à la Communauté de Montaudemander qu'elle fera tenue de mettre fonds · dans la ~ roux u11 délai" de quatre années pour un rembourlement pareil , quoi1
pour fybvenir au payement , &amp; qu à défaut il lui fera pe: que \'Arrêt de la Cour des Aides du i 8 Juin 171 7 l'eût obligée de
dans le mois. Un nouvel Arrêt du Confeil rendu en 17 8; a accordé
principaux · allivrés , à fon choixi àpayer
· &lt;le ·contraindre fix
la Communauté de Toulon un délai de trois années pour le payement de
quels ont enfuite leur recours contre la Communauté. 36000 liv., auxquelles cette Communauté avoir été condamnée par un Arrêt
La Jurifprudence d_u Confeil paroît contraire à cet c de la Cour des Aides envers l~ Fermiers de la Boucherie, à titre d'inqui eft fufoeptible des plus grands inconvéniens ; il eft demnité.
La L1uefüon a été décidée dans l'hypothefe par un Arrêt du Con(eil d 'Erar
rer qu'on. ne tardera pas à prendre des arrangemans plust du 2 4 Oél:obre 17 8 o , rendu au profit des habirans de la Paroiffe de St Jean
du Maine, élell:ion de Laval , contre le f.eur Moulle de la Retrie , Lieute1).
(
venables
nant de la Maréchautfée de Ch1teaugontier. Cet Arrêt ,a jugé qu'on i1e peut
attaquer les quatre principaux habitans po or payer feuls les condamnations
pr_o1!?11cées contre toute une Paroi{Iè , mais qu'on doit s'adrdfcr au Comm,1il~1re &lt;léparri_ , pour obtrnir la r~partition de la dette0 commune for lc:( 1 ) . La çomrainte exercée contre les principaux ,allivrés ne paroîc f; ~eneral des habuans. (Gazette des Tribunaux, tom. l 3 ~ u • 4, pag. 49· )
fur aucun principe de jufüce. Il etl impoffible d'exiger que les Comm
rés mettent fonds dans un bref délai. Soit qu'elles impo[ent ou qu'elk
E
pruntem, toutes leurs détermations font foumifes à des formafüts

des autres charges.
Le créancier ne peut , de fon côté , faire faifir &amp; arr
ces fonds , ainfi qu'i! a été dit ci-deffus , tit. de l' 111\

d~s

ai

�E

M p R

u

N T

s.

s5

les Délibérans , s'ils fça~
Elle doit être. fignée par tou_s
vent figner ' finon il en fera . fait mention par le Greffier.

TITRE

S E P T 1 E ME.

u· NT S.

E M P R

I.

I 1 I.
Etat de fltuation à repréfenter.

Il ne peut être délibéré qu'autant qu'il aura été jufrifié 16 Décembre
1764, 11rt. 7.
r. ·1
. dépenfe du
, par un bref état de recette &amp; de
au Con1e1

Tréforier, que la Communauté n'a pas en mams des fonds
fi ffifans our les dépenfes extraordinaires auxquelles elle efl:
E s Communautés ne peuvent emprunter que pour ]1 u
1 d 'l'b, .
.
.
p
obligée , ce dont il fera fait mention dans a e i eratlon.
caufes fuivantes :
Rétabfüfement des Eglifes paroifiiales , Maifon curia
IV.
ruinée par vétufi:é ou par accident , chauffées , fontaine1
Députés pour l'emprunt.
portes ' murailles &amp; autres ouvrages publics , frais 1
La délibération prife , il fera -expédié à celui ou ~eux 16 Décembre
procès, &amp; autres fommes portées par jugement ou par trat
8
6
que le Confeil aura députés pour faire l'emprunt , une 1 7 4 &gt; art. •
faltion.
Ces caufes ne fuffiroient pas pour autorifer les emprunt! délibération qui leur fera délivrée en original.
fi à défaut de fonds libres, les circonfi:ances pouvoient permet· · Le Notaire qui recevra l' aéte d'emprunt , certifi era à la
maroe dudit 01iginal, que l'emprunt a été fait jufques au contre d'y fubvenir par une augmentation d'impofüion.
1
.
o
current de la fomme mentionnée en la procuration &amp; a
II.
délibération dont l'expédition doit, être attachée.
Le tout à peine de nullité de l'emprunt , &amp; des dQm·
Délibération.
L 'emprunt ne peut être fait qu'en vertu d'une délibéra· mages-intérêts de la Communauté.
Pour quel cas.

3o Juin I 59 8.
I

i 6 Décembre
764 , 11rt. 4•

Les principales
difpojitions de
cette Loi font
pui{e'es dans
f Arrêt du Con1 8 No'llembre 168 1.

feil du

I 6 De'cemhrt
1764, art. J•

L

tion prife par le Confeil général.
v.
De l'avis au moins des deux tiers des voix, ce dont il fen
Lettres patentes.
fait mention.
La délibération doit contenir les caufes de l'emprunt 1
Les délibérations pour emprunter doivent être autorifées
la fomme qui devra être empruntée , &amp; les moyens que ]1 par Lettres patentes , obtenues fur l'avis de !vl. !'Intendant,
Confeil fe propofe de prendre pour parvenir au rembour· &amp;. qui prefcriront l'emploi ~es deniers.
fement.

•
16

Dlcembr1

7 6 4, llrt. !h
Io.
1

�E

1T RE

M P R

u N

x.

V 1.
Tréforiers, Avances:

. 37

T s~

.

-

Obligations des particuliers pour les Communautés.'

Il efi: défendu aux Tréforiers , Receveurs &amp; autres com1 Les particulier~. , même les Officiiers municipaux ne _peu:
-··,,

1

6 Décem!fre

T'

Dke~Wo
176+, llrf, IJ•

tables de la Communauté , de faire des avances , ni fou1rent emprunter , ni même s'obliger en leur nom pour la
nir aucunes fommes au-deffus des fonds de leur recette , ~ommunauté, à peine d'être contraints perfonnellement aa
rier ci - dejf11;,
ce n'efi: dans le cas où les emprunts font permis , &amp; t&gt;ayement des fommes pour lefquelles ils fe feroient obligés,
Art. lJ•
obfervant les formalités ci-deifus , à peine de nullité. àns efpoir de recours contre la Communauté , quand même
!lle auroit ratifié l'obligation ou promis garantie.
Dans tous ces cas , les prêteurs n'auroient aucune aétion
VII.
1764, art. 1 4.
Titre du Tréfo-

Emploi des deniers.
Les fommes empruntées ne peuvent être àiverties

:ontre elle, mais feulement contre ceux qui auraient figné

' 1'obligation,

fans que la Communauté eût befoin de lettres

. .
3 o Juin 159 S ,
16 Décembre employées à d'autres ufages qu'à celui pour lequel elles OLle refcifion ou de refhtutlon.
176"f art, 1 i.

néanmo~ns

les cas de maladie pefiilèntielle , famine
été empruntées, fous quelque prétexte que ce puiife être. Sauf
A peine par les Gonfuls &amp; autres qui y auront eu part3r. autres accidens imprévus.
d'être defiitués , &amp; d'en répondre folidairement fans auc~·~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~=
recours contre la Communauté , quand même les fomrne1
T 1 T RE HUIT 1 EME.
diverties auroient été employées utilement.

Dons ,

V 1 II.
Juflification de l'emploi:

'6
1 764

Dlwnbre
&gt; 11 rt.

18 •

IX.
Emprunts , cautionnement pour autrui.

remifes , rabais.

I.

Un mois après ledit emploi les Confuls font tenus d'e1
repréfenter à M. !'Intendant les pieces juftificatives.
I

gratifications ,

L

Dons défendus.

~ s ~ommunautés ne peuvent faire· des dons &amp; gra-= 3o]uin

tificat1ons , pour quelque caufe &amp; fous quelquè préexte qu'e ce foit , fi elles n'ont été autorifées à cet effet.

1)98,

14Mars 1671.
1

8 Nofiembre
art. 8.

16 8 I ,
16

Décemltre

Il eft défendu ~ux Communautés d'emprunter , s'oblige ,_ Toutes les obligations paffées en conféquence feroie~t 1764 1 "rt, 6.
16 Décembre
1764, 11rt. 14. ou fe rendre cautions pour leurs Seigneurs , ou pour d'aumlles , &amp; de nul effet, tant à l'lgard des Çommunautés &amp;
tres perfonnes , fous quelque prétexte que ce foit , à peintes Délibérans , que des perfonnes obligée,r.de nullité ~ tous aétes contraires.

�R E

VI II.

p

I I.

R 0 C È S.

Ils rapporteront la Confultation à

· Remi[es. Rabais.

m1

39
notlveau ·c onfeil ,

ui délibérera de s'y conformer.

Il leur efi: également défendu d'accorder des remifei Ils préfenteront une requête . à M. l'intendant pour de;
rabais aux Fermiers , Tréforiers &amp; débiteurs ; d'&lt;1cco;iander fon autorifation.
· des furféois pour le payement des tailles , &amp; généraler Ils joindront la Confultation -à cette rëquête qui doit
de concéder des quittances fans caufes légitimes , des &lt;litre communiquée à MM. les_ Procureurs clu Pays , pour ,
&amp; .droits à elles dus , à peine contre . ceux qui auront .ir leur avis ' être fia tué ce qu'il appartiendra (

1,.

couru à la délibération, d'e~ répondre perfonnellement. ~==~~~~~~~~~~~=~~~==~~=~=
Sauf à ceux qui prétendroient être dans le cas d'ob~
Tl'fRE D 1 X· 1 E M E.
lefdits rabais ou remifes, de fe pourvoir par les voies

..

D É P U T A T 1 0 N S.

&lt;linaires.

I.

TITRE

es

Délibération. Aùtorifation.

l~.

L

Autorifation.

[ L ~e, ~eut être fait aucune députation qu'elle n'ait été

P R 0 C È S. -

16 Dicembre
1764, 4rt. 18,

Délibération.

N E UV I EME.

déhberee par le Confeil municip-al , de
deux tiers des Délibérans.

II..

E s Communautés &amp; le_urs Adminifi:rateurs ne pem.

2.Àvril I 67S .
l'avis au mqms 13 Novembre
17 8 r , art. r 1 •
16 Décembre
17Gf, art. 17.

...

entreprendre , ni foutenir aucun procès qu'en vi
Confuls.
d'une délibération du Confeil municipal , autorifée par
1
I'Intendant fur l'avis de l\1M. les Procureurs du Pays. } n'efl: pas permis de députer les Confuls , à moîns
A .peine èontre les Admi11ifirateurs &amp; Délibérans de 11 ils n'offrent de fe charger de la députation gratuiteqient
porte~ les dépens , &amp; fans efpoir de rejet fu~· la Corn:· fans frais ' ou que la députatioil n'ait é~é petmife par
nauté.
Lors donc qu'une Communauté aura quelque demana
. r . d . . d ' l C fi l , . l
Commui1au·é d0 ·,
. ·.11 ( 1) lîLes
.
r
' a' ioutemr
r
• s, vem. avou 10111 e JOll1 rc a a on u rarton es
. 1~
, l es 9Ad mllllJLrateres.
lOr;:ner ou que 1que proces
1
5
d rut e que cette Confo!rauou a été délibé1ée. MM. les Procureurs du
.
· · l
C r .
l' rr. ·
r
5 a
·
one
. qu'a m nr que ces urres
' ne d onner 1eur avis
anernif:
I
[
on1e11 mumc1pa
' 11 y fera •Yrfc'5 ior.ir
.
propo1eront arraire au
05
edurs yeux ' &amp; à· leur défaur, M. l'I.m:ndant refu[eroit ju!ques
•r:
l&gt;éré de faire confulter au moins deux Avocats..
.

.

J.accor er fon aurorifation.

I

.

ibid.

�TITRE

X.

Co M p TE

41

T R E S 0 R À 1 R E.

.M. ·!'Intendant fur l'a.vis -de ·M M. les · Procu~eurs du P C'efi par le déchargement . 9.ue l'on connoît s'il a payé
en cas qu'elle foit jugée néceffaire pour le bien de la \ut ce qu'il étoit chargé de payer , &amp; s'il a payé légiti-:
munauté.
ement.
1.
A peine contre les Confuls de refiitution des fon
qui leur auroient été payées.
t!&gt; ·
Tems de rendre le compte.

~==~~===~~======~==~~!!!!~ Le Tréforier doit rendre fon compte dans les trois mois·

T 1 T RE

0 N Z I E M E.

Compte tréforaire.

1691, .crt. "4-·

:i. 6.Juin

ui fuivent l'expiration de chaque année , c'eft-à-dire, qu~ are.
, compte doit être préfenté aux Auditeurs au moins par
1ut le' mois de Mars.

1 745

,

11 •

11.

Un foul compu.
0 u R donner une jufte idée du compte tréforajre, 1
des opérations les plus ,importantes dans l'admini Ce compte doit comprendre toute fa gefi:ion
tion économique des Commun~utés , il efl né.ceffaire aéfendu d'en donner plu!ieurs.
'
[~:ver .que ce compte dqit embralfer trois opératio!1S:

P

il lui eft 30 ]11in 15 98.

I 11.
Chargement , Déchargement ,

Reprifès~

Forme du compte.

Le chargement efi: le compte que rend le Tréforier Le eompte doit être dre!fé par chapitres difi:inlls &amp; fé- :i.G]uin 1 745 ,
art. II.
toutes les femmes qu'il étoit tenu d'exiger, foit en îarés , tant en reèette qu'en dépenfe.
d~ la délibération d'impo!ition , foit par l'état qui lui i Chaque chapitre fera intitulé ; le titre indiquera les ob
remis , foit par quelque titre pofl:érieur , comme noir!ts qui en font la matiere.
Tous les articles du même chapitre· feront fommés au
jmpofition , einprunts , &amp;c.
4

•

Le déchargement efl: le compte qu'il. doit rendre de as.
Il doit être drelfé fur gra.nd papier.
ce qu&gt;il a payé.
Les reprifes font le compte de tout ce qu'il n'a pu On doit y lai.lfer un tiers de chaque page en blanc pour
ger , , malgré 'les diligences qu'il a dû faire à cet effe: ~lacer les apofülles , un intervalle affez confidérable d'un
·C'eft par le chargement comparé avec les reprifes, 1·:~de à l'autre , &amp; encore plus d'\ln chapitre à l'autrel'on connoît fi

le

T_r~f?rier

a re~u tout ce qu'il dï

exiger.

F

�'FI T · R E

CO

X[.

M PT E

T R E S 0 R A I R E.

ittances qu'elle aura rapportées pour ·être employées dans

IV.
Chargement.

déchargement.
Enfin ce chapitre doit contenir toutes les autres fom-

.

chapitr~ ~~

~uelque

natute qu'elles foient , dont il aura été fait
chargement doit contenir t&lt;es de
Le. pl'emie;
16Ju;n 1741,
les tailles qu1 auront ete .1mpofées, tant fur les fondsention .dans Ja délibération d'impofition, &amp; dans l'état
art . u.
fur le fol des maifons &amp;. fur le bétail , . le-s impofition:mi~ au Tréforier.
fruits , reves &amp; autres · quekonques , le tout par art

V.

féparés.
Déchargemen.t.
. Le feco:nd ' 'les re~es '&amp; revemrs de'S domaine"s· d1
du décharg-ement eloit contenl'r lès 16 Juin 1 74 s ,
chapitre
premier
Le
qui
di!
apparrena1tres
elle
à
Communauté , les penfions
nature qu'elles foient , de quelque caufe qu'elles proce11yemens ·faits au Receveur de la Viguerie ·pour les impo- .,,_ 'l·
Le tr.oifieme , les reliqua'ts des ct&gt;mptes ou fermes ,~ions -du Roi &amp;: du Pays , Taillon , Fouage , Subfide &amp;.
t'es o revenus de. la Communauté , foit qµ'ils. aientutres quelles qu'elles puiifent être , les . paye mens faits au
donnés à exiger au, comptable , fuit- qu'ils, aient été \'réforier de la Viguerie p.01:1r les impofüions particulieres
.
qués au Receveur de la Viguerie , ou à tout ~utre cr;e la Viguerie.
Chaque quittance des Rece-veu-rs &amp;. 'Tr-éfor.ier y doit
cier, &amp;. dont le Tréforier fera fon chargement en

ar~:

for~

.
s'il a dû les exiger lui-même , ou en quittances , fi le ~:1er -un -article fépar'é.
.Le fecond contiendra les -payemens Cfaits pour raifon des
ment a dû être fai t à des créanciers indiquas.
1
-Le quatrieme, Ies- arrérages de tailles , en cas que le 'fenfions féodale~ , &amp; ai.~t:res penfions ou rentes dont la
:ommunauté fe trouve chargée , rentes confi:ituées &amp;. au;.
forier ne faife pas le.s deniers bons.
Le cinquieme doit contenir les refcriptiorrs , s'il y cres énoncées êlans l' Arrêt de vérification , op. dans des tiavec déclaration des caùfes d'où elles procedent', &amp;. il yres légitimes ·pofi:érieurs ·audit Arrêt , &amp;. dont il fera fait
nent!on à chaqu~ article, àfin qu'il confie toujours du . titre
fait mention de la date de ces refcriptions.
, '
a autoriîé fa dépenfe.
Les emprunts faits dans le courant , de l'année :
forier doit y déclarer le nom du prêteur , énoncer la , Le troifieme contiendra les dépenfes ordinaires Aixéès par
de l'aél:e &amp; de !'Ordonnance qui aura autorifé remprunt' Arrêt de vérification , ou par des titres poftérieurs éma. Il doit faire chargement de ces emprunts &amp;. refcriptio&gt;és du B.oi ou de M, l'intendant , dont il fera fait égale-.
foit qu'il ait reçu lui-même, ou que les fommes aient érenent mention fur · chaque article.
un article féparé avec
ployées par toute autre perfonne que la Communauté en Chaque mandement y doit ·fa~re
celui des ordon nateurs
ioit chargé , &amp;. qui dans ce cas remettra au Tréforier!nonciation du nom du por teur , de

1~ ~ui

F

_..,

'

i

�44

TITRE

XI.

C0

M p T E
.

4)
T R E S 0 R A I R E.
l'origine de la dette ou
.
rimordial là où cette
.&amp; des caufes en détail ; en forte que chaque atticle ne moins dans le premier aruc1e. '
aucun doute -fur l'emploi de la fomme qui en fait la mat!, la créance , &amp; énoncer le titre P
· _ Le qu~trieme contiendra -les payemens faits pour déP,oilciation eft requife.
V 1 1.
·~~traordinaires , &amp; cas inopinés jufques au concurrent 1

~omme que l'Arrêt de vérification permet-d'impofer pou1

r---

Compt.2--in.f.~ne..~--------:-

conformé aux regles que 26 Juin 1 745 t
..
objet, à moins que la Communauté n'ait été autorr
. art. 14.
r.
d
pas
ffi
'étoit
s
ne
ble
d
dreffe du compte , il 1ero1t
Si le compta
dépenfer au- e us e cette fomme.
1
&amp; de plus à le refaire
Chaque mandement doit y faire auffi un article fép 011 vient de retracer pour a .
1
'
iv.
o
3
de
amende
'
,
·
l
'
d
d
'
'
br.
·
r. ·t
&amp; l'on 01t o 1erver a ·èet egar ce que 'on vient deondamne a une
e.
pre1cn
forme
·la
s
d
.
'd
,
.
l
h
fes frais an
·
fur e c ap1tre prece en.t .
V 1 I J.
Le cinquieme contiendra les reprifes , foit qu'elles
cedent des reliquats des précédens Tréforiers , Fermier
Tro'is originaux.
Exaéteurs , des arrérages de rente des domaines &amp; re1
C
. Le
. .
. originaux.
.
d e tailles
,
6 ]11in 17+s .
,. e i 691'art.14.
. comptadoit être fait à trois
, capita:
de la ommunaute, , des arrerages
1
Auditeurs tous les trois en mem art. 1 J·
&amp; autres caufes , ou enfin des articles énoncés dans . la Le co\Dpte , r. t r
. de .
aux
e
1en
. 1
libération d'impofition ou dans l'état remis au Tréforieble doit eslpre . s .uftificaiives, avant la fin du mois
. un ;em s avec es p1ece · 1
. y faire
. doit
, en repnfe
.
Chaque fomme donnee
. t qu 'il n'auroit pas
. tan
. remis
. 1e 1e. nom dtMars. r. .
d ans. ch aque art1c
,
. enoncer
, . é ; on doit
.fepar
cenfé l'avoir
. fcques a1or s il demeure
.
.
.
. ·s originaux , &amp; JU
qui. ·en ont Il ne, 1ero1t pas
, la caufe de la dette , &amp; les ra1fons
lnteur
1
d1fferent
ui
,
,
.
oi
tr
es
préfente
,
.
,
les peines impofees a ceux q
'· ,
peche le recouvrement.
fournis a toutes
.
.
.
.
d rendre compte.
fi r.
Le fixreme &amp; dermer chapitre contiendra les payec
_-faits pour la dreife , examen &amp; clôture du compte. ou re u1ent e
Ces payemens · ne peuvent excéder la fomme marquée
l'Arrêt de vérifkation ou par le Réglement de la Com·
nauté.

1 x.

Préfentation aux Auditeurs.
· 1 aux Auditeurs
Le Tréforier préfentera fon compte tnp e
VI.
par un comparant.
• 11.·fi ·
de la rémiffion.
avec les pieces ]Ulli catives '
Objet eiz plufieurs articles.
!'Hôtel-de~
Les Auditeurs lui concederont au ~a~ alted
·
ans
,
precis
heure
&amp;
·
2. (, f'tÎn I 74 f ,
&amp; clôture dudit compte.
Ils Y affigneront JO~r l'
Lorfqu'un objet forme dans le compte divers articl.
ai"t. r 4.
·
foit en recette ,_f?it en dépenfe, le Tréforier doit expr! Ville , pour procéder a examer;

2.6 J1sir1 1 7 +P
x 6.

Art.

�· TITRE

2.·6 ]HÎn I 74 j'

1

XI.

CO

MPT E

T R E S 0 R A I R E.

x.

X 111.

Abfonce , refus.

Pieces à vifer.

41

1
6
•
auquel .il devra être procédé - &amp; lorfque tous :. f1tin 74$,
Si les Auditeurs refufoient ou différoient d'appointer L ·
C r. l c. ltrl. 17·
hl' ' 1
ir
e JOUf
.
"J r
on1u s ie·
com.r::ir;tnt , 1 ~ Jerou&gt;nt privJs de leurs honoraires, &amp; et. es affifl:ans au compte feront auem es , es
damnés aux dommages-intérêts que la Communauté ~.. r mettre fur le bureau 1°. la délibération d'impofitiofü
'fc ·
l. o . L'état remis au Tréforier. 3 °. Les baux paffés aux di·""on~
T re oner pourroient fouffrir de leur retardement.
. Il en feroit de même s'ils refufoient de procéder au jvers Fermiers ou Exaél:eurs , ou les délibérations qui0 en ont
ionné la régie. 4 °. Le · compte de l'année précédente. S • L'Ür·
affigné.
Les m~mes peines font prononcées contre ceux qui d:lonnance rendue par la Chambre des Comptes fur le compte
_vent affifl:er au compte , &amp; qui manqueroient de s'y rantécédent. 6 °. L''.Arrêt de vérification des dettes de la Corn·
11
. dre fans excufe ~ légitime , après :voir été convoqués demunauté. 7 • L' Arrêt de Réglement de la Cour des · Aides
part du Tréforier par le minlftere du Valet-de- Ville. du 2 3 Janvier 1 7 2 s. 8 °. Celui du 2 6 Juin I 7 4 5 · 9 °: Le
Réglement de la Communauté.
Toutes ces pieces feront vifées par les Auditeurs au
X 1.
commencement de leur procès-verbal , pour fervir de regle
rA d'

u zteurs de compte.

;o } ftin r r ~ S .
; c j ;1Ùt 1 G7 l. ,
. 11rt,

~·

à leur décifian.
' par
L es Auditeurs de compte do1've·n·t e•t re nommes
A peine contre les contrevenans · d'être ajournés en per-.
C onfeil:
municîpal.
fonne 'pour repondre fur leur défobéiffance .
. , .
·11
~
s ne doivent être ni parens , ni alliés , 111 deb1teurs
X I V.
créanciers du comptable , ni comptables eux-mêmes envi
la Communauté
Examen du chargement.

X 1 I.
lmpzrgndteurs.

L~s habitans '&amp;

Les Auditeurs doivent apofl:iller chaque article du char- 16]ui11 i 74 5 ..
1
gement d'une maniere qui prouve qu'ils ont vu toutes ·les arr· S.

forains . peuvent 'fournir dès Mémoé pieces qui doivent le confi:ater.
aux impugnateurs des comptes , t&amp; déput;er à leurs dépf Us examineront fi toutes les fommes mentionnées dans la
l'un d'entr 'eux , pour affifter , impugner &amp; tiêbattre lefddélibération d'impofition , &amp; dans l'état remis au Tréforier. '
y font entrées.
çomptes'.Si le Tréforier s'efi: chargé de toutes les femmes Fa:!Tées

�TITRE

CoMPTE

XI.

en reprife dans le compte précédent , ce dont ils fer
mention expreffe.
Si quelqu)un defdits articles a été omis , ils forcer1
le Tréforier en recett~ , en augmentant d'autant fon cl
.
gement, à peine d'en répondre perfonnellement.

49

T R E S 0 R A 1 R E.

X VI.
.

'

t:.econd.
C'l.apitre
"
J'

Dettes.

r
d chapitre ' concernant les· art
2 GJuin 1745 ,
·
nt fur le iecon
10
Ils exammero
. .
d
Communaute' fixées par l' Arrêt de vérification '
dettes e 1a
, ,
t Arrêt dont ils rapporteront dans
c.
s'efl
conforme
a
ce
11 on
.
X V.
11 l' ticle &amp; la page.
l'apofh e ar
t aétées depuis ledit Arrêt ' ils vife-~
Examen du déchargement.
.
.
C
u-·
Q uant aux dettes con. r
'
ftille le titre qui y aura fomn1s la omm .
ront dans 1 apo
,
Chapitre premier. Impofitions.
.
i:i.aute.
X
V
II.
Les Auditeurs examineront fur le premier chapitre du 1
chargement , ~ à l'égard des payemens faits au Recevi
Chapitre troifieme. Dépenfes ordinqires.
16 J11in 1745 ,
de la Viguerie .i fi le comptable a payé les quartiers à le
, •
r.
le t roifieme chapitre 26 Juin ' H 5 :s
11rt, 19,
Jls feront les mêmes operatlOfl:S iur
art, 2.1•
échéance , &amp; les arr érages , s'il en étoit dû , aux tenr
/
d' · de fes obligations.
- concernant les dépenfes or ~naires .. é fixées ar l' Arrêt de
Ils admettront celles qu1 ont et
. p
A défaut, ils liquideront les intérêts que fou retardeme:
.
dont ils viferont dans l'apofhlle l'a:·ticle &amp;
; ura occafionnés, à raifon de fix &amp; quart ; ils les rejetterot vérificauon ' .
été autorifées par des titres pofte1
fur le comptable,_ en ne lui admettant les quittances qu'il au1 page ' _ou q~ auront égalem
. en.t mention
ils rejetteront
/1
,
. , " cl e'd u1ts.
. rieurs dont ils feront
r apportees
que pour ce qm• renera
J 1es mterets
Ils fuivront la même regle à l'égard de tous les Fermie: les autres.
XVIII.
&amp; Exaéteurs , fi la Communauté en a plufieurs qui aie:
Chapitre quatrieme. Cas inopinés.
été chargés d'acquitter les deniers du Roi &amp; du Pays.
Les Tréforiers éleétifs , ou qui ne font pas les denieLes Audi~eurs· examineront fur le quatr ieme ichapitre ~01~­
bons , n'y font pas fournis , à moins qu'il ne foit prom cernant les payemens , faits pour les d,é penfes extrao rd111a1- art. 2 2 •.
qu'à l'échèance des quartiers ils avoient des fonds en maii res &amp; les cas inopinés ' fi ces dépenfe s excedent la . fom_m ei
dont ils auroient difpofé pour "tout autre ufage , &amp; fans t' que l'Arrêt de vérification a per mis -d'impofer pour cet obJet.
erdre conrraire par éçrit~
Si elles ne l'excedent pas _, ils- adme.ttront toutes celles de.

:a

ces dépenfes qui auront été autoriféesr,.. &amp; rejetteront celles.,
fiUÏ

XVI

ne l'auront pas

été~

_, .

,

G

�TI

T R E

CO

XI.

M PT E

T RE S 0 R A l R E.

1
Si elles l'excedent , ils n'admettront ledit excédent qu ~our le montant defdites tailles , fans efpoir de . rejet fur
tant que la Communauté aura été autorifée à déperiîerc:a Communauté , à la diligence de Mr. le Procureur Gédelà de cette fomme , &amp; jufqu'au concurrent de l'autu1éral en la Cour _des Aides &amp; de MM. les .Procureurs du

Pays.

fation:

Ils obferveront de rendre compte dês motifs" de leur t Ils n'admetfront les reprifes procédant des reliq~ats des
d
1'
"
. ir.
•

1

1

1

5 Juin 7 5 '
art. 3.
c aire~ent Jrécédens Tréforiers , Fermiers ou Exaél:eurs , ou e_tout i.6 Juin 1745 ,
admi.fe. mtre objet compris dans la délibération d'impofition , ou art. io, z;..

cifion , de mamere qu'on pmue conno1tre
vertu de quel Ütre la d~penfe a été fai~e &amp;
_Ils _examineront encore fi les r'éparatlons dont il pouhns l'état remis au Tréforier , fi le _T réforier ne jufi:ifie des
être q~_efi:ion dans ce chapitre ont été mifes aux encher1iligences néceifaires pour s'en procurer le payement , dont
·
~près un devis efi:imatif , là où elles étoient néce.lfaire1s feront mention dans l'apofi:ille.
fuivant ce qui a été dit ci-de.lfus , titre des dépenfes ' A moins qu'il n'ait été furfis aux pourfuites par une dé- '
Communautés , art. 8. Enfin , fi dans la vue d)éluder ces tibération de la Communauté vifée par Mr. le Pro~ureur
cheres , il n'a pas été fait divers mandats pour la mê;énéral en la Cour des Aides après avoir- été communiquée
l MM. les Procureurs du Pays , &amp; dont ils feront égale-_
réparation.

X 1 X.
Chapitre cmqweme. Reprifes.
1

6 Juin

:i. 6

+

17 j ,

Juin 1 745 ,

16 Juin 1745,
11r t • .2.

3.

3 ja11vicr
1 7 2 j , art. ; , 4·
2

nent mention.
· Si le Tréforier a négligé de faire fes diligences fans. qu'il
it été forfis aux pourfuites , les Auditeurs de compte rejette-

En examinant le cinquieme chapitre concernant les foront la reprife , &amp; le chargeront de la dette qu'il aura né.,. '
mes données en reprife , les Auditeurs de compte u'admdigé d'exiger.
XX.
tront les reprifes procédant de tailles , qu'après avoir v.
le contrat de bail , pour favoir fi l'Exaéteur fait ou ne l.
Chapitre fixieme. Frais ie compte.
pas les deniers bons.
S'il ne fait pas les deniers bons, ils n'admettront les : Sur le fixieme &amp; dernier chapitre conçernant les frais de .2.6 Juin 1 74...r,
prifes qu'autant que le Tréforier aura jufi:ifié qu'il a difo'examen &amp; clôture pu compte , les Auditeurs ne peuvent art. z5.
les fruits ·,, &amp; que ces fruits n'ont pas fuffi à fon · pajd.mettre ces frais au-de.lfus de la fomme fixée par l' Arrêt
e vérification -, ou par le Réglement particulier de la Com-:
ment.
Ils ne pourront paffer en reprife la taille du Seigneu:mnauté dont ils rapporteront l'a~ticle &amp; la page.
·
fous prétexte d'aucune compenfation , fi cette compenfat;.
n'a été admife par un rapport acquiefcé ou - reçu , à pe:
de 3 o o liv. d'~mende , &amp; d'être contraints perfonnellemi:

�TI

-c O M P T E

XI.

T R E

T R 1:; S 0 RA ! R E·,

X XI 1 t
/

X X 1.

P ayemens non juflifiés.
Mandemens , P arGeUes.
:_

4 ]•in • 7{ S '
1
· u.
"'

Ils examineront fur chaque man &lt;lem ent &amp; parcelle 1 Il eft également défendu aux Auditeurs de compte d' ad"
.Confuls , en les expédiant , fe font conformes au Régleimettr.e en dépenfe , comme · payemens faits aux créanôers
de la Communauté , foit dans la fomme , foit dans la fo de la Communauté , les articles qui ne feront pas juftifiés
ns ne pourrent admettre les fommes payées en e; par les quittances à ce nécelfaires ; fans qu'ils puilfent les
admettre à condition que ces quittances feront rapportées
tion defdits mandemens &amp; parcelles , qu'en

r~pportant

Àrt, 26.

1'apoftille la date dùdit mandement &amp; celle de 'la, quitt~ dans un délai préfix.
X XI V.
le ~ nom des Ordonnateurs &amp; de celui qui a figné l'acqi
Auditeurs , comment doivent prononcer.
Si le Tréforier n'avoit pas fuffifamment déta illé le
Les Auditeurs de compte ne peuvent prononcer fur cha~
mandemens &amp; parcelles dans ·chaque article , il les d
que article qu'en l'apoftillant , par . admiffion ou par rejet.
eront eux-mêmes dans · l'apoftille. '
Il leur eft défendu ; enfemble à la Communauté , de décider
&amp; juger les comptes , états ou parcelles donnés ou à don•
X XII.
. ner par cem~ qui auront reçu ou adminiftré les deniers de

2

Mai

f

Vu fur les pieces uflificatives.

+

elle ,
En apoftillant les articles de dépenfe ' les Ad mm. la Communauté
bl'
1r.
C . ,., ·1 pour
b 1faitdde• fournitures
fi 1 d 'l'b' ou· qui ont
e; . . .
a e ' ans un ome1 au
.,, . '7. 7 5 t eurs mettront dans l'intérieur de chaque pie ce j uftifi" par im p e e 1 era t10 n v
Il leur eft encore defendu de renvoyer ·au Confe1l 1 ad•_
d h .,
]"in ï5° · &amp; en toutes lettres :- Vu porir fèrvir à l' articl
)
.
. ffi
.e. •.. u c ap1,
J~
1
0
m1 10n ou le re1e.t d'aucun article.
du compte .... du ...• Ce Vu fera daté &amp; figné · par
A pe111e de nullité, &amp; d'une amende folidaire de I ooo livi
A. peille d'être .ajournés en perfonne pour réponŒ
1

GJuin

1

;

e~

~r

l'un~

xxv.
leur défobéiffance.
Récapitulation &amp; [ommaire.
Il eft défendu aux Auditeurs de mettre ce Vu fur lf
Les Auditeurs feront . dans l'Ordonnance de tiôture là 2.6]1ûn
-ou l'extérieur defdites pie ces juftÜicatives · à péine de 1 ot
28 1741
·
'
&lt;l'amende , &amp; de tous dépens , dommages &amp; intérêts 1 récapitulation de tous les. chapitres de chargement &amp; de dé- art. •
chargement , c'eft-à-dire , qu'ils énonceront que te chargeCommunauté.
ment eft compofé de tant de chapitres , &amp; le déchargemen~
de tant d'autres.
I

,

�XI.

Co M P T E T R E S 0 .R A 1 R E.
))
Ils y feront également le fommaire du total ,
tant de~-cire ; à peine · contre les Auditeurs de demeurer · re(ponfa ..
r ecette que de la dépenfe.

lles envers la Communauté.
Cela fait , les Confuls , le Greffier &amp; tous les afiiftans
XX VI~
m compte , feront mention au_ bas de ~'inve~taire d~s titres
Mêmes opérations fur les trois originaux.
le la Communauté, de la réimffion defdites pieces ; ils figneToutes les opérations _ ci - deff'us prefcrites feront fa.ont tous , fauf ceux qui ne le pourront , comme il a été
également fur chacun des trois originaux , c'efi-à- dire , \lit dans l'article ci-de.lfus , à ·peme d'être déclarés refpon-:
les Auditeurs inféreront fur chacun defdits originaux kàbles envers la Communauté.
apoftilles , obfetvations , &amp; ordonnance de clôture ..

XXVII.

XXIX.
Envoi des comptes."

Signature.

Les Confuls doivent envoyer dans le courant du mois de 16]uin. 1741.
L 'Ordonnance de clôture" faite &amp; tranfcrite for l~s trVIai de chaque année , au Receveur établi par la Province ,_ art. l. 9 • H ·
\ originaux , chacun des affifians fignera au bas defdns o:m des deux originaux du compte remis aux Archives.
ginaux.
.
.
Ils rapporte;ont de ce Receveur un reçu qu'ils joindront
. Si que~qu'un d'eux ne peut ou ne fait ligner , il en fe ux pieces jufü-ficatives du compte.
•
1
fait ment10n , enfemble de la caufe , &amp; le tout fera atte. En cas de négligence , ils y feront contr.amts , même par,
par la fignature -des autres.
orps, à le~rs frais.
Il efi défendu ~e figner à part ou · après coup.
Il eft défendu au Greffier de délivrer l'extrait du compte
Le tout à perne contre les contrevenans d~être ajournllfques à ce qu'il lui ait été juftifié de ·Cet envoi , à p~in~
en perfonne.
.'être aiourné en perfonne.

X X V 1 II.

.

6

T

•

.·UJ? 1745
jO&gt; ,I.

'

Rémi.ffion aux Archives.

XXX .

Les fignatures. données , &amp; fans dive'rr'ir à autres afüi

Ordonnance de la Chambre fur le compte.

les Auditeurs déclareront au-detfous , &amp; toujours fur cb· Les Confuls remettront aux Archives de la Communauté 16]11in 1745;
cun des trois originaux , avoir remis deux defdits origiüau Ordonnance de la Chambre des Comptes rendue fur le art. '7' H 'enfemble les pieces jufi:ificatives , aux Confuls &amp; au Greffie;::&gt;mpte de la Communauté; ils en rapporteront un certificat 35 '
pour être dépofés aux Archives ·de la Communauté , , &amp;u .Greffier.
quoi Ies Confuls &amp; Greffier fe foumettront par leur fig~ Cette Ordonnance fera rapportée dans .le compte f,u!~ant

i

�TITRE

XI.

à peine contre les Confuls des dommages - intérêts que
Communauté pourra fouffrir pay l'inexécution de cette

rf

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~-~-~­

T I T R E D 0 U Z I E M E.

&amp; de ladite Ordonnance.

Reliqu~l des Tréforiers , Fermiers , &amp;c.

X X X 1.

M~rs '67 ,.

Etat des . redevables.

L

E défaut de payement des reÜquats dus par les Tré..:

foriers , Fermiers &amp; autres comptables des Commu-.
Quinzaine aprfs . la clôture du , compte , le T réfœ
efl une des principales caufes de leur dérangement.'
compte ., &amp; des originaux remis ·'Il ute's
12 Jium · 1 7+ 1 • inférera au bas dudit
.
.
,
a
.
.
art. 6 , .
i6 Juin7''745.• Archives de . la Communauté , un état &amp; rôle des par&lt;Ces reliquats font un pcétexte pour moms impofer, &amp; les
liers q1;Ji feront demeurés en retard de leurs tailltr:ii , ou :fommes dues par · les comptables n'étant pas exigées dans le .
IZr.t. P·
courant de l'année , les Communautés fe trouvent néceifaitres impofitions, en tout ou en partie.
Cet état énoncera les redevables par leurs noms &amp; frement arréragées. Ces arrérage-s augmentent fucceffivement
chaque année par de nouveaux reliquats , &amp; . l'on a v~-P.lu.:
noms. Il fera mention des · fommes par eux dues..
Il fera çertifié véritable par le Tréforier , &amp;. figne 1fieurs Communautés dans ,un état de détreffe abfolu , _à qui
il n&gt;auroit manqué -pour être fur leur courant que de faire
les Auditeurs , les · Confuls &amp; le Greffier.
tous ceux qui n'y rentrer ' les fommes qui leur étoient dues.
Il f~rvira de quittance générale
. Le~ regles que l'on va retracer fo111t le réfultat de dive~
ront pas èompris.
Les Tréforiers &amp; exaéte~rs qui, fous prétexte d'un u( Réglemens que la fageife &lt;iles 'I\ibunau:x leur .a fuggérées pour
con'tra~re dans leur Communauté , n'auroient pas donne prévenir cet abus. L?ex-écution erl. eft fimple &amp; facile· , &amp;
itat dans le tems &amp; dans la forme ci-deffus , feroient r par là dles ne · laiffent aucun prétexte à la négligence des;
recevables à former aucune d~mande contre les particuh Adminifirateurs ou à leur funefte ic0m_plaifance.
r4

..

a

qu'ils prétendroient être demeurés en refl:e de leurs tat
&amp; impofüions en tout ou en partie.

P ayemen.t des

reüquatr~

reliqucr~
, Fermiers &amp; Exafieurs décfarés·
Les Tréforiers
'
.

1 ;-

fan'Die.,..
11
.

? •r .• ,3••
r.7 iJ.5utn
l'Ordonnance de c16ture du compte , feront eon- 26
par
taires
17+5 ,,
.
.
i 8,,
Hh
J,
art.
1.
dues·
eux
par·
fommes
des
payement
au
tramts mceffamment
1
en vertu de !'Arrêt du 2 J. Janvier 1 7 2 s , &amp; fans. q_u'iI 4,.
~Qit befoin d'en oh.tenir d'autres •.

�59·
DES TRES a RIE R S-' t.(c.
.
à
l'état
·
·
RELIQUAT
lui
de bail ou par
l'alte
. ,
_Ces reliquats doivent être compris (comme il a ~.
par
faites
ét
.
,,
e
nent
.
dOLVent
'
r
'
de l' etat
.
~
. denus
•
que l es 1..-omnzunautes
, titre
c11
tre à leur Tréforier , art. 2 ) dans ledit état remi~ au Trefmis ( 1 )~
I l I:
en exercice qui efi chargé de cette pourfuite ; il ne
non reçu. Contrainte pour le tout~
s'~ difpenfer , ainfi qu'il a été dit ci-de.lrus , titre du
2.; J.mvier
d, claré recours n'y a pas été reçu
.
Recours
forie; _, art. I o , &amp; fous . les peines y énoncées.
1
r
.
.
e
a
qui
comotable
le
.
Sl
7 l5,arr. +..
. .s mois depuis fa déclaration ' i1 iera
1
..
- A ê
't dans es t1 o1
rr t
&amp; en vertu dudit
· r..
ar Arre '
•
toujours par provlllon
.
I I.
' la dilige·nce des Confuls ou du
1
ontrarnt '
le I 7 z S ' pour le. tota ' a
Contrainte poür la moitié, en cas de recours.
eux-mêmes &gt; comme il a été ,
.
['réforier en exercice.
A peine d'être contrarnts
Si le comptable déclare recours de l'Ordonnance de Et dans l'artjcle précédent.
q ]11nvier
1 2
7 5' aYC, 3 • -ture du compte , il ferà contraint provifoire~ent pot
f,.,
2 6 Jt:m J 7 f 5 '
IV,,
nimdë , à la diligence des Confuls &amp; du Tréforier en i
t 10
' la moitié du d'ébet.
, ·z
•
•
iir •
Recourant doit prouver qu z a paye
cice~.,
2 3 ]anvi~r
table ne peut préfenter fa requête en recours· qu'en
A peme d'êtré contraints eux-mêmes perfonnellemem · L
i·t du payement de la moitié de fon débet, 1 7 2 5' art. 5·
folidairement pour ladite moitié , à la diligence de Mr . _e compl'
fi' 1
acqu
y' 101gnant
Tréforier en exercice , vifé par les Con u s
'd., - .
•Prccureur Général en la Cour des Aides , ou de MM. les~
1
,
expe ie par e
Le Procureu:r ne peut prefenter cette re~G fii
'ëureurs du Pays , ou de tous autres intérelfés en la c~
_
&amp; par: 1e re er.
HUéte qu'en y joignant cette qmtt~nce.
WUllaUté qui VOUdront en faire _la pourfuite.
S au f aux di.t s C on fiu1s &amp; T re10ner
fl Janvier ·
d ont i 1 e ft parle' dan.s l'article 2
·
'r ·
, l eur recours cor -i Le tout rous la dédult1on
i1
172 5,art.6,.
i-deffus s'il y a lieu.
le comptable pour lequel ils auront payé.
,
de l a ommunaute, avec mte:·,€
'
. . de repeter
E t a' ce1m-ci
tels que de droit , ce qu'il aura ainfi payé par provifio------------:;__ _ _ _ _ _...!:...------~-.

XII.

1

12

l75-9·

c

,

.

e fur·
-'
' P~~':fl:quu'au( 1) La .préfomptian dl:, e~ e~er , que le ,comptabl e qu.1. ~as'il eft ordonné de même en fin qe caufe.
q
ce
&amp;
valablement,
p&lt;Jye
a
cauons
"1d
l
f
d
d
0 n d01t
·
·r
·
· de'cl mre
'
· neanmo1ns
'r . . , ïl, ai rime qu'il doit Erre·
prov11oirement fur le . des man emens ou ur ces 11 1
.
'
cane qu'en fin de caufe le p~yeœent eroir juge l e~~
"
•
. , .
,- .,
.
. .
. avec garantie coHtre les Ordonnateu1~.
bl' , d
1 .decla1e par l 01qonnance de cloture du compte , les fomr
0
e des Admm1fl:rateijl'S'
• l' b
IT. •
r
tge e payer.
•
1
•
•
• •• 1
Cerre rdhifüon e{\: devenue neE:euau e par a us qµ f: . (: t des indica-m.
· rejettees pa1: les Auditeurs , &amp; qm procedero1ent des
.
.
,
mal intcmionnés a voient fait de l' An ~t de 1 7 2 5 ' en ai a'.1
· 1
d
bl
1
- · '
' •· .
(·
lui expé(~ iant des mandenoens dont ils pre\'oyo1èntbl
demens acquittes par e çompta e , ou es qmttances .
rs
. 1 A d'
. '
" '
. rions au compa e • ou en .
.
.
.
-• .
.
'
.'
•
.
1u1 rapportees des creancrer.s fur les md1cat10ns qui lu1 1 '3}\e le payemeut. ni; pouvo1c qu me re)ette pa~ es u iteuH: z:

Janvier

�60

TITRE

XII~

V.

.
.E c o M p T J!,
.Q ~. . Il. défendu enfemble audit Confeil, de décider
é "b, ·
'
ou parcelles ., par d li erauon ..
. t.es états
. u 1 11eur en
'
Juger es comp

1

t

R E Co U R s
.,

Payement du reflant de l'autre moitié.
]lt,nvier
, , 17i5, "rt. 6.
i ;

1)

I.

Si les articles contre lefquels le comptable a donn1
Recours par qui juBé·
moyens de recours , n'abforbent pas la moitié refian:
fon débet , il fera contraint. pour le furplus ' à la dili·1 L e recours des c-omptes ne peut .être porté

,

q~e

2

.

16 0
. 8·
Aou:
3 19
.Jamner

pardefe pour· 165 5·
des Confuls &amp; du Tréfoner ' fous les peines énoncéesrant la Cour des Comptes ; les parues ne
Juin 1671.
, appel ;1;o Mlli
plamte
de
cas
en
,
Gour
cette
pardevant
que
roir
les articles 2 &amp; 3 ci-delfus.
r.767,

peuv~nt

)U

V 1.

....

revifion.

11 efi défendu au Confeil municipal de reformer les dé. •_
:ifions &amp; jugemens des Auditeurs de c~mpte. .

Reliquats déclarés lors · de l'impofition:

De vuider les interlocutoires que lefd1ts 4ud1teurs avo1ent

'
.Les Con~uls doivent déclarer au Confeil d'irnpofitio:pu ordo'nner.
rehquats qui peuvent être dus par les Tréforiers , Ferrr A peine de nullité &amp; de 1 OO() liv. d'amende,
&amp; Exaéteurs de l'année précédente , comme il a été düquelle les Délibérans feroient contraints folidairement:

p~ur la~

delfus , tit. de l' Impofi.tion , art. 4.

TITRE
TITRE

T ' RE. 1Z1 EME.

0

oh~ervé. que

les comptes des deniers ,

Mai 1765.

M . E.

0

N ne parlera ici des Receveurs des Vigueries que fous
les rapports direéh qu'ils peuvent avoir avec çhaque

13 Août1608.
muns &amp; patqmomaux des Communautés ne pem C.ommunauté de leur département.
,.
19 ]anyier
i 65 5·
.
etre r~ndus· que pardevant les Auditeurs nommés par lef~
3o Juin 1 6p.
J I.
.
2; M11i ,1767. Communautés.
Terme · es paven'Le.ns.
ue c s A d"t
i.

z. 1 E

Receveur.s des Vigueries.

Recours de compte.
N a déja

Q U A .T 0 R

B1ûldelA7're-._

forerie, art. i 1,
. _,
u I eurs ne peuvent prononcer for les dl
e
feu doivent 12..
affouagées au-deffus d'un
Les Communautés
comptes qu'en apof1illant chacun defdits
de ces
articles
AJ{embléegénl·
d
·
d ·œ
· 1
tic es par a m1mon ou par reJet , &amp; fans qu'ils pui[ .,ay.er leurs impofitions en quatre quartiers e troua en trois raie, Janvier
176i., P· 1 P·
mois.
en renvoyer la décifion au Confeil municipal.

Q

�..

T·r

T RE

XIV.

R

Celles qui font affouagées un fc.u ou au -delfous, peu
les acquitter en _deux paye·mens égaux ,. l ' un au r 5 de:
l'autre au r 5 de Novembre._

E CE V E U R S
J

1

_

1

(;_U E R I

D E S -__V".J

IV . .

-~·:

.

)

. 't, l .: ' ''
,
QLJiltt(!U:est

E S ..

ltt ..;

~

r

' . ;;l',

.

, "!'1

û.., .t.

,Lt Receveur de la Viguerie ~élivrera à chaque ·Commh-~ Idem, art, !&gt;~
·
e
auté une quittance pour ch&lt;lque quartier.
Avis &amp; droit d'avis.
Il difiin~µera da.ps- ·,cette quittance ç~aque impofition &gt;.
~uahté.
&amp;'J la
15ailde la Tré-· fi. mmes nu'il rer
.
~ la nature
Le Receveur doit avertir les. Communautés d;envoyeront iï Y rap~e llera
fore;ie ,._ art. 7. .
1
-i. •
11
p .
es
iont:.
es
que
encore
liinguera
·
·d
Il
·
··
·
·
•
. te du
' a comp
,. - ~
il ·
Bureau de la recette leur cote-part des impofit10ns , q~ . Y · i 1 ~ 1
,,
.
.
riecevra,
1
qu
es
ce
&amp;
.
térêts
·
'..
.
'
.
1
·
·
·
·
c
·•' 11,1
·
e:ra_ po.l!r . mrJ.rnor ' .
- avant qu'il pmife 1~.s contrarndre. _
lou~s
1
Idem, art•. 8.
, · · t · rols pour faê!Îte
C
é.
'}
Le droit d'avis efi de. feize fols pour chaque Comirmcipal.
tren e 1·1• ·
ommunaute
la
par
pay~
ra
fi
·
1
11
,.
,
"
·
,
· -- · •·
m e
naute ;_ il ne peut e.tre augmente fous aucun pretexte.
.:.. ...
Le ~eceveur ne peut donner qu'un . avis pour cl1.iuittance.
\!. , --· ~ ....
générale il ne
- quartier , ·à moins qu'après l'iPJpofition
. . L • } __
.
•
Avances.
vînt un ordr.e de faire quelq~es lev:ées &amp; taxations extr:
&amp; nue 1e R.e- . B,,Jl
.
•
.
.
.. ada Trë' r - • _,. J • tard
C
dinaires.
., ~rt. xo.
farerie
"'
,
._
'·
.
~e
en
i~ra
ommunaute
Lorfqu'ûne
,
.
.
.
,
liie.m, art.. 11 ..
Il ne peut pretendre que deux droits d'aVIs par annee:eveur de la Viguerie aura fait pour ell e des avanc_es ~~e_lle;f
l'é~ard des. Commwrnutés ' q_ui. n'étant ~~ouag~es q~'unlU Tr!fori~r ~u&lt; trWos ' ~ ~~:ur .forum~~ I~chues ,_~f PJ~rra
OU au-deifous , peuvent acqmtter feurs Impofinom en ln 1'ouffu1Vrë' !,~, r~m~qurfemrnt Îur Jad1te ,~ommljn,aute,, r~D
7
:oncpurs avec lês impofi~ions courantes , en .tr,~1~, a_nnees a~ , s
payemens..
1
e · Baili de la ~tréforerîe 'expir.é ,' &amp; pour· un tiers shaqu: a~ne_e~•
I I I:

IL

•

T

,J.,

1

r

.. I

r

-

J -

Contrainte·.".
.llàil de. la Tre'f~re.r.ie ,,art, II,

S· i. 1·es C ommunautes
· · 1.
· 1·e qmnw
' n ' ont paye' 1eur quartier

r;l '1

t•I

n1mùêtt.-

~

,

..

jou.r du fecond ~ois de chacun dffdits quartiet'. , lè 1 ~e Recev.eur a~.q~el il " fe~a d~ d~S arr.é[a}:_es po~r~les Idem, •rt. " ''
foner du Pays , ou le Receveur de la V iguene pourr~va'ncés qu'il aura 'faites ., 'p ourra percevoir ~ année eq an,·.
les faire contraindre- ,. enfemble pour: les int.é.rêts ,,~ aux née , &amp; pour trois a~nee~ d'arr:'érage~ -fe"ufüJ?ent , l~J· }nté ~
rêts ~ defdites ctva:1iJes'; ; \\tl..&amp; 1q~àrr'" a~ deifus, du ~ t~ux .. cl~
pens . defàite.s. Communautés..
'
~-·~
..,
• J,".)1
.afl "I- ~l11J .
- ')
..
. -..i1 , •
l lnreret
... .
,
reçu · dalfs la~ .t'revrnce.
Après ~es trois àn~ées , il ne pourra ekiger 1~s ~iÏ~e;

1

l
\

' '

�TI

T R E'

XIV.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~-~·~·
rêts defd.its- arré'r ages que pendant deux années feufo·r~
E
·
&amp; fur le· taux ordinaire.
•
M
E
l
Z
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l
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E
R
T
1
T
pret
Ces deux années expirées , il. ne pour,ra plus

Q

' _J)•

r

A

~ -l!!t~rets ...

CAPITATION.

V 11..
I.

Etat cles Communautés en ardragu;
JJ11il de 111 Trl-

fom·ù , 11rt. 6.

Payement.
âe fa Viguerie eft tenu de mettre
Bail àe 111 Ti éfi
·
· an (
'
' Le, Receveur
HA Qu E Com.munauté doit fa_ire ~cqmtter p_a~, on fo rme, ~rt. 2 7 •
des .E!ats , de trbis en ' trois mois , à la fin de tjiaque
1 1
TréfoJier au Receveur de 1a Viguene ' la mo t, e d~
tier "-}'état par 1ui due ment certifié des fommes que
&amp; d.e- ce r~i,a cap1'tation ' au plus tard , le 1 5 . AoCit de chaque annee ' &amp;
Communauté .de· la Viguerie aura payées
..,
•
l'autre moitié le 1 5 Novembre fu1vant.
nefiera devoir~1

C

V l 1 l.

I~

i

Compte entrt:" les Communautés &amp; le Receveur.

I

A

1ntercts.

rLes Communauté.s.' &amp; l~u~ Tréforier doivent arrêter
1 s intérêts à raifon Idem, '1rt. 2.7·
t
r.
.
c_ompte avec le Receveur de la Viguerie,. à la fin de d En cas de retar d , e11 e iuppor era -e
.
~ro~1nce.
la
dans
re~u
taux
du
au-deffus
quart
&amp;
d'un
.
,
année.
_, . ~es Communautés . retire~·ont un cf0 uble. de é~ cor Ces intérêts feront à la cl!arge de fon ~refoner ' s'~l
r la contn' r ' d'
''l
fait les deniers bons , ou s i a neg ige exige
·
1'aufre reflera entre les mains du Receveur .. ,
II .en fera ufé de même . à l'égard des Communaun hution des redevables.
•

r

.

•

1

I Il.

re

trouveront arréragées envers le Receveur. Ce compt1
Contraintes,
-ar.rêté &amp; clôturé , au plus tard, le dernier jo'tlr du me
Dans le même cas , le Tréforier du Pays ou le ReceFévrier qui fuivra • immédiatem~nt après l'expiration
veur de la Viguerie , pourront le faire contraindre, comme
~~.oi~. _.rremieres , années. 1
, 1.
L.e Receveur en remettra une cop5e cfe- Jui figni pour les propres deniers &amp; affaires de Sa Majefté.
- .Greffe~ des Etats , dans tout te. mois de Mars fuivant.
~ . 'A ,_'p eine d'être pourfuïvi )'• enfemble-. les Communat
par-' lei vénes_de d~·o-it ,, à la, dili~~nc.e d.e..MM. les P

.reuJ:S. dµ Pays;... ,

-

TI1

�~=~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~··des habitans
T IT R E
I

SEI

· CA P .A

Q

.

z I· E M E.

c . E.

C

A PA G E.

( 1), t elles que la confirultion, l'aggrandiifement
de l'Eglife paroifiiale , la dépenfe · d'une fontaine , d'une
horlo oe , du pavé des rues , &amp; autres ~e. mblables.
o:ns ce cas même , le capage feroit inutile &amp; illicite fi la
dépenfe pouvbit être prife fur la fomme que chaque Corn-.

U O I Q ,u E cet objet _paroilfe fortir du plan qu'on 1munauté doit impofer tou_tes &lt;:tes années l'our les cas ino-.
ou s'il y avo1t d'ailleurs dans la ca1lfe commune des
rnftrulhon , les abus fréquens pinés
propofe dans

~ette

fe font gliifés dans plufieurs Communautés fur la levée fonds 'libres &amp; fuffifans.
l 1 I.
l'emploi du produit , ont engagé à rappel
'.
ici les prmc1pales regles qui gouver.à.e~t cette matiere.
N~efl point forcé.

~apages ~

1.

Quoiqu'on ne puilfe impofer par capage pour les dépen'::
fes qui ne concernent que l'utilité des fonds , on peut néan-: ·
moins prendre fur la taille &amp; fur les autres impofitions ;
per fionne 11e , une 10rte
r
L e capage efi une impofition
, Statuts de
_,
municipale que nos anciens Statuts ont pen les dépenfes capageres (?).
&amp; 1442.
14p
C
Com- capitation
Nouv.a•
aux ommunautés d'impofer en certains cas.
rnentaire des
Capage i fa nature.

( 1) Le capage dans cc cas ne ferait regardé ,que cumme un moyen pour
fo1:1lagcr le riche èn furchargeanvle pau\ re, qui, 1Je retirant des fonds ct mm~m&gt; qu'un profit proportionné à fon allivreme11t) fupporteroit cer endant la
37 2,
Quand peut ~tre établi.
même impofition que le panirnlier le pfos allivré • .
fur ce principe , qu'un Arrêt de la Cour des Aides , rendu le 1 5
Il ne peut être établi que pour des cas extraordin~ MaiC'efi:
N~ u v. Comrn.
17 48 , fur les conclu lions de Mr. l' Avocat Géqéral d' Albinot , plaidans
,
p.ig. ; 72.
&amp; paifagers ( r ) .
Mes. Sim..eon &amp; de Colonia , calfa la delibération de la Communauté de
~our des dépenfes qui concernent ' non l'utilité \ des fonJ ·~onfort, qui avoir établi un capage de 6 liv. par tête pour la . recon{hucuon des digues de fes moulins bannaux emportées par une inondation.
mais feule-me~1t la compiodité &amp; l'utilité de l'habitation

StattttJ , tom.
i

,

pag. 3 35 '

I 1.

(2) Cerie ma:x ime fut atrellée à l' Al1 diei:ce par MM. tes Gens du Roi, .
lors de l' Au êr rendu par la Cour de; Aides le 17 Août 176 5 , entre la
(') Les dépen(es ol rd ina ïr;s doivent être acq uittées du produit de l'i

&lt;l u C on fet·1' porranr vérification des d1
fir ion annuel!c: que es Arrers
' ,
des Communautés
om .li.xee pour cet objet dans chacune des Con;
'
'
na ures.

Communauté de Ch&amp;leaurenard , &amp; Me. Villele &amp; fes adhérans.
Elle eft ene fui.te de la faculté qu'ont les Comroùnaurés de Provence de
cho1lir l~ genr de leurs impolirions , à l'eJ;ceprion de l'impofüion par ca-·
page qui ne peut être établie qu e pour les dépenfe s vérit2blement ca·
,.;
i-agere.&gt; .

.1

2

''

�R E

CA

XVI.

PA G E.

V 1.

IV.

je

Ne peut être perpétuel.

li •t, , p ]ii1t'fJÎtf
.
Le capage ne peut être . établi que pour un te ms m1 e,. x7 r 6.
fournis au capi Il 11. d'fi du aux Communautés d'en pro1onger 1a d uree . '20 ]lliflçl.
·
. e foram font également
,
L
·œ
es Ecclefiafüques
17 8 1 .
terme porté par l'Arrêt de permunon ( 1).
l' d e. en
d eiL
. le font . auffi ( r) ·
,
,.
L orfqu il efi etabh par ma1fons &amp; non par têtes co a.u- e a u
Mourg11e1, pag,
in
'
'd" d
V 1 I.
6
3 ~ • e tt. e tel efi l'ufage, le fils de famille marié , ne faifant avec 1
.
1u5 8,
Délibération.
pere qu'un feul ménage, n'y efi pas fournis.
3 Juin i 6 6 G.
·
1 2 M at 1 66 2.
2

Sur quelles perfonnes
.
L'hab1~tant &amp; 1

leve.

..

I.a délibération qui établit le capage .p eut être prife dans
Confeil ordinaire ou général , &amp; de la même nature .que
d'lib,
,
.
un
Permiffion de la Cour des Aides.
i qui e!l: établi dans chaque Communaute pour e erer
ce1u .
, ne peuvent d e'l"b,
L-es ~
'
fi · · ' 'rale
1 erer aucun capagd
bOmmunautes
3 1 J'Tan v ; er _
·
fur 1'1mpo 1uon gene
.
d
·b
hl
,
.
17 56.
~ Juillet _ av&lt;&gt;ir ·prea1a ement o tenu e la Cour des Aide1i la ~ 11 n'efi pas néce!faire d'affembler à cet ·effet un Confeil
de tous Chefs de famille (2 ).
miffion _de s'affembler à cet effet ( z ).
l ï 8 1,
Elles ne peuvent en faire la levée ·îans y avoir été t
V 1 II.
preffément autorifées.
Comment fe répartit.
A peine , contre ceux qui auroient été d'avis d'établir
Dans l'ufage le plus général ,.le capage fe leve par por_.
de. lever ledit. ca~age fans permiffion &amp; autorifation pn
-lahle , de refütution du double , de 5 0 0 liv. d'amende, tiorts égales fur. chaque Chef de famille , fans égard à la
fortune &amp; aux facultés.
d'en être informé s'il y échoit.
Quelques Communautés ont commencé à donner l'exem-·
di
Elles doivent mentionner dans leur délibération' &amp;
.Ajfemb. de Fév rier 17 5 6,
pie d'une répartition plus équitable &amp; par claire. , qu~ la
leur requête le motif de l'établiffement.
p11g. 4.?·
Cour des Aides a autorifée.
Il efi à defirer que .c et exemple foit fuivi des autres Com~

V.

2

-·--~
-- - Il y e~1 a un autre Arrêr du 24 Mars 1714 au profü de la Cornr
( 1) Cette regle dl: fondée fur la nature du capage, qui ne peut a'.{ojr
naute de Pel11fanne. Voyez encore Decor mis, tom. 1 , col. 6 3•
5
·
&amp; pa!fagere.
l c pour objet qu'une dépc:nfe exuaordinairc:
S
.
(2) Q!ioique les Communautés de Provence a·
• l
,
.
1ent , pat nos catuts , a rac.
.
.
.
de cho1lir leurs unpoliuons , &amp; que le droic d'érablir des ca acres rif. . ( :i.) C efr Cf' qui fut attdl:e encore par MM. les Gens du ~01 ors de
des mêmes St~cuts , . cette. précaution a pa 1 u convenable, pou! p~évenir l' Arrêt de Ch&amp;ceaurenard ci ,de!fus rappellé , &amp; l' Ar~·êt. permit en .conféabus que l'on pou volt faire de ~erre impofiriot·l regardée' 'comme peu fa q uence à la Communauté de s'aCfç,nbler à la form .01;dmaire , prefcnte par
fon Réglement munici-pal , pour délibérer fur l'étabhffement du capage,
rable 'dani&gt; un pays où touce11 nos impo.füi_ons fom léelles.

· (1t

�::::=~=~~====:::::====:===~::::;...
TA . B L E-

T 1 T R E X Vl.
m unautés , conformément au vœu de l ' Afiémblée générl!:
m 01s de Novembre 1 7 8 o ( r.)~

76

IX.

'

cHRONOLOGlQUE
Emploi des deniers.
Il efi expreffément défendu aux Communautés &amp; a.
11 t
cités dans cet Ouvrage.
Adminifir ateurs d'employer les deniers provenans du ci Des Réglemens &amp; A rre s
à toute autre dépenfe que celle . pour laquelle la perm:
aur a été obtenue.
Rdonnance de Provence.
A- peine , contre tous ceux qui au; o11t concouru 'aux ci 5 3 5•
~t de la Cour des Comptes , Aides &amp;
tiffement des deniers capage;·s , de refiituti~n du double
d
"
0 Juin. A rre
2
7•
rendu fur la requete e
9
5
.
d"
r. . .
~
d'
&amp;
l'
.
etre pounmv1s extraor mairem
5 oo 1iv. c amenae ;
t
R, 1
Finances de Provence '
p s portant eg emen
..i
.
,
MM les Procureurs uu ay '
s'il y échoit , à la requêt e de Mr. le Procureur Génfo
tés &amp; fur 1 emp101
C
.
·
fur les impofiuons des ommunau
la ·Cour d es Aides.
X.
des deniers :

Ü.

1

Imprimé

Compte du capage.
·; i

J4nvier

175 G.
20

178 1.

]uiltet

Il doit être tenu un compte particulier de recette &amp; de g.
59
ploi des. deniers capagers.
. Si la C~mmunauté efi dans le cas de demander la pro
gation àu c.apage , elle doit joindre ce compte à fa requêti
Le nouveau capage ne lui fer oit p as accorde fi le cor
I 6 o 8·
du précédent n'avoit pas été rendu.

même Cour , portant

Juin. Autre Arrêt de la
&amp;. le maniement des
Réglement . fur l'admini~ration
30

deniers des Communautes :

Imprimé

entre le Parlement &amp; la Cour des Aides ' enreg1

&amp; Je malheureux.

'

2

oaohre fuivant :

e

.

Imprimé dans . la Compilation d~ Boniface ' tom. 3,

liv.
6 2 z.

&amp; rare.

z 3 Août. Arrêt du Confeil ' portant Régl7~~:
le

(r) L'Aifcrr.blée générale du mois-de Novembre 17 80 a invité les
rn unautés à répntir cette impofrion , aut a11 t qrr'il lt:11r jèra p(!.Jl:lle , d.
jufte proportt.on avec les fa cultes de s contrib1:.1tles.
Cette inv itatio n e!l: fondée ft.r c ~ motif , que hie n qu'on aile;;'.Jt c
nément que les capages fo nt appliqués à des objets d ont chacu n ic:. I
même uriiiré, comme une horloge , une fontaine , néanp1oins dam
. ;J:;-.!" :.rh~;t t e' , ,cI
d ':.. ;,~ Lt.-:
/.'
" des c h(lj,..eJ co'1Ji'?7Ptt'fJ a' to~"; /ej h'} J·J.!11ns
meme
opulent trowve tme commcdité c;,:.. des f!'i'firJt~;,es dont t:e profit nt p.u le f

&amp; rare.

1 ,

tit. 5 , chap.

2•

.

5 Juin. Arrêt de la Cour des Comptes ' portant
Réglement pour la C ommunau t e' de Neoulles :

ii.

Imprimé &amp; rare.

�TA BLE DE s RÉ G L E ,ME N s ' &amp;c. 7J
B L E DE s R É G L E M E N s ~ &amp;c,
r
Confeil , fur les députations des
1639: 27 Mai. Autre Arrêt de la même Cour pc(1 ·67 s. 1 2 Avril. Arrêt du
Communautés :
T réforerie de Siil:eron ; Boniface , rom. 2 , par;
de Boniface , tom. 4 ;,
Imprimé dan.r la Compilation
liv. 2 , tir. 9 , chap. 4.
TA

72

.
,l

6 40.

lz'y, Io ' tir. 3 ' chap. S.
" d u C on fce1·1 entre l es Secr étairi
A rret
.
3 ].mn.
Novembre. Arrêt du Confeil , portant Réglemerrt
Chancellerie &amp; MM. les Procureurs du Pays
18
1 68 1
•
·
r.
b
N
11 , l
fur les emprunts ""' l'acquittemell't des dettes des
ovem re J.UIVant
regrnre e 1 6
C~mmunautés :
Imprimé &amp; très-rare.
2

1

llF

•

9 Janvier. Ar~êt du Confeil , portant Régie:
èn~re le Parlement &amp; la Cour des Comptes, Aides 1

Imprimé.

1

Imprimé dans la Compilation de Boniface, tom
liv. 1 , ut. s, chap. 2.

16 1

. ) 66:. ~ 2 Mai. Ar.rêi de la Cour des -Aides, au ~
r
de la Communauté de Solliés :

9

des Communauté5 ~
ii
Avril. Edit 11r.ur les Tre' "oriers
•

des Vigueries :

Imprimé .
t s
C
d
omp e ' &amp;c.; .
J"'\1ai. Arrêt de la Cour es
1 7 I o.
contre la Communauté de Cucuron.
1 2

Imprimé dans la Compilation de Boniface, ton
Arrêt de la même Cour ' po;tant ,Ré~
I 7 I 3. 3 I Juillet.
part. 3. liv. 2 ' tit. 2 ' chap. I I .
glement fur les impofitions des Communautes &amp;:. 1 e~
) 6.66. 2 3 Juin. Arrêt du . Confeil ' fur les contribut
des forains eaux ~charges des Communautés :

ploi des deniers :

Imprimé.
, 1 8 Juillet. Arrêt du Confeil , conc~rnant les déli..;:
1 724
bérations d'irnpofition des -Communautés de Pro:;
1 4 Mars. Arrêt de la Cour des Comptes , fü

Imprimé dans Je niJuvtau Commelitaire des Sta:
tom. 2 , pag. 3 o.
I

6 7 I.

les impofitions des Communautés &amp;:. les priv1.
des Tréforiers :

Imprimé.
) 67

2:

3 o .Juin. Arrêt du Confeil., portant Réglemente
la Cour des Comptes, Aides , &amp;c. &amp; les Sénéchau.
,
de Provence :

Imprimé dan.r la Compilation de Boniface , tom.
liv. 1 , rit. 6 , chap. 3.

vence:

Imprimé.
3 Janvier. Arrêt de la Cour des Comptes , &amp;c: ;
portant Réglement pour le recouvrement des femmes dues aux Communautés , &amp; pour le payemen;
2

~es arrérages des tailles :. ·

,.. · -

Imprimé'..

.K

�B ~ E . DE S R _É G L EME N S
7 2 5 • 2 3 Janvier. Arrêt de la mê me C our '
g1ement pour la levée d es ta1·11J.es dues
gneurs :
Imprimé.
"
"t cl 1
7 3 9· 1 2 Janvier. Arr e , ·e · a merne Cour
interprétation de 1 artic1e 5 de l'Arrêt
v1er 1 7 2 5 :
Imprimé.

TA

I

4

J

7 4°·

Janvier. · Arrêr de la
C ommunauté de Bagnols..
II

.,

_
m

'rABLE

, '&amp;c,

1

z · Juin.
d . Arrêt de la même Cour , ren d u en e'
6 8 . r.
cut10n es -Arrê.ts de I 6 7 I &amp;
7 ' 1.Ur la le·
I
, ,
1
d t '11
,
'r .
es a1 .es , &amp; a preference des T reJ.oners
:
Imprmze.

.1

C our
•
Arrêt de 1a meme
.
ment for les recettes d es v·iguenes
1
MM
cl
requête
· es Procureurs du
e
caufe des fieurs Savornin &amp; Bocs de
Imprimé.

743· 17 Mars.

&gt;7 45.

Arrêt de la même Cour
2 6 Juin.
'
ment fi l' cl . .
ur a m1mi1:ration des deniers
,
tes &amp; la reddition de leurs comptes
'
Imprimé.

r~ 7 5 0. 3 0 Juin.

capages :

Rapporté dans le nouveau Commentaire des Statuts ,,
2 ,

.pag. 3 7 3 •

4 Août. Arrêt de la même Cour , fur la Tréforerie·
r 7 5 9·
de Lorgues:Ibid. pag. 3 z 8 ...
1

z M-ars. Arrêt de la même Cour, au profit de fa
Communauté de V olone , qui caffe un arrêtemenr
fait entre les mains du Ti·éforier :-

Nouveau Commentaire des Statuts , tom.
contre
.

· Re:
' portant
- d r. g
' ren u J.Ur
d
Pays
~ ans
T
ara çon :

2 ,

pag~ -

3 2 6 •.
l'

7 64. 3 Février.

Déclaration du Roi , fur le rachat des:

hannalités :.

Imprimée ibid. tom. z , pag.
I

7 64.

2

6 5.

4 Mai. Arrêt de la Cour des Comptes , 8cc. · ,.
rendu für la requête de MM. les Procureurs du·
Pays, qui excl;t les Receveurs des droits royaux des~
2

portant Regli
fermes des Communautés ..
des Cemmuna~
.
,r " 6 4. 3o Juin. Arrêt de. la mê.I~e Cour , fur la T réforerie:
·
de Barjols :.

Arrêt -de l~ même Cour ' portant Reg'l
. 1

7)

6 3 1 Janvier. Arrêt de la même Cour , contre la
5
7 · Communauté de Senez , portant Réglement fur les.

tom.

"
Co_ur ·, contre
eme

7 4 2 • r 9 Février. Arrêt de la même Cour
'
Communauté d
u Bauffet ' fur un capage.

&amp;c.

Imprimé.

l

.I

RÉGLE MENS,,

ment for le Vu à mettre p:i.r les Auditeurs des comptes dans l'intérieur des pieces jufüficatives du compte :

portant
par les\.
'

' renau,
du 2 3

DES

NoJ1v •. ·Comment,.,. 4ës Statuts ,. tom.

2 ,

pag. 3 2 8~· ·

.

�TABLE DES RÉGLE MEN s , &amp;c.
.
DES
Rt CLEMENS -&amp;
9 Juin. Arrêt du Confeil au profit de la Commur 7 64. I
Déclaration du
,
c.
mm1fi:ration municipale :
Roi ' concernant l'7 7 8. nauté de SiKfours , rendu le pays en qualité, qul
rejette des avances faites par le Tréforier au-deff'us

TABLE

~.Décembre.
Imprimée.

:

Arrêt d~ la C our d es Compt .
pour la Communauté de Jou
es ' &amp;t
ment fur le ·
ques ' portant R,e~
.,
I
. , 1ugement des comptes tréforaires . .

:176 5.

2

Mai.

mpnme.
I

t

I

·

.

des fonds de fa recette :
Affemblées générales des 7 Décembre I 77 7 , pagi
84, &amp; 15 Novembre 1778, pag. - 100.
o Juillet. Arrêt de la Cour des Comptes ; &amp;c: ;
contre la Communauté des Salles! portant Régle~ ,
2

2 5 Juin.
Arrêt de la même
:78 I •
munauté d'Ub
Cour ' pour fa Cot
ment fur les capages.
d'
aye ' portant· Réglement p
les A
Imprimé.
iteurs de compte :
our
7 Mars. Arrêt de la même Cour ; l'u rapport .de
Imprimé.
7 6 7 ~ 2 3 Mai. Arrêt de la même C
c 7 8 6. Mr. l' Abbé de Coriolis , fur les défenfes de M~.'
ment pour le recou d
our ' portant Régi
Efi:rivier, en faveur de la Communauté de
olone ;
Imprimé.
rs es comptes tréforaires
qui condamne" le Tréforier de l'année précédente à
payer à la Communauté une fomme dont il avoit
7 7 6. 2 3 Août. Arrêt de la même
1
été déclaré débiteur par le jugement du compte, ,&amp;
mande de MM
p
Cour ' rendu à la d
· 1es rocureurs d p
qu'.il avoit livrée ' un créancier arrêtant enfuite d'un
quête de Mr le p
u ays ' fur la n
.
rocureur Général
commandement d'expédier.
particuliers de M
, contre divet
ontagnac &amp; qu ·
cution des Arrêts d
'
I renouvelle l'exe
.
e1713,1724&amp;1
nant les impofitions d C
7 4 5 , conce1
des Tréforiers ;
es ommunautés &amp; les reliquau

766.

Y

Imprimé.
7 Janvier.

Arrêt de la m ême C our ' fur la Tre·
forerie de Rulhe!
portant Réglement :
2

Imprimé.

'

2 o Mars.
Ar.rêt de la m"
C
?e la Viguerie de n·
eme our fur la Tréforer!1

lmP,rimé,

·

igne ' portant Réglement :

�--·

AIWWWX!

BI&gt;.

Aix le

TA B L E
DES
.Titr.e r.

JMpojùivn,

pag
a En exécution de la Délibération prife par l' Affemblée par.=
remettre
.Etat que les Communautés doivent
·iculiere du 1 9 Juillet dernier , nous vous envoyons l' Expo--'.
Tré[orier ,
· ;n · éco-'
R'egl emens concernant l'Admini,.ri:mon
· ·
·
Baux ' Encheres pour les- mipofition:s
, Fer /tion des principaux
3 •.
'l!t!wmique des Com1nunautés de Provence , pour fervir d'inflruc~.
r-evemu des ·communautés
tian auxdites Communautés. Nous eJPérons que les foins que
,
Tréforier ,
4.
nous nous fommes donnés pour vous faciliter la connoiffance de
Dépenfes des Communautés
~os tkvoirs , ranirruront votre rele , &amp; que nous n'aurons défor'
·
5 .. D
lmais qu'à applaudir à votre exaêtitude fur cette partie fi inté-_
6~
- , ,.
ettes des Cornmltll· autes
t

.Titre

TITRES.

.2.

,T itre
Titre

c

Titre
Titre

Titre 7 .

Türe 8.

E mprunts ,
·.r.
.Dons, gratzjicati.ons
, . renii'ês

p

.

,

Titre 9.
races,.
Titre 1 o. Déput.ations ,.
Titre I I, Compu tréforaire , ,
Titre-- r

J

'

rab ·.
azs ,,

l
J,

4:

2.

r6

~

}r!ESSJEURS,

,·

:r; •
Reliquats des Tr eJorzers
,,. Fermiers
J ·.
Recou
1Titre r 3 •
r.s ue compte '
Titre· 14. Receveurs des TT'
~
,
Y umene.r
'"
a-·
Titre · r 5.. Capitation ,_,

:Titre

. Capage

!h

de vos fonélions.
reJJante
,rr,
·
.f'.aztement
'
r;
71.T
l 111ous
,tres-parJ
Jammes
l

&amp;·
h

·

c,..

)'

6:
61

Vos très-affeéliomzés ferviteurs ;
Les Confuls &amp; Affeifeur d'Aix , Procureurs des GenÎ
des Trois-Etats du Pays d~ Provence.

D'AUTRIC.
DUBREUIL.'
LEVESQUE.
MOLLET.

�</text>
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                  <text>Ouvrages imprimés édités au cours des 16e-20e siècles et conservés dans les bibliothèques de l'université et d'autres partenaires du projet (bibliothèques municipales, archives et chambre de commerce)</text>
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                <text>Exposition des principaux réglemens concernant l'administration économique des communautés de Provence : pour servir d'instruction auxdites communautés. Publiée par ordre de l'assemblée particulière de MM. les procureurs du pays, tenue le 19 juillet 1786</text>
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                <text>Sous forme d'une instruction officielle, un rappel méthodique des textes qui règlementent strictement la gestion budgétaire que de nombreuses communes de Provence semblent singulièrement ignorer</text>
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                <text>David, Antoine (1714-1787 ; imprimeur-libraire). Imprimeur</text>
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                <text>Provence. 17..</text>
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            <description>A summary of the resource.</description>
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                <text>Sous forme d'instructions officielles, un sévère rappel des textes en matière budgétaire que les communes de Provence sont censées appliquer</text>
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                <text>Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence)</text>
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        <name>Droit commercial -- France -- Provence (France) -- 18e siècle -- Ouvrages avant 1800</name>
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        <name>Relations gouvernement central-collectivités locales -- France -- Provence (France) -- Histoire -- Ouvrages avant 1800</name>
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                    <text>�■ ('V,

il* ;

'

DE S É T A T S ,
Pour VAdminijlration des Travaux publics.

LIVRE
DE

PREMIER.

L 'A D M IN IS T R A T IO N .
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T I T R E

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P R E M I E R .

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1

• ♦ v,‘Üid

Des Procureurs du Pays nés &amp; joints.

Article

p r e m i e r

.

L fera délibéré dans une Affemblée des Procureurs du
Pays nés 8c joints , qui fera tenue après la clôture des
Etats, fur l’exécution des ouvrages qui auront été délibérés
par les Etats ; dans une autre qui fera tenue au mois de
A ij

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Juin , fur l’état de tous les ouvrages exécutés ou commen­
cés : dans une troifieme qui fera tenue avant l’ouverture
des Etats , fur l’état de tous les ouvrages exécutés ou com­
mencés , 8c fur tous ceux qui doivent être propofés à la
prochaine Aifeinblée des Etats.
A

.

r t

II.

Toutes demandes pour conftrucfion d’un nouvel ouvrage,
feront adreiTees aux Procureurs du Pays nés 8c joints , pour
qu’il fuit fait rapport à l’AfTemblée des Etats du degré d’u­
tilité ou de néceflité du nouvel ouvrage.
A

r t

.

III.

Les Procureurs du Pays remettront à la Commiflion des
travaux publics, dans l’Affemblée des Etats, les Mémoires
détaillés fur la néceflité , ou l’utilité du nouvel ouvrage.
A

rt

.

IV .

S’il y a lieu de délibérer , l’AfTemblée des Etats délibérera
que les Mémoires , plans 8c devis feront rédigés 8c rapportés
venfuite à l’AfTemblée prochaine des Etats.
A

rt

.

V.

Les Procureurs du P a y s , remettront à la Commiflion des
travaux publics, dans l’Alfemblée des Etats, les plans d’em­
placement , 8c de conftru&amp;ion des ouvrages dont l’Afiemblée précédente des Etats aura reconnu l’utilité , ou la nécefllté , 8c ordonné les plans 8c devis } ils y joindront l’eftimation précife de la totalité de la dépenfe pour la totalité
de l’ouvrage conduit jufqu’à perfe&amp;ion , 8c une inftruétion
détaillée fur la durée de la conftruftion totale, fur les épo­

ques de- travail, de dépenfe, &amp; de payement pour chacune
de ces fubdivifions.
A r t . VI.
Les Procureurs du P a y s , en propofant aux Etats un nou­
vel ouvrage à faire , donneront l’état de tous les travaux
délibérés, 8c dont la dépenfe n’eft pas foldée , foit à com­
mencer , commencés, ou finis 5 8c cet état préfentera les
époques de payement de chacun des travaux comparés aux
rentrées des fonds qui leur ont été deftinés; ce qu’étant confidéré par l’AfTemblée, après qu’elle aura examiné tout ce
qui eh relatif au projet, elle délibérera définitivement.
A

r t

.

V II.

L’Aflemblée des Etats ayant délibéré la conftru&amp;ion d’un
ouvrage déterminé , les difpofitions le concernant, 8c fixé la
fomme totale des dépenfes , les Procureurs du Pays remet­
tront à l’Affemblée des Procureurs du Pays nés 8c joints, les
Délibérations des Etats , 8c le détail de toutes les difpofitions
à prendre pour leur exécution.
A

rt

.

V III.

Tout ce qui concerne les conftruttions , réparations , en­
tretiens , 8c la confervation des travaux publics ne pourra
être mis à exécution , fans une Délibération préalable des
AlTemblées des Procureurs du Pays nés 8c joints.
A

rt

.

IX.

Seront repréfentés dans ces Afifemblées tous les mandats1
faits, les indications des mandats à faire pour tout ce qui
concerne les ouvrages publics pendant l’intervalle defdites
Alfemblées.

�affaire urgente,'
P r / i joints qui

Des Ingénieurs du Pays,

A r t i c l e
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zu i l CaEsmziactë , les
r^ e ju r- i s b i m i c i i !?snTtS r&lt;
: - - ' - : - - - - • i: t.T.plarsn Æ is • z c m c tic c iis . jn rRr g^în^gn üT . x i : ~ —1 1 ss ic re n d a n s
rrx'ULLi puhiL'is
x jss tu®er ier.~:~Tr —;r: : diriger
fte f e n n e c &lt; t e lif f ij j B M g ^ f c 4 b s u e s p e ifa m e s employées
f e o s l e s t a s v a s 4 b S ta cs* « r t c c s a r ::cres tépsradons hors
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A.

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* i&lt; i -i A r s s i le? autres «Mvrdges publics en

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iu. ItesïisaÊBt*

p r e m i e r

.

L y aura cinq Départemens dans la Province, tels qu’ils
ont été établis en 1783 j A i x , O rgon , Digne, Brignolle
&amp; Draguignan.
A rt.
L’Ingénieur en Chef fera chargé du Département d’A ix ,
en conformité du Réglement fait en 1783 , 5c ratifié par
rAlTemblée générale de 1784 j 5c de la tenue des regifires
concernant les ponts 5c chemins : ils feront dépofés au Bu­
reau des travaux publics de la Province , fans qu’ils puifTent
être déplacés , ainfi que les plans, devis, tant de confiruction que d’entretien , 5c tous aétes , baux 5c tranfa&amp;ions
concernant les travaux publics , lefquels feront (ignés de lui,
&amp; des Procureurs du Pays j 5c l’un des Commis au Greffe
fera chargé fpécialement 5c uniquement de tous les dépôts
en plans, devis , mémoires , 5c autres aôfes quelconques,
5c de toutes écritures relatives aux travaux publics.
A

r t

.

III.

Ne feront employés aucuns Piqueurs, Contrôleurs , Vifiteurs, fur les travaux publics, que dans le cas où rAlTem­
blée des Procureurs du Pays nés 5c joints le jugera nécelTaire
pour un ouvrage doçt la vérification définitive feroit fufceptible de doutes 5c de difficultés, tels que les fondations
d’un pont, mur , digues , 5c autres ; 5c dans ce cas il ne
pourra être choifi que des gens capables de bien remplir les
commifîions dont ils feront chargés.

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T I T R E

III.

Des fonctions de l'Ingénieur en Chef

Article

p r e m i e r

.

Nfuite des arrêtés du Bureau pour les affaires courantes,
i l’Ingénieur en Chef expédiera la correfpondance , les
avis au Greffe pour les paiemens, les Ordonnances des Pro­
cureurs du Pays; fera faire le double des plans néceffaires
aux Entrepreneurs, pour le tout être ligné par les Procu­
reurs du Pays, 8c enfuite enrégiftré.
A

rt

IL

Il enrégiftrera les réfultats des procès-verbaux de récep­
tion ou de refus pour les conftruCtions 8c entretiens, les
procès-verbaux de tournée 8c de contraventions; il les pré­
sentera à PAdminiftration, inferira fans délai 8c à mi-marge
l’arrêté du Bureau, 8c expédiera les Ordonnances en conféquence.
A r t . III.
A l’époque de chaque Affembîée particulière de MM. les
Procureurs du Pays nés Sc joints, l’Ingénieur en Chef.re­
mettra aux Procureurs du Pays l’état de fituation de tous
les travaux finis ou commencés en vertu des Ordonnances
rendues, comparé avec les fonds deftinés, échus 8c àécheoir,
l’état des paiemens pour les dépenfes d„e réfactions preffantes
ordonnées ou à ordonner; 8c à la fin de chaque année, il
remettra le compte général 8c le tableau de fituation des
ouvrages des cinq Départemens.

A rt . IV.

• Les plans, dépendans des projets des nouvelles entreprifes
déterminées dans tous les départemens, ainfi que les devis
eflimatifs de ces entreprifes, feront rapportés à l’Adminiftration par l’Ingénieur en Chef qui les aura préalablement
examinés, 8c qui donnera fon avis par écrit contradictoire­
ment avec l’Ingénieur du Département.
A

rt

.

V.

L’examen des entretiens fera fait de la même maniéré.
A

rt.

V I.

Six femaines ayant l’ouverture des enchères pour une ad­
judication , l’Ingénieur en Chef enverra au Chef lieu le plus
voifin de l’entreprife, 8c dans les lieux principaux, les dou­
bles des plans 8c les devis des entreprifes à conffruire ; il
y joindra des affiches qui annonceront l’ouvrage à faire,
je montant de la dépenfe,8c l’époque de l’adjudication ; ces
affiches feront vifées par MM. les Procureurs du Pays.
Il juftifiera dudit envoi par un certificat des Confuls de
chaque Communauté auxquels ces pièces auront été adreffées.
A

rt

.

V IL

»
1
*
L’Ingénieur en Chef fera annuellement une tournée gé­
nérale, pour connoître l’état de tous les travaux en conftruûion dans chaque département; il en dreifera procèsverbal qui fera remis à l’Adminiffration , 8c ne pourra riea
ajouter à l’exécution des ouvrages telle qu’elle aura été or­
donnée par l’Adminifiration, 8c. flipulée par les baux d’enîreprife,.
B

�10

A rt.

V III.

Toutes lettres 8c mémoires, concernant les travaux publics
qui feront adreftes à l’Adminiftration, feront remis par elle
à l’Ingénieur en C h ef, qui lui en fera le rapport au plus
tard dans huit jours.

T I T R E

IV .

Les projets d’une entreprife admis ; l’exécution des ou­
vrages ne concernera que l’Ingénieur du Département, 81
ledit Ingénieur ne pourra rien ajouter à l’exécution des ou­
vrages telle qu’elle aura été ordonnée par l’Adminiftration,
&amp; ftipulée par les baux d’entreprife j 8c dans le cas qu’il
furvînt quelque événement imprévu qui exigeât des changemens, ils ne pourront être faits qu’enfuite des ordres par
écrit de MM. les Procureurs du Pays.

Des fonctions des Ingénieurs des Départemens.

Article

premier

.

Es Ingénieurs des Départemens, domiciliés chacun dans
le lieu du Département où le plus de routes fe réuniffent, ne pourront s’abfenter de l’étendue du Département,
fans un congé de rAdminiftration.

L

Ar t .

L’Ingénieur du Département certifiera, au bas des plans
qui feront adreftes à l’Adminiftration, quant aux ouvrages
à exécuter, que le tracé a été fait fur le local, conformé­
ment auxdits plans, coupes 8c détails qui feront numérotés
&amp; lignés par lui.
A R T.

A

rt

.

rt

.

V I.

II.

Ils feront fpécialement occupés de conferver en bon état
tous les ouvrages publics, chacun dans leur Département,
en furveillant les ouvrages d’entretien, 8c verbalifant fans
délai fur toutes les œuvres &amp; entreprises qui peuvent caufer
des dégradations aux ouvrages publics.
A

V.

III.

Les Ingénieurs des Départemens feront annuellement deux
tournées d’infpe&amp;ion ; ils vifiteront tous les chemins 8t tra­
vaux publics en conftru&amp;ion 8c en entretien.

Ils régleront les époques de leurs tournées, de maniéré
qu’ils puiftent envoyer à l’Adminiftration 8c à l’Ingénieur
en Chef, l’état des travaux de leurs Départemens, dans les
mois de Janvier, Mai 8c Septembre,
A

rt

.

V II.

Ils rendront compte de leurs tournées par deux tableaux
de fituation, l’un pour les conftruttions, l’autre pour les
entretiens, adreftes à l’Adminiftration, y joignant les procèsverbaux des contraventions commifes parles particuliers,au
préjudice de la conservation des ouvrages ou de la liberté
des routes.
Bÿ

�Le tableau de fituation pour les conftru&amp;ions, décrira
chaque entreprife en particulier, en indiquant le nom de
l’adjudicataire, l’époque 8c le. prix de l’adjudication, les
progrès du travail, f &gt;n état a&amp;uel, l’évaluation des ou­
vrages faits à chaque époque, établilî'ant le prix conformé­
ment à l’adjudication j enfin les remarques fur la défeétuofité ou la bonté des matériaux, 8c du travail de l’Entre­
preneur.
A r t . IX.
Le tableau de fituation pour les entretiens renfermera ,
pour chaque route, l’état du chemin comparé aux obliga­
tions de l’Entrepreneur, 8c la defeription détaillée, de cent
en cent toifes, des empierremens, engravemens, banquet­
tes, folles, talus 8c aut.es parties ; plus les ouvrages d’art,
tels que pavés, gondoles, murs, parapets, ponceaux, ponts,
&amp; tous autres , feront féparement indiqués , 8c leur état
décrit en détail j fpéciflant pour chacun , s’il y a lieu , les
réparations nécelTaires 8c l’eftimation de la dépenfe} diftinguant ce qui eft à la charge de l’Entrepreneur, d’avec ce qui
eft à la charge du Pays.
A

r t

.

H
dépendant d’une route , ou interceptera le pairage*fur un
chemin , l’Ingénieur du Département viendra fans délai fur
les lieux , 8c fera procéder fur le champ aux réparations
néceffaires, lefquelles n’excéderont pas une fomme de cent
livres ; il en donnera avis à l’Adminiltration , 8c dreffera
un procès-verbal vifé des Confuls du lieu , 8c de deux No­
tables.
A r t . X II.
Dans ce cas feulement, les Ingénieurs des Départemensfe­
ront autorifés à demander aux Communautés , les ftc( urs
&amp; les Travailleurs néceffaires, ce qui ne pourra être refufé
ni différé par les Confuls ; les Communautés feront les avan­
ces de la dépenfe, dont le montant leur fera rembourfé par
le Pays , fur l’état qui en fera tenu , 8c vifé par l’Ingénieur
du Département.
A r t . X III.
Indépendamment des tournées d’infpe&amp;ion pour la vilite
des travaux en conftru&amp;ions , ils vérifieront l’établiffement
des conftru&amp;ions difficultueufes ou cachées , 8c l’achevement de tous les ouvrages d’art , en maçonnerie ou char­
penterie , 8c auftî des empierremens 8c engravemens ; drefferont procès-verbaux de ces vérifications qu’ils adrefferont
à l’Adminiftration , après en avoir donné copie à l’Entre­
preneur.

X.

L ’état des rues fervant au paffage des routes, leur bon
ou mauvais entretien feront fpécifiés en détail , ainfi que
les réparations 8c réfa&amp;ions néceffaires, auxquelles fera jointe
l’eftimation de la dépenfe , qui eft à la charge de la Com­
munauté.
A r t . X I.
Lorfqu’un événement imprévu détruira quelque ouvrage

T I T R E

V.

Des fonctions du fous - Ingénieur.

A r t i c l e

p r e m i e r

.

L y aura un fous-ingénieur du Pays, lequel fera dtflînateur, qui fervira indiftiinftement clans toute l’éttndue
delà Province ? fuivant les ordres qu’il recevra de PAdmi-;
niftration.

I

�*4
II.

A rt.

A

r t

.

III.
\

Il fuppléera les Ingénieurs des Départemens ou les fé­
condera dans leurs fonctions, ainfi qu’il en fera chargé par
rAdminiftration.
A r t . III.
Il fera employé particuliérement à faire les cartes St plans
néceftaires à l’Adminiftration des Etats ; il travaillera, enfuite
des ordres qui lui feront donnés par les Procureurs du Pays,
fous la dire&amp;ion St infpe&amp;ion de l’Ingénieur en Chef ; il réfidera à Aix pour la rédaction des plans 8t cartes , depuis
le 15 Novembre jufqu’au 15 Mars.
—

1

-

*

Ils adrefteront à l’Adminiftration les procès-verbaux de
toutes les contraventions qui nuifent ou peuvent nuire à la
confervation des travaux publics , St à la confervation des
routes; énonceront l’endroit du dommage ou de l’en.barras;
défigneront les contrevenans par leurs noms St furncms feu­
lement , indiqueront leur réfidence ; St porteront l’évalua­
tion de la dépenfe néceilaire pour rétablir les lieux en l’état
d’ouvrage neuf.

---------------- —------ —--- -——— ——

T I T R E

/?**■*
\*/

V I.

%

Des Chemins de Péages &amp; de Bacs.

Article

premier

i î s t W

.

j

’Adminiftration pourfuivra l’exécution de toutes les Or­
donnances rendues St à rendre , concernant l’ordre ,
l’entretien, 8t le bon état des chemins dont les propriétaires
perçoivent des droits de péage.

L

A rt.

II.

j. t

Les Ingénieurs, dans leurs tournées d’infpe&amp;ion fur les
routes , vifiteront ces chemins comme ceux du Pays, St en
rendront compte de la môme maniéré ; ce qui fera fait en
addition aux mémoires defcriptifs St procès-verbaux de tour
nées, pour y être avifé par rAdminiftration*

4*

�S&amp;
L

I

V

R

E

I L

fonds deflinés à la conjlruclion &amp; à Ventretien
des Travaux publics.

De la conjlruclion des nouveaux ouvrages.

T I T R E
T I T R E

P R E M I E R .

P R E M I E R .
Des Mémoires inftrucUfs, projets , plans , devis, &amp; ejlimation.

Diftinclion des fonds.

A rticle
A r t i c l e

L

p r e m i e r

p r e m i e r

.

;

E s fonds deflinés aux travaux publics feront féparément

diflingués ; l’Affemblée feule des Etats déterminera leur
deflination particulière , 8c pourra feule changer cette deflination, fi les circonftances l’exigent.

Oute demande faite à l’Adminiflration pour un nouvel
ouvrage public , fera rapportée à une AffembJée des
Procureurs du Pays nés 8c joints , l’Ingénieur en Chef préfent pour fournir toutes les inflruélions néceflaires fur la lo­
calité 8c fur le genre de conflruélion du nouvel ouvrage.

T

A rt.

II.

L’examen étant ordonné par l’Adminiflration , Mrs. les
Confuls de la Communauté, dans le terroir de laquelle l’entreprife
fera faire , feront avertis par affiches quinze jours
Fonds pour la conjlruclion des ouvrages inopinés.
avant celui que l’Ingénieur ira fur les lieux, pour détermi­
ner fon projet , à l’effet de donner avis de fes opérations à
A rticle
pre m i e r .
tous les propriétaires intéreffés, 8c que ledit Ingénieur puiffe
avoir connoifîance de toutes les obfervaiions qui lui feront
E s conflruttions 8c réparations imprévues, qui feront de
faites.
néceffité indifpenfable pour afïurer le palfage fur une
route déjà établie, feront faites des fonds particuliérement En cas de difcuffion, l’Ingénieur dreïïcra un procès-verbal
où feront rapportées routes les oppodtions , pour le tout
impofés pour les cas inopinés*
être référé à 1 Adminiflration.
C
T I T R E

L

II.

�i8
S’il n’eft fait aucune obfervation fur le projet , l’Ingé­
nieur en juftifiera par un certificat des Confuls.
L ’Ingénieur lèvera les plans 6c niveaux de tous les ernplacemens pofîibles , pour la totalité de l’ouvrage demande.
Il joindra à ces plans un mémoire infïruttif fur la nature de
l ’emplacement, fur les refTources locales , 6c fur l’apperçu
de la dépenfe pour chacun des emplacemens.
A toutes ces pièces, l’Ingénieur joindra fon avis par écrit ;
le tout fera adrefTé à l’Adminiftration, qui préparera le rap­
port qu’elle fera enfuite à l’Affemblée des Procureurs du
Pays nés 6c joints, 6c à l’Aflemblée des Etats.

A R T.

11 I.

Le rapport fait à l’Aflemblée des Etats de la totalité du
projet, 6c délibération par elle prife de faire lever les plans
6c drelTer les devis de conftru&amp;ion , l’Adminiftration pour­
voira à l’exécution de ladite délibération.
A

r t

.

IV.

Le plan général du projet, 6c fon profil en long, feront
féparés des autres pièces; le détail des ouvrages de terraffement fera exprimé particuliérement en plan 6c en profil
marqués de numéros de vingt en vingt to'ifes , 6c plus fré­
quemment fi les inflexions du terrein l’exigent pour chacun
des numéros. Il fera fait un profil en travers fur lequel fe­
ront figurés à coté les murs , les remblais, 6c déblais à faire,
la diftance des matériaux, la nature des matières à déblayer,
la longueur 6c la maniéré du charroi , ainfi que l’emploi
de ces matières ; à quoi feront joints les prix d’eftimation
pour ces détails partiels : à toutes ces pièces feront joints
les deffeins 6c figures en grand de tous les ouvrages d’art,
lefquels auront toutes leurs parties cottées, 6c leurs diverfes
dimenfions.

Les entreprifes feront divifées, autant qu’il fera pofîîble,
&amp; chaque devis n’excédera pas la longueur de quinze à
feize cent toifes.
A r t . V I.
Les rues fervant de paflage aux routes auront leur plan
particulier 6c profil levé fur une échelle d’une ligne pour
pied; les lignes des coupemens y feront cottées par leur
di/ïance de tous les points faillans 6c rentrans aux façades
exilantes.
A r t . V II.
Au mémoire indicatif 6c eflimatif fera joint Je devis de
la conflruftion totale , où feront déterminées les dimenfions,
les formes , la difpofîtion, 6c les façons des ouvrages de
terrarement 6c des ouvrages d’art, 6c pour ceux-ci feront
déterminés les matériaux 6c la maniéré de conitruire. Ce
devis fera rédigé en articles diflinfrs de déblais, remblais,
glacis, accottemens, foffés, banquettes , empierremens, pavés,
murs, gondoles, ponceaux , ponts, fouilles pour fonda~
tions, ouvrages de fondations, 6c détails de confiruétion accefîb/re &amp; dépendances; enfin chaque dérail d’ouvrages fera
compris dans un article particulier, ainfi que l’évaluation
particulière ; 6c toutes les obligations quelconques de l’En­
trepreneur y feront détaillées telles qu’elles font établies par
les anciens Réglemens.

Art.

V III.

Le devis, le mémoire de l’effimation, toutes les feuilles
de plans 6c de profils 6c du deflîn, fignées par l ’Ingénieur
du département qui aura rédigé le tout, feront remifes par
C i}

�zc
rAdminiftratîon à l’Ingénieur en Chef qui lui en rendra
compte.
A r t . IX .
Si l’état des travaux exige une vérification locale , les
Procureurs du Pays allant fur les lieux, feront, avec l’In­
génieur en Chef 8c avec l’Ingénieur du Département, l’exa­
men qui aura été délibéré , les Confuls 8c deux Notables
appellés; le procès-verbal de vérification fera rapporté au
Greffe pour être communiqué à l’AlTemblée des Procureurs
du Pays nés 8c joints, laquelle ftatuera définitivement fur
la présentation à faire du projet à la prochaine Alîemblée
générale.
A r t . X.

Pes Enchères , des Baux d'entreprifes &amp; des adjudications•

A rticle

premier.

Es enchères pour l’entreprife d’un ouvrage feront au
rabais des prix de détail portés par le mémoire d’eftimation , 8c non de la fomme totale prife en bloc.

L

. ou mur, en*'

A rt.

'* 1

II.

L ’ Afiemblée des Etats ayant admis la totalité ou partie
du projet, 8c ordonné la dépenfe totale énoncée par le
devis 8c eftimation, ou feulement partie de cette dépenfe,
ayant aulîî fixé les époques 8c la durée du travail 8c des paiemens, la première Alfemblée des Procureurs du Pays nés
8c joints réglera les difpofitions à faire en conféquence pour
l ’adjudication 8c pour l’exécution defdiis ouvrages.

Les enchères du bail d’entreprife feront ouvertes au Bu­
reau de l’Adminiftration, pour y être continuées de hui­
taine en huitaine, avec publication des rabais, 8c ce, pen­
dant trois huitaines confécutives: à la derniere enchère, le
bail fera adjugé à celui qui aura fait la condition meilleure,

A r t . X I.

Les offres des enchères pourront être reçues par les Con­
fuls des lieux, concurremment avec celles faites au Bureau
de la Province j dans le premier cas, lefdits Confuls les
enverront à l’Adminiftration, duement fignées par les offrans 8c leur caution, 8c l’adjudication pourra leur être
paffée fi leur offre eft la plus avantageufe au Pays.

Avant que les annonces publiques de la conftru&amp;ion fuient
affichées, l’Ingénieur en Chef avifera l’Ingénieur du Dépar­
tement de tracer fur le terrein l’entreprife à mettre aux en­
chères, ce qui fera effe&amp;ué par les lignes de dire&amp;ion, tant
du fol du chemin , que de l’extérieur des chauffées 8c des
déblais 5 8c en outre feront placés des piquets à chacun des
numéros marqués fur les plans 8c profils, 8c rapportés dans
le mémoire d’eftimation : enfuire de quoi l’Ingénieur du Dé­
partement pourvoira à ce que l’arpentement 8c eftimation
de remplacement des ouvrages foient faits fans délai.

A rt.

A rt.

III.

I V.

Dès l’ouverture de la première enchère pour l’adjudica­
tion d’un bail d’entreprife, tous les deffins, plans, profils,
mémoires efiimatifs 8c devis de cette emreprife fignés par

�22
les Procureurs du Pays &amp; par l’Ingénieur en Chef feront
communiqués aux Entrepreneurs qui fe présenteront pour
en avoir connoillance, 6c auxquels il fera libre de prendre
note 6c extrait du mémoire effimatif 6c du devis de conf­
irmation 6c des plans.

A r t . V.
Chaque Entrepreneur fera la déclaration des entreprises
dont il eft chargé, ainfi que des cautionnemens; 6c à dé­
faut de déclaration, l’Adminiftration fera libre de réfilier
le bail, fans que l’Entrepreneur puiile demander aucune in*
demnité quelconque.
r

A r t . VI.
Les procès-verbaux de toutes les enchères porteront les
difpofitions Suivantes : » A l’ouverture de chacune des trois
» enchères, publiées au rabais fur le prix de détail pour
» l’adjudication du bail d’entreprife des ouvrages, les con» currens ici préfens, ont déclaré avoir examiné en détail
h tous les articles de confïruétion 6c de dépenfes à faire
» pour la conftruétion , l’entier achèvement ,6c la perfe&amp;ion
)&gt; deSdits ouvrages dont ils reconnoillent toutes les parties
ï) bien 6c Suffisamment effimées ; en conféquence chacun d’eux
» Se Soumet, l’adjudication lui demeurant, à ne prétendre
» aucune augmentation Sur les prix de détail 6c Sur le prix
» total, tels qu’ils font réduirs par Sa derniere offre, ni
» fur la quantité 6c nature d’ouvrages ffipulées au mémoire
» d’effimation, 6c au devis repréfenté par les plans 6c pro» fils annexés, toutes les pièces Signées de MM. les Pro» cureurs du Pays: fur ce, chacun d’eux déclare que le
» tout a été par lui reconnu fur le terrein être exé» cutable aux formes , façons 6c quantités déterminées
» par les deffins, estimations 6c devis, 6c de plus pouvoir

» être réduit au prix qu’il y mettra par Sa derniere offre j
n fe Soumettant i°. d’avoir fini 6c perfectionné tous les 011» vrages à l’époque fixée par l ’annonçe affichée dont il a
» eu connoiffiance 5 2°. à n’être payé d’aucuns à-comptes,
j) qu’aux époques fixées par ladite annonce pour les paien mens partiels, 6c dans le cas Seulement où il y pourra
» prétendre en vertu d’un procès-verbal approbatif des ou*
» vrages faits j 30. de laiffer pour fureté de fes engagemtns,
» le dixième des fommes échues à chaque époque, ce dixième
» devant Servir de fureté au Pays, 6c demeurer dans la
» caiffe des Etats jufques à réception d’ouvrages définitive,
» qui n’aura lieu que cinq ans après l ’achevement abfoJu
» des ouvrages 4*. d’entretenir 6c maintenir en état de
» neuf tous les ouvrages qui feront par lui faits, 6c ce aux
» formes, maniéré 6c conditions Stipulées par le devis d'en» tretien annexé au devis de conftruClion, fans pouvoir
» prétendre aucun paiement à raifon dudit entretien \ 50. de
» demeurer garant lui 6c fa caution, de la bonté 6c Solidité
» des ouvrages 6c conftruétion, Selon les foumiffions, 6c de
» la maniéré preScrite par le Réglement général des tra» vaux publics, auquel font contenus tous les articles qui
n concernent Son entreprise, 6c les diverfes obligations
» auxquelles il fe Soumet, les connoiflant 6c les admettant
p dans Son engagement. »
A

rt

.

V II.

L’entreprife étant adjugée, l’Entrepreneur fignera foutes
les pièces qui établiffient Son engagement 5 elles Seront an­
nexées au bail, 6c dépoSées au Greffe des Etats, 6c copie
Collationnée du tout fera remife à l’Adjudicataire*

�25

-*4

par l’Adjudicataire , 8c déduifant le dixième de retenue à
faire fur le payement.
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III.

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A

I ::

De la Conjlruclion,

JJO

rt

.

IV .

Les ouvrages en conftru&amp;ion feront vifités pendant leur
durée par l’Ingénieur en C h ef, lors de fa tournée annuelle;
&amp; fi une conftruétion devoit être commencée 8c finie entre
deux tournées , cette conflru&amp;ion feroit vifitée particulié­
rement: dans l’un 8c l’autre c a s , il fera fait procès-verbal
de l’Etat des ouvrages.

1’ .:
j )
&lt;1. i i. i w
Article premier,

Vant que les travaux d’une nouvelle entreprife foient
commencés, l’Ingénieur du Département fe rendra
fur les lieux, muni des plans, profils 8c delTns de conftruction des ouvrages, pour le tout être reconnu fur le terrein
A r t . V.
avec l’Entrepreneur qui difpofera Tes atteliers en conféquence , 8c pourvoira à la fourniture des matériaux pour
Les travaux, félon leur importance, feront vifités durant*
les ouvrages d’art qui lui feront alors tracés en grand.
-leur conftruttion par les Procureurs du P ays, qui feront
députés à cet effet.
A rt. IL

A

Dans le Cours des travaux , l’Ingénieur fera de tems à
autre, 8c à raifon de leur importance, la vérification des
ouvrages, d’après les difpofitions déterminées par les plans
8c devis ; l’Entrepreneur préfent , il en dreflera procèsverbal, dont il donnera note à l’Entrepreneur j 8c adreffera copie dudit rapport à l’Adminiftration pour qu’elle
ordonne ce qui fera convenable, en cas de defe&amp;uofité 8c
de mauvaife conÜru&amp;ion.
.

A

rt

.

III.

Aux époques des payemens partiels, l’Ingénieur du Dé­
partement adrefTera à l’Adminiftration un procès-verbal
d’infpe&amp;ion , qui contiendra l’indication 8c l’état des ouvrages
faits, 8c aufïi le montant de leur valeur, relevée fur le
mémoire ellimatif des ouvrages} ayant égard au rabais fait
par

T I T R E

IV.

De la Réception d’œuvres, &amp; du Payement des ouvrages.

A rticle

premier

.

Ne entreprife étant achevée , 8c l’Ingénieur du Dé­
partement en ayant donné avis à l’Adminiftration,
l’un des Procureurs du Pays , accompagné de l’Ingénieur en
Chef, 8c de l’Ingénieur du Département, fera l’examen des
iravaux comparés aux. plans 8c devis, en préfence de l ’En»
trepreneür.
A r t . 1 1 ..

U

S’il y a lieu à la réception d’ceuvre, les Ingénieurs drefD

�i6
feront leur procès-verbal, qui fera figné par le Procureur
du Pays préfent, pour être le tout rapporté à l’Adminiftration qui prononcera définitivement.
A

rt

.

III.

Pour un ouvrage dont la valeur n’excédera pas trois
mille livres, la réception d’œuvre pourra être faite fans les
Procureurs du Pays, par l’Ingénieur en Chef &amp; l’Ingénieur
du Département , qui procéderont comme pardevant les
Procureurs du Pays ; leur procès-verbal fera remis à l’Adminifiration, pour fiatuer ce qu’il appartiendra ; ce qui
n’aura lieu néanmoins que par ordre de l’Adminiftration.
A

rt.

IV .

Tout procès-verbal de réception d’œuvre comprendra le
compte définitif du montant de l’entreprife, les articles de
ce compte réglés d’après les procès-verbaux particuliers des
quantités d’ouvrages, &amp; les prix de l’adjudication.
\

A r t . V.
✓
Du tout iî fera ordonné payement, fauf la dédu&amp;ion du
dixième qui doit demeurer dans la caille des Etats jufques après la fécondé &amp; définitive réception à faire dans
cinq ans, &amp; félon la forme de la première.

A rt.

la caifle des Etats; &amp; pour le furplus de la dépenfe, il y
fera contraint par toutes les voies , jufques à l’entier paye­
ment.

VI.

Les ouvrages n’étant pas de recette lors de la derniere
réception, il fera pourvu par l’Adminiftration à la réfu&amp;ion
&amp;. réparation des parties vicieufes, ou dégradées, qu’elle
ordonnera, à la folle enchère de l’Adjudicataire, pour y
être employées les fommes de fureté laiifees par lui dans

T I T R E

V.

De la Garantie par les Adjudicataires.

Article

premier

.

A fécondé &amp; définitive réception d’œuvre ne terminera
point la garantie des ouvrages en maçonnerie &amp; pierre
de taille: elle aura lieu pour les cinq années fuivantes,
s’il s’y découvre des vices de confiru&amp;ion, ou un emploi de
mauvais matériaux dans Je corps de l’ouvrage.

L

A R T.

11.

Dans l’efpace des cinq années qui fuivent la première
réception, l’Entrepreneur ne pourra prétendre au payement
d’aucune réfa&amp;ion, réparation, ou autre ouvrage fait dans
les travaux de fon entreprife , à moins de dégradations ,
démolitions, &amp;. ruptures caufées par force majeure , ou
par cas fortuits.

Art.

III.

L’Adjudicataire ne pourra exciper de la force majeure,
ou des cas fortuits, qu’autant qu’il aura achevé fon entre­
prife à lepoque fixée par fon bail , ne lui ayant été or­
donné aucune fufpenfion, ni retard; &amp; lorfque Jefdits cas
fortuits feront de notoriété publique , ou confiâtes avec
les formalités requifes,

�Des devis d'entretien pour les chemins neufs, après la fécondé
réception d'œuvre.

A r t i c l e

p r e m i e r

.

E devis d’entretien pour un chemin neuf décrira exac­
tement la forme 6c dimenfion d’empierrement, engra­
vement, accottement, folles , banquettes , glacis, 6c le dé­
tail de bornes , parapets , gondoles , pavés , revêremtns ,
ponceaux , ponts 6c murs de foutenement, 6c tous autres ou­
vrages principaux ou accelfoires , pour tous Jefquels fera
prefcrit le genre d’entretien , les quantités 6c qualités des
matériaux qui devront être employés , aux époques indi­
quées ou journellement , pour que le chemin 6c fes dépen­
dances foient conftSmment maintenus à neuf.

L

Article

premier

.

Oute rue fervant de paflage à une route fera entre­
tenue par la Communauté du lieu, 6c en conformité
de ce qui fera prefcrit pour les réparations dans le devis
général d’entretien , fauf à la Communauté d’en charger
l’Entrepreneur d’entretien de la route, moyennant le prix
auquel cette partie aura été eftimée dans le devis général.

T

A

rt

.

IL

Les Communautés maintiendront ces parties de route
en bm état ; 6c en cas de négligence, conftatée par un
procès-verbal de tournée de l’un des Ingénieurs, il y fera
pourvu par ordre de l’Adminiflration, aux frais 6c dépens
de la Communauté contre laquelle il fera laxé exigat au
Trélorier en la forme) ordinaire.

A rt

IL

Sera joint par articles le détail efiimatif de la dépenfe ,
dont la fomme totale formera le prix de l’entretien payable
par femellre , en Mars 6c en Septembre.

T I T R E

III.

Des mémoires &gt; &amp; des devis pour le renouvellement d'entretien.

Article
&lt;

p r e m i e r

.

ix mois avant l’expiration d’un bail d’entretien , l’In­
génieur du Département adreflera à l’Adminiftraricn un
mémoire contenant les indications exactes fur le nombre ,

S

�8c Tefpece de voitures qui fréquentent la route, fur fon uti­
lité, pour le genre de commerce, les foires 6c marchés des
Vigueries 5c des Communautés qui communiquent avec ellef
fur l’état de dépérilTement ou de confervation de la partie
à remettre en entretien ; fur la dépenfe à faire pour réparer
convenablement ; fur le prix de la nouvelle entreprife d’en­
tretien qui commencera après la réparation faite ; fur la
qualité , l’éloignement, l’abondance ou rareté des matériaux
leur prix , celui des charrois 6c des Travailleurs ; enfin fur
toutes les convenances , les néceffités , la méthode , 5c les
moyens de l’entretien à renouveller.

3*
port par écrit ce devis fera admis , s’il y a lieu , 5c ligné
par les Procureurs du Pays.

T I T R E

IV .

Des obligations communes aux Entrepreneurs d ’entretien des
chemins neufs &amp; des chemins vieux .

A r t i c l e

p r e m i e r

.

r

A

.

r t

11.

L ’Adminirtration ayant pris connoifîance de tous ces dé­
tails , 5c de l’avis par écrit de l’Ingénieur en Chef ; elle or­
donnera le devis, en fixant la fomme annuelle qu’elle dé­
terminera devoir être employée à l’entretien^
A

r t

.

III.

L ’Ingénieur du Département fera le devis d’entretien ; il
y mentionnera la qualité des matériaux , dont la quantité
fera déterminée par les repaires en bornes numérotés, fixant
la hauteur confiante du chemin-, placés hors de la voie , de
cinquante en cinquante toifes , pour fervir conflamment de
moyens de vérification ; le refie des détails fera mentionné,
comme aux devis d’entretien pour les chemins neufs , à
l’exception des ponts, qui auront plus de douze pieds d’our
verture.,
1
A

rt

.

IV.

L ’Ingénieur en Chef , vifera le devis d’entretien dont il
rendra compte à l’Adminiftration } 5c enfuite de fon rap­

L eft prefcrit également aux Entrepreneurs d’entretien
des chemins neufs 5c des chemins vieux , de maintenir
tous les folles dépendans des chemins, dans les mêmes dimenfions, 6c plus grandes fi elles leur font ordonnées ; d’ouvrir
des foiles d’écoulement dans toutes les circonrtances où ils
feront nécertaires , pour deffécher promptement le chemin ,
fauf le payement après la vérification faite ; d’enlever des
fortes tous les obrtacles , encombremens , dépôts, barrages
&amp; ponts , dont l’ouverture feroit moindre que la largeur
du forte ; de rétablir les folles , 5c leur largeur 5c profon­
deur , 5c emplacement lorfque les riverains les auront ou
diminués ou repoulfés vers le chemin ; de démolir toutes
conrtru&amp;ions , £c arracher toutes plantations que les voifins
établiront fur le chemin , en deçà du folle , dans le forte , ou fur
la banquette extérieure du folie fi elle exirte ; de combler
tous les trous, fouilles 5c excavations faites en deçà de cette
banquette; de contenir par bonnes 6c fuffifantes conrtruéiions
toutes les eaux d’arrofages qui nuifent aux chemins, 5c félon
leur volume d’établir des ponceaux pour leur partage fous
la voie; d’enlever tous les dépôts, embarras 5c encombre­
mens latrtes fur les chemins; de couper, à la hauteur de
douze pieds, toutes les branches d’arbres Taillantes au delà
du forte; d’enlever ou écrafer toutes les pierres mouvantes

I

�4

qui feront Tur les chemins, foit qu’elles faiïent partie cîe
l’empierrement, ou qu’elles y aient été lailTées ou jettées ;
le tout, tant fur les chemins que dans les rues de pafîage ,
après avoir averti dans l’un &amp; l’autre cas les Confuls du
lieu par un comparant duement fignifié &amp; communiqué aux
particuliers intéreiTés , lequel contiendra la teneur du pré­
sent article, pour qu’ils aient à y faire pourvoir dans les
vingt-quatre heures; &amp; à défaut, l’Entrepreneur exécutera
le préfent ordre aux frais 8c dépens de qui il. appartiendra,
pour être enfuite pourvu au renibourfement de fon compte
vifé par l’Ingénieur du département, &amp; le paiement tant
p )ur le travail que pour les frais, ordonné par l’exigat que
lacera l’Adminiftratiom
A

rt

.

II.

A défaut par l’Entrepreneur de procéder ainfi qu’il lux
eft prefcrit par l’article précédent, l’Ingénieur en tournée
fera exécuter cette partie des obligations , aux frais &amp;. dé*
pens de l’Entrepreneur, par des Travailleurs qui feront pris
dans les lieux les plus voifins.
A

rt

.

De l’infpeclion des entretiens pour les routes , ponts &amp; autres
ouvrages publics.

Article

L

Es Ingénieurs du Département ou le fous-Ingénieur ,

T I T R E

TITRE

V.

.

lorfqu’il fupplée'ra les Ingénieurs, vi/îteront dans leurs
tournées pour l’entretien des travaux publics, les chemins
de Province, les ponts, digues &amp; tous les ouvrages d’uti­
lité publique, dont la dépenfe en totalité ou en parrie a
été faite des fonds du Pays. Ils drefferont un procès-verbal
de leur vifite, dans lequel fera détaillé chacun des ouvrages
infpt&amp;és, &amp;. un procès-verbal particulier pour ceux qui
exigent paiement; le procès-verbal fera mandé à l’Adminiftration.

III.

Les affiches de toute entreprife d’entretien, ainfi que
copie des devis eftimatifs, feront envoyées aux Communautés
voifines, pour être procédé à la délivrance, ainfi qu’il a
été prefcrit par les articles I I, III, &amp; IV du titre II con^
cernant les adjudications des ouvrages en conftruétion.
L ’on obfervera de divifer la longueur defdits entretiens,
autant qu’il fera poffible..

premier

V I.

Des paicmens pour les entretiens.

Article

premier

.

Ucune fonime, échue pour le paiement d’un entre­
tien, ne fera ordonnée à l’Entrtpreneur, s’il re fait
conftater le bon état de fon entreprife d’entretien par un
procès-verbal figné par l’Ingénieur du Département, les
Confuls du lieu, deux Notables &amp; le Seigneur ou Je Pro-cureur Jurifdi&amp;ionnel, lefqueis remettront leurs obfeivaE

A

�tions s’il y a lieu ; le mandat étant expédié, il y fera joint
l ’original dudit procès-verbal.
A

rt

.

IL

Un Entrepreneur d’entretien qui n’aura pas été payé du
femeftre échu de Ton entreprife, pour caufe des réparations
négligées 8c d'inexécution du devis à lui notifié par le
procès-verbal d’infpe&amp;ion, y travaillera fans délai; 8c fi les
mêmes réparations ne font point faites lors de la tournée
fuivante, l’Ingénieur en fera fon procès-verbal, fur lequel
l’Adminiftration ordonnera les réparations, pour être faites
aux dépens de l’Entrepreneur 8c à fa folle enchère publiée
8c adjugée en une féance, dans le lieu le plus voifia. Les
frais 8c les ouvrages feront payés des fonds dus par le Pays
à l’Entrepreneur j 8c pour l’excédent, il fera pourfuivi ex­
traordinairement ; enfuite de quoi l’entreprife fera réfiliée de
droit.
A r t . III.
Un mois avant que le terme de l’entreprife d’un entre­
tien foit expiré, l’Entrepreneur requerra 1 Ingénieur du Dé­
partement d’aller comparer l’état de l’entretien au devis de
l ’entreprife: cet examen, qui ne pourra être différé, fera
fait par l’Ingénieur en préfence de l’Entrepreneur j s’il n’a
pas rempli fes obligations, il fera tenu de completter les
réparations preferites par fon bail d’entretien , 8c fur fon
refus, il y fera pourvu à fa folle enchère, comme il efl
dit par l’article précédent.

A

r t i c l e

Es chemins à conftruire 8c à réparer à neuf, auront de
largeur totale, prenant empierrement, pavé 8c ban­
quette ; favoir, les chemins de première clafie,cinq toifes, 8c
cette largeur pourra être augmentée aux approches des villes;
les chemins de fécondé clafle, quatre toifes; les chemins
des-Communautés, quinze pieds: ces largeurs pourront être
réduites, lorfque les Etats le jugeront convenable. Si les
Vigueries ou les Communautés défirent avoir dans quel­
ques parties de la route, des largeurs plus confidérables que
celles ci-defTus preferites, la dépenfe que cette augmenta­
tion occafionnera fera faite à leurs frais 8c dépens*

L

-îfc

E î)

�î &lt;5

T I T R E

IL

Des Rues ferrant de paffage aux routes.

Article

p r e m i e r

Des Maifons de campagne , des Myrs d’enclos le long
d’un chemin.

.
Article

L

premier

.

E s Confuls de chaque lieu, où eft établi le partage

d’une route , expoferont publiquement à l’Hôtcl-deOut édifice ou mur à conrtruire au bord d’un chemin
Ville le plan des alignemens ordonnés par l’Adminidration,
neuf, fera érabli à trois pieds au delà du folle, 6c ne
pour cette rue ; 6c toutes les conftru&amp;ions nouvelles feront
pourra être placé de manière à gêner l’écoulement des eaux
établies fur ces alignemens , après le tracé qui en fera fait
que ce chemin ou ce folle verfent dans la campagne ; il en
à mefure du befoin, en préfence des Confuls, par les In­
fera de même des dépendances de l'édifice, 6c des murs
génieurs des Départemens.
d’enclos.
•* * I . : .1 . .
A r t . II.

T

A R T.

11.

Nul Particulier, dont la maifon fera fujette à l’aligne­
ment déterminé par le plan , ne pourra la démolir, fans
en avoir averti au préalable l’Adminiftration un mois au­
paravant , à l’effet que l’Ingénieur du Département puiffe
en avoir connoiffance , 6c tracer lui-même la dire&amp;ion dé­
terminée , 6c le niveau du fol.
•

■V

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.

A . r t . 1I I I .

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•

• \■) •&gt;

”)

Toute œuvre faite par un Propriétaire , qui ne feroit
pas conforme au plan déterminé, £c qui n’auroit pas de­
mandé l’alignement , fera démolie à fes frais 6c dépens,
enfuite des ordres de l’Adminirtration , &amp; d’après le procèsverbal de l’Ingénieur du Département : ce procès verbal
fera ligné par l’Ingénieur, les Confuls du lieu, deux No­
tables, le Juge, ou le Procureur Jurifdi&amp;ionnel.

Tout édifice 6c mur à conrtruire le long d’un chemin
vieux, ou d’une rue fervant de partage à une route ,
ne pourra être établi, fans que le Propriétaire en ait reçu
l’alignement de l’Ingénieur du Département, en exécution
du plan arrêté pour la prochaine réfection de cette partie
de chemin; la partie de plan concernant l’alignement, ligné
des Procureurs du Pays , fera remis au propriétaire pour
lui fervir de titre; cette Ordonnance fixera la hauteur defd.
murs , 6c les conditions ; 6c faute par lui d’obferver ce
préalable, il ne pourra prétendre aucun payement, fi la
démolition avoit lieu lors des conllruèfions, réparations ou
redreflement du chemin ou ru e , 6c pour les ouvertures 6c
percements qui pourroient être alors nécefiaires pour l’écou­
lement des eaux.

A r t . III.
•t ■' ' &lt;
«J
*&gt;*
les Propriétaires de tous les édifices ruraux, 6c des

�?8
mlifons habitées qui font placées fur un chemin en deçà
du forte , 8c entre le fofTé 8c fa banquette extérieure vers
la campagne , feront 8c demeureront obligés d’entretenir,
réparer 8c maintenir le chemin en bon état dans toute la
longueur de leurs édifices j 8c l’Entrepreneur tiendra la main
à l’exécution du p rêtât article, fous peine d’en répondre
en propre.
A r t . IV.
Pour parvenir à toute habitation ou propriété fîtuée audelà du forte d’un chemin, les Propriétaires établiront fur
le forté des ponts folklement conftruits, 8c dont l’ouver­
ture foit égale à la hauteur 8c largeur exafte du forte. En
cas d’encombrement, ou de défeéluofité audit fofTé , l’En­
trepreneur y pourvoira , ainfi qu’il a été réglé en l’article
précédent.

T I T R E

I V.

Des E aux utiles qui traverfent ou fuirent les chemins.

Article
*mf

L

....

r

premier
\

,

\

.

»

- ' ' , •^

E s Propriétaires des eaux utiles pour moulins, ou­

vrons 8c fabriques, 8c pour l’arrofement des terres,
les contiendront, aux approches des chemins, dans des ca­
naux ou folTés fuffifans, pour qu’elles ne puirtent fe répandre
fur le chemin,* ou dans des fortes. #
»
*
i
^‘
*~ ~

A rt.

II.

Les eaux utiles pourront être mifes dans les fortes du
chemin , 8c les fuivre ; le Propriétaire qui en aura l’ufage,

39

fera tenu d’entretenir ce fofTé, 8c d’empêcher que lefdites
eaux n’occafionnent aucun dommage à la route. Ces eaux
ne pourront traverfer les chemins qu’au moyens des pon­
ceaux conftruits 8c entretenus aux frais defdjrs Particuliers;
&amp; en cas de négligence de leur part, fur le procès-verbal
de l’Ingénieur du Département , l’Adminiftration ordonnera
ce qu’elle jugera convenable ; 8c conformément aux difpofitions des anciens Réglemens , les déblais provenant du
recurage defdits folles, feront dépofés du côté des terres,
&amp; non fur la banquette du chemin. Lorfque la Province
fera un changement à un chemin, 8c que fa nouvelle di­
rection traverfera des fortes, des canaux d’arrofage, des
béais de moulins, 8cc. ce fera à la Province à pourvoir
à l’exécution des ouvrages nécertaires, comme ponts , pon­
ceaux , murs, 8c autres , 8c à les entretenir.

�40

L I V R E
D es matériaux &amp; du paiement de leur prix .

Du prix des matériaux , des dèdommagemens dus pour les dégâts
fa its dans les propriétés , &amp; du payement .

A rticle
T I T R E

P R E M I E R .

Des carrières 3 fouilles de gravier &gt; &amp; de fable , &amp; des
clapiers.

A r t i c l e

T

p r e m i e r

.

Ous les matériaux, néceffaires pour la conftru&amp;ion des
travaux publics , feront pris là où ils auront été in­
diqués par le devis de conllru&amp;ion &amp; d’entretien.
A

r t

.

IL

L

T I T R E II

.

Es Entrepreneurs conviendront de gré à gré, 8c par écrit

avec les propriétaires , du prix des matériaux qu’ils
extrairont} ou bien ils les payeront à fix fols la toife cube
mefurée dans les fouilles. Quant aux matériaux épars qu’ils
raifembleront , il ne fera exigé d’eux aucun payemenr.

A rt.

II.

Les mefures des excavations feront conftatées par les but­
tes, témoins ou dames qui feront laifiees à cet effet dans
le déblai.

A rt.

Les Entrepreneurs pourront fe fervir de carrières ouver­
tes Sc en ouvrir de nouvelles ; faire toutes les fouilles néceffaires pour l’exrra&amp;ion du gravier 8c du fable ; employer
les pierres amoncelées en clapiers, lorfqu’elles ne feront pas
utiles aux propriétaires ; ralfembler 8c enlever les pierres
8c les rochers épars ; enfin rompre 8c employer celles qui
font adhérentes,, fi elles ne fouriennent pas des rerreins cul­
tivés ou des bois ; le tout après avoir préalablement pré­
venu le Propriétaire par un comparant lignifié huit jours
à l’avance pour les conftru&amp;ions , 8c vingt-quatre heures
feulement pour les entretiens 8c réparations prefi'antes.

p r e m i e r

III.

Il fera expreffément défendu à tout Entrepreneur de dé­
placer aucune pierre ayant un ufage utile ; de démolir au­
cuns murs; d’enlever aucun approvilionnement de matériaux,
bois, attraits 8c échaffuudages, à peine de tous dépens, dom­
mages 8c intérêts envers le Propriétaire.

A rt.

IV.

Les dégâts caufés dans les propriétés par le charroi des
matériaux, 8c les dédommagemens pour caufe de non jouiffance, feront dus par l’Entrepreneur au Propriétaire du fol;
ils traiteront du prix par é c rit, avant tout ouvrage, 8c s’ils

�n’en conviennent pas 9 l’eftimation en fera faite enfuite par
Experts.

A rt.

JLfJLLy

V.

Pour l’emplacement des terres , pierres , graviers, 8c
autres matières entreposées fur les pofTefîions des Particu­
liers , tant pour les travaux en conftruttion que pour les
travaux à l’entretien , les Entrepreneurs procéderont de U
maniéré prefccite par l’article précédent.

L I V R E

VII.

De l’ eflimation &amp; du payement pour les terreins
&amp; démolitions nécejjaires à Vétablijfement des
Travaux publics .

T I T R E

P R E M I E R .

Des Experts - EJlimateurs , &amp; de leurs ejtimations♦

A rticle

p r e m i e r

.

Es Experts-Eftimateurs de chaque Communauté fe­
ront, pour ce qui eft relatif aux travaux publics, l’eftimation des objets occupés ou détruits pour l’emplacement
&amp; dépendance de ces travaux , 8c pour alignemens , redreflfemens, 8c élargiflemens des rues Servant de paffage ,
&amp; n’y pourront opérer qu’avec un Géomètre - Arpenteur 8c
Toifeur de la Province.

L

A rt.

II.

Ils fixeront la valeur des fonds de terre, Selon les prix
établis par partages, contrats d’acquifition, 8c autres titres
valables les plus récens de ces terres ou d’autres de même
qualiré 8c produit, y ajoutant l’augmentation acquife par le
laps du tems, ou par les améliorations que les Propriétaires
y auront faites j les a&amp;es feront indiqués, ainfi que les mo•'fs à l’augmentation du p rix , lï elle a lieu.
F ij

�l’emplacement des travaux pu blics, 8c pour les redreflümens 8c élargiffemeiu des rues fervanî de paffage.
Les plantations, les récoltes, les murs d’enclos, les ri­
goles de maçonnerie pour les arrofemens, feront féparénient
eftimés félon le prix du Pays 8c leur état, en indiquant
il les propriétaires conferveront les bois 8c les matériaux.

A r t . IV.
L ’eftimation du coupement des maifons fujettes à l’ali­
gnement, ne fera point mention des façades qui feront ruineufes , par ruptures des cintres aux ouvertures ou hors
d’aplomb de la moitié de leur épaiifeur, pour Iefquelles il
n’elt dû aucun dédommagement aux propriétaires, 8C l’état
des façades fera particuliérement détaillé $ l’eftimation com­
prendra en détail le toifé 8c la valeur aux prix du pays, &amp;
dans leur état adluel, du fo l, des fondemens, caves, plan­
chers, toits, murs mitoyens 8c de refend, cloifons, efealiers, cheminées, enduits, moulures, carrelage, 8c généra­
lement tout ce qui fe trouvera compris dans le coupement:
ces prix étant fixés fur cette .valeur totale, il fera fait la
déduttion des prix partiels des matières qui feront remifes
en œuvre, telles que pierres de tailles, bois, fer, carreaux,
tuiles 8c autres, ayant égard à la détérioration qu’elles pour­
ront éprouver, 8c aux frais de remanimeni.
Les Experts 8c les Géomètres employés pour faire lefdits
rapports fe conformeront au préfent article, 8c aux trois
précédens, à peine de nullité de leur rapport, lequel fera
refait à leurs frais 8c dépens.

A rt.

V.

Les Communautés, chacune dans leur terroir, payeront
aux Propriétaires les objets occupés ou détruits, pouf

T I T R E

II.

Des Conteftations fu r les e f [mations , &amp; des recours
de leur jugement.
A

r t i c l e

p r e m i e r

.

Oute conteftation, fur une eftimation relative aux tra­
vaux publics, fera portée pardevant l’ Adminiflration ,
pour que le rapport foit par elle examiné , avant qu’il en
foit déclaré recours contre la Communauté. ,

T

A

r t

.

IL

S’il y a lieu au recours, il fera jugé par l’un des Pro­
cureurs du Pays , accompagné par l’Ingénieur du Dépar­
tement , 8c préfent, pour èrre entendu un Expert d’une
Communauté voifine 5 l’Ingénieur en Chef étant feul en
tournée pourra également vuider le recours , étant préfent
l’Ingénieur du Département, 8c un Expert d’une Commu­
nauté voifine.
Fait 8c arrêté dans l’AfTemblée des Etats généraux du
Pays 8c Comté de Provence le 28 Janvier 1788.
Signéj f J. R. DE B O IS G E L IN , Archevêque d’A i x ,
Ptéfident des Etats de Provence.

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                    <text>�i\

CONTRÔLE
DES LOGEMENS

DES

DE

NOSSEIGNEURS

ÉTATS

DE LA PROVINCE DE PROVENCE

,

Àfîemblés à Aix le 3 i Décembre 1787.

C O M M I S S A I R E S D U ROI .

M

onseigneur

. i &gt;:

le

C

omte

de

C

araman

,

Lieutenant Général des Armées du R o i , Lieutenant
Général de Sa Majefté en la Province de Languedoc,
Grand-Croix de l’Ordre Royal &amp; Militaire St. Louis,
Commandant en Chef au Pays &amp; Comté de Provence,
en Ton Hôtel au Cours.

Monfieur des Galois de La T o u r, Premier Préfident du
Parlement, &amp;. Intendant de Provence, en fon Hôtel,

�£ 4

É G L I S E .
P R É L A T S .

Onfeigneur l’Archevêque d’Aix, Préfident né des
Etats, en fon.Palais Archiépiscopal.
Monfeigneur l’Evêque de Marfeille, chez le fieur Ar­
naud , rue PapafTaudi.
Monfeigneur l’Evêque de G rade, chez M. Bourguignon,
rue longue St. Jean.
Monfeigneur l’Evêque de Sifleron, au Cours.
Monfeigneur l’Evêque de Fréjus, aux Quatre Dauphins.
Monfeigneur l’Evêque d’Apt, à l’Intendance.
Monfeigneur l’Evêque de Vence, chez M. de la Salle,
Confeiller au Parlement, au Cours.
Monfeigneur l’Evêque de Senez , chez M. Fabryj, près
de la Métropole.
Monfeigneur l’Evêque de Digne, chez M. de Mirabeau,
rue St. Michel.
Monfeigneur l’Evêque de Toulon, chez M. de Ballon,
au Cours.
Monfieur l’Abbé Pazery de Thorame, Vicaire Général
d’Arles, chez M. de Thorame, derrière le Cours.
Monfieur l’Abbé de Mazenod, Vicaire Général de Glandeves, au Cours.
Monfieur l’Abbé de Damian, Prévôt de Pignan, chez
Mlle. Vial, rue du St. Efprit.
Monfieur l’Abbé de Coriolis, Procureur fondé de M.
l’Abbé de Lorraine, Abbé de St. Vi&amp;or-lès-Marfeille,
chez M. le Préfident de Coriolis, Grand-rue St. Jean.
Monfieur le Bailly de Villefranche, Commandeur d’Aix,
chez M. Lieutaud, rue Plate-forme.

M

Monfieur le Bailli de RefTeguier, Commandeur de Mar**
feille, chez Brezet, place St. Honoré.
Monfieur de Vento des Pennes, Commandeur d’Avignon,
derrière le Cours.
Monfieur de Gaillard , Commandeur de Beaulieu, à la
Croix de Malte.
Monfieur le Commandeur de TrefTemanes , Procureur
fondé de M. de Seve , Bailli de Manofque , rue St.
Michel.

NOBLESSE.

M

Onfieur de Suffren de Saint-Cannat , au Cours.
Monfieur de Vintimille Figanieres r chez Mr. de
Paflîs, rue Plateforme.
Monfieur de Gaillard de Porrieres, Place des Prêcheurs.
Monfieur de Galiffet de Martigues, rue d’Orbirelle.
Monfieur de Barrigue de Montvallon, rue St. Michel.
Monfieur de Félix d’Olieres, rue de la Mule Noire.
Monfieur de Camus de Puypin , rue d’Orbirelle.
Monfieur de Paffis de Cipieres, rue Plateforme.
Monfieur de Vento des Pennes, chez M. de Thorame,
derrière le Cours.
Monfieur de Fauris de Saint-Vincent , au Cours.
Monfieur de Ballon de Saint Julien, au Cours.
Monfieur d’Albertas Gemenos, Place d’Albertas.
Monfieur de Maurel de Valbonnette de Mons, au Cours.
Monfieur de Ginefteux de Vernon, chez M. de Moiflac,
au Cours.
Monfieur de Lyle Calian, près l’Hôtel St. Jacques,
chez Mademoifelle Douneau.
Monfieur de Clapiers de Vauvenargues, rue du College.
Monfieur de Meyronet St. M a rc , rue de la Miféricorde.
Monfieur de Grimaldi de Cagne , rue St. Michel,

�6
Monfieur de Trimond Puymichel, rue Bellegarde.'
Monfieur de Gras de Mimet, Place des Prêcheurs.
Monfieur de Perrache d’Empus, chez Saurel, près les
Carmes.
Monfieur de GralTe du Bar , rue longue St. Jean.
Monfieur de Pazery de Thorame, derrière le Cours.
Monfieur de Lombard de Gourdon, rue Plateforme.
Monfieur d’Hermite de Maillanne , rue des Cordeliers.
Monfieur de Glandeves du Cafiellet, chez la Demoifelle
A von, rue du Séminaire.
Monfieur de Faudran Taillade , chez Mr. Arnaud, rue
Courteifiade.
Monfieur de Jafiaud de Thorame baffe, chez Guignard,
près l’Hotel St. Jacques.
Monfieur de Cymon de Beauval, près St. Sauveur.
Monfieur de Ravel d’Efclapon , aux Quatre Dauphins.
Monfieur de Monier du Cafiellet de Valdardene, chez
Mr. de Vitroles, au Cours.
Monfieur de Covet de Marignane, derrière le Cours.
Monfieur de Bonnaud de* la Galiniere, au Cours.
Monfieur de Payan de Saint-Martin, rue Plateforme.
Monfieur de Benault de Roquemartine , rue de la Co­
médie.
Monfieur des Michels de Champourcin, chez M. Vial,
au Pont-Moreau.
Monfieur de Blacas d’Aups , chez Mr. Bonet, rue lon­
gue St. Jean.
Monfieur Dedons de Pierrefeu, chez Mr. Tafiy, Procu­
reur, rue d’Orbitelle.
Monfieur de Fortis de Soleilhac, rue des trois Or­
meaux. ■
Monfieur d’Ayminy de Barreme, chez la veuve Lieutaud,
au Pont-Moreau.
Monfieur de Villeneuve d’Anfouis, rue d’Orbitelle.
Monfieur de Forbin La Barben, au Cours.

Monfieur de Montaîgu Chateauneufle-rouge, chez M.
de Beauduen, rue d’Orbitelle.
Monfieur de Leftang Parade de Mablanc, rue de la Co­
médie.
Monfieur de Leu&amp;res de Canillac, rue du Séminaire.
Monfieur d’Etienne de Lagneros, près St. Sauveur.
Monfieur de Villeneuve Saint-Auban, rue de la Plate­
forme.
Monfieur d’Arbaud de Jouques, au Cours.
Monfieur d’Albertas Greoux, rue de la Mule noire , chez
M. de Fontienne.
Monfieur d’Arlatan de Lauris, rue de la Comédie.
Monfieur de Caflellanne Mazaugues , au Cours , chez
Madame du Cafiellet.
Monfieur de Roux de la Fare, rue de l’Eglife St. Jean.
Monfieur de Bioneau d’Eiragues, chez la Dlle. Billon,
rue du Refuge.
Monfieur de Glandeves Niozelle, rue du Séminaire ,
chez la Dlle. Avon.
Monfieur de Viguier de Merveille, chez Arnoux, à côté
de l’Hôtel des Princes.
Monfieur de R.enaud d’Allein , rue St. Michel.
Monfieur d’Albertas Velaux , chez M- de Lifie Grandville, aux Quatre-Dauphins.
Monfieur de Ponteves Giens, près St. Sauveur, chez M.
d’Anglefy.
Monfieur de Bernier de Pierrevert, chez M. d’Arnaud
de Vitrolles, au Cours.
Monfieur de Coriolis de Moifiac, rue de l’Eglife St. Jean.
Monfieur de Geoffroy du R ouret, rue Plate forme.
Monfieur de Villeneuve Eargemon, chez M. de Gourdon,
rue Plate-forme.
Monfieur de Bouchet de Faucon, à l’Hôtel St. Jacques,
Monfieur d’Albertas Albertas, place d’AJfcertas.
Monfieur d’Augufiine de Septemes, chez M. de Boniface,
rue de la porte St. Jean.

�8
Monfieur d’Arnaud de Vitrolles, au Cours.
Monfieur de Mazenod de Saint-Laurent, au Cours.
Monfieur de Thomas de Gignac, chez Madame Doneau,'
rue longue St. Jean.
Monfieur de Mongrand de la Napoule , à l’Inten­
dance.
Monfieur de Gautier de Ruftrel, chez Mr. Rofier, rue
des Orfèvres.
Monfieur Le Maître de Beaumont, à l’Hôtel de Valbelle.
Monfieur de Robineau de Beaulieu, rue St. Louis.
Monfieur d’Eyilautier de P rats, chez Mr. l’Abbé Decene,
rue Plateforme.
Monfieur de Commandaire de Saint-Giniez , chez Dutrenois, Tailleur, près les Carmes.
Monfieur de Perier de Clumans, au Pont-Moreau.
Monfieur de Cabres de Belcodene, rue Villeverte.
Monfieur de Lille Rouffillon, à l’Hôtel de La Tourd’Aigues.
Monfieur de Tuffet de Saint-Martin de Vaux.
Monfieur de Gautier d’Artigues, au Cours.
Monfieur de Thomafiin de Villargelles, chez Mr. Roman
Tributiis, rue d’Orbitelle.
Monfieur de Gralfe F o s , chez Mr. du Bar, rue longue
St. Jean.
Monfieur de Blanc de Cafiillon de Roquefort, au Cours.
Monfieur de Calamand de Confonoves, rue de l’Eglife
St. Jean.
Monfieur de Barel du Revefi.
Monfieur de Savornin des Ifles d’O r , chez M. Tronchin,’
Place des Prêcheurs.
Monfieur de Thoron d’Artignofc , rue de la Porte St,
Jean.
Monfieur de Villeneuve Trans , à l’Hôtel des Princes,
Monfieur de Thomas de la Vallette, chez M. Gérard,
au Pont-Moreau,
Monfieur

9
Monfieur d 'A g ay , à la Croix de Malte.
Monfieur de Barras Lanfac de T h o ard , à l’Hôtel Sr.
Jacques.
Monfieur de Boyer de Fonfcolombe La Molle, près Sr.
Sauveur.
Monfieur d’Audibert de Ramatuelle , près St. Sauveur.
Monfieur de Crozes de Lincel, rue du Bœuf, chez M.
Mille.
Monfieur de Boyer d’Eguillcs, près la place d’AJbertas.
Monfieur de Thoron de La Robine, chez Martin, rue
de la Monnoie.
Monfieur d’Aymar de Montmeyan , rue Villeverte.
Monfieur d’Efpagnet de S u e, près St. Sauveur.
Monfieur de Robert d’Ffcragnolle , chez le fieur Laporte,
Bijoutier.
Monfieur de Sades d’Eyguieres, chez M. Lieutaud, rue
Villeverte.

-Monfieur d’Autric des Baumettes, chez M. Rofier, rue
des Orfèvres.
Monfieur de Tournon de Banon, dans la maifon de M.
de Roufiet, rue de la Porte St. Jean.
Monfieur de Bonnet de la Baume , rue d’Orbitelle.
Monfieur de Chioufies de Villepeis, chez Seiilbn, Per­
ruquier, Place d’Albertas.
Monfieur d’Efmivy d’Auribeau , au Cours chez M. de
Moiflac.
Monfieur de Ripert de Barret, chez M. de Saint-Marc,
rue de la Miféricorde.
Monfieur de Barras de Melaii, rue
Monfieur d’Allard de Neoules, au Cours, chez Madame
du Cafteller.
Monfieur d’Alpheran de Sainte-Croix, près Sf. Sauveur.
Monfieur cfEfmivy de Forcalqueiret, au Cours.
Monfieur d’Albert St. Hypolite Dandon , près St. Sauveur.
Monfieur de Boifgelin de Peyrollcs, rue d’Orbitelle..
B

�10
Monfieur de Fougafie de la Bâtie de Cabanes, chez M.
de Lubieres, rue de la Comédie.
Monfieur de Ponteves La-Forêt, chez Topin , Tailleur,
rue du St. Efprit.
Monfieur de Félix Grignan du Muy , chez Madame de
Gueidan, au Cours.
Monfieur Dautane d’AUons, près les Carmes, chez Vanel.
Monfieur d’Aillaud de Meouilles, à la Croix de Malte.
Monfieur Perier de la Garde, à l’Hôtel St. Jacques.
Monfieur de Maurelet de la Roquette, au Cours.
Monlieur de Saporta de Montfallier , chez M. d’Anfouis,
rue d’Orbitelle.
Monfieur de Gautier du Poet du Vernegues, au Cours.
Monfieur de Demandolx la Palu, au Cours.
Monfieur de Blacas Carros, rue du College.
Monfieur de Suffren de Saint-Tropez , au Cours.
Monfieur de Collongue Caftellar, près St. Sauveur.
Monfieur de Gautier d’Eiguines, près la Porte NotreDame.
Monfieur de Lordonné d’Efparron, au Cours.
Monfieur de Félix du Muy Félix , rue des Cordeliers.
Monfieur de Ripert de Monclar, chez M. Mille, rue
d’Orbitelle.

TIERS-ETAT.
ARLES.
Onfieur du Roure , chez le fieur Mille rue des
T rois-Ormeaux.
Mr. Campan, idem.
A I X.
Monfieur de Demandolx la Palu, Maire, au Cours.
Monfieur Pafcalis, AlTeffeur, au Cours.

M

Monfieur Lyon de St. Ferreol, rue Villeverte.
Monfieur Gérard, rue du Ponr.
T A R 4 S C 0 N.
Mr. Teiflier de Cadillan, Chevalier de St. Louis, Maire
premier Conful, chez M. Emerigon, Procureur au Par­
lement, rue Plate-Forme. Mr. La Croix, fécond Con­
ful , idem.
F O R Ç A LQ U I E R .
Mr. MaifTe, Avocat, Maire premier Conful, au Cheval
d’Argent , rue Bellegarde.
SISTERON.
Mr. Reguis, Avocat, Maire premier Conful, rue d’O r­
bitelle
GRASSE.
Mr. Mougins de Roquefort, Maire premier Conful, au
Cheval d’Argent.
HIERES.
Mr. Pumen , avocat, Maire premier Conful, chez Ja
Dlle. Maifonneuve, rue St. Laurent.
DRAGUIGNAN
Mr. R eboul, Négociant, Maire troifieme Conful, chez
le fieur Creps, Place St. Honoré.
TOULON
Mr. de Ginefte, Brigadier des Armées navales, Cheva­
lier de St. Louis , Maire premier Conful, chez M*
le Commandeur de Treffemanes, rue St. Michel.
DIGNE.
Mr. de Barras , Maire premier Conful, chez la Dame
veuve Barquin.
B ij.

�13
chez Mr. Champfaud, Place au Fruit.
FRÉJUS.
Mr. Lambert , Do&amp;eur en médecine , Maire premier
Conful , à la Croix de Malthe.

CA S T E LL A N E .
Mr. Simon, Bourgeois, Maire premier Conful, chez le
fieur Arquier, rue des Orfèvres.
A PT.
Mr. Clemens , fieur de Fontienne, Maire premier Con­
ful , chez M. le Comte de Forbin, rue de la Monnoye.
SAINT-MAXIMIN.
Mr. de Baux, Maire premier Conful, à l’Auberge No­
tre-Dame, près la Porte St. Jean.
BRIGNOLLES.
Mr. Charles, Bourgeois , Maire premier Conful, à la
Croix de Malthe.
B ARJOLX.
Mr. Boyer, Maire premier Conful, chez le fieur Terras,
près le Levrier.
A N N O T.
Mr. Beroard , Notaire royal , Maire premier Conful,
chez Madame Paris d’André , rue du Séminaire.
COLMARS
Mr. Barbaroux, Maire premier Conful, à l’Auberge des
deux Juments, au Fauxbourg.
SE FNE.
Mr. Savournin , Notaire royal, Maire premier Conful,

RIEZ.
Mr. Poitevin, Maire premier Conful, chez Madame
Paris d’André, rue du Séminaire.
P E R T U I S.
Mr. Bonnaud, Do&amp;eur en Médecine, à l’Auberge du
Cheval d’argent.
M A N O S QUE.
Mr. de Vacher, fieur de Saint - M artin, Maire premier
Conful, rue du Pont-Moreau.
L O R G U ES.
Mr. Ganfin, A vocat, Maire premier Conful , chez la
Dlle. Ifabeau, rue du Séminaire.
A U P S.
Mr. Roubaud, Avocat, Maire premier Conful, à l’Au-^
berge du Mouton couronné.
SAINT-REMI.
Mr. Pelifîîer , Dotteur en Médecine, Maire premier
Conful, à l’Hôtel des Princes.
RE ILLANE.
Mr.d’Ermitanis, Bourgeois, Maire premier Conful, chez
M. Eymon, Procureur au Parlement, rue des TroisOrmeaux.
L E S M É E S.
Mr. Salvator, A vocat, Maire premier Conful, chez Mr.

�K

15
14
. . .
de Mirabeau, Confeiller au Parlement, rue St. Michel.
T

A N T I B E S.
Mr. Bonneaud, Bourgeois, à l’Auberge de Notre-Dame,
rue Porte St. Jean.
VA LE N S OLLE.
Mr. Bœuf, Bourgeois, Maire premier Conful, chez Mr,
Pelegrin, rue des Cardeurs.
L A M B E S C.
Mr. de Chaps de Chapuis de Pierredon, chez Mr. Perret,
derrière l'Hotel* de-Ville.
T R E T S.
Mr. Durand, Bourgeois, Maire premier Conful, chez la
Dlle. Nanon, rue de St. Joachim.
CU E RS .
Mr. Olivier, Bourgeois, Maire premier Conful à l’Au­
berge Notre-Dame, rue Porte St. Jean.
R I A NS.
Mr. Le Brun de la Valere, chez Mr. le Préfident de la
Calade, rue du Pont-Moreau.
OLLIOULES.
Mr. Sauve , Maire premier Conful, à l’Auberge de la
Mule Noire.
MARTIGUES.
Mr. Martin, Notaire royal , Maire premier Conful, cher
M. Sube, Procureur au Sicge, rue du St. Efprit.

DÉPUTÉS

DES

VIGUERIES.

A IX.
Mr. Lyon de Saint-Ferreol, rue Villeverte.
TARASCON.
Mr. Durand-Maillanne, Avocat, à l’Hôtel des Princes.
FORCALQUIER.
Mr. Rafpaud, Bourgeois, chez M. Sicard, rue du St.
Efprit.
SISTERON.
Mr. Blanc, A vocat, chez M. de Saifieux, rue d’Orbitelle.
GRASSE.
Mr. Girard, Avocat, à l’Auberge du Mouton Couronné,
rue Porte St. Jean.
HIERES.
Mr. Colin, chez le fieur Silvy, près l’Hôtel St. Jacques.
DRAGUIGNAN.
Mr. Colomp , Avocat , à l’Auberge du Mouton Cou­
ronné, rue Porte St. Jean.
TOULON.
Mr. Martin, Bourgeois, à l’Auberge Notre-Dame, rue
Porte St. Jean.
DIGNE.
Mr. Audibert, A v o ca t, à l’Auberge du Cheval d’Argent, rue Bellegarde.
S A I N T - P AUL.
Mr. Eufiere , Notaire r o y a l , à l’Auberge de la Mule
Noire..

�ï6
M 0 U S T 1 E RS.
Mr. Bourret, A vocat, 8c Notaire ro y a l, chez Frefle,
Traiteur, petite rue St. Jean.
CASTELLANE.
Mr. Juglar, Avocat, chez le fieur Arquier, rue des Or­
fèvres.
A P T.
Mr. de Gondon, Chevalier de St. Louis, chez M. du
Pignet Guelton, Confeiiler au Parlement, rue d’Orbitelle*
SAINT-MAXIMIN.
Mr. Pignol, Avocat, chez Cabaret, Marchand de verre,
rue des Cordeliers.
BRIGNOLES.
Mr. Daulaux, Avocat, à l’Auberge de la Croix deMalthe,
BXRJOLS, .
Mr. Garnier, Avocat, chez M. Gaftin, Procureur au
Parlement, rue Porte St. Jean.
ANNOT.
Mr. Sauvan, Notaire r o y a l, chez la Dame Paris d’André,
rue du Séminaire.
COL M A R S .
Mr. Aillaud, à l’Auberge des deux Juments au Fauxbourg,
SE FNE.
Mr. Saunier, à l’Auberge du Palamard vieux.
LES VALLÉES.
M. Gérard, Avocat, rue du Ponr.
OFFICIERS.

17

O FFIC IER S

D E LA. P R O V I N C E .

Monfieur P in , Tréforier des Etats, rue Porte St. Jean.
Monfieur de Regina, Greffier des Etats, rue St. Sauveur,
près la Porte d’Orbitelle.
r-

Monfieur Ricard, Greffier des Etats, rue Bellegarde,
Monfieur Blanc, Agent des Etats, rue du Pont.

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                  <text>Ouvrages imprimés édités au cours des 16e-20e siècles et conservés dans les bibliothèques de l'université et d'autres partenaires du projet (bibliothèques municipales, archives et chambre de commerce)</text>
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                <text>Contrôle des logemens de nosseigneurs des Etats de la province de Provence, assemblés à Aix le 31 décembre 1787</text>
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                <text>Gibelin-David, Barthélemy (1747-1831 ; imprimeur-libraire)</text>
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                <text>Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence), cote RES 34519/D</text>
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                <text>Liste des logements attribués aux représentants de l'Eglise, de la noblesse, du Tiers-Etats, et autres officiers réunis en assemblée  à Aix</text>
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                    <text>PROCES-VERBAL
L’A S S E M B L É E

GÉNÉRALE

D E S

GENS D U
DU

PAYS

TIERS- ÉTAT
ET

COMTÉ

D E

PROVENCE,
Convoquée , par autorité &amp; permijjion de Sa Majefté , en la ville
de Lambefc , au quatrième Mai iyS 8 .
e'fu/
•Jf!)

r.C, in

A

A I X ,

fiel Imprimerie de B. G ibelin -D a vid , &amp; T. E m eric -Da v i d ,
Avocats, Imprimeurs du Roi &amp; des États de Provence,
M. D C C . L X X X V I I I .

�( t£ S

AS S E MB L É E G É N É R A L E
Des Gens du Tiers-Etat du Pays St Comté de Provence ^
convoquée à Lambefc au quatrième Mai mil fept cent qua­
tre-vingt-huit, pour commencer le lendemain cinquième, par
autorité St permiffion de S a M ajesté , St par mandement
de MM. les Maire Confuls , AfiefTeur d’Aix , Procureurs
des Gens des Trois Etats du Pays St Comté de Provence;
auquel jour cinquième Mai mil fept cent quatre-vingt-huit, pardevant Monfeigneur C harles Jean-Baptiste des Galo is ,
Chevalier , Marquis de Saint-Aubin , Vicomte de Glené ,
Seigneur de La Tour , Bourbon - Lancy , Chezelles - Dompierre, 8t autres Lieux , Conseiller du Roi en tous Tes Confeils, Maître des Requêtes honoraire de Ton Hôtel , Pre­
mier Préfident du Parlement d’Aix , Intendant de Juftice ,
Police 8t Finances en Provence , CommilTaire nommé par
Sa Majefté pour autorifer ladite Affemblée. Ont étépréfens;

I

«i

MM. Pierre-Louis Demandolx de la Palu , Chevalier,
Seigneur, Marquis de la Palu , Meyrefte St autres Lieux.
Jean-Jofeph-Pierre Pafcalis, Avocat en la Cour; Jofeph
Lyon de Saint-Ferreol , Maire Confuls, AffeiTeur d’Aix ,
Procureurs des Gens des Trois Etats du Pays St Comté ds
Provence.
MM. Jofeph - Antoine de Barreme, Chevalier de l’Ordre
A ij

I H 11
V - '

h

$ Mf t l

F-

�4

R oyal 8c Militaire de St. L ouis, 8c Louis Boutard , Maire
premier 8c fécond Confuls 8c Députés de la Communauté
de Tarafcon.
M. Antoine-Roch NeViere , Avocat en la Cour, Maire
premier Conful Sc Député de la Communauté de Forcalquier.
M. Claude-Louis Reguis , Avocat en la C o u r, Maire
premier Conful 8c Député de la Communauté de Sifteron.
M. Jean-Jofeph Mougins , Sieur de Roquefort, Avocat
en la Cour , Maire premier Conful 8c Député de la Com­
munauté de GrafTe.
M. Jofeph-François-Bernard, Bourgeois , Maire premier
Conful 8c Député de la Communauté d’FIieres.
M. Jofeph Gravier de Fos , ancien Officier d’infanterie,
Maire premier Conful 8c Député de la Communauté de
Draguignan.
M. Louis-Charles Lentier de Villeblanche , ancien Commifiaire-Contrôleur de la Marine , Maire premier Conful
8c Député de la Communauté de Toulon.
M. François Colomb du Villard, Licencié ez Droits,
Maire premier Conful 8c Député de la Communauté de
Digne.
Mi Gafpard-Bernard, Bourgeois, Maire premier Conful
8c Député de la Communauté de Saint-Paul.
M. François R.ebory, Do&amp;eur en Médecine , Maire
premier Conful 8c Député de la Communauté de Mouftiers.
M. Louis-Honoré Simon, Maire premier Conful &amp; Dé­
puté de la Communauté de Cafellanne.
M. Claude-Antoine-Gabriel Dubois de Saint-Vincent, an­
cien Major d'infanterie, Chevalier de St. Louis, Maire,
premier Conful 8c Député de la Communauté d’Apt.
M. Marc Bonnaud, Avocat en la C ou r, Maire premier
Conful 8c Député de la Communauté de Sâint-Maximin.
. M. Jofeph-Pierre-Jean-Baptifle Maquan , Avocat en la
Cour, Maire premier Conful 8c Député de la Communauté
de Brignoles.

5

M. Jofeph Vachier, Avocat en la Cour, Maire premier
Conful 8c Député de la Communauté de Barjols.
M. Jacques Verdollin, Avocat en la Cour, Maire pre­
mier Conful 8c Député de la Communauté d’Annot.
M. Jean-Dominique Giraud, Avocat en la Cour, Maire
premier Conful 8c Député de la Communauté de Colmars.
M. Jofeph-Antoine Tiran, Do&amp;eur en Médecine , Maire
premier Conful 8c Député de la Communauté de Seyne.
M. Charles-Pierre Reynaud, Marchand, Maire troifieme
Conful 8c Député de la Communauté de Fréjus.
M. Balthafard Efmiol, Maire premier Conful 8c Député
de la Communauté de Riez.
M. Dominique Silvy , Doéfeur en Médecine, Maire pre­
mier Conful 8c Député de la Communauté de Pertuis.
M. Jofeph-Antoine de Sauteiron , ancien Officier d’in­
fanterie, Maire premier Conful 8c Député de la Commu­
nauté de Manofque.
M. Dominique-Nicolas-Felix de Eroquery, Maire pre­
mier Conful 8c Député de la Communauté de Lorgues.
M. Louis Thadey , Avocat en la Cour , Maire premier
Conful 8c Député de la Communauté d’Aups.
M. Dominique-Jofeph Conftans, Maire premier Conful
&amp; Député de la Communauté de Saint-Remy.
M. Clemens - Yves Ifnard, Notaire R o y a l, Maire pre­
mier Conful 8c Député de la Communauté de Reillanne.
M. Jean-Jofeph Pvoman , Avocat en la Cour, Maire pre­
mier Conful 8c Député de la Communauté des Mées.
M. Jacques Bernard, Bourgeois, Maire premier Conful
k Député de la Communauté d’Antibes.
M. Pierre-Paul Jaubert de Fontvive, Avocat en la Cour,
Maire premier Conful 8c Député de la Communauté de
I.ambefc.
iM. Jofeph Mouton, Négociant, Maire troifieme Conful
k Député de la Communauté de Valenfole*
M. Jean - Baptifte Baux
Bourgeois, Maire premier

�6
Conful &amp; Député de la Communauté de Trets.
M. Jean-Jofeph Bourgogne , Doéteur en Médecine, Maire
premier Conful &amp; Député de la Communauté de Cuers.
M. Jean-Honoré-Elzear de Defidery, Chevalier de l’Or­
dre royal &amp; Militaire St. Louis, Maire premier Conful &amp;
Député de la Communauté de Rians.
M. Pierre Decugis, Bourgeois, Maire premier Conful &amp;
Député de la Communauté d’Ollioules.
M. Jean-François de Romans, ancien Chevau-leger de la
garde ordinaire du R o i, Maire Conful &amp;. Député de la
Communauté de Martigues.
M. Etienne Payan , Avocat en la Cour, Maire premier
Conful du lieu de St. Charnas, Député de la Viguerie
d’Aix.
M. André Pelifîier, Do&amp;eur en Médecine de la ville de
Saint-Remy, Député de la Viguerie de Tarafcon.
M. Jean-Jofeph Paillier, Notaire Royal du lieu de Ba*
non, Député de la Viguerie de Forcalquier.
M. Jofeph Bucelle , Notaire royal du lieu de Turriés,
Député de la Viguerie de Sifteron.
M. Pierre-Paul André, Bourgeois, Maire premier Conful
de la ville de Vence, Député de la Viguerie de Grafle.
M. François-Hiacinthe R u e l , Notaire royal &amp; Greffier
de la Communauté du lieu de Belgencier, Député de la
Viguerie d’Hieres.
M. Jofeph-François Pafcal , Doéleur en Médecine du
lieu des Arcs , Député de la Viguerie de Draguignan.
M. Thomas Martin, Bourgeois du lieu de la Valette,
Député de la Viguerie de Toulon.
M. Benoît Salvator, Avocat en la Cour, de la ville des
Mées , Député de la Viguerie de Digne.
M. Jofeph Blacas , Maire premier Conful de la Com­
munauté de Villeneuve, Député de la Viguerie de St. Paul.
M. Antoine Courbon , Notaire royal du lieu de Roumoules, Député de la Viguerie de Muuftiers.

7

M. Henri Juglar , Avocat en la Cour , Maire premier
Conful de la Communauté de Saint-André , Député de la
Viguerie de Caftellanne.
M. André-Antoine-Jofeph Jouve, Maire premier Conful
du lieu de Gordes, Député de la Viguerie d’Apt.
M. Antoine Blanc , Maire premier Conful de la Com­
munauté de Tourves, Député de la Viguerie de St. Maximin.
M. Clair-Honoré O livier, licencié ez droits, Maire pre­
mier Conful du lieu de la Roque-Brufianne , Député de
la Viguerie de Brignolle.
M. Jean-Marcel Berrut, Bourgois du lieu de Pontevès,
Député de la Viguerie de Barjols.
M. Bonnaventure B oyer, Maire premier Conful de la
Communauté de Thorame-Haute , Député de la Viguerie
de Colmars.
M. Laurent Bayle , Avocat , Maire premier Conful du
lieu du Vernet , Député de la Viguerie de Seyne.
En abfence du Député de la Viguerie d’Annot.
’ O nseigneur des G alois , Chevalier, Marj quis de Saint-Aubin , Vicomte de Gléné ,
Seigneur de La T o u r, Bourbon - Lancy ,
| Chezelles-Dompierre , &amp; autres lieux, ConJ feiller du Roi en tous fes Confeils, Maître
des Requêtes honoraire de fon H ôtel, Pre­
mier Préfident du Parlement d’Aix , Intendant de Juftice ,
Police &amp; Finances en Provence , Commiflaire de Sa Majçfté en la préfente AfTemblée, a dit :
MM.
Le Roi s’eft rendu au vœu de fes Peuples: plufieurs
Provinces jouiffent déjà de ces Aflemblées nationales où les
Trois Ordres , maintenus dans un fage équilibre , dirigent
au bien public le zele &amp; l'activité du patriotifme.

�8
Dans cette heureufe révolution , la Provence avoit à defirer le retour à Ton antique Conftitution: Sa Majefté,en
convoquant les Etats dans la forme conftitutionnelle, vous
a rendu tous les droits dont vos peres avoient joui.
Ce bienfait allure 8c garantit la profpérité de la Province.
Pour remplir cet objet, les Etats fe font occupés de tout
ce qui tient à futilité publique. Ils ont obtenu des dimi­
nutions inattendues fur des contributions néceflaires. Ils ont
pôle les bafes d’une fage économie. Ils ont pris de jolies
mefures pour étouffer jufques dans leur germe ces longues
8c anciennes contelldtions qui divifent les Ordres, qui font
le malheur de tous.
II eut été à delîrer qu’un commun accord eût préparé &amp;
confommé le grand œuvre de 13 félicité publique. L ’amour de
la Patrie devoit opérer ce concert 11 intéreliant 8c fi nécef*
faire. Une confiance entière 8c réciproque devoit réunir des
citoyens que leur véritable intérêt ne peut féparer.
Sa Majeflé avoit annoncé que les Mémoires relatifs aux
queflions qui dévoient être agitées dans les Etats, feroient
examinés dans fon Confeil. Vous avez déliré de porter vos
réclamations directement aux pieds du Trône. Notre follicitude a prévenu vos demandes, 8c la permifîion de vous
alfcmbler étoit déjà accordée..
Profitez des bontés de Sa Maiefté. Fixez les objets de
réclamation qui doivent ê;re mis fous fes yeux. Occupezvous de l’intérêt des Cités , cherchez à le concilier avec
vos loix nationales, n’oubliez jamais que l’amour de l’Ordre,
l’attachement à votre Conftitution , &amp; l’union la plus par­
faite , font les vrais garans du bonheur public. Conformezvous aux intentions du meilleur des Rois. Repofez-vous
fur fon amour pour fes Peuples. C ’eft le moyen de juflilier

fa

9

fa confiance. La fagefle de vos Délibérations
peut feule me donner l’avantage de concourir
au fuccès de vos vues. Vous connoiffez mon
zele pour vos intérêts. Je me flatte de vous en
avoir donné des preuves. Il ne fe démentira
jamais.
Obligé par état de protéger les Communautés,
défaire valoir leurs droits légitimes, d’appuyer
leurs jufles réclamations, un double lien m’unit
à vous: mon devoir 8c mes fentimens.
M. Pafcalis, AlTelTeur d’A ix , Procureur du
Pays, a dit :
MM.
Un Roi julte 8c bienfaifant nous rappelle à
notre ancienne Conflitution : fans cefle occupé
du bonheur de fes peuples, il rend à la Nation
l’exercice de ce droit antique trop long-tems
fufpendu, 8c qui fait concourir, pour ainfi dire,
chaque Citoyen à l’adminiAration de la chofe
publique.
Ces Aflemblées nationales, dont il ne nous
reftoit que le fouvenir, qui relferrent le lien
focial,qui rapprochent le fujet du Souverain,
qui facilitent l’accès du Trône j quî par les repréfentations fucceflives des Communautés aux
Vigueries, 8c des Vigueries aux Etats, peuvent
affurer le fuccès de la réclamation d’un Ample
Particulier j- qui veillent fans celle au maintien
des priviltges du Pays, qui par la réunion des
forces 8c des lumières des différens Ordres,
B

�10
donnent au Souverain des preuves plus, décifives
de zele, d’attachement 8c de fidélité, 8c qui par
cela même en reçoivent des témoignages plus
dire&amp;s de prote&amp;ion 8c de bienfaifance ; ces
Afiemblées nationales, dont nos peres s’honoroient, ont été enfin rétablies, 8c nous avons
vu, avec attendrifiement, tous les Ordres &amp; tous
les Membres qui les compofent en témoigner
leur fatisfa&amp;ion
8c leur reconnoifiance.
.!(
* - r - .m i
Les deux premiers Ordres , privés depuis
long-tems du concours à l’Adminiftration pu­
blique , y ont été enfin appellés, 8c le liers
privé du fecours de leur crédit, de leurs lu­
mières 8c de leurs connoiffances, fera déformais
à même d’en profiter. Notre Adminiftration de
chaque Ordre, difpofant féparément fur fes in­
térêts privés par les repréfentans de chacun
d’eux, qui languilToit dans une efpece de lé­
thargie, qui étoit moins l’Admimftration de la
Nation , que l'Adminiftration particulière de
chacun des Ordres qui la compofent, rellufcite,
prend un nouvel efior, St. redevient ce qu’elle
étoit, nous ofons dire, dans le principe de la
formation des fociétés.
Elle a même cet avantage que l’accroifiement
des lumières, l’expérience 8c la fagtfie du Gou­
vernement la garantifient des erreurs dont il
étoit difficile de fe défendre dans des fiecles
de barbarie 8c d’ignorance.
Voilà donc la Nation heureufement réunie
en Corps d’Etat ; la voilà juuifiant de cette
efpece de Confiitution, libre par efience, en-

i i
core plus fibre par l’ufwge modéré qu’elle fait
de fa liberté, offrant au Souverain l’hommage
libre d’un tribut volontaire; exempte de toute
Contribution; confultant moins fes forces que
fon amour pour fes Souverains dans la fixation
des tributs qu’exige le maintien de l’harmonie
générale ; affranchie de toute efpece de joug
perfonnel, tels que la corvée 8c autres impôts
dépareille nature relégués dans les Pays d’élec­
tion; ne connoiffant d’autre charge que celle
des fonds, 8c en allégeant le fardeau par le
choix des moyens qui peuvent en faciliter la
levée, 8c qui, mieux à la convenance de chaque
Communauté, font les moins onéreux au peu­
ple. Voilà enfin la Nation véritablement repré­
sentée par le concours de tous les Ordres qui
la compofent, 8c heureufement rendue au vœu
que nos peres avoient fi fouvent porté aux
pieds du Trône.
Quelle ne doit pas être notre reconnoifiance
pour un bienfait de cette importance ! Le Sou­
verain, qui s’en repofe aujourd’hui pour l’Adminiftration du Pays fur le Pays lui-même,
pouvoit-il donner une preuve de confiance
plus intime, 8c. un témoignage d’affe&amp;ion plus
décidé ?
Je fais, M M ., qu’un préjugé, qui n’avoit
peut être que trop gagné dans l ’efprit de cer­
tains membres du Tiers, n’envifageoit pas le
rétablifiement des Etats fous fon véritable rap­
port ; que la fagefie de l’Adminiffration des
Communes qui avoit mérité leloge de tous les
Publiciftes, en impofoit ; 8c que l ’on regardoiî
B ij

", ■^ «

i ijr
1*4 •,v
Z• ‘
3^ V. ,

�12

comme dangereux tout changement dans une
Adminiftration économique 8c tranquille.
Mais ces vues, refferées dans le cercle de
l’adminiffration des Communes , ne s’élevoient
pas jufqu’au bien général. On n’envifageoit que
l’intérêt d’un Ordre ; 8c c’eft de l’intérêt du
Pays qu’il faut s’occuper. On laiffoit le Tiers
livré à fa propre foiblelTe ; &amp; fa foibleffe a
nécelTairement befoin d’appui.-On comptoit fur
le zele des Adminiftrateurs ; 8c ce zele, quoi­
que héréditaire, toujours également a&amp;if, ne
préfente pas toujours les mêmes moyens. Ce
n’eft que dans la réunion des Ordres, que l’on
peut trouver ce concours de lumières, de force,
8c de reffources fi néceffaires au luftre de la
Nation.
Si tous les Ordres concourent à l’Adminiftration , tous les Ordres feront intéreffés à en
maintenir l’harmonie ; le fort viendra au fecours du foible, le riche au fecours du pauvre,
8c le patriotifme échauffant tous les cœurs, l'in­
térêt perfonnel difparoîtra, Sc le bien du Pays
en devenant l’idole , deviendra auffi la raifon
de toutes fes démarches.
Notre régime ne préfentera pas, fi l’on veut,
dans l’inftant de fa refurre&amp;ion , l image de la
perfection. Les efprits ne feront pas encore
affez animés ou pénétrés de l’idée du bien
commun ; le mur de féparation , qui fembloit
élevé entre les différens Ordres , ne fera pas
abfolument franchi; les intérêts croifés, les an­
ciens préjugés des différens Ordres, leur mé«

V?
fiance refpe&amp;ive, réfultat néceffaire de l’état de
guerre dans lequel ils vivoient, ne permettront
pas d’afpirer fubitement à cet accord 8c à cette
union fi defirables pour le bien de tous. Mais
le tems, la réflexion , l’intérêt commun , les
leçons falutaires du Gouvernement, les avis pa­
ternels du Magifirat, qui, depuis plus de qua­
rante années, confacre fes veilles à notre bo­
nheur, les principes du Prélat qui a régénéré
notre Adminiftration, vivifié notre Agriculture
&amp; notre Commerce , franchiront bientôt ces
difficultés du moment, 8c vous jouirez en paix,
dans une union fraternelle, des avantages des
Pays d'Etat dans toute leur plénitude.
Commençons donc de nous bien pénétrer ,
pour notre propre intérêt, de la nécefiité du
rétabliffement des Etats, 8c d’après ce fentiment
intime, montrons-nous dignes de ce bienfait
par la fageffe de nos démarchés.
Si nous nous permettons quelque réclama­
tion, que ce ne foit que fur des objets utiles,
fans oublier les égards 8c le refpeêl qui font
dus aux deux premiers Ordres. Notre modéra­
tion 8c notre fageffe donneront un nouveau
poids à notre réclamation. C ’efi fur-tout par
notre foumiffion 8c par notre retenue, que nous
mériterons d’être écoutés.
Expofons notre fituation avec franchife, con­
fiance, 8c vérité; prouvons que nos efforts font
au-deffus de nos facultés; penfons &amp; difons
comme nos peres en mil cinq cent foixante-dixhuit, que nous fommes prêts à facrifier à Sa

�*4

Majejlé nos biens , nos femmes , nos enfans. Et
en nous comportant en enfans fournis 8c refpe&amp;ueux , le cœur bienfaifant de Sa Majefté
nous traitera en pere.
Me. de Regina , Greffier des Etats, a fait
le&amp;ure des Lettres de Cachet, des Lettres pa­
tentes 8c du Mémoire du Roi pour fervir d’inftru&amp;ian, dont la teneur fuit :
DE P A R LE R O I , C O M T E DE PROVENCE.

T res-chers et bien amés , Effimant à propos
d’ordonner la convocation de l’Ordre du TiersProcureurs du Etat de notre Pays 8c Comté de Provence, à
Pays.
l’effet de délibérer fur différens objets relatifs
audit Ordre, qui ont été traités dans l’Affemblée
des Etats de notredit Pays St Comté , St nous
faire, fur lefdits objets , toutes repréfentations
utiles St convenables, nous vous faifons cette
lettre, pour vous dire que vous ayiez à con­
voquer les Çonfuls St autres Membres dudit
Ordre qui doivent affiffer à ladite Affeinblée,
que nous voulons être tenue à Lambefc le quatre
Mai prochain; à l’effet de quoi vous donnerez
au Corps des Vigueries les avertiffemens néceffaires, pour qu’ils aient à nommer leurs Dé­
putés à ladite Affemblée. Si n’y faites faute,
C ar tel eff notre plaifir. D onné à Verfailles
le vingt-neuf Mars mil fept cent quatre-vingthuit , figné LOUIS. E t plus bas , LE BARON DE
lettre du Roi

à M M. Les

B reteuil ,
E t au dos efi écrit : A nos très-chers &amp; bien
amés les Procureurs de notre Pays St Comté de
Provence*

TRÉS-CHERS ET BIEN AMÉS , ayant jugé à pro- Lettre du Roi
pos de vous convoquer, à l’effet de délibérer fur à l'AJfemble'i,
différens objets, relatifs à votre ordre'qui ont
été traités dans TAffemblée des Etats de notre
Pays 8t Comté de Provence, 8c nous faire fur
lefdits objets, toutes repréfentations utiles 8c con­
venables, nous avons chargé le fieur de La
Tour, Premier Préfident de notre Cour de
Parlement d’A ix , 8c Intendant de Police, Juftice 8t Finances en notredit Pays Sc Comté ,
de tenir ladite Affemblée, 8c de recevoir les
Mémoires 8c repréfentations que vous croirez
être dans le cas de nous adreffer, pour, enfuite
nous les faire paffer, 8c être par nous ordonné
ce qu’il appartiendra. A cette caufe, nous vous
mandons d’avoir , en ce que ledit fieur de La
Tour vous dira de notre part, la même créance
que vous auriez en notre propre perfonne. Si
n’y faites faute, C ar tel eff notre plaifir. D onné
à Verfailles le vingt-neuf Mars mil fept cent
quatre-vingt-huit, figné , LOUIS. E t plus bas,
le

Baron de B reteuil .

Et au dos efi écrit: A nos très-chers St bien
amés les Gens du Tiers-Etat de notre Pays 8c
Comté de Provence.
Cotnmijfon n
L O U I S , par la grâce de Dieu, Roi de AL de La four.
France 8c de Navarre, Comte de Provence,
Forcalquier 8c Terres adjacentes, à notre amé
Si féal Confeiller en nos Confeils le fieur de
Ta Tour , premier Préfident en notre Cour de
Parlement d'Aix, 8c Intendant de Juffice, Po­
lice 8c Finances en notre Pays 8c Comté de

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Provence, falut. Nous avons jugé à propos
d’ordonner la convocation de l’Ordre du TiersEtat de notredit Pays 8c Comté, à l’effet de
délibérer fur différens objets relatifs audit Or­
dre, qui ont été traités dans l’Affemblée des
Etats de notredit Pays 8c Comté, 8c de nous
faire, fur lefdits objets, toutes repréfentations
utiles 8c convenables ; 8c voulant que ladite Affemblée foit tenue par une Perfonne de qualité
requife $ à ces caufes, nous vous avons com­
m is, ordonné 8c député, 8c par ces préfentes,
/ignées de notre main, commettons, ordonnons
8c députons, pour, en notre nom 8c repréfentant notre Perfonne , tenir ladite Aifemblée, que
nous avons fixée à Lambefc au quatre du mois
de Mai prochain , 8c faire en icelle tout ce qui
pourra être du bien de notre fervice, 8c de
l’intérêt de notredit Pays 8c Comté, C ar tel elt
notre plaifir. D onné à Verfaillesle vingt-fixieme
jour du mois de Mars, l’an de grâce mil fept
cent quatre - vingt - huit, 8c de notre régné le
quatorzième. Signé, LOUIS. E t plus bas : par
le R o i, Comte de Provence. L e B aron df.
B r e t e u il .
Mémoire du M Ê M O I R E D U R O I pour fcrvir d’inftruclion
au J[cur de p a Tour , Confeiller de Sa Majcjlé
^
Confeils , Premier Préfident en fa Cour
pfKe* °'nrnLd
de Parlement d’A ix , &amp; Intendant de Jujlice,
Police &amp; Finances en fon Pays &amp; Comté de
Provence.
Roi pour fervir
dmfiruchon a

Sa Majeffé ayant accordé l’Aflemblée des
Communautés à la demande qui en avoit été
formée, pendant les derniers Etats , par fes
Commilfaires,

r7

Commiffaires , charge le fieur de La Tour, fon
Commiilaire , de déclarer fes intentions à l’Af­
femblée.
Su Majeffé avoit convoqué les derniers Etats
dans leur forme ancienne 8c conffiturionnelle ,
pour être tenus, pendant toute la durée de leurs
féances, dans la même forme dans laquelle ils
avoient été convoqués. Elle avoit defiré que
l’Ordre de la NoblefTe confentît à fe réduire ,
enforte que les voix des deux premiers Ordres
fuffent égales à celles du Tiers-Etat.
Elle avoit entendu , félon les propres termes
de fes inffrudfions , qu’il ne feroit rien chargé
à la formation des Etats dans tout ce qui n’avoit point de rapport à la proportion des voix
des différens Cidres.
Sa Majeffé a vu avec fatisfaftion que les Dé­
libérations des Etats, fur la formation des Etats
à venir , avoient rempli l’objet de fes inffructions, 8c n’en avoient point paffé les bornes.
Le Clergé même a renoncé à l’augmentation
du nombre de fes membres, autorifée par les
inftruftions.
Le nombre du Tiers-Etat eft reffé le même,
félon fon ancienne Conffitution.
La NcblefTe feule a fupporté une rédu&amp;ion
confidérable , 8c cet Ordre , affemblé après la
clôture des Etats, a exercé le droit qui lui ap­
partient , de régler l’ékêtion de fes repréfen^

�i8
tans, en fixant le nombre marqué par les inftru&amp;ions du Roi , &amp; les Délibérations des
Etats.
Sa Majefié avoit indiqué pour les Etats de
Provence la même proportion que des raifons
de juftice St de convenance lui ont fait adop­
ter pour toutes les Ailem.blées provinciales , &amp;
elle ne penfe pas qu’il y ait des raifons pour
établir en Provence une autre proportion que
dans les autres Provinces du Royaume.
Sa Majefté déclare en conféquence, qu’elle
confirme St autorife la Délibération des Etats fur
la formation des Etats à venir ; qu’elle donne fon
agrément au refus fait par le Clergé , de l’aug­
mentation ptopofée par fes infiruétions aux der­
niers Etats j St qu’elle maintient la NoblefTe dans
le droit d’élire librement St volontairement fes
repréfentans aux Etats, fans que le Tiers-Etat
puilTe exercer un autre droit, relativement à la
repréfentation des deux premiers Ordres, que
celui d’en connoître le nombre , à l’effet qu’il
n’excede pas celui des Députés du Tiers ayant
voix délibérative.
Sa Majefié eft inffruite que les Etats n’ont
cru devoir rien changer au tour de rôle des
Députés des Vigueries, jufqu’à ce que les Com­
munautés eufient été confultées , St qu’ils ont
délibéré une lettre circulaire adrefiee à toutes
les Communautés. Il eft indifpenfable que les
Communautés donnent leur réponfe par écrit,
avant d’y rien changer. L ’Afiemblée des Com­
munautés peut faire fes obfervations fur la né-

l9

cefHté nu l’utilité de modifier ou d’abolir le
tour de rôle, fans pouvoir y délibérer.
Sa Majefié autorife également l’Afiemblée à
mettre fous fes yeux les raifons relatives a l’établifïemçnt d’un Syndic des Communautés ,
fans qu’elle puifie procéder à fa nomination ;
Sa Majefté fe réfervant de décider , s’il y a
lieu à rétablir cette place , après qu’elle aura
entendu fur cet objet les raifons des différens
Ordres.
Sa Majefié charge ledit fleur de La Tour
de déclarer à l’Afiemblée, i°. qu’elle peut avoir
fon recours, foit auprès de Sa Majefié, foit
pardevant les prochains Etats généraux, fur les
objets délibérés dans les derniers Etats , fans
quelle puifie faire aucune protefiation contre
les délibérations des Etats généraux du Pays.
2°. Qu’elle ne doit s’occupper que des objets
des délibérations des Etats qui peuvent intéreffer le Tiers-Etat, fans qu’elle puifie délibérer
directement ni indirectement fur tout autre ob­
jet , fous prétexte de corrélation ou de con­
nexité.
3°. Que les Mémoires, qui feront déterminés
par l’Affemblée , doivent être remis au Sr. de
La Tour, qui les fera parvenir à Sa Majefié,
laquelle fera connoître fes intentions.
Sa Majefié recommande au furplus au Sr. de
La Tour, d’employer les voies de fagefie &amp;
de fermeté qui peuvent être utiles ou nécefiai,
C ij

�20
res pour infpirer Pefprit d’ordre , 5c maintenir
la tranquilité dans l’Aflemblée.
Fait 8c arrêté par le R o i, étant en Ton Con*
feil tenu à Verfailles , le dix Avril mil fept
cent quatre - vingt - huit. Signé LOUIS. Et plus
bas , le B aron de B reteuil .
Mr. Pafcalis, AfiefTeur d’A ix , Procureur du
P
a
y s, a dit :
par A 1. / ’ ÀJefRelation faite

Jeur d A i x }
Procureur du
Pays.

La juflice du Souverain permet aujourd’hui
que le Tiers-Etat, inftruit des délibérations de
l’AUemblée des Etats, 8c de tous les autres objets
qui y ont été référés , veille à la confervation
de fes droits, 8c préfente fes très-humbles Ap­
plications aux pieds du Trône.
Quoique le Procès - verbal de l’AfTemblée
des Etats ait été publié, 8c que chacun de vous
ait pu s’inftruire de tout ce qui y a été référé,
nous allons, dans une briéve analyfe , vous
rappeller la marche des opérations 8c les prin­
cipales difpofitions.
Nous fupprimons le détail des cérémonies,
8c des divers Réglemens qui ont été faits, tant
pour les chemins, que pour l’Adminiftration in­
termédiaire, 8c pour la formation des Affemblées de Mrs. les Procureurs du Pays nés 8c
joints: Vous aurez occasion de les connoître,
fans que nous en furchargions notre relation.
Nous nous contenterons donc de vous obferver, M essieurs, que les pouvoirs des Mem-

21
bres du Tiers-Etat légitimés , 5c les Députés
des Vigueries de GrafTe, Toulon, Digne 8c St.
Maximin , admis, attendu les circonftances , 8c
fans préjudice des Réglemens, nous requîmes,
pour la confervation du droit des Etats , que
Mrs. les Syndics de la Noblefife certifïeroient
les Etats de la légitimité des pouvoirs 8c des
qualités de Mrs. les Gentilshommes qui y font
préfens; 8c que Mrs. les Syndics de la NoblefTe
déclarèrent que les pouvoirs 8c les qualités de
tous les affiffans, dans l’Ordre de la NoblefTe,
étoient légitimes.
Les Etats ainfi formés, la prédation du fer­
ment fut déterminée par forme de Réglement.
Et tout de fuite on s’occupa des affaires.
Morîfeigneur l’Archevêque d’Aix , préfenta
Mémoire de
un Mémoire de Sa Maj^fié fur la formation des Sa Majefe fur
Etats, qui lui avoit été remis par MM. les taformation des
Commiffaires du Roi , lequel Mémoire annon- ^Cats•
çoit que la NoblefTe étoit difpofée à réduire
le nombre de fes voix à la moitié de celles du
Tiers-Etats, 8c qu’il fera nécelTaire d’augmenter
les voix du Clergé pour les mettre dans la
même proportion, 8c que Sa Majedé entend
qu’il ne fera rien changé à l’ancienne formation
des Etats, dans tout ce qui n’a point rapport
à la proportion des voix des différens Ordres.
La leêfure de ce Mémoire faite , on nomma
des Co'mmiffions, on confirma les Officiers du
Pays. Il fut déterminé qu’à l’avenir, les voix
des deux premiers Ordres feroient égales en
nombre à celles du Tiers.

�21

Séance duSynIl fut requis de nommer un Syndic du Peuple,
^Cm
qui prît féance aux Etats, comme il l’avoit aux
Etats de 1639. Et il tut déclaré qu’il n'y avoit
lieu de délibérer en l’état, fauf d'y fiatuer le
cas échéant.
Députation
desVigueries.

La députation des Vigueries fit encore matiere de réclamation. Il étoit quefiion de favoir
fi les Vigueries avoient la faculté de nommer
tel Député qu’elles jugeroient à propos, mem­
bres
pofféclans-biens de la Viguerie , ou fi
Ton feroit rouler les différentes Communautés,
fauf d’en cumuler deux ou trois , lorfqu’elles
n’auroient pas un certain affouagement.
Tous les Ordres mirent un grand intérêt à
la décifion de cette quefiion , &amp;. il fut délibéré
de confulter toutes les Communautés de la Pro­
vince , &amp;. d’avoir leur vœu , fauf d’être ftatué
aux prochains Etats. Monfeigneur l’Archevêque
d’Aix rédigea lui-même la lettre. Les Com­
munautés que vous repréfentez l’ont déjà reçue:
vous avez pu vous convaincre que les motifs
des deux opinions y font rappellés avec précifion , &amp; avec impartialité.
On en vint enfuite aux demandes de Sa Majeflé.

Demandes de

i°. Le Don gratuit.

Sa Majejlé.
2°. Trente-cinq mille livres pour la Milice.
30. La Capitation.
40. La prorogation du fécond Vingtième juf-

qu’en 1792 inclufivement, &amp; l’augmentation des
Vingtièmes à raifon d’un million cent quarante
mille liv. pour chacun des deux Vingtièmes ,
&amp; de deux cent vingt-huit mille livres pour
les quatre fols pour livre du premier Vingtième.
Le Don gratuit fut accordé &amp;. porté comme
à l’ordinaire à fept cent mille livres.

Don gratuit.

Les trente-cinq mille livres concernant les
Milices le furent aufii, fauf de repréfcnter à Sa
Maiefté que cette contribution ne devoit plus
avoir lieu depuis le tirage efieélif des Milices}
&amp; que les dettes contractées par le Gouverne­
ment pour les anciens arméniens &amp; équipemens
des Milices, qui ont été le- motif pour continuer
la demande de cette contribution , devroient
avoir été acquittées en entier depuis l’année
1776, époque depuis laquelle la fomme de
trente-cinq mille livres a été payée annuellement
pour l’acquittement de ces dettes.

Milices.

La Capitation fut confentie comme à l ’or­
dinaire.

Capitation,

%

Prorogation
Et quant à la prorogation des deux Ving­
des
deux Ving­
tièmes &amp;. l’augmentation du prix de l’abonne­
tièmes,
ment des deux Vingtièmes &amp; des Quatre fols
pour livre du premier Vingtième, il fut délibéré
d’offrir à Sa -Majefié, pour les années 3788 ,
1789, 179° , 1791 &amp;• 1792, une fomme nette
de trois cent cinquante mille livres pour cha­
cune defdites années, en fupplément à l’abon­
nement des Vingtièmes a&amp;uellement perçus,
fous la réferve de faire valoir en tout tems les

�*4
droits, franchifes, ftattfts, privilèges &amp; coutumes
du Pays, &amp; notamment ceux concernant Je
prix du Tel ; fk que ce fupplément d’abonne­
ment cefferoit en l’année 1792, &amp; en même
tems que le fécond Vingtième', fans qu’aucune
portion defdites trois cent cinquante mille livres
pût être portée alors en fupplément de l’abon­
nement du premier Vingtième, même fous pré­
texte des Quatre fols pour livres; &amp; il fut dé­
libéré de repréfenter à Sa IVlajefté que cette
augmentation eft le plus grand Si le dernier
effort que les Etats puiffent faire.

Médailles.

Les Etats voulant marquer l’époque de leur
rétabliffement par les preuves de leur zele pour
le bien de l’Etat , &amp; confacrer à la poftérité
leur amour pour un Roi jufte, Sr leur reconnoiilance pour un Minillre dont les Confeils
ont alluré le fuccès des réclamations du Pays,
délibérèrent de faire frapper une médaille, en
mémoire du rétabliffement des Etats; d’offrir
une médaille d’or à Monfeigneur l’Archevêque
de Sens, Miniftre principal; St délirant conlacrer la reconnoiffance du Pays pour tous les
bienfaits de Monfeigneur l’Archevêque d’Aix,
les Etats délibérèrent par acclamation de lui
préfenter également une médaille d’or.

Epoque de
tAjJemblée des
Etats.

Le bien du Pays exigeant l’Affemblée des
Etats chaque année, il parut à propos de fupplier Sa Majefté d’en fixer l’ouverture du 15
Novembre au 10 Décembre.

Mémoire concemaJit un

MM. les Commiffaires du Roi donnèrent
enfuite un nouveau Mémoire , pour fervir de
fupplément

2?

fupplément d’inftru&amp;ions, concernant un nouvel
emprunt de trois millions. Il fut en conféquence
délibéré d’accorder à Sa Majefté le crédit du
Pays pour un emprunt de trois millions de
livres au denier vingt, avec exemption de la
retenue des Vingtièmes &amp; Sols pour livres, St
de toutes autres impofitions royales St provin­
ciales, de confentir que cet emprunt fût joint
à la dette reftante des précédens emprunts,
pour ne former enfemble qu’un feul emprunt,
auquel il fera afteêté pour le paiement des in­
térêts St le rembourfement fucceffif des capi­
taux, un fonds de dix pour cent à retenir par
le Tréforier des Etats fur le montant des im­
pofitions du Pays ; St l’emprunt de trois mil­
lions rempli, d’ouvrir aufti-tôt un nouvel em­
prunt indéfini, à quatre ou quatre St demi pour
cent, dont les fonds feroient uniquement em­
ployés à rembourfer tous les capitaux empruntés
au denier vingt, fi mieux n’aimoient les ren­
tiers confentir la réduction de leur rente. En
confentant cet emprunt, l’exemption du droit
d’amortiffement a été affurée , non feulement au
tranfport de ces rentes, mais encore aux legs
faits à la Main-morte qui feroient acquittés avec
ces fortes de rentes.
Dans le cours des féances, les membres du
Tiers-Etat en revinrent au Syndic des Commu­
nautés. Le Tiers prétendit qu’il étoit conftitutionnel, &amp; qu’il devoit avoir féance dans les
Etats. La Nobleffe le contefta. La Commiffion
penfa qu’il étoit inutile de difeuter cette quefrion; que c’étoit au 'fiers à fe retirer pardevers
le Roi, pour obtenir de Sa Majefté la convo-

�z6
cation d’une Affemblée générale des Commu­
nautés^ l'effet de procéder à la nomination
d’un Syndic, fauf le droit des Etats. Et les Etats
déclarèrent qu’il n’y avoit pas lieu de délibérer,
fauf d’y ftatuer, le cas échéant.
Droits de
l'AtfeJfeur.

Chemins.

Dans la même féance, on s’occupa des droits
de l’AlTeffeur d’A ix , Procureur du Pays. On
penfa que l’Affeffeur n’avoit pas le droit d’af*
lifter aux Coinmillions émanées des Etats. Mais
on reconnut qu’il pouvoir y être utile. On lailTa
à tous les membres quelconques des Commiflîons la liberté de l’appeller par la voix de M.
le Préfident; que M. l’AlTeffeur pourroit même,
après avoir prévenu M. le Prélident, fe pré*
Tenter à ces Affemblées, lorfqu’il croira que Tes
obfervations peuvent être utiles fur les affaires
dont il aura pris connoiffance ou qui auront
été renvoyées à ces Coinmillions par les Etatsj
Sc qu’une fois admis, il pourra y demeurer
même pendant le cours des opinions.
Les Etats inftruits que Sa Majefté exigeoit
que l’on travaillât incelTamment au rétabliffement des chemins , &amp; à tout ce qui concerne
le bien du Commerce , fe livrèrent à un tra­
vail confidérable fur tout ce qui concerne les
travaux publics. Nous ne vous en faifons pas
le détail : Vous le verrez avec fatisfa&amp;ion &amp;
reconnoiffance dans le Cahier.

Nombre des
Dans la féance du 24 Janvier, on renouvella
des deux pre- ja qutfUon de la formation des Etats , relati*
murs' Ordus vement au nombre des Membres des deux preju P e r u u r a c-jers Q r(j res q Uj fe tr o u v o it fupérieur à celui
Lui du durs.
,
1
*
du liers.

^
27
Les Députés des différées Ordres consentirent
refpettivement à ce que leur dire fût tranferit
dans le regiftre.
Les Etats s’occupèrent encore de divers Ré- paiement fur
glemens , l’un relatif aux chemins, l’aurre à Us chemins j ü r
l’Adminiftration intermédiaire , &amp;. le troisième LAdmiiüfiraconcerne la formation des Affemblées de Mrs. *■ q inumules Procureurs du Pays nés &amp; joints, qui furent .
» Jlir 1(1
indiquées aux premier Février , premier Juin &amp; ^Jipanbr-s^des
quatrième Novembre. Dans ces Réglemens, on procur^ s J*
renforça l’Adminiftration intermédiaire de deux p ay s ne’s &amp;
nouveaux Procureurs joints pris dans chacun joints.
des trois Ordres : ce qui fit matière de récla­
mation de la part de la prefque totalité des
Députés du Tiers.
Les Etats s’occupèrent encore d’un Mémoire
Mémoire de
qui leur fut préfenté par les Députés aux Etats [a t/igueric
de la part des Communautés de la Viguerie cfAix.
d’Aix. Ils fe plaignoient de ce que la Viguerie
d’Aix avoir été la feule qui n’eût point été
affcmblée depuis 1717.
Nous avions prévenu la plainte en écrivant
une lettre à toutes les Communautés du reffort,
pour leur annoncer l’Affemblée de la Viguerie,
immédiatement après les Etats.
Les Etats délibérèrent en conféquence que
toutes les Vigueries, fans en excepter aucune,
&amp; nonobftant tout ufage contraire , feroient
affemblées au moins une fois l’an.
Taxe des D e-

Les Etats, fur les repréfentations des Dépu- Putes
D ij

Turs*

�*8
tés du T iers, fixèrent les frais de leur afiifiatice
à fept livres par jour pour le féjour, à douze
livres par jour pour les jours de voyage, tant
en allant qu'en revenant, 8c à trois livres par
jour pour les Valets-de-Ville 8c pour le nom­
bre de jours effeêfcifs feulement : Et il fut dé­
libéré que pour cette fuis feulement , les
frais de députation feroient payés pour qua­
rante-cinq jours , 8c à l’avenir pour trente,
quand même les féances des Etats dureroient
moins de tems.
Diminution
de fept livres
par feu.

Les objets d’impofition furent les mêmes que
l’année d'auparavant. Les feux ne furent cepen­
dant portés qu’à neuf cent dix livres, quoi­
qu’ils fuffent à neuf cent dix*fept. On penfa que
l’on pourroit gagner cette diminution fur la
moindre dépenfe des cas inopinés.

Bâtards.

L ’impofition pour les Bâtards fixa particulié­
rement l’attention des Etats. On reconnut l’impofiïbilité de l’augmenter quant à préfent, quel­
que urgente qu’en fût la néceffité. Mais on dé­
libéra d’avifer aux moyens de rendre cet établiffement plus utile à l’humanité , 8c moins
onéreux au peuple.

Remerciement
au nom des
Ritacs à AI. le
Marquis de la
Goa , heritier
de AL le Mar­
quis de Alejanes.

Un jufte fentiment de reconnoiffance porta
les Etats de rendre un hommage public &amp; folemnel à la mémoire de M. le Marquis de
Mejanes. Inftruits du noble défintéreffement que
M. le Marquis de la G oa, neveu 8c héritier de
M. le Marquis de Mejanes , a montré dans
l’exécution des difpofitions qui ont enrichi le
Pays d’un dépôt précieux, ils délibérèrent una-,

29
nîmement que M. le Marquis de la Goa feroît
remercié au nom des Etats.
La contribution de la Nobleffe a été bornée
Contribution
au feul objet des bâtards 8c des chemins. Elle'
la Noblejfe
a offert cette contribution comme volontaire ;
aux liafavoir : pour les bâtards quatre mille livres; taràs
aux
ik quant aux chemins , elle n a pas oiîert une
fomme déterminée ; mais elle a offert de payer,
à raifon d’un Vingtième , clans la proportion
réglée provifoirement pour fa contribution à
l’abonnement du droit fur les huiles , 8c à la
conffruétion du Palais ; 8c ce aux conditions :
1*. Que cet arrangement 8c cette fixation Conditions de
feroient provifoires, &amp; n’auroient lieu que juf- la contribution
ques à ce que par l’opération conjointe de fur les deux ob~
l’affouagement 8c de l’afflorinement , on pût Jets ct-dejfus%
connoître la valeur relative des biens nobles
8c des biens roturiers , 8c fixer d’après cette
valeur la mefure de la contribution des biens
nobles aux Vingtièmes , 8c aux autres objets
auxquels ils contribuent ; en ayant néanmoins
égard , lors de la fixation des Vingtièmes, à
la portion qui doit être appliquée à l’induffrie
8c à la valeur des maifons des Villes.
2°. Que fi par l’événement de la vérification
relative des biens nobles 8c des biens roturiers,
le Tiers a trop reçu, il reffituera ce qu’il aura
reçu de trop , avec intérêt ; 8c fi la Nobleffe
a moins payé, elle payera ce qu’elle auroit
dû payer de plus, auflï avec intérêt.

3°.

Qu’on examinera dans les prochains Etats

�30

les meilleurs moyens Sc les plus économiques;
pour parvenir à l’opération conjointe de l’affouagement Sc de l’afïlorinement j que cette opé­
ration fera commencée dès le premier mois de
l’année 178 9 ; Sc que fi elle n’étoit pas finie
le premier juillet 1792 , la Nobleffe cefTeroit
de contribuer à la dépenfe des chemins, fans
que pour quelque motif Sc fous quelque pré­
texte que ce foit, elle puiffe être obligée de
payer depuis l’époque du premier juillet 1792,
jufques à celle où l’opération conjointe aura
été finie.
40. Que la N oblefTe , contribuant à la dé­
penfe des chemins, contribuera aufli, Sc tant
feulement, à celle concernant les Ingénieurs,
Sous-Ingénieurs Sc Infpeéteurs ; que leurs ho­
noraires feront pris fur les fonds des chemins j
fans que la Nobleffe, qui contribue volontaire­
ment St fans aucune obligation, Sc qui peut par
conféquent borner Sc limiter les objets, foit te­
nue de contribuer à aucune autre dépenfe qui
pourroit être regardée comme relative ou con­
nexe aux chemins.
50. Que la NoblefTe ne contribuera qu’aux
feuls chemins des première Sc de fécondé claffe,
qui font à la charge du Pays, Sc qui doivent
être délibérés Sc approuvés par les Etats ; Sc
qu’elle ne pourra jamais être obligée de con­
tribuer à la dépenfe des chemins de Vigueries
ou de Communautés.
6®. Qu’elle ne contribuera point au paiement
du fonds, ni des intérêts , du million emprunté
pour le chemin d’Avignon.

Ni des deux cens mille livres empruntées, ou
qui ont dû l’être pour la route de Meyrargues.
Ni à aucune autre dette antérieure , s’il en
exifte, concernant les chemins.
Ni au paiement des fommes qui peuvent êfre
dues dans ce moment aux Entrepreneurs char­
gés des conftruêtion Sc entretien des chemins,
s’il n’y a pas de quoi les payer fur les fonds
échus, la contribution volontaire de la Nobldfe ne devant dater que d’aujourd’hui, Sc ne
devant avoir aucun effet rétroa&amp;if.
Et qu’au moyen de ce , les foixante 8c douze
mille livres prifes fur les fonds des chemins
pour le paiement des fonds Sc des intérêts em­
pruntés en 17 77 , ainfi que toutes autres dettes
paflees Sc employées dans l ’état de la dépenfe
des chemins, en feront diffraites Sc féparées, à
l’effet de ne pas faire maffe dans la dépenfe des
chemins à laquelle la Nobleffe veut bien con­
tribuer.
7°. Que le terrein noble , qui fera pris pour
l’emplacement des chemins, fera payé.
Que s’il y a un chemin abandonné , le Sei­
gneur aura la faculté de le prendre en paiement
ou à com pte, fuivant fa valeur, du prix du
terrein noble occupé par le nouveau chemin,
Sc que cet emplacement de l’ancien chemin de­
viendra noble, ou pourra fervir de matière à
compenfation, s’il cfl aliéné ou donné à nou^
veau bail.

�8°. Que le paiement des biens nobles pris
pour l’emplacement des chemins fera pris fur
les fonds des chemins, &amp;. que les Communautés
ne continueront à payer que le prix des feuls
biens roturiers.
Que la Nobleffe ne contribuant point à la
dépenfe des chemins de Viguerie, on continuera
de ne pas lui payer le prix des terreins nobles
occupés par cette efpece de chemin.
Mémoire juflif c a t i f de la Noblefjefurf a con­
tribution à la
depenft des Bâ­
tards.

L ’Ordre de la Nobleffe produifit un Mé­
moire fervant à juftifier que fa contribution à
l’entretien des Bâtards n’étoit di&amp;ée que par un
efprit d’humanité &amp; de charité, &amp;. par forme
d’aumône.

R efrye des
Commandeurs
de ÎOrdre de
M alte .

Mrs. les Commandeurs de l’Ordre de Malte
adhérèrent, fous la réferve de l’approbation de
leur Supérieur, au vœu de l'Ordre du Clergé
qui avoir offert de contribuer pour la moitié
des quatre mille livres, avec déclaration qu’ils
ne pouvoient confentir à aucune contribution
avant d’être inftruits du vœu de la première
Affemblée du Clergé.
Enfin la Nobleffe obferva que fes offres n’étoient fufceptibles d’aucune réferve de la part
du Tiers ; qu’il devoit les accepter ou refufer
purement &amp; fimplement, &amp; qu’en cas de réferve
ou de reflri&amp;ion, elle les rétra&amp;oit.

Obferyations
du Tiers,

Le Tiers répondit que dans la fituation malheu*
reufe où il fe trouvoit, depuis plufieurs fiecles ,
fupportant, prefque feul, tout le fardeau des im­
portions,

pofitions , ayant été obligé de contra&amp;er des
dettes énormes, tant pour le fervice de fes Maî­
tres, que pour le bien &amp; l’utilité générale du
Pays, il eft indifpenfable que les deux premiers
Ordres viennent à fon fecours, &amp; qu’ils parti­
cipent à toutes les charges qui doivent regarder
les Sujets du même Souverain, &amp;. les Membres
d’une même Adminiftration.
Qu’en conféquence, la contribution offerte ,
ne portant que fur la dépenfe des chemins &amp;
fur l’entretien des Bâtards, ne lui paroiffoit pas
fuffifante $ qu’il ne peut l’accepter qu’avec la
réferve expreffe de déférer à la juftice &amp; à la
bonté paternelle de Sa Majeflé fes repréfentations, tant pour faire porter les contributions
des deux premiers Ordres fur les divers objets
qui doivent les concerner, que pour en faire dé­
terminer la quotité, relativement à la valeur
de leurs poffeflions.
M. l’Archevêque d’A i x , après avoir configné
le defir qu’il auroit eu que les trois Ordres euffent pu fe concilier fur les objets dont il vient
d’être fait mention, fit faire le&amp;ure d’un M é­
moire en forme d’inflruéfion, qui lui avoit été
remis par Mrs. les Commiffaires du Roi,
Il feroit trop long, M M , de vous donner Lecture du Mele détail de ce Mémoire : vous le trouverez moire rcnferdans le cahier des Etats.
mant les i n i ­
tions de Sa Alii"
jefe.
Nous ne devons cependant pas vous diffimuler que quelques-unes des prétentions du
Tiers font condamnées 5 que Sa Majeflé témolE

�34

gne qu'il eût été à defirer qu’on ne fe fût pas
agité fur d’autres. Et elle ajoute qu’elle penfe
qu’elle ne pourroit elle-même donner atteinte
à toutes les L o ix , Statuts, Délibérations 8c
ufages du Pays, 8c aux titres les plus conftans
&amp; les plus fotemnels; 8c qu’une femblable ré­
volution dans l’état des biens 8c des perfonnes
exigeoit les plus grandes 8c les plus importantes
réflexions, fur les principes de tous les genres
d’impofition, 8c fur les effets qui peuvent en
réfulter dans les différentes Provinces.
Que cependant Sa Majefté defire que fes
CommilTaires puiirent faire ufage de cette difeuffion, pour procurer quelque îbulagementaux
Communautés. Et à la luire, de ce defir bien
exprimé, Sa Majefté indique les importions du
Pays pour les Chemins 8c pour les Bâtards.
Quant à ce dernier article, Sa Majefté ajoute
qu’elle eft perfuadée qu’aucun des Ordres ne
réclamera l’exemption d’une charge, qui n’eft
qu’une œuvre de charité 8c d’humanité.
M . tA rche­
vêque demande
au Tiers s'il ac­
cepte Us offres
des deux pre­
miers Ordres.
Reponfe du
Tiers.

Après la leélure du Mémoire, M. l ’Arche­
vêque demanda aux Députés des Communautés,
s’ils vouloient accepter les offres des deux pre­
miers Ordres.
Les Députés des Communes répondirent que
les moindres témoignages de la volonté de leur
Souverain feroient toujours pour eux des Loix
facrées ; mais qu’ils efpéroient de fa bonté,
qu’il voudra bien accueillir leurs refpe&amp;ueufes
repréfentations, 8c faire porter les contributions

?5
. . .
des deux premiers Ordres fur les divers objets
auxquels ils doivent participer.
L ’Ordre de la Nobleffe manifefta à fon tour
infîjlance de
les fentimens de zele dont elle a toujours été la Nobleffe.
animée pour le fervice du Roi 8c le bien de ■ £//«renouvelle
l’Etat, renouvella fes offres de contribuer vo- f es °£rcs'
lontairement pour les chemins de première 8c
de fécondé claffe, 8c de faire pareillement une
aumône pour l’établiffement des Enfans-Trouvés,
aux conditions portées dans fon Mémoire ÿ con­
ditions qu’il déclara inféparables defdites offres:
Et dans le cas où le Tiers y mettroit quelque
obftacle, quel qu’il fût, par des réferves ou des
proteftations, même vagues 8c fans objet fixe ,
il pria MM. les Commiffaires du Roi de rendre
compte à Sa Majeffé 8c à fon principal Miniffre
de la bonne volonté permanente de fon Ordre
8c des obftacles infurmontables que l’Ordre du
Tiers a mis aux effets qu’elle pouvoit produire.
Arrêt du Con-

Les' Etats s’occupèrent encore d’un Arrêt du
Confeil qui permet aux Puiffances neutres d’,
provifionner nos Ifles.
D ’un Mémoire fur les inconvéniens réfultans
pour le commerce, des différens droits exceflifs
établis fur le tranfport 8c fur 1 entrée 8c la circulation des vins à Marfeille.
1
&gt;
De la franchife du Port de Marfeille.

f clL &lt;
l lf f perrnet
aux Putffances
neutres d.'appro­
visionner nos

Ijles.
~
.» , Lm°,\L
^ Marfeille.
Franchife du
Port de AlaiJeille.

Du droit de foraine peiçu fur les marchan- Droit de Fodifes entrant ou fortant de la Province.
raine.

�Arfenal de
Alarfcille.

De la reftitution des fommes que le Pays
avoit fournies au Gouvernement, pour la conftru&amp;ion de l’arfenal de Marfeille.

Poqjolm e.

Du droit impofé fur la pozzolane étrangère.

Evocation de
Al. le Alarqui s
de Bandol.
Commiffion de
Valence.
Objets non al­
loues dans le
Compte du
Pays.

D ’une évocation déclarée par M. le Marquis
de Bandol, plaidant contre fa Communauté,
fur les réparations de la fontaine publique.
De la CommifTion de Valence.
Des objets mis en fouffrance, 6c non alloués
par la Cour des Comptes, dans le compte dû
Tréforier du Pays.

Etablijfement
pour les récla­
mations contre
les Fermiers.

De l’établifTement d’un centre de correfpondance , pour procurer au Peuple une défenfe
8c un appui toujours préfent, contre les vexations
des Fermiers.

Affouagement
&amp; ajjlorinemait.

De Taffouagement 6c de l’afïlorinement gé­
néral: que cette opération conjointe commencera
au premier mars 1789 , 6c que dans l’intervalle,
l’Adminiftration intermédiaire préparera les connoiflances 6c les moyens pour rendre l’opération
la plus exatte , la plus prompte 6c la moins
difpendieufe.
Des Magiftrats du Parlement 6c de la Cour
des Comptes furent priés de faciliter le travail
par leurs lumières, 6c par leurs talens.

37

compenfatîon des biens nobles avec les biens
roturiers.
MM. les Magiftrats, tant du Parlement que
de la Cour des Comptes, qui avoient été priés
de s’occuper de l’article vraiment intéreflant qui
concerne les bâtards, le furent 2ufli de pré­
parer avec l’Adminiftrstion intermédiaire les
moyens de mettre les Etats prochains à même
de prendre fur ces deux objets une Délibération
réfléchie.
Les Erats nommèrent enfuite M. de Barras- Députes pour
Melan pour aflifter à l’audition du compte du l'audition du
Pays, le fieur de Baux, Maire de Saint-Maximin, compte du P ays
&amp; le fleur Charles, Maire de Brignoles.
Ils pourvurent également à l’exécution de la
Fondation de
St. Fallier.
fondation de M. de St. Vallier.
La dotation de dix mille livres fut adjugée
à Mlle, de Coriolis de Puymichel.
La dotation fpirituelle à Mlle, des Michels.
Et la place de Penfîonnaire dans un couvent,
qui devoit vaquer le 23 juillet 1788, à Mlle,
de Jaflaud-Thorame.
On procéda à la nomination de M M . les
Procureurs joints de chaque Ordre.
Dans l’Ordre du Clergé :

D roit de com­
pensation.

Il parut également intéreflant de concerter
les arrangemens à prendre pour le droit de

Monfeigneur l’Evéque de Fréjus.

Nomination
des Procureurs
jo in ts de chu'/ne
Ordre.

�Monfeigneur l’Evêque de Senez.
Dans l’ordre de la Noblette :
M. de Lombard de Gourdon.
M. de Villeneuve de Bargemon.
Et pour le Tiers-Etat.
Les Communautés de Forcalquier 8t de Sifteron, qui. étoient de tour.
Procureurs
join ts renforces
de chaque Or­
dre.

M M.

les Procureurs joints renforcés..

Dans l’Ordre du Clergé :
Monfeigneur l’Evêque de Digne.
M. le Cojnmandeur de Beaulieu..
Pour l’Ordre de la Nobleffe :
M. de Caftellane-Mazaugues.
M. de Sade d’Eyguieres.
Et pour le Tiers-Etat :
Les Communautés de Gratte 8c d’Hieres.

Relation de
M . iAJJeJfeur.

Dans le cours des féances, nous fîmes la
relation des affaires dont MM. les Procureurs
du Pays s’étoient occupés pendant le cours de
leur Adminiftration. Quelques articles furent
relevés par les Etats. On jugea entr’autres, qu’il
étoit inutile de faire mention de l’Arrêt rendu
par la Cour des Comptes le
qui
jugea que pour parvenir à la compenfation,

39
,
il ne fufiifoit pas que le Seigneur répondit de
la fiabilité des biens pèndant dix années, mais
encore qu’il ne falloit pas qu’ils fuffent expofés
aux ravages des eaux.
Dans l’intervalle des féances , les Etats re­
çurent la nouvelle que Sa Majeflé acceptoit
l’offre de trois cent cinquante mille iiv. pour
l’augmentation des Vingtièmes, qu’elle accordoit
une remife de cinquante mille livres pour cette
année, 8c un fecours de pareille fomme pour
les Communautés ravagées.

Remife de cin­
quante mille li­
vres , &amp; fu ours
de cinquante
mille livres pour
les Communau­
tés ravagées.

Et les Etats , acceptant avec reconnoiffance
la remife accordée par Sa Majeflé, 8c après
avoir témoigné les fentimens dûs au zele 8c
aux foins de MM. les Commiffaires du Roi ,
&amp; de Monfeigneur le Préfident ‘pour les inté­
rêts du P a y s , prièrent mondit Seigneur le Pré­
fident de vouloir bien remettre fous les yeux
de Sa Majeflé 8c de fes Miniflres les motifs
contenus dans la Délibération du 14 de ce
mois; de lui repréfenter que, ces motifs étant
les mêmes pour les années à venir , les Etats
ont lieu d’efpérer de la juflice 8c de la bonté
du R oi, qu’il accordera la même remife, pour
chacune des années pour lefquelles ils ont offert
le fupplément à l’abonnement; avec d’autant
plus de raifon, que cette remife devient plus
néceffaire par la dépenfe qu’occafionnent l’affouagement 8c l’afflorinement général.
Nomination

Enfin on procéda à la nomination des Dé­ des Députes
purés , pour préfenter à Sa Majeffé le Cahier pour préfenter
le Cahier.
des iEtats.

�40
La Députation délibérée, M. l’Evêque de Sifteron fut député pour le Clergé, M. de Vintimille de Figanieres pour la Nobleffe , M.
Lyon de St. Ferreol, Député de la Viguerie
d’A i x , pour le Tiers-Etat, &amp;. Monfeigneur le
Préfident fut fupplié de vouloir bien fe joindre
à cette députation , 5c de préfenter à Sa Majefté le Cahier des Etats &amp; la Médaille d’or
qu’ils ont délibéré d’offrir.
Avant de fe féparer, les trois Ordres déli­
bérèrent par acclamation', de fe rendre chez
Monfeigneur le Préfident, pour lui renouveller
l ’hommage de leur reconnoiffance de tous les
fervices qu’il a rendus au Pays, &amp;. notamment
pendant le cours des Etats.
Relation de ce Telle eft, M essieurs , l’analyfe de ce qui
qui sejl pajje à s’eff: paffe dans les Etats.
I Ajjemblce de
, ,
,
la Viguerie
La Viguerie d’Aix ayant été enfin convoquée,
d'Aîx , que nous nous fîmes un devoir de lui donner conMM. Us Con- noiffance des principales délibérations des Etats.
fuis &amp; Affejfeur
JA ix font
Nous lui obfervâmes qu’elle devoit fignaler
defaire, l’époque, pour ainfi dire, de fa refurre&amp;ion par
la fagefle de fes obfervations, par la modéra­
tion avec laquelle elle les préfentera à l’AfTeniblée du Tiers; qu’elle ne devoit pas perdre de
vue qu’elle repréfentoit une portion considérable
du peuple ; que les poffelfeurs du cinquième
des biens du Pays lui avoient confié leur inté­
rêt ; que ces intérêts font chers à plus d’un ti­
tre; que ce feroit les compromettre, que delever des difficultés de forme , ou qui ne feîoient pas vraiement intéreiïantes, ou de ne pas
s’affervir

41

s’aflervir à ce refpeâ: &amp; à cette foumiffion qui
fait l’un des principaux devoirs du Peuple.
Nous avons vu avec fatisfattion que la V i­
guerie, en vous ^ropofant fes vues, a très-bien
diftingué ce qui concernoit les contributions ,
objet vraiement jaloux, de ce qui pouvoit avoir
rapport aux autres difficultés qui fe font élevées
dans le fein des Etats , &amp; qu’elle a mis dans
fes obfervations la fageffe &amp; la retenue que l’on
pouvoit fe promettre.
Elle a chargé M M . les Confuls 5c Afïefleur
d’Aix, Chefs de Viguerie, de référer à l’AfTemblée du Tiers la néceffité qu’il y a pour le
Peuple , ou foit pour le Tiers - E ta t, de lui
nommer un Syndic.
Le danger d’établir ce Syndic à perpétuité.
L’avantage de ne lui donner de pouvoir, que
pendant un tems limité.
Le droit vraiement conffitutionnel qu’a ce
Syndic d’avoir féance aux Etats, fans voix dé­
libérative , comme il l’a eue depuis fon établiffement, jufqu’aux derniers Etats de 1639.
La prétention de l ’Ordre du Clergé, Clergé
principal &amp; indépendant du Clergé de France,
comme le Pays eff Pays principal 6c principa­
lement annexé au R oyaum e, de ne pouvoir
confentir à aucune contribution, avant d’être
inftruit du vœu de la prochaine Affemblée du
Clergé de France.
F

�42 - &gt;
La prétention de M M . les Commandeurs de
FOrdre de Malte , de ne pouvoir confentir à
aucune contribution fans l’aveu de leur fupérieur. --- Prétention contraire à l’autorité des
Etats, ou qui ne tend à rien moins qu’à fubordonner leur autorité à des autorités abfolument
étrangères au Pays.
La prétention de la Noblelle qui regarde
comme piivilege de Ton Ordre, l’exemption de
toutes charges, même des charges communes;
6c qui , fous prétexte qu’elle contribue volon­
tairement à la dépenfe des chemins 6c des bâ­
tards, a furchargé cette contribution prétendue
volontaire , d’une foule de conditions dont les
unes font trop prévoyantes , dont les autres
tendent à foulager cet Ordre de toute contri­
bution , fi l’opération conjointe de l’affouagement 6c de l’afHorinement n’eft pas confommée
le premier Juillet 1792; d’autres à faire pro­
fiter la Noblelle des chemins dont une prévo­
yance bien entendue a accéléré la conftru&amp;ion,
par des emprunts qu’il faut folder, 6c qui opè­
rent le même effet que fi l’on conftruifoit annuel­
lement ; dont d’autres font totalement deftructives de quelques unes des difpofitions de PAr­
rêt du Confeil de 1702 , qui fait l’une des loix
fondamentales du Pays, comme intervenue après
la difcufîion la plus profonde 6c l’examen le
plus réfléchi.
Que fi les deux premiers Ordres doivent con­
tribuer à la dépenfe des chemins de Province ,
ils ne doivent pas moins contribuer à la dépenfe
des chemins de Vigueries 6c de Communautés,

4&gt;
les uns &amp; les autres fervant également à don­
ner un plus grand prix aux dcm tes.
Que fuivant toutes nos Loix , &amp; nos Loix
de tous les tems , la dépenfe des ponts 6c des
chemins n’a jamais été comptée au nombre
des charges roturières , concernant uniquement
le peuple ; qu’au contraire toutes nos Loix ont
confiamment déclaré qu’il n’y avoit à cet égard
ni privilège , ni exemption.
De référer pareillement à l’Affemblée du
Tiers le taux de la contribution offerte par la
NoblefTe; que cette contribution, qui doit être
proportionnée à l’importance de fes poffefLons,
devoit être déterminée fur fa contribution aux
Vingtièmes, fixée &amp; refixt“e , après due difeuffion, depuis environ douze années.
Que la contribution de la NoblefTe à l’abon­
nement des huiles, qui fut portée au Vingtième,
parce qu’elle eut pour bafe la confommation ,
ne doit pas fervir de réglé pour la contribution
de la Noblelle aux chemins.
Que la différence qu’il y a de prendre l’une
ou l’autre bafe pour réglé de contribution, eft
du plus grand intérêt, puifque en prenant la
réglé de la contribution de la Noblefîe à l’a­
bonnement des huiles, elle ne paye que le Ving­
tième, quand elle paytroit Its dtux quinziè­
mes, en fixant fa contribution lur celle des
Vingtiemts.
Que la réferve de fe faire refpe&amp;îvement raiFi]

�,
44
Ion du plus ou du moins, après l’opération con­
jointe de l’affouagement, même avec intérêts,
n’eft ni jufte ni légale 5 que quand les charges
font diftribuées parmi les différens Ordres par
une réglé établie, on la fuit jufqu’à ce qu’une
nouvelle réglé lui fuccede. Que d’ailleurs, il fe*
roit à craindre qu’un Ordre, furchargé d’une
malle d’arrérages ou d’intérêts, en fût tellement
dérangé, que des vues de bien public en exigealTent la remife.
Qu’on le pratiqua de même, au grand dé*
triment du Peuple , lorfqu’après foixante* fept
années de poursuites , la NoblelTe contribua à
l’abonnement du droit fur les Huiles. Les arré­
rages depuis 1715 montoient en principal à
cent quatre-vingt-dix-neuf mille cinq cent livres,
fans compter les intérêts ^&amp; il fallut tout quitter
pour le bien de la paix.
Que tout de même, qu’en fait de taille on
impofe fur la répartition établie par le Cadaftre,
jufqu’à ce que le nouveau Cadaftre foit reçu ,
on doit aullî parmi les Ordres prendre pour ré­
glé de diftribution la réglé fubliftante, jufqu’à
ce qu’une nouvelle foit établie.
Que par l’événement des conditions que l’Or­
dre de la NoblelTe a appofées à fes offres, elle
ne contribue que pour environ quinze mille
livres j qu’une fomme auffi modique eft incapable
de repréfenter l’intérêt de l’Ordre de la No­
blelTe dans la poftelîion des biens, &amp; mieux
encore dans l’Ordre de TAdminiftration.

4S
Que la contribution à la dépenfe des Bâtards
eft encore moins proportionnée, puifque l’Ordre
de la NoblelTe n’a offert que quatre mille li­
vres, fur cent cinquante que cet établiftement
précieux coûte toutes les années, ou même fur
les cent qui ont été impofées fur cet objet,
abftra&amp;ion faite des arrérages d’environ qua­
rante mille livres qui s’accumulent, depuis plufieurs années, fur cet objet important.
Que c’efl bien alfez que le Tiers contribue
aune dépenfe qui ne devroit concerner que
Mrs. les Poftedans-fîef, comme jouilfants des
épaves, de la déshérence, &amp; de tous les droits
attachés à la Juftice, fans que le Tiers foit
obligé d’en payer la totalité.
Que Sa Majefté ayant annoncé qu’elle eft perfuadée qu’aucun des Ordres ne réclamera l’e­
xemption d’une charge, qui n’eft qu’une œuvre
de charité &amp; d’humanité, on ne devoit pas s’at­
tendre que la NoblelTe réclameroit d’exemption
pour cette efpece de charge, moins encore
qu’elle refuferoit d’y contribuer dans la propor­
tion pour laquelle elle contribue aux Ving­
tièmes, ou même dans la proportion pour la­
quelle elle offre de contribuer aux chemins.
De référer encore aux Communes, combien
il eft important que les deux premiers Ordres
contribuent à ce que l’on appelle dépenfes com­
munes, &amp;. qui profitent généralement à tous.
Qu’il feroit à defirer que l’Alfemblée du TiersEtat en donnât le détail, dans un Mémoire bien

�4*
circorrftancié , Sc qu’elle follicitât de la juftice
de Sa Majefté une contribution cîe la part des
deux premiers Ordres, fur le pied de leur contiiburion aux Vingtièmes.
Qu’il eft d’autant plus néceffaire que les deux
premiers Ordres payent d’après cette réglé,
que le peuple, payant actuellement du tiers au
quart de Ton revenu , fans compter la dépenfe
des Vigueries &amp;. celle des Communautés, ii elt
impoflibie qu’il puiile fupporter de nouvelles
charges.
Que s’il exiftoit quelque exemption en faveur
des deux premiers Ordres, elle cefferoit, vu
l'état de détrelTe du peuple.
Que dans les principes de notre Conftitution,
qui ne font que les véritables principes du lien
focial, on diftingue trois efpeces de charges:
les charges nobles, les charges roturières &amp; les
charges communes.
Que. quant aux charges nobles confiftant au
fervice militaire, qu’un nouvel ordre de chofes
ne permet plus d’exiger en nature, on doit s’en
repofer pour le remplacement nui depuis le
régné de Philippe le Cel juiqu’à nos jours s’eft
vérifié en preftation pécuniaire, fur la fagelle
de Sa Majefté; que l’intérêt de fes peuples eft
cher à fon cœur; qu’il ne leur appartient point
de fonder la profondeur de fes vues; &amp; que
lors même que les charges levées a&amp;udlement
fur les peuples fe font accumulées au point de
ne pouvoir plus recevoir d’accroiftement, ils

47

doivent attendre dans un filence refpe&amp;ueux, les
effets de la follicitude paternelle de Sa Majefté.
Mais que quant aux charges communes, fl
leur peu d’importance dans le principe &amp; la
dépenfe qu’entraînoit le fervice militaire, n’exigerent pas qu’il en fût fait une jufte répartition,
leur immenfiré lui fait un devoir de folliciter
aujourd’hui, de la part des deux premiers Or­
dres, une contribution qui devient autant indifpenfable par juftice, que par l’état d’épuifement auquel le peuple de ce Pays fe trouve
réduit.
Principalement de référer à l’AfTembîée du
Tiers que les fommes offertes par les deux
premiers Ordres, bien-îoin de procurer au peuple
ce foulagemer.t que la tendre follicitude de Sa
Majefté fe propofoit, la plus forte dépenfe que
les Etat ont occafionnée, l’a abforbée , &amp;. que
le rétablifTement des Etats, qui devoit opérer
ce foulagement , n’a au contraire fervi qu’à
aggraver les charges.
Que quoique les feux ayent été foulagés de
fept livres, ce foulagement n’eft qu’apparent:
que les feux ne peuvent être diminués qu’autant que quelque article de dépenfe l’eft ; mais
que la dépenfe reftant toujours la même , la
diminution des feux n’aboutit qu’à opérer dans
la recette un vuide auquel il faudra fuppléer
lors des prochains Etats, indépendamment de
ce que la dépenfe de l’Aflemblée des Communes
abforbera une grande partie de cette diminution
de fept livres par feu.

* .•
&amp;

i&gt;

l.vM

1

�.
48 .
Qu il eff d’autant plus juAe que la contribu­
tion des deux premiers Ordres aux charges
communes porte fur toutes les charges que
Ton peut ranger dans cette claA*e, 8c fur le pied
de fa contribution aux vingtièmes, que le calcul
le plus Ample juftiAe que quand le peuple paye
du tiers au quart de Ton revenu, la NoblefTe
ne paye que du quinze au feize.
Que cette difproportion exige de la part des
Communes la plus grande attention fur les droits
relatifs à la contribution $ que ces mêmes droits,
qui ne font pas fournis à l’empire de la prefcription, font encore dans leur entier, comme
droits fociaux 8c inaliénables»
Que par la même raifon, les Communes doi­
vent encore s'occuper de la contribution de la
NoblefTe à l’impoAtion connue fous le nom
de fubfide, à laquelle elle avoit été condamnée
par Arrêt du Confeil d u ..............qui, s’il n’a
point eu d’effet, ne doit pas moins en avoir
aujourd’hui.
L ’Affemblée a encore chargé MM. les Chefs
de Viguerie d’engager les Communes à prendre
en confidération la formation des Etats , celle
de l’AdminiAration intermédiaire, 8c le tour de
rôle des Députés des Vigueries.
Qu’en l’état, l’Ordre de la NoblefTe ne con­
tribue que pour un trentième, y compris Ta
contribution a&amp;uelle aux Vingtièmes, aux che­
mins , aux bâtards, à l’abonnement des droits
fur les huiles, aux fournies que le Corps des
Vigueries

49

Vigueries verfe dans la caiffe du Tréforier du
Pays j 8c cependant que fou influence dans TAdminiftration abforbe évidemment celle du Tiers 5
8c que c’eft par conféquent la NoblefTe qui
difpofe dans les Etats, non feulement des af­
faires communes , mais même des objets qui
ne concernent que le Tiers, contre la difpofltion des Lettres patentes de 1544.
Que les Communes prendront fur ces derniers
points , ainfi que fur tout autre , telle déter­
mination que leur fagefle leur infpirera ; qu’elles
font furchargées depuis A long-tems , qu’elles
doivent attendre avec conAance , que Sa Majefté,
qui s’occupe du foulagement de Ton Peuple,
lui donnera, dans les circonffances, une nou­
velle preuve de fa protection.
La Viguerie nous chargea encore, M M . ,
de demander à MM. les Syndics de la NoblefTe
un extrait de leur Délibération concernant l’ordre
établi parmi MM. les Pofledans-Aefs pour leur
entrée aux Etats , 8c de le référer à la pré­
fente Affemblée, à l’effet qu’elle pût prendre
une détermination conforme à la juftice , 8c à
fes intérêts.
Nous nous conformâmes à fes ordres : le 7
Avril , nous eûmes l’honneur d’écrire à MM.
les Syndics de la Noblefle, 8c nous les priâmes
de nous faire expédier l ’extrait en queftion ,
ajoutant qu’il étoit à deArer que le Gouver­
nement prononçant fur tous les objets qui peu­
vent divifer les différens O rdres, les prochains
Etats n’euffent à s’occuper que de l’intérêt coin-

�5°

Itiun; 8c qu’une confiance refpe&amp;ive affure enfin
les avantages que la fageffe du Gouvernement
fe propofe de procurer au Pays , 8c à tous
les Ordres qui le compofent.
La Viguerie alloit au-devant des difficultés
que l’afliffance de MM. les Poffédans-fiefs aux
Etats pouvoit occafionner j elle avoit penfé qu’aulieu de perpétuer les difficultés, il Ealloit qu’une
feule 8c même décifion en extirpât, s’il étoit
poffible, jufqu’au germe. Et c’ett dans cet objet,
qu’elle follicitoit l’extrait de la Délibération de
la Nobleffe , afin que la préfente Affjmblée la
connoiffant, pût, ou propofer fes objets de ré­
clamation , fi elle en avoit quelqu’un à former,
ou donner à la formation projettée par l’ordre
de la Nobleffe une adhéfion qui prévînt de
nouvelles difficultés.
M M . les Syndics de la Nobleffe nous ont
répondu que leur ordre avoit unanimement
délibéré que l’Affemblée des Communes, 8c à
plus forte raifon celle des Vigueries en parti­
culier, n’avoit pas le droit de s entremettre dans
les arrangemens que l’Ordre a pu , ou qu’il
pourra prendre pour le choix de fes repréfentans
aux Etats, fur-tout après la rédu&amp;ion, qui ne
peut avoir lieu qu’autant que l’Ordre confervera
dans tous les tems la liberté de fe former de
la maniéré la plus convenable aux circonfiances,
aux loix de la juftice , 8c à fes vrais intérêts.
Et fur ces motifs, que vous pourrez apprécier,
l ’extrait nous fut refufé.
Ce

fera
fi
* à vou s,0 M M . ,0 à examiner
.

S1
l’Ordre de la Nobleffe a droit de fe former
dans les Etats, fans que le Tiers , fournis pour
fa propre formation à l’infpeétion de la No­
bleffe, puiffe s’enquérir de quelle maniéré MM.
les Gentilshommes Polfédans-fiefs doivent ou
ne doivent pas affifter ou rouler dans les Etats.
Enfin la Viguerie déclara qu’elle chargeroit
M M . les Confuls 8c Afièffeur d’A ix , d’indiquer
aux Communes, combien il eft important de té­
moigner à Sa Majefté la reconnoiffance des
Peuples pour le rétabliffement des Etats , d’adreffer des remerciemens à M M . les Commiffaires de Sa Majefté, à M. l’Archevêque d’Aix
8c à M. l’Intendant, fi elle n’étoit perfuadée
que le Tiers-Etat s’empreffera d’exprimer que
c’eft à cet égard le vœu de fon cœur.
La relation que nous venons de vous faire,
tant de l’Affemblée des Etats, que des obfervations de la Viguerie d’A i x , exige, M M ., la
plus profonde réflexion.
M. Pafcalis , Affeffeur d’A i x , Procureur du À
Pays, a demandé fi tous M M . les Députés des des
Communautés 8c des Vigueries qui doivent for­
mer cette Affemblée font arrivés , 8c s’ils ont
remis les extraits des délibérations contenant
leurs pouvoirs.
Me. de Regina , Greffier des Etats , a dit :
Tous MM. les Députés des Communautés 8c
des Vigueries font arrivés, 8c ont remis les ex­
traits des délibérations contenant leurs pouvoirs,
G ij

�à l’exception de M. le Député de la Viguerie
d’A nnot, qui eft tombé malade à Barreme.
Les délibérations lues &amp; examinées, les pou­
voirs de tous les affiftans ont été déclarés légi­
times.
Médaillé decemee à M. des
Galois de La
Tour.

L ’O r d r e du T ie r s -E t a t , voulant confacrer
par un hommage public &amp; folemnel la jufte reconnoiffance dont il eft pénétré pour le Magiftrat-Citoyen qui autorife cette Affemblée, 8t qui
dans Tcxercice des fondions pénibles &amp; déli­
cates de l’Homme du R o i, n’a ceffé, depuis
plus de quarante années, de donner au Pays
&amp; à l’Ordre du Tiers en particulier, des témoi­
gnages du plus v if intérêt, 8t des preuves de la
protettion la plus fignalée.
A délibéré, par acclamations, de décerner
à M o n se ig n e u r des G a lo is de L a T our
une Médaille d’or, &amp; l’a prié d’agréer cet hom­
mage fincere d’un Ordre, qui veut tranfmettre
à la poftérité la plus réculée un monument de
fa reconnoiffance.
Mgr. des Galois de La Tour, après avoir re­
mercié l’Affemblée des fentimens qu’elle vient
de lui témoigner, &amp; après lui avoir renouvellé
les affurances de fon zele pour les intérêts du
Pays &amp;. de l’Ordre du Tiers, a fait les plus
vives inftances pour qu’il ne foit point frappé
de Médaille.
L ’Affemblée a déclaré, par acclamations^
qu’elle perfiftoit dans la délibération ci-deflus,

8c elle a prié Mgr. des Galois de La Tour de
ne point refufer cette fatisfattion à l’Ordre du
Tiers.
Mgr. des Galois de La Tour a infifté à ne
point accepter cette Médaille.
Et au fortir de la féance, l’Affemblée en
Corps s’eft rendue chez Mgr. des Galois de La
Tour; elle l’a prié de nouveau de fe rendre aux
defirs de l’Ordre du Tiers, &amp; de ne pas le
priver de l’avantage de tranfmettre à la poftérité fa fenfibilité &amp;. fa reconnoiffance.
Mgr. des Galois de La Tour a perfifté dans
fon refus.
Et néanmoins l’Affemblée a prié MM. les
Procureurs du Pays de fe charger de l’exécution
de fa délibération.

Du jixieme dudit mois de Mai.
près la le&amp;ure qui a été faite par Me.
Ricard, Greffier des Etats, du Procèsverbal de la derniere féance :

A

L ’Affemblée, avant de commencer fes déli­
L'Affem blee
bérations, a cru devoir s’occuper d’un objet témoignéf a fen­
cher au cœur de tous fes Membres, &amp; qui ne fibilité &amp;fa dou­
leurfu r ce der­
peut qu’affeêter leur jufte fenfibilité.
nier article des
infrudions de

Ce n’eft qu’avec la plus profonde douleur, Sa Majefld.
qu’elle a vu dans les inftru&amp;ions du R o i , que
Sa Majefté recommande à M. de La Tour , que
l’Ordre du Tiers-Etat a le bonheur de voir au*

�54

tofifer cette AlTemblée, » d’employer les voies
n de fageffe Sc de fermeté qui peuvent être utiles
» ou néceffaires pour infpirer l’efprit d’ordre ,
» 8c maintenir la tranquillité dans l’Alfem» blée. »
Elle fupplie Sa Majefté de rendre juftice à
fes fideles Communes, Sc d’être bien perfuadée
qu’aucun de leurs repréfentans ne s’eft écarté,
ni ne s’écartera jamais de cet e *prit d’ordre,
fi néceffaire au maintien de toute Affemblée
publique ;
Q u ’ils fe portent à cette AiTemblée, avec le
même efprit de paix 8c de tranquillité qui a
préfidé aux délibérations des Communautés &amp;
des Vigueries dont ils exercent les pouvoirs;
8c que fi Ton a pu infpirer à Sa Majefté des
préventions, la fageffe des délibérations par­
viendra aifément à les diftiper.
Que c’eft avec impartialité, que l’Affemblée
va s’occuper des droits du Tiers, 8c qu’elle efp'ere avec la plus intime confiance, que Sa Majefié accueillira avec bonté fes doléances 8c fes
réclamations.
Liü.trc dan
Mémoireadrtjfé
aux Commu7 .*ArcIievYu^
d 'A ix . t]Ut

L ’Affemblée a enfuite ordonné 8c entendu
la le&amp;ure du Mémoire, en forme d’inftru&amp;ions,
adrelïé aux Communautés qui entrent dans cette
AiTemblée, par M. l’Archevêque d’A ix , Préfident des États, fuivant fa lettre du premier
Avril dernier, relativement aux plaintes des Dé­
putés du Tiers-Etat, fur ce qui s’étoit paffé dans
les Etats de Provence.

55

Demande de
L ’AlTemblée defirant pourvoir au maintien
£
Ajjtmblce
des droits 8c privilèges‘du P ays, alTurer l’exé­
cution des Loix qui leur fervent de bafe ; con- pour quà l'ave­
nir les Etats
fidérant, que, contre la difpofition formelle de Joient convo­
l’Ordonnance de 1535, les Etats ont été con­ qués en vertu
voqués, fans que Sa Majefté ait expédié des de Lettres pa­
Lettres patentes de convocation, ou fans que tentes , lues 6*
lefdites Lettres patentes , II elles ont été expé­ rcmifes à leur
diées, aient été repréfentées aux Etats; qu’an- Greffe»
ciennement elles étoient repréfentées, lues dans
la première féance, 8c enfuite dépofées au Greffe
des Etats, où font confervées toutes les Lettres
patentes pour la convocation des anciens Etats,
ainfi que pour les demandes que Sa Majefté
y faifoit faire.

Confidérant encore que la convocation de la
préfente AfTemblée des Gens du Tiers-Etat ayant
été faite par Lettres patentes, la convocation
de TAffemblée des Gens des Trois-Etats ne devoit pas être faite dans une forme moins folemnelle.
A délibéré que Sa Majefté fera très-humble­
ment fuppliée de vouloir bien ordonner que
l’ancienne forme, confacrée par l’Ordonnance
de Provence pour la convocation des Etats du
Pays, continuera d’être gardée, 8c que doré­
navant les Etats du Pays ne feront convoqués
qu’en vertu de Lettres patentes , qui, après avoir
été lues dans la première féance des Etats, fe­
ront enfuite remifes 8c confervées au Greffe
defdits Etats.
Lçéture faite de la Délibération prife dans

Motifs &amp; rai-

�,

- .
56
les Etats, fur la demande des Députés des
Communautés , relativement à la nomination
(j»un $yndic, TAffemblée confidérant que les
inftru&amp;ions de Sa Majeflé ne lui permettant
pas de procéder, quant à préfent, à la nomi­
nation d’un Syndic qui veille à la confervation
8c à la défenfe des droits du pauvre Peuple,
elle doit préfenter à Sa Majefté fes motifs &amp;
fes raifons pour avoir ce Syndic.

fons pour obtemrUpcrmljfion
dt nommer un
Syndic des
Communautés.

Q fil eft bien certain que dans la fituation
attuelle des chofes, le Tiers-Etat ne peut fubfifler fans Repréfentant 8c fans Syndic; que fans
Ce Syndic, c’tft un enfant livré à fa foibleffe,
à fon ignorance, 8c à fon inexpérience.
Que les différentes Communautés doivent
nécefTairement avoir un point de correfpondance,
un A&amp;eur qui veille à la confervation de leurs
intérêts , qui faffe valoir leurs droits , exerce
leurs avions , 8c puifïe prendre en leur nom
telle détermination que les Communautés ne
peuvent pas prendre elles-mêmes, tant qu’elles
ne font point aflemblées.
Que le Tiers-Etat n’étant qu’un des Trois
Ordres de l’Etat , il faut néceffairement qu’il
ait un Repréfentant ; 8c qu’il répugne à l’exiftence de tout Corps politique, qu’il fubfifte fans
Repréfentant ou fans Syndic.
Que tous les Corps particuliers du Royaume,
quoique correfpondans à l’Adminiftration gé­
nérale, ont leur Adminiftration particulière, &amp;
par conféquent des Adnuniftrateurs qui veillent
à leurs intérêts*
Que

Que l’Ordre du Clergé a fon Agent , que
l’Ordre de la Noblelfe a le fien , que cet Ordre,
dont les membres font très-inftruits , 8c infini­
ment fupérieurs en connoiffances à ceux du
Tiers, outre plufieursCommifTaires d’épée 8c de
robe, a plufieurs Syndics.
Qu’il a même un Syndic de robe , pris dans
l’Ordre des Avocats, qui jufqu’à ces derniers
tems n’étoit nommé que pour trois années, 8c
qui de nos jours a été établi perpétuel , afin
que les affaires toujours dirigées par la même
perfonne 8c fur les mêmes plans, fufTent fuivies
8c combinées d’après des principes toujours
conformes.
Que dans l’Ordre de la NoblefTe il exifte
des furveillans éclairés , entr’autres MM. les
Magiflrats des deux Cours, prefque tous poffédans-fiefs ; de maniéré que l’on retrouve fans
ceffe dans ce Corps, à côté de l’inftru&amp;ion 8c
de l’honneur , le zele le plus aêtif, 8c le plus
vigilant.
Que tandis que l’Ordre de la NoblefTe a tous
ces avantages, le Tiers, fans Syndic, n’auroit
perfonne qui réunît fa confiance , qui fût chargé
de la difcufüon de fes droits, de veiller au main­
tien des maximes de la taillabilité , de faire
rentrer dans la maffe des biens contribuables aux
impofitions pour les deniers du Roi 8c du Pays,
un nombre confidérable de poffeflions qui y
ont été fouftraites, par les malheurs des circonftances qui ont obligé les Communautés à
aliéner leurs biens en franchife de taille, ou k
H

�59

établir fur les biens, des levées univerfelles dont
la Déclaration de 1764 ordonne le rachat

tuer Procureurs de l’un des Ordres, en deve­
nant fes défendeurs particuliers.

Que le Tiers auroit encore moins ce furveillant, dont le fameux Arrêt de 1702 re­
connut la nécefiité, pour s’occuper de l’article
toujours critique de la compenfation des biens
nobles, ou pour fuivre les procès actuellement
pendans entre les différens O rdres, &amp; dans les
différens Tribunaux.
'(

Que le même motif qui ne fait pas adjoindre
à leurs fondions celles de Syndic de la Nobleffe, ne peut pas leur faire adjoindre celles
de Syndic du Tiers.

Que les mêmes motifs, qui en 1547 mirent
les différens Ordres dans la néceflité de fe nom­
mer des Syndics, fubfiftent encore : les intérêts
font encore plus divifés aujourd’hui qu’ils ne l’étoient alors, &amp; les conteftations plus multipliées.
Que lî l’Ordre le plus fort conferve encore
fes Syndics &amp;. fes Repréfentans fpécialement
chargés de furveiller un régime qui ne contribue
qu’à une petite portion des charges, on ne peut
pas refufer le même avantage à l’Ordre le plus
foible, &amp; qui fupporte à lui feul prefque tout
le poids des impofitions.
Que M M. les Procureurs du P ays, conftitués
Procureurs des Gens des trois Etats, font néceffairement Syndics des trois Ordres, &amp; ne peu­
vent par conféquent réunir encore à cette qua­
lité celle de Syndic particulier d’un Ordre.
Q u’ils le peuvent d’autant moins aujourd’hui,
qu’on leur a reproché depuis long-tems d’avoir
méconnu leur véritable prérogative de Procu­
reurs des gens des trois Etats, pour fe confti-

Que tout de même que parmi MM. les Syn­
dics de la Nobleffe, il n’y a point de Membres
du Tiers, il eft jufte que le fyndicat du Tiers
ne foit pas déféré à des Membres de l’Ordre
de la Nobleffe.
Que la nomination d’un Syndic ou d’un repréfentant a pour bafe la confiance du man­
dant; qu’il doit être choifi librement St v o ­
lontairement par celui ou ceux dont il exerce
les pouvoirs, St que s’il n’eft pas choifi libre­
ment, il ne peut plus avoir le cara&amp;ere de
.repréfentant de celui qui ne l’a pas nommé,
puifqu’il n’en a pas la confiance.
Que le Tiers-Etat devoit d’autant moins s’at­
tendre à ne pouvoir pas procéder à la nomi­
nation d’un Syndic, que les Etats eux-mêmes
en avoient reconnu la nécefiité, en indiquant
au Tiers de s’adreffer à Sa Majefié pour ob­
tenir l’Affemblée des Communes, dans laquelle
feule il pouvoit être nommé.
Que l’opération conjointe de l’affouagement
&amp; de l’afflorinement, dont les Etats fe font
occupés, eft une raifon de plus pour ne pas

�6o
refufer au Tiers le Syndic, dont fa FoiblefTe 8&lt;
fou ignorance follicitent la nomination.
Que s’agiffant de fixer l’eftimation de la
valeur réelle Si a&amp;uelle de tous les biens 6c
droits nobles, à l’effet de déterminer la pro­
portion de la contribution de chaque Ordre,
Toit aux Vingtièmes, foit aux autres charges
qui peuvent les concerner, il n’y a que le
Syndic du Tiers-Etat qui puiffe s’occuper de
tous les détails relatifs aux intérêts de cet Ordre,
dans une affaire fi compliquée, Si dont les
fuites vont décider de fon fort.
Que pour fuivre une opération aufii délicate
Si auffi intérefiante, il faut un Défonfeur qui
réunifie refprïr de paix, la probité, les lu­
mières fuffifantes, Si l’affe&amp;ion qu’infpire la
confiance.
Que des intérêts aufii chers que ceux qui doi­
vent décider de la proportion de la contribu­
tion éternelle des différens Ordres aux charges
qui leur ferons communes, ne peuvent pas être
livrés ; ni à l’infpettion des Procureurs du Pays,
qui ne doivent plus s’occuper que des intérêts
généraux , Si qui d’ailleurs pris dans les diffé-’
rens Ordres font plutôt Juges ou Médiateurs
des différends qui peuvent s’élever $ ni aux
connoiffances trop fouvent bornées de quelques
Députés du Tiers , pris au hafard pour le tour
de rôle de la procuration jointe Si renouvel'
lée chaque année $ ni même à la follicitude de
quelques Confuls de Villes ou de Villages qui
n’occupent leur place qu’une année , peu au

61
fait de la difcuffion des grandes affaires, moins
encore en état de développer avec clarté Si
avec étendue les principes Si les moyens dont
il faudra s’occuper à raifon de l’opération
conjointe.
Que la pofition du Corps de la Nobleffe eft
bien différente. Adminiftré par des Syndics,
des Commiffaires d’Epée Si de Robe , tous
doués des plus grands talens Si des connoiffan­
ces les plus étendues , il a encore l’avantage
d’un Syndic perpétuel , homme de loi , jouiffant à jufte titre de la plus haute réputaiion ,
qui depuis environ vingt années s’eff confacré
à fa défenfe , qui dans l’intervalle de quinze
années s’eft occupé plufieurs fois du projet de
l’opération conjointe.
Que ces avantages font déjà affez confidérables, fans que l’Ordre de la Noblelfe ait en­
core celui de fuivre une affaire aufii impor­
tante vis-à-vis du Tiers, celui-ci n’ayant d’autre
Défenfeur que ceux qui font tout à la fois les
Défendeurs du Tiers &amp; de la Nobleffe.
Qu’il importe effentiellement au Tiers que
l’opération foit fuivie par un Défenfeur zélé qui
ait les lumières Si les connoiffances qu’exige
une opération aufii importante ; &amp; qui puiffe
au befoin, finon balancer ctlles du Syndic per­
pétuel de la Nobleffe , au moins furveiller les
opérations, Si prévenir, autant qu’il fera pcffible , des inégalités dans l’efiimation ou des er­
reurs dans la maniéré de procéder à la fixa­
tion de la valeur } erreurs qui feroient une vé-

�6z
rïtable plaie politique qui ne pourroit que deffécher le Corps du Tiers-Etat.
Que nulle raifon d’intérêt public, d’ordre ou
de bien général , ne peut s’oppofer à ce qu’un
Corps difperfé fe nomme un Syndic qui le re*
préfente , comme s’il étoit perpétuellement en
féance j que l’ordre de la NoblelTe n’a égale­
ment aucune raifon de s’y oppofer , 6c que le
Tiers-Etat, qui fans doute a des intérêts encore
plus chers que les liens à conferver , ne peut
pas être traité avec moins de faveur.
Que le même fyftême d’égalité que l'on a
voulu conferver dans la formation des Etats,
exige que l’on donne à chaque Ordre , avec
les mêmes moyens de défenfe , les mêmes fecours $ 6c que quand le Tiers n’aura qu’un
Syndic qui ne fera pas perpétuel , tandis que
l’Ordre de la NoblelTe en a un qui l’eft, 6c des
CommilTaires d’Epée 6c de robe , il n’aura cer­
tainement fur l’Ordre de la NoblelTe aucune
forte d’avantage.
L ’AlTemblée efpere donc de la juftice de Sa
Majefté , qu’elle lui permettra de nommer un
Syndic, tel qu’elle fe propofoit de le nommer
aujourd’hui $ qui ait un efprit de paix , liant
dans les affaires j qui ait les connoilTances nécelTaires pour diriger les objets importans con­
fiés à fon zele $ en état de donner à la défenfe
du Peuple la clarté 6c la folidité dont elle eft
fufceptible, de fournir les Mémoires nécelTaires
pour éclairer la juftice de Sa Majefté , avec
tout le courage que l ’intérêt de l’Ordre le plus

foible exige, de rédiger les doléances 6c les repréfentations qui doivent être portées aux pieds
du Trône, 6c de fuivre tous les procès actuelle­
ment en inftance, avec l’attention que Ton doit
attendre du zele le plus épuré.
Et dans la ferme perfuafion que Sa Majefté
ne refufera pas à fon Peuple de Provence un
Défenfeur que les circonftances exigent, l’AfTemblée déterminera quelles feront les inftruêtions
que fon Syndic doit référer aux Etats, afin que
ce Syndic une fois nommé, enfuite de la permifiion de Sa Majefté, il puifte remplir fa
million 6c correfpondre à la confiance du Tiers,
qui foupire après fon exiftence 6c le fecours
de fes lumières.
L ’Aflemblée a prié MM. les Procureurs du
Pays de référer les préfentes obfervations à Sa
Majefté , 6c de la fupplier , au nom de fes
fideles Communes, de leur permettre de s’affembler un ou deux jours avant la tenue des
Etats, à l'effet de procéder à la nomination
dudit Syndic, 6c que ledit Syndic aiïiftant aux
Etats, fuivant l’antique ufage, puiiTe y pour­
voir à l’intérêt du T iers, 6c principalement
coopérer pour lui aux arrangemens qui font
à prendre pour l’opération conjointe de l’affouagement 6c de l’afflorinement, ainfi qu’à tous
autres concernant l’intérêt du Tiers.
Letture faite des Réglemens concernant l’Adminiftration intermédiaire, 6c pour la formation
des affemblées des Procureurs du Pays nés 6c
joints, des premier Février, premier Juin 6c qua-

Reprefent ci­
tionsfur la com•
pofitiondeî Ad~
minijlration in -

ttrmcdiaire.

�&lt;54

trîeme Novembre, des délibérations des Etats
qui adoptent ces Réglemens, des obfervations
des Députés des Communes fur le renforcement
de PAdminiftration intermédiaire , de la réponfe
des deux premiers Ordres, &amp;. qui porte entr’aùtres qu’on fuivoit les formes conftitutionnelles obfervées dans tous les tems pour les Affemblées des Procureurs du Pays nés &amp; joints,
&amp; des Lettres patentes du 8 Mai 1543.
L ’AfTemblée, bien convaincue que cette affertion n’eft: point exa&amp;e ; que dans le principe,
l ’Adminiflration intermédiaire étoit uniquement
confiée à M. l’Archevêque d’Aix &amp; à MM. les
Confuls d’A i x , Procureurs du Pays.
Que les Lettres patentes du 8 Mai 1543,
expédiées proprio motu , donnent des adjoints à M.
l ’Archevêque d’Aix &amp; aux Confuls d’A ix , Pro­
cureurs du Pays ; qu’elles règlent le nombre de
ces adjoints, de maniéré que celui du Tiers-Etat
étoit égal à celui des deux Ordres réunis; qu’on
l ’avoit toujours pratiqué de même dans toutes
les occafiions ou commifiions importantes.
Que les Lettres patentes de 1543 furent d’abord
exécutées littéralement ; que les Etats nommè­
rent pour Procureurs joints un Prélat , deux
Gentilshommes, &amp; trois membres du Tiers.
r Que fi dans la fuite on ne nomma plus que
deux Procureurs joints pour le Tiers, ce fut
parce que fon Syndic, qui avoit féance &amp; voix
délibérative dans toutes les Aflemblées parti­
culières , le fuppléa ; au moyen de ce le Tiers
avoit

avoit toujours dans l’Adminiftration intermé­
diaire trois voix contre trois voix du Clergé
&amp; de la NoblefTe réunis.
Que fi l’on avoit contrevenu quelquefois aux
Lettres patentes de 1543, en nommant deux
Procureurs joints pour le Clergé, on revint
deux fois à leur exécution; &amp;. que ce ne fut
enfin que vers la fin du feizieme fiecle qu’une
troifieme contravention prit racine , &amp; qu’on
continua de nommer deux Procureurs joints
pour le O e r g é , qui ont fubfifté lors même que
le Tiers, n’ayant plus de Syndic, a celle d’avoir
ce repréfentant que fa foibleffe lui rend efiêntiellement nécelTaire.
Que fi pendant PAdminifiration des Com­
munes, le nombre des Membres de l’Adminiftration intermédiaire étoit égal dans chaque
Ordre, &amp; que le Tiers n’avoit par conféquent
que deux Adminiflrateurs, quand les deux pre­
miers en avoient quatre , l’intérêt du Tiers ne
pouvoit pas en fouffrir, puifque les délibéra­
tions des AlTemblé'es particulières dévoient être
référées à l’Affemblée des Communes, qui avoit
la liberté de les approuver ou de les défapprouver.
Que l’Adminiftration intermédiaire n’étant
qu’une émanation de TAdminifiration générale,
l’égalité des repréfentans des différens Ordres,
que l’on a établi pour l’Adminifiration générale,
néceffite la même égalité dans l’Adminifiration
intermédiaire : qu’il elt évident que le même
principe qui ne permet pas aux deux premiers

�66

du Clergé, de deux Procureurs joints pris dans
l’Ordre de la NobleiTe , 6c de trois Procureurs
joints pris dans l’Ordre du Tiers Etat j 6c que
là où Sa Majefté trouveroit bon d’augmenter
le nombre de M M . les Procureurs du Pays
joints 5 que ledit nombre fera réglé en confor­
mité des fufdites Lettres patentes, de maniéré
que celui du Tiers-Etat, en y comprenant fon
Syndic, s’il y écheoit, foit égal à celui des deux
autres Ordres réunis.

Ordres d’avoir plus de repréfentans que le Tiers
dans l’Adminiftration générale , ne peut pas
permettre qu’ils en ayent davantage dans TAdminiftration intermédiaire, 6c que la même éga­
lité doit, par raifon de juftice 6c de néceflité, fe
rencontrer dans la partie comme dans le tout.
Confidérant enfin que l’article 6 du Régle­
ment pour la formation des AfTemblées de MM,
les Procureurs du Pays nés 6c joints , donne
à MM. les Procureurs du Pays joints des deux
premiers Ordres, le droit d’être fubrogés par
MM. les Procureurs joints aflîftans aux AfTemblées renforcées , ce qui ne peut s’appliquer
qu’aux AfTemblées ordinaires, puifque MM. les
Procureurs joints renforcés afiîftent de droit
aux Allembîces intermédiaires renforcées ; 6c
que c’eft encore un avantage fur le Tiers, puif­
que fes Procureurs joints, Confuls des différentes
villes du P a y s , ne peuvent pas être préfens à Aix
aufii fouvent que MM. les Procureurs joints ren­
forcés de la Noblefie, qui peuvent très-bien
réfider à A ix , 6c qu’au moyen de ce le Tiers
n’eft jamais à égalité dans les AfTemblées par­
ticulières avec MM. les Procureurs joints des
deux premiers Ordres.
A délibéré de recourir à la jufiice du Roi,
6c de faire article dans le Mémoire qui fera
préfenté à Sa Majefté, aux fins qu’il lui plaife
ordonner que les Lettres patentes, du 8 Mai
1543, feront exécutées fuivant leur forme 6c
teneur j ce faifant, que l’Adminiftration inter­
médiaire fera compofée de cinq Procureurs du
Pays nés, d’un Procureur joint pris dans l ’Ordre

Comme encore , que MM. les Procureurs joints
affiftans aux AfTemblées renforcées ne pourront
point être fubrogés à la place de MM. les Pro­
cureurs joints affiftans aux AfTemblées ordinaires.

Du feptieme dudit mois de Mai.

A
'

Près la letture faite du procès-verbal de
la derniere féance :

Letture faite de la Délibération des Etats, rela­
tive au tour de rôle des Députés des Vigueries, 6c
de la lettre circulaire adreffée à toutes les Com­
munautés par Monfeigneur l’Archevêque d’A ix ,
Préfident des Etats, du 22 Janvier dernier,
L ’Aftemblée confidérant que cette Délibération
femble préjuger que fi l’on ne s’en tient pas aux
anciens Rég’emens, on fe contentera d’y ap­
porter les modifications que les circonftances 6c
le vœu général exigeront , 6c qu’il ne fera ja­
mais queftion de l’abolir.
Que le tour de rôle déterminé par les Etats
Iij

�68
de i 6 ï i , n’eft pas celui auquel on voudroiî
aiTervir les Vigueries.
Que leur intérêt exige qu’elles foient main­
tenues dans la liberté du choix de leurs Députés,
comme le feul moyen d’avoir des Repréfentans
qui réunifient leur confiance.
Que de droit commun , 8c même de droit
naturel, tout Corps , 8c par conféquent tout
Ordre , peut choifir librement fes Repréfentans
8c fes Mandataires.
Que ce droit a été fpécialement refpetté
dans les Ailemblées provinciales.
Que Sa Majefté, dans les infiruétions qu’elle
a données à la préfente AfTemblée , le confirme
fpécialement pour l’Ordre de la Noblelfe , 8c
attefie qu’en nommant fes repréfentans , cet
Ordre a exercé le droit qui lui appartient de
régler leur élection.
Que Sa Majefté maintient la NoblefTe dans
le droit d’élire librement 8c volontairement fes
repréfentans aux Etats , fans que le Tiers-Etat
puiffe exercer d’autre droit que celui d’en connoître le nombre.
Que Monfeigneur l’Archevêque d’Aix l’avoit
déjà annoncé dans fes inftruétions aux diffé­
rentes Communautés, en annonçant que la Nobleffe a le droit qui appartient à chaque Com­
munauté d’élire fes Députés.

&lt;59
Qu’il eft de toute juftice, que fi l’Ordre du
Tiers n’a pas le droit d’infpeéter la formation
de l’Ordre de la NoblefTe , l’Ordre de la NoblefTe n’ait pas le droit d’infpeéter la formation
de l’Ordre du Tiers.
Que dans une AfTemblée de Pays d’E tat,
libre 8c compofée de Citoyens , il ne peut y
avoir ni deux formes, ni deux réglés différenrentes , 8c qu’il eft impofïible que le Tiers ne
jouilTe pas, pour fa formation, de cette liberté
conflitutionnelle, 8c de droit naturel que l’Or­
dre de la NoblelTe n’a pas réclamé fans fuccès.
Que par conféquent chaque Viguerie doit avoir
la liberté de nommer tel Député, polTédant bien
dans fon Difiriét, qui réunira fa confiance.
A délibéré que la requifition en fera faite
dans les prochains Etats.
oii/ir rîin

PL . ibH 'id'is'î

iu r r

:&gt;b ?notihv ztjon

M. Pafcalis, AffefTeur d’Aix , Procureur du
Pays , a dit :
,
Vous avez vu dans le procès-verbal des Etats,
pag. 275 » que Ton y confirme la difpofition
déjà faite par TAdminiftrâtion du Pays, dans les
années précédentes pour le chemin de la Valette à Souliers , d’une partie des remifes faites
par Sa Majefté au Pays, pour les années 1790,
i 7 ? i , 1792 &amp; 1794.
■ il 1iw il.1) . i i . !).■ &gt; i :
■ t
fri)
La fomme appliquée à la remife de 1790,
s’élève à celle de trente - fept mille fept cent
treize livres , 8c celles des années 1791 , 1792
8c 1794 à feptante-neuf mille trois cent cin-,
quante livres.
~ . - •t

Application
des remifes fu r
le prix du f i ,
f aite par les
*jiats au
““ uluiUs’doi
Z liv o h u i

�7°
Il ne peut y avoir de remife, qu’autant que
les impôts fur lefquels elle eft prife fubfifteront 5 &amp; il eft bien évident que fi les impôts
fur lefquels les remifes font accordées ne fubfiftent plus, il n’y aura plus de remife.

L ’objet des contributions a fixé , avec raifon,
l’attention des Etats 5 &amp; c'eft avec regret que
nous vous annonçons que les Ordres n’ont pu
parvenir à fe concilier.

Ces remifes ont été accordées fur les deux
fols pour livre, impofés par Sa Majefté fur
le prix du fel, en différens terns , &amp;. ces fols
pour livre ne doivent être levés que jufqu’en

L ’Ordre de la Nobleffe perfiftant à fuppofer
qu’il jouit de l’exemption de toute efpece de
charge , a offert, pour la dépenfe des chemins,
une contribution libre &amp; volontaire , &amp; à des
conditions dont nous avons donné le détail dans
notre relation.

ï 79°.

ïC 3Up niiTBn *i n 3-' &gt;’&gt; . onno-n/
L ’Aftemblée des Communes , les Etats , le
Parlement , &amp;. tous les Corps du Pays , ont fi
fouvent réclamé contre l’augmentation du prix
du fel , qui porte un préjudice fi notable à l’a­
griculture , que l’Afiemblée s’emprelfera de
prendre les moyens pour que les Etats pro­
chains ne laifîent pas fubfiftcr la difpofition que
nous venons de vous rappeller , &amp; qui nous
paroît contraire, à l’autorité du Pays qui ac­
cepta l’impôt , &amp; à l’autorité du Parlement, qui
ne l’enrégiftra qu’autant qu’il ne fera levé que
jufqu’en 179:0 , &amp; qui probablement n’enrégiftrera pas mieux tout nouvel impôt portant fur
le prix du fel, que le Pays ne l’acceptera.
L ’AfTemblée a délibéré que le préfent article
fera référé aux Etats, à l’effet qu’il foit appli­
qué d’autres fonds au lieu &amp; place de ceux pro­
venant de la remife du fel qui ne doivent plus
fubfifter après J 790.
je
M. Pafcalis , AfTefTeur d’Aix , Procureur du
on Pays , a dit :

71

des deux pre~
murs 0rdrcs à
touus "es c^&gt;ar~
ges communes.

Et quant à la dépenfe qu’occafionne l’entre­
tien des Bâtards, l’Ordre de la Noblelfe, ré­
clamant toujours fa prétendue exemption , a
offert de donner annuellement, &amp; à titre d’au­
mône , une fomme de quatre mille livres.
L ’Ordre du Clergé a offert la moitié de ces
deux fommes.
Le Clergé, fous la réferve du vœu de la pro­
chaine Affemblée du Clergé de France ; &amp;. Mrs.
les Commandeurs de Malte, fous la réferve de
l’approbation de leurs Supérieurs.
Les inftru&amp;ions particulières des Commu­
nautés &amp; des Vigueries, chargent leurs Dépu­
tés de déférer à rAffemblée cet objet impor­
tant. Nous devons commencer par connoître ce
qui s’eft paffé à cet égard dans les Etats 5 les
raifons refpe&amp;ives qui y font déduites vous
mettront fans doute à même de donner un vœu
également réfléchi, fage &amp; modéré.
Le&amp;ure faite du procès-verbal des Etats de­
puis la page 246 jufqu’à la page 266.

d!!

�7 2. .
L'AfTemblée, bien convaincue que les charges
de ce Pays font au-deffus des facultés des Con­
tribuables j que le feul Corps des Vigueries,
payant annuellement plus de quatre millions trois
cents mille livres , paye certainement au-deffus
de toute proportion avec fes revenus.
Qu’indépendarnment de cette fomme d’impofition, il faut encore acquitter celle des Vi­
gueries, &amp; celles qui font propres à chaque
Communauté.
t

r

Qu’il ne faut pas juger du terroir de la Pro­
vence par la partie que l’on en voit, quand
on la traverfe en v o y a g e , ou a titre de curiofité } qu’il n’eft pas extraordinaire de v o ir, furtout dans la Haute-Provence, qu’avec douze
cent livres de revenu , procédant de biens
roturiers, on paye quatre ou cinq cent livres
de taille.
Que notre Conftitution, fondée fur les prin­
cipes de toute fociété , n’a jamais admis d’exemntion abfolue de toute charge en faveur d’un
Ordre, au grand détriment de l’autre.
Que nous n’avons jamais connu que la diftin&amp;ion des charges nobles &amp; des charges
roturières.
Qu’outre ces différentes charges , nous en
avons encore une troifieme efpece, appellée
charges communes, pour lefquelles nos Loix,
&amp; nos Loix de tous les tems, n’ont jamais
admis d’exemption.
Qu’en

Qu’en Provence, les perfonnes y font libres^
&amp; qu’il n’y a que les biens qui foient affervis
aux différentes charges qui leur compétent,
fuivant qu’ils font nobles ou roturiers.
Qu’il eft fort égal que le bien roturier foit
pofîtdé par un Noble, ou le bien noble par
un Roturier; que quelle que foit la qualité du
pofTtfTeur, c’eft la qualité du bien qui décide
la nature de la charge, noble ou roturière qu’il
doit fupporter, fuivant qu’il eft noble ou roturier.
Qu’il y a une très-grande différence entre
les charges impofées fur les biens nobles &amp; les
charges impofées fur les biens roturiers.
Que quand les biens roturiers payent au moins
le tiers du revenu perçu par le propriétaire ,
le bien noble ne paye guere que du quinzième
au feizieme, &amp; peut-être le vingtième.
Que le poffédant-fief a toujours le plus grand
intérêt à rejetter les charges fur le bien rotu­
rier, quelle que foit la quantité qu’il en poffede.
Que la répartition s’en faifant fur les feux,
&amp; fur la maffe des biens roturiers, la portion
qui lui en revient, relativement à fes biens
roturiers, eft toujours infiniment moindre que
celle qu’il fupporter oit, fi la charge étoit réputée
noble.
Que fi avant la fufpenfion des Etats, le
Peuple ne réclamoit pas contre les deux pre­
miers Ordres le fecours &amp; l’afliflance qu’ils lui
K

ir&gt; .

rllf î

�Que le fervice militaire , charge jadis fi
pefante, a été fuppléé dans tous les tems par
une prédation pécuniaire en argent.
I

I'

Que fi un nouvel ordre de chofes ne permet
plus de l'exiger en nature, on doit s’en repofer
fur la fagefle de Sa Majefté, &amp; que les Peuples
de Provence attendront dans un filence refpectueux les effets de fa follicitude paternelle, &amp;
de participer au foulagement qu’elle a annoncé
pour fes Peuples.
Que ce foulagement eft d’autant plus néceffaire, qu’indépendamment de ce que les fonds
font furchargés, les Peuples de ce Pays n’ont
jamais profité de la reftri&amp;ion qu’a reçue ail­
leurs le privilège de l’exemption des tailles.
c,
- ? . «; . r ' • ;! k ( [ * ,
t ‘ Mti’
Que s’en repofant avec confiance fur la juftice
de Sa Majefté , pour le remplacement des
charges nobles, qui ne pourra qu’opérer le foulugement des Peuples, on peut réclamer avec
confiance la contribution des deux premiers

Que non feulement il n’y a jamais eu à cet
égard d’exemption, mais qu’au contraire il a
été décidé de tous les tems que la charge com­
mune n’étant pas charge roturière, les deux
premiers Ordres ne pouvoient en être exempts.

H*.

Que c’eft fpécialement ce qui a été déter­
miné pour la dépenfe des chemins.
Qu’à la vérité , les deux premiers Ordres
n’ont jufqu’à préfent rien payé pour cette dé­
penfe. Mais une pofTefiion abufive, foutenue par
le crédit, &amp; contre laquelle la foiblefîe n’auroit
fait que des tfforts impuiffans, ne fauroit être
regardée ou comme titre , ou comme valant
dérogation aux principes fociaux.
Qu’on ne verra pas fans étonnement, qu’on ait
prononcé le mot de Corvée en Provence; qu’il
eft injufte que le Pays payant en argent pour
conftruire les chemins, on veuille encore obliger
V
K ij

•&gt;i

Ï

�7&lt;5
U Peuple à payer de fa perforine, &amp; changer
ainfi la Conftitution , qui ne met pas au rang
des charges roturières, la dépenfe des chemins.
Qu’aucun titre n’en a exempté les biens
nobles j au contraire le Jugement du Roi Réné
les y foumet $ &amp; ce Jugement , fondé fur des
principes éternels &amp; invariables, n’a jamais été
révoqué. Il eft incompréhenfible que les chemins
profitant à tous, étant conftruits pour l’utilité
&amp; la commodité de tous, &amp; donnant un nou­
veau prix à toutes les denrées , tous les Pro­
priétaires n’y contribuent pas.
Que l’offre, prétendue volontaire, des deux
premiers Ordres ne remplit pas à beaucoup près
l ’intérêt du Tiers. Sur quatre cent foixante mille
foixante-dix-huit livres que coûtent les chemins,
la NoblefTe offre environ dix-fept mille livres,
quand fa portion fur le pied de fa contribution aux
Vingtièmes, s’éleveroit à plus de foixante mille.
Que quant à la dépenfe concernant l’entretien
des bâtards, &amp; fur-tout ceux dont le pere n’eft
pas connu j ces mêmes bâtards n’ayant d’autre
pere que le Fifc, ce feroit au Fifc à les nourrir.
Que fi la Jurifprudencc particulière du Par­
lement de Provence a rejetté cette charge fur
les Communautés, fur le fondement de l’Or­
donnance de Blois, qui oblige toutes les Com­
munautés à nourrir leurs pauvres , l’Ordonnance
de Bloi: a été bien autrement interprétée par
tous les autres Parlemens, &amp; que par-tout ail­
leurs qu’en Provence , fi l’on en excepte quelques

Pays régis par des coutumes particulières, ce
font les Seigneurs Haut-Jufiiciers, fculs héritiers
des bâtards, &amp;. leurs peres civils, qui doivent
fournir à leurs alimens ; &amp; que ce n’efi par
conféquent pas trop que de Jes faire contribuer,
dans une juffe proportion de leurs poireflîons,
à cette œuvre de charité.
Que fi les deux premiers Ordres doivent
contribuer à la dépenfe des chemins , ils ne
doivent point y ajouter des conditions, &amp; furtout telles, qu’elles foient defiruétives de notre
droit municipal.
Qu’ils doivent encore moins fe difpenfer de
contribuer aux dépenfes imprévues des ponts
&amp; des chemins , dont l’article premier du tit.
2 du liv. 2 du Réglement des chemins les difpenfe, en rejettant cette dépenfe fur les cas
inopinés, auxquels ils n’ont pas voulu contribuer.
Qu’il eft incompréhenfible , que ce foit le
Tiers-Etat qui paye à lui feul toutes les charges
communes, telles que les frais de l’audition du
compte, frais qui deviennent plus confidérables,
au moyen des fommes verfées par la Noblelfe
dans la caille du Pays , &amp; référées dans le
compte.
Les frais d’Admîniffration , port de lettres
tournées des fieurs Procureurs du Pays.
Les frais d’Affemblée &amp; d’inipreffîon , des
Agens à Paris.
Fournitures des frais de Bureaux, des procès

�78

que l’intérêt du Pays exige de foutenir dans
les différens Tribunaux.
L ’entretien des bâtimens &amp; des Archives.
Ces petits frais qu’entraîne la néceflité de fe
procurer une plus prompte expédition.
Les gratifications, les aumônes, &amp;c. &amp;c. &amp;c.
Que toutes ces dépenfes, &amp;. nombre d’autres
de pareille nature , ne fe font vérifiées qu’après réîablifTement des Procureurs du Pays,
furvenu en 1480, que l’Adminiflration com­
mença de fe former, &amp; qu’elle a eu les fuites &amp;
les progreflions où nous la voyons aujourd’hui.
Que dans le nombre de ces charges, on doit
ÿ comprendre les appointemens de M. le Gou­
verneur ; q u i, fuivant l’Arrêt du Confeil de
1635 , doivent être payés par les Etats. , ou
tout au moins les vingt-fept mille livres dont
ils furent augmentés par ce même Arrêt du
Confeil.
•

Que la contribution une fois jugée nécefiaire,
on doit la régler dès-aujourd’hui fur le pied
de la contribution de la NoblefTe aux Vingtièmes.
Que la contribution de cet Ordre, pour cette
efpece de charge, eft la réglé provisionnelle la
plus fûre que l ’on puifTe prendre.
Que tout autre qui expofe l’un des Ordres
à payer une maffe d’arrérages, dangereufe en
f o i , l’efl bien davantage dans les circonftances.

79

Que toute charge, publique ou commune;
devant être prife fur les fruits, la bonne Adminiftration exige qu’elles foient acquittées fur
les fruits annuels, &amp; qu’un Ordre ne foit pas
plus expofé qu’un fimple Citoyen, à voir confommer fes fruits de plufieurs années, par des
arrérages qu’il eût pu prévenir dans le tems.
Que l’offre de fe faire raifon du plus ou du
moins, &amp; après l’affouagement, ne convient ni
à la qualité des parties, ni à leur pofition
Qu’en 1760, le contingent de la NoblefTe à
l’abonnement des deux Vingtièmes fut diminué
de vingt mille livres, fans arrérages; qu’en
1776, il le fut encore de vingt-trois- mille
livres, fans arrérages ; qu’en 1782, le Tiers fut
obligé de quitter cent quatre-vingt-dix-neuf mille
cinq cent livres de principal, &amp;. les arrérages
de foixante-fept années dus par la NoblefTe, du
droit fur les huiles.
Que ce n’eft pas que l’on craigne l’événement
de la vérification des feux &amp; des florins; mais
que cette vérification, épurée pour les deux
Vingtièmes, ne feroit qu’une raifon de faire
encore à la NoblefTe le même facrifiee qu’on
fut obligé de lui faire en 1782.
Que la contribution du Clergé, réduite à la
moitié de celle de la NoblefTe, efl évidemment
fans proportion avec l’immenfité de fes poffeflions.
Que les inflruttions de Sa Majefté pour la

�8o
répartition des Vingtièmes ont à cet égard
établi la réglé de proportion que l’on fuit pour
les Vingtièmes, &amp; qu’il feroit inconféquent de
ne pas fuivre pour les autres charges.
Que d’après ces inftru&amp;ions, le Clergé figu­
rant pour quatre cent dix mille livres, l’Ordre
de Malte pour dix-neuf mille huit cent treize
livres, les Hôpitaux pour vingt mille fept cent
feptante-deux livres, en tout quatre cent cin­
quante mille cinq cent quatre-vingt-cinq livres,
fur deux millions cinq cent huit mille livres,
c’eft environ pour un fixieme que le Clergé
figure dans la répartition des Vingtièmes; &amp;
cependant il ne contribueroit que pour un
foixante-quinzieme à la dépenfe des Bâtards,
qui s’élève à cent cinquante mille livres, &amp; la
NoblefTe pour un trente-feptieme &amp; demi.
Que les offres de la NoblefTe ne s’élèvent pas
au deflus de vingt ou vingt-deux mille livres;
que cette contribution fur la fomme exhorbitante d’environ trois million cinq cent mille
livres, n’eft d’aucune efpece de confidération.
Quelle eft d’ailleurs abforbée par les plus
grands frais que les Etats ont occafionnés.
Que c’efl: une vérité dont on fe convaincra
encore mieux lors des prochains Etats, fit quand
il faudra fuppléer à la diminution de fept livres
par feu que les Etats ont adoptée, fans diminuer aucun objet de dépenfe.
Que Ton doit encore ranger dans la claffe
des

81
des charges communes , celle que nous connoifTons en Provence fous le nom de Don gra­
tuit, fie qu'il fuffit pour s’en convaincre d’en
connoître l’origine.
Les AfTemblées générales des Communautés,
depuis la fufpenfion des Etats, accordoient an­
nuellement, fur la demande du R o i, un Don
gratuit de deux cent vingt mille livres, connu
alors fous le nom de quartier d’hiver. Ce fubfide
étoit defliné à faire fubfifler les Troupes pen­
dant l’hiver dans les pays conquis, fit il eut
lieu jufqu’à la paix des Pyrénées, conclue en
1660.
En 1661 furvint le fameux Edit du mois
d’Août, qui augmenta confidérablement le prix
du fel fit en diminua la mefure. Pour compenfer
une charge aufli aggravante, le Pays obtint de
la bonté, de la juflice du Souverain l’exemption
de différentes charges qu’il fupportoit aupara­
vant ; St entr’autres qu’il ne lui feroit plus de­
mandé de Don gratuit.
I/Edit du fel, enrégiflré avec le confentement
des Procureurs du Pays, auxquels l’AfTemblée
des Communautés en avoir donné pouvoir; on
vit revivre en Provence le Don gratuit dont
l’exemption avoit été acquife à titre onéreux.
L ’affouagement n’avoit pas été renouvellé
depuis 14 71, S&lt; le R o i, à qui on avoit de­
mandé plufieurs fois la permiflîon d’y procéder,
avoit renvoyé de prononcer fur la demande
jufqu’à la paix.

�81
La paix furvenue, le Roi donna CommîfTiort
en 1662 à M. le Premier Prélident d’Oppede
£c autres de faire le réaffouagement du Pays.
M M. les Procureurs du Pays, inftruits d’une
commilTion directement contraire au droit des
trois Ordres, confirmé par plufieurs Lettres
patentes, 6c à l’ufage de tous les tems, firent
leurs remontrances, 6c obtinrent la convocation
d’une AfTemblée en 1664.
Le Roi fît demander à cette AfTemblée un
fecours ou don de quatre cent mille livres pour
les armemens de mer', l’AiTemblée refufa d’abord,
fe fondant fur la difpofition exprefTe de l’Edit
du fel du mois d’Août 1661.
Cependant pour pouvoir obtenir la révocation
de la commijfion du réaffouagement, avec la con­
firmation &amp; attribution du pouvoir aux Etats ou
aux Ajfemblées générales, elle accorda trois cent
mille livres, payables après qu’il auroit plu à
Sa Majefté de faire expédier un Arrêt du Confeil, ’ contenant la révocation de la commiffion
du réaffouagement, confirmation 6c attribution
du pouvoir des Etats 6c Affemblées, &amp; fous
quelques autres conditions.
L ’offre fut acceptée $ les Lettres patentes de
révocation de la commiffion furent expédiées,
6c l’affouagement fut fait par des CommiiTaires
des trois Ordres.
Les demandes d’un don, ou fecours pour les
armemens de mer, fe renouvellerent aux Affem.blées fuivantes, qui, malgré l’exemption pro-

8*
mife par l’Edit du fel, fe fournirent à la volonté
du Roi j 6c ce Don gratuit parvint peu à peu
jufqu’à fept cent mille livres.
Il a été demandé aux derniers Etats, non
comme il l’étoit à l’Affeuiblée des Communes
par des Lettres patentes, mais par MM. les
Commiffaires du R o i, qui font venus dans l’Affemblée pour cet effet, 6c qui ont remis un
article de leurs inftru&amp;ions conçues dans les
mêmes termes que celui qui, outre les Lettres
patentes, étoit contenu dans les inftruêtions aux
Commiffaires de lAffemblée des Communautés,
6c les trois Ordres ont délibéré unanimement de
l’accorder.
La demande en eft faite aux Etats, 6c non à
l’Ordre du Tiers. Ce font les Etats qui le dé­
libèrent , 6c non le Tiers $ 6c fuivant l’article
135 de l’Ordonnance d’Orléans, » en toute
» AfTemblée d’Etats généraux ou particuliers
» des Provinces où fe fera o&amp;roi de deniers,
» les trois Etats s’accorderont de la quote part
» 6c portion que chacun defdits Etats portera. »
Il faut difliguer le don gratuit introduit en
1664 pour les armemens de mer, de l’ancien
don connu fous le nom de fouage, ou de taille
royale qui étoit la charge du Peuple , lorfque
le fervice militaire s’acquittoit en nature.
Le fouage ou taille royale a toujours été ,
6c eff encore exigé par le Receveur des fi­
nances ) c’eft ce que l’on appelle deniers du
L ij

�84
Roi : le Tiers-Etat ne fauroit demander, quant
à ce , aucune participation aux deux premiers
Ordres.
Mais le don gratuit attuel , quoique deftiné
à être verfé dans le Tréfor royal , doit être
regardé comme une charge commune à tous
les Ordres du P a y s , Toit parce que l’Ordon­
nance d’Orléans le réputé t e l , Toit parce qu’il
a pour principe les armemens de mer , qui ne
peuvent pas être uniquement à la charge du
Peuple , foit parce qu’il a été payé pour main­
tenir 6c conferver les droits des trois Ordres,
les pouvoirs 6c l’autorité des Etats. O r , les
trois Ordres retirant le bénéfice du don gratuit,
il eft naturel qu’ils y contribuent.
L ’affouagement ne concerne, il eft vrai, que
les biens roturiers j mais au fonds, 6c quant à
la répartition qui devoir en réfulter , les Com­
munautés n’avoient pas grand intérêt que cet
affouagement fût fait par des CommilTaires nom­
més par le R o i , ou par tout autre : la réparti­
tion faite avec juftice 6c équité, il devenoit
égal qu’elle fût faite par telle ou telle autre
perfonne.
Mais les droits des trois Ordres, le pouvoir
6c l’autorité des Etats étoient compromis j difons mieux , ils étoient anéantis dans le droit,
6c dans l’exercice. Dans le droit , par l’Arrêt
du Confeil qui nommoit la Cominiflion : Dans
l’exercice , par l’ufage que les CommifTaires
auroient fait d’un pouvoir qu’ils ne dévoient
tenir que des Etats.

Enfin, l ’objet pour lequel le don gratuit a
été continué , les armemens de mer , n’étant
point particulier au Tiers , il ne peut être re­
gardé comme étranger aux deux premiers Ordres.
Confidérant que le fubfide fait, par fa nature,
inconteftablement partie des charges communes.
Il n’eft malheureufement que trop vrai que
les deux premiers Ordres, condamnés à contri­
buer au paiement du fubfide, n’ont jamais rien
payé ; que quoiqu’ils y fulTent fournis par des
Lettres patentes rapportées aux Etats de 1569,
ces Lettres patentes n’ont jamais eu d’exécution,
6c qu’elles n’en ont point eu, parce que réfé­
rées aux Etats de la même année, il y eut grande
altercation 6c débats, 6c que depuis lors les
mêmes Lettres patentes n’ont plus été préfentées
à aucuns Etats.
La nature de cet impôt, l’aveu qu’ont fait
les deux premiers Ordres d’être fournis à celui
qui a été établi fur les huiles, 6c Tiinpofîîbilité
qu’il y a de regarder cette taxe comme taxe
roturière, juftifîent évidemment que les deux
premiers Ordres doivent d’autant mieux aujour­
d’hui coopérer, quant à c e , au foulagement
du Peuple ; qu’il n’eft ni jufte ni poflible que
l’impôt portant fur le vin du P ays, le Peuple
paye la portion qui concerne fa denrée 6c celle
des deux premiers Ordres.
Plus l’impôt eft ancien, plus le refus des deux
premiers Ordres d’y contribuer date de loin,
6c fnieux le crédit de la Nobklfe 6c la fuibieifc

�86
clu Tiers font jufiifiés: ce n’eft qu’une raifon de
plus pour réparer l’injuftice.
La Nob^effe n’ofera probablement pas exciper
de preferiprion : la matière n’en efi pas fufeeptible Quand on difeuta fur fon contingent à
l'abonnement du d'oit fur les huiles , qu’elle
avoit refufé de payer pendant plus de foixante
années, elle n’ofa pas dire, devant le Magiftrat
refptrttable qui voulut bien fe charger de ter­
miner cette affaire : l’Arrêt du Confeil n’a point
eu d’eHfetj l’abonnement a toujours été levé fur
les feux, il doit continuer de l’être. La poiïeffion, en matière d’impôt, jufiifie l’ancienneté
de l’abus fk la nécelîité de le faire ceffer.
Les dettes anciennes &amp; nouvelles font éga­
lement partie des dettes communes $ c’efi ce que
leur origine indique.
Les anciennes dettes du Pays furent toutes
réduites à quatre pour cent en 1722. Elles
montoient alors à plus de dix millions $ elles
s’élèvent aujourd’hui de fix à fept millions. Leur
première origine date de l’année 1622. Il eft
impoftible de reconnoître la fuite de tous les
emprunts qui furent faiis à divers taux d’intérêts,
dans l’intervalle de cent ans : les uns ont été
rembourfés en tout ou en partie $ d’autres ré­
duits à des taux inférieurs 5 d’autres dénaturés
par reconfiitution. Le tout ne forme aujour­
d’hui qu’un corps ou affemblage de dettes vé­
rifiées &amp; confiatées en 1722.
L ’on fait que le Pays emprunta une partie

S7
des fommes qui furent accordées au Roi ert
16^1 &amp; 1632 , pour la révocation de plufieurs
Edits, &amp; fur-tout de celui qui créoit les Offices
d’EIus,qui détruifoit la conftitution du Pays, 8c
les droits des Trois Ordres.
Si MM. du Clergé &amp; de la NoblefTe jouiffent de l’avantage que leur a procuré la confervation de la Conftitution ; s’il y a encore des
Affemblées des Etats où ils font appellés, c’efi:
l’argent du Tiers-Etat qui a produit cet effet:
ilferoit donc équitable qu’ils contribualfent au
moins aux emprunts faits dans le tems , pour
acquitter une partie des fommes accordées au
R o i , le refiant ayant été payé par impofition
fur les feules Communautés.
Il fut également emprunté, fous’ le régné de
Louis X IV , des fommes confidérables , pour
délivrer le Pays de cette multitude d’Offices
créés depuis 1600, jufques en 1713. Il y avoit
plufieurs de ces Offices dont l’exercice , ainfi
que les droits y attribués, auroient également
pefé fur l’Eccléfiafiique, le Noble, &amp;. le Plébée.
Qu’une Confultation rapportée en 1 7 1 1 , des
plus fameux Jurifconfultes d’alors, décidoit que
le Tiers étoit en droit d’obliger la NoblefTe à
contribuer à l’acquifition de ces différens Offi­
ces j qu’il fut déterminé d’ouvrir des conférences,
&amp; que cette affaire refia impourfuivie.
Dans cette pofition , pourroit-on regarder
comme une demande indiferete &amp; fans fonde­
ment , celle que le Tiers-Etat fait aujourd'hui

�83
nu Clergé Sc à la Noblefie, de contribuer aux
anciennes dettes, Toit par rapport aux emprunts
faits pour payer la révocation de l’Edit des
Elections, révocation qui a autant profité aux
deux prefhiérs Ordres qu’au Tiers, p &gt;ur délivrer
les perfonnes &amp; les biens, tant du Clergé, de
la'Noblefie , que du Tiers-Ftat , des gênes &amp;
des droits que la création de certains Offices
y avoit impofés ?
Les nouvelles dettes montent auffi de fix à
fept millions. Leur origine vient de la guerre
de 1744, 8c années fuivantes, pendant lefquelles
le P a y s , animé par fon zele pour le fervice du
R o i, fit des fournitures immenfes pour les Ar­
mées Françoife 8c Efpagnole.
Le Tiers-Etat s’impofe, depuis plus de trente
ans, cent livres par feu, pour acquitter les ren­
tes des nouvelles dettes , 8c en amortir peu à
peu les principaux. Il eft de bonne foi, en con­
venant qu’il s'efi impofé lui-même cette nou­
velle charge , par la néceffité de faire face au
fervice du Roi , 8c par fon zele 8c fon amour
pour fon Souverain ; mais accablé , comme il
l’eft, par tant d’impofitions 8c de contributions,
ne peut-il pas , aujourd’hui qu’il efi réuni avec
deux Ordres puiffans 8c riches , réclamer leur
jufiice, 8c les engager à le foulager d’un fardeau
qu’il porte depuis quarante ans , 8c qui peut être
envifagé comme ayant profité, au moins indirec­
tement , à la conservation de leurs biens ?
A délibéré que très-humbles fupplications fe­
ront faites à Sa Majefié , dans lefquelles on
établira

,
.
89
établira quelle efl la détrefTe du Pays, l’immenfité de fes charges , leur parallèle avec celles
de la Noblefie , le parallèle encore de ces mêmes
charges avec le produit des revenus du Pays 9
même en partant du taux auquel ils font portés,
dans les infiruétions de Sa Majefié pour les
vingtièmes , quoique réputé vraiment exceffif
par les Etats , 8c furpafiant également la pro­
portion des vingtièmes 8c les facultés des Con­
tribuables.
La difiinélion toujours fubfifiance entre les
charges nobles , les charges roturières, 8c les
charges communes.
Que , tant d’après le droit commun , que
d’après les Réglemens de nos anciens Etats, 8c
notamment d’après le Jugement du Roi René
de 1448 , nous n’avons jamais connu d’exemp­
tion des charges communes.
Que les Peuples attendront avec confiance
qu’il plaife à Sa Majefié de pourvoir , fuivant
fa fagelTe ordinaire , au remplacement des char­
ges nobles , qui opérera la diminution des
charges roturières , fauf de conferver toujours
la difiin&amp;ion de ces différentes charges.
Mais que, quant à ce qui concerne les char­
ges communes , les deux premiers Ordres doi­
vent continuer d’y contribuer , comme ils dé­
voient y contribuer de droit , quoiqu’ils n’y
aient pas contribué de fait.
Que dans le nombre des charges communes
M

�9° .
dont on donnera le détail, il y fera fpécialement
compris le fubfide, le don gratuit, les dettes ou
telle portion que Sa Majcfté trouvera à propos,
tous les chemins quelconques, foit de Province
ou autres ; 8c que les deux premiers Ordres y
contribueront fans reftri&amp;ion , ni condition ,
comme faites pour futilité générale, qui rejaillit
fur tous les biens} 8c qu’au moyen de c e , l’art,
i du tït. 2 du liv. 2 du Réglement des Che­
mins, qui rejette les conftruttions 8c réparations
imprévues fur les cas inopinés, fera 8c demeu­
rera révoqué ; qu’ils contribueront également
aux trente-cinq mille livres des appointemens
de M. le Gouverneur , conformément à l’Arrêt
du Confeil de 1635.
Que la contribution de la NoblefTe à toutes
les charges communes fera fixée aux deux
quinzièmes de la contribution du Corps des
Vigueries, comme l’eft celle des Vingtièmes.
Que celle du Clergé fera fixée fur le pied
de la contribution indiquée par les inftruttions
du Gouvernement aux Vingtièmes, pag. 95 du
procès-verbal.
Que Sa Majefté fera fuppliée de prendre en
grande confidération l’état déplorable du Pays,
les ravages auxquels il eft expofé, foit par les
orages, foit par l’irruption des torrens 8c des
rivières, l’incertitude des récoltes en huile ou
en v in , le découragement prefque abfolu qui'
s’eft emparé du Cultivateur, qui ne trouvant
plus dans le produit de fes biens la jufte indem­
nité de fes avances, craint de trop employer
au défrichement 8c à la culture.

9*
Enfin, combien il importe de procurer au Pays un foulagement quelconque, ou par une diminution des impôts,
ou en y fuppléant par le remplacement d’une impofition fur
les biens qui n’en fupportent prefque point $ 8c qu’il eft dé­
courageant que le meme fonds roturier ou noble, ou jouiffant de la nobilité par le bénéfice de la compenfation,
change, pour ainfi dire, de nature du jour au lendemain,
8c contribue à plus de cinq millions de charges que le Corps
des Vigueries fupporte, ou à environ cinquante mille écus
répartis fur les biens nobles : que le calcul le plus fimple 8c le
plus exaél, 8c le réfultat des irnpofitions du Pays le juftifient.
Compte exact de ce que le Corps des Vigueries paye au
Tréforier des Etats.
r. d.
Impofition générale à 917 liv. par feu
2,657,083. 18. 4.
Taitlon, fouage 8c fubfide . .
11 5,600.
Vingtièmes 8c quatre Sols pour livre .
885,557. 6 . 8 .
Entretien des B â t a r d s ......................
100,000.
Abonnement des L a t t e s .....................
10,000.
Conftru&amp;ion du Palais.....................
55,4 ï 6. 13. 4.
Capitation , dédu&amp;ion faite de celle des
Poftedans-fiefs, à-peu-près .

3,823,657. 18. 4.

400,000.
Total de ce qui entre dans la caifife du_______ ______
Tréforier des E t a t s .................................4,223,657, 18. 4.
A ajouter :
Les impofirions des Vigueries . . . .
130,000.
Les irnpofitions pour les charges parti­
culières des Communautés, l’une por­
tant l’autre à 300 liv. par feu . . 869,250.
Total des charges annuelles qui font
payées par le Tiers-Etat fur un produit
territorial de quatorze à quinze mil­
lions, ce qui fait plus du tiers . . . 5,222,907. 18. 4.
M ij

�9*
Le Tiers-Etat, qui connoît mieux fes minces
facultés 5c Ton état de détreffe que perfonne ,
ne peut s’empêcher de relever, en partant, une
erreur de calcul dans le Procès-verbal des Etats,
8c qui de doit pas fubrtrter.
On y lit que de l’évaluation donnée au feu en
1776 au plus haut prix des denrées, lorfqu’on
a foulagé la Haute-Provence, il en réfulteroit
un Vingtième de fept cent cinquante mille
livres.
Cela pourroit être vrai, fi le Vingtième fe
percevoit comme la dîme, fans dédu&amp;ion des
impofitions 8c des frais d’entretien. Mais étant
certain 8c démontré que les impofitions à pré­
lever fur le produit, avant d’en payer le Ving­
tième, montent à près de cinq millions, 8c que
les frais d’entretien également à prélever mon­
tent en Provence à des fommes immenfes j il
réfulte qu’en prenant pour bafe la plus forte
évaluation que l’on puirte donner au feu pat
le plus haut prix des denrées, le Vingtième pris
rigoureufement fur le produit des biens rotu­
riers, dédu&amp;ion faite des impofitions 8c des
frais d’entrentien , n’iroit jamais à trois cent
cinquante mille livres.
A u d i, le Tiers-Etat en votant dans les der­
niers Etats pour un fecours extraordinaire, de­
mandé fous le nom de fupplement à l’abonne­
ment des Vingtièmes, 8c en faifant généreufement
le facrifice de la promeffe facrée, expreffe 8c
pofitive que Sa Majerté lui fit donner dans l’Affemblée de 1780, que de dix ans 8c jufqu’au 31

95

Décembre 1790, l’abonnement des Vingtièmes
ne feroit point augmenté ; promeffe fur laquelle
il avoit droit de fonder tout refus, 8c qu’il s’eft
abrtenu de faire valoir, par un filence abfolu ,
le Tiers-Etat, difons-nous, a regardé ce fecours
extraordinaire, auquel la néceffité des circonftances 8c fon zele pour le fervice du Roi J’ont
déterminé à consentir, non comme un fupple­
ment à l’abonnement des Vingtièmes, qui ne
peut être fondé fur aucun principe , mais comme
un troifieme Vingtième que de fideles fujets
ne pouvoient fe difpenfer d’accorder pour quel­
ques années, en refferrant encore plus leurs
moyens 8c leurs refiources, jufques à la réduc­
tion du fimple néceffaire.
L ’affbuagement des Vigueries ert compofé de
deux mille huit cent quatre-vingt-dix-fept feux
8c demi. Le feu , lors du dernier affouage ment,
fut trouvé être de la valeur réelle de cinquantecinq mille livres , telle qu elle étoit dans le
commerce courant 8c journalier.
Suppofons que cette valeur puiffe être portée
aujourd’hui à cent mille livres , les deux mille
huit cent quatre-vingt-dix-fept feux , à raifon
de cent mille livres chacun , formeront un ca­
pital de deux cent quatre-vingt-neuf millions
fept cent mille livres.
Que l’on faffe produire à ce capital le cinq
pour cent comme à une rente conrtituée, (on
feroit bien heureux d’en retirer le quatre pour
cent) , le produit s’élèvera à la fomme de qua­
torze millions quatre cent quatre-vingt-cinq

�94
mille livres : or , n’eft-il pas exhorbitant St hors
de toute proportion, qu’un produit de quatorze
millions quatre cent quatre-vingt-cintj mille li­
vres , foit affujetti à payer cinq millions deux
cent vingt-deux mille neuf cent fept livres dixhuit fols quatre deniers, c’eft-à-dire un peu plus
du tiers ?
L ’afflorinement de la Noblefïe, fait en l’année
1668, eft compofé de deux mille 5c quelques
florins. Le florin fut évalué, à cette époque an­
cienne , à cinq cent livres de revenu.
On croit ne rien hafarder, en fupofant que
dans l’efpace de cent vingt ans , le revenu des
florins a plus que triplé , 5c même quatruplé.
L ’on connoît des terres dont le florin vaut au­
jourd’hui trois 5c quatre mille livres de rente;
mais toutes les feigneuries n’ont pas reçu la
même progreffion. Pour réduire le compte au
plus bas , nous fuppoferons que le florin, évalué
à cinq cent livres de revenu en 1668, ne pro­
duit aujourd’hui que quinze cent livres , ce qui
pour les deux mille florins donne un revenu
total 5c net de trois millions.
La NoblefTe, fur trois millions de revenus, paye
cent trente-trois mille cent foixante fix livres
treize fols quatre deniers pour fon contingent
dans l’abonnement des vingtièmes 5c fols pour
livre ; elle paye encore quelques mille livres
pour fes charges particulières , 5c elle a offert
une contribution de vingt-un à vingt-deux mille
livres pour les chemins 5c les Bâtards !
Par cette comparaifon , l’on voit que le re-

94
...
..
venu territorial du Peuple, réparti fur cinq ou
fix cent mille têtes , qui doit tout première­
ment fervir à leur nourriture 5c à. leur entre­
tien , 5c qui ne fauroit excéder de quatorze à
quinze millions, paye au-delà du tiers; tandis
qu’un autre revenu territorial de trois millions,
divifé feulement fur environ mille têtes, paye à
peine le vingtième du total.
Eft-il furprenant que dans une telle pofition,
le Tiers-Etat réduit à la derniere extrémité , 5c
qui a le bonheur , par le rétabliffement des
Etats, de fe trouver réuni avec les deux pre­
miers Ordres, puifTans 5c riches, leur demande
des fecours 5c des contributions proportionnées,
pour toutes les dépenfes communes ; contribu­
tions qui , fi elles n’étoient pas follicitées par
la Juftice , devroient être accordées par équité ?
Malgré ces contributions , quelque fortes qu’elles
puiflent être , il fubfiftera toujours une diffé­
rence énorme 5c énormifîime , entre les biens
nobles payant quelques contributions , 5c les
biens roturiers affervis à toutes les charges
quelconques fans aucune exception ; 5c le pri­
vilège des biens nobles, à quelque origine qu’on
le rapporte , fous quelque point de vue qu’on
l’envifage , n’en fubfiftera pas moins par la
jouiffance, 5c l’exemption de toutes les autres
charges.
Letture faite de la déclaration de M M. de
l’Ordre du C lergé, portant qu’il ne peut confentir à aucune contribution , avant d’être inftruit du vœu de la prochaine AfTemblée du
Clergé.

Déclarations
faites dans les
Etats par M M .
de L'Ordre du
Cierge &amp; de £Or­
dre de M a lte ,

�portant réferve
de l approbation
du Cierge de
France &amp; du
Supérieur de
l ü rd e de Adul­
te , pour la con­
tribution aux
charges.
L A J]emblée
déclaré quelle
ne peut adhérer
à cette réjerve.

N

v6 .
Et de la déclaration faite par MM. les Com­
mandeurs de l’Ordre de Malte , qu’ils adhèrent
au vœu de MM. de l’Ordre du Clergé , fous
la réferve de l’approbation de leur Supérieur.
L ’Affemblée regardant ces deux déclarations
comme deftru&amp;ives de l’autorité des Etats, ou
tendantes à fubordonner leur autorité , foit à
l’autorité du Clergé de France , foit à l’autorité
du Grand-Maître de l’Ordre de Malte ; 6c ce
quand le Pays eft, Pays principal 8c principa­
lement annexé au Royaume, 8c que les différens
Ordres qui le compofent n'ont que des rap­
ports de convenance avec les autres Ordres du
Royaume , 6c ne leur font en aucune maniera
fubordonnés.
' ,
i
Bien perfuadée que fi la contribution du
Clergé féculier ou régulier eft principalement
volontaire 8c libre , le Clergé peut la confentir
fans l’autorifation de perfonne , 8c que fi elle
n’eft pas purement volontaire , les Etats la dé­
terminant, leur détermination n’eft 8c ne peut
pas être fubordonnée à l’approbation ou à l’im­
probation du Clergé de France , ou foit des
Supérieurs de l’Ordre de Malte ; 8c que pareille
réferve , fi elle n’étoit contredite , fembleroit
adoptée.
A chargé qui de droit de déclarer aux pro­
chains Etats qu’elle ne peut adhérer tant à la dé­
claration du Clergé qu’à celle de l’Ordre de
Malte 5 8c que leur contribution , une fois votée
par les Etats, le Clergé régulier ou féculier du
Pays doit les acquitter, abftration faite de tout
confentement

Après la décifion des queftions relatives aux
contributions, le Tiers-Etat reliera fournis à
des charges 8c a des impofirions qui ne concer­
neront nullement les deux premiers Ordres.
!.

7 CJ . . 1IÎ

UT II JJÎ* ijt 'V. !

Les deux premiers Ordres doivent-ils déli­
bérer fur ces imppfitionS, 8c le Tiers-Etat ne
peut-il pas avoir cette adminiftrarion, qui lui
eft propre 8c perfonnelle, 8c régir fes affaires
particulières, comme l’Ordre de la Nobleffe
régit les Tiennes?
Le même régime qui fert à diriger les af­
faires particulières de l’Ordre de la Nobleffe ,
8c qui ne les fubordonne pas à l’infpe&amp;ion des
Etats, doit être également propre au Tiers. Il
ne feroic pas jufte que les Erats , qui ne fe
mêlent pas du régime particulier de l’Ordre de
■ ht Nobleffe, difpofaffent fur le régime parti­
culier de l’Ordre du Tiers.
Le Tiers a des objets de dépenfe qui ne con­
cernent que lui, il a des objets de revenus qui
lui font propres; c’eft un Ordre particulier, qui
fait partie de l’Ordre univerfel repréfenté par
les Etats, 8c qui n’a de rapport avec les Etats,
que pour ce qui concerne les objets communs.
■.
.
.
Tel eft le plan économique de toute AdmiN

Exécution d s
Lettres patentes
du 1 8 A v ril
1 5 4 4 » contre
le droit de f u jfrage des deux
premiers Or­
dres , dans les
Délibérations
fur les charges
que le Tiers Jup pot te J cul.

•ii*

*■ ;? |i. J ,
;

�98

nîflratîon compofée d’Adininiftrations partiel
lieres 8c fubordonnées : chaque Ordre a fa pro­
priété, qu’aucune form e, qu’aucun laps de
tems, qu’aucune coutume ne peut ébranler, &amp;
qu’aucune Puiffance ne peut lui ravir fans in-&gt;
juftice. Le bien du Tiers-Etat lui appartient exclufivementj il en a la pleine 6c entière pro­
priété , fous la protection des Loix &amp; du Gou­
vernement.
Le revenu qu’il en retire , par fes foins 8c par
fes labeurs, eft également dans fa pleine 8c en­
tière propriété 5 8c perfonne ne peut mieux difpofer de ce revenu, qu’il ne peut difpofer de
la propriété. Et certainement les impofitions
font une difpofition bien réelle 8c bien effective
du revenu de chaque Corps contribuable.
Il feroit donc bien injufte que tout autre, que
le Corps contribuable, eût droit d’ordonner cette
difpofition, de la confentir, de la régler, d’en
faire l’emploi 8c l’application.
Il n’eft point de Corps dans la fociété qui
ne jouifîe de l’avantage d’adminiftrer lui-même
les affaires qui lui font perfonnelles , de régler
fes contributions, 8c d’exclure de l'on adminiftration particulière quiconque n’y a nul intérêt;
8c c’eft n’y avoir point d’intérêt que de lie
point participer aux contributions.
Tous les Corps d’Artifans ont des charges
particulières ; 8c ce font les Membres de ces
Corps qui les acquittent, 8c qui pourvoient aux
moyens de les acquitter.

99

Les Communautés, les Vigueries , les Corps
de magiflrature , le Clergé, 8c la Nobleife ont
aufli des charges qui leur font propres ; 8c tout
fe réglé dans le fein de leur adminiflration inté­
rieure, fans autre participation que celle des
Contribuables.
Ainfi , les Etats de Provence , compofés des
trois Corps : du Clergé , de la Nobleife , 8c du
Tiers-Etat, qui ont leurs biens , leurs droits 8c
leurs revenus diftin&amp;s , féparés 8c indépendans,
qui ne font fubordonnés ni à la difpofition par­
ticulière d’aucun des Ordres pris féparément,
ni à la difpofition générale des trois Ordres
réunis en Corps d’Etats , ne doivent 8c ne peu­
vent vorer que fur les objers généraux qui con­
cerneront les trois Ordres. Mais quand il s’agira
d’une dépenfe qui ne concernera que le Tiers ,
les deux premiers Ordres , qui n’ont aucun
droit fur la propriété 8c fur le revenu du Tiers,
n’ont par conféquent ni raifon , ni prétexte
pour délibérer cette dépenfe , pour en régler
l ’emploi 8c en déterminer la deftination.
Il eft impoffible qu’un Ordre tel que celui
du Tiers , qui a de fi grands intérêts à diriger,
des impofitions fi confidérables à acquitter , des
Agens à furveiller , des procès à fuivre, 8c des
maximes à maintenir , ne s’alfemble pas pour
fes affaires particulières , ou que fes affaires
particulières foient régies par le Corps même
des Etats, qui ne prend pas la même follicitude,
ou foit le même droit, fur l’Adminiftration par­
ticulière de l’Ordre du Clergé, ou de l’Ordre
de la NoblefTe.
..
N ij

�100
Le principe immuable, dérivant du droit de
propriété , fuffiroit fans doute pour afturer à
l’Ordre du Tiers l’Adminiftration des affaires
qui le concernent excîufivement ; vous pouvez
encore réclamer l’exécution d’une Loi particu­
lière au Pays : les Lettres-patentes du 18 avril

JOI
blés 8c aggravantes, font poftérieures à cette
époque , par conféquent non ordinaires , non
accoutumées en 1544 , 8c pour lefquelies les
deux premiers Ordres ne doivent délibérer qu’autant qu’ils en payeront leur quote-part.

I 544*

L ’on a, à la vérité , fuppofé que ces Lettrespatentes avoient été révoquées. Mais il ne confie
nulle part de la révocation. Le dépôt qui conferve l’exiflance de ces Lettres-patentes, conferveroit auffl la preuve de la révocation , fl
elle avoit jamais exifté.

»
»
»
jy
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
n

Ces Lettres-patentes portent » qu’aux Etats ,
le nombre du Clergé 8c de la Noblefle réunis
n’excédera pas celui du Tiers , 8c que fi pour
aucune affaire dudit P a y s , il convenoit auxdits Etats mettre 8c impofer fur notredit
Peuple 8c Sujets dudit Pays aucuns emprunts,
charges ou fubfides , outre 8c par-defliis ceux
qui ont accoutumé être par nous demandés;
en ce cas , nous voulons, ordonnons 8c nous
plaît, qu’iceux Prélats 8c Gentilshommes ne
puiffent en ce porter ni donner aucune opinion , attendu que d’icelles charges extraordinaires en cet effet, ils ne payent aucune
chofe ; &amp; où ils voudroient en ce opiner &amp;
bailler leurs voix 8c opinion , qu’ils foient
tenus payer 8c contribuer leur quote-part 8c
portion defdites charges extraordinaires qui
feront mifes fus par lefdits Etats.

Il n’y avoit alors de charges ordinaires &amp;
accoutumées que le fouage ou taille royale que
le Tiers payoit 8c qu’il paie encore , 8c que Sa
Majefté faifoit demander annuellement à raifon
de quinze florins par feu.
?

tr &gt;

f

«x

«.,

.

i ,

111

Toutes les dépenfes auxquelles le Tiers-Etat
eft aujourd’hui fournis, multipliées , confidéra-

•

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t-, -

.flS J jl

Cik

l'Jil

Kï* 1

Une note particulière dont on excipe , fans
cara&amp;ere , fans authenticité, £c certainement in­
capable d ’abroger une Loi duement vérifiée 8c
enrégiffrée , indique que les plaintes des deux
premières Ordres portoient uniquement fur la
réduction de leur nombre aux Etats, 8c nulle­
ment fur la difpofition fi jufle 8c fi raifonnable,
concernant Texclufion des deux premiers Ordres
de tout concours à des Délibérations fur des ob­
jets de dépenfe auxquels ils ne voudroient pas
contribuer.
L ’exécution qu’ont reçu ces Lettres - patentes
eft un nouveau garant de leur juftice.
Dans les Etats de 1568 , fol. 39, un Gen­
tilhomme propofe de faire un préfent à M. le
Gouverneur , 8c il fut répondu » que les Com» munes s’aflembleroient à part pour y déli» bérer.
Dans ceux de 15 6 9 , fol, 1 1 73 Jes com*;

\

�101
ïnunes feules délibèrent un don en faveur de
M. le Gouverneur 8c de M. le Lieutenant gé­
néral , l’appliquent à des fommes dues au Pays
parle R oi, pour fournitures faites aux Troupes,
8c donnent pouvoir aux Procureurs du Pays
d’en expédier les mandeinens.
Aux Erats de 1571 , fol. 192 , à ceux de
1573 , fol. 276 , à ceux de 1580 , toujours poftérieurs par conféquent aux Lettres patentes de
1544 , le Tiers Etat efl toujours feul à délibérer
fur la propofition de faire un préfent à M. le
Gouverneur.
Dans ceux de 1583 , fol. 464, les Communes
8c Vigueries, féparement aifemblées dans le petit
réfectoire des Jacobins, pardevant iVT. de Milot,’
Confeiller au parlement, Commilfaire député
par M. le Gouverneur, délibèrent encore un
préfent de douze mille livres en faveur de M.
le Gouverneur.

I° ît
au Roî, pour que les deniers cîu taillon fuflenî
employés, fuivant fa dçftination, à l’entretien
de ladite Compagnie.
Dans les Etats du mois de Janvier 1624/
fol. 65 8c 6 7 , qu’il efi important de mettre fous
vos yeux , on voit que M. le Préfident remontra,
» qu’il feroit raifonnable que MM. des Coinm munautés s’affemblafTent, avec l’afiifiance de
» MM. les Procureurs du Pays, pour tâcher
» entr’eux tous de trouver les moyens de
» donner fatisfaftion à M. ie Gouverneur, puifw que les Etats ont toujours trouvé bon de le
» faire ainfi, afin que fur la conférance 8c traité
» qui Ce feront, l’on puilfe plus valablement
» 8c facilement fortir de cette affaire, qui eft
» la plus importante dans ces Etats. »
Le Tiers s’aiTembla, 8c fes conférences abou­
tirent à faire à M. le Gouverneur des propofitions qu’il accepta, 8c inutiles à rappeller.

Outre ce préfent, qui parvint à quinze mille
livres, 8c qui fut regardé comme le plat du
Gouverneur , il furvint, au commencement du
dernier fiecle une autre dépenfe qui ne fut qu’à
la charge du Tiers ; c’étoic l’entretenement de
la Compagnie des Gendarmes de M. le Gou­
verneur.

Aux Etats de 1625, fol. 223 , le fieur de
Feraporte, Syndic du Tiers-Etat, remontre qu’il
» avoit toujours plu aux Etats de laifler affem» bler les Communautés en particulier avec
» MM. les Procureurs du Pays pardevant M.
» le Préfident des Etats, lorfqu’il s’agiroit des
» demandes de M. le Gouverneur. Et il fut
» délibéré qu’elles s’alfembleroient à part. »

Dès l’année 16 14 , l’Afiemblée générale des
Communautés , tenue au mois d’Août de la
même année ( 8c fi les Communautés s’afTembloient, c’étoit donc pour délibérer fur leurs
affaires particulières ) délibéra de faire article

Les Etats de 1628, fol. 13 1 , jufiifient encore
qu’il fût délibéré que fuivant l’ufage, les Com­
munautés s’afiembleroient à part, avec l’afiiftance de MM. le Procureurs du Pays, parde-

�104
vant TvI. le Préfident-des Etats, pour délibérer
fur les demandes de M. le Gouverneur.
Enfin l’Arrêt du Confeil du 30 Mars 1635
porta la dépenfe de quinze mille livres du don
à M. le Gouverneur, 6c de neuf mille livres
pour fes Gardes, à cinquante-un mille livres,
payable par les Etats ; 6c quant à la Compagnie
d’ordonnance ou de Gendarmes, il n’en fut plus
quefiion après l’année 1632: le Tiers en fut
entièrement délivré , &amp; cette charge, fur laquelle
il y avoit annuellement à difputer 6c à fe dé­
fendre , fut remplacée par une augmentation
confidérable du taillo'n , qui de vingt-fept mille
livres fut portée à foixante-dix mille en 1633.
Le Tiers la paye encore, quoique la fomme
fut payable par les Etats, fuivant l’Arrêt du
Confeil du 30 Mars 1635.
En réclamant donc le droit d’adminiftrer fes
affaires particulières, le Tiers-Etat ne réclame
rien qui foit nouveau, déraifonnable, contraire
au droit cbnlmùn, ou foit à la Conftitution du
Pays.
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c. :*•! ç i
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; ‘1 •••;
En demandant qu’on fe conforme à la Loi
primitive qui régit toutes les propriétés, 6c qui
n’autorife perfonne à difpofer d’un bien qui ne
lui appartient pas, on ne prend pas fur les
droits des deux premiers Ordres. Les deux pre­
miers Ordres convaincus que les Peuples de ce
Pays font évidemment trop chargés, pourront
encore concourir aux délibérations que le Tiers
pourra prendre à ce fujet ; les Lettres patentes
de 1544 leur en laififent le moyen.
Si

105

Si au contraire ils ne veulent concourir en
aucune maniéré au foulagement du Peuple ;
qu’ils lui laifient au moins la fatisfa&amp;ion d’adminifirer par fes repréfentans des objets qui
l’intéreflent exclufivement.
Nous n’ignorons pas que les Afiemblées du
Tiers font difpendieufes , 6c que dans l’état
d’épuifement où fe trouvent nos Communautés,
l’économie devient un devoir 6c une nécefiité.
On pourroit diminuer cette dépenfe, en fuppliant Sa Majefié d’autorifer Meifeigneurs les
CommilTaires des Etats de permettre au Tiers
de s’affembler pendant la tenue des Etats ,
comme on l’a pratiqué jadis, 6c notamment en
1624, fur la requifition de Monfeigneur le Préfident, ou tout au moins d’indiquer l’Afiemblée
du Tiers, immédiatement après l’Afiemblée des
Etats, 6c que Sa Majefié feroit fuppliée d’or­
donner que les Lettres patentes du 18 Avril
1544 continueront d’être exécutées; ce faifant,
que le Tiers-Etat continuera de délibérer feul,
foit dans les Etats même, foit à part, avec l’affifiance de MM. les Procureurs du Pays 6c
pardevant Monfeigneur le Préfident des Etats,
fur tous les objets de dépenfe , de quelque nature
qu’ils foient, auxquels les deux premiers Or­
dres ne voudront pas contribuer.
Le&amp;ure faite de tous les procès-verbaux
énoncés ci-defius, 6c des Lettres patentes du
18 Avril 15445
L ’Afiemblée a délibéré que dans le Mémoire
des remontrances, on demandera qu’il plaife à
O

�TO6
Sa Majefté ordonner que les fufdîtes Lettres
patentes continueront d’être exécutées fuivant
leur forme 8c teneur, ainfi 8c de la maniéré
qu’il eft énoncé dans la proportion.
'^ffouagcment
M. Pafcalis, AfTefïeur d’Aix , Procureur du
&amp; ajjljrinement Pays , a dît :
general.
D roit de com­
penfation.
Représentations
pour que le tra­
vail fait y &amp; les
arrangemens à
propofer fur ces
deux objets ,
Joient communi­
ques à une A fJemblee particu­
lière de lOrdre
du Tiers.

Les Etats fe font occupés de deux objets éga­
lement intérellans ; le moyen de rendre Téta*
bliilement pour l’entretien des Bâtards plus
utile à l’humanité 8c moins onéreux au Pays j
8c les arrangemens à prendre pour le droit de
compenfation des biens nobles aliénés par les
Seigneurs des fiefs, avec les biens roturiers pat
eux acquis. irjinoî
. V' {! f ? ■
utov j
■Deux Magiftrats du Parlement 8c deux Magifirats de la Cour des Comptes , fans concours
d’aucun Membre du Tiers-Etat , ont été priés
de préparer avec l’Adminifiration intermédiaire
les moyens de mettre les prochains Etats à même
de prendre fur ces deux objets une Délibéra­
tion réfléchie.
La follicitude des Etats mérite fans doute
toute votre reconnoiflance. Mais en la leur té­
moignant , vous devez veiller au maintien de
vos droits , à la confervation de votre pro­
priété.
Que les Etats difpofent 8c délibèrent fur l’en­
tretien des Bâtards , fur-tout fi les deux pre­
miers Ordres contribuent à cette dépenfe dans
une proportion équitable , rien de plus légal ;

107
îien de mieux combiné. Vous avez été témoins*
M e s s i e u r s , des heureux effets qu’a déjà pro-&gt;
duit un arrangement qui coûte beaucoup au
Pays , mais qui lui a déjà confervé grand nom­
bre de ces êtres infortunés, qui n’ont de pere
que le fife &amp;. la commifération publique.
Mais il n’en eft pas de même du droit de
compenfation. Quelque réfléchie , 8c quelque
jufie que pût être la Délibération que les Etats
prendroient fur cet objet , elle feroit encore
illégale. *
Si le droit de compenfation eft patrimonial
aux Seigneurs des fiefs , les réglés qui y préfident
font patrimoniales au Tiers. Egalement fondé fur
les Arrêts du Confeil de 1556 , de 1637 de 1643^
de 1668 8c de 1702, c’eft moins par voie de décifion de la part des Etats, que par voie de con­
ciliation, 8c pour ainfi dire de tranfaéfion , que
le droit de compenfation doit être arrangé.
Nous fommes perfuadés que le Tiers fe prê­
tera toujours aux moyens qui lui feront propofés, 8c certainement on ne lui en propofera
point qui bleflent fes intérêts. Mais il doit lui
être permis de les approfondir , de les fubordonner à fes Confeils , de les difeuter, 8c de ne
pas fubir la Loi que les Etats pourroient lui
impofer, en changeant la forme des compenfations, 8c en dérogeant par conféquent à l’Arrêt
du Confeil de 1702 qui fait la Loi du Pays 8c
le boulevard de la taillabilité.
L ’Aftemblée a délibéré qu’il fera repréfenté
O ij

�io 8
aux prochains Etats, qu’avant de prendre aucune
détermination définitive , fur l’objet vraiment
intérefiant du droit de compenfation des biens
nobles aliénés par les Seigneurs des fiefs, avec
les biens roturiers par eux acquis, le travail
qui aura été fait à cet égard par l’Adminiftration intermédiaire, conjointement &amp;. de concert
avec MM. les Magiftrats des deux Cours, ainfi
que tous arrangemens qui pourront être propofés,
relativement à l’opération conjointe de l’affouageraent &amp; de l’afflorinement général , feront
communiqués à l’Ordre du Tiers, afin qu’il puifle
l’examiner dans une alTemblée de cet Ordre,
&amp; y préparer un vœu réfléchi fur cette matière.
Reprdfentations
à Monfeigneur
ï Archevêque

M. Pafcalis, AfTefieur d’A ix , Procureur du
P a y s , a dit :

t f A i x y Préji

Les Etats ont député un Membre de chaque
Ordre pour préfenter le Cahier à Sa Majelié;
&amp; il a été nommé pour l’Ordre du Tiers, M.
Lyon de St. Ferreol, Ecuyer, fécond Conful
d’A ix , Procureur du Pays.

-

dent des E ta ts ,
à ?effet que le
Député pour
l'Ordre du Tiers
Joit toujours un
membre de cet
Ordre*

C ’eft fuppofer que MM. les Procureurs du
Pays figurent dans le nombre des repréfentans
du Tiers 5 &amp;. cette idée ne répond pas à celle
que l’on doit fe former de leur cara&amp;ere &amp;. de
leurs fondions.
Le refped que l’on doit aux délibérations
des Etats, l’impoflibilité qu’il y a que dans le
principe de notre régénération, tous les intéiêts
foient fauvés, la reconnoilfance que l’on doit
à M. de St. Ferreol des foins qu’il a pris peu-,

109
dant le cours de fon adminiftratîon J vous im­
posent aujourd’hui la néceffité de vous borner
à.furveiller vos droits pour l’avenir,
L ’Afiemblée a unanimement délibéré qu’il
fera fait,, au nom de l’Ordre du Tiers, des
repréfentations à Monfeigneur l’Archevêque
d’Aix , Préfident des Etats , à l’effet qu’à
l’avenir, le Député de l’Ordre du 1 iers-Etat
foit toujours un membre de cet Ordre.
M. Pafcalis, AfTefieur d’Aix , Procureur du
Pays, a dit :
Vous êtes infiruits que les Etats ont délibéré
la députation à Sa Majefié, pour lui préfenter
le Cahier des Etats } que M. Lyon de St. Ferreol,
qualifié Député , lorfqu’en fa qualité de Procu­
reur du Pays , il n’étoit qu’opinant pour la Viguerie d’Aix , a été nommé pour le Tiers-Etat.
Les différens Ordres ayant pourvu aux frais
du voyage de leurs Députés , il efi à propos
que le Tiers s’occupe du même objet. Dès que
les Etats n’ont pas prononcé fur les frais du
voyage des Députés de l’Ordre du Clergé &amp; de
la Noblefie , &amp; que ce font au contraire les
deux premiers Ordres qui y ont pourvu , la
préfente AlTemblée doit s’occuper du même
foin, à l’égard du Député nommé pour le TiersEtat.
L ’Afiemblée, infiruite que l’Ordre de la Noblefie a délibéré de payer quatre mille livres
à fon Député , a délibéré, à la grande pluralité

Fixation des
frais du v y âge
du Députe pour
l'Ordre du Fier s .

�i ro
des fuffrages , M. de St. Ferreol ayant abftenu
d’opiner , qu’il fera payé deux mille livres au
Député de l’Ordre du Tiers , chargé de préfenter à Sa Majefté le Cahier des Etals.
M. Pafcalis, AfTefTeur d’Aix , Procureur du
Pays , a dit :
Les droits royaux reçoivent fi fouvent des
extenfions , que les Etats ont jugé à propos
de s’en occuper : ils ont cru nécelTaire d’établir
un centre de correfpondance q u i, aboutiifant à
M M. les Procureurs du Pays , pourroit procu­
rer au Peuple le fecours 6c la protection dont
il a fi fouvent befoin.
Chaque particulier, qui fe croira injuftement
attaqué , pourra référer fes plaintes aux Chefs
de Viguerie , les Chefs de Viguerie aux Pro­
cureurs du Pays j 6c on doit attendre de leur
exactitude , qu’en ne s’oppofant point à la per­
ception des droits légitimement dus , ils trou­
veront le moyen d’empêcher qu’on leur donne
des extenfions fouvent arbitraires , 6c plus fou­
vent encore injuftes.
L e huitième dudit m ois de M a i , il n y a
p o in t de Jéance.
Du

Plaintes fur et

que MM, Us

A

neuvième dudit m ois de M ai.

près la leCture du procès-verbal de la
derniere féance:

L ’A f T e r a b l é e , in f t r u i t e ? p a r la le C tu r e d u procès-

III

verbal des Etats, que MM. les Confuls d’Aix, Confuls d'Aix
Procureurs du Pays, n’ont jamais été qualifiés riontpas étéaptels, 8c qu’ils ne font au contraire dénommés p^les Precuque fous la qualité, tantôt de Maire Confuls &amp;
AlLlTeur de la ville d’A ix , 6c tantôt de De- àesEtats ,n ont
putés de la Viguerie d’Aix 8c des Vallées , fans pasfgné leproy ajourer la qualité de Procureurs du Pays , ccs-verbal , ni
croit devoir prendre en confidération cet objet, les Lettres &amp;
6c les autres droits inhérens à la qualité 6c aux mandemens ex*
fonctions des Confuls d’Aix , Procureurs du ^
Pays.
Etats .
Il eft inconteftable que les fleurs Confuls d’Aix
font Procureurs du Pays nés ; que ce titre 6c
les fondions qui y font attachées , leur ont été
attribuées par l’Ordonnance de 1535 , connue
fous le nom d’Ordonnance de Provence ; que
dans tous les anciens Etats , ils font toujours
qualifiés Confuls d’A ix , Procureurs du Pays.
Quoique l’exercice de leurs fondions foit fufpendu pendant les Etats, ils n’en font pas moins
Procureurs du Pays nés. Il femble dès-Jors que
les derniers Etats auroient dû leur en donner
le titre.
Le chaperon qu’ils portent, en quelque en­
droit de la Province que les Etats foient con­
voqués, indique certainement qu’ils afiifient aux
Etats à autre titre que de fimples repréfentans
de la Communauté d’Aix.
On voit encore dans les anciens Etats que les
fieurs Procureurs du Pays nés fignoient toutes
les Délibérations j que dans des tems plus rc-

�I 12
cuîés , le procès-verbal , après la publication
faite en préfence de témoins , n’étoit figné que
par les Greffiers des Etats; qu’en 1607, on
voulut donner une autre form e, 8c que le pro­
cès-verbal fut figné par MM. les Procureurs du
du Pays nés , avec la qualité de Procureur du
P a y s , ce qui fut fuivi jufqu’en 1639.

,

T I?

du P a y s ,

pugnateurs ,

qui en

im -

cette irrégula­

des C o m p t e s , qui v e r r a

à l ’ e f p r i t 8c à l a l e t t r e d u b a i l .
Ces

innovation s

rapport

Procureur

à M.
du

d e v e n i r plus

feroient

Pays

né.

M ais

intérellantes

V ic a ir e , q u i , au
pofition

de

la

fans

l’A r c h e v ê q u e
,

fi

préfidés par tout a u t r e , ou
m oyen

caiffe

elles
l es

pourroient

Etats

éroient

m ê m e p a r un G r a n d -

de

,

conféquence

d ’A i x , p r e m ie r

ce ,

auroit

concentreroit

la d i f ­

en

lui la

c o r r e f p o n d a n c e , 8c c o n f e n t i r o i t d e s e n g a g e m e n s
au

nom du

Pays.

L ’A fiem blée

a

fuls d ’A i x

,

pardevant

M gr.

délibéré

le

que

P ro cu reu rs du

M M .

Pays ,

l’A r c h e v ê q u e

P r o c u r e u r du P a y s n é ,

les

Con-

fe r e t i r e r o n t

d ’A i x

P r é fid e n t des

fupplieront de p o u r v o ir à

,

prem ier
E t a t s , 8c

la r é f o r m a t i o n

des

n o u v e a u t é s p r a t i q u é e s dans les E ta t s ; e lle e f p e r e
q u e c e P r é l a t , q u i a i m e l a j u f i i c e , 8c q u i a c c o r d e
une protection fpécîale

à la

veiller

V ille

à la

de

fon f i e g e ,

c o n fe rv a tio n des

d r o i t s 8c d e s p r i v i l è g e s d e s f i e u r s C o n f u l s d ’ A i x ,
Procureurs
M.

Que
a

du P a y s .

P a f c a l i s , A fil-fie u r d ’A i x , P r o c u r e u r

Pays , a

du

dit :

fon

lefquels

M ajefté ;

que

Demande en
pnmiflwn d'm-

VoyerdiS fXpu-

dans les p r é c é d e n t e s f é a n c e s , l ’ A f f e m b l é e

m anifefié

pour

Les affifians à l’audition du compte du Tré­
forier

relever

des p a y e m e n s acquittés dans une fo r m e co n tra ire

fe ra le p r e m i e r à

On efi venu à bout de perfuader à M, l’Ar­
chevêque , le Préfident des Etats , le plus éloi­
gné de vouloir ajouter aux droits de fa place ,
&amp; de faire le préjudice de fa Ville archiépifcopale , fur laquelle il répand journellement fes
bienfaits ; on efi venu , difons-nous , à bout de
lui perfuader que les mandemens ne doivent
être lignés que par lui.

f o n t les v é r i t a b l e s

pourroient

r i t é , a in f i q u e la C o u r

par

II en eft de même des mandemens titres &amp;
contrats qui font expédiés pendant la tenue des
Etats : tout doit être figné par les Procureurs
du Pays nés ; c’efi la Loi confiante inférée par
les Etats eux - mêmes dans tous les contrats
ou baux de la tréforerie ; on la retrouve dans
tous ceux qui font parvenus jufqu’à nous, depuis
1561 jufqu’en 1639. Le mandat figné de tous
les Procureurs du Pays efi la feule piece comp­
table, fans laquelle nulle dépenfe ne peut être
allouée au Tréforier , 8c tous les baux paffés
par les Affemblées des Communautés portent
la même difpofition. Le bail aCtuel, que les
Etats ont confirmé , prononce la peine de ra­
diation de tout payement fait par le Tréforier,
fans le mandement des Procureurs du Pays.

w

forîer

vœu

elle
les

fur

les

follicite
m otifs

fur

la

différens
décifion

lefquels

objets
de

fon

Sa
vœ u

Ui *

Lu“1'

�4

ii
eft f o n d é
ration s

n’ o n t p u ê t r e

expofés

d a n s les délibé­

que

d’une m an iéré

i m p a r f a i t e j q u e des

inftruftions

néceiïairem ent

infuffifantes

foin

d ’ê t r e a p p u y é e s

préfence

de

au

quelques

con vien d roit

dans

pied

du

D éputés

p a r la

Tiers ;

les c ir c o n f t a n c e s

de

q u ’il

députer

à l a C o u r , f o u s l e b o n p l a i f i r d u R o i , f o i t pour
préfenter
m oires

le

C ahier

de

l ’A f t e m b l é e

q u i fe ro n t r é d i g é s , foit

inftru&amp; ions verb a les q ue
ront

exiger j

de délibérer

St

fur cet

Sa

M ajefté

&amp;

à

par

conféquent

Q u ’elles n’ i g n o r e n t

toujours

A lT em blées

confid éran t

des

q u e les an­

C om m unautés

été autorifées à

députer

au

avoient

R o i pour

p o r t e r l e C a h i e r J e c h a q u e A i T e m b l é e j q u e Mo n­
seigneur

l ’A r c h e v ê q u e

d 'A ix a

V i g u e r i e s , q u e S a M a j e f t é v o u d r o i t b i e n permettre

Que
D éputé
Que

la N o b le ffe
à

Paris

pour

plufieurs

préfenter

a ,

dans

y

fes M ém o ires.

ce

m oment

veiller

m em bres

du

à

fes

C lerg é

ci,un

intérêts.

découvre

fon

cœ ur.

q u e des fujets

pofition

vers

du S o u v e r a in
Ordres

de

force

de

fon

y

in égale,
fuivre

non

pouvoir

l ’E t a t ,

em pire ,

entier

le

poids

ce

n ’eft p o i n t

tribution

aux

qui

qui

pour

dans

toute

s’ y

trou­

s’ il

n’a v o it

aucun

fes a ffa ir e s .

s ’i l

s’agilToit

les

Com m unes

d ’un
ne

autre

objet
s’en

fait

à

fi l a

les

di­

l ’i n t é r ê t

la p r i n c i p a l e

fupporte
qui

p r e f q u ’e n

ne fçut jam ais

f es R o i s d e

fa c o n ­

ch arg es publiques.

Que

les

Com m unes

l'in térêt du

P e u p l e eft

r a t i o n n a i , tandis q u e
q ui le

leur

tation,

feul

celui

circonftance

,

&amp;

p arfaitem en t

connu,

rapporteroient

q u ’à la

égalem en t que
intérêt

vraim ent

des d e u x

prem iers

n ’eft f o u v e n t f o n d é q u e fu r d e p r é t e n d u s

p rivilèges

rations

fçavent
le

contrarient.
m o tifs , une fo u le de confid é-

font v iv e m e n t

fentir

q u ’une d é p u ­

d a n s les c i r c o n f t a n c e s a &amp; u e l l e s , &amp;
intéreflantes

pour

elles ,

eft

vrai­

abfolum ent

indifpenfable , ne fut-ce q ue :
L ’i m p o r t a n c e

m êm e

des

queftions

M a je fté v e u t bien p erm ettre a u x
Que

p lu s, que

diftinguer

d e l ’E t a t , &amp;

diftinguer fon a m o u r

m ent

bien

qui pût

égalem en t chers

Q u ’e lle s n ’ i g n o r e n t p o i n t
bonté

Q u e m algré ces

Q u e l e T i e r s - E t a t f e r o i t p a r ' c o n f é q u e n t dans
D éputé

juf-

q u ’ a u x b o r n e s d e f o n E m p i r e , l a j u f t i c e d u Pu&gt;i
n ’y

Ordres

v en t égalem en t.

une

M i-

a n n o n c é , par fa

l e t t r e c i r c u l a i r e a d r e l T é e a u x C o m m u n a u t é s 8t aux
à c h a q u e O r d r e d e lui

fes

p o i n t , q u ’en v e i l l a n t

préférer à c e u x du P e u p le

ciennes

de

p r i v é d e s d e u x p r e m i e r s O r d r e s q u ’e l l e v o u d r o i t

objet.

Sur q u o i, T A ftetublée

celle

&amp;. l es M é -

p o u r d o n n e r les

l e s c i r c o n f t a n c e s pour ­

q u ’ il c o n v i e n t

de

niltres.

o n t be-

Trône

du

juftice

que

Sa

trois O r d r e s de

difeuter.

lr

La néceiïïté des détails , des titres , &amp; des
P ij

kf

�n6

117

r e n f e î g n e m e n s m u l t i p l i é s q u e l a d é f e n f e d u Ti er sE tat

exige.

La

néceffité

de p o u v o ir

des co n féren ces

,

&amp;. l ’ e f pé r a n c e

l'Ordre du Tiers
fi
Us deux pre­
la p rem ière A i l è m b l é e des E t a t s , à c o n trib u e r
miers Ordres ne
c h a c u n p o u r un tiers à t o u t e s les d é p e n f e s q u e
contribuent à La
l ’ e m p l a c e m e n t , l ’ e n t r e t i e n &amp;. l a g a r d e d e l a B i ­ dépenfe.
q u e les d e u x p r e m i e r s O r d r e s f e r o n t i n v i t é s , dans

bliothèque ,

fe c o n c i l i e r .

ront
L ’a n x i é t é

m êm e

q u ’é p ro u v e r ,
fans

que

le

P eup le

s ’ il f ç a v o i t

p ouvoir

fe

faire

q u ’ il

ne

p our r oi t

doit

ê t r e jugé

déclare

d e la p a r t

n écefïîté de le

laquelle

raffurer

il lu i eft p e r m i s

fur

fa d é f e n f e , à

d e m e t t r e un

fi grand

intérêt.

objets
en

de

dès-à-préfent
aux

legs

M arquis de
La

autres

occafionner 5 &amp;

p a rt, ou
nonce

entendre.

&amp;.

acceffoires

cas

l ’ un

que

de

refus

l ’O r d r e

fauf

dre

du

Tiers

de

M e j a n e s d ’ê t r e b i e n

du

Tiers

faits p a r

aux

O r d r e s d e s’ e n c h a r g e r à l e u r
quis

de leur

d ’e u x , l ’A i T e m b l é e

qui lui ont été

M ejan es ,

pour­

deux

re­

M . le

prem iers

p a rtic u lie r. L ’O r ­

p r ie les h é r it ie r s

le

M ar­

perfuadés de

de

M.

toute

fa r e c o n n o i i f a n c e , &amp; q u ’ il n e r e n o n c e à c e b i e n ­
L ’opinion
un

enfin q u ’ a u r a

fi b o n P e u p l e ,

leur

des

A

le P e u p l e

d e p a r l e r l u i - m ê m e au meil­

R o i s , p a r l ’o r g a n e

délibéré que

Sa

livrer

d e fes D é p u té s .

M ajefté

m e n t fuppliée de p erm ettre
d ’e n v o y e r

zele

à la

fait , q u e p a r l’i m p u i l l a n c e

a b fo lu e dans laq u elle

il fe t r o u v e

au-delà

à

l’O r d r e

pourfuite

qui

du

Tiers

p u i l fe n tf e

d e f e s droits.

Et

que

de

M gr.

l ’A r c h e v ê q u e

P rin ce

Caram an ,

Intendant ,

de

&amp;

feront

d’A i x ,

Beauvau , M gr.

M gr.

le

P r e m i e r Préfident &amp;

fuppliés

l e u r c r é d it la

dem ande de

réclam ations

des D é p u té s .

M g r . le
l e Comte

d ’a p p u y e r

la

d e tout

tances a &amp; u elles , on
trop
la

d ’a t t e n t i o n

latives

Marquis de
Mejanes.

M.

ticuliérem en t

d' i r Z T d T

la N o b l e l f e ,

à

la B i b l i o t h è q u e

le M a r q u i s

de

ne fç a u r o it s’o c c u p e r

im portante j

F orcalquier
pour

&amp;

de

de
que

Sifteron ,

le T i e r s - E t a t , o n t

jo u i de

cette

jouir à

l ’a v e n i r .

lettres

s’é l è v e

MM.

Procureurs
ne

que

à

une

les D é p u t é s d e

déclaré

franchife ,

avec

&amp;

n ’a v o i r
vou loir

joints
jam ais
pas

en

Que M M .

léguée

au

P a y s par

égalem en t
jouir

les D é p u t é s d e G ra fT e &amp; d ’H i e r e s ,
joints

renforcés p o u r

le

Tiers , ont

d é c l a r é q u e s’ ils a v o i e n t l e

de la m ê m e fran ch ife ,

droit

de

ils y r e n o n ç o i e n t .

d e M e j a n e s , i n t é r e l T e n t p l u s parl’O r d r e

du

C lerg é

que l ’Ordre du

&amp;

Tiers

l ’ O r d r e de

$a

délibéré

Demande
aux prochains
E ta ts , pour que
la franchife des
ports de lettres
n:fo it attribuée
qu'à M M . les
Procureurs du
Pays nés &amp; aux
Ojficiers du

Pays.

d é p u t a t i o n , &amp;. les

L ’ A f T e m b l é e c o n f i d é r a n t q u e l e s d é p e n f e s , re-

Payspar Ai. le

du Tiers

des o b jets d ’é c o n o m i e ,

franchife des p orts

Procureurs

Legs fa its au

fupporter

L ’A f f e m b l é e c o n fid é r a n t q u e dans les c i r c o n f -

fom m e
M aréchal

de

cette dépenfe.

f e r a t r è s humble­

à P a ris des D é p u t é s ,

avec

entier , &amp;

A d é l i b é r é q u ’ a u x p r o c h a i n s E t a t s , il f e r a
fait motion tendante à ce que la franchife des

�1 19

118
ports

de lettres ne

Procureurs

des

O ffic ie r s du

'

To i t

attrib u ée

Gens

Pays ,

q u ’ à M M . les

des T r o is

fauf à

Etats

chaque

St

O rdre

aux
d' ac­

fnum iffion
ftgnées

aux

dans

les

’

Sa

M a je fté , con-

adreflees

s ’a b l l i e n t

à

M.

le

d e s’o c c u p e r , q u a n t

c o r d e r la m ê m e f r a n c h i f e à M M . les Procureurs

à p r é f e n t , des différen tes d e m a n d e s q u e M M . les

du

D éputés

Pays

joints

pour

c h a c u n d ’e u x :

Déclarant

étoient

chargés

nom

tu e r , a in fi q u e fur t o u s les a u tr e s o b j e t s ,

Tiers.

M .

P afcalis ,

Pays , a

A fT e fle u r d ’A i x ,

dit :

Q u ’ il l u i
d j v e r fe s

a été

rem is divers

repréfentations

D é p u t é s j en tr’autres
la

C om m unauté

en cette

de

la p a r t de

la

part

AfT em blée

R iez,

, de

de

les

Sa

Airemblée

o b je ts q u i o n t fait m a tiè r e
les

Etats ,

aux

q u ’en

volontés

de

fe
Sa

difpen fer de r e n v o y e r
chaine

c i delTus

relatés ,

nant

le v é r it a b le

vent

avoir

que

foit

l ’O r d r e d u

de

lequel

p e r m e t pas d e

payer

M ais

les

fe

le

livrer

à

elle ne p e u t

frais

que

la

A i T e m b l é e o c c a f t o n n e $ Sc i l e f t d i g n e
ne per*

Pays

n e p a s s’ a b f t e n i r d e s a u m ô n e s

fe
des

p a s fe

préfente
d ’elle

de

ordinaires, co m m e

l es D é p u t é s ,

avec

on

ne

de

refpeft

payem ent

peut fe

d ’e u x .

autres

concer­

T i e r s , St q u i peu­

aux

t a i l l e s , f o i t aux
u niverfelles, &amp;

font

des

St p o u r l e

V alets - de - V ille fervant

auprès

la pro­
L ’A ftem b lée a délibéré qùe

l e s d i f f é r e n s objets

qui

différens p r o c è s

ne lui

dans

les h o n o r a i r e s d e M M .

foit

entre

détrefle

D é l i b é r a t i o n dans

levées

aux

P r o c u r e u r du

a u x anciens ufages p our

fur tou s
du

des

e n c o r e d e fe c o n f o r m e r

à d é lib é r e r lors
fôr

Tiers ,

obtenir

d e s ’ o c c u p e r des

M ajefté ,

intérêt

rapport ,

M ajefté

de

idées de gratification.
difpenfer

I

c o m p e n fa tio n s , foit a u x
pendans

trouve ,

l a Communauté

que
de

d ’A i x ,

ftadans

P a y s , a dit :

la Com m u­

foum ettant

A i r e m b l é e , tant

St d e la j u ftic e d e S a M a j e f t é .

M . P afcalis , AfTefleur

efpere

du

bontés

L ’état

f

in ftru &amp; ion s de
cette

l ’O r d r e

q u ’e l le

y

de

D é p u t é de

S: d e c e l l e d e B a r j o l s .

m ettent à

de

follicire

n ’ a f f i ft e point

la p a r t de

**r
Que

du

d’A u b agn e , qui

plufieurs

8t

renvoyé à

q u ’e l le

M é m o i r e s St fait

de

n a u t é d e la C i o t a t , d e c e l l e
de

P r o c u r e u r du

A fTem blée

a

au

leurs

l ’O r d r e d u

elle

faire

Procureurs

joints p o u r

C om m unautés ;

de

l ’ A i l e m b l é e q u ’ e l l e n ’ e n t e n d p o i n t l ’ a c c o r d e r aux

Renvoi à une

7cures U

de

inftru&amp; ions

C o m m if f u i r e , elle

la' p r o c h a in e

autre AJJemblce
de l'Ordre du
Tiers de toutes
Us affaire* qui

volontés

act uel lement

M M .
les

les

Affiftans feron t

les h o n o r a i r e s d e

payés ,

com m e

précéd entes A iTem blées générales

m u n a u t é s $ S t q u ’ il e n

fera

ufé

le p a y e m e n t des V a l e t s - d e - V i l l e

de

des

m êm e

dans
Com ­
pour

fervant auprès

d ’e u x .

T i e r s S ; l O r d r e delà

N oblefTe.

Q u ’ il f e r a
befc

L ’Aflemblée a déclaré que par refpeû St par

des

payé à

dou ze cent
logem ens

la

livres

fournis

Com m unauté

de

Lam -

en

, à

caufe

aux

indem nité
Affiftants" à

l'A lTern-

Fixation des
honoraires des
Affjlans à la
prefetite Affem-

blee &amp; depenfes
acccffoires.

�.

120
blée ;

aux

C hanoines

réguliers

de

la

Triniré

c e n t l i v r e s , f ç n v o i r , f o i x a n t e l i v r e s p o u r charité

8c

a u m ô n e , 8c q u a r a n t e l i v r e s p o u r la g a r d e des

m e u b l e s f e r v a n t à l a t e n u e d e s A f f e m b l é e s ; aux
p a u v r e s d e l ’H ô p i t a l p o u r a u m ô n e
aux

C om m is

au

cin quante livres ,
e u x pris

à

pendant

celui qui

G reffe

des

pour

les

la

tenue

a f o r m é la

teu r du B u re a u de

à

celui qui

a rendu

l ’A ff e m b lé e

quatre

peines &amp;
de

cette

cent

f oi n s par

Affem blée;

p o u r d o n n e r avis

d o u z e l i v r e s ; au

Fac­

l a p o l i e q u a r a n t e - h u i t livre?;
les

lettres

vin g t- quatre

G ouvernem ent

Etats

cloch e

des féances de l’A ff e m b lé e

t r e n t e livres;

aux

livres ;

A f f i f t a i i s de
au

G a r d e du

q u i a f a i t l e s l o g e m e n s cinquante

livres.
Il

a été e n c o re délib éré q u e

n o t , dem euré
fes h o n o r a ir e s ,

m alade

l e D é p u t é d ’An-

à B a r r e m e , f e r a p a y é de

laquelle

fom m e

fera

reçue par

M . V e r d o l l i n , D é p u t é d e la C o m m u n a u t é
n o t , q u i la

lui r e m e t t r a

d’An-

t o u t c o m m e s’ il avait

a f f i l i é à l a p r é - f e n t e A f f e m b l é e ; m a i s q u ’ il ne fera
rien p a y é

pour

l e V a l e t q u ’ il

fe

p r o p o f o i t d’a­

m ener.

Pafcalis , Affeffeur ffAix , Procureur du
Pays , a dit :
M.

Q u’il étoit néceffaire d’impofer pour les frais
de la préfente Affemblée , 8c pour c e u x de la
médaille qu’elle a décernée à Monftigneur des
Galois de La Tour.
L ’Affemblée a impofé la fomme de dix l ivres
par feu , qui fera exigée par M. Pin , T r é f o r i e r
général

•

I 2I
général des Etats, fçavoir, cinq livres au quar- Impoftion de
tier d’A o û t , 8c cinq livres au quartier de No- io hy.par Feu.
Vembre de la préfente année.
II a été encore délibéré qu’il fera remis à
Médaillé en
chacun des Affiftans à la préfente Affemblée argent,pourêtre
une médaille en argent, femblable à celle qui a r:mLf i aux Flfété décernée à M. le Commiffaire du Roi.
AJjcmbk'e
L'Affemblée a délibéré que le procès-verbal
signature du
fera ligné par MM. les Procureurs du Pays , proces-verbal.
par MM. les Députés des quatre premières Comhnprejjion &amp;
munautés , 8c par MM. les Députés des quatre fnv01premières Vigueries ; qu’il fera rendu public par
la voie de l’impreffion jufqu’au nombre de quinze
cent exemplaires, 8c qu’il en fera envoyé un à
chaque Communauté du Pays.
L ’Affemblée a prié MM. les Procureurs du Remtnimms
Pays d’offrir, en fon nom , à Monfeigneur l’Ar- à Mgr. l'Archevêque d’A i x , Prélident des Etats, 8c premier cheyèque dAix
Procureur né du Pays, un exemplaire du procèsverbal de fes féances ; de lui préfenter le juffe
tribut de reconnoiffance que l’Ordre du Tiers
doit à fon zélé aétif 8c éclairé pour les inté­
rêts du P a y s , pour ceux de chaque Ordre en
particulier ; 8c de le fupplier en même-tems de
vouloir bien appuyer de tout fon crédit les juftes
réclamations que l’Affemblée ,croit devoir por­
ter , foit aux pieds du Trône , foit dans le fein
des Etats.
M. Pin , Tréforier des Etats , a expofé à ^ ef uj Par
l’Affembtée, qu’ayant offert à Mgr. des Galois f0fsrj e
de La Tour les deux mille cinq cent foixante li- defon droit

1 11•' f "

ne

�H Z
fijlanct à laprcfen u AJJcmblce,

vres qui lui font attribuées en qualité de Comnfiflfaire du Roi , autorifant la préfente Aflemblée \ Monfeigneur des Galois de La Tour a
refufé de recevoir cette fomme.

Remercimens
de l'jijfstnblée.

L ’Aftemblée a remercié Monfeigneur des Galois
de La Tour du noble défintéreffement qu’il vient
de témoigner. Elle ajoutera ce nouveau bienfait
à tous ceux qu’elle a déjà reçus de ce Magiftrat
refpeétable , devenu à tant de titres, &amp; depuis
fi lon g-tem s, l’objet de fon amour 6c de fa
vénération.

Réduction a
9 fa' de l'impofinon fu r les

Et pour faire profiter toutes les Communautés de la remife de ces deux mille cinq cent
foixante livres , l’ AfTemblée a unanimement délibéré que l’impofition de dix livres par feu,
faite dans la préfente féance, fera réduite à
neuf livres par feu, qui feront exigées par M. le
Tréforier général des Etats, à raifon de quatre
livres dix fols à chacun des quartiers d’Àoût
6c Novembre de la préfente année.

f euXt

Reprcfentations
f u r ï atteinteportés à la confietution du Pays,

^veaux FdUs

L ’AfTemblée, confternée du coup funefte qui
vient d’être porté à la conftitution du Pays,
par jes nouveaux Edits , dont le fyftême renverfe porcJre entier des Jurifdi&amp;ions,. 6c enleve au ^ aYs
Comté de Provence le droit
inné , conltitutionnel 6c fondamental, d’avoir
dans fon fein les Tribunaux compofés de Mem­
bres provençaux, vérificateurs &amp; dépofitaires
de toutes les Loix 6c de tous les attes légiflatifs , fans exception, qui doivent avoir le ca­
ractère de loi , 6c être exécutés dans ledit
Comté , 6c qui ne peuvent y être adreffés que
fous le titre de Comte de Provence , en cette

I2J
qualité notre feul Sc unique Souverain, a prié
MM. les Procureurs du Pays de repréfenrer à
M onsieur , frere du Roi , Protecteur d’un
Pays qui s’honore de fon nom , à tous les Mi­
nières de Sa Majefté , la douleur profonde &amp;
la défolation que cet événement a jetté dans
tous les efprits 6c dans tous les cœurs ; comme
encore d’adreffer à Monfeigneur le Maréchal
Prince de Beauvau , Gouverneur de ce Pays de
Provence, à Monfeigneur le Marquis de Brancas,
à Monfeigneur le Comte de Caraman , à Mon­
feigneur l'Archevêque d’A i x , Préfident né des
Etats, 6c à Monfeigneur de La T our, une copie
de la préfente Délibération , 6c des représentations
qui feront faites , avec fupplication de les ap­
puyer de tout leur crédit.
L ’Aflemblée a de plus délibéré que l à , où
contre toute attente , la furprife faite à la re­
ligion de Sa Majefté , n’auroit pas été réparée
avant la convocation des Etats prochains , 6c
la défolation qui afflige tout le Pays fubfifteroit encore , MM. les Procureurs du Pays ,
6c tous les Députés du Tiers , y porteront l’expreflion de leur douleur profonde 6c de leur
confternation , pour que les trois Ordres réu­
nis fe jettent aux pieds du Trône, à l’effet d’im­
plorer avec autant de force que de refpeét ,
la Juftice du meilleur des Rois , pour le rétabliffement 6c le maintien à jamais de la plus
effentielle de nos Loix , puifqu’elle eft la fauvegarde de toutes les autres , 6c des pattes in­
violables de notre union à la Couronne.
L ’AfTemblée, pénétrée dereconnoiftance pour

Q'j

�t

124

le Parlement &amp; la Cour des Comptes, qui dan:
toutes les occafions , &amp; principalement dans
celle-ci , n’ont celle de veiller au maintien &amp;
à la confervation des droits 6c privilèges du
Pays , a chargé MM. les Procureurs des Gens
des Trois Etats, de les remercier, au nom de
l ’Aflfemblée, en la perfonne de M. le Premier
Préfident , de M. le Doyen 6c de M. le Pro­
cureur Général.
M. Pafcalis , Aflefleur d’Aix , Procureur du
P a y s , a dit : qu’il n’y a plus aucune propofition
à faire à l’Aflfemblée, 6c a requis la letture du
procès-verbal.
Remcrcîmcns
à Mr. Pafcalis
AJfejfeuri A i x
Procureur du
Pays

,

,

M. Mougins de Roquefort , Maire premier
Conful 6c Député de la Communauté de Gra/Ié,
a dit : qu’il a été chargé par MM. les Députés
qui compofent.la préfente AfTemblée , de prier
M. Pafcalis , Aflefleur d’Aix , Procureur du
Pays , de vouloir bien agréer les exprellions
de leurs fentimens fur le zele infatigable qu’il
a employé, dans l’expofition des objets qui intéreflent les droits des Communautés , de la
décence 6c de l’impartialité avec laquelle il a
difeuté ceux qui peuvent être en oppofition
avec les deux premiers Ordres , à raifon de
quoi elle rend avec juftice l’hommage public
6c authentique qu elle doit à fes lumières, à
fes connoiflances , 6c à fon cœur patriotique;
6c fi elle pouvoit fe flatter d’avoir le même
crédit que la NoblelTe , elle lui donneroit des
témoignages encore plus éclatans de fa recon*
noiflance#

I2Ç
L ’Afl*emblée a prié par acclamations M. Paf­
calis , Affelfeur d’Aix , Procureur du Pays , de
lui continuer le fecours de fes foins &amp; de fes
lumières , en fe chargeant de la rédaction des
Mémoires qu’elle doit adreffer à Sa Majeflé ,
à l’appui de fes Délibérations.

Priere à Mr.
Pafcalis de con­
tinuer à s'occu­
per de la défnfe
du tiers.

M. Pafcalis , Aflefleur d’A i x , Procureur du
Reportfe de
Air.
Pafcalis ,
Pays , a remercié l’Aflemblée des fentimens
&amp;
remerciaient.
qu’elle a bien voulu lui témoigner , 6c l’a priée
d’obferver que fa fanté , 6c plus encore fa
qualité de Procureur des Gens des Trois Etats,
ne lui permettoient pas de fuivre les mouvemens de fon cœur, en continuant de fe charger
de la défenfe fpéciale des intérêts de l’Ordre
du Tiers.
L ’Aflemblée ne pouvant engager M. Pafcalis
à fe charger de ce travail, eft perfuadée qu’elle
trouvera dans les fentimens 6c les lumières de M.
Barlet, Avocat en la Cour , ancien Aflefleur
d’A ix , Procureur du P a y s, les fecours qui lui
font néceflaires. Elle efpere que ce Jurifconfulte célébré , connu par fon attachement aux
vrais principes , 6c par la fagefle 6c la fermeté
avec laquelle il fait les faire valoir , voudra
bienfe charger de fa défenfe 5 6c elle a délibéré,
par acclamation, qu’il en fera prié au nom de
l’Ordre du Tiers.

Priere à Mr.
Barlet , ancien
Afefeurdé A ix
Procureur du
Pays , de fe
charger de la.
défenfe du Tiers.

L ’Aflemblée a enfuite remercié M. le Mar­
quis de la Palu, premier Conful d’Aix , Pro­
cureur du Pays , des foins qu’il a pris pour
l ’intérêt du Tiers , 6c de la maniéré honorable
6c diflinguée avec laquelle il s’eft montré à la
tête de cet Ordre , pendant tout le cours de fon

Remtrcimcns
à Mr. le Mar­
quis de la Paliiy
premier Conful
d A i x , Procu­
reur du Pays.

�I 2,6
A dm in iftratio n .

E lle

l ’a

prié

d ’a g r é e r

l ’hom-

m a g e d e fa g r a t it u d e .
Après quoi
a fait

M e. R icard ,

letture

du

G r e ffie r des

procès-verbal

des

Etats,

f é a n c e s de

l ’A f T e m b l é e .
F ait &amp;
m il

p ublié

fept

cent

à

L am befc

n e u v i è m e Mai

q u atre-vin gt-h u it.

D E M A N D O L X
C onful

le

d ’A i x ,

L A

P A L U , M aire

Procureur

P A S Ç A L I S , AiTeiTeur

du

premier

Pays.

d ’A i x ,

P r o c u r e u r du

Pays.
S

t

du

.

F E R R E O L

,

C onfu l

d ’A i x ,

Pr ocureur

Pays.
B A R R E M E ,

puté

de

la

N E V IE R E
puté

de

la

R E G U IS
puté

de la

prem ier

,

M aire

de

,

M aire

de

&amp; Dé­

C onful

&amp;

Dé­

Forcalquier.

prem ier

C om m unauté

Conful

Tarafcon.

prem ier

C om m unauté

M O U G IN S
C onfu l &amp;

M aire

C om m unauté

de

C on fu l
M aire

premier

D é p u t é d e l a C o m m u n a u t é d e GralTe.

P A Y A N , M aire

prem ier

C o n f u l d e la C o m ­

m u n a u t é d e S t . C h a î n a s , D é p u t é d e l a Viguerie
d ’A ix .
P E LISSIE R ,

D éputé

de

l a V i g u e r i e de Ta*

rafcon.
P A I L L I E R , D é p u té de

la

V i g u e r i e d e For-

calquier.
BU CE LLE

,

D éputé

de la

V igu erie

d e Sif-

R ic ar d ,

Greffier

teron.

D e R e g in a ,
des

Etats

vence*

G reffier
de

Pro-,

des

intermédiaire : Repréfentation fur fa
compofition.
P a g . 63.
Affaires qui n’ont pu être difcutées dans VAjfemblée : Renvoi
à une autre A f emblée.
Affouagement &amp; Ajjlorinement général.
Aumônes ordinaires accordées par i A f emblée,
Arfenal de Marfeille : Remontrances.
Affeffeur d’A ix : Droits,
A f ijlans aux Etats : Honoraires,
—
A l ’A f emblée : Noms.
— ' ■■■
Honoraires.
-------Refus de M. le Commifaire du Roi de recevoir fes
honoraires.
i2r.
d m i n i s t r â t i on

&amp; Dé­

Sifleron.

R O Q U E F O R T ,

A

Etats

Provence».

de

Bâtards.
2 8 -1 0 6.
Bibliothèque léguée au Pays par M. de Mejanes : Demande que
les deux premiers Ordres contribuent pour un tiers chacun à
la dépenfe ; &amp; en cas de refus, renonciation de la part de
l ’Afêmblée au legs.
116.

C

Capitation.
23Chemins.
26.
Commifion du Roi à M. de La Tour.
Compenfation : Droit.
36-106.
Compte du Pays : Députation.
37Parties rayées.
36.
Contributions des deux premiers Ordres aux Chemins &amp; aux
Bâtards.
29.

if s

:Il

H
■

! SI*]
Y

�n8
■ ■ ■ ■ »■ Conditions.
Ibid.
- - ■ ■ Demanda de TAffemblée, pour que les deux premie\s
Ordres contribuent à toutes les charges communes.
71.
■ Motifs de cette demande.
72. &amp; fuiv.

izg
des droits.
Foraine : Remontrances.

D

Lecture &amp; publication du Procès-verbal de l’Affemblée. 126.
Légitimation des pouvoirs.
51.
Lettre du Roi à M M . les Procureurs du Pays.
14.
*—■ 1 1,1■ A T Affemblée.
15.
Lettres patentes pour la convocation des Etats : Demande
qu elles (oient expédiées pour chaque tenue, lues &amp; dépofées
au Greffe.
55.

M

1

Edits nouveaux: Reprêfentations fur Vatteinte qu'ils portent à
la Conftitution du Pays.
ul&gt;
Emprunt de trois millions pour le compte du Roi.
24»
Etats : Epoques de leurs affemblées.
z4*
Etats : Formation.
21-27*
Evocations : Remontrances.
36.

F

•

35-

Impofition faite par les Etats : Diminution de y liv. par
feuf
t
28.
"■
Par TAffemblée, de 10 liv. par feu.
120.
Réduclion de cette impofition à 9 liv. par feu. 122.
ïmpreffion du Procès-verbal de cette Affemblée.
121.
Inftruclions du Roi à M. le Commiffaire.
j 6.
— - 1 Senfibilité &amp; douleur de l ’Affemblée fur le dernier ar­
ticle de ces inftruclions.
53.

Dêfenfe des droits du Tiers ; Prière à M . Pafcalis de contitinuer à s’en charger.
125.
Réponfe de M . Pafcalis 6* Remercîmens.
Ibid.
Priere à M. Barlet, ancien Ajjèffeur d’A ix , P . D. P . Je /è
charger de cette défenfe.
Ibid.
Demande du Roi aux Etats.
22.
Députation à la Cour délibérée par les Etats.
40
— Repréfentations à l'effet que le Député pour le Tiers
foit toujours un membre de cet Ordre.
108.
1■'
— Fixation des honoraires de ce Député.
109.
„■ ■— Demande de T AJemblée , en permijfion d’envoyer des
Députés à la Cour.
11$.
Députation des Vigueries aux Etats.
22*67.
Difcours de M. de La Tour.
7.
—— — de M. l'Affefj'eur.
9.
Don gratuit.
23.
Dotations de St. Vallier.
37.

E

36-110.

‘

Fermiers des droits Royaux : Etabliffement contre l'extcnfion
des

Médailles délibérées par les Etats.
24.
Médaille d’or décernée par l’Affemblée à M. des Galois de
La Tour.
52.
—
— Diftribution de cette Médaille en argent à tous les
Ajfiftans à TAffemblée.
121.
Mémoire du Roi adreffé à fes Commijfaires aux Etats fur la
Contribution des deux premiers Ordres.
33.
Mémoire adreffé par M. l’Archevêque d’A ix aux Communautés
fur ce qui s’ eft pafjé dans les Etats.
54.

23.

M ilices.

R

�Ohfervations du Tiers dans les Etats fur la contribution des
deux premiers Ordres.
3**
•

Remontrances délibérées par lesEtatsl
35J
Remife de cinquante mille livres fur L'abonnement des vingtièmes
pour 1788.
39.
Réferve de l ’Ordre deMalthe &amp; duClergé.
32.
— — ■ Déclaration de ï Affemblée , qu'elle ne peut adhérer à
ces réferves.
96.

i

Forts de lettres : Demande pour que la franchife ne foit attri­
buée qu'aux Procureurs du Pdys nés &amp; aux Officiers du
Pays.
117.
Port franc de Marfeille : Remontrances.
35.
Po^olane : Droits : Remontrances.
-ff.
Procureurs du Pays : Plaintes fur ce que les Confuls d'Aix
n ont pas été qualifiés Procureurs du Pays pendant la tenue
des Etats.
;
n 0t
Procureurs du Pays joints : Nomination par les Etats pour
l'année 1788.
37■ - — Renforcés.
38.
-

■ 4 ~ ...A

R

AUOÎI

■\

Relation faite par Mr. l'Affeffeur aux Etats.
38.
■
A VAffemblée.
20.
. De l'A fi emblée de la Viguerie d'Aix.
40.
Réglemens des Etats fur les Travaux publics.
ffb
Sur VAdminiflration intermédiaire.
ibid.
"—■
Sur les A v emblées renforcées,
ibid.
Ràmercîmens des États à M . le Marquis de La Goa.
28.
■ ............De l'Afjemblée à M. l'Archevêque d’ Aix.
12!.
- —
A M. des Galois de La Tour.
122 .
------ - Aux Cours du Parlement &amp; des Comptes.
I23.
A M- Pafcalis , Affeffeur d'A ix &gt; Procureur du
Pays.
r2^
— ---- A M. le Marquis de la P alu fiprotmer Confit d’Aix,
Procureur du Pays.
125.

Secours de cinquante mille livres en faveur des Communautés
ravagées
40.
Sel : Application faite par les Etats de la remife fur le prix
du fe l, au-delà du temps pour lequel l ’augmentation du prix
doit avoir lieu.
. „
„ .
69.
Signature du Proces-verbal des Etats tj des mandemens expé­
diés pendant leur tenue : Plaintes de la Communauté d'Aix.
I 21«
Du Procès-verbal de cette Affemblée.
121.
Suffrages des deux premiers Ordres dans les Etats : Demande
de l ’exécution des Lettres patentes de 1544.
97.
Syndic des Communautés.
22-25.
—---- --- Motifs &amp; Raifon de l’Affemblée pour obtenir la permiffion de le nommer.

V
Viguerie d’A ix : Affemblée.
2 7-4 0
Vingtièmes : Prorogation du fécond.
T
Augmentation de l ’abonnement.
Ibid.
Vins : Droits fur le tranfport, l ’entrée &lt;S* la circulation à Mar­
feille : Remontrances.
3^

�</text>
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                  <text>Ouvrages imprimés édités au cours des 16e-20e siècles et conservés dans les bibliothèques de l'université et d'autres partenaires du projet (bibliothèques municipales, archives et chambre de commerce)</text>
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                <text>Procès-verbal de l'assemblée générale des gens du Tiers-Etats du pays et comté de Provence, convoquée, par autorité &amp; permission de Sa Majesté, en la ville de Lambesc, au quatrième mai 1788</text>
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                <text>Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence), cote RES 34519/E</text>
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                <text>Débats et décisions des représentants du Tiers-Etats réunis en assemblée générale à Lambesc </text>
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            <description>A summary of the resource.</description>
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                <text>Débats et décisions des représentants parlementaires du Tiers-Etats réunis en assemblée générale à Lambesc </text>
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        <name>France -- Politique et gouvernement -- 1774-1792 -- Ouvrages avant 1800</name>
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        <name>France. États généraux</name>
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        <name>Provence (France) -- Ouvrages avant 1800</name>
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        <name>Tiers état -- France -- Provence (France) -- Ouvrages avant 1800</name>
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                    <text>PROCÈS-VERBAL
DES É T A T S DE P R O V E N C E ,
Que les fleurs D éputés des Communautés &amp; Vigueries
n'ont voulu intituler que

PROCÈS-VERBAL DE L ’ASSEMBLÉE
Convoquée à Aix le 25 Janvier 1789.

�\

PROCÈS-VERBAL
DE

L’A S S E M B L É E

DES
DU

PAYS

DE

NOSSEIGNEURS

ETATS-GENERAUX
ET

COM TÉ

DE

PROVENCE,

Que les fieurs Députés des Communautés &amp; Vigueries, attendu
rillégalité par eux réclamée contre lefdits Etats , n ont voulu
intituler que

1"
[i

PROCES-VERBAL

DE

L'ASSEM BLÉE,

Convoquée en la ville d 'A ix le z 5 Janvier 1 7 8 9 .

D

é l i b é r a t i o n s

e t

o r d o n n a n c e s

faites par les Gens des Trois Etats du Pays &amp; Comté de
Provence, convoqués par autorité du Roi en la ville d’Aix
au vingt-cinquieme jour du mois de Janvier mil fept cent
quatre-vingt-neuf, pour commencer le lendemain vingt-fix
dudit mois, auquel jour lefdits G ens des T rois Etats fe
font afiemblés dans l’Eglife du College Royal-Bourbon de
cette Ville, pardevant M onseigneur I’A rcheveque d ’A i x ,
Préfident.

"
i
'i
H

A ij
fi

K— .

:

�4

Les fîeurs Députés des Communautés 8c Vîguerîes ont

protcdé contre l’énonciation ci-deifus, G ens des T rois
É t a t s , trois O rdres , 8c autres femblables ; déclarant
qu’ils ne regardent certe Affemblée que comme étant compofée de Prélats, Gentilshommes PofTedans-fiefs, &amp; Députés
des Communautés 8c Vigueriesj déclarant encore que la
préfente proteftntion fera cenfée renouvellée dans tous les
aéles de la préfente féance 8c de celles qui fuivront.
Tous les autres Membres defdits Etats foutiennent leur
légalité, comme les feuls 8c vrais conftitutionnels Etats du
Pays.
Les Trois Ordres fe font rendus à l’Eglife du College
Royal-Bourbon , 8c ont pris leurs places.

M onseigneur l ’A rcheveque d ’A ix , Préfident des
Etats, a dit, qu’il convenoit de charger les Greffiers des
Etats d’aller avertir M M . les Commiffaires du Roi que
l’Affemblée étoit formée.
•

Mes. de Pagina 8c Ricard, Greffiers des Etats fe font
rendus chez MM. les Commiffaires du R o i , 8c leur ont dit
qu’fis avoient l’honneur d’étre envoyés par les Etats, pour
les avertir que l’Affemblée étoit formée.

M onseigneur le C omte de C ara m an , Lieutenant
Général des Armées du R o i, Lieutenant Général de Sa Majefié en la Province de Languedoc , Grand-Croix de l’Ordre
R oyal St Militaire St. Louis, Commandant en Chef dans
ce Pays 81 Comté de Provence, 8c M onsieur des G ai ois ,
Chevalier Marquis de St. Aubin, Vicomte de Glené, Sei­
gneur de La T o u r, Bourbon-Lanci, Chezelles, Dompierre
8c autres lieux, Confeiller du Roi en tous fes Confeils,
Maître des Requêtes honoraire de fon Hôtel, Premier Pré-

S
fident du Parlement d’A ix , Intendant de JufHce
Police 8c Finances en Provence, C ommissaires
de Sa M ajesté font venus à l’Eglife où les
Etats étoient afifemblés.
Ils ont été reçus à la porte par huit Députés
des Communautés 8c Vigueries, 8c à l’entrée
intérieure par quatre Députés de la NoblefTe.
Le Clergé 8c les autres Membres des Etats
étoient à leur place debout.
J

1'|

vv

r

1* • W

.

J

1 .■I J! 1w.l * ’J *kl

^ '

MM. les Commiffaires du Roi ayant pris
leur place dans l’Affemblée.

M onseigneur le C omte de C araman a
remis à Me. de Regina, l’ancien des Greffiers
des Etats, qui s’efi avancé, la lettre clofe de
Sa Majefté aux Etats.
Me. de Regina, Greffier des Etats, a fait
lefture de ladite lettre clofe, dont la teneur fuit;
D E P A R LE R O I , C O M T E DE P R O V E N C E .

Lettre du K o
au x E ta ts.

» T rés- chers et bien amés , ayant jugé à
propos de convoquer TAlfemblée des Trois
Etats de notre Pays 8c Comté de Provence,
pour les caufes 8c confidérations plus particuliérement contenues en nos lettres que nous
avons fait expédier à cette fi n, que nous
avons adreffées à notre cher Sc bien amé le
fieur Riquet, Comte de Caraman , Lieute» nant Général de nos Armées, Lieutenant Gé» néral en notre Province de Languedoc ,
jd Grand-Croix de l’Ordre R oyal 8c Militaire de
»
»
w
»
»
»

�7

» Sr. Louis, 6c Commandant en Chef pour notre
» fervice en notredit Pays 6c Comté, &amp; à notre
n amé 6c féal fe fïeur de La T o u r , Conseiller
n en nos Confeils, Premier Préffdent en notre
» Cour de Parlement d’A ix , Intendant de Juftice,
w Police 6c Finances en notredit Pays 6c
» Comté, defquels vous apprendrez plus parti» culiérement nos intentions. A cette cause ,
n nous vous prions, 6c néanmoins mandons d’a» jouter entière créance en tout ce qu’ils vous
» diront de notre part, 6c de faire fuivre leurs
» demandes des effets que nous devons attendre
» de votre zele 6c affe&amp;ion comme nos bons 6c
n loyaux fujets: Si n’y faites faute. C ar tel
» eff notre plaiffr. Donné à Verfailles le pre» mier Décembre mil fept cent quatre-vingt» huit. Signé, LOUIS. E t plus bas: LAURENT

» DE VlLLEDEUIL.
Après quoi M onseigneur le C omte de
C araman s’eff découvert a falué l ’Affemblée,

a dit; M essieurs , s’eff recouvert, ainff que les
Etats, 6c a dit, 6cc.

M onsieur des Galois de L a T our a falué
l ’ Affemblée , a d it, M essieurs , s’eff recouvert,
ainff que les Etats, 6c a dit, 6cc.

M onseigneur l ’A rcheveque d ’A i x , Préffdent des Etats, a répondu au nom de l’Affemblée, 6c a dit, 6cc.
MM. les Commiffaires du Roi fe font levés,
ont falué M. le Préffdent des Etats, 6c fe font
mis en marche, précédés de la même députa-

tlon des Députés des Communautésêc Vigueries,
6c de la NoblelTe, qui les avoient reçus en en­
trant, 6c fuivis d’une députation de quatre Pré­
lats, jufques à huit pas plus loin que le dernier
banc des Députés des Communautés 6c des V i ­
gueries.
Us fe font rendus à l ’Eglife Métropolitaine
de St. Sauveur.
Après que MM. les Commiffaires du Roi font
fortis, M onseigneur l ’Eveque de Sisteron
a remercié, au nom de l’Affemblée, M onsei ­
gneur l ’A rcheveque d ’A i x , Préffdent , d’a­
voir ff bien repréfenté les intérêts de la P ro­
vince, 6c le zele de tous ceux qui compofent
l ’Affemblée pour le fervice de Sa Majefté, 6c
a dit, 6cc.
Enfuite les Etats fe font rendus à l’Eglile M é­
tropolitaine St. Sauveur, dans le même ordre
6c de la même maniéré qu’ils s’étoient rendus
à l’Eglife du College Royal-Bourbon, 6c ils ont
entendu la Meffe du St. Efprit.

D u vingt-feptiem e Janvier m il f e p t cent
quatre-vingt-neuf.
£&gt; ■ ••.
-yi * q b [xr 1î ■■ ■,
Es G ens des T rois E tats fe font affem-

L

blés dans la Salle de l’Hôtel commun de
la Ville d’A ix , 6c pardevant M onseigneur
l ’A rcheveque d ’A i x , Préffdent des Etats.
M M . les Confuls 8c Affeffeur d’A i x , en quatté de Procureurs du P a ys, ont été placés dans

�\
8
îe parquet, en face de Monfeigneur le Prési­
dent, ayant au devant d’eux un Bureau 5 &amp; aude/l'us d’eux ont été placés MM. les Cnn fuis
d'Arles, furie même banc, &amp; hors du Bureau.
Les fîetirs Députés des Communautés &amp; Vigueries ont renouvelle leur proteftation contre
l'illégalité de l’Affemblêe aduelle &amp; J’énonciaricn de G ens des trois E tats , trois O r ­
dres , &amp; autres fembîables qui pourroient être
employées.
r ■
-• ' : ' ;i- • . ,
ï
Et tous les autres Membres des Etats ont re­
nouvelé leurs déclarations contraires.
N omination
des Orejffiers

des E tats ...

M onseigneur l ’A rciieveque d ’A i x , P re­
si d en t , a dit: que le premier objet dont l’Af-

femblée devoir s’occuper , étoit la nomination
des Greffiers des Etats; il a rendu témoignage
des fervices que Mes. de Regina &amp;. Ricard ont
rendus au Pays pendant leur exercice , ainfi que
du zele&amp;c de fexaditude avec lefquels ils avoienc
rempli les fonctions de cette place.
G
ni 1
L es E t a t s ont unanimement nommé pour
feurs Greffiers , Mes. de Regina &amp; Ricard
jufques aux Etats dè 1789 ; &amp; dans le cas
ou la tenue des Etats de 1789 feroit retardée,
pa*r reflet de la. tenue des Etats Généraux du
Royaume, il a été délibéré que Mes. de Regina
&amp; Ricard continuèroient à remplir les fondions
de Greffiers des Etats, en vertu de la préfente
Délibération, pendaat les trois premiers mois
dè l’année Ï790 feülerfienf, &amp; fans que leurs
pouvoirs purfient être prorbgés ultérieurement;
fi

fi ce n’ef&gt;cn vertu dune
tion des^tats&gt;

nouvelle ^ l ib é r a ­

jyp. de Regina &amp; Ricard étant entrés,
]y[0*eigneur l’Archevêque d^Aix leur a fait part
dp cette Délibération , iis ont remercié les
itats, ont prêté ferment entre les mains de
Monfeigneur l’Archevêque d’Aix , Préfident,
&amp; ont pris leur place.
Les fieurs Députés des Communautés &amp; des
Vigueries ont déclaré avoir adhéré à la D éli­
bération ci-deffus, fans que leur adhéfion puifîe
porter aucun obftacle à leurs droits , aux ré­
clamations qu’ils ont faites, &amp; à celles qu’ils
pourroient faire ; ils ont demandé atte de cette
déclaration qui leur a été concédé.
Me. Ricard , Greffier des Etats, a dit: on a
repréfenté au Greffe des Etats, les lettres de con­
vocation adreffées à MM. de l’Ordre du Clergé.
M M. les Gentilshommes pofTédans-fîef, préfens aux Etats , ont rapporté la lettre circulaire
de convocation , qui leur a été adreffée par
MM. les Syndics.
M M. les Députés des Communautés &amp; V i­
gueries ont remis au Greffe des Etats leurs
pouvoirs.
Dans l’Ordre du C le rgé , M. l’Abbé de Pazery de Thorame , Prêtre , Do&amp;eur de Sor­
bonne , Chanoine-Sacriftain de l’Eglife d’Arles,
fk Vicaire général de Monfeigneur l’Archevêque

/ Y/tficntion
des pouvoirs
des AjJifLins
au x Etats.

�11
d A r le s , a rapporté la procuration t. tnondit

Seigneur l’Archevêque d'Arles y par at. cju I2
de ce mois, reçu par Mes. Bio 3c
Con­
frère , Notaires au Châtelet de Paris.
M. l'Abbé Decene , Prêtre , Docteur agre£
en la faculté de Théologie en VUniveriité de
la ville d’Aix , Doyen du Chapitre de la ville
de St. R e m y , Vicaire général de Monfeigneur
l ’Archevêque d’Avignon, a rapporté la procu­
ration de mondit Seigneur l ’Archevêque d’Avi­
gnon , par afte du deux de ce mois, reçu par
Me. Jouvenne , Notaire Royal &amp; Apoltolique
de la ville d’Avignon.
M. l’Abbé de M azenod , Archidiacre hono­
raire de Mar feille , Chanoine honoraire d’A i x ,
Vicaire général de Monfeigneur l’Evêque de
Marfeille , a rapporté la procuration de mondit Seigneur l’Evêque de Marfeille , par a&amp;e
du cinq de ce m ois, reçu par Me. Collomp ,
Notaire à Aubagne.
M. VAbbé de Villeneuve Bargemon, Cha­
noine de l ’Eglife Métropolitaine d’Aix , V i­
caire général de Monfeigneur l ’Evêque de Grade,
a rapporté la procuration de mondit Seigneur
l ’Evêque de Grade , par a&amp;e du vingt de ce
m ois, reçu par Me. C o u rr, Notaire à GraiYe.
M. l’Abbé de Mazenod , Prêtre licentié de
la Maifon de Sorbonne , Chanoine Sacridain
de l’Eglife Métropolitaine d’A ix , Vicaire géné­
ral de Monfeigneur l ’Evêque de Glandeve , a
rapporté la procuration de mondit Seigneur

* Glandeve , par afte du 15 de ce

l’Evêque u par Me, Leon , Notaire à Entre­
mois , r*

vaux.
nt. l’Abbé de Coriolis des Barons de Lim aye,
a apporté la procuration de Monfeigneur l’Ew'que de Riez , par a&amp;e du 31 O&amp;obre 178 8 ,
reçu par Me. Cogordan , Notaire à Riez.
M. l’Abbé Bonneti , Curé de l’Eglife Métro­
politaine St. Sauveur de cette Ville , a rapporté
la procuration de Monfeigneur l’Evêque d’A p t,
•par afte du 13 de ce mois , reçu par Mes. Petit
3c Mufeux 7, Notaires à Châlons-fur-Marne.1
#
'
M. d’Albert St. Hypolite , Commandeur de
l’Ordre de St. Jean de Jerufalem , a rapporté
une procuration en original de M. de Piolenc,,
Commandeur de C om p s, en date du 30 Juillet
1788.
M. de Gueydan , Commandeur de l’Ordre
de Sf. Jean de Jêrufalem , a rapporté la pro­
curation de M. le Bailli de Forefta , Procureur
général &amp;. Receveur du commun tréforau grand
Prieuré de St. Gilles, agiffant en conféquence des
Délibérations de la vénérable AlTemblée provin­
ciale , célébrée à Arles dans le mois de Novem­
bre dernier , à l’effet par mondit Sr. le Comman­
deur de Gueydan , de représenter M. le Bailli
de Reffeguier , Commandeur de Marfeille \ cet
aGte de procuration a été reçu le iz de ce
mois, par Mes. Coufinery &amp;. Bonfignour* N o­
taires à Marfeille.
B ij

�T1
.conteftation entre les fleurs Maquan
. V. ? J pour la Communauté de Brignolle,
en^ *es ^eurs Trucy 5c Vachier pour la
Co^unauté de Barjols.

M. Emilien de Treffiemanes , Chevalier de
l’Ordre de St. Jean de Jerufalein , a rapporté
la procuration en original de M. de La Croix
de $ay v e , Bailli de Manofque,en date du 30
Juillet dernier.
M. de St. Prieft, Commandeur de l’Ordre de
St. Jean de Jerufalem , a rapporté une procu­
ration de M. Je Bailli de Forefta , à l ’effet de
Je repréfenter en qualité d’Adminiflrateur de la
Commanderie de Puynioiffon, vacante par le
décès de M. le Bailli de Suffren.
La ville de Marfeille , n'a
aucun Député.
I ï f l L

y.

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encore envoyé
;

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r^ v-

-,1)

.-* /

&gt;

La ville d’Arles a envoyé deux Députés.
La ville d’Aix efl repréfentée par Ces Con­
fuls , Procureurs du Pays en exercice , en la
préfente année.
D ix’ huit Communautés ont confié leurs pou­
voirs &amp; donné leurs inftruftions aux Maire pre­
miers Confuls actuellement en exercice ; feize
autres, aux Maire premiers Confuls de Tannée
derniere.

i^es Vigueries ont choifi leurs Députés, fans
.livre le tour de rôle établi dans les anciens
Etats, ni la Délibération prife provifoirement
par les derniers Etats, dans leur féance du 22
Janvier 1788.
Il y a conteftation entre les fleurs de Baux
5c Barbaroux pour la Viguerie de St. Maximin.

M onseigneur l’ A rcheveque d’A i x , Préfident, a propofé de renvoyer à une Commiffion , l’examen des difficultés fur la légitimation
des pouvoirs, rappellées dans le compte rendu
par Me. Ricard, Greffier des Etats.
Les fieurs Députés des Communautés 5c des
Vigueries, ont demandé de fe retirer dans une
chambre à part, pour y délibérer.
/ ‘
Tous les autres Membres des Etats ont penfé
que cette demande ne pouvoit être accordée.
Les fieurs Députés des Communautés ôc V i­
gueries, ont demandé atte de ce refus, qui leur
a été concédé ^ la Délibération a été renvoyée
au lendemain.

M onseigneur l ’A cheveque d ’A i x , Préfident, a remis aux Greffiers des Etats, un M é­
moire, préfenté au nom des Nobles non Fof-

Alèmoire de
A l A l. les No­
bles non pojfedans-Jiefs%

�14

fécîans-fiefs , St figné Duranti la Calaa, i, a
dré j le Chevalier de Clapiers , &amp; d’Orfin ^ ^
ils defiroient que les Etats entendirent iqec.
ture.

Ia Noble fie , les Députés des CommuVigueries, St les Officiers du Pays
aya^a mail1 levée a Dieu.

Sur quoi il a été obfervé que VAtfembh
n’étoit point encore formée , puifque les pou­
voirs des afiiftans n’étoient pas vérifiés, &amp; que
conféquemment il falloir renvoyer la leélure de
ce Mémoire, après la formation des Etats.

,es fieurs Députés des Communautés St V iCTeries, ont déclaré que le ferment qu’ils \ieii,ent de prêter , ne fruroit nuire à leur récla­
mation contre l’illégalité de l’Afiemblée , telle
qu’elle eft formée aujourd’hui $ St ont protefté
de tous leurs dro'ts, St contre la qualification
d’ETATS donnée à ladite Afiemblée.

Les fieurs Députés des Communautés St des
Vigueries, ont déclaré perfifter dans les protef•
tarions énoncées au commencement du procèsverbal de cette féance.
Et tous les autres Membres des Etats , ont
protefté au contraire.

D u vingt-huitième dudit mois de Janvier.
M onseigneur l ’A rcheveque d’A i x ,
PRESIDENT.
Rang &amp; feance

S

Ur la propofition faite par M onseigneur
’A r c h e v e q u e d’A i x , Préfident, les E tats

l

p r o v ijo n e aux
porteurs de titres ont accordé provifoirement, rang St féance aux
Députés porteurs de titres conteÜés.
contefle's.

P réflation du
ferment.

Tous les afiiftans ont enfuite prêté le ferment
accoutumé. Ce ferment n’a d’autre objet que
celui de donner , en fon ame St confcience ,
l ’avis qu'on croiroit le plus utile au fervice du
R o i, de l’E tat, St au bien du Pays} il a été
prêté, fa voir, par M M . de l ’Eglife, ad peclus5

MM

Et tous le' autres Membres des Etats, ont
renouvellé *eurs déclarations à ce fujet.

I’A rcheveque d ’A ix , Pré­
fixent a dit : Que dans les anciennes AlTemtléepdes Etats, M. l’ AfiTefieur d’A ix , Procureur
Xu iJays, étoit en ufage de prononcer un difC/urs après le ferment.
M. Roman-Tributiis, AlTefifeur d’Aix , ProDifecurs de
cureur du P ays, s’efi découvert, a falué l’Af- M. tAJfeffmr,
femblée, a dit : M essieurs , a remis fon cha- d 'A i x , Procupeau, St a dit , S tC .
reur du Pays.

M onseigneur l ’Archeveque d ’A i x , Pré-

Commljjion

fident, a propofé de nommer, fuivant l ’ufage, pour U vérifie aune Commiffion pour la vérification des pou- non CcS
voirs qui étoient conteftés.
Sur cette propofition , les Srs. Députés des CornObfervattons
munautés St Vigueries, à l’exception de M M . f s /)ePuusa-*
les Confuls d’A ix , Procureurs du Pays, qui ont
di t , qu’ils font autorifés à entrer dans la pré­
fente Afiemblée , &amp; qu’ils n’ont aucune part à

�*.
'
*
y i&lt;V •
r
prendre à la contertation qui s’élève, pat -tfu
leur qualité reconnue de Confuls d’Aix,N:0_
cureurs du Pays, légitime leurpréfence aux L ts&gt;

Ont obfervé, qu’ils déclaroicnt à VAffemblé,
que ton illégalité ne lui permetroit pas de nom
mer mie pareille Commifi»on, 5c moins encore
dans la circonftance de Véaoime majorité de
voix des Prélats 5c des Gerrilshommes pofiedans-fiefs; que cette Commilfim dont les Mem­
bres devroient être élus par chacun des préten­
dus Ordres de l ’Affemblée , le iToit ain/i par
les feuls Gentilshommes pofTédans-fïefsj &amp; que
c ’étoit pour parer à cet inconvénient, que kfdits fieurs Députés avoient demande dans la
féance de la veille, de fe retirer à pa*^ félon
l ’ufagej ce qui leur avoit été refufë.
LeCdits fieurs Députés ont ajouté, que le t^
vail de la Commiflion proposée , pouvoir en
core moins être rapporté à la préfente AfTemblée pour y être ffatué définitivement,, parce
que la même majorité de fuffirages des Prélats
Lrcutjichnmmes poifédans-fiefs , ne laifferoit
aucun effet aux leurs,* que s’ils 11e dévoient pas
juger feuls leurs pairs, ils dévoient au moins
concourir à leur jugement d’une maniéré effi­
cace $5c que pourtant ce feroit les feuls Prélats 5c
Gentilshommes poffédans- fiefs qui les jugeroient,
par La compofition de l ’Aifemblée actuelle, 5c
qu’en les jugeant feuls par le fait, ils donneroient des Repréfentans aux Communes ', puifque , prononcer entre des contendans à la dé­
putation, c’eft élire ceux en faveur defquels on
décide.

Lefdits

*7

Lefdits fieurs Députés ont dit encore , que
l’abus qu’ils éprouvent dans ce moment, de la
majorité du nombre des Prélats 5c. des Gentils­
hommes pofTédans-fiefs, les oblige plus expreffément, de protefler contre l’illégalité de l’A f­
femblée, qui ne repréfente ni l’univerfalité , ni
même aucune des parties de la Nation.
L ’Ordre du Clergé n’efl point repréfenté dans
cette Affemblée. Il y manque tous les Eccléfiaftiques du fécond Ordre.
La Nobleffe n’eft point repréfentée; il y man­
que tous les Nobles non Poifédans-fiefs, qui ré­
clament à cet égard.
Les Communes ne font pas plus repréfentées,
parce qu’en général, fes Députés n’y font qu’à
raifon de leur place, 5c non par une élettion
libre $ 5c leur Syndic , partie fans laquelle il
fera toujours impolfible qu’elles forment un
Ordre, ne leur a pas encore été accordé.
Toutes ces raifons réunies, empêcheront tou­
jours que lefdits fieurs Députés des Communau­
tés 5c Vigueries, puiifent prendre aucune part
aux Délibérations de l’Affemblée. Ils déclarent
formellement, qu’ils n’y affilieront que par refpeêl pour les ordres du Roi $ mais que leur
alfiltance fera palfive, 5c que pour donner en­
core une preuve de leur extrême dévouement
pour la perfonne du R o i, 5c le bien de l’Etat,
ils voteront individuellement, 5c en corps de
Communes, l’oêtroi des Impofitions royales.

�i8
Ûe tout ce que defîus , leCdits fieurs Dépu­
tés des Communautés 5c Vigueries , ont de­
mandé a&amp;e à l’AfTemblée ; ce qui leur a été
accordé.
Obfervations
^es autres Membres de l’Â flem blée, ont obdesautresMem- fervé, qu’il eft véritablement inconcevable que
très de l'Afien- des Membres d’une AiTemblée, s’arrogent le droit
d’en contefter la légalité, quand ils n’ont encore
aucun pouvoir vérifié j que les Etats font au­
jourd’hui tels qu’ils ont toujours été, d’après la
Conftitution ; qu’on y a toujours délibéré par
tête, 5c non par Ordre, 5c qu’il n’a jamais été
d’uCage de fe retirer à part, pour voter iur une
Délibération commune; mais que l’on doit délibé­
rer dans le fein des Etats ; obfervant au moins ,
qu’avant la formation de VAffemblée , la ré­
clamation de fe retirer feroit véritablement con­
traire à toute réglé ; que la pluralité des fuffrages a toujours été la feule forme ufitée pour
juger dans les Etats du réfultat d’une Délibéra­
tion ; que tous les individus qui les compofent
y concourent ; que la Nation y eft entière­
ment repréfentée, que prefque tous les Eccléfiaftiques du fécond Ordre, ceux qui poïTedent
des fiefs exceptés, n’ont aucun intérêt. Que
les Nobles non podedans-fiefs font représentés
dans l’ordre de leurs propriétés , c’efl - à - dire
dans les Communes , dans les Députés des
Communautés 6c Vigueries, dont plufieurs font
Gentilshommes ou Nobles non poïfédansfiefs ; qu’ainfl VAffemblée des trois Ordres
exifte de fait dans les Etats , 5c qu’en con­
voquer une nouvelle , ce ne feroit que cher­
cher à augmenter la fermentation , après avoir

Et les fieurs Députés des Vigueries d’A i x ,
de Draguiguan , de Toulon , 5c de Digne.
Les opinions ont été prifes.

•f h ■
i Ï 'I I !

L es E tats ont délibéré , à la pluralité des
v o ix , de renvoyer à une Commiflion l’examen
des difficultés fur la légitimation des pouvoirs,
pour, fur le rapport qui en fera fait aux Etats,
y être par eux délibéré.
Les Etats ont agréé à la pluralité des voix ,
les Commiffaires propofés par Monfeigneur le
Préfident.
Tous les fieurs Députés des Communautés 5c
c ij,

ii§ | •
P rotejlation
des Députés des

�10
Communautés Viguerîes qui avoicnt refufé d'opiner, à l’excep&amp; V igueries,
tion de de MM. les Confuls d’À i x , Procureurs
du Pays , &amp; du fieur Député de la Viguerie
de Sifteron, ont protefté auffitôt contre cette
prétendue Délibération $ &amp; ont dit qu’il ne
pouvoit en être pris que par le concours des
trois Ordres.
Les fieurs Députés des Communautés de Brignoles , de Barjols, &amp; de la Viguerie de St.
Maximin , dont les pouvoirs étoient conteftés ,
ont abftenu d’opiner.
Reponje àcene
Et tous les autres Membres des Etats ont déprotejlation.
claré que comme on n’opinoit point par Ordre,
mais par têtes , toutes les fois qu’un avis pafToit
à la pluralité, il y avoit Délibération, dès que
les trois Ordres fe trouvoient convoqués &amp;
réunis.
Et les fieurs Députés des Communautés &amp; des
Vigueries ont renouvellé la même proteftation
que defTus, &amp; la même obfervation, que deux *
Ordres ne pouvoient prendre une Délibération
fans le concours du troifieme , fur-tout Iorfque les deux premiers Ordres font en nombre
infiniment fupérieur au troifieme.
Obfervent les autres Membres de l’Aftemblée , en renouvellant leur proteftation cideftus , que les Etats , formés comme ils fe
trouvent, font les feuls conftitutionnels en Pro­
vence, &amp; les feuls que l’on pût aftembler dans
les circonftances.

Comme il avoit été remarqué dans le cours
des obfervations fur la précédente Délibération,
par quelques-uns des fieurs Députés des Com ­
munautés &amp;. Vigueries, qu’il étoit d’autant plus
étonnant que les Etats fuffent pléniers, que la
réferve faite l’année derniere par M M . les Gen-tilshommes Poftedans-fiefs, ne portoit que fur
le cas des Etats-Généraux ; à quoi il avoit été
répondu , par quelques-uns de M M . de la Noblefte, que cette réferve portoit fur tous les cas
extraordinaires, &amp; notamment lors des EtatsGénéraux: Pour éclaircir cette difcuffion, Monfeigneur le Préfident a requis la leéture d’un
Mémoire du R o i , pour fervir d’inftru&amp;ion à
M M . ses C ommissaires .
t
",
;\
"■ ■ ■ ■ ) , , . : «j -J). t: fi

n

Me. de Regina , Greffier des Etats, a fait
la leéture de ce Mémoire , dont la teneur fuit :
M EM O IR E DU ROI pour fervir d’inftruction Inflructions du
à fes Commiffaires en FÀjfemblée des Etats de Roi à Mrs.fes
Provence.
Commijfaires,
« L ’intention de Sa Majefté, eft, que la pro» chaine tenue des Etats de Provence, ait lieu
» dans la même forme que celle du mois de

�22
» Décembre 1787 &gt; qu’il n’y foit fait aucun
» changement dans leur Conftitution , 8c que
» toutes les affaire? s’y traitent de la même
» maniéré, fauf à chacun des Ordres à propoy&gt; fer fon vœu particulier, ou à préfenter fes
» griefs, 8c demandes, qui pourront même être
» inférées dans Cahier qu’ils jugeront à propos
» de porter aux Etats-Généraux : Sa Majehé fe
» réfervant d’y ftatuer félon fa fageiïe , après
» l’AlTembiée des Etats - Généraux. Quelques
j) Communautés ont déjà délibéré des réclama» tions fur la permiffion que l’Ordre de la No» bleffe a obtenue de venir in plenis à la pro» chaine AfTemblée des Etats de la Province j
» ce qui annonce que ces réclamations feront
» foutenues aux Etats, par l’Ordre du T iers,
rç Les heurs Commiflaires obferveront que cette
» permiffion eft une fuite de la réferve , que
)&gt; la Nobleffe a faite à fon ancienne Conftitu» tion pour les cas extraordinaires, tels qu’une
» convocation d’Etats-Généraux ; que cette ex» ception à la réduction de l’Ordre de la No)) bleffe, eft fans inconvénient, dans la circonf)) tance, puifque la prochaine AlTembJée n’aura
» à délibérer que fur les impofitions ordinaires,
» 8c non fur aucune demande nouvelle de la
» part de Sa Majefléj qu’elle n’aura à traiter
w aucune autre affaire extraordinaire que celle
» de la députation aux Etats-Généraux $ qu ’il
n’y a aucun objet de difcufîion dont la décî» fion ne doive être remife après les Etats-Gé» néraux j qu’enfîn , l’Ordre de la NobJeffe
» doit être complet pour procéder à la ré» da&amp;ion de fon Cahier , 8c à la nomination
g. de fes Députés aux Etats - Généraux , 8c

» qu’il n’eft pas convenable qu’il en foit au» trement. Signés, l e C omte de C a r a m a n ,
la T our.
Les heurs Députés des Communautés 8c Vigueries ont renouvellé toutes les protehations
par eux ci-devant faites.
Et tous les autres Membres de Etats, ont re­
nouvellé leur protèhation contraire.
. a- i '-. j- y. 4.'r 1 &gt;b -i :
onp üTorj
D u vingt meuitieme dudit mois de Janvier .

M onseigneur l ’A rcheveque d ’A ix ,
P resident . - ...
T l / T E . Ri c ar d, Greffier des Etats, a dit:
J V I , qu’il lui a été remis par un Huifîier, 8c
avant que la féance fût commencée , la copie
d’un aéie de comparution de M M. les Députés
des Communautés 8c Vigueries, devant Me.
S ilv y , Notaire en cette V ille, le jourd’hier, 8c
hgnihé par exploit à l’AfTemblée des Etats de
cette Province, actuellement en féance. Il a remis fur le bureau, la copie de cet aété 8c de
l’exploit de hgniheation qui en a été faite, par­
lant à fa perfonne.

M onseigneur le P resident a ordonné la
leêture de la copie de cet aéte 8c de cet exploit
de hgniheation.
Me. Ricard, Greffier des Etats, a fait cette
leéture.
/’
.

Acte Jignifiè
aux ^ Cats a la
reJ?l&gt;lêce desSrs,
communautés
&amp; Vigueries.

�z4
Teneur de la copie de cet acle &amp; de /’exploit de
fignification d'iceliti.
» L ’an mil fept cent quatre-vingt-neuf, &amp;Ie
vingt-huit du mois de Janvier, à dix heures du
foir, pardevant nous Notaire royal de cette ville
d’Aix , font comparus M M. les Députés des
Communautés Si Vigueries, ayant féance aux
Etats de cette Province, lefquels nous ont expofé que la régénération des Etats forme l’ob­
jet de leurs vœux &amp;. de leur follicitude ; qu’ils
font également animés du vif defir d’accélerer
la tenue des Etats-Généraux du Royaume : ils
ont à cet effet exprimé les fentimens qui les ani­
ment, d’une maniéré publique &amp; folemnelle, &amp;
attefté qu’ils franchiroient toutes ces difficultés,
&amp; voteroient les impôts; mais ils ont été arrê­
tés dans ces réfolutions patriotiques, lorfqu’il a
fallu délibérer fur la légitimation des pouvoirs
des Députés et.
» Ils ont vu avec furprife , qu’au mépris de
tous les principes, les deux premiers Ordres, prétendoient coopérer à cette légitimation , fans
être réduits à une égalité de voix numérique à
celles du Tiers-Etat; Ils ont repréfenté qu’ils ne
pouvoient voter dans une pareille Allemblée,
qui paroiffoit illégale &amp; inconffitutionnelle ; ils
avoient cependant propofé un parti moyen ,
qui étoit celui de déférer la décifion définitive
fur les pouvoirsconteftés, aune Commiffion qui
feroit compofée de douze Membres des deux
premiers Ordres, &amp; de douze choifis dans ce»
lui du Tiers. Cette offre de conciliation qui auroit

roit dû être a c c e p t é e s été refufée par les deux
premiers Ordres
w Dans la féance d’aujourd’hui, les comparoiffans ont vu avec regret &amp;. douleur, q u e , quoi­
qu’ils aient déclaré formellement, à l’exception
de M. le premier Conful d’Aix , &amp; du fleur
Député de la Viguerie de Sifteron , qu’ils ne
dévoient ni ne pouvoient voter , que tout ce
qu’ils avoient dit , n’avoit été exprimé que par
forme d’obfervation, &amp;. non à titre d’opinion;
les deux premiers Ordres fe font prévalus de la
préfence du T ie rs-E ta t, pour en induire que
cette affiftance , purement négative , fuffifoit pour
former une Délibération ; &amp; c’eft en exécution
de cette prétendue Délibération, que Monfeigneur l’Archevêque d’A i x , Préfident des Etats,
a défigné les Commiffaires de tous les Ordres,
pour procéder à l’examen des pouvoirs des D é­
putés du Tiers, &amp; en faire le rapport aux Etats,
à l’effet qu’il fût par eux ftatué irrévocablement
fur ladite légitimation «.
» Comme il importe à l’Ordre du Tiers , de
prévenir des formes de procéder auffi injulles,
&amp;. auffi illégales , qui , en compromettant fes
droits &amp;. fes intérêts , conftitueroient les deux
premiers Ordres, maîtres abfolus de toutes les
Délibérations , &amp; qu’il veut auffi marquer fon
empreffément à voter les fubfîdes ro y a u x , &amp;
à procéder à la nomination de fes Députés pour
les Etats-Généraux, les fufdits Députés nous ont
requis de leur concéder a&amp;e «.
» i®. De tout le contenu Scexpofé ci-defïus».
D

�i6
» 2°. De la proteftation formelle qu’ils font con­
tre tout ce qui a été fait dans les féances pré­
liminaires à la formation des Etats, qui pourroient contrarier les droits de leur Ordre, &amp;
faire fufpe&amp;er leur zele &amp; leur fidélité envers le
meilleur des Rois ce.
»3°. De la déclaration qu’ils font deperfifter
à ne vouloir, ni ne pouvoir opiner, en Corps
d’Etats, fur la légitimation des pouvoirs, &amp; für
tout autre objet, jufqu’après la formation légale
de rAffemblée Ét.
,, 4°. De ce qu’ils ne regardent point le vœu
des deux premiers Ordres, comme formant Dé­
libération
„ 5°. Qu’ils continueront de fe préfenter à l’Affemblée, avec tous les Députés dont le droit
de féance peut être conteftéj offrant, ainfi qu’ils
l’avoient déjà fait, de nommer, à titre de con­
ciliation, des Commiiiaires en nombre égal avec
ceux des deux premiers Ordres réunis , pour
procéder définitivement à la légitimation des
pouvoirs
„ GK Comme encore de la déclaration formelle
qu’ils font, de v o te r , comme ils v'otent réel­
lement &amp;. défait, au nom de leurs Communau­
tés &amp; Vigueries, le don gratuit, impôts &amp; fubfides royaux , tels qu’ils ont été délibérés aux
derniers Etats ; pour, lefdits fubfides, être levés
en vertu du préfent aéte , qui fervira de titre
pour le recouvrement, au Tréforier de la Pro­
vince, lequel fera homologué, en tant que de

27
besoin, par qui de droit, fans néanmoins que
la préfente déclaration puiffe préjudicier d’au. cune maniéré quelconque, aux droits du TiersEtat , pour répéter des deux premiers Ordres,
les portions defdits impôts les concernant. Et
ici préfent, Me. Pierre Marcadier, Député de
la Viguerie de Sifteron, lequel ayant en confidération tous les objets ci-deffus référés, a dé­
claré les adopter dans tout leur contenu, com­
me formant fon feul &amp;. véritable vœu \ &amp; de
tout ce que deffus, noufdit Notaire, avons con­
cédé a&amp;e aux fufdits MM. les Députés des Com ­
munautés &amp;. Vigueries de cette Province, pour
leur fervir &amp;. valoir à ce que de raifon. Fait,
lû &amp; publié audit A ix , dans une des Salles de
l’Hôtel.de-Ville , en préfence de Me. Mathieu
Pellegrin , Avocat en la Cour, natif de la ville
de Reillane, &amp;. y réfidant?, &amp; d’André Brunet,
Cordonnier de la ville de'Trets, témoins requis
&amp;. fgnés avec lefdits fieurs comparoiffans, â la
minute. Signés , Mougins R oquefort, Député
de la Communauté de Gralfe j Peliffier, Député
de la Viguerie de Tarafcon $ Salvator , D é ­
puté de la Viguerie de D ign e} Verdollin, D é ­
puté d’Annotj Savournin, Député de la Viguer
rie de St. Paul ; Confiant, Député de St. Rem yj
R i c a v y , Député de Digne ; Benoift, Député de
St. Maximin ; Roman, Député des Méesj Peyroncely , Député de Fréjus ; T y r a n , Député
de Seyne ; Chaudon , Député de Mouftiers ;
Louis-Honoré Simon, Député de Caftellannej
Bayle, Député de la Viguerie de Seyne } Ifnard,
Député de Reillanej Lange, Député de la V i ­
guerie de Forcalquier; Giraud Député de Colmars j S ilv y , Député de Pertuisj Mandine , Dé-

�28
puté de la Viguerîe d’Annot ; F ab ry, Député
de la Viguerie de Colmars; Clementis, Député
de la Viguerie d’Apt, Bernard , Député de Ja
ville St. Paul; Lantier de Villeblanche, Député
de Toulon; Jordany, Député de Draguignan;
Martin, Député de la Viguerie de Toulon; Decugis; Député d’OMioules ; De Sauteron, Député
de Manofque ; Pafcal , Député de la Viguerie
de Draguignan; Romans, Député de la Com­
munauté du Martigues ; Barbaroux , Député
de la Viguerie de BrignoIIe ; Brouilhony Verdache , Député d’Aups ; Barreme, Député de
Tarafcon; Feraud , Député de la Communauté
de BrignoIIe ; Barbaroux , Député de Ja V i­
guerie de St. Maximin ; Ripert , Député de
Valenfolle ; Vachier, Député deBarjoIs; Cogordan, Député de Riez; Savournin , Député
de la Viguerie de Grafîe ; Bernard, Député de
la ville d’Hieres; Reguis, Député de la ville
de Sifleron ; Bernard, Député d’Antibes ; Neviere , Député de Forcalquier; St. Vincent, Dé»
puté d’Apt; Defideri, Député de Rians ; Jaubert de Fontvive, Député de Lambefc; Arnaud,
Député de Mouffiers ; Bourgogne , Député de
Cuers ; Philibert, Député de la Viguerie de Barjols; Sumeire, Député de Trets ; Aumerat, D é­
puté de la Viguerie d’Hieres ; Capeau, Député
de la Viguerie d’A ix; PelJegrin , Brunet, té­
moins; Si l vy, Notaire, à l’original. Duement
contrôlé
„ L ’an mil fept cent quatre* vingt-neuf, &amp; le
vingt-neuf Janvier avant midi , nous Huiffier
audiencier au Siégé général de cette ville d’Aix
y réfidant domicilié, fouffigné , à la requête

29
de MM. les Députés des Communautés &amp; Vigueries ayant féance aux Etats de cette Pro­
vince , &amp;. qui font élection de leur domicile au
Bureau de la Province , avons intimé &amp;. fignifié l’afre dont copie ci-delTus , reçu St patTé
riere Me. S ilv y , Notaire de cette Ville , duement contrôlé , a l’AfTembLée des Etats du
Pays de cette Province, actuellement en féance,
aux fins qu’elle n’en ignore , &amp;. donné cette
copie du fufdit aCte &amp; préfent exploit à Mr.
Me. Ricard , l’un des Greffiers defdits Etats ,
parlant à fa perfonne , par noufdit Huiffier ,
figné Gautier u.
Après quoi , Monfeigneur le Préfident a re­
S econ de lec­
quis une fécondé leCture du Mémoire du R o i, ture du M ém oi­
fervant d’inftruCtion à MM. fes Commiflaires, re du R oi f e r ­
&amp; qui avoit été lu dans la féance du jourd’hier. vent d'injlructions à M M .
f e s Commifjid Me. de Regina , Greffier des Etats a lu ce res.

Mémoire. '

Monfeigneur le Préfident a demandé enfuite
aux fieurs Députés des Communautés &amp; Vigueries , s’ils ne reconnoiffoient pas combien
cet aéte étoit illégal , contraire aux inftruCtions
de Sa Majelté , qui avoient été lues plufieurs
fois ; qu’il étoit forcé de le leur repréfenter &amp;.
de leur demander s’ils vouloient le retirer.
Les fieurs Députés des Communautés &amp; des
Vigueries n’ont pas répondu à cette interpel­
lation , &amp;. néanmoins fur les obfervations faites
par quelques-uns d’entr'eux ; Monfeigneur le
Préfident a requis une troifieme leéture du Mé-

�3°

.. ,
/noire du Roi fervant d’inflru&amp;Iorf a MM. Tes
Commiffaires.
T roif. cm e lec Cette troifieme lefture a été faite par Me.
tut e du ^ cnl0’l~ de Regina , Greffier des Eta-‘s.
re du K 'oi yfer ü
*
/
vaut d inflruc .
- - ,,
«
_ ,
,
,
^
//on n M M .
Sur quoi , MM. les Députes des Commuf c s Commijfai- nautés &amp; Vigueries , ont dit : qu'ils ont cru voir

res,

dans ces mêmes inftruéïions que la convocation
Observations pleni£re
Nobleffe ne lui avoir été accordes Députés des dée que pour le feul objet extraordinaire de
Communautés la députation aux Etats-généraux du Royaume $
&amp; Figuéries. &amp; qu’ainfi Je vice d’une majorité énorme, en
faveur des Gentilshommes poffédans-fiefs, ne
devroit pas être ajouté à tous les autres vices
de la préfente Affemblée.
Observations
Et les autres Membres de l’Aflemblée ont
des autres M em- dit avoir déjà répondu à toutes ces obfervabres de tAJJ'em- tionS.
blee.

Les fleurs Députés des Communautés &amp; V i­
gueries ont obfervé que dans cette contrariété
d’interprétations , Je Roi feu 1 pourroit décider,
fi toutefois c’étoit Je feul vice de l’Affemblée ac­
tuelle ; mais que l’on devoit plus particuliére­
ment s’adreffer à Sa Majefté pour en obtenir
une Affemblée générale des trois Ordres, feul
remede applicable aux circonftances.

31
/
La matière mife en Délibération, les ETATS
D eliberation
ont délibéré , à la pluralité des voix , de dépu­ fu r Lacle fig n iter à MM. les Commilfaires du R o i, des Mem­ f i é aux E tats
bres des trois Ordres , la féance tenant, pour a la- requête des
D éputés des
leur faire part de l’aête fignifié aux Etats, à Communautés
la requête des fleurs Députés des Communautés &amp; V igueries,
L&gt;
&amp; Vigueries.
! .. •; aîOUlO' . . I îiViioi'
;&gt;.
Monfeigneur le Préfident a propofé pour
D éputation
vers M M . les
Députés.
v

Monfeigneur l’Evêque de Fréjus,
Monfeigneur l’Evêque de Vence.
M. le Prévôt de Pignans.
M. le Procureur fondé de M. le Comman-,
deur de Comps.
'
M.
M.
M.
M.

de Grimaldy de Cagnes.
de Vintimille de Figaniere.
d’Autric des Baumettes.
de Maurel de Pontevés.

Les fieurs Députés des Communautés de Tarafeon , de Forcalquier , de Sifteron &amp; de
Graffe.
Et les fieurs Députés des Vigueries d’Hieres,
de Draguignan , de Toulon &amp;. de Digne.
Lefquels ont été agréés par les Etats.
&gt;

Après quoi , Monfeigneur le Préfident a ob­
fervé qu’il lui étoit impoffible de ne pas faire
délibérer fur cet a &amp; e , &amp; a demandé aux fleurs
Dépurés des Communautés &amp; Vigueries s’ils
perfiftoient. Ils ont répondu qu’oui.

C om mijfaires
du Lioi.

O bfervarions

Les fieurs Députés des Communautés &amp; Vi- ^s fiers Dur
gueries , ayant obfervé que comme il s’agif- Putes des,
foit dun omet qui les întereffoit privativer
ment , il* iroient feparement rendre compte députation.

�MM. les Députés nommés dans l ’Ordre du
Clergé &amp; de la Nobleffe, fe font rendus feuls,
la féance tenant, chez MM. les Com miliaires
du Roi.

Yt
‘ii f

Retourdes DeFt étant revenus, Monfeigneur l’Evêque de
ornés des E tats . Fréjus portant la parole, a dit : qu’ils ont été
reçus avec les honneurs accoutumés , &amp; il a
ajouté que Ton premier mouvement avoit été
de repréfenter à MM. les Commiffaires du R o i ,
fa jufte fenfibilité &amp; fa profonde douleur fur ce
qu’il manquoit les Membres d'un Ordre entier ;
qu’ils fentoient allez fans qu’il s’y appefantît d’a­
vantage, les inconvéniens d’une pareille abfence 5
qu’ils a voient remis à MM. les Commiffaires du
R o i , la copie de l’a&amp;e qui avoit été lignifié aux
Etats y que MM. les Commiffaires du Roi en
avoient pris leêture , s’étoient retirés dans leur
appartement^ avoient rapporté à la députation
leur réponfe écrite 6c lignée de leurs mains. LaReponjè de Rue^e réponfe mondit Seigneur l’Evêque de
MM. les Corn- Fréjus a remife fur le Bureau.
miffaires du
Roi.
Me. de Regina, Greffier des Etats , a lu à
TA Rem blé e.

l’Affemblée cette réponfe dont la teneur fuît ?
» MM. les Commiffaires du Roi , d’après la
» connoiffance qui leur a été donnée, par la
» députation des Etats, de l’a&amp;e lignifié aux
» Etats par le miniftere d’un Huiffier , ont re» gardé cet a&amp;e comme irrégulier , illégal ,
*&gt; téméraire , attentatoire à l’autorité du Roi ,
» à laquelle les Députés des Communautés Sc
» Vigueries , énoncés dans l’a&amp;e, ont manqué
» effentiellement ; contraire à la Conftitution
» du Pays , au refpeêf dû aux Etats , fe man*
» quant à eux-mêmes 6c à leur propre devoir,
» s’écartant même des mandats particuliers que
» plufieurs Communautés ont donné , &amp; ne
» formant une opinion commune 6c univer» feile que pour contrarier dire&amp;ement les inf» trustions du R oi dont il leur avoit été donné
» connoiifance, êc fait leéture dans la féance
» d’hier matin : tel eft le premier point de vue
» fous lequel MM. les Commiffaires du Roi
» ont confidéré cet aête extraordinaire dans fa
» forme , fon contenu , Sc fa préfentation j fe
» réfervant de prendre à cet égard telle déter» mination ultérieure qu’ils croiront convena» b le , &amp; même néceffaire, pour remplir les
» intentions de Sa Ma je fié. Signés , LE COMTE
de

C araman , L a T our ,

Et les fieurs Députés des Communautés Sc V i­
gueries ont déclaré expreffément qu’ils ne croyoient avoir mérité par leur conduite aucun
des reproches qui leur étoient fait dans cette
réponfe , qu’ils avoient au contraire montré
autant de dévouement , de refpeéf 6î d’amour
pour le Souverain 6c l'Etat , que de fageife
E

Observerions

dits / leurs D é­
p u tés des Com­
m unautés &amp;y Y
guérits f u r celte,

réponje.

�34

Se de modération dans la défenfe de leurs droit?.1
L ’o&amp;roi de l’impôt par un aéfce notarié , au
moment où il devenoit prefque impoffible de
le confenrir dans l’Alfemblée , 8c où l’on im«
putoit toujours davantage auxdits fleurs Dépu­
tés , de vouloir augmenter l’embarras du fi Ce 8c
retarder la tenue des Etats généraux , a prou­
vé leur dévouement au Prince 8c au bien du
Royaume. Leur réfolution personnelle d’affifler
à rAflemblée contre la teneur de leurs infiructions doit avoir convaincu de leurs difpofitions pacifiques j ils croyent n’avoir fait ,
par leur déclaration notariée , qu’un aéte de
patriotifme devenu néceffaire par les circons­
tances ; 8c ils déclarent y perfifter dans tout
fon contenu.
Obfervations

Et tous les autres Membres de l’ASTemblée

des autres M em ­ ont dit : qu’il Semble qu’il n’a pu y avoir d’u­
bres de l SÎ(/em­ nion entre tous les Députés des Communautés
blée.
8c Vigueries , celle d’Aix excepté , pour voter

l ’impôt hors des Etats , que pour s’oppoSer
aux intentions de Sa Majefté, dont il leur avoit
été donné conopiiTance, par les inftru&amp;ions dont
il leur avoit été fait leéfure ; puifque cette vota­
tion contrarie leur mandat, qui portoit pour quel­
ques-uns la votation de l’impôt dans les Etats
Seuls ; que loin de donner une preuve de zele
à Sa M ajeflé, l’a&amp;e dont s’agit démontre delà
part des Communes le projet d’une véritable
infurreétion pour faire manquer les Etats , 8c
qu’en ayant l’air d’accélérer la votation des im­
pôts , ils la retardent en les votant chez un N o­
taire 8c hors des Etats , dans un atte nul , ir­
régulier , contraire aipc intentions du R o i , à

35

tout ce qu’ils avoient annoncé oans les féanceS
précédentes , fur la votation de l’impôt.
Qu’ils ne parlent pas de leur réfolution perfonnelle d’affifter à l’Afieniblée^ contre la te­
neur de leurs inftru&amp;ions j puifqu’ils ont au
contraire réclamé ces mêmes inftruâions, toutes
les fois qu’ils l’ont cru néceffaire ; 8c qu’en
réglé, ils doivent arriver aux Etats avec la poffibilité de voter en leur ame 8c confcience ,
8c non comme des êtres paffifs, chargés de ne
porter individuellement 8c abfolument que telle
opinion. Si cela n’étoit pas ainfi , que deviendroitle Réglement des Etats, qui prive du droit
de féance , toute Communauté qui aura défavoué fon Député , qui aura opiné aux Etats en
fon ame 8c confcience? Et que feroit - il néceffaire de réunir les Députés des Communau­
tés 8c Vigueries pour délibérer ? Puifqu’ils ne
pourroient pas délibérer, il fuffiroit de lire leurs
infiruétions.
Ainfi les Députés des Communautés 8c V i­
gueries ne peuvent pas fe faire illufion fur leur
prétendu afte de patriotifme. Il eût cté bien
plus patriotique fans doute , de ne faire dans
l’Affemblée aucune difficulté de légitimer les
pouvoirs, en proteftant contre la prétendue il­
légalité ; enfin de voter les impôts. Au lieu
de réunir l’état le plus a&amp;if pour les mo­
tions , obfervations , déclarations, 8c p r o t e c ­
tions, à l’état le plus paffif en fait d’opinions,
il falloit chercher à fe rapprocher , 8c non éta­
blir dans le fein des Etats , la fçiffion la plus
illégale 8c la plus extraordinaire, fans principe
E ij

�I6
comme fans objet , &amp; aux vues peu pacifique*
de laquelle il eft iinpofîïble de fe méprendre:
ajoutant que Vinfïftance des Députés des Com­
munautés &amp; Vigueries à une démarche auffi re»
préhenfible , prouve certainement qu’ils n’en
Tentent pas fautes les conféquences , qui ont
été détaillées daiiïs le cours des opinions, &amp;
qu’il eft inutile de répétera
Les fleurs Députés des Communautés &amp; Vigueries ont déclaré exprefTément protefter con­
tre tous les principes énoncés dans le dire ci-defîus.
-uî fàb î; ».*)') .. finît* 2j5r]
•- ?: r •
■■ ■■:^ *
Obfervant tous les autres Membres de l’Affemblée que ces principes ne font que ceux
qu’ont confacrés le réglement &amp; lufage.
Lecture &lt;ies
Délibérations
contenant les
pouvoirs &amp; les
infiractions de s
Députés.

Obfirvaùons

Monfeigneur le Préfîdent a requis la le&amp;ure
des Délibérations contenant les pouvoirs
inftru&amp;ions des fleurs Députés des Commu­
nautés &amp; Vigueries.
Me. Ricard , Greffier des Etats, a commencé
la leëture de ces Délibérations : il a lu la D é­
libération de la Communauté d’Aix &amp; partie
des Délibérations de la Communauté de Tarafeon.

Le fleur Député de la Viguerie de Tarafcon
du Député de la a obfervé que les pouvoirs des Membres de
[,
pAffemblée , étoient fournis à fa Jurifdi&amp;ion ;
uLts. Ut uuc mais que ^eurs inftru&amp;ions &amp; celles du 11ers
dont il s’agiffoir, n’appartenoient qu’à leurs mandans, &amp; ne dévoient pas être communiquées à
l ’AfTemblée.

Et les autres Membres de l’AfTemblée ont
O lfervdtion s
obfervé qu’ils n’ont demandé cette lé&amp;ure que des autres
parce que la plupart des Membres des Dépu- ^ L
,m
rl &gt;resu ^
tés des Communautés &amp;. des Vigueries ont at- 1 JJembiu.
tefté que par leurs inftruêtions , il leur étoit
prohibé de rien voter dans les préfens Etats ,
même l’o&amp;roi des impôts.
Les Heurs Députés des Communautés &amp; V i­
gueries, ont renouvelle toutes leurs déclarations
&amp; proteftations.
-

■ ■ ■ V. -;■ ■ ■ '

,

: '.-lO Ü

; ;

.

j)

.

•

.

Et les autres Membres des Etats, ont renouvellé leurs déclarations &amp; proteftations contrai­
res.

D u trentième dudit mois de Janvier *
M onseigneur l ’A rcheveque d ’A ix ,
P resident .
Onfeigneur l’Evêque de Sifteron , PréfiC om mencedent de la CommifTion pour la vérifi- m ent du rapport
cation des pouvoirs, a dit: que la CommifTion de U C om mifs’étoit alfemblée chez lui, mais qu’elle avoit Jwrï Pour la ve'~
été très-incomp!ette , &amp; qu’aucun des Députés
des Communautés &amp;. Vigueries n’y avoit affifté j Pouvcir*'
que cependant elle s’étoit occupée de l’examen
des pouvoirs , &amp;. qu’il y avoit trois conteftations.

M

Sur q u o i , M onseigneur l ’A rcheveque
L égitim ation
d ’A ix a propoféde légitimer tous les pouvoirs, des p o u v o irs p a r
en ne donnant qu’une voix aux Députés en cou- ^Uum^nons,
teftation, ou en concurrence.

�19

_
38
Et LES E t a t s , par acclamation, ont légïJ
timé tous les pouvoirs.
A vis écrit,
Immédiatement après, un des Membres de la
lu par un des Noblefie a demandé à Monfeigneur l’Archevê-

NoiiftT ^ ^ ^ue

Préfident, de lire un avis écrit.

Sur quoi ayant été obfervé par quelques Mem­
bres de IAfiem blée, qu’il n’étoit pas d’ufage de
lire de fimples opinions, il a répondu que s’il
vouloit fubrilifcr , il diroit qu’il ne parle que
fur de fimples notes* mais comme il finira par
requérir que cet avis foit infcrit dans le procèsverbal, &amp; qu’il fera figné de lui , il feroit in­
différent qu’il le remît au Greffier pour en faire
la Ic&amp;ure, ou qu’il le lût lui-même.
Après quoi, il a lu l’avis écrit fans le remet­
A d hefon des
D éputés des
tre fur bureau * St tous les fieurs Députés des
Communautés Communautés, St la plupart de ceux des Vi&amp; l'^igue rie s à gueries, ayant commencé par adhérer à l’avis
cet a n s écrit.
ci-deffius, un d’eux a obfervé , dans le cours des
opinions, que cet avis n’étoir point une motion
nouvelle à laquelle on pût adhérer, mais le dévelopement d’une motion déjà faite par tous les
fieurs Députés.

Commijfion
MONSEIGNEUR L’ARCHEVEQUE DAlX, Prépour U réduc- fident, a enfuite propofé de nommer des Comtion du procès- miffaires pour la rédaCtion du procès-verbal, &amp;
verbal.
a propofé pour Commiflaires :
Monfeigneur l ’Evêque de Digne.
M. le Procureur fondé de JYL l ’Evêque de
Riez.

M. de Sade d’Eiguieres.
M. de Maurel de Pontevés.
Les fieurs Députés des Communautés de Sifteron Si de Grade ; 6c les fieurs Députés des
Vigueries d’Aix 6c de Tarafcon.
•liOii - f , ~t i., ' ... .* ;&gt;L «\»)
L es Et a t s , à la pluralité des v o ix , ont déli­
béré de nommer une Commiflion pour la rédattion du procès-verbal, 6c ont agréé les Commiliaires propofés par Monfeigneur le Préfident.
Les fieurs Députés des Communautés 6c V i ­
gueries, en opinant, ont déclaré qu’ils ne votoient fur la Commifilon dont il s’agit, que pour
faire confier, par le procès verbal, de leurs ré­
clamations 6c protefiations fur l’illégalité de l’Affemblée.

Obfe m a tio n s
&amp; déclaration s
des D éputés des
C om munautés
&amp; V iguérie s f u r
cette D élibéra­
tion.

Le fieur Député de la Viguerie de Tarafcon,
a dit: que ne pouvant ni voter, ni opiner dans
une Aiîemblée contre la légalité de laquelle il
protefte, il refufe la Commiffion.

R efus du Dé­
p u té de la 1 7 gu erie de Tara f
con , d être
M em bre de cette
C om m ijfion.

M onseigneur l ’A cheveque d ’A ix , Pré-

D éputation
fident, a dit: qu’il conviendroit de nommer des
des E ta ts, p ou r
Députés pour faluer 6c remercier , au nom des
fe lu e r &amp; rem er­
Etats, M M . les Commifiaires du R o i , de l’in­ cier M M . Us
térêt qu’ils témoignent pour le bien 6c l’avan­ C om m ijjaires
tage du P a y s , 6c il a propofé en conféquence : du R oi.

Pour la députation à
C o m t e de C a r a m a n ,

MONSEIGNEUR

LE

�A 40
Monfeigncur l’Evêque de Sifteron.'
Monfeigneur l’Evêque de Vence.
M. le Vicaire général de Marfeille.
M. le Prévôt de Pignans.
M. de Vento des Pennes.
M. de Glandevés du Caftellet.
M. de Lombard de Gourdon.
M. de Raphelis de Broves.
-ài
’iïio-'j
’•:rrruc*.' &gt; ,1 -, • . ». :&gt;
Les (leurs Députés des Communautés d’A ix,
de Tarafcon, de Forcalquier, &amp; de Sifieron.
Les (leurs Députés des Vigueries de Grafle,
d’Hieres, de Draguignan, &amp; de Toulon.
7 -ilJ '•:)
'
f•
Et pour la députation à M onsieur des G a «
lois de L a T our ,
Monfeigneur l’Evêque de Toulon.
Mr. de Galliffet du Tholonet.
Le Sr. Député de la Communauté de Grafle*
Si le Sr. Député de la Viguerie de Digne.
L es E tats ont délibéré , par acclamation ,
la députation propofée, &amp; ont agréé les Dépu­
tés nommés par Monfeigneur le Préfident.
Déclaration
Les (leurs Députés des Communautés &amp; Vides-Députésdes gueries, ont déclaré qu’ils n’adhéroient à cette
Communautés Délibération , Si qu’ils ne Ce joindroient à cet
&amp; /Dgucnesfur
aux autres Députés, que par refpeél &amp;
ccru députation. ^ f g rence pGur M M . les Commi/Éaires du R o i,
&amp; qu^ls renouvellent toutes les proteflations par
eux faites dans les précédentes féances, &amp; dans
celle-ci.
Et

4*
,
Et tous les autres Membres des Etats, ont re*
nouvellé leurs proteflations contraires.

■ ; -

Mr. Durand , Echevln de la ville de Marfeille , qui étoit entré aux Etats au commencement de la féance , &amp;. avoit pris place avant
M M . les Maire Confuls de la ville d’A rles,
fuivant l’alternative portée par l’Arrêt du Confeil du 22 Novembre 1788, a dit:

E ntrée de
M . D u ra n d ,
E chevln de la
v ille dt M arfdlE tats f
&amp; protcjlation
des droits de la
ville de M arM essieurs,
f t i l le , fu r la de c l j o n portée p a r
» La Communauté de Marfeille , dont j’ai l'A rrêt du Con-

» l’honneur d’être un des Adminiftrateurs , &amp;. f ei1
22
Y) à qui les lettres de convocation font parve- vem re. iy,r *
» nues fort tard , m a député , conjointement
alternative
» avec M. C apus, Aflefleur, par Délibération entre les v illes
Y) du 25 de ce mois, pour aflifler aux Etats \ de M arfeille &amp;
)) une maladie fubite, n’a pas permis à mon J A rles.
» collègue de fe rendre aujourd’hui aux vœux
» de fes concitoyens, mais je me flatte que cet
Y) obftacle ne fera que momentané, Si que j’au» rai la fatisfattion de paroître avec lui dans
y&gt; cette refpeêtable Aflemblée. Je remets fur le
» bureau la Délibération qui porte nos poun voirs, fous la réferve néanmoins de tous les
» droits de la Communauté, &amp; notamment con» tre la décifion intervenue le 22 Novembre
» dernier, fur le rang &amp;. préféance de fes Dé» putés en la préfente Aflemblée, dont je pro^ tefte expreflêment, &amp; de laquelle protefla» tion, je demande atte, en fuppliant les Etats
» d’en faire confier dans leur regiftre.
E rotejlation

M . de Barras de Lanfac , Maire premier contraire de la
F

�4*
pandeMM.les Confuls de la ville d’Arles, a protefté au conCon/uU de la trafre : &amp; a déclaré s’en rapporrer à la décifion
ville d ’A rles,
confignée dans l’Arrêt du Confeil du 22 No­
vembre dernier, 8c a demandé qu’il lui fût con­
cédé a&amp;e de fa proteftation, 8c que l’Arrêt du
Confeil du 22 Novembre dernier, fût enrégiftré au Greffe des Etats, ainfi qu’il eft porté par
i-celui.
L es E t a t s ont concédé a&lt;ffe à M M . les
Maire Confuls de la ville de JMurleille , 5c à
M M . les Maire Confuls de la ville d’Ar.es, de
leurs dires &amp; proteftations refpcêHves , 8c ont
ordonné que l’Arrêt du Confeil du 22 Novembre dernier, feroit enrégiftré au Greffe des Etats,
8cinfcrit dans le procès-verbal.
Enre'gijlrement

TENEUR

DUDIT

ARRET

des
DU CONSEIL.
Etats dudit A rrèt du Confeil. Extrait des Regijlres du Confeil d’Etat du Roi»
greffe

» Le Roi s’étant fait rendre compte dans fon
Confeil, des Mémoires qui ont été préfentés à
Sa Majeffé, tant par les Officiers municipaux
de la ville de Marfeiiie, que par ceux de Ja
ville d’Arles, au fujet de la difficulté qui s’eff
élevée dans la derniere AfTemblée des Etats de
Provence, pour raifort de la préféance que les
Députés de ladite ville de Marfeiiie, ont de­
mandée fur ceux de la ville d’Arles ; Sa Majeffé
a reconnu qu’il étoit de fa juflice de maintenir
entre les Députés de ces deux Villes, l’égalité
&amp; l'alternative de préféance qui ont été réglées
par une Délibération defdits Etats du mois de

Février 1583 ; &amp; cependant Sa Majeffé a penfé
que ces mêmes motifs de juffice exigeoient que
cette alternative de préféance , ne continuât pas
à avoir lieu d’année en année, mais d’Etats en
Etats j à quoi voulant pourvoir: Ouï le rapport,
le Roi étant en fon Confeil, a ordonné 8c or­
donne , que, conformément à ladite Délibéra­
tion des Etats de Provence , du mois de f é ­
vrier 1583 , les Députés de la ville de Marfeille, 8c ceux de la ville d’Arles, auront la pré­
féance, les uns fur les autres, dans l’Affemblée
defdits Etats, alternativement de tenue d’Etats
en tenue d’Etats ; 8c attendu que dans la der~
niere AfTemblée defdits Etats, les Députés de
la ville d’Arles ont eu la préféance , veut Sa
Majeffé qu’elle foit dévolue à ceux de Marfeiiie
dans la prochaine Aiïémblée defdits Etats} or­
donne Sa Majelié , que le préfent Arrêt fera
enrégiffré au Greffe des Etats dudit Pays 8c
Comté de Provence.
Fait au Confeil d’Etat du R o i , Sa Majeflé
y étant, tenu à Verfailles le 22 Novembre 1788.
Signé,

L aurent de V illedeuil «.

M. le Commandeur d’A ix , au nom de M M.
les Commandeurs de l’Ordre de Malte, qui ont
féance dans les Etats de Provence, 8c auxquels
le Clergé, avec lequel ils fiegent, a provifoirement affigné une place, après tous M M . les
Prélats 8c Bénéficiers réputés Prélats , même
après les Repréfentans des Prélats 8c Bénéficiers
abfents, a proterté de tous leurs droits contre
cette décilion provifoire, 8c a prétendu devoir
F ij

P rot cjlat: on
de M M . de
LOrdre de M a l­
te , Jur la pré­
féance de M M .
Us Vicaires gé­
néraux.

�44

précéder , foit dans les féances, foit dans les
marches, tous M M . les Vicaires délégués.
Les fieurs Députés des Communautés 8c Vigueries, ont renouvellé, à la fin de cette féance,
toutes leurs proteftations déjà mentionnées dans
le procès-verbal.
Et tous les autres Membres des Etats, ont re­
nouvellé leurs proteftations contraires.
0

D u trente-unieme dudit mois de Janvier .
M onseigneur l ’A rcheveque d ’A ix ,
P resident .
Roman-Triburiis, AfTeffeur d’A ix , Pro­
Transcription
de l'avis é c r it ,
c u r e u r du P a y s , ayant remis aux Gref­
l u , dans la
fiers des Etats, avant l’ouverture del à féance,
Jea n ce de la
Y
avis
écrit
de l’un des Membres de la Noblefîe,
veille , p a r un
des M M . de la dont il a été fait mention dans la féance du
jourd’hier , 8c qui lui avoit été remis la veille
NobleJJe,

M

par Monfeigneur le Préfident; il a été procédé
à la tranfeription de cet avis écrit , dans le pro­
cès* verbal ; fa teneur eft telle que s’enfuit :

M onseigneur ,
» Après les difficultés qui depuis trois jours
fufpendent les opérations des Etats, chacun de
nous, s’il n’eft indifférent au bien public, a dû
chercher dans fes lumières 8c dans fon cœur,
les moyens de faire triompher la paix au milieu
des diffentions qui nous agitent ce.

» Je ne fuis point au nombre de ceux qui
penfent que les Communes fe révoltent contre
l’autorité ; je crois plutôt, fi j’ai bien deviné
leurs Repréfentans , que c’eft le défaut de li­
berté qui rend dans nos Etats leur marche chan­
celante, irrégulière, incertaine; on n’eft jamais
plus porté à former des difficultés fur les pré­
liminaires , que lorfqu’on n’a pas la force d’é­
noncer ce qu’on redoute dans les réfultats «.
» Pour concourir, comme les autres, an faint
miniftere qui ra’eft confié, j’ai d’abord porté mon
attention fur les ufages 8c fur les formes de nos
Affemblées, croyant, 8c plût à Dieu que je ne
me fuffe pas trompé , qu’il n’exiftoit de diffi­
culté que dans les formes. Mais bientôt des pro­
tection s annoncées contre la légalité même des
Etats; bientôt le bruit public, quelquefois or­
gane de l’erreur, mais ici trop fidele interprète
de la volonté générale, ont arrêté ma confcience
8c porté mon examen fur des objets bien plus
importans te.
» Ce n’eft pas , gardez-vous de le croire ,
ce n’eft pas pour des formes minutieufes que
les Communes font agitées, 8c fi elles pouvoient
l’être , notre amour pour la paix fauroit bien
lui facrifier ces frivoles obftacles. Il ne s’agit
de rien moins que de favoir fi nous fommes
les véritables repréfentans de la Nation , ou les
ufurpateurs de fes pouvoirs ; 8c cette queftion
eft véritablement faite pour arrêter tout C i­
toyen , qui, même en ne voulant que le bien,
ctaint d’exercer quelque genre de defpotifme
que ce fo it , fût-ce celui de la bienfaifance cc.

�» J’ai donc été forcé d’examiner la légalité
de notre Affemblée j 5c j’attefle ici notre honneur 5c mon devoir , que je ne me fuis livré
à cet examen qu’avec la plus extrême confian­
ce ; je me fuis tenu en garde contre mes pro­
pres réfultats j je n’ai fait aucun pas fans fon­
der le terrein fur lequel je marchois. Le diraije ? J’ai redouté jufqu’à l'évidence cc.
» Je vais vous préfenter mes réflexions ,
M essieurs , 5c je n’aurai fait que devancer les
vôtres. Mes principes n’étonneront point ceux
qui ont étudié les droits des Nations dans le
Code non écrit du Droit public $ 5c celui là
feul efl éternellement légitime. L'application
que je ferai de ces principes à l’Affemblée ac­
tuelle de nos Etats , ne doit effrayer aucune
claffe de Citoyens : j’apporte ici l’olivier de
la paix 5c non Je flambeau de la difcorde ; 5c
mes conféquences, dignes tout à la fois de nos
devoirs 5c de nos fentimens , ne tendront qu’à
réunir les efprits 5c les intérêts «.
» Il efl inutile de nous le diflimuler , les
difficultés que nous éprouvons , 5c les proteftations qu’on annonce de toutes parts, ne peu­
vent qu’infpirer à chacun de nous les craintes
les plus jufîes fur la légalité de cette Affemblée en
» Repréfenter une Nation efl Je droit le plus
augufle ; ufurper cette repréfentation feroit un
crime de leze-Nation cc.
» Je ne veux préjuger ni les proteflations ni
les réclamations. Cependant il efl de la der-

47

niere évidence , que lorfque la compétence efl:
conteflée , tout Tribunal dans tout p a y s, où Ton
n’eflpoint efclave, doit par cela feul être arrêté cc.
» Ainfi donc , continuerons - nous de délibé­
rer , malgré l’opinion de ceux qui prétendent
que nous ne pouvons point délibérer ? Dépu­
terons - nous aux Etats généraux , malgré les
proteflations de ceux qui foutiennent que cette
députation feroit illégale ? Confierons-nous au
hafard le fort d’une repréfentation , dont le
falut du Royaume 5c de chaque Province doit
dépendre ? J’ignore qu’elle fera l’opinion de
l’Afiéinblée fur ces queflions 5 mais je fais que
toute précipitation feroit un crime cc.
» Les Réglemens même de nos Etats, ne
permettent de délibérer fur rien , fans que les
pouvoirs des Membres qui les compofent foient
légitimés. O r , s’il faut légitimer les pouvoirs
de chacun de nous, ne doit-on pas également
légitimer les pouvoirs de l’Affemblée entière ?
Quoi ! M essieurs , ce qui feroit vrai de cha­
que Membre , ne le feroit point de la collec­
tion de tous les Membres ? Si l’on peut réeufer
un Juge , on n’a pas moins le droit de réeufer
tout un Tribunal. Avant de délibérer , il faut
favoir fi Ton peut délibérer. Au phyfique com­
me au moral , l’a&amp;ion ne vient qu’après la
puiffance. Il faut être y avant de favoir ce que
l ’on efl cc.
» Mais pour.examiner plus fûrement ce que
nous fommes j voyons ce qu’inconteftablement
nous devrions être cc.

�48
» Lorfqu’une Nation n’a point de repréfen­
tans , chaque individu donne. Ton vœu par
lui-même «.
» Lorfqu’une Nation eft trop nombreufe
pour être réunie dans une feule AfTemblée ,
elle en forme plufieurs , &amp; les individus de
chaque AfTemblée particulière donnent à un feul
le droit de voter pour eux
ï \ Tout repréfentant eft par conféquent un
élu ; la colle&amp;ion des repréfentans eft la Na­
tion ; &amp; tous ceux qui ne font point repréfen­
tans ont dû être éle&amp;eurs, par cela feul qu’ils
font repréfentés «.

» Le premier principe en cette matière eft
donc que la repréfentation foit individuelle.
Elle le fera s’il n’exifte aucun individu dans la
Nation qui ne foit életteur ou élu , puifque
tous devront être repréfentans ou repréfentés «r.
» Je fais que plufieurs Nations ont limité ce
principe en n’accordant le droit d’éle&amp;ion qu’aux
propriétaires \ mais c’eft déjà un grand pas vers
l ’inégalité politique «.
» Le fécond principe, eft que la Repréfen­
tation foit égale \ &amp; cette égalité, confidérée
relativement à chaque ► agrégation , doit être
tout à la fois une égalité de nombre , 8c une
égalité de puiftance c&lt;.
» La repréfentation fera égale en nombre,
fi chaque aggrégation de Citoyens choilît au­
tant

.
,
49
. .
.
.
tant de Repréfentans qu’une autre auftî im­
portante. Mais comment fixer cette impor­
tance C( ?
» Elle ne réfulte pas feulement de l’égalité
qu’il pourroit y avoir entre le nombre de élec­
teurs dans chaque aggrégation. Cette égalité
doit être combinée avec celle des richeiTes , &amp;
avec celle des fervices que l’Etat retire des hom­
mes &amp; des fortunes. L incertitude des données,
ne permet peut-être pas une égalité parfaire $
mais on peut du moins , &amp; l’on doit en appro­
cher a.
w L ’importance de chaque aggrégation eft bien
plus difficile encore à déterminer par une Na­
tion, qui, comme la nôtre,, eft déjà divifée en
trois Ordres. C a r , fi l’intérêt politique de l’E­
tat exige cette diftinttion , le droit focial n’exige
pas moins que les divers Ordres qui fe réunif­
ient en corps de Nation, n’entrent dans ce tout,
qu’avec la mefure relative de leur importance.
Les Etats, font, pour la Nation, ce qu’eft une
carte réduite pour fon étendue phyfique, &amp;. foit
en petit, foit en grand, la copie doit toujours
avoir les mêmes proportions que l’original «.
» Mais l’on n’a point encore touché à cette
partie de notre droit public \ l’égalité entre le
nombre des Communes &amp; celui des deux pre­
miers Ordres, eft le dernier état des chofes, re­
lativement aux conquêtes que la raifon fait fans
cefte fur les préjugés. Je ne raifonnerai donc
que d’après ce principe provifoire «.

�So
» Enfin j’ai dit que la repréfentation égale
en nombre, doit l’être auffi en puillance a.
» Elle le fera, fi les fuffrages des Repréfentans inégaux, font inégaux, 6c li les fuffrages
des Repréfentans égaux , font égaux. Elle Je
fera, Ji lorfqu’il s’agit de connoître la volonté
d’une Nation, les fuffrages font recueillis de ma­
niéré que l’on ne puiffe pas fe tromper au point
de prendre la volonté d’un Ordre pour celle
d’un autre, ou la volonté particulière de quel- ques individus pour la volonté générale ».
» Ces principes font inconteftablement les fondemens de tout droit public, 6c l’unique fauvegarde de la liberté du genre humain cc.
» Voyons maintenant, d’après ces principes,
fi nos Etats a&amp;uels repréfentent la Nation Pro­
vençale, ou ce qu’on appelle les trois Ordres
de cette Nation. N ’oublions pas fur-tout, qu’en
nous livrant à cet examen , nous devons met­
tre à l’écart la tyrannie des Réglemens, le defpotifme des ufages, l’efclavage des préjugés a.
» Trois Ordres font dans les Etat?, mais la
Nation n’y eff point, fi ceux qui fe difent fes
Repréfentans, n’ont pas été choîfis par une élec­
tion libre 6c individuelle «.
» La Nation n’y eff point, fi les Repréfen­
tans des aggrégations égales en importance, ne
font pas égaux en nombre a.
» La Nation ne peut être liée par un voeu,

fi les Repréfentans des aggrégations égales ne
font pas égaux en fuffrages »,
» Je demande d’abord fi le Roi a convoqué
la NoblefTe ou les feuls PolTédans - fiefs ? S’il
n’a convoqué que les PofTédans-fiefs , il man­
que, par cela feul, un Ordre dans les Etats,
6c la Nation eff incomplète «.
» Si le Roi a convoqué la NoblefTe, cet O r­
dre, qui n’a pas même été affemblé, n’a point
nommé pour fes mandataires les individus qui
prennent ici cette qualité ; ceux-ci font fans pou­
voir \ 6c comment fe diroient-ils les Repréfen­
tans des Gentilshommes qui ne les ont pas élus?
Cette prétention blelleroit tous les principes de
Péle&amp;ion individuelle «.
■

'..

'' i i

t

» Nous ne pouvons plus même fuppofer au­
jourd’hui que les Gentilshommes pofTédans-fiefs
repréfentent tacitement toute la NoblefTe. La
réclamation de cet Ordre, eff connue. Les pré­
tendus repréfentés défavouent les prétendus
Repréfentans 5 les donneurs de pouvoir, récla­
ment contre l'ufurpation des mandats : 6c com­
me on ne peut leur dire autre chofe, finon que
le mandat a été donné depuis deux ffecles, je
ne fais s’ils ne pourroient pas répondre qu’il
n’exiffe point d’ariffocratie légale en France &gt;
qu’un Ordre de la Nation ne peut pas plus que
la Nation elle-même, aliéner fa liberté j 6c que
le droit de repréfentation, c’eft-à-dire, le droit
de fe lier par la volonté d’autrui, eff incefllble
fous un Ro i , 6c imprefcriptible entre des hom­
mes libres a.
G ij

�52

» Je demande, en fécond lieu , fi le Roî a
convoque le Clergé, ou feulement les Prélats?
S’il a convoqué le Clergé, cet Ordre a dû nom­
mer fes Repréfentans. S’il ne les a point nom­
més, les lettres de convocation n’ont point été
remplies, les Etats ne font pas formés «.
n Si le Roi n’a convoqué que les Prélats,
un Ordre entier manque dans l’Afiemblée ; car
la Nation n’eft pas compofée des Prélats, des
Pofiédans - fiefs &amp; des Communes ; mais du
Clergé, de la Noblelfe &amp; des Communes a.
n Enfin, je demande comment on a convo­
qué les Communes, &amp; qui font les Repréfen­
tans de cet Ordre, tellement important, que fans
lui les deux premiers Ordres ne forment cer­
tainement pas la Nation, &amp; cfue feul, fans les
deux premiers O rdres, il préfente encore un
image de la Nation cc?
» Si au lieu de convoquer les Repréfentans
des Villes, l’on n’a convoqué que les Confuls,
par cela feul, il n’y a point eu d’éle&amp;ion, ou
l’éle&amp;ion n’a pas été libre. Les Communes, dans
les Etats, ne font point une Afiemblée de fimples Députés, mais une Afiemblée de Repré­
fentans. Ce n’efi pas pour connoître la volonté
des chefs, mais pour recueillir les voix des dif­
férentes aggrégations, qu’une Province entière fe
concentre dans les Etats* Les Adminiftrateurs
des Villes réunis, forment, fi l’on veut, une
Afiemblée d’arifiocrates j mais ils ne forment ja­
mais une Afiemblée de la Nation «.

5?
„
,
» L ’éle&amp;ion des Confuls eût-elle été libre,
je demanderois quels ont été les électeurs ? Si
les prétendus Repréfentans n’ont que les fuffrages du Confeil ordinaire de chaque municipa­
lité, l’éleûion n’a donc pas été individuelle j le
mandat n’efi: que partiel5 à moins qu’on ne foutienne que trente éle&amp;eurs peuvent élire fans
pouvoir, pour fix mille 5 que le droit d’adminiftrer la municipalité , comprend exprefiement
ce droit précieux, domaine facré de la fociété
entière, dont aucun citoyen ne peut fe dépouil­
ler, que lorfqu’il efi: dans l’impuifiance phyfique
de l’exercer, le droit de dire; la volonté de
tel autre fera la mienne cc.
» Je fuppofe même que l’éle&amp;ion des Con­
fuls eût été faite dans une Afiemblée générale
de la Ville qu’ils prétendent repréfenterr Je de­
manderois encore fi les Membres feuls des Com ­
munes y ont été éle&amp;eurs, ou fi des perfonnes
nobles y ont également donné leur fuffrage.
Qu’un Gentilhomme foit élu par le Tiers-Etat,
je pourrai ne voir dans ce choix, que la preuve
d’une confiance particulière , s’il réfulte d’ une
éle&amp;ion libre j mais fi le Gentilhomme s’efi placé
parmi les électeurs, il a donné des Repréfen­
tans aux Communes, tandis qu’il ne peut en
donner qu’à fon ordre. Son vœu efi illégal dans
l’état aftuel des chofesj l’éle&amp;ion entière peut
l’être cc.
n Les mêmes objections s’élèvent contre les
Repréfentans des Vigueries. Là le nombre des
électeurs doit être réduit. Mais par qui l’a-t-il
été? Efi-ce par chaque Bourg, par chaque Vil-

�54

lage , 8c par tous les membres des Communes
dans ces Municipes fi intéreftans ? D ’après nos
ufages éternellement abfurdes , vingt , trente ,
cinquante Confuls, forment une AlTemblée de
Viguerie, comme fi les Vigueries, eftentiellement compofées des Communautés , n’étoient
formées que des Confuls ! Ainfi nous voyons
toujours tels individus: Quand verrons - nous,
fans diftin&amp;ion, des aggrégations de Citoyens «?
» Je demande d'ailleurs, fi l’éleêfion des V i­
gueries a été parfaitement libre ; fi elle n’a point
été gênée par je ne fais quel tour de rôle qui
n’eft qu’un véritable tour d’adrtlîe, imaginé pour
forcer la confcience des électeurs à députer fans
élire , à confier la Repréfentation de cent mille
Citoyens, à celui que dix individus feulement
ont nommé Conful ; que l’on fe répent peutêtre même d’avoir choifi, 8c qui, par une conféquence digne des ficelés les plus barbares , fe
trouve le Repréfentant forcé de cent Commu­
nautés, parla feule raifon qu’il fe trouve, à telle
époque, à telle année, l ’Adminiftrateur de la
fienne cc.
» Voilà quels font les Repréfentans de la
Nation dans nos Etats aêluels, relativement au
principe que j’ai établi fur l’indifpenfable néceffité de l’éle&amp;ion individuelle ; j’en ai trop dit
pour ceux qui veulent fe laitier convaincre ; je
n’en dirois jamais afiez pour ceux qui ne le veu­
lent pas «.
» Sî j’examine maintenant notre repréfenta­
tion, relativement à l’égalité, foit de nombre ou

d’importance, foit de puiftance ou de fuffrages,
je retrouve encore par-tout les abus à la place
des principes, 8c les réglés abfurdes d’une for­
mation, ou dégénérée, ou faite auhafard «.
» Trente-cinq Villes envoyent des Députés
aux Etats 5 mais pourquoi ces trente-cinq Villes
feulement? Ou pourquoi celles-là plutôt que
tant d’autres? Si telle aggrégation de citoyens
a droit de fe faire repréfenter, pourquoi telle
autre, qui eft fon égale en population, en richelTes, en contributions, n’a- 1- el l e point ce
droit? Quelques Villes députent aux Etats; d’au­
tres Villes plus importantes font confondues dans
les Afifemblées des Vigueries. Ici l’éleêtion eft
dire&amp;e; là , fans raifon , fans motifs, elle eft con­
centrée, 8c par conféquent inégale, &amp; par conféquent injufte «.
» Cette violation des droits du Citoyen, eft
bien plus forte encore, fi je l’applique aux V i­
gueries. Une Viguerie de vingt mille habitans,
d’une médiocre étendue territoriale, &amp; d’une
foible contribution, a autant de Députés qu’une
Viguerie de cent mille individus, 8c d’une grande
richefife. En arithmétique, on ne repréfente pas
les grands nombres comme les unités par un feul
figne. En économie politique, lorfqu’on refpette
les hommes, on n’aflimile pas cent individus à dix
individus. Si le defporifme ne connoît point de
nuances, la juftice lesexige. Ne voulut-on confulter que les probabilités humaines fur la corruption
des hommes ou fur leurs foiblefles, on ne trouvreroit pas qu’il foit égal d’être repréfenté par dix
Députés, ou par un feul, lorfqu’on a le droit d’en

�» Si j’examiile l’égalité de la repréfentation
par rapport à l’égaliré de puiirance ou de fuffrage , je découvre encore que fur ce point,.
comme fur tous les autres, nous nous fommes
écartés de tous les principes «.
» Je ne dirai pas que l’Ordre de la Nation
doit l’emporter fur les Ordres qui ne font pas
la Nation. Je léguerai ce principe à la posté­
rité; je ne veux être, du moins dans les Affiemblées politiques, ni plus jufie, ni plus fage que
mon fiecle ».
» Mais je demande s’il efi jufte, même dans le
fiecle où nous fommes, que les deux Ordres*
qui ne font pas la Nation , l’emportent fur la
Nation. Cet abus, je le fais , exilte ailleurs que
chez nous; mais j’aimerois autant que l’on dît:puifque l’on eft injulte ailleurs, nous avons le
droit de l’être «.
» Je fais encore que cet abus exiftoit autre­
fois parmi nous. Mais du moins nous en fîmes,
l’année derniere , le facrifice. Nous fîmes des
réferves ; les Communes n’en firent pas ; mais la
Nation a-t-elle befoin de fe réferver fes droits ?
Ne font-ils pas éternels comme elle « ?
» Q u’eft-ce d’ailleurs que là réferve qu’un
Ordre a faite d’entrer pléniérement aux Etats
dans toutes les occafions importantes ? Soyons
de bonne foi : Ou la réduction confentie n’étoit
qu’uni

».j&gt;

5&lt;5 .
avoir dix, pour fe mettre en équilibre avec les
aggrégations qui n’en ont qu’un cc.

qu’un vain nom; Si dès-lors l’abus que l’on
lut corriger, ne l’a point été: ou fi la réduc­
tion étoit jufie , la réferve dont il dépendroit
toujours d’un feul Ordre d’ufer à fon gré , feroit
néceffiairement injufie «.
,, Je n’entre point dans les détails qu’il efi fa­
cile de fuppléer. Voilà quels font nos Etats; les
voilà tels qu’ils feront toujours, fi nous ne prennons pas des moyens efficaces de les réformer.
Je dis: voilà nos Etats; mais je me garde bien
de dire : voilà la Nation. Je croirois outrager
votre confcience &amp; la mienne , fi j’ofois ima*
giner que quelqu’un de nous, pût feulement penfer que la Nation Provençale efi légalement repréfentée
„ O r, fi elle ne l’efi pas, qui fommes-nouS
ici? La Nation efi encore toute entière, là où
il ne devroit plus fe trouver que des éle&amp;eurs :
Nous nous dirions en vain les chargés de fes
pouvoirs ; fix cent mille voix nous défavoueroient ; fix cent mille voix nous défavouent
,, Je fais, je prévois du moins ce que l’on
pourra répondre , non pour renverfer les prin­
cipes que j’ai établis ; mais pour tenter de les
éluder „ ?
,, Des Etats, dira-t-on fans doute, quoiqu’îrüéguliérement confiitués , n’en font pas moins
des Etats. La Nation peut les réformer ; mais
les Délibérations provifoires leur appartiennent.
Ils voteront aujourd’hui, d’après la formation
exifiçnte, par oela feul qu’ils ont eu jufqu’à ce

�jour, le pouvoir de délibérer d’après la même
formation. On voudra diftinguer ainfi, entre une
Conftitution qui n’exifte point , quoique plus
parfaite , &amp; la Conftitution , qui feule eft en
vigueur, quoique vicieufe. On foutiendra meme
qu’une Affemblée convoquée par l’autorité, ne
peut qu’être légale, fi elle efi telle qu’elle a été
convoqué. On dira, que fi les Etats n’étoient
pas légalement affemblés, ils n’auroient pas mê­
me le droit de fe réformer 3 qu’il efi évident
néanmoins que s’il n’avoient point été fufpendus
depuis 1639, ils auroient profité du progrès gé­
néral des lumières, pour fe donner une meil­
leure Conftitution, &amp;. que ce provifoire ne leur
auroit pas été contefié. Enfin, on ajoutera que
des proteftations, que des réferves, peuvent fauver l’intérêt de tous les Ordres 5 que c’efi au
Roi feul à prononcer fur ces protefiations, fur
ces réferves 5 mais que l’Affemblée n’a pas le
droit de fe difioudre , fans manquer à l’obéiffance qu’elle doit à l’autorité légitime qui l’a
convoquée
„ Je ne chercherai point à répondre à toutes
ces obje&amp;ions qui entraîneroient des débats in­
terminables «.
î&gt; Mais je voudrois que l’on me dît ; fi un
pouvoir provifoire n’eft pas réellement un pou­
voir abfurde, lorfqu’il s’agit d’accorder des im­
pôts au nom d’une Nation. Où en ferions-nous,
fi les Parlemens qui votoient les impôts depuis
des fiecles, avoient cru pouvoir continuer provifoirement cette fon&amp;ion illégale ? Où en fe­
rions-nous, s'ils n’avoient pas eu le courage de

dénoncer leur incompétence à la Nation ellemême , feule dépofitaire de tous les droits &amp;.
de tous les pouvoirs? Eh! quoi! ce que la Na­
tion , ce que l’Europe entière a loué dans la
conduite du Parlement, ne feroit-il illégal que
pour nous feuls « ?
Je voudrois que l’on me dît, fi un état pro­
vifoire eft véritablement légal dans l’inftant où
il s’agit de l’état définitif de la Nation, de fa
crife de vie ou de mort «?
» Je voudrois que l’on me dît , puique les
fuccès de la raifon dans les Etats-Généraux, ne
peuvent dépendre que de la repréfentation par­
faite de la Nation, fi nous pourrions fans dan­
ger , je dirois prefque fans cri me, facrifier les
droits d’une Province entière, &amp; compromettre
la légalité même des Etats-Généraux, pour conferver, nous perfonnellement , une repréfenta­
tion provifoire que l’on nous difpute “ ?
„ Je voudrois que l’on me dît, s’il efi bien
vrai que ce foit au Roi à donner une Confii­
tution à la Nation Provençale? Si ce n’eft point
à une Nation , &amp; fur-tout à celle qui s’eft don­
née en Corps d’Etat, à corriger feule fes lo ix ,
puifqu’elle fe les eft primitivement données à
elle-même? Si ce principe étoit faux pour nous,
il le feroit pour la France entière ; &amp; dès-lors,
ou la tenue des Etats Généraux feroit inutile, ou
leur convocation ne feroit que le fimulacre d’un
vain pouvoir
}) Et pourquoi la Nation Provençale , qui
H ij

�6o
d’ailleurs a fur tant de points une Conftîtutîon
très-libre, ne pourroit-elle pas corriger les abus
qui la déparent ? Seroit-ce défaut de pouvoir
dans une Nation qui a placé fur Je Trône fes
anciens Rois ? Seroit-ce défaut de pouvoir dans
une Nation qui, plus récemment, prife pour Ar­
bitre fuprême entre ceux qui fe difputoient le
droit de la gouverner , a placé librement la
couronne fur la tête du Compétiteur qu’elle a
voulu choifir ? Q u’on ne cite plus ce teftament
qui léguoit des hommes comme un héritage. Je
ne vois le titre de notre union à la Couronne
de France, que dans l’éleéfion libre faite par
peuple qui ufe de fes droits. La liberté de peu
de Nations repofe fur un auffi beau monu­
ment „.
„ Je voudroisencore que l’on me dît, s’il eft
vrai que proteftations 6c des réferves puilTent
réellement conferver l’intérêt de toutes les par­
ties ? Le principe, exaét peut-être pour des in­
térêts privés , 6c entre de fimples particuliers,
feroit certainement faux lorfqu’il s’agit de la
chofe publique. Une Nation ne fe réferve point
fes droits contre fes Membres; elle les exerce,
ou elle eft efclave. Nous connoiftons tous d’ail­
leurs le mortel abus de ces proteftations éter­
nelles qui fe répètent d’âge en âge , de fiecle
en fiecle, 6c perpétuent également 6c les rcferves 6c les abus. Eft-on plus libre en effet, parce
qu’on a proteffé du droit de l’être u.
,, Enfin, je voudrois que l’on me dit s’il n’eff
pas temsque nous fortionsde ce gouffre de diffi­
cultés que notre formation fait naître , qui favori-

61
fent peut-être l’intérêt perfonnel, mais qui s’oppofent à tout bien public. Si notre état n’eff que
provifoire , pourquoi laiffer à d’autres tems,
à d’autres hommes la gloire d’établir l’état per­
manent „ ?

1

' i; *.

c* y

-x

;

„ Efl-il bien vrai d’ailleurs que nos Etats ac­
tuels, tels qu’ils font formés, reflemblent par­
faitement à ceux qui dans d’autres tems ont paru
conftitutionnels ? C ’eff fous ce rapport fur-tout,
M essieurs , que mes objections font invinci­
bles
,, Dans les autres tenues d’Etats, nulle récla­
mation ne fe faifoit enrendre. Les Députés des
Communes n’avoient que les pouvoirs ordi­
naires ; 6c la foi publique couvroit du moins
de fon voile les prétendus repréfentans de la
Nation „.
» Mais ces tems ne font plus. Dans les deux
premiers Ordres une grande partie du Clergé
6c la Nobleffe qui n’a point de fiefs demandent
d’entrer aux Etats. On diroit vainement que ce
n’eft là qu’une prétention: je dis, m oi, que
c’efi un droit ; 6c que ce droit , tenant à une
queftion de repréfentation nationale, eft d ’une fi
haute importance, que feul il compromettroit
la légalité de rAfifemblée et.
» Si nous confidérons la députation des Com ­
munes , l’ordre a&amp;uel des chofes eft encore bien
différent de celui des anciens Etats. Il n’eft prefque aucun Député à qui fes commettans n’aient
donné le pouvoir formel de protefter contre la

�62
légalité des Etats. Il n’en eft aucun qui ne foit
chargé de protefter contre la députation que
les Etats aâuels voudroit faire aux Etats géné­
raux du Royaume. Il n’en eft aucun à qui fes
inftru&amp;ions ne faflent un devoir de s’oppofer
même à la régénération que nous voudrions
faire de nos Etats. O r , que l’on me dife, puifque l’on veut comparer l’ancien Etat à l’Etat
nouveau, fi jamais de pareils obfiacles s’étoient
présentés pour la tenue des autres Aftemblées a?
» Il n’eft pas jufqu’aux fubfides q u i , d’après
les principes des Communes, ne fullent illégale­
ment votés dans les Etats. Je le fais : le zele
irréfléchi de cette partie de la Nation efi fans
bornes comme fes maux. Les Députés ont reçu
le pouvoir de voter les impôts royaux même
da ns l’Aftemblée illégale contre laquelle ils font
chargés de protefler. Mais cette contradi&amp;ion,
qui ne prouve que le dévouement des Commu­
nes au bien public , ne prouve pas pour cela
notre compérence. Sans doute chaque individu
doit être prêt à immoler fa fortune &amp;. fa vie
au bien de l’Etat. Mais un Corps de Nation ne
facrifie pas fa liberté , fa conflitution , fa
puiftance
,, Les impôts royaux fufient ils votés, que
d’obftacles refteroient encore ! des Députés qui
ont reçu des pouvoirs contraires accorderoientils des impôts pour les intérêts de la dette pro­
vençale , pour les travaux publics, pour les
frais de l’Adminiflration ? &amp; fi ces impôts ne
font pas votés, comme ils ne peuvent pas l’être,
par cela feul toutes les opérations ne feront-elles
pas arrêtées » ?

J Perfonne n’ignore d’ailleurs qu’une grande
parrie de la Nation demande une Afiemblée
générale des trois Ordres de la Province. Les
trois Ordres de la Capitale en ont formé le
premier vœu ; des Vigueries entières &amp; des plus
nombreufes l’ont adopté $ des Députés le por­
tent en ce moment au pied du Trône. O r , rien
n’eft plus contradittoire que de prétendre repréfenter complètement la Nation , tandis
qu’une grande partie de cette Nation foutient
qu’elle ne peut être repréfentée que dans une
Afiemblée générale de fes trois Ordres
„ C ’eft là feulement que la Nation veut dé­
puter aux Etats généraux ; le pourrions - nous
ici „ ?
I ' '

, /&gt; '

:

»

r- rr\

- , • (j

)

J : »-,*

„ C ’eft là feulement que la Nation veut ré­
former la conftitution des Etats j pourrions-nous
exercer un pouvoir auquel elle ne nous refufe
pas de concourir \ mais auquel elle veut con­
courir elle-même dans une Afiemblée tout à la
fois plus légale &amp; plus nombreufe „ ?
„ Enfin, M essieurs , voulez-vous une autre
preuve du nouvel ordre de chofes qui rend nos
Etats a&amp;uels efientiellement différens des anciens
Etats ? Je tire cette preuve des Délibérations
fans nombre qui ont été prifes par les Com ­
munautés de la Province, &amp; où l’on ne celle
de fe plaindre de la réformation projettée dans
les Etats de l’année derniere. J’ai lû tous ces
écrits qui font le fruit de la liberté du moment,
mais qui peuvent en amener une plus durable
pour l’avenir. Et qu’ai-je découvert „ ?

�£ Les Communes prétendent que les Etats cîe
l ’année derniere , ne furent tenus , tels qu’ils
étoient en 1639, que d’une maniéré provifoire;
que l'intention du Gouvernement, fut feulement
de connoitre le vœu de tous les Ordres, pour
un projet de formation 5 mais que cette inten­
tion fut trompée ; que les Communes n’eurent
pas la liberté de fe faire entendre ; 8c qu’on leur
refufa même pendant long-temps, le droit facro
de protefter, droit fi fouvent exercé par ceux
qui le refufoient
„ Les Communes prétendent encore que le
Roi leur permit de s’afiembler féparément à
Lambefc, pour donner le vœu que les Etats
avoient refufé d’écouter ; mais que là les inftructions du Gouvernement leur interdirent encore
la faculté de délibérer fur prefque tous les ob­
jets qui dévoient le plus les intérelfer} 8* qu’ainfi
cette Afiemblée qui auroit dû être l’afile de la
liberté, 8* qui devint inutile par la contrainte,
ne fut qu’une contradiction de plus de la part
du précédent Miniftere dont les fautes font aifez
connues
,, Si j’en crois même le bruit public, &amp; pourquoi n’y croirois-je pas quand il honore ? Une
motion fut faite dans les Chambres afTemblées
des gardiens de nos loix ÿ 8c cette motion rendoit à demander au Gouvernement, que les Com­
munes ne fuUent pas plus long-temps privées de
la plus importante des propriétés, du droit defe
faire entendre
„ Réfumonsrnous* J’ai pofé les principes d’une
repréfentatiofl

6$
repréfentation légale \ je les ai appliqués com­
me une mefure à nos Etats aêtuels, 8c cette mefure 11e leur convient fous aucun rapport. Je
me fuis demandé à m o i-m ê m e , comme pour
me tenir en garde contre mes conféquences ,
fi les Etats ne pouvoient pas du moins délibérer
d’une maniéré provifoire \ &amp; je me fuis con­
vaincu qu’ils ne le pouvoient pas. Quel eft donc
le parti qui nous refie à prendre? Un feul, M es­
sieurs , 8c je le regarde comme le gage du falut
8c de la concorde ; un feu l, 8c certes j’ai le droit
d’en faire l’éloge : car je ne le puife pas dans mes
propres idées ; mais dans la volonté publique
qui doit être ma loi , comme celle de tous
ceux qui m’écoutent
„ Je veux parler de la convocation générale
des trois Ordres de la Province , que provo­
quera votre magnanimité. Oui, M essieurs , que
la Nation Provençale doive ce bienfait à l’élite
de fes Gentilshommes! Qu’un jour de méfiance
8c de difeorde, fe change en un jour de reconnoiftance 8c d’allégreffe ! Et qui de nous ne fent
pas le befoin d’établir autrement nos rapports
avec le refie de la Nation,, ?
„ La plus haute confidération , l’efiime la
mieux fentie, le refpeêt le plus inviolable, devroient être attachés à notre O rdre, 8c fur-tout
à l’importance 8c à l’étendue de nos fondions.
Cependant tout eft morne à notre afpeêt, 8c nous
ne recevons aucun témoignage de la bienveillance
publique. Par quelle fatalité , l’autorité légifiative a -1-e lle perdu dans cette enceinte, cette
confiance univerfelle qui feule fait fa force ? Et

I

�66
pouvons-nous croire, au milieu des réclama­
tions, des murmures , Sc bientôt des malédic­
tions de nos Concitoyens, qu'il nous appartient
de pefer les deflinées de la Provence „.
„ Délibérons nous-mêmes, ou de convoquer,
ou de demander une AlTemblée des trois Or­
dres, 5c bientôt des acclamations fe feront entendre \ bientôt tous les droits feront conciliés.
Notre députation aux Etats-Généraux du Royau­
me, fera le fruit d’une véritable repréfentation ;
l ’édifice de notre Conftitution , ce grand ou­
vrage nacionnal , s élevera à nos yeux , cou­
ronné de tous les attributs de la puiffance po­
litique ; le Génie bienfaifant de la paix unira,
par les deux liens de la liberté 5c de l’égalité,
tous les C itoyen s, tous les intérêts , tous les
cœurs \ 5c k$ noms de ceux qui auront fait re­
couvrer à la Nation fes droits , ne mourront
point fans gloire
,, Si mon opinion n’eft point adoptée, je de­
mande que mon dire, que je lailTe fur le bu­
reau, écrit 5c figné de ma main, foit tranfcrit
dans la Délibération

L e C omte de M irabeau .
30 Janvier 1789.
Monfeigneur l’Evêque de Sifleron , a dit :
qu’ayant été nommé dans la féance du jourd’hier, avec Monfeigneur l’Evêque de Vence,
M M . les C cm - M. le Vicaire général de Marfeiile; M. le Pré­
m.ijfa.ires du
vôt de Pignans j M, de Vento des Pennes j M.
R oi.
Rapport des
Députés nom­
mes pour fa lu er

67
de Glandeves du Caftellet; M. de Lombard de
Goui don $ M de Raphelis de Broves ; lesfieurs
Députés des Communautés d 'A ix, de Tarafcon,
de Forcalquier 5c d* Sifteron, 5c les fieurs D é­
putés des Vigueries de GralTe, d’Hieres, de Dra­
guignan 8c de Toulon , pour faluer M. le Comte
de Caraman , 5c le remercier de l’intérêt qu’il
témoigne pour le bien 5c l’avantage du Pays 5
il s’eft rendu avec tous M M . les Députés chez
M. le Comte le Caraman, 5c Ta falué 5c remer­
cié au nom des Etats. M. le Comte de Caraman
les a chargés d’affurer les Etats de toute fa bonne
volonté pour tout ce qui dépendra de lui. MM.
les Députés ont été reçus 5c reconduits avec les
honneurs ordinaires 5c accoutumés.
Monfeigneur l’Evêque de Toulon , a dit :
qu’ayant été nommé avec M. de Galliffet du
Tholonetj le fieur Député de la Communauté
de GralTe, 5c le fieur Député de la Viguerie de
Digne:, pour faluer M. des Galois de La Tour,
5c le remercier au nom des Etats , de l’intérêt
qu’il témoigne pour le bien 5c l’avantage du
Pays ; il s’elt rendu avec tous M M. les Dépu­
tés chez M. des Galois de La Tour, Ta falué
5c remercié au nom des Etats, à quoi M. des
Galois de La Tour a répondu qu’il prioit M M .
les Députés d’alTurer les Etats de fa reconnoiffance , 5c du defir qu’il a d’être utile au Pays.
M M . les Députés ont été reçus 5c reconduits
avec tous les honneurs d’ufage.

M onseigneur l ’A rcheveque d ’A ix , Préfident, a annoncé que M M . les Commillaires
du Roi lui avçient fait part qu’ils fe propofoient

Annonce de
Centrée de Au AC.
les Ccm/niJJiircs du R o i
aux Etats

.

�68
d’entrer aux Etats, dans le cours de cette féance.
N

Nouvelle reclamaiion des
Députes des^
roueries ^o'ur
la ^convocation
d'une AJJhnblce
generaU des
trois Ordres.

Un des fleurs Députés des Communautés 8c
Vigueries, a dit: que l’ AfTemblée générale des
trojs Q rcjres jg ja Province, pour réformer ou
former la Conftitution provençale, follicitée déjà
par les Communes , dans des Gonfeils de tous
Chefs de famille, Sc dans les Aftemblées de Viguerie, continuoit a être l’objet des réclamations des Députés des Communautés 8c Vigue­
ries, 8c qu’il prioit 8c requéroit expreffément
que l’Affemblée délibérât à ce fujet.

Dire de MM.
M M . les Confuls d’Aix, Procureurs du Pays,
us Cor,fuis portant la voix de la ville d’Aix dans les pré1lXJ lJ» cu' fens. Etats, ont dit, par l ’organe de M. l’Aileficius a ays. peur . que conformément à leurs inftru&amp;ions, ils
réclamoient que l’Affemblée follicitât de Sa Majefté l’Affemblée générale des trois Ordres du
P a y s , à l’effet de convenir entr’eux d’une Conf­
titution nouvelle de nos Etats, laquelle maintien­
ne 8c concilie les droits naturels 8c impreferiptibles des trois Ordes, ainfi que des individus qui
les compofent; ils font d’avis que les Etats déli­
bèrent de demander cette Affemblée , 8c en cas
de délibération contraire, les Confuls d’Aix re­
quièrent aéte de leur réclamation 8c du rejet.
Et à tout ce que deffus, les autres fleurs
Députés des Communautés 8c Vigueries ont
adhéré.
Obfcrvallons
Sur q u o i, il a été repréfenté par les autres
des autres Metn• Membres de l’AfTemblée , que s’il y avoit des
bres de £Ajfcm- changemens à faire dans la formation des Etats,

ou dans la Conftitution du Pays, les vues bicnfaifantes de Sa Majefté, énoncées dans fes inftru&amp;ions, invitoient tous les Ordres à renvoyer
toutes conteftations après les Etats-Généraux, 8c
à ne pas arrêter le bonheur général que fe proinettoit le Souverain de cette convocation \ que
conféquemment, fans reconnoître que les Etats
a&amp;uels ne repréfentaffent pas réellement les Etats
du Pays, puifqu’ils font les feuls conftitutionnels, il ne pouvoit y avoir lieu, en l’état, à dé­
libérer fur la motion dont il s’agiffoit, fans con­
trarier expreffément les intentions du Roi.
Rcponfe des
A quoi il a été répondu par les fleurs Dépu­
tés des Communautés 8c Vigueries, qu’un de Députés des
Communautés
leurs motifs pour inflfter fur la convocation de &amp; Digueries.
l’Alfemblée des trois Ordres, étoit qu’ils regardoient cette convocation comme le plus fur
moyen de faciliter la députation aux Etats-Gé­
néraux, 8c le feul pour ne pas compromettre
leur légalité $ qu’ainfi ils penfoient que c’étoit
féconder les intentions bienfaifantes du R o i, 8c
non les contrarier, que d’infîfter fur la demande
de l ’Affemblée des trois Ordres.
Reponfe dts
Sur quoi il a été de nouveau obfervé par les
antres
Membres
autres Membres, que ce n’eft point par les difféde
l
Ajfem
bLm.
rens motifs qu’ont pu avoir les Députés des Com­
munautés 8c Vigueries, qu’il faut juger s’ils ont
contrarié les intentions du Roi , mais par le
fait j ce qui doit être démontré , en comparant
leurs démarches 8c les inftruétions déjà lues plufleurs fois.
Après quoi , M onseigneur le P resident

�7°

des

Etats , a obfervé que , d’après la lettre

defdites inftru&amp;ions, il lui étoit impoflible de
mettre en délibération l’objet dont il s’agiiToitj
ce qui a été ainfi décidé à la pluralité des voix.
Les fieurs Députés des Communautés 8c Vigueries, ayant perfifté dans l’avis d’y délibérer,
fous toutes les proteftations ci-devant énoncées.
Entrc'cdcMM. MONSEIGNEUR LE COMTE DE CARAMAN 8c
les Com muai- MONSIEUR DES GALOIS DE L a TOUR, Commifns du Roi aux faires du Roi , font venus à l’Affemblée. Me.
Lues.
de R egina ? l’un des Greffiers des Etats, avoit
été chez Monfeigneur le Comte de Caraman,
avertir M M. les Commillaires que la féance
étoit formée j ils ont été reçus à la porte de
l’Hotel de-Ville, par Me. Ricard, Greffier des
Etats, Me. de Regina, autre Greffier des Etats,
étant venu avec eux $par les (leurs Députés des
Communautés de St. P a u l , de Moufiiers , de
CafteUanne , d’Apt, 8c par les fieurs Députés des
Vigueries de St. Maximin, de Brignolle 8c d’Annot, dans la cour de l’Hôtel-de-Ville ; 8c par
M M . de Ponteves de Giens, de l’Eftang de
Parade , de Raymond d’E ou x, 8c de Félix du
M u y , au haut de l’efcalier, d’où M M . les Commiiîaires du Roi étant entrés dans la Salle des
Etats, ont pris leurs places.
M M . les CommiiTaires du Roi ont remis à
Me. de Regina , Greffier des Etats , diverfes
pièces dont H a fait leéture, 8c dont la teneur
fuit.

sitUrTf't?la

» L o u i s , par la grâce de Dieu, Roi de

7i
» France 8c de Navarre, Comte de Provence, demande du don
» Forcalquier 8c Terres adjacentes : A notre sratuu
» cher 8c bien amé le fieur Riquet, Comte de creslm},nf r,0,^&gt;
» Caraman, Lieutenant général de nos Armées,
» Lieutenant général en notre Province de Lan» guedoc , Grand Croix de l’Ordre royal 8c
y&gt; Militaire de St. Lou is , 8c Commandant en
» Chef pour notre fervice en notre Pays 8c
» Comté de Provence, 8c à notre amé 8c féal,
» le fieur de La Tour, Confeiller en nos Con» feils, Premier Préfident en notre Cour de Par» lementd’Aix, 8c Intendant de Juflice, Police 8c
)&gt; Finances en notredit Pays 8c Comté , S alut .
» Nous avons vu avec une entière faiLfa&amp;ion,
» que l’Afiemblée des Etats de notredit Pays
» 8c Comté de Provence, rétablie l’année der» niere, conformément au vœu des trois Etats
» de notredit Pays 8c Comté , s’eft emprelTée
» de nous donner des témoignages multipliés
» de fon affettion 8c de fon zele pour notre
» perfonne 8c pour notre fervice. Nous ne dou» tons pas que les Membres qui compofent cette
» année ladite Affemblée, pénétrés des mêmes
» fentimens,ne contribuent, autant qu’ils eft en
» eux , aux mefures dont nous fommes fans
» ceflfe occupés, pour rétablir l’Ordre dans nos
» finances, 8c pour procurer à nos peuples les
w foulagemens dont ils ont befoin , 8c qu’ils ne
» nous accordent avec empreffement, les fe» cours que nous vous chargeons de leur de» mander de notre part : A ces causes 8c au» très à ce nous mouvans , nous vous avons
» commis , ordonnés , 8c députés , 8c par ces
» Préfentes, fignées de notre main, commet» tons, ordonnons 8c députons, pour vous tranf-

�72
» porter en l’AiTemblée des trois Etats de no» tredit Pays Si Comté, que nous voulons être
» tenue en notre Ville d’A ix , le 25 du mois de
» Janvier prochain, Si en icelle, après leur avoir
» fait entendre ce qui efl: de notre paternelle
» affe&amp;ion pour le bien, repos, &lt;k foulagement
U de nos fujets de ladite Province , enfemble ce
» qui concerne notre fervice en icelle , &amp; la
j&gt; préfente néceffité de nos affaires, demander
» Si requérir auxdits Etats, qu’ils aient à nous
» accorder en l’année prochaine, outre la fom,, me de fept cent mille livres pour le don gra„ tuit ordinaire, les autres fommes Si fecours
„ que la néceffité de nos affaires nous obligera de
„ leur demander , autant que nous eflimerons
„ que leurs forces leur peuvent permettre. Vou„ Ions que vous ayiez à faire impofer toutes
„ lefdites fommes, qui feront ainfi o&amp; royées,
„ fur tous les fujets de notredit Pays Si Comté
3, de Provence , fans aucune exception ni ré„ ferve , finon ceux de nos villes de Marfeille,
3, Arles, Si Terres adjacentes, que nous avons
„ féparément cotifés , le tout le plus juftement
3, Si également, &amp; à la moindre foule de no, tre pauvre peuple, que faire fe pourra; pour
3, être , les deniers provenant defdites impofi„ tions, reçus Si fournis en la maniéré accou3, tumée; &amp; à ce faire &amp; fouffrir , vous con,, traigniez Si faflîez contraindre tous ceux qu’il
„ appartiendra, par toutes voyes dues Si rai.. fonnables, comme pour nos propres deniers
3, Si affaires, nonobftant oppofition ou appel3, lation quelconques , pour lefquelles ne fera
3, différé ; Si fi aucunes interviennent, les par„ ties fe retireront pardevers v o u s , pour leur

73

être pourvu ; vous attribuant à cette fin, toute
Cour Si Jurifdi&amp;ion, que nous interdifons à
toutes Cours &amp; autres Juges, à peine de nul­
lité. Voulons au furplus , qu’après lefdits fe,, cours accordés , vous entendiez les remon*
„ trances que les Gens des trois Etats voudront
3, Si pourront faire durant ladite Allemblée tou,. chant les affaires communes de notredit Pays
,, Si Comté de Provence, Si de tous nos fujets
,, Si habitans d’icelui, pour y être pourvu, ainfi
„ que vous verrez être à faire, par raifon ; Si
,, généralement que vous traitiez Si délibériez
en ladite Affemblée, tout ce qui fera du bien,
repos Si confervaiion de notredite Province,
fous notre obéiffance ; de ce faire vous don­
nons pouvoir, autoriré Si mandement fpécial
par ces Préfentes. Mandons Si commandons
à tous nos Officier jufliciers , &amp; fujets, qu’à
5J vous en ce faifant, ils obéiffent fans difficulté:
„ C ar tel est notre plaisir . Donné à Ver,, failles le premier du mois de Décembre, l’an
de grâce mil fept cent quatre-vingt-huit, &amp;
„ de notre régné le quinzième. Signé, Louis.
„ P ar le R oi , C omte de P rovence , Signé,

„ L aurent de V illedeuil
Et au dos efl écrit : » enrégiftrée au Contrôle
„ général des Finances , par nous Ecuyer , Con,, feiller du R o i , Garde des Regiflres , autorifé
„ à remplir les fonctions du Contrôle général
„ ‘des Finances. A Paris Je 22e. jour de Décem,3 bre 1788. Signé, de L aunay «.

Mémoire du
, fermant

Roi

M EM O IR E D U R O I pour fervir d’inftructions au fleur Comte de Caraman , Lieutenant mina‘,rcSm ua
K

�74
général de la Province de Languedoc , GrandCruix de l’Ordre Royal 8c Militaire de St.
Louis , Sc Commandant en chef au Pays 6c
Comté de Provence, 8c au fleur de La T o u r,
Confeiller du Roi en fes Confeil, Premier Préfident en fa Cour de Parlement d’Aix , 8c Inten­
dant de Juftice , Police 8c Finances , auxdits
Pays 8c Comté , CommifTaires de Sa Majefté
en rAfïemblée des Etats de Provence, qui fe
tiendra à Aix en la préfente année.

A rticle

p r e m ie r

.

L ’intention du Roi eft que , fuivant l’ufage,
les fieurs CommifTaires, auffitôt après l’ouver­
ture de l’AfTemblée générale , fallent, au nom
de Sa Majefté, la demande du don gratuit de
fept cent mille livres pour l’année préfente
1789 , ainfi qu’il a été aecordé les années pré­
cédentes. Sa Majefté fe promet de l’affeêtion
de fes Sujets du Pays de Provence pour fon
fervice , qu’ils fe porteront à lui en donner de
nouvelles marques dans cette occafion.
A R T.

2.

Le Roi ayant par brevet arrêté en fon Con­
feil , réglé les fommes qui doivent être impofées pendant la préfente année 1789 , tant
fur les généralités des Pays d’éle&amp;ion , que fur
les autres Provinces 8c départemens du R o ya u ­
me , pour les dépenfes concernant les Milices ,
comme auftî pour les quatre deniers pour livre
deftinés à la retenue des Invalides , 6c autres
taxations du Tréfôrier général , 6c les frais

75

„

de recouvrement ; lefdits fieurs CommifTaires
demanderont à l’AfTemblée de faire l’impofition
de la fomme de trente-cinq mille livres , à la­
quelle a été modérée par Arrêt du Confeil ,
celle de foixante-neuf mille deux cent quatrevingt-dix-neuf livres , pour laquelle ledit Pays
de Provence eft employé dans ledit brevet ,
pour fon contingent defdites dépenfes, laquelle
fomme de trente-cinq mille livres fera payée
de quartier en quartier , 6c levée par les Colletteurs ordinaires qui en remettront le mon­
tant aux Receveurs particuliers dudit Pa ys, 6c
lefdits Receveurs particuliers au Tréfôrier gé­
néral dudit P a y s } pour être ladite fomme de
trente-cinq mille livres , dédu&amp;ion faite d’un
fol pour livre de taxation qui fera retenu 6c
diftribué entre les Collecteurs particuliers 8c
généraux , ainfi 6c de la maniéré ufitée dans
ledit Pays, retnife par le Tréfôrier général au
Tréfor ro ya l, pour être employée fuivant les
ordres de Sa Majefté.

A rt.

3.

Le Roi ayant par Arrêt de fon Confeil du
14 Novembre 1779 , fixé l’abonnement de la
Capitation dudit Pays de Provence à cinq cent
mille livres en tems de paix , 6c à fept cent
mille livres en tems de guerre , en ce non
compris les quatre fols pour livre qui doivent
être impofés 6c payés en fus defdites fommes,
lefdits fieurs CommifTaires demanderont à l’Affemblée que la Province impofe la fomme de
cinq cenq mille livres pour la Capitation de la
préfente année 1789 7 en y ajoutant les quatre

Capitation.

�76
fols pour livre , 8c en outre un fonds fuffifant
pour faire face aux taxations , décharges , mo­
dérations 8c non valeurs , enforte que ladite
fomme de cinq cent mille livres 8c les quatre
fols pour livre d’icelle rentrent au Tréfor royal
fans aucune dédudtion ; de laquelle fomme de
cinq cent mille livres, ainli que des quatre fols
pour livre , la répartition fera faite fuivant l’ufage, par le fieur Intendant 8c Commiilaire dé­
parti, conjointement avec les heurs Procureurs
du Pays.

A rt.
Chemins.

Sa Majefté veut que conformément aux pré­
cédentes inftruétions, lefdits fieurs Commilïaires
faflent inceffamment travailler au rétabliffement
des chemins , enforte qu’ils foient en bon état ;
8c que lefdits fieurs Commilïaires rendent compte
au R o i , des délibérations qui auront été prifes
fur cet article.

A rt.
Commerce &amp;
Adunufutures ,

4.

5.

Son intention efl auffi que l’Allémblée donne
une attention particulière à tout ce qui con­
cerne le bien du Commerce. Fait 8c arrêté par
le R o i , étant en fon Confeil, tenu à Verfailles
le 17 Janvier 1789. Signé , L O U I S , E t plus bas:

L aurent de V illedeuil .
M onseigneur l ’A rcheveque d ’A i x , P re­
sident , a dit ; que l’Aflemblée délibérera fur
les demandes qui viennent d’être faites par MM.
les Commilïaires du Roi , 8c qu’elle aura foin
de les informer de fa réfolution.

Après quoi , MM. les Commilïaires du Roi
font fortis ; ils ont été accompagnés par Meffeigneurs les Evêques de Vence , de Digne ,
M. le Procureur fondé de Monfeigneur l’Evê­
que d’Apt, 8c M. de Gueidan , Procureur fondé
de M. le Commandeur de Comps, jufques à la
porte de laSalle} par la même députation de MM.
de laNoblelIe , qui les avoit reçus en entrant ,
jufques à la premire marche de i’Efcalier ; par
la même députation des lieurs Députés des
Communautés 8c Vigueries , qui les avoit reçus
en entrant, jufques dans la Cour de l’Hôtel-deVille, 8c par les deux Greffiers des Etats, juf­
ques à la porte de l’Hôtel-de-Ville.
Et tous MM. les Députés étant rentrés, M on­
seigneur l ’A rcheveque d ’A ix

, P resident ,

a demandé à M. l’AfTelIeur d’Aix , Procureur
du Pays , s’il avoit à parler.
M. l’AlIelIeur d’A ix , Procureur du P a ys , a
dit : qu’il pouvoit annoncer le concert unani­
me de tous les Membres de l’AfTemblée à don­
ner à Sa Majefté de nouvelles preuves de leur
amour pour fa perfonne , de leur zele pour
fon fervice, 8c de leur patriotifme ; mais que les
fieurs Députés des Communautés 8c Vigueries
le chargeoient de faire, avant toute Délibéra­
tion fur les demandes de Sa Majeflé , une mo­
tion tendante à ce que MM. de la NoblefTe 8c
du Clergé voulurent bien s’expliquer par oui
ou par non, s’ils entendoient fupporter fur leurs
biens exempts , les importions à établir pour
payer le Don gratuit 8c les Milices \ de laquelle
motion 8c de la réponfe qui fera faite , MM.

Dire de M .
fAfjejjeiir
d A i x , Procu­
reur du Pays.

Interpellation,
des Députés des
Communautés
&amp; Vigueries ,
aux deux pre­
miers Ordres ,
s'ils entendent
contribuer fu r

�79

exem pts , au
payement du
D o n gratuit &amp;
des M ilices.

A laquelle motion , les fieurs Députés des
Communautés &amp;. Vigucries ont ajouté qu’ils deDemande que mandoient suffi que la contribution des deux
ladite contribu­ premiers Ordres fût proportionnelle à leurs fa­
tion foitp n p or ,
cultés ; à laquelle interpellation les Membres
tionnelle aux
du
Clergé &amp; de la NoblefTe , après due difeuffacultés.
fion , foitfur ce qu’il n’y auroit lieu de délibé­
rer en l’état, fur ladite interpellation , parce
qu’elle fait matière d’une conteftation ; fuit fur
ce qu’il feroit néceflaire de remettre fous les
yeux du Roi les Mémoires refpeétifs, &amp; d’at­
tendre fa décifion après les Etats - généraux ;
foit fur ce que le vœu de la contribution pro­
portionnelle étant reconnu, la Conflirution Pro­
vençale n’en permettroit pas l’application jfoit
enfin fur ce qu’on offroit toute voie de con­
ciliation en famille fur les difficultés de l ’appli­
cation du principe de la contribution en Pro­
Refume du vau vence ; il a été réfumé par M onseigneur
des deux pre­ l ’A rcheveque d ’A i x ,P resident des E ta t s ,
miers Ordres fur après toutes les opinions prifes : l’avis fuivant,
ces interpella­ portant :
tions.

i
i°. Que tout Citoyen , ayant un droit égal
à la protettion de l’Etat , la nécefïité de la
contribution proportionnelle, qui en eft le prix,
eft un principe inconteffable &amp; reconnu par tous
les Ordres.

20. Que les Membres du Clergé &amp; de la
NoblefTe offrent toutes voies de conciliation ,
fur les difficultés que la Conffitution préfente
dans l’application du principe en Provence.

3°* Q u’au cas que ces difficultés ne puiffent
pas ceffer par la voie de la conciliation , les deux
premiers Ordres défirent que les Mémoires refpeètifs foient mis fous les yeux de Sa Majefté ,
pour en obtenir une décifion après les Etats*
généraux ; fans qu’il puiffe réfulter, des difficul­
tés élevées, des voies de conciliation propofées , ou du recours au Souverain , aucune
différence dans la cotité proportionnelle des
contributions des trois Ordres pou»: acquitter
le déficit aétuel des dettes de l’E ta t, confor­
mément au vœu énoncé dans les obfervations
de la Noblefife , imprimées &amp; dépofées au greffe
des Etats.
A laquelle rédaction d’avis, tous les Mem­
bres ont unanimément adhéré par leur filence,
&amp; reconnu que c’étoit le vœu de l’opinion gé­
nérale.
Sur quoi les fieurs Députés des Communautés
&amp;. Vigueries, Membres de la Commiffion pour
la rédaction du procès-verbal, ont obfervé que
la vérité des faits, qu’il eft fi effentiel de connoitre fur un objet aulli important, elt que d après l’interpellation faite à MM. les Prélats &amp;
Gentilshommes poffédans-fiefs , de s’expliquer
par oui ou par non, &amp; que l’on prendroit toute
réponfe qui ne feroit pas précife , pour un refus
abfolu, quelques-uns d’entre lefdits fieurs Dé­
putés, ayant requis un verbal d’opinions, MM.
les Prélats &amp; Gentilshommes poffédans-fiefs, ont
répondu, une grande partie, qu’il n’y avoit pas
lieu à délibérer; les autres, que les Communes
n’ayant point donné leur Mémoire fur l’article

Obfervations
des Députés des
Communautés
r lSlierus&gt;
^ ltcs ^ l(t rp.
daction duproces verbal.

�8o
des contributions, ils n’étoient pas aiïez infiruits
pour délibérer fur cet objet; ceux-ci, qu’il falloit attendre la décifion du Souverain ; ceux-là,
qu’ils offroient des voies de conciliation, &amp; en­
fin quelques-uns ont voté pour la contribution
proportionnelle, en ajoutant qu’elle n’étoit point
applicable à la Conftitution provençale; de quoi
il réfulte, que bien loin que le vœu de la con­
tribution proportionnelle ait été l’opinion géné­
rale , ce n’a été au contraire, que celle de quel­
ques individus.
Obfcrv citions
des Membres du
Cierge &amp; de la
JSobleJj'e.

Et les Membres du Clergé 8c de la Noblefie,
afiîfians à la même rédaCfion , en reconnoillant
tous les mêmes faits énoncés dans le dire cidellus, 8c qu’ils ont attefié eux-mêmes dans la
rédaction , s’en rapportent de plus pour l’exac­
titude des faits, au réfumé de la Délibération
qui fut fait par Monfeigneur le Préfident de
l’Affemblée , 8c qui ne fut que la collection de
la fuite des différentes opinions qui tendoient
au même bur, par des opérations fucceffives 6c
de procédés différens. Les avis de tous les opinans furent adoptés dans la réunion qu’en fit
Monfeigneur le Préfident, 8c préfentée à toute
l’Affemblée, comme un feul 8c même avis; il
ne fut contrarié par perfonne , 8c devint par
conféquent le réfultat de l’Alfemblée.
Et les fieurs Députés des Communautés 8c
des Vigueries, Membres de la Commifiion pour
la rédaction du procès-verbal, ont répondu qu’ils
ne pouvoient s’en rapporter, pour la vérité des
faits, qu’à leur dire ci-defius.
Et

* 8i
Et fur l’interpellation faite par l’un de MM. Voies de con­
les Gentilshommes pofiedans - fiefs , aux fieurs ciliation propo­
sées par les deux
Députés des Communautés 8c Vigueries, de ré­ premiers Or­
pondre, par oui ou par non , s’ils acceptoient dres.
les voies de concilarion qui leur étoient propofées; un des fieurs Députés, a dit: qu’ils ne reRcponfe dis
fufoient pas les voies de conciliation, mais qu’ils Députes des
n’avoient point de mandat de leurs Communau­ Communautés
tés, ni de Syndic afiiftant aux Etats pour les dé­ &amp; Vigueries.
fendre, 8c qu’ils prioient les deux premiers O r­
dres de fe joindre à e u x , pour obtenir la no­
mination de ce Syndic , à quoi un autre defd.
fieurs Députés a ajouté: un Syndic qui eût en­
trée aux Etats.
Sur quoi il a été obfervé que pour accepter
des voies de conciliation, on n’avoit pas befoin
de pouvoir 8c de mandat.
Et le même Membre de MM. les Pofiedans- Recjuiftion de
fiefs, qui avoit déjà remis fon avis écrit, are- de l'un de M M .
quis qu’il confiât, dans les regifires des Etats, les dojfèdansde fon vœu individuel, pour la contribution pror^ 1
portionnelle , nonobfiant l’ufage contraire du
individuel
Pa ys, 8c de la demande d’un Syndic.
f ur u contribu­
tion , &amp; fur la
M onseigneur le P resident a obfervé que demande du
la demande d’un Syndic étoit étrangère à l’ob- Syndic du
jet de la Délibération aCtuelle.
Tiers- tat.
Les opinions ont été prifes enfuite fur la deDélibération
mande faite par MM. les Commififaires du Roi, Air j * dcmandi
au nom de Sa Majefié, du don gratuit de fept du aon &amp;raruu'
cent mille livres pour la préfente année 1789*

�82
D ire Je M M .
M M. les Confuls d’Aix , Procureurs du Pays,'
hs Confuls
portant la voix de la ville d’A i x , ont dit, par
d A ix , l ’rocu- Poj-gane cJe M. rAfieffeur, 5c en conformité de
m is du layx jeurs jnftru&amp;ions , fans entendre reconnoître à
M M . de la Nobleffe 5c du Clergé, le droit de
porter individuellement leur vœu fur les impo­
rtions qui ne font fupportées que par les feux,
en perfifiant à la demande que les Communau­
tés 5c Vigueries pujllént fe nommer un Syndic,
qui ait les mêmes pouvoirs que le défenfeur du
commun peuple avoit dans les Etats de 16395
Syndic qui lui devient encore plus nécelfaire,
par la conteftation contre les deux premiers Or­
dres que le Tiers a à déférer à Sa Majefté, ou
à terminer par les voies'de la conciliation plus
convenables entre les Membres de la même fa­
mille; 8c fans entendre reconnoître aux préfens
Etats, tels qu’ils ont été convoqués, le droit d’oc­
troyer 8c d’établir les importions, la ville d’Aix
vote, pour cette année feulement, fans tirer à
conféquence , tant que nos Etats ne feront pas
mieux conftitués , l’oêlroy des fept cent mille
livres pour le don gratuit 5 vœu que ladite ville
ne porte que par la coopération qu’il ne faut
pas que les conteftations, entre les différens Or­
dres du Pays, privent le Roi des fecours qu’il
doit efpérer de l ’amour de fes fujets, de leur
zele pour fou fervice 8c de leur patriotifme; fe
faifant la réferve expreffe de fa réclamation pour
la contribution égale 8c proportionnelle des
deux premiers Ordres, à l’impofition à établir
pour le don gratuit.
A dh efon du

Députe de For
Le fieur Député de la Communauté de For­
ça//^/- &amp; de calquier a adhéré au dire de M M. les Confuls
-

plufeurs autres.

3?
d’A ix , Procureurs du Pays, ainfi que plufieurs
autres des fieurs Députés des Communautés 5c
Vigueries.

Le fieur Député de la Communauté de SifDire du Dé teron a dit : qu’en proteflant contre l’illégalité pute de Sijleron.
de l’Alfemblée , il déclare ne voter le don gra­
tuit qu’individuellement, 8c fe référant à l’aête
pâlie riere Me. Silvy , le 28 du courant 5 fans
entendre concourir pour cet objet, avec M M .
les Prélats 5c Gentilshommes poffédans - fiefs ,
tant qu’ils n’y contribueront point } 11e votant
dans l’Afiemblée a&amp;uelle, que par rtfpeft pour
les volontés du Roi 5 proteftant expreffément
de tous leurs droits contre M M . les Prélats 5c
Pofiedans-fiefs , à l’effet de répéter la portion
du don gratuit les concernant , d’après la cotité proportionnelle de leurs facultés.
Sur quoi il a été obfervé par les autres Mem- ofervruions
bres de l’AfTemblée, que comme de tout tems de la pan des
le-don gratuit a été levé fur les feux ou biens deux premiers
roturiers en Provence, 5c qu'il eft demandé par Ordres.
le Souverain, 5c acccordé par les Etats, fuivant
lufage, il eft inconcevable que l’on dife que les
deux premiers Ordres ne contribuent pas, 5c
n’ont par conféquent pas le droit de le voter}
enfin , qu’il n’eft levé que fur les Communes,
tandis que les feux ou biens roturiers font poffédés indiftin&amp;ement par les individus de tous
les Ordres, 5c payent les mêmes charges, que
ce foit un Eccléfiafiique, un Gentilhomme poffédant-fief ou non, ou un roturier qui les poffédent} que conféquemment les Gentilshommes
poffédans-fiefs, qui y contribuent déjà pour leurs

�84
biens roturiers , ne peuvent pas y contribuer
pour des biens qui n’y ont jamais été fou­
rnis.
Lecture de la
Deliberation de
bi' Communauté
de Grajfe , J'crvaut d inftructtons à fe s D é ­
putés,
D ire
Député.

dudit

Le fieur Député de la Communauté de Grade,
avant d’exprimer fon vœu , a prié Monfeigtieur
le Préfident de faire lire la Délibération de fa
Communauté, portant fa députation.
Leêture faite de cette Délibération, ledit Sr.
Député a dit : que l’Alfemblée étant illégale,
il ne d o i t , d’après le mandat de fa Commu­
nauté , donner aucune opinion \ qu’il ne peut
pas reconnoître dans la fufdite AfTemblée les
Etats de la Province, mais une convocation inconftitutionnelle , contraire aux Délibérations
des Etats tenus en mil fept cent quatre-vingtfept, lors defqaels il avoit été reconnu folemnellement que les deux premiers Ordres feroient
réduits en nombre égal à celui du Tiers-Etat ÿ
5c pour donner au Roi des preuves de fon amour
5c de fa fidélité, il déclare, au nom de fa Com­
munauté , voter individuellement 5c à part, le
don gratuit, conformément aux motifs exprimés
dans l’aête du 28 de ce m o is , reçu par Me.
S il vy, Notaire , requerrant en tant que de befoin les proteftations 5c réferves contenues dans
ledit aéte.
Et tous les autres fieurs Députés des Com­
munautés 5c Vigueries ont adhéré refpe&amp;ivement aux opinions ci-deffus.
•
L es E t a t s ont unanimement , libéralement
&amp; gratuitement accordé à Sa Majefté , fuivant
»

l’ufage, la fournie de fept cent mille livres pour
le don gratuit de la préfente année 1789.
L es E t a t s ont également délibéré, fous les
mêmes réferves 5c proteftations ci-deffus, de la
part des fieurs Députés des Communautés 5c Vi­
gueries, l’impofition de la fomme de trente-cinq
mille livres, pour la dépenfe concernant les Mi­
lices , pour être levée 5c répartie à la maniéré
accoutumée entre le Pays 5c les Terres adja­
centes, fuivant l’Arrêt du Confeil du 16 Octo­
bre 1765.

Délibération
fu r les M ilices.

L es E t a t s ont confenti au payement de la
Sur la Cap:fomme de cinq cent mille livres pour la Capi- [atl0IU
tation de la préfente année, 5c des quatre fols
pour livre en fus.
,
Obferyations
Les fieurs Députés des Communautés 5c Vi- des Députés des
gueries, ont obfervé que fur cet objet , leurs Communautés
réferves 5c proteftations ne portent que fur fil- &amp; Vigueriesfur
légalité de l’AfTemblée, &amp; qu’ils fe référent tou- la Deliberation
jours à l’aête notarié du 28 du prêtent mois, relative aUCa9
1
puation .
iy (
,
,, ■
Perfiftant les autres Membres de l’Affemblée
en leurs ptoteftations contraires.
Un de M M . les Gentilshommes pofTédansDemande de
fiers a demande que la Capitation ne portât /,y poffédansque fur la claffe des gens aifés, 5c que les Ci- f efs&gt;&amp;adhéfon
toyens pauvres , 5c fur-tout les Cultivateurs, des deux preManouvriers 5c Payfans des campagnes en fuf- miers Ordres ,
fent déchargés.
pour tjueU Ca­
,

pitation ne porte que fur la

&lt;
A laquelle opinion, ont adhéré les Membres daffe des gens
du Clergé 5c de la Nobleffe.
.
afés.

�86
Depunition à
A 1M . Us Commijfairesdu Roi ,
pour l:ur faire
part des delibe­
rations ci-dejfus.

Et pour faire part à M M. les Commmidaires
du R o i , des Délibérations qui ont été prifes fur
les demandes de Sa Majefté , Monseigneur
I’A rciieveque d ’A ix , Président a propofé
les mêmes Membres du Clergé &amp; de ta Nobleile ,
&amp; les mêmes Députés des Communautés fk Vigueries qui avoient été nommés dans la préfente
féance, pour recevoir &amp; accompagner M M , les
Commillaires du Roi à leur entrée &amp; à leur fortie des Etats»

L es Etats ont agréé les Députés propofés
par M onseigneur l ’A rcheveque d’A i x , Préfident
Refus du D é ­
pute de la V iguerie de Tarajcou d être M em­
bre de la Com­
mision &gt; pour
la rédaction du
procès verbaL
Nomination
du Député de la
Viguérie de St.
■ Adaxim in.

P rotefiation de
M M . du Cler­
g é , contre Fa vis
écrit , lu dans
la feance de la
veille , par un
des M M . de U
NobleJft\

Le (leur Député de la Viguerie de Tarafcon
qui , dans la féance du jourd hier, avoit refufé
d’être Membre de la rédaction du procès verbal,
ayant perfifté dans fon refus, les (leurs Dépu­
tés des Communautés &amp; des Vigueries récla­
mèrent le droit qu’avoit chaque Ordre de choifir fes Commifïaires \ &amp;. en conféquence, Monfeigneur l'Archevêque leur ayant dit qu’ils n’avoient qu’à lui indiquer un autre CoinmiiTaire,
un defdits fieurs Députés indiqua le fleur de
Baux, Député de la Viguerie de St. Maximin:
Monfeigneur l’Archevêque le propofa à l’Affemblée, &amp; il fut unanimement agréé.
Monfeigneur l’Evêque de Sifteron remit aux
Greffiers des Etats, un écrit dont il demanda
la le&amp;ure , laquelle fut faite par Me. Ricard,
ainfi qu’il fuit :

87

Teneur de l'Ecrit de Monfeigneur l'Evêque
de Sifteron.
„ Ami de la paix par fentîment &amp; par de­
voir , l’Ordre du Clergé profondément affli gé
de la funefte divifion qui jufques à ce jour a
régné dans rAlTemblée, n’a pu voir fans une
vive douleur, qu’à l’inftant où la concilation
des efprits fembloit s’opérer , un Membre de
la Nobleffie ait prononcé un dire , que fans
doute fon Ordre défavoue , tendant à défunir
de nouveau les Membres des trois Etars
» En conféquence , il protefte contre ce dire ;
déclarant que loin d’adopter les opinions &amp;. les
maximes qu’il contient , il les improuve , les
regarde comme fubverfives de l’ordre public }
détefte des expreffions injurieufes à l’autorité
d’un Monarque que Dieu , les L o i x , l’honneur
£c fon cœur lui preferivent de refpeêter 5 &amp;. re­
quiert que la préfente proteftatiôn , fignée par
tous fes Membres , foit inférée en entier dans
le cahier £k le procès-verbal des Etats. Signés,
-J* L. J. Evêque de Sifteron. *}• Em. Fr. Evê­
que de Fréjus. -[* C. F. J. Evêque de Vence.
•f François, Evêque de Digne. *j- Elleon , Evê­
que de Toulon. P a z e r y , Vicaire général , Pro­
cureur de Mgr. l’Archevêque d’Arles. L ’ Abbé
de Mazenod , Vicaire de Mgr. l’Evêque de
Marfeille. L ’Abbé de Villeneuve Bargemon ,
Vicaire de Mgr. l’Evêque de Grade. L ’Abbé
de Mazenod , Vicaire de Mgr. l’Evêque de
Glandeve. L ’Abbé de Coriolis, Vicaire de Mgr.
l’Evêque de Riez, Bonnety, Vicaire de Mgr.

�,

„ 89

plus dangereufes. Il manque de refpeâ: aux attes
les plus facrés de nos Princes les plus chéris ,
notamment du dernier de nos Comtes, qui jura,
aa milieu de nos Etats , la confervation de tous
nos droits. Enfin en ofant fuppofer l’illégalité
de toutes les Affemblées de nos Etats, il a im­
primé ce carattere de réprobation fur ceux qui
nous ont unis au R o y aume de France «.

Protejlatlon de

Enfuite M. de Gaillard de Pourrieres remit
également aux Greffiers des Etats, une déclabiefle contre le- ration qui fut lu-e, 6c dont la teneur fuit:
du avis écrit.

-M M . de la N e -

M essieurs,
» J’étois prêta dénoncer hier aux Etats le difcours de M. de Mirabeau , en voyant qu’il
choifiiïoit , pour le prononcer , l’inftant où une
délibération par acclamation faifoit renaître
dans les Etats l’union fi long-tems defirée «.

,

n Vous avez fans doute jugé comme m o i , ce
difeours que fon Auteur a demandé de configner dans les regiftres des Etats , 6c que quel­
ques Membres des Communes ont adopté dans
un premier mouvement. Us n’ont pas connu
leur véritable intérêt , 6c nous devons le récla­
mer , quand ils l’abandonnent «.
»C e difeours préfente l’anéantifTement de tous
les principes de notre Conftitution j l’apologie
des proteftations fans nombre élevées pour la
détruire $ 6c le defir effréné des innovations les
plus

» Il n’eft donc aucun de vous, M essieurs ,
qui n’ait déjà réclamé dans fon ame contre l’at­
teinte portée à la Conftitution. Notre attache­
ment y fera toujours inviolable , 6c il eft de
notre honneur , autant que de la dignité des
Etats , de configner notre profeffion de foi dans
les regiftres , pour qu’elle efface dans la poftérité , l’impreffion que pourroit faire ce monu­
ment téméraire. Signé, Porrieres et.
n Nous fouffignés déclarons y adhérer , fignés
Janfon , Syndic ; le Vicomte de Graffe du Bar j
Vento des Pennes j SufFren de St. Tropez ; d’Arbaud de Jonques j Bernier de Pierrevert \ Mau­
rel de Ponteves ; d’Effienne du Bourguet $ d’A r ­
naud de Vitrolles ; Bonaud de la Galiniere \
Sade d’Eiguieres \ de Viguier de Merveilles $
d ’Autric ; de Lille Rouffillon j Raphelis, Mar­
quis de Fos ; d’Efpagnet de Sue ; Renaud d’Allein 5 de Martignan de Vachères $ Villeneuve
Bargemon \ Sabran Beaudinar \ Pontevés Giens ;
Glandeves Caftellet \ Boyer Fonfcolombe ; de
Thomas de la Valette ; le Marquis de Bouvard ;
Raphelis de Broves \ Vintimille Figaniere 5
-Raymond d’Eoux ; Forbin la Barben ; Ballon ;
Trimond Puymichel ; Villeneuve d’Anfouis j
•
’
M

�„

90

Domandolx la Palu; Taillades; le Chevalier de
Thomaflin de VillurgeJe ; ArJatan de Lan ris ;
Bonnet de la Baume ; Cadenet de Charleval ;
Mons Villeneuve ; ie Marquis de Galliffet ;
LefUng Parade Masblanc ; Benault. Lubieres ;
de Gras; CafieJIane Mazaugues ; de Sebaftiane
de Champclos; de Chieufle Villepey ; le Comte
de Galliffer ; de Plan de Sieyes ; Caftellar ;
J,ordonné d’Efparron ; Alpheran de Buflan ;
Colbert du Çanet 5 de La Bâtie de Cabanes;
le Comte de Grille de d’Efloublon ; de Boyer
&lt;i Eguilles ; le Marquis de Glandeves Niozelles;
Rafque LavaJ ; le Préfident de Mazenod fils;
G'ourdon ; d’Allard de Neoules ; Fortis ; d’Al­
bert St. Hypolite fils ; de Barras de Melan ;
Cabre } Pazery Thorame 5 Clapiers de Vauvenargues ; de Perier «.
D ir e dts D é ­
putés des Com­
munautés D D i­
gue ries Jnr Us
protejlitions de
M M du Clergé
&amp; de la N e -

U*fi.

Déclaration &amp;
réftrve de t^us
les droits du
Gentilhomme
pffédant f i e f ,

Sur lefquelles proteflations de MM. les Pré­
lats &amp;c Polledaos-fiefs, les fleurs Députés des
Communautés 8c Vigueries ont dit : que , perfiflant dans les obfervations déjà faites plufieurs
fois par eux dans les féances précédentes, fur la
demande d’une Aflemblée générale des trois
Ordres de la Province , ils fe bornent dans ce
moment à déclarer qu’ils fe réfervent de répon­
dre par une contre-proteflation à ce qui pourroit les concerner dans les proteflations cidellus.
Et immédiatemment après la leélure des profellations des Membres du Clergé 8c des Gen­
tilshommes polfédant - fiefs, le Gentilhomme ,
contre l'avis écrit duquel portoient ces pro­
te ctio n s
déclara qu’il fe réfervoit tous fe?

Sur quoi il a été obfervé par les autres Mem­
bres du Clergé 8c de la NoblefTe , que l’afTertion de ladite proteftion n’étoit que le récit le
plus exaét des faits qui s’étoient paffés , puis­
que dans un moment d’unanimité d’opinions,
un des Députés des Communautés 8c Vigueries,
en donnant fon avis, s’étoit écrié, qu’il étoit
enchanté de voir renaître dans l’AfTemblée, l’u­
nion 8c l’unanimité; opinion qui fut applaudie
avec transport par les deux premiers Ordres ,
qui, depuis l’inflant où l’Aflemblée avoit com­
mencé, n’avoient jamais eu d’autre objet; qu’ainfi
l ’énonciation de la proteflation contre l’avis pro­
noncé , étoit la plus exaéte vérité.
». ' ï •\ ** \, v *
rr♦ -;:- - ■*v* T,\ \ Vl
Les fieurs Députés des Communautés 8c Vi­
gueries ont déclaré , que la réunion des opinions
pour la nomination des Commilfuires du pro­
cès-verbal, à laquelle ils n’avoient confenti que
pour conflater leurs réclamations , ne pouvoit
pas annoncer l’union fur tous les objets majeurs
qui divifoient l’Alfemblée.
Obfervant les autres Membres de l’AfTemblée,
que quel qu’eût été l’objet de la Délibération,
où le moment de l'union 8c de l’unanimité fut
avoué 8( reconnu , la vérité de l’obfcrvation
n’en fubfifle pas moins pour détruire la préten­
due afîeition de l’infcription en faux.
M ij

■j ü
•r'
. vf,

)|,■

�92
Et les fieurs Députés des Communautés 8c
Vigueries en s’en rapportant à leurs dires cideifus, ont déclaré renouveller toutes leurs protefiations , tant contre la compofition 8c l’illé­
galité de l’AlTembiée a&amp;uelle , que furies mots
États, Ordres j 8c autres femblables.
f _ , , %. . r,
J
*
'
r ?
T* “
Ti'i:'
o •
J;
*»: ~&gt;
Et les autres Membres de l’AfTemblée, en re­
nouvelant aulfi toutes leurs proteftations , ont
periifté à foutenir qu’il eA de toute impoffibilité qu’une Alfemblée nationale , qui a pour le
vœu de fa formation, la loi de tous les tems,
la Conflitution du P a y s , l’ufage le plus conftant 8c non interrompu , enfin la fanéiion de Sa
Majefié , 8c une convocation abfolument con­
forme à fes intentions, puiffe jamais être regar­
dée comme illégale : perfifiant au furplus dans
toutes leurs réferves fur les mots Etats 8c
Ordres.
fl'MlfclO.'! i'J I
liojù e . anoti
D u v in g t - unièm e A v r il m il f e p t cen t
quatre - v in g t-n e u f.

»J

J'

!'* :»|h

Kl»i

P resident M onseigneur l ’E veque
de F réjus.
’

L

àfl

f

E s Etats ont repris leurs féances qui

Reprife des
fe'ances des
Etats.

avoient été fufpendues depuis le trentemn
Janvier dernier.

Difcours de
■ Monfeigneur
F Evêque de Fré­
j u s } Fre/îdclit,

Monfeigneur l’Evêque de Fréjus a ouvert
la féance par un difcours, dans lequel il a in­
vité les trois Ordres à concourir par leyr union
à Ja félicité publique,

93

Les fieurs Députés des Communautés 8c Vi- Nouvellesprogueries ont renouvéllé leurs protefiations pré- “flânons des
cédentes , 8c ont infilté fur toutes les demandes f P utcs
par eux faites dans les féances anterieures.
Vhmr'us
Les Etats ont enfuite légitimé par acclamations les pouvoirs des Députés aux Etats , qui
ont remplacé ,011 par procuration, ou par délibération , les Alfiftans 8c Députés abfens dans les
trois Ordres j
S A V O I R;

■ a:

Légitimation
despouvoirs des
Jf P utes ou
j es Membres
abfens.

Dans l'Ordre du Clergé y
M. l’Abbé de Croufeilhes, Chanoine de l’Eglife d’Aix , Vicaire général de ce Diocefe ,
Abbé Commandataire de l’Abbaye royale de
Lieu-Dieu , fondé de procuration de Monfei­
gneur l’Archevêque d’Aix, Prélident des Etats,
premier Procureur né du Pays, par a&amp;e du 15
de ce mois , reçu par Me. Devoulx , Notaire
en cette Ville.
M. l’Abbé de Boifibn de la Salle, Chanoine
de l’Eglife d’Aix , Vicaire général du Diocefe
de Vence , fondé de procuration de Monfei­
gneur l’Evêque de Vence , par a&amp;e du 8 de ce
mois , reçu par Me. Berenger , Notaire à
Vence.
M. l’Abbé de Richery d’Allons , Chanoine
de l’Eglife d’A i x , fondé de procuration de Mon­
feigneur l’Evêque de Digne, par a&amp;e du 13 de
ce mois , reçu par Me. Aiïhaud , Notaire à
Digne.

9

■

�94 ,
Vans l*Ordre du Tiers - Etat,
. n ln.,
‘
•
, ■ .(r.
Le fleur Jean-Louis Mallard , Imprimeur ,
Député par délibération de la Communauté de
Toulon, du 9 de ce mois.
Le fleur Peyroard , Avocat en la Cou r, Dé­
puté par délibération de la Communauté d’Apt,
du 13 de ce mois.
Le fleur Barry , Procureur en la Sénéchauffée de Brignoles , Dépuré par délibération de
ladite Communauté de Brignoles, du 13 de ce
mois.
Le fleur Roccas , Bourgeois , Député de la
Communauté d’Annot, par délibération du 13
de ce mois.
Le fleur Gombcrt , Négociant , Député de
la Communauté d’Aups , par délibération du
16 de ce mois.
Et le fleur Tavernier de Courtine , Député
de la Communauté de Martigues , par délibéra­
tion du 18 de ce mois.
P"Mion du
Jermcnt Par ies
fifiinsUX
n
‘J .....
Mc'moire du
Roi fcrvcvit
Jinjirudion à
MM. fis Commijfiiirçs.

Et à l’inftant lefdits fleurs Députés ont prêté
Ie ferment accoutumé ; MM. de 1’Eglife adpeclus &gt;
6c MM. du Tiers ayant la main levée à Dieu.
Monfeîgneur le Préfldent a requis la le&amp;ure
d’un Mémoire du Roi , fervant d’inflruêfion à
MM. Tes Commillaires.

Me. de Regina , Greffier des Etats, a lu ce
Mémoire dont la teneur fuit:

,,
„
„
,,
»
,,
,,
,,
„
„
,,
9,
3,

„ Sa Majefté n’ayant convoqué cette année
les Etats de Provence que pour voter les impofitions ordinaires , foit pour fon fervice ,
foit pour "celui du Pays , fon intention eft,
qu’à la reprife de leurs féances , ils n’aient
plus à s’occuper que de voter les impofitions
royales non encore délibérées , 6c les fubfides
relatifs au befoin 6c aux dettes du Pays , 6c
qu’il n’y foit queftion d’aucune autre affaire,
même celles de i’Adminiftration intérieure, lefquelles doivent être renvoyées après les Eratsgénéraux, ainfi que tous les objets de difcufüon
qui pourroient s’élever dans l’AfTemblée defdits Etats de Provence.

33
3,
„
3,
&gt;,
,,

„ Sa Majefté renouvelle fes volontés fur le
rétablilfément des chemins dudit Pays, énoncées dans l ’article quatre de fes inftru&amp;ions
du dix fept Janvier mil fept cent quatre-vingtneuf, 6c charge lefdits fieurs Commilîaires
de lui rendre compte des délibérations qui
auront été prifes fur cet article. Signés , LE

„ C omte

de

C araman , L a T our.

Et après la leéhire de ce Mémoire, un des
fieurs Députes des Communautés des Vigueries,
parlant au nom de tous, a dit: Il a été notifié
au Tiers-Etat du Pays , dans les Ailemblées des
Sénéchauffées qui viennent de fe tenir, il lui a
ete notifie encore en la perlonne de quelquesuns de fes Membres, Députés aux préfens Etats,
des déclarations des deux premiers Ordres ccn-

Dire desfieurs
Députés

des

Communautés

°*1 lsuen‘sf ur
!cS uC,Jarau°ns
des tl.ux
m;£rs Ordres ,
dans les Afftm-

�96
b lees des Senéchnujfe'es , rela­
tivement à la
contribution
aux charges pu­
bliques.

tenant fur l’objet de la contribution aux char­
ges publiques, le même vœu qui eft conçu en
ces termes, dans celle faite le dix Avril à l’Affemblée des trois Ordres de la SénéchaufTée
d’Aix.

M onseigneurl ’A rcheveque d ’A ix , a dit:
„
,,
,,
„
„
,,
,,
,,
y,
yy
„

que le vçeu de l’Ordre du Clergé eft decontribuer, fans aucun privilège ni exemption pé*
cuniaire , à toutes les impofitions royales,
communes &amp; municipales du Pays , &amp; ce à
l’inftar 8c à legal dans la même forme &amp;
quotité que tous les Citoyens, fur tous les
fruits 8c revenus quelconques dépendans des
bénéfices Sc polT'eflions eccléfialtiques ,
de verfer ces impolitions dans la feule caille
générale du Pays ; 8c en a remis la déclara*
tion lignée.

„
„
„
,,

„ M. de la Cala de , Préfident de l’Ordre de
la Noblelle , a dit : La Noblelle, qui avoir déjà
porté le même vœu , fe fait un devoir 8c un
plailir de répéter la déclaration que vient de
faire le Préfident du Clergé, 8c dans les mêmes
termes \ 8c en a remis la déclaration lignée.

La déclaration faite par MM. les Gentilshom­
mes poffédans-fiefs dans leur comité du 27 Mars,
contient le vœu de la contribution proportionnelle,
&amp; la renonciation à toute exemption pécuniaire fur
les biens tant nobles que roturiers ; contribution
que MM. les Procureurs du Pays ont annoncée
aux Communes avoir été délibérée égale &amp; pro­
portionnelle à toutes les impofitions , foit royales,
[oit municipales ÿ ajoutant que Monfeigneur l ’Ar­
chevêque

97

chevêque d’ A ix &amp; fon Clergé avoient précédemment
fait la même offre.
Toutes ces déclarations paroilîent ne laifler
plus de doute fur le confentement exprès des
deux premiers Ordres , à contribuer dans l’é­
galité la plus exadte 8c la plus entière, fur tous
les genres de propriétés 8c de revenus, à toutes les
impofitions royales, proviciales 8c municipales,
8c dans la même forme 8c quotité que le TiersEtat. Les Communes acceptent ce vœu précis 8c
folemnel dans toute fon étendue j elles voient
avec reconnoifiance que les deux premiers Ordres
concourent à diffiper les germes de divifion , que
les privilèges pécuniaires, 8c la diverfité des con­
tributions apportoient dans l’Adminiltration des
affaires du Pays , 8c elles efperent que de l’u­
nion ferme 8c folide des trois Ordres , renaîtra
pour toujours la profpérité publique.
M. Roman-Tributiis, AfTefTeur d’Aix, Pro- Reçuifition de
cureur du P a y s , a dit: que les Etats, depuis ffblAJfefftur
leur ouverture, ayant tenu pour principe de perdu P i s
mettre fur le regiltre les transcriptions qui fe- y rla trany rifl
roient demandées par aucuns des Ordres, il lui ù on du dire ciparoifîoit conféquent aux mêmes principes d’y dtjjhsy dans Le
tranferire le dire ci-deffus, fauf à MM. des deux procès verbal,
premiers Ordres , leurs dires 8c déclarations
contraires.
Renouvellement
de la pan de
M M .d u Clergé*
de la déclaration

MM. de l’Ordre du Clergé , par l'organe de
Monfeigneur le Préfident, ont renouvelle leurs
déclarations faites dans le$ diverfes AlTemblées faite en leur nom
des trois Ordres de chaque SénéchaufTée , de aux AJfemblees
confentir à la contribution proportionnelle, telle f s Sil,ec aP'~
N
bees*'

�98

D ire , déclara­
tion , &amp; protcftation de M M .
de t Ordre de la
Noblejfe.

99

qu’elle énoncée dans la déclaration de Monfeigneur l’Archevêque d’A i x , rapportée dans la
motion ci*deffus.‘

Porrieres, proteftant contre tout ce qu’il pourroit y avoir d’inexaâ: fur les faits 8c fur les
principes dans le dire de l’Ordre du Tiers.

Monfeigneur le Préfident a ajouté, qu’on ne
peut rien induire de ladite déclaration contre
les droits de M M. de l’Ordre de la NoblelTe ,
attendu la différence qui exiffe entre les biens
poff*édés par l’Ordre du Clergé , 8c ceux qui
font propres à M M . les poffëdans-fiefs 5 ceuxci font patrimoniaux , ceux du Clergé au con­
traire, ne lui appartenant que par des dons, ou
des Rois ou de la Nation, doivent néceffairement 8c plus particuliérement encore contribuer
aux befoins de l’E t a t , Iorfque les circonftances
le requièrent.

Et les fieurs Députés des Communautés 8c des
Vigueries ont proteffé au contraire de tous leurs
droits, fe réfervant en outre d’ajouter fur tout
ce que deffus, tout ce qu’ils croiront pouvoir
être néceflaire au foutien de leurs droits.

M. de Gaillard de Porrieres, au nom de l’Or­
dre de la Nobleffe , a dit : que les Membres de
cet Ordre qui, dans le comité du 27 Mars,
ont adopté le vœu de la contribution propor­
tionnelle des biens fonds 8c immeubles nobles,
à l’égal des biens fonds 8c immeubles roturiers ,
perfifferont dans les mêmes offres à l’Afifemblée
du 23 de ce mois , 8c l’on s’en rapportera à la
volonté 6c la décifion du R o i , pour tout ce qui
concerne les contributions.
Et l’Ordre de la Nobleffe a dit : que la dé­
claration faite par quelques Gentilshommes non
pofffédans-fiefs, qui n’ont f a it , ni pu faire aucun
facrifice , 8c celle faite par l ’Ordre du Clergé
ne peuvent concerner l’Ordre de la Nobleffe
de Provence , qui s’en référé à la déclaration
qui vient d’être énoncée par M. de Gaillard de

Protejlation
contraire des
députés des

ucrus‘

M. de Raphelis de Broves , Membre des
Adhèfion de
Etats, dans l’Ordre de la Nobleffe, a dit : que plufaurs Memn’ayant pu aflifter au comité du 27 Mars, il bres 1(1 No~
adhéroit dans la préfente Afffemblée , à la décla- bl^ e al‘1. ccla
ration faite ci-deffus par M. de Gaillard de ^ )[u n om dt
Porrieres.
cet Ordre.
M. de Coriolis de Moifffac , Membre des
Etats, dans l’Ordre de la Nobleffe , a dit: qu’il
adhéroit àla même déclaration, au nom de MM.
d’Arbaud de Jouques, de Lordonné d’Efparron,
de Maurel de Ponteves, fuivant le pouvoir qu’ils
lui en ont donné par leurs lettres mifîives.
M. Roman-Tributiis , Afffeffeur d’Aix , Procureur du Pays , a dit : qu’il doit inffruire les
Etats de la renonciation faite par MM. les Officiers des Cours du Parlement 8c des Comptes,
Aides 8c Finances à leur droit de compenfation
â t tailles, par des arrêtés de ces deux Cours,
dont extrait a été remis au greffe des Etats.

L es Etats ont accepté avecreconnoiffance
cette renonciation.
Nij

Renonciation

de MM. de la
Cour duParlement &amp; ^ 1(1
L°ur des Camp­
tc L p lfa Z n

des tailles.

�100

Recommandation des E tats
en faveur de M .

Monfeigneur le Préfident, a dît : vous connoiflez , M essieur s , les travaux utiles de M.

pAbbé de Coriolis fur l’Adminiftration de la
lrfoUs au 'r'f°de P rovince , St le zele q u ’il a toujours montré
"sa^ADjefté &amp; pour fes intérêts -, je crois que les Etats feront
du Alinijke
charmés de lui donner une preuve authentique
depojitaire des de leur effime St de leuç reconnoilTance : j’ai
grâces ecclefiaf- l’honneur de vous propofer de charger MM. vos
uqiies.
Députés,qui doivent préfenter vos cahiers au Roif
de le recommander d’une maniéré particulière à
Sa Majefté 8t au Miniftre dépofitaire des grâces
eccléfiaftiques , 8c de prier Monfeigneur l’Ar­
chevêque d’A ix , Préfident des Etats , d’unir fon
intérêt à celui de MM. les Députés.

lof
Dans l’Ordre de la Noblefle &gt; M. d’Eftieune
du Bourguet.
Et dans l’Ordre du Tiers , le fieur Député
de la Viguerie d’Aix 8t le fieur Député de la
Viguerie de St. Maximin.
L es E t a t s ont délibéré la réduttion de la
Commiflion , 8t agréé les CommilTaires propofés
par Monfeigneur le Préfident.

D u vingt-deuxieme Avril mil Jept cent
quatre-vingt-neuf.
P resident

La propofition de Monfeigneur le Préfident
a été accueillie avec tranfport par les Etats ,
&amp; ils ont exprimé le même vœu par acclama­
tion.
CommiJJion
Monfeigneur le Préfident , a dit : que plupour la rèdac- fieurs des Membres nommés pour la Commifuon du procès- f]on j e ja rédaction du procès-verbal, dans la
féance du 30 Janvier dernier, font abfens , qu’il
fufïïroit peut-être de compofer en l’état cette
Commiffion d’un Membre de l’Ordre du Clergé,
d’un Membre de l’Ordre de la Noblelfe , 8t de
deux Membres de l’Ordre du Tiers-Etat, en
Confervant ceux qui , ayant été nommés dans la
féance du 30 Janvier dernier, font préfens à la
féance du jourd’huij 8c en conféquence il a propofé.
Dans l’Ordre du Clergé , M. le Procureur
fondé de Monfeigneur l’Evêque de Riez.

M

onseigneur
de F r é j u s .

l ' Ev e q u e

Onfeigneur le Préfident, a dit: qu’il a Déclaration du
été rendu une Déclaration du Roi le 16 Roi fu r les trou­
bles de Proven­
de ce mois , enrégiftrée au Parlement d’Aix
le
ce.
jourd’hier. Cette Déclaration eft relative aux ma­
lheurs qui affligent la Provence.

M

Le&amp;ure faite de ladite Déclaration , il a été Lettre à écrire
délibéré qu’il feroit écrit au R o i, au nom des à Sa Majejlc
Etats, pour le remercier des attes de fa bien- pour la remer­
cier , lui reprefaifance 5 8t qu’il fera repréfenté dans la même fenter les pertes
lettre un tableau des pertes immenfes que le éprouvées parle
Pays a éprouvées par l’intemperie des faifons, Pays j &amp; fo llila mortalité des oliviers 8t autres caufes $à l’effet citer desfecours
de fupplier Sa Majefté de venir au fecours de
fon Pays 8t Comté de Provence, qui fe trouve
hors d’état de fubvenir au paiement des impofitions courantes.

�105
demandes , &amp; renvoyé aux prochains Etats à
y délibérer.

Le fieur Député de la Communauté de Sifter o n , &amp; le fieur Député de la Viguerie d’Aix.
Demande par
M M . Les Pro­
cureurs du
P a y s , à toutes
les Communau­
tés &amp; aux poffédans-fiefs des
psoces-verbaux
jujlificatifs.

I

Demande de
plujteurs Com­
munautés pour
obtenir l'entrée
au x Etats.
Renvoi aux pro­
chains Etats ;
&amp; entrée provi­
soire accordée
au D éputé du
V a l de Barre me.

MM. les Confuls d’A i x , Procureurs du Pays,
par l’organe de M. Roman-Tributiis, Afiefleur,
ont dit : qu’ils avoient déjà pris des mefures
pour connoître &amp; conftater les pertes immenfes
que la Province a efiuyées.

Et néanmoins ont accordé provisoirement, par
acclamation, l’entrée aux préfens Etats au Député
du Val de Barreme, fans attribution d’aucun
droit ; &amp; à l’infiant le fieur Michel, Député du
Val de Barreme , par délibération du 27 D é ­
cembre 1788, eft entré , a remis fon pouvoir
qui a été légitimé par acclamation, &amp; a prêté
ferment entre les mains de Monfeigneur le Pré­
fident.
Me. R ic a rd , Greffier des Etats, a lu le procès-verbal des féances des Etats des 26, 2 7 , 2 8 ,
29 , 30 &amp; 31 Janvier dernier.

cès

- verbal

des

précédentes
féances.

Et lfs Etats ont chargé MM. les Procureurs
du Pays d’écrire à toutes les Communautés 6c
à tous MM. les pofledans-fiefs, pour fe procu­
rer les procès-verbaux juftificatifs de ces pertes.

Et lorsqu’il procédoit à la letture de la feanObfervations
ce du 31 Janvier dernier, page 163 de la ré- &amp; dire du D é dation faite par M M . les Commiflfaires, &amp; par Pute'de la C™1eux oaraohée
munautéde Per.
eux parapnee.
m is f u r la ré*

Monfeigneur le Préfident, a dit : que le Val
de Barreme a préfenté un Mémoire à l’effet d’avoir un Député aux préfens Etats, attendu que
les Confuls d’A i x , qui étoient ci-devant les
Députés de ladite Vallée , avoient déclaré ne
pouvoir accepter une pareille qualité.

Le^fieur S i l v y , Do&amp;eur en Médecine, D é - féance du
puté de la Communauté de Pertuis s’eft levé , Janvier.
&amp; a dit : » je me dois à moi-même, je dois à
mon Ordre &amp; à la vérité j quoique non dé­
nommé comme l’auteur d’un vœu étrange &amp;
particulier , attribué à un Député du Tiers ,
» &amp; inféré dans la minute du verbal dont on
» fait la letture, de m’élever contre une rela» tion qui défigure le fait dont elle doit dé­
» pendre.

Monfeigneur le Préfident a ajouté que les
Communautés de Vence , de Puimoifîbn &amp;
d’Aubagne follicitoient également l ’entrée aux
Etats.

L jes Etats ont donné atte de toutes lefdites

dachon de la
31

» Monfeigneur l’Archevêque d’Aix , Préfi*» dent de rAfTeinblée,a propofé dans la féance

�10 4
*
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j)
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D

s

dont s’agit, une commiflîon pour le travail
de la rédattion du procès-verbal , on a été
aux voix ; M M . de l’Ordre du Clergé &amp;
MM. de l’Ordre de la NoblelTe, opinans à
leur tour, avoient , au nombre d’environ
foixante , approuvé la commififion $ les préopinansde mon Ordre avoient aufli approuvé
la commiflion, &amp; fous les proteftations déjà
par eux émifes, &amp; toujours réitérées contre
l’illégalité de l’Affemblée j environ vingtcinq Députés avoient été du même avis,
lorfque appellé moi-même à porter le mien,
j’ai dit en propres termes , je fuis de l ’avis
de MM. Les Préopinans de mon Ordre , &amp; je me
félicite de voir renaître l ’unanimité. Rien de
plus ni de moins. Je me ferai toujours bonneur de cette opinion , quoique je n’aie pas
demandé qu’elle fût infcrite ; comme j’ai leul
fur elle le droit de propriété , je dois la
garantir de toute atteinte , &amp;. je défavoue
exprelfément toute exprefïion qui n ’a été ni
dans mon cœur ni fur mes levres 5 elle eft
étrangère au verbal.
n Parmi les diffentions continuelles entre les
deux premiers Ordres &amp; le mien, nous tombions d’accord, fous la proteftation de notre
part, fur la commiflion pour la rédattion,
je me fuis empreffé d’en marquer ma fatiffa&amp;ion ; mais le calme dont parle n’exilloit
du tout point par le fait, dans une Alfemblée malheureufement divifée par l’intérêt.
Pouvois-je l’établir par mon vœu , tel qu’il
eft ? Peut-on le prouver même, par la force
des couleurs empruntées ? A-t-il pu mon vœu %
n être

o
»
»
»

I05
être le fceau de l’union, dans un choc d’opinions encore inconciliables entre les deux
premiers &amp; le troifieme Ordre? Je puis affirmer que non.

»
»
»
i)
»
»
r&gt;
»
»
»
»
»

» Je prie Monfeigneur le Préfident de vouloir bien faire tranfcrire fur le regiftre l’expofition , que je viens de faire de l’opinion
que j’ai portée dans la féance du 31 Janvier
dernier j je réclame le témoignage de mon
Ordre entier, pour juftifier ce que je viens
de dire fur le fait de mon opinion ; &amp; pour
prévenir de nouvelles erreurs dans la rédaction de la minute du verbal, je requiers que
la minute dudit verbal foit rédigée &amp; fignée
ne varietur, chaque jour par les Commilfaires,
pour êire lue aux Etats, dans la première
féance , conformément à la réglé établie.

Sur quoi les fleurs Députés des Communau­
tés &amp; Vigueries ont unanimement attefté la vé­
rité du fait ci-delfus : obfervant qu’il exiftoit
déjà , quant au fonds , dans l’obfervation faire
par MM. les Commilfaires du Tiers , lors de
la rédafrion de la féance du 31 Janvier der­
nier , &amp; qu’il n’y a d’inexaft, que la cumulation
des mots union &amp; unanimité , attribués au fieur
S il v y , dans l’expofé de MM. les Commilfaires
des deux premiers Ordres dans la rédaéfion de
la derniere féance 5 la commiftion n’ayant pu ,
attendu l’éloignement du tems, convenir fur les
exprelïions employées par le fieur Silvy.

L es Etats ont délibéré que le dire du fieur
Silvy feroit tranfcrit dans le procès - verbal

udttcjlution de
lu vérité du f a i t ,
&amp; obftrvations
d:s D éputés des
Communautés
C I/iguéries.

�io 6

î0 7

de la préfente féance, 6c ont renvoyé à déli­
bérer dans les prochaines féances, fur la requifition qui termine ce dire.

faire périr la prefque-totalité des oliviers , 6c
autres arbres précieux qui font toute la richeffe du Pays.

L es Etats ont approuvé au furplus la rédaélion faite par MM. les CommiHaires du
procès-verbal des féances des Etats, jufques 6c
inclus celle du 31 Janvier dernier.

C ’eft une perte énorme pour une longue
fuite d’annés , 6c plus encore pour celle-ci.

Du

vingt-troïfieme dudit mois d*A v r i l,
les E tats ne fe fo n t pas ajjem blés.

Des dégâts caufés par les troubles qui nous
ont affligés $ la cherté des grains qu’il a fallu
diminuer par de s rrbais à la charge des Villes,
ont achevé la ruine du Pays,

D u vingt-quatrieme dudit mois d'A vril.
P r e s i d e n t M o n s e i g n e u r l ’E v e q u e
de F r é j u s .

M

E. Ricard , Greffier des Etats, a fait lec­
ture du procès-verbal des féances des 21
6c 22 de ce mois.

L es Etats ont approuvé la rédaélion du
Projet de la procès-verbal de ces deux féances.
lettre au Roi,
MM. les Commi/Taires nommés, pour la réderniere fiance, dation de la lettre que les Etats ont délibéré
Approbation, décrire à Sa Majeflé, dans la féance du jourd’hier, ont fait part à l’AfTemblée de la minute de
cette lettre 5 6c après la leélure qui en a été faite,
les Etats l’ont approuvée , 6c ont arrêté qu’elle
feroit infcrite dans le procès - verbal de cette
dihbéree dans la

féance.

Dans cét état de mifere 6c de défolation , les
Etats ont délibéré, S I R E , de fupplier Votre
Majefté de daigner accorder à la Provence des
remifes, fur les contributions qu’il ne lui eft plus
poffible d’acquitter.
Les Etats attendent avec confiance du cœur
paternel de Votre Majeflé les foulagemens qu’ils
implorent.
• ‘ i. ' ) • [) y jt , 'j *
/ y i -■ ' [^
Ils la remercient auffi très - humblement de
la protection confiante qu’elle accorde au
Pays.
Nous fommes avec un profond refpeét ,
SIR E ,
de

Teneur de la Lettre.
SIRE,
L ’hiver le plus rigoureux vient de détruire
une partie des récoltes de la Provence , 6c de

V otre M ajesté ,

Les très-humbles, très-obéillans, 6c trèsfideles Serviteurs 6c Sujets.

Les Gens des trois Etats du Pays 6c Comté de
Provence.
O ij

�io8
Conduite paM. Roman-Tributiis , Affeffeur d’A i x , Protrioùque du Sr. cureur du Pays , a dit: qu’il croit faire un a&amp;e
Milliard , Dejuftjce f en faifant part aux Etats de tout ce
pute e ouion , ue je jjeur ]yjajjarcj Député de la Commupopulaire qui a naut.e de TouIon , prefent a cette Affemblée,
eu lieu en la- a fait Pour garanrir l’arfenal de ladite Ville ,
dite Ville.
des fuites funeffes d’une émeute populaire qui
pouvoient occafionner la ruine, foit d e l’Arfenaî,
foit de la Ville. Ce Citoyen honnête 6c ver­
tueux a fait l’avance d’une fomme confidérable,
pour fervir au payement de ce qui étoit du
aux Ouvriers employés dans l’Arfenal.

L es Etats ont applaudi à cet a£te de patriotifme, 6c ont délibéré que leurs fentimens
de gratitude feroient confignés dans le procèsverbal de cette féance.
Nouvelle lecture
des injlruclions
du Roi à M M .
Jes Commi[fai­
res , &amp; efun ar­
ticle de l'Ordon­
nance de Pro­
vence de 1535.

Monfeigneur le Préfident, a dit: qu’avant de
mettre en délibération les importions royales
qui n’ont pas encore été délibérées , 6c les fubfides relatifs aux befoins 6c aux dettes du P a y s ,
il étoit convenable d’entendre de nouveau la
le&amp;ure du Mémoire du Roi , fervant d’inftructions à MM. fes Commiffaires, fur la reprife des
féances des Etats ; 6c d’un article de l’Ordonnance
de 1535 relatif au régime des Etats.
Me. Ricard, Greffier des Etats, a lu le Mé­
moire du Roi inféré dans la féance du 21 de
ce mois, 6c l’article de l’Ordonnance dont la te­
neur fuit :
» Item , quant au fait des trois Etats de nofdits
» Pays , Comté 8c Terres adjacentes; avons

109
» ftatué 6c ordonné , ftatuons 6c ordonnons
» qu’ils ne pourront être affemblés, s’il n’eft
» par nos Lettres - patentes , une fois l’année,
» en tel tems 6c lieu qu’il nous plaira ordonner
)&gt; par nofdites Lettres $efquels Etats préfideront
» ceux qui par nous feront députés 6c non au» très, 6c y fera tant feulement traité &amp; conclu
y&gt; des affaires mentionnées en icelles. Bien pour» ront les Gens defdits Etats déduire 6c remon» trer les affaires à nodits Députés, pour y être
» pourvu félon le pouvoir que leur fera baillé,
» ou nous en faire le rapport.
MM. les Députés des Communautés 6c Vigueries ont demandé, avant de paffer outre à
la Délibération propofée par Monfeigneur le
Préfident , qu’il fût donné connoiffance aux
Etats delà délibération qui doit avoir été prîfe
le jourd’hier, par MM. les Gentilshommes poffédans-fiefs dans leur AiTemblée générale.
M. de Barrigue de Montvallon , Doyen des
Membres des Etats dans l’Ordre de la Nobleffe ,
a remis aux Greffiers des Etats un écrit figné
par MM. les Syndics dudit Ordre , 6c en a re­
quis la le&amp;ure.
Letture faite, il a été délibéré que cet écrit feroit inféré dans le procès-verbal de cette féance.
Teneur dudit Ecrit.
i) L ’Affemblée générale de la Nobleffe du
» 23 Avril a ratifié le vœu émis dans le co» mité du 27 Mars , fauf 6c réfervé l’intérêt

Demandes des
Députés des
Communautés
&amp; Vigueries de
connohre la de­
liberation prife
hier dans l 'A f Jemblee generale
de A dM , les
Gentilshommes
pcjfedans -fiefs.
E crit remis
par M M . de la.
Nobleffe , relati­
vement à cette
deliberation.

�Demande des
Députes des
Communautés
&amp; [figue ries à
M M . du Clergé,
s'ilsveuLrit con.
tribuer aux
charges locales ,
à compter du
premier Janvier
dernier.
Re'ponfe de
M M . du Clergé.

IIO
» individuel des abfens 8c de ceux qui dans la» dite Affcmblée générale ont porté un avis
» différent:, 8c aéte à MM. les Sydincs de leurs
» proteffations 8c réferves au nom defdirs ab&gt;:&gt; fens 8c contredifans, 8c il a été délibéré qu’il
» feroit drellé verbal d’opinions. Signés y Por» rieres, Syndic} Galiffet , Syndic} GalTier,
» Syndic de robe.
: \ '■
:
_ ... h
ï
r
«
Enfuite MM. les Députés des Communautés
fc Vigueries ont dit : qu’il leur importoit de favoir fi MM. de l’Ordre du Clergé entendoient
contribuer aux charges locales, à commencer
du premier Janvier dernier.
Monfeigntur le Préfident a répondu au nom
de l’Ordre du Clergé , qu’il le déclaroit rede­
vable, à commencer du premier Janvier dernier,
de la quotité d’impofitions relatives aux char­
ges locales, quotité pour la fixation de laquelle
il feroit nommé des Commiffaires , qui s’occuperoient également des moyens d’acquitter ce
qui fera déclaré dû par le Clergé } ne pouvant
être en ce moment queftion des impofitions roya­
les que le Clergé verfe encore dire&amp;ement au
Tréfor royal,comme faifant partie du Clergé de
France;
Les fleurs Députés des Communautés 8c Vi­
gueries ont accepté l’offre du Clergé, de fournir
incontinent, 8c à commencer du premier Janvier,
la portion des charges de la Province qui fera
déclarée le concerner , ainfi que la nomination
d’une commiffion qui déterminera provifoirement la quotité de la contribution de cet Ordre,

n i
Après quoi, revenant à la délibération prife
Ob/ervations
par MM. les Gentilshommes polfédans-fiefs dans des Députés des
leur Afifemblée générale du jourd’hier, 8c ci- °™nunauces
deffus tranferite , les fleurs Députés des Com- i'pCnfremis par
munautés 8c Vigueries, ont obfervé que ladite MM.de la DoDélibération offroit la circonffance finguliere bieffc.
d’un Corps qui préparoit la voie aux contradic­
tions de tous ceux de fes Membres qui y feroient difpofés, 8c qui, au lieu de n’admettre
qu’à la fuite de la Délibération 8c hors de fa te­
neur , les réferves 8c proteffations de ceux qui
auroient jugé à propos d’en faire , les lioit au
contraire , les incorporoit dans la fubffance de
la Délibération } mais comme toute Délibéra­
tion d’un Corps , prife dans une Affemblée lé­
gale , telle que celle-ci fur-tout où un Commifhire du Roi a préfidé, lie néceffairement tous
fes Membres préfens ou abfens, approuvans ou
contredifans, ou même oppofans, lefdits fleurs
Députés des Communautés 8c Vigueries, tien­
nent ladite Délibération pour irrévocable 8c univerfellement obligatoire , fous la proteffation
expreffe de demander une détermination plus
entière 8c plus précife , fous la réferve de faire
porter la contribution de la Nobleffe , non feu­
lement fur les immeubles , mais encore fur tous
les droits incorporels 8c revenus quelconques
des fiefs.
Lefdits fleurs Députés des Communautés 8c
Vigueries acceptent la contribution offerte par
MM. les Gentilshommes poffédans-fiefs } ifs ont
en même-tems demandé qu’un extrait en forme
du procès-verbal d’opinions , mentionné dans
Ja délibération du 23 du courant ci-deffus tranf-

�11 2
crite , fût remis aux Etats pour être inféré dans
le procès-verbal, afin de pouvoir connoître &amp;
les opinions en faveur de ladite déclaration ,
Si les contradictions , Si favoir jufques à quel
point cette délibération eft adoptée.
Interpellation
à M M . de l'Or­
dre de la NoblefJ t , s'ils veulent
contribuer, a
compter du pre­
mier Janvier
dernier.

Les fieurs Députés des Communautés Si Vi«
gueries ont enfuite demandé à MM. les Gen­
tilshommes poftedans fiefs , fi à l’exemple du
Clergé , ils confentoient aufil à payer depuis
le premier Janvier 1789 , fur les objets com­
pris dans ladite délibération ci-defifus tranfcrite , la portion qui feroit déterminée par un
moyen dont on conviendroit, Si qui étoit tout
naturellement trouvé dans la quotité de fa con­
tribution aux vingtièmes.

II?

dît aux Greffiers des Etats de prendre les opi­
nions pour voter les impofitions royales non
encore délibérées , Si les fubfides relatifs aux
befoins &amp; aux dettes du P a y s , les Greffiers des
Etats ont commencé à prendre les opinions.
Et dans le cours d’icelles , les fieurs Députés
des Communautés Si Vigueries ont déclaré de
la maniéré la plus expreiTe , qu’ils étoient difpofés à voter toutes les impofitions que le fervice du Roi Si les befoins urgens du Pays Si.
de TAdminiftration exigeroient 5 mais que n’é­
tant pas encore aiTez inftruits fur les objets
defdites impofitions , ils demandoient que la
délibération fût renvoyée au lendemain.

Renvoi au len­
demain de la de­
liberationfur ccs
impofitions .

Ce qui a été ainfi délibéré.
Kèp^nCe de
MM. de l’Ordre de la NobleiTe ont répondu,
M 17. de l'Ordre que tout Membre d’un Corps peut former opde la- Noblcjje.
pofition à une délibération, quand il croit que
fes intérêts font léfés : l’Ordre de la NobleiTe,
en réfervant aux abfens Si aux contredifans dans
fa délibération du jourd’hier , leur intérêt in­
dividuel , n’a fait qu’ufer d’un droit inconteftable. La claufe inférée dans ladite délibération
ne peut donc allarmer MM. les Députés des
Communes , puifqu’il eft certain que cette réferve eft de droit j Si quant aux objets, autres
que les biens immeubles nobles fur lefquels.
MM. les Députés des Communes veulent éga­
lement faire porter toutes les impofitions , l’Or­
dre de la NobleiTe s'en référé à la décifion &amp;
volonté du Roi.
Après q u o i , Monfeigneur le Préfident ayant
dit

Monfeigneur le Préfident a dit : que M. d’Eftienne du Bourguet, Membre de la Commifiion
pour la rédaction du procès-verbal , lui a repréfenté que les aftaires dont il eft chargé ,
ne lui permettent pas de fuivre les féances de
cette Commifiion j il propofe en conféquence
M. d’Alpheran de Bufian de Ste. Croix.
Ce qui a été agréé par les Etats.

Subrogation de
A i. d"AIpheran
de B ujj an de S te.
C ro ix , à Ai",
d EJlicnne du
Bourguet , pour
la re'dachon du
procès-verbal.

�114

115

D u vingt - cinquien\e A v ril mil fe p t cent
quatre-vingt-neuf.
M o n s e i g n e u r l ’ E v e q u e de F r é j u s ,
P résident.
.

M
Rcprije de tin t.rpcllation faite
dans la prece­
dente f a n ce ,
par les Députes
des Communau­
tés &amp; V én eries
à M M . de. la
Noblef/e fur les
contributions.

D ire du D é ­
puté de Forcalquïer.

.

v.

E. Ricard , Greffier des Etats , a lu le
procès-verbal de la derniere féance, le­
quel a été approuvé par les Etats.

Les fieurs Députés des Communautés Sc Vigueries ont obfervé, que MM. les Gentilshom­
mes poffédans-fîefs n’avoient point encore ré­
pondu à l’interpellation à eux faite dans la pré­
cédente féance , pour favoir depuis qu’elle épo­
que ils entendoient contribuer proportionnelle­
ment , St qu’elle feroit la mete de cette con­
tribution $ St s’ils vouloient que l’un St l’autre
objet fuffent traités par la même Commiffion
déjà délibérée, relativement à la contribution du
Clergé.
/
Le fieur Député de la Communauté de Forcalquier a dit : qu’il 11’a aucune part dans les
interpellations St réponfes ci-devant mention­
nées entre le Tiers-Etat, l’Ordre du Clergé, &amp;
celui de la Nobleffe; que Ion vœu St fon opi­
nion font que l’Ordre du Clergé ayant notifié
d’après des AfTcmblées légales , un vœu de
contribution qui le rend égal en tout au fiersEtat , fout comme l’Ordre de la Noblelfe , d’­
près des Affemblées pareillement légales , ayant
notifié un vœu parfaitement uniforme à celui
de l’Ordre du Clergé ; ces offres des deux pre-

miers Ordres doivent être acceptées , comme
il déclare les accepter irrévocablement pour l’in­
térêt de fa Communauté St du Tiers ; de la­
quelle acceptation il requiert a&amp;e à rAffemblée. Que pour ce qui regarde la prétendue dé­
libération produite par MM. les Gentilshommes
poffédans-fiefs fur les interpellations, peut-être
inconfidérées , qui ont été faites contre fon v œ u ,
cette délibération ainfi nommée n’en mérite pas
le nom , St eff plutôt une infurreétion contre
le véritable vœu de l’Ordre de la Nobleffe ,
quine peut pas être fubdivifée en deux Ordres,
St qui a été légalement AfTemblée enfuite des
lettres de convocation de Sa Majefié ; auxquelles
Alfemblées ainfi convoquées , tous les Nobles
pofiedans-fiefs ou non , ont été préfens ou duement appellés ; laquelle prétendue délibération
11e mérite pas même que l’on protefie , parce
que l’opinion féparée de quelques individus ne
fauroit diminuer la force d’une délibération de
l’Ordre entier , ou leur opinion a été vaincue
par la pluralité , s’ils ont été préfens , ou con­
fondue dans cette même pluralité, s’ils ont été
abfens.
Le fieur Député de la Communauté de Sifteron a dit : qu’il s’en rapporte à l’avis de M.
le Député de Forcalquier, pour ce qui concerne
l ’acceptation irrévocable du vœu porté par
l’Ordre du Clergé 8c l’Ordre de la Nob leffe ,
dans les Affemblées légales tenues dans les
différentes Sénéchaufiees de la Province ,
pour la contribution égale 8c proportionnelle
fur tous les biens 8c revenus quelconques fans
aucune exception ; Affemblées dans lefquelles

D ire du D e ne de S ijkron.

�x i6
tous les Nobles pofiedans,ou nofi poffédans fiefs
ont été convoqués, 8c qu’en même-tems, il inter­
pelle MM. les Gentilshommes pofiedans-fiefs ,
préfens à l’Alfemblée a&amp;uelle , de déclarer fi ,
en exécution de ce vœu général 8c uniforme
de l'Ordre de la Noblelfe de Provence , ils en­
tendent fournir le contigent de leurs contribu­
tions , à compter du premier Janvier dernier t
8c quelle mete ils entendent fuivre pour fixer
le payement de leurs contributions.
Adhefion de U Et la très-grande pluralité des Députés des
pluralité des Communautés 8c Vigueries s’efi rangée de l’avis
^ Utes a LC du Député de la Communauté de Sifteron.
M. l’Abbé de Coriolis, Procureur fondé de
Mgr. l’Evêque de Riez a dit : qu’on ne peut
être que très-furpris de voir MM. les Députés
des Communautés 8c Vigueries, pour fe ména­
ger un avantage idéal, invoquer un vœu émis
par des parties non intérefïées, dans des AiTemblées de Sénéchaulfée, que tous les Ordres du
Pays ont regardées comme anti-conftitutionnelles , qui ont excité les réclamations générales ,
même des Membres du Tiers-Etat , 8c contre
lefquelles le Gouvernement a reconnu que tout
bon Provençal s’éleveroit, en permettant d’a­
vance
toute réferve pour la confervation de
contributions.
nos Loix fondamentales , de nos droits confiitutionnels ; il fe voit donc dans la nécefiité de
repoulfer par une protefiation exprefie toute
induction que MxM. les Députés des Commu­
nautés 6c Vigueries voudroient tirer des procèsverbaux des Afiemblées des Sénéchau/fées, pour
préfenter le vœu qui y a été émis comme légal ;

D ire &amp; pro tcfiation de M
le Procureur
fonde de A'Igr.
f Evêque de
R ieç contre les
inductions à ti­
rer des procesverbaux des
Ajfemblées des
Sénéchauffées ,
par la légalité
du vau qui y a
été émis pur les

•v-

Lçs fieurs Députés des Communautés 8c V i ­
gueries ont répondu , que l’Ordre du Tiers a
véritablement confidéré, 8c qu’il regarde encore
comme contraire à la Confiitution du P a ys , la
forme de députation aux Etats-généraux * qui a
été pour cette fois ordonnée par Sa Majefté ;
mais que l’empreifement avec lequel il a cru
devoir, dans les circonftances, exécuter les difpofitions du Réglement du z Mars , eft une nou­
velle preuve de la fagefte 8c du patriotifme
confiant des Communes, qui ont penfé que la
raifon du falut public devoir les entraîner dans
cette occafion, comme elles y avoient déjà cédé,
pour d’autres objets,dans les Etats a&amp;uels.
Que les AfTemblées des Sénéchauftees, con­
traires à la Conflitution , pour ce qui regarde
la députation aux Etats-généraux , ne l’étoient
point, quant à la déclaration des deux premiers
Ordres fur l’objet des contributions.
&gt; ;: i • j t ' ••’ ./■&gt;*

r

j

I ■* r

.

•

' 1

&lt;**

(q.

Parce que réunifiant les trois Ordres, 8c ayant
été formées avec le concours individuel de tous
les Membres de leur difiriéf , elles ont pu trèslégalement, très-confiitutionnellement délibérer
fur tous les objets qu’elles ont trouvé bon , 8c
les délibérations qu’elles ont ainfi prifes de leur

Rcponfe des
Députés des
Communautés
&amp; ld i g ut ru s.

M

si
'I

* *4*4

�118
feul mouvement, 8c fur-tout en adoptant toutes,
les mêmes principes , doivent d’autant plus être
confidérées comme le véritable vœu de ces
diverfes portions de la Nation ; 8c tous ceux
qui compofent les diftritts 8c l’imiverfalité de
la Province, font dès-lors nécelFairement obli­
gés.

Procès-verbal
d opinions de
M M . de la No
bl'.jfefu r linter­
pellation des
Députés des
Communautés
&amp; I l guéries ,
relativement
a u x contribu­
tions,

119
de Faudrait de Taillade, de Lombard de Goufdon , de Callamand de Confonoves , de Collongue de Caftellar , de Félix du M u y de Grignan , de Blaccas de Carros, de Jafiaud de
Thorame , dî Bayol de Peyrefc , d’Alpheran
de Ste. Cro ix , de Leftang Parade de Masblanc,
de Raphelis de Broves, de Cabre de Belcodene,
8c d'Efpagnet de Sue.

Enfui-te lefdits Heurs Députés des Communau­
tés 8c Vigueries ont demandé à MM. les Gen­
tilshommes poffédans-fiefs , une réponfe à l ’in­
terpellation contenue dans le dire du Heur Dé­
puté de la Communauté de Sifteron.
i

M. de Fortîs de Soleiîhas a été d’avis de s’en
rapporter purement 8c fimplement à la délibé­
ration du Corps de la Noblelfe du 23 de ce
mois.

M. de Demandolx de la Pàlu , Doyen des
Membres des Etats , dans l’Ordre de la Noblcffe a dit : que MM. les Gentilshommes poffédans-fiefs, qui font dans la préfente féance ,
ne formant pas la totalité du Corps de la Noblefie polTédant-fief, ne peuvent qu’opiner in­
dividuellement.

M. d’AIbertas d’Albertas a d i t , tant pour lui
que pour M. d’Albertas de Gemenos fon pere,
qu il confent à l’encadafirement de tous fes biens
nobles dans toute l’étendue des fiefs qu’ils poffedent , fans aucune réferve ni diftinétion , à
compter du moment qui fera fixé par le TiersEtat.

Et donnant enfuite fon opinion individuelle,
il a dit :

Cette opinion a été fuivie par MM. le Camus
de Puypin, de Sebaftiane de Champclos , 8c de
Gautier d’Artigues.

Q u e, proteftant contre toutes les Afiemblées
tenues dans les Sénéchauffées, il n’a d’autre
réponfe à fournir que de déclarer qu’il s’en rap­
porte à l’opinion qu’il a portée lors de la dé­
libération prife par fon C o r p s , le 23 du préfent
mois.
Cette opinion été fuivie par MM. de Raphelis
de Fos , de Bonnaud de la Galiniere , cfé C 0riolis de Moifiac , de Maurelet de la Roquette,

M. d’Allard de Neoules a dit : que n’ayant
pu affilier au comité du 27 Mars , ni à l’Affemblée générale du 23 de ce mois , il adhéroit dans la préfente Alfemblée au vœu qui y
a été émis , tel qu’il a été rapporté dans les
précédentes féances , 8c en conféquence, il fe
range de l’avis de M. de Demandolx de la Palu.
M. de Commandaire de Taradejiua dit / que

�120
MM. les Députés des Communes, ne trouvant
pas dans Je vœu du Corps de la Noblelïe un
facrifice allez étendu &amp; relatif à leurs préten­
tions , ont préféré d’accepter les déclarations
que quelques Nobles ont confenti dans la con­
vocation inconfiirutionnelle des SénéchaulTées $
les vices dont elles font infe&amp;ées font trop
connus, pour qu’on puilïe imaginer que l’efpérance de les voir réalifer foit férieufe ; c’eft
peu que des Nobles, fans propriété féodale, fe
foient permis de fiipuler fur des intérêts qui
leur étoient étrangers; le procédé de ces agré­
gations infoütes feroit peu délicat , s’il netoit
ridicule &amp; inefficace : on fait d’ailleurs que dans
quelques endroits, les délibérations &amp; les lignatures ont été extorquées par la violence ; ainfi
je protefie contre toutes les renonciations qui
y ont été prononcées, généralement contre tout
ce qui s’y efi f a i t , notamment contre les dé­
putations qui ont été faites dans lefdites Alîemblées de Sénéchaufite. Le Corps de la Noblelïe
ayant, en vertu des ordres du Roi dans fa con­
vocation aux Etats de cette année , formé la
fienne , &amp; ne pouvant en reconnoître d’autre;
fe référant au furplus à la délibération remife
aux Etats pur MM. les Syndics de la Noblelïe,
contenant feule un vœu légitime &amp; régulier pour
la contribution proportionnelle ; &amp; pour toutes
les difficultés qui pourroient en naître , les ren­
voyant à la décilion du Roi.
Et de cet avis ont été MM. de Renaud d’Allein , Si de La Garde de LainceJ.
M. de Viguier de Merveille a dit : » je me
réfère

121
référé, pour la contribution proportionnelle de
mes biens fonds nobles, à ce que j’ai conligné
dans le procès-verbal de l’AlTemblée du Corps
de la Noblelïe , tenue le 23 de ce mois; je
protefie ici contre tout ce qui a été fait ou
confenti contre les droits des fiefs ou ceux de
la Noblelïe, dans les Ailemblées des Sénéchauffées , foit par les Nobles non polîedans-fiefs,
foit par les Nobles polTedans-fiefs, s’il s’y en efi
trouvé quelqu’un , foit par tout autre. Je pro­
tefie nommément contre toutes les députations
aux Etats-généraux du Royaume qui y ont été
faites ; parce qu’elles font illégales Si inconfiitutionelles, &amp; qu'elles ne peuvent y repréfenter
la Provence ; je notifie aux Etats féans la dé­
putation faite , les Etats tenans , par MM. de
l ’Ordre de la Noblelïe , de huit de leurs Mem­
bres aux Etats-généraux de France , conformé­
ment à la Conllitution du Pays de Provence,
Si à l’intention du R o i , manifeltée aux Etats du
Pays par les infiru&amp;ions de Sa Majefié qui y
ont été lues Si jamais révoquées ; j’interpelle
en conféquence MM. de l ’Ordre du Clergé ,
&amp; MM. les Députés des Communes de procé­
der à la nomination des Députés de leur O r ­
dre aux Etats-généraux de France, conformé­
ment à notre Conllitution Provençale, qu’on ne
peut altérer , &amp; dont rien ne doit nous faire
écarter ; &amp; je demande que ce que je viens
de dire foit configné mot à mot dans le procèsverbal des Etats, pour qu’il confie que je me
fuis oppofé , autant qu’il efi en moi , a la deftruftion &amp; au renverfement de la Conllitution
du Pays. Sur l’interpellation , M. le Préfident
a répondu qu’il n’y avoit pas lieu de délibérer*

Q

�112
Je requiers atte de tout ce que dedus ; je
le laide par écrit fur le Bureau , 6c figné de
Viguier de Merveille.
M. de Boyer d’Eguilles a dit : qu’il fe référé
à la délibération de l’Ademblée générale de la
Noblede du 22 Avril , 6c communiquée par
extrait aux Etats le lendemain 24 ; 6c qu’il
adhéré à la proteftation 6c réquisition émife
par M. de Viguier de Merveille , contre la
nullité 6c l’illégalité des Ademblées tenues pardevant les Sénéchaudées ; qu’il croit devoir
joindre des motifs imparables qui ne peuvent
que confolider les fufdites proteftations 6c requiiitions , 6c en prouver la néceflité pour la
conservation des privilèges du Pays.
La Déclaration du Roi , en vertu de laquelle
ces Ademblées fe font tenues , ne porte point
la dénomination edentielle par le R oi, Comte de
Provence , énonciation fans laquelle aucuns
Edits , Lettres royaux , Déclarations ne fauroient être exécutés dans le Comté de Pro­
vence , d’après le patte d’union qui nous unit
au Royaume ; 6c le remplacement de cette
énonciation fait en Provence , fur les imprimés
de l’Imprimerie royale de Paris , par Simple
écriture de main , d’après une lettre ministé­
rielle , ne peut certainement pas valider le dé­
faut d’une forme aulïï précieufe à la confervation du patte qui nous unit au Roya ume, fans
nous fubalterner.
Il eft encore expredément convenu dans le­
dit patte d’union, que tous Edits, Lettres-royaux,

I2î
Déclarations, 8&lt;c., feroient duement enrégiftrés
dans les Tribunaux enrégillrateurs du Pays ,
avant que d’être exécutés. Cette forme n’ayant
point été obfervée, l’exécution qui s’en eft enfuivie , elt conféquemment d’une nullité évi­
dente.
Enfin, le Corps de la Noblede ne fauroit fe
croire lié par aucun vœu , ou déclaration éma­
nés à la fuite des Ademblées tenues pardevant
les Sénéchaudées, par quelques Nobles 6c Gen­
tilshommes non prodédans-fiefs , q u i, quelque
refpettables qu’ils puident être d’ailleurs, n’ont
jamais pu repréfenter le Corps conftitutionnel
de la Noblede de Provence, lequel n’a jamais
été 6c n’a pu être compofé que par des Gen­
tilshommes podédans-fiefs 5 vérité que les C o m ­
munes ont réclamée dans maintes occafions, 6c
que le Corps de la Noblede a fait valoir victorieufement dans tous les tems. Il a donc lieu
d’être étonné que M M . des Communes, aban­
donnant leurs anciens principes, infifient à vou ­
loir regarder le vœu émané pardevant les Sé­
néchaudées, comme une déclaration du Corps
conflitutionnel de la Noblede. Signé de Boyer
d’Eguilles.
Les fieurs Députés des Communautés 6c Vigueries ont répondu : que ce qu’ils ont déjà dit
touchant les délibérations des Ademblées de Sé­
néchaudées, a réfuté d’avance les difïérens dires
de M M . les Gentilshommes podédans-fiefs.
Le défaut d’énonciation de la qualité de Comte
de Provence , à la fuite de-celle de R o i , qui manQü

Réponfe des
Députés des
Communautés
&amp; lig u e r tes
a u x differentes
opinions de
A 1 M . de la N e .
biffe.

�124
que à l’original, 8c qui a été ajoutée aux impri­
més , d’après une (impie autorifation minifterielle ; défaut par lequel on voudroit infirmer
les AfTemblées de SénéchaufTées 8c leurs délibé­
rations , eff un petit moyen de forme qui ne
peut être d’aucune valeur au milieu de grands
intérêts politiques : d’ailleurs fi la Nation Pro­
vençale avoit cru devoir les relever, elle Tauroit fait. Et après le filence le plus univerfel
8c le plus abfolu de tout le P a ys , eff-ce à une
AfTemblée, contre laquelle réclament les feptcent
mille individus qui compofent à peu près la Pro­
vince j à une AfTemblée qui n’eff repréfentative
d’aucun des trois Ordres; efi-ce à elle à s’éle­
ver contre les délibérations , contre J’afientiment des trois Ordres, qui ont concouru indi­
viduellement , par la progrefilon obfervée , aux
opérations que l’on blâme 8c que l ’on défavoue?
On parle de violence: le Clergé étoit à ces
AfTemblées ; il y a fait des facrifices non moins
étendus que ceux de la NoblefTe; dit-il aujour­
d’hui, qu’il y a été contraint? Ne renouvellet-il pas les mêmes déclarations avec l’emprefTement 8c le zele les plus marqués? Le Clergé 8c
la NoblefTe de tout le R o y a u m e , n’ont-ils pas
depuis long-tems donné le vœu de l’égalité de
contribution la plus entière? Leur a-t-il été arra­
ché parla force , ainfi qu’il a été extorqué, fuivant M M . les Gentilshommes pofiedans-fiefs, à
la NoblefTe de Provence ?
Quant à la notification faite aux Etats, de la
députation de M M . les Gentilshommes pofTédans- fiefs, à la fommation faite à M M . du

12$

Clergé 8c du T i e r s , de procéder à la nommination de leurs Députés aux Etats-Généraux du
Royaume ; un des fieurs Députés des C o m ­
munautés 8c Vigueries, fe levant pour répon­
dre au nom de fon Ordre , M. le Préfident
des Etats lui a obfervé qu’il ne devoit plus être
queftion de cet objet , puifqu’il avoit déjà
prononcé qu’il n’y avoit pas lieu de déli­
bérer.
Monfeigeur le Préfident a dit: qu’il falloit
procéder maintenant à la votation des impofiDeliberation
tions royales non encore délibérées , 8c des f ur les
fubfides relatifs aux dettes 8c aux befoins du non,sr p0llr ,la
pgyg

prejente annee.

Les fieurs Députés des Communautés 8c Vi- Dire desJiatrs
gueries ont dit: qu’il eût été à defirer que M M .
ePllus dcs
■ ommunantes
les Gentilshommes poüedans-hers eufient porté £, y- meries.
fur la contribution aux charges du P a y s , un
vœu auffi clair, aufii précis 8c auffi patriotique
que celui que le Clergé a manifefté dans tou­
tes les AfTemblées des SénéchaufTées , 8c dans
celle des Etats aêluels.
Que le Tiers-Etat efpere qu’ils fe feront juftice , 8c qu’ils confentiront à impofer fans reftrittion aucune, tous les revenus des fiefs. Que
d’ailleurs ils ne trouvent l’Ordre de la NoblefTe
que dans les AfTemblées de SénéchaufTées qui
viennent d’être tenues; 8c que l à , le vœu de
la contribution aux charges publiques a été
conforme à celui du Clergé, 8c que ce vœu lie
auffi M M . les Gentilshommes pofTédans fiefs.

�iz 6
Que le Tiers-État n’accepte l’offre infuffifante
qu’ils ont faite, que furabondamment , &amp; fous
proteflation même pour ce qu’ils n’auront pas
payé cette année &amp;. l’année dernrere, où la de­
mande de la contribution proportionnelle a com­
mencé.
Que c’efl uniquement fous les réferves cidefTùs, 8c toutes autres néceffaires à la confervation des droits du Tiers, qu’il confent à voter
les importions.

Pour les appointemens de la charge de M.
le Lieutenant général , fix livres cinq fols par
feu.

enera '

Que fon amour confiant pour le bien du
P a y s , 8c fon attachement à la perfonne du Roi,
le déterminent feuls à voter les impofitions dans
l’Affemblée aéluelle , contre l’illégalité de la­
quelle il n’a ceffé de s’élever.

Pour les gages des Officiers du P a y s , douze Gages des Offilivres fix fols par feu.
Clers du ****-

Qu’on ne pourra prétexter, contre la néceffité toujours plus inflante de convoquer les trois
Ordres de la Province pour réformer la Conftitution, d’aucune des opérations de la préfente
AfTemblée , ni moins encore de la délibération
qui va fuivre.

Pour les anciennes 8c nouvelles rentes dues
par le Pa ys, 8c leur amortiflement fucceffif,
cent foxante livres par feu.'

Enfin, que ne pouvant voter dans des Etats
auffi illégaux, que les impofitions impérieufement exigées par la raifon du falut public, 8c
les calamités de toutes efpeces qui affligent le
Pays , aflreignant encore à n’impofer que le
moins poffible; les fieurs Députés des Commu­
nautés 8c Vigueries, n’ont pas cru pouvoir impofer au-delà des fommes, ni pour d’autres ob­
jets que ceux énoncés ci-après.

Pour l’abonnement du droit fur les huiles,
feize livres par feu.

D ro its f u r ie s
huiles .
A nciennes &amp;
nouvelles rentes
fu r ie la y s .

-M
Pour le paiement de la femme de fept cent
mille livres accordée au Roi pour le don gra­
tuit de la prêfente année , deux cent quarantune livres dix fols par feu.

D on gratuit.

Pour le paiement des trente-cinq mille livres Vieux droits,
de l’abonnement des droits d’albergue , caval­
cades 8c autres vieux droits du Domaine pro­
vençal , douze livres deux fols par feu.
Pour payer les mille fix cent livres deflinées
Réparations
aux réparations à faire aux bords de la riviere aux bords de U

�128
de Durance, dans les territoires de Noves 8c
château - de Châteaurenard , douze fols par feu.

V um ncc à Noves &amp;
renard.

Depenfc des
Troupes.

'f
M ilices.

Dotations de
de St. ValVur.

Pour le rembourfement de la dépenfe des
Troupes d’infanterie , Cavalerie 8c Dragons en
route ou en quartier, pendant l’année 17 8 8 ,
Sc pour payer les faftigages 8c uftenfiles des gar­
nirons établies à T o u lon , Antibes 8c autres lieux;
pour, les places de bouche, fourrages 8c uftenciles , être payés au même taux fixé par les
derniers Etats, 8c pour l’année 1788 feulement,
cent vingt-une livres par feu.
Pour ce qui compéte au Pays de la dépenfe
des Milices , huit livres par feu. _
Pour les fondations de St. Vallier, 8c pour la
rente de la préfente année, cinq livres quatre
fols par feu.

Pour les ouvrages d’utilité publique dans la
tilite publique haute Provence , quinze livres douze fols par
dans la haute feu.
Ouvrages Tu-

Provence.
Compte du Tre’forier du Pays.

^ our ^es ^rais de
reddition du compte du
Tréforier du Pa ys, huit livres par feu.

Rente en eveP ° ur rente
fonime principale de trois
cuùon dela con- cent niills livres au denier vingt-cinq, dont le
vention du rS Pays eft chargé pour les caufes contenues en la
M a i i j j 2.
convention du 18 Mai 1 7 7 2 , quatre livres huit
fols par feu.
Dons gratuits
des D iücs. Se Pour payer le fecours extraordinaire, tenant
coursextraordi- ]jeu
dons g ratuitS des Villes, accordé pour
naires.
°
'
r

I29
dix ans* par l’ Aflcmblée des Communautés de
1780, quinze livres par feu.
Pour les deux mille livres des faifies réelles,
le droit de nouvel acquêt, des ufages des Com­
munautés , 8c dix fols pour livre ; 8c pour les
objets relatifs au Commerce feulement, la place
8c les appointemens de Secrétaire de la Société
d’Agriculture demeurant fupprimés, une livre
quinze fols par feu.
Pour la conftru&amp;ion 8c réparation des ponts
8c chemins , il a été impofé trenre livres par
feu, outre 8c par defius les fnmmes qui fe trou­
vent dans la caiffe du Tréforier du Pays, pour
les chemins de Meyrargues 8c des Pennes, dont
l’exécution a été fufpendue , lefquelles fommes ,
avec le produit des trente livres par feu , feront
employées au paiement des engagemens con­
tractés par le Pays pour les Ponts 8c chemins
commencés ou exécutés.
Et pour l’entretien des ponts 8c chemins, il
a été impofé quarante-cinq livres par feu.

Commijfaire
a u x Jaifies réel­
les. Nouvel ac­
quêt des ujages.
Commerce.
SuppreJfion de
la place &amp; des
appointemens
du Secrétaire
de la Société'
d Agriculture.
Conflruclion
&amp; réparations
des ponts &amp; che­
mins.

Entretien des
ponts O chemi ns.

Pour les fiais des fieurs Députés des C om ­
Frais de la
munautés 8c Vigueries aux préfens Etats, 8c pen tenue d.s Etats.
SupprejJion
dant leur fufpenfion , 8c frais ordinaires de la
des donatives.
tenue des Etats, il a été impofé dix livres par
prohibées par
feu ; déclarant les Etats , ne point comprendre l A rrêt du Con dans les frais ordinaires de la tenue des Etats , f u i de 2655.
les donatives prohibées par l’Arrêt du Confeil
de 1 6 3 5 , 8c qui fe trouvent annuellement rayées
par les ordonnances de la Chambre des Comp­
tes, &amp; toutes autres gratifications ou préfentsqui
R

�IJO
n’auront pas été délibères exprefTément par les
Etats a&amp;uels , même les préfents en fruits dont
la dépenfe étoit payée fur les cas inopinés.
D ire de A i. le
Procureurfonde
de Mgr. I E vê­
que de Rie £f u r
La fupprtjjion
de(dite s donatives.

M. l’Abbé de Coriolis , Procureur fondé de
Monfeigneur l’Evêque de Riez a dit : qu’il ne
donne fon opinion contre les donatives , que
comme contraires à l’Arrêt du Confeil du Roi
de 1635 } 6c qu’il eft d’avis que le Pays follicite un nouvel Arrêt du Confeil qui autorife
ces donatives, dans lequel c a s , en fe confor­
mant à la volonté du Roi , il fera d’avis de
continuer lefdites donatives comme mérirées ;
6c il a demandé que fon dire foie cranfcrit dans
le procès verbal.

Cas inopinés.

Pour les frais des procès, dépenfes indifpenfables , ordinaires ou extraordinaires , prévues
ou imprévues, vingt fix livres par feu , outre
6c par-deifus Je produit de l’impofition de dixneuf livres dix fols par feu faite par les derniers
Etats , pour les frais de conftruêtion du bati­
ment pour la Bibliothèque du Pays 6c objets y
relatifs ; lequel produit doit fe trouver dans
la caiffe du Pays 6c fera appliqué aux objets
ci-dellus , n’entendant plus comprendre doré­
navant dans la préfente impofition , certains
articles de dépenfe fur lefquels il fera délibéré
dans la prochaine féance.

Deliberation
fu r les places &amp;
appointemens
des fe u r s St.
M artin &amp;
Baud.

Ayant été mis en délibération , fi les deux pla­
ces de prépofes à la défenfe contre le Fermier
des Domaines 6c des Traites, exercées par les
fleurs St. Martin 6c Baud , aux appointemens de
quinze cent livres chacun , dévoient être confervées.

Les opinions prïfes , il en eft réfuîté que
trente-huit opinans ont été d’avis de conferver
les deux places, aux appoinremens de (ept cent
cinquante livres chacune feulement ; que trenteun opinans ont été d’avis de fupprimer la place
du fieur Sr. Martin , de réunir fes fonctions à
celles du lieur Baud , 6c de donner à ce der­
nier quinze cent livres d’appr'iniemens } que
huit opinans ont été d’avis de conferver les
deux places en lailfant quinze cent livres d’appointemens au fieur Baud , 6c fix cent livres
feulement au /leur St. Martin , 6c que trois au­
tres opinans ont été d’avis de conferver les
fieurs St. xMartin 6c Baud dans l’exercice de
leurs places, aux mêmes appointemens de quinze
cent livres chacun.
Er lors de la rédaction du préfent procèsverbal , MM. les CommifTaires font convenus
qu’il y avoit délibération pour conferver les
fieurs St. Martin 6c Baud dans leurs fonctions,
6c ayant été divifés d’opinions , fur la quotité
d’appointeniens attribués à chacun d’eux par la­
dite délibération , ils ont renvoyé aux Etats
à y ftatuer.
Pour les gages des Ingénieurs du Pays , il a Gages des Inété impofé quatre livres par feu ; &amp; MM, les genieurs du
CommifTaires de la réda&amp;ion font convenus qu’il
, .
y avoit délibération pour la confervation de r - f 110*™*10*
iix Ingénieurs du P a y s , n ayant été divifes d o - [lon ^ f urs
pinions que pour favoir s’il y avoit lieu à re- places , &amp; la
trancher Je tiers de leurs appointemens , at- fixation de leurs
tendu qu’il paroifïoit que la pluralité des voix appointemens»
avoit été pour les charger dts travaux des

R ij

�* 52
Vigueries fans retranchement d’appointemens J
en le réunifiant a l’opinion du Député de la
ville de Toulon qui a porté ce vœu.

Ce qui a été accueilli par les Etats avec ac­
clamation.

M. le Vicaire général de Monfeigneur l’A r ­
Du vingi-feptieme dudit mois d'Avril.
chevêque d’Aix , Préfident l’Ordre du Clergé
a dit : que les Etats témoigneroient fans doute
à Monfeigneur l’Evêque de F réjus, Préfident
P resident M onseigneur l ’Eveque
des Etats , combien ils ont été affe&amp;és de la
de Fréjus.
perte qu’il vient de faire dans la perfonne de
M. fon neveu, &amp; lui exprimeroient leur reconRoman-Tributiis, Afiefifeur d’A ix, ProTémoignages
noifiance d’avoir furmonté fa douleur pour v e ­
# cureur du Pays a dit : qu’il lui a été rap­
de fatlsfaction
f u r la conduite
porte par des perfonnes dignes de foi, que le nir s’occuper du bien public.
de plujieurs des fieur Barry , Député de la ville de Brignoles à
Jîeurs Députés ,
L es Etats ont adhéré à ces fentimens de
la préfente Affemblée, a rendu des fervices fipendant les trou­
fenfibilité
&amp;. de reconnoifiance.
bles de Proven­ gnalés à fa patrie à l’époque des malheurs qui
l ’ont affligée fur la fin du mois de mai dernier,
ce .
Un des fieurs Députés des Communautés &amp;
&amp; fur-tout dans le moment où les propriétaires
Vigueries
a dit : qu’il a été remis par M. Dau­
des moulins étoient menacés des plus grands
phin , Seigneur de Trébillanne , un écrit dont
e x cè s, s’ils ne fe défemparoient de cette pro­
il requiert la leêture.
priété. Il penfe que l’AfTemblée ne refufera pas
au fieur Barry un témoignage de fa fatisfa&amp;ion.
Leêfure faite de cet écrit, il a été délibéré
qu’il fera tranfcrit dans le procès-verbal de la
L es Etats ont applaudi au zele du fieur
féance de ce jour.
Barry , Député de la ville de Brignoles , 2*. ont

Compliment de
de condoléance
à JVJgr. V E v ê­
que de Fréjus ,
fu r la mort de

A ï. fo n neveu.

M

arrêté que le témoignage de leur fatisfa&amp;ion fera
configné dans le procès-verbal de h préfente
féance.
Monfeigneur le Préfident a dit: que les Etats
doivent le même témoignage au zele du fieur
Trucy , Maire premier Conful de Barjols, ainfi
qu’à celui de plufieurs autres Adminiftrateurs
des Communautés, dans les circonftancescriti­
ques auxquelles les troubles arrivés en Provence
ont donné lieu»

T eneur dudit E c r i t .
Déclaration de M . de Trébillanne.
» Quoique j’aie déjà porté mon vœu fur les
contributions , je m’empreffe de le porter de
nouveau. L ’opinion que j’aurois confignée dans
l’AfTemblée de MM. les poffédans-fitfs fi j’avois
pu y alfifier, je me dois à moi - même de la
rendre publique j je le fais avec d’autant plus

Déclaration de
AI. Dauphin de
Tr, i illanne fu r
la contribution
a u x charges.

�I ?4

de plaifir, qu’en exprimant un vœu depuis longtems écrit dans mon cœur , &amp; qu’il me tardoit de faire connoître, loin de me féparer
d’avec mon Corps , je fuis des exemples eftimables qui feront fans doute bientôt univerfellement imités «.
» J’avois applaudi un vœu porté dans le co­
mité de la Noblelîé du 27 Mars } je fouhaitai
alors, &amp;. je ne doutois même pas que ce vœu
ne fût généralement adopté par tous les poirédans- fiefs de Provence dans l’AlTemblée indi­
quée pour le 23 Avril. L ’Afïemblée des Sénéchauflees me fournit plutôt Toccafion de faire
connoître mon opinion particulière ci.
» N ’ayant affifté à aucune des AfTemblées
de MM. les Nobles pofTédans-fit'fs , je ne me
crus point lié , &amp; je ne pouvois pas l’être par
le vœu qu’ils avoient émis de ne point paroître
aux Sénéchauffées. Loin de moi l’idée de vou­
loir blâmer des Citoyens recommandables qui
ont penfé différemment, &amp; dont je ne connois
quimparfaitement les motifs •, mais j’ai penfé
que je devois cette marque d’obéiiïance au
meilleur de Souverains ; que je le pourrois fans
compromettre la Conftitution de ma patrie ,
puifque Sa Majeffé elle-même avoit la bonté
de prévenir les craintes que la forme de la con­
vocation pouvoir infpirer , &amp; d’afTurcr nos droits
par les réferves les plus authentiques. J’afiïftai
donc perfonnellement à l’AfTemblée de la Sénéchauffée de Marfeille , &amp;. un Procureur fondé
me repréfenta pour mon fief à la Sénéchaifée
d’Aix. M. d’Eymar j frere de M. de Montmeyan

mon gendre, voulut bien fe charger de ma pro­
curation «.
» Indépendamment du mandat général que
j’avois donné pour la députation aux Etats-gé­
néraux, j’avois fpécialement autorifé mon P ro­
cureur fondé à confentir pour moi à l’égalité
proportionnelle des contributions pour les char­
ges royales &amp; provinciales fans aucune diftinctionj j’appris avec plaifir que tel avoit été le
vœu de la NoblelIe de la SénéchaufTée , que tel
avoit été aufli celui du Clergé a.
i) J’aurois renouvellé ce vœu dans l’AlTemblée de MM. les poffédans fiefs , fi j’avois pu
m’y rendre. Privé de cet avantage, je le dépofe
ce vœu dans la première , dans la plus augufïa
des AfTemblées , dans le fein même des Etats.
Je prie MM. les Greffiers de vouloir bien le
faire connoître aux trois Ordres c&lt;.
» Je déclare renouveller le vœu porté en
mon nom à l’AfTemblée de la SénéchaufTée
d’A ix, &amp; renoncer pour moi &amp; pour les miens,
de la maniéré la plus irrévocable &amp;. la plus folemnelle , à toutes exemptions pécuniaires j je
déclare encore confentir à contribuer, dans une
égalité proportionnelle fur tous les revenus de
mon fief, fans auaune diftin&amp;ion , à toutes les
charges royales &amp; provinciales , &amp; générale­
ment à tous les tributs que les bons Citoyens
doivent payer pour la fureté &amp; l’utilité com­
mune j je déclare enfin confentir à Tencadaürement de tous mes biens nobles quels qu’ils foient,
ou à toute autre réglé qui pourroitêtre établie,

�. M6
pour tffe&amp;uer l’égalité proportionnelle des con­
tributions «.
Fait à Marfeille le 26 Avril 1789. Signé ,
Dauphin Trcbillanne.
A &lt;te protejlat : f
de M M . de
l'Ordre de la Noblejje fur les or­
dres donnes par
M M . les Commi f aires du
R o i,pour lafu fp enf o n &amp; repri­
s e des fiances
de s Etats ; &amp;
f u r les députa­
tions aux Etats
généraux , fa i­
tes dans Es A f femblées des Sé­
né chauffées.
A ie me protejlation au nom du
P ay s , fu r le
fécond chef de
cet acle.
A d h éfon du
Clergé 6* des
Communes au
premier article
de l acle protefta tif de la Noblcjfe.
A dhéfnn du
Clergé aufécond
article.
D ire des Com­
munes fu r cefé­
cond article,

Me. de Regins , Greffier des Etats a dit : qu’il
a été Hgnifîé ce matin aux Etats , par miniftere
d’un Huiffier , à la requête de MM. les Syndics
de l’Ordre de la Noblelïe , l’aête extrajudiciaire
dont il va faire la leéture.
Leéture faite de cet atte , M. l’AfTefTeur d’Aix,
Procureur du P a y s , a requis qu’il fût donné atte
à MM. de l’Ordre de la Noblellê de leurs proteftations; Sc comme Procureur du Pays , il a
demandé a&amp;e de fa protellation au nom du P ays,
contre la convocation par SénéchaufTées pour
la députation aux Etats-généraux du Royaume.
MM. de l’Ordre du Clergé 8c les fieurs Députés
des Communautés 8c Vigueries ont adhéré au
premier article de protellation contenu audit
a&amp;e, relativement aux ordres donnés par MM.
les Commilfaires du R o i , pour la fufpenfion 8c
reprife des féances des Etats.
MM. de l’Ordre du Clergé ont adhéré au fé­
cond article de lad. protellation relatif à la dépu­
tation aux Etats-généraux faite par Sénéchaullees.
Et les fieurs Députés des Communautés 8c
Vigueries ont dit : » M. le Préfident des Etats
» ayant prononcé dans la derniere féance qu’il
» n’y avoit lieu à délibérer fur l’interpellation
» faite

*57
» faite par plufieurs Membres de la NoblefTe à
» MM. du Clergé 8c des Communes, de nom» mer leurs Députés aux Etats - généraux du
» R oyaum e, l’AfTemblée du
Mars dernier,
» de MM. les Gentilshommes poffédans-fiefs,
» ayant nommés les Tiens au nombre huit, l’Or» dre du Tiers n’auroit pas cru que le procès)&gt; verbal mentionnât cette interpellation.

» Il eft donc néceftité aujourd’hui à dé­
clarer.
» Que fans examiner jufques à quel point
» les AfTemblées de Sénéchaulfées qui ont été
» tenues font contraires ou analogues à la Conf» tirution du Pays , fans avoir à s’allarmer fur
x&gt; le retour de pareilles AfTemblées, puifque le
d Roi lui-même a bien voulu nous rafturer à
» cet égard dans le préambule de fon Régle» ment du 2 Mars.

»
»
»
»
»
»
»
w
»
»
»
»
d

» Il fuffit aux Communes de répondre fur
l’objet de la députation aux Etats-Généraux,
qu’il ne peut point en être fait dans la préfente Aftémblée, attendu qu’elle eft inconftitutionnelle 8c défavouée par l’univerfalité
de la Nation j que l’Ordre du Tiers a dû fuivre en ceci les motifs de fageffe 8c de patriotifme qui l’avoient dirigé dans toute fa
conduite ; qu’il a dû céder à la confidération
prenante du falut public 8c à fon zele pour
la perfonne du Souverain $ il a donc député
aux Etats - Généraux du Royaume dans les
AlTemblées de SénéchaufTées, 8c c’eft là feulement qu’il a dû députer. Les députations
S

�i

38

» qui y ont été faites, font aufîi les feules qu’il
» puiffe avouer ».

»
»
»
»
»
»
»
»
»
»

» Les Communes ne reconnoiffent donc pas
la députation notifiée à l’Affemblée par MM.
les Gentilshommes pofTëdans - fiefs ; elles la
trouvent au contraire vicieufe fous tous
les rapports, puifque la Conftitution provençale n’a jamais adopté les députations particulieres des Ordres, puifque les feuls Poffédans-fiefs ont repréfenté celui de la Nobleffe,
St puifqu’ils ont procédé contre la difpofition
du Réglement du z Mars à eux notifié, avant
qu’ils nommaffent leur députation ».

»
»
»
»
»
»

» Elle ne doit pas être admife aux EtatsGénéraux du Royaume. Les Députés du
Tiers-Etat de Provence font chargés par les
Communes, ici préfentes, d’en folliciter l’exclufion, St ils ne communiqueront pour aucune forte d’affaires avec les Députés de MM.
les Gentilshommes poffédans-fiefs ».

L es Et a t s ont délibéré que l’a&amp;e, dont le&amp;ure
vient d’être faite, fera tranfcrit dans le procèsverbal de cette féance.
Teneur dudit Acte.
» De la part de M M . les Syndics du Corps
de la Nobleffe de Provence, foit mis en notice
à M M . des Etats, que la Nobleffe de ce Pays
de P roven ce, telle qu’elle a été compofée de
tous les tems , telle qu’elle a dû l’être par la
lepréfentation des Gentilshommes poffédans-fiefs

qui forment les feuls Membres conftitutionnels
de l’Ordre , a délibéré dans les féances de fa
derniere Affemblée générale, de protefter$ i ° .
contre les ordres donnés par M M . les Commiffaires du R oi aux Repréfentans des trois Etats,
de fufpendre, St enfuite de reprendre leurs fé­
ances, St qui bleffent la Conftitution j les Etats
une fois affemblés, ne pouvant fe féparer, foit
provifoirement, foit définitivement, St repren­
dre enfuite leurs féances au premier cas, qu’enfuite d’un vœu bien formé dans leur intérieur».
2°. Que les députations aux Etats-Généraux,
faites par Sénéchaulfées, étant contraires com ­
me chacun fait, à la Conftitution, n’ont jamais
été 8t pu être faites que par les Etats affemblés,
ou par les Ordres, féparément compofés, com ­
me dans les Etats} la Nobleffe , marchant fur
les principes de la Confiitution que le Roi a
déclaré vouloir conferver St protéger , St defirant de marquer foumiffion St zele à Sa M ajefté, pour ne pas faire manquer la repréfentation conftitutionnelle des Nobles dans la pro­
chaine Affemblée de la Nation, a nommé dans
fon fein fes Députés, St a de plus délibéré de
protefier contre les nomminations qui pourroient fe faire ou avoir été faites aux Sénéchauffées , lefquelles nominations ne peuvent
qu’être inconftitutionnelles, illégales St contrai­
res , tant à fes droits, qu’aux vrais intérêts de
tous les Ordres. Il a été déplus délibéré, dans
ladite Affemblée générale de la Nobleffe , de
donner connoiffance de ces protefiations aux
Etats du Pays, pour leur prouver toujours mieux
qu’elle n’a rien oublié, St qu’elle n’oubliera rien
S ij

�14 0
de tout ce qui peut tendre à maintenir la Conftitution, 8c les droits de tous les Ordres qui font
également intéreffés à la conferver, 8c a&amp;e fignés
Galliffet, Syndic, 8c Gaffier, Syndic de Robbe ».
» L ’an mil fept cent quatre-vingt-neuf, 8cle
vingt-feptieme jour du mois d’A v r il, à la re­
quête de M M . les Syndics du Corps de la Noblellê de Provence , nous Huillier en la Cour
de Parlement de ce Pays de Provence fouffigné,
avons intimé 8c flgnifîé l ’a&amp;e de rnis en notice
8c proteftatif ci-deffus en copie 8c tout fon con­
tenu j à MM. des Etats de ce Pays de Provence,
aux fins qu’ils n’en ignorent, avec due commination, 8c leur avons donné cette copie en par­
lant dans un des Bureaux de la Province , à la
perfonne de M. de R e g in a , Greffier defdits
Etats, à neuf heures du matin. Signé, Gralfan».
Me. R icard , Greffier des Etats , a lû enfuite
le procès-verbal de la derniere féance, qui a
été approuvé.
A utre delibe­
ration fu r les
appointemens
des fe u r s St.
M artin&amp;Baud.

Et fur les doutes propofés par M M . les Commiilaires de la rédaction du procès-verbal, à
l’égard de la quotité des appointemens attribués
aux places exercées par les fieurs St. Martin 8c
Baud, 8c qui leur ont été confervées par la dé­
libération du 25 de ce mois, doutes dont ils
ont renvoyé la décifion aux Etats; Monfeigneur
le Préfident a dit au Greffier des Etats, d’3ppeller les voix.
Les opinions prifes , il a été délibéré , à la
pluralité des fuflrages, que les appoimemeas du

141
fieur Baud feroient de la fomme de quinze cent
livres, 8c que ceux du fleur St. M artin, feroient
réduits à fept cent cinquante livres.
Et fur les doutes propofés par M M . les ComA u tre dJUmiiraires de la réda&amp;ion du procès-verbal, pour ierall0n f ur Us
favoir fi les fix Ingéuieurs du P a y s, qui ont été yp°!'lt^ncn^
confervés par la délibération du 25 de ce mois,
nu‘!rs
étant chargés par la même délibération, du tra­
vail des Vigueries , dévoient jouir de leurs ap­
pointemens ordinaires, ou être réduits aux deux
tiers defdits appointemens.
Monfeigneur le Préfident a dit aux Greffiers
des Etats, d’appeller les voix.
Et avant que les Greffiers des Etats priiTent
D ire s &gt; pro­
ies opinions , le fieur Député de la Commu- tef an° n s , tsop.
nauté de Pertuis a-dit: que pour opiner avec P^Julonsdt’
connoiffiance de caufe concernant les obligations ^ ' J li'UUs*
ou charges à impofer aux Ingénieurs, il étoit
indifpenfable d’avoir une connoiffance exa&amp;e de
celles qu’ils avoient en l’état, 8c des fomnies
qui leur étoient adjugées annuellement, tant en
appointemens, qu’en gratifications pour divers
objets relatifs aux chemins, au canal de Boifgelin, 8c autres, ainfi que des frais des Piqueurs,
8c à cet effet il a requis que l’état 8c compte,
dans lequel font relatés tous les objets ci-deflus,
fût mis fur le bureau pour y prendre les inftru&amp;ions convenables, 8c fur icelui être fait un
relevé des fommes qui ont été adjugées à cha­
cun defdits Ingénieurs pour les années 1785 ,
1786, 178 7, duquel relevé il fera fait mention
dans le verbal de la préfente AfTemblée.

�142
Le Heu»* Député de la Communauté d’Apt,
a requis Monfeigneur le Préfident des Etats de
lui accorder a&amp;c de la proteftation qu’il fait
au nom de fa Communauté contre l’illégalité
de la propofition, attendu que ce qui a été dé­
libéré a cet égard d’une maniéré régulière St
légale, ne peut être remis en délibération fans
donner attente à la fiabilité que les détermina­
tions prifes par une AfTemblée quelconque doi­
vent avoir; St que fi l’on adoptoit un pareil
fyftême, on ouvriroit la porte aux abus que
les perfonnes intéreffées à faire anéantir les dé­
libérations qui leur feroient défavorables, feroient journellement de la prote&amp;ion, de la fa­
veur, de la furprife qu’elles auroient pu fe mé­
nager; au moyen de quoi, en fe référant à la
délibération prife dans la féance du 25 du cou­
rant, protefte contre tout ce qui pourroit être
au contraire.

Et dans le cours des opinions, le fieur Dé­
puté de la Communauté de Martigues à fait un
dire qu’il a enfuite rédigé par écrit, St dont la
teneur fuit :
» Le fieur Député de Martigues déclare for­
mellement protefier contre la délibération qui
court, tendante à maintenir les fix Ingénieurs
de la Province, dans les mêmes appointemens
que ceux de l’année derniere, avec la charge
exprefte de faire le travail des Vigueries gratis,
tandis qu’ils avoient été réduits aux deux tiers
de leurs appointemens, St fous la même con­
dition par une délibération prife dans la féance
du 25 de ce mois; St que M M . les Commif-

145

faires n’auroient point dû mettre en doute une
délibération paffée à la pluralité des fuffrages,
en admettant qu’il fût polTible que l’AlTemblie
ait voulu maintenir les Ingénieurs dans les me­
mes appointemens en les augmentant de travail;
ayant été queftion de plus de faire valoir, que
fi d’une part le travail des Ingénieurs étoit aug­
menté , de l’autre ils s’en trouveroient déchar­
gés par la fufpenfion de toute nouvelle conftru&amp;ion de chemin dans la Province ; qu’en
conféquence il protefte St s’oppofe à toutes les
délibérations prifes St à prendre, contraires à
celles du 25 de ce mois. Signé, Tavernier de
Courtines, Député de Martigues».
Le fieur de Sauteiron, Député de la Com ­
munauté de Manofque, déclare que la proteftation ci*deftus a toujours été fan vœu , qu’il
y adhère; il requiert encore M M . les Commiffaires pour la réda&amp;ion du procès-verbal, d’in­
férer dans ledit procès-verbal, fon oppofition
St proteftation par lui faire à l’Aftemblée de ce
jour 27 A v ril, contre toute délibération à re­
prendre , contre tous objets quelconques déli­
bérés à la féance du 25 de ce mois, St c e , avant
la prife des différentes opinions de chacun des
Membres des prétendus E ta ts , attendu qu’il a
déclaré qu’une fois qu’une délibération avoit été
prife, on ne pouvoir plus y revenir, quand le
vœu des délibérans n’étoit pas unanime. Signé,
Sauteiron, Député de Manofque.
Le fieur Député de la Viguerie d’A p t , dé­
clare adhérer à la proteftation St à l’oppofition
ci-deftus. Signé y Clementis, Député de la V i­
guerie d’Apt.

�ï 44
Le fieur Député de la Viguerie de St. Maxîmin fait la môme oppofition 6c proteftation que
les lieurs Députés ci-deftus. Signé, Barbaroux.

M. le Marquis Le Camus de Puypin, fait la
même opposition Si proteftation ci-delTus. Signé,
le Marquis Le Camus.
Je déclare adhérer expreftement aux dires Si
proteftations ci r devant, pour l’intérêt de ma
Communauté, n’y ayant pas lieu de revenir fur
une délibération prife Si arrêtée. Signé, Cogordan , Député de la Communauté de Riez.
Le Député de la Communauté de Valenfolle
a dit : La délibération relative aux Ingénieurs
de la Province , ayant été définitivement prife
Si arrêtée le 25 du mois courant, avec le re­
tranchement du tiers de leurs gages, 6c l’aug­
mentation du travail des Vigueries, il n’y a pas
lieu de revenir fur cette délibération qui forme
le vœu de la pluralité de l’Affemblée , au
moyen de quoi, protefte pour l’intérêt de fa
Communauté , comre tout ce qui pourroit être
fait au contraire de ladite délibération , de­
mande a&amp;e , 6c Signé, Rippert.
Le Député de la ville d’A n t i b e s a adhéré
aux proteftations 6c oppofitions des préopinans
de fon O rdre, 6c a ligné. Signé, Bernard.
Les Députés de la ville 6c viguerie de Seyne,
ont adhéré aux proteftations 6c oppofitions des
préopinans de leur Ordre, 6c ont figné. Signés,
ïirati *

Tiran , Député de Seyne j Bayle , Député de
la Viguerie de Seyne.
Le Député de la Vîguerie de Forcalquier
adhère aux proteftations 6c oppofitions des préopinans de fon Ordre, délibération relative aux
Ingénieurs de la Province, quant au retranche­
ment du tiers de leurs gages, 6c augmentation
du travail des Vigueries , 6c a figné. Signé ,
Lange, Député de la Viguerie de Forcalquier.
Les Députés des Communauté 6c Viguerie
de St. Paul, adhérent aux proteftations ik op­
pofitions, 6c ont figné. Signés , Savornin, D é ­
puté de la Viguerie} Bernard.
J’adhère expreftement à la proteftation cideftus, pour l’intérêt de ma Viguerie, n’y ayant
pas lieu de revenir fur un objet qui a été dé­
libéré le 25 du courant. Signé, Mandine, D é ­
puté de la Viguerie d’Annot.
J’adhère formellement à la proteftation cidelïus, 6c je déclare de plus m’oppoftr à la dé­
libération regardant les Ingénieurs de la Pro­
vince , ayant déia été délibéré fur cet objet famedi dernier. Signé, Pvicavy, Maire Conful de
Digne.
J’adhère aux proteftations ci - deftus. Signé ,
Roman , Député des Mées.
Le fieur Député de la Communauté de Lorgues a dit : que lorfqu il a été queftion de la
délibération concernant M. Baud , 6c non M a
T

�Sf. Martin, dont les appointemens avoient été
fixés irrévocablement à fept cent cinquante livres
il ne s’agifioit que de décider s’il avoit été ac­
cordé fept cent cinquante livres ou quinze cent
livres à M. B3ud. Le fieur Clappier apenféque
la délibération avoit été prife en faveur dudit
fieur Baua , aux appointemens de quinze cent li­
vres ; ce problème réfolu, il fembloit que les ob­
jets délibérés famedi 25 , ne pouvoient être mis en
reprife, puifqu’ils n’ont paru ambigus qu’à MM.
les Commilfaires rédacteurs, qui ont renvoyé
l ’article des Ingénieurs à la décision de l’Afiemb lé e , non pour les augmentations, mais pour
favoir s’ils feroient le travail pour les Vigueries
gratuitement, ou s’ils feroient payés par elles.
Le fieur Député de Lorgues a été véritablement
étonné, lorsqu’il a vu qu il étoit quefiion d’une
augmentation contraire à la délibération du 25;
c’eft pourquoi, en adhérant à la proteftation 5c
oppofition du fieur Député de Martigues , le
fieur Clappier déclare perfifter à fon premier
vœ u , portant réduction du tiers des appointe­
mens des Ingénieurs, ayant entendu qu’ils travailleroient gratis pour les Vigueries ; ajoutant
qu’il eft contre l’ordre, d’annuller une délibéra­
tion déjà confentie par la grande pluralité des
fuffrages, 5c qu’on n’a pas pu mettre en reprife
une propofition fans le confentement de tous ceux
qui ont exprimé leur vœu dans la féance du 25,
ce qui n’étoit pas pofiîble, plufieurs Membres
de l’Ordre de la NoblelTe ayant été déclarés
abfens, lorfqu’ils ont été appellés pour opiner
fur la propofition renouvelles au fujet des In­
génieurs, 5c a&amp;e qu’il a figné. Signé, Clappier.

147 .
Le fieur Député de la Communauté de Pertuis a dit : comme on a été au* voix fur la pro­
pofition mife par M. le Préfident de rAflemblée , propofition fur laquelle il avoit été déli­
béré à la féance précédente , » je m’abftiens d’o­
piner, 5c réitéré ma première requifition, attendu
que l’apport de l’état que j’ai réclamé* 11’eft point
encore fait, 5c je demande que ma préfente re­
quifition foit inférée dans le procès-verbal, ainfi
que la précédente ».

Et il a été délibéré, à la pluralité des v o i x ,
que les fix Ingénieurs du Pays, jouiront des mê­
mes appointemens dont ils ont joui jufqu’à ce
jour, 5c demeureront chargés gratuitement, 5c
fans parcelle, du travail des Vigueries.
Et attendu les doutes dont il vient d’être fait
mention , 5c qui avoient empêché de tranferire
dans la féance du 25 , la délibération concer­
nant les Ingénieurs, la Commifiion a cru de­
voir la configner dans le procès-verbal de la
préfente féance, ainfi que fuit :
Il a été délibéré que les fix Ingénieurs du
Pays feront répartis dans fix départemens, dont
l’arrondifTement fera fixé par M M . les Procu­
reurs du P ays, à la charge par lefdits Ingénieurs
d’établir leur domicile dans le chef-lieu dudit
département, 5c de fe rendre aux otdres de M M .
les Chefs de Viguerie , toutes les fois qu’ils fe­
roient demandés par eux , ôc au moyen de ce
l’impofition de quatre livres par feu , délibérée
dans la derniere féance , fera portée à fix livres
par feu.

�148
Et L es Etats ont donné afte aux fieurs Députés, 8c à tous autres ci-deiïus nommés, de
leurs dires, requifitions, protedations 8c oppo­
sitions: 8c M M . les Commillaires pour la ré­
daction du procès-verbal, ont dit, que rien ne
prouve mieux combien leurs doutes étoient fon­
dés fur les difpofitions des deux délibérations
dont il s’agit, que le réfultat de celles qui ont
été priies dans la féance du jourd’h ui, après la
leCture du procès-verbal de celle du 25 , 8c que
dans tous les cas où il s’agit de rendre compte de
ce qui a été fait ou agité dans les Etats, s’il
s’élève des doutes ou diverfité de fentimens
parmi M M . les Commillaires rédacteurs ; c’elt
aux Etats à y Itatuer.
Secours a la D i­
guerie de D ra­
guignan pour
des battues , à
occafion dune
bête féroce.

Le fieur Député de la Viguerie de Dragui­
gnan, a expofé aux Etats, qu’une bête feroce
défoie toute cette contrée , 8c que la Viguerie
dont il elt Député, s’eft épufée par les dépenfes
qu’elle a faites pour des battues; elle demande
que les Etats veuillent bien venir à fon fecours
pour faire des nouvelles battues, 8c promettre
une récompenfe à ce lu i, ou à ceux qui tueront
ladite bête.

L es Etats ont accordé la fomme de trois
cent livres pour les objets de la demande cidedùs.
Dotations de
St.
allier.

Nomination,

Sur la propofition faite par Monfeigneur le
Préfulent, pour nommer aux fondations faites
par M. le Préfident de St. Vaîlier.

L es Et a t s , à la pluralité des voix, ont ac-

Monfeigneur le Préfident a dit: que fuivant Députation à
les Réglemens des .Etats , il doit être nommé l'audition du
annuellement un Gentilhomme podedant - fief compte du I rèpour afîifter , de la part de M M . de la No- ^ rur^ ^dys
blelfe , à l’audition du compte du Tréforier du
17
Pays ; que ce Député doit être choifi dans le
nombre de ceux qui adiftent aux Etats, 8c que
ceux ci doivent nommer celui qui adidera au
compte du Tréforier du Pays de l’année 1788,
avec les deux Maires Confuls des Communau­
tés , fuivant le tour de rôle accoutumé.

L es Etats , fur la propofition de Monfei­
gneur le Préfident , ont unanimement nommé
M. de Sebadiane de Champclos, pourafîifter à
l’audition du compte du Tréforier du Pays de
l ’année 1788, au nom de M M . de l’Ordre de
la Nobleffe, avec le fieur Vachier, Maire pre­
mier Conful 8c Député de la Communauté de
Barjols, 8c le fieur Verdollin, Maire premier
Conful 8c Député de la Communauté d’Annot,
pour le T ie rs -E ta t, fuivant le tour de rôle;
auquel compte adideront audi ceux qui ont ac­
coutumé d’y aflîder, fuivant le Réglement des
Etats, pour les fondions de leurs charges.

L es Etats ont accordé à la Maifon du Re-

Aum 6ne à la

fuge de la ville cj’Aix , une aumône de cent
cinquante livres, pour cette année feulement,
8c à l’ŒEuvre du Confeil charitable de la

M aifon du Re -

^ * u. ^0,1~
d lla v iîu lt A ix

�I 5°
me V ille, une aumône de trois cent livres, paya­
ble en trois années.
Me. Ricard, Greffier des Etats a dit:
Délibérations

» Depuis la féance des Etats du 31 Janvier
&amp; ac7es prorejh- dernier, 6c pendant leur fufpenfion , il a été
fifijignijus
fignifïé aux
Etats,^ Wil
en llau perfonne
deW ileurs
«/
llglJllâW
U A
1U111J v U
v u i j Grefpendant u ju f £ers plufieurs délibérations 8c aéles protefta
penjionaesje.zn
tifs ».
ces des E tats .
j

o

m

-

» Par exploit du 6 Février dernier, M. de
Riqueti de Mirabeau a fait lignifier un a&amp; e,
reçu le même jour par Me. Rafpaud, Notaire
en cette Ville , pour fervir de réponfe 8c de
contre - proteftation aux proteftations faites au
nom des deux premiers Ordres, dans la féance
du 31 Janvier dernier, contre Yavis écrit qu’il
avoit lû dans la féance du 30. L ’exploit de ligni­
fication contient une interpellation aux Greffiers
des Etats de faire infcrire 6c inférer cet a£te
dans le procès-verbal, proteftant , en cas de
refus, de tout ce que de droit ».
» Et le lendemain 7 Février, M. de Riqueti
de Mirabeau a fait lignifier le même a &amp; e , avec
la même interpellation de le faire infcrire 6c in­
férer dans le procès-verbal, 6c fous les mêmes
proteftations, en cas de refus, à Monfeigneur
l’Archevêque d’A ix , Préfident des Etats, 6c à
Monfeigneur l’Evêque de Digne, Préfident de
la Commilfion , pour la rédaction du procèsverbal ».
» Par exploit du 6 Février dernier, M M ,

les Députés des Communautés 6c Vigueries ont
fait lignifier à M M . les Répréfentans de l ’Or­
dre du Clergé &amp; de la Noblcffe, une déclaration
riere Me. S ilv y , Notaire en cette V ille , le 5
du même mois, contenant leur vœu fur la con­
vocation d’une Affemblée générale des trois O r­
dres, fur l’illégalité de l’Alfemblée a&amp;uelle, pour
députer aux Etats-Généraux du Royaum e, mê­
me au moyen d’un renforcement de Députés ».
» Par exploit du même jour, M M . les D é ­
putés des Communautés 6c Vigueries ont en­
core fait lignifier une contre-proteftation par
eux faite la veille devant Me. S ilv y , Notaire,
fur ce qui pouvoit les concerner dans les pro­
teftations de M M . du Clergé 8c de la NoblelTe,
faites dans la féance du 31 Janvier dernier, con­
tre Yavis écrit y lû la veille par M. de Riqueti
de Mirabeau ».
» Par exploit du même jour 6 Février, les
Heurs Députés de la ville de Sifteron ont fait
lignifier à YAffemblée , convoquée en cette ville
d’A ix y un extrait de la délibération du Confeil municipal de la ville de Sifteron , du 16
Décembre 1788 , enfuite du comparant préfenté
par plufieurs habitans de cette Ville , relative­
ment à une nouvelle formation des Etats; dé­
libération dont lefdits lieurs Députés étoient
chargés de demander la leêfure dans les Etats,
pour y être délibéré ».
» Par exploit ' du 9 du même mois , M M .
les Députés des Communautés 6c Vigueries ont
fait lignifier à M M . les Confuls d’A i x , Procu-

�* 5*
reurs du P ays, un acte du 8 du meme mois
reçu par Me. Silvy , Notaire, contenant leurs
réserves 8c protellations, relativement à la fufpenlion des féances des Etats, à la maniéré dont
cette fufpenfion leur a été annoncée , 8c aux
AlTemblées qui paroillent être indiquées pour
la députation aux Etats - Généraux du Ro­
yaume ».
» Par exploit du io du même mois MM.
les Nobles non poffédans - fiefs de cette ville
d’A ix , ont fait lignifier au Greffier des Etats,
une proteftation par eux faite riere Me. Bremond , Notaire en cette Ville , contre un imprimé
ayant pour titre : Protejiation &amp; déclaration de la
Nobleffie de Provence, dans l'on Aem blée géné­
rale y commencée le 20 janvier 1789 ».
» Par exploit du 20 du même mois, MM. du
Clergé féculier 8c régulier de la ville de Marfeille ont fait lignifier au Greffier des Etats un
a&amp;e protelfatif reçu par Me. Bonfignour , No­
taire à Marfeille , le 5 de ce mois , par lequel
ils déclarent vouloir contribuer également à
toutes les charges de l’Etat , defirer pour les
Etats de Provence le même régime que celui
des Etats du Dauphiné, St y obtenir un nom­
bre de Députés proportionné à celui des différens Corps féculiers 8c réguliers de la Province,
8c l'erres adjacentes ».
» Ils proteftent contre toute députation que
le haut Clergé pourroit faire aux Etats-Généraux,
dans le fein des Etats a&amp;uels, fans le concours
des Repréfentans de chaque Diocefe, ou contre
toute

toute autre députation qui pourroit
les Villes épifcopales, fans que fous
8c contribuables du Clergé féculier
aient éré apptllés, 8t aient eu le
rendre ».

fe faire dans
les titulaires
8t régulier ,
tems de s’y

» Par exploit du même jour, le Chapitre de
l’Eglife paroiffiale 8t collégiale Notre-Dame des
Accoules de la ville de M irfcille, a fait ligni­
fier aux Etats, une délibération capitulaire du
6 Février , contenant prottllation ».'
» i°. Contre la forme aéfuelle des Etats, &amp;
notamment fur ce que l’Ordre du Clergé n’y
eft point complètement 81 régulièrement repréfenté ».
» 20. Contre toute députation que le haut
Clergé pourroit faire aux Etats - Généraux, ou
dans les Etats de Provence , ou dans les Diocefes refpeétifs, autrement que dans une Alfemblée repréfentative de tous les Corps dudit O r­
dre ».
» La même délibération renferme le vœu de
contribuer également, comme bons Citoyens,
à toutes les charges de l’Etat ; 8t d’obtenir pour
les Etats de Provence, le même régime que ce­
lui des Etats de Dauphiné, 8t un nombre de
Députés proportionné à celui des différens Corps
Eccleliaftiques du P a y s , de la ville de Marfeille,
8t Terres adjacentes ».
» Par exploit du 24 Février dernier , plufieurs des fleurs Députes des Communautés 8c
V

�*54
VigueneS, tant 6n cette qualité, qu’en celle de
Commifiaires des autres Députés des Commu­
nautés &amp; Vigueries, ont fait lignifier aux deux Or­
dres du Clergé &amp; de la NobleJe , un atte protefiat i f , reçu par Me. S il v y , Notaire en cette V ille, le
23 du même mois, contre un ouvrage imprimé ,
ayant pour titre : Recueil de pièces concernant les
Etats de Provence , &amp; terminé par une réponfe
de M. NecKer aux Communes, en date du 8 Février
17 89 »•

» Par exploit du 10 Mars, Mre. de Gueiclon
de Planque, Curé d’Auriol, a fait fignifier aux
Etats 5 i°. un afte du 5 Mars 1789, reçu par
Me. Reymond , Notaire à A u rio l, par lequel
il déclare fe joindre au fécond Ordre du Clergé,
8c prendre, en tant que de befoin , Ton fait 8c
caule ; 8c protefier contre toute ufurpation de
pouvoir, 8c toute repréfentation que ledit O r­
dre n’auroit pas établi lui-même \ i°. un placet
adrelTé aux Etats de Provence, à l’effet que les
Membres du fécond Ordre du Clergé, aient en­
trée aux Etats ».
» Par exploit du 20 A vril, M. d’Albertas de
Greoux, a fait lignifier aux Etats &gt; i°. un a&amp;e
déclaratif 8c protefiatif, tranferit dans les regiftres de Me. S ilv y , Notaire, le 31 Mars der­
nier , contre diverfes délibéralions prifes dans
les Alfemblées de M M . les Poffédans-fiefs$ i°.
un atte protefiatif, tranferit dans les regifires
du même Notaire , contre toute dépenfe qui
pourroit être délibérée dans les E tats, 8c. qui
n’auroït pas pour objet une utilité publique 8c
généralement reconnue. L ’exploit contient priere

5c requifition de faire leflure de ces a&amp;es à l’Affemblée des Etats ».
» Par exploit du même jour , les Syndics
des Communautées 8c Corps , acquéreurs des
eaux du canal de Boifgelin , ont fait fignifier
aux Etats un atte interpellatif, de pourvoir au
placement de quatre-vingt-quinze mille livres ,
qui reftent à placer pour l’intérêt des Commu­
nautés 8c C o r p s , acquéreurs j 8c ce, fur le pro­
duit des fonds qui refient à retirer en indem­
nité du prix du fel, pour les années 1789 8c
179° j protefiant, en cas que le Pays employât
ailleurs les fonds, de l’en rendre refponfable,
8c de l’obliger à impofer jufques à concurrence
de cette fomme, comme les Etats ayant refufé
d’y pourvoir, lorfqu’il y avoit encore des fonds
procédant de l'indemnité fur le prix du f e l , qui
y avoit été fpécialement affe&amp;ée ».
Après la letture de toutes les pièces mention­
nées dans le compte ci-deffus,

L es E tats ont concédé atte de cette le&amp;ure*
ont ordonné que toutes ces pièces feroient dépofées au Greffe des Etats , annexées au pré­
sent procès-verbal, 8c imprimées à la fuite d’icelui ; 8c qu’un exemplaire dudit procès-verbal
fera remis à chacun des Membres 8c affiftans
aux Etats.

�D u vingt-huitièm e / 1vril m il fe p t cent
quatre-vingt-neuf.
P r e s i d e n t M o n s e i g n e u r l ’E v e q u e
de F r é j u s .
11$.

Canal Boifge-

lin.

Requiftion de
J\'î. de Renaud
&lt;fA lle n pour
le retablijjemsnt
de s arrofages a
A lle n &amp; Alctlemort.

K

t •) f i:

: :■ - ,

.iii

.'tllVj.jI ; lJ?.,

Onfeigneur le Préfident a dit : qu’avant
d’opiner fur l’emploi des fonds,qui, jufques à préfent ont été deflinés aux ouvrages du
canal Boifgelin , il eflime qu’il feroit néceffaire de faire lire la délibération prife le 13 de
ce mois, par l’AfTemblée particulière de MM.
les Procureurs du P a y s , les Etats y verront
avec quel zele &amp; quel patriotifme Monfeigneur l’Archevêque d’A i x , Préfident des Etats,
s’eft occupé jufques au dernier moment de fa
réfidence parmi nous, de tout ce qui pouvoit
intéreffer le bien du Pays &amp; des Communautés.

M

Le&amp;ure faite de ladite délibération , M. de
Renaud d’Allen a requis les Etats de prendre
en conlidération, lors de leur délibération, les
ouvrages à faire dans les terroirs de Malemort
&amp; d’Allen , pour rétablir les acqueducs, ou arrofages du canal de Crapone, qui ont été cou­
pés par la branche &amp; dérivation du canal de
Boifgelin dans la Crau.
Sur quoi les opinions ayant été prifes, il a
été délibéré :

Sufpenfton des
ouvrages du ca­
nal.

i°. Que les ouvrages du canal de Boifgelin ,
feront fufpendus jufques à nouvel ordre.

1S7
20. Que la motion faite par M. de Renaud Renvoiauxpro•
d’Allen, feroit renvoyée aux prochains Etats, c^îns Etats,
nonr ,r

Ai.nZ

de la demande

3e. Que fur les fonds qui étoient annuelleEmploi des
ment employés au canal de Boifgelin , &amp; fur fonds qui refi
ceux qui relient à percevoir pour la préfente unt llbres‘
année &amp;. pour l’année prochaine 179 0 , il fera
prélevé la fortune de quatre-vingt-quinze mille
livres, pour être placée fur le P a y s , à l’effet
que les rentes en provenant fervent à l’entre­
tien de la branche de dérivation du canal de
Boifgelin , depuis Malemort jufques au bafïin
de la Manon, &amp; des martellieres du merle ; une
autre fomme de trente-deux mille livres, pour
remplir les engagemens contrariés par le P a y s ,
relativement au canal de Manofque; &amp; que le
furplus defdites fommes fera employé pour di­
minuer le coût du tranfport des grains, aux
Communautés éloignées des Ports de mer , audelà de huit lieues.
Et quant au furplus des remifes accordées par
le Roi , en indemnité de l’augmentation du
prix du fel , ordonnées, foit en 1 7 7 2 , foit en
1781 } il a été arrêté y que lefdites fommes refteroient dans la caille du P a ys, pour remplir
les engagemens contrariés envers la Commu­
nauté de Toulon &amp; autres , relativement au
chemin de Toulon à la Valette, 6c de la V a ­
lette à Solliers.
Il a été encore délibéré , qu’attendu la fuf*
penfion des ouvrages du canal Boifgelin ,

du Directeur du
canal.

�*59

les appointemens du fieur Fabre, en qualité
d’ingénieur hidraulique8c Directeur dudit canal,
feront fufpendus , jufques à la reprife defdits
ouvrages.
Dans le cours des opinions, un des Membres des Etats a d it , qu’il croyoit devoir leur
tentes du 4 N o- dénoncer les difpofitions des Lettres patentes
yembre 1780 , du 4 Novembre 1780 , qui ordonnent que la
qui laijjent a la fomme Je cent cinquante mille livres , de l’une
l'b r e defdites deux remifes, fera employée chaque an~
teurs r z : , n^e à la libre difpofition des Adminiftrateurs du
i emploi des re- Pays , foà en ouvrages d’utilité publique , tels
mifes accordées que la conjlruclion &amp; entretien des ponts , chemins
f u r l'augmenta- &amp; canaux d’arrofâge , foit au foulagement des
non du p r ix du jiaHtans dudit Pays qui auroient fait des pertes
Jc '
extraordinaires fur leur récolte.
Dénonciation

des Lettres pa-

Sur quoi , M. i’Afiefifeur d’Aix , Procureur
du P a y s , rendant hommage aux principes, a
reconnu que nul Adminiftrateur mandataire ne
pouvoit , dans aucun cas , avoir le droit de
difpofer arbitrairement des fommes relatives à
l’adminiftration du Pays.

L es Etats

1

ont proclamé cette maxime ;
8c ont déclaré que les pouvoirs des Procureurs
du Pays étoient limités à la nue exécution des
délibérations des Etats.

Sufpenfion des
Monfeigneur le Préfident a dit : qu’il relie
‘Z Z Z n ie u r relalivement au canal Boifgelin , à délibérer
adjyim auDi- ^ur les appointemens du fieur Aubrefpin, Ingéreel.ur du canal oicur adjoint au Directeur du canal Boifgelin 9
Boifgelin.

8c chargé en cette qualité de tous les objets
d’entretien , recurage 8c plantations.
Sur q u o i, les opinions prifes , il en eft réfulté quatorze voix pour conferver au fieur
Aubrefpin la totalité de fes appointemens, huit
voix pour lui eonferver la totalité de fes ap­
pointemens, fous la claufe 8c condition qu’après
l u i , la place feroit fupprimée , 8c tous les In­
génieurs du Pays , chargés indiftinélément de ce
travail, fans aucune augmentation d’appointemens , fix voix pour réduire fes appointemens
aux deux tiers , conformément à l’opinion por­
tée dans la délibération du 25 de ce mois , à
l’égard des autres Ingénieurs du Pays, vingtdeux pour les réduire à la moitié, 8c trente-fix
ponr les fupprimer entièrement.
Et le réfultat de ces opinions étant incertain
8c difficile à fixer , il a été unanimement de­
mandé de reprendre les opinions , en réduifant
l’objet de la délibération à la fuppreffion des
appointemens, ou à la rédu&amp;ion à la moitié.
Et à la pluralité des fuffrages , il a été dé­
libéré de fupprimer la totalité des appointe­
mens.
Et dans le cours des opinions , le fieur Députe de la Communauté de Pertuis a requis
l’infcription dans le procès-verbal de la préfente
féance, d’un papier qu’il a remis fur le Bureau,
8c dont la teneur fuit :

Etat romispar
^ Députe de là
pirtuîs j es
fommes 'payées
aux Ingénieurs
du Pays en
1788.

�i6 o
:7 *#,jp
En 1786.
Pour les Ingénieurs . . .
Pour l’Ingénieur hidraulique

16 1

34TS5 1. 17
6710
1

i\ :

En 1787.
- I • * v
y
;
Pour les Ingénieurs . . . 21258
8112
Pour l’Ingénieur hidraulique
En 1788.
*;C'!
* »' ■ i
,y,, j 11
24858
Pour lçs Ingénieurs .
Pour l'Ingénieur hidraulique 1 5 1 7 1
Pour gages de trois années
de l’Ingénieur hidraulique 11700

5
15
&lt;'

12
M

Total. . . . 121,967!. 5 f. 6 d.
•f ■ : '
: •
moi* •
, :
Les Ingénieurs ont coûté à la Province, dans
le courant des années 17 8 6 , 1787 &amp; *788 &gt;
d’après le relevé de la dépenfe fait , à ma requifuion , par M. Blanc , Agent de la Provin­
ce , fur les regiftres des payemens dépofés.au
Grefîe , la Tomme de cent vingt-un mille neuf
cent foixante livres neuf fols fix deniers. Je re­
quiers que le précis que je dépofe fur le Bu­
reau Toit tranfcrit dans le regiftre des délibéra­
tions de la préfente AfTemblée , &amp;. dans cette
féance. Il fera une preuve bien évidente de la
nécellité indifpenfable , tant de diminuer les
gages de MM. les Ingénieurs, que de modérer
les dépenfes exhorbitantes que coûtent à la Pro­
vince leurs opérations.
Monfeigneur

Monfeigneur le Préfident a dit, que l’Admi- ^ ë rdndiffemenc
niftration intermédiaire du mois de Juin 1788 dt la ruedu Luc
l’avoit chargé d’examiner ce qui étoit Je plus f ervant depafjautile pour l'agrandi/Ienient de l’entrée dans le
c e~
village du Luc en venant de Vidauban. Il réfulte de fa vérification, qu’en coupant de deux
pieds feulement, l’angle de la maifon du fleur
Roftagny , &amp; y fuppléant par la fuppreflîon
d’une Chapelle inutile, qui fe trouve fituée visà-vis de la maifon dudit fleur R o fla g n y , l’en­
trée dans le village du Luc de ce coté fera telle
quelle doit être.
Ce qui a été délibéré.
Le fleur Député de la Viguerie de Draguignan a remis un Mémoire tendant à faire fou- chaîne Etais
Jager les Communautés qui fourniffent à la Mi- de plujieurs
lice garde-côte , de la contribution aux dépen- Mémoires.
Tes pour les Milices dans l’intérieur du Pays.
Le fieur Député de la Communauté d’Hieres
a remis un autre Mémoire, pour obtenir le rembourfement des dépenfes faites par cette C om ­
munauté , à l’occafion d’une barrière &amp; mur au
mouillage de Gapeau , pour féparer ceux qui font
en quarantaine y de ceux qui font avec la libre
entrée.
Il a été préfenté un autre Mémoire de la
part de Pierre &amp; Jofeph Aillaud, Maîtres Maçon*
du lieu d’Eguilles, pour obtenir lé payement
de ce qui leur refie encore dû à raifon de différens travaux publics dont ils ont été chargésv
parle Pays*
X

�16 1

16;

II a été encore remis un Mémoire au nom
du fleur Yvan , Notaire royal 6c Procureur en
la Sénéchauiîee de Digne.
i

Pour Concierge des appartemens du Pays ,
Paul Banon , aux gages accoutumés de cent
livres.

Concierge,

*

Et enfin un autre Mémoire par Paul Banon,
Concierge 6c Trompette du Pays, pour la con­
servation des droits de fa place.
ont donné a&amp;e de la remiffion
de ces Mémoires, 6c en ont renvoyé la déci­
sion aux prochains Etats.
L es E tats

« Nomination
des Commis au
greffe des Etats.

Commis aux
écritures.

Procureur au
Parlement.

Avocat aux
Confeils du Roi.

■ **;

•-*

} t f \yà&gt; »

'

1

jf J

i

Pour Procureur au Parlement, Me. Geofiroi,
aux gages ordinaires de trente-Sept livres dix
fols par année.

Les opinions ayant été prifes, la propofltion
faite par M. le Préfldent a été rejettée, à la plu­
ralité des fuffrages.

Pour Procureur aux Compte^, Me. Contard,
aux mêmes gages de trentt-fept livres dix fols
par année.
x

_

Pour Procureur en la Sénéchauffé 8c en la
Chambre des requêtes du Palais, Me. Raybaud,
fans aucun gages.
CT

Notaire.

Et pour MefTagers Serviteurs du Pays, Pierre MeJJagers-Ser*
Fabry, Jofeph PeifTe, François Moignard, 6c vileurS'
Jean-Jofeph-Roch Ravel, aux gages 6c émolumens ordinaires.

Duhil 6c Blanc pour Commis au Greffe des
Etats, 5c les fleurs Braze &amp; Mollet pour Commis
aux écritures audit Greffe , aux mêmes gages 8c
émolumens , dont chacun d’eux a joui jufqu’à
préfent.

. . .
Procureur en
la Scnecbauffce.

'Trompette.

Monfeigneur le Préfldent a dit: que les Etats Proportion
doivent nommer leurs Députés pour préfenter pour nommer les
à Sa Majefté le cahier des Etats, 6c il a pro- députes des
pofé M. l’Abbé de Croufeilhes pour le Clergé; 1/Cats\1a leffe*
M. de Forbin Janfon pour la Nobleffe, 6c le cimierauR oi *
fleur Latil, premier Conful de la Communauté
de Sifferon, pour le Tiers-Etat.

L es E tats ont nommé les fleurs Giraud ,

.
Procureur aux
Comptes.

Pour Trompette du Pays, ledit Banon.

Pour Notaire , Me. Broufie , acquéreur de
l’office de Me. Bertet, fans aucuns g ges.
Pour Avocat aux Confeils du Roi, Me. Ro­
ger des Iffs.

Refus des Etats

Sur quoi, M. l’Abbé de Coriolis, Procureur Oppofùondu
fondé de Monfeigneur l’Evêque de Riez a dit: Procureurfonda
qu’il n’eft rien de plus furprenant que l’opinion dc jU»r- [Evê~
portée par la prefque totalité de MM. les Dé- &lt;!'.u ^ ^lsZ&amp;
putés des Communautés 6 c des Vigueries; opi^Em buT
nion qui fe trouve en oppofition avec tous les j es Etats.
fyfiêmes qu’ils ont foutenus, foit dans la pré­
fente Affembiée , foit dans celles des diverfes
Sénéchauffées auxquelles ils ont affifté.
Car, s’il eff vrai dans leurs principes, que les
préfens Etats font illégaux 6c anticonftitutiounels;,
X ij

�164

s'il eft vrai , d’après quelques autres votarts ,
qu’ils font infuffifans ; s’il eft reconnu que les
députations aux Etats-généraux , faites dans les
AiTemblées des SénéchaulTées , font contraires
aux droits du Pays; s’il eft inconteftable que la
Nation Provençale a des réclamations à porter
aux pieds du Trône, foit pour des objets par­
ticuliers, foit pour ceux qui intérelTent l’univerfalité du Pays; comment MM. les Déoutés du
Tiers-Etat peuvent-ils rejetter la propofition
d’une députation, dont le droit appartient eftentiellement aux Pays d’Etat, 8c que les circonftances rendent encore plus nécelfaires, puifqu’il
n’eft pas propofable de pejifer que les Députés
nommés par les AlTemblées des SénéchaulTées,
puifTent ni veuillent fe charger de réclamer con­
tre les titres qui les conftituent Députés? C’eft
facrifier le droit 8c les avantages du Pays à
l ’humeur, à des intérêts particuliers, à des vues
qui ne peuvent animer ceux qui ne refpirent
que le bien public.
D ’après tous ces motifs 8c autres à déduire
en tems 8c lieu, 8c pardevant qui de droit, je
me déclare oppofant à la préfente délibération,
pour faire valoir mon oppolition 8c fes moyens
pardevant le Confeil de Sa Majefté.» Je protefte
formellement, pour la confervation des droits
du Pays de Provence , de rendre les opinans
non contredifans, refponfables de tout ce que
le Pays pourra fouffrir des fuites de ladite dé­
libération , 8c je demande a&amp;e de tout ce que
delTus. Signé, L’Abbé de Coriolis.

A laquelle proteftation 8c oppofition , ont

, l6î
adhéré les foufïignés»
ci-après.

VAbbé Decene,
Doyen de St. Remy , repréfentant M. L’Arche­
vêque d’ Avignon ; Ma\enod , Chne. , V . G. de
Marfeille ; L’Abbé de Villeneuve, L’Abbé de Ma%enod, L’Abbé de Richery, l ’Abbé de La Salle,
Le Marquis de Laincel La Garde , Le Comte de
Félix du Muy.

M. de Viguier de Merveille , Membre des
Etats dans l’Ordre de la NoblelTe a dit :

Y&gt;Je protefte contre la délibération qui vient

de palTer à la pluralité des voix, par l’unani­
mité de celles de MM. les Députés des Com­
munes , qui annonce un vœu concerté avant
leur entrée à i’Aftemblée aux Etats ; je fonde
ma proteftation fur ce que la députation, pour
préfenter au Roi le cahier des Etats, a tou­
jours été d’ufage , &amp; que c’eft manquer à un
hommage que nous devons à notre Souverain,
que de ne pas envoyer une députation, pour
lui faire connoître notre foumiflion à fes vo­
lontés dans les impôts qui ont été votés, £c le
réfultat des délibérations des Etats qu’il lui a
plu de convoquer. Je requiers que le cahier
des Etats foit imprimé le plutôt poftîble, qua
défaut du Député du Tiers que MM. des Com­
munes fe refufent de nommer , ce cahier foit
préfenté à Sa Majefté, feulement, par M. l’E­
vêque de Fréjus, député à cet effet par l’Or­
dre du Clergé , 8c par M. le Marquis de Janfon , député de l’Ordre de la Noblefte ; 8c j’a­
joute , qu’attendu le refus de MM. des Com­
munes dont je demande afte, le Roi fera fupplié d’ordonner , qu’à l’avenir les cahiers des

Protejlaùon

de Ad. de l i
guier de Merveille.

�1 66

Etats ne lui feront plus préfentés que par les
Députés des deux premiers Ordres , d’autant
mieux qu’alors il n’en coûte rien au Pays, 8c
j’ai figné, de Viguier Merveille ».
P ir‘ &amp;

tejlation dcs
Députes des
Communautés
&amp; Viguéries.

Les Députés des Communautés 8c Vigueries,
à l’exception de quelques-uns, ont dit: qu’une
députation au R o i, pour la présentation du
cahier des Etats, ne pouvoit être nommée dans
TAfTemblée aftuelle , qui ne repréfentoit point
les Etats du Pays, 5c qui étoit défavouée par
l’univerfaüté de la Nation , 5c que d’ailleurs
cette députation étoit inutile, dans un moment
où le Pays avoit un très-grand nombre de Dé­
putés aux Etats-généraux, qui pouvoient 8c qui
dévoient faire parvenir au Souverain 8c à la
Nation Françoife, tous les griefs, toutes les do­
léances, 8c tous les Mémoires qu’il y auroit à
préfenter; 8c ils ont protefté contre tout ce qui
pourroit être fait au contraire.
Les fleurs Députés des Communautés 8c Vi­
gueries ont ajouté que l'expofé des faits , que
contient le dire de M. de Viguier de Merveille,
eft de la plus grande inexactitude : rien n’a été
concerté entre MM. des Communes, il n’y a
point eu à'unanimité entre elles, il y a même
eu contradiction de la part de quelques-uns d’en­
tre eux. Les Communes, en ne nommant pas une
députation particulière pour préfenter un cahier
au Roi, ne fauroient manquer à ce qu’elles doi­
vent à Sa Majefté. Elles lui ont donné trop
de preuves de refpeCt 8c d’attachement ; elles
font trop difpofées à lui en donner de nouvelles,
pour mériter la moindre inculpation à cet égard.

167
Il eft nouveau de vouloir exclure à l’avenir de
la députation qui préfente le cahier des Etats
au Roi, l’Ordre entier du Tiers, par la raifon
qu’il n’aura pu cette année , concourir à cette
députation dans le fein des Etats, 8c qu’il aura
fait préfenter fon cahier particulier par les Dé­
putés du Tiers, aux Etats-généraux du Royaume.
Dans le cours des opinions, un de MM. les Réclamation
Gentilshommes pofledans-fïefs, a réclamé pour del'undeMMfon Ordre, le droit de procéder dans l’intérieur lesGentilshomde fon fein, fur les objets pour lefquels l’infé- mcs pojfcdansriorité de leur nombre ne leur permettoit pas
’ attcnda.
de porter un vœu efficace.
Jm om brc.
A quoi il a été répondu, par un des fleurs ReponfedesDèDéputés des Vigueries, que c’étoit donc avec pûtes des Comraifon que les Communes s’étoient plaintes dans mun&lt;
LUt£S&amp;I
les premières féances des Etats , de l’énorme èUincs'
majorité des deux premiers Ordres, qui les laiffoit entièrement à leur merci, fur leurs intérêts
les plus chers; avec la différence toutefois, que
la minorité des Communes étoit alors forcée ,
8c que celle du moment, pour MM. les Gen­
tilshommes, pofledans - fiefs, eft volontaire de
leur part, 8c uniquement de leur fait.
Monfeigneur le Préfident a dit: que les Etats Proprjiûonde
doivent nommer les Procureurs du Pays joints nommer les Prode chaque Ordre, pour, avec Monfeigneur l’Ar* curcursdu Pays
chevêque d’Aix , &amp; MM. les Confuls d’Ai x,
"T
Procureurs du Pays nés, adminiltrer les affaires prercnu année,
du Pays , 8c il a propofé à cet effet pour Pro­
cureurs du Pays joints dans l’Ordre du Clergé,
MefTeigneurs les Evêques de GrafTe 8c d’Apt;

�16S

dans l’Ordre de la Nobfelle, MM. de Villeneuve Bargemon , 8c de Caftellanne Mazaugues;
8c pour le Tiers-Etat, les Communes de Grafte,.
8c d’Yeres , fuivant le tour de rôle de certe
année, adopté par l’ufage.

Refusdes E u ts

Les opinions prifes , la proportion faite par
M. le Prélident, a été rejettée à la pluralité des
âiffrages.

Protectionde M. R.oman-Triburiis, AftelTeur d’Aix, ProMM. l s Cn- cureur du Pays, a dit : » Comme chargé fpéfuls &amp;ydffefeur cialement par ma place, de la manutention des
tf'jdix, Procu- Régîemens, 5c de la difeipline des Etats} je déreursdu Pays cjare protefter contre le défaut d’exécution des
Lettres patentes de 154 , lequel réfuîre de ce
que lts Etats n’ont pas nommé les Procureurs
joints pour le Clergé, pour la Noblelfe, 5c le
Tiers-Etat. Je demande uûe de ma proteftation »..

Protection
M. l’Abbé de Coriolis y Procureur fondé de
du Procureur Mer. 1 Evêque de Riez a dit:
fonde de Mgr.,
p
l C lUi
Qu’il fe voit dans la trifte néceflité de fe dé­
clarer de nouveau oppofant à la délibération
qui rejette la nomination des Procureurs du
Pays joints ».

» Cette nomination n’eft que la fimple exé­
cution des Lettres patentes de 1543 , qui or­
donnent y qu’annuellement il fera procédé, par
les Etats , à l’élettion de quelques Membres
choifis dans les trois Ordres pour gérer les affaire*

faires du Pays, d’une tenue d’Etats à la fubféquente ».
» Se refufer à cette nomination, c’eft défobéir formellement au Roi; c’eft compromettre
les droits du Pays ; c’eft l’expofer à voir fes
ennemis profiter de ce refus, pour s’immifeer
dans la nomination de nos Adminiftrateurs; c’eft
contribuer à notre afTerviftement, dans un mo­
ment , où déjà plulieurs tentatives font faites
pour renverfer de fond en comble la Conftitution provençale ».
» Je déclare en conféquence, qu’en renou­
velant mon opinion fur radmiftion de MM. les
Procureurs du Pays joints , tels que Monfeigneur 1 Evêque de Fréjus, Préfident, les a propofés, je fuis oppofant à toute délibération con­
traire; je réclame les droits du Pays ; je rends les
opinans contredifans mon avis, refponfables ,
chacun individuellement, de tous les maux qui
peuvent en réfulter pour l’Adminiftration du
Pays ; je demande qu’il me foit concédé a&amp;e
de ma préfente oppofition, pour la faire valoir
en tems 8c lieu , 5c pardevant qui de droit.
Signé , Y’Abbé de Coriolis.

A laquelle proteftation 5c oppofition , ont
adhéré les fouilignés ci-après. Decene , Doyen

Adhê/îon de

quelques Memde Sr. Rem/, repréfentant M. P Archevêque d’ A - bres des Etats,
vignon ; Ma^enod, Chne. &gt; V. G. de Marfeille ;
P Abbé de Villeneuve , P Abbé de Majenod ,
P Abbé de Richery, l ’Abbé de la Salle, le Comte
de Félix du Muv.

�170
Protefiation de
AI. de Digmer
de Merveille„

Etats dans l’Ordre de la Nobleffe a dit :

» Je joints mes proteftations à celles de M.
l’Abbé de Coriolis, St j’adopte les principes fur
lefquels il les a fondées , contre la délibération
qui vient de palier à la pluralité des voix, par
la totalité de celles de MM. des Communes ,
à l’exception de deux ou environ; ladite déli­
bération s’oppofânt qu’il y ait une Comrailïion
intermédiaire, pour gérer les affaires du Pays
dans l’intervalle d’une Affemblée d’Etats à l’au­
tre, malgré le Réglement fait à ce fujet par les
Etats tenus l’année derniere. Je demande que
MM. les Députés des Communes délibérans,
foient refponfables en leur propre St privé nom,
du dommage qui pourra «n réfulter pour le Pays,
n’étant pas pofîible qu’il leur foit formellement
enjoint par leurs Communautés , de laiffer le
Pays fans adminiftration , St j’ai figné, de Vi­

guier de Merveille.
Adhéfion de
quelques Mem­
bres des Etats.
Dire &amp; protes­
tation des D é ­
putes des Com­
munautés &amp; D i­
gueries.

I7 I
M. de t.aincel de La Garde , a demandé à Notification
Monfeigneur le Préfident , de permettre qu’il aux Etats de la
notifiât aux Etats la nomination des Députés de ^Putanonfiux
MM. de l’Ordre de la Nobleffe aux Etats- fiéfiT oD e
généraux, faire dans leur Affemblée générale de la Nobleffe,
du . . . .
dansfon A Sem­

M. de Viguier de Merveille, Membre des

A laquelle proteffation &amp; oppofition , ont
adhéré les fouiîignés. Renaud d’Allen , Laincel

La Garde.

• \' \

'1

Les fieurs Députés des Communautés St Vigueries ont dit: que l’Affemblée aétuelle, défavouée par la Province entière, ne pouvant pro­
duire aucune émanation légitime,&amp; plus avouée
de la Nation que cette Affemblée elle même ,
il leur etoit impoffible d’y nommer aucune forte
de Commifflon intermédiaire, pour l’adminiftration du Pays, St qu’ils proteffoient contre tout
ce qui pourroit être fait au contraire.

blée générale.

Ces Députés font , Monfeigneur le Duc de
Bourbon, MM. de Sabran de Beaudinar , de
Forbin de Janfon, de Sade d’Eiguieres, de Mazenod de St. Laurens , d’Arlatan de Lauris ,
d’Arbaud de Jouques, St de Grimaldy de Cagnes.
x

1

Sur cette notification, les fieurs Députés des
Communautés St Vigueries, ont réitéré les ob
fervations 61 déclarations par eux faites dans les
féances précédentes; ajoutant qu’ils ne reconnoiffoient aucune des huit perfonnes dénommées ,
pour Députés de la Nobleffe de Provence aux
Etat-généraux du Royaume; qu’ils réitéroient
aux Députés du Tiers-Etat du Pays, à ces mê­
mes Etats-généraux , la recommandation de ne
pas communiquer avec eux pour aucune forte
d affaires, St celle de folliciter i’inadmifîion ou
l’exciuflon defdits Etats-généraux, des Députés
nommés par MM. les Gentilshommes poffédansfiefs, dans leur Affemblée particulière du . . . .
Dans le cours des opinions , fur la nomina­
tion de MM. les Procureurs du Pays joints ,
plufieurs des fieurs Députés St Vigueries ayant
motivé le rejet de la proportion , fur ce qu’ils
n’avoient d’autres pouvoirs de leurs Commu­
nautés St Vigueries que de voter les importions
royales St du Pays , St ce qui pouvoit y avoir
rapport.
Y ij

Obfervations &amp;
déclarations des
Dep utes &amp;
Communautés
&amp; D i guéri es.

R ’quifition de
A l. CAffeffeur
d éA ix , Procu­
reur du P a y s ,
pour la clôture
des feanas des
Etats.

�ÏJ1

M. Roman-Tributiis, AfTefleur d’Aîx, Pro*
cureur du Pays, a requis Monfeigneur Je Prélident, attendu ladite déclaration , de pronon­
cer que les Etats n’ayant plus à opiner fur au­
cune autre impofition , les féances fe trouvoient
terminées.
Ce qui a été ainft prononcé par Monfeigneur
le Préfident qui a renvoyé la féance à ce jour,
à fix heures de relevée , pour la le&amp;ure du pro­
cès-verbal de la féance du jourd’hier qui n’a
point encore été lue , 8c de celle-ci.
jE tledit jou r vingt-huit A v r il à f i x heures
de relevée , la féance a été form ée de
nouveau. '
P r e s i d e n t

M o n s e i g n e u r
d e

l

’E v e q u e

F r é j u s .

E. de Regina , Greffier des Etats, a lu
le procès-verbal de la féance du vingtfept, 8c celui de la féance de ce matin.
M

Oppnfition de
À/, de Renaud

d sillen à la dePendant la le&amp;ure du procès-verbal , M, de
libération , qm Renaud d'Allen , tant en qualité de Seigneur
renvoie aux pr o. d ’ A l l e n ? que de Conful de Malemort a dit :

'cur
^ déclare oppofant à la délibération qui
\ renvoie fa demande aux prochains Etats. Ce n’eft
d'Allen &amp; Ma- pas une dépenfe aiïez confidérable pour exiger
dem%de^l
les &amp;
*rroja™'s

de grandes vérifications. L ’objet eft preftant ,
ceptes par les puifqu’il eft queftion d’arrofage ; ainfi je proouvrages duca- tefte auxdites qualités , de me pourvoir parden 0lJSçll,u vant qui de droit, 8c ainfi qu’avifera mon Con-

lemort, inter-

feil&amp;celui defdites Communautés, pour obte­
nir promptement le rétabliflement des arrofages
en queftion, fi mieux n’aiment les Etats nommer
telles perfonnes qu’il leur plaira , pour vérifier le
local 8c juger la juftice de la demande, requérant
que ladite protestation 8c requifition foit inférée
dans le verbal î 8c a ligné à l’original de ce dire
qu’il a laiftfé fur le Bureau. Signé , le Marquis
de Renaud d’ Allen.

Mondit Sieur de Renaud d’Allen a dit : » je Protejlatïon de
protefte contre l’infertion dans le verbal d’un A i de Renaud
llen contre
dire du Membre de la NoblefTe, qui porte qu’il d'A
la tranfeription
a réclamé pour fon ordre , le droit de procé­ dans le procesder dans l’intérieur de fon fein fur les objets verbal dune ré­
pour lefquels l’infériorité de leur nombre ne leur clamation pré­
permettoit p3s de porter un vœu efficace. Ce tendue faite par
dire n’a point été remis par écrit j il n’eft point un de M M . les
,
ligné, il ne pourroit être qu’individuel , attendu pojfcdans-fiefs
relative à l'infé­
qu’il n’y a point d’Ordre dans les Etats, mais riorité du nom­
qu’on y eft par individus; ainfi je protefte con­ bre.
tre tout ce qu’on pourroit induire de ce dire 8c
de la réponfe des Communes contre l’Ordre de
la NoblefTe aux Etats» ; 8c a ligné à l’original de
cette proteftation qu’il a laiftee fur le Bureau.
Signé, le Marquis de Renaud d’Allen.
Et à la fuite de ladite proteftation eft écrit :
J’adhere aux proteftations ci- deftus. Signé,
de Figuier Merveille.

J’adhere à la proteftation ci-defTus. Signé ,
Lombard de Gourdon.

Adhèjion de
plusieurs Mem­
bres de la A o blefje à cetteprotcjlation.

�174

J*adhere au dire ci-defîus. Signé, le Marquis
de Laincel La Garde.
* 4,y’T r,t | r,

*

M. de Boyer d’Eguilles a dit : qu’il a lieu
d'être furpris des mots défenfe &amp; injonction em­
ployés dans le dire des fleurs Députés des Com­
munautés &amp; Vigueries , page 311 du procèsverbal,

lif v&gt;'
-H

m
« 1

HP
14
"T
lr
I
A; '

Et que ce dire eft une preuve de l’inconfidération qui s’empare des efprits les plus fains ,
au moment que la difcorde ôc la confufion de­
viennent le principal mobile» de toute AlTernblée , quelque refpe&amp;able que ce puiffe être.
MM. les Députés des Communes n’ont lailTé
échapper aucune occafion de faire infçrire
des proteftations fans nombre , contre l ’illéga­
lité de la préfente tenue de nos Etats. Ils ont
déclaré ne vouloir s’occuper que des objets
d’abfolue nécefîîté, &amp; fans la décifion defqucls
le bien du Roi Se du Pays pourroient être en
fouffrance $ qui plus eft , ils ont protefté con­
tre la nomination des Députés aux Etats-géné­
raux du Royume , comme ayant été inconftitutionnelkment nommés pardevant les Séné­
chaux 5 fie maintenant ils veulent enjoindre &amp;
fit prefcrire à ces mêmes Députés la conduite
qu’ils ont à tenir à l’égard des Députés de la
NoblelTe , tandis qu’il eft plus qu’évident que
les Députés du Tiers-Etat , 11’ayant point été
nommés par eux , n’ayant aucune million des
Etats , qui parodient en quelque forte les délavouer , par la proteftation émife contre leur
nomination , n’ont par conféquent nulles inftru&amp;ions à recevoir de la préfente Aftemblée j

175

pour les démarches qu’ils auront à faire 5 mais
au furplus, comme ce dire inconséquent &amp; peu
réfléchi ne fauroit en aucun fens diminuer ôc
porter la moindre atteinte , au refpett &amp; aux
égards dus à MM. les Députés de la Noblefle,
le Souftigné fe borne à prorefter contre fon infcription dans le cahier des Etats. Signé, Boyer
d’Eguilles à l’original lailfé fur le Bureau.
j

Et à la fuite eft écrit :
J’adhere au dire ci-defîus. Signé ,

le Marquis

de Renaud d’Allen.

J’adhere au dire ci-defîus &amp; en tout fon con­
tenu. Signés, le Marquis de Laincel La Garde ,
le Comte de Félix du Muy.

Dans le cours de la même letture , les fieurs Détermination
Députés des Communautés fie Vigueries, ayant d:s Députés des
réfléchi fur les mots défenfe &amp; injonction , em- Communautés
ployés dans leur dire, page 31 r du procès-ver- ^ Vigueries.
bal, &amp; dont ils s’étoient fervis dans la féance ,
ont déterminé que Iefdits mots feroient rayés,
&amp; qu’on fubftitueroit au premier, ceux-ci : re­
commandation de ne pas , fie au fécond , ce mot:
celle.

M. l’Abbé l’Abbé de Richery , au nom de Tranfcripùon
M. l’Abbé de Croufeilhes, Vicaire général de de [opinion de
Monfeigneur l’Archevêque d’Aix a dit : que M . le Procureur
dans la féance de ce matin, M. l’Abbé de Crou^ r'
feilhes a motivé fon opinion pour la conferva- / J iJ ^ d a n s la.
tion de la place fie la réduction d’une partie délibération, rcdes appointemens du fieur Fabre, Ingénieur hy- lativeà laplace

�&amp;auxappointe- draulique , 5c Dire&amp;eur des travaux du canal
mensduVirée- Boifgelin , 8c comme il defire que fon opinion foit
teur du canal conftatée, il requiert qu’elle foit inférée ci-après.

Boijgehn.

Ce qui a été ainfi accordé , M. l’Abbé de
Coriolis ayant déclaré adhérer à l’opinion de
M. l’Abbé de Croufeilhes.
i*

\

|

Teneur de ladite opinion .

Monfeigneur &amp; Meilleurs: » le (leur Fabre
a été choifi par l’Adminiltration, pour diriger
les travaux du canal. Deux Membres diftingués
de l’Académie des Sciences avoient jugé fes ta­
lens; &amp; leur témoignage eft infiniment honnorable pour le fleur Fabre. Ses talens ne font
pas conteftés , des inculpations vagues fur le
détail des travaux qu’il a déjà faits, ne peuvent
être les motifs d’un jugement, dans une Aftemblée auffi refpedlable. Le fleur Fabre m’a prié,
Monfeigneur 5c Meilleurs, de vous demander
de lui permettre de rendre compte de toutes
fes opérations, 5* de nommer des Commiftaires
pour en examiner tous les détails ; fa délicatelfe réclame avec inftance , que les Etats ne
lui refufent pas cette juftice ».
» Les travaux du canal font fufpendus par
le motif le plus refpe&amp;able, celui des calamités
qui affligent cette malheureufe Province. Il eft
jufte d’en affeéler les fonds aux objets détaillés
dans la délibération ; mais eft - il jufte de fufpendre en entier les appointemens d’un Ingé­
nieur auquel l’on reconnoît jes talens les plus
diftingués, 5c qui répond à des inculpations qui
ne font établies fur aucun fait, par la demande
qne

177
que les Etat6 examinent fes opérations 5c qu’ih
les jugent » ?
» La fufpenfîon des travaux ne doit donc
pas entraîner celle des appointemens du fleur
Fabre, mais je trouve que dans les circonftances cruelles où fe trouve la Province, il faut
les réduire aux deux tiers ».
L es Etats ont approuvé , au furplus, le
procès-verbal des deux dernieres féances.

Monfeigneur l’Evêque de Fréjus, Préfidenî, Sufpcnfondcs
a déclaré que l’on avoit oublié d’inférer dans appointemens
le procès-verbal , la fufpenfîon des appointe- du
mens du Bibliothécaire, Sous - Bibliothécaire, ^hl'c^rè&amp; aâ&amp; autres perfonnes attachées au fervice de la trèsperfonnes
Bibliothèque, à l’exception de ceux du Con- attachéesaufercierge, ainfi qu’il avoit été délibéré dans la fé- vice de la Biance du 2C.
bliotheque du

Pays.
Le fleur Député de la Communauté de Digne , Communauté
a remis un Mémoire, au nom de la Commu- dlle^i.
nauté de Mezel, pour obtenir l’emploi des fonds Demande de
deftinés par le Pays, à la réparation des bar- l'emploi des
ricades qui amènent les eaux fous le pont de fonds accordes'
la riviere d’Afle.

pour barricades.

L es Etats ont donné aéte de la rémifflon
de ce Mémoire, &amp; l’ont renvoyé aux prochains
Etats.

M. de Laincel de La Garde, Membre des Requifùonde
Etats dans l’Ordre de la NoblefTe a dit : » Je MM. de l'Orrequiers qu’il confie dans le procès-verbal de la drc de la No*
Z

�bU(fcfur U prefd^nce cxcrcej
par Mgr. l Eyèqucdetrejus.

178
première féance , lors de la reprife des Etats,'
que Monfeigneur l'Evêque de Fréjus a été prociam£ Préfident defdits Etats pour les trois Or(jres ^ajnfi qUqi avoit été expreirément convenu
avant la reprife des Etats, 6c je demande que
mon dire (bit inferit fur les regiftres, 6c à figné
à l'original de cette requifition qu’il a remis fur
le bureau , figné, le Marquis de Laincel La
Garde ».
Et tous Meilleurs de l'Ordre de la Noblefte,
ont adhéré à cette requifition.

Requifition de
M. l'Abbé de Richeri d’AlIons , au nom de
M\L de l'Or- MM. de l’Ordre du Clergé a dit: » Je requiers
du CUrge pOUr la vérité des faits , qu’il confie dans le
'V ^
procès-verbal de la première féance, lors de la
reprife des Etats, que Monfeigneur l'Evêque de
Fréjus n’a point été nommé par acclamation ,
Préfident defdits Etats par les trois Ordres j
mais qu’il y a préiidé, fuivant les droits de fa
p lace, comme étant l’ancien des Membres de
l ’Ordre du Clergé , 6c félon l’ufage toujours
obfervé en abfence de Monfeigneur l’Archevê­
que d’À ix , 6c je demande que mon dire, figné
de ma main, foit inferit fur les regiftres, 6c a
figné à l’original laifte fur le bureau , fignéy
V Abbé de Richery, Chanoine d’A ix , Procureur
fondé de Monfeigneur V"Evêque de Digne ».
Et tous M M . de l’Ordre du C le rg é , ont
adhéré purement 6c fimplement à ce dire.
Et les fleurs Députés des Communautés &amp;
Vigueries, y ont adhéré, quant au fait feule-

*79

ment , à 1 exception du fieur Député de la
Communauté de Forcalquier.

Et avant de clôturer le procès - verbal, M. Obfrvaùondee
l’Abbé de Coriolis, un des Membres de la Com- M. 1Abbe de
million pour la réda&amp;ion , a dit : que pour Coriof ls fur
1exactitude des faits , il doit y configner, que
lorfqu’il fut queftion de la propofition des Dé- \aPn0minr.tion
putés pour préfenter le cahier au Roi , Mon- des Députés à
feigneur l’Evêque de Fréjus, Préfident, ayant la Cour , pour
propofé parmi les Membres de ladite Députa- prffinur le Cation, M. l’Abbé de Croufeilhes, Vicaire géné- , urdes Ltats.
ral du Diocefe d’Aix , tous les Membres des
Etats qui votèrent pour ladite députation, nom­
mèrent Monfeigneur l’Evêque de Fréjus, 6c que
les Etats rejetterent la députation , 6c conféquemment les Députés nommés par le vœu in­
dividuel des opinans non contredifans.
Avant de fe féparer, les trois Ordres ont dé- Clôture des
libéré, par acclamations, de fe rendre, à l’iftue Etats.
de la féance, chez Monfeigneur l’Evêque de ^ifte&amp;remerFréjus , pour Je remercier des fervices qu’il a
c“deFnrendus au Pays, 6c notamment depuis la reprife^
des féances des Etats.
Et avant le paraphement de cette page, eft E xp ofé deîurt
comparu un des Membres de l’Ordre de la No- deMM. del Oy
blefte , lequel a expofé à M M. les Commif- dre de la Aofaires de la rédaftion du procès - verbal, &amp; à
MM. les Greffiers des Etats de Provence , qu il proc'es-verbal ,
a une proteftation à faire fur un article du reiativement à
procès-verbal de la féance d’hier , lû dans la /inférioritédu
féance du foir. Ce Membre de la NoblefTe, a nombre de cet
été furpris, que dans la rédaction, on ait fait Ordr».

�i8 o

lîléntion d’une opinion qui ne pouvoit être re­
gardée que comme une converfation. Elle a
donné matière à une réponfe de la part d’un
Membre des Communautés 8c Vigueries , au
fujet de laquelle, le Membre de laNobleffe dé­
liré rétablir les faits dans la plus exa&amp;e vérité.
En conféquence, ce Membre de la Nobleffe
eft venu au Greffe, 8c à requis 8c fait déclara­
tion, en préfence de MM. les Commiffaires à
la rédaction du cahier, 8c de MM. les Greffiers
des Etats, de fe réferver tous fes droits, pour
protefter contre ce dire, dans un atte qu’il fera
lignifier, 8c a {igné à l’original, qui reftera an­
nexé au préfent procès-verbal, ftgné, le Comte
de

Félix

du

Muy,

€

#
■4 &gt;i.

*

ONT

ASSISTÉ
P O U R

AUX

ÉTATS;

L’E G L I S E .

MONSEIGNiUR JEAN-DE-Di EU-RaYMOND DF BOISGELIN,

Archevêque d’Aix , Préfident des Etats de Provence, Sc
premier Procureur né du Pays.
Monfeigneur Louis Jerome de Suffren St. Tropez , Evêque
de SiÜeron.
Monfeigneur Emmanuel-François, de Bauffet de Roquefort,
Evêque de Fréjus.
Monfeigneur Charles François-Jofeph de Pifany de la Gaude,
Evêque de Vence.
Monfeigneur François de Mouchet de Villedieu, Evêque de
Digne.
Monfeigneur Eleon de Caftelanne-Mazaugues , Evêque de
Toulon.
M. l’Abbé de Pazery de Thorame, Vicaire général d’Arles.
M. l’Abbé Decene, Vicaire général de Mgr. l’Archevêque
d’Avignon.
M. l’Abbé de Mazenod, Archidiacre honoraire de Marfeille,
8c Vicaire général de Marfeille.
M. l’Abbé de Villeneuve Bargemon , Vicaire général de
GrafTe.
M. l’Abbé de Mazenod , Chanoine - Sacriftain de l’Eglife
d’Aix, Vicaire général de Glandeves.
M. l’Abbé de Coriolis, Procureur fondé de Mgr. l’Evêque
de Riez.
M. Bonnety, Curé de l’Eglife Métropolitaine St. Sauveur
d’A ix , fondé de procuration de Mgr l’Evêque d’Apt.
M. le Bailli de Villefranche , Commandeur d’Aix.
M. de Gaillard, Commandeur de Beaulieu.
M. de Vento des Pennes , Commandeur d’Avignon.
M. Emilien de Treffemanes, Procureur fondé de M. le Baillî
de Manofque,

�i

82

M. de Gueydan , Commandeur de la Vernede , Procureur
fondé pour la Commanderie de Marfeille.
M. de Chailan Moriés, Commandeur de Cavalés, Procureur
fondé pour la Commanderie d'Aftros.
M. de St. Prieft, Procureur fondé pour la Commanderie
de Puymoillbn.

POUR

LA

NOBLESSE.

M. de Gaillard de Porrieres.
M. de Forbin de Janfon.
M. de Barrigue de Montvallon.
M. Le
Camusde Peypin.
M. deSufîren de St. Canat.
M. de Meyronnet de St. Marc.
M. deVento des Pennes.
M. deBallon de St. Julien.
M. de Raouilet de Boulbon.
M. d’Albertas de Gemenos.
M. de Galliffet du Tholonet.
f:.
M. de Maurel de Mons.
M. de Durand de Sartoux.
M. de Demandolx de Meyrefte.
M. de Faudran de Taillades.
M. de Trimond de Puymichel.
M. de Clapiers de Vauvenargues,
M. de Pazery de Thorame.
M, de Gras de Mimet.
M. de Barras de Melan.
M. de Glandeves du Caftellet.
M. de Fauris de St. Vincent.
M. de Covet de Marignane.
M. de Lombard de Montauroux.
M. de Lettang Parade de Masblanc.
M, de Grimaldy de Cagnes.

i

85

M. de Thoron d’Artignofc.
M. de Villeneuve d’Anfouis.
M. de Ravel d’Efclapon.
M. Dedons de Pierrefeu.
M. de Blacas d\Aups.
M. de Benault de Roquemartine.
M. de Brun de Boades.
M. de Fortis de Soleilhas.
M. de Commandaire de St. Giniés.
M. d’Eftienne du Bourguet.
M. de Vinrimille de Figanieres,
M. de Forbin de la Barben.
M. d’^rlatan de Lauris.
M. de Eonnaud de la Galiniere.
M. de Glandeves de Niozelles.
M. de Tournon de Banon.
M. d’Arbaud de JouquesM. de Queylar de ValmoufTe.
M. de Sabran de Beaudinar.
M. de Thomaflin de Villargele.
M. de Raymond d’Eoux.
M. de Ponteves de Giens.
M. de Cadenet de Charleval
M. de Villeneuve de Bargemofl.
M. d’Arnaud de Vitrolles.
M. de Viguier de Merveille.
M. de Boyer de la Molle,
M. de Bonnet de la Baume.
M. de Coriolis de MoifTac.
M. d’Augultine de Septemes.
M. de Caftellanne de Mazaugues.
M. de Saporta de Montfaîlier.
M. de Robert d’EfcragnoIle.
M. de Perier de Clumans.
M. de GrafTe de Fos.

�184
de Cabre de Belcodene.
de Mazenod de St. Laurent.
d’Autric des Baumettes.
d’Albertas d’Albertas.
de Plan des Sieyes.
de Gautier d’Artigues.
de Renaud d’Allenc.
de Lille de Rouflillon.
de Calamand de Confonoves.
d’Eymar de Montmeyan.
de Rafque de Laval.
d’Efpagnet de Sue.
de Thoron de la Robine.
de Sade d’Eyguieres.
de Riqueti de Mirabeau,
de Collongue du Callellar.
d’Apheran de Buflan de Ste. Croix,
de Maurel de Ponteves.
d’Allard de Neoulles.
de Galliffet de Martigues,
de Thomas de la Valette,
de Bouvard de St. Lambert.
d’Efmivy de Forcalqueiret.
de Raphelis de Broves.
d’Albert d’Andon.
de Geoffroy du Rouret.
de Raphelis de Fos.
de Bernier de Pierrevert.
de Boyer d’Eguilles.
de Grille d’Eftoublon.
de Demandolx de la Palu.
de Lordonné d’Efparron.
de Chieufle de Villepeis.
de Félix du Muy Grignan.
de Bayol de Peirefc.

M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.
M.

l8 î

de Gautier d’Aiguines.
de Maurellet de la Roquette.
de Seballiane de Champclos.
de la Bâtie de Cabanes.
de Laincel de la Garde.
de Colbert du Canet.
de Félix du Muy Félix.
de Martignan de Vachères.

POUR

LE

T IE R S -É TA T.

C ommunautés.
M . Durand, Echevin 8c Député de la ville de
M. de Barras ,lConful$ 8c Députés de la

M. BontempSjJ

MARSEILLE.

ville............................... D’ARLES.

M. de Barreme

Maire premier 8c fécond
&gt; Confuls 8cDéputés de la

M. B o u t a r d ,

J

Communauté d e .

.

. TARASCON.

M. Neviere, ex-Maire 8c Député de la Com­
munauté de . . . .
................ F orcalquier .
M. Reguis, ex-Maire 8c Député de la'j
Communauté de............................ « Qicxfrom
M. Latil, Maire premier Conful 8c Dé- 1
pute de
. . . J
M. Mougins, Maire premier Conful 8c Dé­
puté de la Communauté d e ..................... G rasse .
M. Bernard, ex-Maire 8c Député de la Com­
munauté d’ ................................... H ieres .
M. Jordany , Maire premier Conful 8c D é ­
puté de la Communauté d e ................ DRAGUIGNAN.
M. Lanrier de Villeblanche , Maire premier
Conful 8c Député de Ja Communauté de T oulon .
M. Ricavy , Maire premier Conful 8c Dé­
puté de la Communauté de , . . . . D igne .
Aa

�i8 6

M. Bernard , ex - Maire Sc Député de la
Communauté d e ............................ St . P aul .
M. Chaudon , Maire premier Conful 6c Dé*
puté de la Communauté d e ................ Moustiers .
M. Simon, ex-Maire 6c Député de la Com­
munauté d e ..................................... C astellanne .
M. Dubois de St. Vincent, ex-Maire 6c Dé­
puté de la Communauté d’ ................ A pt .
M. Benoift , Maire premier Conful 6c Dé­
puté de la Communauté d e ................ S t . Maxim in .
M. Feraud , Maire 6c premier Conful , ^
M. Maquan , ex - Maire , Députés de la ^ B rignolles .
Communauté d e .........................i
M. Vachier , ex-Maire ,
^
M. Trucy , Maire premier Conful, Dé- ^ B arjols .
putés de la Communauté de . . . .J
M. Verdollin , ex - Maire 6c Député de la
Communauté d’......................................... A nnot .
M. Giraud , Maire premier Conful 6c Dépu­
té de la Communauté de....................C olmars .
M. Tyran , ex-Maire 6c Député de la Com­
munauté d e ..............................................Seyne .
M. Peyroncely , Député de la Commu­
nauté de ........................................ F réjus.
M. Cogordan, Maire premier Conful 6c Dé­
puté de la Communauté de................ R iez.
M. Silvy, ex-Maire 6c Député de la Com­
munauté d e .................................... P ertuis .
M. de Sauteiron , ex-Maire 6c Député de
la Communauté de............................. M anosque.
M. Clappiers, Maire premier Conful 6c Dé­
puté de la Communauté de................ L orgues .
M. Btouilhony deVerdaches , Maire premier
Conful 6c Député de la Communauté d* . A ups.
M. Conftans, Maire premier Conful 6c Dé-

187
puté de la communauté de

. # ' • • •

St . R e m y .

M. Ifnard * ex-Maire 6c Député de la Com­
munauté d e ........................ ...
R e illa n n e .
M. Roman, ex-Maire 6c Député de la Com­
munauté des...............................................M ées.
M. Bernard, ex-Maire 6c Député de la Com­
munauté d’ .................................... A n tibes .
M. Mayeul Rippert, Maire premier Conful
6c Député de la Communauté de
V alensolle .
M. Jauberr de Fontvive , ex-Maire 6c Dé­
puté de la Communauté de................ L ambesc .
M. Sumeire , Maire premier Conful 6c Dé­
puté de la Communauté de . . .
T r ets .
M. Bourgogne , ex-Maire 6c Député de la
Communauté d e .................... ....
C uers .
M. de Defidery , ex-Maire 6c Député de la
Communauté de.......................................... R ians .
M. Decugis , Maire premier Conful 6c Dé­
puté de la Communauté d’ ................. O llioules .
M. de Romans, ex-Maire 6c Député de la
Communauté de......................................... M artig u es .
V I G U E R I E

S.

M. Cappeau , Député de la Viguerie d’ . .
M. Peliilier , Député de la Viguerie de .
M. Lange , Député de la Viguerie de . .
M. Marcadier, Député de la Viguerie de .
M. de Savournin, Député de la Viguerie de
M. Aumerat, Député de la Viguerie d’ .
M. Pafeal, Député de la Viguerie de

.

.

M. Martin , Député de la Viguerie de . .
M. Salvator , Député de la Viguerie de.

.

M. Savournin , Député de la Viguerie de .
M. Arnaud &gt; Député de la Viguerie de.

.

Aix.
T arascon .
F orcalquie R.
S istero n .
G rasse .
H ieres .
D r ag u ig n an .
T oulon .
D ig n e .
St . P aul .
M oustiers .

�\

188 ^
M. Juglar, Député de la Viguerie de . . CASTELLANNE.
M. Clementis , Député de la Viguerie d’ . A p t .
! Barbarroux, } Dé^u,és de Ia Vi8uerie de St . Maxim in .
M. Barbarroux, Député de la Viguerie de B rignolles.
M. Philibert , Député de la Viguerie de . B arjols .
M. Mandine , Député de la Viguerie d’ . A nnot .
m

M. Fabry , Député de la Viguerie de. . . COLMARS.
M. Bayle, Député de la Viguerie de . . S eyne .
MM. LES CO N SU LS A S S E S S E U R S
P rocureurs

M.
M.
M.
M.

du

D’A I X ,

P ays.

de La Fare.
Roman-Tributiis.
de Duranty Colongue.
Arnulphy.
Et

à la reprife des feances des E tats le 21
A vril J 7S 9 .

Efîleurs de l’Eglife &amp; du Tiers, qui n’ont pu s’y ren­
dre , ont été remplacés par leurs Procureurs fon­
dés , ou par de nouveaux Députés , &amp; ont été préfens à
cet effet.

M

E G L I S E .

M. l’Abbé de Croufeilhes, Chanoine de l’Eglife d’A ix, Vi­
caire général &amp; Procureur fondé de Mgr. l’Archevêque
d’Aix.
M. l’Abbé de Boiffon de la Salle, Chanoine de l’Eglife d’Aix,
Vicaire général &amp; Procureur fondé de Mgr. l’Evêque de
V ence.
M. FAbbé de Richery, Chanoine de FEglife d’Ai^, Procu­
reur fondé de Mgr. l ’Evêque de Digne.

�ac tes

p r o t e s t a t i f s
Signifiés aux Etats pendant la fufpenfion des
féances des E tats, &amp; a leur reprijc.

N°. I.
Acte fignifié à la requête de M. de Riqueti
de Mirabeau.

mil fept cent quatre-vingt-neuf &amp; le
fîxieme Février après midi pardevant le
Confeiller du Roi, Notaire à Aix en Provence,
foulligné , eft comparu haut &amp; puilTant Seigneur
Honoré-Gabriel de Riqueti, Comte de Mira­
beau , lequel a expofé que dans la quatrième
féance de l’Aifeinblée , convoquée par ordre
du Roi dans cette Ville , tenue le trente Jan­
vier dernier, il fit une motion tendante à prou­
ver la représentation illégale de la Nation Pro­
vençale dans cette Alfemblée , &amp;. la nécellitc
de la convocation d’une Alfemblée générale des
trois Ordres, motion qu’il lailfa écrite &amp;. lignée
de fa main fur le Bureau &amp; qui a été imprimée
le même jour : que dans la cinquième féance
tenue le lendemain trente-un , il fut fait une
proteftation contraire au nom de l’Ordre du
Clergé , &amp; une autre enfuite au nom de l’Or­
dre de la Nobleife : que ledit Seigneur compa-

L

’ an

�IÇ2
roîflant , demanda fur le champ la communica­
tion de l’une 8c l'autre proteftation, qui lui fut
promife , 6c qu’il n’a pu encore obtenir : que
l’AfTemblée ayant été ajournée au mardi trois
de ce m o is, il s’étoit propofe de repouirer dans
Cette feance les imputations inférées dans les
fufdites proteftations : mais que l'AlTemblée ayant
été prorogée à un fems indéfini , il lui importe
de conftatcr le plutôt pofiible ce qu’il avoit à
dire dans cette A flèm blée, 6c qui eft ainfi 6c de
la maniéré que s'enfuit :
M

onseigneur

,

A l’attaque auffi imprévue que violente dont
les deux premiers Ordres m’ont accueilli dans
la derniere iéance , je n’ai répondu que par le
cri d’une jufie indignation que provoquoit la
confcience de mes intentions travefties, 8c par
la demande d’une communication particulière
de ces écrits remplis de faits notoirement calom­
nieux.

,

J’ai été fidele à mon ferment, de donner ra­
vis que je croirois le plus utile au fervice du
R o i de l’Etat, 6c au bien du P a y s ........ Voilà
ma défenfe ; fi pourtant je ne dois pas dédai­
gner de me défendre , quand ceux qui me dé­
noncent n’ofent pas m’accufer, ou plutôt quand
j’ai des accufateurs 6c point de juges , quand
mon crime eft celui de la Nation , 6c qu’il faut
l ’infulter pour me trouver coupable.

,

Cependant je me fuis obftiné à connoître
plus particuliérement la dénonciation formée
coû^e

, .X? î

contre m oi: cinq fois je vous ai requis de me
la procurer; cinq fois vous avez tenté de s e f­
forts inutiles pour que juftice ne me fut pas dé­
niée. Tantôt les Procureurs do Pays s’etoient
rranfportcs aux archives pour y trouver des pro­
teftations que chacun favoit bien n’y pas être.
Tantôt on ne pouvoir m’en donner une co m ­
munication lég a le, qu’après l’infcription. T an­
tôt on devoit garder fur ces pièces importantes
6c réfervées au feul procès-verbal, le même fecret que fur mon d ire, leq u el, au moment où
Ton tenoit ce langage , circuloit imprimé. J ’ai
repréfenté qu’à l’iufiant où les proteftations ont
été lues, l’injure a été confom m ée , ma récla­
mation faite, Ja demande des écrits proteftatoires accordée; 6&lt; qu’ainfi, rien ne pouvoit légi­
timement arrérer la communication de ces écri­
tures.
Vaines réclamations ! Dans ce moment m êm e,
ces proteftations, fi publiques lorfqu’on a voulu
m ’outrager, fi myfiérieufes quand il s’agit de les
défendre, ne m’ont pas encore été remifes. Ce
font les traits du Parthe décochés d’une main
rapide 6c cauteleufe, mais décochés en fuyant.
Eh! qu’im porte, après to u t, pour répondre
à ces proteftations, que je les aie fous les y e u x ,
ou qu’on me les dérobe? Il ne s’agit point d ’en
détruire les principes ; on n’y trouve pas un
principe. II ne s’agit point d’en réfuter les o b ­
jections; pas une objection ne s’y préfente. II
faut uniquement repouifer une allégation pro­
fondément faufte , 8c plus injurieufe ponr les
Députés des Communes que pour m oi. J ’entends
B b

�T94

cette calomnie : Yaccord étoit

conclu &amp; juré, quand
un ennemi de la paix eft venu la rompre par une
motion incendiaire.

Je dis que cette circonfiance feroit plus injurieufe pour les Députés du Tiers que pour
moi. En effet, à qui donc ai-je laide le droit
de douter, que dans l’engourdifiement univer­
sel, je n’euffe le courage de m’oppofer à la paix
de la fervitude, 8c d’en faire gloire? Mais les
mandataires des Communes mériteroient de
grands reproches, fi contre l’intérêt du Pays&amp;
le vœu de leurs commettans, ils avoient laide
échapper une feule occafion de faire les proteftâtions dont ils étoient exprefTément chargés.
Cependant jamais la lutte de l’opinion publi­
que contre les prétentions des claffes privilégiées
ne s’étoit développée avec plus d’énergie que
le jour oû j’ai fait ma motion, dans la perfuafion invincible que pour rendre le peuple tran­
quille 8c même généreux , il ne faut que teconnoître fes droits ou refpeêter fes réclamations.
Ce jour là même, la feule modération des Dé­
putés du Tiers, leur feule déférence, ou plu­
tôt leur prévoyante fenfibilité empêcha des ex­
cès, des voies de fait , des catafirophes. Eh!
fi tout étoit calmé, pourquoi ce réquifitoire fi
hâtif? Pourquoi cet Arrêt du Parlement fifubit?
Pourquoi la feance commença-1-elle par une
explofion fi bruyante, 8c par des acclamations
fur l’illégalité de l’Alfemblée ?
Mais un mot fuffit: j’attefte le procès-verbal,
dont la rédaction fera exafte ; la déclaration

x95 ^ .
foudaine &amp; folemnelle des Députés du Tiers;
leur vigoureux élan au moment où l’on n’a pas
rougi de me dénoncer ; l’ardeur avec laquelle
ils ont revendiqué l’honneur d’avoir porté les
premiers mon vœu.
Qu’ai-je donc fait de fi coupable ? J’ai défiré
que mon Ordre fût aflez habile pour donner
aujourd’hui ce qui lui fera infailliblement arra­
ché demain; j’ai défiré qu’il s’afiurât le mérite
8c la gloire de provoquer l’Affemblée des trois
Ordres que toute la Provence demande à l’envi......Voilà le crime de l’ennenii de la paix !
Ou plutôt j’ai cru que le peuple pouvoit avoir
raifon......Ah ! fans doute un Patricien fouillé
d’une telle penfée mérite des fupplices ! Mais je
fuis bien plus coupable qu’on ne fuppofe ; car
je crois que le peuple qui fe plaint a toujours
raifon ; que fon infatigable patience attend cons­
tamment les derniers excès de l’opprefiion pour
fe réfoudre à la réfifiance; qu’il ne réfifte ja­
mais afiez long-tems pour obtenir la réparation
de tous fes griefs; qu’il ignore trop que pour fe
rendre formidable à fes ennemis, il lui fuffiroit
de refier immobile ; 8c que le plus innocent
comme le plus invincible des pouvoirs efi celui
de fe refufer à faire..... Je penfe ainfi; puniffez l’ennemi de la paix.
Mais vous Minifires d’un Dieu de paix, quiy
inftitués pour bénir 8c non pour maudire , avez
lancé fur moi l’anathême, fans daigner même
efifayer de me ramener à d’autres maximes.
Et vous amis de la paix , qui dénoncez au
B b ij

�196

Peuple avec la véhémence de la haine, le feui
défenfeur qu’il ait trouvé hors de Ton fein ;
Qui, pour cimenter la concorde , remplirez
la Capitale 8c la Province de placards propres
à armer le Peuple des cam pagnes , contre celui
des Villes , fi vos faits ne réfutoient pas vos
Ecrits ;
Qui, pour préparer les voies de conciliation,
proteflez contre le Réglement provifoire de con­
vocation des Etats-généraux, parce qu’il donne
au Peuple un nombre de Députés égal à ceux
des deux autres Ordres réunis ;
Et contre tout ce que fera l’AlTemblée na­
tionale , fi fes décrets [faillirent pas le triom­
phe de vos prétentions, l’éternité de vos privi­
lèges.
Généreux amis de la paix ! j’interpelle ici
votre honneur , 8c je vous femme de déclarer
quelles expreffions de mon difeours ont attenté
au refpeCt dû à l’Autorité royale, ou aux droits
de la Nation?.... Nobles Provençaux, l’Eu­
rope eft attentive; peftz votre réponfe. Hom­
mes de Dieu, prenez garde ; Dieu vous écoute.
Que fi vous gardez le filence, fi vous vous
refermez dans les vagues déclamations que vous
avez lancées contre moi, foufîrez que j’ajoute
un mot.
Dans tous les pays, dans tous les âges, les
Ariftocrates ont implacablement pourfuivi les

amis du Peuple ; 8c fi par je ne fais quelle corn-

binailon de la fortune, il s*en eft élevé quel­
qu’un dans leur fein, c’eft celui-là fur-tour qu’ils
ont frappé, avides qu’ils étoient d’infpirer la ter­
reur par le choix de la vittime. Ainfi périt le
dernier des Gracques de la main des Patriciens ;
mais atteint du coup mortel, il lança de la pouffiere vers le Ciel, en atteftant les Dieux ven­
geurs ; 6c de cette poulliere naquit Marius :
Marius , moins grand pour avoir exterminé les
Cimbres, que pour avoir abbattu dans Rome
l’ariftocratie de la NoblefTe.
Mais vous , Communes , écoutez celui qui
porte vos applaudilfemens dans fon cœur, fans
en être féduit. L ’homme n’eft fort que par l’u­
nion ; il n’eft heureux que par la paix. Soyez
fermes, 8c non pas opiniâtres; courageux, 8c
non pas tumultueux; libres, mais non pas in­
disciplinés; fenfibles, mais non pas enthoufiaftes.
Ne vous arrêtez qu’aux difficultés importantes,
8c foyez alors entièrement inflexibles; mais dé­
daignez les contentions de l’amour propre, 8c
ne mettez jamais en balance un homme 8c la
Patrie. Sur tout hâtez autant qu’il eft en vous
l’époque de ces Etats généraux qu’on vous aceufe d’autant plus âprement de reculer, qu’on
en redoute davantage les réfultats; de ces Etatsgénéraux où tant de prétentions feront dé­
jouées , tant de droits rétablis , tant de maux
réparés ; de ces Etats-généraux enfin où le Mo­
narque lui-même déliré que la France fe régé­
néré.
Pour moi qui dans ma carrière publique n’ai

�i

98

Jamais craint que d'avoir tort ; moi qui enve­
loppé de ma confcience, &amp; armé de principes
braverois l’univers : foit que mes travaux 6c ma
voix vous foutiennent dans l’Alfemblée natio­
nale, foit que mes vœux feuls vous y accom­
pagnent, de vaines clameurs, des protefiations
injurieufes, des menaces ardentes, toutes les convulfions, en un mot, des préjugés expirans ne
m’en imposeront pas. Eh! comment s’arrêteroitil ajourd’hui dans fa courfe civique celui qui,
le premier d’entre les François, a profelTe hau­
tement Ses opinions fur les affaires nationales,
dans un rems où les circonfiances étoient bien
moins urgentes, £c la tâche bien plus périllcufe?
Non, les outrages ne lalferont pas ma confiance;
j’ai été, je fuis, je ferai jufqu’au tombeau l’hom­
me de la liberté publique, l’homme de la Cons­
titution. Malheur aux Ordres privilégiés, fi c’eft
là plutôt erre l’homme du Peuple que celui des
Nobles; car les privilèges finiront; mais le Peu­
ple efi éternel.

Je demande que ce dire, ainfi que la proteflation fuh ante, foitnt inferits dans le Procès-verbal
de VAj]emblée.
Contre - P rotefiat ion.

Il n’eff aucun de nous qui puiffe craindre dé­
formais que la Nation Provençale n'ait pas des
Etats confiitutionnels. Si cette crainte, après les
débats qui nous ont agités, fe préfentoit encore
à mon efprit, je la rejetterois comme une in­
jure faite à mon fiecle. Le terme des abus efi
arrivé; 6c peut-être ne fuis-je point un vain ga­
rant de ce préfage.

r 99

J’ai Je droit cependant, comme fujet, d’édaîrer U Jufiice d’un Roi qui veut connoitre la
vérité ; comme Citoyen, d’ajouter ma contri­
bution de ?ele à celle des autres; comme in­
dividu , de veiller à la défenfe de mes penfées,
qui font mon exifience même, 6c que ma conf­
cience, n’en euffé-je pas prêté Je ferment, m’ordonnoit de manifefier.
Je me dois d’autant plus cette jufiice, que
j’ai été dénoncé comme perturbateur de la paix,
c’cfi à-dire comme perturbateur des abus; com­
me ayant des principes contraires à l’intérêt de
la Nation , c’eft-à-dire , contraires à ceux qui
m’accufent, 6c qui fe difent les Repréfentans He
la Nation; comme ayant manqué à l’autorité du
Roi, c’efi à-dire, comme ayant appliqué à la
Nation Provençale Jes principes de jufiice que
Je Roi rient de confacrer pour la France enriere,
6c qui feront Je plus beau monument de fon
régné.
Il importe, puifque ce font là des crimes ,
que chacun puiffe connoitre combien je fuis cou­
pable. Ma motion du 30 Janvier devoir nous
conduire à la paix, 6c faire céder avec quelque
gloire par les deux premiers Ordres , ce que
l’inipérieufe voix du rems 6c de la Jufiice va
leur arracher. Du moins, puifque je faifois une
motion, falloit-il en délibérer! Eh! pourquoi
me laifier le regret cternel, à moi qui ne cherchois qu’à rendre les deux premiers Ordres les
organes de la volonté générale, d’avoir été pour
eux la caufe innocente d’une défaveur ! Mais
puifqu’on m’a donné l’exemple allez étrange

�l OO

d une proteftation de quelques individus contre
une Nation entière, je crois à mon tour , fort
de ma confciece 6c de cette voix univerfelle à
qui rien ne fauroit rélifter, avoir le droit, moi
(impie individu, de protefter contre deux cens
individus que je ne faurois regarder comme Repréfentans de la Nation Provençale.
D'après ces principes, je soussigné d é c l a r e ,
pour qu’aucun de mes Concitoyens ne puilTe
l’ignorer, que j’ai été intimement convaincu des
la première féance de nos prétendus Etats, que
rAlIemblée ne pouvoir pas etre repréienutive
de la Nation Provençale.
Que je ne pouvois me tromper fur ce point
important; puifque lariftocratie des deux pre­
miers Ordres , après avoir concentré tout le
Clergé dans quelques Prélats, 6c la Nobleife en­
tière de la Province dans les feuls Gentilshom­
mes poifédans-tiefs, prétendoit fans mandat, fans
élection, repréfenter les deux premiers Ordres,
donner des loix au lieu d apporter des futfrages, introduire la fervitude au lieu de cimenter
la liberté;
Puifque je ne voyois dans les Repréfentans
des Communes, que des individus pleins de zele
fans doute , mais convoqués par les droits de
leurs places 6c non point élus ; mandataires de
quelques élt&amp;eurs 6c non de l’univerfalité des
Citoyens, députés exclufivement par quelques
Villes privilégiées, au préjudice du droit de tant
d’autres; pris forcément dans un ordre auquel

lo i

Ici malheureufes circonftances du moment leur
font prtfque une loi continuelle d’être oppofés;
ayant tous un fuflrage égal, 6c une feule voix
pour les moindres aggrtgations , comme pour
Jts plus importantes.
Que je ne pouvois pas croire qu’une pareille
AlTcmblée dut continuer de repréfenter provifoirement la Nation, quand fix cens mille voix
s’élèvent du fein de cette Nation, 6c proteftent
exprelTcmenr contre ce pouvoir provisoire. J’étois exempt de doute , par Cela feul que tout
pouvoir, qui n’eft réellement fondé que fur Je
confentement tacire des mandataires, tft anéanti
dès l’inftant qu’un lutfrage univerfel le défavoue;
6c qu’en rejetrant ce principe, toute cfptce de
réclamation feroir rans fuccès, tout pairage du
nul au bien impi (Tï de, tout abus éternel, quoi*
que éternellement provifoire.
Qu’il fera irrévocablement conftaré par le
procès-verbal de l’AlIcmblée, que dès la pre­
mière féance les Députés des Communes , im­
patiens de s’acquitter d’un devoir 6c de récla­
mer contre l’illégalité de nos prétendus Erats ,
déclarèrent que leur million , bien différente de
celle de leur prédécefleurs dans de pareilles circonftances, fe bornoir à protefter , à voter les
impositions Royales , 6c à demander la convo­
cation des trois Ordres de la Province. J’aurois
donc pu dès-lors développer des fentimens que
je partageois, 6c difputer la gloire de pofer la
première bafe d’une repréfemation Nationale.
Mais l’amour de la paix 6c d’autres principes
me portèrent à renvoyer l’examen de la léga-

�101

lité ck rAlTemblée, au feul inffant qui, par no*
tre (ilence fur un objet suffi grave, auroit com­
promis la liberté publique.
Qu’en effet je déclarai : qu’avant de proteffer
contre la légalité d’une Affemblée confidérée
comme tenue des Etats, on devoit s’occuper de
fa formation phyfique, parce qu’il fallok être,
pour délibérer; qu’il importoit de diffinguer fon
exiffence de fes pouvoirs , fa coalition de fa
conffitution, fa légalité comme Affemblée con­
voquée par autorité , de fa légalité comme Affemblee Nationale. Les Députés du Tiers, adop­
tant ces principes, fufpendirent leurs réclama­
tions , mais fans abjurer le dépôt dont trois cens
Communautés de la Province avoient chargé
leur confcience; 6c de très-longs débats finirent
par la nomination des Greffiers.
Que cette nomination s’eff notoirement faite
delà maniéré la plus illégale: mais que la même
modération qui ne peut pas me difpenfer de
parler dans les grands intérêts , m’interdit de
renouveller des débats que mon opinion feule
avoit terminés. Les Greffiers furent propofés
à l’AlTcmblée qui devoit les élire ; &amp; ce fut
par acclamations , 6c non par la voie du fcrutin qu’ils furent nommés. Ileff vrai cependant,
à moins que le premier caraCtere d’une élection
ne foit pas d’être libre , que cette méthode eff
profondément vicieufe ; que toute propofition
détermine les fuffrages par l’impoffibilité prefque abfolue dans nos mœurs de les retufer ;
qu’elle laiffe à l’EleCteur le droit de rejetter,
mais le prive certainement de la faculté de choi-

* plus favorable à la
fir ; que le fcrutin effI 0bien
liberté , parce qu’il eff par fon fecret l’image
des confcicnces foibles ; &amp; que choifir par ac­
clamations , c’eff vouloir compter les cris 6t
non les fuffrages. Je ne lis aucune de ces obfervations , parce que c’eff dans l’Affemblée des
trois Ordres , 6c lorfqu’il s’agira de fprmer nos
Etats, qu’il faudra les difcuter. Quelques irré­
gularités de moins n’auroient pas rendu l’Affemblée plus légale; mais ce que je n'ai point dit
pour l’amour de la paix, je dois le dire par refpeCt pour les principes , lorfqu’on me force à une
proteftation folemnelle.
Que mon opinion fur les différens points pu­
rement préalables, agités dans la fécondé féance
des Etats, fut encore dictée par ce defir tou­
jours préfent à mon cœur, d’accorder à la paix
du moment tout ce qui ne pouvoit pas bleffer
eirentiellement l'intérêt national ,, 6c de donner
à l ’Affemblée la formation de l’autorité, avant
de difcuter fa formation conffitutionnelle.
Que les pouvoirs de chaque Membre dans une
Affemblée de la Nation doivent certainement
être légitimés par l'Affemblée entière, qui, fans
une telle fuprématie , 6c ce réfultat feroit abfurde, ne pourroit pas juger de fa propre léga­
lité. Ce principe me força de combattre l’opi­
nion des Communes ; elles vouloient concen­
trer le jugement des pouvoirs dans une Commiffion dictatoriale , 6c je crus infiniment dange­
reux d’ajouter cette ariffocratie à tant d’autres.
Mais je déclarai que l’Affemblée devoit être ré­
duite pour le moment à égalité de nombre en-

�204

tre les deux premiers Ordres 8c le troifiemej
En effet, môme dans une Affemblée illégale ,
devoit-on laiffer à un Ordre le droit de rejetter par fa feule pluralité , tous les Membres
qu’il auroit cru devoir exclure ? Nous ne pou­
vions pas corriger l’illégalité de nos prétendus
Etats ; mais nous pouvions , 8c certainement
nous devions au moins être juftes.
Que je dois obferver toutefois , pour qu’on
ne puiffè ni prendre , ni donner le change fur
mes opinions , que je ne demandai la rédu&amp;ion
que pour la légitimation des pouvoirs , 8c que
je la réclamai feulement d’après ce principe que
nul ne peut être juge 8c partie. Qui ne fent, en
effet , que l’illégalité des prétendus Etats tenant
au défaut de pouvoir de chacun de nous, la
rédu&amp;ion n’auroit fervi qu’à diminuer le nom­
bre de nos repréfentans, fans leur donner au­
cun des cara&amp;eres de la puiffance publique ,
qui réfide encore toute entière dans la Nation,
8c qu’il ne dépendoit pas de l’Affemblée de
fe conférer à elle-même ?
Que ce moyen terme , propofé pour éviter
tout à la fois les inconvéniens d’une commiffion
dittatoriale , 8c pour raffurer les cinquante-fix
Membres des Communes contre la prépondé­
rance de cent quatre vingt voix, fut rejetté fur
le champ , non par l’opinion individuelle des
Membres de l’Affemblée , mais par acclamation
dans les deux premiers Ordres , bien qu’il fût
de la derniere évidence que l’Affemblée devoit
fe réduire , avant d’opiner fi elle devoit être
réduite. Il s’agiffoit de fixer le Tribunal qui ju*

205

geroitle rapport de la commiffion des pouvoirs;
mon opinion tendoit à rejetter tous les Mem­
bres des deux Ordres qui excédoient les cin­
quante-fix fuffrages des Communes; les Mem­
bres récufés ne dévoient donc pas juger leur
propre récufation. Pouvoit-on , fans dévoiler
tous les abus de la prépondérance des voix,
faire délibérer par l’Affemblée qu’elle ne feroit
pas réduite, 8c. décider cette importante queftion par le feul effet de cette prépondérance ?
Qu’après ces difcufîions préliminaires, 8cIorfqu’il fallut aller aux voix , les Communes cru­
rent devoir refufer d’opiner , dans la crainte
que cette première délibération ne fervît à conftater la légalité de l’Affemblée. Ce refus , dans
un moment où elle n’éroit pas même phyfiquement formée, tendoit évidemment à la diffoudre , ou à préparer d’éternelles diffentions. Je
continuai d’opiner pour la paix , je fis obferver ;
mais en vain , que toute Affemblée devoit fe
former, par cela feul qu’elle avoit été convo­
quée ; que la vérification des pouvoirs n’étoit
autre chofe que la vérification du titre en vertu
duquel chaque Membre auroit le droitd’opiner;8c
qu’avant d’examiner fil’Affemblée pourroit être
tenue fous le nom d’Etats nationaux , il falloit
lui donner du moins l’efpece de légalité qu’a
toute Affemblée convoquée par une autorité
légitime. D’après ces principes , j’opinai pour
l’établiffement d’une Commiffion qui feroit char­
gée d’examiner les pouvoirs , 8c d’en faire le
rapport. Cette énonciation vague laiffoit Je
droit d’en propofer de nouveau la rédu&amp;ion ,
lorfquele rapport de la Commiffion devroit être

�io6

jugé. Mais en cela même, entraîné par le defir
de conferver l’union parmi nous , je me bornois à éluder les difficultés fans les réfoudre :
&amp; le moment approchoit où je ne pourrois
laifier faire à l’Affemblée fon premier atte de
jurifdi&amp;ion, fans lui dénoncer fa propre incom­
pétence , fans la forcer du moins de l’examiner,
&amp; fans plaider la caufede la Nation provençale,
contre les prétendus Repréfentans qu'elle défavoue.
Que, malgré ce devoir impérieux que jepartageois avec tous les Députés des Communes ,
St pour lequel leur zele avoit devancé le mien,
je fis encore à la paix des facrifices affez impor­
t a i dans cette féance. Je ne dénonçai point le
prétendu pouvoir en vertu duquel le Préfident
de l’Afïemblée propofoit lui-même les Mem­
bres de la Commiflîon. Je remarquai feulement
combien il étoit dangereux de faire délibérer
fur trois objets à la fois : la nécefiité d’établir
une Commiflîon pour examiner les pouvoirs,
le choix des Membres de cette Commiflîon, le
droit de l’Aflemblée de juger leur examen : mais
je remis à un autre tèms de propofer les réglés
de difcipline fans lefquelles la liberté d’une Affemblée feroit toujours furprife par l’autorité
qui la préfide , qui l’interroge , &amp; dont les in­
tentions , prefque toujours inconnues, infpirent
bien plus de confiance , lorfque la fimplicité
des queflions permet de voir clairement la conféquence des réfultats.
Que fi dans la même féance , je réclamai,
non pour moi-même , mais pour les Députés
des Communes , le droit, non feulement d’o;

io j

piner , mais d’être écouté $ c’eft: qu’en effet »
on perd le droit de convaincre celui qu’on refufe d’entendre 3 que les procédés dans une
grande Afiemblée , font toujours le premier
gage de la paix 3 que l’on peut bien difiinguer
en trois Ordres les Membres d’une Nation ;
mais que l’on ne clafie pas, pour cela, ni les
lumières, ni la raifon , ni la fagefie.
Qu’après avoir ainfi combiné mes principes St
ma conduite , je vis tous mes efforts rendus
inutiles, par le refus des Communes d’opiner
fur l’établiffement de la Commiflîon des pou­
voirs, qui ne fut délibérée que par les Mem­
bres des deux premiers Ordres. Je fus nommé
pour cette Commiflîon. Mais devois-je , pouvois-je croire à i’exiftence d’une délibération à
laquelle un Ordre entier avoit refufé de con­
courir ? Je fais qu’on n’opine point par ordre
dans nos Etats 3 mais l’opinion par tête , bien
loin de fournir le moyen d’exclure les Com­
munes d’une Afiemblée que l’on prétend natio­
nale , n’eft qu’un moyen de plus de connoître
le vœu de cet Ordre , le plus fur organe de
la volonté publique. L ’opinion par tête con­
fond les Ordres, mais ne les détruit pas : elle
donne à chaque Ordre une plus grande influen­
ce , puifqu’elle permet de compter tous les fuffrages : elle ne le mutile pas, pour ainfi dire,
en le réduifant à la moitié de lui-même, &amp;. à
fa pluralité : elle lui fournit le feul moyen de
pefer de tout fon poids, lorfqu’il s’agit de for­
mer le fuffrage univerfel.
Q ue , d’après ces principes, ne tenant mes

�zo8

pouvoirs de Commiffaire que de la volonté des
premiers Ordres , je ne dus pas rue croire lié
par une délibération qu’un Ordre entier difoit
ne pas exiffer. J’aurois pu , j’aurois dû protefter, ainfi que les Communes ; 6c je ne proteffai point , afin d’étouffer , s’il fe pouvoit ,
tout germe de difcorde. Mais ne refufant rien
à la paix , je devois également tout accorder
aux principes. Je déclarai par une lettre au Préfident de rAffemblée , que je ne croyois pas
avoir le droit de me rendre aux féances de la
Coni million. Je lui propofai de faire opiner une
fécondé fois fur la maniéré de légitimer les pou­
voirs ; 6c confultanc mon zele , plutôt que les
talens de celui a qui j’écrivois , je cherchois
dans fon cœur un moyen de concilier les intérêts
6c les fentimcns, les formes 6c les devoirs. &lt;
Que la troifieme féance de J’Affemblée , maniftffa bientôt combien j’avois tu raifon de crain­
dre les fuites de la délibération précédente. Les
Communes , dont aucun des Membres n’avoit
voulu participer à la Commiffion des pouvoirs,
fe hâtèrent de configner dans les regiffres d’un
Officitr public , les protefiations les plus écla­
tantes , foit contre l’illégalité des prétendus
Etats, foit contre la Commiffion des pouvoirs.
L ’a&amp;e de ces protefiations , ouvrage tout à la
fois de la liberté 6c de la contrainte, d’un dé­
vouement généreux 6c d’un zele irréfléchi, fut
fignifié au Greffier: lu dans rAffemblée, il
y porta l’agitation qu’il devoit naturellement
produire par la diverfité des intérêts. Les deux
premiers Ordres opinèrent de dépurer aux Coinmiliaires du R o i, 6c de leur dénoncer la dé­
marche

209
marche des Communes. Je voulus en vain obferver que fi les Commiffaires du Roi faifoient
droit aux plaintes, nous aurions à nous repro­
cher d’avoir invoqué l’autorité dans une que­
relle de famille ; &amp; que s’ils refufoient de pro­
noncer , nous recevrions de l’autorité une leçon
de modération. La députation fut délibérée,
6c j’y confentis moi-même , dans l’efpoir que
la fageffe 6c les lumières des Commiffaires
du Roi nous fuggéreroient les moyens de con­
ciliation qui nous échappoient.
Qu’après cette féance, 6c dans l’attente de la
décifion que deux Ordres réclamoient contre
le troifieme, la fermentation des efprits 6c la
divifion des intérêts devint plus ardente , ainfi
qu’il avoit été facile de le prévoir. Des fcenes
affligeantes , des marques d’une improbation
qui confondoit les opinions avec les perfonnes,
6c qui bleffoit l’amour propre fans corriger les
erreurs ; partout la cenfure publique fe préva­
lant de la force qu’elle tire de la multitude ,
foit pour applaudir, foit pour blâmer j quelques
attroupemens même , qu’un Arrêt du Parlement
venoitde défendre j tout annonçoit que l’univerfalité des Citoyens , infiruite de fes droits, n’étoit point indifférente aux queffions agitées dans
notre Affemblée , parce qu'elle n’y reconnoiffoit pas des perfonnes choifies par la Nation
pour les difcuter j tout faifoit fentir la néceffité
de ménager l’opinion publique , ou du moins
de la foumettre à l’examen, de la pefer, 6cnon
de la combattre , de fe rapprocher des progrès
de la raifon humaine, 6c non de nous rejetter
dans l’antiquité des abus.
D d

�210

Qu’il étoit plus que tems que la quatrième
féance de nos Etats, précédée par une pareille
fermentation, présentât aux trois Ordres le plan
d’une réunion durable. La difficulté du moment
ne confiftoit que dans la légitimation des pou­
voirs: mais la difficulté permanente, les véri­
tables obftacles naiffoient des proteftations fur
l’illégalité de nos prétendus Etats, renouvellées
dans chaque féance ; de la limitation des pou­
voirs de tous les Députés ; du vœu de la Pro­
vince entière, pour obtenir la convocation gé­
nérale des trois Ordres, feul efpoir du falut pu­
blic \ 8c fur-tout du droit de députer aux Et orsgénéraux : droit que la Nation refufe de con­
centrer dans une Alfemblée illégale. Pour ré­
foudre la difficulté du moment, le Préfident
propofa de regarder tous les pouvoirs comme
légitimés, d’admettre tous les Membres qui formoient dans ce moment l’Alfemblée, &amp; d’opi­
ner fur cette queftion par acclamation. Les Com­
munes déclarèrent fur le champ qu’elles ne pouvoient y confentir, fans énoncer de la maniéré
la plus exprefle, que la légitimation des pou­
voirs, ne rendroit rAfTemblée afruelle, ni plus
conftitationnelle , ni plus légale. Cerre réferve
renouvella auffitôt toutes les protections qui
avoient agité les féances précédentes : 8c ce fut
au milieu de ce choc d’opinions, ce fut lorfque
la paix, fondée, non fur les formes, mais fur
l’intérêt national , paroifîoit déformais ImpoC-^
fible à obtenir, que je cherchai à i’affieoir, non
fur l’erreur, non fur l’intrigue, mais fur la vé­
rité &amp; fur la juffice.
Qu’il ne s’agiflbit plus alors de faire des pro-

211

meflfes aux Communes, de pallier les abus, d’é­
tayer notre Conftitution , &amp; de conferver les
droits du Peuple par des réferves. Je crus au
contraire qu’il falloit fonder l’abyme dans toute
fa profondeur ; montrer les maux, mais à côté
des remedesj refpe&amp;er l’opinion publique, mais
la diriger j 8c mériter la confiance pour avoir
la paix. Un motif plus décifif, mon devoir, mon
ferment de Citoyen , ne me permettoit pas de
laiffer faire à l’Aflemblée fon premier a&amp;e de
jurifdi&amp;ion, fans examiner fa compétence. J’avois gardé le filence , tant que nous n’étions
pas formés. Pouvois-je me taire, lorfqu’après
nous être phyfiquement reconnus, il fallut nous
demander tout à la fois, 8c qui nous étions, 8c
ce que nous allions faire? Si j’avois dans ce mo­
ment déferté la caufe publique, 8c contredit ma
vie entière, j’aurois mérité que le fouvenir de
ma lâcheté fût éternel ; qu’on dit un jour de
moi: Il a confacré fa vie à venger les droits
de l’homme , 8c il laiffa périr fa patrie fous
l’ariftocratie de fon Ordre! il affifta dans une
AfTemblée qu’on vouloit faire regarder comme
nationale, 8c il n’ofa pas être l’organe de la Na­
tion , qui défavouoit fes prétendus Repréfentans! il fut témoin du courage des Communes,
8c n’ofa pas l’imiter ! il connut les proteftations
de fix cent mille Citoyens, 8c craignit de les dé­
fendre !
Que je dus craindre d’autant moins d’exami­
ner la compétence de rAfTemblée, que les Dé­
putés des Communes avoient provoqué cet exa­
men dans la même féance} qu’il n’étoit plus poffible de faire un pas, fans être arrêté par cet
Dd ij

�ZI Z

obftacle ; que la fuppofition du filence des Dé­
putés, quand je l’avois gardé, auroit été pour
eux une injure ; 6c qu’en prouvant la juftice de
leurs réclamations, je montrois dans l’AfTemblée
générale des trois trois Ordres , l’afyle de la
paix, le lien de la concorde, le terme de nos
diflentions.
Qu’indépendamment de ces motifs, le difcours
que je prononçai, 6c dont je demandai l’infcription dans les regiftres, fuffit à fa propre défenfe*
Que ceux-là le condamnent, qui voudroient refufer à la Nation Provençale le droit d’une repréfentation libre, ce bienfait éternel que le Roi
vient d’accorder à la France entière ; mais qu’ils
ne difent point que j’ai manqué à Pautorité du
Roi, lorfque j’ai fait connoître à fes fujets les
principes de fa juftice ! Que ceux qui penfent
que leurs exemptions pécuniaires ne pourront
être confervées , fi la Nation rentre dans fes
droits, blâment 6c détellent ma théorie, j’y con*
fens $ mais qu’ils ne la fuppofent point attenta­
toire aux droits des Nations î Que ceux qui
Croient toujours l’Etat ébranlé, li l’on touche
à leurs privilèges, me traitent de novateur dan­
gereux , j’y confens encore j mais qu’ils con­
viennent du moins, que je n’ai fait dans mon
Difcours , que développer les proteftations de
cinquante*fîx Députés des Communes, opiner
après eux, citer 6c prefque tranicrire les déli­
bérations que les Membres des deux premiers
Ordres connoiffent tous, 6c qui ne leur permet­
tent plus de regarder comme une nouveauté,
ce que cent mille Citoyens ont dit avant moi,
fur les abus de la Conftitutipn provençale.
\

Que s’il falloit encore d’autres motifs, pour
juftifier une pareille motion , je dirois qu’elle
eut, ft non tous les fuccès que j’en attendois,
du-moins ceux qui m’intéreftbient le plus. Je
n’obtins point il eft vrai, la gloire qui m’avoit
féduit, de faire demander par la Noblefle 6c par
le Clergé , la convocation des trois Ordres de
la Province $ mais je parvins à rétablir la paix
dans l’Afferablée , 6c ce fuccès , on ne me l’a
point difputé. En rempliftant nn devoir perfonnel, il fembloit encore que j’avois acquitté ce­
lui des cinquante-fïx Députés des Communes ;
je changeai leurs débats tumultueux en accla­
mations de joie j fatisfaits de voir configner dans
le procès - verbal une réclamation franche 6c
loyale à laquelle ils déclarèrent adhérer , 6c
perfuadés que le Roi la connoîtroit bientôt, ils
efpérerent tout de cette morale publique qui
femble avoir fournis jufqu’au Gouvernement :
lobéiffance même eft impatiente lorfqu’elle ne
connoît aucun terme aux abus 5 mais l’efpérance
eft toujours paifible, lorfqu’elle eft fondée fur
la juftice.
Qu’en effet les opérations de l’Affemblée , qui
jufqu’alors avoient éprouvé mille obftacles, re­
prirent dès ce moment leur cours naturel. La
légitimation des pouvoirs fut adoptée ; la Commiftion pour la rédaélion du Procès-verbal éta­
blie 5 tous les membres de l’AlTmblée réfolurent
de voter dès le jour fuivant les impôts, que les
befoins impérieux du moment ne permettoienc
pas de refufer , quoique dans une AlTemblée
fanspouvoir. Et telles furent les fuites heureufes d’un vœu, que les deux premiers Ordres,

�214

comme on verrta bientôt , ont voulu traiter
d’incendiaire! Auroit-on ofé prévoir quelque
fuccès fans cette motion?
Que je ne puis m’empêcher cependant de protefler pour l’avenir contre tout impôt que l’on
voudroit voter au nom de la Nation Proven­
çale, dans une AiTemblée qui, femblable à celleci , ne feroit composée d’aucun véritable Repréfentantde cette Nation. La continuation des
abus que nous avons dévoilés efl impoflible fans
doute ; mais mon filence ne le feroit pas moins,
fi les vœux d’une Nation fidele étoient trompés:
il efl telle voix que l’opinion publique ne dé­
daigne point d’enrendre, qui fe fortifie par cette
opinion, s’étend, &amp; fait pénétrer jufqu’à l’oreille
des Rois. Nous avons voté l’impôt, quoique
dans une AiTemblée illégale , parce que le falut
de l’Etat efl la fuprême loi, parce qu’un grand
dévouement craindroit d’être calomnié, s’il étoit
arrêté par des formes, &amp; que les maux extrê­
mes ne peuvent pas en comporter. Mais, quoi­
que armé du fuifrage univerfel , c’efl comme
fimple individu que chacun de nous a voté ;
ce n’efl point comme Repréfentant. On nous demandoit un impôt légal ; nous avons offert un
impôt patriotique.
Que je ne puis m’empêcher de protefler dès
ce moment contre le droit que les deux pre­
miers Ordres ont voulu exercer en votant des
impôts auxquels ils ne veulent pas fe foumettre.
Les générations prochaines ne croiront point que
dans un fiecle qui n’étoit pas tout-à-fait bar­
bare , des Citoyens, des Co-fujets ayent pu ré:

2 IS
clamer rle droit de voter
un impôt qu’ils ne
payoient point, &amp; de voter pour les autres &amp;
non pour eux-mêmes. Quoi! le Roi lui-même
renonce à établir l’impôt par fa feule volonté ;
&amp; nous Ariflocrates, plus abfolus que le Roi,
nous réclamons ce pouvoir! car c’efl établir l’im­
pôt que de le voter pour les autres. Le Roi luimême a réclamé ce principe éternel, que la Na­
tion propriétaire de fon territoire, doit confentir à l’impôt. Or, d’un côré voter l’impôt pour
un autre &amp; non pour foi-même, n’efl pas confentir, c’efl refufer; &amp; dés-lors les fuffrages des
deux premiers Ordres ont été négatifs. D’un
aurre côré, il n’y auroit plus de confentement
libre, fi au lieu d’être lié par le vœu de ceux
qui payent, on Téroit par le vœu de ceux qui
ne payent pas ; &amp; par cela feul tout l’édifice
de la fociété feroit renverfé : le defpotifme le
plus éffrayant ne réclameroit pas de plus dangereuies maximes. Je dois attefler ici que je
votai moi-même comme les autres membres de
mon Ordre; niais je demandai adle dans les regiflres de ce que je confentois à payer comme
les Communes, dans la même proportion, dans
la même égalité, &amp; fans vouloir conferver au­
cune de ces diflinélions que des tems de barba­
rie, ou plutôt de démence, ont introduit parmi
les hommes. A ce prix feulement je crus avoir
le droit de voter.

Que je protefle également contre les princi­
pes avancés par les deux premiers Ordres pour
juftifîer ce qu’ils appellent leurs exemptions pé­
cuniaires. Ils foutiennent d’abord que ces exemp­
tions, qu’ils prétendent fi légitimes, &amp; que les

�ll( j

Communes trouvent li abfurdes, font dans ce
moment l’objet d’un procès. Je pourrois leur
dire qu’une Nation, arbitre fuprême &amp;. d’ellemêine £k de tous fes membres , n’a point de
procès; mais j’aime mieux leur oppofer leurs
propres principes. Les deux premiers Ordres
lavent bien que le Roi ne pouvant pas 8c ne
voulant pas exiger l’impôt, cet étrange procès
ne peut être jugé que par la Nation elle-même:
or, tandis qu’ils s’oppofent d’un côté à ce que
les Provençaux foient repréfcntés, ils proteftent
de l’autre contre l’AfiTemblée de la grande Na­
tion , fi l’on n’y opine pas de maniéré à leur
fournir un moyen prefqu’afiuré de conferver leurs
exemptions; Sc je demande (1 cette maniéré de
plaider convient à l’antique loyauté de la Noblefie. Je dis enfuite: les deux premiers Ordres
veulent prouver d’après des Chartres, qu’ils ne
doivent pas payer: d’après la polfefilon, qu’ils
n’ont jamais payé que d’une maniéré volontaire:
&amp; d’après nos principes fur Ja propriété , que
leur exemptions doivent être confervées. Je ré­
ponds fur les Chartres, que, pût-on argumen­
ter d’un tems de folie, fi les titres d’exemption
font émanés du R oi, ces titres font nuis d’après
les principes des deux premiers Ordres, puifque
le Roi ne peut pas impofer la Nation fans fon
confentement , &amp; que c’eft impofer un Ordre,
que d’exempter l’autre : que fi les Chartres font
émanées de la Nation, la Nation peut les révo­
quer^ demande déjà par vingt-quatre millions
de voix à les révoquer. Je réponds encore fur
les Chartres, qu’en matière d’impôt, une chartre eft un vain titre, puifque l’impôt étant efifentiellement

2I7

tiellement volontaire, l’Ordre qui n’a point de
titres d’exemption, a autant de droit de le refufer, que celui qui a ces titres frivoles. Je ré­
ponds fur la pofieflion de n’avoir rien payé ,
qu’alors que l’arifiocratie féodale , la glèbe, l’efclavage 8c toutes ces chaînes qui écrafoient nos
peres, furent brifées, ce defporifme avoit auflî
une poffeffion de plufieurs fiecles de fer. Je ré­
ponds fur la pofifefiion de n’avoir payé que d’une
maniéré volontaire , que l’impôt que l’on de­
mande aux deux premiers Ordres, eft précifément volontaire , non pour les individus , ce
qui feroit abfurde 8c anti-focial, mais pour la
Nation; qu’ainfi, lorfque la Nation votera l’im­
pôt , les Membres des deux premiers Ordres
obligés par cela feul de le payer, ne feront que
fe foumettre à leurs propres principes, 8c fe con­
former à cette même pofTeflion qui les con­
damne, loin de les jufiifier. Je réponds furies
conféquences qu’on veut tirer du droit de pro­
priété , que les propriétés civiles fe confervent
par des Chartres , par des titres ; mais que le
droit de ne payer que des impôts volontaires,
eft une propriété publique qui n’appartient qu’à
une Nation , 8c non pas à chaque Membre de
cette Nation , fans quoi la volonté générale ,
qui peut feule être une Loi, ne feroit plus une
Loi; 8c l’autorité fuprême en matière d’impôts
n’exiftant nulle part, la (lifTolution de la fociété
feroit par cela feul confommée. Je dis encore
fur le droit de propriété, que l’exemption de
payer l’impôt n’efi pas une propriété; que fi les
terres fieffées parodient d’abord , ce qui n’efi pas
vrai part-tout, d’un plus haut prix 8c d’un moin­
dre revenu que les autres , on ne compte pas
Ee

�z 18

fans doute cette effrayante compenfation des
droits de jufiice, de chiffe, de pêche, de la
domination, des prééminences, des prérogatives
de tout genre ; Si que s’il falloit acquérir la li­
berté à prix d’argent , s’il falloit dédommager
tous ceux à qui les mauvaifes Loix font utiles,
outre que ce Droit là une pérition de princi­
pes, la valeur entière du Royaume ne fuftiroit
pas pour racheter les abus, &amp; acherer de bones Loix. Enfin, je dis que la Nobleffe avoit
autrefois la plus belle prérogative qui puiffe
exifter ; celle d’étre toujours armée, Si prefque
exclufivement armée pour la défenfe de la Na­
tion Si de tous fes Membres. Cette contribu­
tion étoit alors le feul impôt, &amp;. la Nobleffe
avoit le fublime privilège de le payer feule. Je
ne conclurrai point de là qu’elle doive payer
feule les impôts de nos tems modernes ; mais
j’obferverai que la plupart des contributions ne
font aujourd'hui que Je remplacement de cette
force militaire qui ne coûtoit rien à l’Etat, Si
n’étoit un impôt que pour la Nobleffej Si qu’ainfi,
pour être conféquente, elle devroit réclamer,
non des exemptions, mais le droit de payer j
laiffer l’impôt volontaire aux autres Ordres, Si
le déclarer forcé par elle : c’eft du moins à ce
résultat que conduiroit l’analogie des tems, des
hommes Si des chofes.
Que fi dans la cinquième féance de l’Affemblée, je ne développai point toutes ces obfervations, content de demander aête de ce que je
rejettois pour moi même des exemptions qui ré­
pugnent à tous mes principes5 ce facrifice du
développement de mon opinion ne doit encore

Z ip

être imputé qu’à ce defir ardent de la paix ,
qui exppüque toute la conduite que j’ai tenue
dans nos prétendus Etats, &amp;. qui me jufiifie, foit
lorfque j’ai gardé le filence, foit lorfque j'ai cru
qu’il étoit indifpenfable de parler. Par le mê­
me motif, &amp; peut-être en ceci ma modération
n’auroit-elle pas dû l’emporter fur mes devoirs,
je ne prorefiai point contre le refus que l’on
fit de délibérer par un verbal d’opinions que les
Communes demandoient fur l’important fyfiéme
des exemptions. Il efi cependant telle maxime
qu’il répugne à la délicateffe de chaque indi­
vidu de foutenir, Si qu’un corps moins facile­
ment atteint par le blâme public, ne craint pas
de défendre. Dans toutes les quefiions de ce
genre, le verbal d’opinions arme l’honneur con­
tre l’intérêt, rend chaque individu plus fort par
lui-même , en l’ifolant , Si l’oblige à ne confulter que fon propre vœu, puifqu’il ne pourroit pas le cacher, pour ainfi dire, fous celui
des autres. J’entendis même quelques voix de­
mander l’opinion par fcrutin; feule maniéré de
voter librement pour ceux qurne font pas dignes
d’être libres. Mais rejettant pour moi ce moyen,
je n’aurois pu l’admettre pour les autres \ Si ne
parlois-je pas devant une Affemblée principa­
lement compofée de Gentilshommes? Enfin l’on
peut regarder comme une grande preuve de ma
modération , que fatisfait d’avoir démontré la
nécefiîté de convoquer les trois Ordres, je n’aye
pas dénoncé aufiitôt à l’Affemblée, au Public,
à la Nation Provençale, le projet déjà conçu,
déjà même adopté par quelques membres, de
n’accorder pour la députation aux Etats-géné­
raux , que le renforcement de cette même AfEe ij

�220

femblée dont je venois de prouver l'illégalité.
Que n’aurais-je pas dit fur l’impoflibiliié d’exé­
cuter ce projet ! fur fes dangers même (fût-il en
notre pouvoir de le tenter ) , fuit pour nous, foit
pour ne pas compromettre le falut de la France
entière, qui tient à la légalité des Etats-généraux,
laquelle feroit évidemment compromife par l’il­
légalité de la repréfentation des Provinces î Et
quelles fundtes conféquences pour l’avenir! Que
de projets dans un feul projet ! Comment ajouter
foi déformais aux protections fi folemnelles des
Communes! à leurs principes fur la repréfenta­
tion illégale ! au ferment qu’elles ont fait d’être
l’organe de la Nation qui demande la convocation
des trois Ordres ! Si les Communes fe prêtent au
projet de renforcement, quel moyen reftera-t-il
de faire concourir la Nobleffe 6c le Clergé à la
députation pour les Etats-généraux ? de corri­
ger la formation monftrueufe de nos Etats? en
un mot , de regagner le terrein déjà conquis
par tant d’efforts, 6c que ce feul pas rétrograde
nous feroit perdre! Quoi! le Roi vient d’accor­
der à tout le Royaume une repréfentation libre
6c univerfelle , 6c nous feuls ferions privés de
ce bienfait, comme fi nous pouvions l’être de
fon amour 6c de fa juftice ! Quoi ! la Nation
entière recouvreroit fes droits , 6c nous feuls
' refierions plongés dans la barbarie des abus an­
tiques !..... Voilà le germe de ce que j’aurois
dit 5 mais devois je tout dire ? Combattre une
erreur fondamentale , encourager une erreur
naiffante , attaquer des préjugés deftru&amp;eurs de
toute régénération , c’efi là ce que dans une
grande Affemblée un ami de la paix pouvoit
fe permettre j 6c j’ai préféré à une attaque ou-

221

verte, de ne pas croire à Finjurtice, ou plutôt
de la livrer à cette éternelle conviction qui la
pourfuit elle-même , 6c qui en triomphe tôt ou
tard.
y
Puifient les principes que je viens de déve­
lopper dans cette protefiation , être enfin une
bafe folide de cette paix , que je n’attends pas
pour moi-même , parce que j’aurois trop de
haines à étouffer , mais que je defire ardem­
ment pour ma Patrie ! Puilfent-ils êrre le germe
d’une régénération trop jufie pour être refufée,
6c trop cLfirée pour n’être pas inévitable !
J’aurois dû peut-être terminer cette proteftation par des plaintes, 6c je ne puis finir que
par des vœux..... Clergé ! Nobleffe ! celui que
vous attaquez avec tant d’injufiice 6c de vio­
lence n’efi point votre ennemi, puifque fes prin­
cipes feroient votre gloire. Vos prédécefteurs
6c vos aïeux avoient aufïi des erreurs, une Conftirution, des privilèges. Ils laifferent cependant
entrer, fous Philipe Le Bel, les Membres des
Communes dans l’Affemblée de la Nation. Le
Guerrier s’aflit auprès du Laboureur , 6c n’en
fut pas étonné. Eh bien ! puifque cinq fiecles
ont produit une multitude de changemens, tels,
que l’Ordre du Tiers n’efi pas un Ordre , mais
qu’il compofe évidemment la Nation , il eft
temps auffi d’être plus jufies qu’alors ÿil eft temps
d’accorder aux droits de l’efpece humaine , ce
qu’on n’ofa point refufcr dans des fiecles bar­
bares à quelques hommes. Il eft temps de cé­
der vos privilèges, 6c c’efi le feul moyen de
conferver vos diftin&amp;ions perfonnelles.

!

1-îj,

�222

Et Vous Communes, dont le zele touchant;
dont la foiblelTe , les craintes , le dirai-je ? la
fervitude même ( celle de la penfée du moins )
m’ont li fouvent attendri, je n’oppoferai aux ca­
lomnies que referment les proteftations dirigées
contre moi, que vos fuffrages , c’efï-à dire vo­
tre juftice, 8c le fouvenir que je lailTerai parmi
vous.
i

Defquels dires 8c proteftations, ledit Seigneur
Comte de Mirabeau nous ayant requis aéte ,
nous le lui avons concédé. Fair Sc publié à Aix
ledit jour fix Février, dans rHôtellerie dite des
Pri nces, en préfence de Heur Jean-Efprit Simon,
ancien Procureur en la Cour des Comptes ,
Aides 8c Finances de ce Pays, 8c fieur PafcalRegis Artaud, Praticien de cette Ville, témoins
requis 8c fouffignés avec ledit Seigneur Comte
de Mirabeau. Signés, Honoré - Gabriel de Riqueti , Comte de Mirabeau , Simon , Artaud ,
8c nous Rafpaud , Notaire, à l’original. Con­

trôlé à Aix le fix Février 1789. Reçu quinze
fols. Signé, Desforeft. Collationné. Signé , Raf­

paud , Notaire.

L ’an mil fept cent quatre-vingt-neuf, 8c le
fix du mois de Février, à la requête de Mre.
Honoré-Gabriei de Riqueti , Comte de Mira­
beau, nous Huifîier en la Cour de Parlement
de ce Pays de Provence, avons bien 8c duement intimé 8c fignifié l’a&amp;e ci-devant, 8c tout
fon contenu, à MM. de l’AlFemblée des Etats
aétuels dudit 4Pays de Provence, en la perfonne
de Me. de Regina , l’un des Greffiers en Chefs
defdits Etats, aux fins qu’ils n’en prétendent

Exploit defignification du même acte, à Mgr. V Ar­
chevêque d’ A ix &amp; à Mgr. l ’Evêque de Digne.

mil fept cent quatre-vingt-neuf 8c le N°. IL
fept du mois de Février, à la requête de
Mre. Honoré-Gabriei de Riqueti, Comte de
Mirabeau, nous Huifîier en la Cour de Par­
lement de ce Pays de Provence , fouffigné ,
avons bien 8c duement intimé 8c fignifié l’atte
ci devant en extrait 8c tout fon contenu , à
Monfeigneur de Boifgelin , Archevêque de
cette ville d’Aix , Président de l’Affemblée des
Etats attuels dudit Pays de Provence , afin qu’il
n’en prétende caufe d’ignorance, avec interpel­
lation de faire tranferire 8c inférer le tout dans
le Procès-verbal de ladite AlTemblée , autre­
ment , 8c en cas de refus, protelîe de tout ce
que de droit, avec due commination , lui avons
donné copie , tant dudit atte que de l’exploit
d’intimation faite à MM. de l’AfTemblée defdits
Etats attuels, en la perfonne de Me. de Regina,
l’un des Greffiers en Chef d’iceux, que du pré­
sent exploit, en parlant dans fon Palais épifeo-

L

’an

r c ih !%i

1 1 »1 *

�225

224

pal, à la perfonne de Ton Suifle. Signé, C hauvet ,
Huiffier.
L ’an mil fept cent quatre-vingt-neuf, 8c le
fept du mois de Février , à la requête de Mre.
Honoré-Gabriel de Riqueti , Comte de Mira­
beau, nous Huiffier en la Cour du Parlement
de ce Pays de Provence fouffigné, avons bien
8c duement intimé 8c fignifié l’aète ci-devant en
extrait , 8c tout fon contenu , à Monfeigneur
de Mouchet de Villedieu , Evêque de la ville
de Digne, Préfident de la Commiffion établie
par rAifemblée des Etats attuels de cedit Pays
de Provence, pour la rédaction du Procès-verbal
de ladite AiTemblée, aux fins qu’il n’en prétende
caufe d’ignorance , avec interpellation de faire
infcrire 8c inférer le tout dans le Procès-verbal
de ladite Allêmblée , autrement, 8c en cas de
refus, protefie de tout ce que de droit, avec
due commination , lui avons donné cette copie
en parlant dans l'Hotel de M. de Mirabeau ,
ancien Confeiller au Parlement, à la perfonne
du Domefiique de mondit Seigneur l’Evêque de
Digne. Signé, C hauvet .

N°.

111.

Déclaration de M M. les Députés des Communautés
&amp; Vigueries , fur la convocation d’une Affemblée
générale des trois Ordres , &amp; l'illégalité de
/’Affemblée actuelle pour députer aux EtQtsgénéraux.

L

’an mil fept cent quatre-vingt-neuf, 8c le N°. 111.

cinquième jour du mois de Février après
midi, pardevant nous Confeiller du Roi, No­
taire Garde note à Aix en Provence fouffigné,
8ctémoins ci-après nommés, font comparus MM.
les Députés des Communautés 8c des Vigue­
ries , ayant féance en l’AlTemblée convoquée en
cettedite Ville, lefquels, à l’exception de M.
le premier Conful d’Aix, Député de ladite Ville,
abfent, nous ont expoféque , comme il leur im­
porte de faire confier d’une maniéré authentique,
du vœu ci-après énoncé dont ils ne peuvent fe dé­
partir , 8c que les féances de l’AlTemblée attuelle
ont été fufpendues pour un terme indéfini', ils
nous requièrent de configner dans les regifires
de noufdit Notaire, ce qu’ils ne peuvent , dans
les circonftances , dépofer dans les regifires de
l’Affemblée prétendue des Etats, 8c dont la te­
neur fuit: Les Députés des Communautés 8c Vi­
gueries ne font que les organes du vœu univerfel, lorfqu’ils demandent la convocation géné­
rale des trois Ordres de la Province. Us n’ont
pas été étonnés que cette réclamation prefque
individuelle de fix cent mille Citoyens de tous
les Ordres, ait été rejettée par l’Afiemblée acFf

�22 6

tuelle qui fe dit repréfentative de la Nation pro­
vençale , &amp; dont cette réclamation même dé­
ment les pouvoirs ; mais ils efpéroient que les
prétendus Repréfentans des deux premiers Or­
dres, reconnoîtroient la nécefïité d’alfembler la
Provence en Corps de Nation $craindroient de
compromettre la légalité même des Etats-géné­
raux du Royaume , par la députation illégale
d’une Province 5 feroient convaincus de l’impoffibilité d’engager une Nation à reconnoître pour
fes mandataires, ceux qu’elle défavoue} 8c folliciteroient eux-mêmes la convocation générale
des trois Ordres , que d’autres Provinces qui
ont des Etats inconftitutionnels comme les nô­
tres, ont obtenue de la juflice du Roi. Ils vien­
nent d’apprendre néanmoins , que les féances de
l’Aflembléê aêhielle , déjà fufpendues depuis fix
jours, 8c qu’il étoit important de clôturer, foit
pour donner la derniere fan&amp;ion à l’impôt, foit
parce qu’il n’y a plus rien à délibérer, foit pour
dérober le plutôt pofïlble aux craintes des Ci­
toyens, le fpeêtacle d’une Aiïemblée illégale,
doivent être prorogées jufqu’à un terme indé­
fini 8c très - rapproché de l’époque des Etatsgénéraux du Royaume. Les motifs d’un aufîi
long délai leur font entièrement inconnus \ mais
s’ils cherchoient à l’expliquer par les obftacles
qu’ils ont déjà éprouvés , 8c par l’intérêt perfonnel des Membres qui prétendent repréfenter
les deux premiers Ordres, ils ne pourroient s’em­
pêcher de penfer qu’il tend à rendre phyfiquement impoflible l’Affemblée générale des trois
Ordres, 8c à forcer la Province de députer aux
Etats-généraux dans l’Allemble actuelle , par le
moyen d’un firaple renforcement de Députés.

Dans ces circbnftances, ils déclarent que la feuîe
8c inévitable fuite -Turs pareil projet , feroit de
priver la Nation provençale de tout moyen de
députer aux Etats-généraux $ paice qu’elle ne
pourroit conftntir au renforcement de l’AlTemblée, fans reconnoître fa légalité , 8c démentir
fts propres 8c irrévocables proteltations 5 fans
avouer que les iVîembres des prétendus Etats,
dont la plupart n’auroient pas été députés, fi les
élevions axoient été libres, ont le véritable cara&amp;ere de Repréfentant ; fans fournir un pré­
texte aux deux premiers Ordres, de concentrer
la députation aux Etats-généraux dans les feuls
Prélats, dans les feuls Gentilshommes polfédansfiefs ; 8c fans s’expofer par conféquent à tous
lts dangers d’une repréfentation illégale, 8c éternifer les abus que la feule reformation de nos
Etats peut corriger: déclarent en outre lefdits
fleurs Députés des Communautés 8c Vigueries,
qu’ils perftvéreront à folliciter auprès de Sa Ma*
jelté la convocation de l’AlTemblée générale des
trois Ordres de la Province, tant pour députer
aux Etats-généraux du Roya ume, que pour par­
venir à la réformation de la Conllitution pro­
vençale. Et de tout ce que delfus lefdits MM.
les Députés nous ont rtquis a£te , que noufdit
Notaire leur avons concédé. Fait 8c publié aud*
Aix, dans une des fallts de la maifon de Mr.
Reynaud Fonvert , il fe fur le Cours , en préfence de fieur Jofeph ToulTaint Emeric, Bour­
geois, 8c Me. Ange Pierre Marin, Huiffier en
la Cour des Comptes, Témoins requis 8c lignés
avec lefdits fleurs comparoiiTans à la minute.
Signés , Barreme, Député de Tarafcon , Peliffier, Député de la Viguerie de Tarafcon, Mou*

�228

Roquefort, Maire de la ville de GrafTe ;
Reguis, Latil, Députés de Sifteron ; Neviere,
de Furcalquier ; Sauteiron , Député de Manofque; Cappeau, Député de la Viguerie d’Aix;
Ricavy, Député de Digne ; de Baux , Dé­
puté de la Viguerie de St. Maximin ; Vachier,
Député de Barjols ; Cogordan , Député de la
Communauté de Riez; Barbaroux, Député de
la Viguerie de St. Maximin; Conftans , de St.
Remy ; Lange, Député de la Viguerie de Forcalquier; Trucy, Député de Barjols; Jordany,
Député de Draguignan; Ifnard , Député de Reillane; Maquan, Député de Biignolles ; Tiran,
Député de Seyne; L. H. Simon, Député de
Caflellanne ; Jaubert de Fontvi-ve, Député de
Lambefc; Sufneire, Dé mté de la Communauté
de Frets ; Peroncely , Député Fréjus; Roman,
Député des Mées; Bernard, Député d’Hieres;
Aumerat , Député de la Viguerie d’Hieres ;
Martin, Député de la Viguerie de Toulon;
Savornin , Député de la Viguerie de Grade ;
Juglar, Député de la Viguerie de Caflellanne;
Bernard , Député de la Communauté de St. Paul;
Arnaud, Député de la Viguerie de Moufïiers;
Bourgogne, Député de la Communauté de Cuers;
Féraud , Député de la Communauté de Bri­
gnol les ; Broulhony Verdache, Député d’Aups;
Pafcal, Député de la Viguerie de Draguignan;
Damier Villeblanche, Député de Toulon; Verdollin Député de la ville d’Annot ; Mandine ,
Député de la Viguerie d’Annot; Decugis, Dé­
puté d’Ollioules ; St. Vincent, Député d’Apt;
Defideri, Député de Rians ; Pvipert , de Valenfolle; Salvator, Député de la Viguerie de Digne;
Bayle, Député de la Viguerie de Seyne; Begins

229
noUt, Député de la Communauté de St. Maximin ; Philibert, Député de la Viguerie de Bar­
jols ; Fabry , Député de la Viguerie de Colmars ; Romans, Député de Martigues; Chaudon , Député de Moufliers; Clementis, Député
de la Viguerie d’Apt; Savornin, Député de la
Viguerie de St. Paul ; Clapiers , Député de
Lorgnes; Giraud, Député de Colmars; Barba­
roux , Député de la Viguerie de Brignolles ;
Bernard, Député d’Antibes; Silvy , Député de
Permis; Marcadier, Député de la Viguerie de
Sifteron ; Marin ; Emeric, 8c nous Silvy, No­
taire. Contrôlé à Aix le 6 Février. Collationné.
Signé, Silvy à l’original.
4

L’an mil fept cent quatre-vingt-neuf, 8c le fixieme jour du mois de Février avant midi, à la
requête des (leurs Députés des Communautés
8c Vigueries, ayant féance à l’Affemblée des
Etats , convoquée en cette ville d’Aix , nous
Huifîier audiencier au Siégé général de cette
ville d’Aix, y domicilié, foufligné, avons in­
timé 8c lignifié à MM. les Repréfentans de l’Or­
dre du Clergé 8c de l’Ordre de la Noblefle aux
fufdits Etats , la déclaration dont ci-dellus en
copie, reçue par Me. Silvy, Notaire de cette
Ville, le jour d’hier, duement contrôlé, aux
fins qu’il ne l’ignorent ; déclarant , lefdits fieurs
Députés, que par dénomination d’Etats donnée
à rAiïémblée, ils n’entendent nullement préju­
dicier à leur proteftation précédente , contre
l’illégalité de l’AUemblée comme Etats, 8c leur
avons expédié la préfente copie de la fufdite
déclaration dont extrait elt ci-deffus, 8c du préfent exploit, en parlant à la perfonne de Mr.

�2J0
Me. Ricard, l’un des Greffiers defdiîs Etats, au
Bureau de la Province dans l’Hôtel-de Ville de
cette ville d’Aix , par noufdit. Signé , G autier .

N°. IV.

2?1
vence féans à A i x , du quatre Février mil fept
cent quatre-vingt-neuf.

Les Députés des Communautés &amp; Vigueries de
Provence doivent à leurs mandans , ils doivent à
eux-mêmes &amp; à la vérité, de répondre par la
contre-proteftation fuivanre à ce qui peut les con­
N°. I V.
cerner dans les proteftations lues dans la derniere
féance. L’Affemblée convoquée par ordre du Roi
Contre-proteftaticn de MM. les Dépurés des Com­
en la ville d’A i x , n’offre ni les Etats de 1639, ni
munautés &amp; Vigueries , relativement aux proceux provifoirement convenus en 1787 , ni
leftations des deux premiers Ordres contre l'avis
moins encore ceux qui devroient exiffer d’après
écrit, lu par M. de Riqueti de Mirabeau.
les loix fondamentales &amp; imprefcripribles de
toute Nation , &amp;. d’après les réclamations fou’an mil fept cent quatre - vingt - neufèc le
tenues de tous les Ordres de la Province ; cet
cinquième jour du mois de Février après
midi, &amp; immédiatement après Jatte ci devant, état des chofes, l’influence qu’il devoit avoir
fur les objets les plus majeurs ont dû juftement
pardevant noufdit Confeiller du Roi , Notaire
allarmer fit produire les proteftations folemnel&amp; Garde note audit Aix foufligné , &amp;. témoins
les qui fe font élevées de toutes parts.
ci-après nommés, toujours prefens lefdits MM.
les Dépurés des Communautés &amp; Vigueries, ayant
Ainfi , pour ne parler que des Communes ,
féance en l’Affemblée convoquée en certedite
leur motion pour une AfTemblée générale des
Ville , lefquels nous ont exhibé un cahier por­
trois Ordres de la Province, à l’effet de former
tant une contre-proteftation faire par lefdits fleurs
ou de réformer notre Conftiturion , &amp; de nom­
Dépurés des Communautés &amp; Vigueries de Pro­
mer
des Députés aux Etats généraux du R o y a u ­
vence féans à Aix , en date du quatre du cou­
me, cette motion a commencé dans leurs Confeils
rant duement contrôlée , qu’ils nous ont requis
municipaux, dans leurs AlTemblées de Viguerie;
d’annexer &amp; enrégiftrer dans nos écritures; à la­
par-tout
on l’y a faite ou expreifément ou d’une
quelle requinrion noufdit Notaire adhérant, y
maniéré implicite.
aurions procédé, ainfi que ci-après s’enfuit:

L

Teneur de la contre-proteftation.
Contre • proteftation faite par les fleurs Dé­
putés des Communautés &amp; Vigueries de Pro-

La même motion a été continuée dans l’Affemblée attuelle , &amp; prefque à chaque féance;
elle a été encore la conclufion &amp; le but d’une
fupplique adreflee au R o i le 29 du mois der-

�2J2

nier par le$ Députés des Communautés 5c Vigueries.
Lors donc qu’un des MM. les Pofiedans-fiefs
a préfenté à TAfTemblée le tableau des droits
de la Nation , des avantages qui réfulteroient
pour tous d’une prompte régénération , de la
nécefïité fur-tout de ne pas compromettre par
les vices de l’organifation a&amp;uelle les intérêts
de l’Ordre le plus nombreux j ce Gentilhomme
citoyen n’3 fait que dévtlopper les raifons in­
vincibles qui néceffitent cette AfTemblée natio­
nale devenue le vœu général.
Pourroit-on dans ces circonftances lui impu­
ter d’avoir apporté le trouble où régnoit la
paix , d’avoir foulevé les efprits contre l’auto*
torité royale 5c contre le refpeêt du à lAlTemblée ? Les Communes méritent-elles aufH cette
imputation ? Ne fait-on pas que la paix 5c la
concorde n ont malheureufement jamais exifté
dans les féances ? La déclaration notariée du 28
Janvier, les proteftations continuelles fur cha­
que aéfe des prétendus Etats, fur leur qualifi­
cation même en font la preuve de tous les
momens*
Les Communes ajoutent qu’elles n’efperent
pas de voir l’union renaître 5c les affaires re­
prendre leur cours, tant que la Nation ne fera
pas convoquée dans une AfTemblée générale
des trois Ordres.
Avoir joint à cette inexa&amp;itude des faits l’o­
pinion vraiment hafardée, que les Députés des
Communautés

*

„

z33

Communautés 5c Vigueries étoient fufceptibles
de fe laifT’er aller à des mouvemens contraires
au refpeét dû à l’autorité royale , c’efl porter
contre eux une accufation grave, qu’iis doivent
repouffer par un monument également configné
dans les regiüres.
Leur amour pour le meilleur des Rois efl
allé, jufqu’à leur infpirer une forme inufitée pour
voter des fubfides qu’ils n’ont confenti de nou­
veau , dans le fein de TAfTemblée , que pour
donner toujours plus de preuves de leur zele
&amp; de leur fidélité. Ces fentimens étoient profon­
dément en eux , car ils ont déclaré aux Mem­
bres des deux premiers Ordres , en o&amp;royant
l’impôt , qu’ils l’accordoient feuls 5c fans leur
concours, puifqu’ils refufoient d’y contribuer.
Leur égard pour TAfTemblée des prétendus
Etats eft allée, jufqu’à y endurer, qu’au mépris
des droits les plus facrés de la Nation, on dé­
clarât à ceux qui, prefque feuls la conftituent ,
que l’on pouvoit fe paffer d’eux pour faire un
atte confidéré comme national , 5c que leur
oppofition même concouroit à Je valider. Une
délibération étoit ainfi le réfultat de leur préfence , quoique l’tffet en fût abforbé par la plu-

ralité des voix.

Les Députés des Communautés 5c Vigueries
n’ajouteront à la déclaration proteftative qu’ils
viennent de faire , que celle de perfifter , 5cdans
leur motion pour une AfTemblée générale des
trois Ordres de la Province, 5c dans l’adhéfion
qu’ils ont donnée au développement qui en a

�2$4

é,té fait par un des Membres de l’AfTemblée.
A la minute , fignés Barreme , Boutard , Pelifiier, Lange , Ricavy , Juglar, Neviere, Feraud , de Baux, Capeau , Mougins Roquefort,
Ifiiarcl, Reguis, Latil, Conftans , Bayle , Bar*
barroux , Benoifi, Tyran , Chaudon , de Sauteiron , Clementis, Bernard, Romans, Cogordan , Jordany , Fabry , Mandine , Savournin ,
Decugis, Trucy , Pafcal, Giraud , Martin ,
Vachier , Bernard , Clappiers , Delidery , St.
Vincent, Philibert, Savournin , Romans, Verdoliin , Arnaud , Ripert , Salvator , Lantier de
Villeblanche , Bourgogne , Silvy , Jaubert de
Fontvive , Sumeire , Aumerat , Barbarroux ,
Maquan , Marcadier , 8c à côté efi écrit. Con­
trôlé à Aix le 5 Février 1789, reçu quinze fols.
Signé , Desforefi.
Et ainfl que deflus, aurions procédé au fufdit
enrégiftrement 8c annexe , au requis defdits MM.
les Députés des Communautés 8c Vigueries , 8c
atte fait 8c publié dans ladite fai le de la maifon de
M. Reynaud Fondvert fur le Cours, aux mêmes
préfences du (leur Jofeph - Touffiiint Etneric ,
Bourgeois, 8c Me. Ange-Pierre Marin, Hulilier
en la Cour des Comptes, témoins requis 8c fi­
gnés avec noufdit Notaire. Signés, Emeric,
Marin 8c nous, Silvy , Notaire. Contrôlé à Aix
le 6 Février 1789, reçu quinze fols. Signé ,D c[forefi.
L ’an mil fept cent quatre-vingt-neuf 8c le fixieine jour du mois de Février après midi, à la
requête de MM. les Députés des Communautés
8c Vigueries , ayant féance à l’Affemblée des

Etats convoquée en cette ville cVAix , nous
Huifiier Audiencier au Siégé général de cette
ville d’Aix y domicilié fouffigné, avons intimé
&amp; lignifié à MM. les Repréfenrans de 1 Ordre
du Clergé 8c de l’Ordre de la NobleBe aux
fufdits Etats , la Contre-protefiation dont ex­
trait ci-dellus par copie, reçue par Me. Silvy,
Notaire royal de cette Ville, le jourd’hier, duejnent contrôlé, aux fins qu’ils ne l’ignorent 5 dé­
clarant Jefdirs fieurs Dépurés, que par dénomi­
nation d’Erats donnée à l’Affemblée, ils n’en­
tendent nullement préjudicier à leur protefiaron
précédente , contre l’illégalité de ladite Afiemblée comme Etats, 8c leur avons expéd»é cette
copie de la fufdite contre-protefiation , que du
préfent exploit, parlant à la perfonne de Mr.
Me. Ricard, l’un des Greffiers defdits Etats,
au Bureau de la Province dans l’Horel-de-Ville
de cette Ville, par noufdit. Signé , G autier .

N°.

V.

Délibération de la Communauté de Sifleron fur la
demande d'une nouvelle formation des Etats,

Extrait des regifires des délibérations de la
Communauté de la ville de Sifieron.
’an mil fept cent quatre - vingt - huit Si le N®. V.
feize jour de Décembre après midi , à Sifteron dans l’Hôtel-de Ville, à trois heurts après
midi , le Confeil général de la Communauté a
Gg ij

�2 j6

été aflemblé, 8c convoqué extraordinairement
de l’autorité de MM. Claude-Louis Reguis,
Avocat en la Cour, 8c de fieur Jean-Jofeph
Richaud, Bourgeois, Maire Confuls , Lieutenans généraux de Police de la Communauté de
cette Ville, enfuite du comparant tenu auxdits
fleurs Maire Confuls, par plufieurs habitans de
la Ville , le onze de ce mois, où ont été préfens du Confeil, Mre. Jean-Jofeph de Caftagni,
ancien Capitaine d’infanterie, Chevalier de l’Or­
dre royal 8c Militaire de St. Louis; (leur PierreCczar Bane , Bourgeois, 8cc.
*

Auquel Confeil, ledit M. Reguis, Maire pre­
mier Conful a dit : que MM. les Procureurs du
Pays, par leur lettre , en date du fix de ce
mois, demandent que la Communauté de cette
Ville prenne une délibération qui exprime fon
vœu concernant le tour de rôle pour la dépu­
tation des Vigueries auxdits Etats ; ce vœu a
déjà été exprimé aux derniers Etats par le Dé­
puté de cette Communauté , qui a réclamé conftamment contre le tour de rôle, 8c qui en a de­
mandé l’abrogation , 8c le retour à la liberté
naturelle du choix des Repréfentans ; ce vœu
a été encore exprimé par le même Député ,
dans l’Afiemblée générale du Tiers-Etat, tenue
à Lambefc dans le mois de Mai dernier ; d’a­
près cela on avoit cru inutile de prendre une
délibération particulière fur le tour de rôle ,
qui exprimât le vœu de la Communauté, puifque ce vœu avoit été déjà manifefté dans deux
Aftemblées folemnelles, que la lettre de Mgr.
l’Archevêque, paroit n’avoir été adreffée qu’aux
Communautés, en faveur de qui le rôle avoit

été établi , 8c qu’à cet égard la délibération
de la Viguerie de Sifteron qui a rejetté unani­
mement ce tour de rôle , 8c qui a demandé d’être
maintenue dans fon ancienne liberté pour le choix
de fes Repréfentans, paroît fervir de réponfe à
cette lettre; cependant, comme MM. lesProcu*
reurs du Pays paroiflent defirer une délibération
particulière de cette Communauté, 8c que dans
une chofe auflî efifentielle, il ne peut être qu’a-'
vantageux à cette Communauté de renouveller
encore plus particuliérement fon vœu qui a déjà
été manifefté par fon Député, ledit Me. Reguis
a requis le Confeil de délibérer.
Et attendu qu’il leur a été préfenté le onze
de ce mois , un comparant par plufieurs des
principaux Citoyens de cette Ville, lequel com­
parant porte fur plufieurs objets relatifs à la
formation des Etats de cette Province ; ledit
Me. Reguis en requiert la lefrure, 8c qu’il foït
tranferit tout de fuite pour y être également
délibéré.
Teneur dudit Comparant.

Pardevant nous Maire Confuls de la ville de
Sifteron, font comparus les fouflignés principaux
allivrés, 8c autres habitans de ladite Ville, lefquels nous ont remontré que ce feroit méconnoître l’importance du moment aftuel, 8c nous
expofer à être accufés d’indolence 8c d’aveugle­
ment, fi lorfque le Souverain fe montre difpofé
à rendre à fon Peuple, fes droits les plus facrés ; lorfque nos voifins ont déjà obtenu de
fa juftice 8c de fa bonté, l’exercice de la conftitution la plus impartialement combinée, nous

�2$ 8

religions de faire quelques efforts, pour faire
recouvrer à la nôtre fa liberté primitive , 8c l’é­
galité dont les derniers Etats n’ont fanôtionné
que la trompeufe efpérance.
Parmi les atteintes qu’elle a éprouvées, la
plus funefte fans doute , 8c qui fubfifte encore,
eft l’Edit de 1535, qui donne à la ville d’Aix
le pouvoir de nommer les Adminiftrateurs de la
Province, 8c fixe la préfidence des Etats fur la
tête de l’Archevêque de cette Ville : Cet Edit
que le malheur des tems rendoit peut-être néceifaire, 8c que des intérêts particuliers ont per­
pétué jufqu’à ce jour, doit exciter nos plus vi­
ves , nos plus confiantes réclamations : Quand
cette loi n’auroit que l’inconvénient d’attenter à
la plus précieufe de nos libertés, ç’en feroit
aflez pour en demander , pour en pourfuivre
impertuibablement l’abrogation $ ne nous y
trompons pas. C’eft à cette étrange attribution,
que la Province doit toutes les invafions que
fes privilèges ont foufferres ; que le Tiers-Etat
fur-tout, doit fa foiblelTe 8c fa nullité } c’eft par
l’effet d’une adminiftration ainfi concentrée, que
pendant cent cinquante ans, trente-fix Députés
de nos meilleures Villes , ont été les dociles ,
les aveugles approbateurs, 8c que leurs Conci­
toyens encore moins inftruits, ont payé rant de
concevions, d’erreurs ,d’effroyablesdépenfes ac­
cordées,ordonnées,prodiguées par fept à huit perfonnes qui agiffoient en vertu d’un titre vicieux,
puifqu’il étoit une violation continue du plus
beau, du plus utile de nos privilèges, celui delire les dépofitaires de notre confiance. Il doit
nous être rendu fans doute ! Il le feroit depuis

long-tems, fi des preffiges aujourd’hui difïTpés,
n’avoient étouffé nos plaintes 3 nous avons mê­
me lieu de croire que l’exiftance rendue à nos
Etats, a implicitement détruit tout ce qui altéroitleur pouvoir j ils l’ont jugé de même fans
doute, puifqu’ils ont établi des changemens no­
tables, 8c créé des places dans l’Adminiftration
intermédiaire. Plus inftruits maintenant des in­
tentions bienfaifantes du Roi, ils pourront, ils
oferont bien plus, ils voudront jouir de l’avan­
tage d’offrir la Préfidence, par un choix libre
8c volontaire, à ce même Prélat dont ils connoiffent les lumières 8c les vertus perfonnelles :
Dans d’autres tems, ils la décerneront à quel­
que membre de l’Ordre de la Nobleffe , diftingué par fes vertus patriotiques j 8c fuivant
les circonftances , elle pourra être l’hcnorable
partage des deux premiers Ordres , le TiersEtat n’afpirant qu’à la modefte égalité des fuffrages dans la répaitition de l’impôt , 8c l’adminiltration des deniers publics 3 pour la­
quelle, ainfi que pour h geftion des affaires
de la Province, il paroît qu’on ne pouroit mieux
faire que d’adopter la forme que le Dauphiné
vient d’établir, Sc dont fes heureux habitans con­
çoivent la plus douce efpérance. Il en eft une
fur-tout qui pourroit nous être permife, fi ce
plan étoit réalifé , ce feroit de voir réunir au
Pays, les Villes antiques 8c célébrés de Marfeille 8c d’Arles, 8c Terres adjacentes.
Les Comparoiffans ont mis fous nos yeux
ces objets de la plus haute importance, 8c dignes
de toute notre attention. Il en eft un autre non
moins intéreftant, c’eft la détermination du lieu.

�241

240

où fe tiendront annuellement les Etats. Eft-il
jufte ! eft-il utile! qu’ils foient toujours convo­
qués dans la Capitale , qui par la réunion de
tous les Tribunaux affervit toute la Province à
fes o&amp;rois ; ne paroît-il pas plus raifonnable
que tous les Chefs-lieux de Viguerie jouiftent à
leur tour de cet avantage ? Le bien du Pays
femble l’exiger , toutes les parties de la Pro­
vince feroient tour à-tour vivifiées , fecourues,
éclairées fur l’Adminiftration , dont elles ver*
roient ou auroient vu les difcuflions, les maximes,
&amp; les formes fe déployer fous leurs yeux ; elle
en deviendroit certainement plus préfente, plus
utile , 8c plus chere au Peuple.
Frappés des confidérations ci-deftus, les Soufjfignés efperent que nous nous croirons indifpenfablement obligés à aftembler le Confeil
municipal Dimanche prochain , parce qu’il im­
porte que la délibération qui interviendra foit
envoyée aux autres lieux de la Province , pour
qu’elles réunifient leurs efforts aux nôtres, dans
une affaire aufïi effentielle à toutes les Com­
munautés. Signés à l’original Hodoul, Vincens,
Mevolhon , Bane, Turpin 8c autres , &amp;c.
Vu le comparant ci-deffus , nous convoque­
rons le Confeil pour Mardi prochain feize du
courant. A Sifteron le n Décembre 1788. Signé,
Reguis, Maire.
Letture faite du fufdit Comparant, M. Ho­
doul y Confeiller, s’eft levé &amp; a dit:
M essieurs,

M e s s i e u r s ,

Notre proximité du Dauphiné nous a rendu

témoins de l’allégrefTe qu’a répandue parmi les
habitans de cette heureufe Province , la nou­
velle conftitution qu’ils viennent de fe donner.
Nous avons dû defirer de connoître la caufe
de cette joie publique ; nous avons vu les Réglemens qui ont été faits par l’Ailemblée des
trois Ordres du Dauphiné, convoqués à Ro­
mans , &amp; qui ont été fan&amp;ionnés par Sa Majefté.
Il feroit difficile de n’être pas frappés de la
fageffe profonde qui régné dans la formation
que le Dauphiné vient de donner à fes Etats.
La Noblelfe &amp; le Clergé , font le facrifice de
la plupart de leurs prétentions; le Tiers a l’é­
galité; c’eft dcms fon fein feul, que cet Ordre
choifit avec liberté y fans influence étrangère,
ceux qu'il deftine à défendre fes intérêts; tou­
tes les places font électives, &amp; dans les inter­
valles des Etats, l’Adminiftration eft confiée à
une Commiflion juftement combinée.
Qui pourroit confidérer ce merveilleux enfemble, fans être faifi d’une douce émotion, 8c
fans former le vœu de voir un plan qui doit
produire le bonheur de tous, adopté par le Pays
que le choix ou le h'afard nous a donné pour
Patrie? Je l’avoue, Meilleurs, j’ai fait ce vœu
dans la fincérité de mon cœur ; je viens vous Le

�242
manîfefterj puiffiez-vous le partager! Etafigné
à l’original, Hodoul.

Sur tout ce que deffus, le Confeil,
Confidérant qu’en effet la nouvelle Conftitution que le Dauphiné vient de fe donner, doit
fervir de modèle à toutes les Provinces où elle
ne fera pas impraticable.
Confidérant que les principaux fondemens de
ces Réglemens, pleins de fageffe, &amp; di&amp;és par
la plus faine raifon , font l’égalité des Repréfentans de l’Ordre du Tiers à ceux du Clergé,
&amp; de la Noblelfe réunis, ainfi que l’éligibilité
de tous les Repréfentans, fans choix forcé, &amp;
notamment pour les places d’Adminiftrateurs de
la Province qui devroient être élus dans le fein
des Etats.
Confidérant qu’il ne feroit pas pofîible de
parvenir à cette égalité &amp; à ce choix libre ,
tant que l’Edit de 1535 de fera point révoqué.
Confidérant que cet obftacle n’eft pas infurmontable, puifqu’il s’agit de fe régénérer, &amp;
que l’Edit de 1535 n’ayant été donné que dans
des circonftances, &amp; pour des caufes qui n’exiftent plus , il ne peut &amp; ne doit être regardé
que comme provifoire, Sa Majefté ayant bien
voulu fur-tout, permettre à cette Province de
lui préfenter un plan d’Etats qui, en remédiant
à tous les abus, affùre entre les trois Ordres,
une union à jamais inaltérable.

24;
Confidérant que c’eff peut-être aux difpofitions de cet Edit arraché aux circonfiances,
que nous devons imputer l’éloignement, que des
Villes célébrés &amp; opulentes ont toujours té­
moigné pour notre Adminiftration, &amp; fur-tout
cette diverfité de régime, qui, en morcelant la
Province, affoiblit l’importance que lui afférent
fa pofition géographique , la nature de fes pro­
ductions , l’indufirie de fes habitans, &amp; le fouvenir de fes antiques privilèges, que Sa Majefté
a promis de maintenir également dans toutes
les Provinces, &amp; dans toute leur intégrité.
Confidérant combien il feroit avantageux que
Jes Etats fe tinffent alternativement dans tous
les diftrifrs delà Province, pour que les befoins
de tous fulTent biens connus , pour que les lu­
mières fur l’Adminiftration fe répandilTent plus
facilement, &amp; pour que chaque partie du Pays
fût vivifiée à fon tour , par le numéraire que
laiffe à fa fuite une nombreufe Affemblée.
Confidérant enfin que le tour de rôle pour les
députations des Vigueries feroit un réglement
absolument contraire au bien &amp;. à l’ordre pu­
blic , &amp; à cette première réglé de toute Affemblée nationale , qui veut que les Membres de
ces Afiemblées foient choifis librement par ceux
qu’ils repréfentent.
Il a été délibéré unanimement de charger le
Député de la Communauté de demander aux
Etats de la Province , qui vont être inceffamment tenus, une nouvelle formation modelée fur
H h ij

�244
celle que la Province de Dauphiné vient de
donner à Tes Etats.
.
/
Que Sa Majefté fera très-humblement fuppliée
de retirer 8c abroger, en tant que de befoin fer o i t , l’Edit de 1535 : qu’il foit arrêté , fous le
bon plaifir du R o i , que dans la nouvelle for­
mation des Etats , le Préfident fera choifi par
élettion libre , dans les deux premiers Ordres,
8c par l’AfTemblée des Etats.
Que dans l’intervalle defdits Etats l’Adminiftration fera confiée à une Commiffion intermé­
diaire compofée de huit Membres, dont qua­
tre du Tiers-Etat , 8c de deux Procureurs géné­
raux Syndics, dont l’un fera toujours pris dans
l’Ordre du Tiers ; 8c tant les Membres de la Commiflion intermédiaire, que les Procureurs géné­
raux Syndics, feront également choifis par élec­
tion libre , aulîi dans le fein des Etats.
Que les Députés des Communautés feront
choifis 8c élus parmi les feuls Membres du Tiers
payant cinquante livres d’impofition royale ,
8c ce dans une AfTemblée convoquée à cet effet,
fans que lefdits premiers Confuls defdites Com­
munautés puilTent prétendre être Députés nés }
que la même chofe fera obfervée quant à la
nomination des Députés des Vigueries ou de
Diffriét, fans aucun égard au tour de rôle, qui
ne peut être regardé que comme l’ouvrage d’un
flecle d’ignorance 8c de barbarie.
Q u e les Etats ne fe tiendront jamais dans le
même lieu deux fois confécutivement $ mais

.M S
que, fous le bon plaifir du R o i , ils feront in­
diqués toutes les années dans le Chef-lieu des
différens Diftritts de la Province.
Chargeant expreffément le Député de cette
Ville à la prochaine AlTemblée des Etats de re­
quérir , dès les premières féances, la le&amp;ure de
la préfente délibération , pour qu’étant prife en
confidération par les Etats, il y foit délibéré
aux formes ordinaires.
Le Confeil charge encore MM. les Confuls
d’adreffer inceilamment à M. le Garde des Sceaux
8c à M. Necker , Miniftre d’E ta t, 8c Dire&amp;eur
général des Finances , une expédition en forme
de la préfente délibération , avec priere de la
mettre fous les yeux de Sa Majefté.
Et plus n’a été délibéré $ &amp; le&amp;ure faite , lef­
dits fieurs Maire Confuls 8c Délibérans ont figné
le fufdir jour 8c an. Signés à l’original Reguis,
Richaud , Caftagni 8c autres, 8cc. 8cc.
Collationné B e i n e t , Greffier.
L ’an mil fept cent quatre-vingt-neuf 8c le fix
du mois de Février , les fieurs Députés de la
Ville 8c Communauté de Sifteron , chagés expreffément de requérir en l’AffVmblée c on vo­
quée en cette ville d’Aix , leêture de la délibé­
ration prife dans le Confeil général dudit Sifteron, tenue le feize Décembre dernier , à l’effet
par ladite Aiïemblée d’y délibérer , fe feroient
propofés de remplir cette partie de leur mandat
dans la féance qui d’abord avoit été alTignée

�Z4&lt;S
Mardi trois du préf^nt mois de Février ;
mais d’autant que cette féance a été renvoyée
à un terme indéfini, 8t qu’un ne fait pas le
moment où elle fera réalïignée , lefdits fleurs
Députés ont cru ne pouvoir différer plus longtems de remplir le vœu de leurs commettansj
8c à cet effet, nous Huiffier audiencier au Siégé
général de cette ville d’A ix , y domicilié foufiigné , à la requête de MM. Claude Reguis 8c
Jofeph L a t il, Avocats , Maires premiers Confuls antécédent 8c moderne de ladite ville de
Sifteron, qui font éle&amp;ion de domicile au Bu­
reau de ncufdit Huifïier , avons bien 8c duement intimé 8c fignifié l’extrait en forme de la
fufdite délibération , à l’ÀfTemblée convoquée
en cettedite ville d’A i x , aux fins qu’elle n’en
ignore, 8c avons donné extrait de ladite délibé­
ration 8c copie du préfent exploit, parlant à la
perfonne de Mr. Me. Ricard, l’un des Greffiers
defdits Etats, au Bureau de la Province dans
rHôtel-de-Ville dudit Aix, par noufdit Huifïier.
Sisné , G a u t i e r .

gu

N\

V I.

Protcftation de M M. les Députés des Commu­
nautés &amp; Vigueries, relativement à la fufpenfion des féances des Etats.
N°. VI.

T

&gt;AN
fept cent quatre-vingt-neuf 8c le
I . _j huit du mois de Février après midi , pardevant nous Confeiller du R o i , Notaire 8c Garde
note à Aix en Provence , foufïlgné 8c témoins
ci-après nommés, font comparus M M . les Déi

putés fouftignés des Communautés 8c Vigueries
ayant féance en l’AfTembiée convoquée en cette­
dite Ville , lefquels nous ont expofé q u e , tou­
jours privés d’Affemblée régulière 8c de dépôt
pour leurs délibérations , ils font encore ré­
duits à employer notre miniftere , 8c à configner dans nos regiftres leurs réfolutions com­
munes ; 8c à cet effet ils nous ont requis de
leur donner aéfe de la délibération fuivante que
noufdit Notaire leur avons concédé.
Il vient d’être adrefïe individuellement à cha­
cun de MM. les Députés des Communautés 8c
Vigueries, une lettre circulaire de M M. les Confuls d’ Aix, Procureurs du Pays , en date du fept du
courant, à laquelle eft jointe une copie imprimée
d’une autre lettre en datte du cinq , de MM.
les Corn miliaires du Roi. L ’objet de ces lettres
eft de préparer les voies pour la nomination
des Députés de la Province aux Etats-généraux
du Royaume. MM. les CommifTaires du Roi
ont penfé que les importions royales ayant été
votées, il falioit s’occuper incellamment de la
députation aux Etats - généraux 5 8c pour rem­
plir cet objet, ils ont prévenu M. le Préfident
des Etats, qu’il leur paroillbit convenable d’en
fufpendre les féances jufques après la tenue des
Affemblées des Ordres, qui voteroient leurs dé­
putations refpeétives aux Etats-généraux, c’eftà-dire, jufques au dix Mars prochain. Cette fufpenfion n’a point été annoncée aux Députés
des Communautés 8c Vigueries par M. le Pré­
fident de l’Affemblée prétendue des E ta ts, en
la forme ufitée: c’étoit'néanmoins l’objet de la
lettre de MM. les CommiiTaires du R o i , 8c MM.

�24 8
les Procureurs du Pays s’en font écartés, en dé­
terminant eux-mêmes la fufpenfion des féances,
8c de la maniéré qu’ils l’ont faite. Cette nou­
velle forme de faire connoître, les Etats tenant,
à l’Ordre du Tiers, 8c même feulement aux D é ­
putés des Communautés 8c Vigueries, les volon­
tés du R o i , met lefdits fieurs Députés dans la
nécelîité indifpenfable de faire toutes les réferves 8c proteftations qu’exigent leurs droits 8c;
prérogatives pour ceux de leur Ordre ; ils les
font fur-tout, à raifon des Affemblées des O r­
dres, annoncées dans la lettre de MM. les Commiffaires du Roi , 8c dans celles de MM. les
Procureurs du P a y s , dans le cas où ces Aj]em­
blées ne feroient pas conformes aux loix de la
Province , 8c au vœu général dont ils ont été
les organes, 8c qu’ils n’ont ceffé de manifefter
- dans les féances de l’AfTemblée prétendue Etats,
8c dans les divers aêtes notariés , qu’ils lui
ont fait Hgnifîer. Lefdits Heurs Députés perfiftent enfin de la maniéré la plus exprefle, dans
tout ce qu’ils ont fait jufqu’à ce jour , 8c dans
les principes qui le leur ont diété. Fait 8c pu­
blié audit A i x , dans une des Chambres de la
Maifon de M. Reynaud Fonvert , fife fur le
Cours, en préfence de Heur Jofeph - Tou (Paint
Emeric, Bourgeois, 8c Me. Ange-Pierre Marin,
Huiftier en la Cour des Comptes de ce Pays de
Provence, témoins requis 8c fignés avec lefdits
Heurs comparoiftants à la minute. Signés, Mougins Roquefort , Député de Grafte; Vachier,
Député de Barjols; R i c a v y , Député de Digne j
Maquan , Député de Brignolles ; Barbaroux, D é ­
puté de la Viguerie de St. Maximin j Conftans,
Député

249
Député de St. Rem y ; T ru cy, Député de Barjols; Romans, Député des Mées; T y r a n , D é ­
puté de Seyne; Clapier, Député de L orgues ;
Cogordan, Député de Riez; Sauteiron, Député
de Manofque ; de B a u x , Député de la Vigu?rie de St. Maximin; L. H. Simon, Député de
Caftellanne ; Sumaire, Député de la Com m u ­
nauté de Trets ; Lange, Député de la Viguerie
de Forcalquier; Roman, Député de Martigues;
Jordany , Député de Draguignan ; Chaudon ,
Député de MouHiers ; Jugiar , Député de la
Viguerie de Caftellanne; Clementis, Député de
la Viguerie d’Apt ; Savournin , Député de la
Viguerie de St. Paul; F abry, Député de la Viguerre de Colmars; Verdollin , Député d’Annot;
Salvator, Député de la Viguerie de Digne ; Benoift, Député de la Viguerie de St. Maximin ;
Latil, Député de Sifteron ; Philibert , Député
de la Viguerie de Barjols ; Cappeau , Député
de la Viguerie d’Aix ; Sr. Vincent , Député de
la ville d’A p t ; Defidery, Député de Rians ;
Peronceli, Député de Fréjus ; Martin Député
de la Viguerie de Toulon; Bernard, Député de
la Communauté de St. Paul; Giraud, Député
de Colmars; Mandine, Député de la Viguerie
d’Annot; Bourgogne, Député de Cuers ; Barreme Député de Tarafcon; Bourard, Dépuré de
Tarafcon ; Reguis, Député de Sifteron ; Neviere,
Député de Forcalquier; Savournin , Dépuré de la
Viguerie de Grafte ; Bail e, Député de la Vigue­
rie de Seyne ; Ripert, Député de la Communauté
de Valenfolle; Arnaud, Député de la Viguerie
de Mouftiers ; Bernard , Député d ’Antibes ;
Brouilhony Verdaches, Député d’Aups; Pafcal,
Député de la Viguerie de Draguignan; S i l v y ,

�2ÇO
Député de Pertuis ; Mercadier , Député de la
Viguerie de Sifteron. Collationné. Signé, Silvy,
L ’ An mil fept cent quatre-vingt-neuf, &amp;. le
neuvième jour du mois de Février après midi,
à la requête de MM. les Députés des Commu­
nautés &amp; Vigueries, ayant féance en l’Affemblée
convoquée en cette Ville , nous Huiffier au­
diencier, immatriculé au Siégé général de certe
ville d’A ix , y domicilié fouffigné, avons intimé
&amp; fign ifîé l’a&amp;e de déclaration ci-deffùs, &amp; tout
fon contenu, à MM. les Confuls d’ A ix , Pro­
cureurs du P a y s , afin qu’ils n’en ignorent, &amp;
leur avons donné cette copie , parlant en do­
micile dans le Bureau de la Province, à la perfonne de Mr. Me. Ricard , Greffier aux Etats
de la Province, par noufdit. Signé, G a u t i e r .
L --------- --

■ ------------------- . . . . . . .

—,

N°.

. . . .

i i

- ,

L, ■ -t

V 11 .

Proteftation de M M . les Nobles non Poffédansfie fs , contre un imprimé ayant pour titre : Pro­
t e c t i o n &amp; déclaration de la Nobleffe de
Provence dans fon Affemblée générale com­
mencée Je 20 Janvier 1789.
N°. VII.

’ a n mil fept cent quatre vingt-neuf &amp; le
feptieme jour du mois de Février après
m i d i , pardevant le Confeiller du Roi , Notaire
à Aix en Provence foufligné , en préfence des
témoins, font comparus Mre. Claude-Jean-Baptifle deDuranty delà Calade, Chevalier, Con­
feiller du R o i en fes Confeils , Préfident en la

L

251

Cour des C o m p te s , Aides &amp; Finances de P r o ­
vence \ Antoine-Balthafard-Jofeph d ’André de
Bellevue , Chevalier , Confeiller du R o i au
Parlement de Provence ; Pierre-François d’O rJln , ancien Capitaine au Régiment d’Enghuien ,
Chevalier de l’Ordre R o ya l &amp; Militaire de St.
Louis, &amp; Louis-Jofeph Félix de Clapiers Collongue, Chevalier, agiffans en qualité de C o m miffaires de MM. les Nobles non poffedansfiefs des villes d’A i x , de Draguignan , de Forcalquier , d’Hieres , de Pertuis , de Riez &amp;
autres, Jefquels nous ont requis d’enrégiflrer &amp;.
annexer une proteffation faite par les Nobles non
poffedans-fiefs de cette Ville , laquelle eft de la
teneur qui fuit :
Les Souffignés qui ont eu connoiffance d ’un
imprimé portant pour titre , Proteftation &amp; dé­
claration de la Nobleffe de Provence , dans fon
Affemblée générale commencée le 20 Janvier 178g.
ConCidérant que le fifre d ’Aflem blée générale
ne peut convenir à une Affemblée pour laquelle
tous les Nobles du Pays n’ont pas été convo­
qués , &amp;c encore moins à une Affemblée où l’on
a appelié tous les poffédans-fiefs , parmi lefquels il peut en être plufîeurs qui ne font pas
Noblas.
Que ce titre n’a été pris que pour faire regar­
der, comme Je vœu de la Nobleffe, ce qui n’eff
que l’opinion de quelques individus (1).
(1 ) Cette nroicftarion a padé à la pluralité d e q u a r a m e - h x
voix courre v in g t-h u it* &amp; après le refus fa it p a r la m a jo r it é
d'un verbal d 'opinions.
I i

i j^

�Z^l
Que l’onprotefte dans cette délibération con­
tre des prétendues proposions inconftitutionnelles qui fe trouvent, dit-on, dans le rapport
fait au Confeil par M. le Directeur général des
Finances , fans fpécifier qu’elles font ces propofitions.
Que les Souflignés, Membres de l’Ordre de
la Nobleffe de Provence , ont vainement re­
cherché dans le réfultat du Confeil du Roi 8c
dans le rapport qui le fuit, ces changemens qui
opéreroient la dégradation de la Noblelfe dans
îa perfonne de fes Membres, dans l’effence, la
dignité 8c la prérogative de fes fiefs.
Que le nombre plus ou moins grand des Dé­
putés du Tiers , ne peut ni avilir, ni dégrader
la Nobleffe.
Que les Etats-généraux , pouvant fe réfor­
mer eux-mêmes , c’eft vouloir mettre obftacle
à leur tenue , que de prohiber abfoluinent aux
Députés de voterpar tête , 8c de leur donner or­
dre de fe retirer, fi les Etats - généraux décidoient de prendre les opinions de cette ma­
niéré.
Que ce mandat eft encore plus furprenant de
la part d’une partie de la Nobleffe de Provence,
qui opine par tête dans les Etats de Provence ,
où elle eft plus nombreufe que les deux autres
Ordres réunis.
Que la proteftation du Corps des pojfédansfiefs , prouve toujours mieux la néceffité d’une

Affemblée générale de la Nobleffe pour dépu­
ter aux Etats-généraux \ puifqu’il eft probable
que dans une Affemblée générale , ou n’auroit
pas protefté contre la volonté bienfaifante du
Roi, 8c le rapport approuvé par Sa Majefté,
8c imprimé d’après fes ordres.
Que l’Affemblée follicitée parles Souflignés,
eft indifpenfable, pour que les Députés de la N o ­
bleffe de Provence portent aux Etats-généraux
le vœu de l’Ordre entier.
Que l’Affemblée des trois Ordres de la Pro­
vince, demandée par les trois Ordres de la ville
d’Aix 8c par tout le Tiers-Etat , reconnue néceffaire par le Clergé , qui va s’affembler par
Diocefe , n’eft plus repouffée que par quelques
Gentilshommes poffédans-fiefs, qui paroiffent la
craindre, fans pouvoir en nier la néceflité.
Que cette néceffité eft établie par la L o i , qui
veut que les Repréfentans de la Nation ayent
fon mandat, 8c par la réclamation de tous les
Ordres Provençaux , qui foutiennent n ’avoir
point donné de pouvoir aux Membres des Etats
aftuels.
Si de la prétention des Nobles poffédans-fiefs,
il réfultoit qu’ils fuffent feuls éle&amp;eurs 8c éligi­
bles pour députer aux Etats - généraux , huit
cens Gentilshommes de la Province, privés de
voter avec eux , 8c ne pouvant voter avec le
Tiers-Etat, formeroient, dans le moment le plus
précieux de leur vie , un Corps ifolé dans l’E­
tat ; 8c la claffe des Cultivateurs, des Artiftes,

�2-54

des Marchands 6c des Bourgeois, feroit plus pri­
vilégiée que la leur ; ce qui eft diamétralement
contraires aux vues du Souverain, qui veut que
tous Tes Sujets concourent à la régénération pu­
blique.
Il efl du devoir des Souffignés de publier
hautement leur reconnoiffance envers le R o i ,
leur attachement aux vrais principes , 6c leur
defir de voir la Nation Provençale raffemblée.
#
Par ces confidérations, les fouffignés décla­
rent défavouer ledit imprimé , portant proteftation 6c déclaration de la prétendue Aflemblée
générale de la Noblefïe de Provence, comme
n’ayant pas été délibérée par une AiTernblée gé­
nérale de la Nobleife , mais feulement par le
Corps des pofTédants-fîefs.
Proteftant de nouveau contre toute dépptation qui feroit faire aux Etats-généraux , 6c de
toute inftru&amp;ion donnée aux Députés, par les
Pofiedans - fiefs , fe difant la Noblefïe de Pro­
vence ; 8c encore contre toute tenue d’Etats,
compofés dans la forme a&amp;uelle , comme étant
incomplets, illégaux &amp; contraires à la Conftitution provençale.
Déclarant en outre, que Sa Majefté fera trèshumblement remerciée des ordres portés par le
réfultat de fon Confeil, de ce qu’Elle a daigné
Je rendre public , ainfi que le rapport qui en
développe les motifs ; 8c que la préfente proteftation fera dépofée chez un Notaire 3 6c figni-

fiée au Greffier de la Province 6c au Syndic
de robbe des Poffédans-fiefs.
Fait 6c ligné à Aix le cinq Février mil fept
cent quatre-vingt-neuf. Signés , d’André , Duranti de la Calade , le Chevalier de Clapiers ,
d’Orfin, de Colla de Pradine, ancien Intendant
de Corfe; Autheman, M ène, le Chevalier de
Champourcin , Lange St. Suffren , Guiramand,
d’Adaouft , Gaftaud , C oy e du Caftellet, de
l’Ifle Grandville, Solliers, Meyronnet , Gombert, Gautier, Berard de St. Denis, de Gaye
du Bourguet , Jaubert de St. P o n s , Pazery ,
Tuffet, de Mène, Berage, d’Eymar, Simeon,
Mouriés, Tronchin , Trupheme, M io lis -V e rdollin, d’Eflienne du Bourguet, 6c Lyon St.
Ferreol.
Contrôlé à Aix le fept Février mil fept cent
quatre - vingt - neuf. Reçu quinze fols. Signé ,
Desforcft.
De l’enrégiflrement 6c annexe de ladite proteflation, lefdits fieurs comparans nous ont re­
quis a &amp; e , concédé. Fait 6c publié à Aix dans
notre Etude , en préfence du fieur CharlesAuguflin Durand 6c Jofeph-François Dafpres,
Etudians en cette ville y habitans, témoins re­
quis -Se fignés avec lefdits comparans. Signés ,
d’André, Duranti de la Calade, le Chevalier de
Clapiers, d’Orfin, Dafpres, Durand, 6c nous Bremond, Notaire, à l’original. Contrôlé à Aix le
neuf Février mil fept cent quatre-vingt-neuf.
Reçu quinze fols. Signé, Desforejl. Collationné.
Signé y Bremond, Notaire.

m

�z$6
L ’an mil fept cent quatre-vingt* n e u f , 8c le
dix Février, à la requête de MM. les Commiffaires des Nobles non poffedans - fiefs de cette
Ville d’A ix , nous Huiftier en la Cour de Par­
lement de ce Pays de Provence fouffigné, avons
intimé 8c lignifié l’aéle proteftatif ci dernier &amp;
tout Ton contenu, à Mr. Me. de Regina, Gref­
fier de la Province, aux fins qu’il n’en ignore,
8c lui avons donné cette copie en parlant en
domicile à fa perfonne. Signé, R a y n i e r .

N°.

De plus , pour terminer quelques différens
qui s’étoient élevés fur des objets pécuniaires,
il offrit au Tiers-Etat un don gratuit à pren­
dre fur les biens de l’Eglife , fans être revêtu
d’aucun pouvoir de la part des contribuables j
lequel don, ce même Tiers-Etat a regardé c o m ­
me très - infuffifant, pour les objets de dépenfe
dont il étoit queftion.

VIII.

Délibération de M M . du Clergé féculier &amp; régulier
de Marfeille , fur la Contribution aux charges,
la nouvelle formation des E ta ts, &amp; la Députation aux Etats-généraux.
VIH .

difpofer l’année derniere, en faveur du Corp
de la NoblefTe , d’un certain nombre de places
defïinées aux Eccléfiaftiques du fécond Ordre
du Clergé féculier 8c régulier.

E jour cinquième Février mil fept cent
\ _J quatre-vingt-neuf après midi , pardevant
nous Notaire royal 8c apoftolique de cette Ville
de Marfeille, 8c en préfence des témoins fouffignés , font comparus dans notre E tu d e , les
fouflîgnés, tous Membres du Clergé féculier 8c
régulier de cette ville de Marfeille , 8c de fon
terroir, lefquels nous ont dit 8c expofé, qu’ils
voyent avec le plus grand chagrin , la nécefilté où ils font de fe plaindre, de ce que le haut
Clergé les a entièrement exclus des Etats de cette
Province , contre toute forte de juftice 8c de
raifon.

Ce Corps important 8c refpe&amp;able, fe permit
de

Il feroit , on ne peut pas plus furprenant ,
que leurs impofitions fuffent dans le cas d’être
augmentées, contre tout droit 8c toute juflice,
pour procurer, fans aucune néceflité aux Sei­
gneurs Evêques , la jouifTance d’une préroga­
tive temporelle , fur tout après qu’ils ont pris
les mefures les mieux combinées, pour en pri­
ver ceux même qu’ils forceront de payer pour
ledit ob jet, un furcroit de décime.
Les fouflîgnés defirant fe fouffraire aux nou­
velles obligations qu’on voudroit leur impofer,
8c qui pourroient entraîner leur ruine, déclarent
par le préfent a f t e , ne former d’autre vœu que
celui de tout bon Citoyen, qui eft de contri­
buer également à toutes les charges de 1 Etat ,
comme aufîi d’obtenir pour les Aifemblées na­
tionales , le même régime q u ’il a plu à Sa
Majefté d’accorder au Dauphiné , ainfi qu’un
nombre de Députés proportionné à celui des difKk

�258
férens Corps féculiers Sc réguliers de la Province
Sc Terres adjacentes.
Il eft impoffible de réfléchir fur les entreprifes ci-delîus mentionnées , fans comprendre
la néceflité où font les fieurs coinparoiflans ,
d ’être continuellement fur leurs gardes.
En conféquence, ils proteftent exprefTément
contre toute nomination que le haut C le rg é ,
aujourd’hui féant à Aix , pourroit faire de dé­
puter aux Etats-généraux, fans le concours des
Repréfentans de chaque Diocefe.
Ils proteftent aufiî non feulement contre tou­
tes les éleétions des Repréfentans de chaque
Diocefe, mais encore, fi le cas y écheoit, con­
tre toutes celles des Députés aux Etats-généraux
qui pourroient fe faire dans les Villes Epifcopales , auxquelles tous les titulaires Sc autres
contribuables du Clergé, tant féculier que régu­
lier , n’auroient pas été appellés , Sc lorfqu’on
n’auroit pas donné à ces derniers, un tems fuffifant pour s’y rendre.
Ces précautions ont paru indifpenfabîes aux
foufiignés , afin que le choix des Députés du
fécond Ordre du Clergé aux Etats - généraux ,
tombe fur des fujets aullî fidelles au R o i, qu’at­
tachés à la Patrie , Scdont l’opinion ne foit point
dépendante d’aucun intérêt perfonnel.
Les foufiignés déclarent au furplus, n’avoir
aucunement en vue dans leurs plaintes , leurs
craintes 6c leurs inquiétudes, Monfeigneur l’E­

vêque de Marfeille , dont ils reconnoiffent la
juftice 8c la candeur , qu’ils confiderent , ho­
norent 6c refpeûent , Sc auquel ils fouhaitent
une longue vie pour le bonheur de ce Dio­
cefe.
Et de tout ce que delTus, les fieurs comparoiflans nous ont requis de leur concéder a&amp;e,
Sc de leur en délivrer des expéditions en forme,
qu’ils puifient faire notifier leurs proîeftations
aux Etats de cette Province , en la perfonne
du Greffier , Sc leur fervir à ce que de raifon;
lequel atte nous avons concédé.
Le&amp;ure Si publication du préfent a&amp;e a été
faite dans notre Etude audit Marfeille, en préfence de Mre. Félix-Alexandre Ouviere, Prê­
tre, Sc du fieur Jean-François Aubert, Bour­
geois de cette V il le , où y réfidens, témoins
lignés à l’original.
D e y d ie r , Chanoine de l’Eglife de Marfeille.
Villeneuve Bargemond, Chantre, Comte de
St. .Vi&amp;or.
Bauftet , Comte de St. Vi&amp;or, Vicaire géné­
ral d’Apt.
Ollivier, Prévôt de St. Martin.
Nicolas, Chanoine de St. Martin.
Bertrand, en ma qualité de Chanoine de l’Eglife Collégiale Sc Paroiffiale Notre-Dame des
Accoules, Sc pour les intérêts Sc droits du Cha­
pitre Sc de la Cure dont le titre eft dans ledit
Chapitre.
Nicolas, Chanoine Curé des Accoules.
Feraud, Vicaire de l’Eglife Cathédrale.
Kkij

�i6 o

Auberty, Vicaire de la Paroifie St. Ferreol.
B e ra rd , Vicaire de la Paroifie St. Ferreol.
Fauchier, D oyen des Accoules.
C h e v a lie r, Bénéficier.
R a b e , Prêtre de l’Oratoire de la MaifonSte.
Marthe.
Achard , Prêtre , Vicaire à St. Martin.
Julien , Prêtre, Vicaire à St. Marcel.
Jean-Charles Saurat, Supérieur des Minimes.
Fre. Jofeph Baude , Supérieur des Auguftins
réformés.
P. Bertin, Supérieur des Carmes Déchauifés.
Joachim de l’Afiomption, Prieur des Carmes
Déchaufies.
Caudiere , Vicaire de la Paroifie St. Ferreol.
Amie , Econome de la Maifon des Prêtres
du St. Sacrement.
O i l i v e , Curé de le Paroifie de St. Ferreol.
Sarmet , Curé de l’Eglife de Marfeille.
N a cq u i, Vicaire honoraire de St. Ferreol.,
St Directeur du Tiers-Ordre de Ste. Françoife.
Allignan , Chanoine des Accoules.
L a to u r, Chanoine des Accoules.
Berthe , Reêteur de la Chapellenie de St.
Pierre à St. Laurens, St de celle de St. Louis à
St. Martin.
.C a y r a s , Vicaire des Accoules.
Jullien, Prêtre, Vicaire de St. M arcel, chargé
des ordres St pouvoirs de Mre. EfpinaiTy, Curé
de St. Marcel-lès-Marfeilie.
Duvaublin , Prêtre de l’Oratoire , Supérieur
du College.
Martin, Prieur de la Pomme.
Plumier , Vicaire de l’Eglife St. Martin.
D u lo t, Vicaire de la Paroifife St. Martin.

Gautier, Vicaire de la ParoifTe St. Martin*
Bonnefoy, Vicaire de St. Martin.
Labar, Vicaire de St. Martin.
Jaubert, Vicaire de St. Martin.
Ifnardon, Vicaire de St. Martin.
Davin , Chanoine-Adminifirateur du Chapitre
de l’Eglife Collégiale Paroffiale de St. Martin,
Député par lui.
L ’Abbé d’Hofiager, de St. Vi&amp;or.
Ouviere, Prêtre, Témoin.
Aubert, Témoin.
Et Bonfeignour, Notaire.
Contrôlé à Marfeille. Signé, Chambon.
Collationné par nous Notaire royal 8t apoftolique foufiigné. Signé , Bonfeignour , Notaire.
L ’an mil fept cent quatre-vingt-neuf, 8t le
vingt Février , à la requête des Membres du
C lergé, féculier St régulier de la ville de Mar­
feille St fon Terroir, nous Huifiier en la Cour
de Parlement de ce Pays de Provence foufiigné,
avons intimé St fignifié l’aéte proteftatif St tout
fon contenu, à Mr. Me. Ricard, Greffier en Chef
des Etats de cette Province, aux fins qu’il n’en
ignore, St lui avons donné cette copie en par­
lant en domicile à fa perfonne. Signé, R a y n i e r .

�*

z6i

N\

IX .

Délibération du Chapitre des Accooulles de la même
Ville , fur le même fujet.
Extrait tiré du regiftre des délibérations du
Chapitre de VEglife collégiale St paroifiiale
Notre-Dame des Accoulles de la ville de Marfeille.
N°. IX.

"T &gt;AN nul fept cent quatre-vingt-neuf 8&lt; le
j _i fixieme Février , le Chapitre de l’Eglife
collégiale St paroittiale Notre-Dame des Accoules de la ville de Marfeille, extraordinairement
aiTemblé au fon de la cloche , au lieu Se ma­
niéré accoutumée , où ont été préfens Mellires
Jean-GafpardFauchier , Doyen , Jean Chabran,
Dominique Garcin , Simon Allignan, Barthelemi-François Eertrand, Charles-Antoine Aubin ,
Jean-Rofalie Latour , Louis Caffarel , Adminillrateur, &amp; Antoine-Benoit Nicolas, tous Cha­
noines , Mre. Pierre A u b ert, Chanoine abfent
de la Ville.
Confidérant que le haut Clergé , féant à Aix
dans les Etats de la Province , s’eft permis de
difpofer Vannée derniere, en faveur du Corps de
laN oblefle St de VOrdre de M alte, de beaucoup
de places deftinées au fécond Ordre du Clergé,
tant féculier que régulier.
Q u’ une telle difpofition eft contraire au droit

26$
naturel , fur-tout des Chapitres St des Curés
qui forment fans contredit une des portions la
plus nombreufe St la plus importante du Clergé

féculier.
Que cette partie du Clergé , fi utile St fi intérefiante pour la Nation , ne peut être léga­
lement repréfenrée ni par le haut Clergé , ni
par l’Ordre de Malte, encore moins par la Noblette.
Confidérant de plus, que pour terminer quel­
ques différens qui s’étoient élevés dans la fufdite Attemblée de mil fept cent quatre-vingtfept fur des objets pécuniaires, le haut Clergé
avoit offert au Tiers-Etat un don gratuit à pren­
dre fur les biens de l’Eglife , fans avoir confulré au préalable le vœu des Contribuables du
fécond O rd re , St fans être revêtu de leurs
pouvoirs.
Que ce don vraiment gratuit a été regardé
par le Tiers-Etat , comme infuffifant St illégal
fous tous fes rapports.
Confidérant enfin qu’il eft du devoir de tout
cœur patriotique, 8t fur-tout d’un College de
Curés chargés du miniftere de la parole , de ne
parler que le langage fimple de la vérité St de
l ’Evangile, de rendre à Céfar ce qui ejt à Céfar,
&amp; à Dieu ce qui efl à Dieu.
A unanimement délibéré de protefter, comme
il protefte par la préfente délibération.

�i°. Contre la forme de la tenue a&amp;uelle des
Etats de la Nation Provençale, en ce qu’elle
cft contraire aux droits de chacun des trois
O rd re s, 8&lt; notamment de l’Ordre du C lergé,
qui n’y eft point complètement 8c régulièrement
représenté.
i°. Contre toute motion ou nomination que
le haut Clergé, aujourd’hui féant à A ix , pour*
roit faire , de députer aux Etats - généraux fans
le concours des différens Repréfentans du Clergé
du fécond Ordre &amp; de chaque Diocefe , comme
aufli contre toute élection defdits Députés aux
Etats généraux , qui fe feroit dans les Diocefes
refpettifs, autrement que dans une AfTemblée vé­
ritablement repréfentative de tous les Corps
dudit O rd re , pour lefdits Députés recevoir de
cette feule AfTemblée leurs pouvoirs 8c leurs
inflruttions , 6c s’y conformer.
Et pour donner un monument éternel de no­
tre refpett 8c de notre reconnoiflance pour les
vues paternelles de Sa Majeflé , qui ne veut
que le bonheur 8c le foulagement de fon peu­
ple } d’amour 8c d’attachement à notre Pays,
dont la mifere eft peut-être d’autant plus ex­
trême , qu’elle efl plus cachée , nous déclarons
par la préfenre délibération , ne former d’autre
vœu que celui de contribuer également, com­
me tous bons C ito yen s, à toutes les charges de
l’E tat, 8c d’obtenir pour nos AfTemblées des Etats
de Proven ce, le même régime qu’il a plu à Sa
Majeflé d’accurdcr au Dauphiné , avec un nom­
bre de Députés proportionné à celui des diffé-

,

265
rens Corps eccléfiafîiques ciel a Province , de
cette ville de Marfeilie 8c des Terres adjacen­
tes, donnant pouvoir à Mre. Bertrand, Cha­
noine , allant cafuellement à Aix , de faire no­
tifier la préfente délibération , 8c tout fon con­
tenu en la meilleure forme de droit à Noffeigneurs des Etats, a&amp;uellement féans à A i x , en
la perfonne du Greffier defdits Etats , 8c de
prendre telle voie que le ConfeiJ du Chapitre
avifera pour faire parvenir au pied du Trône nos
refpetts 8c nos jufles réclamations, 8cont fîgné
Fauchicr, Doyen } Chabran , Chanoine } Garcin, Chanoine} Allignan, Chanoine } Bertrand,
Chanoine } A u bin , Chanoine} Latour, Cha­
noine} Caffarel, Chanoine-Adminifîrateur} Ni­
c o la s , Chanoine-Curé. Contrôlé à Marfeilie
le fix Février mil fept cent quatre vingt-neuf,
reçu quinze fols. -Signé , Chambon , ainfi à l’o­
riginal.
Collationné par nous Chanoine-Adminiflrateur
fouffigné. A Marfeilie le fept Février mil fept
cenr quatre- vingt- neuf. Signé , Cajfarll, Cha­
noine-Adminifîrateur.
L ’an mil fept cent quatre-vingt-neuf8c le vingt
du mois de Février , à la requête de Mre. Ber­
trand , Chanoine du Chapitre de l’Eglife col­
légiale 8c paroiffiale Notre-Dame des Accoulles
de la ville de Marfeilie , chargé des pouvoirs
dudit Chapitre , enfuite de la délibération cideïTus en copie, nous Huiffier en la Cour de ce
Pays de Provence fouffigné, avons bien8cduement intimé 8c fignifié la fufdite délibération en
tout fon contenu à NofTeigneurs des Etats de
L1

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i66
cedit Pays de Provence , féans a&amp;uellement en
cette ville d’Aix , en la perfonne de Me. Ricard,
un de leurs Greffiers en c h e f , aux fins qu’ils n’en
prétendent caufe d’ignorance , avec due commination, leur avons donné cette copie en par­
lant dans le domicile dudit Me. Ricard à fa
perfonne. Signé, C h auvet .

N°.

X.

Acte proteftatif de M M . les Députés des Commu­
nautés &amp; Vigueries, contre un ouvrage imprimé
ayant pour titre : Recueil de pièces concer­
nant les Etats de Provence, &amp;c.
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’ an mil fept cent quatre-vingt - neuf &amp; le

vingt-troifieme jour du mois de Février
avant midi, pardevant nous Concilier du R o i,
Notaire Garde note à Aix en Provence foufligné , 8c témoins ci-après nommés, font compa­
rus M M. Benoît Salvator , Député de la Viguerie de Digne ; Charles François de Baux ,
Député de la Viguerie de St. Maximin ; An­
toine-Jofeph T y r a n , Député de la ville de
Seyne j Jacques Verdollm , Député de la ville
d’Annot $ Antoine-Roch Neviere , Député de la
ville de Forcalquier ; Pierre - Jofeph - Marc de
Benoift , Député de la ville de St. Maximin ;
tous Députés à l’ Affemblée des prétendus Etats
de P roven ce, 8c tant en la fufdite qualité qu’en
celle de CommifTaires des autres Députés des
Communautés 8c Vigueries à ladite AfTemblée ;
lefquels nous ont expofé qu’ils viennent d’avoir

connoiftance d’un ouvrage imprimé ayant pour
titre : Recueil de pièces concernant les Etats de
Provence , &amp; terminé par une réponfe de Af.
Necber aux Communes, en date du huit Février mil
fept cent quatre-vingt-neuf.

•ÿ

Que le choix des pièces qui forment ce Re­
cueil , montre évidemment dans ceux qui l’ont
publié , l’intention de juftifier la conduite des
Prélats 8c Polfédans-ficfs, d’incriminer celle
des Communes , 8c de faire prendre le change
à l’opinion publique, foit dans la Province, fuit
dans le Royaume, fur ce qui s’eft paffé dans
nos prétendus Etats; qu’ils favent bien que ce
preftige fera bientôt dilTipé, lorfque le vérita­
ble Procès-verbal de l’Alfemblée fera connu;
mais qu’en attendant ils ne peuvent fe difpenfer
de confîgner dans nos regiftres, les obfervations fuivantes, tant pour rendre hommage à
la vérité, que pour l’intérêt de la caufe qu’ils
ont à défendre.
La première pièce du Recueil, a pour objet
de juftifier l’aftiftance pléniere de la NobJefle
aux Etats, c’eft-à*dire, de montrer qu’elle a eu
raifon de vouloir opiner au nombre d’environ
cent cinquante vo ix, contre cinquante-fix , 5c
de s’affurer ainfi de toutes les délibérations par
le feul effet de cette énorme majorité.
La fécondé, de faire regarder comme une
infurre&amp;ion de la part des Communes, leur a&amp;e
proteftatif du vingt* huit Janvier, quoiqu’il ne
contienne que des preuves de zele &amp; de fide­
lité.
L 1ij

*
' î'i;

/

�269

268
La troifieme, de publier l'improbation furprife à la religion de M M . les CommilTaires
du R o i , fur cet atte notarié.

blication d’une lettre, dont ilsn’auroient pu dif*
pofer fans fon aveu.

La quatrième , de perfuader à ceux qui ne
favent point ce qui s’eft pafTé dans nos préten­
dus Etats , que les Prélats &amp;. les Pofiedantsfiefs, lorfqu’on délibéra fur les impofitions, dé­
clarèrent vouloir y contribuer; Si dans cet ob­
jet , on a eu foin de n'imprimer dans le R e ­
cueil , la réda&amp;ion qui fut propofée par les
CommilTaires des Communes, qui préfente un
réfultat tout a fait différent fur ce qui fe pafTa
dans cette féance.

Si l’on vouloit entrer dans la difcufiion de ces
différentes pièces, il ne feroit pas difficile de
montrer que d’après la lettre &amp; l’efprit des inftruftions du Roi, l’aftiftance pléniere de la Nobleffe étant bornée aux cas extraordinaires, ne
pouvoir avoir lieu ni pour aucun des objets qu’on
a traités jufques à ce moment, &amp; qui font trèsordinaires , ni pour la députation aux Etatsgénéraux, puifqu’elle ne doit être faite dans les
Etats attuels dont l’illégalité eft reconnue, mais
feulement dans une véritable Aftemblée des trois
Ordres.

• il î

’

[

t.t'

La cinquième , de publier la prétendue générofité des deux premiers Ordres , au fujet
de la capitation des Laboureurs, Manouvriers
Si pauvres gens de la campagne , Si dont le
motif, dévoilé par l’affiche d’une foule de pla­
cards , eft aflez connu.
La fixieme 81 la feptieme, qui font les proteftations du Clergé &amp; de la Nobleffe, contre
le difcours prononcé par M. le Comte de Mi­
rabeau , ont pour objet de déprimer le zele Si
le courage de ce Gentilhomme C ito yen , de cet
ami de l’humanité; comme fi leur opinion ifolée pouvcit détruire les applaudilfemens univerfels de la Province.
La huitième enfin , d’infpirer de la préven­
tion à M. Necker contre les Députés des Com­
munes , en les repréfentant comme coupables
de Tindifcrétion la plus reprchenfible, par la pu-

Que l’a&amp;e proteftatif du vingt-huit Janvier,
portant impofmon des fubfides royaux, n’a mé­
rité la cenfure des deux premiers Ordres, que
parce qu’il exprime des fentimens de zele, d’a­
mour 61 de dévouement pour le meilleur des
Rois; fentimens qui contraftent fans doute avec
le projet de ces mêmes Ordres, de conferver
des privilèges d’exemption, que nul autre Corps
de Nobleffe dans le Royaume n’ofe bientôt plus
défendre.
Que la févérité de la réponfe de MM. les
CommifTaires du Roi fur cet a&amp;e, au moment
qu’il leur fut dénoncé par ces deux premiers
Ordres, avec toute la chaleur de la prévention,
&amp; avant que les Communes leur en euiïenr fait
connoître les motifs, ne peut fe rapporter qu’à
la forme de cet aête, &amp;. au commentaire défa­
vorable qui leur en avoit été fait; car d’ailleurs

�270
cette irrégularité fentimentale étoit bien faite
pour trouver grâce devant e u x , en faveur des
circonllances qui l’avoienr produite} ils font mê­
me perfuadés que cette piece a été imprimée
fans leur aveu, 8c les fentimens particuliers dont
ils n’ont celle de leur donner les témoignages
flatteurs, font les garans des difpofitions bienfaifantes où MM. les Commiflaires du Roi ont
toujours été pour les Députés des Communes.
Que quoique le prétendu vœu des deux pre­
miers Ordres fur la contribution aux fubfides
royaux , ait été rédigée avec beaucoup d’art
&amp; en la détachant d’une réda&amp;ion contraire de
la même délibération faite par M M . 1 s Commilldires des Communes , il n’en réfulte pas
moins qu’ils ont refufé cette contribution , 8c
qu’ils ont unanimement opiné que les fubfides
royaux feroient levés fur le peuple , comme à
l’ordinaire, jufques à ce qu’il eût plu au Roi
de ftatuer fur cet objet, après la tenue des Etatsgénéraux.
Q u ’ils ne fe font élevés avec tant d’aigreur,
contre l’avis de M. le Comte de Mirabeau, que
parcequ’il avoit pour objet la contribution ac­
tuelle de tous les Ordres aux charges royales
&amp; à celles du Pays , auxquelles ils refufoient
de fe foumettre.
Que leur affeêlation à demander que la capi­
tation portât uniquement fur la claife des gens
aifés , 8c que les Citoyens pauvres, fur-tout
les Cultivateurs &amp; les Manouvriers en foient dé­
chargés, n’eft autre chofe que l’offre d’une au-

271
mône de quatre ou cinq livres par fief} que ce
n’eft point une capitation de douze ou quinze
fols qui écrafe ces malheureux habitans des cam*
pagnes j que les deux premiers Ordres auroient
dû au moins fe charger feuls de cet objet, au
lieu de le rejetter principalement fur une partie
du Tiers} 8c que, puifqu’ils vouloient fe montrer
généreux, c’eft la taille, ce font tous les impôts
fans diftinttion , qu’ils autoient dû offrir de
payer.
D e toutes ces obfervations , il réfulte que
l’imprimé dont s’agit , n’eft qu’un recueil de
pièces partielles, inexactes 8c illégales, concer­
nant les Etats de Provence} que fi quelques unes
de ces pièces fe trouvent dans le Procès-verbal,
elles ne font pas pour cela irrévocablement fanctionnées, puifque le Procès-verbal n’a pas en­
core été lu dans l’ AlTemblée des prétendus Etats.
Enfin que ce recueil, bien loin de remplir le
but qu’on s’eft propofé, n’eft capable au con­
traire que d’exciter l’indignation publique, par
les motifs fufpe&amp;s qui en ont déterminé l’impreflion 8c la diftribution. A raifon de quoi,
lefdits fleurs Députés proteftent de tous leurs
droits contre qui il appartiendra , dont 8c du
tout, ils nous ont requis a&amp;e, que noufdit No­
taire leur avons concédé. Fait 8c publié audit
A ix , dans une des falles de la Maifon de M.
l’Avocat Verdollin, fife rue des Trois Ormeaux,
en préfence de fleur Pierre Rippert, Praticien,
natif de la ville de Grade, 8c fieur JeanBaptifle B e llo n , Bourgeois de cettedite Ville, Té­
moins requis 8c fouftignés , avec lefdits fieurs
comparoiftans. Signés, Salvator, Député de la

�171

Viguerie de Digne; Verdollin, Député d’Annot;
Benoift , Député de la Communauté de St.
M aximin; Tiran , Député de la Communauté
de Seyne; Neviere ; de Beaux, Député de la
Viguerie de St. M aximin; Rippert, Bellon , St
nous S ilv y , N o taire, à la minute. Contrôlé à
A ix le vingt-quatre Février mil fept cent quatrevingt-neuf. Reçu quinze fols. Signé, Desforcft.
Collationné. Signé , S ilv y , Notaire.
L ’an mil fept cent quatre-\ingt-neuf, St le
vingt-quatre du mois de Février après midi, à
la requête des fieurs Députés de l’Affemblée des
prétendus Etats de Provence , dénommés en
î’a&amp;e ci-devant , tant en cette qualité, qu’en
celle de Commififaires des autres Députés des
Communautés &amp;. Vigueries à la derniere Afiemb lc e ,n o u s Huifîier audiencier au Siégé général
de cette ville d’Aix , y domicilié fouffigné ,
avons bien Sc duement intimé Sc lignifié aux
deux Ordres du Clergé Sc de la NoblefTe de
cette Province , l ’aête proteftatif ci-dernier en
copie , reçu par Me. S i l v y , Notaire royal de
cette ville d’A ix , le vingt-trois du courant,due­
ment contrôlé , aux fins qu’ils n’en ignorent,
Sc lui avons donné cette copie du fufdit a&amp;e Sc
du préfent exploit., avec due commination, par­
lant en domicilie à Mr. Me. R ica rd , l’un des
Greffiers des fufdits Etats, par noufdit Huiflîer.
Signé, Gautier.

/
N°. X L

Déclaration &amp; placet de M. le Curé d’Auriol}
relativement à l ’entrée du fécond Ordre du Clergé
aux Etats.
’ a n mil fept cent quatre-vingt-neuf 8c le N?. XL
cinquième du mois de Mars après midi ,
pardevant le Notaire royal à A uriol, 8c les té­
moins fouflignés , eft comparu Mre. Henri de
Gueidon de Planque , Curé de cette Paroiffe,
lequel nous a requis de recevoir en la forme cidefious énoncée , fon a&amp;e proteftatif 8c confervatoire des droits les plus elTentiels du fécond
Ordre du Clergé de cette Province , attendu
l’impofTibilité où celui-ci fe trouve d’être réuni
en Corps d’AlTemblée fans l’autorifation du miniftere , 8c la nécefiité où il eft de repouffer les
efforts d’une politique fourde 8c tortueufe qui
voudroit rendre impraticable toure voie de ré­
clamation , Sc perpétuer ainfi la plus indigne
fervitude.

L

Et confidérant ledit fieur Curé que , félonie
droit naturel , on eft toujours fuffifamment autorifé à prendre le fait 8c caufe, même d’un in­
connu qui feroit en danger d’oppreiïton ; que
dans le cas préfent, le devoir fraternel impofe
une loi infiniment plus refpe&amp;able ; que d’ail­
leurs de pareils aêfes réitérés en divers lieux
en forme particulière , pourroient fuppléer à .
Mm

�*74
l’authenticité d’un a&amp;e d’Affemblée dont l’in­
convénient eft fenfible ; que même un feul a&amp;e
particulier auroit à la rigueur un pareil effet,
par la ratification , d’abord tacite , 8c enfuite
expreffe de toutes les perfonnes qui en font l’objet; 8c qu’en leur confervant de légitimes pré­
tentions, c’elt encore les fervir doublement que
de leur procurer la faculté d ’approuver ou non,
ce qui fe trouve fait en leur faveur , pour rejetter , fur l’auteur d’un pareil fervice tout le
blâme de l’a&amp;ion , fi quelque terreur confufe 8c
momentannée en laiffoit appercevoir quelque
danger.
Sur quoi ledit fieur Curé a déclaré fe joindre
au fécond ordre du Clergé de cette Province ,
8c en tant que befoin fero it, prendre fon fait 8c
caufe , à l’effet de protefter contre toute ufurpation de pouvoir, 8c toute repréfentation que
ledit Ordre n’auroit pas établie lui-même } al­
léguant pour motif de la préfente proteftation ,
que les Seigneurs Evêques ne font pas le Clergé,
mais feulement partie d’icelui ; que le premier
Ordre manqueroit aux Etats , fi toutes lesclaffes
du Clergé n’y étoient pas repréfentées par un
choix préalable 8c librement formé.
De laquelle déclaration 8c dire ci-deffus, ledit
fieur Curé nous a requis afte que nous lui avons
concédé. Fait 8c publié audit Auriol dans mon
Etude en préfence de fieur Barthélémy Vellin ,
Marchand drapier , 8c de fieur Jean-FrançoisLaurent Aubanel , Maître en Chirurgie , témoins
de ce lieu , requis 8c fignés avec ledit Mre. de

*7 ?

Planque , Curé. Signés , Gueidon de Planque,
C uré, B. Vellin , Aubanel, 8c nous Reymond,
Notaire , à l’original Contrôlé par le fieur Bucc-lle. Collationné. Signé, Reymond, Notaire ,à
l’extrait.
A

LES

NOSSEIGNEURS

ÉTATS

N osseigneurs

DE PROVENCE.
et

M essieurs ,

N ’êtes-vous point étonnés que la partie conftituante du Clergé ne fe trouve pas dans votre
augufie Affemblée? Elle ne peut s’en rapprocher
que par des v œ u x . . . , A quoi fommes-nous
donc réduits?
La refpe&amp;able antiquité qui n’avoit aucun
befoin de l’état clérical dans les Affemblées nanationales, ne l’y admit fans doute , que pour
avoir en chacun de nous autant de défenfeurs
des loix de la Patrie ; nos fuffrages doivent por­
ter l’empreinte de la vérité : il n’?. paru néceffaire de les éluder que quand on a commencé
à les trouver incommodes ; nos devanciers ont
laiffé porter des fuffrages en leur nom , tant
qu’ils ont pu penfer que ces mêmes fuffrages ne
perdoient rien à être exprimés par des repréfentans infiniment refpe&amp;ables.
Deux fiecles d’interruption ont apporté du
changement dans les mœurs, nos Etats nationaux
ont enfin repris leurs cours. Epoque de la paix
Mm ij

�ij6
&amp; du bonheur , qui invite la Nation à corriger
par-tout l’abus des anciennes formes, à les met­
tre fur tous les chefs en équilibre avec les loix,
5c le droit public avec le droit particulier de
chaque claffe de Citoyens î Mais en quel état fe
trouve aujourd’hui celui du fécond Ordre du
Clergé ? Pour prix de notre zele patriotique, de
nos travaux , 5c d’une trop longue patience ,
nous fommes profcrits au milieu de vous,exclus
de votre fein , peut-être de vos cœurs $ la tolé­
rance de nos devanciers forme contre nous en ce
moment une barrière bien impofantej qu’ontils été ? que fommes-nous ? Par-tout on trouve
des lumières, 5c rien n’amene encore le fentiment.
Si le filence a pu dans d’autres tems tenir lieu
d’approbation , comment une réclamation exprelfe 5c unanime ne fait-elle rien encore contre
l ’ufurpation des droits les plus juftes Sc les plus
imprefcriptibles?
A u milieu d’un cri général fi bien fenti, fi noble­
ment articulé , celui du fécond Ordre du Clergé ,
plus tardif il eft v r a i, mais aufii juftement ex­
cité , fe fait entendre à cette augufte Aflemblée
pour repoufier l’opprobre dont on veut nous
couvrir : Permettez-vous, NofTeigneurs, qu’on
nous dévoue à la fervitude ? Le meilleur des
Rois pourra-t-il le fouffrir ? Si nous ne pouvons
pas concourir librement aux délibérations dont
nos plus chers intérêts vont dépendre, que fom­
mes-nous fi non des efclaves ? 5c quels feront
nos maîtres ?

Il eft donc jufte que i’Âffemblée des Etats nous
foit ouverte , puifque nous fommes des Mem­
bres fans lefquels l’Ordre entier du Clergé ne
peut exifter , des Membres dont les premiers
chefs tirent toute leur importance, 5c fans lef­
quels ils n’en auroient pas même l’ombre ; il eft
jufte, puifque nous avons bien plus qu’eux des
vrais intérêts à foutenir, des fardeaux à porter ,
des Egüfes à défendre , puifque nous fommes
en tout cela les victimes d’une adminiftration
bifarre qui n’a fait jufqu’ici qu’accumuler dettes
fur dettes, en y faifant confifter une forte de fagefle, 5c qui nous a foudoyé jufqu’ici à nos pro­
pres dépens tant de terribles adverfaires ; com­
ment fe flatter, avec un pareil fort , d’apparte­
nir à une Nation efientiellement libre , 5c d’être
les fujets d’un Monarque, infigne protecteur de
nos libertés ?
Enfin il eft ju fte, puifque nous avons des repréfentans à nommer qui foient en même-tems
ceux de nos Etats, 5c qui procurent à tous les C i­
toyens par des réclamations équitables 5c una­
nimes, la libre jouiflance des droits que la Nation
entière nous garantit.
Si donc vous fouferivez à nos vœux , MefiTeigneurs , il vous fera glorieux d’avoir établi
l’Ordre parmi vous $ 5c fi vous n’y fouferivez
pas , il fera infiniment plus glorieux 5c plus doux
au Pere commun de la Parrie , d’avoir laifie
agir en notre faveur 5c fa puiiTance 5c fa bonté:
mais vous voudrez avoir quelque part à la reftauration d’un Ordre qui ne vous fut jamais ftif-

�278
pett , qui vous eft utile St veut l’être toujours
davantage ; ce font des Titulaires qui vont faire
avec vous St comme v o u s , des facrifices à l’Etat ;
des Pafteurs , des Minières de paix , ennemis
des vices, zélateurs des vertus , dont fe fert le
Ciel pour infpirer la fermeté, la confiance, la
foumiflion , la générofité 5 pour appeller au­
tour de vous la confolation dans les fituations pé­
nibles , la modération dans les fuccès, Fefprit de
conciliation dans les contrariétés , l'efprit de
confeil dans les difficultés toujours renaiflantes ;
qui feront toujours, non des flatteurs fuperficiels
ou perfides, mais de vrais St folides amis que
vous retrouverez dans tous les tems $ rendezleur feulement les mains, ils vous foutiendront
à leur to u r , St vous aurez rendu vos noms im­
mortels aux yeux de la religion St de l’huma­
nité. A Auriol le 6 Mars 1789. Signé , Gueidort
de Planque, Curé. Contrôlé à Aix le 10 Mars
1786. Reçu quinze fols. Signé , Desforeft.
L ’an mil fept cent quatre-vingt-neuf, St le
dixième jour du mois de Mars à midi , à la
requête de Mre. Henri de Gueydon de Planque,
Curé de la ParoifTe du lieu d’Auriol , nous
Huiffier audiencier immatriculé au Siégé géné­
ral de cette ville d’A ix y domicilié fouffigné,
avons intimé St fignifié le Mémoire ci-deffus ,
ainfi que l’aéte proteftatif du cinq du courant,
reçu par M e. R e y m o n d , Notaire audit Auriol,.
dont l’extrait eft joint ci - contre St tout leur
contenu en copie ci-joint à NofTeigneurs St Meffieurs des Etats de Proven ce, aux fins qu’ils n’en
ignorent, St leur avons laifTé la préfente copie

»

parlant en domicile dans le Bureau de la Pro­
vince à la perfonne de Mr. Me. Ricard, Greffier
à l’Allemblée des fufdits Etats , par noufdit
Huiffier fouffigné. Signé, G a u t i e r .

N°.

X 11.

A ile déclaratif &amp; proteftatif de M. d’Albertas de
Greoux, contre diverfes délibérations de M M .
les PojJédans-fiefs , &amp; contre toute dépenfe inu­
tile qui pourra être délibérée par les Etats.
’a n mil fept cent quatre-vingt-neuf, St le
N°. XII.
trente-unieme jour du mois de Mars avant
midi , pardevant nous Confeiller du R o i , N o­
taire Garde notes à Aix en Provence, fouffigné,
St témoins ci-après nommés, eft comparu Mre.
Jean-François-Marc de Jaubert de St. Pons,
Confeiller en la Souveraine Cour des Comptes,
Aides St Finances de cedit Pays de Provence,
réfident en cettedite V ille , lequel nous a exhibé
une lettre miffive , St une déclaration St proteftation qui lui a été adreffée fous le même
pli, par Mre. Jean-Baptifte-Surleon d’Albertas
de Jouques, Seigneur Marquis de Greoux, ré­
fident en la ville de M ?;feille, le tout duement
contrôlé au Bureau de cettedite V ille , qu’il nous
a requis , conformément au defir dudit Mre.
d’Albertas , d’annexer St enrégiftrer dans nos
écritures, à laquelle requifition noufdit Notaire
adhérant y aurions tout de fuite procédé, ainfi
St de la maniéré que ci-après s’enfuit.

L

V»!

�280
Teneur de la Lettre mijfive , déclaration &amp;
proteftation y joints.
Marfeille le 30 Mars 89.
J’envoyai hier , mon cher coufin , par un
exprès à Maquan mon Procureur à Aix , la
lettre ci jointe, pour la porter chez un Notaire,
la faire tranfcrire, 6c m’en faire concéder afre,
enfuite de la porter à Me. Bertrand , Greffier
de la Province, 6c de lui faire lignifier ma pro­
teftation; il m’a renvoyé ma lettre, avec des
fi 6c des mais, ce qui m’a donné de l’humeur.
Vous me ferez plaifir , mon cher coufin , ma
lettre reçue , de vouloir bien vous charger de
faire faire cette même formalité ; je fuis bien
aife que mon Ordre connoilTe authentiquement
ma façon de penfer. Adieu , mon cher coufin,
je vous embraffe. Signé, Albertas de Jou ques }
fans paraphe; 8c au-deiTous eft encore écrit:
ma lettre vous fervira , s’il le faut, pour vous
autorifer de ce dont je vous prie ; il faut que
ma lettre foit tranfcrite au long chez le Notaire.
Et en-fous efi écrit: contrôlé à Aix le 31 Mars
1789, reçu quinze fols, Signé, DesforeJL
Marfeille ce 29 Mars 1789.
Je n’ai pas été, Monfieur, à l’AfTemblée des
Etats de la Province , 6c à aucunes de ‘celles
des Pofiedans-fiefs, connoifTant l’efprit qui de1voit y regner; 6c ma façon de penfer y étant
entièrement oppofée, ce qui n’auroit produit au­
cun effet. Je m’étois flatté, qu’avec Je tems &amp;
l’exemple

281
l'exemple de prefque toute la NoblefTe du R o ya u ­
me, mon Ordre fe feroit enfin rendu au vœu
général, par juftice , ou au moins par raifon;
comme je vois qu’elle perfide, je vous adrefTe
cette lettre, Monfieur, que je vous prie d’inférer
dans les regifires du Corps de la NoblefTe ,6c d’en
donner a&amp;e à Me. Maquan, mon Procureur,
qui vous la présentera, 6c que je charge de faire
tranfcrire aufli chez un Notaire ; afin que ma
façon de penfer fur ce qui fe palTe, qui n’a ja­
mais v a rié , foit connue de mon O rd re , ainfl
que les proteftations que je fais fur diverfes de
fes délibérations.
Dabord je déclare bien formellement , que
mon avis n’a jamais été pour l’Affemblée plé­
nière aux Etats de la Province, cette derniere
fois, de la part des PofTédans-fiefs ; le contraire
ayant été décidé à la précédente AfTemblée ,
6c l’appui qu’on a donné à cette prétention ,
étant plus captieux que régulier; que mon vœu
étoit pour l’égale répartition de tous les états,
tant aux contributions particulières de la Pro­
vince, qu’à celles de l’État, fans exemption 6c
privilèges dans l’impofition des biens nobles ,
tout de même que pour l’égale repréfentation
defdits trois Ordres aux Etats-généraux ; défavouant tout ce qui a été délibéré de contraire
à cela; je défavoue fur-tout, la lettre déshonnorantf , pour ce qu’on appelloit du Corps de
la NoblefTe, au Roi. Je me déclare contraire à
la délibération qui a été prife, de ne pas affifier
à TAfTemblée des SénéchaulTées, mon avis étant
d’y aller avec les proteftations de d r o it, qui
Nn

�i8 z
d ’ailleurs font autorifées par l’explication que
donne le Réglement du R o i, qui annonce .ne
porter atteinte dans le moment aux droits refpeffifs des divers pays , qu’à caufe de la circonftance. Je déclare aufîi que fi je n’aflîfte
ni n’envois me repréfenter à ma SénéchauiTée
à Forcalquier , c ’eft que je n’ai reçu que ce
jour mon afllgnation pour le premier d’Avril,
&amp; que je n’ai le rems ni de l’u n , ni de l’autre j
je protefte, autant qu’il eft en mon pouvoir,
contre la dépenfe confidérable qui a été faite
pour la prétendue 8c immenfe défenfe des fiefs,
qui a plus fervi a gâter les affaires , qu’à les
raccommoder ; je protefte contre les délibéra­
tions prifes de donner aux Syndics fix mille li­
vres pour tenir une table, la chofe étant inu­
tile par bien des raifons; je protelle contre la
délibération des quatre mille livres pour porter
le Cahier des Poffédans-fiefs à la C o u r , plufieurs d’eux ne demandant pas mieux qu’on les
en charge gratis, p o u r, cette commiflion, leur
fervir à leur affaires particulières. Je ne doute
pas aufîi que ceux qui habitent Paris, 8c qui
font de néceffité d’y retourner, ne s’en chargent
g r a tis , cela ne changeant rien à leur pofition ;
je protefte enfin contre la députation aux Etatsgénéraux qui a-été délibérée, 8c contre tous
ïes frais qui s’enfuivront : au refte , je déclare
que dans toutes les occafions, je foutiendrai de
mon bien, de mon fang même, s’il le faut, les
prérogatives 8c. les droits inhérans à mon Ordre,
fi jamais aucun Ordre y portoit atteinte ; ne
lui en ayant jamais reconnu d’injufte que celui
qui l ’exempte d ’une égale répartition aux char­

ges publiques, &amp; qui lui donne une fupériorité
de nombre aux Affemblées publiques. Je fuis
avec confidération, Monfieur, votre très-humble
8c très - obéififant .ferviteur. Signé , Albertas de
Jouques, fans paraphe. A côté eft encore écrit:
contrôlé à Aix le trente-un Mars mil fept cent
quatre-vingt - neuf. Reçu quinze fols. Signé ,
Desforejl. Et au dos de ladite lettre, eft encore
écrit : A Monfieur , Monfieur Jaubert de St.
Pons.
Et ainfi que deflus, noufdit Notaire, aurions
procédé à l’enrégiftremeut 8c annexe defdites
lettres, déclarations 8c proteftatations, pour fer­
vir 8c valoir ce que de raifon , de tout quoi
ledit M re.de Jaubert de St. Pons, en la qualité
qu’il agit, nous a requis de lui concéder aôte,
que nous lui avons concédé. Fait 8c pafte audit
A ix dans notre Etude, en préfence de fieur Jofeph-Touffaint Emeric, Bourgeois, 8c Me. AngePierre M arin, Huiftier en ladite Cour des Com p­
tes, Témoins requis &amp; lignés avec ledit Mre.
Jaubert comparoiflant, 8c nous S i l v y , N otaire,
à la minute. Contrôllé à A ix le trente-un Mars
mil fept cent quatre - vingt - neuf. Reçu quinze
fols. Signé, Lefueur.

L

’ a n mil fept cent quatre - vingt - neuf 8c le

dix-huitieme jour du mois d’Avril avant
midi , en préfence des témoins ci-après nom­
m é s, nous Confeiller du R o i , Notaire Garde
noies à Aix en Provence foufligné, avons pro­
cédé à l’enrégiftrement 8c annexe d’une lettre,
déclaration 8c proteftation y join te, qui nous
N n ij

�284
a été adreflfée à cet effet par Mre. Jean-BaptifteSurleon d’Albertas de Jouques, Chevalier, Sei­
gneur Marquis du lieu de Greoux, réfident en
la ville de Marfeille, ainfi 8c de la maniéré que
ci-après s’enfuit.
Teneur de la Lettre mijfive.
Je vous envois, Monfieur, ci-joint, une pro­
te c t io n pour les Etats de la Province, que vous
inférerez dans vos regiftres, 8c ferez enfuite li­
gnifier aux Etats affemblés dans leur première
féance } vous demanderez qu’il en fuit fait lec­
ture tout haut en préfence des Etats , par le
Greffier des Etats, pour que perfonne n’en ignore^
vous ferez fignifier auffi aux Etats en même
tems, ma proteftation au Corps des Poffédansfiefs, faite le premier de ce mois, 8c demande­
rez de même qu’il en foit fait leêture } vous
m’aviferez, je vous prie, li votre demande aura
été remplie, ainfi qu’elle doit l’êtrej ma lettre
vous fervira en ce que de befoin. Je fuis par­
faitement, Monfieur, votre très-humble 8c trèsobéiifant ferviteur. Signé , Albertas de Jouques.
Teneur de la Proteftation.
Marfeille le 15 Avril 1789.
M essieurs ,

Dans un tems de calamité tel que celui-ci,
dont nous reifentons les effets , tout Citoyen
doit fe ravifer fur les maux de fa Patrie, 8c en

faire ravifer ceux qui n’y font point attentifs.'
Ne pouvant , Meilleurs, avoir l’honneur d ’aflifter aux Etats de cette Province qui vont re­
prendre leur féance, j’y envois mes obfervations
8c ma proteftation fur tout ce qui y fera déli­
béré de contraire à la lituation des rems. Je
defire qu’elles faffent allez d’effet fur quelques
affiftans, pour qu’elles ne relient point infructueufes.
V oilà, Meilleurs, plufieurs années que cette
Province perd la plus grande partie de fes ré­
coltes ; en voilà deux confécutives ; voilà la
perte à-peu-près générale de tous fes oliviers,
arrivée l’hiver dernier j elle a pourtant payé 8c
paye également les mêmes fubfides à l ’Etat j
l ’Adminiftration n’a ceffé de l’impofer par la
continuité d’un nombre d’ouvrages, dont partie
auroient dû être fufpendus, 8c d’autres jamais
imaginés, pour l’honneur de cette même Adminiftration; ouvrages révoltans dans un tems mê­
me de profpérité , à plus forte raifon dans des
tems malheureux.
Je ne fais, Meilleurs, ce que l’on va faire
pour les nouvelles importions $ quoiqu’il en foit,
voici ma proteftation contre tout ce qui bleffera la juftice 8c la faine raifon j fi elle ne pro­
duit l’effet que j ’en attends, elle aura au moins
fait connoître ma façon de penfer fur des abus
tyranniques.
Tout réclame aujourd’hui, Meilleurs, autant
par fagelfe, que par néceffité, la plus grande

�286
économie. Il eft donc plus tems que jamais i
de mettre un frein à ce torrent de dépenfes defpotiquement dirigées par un petit nombre , &amp;
même de prendre des mefures fages fur celles
qui font inévitables. Il faut que l’on fufpende
toute efpece de travaux, excepté ceux qui fe­
ront indifpenfables, &amp; qui auront été jugés tels,
par une Commifïion bien choifie.
Meflieurs, je protefle donc contre toute dépenfe quelconque qui n’aura pas pour objet
l’abfolue nécefïité, &amp;. qui ne fera pas générale­
ment reconnue pour l’utilité publique, ou ne
pouvoir être renvoyée.. Je protefle contre tout
chemin de quelque clafïe qu’il fo it, qu’on voudroit entreprendre ou continuer, la circonflance
comportant tout au plus l’entretien de ceux déjà
confacrés au public.
v

Je protefle contre la refe&amp;ion St édification
de tout édifice public; fur-tout à jamais, con­
tre la conftru&amp;ion ou continuation de conflruction, &amp; même entretien de chemin qui n’a pour
objet que de conduire quelques particuliers chez
eux.
La Commifïion des derniers Etats avoit dé­
cidé qu’il falloit mettre la main &amp; continuer ce
qui avoit été ordonné &amp; commencé , &amp; où l’on
avoit déjà employé des fonds. Je fais que cela
a été fidèlement exécuté, mais c’eft au fïi, on
le voit bien , le moyen d’éternifer les abus ,
&amp; une preuve du peu de courage que l’on met
pour les détruire. Quand vous lafTerez - vous

Province &gt; d’être la contribuable de quiconque
voudra prendre la peine de fe donner une pré­
pondérance dans votre adminiflration ? Au refte,
fi parce qu’une chofe a été déjà décidée , &amp;
qu’on y a déjà employé une fomme, il falloit
la continuer &amp; l’achever, quelque inutile qu’elle
ait été reconnue , les abus fe perpérueroient ,
&amp; les meneurs feroient toujours fûrs d’arriver à
leur fin, pourvu qu’ils furpriflfent au moins les
fuffrages. Partant de l à , xMefïieurs, il n’efl pas
étonnant que nos importions particulières aient
été poufTées fi loin ; fi le Gouvernement, dans
fes déprédations, en eût fait autant, nos reve­
nus ne fufiiroient pas depuis long-tem s pour
payer les charges. Ne nous le difïimulons
point , Meilleurs , nos impofitions locales ont
été beaucoup plus pefantes que celles du Gou­
vernement. Malgré tant d’immenfes dépenfes,
foit dit en pafïant , prefque toutes les rou­
tes &amp; les chofes publiques font dans un état
affreux.
Je protefle, Mefïieurs, contre l’entretien excefïif auquel les Etats derniers ont confenti pour
un Bibliothécaire , lorfqu’ils auroient dû s’oc­
cuper d’alléger les impofitions légitimes, &amp; don­
ner aux malhereux, les moyens de fe procurer
du pain, fans les furcharger de nouveau pour
fatisfaire à un certain nombre. La garde de cette
Bibliothèque pourroit être donnée à un College,
à des Moines, la Province y eût trouvé fa mê­
me utilité, &amp; bien plus celle de ne pas perdre
de v u e , le foin d’alléger le fardeau de fes con­
tribuables dans les tems de mifere ; d’autant que

�\

z88
c’eft fur la clafte malheureufe que font reparties
ces efpeces de charges.
Au refte , ce n’eft point dans le moment des
circonftances fâcheufes, qu’on exécute des pro­
jets de luxej &amp; l’Adminiftration ne devroit point
faire penfer, lorfqu’elle follicite des foulagemens
de la part du Gouvernement, que ce n’eft que
pour avoir plus de moyen de Satisfaire fes fantailles. Je protefte encore contre toute penlion
que peut donner la Province, qui ne fera pas
avouée indifpenfable par les Etats affemblés ;
8t j’exhorte ces Meilleurs de prendre connoiffance de toutes celles que l’on fait.
Voilà , Meilleurs, les objets principaux fur
lefquels je réclame , 8c s’il faut parler le ftyle
du jour, les juftes doléances que tout patriote
doit porter à nos Etats particuliers. S’il m’eft
échappé quelque choie, tout le monde a le mê­
me intérêt, 8c doit fe faire un devoir de le rap­
pelles Signé} Albcrtas de Jonques à l’original.
Contrôlé à Aix le dix-huit Avril mil fept cent
quatre - vingt-neuf. Reçu quinze fols. Signé,
Vesforefl.
Et ainfî que deftus, Noufdit Notaire , avons
procédé à l’enrégiftrement 8c annexe de tout ce
que delfus, enfuite de la requifion qui nous eft
faite dans la lettre ci-deftus enrégiftrée, 8c a&amp;e
fait 8c pafte audit Aix dans notre Etude, en préfence de (leur Antoine-Marius Paul , Acoliyte
Chapelain 8c Me. Ange-Pierre Marin, Huiftier
en la Cour des Comptes, tous dudit A i x , T é­
moins

*.

l8 9

moins requis 8c flgnés avec noufdit Notaire.
Signé, S ilv y , Notaire.
L a n mil fept cent quatre-vingt-neuf, St le
vingtième jour du mois d'Avril , à la requête
de Mre. Jean - Baptifte - Surleon d’Aîbertas de
Jouques , Chevalier, Seigneur Marquis du lieu
de G reo u x, réfident en la ville de M arfeille,
nous Huiftier en la Souveraine Cour des C o m p ­
tes, Aides 8c Finances de ce Pays de P ro ven ce,
domicilié en cette ville d ’A ix fouffigné, avons
intimé St fignifié les ades déclaratifs 8c protef ■
tatifs, faits le trente-un Mars dernier 8c dixhuit du courant y pardevant Me. S ilv y , N o ­
taire de cettedite V ille, ci-deflus en copie St
leur contenu, à Meffeigneurs 8c Meffieurs des
Etats de ce Pays de Provence , actuellement
féants en cette ville d ’Aix , aux fins qufils n ’en
ignorent, 8c leur avons lailTé copie tant des fufdirs aêtes, que du préfent exploit, parlant en
domicile dans le Bureau de la Province, à la per fonne de Mr. Me. Ricard , Greffier à l ’Aftem blée des fufdirs Etats, que nous avons requis 8c
prié d’en faire leCture dans la première féance
defdits Etats. Signé, M a r i n ,

�291

19°

N°.

XIII.

Acte interpellatif des Syndics des Corps &amp; Communautés, acquéreurs des eaux du Canal Boifgelin.
N®. XIII.

X

’ a n mil fept cent quatre-vingt-neuf, 8c le
J _|vingt de ce mois d’A v r il, à la requête des
fleurs Syndics des Communautés 8c Corps ac­
quéreurs des eaux du Canal Boifgelin dans la
Crau , qui font éle&amp;ion de domicile à la maifon de Me. Dignofcio, Procuteur en la Sénéchauffée , rue du College $ il eft expofé q u e , par
les arrangemens pris avec le P a y s , ledit Pays
eft chargé de l’entretien 8c recurage dudit Canal,
8c que pour en affurer les fonds, il fut con­
venu que le Pays retiendroit annuellement dix
mille livres fur les cent cinquante que le R o i
donne en indemnité du prix du fel , 8c ce l’an­
née d’après que les Communautés &amp; Corps ac­
quéreurs des eaux en jouiroient. En exécu­
tion de cet accord , les eaux ayant coulé
dans le Canal en l’année 1 7 8 7 , il a été placé
dans le courant de l’année 1788 , dix mille li­
vres avec deftination pour l’entretien 8c recu­
rage de cette branche du Canal Boifgelin. Il
refte encore à placer pour la pleine deftination,
la fomme importante de quatre-vingt-quinze
mille livres , lefquelles jointes aux dix mille
liv re s , qui l’ont été déjà, formeront celle de
cent cinq, que les Communautés 8c Corps acqué­
reurs des eaux ont parfournis, 8c dont le pla\ »

cernent doit faire partie du gage &amp; delarefponflon defdits Corps 8c Communautés , pour la
fureté de l’entretien 8c réparation dudit Canal.
Cette fomme feroit certainement placée , fi le,
Pays pouvoit fe flatter de recevoir annuelle­
ment de Sa Majefté les cent mille livres fur lef­
quelles doivent être prifes les dix mille livres
du placement .annoncé ; mais comme lefdites
cent cinquante mille livres n’ont été promifes
par Sa Majefté que jufques en 1790 inclufivement, 8c qu’il eft revenu aux Expofants que fur
les cent mille écus qui reftent à retirer pour les
années 1789 8c 17 9 0 , il en a déjà été dépenfé
par anticipation une fomme importante , 8c que
le Pays a le plus grand intérêt à ne pas faire
des fonds pour le placement promis aux E x p o ­
fants , fi le Gouvernement ne continuoit pas à
donner les cent cinquante mille livres par an­
née, 8c qu’il importe auxdits Expofants de pré­
venir toute conteftation de la part des Etats j c ’eft
la caufe qu’ils fomment, requièrent 8c interpel­
lent les fufdits Etats de pourvoir au placement
de quatre-vingt-quinze mille livres qui reftent à
placer pour l’intérêt des Communautés 8c Corps
acquéreurs , 8c ce fur le produit des fonds qui
reftent à retirer en indemnité du prix du fel
pour les années 1789 8c 1790 ; proteftant, en
cas que le Pays employât les fufdits fonds de
1789 8c J790, 8c ne fit pas le fufdit placement
fur les fonds qui reftent à retirer, de l ’en ren­
dre refponfable, 8c l’obliger à impofer pour 8c
jufques au concurrent de dix mille livres par
année, jufqu’à perfection 8c confommation du
placement defdites quatre-vingt-quinze mille liO o ij

�1 Ç)Z
vres qui reftent à placer ; comme les Etats ayant
refufé de pourvoir au fufdit placement, quand
il y avoit encore des fonds procédans du prix
du fel qui y avoit été fpécialement afîetté, &amp;
atte. Signé, Cappeau à l'original, par quoi nous
Huiffier en la Cour du Parlement de ce Pays de
Provence fouffigné , avons à la fufdite requête,
intimé &amp;. fignifié Taéte ci-deflus aux Etats de
Provence , en domicile &amp;. au bureau du P a y s ,
parlant à Me. Ricard un des Greffiers , l’an
&amp;. jour fufdit baillé copie , tant du fufdit atte
que de notre exploit à la perfonne dudit Me.
Ricard. Sign é, C h a u v e t .

z 93 '

T A B L E
DES
16 Janvier
I;^ ‘

1 7 Janvier.

FIN.

28 Janvier.

MATIERES.

£ ) Uuverture des Etats ,
Lettre du Roi aux E tats,
Difcours,
Meffe du St. E fp rit,

Pag. 3 &amp; 4.
56.
7-

Places occupées par M M . les Confuls d’A i x , Pro­
cureurs du Pays ,
8.
Protejlation des Députés des Communautés &amp; F i ­
gueries , fur l ’illégalité de V Affemblée, &amp; l ’é­
nonciation des mots Etats, Ordres,
Ibid.
Protejlation contraire des autres Membres,
Ibid.
Nomination des Greffiers des E ta ts,
Ibid.
Vérification des pouvoirs des AjffiJlans aux Etats , 9.
Mémoire de M M . les Nobles non pojffédans fiefs ,
pour l ’entrée aux Etats ,
13.
Rang &amp; féance provifoire aux porteurs des titres
conteftés,
14.
Serment,
Ibid.
Difcours de M . VAffeffeurd’A i x , Procureur du
P a y s,
15.
Commijffion propofée pour la vérification des pou­
voirs ,
Ibid.
Obfervations des Députés des
&amp;
guéries ,
Ibid.

�*94

*95
Légitimation par acclamations,
38,
Avis écrit lu par un Membre de la Nobleffe , Ibid.
Adhéfion des Députés des Communautés &amp; V i­
gueries ,
Ibid.
Nomination des Commijfaires pour la rédaction du
Procès-verbal,
39.
Obfervation des Députés des Communautés &amp; V i­
gueries fur cette nomination ,
Ibid,
Refus du Député de la Viguerie de Tarafcon ,
d’être Membre de cette Commijfion,
Ibid.
Députation pour faluer &amp; remercier M M . les
Commijfaires du Roi ,
Ibid.
Déclaration des Députés des Communautés &amp; V i­
gueries fur cette députation ,
40.
Entrée de MM. les Echevins de M arfeille, &amp;
protejlation de leur part contre l ’Arrêt du Con­
fia i, du zg Novembre 178 8 , pour la préféance
alternative entre Marfeille &amp; Arles ,
41.
Protejlation contraire de M M . les Confuls d’A rles,
Ibid.
Enrégiftrement au Greffe des Etats de l ’Arrêt du
Confeil,
42.
Protejlation de M M . de l ’Ordre de Malte fur la
préféance de M M . les Vicaires généraux , 43.

Obfervatîons des autres Mmembres 9
1 8,
Propofition des CommiJJ'aires 9
19.
Délibération,
Ibid.
Protestation des Députés des Communautés ‘ &amp; Viguerie* &gt; .
Ibid.
Réponfe à cette proteftation ,
20.
lnjtruction du Roi à M M . fes Commissaires, fur
la tenue des E ta ts,
21.
2$ Janvier.

»■ JQ Janvier.

Acte proteSiatif fignifié aux Etats , à /fl requête
des Députés des Communautés &amp; Vigucries, 23.
Seconde lecture des injtructions du Roi à M M .
fes Commijfaires i,
29.
Troifieme lecture dudit Mémoire ,
30.
Objervations des Députesdes Communautés
&amp;
Vigueries,
Ibid.
------ des autres Membres ,
Ibid.
Délibération à ce fu jet,
31.
Députation vers M M . les Commijfaires du R oi, Ibid.
Obfervation des Députés des Communautés &amp; Vigue­
ries 6* refus de fe joindre à la députation, Ibid.
Départ des Députés des deux premiers Ordres , 32.
Retour des Députés,
Ibid.
Réponfe de MM. les Commijfaires du R&gt;oi à la
députation,
33.
Ohfervations des Députésdes Communautés &amp;
Vigueries fur cette réponfe ,
Ibid.
-------des autres Membres ,
34.
Lecture des Délibérations contenant les injtructions
des Députés des Communautés &amp; Vigueries, 36.
Obfervation du Député de la Viguerie de Tarafcon ,
Ibid.
-------des autres Membres 9
37.

i 1 Jan v ier.

Rapport de la Commijfion pour la vérification des
pouvoirs y
,
*kid.

Tranfcription de l ’avis écrit, lu la veille par un
des Membres de la NobleJJè ,
44.
Rapport des Députés nommés pour M M. les Com­
mijfaires du Roi ,
66.
Annonce de l ’entrée de M M . les Commijfaires du
Roi aux Etats ,
67.
Réclamation des Députés des Communautés &amp; V i­
gueries pour demander la convocation d’une
AJ]emblée générale des trois Ordres ,
68.
Dire de M M. les Confuls d’A ix , Procureurs du

Par s &gt;
#

Ibid.

�i&lt;)6
Adhéfion des Députés des Communautés &amp; Vigueries à ce dire ,
Ibid.
Obfendettions des autres Membres ,
69.
Réponfe des Députés des Communnautés &amp; V igueries ,
Ibid.
•-----des autres Membres ,
Ibid.
Entrée de M M , les Commiflaires du Roi aux
E ta ts,
70.
Commijflion générale pour le Don gratuit &amp; autres
impofitions ,
Ibid.
Mémoire du Roi fervant d’inftruclion à MM. fes
Commiflair es ,
b
Demandes du Roi. ----- Don gratuit ,
74.
----- Milices ,
Ibid.
----- Capitation
75Chemins ,
76.
—— Commerce ,
Ibid.
Interpellation aux deux premiers Ordres , s'ils veulent contribuer au payement du Don gratuit &amp;
des Milices ,
IbidRéfumé du vœu des deux premiers Ordres fur cette
interpellation ,
78.
Obfervations des Députés des Communautés &amp; V igueries fur la rédaction de ce réfum é,
79*
----- des autres Membres ,
80.
Voies de conciliation propofées par les deux pre­
miers Ordres,
87.
Réponfe des Députés des Communautés &amp; V igueries, ^
Ibid.
Demande d’ un Syndic des Communautés,
Ibid.
Délibération fur le Don gratuit,
Ibid.
Dire de M M , les Confuls d’ A ix , Procureurs du
P a ys.
82.
Obf :rvation de la part des deux premiers Ordres,
83.
Délibération

297
Délibération fur les Milices,
85.
-— - fur la Capitation,
Ibid!
Obfervations des Députés des Communautés &amp; Vigueries fur cette derniere Délibération
Ibid.
Demande de la Nobleflè, pour que la capitation
porte uniquement fur la Claflé des gens aifés,
Ibid.
Députation à MM. les Commiffaires du Roi, pour
leur faire part de ces Délibérations,
86.
Subrogation du Député de la Viguerie de SaintMaximin à celui de la Viguerie de Tarafcon,
pour la rédacîion du Procès-verbal,
Ibid.
Proteftation de MM. du Clergé contre l’avis écrit,
lu dans la féance par un de MM. de la Noblefè,
87.
------ de MM. de la Nobleflè,
88.
Dire des Députés des Communautés &amp; Vigueries
fur ces proteftations,
90.
Déclaration &amp; réjerve de tous fes droits, de la
part de celui qui avoit lu cet avis écrit, 91.
Objervations des deux premiers Ordres,
Ibid.
------ des Députés des Communautés &amp; Vigueries,
Ibid.
Proteftation fur l’illégalité de l’A f emblée
l’é­
nonciation , Etats, Ordres,
92.

7

0

i A vi il

79

l $'

Reprife des féances des Etats ,
Ibid.
Difcours de M. l ’Evêque de Fréjus , Préfident,
Ibid.
Légitimation des pouvoirs des Députés qui ont remplacé les abfens ,
93.
Serment prêté par ces Députés,
94.
Inftruclions du Roi à MM. fes Commijfaires fur la
reprife des féances des Etats 5
95.
Contribution aux charges publiques ,
96.
pp

�198
Dire des Députés des Communautés &amp;
fur les déclarations faites au nom des deux premiers Ordres dans les Ajfe/nblées des Sénéchauffées ,
Ibid. •
Renouvellement de la part du Clergé de fa déclaration, •
97.
Dire, déclaration &amp; proteftation de la Noblejfe , 98.
Proteflation contraire des Députés des Communautés
&amp; feigne ries ,
99.
Adhéfion de plufieurs Membres de la Noblejfe à la
déclaration faite au nom de cet Ordre ,
Ibid.
Renonciation de MM. du Parlement ù des Comp­
tes au droit de compenfation des tailles , Ibid*
Recommandation des Etats auprès de Sa Majefté
&amp; du Miniftre des grâces eccléfiafhques en fa­
veur de M. l ’ Abbé de Coriolis \
100.
Commiffion pour la rédaction du procès-verbal, Ibid.
11 Avril.

14 Avril.

Déclaration du Roi fur les troubles de Provence ,
101.
Lettre à écrire au Roi en remerciement &amp; en de­
mande de fecours ,
Ibid.
Nomination des Commiffaires pour la rédaction de
cette lettre ,
102.
Demande de plufieurs Communautés pour obtenir
l’ entrée aux Etats ,
Ibid.
Admijfion provifoire du Député du Val de Bar; reme ,
103.
Lecture du procès-verbal des dernieres fiances :
Obfervations du Député de Pertuis ,
Ibid.
Projet de la lettre au Roi , délibérée dans la der­
nière féance ,
ïo6.
Conduite patriotique du Député de Toulon dans les
troubles qui ont eu lieu dans cette Ville , 108.

*99

Nouvelle lecture des inftruclions du R oi, &amp; d'un
article de l ’Ordonnance de Provence de 1535,
Ibid.
Délibération de l ’A[[emblée générale de MM. les
Poffédans-fiefs du 23 Avril 1789,
109.
Demande des Députés des Communautés &amp; Vigueries à MM. du Clergé , s’ils veulent contribuer
aux charges à compter du premier Janvier dernier,
&amp; réponfe y
no.
Obfervations des Députés des Communautés &amp; Vigueries f ir cette délibération ,
11 r.
Interpellation à MM. de la Noblejfe, s’ils veu­
lent contribuer aux charges à compter du pre­
mier Janvier dernier f &amp; réponfe,
112.
Renvoi au lendemain de la délibération fur les importions,
113.
Subrogation de M. d*Alpheran de Ruffian de Ste.
Croix } à M. d’Eftienne du Bourguet ,pour la
rédaction du procès-verbal,
Ibid.
Reprife de l interpellation faite à MM. de la No­
blejfe la veille , fur les contributions ,
114.
Dire du D.puté de Forcalquier }
Ibid.
------ De Sifteron ,
115.
Adhéfion de la pluralité au dire du Député de
Si(teron ,
n 6.
Proteflation de J\I. l’Abbé de Coriolis fiur l’illé­
galité des Afemblées des Sénéchauffiées f Ibid.
Réponfie des Députés des Communautés 6’ VF
gueries ,
117.
Procès-verbal d’opinions de MM. de la NobleJJe
fur l’interpellation ci-defiiis,
,
118.
Réponfe des Députés des Communautés 6* Vigueries à ces différentes opinions ,
123.
Délibération fur les impofitions ,
125 &amp; 127.
Pp ij

�2-7 Avril.

*

Témoignages de fatisfaction fur la conduite de
plufieurs Députés pendant les troubles de Pro­
vence ,
T32.
Compliment de condoléance à M . VEvêque de
Fréjus fur la mort de fon neveu ,
133.
Déclaration de M. Dauphin de Trébillane fur fa
contribution aux charges ,
Ibid.
Acte proteftatif fignifié aux Etats à la requête de
MM. de la Nobleffe fur les ordres donnés par
M M . les Commiffaires du Roi pour la fufpenfion &amp; reprife des féances des Etats , 6* fur les
Députations faites aux Etats-généraux dans les
Sénéchauffées,
136.
Proteftation au nom du Pays fur la convocation
faite par Sénéchauffées ,
Ibid.
Adhéfion du Clergé &amp; des Communes au premier
article de L’ acte proteftatif de la Nobleffe , Ibid.
Adhéfion du Clergé au fécond article de cet acte }
Ibid.
Dire des Communes fur ce fécond article, Ibid.
Teneur de l ’acte proteftatif,
138.
Appointemens des fieurs Baud &amp; St. Martin. Nou­
velle délibération,
140.

p i
■ • Des Ingénieurs du Pays,
141.
Proteftations &amp; oppofitions de plufieurs Députés des
Communautés &amp; Vigueries,
Ibid.
Secours à la Viguerie de Draguignan pour des bat­
tues à l’occafion d’une bête féroce ,
148.
Dotations de St. Vallier ,
Ibid.
Députation à l’audition du compte du Pays de
1788,
14p.
Aumône a l’Œuvre du Refuge 6* à celle du Confeil charitable d’A i x f
Ibid.
Délibérations &amp; actes proteftatifs fignifiès pendant
la fufpenfion des féances des Etats ,
150.
28 Avril.

Canal Boifgelin. — Sufpenfion des ouvrages. 156.
Rétabliffement des arrofages à Allen &amp; à Malemort. — Renvoi aux prochains Etats,
Ibid.
Emploi des fonds qui reftent libres ,
157.
Sufpenfion des appointemens du Directeur du Canal
Boifgelin ,
Ibid.
------- De l ’Ingénieur adjoint au Directeur , 158.
Remifes accordées fur le prix du fel : Dénoncia­
tion des Lettres patentes du 4 Novembre 1780 ,
qui en laiffent l’emploi à la difpofition des Adminiftrateurs du Pays ,
158.
Etat des fommes payées aux Ingénieurs du Pays
depuis 1786,
160.
A grandiffement de la rue du Luc fervant de paf
fage au grand chemin ,
161.
Renvoi aux prochains Etats de plufieurs Mémoires,
Ibid.
Nomination des Commis au Greffe des Etats, Ibid.
------- *Des Commis aux écritures ,
Ibid.
------- Des Procureurs dans les Tribunaux , Ibid.
— 1 Du Notaire ,
Ibid.
■■ '
De l’ Avocat aux Confeils du Roi, Ibid.

�Du Concierge , Trompette &amp; MeffagersServiteurs ,
163.
Refus des Etats de députer à La Cour pour porter
Le cahier ,
Ibid.
Oppofitions à cettedélibération,
Ibid.
Réclamation de L'un de M M. de la Noblejfe fur
L infériorité du nombre ,
167.
Réponfe des Députés des Communautés &amp; Vigue­
ries ,
Ibid.
Procureurs du Pays joints : Refus de Les nommer,
Ibid.
Protejlation des Procureurs du Pays nés,
Ibid.
"" De plufieurs autres membres des Etats ,
Ibid. Sc fuiv.
Notification aux Etats de La députation aux Etatsgénéraux , faite par Les poffédans-fiefs ,
1714
Obfervations &amp; déclarations des Députés des Com­
munautés &amp; des Vigueries ,
Ibid.
Requifition de M. i AJfeJfeur d 'A ix , Procureur du
Pays , pour La clôture des féances des Etats,
Ibid.

3°3
du Procureur fondé de Mgr. l'Archevêque
d A ix , fur la fufpenfion des appointemens du
Directeur du Canal Boifgclin ,
176.
Bibliothèque du Pays : Sufpenfion des appointemens
desperfonnes attachées à fon feivice ,
177.
Communauté de Meçel : Emploi des fonds accor­
dés pour barricades ,
Ibid.
Préfident des Etats : Requifition de MM. de la
Noblejfe , fur la préfidence exercée par M. l’E­
vêque de Fréjus ,
178.
Requifition de MM. du Clergé pour le même fujet,
Ibid.
Dire des Députés des Communautés &amp; Vigueries ,
Ibid.
Clôture des Etats ,
ijy .
Expofé de l’un de MM. de la NobleJJe fur ce qui
a été tranferit dans le procès-verbal , relative­
ment à l ’infériorité du nombre de cet Ordre ,
Ibid.
Noms des Affijlans aux Etats,
181.
Opinion

TABLE
18 A vril
&lt;Je r e l e v é e .

Oppofition de M. de Renaud d’ Allen au renvoi aux
prochains Etats , de La délibération pour les
arrofages d’ Allen &amp; de Malemort ,
172.
Protejlation de M. de Renaud d’ Allen contre la
tranfeription dans le procès-verbal de la récla­
mation fur L’ infériorité du nombre de MM. de
la Noblefie ,
173.
Adhéfion de plufieurs membresdes Etats , Ibid.
Protejlation de M. de Boyer d’ Eguilles fur un dire
des Députés des Communautés &amp; Vigueries fur
La députation de la Noblefi'e aux Etats - géné­
raux ,
. 1 7 4 .
Adhéfion de plufieurs membres,
175

II

des Pièces annexées au procèsverbal.

N°. I. Acle fignifié aux Etats à la requête de M.
de Mirabeau,
pag, 191.
*N°. II. Exploit defignification de cet acle à M. l’Archvêque d.'Aix &amp; à M. l’Evêque de Digne ,223.
N°. III. Déclaration des Députés des Communautés
&amp; Vigueries fur la convocation d’une Aj]emblée
générale des trois Ordres , &amp; l’illégalité de
l ’Ajjemblée actuelle pour députer aux Etatsgénéraux ,
225.
N°. IV. Contre-protejlation des Députés des Com­
munautés &amp; Vigueries , relativement à l’avis écrit
lu par M. de Mirabeau ,
230.

�5°4

^

N°. V . Délibération de la ville de Sifteron fur la .
demande d’ une nouvelle formation des Etats , 235 .
N °.V l. Proteftation des Députés des Communautés
&amp; Vigueries fur la fufpenfion des féances des
Etats ,
246.
N°. V II. Proteftation de M M . les Nobles non poffédans-fiefs contre un imprimé ayant pour titre:
Proteftation 8* délibération de la Noblefte de
Provence dans Ton Aflemblée générale ,du 20
Janvier 1789 ,
250.
N°. V III. Délibération du Clergé féculier &amp; régu­
lier de Marfeille fur la contribution aux charges ,
la nouvelle formation des Etats 6* la députation
aux Etats-généraux ,
256.
N°. IX . — Du Chapitre des Accoules de la même
Ville , fur le même Jujei,
262.
N o.'X .Acle proteftatif des Députés des Communau­
tés &amp; Vigueries , contre un ouvrage imprimé &amp;
intitulé : Recueil des pièces concernant les
Etats de Provence ,
266.
N 0. X I . Déclaration &amp; placet de M. le Curé a’Auriol , relativement à l’ entrée du fécond Ordre du
Clergé dans les Etats ,
273.
N°. X II. Acte déclaratif &amp; proteftatif de M. d'Al­
iénas de Greoux, contre diverfes délibération de
MM. les poffédans-fiefs &amp; contre toute dépenfe
inutile &gt;
279.
N°. X III. Acte interpellatif des Syndics des Corps
&amp; Communautés, acquéreurs des eaux du Canal
Boifgelin
290.

A A 1X , des Im prim eries d e G i beli n - D a v i d 8c EmericD avid &gt; A v o c a t s , Im p rim eu rs d u R o i te des Etats. 17S9.

PROCÈS-VERBAL
D E

L’A S S E M B L É E

GÉNÉRALE

D ES

GENS
DU

BU TI ERS - ÉTAT
PAYS

ET

COMTÉ

D E

PROVENCE,
Convoquée j par autorité &amp; permijfion de Sa Majefté} en la ville
d’A ix , au 30 Avril i/8g.

A

AIX,

D es Imprimeries de G i b e l i n - D a v i d 6c E m e r i c -D a v i d &gt; Avocats*
Imprimeurs du Roi &amp; du Pays.
M.

DCC.

LXXXIX.

�</text>
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                <text>Procès-verbal de l'Assemblée de nosseigneurs des Etats-généraux du pays et comté de Provence, que les sieurs députés des communautés &amp; vigueries, attendu l'illégalité par eux réclamée contre lesdits Etats, n'ont voulu intituler que procès-verbal de l'Assemblée, convoquée en la ville d'Aix le 25 Janvier 1789</text>
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        <name>France -- Politique et gouvernement -- 1774-1792 -- Ouvrages avant 1800</name>
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        <name>France. États généraux -- Provence (France) -- 18e siècle -- Ouvrages avant 1800</name>
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                    <text>5°4
^
N°. V. Délibération de la ville de Sifteron fur la .
demande d’ une nouvelle formation des Etats , 2 3 5 .
N °.V l. Proteftation des Députés des Communautés
&amp; Vigueries fur la fufpenfion des féances des
Etats ,
246.
N°. VII. Proteftation de M M . les Nobles non poffédans-fiefs contre un imprimé ayant pour titre:
Proteftation 8* délibération de la Noblefte de
Provence dans Ton Aflemblée générale ,du 20
Janvier 1789 ,
250.
N°. VIII. Délibération du Clergé féculier &amp; régu­
lier de Marfeille fur la contribution aux charges ,
la nouvelle formation des Etats 6* la députation
aux Etats-généraux ,
256.
N°. I X . — Du Chapitre des Accoules de la même
Ville , fur le même Jujei,
262.
N o.'X .Acle proteftatif des Députés des Communau­
tés &amp; Vigueries , contre un ouvrage imprimé &amp;
intitulé : Recueil des pièces concernant les
Etats de Provence ,
266.
N 0. X I . Déclaration &amp; placet de M. le Curé a’Auriol , relativement à l’ entrée du fécond Ordre du
Clergé dans les Etats ,
273.
N°. XII. Acte déclaratif &amp; proteftatif de M. d'Al­
iénas de Greoux, contre diverfes délibération de
MM. les poffédans-fiefs &amp; contre toute dépenfe
inutile &gt;
279.
N°. XIII. Acte interpellatif des Syndics des Corps
&amp; Communautés, acquéreurs des eaux du Canal
Boifgelin
290.

A A1X , des Imprimeries de G i beli n - D a v i d 8c E mericD avid &gt; Avocats, Imprimeurs du Roi te des Etats. 17S9.

PROCÈS-VERBAL
D E

L’ A S S E M B L É E

GÉNÉRALE

D ES

GENS
DU

BU
PAYS

TIERS-ÉTAT
ET

COMTÉ

D E

PROVENCE,
Convoquée j par autorité &amp; permijfion de Sa Majefté} en la ville
d’A ix , au 30 Avril i/8g.

A

AIX,

D es Im prim eries de G ibelin -David 6c E meric-David &gt; Avocats*
Imprimeurs du Roi &amp; du Pays.
M.

DCC.

LXXXIX.

�VJ

...... i

■

■ 'Ji » ~ L L - ÿ{jSL«

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
Des Gens du Tiers-Etat du Pays &amp; Comté de Provence,
convoquée en la ville d’A ix , au tre/ite Avril mil fept cent
quatre-vingt-neuf, par permiffion de MM. les CommifTaires
de Sa Majefté aux Etats de Provence , enfuite de la requête
à eux préfentée par MM. les Députés des Communautés
&amp; Vigueries ; auquel jour trentième Avril , &amp;. pardevant
Monfeigneur C h a r l e s - J e a n - B a p t i s t e des G a l o i s ,
Chevalier, Marquis de Saint-Aubin, Vicomte de Glené ,
Seigneur de La To ur, Bourbon-Lancy, Chezelles-Dompierre , 6e autres Lieux, Confeiller du Roi en tous fes
Confeils , Maître des Requêtes honoraire de fon Hôtel ,
Premier Préfident du Parlement d’Aix , Intendant de Jufiice,
Police &amp; Finances en Provence., CommifTaire nommé pour
autorifer ladite Affembléc ; ont été préfens :
M M. Roman-Tribuïiis, Avocat en la Cour, &amp; Duranti
Collongue , Maire Confuls, Ailefifeur d’A i x , Procureurs
des Gens des trois Etats du Pays &amp; Comté de Provence.
M M. de Barreme &amp; Boutard , Maire premier &amp; fécond
Confuls &amp; Députés de la Communauté de Tarafcon.
M. Neviere, ex-Maire &amp; Député de la Communauté de
Forcalquier.
M. Reguis, ex-Maire &amp; Député de la Communauté de
Sifteron*
Ai)

�M . Bernard ; ex - Maire 8c Député de la Communauté
cTHieres.
M* Jordany , Maire premier Conful &amp; Député de la
Communauté de Draguignan.
M. Mallard , Député de Communauté de Toulon.
M. Ricavy , Maire premier Conful 8c Député de la Com­
munauté de Digne.
M. Bernard, ex-Maire 8c Député d e là Communauté de
St. Paul.
M. Chaudon , Maire premier Conful 8c Député de la
Communauté de Moulliers.
M. Simon , ex-Maire 8c Député de la Communauté de
Caftellanne.
M. Peyroard , Député de la Communauté d’ Apt.
M. de Benoît , Maire premier Conful 8c Député de la
Communauté de St. Maximin.
M. Maquan, ex Maire
Députés de la Communauté de
M. Barri,
3
Brignoles.
M. Vachier , ex-Maire ,
q Députés de la Communauté
M . T r u c y , premier Con ful , 3
de Barzoïs.
M. R o c c a s , Maire premier Conful 8e Député de la Com­
munauté d’ Annot.
M. Giraud , Maire premier Conful 8e Député de la Com­
munauté de Colmars.
M. Tiran , ex-Maire 8e Député de la Communauté de
Seyne,
M. Peironcfeli, Député de la Communauté de Fréjus.
- M. Cogordan , Maire premier Conful 8e Député de la
Communauté de Riez.
M. Silvy , ex-Maire 8e Député de la Communauté de
Pertuis.
M. de Sauteiron, ex-Maire 8e Député de la Communauté
de Manofque.
M. Clapiers , Maire premier Conful 8e Député de la Com­
munauté de Lorgues.

é

M. Gombert, Maire Conful 8c Député de la Communauté
d ’Aups.
M. Conlïans , Maire premier Conful 8c Député de la
Communauté de St. Remy.
M. Ifnard , ex-Maire 8c Député de la Communauté de
Reillanne.
M. Romans, ex-Maire 8c Député de la Communauté des
Mées.
M. Bernard, ex-Maire 8c Député de la Communauté
d’Antibes.
M. Rippert, Maire premier Conful 8c Député de la Com­
munauté de Valenfole.
M. Jaubert de Fontvive , ex-Maire 8c Député de la Com­
munauté de Lambefc.
M. Sumeire , Maire premier Conful 8c Député de la
Communauté de 7'rets,
M. Bourgogne, ex-Maire 8c Député de la Communauté de
Cuers.
M. de Defidery, ex-Maire 8c Député de la Communauté
de Rians.
M. Decugis , Maire premier Conful 8c Député de la Com­
munauté d’Ollioules.
M. Tavernier de Courtine, Maire Conful 8c Député de
la Communauté de Martigues.
M. Cappeau , Député de la Viguerie d’Aix.
M. Lange , Député cie la Viguerie de Forcalquier.
M. Marcadler, Député de la Viguerie de Sifleron.
M. Savournin, Député de la Viguerie de GralTe.
M. Aumerat, Député de la Viguerie d’Hieres.
M. Pafcal , Député de la Viguerie de Draguignan.
M. Martin , Député de la Viguerie de Toulon.
M. Salvator , Député de la Viguerie de Digne.
M. A rnaud , Député de la Viguerie de Moulliers.
M. Juglar , Député de la Viguerie de Caftellanne.
M. Clenientis , Député de la Viguerie d’Apt.

�\

6
M* Barbaroux 1 Députés de la Viguerîe de. St. Maximin.’
M. Barbaroux , Dépuré de la Viguerie de Brignoles.
M. Philibert, Député de la Viguerie de Barjols.
M. Mandine , Député de la Viguerie d’Annot.
M. Fabry , Dépuré de la Viguerie de Colmars.
M. Bayle , Député ,de la Viguerie de Seyne.
M. Michel , Député du Val de Barreme.
En abfence du Député de la Communauté de GrafTe 6c
de celui de la Viguerie de Tarafcon.
O n se ig n e u r

des

G a lo is

de

L a T our ,

Chevalier, Marquis de Saint-Aubin , Vicomte
de Glené , Seigneur de La Tour , BourbonLancy , Chezelles - Dompierre , 8c autres
Lieux , Confeiller du Roi en tous Ls Confeils , Maître des Requêtes honoraire de Ton
Hôtel
Premier Préfident du Parlement d’Aix , Intendant*
de Juftice , Police 8c Finances en Provence , Commiflaire
de Sa Majellé en la préfente AfTemblée , a dit :
M essieurs,

» Vous vous êtes occupés dans les Etats du bien général de
la Province; cette AfTemblée eft particuliérement confacrée
à Texamen 8c à la défenfe de vos droits. Mais l’efpric public
doit toujours diriger vos démarches 8c vos délibérations,
lors même qu’elles paroiflent avoir un objet moins étendu.
Le véritable intérêt de chaque Ordre ne peut être féparé
de l’intérêt de tous. Le Souverain veut le bonheur de fes
Peuples ; mais les Peuples doivent, par leur modération ,
&amp; par un zele bien ordonné , féconder les vues du Souve­
rain. Votre fort eft dans vos mains. Le bien public fera
votre ouvrage : par une conduite digne de vous , vous ré­
pondrez aux efpérançes de la Patrie, 8? aux defirs bienfai-

fans de Vaugufle Monarque qui nous gouverne.
Quel heureux moment , que celui où la paix
&amp; la juflice vont s’embra/ter ; 8c où tous les
Sujets, à i’envi ne chercheront leur gloire que
dans le falut commun , 8c la profpérité de l’E­
tat. Mes Concitoyens ! écoutés la voix de celui
que vous avez bien voulu appeller votre ami,
&amp; qui ne peut trouver dans les travaux qu’il
confacre à votre bonheur , une récompenfe
plus confolante , 8c plus flatteufe que votre
bonheur même ».
Monfîeur Roman-Tributiis, AfTefTeur d’Aix,
Procureur du Pays a dit :
M essieu rs,

» Vous avez demandé une Aifemblée du TiersEtat, 8c MM. les Commi/Taires du Roi fe font
prêtés à votre emprefTément. Vous ne pouvez
que vous montrer dignes de la confiance qu’ils
vous ont témoignée en permettant cette AfTemblée, 8c fans connoître les objets que vous vous
proposez d’y traiter, 8c fans vous preferire le
cercle dans lequel, s’ils vous eufTent moins con­
nus , ils auroient pu croire avoir à renfermer
vos délibérations. C ’efl à votre zele éprouvé
pour le bien de la Patrie , qu’ils fe font con­
fiés ».
» Vous venez de foutenir vos droits avec fer­
meté. Les deux premiers Ordres ont fait, à ces
droits éternels , le facriûce de leurs titres an­
ciens. Des Citoyens ne feront plus diflingués du
Corps de la Nation, par des exemptions anti-fo^

�8
ciales. L ’union des trois Ordres ,leur noble ému­
lation à fervir la Patrie , va pour jamais raffer­
mir la liberté provençale ».
» Ne perdons pas ce but de vue *, craignons de
nous en écarter, fi nous nous glorifiions fans rete­
nue, fi nous voulions jouir trop tôt des avantages
que nous avons obtenus. Songeons querien ne doit
altérer cette union, parce que feule, elle peut
maintenir contre les atteintes du pouvoir arbi­
traire, les libertés du Pays ».
» Nous avons, pour autorifer notre Affemblée,
le Magiftrat qui fut notre ami depuis plus de
quarante années. Nous fumrnes fes amis, parce
qu’il fut toujours Citoyen } foyons Citoyens,
pour qu’il ne celle pas d’être notre ami. Son
cœur efi plein des ftntimens que lui a infpirés
notre témoignage folemnel à fon adminifiration
paternelle : Q u ’il fera doux pour lui , d’avoir
à rendre, par un jufie retour, un témoignage
honorable de notre patriotifme » î
Déclarati n
fur Us députationsaux Etats
generaux , jait s dans les A f
fmblees des Scncdi.aujjtts.

L ’ AsSEMBLÉEe a déclaré qu’elle ne reconnoît

en l’ état pour députations légales aux Etats-généraux du Royaume, que celles qui ont été faites
dans les Affèmblées de différentes SénéchaulTées
ja province , conformément aux ordres de
g d jyjajeft£ ^ fans préjudicier néanmoins aux droits
confiitutionnels de la Nation Provençale \ 8c
qu’elle défavoue expreffément la députation
faite par quelques-uns de MM. les Gentilshom­
mes poffedans-fiefs , dans une Affemblée parti­
culière qui n’eft point conforme aux intentions
de Sa Majefté , chargeant M M . les Députés du
Tiers

9

Tiers aux Etats - généraux du Royaum e de proteffer , dès les premières féances , contre l ’admiffion qui pourroit être faite de la fufdite dé­
putation qui tendroit à infirmer la légalité des
Etats-généraux , 8c à ouvrir des difcuffions in­
terminables*
M. Pafcalis , Alleffeur d’A i x , Procureur du
Pays en exercice en l’année 1788 , ayant été
prié de fe rendre à PAffemblée, eff entré, a pris
fa place après M M . les Confuls d ’A i x , Procu­
reurs du P a y s , 8c a fait la relation des affaires
relatives à l’intérêt des Communautés , 8c qui
ont été gérées pendant ladite année 1788.

Relation des
affaires gerces
par M M . l-S
Procureurs du
P a y s en i yS8.

L ’Affemblée a approuvé 8c ratifié la geftion
dont il vient de lui être rendu compte*

Approbation
&amp; ratification.

Elle a vu , dans les détails de cette relation, Remercie enen s
des nouvelles preuves de l’application , de l ’in­ à AI. P a fca lis
ancien A f e j telligence 8c du zele avec lefquels M. Pafcalis fiu r.
n’a ceffè de défendre la caufe des Communes $
8c elle a cru devoir confacrer aux fervices importans que l ’Ordre du Tiers en a reçu , ce foible témoignage de fon effime 8c de fa reconnoiffance.
L ’Affemblée a nommé pour rédiger le procèsverbal, MM. les Députés des Communautés de
Sifferon 8c de T o u l o n , 8c M M . les Députés
des Vigueries d’A i x , de Digne 8c de St. M a x i­
min.

B

Couvai f o n
pour la rc'dactien du procès —
verbal.

�10

Dudit jour trentième Avril de relevée•
Demande de
la nomination
d'un Syndic des
Communes.

Le Député de la Viguerie d’Aix a dît:
• qu’il étoit exprelTément chargé par fes
inflruttions, de demander qu’il fût procédé dans
la préfente AfTemblée , à la nomination d’un
Syndic des Communes, qui eût entrée aux Etats f
8c a requis atte de cette motion.

M

M M . les Députés de la Communauté de
Rians, de la Communauté des Mées, de Valenfole, de Barjois, 8c de la Viguerie de Digne,
ont adhéré à cette motion.
L ’Afiemblée, à la pluralité des fuffrages, a
délibéré qu’il n’y avoir pas lieu en l’état , de
procéder à la nomination d’un Syndic.
Secours à la
Communauté de
Châteauneufks-Martigues ,
à titre de prêt ,
pour acheter du
bled.

M. Roman-Tributiis, AfTefTeur d’A i x , Pro­
cureur du Pays a dit : que la Communauté de
Chateauneuf-lès-Martigues, réclame un fecours
de fix cent livres, pour lui faciliter l’achat d’une
certaine quantité de bled néceflaire à la fubfiftance de fes habitans.
L ’AfTemblée a accordé à la Communauté de
Chateauneuf-lès-Martigues, 8c à titre de prêt,
ladite fomme de fix cent liv re s, à prendre fur
les fonds deftinés à cet effet.

M otifs du
refus des Communes 3de nommer dans les

L ’Àflemblée a déclaré que files Communes ;
dans les prétendus Etats du P a ys , n’ont pas nommé une Commifïion intermédiaire pour l’adminiflration des affaires jufques aux prochains Etats.

11
1 0., C ’efl pareeque la propofition, telle qu’elle
fut faite par Monfeigneur le Préfîdent des Etats,
étoit contraire aux Lettres-patentes de 1543 ,
qui accordent au T ie r s - E t a t , un nombre de
Procureurs joints, égal à celui des deux premiers
Ordres réunis.

Etats une Comrnijfion interme’'
dtaire.

20. , Parce que ladite Commifïion intermé­
diaire eft injufte, en l’état de difproportion qu’elle
offre du nombre des Députés du Tiers-Etat,
vis-à-vis celui des Députés des deux premiers
Ordres réunis.
30. , Parce que d’ici à l’époque de la régé­
nération de la Conftitution du Pays, fes inté­
rêts ne peuvent être en fouffrance , MM. les
Procureurs du Pays étant chargés provifoirement de l’exécution des délibérations des Etats,
8c de l’expédition des mandemens relatifs aux
impofitions, fans pouvoir toutefois , s’écarter
des délibérations, ni employer les fonds à d’au­
tres objets.
4\ Parceque dans tous les cas, la nomina­
tion des Procureurs du Pays joints pour Je Tiers,
auroit dû être lailfée au choix libre de MM.
les Députés des Communautés 8c Vigueries.
50., Parce qu’enfiri les Procureurs du Pays
joints pour le Tiers-Etat,ne réfidant pas à Aix,
ne pouvoient affider à aucune des délibérations
de la Commifïion intermédiaire.
M. Roman-Tributiis, AfTefTeur d’Aix, Pro­
cureur du Pays a dit : qu’il demandoit à l’AfBij

Protejlation de
M M . les Pro­
cureurs du Pays

�12
fart inexécution (emblée , la permiflion de renouveller la prodes Lettres p&amp;- teftation qu’il avoit faite dans les Etats, fur
tenus d; 1 3 4 3 . i’jnexéCution des Lettres patentes de 1543.

*3

plus étendue, pour tous Jes objets qui peuvent
intérefier l ’Ordre du Tiers,

A délibéré, à la pluralité des fuffrages, d’é­
L ’Afiemblée a encore déclaré, que fi dans
jes prétendus Etats, elle n’a pas nommé la Démunci des nom- pUtatjon ordinaire pour préfenter le cayer des
M otifs dure-

fu s des Commu-

"
i[)è- ^ tats a
c’eft j0‘ 1 parce que chaque
putesà la Cour t Ordre a dans ce moment des Députés nombreux
pour porter le aux Etats-généraux3 que le Tiers Etat en a vingtCahier.
deux qui peuvent être chargés de cette présen­
tation, 8c que par conféquent une nouvelle dé­
putation étoit inutile 3 z°. , parce que les Etats
n’étant p3S légaux, les Communes n’ont dû y
porter d’autre vœu , que ceux qui ont été néceflités par leur patriotifme 8c par la force des circonftances.
Cemmiffion

,

j i f j u t s à laprochaîne /IJfcmble'e generale des

Communes,

L ’Afiemblée, prenant en confédération la nécefiité de préparer les bafes 8c les détails de la
régénération de la Conftitution provençale,
De préparer aufii les réformes à faire dans
les diverfes parties de l’adminifiration ,
L ’utilité que les Communes ont retirée de la
Commifiion qui a réfidé à A i x , pour veiller à
leurs intérêts, pendant la fufpenfion des féances
des prétendus Etats du P a y s ,
%

La nécefiité plus grande encore de continuer
cette Commifiion, pendant la tenue des Etatsgénéraux du Royaume,

tablir à A i x , 8c jufques à la tenue de la pre­
mière Afiemblée générale quelconque, où les
Communes fe Trouveront réunies, une Commiffion compofée de trois perfonnes, pour remplir
tous les objets ci-defius.
La dépenfe de féjour à Aix cferdfts Commiffaires a été fixée à fîx livres par jour pour
chacun. Les frais de coriefpondance 8c de bu­
reau, ceux d’imprimerie, de voyages 8c autres
qu’ils pourroient être dans le cas de faire , re­
lativement à leurs fondions, ont été aufii dé­
clarés à la charge des Communes, 8c payables
fur l’état 8c rôle qu’ils en donneront.
Et procédant à la nomination par ferutin defNomination
dits Commifiaires, les trois fcruiateurs élus par des Commijfti*
I’Afiemblée , ont annoncé que les fuffrages s’é- rcs'
toientréunis en faveurdeMM.de Baux, Député
de la Viguerie de St. Maximin 3 Philibert, Dé­
puré de la Viguerie de Barjols , 8c Juglar, Dé­
puté de la Viguerie de Cafielianne.
Et l’Afiemblée a applaudi à cette éle&amp;ion.
L ’Afiemblée infiruite de la proteftion fpé- Rmireiemtns
ciale que Monfcigneur le Maréchal, Prince ae des Communes
Beauvau, Gouverneur de la Province, a daigné d Mgr. le Maaccorder aux Communes dans toutes les occa- rechai Prince de
fions,
•
Bi&amp;uvau.

Le befoin d’entretenir la correfpondance la

\

1

�14

A délibéré, par acclamations» les remercîmens
les plus étendus , &amp; à prié M M . les Députés
du Tiers-Etat de Provence aux Etats-généraux
du Royaume, de lui faire agréer cet hommage
public de leur reconnoilfance.
A M M . Us
Députes dit
trois Ordres de
la ville d A i x
à la Cour ; &amp;
contribution
aux frais de la
députation.

A

M M . les
Commiffaires
des Communes.

Payement du
tiers de la dépenfe pour la
AiédailLe déli­
bérée en / j 8 6 ,
en mémoire du
rétabliffemenc
des Etats .

L ’Aflemblée a témoigné à M M . les Députés
de l’Aifemblée générale des trois Ordres de la
ville d’Aix , à la C o u r , devenus auffi les Dé­
putés de l’Ordre entier du Tiers-Etat de Pro­
vence , toute fa fatisfa&amp;ion pour la maniéré
dont ils ont rempli leur million.
Elle a délibéré en même tems de contribuer,
pour la fomme de fept mille livres, aux frais
de cette députation.
L'Aflemblée a pareillement témoigné à MM.
les Commilfaires des Communes , qui ont bien
voulu s’occuper de leurs affaires &amp; de leurs
intérêts, dans l’intervalle de la fufpenfion, à la
reprife des féances des prétendus Erats du Pays,
la fatisfa&amp;ion qu’elle a de la maniéré avec la­
quelle ils s’en font acquittés , &amp; elle a délibéré
le rembourfement fur leur rôle de la dépenfe
de leur plus long féjour, frais de bureau, d’im­
primerie &amp; autres.
L ’ AfTemblée a délibéré le payement du tiers
de la fomme de trois mille cinq cent livres ,
pour le coin de la Médaille délibérée l’année
derniere , en mémoire du rétabliffement des
Etats, les deux premiers Ordres ayant confenti
à payer un tiers chacun de cette dépenfe.

Un des fieurs Députés a dit: h Nation ProDemande de
vençale ayant demandé pefévéramment une Af- 1(1 convocation^
femblée générale des trois Ordres, pour réfor- JuncAfimbiee
mer la Conftitution du Pays -, &amp; les Députés f"-^Ordres,
des Communes n'ayant ce/Té d’infifter fur cette
demande , ils doivent la réitérer aujourd’h u i,
moins pour obtenir cette AfTemblée générale des
trois Ordres, que la jufticc du Roi a déjà promife dans le préambule du Réglement du 2
Mars, que pour fupplier Sa MayA\è de vouloir
bien la convoquer , dès que les circonffcmces
pourront le permettre. Sur quoi,
L'AfTemblée a délibéré de fupplier très-hum­
blement Sa Majeflé de vouloir bien s'occuper
de la convocation de l'A(Temblée générale des
trois Ordres du Pays j &amp; de difpofer tout ce qui
fera néceffyire pour l’effe&amp;uer , aufUtôt que les
circonfiances le permettront.
L /iffemblée a délibéré de mettre fous les Dcmandedes
yeux de Sa Majefté, la Tituation déplorable du fecours » P our
P a y s , occafionnée par le malheur des circonf- l:s mul‘ eilrsp ,ir’
tances, par la perte fur leurs récoltés, par la vmu
mortalité d'un très-grand nombre d'oliviers &amp;
autres arbres précieux , &amp; de folliciter de la
bonté du R o i , les fecours que fa follicitude parejnelle fe plaît à accorder à tous fes fujets.
Les Communes ayant délibéré au mois de Pnfentouoni
Mai dernier, de faire frapper , à l’honneur de
Monfeigneur des Galois de La Tour, une Médaille d 'or, en reconnoilfance de quarante années LAjJembUe des
de fervices 8c de bienfaits j &amp; la préfentation Communes de
de cette Médaille ayant été faire le 23 du cou- 1788.

�*7

16

rant, l’Aflemblée a unanimement arrêté de

coït*

figner dans le cahier de Tes délibérations, ce
témoignage folemnel des juftes fentimens des
Communes de Provence.
Remerciement
aM.dc St. Firnol, Député du
TU rj-Etat de

Provence , &amp;
payement des
frais de fa demutation..

Renvoi a u x
prochains Etats
des ftcours de-

dJ‘l
Cr'ijfc

Opinion des
Communes fu'
la demande des
f'fms fi°' l-F"r
. J :ji‘

L ’Affemblée, inflruite du zele marqué avec
lequel M. de St. Ferreol, Député du Tiers-Etat
de Provence, a foutenu les intérêts de cet Ordre dans l’Affemblée des Notables du mois de
Novembre dernier,.
Lui en a témoigné fa reconnoifîance, elle a
prié d’accepter, pour les frais de la prolonga­
tion de fon féjour à Paris, la fournie de deux
mille livres.
L ’ Àfiembîée'a renvoyé aux prochains Etats,
un Mémoire préfenté par M. le Député de la
Viguerie de Grade , pour obtenir des fec^Urs
en ^aveur
la vcuve
des enfans de Jean
Abril, du lieu de Mougins, mort des fuites de
plufieurs morfures d’un loup enragé.
Les Communes ont adopté les principes devéloppés dans les Mémoires présentés aux Etats,
p 2r MM. les Nobles non poffédans-fiefs , fur la
rePr^fentation dans l es Etats. Elles croient devoir ici payer un jufte tribut d’éloges &amp; de reconnoifiances à fon auteur; à ce Magiftrat Ci­
toyen, également cher aux trois Ordres, que
la confiance de fes compatriotes choifit fi fouvent pour arbitre, que la Noblefife de la Sénéchauffée d’Aix , vient d’élire pour fon premier
Député aux Etats généraux, qui a déjà fi bien
mérité de la Patrie , 6c qui lemplira certaine­
ment

ment l’efpoir qu'elle a fondé fur fa députa­
tion.
Im pojition de
Un de MM. les Députés des Communautés
neuf livres deux
&amp; Vigueries a dit : que l’infuffifance de limpofo ls par feu.
fition de dix livres, pour la dépenfe des frais
de la tenue des Etats, avoit été reconnue dans
les prétendus Etats ; qu’il y avoit été convenu
d’augmenter ladite impofition, proportionnelle­
ment à la dépenfe effective, d’après le réfultat
du travail qui feroit fait à ce fujet ; que la pré­
cipitation des féances 6c la multiplicité des ob­
jets a fait perdre de vue celui-là; 6c que, n’y
ayant pas été ultérieurement délibéré, il eft nécefiaire d’impofer pour la fomme qui manque.

Sur quoi l ’Affemblée a impofé, tant pour cet
o b je t , que pour toutes les autres dépenfes qui
viennent d’être délibérées, une augmentation de
neuf livres deux fols par feu.
Ayant déclaré qu’elle augmente rimpofition
de neuf livres deux fols par feu feulement, eu
égard à ce que M. Pafcalis, AfielTeur d’Aix ,
Procureur du Pays en 1788 , a dit ce matin ,
en finiflant fa relation, tant pour MM. fes Col­
lègues , que pour lui, qu’ils vouloient rembourfer au P a y s , mille deux cent foixante livres
qu’ils avoient reçues pour leur afiiftance aux
Etats de l’année derniere, à raifon de trois cent
quinze livres; de laquelle fomme de mille deux
cent foixante livres, il fera laxé exigat au Tréforier des Etats.
Refus des a f

MM. les Députés des Communautés 6c ViC

fylitns à U f -

�18
femble\r, de rece­ gueries, 8c les Officiers du Pays ; ont déclaré
voir leurs hono­ ne vouloir prendre aucuns honoraires pour leur
raires.
affiftance à la préfente AlTemblée.
Revenus des
lig u e r i es.
Intérêts du re­
tard,
Avances faites
partM . le Tire­
f o n t r des États.

Un de MM. les Députés des Communautés 8c
Viguerie^a dit: que les impofîtions royales feu­
lement , ayant été votées dans les premières
féances des prétendus Etats, la levée des impo­
rtions locales n’avoit pu être faite, 8c les R e ­
ceveurs des Vigueries, n’avoient pû en verfer
le montant dans la caille du Pays : un retard
de trois mois, occalionné par des circonftances
extraordinaires, pouvoit jetter l’Adminiftration
dans divers embarras, 8c priver un nombre in­
fini de Citoye ns, des rentes qui leur font dues
par le Pays, 8c qui formoient l’unique reflource
de la majeure partie d’entr’eux. M. Pin , Tréforier des Etats , a prévenu tous ces inconvéniens, en faifant l’avance au Pays de la fomme
de cent foixante-dix-huit mille livres, pour le
payement de ces rentes 8c autres dépenfes for­
cées : L ’ Afiemblée doit lui en témoigner fa reconnoilTance.
M. Pin a déclaré enfuite à l’Aflemblée, qu’il
n’entendoit recevoir aucuns intérêts à raifon de
cette avance j 8c que même, pour prévenir toutes
les conteftations que les circonftances auroient
pu faire naître, il n’exigeroit des Receveurs des
Vigueries, aucun intérêt du retard des fommes
qui auroient dû lui être comptées, pour le quar­
tier de Février dernier.

à'A^le^refoL ’Affemblée a applaudi à toutes ces preuves
rierdes^Etats* du défintéreffement 8c du zele patriotique de

19

M. le Tréforîerdu Pays, 8c lui a témoigné toute
la reconnoiffance que des procédés auilî géné­
reux lui ont infpirée.
Fait 8c publié à Aix , ledit jour trentième
Avril mil fept cent quatre-vingt-neuf.
R O M A N -T R I B U T II S , A ITeRe ur d’Aix ,
Procureur du Pays.
D U R A N T I COLONGUE,Conful d’Aix,
Procureur du Pays.
SALVATOR.
D E BAU X.
D e R e g i n a , Greffier

des Etats.

R i c a r d , Greffier

des Etats.

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                <text>Procès-verbal de l'assemblée générale des gens du Tiers-Etats du pays et comté de Provence, convoquée, par autorité &amp; permission de Sa Majesté, en la ville d'Aix, au 30 avril 1789 </text>
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