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                    <text>.,

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR
de Pflr1eme~t' de Provence de I67z :

....
, ....
•• •

J

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•

•

r

,

.

1

OUVRAGE TRAITÉ EN DROIT ET EN

\

t

j

ohfervée en Provence dans les matiere~
civiles, depuis Exploù d'Ajollrnemènt jufques aux
demierès' exécutions in clufiv eme'f t, avec les Formules
_'lllcejJaires. .

PRO C ÉD II RE

,

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.

,

1

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'1

JURISPRUDENCE.
1

•

Par M e. J ANETY, ci-devant Procureur en la Sénéchau.f!ée
.
de la ville d'Aix.

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C hez ANDR.- É AD 1 B E";l' , .Imprimeur ,du Roi , vis--à-vi
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le Collè~.
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&amp; Privileg ..'du .Roi.
.

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DCe. LXXX.• ~

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�APPROBATION.

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N

ous Avocats au

Parlement de Provence avons lu par ordr d M
feigneur le Garde des Sceaux un Manufcrft intitule' , Comme et ~ fiO"I·
'
l
'
n atle ur e
R eg ement,de l a Cour de P
ar ement de Provencel
de 1671 &amp;c., corn pofé par Me.
]ANETY, Cl-devant Procureur en la Sénéchau{[ée de cette Ville Cet 0
,
fi '
l '
.
uvrage
contient une expo Itlon c aue &amp; méthodique de l'ordre J'udl' "
b
fi ' d
1
d'ff,'
J '
claue 0 •
erv;., a~s l,es , ~ ,er~ntes unfdiél:ions de la Province. L'Auteur a
~u ~~~ , e ennc Ir, e plufieurs Arrêts de ce Parle meut , intervenus
ur l ,erentes" quefh?ns, de Pratique : &amp; nous penfons qu'il fera d'a utan t
pl~s utile, qu Il eft 1 unique en ce genre pour la Provence. A Aix le 17
Decembre 1779.
.
D U B RE U 1 L le cadet.

J

,
,

VERD 0 LLIN.

PRIVILEGE

,

.

•

OUIS, par la Grace de Dieu, Roi de France &amp; de Navane :
A nos amés &amp; féaux Confeillers, les Gens tenans nos Cours de
Parlement, Maîtres des Requêtes ordinaires de notre Hôtel, Grand
Confeil, Prévôt de Paris, Baillifs , Sénéchaux, leurs Lieutenants Civils
&amp; autres nos Jufiiciers qu'il appartiendra: SALU T. Notre amé le Sr:
JAN E T Y Nous a fait expofer qu'il defireroit faire imprimer &amp; donner
au Public un Ouvrage de fa compofition, intitulé : Commentaire fur le
!R églement de la Cour de Parlement de Provence de 1671 &amp;c., s' il n01:15
plaifeit lui accorder nos Lettres de Privilege à ce nécefTaires. ACE S
CAU SES, voulant favorablement traiter l'Expofant, nous lui avons permis
&amp; permettons de faire imprimer ledit Ouvrage autant de foi s qlUe bon
lui femblera , &amp; de le vendre, faire vendle par-tout notre Royaume .
Voulons qu'il jouiffe de l'effet du préfent Privilege , pour lui &amp; (es hoirs à
perpétuité, pourvu qu'il ne le rétrocede à perfonne; &amp; fi cependant il jugeait à propos d'en faire une ceffion , l'Aél:e qui la contiendra , fera enré.
gifhé en la Chambre Syndicale de Paris , à peine de nullité, tant du
Privilege que de la ceffion; &amp; alors par le fait feul ,de la ceffio.n en·
régifirée· , la durée du préfent Privilege fera rédmte à celle ~e la
vie de l'Expofant; ou à celle d~ d~x année,s, à c?,mpter, de ce Jour ,
fi l'Expofant décede avant l'expiration defdttes diX ann 7es. Le to~ t
conformément aux articles IV. &amp; V. de l'Arrêt du Coniell du 30 Aout
'1777 ', portant Réglement fur la durée ?es ,Privileges en Lihrairie •
FA 1 SON s défenfes à tous Imprime1;lrs, Llb-ralTeS &amp; autres ~erf0n~e s
de quelque qualité &amp;; condition qu'ellei foient , d'en J.lItlodlUfC

\

L

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.
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J.

1
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~

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ROI.

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DU

.!

•
j

�li cIe notre ob6ia'ance; COlrttn"
lCvendre faire vendre, débiter ni
auf[i d' ul1pnmer ou faire I~npnmer ,' 1
réteXte que c'c pui lfe être,
contrefaire lefdits Ouvrages fous qu~e quedPd't Expo{ant
ou de celui
'n' effe &amp; par eCrft u l
,
- ,
fans la perml,Hwn exyr,
d f: 'fi &amp; 'd confî.{cation des exemplaIres
qni le repré{entera, a peine e
le d e qui ne pourra être modérée,
contrefaits, de fix mille livres ,allmen e, de ,&amp; de déchéançe d'état
,
f'
de parei e amen
.
pour la pren~l~re
OIS,
dé ens dommages &amp; intérêts, conén cas de recldlve, &amp; decto~s '1 d.?
'Ao"t 1 777 concernant les
' .
, l'Arrêt du
onlel
u 30
II
,
,
f armement a
,;
P 'r ntes feront e'nrégifirees tout
A la charge nue ces rele
L'
contre f açons.
' d ' 1 C t ' des Imprimeurs &amp;
1~
:
fi
1 Reglft:re e a ommunau e
,
au long ur ~
' "
: d 1 date d'icelles' que l'lmpreffion '
brairt:s de Pans, dans trOIs mOIS e a
,,
'
b
dudit OuvraO'e fera faite dans notre Royaume &amp; non atlleurs ,en e~u
,
&amp; b~au caraétere
conformément aux Réglements de la ,LI~
Pbap,l~r a' peine de déché;nce du préfent Privilege : qu'avall,t de lfi~x~
raIne,
'
r ' d ' à l'lrupre Ion
o{er en vente le manufcrit qUl aura lerVl e copIe
.
~udit Ouvrage 'fera remis daJis le même état où l'Approb~tlon ~ au~a
été donnée, ~s mains de notre très-cher " &amp; féal Chevah~~,
ar e
France le Sieur HilE ' D E MIR 0 MEN 1 L; qu II en fera
d es Sceau X de
"
, 1leqlle pu bl'Ique, un
en{uite remis deux Exemplatres
dans notre B'Ibhot
dans celle de notre Ch âteau d~l Louvre, un dans, celle de notre trèsChancelIer de France, le Sieur DE MAU P E 0 u,
1 Cll evalier
e1le r
&amp; fé a
,
'
l '
'
&amp; un dans celle dudit Sieur HilE DE MIR 0 MEN 1 L : e tout a peille
'te' des Préfentes . dn contenu , defquelles vous mandons &amp; en,
.
.
l'
&amp;'
d e nu Il l
, "
ns de faire J'ouir ledit Expofant &amp; fcs hom p elllement
palJ olgno
r'
f'
hl
fiblemcnt, fans fouffrir qu :il leur 101t al~, aucun tr~u fi ~u er.np;~
chernent. Vou LON S que la copie des Pre[cntes, qUl fera Imprunee
tout au long, au &lt;;ommencement o~ , à la ~n , dudit ~llvr,age, ~oit
tenue pOlir duement {ignifié ,.&amp; qu~aux. copies ,col~atI~nne~s par 1 un
7
de nos amés &amp; féaux Confetllers Secretatres, fOl {Olt aJoutee comme
à l'original. Co MMAN DON S au premier notre , Huiffier ou Sergen,t {ur
ce requis de faire pour l'exécution d'icelles, tous Aétes requIs &amp;
nécerraires', {ans demander autre permiffion" &amp; nonobfiant clameur
de Haro, Charte Normande, &amp; Lettres 'à ce contraires ; CAR tel e{l:,
notre plaifir. DON NÉ à Paris le huiticme jour de Mars, l'an dIt grace
mil fept cent quatre-vingt, &amp; de notre Regne le fixieme. Par le Roi
en [on Confeil. Signé, LE BEG U E.

d'jlllpl'e~On, étrallgere . èlan,s aU,cun

l'

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,

.

A

,

JE ANF RA N
,

. .

..

..

...

•

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ç OIS -, A N 'n RÉ
-

,

LE l!LANC DE CASTILLON,
,

A

Regiftré fur le Regiflre XXI. tle la Chambre Royale &amp; Synl'iicale des
Libraires &amp; Imprimeurs de Paris, N°, 1994, fol. 261 , conformément
aux difpofitions énoncées dans le préfent Privilege , &amp; à la charge de remettre à ladite Chambre les huit Exemplaires prefcrits par l'article CV III.
du ,R.'!glement de' 1723 . A Paris ce 10 Mars 1780. Signé, GOGUÉ ,
Ad}omt.

MONSIEUR

,

'

CONSEILLER DU ROI EN SES CONSEILS'
~

,

•

,

•

'

/E T SON PROCUREUR-GÉNÉRAL
AU PARLEMENT DE PR.O'VENCE.
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M

0 ~' S J[:JE:. U JEt,

�&lt;8a~j

{' oC/t~c~

z'uJutmoutatte ju)effe 0ffof ~ mou 1:te ~

j)UUttOl.1

flotte

mo~eft;e

m)t'utetdtt tout /t'oje.

ma lIOZ"x ~ "cefte de ma
uom àiftt"u/Jue'

t'a

fat

touteJ

da~J

~e'tt'cate de.1 dtOttJ du çJoulletat'u

cAupt'e!

CPattt~ ~ fout ce'fè'ttet uu

ta eAia/JT-atute,

&amp;9

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~e VOU.1

eA(ou OUf/taje afotJ

&amp;.9

&amp;.9 dt. ceux àu.
e~t âe' ptUJ dtjue

du · 2utft~.

eftec te'

cAl2tt~u tutt~u; matd je ue fUtd fait.e de
.P'

&amp;.1

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/iauteJ rU4/..tteJ rUt 1I0U.1 malteut

tt~U je'uefaf'e ~ rue f)ot)et fcret

de

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mou tefrectueux

lioUJuta/Je.
0'etmettetUiot' ~u

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d -'e/re{et de fa lJtotectt'ou

m01!"-.1

::JEt ~

dout 1I0U.1 /iouotet uteJ ttallaux· ~ rue utou f)ulIta/Je
,
founa t"ulr-'ter ue ue coufauce ~ &amp;.9 ttte accuetffe'

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1

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(àtJotatfeuteut.

Se

tfle /Uld latt uut! fot' de

.

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~;eut aux (o~ute,j teclle,j dau,j fe,j 1:.-tt'Cuuaux de

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lI11e.1 rue 1I0U.1 atJet

Z'udtrue~.1 ~ &amp;.9 rut.' out

fxe' uotte. 3ut1ftudelue: f2..::..,e u -'at1'e
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at taf/!elle Le.1 oec .lou.1 ftefatee.1 fat Le.1

toute~

ce.1 ftoductz·of;l.1 cefeflte.1

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J A.N E TY.

dau.1 fe/iueft'e.J.

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Votre très-humble &amp; très ..
obédTant fervÎteur)

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PRÉ FAC E.

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•

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1

'A U T E UR dans Une Préface doit expo[er avec
netteté &amp; préci6 ori, l'utilité &amp; le plan de fon
Ouvrage; c'efi pour fuivre ce point de vue que nous
allons préfenter dans celle-ci l'utilité de la Procédure
Civile " &amp; indiquer en(uite les moye.ns qui nous ont
paru les plus propres pour en tracer la.marche. Nous
tâcherons d'engager par-là le Lea~ur à l'étudier &amp; à
la connaître.
La Procédure Civile n'ell: autre chofe que la métlJ9de ' pre[crite par les Ordonnances ou par les Réglements, pour intenter une aérion en Juilice, la
pourfuivre ou la combattre, la faire juger &amp; exécuter
le Jugement.
\ Toute méthode efi un cours fuivi d'opérations, qui
fe fuccédant le's unes aux autres, forment, pour ainlÎ
dire, la rDute qui conduit au terme: la méthode
doir con(equemment avoir des regles fixes &amp; invariables ; s'il en était autrement, ellè feroit dirigée
p ar l'a rbi traire, &amp; l'arbitraire eft p'rofcrit dans tout
E tat policé.
.
.
La Procedure a donc fes regks, ou, pour mieux
dire, elle eft elle-même la regle des operations qui
y font relatives; cette regle ne peut être ' violée fans
a

..

�PRÉFACE.
lIJ
le Dèmandeur , venez foire valoir vos moyens de définfe, lui feul peut juger du mérite de ma demande
ou de la force de vos exceptions . .
,. 1

PRÉ F A C Er
abus; celui qui la viole,~ doit encourir une pe1he;
cette pel'ne dl: la caifanon de tout ce qui eŒ fait
".
If

...

-

•

't]

conrre la regle.
. .
d
~ con a~ne
Ce tte expoGtion exaae des, prinCIpeS
l 'fi'
le faux raiConnement du V~ht ma I~ ru~, d'~Ul ~
r per[uader qu'une ~\.:.rlon peut etre Ion "e,
peut le
f i ' b~
que cependant le proces e~ perdu, 1 o,n n,? :rve
pas la forme: la forme (dIt-lI) peut-elle jamalS lem·
porter for le fonds?
, ,.,
Mais les Loix locales devant etre ob(erv~es, {a~s
pouvoir être ignorées, le Légiflat~u.r 11 a-t-Il 'pa: dIt
au Demandeur, qu'il y a des delaIS entre 1AJournement &amp; le Défaut, que le Défaut ne p,eut être .aceuCé?
produit &amp; jùgé avant l'époque déter~1ll1éè? SI le ?e~
mandeur obtient un Jugement par Defaut ~vant 1expiration des délais, ne viole-t-il pas la LOI? Sa Pro·
cédure n'dt-elle pas nulle? Un {eul exemple {uffit pour
rendre cette vérité -Frappa.nre .
. Qu'on ' enyi(Clge la Prqcédure dans ' fan commen'; ,
cement ~ dans (es progrès &amp; dans (a fin , on y verra
taU]' ours reaner cet eCorit de J'ufrice &amp; de modération,
0 1 ,
qui, pour juger avec diCcernement, donne tout l'mtervalle néce{[aire à la -di[cuŒort des moyens re(pe8:ifs de défenCe, &amp; qui" même après le J uge m~rit,
embraffe toutes les voies, pour en allier l'exécution
avec tout ce que la J uHice peut accorder à la Partie
condamnée.
Le premier privilege du Défendeur elt celui de
rie pouvoir être condamné fans être entendu ou appellé : comparoiJJez devant le Juge compétent, lui dit
l

Telle efi la voie introduaive de l'aaion civile, la
cit()tion pardevant le Juge compétent. Nous ne con~
noiffons point dans l'ordre judiciaire les Formules
que les Romains_ crurent devoir intr oduire, afin que
la maniere de procéder ne pût être arbitraire; les
Romains, cl l'exemple des Grecs ~ établirent la TlécejJilé de diriger chaque affaire par l'allion qui lui élOù
propre (Efprù des Loix, tom. l , liv. 6, chap. 4):
Quas ac7iones, ne -populus, prout vellet, inJlùueret,
certas, fllemnefque ejJe voluerzmt (Leg. 2., §. 6, ff.
de origine juris.) Ces Formules étoient appellées Legis
aéliones, id efl, legitimœ aéiiona (diélâ Leg.); elles
avoient lieu dans prefque toutes les occaGons où il
s'agi,1foit de faire quelque itipulation, ou d"ntenter
une aaion. L'inob[ervation de ces Formules rendait
les aaes ~\Jls, &amp; c~Iui . qui perdoit {a Cau(e, pour
s'être écart'é des Formules, ne pouvait plus y revenir:
(Terraffon dans [on Hlfloire de la Jurifprudence Romaille, pag. 2°7, 208.)
Parmi nous, le Plaideur
obligé de Cuivre dans
la demande &amp; dans la défen{e, les formalités pre[çrites par les Ordonnanc~s; s'il l7s enfraint., ~l paye
les dépens de la mauval(e Procedure, malS \~ peut
intenter de nouveau l'aaion, fi elle n' dl ,pre[cnre.
Il ei1 certain que la Procédurè que nous fuiv~ns,
dl puifée dâns le Droit Canonique; nos AnCIens
la preférerent aux formes judiciaires prefcrit~~ par le
a IJ
•
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"

JV

Droi"t Romain ; opar~è qu'ils ~voi~nt toujo~rs ~evoan r

•

les yeux les Tnb~ na ux E~cleGalhques q~l flllVOlent
les formes du DroIt Canomque , &amp; que Ion ne connoîtroit aucun Tribunal qui fuivît cettes du Droit Ro~
main (EfPrit ries Loix, lOm. 3, liv. 28 p. ch. 40')
Sous l'ancienne Rome, &amp; p~r la LOI de~ D-ouze
Tables, il étoit ordonné au Défendeur de fuivre fUl"
le champ le Demandeur qui vouloit le conduire devant le Juge: Si quis aliqztem in jus vocet, vocalUS
Jlatim fequatur; li le Défendeur refu (oit de fuivre,
le Demandeur prenait des témoins parmi les aŒl1:ants ,
&amp; pou voit alors obliger de force, la Partie à fe pre(enter. En prenant les temolns, on leur tiroit un peu
le bas de . l'oreille pour .les faire " rappeller de rendre
témoignage (Terra/fan, pag. 96.) " L'appel en Jugementétoit une a&amp;io n violente &amp; une efpece de
contrainte par corps; delà il étoit défendu d'aller dans
la maifon ~u Citoyen pour l'appeller en Jugement;
fa maifan étant {on aÎyle, il ne devoit y recevoir
aucune violence.
.,
Si cepehdant le Défendeur fe tenoit fi long-temJ
caché d~ns fa maiÎ~:m, qu'on ne pÛt le faire ve'nir
cls.-V"ant le Juge, on l'envoyùit fommer d'y comparoître;
[Oit par " une iimple affignation, OU par une Ordonnance d~ Preteur; &amp;. fi enfu~e il refuloit de fe pré(enter. on abandonnOlt fes bIens à fan Adverfaire "
.
..
,
'
qUI pOtlVOl~ Sen ftn€;tr~ en poffeaion '( Terraffon , page
9 6.) oPar~ll nous 1Ajournement n'ell poilJt un aéte
de ~lOlence, 'le Défendeur dl interpellé de com-'
par?Itre pardevant le Juge; s'il. {e préfente, il a le
droit de contefie r la demande.
.
0

•

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F

A C Ê.

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---

Les dei ais de l'Ajournement font ~ccordés au Défendeur pour préparer fa défenfe, &amp; recouvrer les
'titres qu'il peut oppofer au Demandeur; ces delais,
&amp; tous ceux qui doivent être obferves dans le cours
{le la Procédure, démontrent aux y €Ux du Sage,
'que le Légiflateur veille fans ceffe à la confervatÎon
de toUS les Droits, &amp; fur-tout à la défenÎe du Ci~
toyen; le Demandeur a beau fe plaindre de la peine
qu'il a à fe faire rendre" fon bien, il a dû connaître la
Loi en contraB:ant : Les peines, les dépenfes , les longueurs, l~s dangers même de la JuJlice ,font leprix que chaque Citoyen donne pour fa liherté. Ce n'ejl qu'en Turquie,
chez le plus ignorant de tous les Peuples, où l'on fait
très-peu . d'attention à la fortune, à la vie, à l'honneur
desSujets ~ qu'on termine promptemelz~ d'une façon ou
d'une autre' to-uus l(cS difp utes (Efprit des Loix, li v. 6,

ch. 2.)
_
Si le" Defendeur ne fe préfente dans les delais à
tui donnes, le Demandeur après avoir pre[enré &amp;
confiitué Procureur, obtient ce qu'il dt!mande au
p:ofit du défaut, le 'Défendeur fe~ble convenir t~­
cuement que la demande dt fondee, le Souverall1
,harge néanmoins le Juge d'en v'érifier la ~ufrice.
Si le Défendeur comparoît &amp; cooill tue Procut'eur il doit lui être permis de co mbattre &amp; de
détr~"ire ce qu'on lui oppofe, la defen[e dl: même
l'objet de fa comparution; le Demandeur peut refu'fér enfuÎte les exceptions. Il en efr ?e m~me. e~
caufe d'ap~el ~ l'Appellant donn~ fes .g~)efs, 1IntIme
les contredIt, en foutenant la loegulante de la choCe

,

y

�•

VI

•

PRÉFACE;

jugée; en premiere inltance, &amp; en caure d'appel:
chaque Partie peut former des qualités incidentes,· .
introduire des garanties, le tiers intérelfé peut inter-,
venir: ainli marchent les Plaideurs en France, pour
arriver devant le Juge; ainiî la défenfe refpeétive
eft ramenée, pour p,0uvoir être adoptée ou rejettée
par le Jugement; ai~fi le Juge eft éclairé &amp; in(huit.
A Rome, à Athenes, &amp; anciennement en France;
les Parties fe pré (entaient en propre, il leur était
feulement permis d'amener "un Avocat; delà vrai{emblablement la maxime reçue en France, que nul
n'y pbide par Procureur que le Roi; les Procureurs
des Parties ne font que leurs repré(entanrs , le proces
cft toujours intenté, in1l:ruit ,défendu &amp; jugé au notu
de la Partie.
'.
Si. dans le cours de l'infiance, les Parties n'ont pu
termmer entre elles leur différend, le Juge
l'homme
prépofé par la Loi pour décider le litige, fa Sentence
ell., pour ainh dire, l'oracle qui interp,r.ete les titres,
~U1 dlffipe.le~ n~ages, qui (ouleve les doutes; &amp; quoique
l erreur fOlt mfeparable de l'humanité, les Parties doivent ,re[peB:er les Jugements; il leur dt feulement .
permIS de les attaquer par les voies prefcrites par les
Ordonnances.
.
A .RONle , .011, évito.it la, c?ndamnation, Ior(qu'en
~hemm, depu~s 1endroIt ou Ion avait été ajourné Il
Jufques au Tnbunal du Juge, on avait convenu ou
tranGgé .avec la Partie , ~dverfe (TerraJ!on pag. 9'1')
Les P.arues, ne comparOIlfanr devant le Juge que pour
obtemr un Jugement qui termine~ la comeaation, leur

ea

i

PRÉFACE.

,

.

••

VI]

comparution 'devient inutile du moment qu'il n~y a
plus de litige.
La CauCe portée à l'Audience y eft plaidée par
!es D~fen(eurs, des Parties, &amp; elle doit y être jugée,
a mOll1S que 1examen des titres &amp; des preuves ne
rende I~ Réglement à écrire nécelfaire; comment ne
pas (enflr à chaque pas la néceffite d'une Procédure r
La dem~nde formée, ~a défen(e doit être préparée
&amp; fourme dans un tems fuffifant &amp; déterminé; le
Juge enfuite prononce &amp; décide.
La Loi charge le Magiltrat de rendre la Juftice (ans
différer, il efr obligé de juger dès que la CauCe
en état
de l'être; s'il refu[e, l'Ordonnance trace la route qui difige le Plaideur e~ cas de déni de Jufiice : l'appel de déni
de Jufiice etait connu du tems de la feconde race de
nos Rois, (ous le nom d'appel de' défaute de droit.
L'adminifiration de la Jultice touchant effentielle-'
l!lenr à la fortune J à l'honneur, ' à la vie du Citoyen,
le Magiarat frifpea à l'une des Parties doitiàbnenir;
&amp; .s'il refu(e , l'Ordonnance fixe les moyens de ré. cu[atioll, &amp; indique la voie pour le,s propofer : dans
l'anci~nne Rome, les Juges chargés de prononcer fur
les différends de chaque particulier, étaient nommés ,
par le Chef de la Jufrice à la demande &amp; au choix
des deux Parties; l'une, ou l'aut re avoit droit de récurer un J oge , &amp; la recu(ation étoit acceptée, pour
peu que les raifons . du Récufant paru{fent légitimes;
cette récuCation (e fàifoir en ces termes: HUllc egero,

ea

iniquus eJl; je le récufe, il n'ejl pas équitahle (TerraJ!on,
pag. 19:2,)

�~~-~~~~- ~~
. ====~~~~~~~~~--=
- ===-====~--~-~--------------------------------------------\

,

. PRÉ. F A C r.
D 'apres l'état de la Cau[e, &amp; ta natt:lre hte~ ~~n* ,
te!l:ations refpeHives, le Juge dl fouvent a Ige m,.. ~

viij

r

-&lt;

t les EX1)ertshxent
terloquer; SI"1 or d onne \\ln R appor,
à (e rment aux' yeux du Juge, la Mature du l~cal.&amp;
r
..
"1 d
e pI'euve ' les
temoms
leS v arIat IOnS ' S I or onne un
.
,
.
1" ft ~ ' des
égalem~nt liés. par la LOI du ferment, 111 rm ,ent "
faits défavoués ou peu confiants, &amp; le filettent a meme
. .
de prononcer fu r le droit.
La Loi Salique , . &amp; t'elle de p;re(q~e to;u:e.s !e~
Nati ons, chargent le Dem.andeur d etabhr.la .lega.lmlte
de' (on aB:ion ; la Loi Salique n'adm'ettolt pmais les
pre uves né gatives , fans le CO~COu'1'S des pre~veS'.po­
iitives. Si l'on confulte là LOI des Francs RIpuaIres,
le Defendeur ou l'Accufé Ce jufiifioif , en jurant ,avec
un certain nombre de témoins, qu'il n'avoit point fait
ce qu'on lui im putoit- (Efprù des Loix, liv. 28, ch: .
13 ' ) No us ne parlerqns point des -Loix Barbares qUl
.a dm ettaient le· combat judiciair.e comme une p~euve;
c'et0it l' ut:lique voie . par laquelle nos Peres jug:.oient
toutes les aa ions civiles &amp; criminelles (Efpru de$
Loix , liv. 28 , ch. '9-) On fera éwnné, dit le Grand
Monrefquiell , de voir que nos Peres fijJellt ainfi dépendre l'Izonneur , la fortun e, &amp; la vie· des (ùoyens, de
clw/ès- qui élOiem moins du reffort de ta raifon, que du
hofard; qu'ils employaJlènt fans ceiJê des preuves qui
ne prouvoient point , &amp; qui n'éwlent liù s ni ayec l'illnocenCE, ni avec le crime.
A ll]01Ùd'hui la preuve eft, parfaite par la dépolition
de deux témoins no n fufpe&amp;s ., . qui attette nt le fait à
ferment; ·mais l'humanité toujours fragile, trop [ollve nt
corrompue ~

•

•
PRÉ F ACE ..
IX
corrompue; a engagé le Légil1ateur de refrraÎndre la
preuve teftimoniale dans les cas qu'il a pris foin de
fixer; il a prévu que dans les matieres importantes
elle pouvait être fuCceptible de grands inconvé·
ntents , il a garanti par-là la vérité des manœuvres de l'impofiure, tant pis pour celui qui n'a pas
exigé la preuve écrite , lorfque la Loi la rendoit
néceifaire.
.
Tout Jugement doit .condamner la Partie qui fuccombe aux dépens envers l'autre Partie; il ya là deffus
une Ordonnance ' générale de Charles - te- Bel; elle a
éte confirmée par les OrdonFlances poitériel1res de
nos Rois. Il ne dépend pas du Plaideur de conteaer
mal-à-propos : Il f aut arrêter les Plaideurs par la craime
des dépens; ils dojvellt les payer pour la décijion, &amp;
-pour les moyens qu'ils ont employé pour l'éluder (Efprit
des. Loix, liv. 28, ch. 35.) On ne ' connoîtroit point
anciennement en France la cOlildamnation auX dépens
en Cour laye; la Partie qui {uccomboit, étoit punie
par d'es condamnations d'amende envers le Seigne.ur
&amp; fes Pairs. L'uf&lt;-lge des appels dut naturellement introduire celui de donner des dépens (Efprù des Loix,
liv. 28 , ch. 35.)
Le Jugement rendu &amp; non attaqué, ou irr~voc~ .. ,
blement confirmé, efi enrnite exécute contre la P arne
condamnée; on lui fait d' abord commandem~nt de fati 'faire il. faut nécetrairementla mettre en demeure;
fi , flle refu(e, 'on {aiGt ,' (:on in!huit le Public de la
faifie par la voie des inquams; la Loi fait tout ce qui
h
t

~.

1

,

1

.

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x

-

P ,R E F A C

,

E~

PR ·É FACl.

r

cil: en elle pour procurér Un plus haut prix à effet
{aiG ; ' dans cet objet les me·ubles (ont vendus à (on
de trompe &amp; au marché public; l'immeuble prealablemenr e!limé, eft expo[e à l'enchere &amp; délivré
au plus haut EnchériJfeur, à défaut, au creancier,
fur le pied de l'efiimation, pour s'y faire colloquer;
&amp; néanmoins la Loi prenant toujours part à l'intérêt
du Débiteur, lui laiffe dans l'intervalle d'un aae exécurif à l'autre, un tems convenable pour payer le
Créancier, &amp; con[erver la proprieté de (on bien,
&amp; lui accorde un an apres la collocation ou la délivrance pour exercer le rachat.
.
Dans l'ancienne Rome,. le Débiteur ne payant pas
dans les trente jours qui [uivoienr le Jugement de condamnation, étoit faili au cbrps, conduit devant leJuge; &amp; s'il refu[oir. de payer, ou ne trouvait une
caution, le Créancier pouvait l'emmener chez lui, le
lier par le col, &amp; lui mettre les fers aux pieds pour
le faire paroître [oixante jours apres, &amp; faute de paiement, au x yeux du peuple, &amp; pendant trois jours
de marché; &amp; faire crier la fomme dont il aurait été
fr~udé ; s'il y avoit plu.lieurs Créanciers qui ne puffent
être payés, ils pouvaient vendre leur Débiteur aux
étrangers , o·u même' fon corps étoit mis en pieces &amp;
partage en plus ou moins de parties, eu égard au nombre des, Cr~anciers 9~i fe le divi(oient (Ter-raffon, pag.
1. 1 6 &amp; (mv: ) Ceclhus dans Auh.Jgelle, ne peut juf..
tlfi~r I~ _LOI des D~uze Tables, qui permettait au
.Creancler de couper en morceaux le Débiteur in(ol~,

.\

1

.

.

'

/

,

•

,~

"able, que par {on atrocité même, qui empêchoit qu'oit
n'empruntât au-delà d~ [es forces (Efprit des Loix,
live 29, ch. 2.) '
/
Nos Loix au contraire ,. relatives à cellé de Solon,
qui d'après Boccoris &amp; Sefofrri~ én Egypte, avoit
ordonné à Athtmes ~ qu'on n' obligeroit plus le corps
pour dettes civiles, ont refferré la contrainte par co rps
en matiere civile dans des cas bien rares &amp; bien fa..,orables qu'elles ont pris foin de fixer; &amp; fi le Débiteur ne fe trouve indigne de toute faveur, elles.
Iu,i accordent le remede de la ceffion de biens, &amp;
toute -captivité à raifon d'un objet purement civ il )
fit),it a la loixante &amp; dixieme année. .
Chaque aéte dé la Procedure Civile prouve la
fuayité de nos mœurs &amp; la fagetfe de nos Loix ; &amp;
le principe c;Je Jufrice, qui ne peut refu(er au Créancier
le t:J1oyen d'être payé, qui lui accorde même jufqu'au paiement, l'intérêt de fa créance, efr en même
tems une Loi d'humanité &amp; de bienfaifance qui ouvr(f
au Débiteur tous les .ménagements poffibles. Il dl: donc
v!al que la Procédure Civile dirigée par .une maill!
qui ne connoÎt point l'abus J loin de pouvOIr être en~
vi[agee (ous la figure d'un monfire ou d'un labyrinthe ~
for me au contraire un enfemble d'opérations utiles :l
néceffaires, relatives à cette liberté qui enchaîne le
Citoyen {ans ,contrainte.
Nous devons au re{peU que méritent les Loix
R omaines, l'attention d'obferver , .que la Procedure
ancienne dont nous avons rappellé des fra gments "
ui nous préfenrent des traits de barbarie &amp; d(! f~
,:\
b ij
L.

,0

•

�.11
,

. 1

Xli

PRÉ F ACE ..

tocité; ne fut adoptée que dans les Pi'emiers 'â'ges
de Rome: devenue la maîtr~ife de l'Univers par
la force de fes armes, &amp; du moment qu'elle put
fe repo(erà l'ombre de lauriers iinmo.rtels, cette
Capitale, du monde tran[mit à, la poltérité, des
Loix que la rairon, l'expérience, la fageife diElerent dans fan ' {ein, f?&lt;. qui, ne cédant qu'aux cou..
~ume s ' locales, formerent dans ,la fuitè le droit commun de pre[que to utes les Nations.
L'O uvra ge que noUs donnons au Publiç , ·dIle 'tableau de la Procédure Civile; on y verra d'abord la
nature des tr?is prin~ipales forte~ d'a6tions, &amp; quelles
font les matleres qUi font portees dan~ les différems
Tri~un~ux de lél' Province,. Il dl: enfuite .divifé en cinq
paIues.
. La pre'miere trace la Procéd ure qu'on doit fuivre'
JuCqu es au Jugement dehniti f rendu à l'Audience, Ott
par écrit, con t:a cl i.ac:iremen~ ou par défaut; notls y
ram ~nons tout ,ce qUI peut etre propofé , comme Exceptlon, comme Défen(e, comme Qtlalité incidente '
nous y traitons de la Garantie, des Prifes à Partie'
du Déni de Juaice.
'
La [econde preCente les moyens qui font ou":
verts "pour ~tt~qll e r, la choCe jugée,- l'Appel, la
Reque t~ - CivIle , lOppoution fimpIe, la Tierceoppofi non.
I?ans la troi6eme nous fuppofons l'Inftance anéantie
, &amp; nous y traito"s
de la P"eremptlOn,
ou
d lt1terrompue
.
u
e la Repnfe du Proces , de la ConfiitutÎon de nouveau
~
,
Procu (eur.

'X.111

L'Exécution des Jugements eCl: l'objet ' d~ la quatrieme partie; noUs y parlons des Rapports, des
Liquidations, des Enquêtes" de la Reddition des
Comptes ,de la Taxe rles Qépens, du Procèi
Exécutorial.
Nous ramenons dans la cinquieme, les' Procedures
Verbales, les Dations de Tutelle, d'e Curatelle aux
Mineurs, aux Infenfés, aux Prodigues &amp; autres; les
, Verbaux d'appoCition &amp; levee de SceUés, d'Ouver!ur~
. de Teilame'nts folernnels &amp;c. On trouvera dans le
cours de . ce Commentaire pltlfieurs Edits, Déclarations, · Arrêts du Confeil, &amp; Arrêts de RégIement rendus fu.r les différentes matieres que nouS
avons traitéc.Ç· qudques - uns de ces titres intéreffants
font répandus dans des Ouvrages différents, les
autres ne ·Ce trouvent nulle part; il importe au Le&amp;eur
de les trouver ' dans un même recueil. Nous avons
également don~n~ les Formules qui. n~us ont faru
les plus nécefIalres ou les plus dIfficiles, &amp; a la
hn l'on trouvera les Reglemenis de 16 7 8 , 17° 3 ,
les poftérieurs que nouS avons très - [ouvent cite,
&amp; ' le recueil des Réglements concernant les Officiers de la Senéchauffée d'Aix, rendus exécutoire.
dans les autres Sieges de la Provi,nce.
Enfin , pour rempli; notre obje~, nous a~ons été
ohligés de tranfpoCer lordre des TItres. du Reglement
de 16 72. &amp; de réunir toUS ceUx qUl ont quelque
rapport l;s ' uns ' aux autres. Nous a~on~ d'ailleu.rs
tâché de ne point noUS écarter des pnnclpes relatifs
au droit particulier de la Provence.

(

)

�--•

~J V

_.~-

PRÉ F ACE ..

---

.

,

Des ]ùrifconfllltes que le Public eltime; ont bien
voulu fe charger de l'examen de cet. Ouvrage, ils
&lt;&gt;nt da igné le préfenter comme pouvant être utile;
ils m'ont d'ailleurs fourni plulieurs Doélrines, un
·nombre infini de réflexions, qui démontrent &amp; qui
perfuadent : je leur dois ~et aVJ~u comme le tribut
.de ma reconnoiifance,

TABLE
DES SOMMAIRES

,

,

.

Pag. S de la PrUace, ligne 28·, r~fJ.l[er p life,i. c,(futc:r.
(

,

$

#

•

DU PREMIER TOME.
. EXTRAIT des Regijlres du Parlement,

,

..

. pag.

~.

De la Cour de Parlement,
De la Chamhre des Vacations,
g
Edit dll Roi portant Réglement de la Chambre des Vacation~'
du Parlement de Provence,
9
De la Chambre des Eaux &amp; Forêts,
I3
De la Chambre des Requêtes du Palais,
id.
Edit du Roi portant création d'une Chambre ~es Requêtes du
Palais au Parlement de Provence,
I 6
De la Cour des Comptes, Aides &amp; Finances,
23
Du Bureau des Finan"s ,
24
Des Sénéchaux,
25
Dès premiers Juges,
_
des 3 2
Edit du Roi concernant la Réception des Officiers
Seigneurs,
, 34
"Arrêt de la Cour du Parlement concernant les Juges SUbroges, du
·22 Juin l750,
37
.Arrêt de la Cour du Parlement en explication du précédent, du
23 Déc.embre l750,.
39
Des Juges de Police,
44
Des Juges - Confuls ,
53
De l'Amirauté,
56
lurifdic1iof! des Monnaies- , .
51.

�•

DES

:rABLr~

~

XVl

Du Juge â'Eglifé ;
De l'Intendant,
Des Prud'hommes;
Edit donné il Cremieu en 15.1 6 ,.
Déclaration du Roi donnée à Compiegne le

24 Février

s.

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PRE MIE R E

E

, .. .,,5 6

O!!!.!!?

HF

ii

-N·a

,*,

:

PAR T 1 E.

'Procédure ob{ervée depuis l'introdué1:ion de .1'Infl:ance, jufqueS
au Jugement Définitif.

TITRE 1. AJJignation;
~rrêt de la Cour de Parlement de Provence, du i3 Février

177 6 ,
91
~rrêt de la même Cour, du 5 Février 1771 ,
100
Edit du Roi portant établijfement du droit de Contrôle, du mois
133
d'Août 1669,
Déclaration du Roi du 2.1 Mars 167 1 ,
13 5
Déclaration du Roi du 2..3 Février z677,
.
140
Arrét du Confeil d'Etat du 22.. Novembre 1774" .
145
Edit du Roi concernant 1'avération dèS écrites fous feing privé ')
du mois de Décembre 1684,
'
.
159
Déclaration du Roi du z5 ]l;Jai 17°3, qui difpenfe' les BiLLets
de Commerce de 1'avération ,
162
Edit du Roi qui afFranchit les Billets de Commerce de la formalit~
du Contrôle, du mois d'Oaob"e z7°5,
164
Proc~s-verbal d'a'l'ération cl la forme de l'Edit de z684,
170
Proces ...verbal de Compuljion ou dç Collation de Pie ces ,
17 6
.

;rIT ~E II. Difaut t

180

.T l T RE V. Défenfes,

7°

# 'iaS

..

179

TI T REl V. R(lbattement du. Défaut,

Des différentes fortes de Défenfes..

J

•

'

xv 11

T IT RE III. Congé,

,
t:,
de R eglement pour l es Jurifr,Arrêt1537
du Conflil
d'Etat jetvant
72
dic7ions de Provence, du z Oc7obre 1665,
i

S' 0 1\1. TvI AIR E S.

J. Relax d'Affignation,
II. Cas jifr Cas,
111. Exceptions Dilatoires.
1 V. Débou.tement en l' Et~t ,
V. Fins de Non - Recevoir,
§. VI. Défenfes Foncieres,
§. VI J. Fins SuDjidiaites ,
\
§.. VII I. Des Expédients,
§. IX. Du Serment,
§. X. Du Serm.ent en Plaid,
§. XI. Des Réponfes' Cathégoriques,
Forme de procéder,
.
Procès - Verbal,
Procès - Verbal par DéfC,ljJ.t,
Pro
Verb al de Serment Judaïque,
Verlial de Biffement,
§. XII Dts Moyens de Renvoi ou Déclirzatoires ,
§. XIII. Des Moyens d'Evocation,
. §. XIV. Des Moyens de Récufation des Juges,
§. XV. Du Déni de Juflice,
Forme de Sonûnaûon , .
§. XV J. Des autres Moyens de Prife â- Partie, .

§.
§.
§.
§.
§:

199
-

200

,

id •.
201
202

2°3

id.

2°4
2°7
212
2I ..)

1,16

218
223

226
228

23 8
243
2S0
\

id.
2)3

25 6

TITRE VI. Audiences,
\.

f

•

Procès-Verbal de Subflitution de qualités dans l'Etiquette,

260

.
\\
,T l T RE VI J. Contejlations plus ampl~s, ou Réglement

cl écrire

,

1

1

/

211

ces -

...

!

for une Appellation,

27'2.

C

J

�-.
,

"T A B L R'

TITRE VIII. Caufos Sommaires;

DES SOM M ;.~ 1 RES.
TI T REl l J. -Déni de Renvoi &amp; d'Incompétence,

T IT RE IX. Réglement de Prods-par écrit-;

TI T REl V. Appellation d'un NouveZ- Etat,
r

Formule de Sentence au vu. de Pieces,

\

,

370,

TI T RE V. Appel comme d'Abus;

T IT RE X. Regiflre'-

TI T RE V J. De la Tierce - Oppofition- .,

Formule de Semence qui vuide le Regijlre ;

T l T RE VII. Des Requêtes Civiles,

{

3°1

TITRE XI. Procès Evoqués,

hi

fi'P

Cf'

3

T ROI SIE M E

TITRE XII. Garantie,

PAR T 1 E.

Dans quels cas une Iriflance peu.t être int~rrompu~ ou aneantze,

TIT R E XIII. Jonéiion &amp; Intervention,

1

•

TIT RE XIV. Qllalités Incidentes,

3 2I

4°9

T l T REJ. Reprife de Procès,

id •

.

\

TI T R EX V. De la forme de procéder pal'devant les Arlitres,
328

T 1 T REl I. COiiflitution de nouveau Procureur i

TI T RE II J. Péremption;

••

Déclaration du Roi concemaJZt l'homol@gation des Sentences alJ~
bitralles du 27 Mars x7 x8,
33 l

"

,
dMi;WWll!ti&amp;~.iÎ"6i$5i"ao~lS l(~~~i Z;;:;:::ZZ;:;;:$gh~~*U'i;Z!l!ld&amp;i
ft

'

,

9'H

(

S E CI 0 N D E

f'

i

f4S{i.4-A XW, ;

M

Fin de la Tablè des Sommaire3~

PAR T 1 E.

Des Moye s que Pan a pout attaquer la chofe jugée ,. "

339

T IT RE lI, De .z'Appel,

id.

\

\ TI T RE N. Défertions &amp; folles Intimations,.

~erbal de, Cautionnement ~u ~r~ffi ,

3)9

Procès - Verbal dé; réparation d? Erreurs infèrées dans urie Sentence,
68

3

\\

1

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•

--~

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COMMENTAIRE

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'4 .. \.

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1

SUR LE REGLEMENT DE. LA COUR
de Parlement de Provence de 1672.:

. ..
•J

t

OU
,\

.

P R Q C É DUR E obfervée en Provence dans les marleres
civiles, depuis l'Exploit d'Ajournement jufques aux
dernieres exécutions inclujivement" avec les F armules.
lléceffaires.

OUVRAGE TRAITÉ EN DROIT ET EN
J URI S P R U DEN CE.

EXTRAIT DES REGISTRES DU Pi\RLEMENT.
A 'Cour, les Chambres affimblées " pourvoyant for la Re~.
-i quête. pré{emée par le Procureur- Général dl:l R oi , tend(J.nte {ll
ce qu'il lui plaife de remédier aux ahus qui Je gliJJent en firif!rjJ,Ction des procès .fendants pardevant ~lte, à faute de l'~aae oiJfer~,

l

-

--

-

~

�•

.

\

L n'y a en France que le Roi qui puiife faire des loix'; lui
, ' feul pem également les abolir, modifier ou iuterpr~ter, fuivant cette maxime du droit, ejus dl ùzterpretari, cujus efl condere; mais les Cours ont été de touS les tems autorifées à faire
des Réglements hlr l'ëxécution de' la Loi.
Loyfeau en fon Traité des Seigneuries, ch. 3, n. 12, attefie
que le Roi ne pouvant tout [ça voir , ni pourvoir tout, ignorant
for-tout les ufages &amp; les inconvénients locaux, les Cours font des
Réglements fous le Don plaifir du Souverain; qui feul peut faù!e des
Loix,aDfolues &amp; imm~aMes, 6, les Réglements n'-ont force de Loi,
que Jufques a révocation du Roi, ou dt: ceux qui les ont fait, ou
dt leurs fucceJfèurs.
Lebret, de la Souveraiq.~té du Roi, liv.
ch. 9, dit que
les Cours peuvent faire des Réglements provifoires for le fait de la
Juflù:e &amp; de la Police.
Ce point de doéhine établi comme certain, la Cour a dû
prévenir les abus multipliés qui fe gliffent dans l'infrmé1:ion des
procès; dans cet objet, elle a prefcrit une route fixe &amp; des
procédures' limitées depuis l'introdué1:ion de l'i!1fiance 'jufqu'au
~erme d S exécutions. N o~s ,ayon~ préfenrer le table~u de ces
legles avec autant de fimplIclte, d ordre &amp; de clarté qu'il nous
a été p~ffible de lui donner.
'
Mais avant. que d'entamer le cours de la procédur.e nous
cy?y~ns deVOIr donner. une idée fucciné1:e &amp; précife de~ trois
pr1l1c~pales fortes d'aéhons, &amp; des différens Tribunaux de la
Prov1l1ce.
,. L'
..aét',Ion efl:. le dr?it de pourfuivre en jufiice une prétention
~?I~~e : f1~1LO efl /.us /erfequendi in judicio quod ·jibi debetur.
lifta , Ion dex'we de l ~nterê.t d,e cehû qui lél! forme, &amp; ne peut fubl er" q~and ce meme mterêt ceffe : Ac1io eatenùs com etit
q.ll~;fr ~l1taejl" !;let: campetit, a'ntequam cœperit intereJIè. 'P ,
nel ~ a _ l~n eft p.elifonneUè, rédIe ou mixt:e. L'aaiQ~ perfon-le eft çe.Jle
q1bI' efr elWverte eontie q','elqu'w
r
ne.l1e
cl fi'
"
l obI'Ige perlÛllmeJJ.t ~ 'Ure, ou de clol1:lle;l1 quelque d'lofe; elle ne peut;

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l,

7

J

/

1

y.

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"'~

3

s'i~tenter que contre l'obligé. 0';1 fes repréfentants; elle efl: attachee à la perfonne &amp; la fmt par - tout, &amp; en intentant cette
aétion, on conclud. à ce que celui · que l'on pourfuit, faITe ou
donne ce qu'~l e~ obligé de. faire ou' de donner: Aélio in per-

vation des anciennes &amp; nouvell::s Ordonnances de Sa Majeflé, a
ordollné 6' ordonne ce qui enfldt.
.

/

,

S'UR LE RÉGLEM~NT DE LA _COUR.

COMMENTAIRE

I

.

_n _ _ - - - . - - _ _ _ _ . . .

•

fonam ex oblzgatLOne defcendu; fub defzgnatione perfonce debitoris
. concipitur; proindè c~rtum &amp; conflantem adverfarium habet, etiamfi
rem de quâ agitur ~ . non poJlideqt.
On s'obfige perfonnellement par le contrat, par le quaficontrat, PéJ:r le délit, par le quau- délit; delà l'aé1:ion perfonnelle fe divife ,en t civile &amp; en criminelle.
Le contrat fe forme par le c'o nfentement libre &amp; réciproque
des parties cqntraé1:antes : do ut des; do ut fadas; fado ut des;
facio ut facias. Par le quafi-contrat, on fe trouve, obligé envers
quelqu'un (ans fon cbn(entement exprès; ainfi celui qui fans
mandat a géré les ~dfaires d'autrui, efr obligé de rendre compte
de fa gefiion. La poffeffion en commun d'un fonds opere par la
même voie l'aétion de partage,; les a:étions- aétives &amp; paffives
du défunt paffent à l'héritier, ainu des autres.
Le délit efi un aé1:e volont'lire qui caufe du dommage ou.
de la perte à quelqu'un; celui qui le commet, efl: fournis à une
réparation légitime, &amp; celui qui le fouffre ' , ne peut en France
conclure qu'à c~tte même réparation; la partie publique pet\t
feule requérir la peine.
,
Par le quafi-délit, on caufe du dommage par fa faute, mais
f..'lns avoir eu la volonté de le caufer; ainu dans le quau-délit,
il n'y a ni dol, ni deffein de nuire, comme fi l'on place im, . prudemment un corps quelconque fur le toît ou fur une fenêtre,
&amp; que ce corps tombant dans la rue , faffe du mal à quelque
p~~

L'aé1:ion perfonnelle civile doit être intentée &amp; pourfuivie
pardevant le Juge du domicile du défendeur, fuivant ~ette
maxime, actor fequitur forum rei. Ce~end.a11t dans le.s matleres
attribuées aux Juges-Confuls, le creanCIer peut farre ~onner
l'affignatiol1 à fon choix, ou au lieu du domicile du déblteu~ ,
ou au lieu auquel la promeffe a ' été faite, &amp; la mar~handl~e
fournie , ou au lieu auquel, le paiement doit en être faIt. (EdIt
du Commerce 1673, tit. 12, art. 7' ~.
'
De même, fi 01'1 affigne pour le meme objet plufieurs parues

,

A2

•
•

�SUR LE RÉGLEMENT nE LA CoUR.~

COMMENTAIRE

"

domiciliées en différentes Jurifdiétions, on doit les affigner par'"
devant le Lieutenant du Reifort, fi les Jurifdiétions re1forti1fent
au même Siege, &amp; pardevant le Lieutenant-Général d'Aix, ft
les J urifdiél:ions re1fortiffenc à des Sieges différens. Si les parties affigrtées font domiciliées dans le Reffort de divers Parlemens, il faut fe pourvoir au Confeil en réglement des Juges;
il Y a d'autres exceptions que nous rappellerons bientôt.
L'aél:ion criminelle fe pourfuit pardevant le Juge du lieu où
le délit a été commis, s'il s'agit .d'une injure grave, ou d'ua
délit réel. S'il s'agit au contraire d'une injure verbale, on peut
s'adreffer indifféremment au Juge du domicile du querellé, ou
au Juge du lieu du délit.
L'aél:ion réelIe efl: celle qui compete contre le po1fe1feur d'un
fonds à raifon de fa poifefIion; eUe fuit le fonds, en quelques
mains qu'il ait paifé : Vocatur ac1io in rem., quoniàm. concipitur
/ù/J dejignatione rei, non vero fo/J dejignatione perfonce, daturque
adversùs quemcumque; qui, quo tempore agitur, rem pojJidet, &amp;
1.ta mutatâ pojJèffione, mutatur adverfarius. Auffi elle ne peut être
dirigée co11tre l'héritier, s'il n'dl: po1fe1feur, &amp; le terme de la
poffeffion opere celui de l'aétion ; ellé naît à raifon du droit de
propriété ou d'hypo.theque que l'on a fur un immeuble po1fédé
par autrui, ou à raifon d'un droit réel dont ce même immeuble
ell: chargé; elle doit être intentée pardevant le Jwge du lieu où
le fonds e{l: firué, &amp; orr conclud à la re{l:imtion de la chofe
ou à y être mis en po1feŒon par droit d'hypotheque ou autre~
ment.
Ainfi l'on agit par a8:ion purement réelle, lorfqu'on exerce
les, regrès fur le fonds aliéné par un débiteur au préjudice d'une
• crear;ce, ou lorfqu'on réclame un droit de fervitude impofé ou
acq~Is. fur un héritage, tel qu'dt le droit de pa1fage appellé en
droIt uer, ac7us, via, ou le droit de faire dépaître les trou~e~ux, appellé en droit depaflu pecoris. Voyez Chorrier {ur
._
mpap~ ,pag. 3 2 9, qui foutient l'a8:ion de paflu pecoris pureme;t reelle: l'Arrêt rendu à l'Audience des pauvres du 23 Juin
~~n~:,al coqforme a~x conclufions portées par Mr. l'AvocatL . Ch?e ffiColoma, au profit de Jofeph Audran, contre
n OlUS. , .lOU e, plaidants Mes. Leclerc &amp; Portalis, J·ugea que le
.r!'Opnetalre du fonds a ·
c. .
Œ
•
.'
.
VOlt pu larre a 19ner pardevant le Juge

~

du lieu oÙ le fonds écoit fitu~, 'le propriétaire du troupeau qui
_ '
avoit mangé les herbes.
L'aétion mixte partiçipe de la réelle &amp; de la perfonnelle ;
elle e{l: réelle, en tant qu'elle affe8:e &amp; qu~elle fuit le fonds;
elle e{l: perfonneHe, en ce à quoi le poffeffeur eil: perfonnellemem obligé. Ainfi l'aétion de revendication d'un l1éritage avec
re{l:itution de fruits eil: réelle quant à la réclamation du fonds,
perfonnelle quant à la reil:itution des fruits.
L'aétion en partage d'un fonds commun, ou en bornage de
deux fonds voifms, eil: réelle quant au partage, ou au bornage;
elle eU perfonnelle quant à la re{l:itution des fruits. Voyez Bacquet, des Droits de Jufl:ice , ch. 8 , n. 29,
L'a8:ion en paiement de la cenfe impofée par le Seigneur
direét dans l'a8:e de nouveau bail, e{l: mixte; elle e{l: per{onnelle, puifque le preneur s'e{l: obligé perfonnellement à
payer la redevance ; elle · e{l: réelle, en. ce que la redevance dl:.
impofée fur le fonds, &amp; que c'ef\: proprement le fon.ds luimême qui doit la cenfe. Cela e{l: ft vrai, que l'emphytéote
peut déguerpir en tout tems, s'il n'y a expre1fément renoncé;
la renonciation ne nuit pas même à l'héritier du preneur; celui qui déguerpit, e{l: libéré du paiemeRt de la cenfe pour l'avenir; mais il ne peut être re~u à déguerpir qu'en payant les
anérages: Recueil de lurifprudence féodale, tom. 2 ,tit. du déguerpf}/èm.ent, n. l , 2., 3 &amp; 4·
D'autre part, ft le fonds fervile paffe en différentes ma~s
au moyen de différentes mutations, le Seigneur peut pourfmvre le dernier acquéreur pour les ar:é~ages d.e la cenfe é~h~s
avant fon acquifition , fans être obhge de dlfcuter les pre~
dents poffe1feurs , -Pa{l:our, de jeudis, liv. 3 , tit. 6 , n. I.
L'a8:ion mixte peut être intentée pardevant l~ Ju~e du domicile du défendeur ou pardevant le Juge du heu ou le fonds
,
,
l' 8:.
dl limé : les deux Juges font competents, parce que a Ion
affe8:e également la perfonne &amp; la chofe.
,
Toute aétion doit être intentée pa,rdevant le Juge co~~e­
tent . c'efi: une maxime du Droit françois, que les Jurlfdl~­
tions' font patrimoniales en France, &amp; qu'il n'e{l: pas permIS
aux parties de fe choifrr des Juges; le Souverain a pu {eu!
fixer les bornes de chaque Jurifdiétion, &amp; on ne peut les fran•

•

,
_"" J' ';
•

..

�1

6

SUR Ll! RÉGLEMENT DE LA COUR.

COMMENTAIRE

chir fans attenter à l'autorité qui les a circonfcrites ; delà cha-'
que Tribunal eft en droit de réclamer 'fes jufticiables, nonobftant qu'ils euffent volontairement procédé pard:vant ~n Juge
incompétent, &amp; à cet effet le Procureur du R01 &lt;;&gt;u F~fcal du
Tribunal dépouillé s'adreife au Parlem~nt, pour fa~re d!re qu~
les parties &amp; matieœ lui feront renvoyees. La partIe m~me qUI
auroit volontairement défendu pardevant un Juge notolFement
incompétent , pourrait appeller de fa Sentence &amp; , coter gr~ef
d'incompétence; la maxime eft ~tteft~e par M. le , Chanceller
d'Ague.(feau , tom. 10 , pag. 316 ; il en feroit autremelQt " fi le
privilégié ne demandoit pas fon renvoi, il ferait bien Jugé,
parce qu'il peut u[er ou ne pas u[er de [on privilege.
Il nous refte à donner une idée légere de chaque Jurifdiéholl
de la Province, &amp; des i11ébtieres qui ,lui [ont. dévolues.
'
,

'

•

DE LA COUR DE PARLEMENT.
ACour de Parlement fut créée en 1') 0 L , &amp; formée par
l'ére&amp;ion de l'ancieni.iJ.e Cour' Royale des Comites de Provence en Cour de Parlemei1t ; elle' jouit des· mêmes droits &amp;
privileges que le Parlement de Paris &amp; autres du Royaume;
elle eft c6~po{ée d'uIie GraID.d'Cl~ambre, Id)une Chambre Tour- .
neHe , &amp; d'une Chambre des Enquêtes.
Le Parlement procede à la' vérification des Loix qui lui font
adreifées par .le Souverain; elles y [ont publiées &amp; enrégi!hées,
.
&amp; ~'eft de cette publication &amp; de cet enrégiftremenr que la Loi
'U1ULcvtt:::.O~9~ , le c~raaere ~e publicité; le Procureur-Général fait en•
ftute' parve11lr la LOI 'à'fes Subfl:ituts dans les Sénécha-uffées du
Reifort, pour l'y faire publier &amp; enrégi!her. .
. M,ais avant de procéder à l'~nrégi~rement, le Parlement pel,tt
•
.reprefenter au Monarque les Hlconveniens de la Loi il eft autorifé à faire des r~montral~ces, &amp; par-là il jouit 'dl1 ' double
avantage de 17eCeV01r la LOI de la main' du Légiflateur ' &amp; de
porter aux pieds du Trône les vœux &amp; le.s hefoins du ~euple.
( l ') Septembre 171 ') . )
C ette Cour . ~nno~s pri.vativep1ènt à' la Cour des Aides, des
dettes, empQlllts , ahenatlOn.s-&amp; traniports des biens des Cam...

L

•

7

rounautés (1 9 Janvier 16'» , art. 28 &amp; 29) ; de toutes contrihutions &amp; cotifations entre particuliers pour les affaires communes, à l'exception des murailles de clôture (8 Février 1666,
. art. 17) ; des deniers · communs &amp; p~trimoniaux, non compris dans les comptes des T réforiers, ou dans les départemens
des dettes (ibid. &amp; 19 Janvier 16) ') , art. 6 &amp; 27); des tranfports hors le Royaume, de l'or, argent &amp; marchandifes , 10rfqu'il n'dl: pas quefrion de frauder les droits du Roi (art. 20);
des minieres &amp; mines (art. 21 ) ; des criées &amp; ventes des Offices de la COl!lr des çomptes (art. 2.2..) "
Le Parlement connoÎt par la voie de l'appel, des Sentences
rendues par les Li~è1tenans des Sénéch,aufi'ées , de celles rendues par les Juget, Royaux'.&amp; les Juges ?es Seigne;rrs, là où
l'appel des Sentences .rendues par ceUX~l; eft porte au Parlement , omiJ{o m~dio,.;- comme en macierè · criminelle, ou en fait
de déclinatoire, &amp; la Grand'Chambre cO~J;\oît en premier &amp; dernier reffort du crime,çe leze-Mâj~fté (i)3 ) ,tit. 13, art. 1 ) ;
de la police générale ûrl' grande police. ( Février 1682. ); des procès
com;ernant les Colleges (ibi~.); d~ ceux où l'Ordre de Malte
eIl:: intére'ffé (ibid.) ,; de ceux des Ducs &amp; Pairs' pour raifon de
leurs pairies ( 1667" tit. ·2., art. 12); de ceux de l'Hôtel-Dieu,
du grand Bureau des pauvres, &amp; de l'Hôpital général la Charité (ibid.); les pauvres ont droit d'y plaider en premiere inftance , e~n: rapportant un certificat de pauvreté figné du Curé,
&amp; des Confuis de leur réfi4ence; les Archevêques, Evêques,
o-u Abbés" ont: ruoit d'y plaider en premiere infiance, s'il s'agit &lt;les droits de l'Evêché ou dç l'Abbaye; .m~is. en tou.te a~tr~
matiere ils doivent Cuivre l' ordre ~es Junfdiéhons: a1l1ll Juge
,
/
'
/
M dB
par Arrêt du 1') Decembre 17°1, mpporte par r. e. ,e~
zieux, l.iv. 1, tit. l , ch. l , ? 2.. ~'Evêque de Vence avolt et~
affigné pardevant la Cmlr en m&lt;l!u~re puren:ent per[onnelle, Il
déclina, &amp; l'Arrêt l1envoya: les pa,rtles au LIeutenant de Gr.aife •
:L'on trouv:e eod. loca un autre ~rêt dM 13 Mars 172.3 , rendu
à 1'Audience de la Giand'ChaLnbre , entre l'Abbeffe de Ste.
Claire d'e Sillcron &amp; la CommlU1auté de Sourribes, par lequel
il fut jugé ,que s'agiffant d'un fait concernant l'Abbaye, l'At:
beffe avoit pu venir rec1d viii- à la Qour, quoiqu'on lU! oppo[at
qu'elle auroit c1.&amp; s'adreifer en premierejnfranoe à la Chambre

,.

�SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

COMMENTAIRE

'r:

( a;t. 14) ; elle e peut }n~~it:e, ni ju&amp;,e.r par provifion les .procès
qu elle ne peut Juger defimtlvement, 111 Juger par Commiifaire ou
à, l?extr~ordinaire (art, 1 S ); elle ne peut connoÎtre des Requêtes
civiles J I).} des ~ppels commer d'a:bus· , ni des procès quelconques regles avant la !;it;l du' Fadement ( ar~. 16 ); elle ne peut.
:ecevoir aucun, Officier, Avocat. ~u Procureur (, art. 17); on n'y
Juge aucun defaut ~u vu de pleces, fi ce 11 ·eft en exécution
d'Arrêt (Régl\ 16 7 2 , tit .. du défaut, art. 1 &amp; 2. ) Mais les Officiers qui n'y font pas de ferviçe, peuv;ent nommer des Experts, procéder à de. Enquêtes &amp; autres femblables procéd,tires ( annot. g~nérales, art. 2. ) ,

,des Requêtes: elle connoÎt auffi des crimes &amp; rixes qui arrivent dans l'enceinte du Palais (Février 1682); des pourfuites
contre les ufurpateurs des Bénéfices &amp; biens ecc1éfiaftiques
( 1 S8 0 , Melun, art. 30 ); de l'exécution de l'Edit concernant les
gens de main-morte ( 1749, arr. 29); des appels comme d'a...
bus, &amp; des appels de nouvel-état (Juillet 166 9, 1679 ); eUe
connoît en premiere inftance du crime de duel, ou par appel
fi le premier Juge --a prévenu ( 14 Décembre 1679.) Le Parle....
meüt fait annuellement fa rentrée folemnelle à la St. Martin, &amp;
:finit fes féances la veille de la Magdeleine. (Déc1a-ratiolil du Roi
du 15 Juin 1776.) _

,.

DE LA CHAMBRE DES VACATIONS.
A Chambr~ de~ Vacati?ns ouvre fes Féances le 23 1uillet ,
&amp; les contmue Jufques a la St. Martm . ( 1 S Juin 177 6 )'
aucun des Officiers qui n'y font pas de fervice, ne peut y êt!1;
appellé, à peine de nullité des Arrêts, dommages-intérêts des
parties (Mai 170); en cas de maladie ou empêchement du
Préfidenc, le plus ancien des autres doit y préfider , à peine
de nullité des Arrêts (Juin 1682) , qui feroient néànmoins valables, avec le nombre accoutumé des Juges, s'il n'y avoit aucu~ Préiident dans laville (Juillet 1682); la Chambre inftruit
&amp; Juge ro~s les procès criminels, à l'exception des procès
conrun: aces pendant la tenue du Parlement ( Avril 1682, art. 9);
des CfImes de rapt, &amp; de ce qui concerne l'état des perfoLl~es (art. 10); de ,~eux des Ecc1éfiafriques, Officiers &amp; Gentllshommes, lorfqu .11s demandent leur renvoi à la Gra,nd'Cham- bre ( art. 1 1 ) ; elle Juge en matien~ civile les matieres Commaires
n'excéd.a nt 1200 l~v. en prin~ipal, &amp; 6.0 live. en rente (arc. a) ;
les affalres de polIce , lorfqu elles reqmerent célérité (art. 13 ) •
connoÎt des annexes (ibid.).; elle acc(i)rdeles furféanees;
rneme pour les chofes exc~dam fon pouv'Ûir, à l'exception des
Sentences rendues en matlere [oromaire ou fur re" t'
d
f".'
fi
.
&amp;"
' 1 1 1 egran es,
le~Uellratlol1S , recreance~ en matie.re bénéficia1e , &amp; de celles.
qUI ·ont aC,corde des p~ovlfions ~n dOlilnanc camio1il (ibid.) •
elle connOlt des OppofitlOns des tiet"s non . &amp; d
cl A'
,.
OUIS,
es rabb'
at-.
temellS es rrets d explolt rendus avant ou pendant fa tenue '

Portant ltéglemeizt de. la Chambre des Vacations .du Parlement
de Provence.

L

en;

( art~

14: l,;

e

E DIT DUR 0 l,

L

,

9

,
(

OUIS, par la grace de Dieu, Roi de France &amp; de Navarre, Comte de Provence, Forcalquier &amp; Terres Ad jacentes: à tou,s préfe.r;1s &amp; à venir, SALUT. Defirant pourvoir
d'un bon Régle'm ent à la tenue de la Chambre' des Vaçations
de notre Cour de Padement de Pro\"e.IfJ.ce, &amp; faire que la,
Jufiice y foÏt adminifirée à '.nOs Sujets avec autant de promptitude, d'ordre &amp; de dignité, que pendant la féance dudi:t
FaFleUlent: .A. CES CAUSES, de l'avis de notre Conreil &amp;de notre çe,rtai.ne fç~el1ce ) pleirie puiffa..nce &amp;- autorité Royal.e,.
Nous avons dit, fiatué &amp; ordonné, &amp; par ces préfentes fi ....
gnées de notlfe' m~in, difons, ftatuons &amp; ordonno.ns. que :,
ART. 1.. Le premier Pr~fidem: de .notre C01J.r de Parlement:
'd e Provence préfIdera la premiere année pendant tout le temS:
que tie~ldra ta Chambre des Vacat-Ïo"ns; l'année f0.ivante le fecond, &amp;; a,infi {l'lcceffivement l~s au,tres Pr~fidens" felon l'ordre:
du Tableau.
1 1. Pourra néaI).1l!1.oins' le, Premier P'réfident, en cas qu'il.
furvienne quelques Ordres de Nous 0U des affajres p~bliques )­
y affifier, s'il le juge, à propos, q~oi qu'il ne foi~ pas en
tO\lX d'y {ervir, &amp;. prefider aux; ~ud1ences &amp; Conk 1ls,
1

�ro

C

SUR LE RÉGLEMENT DE L-A COUR.

0 M Mi E N TAI R E ,

l l 1. Serèl1t nommez d~l.11S nos Lett!es de Coni~iflion

our la Chambre des Vacations par chaçu~l an, celut- ',des ,
F
"r.d
de 110tredit Parlement, à commen.cer par le premier, '
p 1,eil
e.ns
"
,"}' ftt d'
.
a:i\1il.ll (ucceffive~loo0 d1a~lJ.:lé~ en,' a~l1'le~, comme 1 e :,' . ft €I- ~
deffms: le's ' 'dE;UJo plüs: anCIens Conftul,lers Cle,llcs · ~ d'lx des
plus "anciénsTCon(eilller$lJ.!.rais r :1elfquèls ne pout~ont ette · ~hanez &amp; fervirontr durant toute la tenlt~ de la(hte Chanl19re.,
g IV. ; En ca.s d'abfënëe de nos Avocat~ .&amp; Procureurs-:G~,
le plue al1èien SNbfiitut . de nofdifs Procureurs;-Gene~rn~,
raux en fera les fonétions.
'
.
v. La Chambre fera compofée le premier jo.ur ~e . Jul11,
&amp; notre Procureur Général., eq envoyera, )~_, Lifie. a flotre
t~ès-cher ' &amp; Feal le fie ur le Tellier, ChancelIer de France,
pour fceBer la Comll1i{Iion néceifaire au~, Officiers qui devront
y fervir.
. ,
,
L Lë p'réfident &amp; les Confeillers nommes dans la Commillion, ne pourront . s'abfenter) durant la Cham~re, ~es Vacations fans en aVOlr obtenu notre ordre par ecnt '. &amp; en
cas' d' a&amp;fence maladie; réClafatiorl ou autre légitime . empêche'r.
,Il.' '1 ne s' y
ment, aucun , autre n'y fera fltbroge,
Il . c~ n en qu 1
trouvât pas dix J mges, auquel cas le Prefiden:: envo~era ' de~
Huifhers âvertir ceux des Offi&lt;::iers les plNS anCIens gUI feront: '
dans la Ville, pour fai,re ledit; nombre de di?".
.
VII. La Chambre commencera le premier Juillet &amp; fi- ,
nira le ' dernier Septembre; &amp; .fera fait le rapport au Parlement de ce qui aura été fait' en ladite Chambœ, &amp; de l'affiduité des Officiers par ceh!l.Î q1Ji .aura préfidé, &amp; èn fon abfenee par le plus ancien. ConfeiHer.
.,
VII I. Les Arrêts de la Chambre des Vacatiom pourrol!1t
être donnez au nombre de dix Juges" tant au criminel qu'au
civil.
IX. Elle infinaÏra &amp; jugera . toutes Cahlfes crimi1'1elles., ,
même celles dM Rôlle; &amp; les Infiances &amp; Procès ' dont la '
c~)1mo~ffance appar~ient . à la. Chamb~e d~ la Tournelle, à l'exception des Procès criminels de ce\,lX qui auront él:'é contumacez durant la tenue du Parlement.
X. Excepto~s encore le crinie , de Rapt, &amp; ce qui concerne l'état des perfonnes, les Appellations comme d'abus "
g

,

v:

~

-.

Il

&amp; les Requête'S ~i.yiles ·; 'tant principales qu'ihcidemes.

X J. Elle connoÎtra auffi des affaires criminelles des Eccléfiaf_
tiques, Officiers &amp; Gentilshommes qui ne demanderont pas
leur renvoi.
, XII. A l'égard dw civil, Elle infiruira &amp; jugera, tant en
p.remiere infl:ance, q~e . par, appel ,en l' A~di~nce, les maueres, fomni.a~res, &amp; ~lllfi qu elles font exphquees par les cinq
premIers ArtIcles du titre XVII. de notre Ordonnance du mois
d'Avril 1667, même de celles qui n'excéderont pas douze
çent li:res en principal, ou ~oixante livres de rentes, &amp; des
Pareatls ou Attaçhes fur Bulles, autrement dit Annexes.
, . XII I. Ladite Chambré des Vacations c01lnoÎtra des
affaires de Police, quand la matieve preifera, &amp; ne pourra.
êlire retardée des Requêtes, afin de défenfes &amp; furféances à
l'exécution des Sentences &amp; Jugements, quoiqu'il ElIt quefiion
de chofes excédarites fon pouvoir; fans néanmoins que l'exécUtion puiffe être furcife aux matieres fommaires ni aux Sentences de provifion, en donnant caution, à quelques fommes:
qu'elles puiffertt monter, s'i,l y a contrat, obligation, promeife
reconnue " ou condamn~tion précédente par Sentence, dont il
n'y ait point d'appel, &amp; qhl'elles foient exécutoires nonobfiant
l:appel, ni aux complaintès iéimégrantes ,Sequeftres poifeIfoires
ou tecréances de Bénéfices.
'
)
X l V. ·Elle connoîtra pareiflement des Requêtes afin d'oppofiti&lt;0n à l'èxécution des Arrêts, auxquels le Demandeur
en Requête n'aura été partie, ou duement appellé, ou qui
é:l!uroit été rencll!!l à faute de fe préfenter à l'Audiénce, ou à
faute de plaider, lè, roùt . fuivant les Articles I. II. III. du
titre XXV. de no t&lt;re Ordonnance du mois d'Avril 1067' Ce
q;ui a\ilra lieu, tarnt à l'égard des A..Drêts donnez avant la Cham...
b,re de,S Vcrcations, qn'à l' é~ard de ceux qui auroÏent été don....
nez par ladite CÎlambre.
X V~ DéfeNdons à Jadite Chambrè (\Pinfirüirè ni dè 'juger
p.a r provifionr ful~lil leS maires qu'eHe . poi.ITrc&gt;it Jug~r défi...
nitiyement, ni: de jv.ger aucun procès p~ C,ommlff'~lre.
X V J. Ne pourra ladite Chambre Juger .les mfiances
ou procès appointez ou conclus avant la fin du Paden:ent .,
tant à la Grand'Chambre, qu'aux Enquêtes, pour Je petIt en....
&lt;_

B

2..

�C

12

O ' M MEN

TAI

SUR LE RÉCLEMENT

R E

l

DE LA CHAMBRE DES EAUX ET FORESTS.

L

1

'
L

U, pûblié &amp; regifld ,préfent &amp; requerant le ProcùreurOénéral ,du Roi, pour être exécuté felon fa forme &amp; teneur• .
A Aix en Parlement le :vingt-un Mai. mil fiX' cennjlwtt:e-vingt-., .
~ . 1
deux. Signé, IMBERT.

(
~

•

AChambre des Eaux &amp; Forêts a été cre/ete a P I
/ ,
U
ar ement
d 'A'IX en 1704 ( Fevlïer
1704 ), &amp; réunie à la C'
b
6 Il '
nam re
des t)_~ At
. , SlfiI&lt;.J.ue, es. en 174 : e e Juge en dernier reffort les procès
CIVIls
&amp; cnmmels concernant les Eaux &amp; F· A 'f} &amp; '
,
d R' (
orets, l es
rt~l~res u 01 Fev. 1}04 ),. A&amp; connoÎt de tous procès fur
faIt
de chaffe &amp;' de, peche, meme au criminel , &amp; en t re gentÏ l
1 s 10mmes, pnvatwement à tons JuO'es ( Août 166
'
t
&amp;
\.
'}
J
b
9, tIt. l ,
ar. 7
14 J, ~als es ~ges Gruyers, qui font réunis en
Provence aux Juges
b
' des SeIgneurs ( 1 Mai 1708 ,10 Septemre 17~9 ), cO!1l10lffent des abus &amp; malverfations commifes
a~x bOlS &amp; f~rets par autres que par les propriétaires ( 8 J _
. 1 1"
1"
"
an
VIer 17 1 ) ) ,1 s lOnt loumls a la prévention des Officiers des
Eaux &amp; Forêts, qui connoiffent éO'alement de l'appel de 1
J ugem~nts ( l'b'd
)
, ,
0
eurs
l.
? les ?elgneurs
Hauts-Jufriciers rie peuvent f~
pou:volr en p~emlere mfiance qu'à la Chambre des Eaux &amp;
F~rets ( 14 JUIllet I7II~) Cett~ Chambre tient fes féances
m~me pendant les VacatIOns ( Fe":,rier 1704. )
f

'

fentes.
c'
1 G
SI DONNONS EN MANDEMENT à nos amez &amp; reaux es er;s,
tenants notre Cour de Parlement de Provence, que ce~ ·.. Prefentes ils ayent à faire publier &amp; regi:fl:rer, &amp; le conçen,l!l ' en
icelles garder &amp; obferver [elon leur [(Orme &amp; teH~ur: ce~~mt
&amp; faifant ceffer tous troubles &amp; empêchements qUI pourrOlent
être donnez, nonobfiant tous Edits, ~égl~ments, &amp; U fages, ~ .
ce contraires, auxquels nous avons deroge &amp; derogeons par
ces Préfentes: CAR TEL EST NOTRE PLAISIR. Et afin que ce
foit chofe ferme &amp; fiable à toujours , Nous avons fait mettre '
notre Scel à cefdites Préferites. DONNÉ à Saint-Cloud au moi~
d'Avril, l'an de Grétce mil fix cens quatre-vingt deux" &amp; €le
notre Regne le trente-neuvieme. Signé, LOUIS. Et plus bas: '
Par le Roi, Comte de Provence, CO~BERT. Vifa, LE TELLŒ.R,.

COUR;

.

minel t'ii pour le civ~l, enc~re 'q u'il fût q~e~iocn Ide IDb atiedre~
,
'
' t ur fût de la '
1am' re/ es
fommalres,
ou ,que 'Ie R appor
e
, '
Vacarions; &amp; fi aucune caufe po~r lè ,CIvIl dt, apr01llt~~ fi ~~
ladite Chambre, elle ne pourra , etre J~gee, ;11 /~eme 1 f
buée, mais èlle fera mife en diftributIOn generale ' ~près la
Saint-Martin.
.,
b' 1 '
X VII Ne fera procédé par ladite Cham re a a reception d'au~uns Officiers, même des Avocats ', &amp; Proc,ureurs.
X VII 1. Les Confeillers qüi auront fervl en la~lre Chambre des Vacations, remettront ince:ffamment au Greffe ' les procès
crimiN.els qui 1€l1r auront été diihibuez. ",
XIX. VOULONS ce que deffus être exeçUte, à pe1l1~ ~e,
nuHité des procédures qui feront faites .&amp; d~ ,Ar~êEs cqUl mterviendront &amp; de touS depens, dommages
nterets coptre
les Parties, de cent livres d'amende contre 1 Pr:o~urems en
leurs noms nonobftant tOUS Réglemens &amp; U ages a ce co~­
traires, qu~ Nous avons abro~é &amp; abrogeons par ces Pre-

DE LA

•

DE LA CHAMBRE DES REQUETES DU PALAIS.

L

AChambre dès Requêtes du Palais qui avoit été créée en
, . 164 1 ,~t[upprim.ée en 1649 ~ &amp; a été rétablie en 170); elle
efl: compofee de partIe des OffiCIers qui fervent à la Chambredes Enquêtes, au nombre d'un Préiident &amp; de huit Confeillers.
Elle connoÎt en premiere infrance des caufes des Prélats
(2.0 Juillen680, Avril 170) ), de celles des Abbés Comtes
Marquis, Barons &amp; Vicomtes de la Province ( ihid. ). de~
?fficiers au Parlement &amp; de la Cour des Comptes &amp; Greffiers,
Jufqu'au Receveur des confignations (ibid. ); des TréforiersGén~raux, leurs Géns ~u Roi &amp; Greffiers (ibid.); de tous les
O~clersdes Chancelleries des deux Cours (ibid. ); des Bénéfic~e~s &amp; Prevôts d~ .nomination Royale (ibid.); des Colleges,
HopItaux, Maladenes &amp; Commanderies ( ibid. ); des Gentils-'
hommes &amp; DomeJliques de la maifon, &amp; fuite du Gouverneur

�14

C

0 M M H N TAI 'R. E

&amp; du Lieutenam-Gén-éral du Ro'i dans la Provillcé ( lliid. );
des Receveurs &amp; Contrôleurs-Génétaux, tant des Finances,
du Taillon, q.ue des refies ) ib~d. ); des Receveurs ~ C~nt~ô­

lems ProvincIaux de l'extraordIfiaIve des gl!len'es, de lordl11aIre
&amp; extraordinaire Commiffaires &amp; Contrôleurs-Généraux de la
Marine ( ibid. );' des Officiers d'es Sieges de Sénéchal? Soumillions &amp; Amirautés (ibid. ); du Prévôt &amp; des OffiCIers de
la Maréchau1Tée ( ibid. ); des Maîtres de Port &amp; de leurs Lieutenants ( ibid.); des Juges-Royaux &amp; Viguiers ( ibid.); des
Payeurs &amp; Conrrôlems des gages ( ibid. ); des douze plus anciens Avocats &amp; Procureurs des deux Cours ( ibid. ) ; des Pro, feffeurs de l'Univerfité d'Aix ( ibid. ); des Confuls des Ville§
royales pour Jes affaires de la Communauté ( ibid. ) ; des Procureurs du Pays, Confills q'Aix en Jeur propre C20 Décembre
1730 ); des vétérans, des femmes féparées ou veuves de ceux
qui avoient droit de Committimus (Août 166 9, tir. 4, art.
14, 16); des Prieurs &amp; Couvents des Chartreux ( Août 167 0 ) ;
des l&gt;rieurs &amp; Couvents des Minimes. ( Novembre 1'7')')
On y fait donner l'affignation en vertu de lettres de Committimus prifes au petit fceau ( 1667, tit. 2, art. II), à
moins qu'il n'y ait déja infiance liée &amp; retenue. ( ibid. ) L'on
do~t donner copie des lettres lors de l'affignation, à peine de
mdlité de l'exploit.
Cette Chambre connoÎt des infiances d'ordre, &amp; elles peuvent y être évoquées par le créancier privilégié, avant qu'il ait
contefl:é devant les Juges ordinaires ( 2 Juillet 17I4 ), &amp; avant
que la Sentence de rangement y foit rendw,~ ( 27 Mars 17 rS ) ;
aprè5 la Sentence de rangement, il n'a droit de Fe pourvoir aux
Requêtes que pour faire juger fur la validité de fes titres ( ibid. ) ;
~l1e n~ conp.Olt que des caufes civiles, perfonneUes, poffefToires
ou m~xt~s (A~ût r669, tit. 4, art. 1 ), &amp; lorfqu'il s'agit de
~oo hv. au .mOIl}.!) ( art. i[ 3 ), pOUliVIll que la caufe fait ellitiere
&amp; 110~ conteftée &lt;devant les premiers J\llges ( art. I ) ' j'a cont~~a~IOn du ~éfhlm.t l;~lii( à l'h~ri~ieF; e1l.e ne connoÎt d~s, procès
(lIml11els que lorfql!lI.Is ~o~t I11Cld:ents. ,( 2 ~ L1iHet I7 14") .
.Les lettres de commIttlmus font ne·ceifl&lt;l.ll.'es même aux IlOt I
. '1' . ,
o remellt prIVl.
egl~s, à peine de t:lulŒité des procéellures &amp; ju- .
gements ( r669, nt. 4, art. 12 ); eUes font fural1nées &lt;t1Pliès

SUR LE RÉGLEMENT DE LA

un an du
1ettres ·&amp;
· (
exp 1Olt .
dures qUI

COUR~

t

jour de leur expédition ( art. 7 ); la iignification d ')
Œ
•
d'
1, amgnatlOn
OIvent etre contenues dans le mA es
erne
art.. &amp; 9. ), ~ après leur lignification, les procéferoIent faltes, ferOIent attentatoires quand même le
commi~timu.s îeroit mal fondé. ( art. 9. )
,
.CeluI qUI abufe des ,lettres de comrnittimus pour dettes
felf~t~~ ou tranfpo:-ts limules, eH condamné en ')00 liv. d'amende,
mOItIe à la partIe ( art. 21 ); &amp; s'il fe fert de lettres fans
être priv~légié, il efi condamné à une amende de 7)
moitié
à la partIe ( art. 32. )
.
Les lettre~ de committimus n'ont pas lieu pour droits cédés
ou tranfpo;·te~, a~trem~nt que par atte public, fignifié trois
ans ~vant. 1at.tlOn I~ltentee, ou par contrat de mariage, partage
ou dO?~tlOn l11fumee ( art. 21 &amp; 22 ); ni contre les débiteurs'
~es ~ebItetlrs pour affirmer ce qu'ils doivent, li l~ créance n'efi
etabhe par pIeces authentiques, paffées trois ans avant l'affignation ( art. 23); ni contre les demandes pour faire pairer
nouvelles recon.nOIiran~e~ ( art. :-4); ni pour arrérages de cenfes
ou rentes foncIeres ( dJld. ); 111 contre celui qui demande de,
faire quit.terla,poffeffi.on d'héritage ou immeuble ( ibid. ); ni
pour matIere reelle, bIen que par le même exploit la demande
fait faite en ·refiitution de fruits ( iDid. ); ni p@ur élettion de
tutelle &amp; curateUe ( ihid. ); ni pour les fcellés, inventaires &amp;
acceptation de garde-noble ( ibid. ); ni contre le Domaine,
çu lorfque le P·rocureur du Roi efi feul partie ( art 2) ); ni
pour les caufes attribuées à certaines Cours &amp; Juges, par
. leur étaJ.1liifement ou' par attribution ( art. 26 ); ni pom ceux
qui agiffent comme tuteurs ou curateurs ( art. 27 ); ni pour
-les maris des femmes fervam dans les Maifons Royales ( art. r 6 ) ;
ni pour les infrances en entérinement des lettres de répit,
(Août 1669, tit. 6, art. 3); ni en' faveur d'un comptable commis par un autre Juge que celui de [on privilege, &amp; le compte
ne peut jamais être évoqué fous prétexte de privilege des créanciers ( 1667, tit. 29, art. 2. ) Nous ne croyons pas devoir
parler ici du committimus au grand fceaù, notre objet n'étant
pas de fortir du territoire de la Province.

s

A

liv.,

�.

.

COMMENTAIRE

sua

"

EDIT

DU

ROI,

Portant création d'une Chambre d~s ReqrJêtes du Palais au.
Parlement de Provence.
Donné à.

L

au mois d'Avril 170) ..

OUI S, par la gra'ce de Dieu, Roi d~ Franee &amp; de ~a­

. . varre, Comte de Provence, ForcalqUJer &amp; Terres ~dJa ....
EdIt
du
centes .. A tous préfens &amp; à venir, SALUT. Par
N notre.
.,
mois de Février de l'année derni~re 17 0 4, .ou.s aunons JAuge
à propos pour le bien de la Jufbce, &amp; pour tlfer en .meme
tems un recours confidérable de Finance pour les be[0l11s de
l'Etat de créer en chacun Parlement de notre Royaume une
Chambre comparée du nombre d'Officiers y exprimés, pour
juger privativement, à l'exclufion de tous aut~es Cours &amp; Juges
en dernier Reffort &amp; fans appel, toutes les mfiances &amp; procès
civils &amp; criminels concernant les Eaux &amp; Forêts, Pêches &amp;
, ,
/ r.
'
C'
Chaffes' mais nous ayant ete
reprelente
par nos ames &amp; .1eaux
les gens' tenant notre Cour de Parlement audit pays de Provence, que. l'établiifement de .cetre Cha~re [eroit non f~u­
lement inutIle daus cette Provmce &amp; très a charge au publIc,
à caufe que les. matieres d'Eaux &amp;: Forêts, Pêches &amp; Chaifes
y font très-rares, mais même qu'il ne nous produiroit pas le
recours que nous en avons efpéré, parce qu'il fe trouveroit peu
d'acquéreurs de ces fortes d'Offices que l'on prévoyoit devoir être
pre[que Ems toného.ns &amp; [ans autorité, Nous avons réfolu de
rétablir &amp; de créer de nouveau la Chambre des Requêtes du
Pala:is, qui avoit été créée en notredit Parlement de Provence
par Edit du mois de Janvier 1641, pour donner par :ce moyen
~{ 110S plus confidérables Sujets de notredit pays de Provence
un témoignage du defir que nous avons de les [oulager dans
les longueurs &amp; dépen[es exceffives des procès qu:ils ont en
premiere inftance devant les Juges des Sénéchallff~s, Submiffions &amp; autres Jurifdiétions inférietzres de la Province, &amp;
d'unir &amp; incorporer ladite Chambre des Requêtes du Palais à
1

celle

I.E RÉGLEMENT DE LA

COUR;

r7
ce11edes Eaux &amp; Forêts créée par notredit Edit du mois de
Février 17°4, qui efi ce qui nous a paru de plus avantageux
pour le bien du Public &amp; de la J ufiice, &amp; de plus convenable
al.!-x befoins pre1fants' de nos affaires. A CES CAUSES &amp; autres
confidérations à ce 110US mouvants, de 1'avis de notre Confeil
&amp; de notre certaine Jcience, pleine puiffance &amp; autorité royale,
nous avons par le préfenr Edit perpétuel &amp; irrévocable, rétabli,
&amp; en tant que de befoin créé de nouveau, &amp; érigé, rétabliff6ns, créons &amp; érigeons en notre Parlement de . Provence la
Chambre des Requêtes de notre Palais, qui y avoit été créée
&amp; établie par Edit ,du mois de Janvier 1641 , pour connoÎtre
&amp; juger en premiere illfiance les matieres ci-après expliquées,
fauf l'appel audit Parlement, de la même maniere qu'en connoiifenr les Officiers des Requêtes · du Palais de notre Cour de
Parlement à Paris" &amp; ceux des autres Chambres .des Requêtes
établies prh les Parlements de. notr~ Royaun;e; laquelle Ch~mbre
pes Requêtes nous ·avons ume &amp; 1l1corporee, umffons &amp; mcorporons à la Cham?re d~s Eaux ~ Forêts, cr,éée pou; led,it Parlement par notredit EdIt du mo~s de Fevner ~e 1annee d~r­
niere 17°4, pour connokre &amp; .luger :~ premIe~ ~ dermer·
Reifort toutes les caufes &amp; matleres cIvIles &amp; cnmmelles des·
Eaux Forêts, Pêches &amp; Chaires exprimées dans ledit Edit;
auqu;l effet voulC?ns que 1es ?fficiers qui en exerceron~ la Ju-:
rifdiétion, aient dans le PalaIs la Chambre &amp; autres he~x qu~
.étoient océupés par les Officiers des Req~êtes du ~alais qUI
avèient été créés par le fufdit Edit du mOlS de Janvier 1641.
_NouIons &amp; nous plait que la Jurifdi2cion de l'une &amp; de l'autr.e.
:&lt;ie ces deux Chambres unies &amp; j.ncorp0rées eHfemb}~, fOlt
exercée par les Officiers de notredi.r Parlem~nt; [çavo~r, par
deux . des Préfidents à Mortier de cette Cour a leur· Optl~)ll, &amp;
par douze Confeillers qui feront auffi. ~ris du. Corps dudit P~r­
Jement, [ervants aétuellement po1:1tr ~aIre. le ' .fervI~e de ladl~e
Chambre ftlivant le Réglement qm en fera fat-t" fans qu à
r . q
que."
. ~ elque pretexte
,
l'avenir il puiffe y aVOIr' 111 etre cree ~ 10US
ce puiffe être. d'autres Préficlents 111 Confelilers, que. cellX qUI.
font préfente~ent du Corps de n~tr~dit r:~rlemens,· 111 ,~'aut~~S'
Officiers que ceux ci-après, expnme.s qu Il efi n~ceffa1f:rviç~
préer· &amp; établir par 110~r~ prefent EdIt, pour y fc'l)~ le {(
.

,

•

•

A.

,

,

�~

r )

g

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

COMMENTAIRE

~

1

continuel, comme Officiers uniquem€n:t af.fe~és, à lad. Chambre,
auquel effet nous avo.ns éteint &amp; fuppnmé, ecelgnO?S, &amp; fupp;~' 1 es autres Officl'ers Clue
nous aVl'ons c-rees
luons pour toUjours
-,J)
&amp; établis pour ladite ~hambre' de~ Eaux t:'- Forets ?ar norredlt
Edit du mois de Févner de l'allnee dermere 1104, &amp; P?ur le
r
. 'lce qUI' lera
Î.
des Eawx &amp; Forets, &amp;
lerV
rCa't
i J ell ladite Chambre
"
des R equêtes du Palais par 1l0fdlts Officler~ du Par~ement, tlOUS
leur avons attribué &amp; attribuons ,pa~ le ~refent Ed~t, t~i;lt pMU'
eux que pour ceux ci-après expnll1es, dix-neu~ mIlle livres de
Q'a~es effeétifs dont il fera fait fonds à l'ave11lr dans no~ Etat~
pa~deffils les a~ciens gages dom ils jo~iifent, !efque,Iles dIx-neuf
mille livres de gages leur [er?Ht payes fur les qU1ttan~es d~s
CommiŒaires de la CompagnIe, ou de ceux des OffiCIers Claprès nommés, auxquels elle aura trouvé ~ p!l:opos, d'en c~éler
une partie , &amp; ce , à commencer du premier
, Janvler
/ 1 dernIer,
r.
en cas que les Officiers, du ~arlement ~len,t paye a IOmm;e
entiere de quatre çent mille livres en executlon de notre prefent Edit dans le courant de la préfente année, finon à proportion feulement des paiemens qu'ils auront faits ftlr . ladite
[omme, Pour cet effet , nous avons de la même autorité que
deifus, créé, érigé &amp; établi, créons, érigeons &amp; établifforrs
pour faire le [ervice continuel en ladite Chambre; fçavoir, un
notre Con[~iller 5ubihtut de nos Procureurs-Généraux du Parlement , un notre Confeiller Greffier en Chef, un Greffier au
Plumitif &amp; à l'Audience, un Greffier Garde des facs, un Greffier
q.es affirmations &amp; préfentations, deux Commis à la Peau, un
notre 'Confeiller payeur des gages, un notre Confeiller Contrôleur dudit Payeur des gages, un notre Confeiller Receveur
des épices, amendes &amp; vacations, un notre Confeiller Contrôleur dud~ Receveur, huit Procureurs pofiulants, un HuiŒer
audiencier, deux autres Huiffiers, &amp; un notre ConfeiI1er Contrôleur - Général des Bois, Eaux &amp; Forêts; de tous Jefquels '
Offices que nous avons créé &amp; cr~ons héréditaires, notredite
~our d; farl~ment pOl~ra difp?fer' par . ~ent~ ou autrement, .
811?{i qu elle .av~fera bon /e~r;, meme les fau;e exercer par com,mlfu?ns? qUI [erol1~ expedlees en la ~ grande Chancellerie fur la ·
nommatlOn de ladIte Cour, fans qu'à l'avenir le nombre en
puiife être augmenté, ni la qualité d'héréditaires en être révQ~:
A

,

"""""""'--4: -:...~ ... -__ ----~ -~~

,

'

..

19

-quée fous quelque prétexte &amp; pour quelque caufe que ce puiffe
être ; voulc:&gt;l'ls que tous les Officiers foient tenus &amp; réputés
comme nous les tenons &amp; réputons du Corps de notredit P ar~
lement, &amp; qu'ils jouiffeflt des mêmes honneurs, fonétions
attributions, pouvoir, jurifdiélâon '- autorité, prérogatives, pri~
vileges, prééminences, exemptions, franchifes , libertés, francfa!é, rang &amp; f~an~es. en toute,s ~«emblées &amp; cérémonies génerales &amp; partlcuheres, dont JOll1ff'ent femblabl{:s Officiers des
Chambres des Requêtes QU Palais établies en nos autres Cours
de Parlement, fuivant leurs Edits de création, Arrêts &amp; Réglements intervenus en conféquence ; &amp; pour donner moyen à
notre dit Parlement de faire plus facilement la vente defdits
Offices nouvellement créés, nOliS lui permettons d'en di[po[er
en faveur de telles perfonnes de la qualité requi[e qu'il avi[era
bon être, pour en être par nous pourvus en la maniere accou-.
tumée, fans qu'il [oit nécelfc1ire qu'elles aient plus de vingt~
deux ans accomplis, les difpenfant pOUf le fUfp~US de la rigueur
de nos Ordonnances, même des degrés de parenté avec les
Officiers de 110tredi&lt;t Parlement, à l'exception feulement de
celui de pere à fils, &amp; de fFere à frere, dérogeant pour cet
effet expreffément à toutes Ordol111ances à ce contraires; &amp;
afin que la Jurifdiétion que nOUS entendons donner à ladite
Chambre des Requêtes de notre Palais foit certaine &amp; affez
confidérable, pour dormer des fontrions &amp; occupations ftIfn-.
[antes aux Officier-s ci-deffus exprimés, nous avons par notre
préfellt Edit aUl'ihué &amp; attribuons à ladite Chambre en prerniere infral'lce à la charge de L'appel audit Parlement, non
feulement la c;tmoiifance de toutes les matÏeres, caufes, proçès
&amp; infiances civiles &amp; _criminelles, dont connoiifent &amp; doivent
connoÎtre les autres Chambres des Requêtes du Palais établies
dans les autres Parlements de notre Royaume, efquelles font'
parties, [oÎt en demandant ou. en défendant 110S ?~ci,e:rs co;nmençau-x &amp; domefiiques, &amp; autre,s per[onnes ~nvll~gIees reil:
dantes dans le Reffort de notredlt Parlement, malS n?~; lm,
attribuoi'ls encore fpêcialement célIe des, procès &amp; dlflerens
efiquels feront parties foit en demandant, foit en ?éf~nda~t
.
,
/
"
/ dIes
les perfOl1l1eS, Corps &amp; Communaut~s qUi avole,nt ete ec aru,:
de fa compé tence par l'Edit du mOlS de Jal1Vl~ : 64 l , q ~

.
/

�.

2,0

"

.

.

COMM'E'NTAIRE

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR:

flOUS rétabliŒollG h cet égard dans fa force &amp; .vigueur; c.bmme,
s'il n'avoit été révoqué; fçavoir, ~es Archeveques , E:eques ,
'
C
tes Marquis Vicomtes &amp; Barons de ladIte ProAbb
,
es , om"
.
&amp;
Ir. JT:
.
d
'
P
verlce
qui
dès
long
rems
ont
tItre
pOllemoll
v1l1ce e ro
,
.
A
f'J:
des Préiidents , .nos Confeillers,
vocats &amp;"
qua l·te's·
l
,
CL· 1 &amp;
d eH.uteS
Procureurs _ Généraux, leurs Sublhtuts, ~reH1ers CIVI s . CrIminels, &amp; des pré[entations &amp; affirn:atlOnS, Receve~rs des
dépôts &amp; coniignations, tant ~e notred~te Cour de. ParLment,
que de celle des Comptes, Aides &amp; , Fmances dudlt Pays, enfemble des Pré.Gdents &amp; Tré[oriers-Généraux de France, &amp; de
110S Avocats &amp; Procureurs, &amp; Greffier au Bureau des Finan~es,
&amp; de tous les Officiers des Chancelleries établis ~rès lefdltes
deux Cours de Parlement &amp; des Comptes; des PrIeurs Clauftraux Commendataires, Prevôts de nomination Royale des
ChapItres des Eglife$ Cathédrales, ~ollégiales &amp; Pré:6tales,
&amp; des Colleges, Hôpitaux? Mal~denes &amp; Com.mandene~; des
Gentilshommes &amp; dome:lhques etant de la maifon &amp; flllte du
Gouverneur &amp; de notre Lieutenant-Général en ladite Province;
des Receveurs &amp; des Contrôleurs-Généraux, tant des Finances
&amp; du Taillon que des Refl:es, &amp; des Tré,foriers &amp; Contrôleurs
provinciaux de l'Extraordinaire de$ Guerres, de l'Ordinaire &amp;
Extraordinaire de .la Marine, Commiifaires &amp; Contrôleurs-Généraux de ladite Marine &amp; des Galeres; des Officiers des Sieges
de Sénéchal, Submiilions &amp; de l'AmiraHté; des Prévôt des Maréchaux &amp; Officiers de la MaréchauH'ée; des Maîtres des Ports
&amp; de leurs Li~utenants; des Juges Royaux &amp; Viguiers; des '
Payeurs &amp; Contrôleurs des gages des Officiers de ladite Province, &amp; des douze plus anciens Avocats, &amp; des douze plus
anciens Procureurs de l'une &amp; de l'autre defdites deux Cours
de Parlemellt &amp; des Comptes; des Profeifeurs de l'Univer- ,
fité d'Aix ,; des Villes &amp; Communautés d'Aix, Marfeille, Arles,
&amp; de toutes les Villes Royales dudit pays pour les affàires de
leurs Communautés: de toutes lefquelles caufes &amp; matieres, '
procès ,&amp; infiances civiles &amp; criminelles, nous avons attribué
&amp; attribuons toute Gour, Jurifdiél:ion &amp; connoi1Tance à ladite
Chambre des Requêtes du Palais rétablie &amp; créée de nouveau
par le préfent Edit; &amp; pour donner à notredite Cour de Parlement des , marques de notre bienveillance, &amp; de la fl11gulie r, . 1

e

l

'

fatisfaétion que .nous avons de fon zele &amp; de fon attachemenr
po~r notre. fervlce, nous voulons &amp; nous plait que fuivam ce
qUI fe p'ratlque dans. toutes ~lOS autres Cour5 de Parlements du
Royaun;e, l~s OffiCIers dudl~ Parlement de Provence qui jugeront à l ave11Ir les procès &amp; mfiances de (J'rands Commiffaire~
"Ir.
b
"',
pUlllent prendr~ un. ecu par vacatIOn, que nous leur attribuons
par le préfent EdIt, &amp; qu'attendu l'établi.Œement de ladite
Chambre des Requêtes du Palais, &amp; des Eaux &amp; Forêts qui
fera une quatrieme Chambre en ladite Cour . &amp; une augm~nta­
tion confidérable d'Officiers, le fonds établi pour les buvetes
&amp; .men~es I~éceilités des trois autres Chambres, montant à.
trOIS mIlle cmq cent trente-quatre livres, [oit auomenté de la
[omme d'onze cent foixante - dix - huit livres, afin que ladite
Chambre ait un fonds égal à: celui de chacune des trois autres
Chambres dont ledit Parlement eil: à préfem compofé. Voulons pareillement que les Préiidents, Confeillers, nos Avocats
&amp; Procureurs - Généraux de ,n otredite Cour, jOlliffent de
l'exemption &amp; franchife des droits de lods &amp; ventes qui pourraient nous être dus à caufe des acquifitions qu'ils feront à
l'avenir des Fiefs mouvants de notre direél:e, ainfi qu'en joui{fent les Officiers de la Cour des Comptes, Aides &amp; Finances
dudit pays, fuivant notre Edit du mois d'Avril de l'année àerniere 17°4, à l'exception feulement de ce qui en fera dù à
notre Fermier dfi Domaine fuivant fon bail qui hlbiifte préfentement, après l'expiration duquel ils jouiront dudit droit en
entier: &amp; fur ce qui nous a été repréfenté par notredite Cour, '
qu'avant notre Ordonnance des évocations de l'année 1669, il
n'étoit permis d'évoquer les procès &amp; infrances pendantes en
icelles que fur ,f1x parentés &amp; alliances ,comme il fe pratique
en la plupart des Parlements de notre Royaume, ce qui doit
être ,rétabli avec d'autant plus de rai[on &amp; de jufrice, que depuis notredire Ordonnanc~ de 1669, les Officiers de ladite
Cour font augmentés de plus d'un tiers; Nous voulons &amp; entendons que dorénavant les procès &amp; infiances pendantes en
notredite Cour ne pui1Tent être évoqués fur. parentés &amp; alliances,
fi les parties du chef defquelle~ on voudra 'é.voquer, n'ont au
moins fixparents où alliés aux degrés marqués par notredite
Rrdo~'1-nce de ,1.669, ou cinq, lorfque l'une des parties du
1

/

2!

•

�•

COMMENTAIRE
chef defqueHes l'on évoquera, fera du Corps dudit Parlement,
à. laquelle Ordolmance nous dérogeons pour cet effet en tant
que de be[oin, en ce qu'elle porte que quatre parents ou alliés
[ufliront pour évoquer dudit Parlement. Toutes lefquelles chofes
ci-deffils [pécifiées nous accordons &amp; attribuons à notredite
Cour de Parlement, à ' la charge de nous payer la fomme de
quatre cent mille livres en trois paiements égaux: de [lX. eL1 üx.
mois [ur les quittances du Tré[orier de nos revenus cafuels;
&amp; en attenda.nt l'exp~dition d'icelles fur les récépiifés de Charles
Baudouin fes Pl~ocureurs &amp; Commis, portant promeffe de rapporter lefdites quittances, dont le premier fera fait le premier
jour du mois de Septembre prochain; voulons que ceux qui
prêteront leurs deniers à ladite Cour pour faire le .paiement
de[dites quatœ cent mille livres, aient privilege [pécial fur Jes
dix-neuf mille livres de gages ci-deflùs attribués, &amp; qu'il en
fait fait mention dans les quittances de Finance de(dites qllatre
cent mille livres qui feront délivrées par ledit Tréforier deS'
parti,e s cafuelles. SI DONNONS EN MANDEMENT à nos
amés &amp; féaux, les. gens tenant notre Cour de Parl€mem de
Provence eh nos Cours des Comptes, Aides &amp; Finances en
Pro.vence, que le pré(ent Edi.t ils aient à faire lire, publier &amp;
reglfher, &amp; le contenu en icelui garder &amp; obferver felon fa
forme &amp; tene~lr, 110nobfram .tous Edits, .Déclarations, Ordonnances , Reglements &amp; autres cho[es à ce lcontraires auxquelles l:QUS aVQns démgé &amp; dérogeons par not.rce préfenr'Edit .
aux copIes duquel collationnées par l'un de nos amés &amp; féau;
~0~1f~Illers - Secretaires, ·voulons que foi foit a joutée comme à·
1ongll1al; CAR ~el e~ notre plainr : &amp; afin qIJe ce foit chofe
~rme /&amp; itable a toujours , Nous y avons fait mettrre notre fcel
onne à
. au mois d:AvriI, l'an de grace 170'5 , &amp; q~
notre
TOUIS. . Et P 1us vas'
l
P
1 Regne
R' -,le f01xante-deuxLeme . Siane'
b
,.I!.J
ar e C
· ,01, ~ofl1te de Provence, COLBERT. Vijà, P.HELIPEAUX~
Vu au onfèll, CHAMILLART.

L
fa fi

U,&amp; publié en Audience, le plaid tenant, préfent· &amp; ce re~uera&amp;t le Proru!"(}.ur-Général du Roi·., pour être exéçuté feloTl
, ~,.me
teneur; &amp; forant extraits ~ expédiés audit ProcureurGeneml, pour les envoyer cl [es SU!jlÙUls d.ans les SénùhaujJèes '

SUR LE RÉGLEMENT DE

~ Jur.ifli~a.ions Royales d;

LA COUR.

~

Jurirdic~

la Province, &amp; par éux aux
ttons tnferleur~s "po~r y etre enrégifiré &amp; exécuté felon fa forme
.&amp; teneur. Fau .a Azx en Parlement le 18 ]lyfai 170'), Signé

SILVY.

'

,

DE LA COUR DES COMPTES, AIDES ET
FI NA NeES.

L

A Chambre des Comptes' eit réunie .en cette Province à la
Cour des Aides, fous l'unique dénomination de Cour des
Comptes, Aides &amp; Finances. En qualité de Chambre des
Comp:es, eLIe reçoit l'hommage &amp; le ferment de fidélité dû
au R~l par l~s l?oifédants-Fiefs ;ce ferment eft prêté à chaque
mutatIOn de Regne ou de poiTeffion, &amp; il ne peut être prêté
par Procureur, fi le Poffédant-Fief n'dl éloigné fans abus au
moins de dix lieues de la féance de la Cour.
Elle eit dépofitaire des Archives de la Couronne; elle juge
les comptes de la Provinee, de ceux qui manient les deniers
royaux; elle connoÎt des recours des comptes des Communautés
don; ~es Auditeurs des comptes font les premiers Juges; elle
enregIflte toutes Lettres~patentesou provifionsqui accordent des
gages, &amp; fans cet .enrégiitremem, le Payeur des gages ne feroit
p.as libéré.
'
En q~lalité de 'Cour des Aides, elle connoÎt en premier &amp;
dernier ReiTort de l'homOlogation des baux à ferme des Communautés, autres que ceux qui concernent les biens patrimoniaux; des aétes qu'eUes pa!fent, portant impofition [ur les
fruits ou autrement, lor[que le cltre dl contefré; mais s"i1 s'agit
de l'exécution des ac:tes, les Lieutenants des Sieges Royaux en
.connoilfent t:n premiere infi:ance, &amp; l' appelefi: porté à la
Cour des Aides.
Cette Cour homologue feule les baux à ferme des Comttmnautés &amp; les aétes portant impofition;. fans cette homologa- '
tion, les aétes refrene fans force, &amp; ne peuvent être exécutés.
Elle juge en premier &amp; dernier ReiTort les recours en
droit des comptes tré[oraires &amp; de ceux des Fermiers des CommunaNtés pour fai~ d'ifnpoüti~n; c'efl: à elle qu'on s'adreffe

�,

24
.
dafire' elle connoît des'
d'un nOuveau ca, dafir;les des demandes
Pour la confeCtion
'
ts &amp; des coteS ca
,

recours des aIllvremen,
&amp; en affranchiffement ou com-:en encadafhement' des biens,
d
appels des Sentences
'lI . elle connolt es
d . •
penfation de tal. es ,
ft .1 fait: des tailles &amp; autres r~lts ,
rendues par les Lieutenants ur e
d es par les Maitres
cl l'
1 des Sentences ren u
P
elle connOIt e a~pe
d G b lies Le Maître des orts
des Ports &amp; les V luteUrS es ~ e , . d Roi &amp; le Vinteut'
us aux rernles
connolt des contraven~lO ,
d débit du faux fel; malS par
des Gabelles ne connOlffolt ,que SU revêtu de Lettt'es-patentes,
l'An"êt dû Confeil du 29. Mal IJ7}i ' t'on des Edits &amp; Réft·
'alffent lur ' execu 1
l '
les contel~at10nS qUI 11, 1 fc 'r du droit unique établi fur es
gle.m ents mtervellUS {Ul: e, adj
e &amp; de contrôle' fur les'
. &amp;
&amp; {i.1r cehu e marqu
.
, {l
CUl'rs
pe;ux ,
,.
[ont portées en pliemiere rn(ance,
ouvrages cl or &amp; cl al~el:t, . fi f l'
el à la Cour des Aides,
tant au civi1~ qu' au cn:l1~el., 1~u dea~arfeille dans le Reifort
alU M~ît~e des :Qrt~ ~ ~ei~{p ~ d'Aix fans y comprendre la '
des Senechauffees de , .a~
- M
'des Ports d'Arles dans
'Il d'A' &amp; ft terntOl-re · au altre
VI e
IX
tns"
1 ~e d'Arles à celui de Toulon dan.s
le Re~ort dde aS' e;lehc lu~e' es de Toulon &amp; d'Hieres , à celUI
le Renort es enec a nI
,
G ffi &amp; d
d'Aliltibes dans Je Reffort des Sénéchauffees de ra ~
leCaitelanne, au, Juge Conferv.~teur des F~rmes~. de arce 0,d
1 R Iro .. de la Prefeéèure de Barcelonette, &amp; au
nette ans e e:n&lt; r..
11 d'A' &amp; f(
Vifiteur général des Gabelles d'Aix, d~ns la ~l e
.l~
1 on
. .'
&amp;- dans le Reifort des Senechauffees d~ Bngno.es,
~
de Diwne ' de Sifieron &amp; de Forcalquier.
dterrrDtOlre
e ragmgnan ,
0 . "
1 C
d
Quoique la Chambre des Comptes foit reume aa our. ~s
Aides, il fàut que dans les Arrêt~ &amp; autres aét~s, les quahtes .
{oient difhnguées {uivant les maueres. (2.3 Aout 1608, art. 1.•
,19 Janvier 16)) , art .. !.,)
A

•

A

A

U,

•

,

A,

l

- - - -_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _. ,_.

-

______

D U B- URE A U , D.E S

.~U1t

..

COMMENTAIRE

~~

'

\

____________

~F

FIN A N C,E S.

L

E Bureau des Finances eft fouverain en matien;l de Finances, &amp; appelIabIe au Parlement en nlatiere de Domaine &amp; de Voyerie; il juge néanmoins en dernier Reffort ,en
.mariere de Domaine &amp; de Voyerie iufqu'à 2)0 liv. en prIncipal, &amp; 10 .Jiv.de rente, &amp; jufqu'au double , s'il juge. par
provlfio~

"

LE ltÉGLEMENT DE LA

COUR:

2')

provifion (Avnl 162 7 ) ; au deifus , leurs Jugements fOnt e ~_
curés nonobil:ant &amp; fans préjudice de l'appel (ibid.) . les p~~_
fidents Tréforiers- Gé~éraux de France fOnt maïn'rel1us en
Provence dans l'exerCIce de la Jurifdiétion contentieufe de
l'Economàt, f.::u~ l'appel au B~reau des Economats ( I4 Septembre I73 8 ) , Ils ont le droIt, pour raifoll de ce d'appofer
les féeIlés &amp; cl) ordonner les ventes (3 l'vlars 174;)' ils ne
peuvent décerner des inhibitions &amp; défenfes Contre l:s Lieut~nallts &amp; ~utres Juges dans les caufes Otl ils font appellable-s
( Arr. de Reg!;, pag. 403. )

..

DES

SÉNÉCHAUX

'L

E Sénéchal eil: un Officier de robe courte créé en chaque
, S.énéchauifée (Mars 1662), au nom duquel fe rend .&amp;

s'exerce la Jufbce, &amp; à qui s'adreffem les Lettres, .Commiffions &amp; Ordonnances du Roi, pour ce qui doit être exécuté
dans le Reifort de la Sénéchauifée. Le Sénéchal peut préfider
à l'Audience &amp; en la Chambre du Confeil (OB:obre I69" .
Or,don: ,de, M?ulins, arr. 2 I; d'O~léans, arr. 49); il n'a POitl~
VOlX dehberanv:e ( Ordon. de BloIs, art. 266 ) ; tous les mandem~nts &amp; commi~~ns ~'expédient, en {on nom (ibid.);
Fernere dans [on DlétlOnnalre de DrOIt &amp; de Pratique, donne
l'étymologie de ce mot: fuivant l'opinion commune, dit-il, ce
mot vient de fenex &amp; caballus , qui fignifie vieil Chevalier.
Les Lieutenants des Sénéchaux font civils ou criminels ou '
des {oumiiIions; le Lieutenant - Civil &amp; le Lieutenant - Criminel connoiffent chacun, eu égard à la matiere ql1i lui eft
dévolue , des appels des Sentences rendues par les premiers
Juges Royaux, ou par les Juges des Seigneurs, fi l'appel ne
dO'Ît être porté au Parlement omij{o media. Par Arrêt prononcé en Tournelle par Mr. le Préfident de Reguife le 6
Juin 17 64, il fut jugé tout d'une voix au profit de Durand
pere &amp; fils, du lieu de Cabanes, que l'aétron en aveu &amp; dé[aveu d'injures était purement civile, que l'appel ne poûvoic
être porçé au Parlement omWo medio .
Le Lieutenant-Civil connoÎt en premiere ' infiance des COU-;

,

D

,

�C

0 MME N T A .y R l!

SUR. I.I!: RÉCLEMENT

cea ations des Fiefs nobles, même entre roturierS ( ·Edit de
C remieu, art. 4) '; des caufes civiles ' .. perfol1?elles, poifef-,
.foires &amp; mixtes tutelles, curatelles, llwentalres &amp; . partages
des fucceffions de~ N0bles, tanl!: en demandant q~'el1 défendant;
des caufes crimi.nelles 01'1 les Nobles font defendeurs (art.
S &amp; 6) , à l'excluiion des premiers Juges Roya\i1x pour I~s
a.ffairès des Nobles; mais n011 à l'exclufion des Juges des SeIgneurs (Déclaration du 24 Février 1 S3 7) ; il connoÎt pareillement en premiere inil:ance des c~ufes des Avocats 'poH~­
Jants &amp; infcrjts dans le tableau, &amp; de çelles des EcdefiaHlques , tant, en demandant q~'en défen?~nt, lorfque
:lia{hque defendeur ne peut etre pourfUlvi pardevallt 1OfficIal.
( Arrêt du Con{eil du 1 Oétobre 166'5.)
.
Il conn oit en premier &amp; dernier Reifort des .matl~res .de
T ailles, Aides, Gabelles, Lattes &amp; Inquants, Jufqu a cmq
livres; &amp; au deffus, il en connoÎt, fauf l'appel à Ala Cour
des Aides (17 Août l')~h, 22 Mai 1')9 6 , 23 Aout 1608,
art. 22, &amp; 19 Janvier 16')), art. 10')
, Il connoÎt des oppofitions aux mariages , fi elles ne font
fondées fur des moyens qui touchent à l'effence ou à la validité intrinfeque du facFement ; de la dîme, des pordons congrues, des complaintes, recréallces &amp; fequefirations entre divers contendants au même Bénéfice, des autres matieres bénéficiales , &amp; de tout ce qui en matiere eccléfiafiique ou fpirituelle ne lcouche ni a\i dogme, ni à l'effence des chofes
divines.
Les Lettres prifes en grande ou petites Chancelleries,
font toujours adreffées à la Cour ou au Lieutenant du Reffort ; il n'y a que les Lettres de bénéfice d'inventaire, ou
les Lettres de refcifion incidente, qui peuvent être adn:iifées
aux premiers Juges, même aux Juges des Seigneurs; les premieres font. adreffées au Juge du domicile du défunt, les aucres le font au Juge faifi du différend.
.
D'après la dlfpofitioll de l'Arrêt du Confeil du 10 üétobre
17 S6 , revêtU' de Letn es-patentes, &amp; enrégifiré au Parlement
le 23 Mai fuivànt, les provifions des Notaires ne peuvent
être adreffées qu'au Liehltenant du Reffort qui procede à leur
J'éc-eption exclufivemellt aux autres Juges:

,

FEcc!é-

,.

.IJn

L A"

COUIt.

.
17

Le Lieuten~u1.t-Généfall cl:' Aix efi le Juge conr.e· rvat
d
. . '1
d l'U '
,
l(
eur es
pnvl eges e
filVerfite. En cette qualité il connott à l'
lufi
d
.
" Reéreurs &amp; Pexc Ion e tous autres Juges., des caufes des
feifeurs
de l'V
niverfité
(Août 1669, art. 29 ) ,
. me' me d
ro•
C il"Y
•
e ceux
IllUl ont pEoliene Vlilgt ans, tam qu'ils y fOl.lt leur réfidence
1
aétueUe
(art.
il
d3
· )fi, &amp; des
' caufes des écoliers e'tud'lants actU,e fe ment ep;lsét IX ~~IS, fi cè n'efr qu'ils fufTent aérionnes en vertffiu a e pane à la diaance de foixante lieues
ou pour ce Ions par eux acceptées , ou pour faifies faites ~
leur Requête ( art. 30. )
,
.
.~' Arrêt du Con~eil du 1 0t.l0bre 1 6~ 5 attribue au LieutenantCIVIl &amp; des Soumlffions au SIege d'Aix, la connoiffance excI r..
l'ies cahl{(es de ceux qUl'0nt
drOlt
' de committimus . mais la Cl Ullve
b
R
At
"
,
bl·
,
l
a
m
re
des
"
equ.e es ayant ete r~ta te, l'ufage confiant &amp; reconnu veut
.. qu A
on pUlffe por.ter pareIlles caufes , ou à la Chambre des Requetes du Palais, ou au .L.ieutenant
· d'Aix: , l
O 'Ueau
,
uL·
tetenant ~u Reffort d~ ~omlclle des perfonnes privilégiées.
connoÎt en premier ReIrort
.
· Le Lleutenant-Cnml11el
J
W
,pnvativement aux uges Royaux &amp; des Seigneurs des cas R
d ' 'Il "
.
, o y a ux
etaI es, au tItre 1 de l'Ordonnance de 1670'
L~ I;Ieu~enan~ des Soumiflions connoÎt en premierë inil:ance
de l executlOn des contrats foumiffionnés c'efi-à-dire d
1 {( I l '
, . '
"
, ans
e que s es parties ont de clare oblIger leurs biens à toutes
C?urs; cette Jurifdiétiol1 étoit autrefois appéllée la Chambre
RIgo~lreufe: le porteur d'ua contrat foumiffionné, reçu par un
NotaIre Royal , ou d'une promeffe privée foumiffionnée &amp;
cl uement. a-vere~
' &amp; ~nregI
" il: ree
' pardevant Notaire,
,
peut commencer par faIre faifir les effets de fon débiteur, en prenant
des lettres de clameur au Greffe des Soumiffions.; &amp; s'il ne
p~end pas des lettres de clameur, il peut dans le cours de
Pl11H~nce, &amp; avant le jugement définitif, demander &amp; obtenir
pernllffion de s'a1furer par faifie provifoire.
· Ma!is, co~me nous nous propofons de donner des obfervatlOns feparees fur la Jurifdiétion de la Soumiffion f'Ur les ma·.
. . elles &amp; fur les iri{bl.l1ces générales, nous nOlis
tleres
cnmm
b~rnons à obferver ici, que l'ajournement donné pardevant le
LIeutenant des Soumiffions fercit nul, fi le demandeur n'expofoit da.meur d'un florin, parce qu'on ne peut point gager'

'

.D

2,

�,

.

SUR LE RrlGLEMENT nE

COMMENT A IR lÎ

-

fi 1 . 1 clameur (eroit égarement nut:re;
pour mOlns de do~ze 0 s, a él:
utre que celui dans lequel
fi elle étoit expofee ~lr àun a e êours' ainfi jugé par Arrêt

le débit,eur s'dt foumlS O1~~~:S Mr. de 'Beaurecueil, au profit
du 6 Jll1J1et 177 9 au rap'p
d l' d'Albertas contre les
,
C
'11
t
Menager
u leu &amp; Lieur maife
"
d'E tIenne oqul la ,
'r
Bmifon,.
l ' d L u's Borre1y du meme leu,
C
101rs e 0 Il '11 d'A'x ' la clameur -expofee contre
0B~urge~s de fJ'.~ VI e 'ce ql )elle avoit été expofée fur un aél-e
par
.'
l' n. d ns
qUllhat 1l1t canee ,'lhat
n'étoit
point
partIe,
quoIque
al,;Le a
,
dans leque1 C OqUl
l '1 " 't foumis à toutes Cours eut ete commu11lque
lequel/ jls etoeJ Me Dubreuil cadet écrivoit pour Coquilhar,
'
dans l11Hanc.
Me. Garcin pôur Borrely &amp; Buiifon.
.
On ne peut porter même i,ncidemment d'autre, a&lt;ébon pa;-·
devant le Tribunal des SoumdIions que celle qm eft Fondee
[ur un titre foumiffiol1né, à moins que le d~biteur n: propo(e
la voie de la compenfation&gt; qui eH: une vraIe exceptlon &amp; un.
vrai' paiement.
" .
1
.
Les parties ayant prefente refpealvement, le defelldel!!r ne
donne point de défel1fes, le demandeur donne 1::1 demande"
dans laquelle il eXPQfe les titres de fon aébon, il Y conclud:
à l'eiltérinement des fins prifes dans fa Requête ou dans l'ex-·
ploit libellé; le défel1deur la conre11e, &amp; la caufe eft réglée ;l
la conreftation même verbale donne lieu au réglemem de la.
caufe ; cette Jhlrifdiél:ion n'a d'ailleurs aucun privilege exclufif,.
il dt libre au demandeur de fe pourvoir pardev.anr les Juges.
ordinaires.
'
.
. Le heu où le contrat eR: paffé, ne détermine point ft Jurif":"
diél:iol1; mais s'agiffant d'une a8:ion purement perfomnelle il:
faut [e pourvoir pardevanr le Lieutenant des SoumiŒons d~ns;
le reffort duquel le débiteur eft domicilié: aÎnfi jugé par Arrêt·
de la Chambre des Vacati?ns, cl\!! 27 J~ill~t 1770, au profit:
de Jofeph-Ignace Aubert, MaItre ApothlCaIre du lieu de Roqueb~une , con.tre Jacques Davin, Maître: Apothicaire du liem'
de P Igna as.
1

--

l

'

,

, ~'on jug~oit autrefois que fa clameur étoÏt nuIIe fod, u'eHe
Çt01,t exp? fee pro plus deDito" c'efr-à-dire lorIque I~ cré~ncie1'"
dem~ndolt plus dans l'exploit' qu~il ne lui étoit dM' m : l _
derl11ers Arrets ont confirl,Ué la clameur, lorfque
cr:~ci:::
,.

1;'

i

29

avoit inféré dans fa demande la claufe, fous la déduaion de
tous légitimes paiements: ainn jugé au profit de Mre. Blacas
Prêtre, Prieur de Ventabren, &amp; Me. Blacas, Référendaire'
contre Me. Ferratery, Avocat, de Ginaffervis, par Arrêt d~
15 Février 1754, qui confirma la Sentence du Lieutenant des
Soumiffions au Siege d'Aix, du 23 Juillet 17 S3; autre Arrêt
du 28 Décembre 175
au rapport de Mr. de Boades, au profit
de Mre. Aubert, Cure de Villeneuve.
L'Arrêt rendu le 22 Mars 1776 au rapport de Mr. de C abre ;
au profit de Jacob de la Roque, Marchand Juif, contre E t ienne
Girard, confirma la Senten~e rendue par défaut par le Lieutenant d'Arles; la clameur avoit été expofée pro plus debito ,
&amp; il n'y avoit pas même dans la demande la claufe , fou s la
déduc7ion de tous légitimes paiements; l'Arrêt ajouta la claufe,
fans réformer, &amp; il fut jugé par-là que cette claufe pouvait
être propofée in executione judicati.
La faifie en vertu des lettres de clameur, &amp; même la fim pIe expofition de clameur dans la demande libellée, foumet
le débiteur au paiement du droit de latte; elle eR: payée au
Roi ou à fes Fermiers, à raifon de la fomme portée par la
demande; la latte !ImpIe eft due à raifon de neuf deniers pour
chaque florin, elle eft due par la feule clameur ou la demande
faire par le créancier pardevant le Lieutenant des SoumiŒons,
quoique le débiteur prenne condamnation. Voyez Boniface,
tom. 2, part. 3, Iiv. 2, tit. 10 , ch. 1. _
La latte eR: payée triple, c'eft-à-dire à raifon de 27 deniers
.pour chaque florin, lorfque le débiteur dénie ou conreHe la
demande.
.
. II eft certain que la latte fe payoit fous nos anciens Comtes
de Provence. Voyez Mr. de Clapiers, cauf. 57, quo 1; l'étymologie de ce mot vient du mot ferre: quafi ad principem p ecunia
lata, comine l'obferve Mr. Julien dans fan Commentaire fil!
les Statuts, tom. 2, pag. 474. ~l fttahlit,. pag: 47'). &amp; fuiv.,
que la latte fimple peut être eXlgee après trOlS mOlS " q:le la
latte triple ne peut 1'être qu'après un an; que ce del~l ~fr
donné pour faire juger l'inR:amce; que , fi l'infrance n'e.ft Jugee
dans l'an, la hme triple eft payée par moitié; que fi l'mfl.&lt;élllCe
eft jugée &amp; qu'il n'y ait point d'appel de la Sentence, la latte"

1'

1

r:A 'COÙR~

�SUR

C OMMEN'tAIRB.

.

. ,

ou du demandeur de"
condamne
'.l '
triple elt èxigée du. U.e /teUf
el &amp; qu'il ne {oitt pas vuwe
bouté de fa demande; s Il y :- a.~pp ntre les parties, la Ia.t~e
"1 y a TramacLlon
dai1s l'an, ou SI
. eOlt' l'é du de'fiendeue,. mabco
( l eX
I'o-ée moitié du dem.andeur, m
...... et!: évidemment
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b
' d 1
fi la cI &lt;J)!rol€ ""'il -n'dl: dù aucun.droIt e Cane/'I, d'I\!l 1 Oao~re 166').
d
onlen' ,
M J
' A, _
l'lulle, fuivanli: f nuret ~
0 &amp; aut res rapportés par ,li. ~
D'aurès le Statut de I44
, cl
r.- la dette n exceda
1 l
'e:ff pomt ne, 11
lien Laco citata, a atte n
'al'fcn.n des clameuts ex'
Il
t être eXlgee a 1
v
un porm; e e ne pe~, aires des im.poLitttio,t)iS des COI?muporees contre les AdJ~dlcat
fi'
llo yers de mar[on,
nautés , pour cho{es pIes, dceFl~" ~t'1~e9r~i{&lt;l),n des demandes
[alaires de perfonnes ou e . etaI ~,
d'autres CflC?rfes , que d'~neI2[0~'llq:e l d a;f~::~e qlll,e la la!cre n'efr
Mr. de apIer, Célom.
,
',,' "
.
,c.
1?
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, d
r., la contefratiol1' a ete fal4!e Far un, ral'lx rocu
pO'll1t ue, 11
A _
' e'a nue la
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rappo,·te
cauf.
IO·Q" un n.rret qm lug
Ji
reur &amp; l
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•
J
,
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t les
11- pas due des con.teftauons ralles paruevan . .
'
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'e
latte trlp e n I I .
Arbitres.
"
, ., Il.
c.
Si le porteur d'un contrat foumdllonne s ~H ~0UrvU lar a
tion ilmple pardevant les Juges ordinaires, Il n efi dN ' aucun
droit de 'l atte' &amp;. les Procureurs dta Pays s'étam pourvu par
, contre un jugementê des T reloner~'r.'
G"enefaUJe
tierce-oppoiition
de France qui avoit condamné Allemand &lt;JIU paIement du
, . à raifon de la demande qiU"1'1 avOl.t
'C
'
rtroit de latte
Formee'
en force d'un ~ontrat f01!Ul1l.'iŒonné, contre P oir:evin fon débiteur, pardevant le Juge de Riez, ce Jugement fut rétraété par
un Arrêt qui fut rendu en comracliél:oires défen{es, le 3 Op"
tobre 176'), contre Jean Rabbe '- Sous,-F~rmier des droits de
latte &amp; inquants; mais illivant l'Arrêt du Con(eil du 1 Ocrobre 166), la latte' iimple dl: due à raifon des. contraintes
&amp; de,s failles _ordonnées par les Juges ordinaires dans Je cours
des ' 1l1fiances, en cas de banqueroute, aMènce &amp; fuite des
débiteurs'" ou enlévemèl'l'li: des m'eubles-.
Romy, dans fes, ~ê!Jinges, chap-. 7, rrapporte tin Arrêt du'
1,6 Mars I? r 2, qUI' Jugea q\fle la lélltte étryit due au Fermier du
heu d~l domi:~ae d,u débitenr; el!l'e ne peut être exigée par le
Fenmer du lrew. ou le COl'ltrat a été nafle l'li par le Fermier
du r
'1'
~
leu ou es execlltlOns [Ollt faites; 0'f1 litit la même regle.

30

,

.l

1

' b'

A

- ,

1

\

A,

l

,

,

RÉGLEMBNT DE LA COUR.

Jt

flUe c~lle qui détermine la Jurifdiétion: voyez Decormis, tom.
2, col. 1007 &amp; fuiv. Bomy au même chap. rapporte un Arrêt
du 27 Février 1602, qui jugea que la latte étoit due au Fermier du tems de l'expoution de la clameur.
Dans une infrance générale, le Fermier du droit de latte
n'a aucun privilege, il ne 'peut en être payé au préjudice des
autres créanciers; ainfi l'attefie Mr. de Clapiers, cauf. 93, &amp;
il cite un Arrêt qui le jugea ainfi.
'
, Le Statut de la Province, rapporté par Mr. Julien, t:om.
pag. 48 l , porte que le droit de latte ne pourra être exigé après
cinq ans, à compter du tem's que ce droit ell: dû; ainfi ce
droit efi fournis à la prefcl~iption de cinq ans.
Il y a un Statut qui exempte les citoyens d'Aix ,du paie,n:ent du droit de latte; il efi rapporté pâ'r Mr. Julien, tom.
2 ; p. 62'), &amp; ce privilege fuit le citoyen d'Aix par-tout OÙ
il va &amp; en quelque lieu qu'il étabJiffe fon domicile; il lui efi
acquis irrévocablement du moment de fa naiffance; ainii l'attefie Decormis, tom. 2, ' col. 1009. Duperier, tom 2, p.
417, rapporte un Arrêt qui le jugea ainfi; Mourgues, p. 276,
rapporte un Arrêt femblable.
Le fidéjuffeur du citoyen d'Aix efi également exempt du
paiement de ce droit, quoiqu'il foit originaire d'un autre lieu;
ce fidéjuffeur ne ' peut pas être foumis à' payer plus que le débit-eur; &amp; s' 11 en éto1'[ autrement, le citoyen d'Aix feroit dans
ce cas dépouillé de fon privilege, parce qu'il feroit obli~é de
relever &amp; garantir la caution, &amp; !tii rembourfer le dro,lt de
latte qu'il auroit payé. Voy. Mourgues, p. 447, &amp; Boniface,
tom. 2, part. 3, liv. 2, tit. 10, ch. 6.
,
_.
Des privileges particuliers attribuent parellIe ,e xemptrow à
plufieurs villes &amp; lieux de la Province; les hab1ta~s d'Arles
en jouiffent en vertu des Lettres-patentes de Helilfl 1 l, ,du
) Aoùt 1')')0; Bomy dans fes Mêlanges, ch. 7, &amp; I?upener
dans tès Afl1êts , letr. L, n. 2, atneae?t que les hab~tans de
Marfeille jouiifent de la même exemption, &amp; les ha~ltans ~e
Pertuis Albertas Gardanne &amp; Entrevaux ont le meme pnvilege. Voyez Mr.' Julien daI1s fon C~mmentajre fur les Statuts
de la .province, tom. 2, p. 626.

2,-

1

,

u:

(

�SUR LE RÉGLEMENT nE LA COUR;

COMMENTAIRE

DES

'1

J U GE S.
PREMIERS
.
&amp; 1 Juges des Seigneurs font

ES premiers Juges Royaux
es
' S i l'on exce. te
véritablement les Jug~s n~tllrels det partl~s.
ils cono!fle cas du privilege de la partIe ou de a ma?::eciviles crimifent en premiere infrance de, touteS l~s ca~ d
és dans
nel1es erfonnelles, po1fe1folres &amp; mIxtes ,es O~ICI l ,
ms
le lieu' la J urifdiction. &amp;. fon terroir, en fUIvant neanmo
la
Jurifdiél:ion du défendeur.
.
IR"
li
Les remiers Juges Royaux fOl1t pourvus par e 01, amI
que les Pautres Officiers de Sa Majefré; ils prêtent ferment pardevant la Cour, oupardevant le Lieutenant du ,ReŒort,. &amp;
après une information de vie &amp; mœurs, leurs provl~o~lS " a111fi
le verbal de prefration du ferment, [ont enregIltres au
e
qu
.
'
{(
Greffe
de la Cour ou du Lleutenanr
qUI' 1es a ad
~IS au erment:,
&amp; au Grelte de la Jurifdiétion qui leur -dt, confiee. Les ~ro­
cureurs du Roi les Greffiers &amp; les HUlffiers des premIeres
JurifdiEtions R;yales font reçus de même;, l~urs, provifions,
enfemble l'aél:e de leur ferment, font enregt:fi:res aux deux
Greffes. Les Officiers des Sénéchauifé~s font reçus &amp; prêtent
ferment au Parlement.
Dans les Sénéchau1fées &amp; autres JurifdiéHons Royales, on
ne fubroge point les Officiers; en cas d'abfence ou d'empêchement du Juge ou du Procureur du Roi, les Avocats, à leur
défaut les Procureurs, &amp; à défaut de ceux-ci les Praticiens,
rempliffent le Tribunal, &amp; toujours par ordre d'ancienneté.
On trouve dans le Recueil des Arrêts de Réglement, p. 1) 4 ,
un Arrêt du 15 Juillet 1683, qui défend aux Juges Royaux de
commettre des Avocats pour remplir leurs fonébons en abfence
ou empêch~ment,' &amp; aux ' Avocats d'accepter pareilles commi{~ons, La dIfpofit~on de c~t Arrêt de Réglement efi conform@
a celle ~e la LOI 1., §. ~ p,:œfeais 4, ff. de· legat., qui défend
au! OffiCIers de Ju!hce den etablir d'autres à leurs pbces, s'ils
font abfenrs ou fufpe6l:s. OA trouve la même regle établ'e p .
l'Ord
d F
'p
.1
ar
d
onnanc~ e rançols remier du II Avril 1) 19 par celle
.e 1)40, art. 19, &amp; par l'Ordonnance de 1667, tir. d~s Récufa,tI?l1S des Juges, art. 26.
~.

L

le

. Un autre lAr
~ rêdt du 23 Aolût 1743 ~rdonne que les Avocats
feront appe Ies ans tous es cas fUlvant l'ordre du table
(p. 4 l 6 du même Recueil. Voyez Boniface, tom. l liv ~u
'8
tIt.
l
,n. 3. ) M'
aIS l'Avocat, pour etre appellé doit avoir
prêté ferment, &amp; être infcrit dans le tableau, à pei:le de nullité
de~ procédures, dépens, ~ommages-intérêts; (l'Arrêt efl du 2
Jum 1742. ~ p. ,40'), ,du meme R~cueil.) Les Greffiers Royaux
ont le droIt d aVOIr des CommIs; &amp; par l'Arrêt de Réglement du 16 Novembre 168 3, rapporté dans le Recueil p. 157
il efl: défendu à tous les' Juges Royaux de prendre pour 'Greffier~
autres que les Greffiers Royaux ou leurs Commis chacun dans
leur Reffort , &amp; J urifdiétion.
.
'
Il en efi autrement des Jurifdiétions feigneuriales' les Avo~ats
&amp; Praticiens ne peuvent point y fuppléer le défau~ d'Officiers'
( Bonifc'lce, tom. l , liv.
tit. 4, n. 5.) Le Seigneur Jufiicie;
a. le droit d'établir un Juge, un Lieutenant de Juge, un Procureur JurifdiEtionnel, un Greffier &amp; un Sergent; il ne peut
pas augmenter le nombre des Officiers (Mornac fur la L. 8
cod. de epifcopali audientiâ); il ne peut même établir tout à l~
fois deux Juges, l'un comme Juge ordinaire, l'autre comme
Jupe, fubrogé : ait~fi ju~é par l'Arrêt du Parleme~t d'Aix du 13
Fevner 1672, rapporte dans le Journal du PalaIS, &amp; par les
Arrêts rapportés par Boniface, tom.
liv.
tit. 4, n. 4,
&amp; tom. 3, l~.v. l , tit. 4, c11. I I ; voyez Je tit. 4 du Réglement
de 1678, art. 10. Mai$ en cas de fufpicion, abfence GU empêchement d'un Officier, la partie fe pourvoit par comparant
au Seigneur ou à fon Procureur fpécialement fondé ad hoc ;
élle lui expofe le procès qu'elle a, l'empêchement de l'Officier,
'&amp; le requiert de lui en filbroger un autre. La filbrogation fe
fait au bas du comparant; mais la filbrogation ne peut valoir
que pour le procès à raifort duquel elle efi faire. Si la même
partie avoit enfuite d'autres conrefiations avec la même perfonne ou étVec. d'autres, il faudroit faire fubroger de nouveau;
fi l'empêchement de l'Officier fubfifioit encore. Mais le Juge
fubrogé dans une caufè, l'efi jufqu'à ce qu'elle fbit jugée. Ml'. Julien
dans fon Commentaire 1I.Ir les Statuts, tom. 1, p. 13, attefl:e
qu'à Manofque, quoique Jurifdiétion feigneuriale, le plus ancien
gradué remplit l~ Tribunal en cas. d'abfençe pendant plus de
A

•
•

"r

Un

33

,

l,

,

.

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l,

l,

E

•

,

�., COMMENTAIRE

34
,
d fufipidoll de Juge ou 'de fon Lieu':
vinCTt-quatre heures, ou e
ten~nt.
,
du 22 Juin 17')0 porce que le Juge
Un Arrêt de ReglemenC
d rerment qu&gt;i1 prête annuelder en vertu u 11
d
au
fllbroCTé pourra proce
L J
en titre pourra a .mettre '
lemel~t comme Avocat. e ugel Procureur Jurifdiéb011.1'1el &amp;
ferment le Lieutenal~t de J,uge 'lee Juge foit .fufpeét ou parent
autre Officier [ubroge &amp;. 1~Z.ql:~ de RéO"lement du 23 Décembre
de l'Officier [ubroge "
re , 'd t O norte que les Avocats
,
l' ant le prece en , r I e
même annee exp lqU
l' ' due du Reffort de a our
'
der
dans
toute
eten
.
aHl1btel qu"11 s -&lt;luront
pourront proce
d ferment
,
Ride
[ubrogés en vertu u
comme Juges
S J , 1 auffée ou une Judicature oya e
,
prêté pardevant une enec 1
1

la Province.
,
'te fermpnt pardevant la Cour ou parLe J uge ~n tItre pr~ Reffo;t à [011 clloix, &amp; les autres
davant le LIeutenant li
'1'.
1 Juge
Officiers de la Jurifdiétion font admis au lerment par e
•

E DIT

DU

ROI,

Portant que les Juges &amp; Ojficie~'s des Juflice~ de$ S~igne~rs ne
pourront exercer fans avoir preté ferment, falt recevozr &amp; lmm.a, trieu/er
Cours ou Jurifdic1ions où ils rejfortent.

es

Donné à Verfailles au mois de Mars 1693;
OUIS, Dar lagrace de Dieu, Roi de France &amp; de Na..::
. varre, Comte de Provence, Forcalquier &amp; Terres Adja,entes: A toUS pré[ens &amp; à venir, SALUT. Comme la difrribution de la Jufiice efi une des principales obligations dont les
Rois [ont redevables envers leurs peuples, Nous avons toujours
donné une àpplication particuliere à réprimer les abus qui s'y
commettent, &amp;. à établir des regles fur lefquel1es les Juges qui
1a rendent, &amp; les Officiers qui font les aél:es néceifaires pour
l'i,n~ruçb~n des procès, puiifent fe conduire à l'avenir; &amp; l'expenenc~ ~ou~ ayant fa,it ,connoÎtre que les plus grands déforcires qUI s y etoient ghffes, proven..oient de la licence que fe

L

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR;

donnoient des particuliers [ans caraétere d&gt;infirumenter dans
les Jurifdiétions, &amp; d'autres même qui nonobfiant les décrets
&amp; les interdiétions prononcées contr'eux, ne laiffent pas de
continuer leurs fonétions; eu forte que les aétes qu'ils faifoient
~.tant [ouvent déclarés nuls, il s'eH: trouvé que beaucoup de nos
fujets qui étoient bien fondés dans leurs prétentions au fonds,
ont perdu leurs procès dans la forme, &amp; en ont été entiérement ruinés: c'efi pour remédier à cet abus, que les Juges de
nos Bailliages, Préudiaux, Sénéchauffées &amp; Prévôtés font obligés
de fe faire recevoir dans nos Cours &amp; Jurifdiétions, &amp; les
Huiffiers &amp; Sergents de s'y faite immatriculer, &amp; d'en faire
mention dans les aél:es qu'Ils font, afin que par cette formalité, les Juges &amp; le public connoiffem ceux fur la foi de[quels
ils peuvent fe repofer; &amp; comme ~10US fommes info,rmés que
ces abus fe commettent encore avec plus de liberté dans les
Jurifdic1ions feigneuriales de notre Royaume par la négligence des
Seianeurs, qui fouffrent que la Juflice y [oit rendue par des perfon~es fans capacité, &amp; quelquefois même fans être pourvus de
leurs commiffions ou de leurs mandements, ce qui ne feroit pas
fi commun, fi les Ordonnances des Rois nos prédéceffeurs
avoient été exécutées, partiqLliérement celle d'Orléans, art. SS ,
qui veut que tous les ,o.jJiciers ,des Jurif4ic!ions foDalter~~s, &amp; des
Seianeurs
Hauts-Jufllczers , [ozent exanunes avant que d etre reçus
o
par le Lieutenant - Général du Bailliage, ou ~utre, Juge, de la
JUflice Royale dans l'étendue de laquelle la Jufllce felgneunale eft
Jituée, &amp; Far:' 89 de la m~me ?r~onnal;ce qui .d!fend, de recevOIr aucuns Sergents fans mqUlunon pre~la?l~ , a q~Ol de~rant
pourvoir &amp; faire en forte que dans les JunfdIél:1011s [elgneunales,
la Jufiic~ ne foit adminillrée à l'avenir que par des perfonnes
dont l'état foit certain &amp; la probité connue: A CES. ~AUSES,
de notre certaine fciel;ce, plei~e puin;ance &amp; ,au~onte royal,e' ,
Nous avons par le prefent EdIt perpetuel &amp; Irr~vocable, dIt,
ftatué, déclaré &amp; ordonné, difons, fiatuons , declar?ns, &amp; or:
donnons voulons &amp; nous plait, que. tous les parucuhers 'lut
feront ci:après pourvus par les Seigneurs, tant Ecclr!fzafliques qu;,
Séculiers, dans l'étendue de notre Royaume, Pays, Terresd~
Seianeuries de notre obéiJfànce, pour exercer les Offices, de Ju lçat~re de leurs Juflices, [oient tenus avant 'lue d'~n fmre aucune

E2.

�Co·Mid

SUR LE

•

LA

COUR:

E N TAI R 1?

36
. ,
ir at les Officiers de nos CoutS fi
fo naion , de Je j atte r~c~vo .
dans l'étendue de{quelles leF
JurifdiaiollS Royales ~ al efcul CjiOlX" 'comme aufll que les Pro. J ,17' t: . lna es ont
ltuees,
.
dEtes Uplces J ezglle~
G ffi s Notaires ou TabellIonS;'

"

!.

AR R EST

.:e

cura urs derdits SelgneufHs,
er 'Sergens raient tenus en
fi 1 ts
Ulll'l.erS ou
,
1 J ges des Seigneurs dans les
P rocureurs po u an 'd
r..
t par evant es u
.
exercer leur'&gt; fonébons, à condlprêtant Ie l e I men . d '
Jufiices defqu els 115 . ol~ent t .'culer aux Greffes des Ju{bces
.
fc 's de faIre Imma 11
.
r.
tIOn toUre ?l
Il'
defdites Juftices des SeIgneurs le
R oyales , ou les appe
à atlons
' de faux &amp; de S00 l'IV. d' amend e ,
relevent, le tout
pem~S EN MANDEMENT à nos amés
&amp;c
SI DONNa
\ A'
&amp; fia~~ 'l~; gens tenant notre Cour de, Parlemen,t ,a IX, que
notre préfent Edit ils faffent lire, publIer .&amp; enregl~rer, &amp; le
~onrenu en icelui garder &amp; obrerver de pomt en pomt relon fa
forme &amp; teneur, ceffant &amp; faira~t ceffer to~S troubles &amp; empêchemens qui ~ourroien.t être mIS ou donnes, l~onobfrant ,t.ous
Edits D éclaratIons coutumes &amp; autres cho[es a ce contraues,
, nouS avons" derog.e, &amp; , d'eroge,ons par ces ~relen
' r. t
auxquels
,es ,
aux copies derquelles collatlOnnees par l un ,de ~os ,am~s &amp; feaux
Conreillers &amp; Secretaires, voulons que fOl rOlt aJoutee comme
à l'original : CAR tel efi notre plaifir; &amp; afin que ce foü chofe
ferme fiable à toujours, nous y avons fait mettre notre fcel.
D onné à Ver{ailles au mois de Mars, l'an de gracè mil fix cent
quatre-vingt-treize, &amp; de notre Regne le cinquantieme. Signé,
L OUIS. Et plus bas: P ar le Roi, Comte dè Provence ,jigné,
C OLBERT. Vifa, BOUCHERAT. Vu au Conreil, PHELIPEAUX.
Et rceIlé du grand [ceau en cire verte, pendant en lac de foie
verte &amp; rouge.

U, publié &amp; r~giflré fuivant l' Arrêt, ~u Parlement de Pro~
. vence , ce requerant le Procureur-General du Roi. Du hui- .
tleme Mai mil fix cent quatre-vingt-trei{e. Signé, COVJl.T~Z. "

L

RÉGLEMENT DE

DE LA COUR DE PARLE M E NT

DE PROVENCE,
.

.

'Portant que les Juges fu6rogés procéderont enfuite du ferme m an":
nu el qu'ils auront pré'té comme Avocats, fans être tenus de
le renouveller; &amp; qui permet aux Officiers de donner le fe rment aux Lieutenants de Juge, aux Procureurs Jurifdic1ionnels ,
&amp; aux Greffiers fubrogis , quoique fufP eé1s en' la caufe, ou
parenIJs des Officiers fubrogés.
Du

22

Juin 17)0.

Extrait des Règiflres du Parlement.
.)

•

'S

UR la Requête préfentée à la Cour par le Procurettr';;

Général, contenant que (uivant l'article II de l'Ordonnance de François Premier, de l'année 1139; de celle de
Moulins, art. 17; de -celle de 1667, tit. 24, art. 2 S ;
&amp; celle de 1670, tit. 2 ) , art. 10 &amp; 1 l , les Avocats
. ou Praticiens plus anciens, appelIés fuivant l'ordre du tableau, en abfence ou défaut ,dans les Jurifdiétions Royales. , y rempliffent les fonérions de Juges, fous le ferment qu'ils ont prêté comme Avocats , - fatis être tenus
de le renouveller en quali~~ de Juges; tel efr l'ufage univerfel Glu Royaume, &amp; de cette Province en particulier,
nonobfrant lequel on a cru devoir faire prêter un nouveau ferment aux Âvocats que la Cour commet pour remplir les Jurifdiétions Royales fubalternes ~ dans le défaut abfolu d'Officiers &amp; ~e gradués réfidants dans le lieu; mais ce
qui eH encore plus onéreux pour le public, c'efr que ~ans
les Jurifdiétions Seigneuri,ales, les Jug-es fubrogés font obligés

�-

- -

SUR LE RÉGLEMENT DE LA. COUR:

,

S
3

'•.fl. Tl C

0 MME N TAI R. E

1 ferment auquel ils' ont
atlOn
de prêter à chaque lllbrog
e ommencement cl e c h aqu e
dé)' a été admis comme A vocats aur. C l
de L.'al' s' que les
,
d 'uà une lurc large
Il ' ,
te d e reannée , ce qm ne ten ' &lt;i d'
11:'
erreur la necelli
Praticiens ont encore 111tro mt par
M' 'O:res infécourir à la Sénéchauffée pour le ferment des . 1111
h f
rieu~s des Jurifdiéhons Seigneuriales, lor,fque le ,Juge e~i ~o~­
efi fufi eét dans la caufe, ou parent defdlts Officler,s '" q
vent êfre l'eCUS au ferment, contre la maxime c~rtal11e &amp; C011facrée par l~s Arrêts de la Cour; que la réceptIOn au Ferment
étant un aéte de Jurifdiétion
le Juge ;
peB: peut Y procéder; &amp; comme Il efi ImportaIl:t d etab 1['
des ;egles pluS' {impIes I:0ur l'~xpé~ition de la ,Juibce, &amp; le
foulagement des parties, Il reqmert etre o~donne &lt;:.I ue !es Juges
Royaux fi.Ibrogés par la Cour dans les a~a:res partIcuhere~, ~
les Juges fubrogés par les Seigneurs dans 1 etendue de leurs Juibees , procéderont enfuite
du ferment annuel comme Avocats,
fans
.
C
être tenus de le renouveller, mais feulement de raire enregiftrer leur commiffion; pourront les Ju~e,s des Seigneurs pro~
céder à la réception du ferment des Lieutenants de Juge;
Procureurs Jurifdiébonnels , &amp; GI'effiers fl,lbrogés , quoique lefd.
Juges foient fu[peéts en la caufe, ou parents de!dits Officiers , .
requiert être ordonné que l'Arrêt qui interviendra fera envoyé à fes Subfiituts dans les Sénéchaulfées, pour tenir la main
à l'exécution.
Vu ladite Requête fignée Rippert de Monclar, &amp; oui le
rapport d~ M~. Jacques-Jofeph de Lefiang de Parades" Chevalrer, Confellier du Roi, Doyen: tout confidéré.
LA COUR;. ordonné &amp; 0.rdonne, que les Juges Royaux
par, el!: fi.lbroges d~ns les a~alres p,articulieres, &amp; les Juges.
iitlno/ges par les , Seigneurs, dans l'etendue de leurs jufrices,
,Rrocederont enfùite du ferment annuel comme Avocats {aTh$
c:re tenus de le renouveller, mais feulement de faire ?enré~~~re\ leur , ~om~iffion; les Juges des, Seig~leurs pourront prop er la, recertI? n, du ferment cres Lieutenants de Juge . des
rocureurs JunfdlébonneIs, &amp; des Greffiers hlbr '
,
.
Juges foient fufp'eéts en la caure, ou
t' CIers ubrogés; &amp;, \era le préferit Arrêt envo é aux Subi
Y
ltUts du Proçureur-General du Roi dans les Sé nec
' Ila~nees
Jr.'
pom:
r.'

quol~~e f~Ç­

39

tenir la main à l'execution. Publié à 1a b arre du
- Parlement
de Provence, féant à Aix, le 22 Juin 17)0. Collationné. Sic:rné
DEREGINA.
b
,

ARREST

1

yolontai~'e,

,

DE LA COUR DE PARLEMENT

D E PRO VEN C E,
En explication de celui du 22 . Juin 17'50 , concernant le S erment
des Jugès fuDrogés.
Du 23 Décembre 17'5°."

Extrait des Regifires du Parlement.

1

6~ ~e[di~

;!r~l~s a:~~­

UR la Requête préfentée à la Cour ·par Me. André Jaubert"
. Avocat en icelle, contenant que s'étant trouvé au lieu d~
la Verdiere, à l' occafion d'un hien que lui &amp; la Dlle. fa
m~re. y poffe~ent '. il, a, ét~ fubrogé Juge en une procédure
cnmmelle, qUI avolt ete precedemment prife par le Lieutenant
de Juge dudit lieu, à la Requête de Jacqu.es-Gombert contre
Marc-Antoine Porte du même lieu, laquelle ayant é:é caffée
depuis par un Arrêt de la Cour, il fut ordonné qu'elle feroit
. refaite aux frais &amp; dépens du Lieutenant de Juge, avec permiffiol1 de faire entendre les témoins qui avoient été ouis en'
la premiere information. Le Suppliant qui réfide à Marfeille
où il efi Avocat pofiulant, &amp; 011 il a prêté le ferment annuel
comme Avocat, a cru qu'à la faveur de l'Arrêt général que
la Cour a rendu le 2~ Juin dernier, il pouvoit procéder à
ladite information fous ledit ferment, fans être obligé d'en
prêter IDl fecond pardevant le Lieutenant-Génél.'al de la Sénéchauffée de cette Ville d'Aix, pardevant b,quelle relfortit la
Judicature de la Verdiere; &amp; dans cene idée, il a commencé
ladite information. On vient (ependant de le faire apperce-

S

�COMMENTA1RE

,

0

4

de Juin demier ne regarde que
,
l'Arrêt
du
mOlS
It ,
VOir, qIJ e
,
A ' le ferment annuel au P
ar emen
Sénéchauffées de la Province ,
les Avocats qUI ont prete
&amp; que ceux qui p~frulent r~~:r un nouveau ferment, lorfqu'i}'s
qui ne reiforti1fent pas a:ux Sene [ont pas dlfpen[es de PI'
r. b
' J,uges /luI
des leuX
, a\ 1a d l.lpO' r.
font lU
rages
. cela paroît contraIre
néchauH'ées où. Ils P Ol,l en~? point de difrinél:iOl; des Avocats
, d d' A ,A t qUI ne raIt
S' ,
linon U Ir n e"
eux qui pofiulent aux eneil 1
la Cour , avec c
, ,
,
POl,IlI ants en
d
une matiere auffi dehcate qu une
Ir.'
• cependant
ans
"
\ 1
ch aunees, , ' Il
1'1 c'roI't qu' il ,dOIt aVOIr recours a a
, cl
cn mI11e ,e ,
'
proce ure , 1 r. pplier de vouloir bien expliquer fes llltenCour
pOUl il. l U
,
"1 l ' plaife au moyen d e ce, 01'd onner que .le
uons!? &amp; qu ~ 'nu~~a au moyen de ce l'information dont s'aglt~
Su~p landt C~l: 1 eut par lui prêté comme Avocat, pardevant
emUlte u lell'rI
' l à " 11
le Lieutenant de Sénéchal de Marfe~lle, &amp; que ' o~ e e~
, \
de l' oblïger à preter un nouveau ferment ,
troUveroit a propos
L'.J~ l S'
:f; ,
cl
t , elle fOlt pardeval'lt le te1.1tenant u.e a e0,lt pa:r.~eva;;A1X' l\nformation tiendra &amp; fubfiHera pour tout
nec1lal.lnee
'
:6 .
ce qui a été fait jufques en ce )Qur, attendu la bonne , 0 1
dans laquelLe le Suppliant a été, que le [oulagement des p,artI~s
s'y e :ft rencontré &amp; qu' il n'a nullement enrendtl , m prerendu fe fouftraire ' à ce qu'il d'O it' aux Juges légitimes. Vhl tin
exemplaire imprimé de l'Arrêt 'd~l 22 Jùin dernier '; la ,Re&lt;juête ,dont ï1 s~agit , {ignée Rll'ral~Ie~ P wcureur,' ave~ le ~e~r~ ~
de lOlt-montre au P rocureur- General du R OI du Jourd luer ,
[es concluhons du même jour, par lefquelles il n'empêche que
le Suppliant continue d&lt;2 procéder en vertu du fe rment qu'il-a
prêté en la Sénéchaulfée de MarféiUe, &amp; il' requiert qu'en
expliquant , en t ant que de befoin , l'Arrêt de Réglemellt du
22 Juin dermer , il foÎ t ordonné que les Avocats pourront:
procéder dans toute l'étendue dU Reffort de la C our, comme
Juges fubrogés, en vertu du ferment annuel qu' i·ls auront prêté
p~rdev ant une Sénéchauffée ou Judicature Royale de la PrQVlllce ; lefdites conchlfrons lignées, Ripper1i: de Montclar &amp;
la ' rec1Jarge de ladite Requête : O UI le rapport de Mre. J~an­
Jofeph Doriln, Seigneur de Miraval , Chevalier ConfeiHer
ciR '
1': "
,
~
O!, tour cOfllldere. L a C our a permis &amp; permet au SupplIant de col1t1l1uer de procéder çomme Juge fubrogé du lie1:l
,

'

u,

,

1

de
"

,

SUR LE R É GLEMENT DE L A COUR~

'de la Verdiere, en vertu du ferment qu'il a prêté en la Sénéchauffée de Marfeille; &amp; pourvoyant au requifitoire du Procureur-Général du R9i, en expliquant en tant que de befoin
l'Arrêt de ~églement ~u 22 Juin dernier, ordonne que le~
,Avocats pourront proceder dans toute l'étendue du Reffort
de la Cour, comIne Jug€S fubrogés, en 'vertu du ferment annuel qu'ils auron t prêté pardevant 'une Sénéchauffée, ou une
Judicature Royale de la ,P rovinc,e ; &amp; fera le préfent Arrêt imprimé, lu &amp; publié, &amp; envoyé parAout où bdoin fera , pour être
exécuté felon [1. forme &amp; teneur. Publié à la barre du P arlement
de ce Pays de ' Provence, f éant à Aix le 23 Décembre 17 So.
Collationné. Signé , DE REGINA.

•

•

Le Juge ne peut fOllS aucun prétexte fubroger un autre Officier, &amp; l'Arrêt du 27 M,ars 1683 caffa une procédure cr iminelle infiruite par le Juge de la Cadiere, qui avoit fubro gé
un Gœffier, en déclarant qqe cette fubrogation _avoit été faite
dans le 'cas d'abfolue néceffité; le Greffier ne peut pas m êm e
prendre un Commis (Arrêt de Réglement du '5 D éc!mbre 1698,
pl!g. 200 du, R eceuil); pour prê ter le ferment , l'Officier s'adreffe par comparant à, celui devant qui il doit le prêter , il
le requiert de 'l'y admettre , &amp; au bas du comparant , on lui
en concede aéte.
'
L'Officier ,titulaire &amp; l'Officier fubrogé ne peuvent exercer_
aucune fonél::ion, fans avoir fait enrégifirer les provifions , ou
la fubrogation &amp; l'aéle du ferment au Greffe de la Jurifdiétion; c'efr par là feulement qu'il peut confier &amp; du pou, voir d'exercer, &amp; du ferment néceffaire pour exercer. Il y
4l à ce fujet un Arrê~' de Réglement du
IQ Novembre 1708
rappor(é dan? le Receuil, pag. 230 (RegI. 1678 , tit. 4 , art.
10 ), &amp; Mrs. les Gens, du Roi avoient ' at,tefré la m axime le 16
Mai 1707 (Ac? de Noto~iété, pag. 18+ )
Les Juges fabrogés ne peuvent prendre plus de 8 liv. par
jour (Arr. de Régl. du 8 Mai 17°9, rendu en exécutiùn d~
l'Arrêt du Confeil du 1,6 Oc7oDre 1. 684 , &amp; rapporté dans 'Ze
R ecueil , pag. 234); ces frais doivent être hlpportés par la
par tie qui fuccombe ; il ne ' feroit pas jul e de les faire fllpp orter au Seigneur, qui n'dl pas en denle ure , ne pouvant

,

'

F

�,

COMMENTAIRE
,
.
42.
L'
aIlt de Juge " un Procureur Jlt ..
lu'
"
"'
"
un
le
uten
.
0' 1
'
,
établ lr qu nn
5'"' ,
S o O'ent . le Juge ',en tItre
·
rifdiéhonne~, un . Greffi~r &amp; ~~~ ,~~~ les iieUK., d~i.r s'y 1"e1ld·~e
autre OffiCIer qm. ne re~de
fans pouvoir eXIger .des fr.~us
toutes les fois qu'Il dl: n~ce étdlre,
Oétohre' 168o, Rec.ueil,
d
RegI
u
21
'
.
de voyage ( A rre t e
.
, .
pag. 133' )
,e nne OU baffe ju"!l:ice; le Sel"
Le Seigneur.a . la haute." IDdoy totItes les caufes civiles per{;neur Haut-~uR:lcier cO~:t:~t ~ de tou"s 'les crimes, à l'e}[~
Lonnenes, reelles &amp; ml
'.Arrêt de Réulement du 27 ,Mal
ception des cas Royaux (
M
, b&amp; l'Abbé de Mont1
Ducheffe de
ercœur
1 6 l 1, entl'e a, '
'f
tom:3 liv. 1, .cit. 4')
majour, rapport; 'p~r Bom ~~~ 'des ~rim~s qui ne fe vengent
Le moyen JUnI cler conn
.'
br .Ir.
f
ou
civiole
mutllat1011
·@u a ' lCIl11011
as par la mort nature Ile
,
. .fT'.
P
-1
onorab'
l
e
ga'leres,
fouet,
banllmernent,
de mom bre amen~cle l "
. ( B if.
d
&amp; to:te au~re peine corporene 'avec ~n~amle
on . eo ,em
19co) , &amp; de toute's aé'tions &amp; matier-es cI'Vires, reelles , perfon-

J,

A

1

•

helles &amp; mixtes.
..
. r
à 6 1&lt; l '
Le bas Ju[bcier connoÎt des caufes CIVIles Jlllques. , 0 ,0 s, &amp; dès crimineI1~s jufques à 6 fols .d'amende (Jtmfprudence
féodale, tom. l , pag. 20. )
. ,
Les 'Officiers da 'Seigneur ne font 'P~-s fufp.e&amp;s ~ans .~es caufe!;
de {es Fermiers; mais il dans le meme heu l ~xe;FClce d~la
Juitice '.dl: divifé entre -pluGeurs Co-feigneur-s, les .OffiCIers
font tous, éga:1ement fuf'Petts ~Dur connoÎt:;-e des c.alilfe's des tms
&amp; des autres Co-feigneUl"S , p3.rce que ·c efi touJours un feuIl
&amp; même Tribunal (Boniface ,. tom. l , 1iv. 4, n. 8 &amp; 9);
néanmoins Ils connudfem des domaines, droits, baux &amp; revenus de la 'Seigneurie, quoique ',pourTl.tivis at~ n'om du Seigneur
ou du IJrocureur Jurifdia'ronnel (J!6(ry, tit. 24" art. II).,
mais non lorfque le droit efl: corrtefté; ,ils connoiffent -égale..
ment, même pour le criminel., des affait'es de 'Pol~ce qui n'dl: '
attribué ~ux Commlmautés que dans les Villes royales ( Oc-,
tobre.&amp; Novembre 1699, Mars 17°'0 .)
L'article X XV. ,de l'Edit de Cremieu attribt~e indif1iricre-ment aux . Juges des Seigneurs la connoiffanee des -faits de
Police: ainG jl~é par Arrêt rendu à l'Audience de la Chambre
TournelIe le 1 l Février 1713., 1]ui 'èonfirma la procédure faite

•

suR.

LE

RÉ~LEMENT

DE LA

COUR;

par- le Juge ' de.'Valauris .à la .Requête. des C~nfuls/' contre.
Gafrau-d., FermIer du pam, vm &amp; hUlle, qu~ prevariquo-it
dans la diftribution . qu'i~ en faifoit; Gafl:aud 'avoit appellé de
la Sentence cofnme incompétente, prétendant que les Juges
des Seigneurs ne pouvoient pas . connoître des faits de Police,
du-moins en rrimiere criminelle.
Le Seigneur ne peut pas l~ommer pour Officiers de Jufl:iœ
[es parents " ni [es Fermiers, ni gens qui foient parents de fes
Fermiers ( Ordonnance de Provence, clrap. 2, art. 2) ; Bonif.
tom.
liv. 1, tir. l , . ch. 16) ; les EccléfiafEques ne peuvent
être Juges Royaux, ni Juges des Seigneurs, &amp; par Arrêt du
22 Mars r643 , il fut ordoimé à un Chanoine de l'Eglife
Collégiél'le de Grignan de rendre [es Lettres de Juge d'Appeau.
La, JufiiJce doit être rendue flir les lieux dans un Auditoire
UpIé hors du Château. &amp; fon enclos (Réglemen-t 167 8 , tit. 4,
art. I l ; Arrêts du 4 Mars 1646 , &amp; 2 Juin 1673·)
Le Lieutenant de Juge, même gradué, ne peut p.s remplir la place du J~e ' , même récufé, ni juger_ en. matiere civile les procès par écrit, ni ordonner le procès extraordinaire
en matiere criminelle; il ne peut qu'informer, décréter, &amp;
interroD'er ( JurifPru.dence' .féodale obfervée en Provence, tom.
l , tit~ ~ , ,pag. 4 Ï ) ; l'Auteur y rappelle les Arrêts de Réglement des 17 Novembre 1699' 13 Mars r604, 16~Fé­
vrier 1619, 21 AoÎlt 1694" &amp; 26 Juin 1716? &amp; l'Arr.êt du 1
Juille't 11"7 8 rendu au rappOI't de Mr. le Confeüler. de V Itro~les ,
caf!à: la Sentence du Lieutenant de Juge du heu de Vmon
qui avoit jugé au vu de piece~ ~ans le peti.t 'criminel; le Lieutenant 'd e Juo-e
fut condamne à la garantie. Le Juge peut
feul
b
...
.
en matiere crimineHe ordonner &amp; fairè le procès extraOrdmaIre,
il juge enfuite la plainte avec deux gradués qu'il prend pour
Affeffeurs.
Nous devons obferv-er ici que le Seigneur ne peur pas exercer
par lui-même la Jufrice, &amp; remplir l~ fonétion de JU9"e4-; on tr~u­
ve dans le Recueil des Statuts un Edlt de 13 66 donne P5l- r la Reme
Jeanne, ' Comteffe de Provence, qui prouve que Id Seigneu~s ,
adm iniitroient eux-mêmes la Jufbce" &amp; l'Auteur du RecueIL
de J urifprudence féodale fur le titre de l'admirliifirarion ,de ~a
Jufiice, art.
après avoir établi la regle, rapporte, cl apr~s

4-,

l,

F:2.

•

,

�t

·SUn. LE lt:éGLEMENT ' DE LA COUR:

COMMENTAIR1i
4~.
Mélancres Hilloriques, qu'anciennement &amp;.
Samt-Yulten dans fes
~l
cs les Gentilshommes exer"
bl'
fT'. ment des Par emen
,
,
.
.•
aViJnt 1 eta me ·
fl "
'1 'te enfulte un Arrêt du 22
coient eux-mêmes la JUll:ice, 1 c l I C
dG' "
• ,
'ffi . décret rendu par e omte e ngnah,
M~l 1643 q~l ca ~ un 'arrêter à une récu{arion propofée contre
lans S ,
. , , dl' .
A
fi
q UI ordonnoit que
.
'1 {forait procede evant Ut, cet rret t
le luo-e de Gngnan , 1 c;
Cri'
d J'
' r. ~ à
1
Seigneurs
d'exercer
la
~onCHon
e uges
de re11I es , tollS e~
A

dans leurs Terres.

•

•

DES

J U G E S

D E

POL 1 C "E.

A Jurj[di8:ion de la Police (dit Bonnet), efl: la manu-'
tention de l'ordre, ~olitique . &amp; général, ét~blï d,an~, l~s
Villes pour la commodite, la fubfi:ftance , les mœU1iS ( 1. utlh~
l'agrément &amp; la fÎlreté des citoyens; ainh les Juges de PolIce
conl1oiŒmt de la Po\i.ce des Spettacles) de la propreté des
rues, des fau[es mefures pour la vente des denrées, de let
mauvaife fabric:ltion du pain &amp;c. Les Lieutenants-Généraux 'd e
Police furent créés eh Provence par Edit du mois d'Oétobre
1669 ' dans toutes les Villes &amp; Lieux où ,il y . a Jurifdiétion
Royale; nous allons rapporter cet Edit, qui préfente tous les
cas dOllt ces Officiers peuvent connoÎtre.

1

L

L?UIS,. . • . . Nous avons créé &amp; érigé , créons &amp; érigeons
el~ tItre d'OflJc~ formé ~ héréditaire, un ' notre Confeiller
LIeutenant-General de Pohce dans chacune des Villes &amp; Lieux
de , .notre R~y~ume, Pays, Terres &amp; Seigneuries de notrè
obelHàllce ou Il, Y a Parlement, Cour des Aides, Chambre
des Com~te~" SIeges préiidiaux , Bailliages, Sénéchauffées, ou
autres Junf~léhons Royales, pour en . faire les fonÇl:ions ainft
q~e notre Lle,menant-Général de Police créé pour notre bonne
,:~lle de P~ns , par notre Edit du mois de Mars r66
à
~~l1fl:ar dll~uel Nous ~vons créé 'par le préfem Edit lefditZ
es , dOllt les pourvus auront entrée raII0' &amp; F.e'
cl
les B 'Il'
&amp;
'
, 'b
1t ance
ans
fi
al /lafe~
, autl~e~ Junfdiétioas Royales des lieux oll 'ils
ero11t . etaohs, ImmedIatement après Jas Lieurel
G"
·eu autres premiers l u es
l~ns- eneraux
g , &amp; VOIX dehberanve, amfi que tous

Of-

'

•

'

.

r

,

'--/

,

r

4)

'les autres Officièrs defdits Sieges; &amp; afin que- leurs fonétion')
[oient certaines, &amp; ue puitfent leur être contefrées, Nous
v-Oulons &amp; ordonnons ' que lefdits Lieutenants-Généraux de Police connoiifent de tout ce qui concernera la ftîrêté des Villes
&amp; Lieux où ils feront établis; du Port d'Armes prohibé par
rios Ordonnances, du nétoiement des rues &amp; -places publiques,
de l'entretenement des lanternes dans les Villes où l'établiffement eri a été fait, circonfrances &amp; dépendances , de tOŒes
les pi'oviuons néceifaires pour la fubfiftance defdites Villes, des
a..rtlJ:'lS &amp; magafins qui en feront faits, du taux &amp; prix des denrées; auront la viGte de~ halles, foires &amp; marchés, des hôteUeries, auberges, maifons garnies, cabarets, caffés, tabacs,
&amp; autres lieux publics; auront la connoiifance des aifemblées illicites, féditions, tumultes &amp; défordres qui arriveront à 1'0cc2I.flon d'icelles; des .manufJ.8:ures &amp; dépendances d'icelles;
des éleél:iol'ls des Maîtres Jurés de chacup. Corps de Marchands &amp; métiers; des brevets d'appremiffage &amp; récep. tion des Maîtres; des rapports &amp; procès-verbaux de vifite des
. Jurés, .&amp; de l'exécution des Statuts &amp; Rég~ements des arts
&amp; métiers : donneront tous les ord-res néceŒ1ires dans les
&lt;:as d'incend.ies ou inondations : ferontl'étalo~lage des poids,
balances &amp; mefures des Marchands &amp; Artifans defdit'e.s Villes
&amp; Fauxbourgs d'icelles, à l'excluuon de tous autres Juges:
comibîtront de l'exécution .de notre' Déclaration du dernier
AOllt 1699 tow.hant le tarif des bleds: recevront le ferment
de ceüx qui voudront faire trafic defdits bleds &amp; autres grains,
à l'excluholl de "tous nos autres Juges, auxquels Nous en interdifons la connoi1fance: connoîtront aulIi des contraveIitions
qui feront commifes à l'exécution des Ordonnances, Statuts
&amp; Réglemenrs faits lour le fai't de ,la Librair~e &amp; I~~rimerie :
feront tenus les Prevôts des Marechaux:, Vlce-Ballhfs, leurs
Lieutenants , Exempts &amp; Archers, Hui~ers ' ~ Sergents,
d'exécuter les ordres &amp; mandements deidlts LIeutenants de
Police : comme aulIi les bourgeois &amp; habitants defdites Villes
de prêter main-forte 'à' 'l'exécution de leurs ordres &amp; mal!dements , toutes fois &amp; quantes qu'ils en, feront requis : affi~­
rant à toutes les affemblées de Ville , &amp;/ Y auront voix délIbérative : parapheront tous -les buletins qui feront délivrés par les

,

\.

-

�'SUR LB

4
' C 0 MME N, TAI R E .
'
6
Ca&gt;TT1t0UlS Conftll"s, MaIres &amp; , Echevllls pour les' 10·
ura,
tS
1'"'
, 1 1 '.
'd
d
J
gements
de gens de guerre !- ~ genl,ttfa/. e~nt a.fParnell rI-a aux •
Lieutenants-Généraux de pohce executI0n (Ile to~t~ ~s Orêts &amp; Régtem€t1,cs concemalnt1 le Ialt d'Icelle,
Arr
S,
'
.
{; ,
f:
fi'
cl ,onnance
, -Itan'ces &amp; dépendances, pOla'r en. l'alre les 'IOl1l'lJOl1\S en
ClICOlll l
,c .'
1· L '
G' ,
la même forme &amp; mani,ere que ta~t , gteut~n~f!G- ' ,~neral
cl'" Police de notredite vliJ1e de Pans: auroi1t lefdlts Lreute., 11~ts-Générallx de Police le,ur Sieq€ ?rdit~aire danS le Palais, .
bU' Auditoire de' chacnne VItle, ou Ils ttendront leurs . Au-,
diences aux jours &amp; heures qu'ils trolwewnt plus cotwenables ,
&amp; jouiront des mêmes honnem~, ,prérôgative~, privileges,,
droits &amp; autres ava-ntages d0'nt JouiKe nt , les LlelJtenants-Ge- "
néraux defdits Préfidiaux, Bailliages &amp; Sénéchauffées, même
de l'exemption des tailles ,. Ülbftdes, logements de gens de-guerre, tuterle, curatelle &amp; nomil1ation d'iceHes ", du fervice '
du ban. &amp; arriere-\)an, &amp; géliéralement d.e tQutes charges
publiques, du droit de committimus, &amp; d'Un franc~fal1é que '
Nous avons fixé, [~avoir, pour ceux qui fer.ont établis da1ilS
les Villes 011 il Y a Parlement, mL autres Cours fupérieures ,
à un minot, &amp; dans les autres Villes &amp; Lieux un demi-minor'
qui leur feront délivr.és en la maniere o.t:dinaire :- Leur avon;'
en outre attribué . &amp; att~ibl~ons la fom~e de l 33333 liv. · 6'
fols 8 den~ de gages . eHeéhfs ~ deparhr entre eux fuivant·
les Ralles qui. én feront arrêtés en i10rte Confeil, h. prendre:
fur ,les rev:l1ants~bons, ta.n t des deniers patrimoniaux. &amp; d'OctrOI des ~Ill~~ &amp; Communautés où ils feront établis, qi.le des
fonds qUI s Im~o[ent en am:unes de nos PmvinGes pour' les
gages des C?ffi~Iers def~it~s Villes &amp; Communautés é:L · l'ès les.
charges , o~dmatres acquIttees; &amp; au défc1nt defdits'fOl;ds fur~eux qUI eronr, par Nous ordonnés, dont fera fait em'ploi
c~s nos Et~ts, &amp; l~ payeme,.nt leur en fera fait par les Reeurs d~fdltS ,0éhOlS &amp; denIers patrimoniaux defdites ViJlps
&amp; C ommnnautes,
ou par les Receveu rs' G'
, . de
· el1eraux
F'.
l1anoes, ou antres qui en fer~nt char é '
..
nos 1leurs funples quittances
' u
g s par nos Etats, fur
difficulté dans la dépenf; J~I; eront p.affee,s &amp; allouées fans
tour où befoin fera Vo l 1 comptes-. defdlts ReceveHrs p ar.
u OlS que toutes p ' Il
r '
. 'd"
çxpe 'Jees au p:rofit des
'
r. ..
.tQVI IOns lOlent
.
acquereurs lur les quittances de Fi.'

nal1ces

,RÊGtBM,:!!N:r .D,E L A. COUR·:

47

qlà.Ï
Ile Tréforier
de nos ref!
1leur fer;-0nt . délirvréesoar
Jr
,
.

'ven.blS c,alue s en. , exerc~ce, fx .celles des deux fol~ pour l'
. 1
'u . H t: '
"
lvre ,
qU-I le ur eX8.lilt p.e.h1vrees -p ar ,-,"elm qUl feta par nous prépoG'
pour l'~xécutiôn du ,préfent Edit. OrdoJ;l.110l,1S aW' Oificiers d:
-nos Cours ,de Pa-rlement J de fl1:océder inceffamlneblt à la réce.ptiiQH. de.fdits Lieutenant~-Gé1léraux de Police en. la maniere
~OC0utumée, alllffitôt qu'iJ Je·u r appat:oî~ra de nos Lettres de
provifions.
/

1

. Les Lieuteliants-Gén,éraùx ,de Police furent enfuire réunis aux
(:orps ,&amp; ÇO:l\l1mUnautes des Vil·l es Roya.les (2. Mars I 700);
,l es MaIre &amp; Confuls .en exercent les fonébons fans être tenus
·de prendr e .des le.t:tres de proviIlon l;l i commi1Ii~n. Le~ Officiers
des Seigne~rs ORt t:9.J.'ljoUoJiS confôr:vé le di'oit de connoître des
!.Çau[es .co~1C:rRallt la ~olice;, &amp; le~ Officiers municipaux des
C;mlm1ll.nautes des .h tihces fe1gne)..u:: lales n'oRt que le droit de
,defilollcer aux ;Officiets des SeigneuFs les contraventions aux Ré:glements , ~ .d'e-t~ dreffeJ: p-:rocès-ver?aux. Mr'- Julien dans [011
:.C ommentaJ,fe fur ,les ,~tamts, tom., l , p. .2,) " tapyorte Wl Arré,
~du, Parlement du '2, Jum I72.) , qUi l~ Jugea ainfi en faveur du
~~ eI!gneur de Bal."bef.lt&lt;J;ue; cont'f.e la Communauté dlll m ême
.1ieu.
Bonnet, for la compétènce des JugéS., rapporte' divers Àrrêts
:qui ont fixé les matietes attribuées aux JuO'es de PoIice. Cette
,colle.él:iol1 très utile -nous apprend, que d'apr'ès la difpoficiàn de
-l'Edit qui donne -amI: Lietltenants-Généraux de Pplice la con'n oiifance des éle&amp;iofiS des Maîtte·s Jurés de chaque Corps des
'M archands &amp; métiers , i~ faut appeUer -le Lietltenant de Police
&lt;priv_ativement au Liel:l!tenant du SénéchaJ., J,orfque la préfence
du Magifirat eft n~Geffaire pour faire ceffer le défordre ou
l'erpôt de parti qui -regne fouvent lors des ,é leaions. (Arrêt dl!
l8 Juillet l'TE 6 " conforme aux conclufions de Ml'. l'Avocat..:.Général de Gaufridy, fu! la Requête des TiJfouts 'a tolle de' lei ville
.
.deMa:rfoille. )
Le·s LieutenalltS de Police ne peuvent connoltre de l'e-x:écu-.t ion des pa&amp;es &amp; conventions fous lefquels un Appre~tif s'en' ,gage pour .a pprendre un métier. (Arrêt du 2.0 J ui!let 17 20 , au
p rofit ~, l'.ouifaim Glas, contre Ramus, rvaître maçon de la

•

�-\\
o

COMMENTAIRE

,

') Les JuO'0s ' fie police l'le peuvent conno~tre des de,mande~
::&gt; ''r
'
'ent du pnx des denrees venour lover
de mallon , nt en
, / ne pouJ
r 'palemd' e la mo d'lICIte
P
dues quoique la fomme 10It mo IqU ,
,
,
T 'b 1
/ t quand la mauere
Y re/[tH:e.
vant rendre le 1'1 LIna c0u:.peten ,
'd B '
de Po,
1- Cour calla l'Ordonnance u meau
All1fi en 17 13, a
/
'N' l" maître Boulanger
lice qui avoit condJ.mne le nomme ICO aJl, ïi . '1 d o'c
de b ville d'Aix, au paiement d'un IO~Ter de mal on qu 1 ev 1
, lVIe de SoO"uiran P rocureur au Pa..r1ement.
/
d
a Le' I I Ju~ÏIet I7'r6, Arrêt prononcé pat M. le Pre{id~nt e
Tourves, q~i caIfc1 un Jugement du Bur~au de, police qu~ éon.J_
' 1
e' Berne à payer le pnx de dlX- fept qUIl1taux
ua.mnOlt e nomm
.
"
1
de paille que Me, Porhonier,. Avocat, IUl avolt ~el1du '. &amp; ~
2 1 Juille t 173 0 , le fleur David, Marchand, obtIl1t Arret 9'Ul
caŒ1 comme incompétente une Ordonnance du Bureau ,de Pol~ce
qui le condamnoit à payer au fleur ,Re~o~l, Bo~rge01~ dû he~
de Rougiez, le prix de flx quintaux d hUlle qu Il aVOlt ache te
de lui.
On trouve dans Bonnet fur la compétence des Ju.ges de
Police, p. 2), un Arrêt du 8 Avril I7'2 9 , qui jugea q~e les
Lieutenants de P@lice connoifi'ent de la demande formee par
les Aéteurs de t'Opéra ~ contre le Direéteur, en paiement de
leurs appointements. Les fpec1acles du tMatre , dit cet Arrêtif1::e,
Je donnent fous l'aveu du Magiftrat municipal; ainji les d~fférends
qui s'élevent entré; ceux qui compofent le fpec7.acle, &amp; pour l'ordre
du fpec1acle ,font de - la compétence duM{lgiftrat municipal ou
Juge de Police, puifque c'efl fous les Loix de la Police que fo.
font ces repréfentations.
Il rapporte 'eo~. loco un Arrêt du 29 Janvier 17'16, qui C011 .1
fir~a la Sentence d!), Bureav d. Police de la ville d'Aix, qui
avo:t· condamné Aubère, Marécl1al à forge, au' paiement des
falmes de la nourrice de fon enfant. Pareille matiere ef1:: de la.
compétence du Juge de Police à raifon de fa nature &amp; de la
/1' , / qu'eIe l
'
ce.~nte
ex~ge
dans 1"eXRedition. L'art. 1-4 de 'la DéclaratIon d~l ~9 J al:vler 17 1), enrégifrrée al!l! IJP arlement de Paris
Je 14: Fevner [ur;a~lt, en attribue expreifément la connoiffance
au .Lleutenant-~eneral de Police, mais les Juges de Police ne
peuv,enr connoltre de la demande farmée par les domefiiques .
ouvners &amp; mercenaires ~ en paiement àe leurs gages ou falaires;

SUR

's1

L~ RÉGLEMENT D'E LA COUR;

cette aétion eft purement perfonrtelle, &amp; doit être portée aux:
Juges ordinaires.
Les JuO'es de police connoiffent de la police extérieure des
1places, d~s rues &amp; des maifons. Ainu le fieur Bernard Orfevre,
ayant mis de petites t:entes aux fenêtres du premiet étage de
la mai[on qu'il occupoit, Gondoux, maître Perruquier, qui occupoit le fecond étage de la même maifon, fe pourvut au Bureau
de police, attendu que ces tentes empêchoient les pafi'ants de
voir fon enfeigne, &amp; l'empêchoient lui-même de voir dans la
rue. Le Bureau de Police ordonna à 'Bernard d'ôter les tentes .
.Bernard appella de ce Jugement comme incompétent; il di[oit
pardevant la Cour, que ce cas 'ne pouvoit être un cas de Police;
que ces tentes ne pouvoient intéreffer le public, ni troubler le
bon ordre; que ,fi on les regardoit comme un avancement dans.
la rue, la connoiffance en appartenoit à Mrs. les Tréforiers""',
Généraux de France.
Mais on répon.doit que l'ordre politique vouloit que chaque
Quvrj,~r pût exercer fon métier [ans obftac1e, &amp; que chaque
citoyen pût jouir dans fa maifon de la liberté de voir dans les
rues; que ne s'agiffant pas de 1'avancement fait dans la rue
par la confiruétion d'un ouvrage folide &amp; permanent, mais feulement d'une efpece de voile toujours mouvant &amp; muable,
cette contefiation regardoit la Police, &amp; non la Voirie; que
d'ailleurs ta propriété de la maifon ni des terres n'étoit point
cOli.teil:ée; on ne fe plaignoit que du préjudice caufé par le tiers
contre la liberté généra~e &amp; municipale; l'Arrêt du 20 Août
. ',1733 confirma la Sentence.
.
En matiere de Police, les condamnatIOnS d'amende ne peuVent ,ê tre furfifes, fi elles n'excedent 100 liv. (23 Décembre
\1 73 8' ), &amp; foat définitives à Aix jufqu'à 12liV. (Avril 16I2)
Par la difpofition de l'Edit de 1699' les Juges de Poltce
ayant lél! vifite des. lllalles, foires &amp; marchés, peuvent procéder
privativeme1'lt &lt;l!l!lX Juges Royaux, contre ceux qui apportent ~ux:
marchés du bled gâté ou d'él!utres denrées corrompues ; amu
jugé par Arrêt rapporté par B01U1et fur la compétence des JugeS'~
p. 2.9. C€t Arrêt rendu le 22 Decembre 17I9, &amp; prononce
par M. le Premier Préfident Lebret ., confirma l'Ordonnance
4es Confuls de la ville de Brignoles, qui ,~n~amna à une amel1~

,

G 1.

,

•

---

�1

Co

)2:

1l'f MEN TAI R

li

pécuniaire te n0111mé ~e"ercegat, ~our avoit expofé en vente'
du bled aâté au marche de cette vIlle, &amp; prononça la confifcation dub bled. L'Arrêt caffa la procédure prife pour le même
fait par le Lieucenant de Brignoles à la Requête du Procureur
du Roi, &amp; fit défenfes au Lieutenant d'entreprendre fur la ru.,.
rifLiiétioll de la Police.
Les Lieutenants de Police ne peuvent en matiere criminelle
ordonner le procès extraordinaire; &amp; l'Arrêt du 1'5 Juin 17 26 ,
rapporté. pa~' Bonnet l~c. ~i~. p. 32, caffa la Sentence de procès
extraOrdl11alre &amp; la defirutlve rendues par les Lieutenants-Gé~éraux de Police de la ville de Marfeille, contre Dorigni, Pânffier , te.nant les informations &amp; le décr~t ,de prife au corps.
I:es LieutenaI~ts de Police n'étant pas gradués, ni cenfés
aVOIr une cOllnOIffance fuffif.:111te de nos Loix, &amp; des regles
de procédure fi fagement établies, &amp; toujours J'une abfolue
néceffité dans les procédures .criminelles , ne peuvent connoÎtre
&lt;J.ue des cas ' oh il peut ' écheoir feulemen.t une amende ou la
confifcation de la chofe trouvée en contravention' ainfi ils peu, c
' ,
,
vent, ll1IOr~er , &amp; ,decreter contre les Boulangers &amp; autres
OUVf1;fS qUI preva:rIquent, dans la fabrication du pain &amp; autres
denrees, contre ceux ql1l fe fervent de faux poids &amp; de fauffes
~11efllres, &amp; dans d'autres cas de l)olice' -mais ii après av '
f(. ' d '
&amp; .
OIr
]n 01~1e, ecrete
Ulterroge? la: plainte m érite d'être infl:ruite
par J teco~meut &amp; confrontatJon, ils doivent renvoyer l'accufé
au ~lgZ, l~yal, &amp; l'Arrêt de RégIement rendu le l 9 Janvier
;Jl~-' u~ ,,/oncours des ~equêtes refpeaives des fietirs Pro...
.T erI s u ays, des OffiCIers des Sénéchauffées d'Aix &amp; cl '
?u on '. &amp; des Confuls-Lieutenams-Généraux de Pol' d O
le
meme vIlle de Toulon
d
Ice e a
cl1 auffée de Toulon ne ' or o?ne que les Officiers de la Séné...
'
connoltront en matie' d P l' .
es
alts
concernant
le
d
.
le e 0 Ice que
cl f
les féditions, les tumulfe~rt 1 es a,rmes, les ~ffemblé.es illicites,
dans pareilles occafions &amp;: es defordres, q~11 pourrolentarriver
aflliél:ive;&amp; à l'égard d~
autres ca~ ou Il pem écheoir peine
, .
s autres matleres de P l'
,
s agtt que de prononcer des
A
0 !Ce, ou .il ne
de marchandifes &amp; denrées aumol:es, ;1men des, confifcatio~
d'Oél:obre 1699 l'ArreAt d' mentlOnnees en l'Edit du mois
.
,
or onne que 1
'IJ'.
tIendra aux Confuls-Lieutenams G
,a connoIHance en apparenerallX de Police. Cet Arrêt
j

/

SUR LE RÉGLEMENT DE L N COUR;

eil: rapporté dWs le Recueil des Arrêts de Réglement, p. 39 6 .
Il eil: certain qu'il n'y a que la Cour ql1 i connoi~~ de l'appel
O
d es Jugements rendus par les Juges de Pohce crees d,ms les
villes royales; la ~uri:diaion de la-Polic~ '. ainfi que ~ous l'av~n.s
déja dit y eil: reUllLe aux Communautes, les OffiCIers mUl11Clpaux en 'font les fonéholls : m ais dans ..les Jurifdiaions feigneuriales . les Officiers du Seigneur étant feuls Juges, il femble
que l?appel de leurs Jugements doit être porté au Lieutenant
du Relfort; &amp; la Déclaration du 28 Décembre 17 00 , citée
par Rodier fur l'art. 12 du tit. 17 de l'Ordonnance de 1667,
quefi. 2, le dit alfez, puifq\.:'elle ord~nne le nO,l:obfiant appel
des Jugements rendus en faIt
~~hce, lorfqu Il.s ne p~rtent
condamnation d'amende que Jufqu a 60 fols, fOlt que 1appel
en foit porté au Parlement, ou qu'il foit porté aux Bailliages
&amp; Sénéchauffées; mais d'après l'ufage obfervé en Provence,
1'appel efi toujours porté rec1.â viâ au Parlement.

?e

DES ' J U G E S - CON SUL S.
ES matieres de commerce exigeant de leuf nature une expédition plus prompte, le Souverain y a pourvu ,en créant
des Juges-Confuls pour en connoÎtre ~ &amp; en prefcnva~t un~
procédure partieuliere pour être obfervee pardev.al;t eux, ma~s
comme l).otre objet .n'efi pas de d~nner un , traIte -de compe_ tence nous nouS bornerons à detaIller fuccl11éte~nent les matieres 'qui font.. attribuées à la Jurifdiaion con.[ulalre , &amp; la pro-

L

l'

1

cédure que l'on y obferve.
.
Les Juges-Confuls conl1oilfent privativel~ent, à touS Juges,.
O
d es billets de change entre Marchand5&amp; Negoc,Ial1~pour valem:
recue ou due (Novembre 1')63' Mars 1673, tlt. 12, art. ~) ,
m~is ils ne cOllnoilfent pas des billets de change entre partlcu-.

°

1

°

-

,

S3

,
1·

liers. (art. 3· )
1
.
Ils connoilfent entre toutes perfonnes des lettres de c ;ange ,
ourvu qu'il y ait remife d'argent de Place en Place, c e~-à­
,
d
h
r.'
t' e'e dans un heu,
PdIre,
pourvu que la lettre e c a~1ge lOIt Ir
~pour être payée dans un autre. (art. 2.)
Des différends pour ventes faites par les Marchands aux gens
° •

�,
. SUR LE RÉGL'E MENT DE LA COUR:
CO.MMENTAIRE

de métier, afin de revendre ou de travailler, de leur profeŒo11,
mais fi le vendeur n'efl: point Marchand, Il a le choix de fe
pourvoir pardevant les Juges - ConfuTs, ou pardevant les Juges
ordinaires. (arr. 4 &amp; la.)
Ils connoiirent des gages &amp; falaires des commiŒonnaires;
faéteurs ou ferviteurs des Marchands pour le fait de leur trafic
feulement ( art. ) ); du commerce fait pendant les foires (art. 8 );
de l'exécution des lettres royaux incidentes aux affaires de leur
compétence, s'il ne s'agit pas de l'état ou qualité des perfonnes
(arr. 9); des contefrations pour nourritures, entretiens- &amp;
ameublements, pourvu que les parties en fairent profefIion
(art. 6); des cau{es intentées contre les veuves ou héritiers
d~ ~~~ qui ét~ient de leur Jurifdiétion, pOW1iU que la qualité
cl hentler ne .f~lt pas conteHée; car alors les Juges ordinaires
fixent la quallte, &amp; la matiere efl: en{uite renvoyée aux JugesCornuls. (art. 16.)
.

Ils ,conno~ifent des droits de fuite &amp; réclamation des marchandif~s exiI'tante~ lors de la faillite du débite~~r ( 22 Juillet
1742 ) , &amp; par dl\ erfes attributions que le Souverain renouvelle, a chaql.~e, terme. de la précédente, ils connoiirent également des faIllttes &amp; banqueroutes.
Il efr défendu aux parties de {e fervir du minifrere des P
cU~'eurs dans les Juri{diétions Con{ulaires' la artie afIi r~­
d,olt c 0mp aroitre en per{onne à la premier; Aud~ence (' /6g6nee
tJr. l 6 arr 1 ) ' l '
,
7,
mémoi~es n' , es partIes peuvent neanrnoÎns' remettre des
L
fi g, es par eux ou pàr un Procureur fondé ( a t
)
, a cau e dOIt être vuidée fur le ch
. "1 fl: /
"
r. 2.
faIre de voir des pieces , les Ju es_~mp, ~ 1 e nea11m01l1S nécefou un ancien Confi 1
g
onfuls nomment U11 Avocat
OU
le rapport.:: &amp; la SeUn'te
unnau1tre Marchand non fufpeét qui fai~
'
/
nce
/ \ l'A
fiUlt ( art. 3 ) . m' l Jel[ a ors pron Ol1cee
audience OUl
'
,
,aIS es llges Co fi l '
1
a ll~ Jugements que lol'fqu'i1s fon~ n u~, anCIens ne font admis
q~1 {Ollt en charge ( 1') D' ~pre emem appelIés par ceux
~01Il dans ce cas de la requi~~~: ~~ I72-2 ); on n'a pas he ...
tIes ( 2-6 Juin 172 "1 ) . il - 11
du confentemenr des par
des épices {; l ' J " ,') e peuvent dans aucun
S'
, " a.2.Jres, nI droits. ( 166'
Cas prendre
d I la pa;~le ne comparoÎt as à 7, tIt., I 6, art. II. )
Ollnept deraut ÇHl congé ( a!c. ) la p~emlere A~dience, ils
.
5, ql11 peut etre rabattu à

•

fi

,

A

----

----

l

,

•

)5

l'Audience fuivante, pourvu que le défaillant ait fait fommation à l'alitre partie d'y comparoir, avec offre d'y plaider
( art. 6 ); ils peuvent également ordonner que ceux qlÙ n'ont
pas comparu, tèront reaffignés. ( 24 Décembre 1668. )
La preuve par témoins efi admife pardevant l~s Juges-ConfLlls au delà de 100 liv.; mais l'enquête efr prife fomm a irement
à l'Audience .après un délai compétent ( 1667, tit. 20 , an. 2 ) ,
les reproches préalablement propofés, fallf d'accorder un nouveau délai pour entendre les témoins fecretement dans la Chambre du Confeil. ( tit. 16, art. 7 &amp; 8. )
. _ Ils condamnent définitivement &amp; fans appel jufqu'à. la fomme
de '500 liv.; au deifus, leurs J llgements font exécutoires nonobftant l'appel, llonobfiant tout déclinatoire, appel d'incompétence,
prife à partie, renvoi requis même pour committÏmus &amp; privileges ( Novembre I '563 , Mars 1673, tit. 12, art. I3 ) ;
mais ils font tenus d' y déférer, fi la COlU1oiifance ne leur appartient pas (art. 14); les Cours caffent m~me leurs Sentences rendues pour fomme au-deffous de '500- hv., lor[qu'ellesfont incompétentes, parce qu'il ne s'agit pas alors du bien
ou mal jugé, mais des droits des Jurifdiétions.
Les Sentences arbitrales homologuées par les Juges-Confuls font également exécutées [ans appel ou nonobfiam l'appel,
parce que les Arbitres repréfement toujours les Juges qui 1es
ont nommés. (Voyez Bonnet de la compétence des Jliges-Confuls, pag. 6 &amp; [uiv. ) ,
,
. .
~s premiers Juges Jugeant c,onfulalren:er:t -?-e Jomifellt ~our:
tant pas des privileges attribues aux J~lfdlalOns ConfulaIres ,
_par Arrêt du 18 Février 17)) , il fut Jugé, au profit du lieur
Duvigeon, N.égociant, contre le , .fie~r Clement, Marchand
Clincailler d'Aix, que les luges ordIl1al~~s ne peuvent ordor:ner
le nonobfiant appel des Sentences 'lu Ils :end~nten mat~ere
mercantille fi la [ommeexcede celle Jufqu au concurrent
'
de laquelle ils peuvent l'ordonner 'eh t~ut~ ,autre m,atlere,
parce que tout ce qui efi privilege de JunfdlétlOn, efi l11communica:ble' par la même raifon, ils ne peuvent Juger fouverainement 'j "l[qU'à. '5 00 liv.; les d~lais des ajournements Y, fone
toujours les mêmes; l'appel de leur Sentence efi ,touJ,ours
porté au Sénéchal du Reifort, &amp; la forme de proceder de-:

,

�-

_._--

, ---==---~-

- ,

,6

C

0 MME N T A I R E

vant les ' Jllges - Confuls né peut y ,être ob{erv~::
.
Les Juges-Confuls ne connoiffen.t nI ~es ~eb,elhons faItes
à l'exécution de leurs Jugements, nI de.s l11fCnptlOns d~ f~ux,
quoiqu'incidentes; il faqt alors fe -p~urvOlr aux Juges Ord1l1alres ..
( Ordonnance criminelle 1670, tlt. 1, a.rt .. 2.0' )
.
Dans les lieux 011 il n'y a point de Junfdl&amp;l~n ConLulalre,
les Juges Royaux &amp; ceux des Seigneurs. connOlffent ?es matieres attribuées aux Juges-Confuls, &amp; les Jugent confulalrem~nt ' .
&amp; avec contrainte par corps. L'Edit de Charles IX. donne en
l S63 , &amp; portant création de la J urifdiétion Conf~laire , .n'a pas
ôté aux premiers Juges la connoiffance des matIeres mercan..
tilles, dans les lieux où il n'y a point de Juges-Confuls. D'ailleurs les Juges-Confuls n'ont d'autre reffort que le lieu de leur
établif1èment &amp; fon terroir, &amp; l'art. 4 du tit. 34 de l'Ordonnance de 1667 permet à tous Juges de connoître des lettres de
change &amp; des dettes entre Ma.rchands Qc Négociants.

DEL" A M f RAU T É.

L

ES Lieutenants de l'Amirauté connoiifenr privativement
à tous Juges, même aux Juges-Confuls, des a1furances &amp;
de tou~ contrats n:aritimes ( 29 Juillet 1679; Ordonnance de
1~ Manne 168 r , hv. 1, tit. 2, art. 2 ), quoique foumiiIionnés
tv:.. nonobitant toute clameur ( 23 Juillet 1638 ); de tout ce'
q~l. concerne . l~ con{truttion, avituailIement, vente &amp; adjudicatIOn des b~tlmens de mer ( 168 l , liv. 1, tit. 2, art. l ) ;
des, ~alverfatIons des confirutteurs dans les lieux où il y a '
maltn{e ( arr. I I ) ; des prifes &amp; de toutes aventures de mer
( art. 3 ); de la délivrance des effets déJaiifés dans les vai{[eaux par ceux qui meurent en ll1er ( ibid. ); de tous crimes
C01111111S fur mer, fes ports, h3.vres &amp; 'riva9'es ( art ra)' de"
j ettres cl
fIi'
(
e r~ml Ion accordees, aux roturiers pour mêmes crimes '
art. :.. 2 ), des montres, revues' &amp; délits des Gardes-côtes.
cl la pec
'h e en mer etangs
'
fiEtant
1' &amp;IOUS les armes ( art . 9 )., e
a es
en:bouchures des nvieres, qualicés des rets
filets
~l1te &amp; achat des poiffons dans les bateaux &amp; .filr les greve;
pOIts ( an. 5 ); des dommages r~7us ou çaufés aux pêche • .
1

•

û · , ..

1

&amp;.

.

rIes '-

SUR LE RÉGLEMENT

fT

DE LA COUR;

t ies , quais &amp; autres ouvrages ( art. 6 &amp; 7 ) ; de la conferva[ion, profondeur &amp; netteté des ports &amp; .rades ( art. 7 ). des
&lt;tt'oits de ' l'Amiral, pour refquels leurs Jugements font exé~utés
par provifion ( art. 4, &amp; tit. 13, art 2 ); de tous droits impofés fur pêcheries, poiiTons de mer, marchandifes ou vaif[eaux fortant des ports ou y entrant ( tit. r, .art. 4 ); des
contefiations entre les Confuls Francais
du Levant &amp; d'Afri...
,
que, &amp; les Marchands, lefquelles font portées à l'Amirauté de
Marfeille. ( tit.
art. 19, )
Les parties peuvent y plaider en propre, &amp; ne font point
obligées à s'y fervir de minifiere d'Avocat ni de Procureur,
( tit. l 1, art. 3. )
.
. Les Jugements y font définitifs &amp; fans appel, jufqu'à la fomme
de 1) 0 liv. ( tit. 13, art. l ) ; &amp; au-deŒus, ils font exécutoires
nonobfianr l'appel, en donnant caution, lorfque l'appel n'en
a pas été relevé dans fix femaines. ( art. 4. )
Ils prononcent la contrainte par corps en -matiere de vente
&amp; achats de vaiffeaux, frêts ou nolis, loyers de matelots,
a1furances , . gro1fes aventures concernant le commerce &amp; la
pêche de la 'mer (- art. 7, &amp; Mars 1673, tit'. 7, art 2. )

9'-

lURI S DIe T ION DES MONNaIES.
ES 1'origine de la Monarchie, on voit des Juges particuliers prépofés à l'infpea~on du titre des monnoies courantes, &amp; à celui de toutes les matieres d'or &amp; d'argent qùi circuloient dans le Royaume.
Ces Officiers étoient au commencement ambulants comme
tous les aut~es Officiers de Jufiice. On les connoi1foit dans
le Royaume fous la dénomination de Généraux-Maîtres des
Monnoies.
Char1es, Duc de Normandie, Régent de France pendant
la prifon du Roi Jean fon pere, les transforma en Chambre
des Monnoies le 7 Mai 13) 8 ,&amp; la rendit fédentaire à. Paâs.
En 1) SI, Henri II. érigea la Chambre des MonnOles en
Cour Jouveraine &amp; fupérieure à l'infrar de toutes les autres
Cours•

D

H

�) fI

.

COMM~NTAJ R ~

....

.
Généraux des
on notes euren ..
Du mOl1'lellt que les anCiens &amp; Il. hie à P ·a ris fous le nom
1 pe 'manell t
ua
fiorme' un T,"nouna.
' pour les remplacer dans
b
d
Monnoles
on
crea
..
CI
d~ . 1a~ ,re e~,s Gélléra~x-Provinciaux fubiidlfl.lres. Cette
l'es ~rovI.nces, c . affez dans quel e[prit &amp; P9wr quel objet
qualtficatlO!1 an~1011ce " III les créa au FlombJ;~ ' de fept par
'r f:., établ1s' .
HelUi
.
.
1 S rUI ent.
&amp; les répartit dans les fept pnn-.
Edit du mOlS de Mal 15 77,
G' . ,
fu
. p . ' es du Royamne. Ces nouveaux enerawx
clpales ronnc
CM'
. . fi bordonnés à la Chamb.re ou our des onnOles..
rent toUJOUlS u
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. r. c·r.· d
1
Louis XIV. infrrui! du grand tl'aVal' ql~l le Ia110~t . ans ~s
. d Royaume ii.IPprima par Edlt du mOlS de JUH!
M
, onnOles u
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Offices
de
Generaux-PrOV1l1ClaUX
LIll
lalres.,
\.&gt;1,.
l 69 6 1es lC
.
,
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dl
'
les re mplaça par vingt-hmt crees lOUS la meme enommatlon,
&amp; [U!: le même pied à cela près, que; voulant leur donner
plus d'autorité , il leu; acc,orda, la /o"~veraJneté d3!11.s les J ug~'"
menrs concernant le billonage, l altera.twn âes monl2oœs &amp; la fa . J;
brication de faujJe mon~o ie, à l~ c~arge d'appelle~ fepr Otl
huit Officiers ou Gradues pour juger avec en. ' MalS le Juge
ordinaire peut prévenir dans les crimes de fabrication &amp; ex...
pOlltion de faufFe llilon.noie, fauf l'appel à la Grand'Clilambre
du Parlement; le Prévô.t peut également en connoÎtre ( l 5 Fé~
vrier 173 l , art.. 5.) Il n'y a doi1c dans le Royaume qu'une
COtIr des· MonfloÎes, &amp; vingt-hui.t Géné.ralhtés 9lÙ y reifor-.1
tiifem.)
La Juri(diétion du Tribunal des Monnoies s'éte'md [ur la f.1...;
brication &amp; le change des monnoies.
Tout ce qui concerne l'art de l'orfévrerie efr encore de fa
compétence, le titre de l'or &amp; de l'a.rgem , la police des Communautés des Orfevres, la réception des Maîtres ., leurs regifires
courants, l'admiffion au ferment des nouveallX Jurés-Gardes;
les emprunts du Corps, &amp;c.
.
Dans tous les procès ... civils ou criminels, autres que ceux
concernant
des mOJl1110ies la fabrica.
. Je biHonœge, l'altéraÜC3Hl
.
tIOn
expoll,r:ion d~ fattife monnaie-, 0n appelle des Jugements
du TrIbunal a la Cour des M011110ies.
La Généralité en: compo[ée d't:l11 GénéraI~ProvinciaI, de deux
Juges-'?ard;s , d'un COfit:l:'ôleur-coHtr@-gard'e, d'un Procurem'
du ROl, d un Greffier &amp; d'un Huiilier.
l '

&amp;:

•

M'

SUR J.E RÉGLEMENT DE LA COUR;

L

A

,

(

J U G E D' E G LIS E.
A J uri[di.él:ion ,~ccléiiafiique efi gracieufe ou contentieufe:
D U

.
notre objet n etant pas de parler de la premiere nous
ob[erverons hlccinétement [ur la [econde; qu' en Provel~ce les
Evêques peuvent l'exercer par eux-mêmes ou la [ 'üre exercer
par leurs Officiaux; ' ils doivent à cet effet nommer un Official, un Vice-Official ou Vice-Gérer:t, un Promoteur, un VicePromoteur " un Greffier, un Appanteur ou Sergent' &amp; 'clans le
cas ON l'Evêque a des Paroiffes iituées dans le reff{)r~ d'un autre
- Parlement que celui où le Siége efr établi, ou dans une domination étrangere, il doit y établir un Official forain.
Le Juge d'Egli[e connoÎt de toute matiere &amp; aébon purement per[onnelle des Eccléiiafriques non exercant états ou néO'oc'iations? &amp; dans le[queHes FEcéléiiaftique e.fi tdéfe~deur ( l ')
arr. 4 ), des honoraIres entre per[onnes ecclefi,~lhques ( 16 9'),
art, 2-7 ); des caufes des Sacrements, Vœux, Offices diyins
di[cipline eccléiiaitique &amp; autres purement tpirituelles, [auE
l'app~l comme d'~bus ( ~rt. ~4 ), &amp; par conféquent des oppoiitlOns aux manages, tondees fur moyens qui- attaquent le
Sacrement, &amp; quoad fœdus~
Les Juges d'Eglife procéda.a{; tant au civil qu'au criminel, [ont
tenus d'obferver les Ordonnances ,. Edj.ts &amp; Déc1arations du Ro' yaume ( 1589, Blo.i s, arç.208; 1
tit•. l , at t. l ), autrement ils procedeut abl!lGvement; leurs Jugements provi[oires s'exécutent 11onobfiant appel, en dQ1111ant caution, jnfqu'à la [omme
de 25 liv., ]or[que la [omme e!l: fondée fur contrat, obligation
ou cédule reCOIU1ue. ( Blois, art. 62. )
.Ils pèuvent en jugeant prendre des Affeil'eurs, mais les ACfeffeurs n'ont point voix délibérative.
ER ma-tiere criminelle, 'l e Juge d'EgLife in!l:ruit &amp; juge feu!
le dél·i t commun; mais s'il s'agit d'un délit privilégié, c'efi-adire d'un délit qui luérite une peiRe que le Juge d'Eglife ne
peut pa~ prononcer, le Lieutenant - Cl'iminel du reffort du
lieu du délit doit te tranfporter avec [on Greffier dans le
Siege de la Jurifdiétion Eccléiia!l:ique; quand même ce {eroit hors de f011 reffort ( Juillet 1684 ); s'il ne s'y
t-I.:anfport(} pas dans la huüaÎ-l:t€ du jour qu'il efl: averti pax;
"
H2

39 ,

,
•

6?7,

�- - ---------'''--'-----'''----•

~

SUR LE RÉGLÈMENT f)E LA COUR;

.

COMMBNTAIRB

. l'Offi ' 1 1
è
I l 'nRruit &amp; J'ugé par
te 1.iet:ltenant':
Cla
e proc s en 1
fi
'
('l
'd ) L e Juge
. . l' d
JJ'.
ù l'Officialité eft ltuee lOl.
,
( F'
'
.
C nmme u renort 0
1 ).
d'E life a la arole dans ces procedures
evn~r 17 l , ' malS
g,
PC' 'el peut l'interpeller de fall"e des mterroflm111
'l '
"h
G C
1e L IeutenantI:.'
lui-même à fon refu5 ( lOld. ), caque rel'ga.ts &amp; Ies raIre
' l 'd
F"
6 8 ). l'Offi
fier écrit dans un cahier [épar~ ,( lOl. evner ~ ,7
, , , l ' ÇT le premier pour le dellt commun, &amp; le LIeutenant 1ug e
Cla Juoe
,.
. " " (J'Il
68 )
UI et l 4·
.
enfuite pour le deItt pnvllegl e.
En matiere civile le Juge d'Eglife peut feul connoÎtre des
matieres qui lui fan: ~ttribuées; n;ais, en matiere criminelle,
le Juge Laïque peut ll1former, decreter &amp; proc~der cont~e
l'Eccléfiafrique, ju[qu'à ce qu'il demande [o~ renVOI. Par A,rr~t
du 20 Mai 17 6 9, prononcé par M. le Prefidenr de COrIolIs
diEfpinou[e, la Cour confirma la procédure prife par le Ju~e
d'Albertas fur la pla.inte de Martin; contre Mre. Reveft, VIcaire du même lieu, commua le décret d'ajournement en dé-.
cret d'aŒgné, évoqua &amp; condamna Mre. Reveft à. une amende
&amp; amc dépens, ( Voyez Cochin, tom. '2., pag. 468. ) Le renvoi
peut être demandé par l'Ecc1éfiafrique, jufqu'à ce que les opi-.
uions foient ouvertes.
Il efi certain que l'Official eft fi.lfpeét dans la caure de l'Evê-.
que. L'Evéque &amp; l'Official, dit Hericourt dans [es Loix Eccléfiafriques, part.
chap. 2, n. 29, étant cenfè n'éd't qu'un [eul
Juge, l'Official ne peut connoître des affaires de [on Evêque; &amp;
en, cas qu'on interzte contre lui quelque ac7ion qui [oit de la competence des Juges Eccléficifliques, il faut s'adreffir au Métropo-.
~itain pour la faire juger.
~'app,el du !ugern~n~ rendu par l'Official diocé[ain eft porté
à 1OfficIal MetropolItam de J'Archevêque dont l'Evêque eft
fu~ragant ; l'Archevêque nomme deux Officiaux , l'un diocé[ain &lt;,'
qUI, comme ceux des Evêques coanoÎt de toutes les qu[e s
mues dans le diocefe ou entr~ Eccléfiaftiques du dioce[e •
l'autre Métropolitain, qui connoît de l'appel des JuO'ement~
rendus, tant par l'Official diocéfain, que par le~ Offic~ux des
E vêques [uffraganrs.
.
Cel~i ,qui veut appeller du Jugement rendu par l'Official Métropohtal11
s'adrelr.
' pomme troIs
, Comml1TaJres
"
,
'.
, me au p
ape, qUI
Apoitollques, Ils ne peuvent être choifis hors du Royaume ~
l

1

l,

6l

·~a Bulle annexée aux formes ordinaires, l'appel1ant releve fon

appel pardevant celui des trois Commiffaires qu'il choifit' &amp;
s'il y a appel du Jugement rendu par ce dernier, on s'ad:effe
au Pape, qui nomme trois autres Commiffaires; car on peut
appeller des Jugements rendus par les Juges d'Eglife , jufqu'à
ce qu'il y ait trois Jugements conformes.
DEL' l N T END A N T .

ES

Intendants connoiffent dans leur département de la
reHitution des droits de contrôle &amp; centieme denîèr induelJlent perçus ( 1'5 Juillet 1710 ); des droits royaux qui [ont
en régie, des contraventions à quelques fe-rmes du Roi, [uivant plufieurs Arrêts du Confeil qui leur en attribuent la J uri[diétion. On leur préfente alors Requête, tendante ' en paiement de l'amende, en confifcation des chofes. faifies en contravention, ou en refiitution des droits.
.
L'Intendant met au bas de cette Requête un décret de
[oit montré
partie; la partie répond par Requête, &amp; l'Intendant juge, lorfque la demande &amp; les exceptions font fuffifamment établies &amp; di[cutées dans les Requêtes refpeébvement
données &amp; fignifiées. Si la partie à qui on a lignifié la Requête
ne répond pas, le demandeur recharge fa Requête, &amp; l'Inten~
dant j).lge, fouvent même il ordonne un [oit d'abondant mOTltré;
il faut alors figQ.iher, recharger de nouveau: il n'y a dans cette
Juri[diétion ni préfentation à mettre, ni autre procédure à tenir;
l'Ordonnance définitive efi lignifiée à partie, &amp; exécutée; l'appel
ne peut en être porté qu'au Confeil, &amp; n'a pas un effet [ufpenfif.
L'Intendant doit autori[er toutes les dépen[es que [ont
obligées de faire les Communautés; à cet effet on lui préfente Requête pour en obtenir la permiffion; il efi chargé
de faire exécuter les verbaux de vifite des Evêques, concernan.ts la confrruéHon des maifons curiales ( 169'5, art. 2'2. );
il ordonne à cet effet, fur la Requête qu'on lui pré[ente , qu'il
fera dreffé un devis par l'Architeéte qu'il nomme; le devis ·
dreffé &amp; approuvé, il ordonne que la Communauté expo[era
l'ouvrage aux encheres, &amp; en fera la délivral~ce à celui qui

L

a:

,

•

1

�COMMENTAIRE

SUR LE RÉGLEMENT DE LA

fera la condition meilleure; mais les conteftarions qui {urvieJ~7'
nent après la délivrance entre les Entrepreneurs &amp; l'es Communautés, font portées aux Juges ~rdinaires, l'aétion efi alors'
purement perfonnelle.
Si une Communauté eH: obligée de plaider, elle doit délibérer de faire coniillter' au moins deux Avocats, elle atta-·
che la Coniilltation à lme Requére qu'elle préfente à M. l'Inrendant, pour avoir la permiŒon de plaider. M. l'Intend~nt
ordoillle que la Requête &amp; la ConiiIltation fet'Ont montrees'
aux Procureurs du Pays; &amp; leu!" avis rapporté ,. il -permet ou
refu[e; s'il permet, la Communauté ne peut députer pour
pourfi.IÏvre le procès [ans nouvelle permiffion.
'

DES P R U D' HOM MES.
ES Prud'hommes ont plÙfieurs privileg,es établ~ &amp; (;011-'·
. . fumés par plufieurs Edits &amp; . Déclarations C Novembre
11302" 2,8 Oétobte I 6 I 3, Septembre I647, art. l'5, Décembre I 6 S6 ),; ils jUgent fouverainement lb alfa ires civiles-entre Pêcheurs, pour fait de .leur pêche &amp; ) engins ( 27 Juillet
l '5 '57); ils jugent fommairement fans écritures &amp; fans Avocats
ni Procureurs ( Novembre 1'602, ,),; les Pêcbeurs qui r.efufent:
d'ob~ir à leurs ,décifions, font punis de 100 liv~ d'amende "
1111 tIers all ROI, un tiers à l'Hôpi,tal, un tiers à la Comm~1I1,allté, des Pêcheurs .( ibid ); le Viguier efi chargé de.,
faIre executer leurs Jugements ( ibid. &amp; Novembre 156 4" )

L

,n.l!

E DIe T
ROI FR A Néo'! S P R HM 1 ER
fin'fa Jurifllzc7wn des Ba.illifs, Sén![chaux JUCTes Préfid'
,~
Prevoas Ch zfllla '
~"
~ .b
:l' taux"
. 'J&lt;,
.a e ms, v autl es Juges ordznmres fiait cl C "'_
mzeu en l'an l '53'6.
,
', ,
.re ,

F

RANÇOIS, p,ar la graçe, de Dieu., Roi de France' A'
toms ceux qm ces
' r.
T
• Il.
.
pre.llentes
-'-Jettres
v.:erront
S
C omme al!! moyen d'!!l différend lÛ "
- . , , !,L UT~
entre les Ba '1rE S' r. L
q ~l1S aucun temps a ete meu
IlS, enelCl'laU~, &amp; 'é!'utres J
p . ' r. .
noihe RQyaume ; &amp; les Pr ' v ft CL
,~ges . rel ldlaux de,
e 0.
J.liI..ftel1al'lls &amp; autres Juges.

s.,

o

•

COUR.:

63

hférie?r~, .'pour" raifon de l' exer~ice de leurs Efiats, Offices
&amp; Junfdlébon d Icelles, Nos fubJcts ayent efié vexez &amp; tra_
va!llez , mis en frais &amp; mifes, ~~ur~ droié'rs, aél:ions &amp; pour-

. fUlte~ retardez à nofire :egret, prejudIce &amp; dommage, pour faire
ce1Ter laquelle C011JtetltlOn, perte &amp; inconvénient:s procédant d'icelle, &amp; obvier amx di.fférends &amp; cOl1tentiol1squi ypourroient naifl:re
pour l'adveLlir; SçAVOIR FAISONS, qu'après avoir eu l'advis &amp;
délibération de nos amez &amp; féaux Confeillers ' les gens tenans
110ftre Cour de Padement à Paris, &amp; notre Procureur-Géné_
ral., &amp; A~~c~t en icelle, &amp; q11e ~e tout avons fait amplement
VOIr &amp; dehberer, . avec, ~ucuns Pnnces de nofire Sang, &amp; gen~
de noare Confeil PrIV@, AVO,NS de notre certaine fcience
pJeirie puiŒ1.HCe &amp; autorité Royale, fiatué &amp; ordonné par Editl
perpétuel &amp; irrévoca~le, Hatuol1S &amp; ordonnons par ces préfemes ce qui Cuit:
ART. 1. Fremierernent, ordonnons que nofdiq; Bail1ifs, Sénefchallx, &amp; autres nos Juges refforriffans à nos Cours de Parlement fans moyen, aurotilt la Cour, J urifdiétion &amp; connoiffance de toutes &amp; chacunes les caufes de notre Domaine, eftfuelles nofire Procureur &amp; fes Subfiituts feront parties principales, ChaChll&gt;l en fon Bailliage &amp; Sénefchauifée, fans que
nos Pré.vofis, Chafiellains &amp; a,utres Juges inférieurs s'en puiffent elltremettre: la JLLri.fdiébon toutesfois de la Chambre du
Tréfor à Paris demetIratat en. fon entier.
l 1. Bailleront nofdits Baillifs '&amp; Sénefchaux, Advocat, Pro·curemr &amp; Receveur, les f@rmes de notre Domaine, tant de
leurs Sieges, que Prévoitez, &amp; \autres Jufrices reffortiffantes
en iceux, &amp; feront les pleiges &amp; cautions reçues par nos Re-:
ceveurs CLI leurs Commis ès lieux &amp; marriere accouftumées, &amp;
ne s'entremettront nofdits Prévofis &amp; Juges inférieurs du faîét
'
'de nofdîtes fermes.
l 1!:1. COl1lloiihont nofdit~ Juges Préfidiaux, &amp; non autres;
des procez &amp; diHërends meus.&amp; à lJi1ouvoir pouJ; raifon du ban
&amp; arriere-ban, ghland par nous fera mandé &amp; ordonné.
IV. AUrOlrlt auŒ nofdits Baillifs, Sénefchaux, &amp; ' autres nos
Juges Préfidiaux, la c.onnoi'irance de la vérifica·tion des hom...
mages des vaffaux tenans de nous, &amp; des lettres de fouffranœ
&amp; confortemain, qui font prifes par 110S valfaux pour raifon -

•

,

�•

•

COMMENiAIRE
.
'
~
,.
&amp; de la réceptIon des foy

.

64
des fiefs tenus &amp; mo~vans d Ice:v' , les cas échéans: &amp; de ce
&amp; hommage par mam fouverame l
ues pour raifon des
que delfus &amp; autres différends q~~sc~~vofis &amp; Juges . inféfiefs nobles, &amp; hommages., nofdI
Mais appartlendra
'
d
olifance aucune.
.
rieurs ne pren ront conn
fi f
obIes en premiere
la totale conno~Jrance, d~s terres ~one s e~{onnelle, hypothé• f1
ce à nofdl&lt; ts Preûdlaux en aB: . p , l"
foit entre
1l1nan
.
&amp; d ' ndante de rea Ite,
taire, &amp; . réelle, .flllxte
epe [dites terres &amp; fiefs nobles.
nobles, ou :o.tuners .~uer71~ns J~ges reJfortiJfans en notredi te
. V. ConnoIfhont aUlll no ItS}
r.
&amp; ma:tietes civiles ,.
r.
.
de toutes es caUHes
Cour lans -moyen,
.
d
bles vivant noblement, tant
per{onnelles &amp; po[feJf~l;fcs da~t ~~ù lefdits nobles feront paren demandant, qu en e en
.' ' refl: &amp; {ans fi'aude. Et des
.
. 'nts comme ayans mte
ttes ou ~01. '
1 fdits nobles reFOnt défendus, pourcaufes cnmmelles efquelles ~.l' p' Hs ChafieHains, &amp; au...
-{uivis &amp; accurez [ans que nOlults reyo ' _ .
J
. 1férieurs en prennent la connodIance.
~ret l u~~ l~tion de tutelle &amp; curatelle, .bail &amp; gouvernement,.
confeàion d"inventaire des biens des m~neurs &amp; &amp;~rfon;eJI ~o­
bles vivant noblement, fera &amp; appartt~ndra au les aIs,
S ' fi h x &amp; autres nos Juges reffortIJfans fans moyen en
e~~. c_auC ours.
' . Et au regard de la dation
nOlUltes
.
,. de tuteHe
. d &amp; curatelle bail &amp; gouvernement, confeéhon d 1l'lVen.raire es p~rrwnnes ' rotun~res,
,
&amp; non
" nobles , fera &amp; appartIendra aufchts.
Prévofis &amp; Juges inférieurs.
.
.
VI!. Item, la matiere de partage de fucceffion u~l1ver{elI.e
entre perFonnes no~~es, &amp; entre n?n n,?bles &amp;. roturIers ~ [Olt
que les bIens .&amp; hentag~s ou . p~rt1e ~ IceUX fOIent . rotun~rs -,
fera &amp; appartlenàra au{dlts Batlltfs, Senefchaux, &amp; autres n~s
Juges Préfidiaux &amp; entre roturiers &amp; non nobles, .~lefd1:ts
P révofrs &amp; autres Juges inférieurs en auro1r1t la cOflnOlllance',
poré qu'il y eufr , qucun fief ~lOble totifé &amp; pa~ti avec bie~s:
&amp; héritages non nobles, de ladite fùcceŒon ufllverfelle: maIS s'il y avoit biens &amp; héritages affis &amp; ûruez en diverfes Prévofl:és &amp; Jurifdi ébons, le BaiHif, Sénefchal, ou autre Jage
,Préûdial; où elles refl"ortiffent, aur'a l'a cOl1noi.!fance defdits partages, &amp; non aucun slefdits Pré;cofl:s.
VIII. Et quant aux matieres réelles pour raifon d'héritages

,

,

~,

SUR

LE RÉGLEMENT

DE

LA

COUR.

6)

roturiers &amp; non nobles, nofdits Baillifs &amp; autres Juges P réfidiaux n'en ' prendront cOllnoiJfance en premiere in:ftance ; mais
appartiendra à no{dits Prévofl:s &amp; au.tres Juges fubalternes , fo it
ql;le les parçies contendantes foient nobles ou roturieres.
. . IX. Auront ' connoiJfance nofdits Baillifs &amp; Sénefchaux des
caufes &amp; matieres 'des Eglifes de no.u-e fondation, aufquelles
ont efl:é oétroyées 110S lettres en forme de garde-gardienne ,
&amp; non autrement : mais fera &amp; appartiendra la connoiJfance
.des ~natieres des ~~lifes? non ayans lef~ites lettres de gardegardIenne, en premlere 1l1H~llce aux Prevofl:s , &amp; autres nos
Juges inféri~urs: &amp; à .11?fdits Baillifs &amp; Sénefchaux par ' appe.l
feulement.
.
. X. Premiérement connoiftront no{dits Baillifs, Sénefclpux,&amp; autres Jl1g~s Préfidiaux, des crim~s d~ leze Majefl:é, fauffe
monnoie, aH'emblées illicites, efinotions populaires &amp; porc
d'armes, infraétion de fauve-garde, &amp; autres cas royaux, &amp;
non le{dits Prévo!l:s.
.
XI. Connoifl:ront nofdits Juges r~ffortiffans en nofdites Cours
fans moyeIi, &amp; non lefdits Prévofl:s &amp; autres Jug~s inférieurs,
de la vérification des lettr~s de rémiffion, abolition, pardon ,
rappel de ban, tant des cas .de{quels nordits Prévofis auront
eu coqnoiffance, qIJ'autres , dont mention fera faite efdites
lettres, &amp; feront les procédures faites par le{dits Prévof1:s ap,.
portées ès Greffes defdits Bailliages &amp; Séne{chal\Jfées. .
XII. Auront aiUŒ l1Q{dits Bailfifs &amp; Sénefchau;x la connoif-.
fance &amp; vérification de toutes lettres de Chartres" Ediéts, foires
&amp; rnarchés, affranchifièrnens, refpits à un ou cinq ans, &amp; no1).
lefdits · Prévofl:s.
XIII. Et' à çe que les bénéfice.s ne demeurent longuement
litigieux pour les maux, ruines &amp; ,i ncommoditez qui en pro...,
viennent, ordonnons que nofdits Bai}lifs , Sénefchaux, &amp; autres
110S Juges reffortiffans à nofdites Cours fans moy e l1, en aientla çonnoi{fance totale en premiere infiance, f;x. non lefdi~s
Prévofis.
.
XIV. Ordonnons auffi que nofdies Juges Préiidiaux connoiife llt'
des exécutions qui feront intentées &amp; conduites en vertu des.
fubmiiIi~H1s faîtes préci{ément en la Jurifdiél:~Qn &amp; éleétion (eu1;e

.

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les demandeurs &amp; compl'aig'nans intenter 1 . '
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eur 111'n
ter dKt e~ matIere pone Olre de ,nouvelleté pardevant l'un defdits
Juges ' ~1ll~ 9ue boèn leur fempbl~ra , foit des cnofes {huées en
I;ur p re~oulle, 0fcu s autre.s :evofl:ez &amp; Jurifdiétions reifortifJans en Ice e" ors &amp; excepte contre les Nobles qui ont leurs
caufes poifeifOlres pardevant nofdits BaiUifs SéneFcha
&amp;
ffi ffi '
"
l(
ux ,
,' fi
l muance po e Olre pour raifon de Fief noble laquell F
,n
F.J'
CP'
, e lera
tral~;[ee
e~llites
ours
refidiales'
,
tant
entre
Nobles
,
.
.
, q ~ro~
ners, &amp; Hon devant le~dlts Prévofl:s, comme: dit efl:.,
, .XX. De ~o~tes autre,s, caufes civiles, perfonnelles, n~elles"
mIxtes, ~e cnmes &amp; dehét~, dont ci-deifus n'efr fait mention"
la ~onnolifance en appartIendra en premiere initance allfdits
Prevo1ts &amp; Chafrellams, &amp; non à nofdits Baillifs &amp; Sénef-,
,ch,aux, lefqu~ls a:u~ont le !teffort &amp; la çonnoiifançe d'appel,
[Ol,t ql!le h~fdIts Prevofl:s alen.t eu ·la .çonnoiffanc;e de leur ordi-,
nau'e , ou pa! nos lettres de relief, l'e[cifio~, ou ' autres obte __
nu~s en nofdlteS Cha~1.cel1eries ,attribu~ives de Jurifdiéhon, exci-,
tatIves J ou autrement en quelque mal11ere que ce foit fors &amp;
excepte les appellations , qui font interjettées des Prlvofl:s &amp;
Coilfervateurs d~s Privileges des U niver~tez de nofl:re_Royaume "
lefquelles refTortiront fans moyen à nofdI.tes Çours de Parlement
comme' auBi feront de nofdits Prévofrs, Chafrellains &amp;- autre;
nos Juges ex.écuteurs des Arrêts de nofdites Cours de Parle ....
ment.
/
"
XXI. Et o,ù lefdits Chafrel~a,ins &amp; Pr.évofl:s eRoient négli-.
gens de proceder contre les dell11,quans, Ils en feront punis &amp;
mulétez par ~os Baillifs &amp;. Sénefchaux, aufqueLs nous enjoi~
gnons ainfi faire.
. XXII. Et quant' ès matieres criminelles dont procez auroient
efré faits extraordinairement, les appellans des Sentences de
tortures, 'banniifement, amende - honorable, 'dernier fllpplice ,
ou autJ;e peine affiiétive de corps données par lefdits Prévofl:s "
ou autres J~ges ~l:f~rieurs el~ nos Cours de Parlemens, obmis,
l~ moy.el~ des Ballhfs &amp; ,Senefchaux) feront menez ès ConClerger~es ,de nofdites Cours, efquelles l~fdites canfes d'appel
feront Jugees: mais s'ils appellent ll'mplement, la connoiifance '
en appartiendra à nofdits Baillifs, Sénefchaux, ou à leurs Lieutenans.. Et auffi des appellations des Sentençes non adjllg;e~s
SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

: .
S ' r I ' &amp; oÙ la ftlbmiffion feroit
de llordits BalllIfs &amp;C enelC laux
'
J urll'F.J'
n'
u lCL!.Q11S,
à .lufieurs de nos
indif1:ërente ~ to~t~S ~urs.? oU p urfllivre l'exécution parde- '
fera au choIX Jdudlt creanc~er del~~te oblation &amp; fllbmiffion, ' ,
va nt l'un des uges llom~esfl: en Cl fi: Il ai'p.s &amp; autres J LIges. '
Baillifs, Sénefchaux, Plfc'e'~o àS ' F~~ eB llifs Sénefchaux ou
XV. Défendons toute OIS nOlllltS ,al, , '
'
' fid' , ux de bailler deblts ou fauve-gardes
' "
d
autres nos Juges P re 1 la ,
en: termes O'énéraux, ni en vertu des debms &amp;. fauve - gar es
obtenues eri nos Chkncelleries " prendre conn~lffance en ,pres
miere infl:ance, s'il n'y a fubmiffion, c?mm~ dIt efl:" m:l ~n
,appartiendra la connoiffance en premlere 1l1f1:ance a . no[d~ts
Prévofts &amp; autres noS Juges inférie~rs: pardeva~lt lefq,ue1s nofdlts
,Juges Préfidiallx feront ~enlls de faIre le r~~1Vol defdlt~s cauFes,'
&amp; autres dont la conn01ffance leur appartient, fans fur ,ce te111f
les parties en procez, appointer en droiét, ni , f~ire procez ~ar
efcrit.
"
',
XVI. ,Ne prendront 'au~ connoiifaI1:ce nof~its Bail~ifs, &amp; Sénefchaux foit fur la provlfion, &amp; malll ganue au pnnclpal, au
moyen, d~ la reconnoiifance ou ~érification de ,rein ~a~uel, qui
peut être requife pardevant eux, comme preparatif a autres ,
infl:ances : mais ladite connoiffance ou vérification faite, renvoyer les parties &amp; différends devant nos Juges, ou de ceuX de
nos vaifaux aufquels la connoiifance appartient en premiere
infl:ance.
'
XVII, Pourront les partiès qui auroflt obtenu commiffion de
hOUS , par lettres expédiées en nos Chancelleries de nos Cours
de Parlement, Requêres du Palais, Prévofré de Paris, &amp; autres
adreffans à nos plus prochains Juges, préfenter 1efdites cominiŒd'11S à nofdits 'Bail1i~, Sénefchaux, Prévofrs &amp; autres nos
Juges à leur choix &amp; efleétion.
~VIIl, Connoifl:ront auffi nofdits Baillifs, Sénefchaux;
!re:ofi,s &amp; autre,s Juges, des matieres de refcifion, nullité,
refhtutlon en. entIer, &amp; de toutes lettres obtenues en nos Chan~elleries , felon l'adreffe qui leur en ferà faite, &amp; lacol{noiffance commifepar e·lle.
'
, ". XIX' E~ qu~nt ès matieres poifeffoires de nouvelleté, y . aura
heu &amp; prevention entre nofdits B~illifs, Sénefcnaux &amp; Prévofis"
,

1

,

l ~

,
•
•
,

.

•

�\

~

•

C6MMEN~AIRE

les peines hlfdites, &amp; qui peuvent eil:re jugées [ans amener .lès
prifonn.i ers, pofé qu'ils appellaffent form,e llement en no[dltes
Cours de Parlement.
,
.
. '.
XXIII. Et' fi en jugeant les caufes d'appel par .nofdlt,~ Bailh~s
&amp; Sénefchaux (foit en civil ou criminel) eil: dIC, qu Il aurmt
eHé mal , appbillté &amp; ordonné par nofdits Pré~oil:s., &amp; autres
Juges Îl1férieurs, no[dits, Juges Préfidiaux en retlen;iront J~ ,
connoiffance, [ans en faIre renvoy pàrdevant le Prevoil: qUI
aura donüé la Sentence, ni autres ,Juges inférieurs.
.
XXIV. Et où lefdits Baillifs, Sénefchaux ou leurs LJeute;nans en jugeant lefdites caufes d'appel ,. &amp; retenant]~ connoi{fàl1ce du principal , aUl'oi~l1t erré en faJét &amp; en dWJB:, feront
mulétez &amp; punis par ilOS Cours de Parlement, ainfi qll'~lles verront eftre à E'lire, Felon l'exigeance d~s cas.
\
XXV. Quant au faiét de la police, voulons , &amp; entendons qtle
nordits , Prévofls y vacquent &amp; entendent, &amp; en ayent la premiere conl1oiffance, fans que nos Baillifs , Sénefchaux, &amp; autre's.
JuO'es
Préfidiaux s'en entremetteq.t, fi ce n'eil: par l'appel chacun
b
en foil Reffort; &amp; auront nofdits Prévofis la réception des ferments des Maîtres des mefiiers jurez, &amp; la connoiffance de
tous les différends qui procéderont , à caufe defdits mefiiers en
premiere Înftance. '
XXVI. Et ôù il efcherra faire affemblée générale pour p0ur~
voir au faiét de la police . de nos villes, efquelles y a Siege de
Baillif, Sénefchal, ou' autre Juge Préfidial, voulons &amp; ordollnons que nofdits Juges Préfidiaux ou Jeur:s Lieutenans préfi.dent., &amp; c,oncluent efdites affemblées ,efquelles y feront auffi
no{dItS PrevoHs, ,&amp; autres nos Officiers.
~II. Ord~nnons auiIi qu'ès eDeétions qui feront faiwr 'de
Mal:-es, Efchevll1s, Conf~ls &amp; autres ayans adminifiratioli des
affaIres com~uns ', 110fdit~ Baillifs, Sénefcl1aux, &amp; autres nos
Juges reffortlflàns en nofdltes Cours faIts moyen, prélident &amp;
~o~~lu~nt ,refpeétivement, reçoivent le ferment, &amp; procedent
~ l Il1fhtlltIOn felon, les Statuts &amp; Ordonnances des villes &amp;
1Je~x'p'ar n~~s concedez, approu~ez &amp; confirmez: &amp; par nofdits
BaI1lIfs, Senefchal:lx, ou leurs LIeuterians feront examinez &amp;
dos les comptes des deniers' commu"s &amp;', i l .
&amp;
'
l'Œ
.... ,
Ol:[rOJS ,
auront:
a ,~onl1~1 ance des procez &amp; différends ql!rj feront meus pour
rallon d'Iceux.

SUR LE RÉGLEMENT DE LA CO UR.

" XXVI1r.

\

69

Seront tenus lefdits Prévo:fl:s &amp; autres Juges inférieurs, d'eux trouver &amp; comparoir ès affifes générales qui feront
"teliues par nofdits Baillifs, Sénefchaux' &amp; autres Juges Préfi.d"iaux, pour entendre la leéture dé nos Ordonnances qui fera
fa.ite efdites aflifes, &amp; refpondre fi. me:fl:ier efi, &amp; la matiere
y efl: difpofée, de leurs Sentences &amp; jug~mei1s, defquels y
aura appel reffortiffant efdites affifes.,
XXIX. Et pour le foulagement de nos [ubjets, &amp; à ce qu'il~
puiffent avoir plus prompte &amp; briefve expédition, voulons &amp;
ordonnons que durant lefdites affifes, nofdits Juges Préfidiaux
~)Uiffent vifiter &amp;j~ger e:1 premiere infrance les procez penoa-ns parilevant lefdlts Prevofis &amp; autres Juges fubalternes, qui
feront en dro'Îét, &amp; efiat de juger.
XXX. Voulons en outre &amp; ordonnons que lefdits Prévofis,
&amp; autres ' nos Juges fubalternes, Officiers &amp; Sergens foient
Îilfiitue.z ès Sieges de nos Baillifs &amp; Sénefchaux en jugement
à jours de playdoirie 'par nofdits Baillifs &amp; Sénefchaux &amp; autres
nos Juges reffortiffans en nos Cours de Parlement , &amp; fans
moyen : &amp; nofdits Baillifs , . Sénefchaux &amp; leurs Lieutenans
~énéraux faIrent &amp; preHent le ferment en tel cas requis &amp; accoufiumé en nofiredite Cour de Parlement , . &amp; les Lieutenans
particuliers pardevant nofdits Baillifs &amp; Sénefchaux.
Et à ce que nofdites Ordonnances &amp; Ediéts foient entretenus, gardez &amp; obfervez, fans aucunement , les enfraindre , à
l' occafion des procez ja intentez, ou autrement, icetJx procez
ou procédures, e"n quelque efiat &amp; condition qu'ils foie nt ,
avons caffez&amp; annulIez, ca1fons &amp; annulions par ces pré(entes. Et impofans filence à nofire Procureur &amp; à fes Subfhtuts , Baillifs , Senefchaux" PrévoHs, &amp; à tous autres, quelque
jouiffance ou exefCÎce qu'ayent eu par ci-devant nofdits Baillifs ,
Séne[chçl.Ux, Prévofrs, &amp; autres nos Juges, laqueUe, 'ni autre.s
faits pour empêcher l'e1feét de nos préfents Ediéts &amp; Ordonnances , nofdits Juges ne pourront déduire, n'alleguer dorefnavant, &amp;. à ce ne feront · aucunement receus. SI DONNONS
EN MANDEMENT à nos amez &amp; féaux Confeillers, les gens
tenans nos Cours de Parlement, Baillifs, Sénefchaux, &amp; autres
• nos Juges, que nofdîtes Ordonnances &amp; Ediéts faffent lire, publier, ~nrégiH:rer, entretenir, garder &amp; o~ferv~~' de poina en

/

•

�-

~.

_.

--

SUR LE RÉGLE'MENT DE LA COUR.

COMMENT A IRE

70

poina .{elon {a forme &amp; teneur, nonobHant oppofitions ?U
appell;tions quelconques, pOUY le{quelles ne voulons être dIfféré : CAR tel eH notre plaifir. En te{moin de ce n~us avons
fai t mettre nofire {cel à cèfdites préfentes~ DONNE ~ C~e­
mi eu 'le dix-neufvie{me jour de Juin, l'an de gJ!ac~ nul CI~q
cens trente-iix , &amp; de notre Regne le vingt-deuxletm eL S~g_.
7latum fopra plicam. Par le Roi en {on Grand Confetl,
,

BAYARD.

DÉC L A RAT ION DUR 0 J,
Donné cl Compie.gne le 24 Février , 1537.
.

F

•

,

RAN ç 0 l S, par la grace de Dieu, Roi de France;
~

nos amez &amp; féaux Confeillers, les Gens tenans nofbre Cour de Parlement à Paris, faiut &amp; dileéhon. Comme poux
faire ceffer le différend, débat &amp; conrroverfe qui a efié puis
aucuns temps entre nos BaiUifs, Sénefchaux, &amp; autres nos Juges
refforriffans en norredite Cour fans moyen: &amp; les Prévofis,
ChafieUains, &amp; autres nos Jl!ges flUbalternes, fur l'exereice·
de la Juf!:ice à nous appartenant, &amp; obvier aux fra.is, mlfes
&amp; 10ngueuFs , &gt;-fqu~ls ont efié nos fubjets ,. à l'occaEo1!t de[dits
différends, &amp; involutions des procez.,. Pour le foulagemenr &amp;
tranquillité de nofdits Juges, qui auroient efié appoin.ttez à informer [ur l'exercice &amp;. jouiifance de leurs Offices, en, plu ...
fle urs &amp; diver[es infia.nces, &amp; l'exercice de nofir.e dite Jufiice
rliverfitiée, &amp; mire en· grand ' trouble &amp; con.fuiiolil: Nous.
AVONS après avoir eu, a~vis de notr~d-ite Cour ,. &amp; de nos Ad-.
vo~at &amp; Pro~ureur-General, par grande &amp; meur.e Délibé- ·
l'a~IQl1 ~e~ Pnnces de 'no11re Sang, &amp; des Gens · de nofire Con- .
fell :f1.ve, ~11~ns lez Nous, ORDONNÉ ET STATuÉ par Edi8:
pelpetue1 &amp; Irrevocable ,. que n,ofdits Baillifs Sénefchaux &amp;
autres JlIge~ préfidiaux: , &amp; nofdits Prévofts ' Ca:{l:ellains ' &amp;
aut~es nos Juges ~1).f~rieul's exerceront refpethvement ndfire
Ju!hce, [elo~ qu'Il efi: à plein con~nu en nofdites 6rdon~
!\ances '&amp;. Bd
r.
"1
.
. l s, .l.a.ns qu 1 y aIt par cy-après aucun proçe~ ,.

a

..

'différend, ni controverfe entre nofdits Juges, pour r J.ifoll de
l'exerâce de nofiredite Jurifdiétion.
.
"
Et combien qu'en ce faifant, n'ayons aucunement touché
. la Jurifdiétion qU'Ollt nos Sul1jets &amp; Vaffaux en leurs Terres
-&amp; Seigneuries, mais feulement réglé &amp; départy l'exercice de
notre J uHice accoufrumée efrre exercée par nofdits Juges préfidiaux &amp; fubalternes ,. &amp; n'y puiffent nordits Vaffaux avoir
aucun inté,r efi, ne do.rpmage, &amp; ne foient aucunement com,prins élIudit Réglement; leur demeurant leurs Jufiices &amp; l'exercice d'icelles en leur entier, entre · toutes perfonnes, &amp; de
toutes caufes &amp; matieres, comme ils ont eu par cy-devant :
&amp; ayons v:oulu par nos Ediéh &amp; Ordonnances, privilegier,
&amp; favora.blement traiéter les gens Nobles, vivant noblement,
nos juHiciables, en baillant la connoiffance &amp; Jurifdiétion de
leurs - caufes &amp; différends . à tous nos Juges Préfidiaux, comme
aucuns d'iceux auroient eu par cy-devant, &amp; icelle interdifant
àufdits Prévofis &amp; Juges fubalternes. Ce néançmoins aucuns de
1'lofdits Vaffaux ayans Jd\;ice en leurs Terres &amp; Seigneuries,
prétendans leur efire préjudicié par ladite Ordonnance, ont
donné &amp; formé oppofition à icelle , combien qu'ils n'y ayem
intéreil: aucun. Sur laquelle oppoiition pourroient nofdits Vaf- '
faux entrer en inv:olution de procès, ttaiz &amp; .mifes, à 1l0fire
.grand regret &amp; dépiaifir, fi fljr ce par nous n'y efioit pourveu
de pro~iiion à ce convenable.
POUR CE EST - IL que nous (qui voulons relever 110S
Subjets&amp; Vaffaux, ,de fraiz,' mifes ~ dépens,' tollir &amp; oiler.: . :. . _ . '.'
les doutes &amp; difficultez qU'lIs pourrOIent aVOIr) defirant les
. favorablement traiter &amp; foulager, avons dit &amp; déclaré, difons . •
déclarons par ces, pr~[entes, qu~ p~r l'ordre &amp; Réglem~rît·, · .• ,:. : • ~::'~. "',
qu'avons mis entre nofdlts Juges Pre{u:haux &amp; fubalterres, a'" _ .
'. '
vons aucunement compris en nofdites Or,donna~ces, ~ ~dl~ , •.,.'. . , . '. "-. ~
d&gt;fdits Vaffaux ayans en leurs me:es ~, Selgneu~les, J\un[d~étlOn ." .: ".,~. ". '~: '
&amp; Jufiice, mais feulement nos )UillClables qUI ont ~ fublt Ju~ , "
.,
. gement pardevant nofdits Juges., &amp; des caufes &amp; matle.r es don~ - la confoloiffance leur a de tout tems appartenu &amp; leur appartient. Et, voulons &amp; nous pla~fi ' . que touS &amp; chacuns nos
Vaffaux ayans Jufiice , l'exercent &amp; faffent exercer entre t~utes
per[onnes nobles &amp; plebées ,. &amp; de toutes caufes &amp; matleres
'.
4

_. &amp;

r:

' .

•

�,
COMMENTAIRE

SUR LE

dont la cClnl1oiifanc~ leur a appartenu &amp; appartient: &amp; tout
ainÛ qu'ils ru.lt fait .&amp; pu faire avant no{dites Ordonnances, .&amp;
Ediét , par le{guels n'avons voulu &amp; entend.u aucunemer:t preJ~­
dicier à la Juf!ice &amp; exercice d'icelle, malS au contraIr: pr~' vileo-ier &amp; favori{er no{dits ValTaux , me{mes les Nobl s VI~
van~ noblement, comme dit eft. Si vous mandons &amp; , e~
joignol1S que' notre pré{ente Déclaration , fàciez hre, e~~eg . ­
trer &amp; publier à ce q~~'aucu? ~1'en p,retende ca~fe d 19no'rançe , &amp; qu.e la dIfficulte all1fi meue · en ~Olt &amp; de.meure par cy-après entre no{dits VafTa~lx &amp; SubJets; en fcpfant garder, entretenir &amp; obferver ledIt ordre &amp; Reglement
à plein cOntenu .en 110rdits Ediéts &amp; Ordo-?na~1ces elat~'e nofd.
Juges, pour lefguels tant f~ulement ont ~fte faItes l~ofdIteS Or~
donnance &amp; Ediét : car ~unfi nOlis plaIR eftre faIt, nonobftant ladite oppofition, &amp; autres oppofitions faîtes &amp; à .f.:1Ïre.
DONNÉ à Compiegne le vÎngt-quatriefme de Février mil cinq
cens trente-fept , &amp; de notre Regn.e le vingt-trqifiefme. Sic
fignatum, par le Roi en fon Conreil, BAYARD.

EXTRAIT DES REGISTRES DU CONSEIL D'ESTAT
du . Roi, forvant dê Réglement pour les' Jurifdic7iolls des
Lieutenans en la Sénefchau.J1èe de Prov,ence, Juges Royaux
(; Officiers des Seigneurs Hauts - luJliciers dit même Pays
de Provence.
.
'
1
.

1t:~l:~ ~~ E ~oi. erl (?n Co~feil., f~i{a&gt;11t dro~t

,

l'opp~ûtionde

fur
.
d.,./i,.-uJ. ·
POlteVl11, Lle.utenant de Senefcha.l au Siege de Dragui&lt;Tnan
k
~onforts , à. l'Arreft obtenu par Je lieur de Langr~e "oEn_
lae
&amp;i.,~;'ulJe4....."',':?
.-lrag
des drolts de latte do Domaine du Roi JeI l Juillet
~Q-~u"'/T 6
&amp;
fi .
r.'
J '
,
,
Il.,
~ ~ _ 1. )7,
oppo mon rormee par . edIt de Lang-lee à l'enreJ,~.- glftrement de , l'Edit du mois d'Aouft 1662, en~emble fur
~..
toutes- les demandes,
fins, &amp; concluliot1S des partIes
&amp; in,1~~v"f-r6 "-Ul-.t·
r)
Ar'
_
,
../ '
. erv~l~ans, ~ans S an'et~r ~llIâltS ArrêRs du II Juillet 16 57
&amp; DeclaratIOn du mo~s d Aouft 1662. Quant à ce a ordonné
&amp;. ordonne , , q~e LoUIS, Blanc aura le titre &amp; la qualité de
~Jeutenan.t-General de Se~e[chal de Provence au Siege Général
.fean t à AIx, &amp; Me. Mart1l1 Felix celle de Lieutenant-Général
«

'.

J;Z7

,

".

,

'd e

•
,

RÉGLEMENT DE LA COUR;

73

'de Sénefchal aux SoumifIions dudit Pays audit Siege d'Aix'
que ledit Blanc &amp; fes fuccefTeurs audit Office de Lieutenant~
Général de Sénefchal au Siege d'Aix, feront maintenus &amp;
g:ardez au~ droits ~, pref!'éànces aux .ouver~ures du Parlement,
lIeUX publIcs &amp; ceremol1les, hlr ledIt FelIx &amp; [es hlccefTeurs
audit Office de Lieutenant-Général aux SoumifIions; &amp; encore qu'il tienne les AfIifes dans les autres Sieges particuliers , ne pourra prétendre de les tenir dans les Sieges defdites
SoumifIions; que les Procureurs, HuifIiers fervans au{dites Juri{diétions feront receus pardevanr ledit Lieutenant-Général de
Sénefchal en la forme &amp; m aniere accouftumée, poftuleront
&amp; occuperont pardeva nr ledit Lieutenant - Général des SoumifIiofls en prenant par epx le ferment pardevam lefdits Lieutenan.s des SoumiŒons, ain6 qu'ils ont fait par le pafTé, &amp;
lequel ils renouvelleront tous les ans, tant dans ledit Siege
Général qu'aux Sieges particuliers &amp; des Soumiffions de la Pro:"
vence après la St. Remy.
Et faifant droit fur les demandes &amp; conrefiations defdi ts L -J-.-'rJ e-? ~
Lieurenans-Généraux dudit Sénefcl~al, &amp; des SoumifIions, dudi.t.,4 --:fo..J k",,«.c&gt;
de Langlée , interventio.ns defdits ftlges Royaux, Greffiers dudit ""':4
;1•• -6
' r 11a1 &amp; autres, or cl·onne ' SM'
11.'
I:
'
"_h~
tI~1
.. l
SenelC
a
aJene, conrormement aux
Edits &amp; Oordonnances de l S3 S , de Cremieu, &amp; aux Ar~~~~ ...
reHs de vérification dudit Parlement, que ledit Lieutenant &lt;I.'~ _.,.Général, &amp; Lieutenans-P'articuliers des Soumiffions connoiftrom, conformément à J'Edit de 1'5)4, des Contrats, Obligations &amp; PromeiTes reconnues pardevant Notaires, tant par
.
,\"
"
expofition de clameur, . que .par Requefte , fans qu' en vert~
. .'
"d'icelles ils puiiTem décemer aucuns mandemeps , qu'ils don-:- . " •. '.: .'.' •. '
l1eront feulement tilr le refus, &amp; oppoiitions qui pourront s'en ,'- v -..; "
en{uivre, faifant Sa Majefté deffenfes aux parties &amp; Procureurs d'expofer lefdites clameurs, foit par Requefte ou au
Gre He , de moindre fomme que de douze {ols, aux Juges de
le permettre, aux' Greffiers de les expédier, &amp; aux Hu.iffiers de les exploit:er, à peine de nullité, &amp; de cent livres
d'amende.
. Q ue le Lieutenant-Général de Sénefchal, &amp; Lieutenans- 4,t.~~
ParticlÜiers ,. Juges ROya1ilX, &amp; Hauts ~ Julhciers cOllno i~ront 4'«8.4.e1J~I'c:rT
chacun dans l'étendue de leur ReiTort·;" Jurifdiébons &amp; JLllhces'~~J"';I-t:~
1

4

.....

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&amp;.-.u41..J1'_~_

.1"-:.,t...&gt; ~ tVAZi4

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--~-

COMMBNTAIRE

74

SUR LE RÉCLEMENT DE LA COU'R;

defdites Obligations, Contrats, &amp; Promeffes par aél:ions
fimples ' &amp; demandes principales.
. .
Que lefdits Lieutenants, Juges Royaux, &amp; Ha/ut~-Ju[bcIers,
pourront recevoir tous J ugemens pairez par expedlens , &amp;. ac...
quiefcemens entre les Advocats &amp; Procur~urs des partIes,
pour réO"ler &amp; terminer leurs procez &amp; dlfferends, dont la b
.
d
connoiifance leur apparnen -ra.
, . .
Pourront auŒ lefdits Lieutenans-Général &amp; PartIculIer des
SoumiŒons, recevoir pareils Jugemens par expédiens des Corps
de leur J urifdiétion.
.
Faif?nt Sa Majefté défenfes auxdits Lieutenant de Sén.é~hal"
&amp; Lieutenans Particuliers, Juges Royaux, &amp; Hauts- Juftlclers,
de décerner aucunes gage ries ni contraintes, {i ce n'eft apHiès
Sentences définitives, ni mefme de permettre, ni donner
aucune faiGe &amp; Arrefts dans le cours des procès qui fe
traiteront pardevant eux, unon en cas de banqueroute, abfence &amp; fuite du débiteur, ou enlevement de meubles; au".\.'"\\•
. ... ~.
.&gt;
quel cas lefdits Juges feront tenus d'enjoindre aux parties de
." .... \'&gt;~ " ..." :., ... . ,faire régifl:rer dans trois jours enfuivants au livre lattier , les
\.~';'.\'. ..\ "~''''.," '.. fommes pour lefquelles les faiues feront ordonnées ,- defquelles
,. , • • .. .'.
le droit de latte fera payé, autrement, &amp; à faute de ce faire
·"ot" " ••.• dans ledit
temps, &amp; icelui pairé, les créanciers requérans
, '.. -. lefdites faiûes demeureront refpo~[ables dudit droit ~e latte
en leurs propres &amp; privez-noms, &amp; fans que lefdits enrégi['"
.
treme~s puiirent attribuer aucune Jurifdiétion auxdits Juges des
·
,
h . Ie ••• ~k4.~oumtfI1ons.
! ~~~"fu:Jh,
Or~onne en outre, que lefdits Lieutenants, &amp; Juges Royaux
I
.A '.
JO
•
1
connolfiront auparavant ' qu'il y ait eu exp oution de clameur
httv-"0&gt;'ih.. _",,1.oWL
d l'
. .,
e entennement d~s .Lettres Royaux , q~li pourront avoir efié
obtenues par les d~blt~utS en la Chancellerie, lefquels fer?nt t~?US de les faIre Juger dam quatre mois après l'obtenli ,
'[lOn , d Icelles, .autrement? &amp;. à faute de ce faire, ledit temps
, 1
paire, a permIS aux creanCIers de reprendre la voie \ de la
clameur,. fans que les débiteurs fe puiifent pourvoir pardevam lefdlts Juges , ordinaires par {impIe Requefte, u ce n'eil:
aux .termes du prefent Arrefi , ni demander la cancellation
'.
defd~tes Obligations &amp; Contrats, fi ce n'dl: par forme d'ex"..... .
, ceptIOn.
~
1
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,

.

75'

, Q ue !~fdits Lieut~n~ns de Sénefchal connoifl:rontdes Lettres
de de/nus &amp; commzttlmus pour tous aétes non foumiffionl1ez
m~fme des Contrats &amp; Obligations foumiffionnées fans pou~
,VOIr proc~de~ . à aucune~ fai~es &amp; exécutions, q~'après Juger:nent defirutlf. Et lefdlts Lleutenans des Soumiffions COl1noillront, chacun en droit foi, defdites Lettres poùt raifol1
defdites Ob~igations., Contrats &amp; Promeffes reconnues pardevant lefdlts N otau"es par faiues, gage ries &amp; contraintes
avec ,défenfes ' a~fdits Huiffiers &amp; Sèrgens, fuivant &amp; con~
formement .aufdIts Arrefis de Provence, d'exploiter lefdites
Lettr~s qu'ds ne les ayent fait enrégifirer au Greffe defdites
SoumdIions avec leurs exploits, à peine de cent livres d'amend~, dès-à-préfent. adjugées au profit des Engagilles, &amp;
FermIers defdltS droIts de latte.
~ Fait Sa Majefié deffenfes ' aufdits Lieutenans de Sénefchal
&amp; Juges Royaux, d'empercher les exécutions des Sentences
&amp; Jugelnens rendus par le [dits Lieutenans' des Soumiffions
&amp; furfeo.ir ni retarder l'expoution &amp; exécution de clameur ~
faifant auffi deffenfes aufdits Lieutenans des Soumiffions d'em~
p~fc~er le cours des procédures &amp; Iugemens des Juges ord1l1alreS, &amp; que dfacun defdits Officiers connoillra defdites
oppoutions &amp; exécutions des Sentences qu'ils auront rendues,
q ui feront traitées pardevant lefdits Juges, dont elles feront
émanées. Et s'il furvient quelques entreprifes ou tranfports de
l'une en l'autre defdites Jurifdiétions par les Lieutenant-Général &amp; Particuliers, Juges Royaux, &amp; Lieutenant defdites
Soumiffions , Sa Majefl:é a permis &amp; permet aufdits Officiers
d'intimer ceux qui a).1ront fait &amp; formé lefdites entreprifes au
préjudice defdites Jurifdiétions, pour efl:re rèfpon[1bles des
dommag~s &amp; i;1térêts , &amp; de ceux des parties , mefme muléter
d'amende les Advocats , Greffiers, Huiffiers, Sergens &amp; Praticiens, qui auront contribué à former lefdites contraventions
al;! préfent Réglement; &amp; s'il ft!lrvient enfemble quelques oppout ions ou empefchemens à . l'exécution du préfent A'rreft,
Sa Majefl:é s'en efl: réfervé, &amp; à fon Confeil, la connoiffance , &amp; icelle' interdite à tous autres Juges, &amp; feront les
contrevenans , ou ' oppoiàns affignèz audit Confeil, en vertu
du préfem Arrefr, pour être pourveu fur icelles.
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K,2.

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COMMENTAIRE

u'a rès ue les parties fe feront pou~'vl!es en l\l11e. ou
q p
.Ci J .r.J· é1:.
. les voies cl-de1Ii.Is pre{cntes,
en l'autre de[dltes ltrllLlI IOns par..
u'elles auront comelles ne pourront ceffer les pOll1[mtes.q J ·r.J·n.·
.
d [dIteS UrHulCllOns, malS
meilcées, ~o~Ir Pd,affer el1fi u!~e &amp;au~~~m~er pardevant les Juges,
feront oblIgees e l es nu
..
pardevant lefquels ils fe [ont pourvus..
1· '
Cc
Lor[que les meubles QU immeubles l1t1pr,e~~mez l eron~ a~u
. du pr·emier acquéreur ou de fes hentIers, e cre, - .
pouVOIr
/ . , .
fimple
c· e - pourra demander la revocatlOn du precaIre p:1r
a~:on pardevant le Lieutenant de Sénefchal .ou Juges Roy~ux ,
ou ar clameur ou exécution pardevant le LIeutenant des oumi~oi1s. Et lor{quc les choIes imprécai:iées ~e trouv~ront dire
aliénées &amp; tranfportées entre les m~l11s d un, au~re que, du
premier acquéreur, il fera a~Œ au. ChOIX du creanCIer de revoquer le précaire en la mal1lere Cl-deffus.
.
1
Qu'en concours de failles qui peuvent eUre faItes en ex.eclltion de Clameurs, Jugemens, &amp; Sentences rendues par lefdlts
Lîeutenalls de SénefchaI des Soumiffions &amp; Juges Royaux, la
connoiffance de[d{res fc1ifies appartiendra au Juge, de l'autorité duquel la premiere f~ir:e aura efié f~ite.
.
Que routes dlfcuffions generales feront faItes par,de/vant lefdlts
Lieurenans-Général, Particulier, &amp; Lieutenant-General ~ ~ar­
ticulier des SoumiŒons, Juges Royaux &amp; Hauts-JuihClers,
chacun Celon leur compétence, &amp; dans l'étendue de leur reffort, pourveù que ce [oit fans fraude, fuivant les Stat~ltS., &amp;
qu'il n'y ait peint d'infiance pardevant les Juges ordmalres,
ou Lieutenant de Sénefchal.
Que le{dits Lieutenans de Sénefchal, Particuliets &amp; Juges
Royaux, cOllnoiitronc pareillement de la qualité &amp; information
des Laboureurs, de la décadence des maris, de la répétition
des dots des femmes contre leurs maris, pendant leur vie ,
Inefi11e du regrez par aé1:ion {imple, &amp; demande principale; &amp;
que · ]e[dits Lieutenans des SoumiŒons connoif!ront defdites
matieres, lorfque l'on au ta éommencé par clameur, lnefme de
la répétition des do ts des f~Inmes après le décez de leurs
tnaris, par clameur comme deffus.
Et ~n ce qui regarde les in!l:anf:es de bénéfice d'inventaire;
elle!i ne pourront .être .faites que pardevant ledit Lieutenant dudir
Et

SUR LE RÉGLEMENT DE L A COUR;

Sénefchal &amp; J.lges ordinaires, enfemble les ratlgemens des
ctéanciers fc1its en con[équence defdits bénéfices d'inventaire
paI-devant lefqwels les créanciers donneront leurs demandes ~
&amp; oll il Y autoit des inUances pendantes pardevant lèfdit~
Lieutenans des SoumiŒons &amp; autres, el)es y feront jugées
(mf après auxdits ·créanciers de fe faire rapger pardevam lefdit~
J~ges du, bfl:é'fice d'in~entaire .. Et lorfque les héritiers répli~
dleront 1 he~,tage. du defuné1:, Il;; ne le pourront faire que par·devant le[dlts Lleutenaas de Senefchal, &amp; Juges ordinaires
lefquels pourvoiront de Cura;.eur.à l'héritage vacant, &amp; lequel
Curateur fera ranger les creanCIers pardevam lefdlts Lieurenans &amp; Juges; ~ au cas qu'il f ait. des infrances pendantes
pardevant les LIeLltenans des SOlllmffions, les parties feront'
tenues de les pourfuivre, &amp; faiœ juger pardevant lefdits
Lieurenans, &amp; après fe Jeroi1t ranger pardevant le[dits Lieuttenans de · Sénefchal &lt;?u Juges ordinaires où fera la difcuffion.
Que tefdits. Liellten~ns des S~:)Umiffion~ feront tenus de parapher de mOlS en mOlS les reg&amp;res lattlers) e!l::U1t au Greife ..
-de !eurs Jurifdié1:i01~s, &amp; en f~ire donner c~mmL111ication p~r .,'
lefdlts Greffiers audIt de Langlee, {es FermIers &amp; Comm.is
" .
toutes fois &amp; quanres qu'ils en feront par eux requis. F ait S~
Majeil:é défenfes à tous Juges de ladite Province d'ordonner
que les m.eubles faifis e1i1 vertu d'obligations, Contrats, Sentences, Arrêts &amp; Lettres de debitis, foi ent vendus par des
Cenf:tls' Ou Courtiers, mis à l'encan public, pour être les droits
d'encan payez, aÎnfi qu'il eil: accouHumé: enjoint Sadite Ma':
jèUé aux procureurs d'exprimer aux qualitez de leurs étique ttes
les fommes qu'ils demanderont, &amp; les conteil:atÎons négatives)
{lIr le[quel1es les contrarietez interviendront p'Our la confervation &amp; perceprioh du dToit de latte, à peine de fufp enllon
de leurs charges, cent livres d'amende, de tous dépens, dommages &amp; intérêts, fuivant · l'Arrêt du 28 Avl"il mil fix cent
.dix-fept.
Et fairant droit fur les demandes &amp; conteil:ations defdits
Lieutenans de Sénefchal des S0l1111iŒons, Ju&lt;Yes Royaux Seigneurs I:Iauts~JuHiciers de ~rovence, ordon:e Sadite Majeité
&lt;I ue lefdlts Lleutenahs de Senefchal connoiil:ront chacun dans
leurs Sieges &amp; Refforts en premiere initance, des caufes de.

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COMMENTAIRE
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&amp; Monafreres de fon';
fOil Domame , des Egllles,
lapmes
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l ' &amp; des Comtes de Provence, ou ayal1s ~ttres
da lOn oya e,'
, . ' , ' &amp; d Hôpitaux &amp; dlxmes.
de gatde-'g ardienne de 1 Ul1lvedite,
e~
d"
.
c.
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bl des confeétions es 111ventaIres,
d e ladIte rovIl1ce, enlem. e ,
. ' s partages d es fiucdations de tutelles, curatelles, emanclpanon , •
fr
ceilions univerfelles ou autres, redditiol~ de, compte~l te amens reO'rez entre Nobles, &amp; an.nobhs VIvans no . ~ment,
Ecc1éflafr1ques nobles, ou aut~es ayans lettres de gal' ~;lar­
dienne Officiers'· de Sa Majefr.e , dont les Offices annoblwent,
foiteI: demandant ou en défend~nt; comme auili de~ autori{llciol1S &amp; iniinuatiol1s de don~nons, &amp; des ouvert.LI1 es de
refl:amens {olemnels faites par le{dires perfonnes ~ ~Ifcuili~ns
O'é nérales maintenues, f.1uve-gaFdes, lettres de benehce d 111~entaire, lettres de répit, refciiions ~ autre~ l~ttr~s fOyal1~? d~s.
Bénéfices &amp; complaintes en matleres benefi.Glales., rel11tegrandes, '&amp; autres caufes civiles, réelles &amp; poifeifoI~es, pour
r aifon defdits fiefs nobles, rentes &amp; redevances à Iceux apJ.
~ , . . ' '/partenans, g1.J.oiqu'entre roturiers.
.
· -Zuu"",,.
L-'I .. ' ..... -.
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d'
S'
r lla1 &amp; d es S ou•
. Et lefdirs Lieutenans-Generaux II It enelc
· . ~~.-,~/~#:~~iilions audit Siege d'Aix, connoifrront de~ .c~uç~s civiles,'
4II_.".i 1)7 J«J'" "." perfonnelles &amp; poffeffoires des perfonnes prlVJlegIees? Ecclet'~ ~.....?/~-fi~frique,s" Nob~e~, Officiers des Compagmes ~ouveral11es, du
l
'
" /-4 ~_SIege general d'AIX, Advocats &amp; Procureul's dfl Parlement, &amp;
•
. . ... VI
~.
autres perfonnes ayans droit de Co.mmitti~2US, a'1' exc1ufi1O~1. d es
~
A autres Lieutenans, ' Juges royaux, OffiCIers de la Provl11ce ,.
1 ,qJ~'!:7"7
L.&lt;.-chacul1 Felon fa compétence.
f~t-J~tS~J,J... Ordonne auili Sa Majei1:é, que les Juges Royaux connoittront
des me{mes procez &amp; di1férends concernans les biens &amp; revenus des Bénéfices, . Eghfes, C11apitres, M011atteres, Hôpitaux, qui ne {ont de fo'ndation Royale, &amp; qui nai!hol1t entre
les Eccléfiai1:iques, m.efme pourveus defdits Bénéfices, ou qui
n'ont lettres de garde-gardienne, Confuls, Villes &amp; Communautés de ladite Province, Confreries de Pénitens &amp; autres,
Capitaines &amp; Officiers, tant des Régimens d'infanterie que de
cavaler.ie, C ap itaines de Vaiifeallx, Ga1eres, Officiers de la
Marine, &amp; autres perfonnes faifans profefllon des armes, n'eftant point Nobles, &amp; des Oiiiciers des Sénefchauffées, Vigueries · &amp; Juf!:ices Royales, Advocats &amp; Procureurs poi1:ulans

·'4

,1

l'

SUR L:B RÉCLEMENT DE LA.

COUR;

79

efdirs Sieges, pour raifon des comptes defdites Communautés
Eglifes, Confreries, confeétion des inventaires, dations d~
.' . . . . '.
."
tutelles, curatelles; ém:ancipations, partages de fucceffions
univerfelles, ou autres redditions de comptes, teframens , regret' ..
•
entre roturiers, Eccléfiafriques Ï10n Nobles, &amp; Officiers dont
, .
.:.
les Offices n'ennobliffent point, foit en demandant ou deffen..
dant : comme auili des autorifations, .&amp; in[umations des donatiolJs &amp; ouvertures de teframens [olemnels faits par lefdites
. perfonnes, difcuilions générales, maintenues, fauve - gardes
.lettres de bénéfice d'inventaire, lettres de répit, refcifions,
autres lettres royaux, complaintes &amp; ttatuts de querelle &amp; réintégrande entre roturiers, &amp; 'de toutes caufes réelles &amp; poifeffoires pour raifon des biens &amp; héritages non nobles-, des rentes
&amp; redevances à iceux, foit que les parties foient n obles ou
l'otuneres.
,Comme auili les Officiers des Hauts-Jufriciers de la Province ~u~'; t:ru~
.auront C?l~l~oiifance ~es procez ~ différends 9-ui nai!hol1t e-l.11re ,1-.1-~.':;~~
les domICIliez &amp; reifeans dans 1 etendue defdlts Hauts-J ufiiciers . / - ~ .
&lt;.iudit Comté de Provence, conformément à l'Arrefi du Parle-J~ t'..--4J ô-~/r~
ment du 20 Avril 1624Que lefdits Lieutenans ne pourront prendre connoiifance
:d.efdites matieres &amp; lettres attribuées aufdits Juges Royaux,
que par appel; &amp; au càs qu'aucunes letrres leur fuifent adreffées " feront tenus lefdits Lie.utenans faire le renvoi au{dits
• 0, • • "
Juges Royaux &amp; Officiers defdits Hauts-Jufiiciers de celles dont
• •
.
la connoiifance leur appartient, fans qu'ils en [oient requis, &amp;
••
•
fans qu'ils puiifent évoquer les procez defdites Jurifdiétions, ni
,
. en retenir la cOlluoiŒ:1nce, fi ce n'efr pour juger le principal
.
defdits procez, s'ils fe trouvent difpofez à juger; ce qu'ils feront '
,
'tenus de faire à l'Audience, &amp; prononcer fur ledit appel, an
venè vel malè, &amp; fans qu'rIs puiifent les retenir, mefi11.e du
confentement des parties, fous quelque prétexte que ce puiife
efrre; &amp; en cas de .contravention, lefdits Lieut~nans pourront
ettre intimez en leurs propres &amp; privez-noms, &amp; feront re{ponLlbles .de tous le~ dommages ' &amp; intérefis defdits Juges, &amp;
defdites parties, &amp; défenfes de' connoillre 'pendant l'infl:ance
d'appel d'aucunes matieres diffé.rentes entre les parties, reque--:
~ .,

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COMMENTA IR E

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t c annexes &amp; de';
rans nouvelles conteftations, &amp; qUI. ne !Olen
~pendantes de ladite caufe d'appel.
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t,.."..,i1ï
...
·M&amp;~~
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lefdits
Lleutenans
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Ordonne a Ite a)ene qu
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.J.' 'V,uu"./L:...L
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Junfdl IOns ront rel'1-'u..D~_r~7~&amp;
uges
oya~x , ès rleux Ol!l' lefdites
, nérale dont l'exécutioN
'
• féanres, connodhoJ1t de la po lce ge
'.Ir.
d cl efs~ appartiendra ·au fd" ItS Juges: eI~a~m
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ble la conl1om ance des
es oids
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Ik--.wr
d'œllvres apprentiffages, &amp; Jurandes des m~{bers,
p, ~
J /
r
" . 'arres du prix &amp; valeur des gral11s, &amp; des
melllres,
Jall) b ,
,
d fd'
Il s
tiors des Ordonnances concernans la police e Ites VI e ,.
ma:chez &amp; foires: &amp; pour cet effet, lefdits Lieutenans .reront
obli ez de faire appeller ledit Juge Royal dans fon Audlenc.e ,
pouf faù'e lefdits Réglemens &amp;
à la
d enlltes
J:J '
n éantmolDs '
dudlt.
Lleutenant GeVl'lle S , à la ,re'ferve
.
.
.
néra1 d'Aix &amp; du Lieuten ant de Marfeille, qlll feront m ai.ntenus en la ~onnoimil1ce de ladite y~lic~, à l'e~dufiol1 d.efdIts.
:
."
Juges Royaux; &amp; dans les lie ux ou Il n y a ~Ol11t de Lleu~e.
.'
. .. ', nant dudit Senefchal , les Juges Royaux ~onn01Hr.ol1t ~e Ia?lte
".
....!
. ' Police &amp; tous lefdits hwes
Royaux,
Llell• {p
.:I,c.
"'~,..-:-,
0
h à 1' exclullon
h Ir.defdltS
'
,
-..,.,
·~ tenans,. des places, mes, pOl:tS, c ~ml11s, c a~lnees, r~para. l':JM
tio!1S, entrepri[es, &amp; ufurpa.tlOns. qlll
faItes. fur !Ce.ux.,
mefme des ouvrao-es &amp; rabaIs qUI feront faIts defdIts demers
publics &amp; particuliers des Com.mu~lé~utez defd~tes vjll~s.
.
' Fait Sa Majefté défenfes aux JuftlcIable~ d.u~\t Comte d~ Pr~ven ce de tranfp(j)l·ter ni pr®ro.i?er. les Jun,rdlébons pour etabhr
~ "rA- (1-- ~celles des .~ielltenaJ?s, au pr~Ju.dICe defdIts Juges R oyaux, ou
..,..tur~4.H aurs-J uftIclers, faIt par expedlenr, confell.t emenr, accord, ou
';
___ quelque autre aél:e que .
efl:re; &amp;
cas de conrravell, ~----., .
tion, tranfport de JunfOJ&amp;lO!1, ou elltremlfe de . la:. part des
"
clefdits Sieges '.
Juges
.fai.re.
'~~J..-;;w.~::y aux partIes de fe pourvoIr aIlleurs qu'efdItes JunfdIébons, lllIvant le préfel1t Réglemel1t, les condamner. à' J'amende, el1femble les Advocars , Procureurs, Greffiers, &amp; autres Praticiens qui y auront contribué, &amp; les HuiŒers &amp; Sergens qui
miront baillé les affignations : &amp; s'il y a appel defdites de.ffenfes
ou condammations, feront les appellations relevées dire.étement audit Parlement de Provence, en[embl e les appeBations _
des Ordolinances rendues par le[dits Juges [ur matieres d'il1-

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR;

compétence, ou d~l11i dé renyoi, fans que lefdits Officiers audit
Siege du Sénefchal puiffem prendre connoiffance de[dites appel~ations, ni furfeoir lefdits juge mens.
Ordonne que lefdits Juges Royaux auront la connoiffance &amp;
exécutions des commiffions dudit Parlement addreffantes au
premier Juge Royal, lefquelles ils pourrOnt exécuter dans l'étendue
dudit Parlement de Provence, fuivant l'Ordonnance &amp; lefdits:
Arreils dudit Parlement des années 1'583 &amp; 164'5, qui feront
exécutés coqtre les Lieutenans, &amp; autres Officiers defdits Sieges,
fauf aufdits Lieutenans-civils de f~ pourvoir, fi bOIl leur fembl e,
audit Parlement contre lefdiçs Arrefts, ainu qu'ils verront bon.
efire, &amp; aufdits Juges lelJ'rs de.ffenfes au contraire ' : &amp; en c~
qui regarde les Officiers du Siege général d'Aix, qu'ils jouiront
de leurs privileges fans "tirer à conféquence.
. Q4e lefdits Juges fero'üt appellez par préférence aux Advo-.
cats, aux jugemens des procez defdits Sieges en abfence, récufation ou maladie des Officiers defdits Siegés" pour y rapporrer , inil:ruire &amp; juger les proc~z, à l'exc1ufion des Advo-.
cats, fans qu'ils puiifent néant moins précéder Iefdits Officiers.
d'efdits Sieges.
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e~ecu.

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deffel1f~s

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competence,

8r

•

Et fur la prévention requife &amp; deman.d'ée par ledit Blanc"
Lieutenant-Général en la 'Sénefchauifée de Provence féant au
Siege général d'Aix, tant elil conféquence des obligations ~
qu'autres aél:ions ful!' les reiféans dans les Refforts &amp; étendues
dudit Siege, conformément à l'Edit cie Cremieu, Sa Majefl:é
a renvoyé &amp; renvoye ladite demande au Parlement de Pro....
vençe, pour efire régl~~ &amp; terminée dam quatre mois.. En..,.
joignant à fondit Parlement de Provence d'y vacquer incef-.
famment &amp; à fon Procureur-Général de certifier le Roi de fes.
diligences dans ledit temps, pendant lè lil ue1 i! exerçera fa charge,.
ainfi qu'il a fait par le paifé .
Et à l'égard des demandes faites Far lefdits Juges Royaux
ft!r la conl1oiŒ111ce des cas royaux, lettres d'abolition, pardon "
rappel des gaieres, de ba~l, QOl)t ds prétendent avoir la €On....
noiffance , à l'exçluuon des Lieutenans-Cl'imin.e ls; Sa Majeité
leur a permis de les faire appeller audit Parlemen.t de Pro7.
v.ence ,. fi' bon leur f~mble, &amp;: cependant Or:401ID.é q.u'i~ en fera u{~

CQ1J.lme .P.él! le paire.,

.

�COMMENTAIRE

$"

, l aratlo~
. du '
OrdOl1ne en outre Sadire Majefré, qn~ la Dec
mois d'Aoufl: 1661 concernant l'~rtic!e q\lt p;rmet. a,ux cre.a~l­
ciers d'exécuter les contrats &amp; oblIgatIOnS de .1 auto~re d~ l'LIeu;
r h a,
l &amp; auties
. J' uges &amp; OfficIers,
lera rerorme
tenant de Senelc
,.
d
fi'
r. .
&amp; cOl1fiormément à 1EdIt de creatIOn
es
&amp; renra1l1t
lUlvant
E
Lieutenans defdites Jurifdiél:ions &amp; préfent R~glem~nt. , t p~ur
cet effet, s'il ,efr befoÎl'l, toutes lettres de , derog:/at~?n a lsIdite
Déclaration dudit mois d'AoÎlt 1661 (er.ont expedlees.
.
, Enjoint Sa Majefré au Procùreu.r-General &amp; à , [es Subfht~ts
en chacun des Sieges de , la ProvInce de Pr?vence '. ,de ,fal~e
lire &amp; regiiher le préfent Réglemeat, &amp; temr la mam à 1 execution d'ièelui. Et fur le furplus des autres demandes, fins &amp;
conc1u1ions des parties, ' Sa ,Majefré les a mis hors 'de Com'
&amp; de procez, &amp; fans defpens :nrr'dlé.s, fors ceux du 'p:éfenc
Arrefr, qui feront payez, ~ça;Olr, ledit. fie.ur de Langlee un
quart, lefdits Lieutenans &lt;?eneral . &amp; ParticulIer un autre quart,
les Lieutenans des SouI'tllffions auffi un quart, &amp; les Juges
Royaux l'&lt;l'mre qliÜ1rt. Fait au Confeil d~ Efl:at ~u R~i tenu, à
Paris le premier jour d'O&amp;obre 166). CollatIOnne, figne,

SUR LË, RÉei,1lMEN't DE LA COUR.'

,

83

1

'

l

1

BESCHAMEIL.

1.

'

•

PREMIERE PAR'TIE.
Procédure 'obferllée depuis ' i'introduc7ion de l'lnflance;
jufiJu'au fugement dr(finitif. '
..

, ,

- 7

aE

T 1 T RE ' PRE M '1 E R.
ASSIGNATION,
R ~ MIE REM E NT, que tous ExplcJits d'Aflignation feront
. faus en perfonne ou domicile, &amp; qu'ils exprimeront le nom
fo-rnom G' la qualité de l'aJ!ignant &amp; de l'aJ!igné, &amp; de celui
qui l'bfficier aura parl~ G' laiJ1è copie, le lieu de l'établiffèment
dudit Officier, &amp; de la Jurifdic7ion d laquelle il ' fe trouve immatriculé; &amp; en contiendront auJ!i là conjlitution d'un Procureur
de la part de l'aifignant : feront lefdits Exploits contrôler dans
~rois jours, &amp; le delay d'eS ajJignations reglé d proportion de
la diflance des lieux: [ça voir , dans la Ville de la fiance de
la . Cour, lzuitaine; &amp; lzors de la Ville, jufques d la diflance
e dix lieues inclufivement, quinraùze; &amp; depuis onr lieues
e
Jufques a l'extré'mi'té de la Pro'vince , un -,nois; &amp; pour les domicilier lzo'rs ,de la Province, deux m'ois, &amp; fera donné copie
tant de la COnïmijJion , Exploit ou Lettres Royaux, ou Libeller,
(/JJ.Xcas permis par l'Ordonnance, que des pieces juflificatives de la
demande, &amp; aux garants &amp; auX de./fendeurs en contre-règre{,
fora donné elicore copie des pieces que le principat demandeur aura
fait donner: toutes lefquelles copies feront édètes en lettres li...
fibles, correc7es {; non tronquées, 6, fignées l par. les par...

P

•

J
,

4

•

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ties

Olt

Officiers -, cl peine de dix livres, G' d'être rqettées (lli~

L2.

/

.•
•
'",

'

,

•
•

..

.

�COMMENTAIRE

$"

, l aratlo~
. du '
OrdOl1ne en outre Sadire Majefré, qn~ la Dec
mois d'Aoufl: 1661 concernant l'~rtic!e q\lt p;rmet. a,ux cre.a~l­
ciers d'exécuter les contrats &amp; oblIgatIOnS de .1 auto~re d~ l'LIeu;
r h a,
l &amp; auties
. J' uges &amp; OfficIers,
lera rerorme
tenant de Senelc
,.
d
fi'
r. .
&amp; cOl1fiormément à 1EdIt de creatIOn
es
&amp; renra1l1t
lUlvant
E
Lieutenans defdites Jurifdiél:ions &amp; préfent R~glem~nt. , t p~ur
cet effet, s'il ,efr befoÎl'l, toutes lettres de , derog:/at~?n a lsIdite
Déclaration dudit mois d'AoÎlt 1661 (er.ont expedlees.
.
, Enjoint Sa Majefré au Procùreu.r-General &amp; à , [es Subfht~ts
en chacun des Sieges de , la ProvInce de Pr?vence '. ,de ,fal~e
lire &amp; regiiher le préfent Réglemeat, &amp; temr la mam à 1 execution d'ièelui. Et fur le furplus des autres demandes, fins &amp;
conc1u1ions des parties, ' Sa ,Majefré les a mis hors 'de Com'
&amp; de procez, &amp; fans defpens :nrr'dlé.s, fors ceux du 'p:éfenc
Arrefr, qui feront payez, ~ça;Olr, ledit. fie.ur de Langlee un
quart, lefdits Lieutenans &lt;?eneral . &amp; ParticulIer un autre quart,
les Lieutenans des SouI'tllffions auffi un quart, &amp; les Juges
Royaux l'&lt;l'mre qliÜ1rt. Fait au Confeil d~ Efl:at ~u R~i tenu, à
Paris le premier jour d'O&amp;obre 166). CollatIOnne, figne,

SUR LË, RÉei,1lMEN't DE LA COUR.'

,

83

1

'

l

1

BESCHAMEIL.

1.

'

•

PREMIERE PAR'TIE.
Procédure 'obferllée depuis ' i'introduc7ion de l'lnflance;
jufiJu'au fugement dr(finitif. '
..

, ,

- 7

aE

T 1 T RE ' PRE M '1 E R.
ASSIGNATION,
R ~ MIE REM E NT, que tous ExplcJits d'Aflignation feront
. faus en perfonne ou domicile, &amp; qu'ils exprimeront le nom
fo-rnom G' la qualité de l'aJ!ignant &amp; de l'aJ!igné, &amp; de celui
qui l'bfficier aura parl~ G' laiJ1è copie, le lieu de l'établiffèment
dudit Officier, &amp; de la Jurifdic7ion d laquelle il ' fe trouve immatriculé; &amp; en contiendront auJ!i là conjlitution d'un Procureur
de la part de l'aifignant : feront lefdits Exploits contrôler dans
~rois jours, &amp; le delay d'eS ajJignations reglé d proportion de
la diflance des lieux: [ça voir , dans la Ville de la fiance de
la . Cour, lzuitaine; &amp; lzors de la Ville, jufques d la diflance
e dix lieues inclufivement, quinraùze; &amp; depuis onr lieues
e
Jufques a l'extré'mi'té de la Pro'vince , un -,nois; &amp; pour les domicilier lzo'rs ,de la Province, deux m'ois, &amp; fera donné copie
tant de la COnïmijJion , Exploit ou Lettres Royaux, ou Libeller,
(/JJ.Xcas permis par l'Ordonnance, que des pieces juflificatives de la
demande, &amp; aux garants &amp; auX de./fendeurs en contre-règre{,
fora donné elicore copie des pieces que le principat demandeur aura
fait donner: toutes lefquelles copies feront édètes en lettres li...
fibles, correc7es {; non tronquées, 6, fignées l par. les par...

P

•

J
,

4

•

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ties

Olt

Officiers -, cl peine de dix livres, G' d'être rqettées (lli~

L2.

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•
•

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.

�~~~--------

1
1.

•

84 '

C

SUR. Ln RÉGLEMENT DE LA COUR.

0 MME N TAI R. :E

dépen~ de l'Officier, fau! d'dm mulc7é, de plll~ grandes p,einei
a l'arbitrage des Juges ' ,fans qu'ils puifJe'dt pl:ete~dre a;du, c~/
plus grand droit; &amp;, ,(z ~'aJ1ignatio~l dl ormee ,,~ ~nl dom~c~le
'1u , 1e delay JOfèra recrle
folvant la diflanoe du vell tao
e. fi
omLCl
b
,
,
l' e
de la partie ajJignée , &amp; la même chofe fera pratiquee, l,on
a parlé cl la perfonne 'de l'ajJigné trouvé caftellement hors du lteu
de fa rijidence.

s'il doit céder ou combattre, &amp; choiur dans ce dernier cas
tes moyens d'une défenfe fage &amp; réfléchie.
Auffi toutes les Loix exigent que l'A jou1'llement foit li~
bel1é; Fart. l du tit. 2 de l'Ordonnance de 1667, en fait une
regle exprelfe cl peine de nullité des Exploits, &amp; de 20 liv. d'a-

'i:

•

B
cj i(t-ttJrrn.-JL /J"""W&lt;''';'' '
1.

,

.

.
J~L--kt4v .

yt·

rff

.f

omier .définit l'Ajournement dic7i~ in diem, parce, dit-il,
qu'il ne peut être fait que ,de jour; fllis occa/ùs (ajoute .l' Aute ur ) foprema templlas 110'. Cetœ, défil1~tion ne nou; donn,e
pas la nature de l'Ajour~1ement; 1ExplOIt ~ouvan: etre fa;t
" à toute hew-e de la nUlt dans les cas qUJ reqUlerem celérité 1 comme ~n matiere criminelle, &amp; pour interrompre ' la
.prefcription.
,
Nous définirons l'Ajournement avec la Loi: in JUs vocatio
juris experiundi caufâ , Leg. · l , fr. de in jus vocando; ou avec
Rodier citatio in diem " ajourner quelqu'un, c'eft l'interpeller
en forme judiciaire &amp; légale de .comparoître pardevant le Jugè
compétent dans le délai prefcrit, pour venir défendre &amp; voir
dire droit [ur l'aél:ion intentée.
Perfonne ne doit être condamné faNS être entendu, ou fans
é tre légalement averti de ' comparoître en Jufrice pour donner
fes défenfes &amp; propofer les exceptions qu'il peut avoir contre
la demande. La condamnation fans une citation préalable
ferait une vraie oppr~Œon " elle eft profcrite par toutes les

Loix. '
.
.
Il fuit delà que l'Ajournement' doit
aire, préfenter à la par,tie aŒgnée le
les moyens qui la foutiennent, &amp; les
pre~d : quâ quifque aaione agere volet,

étre libellé, c'eft..:à'titre de la demande,
·concluuons que l'on

eam edere debet; nam
œqu.iffzmum, videtur, eu,:! qui aaurus eJl, edere ac1ionem; ut
proznde [clat l'eus, utrum cedere aut ccmtendere ultra debeat .
&amp;'ifi' .c.ontendendum putat, vernat infiruc7us ad acrendum
'Co crnitc1
b
'b
ac lone qua .coflvenzatur, Leg. l in princ. ff. de edendo. Ce
A

,

&amp;

,n'eft que par 'l 'énonciation claire ~du titre
des moyens de
.la demande, que le défendeur peut être à même d'examiner,

mende contre .les HuifJiers , Sergents vu Appariteurs, applicable
moitié aux réparations de i' Auditoire , mo~tii aux pauvres du
lieu, fans qu'elle puijfe être remife ou n:wdérée paur quelque
caufe que ce foit.

L'art. 3 du tit. 9 exige même que u la derual'lde efl: formée
à rai{on de quelque fonds ou des droits en dépendançs, l'Ex,,:
ploit déclare le lieu de fa utuation, fa nature lors de l'Ex~
ploit, fa contenance &amp; fes confr011ls, du moins fa lltuation
, au cas de l'art. 4; dans l'ufage il fuffit que le fonds foit fuffifamment déugné. Ainu s'il s'agilfoit d'ajourner un ach~teur
'
en payement du prix du fonds, il fuffiroit &lt;le dire qu'il a
été acquis par aéte d'un tel jour. Il fuffit que le Juge &amp; le
défendeur fachent quid petatur, '&amp; caufam petendi.
t.,
. Telle dl: la nature de l'Ajournement, communément ap- ,;:rnuditi;' r.nuil&lt;J.;j,,«/
pené Exploit libellé, ou demande libellée. Parcourons les dif- j
férentes formalités elfentielles à cet a~e, &amp; qui y doivent être
[cmpuleufement obfervées: ~ar dans les ac1es quelconques, tous
Réglements c@ncernant leurs forme &amp; folemnités, doivent être
ob{erwées ' inviolablement, comme effentiels cl leur validité , De()ormis, tom. l , col. 1476.
Tous Exploits, à l'ex~eption de ceux faits pour le recou,vrement de la Capitation, Taille &amp; Dixieme denier, doivent 1· )'t0;;...I;"~
être écrit.s fur du papier timbré, à peine de nullité &amp; de faux,
.1000 liv. d'amende, &amp; contre un Officier ae Juftice , d'interdiél:iQn pour un an pour la premiere fois, &amp; pour toujours
en cas de récidive.
Le parc11emin &amp; p~pier timbré ont été établis en France
par une Déclaration d~ 19 Mars 1673 ; la formule ' n'en peut
Jervir que dans la généralité où elle eft établie, &amp; à un feul
aéte, à moins que l'aéte n'ait demeuré imparfait. Il eft en
outre permis au F erm~er qes formules, fes Prépofés &amp; Commis,
de viuter les facs des parties dans toutes les Cours, Sieges
&amp; Jurifdiétions, &amp; de faiftr les pieces qui fe trouveront fur

/

�.

86

CO M MENTAIRE

papier n011 timbré, pour pourfqivre les contteve'na.:fl~s " &amp; l~ur
faire 1i.lpporter l'amenàe de 1000 liv. .&amp; al!ltres pemes , portees
par l'Arrêt du Confeil dw I I Novembre 1,'73- ~'la ,Provence
on n'expédioit autrefois en parchemin que les Arrets &amp; les
Lettres du petit fceau ; au;ourd~lmi , &amp; depuis t' ~.rl'êt du Co.nfeil du 2. 2. Décembre 1771, on expédie en pa'rcheml,n touS e~tFaltS
d'aétes portant obligation &amp; de derniere volonte, &amp; to~s Jugements définitifs rendus par rages Royaux; atlcwn de . ces
titres ne peut être mis à exécution, ni pn;,dylt en J~Iibce,
s'il n'ell: délivré en parchemin timbr~, à peine de , cent
livres d'amende contre les contrevenants, nullité des Exploits &amp; procédures, ~affation des Jl!lgements rendus t'ur des
expéditions délivrees en papier.
L'Exp1~it doit contenir tant à l'original qN'à la copie, la
date de l'an" mois &amp; jour qtl'il eil: fait. Il eil: vrai que l'Ordonnance ne parle pas de ' cette formalité ;. mais oune qu'elle
l'exige affez en parlant des délais des Ajournements, pui[qu'oll
ne peut connaître teur terme, li on n'dl: affuré du jour auquel l1s c0111mencent, la date en: d'ailleurs effentielle à tout
aéte : dies 1l de folemnitate injlrùmenti; Guipape , 'luœfi· S~h.
On trouve un Arrêt du 30 Jiuin 1720 , en la caufe €le la,
DUe. Maure de Siil:erofi' ,contre le fieur ,BuceHe , qui' caire
l'aŒgnation &amp; tout ce qoi s'en ét0it enfuivi, fHr l'e feul fondement que l'Huiffier 'avait omis de faire mention dans" 1-a
copje de l'Exploit, de" la date du jour que l'aflignatiola avait été
donnée; le mois &amp; l'an y étoient exprimés. La Cour n'eut
aucun égard à ce qu'on avancoit pour [outenir la validité de
l'Exploit , que le mois étant énoncé dans 1'0rigiilfll &amp; dans la
, ~opie, les délais devoient êtte comptés au moins du dernier
Jour. du ,mois énoncé, &amp; on obfervoit qu'à compter de ce
der11Ier Jour, le défaut étoit produit utilement.
, Le 13 Mars 17') 0, il filt rendu un [emblable ' Arrêt à l'AudIence du Mardi en la caufe d'Eychier dl1 lieu de Fayence
contre Feraud &amp; l'Hui!Iier qui avoit exploité. Eychier appel1~
par.devanr- la Cour d'une Sentellce de défaut rendue contre lui
pa~ le LieuteI,l ant de Graffe, au profit de Feraud; il cotoit
gnef fur ce que J'Huiffier avait omis d'énoncer la date du mo is
dans la copie de l'affigllation, &amp; il [outenoit 'q ue d'après le
•

\

,

SUR Ln RiCLEM.ENT DE LA COUR'-

87

",œu de l'Ordonnance, l'énonciation de la date étoit d'ab{; 1
,
Ir.'
:r.
'
0 ue
necemte , puuque ce ne pOU":Olt erre que [ur la date exprimé
dan? l',expl.oi ç ? que l'affi9n~ pouvoit [~ régler de façon-à pré~
~e11lr 1 eKp:lratlOn des delals, '&amp; confequemmem le Jugement
par défaut; &amp; en établiiram ainli la nullité de l'affignation
il établit aifément la nullité de la Sentence rendue fur un~
qlIignation nulle.
'
Feraud répondit [ans hlccès, que l'Exploit original étant en
regle, le Jugement attaqué devoit être entretenu" étant d'ailleurs
j~fl:e en foi, puifqti'on ne pouvoit propofer aucun grief d'injuftIce.
',
On repliq~a que l~ copie étant le vrai &amp; ,m,ême le (eul original
pour la partIe alIignee, toutes les formalItes devoIent y être
également obfervées ,-&amp;' [ur ces raifons l'allrignation &amp; la Sentence furent cairées; l'HuilIier qui avoit été appel1é au procès
fut condamné à relever &amp; garantir Feraud, &amp; aux dépens enver~
toutes les parties.
.
,
Après l'expreffion de la dél!te, l'Exploit doit mentionner à la
Requête de qui l'Ajournement fe d0Jllle. La partie alIignée doit
[ans contredit connoître celui qui l'appelle en Jufiice; le demal1deur &amp; le défendeur doivent y ' être clairement dénommés
. par leur nom, fUr1'lom &amp; ql!lalités. Je ne pen[e ' pourtant pas
qu'on dût cairer. une a1fIgnation dans laquelle cette énonciation
ne [eroit pas auffi étendue qu'elle pourroit l'être; il' hl!EÇ que
les deux parties [oient airez e1élignées, pour ne pouvoir être
méèon11l.~es. Et toujours dan.s ce dernier cas, le défaut de déclaration de domicile du demandeur ne doit pas . non plus être
ùn- moyen de cafa:àti0n. L'art. ' 2 du tit. 2 de POrdonnance
de 1667 n'exige toutes ces formalités, qu'afin que la partie
a~gnée connoiirant de la part de qui 1~ Ajournement lui eil: donné,
putffe tout de [uite, fi fOn intérêt l'exige, répondre, offrir ou
proteil:er. Ainfi l'affignation donnée à la Reql!lête de M. l'Evêque
de ••.•.• eil: [ans contredit valable, fans expFefiion de nom, de
domici.!1e ,.ou d?él!l!l!tre ,qualité dm demandeur, qui [o~s cette unique
qualité eil: [uffifammentdéfigl1lé &amp; connu.
Nous devons néaillmoins obferver ici ql:le quand l'Ajol!lrnement
efl: donpé hors du lieu de la rifidence du demandeur, celui-ci
doit élire' d-omici:le au mWlilS pour vingt-quatre heures, dans

•

A

.'

1

�1

88
C '() MME N TAI R E .
"
,.
.
Lieu oÙ l'Exploit efi faIt;
telle maifon qu Il, chOIut dans /e délai de vingt-quatre heures
Cette regle fondee fur c~ quee,
répondre au bas de
étant accordé à la parne alIignee Pdour , &amp; caire ce1fer toute
. l" , A d deman eur,
];,
l'E xploit , remph~ Interet u fi h
' elle doit paFler &amp; fe'
pourfuite , il efi Jufre qu'elle ~~ fi e o~'éleai~n de domicile r
faire ( entendre; cep~ndant le e a~~it opérer aucune nullité.
1
c'efi de filÏre fupm ême dans ce derl11er cas, ~e
,
'
"
r.
mble
eXIger
a
ors,
II
,
T out ce que 1 eqlllte le
' d . 'le pour vmgtd
' n'a élu aucun omlCI
, .
porter au deman eur ~lll ' 'Ex loit contenant réponfe qlll lUI
Cjuatre heures, les f~als de 1d ~
t du défendeur dans la
feroit fait dans fa reIidence ~ ,a. par r
ue ces frais fe'premiere huitaine de l'a~gndatlonl" au A~eeu ~'i1 avoit négligé
'
filpportés par le deren eur Ul-me,
h
rOlen,r
l
les. vingt-quatre eures
de
repondre
au b as,d~ l'E,xP loir
, "&amp; dans
,
&lt;l U Lieu où le domIcIle aurolt ete el~l~
, ,~
'
'1 étion ne doit pas être faIte vaguement dans 1. en
Cette
.ee
,
1'0 d
pag 10 &amp; .
'd'rol' t D'après le procès-,veFbat de
r onnance ,
.
?r.
.
,
,
d
'
d
'
el'
la
mallon
d' a rè.s tous les Praticiens, 101; ,Olt enomm
,
, Pl d . 'le efr élu ' s'il en etoit autrement, le defel:de~t"
ou e omlCI '
,
r.
fi è
qlll delt'
' chercheroit pluueurs jeurs, &amp; peut~etre lans , ucc s, ce
lui être préfent, pour aina dire,. dans la ml~ute.,
.
Les parties entre lefquelles l'infrance d.ol~, fe her, dOIvent
'd onc être ' fuffifamme1lt déIignées dans l'ExploIt; .&amp;, comm~
.nous L'avons déja dit, cette déugnatiou efi [uffifante, qUI,
'
A ~
, "
ne -permet pas de tes mecolU1,o.u:re
,
&amp;,J/iTui:En,." J'j'WI.attuN', L'art. 16 du titre des Ajournements porte, que dans,
toutes les Jurifdiétions où le ' minifiere des Procureurs efr·
néceifaire, le demandeur efi obligé de. confiituer ?ans l'~x-.
ploit liheHé le P roçureur qui dojt o.ccuper pour lUi, à peille.
de nullité.
Ce même article femble excepxer en queI'ques Jurifcli&amp;ions' cer.. ,
taines matieres , comme les m ati'eres Sommaires &amp; les ma",,;..
tieres de Police., Il efi néanmoins établi par un ufage confiant, '.
&lt;!lll'it fam fe fervit; en toutes m a;tieres illdi&lt;ftillB:ement du rr}.Î- ,
.mif1ere des P rocureurs , dans tous les Tribunaux où ils fone
établis en titre d'Office , &amp; ils le furent pour la Provenc,e en
particulier dans toures les Jurifdiétions R oyales par la Decla~&lt;!ÛOJI du 6 No.v.embre 1623. Aiua les parties fOll~. QC . ?et:.
A

4,

)

de.5t

SUR LE RÉGLEMENT DE L A

.

COUR.~

'd es ProcureU1:s pour elles dans les matieres qui s'infiruifent
régulierement &amp; à la forme de l'Ordonnance pardevant les
Lieutenants-Généranx
de Police , &amp; qui fOnt de leur com_
,
petenc~.

I l en efr autrement dans les matieres qui fe jugent par
les Juges de Police fine formâ G' firepitu judicii, comme les
différends &amp; contefiations qui furviennent au marché &amp; aux
places publiques, à raifon de la police des places; les affignations y font données verbalement de momento ad momentum
&amp; les parties ouies en propre, tout s'y décide dans le mo!
ment.
L'art. 2 du titre 16 de la mêm e Ordonnance défend de [e
{ervir du miniftere des Procureurs dans les Jurifdiétions Confillaires; la même défenfe efr faite pardevant les Prud'hommes
par la Déclaration du mois ' de Novembre 1602 ; ainu les
parties y plaident en propre. L'art. 3 du tit. IcI de l'O rdo nnance de la Marine pe rmet également aux parties de fe défendre en propre parde vant les Tribunaux de l'Amirauté ; il
leur efi donc libre de s'y adreifer à des Procureurs.
, Pardevant les Officiaux &amp; le_s Jugee: des Seigneurs, les parties pofiulent en propre, le demandeur abfent du lieu de la
Jurifdiétion faiIie du différend, doit dans tous ces cas élire
dans l'Exploit libellé un domicile où on puiffe lui Iignitier les
défenfes &amp; autres ptÎeces pendant le cours de l'inftance par
un iimple Exploit de lignifié &amp; donné copie, vldgairement aprelIé E xploit de Procureur à Procureur, &amp; le défendeur pour
éviter défaut, doit préfenter en propre au Greffe des Préfentations, &amp; s'il eit abfent, il doit , pareillement déclarer au
demandeur dJns l'aéte de préfentation, ou par un autre aéte
féparé &amp; duement lignifié, le lieu où on pourra lLti faire les
fignifications d'inilruébon, QU de donné copie , ju[ques à l'apurement de l'infrance, autrement il efr permis de faire ces
tig nifications au Greffe de la Jurif&lt;.h. étiol1.
'
'
Les EvêqHes ,&amp; les Se ig,nems Hall ts-Jllfticiers ont-ils le droie
d'établir des Procureurs en trtre d'Office? Si cet.te quefhon
fe réfo m. , d'apr~s l'ap plication ex. u2;e d es vrais principes ', il
faut convenir que le droit d 'établir des P r ocureurs ad lites,
efr inféparable dl1 droit de Jurilâ iéb oll ; -çelui qui peut faire

,

M

/

,

,

�l'

' 90

'SUR :tE RÉGL'EM'ENT DE tA

COMMENTAI:R:JZ

. d''''efi s contredit le d rOlt
rendre la Juitice en !On nom, a al~ fT.'
l'exerèice
.
tablir [OllS les Officiers qui font necenaIres your .
J fr' . auffi la pll!lparn des ~eJgl1eUiS donnent
de ee,te meme II 1Çe,
,
u'ils 'ugent les. plus cades provifions de P rocureur a ceux q
l S·
fi
"
r.
. à 1 Cour
fi le ewueur urpns
pa.bles , fauf de le pO.llFV0lJ"
a. A'
.' biles &amp; n'il
, bl' fT" • ç des Procureurs peu honnetes ou 111ha
.'. q 1
.elIa I n01
V fT"
• pourroient
e
refufât de fe rendre auX vœux des ana.UX qUl
requérir d'en établir d'autres.
. ,
'.
. . N s davons obferver ici, que la difpofition de 1Ordonnance ,
. ou \.. le défablt de conCbtution de Procure.ur oper~ la.
qUI veut que .
.
à
Il d l'
d ur 4
nullité de l'Exploit eft relatIve
ce e e art. 2 LI
'.
~ 1 même Loi qui ditpenfe les demandeurs, &amp;. ceux qUi
ue a
,
c. .
. .
d fc e à l'a
onr relevé leur appel , ou qui ont LaIt antICIper, e ,ur
-,
venir aucune préfelitarion.
.
d fc '
L es Praticiens ne font pas d'accOl.·d fur la qu~ft~Ol1 . e ça...
.
r. 1 d ' fa t de cette confhtution rend 1 Ajournement:
vou' , 11 e e u . d M
6
nul, depuis que par l' ar~.
de l'E~it du mOlS e ars 1 9'), '
les demandeurs [ont ob hg es de prefenter.
Ceux qui foutiennent l'affignation valable,.fe fondent . ~vec
raifon fur ce qu'il paroît d'autant plus inutile de ~on{ht~e~
Procure ur dans l'Exploit, que ce Procureur eIl: enfUlte oblIge
de mettre fa préfemation au Greffe, &amp; que le dem andeur peu:
même faire préfenter pour lui [Out autre Procureur que celuI
quoi efr nommé dans la demande libellée.
La difficulté fembloit être foulevée par l'Arrt!t rendu par
la Cour le 23 Février 1776 , qui fait défenfes à [Ous les Huiffiers des Jurifdiébons de la Province,. de dreifer aucune Requête,. demande libellée, Exploit libellé, ou. autres afres CO: 1tenant confritutiol1 de Procureur ,. &amp; de figmher aucun defdlts
aétes, qu'il ne foit fig né" tant fur l'original. que fur· la c~pie,
par le Procureur confrirué, à peÏJne de nullité , cinquante ltvres
d'amende, &amp; fur la contraNenrion ,. d'en être informé. Mais il
a été jugé à l'Audience des ' Ptfu-vres -du 2 3 .Décembr~ 1777,
conformément aux conc-lullons ,.de . Mr. \ l'Ava.cat - Général di!
CaIl iifanne " que l'Explo~i: ' devo ~t êtpe entretenu, quoique la
copie ne fût · pas fignée par le ' Procureur confritué -·, l'Arrêt
fondé fur ce que l'objet de eArrêt de Réglement avoit été
d'abord d'em,Rêcher le,s Huiffiër.s de dreifer eux·-mêmes les Ex~
r

,.

1

1
1

1
\

\
i1

1

A

q

9~

COUR.

ploits ~ ~ ~'exiger de~ parties les droits de la dreife &amp; du
Confell ,qUl font acqUIS au Proc~lre~r, &amp; .enfuite de prévenir
un plus, ' ~ral:d: abus., en ce que 1 Htnffier d~eifant l'Exploit [ali.s
la p.artI~lpatl~n, du ~ro~,:reur, pe~t le faIre occuper COntre .
une pame qm 1 aurOlt dela confulte; de forte qu'il n'y a que
le ~~ocureur qui fait recevable à propofer. ce moyen de
!1ulhte.
.

DE LA COUR DE PARLEMENT

. DE

PROVENC~,

1

,

Extrait des Regiflres du Parlement.

S

UR la Requête préfentée à la Cour par lés Syndics des
Procureurs en la Sénéchauifée de Digne, contenant que
malgré que la dreffe des Requêtes &amp; des demandes libellées
f(' it dévolue aux Procureurs, de même que les droits y att achés par les Réglements de la Coùr, les Huiffiers au Siege
de Digne, au lieu de fe borner à la fignification de ces exploits libellés, s'avifent de les dreifer, de s'arroger, outre
le droit de fignification qui leur appartient, celui de la dreife,
de la copie &amp; des pie ces jufrificatives qui fervent d' appui
aux fiils prifes dans l'Exploit; &amp; comme cette entreprife efr
autant préjudiciable aux Suppliants qu'au public, ils requierent
qu'il plaife à la Cour d'ordonner que très-expt:effes inhibitions
&amp; àéfenfes feront faites aux Huiffiers de la Sénéchau.1fée de
Digne, de drelfer aucuries Requêtes, demandes libellées, exploits libellés ou autres, contenant confbrution de Procureur; .
d 'exiger la taxe attribuée aux Procurems pour la dreife defdires
Requêtes, demandes &amp; exploits, &amp; copie d'icelles, à pein~

Ml,
1

, 1

,

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COMM:!NTAIRR

.

1

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•

l '

A

,

"

de vingt livres d'amende, &amp; d'en être, fur 1a c?ntr~Ven~lOn,
informé' ordonner que toures demandes, exploIts hbe~es , &amp;
autres 'contenant confiiturion de Procureur, ~eronct 19n~es
,
.
Il.'
Il
par ion ommis
ar
le
I)rocureur
COUlLltue
en
Ice
es
ou
. ,.'
"
P
. .
r.
l
'
.
&amp;
qU'l11hlbltlOns
&amp;
detant fur l'ongll1al que lur a copIe,
.
d
fenfes feront faites auxdits HuiŒers, de ligl1lfier aucu~e . emande ou eJ..'})loit libellé ou autre, contenant. ~on~ltutlOn
,
qu'elle ne foit revêtue des formalItes cI-,cleffus
cl e P roeureur,
.
'cl'
cl &amp;
pre[crites , à peine de 11ulh.te, c~nquant~ lIvres .amen e,
d'en être fur la contraventlOn, lllforme. Vu ' ladIte Reqlle~e
fiO'née EdteriO'ol1; le décret de [oit:-montré au Procureur-Ge.liéral du Rot, du 17 Février dernier; [es c?nc!u{ions d~dlf
jour, par lefquelles il n'empêche, les fins requlfes , ~ reqUIert
de [on chef qu'il (oit ordonne pàr forme de Reglement,
,
r.
C'
~
que très-expreifes inhibitions &amp; défen[es. Jeront raItes a tous
les ' Huiffiers des Jurifcliétions de la ProV'l11ce, de dreifer au-,
cune Requête, demande libellée, EX;plo.it libellé ou au:re~,.
contellant confiirution de Procureur; d'exIger la taxe atttibuee
aux Procureurs pour la dreffe defdit~s Requê.tes, .deman~e
&amp; Exploits, &amp; copies d'icell~s, à peme de VI~gt 1.Ivres d amende, &amp; d'en être informe fur la contraventIOn, &amp; que
toutes Requêtes, demandes, Exploits libellés &amp; autres , conrenant confritution de Procureur, feront lignées par le Pro- '
cureur conflirué, ou [on Commis, tant [ur l'original que fur
la copie; qu'inhibitions &amp; défenfes feront faites à tous Hui[fiers de lignifier aucunes Requêtes, demandes ou Exploits
libellés ou autres, contenant c;onfiitution de Procureur, qu'il
ne foit revêtu des formalités ci-deffus pre[crites, à peine de
nullité, cinquante livres d'amende, &amp; [ur la contravention,
d"eJ1 être informé; &amp; encore que, conformément à l'art. ')
du tit. I I de l'Ordonnance de 1667, à l'art. 27 du tit. 7
du Réglement de la Cour de 1678 , &amp; à l'art. 13 de l'Arrê t
de Réglement du 23 Mars 1764, les Huiffiers feront obligés
de mettre au bas de leurs Exploits, le [olvit de ce qu'ils recevront pour leurs ' falaires &amp; vacations, à peine de concuŒon &amp; ,de vingt livres d'amende: Requérant en outre que
les HuifIiers exploitants hors du lieu de leur dem~ure, feront
tenus de déclarer s'ils y [ont venus exprès ou pour quel-.

,

SUR LE

RÉciEMERT nn LA COUR;

93

qu~aùtre [ujet, &amp; qu~lle efi la difiance dudit lieu de leur do-

micile, à celui O~l ils exploiteront; &amp; que l'Arrêt de Régl ement qu'il plaira à la Cour de rendre, fera imprimé, publié
&amp; affiché par-tout OÙ befoin fera, &amp; copies collationnées
d'icelui, envoyées dans toutes les Jurifdiét ions de la Province; &amp; qu'il foit enjoint à fes Subfbtuts de tenir la main
à [on exécution, &amp; de certifier dans le mois de leurs dilicrences.
Lefdites conc1ulions fignées Le Blanc de Cafiillon; la recharge à ladite Requête, fignée Emerigon : Et oui le rapport
de Mre. Jean-Jofeph de Laugier, Chevalie r, Seigneur de Beau~
recueil , Confeiller du Roi , en ladite Cour de P arlement
D
"
,
tout conlidere: IT A ETE que la Cour ayancégard à la
Requête des Syndics des Procureurs en la Sénéchauffée de
Digne, &amp; faiL1nt droit à la requifition faite par le Procureur~él:é~~l du Roi, de [on chef, a fait. &amp; fait tres - expreffes
mhlbitlOns &amp; defenfes à tous les HUlffiers des Jurifdiéhons
de la Province, de dre1Ter aucune Requête, demande libellée
Exploit libellé ou autres, contenant confiitution de Procureur ~
d'exiger la taxe attribuée aux Procureurs pour la dreife defdite~
Requêtes, demandes &amp; Exploits, &amp; copies d'icelles, à peine
de 20 liv. d'amende, &amp; d'en être informé [ur la contravention:
Ordonne que tontes Requêtes , demandes, E xploits libellés
&amp; autres, contenant confritution de Procureur, feront fiO'nées
par le Procureur confiirué ou fon Commis, tant [ur l 'origipal que [ur la copie: A fait &amp; fait inhibitions &amp; défenfes
à tous HuifIiers de fignifier aucunes Requêtes, demandes ou
Exploits libellés ou autres, contenant conHitution de Procureur , qu'il ne [oit revêtu des formalités ci-deffus pre(crites,
à peine de nullite, cinquante livres d'amende, &amp; fur la contravention, d'en êrre informé: Ordonne que, conformément
à l'arr. ) du tit. l l de l'Ordonnance de 1667, à l'art. 27 du
tit. 7 du Réglement de la Cour de 167 8 , &amp; à l'art. 13 du
Réglement du 23 Mars 1764 , les Huiffiers feront tenus de
-mettre au bas de leurs Exploits, le [olvit de ce qu'ils rece.
vront pour leul,'s [alaires &amp; vacations, à peine de concuffioll
&amp; de vingt livres d'amende: Ordonne en outre, que les Huiffiers exploitants hors du lieu de leur demeure, feront tenus
de déclarer s'ils y [ont venus exprès, ou pom quelqu'autre,
1

1

,

�94
'1

1

C

SUR LE RÉCLEMENT DE LA C O UR:

0 MME N TAI R li

fujet &amp; quelle ef1: la di fiance du lieu de leur domicile? a
celui' où ils exploiteront; &amp; que l~ préf~nt Arrêt fera I~­
primé, publié &amp; affiché par-tout ou befom fera ~ ~ ~opIes
collationnées d'icelui , envoyées dans tollte~ les JUIlfdlttIOI;S
de la P rovince : Enjoint aux Subfl:iruts dudlt Pr~cur.eur - Genéral , de tenir la main à fon exécution, &amp; de cerc~er dans
le mois de lellr dilige nce. Fait au Parlement de
rovence
iëant à Aix , le vingt-trois F évrier 177 6.
Signé, DE REGINA.

~e Pr~cu,reur r:d lites n'a pas. be[oi~ d'un aéte de procuratlOn qUi 1 autonfe à occuper; Il reçOIt [on pouvoir de fa

•

.L

1

de la création des Procureurs fur fans doute la
j. h (J.1JUL"'1 -dV'~ , loi Ldee lamotif
néceHi té , bien de gens ne pouvant vaquer à leur propr.e

f/J{::rti;.../ .

défenfe ou n'étant pas en état de ' la diriger; delà le lUInif!:ere des P rocureurs ad lites a pris vraifemblablement fon
ongme.
Toutes les Requêtes doivent être fignées par le Procureur
confii tu'é . &amp; celui-ci, tant qlùl n'efi pas révoqué , ou qu'en
le révoqua:lt, on n'en a pas confiirué un autre, efi obligé ?~
défendre jufqu'à l'apurement de l'inf1:ance; telle efl: la ddpoIition du Réglement de 1672, tit. des Annot. gén. , art.
17 ; &amp; l'art. 4 du tit. 2 du Réglement de 1678, porte que
les p ,.ocureurs p réfentés en une infiance principale, fero nt tenus
d'occuper a tous incidents, &amp; fitr l'exécution des Jugements,
fo us nOl/velle alflgnation , ni fignification a la partie.
L'art. 11 7 du Réglement de 1703 forme une exception à
la regle : il porte que les oppofitions aux contraintes par corps
décernées p ar décret ou Arrêt de la Cour, feront pourfuivies
fÙl' les c1fzgnations qui feront données a la partie, fon s que ladite
p ourfùite puijfe être faite avec le Procureur qui aura occupé lors
de l'Arrêt.
Pareille oppoiition efi toujours regardée comme une inftance indép~nd an~e de la premie~e. Il ,efi également de regle
CJue la ~art~e. qUI ~ttaqu.e une faIue fatte en force d'un Jugement defi11ltlf , dOIt dIriger fon aébon en caHàrion contre Ja
pa~tie elle.- m ême; &amp; on ne peut pas requérir cette même caffculOn contre le Procureur qui occupoit pour le faiIiffant·
Délibération des Procureurs au ~Parlement du 27 Oc70br;'
1'; ') 2..

95

•

. partie, au moyen de la rémiffion qui lui efi faite des titres
~e la ~emande qu} eil for~ée, ou d; la copie de l'affign~_
tlOn qUl efi donnee. Peu Importe me me que les titres lui
ro,i ent remis par une m.ain tierce; le tiers efi cenfé alors les
remettre de l'ordre de la partie, &amp; le Procureur qui a occupé d'après cette rémiffion, ne peut point être défavoué:
ainIi l'attefie Mornac in Leg. l , Cod. de Procuratoribus ·
aillIi l'établiffent tous les Praticiens. Par-là commence l~
pouvoir du Procureur ad lites , &amp; il fubIifie enfuite fans autre
formalité jufcw'au terme de l'infiance, ou jufqu'à confiitmion
de nouveau Procureur; par-là 1(1.. Procureur dominas lilis efficitur.
Pefer le plus mûrement pofIible la nature de l'aétion lors
de l'Ajo'urnement, l'expofer avec fidélité dans la demande libellée , infhuire la procédure avec ordre &amp; Iimo1icité ne
faire aucune commmlÎcation ,ou in:firuétion fupeïflue; faire ~ha­
que pas dans un tems utile, .r efpeéter la vérité dans la défenfe &amp; ne jamais l§l taire au Juge, exécuter fans efprit de
vexation, &amp; néanmoins avec la diligence que l'intérêt de la
partie exige, enfin allier, autant qu'il efl: poffible, avec les
devoirs de l'état, ce beau précepte de l'honnêteté : alteri
ne feceris quod tibi fieri non vis; voilà Je tableau &amp; l'affemblage des devoirs du Procureur.
n efl: certain que le Procureur n'efi tenu de (on impéritie
.q ue dans la marche de la procédure, il n'eH même tenu de
fa négligence que quand elle efl: groffiere; ainu il feroit tenu
de la perte de l'aétion, s'il la laiffoit prefcrire ayant recu
1'ordre &amp; les pieces néceŒ1ires , &amp; s'étant chargé de la form~r
dans le tems de droit.
En regle générale ', le Procureur efi ' cenfé infl:ruire, défen·Gre., pJaider, exécuter a8:ivement ou paffivement, de l'ordre
toujours fubIifiant de fa partie.
Auffi il n'eR: jamais expofé au dé{aveu, à moins qu'il n'excede fon pouvoir, ou qu'il n'agiffe contre la volonté légalement connue de celui qui l'a conf1:itué : nifi_ ultra vires mandati agat, vr:/ nifi confiet de contrariâ vo/untate mandantis. BOll-:

,

�96

C

0 MME N TAI R E

t P , n . 8 , ra•uporte un Arrêt remarquable fur cette"
ne t, 1et.
matlere.
.
La DUe. Arnoux, femme féparée. en bIens. du fleur JeanBaptifie Lamy, Bourgeois de!a VIlle de Bngnole~, appella
d'un décret porrant profit contreUe rendl1 fur. Requete pa; le
Juge, au profit de Me Crefhall, Procm:eur au SIege de la me!l1e
Ville; Me. Crefl:iall fit. une offre qUI ne fur ~as accept~e {
. &amp; la D Ue. Arnoux partIt pour Colmars en Avnl 17 10, cl. ou
elle ne revint qu'à la fin d'Août fiIivant. .
.
Le '" Juin même année, Sentence du LIeutenant, qUl met
110rs d~ COllr &amp; de procès Me. Crefl:ian, au bénéfice de fes
offres. Le 8 Juillet, la Sentence efl: fignifiée au domicile de
la Dlle. Arnoux, parlant au fleur Lamy fon mari. Le 17 du
même mois, lettres d'appel; Me. Crefl:ian répond au bas de
l'exploit de fignification, que la D1le. Arnoux eH. abfente de
la P rovince; que Lamy fon mari a relevé l'appel fans fa participation, &amp; protefie de fe pourvoir contre Me. Caftel,. Procureur confl:irué , pour l'obliger de fe faire avouer de procuration, f1110n de fe faire relaxer de l'ajournement, avec dé~
pens.
. Le 17 Décembre même année, Arrêt qui confirma J.a Sentence; Me. Cre:flÎJ.n fit taxer les dépens, &amp; en vertu des
lettres compul[oires, .fit faire commandement à la DUe. Arnoux
de payer.
La DUe. Arnoux fit oppofition au commandement &amp; à
l'Arrêt, &amp; prit des lettres royaux, avec claufe de défaveu de
tom ce qui avoit été fait par Me. Cafte!.
Elle difoit pour foutenir fon oppofition, que tout _avoit été
fait à [on in[çu, [ans [on aveu, &amp; pendant fon abfence; que
Me. Cre:flian l'a voit reconnu par fa réponfe au bas ' de
l'exploit de lignification des lettres d'appel, &amp; que par
con.féq~e11t
Caft:l. n'ayant pas eu un pouvoir légal, il n'y
aVOlt 111 procedt~res .nI Jug:ement valables, fuivant la Loi 2.4,
Co.d. dt: ~ô·?~uratOrtb.: Sl falfus Procurator inveniatur, dit cette
~01? ,;ec dl~l /co~ztrovejiœ [oIent, nec p'0tejl e.1fè judicium; elle
ÇltOlt 1auto~lte du Prefident Faber, def. 9 du m ême titre, &amp;
plufieurs Arrê ts.

l'Je.

Mais on lui répondit, que la DHe. Arnoux aVolt eu connoiifancei

SUR L1:l: RÉGLEMENT DE LA COUR: -

97

noiffance de tom, fon mari n'ayant probablement rien fait
que de fan ordre; que du-moins elle en avoit été inihuite au
mois d'Aoîlt &amp; à fon retour à Brignoles; qu'elle avoit avoué
les pourfilÎtes, 11' ayant point donné d'ordre contraire; que cet
aveu tacite avoit autorifé Me. Creftian à ne pas obliger Me.
Caftel à rapporter un pouvoir [pécial; &amp; qu'enfin la rémi1Iion
des pieces entre les mains du Procureur, opéroit feule un pouvoir valable.: Arrêt le 1) Mars 1712, qui déboute la Dlle•
Arnoux de fes lettres royaux, &amp; ordonne que les exécutions.
de Me. Creftian feront contii1Uées.
Il y a certains aél:es que le Procureur cOllftitué ne peut faire
fans pouvoir fpécial.
1°, Il ne peut intervenir pour un tiers dans un procès déja.
fubfiftant entre d'autres parties.
'2°. Il ne peut appeller ni fe défifter de l'appel, fon pouvoir ne s'étend pas à attaquér la chofe jugée ,_ ou à y acquiefcer.
3°· Il ne peut renoncer a;ux droits quelconques de la partie~
. 4°· Il ne pem faire des offres, ni en recevoir qui ne rem_
p1Ïffent pas l'objet de. la demande de celui pour qui il oc..

cup~,

/ .
r.
/"
/
•
) . Il ne pellit averer pour ~a partIe aucune ecnte pnvee, 111
quittancer pour eUe.
6°. Il ne 'peut offrir ni recevoi'r aucun expédient qui changEl
ou altere les fins prifes dans la demande ou dans la dé"
fenfe ..
,:,/. Il ne peut figner une Requête tendante en prife à partie,
en récufation de Juges, en infcription de faux &amp; en défàveu~
Tous ces aél:es ' doivent être fignés par la partie elle-même"
ou par un Proçureur fondé de fa part, à moins que le Pro"'L
cureur ad lites ne foit fondé de proctlration ad hoc.
En un mot, le Procureur ne peut, fal1.S pouvoir fpécial, rien,
faire qui dépende du ·fait de la partie, &amp; qui ne COncerne pas
l'inihuéhon du procès.
.
~'il excede fon pouvoir, il eft au cas du défaveu, &amp;,. à cet
effet la partie qui veut défavouer, impetre des l.e ttres RoyaL)"'en fetite Chancellerie, dO.ijt voici la form~ :,

N

�-98
C 0 rd MEN TAI R E
LOUIS, &amp;c. Au Lieutenant de ... . ou au 1uge de ; ;. ; t'
( les lettres fant adreJJèes à celui qui efl faifi en premu.n
[,

inJlance , ou par appel du procès dans lequel le. ProcureU/; ';
excédé fail p euvoir ) falut. De la part de . . .. 11 n0uS a ete
humblement expofé que . . ... ( On détaille dans les, lettres le
fait du p"rocès , enfûte le fait du Procureur qu'on veut défavoaer: )
A ces cau[es ( dt- il dit d,ms les lettres ) vous mludons &amp;
commettons par ces pré[~ntes , que s'il vous appert de ce que
deffils vous ayez à recevo ir l'expo[ant, ainll . que nouS l'avons
r.:!çu
recevons, au défaveu d'un tel fait de [on. Pro~.ureu~',
&amp; de touS les aétes qui peuvent être approbatJfs d IcelUi ;
fans qu'ils puiifent lui nuire , ni lui préjudic,ier, l'e~ avons au
'C ontraire r elevé &amp; refbtué, l'en relevons &amp; re!hruons par
'CeS préfentes; vous ,m andons au fm'plus faire aux parties ouies
b01U1e &amp; brieve ju!bce; car tel eft notre plaillr.. Données à
A ix le . ...
En[uite la partie qui veut défavouer, préfente Requête au
J uge auquel s'adreifent les lettres royaux, &amp; demande contre
la partie , que les lettres royaux de dé[aveu feront entérinées,
&amp; au moyen de ce . . . . (il prend les conclullonsque fon intérêt
'e xige , &amp; alors la partie à laquelle on oppofe les lettres de
défaveu , a l'a&amp;ion de gara.ntie contre le Procureur défavoué. )
Si le défàveu eH jug é valable, le Procureur appellé ,Hl procès
eft condamné à la garantie &amp; à tous les dépens; &amp; dan s le
cas contraire, la partie qui par fes e:x;ceptions a donné lieu
aux lettres de défaveu, ou celle qui les a impétrées mal-à-propos, efr cOBQamnée a HX dépens envers toutes les autres, &amp;
même aux dommages-iHtérêts du Procureul'.
A R ome, l'on plaidoit fous le nom du Procüreur, la Sentence étoit également rendue en fon nom, comme lious l'apprend la L oi l , C od. de S ententiis ~. interlocutionibus omnium
judic~m. ; en Fral1 c~ , les procès font intentés &amp; pourfuivis , les
reqmlltlons [ont , faItes," les JuO"ements
font rendus au nom des
D
p arties ; Lebret dans [0{1 tl:aité de la fouveraineté du Roi .
Ev. 3, .chap. 10 , atte1te, &amp; 'c'e1t une maxime en France '
q u'il, n'y .a que le Roi, la Reine , &amp; le fucceffeur à la Cou~
mnlle qUI plaident par Procum ur.

&amp;.

SUR Lg RÉGLEMENT DP; LA COUR;

99

Reprenons dIe fil de~ forma:lités de l'Ajournement. Le lecdigreffion un peu l ongue
\.teur
1 nous
,., par .onuera
. ,lans
. peme
, fT. une
'
a a ven~e, malS qUi etolt necenarre, &amp; que nous ne pouvions
placer aIlleurs.
,
L'art. ,1 4. du tit. des Ajournements ,exige, ~ue tous Sergents.
fachent ecnre &amp; {igner, &amp; par confequent lire pour pOllvo·r.
, ai
'
saurer
par lul-meme,
s,'1'
III n y a a\:lcune nullité dans la forme
de l'explo~t q.u'~,m lu~ do~e tout dreifé; &amp; II la copie efi con~orn~e à 1 onÇ"1l1al, l! ~Olt ügner fon exploit, dénommer à qui
il 1aIn:e la copIe, &amp; ecnre les r-éponfes qu'on lui donne. L'Arrêt
de Reglerl:1ent du 18 Avril 1739, rapporté par Mr. le Préii-,
dent, de ~eguif~ dans ton. Recueil ,pag. 373, déclare nuls;
tous, eXi~lolt~ fa~ts par. HUifhers &amp; Sergents iUitéFés.
, L Hmaier dOlt enfiqll\le dedal'er daJ,1s l'exploit le lieu de fa
r efide'l1ce &amp; la Jurifdiébon énl Greffe de .1aqueile fes provilion;
font enrégi!!l:rées; car il ne peut être reçu. &amp; exercer dans un~
Cour ou dans un. Tribunal ".fans faire enrégifirer fon pouvoir
au Greffe; &amp; d'~près cette regle, les Huiffiers &amp; Se rgen~s, m êmé
royaux, excepte les Huiffiers du Châtelet, ne peuvent exploiter.
h.ors d~ ~eifort des Cours ou des Sieges &amp; autres Juriidic-:[lons ou Ils font recus.
.
,
,
Le l, S Mai 176 l '. 11. Y eut Arrêt en G:and' Chambre en lé1j
€~ufe d Arlox, ApothteaIre de Fayence, qUi çaifa, un exploi~ d~
faIlle, . fin le fel!l! fondemelilit que la faifie av.ojt été faite par,
un HUiflier de Graffe da,ns Je ReiTort du Siege de DraO"uiO"nan"
plaidants ~e. Gaiifard pour Arlox" demandeur ~n, çaif:t\&lt;?~" ~
Me. EmengoLl pour Laugier.,
' '
Bonnet, letit.
n'4, rapporte un Arrêt du 4 Mai 17 13"
rendu à la pourtmte des HmŒers en la Cour, qui' çondamne
Joul1dan, HuifIier au Siege, à la refl:itution des droits d'un ex.,...
ploi~ extrajudicia,i re fait à raifon d'une contefration pendante
au Parlement, avec défenfes à lui &amp; à to\lS autres Huiiliers de
cont:revenir aux Arrêts de Réglement, à peine de 3 00 liv•.
d'amende, &amp; d'être procédé extraotldinairement contr'eux..
,E~fin pour remédier aux abus, la Cour renq.it Arrêt le ~
Fevner 177 1 , dont voic;i k difpoficif.
A

,1

b

. :h~~/~ .. .
J'.!' ./J 'l.

•

f!,

N~,

1

�COMMENTAIRE

'1:06

•

EXTRAIT des Regijlres du Parlement.
UR la Requête préfentée à la ,Cour par ,le ,Proc~;eur-G~..
néral du Roi contenant que dlveFs PartlCuhers s etant f~It
pourvoir d'Office~ d'H~iffie;s qui étoi~nt t?m?és aux partIes
caftlelles de Sa Majeite, pretendent aUJourd hlll que le t,Itre de
ces Offices acquis à un prix modique -leur donne le drOIt d'ex":'
ploirer par tout le ROy~1.Ume; qu'ils s'attribuent même-la faculté d'établir leur domicile Oll il leur plait, &amp; celle d'ufurper.
les fon étions réfervées par les Réglements aux Huiffiers attachés au fervice des Sénécbauffées dans la Ville de leur féance;
que pour prévenir ce défordre, la Déclaration 'du premier Mars
.Fnil fept cent trente a défendu à tous Huiffiers d'exploiter hors
du territoire de leur Siege, Sa Majefl:é ne maintenant que les
Huiffiers du Châtelet dans la faculté d'exploiter dans tout le
Royaume, &amp; fe réfervant de fiatuer fur ce qui regarde les aut.res Huiffiers qui auroient la même prétention, pour empêcher l'abus qu'ils pourroient faire de leurs privileges; qu'ils en
abufent vifiblement, lorfque tranfpol'tant leur domicile hors de
leur réiidence, ils veulent conferver leur état &amp; exercer leur
miniltere; que cet abus qui avoit été prévu, condamné dans
FArrêt du Confeil du 1 6 Juin mil llX cent nonanre-gIl1atre, fe
renouvellant aujourd'hui, a donné lieu à une foule de conteftations, il feroit néceffaire de rappeller les anciens Réglements
intervenus à ce fujet, en y ajoutant, fous le bon plai.Gr du
Roi, des précautions nouvelles pour faire exécuter la Déclaration du premi~r Mars 1730; Requiert être ordonné qu'en
renouvelIànt, en tant que de be[oin, l'Arrêt de Réglement du
1 ~ ~écembre 1 ~h8', il fera enjoint aux Huiffiers, Sergents;
fo~-dlfants explolta!1ts dans tout le Royaume de France, établIs ,en ,cette Provl1lce, de fe retirer, dans huit jours après la
publIcatIon de l'Arrêt qui interviendra aux Villes &amp; lieux où
ils 0!1 t été éta~lis ~our y exer~er la f~nébon de leur charge,
à pel1le de ' trOIS mille lIvres d amende &amp; d'en être informé '
&amp; qu'inhibitions &amp; défenfes feront faites fous les même~
,Peines, à tous Huiffiers, aUJres que èeux du' Châtelet de Paris,

S

,

SUR LE RÉGLEMENT DB LA COUR.

101

ue faire valoir dans cette Province le privilege prétendu d'exploiter dans tout le Royaume, s'ils n'y font aurorifés par Lettres-patentes nouvelles, déclaratives de la volonté du Roi .
duement enrégifirées à la Cour. Vu ladite Requête figné~
Ripert de Monclar: Oui le rapport de Mre. Louis-TheodoreXavier de Cymon, Chevalier, Seigneur de Beauval, Confeiller
dm Roi en ,la ç:our, tout confidéré.
DIT A ETE ,. que la Cour en renouvelIam, en tant que de
befoin, l'Arrêt de Réglement du 12 Décembre 172.8, enjoint
aux Huiffiers, Sergents, foi-difants exploitants dant tout le Royaume de Fratice, - établis en cette Province, de fe retirer
dans buit jours après la publication du préfem Arret , aux Villes
&amp; lieux où ils ont été établis, pour y exercer la fonétion de
leur charge, à peine de trois mille livres d'amende, &amp; d'en
être informé; a fait &amp; fait inhibitions &amp; défenfes, fous les
mêmes peines, à tous Huiffiers, autres que ceux du Châtelet
de Paris, de faire valoir dans cette Province ie privilege prétendu d'exploiter dans tour le Royaume, s'ils n'y font aurorifés par Lettres-patentes nouvelles, déclaratives de la volonté
du Roi, duement enrégifirées en la Cour; a ordonné &amp; ordonne que le préfent Arrêt fera imprimé &amp; affiché 011 befoin
fera, &amp; copies collationl1ées ,d 'icelui expédiées au Procureur-Général du Roi, pour être envoyées aux Sénéchauffées &amp; JurifdiétiollS Royales du re.trort: enjoint à \ fes Subfiirut d'y tenir
la main &amp; d'en certifier au mois. Fait au Parlement de Provence, féant à Aix, le ') F évriel," 1 77 1.
Collationné, DE REGINA.
Les Hùiffiers ne peuvent même exécuter dans l'étendue des
Juil:ices [eigneuriales, que les mandements &amp; jugements Royaux; le Sergent établi par le Seigneur peut feul dSH1ner les
affignations &amp; faire tous autres exploits dans les procès pendants pardevant le Juge du lieu; Decormis, tom. 2., col. 1 )70.
Il eil: aurallt du droit de la Juri[di&amp;io'n; &amp; le Seigneur a un
privilege é'J'al d~ ' faire e x~cuter par [on Sergent les mandements
de [011 Juge , que de faire juger par fOll Jlige les procès dont
la conlloiffance lui ap partien t ; auffi trouve-t-on dans toutes les
,C ours du Royaume des Arrêts qui ont çaffé des exploits faits,

�SUR LE

COMMENTAIRE

109..

par un HùiHier Royal, &amp; quiaurùiel1t dû J'être ~ar te 'Ser..
vent dl!l lieu, &amp; le 17 Avril l: 776, la COUF re1ildi.Ït Arrêt au
~apport de Mt. le COl'lfeilJer de Montva110~ , ,a~ profit ~e Cafimir R eraud, Sergent ordit.1aiife de l~ Jmnfd16hon d~ heu d~
Saint-C:lllnat, qui fait défenfes à &amp;nt0Il1e AHis, OffiCIer Royal
établi au même endroü, d'exécuter l€s manden~ellts &lt;liu Juge
local , &amp; de s'immi{cer à l'av.enir, dans les fonébon~ ~e ASer ....
gent du lieu à peÎ1'le de tous deperns, doml.nages-mtetets. ~
Si le Ser~ent eft abfent ou fu[peét, l'II,uiflier Royal qUI
exploite, doit faire m:ent~o,n d~ns ,{on, explOIt de l'a.~[ence ou;
de la déclaration de fufplclon a lUI f.aIte par la parCIe.
.
L 'Huiflier qui exploi,t e, doit avoir pouvo.ir &amp; caraétere a~
hoc; cependant il ne paroît pa~Jf,,'E?l1 dùt caff~if W1 explo:fi
fait par un H uiflier ou Serg~t,{ pourViLl du Ra! ou du· SeIgneur ou qui ferait interdit, fi l'Hui.{Lier étoit da1'l5 l'habi-,
rude &amp;. l'exercice aauel d'e~ploiter, p0,urvu néanmoins que la: ,
partie qui l'a com111is ne connhlt ni ~on~ interàiétiol!1 lÛ fon
défaut de qualité: fic agehat, fic munenDus fungebatur, Le~. b~r-,
harius Philippus, ff. de off. prœt., fa.uf dans ce cas de lUI faIre
défenfe d'exploiter à l'avel:J.Î.r &amp; de le condamner même à telle'
peine q.u'il appartiendrait,
tJ~ )LY&lt;uJ, Il efl: cert~iI~ que dan6 la demande ,libellée, doit être én~l1:
' ( 1 J~
. cee la JurM. 1&lt;~hOtl pal'devant laql!lelIre 1 afiignatIOll efi donnee,..
7w.- m.... 1A'71e défaut de cette énoflciadon l'endmi.t l'Ajobl:rme ment t:l!1!l11, &amp;
iI efi d'abfolue né&lt;:etiiité .q-ue l~ p&lt;JlFtie aŒgnée conliloiife par...
devant quel Tribunal eUe d0it fe pJ1é{enter &amp; [e défendre •.
Les JurÎfdiébons, étant patrimoniales en France, il n'dl:
pas permis aux parties de fe choifir des Juges, &amp; la conteftadon doit être portée pardev-ant le Tribunal qui. do~t en çon ...
no Ître. C'eR-là une des maximes fOlldametltaJes de notl1e droie
public : delà vient ceHe quefiion de favoir, fi l'Ajoupnemenr
d.onné pardevallt un J~ge incompétent, interrompt la pi!efcrip,,":

7

tlOn~

Cet'te qaefl:i0fl at élfé foPt oonrroverfée par les Doaeurs··
,ceux: qui [OI:l~iennent que- l,a prefcription. a fon cours, fe fon~
dent fur cette regle, du droIt, que Jude x incompetftfls nihil agit~
Ulle flnl~le .fommatIOn ou autre aéte e~tl'ajudiciaire ( difent-i1s )
ne fautoit lllterrompre la prefcri.etion: 0~ l'ajou~neme~ dOrul~

...

\

RÉGLEMl!~1'

103

parClevant un Juge incompétent étant nul, &amp; ne pouvant produire aucun effet, doit être affimilé à l'aéte extrajudiciaire
Cjuod nullllln. eft, IJullum producit efJeBum.
"
Ceux qui foutienuent l'avis contraire, fe fondent fur ce que
le créancier a affez manifefié par l'ajournement la volonté dans
bquelle il efi de faire fruétifier fon aétion, &amp; des-lors nulle
pre{cription ne peut lui être oppofée.
Nous nous rangeons volontiers de ce dernier avis, par plufleurs raifons: 1°. il efi autorifé par la difpofition de la Loi;
2, 0. l'~ité le décide le plus légitime; 3° . .il efi foutenu par
les Do&amp;eurs &amp; par les Arrêts, &amp; les Autorités qui le combattent, ne parlent que de l'ajournement donné pardevant un
Juge notoirement illcompétent, comme fi l'on ajourne pardeVallt la Cour des Aides à ' raifon d'une aétion dont la connoiŒapœ efi dévolue au Parlement.
La prefcription ejl interrompue, 'dit Doma~, tom. l , pag.
233, par une demande elZ Juflice contre le poJJèJJèur: car pour
prefcrire , il faut 'lue la poffijJion ait été paifible &amp; de Donn~ f oi;
&amp; la demande en Juflice fait 'lue la pofffjJion n'ejl plllspaiJible,
&amp; 'lue le poJfeffèur ceJfe d'être dans la ~àfme foi, pourvu, ajouret-il, que la demande [oit libellée, c'efl-a-dire qu'elle explique ce
qui ejl demandé.
Voilà tout ce qu'il faut pour interliompre la prefcription; il
fam que le débiteur COl'll10,iife par l'exploit libellé, &amp; celui qui
demande, &amp; ce qu'on lui deman-cle. Dès- lors , ql!l'oppo[era-t-il
-pour légitimer l'&lt;;xception' de la pl,1efcription? Car pour que la.
,prefcription ait fOl1 cours, il , faut .le filence du créancier, qui
opere la poffeŒçHl paifible du débiteur.
,
Or, dans l'ajournement donné pardevant le Juge incompé~
tent, pourra-t-on oppofer au créancier ll _l'il n'a pas parlé dans
un tems opportun, &amp; qu'on peut méconnoÎtre fon droit?
Pourra-t-on lui dire qqe s'étant endormi per legitimum templls ,
un fomnaeil trop lOl1g l'a fait déchéoir de toute prétention,
&amp; qu'à fon reveil il ' a trouvé fon aétion prefcrite ? Non, répondront pour le créancier, dont la caufe efi tou jours favorab le , la Loi, les , Auteurs &amp; les Arr'ê ts; il a parlé à rems,
il faut qu'on l'écoute. Peu importe qu'il ait erré fur le ch ~ix
de la Jurifdiétioll, fOll erreur" ou plutôt celle de fon ConfeIl ,

-

•

"

DE LA COUR;

�COMMENTAIRE

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

ne peuvent lui nuire à l'effet de lui faire perdre fçn droit, if
Ile l'a pas abandonné, il ne l'a pas néglig~ , il l'~ fait connot~r~,
cela doit lui fuffire; &amp; Ii le Juge dl: Hlcomp/et~11t, le de~l­
teur n'a dlautre voie ouverte que celle, de dedlller la Junfdiétion.
",
Telle efi: la Doéhine . de Papon en fes Arrêts, liv. 12,
tit. 3 1 l , n. 26; de Catelan, tom. 2, liv. 7, ch. 1 1 ; de
Dunod en fon Traité des prefcriptions , part. l , ch. 9, page
56, &amp; de pluiieurs autres qu'il rapporte.
.
Decormis, tom.
col.. 10'59 , 'attefi:e que pour lllterrompre
,la prefcription &amp; confi:ituer le débiteur en mauvaife f9 i , il
[uffit que la Requête [oit donnée, &amp; la caufe contefi:ée.
·Cujas ftlr la Loi fiClIt 3, Cod. de prœfcript. 30 veZ 40 ann. ,
dit ; prœfcriptiolZem triginta annmum interpellari tantùm pel' con·
ventionem executoris, &amp; Zibel/um conventionis, qui gallicè di~itur. Ajournement libellé ..
Decormis, tom. 2, col. 1'536 établit pareiUement que l'af~
fignation donnée pardevant un Juge incomp,é tent, interrompt
.la prefcription; 1°. dit-il, le Juge incompétent par fa Sen,..
tenee, renvoie .ou délaiffe à pourfuivre pardevant qui il appartient ; 2. &lt;l. les Auteurs tiennent que q1}and la demande eR:
libellée &amp; circonfi:anciée pour pouvoir donner au Défendeur
pleine eonnoiffance de ce qu'on lui denaande, l'interruption
a lieH, nonobfl:ant l'iucompétenoe du Juge; il ajQute que les
Doéteurs qtÙ ont foutenu le contraire , ont parlé d'une iimple
~itation qui ne contenoit que l'Ajournement &amp; vocationem irrt.
JUs, fans en exprimer eilcore le fujet, ce qui, par le Droit
Rom~in, ne fe faifoit que pofi:érieuremenr, &amp; pal'. la con,teftanol1 en cau[e, pel' /itis contiflationem.
.
II cite enfuite l'Arrêt du Parlement de Paris l'apporté au
t?m. 1 du Journal des Audiences, liv. l , ch. 129, qui a pour
tme ; ~-etrait intenté par-devant un Juge q/.li efl incompétent. L "inter~L1p.tlOn d.e la prep:ription eut lieu, nonobfl:ant que le retraIt hgnager fOIt defavorable &amp; contraire au droit COmm1!IO.
11 .Y ~ .b~en de la difl~:rence entre une fimple fommation ex;traJud~Clalre, &amp; un Ji.Jollrn~n},ent donné pardevanr un Juge in~
co~petent., D ans le , pr~t~ll,er c~s, le demandeur fçait q1:l'en
fOlce de l aéte extraJudIcIaIre, il ne peut obtenir élUCU~ titre

'êxécptif, &amp; le défendeur n'eft obl.igé ni de 'répondre ni de
fe défendre. Dans. le [econd, il eR: obligé de préfe:lter du
moins pour décliner la Jurifdrél:ion, &amp; fans doute le créancier
a parIé dans un te ms oppor,tun.
Concluons 'que la prt('Cript~n eR: jnterrompue par la demande . ~ibellé~ &amp; circonfi:a?ciée;, 1'incompétence du Juge ne
pemt operer nen de contraIre, d autant que, même dans le
cas d'un doute tant foit peu fondé, 1'équité fembleroit reprocher aux Minifires des Loix , de ne pas protéger affez le
droit facré de propriété, &amp; de ne pas rejen.er dans tous les cas
poffibles le moyen toujours odieux de la pre[cription.
La partie affignée doit l'être aux délais prefcrits par 1'0.1,'donnance; ces délais [ont différents pardevant les Cours &amp;
G2I!ns les autres Jurifdiél:ions. Le demandeur ne peut point les
abréger; le Juge même ne le peut au .préjudice du défe~1deur-,
excepté dans des cas provifoires ou requérants célérité, ainii que
nous 1'0bferverons plus bas; &amp; il ef\: fenuble que le défendeur
a droit de jou~r des délais qui fe trouvent fix.és par les.
Loix.
Pardevant les Cours, aux Requêtes du Palais, &amp; aux Sieges
confervateurs des privileges des Univerutés , les délais de l'at:.
fignation font de huitaine pour les domiciliés dans la Ville)
de quinzaine jufqu'à dix lieues inclufivement, d'un 11.1 ois
- jufqu'à cinquante lieues, d'un mois &amp; demi depl,lÎs cinquame
lieues jufqu'à l'extrêmité du Re ffo rt , &amp; de deux mois, ft
c'eR: au-delà du Reifort. (1667, tit. 3 ,. an. 4, &amp; tit, I I )
art. 1.)
.
Aux Sénéchauifées ,les délais font au moins de huitaine, &amp;
au plus de quinzaihe pour les domiciliés dans l'étendue de dix
lieues, &amp; au-delà au !poins de quinzaine, &amp;. au plus de trois
femaines. (art. 3. )
.
Dans les premieres Jurifdiél:iol1s ~oyales, &amp; dans les h~f­
tices des Seigneurs, les délais font au moins de crois jours"
&amp; au plus d~ huitaine pour les domiciliés dans le lieu, &amp; poUI'
l es autres ils font av moit),s de huitaine, &amp; au ph1s d.e qninzaine..
(art. 1 &amp; 2.. )
_
,
Lorfque le délaj efl: à un mois , le mois eft (Oen[é
compofé de trente jours; on le compte ainii, [uivau~
Q, '

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,
,
'flxaO'ifrmo 6- premo dIe ve...
ffteit mentionem (dIt cerre o~ quez ~ 1;). t les Jurifconfultes)
nerit audiendus efl; quandoquldem a~o~~ten
.
,
in j!ncyulos menfes triginta dies eonjùtUlmu~l' &amp; fc t ombre.
LetJ'ours de Dimanches &amp; Fêtes font mU es
.on!l, 1
' on ne
111 e
aIS , mais
, .,compte lamaIs
'
.
dans le cours des d e'1"
jour de l'affigna.ti?n ; ni celui de , l'eche~nce, fUIvant cetC~
re le dies termml non computatur zn termmo.
1/0rdonnance ne parle pas de l'affignation donnée p~r~,evant
une Sénéchauifée ou 11n premier Juge à quelqu'un domicIlIe hor~
du Reifore du Siege, ou même hors du Reifort du P~r1ement ~
il ne nous paroît pas que le délai de, ~rois fe~a111;s, qUI
eH le plus long" puiife , fuffire, ~ le L~?,~flareur n a ftlremen~
pas entendu pnver le defe~1deur d un dei al fl:lf!ifantpour pou \
voir fe préfenter &amp; fe defendre.
Nous penfons ,avec Radier, qu'on, doit dans ces deux cas
bu accorder le delai de deux mOlS qu on donne pardevant les
Cours, &amp; les Requêtes, du Palais, fi Je .défendeur .efi, do micilié hors la Province, ou augmenter~un Jour pour dIX lIeues
au delà du plus long délai fixé pour la Jurifdi~ion, fi le
défendeur en: dans le Reifort du Parlement, malS hors du
Re{fort du Siege.
,.
.
L'Ajournement efr fans contredit valable, fi 1Hmffier ajourne
à comparoir pardevant le Juge aUlx délais de l'Ordonnance,
fans fpécifier fi le . délai efl: de huiMine, ou plus long ON, plus
court; les meilleurs Praticiens penfent même avec ralron,
que l'Exploit n'efl: pas nul, dans le cas où il n'y efl: fait aucune expreflion générale ni fpéciale de délai, &amp; 0(1 l'Huiffier
auroit umplemenr ajourné à comparoir pardevant le Juge.
Nous nous rangeons d'autant pllils volontiers de cet avis;
que nous le croyons foutenu par les premiers principes du
Droit public, qui ne p~rmettent à aucun citoyen d'ignorer les
Loix du Pays.
, Ajourons que l'Ordonnance n'exige dans aucun endroit, que
·le dél;:ti foit expril11é dans l'Exploit; &amp; dès-"lors; d'après les
plus faines maximes, le MiIiifire de la Loi ne peut point fup'"
pléer la peine de nullité.
•
Mais . dans ces deux cas, il faut laiffer paffer le plus long

L ')

\

1
1

,

SUR l..E RÉGLEMJ'!NT

nE LA COlJR.

ëétai prefcrit par l'Ordonnance pour la Jurifdiétion pardevant
laquelle on ajourne. Le défendeur, à qui rien n'eU fixé , a
{ans doute le droit d'opter pour le plus long, &amp; l'on caf~
(emit fans oontredit un Jugement rendu par défaut au préjudice.
de ce droi!:.
Les Loix de la procédure devant être obfervées, même
dans les Tribunaux Eccléfiafriques, d'après le vœu des Ordon~ ,
nances, &amp; la difpofition formelle de l'article 1 du tir. 1 de
celle de 1667, les délais y font fixés fuivanç 1'ordre des Ju~
rifdiétions.
Les délais font les même~ qu'aux Sieges, pardevant les Officiaux diocéfains, &amp; les mêmes qu'aux Cours, pardevant 1'0ftiçial métropolitain, &amp; pardevanr les Commiffaires apofioliques
, ..
.d e'l'egues
Ne faudra-t-il pas donner un plus long délai aux étrangers
du Royaume ou à ceux qui habitent dans les Colonies françaifes ? Oui fans doute, &amp; s'il en étoit autretilent , l'e[prit de
la Loi feroit violé. Il eU évident que le délai de deux moi9
eft de be'a ucoup infuffifant, pour qu'un défendeur fi éloigné
puiffe venir dans cet efpace de tems propofer fes exceptions;
je crois. que dans . ce cas, le demandeur doit fe pourvoir à.
la Cour qui fixera le délai compétent; car l'Ordonnance en
portant le plus long délai à deux mois, n'a eu fans ~oure
en vile que les domiciliés dans le Royaume.
Rodier fur le tir. 3 de l'Ordonnance, art. 3 &amp; 4, le décide
ai nu , &amp; bene, malgré l'Arrêt du Parlement de Paris du 6 Juillet
.174;0, rapporté par le Commentateur d'Orléans fur l'art. 7
du tit. 2, qui jugea que le déla:i de l'affignation donnée à un
domicilié dans les IDes françai[es de l'Amériql.)~, n'étoit que
de deux mois: il en ferait autrement, s'il falloit afIigner à raifon
&lt;l'une obligation contraétée en France par un Français qui
auroit enfuite paifé en Amérique; il faudroit l'affigner à fon
~ernier domicile , comme abfent pour voyage de long cours;
tant pis pour lui , de n'avoir chargé perfonne fur les lieux:
du foin de fes affaires ; le. délai de ,deux mois ne doit pOUf
tant pas être amplié, s'il paroît fuffifant à raifol1 de l'éloi..
gnement, comme s'il s'agit d'affigner quelqu'un d~ Nice o~
.d'Av ignol1,.
4

".

�10 9

COMMENTAIRlt

Quartt à ceux qui n'ont aucùn domicile connu, "&amp; qui fonL
affiO"nés par un cri public, l'Ordonnance ne pal:le p as non
plu~ des délais qui doivent €tre donnés ~n pareIH~s aŒgna...
.rions; mais en confultant les premiers pnnclpes., !l çurfIiit de
leur donner le plus long délai pre[crit pour la JunfdIéhon par";
devant laquelle ils [ont aŒgnés ; tant pis. p~u.r eux de n'a~
voir aucun domicile, &amp; de s'être rendu jufhcIabl€s de cette
, Juri[di8:ion.
.
. ' .
L'aŒgilation he tera pas nulle, li eiié efl: donnée ~ un
délai trop court, pourvu qu'ori n'~ccu[e &amp; qu'on ne f~ffe J~g~r
le défaut qu'après le délai competent. Nous avons etabl~ c~­
deffus Que l'Ajournement eft valable, [.:111S expreŒon de delal !
pourrC:it':'il l1e pas l'êtl'e, donné à un délai trop cmlrt? Et de
quoi pourra [e plaindre le défendeur, fi on l'ui donne le tems
pre[crit par la Loi?
.
Si l'affignation efl: donnée à U11 délai trop 10ùg,
doit
faire l'aŒgné qui veut aller avant? Par exemple ' . Titibls ob~
tient contre Méevius une S~ntenœ. qui condamne celui-ci au
. payement d'une fomme; Méevius ne veut pas payer, il ap'"
pelle &amp; ajourne fur l'âppel à un mois, quand il pourrbit ajourner
à quinzaine; Titius qui pourfllÏt fOl1 paiement, doit lui déclaret au bas de l'Exploit, ou par un A&amp;e féparé par lui
ligné, dù attefté pal' témbins, qu'il entend réduire le -délai
au plus court délai de l'Ordonl1attce, &amp; qu'il obtiendra congé
contre lui, s'il ne préfente à tems.
Enfin les délais font communs au deh1andeur &amp; au dé..
fendeur; celui-ci ne peut avant qu'ils foient expirés, ob ...
t~nir congé, ni celui-}à . obtenir défaut. I} efl: même de .regle ,
que fi en queue de 1AJournement, le defendeur efl: affiO"lle à
jour précis à rai[on d'un objet ptovifoire , il peut dans Ih&amp;e
de préfentation, ou pal' un autre féparé figllifié au Procureur
déclarer ne vouloir défendre fur le fonds qu'après l'échéaric:
des délais, &amp; dans çe cas le demandeur ne peut le pourfuivre
avant.
Suival1t l'ufage du Parlement, ie détendeur met fucceŒ- '
vell1ent .deux p~éf~ntations, l'une [ur les fins provifoires , l'autre
[ut les fins pnncIpales, avant l'échéance des délais donnés
[lour chacune d'elles 9 au moyen de certe précaution, le dé-,

que

1-

~

1

n
l'

--_.---

[endèur né peut paS être pourfüivi prématurément fur le fonds .
puifqu'il n'a pas encore préfenté; mais cette faculté n'dl: poin~
accordée au demandeur qui peut être pourfuivi fur le tout;
le demandeur qlû doit être toujours prêt, ne peut mettre qu'une
préfentation, le défendeur peut avoir befoin de tous les délais
pour prépàrer fa défenfe.
.
La Loi veut enfuite qu'il {oit donné lors de l'Ajournement .
à la partie aŒgnée, copie des Lettres Royaux de corp.miŒon
Exploit, &amp; en même tems copie des titres &amp; pieces jufl:i~
ficatives de la demande, fi aucuns y en a; il eit juite fans
contredit, que le défendeur ait en fon pouvoir la copie de
l'affignation &amp; des tirres en force defquels il eft attaqué
pour pouvoir préparer &amp; fournir dans le rems {es ex~
.
ceptlOns• .
DaI1S cette vue, t'arr. b du rit. 1, de l'Ordonnance, exio-e
que la cbpie des tirres foit donnée dans le même cahier
l'Exploit, à peine d'être rejettées de la taxe; &amp; qu'en outre, les
réponfes qui feront fournies ' , le feront aux frais du demandeur
&amp; fails répétition.
'
Cet article n'eit pas . luivi, ou du moins J'utage l'a inter~
prété différemment. Il faut difbnguer le cas où le titre de
·la demande efl: commun entre le demandeur &amp; le défendeur,
d'avec .le cas où ce titre n'efl: pas cenfé ,?onnu de la partie
affignéè, cOmme étant vis-à- vis elle res inter alios ac7a.
Dans le premier cas, pat exemple, fi le vendeur affigne
l'acheteur en payement du prix du fonds, la communication
. du titre peut êrre [ -l ite en tout état de caufe, &amp; doit être
taxée, parce qu'il n'a pu être ignoré.
Dans le fecond, le ritre érant étranger à l'affigné, par
èxemple , s'il s'agit d'une a&amp;ion l1ypothécaire ou de regrès,
la communication peut en être faire en tout état de caufe,
&amp; çloit être taxée; mais fi le tiers-poffeffeur qui ne peut connaître le titre en force duquel l'aéhon hypothécaire eit ouverte, en requiert la communication, &amp; con telle jufqu'aloi-s
la légitimité du droit, le demandeur doit fupporter les frais
de cette exception .dilatoire, &amp; des réponfes qu'il pourrait y
fournir; il doit s'imputer de n'avoir pas communiqué dans
le principe.

J'

de -

�SUR I.E RÉGLEMÈNT DE LA. COUR;
110

1

l

COMMEN 'l' AIRE

La copie doit être fignée · par l'Offici~r, &amp; aujourd'hui 'pa~
le Procureur confiitué ' elle doit être ltfible, non tronquee,
&amp; conforme à l'origin~l , nous l'avons déja dit , .~lle fert d';&gt;riainal à la partie affignée, &amp; nous avons rapporte des Arrets
q~i ont caffé des Exploits d'Ajournement, &amp; d~s Juge~ents
intervenus fur ces Exploits, {ùr le fondement qu' Il y aVOIt des
nullités dans la copie , quoique l'original fLlt eli regl e• .
Si le défendeur vient à égarer la copie de t'ExplOIt ou
toute autre , il peut en demander une feconde. qui lui fera e~­
pédiée à fes fr.ais. L'Exploit &amp;. toutes ~es pIe ces .com mul1l- _
quées font comm~nes aux partIes, &amp;,:1 on forcel~ol: le Procureur à commwliquer de nouveau, S Il ne le fal[OIt volontairement.
Nous avons dit qu'on devoit -donner copie des Lettres de
commiffion; on ne peut ajourner pardevant les Cours &amp; Juges
en dernier Re1foft, 1bit en premiere infrance, quand la matiere doit y être portée, par appel ou autrement, qu'en vertu
des Lettres prifes en petite Chancellerie, Commiffion ou Arrêt "
quand l'Exploit doit être fait hors du lieu de la féance de
la Cour ( 1667 , tit. 2, art. 12 ) ; [ans cette formalité, l'Ajournement feroit nul.
Le même article porte néanmoins que les Ducs &amp; Pairs
pour raifon de leurs Pairies, l'Hôtel- Dieu, le Bureau des
P auvres, &amp; . autres perfonnes &amp; Comml!lnautés qlÜ ont droit
de plaider en premiere infiance pardevant les Cours, pourront y faire donner les affignations fans Arrêt ni Commi[fion ; de forte qu'on ne prend des Lettres pour faire ajourne);"
en premiere infrance pardevant les Cours, que quand les Cours:
font invefries à i-aifol1, de la matiere, &amp; non. à raifon des,
parties. D'ailleurs ces Lettres ne font jamais néceffaires, quand
l'Exploit fe fait dans la Ville de la féance de la Cour.
.Pardevant les Requêtes du Palais, le privilégié ne peur yfaIre donner l'affig,nat~o~, fans donner lotI:'s de l'Exploit copiedes Lettres de commltt~mus, parce que ce n'dl: qu'en force ·de
ces . Lettres que la Chambre des Requêtes peut ' être invelite, &amp;: [ans. cette communication, l'Ajournement [eroit nul. ( A.olle 1669, tit. 4, art. 8, )
Pardevant les. autres Jurifdiéhons " on ajourne
Exploi,ç

rar

JibelIé ,fans prendre aucunes Lettres de commiffion·

Il l

.

1es D ecrets
'
r.
R equête, &amp; tous Jugements ' rnême
malS
rendus lur

les Arrêts, ne peuvent s'exécuter fans Lettres hors d~ ter .
du ~ieH de la féance de 1~ Cour ou de la Jurifdiél:ion; pour l':~é~
c~,~lOn des Arrêts &amp; De~rets de la, Cour, les Lettres font expédlees .au nom du Souveram, &amp; fignees par un Secretaire en Chancell~n.~; pour celle des autres Jugements &amp; Décrets, elles font
~xpedlees au nom du Chef de la Jurifdiél:ion, lors même qu' ils
font rendus par un autre Juge; elles s'expédient pardevam 1
C?ur, au ?om du Co~nmi1faire, fJ lorfqu'on affigne pardevan~
lUl les partIes ou les temoins,
à raifon d'un Rapport , d'une E n_
Î.
.
quete, ou autres cas lemhlables.
--L'Ex}?l~it doit être ~ait &amp; la copie lai1fée à la perfonne ou
. /"
&lt;au domlctle de la partIe affignée; cette formalité efr indif_lo . /ti~r-tL- __ .
p~nf~ble ,~ peine de . nuIIité; &amp; cela, pour que l'affigl1:ltion
parvIenne a la connOl1fance de l'affigné~ L'Huiffier doit déclarer. dans 'tous les Exploits à qui il a parlé &amp; laiifé cop'
d; l'Exploit &amp; des p~eces , à peine de nullité &amp; de vingt livr~~
d amende. ( .1667' tlt. 2.., art. 3. )
. Si l'HL;i.ffier l:e parle pas à l~ perfonne? ~ais au domicile ,
Il fa~t quo Il ~g111fie., }?arle &amp; ladre la copIe a quelqu'un dont
la denOlmnatl~n folt/alte dan~ l'Exp~oit, à moins que l'Huiffier
~le fa1fe ~ent.lOn q,~ Il a r~fuFe de. dU'e fon !lOm; par exemple ,
Il. faut qu Il chfe qu Il à laI1fe copIe &amp; parle à Pierre ..... fervIte ur de l'affigl1é. Ainfi jugé en Juin 1736 en la caufe de
la Dlle. Gautier, veuve. Briquet,; &amp; par autre Arrêt du 9 Dé. cembre 174.), 1ExplOit &amp; b Sentence qui fut rendue en con[équen~e furent déclarés nuls, parce qu'on avoit manqué dans
la copIe le nom de la per[onne à qui l'Huiffier avoit . parlé
'
quoique cette expreffion fe trouvât dans l'original.
Cependant l'affignation fera valable, fi la qualité de celui
à . ~ui la copie efr lai1fée, fuffit ' pour le faire conno1rre: ainfi
TItIUs. fera valablement affigné, fi l'Huiffier déclare avoir laiffé
l~ copIe en parlant en domicile à [on époufe ou à [on fils
aI11é , ou à [on portier, s'il en a un.
.
Il Y a des Exploits qui ne peuvent être faits qu'à perfonne : tels [ont ceux par lefquels on établit un Sequefhe , iJ.s
A

�COMMENTAIRE

1 12

SUR :&amp;:.E RÉCLEMENT DE

. é à 1
[;
de celui qu'0n veut ét~';
doivent être fig~lfi s -, a PIe: ?l~e les fruits faifis, ou qu'on
blir, parce qu'Il faut qu on U1 mulque
lui remette le~ effets.
' à l
', quelque part qu'on l'a
On peut lalffer la copIe
,a p~rt~e
'en ad'ant à
trouve; l'Huiffier, dit alors aVOIr laltre l~~i~P~: ne leut point
la perfonne trouvee cafuelIeme:11t à..... l
d'une prolaiffer la copie clans une Egltfe, dans e cours
l'A
Ir.
d s l'Auditoire de Jufl:ice pendant la ten~le de
~
cemo11 , an
,
P
1w l 8 tIt.
dience, {uivant les Arrêts :apportes 1paLI' apon 11 'du c'0mo. 2
ni à un NégOCIant dans a oge ou a e
,
5, 11.
l'Ecl't de création de la Jurifdiéhon Con{,iûal~e
IDe-J.'ce llllvant
l
' b'
[; rt
cl
.' de Novembre 1563, à moins que le de lte~~r ne 0
{Ul~ ~~lsde fuite, nI dans le Palais à H11. Juge, Avocat ou ,Pro:p
,
, l'11S que ce ne {oit à l'occal1o11 de leurs fonébons,
cureur' , a me
\.
Il
11
'fi
1
·fr.e la copie à autre qu'a la partIe e e-meme-,. e e
malS 1 on aUlt
. .
"'11
'
"
At
-e
lap'ée
dans
le
domicIle,
&amp;
)aŒalS
al1" eurs
cl. Olt toUjours e r
III
,
fi
A.
L'affignation donnée à un domicile paffa,ger en: mu le, rret
l'a orté al' Mr. de Bezieux:, hv. 2., cha~. l , §, l ',Fendu 1:
pPJ . ' P12 all rapport de Mf. le ConfelUer d'Antome, qUI
27 mn 17 ,
, d 1 'Il d
caffa la Sente~ce de défaut r~nd~e C01~tl·~ !urre , e 'a VI ~ e'
Toulon, fur l'aŒgnation \ ql~l lm, avolt ,ete dOl11:ee el} padaneà l'Hôteffe du cabaret ou Il avolt loge a1~trefi?ls..
. , .
On ne pe~lt pas êue Feçu à prouver par tel~OHls q1:le ~H~Iffi~l'
laiffé la copie s'il n"en
pas fait mentIOH dam l E,xplolto,
~e défaut [eu}: de' cette. mention rend l'Exploit nul; Borl11er f~r'
l'art. ')du tir. 2 d~ l'Ol'donnançe de r 667 , rappone èl11 Anet
CiJui le jugea ainfi. ·
. .
'.
Si l'HuiŒer ne trouve perfonne au domICIle, Il eil: te au , à
'peine, de 1'lullité &amp; de vingt livres d'amende, ,d'attac~er l'Ex-.
,,
ploit à la porte &amp; d'en avertir le- proche vQlfin qm iiguera
l'Exploit; &amp; s'il'.ne veut ou ne p~ut ligner, l?H;lÎffi~r en fera,
mefltion (Ordonnance de 1667, tlt.__ 2, art. 4), 1HllJfller dau-s
.çe cas finit aÎllu ' fon Exploit; &amp; lJ,'ayant t7'Ouvé perfonne au do'micile de,. , .. après avoirfrappéphifieurs. fois , avons attaché la
copie de te/le (;, telle pi~ce (;, de. PljJ€ploit cl- ~a pOl't.e du. domicile
avec un clou, &amp; en avons avertz' le proche voifin Cjuz a dit n.e vou~·
loir OiL ne pouVoù'fz~ller notre Exploi~, ou Cjui aji8nl.

l

7:.'

A

A

1

1

,\

ea

LA COUR~

t

•

13

Mr. 'd e Montvallon dans fon Précis des Ordonnances au mot
Exploit &amp; aux notes, atteil:e que la formalité de faire parapher
&amp; dater l'Exploit par le Juge, lorfqu'il n'y a aucun voiftn,
n'eil: plus en ufage depuis que la date de l'Exploit a été fixée
par l'Edit du Contrôle.
Par un u'f age qui femble avoir acquis force de regle, l'Huiffier ne trouvant perfonne au domicile de la partie affignée,
laiffe la copie &amp; parle à un inquilin ou habitant de la même
maifon. Nous penfons avec Rodier que cette affignation eIt
nulle; elle eil: totalement contraire à la lettre &amp; à l'erprit de
l'Ordonnance; à la lettre, . en ce que la Loi veut que perfonne ae fe trouvant au domicile de l'affigné, deux formalités
foient remplies: rO. l'attache de la copie à la porte; 2°.l'aver_
tiffement du voiiin. De ces deux formalités, l'une ou l'autre
acquiert à l'affigné la connoiffance de l'affignation, ou au moins
la Loi a fait à cet égard tout ce qui étoit en elle; &amp; li les
deux formalités n'ont aucuh fuccès par la perte de la copie &amp;
par le lilence du voiiin, tant pis pour l'affigné de n'avoir la.iffé
chez lui perfonne c;ui pût recevoir la copie. Mais en laiffant
la copie à l'inquilin, une des formalités
omife; il eil: certain que le domicîle de l'affigné eil: reil:raint dans les appartements qu'il occupe, les autres lui font étrangers, &amp; par
conféquent l'inquilin ne peut être coniidéré que comme
voiiin.
Cette affignation eil: encore contraire à l'efprit de la Loi;
la Loi entend que la copie de l'affignation parvienne au pou' voir de l'affigné, pour qu'il puiffe fe défèndre. Or, l'inquilill
,pouvant avoir des raifons d'indifférence ou même d'inimitié,
pour cacher &amp; retenir la copie, n'étant d'ailleurs obligé fous
aucun rapport de la faire palfer au défendeur, la Loi n'a pas
voulu, &amp; ne doit pas fe fier à lui, &amp; il ne feroit pas juRe
d'obtenir un jugyment par défaut fur une pareille affi~~Jti&lt;?n •
L q Lo,! ne regar~ comm~ perfonnes capa~les ou obh~ees d,e
receVOIr la copie, que les gens de la malfon; la . ~ople dOIt:
être lai:ffée alinti ex familiâ, dit Guipape, quea. r 9 r &amp; 628;
:par-là l'affigné eft léKalement averti, parce que, quant. à ce
.qui doit [e paffer . dans fon domicile, il r épond du t:ut de
[&lt;:l , femme, de fes enfaucq &amp; de [es domeili'lues. p

ea

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C Oll1:MBNT A IRE

'SUR L E RÉGLEl\IENT DE LA COUR:

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,
d ide de fait ; domicile.
, La Loi difl:i :l~ue t;?IS ~omlClles, am
"
de droit, domIcIle d eleébon.
"1 ave c l'affig natHm, &amp;
Le domi cile dans le rapport lqu IlIa '1 faut affiO'ner, ne
'r l ' Cl. ,
l'devant aque e 1
b
avec la JuruUlcuon pa
l'
"1
ta
lIt avoir pour etre
'
ec ce U! qu l ,
do it pas être a d apte av
'r.
'er ' dans la plup ar~
,
,
II pour po uvOlr le m an
, '
J
répute CItoyen , 0
' . 1 cl " ~ de citoyen que pdr une 1aari ao-e 1 domicile n' eU
des Villes, on n'a cqUlelt ~,lOIIL
, ,
d d 'x ans ' ,en raIt c e m
;:,' '"
d
e
bltatlOn e l , ' cl
' [ide ce dans un l ieu u m em
' qua par lix mOlS e re l , n
' rr'. '
acqUIS
'"
ée dans un dioc o [e d Ilrerent.
,
dioce{e, &amp; une ann "
1 d I,,;:. eft acq uis pa r la voloa te
Mais en fai~ d 'aŒg natlOll, e
CI '" fi' t' lares &amp; penaq u'un qu elqu un a tran par e
'1
Il: c.,'
cl, e re' l'1der ,. &amp; dobs
,~
d' . r
domie! e el ' n xe
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otifié voluntatem Temaïlen l , Ion ,
,
tes , 1 an
,. 'ufiic iablp d u Jug e d u he u , &amp; toute Iigà l'effet de devenu J
d ~ "1
il: vabbl ' : fi de voluntate
'fi '
Ca' te au 'nouveau o mlCI e e
, ,\,.
'Il' "
111 cation r; 1
d " l'
co,zflituwm m U 19ztur ,
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ve Z uno momento , omlCl lllm ,
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apPdaJ ea~ "1 Il. tout de fui te acquis au h eu ) UD l larel71 , /(~I Un:
le omlCl e eu
,
,n' 't undJ rursus
fortuna rum Jùarum foml12am qUlS CO /v ,ltUl )
, fi
que 'fi~C dïlè:Jlùrus fi nihil avocet; ulldJ cum proj eBus 0' , p,erenO~l l, z,:dJ leVtur Q~od fil rediit, p eregrinari j am d~flitit. L ego Clves ,
O'/'lIlan
. U no fo lo die COlv.ttuttur"
, (J"
fil de voluntate ap"
d. dev incolis.
:reat. D 'Argentré [.lr la coutume de ~l~ètagne, a,rt. 149'
P D 'a 'l'ès cette regle, quel fera le domiCIle de, celU! qm ayant
m aifo! en deux endroits , i-élidel'l à chaque h e u
L1. ,famille, une partie environ égale de l'a 11l1é~ ? L e dornlcIl~ à, r~lfo~l
de l'afIignation ayant un rapport e.ffentlel a~e c la Ju~ l[ddla~~~11"
"
fuivant ce pru1clpe,
an':1or jf:.equi't·
U! fiorum rel " le vraI namIe!
' fl:'e
e.fl: [ans doute fixé au lieu du Juge duquel l'affig ne eu: JU 1-,
A

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ciab le.
,r 1
li l'
'
Mais par-là, la difficulté ne paraît p as r el? ue, ,Ion confuI te plufieurs Auteurs qui tie11.n.ent, ~ue le mem e homme. p~~;.
av.oir deux domiciles, &amp; être ]UfilClable de d ~ u x , Juges , aznJ~
l e d écide F aber , déf. l , not. l , q od. de zn JUs vocando 1
Mourg ues p. 27'5, efi du m êm e fcntlment.
, ,
Pour tà'cher de donner une décilion foutenue par les pnncipes il ne faut point les perdre de vue ; les JurifdiEtio ns [~nt
patri~oniales ,en Franc~: il, eit cd tain d',ai!leurs qu' e lles n'mvefiiffent le CItoyen qu'a ral[on du QOmlclle , quand la ma..,

I I ')

t~ere

n'eit pas plus pU~~nte. Il doit d?nc y aV,&lt;?ir des regJes
fiIres pour fi xer ce domICIle. Or, nous 1 avons deJa dit, le domicile eit fixé voluntate remanendi: l e principal domicile , dit
Don~at, t. 2, p. 89, ejl celui du lieu où l'on tient le fiege &amp;
le centre de [es affaires, OLt l'on porte l es charges, &amp; où 1'0 n
jouit des privileges de ceux qui en font habitans. Il ejl donc
difficile , aioutel'Auteur, qu'une perfonne ait deux domiciles.
Nous croyons pouvoir affilrer que quand le m ême homme
113.bite tantô t dans un endroit, tantôt dans un autre, il faut
fi xer fon vrai domicile au lieu où il paye la ca.pitation, &amp;
otz il peut ê tre admis aux charges municip ales.
Il y a plufieurs domiciles de droit; d'a,bord ceJui qu'on appelle domicile de dignité, &amp; qui eft prévu par l'art. 3 du tit.
2 de l'Ordonnance: pourront, dit cet article, l es exploits concernant les droits d 'un Bénéfice , être faits au principal m anoir du
B énéfice, comm e m1Ji ceux concernant l es droits, &amp; fonaions des
Offices ou com mijfzolZs aux lieux oLl s'en, f ait l'e xercice. ( 166 7 ).
tit. 2, art. 3 , &amp; tit. 1), art. 3. ) Le mot de 1'Ordonnance)
p ourront, marque aIrez que cela eit facultatif, &amp; qu'on peut ?
toujours aŒg ner au domicile de f.."lit. Ces exploits en cas d'ab_ .
fence dU ,Bénéficié, de l'Officier ou du Seigneur, peuvent être \
L1 its aux Agents &amp; Fermiers, lorfqu'il s'ag it des droits &amp; re- V
venus du Bénéfice, de l~ charge ou de la terre; pour tout; i
autre objet, il faut affigner au domicile de fait.
Le domicile de la femme, eft celui de [on mari, Ii elle n'dl:lég alement ou notoirement [eparée; le fils de famille n'en a.
pas d'autre que celui de fon pere, à moins qu'il n~ rélide ailleurs, ,au vu &amp; du confe11tement de [on pere.
Le domicile d'un homme pourvu d'une Charge ou d'un Emploi fi xe , dl: le lieu où s'en fait l'exercice; &amp; l'article 3 ci.....
d effus cité ne parle que des Charges qui n'exigent pas un fer ....
vice afIidu) &amp; une continuité de réIidence, comme celle de
Sécretaire du Roi.
_
Par Arrêt du 7 Juillet 1722, prol1oncé par Ml'. le Prélident
de P iolenc, conformément aux condulions portées par Me •.
Bayon, S ubititut, il fut jugé que le domîcile d'un Officier eIl,
Cour fouve raine étoit le lieu où il devoit exercer les fon&amp;iou$'
d e Ü Charg e.
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...

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.... . . . . - - - . _ _ _

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,

.

-

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IV"

.-....,..___ ..........-._--Y"
~

...

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-

SUR L1! RÉGLEMENT DE LA COUR~

,
COMMENtAIRE

116
, 'd a 'D'
Mr.'. de Tartonne, Préfident aux EnquêteS, dece
a, . IJrne
le S Avril 1721 ; le fieur de Ga~endy [on fils .&amp; fo~ _~~rmer,
fe . pourvut au LieutenJnt de D!gne po~r erre. 1eçu hellSIer par
inventairè; les créanciers. cena~ns &amp; 1l1Certa111~ affignes à ~a
forme de }?Ordonriance, 1l1te.rVl11t Sentence qUl le r,eçut heritier par Ï1~ventaire, &amp; ordonna qu'il y ferOIt proceder dans
le tems de droit; quelque tems après le lieu~ de Gaifendy
ayant répudié, &amp; [on frere cadet, auiIi, un tr?llieme. frere [e
porta héritier par inventaire, &amp; declara voulOIr · cont1l1uer les
pour[,lires.
,.
,.. ,
Les lieurs de ThomaiIin de la Garde, creanCIers de 1 hOlne,
&amp; ailignés parde,;,al~t le Lieutenant de Dign~., fe pOLlrv/ur~nt
au Lieutenant . cl AIx, t$c demanderent que 1 mftance beneficiaire [eroit traitée &amp; pour[uivie pardevant lui, comme étant
le véritable Juge compétent.
L'héritier bénéficiaire [e pourvut de fon côté à la Cour pour
faire dire que l'infrance [eroit pour[uivie pardevant le Lieu"":
tenant de Digne.
'
Le 7 Mai 1722, le Procureur du Roi en la Sénéchauffée
d'Aix demanda d'être reçu partie jointe &amp; intervenante pour
foutenir les droits de [a Juri[diaion.
Toutes les parties en qualité, &amp; l'affaire portée en juge-ment, il fut foute.nu d'une part, que le Lieutenant d'Aix étoit
. [eûl compétent, Mr. de Tartonne ne pouvant avoir d'autre
domicile que la ville d'Aix, à raifon de la Charge de Préiident qu'il y exerçoit. Les créanciers ajoutoient que le do-'
micile de l'héritier n'influoit en rien, &amp; que l'inftance générale devoit être traitée paidevant le Juge du domicile du
, défunt.
Le Procureur du Roi revendiquant la J urifdiétion, réclama
la di[pofition de l'Arrêt du Con[eil de 166), qui attribue au
Lieutenant d'Aix, à l'exclufion de tous autres, les caufes des
Officiers en Cour [ouveraine, ce qui décide la compétence
des inftances bénéficiaires des hoiries des mêmes Officiers,.
qui font 'toujours attribuées aux Juges du domicile du dé-,
funr.
L'héritier par inventaire oppofa. que le véritable domicile
du défunt ·était à Digne, qu'il en étoit originaire, &amp; qu'il

y

1

A

1

1
. 1

1
1
1

, .

poŒédoit touS [es biens; que [on domicile à Aix n'étoit
qu'accidentel &amp; momentané, qu'il n'y poffédoit que des effetS"
f~n~ affiete, .[on Office. &amp; ,~ue~ques vieu~ meubles ~ &amp; que
d aIlleurs l'EdIt de CremIeu 11 etOlt pas applIcable' aux mflances
, , 1es.
' genera
Meffieurs les Gens du Roi établirent, que Mr. de Tartonne
ayant exercé deux Charges, l'une de Confeiller en la Cour
des Comptes, l'autre de Préfident aux Enquêtes, cet exercice
avoit fixé [on domicile à Aix. Ils citerent la Loi Senatores
if. de Senat., &amp; divers Arrêts de ce Parlement, fondés [ur 1~
di~poiition de F~rrêt du Confeil d~ -166), qui porte, que les
Lœutenants-Generaux &amp; des SoumijJions au Siege d'Aix con,noîtront des caufes civiles, perfonnelles &amp; poJfe/{oires des perfonnes privilégiées, Eccléfiajliques, Nobles, Officiers des Compagnies fouveraines, ce1fx du Siege général d'Aix, Avocats &amp;
P~ocureu,.s au Parlement, &amp; autres perfonnes ayant droit de
Committimus, à l'exclufion des autres Lieutenants, lucres Royaux &amp; Officiers de la Province.
0
Arrêt conforme aux conclufions, qui ordonna que l'infrance
bénéficiaire feroit renvoyée au Lieutenant-Général d'Aix
avec inhibitions &amp; défenfes à tous autres Tribunaux d'el~
connOItre.
S'il s'agit de faire affigner un Corps ou Communauté, 'on
affigne les Confuls, les Prieurs ou Syndics; .en eux feuls
rélide l'exercice des aétions aébves &amp; paffives des Corps. · S'il n'y a nI Confuls ni Syndics, on préfente Requête à
la Cour, pour faire dire que les membres du Corps éliront .
des Syndics dans le tems qui fera fixé, qu'autrement il fera
permis de donner l'affignation au nombre des membres qui
fera déterminé par la Cour en la perfonne, ou au domicile
defquels l'univerfalité fe trouvera affignée, &amp; cette Requête
eft lignifiée au nombre des intéreffés que la Cour fixe par
fon décret, auxquels il efl enjoint par le même décret d'af,fembler les autres, en les convoquant par billets.
Le domicile d'éieétion eH: celui qu'une partie indique &amp;
conHitue pour pouvoir lui être fait tous , exploits &amp; lignifications. Il en efr parlé dans 'la Loi l , if de eo quod certo loco ,
~ dans la Loi 4, Cod. de !urifdiél. omnium Judicum.
A

..

-

.

�Il s

COMMENTAIRE

SUR I.E RÉCI.EMENT DE LA COUR.

Il efi bon d' obferver · ici que ce domicile élu n'altere e?,
rien le droit de Jurifdiébon qui efi réglé &amp; limité par le droIt
public; de forte que G Titius élit domicile dans le reifor~ du
Siege d'Aix, quoiqu'il [qit domicilié da,n~ le, l'effort, du SIeg,e
d'Arles, on peut bien l'aŒgner au domIcIle elu, maIS on ~O,lt
l'aŒo'ner pardevant [on !twe naturel, Gnon en cas de pnvIb
b
1 \
J
lege, ou à moins que la rnatiel'e ne [oit devo ue a un LIge
diftérellt de celui du domici'l e; le cOllfentemei1t feul des parti es ne peut jamais opérer ni aurorifer le changement de Jnri[diéhon.
Cette éleaion de domicile [ubGfie ju[qu'à expreife révocat1on, même contre les l1éritiers du défunt qui l'a élu, qui
[ont tenus de [on fait, nonobil:ant le décès de celui chez qui
l'éle&amp;ion a été faite. Voyez Bacquet, Traité des droits de
Ju{tice, ch. 8, p. 31.
Il' efi certain d'ailleurs, d'après la difI)oûtion de ce titre
du Réglement, que fi on a aŒgné quelqu'un trouvé cafuellement ou à un domicile élu, on doit donner les mêmes délais
que G on l'ajournoit à fon domicile de fait, parce qu'il faut
que l'aŒgné cafuellement fe retourne chez lui, &amp; puiffe préparer [es défellfes, &amp; que d'autre part on puiife du domicile
élu faire parvenir la. copie au domicile de fait, &amp; de ce dernier venir pour [e pré[enter &amp; [e défendre. Ainfi jugé par Arrêt
du 18 Février 1737, prononcé par Mr, de La-Tour, entre le Sr.
Rutini d'Hieres, le nommé F elun &amp; le Sr. Barquier, plaidans
Me, Pafc,al pour le preinier, Me. Chery fils pour le fecond
&amp; Me, Julien pour le troifieme. L'Arrêt confirma la Sentenc;
du Liemenant de Graffe, qui avoit caffé celle rendue par dé~:lUt par le, Juge d'Antibes, parce que dans l'exploit d'affignatIon donnee par ButÎni au domicile du Procureur fondé les
délai" n'avoient été réglés qu'eu égard au domicile de ce Procureur.
,Suivant l'art. 1) du tit. 2. de l'Ordonnance de 1667 ceux
qUI demeurent aux châteaux &amp; mai[ons forres font tenus d'élire
domicile, en, la plus prochaine ville, unon l;s exploits, qui leur
feront faIts en parl ant aux perfonnes ou aux domiciles de leurs
Juges, P;~cureurs d'office, Greffie~s ou Fèrmiers, vaudront
cO,rJ.1 m ~ fill tS, à leurs per[onnes; il n'y a pas d'exen1ple de pa...
reille ailigllaw:&gt;n.
1

",

1 I~

Les condamnés aux galeres ou au banniifement à t

les abfents pour faillite, voyage de loner cours ou ho~msd'
rr.
'
,0
,R oyaume, fiont amglles
à leur dernIer
domicile, ( tit. 2" U
arr. 8. )
.
, L'OJ
ruonnal1c~ ne parle
pas des condamnés aux galeres à
VIe ou a~l banmffc ment perpétuel hors du Royaume, ni des
condamnes par contumace à la mort naturelle ou civile' les
p~emiers [ont morts civilement du jour du Jugement en 'dernIer reffort, les autres le [ont après les cinq ans de la contumace '
&amp; dans ces deux cas, il Ùut pourfuivre contre leurs [uccef~
feurs.
\ Mais s'il s'agit d' ÏI:t~nter une aB:ion contre les condamnés ptLt Cotzliim"aLl! ;
a ~~rt natUrelle ou cIvIle, dans les cinq ans que l'Ordonnance
cnmullelle leur donne pour le repréfenter, il faut lem faire
'n~n;mer un ~ur~te~lr à l~ mort ci,vile, &amp; l'Arrêt qui le nomme
lUI, etant uglllfie, c ~fi lm qu'on aJourne, &amp; c'eil: à ,lui que [ont
[ 'l Ites pendant les Cl11q ans toutes les lignifications' leur état efl
alors in pendulo, &amp; leur repré[entation fait tomb~r tous Jl1ge~
-meuts réI:dus contr'eux. ( Or~onnance d~ 1670, tit. 17 , art. :r 8. )
Ceux-la. f~nt abfents qUI font ,[o;t1s du Heu, de leur origine
bu de leur reudence, y ayant ladre leur famIlle leur bien
f
'
, d"
,
,
ou ans aVOlt' ren~nce, y -reVel11r. On doit même regard er
, com~e te!s les pn[o111uers, ..de guerre., &amp; même les èaptifs
'J?~rml les Infiideles; les uns &amp; les autFes Hé perdent en Frànce
leur. ~tat ni leur, l~ber~é de } dro,it. rCeltX qui n'onLon qui
n ont eu aloiCUll domlotle COrlttlU, dOIvent être aŒ CTnés par un
feul 'cri public au principal màrché du lieu de 12lrabli:!fement
clu ,Siege Otl -l'affignation fera donnée', fans aucune perquiûtion'.
( tlt. 2" art. 9. ) S'il n'y a point de marc1ié dans le lieu il
faut donne!" llâŒgnatidll à 'la principal~ Place, ou à ,l'iffile 'de
la ' ~eife paroifliale', 'ou au pFiùCipal ' I~1:,lrché du lieu plùs procham; le 1 plus fCIr, efi cepelidant . à la pritl'cipale place, parce
que par marché, l'Ord01Ula1'lce a entendu la place publicme .
R d'
. r
l
,
. ? 1er pel1l,e
qlle dans ce &lt;derni~r cas il efi plus fûr de rem'phr les trOls manieres différences; on peut dire là-deifus,

,n'!

fopoflua non nocent.

'

1

Parmi ceux llui n':mt 'auoun domicile, la Loi comprend non
.feul~ment les mendlants, vagabond~ &amp; gens [ans aveu, mais

�120

CO MMENTAIRE

.

.

SUR

.

ceife le monde entIer, dont'
encore ceux qUI courent lans
.
. l'
ne connoît
. &amp;
'Cl'in heu partlcu 1er
qu au.
'S les Empciriques, les Ba1'univers eft la patrIe,
pour citoyen, comme les ColporteUl ,
.

.

,

L

teleurs &amp; autres J perfonnes. d'
t être ajournés aux Hôtels
Les étrangers du Royaume üIven
ts 01'1 reifortiifent les
G"
des Parlemen
des Procureurs- ener~ux
1 f&lt; Is l'affignation fera donnée;
appellations des ~llgeds ':eV~~l\e~rq~~re faits au même lieu. ( tir~
tous autres exp lOltS 01

A~:~elois) les

l~

1~

étrangers étoient aŒgnés Fur
fr?ntieres
Royaume; on fent fans p.eine qu'ils n'a&lt;foIent J maIS connol
2 ,

E1nce de paréille aŒgnatlOn.
"&amp;
devoir "
MaÎs les Procureurs-Généraux, charg:es pa: etat ' pa~
d-f.
de veiller à la fùreté de touS l~s dr~:)1ts qUI . peu~en~ "et;~ . 1
,
Frar~e ne m an.quent JamaIS de E11re a\.ertu 1 etlan
cutes:;.n "
Hôtel eft le domicile qui eft élu par .la
ger amgne,
'Il
1".
•
e l'HmfLoi à ce m ême étranger, parce qu e e a l ÇU que, qUOI.qll
~
:fier n' trouve ni l'étranger ni a[Jcun de fes gens'., Il Y' tr0uve
. ~n Mkiil:rat, fur l' ex~~itude duquel elle fe repo{e' pour rem-:plir fan vœu &amp; {on. oDJet.
.
. ft
'
Pareille aŒgnarrion n'a lieu que quand -la ,matlere e porte~
le dIt
pard evant . Wl J uge de France', l'article de lOrd01i!lnance
.
.
i
, 'r
. &amp;
'1 dl: clair que cette a,ffia-natî01) ne menerolt
,precllemenr,
1
\
. b
,
cl ' d"fr'
.à rien, . ii le Juge .de . Ft;irnçe ne devoIt , connOltre . ~ 1 re...
rend. Il, fau't dans ce J"lernier oas obfeFve~ les ' f(\)rmahtes prcfcltÏtes par les Loix, du pays o~ l'affi.g11atlOll fe. donne.
Ceux qui réJ.1dent ·8an~ les CO:011'lèS ~ rançal,res ~u-Qelà des
mers, doivent être affignes de meme, fmvant 1 Arret du Con[eil d'Etat du 25 AOLJt ' I,6~2, rendu au. rappo~·t de M~.. de
.Pomchartrain, à la Requêté ,de Dan"le M,me Lecl~rc du rrem~
blay, veuve du Marquis de i Majnte~Qn; le ROI ondonne, par
'provifion, &amp; jufques à !rie 1 qu'il ' y . ~Ol.t p&lt;DU1'V\hl:, par :un Re~le­
ment général que pareilles affigl1atnons &amp; iigmficatlOns, fOle11t
.données &amp; f~ites aux Bôteli des Pn~c\!1reurs-Gélléraux. Cet
A.rtêt ' efr. rapporté par 13omiel'.jp.armi çe,ux rendus en .interprétation de l'Ordonnance, pag. 178.
"
.' ,
!
L'0.r fqJ:le l'éüanger. a 'uri d6mieüe élu a GUS le Royaume &amp;
çonnu, ii f.1U.t l'.y a~gri~r; le- ·dÇ)l~içile légal do\t toujolilrs c;édér

=

&amp;:

leur

. ~u.t1

"

L~ R:ÉG"LBMBNT nE LA COUR~

121

aU domicile' de fait ou élu. Ainii jugé par Arrêt du

2

Dé-

cembre 1738, prononcé par Mr. le Préiident de Bandol, conformément aux concluiions portées par Me. Bayon Suhfritut,
dans ces circonftances.
Samuel &amp; Za-Adia Caen, Juifs de nation réiidants à Alger,.
s'obligerent folidairement pour la fomme de 1293 piafhes
deux réaux, monnoie d'Efpagne, en faveur des iieurs Holroide
&amp; Pealfon, Marchands Anglais réiidants à Gibraltar; ils ne
payerent pas, &amp; Za-Adia Caen ayant paIré à Marfeille, fes
créanciers, en vertu d'un décret de la Jurifdiétion Confulaire,
le firent conduire par main mife pardevant les Juges-Confills
pour l'obliger à payer; dans l'exploit de iignification du
décret portant main mife fait à Za-Adia Caen, ils élurent domicile dans la maifon de Richard Varen leur Procureur fpécialement fondé; la même éleétion de domicile fut fai.te dans
d'autres exploits de lignification.
. .
Za-Adia Caen, à qui on avoit fait paIre r le guichet p ar provifion, ayant été condamné à payer &amp; à tenir prifon jufques
à entier paiement, ii mieux il n'aimoit cautionner de payer
dans trois mois, appella pardevant la Cour le 13 Mai 1737
du décret de main mife &amp; de la Sentence définitive, &amp; fit
aŒgner les Marchan.ds Anglais à l'Hôtel de Mr. le ProclJreurGénéral du Roi par exploit du 2) Mai.
Le 30 Juin fut rendu Arrêt de défaut [lU" cette affignation,.
qui caire le décret de main mife &amp; tout ce qui s'en étoit
enruivi; l'Arrêt fur encore iignifié aux Marchands Anglais à
l'Hôtel de Mr. le Procureur~GénéraI.
Ceux-ci fe pourvurent, &amp; demanderent la caifation de l'a(ligna tion &amp; de l'Arrêt de défaut, fur le feul fondement que
Za-Adia Caen n'ayant pu ignorer le do micile par eux élu chez
le iieur Varen leur Procure1,lr fondé, il n'avoit pu les ajourne!.'
ailleurs qu'à ce domicile.
Za-Adia Ca.en invoqua fans fuccès la dîfpo.Gtion de l'Ordon'"
nance, prétendant avo.ir le ' choix d'ajourner au' domicile légal
QU au domic.ile élu, &amp; obferva d'ail1eu~"s ' q\le la hui(aine du
rabattemen.t étoit expü·éè.
Me. Bayon Sl\baitut, portant la parole, établit qu@ quand
il y a Ull dQmidle élu, il par-o.iifoit ,lp[yrde de choiGr le da,

Q.

�'SUR. LE RÉGLEMENT

122

COMMENTAIRE

micile de riguetlt, qui peut toujours d~nner lieu à ~ien a~g
, ,
l ' '1
&amp; l'exaébtl!lde ne faurOlent pre~
inconvel1lents, que a Vl'gi ance
, . '
, bl'
d
"1
, .
d' ill
1· Loi n'avolt voulu eta Ir ce omlCI e
venir, que a eurs a
"
'1 l' ' , fc
'à d ' f: t de tout autre &amp; que le clOlnICIle e u etoI~ ans
~~ntre~itaupendant toute l~ durée de l'infl:ance en preIDIer &amp;

l

dernier reffort.
,
l' cl
M'
L'aiIignation &amp; l'Arrêt de défaut furent caiTes, p ~I ants ,e.
Pa[cal pour les Marchands, Me. Roman pour le JUlf, MathIeu
&amp; Amoureux, Procureurs.
.
Nous devons parler ici de la caution que doit ~o:mer l'étran'1 - Ca.iVl~ tl &amp;-'~r
ger non naturalifé qui pla~de contre LU: FrançaI~, cette cau(L I ~:;r.d'"
tion efr appellée caution judicatum falvl, ou cautIOn de payer
le jugé. On oblige l'étrange~ à la d~)l1ner, parce que n'ayant
point de biens en France, Il pourrolf en' r~tourn,aIlt . dans ~a
patrie, fe fouftraire, à la con~amnat:on qUl f~rolt 'pron?ncee
contre lui. Il ne d01l: donc p0111t y etre fournIS, s Il poifede
des immeubles dans le Royaume.
.
.
Ce cautionnement n'eft jamais indéfini; le Juge faift du dIfférend le limite à une certaine fomme, eu égard à l'importance
du pro~ès' il intervient, par exemple, une Ordonnance qui fou...
met Titids à donner caution pour la fomme de 1000 liv., li
mieux il n'aime conuo-ner la même fomme, in quantùm Iudex
b
'd
pronunciaverit, Leg. 9, if. judicatum falvi: ces mots JU icall/nt
foZ.~i, idem fonant, que ceux-ci, litis œJlimationem folvi.
En France, pareille caution n'dt jamais ordonnée en ma':
tiere ,criminelle: jure gallico locum non /Zaher in crirninalihus 'J
Coth. ff. judicatum folvi; mais en matiere civile, faudra-t-il
faire doimer cette caution indifiinétement, &amp; au demandeur
étranger qui intente un procès contre un Français, &amp; à l'étran""
ger qui fe défend fur une aétion intentée par un Français?
, Les Auteurs ne font pas d'accord; fi l'on confllite Cujas
fur le même titre, fI'. judicatum folvi: in civilihus /uec fatif•
dada exigitur tantùm ab aRore, Ji alienigena fit, fl/gitivus, aut
erra; Serres dans fes Infiitutions du droit Français, liv. 4,
rit. i l , efl: du même fentiment: cette caution, dit-il, n'efl
exigée al/jourd' hui que des étrangers, qui font demandeurs contre
un Français. Il eft vrai qu'il femble fe rétraéter tout de fuite;
(:ar il ~joute. fi L'étranger efi déftndrmr, &amp;, qu'il poffide des

.

•

n.....c

LA

C OU1t~

;11. 3

immeubles Jitués en Ji'rance, il n'tjl pas fujet à ce bail d
tion. Il paroît par-là ne difpenfer le défendeur étranger de de cau' " .
onner
CautlOq, qu en tant qu Il pofl'ede des immeubles dans le R _
y~ume ~ mais pour concili~~ l' Auteur ~vec lui-même, il fa~t
necefl'alrement fuppofer qu Il a voulu dIte: fi l'étranger tjl défendeur, ou qu'étant d;:mandeur, il poffide des immeubles fitués
en France.
Les Auteurs de la Province font d'un avis contraire' Buiffon
~lr le titre du Cod. de fatifdando, attefl:e que le d~mandeu;
et,ranger ne peut pas être ,ob~igé de donner caution pour les
depens &amp; les dommages-1l1terêts. Il cite l'Arrêt de ce Parlement, rendu en Audience le ' 12 Juin 1617, au profit du
nomme Cartoba du Royaume de Grenade contre Ambroife
Augllfl:in de Marfeille. Le motif de l'Arrê; fut, dit-il la faveu~ du comtnerce, qui feroit ruiné, fi les étrangers ~ui négocIent à Marfeille, ne pouvoient agir contre les habitants fans
donner caution.
_
Dec?rmis, tom. ~ " col. 84') &amp; 846, foutient que le demandeur ~: efl: pa~ oblt~e de don~ler caution pour les dépens, &amp;
que sIl fe fait enfUlte natura!tfer, la caution qu'il auroit donnée doit ceffer
doit point y avoir d~ différence , dit-il ,
·: il.ne
,
entre 1e CItoyen &amp; l'etranger, en ce qui efl: de la Jufiice diftrib~ltive; il cite l'Arrêt du 12 Juin 1617, lIn autre du 14
Avnl 1632, &amp; Bacquet, du Droit d'Aubaine, part. 1, ch. 16,
11. ' 1 &amp; 4, qui fourient le contraire.
Les derniers Arrêts femblent foumettre aujourd'hui tout
étranger à donn~ caution.. Mr. de Bezieux, liv. 2, ch. l , §. 4,
rapporte un Arret rendu le 17 Oétobre 1696 au Rolle du Jeudi,
après regiHre, Préfid.ent Mr. d'Oppede, qui juge qu'un étranger qui vient plaider en France, efl: obligé de donner caution;
l'Arrêt rendu contre les concluftons de Mr. l'Avocat-Général
AZ~l1, qui a~tefl:a comme une regle générale, que l'étranger
&lt;lOIt donner caution, qui peut être demandée in.. quâcumque
pa,rte litis; mais que dans l'hypothefe de la caufe, Raphaelis de
LIvourne devoit en être déchargé, ayant une créance claÎre
&amp; légitime fm MiffeterÎs de Toulon d'environ dix mille piafl:res,
&amp; ayant obtenu une provifion de 2000 liv. [ans donner caui

Q2.

•

�,J

SUR

COMMflNTAIRB

4

12

tion' la Cour en vuidant le regifl:re,. ordonna que tes ~2000 1iv~
de ~rQvi{ion lui ferviroient de cautIon.
Ar 'êt du
Mr de Bezieux rapporte eo.dem lo.co un autre
1
d9
•
.
pas tenu 1e
Décembre
1633, qlU. Juge
que 1" etranger . n'dl:
11.
.
contre a
donner caution
avant l" 111tro dua'10 n de l'I'lllance,
•
'1:ft
diipolition du Droit Romain, attendu, dit-il, qu 1 e tro~
dur d'exiger cette caution in limine litis, .dans
rems ou l'étranger étant enco.re inco.nnu, ne. po.urr.?It peut-etre pas la
trouver ex. ne pourrolt fe faIre rendle Ju!bce.
Par Arrêt du 7 J u~lle~ 1744, prononcé par ~r. le PrelideI~t
de Regulfe , il fut Juo-e
que r: le demandeur
etranger devaIt
b
c. .
dOllner caution. Arrêt rendu lUr ce ralr.
.
'
Le 25 Mars 1744, Dominique Martin, Maître en f~It d'ar...
mes de la ville d'Aix, trouve dans l'Auberge des trOIS Dauphins hors la porte St: JeaI~, tro~s Grenadiers Efpa~nols du
RéO'iment d'Afrique qUI aVOlent n1lS le ' fabre à la mal11 contre
-la femme du Cabaretier; il veut les féparer, ils l'attaquent
lui-même; leur Capitaine arrive, les encourage, &amp; Martin eft
bleifé dangereufement.
.
.
. .
Sur l'information qui fur prife, l'Officier &amp; les trOIS Grenadiers furent décrétés de prife au corps; l'équipage de l'Oflicier fut faili; &amp; par Sentence du Viguier, confirmée par
Arrêt, les trois Grenadiers furent condamnés aux galeres 1 &amp;
l'Officier à 1500 liv. de dommages-intérêts envers Martin.
Le 12 Juin 1744, &amp; pendant l'inilance d'appel, Dom Do":
minique Darces, Capitàine dans le même Régiment, demande
la reilitution de l'équipage faiii, comme lui appartenant; fur
fa Requête, décret de fait-montré à Martin; Martin répond
que l'équipage appartient à Dom Francifco Celado, Officier décrété, &amp; demande que Dom Darces donne caution
judicatum falvi.
Le 3 Juillet Dom Darces rechal'ge fa Requête, &amp; te borne
à demander la levée du fcellé &amp; l'inventaire, pour confl:ater
[a propriété, &amp; cependant qu'il fera furus à la vente demandée des chevaux ju[qu'à ce qu'autrement foit dit &amp; ordonné;
décret de 'renvoi en jugement.
Le 4, Martin demande qu'à raifon des frais qu'il efl: obligé,
1

-

-

- - --

-

.

,

RÉGLEM~N1' DE LA COUR:

A

...

12 5

Je fc,ire contre Dom Darces, celui-ci donnera caution aut _
'1 i".
"
1are/ non recevable en fa demande. ,
re
ment qu ,lIera
aec
~a caufe plaidée, on d~foit pour Ma,rtin, que d'après les
~OI~ ~ les Auteurs, t~ut. etranger deVaIt donner caution; on
CItaIt l Arret du 3 Fevr.ler 1,71.6, qui ordonna que Jo[eph
Feln~r, Marchand AnglaIs, r~clamanl ~u bled qui lui appar ...
t~noI~, contre la Commun~ute. du MartI~ues, remettrait 400
Irv, nere le Greffe pour tenir heu de cautIOnnement' plaidants
Me. F ouque pour lui, Me. Ganteaume pour la CoJnmunauté
On citait un autre .Arrêc du 3 Juin 1718, qui ordonna que 1~
fie ur Rob~rt Barqmer, Marchand Anglais, querellant en crime
de baraterie &amp; vol du chargement du vailfeau .contre Barbaroux, Capitaine de ce vailfeau, donnerait cau~ion fi mieux:
ill:'aimoit con~gner 500 l~v., &amp; cela quoique Barba:oux n'eût
p0111t demande cette cautIOn in /ùnine litis pardevant les Officiers de l'Amirauté de la ville de Marfeille, plaidants Me.
F oLlque pour Barbaroux, Me. Glleroard au coiltraire.
Dom Darc~s rép/Ol;doi::, 1°. qu'il étoit ~éfen~eur, 2°. que
les. effe~s av.ruent et~ faius ° en - ~rance, 3 .qU'l~ ne pouvait
p0111t trouver de cautIOn, 4. qu Il ne prenOlt nen puifqu'i1
ne demandait que la levée du fcellé &amp; l'inventaire? mais on
lui repliquoit, 1°, qu'il étoit demandeur, puifqu'il 'réclamait
les eHets failis; 2°. que .d'apl:ès .l'Arrêt ra~porté par Bacquet,
part. 2, ch. 16, la cautIOn eto!.t ordonnee même en cas de
par:age des ~iens .iitués en France; 3°. que s'il ne pouvait
-aVOIr .de cautl~n, Il co/niignat. la fomme d,e 500 liv.; 4°. qu'il
VOUlO1; ?arVe111~ à la reclal~atIOn demandee. dans le ?rincipe;
. que d aIlleurs Il occaiionolt par-là . des fraIS coniiJerables à.
Martin, &amp; qu'enfin la caution affilroit &amp; le privileo-e de. la
nation, &amp; l'intérêt de la partie. L'Arrêt du 7 Juillet bordonna
-que Dom Darces donneroit caution ou configneroit la fomme
de 50o liv. dans la huitaine, autrement permis de procéder
à la vente; plaidants Me. Simeon pour Martin, &amp; Amoureux,
Procureur, pour Dom Darces.
,
Autre Arrêt du 13 Juillet 1748 dans cette hypothefe: Dom
J~fe~h Magnas ~e la Ville de Barcelonne, Capitaine d'Ar~
tillene de l'ar~ee. de l'Infant Dom Philippe, fit [ociété avec
[lX autres particulIers, parmi lefquels fe trouvait le nommé
A

Ul:

.

LE

�17.6

C

0 M M

È

N TAI R E

SUR LE RHG-I,RMENT DB LA COUR~

Blanc, Marchand de la ville de Montelim.ar. ~a foci1té fui
faite pour le tranfport de l'Artillerie de Samt-PIerre d Ar~n()
à Tortour. Mao'nas donna des fonds à Blanc pour acheter ~s
o
à cre d'It, 1e vendeur
{e pourvOlt
mulets, celui-ci les ache te
.
à A" 1
en payement, &amp; Magnas fait faifir &amp; condU1re
IX es
1

mulets.
FI
l M h ds
Le 22 Juillet 1746, les fie urs Benoit &amp; . ayo, ~rc an
de la ville de Lyon, &amp; porteu}'s de deux. bIllets à o;o:e foufcrin; par Blanc obtiennent decret du LIeutenant d AIX pour
faire {aiGr les n;ulets, &amp; les font {aifir le 23 Septembre dans
l'écurie de Jourdan, Hôte. au Fau"xbou:g.
.
Dom Magnas {e pOurVOIt le meme Jour en caHàtl?n de
faiiie , avec dommages-intérêts, &amp; demande la mal11 levee'
provi[oire des mulets ÜIÛlS.
Benoit &amp; Flayollui dirent : vous avez un prealable à r~mphr,
ous êtes étranger, cautionnez ou confignez ~ Mag.nas r;pond:
je ne fuis pas un ?ébiteur qui ne peut obtemr ma1l1. levee pro-:
vi[oire qu' en cautIonnant ou conGgl:ant.
.,
Le 26 Septembre, Sentence qLU accorde malll levee en
coniignant ce qui fera dô riere le Receyeur des ConiignatlOns.
Le dépôt fait, plufieurs créanèiers de Blanc demandent la
préférence {ur les mulets, Dom Magnas la dema~de de {on
cbef comme vrai créancier pour fournItures; Antome Suaves
du lieu de Dimazio dans l'Alexandrie, conduéteur des mulets
dans la route du tranfport, la demande également pour fes
appointements &amp; fournitures.
Benoit [e pourvoit alors pour obliger Dom Magnas &amp; Suaves
à donner caution dans la huitaine de toures les adjudications
qu'il pourrait rapporte!' centre eux: Sentence le 24 Novembre
1747 du Juge Royal d'Aix, qui difpenfe Dom Magnas de
donner caution, &amp; Y [oumet Antoine Suaves.
Benoit appella de cette Sentence, &amp; difoit pardevant la Courque Dom Magnas devoit donner caution étant étranger, &amp;
demandeur en caifation d~ la faiGe. Dom Magnas récl am.it
la faveur du 'Commerce, &amp; ajoutoit qu'il était défendeur, &amp;
qu' il ne réclamoit d'ailleurs que fon bien. L'Arrêt du 13 Juillet
1718 réforma la Sentence,. &amp; OrclOlll1a que Dom Magnas

!a:

l

'

•

,

127

&lt;lonneroit caution, Préiident Mr. de Gueidan, conformément
aux concluGol1s portées par Me. Bertier Subftirut, plaidants Me
Simeon pour Dom Magnas , Me. Decolonia pour Benoit. •
On trouve un Arrêt du 27 Septembre 1698, qui jugea qu'un
habitant de Pignerol dans le rems qu'il étoit Sujet du Roi
&amp; avant que cette place Etu rendue au Duc de Savoye, étan~
du depuis devenu étranger, n'étoit pas tenu de donner la ClUtion judicatum foLvi, à raifon d'un procès qu'il avait Contre
un Francrais, fur l'exécurion d'un contrat d''Oblio-ation paifé
avant la rémiiIion de la Place.
0
. S'il f~ut c~n[ulrer en ce~te matiere les premiers principes
&amp; la dl[pofinon de la LOI, le demandeur étranger fera feul
tenu de donner caution, le défendeur en fera diipen[é nous
l'avons dit plus haut, &amp; les meilleurs Juri[confultes l'affurent:
in civiliDIlS /uu fatifdatio exigitur tantùm ab ac7ore.
La rai[on de cette décifion eft fenfible : pourquoi en effet
[oumettre le défendeur étranger à donner caution? Le Francais
qui a contraété avec lui a- t-il ignoré qui il était? Et s'iÎ a
connu fon état, peut- il fans un nouveau fait, rendre fa coudition pire, &amp; exiger un cautionnement qu'il n'a pas demandé
dans le principe? Fidem ejus fecutus 11, difent les Interpretes _,
de Droit. On peut feulement exiger du défendeur étranD'er
qu'il ne quitte pas le Royaume jufqu'à la fin du litip'e tJ
ju[qu'au payement des adjudications: quod in Judicio pe/~71;neat
ufque ad termùzum litis , Initit. liv. 4, tit. I I , §. 2., &amp; on
~evroit s'en tenir, quant à ce, à fa caution juratoire: 'commiuitur
promijJioni Cllm jurejurand:J quam juratoriam cautionem vocant , ou même felon la qualité du défendeur, à fa
fimple promeffe: vel nlldam pro172ijflonem, veL fatifclationem,
pro quaLitau perfonœ filZ dare compelLitur, Inftit. eod. Loco.
Satifdatio ? ou la caution dont parle ce titre, n'eft pas ce
que nous appelIQns daIis l'ufage pIege &amp; caution, nuis, d'a.,près la Loi 3 , Cod. de verO. &amp; rer. fignif., elle ne iignifie
qtiune iimple promefI'e ' de faire.
Il [eroit 1:111S contredit trop dur de ne pas écouter l'érr.:wO'er
dans une jufte défenfe, faute par lui de trouver une caution
ou de pouvoir conGgner, d'antant mieux que le défendeur
étranger ell toujours condamné avec contrainte par corps.

&amp;

Juœ

1

�12, S

. ,

COM MBNT~IRB

1

".

. qUi. d emande, doit "dans
ra. rege
or~
L'étranger au contraIre
1
des pré.
'1
à [on gre e ever
11
oyens pour tâche!'
dinaire donner cautIOn,. 1 pe:lt
tentions chimériques, f.,1Ire naltre m~. e ~ tentée [ans fon1
uleur à une acLlon 111
de donner que qUE' co
R
à des Enquêtes., traîner
dement, donner li~u à des 1P~rt~{ en appellant des Jule Français, de T~lbuna~ el~. nu u;ê~e de limple infiruétion;
gements preparat01res, .d~nlt1fs 0 le Francais puiffe trouver
il eft alors de toute JUwce que
• '.
fi /Ir.
1
'
autioll valable ou une · conG.gnatIOn urIllante, e
d
ans \!11e
c indem1lI[e
. , de les
r. d.epens,
'
&amp;r de [es dommages-,
moyen
d'être
C

•

1.... ..

,

JJ1tereLS.
Pour concjJier ra Loi, les A meurs, l es Arrêts
. ' le PfI/- .
vileO'e du ciro en , &amp; ce que les Nations fe dOIVent l~s unes
.Y penler. q'.1 e le. Juge .peut en . cette matlere
fe
aux b autres Je
.
f.
c. '.
'" "egle
qui quoique varIable {ll1vant les C1rc~n­
ralle un" l
, .
' .
b"
b 'et facre' &amp;
tan&lt;:es - tend tou lours au meme 0 let, .a cet 0 J.
.
'de
Ul1lque
. la, pre~1iere des Loix: &amp;l'auentwn
. l' cl ne laiJ!èr donnerA

aUCUTle atteinte cl l'intérêt général
partlcu zer.
. •
Le demandeur étranger doit dans toltS les cas donner ca:utl~n,
.quant au défendeur, il fam conlic1:é~er la, na~ure d;. l' aét~Ol!l
.
, p
, a
le Francais
contre lm,, . ou d'
1 aétl&lt;9n
l11tentee
l,
d T denve d Ulll
li
contrat ou qLlaii~conrrat, ou elle denve
UIl
e It ou qua 1délit.
, .r
d'
',.SI' elle dérive d'ml contrat, comme à rauon une creance
.
l
fi l"
Ou d'une fociété, ou d'ui1 quaG.-contrat, comme. 1
etrang~.li'·
a géré pour le Français en vertu d~une procuratloll., .&amp; qu Il
s'agiffe de lui faire r.endr~ co~p;e; ri fau;t ell~ore· dLihngt:er,
fi le défendeur n'a ptT aIS qmtte fa patne, Il ne peut ~tr~
fournis à donner caution, le Français a connu avec .qUI Il
avoit affaire, &amp; fidem ejus plenijJimè. [eCllt:llS efl.
. '.
Si l'étranger réG.dant en France à l'époque de fon obhgatlOn,:
efl retourJl;é enfuite chez lui, on ne doit pas l'entel!1dre tàns
qu'il donne caution, OH [a,:s qu'il con!ig~le , fa .peFfo,l1ne manquant alors à celui qui a aétIOn contre lm,' &amp; .qUI a du compter
fur fa ' préfence· comme le gage de fa pretel1tlOn.,
. .
Enfin fi l'étranger réG.dant en. France lors de 1. obltgatIOn ,.
y reG.de enco,re lms du procès fans. auèull c1lan~e~e,nt ?'état o~
~ fortune" ç'ei.t le cas du. texte. de la LOI CIte cl-ddlilS,.

on.

SUR LR RÉCLEMENT DE. LA COUR:

12.9

'on doit fuivant ' fa qualité &amp; fon ai[ance , s'en tenir à fa fimple
promeife ou à' fa caution jùratoire de ne point s'abfenter;
mais' s'il furvient danger de fuite, ou enJévement d'effets, non
feulement on peut le foumett're :à cautionn.er ou à conligner,
mais on. peut obtenir contre lui de l'autorité du Juge faifi
du différend,. décret de main mi[e, &amp; le confiituer pro-.
vifoirement prifonnier jufqu'à ce qu'il cautionne ou qu'il çon-,
figne.
Si l'aél:ion du Français dérive d'un délit ou quafi-délit, &amp;
à raifon d'un dommage à lui caufé par l'étranger volontairement, ou par accident, comme le Français n'a contribué en
rien à la naiilànc~ de cette aél:ion, on doit incontefiablement
[oumettre l'étranger à conligner ou à cautionner, d'amant
que fa polition efl: des plus défavorables; &amp; s'il ne conligne
ou 11 e cautionne, on peut obtenir contre lui décret de main,
mife, &amp; le confiituer pr.ovifoÏtemel1Jt prifonnier , même dans.
l'infl:anr du dommage, fi, par exemple, un étranger dévafioit_
un champ en voyageant 'dans le Royaume fans s'y arrêter.
Pluheurs Auteurs prétendent que celui qui a fait cellion de
biens, ne peut attaqmer ni fe défendre en Jufiice fans donnercaution judicatum folvi ,. nifi in priorem flatum redierit, mais,
cela ne fe pratique pas~
. . Quant au dévolutaÏre, l'Ordonnance de r 667 , tit. r ') , art,
r13, le fow.met à donner caution de la fomme de ') 00 liv.
'd ans le tems prefcrit p.ar le Juge, autrement le déclare déchu
de fon droit fam.s pouvoir purger la demeure ; &amp; la Déclaration du 1') Mai 1776 porte en l'art. 2, que le dévolutaire
qui voudra fai'!'e ufage des provilions par lui obtenues en dé....
volut fera tenu de conGgner douze cent livœs autant de fois
gu'il
obtenu des pl'ovifiollS dont il voudra faire ufage,
&amp; cela dans les lix mois échus depuis la date des proviLions"
autrement déclaré non :recevable &amp; déchu de tous droits
fans être reçû. à purger- la demeure; le" même article veut
que la fomme de 12&lt;00 liv-. l1e p1ûffe ê.tre rendue au dévoIutaire qt1' en vert~~ de . l'Arrêt qu.i aura prononcé fur le dé-.
~olut:, &amp; après le. payement de,s dépens, dommages-i~1Cérê(s
~uxquels le dévolutaire pourr.a être condamné., '
.
Les çohériti~r~ qU'O.Il veut. pourfl.livre (;Omme
dOivent"

~ura

ceIf{

�SUR LE RÉG:tEMENT nE LA

COMMlZNTA.Iltlt

Ô

1'3

~

d~eu~

d' ,'du ? FIt-il donner
chacun
ils ê.tre aIl1g'lfLeS 1Il Ul l'l-l 0, ail rh llée ? 0\1 {uf.fit-il d'en
copie des tit.l!es &amp;. de la demande 1 :nfu.ite exécutel1 lé JuaffiO'ller llll feul pour toblS,' &amp; peut-on e'te' l'lornmément ap~
o n.t (i;@ntre cetlX qUI
n'auroRt pas
P'ème
t
r

,

' .

b

.

pel1és ?
,
C d fi'
s ex pluriDus luuedibus;
Bl1iffon fm le tltre, dN d 0 e. Tl bunlfi les aétiolîls oer[onnelles
. br:
' la LOl des onze a es,
l"
•
o erve qlLe pal
l ' ."
ra portionibus !zœreditams ,. que
fe divi[ent entre les ,co.1entJ~lSp, di ilibles &amp; que .tout cela
les a.&amp;ions hyp0uhecalres o~ltLll1L
' v ' 2 du'lnême titre décide
0:1' ,
Ji
e
pafTive
a
ol
v
a lieu }ive acc:ve ,.I
l!":r
peut attaquer perfonnel'
e"
de
la
IUC.C.el'l:J.Oll
ne
, "1
que le. cl,eancl, &gt;-, ,
'.
t &amp; ortion, qUOlqU
1
lement J,e coJile~ltler q~e 'pour fa ~r fo!ce de l'aébon hypl1iife le pom'fUIvre {o,hdalre~.ent ,
el~,
l'hoirie du dé"
fur
les
blens
qu
Il
a
recl!l.ellh
de
.
pot hecallie',
bitneNr. \. I L ' r: \ 63 ff. de re J'udicatâ , la condam' aplilts a 01 j œ p e .
!l' à
nation pcrononcée oontre un c&lt;Dhéritier ne peut etUi; oPPIO ee ,
.l'autre qui n'a pas ete
, , app1eIel11Z
' ' '11Zd'LVL'd uo, qucrnd
.' meme
d D' l,aufOlt
, l
été iŒilfrruit des pourfuiices : fi ex dUODUS hœredzbus e, ztOrLS ~ ter
euat
c@ndemnatur, dit cette Loi, alte~i. integra defenfio
cum cohœrede foo agi foierit. ROulIer fur ~'~l'~. 2, du ,tIC. 3,'&gt; .e
l'Ordonnance de 1667, attefre que le cohentler a qUI on n allIa
pas donné copie de la demande, peut être reçu oppofant envers l:Arrêt oblienu ; &amp; Boniface, tom. 3 ~ ,pag. 294, rap. p~tê un Arrêt du:. 28 Novembre 1639, qUl Jugea que· les, co~,
P-- héritiers doivent
être affignés in individuo , &amp; .,qUI ou~nt la
Requête civile au profit du
:non appelle, &amp; retraél:a
l'Arrêt rendu contre les a~t~'~s cohentlers.
~ub~ye . Avoc,at:
Général (omint que le cohentler nOl'1 appelle, n etolt pas oblIge
d'ifi1pétrer Requête civile envers l' A,rrét rend~ cont,re les ~u­
tres cohéritiers; que cet Arrêt étOlt pour lUI l'es mter allos
aaa' &amp; que cela avoit été ainfi jtlgé par la Cour en la caufe
de Paradan contre Ant0nnelles de la ville cl' Arles.
. H en efl: autrement des débiteurs folidaire~ qui ont l1enoncé
at'l. bénéfice' de divifion &amp; de difcuill.on. L'mn d'eux peut être
affigné pourfuivi &amp; condamné pour tous, &amp; le Jugement
, exécuté contre ceux qUI'fi "
"
peut être
ont pas
ete nommemen t
~'Pellés, parce que chacun d'eux eft eeau folidairement du
A

dl. ,

~////

cÜlhérit~e~

!do

.

'

COUR.'

lJt'

fait des autl'es; mais le Jugement ne doit être exécuté c

l 'à
" l"
/ , fi 'fi /
Ontre
~e /llle ' qUI l n adurolt pas ete IgnI e, &amp; à qui il n'auroit pas
ese r~l; comma? ement d e 'payer, parce qu'on ne ' peut pro-.
ceder a une faliie fur les bIens de quelqu'un qui de fait n'a
pas été mis en demeure, &amp; qui aBroit pu prévenir la fame
en payant lors du commandement.
L~ ~déju1feur, ~u le cooblig~ nOI) appel1é, &amp; qui a renoncé
au. ~enefice de ,dlvlfion, &amp; de dlfcuffion, peut même être pour....
fUIVl pour les depens faIts contre le principal débiteur ou COntre
le c?obligé, fauf fOl~ recour~ ; ainfi jugé par Arrêts rapportés par
BOnIface, tom. 2, lIv. 4, tlt. 20 ch . .10 ; &amp; par Mr~ de Bezieux
liv. 3,' dlap. 2, §. 1. C~s Arrêts fondés {ur la difpofition d~
la LOl 28, Cod. de fidqujf. &amp; mandat. Generaliter fancimus
dit cette Loi, Cfuemadmodùm in mand'atorilms flatutum efl'
1/-t Collteflatione calltra unum ex his fac7â alter non liDeratur
&amp; in fideiuJJàr~bus ,obfèrvari~ Jufiinien ajout,e au §. fUivant,' qu~
cette Lo? a, ldel~ Jurques, a ce que le creancier foit pleille ...
ment fatlsfa1t : ldemque l1Z duobus reis Yl'omittendi conflituimus
ex' unills rei elec7ione prœiudicium creditori adverfùs ' alium fieri
non concedentes , fed remanere &amp; ipfi creditori aéliones inteuras
{/ perfor:ales &amp; hypotecarias" ~onec pel' omnia ei fatisfiat.~ Mr:
de BezJeux ob,ferve que !u{hn~ell fit cette co?fritution pour.
abroger la LOI '&gt; 2 au §. dermer, if. de jideJLLjf. , &amp; la Loi
23 fous le même titre dbl Code, comme remarque le fcav~ilt
R~guel dans l'explication qu'il en a faite: at eleBo uno ~x fi-.
dejufforilJlls, dit-il, alter liDeraDatur oDligatione ; verùm Izodiè
neuter liDeratllr elec7ione &amp; conteflatione , fed folutâ: demùm pe-.
cllnùî· omnes UDerantur.
Si l'affignatioll efr donnée à un mineur de vingt-cinq ans,
il faut auparavant. le faire pourvoir d'un curateur, &amp; tous les
E xploits fignifiés à la perfonne ou au domicile du mineur, doi...
vent être notifiés au curateur, à peine de nullité des Jugemens :
telle e:fl: la difpofirion expreffe du Réglement de la Cour, lita
dit procès eXécLLtorial, art. :3 0; le défaut de notifica tion peut
être réparé en tour état de caufe, &amp; . jufgu'au hwement définitif, en notifiant au curateur ce qui dt déja fait &amp; qui auroit dû lui être notifié ;. voyez ce que nous en, avons dit fu,~;
l'art.. l des Annotations générales.",

itJ

,b

,

&lt;

�,
2

•

SUR LE RÉGlEMENT

C6MMBNTiIR!

,
f:' à per[onne ou domicile, fa:
L'ajoumement legalement a!t
'e heures répondre au
,
fil'
ut dans les V1l1gt-quatr
partIe a Ignee, pe
'
{(
l't l'intérêt du demandeur,
·bas dè l'ExploJt; fi fa repon e remp l,
s'ils [ont légitiméde
l'affignatlOn,
même pour 1es depens
'c. d '
" de l' AJ' ournemenl!,.
dOIt
Je
epartH
deur
me11t dus, 1e deman
,
&amp; 1 demandeur efr con~ r SI' au contraire
autrement le défendeur prefen~e, 1
,
fi ' depms a repome.
c
_damné aux depe!lS alts {fi . l'aétion on pourfuit comme fi
la réponfe ne faIt pas, ce ,er c
non fac1â haDetur.
le défendeur, n'en ~V;;lt faIt b~~cén~'~tt:r~dre au-delà de vingtMais l'HUlffier n en: pas 0 19 6 8 '
art 1 &amp; 2,) ;
h
(Réglement de 1 7 , tIt. 7 , '
,
• .
quatre eures A
, au-delà de trois jours; car depllls
&amp;..:r'r.bW -VjwfI.? .. Jfo..i1 ne peut meme ,atte~ldle d 't 1
e'ceffité du Contrôle des
..1
J'Ed' d 669 qm a mtro 111 -1a n
Expt~icse las d01vent être contrôlés d~~s troi~ j0t'~ au p.lus
tard a rès leur date, à peine de nulhte des xp Olts, pI~P
Jcédures
ugements qUl, [eroient faitS &amp; rendus
l ' en
" confe{( .
, &amp; de cent livres d'amende contre ce Ul qUl sen er,
q:leilc~:As l'inftant que l'Exploit eft contr&lt;~l~, on ne peEut Plh~s
fl~a, d
fe au bas elle doit être faIte par un xp Olt
r.~lre , e LreponeAme Edit difipenfe les Huiffiers de fe faire afJ.epare . . e m
El'
d'A '
fifrer de deux témoins ou Records, dans les . xp Olts
-,
journement ou !tttimation.
El' d
L'HuifIier n'a befoin de Records que d~ns les xp Olts ~
L'lÎGes &amp; autres exécutifs, dans les ExplOlts de protefi P?LlI
lettres de change, dans les Exploits de faifies de meubles fa~tes
dans les l11aifons, à la Requête de,s Colleéteu~s des den:ers
Royaux, lorfque l'Officier ne tro,uve ~uc~n vOlfin pour 1 ac.:
compagner, &amp; dans tous ces cas 11 dOIt dec1arer le nom, fLll
nom &amp; vacation des Records.
, '
, La Déclaration du 21 Mars l 67 1, etl chargeant 1 HLl1~er ,
de faire contrôler l'Exploit avant de le remettre aux ~a~t~es,
déclare les Exploits qui font difpenfés de c~tt~ for:n~hte , ~
celle du 23 Février 1677 , déclare les ças ou Il dOlt erre pns
~U1 ou plufieurs droits de Contrôle.

nE

LA COUR.'

133

13

DU

ROI,

l

Portant étaMijJèment du droit de ' Contrôle.

C

"0

1

&lt;

&lt;

•

"

f

\

Du mois d'Août 1669.

'L

0 U l S •. :.. .. Encore que le minifrere des lIuiffiers, Ser.:

gents &amp; autres, qui ont pouvoir d'exploiter dans notre
Royaume, foit conûdérable dans l'adminifiration de la Îufiice
&amp; qu'il importe de n'en commettre les fonétions qu'à des per~, '
[ollUes d'une probité &amp; capacité connues : lléanmo'ins la facilité d'y admettre toute forte de Sujets , même les moins caï
pables, ayant caufé de grands abus , Nous aurions, pour en
prévenir la fuite, affurer la foi de leurs aétes ', &amp; , empêcher
que les biens de nos Sujets ne fufTent exp6fez à des antidates
&amp; autres fauffetez, enjoint par les articles II. &amp; XIV. du
titre 2 de notre Ordonnance du mois d'Avril 1667, à tous
Huiffiers &amp; Sergens de fe faire a,ffifier de deux témoins ou
Records qui figl1eroient avec eux l'original &amp; la copie des Exploits, &amp; à ceux defdits Huiffiers &amp; Sergens qui ne fç auroiem
écrire ni figner? de fe défaire de leurs Offices dans trois mois.
Sur quoi les Marchands &amp; Négocians Nous auroient fait leurs
remontrances fondées fur ce qu'encore que les Ggniflcations
qui leur éto,i ent faites, ne fuffent le plus [ouvent que pour
protefier des lettres de change qu'ils refufoient d'accepter, pOUf
n'en avoir.la provifion ; néanmoins ces fommations leur étant
faites par nombre d'Officiers, cela leur cau[oit du fcandale ,
préjudicioit à leur réputation, &amp; au bien du commerce. Et
d'ailleurs l'expérience ayant fait connoÎtre, que plufieurs defdits
Huiffiers &amp; Sergens fe fervent de Records les uns aux autres,
&amp; fe confient réciproquement leur figna~ure, pour fe difpenfer
d'être préfens, d'affifier celui qui délivre les aétes aux parties,
enforte qu'au lieu de rendre lefdits Exploits plus autentiques,.
les précautions portées par notre Ordonnance n'ont fervi que
de prétexte pOUf augmenter excefiiv:emellt leurs droits, &amp; les

�:r 3-4

CO:NIMENT.AIRE

autorifer à . faire ~es aB:ions extraordinaires: à quoi, ~ta~t né~
celfaire de pourvoIr: A ces caufes , &amp; autr~s cor:fidel atlons
ce nous mouvans; de l'avis de notre Confell, qUI a v~ l~s ar~
'1 II &amp; XIV . du titre 2 de notre Ordonnance du
tiC es.
'ffi mOlS d&amp; Avnl
.
1667 &amp; de notre .certaine fcience , pleÜ1e Plll ance, autorité'Royale, Nous avons dit &amp; déclaré par ces prefentes
fignées de notre main, difons &amp; déclarons, vou1.ons &amp; N~us
plaît: qu'à commencer ,au premier jour de JanvI~r proc1~am,.
tous Exploits (à l'exceptIOn feulement de c~ux qUI C?UCe111e nt
la procédure &amp; inHruB:ipn des procès) fOlent ,enregIlhez ~ la
diligence des parties: à la Requête defquelles :~s feront fu~s,
dans trois jours au plus tard, après la date d Iceux ,~ à pe111e
de nullité des Exploits, procédures &amp; Jugements qlU feron:
faits en con[équence, &amp; de cent livres d'a~lend~ contre celLll.
'qui s'en [ervira. ?~ pour cet ,elfet, Feront eta?hs des, Bureaux
dans tous les BaIllIages, Senechauffees, Prevotez, Vlcomtez,
ViO'ueries, &amp; autres Jnitices Royales de notre Royalll11e : comme
auŒ en celles des Duchez &amp; Pairies, &amp; autres JLJHices reffortilfantes nuëment en nos Cours : en chacune defquelles Jurifdiétions &amp; Jl1fiices, fera établi par Nous, ou notre Fermier-Généra.! , Wl Contrôleur, leql1e1.fera tenu, après le ferJnent par lui prêté pardevant les Juges où lefdits Bureaux feront établis, d'enrégifl:rer inceifammenr à la premiere requifition qu.i lui fera faire par les parties, ou par ceux qui
en auront charge, [elon l'ordre des jours, &amp; fans laiffer aucun
blanc, tous les Exploits qui lui feront apportez, dans les regifires qui feront conez &amp; paraphez par lefdits Juges, &amp; par
notre Fermier - Général, ou ceux qui feront par lui commis
&amp; prépo[és, &amp; de faire mention fommairement de l'enrégiftrement fur les originaux defdits E xploits ., à peine de demeurer par ledit Comrolleur, refponfable des dommages &amp;
interêts des parties. Et en conféquence, Nous avons fait &amp;
fàifons très~exprelles inhibitions &amp; défenfes à toutes nos Cours
&amp; Juges, comme auffi aux Juges Eccléfiafiiques &amp; des Seigneurs , d'avoir aucun égard aux Exploits. qui feront faits depuis ledit jour 1 Janvier prochain, s'ils n'ont été controllez,
ainfi qu'il efi dit ci-defTus, ni rendre aucuns Arrêts ~ JuO'emens , nI Sentences pout:' interruption des pre[criptions, :d..

SUR LE RÉCLEMENT DE LA COUR.

13)

j1.!dication d'interêts ou autrement, en quelque forte &amp;
nIer~ que ce puiife être, que du jour qu'ils auront été
&amp; duëmellt comrollez, fi lefdirs Exploits n'ont été com _ llieo
.J
1
"1
ro ez
uans es trOIS JOurs, auque- cas ils feront confiderez du jour
de. leur da~e. Aufquels, Comrolleurs ~ous avons attribué, &amp;
pal ces preÇenres fignees de notre mall1, attribuons cinq fols
pour le droJt de Co~troJ'le defdits Exploits : Leurr faifant défenfes de prendJ"e ~ re~evoir plus grands droits, encoré qu'ils
!eu,r, fllffent volomaI~emen,t oH'erlis, à peine de concuffion. Et
à l, egard des ExplOl~s qlU feront flits dans les Jufiices des
SeIgneurs non reffofCllfames l1!uërnent en nos' Parlemen '
l
'Il
,"
s . vouons ,pareI emel~t, qu l,ls fOlent control.lez dans les trois jours,
à p~me de ,l11111Ite , amll ql!1e dit efi , par Les Greffiers defdites
JI1}tces, 9U1 feront :enu: ,d'~bferver à cet égard, &amp; fous les.
mernes pell1~s, ce qlU a ete cI..deifus ordonné pour les Controlleurs ès Juibces Royales, Duchez &amp; Pairies, &amp; autres relforriffc1nr~s nuëment, en nos Parlemens : aufquels Greffiers fera payé
parelllern~nt cmq fols, pour le controlle de chacun Expl '
cl f&lt; 1 '1
'
Olt,
~ que s l,S, retIendront, deux fols pour leurs [alaires &amp; vacatlOns : à ,1 egard ~es tr~Is ,autres fols, feront &amp; appartiendroHt
à 110tredlt Fenmer-General, auquel Iefdits Greffiers feront
t(Jn~s d'en compter, &lt;}c p0ur cet e}Fet !ui préfenter le regifire
dudlt ,Cont~olle, cotte, &amp; p.araphe , al.t1ft que din efi t0l!ltesles fo}s qu'Ils en feront requis. Quoi faifant, N'ons a~ons dé-.
charge &amp; déchargeons.lefdits Huiffi.ers, Sergens &amp; aufres ayant
pouvoi,r d'exploiter, de fe faire aŒfter de deux témoins
Records , fuivant l'article II. du titre 2 de notre Ordonnance
à laquelle Nous avons dérogé &amp; dérogeons pour ce regard. '

;;a- -

I

&amp;

DECLARATION DU ROI.
Du

L

21 1 Mars

1671.

OUIS .•• ;. Par notre Edit du mois d'Aoftt r669 , Nous
avons, pour les· confidérations y contenues, ordonné que

�J. .., 6

C

0 MME N TAI RE

,

SUR LE

.~

.

.)
\,.
cl ceux qui concernent la protoUS les E xploits C. a l excel;&gt;tlon e feroi.ent regiHrez &amp; concédure &amp; inHrutbon des pl1Oc~S) \ l Requête defquelles ils
trollez à la d 1'l'Igence des
. . partIes ' al a d après la dal!e ~L;1'"I .
d
troIs Jours au p us tar ,.
&amp; J
feroient f:alts, ans
. ,
. Ex loits procédures
uceux:, à peine de l1~llrre defdltsd p r~res d'amende contre
t
lTen1el1S faits en co.nf~quence, &amp; e
1 qu'il fero.it établi des
~elui qui. s'en [ervlror : ~aftf:~e~et: ~el~~~hallirées, Prevôtez i
Bureaux dans tous es
J 11.' es 'Royales de notre
,
V'
.es &amp; autres UlUC
Vicomtez, Iguen,
11 des ' Duchez &amp; Pairies,. &amp; des
RoyaUlue; comme auŒ ce es
C urs . en chacane de[-..
Ir. • . Ir.
ID.hlëment en nos
0
.
luihces renortll1antes
r.'
Nous 0hl not1:e Fer.r.J' n.'
&amp; Jl1!lfrices lerolt par
.
quelles l ùlrIWlOLlOnS
.
~.
bl'
ControUeur, qbll Pre' , l d Domallles eta .1 llIlli
'
.
mier- G enera
es
l" J
\ lefdits Bureaux ferment
teroit le ferment pardevant. èS uge.s
q [ols pour le droit
, br'
fi l Nous aunons attn b ue C111
'
.
.
eta 15 ~ au que 5 (' . E l ' . &amp; à l'égard de ceux qUi ferOlent
de Controlle delcht5 xp OitSS ':
,.
non reffortiffantes nuër.'
cl
las }uftir-es des eigneurs,
d
1
1,'aJts 'ans ~
... .
'1 fe oien çontrollez ans es
lJ1e~1t . en. nos. Par1~eefffel~~ d~fd~res l"Jufrices ,. aufquels feroient
traIS. )QUlS par les
,
[ols ONr le Controlle de chacun ExpareIllement pareI z Cll:q -3.. ,P t deux [ols pÜllf leurs falaires
,loit de[quels l s retlenw OIen
.
''1 d
p . ,. . " &amp; à l'égard .des atltres trors fols., qw ~ s , . e&amp; vacatlons .
.
' . à notredit FermIer - GeneFal,
me1:JJ"exoiem &amp; appartIendraIent
&amp;
au ne} left1its Greffiers feroient tenus d'en. compter,
pONr
q Œ l'
, r. ter l·es Regifhes
c~t eHet lU reprelen
" dlldlt Controlle,
.
. cortez
M' .
&amp;. ~ra hez, toutes fois &amp; quantes qu'Ils en f~roI~nt requ.ls. ~lS
plufieurs cl.dEcultez el'!. l"executlOn dudit. EdIt,
Nous atlfions. faÏt rendre diver~ Arrets de n.otre Confell p~u~
remedier , particulierement ceux des 30 Ma~'s &amp; l 9
~1
Et d'autant que Nous efrimons l'étabhffement d.udlt·
Controlle abfolument néèeffaire ; pour empêcher les fuppo~t1ons
&amp; antidates des AŒgnattions , Çommandemen.s ' . S.omma.tlOns ,.
Oppolitions E xécutions, Ventes &amp; autres Expl~)Its qUI. 'peu, un li .notable preJu
, . d lce
' . à nos SuJets, &amp;'. que.
vent apporter
Nous' [ommes bien Hlformez', qUé la plus grande partie des.
Greffiers des Jufiices des Seigneurs, àont aucuns ne font p~s
reliàans {lIr les lieux, eU' e:x:ercent pluGeufs ' charges, en. dlf-,
férens' endroits" négligent de çOJ1t.Foller exaél:ement tous l.es.
,
~xplolt~ .

cetF

b'

1

•

A

C

s?é~an/rencontré

•

~ernieI"

0;1 .

A

'

RÉGLEME:&amp;: DE

137

LA COUR.

Exploits qui (ont faits .en l'étendue d'icelles, ne tiennent que
des feuill es volantes, au lieu de Regifrres en bonne forme
laijfel1t ordinairement du blanc pour y ajourer ce que bon leu:
[emble, &amp; par malice o u ignorance, obmettent [ouve nt la
date dudit Controlle, celle d(~s Exploits; même les noms des
parties, &amp; par ce moyen favorifent les dé[ordres qui ne [on t
que trop ordinaires en cene matiere, &amp; aufquels Nous avons
cru pourvoir par notre Edit: Nous avons réfolu d'y remédier,
&amp; fc1ire [ur le tout plus particuliéremem connoÎtre notre volonté. A ces caufes, de l'avis de notre Confeil, Nous, en
interprétant notredit Edit du mois d'Aoùt r669 , &amp; 110fdits
Arrêts des 3 0 Mars &amp; 19 Mai dernier, avons dit, déclaré
&amp; ordonné, &amp; par ces préfentes lignées de notre main, d irons,
déclarons , ordonnons , voulons &amp; Nous plaît , que tous les
Exploits ci-après mentionnez [oient [ujets au Controlle ordonné par notre dit Edit; [çavoir, les Ajournemens &amp; A[fignations pardevant 110S Cours &amp; Juges Royaux, Ecc1éfiaf~
tiques , Subalternes, &amp; tous autres Juges, &amp; pour quelque
caufe que ce foit, qui feront flirs par tous Huiffiers, Sergems , Archer3, &amp; autres aYéint droit d'exploiter" tant en.
matieres criminelles , civiles, que bénéficiales, aérions perfonn elles , poifeffoires, réelles ou mixtes, à per[ol11'1es ou do- "
r.niciles des ' parties, Otl autres domiciles élus ou indiquez, en.
premiere illfiance ou d'appel, interventions, anticipations,
déferrions, -intimations de Juges , renvois, réglemens de Juges)
ou évocations : les Exploits d'Ajournemens pour ouir &amp; confromer témoins, compulfoires, nommer Experts, produire &amp;
juter témoins, nomination de tuteurs, &amp; avis de parents: les
AŒgnations fur début des Juges &amp; Confuls: les E xpioits &amp;
Aétes de fommarions, déclarations, protefrations, empêche_
mens, protêts de lettres Ol! billets de change, offres, déGf_
temens , renonciations , &amp; autres Aétes, m ême ceux faits pal'
les ,Notaires &amp; TabelJi.ol1s, qu'ils notifiero nt aux parties: les
Exploits de lignifications, dénonciations, commandem ens &amp;
i tératifs, empri[onnemens, recommanda tions, exécutions ,
ventes, ùiGes &amp; Arrêts, gage ries , oppolitions pour qu elq.ue
chofe que ce [oit , main-levées &amp; confentemens : les ExplOlrs,
de retrait lignager Oll féod'll, de [equeihes, 41iGes féodales,

S

1

�1
1

..
COMMENTAIR~
.
. ~
138;
.'
.1
&amp; appoûtions d'affic11es,
réelles û guifications d'icelles ~Ecn~e:ts defd ites faiLiesféodal,es,
( fans néanmoins rlifpenfe~ les d~Pffi~hes des autres forn:ahtez
' 11es? Cl'l' '"6e'"" &amp; anpofitlOnS
&amp; anCIennes
r~e
I r ,' .1par 1e 'Cou"umes
s"
, '
'
'
&amp;
H,ecords
? prelclItes
ê
de
noS
ProcureUls
de tem01lllS
[;' '1 Requ te
d ,
Ordon. ) Les Exploits alCS
a Heurs des Domaines, &amp; es
Ii .
&amp; diligences des olltro
&amp; pour le recouvrepour lutes
Cl . uGres des Comptes,
'
&amp; autres
l'erres de 110S ?al
,
du [el
dons gratUIts,
,
"" ]~ de nos taIlles , Impot
d'Gabelles, Aides, earrees,
m_! L
Fennes es
l ' . 'S &amp;
'ImpOncU'Olr~ , pour nos, D
'nes
&amp;' tou" allues nos (eUle!
l' .
cina roiTes Fermes, omal, fors feul ement les Exp O,lts ,
l'ans aucuns
1. rocédure &amp; inHruébons
re leAn.cL ' Significations concern:l11t a p , 1'1 n'y a point de
l es '-Les LX ,
'A
) Avocat
ou
.
d s' pr0cès , faits d vocat a ['
la ~onél:ion de Procm'eurs,
e
'l
Avoca.ts ront
I!
'
&amp;
Procureurs, &amp; Ol! es
. &amp; encore les SommatIOns
&amp; d Procureur à Procureur,'
r..'
e
feront laIts
,a' la Requête de ,nos
premi.ers Command~mfns iUIbitans des Paroiifès, des gl'elllers
Fermiers, aux partlcu lers la cl' du rel en conféquence des
'
d pren le
11,
,
d'
de vente volontaIre ,' e
. ' le payement des drOIts en[extes defdites Parodfes" &amp; .. pOU\ abitans des Villes &amp; Bourgs
trées &amp; Aydes aux particulI~S, l~[dites Sommations &amp; Corn,~
ui y {ont [ujets, pourvu, que L~ l;tence ni Jugement, &amp; qU'lI

ê

A

C'

,

L

l~

exceptc~,

Q.

! " 'demens, il

n'mterv:e,~ne nie contminte,

dans le[quels

c~s

ne [oit f.1it aucun~ pOLllfLlltefu 'ets au Controlle , dans les ,troIS
tous lefdits E xplOits ~er~~, . J&amp; feront exempts de payer le
jours portez par norre · It
lotts faits à la Requête de
droit dudit Controlle ,les xp Eccléfiafbques, &amp; des Pro~
des Promoteurs
nos Procureurs,
T f1-' ,
&amp; Communautes,
con~.
d s Haurs-JUHIClers,
,
Er
, . au X COl1damnatlOns
contre
cureul'S lcaux ' e
parvenIr
,
P l
cernant la 0 Ice, pour
d" He' &amp; encore ceux
'x Ordonnances
Ice.
, ,
les contrevenants a L
d
I r "es
tant cIVIles que
f\.'
&amp; J emel'ltS es aIlau
,
p
Pour l'infiruC
(lOn
ug
P OCllreùrs fifcaux &amp; ro..
\
fd't Pwcureurs, r
1
criminelles , ou no 1 s ,
[;
ue les C olleél:eurs ffe a
moteurs feront [euls part1~s : ~s, qt' à faire controller les
d [el fOient alo&lt;lUjet IS
taille &amp; l1u,r0t u
f: 'ts à leur Requête; contre les parExploits ,qm feront al, R lIes
our le payement de leurs
ticuliers Impofez dans ~urs l~s a~-o~l:s déchargez &amp; difpellfez.
Sergens Archers &amp; autre~'
taux feulement, clont HO~ffi
Ordonnons . que tous
Ll1 lers,
,

E

1

'

A

�1'4°

C

0 ' M M TI N T A 1_R B

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

,Ex loits q~i fe font dans les J~lfl:ices des Seigne~rs, 11011 ref:
P
C
par
fortiffa1ltes
nuement
en nos '
oms, Nous avons.
.ces pre'
,
1· 1 fe de notredlt EdIt, porfentes revoqHe &amp; revoquons .cl C ~l.l
G. ffi . d fd'
ta nt que ledit Controle ferolt, faIt par les r; ers e H;~
Juihces: Faifant défenfes auxdlts , Greffiers de s y plus. entre
&amp; ordonnons, que lelhe Con' cl C x Voulons
mettre, à pe1l1e e rau, . ,
.
'
,
' . 1 F'
trolle foit fait par des CommIs, qlU feront ;tab~ ls par e er. Genera
" , 1 de 110S Domaines,
ou fes Prepofes, en d'chacune
nuer
c . '
" .
Ville.&amp; Bourg où il y a JUfl:Ice? FOIres ou Marchez or malles.
Et our les autres lieux , de dt1hnc~ el: ddhllce convel;able.,
'-1 lr.erro
réo-lé par les Commdféures par Nov s depa rtls
311111 qUI
i"
b
J
d- '
dans les Provinces OtI il en a, finol; par ~es ~uges or l11;.ures ~
&amp; fera- ledit Droit de cmq fols p.1ye a~~xdlts CommIs au Con
trolle, ainu que pour les autres ExplOits.

-l

r

DÉCLARATION

,
L

•

,

,

DU

ROI,

Du 23 Février 1677'

OUIS ..... Par notre Edit dli mois d'Aoufl: r669 , Nous
avons m'donné que tous les ~xploits ~ à l'ex~eptiot1 de ceux
feulement qui concernent la procedure &amp; 111{tru5hon des procez )
feroient enrégi{trez à la dilige nce des parties, &amp; qu'à cet ~ff~t
il feroit établi des Controlleurs, auxfqu els pour tous drOIts Il
feroit payé cinq fols pour le Controlle de chaque Exploit: Mais
depuis, pluueurs diflicultez s'efi~nt préfen:ées tur le temps ~e
trois jours limité par notre EdIt pour faIre controller l~fdI~s
Exploits, Nous aurions par divers Arrefis de notre Con~eI1 .dedaré nos intentions, lefquels ayant receu plufieurs explIcatIOns
différe ntes, auroient donné lieu à divers ufages de lever ledit
Droit dans nos Provinces. Outre que par nos Edits, Déclarations &amp; Régleme ns précédens, Nous n'avons pas déclaré précifément les Exploits fuj ets à divers droits de Controlle , ce
qui caufe encore plufieurs différen,ts; en forte que pour lever
toures les d ifficultez qui arrivent Journellement dans les Prbvinces, nous avons jugé néceffaire de faire un Réglement certain ,
pour être obfervé dans tout le Royaume. A CES CAUSES,

14, 1

&amp;; alm'es à ce. nau~ mouvans, de l'avis de notre Confeil &amp;
de notre certal11e fCIence, pleine puiŒ1nce &amp; authorité Ro '1
No
'r,
ya e,
us avons par ces prèlentes fignees de notre main décI,,'
&amp;
d
'&amp;
.
,
,
a.e
?r onne"
,en Interpretant ;n tan: que de befoin notredit
Edit du m Ol S dAo ufl: 1669, DeclaratIOn du 21 M"rs 16 1
&amp; autr' es R'
ct
7 ,
- egl'"~mens &amp; A rrefis donnez en conféquence,
déch1'ons &amp; ordonnons, voulons &amp; nous pl ait que tou s Exnl .~
fi~Its
. p~r II UI'ffilers, Sergens, Archers, &amp; autres
"
OIlS
ayant p~uvoir
d exploIter) meft11e les Protefis des Lettres &amp; Billets de C h ;]
D ' 1 .
('
.
"nge,
ec aratIons, .~ommatI011:, Renonciations, &amp; autres aé'ces faits
pa.r les Nota Ires Tabel~I?l1S, _qu'ils notifieront aux parties"
[OIent c~ntrollez à la dIlIgence defdits H uiiIi ers? Sergens, &amp;
autres qUI les auront faits, &amp; avant de les rendre aux parties
d
l'
d
..
,
ans un es troIS Jours qui fuivront immécliatement celui de
leur datte, encore que durant lefdits trois jours il fùt Dimanche ?U aut~e F efl:~, fous les peines &amp; amende? portées par
HofdIts Edits, I?eclal~ations &amp; Arrefis, A l'égard des procez
verbaux &amp;. E,{plolts qUi feront faits à la Requête des ReceveLlr~
ou Comml: au recouvrement des tailles , Fermiers- Généraux ou
Sous-Fenmersde nos Fermes des Gabelles, Aydes Cinq Groffi-:.s
Fermes, &amp; autres deniers &amp; revenus dans les' Paroiffes cfe
la C ampag ne écartées des lieux Oll les Bureaux dudit Controlle. font étJ.blis, voulons qu'ils foi ent controllez dans les
[ept JOurs fuivJ!1S ce~lli de leur datte, à la diligenc~ defdirs
Receveur~ &amp; CommIs, ou des Huiffiers &amp; Sergens qui les
~uront faIts, foue; les ~êmes pe.ines; &amp; le Droit de cinq fols
pour le Con~rolle defdlts E xploIts &amp; Acres fera pris autant
~e f?is qu'i~ y aura d~ perfonnes, auxquelles chacun en partlc.ulter lefd lts E xp loits auront efl:é faits encore que ce foit
. e H'Œ
' ayant de ce poup a~' un m em
~IHler, Sergent, ou autre
VOIr, en m.ême _JOur ~ &amp; qu'ils foie~t compris &amp; rap portez
da.ns un,: meme RelatIOn ou Procez verbal; &amp; feront les CommIs aUdIt Controlle tenus de les enrégifirer dans leurs Regiftres de ControIre en autant d'Articles réparez qu'il y aura de
perfonnes y dénommées ,aufquelles ils auront eité faits: Au
bas defquels Procez verbaux &amp; Aétes ils mettront le receu de ce
qui leur aura efié payé pour ledit Droit, Demeureront lléan~oins exempts dudit Controlle les E xploits, flgnificariolls, &amp;

�•

!42

COMMENTAIR:E

SUR LE ltÉGLEMENT DE LA COUR.

tous autrès A&amp;es con~ernans la procédure &amp; in~tuaioll des\
Procez &amp; Infl:ances qui feront faits eu toutes COhlrs ~ I~­
rifc1iéhollS de Procureurs à Procureurs, &amp; d'Advocatsc '
111.'
vocats, dans les Sieges de JUlUce
ou\ 1es . Advocats
. ' fc' Iont\ 1a
fonéhon de Procureurs. Comme auffi les ExplO1~. alts ~ a
Requei1:e de nos P rocureurs-Généraux &amp; leurs Sl.!lbmtuts, ro- Eccleiia{hques,
' .
&amp; P rocureurs Ffcaux
des
Hauts-Itlfmoteurs
1
.
.
_.
riciers &amp; Communautés concernans la Pohce, pour pal velur
aux condamnations contre les contrevenans aux Ordonnal:ces
d'icelles. Ceux faits pOlir l'ini1:ruél;ion &amp; jugement des aff~lr~s
tant civiles que criminelles, efquels nofdlts, Pro.cureurs-Genel'aux DL! leurs Subfhtuts, Promoteurs Eccleiiai1:1ques &amp; Procureurs Fi{caux des Seigneurs Haurs-Jufiiciers feront {eu.ls parties. Ceux hlÎts à la Requefte des Colleaeurs des Tailles &amp;
Impofl:s du Sel, conrreles par ticuliers impo{ez &amp; denommez
dal1s leurs Rolles pour le paiement de leur taux feulement.
.
c.'
Les Sommations '
&amp; premIers
Commandel~len~ qll1'r.
le~ont l.alts
à la Requefie de nos Fermiers aux pal'tl.culters habHans des
Paroiffes des Greniers de vente volontaire, de prendre du
Sel en conféquence des rolles d.es habitans de{~ires ;aroiffes,
appellées Senez; &amp; pour le paIement d~s droItS d Aydes. &amp;
Entrées aux particuliers habItans des VIlles &amp; Bourgs ft.1Jets
à jceux: ne feront pareillement {uj~ts ~lt1di: C,~ntrolle, li bon
ne {emble à ceux qui les feront faIre: MalS s Ils veul.e nt obtenir {ur iceux des Sentences &amp; Jugemens, &amp; faire des pourfuites &amp; contraintes enconféquence, ils les feront controller
dans ledit temps de [ept jours, &amp; payeront lefdits Droits de
controlle, comme il eD: dit ci-deffus. Ne fera pris qu'un Droit
de' controlle pour une Relation ou Procez verbal . contenant
les AŒgnations qui feront d~nnées aux héritiers d'un défunét.,
pour fe voir condamner à payer quelque fomme ckue par ledIt
défunél:, pour les parts &amp; portions dont ils en feront héritiers
&amp; hypotecaireme nt pour le tout, pourveu que lefdites Affigl1ations foient données par Ut1 même Huiffier, &amp; en même
jour; mais li ce font différents E xploits ·, ou faits à divers jours,
quoique par· un même Huiffier ou Sergénr, le Dro.ùt de Controlle fera payé pour autant de différents jours &amp; Exploits.
Comme auffi ne fera pris qu'un droit de COlltrolle pol1r les'

Affignations qui feront donn~es à pluGeurs Experts pour faire
quelqHe viiite &amp; ei1:imation J &amp; à pluGeurs témoins peur dépafer
foit pour une enquête ou information en matiere criminelle, POllfv:eu qu'elle [oit rapportée dans un même procez verbal, &amp; d01111ée
par un mêm~ Huiffier ou Sergent, &amp; en même jour. Mais
ledit Droit de Controlle fera encore payé pOllf chacune AHignation donnée aux parties pour voir prefter le ferment aufdits
Experts, &amp; eftre préfens auxd. viiites &amp; ei1:imations, &amp; pour
voir jurer lefdits témoins, encore que lefdites Affignations
[oient rapportées par le même procez verbal, &amp; faites par le
même Huiffier ou Sergent en même jour. Ne fera pareillemenr
pris qu'un Droit de Controlle pour les Affignations données
à plufieurs témoins pour être recolez &amp; confrontez; comme
.auffi à plufieurs parens pour les eDeébons de Tuteurs &amp; Curateurs,
&amp; donner leurs avis pour les aft'lÏres des mineurs; pareille~
ment pour les Affignations données à plufieurs. affociés pour
le fait d'une même fociécé, de même pour les affigna...
rions données aux VaifalL'ï: d'un même Fief &amp; Seigneurie,
pour comparoir aux plaids, Affizes &amp; autres lieux, pour
y connoÎtre les droits , par eux deubs audit Fief, pourveu
routesfois que les Exploits contenus aux quatre Articles
ci - delfus foient faits par un même Huiffier, Sergent, ou
autre ayant pouvoir d'exploiter, en même jour, &amp; rJ.pport~j
chacun a leur égard dans une même Relation ou procez verbal.
Ne fera pris qu'un droit de Cont:rolle pour les h1ilies &amp; An-eils
faits à la Requefted'un créancier du propriétaire d'une maifon
e11tre les mains de fon principal locataire &amp; des fous-locataires dudit locataire principal, pourveu que ce foit par un même
procez verbal, en même jour, &amp; par un même Huiffier Oll
Sergent. Mais li les locataire.s tiennent Ïl:nmédiatement leu.rs
Baux du propriétaire débiteur, il fera pns aut;nt ~e .I?rolts
_qu'il y aura de failies. Comme auffi, en cas qu 11. fOlt fan des
1àifies entre les mains des fous-locataires pour une debte dudit
locataire principal, il fera pris autant de Droits qu'il y aura de
[aifies. Il ne fera femblablement pris qu'un Droit de Controlle
pour un procez verbal de faifie réelle &amp; eftabliffement de C01T~­
miffaire, encore qu'il contienne un itératif commandement Eut

,

.

�144

COMMENTAIRE

.•.•

all de' biteur' , en continuant le commandement, qUI dOIt lm aVOIr
l ' {('
duement couellé préalablement fait par, un , Exp o~t' , eaarControlle pour le
e
trollé. Il ne fera auffi ~aye 1~~1 ID1OI~ it pour procéder au
procez verbal d' appolltlOn d
c, -:es , 0 ,
[aiiis pourveu
Bail J'udiciaire, OH pour faire d~s Cr;:;es d&amp;es bIens Am' e j'o'tlr' mais
H 'me'
en me
.
que ce [oit auffi par un meme Ul, 1 l
~'u'il y aura
J d' D· it de Controlle fera paye autant de 015 q
e It, ,10
'ours de Criées, dont les Aétes feront rapp~l~rez
dans le
rems de trois jours fLllval:t
P ,
,d'
t la datte d' Iceux. Ne fera pareIllement pns
&amp; ,InUiDlle I~ttedl~eëontrolle pour la ugnification d'une Sentence
qu un rOI
El"
un corn
fI.
encore
que
le
même
H xp Olt
contIenne
,
.
ou A Heu,ni: de payer à la partIe
. cond
'
A
l'egard
des
amnee.
d e
nlancezemverbaux de ventes de meu b' les, lIera
'1 Î.
'au"ant de
pns
~~~its que de journées, aufquelles les H uiffiers ou Sel'gel~s au-·
ront eIté employez pour faire lefdites vent~ s. L,~ DroI t de
Controlle fera pareillement payé auta?t de fOlS, qu Il y ~ura de
particuliers entre les mains defquels l~ fer~ faIt de~ fal0es, &amp;
Arrêts; &amp; un autre droit pour la llg11lficatlon ~ denonC1at~O?
qui en fera faite à la partie faille, .ave c affign~tlOn your VOIX
ordonner que les deniers feront baIllez aux faluffan ", ? encore
que tout [oit contenu dans ~n même procez ver~ al fal~ par un
m êmcHuiflier &amp; en me1l11e Jour. Comme auili fela paye autant
de Droits qJi1 y aura de particuliers ,ailigne~ pour ,ra~porter
les titres -&amp; E xploits en vertu defque1s Ils ~urolen t forme qu~l­
ques oppolltions aux [ailles, quo ique parelllement !'ap,p ortees
dans un procez verbal d'un mcfme Huiffier, &amp; ~alt dans un
mefine jour. Ne fera payé néan.:l1oins ,qu'un DrOIt pO~lr une
fignification de Sentence, avec fomma~ lOn de com~arolf pour
voir t axe r dépens, pourveu que ce fOlt par un meme Aét~,
en mefme tems &amp; à une feule per[onne; t!x. fi elle en: faIte
' qu "1
à plufieurs, il en, fera payé auta1'!t d,e D ~Olts
1 ,Y aur~ d e
per[onnes. De m efme, pour les llgl11hcatlons ~es declaratlOns
de dépens; '&amp; pareillement pour une affignanon au Chatelet
ou autre Siege, pour fe voir condamner, portant en outre
aŒgnation pour reconnoî~re, pOll~ve u que ce ~oît auffi en même
jour. Voulons que le prefent Reglen!ent fOlt ponétuellemen ~ ,
obfervj!
.

d~u~I~~l~:n~~~troI1ez

'S UR LE RÉGLEMENT DE LA

COUR~

Li)

'Obfervé ,&amp; q~~au [urplus notredit Edit du mois d'Aoufl: 166
Déclaration du 21 Mars 167 l, [oient exécutées [elon le~~
forme &amp; teneur, ,fo~s les m ê,mes pein;s &amp; amendes y contenues, en ce qUI n y eft pOlllt deroge par ces préfentes. SI
DONNONS EN MANDEMENT, &amp;c.

.

A

f~lfdit

ARREST
, ,D U CONSEIL D'ÉTAT DU ROI,
Porta~t que les ,con.traintes G' les premiers commandemens pour
Tazlles,' Capuauon G' autres Impofitio/1s, quoique faits par
des HuijJiers, feront exempts des Droits de Formule G' de

L

•

Contrôle•

Du

22

Novembre 1774.

Extrait des Regiflres du Confeil d'Etat.

'S

UR la Reqtqê te prefentée au '!loi en [on Conreil par les

.
Procureurs des Gens des TrOIs-Etats de Provence , contenant qu'ils me peuvent fe difpenfe r de faire à Sa M.1jeilé
leurs très-humbles reptéfentations fur un Arrêt du Confeil du
4 Avril 1773, qui foumet au Papier timbré &amp; au Contrôle
les ,premiers E xploirs concernant la Taille &amp; la Capitation,
&lt;Juoiqu'ils en ayent toujours été affranchis ju{qu'ici: L'exe mption que les Suppliants réclament [e troLlve prononcée quant
à la Capitation, par l'article vingt-deux de la Dedaration du
12 Mars 170 l, pOFtant établiffement de la Capitation même;
cet article ordonne en effet que les Etats de répartition,
]es Roles, Quit;tances, E~ploits , Ailignations &amp; t outes autres
expéditions &amp; procédures qui feront faites po ur l'impOlltion
&amp; re.couvrement de la Capitation, dem'e ureront aiFraL1chis du
Papier marqué &amp; du droit de Contrôle. Des Lettres...patentes du
11 Septembre 17 64, relatives à la Déclaration du I I Septembre 17,62~ ont çonfirmé cette exemption partiçuliere. Celle

T

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M M li N. TAI R

14

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'

~ar ,

.

.
'Il eft antérieute.
un
r les Exploits concernant ,la t 1 e, les Exp10its faIts , aux,
.lu Coufeil du 2-1 Avnl 1 7 1 , eAte des Tréforiers des
,PAou
rret I:l
'l'
à kt R equ
'cl 1
'C
unaunfs &amp; partlCu lers,
des imF'oiitrIOnS ·e a
,
&amp; du
omffiilHl\1\l1tés pOlW 1e l'eQ: ouvrement
C omm
,
cl l'elwéglftremem:
.
e.
,
C
urant
décJ.,
l
rés~
exempts
A
P rOV1l1ce,
Il ""
bf1.
cet rret, le Fermier voulut
fl~
d 'r de Contrôle. N ono Hant r mes qui devoient pa er
rOI
. n. '
r -e les wm
r .
Ir
Ulle difbncLlon en l
l Pays ' impololt pOL
mettre
R' &amp; celles que e ,
, n.'
fi
d ans les coffres du 0 1 ,
..J ' I1I'f1. I-ar ion: cette difbncllOn ut
, l'1er de [on auml lE, l Commm.alres
'Ir. '
d u Dol ,'
At partlC-u
mtere
,
e Ordonnance c es
A d
Mai
même adoptee p~r un
. ' ,' un {ecoQQ An-et u 23
.
1
16
'
du 22 AotIt, 7
m alne
. , dmalS
cellu, du 2-2 Avrl'!
'
.
167 1 , {ans aVOll~
6 2 ordonna l'executlon e
'fT. ' es' !ii;lr la foi de ces tI1 7 ,
d'
O
s
Comnûlné
Hr . , du ControAl e pour~
,eO'ar-d a'' l'Ordonnance
'-'
; 'iI&lt;' d l'exemptIOn
,
t1~es, la Pliovim.ce Jom Olt 1 eT lIe indi:ll:inétement; le. F ertouS ExploitS. concer~lant ~ ~~ût 1734, un Artêt qUI enmÎpr néanmomc; obt1l1t SIe 4 d cal're contrôler touS les Ex-'"
H 'fil
&amp; argens e le
joianit aux Ul lers
"" ,
'1s feroient à la Requete d e s
l;its de faiue &amp; affignatlOns &lt;q~ 1, autés de Provence, contre
tolleaeurs des Tailles des Commun 'mpaIJ.tions, à l'exception
U
. '
les redevables d es T al11e's &amp; autres 1
. ne porterOlt
pomt
.
mandement qUI
.,
feulement du, pr~lTIler c~~
fi t as F0/ftble au Pays de re..
aflignatibn 111 làlhe, &amp; ~ ne u. p , La Déclaration dbl 13
attemte.
'1
venir contre cette Premlere
,
cl d'rinuer les fraIS
qble ' 011
l'objet a ete e h '11
l' •
,
6 d
Avrrl 17 l , on~
.
, . ' ) la levée des impolllElOUS,
e-ft: obliO'é de fmre pour parve111r a ,
• celui qui fe fait pal'
a difltingué deux fortes de reco~~~men~;s Huiiliers, &amp; celui
:Exploits &amp; atltre~ a&amp;es dm ,ml11~" er~te derniere fm-me de re...
qui {e fait par VOle de Garmk)11. cep vence la Déclaration
' , t pas connue en ro
,
couvrement n etau
les Lettres;..t;)atenres
.
"
oyee ma~ s
r
de 17 61 n'y a pomt ete e~lV
,
du Droit de COJ,lltrôle
S
L
1764 qUI exemptent
,
r.
du I I epteml!Jre
'A
1
d
T
',
I
les
&amp;
autres
Impol'
'
' b' les r0&gt;leS es a I " l &amp;. du papier
tlm re,, c.: que les prem1ler
. es c0ntraintes, ont ete
Ir '
, ,
1
tI011'S acceno1'l'es, a!lfirl.
p"
oili. elles ont ete
à -1 C
. J'a A des de rOVeJ.llCe, '
~dreffees
la
our U'c:S 1
, e'e' ces Lettres"
,
1
On. b
de la meme a'Bill .
.
enreg'lfrrees e la -':lO re .
Pa s en d,i {penpatentes étendoient l'exemptIon ,acco~de~ ~l!l
~; étoient a{fa nt du Papier tim:hFé les prerr:l1ers ~p OIt~ q~l premier JUla
fujettis auparavant; cepeHdant Il a ete rel'l u e
,

6

A

A

1

A

1

,

1 . '

1

A

1

1

'SUR LE RÉGLEMEN'l DE LA

COUR~

147

'! nil {ept cent foixante-onze, une Déclaration par l'article pre-

mier de laquelle il e:ll: ordonné que les Contraintes, CÜ'lil1mandemens , iignificarions, Saifies &amp; autres Exploits faits pOur
le reCOUVJ.1ement des TaiHes, Capitation &amp; autres impofirions"
par les HuiŒers &amp;. Sergens, {eroient écrits en Papier timbré,
abrogeant toute exemption, autre qble ceBe accordée par l'article deux, &amp; , dérogeant à cet effet tant à la Déclaration de
61
17 , qu'à tous autres Edits, Déclarations, Lettres-pateliltes,
Arrêts du Con{eil &amp; autres Réglemens antérieurs &amp; poIlérieurs, encore qu'ils ne {oient ~xpre1fément énoncés. L'exemption port~e par l'article deux comfille à exempter des di{pofitions de l'article premier les rôles des Tailles, Capitatiolil
&amp; autres impofitiolls, en{emble 1es Contraintes, Commande_
mens, Procès - verbamx, Saifies arrêts ~ Saifres exécutions,
Empri{onne mens &amp; autres aétes ['lits par les Chefs de Garnifon, . le{quels continueront d'être écrits en pap'ier ordinaire.
L'article quatre ordonne que les Réglemens concernant le contrôle des Exploits pour le recouvrement des Tailles, Capitation &amp; autres impoiitions, feront exécutés comme avant la
Déclaration de 17 61 , &amp; déclare cependant en exempter ceux
'faits par les Chefs de Carni{on. Les difpofitions de l'article
premier concernant l'u{age du Papier timbré, &amp; l'article quatre qui affiljettit à faire contrôler, comme cela fe pratiquoit
dans les Pays d'Eleébon, avant la Déclaration de 1.7 61 , ne
pouvoit pas s'appliquer à la Provence, {oit parce que fi elle
he pourvoit pas au recouvrement des deniers Royaux par voie
de Carni{on, elle ne doit pas avoir moins de privilege, {oit
encore parce qwe ce n'eft pas la Déclaration de I7 61 qui
a difpen{é du Contrôle les premiers Exploits faits pour le reCOuvrement de la Taille; aufIi avoit-elle joui de la double
exemption du Papier timbré &amp; du Contrôle que lui a enlevé
l'Arrêt dl.l Con{eil du 4 Avril 1773; lequel, fous prétexte
d'interpréter une loi {ubfIfiante, {oumet par une di{poutioll
tlouvelle les Exploits concernant la Taille &amp; autres impoIitions, tant au Contrôle qu'au Papier ' timbré; mais tout s'oppore à l'ex:écurion de cet Arrêt. Quoique les Supplians n'ay~l1t
été di{pen{és de {e {ervir du Papier timbré pour les ExplOIts
relatifs à la 1'aille &amp; auÇres impoficiollS, que par les Lettres-

T2

,

�S UR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.:

I~

COMMENTAIRE

. patentes de 17 64 ils ne font pas moins fond~s à inû!l:er
, /
l' d'
t
eux qu'eUe n'a
l'exemption prononcee par cette 01, autan .ml ,/
.
.
point été nommémeIi.t révoquée, le Souveral11 n etDal~t )llamals
i
/
1"'1'
fous les yeux.
al eurs i
cenfe revoquer une 01 qu 1 n a pas
.
. /
.
.
par quel motif les Suppliants feraient-Ils t~afteS 11I10111S favo ....
rablement que les Pays d'Eleétion qui aUf"~lel'lt. UA. f?rme d.e
recouvre meut , qui [eroit exempte du PapIer nmbre, ,t~n~s
qu'il n'yen auroit point en Provence? / Il Y ~ plus, à l eg.ald
de l'exemption du Contrôle: c~r la DeclaratiOn d~ 177\ l~e
déw3'c point aux. titres p~rtlcuhers de cet~e Pr~vmce. L al'"
ricle quarre ne f.:'llt ~entIOn ,que d~ la J?e~1aratIon d.e 1 7~ 1 ,.
&amp; ne contient pas meme la rev-ocatIOn generale que renfelme
l'article premier au [ujet du Papier timbré; &amp; comme ce ~l'e'~i
pas en verliU de la ~éclar~tion. de 17~1 que la P;ove;lce J.o~lt
de l'exemurio n du Controle, 11 en refulte que 1 Arret qUi 1 Y
foumet d'~près l'article. quatre, contient vé~itab;en:lent un é~~­
bliffement nouveau qUl ne peut pas y aVOlr d effet, au prejudice des Réglemens antérieu~s qui n'o:lt point été, abrogé:. ~
_ par laquelle Requête les Supphants auroIent conclu a ce /qu Il
plù[ à Sa Majef!:é, en recev~nt leurs très-humbles repre~e n...
tations [ur l'Arrêt du 4 Avnl 1773, ordonner que les Edits,
Lettres-parentes &amp; Arrêts qui exemptent les Exploits &amp; Contraintes concernant la Taille? la Capitation &amp; autres Impofitions de la formalité du Contrôle &amp; du Papier timbré, feront 'exécutés en Pl'OVeilce; en conféquence, maintenir cette
Province dans l'exemption dont elle a ' toujours joui à cet
égard, avec défenfes à l'Adjudicataire général des Fermes, fes
Commis &amp; Prépofés, de l'y troubler, fous telles peines qu'il
appartiendl'a. Vu ladite Requête lignée Damours, Avocat des
Supplians, le Mémoire de Julien Alaterl'e, Adjudicataire des
Fermes générales, par lequel il obferve que la Déclaration
du premier Juin 177 l affujettit indifiinétement tous les E xploits &amp; aétes concernant le recouvrement des Tailles &amp; autres ImpoliüQl1s, tant au Papier timbré , qu'au Contrôle, à
l'exception' de ceux fa its par les Chefs de Garnifon, dans toUS
les cas Olt leur minifiere peut &amp; doit être fuffifant aux termes
du Réglement annexé à la D écIàration du 13 Avril 17 61.
Suivant l'article fept de ce Réglement, les Chefs de Garnifon

rut

14

Ï'euveht
faire
provi(oirement des Ptocès-verbaux ' SaUles arr êts,9
.r.
,.
.
S allies . executlOns &amp; enlevement
.
. ,de
. Meubles
. ' même des E mpnfonnemens ~ des Ecrous, malS l article qUl11ze exige que la vente
des effets fc'l.lfis &amp; le s autres pour[uites [oient faites par"un Huiffier ou Sergent ayant pouvoir d'exploiter; 1'article ttente-trois
porte encore que les Chefs de Garni[on pourront faire des
Sailies arrêt~ /~ des Saifieg exécutions provifoires fur les redevables arrleres dans des cas urgens &amp; preffés' mais qu'à
l'égard des affignations [ur les failies &amp; des autres ;rocédures
elles ~le yourrontêtre. faites /que par . un .Huiffier ou Sergent:
~onfol mement aux anCiens Reglemens: amu dans les lieux où
1 ~n fe f~~t de Chefs de ~arnifOl:, les Exploits &amp; autres pourfUItes qu ds font en drOIt de faIre, font exempts de la Forn:,ule. &amp; du. Contrôle; mais tous au~r~s Exploits, aétes &amp; pro~edures. qlll ne· font pas de leur mmlfiere, &amp; qui ne peuvent
et~'e faIts que par des Huiillers ou Sergens, doivent néce[fa;re.ment, être écrits en Papier timbré, &amp; contrôlés dans les
d.elals fixes à cet effet; quoique ce,tte regle n'ait pas lieu pour
les Pays tels que la Provence, ou les Chefs de Garnifon ne
font point connus, &amp; Oll tout fe fait par des Huiffiers &amp;
Serg:ens '. il p~roîtroit jufie cependant de déclarer exel~pts du
PapIer. tImbre &amp; dl~ Contrôle les aétes &amp; Exploits qui y fe ront falt$ par des Hmffiers &amp;-Sergens,. &amp; qui feroi ent de na~ure
à ~ouvoir l'être par des Chefs de Garnifon, s'il y en avoit d'établIs, en ordonnant, à l'égard de to.us autres Exploits aétes &amp;
procédures faits par des Huiffiers ou Sergens qui ne ~ourroient
être faits par des Chefs de Garnifon , qu'ils feront écrits en Pauier
timbré; qu'ils feront contrôlés, &amp; que les droits de Contrôle gl;i en
réfulteront feront payés dans les délais prefcvits par les Réo-leb
mens; c'efi fur quoi l'Adjudicataire général des Fermes ne
peut au furplus que s'en rapporter à ce qu'il plaira à Sa Majefié de vouloir bien ordonner. Vu p are illement la Déclaration du
13. Avril 176 l , &amp; le Réglement y annexé, celle du premier
JUin 1771, les Lettres-patentes du 12. Septembre 17 6 4, &amp;
les ,Arrêts du Coufeil. des 2.3 A~ril 167 1 , 2.3 Mai 1672., 24
Aout 1734, &amp; 4 Avnl 1773, OUl le rapport du lieur Turcro t ,
Confeiller ordin.aire &amp; au Conreil Royal, Comreleur gél:éral
des finances: LE ROI EN SON CONSEIL, a ordonné &amp;

�COMMENTAIRE

•

ordonne que les Contraintes &amp; les pr.emiers Cb~m~ndeme~s'
qui feront fignifiés à la Requêre, [Olt des ,Trefoners, [Olt
des Colleéteurs des Tailles des Communautes de Provence,...
&amp; qui auront pour objet le recouvrement de la Taille, Capitation &amp; autres impofitions, enfemble touS autres aétes &amp;
Exploits, qui, quoique donnés par des Hl!liffiers ou Sergens"
[eroient de nature à pouvoir être faits par des Chefs' de Gar11ifo11, dans les lieux où il y en a d'établis, feront &amp; demeu-·
reront exem p rs des droits de Formule &amp; de Contrôle; &amp; à·
l'égard des E xplaits contenant aŒgnation ou vente de meubles J &amp; de toutes .autres pour~lites, procédures, ou a~es ' que
les Chefs de GarntCon n'aurOIent pas la faculte de faIre, ordonne, Sa Majeil:é, qu'ils ne pOlJrront êu'e écrits que [ur Pa-pier timbré, conformément à '101 Déclaration du premier Juin.
177 1, qu'ils feront contrôlés à la diligence des Huiffiers ou:
Sergens qui le s auront fai ts, &amp; que les droits de Contrôle·
en feront payés dans les délais fixés par les Réglemens, &amp; .
fous les peines y portées. Enjoint Sa Majefté au. fie ur Intendant &amp; Commiifaire départi en Provence, de tenir la main·
à l'exécution du préfent Arrêt, qui fera exécuté [uivant [a.
form e &amp; te neUF ,110nobfrant toutes oppofitions &amp; autres em-.
pêchemens généralement quelconques. Fait au Confeii d'Etat
du Roi, tenu à Ver{ail1es le 22 Novembre 1774-. Colla....
.
tionné. Signé, DEVOBGNY..

v

gé~éral,

U par nous Subdélégué
en abfence de M. ' l'In":'
te ndant, l'Arrêt ci-deffils du 22 Novembre 1774,
Nous ORDONNONS que ledit Arrêt fera exécuté [elon fct
forme &amp; teneur. Fait à Aix le 8. Février 177)'

Signé,

DESORGUES~

. Nous avons dit ci-deifus que les Exploits faits au mineur
doivent être notifrés à fon curat~ur; l'Exploit de notification
e~ exempt ~:un [ec~nd droit de Contrôle, pOl!1rvu qu'il [oit
faIt par le meme HUlffier, le même jour, &amp; dans le même
,verbal que celui fait au mineur.
Jean Borre1y du lieu de Corbons~ expo[a dans une Re~

SUR

LE RÊGLEMENT DE LA COUR;

151

qu~~e à .M. l'Intendan~, qu~ 'par ~xploit du 17 Mars 17 60 il

..aVO.lt faIt affigner Sunan Ehes, mmeur , &amp; par le même Explo~t. la lilotific&lt;I!tion avoit été faite à Me. Bence, curateur
ad llte.s de ce mrne;l1°' Le ~?mmis ~l1ralifte avoit exigé deux
C ontroles, [mIS 'pr~texte ,qu 11 y .avOIt deux Exploits; Borrely
de~alll.da fa re~ltutlOn 61 um " droIt, elle fut ordonnée le 7
Mal 1760; (d~Clf. du CO,liJ.Jtrole,' part. l " pag. 20.)
Il n efr pareIllement du, fUlvanr la Declaration du Roi '
-qu'un [eul d:oi~ de Contr?l~ pour une affignation donnée ,
plufieurs [o~ldalr~rn,el:t obh~es '. ou à la .Requête de pluGeurs
·a yant le meme mteret, fi l Hlllffier ne faIt qu'un E xploit pour
-tous·.
Me. Jéan-Etienne Gontard, Avocat en la Cour &amp; Notaire
' ~oyal à Barjüls, en la qualité de Cl!lrateur à la difcuffion des
biens de fe~ Mre. Salier, fur ajourné ea garantie à la Re&lt;]uête .des ~ol~fLllsde la Verdiere, il fit ajourner en contre.g arantie fohdatre, &amp; par le même Exploi.t, onze autres créan'ôers de la m ême d,i fcuffion, &amp; il fm perçu onze droits de è o ntrolle , la refiitution de dix fut faite [ans contradiél:ion. ( Déc.
du Controlle, p art. l , pag-. 32.6.)
La reHitution de treize droits de Controlle fut ordonnée le
3 0 O&amp;obre 177 0 a,ùlprofit d' .A!lexamdre l)in, Hôte de la ville
d; Salon.. &amp; Confo rt;s; il,s .éto'l ent quatorze habitans CLl po[.
fedants-blcl15 de Salon, t'fUll, pal' un feul Exploit avoient il1terpeJ,Jé le Greffier de la Communauté de leur délivrer l'Extrait d'une Délibération; il avoit été percu quatorze droits de
COl!ltrolle. ~ Déc. du Co n t,rôle , part. 3 , pag. 173.)
Le 16". JuIllet .1776 M. l InteHdant ordonna pareillement que
le COWlŒl;S Buraltfl:e de SeyBe tefritùleroit vingt-deux d roits de
COll!trôle ; il en avoit perçu vingt-trois {ur l'Exploit fait à la.
Requête de Jean- Pierre Juramy, &amp; Pierre Tourniaire de la
ville de Seyne, portant affig1'l.atioH à vingt-trois intéreifés aux
fortifications du torrent de Blanche de s'aifembler pardevant
. le Juge de Seylile pour nommer deux Syndics. (Déc. du Contrôle, 17 e. [uite, pag. 43 2 . )
.
Il efi également certaÏl1 que les téporifes faites au bas
des Exploits ne donnent point ouverture à un [econd droie de
Contrôle; cela flJlt ainfi décidé par M. l'Imendant ft.Ir les re..
J

�COMMENTAIRJ!
1)2

SVR LE RÉGLEMENT DE LA

6S •

11

Bonnet , ~ett. H., n. 7, rapporte un Arrêt qui jugea que
l'HuiŒer était garant des dommages-intérêts adjugés à celui
qui avoit fait cairer [cm emprifonnement pour avoir été fait
dans une Hôtellerie ; l'Arrêt rendu au profit d'Antoine St.
Martin de la ville de Digne.
L'HuiŒer eil: même tenu des erreurs &amp; équivoques faites
dans l'Exploit, quand elles font groffieres. Ainii un Huiffier
exécutant en vertu du décret de la Cour des Comptes, &amp;
ayant déclaré exécuter en vertu d'un décret rendu par le Parlement , cette erreur ayant donné liel! à une infiance au Parlement &amp; enfuite à un déclinatoire, l'HuiŒer fut condamné
à la garantie par Arrêt du 23 Septembre 17 27, prononcé
par Mr. le Préfident de RegtI1re, l'Arrêt fondé fur ce que les
falItes lourdes &amp; Ï11excufables pafI'ent pour une efpece de dol,
&amp; que leurs Auteurs doivent feuls en être tenus, lata culpa
dolo œquiparatur, Leg. qllod nerva 32, if. depojiti : clllpa fuos
maneat allc7ores, L~g. fancimus 2,2" Cod. de pœnis , cet Arrêt
efi rapporté par Bonnet, let. H. , n. 8.
.
Les parties ne peuvent point accompagner les HuiŒers ,
fur-tout dans les Exploits d'exécution, &amp; fuivant l'art. 3 2 de
l'Ordonnance de Moulin , elles ne peuvent que commettre un
tiers pour indiquer les lieux &amp; les perfonnes. Le Réglement,
tit. du procès exécutorial, arr. 6 &amp; 10 , accorde un voyage
. dé porteur ou de partie; mais c'efi pour requérir l'HuiŒer
,de la faire , &amp; lui remett/r e les papiers fans y -affifter. Il con ..
,v ient fàns doute de prévenir les troubles &amp; les querelles q~le
la préfence des deux parties occaiionneroit infailliblement : ne
veniant ad arma, l'HuiŒer ne peut point exploiter pour [011
parent ju[qu'au troiiieme degré inclufivemenr. Bomier à la fill
du titre des Ajoumemens, rapporte un Arrêt du Parlemenç
de Paris du 6 Septembre 1721, qui caŒl \.111 Exploit fclit JI.
la Requête de Claude Lefevre par un HuiŒer, fan parent au trob
. fieme degré. Il y a un Arrêt du Parlement de Provence dq
/2 3 Janvier 17°9, qui fa.it défen[es à tous Serg-ent-yde la Pr0"1

,re-

\

'l53

.dont lui feul eil: refponfable; comme lorfqu'il franchit les bornes
pre[crites à [on office, parce qu'il doit [eul connaître les fonctions de fa charge, ou quand il commet quelque nullité dans
l'Exploit.

'
P
du Pays le 12 Mars 1 2,
préfentations de. M. . les r~cure~rsdans les décif. du Contrôle,
011 trouve la meme chofe etabhe 16
&amp; part. 3 , pag. 79.
ag
.
part. l , pag. ) ~3 , p~rt. 2
'titre 2 de l'Ordonnance;
D'après la dlfpoiitIOn de 1 art . .s l .
&amp; de l'Arrêt
' 1
d 1678 tlt 7, al t. 27 ,
celle du R eg em~nt e
, , ' du 23 Février 177 6 , les
de Réglement Cl - deHlls rapporte b
de l'Exploit original,
as
Huiffiers font tenus de mettre au d
Œ.
&amp; de vingt
.
à
peine
e
concumon
le [olvit de leurs vacatIOns,
.
cl cl lus
d' amen de&amp;,cela
.
lIvres
. pour qu'ils ne pm{fent
- 'b ' pren re e p
~ . d cl oirs que ceux qui leur [ont attrl ~es. .
g, :111 s r .
f:. ' .
d
c folts• occaJits
foL ps E xploits ne peuvent etre I~U[S
e nUl,
1:'
1.
o fl'l
plus erre
prema- templlas 0,0
; 1 S ne peu vent pas
, , , non'l.
' laIts
Dei es
&amp;
'ours de Dimanche oil de Fêtes chomees l:Z wnolem .r
~allc7orunz; tout doit être interr?mpu, les J,our~ ~on,f~~res au
, D"lVll1, vox Jilefèat
a contlolleljùs ùtlb alltes,
Servlce
l JL
, rr:Îrrplrent
J1"
Leu ult Cod. de feriis.
cl 1
L'ExPI~it pourroit néanmoin,5 être fai: à tO;I,te l;eu~e ,e a
' &amp; un Jour
'
de Dimanche ou de '
Fete,
milt
15 Il s agIifOIt du
' "1 Oll
moment '.
pourt
cnmllle,
. 5'1'1 ne manquoit que le Jour ou e b'
interrompre la prefcription, ou à raifon d'nn âutre 0 Jet requeran
célérité.
'
. . , ffi .
ft:
L'Exploit de l'HuiŒer ['ut fOl, . &amp; 10 Cler en.e . cru e~l
î.
omme quand
tout ce qUI. concerne la
ch·
~lge, c,
\ Il. dIt aVOIr
Œ. CT11e'
Titius &amp; avoir laiife la copIe parlant a lm, ou dans
aUl o
d'b
'
•
fan domicile à SeÏus. L'Exploit ne peut etre ~ att~ que par
la voie de l'infçription en faux .pour tous ,les L'uts d~pendan~s
des fon&amp;ions de l'Huiffier; malS ii le, defendeu,r f~lt une
ponfe, ou le demandeur une contre - reponfe, } Hlllffier n e~
pas cru, à moins que la. répon[e ou c,ontre-reponfe ,ne .fOl~
fio-née de celui qui l'a faIte, ou attefiee par deux tem01l1~ .
ll~n creditur apparitrHi extra officium fuum aliquid referenu;
F aber, de! 26, Cod. de teflamentis , def. 38 de proDat. &amp; def. 8 ,
quandd fi/ius vel re/jmD.
"\ .
.
, .
. Le fait de L'Huiffier efr vis-a-vis de la partIe affignee, le
fait de la partie qui l'a choiii; fac7um apparitoris, fac7um parti!,
&amp; la partie debet fiDi imputare quem elege~-it, fi le fa~t de l'Hmf;
fier lui efi: préjudiciable; cependant fHlllffier peut etre· app~lle
en aŒfrauce de caufe, qual'ld il tombe en une .contraventIon
dont

,r

COUR~

, .;

J

\

/

•

l ,. ,

r ' '' ,

�COMMBNTAIRtt

•

vince de faire aucmlS Exploits en f&lt;lveu~ de 1eurs ,p~rel1tS où
alliés au fecond &amp; troifieme dégré , à peine de l1L~lht~.
.
Il Y a des circol1fia11ces oÙ il ü:efi pas perl~11s d expl~Itet
un citoyen, ainu il eft défendu d~ .r~lre des ~xplolts ?e Jufilce,
, fur-tout exécutifs ,contre les hentlers du defu~lt le Jour de fes
funérailles, ni appeller en ,J ugeme~lt ceux qUI a:c?mpagnent
le deuil, BOllif., l'om. S, !Iv. l , ,tlt. 26" ch. r , ~l dl: pourtant permis à celui qui a ?es drOIts certaIns de fa~re ~PP?fer
le fceIlé à la maifon le Jour de la mort, pour preveD1r 1 en-.
lévemel1t des effets.
S'il fe trouve danS t'~xploit libellé des défauts ou même
déS nullités, le vite e:H:-il toujours. couvert par la préfentarion du défendeur? II faut diHinguer Ii la nullité tombe fur
la forme, :fi, par exemple, l'Expioit eH fans date, fi la copie
n'dl: pas laiffée au vrai domicile; dans ce cas, &amp; autres fem..
blables, le défendeur fe préfentant, ne peut p!us oppofer la.
:nullité.
Mais Û la nullité efi fonciete , cbmme fi. l'Exploit n'efi pas
libellé, cette nullité peut être oppofée dans les premieres dé..
fenfes. Nous avons dit plus haut que l'Exploit l.i bellé devoit
contenir les concluMons &amp; fommairement les moyens de la
demande; il eft fenfible que fi cette formalité n'eR pas remplie, le défendel!lll' obligé de préfemer parce qu'il eflf affigné,
peut pa'r exception attaquer un .Kxploit qlÛ ne lUlli dén:ollce
pas même fur quoi il &lt;!lio it fe défeadre. Il eŒ vrai que ce défa ut peut être réparé avant qu'amcune des parties ait pFéfenté;
le demall!ldeur doit fe dépa.rtir du .premier Exploit &amp; en fai~e
un fecond.
Telle dl: la voie introdlllél:ive de l'inftance civile; tel e~
l~ rnoyell foumi au citoyen par la Loi pour intenter une ac";
t,IOn en Jumce ; l'AjoUfl1!ernem légalement donné aux déFais de,
l Ordonnance.
Buiffon rLlr ~e ~it. du C~de de prœfcriptionè 36 velo 4,0 ann.,'
ll~US donne ~a, dl:iféi'enc~ q'1:l'i~ y ,a entre f Ajournement, l'In(~
taNce &amp; la .L~tlf~ontefiatlOn. L AJournement, dit-il, efi de faire
a/peller ~a p,artze e~ J~gemeTl!t p~rdevaf1.t le Juge compétent,
pour venu' deDatt~e l ac?zon ou fiL'!)~r eo~ndamnation. L'Infiance Je
forme par la préfelltatlon refpe6hve des parties, &amp; la Litif-,

.

SUR LE RÉGLEMENT DE LA CO

.~

UR.

r');

C011teftatlOn fe forme' en matiere civile p ar 1e Jugetnent i
apr ès 1es defenfes fournies, ubi eauf:.a pul'f:..
n:r.tervenu
d' .
,
J~
Java allres
U lel~, meme p~r une fimple Ordonnance de renvoi de l
caufe a ~1l1 autre Jour CJ Ql~{fe, Ordonnance civile tit d a
conteftatlOns ert caufe, art. 13) . elle fe corme e
' . ' ~s
'Il
l'
,ri
n matlere cnmJ~e e IPar d~~ repon[es de l'accufé ,. &amp; en cas de contumace
onque es erauts font accufés ou échus
.
)
~n peut en t,out, état de la caufe con~iger la demande la
reébfi.er ou la redUlre,. pourv u qu'on ne change pas 1
'
de l'aél:ion : edita aBio fpeciem fiLturœ litis dem zjl, .a nature
d " 1
"
on Tat; 'luam
emen, ail ve mU,t an !zeet,. prout edic7i perpetui monet auc70ritas
'Vel
II'fluitas , Leg. ,
3 . Cod• d e ed en d'
A' fiJUST' reddelUZS
,
" deeernet -L
0,
111 :
ltlUS . creanCler .de ~oo liv., peut réduire fa demande
portee par erreur à 400 l:v,; ? &lt;Sc il ob tient tQujours les dé ...
p~ns, ~arce que la plus-petltLOn n'a pas lieu en France' fi
neanmOl11S le débiteur fairoit des offres valables &amp;. ' 11 ' ,
fw{fent refufées, le dernandelu' fupporteroit les d ,ree esC ~ul.
cl
'1' ffi
epens raIts
epllls 0 re ~ fi la den:ande, contiel1t pl\lfieurs chefs établis.
fur plufieurs t1t~es ,. la re,duél:lOl1 n'a pas lieu. Ainfi, fi SeÏus
clema;ld~ à M~v~us 600 llv. dues par comrat &amp; 200 Ev. dues
par ecnte "pnvee,' &amp; que l'une de ces deux fommes foit
payee, Se~us obtIent le paiement de l'une, avec dépens de
cette qualIté" &amp; fera débouté du furplus ' de fa demande
avec dépen~, de ~ette qU,alit'é. La demande peut être égale:
ment, a~phee. Al11fi celUI qui par -erreur n'a demandé dans
le pnnclpe que ') louis, tandis qu'il lui en efi dù dix peut
de~lander le p~iement du furplus; le maître d'un fond~ peut
touJOl~rs en recl~~r la propriété, quoiqu'il n'en ait demand,e que la ~oItle,. §. 34, l rif/it. de ac7. ; celui à qui il
~ft, du un ch~mU1 de douze pans,. peut l'obtenir, quoiqu'il n~
1 aIt demande que de quatre.
,II Y ~ ~es cas où On peut donner affignation à la partie ~
b;Ief ?elaI; par, exemp!e, ,!ïtius efi afIigné a\l premier jour
~ Audtence publtque qUl fe tiendrÇl le Jmitieme ou le troiiieme
Jour utile ,Cc'e!1:-à-dire franc) après la date de l'Exploit , ou il
e!1: affigne dans la Chambre à un J'our déterminé· ce délai
,
b'
,
p.eut etre, Ien ~~u,rt,' même du jour au lendemain, fi la my,"'!'

I

1

Clere reqUiert

celente~

�6

15

COMMENTAIR:S,

.

SUr ces ..affignations, il Y a deux ~bfer;atIOns

àE'
c

L

a.ll~

.

~ p~e,:

miere
u'on ne met point de premIer defaut au ,Gle e, e, e
faut ed ~quis, fi le défendeur ne comparoît, à l'AU~lenc.e l~~gl~e~ ,
&amp; on ne connoît &lt;l'autre délai que celuI porte Pla~ d XP1'Eoit.
,
outre le d e al fi .e 1 .x-'
Dans l'Ajournement au contraue,
ploit, il Y en a deux autres dOllt nous parlerons ur e tIt.
des Défauts.
,
l
L feconde au cas de l'aflignation dûnnee pour e pre, a,
mler
Jour d'A~dience publique, fi . le demandeur
A'
fi ne
' met
-. pas 1a caUlel'.e , elle peut, être mife à une udlence Ulvante,
c'eft au défendeur à veIller.
/
'
/
Mais fi l'aflignation eft donnee à un Jour fixe &amp; ~on à
AudI'e11ce publique ,le demandeur ne mettanr pOl11t la
une
.
'1' I r
•
, caufe &amp; le défendeur ,n~ prenablt P,0l11t con~e, alJilgn~tIOn
e./1 circonduite, &amp; dOIt etre redo1U1ee , à mOll:s que les .deux
parties n'euifent pré\enté; d~ns ce cas on faIt fommatIOn à
plaider pour la prer:ruere AudI~nce.
.. .
Pareilles affignatIOns ont lIeu, ou quand la matIere pnncipale requiert célérité, ou quand il s'agit de prononcer fur
un objet provifoire &amp; ~'elatif à la demande fonciere.
Ainfi comme un mllleur ne peut efter en Jugement fans
être aŒfté d'un curateur, j'ajourne le mineur fur le fonds aux
déJais de l'Ordonnance, &amp; je l'affigne au premier jour d'Audience pour venir fe nommer un curateur.
Le légitimaire demande fes droits au fonds, &amp; néanmoins
affigne à brief délai pour une provifion; le porteur d'une ptomeife privée demande la condamnation de la fomme aux délais de l'Ordonnance, &amp; cependal~t pour l'avération il affigne
au premier jour d'Audience publique. Nous donnerons plus
bas la forme de procéder aux avérations; celui qui demande
le rétabliffement des lieux , ou l'adjudication d'un dommage,
demande affignation à jour précis pour voir ordonner le rap-,
port préparatoire de l'état des lieux &amp;c.
Nous devons obferver ici qu'il efi libre au demandeur d'introduire fon açtÏon par Requête préfentée au Juge compétent, dans laquelle il expofe le fait de la contefiation, le
ti,tre de la demande, &amp; conclud à ce ~qne le Juge lui laxe

•

SUR tE RÉGLEMENT DE LA COUR.

l'57
aj/ou,rnemen~ Contre le défende~r à comparoir pardevant lui aux
delaiS de l Ordonnance, pour voir dire que .... :. Le Juge
accorde par fon décret l'ajournement, &amp; l'Huiflier ajourne aux
formes ordinaires. Il efi même néceifaire dé préfenter Re-'
~uête, lorfque l'on ne fe borne pas à demander l'a; ournetnent
ou l'aiIignation; ainfi l'HuiiIier ne peut faire injo~létion fans
ordonnance ,ou 0n~ d~cret du Juge; il ne peut _~ faire
auc,un explo~t d eXecutlOn,' , comm~ de faifie provifoire, fans
y etre p~reIllem~~t autonfe par decret; il ne peut même affigner à Jour preCIS autre qu'un jour d'Audience publique fI
le jour précis n'dl: fixé par le Juge.
'
Les Arrêts de Rég1ement défendent à tous Juges inférieutS"
&amp; r:lbaltern~s d; déc~fl:er d~crets portant profit fans ouir
partIe, ~ peIne d H1terdléhon: Il y en a un du 29 Avril 16 9 8 ,
rapporte par Mr. de Reguife, pag. 19 6 ; l'Arrêt &lt;;lu Conreil
d'Etat du l Oétobre r66), défend aux Lieutenants _ Généraux de la Province, &amp; à tous autres Juges d'ordonner ou de
permettre aucunes faiues avant les Sentences définitives, finon
en cas de banqueroute, abfence ou fuite du débiteur &amp; enlévement des meubles; &amp; Mr. le Prélident de Reguife dans
fon Recueil d'Arrêts notables, en rapporte un rendu &lt;lu rapport de Ml'. de Mo11tvallon le 10 Mai 174 2 , qui caŒ1 la faifie
faite en vertu d'un décret du Lieutenant de Marfeille d'une
armoire livrée par PaHourel, Ménuifier, au lieur S~condy
Bourgeois; Pafiourel avoit demandé le paiement du prix de
l'effet? &amp; cependant la faiiie provifoire; il difoit, pour foutenir la faiue , qu'il était· au cas de l'exception à la regle,
&lt;Ju'il avoit pu s'aifurer d'un effet qui pouvoit être enlevé, &amp;
fur lequel il avoit une efpece de droit de fuite, d'autant mieux
( ajoutoit-il ) que Sewndy l1.'avoit aucun bien ni aucun étahliifemem fixe.
'
, Cette regle ceife, lorfque dans certains cas le décret por~
tam profit efr rendu par les Juges inferieurs ou fubalternes,
après un premier décret de foit montré a partie, ou lorfqu'il
efi rendu fauE fon oppoiition, ou lorfqu'il p'one un tout en
état, c'efi-à-dire une furféance jufqu'à la réponfe: dans I.e
premier cas, la partie efi appellée, elle peut donner une Re~
quête contraire; &amp; fi elle le fait, le Jug~ .renvoie ordinaire-;
,

�SUR LE RÉGLEMENT DE

1')8

C

0 MME N T A I R B

""ent en JuO'ement' le fecond décret con{erv~ touS les ~roit9',
: &gt; . ' le faIt
. croul
' 1e tI.01filerne,. / qUI n'eft
parce que l':OPPOlitlOIl
er,
rendu que dans le cas d'abfo1ue nécefI.ité, ne porte e~alement
aucun préjudice, pél.rce q~~ la partie ~eut ~ttaq\te~ 1~ de~retJa~'
une réponfe, &amp; le Juge s'eft r~f~rve la h~erte e 'e r~tra er.
Nous croyons devoir p~a~er ICI la proo;dure obfe.rvee ~~u~
faire avérer une écrite pnvee, cette pro,edure fe fa~fc1n.t pIef.
que toujours in limine litis.
.,
. '
A
r
Le porteur d'une promeffe pnvee qUl veut etre p~y~ du
montant fait ajourner le débiteur qui l'a lignée aux de!als de
l'Ordonn~l1ce pardevant le Juge compétent, pour {e v.Olr condamner au paiement de la {omme de..... mo~~tant de la ~ro­
meffe, avec intérêts du jour de la .c;iemande, depe~1s, &amp; nean-moins l'Huiffier lui donne affignatl'on à comparOl:f pardevant
le Juge le premier jour d'Audience publique, qui fera ten~e
le troilieme jour utile après la date. d~ l'exploIt? your ~e111];'
avérer &amp; reconnoÎtre la promeffe pnvee &amp; [QU fe1l1g mIS au
bas .d'icelle &amp; lui déclare qu'en cas de défaut elle fera tenue
pour avérée' &amp; reconnue, &amp; Ade ~uite .enrégifh·ée. pardevant .un
Notaire Royal fous le ,controle Jà faIt. (car 01~ n~ peut.p~o-,
duire ou fimplement enoncer en Jufbce une ecnte pnvee"
qu'elle ne fait au préalable contrôlée, ( Edi~ d~ mois d'(~k­
tobre 170') ) à moins qu'elle ne foit commul11quee pat: exception ou qu'il ne s'agifiè de Jettres de change ou bIllets de
com~erce ).: on doit donner copie de l'éc.:rite ou promeife lors
cie l'exploit d'affignation~
Le jour de l'Audience, li le défendeur comparoit e~ per-·
fonne &amp; reconnoÎt la promeffe &amp; fon feing, le Juge lm concede aéle de ce qu'il avere, &amp; ordonne qu~il fera pourfuivi fur
le fonds ainli qu'il appartient; li le défendeur dénie d'avoir'
écrit ou ligné la piece, le Juge ordonne que la vérification
en fera tàite à la forme de l'Edit de 1684; li l'avération dl:
ordonnée par défaut, ou l'écrite privé.e eft l'ouvrage de celui
~ui eft affig né pour avérer" Oij elle eft lignée par quelqu'un
que la perfonne affignée repréfente. Dans le premier cas, le
Juge ordonne que l'écrite fem tenue pOUf avérée, · &amp; qu'elle
fera enrégifirée pardevant Notaire~ ; dans le fecond, le Juge
ordonne qu'elle fera avérée à la forme de l'Edit de 1684,..
~u

LA COUR~

l:) 9

Au Siege d'Aix, lorfqu'on fait affigner l'héritier en avération d'une écrite fignée par le défunt, on demande 6rdinai_
rement qu'elle fera tenue pour avérée au profit du défaut, fi
mieux l'héritier n'aime déclarer qu'il veut que l'avération ~n
foit faite à la forme de l'Edit. Cet ufage ne doit pas être
fuivi, parce qu'on. 11e cloit pas exciper du lilence ou du défaut
de quelqu'un, pour donner ca:rattere d'a:uthenticité à une écrite
~u'il ne connoÎt pas.

E DIT

DU

ROI,

Portant Réglement concernant les procédures qui doivent hrt
faites pour la vérification des PromeJlès, Billets &amp; autreS
. Ecrites fous feing privé, &amp; les frais d'icelles procédures.

'L

Du mois de Décembre 168+
. ~'

0 U 1 S, pat la grace de Dieu, Roi de France &amp; dè
Navarre, Comte de Provence, Forcalquier &amp; Terres Ad..
centes : A tous préfens &amp; à venir, SALUT. Les différens ufages
établis en plulieurs Sieges &amp; Jurifdiétions dé notre Royaume
depuis. notre Ordonnance du mois d'Avril mil fix cent foixantefept, ponr la reconliloiffance des Promefœes &amp; Billets, &amp; au-tres écritures fous feing privé, &amp; les frais que l'on a pris oc...
cafton a' augmem:er en aucunes defdites J urifdiébons, N oùs
~yant fait èftimer néceffaire J'expliquer plus précifément notre
volonté ftIr ce ft'lJét, &amp; d'établir pour cet éga:rd une procédure
égale dans tdutes nos Couts &amp; Sieges: SAVOIR FAISONS,
que nous pour ces caufes &amp;. aNtres à ce nous mouvans,
de notre 'propte mouvement? pleinë puiffa~1ce &amp; autorité ~o.
yale; Nous avons par ces Préfentes lignees de notre mam,
dit, ftatué &amp; ordonné, difons, fta:tuons &amp; ordonnons, vou10llls &amp; Nous plait ce qui e n f u i t . .
.(
AltT. 1. Celui ql!l'Ï demandera le paÎement d'une Promeffe
ou l'exécution d'un autre Aéle fous Seing privé, fera tenu d'en
faire donner copie avec rExpioit cl'affign'ario'n.
.
J J. Le créancier d'nn Billet ou PromeiFe pOl!lrra faue dé.

,

�160

COMMENTAIRE

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR;

.clarer à fa Partie par l'Expt6it de fa demande; qu'après un
.délai, qui ne pourra ê~re plus court de trois jours, il demail'dera à l'Audience du Juge, devant lequel il le fera affigner,
que les Promeffes ou Billets [oient tenus pour reconnus; &amp;
s'il préçend. qu'ils [oient écrits ou lignez par le Défendeur,
&amp; qu'il ne comparoiife 'pas au jour qui aura été marqué par
ledit Exploit, le Juge ordonnera que lefdites Pron-:effes, ou
Billets demeureront pour reconnus, &amp; que les partIes VIendront plaider [ur le principal dans les délais ordinaires.
l l 1. Lor[que le Défendeur aura conHitué Procureur &amp;
fourni des défen[es, par lefquelles il déniera la vérité de l'Ecriture ou 'des lignarures de l'Aéte fous Seing privé, dont il
fera quefbon, le demandeur le fera Commer par Aéte de corn'"
par01rre pardevant le Juge P?ur procéder à la vérification dudit
Aél:e, [ans qu?il foit be[oin de p.r endre aucunes Ordonnances
du juge pour cet effet.
l V. Si le Défèndeur dénie dans la plaidoirie de la caure
ou ~t.tpInfiruétion d'un procez par écrit, la vérité des
p'iec'es fous Seing privé dont il s'agira, la vérification en fera
faite' pardevant l'un des Juges qui auront affifié à l'Audience,
&amp; qui fera commis [uivant l'ordre du Tableau par celui qui
prélidera , ou pardevant le Rapporteur du procez, s'il eH
diftribué.
V. Les Pieces fous Seing p-rivé, ou Ecritures privees dont
on pour[uivra la reconn0iffanoe, feront préfentées devant le
~uge ~u jour &amp; à l'heure portée par la fommation qui aura
ete faIte de comparoître devant lui; &amp; feront paraphées par
le Juge, &amp; communiquées en [a préfence à.la PaFtie.
V 1. Si le défendeur ne comparoît pas, le Juge donnera défaut, &amp; ordonnera que la piece fera tenue pour reconnue
en c~s que le demandeur n'ait pas obtenu de Jugement à.
l' ~udlen,:e qui. l'ait aÏnli ordonné, &amp; qu'il prétende que la
plece fOlt écnte ou lignée de la main du défendeur ~ . &amp; le
Juge ne prendra en ~e cas aucunes vacations, &amp; la p~rtie qui
voudra le.ver le proç~z verbal, payera [e,ulement l'expédition
de la groffe au Clerc du J uP'e.
'
VI 1. ~i 1'011 prétend ql~ }a plÎefe foit çcrite ou lignée d'une
, autre m~l11, que de celle du Defendeur, le Demandeur nommera

.un
'

/

I6I

un
pr 'd à
1 E' xpert,
-' fi " &amp; le Juge en nommera un autre ,pour
o c e er
a ve~l catlOn de la plece [ur des Ecritures publiques &amp;
rhenoques qui feront pré[entées par le Demandeur.
au. , VII I. Si les, Parties comparoiffent, elles conviendront
~ EXP:l,l;,;.s J~éie~e pleces de comparaifon; &amp; li l'une des Parties
etant &lt;3st'nHnpttC, refu[e de nommer des Experts le Jtwe en
nommera pour elle.
'
b
1
Lor[que le Demandeur aura obtenu un Jugement '
l' Aud~ence, ou dans l'Hô~el du Juge, portant que léi. Promeff:
ou ,BIllet dont en: quefhon [ont tenus pour reconnus, s'il
obtIent d~ns la [Ll1t~ condamnation à [on profit du contenu
d~n~ le[dlts ~B:es, Il. aura hypotheque fur les biens de [on
debIte.;u- du, JOur dudlt Jugement.
_ X. , ~e J~ge ne dreffera qu'u,n [eul procès verb? I pour la vénficatlon cl une ou plulieurs pIe ces , lorfque ladite vérification
fe ~era en m ê,me tems ~ &amp; à la Requête de la mêrl1e Partie '
&amp; 11 fera paye pour les procez verbaux un écu ~ùn( Confeiller~
d~ nos C~)llrS, qU3.rante fols aux Lieutenans-Généraux &amp; :lUtres OffiCIers des Baillao-es &amp; Sénéchauffées où 1'1 y a &lt;:'1' "g
P. re'Gd'
1
.
0
0
e
1 \ la ,&amp; Vl11gt [ols à ceu~ .des autres Sieges Royaux, autcU1t a ceux des Duchez, Pames, &amp; des autres Initices appartenans à des Seigneurs particuliers, le[quels re110rtiffent direa~ment en nos Cours, &amp; quinze fols aux Officiers des autres
~ufil~e~ .defdits ~eigneurs, &amp; aux Clercs defdits Juges pour
1 ;Xpe?ltlOn cle[chrs procez verbaux , ce qui [e t1:ouvera lell!' être
du [Lllvant les taxes' ordinaires par Rôlles.
1. VOUl~l1S, q.ue tou: ceux qui dénieront lèurs propres lig:natures ou ecnrures, [OIent condamnez en nos C0urs en ce nt:
lIvres d'amende envers Nous, &amp; en cinquante livres dans tous
nos autres Sieges &amp; Juri[diétiolls, &amp; en pareille Comme env~rs . qui il appartiendra dans les Jufiices des Seigneurs par...
t1clll~ers, outre les dépens, dommages &amp; intérêts env"'rs les
PartIes.
Sr DONNONS EN MANDEMEN~ à nos amez &amp; féaux les Gens
tenans notre Cour de Parlement d~Aix, que ces Pré[elltes
ils ~yent à faire l,ire, publier &amp; enrégiiher, &amp; le comel1l~
en Icelles entret~nll', &amp; faire entretenir, garder &amp; obferver,
fans y cOl1treVel1lr 111 [OlliE-if qu'il Y [oit contl'eve1l.U en quelque

X:.

\C

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X

�l

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,

,
162.

C

0 M M :E N T A

'x R

forte &amp; maniere que ce foit: CArt TEt EST NOT~E PLAISIR;
&amp; afin que ce foit chofe ferme &amp; fiable
touJou~, N;&gt;u~
avon&lt;; fait mettre notre Scel à cefdires Préfentes. '1 ~nne
,
'D
l
de Grace
ml !lX cens
Verfatlles
au mOlS
de 'ecem b 1.e, l'a
l ,
,
. &amp; de notre Regne le quarante-deuxleme.
qUltre-vrngr-ql.lane,
d P
Sig'né LOUIS. Et plus bas: Par le Roi, Comte e ,rGven~e ~
'
E' t 'à co"
' t~ e HfL e'crit,• VilZz
LE TELLIER. Et [celle
j' ,
&amp;
C OLl3ERT.
dl! grami Sceau de Cire verte', fur lacs de foye rouge
verre.

a

. ,. .

~,

LEU publi.é C' ellrégiftré, préfent e' ce requerant le Pro cUreur - Gé1léral du. Roi, pOUl' être exécuté feloll fa. forme ~.

teneur. A Aix en Parlement le vùzgtieme Février md fix cent
quatre-vingt-cinq. Signé, IMBERT.

DÉCLARATION

(

DU ROI,

Qui, difjJelzfe les Porteurs des Billets de Commerce de les faire
,
avere,..
•

OUIS, pat la grace de Dieu, Roi de France &amp; de Navarre: A touS ceux qui ces préfentes Lettres verront, SALUT.
Par notre Edit du mois de D~ccmbre mil iix cent quatrevingt-quatre, Nous avons réglé de la manierc dont il do.it
être procédé dans toutes nos Cours &amp; Sieges, à la reconnoiŒance des promeffes, billets &amp; autres écritures fous Seing
privé; depllis lequel tems Nous avons été informés, qu'en'core
que notre intention n'eût pas été de comprendre dans l'exécmion de ce Réglement les Jufiices Confubires, dans lefquelles les Porteurs des Promeifes ou Billets fous fignature
privée n'ont jamais été affujettis aux procédures &amp; formalités
ordinaires dans nos autres Jufiices Royales; cependant les '
luges établis dans aucunes des Jufl:~ces Confulaires de notre
Royaume, ont cru être obligés de fuivre exaétement les dif~

L

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

B

-

163

po{itions de notre Edit pour la reconnoiffance defdites Promeffes ou Billets; ce qui multiplie les frais, &amp; éloigne les
Jugements de condamnations que les Porteurs defdites Promeffes
ou Billets pourfuivent contre leurs débiteurs, au grand préjudice d'u C01l1nlerce &amp; des N égocianrs, &amp; contre nos véritables
intentions, que Nous avons jugé à propos d'expliquer fur cela
plus direrteme nt. A CES CAUSES, &amp; autres à ce Nous mouvants,
de notre certaine fcience, pleine puiffance &amp; aütorité Royale,
Nous avons plr ces Préfe ntes {ignées de notre main, dit &amp;
déclaré, difons &amp; déclarons n'avoir entendu comprendre dans
l'exécution de notrê Edit du mois de Décembre m il fi x cent
quatre-vingt-quatre, les J uftices Confulaires de notre Royaume,
dans lefqu elles Nous voulons que les Porteurs de Promeffes,
Billets, ou autrês aB:es paffés fous fignatures privées, puiffent
obtenir des cond'a1l1nations contre leurs débiteurs fur de [UTIpIes affign3.tions en la 1l1aniere ordinaire, fans qu'au préalable
il foit befoin de procéder à la reconnoiifance defdires Promeffes, Billets ou autres aétes, en la forme portée par ledit
Edit, finon au cas que le défendeur dénie la vérité defdites
Pr01l1eifes , Billets ou &lt;lutres aétes, ou foutienne Gu'ils cnt été
fignés d'une autre main que la fienne; auquel cas les Jl1gesCon fuIs feront tenus de rênvoyer les Parties pardevant les Juges
ordinaires, pour y procéder à la vérification defdites pieces.,
' &amp; reconnoiifance defdires écritures, en la maniere portée par
notredit Edit. N'entendons néanmoins rien Ï1rnover en l\~fage
obfervé jufqu'à préfent en cette matiere, tant au Siege de la
Cbn[ervation de Lyon, que dans la Jurifdiétion des Pr~eurs &amp;
Confuls de notre Province de Normandie. SI DONNONS EN MANDEMENT à nos amés &amp; féaux Confeillers, les Gens tenant notre
Cour de Parlement à Paris, que ces Préfentes ils ayent à
faire lire publier &amp; enrégifirer, &amp; le contenu en icelles exécuter fel~n leur forme &amp; teneur, ceffant &amp; faifant ceffer tous
troubles &amp; empêchements qui pourroient être mis ou donnés ,
nOl1obîlant tous Edits, Déclarations, &amp; autres chores à ce con:
traires, auxqudles Nous avons dérogé &amp; dérogeons en ce qm
fe trouvera contraire à ces Préfenres, aux copies def-guell es ,
collationnées par l'un de nos amés &amp; féaux Con.feiUers &amp; SecretaireS voulons que foi ·[oit ajoutée comme à l'original:

,

,

x.

�164

,C

0 MME N

TAI

R E

CAR tel dl notre plaiGr. En 'témoin de quoi nous avons' fait
mettre notre Seel à cefdites Préfentes. D ONNÉ à Verfailles
le quinzieme jour de Mai, l'an de graèe mil fept\ cent trois,
&amp; de notre Regne le foixante-m1Îeme. Signé, LQUIS. ,Et
pl/ls bas, par le Roi, PHELYPEAUX, Vu au Confeil, CHAMILLART,
Et fcellé du grand Sceau de cire jaune.
'

E DIT

DU

ROI,

Qui affranchit les Billets de Coml71,erce de la formalité du
Contrôle.

Du Illois

L

d~O&amp;obre I7 0

5:

O~:S.' par la gra~e de Dieu, RO,i de France &amp; de Na..

valle, A tous prefents &amp; à ve11lr, SALUT. Nous ', avons
ordonné pat: notre Décbration du I 4 Juillet l 699, toucl;anr
les recol1nol~allces des aél:es fous . feing privé qui fe POlll-fui\Tront e~l J~1i11ce, qu'après l'aéte recol1nu, foit par déf..1ut' ou
contra,dlél:oll'emellt, le Porteur ou la Partie pourfuivam la reC0l11101Œ,nce? fera tenu de porter dans trois jours de la cl ate
la rec0l1110iffil1~ce de l'aéte, avec la Sentence du Juge rend 11~
[ur , la, ~econnolŒ1 nce, chez le N otaite le plus proche de la
~unr~~ého~l , pour être par lui ~él iv1"é expédition du tout, après
l avou ,f~lt controller dans l~ quinzaine de l'apport, à peine,
de nullIte &amp; de deux cent lIvres d'amendes, tant -contre , lui
ic ue COI,Itre l~. ~ourfl:iv~nt, &amp; ceux qui fe ferviront dudit iéte
t~US ,fe1l1g pllve, 9U,1 ,n aura, ~L1c~ll1e hypotheque s'il n'efi conolle, &amp; les expedlt10ns deltvrees par le Nota ire avec déf~n[eds à tous Juges d'y avoir égard, foit dans les c~llocations
or
re &amp; pIe
.' fi'erence d '1lypotheque ou autrement, à peine
' d'in,
• 'ri'
t~ld~cnon &amp; de deux cent livres d'amende: &amp; comme n ous
aVlions rend\l cette Déclaration que dans la vue d'empêcher
es randes qm fe commettoient à notre Ferme du droit de
co~t~~ des a~es des Notaires, &amp; que Nous fommes inforll
mes
"
,
/
~ 110110 b l[J~t - les pe1l1es
ngoureufes portees
. 1 Q@I. nos SUjets
Pl al cette DedaratlOll, contl11uent '- de paffer la plupart de
eurs Aétes fous fio'nat
,/
Î.
Î.
o ' ure pnvee,
Ians
le
mettre en peine de

d

t

'rappor1!er chez les Notaires les Jugements &amp; Sentences qu'ils
ont obtenu pour la rèconlloift,nee de ces Aél:es, ni de les
faire control1er; ce qui emporte la nullité defdits Aél:es, faute
d'être revêtus des formes portées par notre Déclaration dudit
jour quatorze Juillet mil fix cent quatrel-vingt.dix-neuf, dont
pourroient naître dans la .fuite une infinité de procès &amp; la
'nüne d'un grand nombre de familles? s'il n'y étoit par Nous
'pourvu; &amp; comme _nous avons d'ailleurs été informés qu'au
préjüdice des Edirs &amp; Réglements ci-devant faits' touchant les
fonél:ions &amp; l~ nornbre des N oraires , que les Seigneurs HautsJüH:iciers de notre Royaume peuvent établir, dans l'étendue de
leurs JurifdiB:-Ïons? lefdits N oraires paifent journellement toutes
[orres d'Aé1:es indifféremment entre toutes fortes de per[onnes,
quoiqu~ non domiciliées dam le reffort defdites J ufbees, &amp;
poùr biens fiwés hors l'étendüe du dit l'effort, Nous avons
jug~ à propos d'y pourvoir, en impofant des peines convénables cbns le cas de contravention, A CES éAUSES, &amp; 8.Utres à ce Nous mouvants, d~ notre certaine fcience, pleine puif['l1ce &amp; auroritéRoyale , Nous ,wons par notre ' préf~nt Edit
err&gt;étllel &amp; irrévocable, dit, fiatué &amp; ordonné, d ifons, fiaP
i
' qu,\a l' avemr,
' &amp;
'tuons
&amp; ordonnons; vou1ons &amp; nous p laIt
à commencer du premier Janvier prochain, tous les AS:es qui
feront ', paHes fous fignature privée, à l'e,xception des Lettres
d e cl1ana-e, Billets à ordre &amp; au port~ur, des Marchands,
v
L'
r'
Néçrociants
&amp; Gens-d' L
arr:ures,
10lent
controIl'es avant qu, on
puifrè f:.lire aucune demande en Juftiee, ,&amp; les droits payés
fuivant la q !alité des Aétes &amp; à proportlon des fommes y
c ontenues COITlme s'ils étoient originairement paffés parde,
c'
vant Notaires,
&amp; conrorl11ement
aux T an'fs arretes en
no tre C on[eil pour le ~r~it de, controlle des Aa~s des
Notaires, à pe ine de nulllte defdlts aB:es" &amp; de troIS cent
livres d' amende pour chacune contraventlOn, tant contre
, les par:ties qui s'en feront fenris" que contr:e les Hu~ffiers &amp;
Sergents qui auront fait des ExplOIts &amp; AB:es en ~onfequence.
Fàifo ns défenfes à nos Juges, &amp; ~l ceux des SeIgneurs partÎculiers; à comm encer du premier du, mois de Janvi~r prochain, de prononcer aucuns Jugel11entsportant recon~~lffal1c~,'
ni de condamnation fur des Aél:es fous fignature privee, qu Il
A

-

'

•

•

•

�166

SUR LE RÉGLEMENT DE LA. COUR.

COMMENTAIRE

~e l~ur foit ap~a~u du controlle .&amp; du paiement derdits droits,.
a pel11e de nulhte des J ugemencs, &amp; de trois cent livI'es d'amende contre lefdits Juges, &amp; de pareille amende contœ les
Procureurs qui auront occupé dans les Inil:ances, &amp;. les Huiffiers &amp; Sergents qui mettront les Jugements à exécution lefquelles demeureront encourues en vertu du préfent Edit ' fans
qu"1
1 r'
IOIt br'
elOm d ,autre Jugement ni condamnation &amp; ' fans
~ouvoir être modérées ni furfifes par nos Juges, à Jeine d'en
erre refpo~f:1 bJe en leur propre &amp; ~rivé nom. Voulons que
dans les Jugemen ts portant rcCOnl10dh111Ce ou condamnation
q~i interviendront fur des Aél:es fous fignature privée, il [oit
faIt m entIon du COl1troJ1e ~efdits Aél:es, ainfi qu'il fe pratique
p,') Ul~ le controIle des ExploIts, à peùle contre les Greffie,r s de
paJ:e111e an1el~de de troi~ cent livres pour chacune contravention.
Fa~fons pareIllement defenfes aux Notaires &amp; Tabellions des
~elgl1~UrS Hauts-Jufiiciers d~ notre Royaume, de paffer à
l ~vei1lr aucuns A0:cs entre d'autres perfonnes que les Ju:lticI,abl es ~e, la Juihce dans laq~elle ils font établis, &amp; pour
bIens fiüles dat:s le l'effort d'Icelles, à peine de nullité des
Aaes &amp; de trOIS cent livres d'amende contre lefdits Notaires
pour ~h acul1e contravention, &amp; de pareille amende de trois
cent livres contre cl1acul1e des Parties contraél:anres lefquel1es
en vertLi du préient Ecl't
' r.
"1
demeureront encourues
f(' b f("
- ,
l , lans qu 1
Olt 'C 0111 d autre Jugement lU condamnation. SI DO'NNONS,
EN' MANDEMENT à nos amés &amp; féaux Confeillers, les Gens
~l1ant notre Cour de Parlement, Chambre des Comptes &amp;
? ur ~es Ayd~s à Paris, que notre préfent Edit jls a em à
faIre lIre, pubIrer ,&amp; r~gi{l:rer, même en tems de VacIrions
&amp; le contenu
en ICelUI fuivre garder &amp;
br
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0 Ierver le on la
, Ar~e &amp; teu~u:, ce1ian,t &amp; [aIrant ceifer tous troubles &amp; empec.leEmd~n.ts q~I pO~rrOlel1t être mis ou donnés, l1onobfbnt
Its ' ,Decl '"~ r ,at 1olS
' 1ements &amp; autres chofes
àtous
l, A·,A
11ets, R eg
ce COntraIres, aufquelles Nous avons déroge' &amp; d '
a. r 1e I~J1,J.\...lent
c. ' E.J '
,
erog eol1 s
('llt, aux coptes duquel , coll a t"!Onnees par 17un
P
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' ( : .,
e. n.o~ au; es, &amp; .leau x COl1feillers-Secretaires voulons
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fa It aJoutee comme à l'origi nal. C A D _ l
que. 01
f' '
l '.
,~Le CH n otre plalfi"r:
Er t afiln que
ce 10 I t cho{e ferme &amp; ll a L l )
,
N
L. '
1-.1. U e a tou'ours
a us.'
} avo.l1~ J.iUC mettre notre Scel
) , bl"eau au,
, . DONuE'
'" , à. F Ontal11e

'n

167

mois d'Oélobre , l'an de gace mil [cpt cent cin.q, &amp; de notre
Regne le foixante- troiüeme. Sign é. LOU l S. Et plus bas , Par
le Roi, PHELYPEAUX. Vifa, PHELIPEAU X . Vu au Conreil ,
CHAMILLART. Et fcellé du grand Sceau de cire verte, en lacs
de foie rouge &amp; verte.
Celui qui a obtenu le Jugement qui ordonne l'avération de
la piece à la forme de l'Edit, le fait fignifier à partie ou à
fon Procureur, &amp; fait enfuite procéder à la vérification: dans
quelques Jurifdiéhons on procede à pareil Rapport aux formes ordinaires; le défendeur eil: affigné à comparoir pardev~l.nt le
Juge au jour &amp; l,eure qui font 'fixés, &amp; dans fon Hôtel ) pour
voir nommer les Experts &amp; admettre les pieces de comparaifon; le jour &amp; heure ' advenus, les Experts font convenus ou
nommés d'office au bas du Comparant, les pieces de comparaifol1 font admifes ou rejettées par le Juge, &amp; les pieces
admifes ou rejettées, font détainées dans l'Ordonnance qui
porte en outre injorittion aux dépofitaires des pieces admifes
de les remettre aux E xperts.
Les E xperts font admis au fermellt enfuite de l'affignation
à eux dO~1l1ée &amp; à la partie pour les voit jure.r; le pourfuivant fait faire injoné1:ion aux dépoGtaires des pieces admires
de les remettre aux E xperts, &amp; cette rémiffion faite, on préfente
un Comparant aux Experts, au bas duquel ils dé.Ggnent le li~u,
jour &amp; heure qu'ils commenceront à procéder. Ce Comparant
~f1: fignifié, &amp;, l'a:ffig~lation e:lt donné,e à pa,rtie au, lieu,
JOur &amp; heure fixes, &amp; a tous autres en[Ulvants , Jurques a perfeé1:ion de commiffion; le pour[uivant remet en[uite aux E xperts
la pie.ce qui doit être avéréè; chaque partie remet fan Cac &amp;
pieces aux E xperts, qui procedent à leur Rapport de defcriptian &amp; vérification; &amp; après avoir examiné toutes_les pieces,
déclarent toutes les vraifemblances &amp; diffemblances qu' il y a
entre la .Ggnature mife au bas de la piece contefi:ée, &amp; celle
mife au bas des pieces de comparalfon, &amp; a:ltres concernant lèS corps d'écriture, &amp; fi la piece conteil:ée leur paraît
écrite ou .Ggnée de la main de celui qu'on prétend en être
l'auteur. Chaque partie peut faire aux Experts les requifitions
&amp; ob[ervations qui font relatives à fan intérêt.

�SUR LE RÉGr.nMENT DE r.A

C

168

•

0 MME N TAI R E

A~ Siege d'Aix ,. tout fe fait dans le procès-verbal du Juge;
le defendeur efi affigné à comparoître pm-devant le Lieutenant &amp; dans fon Hôtel, ou au Palais, au jour &amp; heure fixés,
pour venir avérer la piece, laquelle fera tenue potlr avérée
'au profit du défaut ( s'il ne s'agit pas d'un héritier ou autre qUd
n'a pas figné la piece ); le jour &amp; heure advenus, &amp; l'heure
d'expeétative e)..'Pirée, en cas de défaut, le Lieutenant concede aéte au poUrfllivJnt de la rémiŒon qu'il fait fi.lr le bureau de la piece qui doit être avérée; le demandeur requiert
gue la piece foit paraphée , qUe les E xperts [oiem conv'e nus
ou pris d'office, &amp; que la vérification foit faire fur les pieces
de comparaifon qu'il indique &amp; de11t 11 fait l'énumération'
le défendeU1! répond, fi bon lui · femble ; le Lieutenant ordonn~
l ~ parapllement, n.o mme les E xperts, admet ou reje tte les
pl,eces ~e compa~'alfoll, ordonne qu'il fera fait injonétion aux
depofitalres ~es pIe ces de compar.aifon admifes, de les apporter
dans fon Botel ou dans la Chambre du Confeil- au jour fixé
par [on Ordonnance, &amp; il renvoie à un autre jour
pour
qu'on puiife faire prêter ferm ent aux Exp-erts.
'
~e pourf~ivant fait. en~lÎte ,~~nner_ l'affig11â.tion aux Experts,
~ a la part.le, &amp; fart faIre l11).]onétlOn aux dépoiltaires des
pIe ces admIfes de les remettre; les Experts ayant prêté fer-.
men~, on leur remet la piece conte:ftée, &amp; les pieces de compc;raIfon. admife,c;: ,ils examinent &amp; ellfi.üte ils ré!,p-portent Jeur _
declaratlOn au Juge comme témoins &amp; par une feule &amp; même
dépoiition.
.
~es deux fo~-mes de procéder nous paroiifent également contraIres à l'Edit de 1 68L1(; pour en convaincre le Leéteur
nous croyons devoir parcourir le difpoiltif de cette Loi.
'
L'article 3, rel~tif à l'art. ') du tit. 12. de 1'Ordonnance de _
1667, porte: que fi le défendeur dénie la vérité de l'écriture
ou des fignatures de 1'aéte fous feing privé, le demandeur le
fom~~ de. comp2~roître pardevant le Juge, pour procéder à
la venficatlon dudlt aéte ; cette vérificatiQn doit donc être ' faite
p~rdevant le Juge: el: conféquence? l'article 5 veut que les.
pleces dom on po~fLlIvra la reconnolffitnce, foient préièntées-devant le Juge au Jour &amp; heure fixés par la fommation que
le Juge les paraphe, &amp; qu'eUes foient communiquées ;n fa
préfence
T

,

Cou:i:

préfel:ce à la partie; il faut donc la préfentation ou rémiffion
d es. pleces,
le paraphement
fait par le Juge &amp; la co m :nUl11à
.
catIOn
la par:Ie; tout celp. doit être fait dans un procès~erbaL Les artIcles . 7 &amp; 8 achevent de diffiper tout doute'
Ils p~rtem , que fi _le défen?eur dénie d'avoir écrit ou fignJ
la pIe ce , les partIes conVIendront d'Experts, ou le Juge les
nommera d'office, lefquels Experts procéderont à la vérifica:ion de la pi~ce f~r des écritures publiques &amp; authentiques
qUI feront reprefemees par le demandeur: on ne peut donc
nommer les Experts, ni admettre les pieces de comparaifon
qu'après que le défendeur a refufé d'avérer, &amp; il ne peut confie;
du refus. dr: demandeur, qu'a~rès que les pieces lui ont étécommulllquees. ToLItes ces operations font enchaînées les unes
aux autres; elles {e .fi.livem, &amp; leur ordre ne peut point être
-changé; la nomination des Experts fera inutile, il le défendeur avere; elle fera également fuperflue, fi le défendeur
ne comparoît pas, puifque l'article 6 porte que la piece fera
tenue pour reconnue au profit du défaut.
Les Experts ne doivent donc point être nommés au bas
d'un Comparant ; on peut encore moins admettre ou rejetter
ainil les pieces de comparaifon; le Juge ne peut rendre au
bas d'un Comparant que des décrets de pme infiruétion , tels
que ceux de nomination d'Arbitres ou d'Experts, d' Aéte d~
pre:ftation de ferment &amp;c.; &amp; l'Ordonnance qui admet ou
rejette des pieces de comparaifon, porte pr,pfit réel, &amp; ne
doit être rendue que fur les dires refpeétifs des parties, &amp;
dans un procès-verbal ; elle feroit d'ailleurs fuperflue ', ft le
défendeur avéroit ou faifoit défaut.
Mais les Experts ne doivent pas être ouis comme témoins ;
ce n'efi que dans l'in:ftruétion du crime de faux, que les Experts dépofent comme témoins· &amp; féparément (Ordonnance
du mois de Juillet 1737 , tit. l , art. ~2. , &amp; tit. 2., art. 39);
l'Edit de 1684 ordonne une vérification par Experts; ils doi~
vem donc faire un Rapport, . H:s procedent de la même maniere que lorfqu'ils fomt ~ la fuite d'lm CommiŒ'lÏ.re en defcente ; toutes les réqüifitions font faites 'au Juge '; l'on requiert le Juge d'ordonner que les Experts déclareront fi ...... .
fi Je Juge l'ordonne, l'Ordonnànce eft publ.iée '; les Experts.
y

�17 0

COMMENTAIRE'

font mention dans leur Rapport, &amp; déclarent 9ue ::;;:.
;~~r Rapport efr en[uite ligné e~ pré[ence d~ Juge, Il efi ~u~
" aux par·t·es
&amp; 1"1 dempur'"
JOInt
au pro ces-verbal
l
,
~
'-'
"
R du JUbe.
1
bl le
(Voyez [ur le titre de la nomination d'Experts &amp; apport, e
verbal de de[cente avec Experts.)

PROCÉS~VERBAL

D'AVÉRATION A
forme de i' Edit de 1684-

D

1

U..... mois de.. ....

I7·· .. ••

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

I7 I

trollée, l'approbation d'icelle (s'il y en a une) &amp; la ugnarure
feroient avérées à la forme de l'Edit de 1684, cette Ordonnance duement lignifiée à ... ,. Titius nous auroit préfenté
un Comparant le..... &amp; nous auroit requis de lui donner
jour &amp; heure qu'il feroit procédé à ladite avération, au bas
duquel Comparant, nous aurions affigné les parties à cejourd'hui pardevant nous &amp; dans la Chambre du Confeil à neuf
heures du matin aux fins requifes; en 'conféquence Titius auroit fait intimer le Comparant &amp; notre appointement à Me ....•
Procureur de Mcevius, &amp; auroit fait donner l'affignation à ce
dernier p~r Exploit du ..... " il auroit également fommé ledit
Me . . . .. Procureur de Mcevius, de comparoître au pré{ent pro~
cès-verbal; &amp; comme l'heure de l'affignation &amp; celle d'après font expirées, &amp; que Me ..... Procureur de Mcevius &amp;
ledit Mcevius {ont ici préfents, ledit Me ..... Procureur de
Titius, nous requiert aéte de la rémiffion q':!'il fait fur notre
Bureau de l'écrite privée du ..... duement concrollée, nous re~
&lt;Iuiert en outre de procéder au paraphement d'icelle, &amp; d'or~
donner qu'elle fera communiquée à Mcevius en notre pré{ence, &amp; celle de Mr. le Procureur du Roi, &amp; a ligné avec ledit:
Titius.
Me ..... Procureur du Roi, n'empêche qu'il {oit dOlmé aéte
à Me..... Procureur de Titius, de la rémiffion par lui faite
fur le Bureau de l'écrite privée du..... duement controllée,
qu'elle {oit paraphée, &amp; qe fuite communiqùée à Mrevius. Dé...
libéré à ..... le fufdit jour &amp; au lieu que deffus. (Il ligne. )
Et noufdit Juge avons "concédé aéte à Me ..... Procureur
"cie Titius, de la rémiffion par lui faite fur notre Bureau de
" l'écrite privée du..... ciuement controllée, &amp; avons ordo11l~é
qu'elle fera paraphée par nous &amp; par le Procureu~ du ROI)
&amp; enfi.JÏte communiquée à Mrevius. Fait à •...• 1'an &amp; Jour fufdlt
&amp; au lieu que deifus. (Il ligne. )
,
En exécutioh de no tre Ordonnance, nous. avons paraphe
avec le Procureur du Roi la fufdite piece privée par ces mots
ne varietur, nous avons ligné notrè paraphement, ladite pie ce
écrite fur papier moyen en lix lign~s , conçue en ces ten~es (Oll
en tranfcrit J~ contenu), &amp; lignee par ce mot Mcevzus, la ...
~uelle ayant été communiquée audit Ma!vius par notre Greffier '-

LA

à ...... heures du matit~,

pal'devant nouS Pierre.' ..... Commiifaire en cette parue
Dépuré ou Lieutenant-Général au Siege de ..... ou Ju~e de ....•
&amp; dans' notre Hôtel Cou d~ns la Chambre du C~n{ell am p~­
lais), où a été préfent M.e..... Procureur du ROI C. li {on mIniltere dl: 11éceifaire ), écn~ant Me ..... notre ~r~ffier , efr, ~~m:
paru Me ...•. Procureur, l11tervenant pour TltIus, , &amp; d, IcelUI
ici préfent affifté &amp; autorifé, lequel nous a repre{ente que "
ledit Titius créancier de Mcevius, &amp; porteur d'une promeife
privée du ... ~. duement controllée, l'm,lroit fait ajourner (ou
{es hoirs) pardevant..... en cond~n:;natlOn ~e la ~Oml?e de ...•
montant de la fu[dite promeffe pnvee, &amp; hu aurOIt faIt d~nner
affignation à compar?~r le pr~mier jour d'Audience pl!bhque,'
le troilieme (ou hl11tleme) Jour ap['ès la date de 1 ExplOIt
({uivant la di~an~e du damic.ile de la partie, a~gnée ), p~:}Ur
venir avérer l'ecnture de ladIte promeffe pnvee &amp; le 1ëUlg
mis au bas d'icelle, laquelle au profit du défaut feroit tenue
pour avérée, &amp; reconnue" &amp; de fuite régifr~·ée .riere l~, p~e­
miere NotaIre Royal reqUIS fous le controlle Ja faIt (li 1ecnte
privée efl: oppofée à un tiers, l'on demande qu'au pr~fit du défaut,
elle fera vérifiée à la forme de l'Edit de 1684); Je Jour de l'Audience advenu ( &amp; icelle tenant), Mxvius auroit comparu &amp; dénié
avoir écrit &amp; ligné la {ufdite promeffe privée ( ou ) les hoirs de Mxvius auroient fait défaut, &amp; en conféquence il auroit été rendu une
Ordonnance à la même Audience le. . • •. du mois de..... portant aéte " à Mxvius de ~e qu'il dénie avoir écrit &amp; '.ligné l'écrite dont s'agit (ou) pa,r laqueI1e il a été donné défaut à
Titius contre les hoirs de Mxvius, pour le profit duquel il
fut ordonné que l'écrite privée en dat~ du ..... duement Cgl1.j

,Y
'-

~

�COMtdt:~TAIRE '

r

,

au pouvoir duquel elle efi: refl:ée , Mrevius a dit ne pouvoir
avérer ladite écrite privée, &amp; ne l'avoir ni écrite, ni lignée,
&amp; a figné .
Me ..... Procureur de Titius &amp; d'icelui affifi:é, atten,du que
Mrevius refufe d'avérer ladite écrite privée, nous requIert de
nomme r des E xperts d'office, lefque~s procé,d eront à la vér~­
fi.cation de l'écrite privée [ur les pIe ces fUlvantes, que ledIt
Titius indique pour pieces de comparaifon , fçavoir ; l'aBe de
'vente de la p ropriété jituée au terroir .de . . . .. quartier de ...••
p affi audit Mœvius, reçu par Me .. ... Notaire Royal a.. .' ..
fous la date du ..... pl~s l' aBe d~ ~ejJion &amp;c. l 110U~ req~Hert
en outre d'ordol1n er qu Il fera el1)oll1t aux dep olltaIreS d,efd.
aéèes d'en faire l'apport &amp; rémiilion pardevant nous au Jour
&amp; heure qui fera par nous fixé.
Mrevius répond, contefie ou admet les pieces de compa..
raifon, enfuite il efi: ajouté, Me ..... Procureur du Roi, n'empêche la nomination d'Experts d'office, lefquels procéderont
à la vérification dont s'agit fur l'atte de vente &amp;c., tomme
pieces de comparaifon, &amp; n'el11.pêche en outre l'injonébon aux
fins requifes. Délibéré à.....
Et noufdit Juge avons nommé E xperts d'office, Me ..... Notaire Royal du lieu de .. ... &amp;: Me.... . Greffier em chef au
Siege de . .... lefquels procéderont parde\rant nous &amp; au préfent lieu le ..... jour du mois de ..... à. . . .. heures du matin
à la vérification de l'écrite privée dont s'agit ftlr les pieces .
de comparaifon que nous avons admifes; fçavoir, l'aéèe de vente &amp;c. Ordonnons en outre qu'il fera enjoint aux dépofitaires
defdits aéèes d'en faire l'apport &amp; rémiffion pardevant nous au préfent lieu, le fu[dit jour .... à la ftlfdite heure de .... Fait à ....
Les pieces indiquées pour pieces de comparaifon, doivent
être publiques, telles que les a8:es reçus par Notaires, les
regifires des baptêmes , mariages &amp; fépultures, &amp; les pieces
que le défendeur aurait figné lui-même comme Juge, Greffier,
Notaire ou autre Officier public. Les pieces privées ne peuvent
être indiquées 'J fi elles ne font avérées &amp; reconnues, ou convenues.
'on doit nommer pour Experts des perfonnes en état de connoÎtre la différence des écritures des Notaires, des Greffiers &amp;c.Le pour[uivant fait en[uite qonueE l'affignatiou aux Experts:

SUR LE RÉGLEMENT DE

LA COUR.

173

&amp; à la partie , au lieu, jour &amp; heure fixés; aux E xperts p .
r
&amp;
'fi '
, our
preter ~erment ,
proceder a la ven~ catlOn; à la partie, pour
les VOIr admettre au ferment &amp; les voir procéde r. On fait
ég:alement ,ïnjonéèion a~lx d~pofitaires des pieces de comparalfon admlfes, d'en faIre 1 apport &amp; rémiffion
~e jour &amp; , l'heure ad~enu:, on lailfe palfer l'heure d'expectatIve, fi le defendeur faIt defaut, &amp; on pourfuit ainfi:
Du ..... jour du mois de..... à ..... heures du matin pardevant noufdit Juge du lieu de ..... dans la Chambre du'Con_ ~eil, au Palais, où a été préfent Me..... Procureur du Roi,
ecnvant Me..... Greffier, efi: _c omparu Me..... Procureur
d e Titius, lequel nous a repréfenté, qu'en exécution de notre
Or~onnance r~ndue le ..... il a f.,1it donner affignation par E xplOit du..... a Mes..... Experts nommés par non'edite Ordonnance pour la vérification de l'écrite privée du..... à
comparoir pardevant nous pour venir prêter ferment
&amp;
par le même E xploit, il a fait faire injontlion à Mes ..... 'Notaires, d'apporter à ce préfent jour, lieu &amp; heure, les regiftres
contenant les aétes admis pour pieces de comparaifon; &amp; par
E xploit du ..... il a fait donner affignation à Mrevius pour voir
prêter le ferment aux E xperts &amp; les voir procé-der. Et comme
les Notaires font ici préfents avec les aél:es admis pour pieces d-e comparaifon, ainfi que les Experts &amp; ledit Mrevius ,
ledit Me..... nous requiert de lui concéder aél:e de la rémiffion qui a été faite fur notre Bureau par lefdits -Mes .....
Notaires, des titres &amp; contrats admis pour pieces de comparaifon (ainii que d'une telle picce privée convenue par les
pàrties pour piece dé comparaifon) &amp; d'admettre au ferment
lefdits Mes..... Experts pour procéder à la vérification dont
s'agit à la forme de l'Edit de 1684, &amp; a figné.
Me . . . .. Procureur de Mœvius &amp; d'icelui affifié, a dit qu'il
n'empêche que les Experts foient admis au ferment, &amp; qu' ils
procede.nt fur les pieces de comparaifon admifes fous toutes
les protefiations de droit, &amp; a ligné.
Me ..... Procureur du Roi, n'empêche qu'il foit procédé aux
fins requifes, &amp; a figné. '
Nous Confeiller du Roi •...• avons concédé atte à Me ... ..
frocureur de · Titius, de la rémiffion faite [ur le Bureau par
A

J

\

l

�,

COMMENTAIRE

174

Mes.. . .. Notaires, des titres que nous avons admis pourpieces de comparaifon ', '&amp; en préfence des Procureurs des
parties (ou bien en abfence de Mrevius , contie qui nous avons
donné défaut l'heure d'eJCpeétarive expirée) avonsr concédé
aél:e à Mes ..... Experts, dll ferment par eux tout prelentement
prêté &amp; ordonné qu'il fera par eux tout de fuite procédé au
Rapp~rt de vérification de ladite écrite privée fur les pieces
admires pour pieces de comparaifon. Fait à"., dans la Chambre du COl1feil le fufdit jo ur &amp; an, le Juge ligne.
En exécution de notre Ordohnance, Mes" ... Experts, à
qui notre Greffier a remis la fufdite écrite privée &amp; - les pieces
de comparaifon, ont procédé à la vérification dont s'agit"
&amp; à la rédaétion de leur Rapport , en notre pré{ence &amp; celle
du Procüreur du Roi ( le Juge doit fixer à la fin de chaque
féance le jour &amp; heure que les Experts cominueroli.t leurs opérations, &amp; le Rapport fini, le Juge termine ainll fOll procèsverbal ); , &amp; les Experts ayant fini leur Rapport, nOliS en avons
fait faire la leaure en préfence des parties &amp; de leurs Pro, cureurs , après laquelle leéture, les Experts l'ont ligné en
notre préfence &amp; remis à notre Greffier (le Juge taxe les
Notaires &amp; les Experts, ils lignent leur habui, &amp; il efl: ['lie
mention dans le procès -verbal des fommes qu'ils ont reçu,
enfi.!Îte il le term ine ainli) : ainfi que deffils a été par nous
procédé au pré{ent procès - verbal , &amp; nous nous fommes
fouŒgnés avec le Procureur du Roi, notre Greffier &amp; Me. '•...
Procureur de Titiu$ qui a retiré j'écrite privée.
Les Experts procédant à leur Rapport, (uivent dans leurs
opérations la reg1e qu'ils obfervent lorfqu' fls procedent en defcente en préfence d'Ull CommiiTaire.
Si, le demandeur ne trouve aucune piece authentique de compara~fon, par exemple, fi. le défendeur n'a ligné aucun aéte
publIc, peut-on prouver par témoins que le défendeur a fiO'né
l'écrite privée? Cette quefrion paroît fort douteufe, li la fom~'ne
contenue en l'écrite privée excede cent livres: l'art. 7 du tiï~
! 2. de l'Ordonnance de 1667, p ermet la vérification tant
par temOll1S que par comparaifon d'écritures, fi. le défendeur
fait d éfaut; mais l'Ordonnance ne. parle pas du cas où le
défen.deur 9.énie expr~ffément la ,piece, &amp; l'on peut dire que
,

l

'

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR

•

•

17')

le defaut forme touJours, contre le défaillant une p ' r ,
,
d
relOmptlOll
qUl vaut commencement e preuve fur-tout lodcqu'e 1 l e en
fi r
lOU_
'
tenue
par
une
ecnte
pnvee
qu'on
ne
contredit
pas
&amp;
'~
,
r
'
,
cette
pre omptlOn ,lemb1e, autorifer la preuve par témoins. Rodie
fur
l'art. 7 cl-deiTus cité, ne réfoud pas la difficu1te" B
,r,
r.
'
" ,
' ,
ornler
lout~el1~'6L~ cette dl{polltlOl1 ne deroge pas à l'art. 2. du tit.
210
e,
,r onnance de 1667, qui défend d'admettre la preuve
p~r , tem01l1s, fi la fomme excede cent livres; parce qu e
dlt,-ll, la 'preuve p~r témo}n~ femble n' être qu'acceffoire à c~
~Ul efl: deJa prouve par l'ecnture; m ais l'écriture ne prouve
rien, li elle efr formellement contefrép &amp; il Y a un d
éO' 1 d
\ M .
~,
anger
oa
e permettre a, re~l1us d~ ?rouver que SeÏus a fouf~ri t
en fa faveur une oblw:1tlOn
pnvee d'" 200 Il'v
qlLP clle lUl,
'
o
permettr,e d~ prouver que SeÏus lui doit 200 liv. Le Commen~
tateur d. Orleans admet la. preuve par témoins, d'après l'art.
I 2 ~u tltr~ d~ la recon~OIffance des écritures &amp; lignatures en
1l1~tlere cnml11elle; malS- on peut prouver par info~'mati'Ün ce
qu on ne peut pas prouver par enquête ; &amp; d'ailleurs l'Edit de
I~84, n'adme~ dans pareil cas que la preuve par comparaifon
d'ecrItures: am.fi la preùve par témoins ne doit être admife
&lt;lue contre le défaillant, &amp; alors la partie requérante au lieu
d~ demander!~ n~mit:ation d:Experts, demande dans le proce~-verbal, 9u ,I~ 1~I fOlt. ~ermls de prouver , par témoins, que
SelUs 'a 1
figne '1 ecnte prIvee dont s'aO'it,
le JuO'e
l'ordonne , &amp;
b
0
renvolt CI. un JOur determine.
Les. témoins font affignés au jour indiqué, &amp; la partiê pour
le~ vou: admettre au ferment &amp; dépofer; le Juge reçoit leurs
dep 0 4t1o ns en forme d'enquête.
,
. SeÏu,s .doit av?ir l.a voie de l'enquête contraire; mais il doit
faIre DUIr fes temOl?S dans l~ même procès;verbal, parce que
le ,procès-verbal dOIt contel11r toutes les defenfes refpeétives
qUI tendent à fortifier ou à détruire la piece privée.
II efr certain qu'on peut recourir de pareille déciiion d'Ex4
pert~ juFqu'à .ce q;l'il y ait trois Rapports conformes; mais
ce,lm qU,I a faIt averer {on titre, le verfe dans le fac, &amp; . pourfmt le, Jugement du procès, fans être obligé de comminer à
re~ounr ou à contredire, parce que fon titre' avéré porte avec
lUI le cara~ere d'authenticité; c'eft au défendeur qui veut re~
l,

1

'

,

,

,

\ . o . ,

•

l

1

,

/

�•
COMMENTAIRE

courir ,. à demander au Juge une nouvelle vérification par de
nouveaux E xpe rts; elle fe fait ~an~ la ~l1ême forme qu~ la
- pramiere
&amp; peut être 'f
Aemandee zn quacumque
parteft lzus./ /
\...,
. , 11
L'écrite privée porte hypotheque du Jou.r qu e e e ,a~eree
contradi8:oirement ou par défaut, ou du, JO~l1" que la venfication en a été ordonnée à la forme de lEdIt, pourvu que le
jugement foit fuivi de condamnation. ( Ordonnan.ce de Francois Premier de l'année 1 S39, art. 92. &amp; 93; EdItA d~ 168 4,
~rt. 9; Theveneau ,liv. 2., ~it. : 9" art, 6. )/ Il paroIt, ~nft~ que
l'avérarion de la promeife pllIife erre demandee avant 1echeance
du paiement en cas de faillite; [uite ou enlévement / d'e~ets ,
parce que dans un cas urgent, Il faut donner au creanCIer le
moyen d'aŒlrer fon t i t r e . .
, ,
Les pie ces privées {ont les feules foumlfes à l.a formalIte
de l'avération; les publiques ,par exemple, le femg mis au
bas d'un aéte reçu par NotaIre, ne peuvent etre attaque~s
que par la voie de l'infcription en faux; cependant quand Il
s~agit de confiater légalement la conformité d.e l'extrait avee
l'original on peut faire compulfer ou collatIOnner l'un fur
,
'
'
l'autre' mais
cette compuHion n , a heu
que quand
a l
partIe
contede la foi de l'extrait dont il lui eH: donné copie; elle
doit alors le faire €Olnpulfer fur l'original, fi t;' lIe veut juftifier qu'il n'cil pas conforme. A cet eHet 6!l1. fait donner af!ignation à la partie en fan domicile, ou en la perfonne de
{on Procureur au jour &amp; heure fixés par Fexploit, pOllr affif:..
ter au verbal de compulfion ( 1667, tit. 12., arr. 4 ); le
délai doit être au moins du jour ~u lendemain, fi le défendeur réfide dans le lieu où refide le Notaire; s'il eil:. abfenr,
on doit lui donner délai fuffifant pour pouvoir s'y rendre, &amp;;
laiffer enfuite paifer l'heure d'expeétative, s'il ne comparait pas.
•

A

1.

PROCÉS-VERBAL DE COMPULSION OU
de Collation de Pieces.

D

U. . . . .. mois. de .• . . .. à ...... heures de ..•... pardevant nous Pierre •..... Juge de ...... &amp; dans le
Palais ou clans · l'Auditoire de J,llfrice, écrivant Me. . ... .~.
notre

SUR LE R:ÉGLEMENT DE LA COUR

'r 7 -

•

notre Greffier
eft compa"
"
7
, "
cl U M e.. . . . .. P rocureur, l11tervena
pour T ltms, lequel nous a expofé que dans le procès
'1nt
pardevant nous contre M~vills, ce dernier lui a c
qU.I ~
l' "' d'
0..
ommumque
extl aIt un acre portant ...... ledit extrait collat'
MN'"
/.
IOnlle par
e. .... ..
otan e de .. . . .. depofitalre de l'orl'gl'llal' T' .
/
b'
'r. d e '
.
, ltms
etant len-alle
e
IaIre
compulfer
cet
extral't
fil
l'
"
1
'
/ r.
/
c
r ongll1a
nous aurOJt prelente
Requête le . . . . . . J'our d u mOlS
. de
'
,
tenda,nte à ce ~1l'11 fllt par nous accédé à l'Etude dud M ..... •
Notalre à tel Jour &amp;. heure qu'il nous plairoit, en 'co;' .; '~i~
?u Procureur du Ro:, po:U" y . procéder, aux formes deP loit
a la compu1fion de 1 extraIt dont s'agit fur l'oriO'Î11al d" 1 '.
b d
R A b
lce lU,
au,. as ~ cette
equete" nous aurions ~ait décret ,portant
qu ,I! ferolt par nous accede aux fins reqmfes ce jourd'hui à la
pref~nte heure ~ en conféquence, Titius auroit fait donner affi911at1On à MéevlUS par exploit du ...... à comparoître à ce
Jour &amp; .heure dans
l'Etude
.
/
. dud . Me " .... " Not aIre,
pour
nous VOU" proceder à ladlte compuHion' &amp; connue l'h " f
/
'
d'"
,
eUI e a fiIgnee
vle~lt
e;plr~r, ledIt Me ....... Procureur de Titius
nous/ requIert d acceder chez ledit Me. . . . . . . Notal're ,&amp;a
fiIgne.
1

C

1

Et, nous Juge adhérant à la requifition ~i-deffus, en compag11le de Me.: .. ,... Procureur du Roi, de Me. . ..... notre
Gr~ffier, &amp; dudlt Me ....... Procureur requerant, fuivi de ....•
RUJffier, nous nous ferions portés à la maifon &amp; Etude dudit
Me ....... Notaire, a.uquel ayant fait favoir le filjet. de notre
dercente, nous nous ferions fait repréfenter l'original de l'aéte
de ...... que n~us avons trouvé dépofé dans les regiftres de
Me ....... NotaIre, ou de Me ..., .... un de fes prédéceffeurs, fous la date du ..... " &amp; ayant compulfé &amp; collationné
nous-même avec le Procureur du Roi &amp; notre Greffier l'ex-.
trait du [ufdit acre fur fan original, nous avons trouvé qtle
cet , extraIt eft exacr &amp; conforme à l'original &amp; de fuite nous
aurIOns paraphé ledit extrait , &amp; appofé fur icelui notre fi..,
gnatnre , &amp; fuit appofer celle du Procureur du Roi &amp; de notr6!
Greffier au commencement &amp; à la fin.
Et ainG que deffils a été par nous procédé au préfent pro-.
çès-verba1, &amp; nous nous fommes fouffignés a,vec le Procureu.r:'
du Roi &amp; notre Greffier•.

,

z.

�17 S

eo MME N

'

T'A l R

"

Ii

.
'Ir'

.,

•
Cc Procureur ne comparOlnOIent
procédé au procès-verbal,.
Si la partie rrquerante, ou on
tre
point à l'affi~natlOn donr,~~.r~l~~a:ce la [oumet à payer au dé..
l'art. 3 du tIt. 12 de
. t livres pour [es dépens, dom...
fendeur qui auroit comparu, vllng fi . d [on voyage, s'il y
. "
&amp; en outre es raIS e
, '
mages-Interets, Il.
' Î.
r'e'pe' tition même en cas d adécheoit; le tout en: paye lans
,
. . .
d
dépens en fin de caure.
JudlcatlOl~
e~ 'l'Cc l . ce ou l'extrait dont on veut [e
1
: hdOl~ f:lr~:~~~l~:rdua :;:Uicile de celui qui l'a [ou[~rit;
r.
1er VIl or
' 1 L'
du reffort du meme
la légali[ation [e faIt par e ll~uter:ant {igné eft tel qu'il [e
' "1
' attefte que ce Ll1 qUI a
.
cl0n:lCl e, qUI
c . d 't être aJ'ourée à [on [emg, tant en
U al fia
&amp; que roI al
S · 1 r.
9 1 '-,
d 1 'S' il fait appo[er par [on ecretalre e lceau
b d l' ttef.
Juo-ement que e 1,.01 , .
b
de la Jurifd.iéhon ou des fiennes au as e a
E
l' fi ft'
&amp; dont 011
des armes,
r' n' les pieces [ou[crÎtes li&gt;ar les cc e la .Iques,
"
:1~ l~e fert qu'en matiere purement ecclé~aftlque, [ont. leg;h:
r
l'Eve'qu p fi. l'on doit s'en [ervlf hors du dlOce1e,
1ees par
-,
Il''
u
r
'
l'·
l'
'-er
la
piece
{iO'née
ou
co
atlOnnee
par
on ne raIt ega llC
b
,
fi ' d 11
Secretaire en Chancellerie, que lor[qu'on veut s en ervu', ans
,
, , le [eing des Secretaires en Chancellene dt
les pays errangers,
cenfé connu dans tout le Royaume.

SVIt I.E RÉGLBMENT DE LA

l J.

A

•

.0.

l

•

P

RtiSBh

+$5'*8 ' kiF

TITRE

wes

t &amp;

fi!!?!

Ht t ûiil&lt;'î MAt.eS:'. 53AZ,C

-

Après l'Ardt de défaut, le défaillant fera affigné pour voir
procéder cl la taxe des dépens; &amp; s'il y a quelque choft cl exécuter en conft'luence dudit Arrêt, foit pour nommer des Experts
ou pour autre chofe ordonnée par ledit Arrêt pour y voir procéder; 6, fera donné le même délai que le premier, lequel étant
' échu ~ 6' [ans aucu~e expec7ative ,fera misdéfaut cl l'Audience, pour
le profit dU'luel zl fera ordonné que les dépens feront taxés {" la
nomination d'Experts faite par le CommijJaire Rapporteur, l~quelle
fera figllijiée cl la Partie aJlignée pour voir prêter le ferment
procéder au fait de leur CommijJion; &amp; le rapport fait, ladù;
Partie fera qfJignée de nouveau en vertu de la premiere CommijJion, pour en voir ordonner l'exécution, cl faute de comparoir
dans le délai de l'Exploit, qui fera le même que le premier,
fera mis autre défaut a l'Audience dès le lendemain dudit délai,
ôu plus tard, [ans aucune expeBative ; &amp; pourra ledit défaut être
accuft, produit &amp; jugé pendant les Vacations, comme s'agijJant
de l'exécution de l'Arrêt ..{

III.

&amp;

SEC 0 N D.

DÉFAUT.

1.

Que fi l'ajJigné préfente plus tard que de quiniaine après tous
le[dits délais, il fera obligé de le mettre en notice par fommatian au Procureur de l'aJJignant, faute de quoi le défaut pourra
être produit &amp; jugé.
~.W-î2aUVZ:îNi·;rit .'E'.4 6Y' IS

,
l

J
)

CO.~

' Affigne n'ayant pas préfenté dans. le délai . de l'E~ploit ni
r......J dans la quintaine portée par l'a/,tzcle premzer du tzt. 4 de
l'Ordonnance de 1667, fera mis un défaut au Cre.f!} le lende.main de ladite quintaine, ou plus tard; mais ne pourrae tre p:'odu~
qu'après un autre délai ql~i fe,ra de huitaine fo~r ce:Lxde la .VIlle" l&gt;
pour tous les"autres de mo.llze du tems du d~lal. de,l affigll~tLOn, &amp; f~
trois jours après le mis en Cour, il ferp. diflnbue &amp; Ju~e fans 'lu zl
. {oit befoin d'aucull autre ac7e dans le procer: ce qLa ne pourra
être fa it durant les trois mois de Vacations.

.
14

..
,

TITRE

•

T ROI S 'I :'f&gt; M E.
'J

CON G É.

J.'

!

.

E

Ncas que l'ajJignant n'ait pas conflitué Procureur lors de
{I l'aJJignatioll, foit par l'Exploit ou dans la CommijJion, ou
que le Procureur conflitué pm' la CommijJion ou ,E.~flo~t, n'occupe pas, ou déclare n'avoir charge d'oç:cuper, 1 aj/igne mettra
Z'l.
,
•

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Cc Procureur ne comparOlnOIent
procédé au procès-verbal,.
Si la partie rrquerante, ou on
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point à l'affi~natlOn donr,~~.r~l~~a:ce la [oumet à payer au dé..
l'art. 3 du tIt. 12 de
. t livres pour [es dépens, dom...
fendeur qui auroit comparu, vllng fi . d [on voyage, s'il y
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&amp; en outre es raIS e
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r'e'pe' tition même en cas d adécheoit; le tout en: paye lans
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e~ 'l'Cc l . ce ou l'extrait dont on veut [e
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' 1 L'
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r' n' les pieces [ou[crÎtes li&gt;ar les cc e la .Iques,
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l'Eve'qu p fi. l'on doit s'en [ervlf hors du dlOce1e,
1ees par
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fi ' d 11
Secretaire en Chancellerie, que lor[qu'on veut s en ervu', ans
,
, , le [eing des Secretaires en Chancellene dt
les pays errangers,
cenfé connu dans tout le Royaume.

SVIt I.E RÉGLBMENT DE LA

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Après l'Ardt de défaut, le défaillant fera affigné pour voir
procéder cl la taxe des dépens; &amp; s'il y a quelque choft cl exécuter en conft'luence dudit Arrêt, foit pour nommer des Experts
ou pour autre chofe ordonnée par ledit Arrêt pour y voir procéder; 6, fera donné le même délai que le premier, lequel étant
' échu ~ 6' [ans aucu~e expec7ative ,fera misdéfaut cl l'Audience, pour
le profit dU'luel zl fera ordonné que les dépens feront taxés {" la
nomination d'Experts faite par le CommijJaire Rapporteur, l~quelle
fera figllijiée cl la Partie aJlignée pour voir prêter le ferment
procéder au fait de leur CommijJion; &amp; le rapport fait, ladù;
Partie fera qfJignée de nouveau en vertu de la premiere CommijJion, pour en voir ordonner l'exécution, cl faute de comparoir
dans le délai de l'Exploit, qui fera le même que le premier,
fera mis autre défaut a l'Audience dès le lendemain dudit délai,
ôu plus tard, [ans aucune expeBative ; &amp; pourra ledit défaut être
accuft, produit &amp; jugé pendant les Vacations, comme s'agijJant
de l'exécution de l'Arrêt ..{

III.

&amp;

SEC 0 N D.

DÉFAUT.

1.

Que fi l'ajJigné préfente plus tard que de quiniaine après tous
le[dits délais, il fera obligé de le mettre en notice par fommatian au Procureur de l'aJJignant, faute de quoi le défaut pourra
être produit &amp; jugé.
~.W-î2aUVZ:îNi·;rit .'E'.4 6Y' IS

,
l

J
)

CO.~

' Affigne n'ayant pas préfenté dans. le délai . de l'E~ploit ni
r......J dans la quintaine portée par l'a/,tzcle premzer du tzt. 4 de
l'Ordonnance de 1667, fera mis un défaut au Cre.f!} le lende.main de ladite quintaine, ou plus tard; mais ne pourrae tre p:'odu~
qu'après un autre délai ql~i fe,ra de huitaine fo~r ce:Lxde la .VIlle" l&gt;
pour tous les"autres de mo.llze du tems du d~lal. de,l affigll~tLOn, &amp; f~
trois jours après le mis en Cour, il ferp. diflnbue &amp; Ju~e fans 'lu zl
. {oit befoin d'aucull autre ac7e dans le procer: ce qLa ne pourra
être fa it durant les trois mois de Vacations.

.
14

..
,

TITRE

•

T ROI S 'I :'f&gt; M E.
'J

CON G É.

J.'

!

.

E

Ncas que l'ajJignant n'ait pas conflitué Procureur lors de
{I l'aJJignatioll, foit par l'Exploit ou dans la CommijJion, ou
que le Procureur conflitué pm' la CommijJion ou ,E.~flo~t, n'occupe pas, ou déclare n'avoir charge d'oç:cuper, 1 aj/igne mettra
Z'l.
,
•

�.

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR

COMMENTAIRE

un Congé à l'Audience, après toutejai], q~ Le délai de l' affi~'
grzatiorz fera é!!w, en cas que ledit aJJignant ne répa'.'e ,.l7dzt
oubli, éri' conflauant un Procureur par a8e ,pubhc, fignifie a la
Partie dans ledit délai de l'Exploit.

T 1 T R E

QUA TRI E M E.

RABATTEMENT

DU

DÉFAUT.

I.
E Défaut a faute de préfentation ou de défendre, peut êti'e
- rabattu ,fi l'qfJigné préfente Procureur &amp; donne fes défenfes
avant le jugement dudit Défaut, en payant les dépens fruflrer,
qui feront acquis dès que ledit défaut aura été produit, ou la
copie de l'inventaire expédiée, dont la taxe fera faite Jans voy age de la Partie, pour n'être icelui dû être fait, Jauf d'y avoir
égard au principal, &amp; même ledit Défaut faute de préfentatian, pourra être rabattu après le Jugement par fimple Requête
dans la huitaine apres la fignification de L'Arrêt.

L

a

l J.
Que fi le Défaut n'efl rabattu, le voyage de la Partie qui
aura f ait fan affirmation, lui fera admis en taxe pour un [eul
voyage feulement, quoiqu'il en eth fait davantage.
l,

Ans le délai porté par l'exploit, on ne met point ordi.
nairement de préfentation , parce que ce délai dl accordé
au défendeur pour faire des offres fatisfaétoires &amp; faire ceffer
le litige; le demandeur peut de fon chef, dans le même délai,.
[e dép.mir de l'affignation, s'il la reconnoÎt nuIle ou injuite;
cependant dans l'étroite regle, l'une &amp; l'autre partie peuvent
préfemer d'abord après 1'Exploit; nulle Loi ne dit le COlltralre.
•
. L e premier délai échu, un fecond court tout de fuite;
il dt ~ç çord é au défendeur pour fe préfenter au Greffe de la

D

•

1

8l

.Jutifdiétion où le procès eft pendant; cette préfentation en un
aéte par l,equel un .P~ocureur en titre d'Office ( dans les T ribunaux ou l;ur mmlHere. eft neceifaire), où la partie ellemême ( l~ ~u elle peut pla~der en propre ) déclare fe préfenter
pour pour~Ulvre, ou pour defendre contre l'autre partie fur la
&lt;lema~de hbellee d~nt la date doit être énoncée; cet aéte eft
couche dans le reglftre du Greffe tenu à cet effe t
Ce .fe~ond délai eft de quinzaine pard~vant les ' Cours, &amp;
de hUltame aux Requêtes du Palais &amp; aux Sénéchauifées ' '1
e!t appellé délai de fur féance . .( 1667, tir. 4, art. l, &amp; Rodie/,
tit. 3 , art. '), qu~ft: l , &amp; tit. 4, art. l &amp; 2., queft. 2.. )
Pel:dant ce dei al , chacune des parties doit mettre fa préfe;1tatIOn au &lt;?reffe des Cours &amp; antres Jurifdiétions R oyales.
L arr. 2. du tIt. 4 de l'Ordonnance de 1667 abroO'eoit l'ufaO'e
d es. pre entat~ons a' l ' egard des demandeurs,
0
0
de
cehx qui
aVOlent releve leur appel, ou qui avoient fait anticiper' m,Lis
l'~dit du moi~ d' ~vril 1691' &amp; la Déclaration du 12. 'Juille t
fUlvant, Ollt retabh cette prefentation dans les C ours &amp; autres
Jurifdiftions Royales; elle n'eft pas rétablie dans les Ju1l:ices
des Seigneurs. Plufieurs Praticiens penfent que dans la rigueur
ci~ l~ regt~, 10rfq~'une partie a préfenté, &amp; après le premier
cielal . de 1 affignatlOn, le demandeur ne peut plus fe départir
de l'1l1f!:ance par aéte extrajudiciaire; que la même voie ef!:
fermée au défendeur pour faire des offres, &amp; qu'il faut entre
.
les parties un Jugement contradiétoire ou un Expédient.
. Nous croyons devoir admettre une difiinétion que l'éq uité
autorife, &amp; que les Arrêts ont adoptée. Si les offres réal/fées
éteignent l'aftion, elles doivent être reçues, quoique b ites extrajudiciairement &amp; après le premier délai de l'aflignatiol1 ;
l'intérêt de celui à qui les offres font faites, efl: remrli , &amp; la
vexation feroit le feul motif du refus; les offres doivent être
rejettées, fi elles ne font ceffer que l'intérêt du moment , &amp;
fi elles laiifent le demandeur expofé à revenir dans un autre
tems fur le même objet.
Si un créancier demande le paiement de plufieurs arrérages
cie penûon, avec' injonttion au débiteur de purger la demeure
dans la huitaine, autrement contraint pour le principal , &amp; (lue
là oÎl il payera le~ a:rérages, il fera contraint femd pro fom1

1 {;

•

rx

1

\

�COMMENTAIRE

SUR LE RÉCLEMEN'r DB LA COUR;

er au paiement de la penGon à chaqu~ ~chéan~e, l'o~re faite
:xtrajudiciairement après le premier d,elat . de 1, aflign~tlOn fe~a:.

cembre I7 I ), relatif aux Réglements antérieurs, les Procureurs des Cours &amp; Juges inférieurs ne peuvent faire aucune
pourfuite ni procédure, fans avoir mis leur préfentation au
Greffe, à peine de 300 liv. d'amende; le Procureur qui s'apperçoit que l'autre Procureur n'a point préfenté, peut obtenir
un défaut ou congé, quoique le Procureur non préfenté eût fait
'Ou recu des communications, &amp; cela a lieu même dans les
Jufl:ic~s des Seigneu.rs, quand le Procureur du défendeur n'a mis
aucune préfentation.
Le nommé Samuel du lieu de Chateaurenard, accufé par
Martin fon beau-pere d'avoir ' mis feu à fon grenier à paille,
fut décrété de prife au corps, [a femme le fut d'afligné; Samuel prit la fuite, fes biens furent faifis &amp; annotés; fa femme
demanda la main levée de cette faiGe, ou une proviiion de

. ttée parce qu'il importe au creanCIer d obtemr c.ontre
}~~ débiteur un jugement qui le difpenfe de fe pourVOIr en
JuR:ice à chaque échéance de la penfion.
, '
Si l'appellant anticipé ne fe dép.art, pas de 1 appel dans le
. d e'1a
. de l'aflignation
premIer
l , l'intime peut le foumettre à of'1
L~.·
1 Expédient de confirmation de la Sentence, parce qu ~
Iur u 1
.,
.
.
s'Il
executolre
qu'·1'
1 11 aurolt pas,
. te' eAt de rapporter un tItre
:1111 r
.
, \
fi
l'
1
acceptoit un fimple département d appel, a cau e que appeJant quoique non recevable,' pOLl1:roit renouveller fon appel.,
&amp; ;bliger l'imimé à le farre vlUder, avant que de pouvoIr
mettre fa Sentence à exécution.
, .
Sur ce motif fut rendu l'Arrêt du 17 Mal I77), au profit
'd e Me. PoiIroux Dééteur en médecine de la ville de Cafl:elJane, éontre le lieur de Ja!faud Seigneur de ~horame? l' A~­
rêt réforma la Sentence du Lieutenant de DIgne, qUl avolt
fait droit aux moyens de. relax d~ feur d~ Ja~ud? f~ndés fur
ee que Me. PoiIroux avolt refufe l offre reell~ a lUI fcute aVa!lt
l'expiration des délais, d~ }a pen~on du c~p1tal de ~o~o. 1.Iv.
eon.fi-itué par' contrat prIve, qUOIque par ~ aét~ ext;aJudi-CIaI~e
contenant [on offre, le fieur de JaŒ1ud eut dec1are confenw'
l'avération du titre privé. L'Arrêt jugea que Me. Poilroux avoit
pu pourfuivre ,faire avérer l'écrite privée, &amp; obtenir jll~ement
de condamnation de la penfion pour acquérir hypotheque , ayant
répondu au fieu!' deJaifaud au bas de l'Exploit contenant l'offre,
que l'avération extrajudiciaire ne donnoit point hypotheque, qu'il
falloit qu'elle fût prononcée en jugement, ou confêntie pardevant No taire, &amp; le fieur de JaŒ1ud ayant refufé de venir
la fcufcrire parclevant Notaire,. ainfi que Me. Poilroux l'avoit
interpellé dans fa réponfe.
Mais fi l'üifre éteint l'aB:ion, elle doit être reçue même
après la préfentation; ainfi.. jugé par plufieurs Arrêts, &amp; en, tr'autres par celui du. 2I Février 1769, rendu au profit de
Jean-Baptifte' Philip, Berger du lieu de la Beaume, contre'
Jofeph-Paul, Ménager du lieu de St. Julien: Me. Verdol1in plaidoit pour Philip.
Il eft certain que, d'après l'Arrêt du Confeil du 3 r Dé.~

300

Ev.

Martin affigné fur la Requête de la femme, lie préfenta pas';
mais donna des défenfes qui furent lignifiées à la femme de
Samuel; celle-ci mit un premier défaut au Greffe, &amp; obtint
enfuite Sentence qui lui accorde la main levée pour les meubles &amp; les denrées, &amp; une provifion de 100 liv.
Martin appella, &amp; Me. Maffe difoit pour lui pardevant b
Cour, que la Sentence de défaut ~toit n~!lle; que ~art!n avo~t
donné des défenfes, &amp; qu'aux Ju{bces SeIgneurIales Il n y aVOIt
aucun Greffe des préfentations.
Me. Simeon répondoit, que les défendeurs devoient préfen...
ter dans ces J urifdiétions comme dans les autres, &amp; que les
S~iO'neurs avoient des Greffiers ad !zoc. Sur ces raifons, la Sen.ten~e de défaut fut confirmée par Arrêt d~ 18 Mai 174 2 ,
prononcé à l'Audience T ournelie par Mr. l~ Préfidem de Reguifc, conformément aux conc1ufiol1s , portees par Me. Bayon
Subfl:itut.
Mais les pourfuites fer~nt-~lles nlables, &amp; pourra-t-on ,?b~
tenir un jugement contradlél:01.re, fi un des Procureurs de lmftance n'a pas préfenté? .
.. '
La plus f.:1ine p:trtie des Prat1C~e~ls penfe que le Jugem:nt
ne feroit pas nul, quoique pOurfLlJVl &amp; o?tenu avec un PlOeureur non préfemé, mais qui feroit cenre l'être" a~ant communiqué des défenfes, figné Ulle Requête ou pl.ude, &amp; que.

�g

COMMENTAIRE

4

' A m e obliger le Procureur adle Procureur n,e pourrolt pas "::~re défaut ou congé, s'il avoit
verfe avant le Jugement, de pl
'd "e
'
"
1'. "
él: de pro ce lU •
,
dép defendu ou raIt ae~ a ~s 1'0" 1 nnance que:ll:, premlere,.
Rodier fur .l'art. 2, du tIr. 4 ep 1r~ 0 e la p' réfentation feule
'
'
1
a aIS qu ,
affure qu'Il e:ll: de maXIme al
. aI's que fi le PrOCl!reur
"bl
t le Procureur, 111,
, f'.
'
con:ll:itue venta em~n
1
RAte fignée de lui, 11 1erOlt
'f'. ' d
It que que eque
"
non ,pretenre
onno
f'
.
qLl'il
pùt
alleguer
qu 0 1\1.
'f'.'
ette fignature, 1ans
cenfe pre1ente par c
, C tte- opinion paroît la plus con,
"
" dre un conge.
e
,
na qu a pre? '
' être fu ivie . s'il en étOlt autrement, ce
forme aux pnnC1p~s &amp; dOlt &amp;
" la voie de la caŒ'ltion de
feroit autorifer la frau~e'd
o~vn~rocureur auroit abufé de la
la procédure à la parne ~~~ ~ des aétes de Procureur fans
bonne foi de l'autre, en ra11an
,
l

avoir préfenté.
M' fi le Procureur Hon pre' Hf'.el1té s'e:ll: tenu dans un, état
,
, als ·l ffif a ant feulement recu quelque c0111mUl11CatlOr~
Y
vram~ent
pa 1 d' 'd ' C f'.es le Jugem~nt obtenu vis-à-vis de lm
cl pleces ou e erel1lC ,
"
'fi' "1
e
'
le
pourfuivant
de
n'avoIr
pas
ven
e SI .
fera nul, tant pIS pour
avoit pré[enté.
d '1 '
II tard '
'de
l'e'cF1e'
ance
du
fecond
e
aI,
ou
P
IS , , L e 1en d ema-ru
,
,
,
:fi le Pourft.üvant le trouve bon, le defendeur n ayant pas prIe: ,
, d eraut
'1'.
fe 1lté le demandeur met un premIer
au Greffe ~ &amp; ce Ul-,
ci' n'; ant pas préfeuté, le d.éfendeur met ltl11 prem~er CO~lg~
( 166 Y, tit. 3, art. 5 ) ; l e premier défaut ou, le prem,Ier
e:ll:
aae par lequel il confie que la partl.e ,que 1 on pour
fuit n'a mis aucune préfentation au, Greffe, Il efr C?~lÇUd en
ces termes: défaut ou congé à Titius, demandeur Ol.~ de edn~ reur
' l'b
'1'e d lI •••••• Contre Ma!VlllS , eren...
en Requête ou exp1Olt
1 e1
"' f'. 'A u de HI
ffous on met le nom
deur ou demande ur &amp; nOll prelente.
,
du Proc\:lreui' du pourfuivant, &amp; à côté, la date de l'an ,To~s
&amp; jour que cet aae efr mis au Greffe .. Le Greffier. en e IVH~
extrait à celui qui l'obtient.
.
Le premier défaut doit être, daté, , &amp; l'Arrêt du 2,9 Mal
I7 0 9, rapporté par Ml'. de Bezleux, hv. 3, ,chap. l , ~. ,1.,
caifa la Senrel'lcecle défaut rendue par le ~let~tenant d AIX,
parce qu~ le premier défaut mis ét,U Greffe etolt !àns date.
Cet aae de défau t ou de congé fe donne en Ju:ll:Ice au pourfuival1t à..raifoll de la contumace du défaillant; on peut le mettr~ '.\.: .
au, .

U1I

18 ')
au Greffe ,le m~me j,our' 9ue yon prérente; celui qui le met eU
alors cen[e aVOIr prefente; Il l1e peut être mis au Greffe
'
fi' ,
"
l
Un
J~ur enat, Rm:ce q~e c eU ,UIi -aéte po.nam profit, puifque Ge
n ,eft: que ~u Jour, qu Il dl: ~1:1IS au Gre~e que coun le dernic:r
delal reqUIS par 1 Ordonnance pour faIre prononcer définitive_
~ent par ~éfat~t l:emérinement des fins prifes dans la demande
hb~llee. Al11fi Juge par Arr~t ~u 2,1 Août I745 , ren du en VaCatlOm, entre le fieur EfpItalter . Marchand, ' &amp; Meiffret Boulanger, tous les deux du lieu de Cannes, La Sentence de dé[lut intervenue entre les parties fut caffée [ur le fondement
que le premier défaut avoit été mis au G;effe dans la quinzaine- de Pâques.
SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

cong~

cl

Telle en: d'ailleu;"s l'expreile difpofition du Réglement de
la CO;lr au tH:. des defenfes; il Y efi parlé du premier défaut faute
de defendre que l'ufage a aboli, il Y e!l: dit q.u'i1 fera mis au
Greffe', LU} jour non férié: à plus fone raifon cette regle doit
être obfervée pour le premier défaut faute de préfenter.
.
·,Mèli~ pour ,qu'il y ,ai,t nullité, il faut que le premier défaut
fOlt mIS un Jour fenat compris dans l'Ordonnance de Pr()o..
. vence. Nous parlerons plus au long des jours fériats au titre
des Audiences.
.

,Du - jomr que le premier défàut ou CONgé' e:ll: acquîs &amp;
mIS au Greffe, coure un troifieme délai pour- en Jaire juger
le profit., c'eil:-à-dire pour obtenir l'adjudicatiori de 1&lt;1:' ,demande ou le congé de l'affignation. Ce délai e:ll: de huitaine pour
ceux qui ' font ajournés à huitaine ou à quinzaine; &amp; à l'égard
de ceux qui font ajournés à plus longs jours, le troifieme 'délai
-dt de la moitié du tems porté par le délai énoncé dans l'Exploit ( 1667, tit. 3, art. '), tit. I I , art 3 ); de forte que ' ft
Titius efl: ajourné à un mois, il faut, avant d'obtenir par défaut
l'adjudication des fins, ou avant que ce défendeur puiflè obtenir jugement de congé, 1°. laiifer paffer le mois du ,premier
délai; 2,0. quinzaine pardevant les Cours, &amp; huit.line aiHeurs.;
JO. mettre un premier défc,tUt o~l lun .premieE\~congé au Greffe
un j0ur utile ou non férié; 4°. 'aiifer encore -'paifer quinzaine
qui e:ll: la moitIé du mois porté par l'expIait; .
l
"
Cette regle dt fi inviolablement obfervée, que -fi le délai
porté par l'exploit eft d\m mo~s, quoiqu'il ne pût Otl ne dût.
'
Aa

�C0

186'

MME N' TAI R E . "]

SUR LE REGLEMENT DE LA COUR.

"
1 troifi.eme de'1al. doit ~tre de , qumjT.
: être [que de qUlnzaVle ,~
10 Décembre 1737, qUI ca le
' zaine. On nouve un Anet d~:
,
it pas fuivi cette regle,
C
ce qu on n avo
,"
_
1.
oir donne' qUll1zJ1l1e au
1 Arrêt de deraut, par
\tl
' 1 ' 1° défaut': lans av
' M M.
&amp; qu' on a~Olt proc mt"
"
. 1 caifatlo n ,
e. arl
, d '1 ' Me Gilles p1aldo t pour a
. dernIer e al. "
.
Il' ,
gue rit au contr~lr,e.,
ê
obfervés, à peine de nu Ite
Tous ces delals, dOlv~nt ~re d
r défaut. On trouve. un
qUI feroIent ren us ~a r Ml' de La Tour,
d es Juo-ements
0
"
~ 2, prononce p a .
b
'êt du 18 Fevner 17),
'r
due le 12, Novem re
A
, rr
S
par deraut ren
cl'
qui caŒl une e nrence
l
Il d'Aix avant la erl11ere
, 1.7 " l p!E.l' le Juge Royafjl dde Ja 1.VI le Ag'nely 'Marchand de cuir,
)
, ,
pro:l t e Olen 1 "
huitaine explree , au ,
," ellé &amp; nean.mOH1S con, P"
e'l avoit app
,
.J, '
conue LoUIS 111, qUl ~
d la fomme demanuee par
' P '111 au p:llement e
damna -LOUIS

Jurifdiétions; &amp; en 1'art. l de ce titre elle fixe à troÎs' 7
,
&amp; à "
?
jOurs
au m01l1s,
hUlta1l1e au plus, les delais des Ajournements
donné~ pardevant les premiers Juges Royaux; les délais font
les mômes pardevant les Juges des Seigneurs ; enfuite &amp; en
l'arr.
'), elle
, porte par une difpofition 0o-énérafe , que le fecond
d ~'1 al' reqll1S
pour mettre le premier défaut au Greffe efi de hui'
è
1"
'
tal11e apr s ec1leance
de 1,affignation.
Toutes les affignations dont l'Ordonr:ance a déja parl é y
font ~onc com~rifes, &amp; con[équemment celles données à
tr?lS J?lIfS, pmfque la Loi n'en excepte aucune; le pre~ler d~fal~t n~ peut donc y ,être m is au ~reffe, que le treiZler,ne JOUI, s Il [e trouve utIle, y compns le Jour de l'ExplOit.

1

Ap-ne1y.
'
'l '
ui doivent courir, pardevant
°Mais quels [ero?t, l~s de;s ~
ou par devant les Jufrices
les premieres Jun[dléhon~
oycS:~ltenCe définitive par défm,lt
,C ' O'ne.urs pout' obtel1lr U~le
d es J&gt;el o
ou par conge?
,
1 a été même Juge' , que
Biel1 des Praticiens p~nre;l;: &amp; 1 de trois, J'ours, le délai
"
, ,;
l'exploit n eLant que
C
l e deiai
pOl t", par
"
1..
le prpm.Jer deiélut, ne
,
1 court aprt:s
r
de [ùr.féànce &amp; ce1L1I qu
r
fi. toue Jes J'ours lOnt
A
l I ob-s' de lorre que.:&gt;
, 1
etlvent
etre
p
us
on
'cl
C
I
l
validement
prononcee
e
P
e
p
tll'
eraut
elX
,
c'
V"
,utiles, 1a Sentenc
.' ,
l'
el l'exploit dl raIt.
OICl_
.
' . compns ce Ul auqu
. , '
douzleme JOUl"
' . cl l'eRplo it &amp; les trOIS Jours y
comr'ne ils comptent. L~ JOUl. le d ' lai de furféance fOl1t fept,
,
C
t 'e trOiS pOUl &lt;le e ,
,
C '
donnas ront , qua r , .
1 "
e trois pour en raIre
,
"
déf: r efr 'le lLl1tlem , '
'celUI :,du premIer
au~
&amp; 1 S lce nce- peut être rendue
,prol10ncer le profit font ~m.z~" d'A da e l e Dublique. ( Cal' dans
,
f1 icel
' fi -un JGur
l e. ' 'fs ,
le '-.
:' douzleme,
'
d u' le lllC les" défauts d eull1t1
.
J UBll
' l'd'1&amp;'Ions ,0ù on
' d ' Au...
,les
. ne pro LUt pas ol1cés qu'un Jour
jls ne ~ipeuvent être defi111tlVe~1~J,lt pl 0 \1 ,
' "
,
l

'

.

,

,

,~ais le même article décide tacitement que le troifierrie
d~l&lt;ll n~ p~ut être plus long que celui de l'aqignation ; car il
y efi aJoute, que le défaut ne pourra être jugé qu'après un autre

dé~ai Cjui fe,:a ~e lwitain,e p'~llr ceux Cjui feront aj olll'llés a hui-

,

1

1

l

•

,, '

•

1

'dienée rpuhlique. ,
',-&gt; ~
1 1 défaut ne pent être pl~O..,j
bonne leg e. e
"
lIt.
Je penfie ' qu'en
,
'
"J L' , ' &amp; J'e crOIS' aVOIr a e tre
ncé que'; Je dlx.:feptleme 10U~,-, t
, '
no " ,
~ L" T , " Y àlr.al1tl&gt; de mon oplmOl'1.
,
,
&amp; t'e[pnt de la o~ yourg . "
des délais fur les AJourL'Ordonnance ~e ,1 ~67, tlt;1~
, ard auX différe11te~
1\ements ,regle les 'qiffer,e ns de aIs, eu eg
,

18

1

•

.
. /

1

,

tame ou CjlLln:ra.me , &amp; a 1 egard des autres qui feront aJJianés
cl plus longs Jours, le délai pour f aire juger le défaut je,.~ de
la moitié du tems porté par le délai de l'affignation. L'article
ne parle pas de ceux qui [ont affignés à trois jours, mais il
porte affez clairement, que le troifieme délai ne fera jamais
plus long que le premier.
Tous les délais échus, celui qui pourfuit le défaut ou le
congé, donne [a demande de défaut ou de congé, il Y m'et
les qualités de la caufe, il Y raconte fuccinétement le fait"
&amp; il conclud à ce que le défaut ou congé foit déclaré bien
obvenu, Mœvius déclaré vrai contumax &amp; défaillant; &amp; jugeant
l'entier profit du défaut ou congé, [airant droit à la àemande
libellée (on prOllonce enfuite en adjugeant .les fins d'icelle) ;
fi c'eR: un congé, on conclud à ce que fans s'arrêter à la
demande libellée, l'affigné fera congédié de l'affignation ,
&amp; même relaxé d'il1fcance, en prononçant le déboutement
des fins prifes dans l'Exploit, &amp; on ' demande les dépens.,
Les Défauts ou Congés fe produifent au Greffe pardeV31lt
la Cour &amp; les Requêtes du P alais ( 17 0 3, art. 167 ) ; le pourfuivaLlt condud dans [on inventaire de produétion comme eu
Aa 2

l

�C

188

0 MME N TAI 1t

B

SUR LB RÉGLEME'N T DE LA

la demande de déf:'l.Ut; on p~ut donner la demande ' &amp;. produire
le même jour. ,
,
,
, '.
T rois jours après le mIs, en _ Cour, c ~il:-a-d,re, le fac
produit au Greffe &amp; couche dans u,n regtil:-e ad
le
Préfident nomme un RaPPDrteur qm peut Juger le même
,

JOu!".
'Co
r
'
,
Aux SieO"ès &amp; autres Jtlri(diétions, les De.Lauts le Jugent a
l'Audience b pub liq~e qui échoit après les trois . dél~is échus.
Mais avant que de produire ou faire juger à l'AudIence , il
faut configner l'ame nde du fol appel, s'il eil: ql~e~ion, d'un
appel ( r 7°3 , art. î 36); &amp; avant que de E1ire juger a 1 AudIence
ou par Rapporteur, il faut c0111,muni9uer le fac au Procureur
du Roi fi les condulions [am neceifall'es.
Le Jugement par défaut adjuge les fins prifes par le de-_
mandeur, fi elles [ont trouvées juf1es &amp; vérifiées, ,&amp; le Jugement par congé l'en déb out~. ( r 667 ' tit. S , art. 3.) .
Il Y a né.anmoins des Defauts qUi ne fon; pa: prodUIts pardevant les Cours ou la Chambre des Requetes , on les y Juge,
à l'Audience· ils font détaillés dans le Réglement de 1703 ,
art. 142 &amp; fuiv.; &amp; ,en out~e on j~g~ toujours à , l' A~dience
les défauts filr affignatlOns à Jour pr~Cls, ou en executlOn des
Arrêts de défaur.
,
Le défendeur étant congédié de l'affignation, le demandeur
peut-il fonner une nouvelle aétion, c'eil:-à-dire, alligner de
nouveau le défendeur aux ,m êmes fins pardevant le même Juge,
ou doit-il appeller de la Sentence de congé, ou fe pourvoir
en rabattement de l'Arrêt de congé?
Il faut diihnguer, fi le Juge n'a fait que congédier le défendeur de l'affignarion, fans prononcer le déboutement" des
fins; le demandeur peut fàns contredit former une nouvelle action, &amp; il ne doit pas appeller, à moins que le congé ne
ftÎt pas valablement obtenu; car le Juge d'appel ne peut être
faifi de la matiere que pour décider s'il y a nullité ou injuHice.
C'eil: dans çe fens que Bornier fur l'art. 1 des Congés &amp;
Défauts, fomient que le défendeur congédié n'eil: pas abfous .
de l'aétion, il eil: feulement remis au même état qu'auparavant: ex integro licet aRo,.i poJlea atlionem movere , ac70r cadit

•

18 9
n
,!D fnflantiâ,
~amen canfâ. Si le fimple Congé eU adJuge en premlere 1l1il:ance , le demandeur peut faire aŒgn
de nouveau, &amp; s'il efi adjuO"é en cau(e d'appel l'app""ll
- er
'd"
b
, ' - aat cong~ ~~ peut de nouveau rel ever (on appel, &amp; l'intimé ~ongedle ,pe~t de nouveau a-nticiper l'appellant.
MalS Il eil: [ans doute plus régulier que le Congé pro
Ji 1 fc d
&amp; d'
,E
nonce
ur, ~, o~~ s ,
a dJ~lélge, au deren~eLlr congédié les fins qu'il
aUtOIt p~dlles Dco~;;ra 1 LOIrement : Il en doit être des Congés
comme es
erauts; le demandeur n'efi pas n ' b l ' ,
'r
r.
'
noms 0 Ige
de prelenter ILlr l'A Journement
qu'il donne qlle le d'fi. do .
r.
l'A'
',
.
,
e el1 ,-ur
lur
Journement qUI lUI eil: donné ; la peine de la co t _
d'cl
Hl!
mace, ,Olt onc e.tre egaIe ~ non debet ac10ri lieue, Cjllod reo ,io/Z
permzttltur, Leg. 4 1 , if. de reg. jll,..
T;lle eil: m~me la di[pofition de l'Ordonnance: elle Vellf.t
en l art. 4 du tlt. 14, que le profit du Défaut ou du Con O"~
faute de plaider" fait d'accorder les fins du demandeur b~
elles font trou:~es jufies
;,érifiées, ou de renvoyer le 'défende~r abfous, Il en dOIt etre de m ême pour les Défauts &amp;
Conges faute de pré(enter.
,
~e Jug~ alors Sententiam ~ixit, le cong:édié n'a: plus que la
VOIe de l :ppel, ,ii l~ Jugement y eil: fUJet, ou du . rabattement, fi c ~il: u? ~rret. Ql~al1d le pro~ès eil: pendal1~ pardevant
~1). Juge fm)ec a 1appel , 11/ eil: certam que la partIe ne peut
etre
, reçue à rabattre le defaut obtenu Contre elle faute d '"
prefen~er, de mê~e que le Jugement rendl;l par féant, f.:lute
de plaIder, la vOIe de l'appel eil: la feule qui lui foit ouverte;, il lui eil: feulement permis de rabattre un Jugement
par defaut, faute de préfenter ou de plaider pendant la fé.:l11ce
de la même Audience à laquelle , il a été prononcé : telle eil:
la difpofition de l'art. ') du tit. 14 de l'Ordonnance, &amp; de
l'art. 4 du tit. 1 du Réglement de 16 7 8.
Mais pardevant les Cours , les Arrêts rendus par Défaut
QU par Con~é, fom fujetsà être rabattus dans la huitaine, à
compter ~u Jour que la fignificatiot1 de l'Airêt eil: faite à partie
( 1667 , tIt. 3'5, art. 3); &amp; lorfque la partie condamnée eil:
domiciliée hors de la féance de la Cour, elle a de plus un
jour pour chaque dix lieues pour donner fil Requête en ra-battement; c~tte regle fm atteHée par Mrs. les Gens du Roi

:w

ooe,

COUR.

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A

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•

�S'UR LE RÉGLEMENT
DE LA. cou~
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...

COMMENTAIRE

le

II

Mars 1723. (Recueil des Aél:es' de Notoriété, n(').

169- )
Il efl: fenlible que pendant le délai accordé pour rabattre,;,
on ne peut faire aucu.ne exécution de l'Arrêt ( 170 3 , art. 118);,
ce délai efl: franc comme rous les autres : ainli jugé, par Ar-·
rêt du 1 S Juin 1730, entre Me. Demoufl: IJrocureur, &amp; la
Dlle. Blachet.
Si l'Arrêt n~efl: pas rabattu, le pourfuivant leve des Lettres,
de commiŒon en Chancellerie" portant mandement à l'Huif-·
fier d'ajourner la partie condamnée à comparoir pardevant la
Cour dans le même déla.i porté par le premier Exploit, pour
'Voir .dire qn'il fera procédé à la taxe des dépens adjugés par
l'Arrêt.
'
Pardevant les Sénécllauffées, 011 ajou.rne en taxe, en ftgniflant la Sentence, fans prendre des Lettres ad .hoc. Si le condamné eil: rélidant hors dtI lieu de la féance du Siege, les
Lettres' portant mandement de lignifier ' la Sentence, f.i.Jffifent pour [on entiefe exécution, &amp; on donnê dans l'Exploit
d'Ajournement fait en exécution de la Sentence, le même·
délai que -celui porté par l'Exploit libellé: lors des Ajournements en taxe, ou doit donner copie de la prrcelle des,
dépens.
. L~ lendemain du délai, &amp; fans expe&amp;ative (' cat· il n'yen a
JamaIs dans les Exploits faits eu exécution de la chofe ju&lt;Yée )
e~ rendu à 1:Audience p~b1ique ~n Arrêt ou un Jugeme~t pa:
de€aut. dre~e &amp; conçu a1l1li: Defaut à Titius, demandeur.,en
eXecutlOn d Arrêt ou de Sentence de défaut du .,...• &amp; en Ex-.
pl?it d'Ajournement en taxe du ...... d'une part, contre Ma:vius
defendeuf &amp; déE1illant: la Cour a donné défaut (ou bien ft
c'en: un Juge inférieur) nous avons donné défaut à Titius
contre Ma:vius , pOUl' le profit duquel la Cour ordonne (ou.' :
nous avons ordonné ) qu'il fera procédé à la ta~e de~'
dépe~s adjugés par l'Arrêt ou la Sentence du ...... 011 prend' .
extraIt de ce~ ~rrêt ou ~ugement" &amp; fans le faire fignifier, ni
fans autEe delal , 011 faIt taxer, 011 leve les Lettres compul~oires &amp; on pourfuit , ainfi qu?il ' fera dit plus au long fur'
le titre de la taxe des dépens.
•
S'il Y a quelque autre ,hQ[e à fàire eu exécution de l'Arrê.t
-'

OU du Jugement de défaut " s'il, s'a&lt;Tit,
par exemple
0

19 1
,

de raIre
C •

nommer des Exp~rts pour proce~er à un ,Rapport ordonné par
le J ugeme?t .de def~ut , le i'~querant . pre[ente un Comparant
au Commdfalre , qUI fixe le heu, le Jour &amp; heure auxquels les
Expert~ feront l;ommés; on don~le copie du Comparant à
la partIe, &amp; on 1 affigne à comparOir un tel jour, à telle heure
( en donnant pourtant le même délai que celui de l'Exploit li~
bellé ) , &amp; pardevant le Commiffaire-Rapporteur (li l'Arrêt a
été rendu au vu des pieces}, ou pardevant le Commiffilire que
l'on fait nommer auparavant fur -Requête par le Prélident de
la Chambre où l'Arrêt a été rendu (s'il l'a été à l'Auàience) ,
ou pardevant le chef du Tribunal (li l'on pourfuit à l'Audien.
ce pard.evant un Juge inférieur) &amp; dans fon Hôtel, pour venir
convemr d'Experts, ou les voir nommer d'office.
. On procede à cette nomination &amp; à la faéture du Rapport,.
a111li qu'il fera dit au titre des Rapports, &amp; le. Rapport fait,
'On en donne copie à la partie qui e{1 affignée au même délai
que le premier pour en voir ordonnner l'exécution, &amp; le délai
échu fans expeétative, eil: rendu à l'Audience publique un Arrêt
ou Jugement qui donne Défaut au pourfuivant contre le dé~
failla nt, pour le profit duquel le Rapport eil: reçu avec dépens.
Si la partie condamnée veut fe pourvoir en rabattement
de l'Arrêt de défaut, elle préfente dans le délai Requête à
la Cout; elle expofe qu'il a été rendu contre elle un Arrêt
par Défaut le..... qui ordonne. . . . . &amp; demande de reqüérir au prernier jour d'Audience infiruétoire contre .. - ..•
en la perfonne de fon I)rocureur, la caffiltÏon de l'Arrêt de Défaut, &amp; fublidiairement d'être reçu à le rabattre, en payant les
dépens frufirés . . Sur cette Requête, décret de renvoi en Jugement; le pourfuivant fait fommation pour la prochaine Audience,
&amp; imervient Arrêt qui reçoit le défaillant en fes défeiJ[~s , ell
payant les dépens fruHrés; on leve l'Arrêt, on le fa it ligni~
fier au .Procureur advel'[e,. &amp; 011 pourfuit enfuite 2l l' Aud ienee
un Ju&lt;Ycment contradiéloire comme dans les autres inHances
art. 168); la Requête en rabattement peut être ligni·
fiée fans décret, &amp; même un jour de Dimanche, li le cas re~
quiert célérité.

(170:;'

..

�COMMENTAIRE

SUR LB R.ÉGLEMENT

On taxe enfuite contre le défaillant &amp; comme dépens fruftrés, mais avec fan Procureur, le vérifié du Défaut" la dre1Te
&amp; l'extra it du oremier Défaut la demande de Defaut, &amp;
tout le reHe de ~ la procédure jl~fques ~ compris l'ext~"a"it de
l'Arrê t qui l'e'foit le défaillant en fes defenfes, ~a copIe &amp; la
lig nification au Procureur" &amp; fi au profit du Defaut la Senrence elt confirmée l'a~ende du fol appel eH jointe à l'Ord onnance d(! 'calcul des dépens du Défaut (1703 , art. 102);
les frais de la levée des Lettres, de l'Exploit, de la Préfentation, &amp; ceux relatifs à ces procédures, comme voyage de porteur, {ont joints au fonds.
.
Avant que de fe pourvoir en rabattement. de l'Arrê~
défaut Ol! après, il faut examiner s'il n'y a 'P0I~lt de nulhte dans
l'Arrêt ; car fi l'Arrêt eil nul, on peut le. fall"e cafrer dans les
trente ans, &amp; on ne doit point de dépens fruHrés. Les moyeNs
de calTation differenr des moyens d'injuilice, en ce que ceuxlà portent Jur quelq'ue contravention à l'Ordonnance ou aH
Récrlement de la Cour, &amp; ceux-ci ne roulent que fur le bien
ou le m al jugé. Ainu l'Arrêt eH nul, s'il eil rendu un jour fériat, ou par défaut avant l'échéance des délais; il eH injuile au contraire, s'il accorde des fins qui ne foient pas légltl1l1es.
Il eH certain qu'après le délai 'du rabattement, on peut
{e pourvoir en caffa tioIl. d'lin Arrêt qui feroit nul; ainfi jugé
le 2 Décembre I738 entre Samuel &amp; Za-Adia Caen Juifs, &amp; les
fleurs Holroide &amp; Pealfon Marchands Anglais, &amp; rapporté cideffils, pag. 12 r .
, Les dépens fruihés font dus d'une Sentence de défaut dans
le cas qu'elle vient à être réf@)rmée, à moins qu'elle ne fùt
nulle ou notoirement incompétente (vid. Bonnet , lett. D. , n.
2 ); car le Jugement qui réforme, prononce toujours tenant
les dépens du défautr
Si le défendeur fe préfente après le pl1emier Défaut çO\!lché
au Greffe, mais avant qu'il foit produit, il eit obligé de le
mettre en 110rice au Procureur adverfe; mais il doit les dé ...
pens frnitrés depuis la dreife du premier Défaut j jufques &amp;.
compris ceux de la derniere procéGure faite avant fa préfentatiOll. Ces .d épens font payés [ur le f11nple roUe du Procu-

?e

reur,

11:s

LA

COUIi:

193

reur; &amp;. s'il y avoit refus, on leveroit des Lettres de
tra.inte po~r le mon~ans de ces dépens; fi le Déf~ut eil c;r~__
dmt, quo.lque . non Juge, il faut fe pourvoir en rabattement
&amp; obtenIr un Arrêt qui reçoive le défaillant en fes dé'
fenfes.
l

~i

de pluG.eurs parties affi~nées ,aux mêmes fins, une partie
preçente, ,on met le. p~"emler det:lut Contre les défaillants,
malS on.n en peut faIre Juger le profit que dans la même Sentenc~ qll1 eil rendue co.ntra~iéloirement avec la partie pré(~ntee , A&amp; cel,a ~e contznentla caufœ dividatur; &amp; fi la caufe
VI~nt a etre reglee avec la partie préfenrée on J'oint le . p eD 'f
' 1
\,
,
r
mI;r
e aut . au reg ~menr a, ecrire, autrement il arriveroit
qu ~n pourrolt obtenu" par defaut Contre l'un, ce qu'on perdrcrH.t dans la fuite contre l'autre par Jugement conrradiéloire
qUOIque ~e, défaillal;ç elÎt les mêmes exceptions, ~ ne frît pa;
plus oblIge que 1 autre. Cependant l'article 12') du Rég!e~ent de, 17°3, autorife de faire juger avant le prinCIpal les defauts {ur les affiilarrces en caufe &amp; garanties &amp;
cela s~obferve pardevam la Cour; mais pardevant les au~res
Juges, on toinr- le .premier ~éfaut à la qualité principale: on
ne trouve d autr~ ralfoll de dlfference, finon que pardevant la
Cour le Défaut peut être rabattu.
.
Il e~ égal;ment vrai, que ~ à raifon d'un même objet les uns
f?nt ajournes à plus long delai que les autres, on ne peut
n~n itatu~r, contre ceux-ci, ni les pourfuivre que les délais ne
(Oient expIres contre les autres~
Pèndant le tems des 'vacations on ne peut mettre aucun
Défaut fur les aŒgnations princi.eales , quoique la matiere hk
de la compé tence de la Chambre C' Délibération des Procureurs
du 12 Juille t 173')')
Mais on peut obtenir pendant les vacations des Défauts (ur
matieres provifoires, ou en exécution d'Arrêts.
.11 eil admis pour certain aujourd'hui, qu'on peut lever des
DéfclutS dans les ' trente ans du jom- des affignations,. aina
que nous le rappellerons filr le titre des péremptions.
Si l'affig-nant décede pendant les délais de l'Exploit, fes
.hoirs faifant une procuration au Procureur déja préfenré" ou
faUc1l1t préfenter l fi. la préfencation u'eH pas mi{e " peu.vet}S

BQ

�194'

.

C

SUR LE ' R"ÉGLEM-ENT . DE LA COUR.

0 M. M B N TAI ~ B

.

~r[uivre &amp; obtenir le Jugement par défau~, fans ,fai,re llfFllIner
procuration ou la préfencation à ~'affign~ ; celUi-cl d~l: f'ravoir que les hoirs repré[entent ledefunt, Ils [ont avec UI ùna
&amp; eadcm perfona
. il. .cl. ' d V
fi"
ArreA.
rendu
à
l'Audience
It1ILfU(jlOlre
u en'
t
A m 1 )uP'"e par
1 P ' fid
d
dredi 18 Décembre 17')0, prononcé par Mr. e, re 1 ent e
,
Mahverny
p l al'cl an t s Mes . Mathieu &amp; Mottet, qm confirma . un
A - At de défaut attaqué fur le fond ement que la procuratI~n
n,::eoit pas été fignifiée ; le motif de l'Arrêt fur, que toute partIe
affiO'née doit pré[e nter.
A
'1 '
D
'Il
t
fi
l'affiO"né
décede
penda;nt
les
rnernes
de
aIs,
P arel elnen
.:&gt;
C
fi 'fi 1 d' è . d S e
fes hoirs doivent préfencer ou rair~ Igl1l er e ec SA' an c
' cas, l'al1ignant
doit les faIre affigner aux memes
cl ernler
c lU
fi l' Ir. fins,
"1 on t pl'e'leI:enté , ils ' peuvent lever un ,conge,
&amp; SIS
è· ' f1 i 'alllgnant
,
Iii te pas [ur le fondement du dec s, a111 1 Juge par
A:rlr:ee:du à l'Audience de relevée du 14. Avril 17'50 , enlIa
1:
d f-e os Taulane de Saint-PéJul-lès-Vence, contre es
caUle es 1 r....
"
' fi 1 h' .
'
d
Bir.·
l'affig:nant
dOIt
veIller
pour
[cavOlr
1 es 0115
o'
h 011"S e ouy ,
pré[entent.
bii
'
Avant de paffer à un autre· titr,e, no~s devons 0 erv~r, q~ 011
ne peut mettre qu'une [eule prefentatlOn d,ans, une meme 111[n'y a repri[o
de procès, , conftltutlO11
tance , s "1
l
''
fide l' nouveau
'
Procureur, en cas de décès ou de demtfIion, o~ 1 on 11 a~- .
pelle un garant; dan~ c~ dernier cas, le garantI met une prefentation contre le pnnclpal demandeur , ~ u~e autr~ ,CO!1tre
le garant; il en eft ' ufé de même par ce.lm qur. eft oblIge d ap- .
peller une nouvelle partie au procès. ~a~s les mterv:nants par
fIrnple adhérence qui fe fervent du rnl1l1fter~ du meme Procureur que la partie aux fins de laquelle Ils adherent , ne
mettent aucune pré[entation au Greffe. ( 170 3, art. ') 6. )

1:

L

,

J

.a
T 1 T R E

DÉ FEN SE

•

.
"

q.

J.

L

E défendeur après avoir conflitué Procureur, fera tenu
, de donner [es défenfes avec copie des pieces juflificatives ,
s'zl en a, dans les mêmes délais des affiunations &amp; des expeRatives, qui efi le délai de quintaine d~dit artJÏcle premier
titre 4, &amp; a fau~e de ce, le demandeur mettra un Défaut a~
Gr~ffe le premier Jour non férié ou autres jùivants après l'échéance
deJdits délais, en prendra extrâit, &amp; le fera fignifier au Pro cureur du défendeur, &amp; huitaine après ladite. fignification, il
40nnera copie e l'inventaire, &amp; produira au Gre..fJe, &amp; trois
Jours après pourra faire diflribuer &amp; juger ledit Défaut.

4

.

,

C

.

E titre du Réglement rappelle la procédure prefcrite pal'

l'Ordonnance, dans le ças 01\ le défendeur, après avoin
.
couil:itué Procureur, ne _donne point [es défen[es; l'ufage a
établi tille procédure contraire., du-moins pardevant la Cour
&amp; , la plupart des. JurifdiétiQl1s de la Province. Pour remplir
notre objet , nous croyons devoir pré[enter fous ce titre la.
procédure que l'on ob[erve contre le défendeur qui refufe de
donner fes èéfenfes, la maniere de les donner, &amp; les d~ffé ...
rentes fortes d1exceptions que chaque partie peut propo[er ,
avant que le procès foit en état d'êl're porté à l'Audience pOUl'
Y etre Juge.
Il eft certain que le qéfendeur ayaht préfenté !LIr l'affignation
qui lui eil: , donnée, ne pel!t faire aucune pour[uite ,avant ~e
fournir [es défenfes; ju[ques alors il eft dans un etat vraIment pallif, &amp; fan fùence le fait regarder comme con~umax
&amp; défaillant ; cela eil: li vrai, que l'Ordonnance auton[e 1~
.
Bb2.
A

r,

C 1 N QUI E M E.

•

/

-

�194'

.

C

SUR LE ' R"ÉGLEM-ENT . DE LA COUR.

0 M. M B N TAI ~ B

.

~r[uivre &amp; obtenir le Jugement par défau~, fans ,fai,re llfFllIner
procuration ou la préfencation à ~'affign~ ; celUi-cl d~l: f'ravoir que les hoirs repré[entent ledefunt, Ils [ont avec UI ùna
&amp; eadcm perfona
. il. .cl. ' d V
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rendu
à
l'Audience
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dredi 18 Décembre 17')0, prononcé par Mr. e, re 1 ent e
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A - At de défaut attaqué fur le fond ement que la procuratI~n
n,::eoit pas été fignifiée ; le motif de l'Arrêt fur, que toute partIe
affiO'née doit pré[e nter.
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A:rlr:ee:du à l'Audience de relevée du 14. Avril 17'50 , enlIa
1:
d f-e os Taulane de Saint-PéJul-lès-Vence, contre es
caUle es 1 r....
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Avant de paffer à un autre· titr,e, no~s devons 0 erv~r, q~ 011
ne peut mettre qu'une [eule prefentatlOn d,ans, une meme 111[n'y a repri[o
de procès, , conftltutlO11
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Procureur, en cas de décès ou de demtfIion, o~ 1 on 11 a~- .
pelle un garant; dan~ c~ dernier cas, le garantI met une prefentation contre le pnnclpal demandeur , ~ u~e autr~ ,CO!1tre
le garant; il en eft ' ufé de même par ce.lm qur. eft oblIge d ap- .
peller une nouvelle partie au procès. ~a~s les mterv:nants par
fIrnple adhérence qui fe fervent du rnl1l1fter~ du meme Procureur que la partie aux fins de laquelle Ils adherent , ne
mettent aucune pré[entation au Greffe. ( 170 3, art. ') 6. )

1:

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E défendeur après avoir conflitué Procureur, fera tenu
, de donner [es défenfes avec copie des pieces juflificatives ,
s'zl en a, dans les mêmes délais des affiunations &amp; des expeRatives, qui efi le délai de quintaine d~dit artJÏcle premier
titre 4, &amp; a fau~e de ce, le demandeur mettra un Défaut a~
Gr~ffe le premier Jour non férié ou autres jùivants après l'échéance
deJdits délais, en prendra extrâit, &amp; le fera fignifier au Pro cureur du défendeur, &amp; huitaine après ladite. fignification, il
40nnera copie e l'inventaire, &amp; produira au Gre..fJe, &amp; trois
Jours après pourra faire diflribuer &amp; juger ledit Défaut.

4

.

,

C

.

E titre du Réglement rappelle la procédure prefcrite pal'

l'Ordonnance, dans le ças 01\ le défendeur, après avoin
.
couil:itué Procureur, ne _donne point [es défen[es; l'ufage a
établi tille procédure contraire., du-moins pardevant la Cour
&amp; , la plupart des. JurifdiétiQl1s de la Province. Pour remplir
notre objet , nous croyons devoir pré[enter fous ce titre la.
procédure que l'on ob[erve contre le défendeur qui refufe de
donner fes èéfenfes, la maniere de les donner, &amp; les d~ffé ...
rentes fortes d1exceptions que chaque partie peut propo[er ,
avant que le procès foit en état d'êl're porté à l'Audience pOUl'
Y etre Juge.
Il eft certain que le qéfendeur ayaht préfenté !LIr l'affignation
qui lui eil: , donnée, ne pel!t faire aucune pour[uite ,avant ~e
fournir [es défenfes; ju[ques alors il eft dans un etat vraIment pallif, &amp; fan fùence le fait regarder comme con~umax
&amp; défaillant ; cela eil: li vrai, que l'Ordonnance auton[e 1~
.
Bb2.
A

r,

C 1 N QUI E M E.

•

/

-

�t9 6

C

0 M Nt E N l' AIR

Jf

demand~ur
à p6urfuivre
r.

le Défaut contre lui comme s'il n'avol~
pas prelente.
.
J
Mais par un ufage qui ne doit pourtant pas he~ le , llg~;,
on accorde au moins deux Ordonnances de renVOI, c efi-:a....
dire, le Juge renvoie pendant deux fois la caufe au premI~r
jour, pendant lequel rems le défendeut' peut donner fes ?e~
fenfes . le JuO'e peut même accorder plus de deu~ r~nvOIs ,
'b
&amp; il les
accorde lor[que le cas parolt 1" eXIger,. .mais. Il ~1 'y a
que les deux premier~s Ordonnances .de renVOI qm r~Iif~n~
paifer en taxe, à moins que dans les autres la caufe ~ aIt. ete
déclal'ée entamée, ou devoir être continuée au pr~m1er J,our,
ce qui [uppo[e gue la plaidoirie a été commencee. (Regle~
ment de I743 au mot Arrêt.)
.
. ,
Le premier jour n'efi pas le jour de l'Audlenc~ plus proch~I11e,
aÏnfi dans les Jurifdiél:ions où l'Audience publtque eH: fixee aU
Lundi &amp; ahl Jeudi de cJlaque fèmaine, le premier jour efi du
Lundi au Lundi, du Jeudi au Jeudi, &amp; il efi défendu aux
Procureurs' d'intervertir l'ordre , des Audiences, ; mais le Juge
peut renvoyer du Lundi au Jeudi, ou à tel autre jour qu'il )ui
pl ait.
,
.
Quand l'infiance d'appel peut êt-re portee &amp; , pourfLllVIe à
l'Audience; l'intimé pourfuit de la même façon l'appellant à
donne!' lès griefs, &amp; l'appellant ne peut faire aucune PQurfuite· [ans les donner; les griefs {ont les moyens de nullité
ou d'injufiice qui peuvelllt faire caifel' ou réformer la Sentence.
Si après les Ordonnances de renvoi, le défendeur ne, donne
fes défenfe~, ou fi, après les défenles fournies, l'une des
parties n'efl: prête à plaider, la Cour rend un Arrêt d'Exploit,
pour le profit, duquel elle accorde au pourfuivant les fins qu'il
prend fur le Barreau.
'
V Krrêt d'Exploit, s'il n:'efi: rendu à l'Audience du Rolle,'
ou à l'Audience des pauvres', peut être rabat,tu dans la huitainè du jour 'de la fignifical'ion qt1i en d!: faite au Procureur,
( I667 , tit. 35, art. 3 ; Annot. -générales" art. 13); celui
qui le rabar , pl'éfente Requête à la Cour, tendante à ce qu'il
f'oit reçu à rabattre &amp; à plaider à la premiere Audience, au~
•
v emeut Îllter'viem Arrêt d'Exploit confirmé.
~
1

1

A

1

.

•

•

.

uant fes défenfes, doit donner en
..
à les juf-

1

,

,

,.

u~

,

�SUR LE lt'ÉGLEMENT DE LA

COMMENTAIR

I9 8

.
,.
'
cifier' ces titres font communiqués par excepCl0n , &amp; S Ils font
, l' 'ls font affranchis de la formalité
du CO,ntrolle , p~rce
prives, 1
bl' l ' t e de l'aéhon
.
'
qu'ils ne [ont pas communiqués pour eta Ir e m~nfi 1
mais feulement pour combattre la demande: amI a .qUIttanCe
tU1t
ne 'fera as [oumi[e au Controlle_, fi on la comm que pour
' ufiifier ~u payement, mais il faudra la faire con~rol}erà' r.fid~n
.
"
d
'
e qu'on aura paye la eJla produit
pour repeter u tlers c
"
d'
char e. Le demandeur peut de fon chef c01~tredlre ces. ef( fig &amp; . . communiquer en même te ms des tItreS contraires,
s~i7s e:;'ont été communiqués lors de l'Ajournement &amp; dans ~e
al' de l'Exploit' le défendeur conc1ud dans les dememe c 11er
.,
d
1d
fen{es 'au déboutement de la demande, le deman eur conc u
dans les contredits à l'entél'inem:enr.
d
&amp;
Les défen{es, contredits, écrits, ~6tes de pro~e ure
d' infiruétion titres &amp; pieces (à l'exception de~ Requetes dond'un ob)' et qui excede le pOUV01! du pr0cureur,
nees a ranon
"
comme fi l'on demandoit affignatlon pour averer une ecnte, pr~vée, ou pour répondre qthégoriquemen,r), font c~mmul11ques
pendant le cours de l'infia1~c~ de ~rocureur à, PIOcureur pa:
un Exploit de fignifié &amp;, b~l11e cop~e.s} 67 8 , Clt .. 7 ~ art.. 3 ) ~
1ece
' l'Huiffier met fon ExplO1t a la marge.,
bas de la t:
com
. DLl
)our- du mOlS de .......
.
hlumquee, 1'1 1e d r eIr.
we al'nt:
111 •.
••• •••
•
fi2i.lifié &amp; donné copie à Me •...... Procureur adverfe,. en parJ3~lt à lui ou à fon Clerc. Pareils Exploits font affrandlls de la
formalité du Controlle. .
Il ne peut être produit ni employé dans un procès aNcu~e
piece qtÙ n' ait été communiquée originelleme~t ou par COpl~ .
( 1667, dt. II, art. 22, 25 &amp; 27; Annot. g:ener. ,.art. II),
il efi ju!1:e que celui contre qui on v~ut s'en fervlr, en aIt connolffance &amp; communication pour pouv?!r l'adopter ou}a combattre.
Les copies · ainfi données, dOIvent. être figne~s par le Procureur ou [on Clerc qui figne pour lm , elles ~01v/ent etre cor~
l'elles &amp; lifihles à p'eine d'être refaites &amp; re)ettees de la taxe
(Annot. général;s, art. 27; Réglement de 17 1 9, art. 7) ; les
HiliŒers ne peuvent faire pareils Exploits dans la falle de l'Au7'
dience &amp; pendant la tenue d'icelle ( Annot. génér., art. 3°);
les Procureurs font tenus de couc
lel!lr réponfe au. bas des
.fignificationS dans les y'
ures (A.nn~ génér. , art.
1

Couat

.

1,()9

2~), &amp;. les H\.;iffiers d'aller dans le même délai prendre les
r~ponfes dans 1 Etude des Procureurs. (Réglement de 1:678,
Ut.

7, art

2

&amp; 3. )

DES DIFFÉRENTES SORTES DE DÉFENSES.

§. 1.
Relax d'AJJzgnatïon

A

1

l

,

• ('

,

1

l

, .

al:

,

l

1

A

i l; ...
~,.

t.,.....

'

ETTE exception efi tirée du défaut de qualité néceŒïire
dans le demandeur pour pouvoir pourfuivre, ou néceffaire dans le défendeur pour pouvoir être pourfuivi à rai[on de
l'aétion qui eft intentée : valet ex parte acta ris , t;. ex parte rei;
ce moyen doit être propofé toutes les fois q~e l'une des parties figure dans l'infiance fous une qualité qu'elle n'a pas.
Le relax d'affignation efr appellé par quelques Praticiens fins
de non - valoir; &amp; il a lieu, quand le défendeur peut dire au
demandeur, non vales agere, c'eft-à-dire, vous n'êtes pas partie
légitime pour intenter l'action, ou je ne fois pas partie légitime
paur y défend,~e.
Ainfi, fi Jean fe difant mari &amp; maître de la dot &amp; droits
de Marguerite, ou fe difant héritier de Mathieu, attaque Pierre
à l'aifon de la dot de Marguerite, ou en exerçant les aétions
de l'hoirie de Mathieu, Pierre fera relaxé d'affignation, fi Mar. guerite efi libre dans fes aétions, &amp; fi Jean n'dl: pas héritier de
Mathieu.
Si Jean prétendant avoir des droits contre 1'héritier de Mathieu ou contre l'affocié de Pierre, attaque Paul comme hérider de Mathieu, ou comme affocié de Pierre, Paul fera relaxé d'affignation , s'il n'eft ni l'héritier de Mathieu, ni l'affocié
de Pierre.
Ce moyen doit être propofé dans les prerii'ieres défenf~s;
celui qui le propofe n'eft pas même cenfé en avoir d'autre,
}:mifqu'il tend à faire dire, que la pei"f011l1e affignée n'a pas pu
l'être. .

C

�SUR LE RÉGLEMENT nE LA

COMMENTAIR~

§.

1 I.

Le cas fur cas a lieu toutes les fois que le même demandeut
.intente en premiere infrance contre le même défende~r une
même aétion déja jugée par I.e ~ême ~r~bu~al:, ~~ portee, par, devant un autre Tribunal qUI n a pas ete declare ll1com~etent~
Cette exception doit être propofée dans les prem!eres .defenfes·
&amp; jugée .préalablement à toute autre;. ~ on fat; dr.Olt au cas
fur cas, on ordonne qu'il fera, pOUrUI1VI en eXe~lltlOn de, tel
Jugement ou {ur la demande fO~'mee, pardeva~t •.... all1~ q~le, s appartient, Ce moyen n'altere pm~ls le d~ol~ des. JunfdIél:tons ,"
&amp; laiife toujours ouvertes les VOles du decll11at01re , du conflit
de Jurifdiétion ou du réglement de Juges,

III..

Exceptions Dilatoires..
Les exceptions dilatoÏres tendent à faire différer t"examen &amp; l':i
tiéciiion du fonds, quoique l'aétion {oit née; elles doivent êtJ;e;
propofées dans les premieres défenfes, ~avant ql1e de con-tefier {ur le fonds; la contefiation fonclere rend non rece-,
vable à les propofer : ainfi le garanti qui a appeIlé {on garant dans les délais prefcrits par 1'Ordonnance ,. ne peut être
pourfuivi par le demandeur principal avant ~'ex:piration de,s délais de la garantie, &amp; fi le demandeur pnnclpal pqurflllt, le
garanti fait ordo~er qu'il fera {urus à toute pourfuite jufqu'après Pexpiration des délais.
On ne peut ·faire juger le défaut €ont:re l'l1éritier aŒgné' en
reprife , ou comme repréfenta~).t le défunt, &amp; l'héritier n'efi·
obligé de comefier apr~s avoir préfenté, que les trois mois pour'
faire inventaire, &amp; les qt.Jarante jours pour délibérer, ne [oieneexpirés ( 1667" tit. 9, art. 2); ainfi dans ce cas, l'1J.~ritier· peut
faire ordonner qt.Je les délais expirês , il fera pourfuivi fur la
~~ma.tlde, ainfi qu'il appartiendq..
,

.

20I

Une troifieme efpece d'exception dilatoire qui d\: hl
n. d" I l .Gl. •
utot
un fiunp 1e a-':le
mnru-':llon, con[ille à requérir, avant de COl1t~fier fur le fonds, la comnlU~icatio~ de quelque titre pour jufufler de la demal1de ou de 1 exceptIon, ou que le mineur fe
fera autorifer d'un curateur.
Il y a également .lieu à .l',exception dilatoire, lorfqu'il manque
au procès une parne légItIme qui doit être appellée . on fait
alors ordonner qu'avam dire droit, &amp; à la pourulite d~ Pierre
ou de la partie plus diligente, Jacques fera appellé au procè~
dans le tems qui fera fixé par le Jugement.
Celui qui a p1tliieurs exceptions dilatoires efi tenu de les
~r~P?~er p~r un feul aéte ( 1667 , tit. 9, art. l ) ; cependant
1hentier n efi tenu de propofer les autres exceptions dilatoires.
~u'il peut avoir,. qu'après 1'expiration des trois mois &amp; quarante
l?llrS (art. 2, ) ; il ne peut être fournis à fournir les exceptIOns qu'il peut faire valoir lorfqu'il aura accepté, avant qu'il
fait décidé s'il acceptera ou non; il feroit même inconféquent
de cum,uler les deux exceptions, &amp; d'entendre, par exemple,.
l'héritier de la ~aution dire au créancier: je fuis dans mem
délai pour accepter ou répudier la fucceffion, &amp; ajouter en
même tems, vous ne pouvez me pourfuivre avant d'avoir difcuté
le pril1çipal obligé.

'1'

Cas litr Cas.

§.

ConR'
v
•

§.

A

1 V.
•

Déboutement en l'Etat..

Il y

a

lieu de faire débouter quelqu'un de fa demande en.
l'état, toutes les fois que le demandeur intente une aétion
avant qu'elle foit née, c'efi-à-!dire, avant qu'eUe puiife être
formée &amp; pour[uivle. En déboutant quelqu'un en l'état, on
iuge qu'il pourra avoir aétion, mais qu'il ne peut la former
en l'état OÙ font les ch ofes lorfqu'il Pexerce. Si Pierre, créancier de Paul d'une dette à jour fous le cautionnement de Philippe qui n'a pas renoncé au bénéfice , de difcùffion, ~tt~9ue
Philippe avant d'avoir difcuré les biens de Paul pnncJ2al
obligé, Philippe caution fera débouter en l'état Pierr~ de Jon.
aéhon contre lui; le c.réancier hypothé.caire fe.ra ta~elllement:

�COMMENTAIRE

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

débouté . en l'état de fon aétion en regrès contre le tiers-poffe!feloll" d'un fonds foumis à f611 hypotheque ,. s'il exerce les
reO"rès fans avoir difcuté les biens libres de fon débiteur &amp;
fa~s a;oir rapporté l'Exploit de diligence ou de. di~c~ffion; ~ans
ces deux cas &amp; autres fembl ables, il ferolt ll1JuHe d orGonner que l:s pOlu"fuites feroient continuées ,après due difcuffion faite, parce que ce fera,it exp~fer l,a , c~utlon }" fupporter
des dépens à rai(on d'une ,aétlOn qUI ~ e,t~ ~nte,nt~e aval~t le
re ms,' ou parce, que fi la dI(cuffion avo:t ete )ufbfiee ~ le tlersacquere\lr aurolt pu payer lors de 1ExploIt, &amp; eVIter les
l'egrès &amp; que d'ailleurs il ne peut être pourfuivi avant que le
, {oit di(cute.
, U n l egltllnalre
' , , ' pourvu lera
r
cl e'b oU,te./ en l' eta
' t
débite ur
d'une {econd~ provilion, fi la premiere n' dl: confommee.

§.

§.

VI.

Défenfes Fonderes ou Péremptoires.

Par les défen[~s ~oncieres , on repouffe l'aétion en elle-même '
ellesr tendent
à etemdre la- demande &amp; à la ren d re 13ns
r
f:
Ir.'
Lorce'
&amp;, lans
r
' erret,
,
" amG on oppofera au cr~ancl'e
.
r que l,cl lomme
n a JamaIS ete dU,e, ou qu'elle a l' té payée, ou qu'elle
fe trouve , compenfee avec une autre au moins égale; ces forte~ de defenfes peuvent fe propofe.!;' en tout état de caure
meme en caufe d'appel ,
. ,

,c

§.

V.

VII.

Fins Su.bfidiaires ..-

Fins de Non-Recevoir.

Toutes les parties peuvent en premiere inftance e
/";
l &amp;
fi
' n caULe
. ,appe,
.r:1et;ne ur le Barreau , prendre des fins fublidi aires , l~
ou :es ~ns. p'rll1clpales ne fer~nt pas adoptées. Ainli Jacques attaqué.
~ar Plerte en condamnatIOn d'une fomme au-deifolls de 100
lIv." co;~clud , au, déboutement de la deFl1ande, fur le fonde-.
mel~t q~l Il a paye cette fomme; &amp; ft le payement efr contefre, Il ,conclud fubfidiairemem à être admis à le prouver
p~r~~ q,lùI efr de rep-le qu'une demande juilifi.ée ne peut êtr~
legltl1?ement contefree , que par la preuve de l'exception, qui
en ,d~montre la no.n valeur; c'efr là le cas de la tegle :. l'eus

d'

D'après la difpofition de Part. '5 du tit. '5 de l'Ordonnance
&lt;.le 1667, il doit être fait droit fur les fins de non - recevoir
avant ,d'entrer dans l'examen de la conteilation fonciere , elles
doive nt être jugées à l'Audience; cependant lorfqu'elles dé pendent de l'examen des titres ou des pieces du procès, elles
peuvent être cumulées avec le fonds (Réglement de 17 22 ,
art. 18 ): ainli on jugera au vu de pieces, &amp; en examinant
le procès au fonds, la fin de non - recevoir tirée de la prefcription du titre, ou de ce que le demandeur fous une qualité dl: garant fous une autre à raifon de fa demande, de celui
contre qui elle efr formée, &amp; fi on peut lui oppofer la maxime

A

exctplmda fit ac7or.
Il efr bah d' ob[erver ici, que celui qui prend en même tems
ou ,fu~ceiLiveffi'ent des fins principales &amp; !llbfidiaires, obtient
o~dmairement la condamnation des dépens, dans le cas même.
ou -le Jug~~ent rejette l~s fins principales pour n'adopter que
les fu?~d~alres, à mo~ns que les fins principales ne fuf...
~ent, eVldemment injufres, &amp; les fins fublidiaires ne fuifent
~ndependantes ',dans lequel cas on n'adjuge les dépens que du
JOux, qu'on a pns ,les fins fubG.diaires; mais il eil certain que
fi PIerre ayant pns des fins principales &amp; fubfidiaires , Paul
~l,e combat que les principales, &amp; âdopre les ft/bfidiaires aVJl1.,C:

quem de evic1ione tenet aaia , eumdem agentem repellit exceptia ,
ou de èe qu'il y a Tranfaétion (ur la chofe qu'on plaide, ainu
des autres. On jugera à l'Audience la fin d~ non - recevoir
tirée de ce que l'appelhmt s'étoit départi de fon appel, &amp; avoit confenti ~l' exécution de la Sentence, s'il n'impetre pas refcifioll
envers fOll . département.

r

Cel.

..

•

,

(

1

�SUR LE RÉCLEMENT lm 'LA COUR;
COMMENTAIRB

§.

J J.

Cas fur Cas.

Le cas fur cas a lieu touteS les fois que le m~me demandeur
~ntente en premiere infrance contre le ~ême défende~r une
même a8:ion déja jugée par le même Tnbunal', ou portee par. devant un autre Tribunal qui n'a pas .été déclaré incompétent.
Cette exception doit être propofée dans les prem.iel'es .défenfes
&amp; jugée préalablement à toute autre; fi on faIt dr.Olt au cas
ftzr cas on ordon.ne qu'il fera pourft.zivi en exécutlOn de tet
,
fc
'
.~,
Juo-ement ou {ill"la demande ormee pardevant •.... a1l111 que s appa~tient. C~ moyen n'altere jam~is le d~oi~ des" J urifdiél:ions ."
&amp; laiife toujours ouvertes les VOles du decl1l1atOlre , du cOlillit
de Jurifdiél:ion ou du réglement de Juges,

§. l

Ir~

Exceptions Dilatoires.
Les exceptions dilatoires tendent à faire différer l'examen &amp;. I~
ti.éciiion du. fonds, quoique l'aétion {oit née ;. elles doivent êtFe
propofées dans les premieres défénfes, &amp; .avant que de· €On-·
tefler fur le fonds ; la con:tefEation fonciere rend -non rece-'
vable à les propo[eF : ainll le garanti qui a appellé {on gar ant dan~ les délais prefcrits par l'Ordonnance, ne peut être
p ourfuivi par le demandeur principal avant l'expiration des délais de la garantie., &amp; fi le demandeur principal pqur[uit, le
garanti fait ordonner qu'il fera [urus à toute pourfuite ju{qu'ap rès l'expiration des délais.
On l!1e. peut ·faire juger le défaut: C0nt're l'l1éritier affigné· en,
r eprife , ou comme Fepréfentaut le défûnt, &amp; l'héritier n'eft·
o~lig~ de c0r:-tefrer après avoir pr~fe11.té, que les trois mois pour·
faIre 1l1VentalFe, &amp; les quarante Jours pour délibérer ne foiei'1L
expir és ( 1667, tit. 9, aFt. 2); ainfi dans ce cas, l'héritier· peut
faire ordon~er que. les dél.ais expirés;- il f~ra pourfuivi fur la:
~.ek11a.tl.de , amii qu'il apparuendq..
'
.

Une.,

r

201

Une troifieme efpece d'exception dilatoire, qui e{l: plutôt
un fimple aéte d'inH:ru8:ion, con[ille à requérir, avant de contefier fur le fonds, la communication de quelque titre pour juftifiet' de la demande ou de l'exception, ou que le mineur [e
fera autorifer d'un curateur. .
Il Y a également lieu à l'exception dilatoire, lorfqu'il manque
au procès une partie légitime qui doit être appellée; on fa it
alors ordonner qu'avant dire droit, &amp; à la pourfllÎte de Pierre ,
ou ne la partie plus diligente , Jacques fera appellé au procès
dans le tems qui fera fixé par le Jugement~
Celui qui a plufieurs ~xceptions dilatoires eft tenu de les
propofer par un feu! aéte ( 1667, tit. 9, art. l ) ; cependant
l'héritier n'dl: tenu de propofer les autres exceptions dilatoires
qu'il pe\.!lt avoir, qu'après l'expiration des trois mois &amp; quarante
jours (an. 2 ) ; il ne peut être foumis à fournil' les excep. tions qu'il peut faire valoir lor[qu'il aura accepté , avant qu' il
foit décidé s'il acceptera ou non; il feroit m ême inconféquent
de cumuler les deux exceptions, &amp; d'entendre, par exem ple,
l'héritier de la ~aution dire au créancier: je füis dans mo.n
délai pour accepter ou répudier la fucceffion, &amp; aj outer en
même te ms , vous ne pouvez me pqurfuivre avant d' avoir difcutéle prÜ1c:ipal .obligé.

§. IV.
•

Déboutement en l' Etat~
Il Y a lieu de faire débouter quelqu'un de fa demande en
l'état, toutes les fois que le demandeur intente une aétion
avant qu'elle foit née, c'eft-à-'dire, avant qu'elle puiife être
formée &amp; pourfuivi'e .. En déboutant quelqu'un en l'ét at , on
i uge qu'i.l pourra avoir aél:ion, mais qu'il ne peut la former
en l'état Oll font les cbofes lorfqu' ill'exerce. Si Pierre , créancier de Paul d'une dette . à JOUI fous le cautionnemènt de Philippe qui n'a p as renoncé au b énéfice de difcùffion, att.1que
Philippe avant d'avoir difcuzé les b iens de Paul principal
obligé, Philippe caution fera débouter en l'état P ierre de ion.
aéh9U contre lui; le c.réancier hypothécaire fe;-a ta~eille!l1.ent

�COMMENTAIRE
SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

débouté , en l'état de Fon aB:ion en regrès contre le tiers-poffeffeur d' un fonds foumis à fOl1 hypotheque" s'il e~e~ce les
regrès, fans avoir difcuré le~ biens libres de [~n deblt~ur-&amp;
Llns avoir rapporté l'Expleir de diligelilce, ou de, dl~c~ffion, ~ans
ces deux cas &amp; autres femblables, Il ferolt 1l1JuHe d ~r­
donner -que l:s po'Ur[uites feroiènt continuées ,après due dlfcuffion faite, parce que ce [erait exp~fer l,a ,c~utlon ,'fi fupporter
des dépens 'à rai[on d'une aB:lOn qUI ~ ~te, ~nte,nt;e aval~t le
tems, ou parce que fi la di[cuffio11 aVOIt ete )u!bfiee ~ le tlersacquéreur am'oir pu payer lors de l'ExploIt ~ ,&amp; eVlter les
cegrès, &amp; qU,e d'~il1eurs ,il ,~e veut être pour[t1l~l aVal}t q~~ le
débiteur [oit dl[eure. U.Q. legltHnalre pourvu fera debou,te, en 1 etat
d'une [eeond~ provifioll, fi la premiere n'ell confo.mmee .

§.

VI.

Défenfes Foncieres ou Péremptoires.

Par les défenfes foneieres , on repouffe l'aB:ion en elle-même '
elles tendent à éteindre la demande, &amp; à la rendre [ans forc~
~ {;.~ns e~et ~ ~infi on oppofera au créancier que la fom me
n a JamaIS ete dU,e, ou qu'elle a l ' té payé~, ou qu'elle
[e trouve , compenfee avec une .autre au moins egaIe; ces forte~ de defenfes peuvent fe propofer en tout état de ca,ufe
me.ffie en caufe d'appel.,
'

/

§.

V.

§.

Fins de Non-Recevoir.

VI I~

Fins Su.{;fidiaires ..-

D'après la difpofition de l'art. ') du tir. ') de l'Ordonnance
de 1667, il doit être fait droit fur les fins de 110n - recevoir
avant ,d'entrer dans l'examen de la conteHation fonciere , elles
doivent être jugées à l'Audience; cependant lorfqu'elles dé ...
pendent de l'examen des titres ou des pieces du pl'oeès, elles
peuvent être cumulées avec le fonds ( Réglement de 1722,
art. "I 8 ): aiafi on jugera au vu de pie ces , &amp; en examinan t
le procès au fonds, la fin de 110n - recevoir tirée de la prefcription du titre, ou de ce que le demandeur fous une qualité eH garant fous une autre à raifon de fa demande, de celui
contre qui elle eH formée, &amp; fi on peut lui oppo[er la: maxime

Toutes les parties peuvent en premiere infiance en caure
- d'appel, &amp; même fur le Barreau, prendre des fins fubfidiaires là:
où ,les ~ns ptincipales ne fer~nt pa~ adoptées. Ainfi Jacques atta~ué,
par PIerre en condamnatIOn dune fomme au-deffous de 100
liv." conclud , au déboutement de la demande fur le fonde-~
'cette
rI0111me; &amp; fi le payement
'
mel~t q~l "1
I a paye
eft conteHe, Il conclud fub.fidiairemenr à être admis à le prouver
p~.r~~ '1,u'il eft de re~le qu'une demande juftifi.ée ne peut êtr~
legmmement conteftee , que par la preuve de l'exception qui
1 non valeur; ç'eft là le cas de la tegle ;' reus
en. d'
, emontrea

quem de eviBione tellet ac1io , eumdem agentem repellit exceptio ,

Il eft b6h d'obferver id, que celui qui prend en même tems
0-U ,fu~cefl.ivem'ent des fins principales &amp; hlbfidiaires, obtient
ord111alrement la condamnation des dépens, dans le cas même
où 'le Jug~~ent rejette l~s fins principales pour n'adopter que
les ft:b~dIaIres, à m0111S . que les fins principales ne fuf~
[ent eVIdemment injuftes, &amp; les fins hlbfidiaires ne fuffent
~ndépendantes ',dans lequel cas on n'adjugé les dépens que du.
JOu.r ,qu'on a pns ,les fins fub.(idiaires; mais il eH certain que
fi PIerre ayant pns d,es ,fins principales &amp; fubfidiaires , PauL
~l,e çombat que les pnncIpales , &amp; àdopte les {lIbfidiaires av.ani;.

excipiendo

ou de ce qu'il y a TranfaB:ion fur la chofe qu'on plaide, ainii
des autres. On jugera à l'Audience la fin d~ non - recevoir
tirée deee que l'appellant s'était départi de fon appe:l, &amp; avoit _
confenti l'exécmion de la Sentence, s'il n'impetre pas refcifioll
envers fon d~partement.

fit

ac1or.

.

CC2.

..

•

1

•

••

�\

le Jugement, fi le Jugement rejette les fins prillcipa1e~.,
Paul obtiendra les dépens à ' fon. profit, à compter du mo..
ment qu'il a adopté les fins fubiidiaires, parce que dès-lors
il n'y a eu de litige que {tiF des fins que la ~ho[e jugée a
. ,
rejette.

§. VIII.
Des Expédie'N:bs.
. L 'Expédlenf qu~ peut gtF@ o1f~rt en tout. état. de catd'e;
èft un A&amp;e de procédure, par lequel celLU ql:U l'offre faie
prononcer le Juge relativement aux condullons qu'il croit
devoir prendre; il eff conçu aÜlft : Entre Jacques ...... ..
Bourgeois du lieu de... • .. demandeur en Requête ou en
Exploit libellé du . ..... &amp; défendeur en Requête inci ....
dente du . ..... ou appellant de Sentence rendue par .... '
Je. . . .. d'une part; &amp; Pietre, ménager du lieu de ....•
défendeur &amp; dema1-1deur ou intimé d'autre. On met au
deffous &amp; pat c0.lié le HQ'l!]}l des Proçu,r eurs ql'l'~ occupent dans
Pinftance, &amp; enfui.re : App0inté &lt;dt dib1 co.JiJ..fe,l}lrel1!lel1t des
panies (mai fUi: œ le P'r:oclfl.r@l!j,r du Roi, 11 fon l1!li~
nifl:ere efl: l1éce.ffitin~) que l;}OUS Ju.ge, f:(li.Marit droit, ou
fans nous an:ê~Ew, ObI avant: dir€~ dro.ili à la demande de
Pierre ...•. avo'l!1s olidOl'l'l!l€ que..... Fait aw. Greffe du ...••
le ... ,. jou.r du mois de ....• mil fept cent .•..• Le· Juge prononce, a~nll qu'il p,ron~nceroit @n jugeant à 11' Audi.ence ou par
écrit: ainll l'expédient dl: définitif, ou intedocut0&gt;i;re, o~ pré.
'paratoire , OH de Iimple in'{huéti-0!,J, comme s'Ft Û'Fdol1!l~e que
les parties écri,r ont au Greffe, ou que 1re Procult:ebl.r Ohl· la partie
fe fera au.to.rifer en JuItiee.
L'Expédient d0it êllre G.gné par la fiartie q&lt;J} l'oi"re, ou
pàr le PrQcmeul' fondé., &amp; le' Fl'ocnreur qui le comrmuniquer0it
[ans. cette [.igna'tl~re ou fa-ns une procuratiDn. fpéG:i.ale, excéder&lt;;lt fon, pOUVOIr: ultra vires ma;ulati ageret, &amp; feroit ex...
pofe au ~e{àveu \ Arrêt de RégJement rapporti€ par Boniface,
tom. r , hv. r, tl,t. 24, n. r.)
~
Si J'Expédient eft [igné par toutes les parties, ou par leur~

SUR LE RÉCLEMENT DB LA. COUR;

2,0S'

Procureurs fpécialement fondés, &amp; que le procès [oit pendant
·à l'Audience, on fait rendre un Jugement qui le recroit &amp; qui
ordonne qu'il fera m-is au Greffe pour être exécuté fuivam fa
forme &amp; teneur; s'il efl: offert &amp; accepté dans un procès par
'é crit, on ne le fait pas recevoir, le pour[uivant le met au
Greffe, . en prend extrait, &amp; pourîuit tout comme en vertu
d'un autre Jugement.
On trouve dans le Recueil des Au'êts de Réglement, pag.
'79, un Arrêt du 2 9 Oét;obre r669, qui enjoint aux Lieutenants
&amp; autres Juges de la Province, de re'c evoir les Expédients lignés
par les parties &amp; leurs Procureurs, ou par leurs Procureurs
feuIs ayant pouvoir fpécial, &amp; aux Greffiers d'en délivrer extrait aux parties , fans que les Lieutenants &amp; Juges puilrem eu
prendre aucune cOl'lnoiifance.
En matiere criminelle l'Expédient n'cfl: reçu que quand les
Gens du Roi ont rendu compte du procès à, l'Audience, ou
'quan.d le procès eft rapporté dans la Chambre; mais cela ne
s'exécute qu'au gramd criminel, &amp; lor[que le Procureur du Roi
peut être feu! pattie.
En toute autre rnatiere le Procureur dlll Roi eft obligé de
fign.er l'Exp.éd.iellt flgll1é par toutes les parties, à moins que
fa difpoGtion n'altérât l'orGl.re public.
Si l'Expédient elil: comte:fié , ou le procès efl: pendant à l'Au':àience, ou il edf par écrÎlt; dans le premier cas, celui qui
J'offre, faÏ&lt;t f(i)mmaliio~l ab!· ProcureUJ: adverfe de le ugner ou
d'être prœt à phidel! au premier jour d'Audience, pour en voir
ordonI"lev la récep.tiolil. Dans le fecond cas, l'Expédient eil mis
dans le face pour y êue fait droit en jugeant le procès, &amp; les
. Procureurs ne peuvent en pourfuivre la réception féparément ,
'n i former aucun ü1cidelqt pour raifon de ce, à peine des dépens, dommages-intérêts des p&lt;Lrties en leur propre ( Annot.
gé nér., an, 2 r ); l'Expéd,ient eil: recru ou rejetté en jugeant
le fonds; car dans les procès par écrit, les Expédients font
joints de droit au Réglement à écrire.
Si l'Expédient conteilé vient à être reçu, celui qui l'a con'refié eH: condamné aux dépens depuis le refus ( Actes de Notoriété du Parquet 'des 9 Février 168., , &amp; 22 Juin 1729, rapportés dans le Recueil 11. 9 &amp; 190); quand l'Expédient cf!:

�1

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.
1.06 ·

COMMENTAIRE

recu avec dépens depuis le reflls, il n'entre point. da!lS la,
,
C •
Il / .
t au refus', . malS Il efl:
taxe
des depens
Ialts
poneneuremen
,
C •
taxé avec les depens
Ialts
al1t~neur~m ellt. 's'ds
. font ad.
'u és à celui ui l'a offert, parce qu Il falt pame. des p1~­
J ,gdures anteneures,
, .q
.r. "1
IL
hce
pUllqu
1 e,lL
ocrntepour
r . terml11er le "/
tige, ou ( s'il efr pt"éparatoire ou interlocutou"e ). pour en pl e,.
.cl.'
l
parer la décillon.
Pour ce qui efr des Expédients concernant 11~frrU\.;1l0n" a
réceprlon en efr pourfuivie [épar~ment , comm~ etal:t U;l ~rea­
lable au Jugement, &amp; cela, fOlt que le proces fOlt a l Au,
dience ou par écrit. ( Annot: génér., '. art; 21.)
Un Expédient 11011 accepte peut erre revoque en tOllt etat
de caufe' les Expédients ne font proprement que des offi"es,
&amp;, l'accep;ation feule rend l'offre judjc~airement fai:e irrévocable~.
Mornac fur la Loi 8, §. I , if. qUlDus modo pign. vel hyp. ,
FaDer def. I4, Cod. de judiciis.
. ...
,
.
L'Expédient quoique Tranfaébon JudlClalre, n eH pOl11t fou, des Aétes, a\m0111S
. qu"1'
"
mis au controHe
1 n exce d
e el
pouvoIrdu Juge, ·comme s'il accorde au débiteur au delà de trois .
mois pour payer, contre la difpo.G.tion de l'~rdonnance de
l 669 , tir. 6 des répits, art. 1. ( Voyez les déclllons du Con-trôle, feptieme fi.lite , pag. 24 l &amp; fi.liv.)
L'ExDédient
ne doit être offert que quand le demandeur
•
veut changer ou corriger fa demande, quand l'un des COl1tendants veut donner gain de caufe à l'autr~ en tout ou en partie,
ou faire ordo1Uler quelque chofe tendant à prouver la j.ufiiœ
de la demande ou de l'exception, comme un Rapport, .une Enquête. L'Expédient qui prononceroit purement &amp; fimplemenr
de la part du demandeur l'adjudication de fes fins, Oli le déboutement de la deman4e, s'il efi oHert par le défendeur, efl:
ln utile &amp; doit être rejetté de la taxe, enfemble les procédures;
relatives, [ 'w t de faire un rédigé de condulions dans les procès
par écrit, s'il y a plus de deux qualités.
.
of

•

§.

' .

2,

0

7

IX.

Du Serment.

, Le Serment (dit Domat dans [es Loix civiles, liv. 3, tit.
6 , fe&amp;. 6), efi une fûreté que les Loix exigent en pluGeurs
occafions, ou pOllr affermir un engagement, ou pour confirmer un témoignage ou une déclaration fur la vérité d'un fait;
fous ce dernier rapport, il arrive fouvent que dans la défenfe
on efl: obligé d'avoir recours _au ferment, &amp; cela toutes les
fois qu'il n'y a pas une jufiification fuffifante de la demande ou
de l'exception.
11 faut convenir que [ouvent le ferment d'une partie efl: ~l11e
reffource bien foible pour celui qui efr obl igé de le déférer
ou de s'y tenir. Celui qui ore dénier la vérité _ou attefrer un
fait faux, eH ptefqlle toujours décidé à corroborer fon affertion par le ferment. Le ferment ne fait point naître la vertu
dans l'homme, la probité feule l'empêche de mentir. Mais Dieu
étant tout à la fois le témoin de la fidélité du ferment , le
Juge &amp; le vengeur du parjure, il eU quelquefois bon, &amp; même
néceffaire d'adopter, à défaut de preuves fuf!ifantes, un moyen
confacré par fa nature &amp; par fOll objet à faire triompher la
vérité; &amp; dans tous les cas, foit que la Loi du ferment foit
refpeétée ou violée , le Juge ou la partie qui le déferent ,
ont fait tout ce qui étoit en eux pour en maintenir les
droits.
Le ferment décifoire efr celui qu'une partie défere à l'autre
pour el1 faire dépendre la déci.G.on de la caufe; &amp; celui à qui
ferment efl: déféré efi obligé de jurer, pourvu que le ferment roule fur un fait dont il ait connoiffan'ce. L a délation
du fennentle rend Juge en fa propre caufe; s'il refùfe de jurer ,
le fait efi prouvé contre lui : ait Prœtor, euro quo jusjurandum
petetur , fo..zvere . aut iurare cogam; altemm itaque eli~at, reus,
. aut Jolvat, am juret : Ji non jurat, Jolvere cogendus erlt a Prœt ore, Leg. 34, §. 6, if. de jurejur. Il peut cependant ré~érer
ce ferment à celui qui le lui a déféré, &amp; par ce moyen Il efl:
difpenfé de jurer lui-même, pourvu que le fait foit de la con-

ce

a

f

�C

1.08

0 M M JE N TAI R E

d~

f

tous les deux : datur autem &amp; alia f~culta.s ~e~, ut
malit, referat jusjurandum : &amp; fi is qui petet cOlZdltifJi~olZe {urls(uran r.

noiffance

. d'lczum
.
œqul
non utetur; JU
el'Prœtor no n dabit
., " "
. zme
. . enzm
, hoc·
facit, cùm non de/;eret difPlic~re ~ondulO JunsJUl andt el qUl detulerit, Leg, 34 , §. 7, ff. de Ju~eJu~.
"
d'fi" 1 r.
D 'après la Loi 6 in fin. if. de JureJur., celuI qUl a e ere e le:ment, peut révoquer [on con[ent~mel1t , rourvu que la p~rtlt:
n'ait pas encore juré ou acc~pte expreffem~nt l,a condlt~O,l1,
il peut avoir de nouvelles pleces, ou aVOIr [uJet. de cra1l1-·
dre un faux ferme nt ( Domat, liv. 3, tit. 6, fec7zon 6, art ..
8 ) ; mais celui qui a révoqué [on ~on[enten:el~t,. ~e peut
pas déférer le ferment une [econde fo,~s : fi qUls JusJ~Jandum
intulerit, G' necdum eo prteflito, pojlea, u~ pote fibz. ~ll~ga­

tioni/;us aDundéuuibus, hoc revocaverit, [anczmus neml/ll lu:ere:
penitùs, iterùm ad [acramentum reClJ.rrere, Leg. 1 l , cod. de'
re/;. credo
La partie ou fon Procureur [pécialement fondé· , peuvent
feuls déférer ou référer le ferment; le Syndic même d'uu:
Corps ne le peut fans pO,uvoir fpécial, parce qu'il s'agit de rendre l'autre partie Juge dans fa propre ca~~e ~

Procurator quoque quod detulit, ratum habeJZdum ejl, fczllcet'
ft, aut univerJorum bOlZorum admùziflratione,:,- fufiinet, aut fi
id ipfum nominadm mandatum fit, a~t
m rem fuam Pr~-.
cura toI' fit, Leg. 17, §~ 3 , if.. c!-e Jurejur. Defenfor munzcipum, vel cujufvis COlpO ris , Jusjurandum âefe.rre pote.fl, fi
fùp er hoc mandatum habeat, Leg.. 34, §. r , ff. eod. Mais

Ji.

le ferment ne peut leur être . déféré ni réféfé, parce qu'il
ne s'agit pas de leur propre fait: Procuratol: non compellitur
jurare, nec defenJor, §. 3 eod. i, par la même raifon, il.
ne peut être déféré ni référé au tuteur, à celui qui a les'
aétions d'autrui, quoique ceux-ci puiffent le déférer : Si,

tutor qui tutelam gerit, (Iut curator furioji, prodigive jusjurandum detulerit, ratum id haberi debet, nam &amp; aliena l'es
&amp; Jolvi eis pote.fl, &amp; agendo , rern in judicium deduculzt , . Le.g.
17 , §. 2, eod.

1

Nous devons obferver que te cohéritier qui demande fa part
&amp; portion d' une fomme due au défl!1~t , peut faire condamner
le débiteur à la lui payer , s'il en rapporte la preuve, ?u à
j\.ll:e ~

SUR Lb RÉGLEMENT DE LA COUR;

2°9

furer ' de nouveau qu'il ne doit rie1'l, quoiqu' il ait. déJ'a J'uré v'
1.
'
cl l'
h' ' ,
lS ....
a-VlS: ,e aut,re; ~o, entIer pour L1. part &amp; portion, parce que
les ~~I?nS hereditalr~s, aébves ou paffives, font divifibles entre
(Whentlers, &amp; con[equemment le fermem prêté vis-à-vis l'un
ae peut pas être oppofé
l'aut~e; il en dl: autrement de deux
c~éanciers f6lidair,es vis - à - vis du débiteur ou de la caution,
~l . l~ . d~biteur , ,en[uite ~e l~ délatio~1 du 0rn:en~, a. jurli vis~'
a-VIS lun ne nen deVOIr, Il efi decharge vls-a-vlsl'autre
e jurejur. , parc~ qU,e le p,aiement fait d'un~
Ler 28
c~eance Folidalre à 1 un des creancIers, decharge le débiteUl'
':IS :- à - VI:ct des autres, &amp; le ferment prêté vaut paiement :..
}lLS!llrand~m, loco folutio,!~s cedit, Leg. '1:;7 eod.. Il fuit du
. meure pnnCIpe, que qUOIque le ferment ne faffe preuve qu'en
fEt,ve,ur de C~l11~ qui l'a prête, le ferment pnhé par un codeblteur f?hdalre profite à tous les autres; le fer:ment nrêté.
p,ar le deblteur profite à la caution, qui ne peut être t~nu~e de
I;len, dès. que le débiteur efi: déchargé de [on obligation au
moyen du [erment, Leg. '2.7 &amp; 28, §. l ,ff. de jurejur. Mais
~es décifions n'ont lieu .qu'en tant que le ferment efi prêté
~Llr le fonds
de, la chofe; Il faut, par ex~mpl&lt;:, qu~ le, débiteur,
,
Jure aVOIr paye.
J..
Le ferment' proprement dit ludiciel, juramentum ' judiciale . '
~fl: celui que le Juge défere de fon propre moqyemem à l'une.,
des parties PQur la déciG.on de la. ca~lfe, &amp; . lorfque b demande
ou les exceptions ne font pas pleinement juftifiées : SoIent. '

•

a

,.if. 4

1

JJ.tdices ir: dUDiis , caufis exacco: jurejurando. [e.Cllndùm eum judi-...
(are qui Juraverit, Leg. 3 1, if. de jurejur. III bon te fidei contrac,", ,
~ibus" necnon in cteteris caufis, inopiâ 'probationnm ,pel' Judicem
pLrqurando, c4usâ. cogni/il, re.m deci.di oPQrtet. , Leg. 3, Cod. de'
reh. 'cred. .
.
Le ferment [upplétoire peut être d'e mand'é' par chaqu~ partie;
il efr ~éféré par le Juge à celle des parties qui a en fa fayeur,
l~s prefomptions les p~us fortes, ou les femi - .preuyes les plus,
çoncluante$; touces chofes égales, le ferment doit être déféré·
par , l~ Juge a)1 défendeur-; , Ce n'efi pas que celui-ci m érite plus
de fOl que l'autre; mais le demandeur efi obligé .d e jqfrifier d~
fa demande, autremer).t le défendeur eft renvoyé abrolls : ac1pre·'
1I0lJ.. I!l:oD.(l.nt.e.,

re,us abfolyitllr.

.D d

•

�•

..
COMMENTAIRE

~IO

SUR L E

S'il a négligé d'établir dans le prin~ipe.ta preuve ?e fO.n
aB:ion debet fibi impatare CUI' 1leglexerzt, Il efr cenfe aVOIr
fu ivi
bonne foi de celui avec qui il a contraété; cette même
bonne fDi doit être fon Juge, &amp; il ne fer.o it pas ju.ft.e que fa
fe ule affertion fôt un titre fu:ffifant pour lUI. A111ll Tmus prete
verbalement une fomme à Mrevius; il a pu lors du prêt exiger
un titre public ou privé; ~at:t pis p~ur lui de. n; l'avoir .pa~
fc1it' &amp; Mrevius venant à del11er la creance, dOlt etre adnus a
jur:r· qu'il ne ~oit .rien '. ou qu'il a p.ayé; car l'obligation étant
verbale , la liberatlOll faIte fans acqUIt efi valable : eodem modo
dijfolvitlLr, quo cont,.alzüu,. obligatio.
.
"
JI Y a des cas où le demandeur obtlent le ferment pour
lui. Ainri le demandeur fera autorifé à donner par fon ferment
fo rce de preuve à des préfomptions fuififantes de la llncérité
de fa demande, comme à des femi - prèuves réftlltantes des
titres ou d'une enquête, à moins que ces préfomptions ne [oient
détruites par des préfo mptions contraires &amp; au moins égales,
qui militent pour le défendeur.
'
Mais II rien- n'appuye la prétention du demandeur, il faut
s'en tenir à la regle générale; le demandeur n'a d'autre parti
que de 'relaxer le défendeur, en juran~ par ce d~rnier la deInande n'être pas fondée.
Le Juge, en accordant Je ferment au demandeur, lui adjuge fes fiilS, en jurant par lui qu'elles font jufies &amp; fondées;
&amp; s' il accorde le ferment au défendeur, il le relaxe d'infrance,
e n jurant
par lui que la demande n'el! pas légitimément i11,
tentee.
Le pourfuival1t qui en exécution du Jugement doit prêter ou
faire prêter le ferment, fait fignifier ce même Jugement à fa
partie en perfonne ou domicile, &amp;. lui donne affignation à comparo.ir dal:s lè délai com~éte~lt, qui doit être le même que
~ell1l r,eql11~ pour la ?Om111atlOn des E xperts, &amp; au premier
JOur d AudIence p1.lbhque du Juge, fi le procès a été jugé à
l'Audience , ou pardevant le Rapporteur &amp; dans fon hôtel ou
~u .Palais, à 0ur. ~ heure certa!n~ (fi le procès a été jugé' par
ecnt ) , pour venIr J;lrer, ou ,VOIr Jurer [ur le fait dont s'agit.
,Le fe rment [e prete en prefence â ~ la partie ou au profit du
defaut, fi. elle ne comparaît pas, &amp; à cet effet 011 fait leélure

1;

A

.i

RÉGLEMENT

DE L A COUR.

2. I I

'du fait qui doit être attefié à [ermènt; celui qui jure, leve la
main droite, &amp; fi c'efr un Prêtre, il porte la main droite ad
pec1us , &amp; il efi rendu une Ordonnance qui concede aéte du ferment prete.
Le demandeur qui refu[e de prêter ferment, ou qui fait défaut, efi déchu de fa demande, s'il n'y a maladie ou légitime
empêc1Qement, &amp; le Jugement efr exécuté contre le défendeur
qui ne jure pas ou qui fait défaut. C'efr pour cela que dans
l'ufage, le Jugement qui foumet à un ferment, prononce tou t
de fuite la difpolltion contraire, fi le ferment n'efi pas prêté.
Le ferment ne peut être exigé ,ni prêté que fur un fait dont
celui qui doit jurer a conlloiffance par lui-même; ainii on ne
peut pas [oumettre l'héritier à jurer que le défunt étoit créan ....
cier - ou n'étoit pas débiteur; on pel!lt feulement exiger qu'il
jure qu'il a, ou qu'il n'a aucune connoiffallce du fait: Itaque
hœres p@tifl tantùm cogi jurare , Je credere rem
effi peraaam ,
nec ab eo quidquam aliu.d potifl exigi, juramemo de credulitate
prœflito. Cette regle fouffre des exceptions que nous rappelle ...
rons en traitant des réponfes cathégoriques. '
Si celui qui efr tenu d'affirmer quelque chofe à [erment, dé....
cede [ans avoir juré, le ferment efi tenu pour prêté, s' il n'y
a aucune négligence de fa part ; par: exèmple, s'il déçede penGlant l'appel déclaré par Fautre partie; dans le cas cQntraire ,
il efr cenfé non prêté" &amp; fon délai eU regardé çomme un,
tef~s.
"
A

,

ita

§.

x.

Du Serment en plaid.

On connoÎt dans le droit une autre efpece de [èrment ; il
efr appellé ferment en plaid, ju.sjurandum in !item; il eft déféré par le Juge au demandeur, pour fixer l'efrimation d' une
chofe fur laquelle il a des ~roits certains, dont il demande la
repréfentation ou la refritution, &amp; qui a été enlevée par dol &amp;.
fraude, ou qui a péri, par la négligence du défendeur. Il n'~
jamais lieu qu'en matiere de repréfentation ou de refritutioll ;
celui à qui il efr déféré, efr reçu à fixer à ferment le prix de
la chofe qui devroit être repré[entée ou refiiruée, &amp; à .fà~~
Dd ~

•

�,
COMMENTAIR1!

condamner aù paiement de la valeur ceiui qu.i re~l{e de r.èp~·é&lt;l
fenter ou de reilituer : Ex contumaciâ non rtjhtuentls, per JusJu-randum in litem œflimatur ultra rd pretium" crefcente condem ...
natione, Leg.
ff. de in litem jurand(j , cùm de fide ruptIJ
. agatur, Lég.
depcifiii.
.
"
Ainû celui qui a confié ün dépôt, pe'ut l'efhtner par le fer-~
'm ent en plaid, fi le dépoiitaire l'a laiifé perdre, ou s'il le re~
'tient pat dol &amp; fi'aude,. Le légitimaire qui a desdr0its cer ..·
tains, peur [e faire repré[enter les meubles à l'héritier, autre ...
ment il eil reçu au ferment en plaid pour fixer la valeur des
:meubles &amp; aun'es effets dé l'hoirie, s'il ell: notoire que ces
effets exiftoient ,ou qu'ils étaient plus conudérables que ceux
-qui [ont repré[entés . . La même aébon efl donnée au pupille
,d evenu mineur, contre [on tllteurqui a négligé de faire inven..;",
taIre.
Il eil permis au demandeur de fa~re l'elli'mation à [01). gré;
&amp; de fixer par fon ferment la valeur de la c lOfe qui devoit
être reptéfentée ou refl:ituée; mais le Juge peut &amp; doit même
refrraindre &amp; refferrer le ferment 'dans de juiles bon'les, &amp;
Ju[ques à la concurrence de ce que lill paroît vafoir l'effet dont
s'agit; ainii il ne larifera pas pbrter à la fomme de trois cent
jivres, la valeur d'un effet qui n'en peut valoir que cent &amp;
jl portera à Ul1e [oinme plus h.aute la v'aleur des meubles d?lIne
, fucceffion importat]te, que celle de cel!lX d'une fuccdfi'on nù ...
toirement modique: IU/'are in infinitum lieet, fed ludex modum
flatuere p'otefl, ut intra certam quantitatem ' juretur, ne in im ...
menfu7~ juretur. l:eg. 4, §. 2" if. de -in litem jUl'ando ..
SI l effet à ralfon duquel le ferment: en plaid eft accordé '
:p~rte avec ,[oi une valeur déterminée, on ne jure pas fur l~
'valeur ~ ,malS fur la quantité; ainii on jurera qu'il y ,avoit . tant
ùe l0Uts 01&gt;1 tant d'écu~.
'

l',

's,.ff.

§. X 1.
D'es RéponfescathégoriqueS.

t;efr ég~lemept . un moyeIi

de défenfe , &amp; il eft permis aux
t&gt;'àrties en tout etat de caufe de [e faire interroger Jill' faits &amp;

'SUR LÉ: RÉCLEMENT DE LA COUR:

:articles pertinents, concernants feulement la matiere dont eil
'é]ueilion '( Ordonnance 1667, tit. IO, art. 1.) Les réponfes
{ont pri[es par le Juge faiû du différend, ou par celui qu'il
t;:ommet en cas d'a:bfence de la partie qui doit répondre, &amp; fi
'c'eil pardevant les Cours, par le Commiffaire commis à cet
effet. Si le procès eil compromis à des Arbitres, le Juge ordonne toujours &amp; reçoit les réponfes cathégoriqlles, parce que
le Juge eh nommant les Arbitres, ne s'eil dépouillé que du
d.roit de Juger, &amp; que d'ailleurs les Arbitres ne peuv~nt point
recevoir le ferment.
Ces Téponfes font appellées cathégoriques par les Praticiens,
'parce que les f..tits fur le[quels on doit répondre, doivent être
ûu même genre que le fait conteilé, &amp; doivent tous tendre à
l'écla:ircir.
H, H'y a que les parties qui puiifent fe faire interroger re[peébvement; le tiers ne peut être oui que par forme d'en. quête; let dil1inéhon adoptée par les Auteurs ' ne change rien
·à la regle. .Ils conviennent tous &amp; il eil certain, que quand
on a un procès contre un majeur ou mineur, à raifon d'une
aélion née, ou d'ull fait paffé dans fa pupillarité, on peut faire
répondre cathégoriquement le tuteut; on peut également faire
répoildre la femme ou le fils [ur des faitS dont ils ont connoiifance par eux ~ mêmes, dans les procès auxquels le mari
agit ou eft pour[uivi comme mari &amp; maître à raifon des droits
dotaux, ou 1e pere comme ayant les aélions de [on fils.
La juftice de cette décifion eil ai[ée à démontrer: pour
~1ttefter un fait à ferment, il faut le connoÎtre foi- m ême, &amp;
·t'eil dans cette vue que l'Ol'donnance défend tlux parties de
répondre par Proc~l1'eur ni par écrit, &amp; de donner les affignations au domicile élu, ou à celui du Procureur ( art. 3 &amp; 6.)
Or dans les cas pofés ci-deifus, le tuteur eil la véritable partie,
puifqu'il avoit alors les aél:ions du pupille, qui ne pouvoit rien
faire ni rien connoÎtre par foi-même, &amp; la femme ou le fils
font véritablement parties, quoique le filari ou le pere agiffent.
CeSqerniei's n'agiŒant que pour &amp;au nom de la femme Ol! du
fils, &amp; ne fai[ant avec eux qu'une même per[onne, il eJ1: [eniible que la femme ou le fils peuvent [çavoir des faits qui [eroient- abfolument ignorés par le pere ou le mari; dans tous

�~ If

COMMENTAIRB

,
.
cas il faur donner la 'Requête en réponfes èathegor:ques
ces,le tuteur, la remme
c
contre
ou 1efil
s , &amp; les affigner eux-memes
.
en perfonne ou domicile.
&amp;
On peut fans con.tredit faire répondre les garants
~eux
qlli' ront recus parties ,jointes &amp; intervenantes, ayant èmenle
II,
l
'{(
lême apf
sune,
jntérêt
. on peut faite prêter
ces repoll ~s, Pl f i
""{('
At: &amp; en caufe d'appel, cette procedure eu alltOl.' ee pa~
euque
,
,
de caule,
r.. &amp;
l'Ordonnance
en tout etat
c'fi
e avec ra,fon que
R odier attefre que dans le même procès, on . p_eut deman der
plufi.eurs interrogatoires contre la même partIe, non pas fur
les mêmes faits, mais ftlr des faits nO~lveaux, &amp; te~dan~ ~ou­
;ours à éclaircir le différend, ou à explIquer l~s prem!~rs : ~ Or~
~onnance ne le défe11d pas; il efl: au contraIre de l .eqUlte de
ermettre à la partie de confiater de nouveaux ~aJt~ o~ de
~ouveaux indices; la Jufl:ice vei!lant fans ceffe à l~ sur:te de
tous les droits doit laiffer touJours ouverte la VOle qUl. tend
à ne leur laider donner aucune atteinte. (Vid. Defpe~ffes"
tom. 3, part. l , tit. IO, feét. 4, art. 2. , n. 1 I., v. 7.) ,
Les fai ts ne doivent pas feulement êt:e pe.rtl11el~ts, c efl:-àdire, 'concerner la matiere don~ e~l quefilO~l, Ils ~OIv~nt. en~ore
être admiffibles' aucun ne dOLt etre admIs, qUI fOIt mutIle,.
injurieux, calom'.oieux, ou tendant à révéler la turpitude d&amp;!
celui qui répond. .
.
.
Ainfi on peut bien être foumis à répoadre fur des faIts qUI
paroiffe~t contraires à un aéte public, ~ paffés avan~ , lors ou.
aorès l'aéte' mais on n'eil: pas tenu de Jurer fi. la qUIttance efr
fi.Lllcere ou ftmulée; &amp; l'Auteur des Obrervations hu" les Aétes
de N otoriété du Parquet rappelle, pag. 5 , un Arrêt rendu .en
1 7'10, qui jugea que le .créancier ne pouvoit pas être c&lt;:nt~al11t
à répondre &amp; à jurer, fi. dans l'aéte d'obligation, les l11terêts
11'étoient pas confondus avec le principal.
Les faits fur lefquels on veut faire interroger, doivent être
commuaiqués à la partie qui doit répondre (art. 3.) Delà Mr..
de Mol1tval1on conclud que le Juge ne doit poim recevoir en
mJtiere civile les intendirs ou mémoires fecrets pour interroger ; ce feroit " dit-il, une vraie hu"prife, que de cacher les
principaux faits par des mémoires fecrets. Cependant l'art. 7
de ce titre de l'Ordonnance autorife le Juge à interroger d'of~

1

SUR LE RÉGLI!MENT DE LA COUR.

fice {ur des faits non communiqués. Mais ces faÎts doivent
êtr~ relatifs à ceux énoncés dans la Requête, tendants par
exemple, à concilier des contrariétés, ou à éclaircir la ca~f~ &amp;
les motifs des réponfes.

~'Or~?nnanc~

veut

en~ore

que cette procédure ne puiife
arreter 1 J~fl:ruébon &amp; le Jug~m~nt du procès (art. 1); ainfi
on ne .dOIt pas donner des deials plus longs que ceux qui font
néceffaIres, pour que la partie puiffe fe préfenter' on peut
même affigner du jour au lendemain, fi la 'partie
rélidente
,d ans le lieu.

ed

FORME

C

DE

PROCÉDER.
,

El~i

qui veut faire répondre fa partie, préfente une Re. quete au Juge pardevant lequel le procès dl: pendant; il expofe le fonds de la contefiation, &amp; l'intérêt qu'il a de confiater
des faits qui peuvent être relatifs, &amp; demande que Pierre fera
affigné pardevant le chef du Tribunal, fi le procès eil: pendant
à l'Audience (ou pardevant le Commiffaire qui fera député ad
hoc, fi c'eil: Pé1rdevant la Cour) ou pardevant le Rapporteur, fi le procès eil: réglé, à tel lieu, jour &amp; heure qui feront
fixés, pour répondre cathégoriquement &amp; à ferment: 1°. s'il
n'dt. pas vra!, &amp;c. (011 circol:fiancie &amp; on divife tous les faits,
enfUIte on aJoute) lerquels faIts reront tenus pour confeffés &amp;
avoués, en cas que ,Pierre faffe défaut, ou refufe de répondre,
&amp; .il fera permis au Suppliant d'en tirer toutes les induétions de
droit.
,
. Le Juge, au bas de cette Requête, met un décret de foitmontré à' partie, pour que celui qui doit répondre, ait connoiflance auparavant des faits articulés, &amp; qu'il puiffe demander
le rejet de ceux qui peuvent n'être pas pertinents &amp; admiffibles,
ou demander même d'être difpenfé de répondre; la Requête &amp;
décret font fi.gnifiés à partie en perfonne ou domicile, &amp; on lui
donne en même tems copie des faits &amp; articles (art. 3.) Si
elle ne répond pas dans les vingt-quatre heures, le demandeur
recharge fa Requête, &amp; demande que l'affignation lui foit accordée; le Juge fixe alors par un {econd décret &amp; {in' la

�SUR

COMMENTAIRB

216

réponfes f~ronc.
recharge, le lieu, le jour &amp; l'heure que les
pretees.
'cl ln
dt' 3
Si le défendeur répond &amp; c0nte11:e ~ a ~111 lOd~A de. cer ~1ll1 .
. 1
.'
premIer Jour
u lence, a
faits le Juge renVOIe es partIes au. .,
r: 0..'
1 J
.
r~ y dl: plaidée &amp; fur les plaldomes re1pewves, e. ug:~
caUlL
,
d'
&amp;
. tt ceux qUi dOIfixe les faits qui doivent être a mIS, .' IieJe e
.
,
vent être rejettes..
'c /
\..
l'
. d .t
L e décret ou l'Ordonnance font iignmes éi ~e, Ul qUl 0: '
,
d
9.
o11!'al1]gne au lieu, J'our &amp; . heure fixes, pour Vel11f
f&lt;IpO n re, I.X
. c III
.'
.
'ffi'
d
rêter fes réponfes pardevant l~ Juge falfi du dl. ere.n ',o~
~ll cas d'ab{ence de fa par:t ,. pardevallt le Ju~e qUI a ete
. (arr
l ) L'aŒgnatioll doit être donuee à 1ft per-comnl IS
c
d
.
r.
ou dans [on domicile réel &amp; aétuel, &amp; non au omI-.
lOTI ne ,
"
l' Ir. ' .
cile élu ou à celui du Procureur (art. 3 ~, pour. ql,le amgne·
n'ait aucun. pr.étex.te P?ur . refi..;[e~ d.e, [e pr.efent.~r, &amp; dans, c,e .
cas l'affignation donnee au Beneficle au manOlI. de fon .Bene-fic~, ou à l'Officier au lieu OÙ s'exer.ce l'O~ce ,. ne ferolt pas ,
valable, à moins qu'ils · n'y rélidaffent de faIt.
A

,

l.

•

&lt;

\

•

PRO C É.S ~ VER BAL
..
1
o

Nterrogatoires &amp; R~po~l[es cathégoriqu~s p,ri[es, par n:ous·
.. Jofeph, ...... Commlffalre en cette partie depute, ou LIeu,, tenant aù Siege de ...... ou Juge de .... ' .' ~ la Requete dl2 ·
Jean .... . Bom:geois de ..... demandeur ou defend~l1r en Re .. quête principale ou en exploit libellé du . '.' ..• contre PIerre ... '.• .
Ménager de ...... défendeur ou de~andeUl'. Du...... mO~8
de .....• 17 ...... à .....• lieur.e s de. . . . . . dans le PalaIs...
ou dans notre Hôtel, écrivant Me . • ..... notre Greffier.
Con11:itué ledit Pierre ... ' .' .. lequel moyennant ferment ·,
interrogé de fon nom, furnoli.Il, âge, qualité &amp; demeure: ,
A répondu S:'appeHel; Fierre ...... Ménager du lieu de ' .' .. ,,;.
réfidant au lieu de • .... , âgé de ..... .
. J;:nquis &amp; interrogé fLlr l.~ premier, chef de la Requête, ~\l..
n'd l: pas vrai que...... .
.
A répondu que ...... ,
•
.
l nterrog-é fur le. f~çond ; ,hef, s?il' n!eft pas vral que •.•...
Jj.

I

A

I..-r

-

r.li

RÉGLEMENT DB LA COU~

. rA répondu que ..... .
Leéture ~ 'lui faite . des fufdits iQ.terrogats &amp; répon[es a répOl;du lefdlte~ rép;&gt;l1fes contenir vérité, &amp; Y perfiller, &amp;. a ugne, ou a declare ne [avoir ligner: le Juge &amp; ·le Gr-effier figneillt.
_ .)
f
La ·p.artie do~t rép?n~re elill perfonne par ['2: houche, &amp; non
p,ar. ~rocl1reur lU p~r ecnt; em: cas ,de maladie QU emp~chement
legm;ne, le Juge dOIt fe tranfpor,ter à fon don1.icile pour recevoir
f~~ r~p~m[es. ( art. 6. ) La préfence du Juge fait beaucoup plus
d ;mpi'~ffioll fia' ~a perfonne que fur le Procureilr JOlldé. n eft
llece{[a!r~ que ~'hOml11e., :fouvent peUr_ ~dél-ica.t.,.[oi,t frappé par la
~01em11lte de 1a~~ /ehgleux:, &amp; le JL~ge . pe:ijt lui infp,irer . du
li.ef~~ét ~~)lU' ia v.ente &amp; de la frayeur peLYr,;le -m~]L}f91lge: multo
facd~T~s .~ audacl~s, a6fens, &amp; pel' (llium, quatn prfJf[e~lS Jpejerat.
L, article pre~:ller du Reglet?ent de 1703 n'eŒ point obferve, en ce qLl Il fe.l:nble autonfer le Procureur fOride à preter
ferment pour la partIe. Voyez Mr. de Bezieux liv. 2 chap ~
t(
'1'
A
\
- ,
,
.) ,
~. 2; 1 CIte un
rrêt de Réglement du 18 Mars 1608 q~li
fit défenfes aux Lie\.!ltenan.ts &amp; al,ltres Juaes q.e la Province d'admettre les parties à jurer par Procure~r.
. Les répol1fes .doiven.t être pertinentes &amp; précife.s [ur chaque
fal; ( ~ft. ,8. ).; Il . eR: pourtant certain que celui qui répond cathegonquemerrt, n'dl: pas obligé de le faire par oui ou par
n?!1? comme. quand .il s'agit ~-"!l11 ferment fLlpplétojre ou déclfOlre fur , un fait ~. uhiql}e; · i~ faut feulement qu'il n'y &lt;lit pas
de l'affeél:ation à .cacher la vérité par une réponLe ohfCLJre' cal:'
on regarderoit comme nol\ faite la réponfe faite avec. a:nbiguité pouu: taire 'ile fait, &amp; -PÇlr c-olilféqu/' nt on tiendroit le fair:
pour co~ifé: 1i/;i;Ml)interefl ne-ge~ quis, an taceat irrter rogatus .~.
4,'!- _o6fcure refPoT&amp;deat, Leg. I l , §. 7' , de interrog(Zt. in jur,
fat:~ Il faut convenir qu'il 'eflt bien difficile de fixer une l'ecrIe
fIu! ce point: les meilleurs Praticien s laiffent '~ l~ ' prude~ce
du ,J&lt;u ge à. pefer ce que peuvent opérer pareilles réponfes,
. . Qlle fa lr~ .qu~n,d i lU'1!er partie ' rép?nd ne pas.-fe rappeller du.
fait? Boutanc. decl:de" d'L\'près le Prelident Faber en fon Code
uv .. 4~ tit. li, déC 9, que , cette partie ,doit, étre coildamn.ée;
Qll r éfere.r-. le fè frr;e~t à i'autre; ie croi~ c ~pe ndan:c 'luele$ circonf, tal1'c.e.~~.we11,t, dec;l.qer le uge ; ,çem; répQ.o[e. ne. prefellte iùre~
0

if.

.J

' Ee

•

�,
n-

~

!il ().
•. '
ment pas l'aveu ou la dénégation - expreffe du fai,(r': fion utique

fal!etùr,~'fod

negareJ ~eg. /,42.,.1f. 1~
', ' Le défaut de mréri1Oi,re eft tr.ès~,excUla e, ~r-tout SI
reg. {ur: ,
d"
Cc i't fr"ppant \ ou s'il s'dl écoule t111 long'
Re s &gt;agIt' :pas , ~lilfi , J,a
..,
cl '
ef! ace de tems &amp;- cette réponfe doit fouvent etr~ ~egar ~~.
ta'fnen vel'U171J

ejlJdim,~ non

A

dl bonne: fo&amp;r; ~ajr1 celui qui aDtefteroit' fal!ll1e!l1ent aV?F oU;h,e,
iJf~

fait!:, fe dé'lleJrmine.roit facilement à le ~ller: le ug~ Olt
i\!oùc dans ce cas pefer des circonfiances qUl peuvent prefenter
une pareille !'éponfe comme fufpe&amp;e ou, comme uncere.
Si la partie fait défaut ou refufe de repondr~, le Juge d~e1fe
'è
bal conte'11anC mention de l'afIignanon &amp; du defaut
proc s-ver
'
)' 1 J
bu reÉils, 1
&amp; les ffa~.fS font" ténus pour avoues
( art. 4 , e, uge,
em. tacs :de défaut; -ne peut dreiTer fon procès-veFbal 'lu après
rhe~H'e c d"ex'pé&amp;ati~e expirée.
-

P 0 R M E D U PRO 'C É S - VER BAL.

SUR ' LE RiOLIl-MEN'l' nE LA

D

ligné.
.
,E t nou[dit Juge ~VOllS donaé ,a6l:e audit ~e. " .... . dlu défaut
.de comparution de la part de Mœvius, &amp;: "PQwr le 'profit dud.
,défaut, 'avons -ordonné que les faits cliOlat s'agit feront tenus
p our avoüés. Fait à.; .... dans n0tte Hôtel le fufdit jour, mois
.&amp; il-n; le Jilge figne, enfu,ite il eft ajo\ilté: ainü que deifus a

2.IQ

,~té par nous proèédé au ptéfent procès-verbal, &amp; nous no:s

fommes foufIignés avec not~e Greffier.
Si la partie. refllfe de répol1qre, le Juge en fait m
.
.d ans. fi?n procèS-Vt;r
' b, a~~',.
"
entlOn
,&gt;1'1 d"
. ol·t _neantpOltlS, l'mterrqg,e r fur chaque faIt, parce ~ue la ,partIe peut refl:lfer ,ip ' répAndre fi l'
' . d Î. ' l'
. .r.
,'1':1- " ,"1
~l.l:' un
&amp; repon re l,tl1h\. a'~tr~, Il cepel:q.al'lt 1a, parrie ' qui a fait , d~faut ou refus, fe prefente pour repondre avaùt le Juge
.
r. d'
1&amp;
ment, ou
-meme' en '~allleli 3.pj}e
avant l'Arrê t définitif, elle doit ttre
reçue,
~ .'
.
d'malSd e e eft tenue
. , de payer les frais 'de 1" In terroo-a:tOlre , en oHner copIe a la partie adverfe &amp; de re b br.
1 c.' d '
, m ourler
es rrals u prem~er proc~s-verbal, fans pouvoir .les ' ,
&amp; rd'
d J
'
.,repet-er,
lans retar .atIOn li ugement ( art. ft ) : pareil d / f
'
ef!
'
L ' 'n
, ~
~,
e aut ou
r u~ n a p~s pa.ru a,u / egi areur devoir êtl:e iil-épar?-hle; ._
SI la partI~ qUI dOIt repondre eil abf~nte, un; Proçuœur· pelft
fét~s c~liJ.tredit req1.Hh:i~ u.n ~élai . ~ompétenç pour :-a~tentl~e' 1" fon
retour,
&amp; "
fi cette reqU1UtIOn
n'etant pas faore
le Tl:l
cl onne
.
'c l
'
,~ , ,:1 ge
cl.·e raut , a r.partIe
etant de retour ' doit préfenter Re, quete au
r.
Juge, expo1er 10n abfence, demander d'être reoué à re'p d
'1
Il
on re,
&amp; dans ce ca: 1 parOlt June qu'elle, ne fupporte que les frais
d'f verbal de defaut,
attendu'que le defau~ de comparution d e la
Î,
A
part ne peut pas etre regarde cQmme UQ.. 'lae de défob,éiifance.
D~ns les prucès auxquels un Corps eil 'p artie, la Commllnaute eil tenue de nommer U11. Syndic, Procureu.r ou Officier
pour rép?11dre au cflom de l'univerfalité; les réponfes doiven~
ê~r~ .fpéclfiées fur chaqu~ f~it. dans la délibération, &amp; affirmées
verItables, autr~ment les fàlts ferol~t tenus pour avoués, &amp; l'on
peut en outre lllterroger les SyndICS ou autres qui auront agi
par les ordres. de la ~o~m~nauté fur les faits qui pourront
les ,concerner en ,PartIculIer, le Juge aura à leurs réponfes
tel egard que de ra Ifon. ( art. 9. ) L'Ordonnance décide par-là
. que l'aveu, d'un Syndic ou d'un membre qui peut êtfe fufpe&amp;
ne peut ~-as por:ter coup à l'intél'êt général du Corps. La mêm;
re9l~ do.tt être obfervée à l'égard des Tuteurs &amp; autres Ad-~
Ull11Iilrateurs de la perfonne ou des biens d'autrui.
L'a~·t. 10 de ce titre de . l'Ordonnance , porte que les inter- .
FOga~olres
f~~ont ,~uX' frais &amp; dépens de ' ceux qui les auront:·
A

A

A'

U ..... à ..•.. heures du ..... pardevant nous. Pie~re ! ; • : :
Juge de : .... ou Commiifaire 'e n cette par:le depute &amp;
dans notre Hôtel, ou dans la Chambre du Confei1 au Palais,
écrivant Me ..... notre Greffier, eil: comparu Me ... " • ~ Pro;
cureur intervenant pour TüLÏ:us . .... lequd .nous a reprefente
qu'en vertu d.u Jugemel~t ou clltîl.· décret re~du par...... le . .' ..•
portant que Ma:vius vepondr-olt fur certams f~Its &amp; ~Dtlcl~s
,détaillés ' en la Requête de Titius du •.•.• il .aurOlt faIt
.d onner afI1gnation à Mœvius par exploit du . ~ • .• duement 'contrôlé., à compar0ir pardevant nous à ,ce préfent liel'l, jour. &amp;
.heure pour venir prê-rer fès réponfes; &amp; ·comme 1èd. Ma:vlUs
ne ,c;mparoît pas, -&amp; que 1'heure ,d'expe&amp;ative eft expirée,
ledit Me..... nous reqüiert de lui ,donner . a&amp;e du défaut,
&amp; d'ordonner que les faits feront tenus pour avowés, &amp; a

COUll,'

J

&lt;

Je

reqUls , fans qu ds pulf!ent en 1emander aUCUne répétition, mêm~&gt;
fa c.as de çondamnrltlon de depens....
'

�2~

COM~RN~Ala~

SUR LE

Rodier' 110us donne pour motif de la Loi, que c!LCtq~e partie
doit [e p ro,ctlrer cl [es dépens les ~itres
les preuves qUi peuvent
,
1.1 ' Jes
r;. demand'es 0 u Je' ., ex"'e
l'ltLOns' G' comme relle
~ 1"
; . .ne demande
. ettllJur
,t oll'e
.. qu e peur
f.iihnUer ·au -éléfaut de Jes
-l "l'nterroga
' .1"1'1'
fi 1t"tres "où de
.{es 'preuves &amp; lui :e;l te-ni,!' liéU, &amp; ' lJu'ene 'fefLt eu. e e~ ~ett,.e:
-'
'1 ofl. " ,f) ' nu'ellit. en fia.t!è
efPol1 de Te ....
avantage,
l ~. JLfJ, e '1
':JJ ~ les fra'/,'S ift1Jnls
'\
pétition, fauf le c.as porté pa:' l' ~rt. 5: .
'.
. '
S'il fam l'avouer) il parolt bIen dIfncIlé de ,cém.Clhe,r l~ l e' gl~ av€€: ·le- (entimel'1t ,de Rodi~r;. s~ il ~~llt ~ ~n tem.r a ce
'lque pelire', €et 'Auteur, 11 ~m~d~~ par la n:e.m'€l ,uufon fal:e fupFH!&gt;t~~l' ~à : J~ pa'l'tie ; fan~) ~epet~tI?l1, le~ fi'al~ d. une, enq~ijete ou
1 d'üil J7apportqû"il: auia e~e oblige 'de L:l1re fau'e, car le l ap~ort,
l'enqm~ te · &amp;· d!alJtres procédHi~es femblables fe font touJours.
. pbùr {i!Ippléer. au défaut de titres 0U de preuv~s, ~~ pour ~or­
' i'ob6rt!rW ' Iles N il'tes exiftan~s ,&amp; , les preuves _ deJa acqUlfes.
Il :efl: ~'pburtant
premiere 'maXff.tl.c · que la panie qui a bon
droit · doit ·être·· pleinement indemnifée, tant pis pour l'autre
, d'avoir élev~ une comefiati0n in.juLl:e ou té rnéraire. AHffi Rodier revient tout de fuite, &amp; propofe un tempérament: c'efl,
dit-il de faire fupp 0l'ter les frais de l'inter-rogatoire cl celui cl
gui o~ ne Pa demandé que par~e qu'il a conte.flé les faits mis
en avant par .l'autre partie.
_
,
Mais en' fLQlj;,ral1t ce tempéfamel1t, l'OrdOl11'lJnCe deVient [ans
fo.rèe &amp; fans exécution; car 'il n'arrive ~amais qu'une partie fè
détermine à· faire réllondre l'alJtre G:athégoriquement, .fi celle-ci
. ne l'y oblige par fes dénégations, d'aütant mieux qu'on lui
communique les faits fur lefqu els elle doit répoNdre ; elle
pourroit les avohlet lors de la .fignification de la Requête; &amp;
'é viter par-là lès frais d'un procès-verbal.
: ML PuffOFt dans le procès-verbal des Conférences, donné
pour vrai motif de la Loi le moyen efficace que le Légiflateur a voulu prendre pour retrancher le grand nombre des
, faits dont on chargeoit les interrogatoires.
Il eil: certain que celui qui a répondu, ne peut plus fe réllraéter &amp; défavouet un fait qu'il a avoué: confej{us pro judicato
efl, qui quodammodo foâ Sententiâ damnatur, Leg. l , if. de
:confeJlis; Leg. II , §. 1 G' 9 , if. qe interrog. in jur. foc. n
5
en feroÎt ~utrement, s 11 ne s'agiifoit pas d'll~l fait per[ol1.nel,.

f

DE LA COUR;

22I

tr;e celui qui l'a aVbué fe fût évidemment trompé, &amp; qu'il
eut la p,reuve du contraire de ce qu'il auroit avancé : non fatetur-'lUl errat. (Voyez Theveneall, liv, 3, tit. 9. )
, Cependan; le fennel;t. p:'êté par celui qui répond cathégonquement n eil: pas decIfOIre, tel que celui qu'une partie défere·. ·à l'autre fLl~ le, L:li.t contentieux ,' il n"eil: que purgatif;
.~e, fOl~te que C~IUl ~Ul nIe ,d~ns fes reponfes, ,peut ~ependant
etl~ condamne, sIl y a d aIlleurs avant, ou s 11 fi.lrvlent après
'des preuves fLl'ffifàntes Contre lui. Pareil ferment ne lie le
Juge ni la partie ; celaJut ain.fi jugé par- Arrêt rapporté par
Bonl:et, letr. S, n. 4. L'Arrêt rendu au profit de la Dl1e.
GautIer veuve Bremond, foumit la DUe. BaiIe, héritiere de
fon pere, à communiquer l'inventaire des biens de la fuc·celliou , pour juil:j..fier d'un fût nié par la DUe. Baile dans des
l'éponfes cathégoriques; l'Arrêt fondé fUl" ce que pareil ferment n'cil: jamais décifoire, à l'effet de rendre celui qui
le prête Juge dans fa propre caufe, qu'il n'eU que purgatIf, tèndant feulement à éclairer le Juge fans le li~r;
Boniface, tom. 3 , liv. 3, tit. 13, chap. 3 , rapporte nn
Arrêt qui jugea pareillement, que le ferment prê té dans les
l'éponfes cathégoriques n'eil: jamais déciuE, mais feulement
préparatoire au Jugement.
Quelle ea la .voie OllVerte dans le cas où l'ori a contre
celui qui a répondu la preuve du parjure? Il eil: certain que
les Loix ne prononcent aucune peine contre celui qui jure
faux ÙZ proprùf1 caufà , il n'y a que Dieu qui puniife l'homme
[ans doute très-coupable qui L:lcrihe la vérité à l'intérêt.
Il eH décidé par les Loix 21 &amp; 22, if. de dJlo mala ,
&amp;. par la Loi 2, Cod. de reDus credùis, que ' dans le cas du
ferment déci foire , qui eH: bien plus prèjudiciab1e : jurisjurandi
colltempta religio, Deum [cuis haDet ultorem; cependan t on efi
fans doute reçu à prouver le contraire de ce qui eil atteil:é
à ferm ent dans les réponfes cathégoriques. Pierre , . par exemple,
fàit affigner Jean en payement ld'l111e fomme au deIfo Lls de
100 Ev.; JeaH dit ne rien devoir, Pierre l~ fait répondre cathégoriqilement, Jean nie; Sentence qui le met hors de
Cour.
Quelque tems après Pierre a cOll11oi1I111ce que Jean a avoué

0

de

•

.
,

~ÉG:tEMENT

•

~

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~ .

&lt;'

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,

,

..
&lt;

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C

']..1-2

0 MME N TAI R E

devoir la fomme' il peut appeller de la Sentence, &amp;
r. d'
1 ' l'aveu d" Jean Il en efl: autrement
en caUle appe
C
Ir.
'
, n ~.
peut prouver la ra).lllete que
, 'fc '
ment d eCl Olre, on ~1 e
"
6
preuves écrites. (Voye,z Domat , . lIv. 3, tIt..
,

§.

I2, . )

P'

mIcIle a .••••

fc 6t 6 .
e. , "
l' ,f. ft

PRO C É S - VER BAL.

L

a

A

Rabin.
L'an. . . . .. &amp; le..... jour du mois de. . . .. à la Requête de Pierre ..:... . nous .... .. avons intimé &amp; lignifié la
Requête &amp; décret ci-de1fus rendu pat: Mr . . le Juge de ce lieu
de . . . . .. à Samuel, Juif ' de nation, &amp; à Jacob '.' "~ • Rabin,
aux fins qu'ils n'en ignorent, &amp; en vertu dudit décret, leur
avons donné afifignation à comparoir pardevant Mr .._le Jug~ de
ce lieu de. .. .. commis par Jugement rendu par .... le •...•
&amp; dans l:a Synagogue de la c~rriefe des Juifs , à tel jour &amp;
à telle heure ; fçavoir, ledit Samuel pour prêter le ferment en.
conformité dudit Jugement, &amp; ledit ~Jacob Rabin, pour faire
le devoir de fa charge, &amp; leur avons donné à chac\.U1 copie de

2.2.3

1a~i,~e ~equête, décret &amp; du préfent E xploit, en. parlant en do-

prouver
du ferd
par es

Comme il arrive fauvent da11s cette roVl11ce qlil~ ,0;\ e .
obligé de faire jurer le J~if, .. nous avons cru devou' mferer
ici la formule dll fermenc Judalque. .
,',
Le Jugement qui porte que le Juif jurera . fur certa~ns faIts ,:
prononce ainG : En jurant par- Samuel Juif de natlon (~ans
le tems y fixé ) fitr le tex!e ' ou roolle ~e Moyfe '. ' en eCOlltant le Héreiil de Colbo, zmprecante RaDlIZo, en pT éfence dit
Lieutenant Olt. du Juge . du lieu où réfide ledit ~am~el que nous
avons
cet ~ffet commis, lequel accédèra au . lz~u. ou !e fermen t
doit être prêté-, l o. que. . ... ( le Jugement dOlit a,rtlcul~r les
faits [ur lefquels le Juif doit prêter fe~'ment, &amp; . 11. dOIt etre
lignifié au. Juif en pe~fonne o,u domicile. ~
_
..
.
Enful.te le pourfU1va~1t pre[ente Requete au Juge du he~ de
la réiidence du Juif, expofe le contenu au. Jugement qm le
commet, ' &amp; demande qu'îl foit par lui accédé à la Syna,- '
goO'ue de la carriere des Juifs, aux fins que le ferment fOlt
prété en fa préfence te1.qu'il efl: ordonné, d~n:t i.l fera, dre1fé
procès-verbal par le Greffier; fur cette Requete l11tervlen.t ce·
décret: Sera par nous accédé à: la Synagogue a\!lX :fin.'&gt; reqmfes ,.
à tel. jour, à telle· heure •..
E n vertt} d~ c.e décret ,on donne affignation au. Juif &amp; au-

SUR LE RÉGLl!MENT DI! LA COUR •

1

'AN. . . .. &amp; le. . • .. jour du mois de ..... à ... .. heu-

res de •..... \ en . exécution du décret par nous ren-dl~ le....... au bas de la Requête à nous préfentée par
PIerre ....•. ~ au requis d'icelui, nous Jofeph...... Juge
-de ~ette VIlle de. . • . .. nous fommes tranfportés en COffipag11le de Me. ~ • •.. notre Greffier, &amp; d1:ldit Pierre ou de
Me . . . •. fon Procureur, &amp; fiIivi de. : • . .. Serge!:).t, à la
Synagogue de la carriere des Juifs, où- étant arrivés
avons trouvé Jacob...... Rabin des Iuifs, &amp; ledit Sa:
muel .... ~ av~ns, fai~ faire leaure audit Samuel du Jugement
&amp; des faIts y artIcules fur le[quels le ferment doit être prêté
enfemble de la Requête à nous préfentée &amp; du décret par nou~
fe~du , portant q~'il fera par nous accédé à la Synagogue des
Jmfs aux fins reqU1fes, auxquelles pieces le préfent procès-verbal
de~eurera annexé, &amp; avons interpellé ledit Samuel de prêter
le~lt ,ferment fur le roone ou ~exte de Moyfe, en écoutant le
Here1l1 de Colbo imprecante RaDino, &amp; ledit Jacob ......•
Rabin de faire le devoi1' de fa charge, à quoi lefdits Jacob ......
&amp; Samuel •..... s'étant offerts prêts, ledit Jacob ...... Rabin
eft entré dans l'enceinte du vefiibule du tabernacle de ladite
Synagogue, a forti le texte ou roolle de Moyfe, &amp; a expliqué
en langue vulgaire avec beaucoup d'attention audit SamueL" .•
~'importance du jurement &amp; les peines qu'encourent les parJures, felon les Loix de Dieu &amp; de Moyfe; après quoi ledit
Samuel. . . . .• ayant répondu audit Rabin connaître toute l'im·
pO,rtance du jurement &amp; les peines qu'encourent les p::trjures,
a Juré conformément audit Jugemen.t, en mettant les mains
fi,[f le texte ou roolle de Moyfe, que. . . . .. &amp; pour ju.
rement ledit Samuel a dit : " je jure devant Dieu qui a créé le
Ciel &amp; la terre, mOt1ts &amp; rochers, verdures, &amp; tout ce qu'il
a fait naître ou qui n'étoit poiat, que..... &amp; ii je jure le
contraire de la vérité, je veux que Dieu Me pleuvoir fur moi

�n'

224

C

SUR LE RÉGLEMENT DE tA

0 MME N T A I R E

du foufre &amp; ' du godron comme [ur Sodome &amp; Go~orre; ~
fi je jure le contraire, que la ter;e s'ouvre pour m ~nglo~nr
moi &amp; mes enfants, comme Core, Dath~n &amp;: Abluron , &amp;
fi je jure le contraire, que je [ois change en ft~nle de. [e~
comme la femme de Loth ql:land eUe regarda après la Vl.J1e"
&amp; fi je jure le contraire, que je devie11l~e . lépreux cO~~le'
Mannaa &amp; Ganna'a , [œurs de Moy[e; &amp; fi J~ J~Ire le contla~le· ,
que ma [emence ne porte jamais de frutt ; &amp; fi Je Jure le ~ontraIre,
que je {ois perc1ll~ de tous mes n1em.~res , &amp; .que le l~n~ forte
(le mOtI corps qUI demeurera: hlns [epul:ure, &amp;. fi Je J~lre I.e
contraire, que je fois damné, &amp; que Je 1l~ Vl~nne JamaIS
dans Je Fein d'Abraham " , duquel ferment ledIt PIerre ...... &amp;
l'edit Samuel nOlIS ont requis aéte que nous leur avons 'concédé &amp; ainu que de/fus avons procédé au préfent procèsr. Ir:.
verbal', , &amp; nous nous [ommes 10umgnes
avec notle G.ffi
" Ie er,.
les parties, &amp; leurs Procureurs.
Tels [ont les moyens de défenfe qUI concernent l"intér€e
des parties; celui· qui les propofe He. peut mêler rien. de calomnieux rien d'injurieHx. Les partIes dOIvent pOmhl1Vl'e &amp;
défendre fans aigreur; &amp; par l'Arrêt de Réglement du 3 Juin1740 rapporté par Mr. le Préfident de Regu!fe, pag. 379,.
b. Cour' fai.t défen[es aux Avoqts de [.e répandre €n in-Jures.
Celui qui eH injürié, peut Gns' contredit fé pourvoir &amp; pré[enter Requête en dommages-intérêts, en réparations, &amp; pour,
faire dil;e que la: piece dans la partie q\:IÏ contient les· injyres , .
fera &amp; demeurel:a fupprimée, ou· que les mots injurieux [eront biffés par le Greffier, OH même, fi: la pi-ece le mérite "
€}l1'eHe fera laeérée pal' un Huiflier au bas du perron du Palais. Dans le premier eas , il- efr 1èulement défèndu de produire la piece &amp; de s'en ffervi.r , &amp; {i elle efi impFimée"
il efi enjoint à 1'Imprimeur &amp; à tous ceux qui en ont des
exemplaires, de les remettre au Greffe de la Juri.fdiéhon
faifie · clu d-ifférend pour y être [ul')primés. Mais peut-on fe poyr- voir en- biifement, ou en· rép.arations femblables pardevant l@
Juge d'appel, ' qhloiql!le les injures aiel~t été pJ~ofé.r.ées ou. écrites
}pal"devant Te premier Tribunal?
,
.Me:, Jean-Baptifie Jull,anis, Proçure:LU~ au. Siege de Dra-".
g,ulgllan,,;
1

•

r

COUR.

22')

guigl1an,
s'obligea par écrit privé du II Novembre 17,,0
r
.
_0, tOUS
le. cautIOnnement de [on frere, en faveur de Me. Rey NotaIre &amp; ~rocureur au même Siege, à lui payer 4 8 7
dan.s
d~ux annees. Me. Rey n;~u.nlt dans l'intervalle, &amp; la Dl1e.
GI~les fcl veuv~ &amp;: [on he~ïtiere fe pourvut au Juge de DragUIgnan en averatIon du bIllet, &amp; fit affiO'ner le débiteur &amp; la
ca.ution ; Me . ulianis rép/o ndit au bas d~ l'Exploit, la Dlle.
G1l1es pretendIt que la reponfe étoit illJ'urieu[e &amp; dans le Ju,
Il
ge,meat d av~r~tI&lt;;&gt;n , e e proteHa de [e pourvoir en biffement
des termes 1llJuneux.. Me. J ulianis &amp; [on frere appeI1erent de
cette Sentence au LIeutenant 1 elle fut confirmée; ils en aopellerenr p.ardevan/t la Cour, &amp; ce fut pardevant la Cour q~e
l~ I?lle. GIlles pre[e.nta Requête pour faire condamner Me. Ju~lal;lsl à des repaI:atlons &amp; au biffemem des termes injurieux
m[eres dansl ['! repon[e. Sur cette Requête, les parties furent renvoyees en Jugement; Me. Julianis donna des défenfes.
&amp; [outint 1°. que la demande en biffement devoit être portée
pardevant le premier Juge: 2°. que quand même la Cour pour_
roit en connoÎtre, ce ne pourroit être qu'incidemment, &amp;
lors du Jugement de l'appeL.
. . L~ DUe. Gil1~~ offrit alors un Expédient, par lequel elle
}Olg11lt la Requete en bi:ffement à l'appel de la Sentence
pour être le tout jugé conjointement ou [éparement s'il y~
111'
'1.'
,
ec
leoIt, dlepens relt-!'ves.
La caure portée à l'Audience, Me. Julianis [outenoit que
la Requ.ête en biflement aurait dû être préfentée pardevant.
le premIer Juge, parce que les injures avoient été inférées au
bas de l'Exploit d'aŒgnation, &amp; par con[équent dans la pro- cédure tenue pardevan.t le premier Juge, d'autant mieux que
l'Ordonnanc~ d' avér.at.ion ré[ervoit expre!f~ment à la Dlle. Rey
de [e pourVOI!' en bIffe.ment des termes inJurieux, mais ne pro~
l1on5°~t Ipas [u/r le blffement; en forte que l'appel qui en
av OIt ete releve ne concernant uniquement que l'avération, l~
Cour .ne pouvoit connoÎtre de la demande en biffemem des
injures, iULvant la maxime tantùm. devolutl~m , quantùm appellatum-: ~rrêt du 19 Septembre 1732 prononcé par Mr. le Préfident de Piolenc, qui fit droit au déclinatoire de Me. J111ianis,
&amp;. renvoya les partIes pardeVql1t le Juge de Draguignan, pIai...

li/

I

!

1.

r

,

1

Fi

�,

.
SUR LE R:ÉGLEMENT DE LA COUR.

COMM:gNTAIRE

, Et ~ l'infianr ledit Me.. .. .. Procureur dudit Ja~ques .....
a remIS fur notre Bureau le fufdit exploit (ou les fllfdites dé-

dants Mes. Gilles &amp; Miol1i~ Procur;U!.s. Le motif dd e l'Arrét
fut que le fonds de la conte{tation ~tOlt enco~'e 'pen al~t .pardevant le premier Juge, la. Cour Catfie,d~ pnn~Ipal"au:~lt pu
, Atr e d'e l'a!1.ion
en bIffement, qlU d ailleurs . n aUIOlt
COllnOl
C~
•
d'·pu
alors être portée pardevallt le premier Juge qUl avoI.t eJa
jugé, &amp; qui conféquemmellt était dépouillé de la matlere.

VERBAL

DE

D

J

(enfes ) du... .. de laquelle rémiffion il nous a tequis aéte
&amp; a fiIgne.
Me ....... Procureur du Roi, a requis qu'il foit c01'lcédé aéte
auxdits Mes .... ~ .. Procureurs, de leur comparution requifi.tion, &amp; de ladite rémiffion, &amp; qu'il foi.t tout préfentement
procédé au- biffement des termes injurie~x ou calomnieux dont
s'agit, &amp; a ligné.
~
Et Hourdit Juge avons concédé atte auxdits Mes ....... Procureurs des parties, de' leur comparution, dires &amp; rémiŒoll
Il'.
&amp; élyonS or d onne qu en notre prelence
&amp; celle du Procureur'
du Roi, il fera procédé par notre GrèfIier au biffement des
mots calomnieux ou injurieux rapportés dans la 'Requête incidente dudit Pierre ...... &amp; inférés dans l'exploit ou dans les
défenfes dlldit Jacques, du ...... &amp; ce confor.qJ.ément à notre
Sentence' du ...... Délibéré à ...... dans le Palais, ou dans
l'Auditoire de J qftice ledit jour &amp; an. Le Juge figne.
En[uite il eft ajouté: Et à l'infiant il a été procédé par notre
Greffier, en notre préfence, celle du Procureur du Roi &amp;
celle defdits Mes....... Procureurs des parties, au biffe~ent
des mots ,injurieux ou calomnieux inférés dans l'exploit (ou dans
les défenfes) dlldit Jacques. . . . .. du ...... &amp; rapportés clans
la Requête incidente dndit Pierre...... &amp; ce eIl, conformité
de notre fufdire Sentence.
Et ainli que deffus a été par nous procédé au préfent procèsverbal, &amp; nous nous fommes fouffignés avec ledit Me......•
Procureur du Roi, &amp; notre Greffier, l'an &amp; jour fufdit.
Nous croyons devoir obferver ici qu'il n'y a lieu au biffement, que quand l'injure efi étrangere à la défenfe, ou qu'elle
eil: çalomnieuCe.
Dans le premier cas, on peur fe pourvoir incidemment en
bifIement, &amp; le biffement peut être ordonné indépendamment
du mérite du fonds: ainli Pierre fait affigner Jean en adjudi...
cation d\;ne fomme; Jean fe répand en, injures graves contre
Pierre, &amp; ces injures 'n'ont aucun trait ~l la défenfe; le biffement en fera ordonné, que l'a&amp;iol1 de Pierre foit fondée ou
non•
l

BIFFEMENT.

U. . . .. mil fept cent. . . ... ~...... heures de .. i ••••
pardevant nouS Jofeph ...... Juge d.e .. ; .., dans le Palais, préfent Me...... Procureur du ROI, ecnval:t Me .....•
notre Greffier, efi intervenu Me...... Procureur mtervenant
pour Pierre...... Bourgeois du lieu de...... lequel nous a
repréCenté que dans le procès qu'il a pardevant nous ~ contr.e ,
Jacques.. .. .. Bourgeois du lieu de...... &amp; dans 1ExploI~
ou dans les défen[es communiquées le ...... Jacques a avance
calomniéuCement 1°. que .. ;. (on expo[e mot à mot les termes
injurieux ou calomnieux) ledit Pierre ...... fe pourvut en conféquence, &amp; de~a\nda pa;- fa ~equête du . . .. que J acq~es / .; .•
feroit condamne a des reparatlOns , à de3 dommages-mterets,
&amp; que les mots calomnieux &amp; injurieux inférés dans ledit exploit ou dans lefdites défenfes, fer.oient rayés ~ biffés par
le Greffier en notre préfence, préfent &amp; requérant le Pwcureur du Roi, ce qui hlt ainG ordonné par notre 'Sentence
rendue en contradiétoire défenfe le..... Cette Sentence ayant
été lignifiée audit Jacques, ledit Me..... Procureur dudit
Pierre, auroit fait [ommation à Me.... Procureur dudit J acques, de remettre riere notre Greffe la piece contenant lés
mots injurieux &amp; calomnieux dont s'agit, pour être procédé
au fufdit biffement, &amp; l'auroit [ommé par le même atte de
comparoître à ce préfent lieu, jour &amp; heure; &amp; comr:1.e ledit
Me . . . .. eil ic'i préfent pour nous remettre la fufdite piece,
ledit Me ... ~ . Procureur de Pierre..... nous requiert de ' procéder au biffement des mo'ts injurieux &amp; calomnieux )J.1férés
dans ledit exploit ou dans lefdites défenfes, &amp; rapportes dans
la R equête incidente dudic Pierre ••.•• &amp; a ligné.

22.7

,

l

.
1

•

"

,

�CÔMMEN'TAIR'E

SUR LE- RÉCLEMl!:NT DE LA COUR:

Dans le fecond cas au contraire, la demande. en biffe~ent
dépend néceffairement du mérite de la conreR-atlOll fOf!clere "
&amp; le biffement ne doit être ordon,né qu'en tam"que} I11Jure efl:
el
. J e' Ahfi
Pierre attaque par JeanJ s 1l1fCllt
en faux
C cl on1nleUlI .
1
. d'
'r b .
contre une piece qu'on lui oppofe; il accufe ean avol: ra rlqué la piece d'être f:1uiEire en cette occauon, &amp; meme, eu
bien d'autres~ Le biffement demandé par Jean fera ordonne, fi
la plainte de Pierre eH calomnie~fe; il ne l,e fera p~s, fi
Pierre a été fondé à attaquer la pIe ce. On VOlt ~ans 'pel11e l,a
conrradiébon qu'il y auroit dans le !llgeme~lt qlU dec1arerolt
une piece fauffe, &amp; ordonnerait enflure Je bl~eme,nt du t~rme
,rr; '
l'mpuré à celui qui
[eroit conval11CU
d aVOIr f"lllfie
fiaUJjazre
,
" r . II
d'A ou ,
produit [ciemmem une pIece fautre. Mals Il ne ~U111t pas . etr~
L. ndé à attaquer la piece; il fc1ut encore convalllcre celm . qUI
rO
r. J r . '
.
l'a produire, d'être l'auteur de la raUllete
,ou d" aVOIr pro d mt
fciemment la piece fauffe.
. Après avoir parlé des exceptions qui reg.ardent l'intérêt ~:s
parties, nous devons parler de ~ell e s qm r~gardent le .1 nbunal pardevant lequel la comefiatlOn efi portee. CelleS-Cl font
de plull~urs ~ortes; les unes [~?t fond~es fur un pr~vilege .part iculier au defendeur , ou fur llllcomperence du TrIbunal, 011
appelle la premiere exception, moyen de renvoi; la [econde,
moyen déc1inatoire.
.
Les autres [ont fondées filr la fu[picion du Tribunal entier;
on les appelle moyens ,d'évocation, ou [ur la fufpicion d'tlll
Officier membre du Tribunal; celles - ci font des moyens de
récu[ation de Juge.

§.

X J 1.

Des moyens de renvoi ou déclinatoires.

D'après la regle connue, priùs de judice qllam de Zite, 110U.
aurions dù pré[enter les exceptions déclinatoires, avant que- de
traiter des défenfes foncieres; mais nous n'avons pas cru , [éparer les moyens d'incompétence, d'avec les m oyens de récurat ion de Juges &amp; de prife à partie, ces derniers fondés principalement [ur le déni de renvoi &amp; [ur le déni de jul1ice; &amp;
•

,

1.29,

ce n'dt qu'au moment que la caufe efi en état d'être jugée
que 1~ ~uge ~'expofe à la prife à partie, en ne faifant pas droi~
au . d~chnatoIre, ou en refu['lnt de juger.
SUIVant la Loi prœfl:riptiones, Cod. de except., les excep tions
déclin3toires doivent être propofées avant toutes les aut res 8c
celui qui a reconnu ·'P3.lltorité du Juge, en défendant voloI;tairement àevant lui, ne peut plus décliner la Jurifdiétion ; Prce C
criptiones · for~ in prin.cipio litis .a litigatoribus opponendas e./e ,
l egum decrevzt allclorztas. ParmI nous, l'on àifi in gue le rem'oi
fondé [ur quel que privilege, d'avec l'incornDéten~e' le renvoi
doit être demandé in limine litiS, &amp; avant q~le de dÙendre fLlr
le. fonds. Ainll I:Avocat, poftulant ~jollrné pardevam un prem~er, Juge, &amp; qlU veut erre renvoye pardevant le LieutenantGeneral, doit demander [on renvoi dans les premieres défenfes '
la contefiation pardevant l~ Juge [,ili, le l'endroit n'on reçe~
v~ble, pa:.ce ~u'il efi: libre à chacun de renoncer à fon privIlege ; a1l1u 1 atteHent tous les Commentateurs de l'Ordonnance, &amp; ce point de regle fut formellement jugé par l'Arrê t
rendu le 2.I Août 1779, conformément aux COl1clllllOns portées..,ar Me. Bermond SubŒitut, dans des circonfiances bien
remarquables. Les fleurs Leclerc pere &amp; fils, Négociants de
la ville de Mar[eille, [e pourvurent aux Juges- Confills de la
m~me ville, contre les lleurs Rangoni leurs corre[pondants à.
LIvourne, en condamnation de 1450 piafrres, &amp; en révifion ,
vérification &amp; correaion des comptes par eux rendus à raifo11
des marchanùifes qu'ils avoient vendues pour le comp te des
fleurs Leclerc; l'affignationleur fut donnée comme à des Français abfents, dans leur dernier domicile, àans la maifon paternelle; l'Huiffier parla à leur mere.
Les Juges-Confuls rendirent Sentence de défaut le 13 Octobre 1777; les fleurs Rangoni fe pourvurent en rabattement ;
ils propoferent l'incompétence du Tribunal, &amp; fe réfern rent
les moyem de nullité contre l'affignation.
Le 19 Février 1778, les Juges-Confuls les débomerent du
déclinatoire, &amp; renvoyerent le jugement du fonds au premier
jDur après deux mois. Le 7 AoÎlt fuivant, les üeurs R angoni
furent condamnés par Sentence contradiaoire à donner Je 110m
de~ Courtiers &amp;. des Pefeurs qui avoient été employés dans la

�23 0

C

SUR. LE RÉGLEMENT DE LA COUR

0 MME N TAI R E

"ente des marchandifes que les. fleurs Lecl~rc !:ur a~oient fo~r­
nies. Cette Sentence fut plemement execu&lt;~~. J?e 27, N 0vembre même année, autre Senrence contradl~OIre qU! confirme celie de défaut au chef de la condamnatIOn de~ 14)0
piaftres, &amp; qui renvoie au premier jour après deux mOlS pour
•
le furplus.
Le 18 Janvier fuivant, les fleurs Leclerc firent nommer un
Rapporteur, pour f.:,ür~ juger l'article de la réviuon des c~mptes.
Jean-BaptiHe Rang?111 ap~ella a,lors de ,toutes ~es ~en.tences,
&amp; demanda la furfeance; Il foutmt que 1 affignatlOn etOIt nulle,
qu'elle aurait dù être donnée à l'Hôtel ~e ,Mr. :e Proc,ureurGénér~l ; .il ajouta que les Juges-Confuls etOIent 111C?mpetenrs,'
que l'aifaire n'avoit pu être portée qu'aux Juges de LIvourne, ~~
était la r.éGdence &amp; le flege du commerce des fleurs Rangoill, que la maxime aaor fequitur forum re~ étoit la maxime den I!?utes
les Nations &amp; que d'après la LOI &amp; toutes les Docmnes,
celui qui av~it (T~ré pour autrui, ne pouvoit être pourfuivi que
p3.rdeyant le Jl1~e du lieu oÙ la ~enio.n avoit. été faite. MM. l~s
Gens du Roi attefl:erent la maxane; Ils [outmrent que le pnvilege tiré de la regle aaor fequitur fO:l~m rei, ~toit établ\~ p~r
le droit des gens ; que cette autonte [upeneure emcha1110It
toutes les N arions; que con[équemment ce privilege était commun à touS les peuples; qu'il étoit contre l'ordre public que
les Nations puifent fe combattre mutuellement, en réclamant
1111 privilege égal; que fi le Français pouvoit attirer l'étranger
défendeur pardevant les Jug::s de F'rance, celui - ci auroit un
droit égal d'attirer le Français défendeur p~rdevant les Juges
d'une domination étrangere pour y repouifer fa demande: mais
ils obferverent que le fleur Jean -Baptifie Rangoni étoit originaire Français; que comme héritier de [on pere, il poifédoit
des immeubles en France; que le Commerçant eH l'homme &amp;
l'habitant de tous les pays Ot1 s'étend fon commerce; que les
Juges de ces mêmes pays ne peuvent lui être étrangers. La
fin de n011- recevoir fixa emiérement leur détermination; ils
établirent 'que l'incomp~tence devoit être propofée in limine
litis, à moins qu'il ne s'agiife d'une incompétence ratione materiœ ,. que les parties qui aV9ient ~reconl1u volontairement la
Jm-ifJi&amp;ion, ne pouvoie1'lt plus réclamer leur privilege, à J'effet

.

23 1

d'être
Ran gOnt. qUl.
, renvoyées
1 . , à d'autres Juges " Clue les u"urs
'avo1ent p aIde volontairement pardevant lps Jllges - C r l
après avou' ."ete d eD.oures,
'1
' d u decl1l1atolre,
,.
.
~
on ...! c;
qui
avoient défendu
fur le fonds, &amp; qUI aVOIent même fait afl1rntation de voyaO'e
après
Sentences
contradiétoirenlent
rendues , dOIl, e
."b
. deux
"
"
'
ultn
;.VOIt ete executee, aVOlent formellement reconnu la JurifdicIon ~es Ju~es-~onrul~ q~i n:étoient pas incompétents ralion!!
mat~rue, pUlfqu Il. ~ ag1ifo1t dune contefiation entr~ de ux NégocIants pour, faIt de leur commerce. L'Arrêt rejetta la demal~~e en fU,rfeance. Me. Caffier plaidoit pour les fleurs Rangonl, Me. SImeon fils pour les-fleurs Leclerc Le moyen t··'
d e 1a 11L~11"1te d e l' a ffiIgnat Ion
.
.
II e
ne fit aucune impreffion
. les fleurs
Rangol1l fure[~t reé?é'1xdés comme originaires Français ~ui étoient
ahfent~, &amp; qUI aVOlent ptt être affignés à leur dernier domicile
&amp; d'a.111e~I,rs l,e ~ice ,~uroit é~é couv;rt ~ar leur préfentation. '
~a~s ,s Il ~,aglt d 1l1competence a rmfon de la. matiere, les
~ unfd1ébon~, etam patr~moniales en F ~ance, le déclinatoire peut
etre. propo{e en tout etat de. caufe. Les parties ne pouvant [e
Ch~l{i: ? es Juges, leur acqUIefcement ne fçauroit légitimer la
JU:lfd1ébon, &amp; pour qu'un Jugement foit valide, il f ut qu' il
[oJt rendu par le Juge compétent.
~'Econome de l'Abbaye de Notre-Dame de la Charité des
FeLlIllants fit affigner Guillaume Bonafoux Bourgeois de la ville
d~ T ouloufe, pardevant le Sénéchal de la même ville, pour le
faIre condamner au paiement du droit de lods dû à raifon de
l'acquifitiôn qu'il avoit faite d'une métairie dans le l'eu de Roqu~s, &amp; au paie~~n~ des cenuves &amp; autres droits qu'il prétendOlt fur cette metame. Dans ce procès intervinrent Mr. de la
F Ol:t, Confeiller au Parlement de T ouloufe ,&amp; les lieurs de •
Ma1l1al &amp; de Roquetes, qui difputerent aux Feuillants 13. direéte fur cette métairie. L'Econome évoqua la caufe, attendu
les parentés des intervenants; elle fut renvoyée au Parlement
d';tix, &amp; il Y eut Arrêt en 17°8 qui condamna Bonafoux, &amp;
debouta les l11tervenants de leur Requête.
A. la fave~lr de cet Arrêt, fEconome tâcha _de s'approprier
la d1reéte umverfelle dans le lieu de Roques; il fit affigner pardev~nt la Cour la Communauté de ce lieu par exploit du ')
Avnl 1709, aux fins de venir voir déclarer l'Arrêt qui avoù

•

�232.

COMMENTAIRE

.

SUR Ln

été rendu ~ontre Bonafoux, commun &amp; exécu,t~ire con&amp;tre ~~e ,:
Ir.
11 reconnOillance,
fe voir condamner a\ l'
lU paner
l1ou~e \..
. fi . ' .' l' anUler
t
à h cottiré des droits feigneunaux, qlU etaIt leg ee COll re
0

B0nafoux par des E xperts.
, . , s' l'Econome
La Communauté préfenta à fins dechnatOlr~ ,
.
d
l
O&amp;obre 1709 un Anet portant que
obtlllt cepen ant e 2.)
. avait été le
les parties écriro ient pardevant Mr. le "Blanc qUl
B
f;
Ra orre'lr de l'Arrêt intervenu entre 1 Econome &amp; . ana oux..
1 Lr. 'hcatI'olJ de l'Arrêt, la Communauté protefi:a de
Spp
ur a llgm
,
C.
d'
la nullité . des pourfuires, &amp; p,re~en:ta. Bequete aux .I,111S etle
renvoyée en jugement fur le declI~JatoJre. ,. , .
.
ax : me
La C0111mLl11auté di[oit en plaIdant, qu Il etolt de
certaine que pour la vdidité des J~gel:nents, le Juge dOIt. erre
le Juge naturel &amp; légirime des partIes, .que ~e Jugeme~1t lel~dL1
par un Juge incompétent efi: nul de droIt, fUlvant la d~fp~utlOll
de la Loi derniere, Cod .. fi
non .compet. ludi~e judzcatum
eJ!è dicatur; que la Jurifd.iéhon contentleufe ne reqUler~ pas feulE~ment 1a plliifance publIque de la part du Jllg~ , malS encore.
la cOllJ.pétence de la part des , parties, ou à, ralfon de la 1;1~­
tiere , &amp; que le citoyen n_e peut êtr~ arr~che. à [es Jug~s legItimes; qu'il n'y a que le Juge d~ Fje~ qUI pmire CO?noltr~ des
droits feigneuriaux, ft.Iivant la dJfpolltion de l.a LOI der11lere,
Cod. uDi in rem. aet. exercer. debeat, &amp; le fentlment de Faber,
liv. 3, tit.
déf. 6.
.
.
"
.
Elle avouoit que les incidents fUIvent le prIncipal, &amp; que les
Arrêts doivent être exécutés de l'autorité des Cours qui les
ont rendus; que II Bonafoux &amp; les autres condamnés faifoient
naître quelques incidents, ils devroient fans difficulté être pourfuivis pardevallt la Cour, &amp; cela attendu la litifpendence qui
étoit pardevant la Cour entre toutes les parties en qualité lors
de l'Arrê t: principal, laquelle litifpendence ['tillt la Cour pour
tous les incidents qui peuvent furvenir entre mêmes parties;
mais que pour qu'il y ait litifpendence, il faut que l'incident
[oit inter eafdem partes, pro eâdem te, G' ex eâdem. causâ. Elle
cirait l'art. 1 , du titre de l'Ordonnance des fins de non-procéder,
qui défend à tOl.JS les Juges de retenir aucune caufe, infl:ance
ou procès dont la cOl1noiiIànce ne leur appartient pas, &amp; leur
enjoint de renvoyer les parties pardevant les Juges naturels qui
.
doivent,
A

A

•

n:

a

I2.,

,

1

RÉGLEMENT Dl!:

LA COUR~

1;35
'{ loivent en connoÎtre, à peine de nullité des Jugements.
La Communauté ajoutoit, que quand l'incompétence efi ab.,.
foIue, on peut propo[er le déclinatoire en tout état de caufe , même
après pJufieurs Jugements co nformes; elle citoitla Loi 18 ff. de
Jurifdic7. Godrefroy [ur la Loi premiere, Cod. de Jurifd.o:nnium
Jud. :. Imo ?~tefl.fœnitere is qui conJenJit, aut Je jùbjecit incom_
pete.lltl ludzcI, ' .. dIt ce fçavant Interprete du droit, Judex efl
P?tijfima ludlczz pars. " Il Y a une grande différence (dit BornIer fur 1'art. 3. de.s ~ns de non-procéder) " entre l'incompé_
" tenc,e de J un[chébon, &amp; le privilege que l'on a d'être ren" v0y,e à U!1 al;1tre, JU9'e;. 1'inc?rnpétence de Jurifdiction peut
" toujours etre alleguee l1Z quacumque parte 'litis' parce qu'il
, n.
' cl
.
,
" n eu pas au pOUVOIr e la partIe de donner Jurifdiél:ion à
." q~lÏ n'~n a -point, Leg. privatorlL1n~3, Cod. ' de lurifdic? om"
TZlum Jud.; mais Ii la Jurifdiél:ion eiJ: compétente, &amp; que
" néanmoins l~ déf~lideur ait le privilege d'être rénvoyé à \1l~
" autre Juge, .11. dOIt dès le commencement de l~ caure pro" po[er [on pnvilege, autrement il en demeure dechu, par le
" moindre aél:e qu'il fait pour approuver la Jurifdiétion, [uivarj.t
" le . [entiment de Barthole in Leg. Ji convenerit, if. de Jurifd.,
" &amp; Leg. Ji quis in confcribendo, Cod. de pac7is. "
Sur ces raifons, par Arrêt du 2.3 Juin 171 1, la Cour révo~
qua l'Arrêt de Réglement, caira toute la procédure, &amp; r~nvoya à. une autre Audience fil! le dédinatoire. Il hlt topique_
ment jugé par-là., que le déclinatoire peut être propofé en tout
état de caufe, lorfqu'il s'agit d'une incompétence abfolue; &amp;
à rai[on de la matiere.
Cett~ regle efl: Ii certaine, que le Juge compétent pour cor).~
naître d'une matÏere pa-r la voie de l'appel, ne doit pas la retenir, Ii elle efi portée pardevant lui en premiere inftance ,
quoiqu'elle foit portée cumulativement avec une autre demande
qui lui foi t dévohle? Ol) par Requête incidente dans un proçès
p endant pardevant lui; ainll SeÏus ajourne Titius pardevant le
Lieutenant du reifort en matiere de tct.illes ; dans le même e~..,
ploit ou par Reqllête incidèl1te, SeÏus demande ç·Ol1tre Titius
la condamnation d'une fomme; le Lieutenant ne peut retenir
que la matiere des tailles, &amp; doit renvoy er le furplus ap Jll~e
,q ui en doit COIUlOÎtre; s'il retient le toçal, il ~o~e le drole

'!-

1

�,
~ 34

SUR LE RÉGL'EMENT DE LA COUR'

:ri
des JurifditHons, en enlevant au premier Juge une matiere quI

C

0 M M :E .N T A -1 R

lui ef!: attribuée.
Celui qui décline la Jurifdiétion, donne fes moyens, il ex'"
pofe f011 privilege ou l'incompétence du T~'ibunal pardevant
lequel on l'a attaqué, &amp; conclud à ce que falfant dr&lt;;)1t au l~en­
voi ou au déclinatoire propofé, les parties &amp; matIere fOIent
renvoyées ou délaiifées à pourfuivre, ainfi &amp; pardevant qui il
appartient.
Ce , déclinato~re, propofé même lorfque le procès ef!: réglé,.
ef!: enfuire porté à l'Audience par fommation; il doit y être
jugé fomm airement, fans pouvoir être appointé ni joint au
principal, même pour y être préalél,blement ou autrement fait
droit, &amp; quand m ême on aurait ordonné le regifrre. ( 1667,
tit. 6, art. 3· )
Il ne peut fous aucml rapport être cumulé avec le fonds;
la Jurifdiéhon doit être légitimée avant que d'entamer l'examen de la contefration fonciere; il efr fenfible qu'on doit décider premiérement fi le Juge peut juger, &amp; l'on connoît la
regle généralement adoptée: priùs de Judice , quam de lite.
Le 2,S Oétobre 1720, la Dlle. Crifpe fe pourvut au Juge
Royal de b ville d'Antibes; &amp; demanda par fa Requêt'e qu' il
' fût enjoint au fieur de Gallon, Procureur du Roi en la m ême
J urifdiétion, de comparoître pardevant Notaü'e pour recevoir
en argent ou en billets de banque la fomme de 4'5) liv. qu'elle
l ui devoit, &amp; qu'à fOll défaut, il lui feroit permis de dépofiter
cette fomme riere le Receveur des confignations, moyennant
'q uoi elle feroit valablement déchargée; elle requit en outre que
le déüet qui interviendroit, feroit provifoirement exécuté nol10bfiant &amp; Gns préjudice de l'appèl.
.
. Les fins de cette Requête furent renvoyées en jugement;
le fieur de Gallo n préfenta à fins déclinatoires, &amp; dem anda.
fon renvoi au Lieutenant, attendu fa qu alité de Noble.
L'Avocat plus ancien rempliifant le Tribunal en empêchetn:nt d,l:! Juge, ~env~ya les, parties au premier jour fur le dé~
c1matolre, permIt ~~ea ~moll1s à la Dlle. Crifpe de dépofirer
la fomme, fans preJudlce du &lt;iroit des parties, &amp; ordonn a
q ue cette Sentence feroù exécutée nOllobi1al1t &amp; fans préju...
rlit;e de l'appel.
\

.

~31

Le fieur de Gallon appella pardevant le Lieutenant d G fI'.
r'
Id'
l'matOIre
, n'avoit pu être cumulée avranel'
,
loutmt
que
e
ec
&amp;
C
d"s,' le L leutenant
'
' Sentence le 2, l Mars 1721ec &amp;e
1.on
rendlt
confirma celle du Juge d'Antibes; le fie ur de Gallon en' appella pardevant la COUf.
Me. Bayon portant la parole pour MM. les Gens du Ro' ,
1"·
11.'
~ b rl~r~a qu"
1 n ~tOIt pas quenlOn d'examiner fi le déclinatoire
etolt Jufie, malS feulement fi le Juge d'Antibes &amp; le Lieute..
nant de Graife avoient pu le cumuler avec le fonds' que d'après la difpofition de l'Ordonnance, le J LlO"e au pr~'Judice dll
,
"
b
,
' 1·matolr~,
navOlt
pu ~rdonneJ: le dépô t;
que
c'étoit-l~ un
d, ec
l~lter1ocutoJl:e p~rtant, vr~~m~nt,profit, puifqu'il décidoit en par....
tle le fonds, qu en va1l1 11l1tlmee oppofoit que le fieuf de Gallon
avoit acquiefc,é à cette Sentel~ce, ~on Pr~curel,.lr ayant comparu
~ ayant fignc ~a taxe des depens, ne dependant pas des par . . .
ties de fe cholur des Juges, leur acquiefcement ne fauroit
va~ider- les ju~el':1.ents ir;co~npé;e;l~s ~ qu'inutile,mei1t on ajoutOIt q;le, ~e depot req:lel~ol~ celente, cette ra&amp;m ne pouvoit
p~s. legltlmer l~, JL!nf~I~Clon, ,&amp; le Ju,ge ne pouvoit rien
declder avant qu Il eut ete frame fUi" le declinatoire. Par Arrêt
du 2,9 Oétobre 1728, prononcé par M. le Premier Préudent,
conformément aux Conclufions, les Sentences furent réformées
&amp; il fut ordonné que fur la demande de la D 11e. Crifpe, lë;
parties pOlwfuivfoient pardevant qui il appartiendroit.
Les moyens déclinatoires doivent être communiqués anx
Gens du Roi, ils font par état chargés de veiller aux d roits
des Jurifdiétions; ils doive nt donc être entendus toutes les fois.
qu'il s'agit de légitimer les Tribunaux on les Juges qui les
compofent.
Si le Juge fait droit aux moyens de renvoi ou déclinatoires .;,
le Juge fupérieur renvoit les parties à pourfuivre pardevant qui
il appartient; l'égal &amp; l'inférieur [e fervent du terme délaijJèr; 1",
Sentence efr concue en ces termes:
Nous, oui la plaidoirie. des Procureurs des parties &amp; le
Procureur du Roi, faifant dro it aux moyens déclinatoires prÛ'"
pofés par Pierre ...... avons renvoyé ( ou délaiffé ) les par..
ties à pourfuivre ainG. &amp; pardevant qui il appartient.
Si le Juge déboute du déc1inatoire, il prouonce ainfi: Nous,

l,

,

.

'

Gg-+.

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2.3 6

C () M hl

l! 'N

,

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1

"

R :B

oui la plaidoirie des Procureurs des part~es? &amp; ,le Prociitet;r
du Roi, f..1ns nous arrêter aux moyens ~echnat01r~s propo~es
par. . . . . .. a~ons o~?ol1né qu.e les partIes pourftuvront pardevant nous amu qn Il appartIent.
.
Tout Juae doit D1l1s contredit connoître &amp; ne pOl11t fi-al1chir les b~rnes de fa Jurifdiétion; s'il retient une caufe dont
la èonnoifIànce ne lui appartient pas, l'Ordonnance ~er~et de
le prendre à parcie ( 1 667 ~ tit. 6, art. 1 ); ll?U~ detailler?l1s
les moyens de prife à partIe en parlant du de111 de J uibce.
L'appel d'une Sentence rendue ', fur ' déclinaroir~ eft porté
rec7d viâ à h Cour omiJ{o medio; a11111, 11 l~ prem~er JugeR?yal ou le Juge du Se ignel~r ft~rue [ur un, dechnat~l1-e propofe,
il l1'y a que Ja Cour qUI pm1fe connoltre ?e ~ appel de, [a
Sentence, parce qu'il n'y a que la Cour qUI plllffe connoltre
de la léO'itimité
des Jurifdiétions. Cet appel eft porté &amp; jugé
o
f0111mairement à l'Audience . ( Réglement de 1722, art. 11.)
L'art. 4 du Lit. 6 ?e l'Ordonnance n'eft plus. obfervé '. &amp; on
ne prend plus l'aVIS de MM. les Gens du ROI pour vUIder pateilles appellations.
'
Cependant 11 le premier Juge avoit jugé au fonds, f..1ns qu'on
eût décliné la Jurifdiétion, le Lieutenant du re1fort étant h1ifi
de droit de l'appel, il juge même par écrit le grief d'incompétence, &amp; ce grief ne le dépouille pas, attendu qu'il n'eR:
propofé que pardevant lui, &amp; lor[qu'il efl: déja :CüIi de la
tnatiere.
Il eft certain que l'appel d'une Sentence rendue 1Î.lr un dédinatoire, a un effet fufpenuf en matiere civile. Il eft évident
que le Juge ne peut procéder à l'exam en &amp; au jugément du
fonds, jufqu' à ce que fa compétence [oit fixée par un jugement rendu en dernier reffore; il arrivero it autrement qu'un
Juge pourroit juger définitive ment, &amp; être enfuite déclaré i11tompéte nt pal' la Cour.
Néanmoins lorfqu' il s'agit d'une matiere provifoire al; re'"
"
quérant célérité, l'ufage qu'on peut bien regarder comme contraire à la ~o i , autorife le Juge qui a retenu la caufe à prohoncer déEnitivement à la m ême Audience, comme lorfqu'il
s'agit d'une oppoution à un mariag€ ou d'une demande e1l
proviiiou alimentairt;.
1

Sun.

LE' ltIfCLÉMB:&amp;T DIl LA

Coul'l':

't37,

II y a conflit de J urifdiétion entre deux Cours; lorfqu'une
partie prétend que l'affaire n'eft pas de la compétence de la
Cour qui en eft L:1i11e.
Si une affaire eft portée en même tems au Parlement &amp; à la Cour
'des Aides, ou feulement à l'une des deux Cours, celle des deux parties qui prétend que l'autre Cour doit.en connaître, préfente Requête à cette derniere Cour, expofe les pmu-fuites faites parclevant
l'autre, &amp; les motifs de fon incompétence, &amp; demande Que l'affaire fera traitée par conférence, les deux Parquets affemblés
( Août 1737 , ti t. 2, art. 23')' &amp; cependant que rout demeurera
. en état, c'eil:-~-dire que toutes pOlu-fuites feront fufpendues.
Sur cette Requête la Cour rend le décret 1Î.livant: [oit l'affaire traitée en conférence, &amp; cependam tOllt en état. On fait
lignifier ce décret au Procureur poIl:ulant pour l'alltre partie
pardevant la C our fc1ifie; on lui fait fommation de comparo ir
au Parquet dll Padement au jour &amp; heure convenus. L es
,deux Parquets affemblés, l'affaire [e plaide , &amp; [ur l'étiquette
dreffée aux formes ordinaires, l'avis des deux Parquets eft
couché ~( u gné; les parties font tenues de s'y conformer ,
s'il n'y a partage. ( Août 1669, tit. 2, arr. 12.)
Si la Cour [üue eH déclarée compétente, il eft mis au
'bas de l'étiquette que l'affaire y fera pourfuivie; s'il eft que{rion d ~ renvoyer à l'autre Cour, il eil: dit que les parties
pom{uivrom pardevant telle Cour, ainu que s'appartient, &amp;
alors la partie pourfuivante fait affigner l'autre pardevant la
Cour déclarée compétente pour venir pourfuivre pardevant elle
. fiu ' les fins contènrieufes.
Si les Parquets [ont partagés en opinion, les Gens du Roi
des deux C ours délivrent le urs motifs aux parties qui [è pourvoient en conféquence au Confeil en réglement des Juges.
(Aoùt 1669, ti t. 2., art. 12; Aoùt 1737, tit. 2, art. 24,'
L'Ordonnance de 1669 &amp; celle du mois d'Août 1737, pré[entent le tableau de la procédure en réglement de Juges;
comme cette procédure eft propre au Confeil du Roi, nous
n'avons cru devoir rappeller que ce qui peut fe pratiquer pardevant les Tribunaux de la Province.
Pardevanr les premiers Juges, la voie du conflit n'efl: pas
admife, on n'y C0l1110Ît que celle du déc1inaroire.

,

�SUR LE" RÉGLl!Ml!NT DE LA COUR;

COMMENTAIRE

§.

XIII.

Des Moyens d' tvocation~

Quand la Cour pat'devant laquelle une contef\:ation ef\: po:tée ~
'r.
J: fi
.0.
'1'ul1e des pal'ties à raifon de la parente des
. . ' . 1·
le trouve lU pet;le a ,
Officiers, celle-ci peut evoquer au Confer! pour obtenu e
renvoi du procès à .une ~Jtl'e Cour;.
'.
.'
Le Procureur qui veut evoquer, faIt fig11lfier au P~ocureurde la partie adverfe la cédule évocatoire '. le pourfLllv~nt ~e'
pourvoit enfuite au ConJeil,' &amp; fi l:évoc,ano n efi fondee, Il
obtient un Arrêt qui renvOIt la maner~ a un a;ltre Parlement.
Il fait enfuite aŒgner la partie au délai c~m~etent pardevan~
la Cour oÙ l'affaire a été renvoyée, pour vou', dlr~ que I.e ;env~l'
porté par l'Arrêt du Confeil fera reçu,. &amp; l affau'e traltee .r111~
vant [es derniers errements. Le renVOI efr reçu par Arret a
l'Audience mais révoquant doit donner au moins un jour avant
d L
1.' '
.
d"""
copie au Procureur de l evoque .es ettres a eVOCa;lO]l ou .'"
l'Arrêt &amp; Commiffion du Confetl; le Procureur-General dOlt
être oui lors de la réception du renvoi, attendu qu'il s'agit
de tranfport de Jurifdiéèion; on po~rfiütel:üüte ur , le ~onds
aux formes ordinaires; fi le procès VIent à etre regl.e, 1&gt;1 efl:
diftribué à un Confei11er de Grand'Chambre, qUI paffancenfuite en Tournelle, va rapporter le procès en Grand?:
Chambre.
Si la partie affignée fait défaut , le renvoi dl: reçu à l'An':
dience par défaut, le' Procureur-Général oui; &amp; après que ·le
délai de l'affignation &amp; celui des expeél:atives feront paffés.;
on inihuit le défaut fur le fonds comme dans les autres
procès. Si l'évocation n'a pas été contefrée, on prend feulement au Confeil des Lettres d'évocation, portant ces mots: _du,
confentement des parties.
L'évocation d'une Cour à l'autre a lieu pour le Parlement;'
lor{que la partie a fix parents ou alliés jufqu'au troifieme degré
incluGvement, ou feulement cinq, [t la partie efi du Corps
du Parlement ( Avril 170) ; &amp; pour la Cour des Aides, elle
a heu, fi les parents ou alliés au mime degré font an nom~
,

,

1

,

r

'2.39
bre "de quatre ou feulement trois , fi la partie efr. Officier de
la Cour ( 1669, tit. 1, art. 8. )
. Le~ Ofl}ciers~nren.ts doivent avoir. féance ~ voix délibératIve ,Ao\lt 17:J 7 ,tlt. 1, art;, II ) , les aIlles ne comptent
fi le ~anage ne ft.;blifte, ou s Il ne ref1:e des enfants (art. ')
&amp; 6), les parents comptent en quelque decrré qu'ils foient
"1 lÜnt
r.
'
!J
SIS
en l'Igne d'.o.
n'eue, collaterale,
afcendame
&amp; defcen-,
dante, comme oncle , grand-onde, neveu, petit neveu &amp;c.
:&lt; art. 2.)
, Les pare~lts vétérams ne comptent tous enfemble que pour
deux 10rfqu'I,l faut fix parents' pour évoquer, &amp; pour un, s' il
~~1 faut m0111~ (art: 13); les Officiers qui décedent durant
Im1tance en evocatlon , ceifent d'être comptés' mais l'évoil
. a\ l' amende, 111" aux· dépens (art.
&lt;]"uant 11, en
con damne, 111

,18. )
Il Y a des cas auxquels l'évocation efr refufée' elle Fefi 1°'
~our les ~are11tés de celui qui veut évoquE(l', fi' elles ne font
a un ~egre plu,s p~'oche de l'autre, partie (art. 17) : 2°. on ne
peut, ~voquer a :~l.l[011 ,des parentes de quelqu'un qui plaide en
'quahte de SyndIc, Du'eéèeur, Tuteur, Curateur ou Adminiftrat~ur,' O~l fimplement Membre d'un Corps, fans être parcie
&amp; mtereffe en fon nom (art.. 20) : 30. l'évocation ne pourra
être demat~dée par celui qui aura été reçu partie intervenante
'€n caure d'appel feulement, ni de fon chef, ou de celui d~
[es parents &amp; alliés, fi ce n'ef1: que (es droits n'euifent pas
encore été ouverts, ou que lui ~ fes auteurs n'euifent pu agir
~~ant le. Jugement rendu en caufe principale (art. 29): 4° • .
l'evoc,~tlOn de 1a demande principale ne pourra être demandée
par celui ou du, ch~f de celui qui fera appellé en garantie on
en commune executlOn, avant que la garantie ou la commune
e~écution aient été audiencées ou réglées avec la qualité princIpale ou jointes à icelle après le Réglement, fauf d'évoquer
fui' la garantie, ou fur la commune exécution feulement (art.
30 ) ~ le prin~ipal même ne peut être évoqué après les fix
femames du Jour de la lignification ,de l'Arrêt de jon&amp;ion
. (art. l ) : ,S 0. l' ~vocation n'a pas lieu pour les infl:ances en
Requete cIvIle, 111 pour celles en exécution d'Arrêt, s'il n'dl:
furvenu quelque nouveau fàit ou quelque nouvelle alliance ( art.

.3

�240

C

0 MME N T A I R

I!

ni pour les appellations d'un nouvel éta,t (22 Juilleri
76 6 '
b·
6 )' ni pour les proces
l
9, &amp; 4 Oc.
l:lO le
l 7~ , , ,
, (1 auxquels
tit lle.
rap}3ort ou la.. plaidoirie aurOlent ete COl1111lellcee6
737,
. ,
2

).

SUR LB, RÉGLEMENT DE LA COUR;

art. 28.)
.
Ir.
t e a J lo-e .
. Les Cours peuvent d ans certa1l1S cas paner ou r U l o°. d e la cédule évocatoire
ment, nonobihnr la lignifi!catIon
E x &amp; :Fl0-i
dans les caufes du Domaine &amp; dans celles des au R . f(
, (rt 22 24 &amp; 26) : 2°. lorfque les Gens du 01 ont
~etlss parne
a . ('ar.t 23 , 26 , 6r
leu
. &amp; 64)
' : 3°.
.. dans
1 &amp; les
l infiances
. de
d'ordre (art. 2) &amp; 26) : 4°. 101-fque l'ong1l1~
. a .cople
la cédule évocatoire ne font point fig:nées par la 'pal~tIe o~ par
f
P rocu teur fip eCla
/ . 1 ,. le Procureur qll1 .
a communIque
la 6
ceduJe
,
l'
lOn
/
ton
' e eft 111e' me dans ce cas fo unus à . 1 amende 8
de ° )IV.
evoca
&amp; aux dépens, dommages-intérêts des partIes ~ art: 3 &amp; 39 :
° lont
' fq Lle la&lt; cédule eft lignifiée dans
la qU1l1zame
).
•
60 1 f'. avant
l' / la
fin des féances du Parlement (art. 4.0):
. onque evoquant originairement décrété de prife ~e ~orp~ n:e~l: pas ~c­
tuellement dans les prifons du Juge qm 1 a decrete ou d«ns
celles de la Cour (art. 6o): 7°. l'accufé ne peut é~oquer .dU'
chef des parents ou alliés de ceux qui ne fero~l~ p01l1t p~rtIeS'
au p rocès, bien qu'ils fuifent. }ntéreifés à la pun~tlon du crIme,:
ni du chef des parents ou aIlles de leurs compIlees ou de ceu;
des ceilIonnaires des intérêts civil~ (arr. 62,.63 &amp;/ 64-) .: 8 ~
10rfque l'évoquant a été débouté d'~ne pre~11lere evocatlOn,
s'il n'dl: furvenu de nouvelles parentes ou alliances, les Cours
peuvent même alOl:s le, coqdamne~' à l'amende &amp; aux dépet!:
( 18 Mars 17 28 , &amp; Aout 1737, tlt. l , ar.t. 77 &amp; 7 8 ) : 9 ~
celui qui voudra évoquer du chef d'un OffiCIer d'une Cour qUI
aura fait [on fait propre d'une caufe ou procès pendant pardevant ladite Cour, doit articuler dans fa Requête, &amp; prouver
les trois circonfiances qui caraétérifem le fait propre, fçavo~r,
que l'Officier a [ollic:ité en perfonne les Juges de la Compagllle,.
qu'il a de plus confulté &amp; fourni aux frais du pr?cès ~ art. 68);
&amp; jufqu?à la lign ifi cation de l'Arrêt du Conrell qlU permette
la preuve du fa it propre, la COlU' gent paFer outre au Juge-ment, nonobnJnt la lig nification . de la cédule éVQcatoire C. art• ._
7 1 , 72 &amp; 82.)
~
L'Ordonnance du mois d'Août 1737 renferme d'al~tres dif...
pofitio.u.~

/

�~42.'

C

0 M M Il N 'f AIR 1t

la réception du. renvoi, Ml'. le ProcureU11- ~énéral oui. '
-1
Si le procès e1t à l' Audienc~, on pour[Ult aux ~ormes or·
-1 '
•
•
"1 e HiL Joe'glé &amp; difrribué à un Con[etller
la
umall'es,
S 1
C . 'de
Ir'
Chal'nbre d'oll l'on évoque, on fait fi.lbroger un
OmmIH~l1°~

dans celle 01\ le procès a été renvoyé? ~ le procès e1t Fegle
pardevant Me., le pouvoir du ~omlmŒ'llre ce!fe, &amp; on en
f,ait nommer Wl autre {ur Requete.
, ,
Si une affaire eft pendante pardevant U!le Senec~l~u~~ on
autre Juo-e inférieur pu [ubalterne entre partIes non pnvIleg.Iees ,
celui qui a [es caufes commi[es aux: Requêtes du PalaIs ou
au Lieutenant du 17e!fort, étant également appelIé, ou v~u~
lant intervenir dans le procès, fait aŒgner les autres partIes
pardevanti le Lieutenant du re!fol·t .' ou en ve.rtu ?e [011,
cominittimu!? aux Eequêtes du PalaIs, pour VOlli duoe que
l'inftance pendante entre.... . pardevan~,le J~ge de.... fera
évoquée p~rdevant..... po.ur y être traI~ee [ulvaHt . [es deI~­
niers errements . on donne dans l'ExploIt &amp; on laI!fe couru"'
les délais &amp; ~uand ils fom expirés, on fait [ommation à
l'Audience' &amp; il Y efl: rendu Jugem ent , les Gens du Roi
,.
cl' ,
?uis , , qui ' porte que Imftance
p~l~dante par e~ant .... a .e:e
evoquee pardevant le Juge du pnvllege pour y etre p0urflllvle
[uivant [es derniers errements. Après que le Ju,g emem efi:
lignifié de Procureur à .Procllreur , on poqr[uit le pni&gt;Cès aux;
formes ordinaires.
Si l'une des parties eft Officier dans une Sénéchau!fée,
l'autre partie peut faire renvoyer le procès au Siege le plus
voilin; il en eft de même lorfque par le nomhre des parents
&amp; alliés de l'ulle des parties, ou par d'autres circon,tl:ances,
il Y aura des hl[picions [uffifantes, &amp; la décilion de parèille
[ufpicion , eft laiifée par l'art. 90 de l'Ordonnanc~ de 1737 à
la pruclènce des Cours.
Dans ce cas, l'on donne Requête à la Cour, l'on expofe
les moyens de fufpicion du Tribunal, &amp; l'on requi~rt que
fur la deman,de qu'on doit former, ou qui eft formée par
l'autre partie, les parties feront renvoyées pardevant le
:..Siege plus VOi1ill; fur çette Requête, la Cour fait dé ...
cret CJui renvoit, &amp; en vertu dè ce décre t , qu'il f1q~
faire enrégi!l:rer ~" Greffe de h~ Sé11,éçhau.Œée à, laquelle

,-

•

SUR LE RÉGLEMENT DE LA. COUR;

243
)e renvoi a été fait, le pourhüvam clonne .les
affignations'
aux formes de droit.

§.

X I V.

Des moyens de récufation de luges.
Le Juge connoiffam en lui des cau[es de récufation " doit
~ans . contredit abftenir lui-mêm~, &amp; ne pas attendre' qu'on
l obhg~ de .defcendre de fon Tnbunal; mais s'il n'eft pas fu fpetl:, Il d?It ,demeurer Juge: p:répofé par le__Souverain pour
rendre la .lufh.ce en [on n?m ~. il ~e doit à toutes Jes parties ,
&amp; ce feraIt fOlble~e en lUI, sIls abfrenoit, pour [e rendre
aux vœux du PlaIdeur, qui pourroit requérir fon abftention
fans caufe légitime. L'art. 18 du tit. des récufations
veut
même qu'aucun Juge ne pui!fe abftenir, que la Chambre'en la'q uelle il eft de fervicé n'ait jugé fi les caufes de récufatioll
qu'il propofe lui-h1ême fom valables. ·
II fal1t donc que le Juge foit fufpeB: à. 'l'une des parties
pour que celle-ci pui!fe le récufer, c'eft-à-dire, l'empêche:
de prendre connoIŒ'l11ce de la contefration.
Les caufes de récufation font détaillées dans le tit. 2.4 de
J'Ordonnance dé 1667, &amp; ce que cette Loi renferme, s'applique non feulement au Juge" mais encore au Procureur du
Roi, au Greffier &amp; même aux E xperts; mais le Procüreur
du Roi ne peut être récufé , s'il eft feul partie.
La récufation dl: valable en toutes Cours &amp; JuriGiétions
en matiere civile: 1°. fi le Juge eft parent ou allié de l'une
des parties , ou même des deux parties jufqu'au quatrieme degré incIufivement ( vid. le no uveau Commentaire [ur les Sta tuts,
tom. l , p. 1 l ) , en comptant les degrés, fuiv anr le Droit
Canon, c'eft-à-dire, jufqu' aux enfants des coulins i!fus de
germain; il peut néanmoins juger, fi toutes les parties y con[entent par écrit ( 1667, tit. 24, art. l ).
0
2 • La récu[1tion eft valable en matiere ,criminelle, fi le'
Juge etl: patent de l'u~le des pàrties , ou des deux jufqu'au cin ...
quieme degré inchlfiv€ment, &amp; en quelque degré que ce foit;
~ le Juge pOl:te l€ l10m &amp; ar!11es , &amp; s'il eft de la famille de'
Hhz.

�(

COMMBNTAIRn

,l'une ou l'autre des parties , dans ce dernier cas" il fau~ q~
les trois circonfiances [e rencontrent enfemble' , &amp; touJo~r-'
en matiere criminelle, le confentement de toutes les partIes
l~e l'autorife jamais à juger (art. 2 &amp; 3·)
,.
3°. A l'égard des parents ,de la.femme du Juge, la /ecu.[a:
fi elle n eft VIvante , ou fi elle n a lalJfe
t · on n'eil valabte
'1 , 1
des enfants vivants lors de la récufation; finon 1 n y a que e
beau-pere , le gel1à~e &amp; ,le bea~-frere qui ~1e peuvent r~iler
Juges (arr. 4),; m~Is ~affe l~ trOlfieme degre , la paren~e ou
alliance eft prefumee Ignoree par le Juge, fi la partIe ne
porte pas le même nom que lui. Mr. Julien dans fon Cqn;menraire Jiu' les Statuts, tom. l , page 1 l , rapporte un Arret
rendu à l'Audience de la Tournelle le premier Juin I7 26 ,
qui confirme la procédure prife par, le. Lieutenant de Juge. du
lieu de la Seyne, dont la femme etolt parente de la partIe,
qui avoit fait informer du troifiet;Ie au quatrieme de~ré. L'Ar:'"
rêt fut rendu au profit d'Honore Curet, contre GUIllaume &amp;.
Jeân Efpinaffi.
.
Il Y a d'autres caufes de récu[ation qui doivent être prou....
vées par écrit au moment qu'elles font propoféés , unon le
Juge eil cru à [a déclaration; 1°. s'il a un différend [ans pa- '
reille queilion , prouvé par écrit (art. '5); 2°. s'il a donné
confeil (arr. 6 ) ; 3°. s'il a connu. du différend, comme Juge
ou comme Arbitre (ibid. ) ; 4°. s'il a [olliciré ou recommandé
(ibid.) ; '5°. s'il a ouvert [on avis hors la vifite ~u jugement:
du procès (ibid.); 6°. s'il a procès en [on nom dans une Chambre dans laquelle une des parties [oit Juge (art. 7 ) : ainfi,
un Confeiller de Grand'Chambre a un procès à la Chambre
Tournelle, Titius plaidant à la Grand'Chambre contre le ,
Magiftrat [ervant en Tournelle, pourra récufer le Magifl:rat
fervam $n Grand'Chambre , autrement les deux Magifirat5
feroient réciproquement Juges l'un de l'autre. II en [eroit de
m ême , fi un Confeiller au Sénéchal d'Aix avoit lu1 procès
au Sénéchal de Marfeille , un Officier au Siege de MarfeilIe
ayant en ,même-tems un procès avec André au Sénéchal d'Aix,
6
André pourroit récurer l'Officier du Sénéchal d'Aix; 7 , le
Juge pourra être récu[é, s'il a menacé la partie verbalement
ou pal écrit, depuis l'infiance, ou dans les iix mois précé ...,

l ,

•

.

,

•

SUR LE RÉGLEMBNT DE LA COUR•

2't )

élant la récufation propofée,
ou s'il y a eu in'un'ltle
., caUl.
·
8 ) S ur cet artIcle de l'Ordonnance 1'1
ta1e ( art..
.&lt;
cl' bit
°
. .
,ConVIent
o erver, I • que les menaces ou 111Jures doivent venir d
la .rart du ,Juge-, la p~rtie .n~ ~?urroit le récufer, pour l'a~
VOIr elle-meme menace ou 111June , à moins que le Jucre n'
, r.
l'
",
t&gt;
eut
porte la p al11te, Oli n eut repondu par des menaces &amp; cl
ln~llitles; fi pour ouvrir .la voie de la récufation , on adme~~
tOit es. menaces
ou
par la pa r t'le ,
.
. les 111fultes faites au hwe
0
celJ. e-CI
le moyen de récufer ". 2° les me naces
" : aurolt
d . toujours
,
ou lll)u,res' Olvent e~re graves, capables d'allarmer ou offenfer une per[onne raifonnable, &amp; cadere in conflantem viru .
c'eft. le [entiment. de tous, les Praticiens, &amp; 110tammentmd~
~odler [ur cet ar~lcle. de 1Ordonnance: 3°; on peut ê~re reçu
a la pr~u~e ,par t;~:Hl~s.?e
moyen de recu[atlOn , amfi que
de celuI tIre de 1 mHume: 4. quant à l'inimitié
elle doit
ft à d'
etre capitale , c ' eu- 1re, connue ,manifeftée ,occafionnée
, par un motif e~ntiel, comme affaire d'hon~eu; ou d'intérêt
confidérable. ..
Il n'en eft pas de l'iuimitié, comme des menaces ou des
~njure? ' celles-ci do.ivent être récentes; &amp; quant à l'inimitié,
Il Jrnv:e preçque ~ouJours 9ue plus elle eil: anciei11le ; plus elle
eft forte; amtl elle eft touJ0\1.rs moyen valable de récu[ation
à moins qu'il n'y ait preuve [uffifante de reconciliation ~
~o. Celui qui allegue des menaces ou inimitié, doiç en articuler la caufe &amp; les faits, pour qu'on puiffe juger s'ils [Q11t
aifez pui1fants pour rendre le Juge récufable.
Le Jl1~e pourra être récufé, fi lui, fes parens ou alliés jufques au [econd degré, ont obtenu quelque bénéfice des partiès , ou des per[onnes intéreffées en l'affaire , par collation
. volon.taire &amp; non néceIraire (art. 9); s'il eil: nommé dans les
qualités du procès , comme Syndic ou Proteé1:eur de quelqU8
Ordre (art. 10); s'il eft Ch.1liloine, Prieur ou Bénéficier d'un
Corps de Chapitfe ou Communauté qui [oit partie au procès
(ibid. ); s'il ef!: tuteur ou curateur honoraire ? onéraire ou [là",
brogé , h.éritier pré[omptif ou doùataire, maître QU feryiteur
de l'une des panics (ibid. )
L'article 12 de c titre de l'Ordonnance admet également;
d'autres moyens de fait &amp;. de droit '7 çomrn~ iYffi[ams IX va..
A

ç;

A

•

�1

24 6

C0

MME

N

TAI R

-

lt

Jables pour opérer la récuGLtion; ainfi le Juge fera récufa?le ~
s'il efr en procès civil ou criminel .avec l'une des partl;s,
pourvu que ce procès foie fé rieux &amp; ImForta~~, quand meme
il aurait été terminé dans l'année avant le -htlge , fur~tout fi
le Juge avoit fuccombé.
Mais le Juge ne fera pas récufé., fi pendant procès €lU meme
avant la partie forme contre lUI quelque demande ~ans fondemel;t légitime, &amp; pour avoir un prétexte d~ l~ recufer
La partie efr même dans ce cas condamnee a 200,0 lV.
d'amende fi la récufation efr propofée pardevant les Cours,
1000 liv. ~ux Requêtes du Palais, 500 liv. at~x Sieges, 300
liv. aux premieres Juri[diébolls Royales, 200 hv. pardeva.llt le~
Juges des Seigneurs, moitié envers le Juge , fullS, re~l~em
modération : m ême ame1ilcl,e eft encourue pal' celm qUI recu[e
[ur le fondement d'une ceŒon rapportée filr lui pen
...
[on Jucre
b
.
dant procès (27 l':1ai 1 70 ~.) ~
.
,
.
Le hwe pourroit être recufe , fi pendant procès Il mangeoIt
chez un: partie, ou lui donnoit à manger chez lui titulo familiaritatis; il en feroit autrement s'ils mange oient ~nfemble en
voyage ou à la table d'un tiers, ou même fi le Juge, obligé
par état de donner à manger, invitoit une partie fans
aHèétation , cohlme s'il invitoit)es Confills ou 1es N o tables de
l'endroit, ON les Syndics de quelque's Corps, &amp; qU'UB quel..:
qu'un ayant procès pardevant lui, [e trouvât du ~lOmbre des
Confuls; Notables ou Syndics. Je crois rùême que le .Juge
ue pourroit pas être récuré, s'il invitait une partie, fans [çaV? ir qu'elle plaidât, fur- tout fi la Jurifdiétioll éta it chargée
d'affair~s; ou avoit un Reffort étendu, autrement les Magif....;.
trats , en Cour [ouve raine , feroient obligés de demander à
tous ceux qu' ils invitent, s'ils ont quelque procès pardevant
eette - Cour. La récu[ltion feroit pourtant yalable, fi la partie
voyageant avec le Juge, le défrayoit.
Le Juge pourra être également Fécufé , fi , pendant procès 1
11 reçoit des préfems de la part de l'une des parties ;, enfin, je
penfe àvec Rodier, que tour ce qui eH moyen de repro-'
che contre U11 témoin, efr moyen de récufa.rion contre un
Juge.
A

i

"

..

1

r! en: certain qu'on efr reçu à prouver par témoins les

'SUR tE RÉCLEMENT DE LA COUR '

.
~47
moy~ns de fait &amp; de droit, la pr;uve p~r écrit en ferait prefque. I~poffible? &amp; la pre,uve 5, en faIt fommairemem dans
tr.a ls JOUlrs, malS dans la Chambre du Confeil , &amp; non à l'AudIence.
.

. Il efl: porté par les Artêts de Réglement du 2 Mars 1'595 ,
du 'I1 Mars. 16.0 0 '.&amp; du '5 OCtobre 1605, qu'on ne peut
être Commlffalre 111 Rapporteur aux procès de fon Avocat
Procureur, MédecÎ1:, Apothicaire &amp;_Chirurgien, ni juger au~
procès de fon parram ou fill eul de baptême ni de fes amis
familliers , domefiiques , faB:eurs, négocia~eurs, folliciteur§
ordinaires , va.Œlux &amp; Officiers; ni fi le Juge efl: créancier ou
débiteur d'une partie pour [ommes confidérables, caution ou
partie dans un procès non terminé, ni juger aux procès des
Communautés où l'on a des biens taillables; m ais par 1'Ar...
rêt de Régleme nt du 12 Août 1669, fait en conŒquence
d'une Délibération des Officiers du Siege d'Aix du 8 du même
mois &amp; an, celui qui en récufé dans une in{h.nce générale,
n'abHient que pour les demandes de celui du chef de qui i\
efr récuré (AB:es de notoriété, pag. 13 6.)
Il y a donc des cas oll l'on peut être Juge dans une affaire,
c'efl:-à-dire, opiner lors du Jugement, [lns pouvoir être Rapporteur ; la Faifon de cette · diftinB:iol1 [e tjre de ce qu'il efr
~ien pJus dangereux de confier l'in:ihuébon &amp; le rapport d'un,
procès à un Juge tant fait peu [ufpeB:, que de lui permettre
d'opiner en concours avec les autres: Multà periculojius rfl ,
fi totius litis inJlruc7io &amp; enarratio, quœ prcecipui momenti 11,
fofPec7o Judici foli committatur, quam .fi ei inter cceteros , fentç:ntiam di cere concedatur. D'après l'article 21 du tit. des Ré...
cu[.ttions , une partie peut récurer un Juge erl tout état de
caufe , en affirmant que l~s caufes de récufatiof\ fom venues
depuis peu à fa connoiffance ; mais on ne peut récufer nu.
Juge , au momell,t que l'affaire efr plaidée à l'Audience; &amp;
D ecormis , tom. 2 ,col. 1 (5 1 1 &amp; 1612, rapporte un Arrêt dll
2 Décembre 1647 , qui cOl1hrma l'amend~ de 25 liv. pronon~
çée par le Lieutenant de Draguignan, contre Blanç~rçl qe J~
m ême ville qui l'avoi~ récufé l'Audience tenant,
La R~qtlête en récufation doit être préfenrée à celuÎ q~l~
rem.rlii: le Tribil11al , 04 à çelui quj vie~~t après, !i l'oq

�,

8

CQMMENTAIRB

S UR LE

,

2.4
,
e fto-née par la partie ou pa;... \,ln
récufe te chef; elle dOlt êtr, 1:&gt; r. e' ci&lt;i1e qui fera attachee à
"
c d~ de procuratlOn IP
r.
er
Procureur ron ç
,
br. te le Procurenf peut llgn
)
,
1 Requête' fi la parue dl: ,a len ,
a
,
, r.' al (art 23,
,
la Requête fans poUVOIr IpeCl,r. 1 . oyens qu'elle a de recu";'
, qm. recu
, fe , expOle es ,m 1'/ " s'abfl:iendra cl e l" 111f-_
La partIe
d
,
fation &amp; deman e qu e le Juge
è dreCUle
t s'agit avec inh'b'
lItIOnS
"
t du proc s on
,
'0..
•
tru8:ion &amp; Jugemen,
A1er direétement ni indlreClement,
&amp; défenfes à lui de s en ,me
J . , fé
qui au bas doit
A fl: montree au uge recu,
Cd'
r. t
cette Requete e" 1'. 1 1'. - 1 la récufation efl: ron ee, Ion
,
s
1 .
declarer
Ilr: 1es 1.L.alts lUr elque
. B
'f tom. 1 l'IV. l , t't
1.
,
véritables ou non (art. 24
on;. f:&lt;&gt;r un J~ge efl: illégale;
Pag 3·) Toute autre forme e {ecu "Mr le Préfident d'Entre.
M " 1744 prononce par
.
. M
(Arrêt du 4 aIS
M S 1 fi e Jllge d'Apt, contre
e.
cafl:eaux au profit de
e. y ve r ,
.

'ci

Mejard &amp; la Dlle. P~encS\f.rtut obferva, 'que la forme de
Me. de la Toulo~ re , u, I 'e par l'Ordonnance de 1667;
' cl
récufatlons erOlt h xe .
'
"
J
proce er aux
, f _'
devoit être prefentee au uge
I R lête en recmallon
,
'd '
b n 8:"
étoient pourtant borpees a eque a eql
lui-même , don~ lefis °l l'. 10111S Ile étoit fondée font véritables
1
fi les faIts ur elque s e
'1
"1 11.
C arer, 1
d
'
1
ration
aJ'
outa~t-l
,
qu
. &amp; c'efl: par cette ec a ,
1 ' 1 eH:
ou non,
que par 1lI•
.fi
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A cl' Notaire de la meme VI e,
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juge dans un fimple comparant, la Cour n y eut aucun
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é aSl:dI'a réponte dq Jtwe mérite d'être réultée " la partie q;lÏ
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A ' fi: à dIre peut prele récufe p~ut redchaRrger ~at&lt;&gt; Re&amp;ue~~fLlt~re c: ~ui p~ut lui être
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comme les' extra its-baptifières ~ all~res pleces qUI, prr, l
ie degré de paren té , fi la recuf~LlOn eH Fondee lur ce
moyen.
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!':&gt;miflis au Greffe de
L€s Requêtes &amp; repOlues
lont
el1IUlte ""
la '

/

,
/'

RÉGLEMENT DE LA COUR.

�COMMENTAIltl!

SUR

§. XV.
Du Déni de Juflice.
Les Juges doivent fans contredit la plus prompt~ eX1?é~­
tion aux parties; &amp; s'il y a deleu~ 'part refus affeél:e ~~ Jugee
Ul1 procès en état de l'être,
VOICI la procedure qu Il. faut
1

tenu',
. \
.
'b
1
Le pour[uivant fait deux fomt'nations au Chef dH Tn Ulila ,
li le procès eft pe~ldant à l' Audien~e, ou au Rapporrem' '. fi}e
pi'ocès eft réglé. Ces deux {ommatlOnS peu:ve?-t. etre fig11lfie-es
au domicile du Juge ou au Greffe de la Junfdl~lOn en pa:lant
au Greffier ou à quelque Commis du Greffe; 11 efi enJol11t ~
tous Huiffiers de les faire, à peine d'interdiétion, &amp; entre les
deux fommations il doit y avoir un délai de huitaine p.ou.r le"
Juo-es reifortiff..1.nts immédiatement aux Cours, &amp; -de trolS Jours
po~r les autres. ( 1667, tit. 1.), art. 2, 3 &amp; 4· )

-

FORME

DE

SOMMATION.

Ela part d'Ecie11,l,l e .... Trava illeur du lieu de .... il eil:
.
expofé qu'il eH en procès pm'devant Ml'. le Lieute~lant au
Siege de .... contre Gabi-iel ...... Ménager de .... ce procès
eft pendant à l'f\ ud ience ( ou eft réglé au Rapport de Ml'. ...... );
le procès eH en état d'être jugé, &amp; l'expofant en pourfuit dupuis long -tems le jugement fàM pouvoir l'obtenir. Dans cet
état des chofes, ledit Etienne ...... ayant la préfence de vous
Me...... , Lieutenant ( ou Rapporteur) , VOUI prie, requiert
&amp; fomme, en tant que de befoin, de juger ou rapporter led.
procès, ou de donner votre abftentio n fi vous avez quelque
caufe, proteftant en cas contraire ledit: Etienne .....• de
vous rendre refponfable des dépeùs, dommages-intérêts auxquels votre refus peut donner lieu, &amp; même de vous prendre
à partie à ce fujet, &amp; aéte, &amp; a figné ( s'il fçait ligner. )
L'an .. , ... &amp; le ...... jour du Inois de •..... à la Requête d'Etienne .•• , •• nous HuifIier au Siege de .••••. y do-

D

L~ RÉGLEMENT ·. DE LA COUR.

2.')1

micilié, fouffi g né, avons. intin:é &amp; fignifié le premier ( ou le
fecond ) aéte. de fommatlOn cl-deifus &amp; tom fon contenu à
~e . : ... . Ll~utenant ( Ol~ Ra~porte~r ) aux fins qu'il n'en
Ignore, &amp; lLu avon::; donne copIe dudlt aél:e de fommation &amp;
du préfent exploit, en parlant à......
.
Si l'intimation. eft faite au Greffier, celui-ci doit en avifeF
le J~lge fommé, pour qu'il fourniife .Ccl réponfe.
SI le ' Juge ne Juge pas après les deux fommations, le fommant yem appeller ~omme de déni de jufiice, &amp; il fait ajourner
le Prefident du Tnbunal ou le R apporteur ( fuivant la nature
du procès) pardevant le Jugé fupérieur, pour être condamné
aux dépens, dommages-in.térêts. ( art. 4-- )
. N O;lS dev?1'ls ob,ferver ~ ici 1 o. q~le ces fommatÎolls ne... peuvent etre faItes qu au Juge dont Il y a appel, l'Ordonnance
y eft expreffe ( art. 2); fi les Cours refufoient de J'uger il
' 1a VOle
' del a plainte à M. le Chancelier ; 2. 0 • qu'on
'
11,Y a que
peur également [ommer &amp; prendre à partie les Avocats &amp;
Procureurs du Roi qui s'obftineroie nt à ne point donner leurs
conclufions; 3o. que l'Ordonnance exige deux [ommations, &amp;
fix~ l'intervalle de l'une à l'autre, pour mettre le Juge en demeure, lui donner le tems de fe préparer, &amp; confia ter que
l'expédition lui efi demandée: nulla intelligitur mora, ubi nulla
0
petitio efl. Leg. 88, ff. de reg. juris.; 4 • que fi lors de la premiere fommation 'le procès l1'étoit pas en état d'être jugé, ou
fi après icelle le Juge rendoit quelque jugement autre que de
fimpIe renvoi, la premiere fommatioÎl ne ferviroit de rien,
&amp;. il faudroit les refaire toutes les deux; ) o. qll' 011 ne peut
en matiexe de prife à partie, intervertir l'ordre des Jurifdicrions, &amp; que le Juge doit être intimé pardevant le Juge fupérieur qui connoÎt de l'appel de fes jugements; celui qui
veut prendre le Juge à partie, doit néanmoins obtenir la permifIion de la Cour. Les Arrêts de Réglement rapportés par
Mr. de Reguife, pag. 7.40, 241, 2-4:9, en font une Loi expreife, &amp; défendeHt aux Officiers des Chancelleries d'expédier des commiffions pour prendre les Juges à partie, L1ns la
permifIion expreffe de la Cour: on ne peut trop refpe8:er la
dignité &amp; les fonétions des Juges, &amp; illle doit pas être permis de ~olUpromettre leur réputation fallS cauf~ reconnu~

l

l :l.

�C6MMn~rA In.li

légitime par le Juge fouve rain. Ces Arrêts de Réglement font
des 2) Juin 1710, 27 &amp; 28 06tobre .17 12.
à partIe, expofe dans fa Re1 . qui veut prendre le Jucre
C eut
b
.
\
'f'. à
. &amp;
quête à la. Cour le fait qui do~ne. lIeu a la pme
partIe,
d~mande qu'il lui foit permis d'l11tI111er le !uge en fon nom,
&amp; de le prendre à partie; fur ~etre Requete l~ Cour, fi elle
trouve les moyens pertinents, ~alt, décret ou. Arre,t fur les c~n­
clufions de Mr. le l:lrocureur-General du ROI, qUI perme,t 1111:
timarion &amp; prife à partie, &amp; en conféquence le Jl19'e efi ajourne
pardevant le Juge fupérieur pour, ftlpporter l~s depens, dommages- intérêts qu'il a occafionne par fon faIr.
I l en eH autrement lor[qu'il s'agit de forme.r contre un
Juge l'aébon de {impIe garanti~, i[ ne ~l~t pomt demandel~
la pe'rmiffion à la Cour.; la ralion, de dtfference efi [er: fible .
l'aétion de fimple garantIe efi acqUlfe contre le Juge q~I, par
ignorance ou fimple inattention, a èO~ltrevenu dans la fon~e à
quelque Ordonnance ou Arrêt de Reglement, comme : Il ~
fentenc ié un jour fériat, fi [on Jugement n'eU pas date, S'Il
efi infeété de quelqu'autre nullité , s'il a manqué quelque formalité dans une procédure civi~e ou cri~ine~Ie; . dal~s tous c~s
cas il , n'y a dans le Juge, 111 dol, 111 preVarICatiOn, malS
fel1l~ment erreur inféparable de l'humanité: auffi le Juge n'dl:
tenu .dans le cas de la fimple garantie, que des dépens de l'apPel de la reŒtution de , fes vacations, ou de fupponer les
frais d'une nouvelle procedure.
Mais la prife à partie efi la réclamation faite . par la partie
devant le Tribunal fupérieur contre le Juge inférieur, à raifon
du dol, concufIioll &amp; fraude de ce dernier ( l '54°, ;irt. 3 6 ):
fi per fraudem, gratiam, inimicitiqm, aut Jordes, aut dolo mal()
egerit. Leg. z 5, §. z, &amp; Leg. 40, §.
ff. de !udiciis. ,
AufIi tous les Parlements du Royaume ont faIt des Arret~
de Réglement qui défendent la prife à partie fans obtenir la
permiffion des Cours. Il y en a un du Parlement de Paris,
les Chambres affemblées, du 4 Juin 1699, rendu fur les conclullons de Ml'. l'Avocat-Général d'Agueifeau.
La prife à partie légitimément formée, rend le Juge refponfable des dommages-intérêts des parti es , &amp; le foumet, le cas
échéan t, à des peines plus fortes, même au requis de la partie
publique.

,

l,

•

.

SUR LE RÉGtEMENT DE LA COUR.

2'53

. ~odle,l' p~nfe qu'en f~it de prife à partie à rai{ol1 du déni de
jU~lCe, I! ~ efi ~~s bef~m. de demqnder permiffiol1 à la Cour,
parce, ~It-II, ,qu Il ne s agit que de prendre la voie légale d'un
~pp~l :lece~te pa~,le. refêts que fait le Juge inférieur de rendre
~u~l~e, m~ls on n, mt~me. pas moins le Juge perfonnellement,
a 1~1~0~1 dune prevancatIon; car c'en eil: une que de refufer
expe~lt1on, quand le procès efi en état , &amp; fous ce rapport, la
permlffion de la Cour efi néceŒ1Ïre.
Il I;OUS refie à .obferver ~ o. que le Juge eccléfiafiique pellt
etre egalemellt pns à partl~" &amp; êrœ, intimé ou par appel
fimple pardevallt fon Juge hlpeneur, ou par appel comme d'abus
pardevant la C~ur; mais ,il ~a~t dans ;ous .les cas la permifliOll
d; la Cour (EdIt de la Junfdl~~h~n ~ccle1ia~lg\ue 1695, Jrt. 43):
2, • ,~ue tom ,Juge follement ll1tlme &amp; pns a partie fans caufe
legltlme, dOIt fans cOlltredit obtenir des dommages - intérêts
contre la ?a~tie 9ui l'a follem~nt. in,rimé : 3°. que pendant l'inftance en mtuuatlOll, le Juge lllrime ne peut être Juge du différend fans le confentement des deux parties, à peine de nullité
dépens, dommages-intérêts des parties; mais la partie autr~
~ue ce.lIe . qui a r~cuf~, peut attendre l'événement de
prife
a ° partIe; pour fau-e, J~ger ~e ~rocès ( 1667, tit. 2'5 ,art. '5):
4 . que 1 appel de dem de ]Ufilèe ne touche rien à la gueihon
fonclere, &amp; en efi tout- à-fait indépendant, le Jucre étant le
feul intimé [ur çet appel.
b
A

la

§. XV 1.
Des àutres Moyens de prife à partie.

Lés autres moyens de prife à partie contre un Juge font i
lor[qu'il retient une caufe dont la connoiffance ne lui appartient pas, même en fait de garantie (1667, tit. 6, art. 1 ,
tit. 8, art. 8 ) : 2°. s'il a évoqué un procès p~ndant à une Jurikldioll inférieure, fi cen'efr pour Juger [ur le champ à l'Au...
dience par un feul &amp; même jugement (tit-. 6, art. 2) : 3°. s'il a
appointé ou joint au principal les renvois, incompétences &amp; déclinatoires ( art. 3 ); mais dans tous ces cas , il Elut qu'il apparoiife qu'il ya eu dans le Juge avidité à retenir, à évoquer ou

;1°.

�COMMENTAIRE

à régler, &amp; cette avidité feroit une vraie prévarication. On
voit tous les jours des Sentences déclarées nulles par incompétence, fans Gue le Jucre qui les a rendues, foit pris à partie;
il faut al! moir~s que l'incompétence pr~p0r.ée f~it fi l1?toire,
que le Juge n'ait pu fe la diiIimuler : 4 . s Il a accorde, ~ un
débiteur plus de trois mois pour payer, [ 'U1S que le deblteur
ait obtenu lettres de répit en grande Chancellerie. (Août
1669, tit. 6, art. 1.)
_ Le Juge peut encore. être pris .à partie, lorfque ft'! procédure efl: non feulement irréguliere, mais encore oppreiIive,
lorfque 1'011 y voit des marques 110n équivoq~es de partialité
ou d!inimirié, cùm litem foam fuit, cùnz !ici Jefe obtulic. L'on
trouve là-deffils un Arrêt remarquable rendu fur ce fait.
Le 10 Juin 174,0, il fut fignifié par Lieutaud Sergent, à
Me. Jaubert Juge de Barcelonette, un aéte au nom de JeanPierre Pafcal &amp; Marguerite Ventre, aux fins qu'il eût à abCrenir dans un procès qu'ils avoient contre divers particuliers; le
motif d'abilention étoit qu'il avoit défendu dans ce procès,
avant qu'il flIt nommé à la Judicature.
Me. Jaubert répondit que fuivant l'Ordonnance ', les récu{ations devoient être propofées par Requête fignée de la partie
ou d'un Procureur (pécialemenr fondé.
Il dreffa en{uite un verbal, dans lequel il interroge Lieutaud, qui ' répond qu'il ne tient pas cet a8:e des mains des parties, mais des mains du Clerc de Me. Jacques Procureur, &amp;
qu'il ne l'avoit pas même lu avant de le fignifier.
Dans le même infiant, Emeriaud Clerc de Me. Jacques,
entra dans l'auditoire pour faire décréter une Requête. Me.
Jaubert voulut l'interroger; le Clerc refufa de répondre; le Juge
drei[a verbal fur le tout, &amp; ordonna qu'il feroit communiqllé
au Procureur du Roi.
"
".
Sur les concluuons de ce dernier, Me. Jaubert décreta Erne.
riaud d' ajournement perfonnel, ordonna l'informarioll, &amp; hIf...
pelidit provifoirement Lieutaud de fes fonéhons; ce décret hIt
rendu le l 3 Juin.
Me. Jaubert déclara enfuite abilenir fur la hcrnification d'un
feco nd aél:e.
'
~
0
Lieutaud &amp; Emeriaud appellerel1C d1.l déçret c;otltre eux rendu"

SUR LE RÉGLEM1mT DE LA COUR
· ,.

ho))

&amp;: demanderent permiffion à la Chambre des Vacations d'intimer le Juge à partie.
~ls furent ~éboutés en l'état, faute de jui1:ifier des m·oyens ;
malS la perml~on leur f~t ~cc&lt;?r~ée. quelques jours ?-près !ilr
nouvelle Requete, à laquelle Ils )Olgl11rent les verbaux du Juve.
Le Juge, ~yant été intimé &amp; ajourné"l'Arrêt prononcéop~Œ
Mr. le Preüden~ de Bandol le 4 Mars I741 , conforme aux
conclu fions portees par Me. de la T ouloubre Subfiitut déclara
le Juge bien pris à partie, &amp; caffa tome fa procédure &gt;. l'Arrêt
f?ndé fur ce que le .Serge~t , ne méritoit pas une p\.l~itiol1 fi
rlgoureufe , pour aVOIr fig11lfie un atte faas le lire ' qu'il auroit
dû feulement être reprimendé, ayant fur-tour rép~ndu au lucre
lors du verbal, qu'il ne croyoit pas .devoir {oupconner les Pr~. cureurs qui lui donnoient des aétes à fignifie;; qu'Emeriaud
,n'avoit pu être interrogé, n'étant ni décrété, ni accufé &amp; que
l'on voyoit dans Me. Jaubert une affeétation m'arquée' à faire
une procédure fi extraordinàire, qui lui avoit fervi de voile pour
fatisfaire fon , reffentiment, plaidants Mes. Sabbatier &amp; Maffe
pour les appellanrs, Me. Julien au contraire.
Il fut permis par Arrêt du 2, Décembre 172,3, tonforme
aux conclufions portées par Me. Bayon Subfiitut, de prendre
un Juge à partie, pour avoir jugé dans un procès au préjudice
de la récufation; l'Arrêt rendu au profit de Martin &amp; Olivier,
contre Me, Barbier Juge. Il ne fm pas quefiion lors de l'Arrê t,
d'examiner fi les caufes de récufatioll. étoient valables; il fut
feulement décidé que le Juge n'avoit pu procéder au préjudice
de la récufation formée contre lui.
Nous avons dit ci-deffus que les Avocats &amp; Procureurs du
Roi pouvoient être pris à partie; mais il f.:1ut également la
permiffion de la Cour; ainfi. jugé par Arrêt du I4' Mai 1743,
prononcé par Mr. le Préfident de Maliverny, plaidants Mes,
Pafcal &amp; de Colonia dans cette hypothefe ..
Les Echevins de la ville de Marfeille ayant refufé aux Syndics des Boulangers d'augmenter le taux du pain, deux Boulangers fe pourvurent quelques jours après par comparant aux
Echevins, &amp; les requirent d'ordonner aux Syndics d'a1Temblcl'
le Corps, afin que l'on pût prendre des mefures pour obtenir
l'augmentation demandée.

�2')6 '

f

COMMENTAIRE

SUR. LE RÉGLEMENT DB LA

L es Echevins fe crurent offenfés par cette ~émarche" C01~liv' "d'aumane
damnerent ces d eux Bou langers à 3 .
, ' &amp; a hUit
.
jours de prifon, ce qui fut tout de fmte execute.
,
Les Boulangers appellerent de cette Or~onna.nce , prefenteà l Cour
en .
caffation
de 1 empnfonnement,
&amp;
renl- R equete c
a
.
'"
rr.
.
demanderent d'être élargis provlfolremen.t. L, elargmemelilt pr~-.
'r'
1eur fiu
t accorde'
ils furent renvoyes,
VllOlfe
, &amp; fur la caffauon
1
en jugemenr.
d R ' , l'
En conféquence ils firent affigner le Pro.ctlf,e~r u 01 a a
Police en condamnation de leurs dommages-111tere~s~ Les Eche,
.'
t le IiLait &amp; caufe du Procureur, du, 1
ROI,
&amp; la caufe·
Vll1S pllren
'bl'
0
'd
'
M
de
Cafrillon
alors
Avocat-Genera
,eta
lt
l
. que
p lOl! ee, r.
" 1 ' , t'
, fla prifon n'était pas une pe1l1e, qu el, e. et~lt alte pour s a furer du coupable, &amp; l:on pOUl: ~e P,U:11f, 2, • que la. Semence .
dont était appel n'avolt pas ete vl[ee ,par, la Co~~, &amp; que
conféquemment elle L1'a~oi~ pu être executee, ma~s que le.s
Boulangers n'avoient pu 1l1t1me-r le Procur~ur dq ~Ol fc1~S pelmiffion de la Cour' il conclut à la caffatlOn de 1empnfonnement, au relax de; Echevins, &amp; à la confirmation de l'a\J-mône ; l'Arrêt fut conforme
aux conclullons.,
,

Il.
. Et avant met~fe aucune étiq.uette à l'Audience, le pourfuivant
fer~ tenu de !azre une forr;matlO~ au, Procureur adverfè d'y être
Fret, laquelle ne pourra. etre faue TZl par le demandeur ni par
le défendeur que - tr~~s !o~rs après que les défenfes aurom été
fourm es; &amp; entre 1 zntzme &amp; l'appellant, que le délai de l'af
fignation ne foit échu: Fait dé!~nfès aux Procureurs d'y mettre
~l!~une, caufe qu~ ladzu; fommatlOn ne précede' , &amp; qu'elle n'ait
~te farte au mOl/lS le Jour aupaJ'avant ladite Audience : leur enJ~i~t d':!voir les pie ces au(dites Audiences, pour en foire l'exhi{;ltlon (y la lec7ure fi hefozn tifl, &amp; fans que Pune ni l'autre de'$.
pm:ties PUiffilZ: fe fervir d'aucunes pieces , Cjui n'ayent teé communi-,
guees par copte.

A

.

ii'

M

TITRE
A

Ft

·u DIE N

lIT.
Et ne pourront pareillement lefdits Procureurs ' mettre aUClLnecaufe à l' A udience lorfque le Roi, l'EgliJè &amp; le Public y
auront intérêt, &amp; qu'il s'agira du fait de la Police &amp; d'un Réglement , fans avoir préalaMement. communiqué au Procureur-Gr!r.~ral du Roi, au moins trois jours avant l'Audience.

fi·

SIX

r

Cova..

E 1\1 E ..

IV.

CES,

1.

T

Outes fortes Je caufe5 feront ttaitées ' lt;t'Audiet2ce ; ct l'ex-,
ception des apppellations des Sentences données au . vu des
pie ces , reddition des comptes, liquidation de dommages &amp; intérêts,
appellation de taxe des dépens, lorhu'il y aura ,plus' de deux'
croix, &amp; les Requêtes civiles 'qui Feuv~nt {tre aPPQinttc§ au Ç011-.
,fèil du co.nfontemmt dc~ Rarti'$~
•

,

Lorfque la caufe n'aura pu être appellée ou vuidée à la
premiere Audience, le Procureur du powjùivant fera tenu defaire autre fommation au Procureur adverfe de fe tenir prêt au.
premier jour enJuivant. Fait définfes auxdits Procureurs, 101'[qu'une eaufe aura été audiencée , de changer l'ordre des Audiences, ,{ans qu'il foit autrement ordonne : leur enjoint en dreffant les étiquettes, d'y exprimer le nom &amp; jùrnom, }a qualité
des parties 6" de la caufe, la date des Semences, &amp; p ar quel
Dieutenaftt ou Juge flles am été rendues, lq. date des Requêtes,
&amp; celles des Requêtes civiles &amp; dc:s Arréts contre lefquels elles'
ont été impùrées : ltur défend d'y mettre la qualité de N oMe ,
ni de Demoijèlle , ni mljres qualit~~ alt X perfonnes
ne lt:s,

if

,

"

.
,

�2')6 '

f

COMMENTAIRE

SUR. LE RÉGLEMENT DB LA

L es Echevins fe crurent offenfés par cette ~émarche" C01~liv' "d'aumane
damnerent ces d eux Bou langers à 3 .
, ' &amp; a hUit
.
jours de prifon, ce qui fut tout de fmte execute.
,
Les Boulangers appellerent de cette Or~onna.nce , prefenteà l Cour
en .
caffation
de 1 empnfonnement,
&amp;
renl- R equete c
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.
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rr.
.
demanderent d'être élargis provlfolremen.t. L, elargmemelilt pr~-.
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t accorde'
ils furent renvoyes,
VllOlfe
, &amp; fur la caffauon
1
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d R ' , l'
En conféquence ils firent affigner le Pro.ctlf,e~r u 01 a a
Police en condamnation de leurs dommages-111tere~s~ Les Eche,
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ROI,
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, fla prifon n'était pas une pe1l1e, qu el, e. et~lt alte pour s a furer du coupable, &amp; l:on pOUl: ~e P,U:11f, 2, • que la. Semence .
dont était appel n'avolt pas ete vl[ee ,par, la Co~~, &amp; que
conféquemment elle L1'a~oi~ pu être executee, ma~s que le.s
Boulangers n'avoient pu 1l1t1me-r le Procur~ur dq ~Ol fc1~S pelmiffion de la Cour' il conclut à la caffatlOn de 1empnfonnement, au relax de; Echevins, &amp; à la confirmation de l'a\J-mône ; l'Arrêt fut conforme
aux conclullons.,
,

Il.
. Et avant met~fe aucune étiq.uette à l'Audience, le pourfuivant
fer~ tenu de !azre une forr;matlO~ au, Procureur adverfè d'y être
Fret, laquelle ne pourra. etre faue TZl par le demandeur ni par
le défendeur que - tr~~s !o~rs après que les défenfes aurom été
fourm es; &amp; entre 1 zntzme &amp; l'appellant, que le délai de l'af
fignation ne foit échu: Fait dé!~nfès aux Procureurs d'y mettre
~l!~une, caufe qu~ ladzu; fommatlOn ne précede' , &amp; qu'elle n'ait
~te farte au mOl/lS le Jour aupaJ'avant ladite Audience : leur enJ~i~t d':!voir les pie ces au(dites Audiences, pour en foire l'exhi{;ltlon (y la lec7ure fi hefozn tifl, &amp; fans que Pune ni l'autre de'$.
pm:ties PUiffilZ: fe fervir d'aucunes pieces , Cjui n'ayent teé communi-,
guees par copte.

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Et ne pourront pareillement lefdits Procureurs ' mettre aUClLnecaufe à l' A udience lorfque le Roi, l'EgliJè &amp; le Public y
auront intérêt, &amp; qu'il s'agira du fait de la Police &amp; d'un Réglement , fans avoir préalaMement. communiqué au Procureur-Gr!r.~ral du Roi, au moins trois jours avant l'Audience.

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IV.

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1.

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Outes fortes Je caufe5 feront ttaitées ' lt;t'Audiet2ce ; ct l'ex-,
ception des apppellations des Sentences données au . vu des
pie ces , reddition des comptes, liquidation de dommages &amp; intérêts,
appellation de taxe des dépens, lorhu'il y aura ,plus' de deux'
croix, &amp; les Requêtes civiles 'qui Feuv~nt {tre aPPQinttc§ au Ç011-.
,fèil du co.nfontemmt dc~ Rarti'$~
•

,

Lorfque la caufe n'aura pu être appellée ou vuidée à la
premiere Audience, le Procureur du powjùivant fera tenu defaire autre fommation au Procureur adverfe de fe tenir prêt au.
premier jour enJuivant. Fait définfes auxdits Procureurs, 101'[qu'une eaufe aura été audiencée , de changer l'ordre des Audiences, ,{ans qu'il foit autrement ordonne : leur enjoint en dreffant les étiquettes, d'y exprimer le nom &amp; jùrnom, }a qualité
des parties 6" de la caufe, la date des Semences, &amp; p ar quel
Dieutenaftt ou Juge flles am été rendues, lq. date des Requêtes,
&amp; celles des Requêtes civiles &amp; dc:s Arréts contre lefquels elles'
ont été impùrées : ltur défend d'y mettre la qualité de N oMe ,
ni de Demoijèlle , ni mljres qualit~~ alt X perfonnes
ne lt:s,

if

,

"

.
,

�'2.S8

C

0 MME N TAI RE

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cl la plus. prompte
elont pOUl.
po ur pourvoir
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des proces
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donner
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. de l'Ordonnance, ou commu.
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t; l'Audience
&amp; de mettre, en notLce que
mquer nUlll~e JOU( s avr,uz
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. Il' . &amp; ce fiait
n'eUl(lt le eman elll Qll
la due cauJ e 0·· enlo ·ce ,
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défendeur prêt, fora donné E;;ploie , en fa1Jleur de a P. Ue qUl
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{;a caufè . &amp; nuant aux itzflruBions, ne feront plus
Jera prete elZ J'
Je J
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. d· . .
dOillZéeS des étiquettes tendc!nlift$ a forclufiolls ' e CO~t1 e. li e
R a "orts Enquêtes ou Expédients" lefqw:.lte s' . com,r.r.zumcatw1Zs
pp fattes
.' pal. R. equeAt e,' &amp;
""y.. en- PlJlf,l,"/·'f ,.aVcJll"
qlœ deux,
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,ne fiera l a cauJe
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que
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en Audietlce
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définitivement fù.r l'exécution ou cliljfa~poJ,Z de[das Rappof ~s, ~ 1Z~
quêtes ou Expedzents.
'({;.'d .

0JJ e

1

'

1

'.

,

L

A caure étant prête à être port~e à l'Audience, le ~ro~

cureur du pourfuivant fait fommation au pll,l~ ~ard la vel1~e"
&amp; met une étiquette contenallt toutes les quahtes des parues:
&amp; du procès (Atln0c. gén€;r., art. 121 ; 1 70 ~, art. 1 ~ 1., )
Si la caufe n'a pu être vbLÎ~ée à . 1a preullere .AudIeu.ce, !~
fommation efi réitérée la velUe de: chaque AudIence }ufqu, a;
ce que la caufe Ü)j,t jugée ou t~rée de l'Audience. par le Re-:
glement à écrire ou par le reglfire. La. fomm.atIO~l e~ com-mun.e de facon que fi le Procureur qlU a fomme n dl: pas:
prêt à' plaider ~ l'autre peut l'obli~er '. quoiqu'il, n'ait pas ~ommé.
lui-même; il ef1: fenfible que œ1UI qUI a fomme, peut m0111S que
l'autre demander le renvo.i de la caufe.
Dans l'étiquette on doit tlùettre toutes les qua~ités du ~rocès:.
ainG. s'il efr quef1:i0n de faire ordonner
111ter~entlonA ou
de faire joindre un gar:ant, toutes les partl~S dOI~e~lt ~t:e
tenues en ql.J.alité, '&amp; tous les Procureurs dOlven,t e~r~ cotes.
( 17 0 3, art. 1213), lors même que les autres quahtes font,
réglées.
.
Quant aux cau[es qui doive!1t être en.rô1ées, -c'eft-àr-dire, . pla~-.
dées au Parlement aux gfandes Audiences du Lundi &amp; du. JeudI,.
ou à l'Audience des pauvres qui ~ s'y tient l'avant-veIlle de
N oe! , le Vendredi avant II! Dimanche des Rameaux, &amp;. le

Ulil:

~UR

LE RÉGLEMENT DE LA COUR;

'2.59

'2-3 Juin; voici l'ufage que l'on obferve. Le Procureur du pourfuivant fait fOml?ation au Procureur adverfe de comparoir au
P~rquet pour vem enroUer fa caufe; les Procureurs comparOl.1fel;t, &amp; Î1 ~r. l~ ~ro.cureul' - Général penfe que la caufe
dOIt etre etll:ollee, Il eCnt au dos de la fommation que la
caufe fera Hufe au rolle du LUl1di ou Jeudi du mois de .....
&amp; le Procureur du pOllrfuivant ef1: t-enu de le mettre en notice
&amp; de donner copie des pieces au moins quinze jours avant l'Audience ( art. 4 de ce titre.)
. ~i ~ans l'étiquette on ne donne p.as ~ une pa~"tle la qua...
l~t~ qu ~lle . a, elle peut fc1ns 'col1tredlt faIre [ubihtuer la qualIte qUI lUI dl: propre, nIf-tollt s'il y avoit de l'affeéèatÎon
ou une difproportion confidérable; 'Comme fi l'on donnoit ~
'un Marquis la qualité de fimple Bourgeois; voici de quelle
façon on procede en pareil caSI .
La partie intéreffée préfente Requête au "1 uge faiG. du différend i
-expofe que dans les qualités de l'étiquette, if lui a été donné
la qualité de ...• tandis qu'on devoit lui donner la qualité de ...•
&amp;. dema~de qu'il requenCl à jour précis ou à l'Audience pubhque contre ..... en la perfonne de Me •.... fon Procureur, que
par le Gi"effiyr, partie préfenre ou duement appellée au Grefrè
~e la Jurifdi~ion, la qualité de..... donnée dans l'étiquette
fera rayée , &amp; qu'à [1. place il y fera fubititué la dénomination.&amp; la qlla~ité de..... &amp; que la Sentence qui interviendra.
fera notée à la marge de 1'originaf de 1'étiquette.
. Si fLlF cette Requ~te il intervient Sentence qui entérine les
Ens, on tient un comparant au Greffier en ces termes: PardevanL
nous, Pierre..... Greffier en la Jurifdiétion de..... efi comparu Me .•... ' Proeureur intervenant pour ... i . lequel nous a
expofé qu'il a été rendlt Sentence au profit dudit ..... le ....
jour du mois de . . . .. portant..... &amp; comme ledit ..... a intérêt de faire exécuter ladite Sentence, il nous requiert de
lui don.ner jour &amp; heùre q\1'il fera par nous procédé à"l'exécution
d'icelle, r&amp; a ligné.
.
Le GretITer met fbïl appointement ,ainu : Et 110ufdit .... ;
dirons la partie devoit être affignée au ... 'o. jour du mois
'de. . . .. à..... heures du matin ou de relevée, aux fins reqllifes. A ••••• ce •••••

Kk'2.

�1.60

COMMENTAI;RB

Le pourfuivant fait donner copie à la partie qui doit étrë
affignée., de la Sentence &amp; du Compara~t; l'Expl~it d'affignation fe fait ainG : L'an ..... &amp; le.. . .. Jour .du. ~OIS de ...•
à la requête de ..... nous Huiffier en l~ Junfdléhon de. ~ ••
domicilié à..... fouffigné, avons donne aflignatton à ....•
à comparoir au Greffe de la !urifdiéhon d~ ..... &amp; pardevant
le Greffier d'icelle, le..... Jour du 11101S de..... à ....•
heures du matin ou de relevée, pour voir procéder à la
radiation &amp; à la fubR:itution des qualités dont s'agit en exécution de la Sentence rendue le. ~ .. que nous lui avons intimé &amp; lignifié
&amp; lui avons donné copie de ladite Ser~­
tence, du Com~arant tenu au Greffier, &amp; du préfent Exploit,
en parlant en domicile à ....
La veille ,de l'aŒgnation, on [omme le Procureur de la par-'
tie adverfe de comparoître au Greffe au jour &amp; heure fixés pour
affifrer au verbal de biffe ment &amp; de fubfritution.
Le jour &amp; heure de l'aŒgnation advenus, fi la partie aŒgnée
comparoît ( ou l'heure d'expettative expirée, fi elle fait défaut),
on procede à l'exécution de la Sentence.

FORMULE

D

DU PROCÉS-VERBAL.

U. . .• du mois de.... mil fept cent.... à l'heure
de . . .. pardevant ' nous Pierre.... Greffier en chef
au Siege .de . . .. ou en la Jurifdiél-ion de.... efr comparu
au Greffe Me ..... Procureur intervenant pour fieur Jofeph ... ,'
Bourgeois de.... &amp; d'icelui (s'il efr préfent ) affifré &amp;
autorifé, lequel nous a expofé qu'en exécution de la Sentence
rendue par Mr. le Lieutenant ( ou par Mr. le Juge de ... ) le •••
jour du mois de . . .. portant que par nous, partie préfenre
ou duement appellée, au préfent Greffe &amp; au jour que nous
affignerionsà cet effet, la qualité de Ménager donnée audic
fieur Jofeph.... dans l'original de la Sentence rendue le ...•
&amp; dans l'extrait d'icelle (s'il en a été expédié un ), feroit
biffée &amp; rayée, &amp; qu'à fa place il feroit fubftitué la dénomination
de fieur, &amp; la qualité de Bourgeois~" &amp; que la Sentence qui
ordonne ledit biffement &amp; ladite fub,(htutiol1, feroit notée

SUR LE

R~GLEMENT DE

LA

COUR~

2.61

\ la. marge defdits original ' &amp; extrait; &amp; enfuite du Com_

\

parant à nous tenu le.... jour du mois de .... au bas duquel nous avons affigné les parties au préfent jour lieu &amp;
heure, ledit fieur Jofeph .... auroit fait donner affi~nation à
Jac9ues .... (partie .adve.rfe ).' p~~' ~xpl~it du .. ; . fait par ....
HuIiIier, &amp; lm aurOlt faIt faIre 1111Jonél-1On portee par la Sentence, de nous faire la rémiffion de l'extrait de la Sentenc~ .du .• -..
~'il efr en fon pouvoir); &amp; par aél:e du jour
d hIer, fignme à Me..... Procureur dudit Jacques.... il
~uroit ~té fom1né de comparoir pardevant nous au préfent
Jour, heu &amp; heure, pour nous voir procéder au biffement
&amp; rétabliifement de qualité ord01111és par ladite Sentence ' &amp;
d'autant que ladite heure de ... eft expirée, même celle d'ap:'ès
Lms que ledit Jacques ni [on Procureur foient comparus, ledi~
Me ..... Procureur dudit lieur Jofeph, nous requiert ' de lui
donner aél-e de fa comparution, de celle de fa partie (fi elle
efr préfente) , du défaut de comparution dudit Jacques &amp;
de fon Procureur, &amp; du défaut de repréfentation de l'extrait;
de ladite Sentence qu'ils ont en leur pouvoir; nous requiert
en outre de repréfenter l'original de ladite Sentence èu ....•
pour y faire le , biffement de la qualité de Ménager donnée à
fa partie, le rétabliffement de ,la dénomination de lieur &amp; de
la qualité de Bourgeois, &amp; de noter en marge dudit original la Sentence dll. • •. en vertu de laquelle nous procéderons, fauf audit lleur J ofeph. . .. fa partie de fe pourvoir
.ainli qu'il verra bon être fur le défaut de rémiffion de l'extrait de tadite Sentênce , &amp; a figné avec ledit fieur Jofeph ... ,
'ra partie.
Et noufdit Greffier avons donné aél-e audit Me..... &amp;
audit fie ur Jofeph.... de leur comparution, du défaut de
comparution de la part dudit Jacques .... &amp; de fon PrOCl.lrem, &amp; adhérant à la réquifition dudit Me.;... lui avons
repréCenté l'original de ladite Sentence du.... &amp; en L1
préfence &amp; en celle de fa partie, nous avons rayé &amp; biffé
la qualité de Ménager donnée dans les. qualités &amp; l'original
de ladite Sentence, après quoi nous avons fubfiitu é la dénomination fie ur avant ces mots JofepIi.... &amp; la qu.:diré de
' Bourgeois après iceux, dont &amp; ,du tout nous avons [ait men-

S

�tOkME, NTAIRE

SUR LE RÉGLEMENT DE LA

tion ~ la marge de l'original de· ladite Sentence; &amp;. Y avons'
n oté la Sentence du . . .• en v.ertu de laquelle nous avons
procédé. Et ce fait, ledit Me..... an H0m dèldit fie ur
Jofeph .•.. nous a requis- de l,ui en c(}l1",éder aél:e, que nous
_
lui avons concédé.
Le Greffier, le ProcllcreUJ: &amp; l'a Partie fignent, enfuite il
efi ajouré : Ainu que deffilB a é~&lt;f par nous procédé dans
le Greffe l'an &amp; jour que deffus. Le Greffier figne~
Cependant cette forme de procéder, quoique la plus ré-'
g uliere, s'obferve rarement; l'ufage en a établi une alltre,
qui efi que quand lors de la leaure de l'ét'iquette à l'Audience, on s'apperçoit de l'erreur ftI!" la qualité donnée, ou
J'on demande le rejet de l'étiquette, ou: l'OH fait ordonne!'
que. la Caufe fera plaidée, fans que les qualitrés puiffent
mure.
Les étiquettes dl'eB~es font remifes au Préiident ou à celui
qui doit préiider à l'Audience; celui-ci les remet à l'Huiffiet
Audiencier , qui les appelle l'une après l'autre; à mefure que
l'étiquette efi appellée, fi la Caufe efi en état d'être juO'ée,
r Avocat ou le Procureur du demandeur ou de l'appellant plaide,
enftlite celui du principal défendeur; i\m &amp; l'autre peuvent
repliquer , &amp; ils doivent être entendus jufqu'à ce que la Cour
ou le Tribunal fe croye ftIffifi1mment infiruit.
. .Da~1s le plaidoyer, OI} doit d'abord expo[er le fait, ell~
fUIte la, te~1eur des titt:es, &amp; les moyens fJ~Ir lefquels l'on
fonde 1 aébol1 ou la de.fel1fe, &amp; enfin 1'011 prend les C011~­

dLIiions~

, L'Avocat &amp;. le Procureur qui plaident devant la Cour, OH
'd e~ant le Lieutenant affifié des Officiers de la Sénéchauifée,
dOIt adrelfer la parole au Tribunal entIer par le !hot r
MqJieurs\
Ainu jugé par Arrêt du '5 Févfier 1760, confOrmément
aux condullons portées par Me. Lange Sh1bfrü:ut, en la
Caufe de Me. Lqmbard '. JL\ge royal de ·la ville de Tarafcon;
&amp; de {es Ai[eifèl,lr,s " pI.uda,nçs Me. Deco10uia· pour, les Affef...
feurs , Me. Fauchie r. p~)Ur le J.uge Foyal.
. L es défenfeurs des parties ayant plaidé, l~s Gens dLi Roi don..
!lent leurs con.dufrons dans les Caufes où leur miniitere efi requis,

'

COUR:

. Ils doivent do~ne~ lel:rs cOl1dufi'0ti~ dans. t~utes les caufes
aux9uelles le Rot , 1 Egh{e &amp; le püb!tc ont mterêt en fait d
polIce , ,ou I.orfqu'il s'agit de faite un Réglement '; dans le~
caLIfes .ou quelque Cûr~s o~ Gotil~UriaLit~ fe trouve partie;
dans les caufes d~s pup1Ues, l.orfqu 11 s'agIt d'Lme contrainte
par corps COi'l.tefiee; lorfqu'il s'ag-it d'ou\Ttir la Requête civile'
en matiere d:appe~. C~11~'l1è . d'abl:s '. d'appel de Nouvel-état:
toutes les folS qu Il s agIt du drolt des Jul'ifdi ~hons &amp; da
'
. cl
1 . public.
,
115
1es matleres
·e (r'o1&gt;t
Les concluG011S d~nnées au bas des Reqttêtes après un dé ..;
cret du Juge portant: flit - mo7itré au Procureur du Roi
&amp;
ce1l~s , dOI:nées. dans, les. procès par écrit, ne doivent pas'être
motlvees, mats à 1Audience les Gens dt! Roi doivent pré....
fentel: les moye!1:s de défenfe fournis par toutes les parties,
les dIfcuter fcmpuleu{emel1t -, &amp; fonder leur détermination hl!'
ce qui leur paroÎt être de regle &amp; de Juihce. .
Dans les procès à l'Audience , les facs doivent être remis
au Parquet au n1.oin,s trois jours avant l'Audience , le pourfui~
vant après avoir remis lignifie l'inventaire de communication'
on le drelfe ainu ~ Inventaire de coh'1munication à MM. le;
Gens du Roi; le Procureur de &amp;c.
-'
Premiérement comtminique. une telle piece çotée A.
Plus comml.U1ique une telle çotée B..
.
Plus, &amp;c,
En fc1.ifant cette communication, on fait dans l'ufage une
déclaration au Procureur adverfe , conçue en ces termes : Le
'Procureur de .•... dédare à vous Me ....... Procureur de ...•
qu'il a remis fon fac &amp; pieces à MM. les Gens du Roi, vou~
[omme de remettre de votre part, &amp; aéte ; mais c'eIl: un abus,
la feule fign:ification de l'inventaire ftlffit.
Dans les procès par écrit, le Greffier ou le Secretaire du
CommiŒlire a le foin de faire paffer ks facs au Parquet pOUl;'
çonc1ure, &amp; de les en retirer.
La plaidoirie finie, &amp; les concluGons données, s'il y a lieu ,
les Juges opinent ,&amp; celui qui préude , prononce enft\Î te le
ju.gement tel qu'il a été délibéré à la pluralité des voix..
Les jugements font ou définitifs, ou interlocutoires, ou pré..
paratoires , 01.\ de iimple ÎnLhuétion; ils fonç définitifs ~ 10rf..

�COMMENTAIRE

qu'i1s tem1in~nt la contefiarion en accordant ou en rejettant:
la demande . ils font interlocutoires, lorfqu'ils font dépendre
la déeifion du fonds, de l'éclairciRèment d'un fclit comeRé;
comme IodIque le J LJO"e ordonne une Enquête, le Juge prononce
b
" "'1
r.
'
:ùnll : Nous, avant dire
droit a la Requete de G'C.,
1. S lOm
pre.p aratoires , lorfqu'ils font rendus pour fi~er un pOI.nt de . fiut
fans préjuger le fonds,;. on prononce al~lfi : . N?us av~ns ordOT/né qu'il fera pourfulvL fur le f~:zru. r::r przncz.fal , mrYz yue,
l

"

s'appartient, G' cependant, fans prejudlce du d,:olt des p~rtles ,
ni attriDution d'aucun nouveau, avons ordo,!-ne &amp;c.; Ils f~nt
de .umole infl:ruébon lorfqu'ils acheminent feulement au JU-

o-emen: comme s'il'eft ordonné que la patrie donnera fes
,
•
1
défen{es ou qu'elle communiquera quelque p1eœ ,. ou que es
parties é~riront au ~reffe :. l'inihuébon des proc.è~ d'Audience
[e fait en Grand'Chambre pour les cauies clvlles, &amp;. e1~
Tournelle pour les criminelles; &amp; dans les procès par écrit ,.
l'in!huétion fe fait en la Chambre où le CommiŒ1ire fe trouve
cie fervice ( Anno t. génér. art. 8 )..
.
Tous Arrêts doivent être rendus au moins par fept Juges~
&amp; par trois, s'il s'agit d'un décret fur Requête ; dans les Sé-·
néchauifées, le Lieutenant peut juger feul, excepté dans les:
affaires criminelles par écrit, &amp; les matieres bénéficiales tant.
à l'Audience que par écrit; dans le premier cas, il faut trois
Juges, lorfque les conclulions font à peine affli8:ive (Ordonnance criminelle 1670, tit. '2 '5 , art. 10); dans le fecond , il
en faut cinq ( 1667 , tir. l S , art.. 17')Quand les parties font contraires en fait , le Juge pour être
mieux éclairci ,renvoie quelquefois les parties en propre ; il
prononce alors à l'Audience :. Nous avons renvoyé les par-·
ries en propre à la taxe ; le pourfLlÎvant fait lignifier cette.:
Ordonnance à la partie en Ferfonne ou domicile, &amp; lui
donne affignation à comparoIr pardevant le Juge &amp; dans fOll
Hôtel au jour &amp; heure par lui indiqués, au bas du comparant
qui lui dl: tenu à cet efI"-et pour être ouie en propre; la
veil1e du j09r fixé , on fait fommation au Procureur d'y
comparoître ; le jour &amp; heure advenus, les parties comparoiffellt , plaident en propre; &amp; l~ Juge dreffe fa Sentence
au dos ou au bas de la fQmmatiol1 faite la veille,
::&gt;

Sun: tR R:lGLEMÊN'I' nE tA COUR;
26)
. L~ 'pourflliv~nt .fait ~ntuite fommati on pour la prochaine
AudIence , &amp; Il Y mtervlent Sentence concue en ces term .

Nous rédigeant notre Ordonnance rendue d la taxe le
'-s.
faifant droit, ou fans nous arrêter, &amp;c.
. ....•
T,ous Arrêts. &amp; J ~geme~ts ~en~Lls en Audience, doivent être

fi~ne,s par celUI qUI a prefide; Ils doivent être enfuite enréglfl:~'es par le Greffier au plus tard dans trois j'Ours, dans un

.reg1fire tenu ad hoc, &amp; que le ' Lieutenant ou 1'" JuO"o a '
fi '
l '
'"'
b'"
ma
"Igne &amp; parap le au commencement de chaque année; il doit
e;r~ fig~e par le Gre1?er au bas de chaque Audience, &amp; l'enreglfira~tOn des Au,drences fubféquentes doit être Conti '1Uée
-&amp; pareIllement fi~nee , {ans ' aucun blanc entre deux (Régle~
men,t de 1678 , t1,t. l , ~rt. '2); dans les procès jugés par écrit .
le dlétum ou le d1fpofittf de l'Arrêt doit être écrit de la mait~
-du Rapporteur ou de celle de l'Evangelifl:e, en cas d'abfen~e
"Ou d'empêchement; le Rapporteur le figne, &amp; enfuite le Pré..
fident ( 1'53'5 Provence , tit. l , art. 76); le' nom &amp; furnom
des Juges qui ont été préfents, doivent être écrits de la main
du Rapp~rteur (ibid. art. 67), ou de celle du Greffier, à peine
de null1te, au commencement, à la marge ou au pied de
l'Arrêt (Moulins, art. 63 ), avant qu'il foit remis au Greffe .
&amp; le Rapporteur doit pareillement en écrire la da.te de f;
propre main ( 1667 , tit. 26, ' art. 8 ) ; il doit enfLlite être remis au Greffe dans trois jours, avec les facs des parties &amp; le
.procès entier ( 1667, tit. 1 l , art. 1 S ) : même regle pour la
rémiffion des Sentences; &amp; par l'art. 3 du tit. 1 du Réglement de 167 8 , il efi enjoint à tous Juges de remettre au
Greffe les Sentences au vu de pieces, trois jours après qu'elles
auront été réfolues, pour être fait la publication aux Procu. reU1'S des parties , avec défenfes de différer de les ligner , ni
de les remettre, fous prétexte de défaut de paiement des
épices, à peine d'interdiétion, &amp; de demeurer refponfclbles des
inconvients qui pourroient s'en enfuivre ; mais le di!i)olitif de
ces Sentences efi écrit en entier de la main du Greffier ou
du Secretaire, le Rapporteur &amp; les préfents lignent enfui te;
le Rapporteur écrit de [a main: Délibéré à ..... ce ..... jour
du mois de ...... le Rapporteur ligne encore, mais feul.
Mr. le Préfident de Regu1fe dans fon Reçueil, pag. 101 7.

Ll

L~

•

�266

. Co

M M.. E N TAI R J!

rapporte U'n Arrêt de Réglement du 8 Juillet IbiI, qui faie
.défenfes à tous Juges de rien ahérer ni changer aux Sentences
après qu'elles auront été prononcées à l'Audience;, cet Arrêt
conforme à la Loi Judex poflea qucun, ff. de re judicat. Le
Juge, une fois qu'il a prononcé, ne peut plus revenif fur [es
pas, nefcit vox miJJa reverti , &amp; il n'y a que le Juge fupérieu~
qui puiffe le réformer.
Cependant cette regle n~ doit pas être entendue à la rigueur;
le Juge en rédigeant, peut fans contredit corrige r le louche ou
l'équivoque, Gns altérer la fubfiance; le Juge ne peut fentencier
11Or5 du lieu de l'établiirement de la Juihce qu'il exerce. Ml'.
de Bezieux, liv. 1, tir. 4 , chap. 3 , §. l , rapporte un Arrêt
(l u 5 Juin 1694-9 qui cafre une· Sentence }'endue par le Juge
de Baux dans la vine cl' Arles', fans permiffion de la C our.
Dans les Jurifdiéhol1s royaJes où il y a des Procureurs créés.
en titre d'Office, il n'y a que les Avocats poftulants OH les
Procureurs qui puiffent plaider pour les parties; il arrive
néanmoins [ouvent que le Joge permet à une partie d'expoferelle-même fes moyens de défenfe.
Les Avocats peuve nt-ils plaider indiflinttem ent toutes les.
caufes? Le bien de la Jufrice &amp; l'expédition femblent exigel~
que les Procureurs feuls [oient ' chargés de plaider les queftions qui [ont purement de pratique, &amp; , on ne doit faire pJaider par Avocats que les quefl:io11s de droit &amp; les matieres
d'importance. La Cour prit même à cet égard, le 2 Mars 1742,
une Délibération qu i potte, qlfe les affaires qu'i font de pure
infl:rué'tion, &amp; ql1 i font portée.s aux Audiences du Vtndredi de
la Grand'Chambre, &amp; du Mercredi de la T olirnelle ,ne [eron t plaidées que par Procureurs, autrement que "l'étiquette
fera rejettée ; cette Délibérariol'} eft rapportée dans ·lé Recbleil
des Arrêts de Rég'lemen t ,pag. 4°1.
Nous avons déja dit que tous Arrêts &amp; Jugements doivent:
être déterminés à la pluralité des voix ; dans les Jurifc.iiébons
inférieures, il ne peut y avoir de pal:tage d'opinions; fi le
no~nDre de Jl'lges eft égal , celui qui préiide a la voix pondé . .
ratI"ve en cas de partage' , c'eit-à-dire que le Jl1gement paire
de fon avis ( Arrêt du Con[eil du 19 Septembre _ 1 G34 ,
;trt. 3')
~

SUR LE RÉCLE:MENT DE LA COUR;

les Cours &amp; en matiere civil" · 1'1 Y
. '1Fardevant
'
'- ,
a partage

SIn y a pas un avis qui prévaille de deux voix ou d'
feule fi toute la Cour dl: aifemblée ( le 3 c Prove'
, une
art. 8').)
} J'
nce , tlt. l,
En matiere criminelle, il n'y a point de partage
l'A rret
fi le plus révere ' Il"".., p r'e' \raut'd e deux
,paire
. de&amp;l'avis
l' le plus doux,
'.
VOIX,
~ ~1l1e en premlere mfrance ( 1670, tit. 25 , art. 12. )
Les• l.opmIOns
' li'
'
dconformes de deux parents caux d egres
Ulvants, lçaV01 r, e pere &amp; fils frere oncIn &amp;
&amp;
d
lI' ,
d
'
,,'neveu ,
es a les aux egres de beau - pere, gendre &amp; beau-frere
ne
que pour une
dans toutas
-Î.J'
,
, comptent
(J '
'- les Cour'"" &amp; JUrtlUICt lO11S
mUet 1669,a1"t. 30,· Juinr 67(1) &amp; 25 AO,'It 1 8)
d "1
{('
'.
7 ?
7° ,
qual~ 1 s
eroient beaux-fi'~res que pour avoir époufé deux
[œms, s Il y a une fœur VIvante ou un enfant vivant ( 30
Septembre 1728.)
. . S'il Y a trois parents ou alliés du m ême avis, les trois opifll~n~ comp~~nt pour deux. (Précis des . Ordonnanc~s élU mot
opl1llons. ) 01 le partage fe fait à l'Audience
la Cour fait
A rret
Aqu
, ,1} y lera
Î
d e' l·b"
l ere l.lUr le regifire pour ' être vuidé au
rapport de Me ....... le C ommiffaire député raoporte enftlÎte
le procès, &amp; .s'il, y a encore. partage, l'affaire ~e fe vuidant
pas, tombe en Re.glement, à moins que la matiere ne puiffe
êt re reg
' le.e
' , . comme SIS
"1 ' agIt. d~ un d eclinatoire,
'
dans ce cas
on la plaIde de nouveau ou en vacations, ou l'année d'après
dans la même Ch ~m?re ; fi au contraire le partage intervient
. d~1 ns un procès regle, on dreffe un Arrêt de p:.u(ag~ ainG. : la
C our décLl.re êl:re partie en opinions; à dire que ..... ont été
de cet avis Mrs . . . .. &amp; nous Rapporteur ; à dirè que., .. ont
été de cet avis, Mrs . .... . &amp; Me ...•.. Comp:lrtireur, le Préfidem &amp; le Rapporteur fignent.
Le Rapporteur &amp; le Juge qui a ouvert le pre mier l'avis contraire) ( il dl: appellé Compartiteur) fe portent à la ChLllnbre
la .pl,us digne , chacun'y fomient fon avis , &amp; le partage efr
vude dans cette Ch::tmbre à la pluralité des voix; &amp; fi dans
cette f~co nde Chambre il y a encore· partage, le Rapporteur &amp; le Compartiteul" vont le vuider à la tl"oifieme C hambre;
ainG. le partage faIt en Grand'Chambre, fe porte à 12 TourneUe, &amp; delà aux Eùquêtes ; le partage faÎt en Tournell~ fe
A

/1e

L

LI
•
•

..

2.

�C

q.-6S

O· MME N TAI R. ~;

_

Sua

porte: à hl Grand'Chambre, &amp; ' delà aux ~nquêtes, &amp; le par-.
t;age fait aux EJ1quêtes fe porte en Grand ~hambre, &amp; de.là ~
lé!! TourqeUe. , S'il y a partage dans l~s trOIS Chambres, 11 fe
vuide les Chambres aifemblées; &amp; fi la Cour e!1: encore pa;~ ,
tagée, ou s'il n'y a, pas nom~.t:e fùffifant ~e Juges pour Ce de- .
partir ou pour juger, le Conrell, hlr le certl~c~t du. Greffier, ac..
corde d~s Lettres d'év.ocation, avec renVOI a une a,utre COll$
( 1669_, fit.
art. 45:) ~l faut ?bferver que.fi lors du par- .
rage , _l' Qpinion prév.alPlt d un.e V,OIX., cette VOI~ compte, dans ,
l'autre Chqmbre.,
Il eft de regle que les J u&amp;,es 9ui ;ru.iden; le partage, ne. p~u:,
vent jamais eJTIbraf[er un aVIS tIers, Ils n ont, ~ucune Junfdlc-:tion à c;,et effet i &amp; , ils peuvent feulement de.cIder lequel des
&lt;ieux &lt;lvis dQi~ prévaloir. , Mr. de Bezieux, hv. 6, c~1ap . . 4 ,
tit ') ' rapporte que la Chambre Tournelle fut partagee le 23
, l.
Mai 1701 [ür rappel de la SeI:tence. du L'Ieutel~ant - G'enera
d'A.ix .qui; avoit caffé une donatIOn ul11verfelle ~alte pa,r DUe..
Ca;theril1e d~ Guil.hel~, en. faveur du ~eu.r .de Gmlhen ~e Sal!a,
SeIgneur d~ Monquibn, fon frere,. L Opll1IOn de Mr. d Amome
Rappor.reur; étoit de confirmer la Sentence~ Mr~ de Gr~s Com- ,
partite,ur · vouloit la réformer, &amp; confirmer ' la donatIOn. Le ,
partage [ot vuidé eN Grand'Chambre de l'avis. de, Mr. le Rapporteur.: &amp; Mr. de Beûeux anefl:e avoir, appns d lm des Juges
que la érand'Chambre auroit été d'avis de ne point caffer l~
donation, mais feulement de, déclarer qu'elle ne vaudroit que comme donation à caufe de mort, mais qu'on s'étoit rangé de
l'opinion. du RapporteUJ;, n'ayant pu embraiIèr une troifieme ,
_
0pIl1IOn. ,
Il y, a, dës caufes qui doivent · être jugées à l'Audiènce, fàn!
pouvoir être appointées &amp; réglées; les autres font réglées, fans
être, portées à l'Audience; d'a,u tres enfin ne pe,u vem ê.tre,réglées, (~
-qu'à l'Alldience &amp; à la pluralité des voix. ,
Dans les premieres Jurifdiétions, &amp; lorfqu'il , s'agi.t d'un
procès porté en premiere infl:ance pardtvant les Sénéchaux, la
difpofition de l'Ordonnance doit être fcrupuleufement obfervée';
on ne peut y régler tout ce qui efl: matiere fommaire. Ces
matieres- détail1ées dans le tit .. 17 de l'Ordonnance de 1667"

r,

. J'

finw, 1°. RardeYa.Llt les Cours &amp; 1?ard~ vaut les 1;teSi:lêtes du

Pa.'l

1:.B RiCLEMENT Dt! LA COUR;

-~~

lais; les caufes. pures perf~nnel1es, n'excédant la fomme ou
v.aleur de 4 00 lIv., &amp; à l'egard des autres Jurifdiébons inféfleures &amp; fubalternes, les caufes pures perfonnelles n'excédant la valeur de 200 liv. (art. 1.),
2°. Les c~uFes. r,éelles Obl ~~te; peuvent être réglées n-onobftant leur ml11Imlte , parce qu Il s agit moins de la fomme q
.1
d l'Olt
. ree
, 1.
ue
..lU

Le~ c!tofes. COl1cemant la Police, à quelque fomme ou
v~l~ur qu elles ~ll1ffent mon ter (ar~. 3); 4°. les achats, ventes,
],0.

dehvrances , t:&gt;alements pour provlfions &amp; fournitures de mai.-fons, en grams, farines, pain, vin, viande
foin bois &amp;
autres denrées (ibid.); 5°. les fommes dues pdu:r ven~es faites
al!lX P~rts, Etapes, .Foires. &amp; Marchés (ibid.); 6°. les loyers
de maIfOl1s, fermes &amp; aétIOns pour les occuper &amp; exploiter
,?U aux fin~ d'en vuider,. tant de la . pa:t des propriétaires, qu~
des lOcataIres ou FermIers, non-JoUlffance, diminution, des
loyers, fermages &amp; réparations, foit qu'il. y' ait bail ou non
(ibid.) ; 7°. les impenfes utiles &amp; néce,ffaires, les améliorations, détériorations, labour &amp; femences, les prifes des chevaux en délit, les faifies qtlÏ en feront faites, leur nourriture
d~pen~è ou ,Iouag,e (ibid.):; 8 0 ., les g~ges. ~es (:rvi~eurs, peine;
d ouyners, Journees de gens de travaIl ( Ibld. ), 9' .. les parties
d'Apothicaires &amp; Chirurgiens, va,c ations des Médecins" frais
&amp; falaires des Procureu.rs, Huiffiers " &amp; autres droits d'Officiers, appointements &amp; récompenfes, pourvu que ce qui fera
demandé, n'excede la valeur de 1000 liv. (ibid.) Il fant néan-:moins obferver que fi, le,s demandes des réparations utiles &amp;
néceffaires, méliorations &amp; détériorations font jointes à la
demande en délaiffemenr du fonds, elles fuivent le principal ,
&amp; peuvent être r.~glées avec lui.
10°. , Les appofitions &amp; levées. des fèellés, les confeétions &amp;
dôtuœs d'inventair:es " les oppofitions formées à la levée des
fcellés , aux inventaires &amp; .clôtures, en ce qui concerne la procédure feulement, les oppofirions faites aux {aifies, exécutions,
ventes deS, meubles, les préférences &amp; privileges {ilr le prix
en provenant, pourvll qu'il n'y ait que trois OPPOf.1ntS , &amp; que
leurs prétentions n' excedent l~ valeur' de 1000 liv., [,lns y com..~
'prendre les cas des coml"ibu.tions au marc la livre. (arc. 4)';'

�SUR LE RÉaLEMEN'T DE LA

CdMM'ENTAIRÊ

'-7°
. ad
'
' .
'fi
et article, que quan d l'Z s' agu'a
'.
c'efl- à-dire; dIt Rodler , ur
dej{ous provenant du prix des
e'anciers eu ébO'ard nOfl à
la difirilmtion de Z 000 lzv., P ,au,
'
'l
A
fialt a trolS cr
,
meubles? qUl c evra etre
v
"
Z ou ' n'o;ns fi)'ranae de Zeur
'"l
uoute p us
•• b
leur fl omore, malS a a q d ,O't trois créanciers excéderont
,
~&gt;
les créances ejal s
, ('
creance, v que
' r ; maire' au contrazre
ajoute
,
e
ne
fera
pas
matzere
jOIn,
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Z 000 llV., C
,
"
fànts ({ nu l ne
e
Auteur)
s'il
y
a
trolS
creanczers
oPPo.,.
"
,
Z1,
l e mem
Il
00 LV. par
la
{o it dû cl tous Zes trois enfelno~e que Z oooZ' LV., - . ifi
, ,
cl l'autre &amp; 500 LV . au tlOlZeme,
00 t
exemple
a
ZUll,
3
LV.,
'
,
.,
, '1
aura a falre
au" ma/'c la livre, n'empêchera
repartltLOIZ qu l .J'
. r;
'.
puilàu.'il ne s'acrit que d'Url
pas que ce n~ [olt matzere ,l0mmalle,
'.1'1
b
objet IZOIZ excrtdant Z 000 !tv.
. l
1
' Rodier ob[erve avec jufteiTe fiu' l~ même art~c e, que ,es
feules procédures concernant yap1=~olltlOn ou la l~vee ~es [celles:
&amp; la confection des inventaIres ou les oppOlltlOnS à cesfi~ro
,
Il. \ d'
Ions
cédures font matieres fommalres,
c , eu-a1re" les que ..
de fcav~i.r s'il y a lieu d',appofer ou lever le [celle, d,e [aIre
l'inv~ntaire ou non, &amp; en quelle forme l'un &amp; l,autre ~Olt ~tre,
de quelque valeur que [oient les me,ubles &amp; eff~ts qUI, dOIvent
être invento riés; mais les contefratlons fur les 1l1V~ntalres, fur
les préférences, fur ,les droits &amp; qualités des partIes, ne font
pas marieres fommalfes.
''-. _
,
l la. L'Ordonnance déclare matieres fomm~l1res les dema~1des
~ fin d'élargiffemel1t &amp; proviiio.ns d~s perfonnes em~r:l~on~
nées ( art. S), celles à fin de mal11 lev~e des, effets moblL,.res
['ùhs ou exécutés les établiffements ou ' decharges des g~r­
diens, comm iffaire~, dépolltaires &amp; fequefl:re,s ( ibid. ); ,les ré1l1tégrandes, les provillons requifes pour nourrIture &amp; ahm el~ t~ ,
pourvu qu'elles n'excedent la fomme ou valeur ~e l ~~o 11 ~.,
tour ce qui requiert célérité, &amp; ctl il peut y aVOIr p,enl en la
.demeure ( ibid.). Les matieres mandamentale,s font egalemel1t
il1atieres [omm aires. ( Réglement de 1678? tlt. l, art. 6.)
On ne peut pareillement ordonner que les parties. ~criront. au
Greffe, lorfqu'il s'agir de rece~oir ou l'ejetter. une l11ter:e11t1011
( 1667, tit.' I I , art. 28), nI dans les matler- s porcees aux
J'uges-Confu}s (1 667, tit. 16, art. 3 ); enfin le Régl ~ment de
17 22 détaille les autres matieres qui doivent être Jugées à
i' Audi€lJcei

&amp;

A

r

')

COUR~

La caufe ne pouval1t être réglée, &amp; le différend ne pouvant être jugé filr le champ; par exemple, fi le Juge Veut lire
&amp; examiner par lui-même quelque titre, les pieces font laiffées fur le Bureau; le Juge fait regiftre, &amp; le regiilre eft vuidé
fans épices ni vacations (tit. 17, arc. 10.)
•
Dans les 2.utres matieres portées en premiere inftauce pardevant les Lieutenants &amp; &lt;l'utres premiers JLlges, &amp; qui peuvent être réglées , elles ne doivent l'être qu'en délibérant à
l'Audience , à la pluralité des voix, fi la cau{e fera réglée ou
non, c~ 9ui fera déI~béré avant d'opiner fur le fonds, à pein~
de llulhte ( 1667 , Clot. I I , art. 9, &amp; 10 Août 166 9.)
Pardeva'n t les Cours, on ne PQur[Llit &amp; on ne juge à l'Au~
dience (lue les caufes fp écifiées dans le Réglemenr du ) Novembre rJ2,2? &amp; qui [ont 1 G. les appe1btions des procédures
crimine1l6 , des décrets de prife él U corps, d'ajournement en
p erfonne , d'aŒgné ex. de propo{era, el1fem,ble des décrets de
{oit informé.
0
, 2 , Les &lt;bppelluions des Nouveallx Etats.
3 o. Les appellations des Sentences rendues fur un déclinataire, &amp; toutes ,autres cau fes qui iront à décliner les Jllrifdic~
tlOl1S.
~
4?' Les atppellations comme d.'abus.
Sa.
Les Requêtes civiles.
.
0
6 • L es appellations des Ordonnances de pieces r::nÎ[es, foiç.
'q u'il y ait éV0ca:tiol1 du fo'nds -&amp; principal Oil non~ à moins
..su'il n'y ait appel de la Sentence définitive.
; 7°· Les appellations de~ .0rGonnaeces à- c011-1pvomettre ·, d~
celles, portant nominati&lt;;HJi d' Arpin'es, c,l.'Experts, ou de récuf.,1 ....
tion d'iceux.
0
8 • Les appellations de toute la taxe, &amp; lorfqu'elle n'aura
été croifée que par une feule croix.
9°· Les Requêtes en aurorif..1tion des Sentences &amp; Avis ar...
bitral.
10°. Les Requêtes à fins de non-recevoir qui ne pourront
pas être cumulées avec le fonds &amp; principal, c'efl: - à - dire,
qui (om préalables à l'exa'men du fonds; &amp; là où elles pour....
rom être cumulées, 'les p arti~s feront réglées à écrire, fans
préjudice des fins de 110n-reçevoir; dans çe cas, en jugeallt l~

�CO!VlMl!NTAtR~

(]. 7'1.

,

"

'
, ' tte la fin de non-receVOIr.
.,
fonds on 'adopte ou ~n leJ~
cl 18 Janvier 111.2, l'ela.
Enfin fuiv~nt la Declara~ol~ ' r,Ordonnance de Moulins,.
tive aux art1~les '57 ,&amp; Sd ~ re volonté ou entrevifs, coutoutes difp.outlOns, fOI tfid el , er111e.
do;vent être publiées en
fi"
delcommls ,~
.
,
tenant fubultutlOl1 ou
1 Jufiice RoyaJe du da,
l'i\ d'
e tenant tant en a
,
1ugement, r.Lu, len,c
E? '
,'à celle de ~la umatlon des
micile de celLll qlU le/s ,~ ~ltes, q~reffe de la Jurifdi&amp;ion, &amp;
'
&amp;
fuite enreO'IlIl'eeS au
,
. 1
b Iens,
en
' . 0 d'
de la mort de celLll qUI es a
cela dans les ux mOlS u jO~~re oppofées aux créanciers de
faites, &amp; elles ne p~uv~n e é eursdes biens [ubfiitués,
l'héritier grevé ou aux btl~ers~acq~ renrégifhement, s'il efl: fait
que du jour de l,eu!' pu IcarlOn
après les üx m&lt;:15,
bl"
(cette procédtire [e faie
Pour t:1ire faIre cette ptl 1CatlOn
'n;
r.
Œ
'
&amp; à l'infcu de l'héritier greve ), on B
drelle une
lans
arl1 IYnatIOn
'
0
ces termes' à requenr à PIerre. . . . .. ourgeOls
euql1ette e1n
J'ubfii~ué de Jacques par, tefl:ament
ou par
de . . . . .. 1er lt1er II
R 1d
'
éte du
recu par Me,. . . . .• N otalre
oya
e " .. : ••
~emand~~; . requérant qu'il [oit fait leéture &amp;, publtcatIOn
, -de la fubfiitution appofée er: fa f~v~ur dan.s ledIt tefl:~meut
' . 01) 1e d'It aCle,
Cl.
&amp; qu'elle fOIt enreglfi:ree nere d
le Greffe
allX
P.
L -" '.
au deifous on met l'e nom u fi'rocureur
IOrmes. d e d··t·
101,
l
qui requiert, on appelle cette étiq1!lette, le , Greffier. aIt a pu-,
' ,
&amp; le Juge après avoir oui ,les . Gens
du ROI,
en con-,
bl ICélitIon"
J'.
/ '11 /
cede aéte, &amp; ordonne que la [Ubfl:ltutlOU lera enregm:ree.

SUR L:g RÉCL:gMENT DE LA

a

lant pourfoivre, fera [ommation
l'Appellant de donner [es
griefs dans la huitaine, laquelle expirée, donnera copie de [on
inventaire de produc7ion, &amp; une autre huitaine après produira au
Greffe Civil, &amp; fera fommation a l'Appellant de produire de fa
part dans une autre huitaine, laquelle échue, &amp; ladite [ommation fervant de forcllifion, mife aû foc, le proces fera diflribué,
&amp; la diflribution faite, fera notifiée au Procureur de l'Appellant
par un ac7e q!1i comiendra la date &amp; le feuillet de la diflri{JUtion &amp;. le nom du CommiJ!àire, &amp; trois jours après le procès'
pourra êtra jugé par forclf1]ion ; &amp; fi l'Appellant veut pourfuivre"
il fera lignifier fes .griefs, 6;. donnera copie de [on invemaire de
produc7ion &amp; des pieces nouvelles ,fi aucunes en a, des le même
jour dudit Réglement, que l'Intimé pourra contredire huitaine
après, laquelle échue, le4it Appellant produira au Greffe, &amp;
fora [ommation l'Intimé de produire de fa part dans autre huitaine, &amp; icelle expirée, le procès étant difiribué, &amp; fa difiribution notifiée a l'intimé ,comme dejJus, le procès' pourra pareillement être jugé par forclu:fzon trois jours après, &amp; feront les parties obligées de renouveller ledit aRe de notification d'une Juril'autre, fors&lt; ei caufes où l'une des Parties ou des Prodique
cureurs en caufe feroient décéde{~ .

l

j

l

l

"

a

'

1."

~73

CouR.;

•

&amp;.

1

a

l

1

r~

r

T 1 T RES E P T 1 E ME:'
CONTESTATIONS PLUS AMPLES', OU RÉGLEMEN'1:j
J. écrire fitr une appellation. .
.
l.

S

I la Calife n'a pu être vuidù à l'Audience, ,&amp; ~u'il [oit

ordonné que les Parties contefleront plus amplement,' ~ q~'elles
tcriront &amp; produiront ,s'il s'agit d'une appâlation, ,l'mume vou..

Jan.,'

Que fi Intimé a infli-u,it le procès, &amp; qu'après avoir produit,
l'Appellant lui fignifie fes griefs, &amp; produit de fa part, ledit,
Appellant ne pourra faire juger ledit procès que huitaine après la
fignification defdits griefs, ni pareillement l'Intimé, s'il ne déclal'~'
de ne, vouloir contredire •.

l l {.,
Et s'il" s'agit d'une inJlance formée par Requhe, Lettres de'
eonve7jion en oppc1ition, exécution d'Arré'ts ou de Sentences Ar-.
bitrales, Lettres Ro.yaux de refcifion &amp; autres de cette nature"
l'Extrait du Réglement qui contiendra la commiffioll d'un Rapporteur, fera fignifié lei diligence du pourfuivant: huitaine apL'es:
·lt.dit Ré~/enwzt '- dOlZnera copie. de [on invelltaù-e. de production &amp;,

a

Mm

�274

SUR LE

COMMENTAIRE

des pieces nouvelles, fera fignifier [es écritures, fi aucunes il en
a &amp; une !zuùaùxe apl:ès produira [on foc par comparant au CO~2nzi./fiiire, &amp; fera [ommation au procureur ~dver[e de !rOd~llr~
dans autre huitaine, laquelle échu.e, le P,:oces fourra et:e. .luge
l fi n', &amp; fi la partie fiorclore
fialt fignifier&amp; [es
pa!. fiO/.CUlO
'JL.
d eClltUreS
.
&amp; donne 'copie de [oll illventa~re de prod~aLOn
. ~s pteC~S
nouvelles, elle Ile pourra faire Juger ~e p"oc~s .que hUltame apres
l'expéditio1l des copies de fa produc7wn &amp; ecntures.

Ardevant la Co~r '. il Y a pluGeurs maniere~ d~ pou~[ui;r~
les procès par ;cnt; tar:tot. le . proc~s dOl~ etre ;e~le a
l'Audience &amp; couche en la dlitnbuw&gt;l1 generale, tantot Il eit
réglé à l'Atldiei1ce pardevant Me.; tantôt il eit réglé aux fommaires , &amp; tantôt il eit réglé par expédient de procès par
écrit &amp; couché en la diitribution générale.
S'il s'agit d'un appel d'une Sentence rendue à l'Audience;
l'Intimé voulant pour[uivre, fera fommation à l'Appellant de
configner l'amende, &amp; la conGgnera lui-même, fi l'Appellant
ne le fait. ( Car aucune des parties ne peut faire aucune pourfl.lire que cette confignation ne foit faite, comme nous dirons
plus bas.) La caufe eH enfilire portée à l'Audience par fommation, &amp; fi elle eit fufceptible de Réglement, il intervient
à la premiere Audience Arrêt, portant que les parties écriront
au Greffe; le même jour de l'Arrêt, l'Intimé fait fommation à
l'Appellant de donner griefs.
Cet Arrêt dl: levé, &amp; l'Intimé peut huitaine après communiquer foh inventaire de produétion, &amp; produire après une
autre huitaine fon fac au Greffe Civil.
Le fac produit, l'Intimé fait fommation à l'Appellant de
produire [on [ac dans une autre . huitaine; cette fommation
s'appelle forclufion.
L' appellant produifant ou non dans le délai de huitaine, &amp; 10rfqu'elle eit expirée, le procès efi diitribué à la diitribution génél'ale; l'Intime notifie par un aéte au Procureur: de l'appellant que le
procès a été difl:ribué le .... jour du mois de .... à Ml'. le Confeil1er de .....&amp; marque le folio du Regilhe de la dillribution; &amp;
trois jours après cette notification, le procès peut être. jugé par for~

P

1

•

RÉGLE~ENT

DE LA COUR.

~7)

dUÎlon,
c'eft-à-dire
fur
le ~fac d'une feule partie', fi c'ell.
l'
11
•
r. .
.
n: app~ ant qUl pounLUt, Il configne 1'amende, donne fes griefs
~alt ren.dre l'Arrêt de. Réglem~nt, .&amp; peut communiquer fOl~
Inv~ntalre ?e produétlOn le meme )our, parce qu'il eit compare au defend.eur, &amp; que l~s delais ne font que pour lui .
,~ucune partIe ne peut figmfier l'aél:e de forclullon, qu'elle
n aIt prodUIt de fon chef ( 1678, tit. 2, art. 3; 17°3, art.
119 ); il eit fenfible qu'on ne peut conil:ituer quelqu'un en
~emeure, tant ,qu'on n'eit pas en regle, &amp; la forclufion doit
etre renouvellee à chaque Juridique.
Au cas de 1'-art. 3 de ce titre, c'eit-à-dire, dans les procès
portés en premiere
initance pardevant la Cour , toutes les
r
'
partIes ayant prelente, il ne peut être rendu aucun Arrêt de réglement de la caufe, que le défendeur n'ait donné fes défen~es ( 17°3, art: 6'). ); &amp; ces défenfes données, il eit rendu
Arret, portant que les parties écriront &amp; prodtliront pardevant
Me ....... le Préfident qui tient l'Audience nomme le Cominiifaire. dans l'Arrêt de Réglement; ce Commiffaire doit être
de fervlce à la Grand'Chambre, &amp; préfent à l'Audience.
. Le d~mandeur prend extrait de l'Arrêt de Réglement, le
faIt. figmfiet ~u Pro~ureur adverfe, huitaine après lui donne
copIe de fon 1l1Ventalre de produétion &amp; des pie ces nouvelles
"1
r
SIen
a, procl'
mt iOn
faç huitaine après par comparant au'
Commiffaire nommé, fait fommatÏon au Procureur adver{e
de pr.odui~e ?ans une autre huitaine, laquelle échue, le procès
peut etr~ Juge p~r fo~clufion; le défendeur peut communiquer fa
produél:lOll le meme Jour du Réglement; les lettres de converfion d'appel d'une Sentence en oppofition doivent être réglées:
au ·GreiFe, &amp; non parclevant Me.
.
•

1

•
Mm~
•

�C

1-7 6
(

SUR LE RiGLEMENT Dl! LA COUR;

OMMENTAIRH

•

HM

T l ,T R E

•

HUITIEM E.

CAUSES SOM lVI AIR? S.
1"
l'écrard des caufes fommaires; elles feront auJfi portées J'
_ l'A~die!lce par [ommation; &amp; Ji. ell~s n'y ont pu h~e
'd ' s &amp; que la Cour recrle
les partœs a meure dans
trol'S
1'Ul ee ,
b
"
f:
jours, elles feront dijlri~ll~es cl la Cha,mDre, des ~nquetç~, ~
la dijlrihutio71 étant f!gnifiee, fera. d~nlle copœ, de,llflventalre ~e
production &amp; des puces, &amp; troLS jours apres zl fera produLt
par comparant au CommiJ!àire, &amp; fait [ommation ~u Procure~r
adverfe de mettre &amp; produire de fa part dans trois jours, pajJès
lefquels le procès pourra être jugé; s'il s' agit d'u,n~ appellation,
l'intimé fera [ammation cl Dailler grief dans trois jours, G' ~'ap­
pellant donnant fes griefs, l'intimé aura pareil délai de t~'ois jours .
cl les contredire. Fait défenfes aux Procureurs de fmre mettre
dans la dijlriDution générale les caufes [ommaires , d peine de ,
jix /ivres d'amende la Chapelle contre le Procureur qui l'aura
fait mettre dans ladite diflriDution, &amp; de trois livres. contre
le Procureifr. adverfe qui n'en aura pas donné connoWance
la
Cour.

A

•

'-77
~e pourfuivant qui ve~t faire difiribuer, dreffe une étiquette à
la forme de celles qu on dreife dans les procès d'Audience
il la porte au PréLident des Enquêtes qui, fur un regiftre ten~
à cet effet par la Grand'Chambre, difiribue le procès à un
ConfeiHer fervant à la Chambre des Enquêtes. La difiribucion efi couchée &amp; Lignée par le PréLident au bas de l'E~iquette en ces termes: par difiribucÎon aux fommaires d'un
tel jour , le procès a été difiribué à Me.
. D'après la difpolltion de l'art. 17 de l'Edit 'du mois d'Avril 1748, portallt réunion de la Chambre des Eaux &amp; Forêts
à cel~e des Enquêtes, confirmée .par l'arrêté du 18 Février 1777
pa:-ed.s procès affeaés aux Enquêtes ne filÎvent point le Com~
mIffalre; de forte que fi le Commiffaire paire en Tournelle
on fait difiribuer de nouv,eau à' un Confeiller des Enquêtes. '
Cette difirihution . étant lignifiée &amp; . après trois jours , le
pourfuivant donne copie de 1'inventaire de produtl:ion, &amp; des
pieces, s'il en a; trois jours après, il produit fan fac par
comparant au Commifi'aire, fans le produire au Greffe, &amp; [omme
le P.rocureur adverfe de produire d,!-ns trois jours, lefquels..
paifés, le procès peut être jugé par forc111Lioh.
.
.
•

l'

a

a

•

t

iiM 5 hi

~

•

•

...

, -u . . ._

N E .U VIE M E.

R.ÉGLEMENT
DU PROCÉS
PAR ÉCRIT.
.
.
\
~...

,

,

E titre du Réglement étoit obfervé lorfqu'il s'agi:ffoit d'u~le
caufe purement perfonnelle n'excédant foixante livres ; pareille caufe étoit portée à l'Audience, &amp; fi elle ne pouvQit y
être vuidée,. la Cour ordonnoit que les parties écriraient aux
fommaires dans trois jours: 'aujourd'hui, &amp; par arrêté de la
Com, les Chambres affemblées, du 18 Fé vrier 1777, on pour'"
fuit à la Ch?,mbre des Enquêtes les caufes pures per[onnelles,
n'excédant cent livres , pour y être jugées à l'Audience, ou
di{hibuées aux [ommaÎres.
L'Arrêt de Réglement aux {ommaires Lignifié au Procureur,
~

,J

}œsà~~~ t~~::~:.:' S .l r

.

TITRE

•

C

\

1

I.
.

/ Aux

1

appellations des Sentences données au vu des pieces;
chacune des part~es fera tenue de recouvrer [on fac du.
Greffe du Lieutenant, &amp; de le rèinettre au Greffe civil de la Cour,
&amp; l' intim~ mettr.q. .dans le fi~_n l~ Extrait de .la Sent?nce, dont il y a
appel, de laquelle il jèra donner coPie au 'Procureur de l' ([ppellant,
.fi 'lui O~l [on procureur aiL S.iege ne 'l'.on{ eue',' &amp; lefdi(eS rémijJiolls
re!p'eàl vem..,~ntltiites., les focs 'attachés" le poùrjù'ivqnt offrira le Ré- gl~men~ de·'P.':&amp;e,s par écrit i / hu!tainè aprè] ' ferà fommation à
J.' au~re Pi"dt:u,.eu'r de ' le jignd 's'il 4l! accorJé &amp; mis, aU

P-

t

�COMMENTAIRR

Gre..ffè, l'ùzflruc7ion en fera faite tout de , même que ce
a été dit des autres appellations réglées cl écrire.

,

.
quz en
•

II.
Que fi l'un des Procureurs efl en d~meu:e de r:zett~e fo~ f;~
.. /.t:e dans la huitaine de la fignificatLOn qUI luz aura ete
. ,
,f,' .
1 d'l '
au Gl e.J;c
faite de la rémijJi.on du pourfulvant, ap,:es touteJOlS" e e az
de l'a/fignation éc/zu, le Jugemen~ du r.roces 'pourra etre. p~ur~
fuivi for le fac fjui fe trouvera remzs , fjuz fera a ces fins diflrzbue
tout de même fju' au défaut..
.

JI J.
Co~mè auJJi en c'as que l'un des Procureurs fe rende refi~fant
de figner le Réglement de procès par écrit dans l~s trois Joursde la fommation qui lui aura été faite, le p'~urJùIV~1lt . dr,ejJera
un défau t s'il efi appellaTzt, . &amp; lLn congé s zl efi l1ltlme, e.n:.
prendra extrait, le même jour, ou autre.s fi:ivants, le fera figm.fier au Procureur ~dverfe., t;, le le~demal1l pourra don~er ~Ople­
de la demande &amp; l1lVen-talre, produzre au Greffe, &amp; fmre Juger
le procès en cet état, fans que le refitfant foit reçu a donner au-·
cunes déJenfes.

IV.

L'intimé étant en demeure rde remettre l'Extrait de la Sentence dans la huitaine après lefdits délais d'ajJignation &amp; de:
l'exp eaative, l?appellant pourra la lever &amp; la remettre au Greffe
aux dépens de l'il?-~imé , contre letjuel fera levé exécutoire.
,

V.
L or/que la S entence aura été rendue par, défaut ou par forclrifzon, &amp; l'appellant voulant pourfùivre, ·l'intimé refufant de
figner le Réglement de procès p'ar écrit, ledit appellant pourra
drejJèr une production &amp; une demande au profit du défaut, produire au Greffé, ,fi faire difirihuer &amp; juge,,. le prq,ès en la maniere
que dejJùs~
·
.',~ :.
..
,. .

SUR LE RÉGLEMENT DI!. LA COUR;

'179

•

S

IL s'agit de

l'appel de Sentences données au vu de pieces
même par forclulion (à l'exception de l'âppel des Sentence;
?rbitrales qui eH 'réglé au Greffè (17°3 art. 130, 131)' s' il
,.
,
Id S
'
.
,
s agIt de 1 appe e entences rendues en matIere de reddition
~e co~ptes , liquida~ionde domn;~ges-intérêts, QU de l'appellatIOn de taxe des depens, lorfqu Il y a plus de deux croix
1~ pourfuivant offre un ~xpé~iel~t de. procès par écrit ( 1667 :
tIr. 1 l, art. 10 &amp; 14) , malS .11 dOIt conugner l'amende du
fol appel au moins trois jours avant que de l'offrir.
Cet expédient eil: communiqué au Procureur adverfe avec
fommation de 1~ figner, après t?u~efois qu'il e~ ligné par
le. Procureur qUI l'?ffre. SI l'expedlent eil: ligne, il dl: remIS au Greffe; malS fi. le Procureur refufe de le fio-ner le
pre~ier
pourfuivant fait fommation trois jours après poùr
Jour d'Audience infiruél:oire qui fe ti~nt le Mardi &amp; Vendred i
pour en voir ordonner la réception; on ,plaide enfuite, &amp; l'Ex~
pédient eil reçu ou rejetté par Arrêt.
Si l'expédient efr reçu, l'intimé ne peut communiquer fa
produétion que huitaine après; l'appellant peut la communiquer le même jour, mais il ne' peut produire que Imitaine
ilprès (art. 12); &amp; l'on pourfuit enfuÎte comme Jiu: les autres
ilppellations réglées ail Greffe.
Dans le fac de l~intimé doit être l'extrait dé la Sentence ,
ç'e~ là fon titre, &amp; il do.it en donner copie au Procureur
de l'appellant, fi celui-çi 01.i fon Procureur au Siege ne l'ont
eue.
A défaut par l'intimé de mettre la Sentence dans fon fac;
l'appellant préfente Requête à la Cour, &amp; après avoir expofé le défaut de rémiffion &amp; de communication, il conc1ud ;
à ce qu'il plaife à la Cour ordonner qu'injonétion fera faite
à .Pierre ...... intimé, de Frendre extrait de la Sentence &amp;
de la faire intimer &amp; fignifier à l'appellant ou à fon P rocur eur dans la huitaine précifément, conformément à l'Ordonnance, autrement, &amp; à faute de ce faire, ledit tems paffé,
qu'il fera permis à l'appellant d'en prendre extrait , &amp; de la
fIgnifier à l'intimé auxJrais &amp; dépens de ce dernier, pour 1ef...

1:

�SUR in R-iGLiMi~T

COMM~NTAIRi

iSo

•

,

Il ef\' certain que s' il- n'intervenoit aucun Arrêt, Jugement ou
E xpédient qui portât que les parties écriroient &amp; produiroient ,
le Jugement qui feroit rendu au vu des pieces feroit nul. Ce
n'dt que par là que le procès peut être tiré de 1'Audience.
La produéticin eff un aél:e de procédure qui, pour ainfi dire i
fa ifit le Greffe du [ac de l'a partie; on t'appelle inventaire de
wroduéhon, parce qu'elle c~ntient l'énumération détaillée des
pie ces communiquées, &amp; fur le[quelles on fonde le.s moyens de
l:a défenfe.,
,
'
, Il eft conçu en cee:; termes :.. Inventaire de produttion que
donne pardevant la Cour ou pardevant Mr. le Lieutenant au
Siege de ..... le Procureur de Michel. . •. Bourgeois d,e ..... .
dem~ndeur ou défendeur en Requête ou Exploit libellé du ... .
{ ou bien) appellant ou intii:né en appel de Sentence rendue
par. le Lieutenant au Siege de ....... le .•... jour dJl mois de ••• •'
d'une part :,
'

CO,NTRK
Sylvefire .,: : :,. Ménager de : ..•. ,. demandeur ou intimé,
d~autre.

COUR~

, " près d~ ,cette maniere &amp; par ordre de date.
' ...... cote.....
,
, ,Pre,mIe r e ment pro d Ult
A., &amp; après l'énu ~era"Io,n de toutes les pieces, on met: &amp; finalement le préfent
J;nventalre de produ&amp;ion coté ... • . conclu€! .. '...
, . ?e fone que l'inventai:e de produél:ion doit contenir les qualttes ,de l~ c~ufe, le faIt du procès, l'induél:ion des pieces ,
leur enumeratlon , '&amp;, enfin les conclufions 'que l'on do I·t prencl·re
liur toutes 1es qua lltes..
Celui q~i p.roduit le premier &amp; qui veut faire diftribuer à
ll~ , C.ommdfalre, doit mettre dans fon fac le placet de diftnE)\JtI~n. Ce placet que . l'on fait fur papier commun, doit
conte~Ir le nom ~es partIes; &amp; l'expofition [ommaire de la
natu!'~ , &amp; ~e l'objet de l~ qu~fiion qui éfi à juger.
L myentalre de prod~ébon etant fignifié au Procureur adverfe,' le [ac efl: prodUIt au Greffe, c'eft-à-dire, le Greffier
le retIent &amp; le cou~he dans un Regifire tenu à cet 'effet il s'en
'~harge au ba~ de l'mventaire par ces mots : Mis en COU1~ le ...•
Jour du mOlS de...... mil fept cent ....•
_ Il y. a pa'rdeva~lt la Cour troisdiftributions générales des
,p rocès, la preullere à la Noel; la [econde l'avant ~ veille
~es Ramealilx; -&amp; la ~ro~fien:e à la St. Jean; le Préfidenr ligne
a la fin de chaque ddlnbutlOll.
'
, A,la_,Col.lr &amp; da,ns l,es ,Sieges l le Ftéfident ou celui qui fait
la dlfiubutlon., dOIt chfinbuel' egalement &amp; par ordre à chacun des Con~eI1I~rs, tellement qhl'à chaque difiribution 01.1 commence par dlfinbuer un fac à celui des Confeilkrs qui vient
,p at -ordre ,de, réception après celui à qui 'a été donné le dernier
fac à la chfinbution qui a précédé.
Les délais ~xés par le ,Ré,gle~lellt doivent être [crupuleufement obferves pour les dlftnbutlons faites pardevant la Cour'
&amp; par Arrêt, du 12, Juillet 17'54, rendu au profit de Me. Gan~
telmy, N oraire Royal de la ville de Marfeille, contre le fieur
DU~Ol~t, ûne difirihl~tio~ fut caf1ée , parce qu'il manquoit
un JO.Ut de la commU11IcatIon de la produétion à la produétion
effeébve du fac au Greffe, plaidants Mes. Graffan &amp; Mathieu
Procureurs.
Dans la plupart
des ,
Sieges
c,
' on n'obferve aucuns délais ,
&amp; on peut laIre regler, produire &amp; faire difiribuer le m&amp;me

re

quels contrainte lui fera laxée, à l'effet de 9uoi ~ il
re~
tirera au Greffier pour avoir Lettres fur ce neceŒ1Ires.
Si l'Appellant efi obligé de lever la Sentence, le Greffier
lui expédie des Lettres de contrainte pour le montant des
frais de la levée &amp; de la fiO"nification, &amp; en vertu des Lettres, il fait faire commande~ent à l'intimé de payer ces frais,.
s'il ne paye point, il peut faire procéder à une faifie, &amp; pourfuivre le ' procès exécutorial~
Dans le cas de l'article 2, &amp; ') de ce tÏtre du Réglement ,
on ne pourfi.1Ït aucun Arrêt de défaut, mais on fait juger le
procès par forclufion aux formes ci-deffus..
.. ,
Toures les cau[es d'abord mires au roIle, malS qUI n ont
pu être plaidées dans le mois auquel elles ont été enroUées,
font réglées au Greffe ou pardevalit Me..... à l'exception
de celles qui de droit ne peuvent pas être réglées ( 17°3 , art ..

132,· )

DE LA

~

,Dit: . . .• on doit d'a~ord ' détaill€r le fait du procès, en4ute tl'rer avantage des Eleces, commlU1iq~ées" qu'on inventorie

Na

~rès;

/
1

•

.•

,

.

�--

--

.

-

- -_.

. .

_._---

i!

jour. Mais dans_les difiributions faites p,ar les I:ieutenants ~
Y a des regles qui doivent être obferv~es à pe111e de, nulhte
des difiributions. Ces regles font retracee~ ,&amp; con,fi.rmee.s par
les Arrêts rendus par la COUF en conformIte du (hfpofitlf de
l'Arrêt de Réglement du Co?feil du 19 Août 17 34·
"
Le ptemier Arrêt en: CelUI du 1 l Mars 17 2 7 ~endu a 1 AL~­
'dience du Mardi au profit de Me. Defparra, Llet!lt~nant-Ge­
néral au Siege de Brignoles, contre Me. Sarmet, Lteurenant'P articulier au même Siege, conformément aux conc1uli~ns;
cet Arrêt caffa la difiribution faite par Me. Sai-met, quoIque
le Lieutenant-Général fût abfent de Brignoles, mais l'abfence
n'étoit que du même jour. Mrs. les Gens du Roi établirent
que l'Arrêt de Réglement du Confeil de 1634 formoit uneloi générale p0l1r toutes les Sénéch.auffées du Royaume; que
l'article premier de ce ,Réglement portoit que les Officiers des
Sieges ne pouvoient faire aucune infiruétion dépendante de
l'Office de Lieurènant en chef, &amp; qu'il peut faire feul, à moins
que le Lieutenant en chef ne fût abfent de la Ville depuis
au moÎt1s trois jours, pour les matieres civiles, &amp; depuis vingtCjuatre heures pOlir les matieres criminelles; que l'article R
' du même Réglement attribuoit au Lieutenant en chef toutes
les procédures &amp; aé1:es d'infiruél:ion, pour être par lu.i exé-.
curés &amp; non par autre, linon en cas d?abfence C0mme deffi.ls ique la dillribution des procès étoit une vraie procédure d'inf-trué1:ion ; ces raifons déterminerent la_ caffation de la dif-tribution.
L'article l S du même Arrêt de Réglement porte que la dif-tributioll des procès fe fera un jour de Samedi; il doit y
avoir au moins quinze jours d'intervalle d'une difhibution à
l'autre; ainfi jugé par Arrêt du 13 Oétobre 1733, prononcé
par Mr. le PJemier Préfident Lèbret, &amp; rapporté pal,~ Bonnet, ·

D.,

n .

8.

.

'

'

COMMEN'TAIRlt

lle tt.

.

.

Bonnet, eo~. l~co rappone · un Arrêt du 17 Mai 17'J..9, qL~i.
ca~l la dl~nbutlOn faite par Me •. Roman, Lieutenant-Particuher au SIege de la ville d'Arles, [ans faire avertir Me. De-loite Lieutenant~Général qui étoit &lt;jans la Ville, quoiqu'il fû,t
malade , &amp; notoIrement da-ns Fimpo:lIibilité de [ortir de fa mai-fou ; l'Arrêt jug,ea que la formalité devoic être remplie ~

'c omme

,

SUR LB RÉGLEMENT DE LA

,.

etant une prerogatIve de la

COUR~

prééminence de fa ,

Charge.
. La clifiributi?n des_ p~ocès ét,ant un aae d'initruaion porta~1t profit, dOlt etre faIte_ un Jour non fériar. Me. Sarmet
~leu,ten~nt-Parti~ulier au Siege de Brignoles, ayant fait un~
dlfinbutlon ~a ~eIlle de la TouŒ'lint, en abfence de Me. Defparra, ~ehl1-Cl ~n, ayan: clema~1dé la, ~affation fur le fondement qu elle aVOlt ete faIte un Jour fenat l'Arrêt du premie
b
'
,
r
'
D ecem
re 1733 prononce ,par ,Mr. le Prélident de Reguffe, :
la cOl;~rn~a. Me. Sarmet alleguOlt que la limple répartition des
[acs n etol.t pas un Jugement &amp; ne décidoit rien &amp; que d'aill~l~~S la veIlle, de la Touffaint n'étoit point marqm~ comme jour
fe.li!élt dans lOrdonnai1ce de . Provence. Cette derniere rai[on
prevalut. (Bonnet ead. Laca. )
, Lors de la diihibution des ptocès, le Lieutenant-Général ·
prend de~lx racs pour lui, tels qu'il vem choifir-, le Lieuten~nt-Partlc~he~ en prend un à fOll choix, le. Lieutenant-Géneral en dlfinbue enfuire un à chacun des Confeillers &amp;
&lt;Iuand il n'y a plus de Confeillers, il recon1.mence co~me ­
'deffils ( 1634, art. i); 30 Août 16,,8, art. 3. )
O~tre les deux facs que le Lieutenant-Général a ·droit de pren"':
&lt;lre a chaque tour de la difiributioL1, il a encore à lUI fe1cll
&amp; par p~éc,ipu,t, !es petits [acs, c'el1-à-~ire, les procès dans
~~quels ,Il s ag~t dune caufe perfonnelle qUI n'exéede pas foixant,e
lIvres, Il les Juge f~ul &amp; à un écu .d'épices (1634, art. II,
1.6 )8, art. l , 18 JUll1 166o, art. I. )
Il a enco~'e ~ar préciput les ' affaires évoquées d'autres Sieges
par Sa MaJefie, ou par les Cours fouveraines. (30 Août
16" 8, art. I.) Le Lieutenant-Général au SieO'e d'Aix a pal"&gt;
pr~cipur les caufes de l'Abbaye St. Vié1:or, &amp; l es procès pour
ralfon des dîmes, lorfqu'ils ont commencé par information.
(18 Juin 166o, art 2.)
Si dans le cours de l'iIL-fl:ruétion d'un procès par écrit une
oes ~arties con;mllniqlle quatre l~'Ouvelles pieces, autres qu'ill[truétlons &amp; defenfes, &amp; parmI lefquelles les Requêtes incident~s f~rollt nombre , celle qui les produit peut faire une
cOl1t~nuatlOn de produétion (I703, art. ') ); on y met,
le faIt, on y expofe la teneur des pouvelles pie ces , on
A

Nn.2.

•

,

•

�-

_.

-

. -.

-

.

- ~

-

-- - ..:----

.

__

._~

COMMENTAIRE

2.84

tire les avantages de droit; &amp; on les produit, co~me.·
en
Odll1't les premieres dans l'inventaire de prodwébon"
on a ,pr
"
11 . '
t
l der
en les cotant par les lettres qm fmvent ce e 9\H co e . a
,
'
.l '
d ans la pliodu8:ion , enfiute
prO\élUlte
, . on'1 conclud.
11 '
ll1ere
plece
5" 1 n'y a l'las le nombre des quatlie pleces utl es, e, es
J ajoutéesr , avec leur 111
, d ér
- 'fcon née
feront
UIOn laI
, ' au bas de l'md '
, e de produébon; mais fi dans la fm.te on en: pro Ult
ve ntaJr
Il
d"
, t ' es
fà,ffe nt .
de nouvelles, qui, jointes avec ce es eJ&lt;l aJou e ,
, . le nombre de quatre, on pourra
dreffet: la commua- ·
au n10Il1S
.
tion de produého n ( ibid. }
" "
_
On peut de m êm e dans le conrs de 11l1fl:ruébon dreifer t~l1e
autre co ntinuation de produél:ion pour chaqùe q~latr,e·~ouvel1es pJe ~
ces qui feront communiql~ées; .le Procureur qUl .reçOIt _1~ commu.nication des nouve Ues pleces , ,n'a pas le n~eme, dlOlt, el~es.
ne peuven.t lui fervir pour faIre une ~ontl'l1U,atIOn de. pro- .
d'uéhon parce qu'il ne, les a. pas prodUItes " Il ne peut que
les contredire par des ecnts..
, .,
,_
'
5i dans un procès non encore regle , Il Y a ~ne tIerce
partie , comme fi on am ene nn garant , 0~1 fi ,on faIt a~gn.er
q uelqu' un en affi ftance de caufe , pour vou' declaœ~ l~ Juge- ·
ment· commun &amp; exécutoire , ou ' autrement, les delaIs, de lagaranr!Ïe expirés , le pou~fuivâllt, ~ait· formmat~on à tous ~e~:
P rocureurs
&amp;. la garanne dl: Jomte de drOIt \ à la qhlabte
Frincipale ,. 'par cela- felll que, [ur l'étiquette ou t,outes. les qua-·
l.ités de la caufe font ramenees , le Juge renVOIe la ca~fe au ..
premier j.Jtlr fur toutes les qualités , ou ?J1?onne que les par~i es écriront au Greffe fi.lr toutes les quahtes ~
t
' ne fcont expu es
"què
'
Si les délais, de la garantIe
apr s le
reglement de la caure .&amp; ~vant la prod~éti~n , . ou a~aJ.1t la nomination du C ommlffalre· , le garantl. fa.lt fûmmatlOn au garant, &amp; à toutes les parties., Four l~ ,pI:emier. jour d' ~udienc~ ,
&amp; fait rendre une O rdonnance qUI )o mt la garantIe au re-·
crlement, &amp; da.ns l'étiquette o n tiem
qualité le principal de- ,
~aL1de'Ur, on communique l'extrait de cette Ordonnance aux,
P r ocureurs , . toutes les parties prQdui[ent &amp; pourh1Ïv,ent âme;
fo rmes ci-deffus, &amp; la p artie qui a produit ava.ut ce jugement.
de jonétiOlil, p~ut· faire une contÏ11uarion de produétio11 C011-tra c~(te nouvelle partie (17°3, art .. :1 ): ;, l,uais fi le Com~

,

'

en

.

. .

.

.

.

.
-

SUR LB RÉGLEMENT DE LA COUR:

-

-

, ~i la partie, ~ppeI1ée par;devant la Cour après la difiribution
eto~t el~ quahte pardevant le ,Juge, d~H1t il y. a appel, l'Arrêt.
de Jonébon porte que les partIes ecnro11t fur cette qual'te'
1 h' ,
l
au.
G~e fi'~, d~11S:?ltal1.1e, pour être les [acs portés au Commliture p depute; fi elle y eH amenée en premieFe '_il.
A
l
'
llu[anCe ,
l 'A rret
porte que es partles ecriron.t pardevant Le C
'ff'. '
,
d'
,
omml la~re .la . epute? &amp; alors ?n ~rqduit. par comparant au Commlifalre, on faIt rendre 1 Arret de Jonél:ion à la Chamb
'.
'1T. '
il.
re
ou
l e C Ommlnall-e eH de [el~vice, parce qLJe le procès [u't 1
'1T. '
d l'A
, l e
C omn;maIre
, quan " rret de JOn.él:lOll eil: ~elldu après l'Arrêt
de Reglement; malS aV,ant' la c?m~nunication de la produétioll
du ~emandellr en garamœ ', &lt;;ehu-çl ne peut faire. qu'une pro:-_
duébon ..
Nous r~ppelleron~ plus bas,. &amp; à mefi.lre que nous traite, Fons Ie~ tItres relatIfs, les cas Otl il Y a lieu à une nouvelle.
produétlOn , ,ou à un.e continuation de produé'rion.
II peut arnver que les deux Procureurs produifclnts chacun
l~ur [lC , &amp; ,le ~re:ner g~rd~-fa~ .ne les attachant pas l'un à.
l-aurre ? c~IUI qUI , f,ut la dlfinbutlOn , difiribue chaque [ac à Ull:
Commlifalre dIfFerent; cela petIt encore arriver fi quand oa
Homme le ComnülTaire [ur l'étiquette,. chaque Pr~cureur dreffe.
~ne étiquette di.fférente ,. &amp; fait diflribuer; dans ce.s deux cas
11 y ~ deux Commiifair,e s dans le même procès.
),
Le pour[uivant préfente alors Requê.te à, la Grand' Cham-.
hre , à m oins que les deux CommiŒ'lires ne [oient de [ervice.
dans une autre des deux Chambrés, auquel cas la Requête efl::
préfentée à cette derniere Chambre (' Annot. géné r . art. 23 ) "
:fi c'efr dans une Sél1échauŒ~e, la Reguête efr toujolJ.rS pr.é[en~
rée au Lieutenant..
,Cette Requête tend à faire régler qui des deux C ommjf{aIres r~frera Rapporteur, &amp; il efr d'ufage que le procès refl:e'
au premler Commis; iJ en eil: de m ême 10rfcque dellx procès:
f'.
"
'
Jont
]Olllts
apr. è s avoir été djihibués à différents
COl1l miŒ1Ï:.r~s? .a lors en joignant on ordonne que les proçès [eronr pOl'...
t.e.s a Me ••••.••• ; en cas du décès dl.}. CQmmiifaÏre: nommé.! Q,t lo
A

--

-

---

28 ')

miffaire efi nom,mé ~ l'?rdonnance qui joint" ordonne en outre ,que les partIes ecnronr pardevant le Commi1faire ja députe.

\

.,

.

.

..

,

'

-

•

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~S 6,

C

-

'.

0 MME N TAI R

B

A

'

-

21't. 12 9')
C
'fT'. '
l
En cas d'afence ou de maladie du oml11ma,lre, e po~rfuivant peut préfenter Requête à la Chambr~ ou le Coml;uffaire fe trouve de fervioe, &amp; demander qu'Il fera fubr~ge un
Itre Commiffaire au lieu &amp; place de Me....... le Prefident
fi~broge un autre Rapporteur qui foit de la n:ême Chan:br~ _;
mais la fubrogation tombe, dès que le prem~er Çomnll,if~lle
rentre au Palais; fi le Commyraire a ,declare, abfiemr,
attendu fes occupations , fa rentree au Palals ne faIt pas tomber fa fubrogation, il eft cenŒ occupé jufqu'à ce qu'il déclare
le contraire dans le regifire. ,
"
,
Toutes les fois qu'il s'agit de faIre repa&gt;{fer un ptoces en
difiribution générale, ou de faire commettre o~ hlbroger un
Commiifaire fur Requête, le Procureur pour[Ulvant eH: tenu
de le mettre en notice au Procureur adverfe, au m0111S un
jour avant la rédifiributioil , ou la Requête en ~ubrogation.
Il efi certain &amp; ,d e regle , que toutes les p'arues aya~t ~ro.
duit leur fac, chacune d'elles peut commumquer des ecnts ,
&amp; répondre à ceux qui lui font communiqués ; dans ce cas le
Procureur prend la viGon des facs, c'efi-à-dire, le fac de
toutes les parties ; ces facs lui font remis par le Greffier, ou
par le Secretaire du Commiffaire, le Procureur s'en charge
avec la date du iour qu'il les prend. ,
;La vihan dans l'étroite regle, ne doit être accordée que
'deux fois à chaque partie (17°3, art. 140), elle doit être
rendue trois 'jours après; fi cependant la caufe eH: intéreifante,
&amp; que la défenfe exige un plus long délai, ou plus de deux
viGons , il en: de la prudence, &amp; même du devoir du Commiifaire de ne refu[er ni le moyen, ni le tems, de défendre.

,
,

,

SUR LE RÉGLEMENT DE LA.

en cas qu'il fe démette de fan Office ,. touS les fac~ ' qui ~ui .
,
, 'diftribués font remis , au Greffe, &amp; filS. en dl{- '
aVOlent ete
'"
_
) - &amp; quant aux protribution générale (Annot. gener. aIt. ,~4 'l'"
&amp; d t
cès dont le Coml11iffaire a été nomine hU- , euquette,
on
"
e' té prodUits on nomfFle un
les facs n'aVOlel1t pomt encore
" à 1 G d'
r:. R A ' fi préfentoe
a ran - '
autre Rapporteur lUl' equete qUI e
~,
Ch b - . mais la Requête ne pourra erre prefentee le Jour
a7 leé~ipiel1daire préfel1tera la fiel1ne pour être reçu Offiq~le
Cler, eIII,l'le J'our que le Commiifaire viendra à décéder ( 17°3,

..

.

.

Cou1\.;

.

iS7

. Le procès réglé fe trouvant prêt à être rapporté, le pour,fuivant fait paiTer les facs au Parquet, s'il y a lieu aux concIuhons des Gens du Roi, enfuite ils paŒent au Secretaire du
COffimiif&amp;lre ; l'on cOl1figne alors pour le jugement.
Il feroit fans doute à .fouhaiter que la Jufiice pût être rendue gratuitement ; tel a été de tous les tems le vœu de tous
nos Rois. AufIi les épiœs&gt; n'ont-elles été_autorifées par l'Edit de
1673 que par provifion. Nous obferverons feülement 1 °. qu'elles
font prohibées aux Jurifdiébons Confulaires (1667 , tit. 16 art.
0
l Î ): 2 • l'art. 47 du tit. 3 du Réglement de 1678 fait défenfes
à tous les Lieutenants &amp; Juges, Greffiers" Curateurs, Procureurs, &amp; al).tres Minifrres de Jufiice, de traiter à l'avance de
,leurs épices, frais &amp; vacations par convention ou autrement, à
-peine d'interdi8:ion, refiitutiol1 au quadruple , &amp; autre peine
arbitraire: 3°. l'article ~o du tit. ) du même Réo-Iement enjoint à tous les Lieutenants &amp; Jugès de taxer' ~odéremernt
leurs épices , à peil1e de refiitution pour la premiere fois , &amp;
d'y être pourvu en cas de récidive; &amp; l'art. 103 du Réglement de 1'7 03 porte, que le Réglement des épices fera fait,
eu 'égard aux qualités ,du _ procès &amp; à leur , importance. Lorfqu'elles font jugées exceffives "les Cours en ordonnent la.
refritution en prononçant fur l'appel, qu'aiqu'il n'y ait point
, d'appel .en ce chef. La Cour 'ordonne alors que les épices de
-ladite Sentence demeureront réduites a...... enjoint au Greffier'
du Lieutenant: de remebtrë au Greffe de la Cour, la fomme de . . ; •
,pour être rendue a'.. j • • •• dans la huitaine du jour de la fignification du préfent Arrêt: enj.oint au GreJJi~r de la' Cour d~ôn
faire le recouvrement dans pareil délai, autrement ,déclaré refponfaMe en , fon propre &amp; privé nom.
Si la partie demande èlle-rnêroe ~a reflituiÏorr ,des épices;.
eUe efr prononcée: 'par ta Com' fur {a Requête ( 1618 , tit'. ') ,
2Ft. 20) , &amp; en veùu de l'Aù-êt 'ou du Déctet, on fait f~rire .com-,
mandeme11t au Greffier de, retl:ituèr œ qui efi ordonné, autrement on le contraint par faifie.
'
4°, L'art. 3 du tit. :f du Réglement de' 1678 enjoint à tous'
. Juges de rernettre au Greife les Sentences au ' vu' des pieces'
tr6is jours ::tprès qu'elleS auront été ' réfolues" pour être icelles.
publiées abH{ parties " , av@ç défenfes de diiféxex' de les .Gg11.e r :Pl
1

..
.

�2.88
ni de les rëmettre , fous prétexte du défaut. de pa:eriïêit1 deg
épices, à peine d'interdia-io~l, &amp; de deI?eurer re{ponfàbles
des inconvénients qui pburrolem s'en en~ll~re.
,(. La Déclatation du Roi du 2.6 Fevner r6~3, ~,&lt;J.elle
du 2.7 Décembre r688 défendent toute confignatlOll d eplces
.avant le Jugement, à 'peine de nullité des Sente.nces &amp; Arrêts , de concuŒon &amp; des dommag~s-intérêts co~tre' ~e ~Aap­
porteur. II eft vrai que la coniignatlOn {emble aUJourd hUI etre
autori{ée par l'ufa.ge; mais il eft expre{fément .défendu ,al~x
Juges de faire des Ordonnances pour la coniignatlO11 des ep!ces. 011 trouve à ce ftljet un Arrêt de Réglement du 2.0 JUIll
1698 rapporté par M~. le Préfd~nt d: Re~uiTe "p. ;.97:. I.e
Lieutenant des SOUlmŒons d AIx aVOIt ordonne qu Il felolt
configné 15 liv. pour le Jugement du procès de Mathieu. Eiguefier Ménager du lieu de Peliifanne, contre AngelIque
Blan.chi~r. La Cour réforma l'Ordonnance, &amp; fit défe~~fes à
tous Juges de la Province d'ordonner pareilles confignatlons,
fous les peines portées par les Ordonna?ces.
.
Les Juges ne peuvent p\feillement decemer des contraIntes
- pour le paiement de leurs épices; Arrêt de Réglement du z6
Décembre z67 0, rapporté par Mr. le Préfident de Reguife.;
pag. 92; &amp; le même Magiftrat dans fon Recueil d'Arrêts
11 0 tables , pag. 13, rapporte un Arrêt ftlr ce fait. Me. Merc é,dier, ancien Préfet de la Val~lée de Barcelonette, avoit obt enu un décret de la Cour, pomUlt contrainte contre Mre.
Rivier, Prêtre-Curé de la Vallouife en Dauphiné, pour les
, épices &lt;J'une Sentence, qui n'avoit pas été levée; Mre. Rivier fe pourvut en révocation du décret, &amp; l'affàire fut ré~
~~.

.

Le Préfet: réclamoit l'ufage du Pays ,~ . tant dans le tems
, qu'il étoit fous la domination du Roi ,de Sardaigne, que
depuis qu'il avoü été réuni à la Fran:ce. L'ufage étoit prouvé
·au procès paer des lettres &amp; d~s certificats des Officiers de
JuHice de la Vallée, &amp; le Préf~t a.joutoit qu'il n'avoi~ pas eu
d'autre moyen pour Je faire payer de [es honoraires.
Mre. Rivier' communiquoit des certifi-cats contraires, &amp; répondoit que l'ufage fuppofé par ·lt! Préfet étoit un véritable
,abus , pui[qu'il 'étoit reprouvé par les Ù~dol1nances.

Il

COUR~
9
28
Il Y eut partage en Grand'Chambre; Mr. de Jouques Rapporteur était d'avis de révoquer le décret; Mf. de Boades
Compartiteur vouloit le confirmer: le partage fut porté à la
Tournelle, &amp; ·vuidé le 2-5 Février 1737, de l'avis de Mr. le
Rapporteur.
L'art. 2. 1 du tit. 5 du Réglement de 1678 défend même
à t01:1S les Lieutenants &amp; Juges de la ProvÎ1~ce de recevoiI"
leur~ droits. &amp; émoluments, vacations &amp; épices, des mains des
partle~ ,.mals de ~el1es ?e leur 'R eceveur ou Greffier, auxquels
~ft enJo,1l1t de tel1Ir ,regIftre de tous les droits qui leur feront
confignes par les parties pour l'exhiber à la Cour &amp; en déIi;,:er extraits. aux parties lorfqu'iis. en feront requis, à peine
cl etre contra1l1ts pour la fomme de cent livres.
Enfili l'art. 22. du rnê~e titre &amp; l'Arrêt de Réglement du
2.q Nov~mbre r671 rapporté par Mr. de Reguffe, pag. 1 ° 7,
~~fendel~t à to.us Juges d'exiger des épices ni, vacations pour
11l1üruébon &amp;, Jugement des procès des Hôpitaux , &amp; aux Greffiers, P.rocu.reurs, HuiŒers &amp; Sepgents, de prendre aucuns émolùmen~~, l?rfqu'ils vaqueront dans leur ville &amp; terroir, à peine
de refbtutlOl1 du double, &amp; de 100 liv. d'amende~
'. Le pli"ocès infimit &amp; défendu, le Rapporteur en fait le
rapport. dans la Charn?re. dû, il eft· de fervice; car le procès
[lllt touJours le C0mmI1fau'e, excepté dans le cas de la Requête civi~e, comme nous dirons plus bas..
SUR LE RBCLEMENT DE LA

•

'FORMULE DE SENTENCES AU VU DE PIECES..

'E

N la: caufe d'Augufiin...... Ménager du lieu de • . •... ~
demandeur en Requête ou exploit libellé du .• . .. '. d'une
part, &amp; GaIpard . .•. . .. Bourgeois de. . . . .. défendeur d'aurre. S'il s'agit d'u1l appel, 011 met: Appellant de Sentence_
rendue par . . •... le . .... . jou.r du mois de .. . ... d'une part ,
&amp; Gaf~ar~ . . .... intimé, d'autre. S'i,! y a qans le procès des Re-.
&lt;quêtes 1l1cldentes données, ou s'il eH queftion qe juger ftlr l'exé-.
c~tion ~'Ull premi~r, jugement intervenu entre les parties , 011
?Joure a111fi les qualltes incidentes : Et entre led. Augufrin . • ~ ... ..
~emal1deur en R equête inciden.te du ~ . • • •• 01,l en exécution,

.0 0&gt;
,

�COMMENTAIRl!

2.9°

.

d' .
art &amp; ledit Gafpard. : :: : ;
de Sentell,ce reiclc1ue le . . . . .. ; m:!rce 'lefdjtes pMtie-s, au fac
défendeur, d' autr~. Vu le p&gt;r~c s d '
J'our dw mois de •••••
la Requete
&amp;
c.d.mdit A.l'gui l'111 •• '. • • • .
r: cl
aux fins de vOir dire
mréfenté.e coatre ledit Ga&gt;1pa,r •. '&amp;'.. ( On aJ' oure en{w'te les
r
. .
Vu encore, c.
cl
TI
ordonner que. ...... r.
r.
. fteme:l.ll.t le contenu
es .Ae.
eXl~Olat1t lUCC'l nu
a:
autr'es pleces, en ' r ,
b d' '.relIes Or.cl.onnances, ~!lIl-'l"es,
cl / ets mIS a11 as ~'''''
1 d
Iles &amp; expédiemts, s'il y en a, &amp; a ate
quêtes, ?es
accepratI~~l d l~O'nd-ficati()ll à pall't'Ï!e pu au Pr~Ciwretl&lt;r ), (\tu [ae
des ,exploJcs, ,de b les Oléfen{es lfo~iH1ies à ladr~e Requête , /&amp;~.
dudlct Gatpall cl . " ~ • •• " , ' 11 des pieces, 01lU. a Joute; E t g~ne­
&amp; à la Wl me 1 enut~eléil.1:!o / plodLlit &amp; foumi par les partIes J
r.alellileL'lt , t'01lt ce qLll al ete, ~ ".. '~e île p"'odu6l:ion &amp; (:on'
1 / ct s eur In~ellll' 4ad, ., U
1~. rou,t em~, oy~ 'Ca~"l ' ,em a qlllelqu',tbl;le ); VUl les, c®ndutlons
omuatil'O!IlI! dt lce[ e s li ~u .. . . . • fi~nées.... .. OU'l le il'a~port
du Plfocufle\,lr .ètu R o r. "1 cl Me b
N OUlS faifa!l1t clorolt fur
lM: •••• &amp; Bill C.(I)nler , e
s ... ',~ .
,' .
' \ ., R _
de . 1 e. . _
. .1 fi
des pa,l'tleS fU'l(a®t d.l'OI11t a la. e
OOtl!ûes ;les hQ.s .&amp; COitC 'li ~OIlllS
v:al' t dî.r.e dr@i t, &amp;e. avons
quête, ou fans ,n011S ~flt'~t~['\, ~tl a" '1.
Signés &amp;c. Pa.r&amp;c
Delibere
,a
..
.
..
,ce.
,.
••
•
•
"
,
cl
ou oune que
.
d S / échaux M&gt;1JlS les JI!tge.s .qUl ont
devant les L'ÏIeutenall.ts , es . en ~~ ' ", v!u de pi.~.ee-s { Con'IIi fl ' fi
t les Sootlen ces netl.ôI!.cJlIi'leS au !
a 'llle Ignen
. b
68 ant 6 )' ·pardeVRl1J.t la ,Cour, le
01ï.:1at dN 19 Se:p&gt;1':enl' re l ' 4,
. ..,
Arr~ /[id &amp; le COflllmjililire ' iœgnent falll1s les . r.eltts l'53,'i) ,
, re 1 ent 6) ' à PAUruelil!ce .au c0'JQtraire, &amp; dam\S to~s les.
tIr, l , art. 7 1 ~
feu! les Arrets &amp;
ribunaux, ce lU qUI, pre/fi1de l'Audience fiO'ne
:b

.\!l.....

(L'

"

;cr

JJ.

-

1

Il

A

(

r

Semences.
'cl'
.
Phlbliées aux
Les SeNtences ,au vu .de ple.ces €lIv.e~t _e~e "fi"
'b'
01 a~ as
Procureurs des parties', le Greffier en faIt me me
, La pnefente
de l'original de la Sentence , .en ,ces termes,
d
Se'11tence a été lue &amp; puhliée .à Mes .• .'. ~ .. Procureurs es
'A
.Je • ' •• ,• • ' . ledIt .]01Jlif ,
. .. •.•
par,tIes.
' ..... au .Gl'eŒe
III
U!
"
tlUSi la Se1'1tience efil: Fendue i}ilar f Oi1'clullon,? apI èS~VOlif ..e Et
méré les pieces de la partie ,qu\i .a p.rodmt, Otl aJoute.
n'a ant été .rien Iprodui,t de la paJ,r t .d e......
, ,
Y , , les, ca:s oÙ! les CO\!lrs Feuvent juger à l'extraordHlatre
D
ans
" t :
/
,
20 &amp;
&amp; par gré1lnd~ Commiffaires, con,lï@rme;ment aux aH., ,
!i.lfVant6 de l'Edit f&gt;0rtan.t Réglei1neNt pour '~es C ep~~~t '
il ne peut y a.voir ·que ,de\.H( Préiidents &amp; hUIt am 'e l ,e rs
A

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

29

1

'CAvril 1705 ); chaque Prélidènt a fix livres, &amp; chaque' ConfeiIlèr trois liVres pour chaque vacarion ou féance, c'efi-à-dire
pOlU' chaque heure de travail, &amp; dans l'Amêç la' Cour eit
obJigée de déclarer le nombre des féances qu 1eHe a vaqué à
cha:que qualité du procès, en ces termes: A lalJue"lle fJualité
la Cour déclare œvoir valJué tant de fiances.

Si une Sentence rendue à l'Audience ou fur Regiitre- ordonne une enquête, un rapport, Ulil inventaire &amp;c., le Lieutenant-Général a droit de prendre l'enquête, de procéder à
l'inventaire, de nommer les Experts, de calculer la taxe des
dépens &amp;c. &amp; fi celui qui le remplace en cas d'abfence a
commeücé, vI efl: o'bligé de difcofltinuer, dès que le Lieu,~
tenant-Général dl: dans la ViNé.
'.',
Pard-evant la Cour, le potlrfuivam préfente Requête' pour
faire nommer un Commiffaire, pour nommer les E'xperts , procéder à l'Enquête &amp;c.
Mais l'exécution des Arrêts &amp; Sentences rendues au vu de
piece's , eH: dévolue au feul Rapporteur, tant pour la taxe des
dépens que pout toutes les autres procédures à faire, il refie
CommiffaÎre pour . juger le fonds; ' aiùll - après l'interlocu ....
toire rempli, le pourfuivanr fa·ie fommation pour le premier
jour d'Audience, &amp; fait rendre un Arrêt ou une Ordonnance
portant Clue les parties écriront &amp; produiront de nouveau pardevant le Commiffaire jà dépüté; chaque partie fait une continuation. de produél:ion C 17°3, art. ~ . .); Ql1 prQduit &amp; ou
emplo-it pour nouvelles pie ces l'extrait ou, la copie du Jugem~nt
interlocutoire &amp; les autres ' pie ces çommuniql!lées pofiérieu.:e_
~ent, &amp; on pourfuit le jugement par écrit aux formes ci-deffils.
Le procè~ jugé, chaque , Procureur retire ' fon, fac du Greffe.,
il en décharge 'le 4reffier ' pa~ ces' moç's: )tec_otlv~~ le fac ,&amp;
pieces d'un ' ·tel p.ro~è,s. :A : ..... ce ~: .. : ' ,~ \ La partie "qui ~etlt
retirer ,les féJ-cs' de fOi~ Procureur Pe~l déchargé fur le Regi/he
des préfenta6Ü'ns;' les Avocats &amp; procureurs (ont déchargés
de . toute recherche pour la ~'eIl:itllèiol~ ad fc1cs cinq ans après
pour les -p:r-oc-è,s- jHgés,--&amp;--4Ht - &amp;1:15 ' pmi!' -cetlx:'-q'u:Ï ne 1011t p&lt;1'S
jugé,s ( l 5 I?é~~mbre . l plI ); &amp; lesr P,roçureu~s fOllt non rece-vables à deminder le paiement 'de· leurs V'acatlOns âprès denx
Jans, à. èom:pter- du 'jourdupt'ocès fini. ( 1498, art: 48; 153'"
002&lt;

�C

P--9 2

SUR LE RÉCLEMENT DE LÀ COUR;

0 MME N TAI R E

,13 " Mornac fur la 'Loi dl 5d, Cod.
de Procurato,:i,ch. l 8 , art. .
l
D
bus ' le Préfident Faber, déf. 34, Co. e ocato; ecormlS,
tom: 2, col 15° 6 ; Defpeiifes, tom. 1, part. 1, fea. 4, n.
2, paCT: Û)2,. )
,
1
, L bP
è' / les Procureurs peuvent retel1Ir entre eurs
"1 fi
es roc s Juges,
,
mains les procédures par eux faites, ju[qu à ce qu 1 s ~yent
'1' ar.t . (.3
de 1448
leur defend
'payes, malS
) de l'Ordonnance
"
'
,
de retenir les tirres des parnes; !ls ont hypotheque
Jour
,que l' ana1re
it"
' eft terminée
.
, ou du Jour que la procuration leur
J
eft palfée pardevant Notair~ \ Parfait Procu~eur, tom. 1, pag.
,
)' mais ils on" l,a preference fur les Immeubles, m~u45
l
,
/
l'
1
r
bles &amp; elfets qu'ils ont procure à leurs c lents p~r ~urs ~OIl1S
·c l'b l'd'. )- ,1
. 'ls doivent tenir un ,ReO'iftre
fur lequel
b
.
l(115 mfcnvent
,
les paiements qui leur [ont faIts, al,ltrement Ils ,erolemt nO,n
recevaoles à former la demande' de leurs vacations. (. Arret
de Réglement du 18 Mars 17 19, )
L

'

.

?U

,

j

•

,

T 1 T RED J' X I ,E M E.

,

&lt;,

REGISTRE.
,

J.

,
S

1 là Cour ordonne qu'elle verra les pieces [ur le Regijlre ,
Elle enjoint aux Procureurs de remettre réciproquement &amp; [ur
le champ leur fac &amp;, pieces entre les mains de l'Audiencier,
gui fera diflribuer le procès [ur le plumitif, &amp; baillera le foc art
CommiJ{aire' , pour en f âire rapport a. la Cour dans trois jours,
for ce qui/e trouvêrd remis, [ans autre infiruélion ni forclufion ,
fa rl'!: y pouvoir être ajouté' aucunes pieces qui n'ayent été communiquées a la forme de l'Ordonnance, faut de faire rédiger les
p laidoyers par écrit" &amp; d'en donner copie.

'S

l

..

i

"

;

1 •

,

'

l l'aJfajr~ pJ~idée' à l;A.~l1a&lt;i.enca ~n'ea' pâs de ' ~at~re à ,pou";'
voir êtr.e réglée; ' l$c ' qu'iJ y ait héanmoins des pieces ~

.

"

'

lire;" co~me u~e enquête. fommaire, &amp; lors même que le
Juge crOlt d~vOlr prendre" lUI-même leaure des titres &amp; pieces
du procès, Il rend une Ordonnance de regifrre c'eft-à-dire
'
il ordonne que les pieces feront remifes fur le 'Bureau.
En exécution de cette Ordonnance, qui eft fignifiée au Proc.ure~r, adverfe, on ne peut ~Oi~lt faire d'inventai1"e de productIOn, 11 eft feulerpent permiS a chaque Procureur de faire un
cabier d'écrits, appellé rédigé de plaidoirie il en donne copie
à l'autre Procureur; il ne peut y faire ~aloir de nouveaux
moyens de défenfe, il ne peut y prendre d'autres concluuons
que celles qui ont été prifes dans la plaidoirie la caure de ~
vant être vuidée fur le regiftre dans le même état qu'elle a
été plaidée.
D'après ce principe, on ne peut, après l'Arrêt ou l'Ordonnance de regiihe , communiquer aucune piece nouvelle' on trouve
deux Arrêts, l'un rendu en 1704 au rapport de Mr. de Pendre,
entre, Me. Hnard, Avocat de la ville de Graffe, &amp; Languafgue
de BIOt; l'autre rendu le 29 Avril 1729, au rapport de Ml'. le
Confeiller de Saint-Marc, entre le fieur Arnaud de la ville de
Marfeille, &amp; Catherine Mille du lieu des Pennes, qui cairent
des Sentences pour avoir été rendues fur pieces communÎqu~es après le regiftre .ordonné; ùn troifieme du 3 Avril 177 8 ,
au rapport de Mr. de Fonfcolombe, au proht du fie ur Gafquet, ' contre Saurin de Saint-Zàchari'e, qui cafTe une Sentence
~u Juge du lieu, qui avoit ftatué fur une qualité incidente introduite après le' regiftre, &amp; fur des nouvelles pieces.
, Cette regle n'eft pas fuivie pardevant les Juges de Police;
ainfi jugé le 25 Juin 1737, au rapport de Mr. de Montvallon
entre Rimbaud &amp; les Peigneurs de Chanvre de la ville d'Ai x;
Me. Pafcal écrivoit. Il femble néanmoins que quand le procès
n'eft pas de nature à stre jugé [urnmariè fi de pIano, les Juges
&lt;le Po~ice doivent être teL1US d'obferver la di[pofition des
Rég[ements.
. Le ComIT.l~{faire au rapport de qui le regiftre doit être
vuidé, ~fl: nOffilné dans le jugement qui or9-0nl'le le regiftre ;
dallS les Sénéchauifées, c'eft celu~ qui préfide . À l'Audience qui
t'lit le rapport, à moius qu'en ordonnant le regiftre, il n'ait ordonné qu'il feroit ~uidé au rapport' d'un autre Juge pré[enc à
1:'Audience. " , ~ "
.,
'

la

�,

294

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

C

0 MME N T A I RE

,

l&gt;2. rdevant ta Cour, le regiftre doit êtte vuidé dans les trois
jo urs de la date de l'Arrêt qui l'ordonne, autrement}e procès
Il. . ' cr] 6 de droit
mais cette re'O'le
n'en pas
obfel'Vee paFde
eH 1 et) '"
,
b
. fi
. fi ...
vanr les Jucres inférieurs &amp; fubaltetnes; am 1 oeux - Cl O1~t
ôblü!.és de ~t1ider le regiItre fans épices, mêmé aprè.s les troIS
jour~; ~infi jugé à l'Au~iel1ce du. Rolle du '2.3 Janvrer ~7,53 , '
en h caufe du fieur Pehflier, plaIdants Mes. Verdet; SImeon
&amp; Decolonia.
. ,
., .
Le reQ'iilre
n'étant pas vl.l1de dans les trOIS Jours parb
devant la Cour, le procès peur. être difl:r~bué à ,tout, autr~
que celui qui a rapporté le reglftre; malS fi, 1Al'ret qUI
vuide le regifhe ordonne un, ra~port ou uH.,eenquete, .le CommiHàire efl: chargé de l'executlOn: aux Slege,s, le 'LIeutenant
' en efi toujours chargé, pa'l'ce que le Jugement rendu après
regifl:re, efl: cenfé rend l~ à l'Audience.
.
Il efi de maxime qu'il n'y a que les Juges qUi ont entendu
l'a plaidoirie &amp; qtli ont délibéré l'Arrêt ou l'Ordonnance de
regifire, qüi puiifent être Juges lorfqu'on vuide le regifrre ;
il peut cependant arriver que le Lietltenant vuide feul un regifl:re qu'il a ordonné feul à l'Audience; que la Sentence , qu'il
rend fur le fonds foit enfuite attaquée par grief de nul'lité,
comme pour avoir été rendue un jour fériat OU fur pie ces
commtmiquées après le regifire ordonné, la Cour la cafre"
&amp; renvoit à tout autre; je penfe que dans ce cas l'Ordonl'lance de regifl:re tombed'e nécefhté, &amp;. qubil faut r.erhettre la caufe à ' l'Audience par fomIhation &amp; la plaider , de
nouveau.

,

FORMULE

-

DE ' SENTENCE
LE

R'ÈG

l

QUI P 'U/D ,Pi

S T R-E.

"
NTRE
E

Baltnafard ..-. • •• Ménagér d'e, •.. :.~· àe'fnarr(Î'eur
en Requête, on app,ellaut de Sentence reI1;due par' .... : .
,
d'une part, &amp; lerôme...... Tiavailtel'lr de •••... défendéur'
ou i~1timé, ?'autre :
toute~ res pleceS ' à nous' tefpeaivetbeht '
remlfes p.ar les parties, ~ Olr par ' Balrhafard •••••• fie , nous

":ô

,

-

-

-

29,'

ên ayant été remis aucu.ne de la part de Jerôme ...... \. ) Nous,
e,nconfeil de..... . ( ,ceux gui on.t affifté à la plaidoirie )
vuidant le regifire ordonné par notre Ordonnance du ..... .
faifant droit, ou fans nOtlS arrêter &amp;c. ( On prononce aux
formes ordinaires. )
Tous Arr,ê ts ,&amp; JugerneBtS quelconques doivent ~tre rendus
.lin jour nOlll fériat, à peine de nullité, ~l moins que le cas ne
requiere extrême célérité. ( La Cour ne vaquant pas les jours
fél'iats., Ife peut r~1Jdre pareils jours ni Arrêts ni décrets.)
Buiffon fur le tit. dia Cod. de feriis , nous donpe , d'après Cujas,
la différence qu'il y a entre les délais &amp; les 1eries; les délais, dit-il, fufpendent l'office du Juge dans une affaire particuliere, &amp; les féries le fblfpendellt généralement pour tou,s
les procès: Periee ni/zil aliud funt ql,lam dilaûo!-zcs judiciorum &amp;
litillln omnium, 'Viel dies quietis cl litiDus, vel tempus mutum
à Judiâis. ,
Nous' difiinguons parmi les jours fériats, les jours de Di'
'
d' avec :les
1
. \
fi'
m,a nches &amp; F etes
c h' Offi1'11eeS,
autres Jours
xes par
l'Ordonaanœ.
On ne peut fai.re au.hUn. aéte de procédure les jours de Dimanches &amp; fêtes, à l' exç~ption de l'infrrué'rion des procédures crimii,ileHes, ou le r.fque J,e c:as reqùie.rt ,e xtrême célérité. Les Arrêts ont
cependant auter,Ïfé les e'1!licher~s des Commlitnautés à l'iffue de
ta Neife PlàroiŒal,~ les jOlJrs c;le Pimanches 9c Fêtes, pour
la pLllls grande \ltifité, &amp;: à raifon d,e l'affluence du peuple.
Il efi 'l1'ermis, les Ç!.utteS jo,urs fériats, de p.rocéder à la nomination d'Experts, de leur faire prêter ferment, de pr9céder à des rapports, à des defcentes ~ à des enquêtes, de
ugJl.e r ,le calcud. de la taJ;e des~ dépens ( Réglement de 1678,
tit. l , art.. 9. ), &amp;. de faire toutes procédures verbales,
ç61J'lme nomination de tp&gt;teltlr, inventaire, ouverture de teH:am.elilt iolemnel, verbp.~l d'affemblée de pafents, d'encheres,
réponfes cathégoriques &amp;. autEe-s femblables.
. _
'
Les fériats fout fués en Provence depuis la veine de Noel
ju.fqu'au 2. Janvier',au Lundi &amp; Mar?i G,ras, au ~remier jour
. des Cendres, la veIlle des Rameaux jufqu au LundI de Q uaIi,modo, ta iF êre d@ l'A{cenfiQn, le jour de la Pentecôt,e &amp;
tdeux jours fuivançs, la Fête-Dieu, la Circol.1cifion, l'Eplphame,
•
1

!es

-- --

-

-._~-:-::--;;;;

�SUR Lli RÉGLEMENT DE LA

6

COMMEN~AIRE

.

29
.
S .
l'Invention &amp; Exaltation de
la Transfig~ratlfn ~eA N. del~~ecdnception, Nativité, Annonla Ste .. CroIx., es. eteVS 'r. e.
&amp; Affomption de N. Dame,
. '
PunficatIon
HlcatIOn
S J
ClatIOn, ,
' ffés lés Fêtes des Apotres, ,t. ealllla T,ouffamt, les ,TreEa Lu~ St. Martin, Ste. Catheri~1e, St;
Bapnfie, St. Dems, . t. A . ',
St Sebafrien St. V 1l1cent ,
Nicolas, St. .Yves, St., nto l11e A' . St Lau~ens, St. Maxi:If
S
M gdeleme S te. flne , .
A'
l'
St.larc, ,te.
aL ' 's M'chel &amp; le 30 Aout, Jour de
, Sr MItre St. OlIlS , r. 1 ,
(0 d
mmD' ' d"
de' l'Eglife Métropolitaine St. Sauveur.
r on,
)
la
e lcace
el "'3'" tlt. l , art. 4·
nance d e P rovenc
J
J'
l '
d l'Oétave du St. SacreC
r
obff&gt;rve
encore
e
Jour
e
'Ar
L a ouCl ' '- d Sr Pierre à Antioche,
la veille de 1 rcenPAl
t la 1aIre e ~.
men
'Il &amp; le lendemain des Fêtes de la ente cote , a
~on, ar. vel de S Paul St Jofeph, St. Jean Porte Latine,
ConvenIOn e t.
,.
'D
l '
d
'
S
N
'
l
St
Pierre
aux
LIens,
eco
atIOn
Tranflauon t. ICa as ,
.
d 1
d 1e
- Bap t'Ile
1 premier Septembre,
atten u e vœu e a
Sr. JeanlU: , ',
Vll &amp; la veine de la T ouffamt.
.
, 1 J~ 'ne penfe pas qu'on dùt caffer, les Jugements rendus u~
,
c'.' ts non compris dans 1Ordonnance de Provence,
des JOurs
rena
,
A A.
&amp; 1'1 s on t meAme été confirmes par des rrets.
c.
l'e 3 1 0 c. Le Juge de Tarafcon rendit Sentence de d'elaut
'" veiIIe de la T ouffaint, qui c011damna le fieur
to b re 173} ,
,
J 'Il 1 [.
d
Teiffier de Cadilllon à payer à GI1ber~ / al Aet .a domTm~JiJ' e
,
, f. COl1tenue en [a promelfe pnvee. ppe l e elmer
1 S9 l IV. 1 0 •
c.
° d' r ' '1 1
'
·
"
d'Arles'
il
cottoi
t
cleux
gfiels
~
1
. 1101t-1,
a.
au L leutenaflc
,
.
. /
/'
CI'
fi nulle
S· entence e
, pour avoir éte prononcee
cl un
. Jour
A lenat:r
'2 o . eUe efr incompétente; je fttis nQble, &amp;
evOlS etre a Igne
pardevant le Lieutenant.
. ' f ,.'
Le Liel:ltenant d'Arles par fa Sentence reJett~ .le gne d~ lficompétence, &amp; calfa la Sentence, att~ndu le fermt., ,
, Gilbert Jaillet appella de cette dermere Sentenc~ pardev~ne
la Cour, &amp; aj'Ourna en affifran~e de cau(~ / &amp; garantIe Me., V1l1, çent Juge de Tarafcon qui avol~ fentenc1e;
,
' Le neur Teiffiel' n'ayant pomt appel'le de la Sentence au
chef qui le déboutoit de [on grief d'inco~npé ten_ce, le [econd
rief de nullité fut ramen.é pardevant la Cour..
g MM. les Gens du Roi établirent (Me. la / T ?ul'oubre Sub[-,
titut PQrtant la parole) que fi la Sentence etoit l1,Ulle, la g~'"
A

./

1 .

1

0

ru -

1

~ant1.e

•

,

. ..

297 "

r antie contre le Jlige de T arafcon étoit incomeflable , mais
qne fa Seàtence devoit être confirmée, ayant été rendue un
jour fùiat non compris dans l'Ordonnance de Provence.
Arrêt ·conf0rme aux conclufions, prononcé par M. de La
Tour le2S Mai 1739,
Il .fUIt rendu femblable Arrêt le 6 Juin 1760 fur ce fait. Me . .
T axil, Lieutenant - Gél1é1'al au Siege de la vill~ de Diglye,.
rendit Semence le 3 l Oétobre 17') 9 au profit de la Dame du
Rivier, époufe du fie ur Sellier du Pin, contre fieur Antoine Baille
Bourgeois du lieu de Valenfolle; appel de la part de celui-ci; il
cottoit pour grief pardevant la COl:lr la nullité de la Sentence
rendue un jour fériat; le 8 Février 176o, la Dame de Riv.ier appellà le Lieutenant ~n affiftance eh caufe.
0
Le Lieutenant fomint 1 • que le 31 Octobre n'eft pas déligné 'COh1me.., fériat dans l'Ordonnance de Provence, qui interdit même aux Magiftrat:s' tous autres fériats que C{!UX qu'elle '
fixe ; que ce fériat eft du fiombre de ceux accordés au Juge
pour fe délalfer, ou pour vaquer à fes affaires domefiiques;
que d'ailleurs l'Audience avoit été tenue le matin, préfents les '
Officiers du Siege, tous. les Avocats &amp; Procureurs qui étaient
dans la bonne foi, &amp; qu'ml ancien calendrier imprimé à Aix
en 168'5, &amp; con[ervé à Digne, ainfi que plufieurs autres, défiglloietlt le 31 Ûétobre fériat feulement pour l'après-dîné, fans
dOl!lte pour [e conformer à la Rubrique de l'Eglife, qui faie
commencer la [olemnioé de la Fête aux premieres Vêpres.
2 o. Qu'il ne fanoit pas confondre les fériats établis in ho..;
norem Dei &amp; Sanaorum., avec les autres jours ouvriers; que
les premiers étoient les feuls que les Juges &amp; les parties ne
pouvoient violer; mais que le fieur Antoine Baille ayant comparu &amp; plaidé le j l Oétobre, jour de la Semence, il étoit
non recevable à l'attaquer.
. Me. Taxil citoit deux Arrêts précédemment rendus; le pre-'
mier le 20 Oétobre 1733, prononcé par M. le Premier Préfident Lebret, en la caure des nommés. Eufiere &amp; Giraud du
lieu de GourdoN, qui confirma une Ordonnance de pieces
mifes rendue le premier Septembre 1727, fuiv ie d'une Sentence p;ar forc1ufion; les Procureurs avoient plaidé lors de l'or~
d01l.Q..aI1ce 4e pieces mires , &amp; le premier Septembre n'eft pas
Pp

,

L

COUR~

�- COMMENTAIRE

des fériars marqués dans l'Ordortnan~e de P'rove~c,e.
Le fecond prononcé par Mr. le Prefidem de Gnmal~y de
Reguffe le 27 Juin 17''f0, en 1~ caufe ?es fie urs Jean'" Jofeph
L~ugier fie ur- de Favas &amp; PIerre LIehltard Marchand, tous·
les deu~ du lieu de St~ Tropez, qui confirma }a. Sentence
rendue par le Juge fubrogé de St. Tropez le 2~ Fevr~e, r 1740 ,
jour dû Lundi Gras, &amp; c(ûa, parce que les p,artl,es ~V?I,ent comparu &amp; plaidé, &amp; qu~ ce feria,t n:efl: pas m}btue zn -honorem
Dei G' San c70 rum. ( Vzd. RecueIl d Arr. de Regl. p. 38 1. )
L'Arrêt du 6 Juin 1760 confirma 'la Semence d~ ,Lieutenant
de Digne , &amp; laiŒ'l du - moins en fufpen~ ~a decifion ~e la
q uefrion de fcavoit fi l'e 3 l Oétobre efr fenat tout le Jour,
ou feulem ent l'après-dîné, puifqu'il referva rie pourvoIr par un'
RéglemenJ: génél1al
la réquifition ,~ui fut ~a~te alors 'par
MM. les Gens du Roi ,._qui requirent qu J~ fut enJomt aux LIeutenants de vaauer
le hiatin &amp; l'après-dîné du 3 l Oétobre .
L
. Tous Axrêts &amp; Jugemel'1ts doivent être .lignifiés à partie, dumoins lorfqu'ils font définitifs ', autrement on ne peut procéder
à aucune eX6cution; il- en efi · ile même, lorfqu' il s'agit de
faire courir un délai fat-al &amp; irréparable, ou de faire prononcer
une déchéance pleine &amp; ellJ.tiete; le délai ne court dans ces
deux cas que du jour de la lignification du Jugemenr: faite à
parcie, &amp; les exploits à partie doivent être faits à perfonne ou'
en domicile.
'
,
Mais on ne peut faire aucune flgnification à partie, que le
Jugement n'ait été auparavant lignifié ·à [lm Procurem (1667
tit. 27,) art. 2; RégI. 1672; AmYOt. gé né!'. art. .,.) Rodier
nous donne le motif de la Loi ~ La fignification dI. ~a partie efl
néceifaire, dit-il, afin de lai donner cOillwifJànce de ce .qu'elle a
a faire, 6, la- mettrr: en. demeure de l'exécuter; mais la fignification préalable au Procureur efl néceffaire pour éviter toute fo,:pTife, &amp; pour que le Procureur mieux inflruit, puiJJe donner avis
fa partie du vice de la pourfoite ou de l'expédition. '
Lorfque la fignification d'un Arrêt, Jugement ou décret [ur .
R~q~ête doi~ être faite à une partie qui rélide fwrs du lieù de
la feance de la Cour ou du Tribu1'lal ·qLii a jugé ou décrété, i1
fam des lettres; ces lettres , lOl'[qu'iL s'agit de la figilification '
.d'un Arrêt ou d'un décret rend~l par la Cour', font 'expédiée~
. ) ,

1

uu·_

a

,

•

A

SUR LE RÉGLEMENT DB LA COUrt.

2.99

a.u nom , du Souverain en petité Chancellerie , . &amp; conciles èn ces
termes : Louis, par la grace de Dieu, Raide Fl'~nce: &amp; de
Navarre, Com~, de ,Provence, Forcalquier J &amp; Terres Adja_ce~es, au premler HUlflier, Sergent Royal OU" ·autre. Officier ,fur
·.c e r~quis, faIm; ( on. met enfuite le difpofitif de l'Arrêt, &amp; apr(:s
on aJoute) : par qUOI nous, à la Requête de (le . pourfwvant )
YOus mandons . montrer &amp; nCT1lifler l'Arrêt dont la ' tenetlf eH
~!--d~1!us eu, extrai.t &amp; ~om f~n èoureuu à .. : .. " aux fins qu'-il.
n ~n Ignore: de ce faIre vous donnons pouvoir par ces . préfenre§. ;Donùées à Aix en notredite Cour L"an de, grace mjl :. , .•
&amp; de notre Regne le •..... Elles font .lignées par un Secretaire
QU Roi.
_
.
- S'il s'agit de ' 4ttres ,fur Requête : Loujs,~ .. _... à la Re~hlêçe de. ,.. . .vous mando,ris montrer &amp; Jio-nifier la Re~ll~te , &amp; décret ci ,- joint, &amp; ~out fan contel~u : à ~ . . . .• &amp;
1 ajourner ou c.o ntramare (relativement au difpofitif du décret. )
Les. Lettres Jur Sentences ou fur Décrets, rendus par les
é:1utF~S _ Juges s'expédient au nom du Préfident' du Tribunal,
qJlalld _même un 'autre . Juge auroit feliltehèi~ du décrété •. { ,
~
.'. S'il s'agit de faire ,uç.nifier
,ou.
exécüter ' uri Arrêt ou Dé).,
o
.
cret _,de la Cour loors- de fan 'R eifort , )on , poutra leo1frlir.e "dàhs
to~te l~êt1endue-. idlLL &lt;Royaume, \ en ,vertu, d'un parté31tis' du -gnmcl
foeau ,faFis de~&lt;m,1der 'auomne peFrp.iffio!1;.à -Ia Cour " Lieute~
.o.anç 'on Jwge dans le .~Re:ffort' defqu,els' 'on voudra laipe exéJ.
c~tet.. LLés. parJjties pDu~l'dnt ~ pourt~~lt~ ,pre11dre. ~n"Ja.reatis à l&lt;t
Chanoe1lede du Parlemen.t ûans 'rl~ , Rdfûfti dl'lqùel 1ob. ~vQUclRt!
exécuiè.er ; .ou - s~adieifeT :, p.àr Rreqù&amp;e ·aiUl Lîêu~eliaQt dU i rrfême
Reifort; i ou a'u hIge r:du -li~UI 0&amp; l'éxécuribn' fera faite, &gt;fil.115'
que perfofiille puilfe, y: ;:mettre {aucun 'CtoiJb1è l 6u lempêchement,.
à pe~n:e~ d'iDt~îd~a:i:briL&amp;f ' aut,r~ .J-p ~ihe:s 5p~6ntlù.cé~ éPar POr...
. l - - ... a .....
(c ./r.· - .I.'t -t .0r ,&amp; ':f7 ')7" _t.. l~
~ ,\ cr,
U'Ullu ·.".(l:e ' JI 009" , •. -Ill. ' 2Q ', -ar.
) " '. :;:.H
;" ,. ..l
,IJll.lu, ,.ce. d:e~lrier ' tas ." û.A ~ pr@Wd 'dés,)uul'es ~ogatQijres lfuY
laij S€lnî1!e~ce dU- Jle &lt;DécFè:tt .êi~s~ 'prerrii~rsl 'Jl,fCTés. !)(zéSiLett.tes, )
l
b
, , , .
.
éIpt è5 1e.)fi1andem:ent r fai t à l'[;Iuiffi.ef, portëntfen ôütr-e ces mots 1
PhWt1.S&lt;i&amp; (e'1.tJer~n] ' tous Juges --qut font ' d p'riérJ de pti7nèuré ,1'e-xé-:
cutw.,! .AèJt[téft'n~es? . /~iJf3 . 'o1friint ~'~e fohthlk~fjf~ , \&gt;e/i, jtàifÛlIe oéJ.,
c'aftvn; 'J~hifl,lItè 'Oli\Jpl~fe ritë ·!R!è.tqû@'t e -àu :Lie'uteMBt .ou Jilge dalls le Reifort '. dùqùel' onl 'y eu( (faire ~ exé-tute,t; &amp; '~ap.r€s ,a.vou ex!.J.
Pp2
r
)

�300

.- C

SUR Ll! RÉGLEMU1T Dl! LA

0 MME N TAI R E

pofé le contenu au Jugement, on demande qu'il lu·i plaire ert
accorder l'exécution dans. l'étendu~ de f(!Hl Re~or.t '. &amp; le (?uge
permet cette exécution fâns. diftra.él:1011 de 'fa Junf~~lo~ '. c elil:. à-dire fans' nuire al ~x drolts qUI y font attaCi:hes ". malscel,a
. ' que quand'l
' . d' execu
' t eli des · Arrêts ' 0
Jtj.crernenu;
n'a lIeu
1 s agIt
011 Décrets rend}:!s par les Cours. &amp; autres Juges du Royaume:,
car s'il s\ l&lt;Tir de l'exécution d'ulJ. Jugement rendu .par un T~?­
.bunai érra~ge.t:, -il faut ~'adrefTer direél:ement à la Cour .( Arr~t
de Régleme,n t du 4 Mal 175°'). ,
.
Les Arrêts Jugementis &amp; . D.ecrets dOllvent etre fc::e Il es ,
'avant que d'ê ;r~ fign,iliés aux ,parties; les t,rréts le f~llt'aUX
petites Cha11celleries , &amp; les Sente.n~e&amp; &amp; ~ ~crets ren us par
Juges. R@yaux . le font .par le CommIS du petIt . [cel.~ ( Les J ll gements &amp; Décrets rendus. par les luges des Selgneur~ en [~H1.t
A

. '

exempts.) ' "
., \,
.
.
L.e. droit du peti't fcd ' dt fiiXe a 8 fols 9 den. pour chaque
Décret 11l1i Requête eu matie te civile; 10 [ols 6 den. p~ur
Décret fur Requête en nllatiere criminelle, &amp; Décret de· pr.lfe
au Corps ·ou d'afI?grié;, 17 fols 6 '. den. p~~r un Décret ~'a:­
journenn.enr perfonnel;. 8 lP!rsr9_: del~' pour un mandement aux
Efiilirultenrs ; -a'p f. 6;:., d~n. pmlr ' une SenteR~e i?ort~nt con~
damnation ' d'une fomme al!! :deifolls, d~ 100 hv _. ;. 1 . IJV 6. (01s
3 d.~lk.·d~pu.i~ l P lO l~y., j~i[ques atl deifoU!S de . ~oo liv., ';. ' 1;. liv-.
1), fois ' dep.t:us S.0Q ltv. Ju[qhl..es:· au ~effollsr cl~ J&gt;.qoo ltv., &amp;
~ ' liv.. 1,2.:- fols \ ($ d.en. depuis 1!QQO:; lt'lL '&amp;- en:.. [us: Ü la Sen~enc.e efr définiùve fans adj,ù dication -,ie f@mme: , ,le .droit . efi
d'yne. liv, 1;5 f.. ~. -&amp; d'lllne_ liv...LI Jols' 6 den •.',fi. elle 'eil:; 111(erloclJtoire O~ préparatoire;. fur. les Lettr,e s compuHoires. on
prendr comme fi.Jr· l~s S~!).tel1...ces, ,_ eH égaFd à la fomme .; fup
ks. Lettres Jw. R~&lt;L~Fe &lt;-,.l l~) .. dt;:Q;il: ~&amp;_ d~tl\t'té. Iiv. 8 fuIs, ; non
compris le f~el du Décret; ~q,i~ ..s'ity a' de~. 1Vet.tres fur Sen~.
t-ence, 'i l- n' eft '-f&gt;,~(ÇU 1.q\:{un d..r9,i :t, -c!efb-.à-dir:e.,r i· 11'00 S. [ols ,.
quo le .dr:oit ' de Ja- ,Sêne.enge' , 1 s?il2.~ft plus- fort.:,Otlj ne fait·poil.1!t!
fc~l1er' les O'rdP1mance~ .de· pLIJë) lI jll1tr j.:Jé}:j.Q.Jl,. t_el1é.s: que." c.eIlesi
p.t&gt;I:tapt r~ceptio.n d.~ renvQ.Î, 'li.Rq~ÜnfÛon '. -cl'E,xp..e~Ii~: , prefra-..
tion, de 'ferm.ent, l'o):{&lt;J'ue Âa ~Se.ljht~N-çe ~EI].ü r or:cLŒ1né ' l~,Rapport ct
ét~ [ceUéé ' . &amp;. celles . pOJ':t,mt .nOmillat.ti~ éllAlibiq:e$ •. (Dédfion§:.
0,

~~. C.o~t!ôl~ ',. p.ay:tie f};~~lJli~~e ~,.! p.:ag:. 4:~ &lt;% ,~~__ );,

-t. · 1

~,

COUR•

,

.

T 1 T RE '

0 N Z 1 E M E.
É V 0 Q U É S~

PRO · C É S

J.

r""/I U X

procès :évoqués ,. le renvoi fera reçu avant faire auL:l cun~' znfiructLOn, &amp; pour cette réception, 1'évoquant donnera COpte d~s Lettres d'év~4.ation ou de l'Ar,.&amp; &amp; CommifJi,0n d~ Canfez! a~ P&gt;Foclireur de l'évoqué-, le jour auparavant
1 Audzence, ; &amp; s'zl ne le fait, l'é1Jloqué voulant pourfuivre :
don:zera .copie . di! .f' ajJig'}ation cl lui dcmnée , après a'Voir exhiht
ladzte, qjfzgnatz0:Z au Parquet d'es Gens du Roi; &amp; fi raJJigllé
e.fl défad(ant ~ zl ne pourra être dit droit for le défaut, que·
le ,;elJ.VOl n'a,Et été préalablement reçu cl l'Audience, le Pro-.
cureur.. - Géizéral dJu Ro.i oui, apl:ès toutefois que les délais d'a[JignatLOns &amp; de.s expeaatives feront pa.f1ès.

.
N

OU S n'avons aucune obfer~atÏ?n à faÎre ~u~ ce ~itre"

après ce que nous avons drt cl-deŒils des evocatlOns ,.
pag.. 238: &amp; fuiv. Il n0U3- refl:e: . à .pader clans cette'
premlere pa,rtie,. "des qualités· incidentes qui peuvent être)
llltroduj't es rant en premiere infrance, qu'en caure d'appel,.
&amp; . qui s'inftruifent de la même facon dans tous les. Tü",·

bunau;x..

•

•

..L

,.

'.
1

•

•
\

.

.

.

.

.. ,

/

\

•
o

�/

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

COMMENTAIRE

J V.

...

'f' 1 T -R E -, D 0 U ' Z 1
_

_

t

E ~ 1\1 E~

•

G .À ft A N

T ~' l

E. '

J .

L

A

UK , Caufe f o~ il y a . des, ~~ran'ts

a. faitJ?

qjJi~~e.r, l'af-

" jjg!lant fera donner copze de .1 ajJigna,tLOn . du przncipal demandem' &amp; ·de- toutes les autres pzeces que led1.t demandeur au,ra.
,
\
;n;'
q,O!Ltlt. au .garanti: ,,'auJli 6ietl .fjue.. de la ~ommiwzo~, en gmwntle,'
&amp; des' pieGes juftifiC(ltive{ d)/cel/e:. &amp; . folt que le g4. raf.zt ft prej~nte ,ou non,. l'infi~'ùc7.io"l fli'a faue c0':z';le 4~X- ~ autres znjlanc-es;
&amp; la gar(1,ntie fora JOi/lte avec ld qualzte pf;zn(Jlpa~e, &amp; le· g~-,
ranti tenu de dOfFIU au ProcUf'eu.r du gararzt copze' des cople~
que ledit principal demandeur lui aura donnéeS:pendant le çOilrs
de l'inJùltlce , &amp;. ain/i, II en fora -q.jè 's'il . y a \ d.es\ t:oJure-garants~
.

,

,

"

J J.

a

, Lé Ddfaut faute de dawzer .défellfesi 'itle :pourta 'Etre accufé
contre le gar'anti, s'il a fait aJJig~~er {on garant, notifié oZ'ajJignation aJldit prinâpal demandeur ·avant '(jue:,le Di/aut {oit prD:"duit, jufiJue.s aëe que kSi délais contie Ze ,garakt foùmt ichus', &amp; que
ledit gaFflnti PlbiJ/è fZcr:ufer lbn ~ pareil Défaut ,c!)mtre. foTJ garant,
&amp; que par un feul An·€t il pu,ijJè-être'prorwncéji.tr la demande
principale &amp;",fur la" garant!e.

III.
En cas que le prfncipal d'emandeur qui aura , eu notice que le
-défendeur a .appellé un gar ant, veuille faire juger le procès
auparavant que la garantie {oit inflruite ,fera tenu de le déclarer
., audit difendwr trois jours auparavant q1!'il puij/è obtenir l'Arrêt.
!

. En garan.tie formelle pour les matieres réelles ou hypothécaires
l~ .garant pre~.ant la défenfe du garanti, le garanti fera mis ho,.;
d znflance , s tl le requzert avant la conteflation en caufe &amp; il
pour/a y : deme.urer , fi Don lui femDle.
'
,

N dif1:ingue en droit ~eux fortes de garantie, la garantie
.
formelle. &amp; la garantIe fimple; la garantie formelle n'a
l~eu qu' matlere réeIle .ou hypothécaire, la garantie. fimple a
lIeu p
te aUtre matlere.
t,tc.rrr.leI efl: te~1U de faire jouir de quelque effet ou.
~q,lbU,
'. &amp;. de faIre ~e1fer ~out trouble qu'on pourroit
a
. jOUIffance: -al11ll PIerre vend une terre à J ac&amp; la lui vend franche de çoute redevance . il un tiers
" ' à Jacques, ou s'il prétend
'
; . . en1ever .cette proprIete
y avoir
lt de fervltude, de cenfe ou autre rédevance Pierre efl:
tenu vis-à-vis de Jacques -de l'éviétion ou du tro~ble
c'efl:~
à dire., qu'il . eH obligé de faire ceffer toute dema~de qui
-pourrolt troubler la poffeffion c).e Jacques, ou l'altérer de
façon quelconqhle , EJ.uoique la garantie ne foit pas {bpulée dans
la vente.
'
.

O

L.egara.nt ~mple e1t -cel~i 9ui e.Jl: 'obligé -de relever &amp; garantir celUI qUI efl: recherche par aétIOn perfonnelle : ainll Titius
obligé folidairement avec ~éevius au payement d'une fomme.
ou comme fon affocié, ou comme débiteur folidaire, ayant renoncé au bénéfice de diviilon, ou comme caution de Mél(VÏus
ayant renoncé au bénéfice de difcuffion, peut être rec h 4rché
feul de la part du créancier en paiement de la fomme enIliere ; dès-lors Méevius devient garant fin-iple de Titius pour
la p'a rt &amp; portion qu'il doit 'p ayer en propre, s'ils font af- ,
fociés ou débiteurs folidaires, &amp; pour tome la fomme, fi Titius
~1' eH que caution de Méevil!lS.
C elui qui a un garant à appeller, doit le' faire dans le délai
. prefcrit par l'Ordonnance, s'il veut infrruire [, procédure en
garantie, en même ten\? que le demaJ1de~lr originaire .illfl::ru.Îra

•

•

�0

COMMENTAIRB

.

3 4
.
'lai eft de huitaine du jour de la
la fie nne contre lUI. Ce de
" l e . &amp; ft le garant eft do,
'
d 1 demande pnnclpa ,
l' Œ
'
fig11lhCanOn e a
J 'fd'a'on en laquelle all~gnatIOn
micilié hors du lieu de la un / l utre la huitaine ci-deffus,
"
il d
'
le garantI a 0
d'il
PnnClpale
en onnee,
'l'
d'éloignement du omlC, e
'
Ir'
&amp;
deux JOurs
pour cllaque, diX leues
c. '
donner. l'aIIlgnatlOn,
.
• r
'
n
Jour
pour
raIre
"
d
c'
du garant , lçavolr, u
' . ' 1: 1: le domicile u ' garan
'
l'Explc)lt aml1 11
,
un jour ,pour retirer l' es je garanti a quatorze Jours pour
eft éloigné de tr:n~e
'tit. 8, art. 2. )
.
.
intenter fa garantIe (
7,' &amp; [eniible que tant que le pnn-,
Il eft également certal11
fi' , de la part du demandeur
cipàl défendeur ne ~eut être POlIur UgiValrant ne court pas. Ainft fi
'
1 d '1
our appe er
originaire, e e al p ,
l' t' d'héritier de J
~val1t
f' ffi er Pierre en qua 1 e
'&amp; 1
Jacques, alt . ~ Ign 'd' à Pierre pour faire inventaIre,
les troIS mOlS accot es,
. dé'ribérer s'il acceptera ou s JI
quarante jours accordes, pour
t donner [es exceptions dilarépudiera la fucceffion, Pl~~e pe~e Jacques J'ufqu'après le tems
'
&amp; arrêter les pouflmtes
tolres

166

;,s

prefcrit. ( art. 3, )
P'
'eft pas tenu d'appeller [011
Pendant tout ce tems lerre n our ainfi dire, &amp; Pierre de
g arant; l'aaion, deàJ;c,ques dor~a'cfant encore s'il [e portera
r
A
'
nen
raIre , ne li
,
'&amp;
IOn cote n a .
,
'introduite dans les troIS mOlS ,
héritier ~u non, l~, ga~~~ede la art d~ Pierre un aae d'hequarante Jours , [e~01~ m, à 1 quesP de pourfuivre ; mais troutes
ritier , &amp; donnerolot drOIt . ac prohibe un plus long délai,
habiles l' r onnance
,
.
h r
C OIes
' Eg l'i".
même en faveur' lde
ne , de la caure, pIe &amp; des mmeurs

l'Ordonnanc~,

(arpt. 7'1) d'fi I:t'on de l'article le de ce titre de
ar a 1 pOIl 1
"
h que dIX
l~ garant a égale;ren~ hu~ta~~:è_~ar~~~X rU::nho~~c~e~vement
heues pour appe er on 0
,
, e la demande en gade l'un à l'aut~e ~ à. compter du Jour. qt~i a plufieurs garants
ramie efi llgmfiee, malS le garantI q
t s' ce délai
folidaires , l1"a qu'un délai pour les appetller '1 o.u " &amp; fi le
eft réglé felon la demeure du garant le p u~ e O1gn~?l '
,
r
'
au,..le 0al maipour
demandeur originaIre
lOutlent
qu"1
1 n 'y a" heu .
appeller gara1ù, cet incident fera pOUrf;l1VI \&amp; Juge fc~ .
.
de la
relnen t àc l'A udl'.co'" nce &amp; pendant la . duree
~
(
6 )contenatlOl1,
le délai, s'il y en a un, ne court pas art..
L'Exploit

30 )

SÙR LE RÉCLEME'NT DE LA COUR,'

L'Exploit en garantie doit être libellé, &amp; il doit être
donné au garant avec cet Exploir, copie des pieces jufl:ificatives de la garantie, de l'Exploit du demandeur originaire , &amp; des pieces dont il aura donné copie ( art. 4 ) ; iI
jufl:e que le garant connoiffe tous les titres qu'on peut
lui oppofer, &amp; même ceux du principal demandeur, il a
fans contredit aébon &amp; intérêt pour les combattre.
Si cette communication n'eft pas faite lors de l'Exploit en
garantie, elle peut être faite dans le cours de l'infiance ou
par copie aux formes ordinaires, ou originellement comme
en cas de repri{e au procès.

en:

Le gai]llti voulant appeIIer le garant, préfente Requête
ou dreffeC\111 Exploit libellé, expo{e la demande principale,
le titre &amp; les moyens qu'il a de garantie, &amp; ajourne le
garant à comparoir pardevant le Juge {aill de la conte{'"
tation principale dans le délai compétent pour venir défendre
à la demande principale, la faire ceffer, autrement fe voir
condamner à lé relever &amp; garantir de ce qu'il pourra fouffrir
.à rai{on de cette même demande , &amp; fe voir etl outre condamner aux dépens aébfs, paillfs &amp; de la garantie. Les dédépens aétifs font ceux que le garanti eil: obligé de faire con...
tre le pt:Înéipal demandeur. Les pallifs font ceux que le prin,c ipal demandeur fait contre le garanti,. &amp; les dépens de la
garantie [ont ceux que le garanti t:1it contre le garant; ce...
pendant par Arrêt du 2 l Oélobre 1740, il. fùt , jugé qu'un
Arrêt ayant condamné un garant aux dépens aétifs &amp; pa{fifs , [ans parler de ceux de la garantie , ceux-~i éroient com-pris dans les aétifs, &amp; qu'ainfi le garanti ponvoit faire taxer
ceux de rIa garantie; i~ eil: certain que les dépens de garantie [e . confondent avec les dépens aétifs &amp; en font partie :
ainii une fimple adjudication des dépens aétifs &amp; pallifs com.prendroit également ceux qu'on entend oommunément par
dépens de garantie, ainu qu'il fut jugé par ,l'Arrêt que nOLIS
venons de ' citer.
.
Si la Sentence qui interVIent enfuite faIt droit à la garantie , elle condamne le garant à relever &amp;. garantir.
Les garants &amp; contre-garants appellés dans une inilance ,
font ajoum:és &amp; [one renus de procéder pardevant le Juge

Qq
\

�3.o D

.

COMMENTAtRE

. '

" "

.
' encore qu'ils dénient
d 'eltre
,
"pale
'c
.
,
'fi.
de
la
contefratlOn
prmcl
,
Î.
S
commiffion
11l
man
ef aUl
) • '1 fi
affignes lan
)
garants (art. 8 ,l S ont
devant les Cours. (art 1.
,
mènt du Juge , fi ce . n'd! ~ar de arantie dépendant. d'u~ fa}t
Il efr fenuble que la qudbon
,g i le ne peut etre J\u gee
C &amp; connexe à la queHion pnnc 'pa
,
.
.
/
,.
re1citl!
par un Juge different..
:fi l'
ellé en garantie foutenQlt
On pen[oit autrefoIs que 1 ~pp d voit être préalablement
.
etre exceptlon e
.
i1'être pas garal;t ., c
1 Juge naturel du garant ', CJ;Ul conjurrée, &amp; portee devant e
en de défenfe, fonde fur la:
n~i1foit encore de cet autre moy contrat qui le foumet à la
mn.I ité alléguée par le garantI' d~, r I d e l'Ordqanance de,
artlc e
•
, (Theveneau fur
~ranqe
.
ç
1539')
.
" d l'Ordonnance condamne cet :lfage· " c,"
. L'art. 8 du tme e
. '
peuvent &amp; dOIvent etre
l ~ , , il efr fenfible que ces exceptl~ns ,
.
V'~ne ,
l
' , ~défenfes ronCleres,
es autres
' d'eux exceptions; la prePrapofées ,avec
l
ferme neanmoms
r '
Cet artlc e ren
, l' "
&amp; s'il demande Ion renvoI
'm iere , fi le gara11t efi pn~l,egle., il 'en eH: de même des condevant le Juge de fon p.n~llege, e pouvant être divifée, le
&amp; alors lmua11'ce n
d
'
ne-garants,'. , "
"
.
dl10n de la deman e pnnJuge du prlV1legle conn.01.t par ace
{'ir ale ,
'l'
1 ° fi le garaHt eft jmfiicia-.
Cette exception n a Plas I~U,' l 'den-1.ancleur n'y peut être
'
d'E Hi' e prmclpa
ble du Juge
g le, . fi br ' de pourfuivre devant le
entraîné, &amp; le garant e °d lIge a~l'ere n'dl: pas purement
1'.'
l'
e que quan a ID L
'1'.
Juge lecu 1er, parc
"1'. • ,
de Jurifdiéhon qu'à ranon
. ,
1 J.
d'E0'lne n ayant
.
fpmnrelle, e uge .. {1t)
le J'u e féculier en cQncour~ ,avec
-du caraB:ere ~e la per ~mle, , " g à foi toutes les qualrtes de
le Juge d'Eghfe, el1tr;11le tdOl~JO~lS portée devant lui ( Bonir..
'}
Î.
dè lu\111.e leul e . Olt erre
'E
a caUle ,
sc,
l
"
~1 dans le cas ou 'tIn cut 3 Cl 3), alTlll
l"
'
tom. 3, lLV, l , ~ • ,
'1 ~
d'Eglife a un garant ai- .
'cléfiafhqueaffigne devant e 'll.pe . ~ 'de.r'ont devant le Juge
.
à ' H
tes tes parties pro ... e
.,
"q;le . app~ er ',_ toU ue l'Eccléfiafiique ne voulllt pourfmvre
fecuIter , .Çl mOlns ~
- è 1 J,
t de la demande pnnparémem: fa g!lrantle, a.pr .5 e ugem. en.
. '

l'

l

Fe-

cipale~
Cette

. " " fi
d l'eu' fi le JuO'e '
reo-fe n'dl pas ob{ervee en 'econ
l
, .
bd .
"
b
1 1 ' fi"
lequel. la demau. e.
'du pnvllege
eu
III eneur à Celui devant
,

~A. COUR;
307
::pri~1çipale efl: pendant@; comme fi, à raifon d'une affaire
pendante au Parlement, le privi!égié vouloit être renvoyé à ~a
SUR:

:LE RÉG:LEMENT DI!

,Chan\bre &lt;:les Requêtes du Palais,
La feconde exception portée par cet article de l'Ordonnance
fe rencontre, lorfqu'il paroît par écrit, ou par l'évidence du
fait, que la demande originaire n'a été formée que pour traGtlire le garan.t hors de fa JurifdiB:ion , comme fi l'on voyoit
'.quelque aéte qui prQuvât quelque co~lufion à cet égard.
.
Rodier penfe encore, que le principal une fois jugé , le
Juge ne peut connoÎtre de la .garantie introduite enfuite,
quoiqu'avant l'exécution du Jugement, &amp; fon femiment efl:
conforme aux primcipes, parce qu'alors .l'aB:ion de garantie en:
principale : tel eihl le femiment de Brillon ~n fon Diétionnair~
des Arrêts, vo, Garantie-ac1ion i de Pothie~ en fon Traité du
Contrat de vente, nO.. 108; &amp; de Jouffe fur l'art.. 2" dt! tit.
:S, de l'Ordonnance de 1667_
'
Le mêrlle Auteur (Rodier) fourient en[uite avec rai[on,
-que quand le Roi commet des ~uges d'attribution pour cOnnoÎtre des différends ftlrvenus -entre certaines parties, ces Ju.ges ne peuvent conndtre des demandes en garantie formées
par aucüne des parties, fi la c011l:miffion ne leur en donne le
pouvoir, &amp; que le Français ne peut être appellé en garantIe
, devan.r: des Juges .d'une Monarchie étrangere,
Si le garant eil: appeIlé clans le tems fixé par l'Ordonnance,
le p·rirocipal demand~ur ne peut p~)Urfuivre le défaut contre
le aaranti, avant l'échéance des délais de la garantie, pourvu
qu~. Îe garanti ,notifie fon aél:lon au ~rinci~al demandeu:, en
donnant copie a fon Procuteur de 1 explOIt en garantle, &amp;
'des ' pieces jl!lHificatives (art, ) ) ; il en efr autf€ment fi le garant n'eft appellé qu'après le fufdit délai, i~ n'eft pas ju0:e alors
-d'arrêter les pourfuites du principal demandeur, tant plS pour
le garanti de n'avoir pas fait fes diligences dans le .tems.
Cette regle ne peut avoir lieu, qHand le garantI n'a pas
"Connoi.ffance çlu moyen de garantie ; ainfi quand on demand.e
,au Juge fupérieur la ca1Tation d'une procé~UTe '. &amp; qu'on t:11t
'valoi.r fUIr le Barreau un moyen nouveau, a raJfon duquel le
Juge qui a pris la p~'océdure eft foumis à la gar~n.tie, le 'prin·-cipal dl {u[pendu, Jufques .à ce qlle le Juge folt appelle, &amp;
Qq 2,

�•

SUR LE RÉCLEMENT DE LA COUR.

'on n'a pu appel1ër ' le
que la garantie foit inftruite , parce 9u
Juge avant que le moyen fut propofe.
"
"
r.
'c'
Il.
J'ointe à la qualtte pnnClpa1e, Il
l .
L a garantIe rormee en
tOUS' les Procureurs ont préfenté , par cela feut ql!le ~ po~r­
r. .
c' r
' à touS les Procureurs pour le premIer
IUlvant raIt lommatlon
r ' d
'our d'Audience, in{ere dans l'étiquette touteS les qua nes ·e
l
r. (
t 12,3)
&amp; le Juge prononce fu.r toutes
la caUle 17 0 3? ar . ,
'1
fi la caufe efi prête, ou renVOIe fimp ement au
"
• ,.
1es qua1IteS , 11
premier jour fur toutes les quahtes.
,
Mais fi la caufe efi réglée, &amp; que le garant ne prefente
qu'après le Réglement, le gaFanti fait rendre une Orcl~nnance
portant: Nou.s avons jaïnt l'ajJiflance e~ cr:zufe auJ'.,RegfemePlt
, , . ,&amp; 1:1 le Commiffaire efr nomme, Il: dt ajoute ~ Et
a ecnre ,
11
l C
;-rr; ,

.avons ordonné que. les parties produiront parclevant e
ja député.
, '

o1nnu:J)azre
,
,

Cette jonétion efi pOUdlllVIe pardevant la Cour, en ~r~nd. Chambre fi le procès efr à l'Audience ou feu1e~ent reg1e , &amp;
en la Ch~mbre où le Commi:fIàire efr de fervlCe,. fi le procès eft difrribué..
.,.'
, .
\
Si le &lt;Tarant fàit défàut , on fOll1t le premIer' defaut a la
b
l '
&amp;
qualité principale, ou au !tegJ.eme~t a ~cr~re,
on en
prononce le prolit en jUgea-nt la- quefhon prInCIpale.
Pardevant les Cours, après av:oir produ.it le défa\!lt, fi 1e
garanti veut. fortir d'affaire: p~1' lm f~ul ,&amp; fRême, ju.?e~ent l '.
&amp; que le procès fur le pnncipai fOlt regle ~ dlfrnbue , Il
préfente Requêt~ à la Cour ~ expofe le faIt '. &amp; demande
que le 1àc du defaut fera- porte à Mr. le Confeiller de .. ...•
Commiffaire du principal, pour être jugé conjointement aveC
la demande principale; la Cour fur cette Requête rend un décret conforme· aux fins'.
C ependant d'ans tous les Tr~t)Unaux legarantÎ peut faire
juger le· défaut contre le garant avant le jugements de la demande principale· ( 17°3, ari, 12)'; &amp; fi par l'événement l~
garanti dl: mis hors de Cour &amp; de procès fur la demande
principale , la condamnation contre le· garal1.t demeure rédutte aux dép'ens; mais dans t'llfage on ne le fait pas ..
La de mande principale peut êtlie pareillement jugée avant
la demande en garantie , fi la premiere eft plfête à rec.evoir juge-.
l'

309

~ent fans' que l'autre le {oit ( 1667, tit. 8, art. 13)'
,
11, faut que le demandeur originaire lignifie au Procur~u;n~~
?efendeur principal
trois jours avant , qu'il
C . U
" " an moins
l
r a va
Ir
e
Juger 1a ' qua: l1re pnnclpa e.
Les Jugements re~dus contre les garants formels r
,
,,
l '
','
, lOnt
execdutoll~S contdr~ e~ g~rantls, malS les {euis garants fon.t
'con amnes
domma&lt;Tes
- intérêts (art
1 ).
'
' c' auxfi epens,
'fi
,0
&lt;
,
l
,nlalS
on d Oltl' r~lre 19l1l er le Jugement au garanti, qu'il [oit tiré
'd
. . e qua lte ou non.
U,n homme ~ ve.ndu u~e pr.o priété à un ~tre, &amp; l'a déclaree franche , il un tIers a un cens à prétendre r. l
",
'1 c ' ,
IL r cette
propn:te, ! :alt a,ffigner 1 acquéreur comme poifelTeur du
fonds, celm - Cl appelle fonvendeur pOLIr qu'il ait à faire ceifer
le t:ouble" ou à le garantir, paie enfi.lÏte le cens fur la figniflcatlon du JL~gement ,qui l'y condamn.e, parce qu'il polTede
le fonds fervlle; malS le vendeur doit fupportèr feul les dé~ens auxquel·s il a d~nné lieu par la réticence du cens dans
1 aae ~eA vente, à mom~ que confel~tan\t à la garantie, l'acquéreur, n eut voulu.foute11lr, la franchl[e a fon rifque, dans ce
cas Il fupporterQ1t les depens depu.is le ·confentemenr du ga...
rant.
L'infoJvabilité du garant formel ne peut fc1ire retomb'e r la
cOtFldamnation des dé1p ens, dommages-intérêts [ur le O'arantÏt
' en caUle,
r.
m,, le n~te111r
parce qu"l'Il.
1 n en proprement partie qu'à
ralfon de fa poifeffion , &amp; n'a donné lieu par aucun fait
ni
à la: contefiation, llÎ; par conféquent aux dépens ; cette' regle a lieu même dans le cas prévu par Rodier : Jean s'efi emparé fans tit,r e d'un héritage appartenant à Pierre; Jean le
vend enfuite à Jacques; Pierre en demande le délaiifement à
Yacques qu''il trouve en poifeffi.on; Jacques appelle Jean fbn
vendeur &amp; f&lt;on garant; Jean efi infolvable, &amp; Pierre n'a pas
contraaé avec lui; Jacques ne fupporrera cependant aucuns
dépens vis-à-vis de Pierre, attendu que Jacques ne fe rrouve
au milieu que par hafard, &amp; s'il n'eut pas acheté, Pierre
amoit été obligé d'agir contre Jean; ainfi facondirion n'dl:
pas pire , &amp; Jacques qui a agi de bonne foi efi aifez maUleu.,...
feux de perdre également [es dépens l attendu l'infolvabili~6

0'

de Jean.
,

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,de 1a prelentatlOH U J!&lt; ',." , ' ,
. ue les garants ' fuppoi'cent (oUJ6U'l'S (art. I~.)
. '
q Mais ils l1e K,lpporrent pas les aur.res, drepenlS fal(\s . par le
-demandenl' pril1cipa.1 dalis l~ t~ms Q.U1 fepare la demaNde, e~l
, de 1a demande
garantIe
, pnnclpale,
, ' les ,ga,rants formé~s n ont
&amp;
C •
Ir,
elle
c~
tant
qU'lIs
ne
1
ont
pas
€onnue
,
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1
pu raIre cene1 c tant pis pour le ga:i:1ati de n'appener pas le g~Fant orme ,
-dès qu',il a pu le faIre.
.
',
'
examlR Q' d'1er, IlP.l1r le titre 1 ,Il, de ce' tlt-. de .[,Ordonnance,
1 'b
1.
d'C
l1ant' la queŒoH. fi le gaFan't formel, dOIt rem Q~n~r au erel'ldeur les dépens qui rOilt c0mpelifes entre celUI-Cl &amp; le de-,
,lil andeur'
deux cas ,' fi le demandeur
gagne
[a cau[e,
- , difiinO'ue
b
'fi
Î.
C'
,
le garant doit rembour[er" parce que c e.u 10n ra~t qUI ,a
'donné lietl au procès, -&amp; le défendeut dOIt etre plelllement
indemnifé&amp; ahir'e iTldemnis; fi le défendeur gagne [on pro~ès ,
_ le garant 'l~e lui rembourre rien , il n'y avoit pas même heu à
l'appeller en garantie..
.
r
..,
,_
Si en exécution du ]ugemel1t , II Y a quelque hqtHdatIO~ a
faite contre le' défendeur pri:tqdpal, c~nül1é ceMe des arre~'aJ­
'gè's cite cens , le gararit doit le n~i~bohlli'~er? ~ à cet effet ~e
J.rléfendeur doit l'appeUer all rapport de lIqUIdatIOn.
-' .
, Enfin, le garanti ne doit appe41ér Oll! ,co1"lt'èfrer qu~ au n[que
&lt;le [on garant , &amp; fi le garant acqu'ié[çe ~ le garanti voulant
, :appeller 'Ou contefrer, il cot:lrt {eul le n[que de la contefration &amp; de l'appel.
.
-Ve 'garant formel appellé au procès " peut prendl'e le faIt &amp;
ca~re.du garanti (art. 9 ), &amp; déf;udre '~e~l. fur. la demande
'PrInCipale '; le garant formel, nous 1 avons ~eJa d'I t; efl: la [eulle
vraie partie , &amp; le garanti n'efr partie qu'à raifO!l!l de [1 po[feflion.
Le garant fOl:mel déclare alors ' dans l'aéte ,de préfe,n tatioll
au Greffe, ou par un autre a6l:e -féparé, Ggnifié à tous les F to'Ctl.reurs qu"il , prend te ' fait lx caure ~d-l!l. garanti, qui .dafls oe
cas peu( requérir avant la contefration d'être mis nGrs de
1

r

1

CL

,

A

SUR L'E RÉGLEM.ENT 'DR LA COUR.

g:a
caufe, &amp; le Juge rend une Ordo1'll1ance qui lui accorde feS
fiNS.

.
;
; Jl.etlt cert~ill que Q12l0ique le garant fmmel pr&lt;tnne le fait &amp;

caufe du garanti, celui-ci peut aŒfrer da.ns 1'1L1fianc.e p.our la
c(l)oJn[e~'vatlo11 ',~e " [es d.roits , v~ilo1~r à re&amp;ifier 'ou à corroborer la
déEenfe fOl!lrnie par le ga.nmt; &amp; empêcliJJer la c.ollllfloll entre
celui-ci &amp; le d~mÇlndQur priacipal. ,L e gara mi 'a. 'intérêt de fe
mainte nir dans 1~ poffeJuoll de l'effet VI€ndu; mfliis dahs ce cas ,
ce (Joie être [ans furcharge pour le , garan,ç .formel, &amp; le 'g h
ranti ne peut p&gt;-rétendre (z@l1t11e lui les ,dépens qu'il fait, du jour
que le garant a déclaré prendre fon fait &amp; caufe.
-, Ainfi jugé par Arrêt du 2. 1 Mars iI 736, au rapport de MrL
le Con[eill.er de, )l'E~ang de Parade, erure Pierre Guiet, Marchand de la NiUe de . BriglôJ.@les, &amp; les hoirs de MI;e. de Bergue).,
Prêtre Chanoine de la ville d'Avignon.
.'
_
. 'Le r'8 Matis 17p6" 'Mre: de Bergue cautionna la vente d'lm
bâtiment fait:e à Gu~et Jp ar Noble Jofeph de Beneg~lÎet qu i
mourut enfuite infolvable. La ' Dame du Bourguet _fa veuve fe
1Jourvut en regrès [lilr œ bâtiment., Guiet appella alors elil gai..
,ra'Btie les hoirs -d~ Mre. ,d€ Bergllle. Çeu,'{",d aya-J..1lt préfenté,
cléclaverem par des défunl[J€s ,pr:Qi:J..dre le -fait 4 ,daufe du ~'I1'al1ti;
-&amp; celuji~c'i fu.t [ommé pou-r le" premier j.our (FAu,qient@ ,, -pour
'voir dire qU"i,1 [el:01t é~l!l moyen: Ge. ce .tiré ,de q.ualité, fous
l'®Œre de J.mi payer teus l.@~ &lt;dépens par hû [lits }u[qlqe~ alorsL
'Guiet le ~fit concéder aa:e- à l'Audiefloe de cè qu'a vouloit refter
, .
dans l"j,nfhl'lce pour h çontervation 00 [es d.WÎIiS. ,
:lin Get état des' cho~s, il fut rendu Se.nt~nce le w Février'
173 1, qui aâjllgea les re.grès avec dépens a&amp;ifs, paŒfs &amp; d~
Id garantie COl'lt:re les hoirs de Mre. de Bergue; cette Sente,nce
fut c0.l1111l'rmée' par cell@ d.u Lieu'tenalilt de Brignoles du 7. JUillet"
-' 171'[,

,"

r,
cè~le~ci ide

.,

Appel" 'de
la part' " ~es 110,Ïrs ,d.e ~re., de ~ergue·
"pardeva'nt 1a: ,COUF, &amp;. ,leur , gd11ef cOlilLi1itQ,~t a foutem,c ql1e
- le~lr offre éJant [atisfaél:oire , 'ils ne pouvoIent fupporrer les:
dépen~ faits depuis la fomption en cau[e ; &amp; fur c~s rairons "
- les dëuJI: Sentences furent réformées par :l'Arrêt: ; GlUet fut con: damné aux dépens des appels, ceUx faits pardevant le premie.r- Juge depuis 1a (~u~ption, eL}' ca&lt;llfe ,. 'c ompen[és ..

�]12

COMMENTAIRE!

11 ën eR: autre~lent en garantie {impIe; le garant ne peut
pas prendre le fait &amp; caufe du garanti (art. 12 ) , &amp; n'eft .pas
feul expoJé à la condamnation des, dépens ~ dommages-illtérets;
la raifon de. difteli'eBce eft fenuble. .
,
Le défendeur principal en garantie f0fmelle Ile donne par
fon fait aucun lieu au trouble &amp; à l'éviébon.; il n'eft dONC pas
jufte que. le garanti {oit expofé au~ ~épens, domma,ges - intérêts : mais le. garam {impIe eft oblIge perfonnellement comme
le garanti; il ef!: également la vé.rit?ble pattie du demandeur
originaire, qui a aébon contre lUI, .comme contre le garant.
Mettre le défendeur hors d'inftance, ce feroit le décharger de
l'obI ÎO'ation perfonnelle par lui contraél:ée au profit du demandeur qui a dans ce cas deux parties : Perfona ~jungitur, tantùnî,.
p erfon(E , non eximitw-, nec qualitates mutantur litis. ( Theveneau ,
liv. 3, tit. S, art. 2.) .
.- .,.
Le Jugement d!: donc également exécùtoire dans la totalité
de fes difpofitions c01~tre le garant umpIe &amp; contre le garanti,
fauf le recours du garanti contre le garant, pour le tout ou pout
une partie, fuivanr la nature de la conreHation : ainu l'affocié
{olidaire, la camion qui a renoncé au bénéfice de difcuffion;
peuvent être attaqués &amp; p011rfuivis par le créancier e.n paiement
de tqul; ce qui eft dû par la fociété, ou par le débifeuF principal, parce qu'jls {ont les vraies parties du vrai d_e mandeur
principal, [olidairement 'obligés à le payer; mais la caution a
[011 recours pour toute la, fomme contre le principal débi,teur
qui doit la garantir de tout ce qu?elle peut fouffrir en principal,
intérêts &amp; dépens, &amp; le c'Q~~ifocié a fon recours coutTe l'autre,
pour lui faire fupporter la portion ,ql!l'il doit payer.
.
Le co-aiTocié foli daire ne peut faire fupporter les dépe~ de
l'infiance à l'autre, que du jour qu'il. a, offert réellement fa part
'&amp; portion, &amp; qu'il l'a interpellé de payer la fienne, là Ü'li le
créancier n'aura pas voulu recevoir une _portion de fa créance.
~'il veut ,Prévenir uO\!l~e. contefia,rion, i1 ,d o i~ avan~ l'aŒ.glJat~on, ~otIfier au co~debIt;eur q~'Il eil: en etat. de payer fa portIOn, 1 affigner pard evant NotaIre pour v:enir payer la uenne
&amp; donner la ' même aŒgnation au . créancier po ur venir r~ce~
voir. Si le co-débiteur fa it défaut" le N otaire dreife l'a8ce du
défaut de comparution, &amp; fi le . çr~aIlçier eft obligé de pour...
[uivre

,b

l'

S UR LÊ RÉGLEMENT DE L A COUR.

Tuivre enfuite fon paiement en Jufiice , le défaillant fupporte
toUS les frais de l'inftance.
.
, - Nous devons o?ferver iC,i que. fi un co-a~ocié obligé de conteller dans une 111Hance ·a 1'aIfon des aébons communes ou
des droits fociaux, vient à être condamné à des. dépens chaque . ~o-a~ocié. non appellé au procès en fupporte fa P~rt &amp;
pOrtIOn, a m0111S que la cOl1tellation ne [oit évidemment mauvaife, parce que tous les co-affociés font affiO'nés en la perfonne' d'un feuil &amp; que· les dépens ont été- fai~s pour l'intérêt
commun.
Il eil: certain q~e l'aél:io.n en ~a'rantie peut être exercée pendant trente ans, a compter du Jour du trouble, c'eft-à-dire à
'com'pte~ du jour que l~ garanti eil: recherché ; la prefcripti~n
de 1 aébon ne .peut aVOIr fon ,:ours aupa.ravaBt; il eil fenuble
que le/ ga.rant; oe peut att~quer fon garant, avant que d'être
atta~ue Jm-meme. (~ecofmis, tom. 2, col. 1 Sl 1.)L aél:IOn en garantIe formelle peut être exercée en tout état
de caufe-, &amp; même apFès le Jugement &amp; Arrêt définitif' mais
~'il y a e~ Jugement ou Arr~.t. a:vant que le garant foit ap~ellé ,
Il ne dOIt aUCI:InS depel1s cl- ll1il:ance, attendu qu'il n'a pu accorder ni comeller la garantie; tant pis pour le garanti de ne
l'avoir pas appeUé. .
.
-' Mais dans ce cas, ql:leHe e1l: -la voie ouverte au garant pour·
fe I?ou:v~ir contre ,u n Jugement rendu, &amp; exécutoire contre
'ui, fa,Pls- qu'~l ait été oui ni- appellé dans l'infiance? Geft fans
contrèdit [a voie de l'appel, ou· de la Requête civile, u c'eil: UH
Arrêt., ( 1667, tit. 3 S , ·art. 1.)
Le garant formel eft véritablement l'ayant-caufe du garanti ,
ou pour mieux dire' , il eil, C0mme lui, véritable partie. Il eft
cenfé avoir été oui daas J?infhnce par la bou'che du garami ,
leurs raifons étant les mêmes, &amp; l'om n'ayant pas plus· de droit
~ue l'autre. Ainfi le garant ne 'p eut pas fe pourvoir par Requête d'oppof.itioi1 comme .tiers· non oui, pour faire ,rétraél:er
l'Arrêt rendu contre le garanti. Bonnet, lett.. G, nO. 3 , rap-porte un Arrêt qui le jugea ainG.
.
Une conteil:ation d'abord élevée au Parlement de TOllIoufe
entre Mr. de Papus, Con{eiller au même Parlement, &amp; le:
~eur de Mainial , fur la Juftice du lieu de Cugnaux, fut évoqué&amp;

...

1

.

R l,

•

\

�3!4

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

COMMENTAIRE

au Parlement d'Aix, &amp; décidée en faveur de Mr. de Papl!s par
Arrêt du 2 Juin 1713. Le iie~r,de Perrin fiell~:de La~gari,
qui avoit vendu au fieur de Mamlal les terres, qu Il, Cr?yolt devDir lui attrihuer la J ufiice de Cugnaux, &amp; qUI en etOlt garaat ~
préfenta Requête pour être reçu tiers'"' oppofant envers ce~
Arrêt.
,
0::1. diroit pour lui, d'après la Loi fœpè 6.1,.If. ~~ re.1~dic.,
que le Jugement ,rendu emtre deux per~onnes, ,ne pre)WàlC1e p~
aux autres : flep~ conjlitutlJ.m ejl res mter a/LOS judlcatas a[ll~
fl on prœjudicare ; qu'il dt jufie, -d'~ntend~e &amp; ~e re~~voir, ti~rs­
1

opparant Je vendeu,r garant qUi n a pas ete ,OUI ;, qu Il a IDter~t
&amp; aéhon à faire retra8:er !Jn Jugement ex~cutOll"e contre lUI,
&amp; cela q.uoique le gar&lt;Hlti [e foit bien défenqu, p.a rce que le
vendeur dt toujours mjeme ü1ilruÎu: des titl"~s &amp; des exceptjons
qui peuvent êtœ oppo[és }l. celui ' qui éY~l1ce, &amp;. ~peut cOFlféquemment fournir une 1neille~lre défenfe.
Ml'. de · Papus répo~ldoi.t q.ue l'acquéreur contumax, ou qui
i1'a pas a-ppellé !Dm gat"ant, perd [on -aéhon. de garantie, tout '
.c omme fi l'éviétjo,liJ. procede q~ la faute de l'acheteur; il. cit.6 it
Cov;mnwias, çhap. '1 '), 11.. 4, qîui tieB.t que le Jugement reHdu
contre l'acquére~r préjudic,ie au vendewr, qu~n4 même il auroit
été rendu à [on infçu, &amp; qu'il n'efi pas r€çt.). à faire rejrlJger
la que/Hon, mailS [eulemetJ,t à appeller d)l Jug~m~nç, ' s'il dl:
filfceptibJe de l'app@1.
.
Par Arrêt (j!,u 26 Fivrier 17Q, prononcé par Mi'. le Pre:mier Préfide.nit Lebret, le fi~'Ur Perrin de Langari Eut ' débm.j't~
de fa demande, quoiqu'il ellt jtlfiifié par des Mtefiat~qns d~
.MM.,les Gens du Ro,i &lt;iu Parlement de T oulou[e, que l'ufage
étoit d'y rece.v9ir les" garants tier-s-Gpp0fants envers le~ Arr~ts
reMlJs contre l,es garamtÎ-s; ces ;ltt~Q;ations .l).e f4rent d'al!lcun
p oid,s , s'agi1fant d'une tierce-opP94~i(W envers un Â.fl~êt dq
.P,arl e~n~nt de Prov;epee. M~. Baçulafd phidojt pour le .lieur d~
Langari, ~e. GaQteaum~ -potlr Mr. de Papu$.

•

,

j

=

a

T 1 T RET REl "Z 1 E M E.
JONCTION ET INTERVENTION.
1.

·C.

a,

ELUI qui voudra, inte~veTlir
un procès, préfentera Requête
" en la Chambre ou leda pro,ces fera pendant, pour y être
]omt, &amp; ,r atta~hera les pieces ;tiflificatives de [on intérêt '- &amp;
en donnera COpte aux Procureurs de l'une &amp; des . autres par~ies., &amp; étant ordolZl2é qu'il requerra ladite jonc7irm en jugement,
d, Y ,fera, pOU/"VU, toutes les parties ouies, &amp; ladite Requête (ignifiee.
"

Q

Uoique ce titre ne parle pas de la jonétion dti deux
"
caufes pour ê:re }ugées ,p,ar un feul &amp; même Jugement,
PQlIS çmyons devoll.~ placer ICI ce q:ue nous devons en dire,
&amp; -ob[erver, que cette jonéfion peut être demandée, quand il
y a entre tes deux 'eaufes connexi:ré fi.lfEfante; pour que la
j@,fl(~l:ion ' ait lieu, il faut que les deux caufes dtrivem du même
principe, qu'elles [oyeat de même nature, qtl'elles foyenti
pendantes
pardevant le même Tribunal, &amp; entre mêmes.
,
part&lt;l€s.,
.
.
- Polir fa'i,r~ brdonner cette jonétion, on préfente Requête au
Tribunal faifi des deux ,caufes , 'o n expofe leur connexité, &amp;.
Oli dem,ande de requérir en jugement contre la partie en la.
perfollne · de ton, Procfireur, que tes deux infiances ou procès
fer~:)11t joints ,enfemble pOuli être jugés par un feul &amp; même
jugement; fi c'ef:l. pal'idevant.· 1ft ' Cou.r, la Requête efr préfenrée
à, la Gran.d'Chamhl'e, fi les procès ne font pas difiribués, &amp;
s'ils [ont difl:ribués , . à la Chambre où le ,premier Commiifaire
commis fe trouve de [ervice.
Sur cette Requête, le Juge rend ce décret: Le requerra en
jugement. &amp; fignifié. La' Requête &amp; le décret [ont fignifiés
,
R r 2

)

�3 16

C 'o

-

MME N

TAI

S UR LE R.ÉG LE MENT D E LA

R E

au Procureur, &amp; l'on fait fommation pour .1&lt;1.: p~'emiere Au':
.
dience l'on plaide &amp; le Juge fiatue fur la JonctI,?ll.
Si l~ jonétion efl: ordonnée, .le Ju~e 'pro~onc_e, all1R:' Nous;
faifant ' droit à "la Requête en JonétIOn ~refentee par . .' ../ ..
le ..... . avons joint . les €aufes dont s'agIt, po.u~ ~ei:l'e . Ju~ees
r 1 &amp; ,. ~ e J'ugement fauf de tes diSJoll1dre s Il y
par un. leu
mem
.
'
écheoit. F ait à . . .... en Jugement le ..... .
On fignifie l'extrait de cette ' Ordon~1ance ~u Procureur, ~
- dès-lors op ne .fai~ plus q!l\uw feule l11firuél;ton pOl;lr parveIllf
~'u jU(Te~ent des' deux proçès. ' De forte que : plufieurs , af?rmations faites ' dans les différens procès ne vaudrOlent que pou; ~ne,
parèë qu' il n'y a q~'un ~eul PA
roc/è s) cepend~m. fi eHes etOlent·
Fàites ava'nt que la Jonébon . eut et~ · ordon,n~e '. elles. a,cque r:-.
i'oie~f clans ' chaqt;e ,procès, les voyages ~rd1l1,!1l'es faIts ava.nt, .
la johétiol{; c'eft-à-dire que fi le.s· del~x pr~cès fG~1t pradl:uts,
avant que d'être joints, la partIe qUI ob~Ient ~all1 de caufe
p.§lffe eQ... taxe .!ln voyage ~our chaqu~ prefentatlon, un v~~
deux .pre~
yage pour chaq~e produétIOn? à mOl11~ que les A
fe nt ations . ou les (deux productIOns ne fulfent du me~e Jour,
m ais il ne 'l peut paffer qu'un feul ' voyage p'our la 'taxe des
d épens des deux procè13 joints, parc~ ' qu'on ne ' fait ' qu'unë '
feule taxe. - '
' . ' , ., .
..
. La daufe falif de disjoindre efi de droit, quand même èlIe
ne fe rait pas inférée dans le jugeme1'lt. La disjonél:i0:1 peut
être demaln.dée&amp; accordée en tout tems, mêm.e· en Jugeant
les deux p'F oces. '
C elui qui veut intervenir dans un procès _ fubfifiallt entre
d'autres ) parties, doit avoir :aél:ion, &amp; par' 'confêquent intérêt:,
•

,

1

\

1

'

.

• •

1\

•

intervenir qui litiDus &amp; caufis alienis Je immifcet cùm fuâ intereJfèputat. Il peNt intervenir tant en premiere infiance que fur l'ap..i

pel , &amp; en tout ét;at de c.aufe ; à cet effet, il préfente R:equêt~
am Tribunal faifi J de la ' c.onteil'ati'0&gt;1l:, il expofe les moyens:
qu' il a d'iuterveL'ltiQ&lt;lJ ( ;r ~67, tit.; :fI, art. 28. ), &amp; demarid~
qu'il requerra au premier jour éli. jugement Icol~tre les autr~S:
parties, en la perf{)nne de leurs Procureurs, qu'il fera reçn
partie jointe &amp; intervenante dans le procès dOHt il s'agit, â
l' effe t d'y requérir qlie ... ~ .. .' ' ~
.
.
.
. Sur ce tte Reqùête intervient ce décret: · Le 1equerNl: -en jJl:""

COUR:

3 17

gem~/1;t &amp; fignifié.

La Requête ' doit- elle être !ignée par la
par.tIe ou par un Procureur fp écialement fondé? Il fembl
~I~l'Il ~'y ~ pas plus de ;aif~l1 d' exiger cette fignatHre dan~
Imt~l V~ntlol1, qu~ lorfq~ on mtente une aébon principale, &amp;_
la remlffion des tItres faIte au P'r ocureur , ou. même la r.. . 1
' ff'.
' 1 . cl
u mpie;
connomance
qu
on
Ul
onne
des
m
oyens
d)intervellt'
/ 1
/
Ion, d·
0 1vent ega ~ment operer un pouvoir fuffifam ' le Proc
d
t
' b fi' d .
,
ureur a
u es n da l~bolnl /' ~ nen de plus pour ê tre autorifé à dreffer la
d ema1.1 e 1 el ee.
. Auffi nous penfons ~ve~ ~o~ier que la R equête d' interve n~lOn/ ' fur-tout en ~atlere cIvIle, ne pourroit point être re)ettee par le feul defaut de fignature de la partie ou dll P
cd ' r. l'
.
ro. dcurel~.r wn e ,. 11 on vOyOl/t ~a moindre preuve de la volonté
: e / ~nte~velnaJilt, comme remrŒol1 de titres, lettre miffive ou
lnteliet ree.
. Nous nous rangeons d'autant plus volontièrs de cet ' avis "
que l'Ordonna1i.ce n'exige nulle part la fignaturé de la partie'
&amp; l'Arrêt de Réglement du IS Juin 1679, rapporté par
de Reguife pag. 130, autorife expreffément notre affert:on .
cet ~rrêt fait . défel11fes à tous Juges fubalternes du reffOl~t d~
la Cour de~ recevoiI; les ' Requêtes d'intervention des peres
meres, .parems des .accufés &amp; accufées de maltlVaife vie o~
autre cnme, fi elles ne fOnit 'iigriées p ;:U? les parties intervenantes ou par leurs Procureurs, ayant d'elles un pouvoir va. . .
Ia!ble. Ce~ Arrêt n'exige pareille fignature que dans le cas d'une
plainte grave &amp; qui inréreife l'honneur des familles ' &amp; l'on
pe~t bien réclamer ici la regl~, ùzclufio unius, efl e:clufio' altenu!. ' &lt;i::ependant ~ans l' llfage, 'pareilles Requêtés~JoHt toujours
fi;gnees par la partIe ou fon Procureur fondé. Si l'une des partIes 'c ontre laqtlelle on demande l'intervention, et!: défaillante
-O~ l'affigne en per[G~ne ou -domicile pour le premier jour d' Au~
dlence fans expeél:atlVe, pour voir ordonner l'intervention &amp;
alor:s ' il y: a un Jugement par ' défa_ut à la. preIhiere Audi~lce
contre eUe, &amp; em: contradi.étoi.Fes 'déferifes contre les parties
F&gt;réfentées, qui reçoit l'intervention. La Sentence efi 'conçue en
ces termes:
.
_
,
~0US "faifaI:t droit .ala Requête. de Jacques • •... '. 'd u :~; ... ;
t-endante_ en Intervention dans l'infl:ance dOl1t s'-agit , avons

M:'

..

,

�,

,

3,1

9

'

,

COMMENTAIRE

d'a '

,

donné défaut audit Jélcques contre ...... &amp; , en contra 1 Olre
,
Juge
men t ct~,'ec • • • • • • par'tl'es, préfentées, avons reyu .led. Jac~
p:trtie jointe &amp; j,ntervenante dans le procès dont
q,L1e~ .. ';··s p' re/J'udice du droit des paFties &amp; fans retardation
s agI[, la n
"
1 l' '
du juge ment. Il efr certain qLle dans l'etr~lte re~ e', 111t~rve~
tion n'arrête ' pas le jugement ~e la qu~frl0n pn?clpale, ~u 1
refre doit fe ['lIre conceder aéte a la premlere
, '1
ce lut qm a con
,
, . "
, ' , Il fi d
'
'..
de
fa
contefi-atIOl1,
malS
une
fOlS
ql~
e
e
eu
or
onnee,
Au cl. Id1ce ,
, \" "
d Il . 1'. ffil'.
le Juge accorde toujours ~ l'l11.rervenant un e al lU l,mt pour
fournir fes moyens de défenfe.
.
,
Si le procès eH: réglé , l'Arrêt o~ l'Ordonnance de jonéb?u
portent toujours: Et avons ordonne que fitr le tout le,s fartl~~
~ "'orzt au Greffe
&amp; on aj'oute: Pardevant
le CommiJ1alre la
eC/lI
:1JL ,
,1:. '
'
t' .r. le procès dl: diihibué. Lorfqu on veut Ialre prononcer
6Jlepu
e, !J!'l
•
\
,
'
,
r
'une intervention, on doit te1llf toutes les partIes· en &lt;Ina, It~
dalls FéJiquE:tte (" 170}, ,art. I23. ~; &amp; , fi le procès efr , ~egle
&amp; diHribué, ' l'adhérant peut prodUIre fon fac le meme Jour.
1

A

e art.
') 4· )
,,
Celui qui intervient, dOlt

'
d"
donner, lors d; fa Requete ,111tervention, copie à tous, les Procureur~ de Imil:ance,' des tItres
~ pieces j'l11bficativës de fon interventlon ( ,I 667' tIr: 1
art~
28. ); il eft -de toute juftiG~ qble les partle~ conn&lt;~Ilrept fon
jntérét &amp; fon aébon j maig s'il Jr a .pluIieurs 1l1tervena!lilts, cha~
cun d'eux ,du moment qu'il eil: dam l'inftance, doit commu, lliquer fe; titres &amp; fes moyens de défe~lfe aux , feul~s p~rties.
à qui il a intérêt de les opp'Ofer, &amp; qUl ,feules ont Interet ,de;
les coni.battre" (' \
'_
. (
Il dt ce~.. tâin, que le : ptivj'légié qui 'veut [intervenir· ~dans .IUt
procès, peut évoque.r l'ihftance &amp; -attirer tou'tes les parties 'par--devant le hlge -de fon privilege, ( l 66~, tit. 4, art. ~_ I ),' pour~u
qpe le Juge qu' privi}ege foi~ ftlpérieur 'Ou égal à cdm, qUI eH [alti
de la fl'latiere.
J".
~
,.' POk1,f ' evQquer ', par exemple, à, la ~Ckall1ibre des R.equêres ,;
le - privilég~é ,qui , ve~I! ' intètverur-_dam '. wtre infl:ai1c~ p~ndan:té
pardevaL1t un ,.Sénéchal ON' mil: Juge fm:b.a1tei:n~ , _ d(~m{le à toutes,
les parties copie de fon com111ittimus, &amp; les fait ajourner à
çom.paro'Ü· p.a.rÀev~ot'-la. Coùr, tèl1lant- l:it:Cha'mJ)re des Reqtlè~es,
çans le délai çQmpétent, pour voir drire_ &amp; ordoi-ll1,e r q~e , }\nfA

l,

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

I

fc
'
3 9
tance
,
,el~a evoqu~e pardevant la Chambre, qu'il y fera l'eC ll
partIe 101l1te &amp; H).tervenante, pour y requérir telles &amp; tell~s
fin$.
, Pareillement fi un privilég ié efl: appellé dans une 1'11(1.,
ll
r.'
uunce en
.a ffiluance en caUH~, garantIe Ou en commune eX6 cut'
''1
r.
' ,
,
ç
IOn, ou ~mtrement, S 1 veut Uler de fon prIvIlege, Il ne dojt pas attendre
que le 1t~ge pardeval:t lequel il eH appellé ait rendu contre- lui
qu~lqne Jugeme nt" Il r~nonce par-là à fon. privilege; mais il
dOl!: a~parava~,t, faIre ,aJourner, tou,res les parties pardevant le
]pge
fOl; ppvIlege, pou~· vOir dU'e que l'inftance dont s'agit
[e:a evoqu,~e pardevanr lm pour être traitée &amp; pourfuivie ce
falfant, qu Il y requerra telles &amp; teUes fins. .
'
Q'
1;,0\1S. reiJ:e à o?f~rver ~llr ce titl1e, 1°. qu'il ~1ut di{hn~
ou,-r l Hl~el~el;anc qUi H1(=erv~ent pour fon intérêt perfonnel,
fclns aVOIr mterêt commun avec l'une des parties ' d'avec l'int@rv~nant, ou, pour mie~x dire, l'adhérant aux fil1~ d'ùne autre
partI:, &amp; gU} a un, interêt commun é,lveç eUe; l~ premier doit
111et~!'e" fa, prefenratlO11 a,LI ,Greffe &amp; faire fa procédure à part,
SJ.UOI~Ll Il fe (erve,~bl (E.mill~re d'un' Procurellr déj4 .confl:itué
par 1 L)~le des pa~[I~s ,dans -1'111fiance , bien ençendLI que le ,Pro~U1";ur ne peu,t pmil1s Occuper pour deux parti,e s qui ont un
lnt@rêt contraIre l$&lt;:. des fins ~ prelldre 1'~111e cputre l'autre; \
le ~ec@lld, c'eft . . à.,.d.ire l',adhéflUH ,- f~ fel!v(lnr du n1Îtliftere du
mep:l e Pro~nreur 9':: n~ 'p04r~a f~i~ pçmr tous les -deux qu'une ~
[~~1(J ,~ llle rne : pr0ç~dt)r~, Ji ne n1etltra: même aucune préfent~ÇJ91l ,a.~ 0eff~ YOll( les 5l?hérançs, à moiJ1s que le procès
fi .~ût ete 1l1tl'oduJt en p1?enlIeœ infiance .pardevant la Cour,
o.u, qu~ les intervenants &amp;. adhérants n'euffent pas été partI,es pard~V~t1t les pre-m iers Juges; ils pourrQnt alors fe fer""
V1r clll ' ,~1lt11fl;eré ,çh,l ,mê~~ Procureur; &amp;. faire un Réglement
~ une 111il:ance partlcuhe.r e, pourvu que lors de leur interventlqn &amp; a~hérance, le :Î)r~cès p:rincip'lleût déja été réglé &amp;
la
commu11lquée. . ( 170'";) , art. ') 2 , ') 3 , ') 4 , ') ~} ,
') 6.produébon
)
1

,

?"

:1

A

2°. Celtû ,qui, ~ntervielft pour [on intérêt particulier, &amp; qui
eil: reçu pa:tIe JO~nte fans retardation dans un procès réglé,
dreffe fon 1l1Ventalre de produétion dans les délais ordinaires,
produit au Greffe, fi le Commiifaire n'eH pas nommé , 011.

(J.j-CiJ

,

�' SUR LE RÉctEMENT DE LA COUR:

C

"'1:0
J

-

0 M :M E ')li TAI R E

S

2

\

t

,

-

6,e.

*rftgeBM'r

JAL:

, 'D!;;:s;::au. .

•

par comparant · pardevant le Commiifaire, s'il y en a ,~111; &amp;. accufe la forc1uGon. Le défendeur de fon cnef ayant dep produit fur le principal, peut produire de nouveau contre ~'iriter-.
.venant {il efi: partie nouvelle, &amp; on prend conu:e lU! no~­
velles fins) ; &amp; fi ce défe?deur v/eut aller av~n~, Il p~ut. declaret: à l'·i ntervenant, qu'Il fe depart des de1als' ord1'l1aIres,
communiquer fon inventaire de produétion le même jour- de
l'Arrêt d'iHrervention, produire trois jours après, &amp; accufer
une forcluuon, pour faire produire l'intervenant dans la huitaine ,paffé laquelle le procès p~:&gt;urr~ être jl:lg~. ( 17° 3., art. S7· ).
30. Un ceŒoJanaire des drOIts d une partIe ne dOIt pas vel1Ir
dans l'in fiance par intervention, mais demander par Requête
qu'elle 1iera aurori.fée à P01!u·fu.ivFe &amp; à faire juger en fon nom.
Il en efi de même du pupille devenu mineur, &amp; de· la femrne
devenue veuve ou libre, fi ie t\lltel:lr ou le mari ont agi. Ainfi
jugé par Arrêt du 17 Décembre J74') , rendu entre les freres
Guitton de la ville de Marfeille, &amp; prononcé par M. de La
Tour.

40. Si après _l'intervention reçue, l~s autres parties tranfi-

geoient &amp; terminoient entr'elles le litige, à l'infçu &amp; au préjudice de l'intervelJant, celui-ci pol:lrfuit le jugemeflt du procès,
com 1ii e. s 'il n'y .avoit aucune novation; fi on l'ui oppofe la Tran{àébon~? il I?anaql}e, § fon imévêt l'exige; &amp;; ce n'dl: que 10rf':'
que les parti~s ont retiré , leurs f.acs du Greffe, que l'intervenant de11liJ.1de qu'il · foit enjoint à telle &amp; telle . partie (t:oujours
el1 la per[onne des ProcmehlFs) de Fétablir dans dnq jours
leurs facs &amp; pieces, pour être portés à Mr. le Commiifaire ;
&amp;. être · paifé outre au jugement du procès , autrement &amp; à '
faute de ce faire, que le pvocès fera jugé en' Pétat fur le fac
d~ 1'intervenant, qui fera à cet -éffet ~orté à Mr. le Çommif~fane..
r
. :11
•
.Le délai paffé, le prbces peut être jugé.•.

TI T RE

QUA TOR Z lEM E.

QUA LIT É S I N CID E NT E S.
1.

L

ES 'Lettres Royaux de rejtltutiô

Z ·
tiendront les -appellations ou de n, es Req~et~s qui con-·
ront mention rf{r.rpe c7ivement d
s demandes mCIdentes, fed'
1 "
J.f
es moyens de rriflit t d
appe , &lt;Y du foje t de la de man d . " Ji 1 - Cl zan, es caufes
renvoyée cl l'Audience lad 't
el'!,~ l'd a caufe p rincipale
eft
r;.
.
l
,
t e qua zte mCl ente y r;. .
,rr;
. ,
par j ommatzon, p &amp;ur être fait droit ' _ ..
j e'f"a aUJJI traztee:
principalè' &amp; Ji Zed l " .- 1 r;.
coryollltement avec la qualité
brdonné J~r la - Re :êrellnc.Zf'a !e tr~~ve ::églé au C°r:-fe il , il fera
l'emploi, &amp; que 1/dé('en~Ul fera ~ldé(entee fur ce JilJ et, .acte de
-d
1
. j ' eur ContI e lra cette nouvelle
1"Cl ente, es pleces Ju f).i~c td" zceIL e d
, . "
LF Il a Ives
ont'zl fer d qua' ete m.
ecrztures &lt;Y produaions s'il
en
d
_. a onne copœ,
forclos &amp; 1 t
. ' r; y
a, ans. trOIS Jours, autrement
,
e out mIS au j ac pour en J
1être fa~t droit .enfemblement 'ou fé;arémer~r6~t e prm~ipal, y
{lutre reglement ni in f).,-ue7io
h"
'1 par ord, e , fans
::1d
':)"
n, uztame apres a rémijJi'zo &amp;
.d UCllon es pie ces dudit incident.
.
n
pro-.
A

,

A refciÇton ou lei 'reilitution en entier efr H11 . bénéfi
les LOIX accordent à celu'
.
é / /f,'
ce que
aCte oLl il a ét / .
1 -qUI a
te 1aLe dans quelque
/t .
c
e partie, pour le remettre aù m ême état où '1
e Olt avant cet aél:e . fit/; h · . l
Z'
1

L
I

,

vellanfis veZ c·. . ,)-. .OCfitl;U ° ~ p urifariam pr.ztor homùziDus
lTcumjcnptls
Leu' z , if.• d e m
- mt.
. ref)...
OmneTF. , .
,f).' _ uovenzt ' b
tuntur.s zn .zntegrum re,;,'ltutzones , causâ
o gcm-ta , a prœtore promltA

1

:( '

. L~ re[~irtotl dl: ?die~)fe, en ce qu'elle tend à im u ner le

f~lIt

g

pwpre
de CelUI qUI veut être refiimé' elle efr
g bl
en ce qu'ell
,ravora .e ,
~
. e p.rete une mam fecourable contre le dol la .
1ence
-î. &amp; ·a utre c.aufe l.égitime de' refbtu-VIO.
' la -Eraud
" e, .l a Jiurprl1e,
A

_

.&lt; .

tWil.

1 ~e~ moyel~s te re.fciuon entre majeurs font le dol, la crainte,
ca VlO ence , ·a urpnfe, la fraude ,die? Leg. l ; tous ces moyens
Ss

,

.

�;32 2

'

C

0 MME N TAI R E .

doivent être fuffiürnts pour avoir eng~~é le majeur à contraê1:er
,
m alaré lui &amp; cadere in confiantem vmum.
Le vend~ur efi. encore refiitué envers l'aéte de vente, S'I~ y
a dans le prix 1éfion d'outre-moitié (Leg. 2: ~ od . de' refcm'
d't'
) Le partage entre co-propnetaJres efi fUJet à
,
, Il. à d'
fi
d en da v~n l wne.
r 'r.
"1 y a léfion du ners au quart, c en- - 1re, 1 un
relClllOn, S I ,
l '
il:
léfé
de
facon
qu'il
a
de
mOlllS
entre
etIers
co-partagean t e
,,
'1"
&amp; le quart: de Ge qu'il aurOlt du aVOIr, comme SI ,n a 'fue
,
t
:lle livres ou enJ;re vinO't mille &amp; vingt-deux mIlle Cl11q
VIngt' ml
."
,b
"
Î . '
'Il
cent livres, tandis qu'il devro1t revemr a la portIOn trente ml e

c.

A

,

'

livres. ·
cl
l'
à 1
La moindre léilon que fouffre le mineur, onne let!
a
refcifion, &amp; même le d#aut' d'emploi utile d'une [omme par'
","
'
lui empruntée.
Comme les voies de nw1l1te n ont pomt heu en France, ii
la nullité n'dt exprimée par les Ordonnances ou par les coutumes il faut pour faire refcinder un acte, prendre des lettres d~ refcifi~n aux petites Chancelleries.
. .
Ces lettres font principales ou incidentes; elles [ont prInCl-pales, 10rfque celui qui efr 1éfé, fe pOllrvoit ~ui - même, pour
faire réfiIie~' fon obligation ; elles s'adrefrent touJours au Lleute-,
nant du Sénéchal du Relrort du domicile de celui qll'on attaque.
Elles font incidentes, lorfqu'elles font impétrées &amp; oppo-,
fées dans lift procès déja extant : ainfi Jacques porteur d'une
obligation de mille liwes , te pourvoit contre Jeal~ débiteur ;
celui.,.~i préfente, &amp; il impetre des lettres de refclfioll envers
l'aéte. Ces lettres font adl'effées au Juge faiii de la contefra-,
çion principale, &amp;, peuvent conféquemment l'êq'e aux Juges:
çes Seigneurs.
'
, Si cependant l'aB:e étoit nuf de nul'lité d'Ordonnance ou, de'
coutume, comme fi le mari avoit aliéné un fonds dota}., fi les
biens d'Eglife ou des pupilles avoient été &lt;\liénés fans les formalités requifes;, fi le contrat eH ~fllraire, l'acte étant mul de,
droit, le Juge doit le c~ffer, fans que la partie impetre des
lettres de' refcifion. n en dl: de même, fi, l'atte efr nul dans,
la forme, comme fi la partie, le Notaire ou les témoins ne'
l'01)t pas figné. Et pour fixer le "cas que les lettres de refci-,
fion font né.cdI"aires, &amp; çelui q~'elles ne doiveutpoint ê.tre

SUR LE RÉCLEMENT DE LA

CouR:;

31.3
impétrées,. nous obfervèrons qu'il faut recourir au Prirtce, 10rfq ue l'acte étant bon dès ,fon principe &amp; en lui-même, la partie
,ve~t ,fe faire refiiruer, ces lettr~s font inutiles lorfqu'il s'agit
de faIre cafrer un aéte nul en fOl, Leg. 4, Cod. in quibus caufis
in integrum refliültio non efl neceffaria. Voyez Denifart, vo. Nul-lité; Fromental, vo. Refiitution; Duperier, tom. 3, liv.
quefr. 13,
Les lettres de refiitution, refciflon &amp; autres, ainfi que les
l1emandes &amp; appellations incidentes, doivent contenir dans
toutes les J urifdictions les moyens de refiitution &amp; de demande,
'ou les griefs d'appel ( 1667, tit. I l , art. 2,3 ); les pieces juftificatives doivent être jointes, &amp; , le tout doit être fignifié par
copie à l'intini.é ou défendeur.
Ainu les lettres de refcifion doivent préfenter la nature de
.l'acte attaqué, le moyen de refcifion , &amp; le Souv.erain mande
au Juge compétent de remettre les parties au même état où
elles étoient avant l'aéte; l'impétrant préfente Requête; il Y
'e xpofe le contenu aux lettres; il conclud à ce que Jacques (à
qui il veut les oppofer) foit ajourné à comparoir aux délais
-de l'Ordonnance, pour voir dire que l'acte dont s'agit fera
l'éfilié &amp; déclaré de nul ,effet &amp; .valeur, &amp; les parties feront
l'emifes au même état oÙ elle~ étoient a'uparavant
Si les lettres de refcifion [ont incidehtes, &amp; que le procès
,l'oit à l'Audience, celui qui les a impétrées demande de requérir incidemment au premier Jour ci' Audîence contre le dé,fen·deur, en la perfonne de Me....... fon Procureur, qu'en
'lui concédant acte de l'emploi des lettres, l'acte dont s'agit, &amp;c.
Cette qualité efr jointe de droit à la qualité principale, en la
mettant dans l'étiquette.
. Si le procès dt réglé, l'impétrant expofe comme ci-deffus,
:déclare requérir dans l'infiance qu'en lui concédant aéte de
l'emploi des lettres, l\acte ,dont s'agit, &amp;c. Il prend en...l
fuite ces conclufiGH1s : Ce , confidéré, il VQUS plaira, Monfi·e ur,
'€n concédant acte au Suppliant de la préfente demande, ordonner
'lu' elle fera mife au foc , pour, en jugeant, ' y être fait droit , &amp;
que la Requête fera fignifiée au défendeur, en 14 perfonne de
Me . ..•... fon Procureur, pour la contredire dans le te~2S de
droit. Le décret qui int~rvien~, fi le procès efr à .1'Audlence,
S s 2,

2,.

�11 •
"J 2 'T.

C OMM

SUR :nE RÉGLEMENT DE LA'

r; N TAi R 'Ii

porte: Le requerra au premier jour e,~ juge,,!en~, &amp; .fignlfll. On
donne copie de la Requête &amp; des pleces )u{bfic~tI~es au ~ro­
cureur &amp; on fait fiOmrnation a·ux fOrI1iles ordlllaues. SI le
procès' efr réglé, le décret pm'te : .ABe fait. mis au foc, &amp;
fignifié. A ·..... te ..•. , On commUluque enfUlte ~u Procureur.
Tous incidents fe traitent également à l'AudIence &amp; par
écrit; &amp; par la force des décrets c!-deffils, ils [ont .joi~lts. à La
qèlettion. principale; la Sentence. qUI y&gt;POnonce fur ~e pn.nclpal ,
prononce également fur les jncl~e~ltso' fans autre )onthon. ,
Nous devons encore obferver ICI l • qu@ fi le Jugement dcboute de la refcifi.0n, il n'y a- que la v.oie de Fappel ou de la
Requête civile; on n'accorde point de fecQndes lettres, &amp; .
ç'efr une regle de Chancellerie, Dis fupplicare non licet;
2°. Les 'lettres de refbfi.011 n'ont auculJe force, qu'en tant ·
qu'elles font :fi.livies d'un Jugement qui pwnonce la refcifi.on:;
&amp; l'on connoît la reo-Ie,
pendente refcifio1-ze"wntraaus tell et. .
o
30 • Les aétions r-e[ci[oires, pre[crivent dans dix ans du Jour
du contrat (1)10, art. 46,1)3'), art. 29 &amp; 30;' Mornac ad
L. l , Cod. de diverf. refcript. ), &amp; les lettres doivent être figni- .
fiées dans les dix · ans : idim efl1Um ejJè &amp;c n(Jn fignificari. Ainfi
8 ., au rap- .
jugé par Arrê~ reüd u après regjf.tre le 1 Juillet
port de Mr: le Confeiller· de Thorame, qui déclara Honoré ·
V entre du tieu de Colmars n011 recevable à ·faire refcinder un :
atl:e de vente dOBt il avoit dômandé la caifation dans les diX
ans; mais· il n'avoit imFétvé ; &amp; Îlgnifié les lettres de re[cifion"
que prb de .q uatre ans apres ladenlande, &amp; après les dix .
ans accomplis. Cette vente avoit. été faite a.vec faculté dé
racha-!: pendant quatre ansl Honoré Ventre prétendoit 1°; qu'rI .
fuffi[oit que les lettres fuffent impétrées avant- le Jugement .;
'20 : qlle . la vente n'étoie· parfaite. qu(aprè$ Pexpiration de la fa- .
c.ulté ctu Fachat, &amp; . que l~;taion refcifoire ne pouvoit. courir
pendant &lt;'.Jue· le rachat pouvoit être exercé .;mai-s il .fnt jugé
que les lettres devoient être fignifi:~es dans l'es dix ans, &amp;. que
Je patte' de ra'i:hat J:1'étoit pas [ufpenIif .de la vente, mais feule.
ment ré{.oluçoire. Me. .Dubreuil cadet plaidoit Po,ur. Jofeph
;Vetltre, Me. Vérdet· neveu POU); Honoré" Ventre.
La pre fcrip ri.Qm . l1e-court p'as; qua\ld on ne peut agir: cont';"
11!Oll' wllentêm agere, ·non (l{J!rit, prœfcriptio ; .aillll . elle ll·e cour_~.

177

1

CoiR.

pas contre le fils de famille ou la femme qui font fous la
plliffance du pere ou du mari.
A l'égard des mineurs, la prefcription de dix ans ne court
que du jour de la majorité acco·m plie; &amp; li le mineur fuccede
à un majeur contre qui la pre[cription auroit commencé ou
attend la majorité, &amp; on ajoute enfuite le tems qui man~uoi.t
à la prefcription contre le défunt.
AinG Jacques meurt fix ans après l'aae' fan héritier eft min.el~r ; l'aaion ne fera prefcrite que quatre' ans après [a majo~
lil te.
4°. La re!htution efl: réciproque entre toutes Jes parties qni
Qnt contraaé, &amp; celle qui [e fait refiiruer, ne peut pas de
[on chef oppofer l'aae, en ce qui n'efr pas re[cindé; il faut
que les chofes [oient en. lem: entier" Par l'effet de la re[cifion, .
.toutes les parties font mires au même état qu'elle_s étaient avant
l;'atl:e : Refiitutio in integrum ita facienda efl, ut unufquifque in.
l.ntegrum JUs fuum r.ecipiat .. Leg. 24, §. 4, ff. de minorib ..
Nous avons dit . ci-deifus que les décrets de requerra en jugenIent, &amp; d'ac7e foit mis au far:, forment la jonétion de la demande incidente à la quefrion pl:incipale. (Ac1es de Not. p. 154· )
Nous ajoutons que· dans un pwcès réglé, le défendeur doit COl1t;redire .la Requête i.ncidente da·Ds. trois jours,. à- compter du
jour qu'elle lui eft fignifiée (1667, tit. I I , art., 24) ,. autrement le Juge pellC paiTer outre au jugement du procès, [ans
autre produaion ni forclufion ( 17°3 , art. 1 12 ), quand même,.
dans le cas Oil il Y a plufieurs partie~ au procès, celle qui .
préfenre la Requête incidente contre l'une, n'auroit point encore pris des conclufions contr'elle, pourvu néanmoins qtle la
qualité . ~ rai[ol1 de laqwdle cette partie eft au procès , . ",it déj~.
été réglée, &amp; joinçe av.ec la qualité principale.
Mais c'ett une etreur de croire, que dans les procès. pen7"'
·clam·s à l'Audience, la caufe ne puiffe y être portée, même
fur la· quahté 'H1cidente, que' trois jours après la fignification de:
. la Requête; il eft certain qu'il fuffit qt\e la Requête incidenre
foit fignifiée la veille de l'Audience, {lour pOllvo ir être mire
dans l'étiquette; &amp; c'eft à la prud.ence du Juge à renvoyer la
Gau[e, &amp; à donner au défendeur le tems convenable, &amp;; ~l~-~
faux. BOllr pr.odyire. fes tjçres" &amp; çonrredire, Gerte ~lalite. mCl..-=--

.,

,(

�SUR LE RÉOLEMENT DE LA COUR;

autres IUle
qualité
' ..l '
cl ante
r
I
'nouvelle &amp; m.,..epen

c?e{l:
J.orme contre le drÜlt touJ' ours facré des J 'rd?n.'
un abus
.
unu I&lt;,;llons &amp; cet
ualité d' •
Olt erre renvoyée pardevant le J
'. ,
te
q
noÎtre; on peut feulement d'ln
. Il. uge qm dOIt en conl
'
c sune mnance par '11
fi
a, compenfation en vertu d'une obligation diff,f~1 e oppo el'
que la compenfation efr une vraie exce t'
elen;e , parce
d .
.
•
p IOn, &amp; 1excep .
~Ht toUjours etre propofée pardevant 1e J
I"
tl,on
uge lalll du pnnClpal.

COMMENTAIRE'

dente ;

&amp; cela- eH fi vrai; qu'on peut formér des qualités in;:,

cidentes même fur le barreau.
I l nol1S reHe à obferver [ur ce titre, qu'il eH de maxime
qu'on ne doit adopter comme demande incide~te. que c~lle
qui a relation &amp; connexité avec la demande pnncI'pa1~: amfi
le créancier d'une [omme à conHitution de rente faIt ajourner
le débiteur en condamnation des penuons échues; pendant le
'cours de l'initance échoit une nouvelle penuon; la demande
'formée en paiement eH une demande incid~nte; une conteftation eH encore incidente, quand elle [urvlent entre les parties pendant la pour[uite &amp; à raifon d,e la queH~on prin~ipa1.e.
Il y a au Siege d'Aix un ufage qu on ne dOlt pas fUlvre,
'sentenGe rendue pour arréraO"es de penuon, une nouvelle échOlt,
'on la demande incidemment~ parce que la taxe n'eH pas faite:
c' eH un abus' il faut affigner de nouveau; les Procureurs n'ont
p'lus de pouv~ir, parce que le principal eH jugé, &amp; la taxe
qui eH une ümp1e e~écution, 1;' a r~en. de comm~n \~~ec ,une
'nou vel1e demande qm ne pel~t etre 111cI~ent;., ~U1~qu~l n y a
. plus de principal: il en ferOlt autrement, sIls aglff01t de la
-tt-ll.txf1PlJ l of:- 'C affati'on d'un_ ~ fait. ' en exécution d'une Sentence; la de'- .
mande en caffation eH incidente, &amp; il faut alors fuivre la difpoution de l'art. 4 du tit. 2 du Réglement de 16 7 8 , qui veut
que les Procureurs préfentés en une inüanc:e principale, foient
tenus d'occlJlper tant fur l'exécution des jugements, que fur
tous auti'es incidents, fans nouvelle aŒgnation ni ugnification
1 /
J à la' partie .
P...
1&lt; ;)~PMth-M.C&lt;»nO;.l)..-C'eft un verItable abus d'1l1ttodl11re cou{me 111clclenre
f lM n/1{:;.J~
'dans une inHance, une contefiation nouvelle, indépendante,
~~,~u..4~Q&gt;éW---d.ér~vant d'une autre ~ource, &amp; ay~nt un, o~jet différen~, à
~ a:Ju.IVIV---tn OlllS que le Juge {alu de la quefbon pnnCIpale, ne fOlt en
f};;r~&lt;!.{~~hlême t~ms ~ompétent pour connoÎtre de 'la nmlVelle qualité

Un appel nouveau &amp; indépeildant
.
IqU,
ties ~ ne peut même être amené :r qiO •ent:e ~êmes parune mfrance déja ' introduire d'un pp. . equete 1l1clclente dans
ajourner féparément ou U · c'ell. lenlier aP1Pel ; mais il faut
, n par d evam a C our
. cl
-cl es l ettres de relief d'appel qui ferOtlt r.1g 'fi
à partIe
' yIen re
M ' N"
11 111 ees
artl11
egoclant, él'voit aupellé pardev t 1 C
"
Sentence rendue contre lui pa: le
r
au Pro1~~ du ueur. Bertier , Marchand de la même villae eL\I,e11 [.,
tance lee " M artll1 prelenta
'r
à la C our une Requête
.&lt;
incidente
en . appel d une autre Sentence rendue par le même L·
maIs fur
f:' d ' lI"
leutenant ,
. , un alt merent &amp; non connexe; cette Re uête fut
figl1lfiee à Me. Cafre!, Procureur du u eur Bertier
q
.
d
af.fai~ p~rtée à l'Audience , inteFvim Arrêt "en 17 l 8 qui
e outa . artm de 1à Requête en appel incident avec dé ens
fc'-lllf à lUI de prendre des lettres de relief d'appel
1
'
Me Ch
M .
M
.,
, p al ant
ery pour artl11,
e. Cafrel pOllX Bertier; l'Arrêt
fonde fur ce .que le d~rnier appel n'ayant auçune connexité
avec 1~ premIer, Mal~t11l auroit dÎl prendl'e un nouveau relief
&amp; , ve11lr par nouvel ajournement. Il faut néanmoins conveni; '
qu on a vu très-fou.v~1lt amener incidemment ,.'même pardevant
1~ Cour, des qualItes totalement érran O"eres à la quefrion prinCIpale , &amp; ql:i ?nt ~té jugées par un n~ême Arrêt, fans aucun~ contradléhon ae la part de la Cour , ni de la part des
partIes , &amp; cela dans l'objet utile, équitable même u l'o n
. veu,t ' .. f?us un certain rapport, mais contraire au' cl~oit des:
Junfch éhons d'e/vI'te r .firaIS
· ' aux partles
'&amp;
d e terml11er
'
,
tous:
~eurs ddferen~s ~ un feul coup. Mais en caufe d'appel , on peut
ame,ner des I11cldenrs connexes avec la demande principale
qUOIque. ~1?n formés en premiere inHance (Recueil des Ac1e;'
de notonete ,pag. 247 ); &amp; u en caufe d'appel on oppo[e lm ju.1

.ra

Lie&lt;utena~~~ d~ ~Ul~ ~1~ll1e

ft'

~d

•

./c.L'J~;:;;1b &amp;j1~n.)r;;~vz:'fflfU7ùJ/1i,("'Îft ~1lW.Jedv.J R

r &lt;I/V

~

r

~~v ;;'

r

, 1

~ en premler~ l11!1:~nce.

"

1tU4JtL(A/J .tA0!ttAAC.~

~wd:ibr~1~U/~V1

ev.a.
/2~e~\'dw Ilar rt.:..fd fJ;Ja ~ tI~,.&amp;rtJvtML~9ul~Yr ~ il~ .
t IJ- rw.aftdfitJ(#t.J~(.U~tJ.o"u,")G.4iuf!~:J(}.."JJI~~f]JtYktM~.J~~-t1~uJ~

W / )UL

g«AM.,;;..!J

Q4'

1

'

.'
t
'
JI
Par .la dlfpoutlon de l'EdIt de CremIeu, deux partIes .obh~1M-&lt;'J'\ ~~ ~gées perfonnellement pour un m ême fait, &amp; dbmiciliées dans
1~t.:.4)J-r~/itv deux .différentes J urifdi8:ions, d,oivent être .ajo~rnées pard,ev~nt
f .tlJ.:?t..
le Lieutenant du Re1rort, ou pardevant le L ieutenant d ,A Ix,
;J'~~a; ~ Ii elles reffortiff'e nt à deux Sénéchauffées différentes. Si dans
(l'".;J.;,w'Jj.uJYPfI1~ne pareille inltance, l\u~e d~s parties forme contre l'une des
h l2tZj'r l7', t-t;./J
;Jfl,AM

~ uJ~ fW1~~

•

~,tl1~ ~:....~,.ç

•

1

"

,

�3 28
C 0 MME N TAI R E
gement , quoique étranger , ~~ peNt en appel.ler iHciderument;

SUR LE RÉCLEMENT DE LA COUR;

Et Barthelemi Bourgeois .....• défendeur d'autre.
Et entre, &amp;c. (on met les autres qualités de la caure 5' 1
y en a , &amp; à côté aux formes ordinaires, le nom des P;oc~~
reurs. )
Appointé
l , efi du con[entement des parties ' que
. nous ..... avons
ord oune qu elles. compromettront
r
l' ffi
. à des Arbitres quO1 lerOl1t
convenus ou pns ~ 0 ce, le dIff~rend dont s'agit &amp; dépendances,
pourIr leur
définitivement d't
d·rOlt.
.
d · erre par les Arbitres
' .
1
.
G
F aIt au reue li •••.•• le ...... Jour du mOlS de ..... mil fepe

parce qu'il faut le w.'er du mIlIeu.
,

",*

PdiSi • •

TITRE

:

QUI N Z 1 E M E.

1

DE. LA FORME DE PROCÉDER PARDEVANT.
- LES

AR:S I Til. E S.

'Arhitrage ett une efpece de .~ uri~diétio~" que les ~rbi~res
. exercent en vertu du pouV'OI1 qm leur efl: d~nne .par Je
J LIge ou par les partj~s de déci~er, leurs cont.efiatlOns. I?ans
certains cas, les parnes [ont obllg-ees de termmer par arbttra-.
ge leI&gt; différends qll';l1es peu~e~t avoir.
., .
, ,
Les parents, allies &amp; COn)0111ts ,[aBs dlfl:métlOn de. deg-re,
&amp; tant qu'ils peuvent [L1ccéder , [ont :emls ,de convel:u' d'Arbitres du moins dans les procès mtentes pour raJ[on des
f1,IcceŒons admini{hations &amp; refErutions de dot (Statut de
l LL9 l
A06t! S60) ; la Loi fl:amraire de la Province pre[crit
el;cor~ la voie d'arbitrage entre les Seigneurs ayant procès à
rai[on de leurs feiglleuries, entre le Seigneur &amp; [es vaŒ1ux,
entre la Communal!lté &amp; [es habita11ts; mais cette Loi fl:atu~
taire n'eH ob{ervée que pour les parents.
. L'arbitrage en pareillement forcé au fait de [ociéré &amp; d'af..
fLll'ance maritime ( 1673 , tit. 4, art. 9 ; 168 l , liv. 3, tit. 6,

cent ...... .
L'?rdo~~ance de réception d'expédient porte: Nous avons

L

M
Il

arr. 3· )
\,.
l'
dè
l" f i . fil' ·'
Dans les cas ou 1 arbItrage a leu,
s que muance en: Iee
par la pré[entation des parties, &amp; que le défendeur a donné
[es défen[es , 'C car on ne peut arbitrer [ur cho[e non contef~
rée) le pour[L1ivant doit avant toute autre infiruétion, commu~
niquer au Procureur adver[e un expédient à compromettre ;
avec [ommation de le flgner , ou d'être prêt à plaider pour le
premier jour d' AI,ldience, pour en voi1' ordo11ner la récèP.
.
1:1on.
Cet expédient fe dreffe. ainii : Entre Augufiin ..... Négociant du lieu de ....... den~andèur en Requête (&lt;jlU exploit libellé ) du •.•..• d'une part.
. Ee

reçu 1 e.xpedlent à comprol1:ettre d;&gt;nt s'agit, &amp; ordol1né qu'il
fera mIS. au ~reffe, pour etre execute Celon fa forme &amp; teneur. Fan en Jugement le .....
L~ pour~lliv/a~t prend extrait de cette Sentence , . dans lequel
extr~lt en l111ere tout au long l'expédient; il . en fait donner
cop~e au Procureur adver[e, &amp; on procede à la nomination des
Arbitres, de la même façon, qu'on procede à la nomination des
Experts '. ainll ~ue nous .le ~irons fur le titre des rapports.
Les Arbitres pretent epfUlte ferment comme les Experts s'ils
ne .l'ont déja en Jufiice ,&amp; l'Ordonnance portant leur l:ominatIOn , en[emble celle dw ferment prêté, étant iignifiées au
:Procureur, adver[e , le$ par.ties font leur inventaire de produétion pardevant eux: . Inventaire de . produétion que donne
pardevanc. tel &amp; tel, Arbines , le :Procureur de , &amp;c.
Mais tomes ks Requêtes incidentes &amp; autres, même celles
. de iimpIe inftr.u étion, [e préfentent au Jug€ de l'autQrité de
qui l'on procede, &amp; le décret d'aéte , foit mife a~ Cac, opere
E:Oillme dans les pro~ès par écrit, la jonétion de l'incidtnt au.
principal. ,
.
. Chacune des parties peut également commu.niquer des c.ahiers :
d~ ~critures , &amp; le procès étan,t prêt à juger, les facs [ont re.,. ·
nus aqx Arbi~res , qui dreffent ainli leur Sentence arbitrale :;
Vu al!! procès entre, &amp;c. l~s pieces refpeétivement produite~ :
par les parties: au [lC de ..... (ils font rénumérati~n d~s pie-ces de chaque fac), nous Arbitres difons d,evoir être dit ~:
QrdWUlé que , &amp;c, .
1

..

�330

C0

MME N TAI R

SUR LE R -É G-LEMENT ' DE LA CO UR :

P;

Cette Se11tel1:ce fe fait contrôler, &amp; on la remet el1fuite atr
Greffier des arbitrages, qui en expédie extrait. Ce Greffe dl:
réuni au Corps des Notaires.
Si' l'arbitrage a été ordonné dans un procès réguliéremel'l_t intenté, le pourfui;yant communique cet extrait afl Procureur
adverfe , préfente Requête au Juge qui a reçu l'expédient à compromettre, expofe le fàir, &amp; demande de requérir au premier
jour d'Audience contre .. .. en la perfonne de Me ...... fon
Procureur, que la Sentence al'birrale dont s'agit fera homologuée , pour être exécutée fuiv ant fa forme &amp; teneur.
Dans l'étique tte on m et cette qualité; Entre Jofeph, Bourgeois du lieu de .. . .. demandeur en R equête tendante en
1101l1ologarion de la Sentence arbitrale dont s'agit, du .....•
d'une part.
E t Jacques, Ménager du lieu de . ... . défendeur d'autre. Le
Juge prononce ainu ; Nous, faifant droit à la Requête dudit
Jofeph .. . . . du ..... avons homùlogué la Sentence arbitrale
dont s'agit , &amp; ordonné qu'dIe fera exécutée de notre autorité,
fuivant fa forme &amp; teneur, fauf l'appel. Fait en jugement le .....
Si la Sentence arbitrale eH: rendue en force d'un compromis con traétuel &amp; fàns inHance, le pourft1Îvant qui veut la
fa ire homologuer, donne copie de l'extrait à la partie adverfe ,
&amp; JLqi donne aŒgna tion en pe~·[onne ou domicile, à comparoir le premier jour d'Audience publique du Juge qui auroit dù
coonoÎtre du différe nd dans_ un délai fuffifant (le même que
pour la nomination des Experts), pour voir dire que la Sentence arbitrale f era homologuée &amp; exécutée de Pautorité du
m~ me J uge ; en force du jugement portant homologation, On
faIt les comm andements &amp; exécutions, on fait procéder à des
r apports , à des enquêtes, à la taxe des dépens, à des liquidatIons, &amp; à tout ce qui doit être fait en exécution de la
Sentence arbitrale, tGflt de même qu'on procéderoit en vertu
&amp; en force d'un Arrêt ou Jugement rendu par les Juges natut ure!s des parties ( 17°3, art. 2.3.) _
SI la ' Sen tence efl: homologuée par les premiers Juges la, Sentence qui homologue doit contenir la liquidation de;
depeùs , parce que les Arbitrès tiennent lieu des premiers

33 1

Juges pardevant lefquels on ne fait point de taxe.
On ten~i\ autrefois que la Sentence arbitrale rendue même
dans une m:fi.ance pendante pardevant un Juge inférieur ou [ubalterne , devoit être hom0loguée par la Cour &amp; exécutée
de . fon. autorité (Annot. génér. a.rt. 9) ; mais de~uis la DéclaratIOn du 2.7 Mars 17 18 ., les Sentences arbitrales [ont homologuées de l'autorité des Juges qui étoient faius de la cOntefiation fur laquelle les Arbitres ont été flammés . &amp; s'il n'y a
poin~ eu d:inftanc~ , elles ~o~t homologuées par' les Juges qui
aur~Ient du connoltre du dlfterend ; mais 1'appel des Sentences
arbItrales eft toujours porté i-ea â 'viâ à la Cour.
-

,

DECLARATIOr~

DU ROI ,

COlZcernm;.t l' homologation des S erztences arbitrales &amp; des Statuts
des Communautés des Arts G' lVIétiers de Pro'Vence .

Donnée à Pari!; le 2.7 Mars 1718.
Regiflrée en Parlemerzt.

L

OUI S, parIa grace de Dieu, Roi de France &amp; de Navarre, Comte de Provence, F orcalquier &amp; Terres Adjacentes, à tous ceux qui ces préfentes Lettres verront, faIm. Les
-Officiers de nos Sénéchauirées de Provence nous ont très-humblement repréfenté que [uivant les anciennes &amp; nouvelles Ordonnances , même fuivant le Statut de la Provence, &amp; une
poffeffion immémoriale, eux &amp; nos autres Juges, chacun dans
leur Reffort , étoient en droit d'homologuer les jugements rendus par les Arbitres, foit qu'ils fuirent nommés par les pre.
miers Juges, foit qu'ils fufiènt convenus par les parties , &amp;
de connoître de l'exécution de -ces jugements; que quoiqu'if
appartînt aux Cours d'enrégifrrerles Lettres - patentes qu'il
nous plait d'accorder fur les Stat_urs dès Communautés, des
Corps &amp; Métiers, &amp; d'homologuer leurs D élibérations, il n'é~

- Te l..

�\

332-

COMMENTAIRE

d:

toit pas moins de la compét~nce des .pre~ie~s Juges
c,on::"
'noÎtre de tous procès &amp; diffe:rends ql~I ~aI1foient en 1 execu-rion . que néanmoins les parties ne lalffOlent pas dans ces for'tes d~ matieres de s'adreffer fouvent au Parlement d'Aix, &amp;
ledit Parlement d'en prendre connoiffance, ce . q~ leur por"toit un préjudice conudél'able ~ &amp; émit contraIre , à . l:ordr~
, 'commun des Juri[di&amp;ions établIes dans notre R oyatlme, a quoI
deuranr pourvoir, après avoir fc1i.t examiner eh. notre ,Confeil
,les Mémoires refpe&amp;lfs des OfficIers de notre Parlement de
PrOvence , &amp; desSénéchauffées : A ces caufes &amp; autres à ce
nous mouvant ,de l'avis de notre très-cher &amp; très-amé oncle' le
Duc d'Orléans', petit-fils de France, ' Régent; de notre trèsèller &amp; très-amé couGn le Duc de Bourbon; de notre très""
cher &amp; très-amé 'coufin le PriHce de Conti, Princes d~ notre
Sang' de notre très-'c her &amp; très-amé oncle le Duc du Maine;
de n;tre très-cher &amp; très-amé oncle le, Comte de Touloufe ,1
Princes légitimés, &amp; autres Pairs de France, grands &amp; not~~
hIes Perfonnages de notre Royaume, nous avons par ces prefentes' ugnées de notre main, dit, déclaré &amp; ordonné, difons,
déclarons &amp; ordonnons, voulons &amp; nous plaitque l'homolo"'gation des Sentences arbitrales ne puiffe être demandée què
pardevant les Juges ordinaires, &amp; autres qui étoient L:1Ïfis de
la contefratÎon fur laquelle les Arbitres auroht été nommés; &amp;
en cas qu'il n'y eÎlt point encore de Juges faifis de ladite C;:OHtefiarion dans le te ms des compromis qui auront donné lieu
'aux Sentences arbitrales , pardevant ceux devant lefquels la
cOl1te!tation auroit dÎl être portée, fi elle avoit été introduite
en Jll!tice, auxquels Juges, dans le[dit~ cas, l'exécution defdites Sentences arbitrales appartiendra, fans néanmoins qu'ilS
'puÎffent entrer en connoiffance de caufe de te qui aura été
réglé par les Sentences arbitrales, mais reront tenus de les
homologuer à la premiere requifition de l'une des parties, fauf
l'appel defdites Sentences arbitrales en notredite Cour de
Parlement , laquelle pourra auffi homologuer les Sentences ar"""
bitrales renduès fur les conteftations pendanresen notredite ,
Cour, &amp; connoÎtre de l'exécution defdites Sentences. Con.;;.
lroîtra feuJement notredit Parlement de l'enrégiftration de nos

SUR

LP:

RÊCLEMENT

DE

LA COU~

333

Lettres-patentes, confirmatives des Statuts des· Corps &amp; Co m'munautés, des oppofitions qui y pourroient être formées
"comme auffi -de l'homologation des Délibérations générales)'
'dreffées par lefdits Corps &amp; Communautés pour -l'exécutio~
'defditrs Statuts, &amp; feront lefdites Lettres-patentes &amp; Délibé,rations, après ledi: e~régi!tr~ment, envoyées à la diligence d~
'n otre Procureur-General audit Parlement d'Aix à fes Subfrituts d~ns les Sénéch~u~~s, &amp; autres Jufrices' ordinaires qui
conl1OItront en premlere 1l1!tance de tous orocès &amp; différends
'n és en exécution defdits Statuts, des Délib~ératioM générales
fauf l'appel en notredir Parlement. Si donnons en mandemen~
,à nos amés &amp; féaux, les geils tenants notredite Cour de Parlement, ~'Aix , que ces préfentes i.ls aient .à faire lire, publier
&amp; emegl!trer , &amp; le contenu en icelles falre garder &amp; obferver, fans y contrevenir, ni permettre qu'il y [oit contrevenu
'en quelque façon &amp; maniere que ce [oit. CAR tel efr notre
'plaifir ; en témoin de quoi nous avons fait mettre notre fcel à
ce[dites préfentes. Donné à Paris le 27e. jour de Mars, l'an
de grace 17 18 , &amp; de notre regne le troifieme. Signé, LOUIS.
Et plus bas, par le Roi. , Comte de Provence, le Duc d'Orléans ~égent préfent. Signé, PHELYPEAUX.

Lu &amp; publlé ~ la Barre &amp; entégiflré , oui &amp; ce requéram le
.procureur-Général du Roi, pour être exécuté felon fa forme &amp;
teneur, foivant l'Arrêt de ce jour. A Aix en Parlement, le 3
Avril z7z8. Signé,SILvy,
Les Arbitres l'erré'fentent le Juge qui leur a renvoyé la
:aécifion du différend; ai nu lorfque les Arbitres font nommés
par les J uges-Confuls , la Sentence arbitrale en: fouveraine juf~
'q u'à la fomme de ')00 liv. , &amp; les Juges-Confuls qui ont or:d onné le compromis, peuvent homologuer la Sentence arbi.J.
traIe l'lonobilant l'appel, fi la fomtne excede S00 liv. ; aÏnli
;ugé par Arrêt du 17 Mai 1743 , prononcé pir Mr.. le Pré ...
fident de Bandoi, au profit de la veuve Roman de la ville
'de MarfeiIle: elle avoit affigné Audibert pardevant les Juges..lo
Confuls qui renvoyerent à ,des Arbitres , ceux-ci condamne-',

�C 'OMMENTAIRE

.sUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

334

' 'b t au paIenlent
.- '
d 1a [omme de 3600 1iv. 11
e &lt;
,
d
d
rent A. Ù 1 er
' l e fit affigner pour VOIr or onappella, la veuve Audlbesrt
e arbitrale,' Audibert ap' ' d e la entenc
ner l'homo Ioga:twn
C fi 1 orclo11nerent 1'1lama 10pofa fon ap~el, les ft~g~~- c~:~eu ~erniere Senten.ce parde:
g ation ; Audlberot appe
r
1 avoit un effet fufpenfif ,
'L
t
que
IOn
appe
l'A _ t conforme auX conc l ufilO11S d. e
vant la C mIr, d1 aL1
Il.
e par ' bIre
elle fut C011nrme
r
q,.11
ft l'appel arreto,l t l'h ol'
t
qUI a lerva u~
&lt;
,
\ l'
Me. Bayon Su biutu ,
b' l
on aniêterolt par-la exe,
d Sentences ar ltra es,
,
cl 1'0'
moJogatlOl1 es
J: 1 '-es 'contre l'efpnt formel
,e
1,
d
s
Sentences
comu
au
CUtlon e
donnaLlce.
des en uêtes , des liquidations, ~u
S'il y a des rapport~,
~ t'Il de la Sentence
arblfaIre en execu la
,
autres. operatIons, a .
1
les fait' c'efr lui qm nomme
T
a
homo
oglle
,
&amp;
traIe, 1e J,uge &lt;.lm '1
ort qui eLltend les tem01l1S , Co,
les Expert~ , q1.11 r~ç01t d~l rarapP~FteUf fubfiHe, &amp; les Pro cuLa comnuffion m_n;~ Il. , ' fc t tenus d'occuper, tant fur'
. ré[entés en 1 muance, on ,
rems P' ,
J:
l'
1 ( Annot. gener. art. 9·
,
l'exécut101~ que lUf , ~pp~
li l'enquête prife, le rapport f~lt
Mais l'1l1terlocutOlre ,remp f: '
veau pouvoir peuvent-Ils
Les
ArbItres
ans
nou
&lt;
&amp; l'ecu, &amp; c.
,
')
,
'
fi d de la contefiatlOn.
. "
' d'Juger le 0~1 s
1 8 6 affure que la pernuffion alDecormls, tom. 2, co. l l , -b't age &amp; l'lon pas pour,
d que pour un al 1 r ,
68
bitrer ne s enten
d R' tte l1'erent
le 24 Avril 1 4 ,
1:. '
1
MM 1 s Gens u 01 a
deux.
. e
..
d
Ot1 un arbitrage laIt va onor onne ,
' r
d
q u'apr ès un cam PrO!l'llS
r '
Lr
'oI'donne
J'amals
un
le
con
'
,
' I o n erret on n
,
talrement q1.11 a eu
&amp; de la Sentence
'
fi l'executlOn du premier,
compromis, ur Il.
J:"
fOI't pour le J'ugement des ar' s'en en enllllVle , l~
( AG.
b' l
a:- Itra, e qUI
fi
l'
ppellation de cette Sentence.
l;les
ucles l11terloques, ou ur a
A

1

A

'

1

l '

\

1

l '

1

1

l

"

)

II,
,

1

de Notoriété, pag. 4·)
., envoient au Juge nafé ble d'abord que ces autontes r ,
l
m,
"
des faits 1l1terloques, malS te
curel des partIes, l~ ltllge;uen.t
'ordonne jamais un nouveau
n'e'fr pas leur ventab e lens, on n ,
,
eu fan effet •
,
fi l' , , '
du prem!er qUI a
,
compro~us, ur e~rUtl~; différend a été décidé par Arbr- ,
c'efi-à-d~re , que lor que, d'
1 la Cour J\)CTe , &amp; ne ren1 ' a que la VOle appe,
b
,
rres, 1 n y
' r
fi les premiers ont bIen ou
voie pas à d'autres pour l~avOlr~

n

1 . '

T

'

1

�COMMllNTAIRn

&amp; que 1'un d'eux. refufe de ligner la Sentence , elle
fiÙJftil:: , &amp; a fom exécution, dès qu'elle efr lignée des deux
autres (B\.ÜiTon for le titre du Cod. quand(f)prov?car; nO~l efi ~e:
celfe); mais elle feroit nulle, li 1'1:.111 d~s tro~s n aV?l~ .opme
lors du jugeme1'l~; car. o~t~e que f&lt;;&gt;n aVIs aurol~ pu ~eclder ce.lui des autres. s'Il aVOIt ete contraIre, les parues s etant ChOl:fies trois Jug~s , touS les trois doivent opiner , &amp; 1'une des
- parties pourroit dire qu'elle n'a. pas .entendu con:Pllomenre à
deux. Telle efr d'ailleurs la dlfpofitlon de la LOI 17 , §. ult.
fI: de receptis qui arpitrium receperunt :. Celfos quoque [criMt ,Ji
in tres fuerit compromijfum ,foff/cer,e duorum. con.fenfom, fi prœ:fens fuerit &amp; tertius" alioquin aZ,fente~ ~:o , . ltcet d~o, confenuant." .
arbitriam ncm valere, quia in plure$ fUlt compromijJu17l, &amp; potu~t ·
prœfentia ejus traher.e eos in . alienam fententiam . .
Si avant la décifion arbitrale, l'un des Arbitres viemt à mOUr ·
,.ir , le pouvoir des. autres expire , s'ils ont été convenus Pa): '
les parties. ; c'efr la décilion de la gloff. fur la Loi duo 2, if. .
de re judic .. Morce . u,niu$ Jud,icis . delegati veZ Arbitri ,finitur alior,um Judicum vel Arbitrorum poteflas.
Il en efr. de même, ll.l'Wl des- Arbitres convenus abfrient
on ne pe.ut j,u ger, Le.g. 7, §. 1, ff. de recept. qui arbitrium recel
perunt. La même regle efr ob[ervée pour les Experts convenus,
J'l!lne des parties pourroit. oppo[er qu'elle n'a nommé l'un ou ·
.con[enri- à fa nomit1ati~m , qu'en conlidération de l'autre. Le,
pouvoir fublifre donc, fi toutes l~s parties y c9nfe.qtent, ou.
~'.ils ont été nommés d'office. ,
.
MM. les Gens dtu Roi attef1:erent le' '1:.9 Oétobre 168 7, què
les peines du . compromis n'ont pas lieu dans cette Province,
foit qu'eUes aient été fripulées, ou verbalement par des con, .
fignati()11s voloQtaires. (Re.cueil des Ac7es de Notoriété" p. 56.) '
Ainfi les parties ne peuvent point convenir d'un dédit, 01.1
de payer u.l)e certaine fomme' , li' elles refu[ent d'exécuter la .
$ente,nce, arbitrale; il efl:., pareillement défendu aux, Arbitres·.
&lt;i.e dreiTer, des ex,pédients tur. le blanc feing des parties, parce.
que d'une. par,t, on ne peut renoncer. à l'appel avant que de.
,&lt;onnoître le jugement; &amp; de l'a1,ltJ;e, on ne peut approuver:
_

A

•

'"

~-

p.~'

•

A

i'

r

c·

par [on feing ce
'
337
, q u on ne peut connOltre encore (A
d
' l
R. eg ement du 26 Février z 647 rapporté par Ba ; 1". '
rra e
lJ
lm z, tit. 24, &amp; tom. 4., liv. 8 , tit 4 ch 4! ) nE afice '1 tom. z ,
ron' fi'
Œ
'
,
•
•
n n e com
à
. ,P )IS 111t 'aum par la mort de l'une des pa t'
u"l
'
A
"
rIes
mOI11S
q 1 11 eut ete autrement convenu' Si hœred'
? vel
t .
fi
~
.
' L S mentlo
elorun2 aeca ln èompromij)ô non fiuerit n ·t fol
'
cœ; fT:
L
cc
.
,Wl e
vetur comp"om~um,
. 2.7, y. z , fI: dzc70 titulo ' mais
1 '
du compromii volontaire &amp; non forcé
ce a s entend
rom's d' D
. engagement du com
P
l , lt
omat , peut avoir pour motif la
Gd "
que l'un des compromettants peut avoir pOl:r l' con 1 eratlOl~
ne pa1fe point aux héritiers. .
antre, ce qUi
~a Sentence ' arbitrale eft exécutoire nonobil: t l'
l
matlere d'airurance maritime ( 1681 r .
. an appe en
&amp; d l ' IV. 3 ,tlt. 6 ,art 74 )
, ans, tous es cas auxquels les Sentences des lu ~s f~n~
eX~Cl!tom~s , en d?nnant néanmoins caution pardevantgle Ju e
qll1. 1 a ~omologuee, parce que les Arbitres ~préfentent ~f&gt;
Juge qUI les a nommés 0\.1 qui auroit dÎl les 'lomm "
Upone hyporheque du jour du J'ugement d'h.om'olop, anon
~t, e e
n
JUO"bemel~t lUt' d
onnant. '
execution parée, (Voyez Jouire
illr ,l' ~ ce
n
13 du tHre 4 de l'EdIt du Commerce. )
Cl
•
La Sentenc,e arbitrale qui, .d'après la Déclaration de I 18
efr homologuee par les premiers Juges
l' fr
.
7 ,
l' p l ' d fc
'
.
, e tou Jours {huf
a pe? e orte .que le Juge;nent d'homologation n'emD~
c?~ pomt la, partIe cond~mnee d'appeller " à moins l1'~l1e
n at~ 'expre1fement COl1fentl à l'homologation, dans ce c;s eU"
feroit non recevable.
"
. Mais -aujourd'hui l'on n'ob[erve plus la difpofition de l'
20 du ~églemen~ ?e I 7°3 ., ,&amp; les frais du jllg~ment d'~~~
mologatlOll font J0111tS aux fraIS d'in:ftance comme faits d
une Jeu
r. 1e &amp; meme proce'd ure.
'
ans
Si la Sentence e~ rendue da~s une infrance pendante pardevant fa ~our,' Il fembl.e qu O? ne peut plus en appeller
après 1~.rret d homologatIOn qUi donne exécution parée à
.cette meme Sentence; &amp; il paroît incongru que d'une part,
la
Cour" en homologuant
la Sentence c
arbitrale
ordo nne qu ' e Il e
1'.
ft '
c,
lera
lIlvant
; &amp; e
que d l' autre ,
' executee
,r .
. [a forme &amp; teneur ,
e 11 e relerve aux partIes le droit d'en appeller, &amp; fe ré[erve
A

bitres

,

Coult.

SUR LE RÉGLHMENT DE LA

Si dans le principe les parties ont compromis à trois Ar;:·

•

A

Vv

�339

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR,'

.., 8 '
COMMENTAIRH
-'3
à elle-même le droit de la réforme11': Je crois qu'en pareil
cas la partie qui ne veut pas foufcnre à, la Sentence arbià l'Arrêt d'homologatIOn
, ' ~Lltrement
' d 01't s'opP-"qtrale,
Œt&gt;L
' Î .
bl"
clla
Cour en réfol'mant la Sentence arhluale" lerOlt 0 J.gee, e
,
Cc
d'homologation, qUOIq\!le ren.du
on A"'t
l I e ,
1 d 'fi parCIes
fi'
revoquer
préfentes ou duement appellées, &amp; q~e fUlvant a, 1 p~ Itlon
de l'Ordonnance , pareils Ar:ê,ts ne pUl1fent être retraétes que
ar la voie de la Requête cIvIle. '
P Après avoir expofé la marche de la procedw.rre depUIs l a·ourn.ement jufques à Sentence d,éfinitive, ~ous all~ns pré}enter les différents moyens founus &amp; adoptes par l Ordonnance , pour attaquer la chofe jugée.
l

"

ç+~~~~~~~'-€~~~~~;Ô,~t9

~*t*~~~**~~**~~***~~

~t~9~~~~'9t~Y~Y~~~Ç1t~~

SECONDE PARTIE.
DES MOYENS ,QUE L'ON A POUR ATTAQUER
LA

CHOSE JUGÉE.

L

ES Loix du Royaume indiquent les différentes voies qui
font ouvertes pour attaquer un Jugement: 1°. la voie de
l'appel ou du recours au Jblge hlpérieur, pour faire caffer ou
réformer le Jugement de l'inférieur: 2°. la voie de la Requête
civile pour f.:1ire rétraéter 'lm Arrêt: 3°. la voie de l'oppoution
fimple pour faire révoquer en certains cas la c0,ore jugée, ou
pour faire anéantir les Délibérations des Corps &amp; Commu-,
nautés: 40.. la tierce-oppofition envers un Arrêt ou un Jugement à la charge de l'app.el.
;p

,!

•
1.

T 1T R E
·D E

PRE MIE R.
L' A, P PEL.

;
,

;

L

'APPEL eH: un remede de dr-oit accordé aux parties pour
.
fai,r e anéantir p~r les Juges fupér!e~rs une Sentence, ql;e
l'on croit nulle ou InJufte'. Il efl de maXIme que le Juge mferieur ne peut fe rétraéter lui-même: Leg. Judex pofleàqu~m, if.
de re judicatâ : femel, aut hene, aut male, [unaus efl offiCLO foo ,
'
,
nefcit vox emiJ/à reverti.
1
Il n y a que ceux à qui on peut oppofer la chore Jugee, &amp;
conpre qui on peut l'exécuter, qui foient recevables à l'attaquer, encore faut-il que le jugement n'ait pas ét~ rendu ~e l~ur
confentement, ou qu'ils ne l'ayent pas ~pp~ouve ou e~ecu,te ,
&amp; la Sentençe paJfe en force de àofe Jugee, tant qu Il n y a
Vv2
1

r.

�339

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR,'

.., 8 '
COMMENTAIRH
-'3
à elle-même le droit de la réforme11': Je crois qu'en pareil
cas la partie qui ne veut pas foufcnre à, la Sentence arbià l'Arrêt d'homologatIOn
, ' ~Lltrement
' d 01't s'opP-"qtrale,
Œt&gt;L
' Î .
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clla
Cour en réfol'mant la Sentence arhluale" lerOlt 0 J.gee, e
,
Cc
d'homologation, qUOIq\!le ren.du
on A"'t
l I e ,
1 d 'fi parCIes
fi'
revoquer
préfentes ou duement appellées, &amp; q~e fUlvant a, 1 p~ Itlon
de l'Ordonnance , pareils Ar:ê,ts ne pUl1fent être retraétes que
ar la voie de la Requête cIvIle. '
P Après avoir expofé la marche de la procedw.rre depUIs l a·ourn.ement jufques à Sentence d,éfinitive, ~ous all~ns pré}enter les différents moyens founus &amp; adoptes par l Ordonnance , pour attaquer la chofe jugée.
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SECONDE PARTIE.
DES MOYENS ,QUE L'ON A POUR ATTAQUER
LA

CHOSE JUGÉE.

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ES Loix du Royaume indiquent les différentes voies qui
font ouvertes pour attaquer un Jugement: 1°. la voie de
l'appel ou du recours au Jblge hlpérieur, pour faire caffer ou
réformer le Jugement de l'inférieur: 2°. la voie de la Requête
civile pour f.:1ire rétraéter 'lm Arrêt: 3°. la voie de l'oppoution
fimple pour faire révoquer en certains cas la c0,ore jugée, ou
pour faire anéantir les Délibérations des Corps &amp; Commu-,
nautés: 40.. la tierce-oppofition envers un Arrêt ou un Jugement à la charge de l'app.el.
;p

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1.

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PRE MIE R.
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'APPEL eH: un remede de dr-oit accordé aux parties pour
.
fai,r e anéantir p~r les Juges fupér!e~rs une Sentence, ql;e
l'on croit nulle ou InJufte'. Il efl de maXIme que le Juge mferieur ne peut fe rétraéter lui-même: Leg. Judex pofleàqu~m, if.
de re judicatâ : femel, aut hene, aut male, [unaus efl offiCLO foo ,
'
,
nefcit vox emiJ/à reverti.
1
Il n y a que ceux à qui on peut oppofer la chore Jugee, &amp;
conpre qui on peut l'exécuter, qui foient recevables à l'attaquer, encore faut-il que le jugement n'ait pas ét~ rendu ~e l~ur
confentement, ou qu'ils ne l'ayent pas ~pp~ouve ou e~ecu,te ,
&amp; la Sentençe paJfe en force de àofe Jugee, tant qu Il n y a
Vv2
1

r.

�340

C

0 MME N T A I R E

.

point 'd'appel, ou fi 1'appel n'en, eft pas re~e~a ~le ( 1661, tit.
27, art. ') ), ou fi 1'inftance d appel a perIme, hors des cast
prévus par le Réglement.
" ,
,
On n'eft pas cenfé exécuter la chofe Jugee, ,quand on la laJffe
exécuter par défaut ou par réant, &amp;, d'une mal1Iere purement paf-:
five ; ainfi la voie de l'appel efi touJou,rs otlvert~, tal~t que C~llll
qui fuccombe ne fait aucun a&amp;e d'acqU1e[c~ment, cehu-là acqmefce à un jugement rendu contre 1.LIJ, qUl par 9uelque aB:e ou
par quelque démar~he formelle, appr~uve, le Juge~ent o.u, fOJ~
exécution: ainfi le Jugen~ent feI:a a,cqUJefc~,. fi celLIJ C;H1tl e ~u~
on exécute, paye ce qUl eft adJuge, ou S Il a accepte un dela!
pour payer, ou s'il c~nfent la faEture d'un, ra~port ordonne
par Je jugement, ou s'JI aŒifte fans protettatlon a quelql'l,e procédure exécutive comme s'il nomrile fon Expert ml S'Il confent que les Exp~rts foyent 110mmés d'offi~e :, Si JUOliD(:t modo
Sententùe acquieverit, Leg. 5, Cod. de re judzcata. Cependant
011 ne doit' pa's être l'ecu à appeller d'u,ne Sentence qui ordonne un terment aprè~ que le ferment a été prêté, même
par défaut, parce que le ferment ~~ant ~u~lqueA ~hof~ ·.d' irr~­
parable, on ne peut plus, après qu Il a ere prete, fau e decig.e)· s'il a qû 1'être: Prœflito facra:ner:to, omnis cauJœ rep,e-

tltio &amp; co!ztro1JeTfza conquiefcit. Leg. JusJUi'andum 40, Jf. de JUrejur. Leg. .20 , ~od. ( Voyez .B uiifon fur le titre du, Cod. de, reDus
creditis &amp; jui'ëjurando; Mourgues pag. 23 &amp; fUIv.; Bo 111fa ce ,
tom. 3. ,. liv. 3, tit. 1 3, ~h.ap. l , . pag. , 3~1" ~
"
Celui qui appelle d'un Jugement au prejUdICe de 1 approbation qu'il en a dO~111ée, eit [&lt;tnS dqute non rece~able en fOll
appel, puifqu'on peut lui/ oppofer fon' propr~' fait &amp; lui dire::

170us avq librement exécuté ou approuvé le jugement, la VOle
de l'appel tifl fermée pour vous. Une Sentence peut même être
a'rquiefcée avant fI fignification, pourvu que ~elui q-tli acqui'efce
li'en ignore pas le contenu; car il n'~~ p~s poffible d'appl:~u;
ver ce qu'o.n I).e connaît pas. Enfin l'acqUlefcement eil: opere
fur le Barreau, fi lors du jugement, la partie ou fon Pro(ure ur font quelque aB:e appliObatif, comme s'ils requierent .
tin délai , pour payer; &amp; fi le ProcUretir a: fait la requi1ition, l'a
partie eil non recevable à appellel', à moins qu'elle ne prenne
la voie du d éfav~ u, le fait du HrOCUrei.lr étant le fait propre

même

\

_

SUR. 'LE R!GLEMENT DE LA COUR:

34 1

de la partie, dans tout ce ~ui eft de la défenfe ,faélum Pro curato ris ,
faél~l!n partiS. Il el~ ferolt ~utreme~t, fi la partie avoit approuvé
un Jugement notoIrement mcompetent, le vice d'incompétence
abfolue ne peut être couvert par aucun acquiefcement.
L'affiilance à la taxe des dépells &amp; la fignature du Procureur fans proteftation, ne -prive pas la partie de la voie de
l'~ppel, le p~·ocur~ur, figne feulement que les dépens ont été
bIen calcules, malS 1 appel de la taxe eft un vrai acquiefceme~lt à la chofe jugée, parce qu'on ne peut· appeller de l'exécutlOn, fans approuver la chofe jugée.
~'appel . d'un jugement eft reçu pendant trente ans tant
€fu?Il n'eil: pas acquiefcé, &amp; . il n'y a pas d'exemple en' Pro~
vence qu'on ait execuré la difpofition de l'art. 12 du tic. 27
~e l'C?,rdon,nance, qui veut qu'après trois ans écoulés depuis
la flgnIficatlOil de ~a Semence, celui qui l'a obtenue puiffe [om...
mer le condaml1é d'en appeller, lequel fera non recevable en
fon app el, s'il ne le déclare dans les fix mois du jour de la
fommation; ainu l'aneHe Mr. de Montvallon dans fon Précis
des Ordonnances fur le mot appel, aux notes: nous ne [ulVOl1S
pas non plus la difpofition de l'arr. 17 du m ême titre, qui n'acc?rde 'pour a?peller d'~n~ S~ntence ql~e dix ans après la figl11ficatlOn qUl en aura ere faIte; enfin la Sentence paffe irrévocablement en force de cho{e jugée, fi eHe ' a été rendue
contradiébiremem, &amp; qu'on ait laiffé périmer l'in{tance de l'appel qui en avoit été relevé.
, Celui qui appelle d'un jugement, doit relever fon appel dans:
les dix jours de la date de la dédaration d'appel, duement fig-'
':l1ifiée; il prend à cet effet aux Chancelleries, près les Cours,
des lettres de relief d'appel, portant mandement à l'HuiŒer
d'ajourne r l'Intimé pardevallt , la Cour au délai compétent, pourvoir cafrer &amp; réformer la Sentence; l'ajournel.'l1ent fe fflit en
vertu de ces lettres: pardevant les Sénéchauffées, l'appel peut
être relevé par fimple Requête ou par fimpIe Ajournement;,
l'Intimé eft ajourné pour voir cairer ou réformer le j'~lgement
attaqué, voir ordonner la rdl:itutioll de l'amende, fe voir condamner aux dépens, &amp; voir dire que les parties &amp; 111.1tiere feront renvoyées aux Officiers de la Jurifcliétion d'où eft ém~tnée
la Sen,tence réformée, autre~ que, c.:;ux q,ui ont jugé, pour ex.é~

�COMME , NTAlRB

34Z,

cuter le jugement de réfoftlilation ( &amp; le. fUl'plu~ de la Sentence
attaquée fi elle n'eil: réformée qu'en Rame), fUlvant leur forr:ne
&amp; teueu;; dans le cas de la réformation dans une eule partIe,
l'amende eft toujours reRimée, &amp; on renvoye toujours à tout
autre Juge que celui qui a jwgé.
,
Faute par l'Appellant d:avo!r l!~leyé fOll ~pp~l. da,l1s les dIX
jo.urs ou d'y avoir renonce, l Intlme peut 1 antIcIper par lettres pardevant les, C?urs ,( Ann. générales" a;t. 2) Î' ,&amp; ,pa~
Requête ou exp101t lIbelle p~rdeval1t les Senechauifees; 1 ap
pellant eft ajourné pour vou' confirmer l.a Senten~e, avec
amende &amp; dépens, &amp; voir renvoye~ les p~rtles &amp; manere pa~­
devant le Juge qui a jugé, pour faIre executer fa Sentence {ruvant. [à forme &amp; teneur.

343

SUR LE RÉGLEMENT DE LA. COUR.

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T 1 T RES E CO N D.
DESERTIONS ET FOLLES INTIMATIONS.

I.
. pOUR le jugement des déferrions, le pourfuivant fera [om-

a

mation la partie adverfe de convenir par tout le jour d'un
ancien Avocat pour 'J.Iuider la caufe de [on avis, &amp;
faute de
ce, d'être prêt au premier jour .d 'Audience pour plaider fur ladite
défertion, laquelle demeure convertie en anticipation, lorique l'appelldnt irif'zfle [on appel; G' Ji elle efl déclarie bien oDvenue, ,',
les dépens feront taxés fur un Jimple mémoire fans frais ni nouveau voyage; que Ji au contraire la défertion efl déclarée mal
oDvenue, &amp; le Demandeur condamné aux dépens, la taxe fera
faite en la même forme, &amp; la même Chofe pratiquée aux folles
intimations: fo r laquelle défertion fera pron0ncé en Audience fans
aucune remife, la [ommŒtù;m &amp; comn:hunicatio~z ayant précédé trois
jours avant l'Audience.

a

a

/

I Pappel n'eil ni relevé ni anticipé dans les quarante jours,
&amp; qu'il doive être porté pardevant les Cours ( car on ne
connoît pas de défe:rü?n pour les appels p01't~s p~rdev~nt les
Lieutenants ), l'Intime prend des lettres de defertion d appel,
&amp; ajourne l'appellant pour voir dire que l'appel fera déclaré
défert &amp; péri, &amp; au moyen de ce, la Sentence fera confirmée,
avec amende, renvoi &amp; dépens.
Toutes les péll.rties ayant préfenté dans l'inaanc~ en défertion, on ne prend plus Pavis d'un ancien Avoçat, pour conftalrer {i la défettion eft: bien ob venue ; le Procureur de l'Intimé donne c0pie au Procureur de l'appellant de la déclaration d'appel, pmu' juil:ifie17 que les quarante jours font expirés,
il lui fait fommation à plaider; s'il y a lieu à la défertion,
intervient Arrêt à l'Audience qui convertit la défertion en an~
ticipation, avec dépens, qui fOl!lt taxés fur fimple rôle.
\
La défertion CONvertie 'en anticipation" on pour[uit fur l'appel
aux formes de droit; mais s'il n'y a pas lieU! à la défertion ,
l'appellant Fl1réfente en relax d'inftance, &amp; fait débouter l'Intimé·
avec dépens.
, ,
"
.
La même procédure eil: pratIquee dans les folles tp.lmn~tlOns,.
c'eft-à-dire lor[que par el'1leur, &amp; en v.ertu des Lettres pnfes en.
C!:."
Chanceller~e, d'une Cour, l'OJlllcler
ajourne pardevam l' autre
Cour' la Cour faifie délaü-ffe alors pa-r Arrêt' les pa.rties à pour'
fuiv..re pardevanr ta Cour competente, &amp; cond
amne l
a partie
èJui a ajourné aux dépens fUIr {impIe rôle; en regle, l'Huiffierd.oit les fupporter, &amp; à cet effet il peut être appellé en garantIe.
(
I1ne peut être accure élUCUn€ defertlOn111 aux appellatlOns des'
Ordonnances rendues par les Commiifaires, ni auX appels
comme d'abus, ni en matiere criminelle, ni aux appellations
d.es Délibérations des Chapitres &amp; Communautés ( Ann. gé~
nérales, arlJ. 20. ); enfin on ne pe,u t pourfuivre aucune défertion pendant les Vacations. ( DéliDératjon des Procureurs au
Parlenlent du 12 Juillet 173)' )
Si dans le cours d'une inH:ance pendante pardevant la Cour"
?l y a ,appel de la taxe des dépens, Oll de toute autre infl:rw~ion

S

,

1

1

l"

,

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344

C 6 MME N TAI R E
autorité, li on demande ,la ,caŒ1tioll de, la

faite de f~n
p~'o':-:
cédure criminelle prife par un COmmJŒ1Jre, ou ~ rev~Œ:1On
de toute autre Ordonnance rendue auffi, par Ul1fi' ~mm~ a~re,
on peut pmu-fuivre d'abord après a.VOlt con 19&amp;ne, 1
alleS
'
~"lat10 11" d'aippe1
ce a,
attendre les dix jours de l a renon
,',
&amp; parc
pour
1 C U r eft déJ'a {aifie de la qu ahte prInCipale,
que a - at der trop long-tem s le Jugement
' du .cLon d s. (17 0 J'" ,
ne pas l e al'
,
"'d
\ l' pel de
'
) L 'appel de taxe n'eft JamaIs InCl ent a ap ,
al t. r r ') .
c
"
blt
l'
l' l [e
appe,
1a Senk'" il ce définitive , executolre" nono l ant
l b I1 t
r. "d'Ir'
pOUl"lllIt
llI@re mtTI cnt , comme nous dIrons p us as en par an
de l'appel de taxe.
,
' d {(
1
On a vu' juger' qué l'appel1ant peut [e .de~a~·tlr ,e. ~n appe
après les dix jours, &amp; m êm e après avol~ ete antICIpe ?u a~­
pellé en défettion, &amp; tant que FllI:e ou l autre, des partles_ n a
pas préfenté dans l'inftance d'appel, à cet effet] ap~ellant rl~nd
des lettres de déoartement d'appel en ChancellerIe, fi 1 appel
eH: porté pardeva'nt la Cou~ ( ~nnot. ,gén., ,~rt. 2 S ~, &amp; les
fc1it ugnifier à l'Intimé, ~vec declarat10n qu Il [~ depart d~
r
le ~Ieute
nant, Il
Ion
appe l', &amp; fi l'appel eft porté , pardevant
"
'fi' à 1'1
' ,
s'en déDart par fimpl e aéte de declarat10n fign~ e '.
nt!me
en per[onne ou domicile; m ais dans ce cas, Il dOlt offnr à
l'I ntimé les dépens qu'il peut avoit 6it, [u~ l'appel, aut~ement
l'oHi-e n'cft poillt iàtisfc1étoire, &amp; l']intime ~eut pourfiuvre. ,
D'a illeurs
pareils Arrêts ne peuvent avoll; eu pour motif
'
,0 '
,
dans 1e bon!
d ne
que d'éviter ,des hais aux , partIes,
~ I11tJrne
[outlre aucun préj udice , &amp; il ne peut avoir ,in~érêt à r~~lfer u.l1
département d'appel, par cela [eul ql~e le delal e11: ~xplre. MaiS
en conudtant les principes, &amp; le vrai Cens de l'article ~S des
Annotations gé nér:1Jes, les lettres prifes eAn Ch~ncellene, &amp;
portant département d'appel, ne peuvent etre d aucun recours
après les dix jours de la déclaration' d'appel, qu'en t~J;t qt~e
l'appel n'a pas été relevé ou que l'appellant n'a pas ete antIcipé; dès ql1e le Juge [upérieur eft [aiu , &amp; du moment que l'a[iigna rion eft: donnée pour voir dire droit ftjr l'appe.l ,le département de la, part ie ne peut rien opérer, le Juge peut feul 11:atuer, Puifllu'on a eu recours à lui, &amp; dès que l'infiancè ~'ap­
pel efi introd uite, il E1u.t un jugement qui confirme ou qUI r~­
forme ; &amp; c'eft ainu que le jugea l'Arrêt rendu le 4 JUIn
1

(

177 6

\

SVR I.E RÉCLEMENT DE LA

COUR:'

345

77 6 à l'Audience de relevée au profit du fieur de Saquy contre Pierre-André Chabot, Tiifeur à toile du lieu de la Ro '

I

chen~, plaidants Me. Laget pour le Lieur de Saquy , Me. Mou-

gins-Roquefort pour Chabot. L'Arrêt coüfinna la Sentence du
Lieutenant de Cafre1anne, qui avait rejetté le département d'ap*
pel fait par Chabot, après qu'il eut été anticipé, &amp; que le
Procureur du lieu.r de Saquy eut préfenté [ur l'appel; Me. LaO'et
citoit en plaidant deu.x Arrêts qui avaient jugé la même qu~f­
tion, l'un rendu le 14 Janvier 17'56 entre Me. Efi:elle &amp; le'
lieur P~1iffier du lieu de Simiane, plaidants Mes. Guairard
&amp; Simon, l'autre rendu le 17 Juin 1770 au profit du fieur
Martel de Barcelonrietçe contre le lieu.r Duvar, plaidants Mes.
~afca1is &amp; Moug~ns-R?qu~fort ; ces ?eux A~rêts ont jugé que
1 appellant une fOlS antICIpe ou appelle en de[ertion, ne peut
pius fe départir de [on appel, m.ême avant la pré[entation des
Procureurs, quoique [es offres foient d'ailleurs fatisfaétC1ires,
mais qu'il doit offrir expédient de confirmation avec amende ,
.r envoi &amp; dépens.
Dès qu'un jugement efi attaqué par la voie de l'appel ,.
1'1 '
'r
' nUme ne pem pareI'Il ement d ans aucun tems rerormer
la
Sentence par le [eul effet de [on confentement; un jugemen~ extant entre, ~es parties, ne peut être anéanti que par
:u n 1ug em ent ftlpenetlr; &amp; par Arrêt du 22 Mars 1699,
,rendu au rapport de Ml'. le Con.feilJer de Bonneval, après partage, qui fut vuidé en Grand'Chambre , Mr. de Creiifet Corn...
partiteur, il fut jugé, de l'avis de Mr. le Rapporteur, que J eallBaptifie Arnoux Bourgeois du lieu ' de Broc, s'étant rendu appellant d'une Ordonn.ance rendue par le Juge du lieu au profit
de Me. Cefar Deporte Avocat, celui-ci n'avoit pu [e départir
de ' ce jugement par [ommation lignifiée à Arnoux deux jours
après l'appel, avec aŒgl1ation chez un Notaire pour vel1ir re ...
cevoir les dépens; l'Arrêt confirma la Sentence du Lieutenant de Graflè, qui avoit re jetté ce département; il faut dans
ce cas un jugement fupérie,ur qui, en réformant, adjuge à l'ap'"
peDant le bénéfice de la réformation &amp; les dépens.
•
L'on peut appeller non feulement d'un jùgement rendu par
Ull .Jqg,e inférieur, mais encore on peut attaquer' par la mém~
l

\

Xx

�34 6

C

0 MME N TAI R E

les D' élibérations des Corps &amp; Communautés; néanmoins la:
.
1 D ' l'b /
Cour a permis aux parties de fe p~urv01r contr/e es e 1 erations par fimple Requête d' oppofitIO;l ( Ann. gen. art. 2,0 ),
&amp; la Requête en oppofition a le meme effet fufpenfif que le
relief dJappel. ( 17°3, art 113·)
Dans la R equête en oppoution, on expofe le COme!1U en la
Délibération , Je grief qu'elle infere, ou la .contraventIOn &amp; la
nullité qu'elle renferme, &amp; on demande aJou~nement contre
le s Syndics , Admini{~r~teurs ou ~o11fu~s du Corps /~ /Co~'n ­
munauté qui a dé1ibere, pour VOIr declarer la DelIberation
nulle, &amp; comme telle la voir c~ffer, avec dépens. Il r:'y a que
la Cour qui connoiffe de ' pareIls appels ou de pareIlles oppofitions ; fi on prend la voie de l'appel,. on configne ~'amende
'a ux formes ordinaires; fi 011 fe pourvoIt par OppofitIOll, on
n'en configne point.
D ans ce cas , on ~emande toujours Ie5, .délel-:s con:re le
Corps ou Communaute; cependan/t fi la Deh~e~atIOn prefen~e
une contradi8:ion manife:fl:e aux Reg1ements generaux ou particuliers ou s' il e:fl: viiible qu'elle a été diB:ée par l'efprit de
cabale ' d'intrigue, ou par un autre motif également repréhenfible,
les dé~ens font fupportés par les Délibérants en leur propre.
Si pour attaquer pareilles Délibérations 011 a pris la voie de l'appel, on peut convetti.r l'appel en oppofiti?11 ,mais on /d?it préfenter la Re€Juête avant toute autre prooedure, &amp; on eVIte parlà la cOÏ1fignation de l'amende.
L'in:fl:ance d'appel ilitroduite, on doit avant toute pourfuite
coniigner l'amende du fol appel ( Annot. génér. art. 2,6) ;
l'appellant ne la confignant pas, l'intimé lui fait fommation
de configner , configne enfuite lui-même; &amp; fi la Sentence efl:
confirmée , il paffe le montant de l'amende payée dans la parcelle des dépens, fuI' le pied de la quittance qu'en concede
le Receveur des amendes, qufttance qui doit être communiquée au procès. Cette confi.gnation doit fe faire en matiere
civile., &amp; dans les feules affaires qui fe pourfuivent au petit
crim i~el , . c'e:fl:-à-dire fans procès.extraordimire ( 17°3, art.
'I 10 ) ; &amp;' dans les inft:ances par défaut , il fuffit que l'amende
fait confignée av.ant la produétion du défaut , &amp; avant qu'il [oiS
•p

VOk

~

SUR

LE RÉ GLE MEN T DE LA

COUR .

jugé dans les Tribunaux Où 011 ne le produit pas. ( 17°3, art.
13 6. )
.L 'amende du fol .appel eft de 7'5 liv. pardevant lès Cours
qUi la moderent ordmalrement à 1 2 liv.. elle dl: de ,., l '
.'
/
/
1
fT'.'
:J IV. pard evant les S enec l aUnees pour toutes les app"'llat·
.
r
/
IOns OUI y
lOnt relevees, m enl e des Sentences des JLJCres des S ' l
66
M
6
.
/
0
elgneurs .
(A
. am 1 9, 2, 1 ars 1 71. ) Amfi decidé par l'Arrêt du ConfeIl. du l '5l Mars
1740, fur la conte:fl:ation élevée contre 1e F er'S d'
mler par
es, A yl1 fc0
lCS des
Procureurs au Siege d'A·IX, qUI. pre/
.
.
\
ten d OIent n etre oumls a configr!er l'amende que
.1
·
d
S
pOUI
es appe 11 atIOns es /e ntenc~s des 'premiers Juges Royaux.
En cas de reformatlOn de la Sentence l'amende d r 1
1d ·
11 '
/
.
,
LI
ra
appe
Olt etre remtuee; Il arrivait fouvent que pour le
_
COuvrement
des amendes confignées en de/be t , le F er.mler
. ral:~
fc·
d·
Olt es po.urfllItes, m~me à raifon des Sentences réformées
&amp;, les
ne
.'c
~.
. partIes
'
. pouvaient pas
/
/J. uftifier de la' rerormaLlon
,,
11 ayan.t pOIllt prIS, ou aya!).t egare l'extrait des Arrêts qui réf~~moIent. Pou: faire ceffer tou~ prétexte au Ferm ier, &amp; fac.lhter aux partIes le moyen de )u:fl:ifier de la réformation d~
la Sentence, la Cour, par fan Arrêt du 30 Avril 173 6 . d~
fi l R
A
' ren u
ur a . equet.e des. fleurs. Pr?cureurs du Pays, ordonna que
les partIes qUi aurOIent faIt reformer des Sentences
&amp;
.
d
'
.
Il·fi
'
qUI
vou rOIent en JUlII er au Fermier des amendes, fe retireraient
au Greffie~ de la. Cour ou fan Commis pour avoir certificat
de cette Illfirmauon, contenant les qualités de l'appel la dat
de l'Arrêt, avec l'expreffioll s'il a été rendu à l' Audi~nce ~
de quelle Audience, &amp;, fi c'efl: par écrit, avec le nom' du
~appo;teur &amp; expr~Œon tant feulement que la Sentence a été
ll1firmee, pour ~ervlr à, la .refl:itutiol1 ou décharge de l'amende
du fol appel, ~llIVal1t 1 EdIt du mois d'Août 1669.
Chaque partIe peut appel~r ' de différents chefs d'une Sentence; toutes les parties même peuvent en attaquer le m ême
chef: Jacques, par exemple, obtient contre Pierre 1000 liv
~e .do~mages-intérêts; Pierre appelle, &amp; foutient que l'ad:
JudI~atioll ,efl: trop forte ; Jacques appelle de fOll chef , &amp;
foutle~t qu ell~ efl: trop modique; ce dernier appel s' appelle
appel zn quantum contra.

'l

A

...

A

A

XX2

�,

348

C

Par le difpofitif de l'article 114 de l'Ordonnance de 1S39,
l'appelbnt. eH: préfun:é confentir à toUS les .chefs de la Sentence
fUI" b quelle il ne COle aucun grief, &amp; l:e peut plus en appeller
'A
qu" l ait été oartIe lors de la Sentence.
apr ès l . rrel , POUl VU
c
&gt;
•
l
' ..
11 1&lt;'8&lt;'
femble foute111re COntl:aIre,
·
f(
. f
D ecormIs, tom. 2" co. ) J'
~ar en admettant que l'appellant ~oit p~opofer tous. es gne s, .
&amp;
' Dl:ès l'Arrêt de confirma·tlOn, Il ne pourrOlt plus ap:.~1 a&gt;fous prétexte d'un urief nouveau, il affure tout de fUIte
pe ~"
b , dI
A
S
qu'il peut appeller du chef nO:1 at;aque e ~ 11,em~ffi eI~ence:.
Il faut convenir qu'il paroÎt bIen etrange. qu ·on pu, e a o~teI'
ces aupels fi.lcceffifs; la chicane trOUVe~olt, donc le m~yen d arrêter Ifans ceire l'exécution de la chofe Jugee! Et la Cour dl: fi
attentive à prévenir pareil abus, que quand elle caffe une Sel;- '
tence nulle, eUe' adjuge- par le l1:ême Ar~êt la dem~n~e ~orm_ee.
e1;l premiere i~lH:ance _, fi. elle ,.1~I p~roit jl:l:G:e ~ quolq~,e, 1. appellant n'ait cote aucun gnef d l11jufhce ,&amp; ce,a pOlU evlter ur~
nouvel appel; tant pis pOltr l'appellant de n' a;-01r pas ~ropo[e
tous fes griefs : ai:nG. lors de l'Arrêt rapporte fur le titre dudéfaut, la Cour caffa la Sentence de défaut rendu.e au pr~fi.t.
d'Agnely contre Pin, &amp; néanmoins condanma Pm au . paIement de la fomme demandée par Agnely.
Les griefs d'appel &amp; autres moyens de d~fen~e doivel-:t· ,donc
tous être propofés avant - qne la- caufe pUlffe etre plaidee &amp;
jilgée; ils devroient même être rédigés dans les lett~es d'ap~d
ou d'oppofition (Annot. géner. art. 6 &amp; 7); J?a-Is le .gnef
doit être réel &amp; extant, &amp; on ne peut appelle-r- ru fe plamdre
à futuro -gra:vamine.
Dans les griefs &amp; dans les autres cahiers d'écritures, onpeut, fans contredit, en caufe d'appel, prendre de nouvelles fins,&amp; employer des moyens de défenfe qui n'ont pas été. employés en-premiere infiance, pourvu qu'ils tendent à l'objet de
r éformation-;, l'intimé le peut également dans l'objet' de faire
confirmer le Jugement attaqué; ainG. l'on peut deluander à être·
admis à une preuve, ou à faire pwcéder à- un rapport : in causât
appellationis., non dèdl6cta dedw;i;pn) non probata probabO. La regle
eil: c,ertaine; on dl: admis à pFQPo[er tout ce qui peut édairci~
le Juge fu..!}a queHion q~i a été_détidée en premiere infl:ance 't
A _

Il

.•
J

0 MME N T A I R E .

••

SUR tE RÉGLEMENT ' DE LA COUrt.

349

fer hanc 4:' Cod. de temporib. &amp; reparat. appellat. : Pet h alle
dzvznam fànctlOnem .decernimus ~ d~t cett~ Loi, ut licentia quidem
pa~eali, l!Z. exerc~ndls. ConfiLltat~on~bas, tam appellatori, quam advelfce paru, 110VIS et/am ajJèrtL01ZlIJUs utendi, vel exceptionibUs
flle: non. ad novum capitulum pertinent, fed ex illis oriuntur,
zllzs conJunc7ce /mt, quce .apud a~teriorem Judicem nofcuntur profcifitce. Sed 6 .fi qua dIcta quzdem allegatio monflrabitur, vel
uiflru~entum alzquod prolarum, probationes tamen i/lo quidem
~efléerl!2t tem.F0re, verum.. apud facros cognitores fine procraflùza~-l~ne prce~~rz poteJ:unf; Id q~oque eos admittere quo exercitatis
Jam negotlls, pleTllOre fubvematur veritatis lumirre.
O~l peut égale.ment en tout état de caufe &amp; pendant l'appel .
co~nger ~ reébfier hl demande, pourvu qu'on ne déna [ur~.
po;nt l'aétIO?, t:lllf en certains cas de modérer ou compen[ermel::ne les ~epens, fi .le Juge prudent s'apperçoit qu'il y a lieu.
On peut meme amplter fon appel envers des chefs de la Sentel;ce attaquée, {ilf le[quels on n'avoit point coté urief· o nprefenre alors Requête; 011 Y expofe les nouveaux bgrief~ &amp;
on de~lande aéte de l'ampliation d'appel, &amp; que la Req~lê te
fera 111lfe au fac pour y être fait droit, fi le procès eft ré ulé
r.'
1es fi HS a\ l'A ud'lence aux formes ordinaires
b
,
ou on en .pounUJt
,_
fi le })l·.ocès y efi pendant; on ne coniigne point pour pareille
a"11;pItat.lOl1 "me [ec.onde amende, parce qU'OI). n.' attaque que le
meme Jugement.
.
Le Juge d'appel ne peut jamais retenir l'exécution· les Cours
,
l eraIre;
'
'
meme
Ile petlyente
mais le renvoi doit être
fait au
Juge qui a: jugé, fi fa Sentence efi confirmée, ou à tout autre -.
c',efi-à-dire à celui qui tient le Tribunal après lui, fi elle e&amp;
reformée en tout ou en partie, à peine qe nullité, dépens "
dommages-intérêts des parties (Blois 1'579, art. 179 ); &amp; cett~-.
re~le e1~ ob[ervée même en fait de jugement inte.rlocutoire •.
~l11{i PIerre en procès avec Jacques demande · en premiere ·
mil:ance d'être admis à 1&lt;\ preuve de certains faits ; s'il y'
a appel de la, Sentence . qui rejette la preuve, &amp; que cette,
preuve foit admife par le Juge d'appel, elle efl: faîte &amp;
Venquête efl: prife par le premier Juge; . cependant fi le ~~e­
mier Juge avoit pro1J.oncé fur le fonds, fans que la pre1.)ve,
kIi eût été demandée. '-. l'enquête étaIlt feulemel1.t l;&gt;ro.e0f~e_ e2l.

L:

&amp;

•

,

�SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

3)0

COMMENTAIRE

caufe d'appel on ordonne (fi on l'admet) qu'avant dire droit
à l'appel, Ja~ques prouver~, &amp;c. Dans ~e cas, l'enquête eft
prife par le Juge d'appel; Il en e1t d~ ~eme des autres Jugements interlocutoires' la raifon de decruoll efi, que dans ce
dernier cas, le Juge' d'appel e1l: faiu du fon,ds; le premi~r
Juge n'a pu flatuer {ur un moyen non propofe. par~e~ant lUI,
&amp; le Juge d'appel pnH~d l'enquête, pour pouvOIr decIder enfuite fi l'appel efl fonde ou non.
.,
Par l'art. 2 du tit.6 de l'Ordonnançe de 1667, Il en: defendu à
tous Juges, à peine de nullité de leurs Jugen:ents, &amp; d'être intimés &amp; pris à partie, d~évoquer les cau(es , .111~a~1ces &amp; proc~s
pendants aux Sieges inferieurs &amp; autres Junfdlébons, fous pretexte d'appel on de connexité, fi c~ n'eft pour ~uger définitivement à l'Audience &amp; fur le champ par un feul &amp; même
.
Jugement.
.
.
Ainu le premier Juge rend Jugement de fimple111frruébon;
tel que l'ordonnance de pieces mifes; une parti~ appelle; le
Juge fupérieur doit confirmer ou réformer, fans toucher au
fonds, &amp; renvoyer pour pour(uivre fur l'exécution; mais en réformal1t , il lui efr permis, u l'évocation lui efr demandée
même fur le barreau, &amp; il peut même en matier~ criminelle,
au requis de la partie publique ou d'office, évoquer la comeftation fonciere, &amp; la juger à l'Audience par un 'feul &amp; même
Jugement. Le Juge, en réformant, évoque &amp; adopte, ou rejette les fins prifes en premiere in1tance.
.
Il n'en efl pas de même, fi le premier Juge a fentencié fur
les contefl:ations des parties, fans les juger définitivement. S'il
a ordonné, par exemple, un rapport ou une enquête, l'une des
parties appelle, &amp;. cote pour grief que la contefration n'étoit
pas fu[ceptible .d'interlocution, qu'il falloit la juger définitivement; fi le Juge fupérieur trouve le grief fondé, il juge le
fo nds, &amp; alors il n'évoque pas; il fait feulement ce que le
pr~mier J~g~ ~uroit dû falr~; il n'entreprend pas fur la premlere JunfdIébon; le premIer Juge a {latué, puifqu'il a interloqué, Selltentiam dixit.
S'il y a plufieurs condamnés par la même Sentence pour
le même fait &amp; ex eâdem causâ; fi l'tin d'eux efr appellant &amp;
la fait réformer, il efi certain qu'elle efr réformée vis-à-vis de

35 1

touS, à moins que le grief ne fôt perfonnel à l'appellant;
comme li de plufieurs obligés folidaires, l'un d'eux demandait
d'être refiitué comme mineur envers fon obligation, cette exceptio11 ne profiteroit pas aux autres qui feroient majeurs.
Toutes ies fois qu'il Y a plufieurs condamnés par le même
Jugement, l'intimé voulant éviter différents appels, doit préfenter Requête au Juge faifi de l'appel d'un feul, expofer la
folidité des autres, &amp; demander que ceux-ci feront ajournés
pour voir dire que le Jugement qui fera rendu contre l'appellant, fera commun &amp; exécutoire contr'eux, fi mieux ils n'ai-.
ment déclarer au bas de l'exploit de lignification de la Re-.
quête, qu'ils confentent à cette commune exécution. Dans ce
cas, ils font difpenfés de préfenter, &amp; on ne doit ni pré-.
fenter, ni pourfuivJe contr'eux, m~is feulement contre l'ap-.
pelIant. Mais, quoiqu'il ne mette aucune préfentation, il faut que.
lors de l'Arrêt, l'intimé fe falfe concéder aéte de l'acquiefce-_
ment à la Sentence donné par ..... '- &amp; falfe ordonner la ccim~
mune exécution, afin d'éviter enfuite un autre appel qui, quoi. . .
que non recevable, pourroit être émis, &amp; arrêteroit l'exécu-.
tion de la Sentence.
Nous avons dit ci-delfus, que le Juge d'appel confirmantou réformant une Sentence, efr obligé d'en renvoyer l'exé-.
cution au Tribunal qui a Êentencié. Si eefr la Cour qui con.....
firme, elle met l'appeIIation au. néant, ordonne que c:e dont
efr appel tiendra &amp; .fortira fon plein &amp; entier effet, &amp; en cet
état, renvoie les parties &amp; matiere au Lieutenant qui a jugé ,.
pour faire exécuter fa Sentence felon f.,1. forme &amp; teneur, con- .
damne l'appellant à l'amend~ modérée à 12. liv. &amp; aux dép ens.
Si la Cour réforme en tout ou en partie, eIIe met 1'appel.....
l at ion &amp; ce dont eft appel au néant (quant à ce , fi la Sen-.
t ence n'efr réformée qu'en partie).; &amp; par nouveau jugement ,&gt;
&amp;c. (elle fiatue fur les fins prifes en premiere infrance).; &amp;
en cet état renvoie les parties &amp; matiere au Lieutenant de .,.•.., 0.
autre que celui qui a jugé, pour faire exécuter l'Arrêt (&amp; le
furplus de la Sentence, fi elle n'efr réfor;née qu'en partie ) ~IÏ....
vant leur forme &amp; teneur; ordonne que 1amende fera reiliruee YI
condamne l'intimé aux dépens (s'il n'y a pas lieu de les mo ...

�352

C

0 MME N T À 1 R 'B

SUR tE RÉGLEl\ŒNT DE LA COUR.

ompenfer ) Si c'eft le Lieutenant
qui confirme;
i.ler er ou c ·
, ",'
l J il
prononce ainfi : Nous dirons bien aVOIr ete, Juge par e uge
de ...... par fa Sentence du ...... mal, appelle pa.r Jacques ... ;:
&amp; en cet état avons renvoyé les partI,es &amp; matlere., ~~.. S l!
réforme, il prononce ainfi : Nous dl[ons mal aVOIr ete Juge
.1 J
d
bien appellé par Jacques ...... &amp; faI[ant
fi
'fi)' &amp;
pal e uge e.... . .
ce qui auroit dû être f:1.it (il ftame [ur les ns pr! es,
en
cet état avons renvoye, &amp;c.
,
.
Par Arrêt du 2 Mars 17 28 , prononce pa,r M.,le Pre~ller
Préfidenr Lebret , il fut jugé entre AI.me JaufIret, epouf~ lIbre
dans [es aéh6ns de Me. Reveft, Notépre Royal de. la VIlle de
St. Maximin, &amp; fie ur Pierre de la BlI~ere de' la VIlle de M~r­
feiJ1e plaidants Mes. Fouque &amp; Guairauard, que le premIer
Juge dont la Sen,ten~e a été réformée en certai~ls c,hefs, p~ut
connoÎtre de l'executlOU des autres chefs dont Il n y a pomt
eu d'appel. Il eft vrai que 101:S de cet A;'rêt ~ il s'agiifoit d'~ne
Sentence d'ordre ou de rangement de creanCIers dans une m[tance gén~ra1e, &amp; que ?an~ pareille,s Sentences, chaqu.e d~gré
forme un Jugement parucuIter, &amp; c eft la feule exceptIOn a la
.J ' •

1

regle.
' .
,
è
'1 J
~ d l' '"
Mais le CommiiTaire d un proc s peut-I connoltre e execution d'une Sentence réformée, dont le renvoi a été fait à
tout autre Juge qhle celui qui .a [entencié, &amp; cela, quoique la
Sentence ait été cOl1forme à l'avis du Commiifaire ? Oui, [ans
doute, &amp; il n'y a que le Chef du Tribunal qui l'oit dépouillé
de tonte exécution, quand même il auroit été d'un avis contraire au difpolltif de la Sentence, &amp; cela parce qu'il efi:
Chef du Tribunal, &amp; que les jugements s'exécutent en fon
nom. Ainfi jugé par Arrêt du 16 Juin 1732 contre les conclu-fions, Me. Bayon Subftitut portant la parole.
La DUe. Julien, époufe du fieur Artigues, s'étant pourvue
au Lieutenant de Toulon contre le fieur Baile, Marchand de
la même ville, en inhibitions &amp; défen[es de paifer ' par un ,
chemin qui fépare les deux propriétés des parties, [ntervint
Sentence le 3I Août 17 2 9 au rapport de Me. Villevieille Avocat du Roi, qui ordonna un rapport préparatoire, pour conf~
t ater de l'état ou fituation de ce chemin, &amp; qui fournit les
parties à des preuves refpeéèives, &amp; notamment le fieur Baile,

à

3)3

à prouver que depuis les 10 Juin &amp; 28 Juillet 167 6 , lui &amp;

fes auteurs avoient pris paffage dans le chemin dont s'agit,
pour l'u[age de [a propriété.
La DUe. Julien déclara appel de cette Sentence . elle
fu~ réformée au, ch~f [~ulement de la pre:lve par Arrêt du 27
JUl11 1730 , &amp; l eXeClltlOn en fut renvoyee au Lieutenant de
Toulon, autre que celui qui avoit jugé.
Le 1~ Janvier 173 l , le renvoi fut reçu par le Lieutenant
ParticulIer; le 26 Me. Villevieille, Avocat du Roi &amp; Commi[fa}r~, ailiglla. l~s p~rties au Mardi lors ~LlÎvant, pour être procede à la nommatlOn des Experts, qUl fLlrent effeéhvemem
nommés le même jour.
La Dlle. Julien appella de l'Ordonnance de nomination d'Experts , . &amp; de cel.le précéden:ment rendue le 26 Janvier, qui
affignolt les partIes au MardI pour cette nomination.
Le Rapporteur d'un procès eft dépouillé de toute exécution au moyen de la réformation de la Se ntence, di{oit la
DUe. Julien, il dl: Fame du procès, c'eft lui qui en examine
toutes les pieces, qui en préfente toutes les circonH:ances
aux autres Juges, &amp; qui fouvent donne lieu à l'appel par un
rapport peu exaét.
C'efl: fous ce point de vue, ajoutoit-t-elle, que l'Ordonnance
de 1667, tit. des Requêtes civiles, an. 38, veut que le Commiffaire du premier Arrêt ne puiiTe être Rapporteur, ni [ur
le refcindant , ni fur le refcifoire"
Mais on lui répondoit, qu'il n'y a que le Juge qui a prononcé ou pré.fidé qui foit dépouillé de l'exécution; on citoit l'Arrêt de la Cour du 22 D~cembre 1727, lors duquel1e Greffier'
èn la Sénéchauffée d'Aix atrefra, qu'en cas de réformatioll.
d'une Sentence, il n'y avoit q'ue le Préfident qui fût dépouillé,
&amp; les Officiers du Siege ayant été appellés, la Sentence interlocutoire qui ordonnoit une preuve &amp; un rapport, fut réformée, mais il fut dit qu'il ferait pmu'ftùvi fLU: f011 exécution.
pardevant le Confeiller-Rapporteur.
La D1le. J uli~n cotoit un fecond grief: quand m ême, difoit-elle, Me. Villevieille pourroit connoÎtre de l'exécution àe'
la, Sentence, il ~l'auroit jamais pu tenir l'A..udience pour aiJi-;

Yy

J

�•
COMMENTAIR E

..
~
. les parties à J'our précis pour la nomlllatIOn des Experts,
g ner
.
.'
1
'. .
,
.
&amp; c'éto it au LIeutenant PartIculIer à a t~nII., 011 n aUl'OIt pu
3)4

s'adre{fer au C ommiff..1ire pour cette nommatIOn que par comparant.
V 'll . 11' OiE'
Mais.le fieur Baile répondoit . que M~. · 1 eVIet,. e , ,
cI~r
du Tribunal étoit habile à remr l'AudIence, qu Il n y aVOIr
que les autre~ Offici~rs qui pouvo~~nt. ~e pla,indr~, q~e la DUe.
n aVOIr faIt à cette
J UIIl
l 'e étoit [ans inrerêt; Me. VIlleVIeIlle
1
. .
d E
Audience qu'alIigner le jour 'pour . a no~~natIOn. es ~perts ,
&amp; n'avoit con[équemment fait que ce qu Il auroit pu faI~e p~r
comparant; que d'ailleurs Me. Ferran fon Procureur etOIt prer. t
&amp; u'avoit point réclamé lors des deux Ordonnances.
len ,
D 11e. JU l'len pnt
. cles L et- .
Pour parer ce dernier moyen, la
tres de défaveu contre fon- ProculreuI~
L'Arrêt du 16 Juin 1732, prononcé par Mr. le Préfident de
, &amp; condamna l'apB"alldol confirma les deux\ Ordonnanoes
'
.
p ellante à l'amende &amp; aux depens ~nvers toutes les partIes.
Me. Bayon qui conc1ud à la ca{fatlOn de ces deux Ord5&gt;l1,nances , penfoit -que les Sub!htuts ~e . ~r. le . P~o~ureur-General ,
quoique Confeillers dans les Jun[dlthon~ mfeneu~es , ne pouvoient jamais remplir le Trib~nal &amp; temr le.s AU~Iences., parce
qu'é tant les vengeurs &amp; les defenfeurs publtcs , Ils ferOIent expo[és à faire dans certains cas les fonébons de Juge &amp; de partie. Mais l'ufc'lge les autorife à tenir les, ~~diences , &amp; ~n . n~y
traite po int alors les caufes ou leur mllllil:ere eil: reqUIS, Ils
ne peUvent pas même renvoyer pareilles caufes au premier
jour, ils feroient alors une fonétion de Juge. Me. Bayon obferva encore , qu'èn caffant ces deux Ordonnances, il ~'y.
avoit pas lieu à la garantie contre le Procureur , parce, dltil , que ces deux Ordonnances étant annullées par l'incompétence &amp; l'inhabilité du Juge qui les a rendues, ce défaut n~
p ouvoit rien opérer contre l~ Procureur.
Celui qui veut faire recevoir le renvoi porté par l'Arrêt ou par
la Sentence .du Lieutenant , donnè copie du jugement qui réforme au frocureur adverfe , fi le premier jugement n'a pas
·é té rendu par défaut , il fait fommation , &amp; le renvoi eil: reçu
à l' Audienc~; le Procureur du Roi" doit être oui lors de la
xéception du renvoi.

S UR

I.E :n.ÉGLEMENT DE LA COUR.

Si la Sentence attaquée par la voie de l'appel avoit été rendu.e pa~ défa~t , on donne affignation à la partie pour le prelliuer Jour d Audience fans expe&amp;ative , &amp; on donne feule m.eut, du jour de ~'affignation au jour d'Audience, les mêmes délaIS que pour la nomination des Experts; .le renvoi dans ce dernier
cas eH reçu au profit du défaut. On leve l'e xtrait de cette Ord~n­
nance, on le fignifie au Procureur ou à la partie &amp; en vertu de
la Sente~ce co~firmée, ou de l'Arrêt qui réfOl:me: &amp; de l'OrdonnaI;ce ~ll1 reçOIt le ren~oi" on ~ait co~m~ndement à la partie , s'il
y echoIt,. &amp; tous autres explOIts executlfs. Pareille Ordonnance
ne porte Fmais de c,ond.amna~ion de déI;"'ens , p~rce que n' ét ant que la nue executIOn d une première Sentence ou de
l'Arrêt, les dépens qui font fai.ts alors font les acceifoil'es de ceux qui font adjugés, &amp; fe taxent cUUlu&lt;lativement avec
eux.
Si .le premier Juge a jugé, qu'il y ait eu appel de fa Sentence
au Lleutenant , &amp; de celle du Lieutenant à la Cour
la Cour
par Fon Arrêt renvoit au Lieutenant , &amp; le Lieuten;nt en re-'
cevant Je r~nvoi , renvoit au premier Juge; fi cependant il y a
appel au Lieutenant de la Sentence d' un premier Ju cre' &amp;
que p endant l'inil:ance d'appel, rune des parties évolfue go~me'
pa.uvre, à la Cour, la Cour ne renvoit pas en jugeal;t mais
1:.
'
l'A
d fc
. ,
,
raI,t l~xecute~
rret -e ondautonte, atte.ndu l'évocation, &amp;qu e e aUr&lt;;&gt;1t pu conno1.tre e la conreil:atlOn en premiere in{tance.
. En matiere civile, l'appel fu(oend funs contredit 1'"exécutiolt
d.e.la ~h~[e ju~é~: appellatione interpofitâ, in prœjudicium deA

A

llDeratZOnLs , nz~zl fie:-i deIJere, &amp; in eo flatu omnia eJ1é, quO"
tempo:e pronuntzatlOllls fuerunt , f œpiffime conflitutum efl. L. ap p ellatLOne 8 , Cod. de appellat. (Arrêt de Réglement rapporté
p ar Ml': .de Reg~ffe , pag. 200) , mais il n'éteint pas le judic at. Tl~IUS obt~e nt contre · M cevius Sentence qui condam n.e
ce dernIer au paIe ment d' une fomme ; Mrevius appelle, contraéte des dettes p endant l'appel, la Sentence eil: enftlite confirmée ; Titius a to ujours hypotheque du jour de cette Sentence ; le cr.éancie~· a pareillement hypotheque du jour de ]a.
Se~:ten~e qUI le debouce, fi ~e . Juge fupérieur réforme, p ar cequ Il fal.t alors ce que le premIer Juge auroit dû faire.

Yy

,

3)~

~

�SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR;

COMMENTAIRJ!

3)6

.

."

--

.1

Il ef!: des cas auxquels Il ef!: permIs ~ ,ex~cuter l~s Sentences par provi{ion, nonob:ftant &amp; fans prejUdICe d~ 1 appel, en
donnant par l'intimé caution, ou fans donner cautIOn,' &amp; toUSjugements rendus en exécution de ces Sentences font egalement
,
execut01res.
Une Sentence eft exécuto ire nonobftant &amp; fans préjudice de
l'appel à la charge pa~' celui qui l'a obtenue de donner
bonne Je (uili{allre caution, lor[que le jugement n'adjuge que
300 l.iv. &amp; au de1Tous, s'il eft reudu par la Chambre des Re...
quêtes d~ Palais, ju[qu'à 1 ~o, liv. par~e~ant les S,énéchauifées,
4 0 liv. aux Juges des Ducl1es &amp;, Pames, 2) ltv. aux autres
JurÎ{diétions {ubalrernes ( 1667 , tIt. 17, art. 13· )
S'il s'agit d'une cldjud ication de proviliol;, d~ns le cas oÙ:
l'on en peut demander, la Sentence ef!: executolre nonobibnt
l'appel, en donnant camion jufqu'à la fomme de 1000 liv. , li la
demande n'eH: fondée fur aucun titre, &amp; à quelque fomme que
ce [oit, li elle eH foncl.ée [ur contrat, promeff'e reconnue, ou
condam natio n exécutoire C·art. 14 &amp; 15·)
L'art. 17 du même tit. de l'Ordonnance, en ordonnànt aux
Juges de prononcer par un,même jugement fur la demânde principale &amp; {ur celle en provllion, li elles font toutes les deux en
état d'être jugées, leur permet d'ordonner qu'en cas d'appel,
leur jugement, . qua1tt à la provilion, fera exécuté par proviliOri
en donnant caution.
Le nonobftant appela encore lieu en donnant caution, cn
matiere attribuée aux Juges-Confuls , lorfque leur Sentence eil:
fujette à l'appel ( 1563 , 1673 , tit. 12 , art. 1 ); en matiere de
Police, à quelque fomme que la condamnation puiife monter
( 1667 , tit. 17, art. 12) ; en matiere de dîme CI') 80, Melun,
art. 29); en Jurifdiél.ion eccléG.aib.que , lorfque la fomme n'excede 2') liv., &amp; qu'elle cft due par un titre (1579, Blois,
art. 62. )
II eft certain que dans tous les cas auxquels la cautioIi. doit être
ordonnée, elle doit l'être, quand même l'appellant feroit dé..,
biteur d'une autre fomine envers l'intimé ; &amp; li la Sentel1ce
n'ordonne point le cautionnement, la Cour doiç furfeoir à fon
exécution jufqu'à ce que le cautionnement foit paifé ; il dl jufie
que celui qui paie en force du judicat, &amp; llonob:ftant [on appel,
'

3)7

roit affitré par le moyen d'une caution folvable, de la refiitution
de ce qu'il a payé, li le Jugement eft réformé.
Le nommé Bennat de, la ville de Marfeille , ayant obtenu
Sentence du Lieutenant de la même ville, qui condamnoit
Peiron au payement de la fomme de feptante-deux livres, pour
l'efte d'une mi-rente échue à St. Michel d'une houtique &amp;
partie de maifon qu'il lui avoit arrenté, &amp; Peiron ayant appellé de cette Sentence, le Lieutenant ordonna le nonobftam
appel fans ordonner la caution. Peiron demanda la [ùrféance
à la COUf, &amp; elle fut ordonnée par Arrêt du 18 Août 1736,
prolloncé par Mt. le Prélidem: de Reguffe, contre les concIulions portées par Me. Bayon Subfritut, qui, pour établir
qu'il n'y a pas lieu au cautionnement, ob[erva que la maifon
cautionnoit airez une modique fomme de feptante-deux livres,
&amp; que d'ai lleurs Peiron avoit reçu la rente des appartements
dont s'agiffoit de Tourneau à qui il avoit fous-loué.
Cependant il a été jugé &amp; bene qUI:! le non ob fiant appel pouvoit être ordonné fans caution, toutes les fois qu'il eft démontré
que le débiteur condamné a a{fez d'affurance d'ailleurs, &amp;
qu'au moyen de ce, l'objet de la Loi ef!: rempli, comme ft
c'ef!: un Corps ou Communauté qui obtient le nonobftant appel;
ainli jugé par Arrêt dü ..... ,J anvier -1738, ptononcé par 1\11'.
le Premier Prélident de La Tour, conformément aux conduG.ons portées par Me. Bayon Subfritut , plaidants Mes. Julien
&amp; Maffe, au profit des Capitaines de ville de la Communauté de
Marfeitle, contre la D1le. Vachier, époufe en fecondes noces du Sr.
Sillon ,qui par Sentence des Juges de Police de la même ville
dlt 5 Avril 1737, fur côndamnée à payer 40 liv. pour dr~ it
de pelote, à raifon de fon remariage; elle appella de cette Sentence pardevant la Cour, &amp; le nonobHanr appel ayant été
ordonné , elle demanda la furféance, fur le fondement que les
Jug&lt;'!s de Police n'avoient point ordonné le cautionnement,
mais elle en fut déboutée. Le motif de l'Arrêt fut que les Capitaines de Ville demandant en n011'1 colleéhf &amp; au nombre
,d e dix, &amp; obtenant une' modiqüe pelote de 'la liv., à la reftitution de laquelle, le cas échéant, ils feroient tenus folî'd airement , J'intérêt de la DUe. Vachier étoit pleinement
aifuré.

•

�COMMENTAIRE
S UR I.E RÉGLEMENT DE LA COUR:

Me. Bayon rappella lors de cet Arrêt, un précédent qui
avoit confirmé une Sentence qui avoit ordonné le nonobHant
appel hms prononcer la caution, au profit d'un Corps de Beiffoni fl:es; ce dernier Arrêt avoit décidé qu'un Corps fiable &amp;
permanent étoit fuffifant pour répondre de la refiitutioll d'une
{omme adjugée.
.
Il Y a lieu à l'exécution d'une Sentel:ce, nonohfl:anr &amp; fans
préjudice de l'appel [ans donner cautIon, ii elle efl: rendue
en matiere de récufarion de Juges ( 1667 , tit. 24, art. 26);
s'il s'agit de l'exécution de l'Ordonnance rendue par le Commiifaire en defcente ( tit. 2 l , art. 7 ); (il ordonne lui-même
le nonobfl:ant appel), en matiere de provifion alimentaire &amp;
de médicaments en matiere criminelle ( 1670' tit. 12., art 7) ;
(le légitimaire en matiere . civ·ile doit obtenir des proviiions
fa ns donner caution, s'il n:en trouve aucune, parce que fes
droits font certains &amp; favorables) pour la perception des droits
domaniaux ( 14 Mai 17 1 7 ) ; en matiere de voyerie (ibid.) &amp; dans
tous les Jugements rendus par les Tréforiers de France (Avril
1(27 ); lorfqu'il s'agit des contefrations entre les Curés primitifs
&amp;. les Vicaires perpétuels ( 1)- Janvier 173 l , art. 13); enfin
les Sentences de recréance fOllt exécutoires, nonobitant &amp; fans.
préjudic,e de l'appel à la caution juratoire, c' efi-à-dire, en
j'tirant par celui qui obtient la recréance Ol! la . jOllÎifance provi{oire d'un Bénéfice, de refl:ituer en bn de càufe les b:uits
&lt;)u'il aura perçus, s'il dl: ainii ordonné ,( 1667 , tit. 15 , art. 9. j,
Lor[qu'il y a lieu au nonohit?nt appel, celui qui a obtenu
la Sentence, préfente Requête ·au. Juge qui a jugé, expofe le
contenu · el) la Sentence, L'appel qui en eil: interjetd, &amp; ·demande de requérir incidemmem COntre l'appellant en la perfonne de fon Procureur, s'il en a conftitué un ( ou fi la Sent.ence a été rendue par défc1ut, que l'appellant fera affigné en
p~rfol1ne ou domicile pour le premier jour d'Aud ience) pour voirdIre &amp; ordonner que la Sentenc.= attaquée feq exécutoire
1l0nobilam &amp; h1115 préjudice de l'appel (en donnant bonne
[uffifàme caurjon, fi c'eO: le cas); les dépens de cet incident
fuivent ceux du principal. .
.
. On prend · extrait de cette Se.ntence, on la Egnifie au Procureur &amp; à partie , &amp; s'il n'y a point~ de caution à donner, on

&amp;.

~xécute én vertu de la premiere Sentence &amp; en vertu de celle
,
.
qui ordonne le nonobitant appel.
S'il Y a un cautionnement ordonne, on donne affignatlOn
à la partie en perfonne ou domicile à comparoir au Greffe de
la Jurifdiétion faifie du différend &amp; pardevant le Greffier
un tel jour, à une telle heure, p our vO},r pa~er l'aéte de
cautionnement à" Alexandre........ que l111tIme offre pour
cautiorr, &amp; le jour &amp; heure de l'affignation advenus, on procede
ainû que s'enfuit.

VERBAL DE CAUTIONl'fEMENT AU GREFFE.

"
D

,

U .... jour du mois de .... mil fept cent .... à . . .. heu-

res du matin (ou de relevée) eit comparu au Greffe
du Siege ou de la Jurifcliétion de ..... &amp; pardevan-t nous Greffier Me.... . Procureur intervenant pour André..... Ménager
de ..... lequel nous à. expofé que ledit Andr~ a obtenu ~en­
tence de l'autorité de Mr. le Juge de ce heu le ..... JOur
du mois de..... contre Mathieu .. ... qui condamne ce dernier au payement de la fomme de.... . Mathieu ayant appellé de cette ~entence , dIe a été déclarée ~~r .autre ~en­
tence du ....• executoire, nonoh:ltant &amp; fans prejUdICe de 1 ap.pel , en donnant par ledit Andr~ •. ; .. bonn~ ~ [uffifante caution pour If fomme de. .... adJugee en prIncIpal, enfem?le
pour les :intérêts ·.&amp; dépens, par Exploit du.. .... Ma~hIeu
a . été. affigné à comparoir. pardeva~t nous à c~ prefent
lieu, Jour &amp; heure pour
,Paifer 1aéte de c~utlOnnen:-ent
à Alexandre. • . •. qui lui a ete offert pour cautlOn ~ raIfon
de~ fuf:dites adjudications, &amp; comme ledit Mathieu ..... n'a
point comparu, ni Me .• •... fon Prbcureur (s'il y en a un )
&amp; .que . l'heure de.... . donnée dans l'affignation e!l expirée,
&amp; mêmecelle d'expeél:ative ,ledit Me .. ' .•pour fa partIe, nous re,'lüiert de recevoir le cautionnement dudIt Alexandr.e ... &amp;. a iigne;
, Et ici préfent ledit Alexandre.... . lequel duement ll1forme
"de tout ce que deifus, s'dl: rendu p~)l1r. le~it André.; .....
c aution envers ledit Mathieu pour les adJu~lcatIOn~ dont s ~~pt,
fauf fon recou~ &amp; garantie contre ledIt Andre ..... s Il y

VOl;

�3~

COMMENTAIR~

SUR LE RÉGLEMENT D'g LA COUR;

échoit, &amp; a figné (ou) a déclaré ne fçavoir figtaèr. Le Greffier
figne , &amp; la caution auffi., fi elle fçait figner.
Si Mathieu comparoît ou fon Procureur, &amp; s'il ne contefre
pas la caution, le Greffier après avoir couché la requifition du
demandeur, pour[uit ainfi: Et Me ... Procureur dudit Mathieu ..•
&amp; d'icelui ici prefent affifl:é &amp; autori[é , n'empêche qu~il foit
procédé à l'aéle de cautionnement dont s'agit, &amp; a figné avec
[,,1 partie, &amp; ici préfent ledit Alexandre &amp;c.
Si la caution eIl: contefrée, on met: -Et Me..... Procureur dl1dit Mathieu &amp; d'icelui, ici préfent , affifté &amp; autori[é,
a dit conreIter ledit Alexandre . . . . . pour cau tion, &amp; a figné
avec fa partie; &amp; nou[dit Greffier avons concédé aéle à Mes ...•
,Procureurs des parties, de leurs comparutions, dires &amp; requifitions , &amp; audit Mathieu..... de ce qu'il conteIte ledit
Alexandre . . . .. pour caution, &amp; au moyen de ce ,. les parties fe pourvoiront aux formes de droit.
Le pour[uivant pré[ente alors Requête (ou fi l'infhnce ef!:
par défaut, il affigne le condamné pour voir dire que la caution offerte fera reçue avec dépens. On communique au Procureur l'état des ' biens de la caution, &amp; on lui communique
~riginellement les pieces jufl:ificatives de [a [olvabilité ( 1667,
tIr. 28" art. 3); le Procureur s'en charge au bas de l'in-.
ventaire qui er: e~ dreifé, &amp; à la prelniere Audience (ou parde-vant le C~mmI~alre dans
verbal qui eft dreifé -à cet effet) , le
Juge reçOIt ou rejette l~ cautIon; fi la caution eL!: reçue, on affigne
au Greffe, &amp; le cautIonnement efl: paifé comme ci - de1fi.ls
&amp; on exécute en[uite. Pareils actes de cautionnement fon~:
exempts du Contrôle (décif. du Contrôle partie premiere
6&amp;
'r
'
,.
pag.
r
7,' partIe
leconde, pag. 211); mais ils foumet-,
t~nt ,la ,c~~tIOn à la contrainte par corps, comme étant cau-tI~n Jt~dlClall'e. La renonciation au bénéfice de difcuffion efl: cenfée
fl:Ipulee , &amp; pour le fait du cautionnement, la caution eft juHicIa~le du Jug~ p~rd~vant lequel elle a été reçue, parce qu'il s'agit
t~uJours de 1 ex~cutIOn de la Sentence .. Une caution doit avoir des
bIens fuififcu1tS a ç~)11Ctlrrence des obligations qu'elle contra&amp;e .
Leg~ 2.34 ,. §. ~ ,H. de ,v erb.fignif. Ces biens doivent être libre~
&amp; non charg-es d'hypotheques,- . qui puiffent en abforber la...
..
v.aleur..

valeur., I~ ~fi de principe qu'en ~atie~e de commerce, &amp; dans
les Jun~d~ébons confulalres, le NegOCiant fur pied c'efi-à-dire
n~n faIllI, &amp; qui a un crédit ouvert, quoiqu'il ne ;ofiède point
d~Imm/eubles, ne peut être refufé pour caution marchande, ni
dI[cute. (Arrêt du Confeil du 3 Août 1668 pour la confervation
de Lyon. )
I?ecormis , ,to~., ,2 , col. 848, attefl:e qu'en fait de
cautIOnnement JudICIaire, on peut refufer pour caution un
homme qu'on ne pourroit pas di[cuter facilement à Faifon
des ég~rd:5 qu'il mér~te'roit:
ci~e la Loi 2, if. qul/àtis dare
c(jgantUl , nombre d autontes qm appuyent [on fcntllnem &amp;
une Sentence ,du Sénéchal d' Ai~, du 23 Juillet 16'5 8 e~ 11
caure de Macluol. Le fie ur de Châteaurenard Confeiller au
P.arI~n:ent, fut ~'ef~fé pour çal~tion à caufe de dignité: Quia
dijfù:~lzs con~ent'lonzs era,t, &amp; Il fut ordonné que Machiol dOllnerOlt cautIOll bourgecjJfe, plaidants Mes. de Colonia &amp; de
Guerres.
La Sen~en~e dé~la~é~ exécu~oire nonobfiant l'appel, 1'eft
p~ur le pnnCIpal, l11terets &amp; depens, à quelque Comme que les
depens inontent, contre le [entiment de Bornier [ur l'article
14 du ~itr~ 17 de l'Or~m111ance de 1667, au mot feront,
~ [ur ~ artIcle l, l ,du tlt~e 27 au mot lZonobflant ; ils font
1 acceifolre du pnncIpal, G' fequuntur eJus naturam &amp; favorem.
Ml'. de Montvallofl dans fon Préc.is des Ordonnances, au mot
appel, attefl:e l'ufage , &amp; cite l'art. 1'5 du titre 16 de l'Ordonnance ·de Provence. Le créancier feroit bien à plaindre
, s'i~ -ne pouvoit exécuter que pour le principal; pour avoir un~
adjudication de 30 IiV-. , il efl: [ouvent expo[é à faire au-delà
de - 100 liv. de frais.
La q~efl:ioi1 fut jugée par Arrêt du 17 Décembre i739,.
prononce par Ml'. de La- T our ~ contre les condufions, au
pr-ofit de .la Dame de Cabriés, contre le fieur Blanc, frere
du ConfeIller au Parlement, plaidants Me. Patteau pour celui-ci,
&amp; Me. Chery pOUl" la Dame de Cabriés.
Le fieur Blanc prétendant avoir un droit d'ar-rofage, fit pour
fe procurer l'eau de nouvelles œuvres dans les terres de la
Dame de Cabriés ; le Lieutenant accéda, ordonna la démolition des nouvelles œuvres ~ cOll,damna le fieur Blanc aux dé-,

Ul:

3 61

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�SUR LIE RÉCL!lMIlNT DE L A COUlt.

C

OMMEN'lAIRR

36 3

·tance parclevant lui, il &lt;fie peut donc plus rien fiatuer; l'exécution ne lui appartient pas, .p uifqu'il n'a pu la retenir, &amp;
qu'il l'a renvoyée aN premier Juge, &amp; c'efl: une vraie exécution, la premiere même qu'il y ait à faire, que d'ordonner
le nOlllobfrant appel.
Hors les cas d'une contravention formelle à .l'Ordonnance,
ou d'une incompétence notoire, ou d' un préjudice irréparable,
les Cours ne doivent jamais furféoir à 1'exécution des Sentences qui font au cas du nonobfl:ant appel. L'Ordonnance
même le défend aux Cours dans tous les cas ( 1667 , tit. 17,
art. 16); le motif de la Loi etl: trop [age pour n'être pas
refpeél:é: &amp; faudra-t-il que po~r une fomme modiq\J.e, ou à
.raifon d'une matiere requérant célérité ou faveur, un citoyen
foi~ traJÎné de Tribunal en Tribunal?
L'on tient au Palais, qu'une Sentence N'eil jamais exécutoire nonobfrant l'appel, quand elle foumet une des parties
à un ferment, &amp; il a été jugé . piufieurs fois que le ferment
ne peut pas être prêté au préjudice de l'appel, &amp; entre autres ,par Arrêt dw 7 Septembre 1742" prononcé par Mr. le
premier Préfident de La Tour? conformément aux condufions
portées par Me. Berthier, Suhfritut.
Le nommé Pontillet fils dénonca
, DeIoute de Meireui1. Deloutte offrit de prouver la fau.1feté de la dénonce. Le Lieute11~nt d'Aix condamna Deloute à la peine du ban, en jurant
pal' Pontillet la dénon0e c0menir vérité. Appel de Deloute
pardevant la Cour; PontiHet demande le nonobftant appel, le
Lieutenant ' le lui accorde; nouvel appel de Deloute qui demanda la furféance: la caufe plaidée, l'Arrêt fit défenfes d'attenter à l'appel. Le motif de décifion fondé fur ce que le ferment eft quelque chofe d'irréparable une fois qu'il eft prêté,
&amp; qu'au moyen de œ " il ne peut être prêté que quand la queftion eft pleinement décidée. Cependant lorfqu'une partie a déféré le ferment à l'autre, &amp; qu'elle appelle enfHire de la Sen~ tence qui foumet à ce ferment, il paroîtroit bien jufte d'ordonner l'exécution de la Sentence nonobftant l'appel, à moins
que l'appellant ne produife .de nouvelles pi.e ces, ou ne fournilfe de nouveaux moyens de défenfe qui changent l'état de la
queftion, çomme s'il çommuniquoit une quittance, ou s'il" offroit
.
Z z 2,

pens, &amp; ordonna que fa Sentence feroit exécutoire nonobftant l'appel. La Dame de Cabriés fit taxer les dépens, qui
monterent à 1814 liv., leva des compulfoires, &amp; ht commandement au fieur Blanc de les payer; le fie ur Blanc deluanda la furféance à la Cour, prétendant que le nonobfiant
appel ne pouvoit pas porter fur les dépens, l'Ordonnance
n'en ayant pas parlé. La Cour le débouta de fa demande en
furféance.
Les Lie.utenants croientêtre fondés en jugeant par voie d'appel.,
d'ordonner le nonobftant appel, fi la fomme dl au-de.ffous
de cent livres. Par exemple, Jacques obtient contre Pierre
une Sentence de l'autorité d'un Juge de Seigneur, qui condamne Pierre au payement de la fomme de 80 liv. Pierre
appelle; le Juge du Seig1.1eur ne peut pas ordonner le nono,bf.
tane appel, la fomme étant trop forte; mais le Lieutenant
qui confi rme, l'ordonne, fi Pierre appelle de fa Sentence~ pardevant la Cour.
Les Procureurs au Siege d'Aix attefterent que telle étoit
la regle, dans le procès de Marguerite Montanard, veuve &amp;
héririere de GuiUeaume Marquefy, Marchand du lieu de Bormes,
contre le s hoirs de Jofeph Creil: du même lieu. Il s'agi1foit
de fpvoil' fi le Juge de Bormes ayant condamné les hoirs
Creflr au payement de 72, liv. dues aux h.oirs Marquefy, le
Lieutenant de Toulon confi,r mant cette Sentence, avoit pu ordonner le nonobfrant appel. Les hoirs .Creft demanderent la
furféance à la Cour, Me. Bayon Subfritut conclud à la confirmation du nonobfrant appel; la Cour fit regifire le 2,3 Mars
1745 , pl~idants Me. Simeon pour la Montanard, Me. Chery
po~r les hOIrs Crefi. Je penfe qu'en confultant les principes, on ne
dOIt pas balancer à décider que le Lieutenant, après avoir
confirmé la Sentence du premier Jtlge ,. ne peut pas ordonner
le aonobfl:ant appel, qui n'a pu être ordonné en premiere inftance. ~e L~e.utenant dans ce cas n'eft pas le Juge naturel
d~s part;es , Il. n'eft que le Juge de l'appel; la queil:iol1 ne
~Ul a ér:e portée que pour décid'er fi elle a été bien ou mal
Jugée; en confirm~n.t ou e~1 réforma11t, il eil: obligé de renvoyer..
pu .molr;ent qU'lI renVolt, il eft ~ dépouillé de la matiere :.
Plelliflime func7us efl officio; les parties ne font plus en mC"";

•

(

�COMMENTArRE

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COÜR.

qui en étoit chargé, lui faifoit perdre [es adjudications à
ferment, &amp; que fon héritier n'était pas reçu à. le prêter.
Il peut arriver que les faits fur lefquels le ferment doit être
prêté, foient mal rédigés dans une Sentence; il la partie fe
fait une peille de les arrefter tels qu'ils font rédigés, je penie
que le Juge peut dreffer procès-verbal, reéhfier les faits, &amp; recevoir le fennent, pourvu que les .faits reétifiés ne [oient pas
deil:ruB:ifs, mais feulement explicatifs des premiers; &amp; s'il y
a oppoiltion à ce procès-verbal, le Juge qui a fentencié, peut
connoÎtre de l'oppoiition, parce qu'il ne fait qu'expliquer &amp;
interpréter fon jugement.
On ne peut déclarer appe1.d'un Jugement, s'il n'eil: ni nul,
ni injufte, &amp; on n'eft recevable à attaquer la chofe jugée, que
pour la fahe caffer à raifon de la nullité, ou pour la faire réformer· à raifon de l'injufl:ice. Cette affertion fOl.!ltenlle par les premiers principes, nous conduit à examiner quelles peuvent être
les autres voies ouvertes pour faire réparer un Jugement quelconque, ou pour en empêcher l'exécution.
.
11 e:!il: certain qu'on n'arrête point l'exécution de la chofe
jugée, en . déclarant .umplement oppolltion au bas d'un exploit
exécutif; il faut que l~oppofant préfente Requête au Juge de
l'autorité de qui on exécute, expo[e le~ moyens Gl'opP0iition"
&amp; demande qu'il fOIt fait inhibitions &amp; défenfes au pourfuivant.
de p. affe); outre -à f,lcunes exécutions, à peÏh1e de nuIJité d'icelles"
dépel'fs dommag s-intérêts de l'oppofanr, d'amende, &amp; [ur les
(;o.l1trav~ntions d'. n être informé de l'autorité du. même Juge.
Les moyens d'oppoiition à l'exécution d'une Sentence font.
. autres que les griefs d'appel; l.'oppofition n'attaque pas .le Jugement m ais eft fondée fur des moyens indépendans: amii, pa~
exem~le , Pierre obtient Sentence qu.i condam~e Marc au paie-.
ment d'une [omme; Marc paye enfmte, ou PIerre reHe trente'
ans dans l'inaé'rion, ou il n'a plus l'aétion qu'il avoit lors.
de la Sentence' fi Pierre vient enfuite à exécmer, Marc n'ap-.
pellera pas de l~ Sentence '. elle eft j~lile en ~oi-; mais s'op~o-.
fera à [Ot1 exécution, &amp; obJeé1:era qU'Il a. paye, ou que le tltre:
eil prc[crit, ou que Pierre qui a obtenu la Sentence fO~IS ~a~
qualité, par exemple, de tuteur, n'eft pl~s tuteur lor.s de ke,~­
(;;\.It.i.o n, &amp; !l'a ,onféq~emment plus d'aéhQ,n.,

la preuve de faits concluants nouvellement venus à fa connoiff.,ïnce; mais toutes chofes égales, l'appellant dans le cas que
nous venons de pofer, eft viiiblement non recevable en fon
appel, puifqu'il attaque fon propre fait, en refufant de fe tenir
à un ferment qu'il a déféré lui-même .. Pourquoi lui fournir dans
ce cas le moyen d'arrêter des exécutions légitimes qu'il a aurorifé d'avance, &amp; auxqueiles, pour ainii dire, le Juge n'a donné
ouverture par ià Sentence que d'après le propre vœu de l'app ellant? Pourquoi déféJ-er à un appel qui efl: une vraie chicane,
&amp; qui bien fouvent ferme au créancit!!r tout efpoir de paiement?
Pierre, par. exemple, fait ajounier Jacques au paiement de la
modique fomme de trente livres contenue dans une obligation
écri re &amp; non contefiée. Jacques d·')lllle des défenfes, &amp; foutient que la fomme a été payée; mais n'ayant point de quittance, il fe condamne au paiement, en jurant par Pierre n'avoir
pas reçu la fomme. La Sentence adopte ce ferment; Jacques
appelle enfui te: pourquoi dans ce cas arrêter l'exécution d'une ·
Sentence rendue d'après le requis de l'appellant?
Nous pourrions affurer que ce que nous venons d'obferver
eft. foutenu par. la Loi &amp; les Auteurs. Voici comme s'exprim;
BLIlffc.n fi.l~ le. tlt. du Code de reh. creditis &amp; jurejurando : Toutes
les fois, dlHl, que quelqu'un a été admis ct jure.r par Sentence
fi j~n A,~verfaire fe rend appella'}t, non06flant l'appel, fans pri
J~dl. e d icelUi, le ferment peut etre prêté pardevant le fuae. Il
cIte la ~oi ~~ du mêmA
e tit~e : .Evenit ~t .pr?vocatione ,id efl
a.pp~llat:zone, lzte fofkellsa, lu qu,ldem qlll JusJurandum prœflare
}ujjl font, a6 hac forte lllce fohflrahantur, proDationes autem
~erum c~dant; &amp; BU1ffon, en atteÜant que la partie adverfe doit
etre p~eLente ou appeilée pour voir prêter le ferment fi.lÏvanc
le §. hlS ~e prœfenti~us dic7ti Leg. l2, affure qu'on peut )urer tzo11:°~fl(mt Lappel, fo: t fue le. ferment .(o~t fopplétoire , Ol! qu'il foit
JUI ar::eTltun: pu~gatl?llls. Il cite l'autonte de :t'aber ,. def. 6' hoc tit•.
51 cel~l qUI dOit prêter ferment, meurt pendant l'il1:ftance
?'appet, Il ~ft,cenré av~i~ re\~fé de ~e prê/ter, s'iL efi: appellant;.
1.1 ~{~ cenfe 1. aV~lr prete" s Il eft Hltlme, parce que d'llls ce.
del1u~. ç~s, Il n ~ pas depenc\u de ltl'Ï de le prêteF. Bonibce ,.
rom.. .n l1V .. 3, tlt. IJ, çh. 2,. rapporte un Arrêt du 17 Juin
lo81,-t-que le fermem non· p.rêté pelldaJ;lt la vie. de çelui~·

•
/

�C OM MENTA I RE
3 66
Si Marc eft débouté de fon oppofition, &amp; qu'il s'agiffe ' de
l'exécution d'une Sentence de fa nature exécutoire nonobftant
l'appel, la feéomde Senrence fera également exécutoire nonohftant &amp; fans préjudice de l'appel, fc1ns. donner nouvelle
caution, comme étant l'exéchltion de la premlere.
Si celui qui intente une aB:io'll, ne pre1'ld pas toutes les fins
qu'il pourroit prendre, il peut après l'Arrêt ou
Sentenc~ ~
former une nouvelle demande pardevanr le Juge qUI a prononce,
il ne pourroit pas appeller de la Sentence; elle ne peut être
attaquée, le Juge n'ayant pu accorder ce qui n'étoit pas .demandé: ainfi jugé par Arrêt du 18 Mars 1776 fu~ ce faIt. SIeur
Jean-Baptille-Augufrin Gr~nier, ~archaFl.d, Gar~I1feur de. chapeaux de la ville de ,MarfeIMe, obtmt de . l auto~Ilte du ~IeNte­
nant de la même ' VIlle une Seiiltence qm, eutr autres dIfpofitions, condamna Canton Sculpte~lr aux dépen.s, avec cOl1brainte
par corps. Canton appella de cettie Sentence palidevant la Cour;
elle fut confirmée par Arrêt du 23 Juin 1775; mais Granier
ayanr 'omis de demander la contrainte par corps pour les dépens
de l'infiance d'appel, elle ne fut prononcée par l'Arrêt que p@ur
les dépens faits pardevanr le Lieutenal1t.
Canton ayant enfuite· appellé de la taxe des déy&gt;ens, Granier demanda par une Requêne incidente, que Canton feroit
contraint, même par corps, tanr pour les dépens adjugés par
J'Arrêt du 23 Juin, que pour les dépen.s de l'appel de ta)(je.
Canton défendanr à cette Requête, foutenoit que tout étoit
jugé par l'AlIfêt du 23 Juin; que l'addition que l'on defiroit
être faite à cet Arrêt, formeroit un fecond jugement pour lè
même 0bjet, cont!re la regle inviolablement obfervée, non bis
in idem; que Granier devoit s'imputer de n'avoir pas demandé
la contrainte par corps avant l'Arrêt; qu'il ne pouvoit pas amplier fa demande après la chofe jugée, &amp; que fon droit étoit
confommé : omne jus foum in judicium deduxit. Il avoit taci.
te~ent reno~cé à cette contrainte par COlipS , par cela feu!
qu'Il lie l'aVOlt pas demandée avant l'Arrêt: remittentibus jura
foa. non datur regreJJùs. Mais Granier répondoit " que la contral11tepar corps n'ayant pas été demandée la Cour n'en
avoit pas débouté même tacitement; qu'elle n?avoit pu même
y prononcer; que cette omiffiou de demand~ pouvoit toujours

.I:l

.

if
SUR tE ruGLEMENT DE LA COUR.

3 67

~tre réparée; que la regle non li!' in idem n'étoit applicable
~u'al1 cas où l'on voudroit f,JAe fiatuer une feconde fois
fur ce qui auroit déja été décidé par le même Juge.
Granier citoit l'Arrêt rendu au profit de Jerôme Remufat
du lieu de Roquevaire, qui avoit obtenu des adjudications
contre deux corrées , mais qui avoit omis de demander la.
condamnation folidaire &amp; les arrêC9 de la ville; il préfenta
Requête &amp; forma cette ampliation de demande; la Cour lui
accorda les fins par décret.
Sur la fignification, Jean-Jofeph Breft, l'un des condamnés, forma oppofition au décret, &amp; la caufe portée à l'Audience, Breft oppofoit que l'Arrêt avoit tout jugé, que la
folidaire &amp; les arrêts de la ville formeroient un fecond Jugement pour le même objet, &amp; qu'il devoit jouir du béné-fice de l' omiffion.
Mais Remufat ayant répondu qu'il avoit pu former cette
nouvelle demande in executione judicati, l'Arrêt du 13 Juin
17 6 9, conforme aux conclnfions portées par Me. Bovis
Subfritut , &amp; prononcé par Mt. le Préfident d'Efpinouf€, confirma le décret.
L'Arrêt du 18 Mars 1776 rendu au' rapport de Mr. le
Confeiller de FOl"ris, accorda la contrainte par corps demandée par Granier, Me. Verdet écrivoit pour lui, Me. Deforgues pour Canton.
L'art. 42 du tit. 31 de 1'Ordonnance de 1667 abroge
toute. propofition d'erreur e1'lvers ta chofe jugée? mais il faut
'èntendre cette difpofition fecundùm intellec7um juris. La Loi
ne veut pas qu'on puiife requérir un Juge qui a jugé, de re' voir &amp; de refaire fon Jugement, parce qu'il aura mal jugé ;
cette voie ouverte par les anciennes Ordonnances ' . ét?it U1~e
injure faite aux Juges qui pr-œfomuntur habere omnza Jura zn
fcrinio pec7oris, &amp; la derniere Ordonnance n'ouvre a~x, parties ouies que les voies de l'appel ou de la Requête CIVIle.
Mais s' il s'agit d'une erreur purement materielle ou de calcul
qui ne détruit ni le titre des parties , ni la qualité de la
ql1eftion , ni la Sentence du Juge dans la difpofition ~ la
décifion , on peut faire réparer cette erreur, f.ms reCOUrIr ~
la voye de l'appel ou de. la Requête civile: Si erra!" calçulL

�C

in Sententiél../zt ; fille provoca~ioTzis remedio corrigitur; Leg. '; ;
§. z , ff. quœ Sentemiœ fine appellatione refcindantur; nec veri-,
tati affirt prœjudicium, Leg. unic., Cod. de en·or. calc.
Pierre, par exemple, demande contre Jean la condamnation
d'une redevance annuelle de quatre panaux bled &amp; de 1! 0
fols en argent' ; il fera ajouré par équivoque &amp; par erreur
dans la demand€ ou dans la Sentence ; La panal compofte à
Aix de trois civadiers, ou le fol compoft de l l deniers. Dans un
autre cas le Juge tiendra [on Audience le 28 Février, toutes les
Sentences feront datées du même jour; il Y en aura une
qui, par inattention du Greffier, quoique rendue à la même
Audience, fera datée du 30 Février, tandis que ce mois
n'a jamais 30 jours; on peut, &amp; on doit faire réparer pareilles erreurs pardevant le même Juge, &amp; le verbal qu.e
nous allons inférer, trace la route que l'on fuit en pareil cas.
PROCÉS VERBAL DE RÉPARATION D'ERREUR.

p-rocéd~r à la réparation de l'erreur dont s'agit, ordonnée

par ladIte Sentence du. . .. &amp; comme ledit Me .... Procureur
&lt;iudit Pierre •.... eH: ici préfent (en cas de défaut) &amp; comme
l'heure de ..... du !\'latin efi expirée, &amp; même- celle d'après
fans que ledit Pierre ni fon Procureur foient comparus) ledi~
~e .. " .. P:ocure.ur de J ac~u~s . . . .. nous requiert de proceder a la reparatlon dont s agIt (même au profit du défaut
-dOnt il requiert aéte) &amp; a {igné.
Et nous Greffier fouffigné , avons donné défaut audit Me .... ;
Procureur de Jacques...... contre ledit Me....... Procllreur de Pierre ..•..... pour le profit duquel (ou) en pré·
f~nce des Procureurs des parties), avons procédé à l'enrégifirem,e m de la Sentence' rendue par ...... le . . . •. entre les
parties dénomées ci-deifus, tant à la marge de l'original de
la Sentence précédemment rendue le..... qu'à la marge de
l'extrait qui en al été expédié en conformité de la derniere
Sentence, &amp; nous nous fommes fouffignés. A Aix ce ...•
,1_

',

'D

U .... Mars mil fept cent .... à heures .... du matin, en:
comparu au Greffe, &amp; pardevant nous Greffier fouffigné, ~e ..", Procureur intervenant pour Jacques, lequel nous
a r~prefenre que dans la S~ntence rendue le .. '. .. au profit
dudit Jacques ..... contre PIerre ..... &amp; par une erreur invo!?nta.ire , le fol, a été ~édal:€ compofé de rI deniers, quoiqu .l'l/OIt .omp?fe de l 2 ~ ~edlt Jacque~ pa~ fa Requête du ....
a~l Olt .demande de requenr au premIer Jour d'Audience, la '
:eparat~on, ,?e cette ,erreur, &amp; par autre Sentence du .....•
Il .aur~lt e~e ordonne que l'erreur feroit réparée, &amp; le fol ferOlt .declare compofé de 12 deniers , &amp; qu'à cet effet cette
dermere Se~t~n~e feroit enrégifirée par nous Greffier à la
~large. de } ongmal de la Sentence du ..... &amp; à la marge de
~ extraIt d Icelle , partie duement appellée en la perfonne de
on Procureur •.... en conféquence ledit Me
P
de Jacques aurait fommé Me
P
'd' 'd': !ocureur
~
"
. . . . rocureur u lt Plerre ...•
P,~-r .fommatlOn du..... a comparoir au Greffe de cette Jurif(hébon &amp; pardevant nous Greffier ce jourd'hui . . . .• du mois
&lt;le Mars , Jour
de Jeud·1 '
1leures du matl11
. pour VOIr
.
a.....
procédre

3 69

'S'UR LE RÉGLEMENT DR LA COUR';

0 MME 'N TAI R B

T 1 T RET ROI SIE M E.
DÉNI DE RENVOI ET D'INCOMPÉTENCE.

1.

'E T

quant aux appellations, de déni de renvoi {,- d'incom~
, pétence ~ il fera fait fommation de comparoir au Parquet
au premier Jour de conférence , pour le vuider de l'avis des Gens
du Roi, après avoir rapporté acte, la caufe fera mife i'Audience
par fommation.

a

'C E

titre n'dt pas obfervé, oit pourfuit à l'Audience de la
rendu~ fur dédi;
.Grand'Chambre l'appel d'une Sentence
natOife.
'

,

,A a '"
\

�C

OMMENTA1RB
SUR LE RÉGLEMENT DE tA COUR;

F

TITRE

QUATRIEME.

'j1. PP E L LAT ION D'UN NO UV EL - É T AT~,
1.,

L

'Appellalzt d'un nouvel état fora qffigner les nominateufs
&amp; leur donnera le même délai des autres qfJignations'
&amp; les mettra en notice aux Officiers élus, pour y comparaître'
fi bon leur femMe, pour leur intérêt, &amp;, éviter co-'lujion etztr;
l'appeltant &amp; lefliits nominateurs, &amp; la caufe fera plaidée par
les parties en propre dès que Je délai de l'exploit fera expiré,
fans 'expec1ative, attendu ce dOllt s'agit, l'appellant étant oMigé
d'élire domicile en perfonne d'un.. Procureur, &amp; l'intimé tenu d'en
conflituer un, &amp; de donner copie de la délibération dont il y a
appel , &amp; l'une &amp; l~autre des parties tenues de donner copie
des pieces &amp; de communiquer aux Gens du Roi, &amp; ce fait le
l'Audience dans la
pourfoivant fera fommation de comparoir
Chambre àjour préfix.

a

L

E Nouvel-état eil: la délibération pri[e par une Com:..
munauré, contenailt l'éJeébon des Officiers municipaux qui [ont les Confills, Auditeurs des comptes Greffier
Tré[orier &amp;c. L'appel de Nouvel-état efi communé~'ent fondé
fur la contrav~ntion au~ Régléments généraux ou particuliers
de chaque Communaute, ou fiu' l'incapacité quelconque ' de
l'éh.l. Il efi porté direétement à la Grand-Chambre du Par- .
l~ment ( ~2, Juill~t 1669!; lors même qu'il s'agit de l'éleétiou i
cl un OffiCIer , qUI,. à ral[on de [es fonétions, efi jufiiciable
de la Cour des AIdes; ainii il fut décidé le 1 Jui11et 1747
par les deux Parquets affemblés que l'appel de l '
.
.
d T 'Î . ' ,
,
.
a · nomlna- ·
tlOn u
l'elOner d une Communauté devoit être p ' t'
Pl' 1
.Î.
d'
,
.
or e au
,ar ement, a rauon e decifioll (ut que l'examen du grief
.d appel Ile pouvant rouler que [ur la régularité de l'éleétion~

37'1
en elle-~lême, c;,tte queftion étoit. totalement indépendante
des fonétlOns de l elu, &amp; ne pOUVOIt conféquemment être attribuée à la juri[diaion qui connoÎt de l'exercice de ces fonctions. '
, Par Arrêt de Réglement du 2 Janvier 17~P , rendu fur la
Requête des Procureurs du Pays, l'éleétion des Confuls &amp;
autres Officiers municipaux, doit être faite annuellement dans
le mois de Décembre dans toutes les Villes &amp; Lieux de la
Province, pour être inftallés &amp; mis en place le 1 Janvier [uivant.
Cet Arrêt eft rapporté par Mr. de Reguffe , pag. 337.
.on peut attaquer le Nouvel-état, ainfi que les autres délibérations des Communautés, par appel ou par oppofition; ainft
jugé par Arrêt du 17 Août 1730; en voici les. circonfiances.
Le 1 Mai 173 0 , le Confeil de la Communauté d'Auriol
s'affembla pour procéder à l'éleétion du Nouve~-état; Me. '
Barthelemi, premier Con[ul, n'ayant pu faire approuver plufleurs fucceffeurs qu'il propo[a, fortit du Confeil avec Me.
Raymond, Lieutenant de Juge, &amp; quelques Con[eillers. Eux
retirés, le fie ur Vaifal, fecond Conful, &amp; les autres Délibérants , élurent unanimement pour premier Con[ul, le fieur
Laget , &amp; pour fecond le fieur Jean-Baptifie Fabre.
Le 6 du même mois de Mai, Me. Rigaud, Doéteut en
Médecine du même lieu d'Auriol, [e pourvut à la Cour par
Requête, tendante en oppofition envers la Délibération, &amp;
fit ajourner les Délibérants pour faire dire que cette éleaion
feroit caifée, &amp; qu'il feroit procédé à une , nouvelle à tel jour
qu'il ' plairoit à la Com de fixer; fix habitans adhùerem aux
mêmes fins.
Les Délibérants affignés en la perfonne de Vaifal, fecond
Conful, &amp; d'Aubanel, l'un des Confeillers, préfenterent &amp; demanderent d'être relaxés d'infiance: 1°. parce que s'agiifant
de l'appel d'un Nouvel-état, on ne pouvoit pas [e pourvoir
par oppofition , mais feulement par appel.: 2°. parce qu'il falloit
intimer les N o.minateurs, &amp; non poim les Délibérants, &amp;
notifier l'appel aux Confuls élus.
, Les Oppofants [outinrent de leur chef, que l'article 20 du
litre des Annotations générales, permet aux parties de fe pourvoir par fimple oppofition contre les Délibérations des Com. Aaa 2

�SUR LE RÉGLEMENT DE LA.
COMMENTAIRB

'

J

Pro . .

J

·

373"

ploit confirmé du 20 AOllt ; mais il ne fut point fl:atué fur
la Re'q uête incidente ; qui fut portée à l'Audience du 23 Sep-.
tembre fuivant.
Ceux qui foutenoient la Délibération, fe fondoient fur ce
que la Communauté n'avoit point délibéré de prendre le faie
&amp; caufe des Norn.inateurs ,mais feulèment de faire confulter
pour fcavoir la route qu'elle avoit à tenir; que de fait elle n'avoit p~s préfenté, &amp; qu'elle n'étoit blâmable dans aucun.

,

munautés fa~5 diétinaion; les éleaions de N ouve1-état y font:
donc compnfes; que d'ailleurs le fieur VaŒal, Nominateur
avoit été intimé, &amp; l'affignatiol'l notifiée aux Confuls élus ~
l' Arr~t confirma Ia procédure, &amp; ordonna que les parries plaiderOJent en propre au premier jour fur les moyens. de caf-fation, Mes. BarFeme &amp; Chery Procureurs. Je penfe gue d'après
la reg1e , l'oppofi.rion ne devoir être di'rigé&lt;t gue contre Vaifal &amp;
'
c
l'
,
' d'infl:ance.
,
que 1es D e' l J'bera1.1ts
. eVOJent
erre
rel
axes
En mariere d'appel de Nouvel-état, les Lettres de refief'
après avoir expofé· l'appel· dédar€ par.. .. ... de la D-élibé~
ration de la Communaut;é de..... du..... portant créat.ion
d'ull Nouvel-état, po,r tent d'ajourner pardeva'l.1t la Cour les
Nominateul's aux délais de l'Ordonnance, pour la voir cairer,.
enfemble d'intimer les Lertres aux Officiers élus &amp; les ajourne: .
à ~ompar?î't.re, fi bon- leur fernble ., pardeva~t l~ Cour aux
memes del als.,
.
L'Appellant ne fachant ~as li l'étu préfentera, doit pré:... .
~enter tant contre les Nom1l1ateurs , que contre les O:fEciers
elus, ,en. tant que de b efoin; mais il ne peut pourfuivre au.... C U~1 defaut contre ces der-niers, parce qu'il leur. efl: libre de
pre(.enter, ou non fOUl" fourenir leur éleaion; s'ils préfenre1.1t, ils
obtl~nnent leurs depens c~mtre les AppeUants, fi l'éleaion eft con- firmee, &amp; fi. elle efl: caifee, ils les fuppOl,tel1!i en leur propre.
9n ~e peut fm:&lt; cet appel intimer que les N ominateurs .
&amp; pmals la. Co~munauté . , .t1Î les Délibérants.. Le motif d~ '
cette re~le fonde fur ~e que, ' quoique l'éleébon doive être
~onfirmee par: le . CO~1[ell , elle efr proprement regar.dée comme
1 ouvrage de celUI gm propofe l'élu . .
à ~ fieur ~ot, Bourgeois du lieu de Greoux, ayant appellé
..uouv~J.,etat . de la C ommunauté du. même lieu, fit in.. .
umer les Nom1l1J.teurs; le 28 Mars 1727 . le Coo[e '1 de
,, '
clla Comm
f;
~t:laut~" s a Œem b. la ,- dehbera
de fair.e conflllter1 &amp;
'~ oU~'11Ir tout l'arg,e nt , néceifair.e pour la pour{uite ' &amp;
neanmOIl1S de faire préfemer. par le minitter.e . du
cureur de' la Commu ~aute.' C ette D el
' l'b eratlon
' . . fUt arîTacJuée
par
fJi'."
. 'd 1'e fileur
fu. L ot qw en deman d a l a c;auatlOll
. par Hec uê te
l11C \ ~1&gt;1~. 1 ldaquelle les parties furènt renvoyées en Jugfn;ent
'
fiut en,[ulte
' çijifée. p~.r Arrêt.. d'ex........
L e e~~lOn u N..ouye l -etat
.
...,

COUR~

•

fens.
Lot opporoit qu'une Communauté ne pouvoit être reçue partie
'dans un caufe qui ne l'intéreffe . en rien , à moins qu' un ConfuI ne fut in[ulté dans les fonaions de fa charge, ou.
qu'il ne s'agit de faire valoir un droit commun aux habitants ;
que ces fortes d'éleaions étoient le fait propre des Nominalieurs, qui n'intéreifoit en riel}; la chofe publique; que le
Réglement de la Cour ne permettoit d' intimer que les Nomioateurs; que les Délib~rants. n'avoient jamais , pu ~aire
intervenir la Communaute, 111 approuver les deputatlons
&amp; les dépenfe3 faites &amp; à faire p~~r raifon de c~ ; que la C~m­
munauté n'avait pas befoin de fane confulter [ur une maXIme
généralen1.ent reconnue , . prefcrite Far le Réglement de la .
Cour, &amp; par une foule d'Arrê.rs. L'Arrêt prononcé par M,r.
le Préfident de Reguffe le 23 Septembre 172.7 , ~onforme­
ment amc. condullons pO.l'tées par Me .. Bayon, .St~b[htut , cafTa
la Déhb ération avec dépens contre les Dehberants en l~ur.
propre. ,Mes. Gilles ~ Miollis ,Procureurs..
.
r
60
. Il a même été juo-e par Arret du 19 Jmllet 17 ,-protlOnlé
par NI l'. I.e Préüden~ de Peiniep , en fàveur de ·la COl11m~nauté.
. cl' Antibes contre le.s üeurs Renard &amp; CooJorts, conformement ,
aux concl~l{ions portées par Me. Bayon Subfiitut, plaicl;l11ts M~s.,
Simeon &amp; Gaffie r que te.s Communautés ne peuvent PQlnt.
,
1"
'
"
à l"
être intimées ' fur l'appel d'une Dehberatlon preparatOlre
, eleétion du Nouvel-état ., {i la Déhbéraçion.venant à être Gaffee
le Nouvel-état ne peut fubfifier;
.
L'éleaion du. Nouve}-état de la~ ville d' An tibes' Ce, faIt de
maniere fuivançe · : Le 30 ' Novembre de, chaque ann~e, la , Mal- .
fo n-de - Ville efl: ouverte depuis huit, heqres du mattn., &amp; on'\
adrpet daus la Salle du Confeil. tOUS les Earticuliers q~l opt lm~

'1

!a-.

�COMM· BNTAIRB

certain al1ivrement; à onze heures on écrit chaque nom de~
préfenrs. fur un petit billet; chaque billet efl: plié &amp; mis dans'
une boule creu[e, le tout efr mis dans . un grand vafe; U11
petit enf.lnt avec une cueilliere de bois tire 9ua~Qrze de ces
petites boules l'une après l'amre, &amp; les partICulIers dom les
ùoms font ' renfermés dans les quatorze boules , balotent tout
de fuite les Con{uls qui [ont pmpofés par ceux qui doivent {or...
tir de charge.
Le 30 Novembre 17'" 9 on demanda l'e~cl~fi~n de quelques
particuliers qui furent ,des quatorze,' . &amp; qUI etoIent. en pr?cès
avec la Communaute ou {es debIteurs; le MaIre reJetta
éetre demande. Des contetl:a:tions s'éleverent à ce (ujet, &amp;
Féleél:ion con{ulaire ne fut achevée que le lendemain premier
Décembre à neuf heures du- matin.
Le 2.6 Janvier 1760, Renard &amp; Conforts attaquerent cette
Délibération parla voie de l' oppontion fur deux moyens: 1 o. parce
qu'on n'avoit pu retenir pour approbateurs, les gens fufpeas à la
, Communauté, pour être fes débiteurs ou en procès avec elle:
2, o. parce qu'on n'avoit pu proroger l'éleél:ion jufqu'au lendemain
[ans une permiffion de la Cour; ils demanderent que le Confeil
de la Communauté d'Antibes feroit affemblé au jour qui feroit
:fixé pour être procédé à une nouvelle életbon en conformité du
Réglement.
La Communauté affignée aux fins de cette Requête, demanda:
'd'être relaxée, &amp; fonda fon ' relax fur deux moyens: le premier,
qu'elle n'étoit pas partie pour défendre fur une Requête dont
les fins ne tendoient uniquement qu'à anéantir l'éleél:ion confulaire ; le Fecond, qu'on n'avait pu fe pourvoir qüe par la voie
de .. l'appel, s'agiŒ'H1t
de faire réformer l'Ordonnance du Maire,
. .
qm etOIt un vraI Jugement.
Me. Simeon pour les neurs Renard &amp; Conforts difoit fur le
premier moyen, que [es parties n'attaquoient pas la Délibération au chef concernant réleaion confU'laiœ, mais feulement
au chef où le Maire, contre toutes les regles, avoit admis
?~s" a~probate~r.s, in~apable.s &amp; fufpeél:s. Sur le Fecond moyen,
Il CItOIt la, LOI ecnte, q~lI permet aux parties de [e pourvoir .
par nmple
oppofitiol1 contre les Délibérations des Gommu ...
,
nautes.
/.

SUR L·E RÉGL.E MENT DE LACOUR..

37)

~e. Bayon portant la parole convint qu'il étoit facultatif aux
part.les ·àe prendre la voie de l'oPPOUtiOll; mais il obferva que
qUOIque Renard &amp; Conforts n'euffent attaqué que la pre~iere
partie de la Délibération, ~ù il ne s'agiffoit que de l'admiffion
cl~s approbateurs, c'ét@i.t pe)Urtant U:1.l véritable appel du Nouvel-état , eH ce que cette premie,re partie venant à être caffée
l'éleél:ion confulaire qui faifoit l'objet de la [econde, crouloit
néceflàilrement ; fur ces raifons la Communauté fut relaxée. Les
Nominateurs témoins des contefrations n'auJ.1oieJil.t pas dû pairer
outre.
Mais la Communauté peut être intimée, s'i~ n'y a point eu
'd'é~eél:ion , &amp; ft le défal!l.t de l'éleétio,Jil. fait l'objet du litige ~
la Communauté de Bormes confirma l'éleél:ion du p~'emier
Conful pour l'année 1762., &amp; elle demande enfuite à la Cour
l'homologation de .c'e tte Délibération, difant que la confirmfl.tion avoit été déterminée par la pénurie des perfonnes capables
d'être élues au premier chaperon; la Cour homologua la Déli-:bération par Arrêt fm Requête : Brunet &amp; [es adhérants demanderent la révocati@n de l'Arrêt d'homologation, Ïntimerent
les Con~lls &amp; Délibérants , &amp; firent affitl:er la Communauté ,
pour VOIr, au moyen de ce, caffer la confirmation; la Communauté démanda fon. relax, elle en Fut déboutée ,. ayant el1emême demandé l'homologation; cependant Ies Confuls &amp; Délibérants furent condamnés aux dépens envers toutes les. parties. L'Arrêt.etl: du 18 Mai 1762.. Le même Arrêt défend aux.
Communautés d'élire pour Officiers municipaux les Receveurs
&amp; Commis des Droits Royaux, parce qu'ils font fournis à la..
contrainte par c_orps à raifon de leur régie.
. Si toutes les parties préfentent, les intimés doivent donner
'copie de la Délibération , toutes les parties doivent fe communiquer refpèaivement leurs pieces , l'appellant donne fes
griefs par éçrit ', &amp; conclud à ce que l'appellation, &amp; la Dé- .
l ibération dont s'agit, qui fera déclarée nulle &amp; comme tel1e
cafTée, feront mifes au néant; &amp; au n10yen de ce , qu'il fera
p rocédé à une nouvelle éleél:ion au jour qui -fera fixé par la Cour,
avec dépens contre les intimés.
S'il y a crainte [uffifante de cabale ou de tumulte lors de
la nouvelle éleétion , les appellants peuvent dem'ander par Re~

�COMMENTAIRE

quête, que cette éleétion fera faire en préfence ; &amp;; pardevant'
ter Seigneur-Commilfaire qu'il plaira à la Cour de commettre,
-lequel accédéra à cet ~ffet fur le· lieu.
Si l'appel du Nouvd-état n'a été relevé que par un feul ha...·
'bital'lt ou quelques-uns , ~eux qui pendant l'iaftanoe voudront
adhérer à l'appel, préfenteront Requête à la Cour, expoferont leur aérion &amp; leur intérêt .à adhéter, &amp; demanderont
-qu'en leur c01'lcédant aéte de leur .adhérance à l'appel relevé
~ar .. : .. de' la Déhbér~ti?n dont s',~git, ils kront reçus parnes l11tervenantes &amp; j01l1tes en 1111ftance d'appel pour y
,requérir de leur chef l'a calfation de la Délibération dont s'a-gît; cette ~e9uête eil décré~ée d'a0'~ , le requerrorn.t en jugement &amp; fig11lfie , elle
enfUlte fig11lfiee à tous les Procureurs .;
'&amp; les adhérants pourfuivent aux formes ordinaires.
. La caufe eft portée à l'Audience, &amp; les parties plaident en propre, après avoir chacune communiqué à MM.
les Gens du Roi; les parties illitérées ne peuvent en être
difpei1fées. Ainu jugé lors de l'appel du Nouvel-état d'Auron'
mais le plaidoyer fait par tilt Avocat à b partie, eft admis e~
taxe, ainfi jugé par Arrêt prononcé par M. de La Tour à l'Audience de relevée du 1') Avril 1766, 'entre •.... pbidants Me.
Gaflier Avocat, &amp; Barq1llin Procureur. UN. adhérant peut plai~
der pOUl' l'appellant ou pour l'intimé, aux fins duquel il adh.ere •
mais les adhérants doivent Ce {ervir dm rniniftere du Frocmreur d;
celvi auquel ilsadherent à peine du rejet de la taxe' fi l'Officier élu
préfente pour éviter collufion, il peut fe fervir d~U:l autre Procureur; il en eft autrement s'il adhere aux fins des 110mitiatel!lrs
, Si les nominateurs ne préfentent pas après le premier délai
de l'affignation qui eft donnée au délai ordinaire, &amp; fans expeéhttive, l'appellantpeut mettre fon premier défaut au Greffe
(1703 /, art. ~ 6? ); &amp; la hlütaineexpirée pour ceux qui font
aj~urne~ à. ml11tall1e ou qu~nzaine '. ou ~près . la moitié du premIer delai p~ur ~eux qUi .r0nt ajournes à pll!ls longs jours .
le defaut eft ju~e à l'Audlence par le miniftere dll Procureur'
[aI;s que la. pre[~nce de ·la partie foit Fiéceifaire. Il en eft d~
meme des conges, fauf le rabattement.
Comme le~ OfEc~ers mlll~icipau~ font annuels
l'appel
QtII. Nouvel - etat qOl~ être vuidé le plutôt poiu'ble, &amp;
nombre

ea

_

377

SUR LE RÉ6LEl'vIENT DE LA COUR.

n~mbre d'Arrêts ont jugé que
des ~ans le~ trois mois. L'on

pareils appels doivent être vuitient cepelJ1dant aujourd'hui au
Pal~ls, qU'lI fuffit que l'appel foit relevé dans les trois mois
du jour de l'éleéh~n ~ttaq~ée/ palfé lequel tems , l'appel1a~t
cft non recevabl: ' amfi juge par Arrêt reQOu le 2.1 Juillet
17~4 après reglfb'e, entre M€. Cherin Notaire, du lieu de
Qmnfon , &amp; autres appellants du Nouvel-état &amp; les Confuls
/ lara Me. Cherin &amp; Conforts
'
.
nommateurs
,. l'A r·r et d ec
non re~evables en leur appel, pour l'avoir relevé trois mois &amp; deux
Jours après l'éle~i~n, &amp; l'Arrêt. juge~ qu; l'aébon de pareil
_app~l, fe. prefcnvOlt dans .les trOIS mOlS, a· compter du jour
de 1 eleéhon, &amp; non du JOur de l'inftallation.
11 a été jugé que, quand il a été élu un Officier au delà du
110mbre rég:lé, l'éleétior: de tous les élus de même geme
tOJ?be , &amp; Il faut l~ r~falre , p~rce qu'on ne peut pas fçavoir
qUI font les furnumeralres (Bo11lface,
2.
. ' t0111,.4 , liv.
.. la ,tit
.,
A

C1
1. 1. )

, Il eil: certain que l'Officier élu doit gérer pendant la durée
&lt;le ~'appel, qua/nd même 1'élu [~roit appellant. Ainfi jugé par
Arret prononce par Mr .. le Preudent d'Efpinoufe le 7 Juillet
17 2 4., cohformé~1ent aux ~on~lufions portées par Me. Bayon
Subihtut fur ee faIt, Me. MIOllIs &amp; Laugier Procureurs.
Le 3 Juin 1724, le fieur Truc fut élu fecond Conful de la
Communauté du Luc ; il appella de cette éleétion, &amp; refufa
de gérer; la Communauté préfenta: Requête à la Cour le 17
Juin, &amp; demanda qu'il fût enjoint au fieur Truc de prêter
.ferment , &amp; de remplir les fonérions de fa charge, autrement
qu'il feroit refponfable d~ tous les dommages-intérêts de la
Communauté, &amp; qu'il feroit en outre contraint pour l'amende de 3000 liv. ; l'injonébon fut faite en vertu du décret..
.&lt;le la Cour, le fieur T rue le comparut pas à la maifon commune au jour affigné pour prêter le fe-r:ment, &amp; il releva
fon appel. Il préfenta enfuite Requête à la C our, tendante à
faire révoquer le décret qui lui enjoignoit de gé rer.
La Communauté donna une R equête contraire, &amp; l'affaire
portée à l'Audience filr cette qml iré , le ueur Truc fOll tenoit
qu'il n'avoit pu être élu fecond Conful à rai fon de fa qu.-d icé ,.
&amp; '11.1'11 était d'ailleurs en pro "ès avec la· Communauté; on lU1

J3bb

-

-

�'C 2&gt;

..,

.

SUR LE RÉGLEMENT DE LA

M M ~ 11 l' AI R H

ré~ondoi~ que ,ces moyens ~roient fonciers, &amp; qu'ifs ne poù~
VOlent fall'~ revoquer le decret; le lieur Truc ajoutoit que

l'appel avolt un effet fufpenuf, lorfqu'il était déclaré par l'élu .'
&amp; que s'il géroit , il fe l'endroit mon recevable à pO(jrfuivr~
fur l'appel; que d~ailleurs l'autre Confut &amp; les autres Officiers
fuffifoient pour veiller à l'intérêt de la Communauté qui au
moyen de ce, n'éroit pas fans Adminiitrateurs : mais'la C~m­
m,unaut~ répondoit, que l'a~pel ,du Nouvel-état n'a qu'un effet
devolutlf, &amp; nOH fufpenuf, qu au moyen de ce tous les élus
?oi~~nt gérer" que }'adminifrrati011' des affaires' publiques efl:
l;ldlv;,uble .' qu elle, reude fur lé!. tête des deux Confuls, que fi
l unlllffifolt ~ on.11 en nommerolt pas deux, que l'intérêt de la
C/om,munaute eXIge que fon adr~inifl::'a~ion ne foit pas con~
,fiee à une feule .perfonne, &amp; fOlt v~lIlee au moins par deux.
Me. Bayon obferva, &lt;.Iue le Conful et0it , dans le cas de la
cau~e, compa:able à un tuteur qui , doit prendre foin des
a~aJte: d,U pupIlle, quand même :il appelleroit de l'Ordonnance
-q~l lm, defer~ la tut:lle ; que le fieur Truc ne devoit pas craindr~ .qu Qn .lm oppo~at la fin de non-recevoir, parce qu'il ad ...
111l11If1:rerolt contralllt &amp; forcé, auBore prœtore ; fur cés raifons
le decret de la Cour fut confirmé.
,Quand l'élu a des excufes valables, il peut fans appeller .
prefent~r Requête, à la Cour., &amp; demander d'être déchar é ~
la Com met un decret de foit-montré &amp; fur la re/po r. gll'
a
dl'
.
,
nIe e e
cc;or ~ ,e renvOI, en Jugement, mais il doit appeller
fi l'ex..
Cllle a ete, propo[ee &amp; rejettée dans le Con[eil
'
II efr certain qu'en matiere d'apoel de No~vel /
l' /
/
"
-etat, evo-cariol f( d' ft
1 on ee ur parente n'a pas lieu (22 Juillet 1669
&amp;
4 O~obre 167 2 ); ainu jugé le 4 Août 172~ par Arrêt p' r""
nonce par M· 1 P' ud
d'
}
vfeillers de l'~'ôt:l_d~~Vi1~l1t d eLSatnte-TuIle , entre les ConJlateurs
l'
e e ambefc, &amp; les Confuls nomic
, ' p aldants Mes. Chaudon &amp; Chery
Et par l'A ·
cl
onfell de 166
cl fi
.
aet 1:1
il ef!: d' L. d
}en u ur la Requête des Procureurs du Pays '
e.len u evoquer, fous prétexte de parenté ou allianc'
~i~fespa&amp;rt1I~s , ,Ides lcapllfes ~oncernant les éleébons con[ulaire; de~
Ieux e a rOV111ce d [( 11
fi
efl: attribuée au Parlement Ai: qu~ ~s cau es la connoiffince
Juges; cette regle fondé
0
/'.'
J exclufioll de tous autres
e, l • iu,r ce que les appels doivent

COUR.

379

être bientÔt }/uidés pour que les Officiers ne [e perpétuent pas
dans les charges: 2 0 • [ur ce que ces appels touchants moins à
l'intérêt particulier, ,qu'à la m~n~tenti?l~ du droit politique de
chaque Communaute, la fllfplclOn Uree de la parenté n'influe en rien dans ces fortes d'affaires, à moins que l'app(d ne
fur fondé fur l'incapacité de l'élu, ou fur l'injufiice du rejet
d'un fujet propofé, &amp; que l'élu ou le rejetté n'euffent dans
la Cour ou dans la Chambre le nombre des parents requis par
l'Ordonnance.
t :

T 1 T R E
'A P PEL

C 1 N QUI E M E.
CO MME

D'A BUS.

1.
Es appellations comme d'abus feront confultées t;, plaidées
cl l'Audience de la Grand'Chambre , communication faite
aux Gens du Roi; &amp; fi l'intimé qui doit être affigné, lorfque
ladite appellation efi principale &amp; nullement incidente, ne comparoît point dans le délai des affignations &amp; expectatives, comme
aux autres caufes , le profit du défaut ne pourra être jugé fans
c:ommunication au Pl'ocureU1'~Gé!léral du Roi.

L

'C

c

A

J,

cl,

J

L

'Eglife a deux Jurifdiétions, l'une gracieufe, l'autre con-·
tentieu[e: nous n'examinerons ici ni l'étendue, ni les
bornes de l'une &amp; de l'autre; &amp; nous refferrant dans notre
unique objet, nous obrèrverons que par la di[poution formelle.
des Lo.ix du Royaume , les Cours ne peuven.t recevoir al}Cun..
appel des Ordonnances &amp; Jugements des Juges d'Eglife, que
ceux quahfiés comme d'abus (Avril 16 9'), art. 3'):)
Les t1l.oyens d'abus doivent être examinés avant que l'appel
puiffe en, être reçu, &amp; à çet eif~t l'apf?elkmt dl obligé de:.
rapporter une Con[ultarioll. au molUS de deu'{ Avocats, qm
,e nfent que le moyen d'abu.s eH réel. Cette Conhlltation d.Qit:'
P
,
Bbb 2t.

�390

C

0 MME N T A 1 R E

• SUR Ln RÉGLEMENT DE LA COUR.

êtrè attachée aux lettres de relief, ou à la Reqüête en âp":

ni faire
ceffer
l'aétion des Procureurs-Généraux , qui en cette
.
r
matlere lOnt toujours cenfés parties principales.
L'appellant comme d'abus après avoir rapporté la Con[uItation de deux Avoéats , prend des lettres d' appel en Chancellerie , &amp; fait ajourner la partie qui a obtenu le ju~ement
attaqué, pour voir dire qu'il y a abus.
D
L'appellant ayant préfenté, conligne en debet l'amende du
fol appel, elle e:fl: de 75 liv. &amp; ne pêut être modérée elle
peut être plus forte, fi le cas l'exige ( :r69) , art. 37) ; l'intimé fait défaut, le défaut efi produit &amp; jugé aux formes ordinaires (17°3, ar~. 149) ; fi · l'intimé préfente, l'appellant
doit communiquer la Confultation, fi elle n'a été communiquée lors de l'ajournement, autrement l'intimé le Comme elY
. la perfonne de fon Procureur de la communiqQet:~ prote fiant
en cas contraire de le faire déclarer non recev~bIe en [on appel; fi l'appellant ne communique pas après la -fommation ,
l'intimé peut donner Requête, requérir qu'il communique, &amp;
s'il ne le fait dans le délai porté par le décret de la Cour ,_
il doit être déclaré non recevable; s'il communique, le pourfuivant fait enrôler la caufe, &amp; fi elle efr réglée, le Rapporteur e:fl: nommé par l'Arrêt de Réglement.
En jugeant l'appel comme d'abus, la Caur prononce ainfi :
La Cour déclare y avoir abus , ou n'y avoir abus dans la Sent:ence rendue par........ (169), art. 37); fi la Cour déclare n'y avoir abus , elle renvoit à l'Evêque ou à l'Official qui a jugé ou procédé pour être continué pardevant lui;
fi elle déclare avoir été abufivement procédé , la Cour renvoit à l'Evêque pour nommer un autre Official, ou au Supérieur eccléfiafrique, s'il a lui-même procédé, ou s'il y a des
rairons .d'une fufpicioll légitime contre lui; &amp; lorfque les Commiifaires apofroliques remplifTant le troifieme degré de Jurifdiétion , ont procédé abufivement, la Cour renvoit à la Légation d'Avignon, qui feule peut donner le pouvoir nécefTaire
au Prélat qui doit procéder.
L'appel comme d'abus e:fl: toujours porté &amp; jugé à la Grand'Chambre, . à, moins que le - Commiflàire ne paffe enftlite en
Tournelle; &amp; fi dans un procès réglé &amp; difrribué à un Confeiller de Tournelle ou des Enquêtes, l'une des parties forme

pe~n ne

peut appeller comme d'abus des Bulles ,&amp; Brefs ~m~":
,1és du St. Siege; on appelle fehllemen.t c.omme d abus de 1 execurion dés Bulles &amp; des Brefs; on 111tlme fhlr cet appel les
parties qui ont obtenu, &amp; qui font va10~r l:s Bu~les, les ~refs
&amp; les autres jugements des Juges d'EgIJfe, malS fi le Jugement eH rendu par l'Evêque , ou ftl; l~ requifition, du Pr~~~­
te ur l'Arrêt de Réglement du 8 Fevner 1666 defend d 111t1mer ' ou de reconnoÎtre autre partie que l'Evêque; de forte
que le Promoteur n.e peut j~m,ais être en qualité ~ur cet appel i
&amp; l'Evêque eH touJouts oblIge de prendre f?n faIt &amp; ~aufe. .
Les fils ainés de l'Eglife fe font un dev01r de ne p0111t toucher à fa Jnrifdiéhon, ils en font au contraire les proteéteurs
&amp; le foutien; mais d'un autre côté, étant feu1s manutenteurs
des droits refpeaifs de tous les états t ils doivent veiller à ce
que les Evêques ne franchifTent pas les bornes de leur autorité &amp; dans cet objet la Loi a introduit l'appel comme d'abus " &amp; le Légiilateul" en a attribué la connoiifance au Parle~
ment.
Il y a abus, 1°. lorique par les Bulles ~ Brefs ou . Refcripts
expédiés en Cour de Rome, &amp; par les Jugements des Juges
d'Eglife , il Y a entrepri[e [ur la Juri[diétion [éculiere, c'e:fl:à-dite , lor[que la PuifTance eccléfiafiique touche à des cho[es
dont la connoifTance ne lui appartient pas; 2°. 10r[qtle dans
les aétes émanés de la Jurifdiétion eccléfiafrique , il Y a contravention flUX faims Décrets, aux Confritutions canoniques
reçues en France, aux Libertés de l'Egli[e Gallicane, aux
Ordonnances &amp; aux Réglements du Royaume; 3°. lor[que le
Juge d'Egli[e n'a pas fuivi l'ordre judiciaire &amp; la procédure pref-.
crite par les Ordonnances: 4°. quand il y a opprefllon évidente
dans les aétes émanés de la J urifdiétion eccléfiafrique, comme
dans le cas du déni de jufiice; la voie de l'appel CO[Ilme d'abus
efr ouverte aux Sujets du Roi, &amp; à l'étranger qui [e trouve
dans le Royaume; l'appel comme d'abus ne peut être rejetté par aucune fin de non-recevoir, ni éteint par la péremption , ni déclaré péri par la défèrtion , parce que la négligence de l'appellant ne peut ni préjudicier à 1'intérêt public i

fi

'

.

•

1

�CO M MENT A IRE

e d'abus, le pourfuivant donne
uil appel comm
' r . fi ndu
'r.
à ce
r t lU pe
Jmques
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une R equête pour que le pro~ s ~o~
,
, r pel comm.e d'abus
fOlt vUld e.
,
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ll. 'ncidem ment forme pardevant
que. ap
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5 1 l' appel comme d a us eu 1
·
,
R .
.~' . '
/. ;,vl WI~~ eI~4...~
,
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, Il_à_dire nommes par le 01 pour
..
des Juges d'attn "utIOn , c eu
fi 1 .
~~.t/. nl.) .
Il '
15 ne peuvent en connOItre, 1 etH
Juger une contelIatIOn , 1
.
'
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2. ' .
.!Ii
e leur en donne le pouvOIr expr s.
,
, .~ 1U&lt;..-at::-f'o&gt;Ù. &lt;l'J....«c.. comml 1~11 n
d'abus n'a aucun effet fufpenfif, malS feu"""1'~. (d;J)
L'apPde, cOlm~fle lo'r{lqu' il s'a!!it du Service Divin, ou de la
\
lement
evo utl1 U, fi' e . de la filbfifiance d
' &amp; V'1,. IX ""0/ f tu' .. ~,...
. "
es e
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/:... / ~/J........ I-&gt; DIfclplme ecc e l~ IqU
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de la correétion des
..; ~
,
.
d la cloture des e 19tellle ,
(Jg,. 1' -' .... ~. ca;~~;
e des - Ordonnances rendues par les Prélats dans.
[il) J· 1W.t, ./.,.--t;(~ .(wtn
'd l
'ut ( 16 9 cart. 36) ; dans touS ces cas,
"'9J.e cours e eur VIle
),
ûffi '
fi
'
(J.)l . ~ ; fW 'P""o1tS Ordonnances des Archevêques','. E~êques o~ 1 lC1a~x, ~nt
6u.4.'&gt;4~.
bilant &amp; fans prejudICe de 1 appe , a mOl11S
t/ ./
executees nono
,
.,
1 I? rtie pu
(;J.) 1. 11U.~.IIM-~!
que l'appel comme d'abus ne foit l11tefJette par a a
l, nciclemment

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devons obferver ici qùe les u es, re: ' au
de la Cour de Rome , ou de la LegatIOn d A~t.IJw ~~fi
&lt;.;L es emanes
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n ne peuvent avoir leur executlon en rance, qu l s ne
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.
~., foient annexés par la Cour du }:&gt;,arlement a~ls e
e or~ iT j . ;;tJJRJla.iVt'"'!u4VUSu-.J.
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' t' n' doit avoir b eu' on prefenre à cet erret
('}g'J?) que
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à la Cour on expofe l'obtentIOn de a u e,
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demande qu'elle fera annexée; la Cou~' acçor eannexe, au
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SIX 1 E M .IS •.

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TIERCE-OPPOSITION.,

"
.
d'1re, l' op poLit'o!}
tIerce
..oppofitIOn, €lU , p €lUI1 mlelllx.
l
d' un tièrs eH: une voie ouverte à ~elui; conp-e qm , o~ au
. . .' . J&gt; réjud.lce de qui ,on veut exécut~r un )ugen:en;. re;1~u 1~:1 d.e~'­
rt&amp;~ ~nier reffor t , ou a la charge de ~ 1 appel" 9UOlqU Il n arF ete OUI~:
a.uy ~.I--"1~n i appellé dans l?infiance fur laquelle eH ll1tervenu le )ugçment }
{;l.g.JJ
l'a.éhon. dure trente ans.
que le jugement eit. oppofe:
, ~ du. iour
.

CouÎl~

383
:~ ~gl~~~~ ; m a~s pOUï être reç~ ;iers- oppofant , il f~ut être
·m , l hel,ltI~ r , nt le fu cceifeur , 111 l ayant- caufe de celm contre
qUI le Jugement a été rendu; c:Jr l'héritier, le fllcceifeur
ou l'ayant-caure repréfentants le condamné, ont été ouis en fa
pe~'[onne, &amp; n' ont pour faire rétraéter le jugement que la même
VOle que le condam né auroit lui-même, c'el1- à- dire, celle de \v\'
-l'appel ou de la R equête civile; on entend par ayants- caufe
les acquéreurs, ou les ceffionnaires des dro its du condamné
tous ceux qui font tenus de fan fait.
'
Le tiers au contraire efi celui qui ne repréfente pas le
c O,ndamné ~ al,l prétudice de qui le, condamné n'; rien pu
fat~'e , ~ a 1Ul c o~f~queml11ent l~ faIt ~u condamne ne peut
mure. All1fi 1 ufufrUltler peut fe declarer tIers - oppo[ant à l'exécution dirigée contre lui d'un jugement rendu co ntre l'héritier
foncier , fi ce jugement le dépouille de fon ufufruit en tout
ou en partie ; le créancier peut faire rétraéter par la même
voie le jugement rendu contre fon débiteur , s'il y a collufion ,
&amp; fi l'-exécution de ce jugement l'empêche de faire valoir
·utilement fon aéhon; à l'égard des tiers-oppofants, res inter.
alios acta aut judicata alteri non nocet.
'
Le tiers--poifeifeur attaqué en revendication, en regrès ou
contre-vegrès , peut fe pourvoir également par tierce-oppofi ..
tion contre le jugement en force duquel on l'attaque; cela
fu t a ttefté par MM. les Gens du Roi le 30 Janvier 1692(Actes de N otoriété, pag. 9 8 ); &amp; l'Auteur des Obfervat ions
ftlr les Aétes de Notoriété du Parquet, rapporte un Arrêt du 4
A oût .17 14 en faveur du fieur Gros de Toulon , COl1lre le
fleur R ofi any du Luc, qui jugea que l'oppofition formée par
le tiers-poifeifeur avoit un effet fufpenfu. Mais l'héritier fi déicommiffilÎre ne peut pas fe pourvoir par tierce - oppofitiol1
envers les jugements rendus contre l'héritier grevé , fur faits
qui n'attaquent pas la fubfiitution en elle-même , &amp; fur le[quels l'héritier grèvé a été véritable partie ( Recueil des A ctes
de Notoriété , p ag. z z G~ )
L'oppofition d'un tiers doit être formée pardevant le m ême
Juge qui a rendu le jugement envers lequel le tiers fe rend
oppofant ; d'après cette regle, fi on oppofe une Sentence d~ns
une infl:ance d'appel à un tiers non oui, ce ,tier.? el1 oblIgé
SUR L E

RÉGLEMÉih

D E LA

&amp;:

�C

34
8

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

OMMENTAIRE

·

-

"

eller incidemment de cette Sentence, ~ ne peut, l'atta,..
ar la tierce-oppoution, parce qu'elle }Ul eft 0,Ppofee pardeva!r le Juge fllpérieur, qui ne peut conl'lOltre de ,1 oppoutlOn,
màis feulement de 1'appel. Cependant u Jans Ul:e mftance pendante pardevant une Cour, on oppofe un. A:ret rendu par une
li contre qui 011 le commumque, peut former
ceil
amre Cour "
r. '1: d
'
, 'd mellt oppofitÎon à cet Arrêt, &amp; la Cour lanle u prmlnCI
.
' d R
. 1em nnol t de l' oppoUtion. L ,artIcle
'2 ') d
u tIt. es
equeClpa ,C?l
de l'Ordonnance de 1667 lui en attribue la contes CIVI es
c
,
,
M
G
'Ir.
&amp; la J urifiprudence eft atteilee par M ,les ens
nOlll ance
'
' , dont le certIficat
eil rapporte' d ans 1e R ecuel1 d es
d'
d
fi
d u R 01,
Aétes de Notoriété, p. '236. Il en Olt etre e 111eme , , 1 011

d'a

, lU:!

A

A

A

ulle Sentence à un tiers non oui , dans une lnftance
OppOle
d l'
l
endante par devant un Juge qui ne peut COl?nOltre , e ,a~pe' ,
~e cette même Sentence ; l~ t.ierce~o~po{itlOn ?Olt hu et~
ouvene pardevant le Juge falu au dIfferend , pmfque la VOle
de l'appel lui eH: fermée.
"
'
. , ,
Il arrive quelq\lefois que la Cour en Jugeant de la valIdIte
ou invalidité de la Délibération qui lui eft déférée par l'oppoution trouve qu'elle eft l'ouvrage d'une c~bale, ou ql!l'O~l y
a violé les Réglements généraux ou particulIers, &amp; alors elle
en prononce la caifation avec dé~ens en propre contre les'
Confttls &amp; Délibérans non contredlfants. Dans ce cas la taxe
des dépens s'en fait contl~e le Pr?c,ureur de la Com,n:Ul~auté,
tout comme s'il avoit prête fon mll11ftere pour les Deliberants•.
C'efi un ufage qui ne peut être fond~ que fur ~e qu'on re~arde
les Délibérants comme faifant partIe de la Communaute, &amp;
comme ayant confié le foin de leur défenfe aux Adminiftrateurs qui font à [a tête. D'ailleurs, la Délibér~ti?n ~ttaquée
eft leur propre ouvrage. Relativement à cette Ide:, Ils font
réputés véritablement parties au procès, &amp; par c~nfequent con~
d amnés aufU définitivement que la Communaute elle - même.,
Delà vient qu'il eft fans exemple qu'on les ait reçus tiers-op ..
pofants envers l'Arrêt, parce que la voie de la tierce-oppoiition ne compete qu'à ceux qui non feulement n'ont pas été
parties ni appellés dans le procès, mais qui n'y font pas nom~
més &amp; ne paroijfent y a.voir aucun. .intérêt" &amp; qui ne font
pas.
r.

A

38 )

p,as n(1~n61e6 les ~éritiers, fucceffeurs ou ayants-caufe des partIes.
1
7,. tl t, 3'), art. 1. )
, Cependant II [emble qu'il ne faudFoic pas fa'
d
.
erpe une . 1
"1
. il
1re e ce pnnleg e genera e; Il en des circonH:ances Oll '1 {; .
fenfiblement
r.
1 efdolt
,
1 in ju:l1:e: quand, par exemple ' l'opp Olant
aura
ed e par es condufions de fc1 Recuête la
man
]
,
dé
' El'
conüamnatlOn aux
e1
en
s
1 P1 : L pr,~pre ,Il aut alors. que les Délibérants fubiffen't
a Œ'01.
a clraIlOnIr.en eft [enfible'' c'eft que
lac Req ueAt e ayant
.
Pa e, on lU paner par un Coufeil municipal pui!lque r.'
1&lt;&gt;s Rég'lel
1 C
'
,
, lUlvant
...
nents, es ommunautes ne peuvent intenter ni dé-.
fendre aucun p-rocès, [an s ~voir préalablement délibéré de C011fL;~~r, d~ux Avocats, aVOIr rapporté la Confulration l'?voir
l'e!el~e~ un 110u~e~u, Conreil, &amp; avoir obtemr la p;rmiffion
de r.plaIder,
qi"l'l'ls e'..,OIent
'
"'Il les DelIberants
. , Ir.' ont fcu, ou dû fclVoir
c
pe 1"1onn... ement mtereues aU procès' dè
'à
d'"
,
s - 1OXS 1' 111' a tenu
q u eux y mterveulr, &amp; de propofer leurs défenfes r.' ..,.'_
men~ de 1 C
'
r:.
lepale
l' L a . ommunaute, a11n d'évi ter collufion entr'elle &amp;
0ppo[1l1t. S'Ils n'y, [ont pas in~ervel:us, c~e!l leur fame;' ils
ne . peuvent pas eXCIper de n'avo ir pOll1t éte entendus p" rce
'1 l'
' ,
, ,,qu 1 S , ont, ete par la bouche des Çonfuls, fur l efq~lels ils fe
font repofes du foin de leur défenfe.
Mais. quand il arriverY€JLie l'OPPOfc1llt ne conclurra à la con~amnatlOn cn propre contre }es DéJibérants qu'à la veille, du
Jugement, que ~es n,ouvelles c.ol1clufi?l~S ne pourront point
pa~er fo~s les yeux cl ll1Y Confell l11ut1lclp al, &amp; qu'il ne fera
pol11t vralfemblable que les Délibérants en ayent été inllruits .
o,u fi c'eft la Cour qui d'office prononce cette condamna~
t:011 en ~ropre, je ne penfe pas que dans ces deux cas
1 Arret dOlve paiTer pour contradiétoire à leur égard &amp; qu'ils
~oyent obligés, P?ur le fairerétraéter en ce qui les ~oncerne,
de .prendre la VOle de la Requête Civile. Il feroit bien dur
qu'Ils l~l1iTent être condamnés fans avoir été entendus ni mis
à p.ortee de l'~tre. Dans ce dernier cas fur-tout, on ne rece~
vr~lt pas 1~ 1l1~ r. I~ltervention, fi par ùne prévoyance extraordin a~~e Ils s aVJ~ol.ent, de la demander, parce qu'on leur dirait
qu Ils font [ans I11terêt de paroÎtre dans un procès où l'on n'a
pris aucunes conclufions contr'eux. 11 faut dOlic oue fi l'Arrêt
les greve 1 ils ayeIlt le d.roit de s'en plaindre par" la voie que
Ccc
A

C

'

A

J

�SUR LE RÉOLEMENT DE LA
~G

COMME~tA~RB

l'Ordonnance ouvte à tous ceux qui n'ont été ni èt1té.t1das t'li
appellés.
. .
,
. . .
~
Ce qui m'autorife dans cètte Opl1'llOh, c efi: q~e Je V01~ crue
lor[qu'il s'agit de l'appel d'un Nouvel-Etat, le Reglemeht. exrge
qu'il [oit notifié à l'C?ff:icier ~lu, ydur affift~r, fi .bon IL1l, fer.nble dans l'inIl:ance. Cette ptecautlOl'1 n'eft: pnfe que dahs 1 obJet
q'u'il puiffe furveiller la défenfe de [on nominateur. S'il n'avoit
pas connu ,l'appel ~ qu~on ne ~'eût pas mi~ à. portée de foutenir fon eleéhon, Il eD: cert:un qu 11 ferOIt reçu à attaquer
par la tierce-oppoution l'Arrêt €lui en auroit prononcé la caf[arion à [on infçu.
Par la même raifon, les Délibérants condamnés à des dépens dans uile inD:ance qui leur étoit étrangere, tant qu'on
n'avait rien requis contt'eux, &amp; qu'on ne les avoit pas appellés
direétement ni indireétement pour prévenir cette condamnation doivent fans doute jouir du même ava11tage, &amp; êtr.e reçu
tiers~oppofants pour faire rétl'a8.:er l'Arrêt à leur égar~ par
des dét'enfès foncieres, &amp; en relevant le moyen du mal Jugé,
ce qu'ils ne pourroient pas faü'e par la voie de la Requête
Civile; il ef!: certain, comme nous dirons plus ba~, que le
ma1 jugé n'eIl: pas un moyen d'ouverture de Requête Civile.
Pour être reçu tiers - oppofant envers un Jugement, nous
l'avons déja dit, il fa'Ut n'avoir été ni mli ni appellé dans l'inftance fur bquel1e le Jugement a été rendu; ainii les créanciers, quoique non affignés nomméme11t dans une inHance cl' ordre,
ne peuvent jamais attaquer par la voie de l'oppoution tierce,
les Sentencés qui y font rendues, mais ils font obligés d'en
appeller, parce qu'ils ne font pas tiers non ouis, ayant été
affignés dans l'inD:ance au moyen de l'ajournement donné
aux créançiers incertains. ' ( Recuezl des Ac7es de Notoriété,
.pag. 286. )
Celui qui veut fùrmer oppofition comme tiers non oui à
un Arrêt ou autre Jugement, préfente Requête au Juge qui a
rendu le Jugement, en expofe le contenu, ' le motif de foù
oppoGtion, &amp; demande qu'en lui concédant aéte de l'oppoutiOll
qu'il forme comme tiers non oui envers l'Arrêt ou la Sentence
tendue par ..... entre Jacques ..... &amp; Pierre ..... -en date
du •••..• Jacques ( c'efi:-à-dire celui qui veut faire exécuter

COlm;

38 7

le jt1geme'flt contre l'oppofant ), fera ajourné à comparoir pardevant la Cour ou le Juge de l'autorité de qui le jugement
efi: émané, dans les délais de l'Ordonnance, pour voir dire,
que faifant droit à 'l'oppofition de ...... l'Arrêt ou le Jugemem dont s'agit fera rétraété à fot,1 égé;il'd" &amp; fera de nul effet
&amp; va\eur, avec dépens.
Les tierces-oppoiitions principales font portées &amp; pourfuivies à la Grand'Chambre, au lieu que les umples oppofitions envers les décrets ou Arrêts rendus fur Requête {on\:
pourfuivies aux Chambres où les Rapporteurs font de fervice.
( Annot. gén., arr. l '5. )
Si dans une inftance uné partie oppo[e à l'autre un Arrêt
rendu même par une autre Cour, ou un antre Jugement,- celleci peut déclarer incidemment qu'elle eft tierce-oppofante à cet:
Arrêt ou Jugement, &amp; requiert contre l'autre, en la per[onne
de fon Proc1Jreur, la rétraétation de l'Arrêt ou Jugement; la
tierce-oppoution incidente fe pourftilit à la, Chambre où le
Rapporteur du procès eil: de fervice, elle eft jugée à fon rapport, fuivant l'Arrêté de la Cour les Cha.mbre~ a{fembl~es.,
du '5 Juin 1730, qui porte que les OppoutlOns tterces pr111cIpales feront portées à la Grand'Chambre, &amp; que les incidente~
fuivront le Commiira-i re, &amp; ne le dépouilleront pas, à moins que
l'oppoution l'le fùt formée à un Arrêt rendu à fon rapport, auquel cas il en feloa fubrogé un. autre dans la même Chambre.
Si celui Gui déclare être tiers-oppofant vient à être débouté:
de fon opp~fition, il efi condarnné à cent cinquante .livres.
rl'amentle applicable moitié atl Roi, moitié à la parne, ft
l' oppoiitiO:1 eH: formée envers un Arrêt, &amp; à foixante ,&amp; quinze
livres, applicable comme deffi.ls, fi elle efi: formee enver~
une Se11tence. ( 1667, tit. 27, art. 10.).
.
Mais l'amende fera-t-eHe encourue u la tlerce-oppOUtlOl~
efi formée envers un Ar~êt d'ExpédieN.t? Oui: ainii jugé par
Arrê~ rendu à l'Audience de relevée le 6 Avril: 72~L Mr•.de
Sel1tierr fit condamner Mr. ~e Baron de Corbieres au pale.ment de 2000 liv.. que ce'l.ui-ci lui avoit pr~mis., au cas qu'Il
fic réufIir le l:nariao-e de fon fils avec: une Demoifelle de ~oulon, &amp; fur l'appel de la Sentence inte,rvi.nt .Arrêt ~'Expédient
qui la confirma. Mr. de Corbieres pretendIt enfUlte que fo~
,

ÇcC2.

•

�388

C

fils devoit lui reilituer cette [omme; Arrêt d'Expédient ell:'~
ne le pere &amp; le fils, qui condamne ce dernier à relever &amp;
garantir [on per~. Le fieur, !~bron de Marfeille eil ind.ïq.ué
au fieur de Sent Ier, &amp; l'ExpedIent porte cette claufe: enjomt
à Fabron de payer. Fabron pourfuivi? prétendit ne devoir paye~
ce qu'il devoir au lieur de Corbieres fils que lorfque celUi-cl
feroit majeur, &amp; que lui Fabron pourroit être valablement
libéré &amp; [e déclara tiers- oppo[ant envers l'Arrêt d'Expédient
rendu' entre les lieurs de Corbieres pere &amp; fils; on plaida [ur
l'oppoucion, &amp; F abron [outint qu'il offroit de payer, li la
Cour l'Ol'donnoit, en étant valablement déchargé, mais qu' il
l~e devoit pas être condamné en l'amende, 1 o. parce que [011
ùppoution n'avoit pas été formée par mépris pour la chofe
jugée, mais dans la vue d'obtenir une décharge valable;
2 o. parce que l'oppolition n'étoit formée qu'envers un Arrêt
d'Expédient, qui eil proprement une tranf.,laion judiciaire:
mais on répondit que l'Arrêt d'Expédient avoit la même autorité qu'un Arrê t contradiétoire; que l'Ordonnance ne diftinguoit pas l'un de l'autre; &amp; fur ces raifons Fabron fut condamné à l'ari1ende &amp; aux dépens, réglés à 3 liv. plaidant pour
lui Me. Gen[olen, &amp; Mes. Amoureux &amp; Aubin Procureurs pour
les lieurs de Corbieres.
La tierce-oppolition n'arrête pas l'exécution de FArrêt ou
Jugement paffé en force de choie jugée, qui ordonne le délaiffement d'un héritage ou d'un fonds, &amp; l'exécution fe fait
vis-à-vis du poifeifeur condamné, nonobftant &amp; fans préjudice de la tierce-oppoiition ( 1667, tit. 27, art. Ir. ) ;,le '"
motif de la Loi eH que la chofe étant toujours extante, malg.ré l'exécution du jugement, &amp; le fond~ ayant toujours loeum
G' fitum certum, le tiers-opporant ne court aucun rifque ; il
en feroit autrement s'il s'agiffoit de la vente des meubles ou
d.e quelque dénaturement, la tierce-oppolitioll arrêteroit l'exécutIOn, cl e peur qu"1'
l 11 Y eut P1us de reifource pour l'opp6fant;
to;\t ce qu'on p~ut faire alors., c'ef~ d'ét~b}ir un fequefhe, juf- ,
qu a ce 'que la tlerce-oppofitIOn [Olt vLlldee.
L'O~donnal1ce pérmet aux parties de fe pourvoir par limple
Oppo.G.tIOn envers les décrets rertdus par les Cours, &amp; envers
lèS Arrêts rendus fur la Requête d'une parcie ( 1667, tir. 3'5,

389

SUR LI! RÉCLEMENT DE LA COUR:

0 MME N TAI R B

2.),

&amp; même fur les Requêtes refpeEhves des parties; l'art.
14 du tit. des Annotations générales du Réglement de la Cour
fe réfere à cette difpo[ition. Ainu Jacques demande à la Cour
contre Pierre une furféance ou quelqu'autre objet; décret fur fa
Requête qui accorde fes fins, ou qui oraonne que la Requête
fera m,ontrée à Pierre; Pierre dans ce dernier cas préfente une
Requête contraire; la Cour, vu les deux Requêtes, accorde par
Arrêt ou par décret les fins de Jacques; Pierre dans les deux cas
a 30 ans du jour de la lignification de l'Arrêt ou du décret pour
le faire révoquer, &amp; à cet effet il préfenre Requête à la Cour
il expofe le contenu en l'Arrêt ou décret, les moyens qu'il ~
de le faire révoquer, &amp; demande de requérir en jugement
contre Jacques en la perfonne de Me ....... fon Procureur,
'que l'Arrêt ou le décret rendu par la Cour le. . . . .. fera révoqué; &amp; qu'au moyen de ce, f.,lns s'arrêter aux fins prife~
par Jacques dans fa Requête, Pierre fera mis fur icelles hors
de Cour &amp; de procès, . avec dépens; li J acqûes avoit demandé
d'exécuter quelque chofe provifoirement, Pierre en demandant la révocation de 'l'Arrêt ou décret, doit demander qu'il
fera fm'lis à toute exécution, &amp; la Cour fait décret portant:
Le requerra en jugement &amp; fignifié, &amp; cependant tOéJt en état;
cette Requêt~ eH: lignifiée au Procureur de Jacques; tous les
Procureurs préfentent, &amp; on plaide fur la révocation aux formes ordinajres. L'ufage ccmftant autorife l'oppoution, même
lorfqu'il ya des Requêtes refpeaives , contre ce qui paroît réfulter
du texte de l'Ordonnance, &amp; contre le fentiment des Commentateurs. Nous avons parlé ci-deifu5 de l'oppoution envers les Arrêts de défwt ou d'exploit, vulgairement dite rabattement.

"a,rt.

.1Ii?'

Y'W ft·

T l T RES E P T 1 E M E.
DES
,

A

L

R E QUE TES

C 1 VIL E S.

I,

'Impétrant de Requête Civile fera obligé de conji~ner l'an:ende
P?rtée par la. nouvelle ,Or~~n~ance, &amp; fa~lte c~njl%r~a­
tian jmte, le pou.rfiuvant, ap"~s l ççncarzçf: dl! ddm de l aJfzgtza-

�COMMENTAIRE

tion "fera deux fommations au Procu"~u" adverfe, l'un.e de com"
paroz,. ail Parquet des Gens du Roi, où la Con{ultatioll doit ~t è
,'- ' par l' Lmpetrant,
.,
" l'autre d' etre
~ pret~,a l'Audieflce
exh~f.}ee
CI
fore rl~
,.efcl~dan;, après toutefois avoir communiqué le procès, tant a la
pa:t~e qu aux Gens du Roi, laquelle communication fera faite
orzgmellement de toutes les pieces, fur lefquelles l'Arrêt aura été
rend~, &amp; les rlouve~les 'pieces fero~t mifès dans un foc a part,
parezllement communi.quees par COpte, fi elles n'ont été do '
"ff,
,
d l R
~
nnees
e a equete Civile ' &amp; fi la
u,r:,
',(1
lors d1e 'dl 'a.Jjlgnatzon
l
. '
.
'
ca Je n e; ..
p as
les fommations feront leL
,"t'e..,
, p al ee a a prenuere Audzence,
"
,.ee~ comm:e aux autres caufes; CI Ji elle n'efl pas vuidaDle &amp;
qu'zl y alt Réglement a écrire, l'infiruc7ion fera continuée tout
~e mên;e /u'aux appellations, &amp; le p ,rocès couché en la diflribu{zon 'A'
generale,
en la marae
~ .
' b de laquelle le. nom du R' apporteur
net y fera,lZotte., afin Aque le procès foit dijlriDué en !a
de~
'meme Chambre ou · ledu An'et a été rendu.
1

l

_L

~ Re~uête SiviJe efi un moyen i1'ltroduitt par la Loi &amp;

adopte
1 par 1.Ordonnance, pOtl:f faire rétraB:et un ArreAt ,
remettre e: p~rtle'S au même -état où elles étoient aupara':"
vant, &amp; f..·ure Juger de nouveau la queifliol1: Prœ/ec7us prNt '
. fi " S
:J'
'"" ona

.

.J

~b ua

' A

"

entelZtza l'Tl uztegf1um refiituere potift, quamvis appellari
eo non pofJit , Leg. l7, if. de mi'1Z01'. En France ceu
.
c t' ,
.
d .
'
x qUE.
on ete parues ou llement appellés, leurs héritiers fucce.ffeurs
ne peuvent Jç
!è pourvoir a' l'e,lJ',et
" retraccer
, ':1
1eu Aay.ants-caufe,
A G
:JJ( de fiazre
;s rret~ . ' J~l~ements en dernier reffort que par lettres en f01me
e .Requete Clvzle. ( 1667, tit. 3'), art. 1. )
Il ,Y a cette difference entre l'appel &amp; la Requête Civile '

~~~l appel

eH P?rté p,arde~ant le Juge fupérieur; il ne peu~'
1 Requ~mmel~t. etre declare d'un J.ugement en dernier reiIort'
a ,eque~e_ CIVIle l1:ei~ impétrée qu'envers un Jugement fOL1~
v,eram, &amp; ~lle efr portee p'ardevant la Cour qui a jugé ( 1667
ut' 3 SC" ~rt.
l'appel fufpend toute exécution la Re ,.
A
quete lI/lIe n a aucun effet fLlfpenfif ( 1667 tit '2 c: '
8):
&amp; l'art. l' 9 du titre des Requêtes Civiles ve~t m'eAJm''; arr. 1 l!
qu'
/,
d
".
,
\..., que ce Ul.
d ~ffite co~amne, ~ qultter la jomfIànce d'un Béné11ce ou à
e al er que que hentage ou autre immeuble., ait entiéreJ1"lelJt .

;0, );

'Î

'SUR LE RÉGLEM!!.NT DB LA COUR;

39 t

~~écuté l'Arrêt avant que de pouvoir plaider fur la Requête
Civile; mais hors dH cas de cet article, chaque partie agit
fuivant Ion intérêt, l'impétrant peut pourfuivre le jugement
de la Reqp~te Civile, &amp; dans le même rems celui qui a obtenu l'Arrêt peut en. pOllTfuivre l'exéoution; cependant s'il y
avoit dans l'Arrêt contrariété, de façon qu'on ne pût en exéCHter un chef fans contrevenir à l'autre, ou fi l'Arrêt étoit
viublement nul, comme fi le défaut avoit été jugé avant l'échéance des délais, la Cour, fur la requifition de celui qui
auroit impétré Requête Civile, pourroit ordonner qu'il feroit
fUl'us à toute exéchltion de' l'Arrêt attaqué.
Un Arrêt peut être encore attaqué par la voie de caffation;
mais comme cette procédure efr propre aN Confeil privé du
Roi, nouS ne cvoyons pas qu'il foit de notre objet de la
difcuter.
On peut fans doute impétrer Requête Civile envers un feul
chef de l'Arrêt, quand les autres chefs ne fnnt pas au cas
d'être attaqués; alors l'Arrêt efr exécuté pour le furplus fans
contradi&amp;ion ( Boniface, tom. 3, liv. 3, tit. 4, ch. l ) ; mais
peut-on impétrer Requête Civile contre les Arrêts provjfoir~s
&amp; interlocutoires? Buiffon fur ' le tit. du Cod. de SententllS
pl,~fe&amp;orum 19rretorio , di't que les R.equêtes Civiles. n~ font pas
recevables contre les Arrêts interlocutoires, parce, dit-lI, que les
, Requêtes Civiles font odieuJes,. &amp; que les Arrêts i~terlocutoirëS
étant réparables en définitive, zZ ne faut pas recouru' au re:ne~le
extraordinaire de la Requête Civile, quand le remede ordmazre

fiifJit. Rodier lllr l'art.

du ·tit. des Req'A Civ." .queil. 4, atteüe que l'OH. peut fe pourvoir par, Requete CIVIle ~on~re les
Arrêts interlocutoires &amp; préparatOlres dont le pre]ul.hce ~e
peut être réparé lors du. jugement définitif, &amp; ben!, l~ VOle
du, remede doit être touJOurs ouvert~, quand ,~e ~r~pdlce e~
irreparable. Tel eil le vœu de la LOl &amp; de l eqUlte. ( B011l
face, tom. l , li~ .. I, tit. ~2.. ) ,
., ,
, La Requête Crvlle peut etre egalement l~petr~e. envers un
Arrêt d'expédient, fi les moyens . de Requete CI,vll,e ~oncer­
nent le fonds &amp; 110n la f0rme. En 1747, les BenefiCl~rs du
Chapitre de Ru{hac fe pourv~re~'1r ~ la Cour pour obhge~ le
~hapitre à leur fournir les difinbutlo l1s en bled &amp; en Vlll,
l

�COMMENTAIRE

&amp; il fut rendu entre les parties Arrêt d'Expédient; portane'
entr'autres, que l'Econome du Chapitre feroit meure toutes,
les années après la recolte dans la cave du Chapitre la quanti~é ,de vin néceffilire pour la diihibution annuelle du vin des
Bénéfi ciers, &amp; pour qu'elle lui fùt expédiée, &amp; qu'à l'égard
de ceu x qu i déclareroient ne point vouloir le vin en na ture ,
l'Econome le leu r payeroit au prix commun du vin bon &amp; de
r ece tte 1 {uivant les rapports, fàns qu'il fLÎt permi~ :mx Bénéficiers ~e varier ~près, a,voir 6it l'optio n. Le C,hapitre impétra enfLute Reque te C IVIle envers cet Anet, &amp; Il ramena plulie urs moyens; 1°. que les Députés du Chapitre s'étaient el1iS.agés trop ~~a n,t, ~11 accord;nt, aux Bél1,é~cie~s le droit d'optIOn, qUi n e colt 111 conteHe 111 demanae; 2 • fLu' la contrariété des di fpoiitions du même Arrêt; 3°. fur la téflon, en ce_
que le Chapitre s'oblige de payer le vin au prix du vin bon
&amp; de recette.
. M,a is 0~1 répondit I~. que les Arrêts d'Expé dient n'étant que
des Juge ments conventIOnnels &amp; des tranfaébons J'udiciaires ne
pouvaIent etre
' attaques par des moyens concernant la forme',
qu e l es parnes ayail t convenu de fe réo-Ier fur chofe non de~landée ni, contei~é~~ , le m oyen de l'u/trà petita ne pouvait
etre oppare , à la ddfe ren,ce des Arrêts comradiétoires, à l'égard
def9uels ?n ne peut, vIOler les regles de l'ordre judiciaire:
Hu~~rmo~l ~/:rejla, dIt. B.elIus .daL1sJ~s Confeils en parlant des
A rrets d E xpedlel:t, mllll nOVl adjlcZllllt, neque nOVllm titulum
A

•

'"

l

,

d~nt, fed, folum zpfa ' tranfac7io, ideoque potiùs tranfac7io impedzt Arrejll revocatlOne172 , ~llam Arrejlum tranfac7ionis refcifione172/ 2 - que le moyen tIré de la contrariété dans le même

A~ret, :n [uppofant qu'il y ,e~ eût une" tombait par les mêmes
ral[?l1S, 3 - que 1~ moyen tIre de la lefion 11e pouvoit être oppofe ~ar le Cha,pItr~ contr~ le~ Bénéficiers; que le privilege
~es ,~l111eurs a~corde aux ,ChapItres n'av oit lieu que 10rfqu' i1

s aglL d~s

?rol:S

ou des biens de PEglife, &amp; 110n pas de la
funple ~~nbutlOn due aJux Bénéficiers membres du Chapitre,
~ ,a~oSles aux mê~es fonétiol'ts; qhle d'ailleurs la léEoll
e~olt I~.eale, le .ChapItre payant le prix du vin, gardoit ]a denre,e qu ~l vendolt à fan profit. Sur ces raifons le Chapitre fUll
deboute de la Requê te Civile par A1'l'êt du 2 Mars 17)0 ,
,
prononce
f
(

393

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

prononcé par M. de La Tour, conformément aux condufions
portées par Me. Gordes Subfiitut, plaidants Me. Simeon pour
le Chapitre, Me. Sabatier pour les Bénéficiers.
La Req1!lête Civile peut-elle être impétrée envers un Arrê t
r:endu en matiere criminelle? Cet objet paroît nous être étranger; c'eIt pourquoi il nous fuffira d'obferver que la Requête
Civile efl:' fans contredit admife envers les Arrêts rendus
au petit criminel: à l'égard des autres, la plupart des Auteurs penfent qu'il feroit injuIte de la refufer aux accufés, mais
que l'açcufateur ne doit point y être reçu, à moins que l'accufé n'eût falfifié ou fupprimé les charges, corrompu les témoins, ou \J.fé d'artifices femb1ables pour fe procurer u!).e ab..
foluticH1,
- La voie de ta Requête Civile efl: fermée à ce1:lX qui ont
acquiefcé à l'Arrêt ou qui l'ont exécuté, foit en approuvant Oll
en attaquant la taxe des dépen~, foi: en ,p~ofitant d'un,~ ?"a:rantie accqrdée par l'Arrêt, fOlt en 111terJettant . recours d ur~
rapport . ou par d'autres moyens femblables; malS on fe con...
,
) , .
fid
ferve te droit, fi lOFS de ces a8:es d exeçutlon on prote e ~
fe pourvoir par Requête Civile~
('. / d
fi \ d'
1) men
L'ii1jufiice fuppoJ.,ee
ans.l,e'Jugemen~, ~ , eJ;\-a~re ~xa,
de la queItion, ii l'on a bIen ou ,mal Juge, ~1 efl: )~malS cl au-:
eune confldéra60n pour faire otwnr la R~quete· CWlie ( 1667,
tir. 3'5, ar~. 37-. )' re,s ju~icata pro verit~te habetur; les m~~
yens pro,pres pour faIre_retraéter un Arret, font tous ramenes
dans l'Ordonnance..
"
,
Le dol perfonnel eIt le pr~mie~ moyen ,que cette LOl 111clique (art. 34. }; fi la partle qm a eu ga111 de caufe y efr
parvenue en ufant de dol &amp; de ~raude, comme" pa~ exe~p~e ,
il elle aV0it dénatu:ré - quelque tItre fur lequel l Af1~t fut ,111,t~enu" Ol!!. fi elle n'avoit communiqué_ q~le la. pa~tle d,u t1tr~
qui lui étoit favorable, &amp; av~it r.etran~he la par:;le qUi ~o~=
'v oit foutenir la défenfe contralF,e, Il efi luIte de r,e traéter l Al .
fêt: deceptis non falLentiblls jura fubv e.niunt, Le dcil peI~{~nneL
eft toijt ce qu~, efr pra~i~IW~ p~f.. quelqu'un ~ans le ?ei~e1l1 ~~
A

autre' Omms calltdztas, f allacla, maclunauo,
: .
dhl; ·

tromper un ·

àrcumvenialdum , fallendum decipir:/ldum altemm a z l'ta .
LeZ,'-.z ,_§.. ~ ) j[. de dolo malo.
D d &lt;i

�SUR LE RÉGL·E M-ENT DE LA
COMMENTAIRE

394

Second moyefl ,de Requête Civi,le. S'il a été prononcé fol'
chofes non demandees ou non conte f7ees ou s'il a été ad' ba' 1
, 'L' " d
d'
,
. -)'., '
.
'j U e p ,us
l n a ete , em,an. e , ultra petLta (zbld.) Le Jugement ne tdoit
rouler qu.e ,fUF l,obJet, ?e la contefrati~n , &amp; ce qUl ne forme
pas quahte dans le litige, ne peut faIte matiere de ,déciJuon
Le J 119~ ne peut. également accorder au delà de ce qui eft de~
mande, le mOClE de cette regle n'a pas befoin d'e pl' , ,
r:'
d
A ' fi'
A
X lCatIOn.
leroit
e
meme,
1 1 Anet avoit tond
'
en
II
fi.
1"
,. ,
amne que l
qu' un
ous une, qua Ite qu Il n a pas, ou fous une autre qu r '.
Il
0'1'
' fi P'
"
a Ite que ce ' e
lU l a, comme lIerre etoit condamné comme tu't e
r:
l' A '" " ,
.
ur lans
et,r" , \:1 Vlce Ve! sa, ou comme hentler P' ur &amp; finlple t d'
, '1
'
.
d'c
' an 15
qu' fil .,
aUfolt
agI
ou
erendu
dahs
l'inftance
comn
J-'"
b e'
à
'
18 lent1er
ne ClaIre,. mOl11s q~'on n'eût formé qualité dans le
è
e
· d' 1
h
'
'
,
proc
s
pou
l
r
e
raIre
ec
arer
entIer
pur
&amp;
flmple
&amp;
"
Il.
r.
l' ,
A '
, q u en natuant
lur cet.te qua 1te., on ne l'eut Jugé tel.
'
, TrOlii~~le ~~yêl~: ,Si la procédure prefcrite par l'Ordonnance
n a pas ete fiuvze (lbld.) Comme fi 011 a ajourné à
d '1 .
trop, cou:t , ,fi. ·lè défaut a été jugé avant l'échéance desu~élaeisal
fi ~a a Juge par ,forcluuondans le délai que la partie forclof~
~o~: p;ur p~odu.re, ~ fi~ de ~'œte,.is. C'eft une efpece de dol
. (" , Udf?:l e, que de VIoler les regles de la procédure r;
' jO!.ltum JU lClOrum ordihem.
Qua[rieme moyen. S'il 'Cl été
. d
'
'
-de demande (ibid.) AdJl1 C1itr plu~m2 ade'j,prononce: ford~n chef
, !'
. ';l' b
~
uaer mol!J.s · 1t R
d1er ur cet art. du tIt. des Re uêtes C' v' b
,
0'"
également reprélrenfibles . un A,;êt
. 1 ües, font deux défauts
,~es c!ze~ de denzaizde, (m Oliv'raa~u:mn: pr~n~nce .pas fitr tous
rei qualitatern plenâ
JUdlcesLoporret
de JUdICllS.
l.1cutere.
eg. 9,'

ru

A

•

,

'

,

1

lm~nn:ll~,

efl

in~uiiiti~n1~~.;

Cinquieme moyen.
S'il
., 'd'
A
ments e l '
" fT:.
Y a contrarzete
Arrets ou Jl1ae~
n c ermer , eJJort entre les mêm
'
Î.
l
'" b
moyens, aux m€mes Cours &amp;
" ~s partzes, Jur es memes
au Grand-C ft 1
Jurifdlc7LOns , fauf de fe pourvoir
J uri!(J.ic7iollS o(n' ~l:d ') en casdde cOAntr~riété ~n diffùentes Cours &amp;
zD .
C es eux
jl
l'rets cl R d'
r;
véritable,ment contraires &amp; l' ' .
lIt, 0 1er} jont alors
.'
ex~cutlOn e lin empeche l' exécu~
tion de l'autre Il
la Loi : Entre' 1 exyhque e~fLl1te ~v~c jufteffe le difpoiitif de
,
es memes parUes ~ dIt 1
d
.agl fous le même rapport &amp; rou '1
-;, on e~t~n qu'elles aient
.
j" s q meme q-ualzte ; for les mêm~.s

d

,•

COUR..

39)

moyens, on entend fur les mêmes aaes, les mêmes raifons, les
mêmes exceptions, eadem conditio perfonarum, idem jus, eadem
caufa petendi. Il donne enfuite ces deux exemples: Par un
Arrêt, Jean ~ft relaxé d'une fomme demandée par Pierre en
vertu d'un tel aae, &amp; ratLtre Arrêt , condamne André - comme
payer en 'vertu du même aae a Pierre ou
héritier de Jean
.[es ayants-caufe, la m€me Jamme en tout ou en partie : par un
Arrêt, une fub.flitution eJl ouverte en faveur de Jean; l'autre
Arrêt l'en déclare déchu en faveur de la même partie.
~ Le même Auteur établit enfuite avec fondement, que de
deux Arrêts contraires, le premier fubuRe, &amp; il n'y a que le
fecond qui foit rétra&amp;é par la voie de la Requête Civile. Le,
premier Arrêt, dit-jl, donne un dro~t acquis a celui qui l'a ob-,
tenu; lui feul ejl en droit d'attaquer 1'Arrêt contraire ; la COlZ-,
trariété n'efl ni ne peut €rre dans le premier Arrêt, parce qu'il n'y
en avoit pas d'autre quand il a été rendu ; c'eJl ce moment qu'il
faut regarder; la contrariété ne peut proveni~ que ex causâ an-,
teriori , c'ejl-a-dire , qu' autant qu'~l y avoit d,éja un autre Arr~t;,
ûie ejl donc feulement dçzns le fecond. En Jugeant ,la Requete_
Civile (ajoute-t-il) on ne doit ni on ne peut foint Juger le, mé-.
rite du fonds, c'eft-a-dire , quel des deux Arrets ejl le plus} ufte ;:
mais on doit exafTliner fi le fecond ejl contraire au premier.
. Il en eft autrement du cas oÙ dans un même Arrêt il y
a des difpofid ons ' cQnt~aires. (fixieme "!oy~n de Re1~ête â-.
'Vile (ibid.) ); il faut neceft'urement faire lu.ger ent1erem~nt
la quefiion, &amp; on ne peut d'un même tout Jjefqnder une partie,

a.

&amp; càn[èrver l'autre.
Il ~ a da~ls le même Arrêt co~trarié~é des di~poiitions, quand
les dlfpoG.t1ons pu les claufes d un me me Arret ne peuvent fe,
concilier, ni être exécutées l'une &amp; l'autre.
MM. les Gens du Roi doivent donner leurs conc1u~ons dans
toutes les caufes qui concernent le Roi, l'Eglife, la Police ou
le Public (ibid.); l~ défaut de conc1ufions ~ans . c~s . [or:~s
d'afFaires opere un .feptieme moyen de Requete Clv!1e ~ malS
les conduGons ne Jont pas néceflàires, 10rfqu'1~ ne s'agit ,ql;e
du pJ.iem eut des , revenus du Bén~::fice demande pàr le Bene-

hcié.

Huitieme moyen. Si l'Arrêt attaqué a

été rendu fur pieces
Ddd 2.

�396

...

Co

MME N TAI R. E

fauffis (ibid.), fi [uper falfis infirumerztis ve! ttftimonüs judieatum fit. Mais il faut que la piece foit déclarée fauffe, &amp;
qu'elle paroiife d'ailleurs aifez décifive, pour avoir fervi de fondement à l'Arrêt.
'\
N euvieme moyen. Si l'Ardt a été rendu, jitr des oJfi'es Oll
confentements qui auront été défavoués , &amp; le défaveu jugé valaMe (ibid.) NOLIs avons déja rappellé fur le titre de l'ajournement , qu'il y a des aétes que le Procureur ne peut faire fans
pouvoir exprès de la partie; la partie ne doit donc fouffi-ir
aucun préjudice du fait du Procuteur qui aura excédé [on pou.:~
voir; par exemple, le Procureur de Pierre fait une offre, ou
donne un confentement ; l'Arrêt efl: rendu fur cette offre ou
fur ce confentement qui efl: cenfé avoué par la partie, tant
qu'elle ne l'a pas défavoué; la partie défavoue enftlite, &amp; le
défaveu efl: jugé valable. II y a fàns contredit moyen d'ouverture de Requête Civile, parce que le défaveu adopté par le
Magi{hat, fait tomber l'Arrêt rendu fur le fait défavoué; mais
il faut qu'il apparoiife que le fait défavoué n'a ,pas été indifférent, &amp; qu'il a au contraire fervi de fondement à l'Arrêt.
Dans ce cas, comme il n'dl: pas juGe que le défendeur en Requête Civile fouffre du tût du Procureur de l'impétrant il
fe~ble que ce Procureur défavoué doit fupporter les frais' de
l'Arrêt rétraété, les frais d'inftance depuis le fait défavoué &amp;
les frais de l'inftance en Requête CIVile, fi elle n'a pas 'été
conteitée par le défendeur du moment qu'il a connu le Jugem ent du défaveu.
. Dixie~e moyen. Si l'impétrant a recouvré depuis l'Arrêt des
p~e~es decifives , . &amp; retenues par la partie qui a ootenu cet Arrêt
( z/Jld. ) Les pIe ces recouvrées doivent donc être décifives'
fans cela il feroit inutile a 'attaquer &amp; de rétraél::er un Arrê?
~l~es doivent être recouvrées après l'Arrêt; fi elles l'avoient
ete ~vant, tant ~is pour l'impétrant de ne les avoir pas employees à rems; Il faut que ces pieces aient été retenues avant
&amp; lor; ~e l'Arrêt par la partÎe adver[e; car fi dans ce tems
elles e,[.()Iel:t au pouv~ir ~e l'impétr~nt ou d'un tiers, tant pis
P?ur Il,?petrant .d~ n aVOIr pas plutot fait fes recherches, fauf
neanm01l1S le pr1VJlege des mineurs. MI:, de Montvallon aux
Notes obferve qu'il fllffit que la piece foit déciiive &amp; nouvelle-

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

397
:t;t~nt recouvrée, pourvu qu'il n'y ait aucun [oupçon qu'elle ait
ete connue avant l'Arrêt, ou frauduleufement cachée, pour fe
ménager \.Ul moyen de Requête civile.
On n'a pas befoin d'impétrer Requête Civile, ql!land la piece
recouvrée peut être oppofée dans 1'exécution : ainfi Pierre eU
condamné par Arrêt à payer une fomme à Jean; après l'Arrêt ,
Pierre trouve la quittance; il la communique, &amp; s' oppofe à.
toute exécution, s'il n'a pas payé; s'il a payé, il répete.
Onzieme moyen. Les Eccléfiafiiques (dans les proces qui
concernent les droits fonciers du Bénéfice, ceux de l'Eglife ou du
Clergé, &amp; non ceux qui concernent la fimple adminijlration ou
exaction des revenus, ou le patrimoine &amp; les biens temporels de
l'Eccléjiafiique), les Communautés &amp; les mineurs peuvent impétrer Requête Civile, s'ils n'ont été défendus, ou s'ils ne l'ont été
valablement (art. 3') ); c'eft-à-dire, lorfqu'il appal'oÎt que tous
les moyens de défenfe n'ont pas été employés, ou que touS
les titres n'ont pas, été produits, quand même ils auroient été
au pouvoir de 1'impétrant avant ou lors de l'Arrêt attaqué. Le
miNeur eft encore non valablement défendu, s'il n' a pas été
affit.l:é d'un curateur, Leg. 4, Cod. fi adversùs rem Judic.; car on
ne peut plaider ' contre un mineur, fans le f",ire pourvoir d'un
curateur, comme nous dirons plus bas.
. Mais ce privilege du mineur ceffe, s'il a plaidé pour un
fait qui concerne fa profeŒon, ON comme mari &amp; maître de
la dot &amp; droits de fon époufe. Le 2,2, Mars 1738, Lambert
Boulanger de la ville de Marfeille acheta de la Dlle. Pontier·
une place à bâtir maifon près la porte de Rome. Le plan ?e
bâtiJfe -fut dreifé p.a r Nicolas fils, &amp; Lambert paifa enfUIte
une convention avec More, qui entr'autres s'obligea de conftruire 1'édifice dans fa perfeB:ion, fuivant les regles de l'art.- La
bâtiife croula d'abœ.-d après fon élévation; le Procureur du Roi
de la Police requit d'office la vérification par Experts de la
caufe du croulement, &amp; il fut vérifié que la chûte ~e la maifon
procédoit uniquement de l'irrégularité de confuuébon da?s fes
fondations; en conféquence, &amp; par Sentence des LIeutenants-Généraux de Police du 14 Juillet 1739, More fut condamné à une amende de 1000 liv.·, &amp; à une interdiB:ion de
Ma~on-El1trepreneur pendant l'efpace de trois ans.

�g9 8

C 0 MME N TAi R B

SUR LE RÉGLEMENT DE ~A COUR.

D~autre part

le Lieutenant de Sénéchal, par fa Sentence du
2 Septembre m~me année condamna Lambert à payer 42,1 liv.
à' Nicolas &amp; Nicolas &amp; More furent condamnés à relever
&amp;
r
11r
gùantir Lambert enferillhle aUX dommages -l11terets 10\!llrrerliS
&amp; à fouffrir par. c~ dernier par· b chûte de la 1111aifon, .&amp; au~
dépens envers toutes les pa:ti~s. Appel de ~a part de N leolas ,
Arrêt du 2,4 Mai 1740, qUI reforme la Sentenœ au chef feulement des dommages-in.térêts à fouffrir.
Nicolas impétra Requête Civile, avec claufe de défaveu des
qualités de Géometre &amp; d' Archite~e qui. lui avoi~~t été données dans le procès. Nicolas pere 1l1terv111t dans 1111~ance, &amp;
adhéra aux :fins prifes par fon fils.
Nicolas fils 'l1'efr ni 'Géometre l1i Architeél:e (dif0ie,J,ilt-ils);
il en: fils de famille &amp; mineur; il n'a été affifré l~i de' fon pere,
ni de fon curateur. Mais Lambert répondoit &amp; jufhfioit qu'ii
avoit fait les fonfrions d'Architeéte avant le procès intenté,
qu'il avo it pu conféquemment s'adreifer à lhli eh cette qu~lité,
&amp; que tout citoyen efi cenfé majeur, &amp; peut .efrer en Juge ...
ment fans autorifation quelconque, quand il plaide à rarfon de
fa profefIion : S i minor lapfus fit cird negotia ejus artis quam
,

•

,

A

publiee prafitetur, &amp; cujus exercitium palam facit, non audiatur
riflitutionem p etêns , Oddas qucefl. 23, art. 5. Lambert citoit
encore Fart. · 6 du tit.

l

de 1'Edit du Commerce, qui lVeut que

tous Négociants G' Marchands en gros ou en détail [oient réputés
majeurs pour le fait de leur commerce, fans q.u'ils puijfent être
r1litués fous prétexte de minorité.
, MM. les Gens du Roi obfer.verent que dès qù'un citoyen mi;..
n e ur efr 'cenfé majeur &amp; pere de famille à r aifon de fon métier quand il contraéte, il efr également m ajeur &amp; pere de
famille pour fe défen.dre; qu'il y al!1roit de la contradifrion de
l:e confidérer d'une part comme majeur &amp; pere de famille , &amp;
de l'attaquer de l'autre comme mineur &amp; "bls de famille, en
le faifant aUl;orifer de {on pere ou d'un curateur, &amp; que ce
ferait déëruire fon obligation, en hai fournif.fan t d~s tnoyerts
pour la combattre.. '
,
,.'
.
.
Sur ces r aifons , par Arrêt conforme aux CQilcl"llll0!1S portées
par Me. Bayon Subfritut, &amp; prononcé par M. le Premier Pré!idem de La Tour au rôle du Jeudi.le 16 Mars 1741, ·Nic;Qlas

399

'pere &amp; fils fJ..lrent déboutés de leun Re&lt;tuête Civile, plaidants
poui- les impétrants ' Mes. Pafcal &amp; Maffe, &amp; Me. Sabbatier
pour' Lambert.
Par Arrêt dh 4 Mai 17 6 2" il 'fut jlllgé au pro.fit du lieur
Louis ., Gafpard Puget Marchand Bijoutier ' de la ville d'Aix,
'contre {ieur Jean-Pie'1ire Rollandeau des Gaveaux Chirurgien,
.en qualité de mari . &amp; maître de la dot &amp; droits de DIte: Dorothée Puget, que, la dot devoitêtre payée en biens médiocres de l'hoirie du pere commun, attendu la Tran[afrion paifée
entre .l'héritier &amp; les légitimaires. Il fut impétré Requête Civile envers cet Arrêt. On ' difoit pour le lieur des Gaveaux,
qu'a était fils de ~amille &amp; mmeur, qu'&lt;~l ~~avo,it é~é autori[é
ni de fon pere, 111 d'aucun curateur, &amp; qll Il n avolt pu efl:er
en jmgement : non ha~ehllt caput .c~vil(j .. On rép.ondit pOl1~ le
lieur. Puget, que le m1l1eur efi cenfe majeur &amp; pere de famIlle,
quand il exerce les aébol1s de fon époufe en force du contrat
civil de mariage; qu'il étoit à cet égard fui juris ; ~ant pis po~r
la femme d'avoir confié irrévocablement. àü un mmeur l'admlnifrration de fes droits. Par Arrêt pronon.cé au rôle du Jeudi
par M. de La TOUl!", le 2,6 , Novemb~-e 17 63-? confo,rmém~nt
aux condullons porte~s pélr Me. EfmI~1 Sublbtut, Id Reguete
Civile fut refufée, plaidants Me. GouJon po.ur le .Geur Puget,
Me. GaŒer pour le fie.l!lr des Gave aux. . '
.
Dans les procès COl1lcernants les drOlts de la Couf0nne ou
du Domaille les Procureurs-Généraux, ou les .Procureurs du
Roi fur les li:ux, doivent êt&gt;re mandés en la Chambre du Co~­
feil, avant que le procès f~it mis fur le bureau? pour ~~a,:o~r
s'ils n'ont point d'autres pleces ou -moyens, &amp; ~ en dOIL etre
f&lt;l!Ïlt memtion da.ns l'Arrêt ou JugemeLlt 'en dernIer r;ifort? .&amp;
.à faute d'y avoir fatisfait, il Y a ou'.'erture de Requete CIvIle
. .
.
au proiit d~l Roi (art. 3 6.)
Celui qui veut impétrer Requête CiVIle, dOlt. prendre les
lettres royaux, Iles fignifier &amp; donner l~s affignatlons ?ans .les
.:fix mois (s'il efr majeur), à compter du Jour de la ~gmficatlOn
-qui lui aura été faine de l'Arrêt ou Jugement
der11ler reffo~t ,
à perfonne ou domicile (art. ).) il] efr cer~al11 que, la ~gn~fi.­
'cation que l'impétrant aurait lui - même faIte de .1 Arret. , ,ne
à
CT
fi
.' . 1·1 tau t, qu' o n l'aIt
.Gp l1l e
donneroit pas cours aux filX mOlS,
·

el:

�~oo

,

C

S UR LE RÉCLEMENT DE LA COUR;

0 MME N TAI R E

Civiles, à compter du jour des lignifications qui leur aur011~
été faites au lieu ordin'a ire des Bénéfices, des bureaux des
~ôpitaux, ou aux Syndics ot~ Procureurs (c',e~- à- dire l~(h~i­
mfirateurs) des Communautes , ou au domlcile des a...,[Ellts.
( art. 7. )
"
Si l'Arrêt efr rendu contre un majeur &amp; un mmcur ayant nn
intérê t cornmun &amp; indivifible, comme étant aifociés ou cohéritiers le mineur devenu inajeur fai[ant rétraB:er l'Arrêt par
la voi; de la Requête Civ ile, la rétraéÎ:ation profite [ans contredit au maj;:ur : caufa jlld~çati ejl il1div~dua, &amp; ,il fc;oit im.poffible d'executer l'Arre t vls,-à- VIS de 1 un, tandls qu 11 ferOlt
rétraB:é vis-à~vis de l' autre.
Si celui qui a aébo n pO~1t· a~~aquer l' Arr/ê~" décede dans les
fix mois.. du jour de la fig11lhcatlon, fon hentler, fLlCCeifcLr, ou
ayant-caufe aura le même délai de p~ m ~ is, à co~!pter d~ JOur
de la lignification qui lui en ,aura .ete fa~te,. &amp; sïl dl ;.1~nèl:r,
à compter du jour de la fi o'11lficanon q\,l1 lm en (l.ura ete fal~e
c.
après fa majorité ( art. 8
. )0 S'1 1e .B"enenCle
oe,ce,d~ cl ans l' ~ nnee
du jour de la fignification, le [uccdfeur a~l Beneh~e, ;,mre que
le rélio-nataire aura éO'alem.ent
une annee pour Impetre~ Re b
quête bCivile d:l jour de la lignification qui lui Jura ~ré f~lte de
l'Arrêt à perfonne ou domicile ( a:t. 9 ) ; la fig11lhcatWl1 de
l'Arrêt faite au Procureur ne fllffirOlt pas pour op'p0[er la fin
de non-recevoir tirée du laps d~l tems ~ art.. 1 l ), &amp; en cas
que la Requête Civile foit fondee fur pleces fauifes ou nOL~­
veHement découvertes, le délai pour l'i~npétrer ne pO,u ~ra C,OUtlf
. ue du jour que la faufl'eté ou, les plec,e s auront ete d~c~l~­
q
( t 1 2 ) ' cette diflpofino n Fondee fur la regle qlll \ el,t
vertes a r . ,
.
1 ·111'
peut
que nulle prefcription ne puiBè counr con,tre ce ll,l, '1. n~
agir : contra non valentem agere non curnt pr~(cllptlO'fj r ~n
ne peut faire valoir ces deux moye ns, tant 'lu Ils ne ont, pas
, fl à d' re tant que la fauffeté oules nouvelles pleces
connus, c e I- - l ,
r. ' cl'
l' A cl m oins par
fi' ,
ne font pas découvertes; la fauhete Olt etre
un rapport d'Experts non attaqué. Enfin on ne peut etre re tu:
que 'par lettres du Prince envers le laps ~Ll tems , pour que qu
caufe &amp; fous quelque prétexte que c~ ~Olt (art. 14- ~ At doit
Celui qui veut impétrer Requête CIVIle envers un . rre 'cl
.
fi
trois Avocats dont e~
rappone r iUle Confultatlo n 19nee par
Ee~

lui-même, à moins qu'il n'eût déclaré qu'il fe le tient pour
fignifié.
.
.,
La Dame de Bacaris du lieu d'Ifires aVOIt faIt affigner par:..
devanr la Cour les Confuls &amp; Communauté du même lieu, pour
voir ordonner l'exécution du Réglemenr concernant la maniere
d'ufer des eaux du canal de Crapone, &amp; fe voir' condamner
aux dommages-intérêts foufferts par l'inexécutjo~ du même Ré ...
glement. Les parties axant com.p&gt;romis, il fut drldfé un nouveau
Réglement, qui fut reçu par Arrêt d'expédient du 2.4 Mai; I73:D.
Les Confuls furent condamnés à payer à la Dame de Bacaris
4 00 Ev. pour route indemnité. Les Confuls leverent eux-mêmes
cet Arrêt, le firent iignifi~r à la Dame de Bacaris, &amp; lui payerenr l'es 400 liv.
'
.
En 1:736 , la Dame de Bacaris prétendit que la Commmlauté
. avoit enèore contrevenbl au nouveau Réglement &amp; à l'Arrêt
d'expédient, &amp; la fit aŒgner pour en voir ordonner l'exécution , .&amp; fe voir condaro.lner ablX dommages - imtérêts par elle
fouffel'ts. La Communauté impétra Requête Civile eJavers l'Arrê.€
'
fi11r' quatre moyens ~ 1 °• ultra
' pettta;
'
•
2. 0 . contr.anete
d,expe'd lent
d'Arrêr; 3 o~ ex,çès de pOl!lvoir; 4 &lt;il. léiiom~ La Dame de Ba0
car.is lui' oppofa deux fins de non-recevoir: 1 • il s'érait pafle
cinq ans depuis que la Commiihauté avoit fait fignifier l'Arrêt;
2. o. elle Pavoit e~éctJté. La Communal!lté répondoit que la fignification aB:ive ne 'la privoit pas de fOll droit, qlle le délai ne'
pouvoit courir que du j0ur que FArrcêt lui am:oit été fignifié ,
&amp; que l'exécution ne peut être oppofée à ceux qui profitant
du privilege des mineurs, peuvent fe faire refiituer envers la
léiion. Par ~rrêt du 14 Janvier ou Février 1737, prononcé par
M.: le ~r~mler fréiidelill: de La Tour au rôle du Je~ldi, la Reque te ClV11,e fut ouverte contre les condulions portees par Me.
de La T ouloub re Subfl:itut , plaidants Me. ~afcal pour la Communauté, Me. MaJfe pour la Dame de Bacaris.
A Fég~rd d~s mineurs, les iix. 1'IlOis, ne courent que du jour
de la fig.n~flcatlOn faite de l'Arrêt depuis la majorité à perfonne
ou d?mlcIle; les Eccléfiafijques, les Hôpitaux, les Comml'l ..
:b.aut~s quelconques, même les abfe~..t? du Royaume pour caufe
j;lubl~qu,e C comme le Soldat portant les armes au fervice de la
:Pacue ), ont un, an pour . oQte1)Î.t: &amp; faire. fignifiet.: les Requ~ tes
Civil~s ~
1

401

'1

,

l'

'1

n:

1

,

�SUR
COMM!:NTAIRE

anciens (art. 13), &amp; le Défenfeur de là caufe fur laquelle eO:
intervenu l'Arrêt qu'on attaque, peut être l'un des confLll~ants;
ainG jugé par Arrêt prononcé par M. de La Tour à l'Audience
de la Gran :l'Ch arÎlbre le 28 Janvier 1744" contre les conc1ufions portées par Me. Bayon Subil:itut, au profit de Mr~.
d'Agoult d' Oil ieres , contre Me. Lorremart qui impétra Re.quê te civile conrJ'e un Arrêt, illr une Confultation rapportée de
Mes. Pa {cal, Arnulphy &amp; Pazery,fils. Me. Lortemart fe pourvut
en caffation des lettres royaux de Requête Civile, fur le fondement 1 ° . que Me. Arnulphy avoit défendu dans l'initatlCe fur
laque ll e éra it intervenu l'Arrêt attaqué; 2°. fur ce que le rapport avoit été fait par Me. Arnulphy, ayant .dû être fait par
Me. Pazery qui érait le plus jeune: d'où l'on induifoit que
ce derni-.: r avoit ligné la Confultation fans y avoir affiil:é;
mais l'on répondait qu'il arrive tous les jours que l'ancien fe
charge du rapport, &amp; que celui qui avoit déja défendu, loin
d'être fufpeé1 pour confulter , devoit être appeIIé préférablement à tout autre, comme étant n1Îeux inil:ruit de l'affaire.
Sur ces raifons, l'Arrêt débouta de la demande en caffation.
La ConfulratÏon rapportée, on prend en petite Chancellerie
des lettres royaux de Requête Civile; elles doivent contenir
les moyens &amp; le nom des Avocats qui ont conilllté; la COB!i.lltation d?Ît :nême être a~tacI:ée aux lettres (art. IJ.) On
~o,nne cO~le du tout} celw qm a obtenu l'Arrêt attaqué; on
1 ajourne a comparoIr pardevant la Cour au clélai compétent
pour voir rétraéter l'Arrêt, &amp; remettre les parties au même
état,' ~u'elles étoient auparavant; &amp; li la Requête Civile efl:
li~l1lfiee da~ls l'an de la date de l'Arrêt, la lignification efl:
faire, &amp; l'ajournement eH donné au domicile du Procureur qui
a ?ccup,é, lors de l'Arrêt, &amp; qui eil: tenu d'occuper [ur la Requete clVlle fans, nouveau pouvoir (art. 6.)
Avant :oute pourfuite, l'impétFant doit conligner l'amenclè
~e .3~0, hv. e;wersl ~e Roi, &amp; l ')0, li~. envers la partie, fi
1 ~1ret attaque a ete rendu C(i)ntradlétolrement &amp; la moitié
,1
d
cl eraut (art. 16); on Je fait déclarer n011
S l a ete rell u par
recevable, faute d'avoir configné : fur quoi iÏ faut obferver
°
1 d eIl al' fixe par l'Arrêt,~ portant déchéance définitive
1 • que e
de la Requête Civile, faute d'avoir configné l'amende, ne court
l

,1

l e

1

'

,

LE RÉGLEMBNT DE LA

COUR.

que du jour que cet Arrêt eil: lignifié à par:ie, en per~onne ou
domicile, de même que toUS les autres delals de ngueur &amp;
irréparables; ainu jugé par Arrêt du 21 Juin 17 12, prononcé
à l'Audience de relevée par M. le Preudent de Tourves, conformément aux conclufions de Ml'. l'Avocat-Général de Gauffridy en la caufe de Jacques Barry du lieu de Cuers, &amp; la
nom~ée Ortigues , plaidants Mes. Reboul &amp; Gueiroard Avocats.
2°. Par Arrêt rendu le 28 Janvier 17') 7 entre le lieur Chevalier d'Olivier, &amp; le lieur Coulomb de la ville de Marfeille"
le lieur Chevalier d'Olivier fut débouté de fa Requête en re-,
vocation d'un Arrêt qui l'avoit déclaré non recevable en ["1.
Requête Civile faut~ d'avoir configné l'amende. Cet Arrêt
étoit attaqué fur" trOIS moyens :, l °• parce q~"1
1 n "a,volt pas er,e
précédé de deux ~rrêts commmatOlres, A[U1van~ 1 ~f~ge, malS
feulement d'un: 2 . fur ce que cet ~rret avoI: ete, rel;du ,à
l'Audience du Vendredi &amp; le premIer commmatOlre 1 aVOlt
été à l'Audience du M;rdi: 3°. fur, ce qu~il avoi: été ~endu
fans les conclulions du miniil:ere pubhc. MalS on, repondolt ,fur
le premier moyen que les comminations n'étOlent prefcntes
~i par l'Ordonnan~e, ni par le Réglement de la Cour, qu'eH; _
étoient donc de gr ace , &amp; non de regle ~ fur le, [econd, gu/Il
ne s'~giffoit pas de la caufe en elle - meme qUI
:envoyee
d'une Audience à l'autre, &amp; qu'en fait de ~Omml!}atlons, on
e' e 'ac quelle
Audience
que ce fOlt, pourvu que le
peut les ralr
"
"
'Il '
'tel par la précedente fOlt expIre, fur" le trOlG.eme,
on
fi'
d e al pOl
d 't que quo'lqlle MM les Gens du ROl du ent erre oms
repon 01
.
A' '
,
'1
lors de l'Arrêt qui prononce fur la Requet~ ,CiVIle ',. par ce qu ;
, ' 1
de dl' fcuter les movens, leur 111111Ifl:ere n dl: pas nes agIt a ors
J
C' '1 e
110;t de la Requere ' IVI e , raute
rI'.'
1
d
l'Art'eAt
qui
déc
c:ellalre ors e
. •
lIn e d'
d'avoir configné l'amende, parce que cette de~heance en: ron ee
fur un moyen qui n'intéreffe pas l'ordre pubhc. f(
b
L'amende confignée, on fait, en;ôle~' ,la cau e aux ~r~;:
ordinaires après avoir commul11que ong1Uelleme~1t tanft, a 1 [..
1 'à l
·t'e le fac &amp; pleces ,ur e Procureur-Genera
qu
a
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l , cl
,
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1':
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ne comIT'UlelS
l'Arrêt
dl:
intervenu;
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l' ~ d'
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1 es plec"s aULre enique pas, 011 ne commul1lqu~ que &lt;lue ,qt:
'- ,
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d
R equête qu'il lUI fera el1jol11t de commuLuq ,(
mandee 1~~:blir toutes les pieces, autrement qu'il fera permis.
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�COMMENTAIRE

de tirer du défaut de commt1nication ou de rétabIiIfetnent
toutes les induétions de dro,it, ce qui eH tou jo urs accordé
après un décret de foie - montré à, partie (arr. 17.) La
Requête Civile ne pem être appointée qu'en plaidane, ou
du confentement des parties (art. 27 ); elle efi toujours portée
à la Grand'Chambre, quand même les Arrêts auroient été
rendus aux autres Chambres (art. 21 ) : mais fi elle eH réglée,
la Requête Civile eft: alors renvoyée iL}r le refcindant &amp; flu' le
refci{oire à LI Chambre Oll l'Arrêt attaqué a été rendu (an. 21
&amp; 22), en laquelle le procès fUI' l'un &amp; l'autre objet eH toujours rapporté, quand même le CommiŒlire auroit changé de
Chambre ( Annot. génér. art. 4.) Le Rapporteur de l'Arrêt
attaqué ne peLIt rapporter ni le refcindanc, ni le refcifoire; il ,
peut être Juge de l'un &amp; de l'autre. (16'67, tit. 35, art. 3 8 .)
Oa appelL refcindant, la difcuffion des moyens de lé!' demande en rétraétation de l'Arrêt, &amp; on appe1le re[cifoire, la
difcuilion nouvelle de la quefiion déja jugée par l'Arrêt rétraété.
Si dans une initance pendante pardevanr la Cour, l'une des
parties oppo[e un A rrêt, l'autre peur impétrer Reouête Civile
•
incidente, ou former oppofition tierce incidente lenvers cet
Arrêt; mais oÙ porter cette nouvelle qualité? Il faut difiil1guer; : fi 1:Arrêt com;TI un.i qué e~t, inter~ocut~ire, ou que celui
à qu, 01: 1 op~o(e, n y aIt pas ~te partle, 111 duement appellé,
la R equete CIVIle ~ans le. pre~1.11e~" cas, &amp; la tierce-oppofition
dans le [ecoud, dOIvent erre Jugees par les Cours devant lef.
qll~ ll.~s cet Arrêt eH: produit ( an. 2') ) ; mais G l'Arrêt eit dé~~lltIf, &amp; rendu avec la partie ou [es auteurs, bien que pal'
oefam ou forc1ufio~1, la Requête Civile doit être pourfllÏvie
?e~~1l1t ,la Cour qUI l'a rendu, à moins que toutes ' les parties
Intereif~es ne con[enrel:t le contraire (art. 26.) Il fut jugé le
; 3 Avnl 17') 8 à l'AudIence de relevée, PréGdenr M. de La
Tour? entre le Chapitre de l'Eg1i[e la Major de la ville de
.M~rfeI!l~ '. &amp;. le~ Bénéficiés de la même Eglife, qu'une ReqL:~te, C;vIl~ Il1~ldente env.ers, un Arrêt d'expédient devoit être
p~aldee a 1.ALl dle~lce '. &amp; Jugee avant le fonds, plaidants Me.
SImeon po~r le Chapme , Me. de Co10nia pOUf les Bénéficiés.
. Il. y ~VOlt eu procès entre les p~nies, pour fcavoir fi les
tllilnbutlOl1s des Bénéficiés devoient être payées e'n argent ou

SUR LE RÉCLEMENT DE LA COUR.

en denrées; ce procès fut terminé par Arrêt d'expédient qui
condamna la prétention des Bénéficiés. Les mêmes conteftations ayant été renouvellées en 17') 7 , le Chapitre oppo[a aux
Bénéficiés l'Arrêt d'expédient, &amp; fomint qu'ils étoient non re!
M r.
cevables. Le procès regle a l' extraor d"li1aIre au rapport ne
le Con[eiller d'Orfin, &amp; pendant qu'on travailloit à la viure
&amp; jugement, les Bénéficiés impécrerenc Requête Civile envers
l'Arrêt d'expédient, pré[enterent Requête en entérinement des
lettres, &amp; [ur cette Requête la Cour readit décret d'aéte [oit
mis au fac. Le Chapitre [e pourvut en révocation du décret,
&amp; fourint qu'il étoit contraire à l'Ordonnance, qui veut.. que
toutes les Requêtes Civiles &amp; incidentes ne puiffent être réglées
que du con[entement des parties, ou fL1~" les plaidoiries .r~~pec­
tives , &amp; qui défend de cumuler le refczndant &amp; le .refclfolre.
On répondait pour les Bénéficiés, que l'art. 27 du tit. des
Requêtes Civiles ne pouvait s'appliquer qu'~ux Arrêts contradiétoires contre le [quels on peut emp'loyer les moyens de Requête Civile exprimés dans l'art. 34" &amp; n.on. ~u~ Arrêts d'expédient, qui étant de vraies' tranfaéhons }UCh0è11reS , .ne pouvoient être rétraétés par des moyens de forme, malS feulement par des moyens fonciers, t,e;s que la ,1.é00n &amp; Jutres. [~m­
blables. Ils ajbutoiene que cette h.~qLl~te Clv;le ne pouvOIt etre
jugée qu'avec le fonds, pui(qu'eI!e et?lt fondee fLll". des moyens
fonciers &amp; que fi on la Jugeolt prealablement, Il ne re.fl:el'oit plu; rien à juger. ,N onobfiant ces raifons" l'Arrêe C01;forme aux conclufions portées par Me. Bayon, revoqua le decret obtenu par les Bénéficiés.
•
.
Si cbns le cours de l'infial1ce, le demandeur en Requete CI' pas
' '. 1"1 11,a
vile découvre de nouveaux moyens contre l'Arret
be[oin d'impétrer de noüvelles lettres. (art. 29); Il p~erent~
Requête ~l la Cour; il Y rappelle le faIt, &amp; Adem~n?e (lU Il lUI
ro it donné aéte du nouveau moyen de Requete CIVIle ~ &amp; que
la Requête fera Ggnjfiée à la partie. adv~r[e, pour y de~en~re,
fi bon lui femble. Décret : aae, fOIt nus al~ fac &amp; figl1lfie .( ~
le principal efi réglé); aéte , le req~er:"a en. Jugement &amp; fig11lfie
(fi la Requête Civile efl: .pendante a 1 AudIence.) On ne peut
en ~laidant ou en défendant, alléguer d'autres moyens ~lIe
ceux qui [ont mentionnés dans les lettres ou dans les Reqlletes
l

,

,

�CO M MENT A IRE

d'~~p liation (art: ~ 1

&amp; en jugeant les m oyens de Req~ête
CIvIle, on ne dOi t lam aIS examiner les moyens du fonds c'eilà-dire le bien ou le m al jugé ( art. 40')
'
'
L'Arrêt qu i ouvre la R equête Civile, eH conçu en ces termes:
entre Jacques .... .. Bourgeois du lieu de ..... . demandeur en
lettres royaux en form e de Requ ête Civile, pour être teilitué
envers l'Arrê t d l! . . . . .. d'une p art.
Et Pierre Ménager du lieu de ..... . défendeur , d'autre.
La Cour ayant égard aux lettres royaux en forme de Requête Civile impétrées par ledit Jacques . . .... l'a reilitué el1. au même état où
vers l'A ne t Gont.s agIt, rem~ t les part Ies
elles éro ient auparavant, NI 'ill 1t! r@[@ikiJit e, sd ni 'iilt les
f~!tjl!1~G ilg: ~ &lt;djl IH! labitel"' X92éH ] glOib Me. ,' .. . .. (art. 33.)
51 l'A rrê t rejette la Requête Civile, l'impétrant eft condamné
à l'a~ende, faAns qu'.el.le puiife être remife ni modérée (art. 39. )
SI la Requete CIvIle eil ouverte , tout ce qui a été fait en
force de l'A rrêt 7 croule &amp; e il anéanti , ainfi que l'A rr êt ' les dépens faits jufques à l'A rrêt excluuvement {ont réfervés ' &amp; font
adjugés à celui qui gagne le refcifoire; les frais des con'clufions
l~s éP:ces .&amp; autres ft:ais Ar: êts fo~t perdus pour celui qui
1a obLemz, &amp; fi celUI qUI a Impetre R equête C ivile a été
~bljg~ d~ pay~r les dépe~s d~ l'Î1~{tance Jill' laquelle a é;é rendu
1 A.rret retraé1:e &amp; les executlfs , Il peur en demander la refiitut~o n ; &amp; 'à cet effet il dem ande à la Cour par R equête de fe
rettrer au Greffier ou fon C om mis pour avoir contrainte pour
le montant des fommes payées. La contrainte lui eil accordée
&amp; en ver tu des lettres de contrainte il fait commandement d~
payer; les frais d'iI~fl:ance fuivent le refcifoire' lè s exécutifs
f~nt perdus pour celui qui les a fa it. (Voy. Bon~et lettre D
A

1

,

) '.

.

?'

11 •

4. )

,

,

Si l' Arrêt attaqué a été re ndu par défatlt eu par forclufion
com111~ b Requ~te Civile ne peut être conte fi ée , le défendeu;
dOI t. cO l;~entl; par expédient l'ouverture, &amp; co ndam ner
n ,,:anm~H1s 1 1mpetraI:t aux dépens frufi:rés de l'A rl'ê t de déf':!ut
ou de lûrC ~l1.~ on ( qllI font la forclullon, les frais des conclufions, les ,~p Ices , les fi-ais de la levée &amp; exécutifs) &amp; aux dépens
,
. de 1 1l1Hance
_
/r
'de . Requête Civile ,' tam p is po ur l u)' d e
11 aVOIr pas prelenre 111 défendu.

el;

SUR LE RÉCLEMEN T DE LACOUR.

Dans ce cas , G.. la taxe des dépens du prem ier Arrêt avoit
déja été fa ite, celui qllÏ l'a obtenu, pré[~ntera Requê te à la
Cour, pour faire d ire que par le Procureur de tour, il fera
fait féparation des dépens de fo rc1 L~Go n fur la taxe déja fa ite
( 1703 , arr. 17), &amp; en vertu du decret de la Cour, le P rocureur de tour fa it le compte par l'O rdonnance de féparatio n,
de ce que montent . les dépens de forcl ullon ; il Y ajoute proportionnellement les frais de taxe &amp; voyage d' icelle , &amp; ce qui
doit être rédui t _p ar proportion des droits royaux ; il Y comp re nd enfuite les f rais exécutifs qui peuvent avoir été faits, &amp;
_P?ur le tout, e nfemble pour les dépens taxés de l'in {tance en
Reqùê te ' Civile, contraiifte eH 1axée au profit de celui qui a
obtenu l'A rrêt dé' fà rcluŒ6à: " .La clau{e inférée dans l'Arrêt qui ouvre la Requête Civile,
tenant les dép ens de forclT1.fion, emporte tout ce qui a été
fait en exécution de l'Ar,rêt; ainfi on taxe" les dépens d' une
E nquête, R appo rt, ou autre procédure aux forme s ordin aires , enfem,ble des voyages &amp; exploits exécutifs. ( 17°3 ,
art. 18 &amp; 19' ) _
P eut-on impétrer une feconde Requête C ivile r c'eil- à-dire i
quand un premier Arrêt a débouté d€ la Reqü"è (e Civile, pe uton en impé trer une autre, foit contre le prem ier Arrêt, {oit
contre l'Arrêt qui déboute, foio[ (en cas d'ouverture de Requête Civile) contre l'Arrê-t &lt;'lp i -1uge pour la feconde fois la
queilion jugée par l'Arrêt ré"trac9:é?
L'Ordonnance le prohibe expreffément (tit. 3') , art. 4 1 ) :
Iterùm non liceat fupplicare, Leg. 5, Cod. de precibll s imp erat.
offer. , femel -tantùm hoc judicatum retrac1ari f as ejl , L eg. ult.
if. de collufion. deteg. C'efl aJfei , dit R odier fur cet arcic1e ,
que d'avoir fait juger deux fois le p rocès. M~is le .~ême Auteur atteile qu'on peut fe pourvoir par Requete CIVIle contre
un Arrêt qui auroit débouté d'un rabattement ou d'une oppofition ; c'efl à la vérité, dit-il, revenir de ux f ois contre un
Arrêt mais par des voies diffùentes. l'Arrêt qui déboute du
,
fI:
' A
r abatteme nt ou de 1'0ppofiti~11, e ,' le ,prer:11er, n et ~ontradiétoire rendu contre la partIe condamnee , Il n efi plS Juite
de lui enlever la voie de la Requête Civile, s'il y a des moyens
A

d' ouverture.

�.

-- "-

_..

-

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

408
C 0 MME N TAI R E
Meffieurs les Gens du Roi attefterent le 3 a Oétobre 1693;
qu'on ne reçoit pas au P arlement de Provence une feconcle
Requête Civile, foit contre le même Arrêt, foit contre l'Arrêt
rendu fur le refcifoire (Aétes de Notoriété, pag. i 16.) Mais
fi l'Arrê t avoit été rendu {ur des pieces fauffes, la feconde Requête Civile eft incomeftablement ~dmife. (Boniface, tom. 3 "
liv. 3, tit. 4, ch. 6.)
.

.

l' R OISIEME PARTIE.:
DANS QUEL CAS UNE INSTANCE PEUT ETRE
,
INTERROMPUE - ou ANEANTIE.

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PRE MIE R.

R E P RIS EDE PRO C É S.,
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1.......iib;7-....z :=!

"Une des parties décéda;u pendant procès, [on héritier
J . q~,,:~~?~
• L-A pourra continuer les pourfuites en faifant procuration, dont ' 1 ~~ "'i.l en fera donner coPie au . Procureui' adverfe, ou l'autre partie [,,'0 .1. ~~ Jur &amp;. ....."C&gt;.!
fera aJJigner ledit héritier par Requête, CfJmmijfton du Greffe de
' _ ,;-v k7~.
la Chancellerie, ou du CommiJJaire en rep"i[e; G' fera donné le' 1. 9u«Q &amp;.. ~
même délai qu'au.x autres aJ!ignations , ~ accufé le mfm.e ~éfaut, J.d9~
.pour le profit duquel la repriJe fera ordonnee, &amp; le proces Juge furIe
1· ....::;/(~ ,
,
1 R "
;r;
&amp;
if
&lt;JJ- .IUoJ
principal, s'il a été -ainfi deman de par a equete en reprzJe ;.
"!!~
préfente, le procès fera originellement commu721qué
. fia- fil'héritier
&amp;
1
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.
lt,.j);~w.:&gt;
on Procureur,
a repriJe pour UlVze par eXp'e zent. ou ,01:-:/i'; J· '1l&lt;J;;) &amp;f~( l/f.&amp;~",è
donnée cl l'Audience de la ÇraT:ld'ChamDre aux mflances ou 11 Ir. CO/lh....;:.-,;:--h"0"'~~
n'y aura point de RapPQ1:teur; .{,. s'il y en a lin, enla ~har:zb't 'idu;d6Wt.......u--. (
où. il fera de fervice, en laquelle le défaut fera auJ[z Juge., G'
1''lo(Mch-~ . '
les pieces concernant ladite repriJè feront mifes au fac par ,Re~.
ur(.U-~
q.uête, en cas que le procès ait déJa été produit, {" ~Joutee - Cl...
1'i:;zvencaire
princinal'
&amp; J,~fi elle efl.
".
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J:.
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:1.,. conteflée, les pames
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SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

408
C 0 MME N TAI R E
Meffieurs les Gens du Roi attefterent le 3 a Oétobre 1693;
qu'on ne reçoit pas au P arlement de Provence une feconcle
Requête Civile, foit contre le même Arrêt, foit contre l'Arrêt
rendu fur le refcifoire (Aétes de Notoriété, pag. i 16.) Mais
fi l'Arrê t avoit été rendu {ur des pieces fauffes, la feconde Requête Civile eft incomeftablement ~dmife. (Boniface, tom. 3 "
liv. 3, tit. 4, ch. 6.)
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à mettre fommairement dans trois jours pardevant le Com~
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caufes fommaires.
3. 11u.1) t-j'4A4 da9

ék/...: (i11) .

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Il.

9 '.k-r(-It,f)

J ~ L 'fz.t) u&lt;,,~u
Et néanmoins le profit du défàut ne pourra ~tre jugé, nf l:hé~
J&lt;~;! ,?
r ritier oblicré de conteJler, ni fur la reprife, nt for le prznclpal
&lt;-; /-&lt;. ?~,{~~:} ue le délai des trois mois à faire
l'inventaire &amp; les quarante

fours pour délibérer s'il veut .accepte: ~u reno.12cer .1' ~éJ:itag.e ,
J ~~ Qc 1a'~~~~e 'oient exnirés . &amp; en cas que ledIt ln1Jentalre aU ete faIt,
J u./VU.f~. a l))
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foit à la Requ êt~ d~ l'Ilerztte~, ou a a PO~'J ulte
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pluiieurs des creanczers du défunt, comme zls le. pourront des
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il n'y aura autre de'1al. que ce1UI. de 40 jours pour de(id;) /- lo"'~:~;~ri,..,p'w..lJ.ibérer ~omnta61es du jour que l'inventaire aura été achevé.
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Le procès pourra pourtant être J'ugé nonohfiant
le décès des
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parties &amp; des Procureurs, ou la démijJiorz. d'iceux, pourvu. qu'il
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[oit entiérement inJlruit &amp;fien l,
état
J .I#N. Yfl(ç,."tiiz,~r'-/;' b)
r: d'être Jugé au vu des pleces ,
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: cOlltradic1oirement ou par orc lf;lOll.
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~r':;;:::1'/~_ _ _ _ _ _~_ _ _ _~_ _ _ _ _ _ _ _ _ __

I t'une des parttes décede dans le cours de l'infiance,.
le Procureur qui occupoit pour elle, efi tenu de dénoncer le décès au Procureur adverfe, il lui fait fignifier
un aél:e de déclaration, portant que Jacques ..... pour lequel
il occupoit dans le procès contre..... eft décédé un tel
. jour. . . •. &amp; le Procureur protefte de toute iadue pourfuite.
Du jour que le décès efi dénoncé, il efi fenGble que la
partie vivante ne peut plus faire aucune procédure, (1667,.
tit. 26, art. 2); il efr pareillement certain que routes procédures font valablement faites, tant que le décès eft ignoré
( art. 3) ; mais pour que la p~rtie vivante ait une connoif,fance légale de ce décès, faut-il qu'il lui foit expreifément
dénoncé ? Je penfe que la dénonciation feroit inutile, s'il

S

...

SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR.

n'était pas permis de préfumer que le décès eût été ignoré.
Ail1fi deux freres plaident el1femble, l'un d)eux vient à mourir,
l'autre porte le deuil, pourra-t-il oppofer, en continuant les
pourfuites, qu'il a ignoré le décès ? Il' faut exécuter la Loi
clans l'unique fens qu'elle peut avoir. L'Ordonnance veut que
le décès foit dénoncé, parce qu'elle a fçu que la partie vivante peut l'ignorer &amp; qu'elle n'a pas voulu qu'on pût pourfuivre une aéhon contre un défunt. L'exécution de la Loi doit
ceifer, quand le motif qu'elle a eu dans fa difpofition ne fublifte plus; ainfi il efi: inutile de dénoncer ce qui certainement e!l: connu d'ailleurs. Cela eH: fi vrai, qu'on ne dénonce
jamais le décès ou la démiffion d'un Procureur con!l:itué,
parce, dit Rodier, que ce décès , ou cette démiffion font airez
connus dans la Jurifdiébon.
S'il y a plufieurs parties dans le même procès, &amp; que l\u1e
,tl..iv~
t7!d'elles vienne à décéder, une autre ne peut continuer les pourfuites contre d'autres encore vivantes, quand même la pour- ~~w,//~
fuivante déclarerait ne vouloir point exécuter le Juge:nent
contre les héritiers de la partie décédée, &amp; il doit être furfis
à toutes pourfuites, jufques à .ce que les délais de l'ajournement en reprife 'foient expirés, &amp; qu'il puiife. être ftatu é
fur cette reprife par défaut ou autrement; la ralfo l1 eH fenlible l'une des parties peut avoir des fins à prendre ou à
foute~ir contre les héritiers du défunt, &amp; on ne peut la priver de fon aél:ion: fi cependant le procès étoit en état d'être
jugé lors du décès de l'une des . parties, &amp; que nul1~ a~tre
ne demandât d'affigner en repnfe, le procè.s pourrolt etre
J·ugé. Il pourroit également être paifé outre au Jugement,
'
d' etre
A "Juge, fi1 tou t es
&amp; on pourroit mettre le prac è s en etat
les parties vivantes y confentoient, pourvu que t?l:t~s re ~
noncaifent à l'exécution du Jugement contre les hentlers du
dé~~
,
n;I~~
1
Si le décès e!l: conte!l:é par la partie à qui on l'al:ra de- :.J~
~~,
noncé , celle-ci pourra continuer fa procé?ure; .mals fi l.~
décès fe trouve véritable, touteS les pourfultes faItes depu~5
la dénonciation feront déclarées nulles (art. 4) , les frms
po!l:érieurement faits ne pourront ê~re taxés, l~ pourfuivant ne fera pas même tenu de paler les vacations de
F f f 2.

&amp;

J

�SUR LE RÉCLEMENT DE LÂ CbUIL

COMMENTAIRE

fon Procureur, s'il ne lui a donné ordre fpécial &amp;. par écrit
de continuer les pourfuites, nonobil:ant la fignification du
décès.
Cependant fi le procès eil: en état d'être jugé, le Jugement peut être rendu, même par forclulion, nonobil:ant la
mort des parties, ou celle des Procureurs, &amp; ilonobil:ant la
démiŒon ou révocation de ceux-ci (art. 1); &amp; le Jugement rendu
contre le défunt, eil: exécutoite contre l'héritier, fans qu'il foit be- .
foin de le faire ordonner. Cette maxime fut attefiée par Mrs.
les Gens du Roi le 18 Décembre 1719 (Actes de Notoriété,
pag. 199); &amp; l'Auteur des Obfervations obferve, que les actions aétives &amp; paffives font tranfmifes à l'héritier, &amp; les titres obligatoires à l'égard du défunt deviennent perfonnels
à l'héritier, qui, avec le défunt, font una &amp; eadem perfona.
Il eft néanmoins ce.r tain, que fi le défunt étoit fournis par
contrat ou par Jugement à quelque chofe de pénal, comme
à la contrainte par corps, la peifie eft perfonrielle, &amp; ne
]ileut être prononcée contre l'héritier : non tranfit in fue-

redem.

r

qUft.l,) t-/
eA--l-l;i.f~

1't.P ~

'-

L~ procès eft en état d'être jugé, s'il eft réglé, s'il eil: infhuit
depUIS long-rems (170 3, art. 135 ), c'efi-à.dire, fi de part &amp; d'autre la défenfe eil: pleinement fournie, &amp; fi tous les moyens en

t.#--

font difcutés; quand le procès ' fe juge par forcIulion, il
fufEt que les délais prefcrits foient expirés, &amp; le procès dans
to~s ces cas eft cenfé en état d'être jugé, quoiqu'il n'y ait
P?mt ~e conclullons de Mrs. les Gens du Roi, lorfqu'elles fOll't
neceifaIres, parce que les concIufions &amp; l'Arrêt font indi ...
viGbJes.
Mais cette ~egle ne peut être appliquée aux procès pen ...
dams à l'-AudIence, parce qu'ils ne font jamais infrruits ni
~n état. d:être jugés avant l'Audience, puifqu'ils doiven~ ,r
erre plmdes, &amp; les procès ne font jamais en état à'être juO'és
~'il. reil:e. quelque procédure à faire: ainli dans les procès °pal~ eCrit, le Rapporteur venant à mourir ou à fe démettre après
la mort de l'une des pan·i es, ou de l'un des Procureurs il
faut faire affigner en reprife d'il1fl:ance ou en conil:itutiol1
de nouveau Procureur, avant de pouv~ir faire ~10mmer un
autre Rapporteur, parce qu' 011 ne peut faire aucune inihuEtiol1,

{

s'il

l1~y a Procureur de part &amp; d'autre, &amp;

qui ne foit dénoncée à la partie en la per[onne de fan Procureur.
L'héritier qui veut reprendre les pourfuites d'un procès intenté par Obi contre le défunt, peut prévenir l'affignation en
reprife, en fai[ant une procuration pardevant Notaire, par
laquelle il donne pouvoir au Procureur qui occupoit pour le
défunt, ou à tout autre, de continuer le procès en [on nom,
-ou en lignant une étiquette conçue en ces termes: Entre
Paul. .. en -qualité d'héritier de Pierre .. '.' demandeur &amp; requérant qu'il lui foit concédé aéte de ce qu'il donne pouvoir
à Me..... Procureur, de continuer en fon nom les pourfuites
du procès intenté par ou contre ledit Pierre. . . .. contre ou
par Jacques ... .,. Le Juge par [011 Ordonnance concede l'a8:e
requis, l'héritier prend extrait de l'aéte de procuration, ou
de l'Ordonnance, en fait · donner copie au Procureur adverfe,
&amp; les pOlu{uites font continuées fans qué l'héritier qui fuc cede à tous les droits &amp; aétions du défunt, puiffe fé pourvoir pàr nouvelle aétion, ainfi que l'attefierent Mrs. les Gens
,du Roi le 16 Décembre 1739 (Aer.. de Notor. , pag. 'l.B7·)
La qualité d' héritier. uni~erfè~, dit ,Dec?rmi~, t~m. 2..' co~ 80,
efl un nom de drozt q/U fart jùcceder zn unzvel~U.~ JUS, G' repréfènter intimément la perfomze dont on ~fi hentter.
Si l'héritier ne reprend pas l~s pourfi.lÏtes, l'autre ~artie tJt-.
le faire ajourner, à.
le J,uge falll du
"difrerend dans les delals prefcnts par 1 Ordonnance, pout' ~
voir dire que le procès i~ltenté par explo~t du..... par ou
contre le défunt fera repris, &amp; les pourfi.utes en feront continuées avec l'héritier, fuivant les derniers erreme~ts, &amp; au
moyen de ce voir ordonner, même au profit du deEmt, que
faifant droit , ou fans s,A
arreter . . . .. ce1"zJ!i
Ul qUl a zgne en re-

pel~~

compar~lr pa:dev~nt

prifè, prend 'dans l'exploit les mêmes fins qu'il aurait prifes
contre le défunt..
. ' .
.

Si l'héritier ne préfente pas, on pourfUlt, &amp; o~ fait Juger
le défaut aux formes ordinaires. ,&amp; au p~ofit du ~e~1l:t. on a~'"
' uO'e les fins prifes dans l'explOIt en repnfe ; fi 1henuer pre}e~te le pourfuivant fait rendre un Jugement por:ant, que
l'infl:a~lce fera reprife &amp; continuée fuivant f~s ,der11lers errements, l'extrait de cette Ordonnançe efi fig11lfie au Procureur

;.a--r~

7&lt;/, ~.
.

f'

r

�___

_ ___

-

-

COMMENTAIRE

ë~~v~ rre. , &amp; .1'on pou,rfuit enruite tout comme l'on auroit pour:..

Vls-a-VlS du defunr. SI le procès efr pendant pardevant
la C our &amp; à l'Audience , la reprife eH pourfuivie à la Grand
Chambre; fi le procès eil: réglé, elle e:O: pourfuivie pardevan.t
la ChJ.mbre où le Commiffaire efr de fervice.
;~ p.-&lt;-/
Mais avant de faire ordonner la reprife, 011 dbit commu(A.,.,ur~,
1
._ ~lique~ o rigin;l1ement aux. hoirs
toutes les pieces du procès;
l'W-r
"'-r~ Il ~il: JuIte qu Il:. en conn~lffent la :1~tUl;e ? ~ qu'ils s'affurent en
. l u 1 "Wl~'--() .
m eme tems li 11l1ftance n efr pas p enmee, a cet effet l'affignant
r r~ -F
. r d ' d' b d
'
.
,
en repme
Olt a ~ r apr ès les prefentatlons
refpeB:iv.es,
remettre toutes les 'pleces . au Procureur ~e l~hél'itier, qui s'en
charge au bas de 1 I11ventalre de C0111mL1lllCatlO11 en ces termes;
R eçu la copie de l'inventaire, eJlfe mDle la communication originelle d~s pi.:~es y m elltwmzdes, &amp; il date le jour qu~il s'en
charg-e ; 11 dOJt re.ndre ces pieces trois jours apFès ; l'u[age efl: dans les SIeges &amp; I urifdi&amp;ions infé rieures de faire
r~n.clr~ contre, lui deux comminations, l'une de re~dre dans
c.Jl1q J ~urs , 1 autre dans trois , fi les parties réfident dans le
~ Ieu ou le, ~r?~ès e~ pen?ant, ou dans huit &amp; dans cinq
J0u.rs ~ fi 1 h ~ntIer refid,e aIlleurs; fi le Procureur ne rend pas
les pleces, 11 peL~t y e tre contraint p al; corps, &amp; la p artie
p ar amende.
'
~)I4' tJ
~es Jugements qui ordol1n~.n t ta reprife d'inil:ance font exé'~ft,(;.Jb'/~Cl.t",S, nono bfrant &amp; fans prejudIce de l'appel; ainfi jugé pal'
., ~
1"
- A rF: t du 30 Septembre 174 5, entre Me. Blachier , Garde des
Avre ts de la ~o~ r , . &amp; ,Me. Bla~hier, Huiffier en- la Cour,
fOI~ [rere. Il s agdfo'l t dune repnfe dans une inHance bé-néfi~I alre après la ~entence de I:angement ; Me. Arnu.Iphy difo.tt po~r le premIer , que
nonobil:ant appel ne pouvoit être
o;~ o;me q,ue dans les m aneres fommaip.es ou requérant céle I?te ; q~l'~ la v~ri~é les ~)rdonnances rel~dues dans les in[..
tal;~es, g~ne~a les etaIent. executoires nonobfrant l'appel, 101'[qu 11 s agJ.ifOlt de parvenI r à fa Sentence de rangement' mais
110n p as ' l.1.0rfqu'
eHes éto ient rendues après • M e. S ur10n
'
, 1:l1'0.
cureur dHOlt au contraire' , que l'Ordonnance de rep .Î. '
d
. ft 8; '
/ .
,
we etant
e pure In r u ~I o n, elle et01t executoire nonobil:ant l'appel
dans quelque tems qu'eUe
flle rendu
c.
fc
'
/
' . . \"". . , l'A·'
rI et Iut con orme
aux conclufiIOns portees par Me. Bayon Subfiitu!!.
fLll VI

r

t,,,

. . rr:;

1

!e

,. ... _ . _ .

_ _ III

SUR LE RÉGLEMEN'l' DE LA COU R.

L'héritier affigné en reprife ne fe ra oblia-é
de défe ndre, q;ta_':"") JJ'U
" ./te-'-"6- t."tL--'
.
0
&amp; on ne pourra lever un defaut contre lui ava nt l'ccheance
/"
'
des trois mois &amp; qUJ.rante jours à lui accordés par l'O rdon- ~L. ./'fi'~u; ~ '..
nance pour faire inventaire, &amp; délibé re r s' il fe portera hé- ~,,~)ritier pur &amp; fimple , ou s'il impétrera des Lettres de bénéfice
tt
d'inventaire ( 1667, tit. 7, art. l , &amp; tir. 9, art. 2 ) ; il n'eft pas jufre
d'obliger l'héritier de défe ndre da ns le délai à lui accordé pon
fe déterminer fur la qualité qu' il doit pre ndre, &amp; il ne doit
p as être tenu du' fai t du défunt pendant le tems qu e la Loi
lui donne pour pouvoir fe fouftraire à cette obligation. Si l' u n ~
des parties n'a pas préfenté lors du décès de l'aut re , les
hoirs de celle-ci faifant préfenter, ou fa ifa nt une procuratio n ,
ne fe ront point tenus de donner copie de la procuration,
puifqu' il n' y a point de Procureur confl: irué de la part de
l'autre partie, &amp; ils pourront obtenir défaut contre elle, qui
doit veiller &amp; préfenrer de fon chef; ainfi jugé par Arrêt
p rononcé par Mr. le Préfident de Malive rny le 18 D écembre
17'5° , conformément aux conclufions portées par Me. RlyOll
Subfl:itut, au profit des hoirs de la veuve Autran , contre Augufl:in Reibaud, qui s' étoit pourvu en caffation de l'Arrêt de
défaut, fur le fondement que les hoirs de la veuve Aucran l'avoient obtenu fans lui avoir fc't.Ït donner copie de la procuration, plaidants Me. Mottet pour R eibaud, Me. Mathieu pour
les hoirs de la vetlve Autran:
,
.
n f
, Toutes les regles p,refcntes, &amp; rappell:~s {ur l~ reP:lfe (,t"::f~"
d'l11france en cas de decès de 1 une des par tIes , dOIvent etre J'-, ,"'J"-:tzi
obfervées en cas de changement d'état d'une partie. Ainfi fi 1/f' - - "
le tuteur plaide pOlir fon pupille, &amp; .que pendant. procès ar- u4&lt; 2.... t&lt;ô~:V6&gt;tl
rive l'âge de puberté; fi une fille pl~lda nt [;: marIe fous une
confl:ituiion O"énérale; fi le m ari intente un procès comrne
mari &amp; mahre de la dot &amp; droits, &amp; que pendant le
ç ours de i' infrance lui ou fon époufe viennent à décéder , dans
ce cas &amp; dans tous les cas femblables , le changement d '~t,:E
doit ê;re dénoncé, à moins que le procès ne foit . ~rê t à être
jugé ; la reprife peut être faite, ou doit. êfitre pourfLAllvl: C?11;1~le
dans le cas du décès; &amp; le 13 Avril 1713 Il utrèndu I:rct a } udience infiruétoire de la Grand'Chambre , conformement au,x
condufions de Mf. le Blanc de Cafrillon, alors Avocat- Ge-

•

1

1

1

e:(.Sl'V

�SVR Lll RÉCLEMENT DB LA COUR.~

COMMENTAIRE'

néral &amp; aujourd'hui Procureur-Général, plaidants Mes. Miqui jugea que Jor[que dans un.
he l &amp;: Graifan Procureurs,
'
i1 le
1 B / ' fi .,
ç
procès il y a ~hang emen.t d'etat,f
c?mme
ene CIe re'fiIgne
ou permute, 11 faut veulr par repnfe •.
A'es

ri

i5'Pii# EHS'*

TITRE

+

&amp;

0

iUl!-pa

SEC 0 N D.

CONSTITUTION DE NOUVEAU PROCUREUR•.
I~

Q

UE fi. l'un d'es Pracureurs intervenants en l'ùiflance dicede·

ou réfzgne [on Office, fa p'artie pourra faire ~ontinuer les
poU/fuites par le réfzgnatazre ou autre, elZ f aifam procur;ation dont il eTl fera donner copie au Procure.UT adverfè, Oll
l'autre partie le fera ajJigner pour c01iflituer un nouveau Pro-.
.. cureur, &amp; voir pourfuivre ledit procès fuivant les derniers erre-·
ments, &amp; dire droit fur le fonds &amp; principal , [oi.t par Re-.
quête, Lettres du Greffe de la Chancellerie ou du Rapporteur s'il
y en a Wl, &amp; les délais cl préfenter , &amp; le Défaut Jugé de
la même maniere qu'aux autres ùytances' , pour le profit du-.
quel Défaut fera prononcé fur la matiere principale, s'il a été
ainfi conclu e.n ladite Requête. ou CommijJion.

)

0u:., .( ?~~ ..\
;Ja-

rvVU-.f.u'r'· '.'

's

l l'~n des Procureuw'- occupants dans une caufe décéde
ou fe démet de fon Office, la partie pour laquelle il oc-..

cupoit peut, après fon décès, ou après la réception du nou- .
veau pourvu, faire procuration pardevan~ Notaire, par laquelle il donne pouvoir au Réfignataire. ou à tout autre ,
de continuer les pourfuites du procès , ou elle ligne uhe
étiquette .dans . laquelle elle requiert aéte de ce qu'elle conftitue Me..... pour fon Procureur au lieu &amp; place de Me ....•
pour continuer les pour[uires du flrocès qu'elle a contre ...•
l~. Juge lui COllcede l'aéte req~is, 011 donne copie au Pro-,

'cureur adver[e de la Procuration ou de 1'Ordonnance, &amp; la..
procédure fe continue aux formes ordinaires.
Si la partie dont le Procureur efl: décédé ou s'efl: démis,. U~p&lt;--~
ne fait aucune pourfuite, l'autre partie voulant pourfuivre,
la fait affigner pardevant le Juge faifi de la contefl:ation &amp; }&lt;---/~~~
aux délais ordinaires, pour venir confrituer nouveau Procureur,
au lieu &amp; place de Me..... décédé ou démis, &amp; voir dire
avec lui ou au profit du dHaut, que ..... (celui qui ajourne
prend dans cet exploit les fins qu'il a déja pris, ou qu'il au,
. rait à prendre dans l' inltancc . .)
Si 1'affigné préfente (car dans pareils ajournements, comme
d éfns ceux en l'epxife d'infrance , les deux parties font obligées.
de préfenter)., le procès fe ,pour[uit fwvant fes derniers er-·
rements, &amp; fi l'affigné fait défaut, on adjuge au demandeur les fins prifes dans l'exploit, ou dans les défen[es ( 1667 ,.
tit. 26, art. 2.)
.
Cette procédure s'oh{erve à peine de nullité, foit que le ;...;tiZi..J~".;;:J
Procureur décede ou fe de mette avant ou après le Jugement,
..
1 CJ
h4
li après le Jugement il refl:e quelque procédure à. fair~ , à :ai- 9'tu4u"""'~
fon de laquelle le miniflere des Procureurs fOlt neceifalre , .
"w:r ·
comme Rapport, Enquête, Taxe . des dépens &amp;c"
;7'
Si l'une des parties vellt rév0&lt;i,uer [0n Proc~reur '. elle I.e ~ d::" ..uJ
peut en tout ,état de caufe; malS l'aéte de revocatlOn dOIt· fi ~ f.Ah.V
contenir cO~lfritu:io~l ~u nouveau: PFocu-;eur", ~utrement Por1:. I~'
peut poulifwvre VIs-a-VlS du. Pl10cureur ~evoque Jufques à conrtitution, de nouveau, parce qu'il ne depend pas d'un~ partIe'
en révoquant fon Procureur, d:arrêrer les pourfUltes de'
l'autre..
.
••
_ Dans ce dernier cas, la procuraricm. ou' le Jugemen: por- ~; l' ~ . ;JÂJ
tant confiitution de nouveau Procureur, n' entrent pomt en. r
. -'j"
taxe, p'arce que la partie' qui révoque., ne p~ut aggra~er par;:à. ,""p~ .
ta condition de l'autre. L'q[age q111 parolt contraIre à. 1e-·
t:l'O'ite regle, a p~rmis feulement , de paifer en. ~axe la CO~I~ de
la procUn1Ü011. ou de l'Ordonn..'1l1ce, &amp; . Eext'ltOlt de flglllfie &amp;.
baillé cooie au Procureur.
J
,
•
Il en ~n: autrement dans les cas de ' d'écès ou de demtiIion.
du Procurem . La procuration ou l'Ordonnance pa~ent en..
taxe comme é.taut. 12r,(JCé.d ure de ,llé~eiIiré ; l'ufage a admIS Eomr

+.
'7

,11e.. .

Ggg;

c,1..I!"ew,'
. ,

,

•

1

�SUR LE RÉGLEMENT DE LA COUR;

COMMENTAIRB

reo-Ie, que quand un Procureur ay~nt réiigné fon Office " m~t
uJ~e préfentation avant la récept~on de fon f~cce~eur, Il de~
clare préfenrer pour Jacques ..... Jufques à la re,cep,t10n de ..••
&amp; après Me . . . .. fon fucceifeur. L'a,él:e d~ d~!l:lt~t,lO~ de Procureur ne doit contenir aucun motif qUI fOIt 1l1Juneux, à la
perfonne de!l:iruée. (Journal des Audiences, tom. l , ,!Iv., l ,
ch, S6; Lacombe dans [1 J ~rifprude.nce civile, verbo ddlltUtlOTl,
11°. 2; Boniface, tom. 4, !Iv. l , tlt. 2, ch. 2.)

II!.
QUt fi pendan( le cours de Z'inflance l'une des parties ou
un des Procureurs viennent Ct décéder, ou ledit Procureur réfigner fan Office, ladite péremption fera interrompue, &amp; l' hé...,
ritier du décédé pourra continuer les pourfoites, en co nflituant
Procureur par procuration, &amp; la partie du Procureur décédé,
ou qui aura réfigné, pourra aujJi pourfoivre en conflituant Procureur ,pourvu toute fois qu'avant ledit décès ou démijJion,.
la péremption n'eût été acquife.

/ :&gt;

.là &lt;!..rrt p-ri. o-ru _

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/. fjutlALn QLj U--ÙU-Jda&lt;..-.!-/,;

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T ROI SIE M E.

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.feuo4 /'.u;,.~.

11",f..., ,}~~,:....;~

P É REM P T ION S.

/' ..h1.• .

( , ., )

. C' ..../

Laquelle péremption n'aura pas lieu aux procès en tibeme.n t· '.
injlruits, difiribués Ct un CommiJJaire, même par défaut &amp; par
[orclu/ion; mais fi ledit CommiJJaire décede &amp; 'que ledit pro,cès
ne fait point . difiribué dans les trois années du procès , "ladite
péremption aura fan cours.

J.

/,'14":J~ 1~. ~~ :&gt;0.0.1 .fo.Ii~ .

.

IV.

. ' 'S

lune inflance demeu~'t trois ans fans p'0urfi:ite, e~le. .fe trou,v~
t (DtU'W ~ILU.eut.rl.a/,wry;r
périmée, tout de meme que fi elle n avolt pas, ete zntentee,
C' pour flairé' déclarer ladite péremption en matzere d'appelfi.hl) u".t;;:.;; L... /tw;'/W J,J.h-r-.....7ZF.·d' ~.
J
l" . ,
' po
Y- ,
lation de Sentence donnée en contra lCCOtre ugement, zntlme
(;.;1).. *_.,,-....J
;/"';......l'H ~J-t;k;;:...:f:,
A
.
en
1
preJentera R equete
a\ la Cour,
ou 1evera CommijJion
z,
" la CJ'za7l
j. (..,..?I ~ /.-, w..m..u......-&amp;i- .
cellerie , pour faire aJ!igner l'appellant , pour VOlr dec-Iarer ladIte
inflance périmée &amp; la Sentence exécutée felon fa forme &amp; teneur;
en .l'affignation, le défaut &amp; l'infiruaion feront de même qu/aux
autres inflances par Requête.

v.

l

1.

Il n'y aura atiffi point de pùemption,

les deux parties
n'avaient préfenté au Greffe aux inflances intentées avant la
nouvelle Ordonnan.ce, ou Ji après icelle l'ajJigné n'y a conflitué.
Procureur.
1 •

L",. i:)LL- p.Ç;-I"I.ni)~; , .Qf "1
lin.-

/~d&lt;:".,..try ,..y;.,..;,w; rd;))

..

:::'~':./jt7~r;;,~r"'·-Mais fi

'In!l:ance une fois liée par la préfentation de toutes les
parties, &amp; enfuite difconrinuée pendant trois, an~, e~
.
éteinte par la péremption , comme ii elle n'avOIt Jamals
,exi!l:é : pro - non inceptâ habetur (Ordonnance d~ Rouffill0l1,
art. l S ), &amp; cela foit qu'il y ait eu conteilatlOl1 en caufe
ou non; telle dl: la difpoiition de l'art. 1) de l'Ordonnance de

L

J J.

Senten;~

la
dont il y a appel e.fl rendue par dé.:
-diT,,.;.. ~.zt--{,;) c.uJ,-,. J.~ut ou par forc/ufzon, la Partie fera aJfi'gnée pour voir dire
'.4lI74-L~;r;'{;J;:;,/,{~~..~r~~t /ùr ladite appelZàtioh; C' s'il s'ag.it d'une i:zjlance rar
quete , Lettres Royaux, &amp; que l'actLOn ne folt prefcrzte , .
p / .r~l ~ ~
/ ' 9"1 ', J"''' ' -:!~~~~. conçlure ,par ladite Reauéte aux mêmes fins de la précédente
:J.
e"-f., "'a-:'jMllU.d-u '"
l'/ ~ .,./ll"
1
aema
, . d;'~ , ~... ~ 'Li...! "
1J.ae par nouvelle ac7ion.
. ' _
",....':""~"'r ~l'.bTg

1te

1) 63.

7' 0/1';) f~-&lt; c..d..Q ~ - . 4~,
b· &amp;u -&gt;1!-6 /U&gt;1b Urr...~~ ou)

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trouvons dans la LOI properandum Z3, Cod. de Jud~ciis que chez les Romains l'in {tance ou procès n~ pouvOlt
dur~r au-delà de trois ans; mais d'après la Loi derl1lere,' Cod.
de prœfcript. 30 vel 40 ann. , la ' litifcomeilacion perpétu!:Ht l'ac",;
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~..ir..J-'/""rd w .;tl. .. ').~ ~,/" ?,.,{{

_,..:,

�COMM1!lfT~lltK

SUR LE RÉGLEMENT Dl!: LA COUA:

.

tion ju[qu'à quarante ans: il en efr autrement parmi nous; &lt;32
d'après le difpofitif de l'art. 1'5 .de l'O~donn~nce que no.us
venons de citer fi l'infrance, quoique contefiee, efr enfulte
,
,fT d
'
clifcontinuée pendant trois ans, elle n a au~un. erret e perpetuer ou de proroger l'aétion; mais la frefc~lpt,IO,n. a {on ~ours,
comme fi l'infiance périmée n'avoit )amais ete I11trodulte.
Cette regl e , inviolablement ob{ervée en Provence, fut attefiée par MM. les Gens du Roi le A'5 Juill~t ! 68 4 ((1c1; Ade
Notor. ,pag. Z 0 ); &amp;. en .f~rce d~ meme, p~mcIpe, les mte~ets
auxq1,lels la demande JudiciaIre avolt donne hett ne peuvent erre
exi&lt;Tés 's 'il furvient péremptiol1 d'infiance: quod nullum e.fl,
llullum' producit effec1um; ma-is on laiffe fublifier les aveux, les
enquêtes, &amp; tout ce qui .peut for~er une pre~ve;. on pe~t les
employer &amp; en tirer drOit d~ns lm.france qu on ll1trodUlt de
,
nouveau, fi l'aétion n'eH pas prefcnte.
,.
Pour que la péremption ait [on ~ours, nous ,avo~s dela
;},
obfervé qu'il faut que toutes les partIes ayent prefente, du.';)~Um-I r''''
moins dans les Jurifdiétions Royales, &amp; que le defendeur ait
tPjtd-t-';" Ia-I' uu1Il,~ .
préfenté dan~ lesh~rifdiaions des Seig~eurs, .le de~an~eur
l
'
/, ;vwu;:t-tif;:d,.) ,
étanr difpen[e de prefenter da&gt;ns les Jufbces feIgneunales, &amp;
quoiqu'on puiffe trouver d'anciens Arrêts qui ont jugé le
contraire, ql!l.oique ces, Arrêts femblent être autorifés par
l'article 167 du Réglemetltr ,de 17°3, il eft ,con!tant ~ujour...
d'hui qu'on peut leve1' NB defaut ou un conge fL1l~ un aJournement dans les trente ans de la date de , l'exploit.
On demandera peut-être pourquoi l'ajournement a plus de
force &amp; de durée, lor[qu'il y a défaut de pré[entation, que
lorfque toutes les parties aRt pré[enté.
"
La rai[on de différence eft fenfible. D'abord la regle dl:
établie par l'article '5 de ce titre du Réglement. D'ailleurs la
Loi du Royaume fuppo{e elle-même cette difiinétion. D'après
l'Ordonnance, il n'y a que l'inllance qui ~oit fujette à péremption, &amp; dans le vrai l'infiance n'exifie que du moment que ,
toutes les parties ont préfenté; enfin quand après les pré ...
fentations refpeétives, il, Y a de la part de toutes les parties
interruption de pourfilites penda.nt trois ans, quando diftiterunt
&amp; tacuerunt pel' triennium, on regarde ce filence comme un département tacite' de l'infiance, &amp; on. n'a pu dans ce cas anéa~tir
'

en.

1

f

'

l

,..

,

42..I

l'ln!hnce, fans anéantir en même tems l'ajournement quO
eG: le ' gerrr:e &amp; la ~afe; il feroit in,c~ncevable de fupp~~e:
~ue .ces. mernes ,partIes euffent coopere par leur inaétion à
1 extmétlOl; .de l mG:ance, &amp; euffent néanmoins voulu laiffer
fubfiG:er 1 aJournement. '
elleu i:l penMais lorfque 1'une des parties' n'a. pas préfènté , e
clant tou~ l e l;e,ms que dure l aébon dans un état de contumace. r, aJoUr?emel1t ayant prorogé 1'aétiol1 jufqu'à trente
2,ns." ~n peu~ confequemmel1t faire juger pendant trente am
1 utIlIte du defaut.
Celui qui s'apperçoit qu'~ne inG:ance d! périmée &amp;
.
ve
r.
l'
.
C •
•
,
qUi
ut oppol~r, a. per~mptlO;:, raIt aJourner la partie pardevant
le, Ju~~ qu~ ..et~It . faIH d~ l ~n1ta~ce, pour voir dire qu'elle fera
declaree peumee, s Il ~ ag~E d Ul;e 1111tance d'appel de Senten~e rendue ~n C?ntradIétoIres defenfes, on ajoute dans l'explOlt, ( &amp; VOIr dIre qu'au profit de lad. péremption, la Sentence dont efi appel fera confirmée &amp; exécutée felon fa forme
&amp; t~neur ); s'il s'agit d'une premiere infiance, on demande
'enfUJ~e par le même exploit l'adjudication demandée par la
premlere Requête, fi l'aétion n'efi pas prefcrite; &amp; s'il s'agir
de l'appet d'l!In,e Sentence rendue ' par défaut ou par forclufion ·
01. deman.de par l'exploit, _que la péremption déclarée acquife:
'o n pour[.Ll1vra fwr l'appel aux formes de droit.
Si l'affigné en péremption ne préfente pas, on infiruit le
défaut, &amp; on adjuge 'erifuite toutes les fins prifes dans la de ...
mande en péremption; s'il préfente &amp; qu'il accorde la péiêemption, elle efi déclarée à l'Audience; &amp; relativement aux
~i!f~rents cas ci-deffus :-ap.pellés, on ordonne qu'il fera pour"
fuIVI. fur la demande pr1l1cIpale ou fur l'appel a1l1fi que s'ap ..
partIent, ou que la Sentence dont efi appel fera exécutée felon
fa forme &amp; teneur.
Si. la péremption n'dl: pas convenue, le Juge qui veut voir
les pIe~es, peut faire regifire , &amp; par un ufage obfervé au Siege
d'AIx, II renvdÎt les parties à un jOl:l.t déterminé dans fOll H ôtel,
pour y être vérifié s'il y a péremption; le pourfuivant fait
:6.gnifier certe Ordonnance au Procureur advet{e, &amp; lui hlit
fommation de comparoître au lieu, jour &amp; heures fixés, pOUf

,. '.
"

'.

'.

�42,2

.

,
"

,

,

'C

0 MME N TAI R E

a'fIifier à la vérification de la péremption, &amp; d'y porter les
papiers dont il efi nanti.
,.
.'
'.
,
Le jour ' &amp; heure advenus " s Il y. a defaut, ~11 lalffe p~ffer
l'bel!lre d'expe8:ative; fi la peremptIOn efr acqUI[e, on adjuge
' fi 1'0rles fins du demandeur..
Si tous les Procureurs comparOlffent, on dreffe am 1
donnance: Nous, . ' .. , avons, en exécution de notre Sentence
du ..... &amp; en préfence de Me ...... Procu~eur de ..... &amp;, de
Me, ..... Procureur de ..•. " ~u~ment affi~ne par la fommatIOn
ci-deffus, en date du ..... venfie [m ,les pleces du pro~ès à r~ous
re[peaivement rémifes par les partIes, que la derl11ere pJ.ece
qui a été communiquée efi ...... en date du .' ... :. duement
' à Me . . . . . . . Procureur de ...... par exphlt '1du .....•
fil CYn 1'fiee
' "
~,
&amp;
comme
il
y
a
plus
de
trois
ans
qulJ
n
. a .ete ,
fa lt par . . . . . .
fait ni communiqué aucune procéd~re d~ .la part ,d~s 'partIe~,
avons déclaré l'infrance dont s'agIe pene &amp; penmee. FaIt
à: ...... dans notre Hôtel le ...... jour du mois de ..... à .....'

heures . . . . . .
.
, .
fi'
On lignihe cett.e Ordonnance, qUI efr. ecnte &amp; Ignee a~,
.': -bas de la fommatlon au Procureur adver[e, on le fomm~ pour
le premier jour d'Audience, &amp; à l'Audience le Jupe réd~geaL1t
fon Ordonnance rendue à la taxe, p'r ononce la peremp:J(~n &amp;
la confirmation de la Sentence, o~ qu'il fer; pOU~fU1Vl [ur'
l'appel ou fur le furplus des fi.~lS,. amfi qu~ s appartient, on
pour[uit en[uÎ:te aux formes ordInaIres.
"
J
Le moindre aél:e de procédure fait dans les trOiS ans 111-'
ûtuM iif,hm~M terrompt la péremption; mais l'a8:e extrajudiciaire ne l'inter/}&lt;-- 'ta--f'tflV'j, t u;J. rompt pas. ( Vid. Mr. de Reguffe, Arrêts notables, pag., ,la). }
,
,\ '
D'après ce que d.effus, il eil: certain que la péremptIon de
J, ~~""Ipwa,"""
.
.
à 1a Sentence ren due autren:en,! ql'e
.-M+-v)
_~ Id;'; { (d~ ', ,l'inftance d'appel Impnme
,~ 7/7 - 'p~r défaut ou par forcluiion, le caraB:.ere de la cho[e J,ug~e 11 -, ~Unrb,
, ,
revocablement; de forte que fi le Lleutenant a confirme par
ce moyen la Se~ltence rendue par un Juge fuba;terne, on ne·
r
pèur plus porter à la Cour la queihon de [aVOir, 1.i ce Juge
,
,,'. ,' ' _fu balrerne a bien ou mal jugé, on pem feulement appeller de
la Sentence du Lieutenant, pour faire ~ décider l!niquemeli.t s'il &lt;li
bien Ol! mal déclaré la péremptiqn acquife , &amp;. ce n'dl: qu'al). cas
où la Cour déclcu'eroit que l'infiance d'appel pendante par de.'.

L

_...

'v ant le Lieutenant n'étoit . pas périmée, que les chofes renrreroi~nt dans leur état exifiant lors de la demande en péremptIOn.
,
Cette reglè efr attefl:ée par Decormis, tom. 2., col. 14)7 ;
&amp; Brodeau fur Louet, litt. P, n. 14, cite des Arrêts de ce
Parlement qui la confirment: mais l'appel ~jl: indiviG.ble, &amp;
la procédure faite par un feul ou vis-à-vis un feul appellant, ~~lvp~l
.empêche le cours de la pér~mption vis-à-vis des autres, G' ~f&lt;dA.l-U~
fic à l'égard des intimés, pourvu que ceux vis- à-vis de qui ~t~
l'inftance eft entretenue aye'nt le même intérêt que celui ou
ceux vis-à-vis de qui elle dl: périmée; ainh jugé au profit de
Fabre du lieu de Callas, contre Mre. Tiran" ·Prêtre, Prieur
de Callas, par Arrêt rendu en Tournelle au nippon de Ml'.
le Confeiller de Ravel des Crottes le la Mai 1742; il e!l:
'r apporté parmi les .Arrêts notables recueillis par Mr. le Préhdent de Reguffe, pag. 2.47:
,
_No~s devons obferver ~ci, que pardevant les Cours la pé- 'l,
?~~
cemptIOn ne commence a courir dans une infl:ance fur let~
tres en défertion d'appel, à l'effet de faire conhrmer la Sen- '.[}~ ~fJ~ ~
tence, qu'après que la défertion a été convertie en anticipa;.
tion, parce que ,1' affignatioll en défertion ne [:1Ïfit pas la Coür
de l'appel, elle ne tend qu'à faire déclar~r l'appel péri; aÎnfi
jugf le 2.6 JI:IFn ' Ji749 au rappo,r t de Mr. le Con[eiller de
Beauval pere, entre Mr. le Marquis de Brue &amp; ' les hoirs de
Jacques Gros-Jean de Pierrevert.
, L'inftance ' ne périme plus, dès que pardevant les Cours 3,.jJ~~~ p.J
le procès eft diftribué à un, Seigneur Commiffai!e ( 1) 8 ') ), " , "
f&gt;ourvu que toutes les parties ayent produit 1 ou que celui
~:~.,~
fur le (ac de qui le proccè~ a eté diftribué, ait figpifié à l'autre ~~'" , %~ 'V'l~
• :'·~ , la forcluhon à produire,; dès-lors il .dépend du CommiŒ-üre ~'y, ",,\,#~ ' .. .
, . de rapporter le procès, le ,"etardement ne peut plus être _a~
trribué au fait des parties, &amp; le Magiftrat en Cour [ouveraine ne
pouvanx pas être poùrfu,ivi en déni !=le jhlfrice; la p~reLnptiol1 dans
ce cas ne peut avoir [on cours; mais fi le, Rappor[teur dé(;ed~
.9 ' (
ou fe démet de [on Office, la péremption e1f acquife, fi le y, .LoU,
procès n'efr diihibué dans les trois ans, parce qu, a1o~'s la"
nécyligence ne peut - être attribuée qu'aux parties.
dillributiol1 ,du procès à ~11 Commin;-aire n'empêche pas,
1

,

Y-::7&lt;ç..
p...irw.,

7.'

ta

\\

J

1

�COMMENTA1R~'
Â
2.4
J .rô' !l."
. , r? "
..;;
le cours de la péremption danS les l!lrw 1,7'-IOt:lS . Inreneures ~
r. b 1 es La partie qui détient les facsen 1vlfi~Hl' peut-elle
lU a tern .
'
fi
oppo{er la péremptiOL1? Ceux. qui foutienn;nt a negatIve, e
t ondent fut ce €lue la dé tention des facs etant une ef~ece de·
fraude celui qui a: la vifion ne peut en ptofite: &amp; l"ed.amer
le fec;u~s du tems pour anéantir l'inil:ance; .mals fi l'on ~e-'
~ont~ aux principes, on conviendra fans pel11e d.u contralre~
,
Il ell certain que l'Ordonnance permet aux parties de pren, ère la viGon des f..'lCS ( 1667, tit. 14" art., 9 }; le R~gleme,nt
l'accorde au 111l.0ins pour dew{' fois ( 1703 , . ar:~ 14,0 }, 111 pr~fe
de 1~ vifion n'eU donc point un,e frau~e, lilJl:alS Ull aél:e 'perr~l1s :'
Ï,lne partie ayant! les facs e,l1 ' v.l~on " l autre ne: p&gt;eu.t. fIgnoler ,.
el'le a des. voies pour la faIre retabhr entre les mal~ls du ~e ....
cretaire du R apporteur; elle peut donner, des Requete?, faIre
condamner la p artie à l'amende de 10 hv. , ~ obtemr con~
trainte par corps contre le Procureur. .
,.
Si elLe garde le .filence pel:dant trolS ans?
pereJrrl~tlOll
a fon cours la partie a pu agir pour entretenIr ll11fiance , elle
l1e l'a pas 'fait, pourquoi faire taire. la :eg~e. à fOLl profit?
Si l'on pO\Jvoit admet~re ,que celm qUI, detlel:t le~ f'acs pl~s.
de trois ans ne peut enfUlte Illvoquer la peremption, Il faudrol~
adopter que la même ina ance peut :tre penm~e. Olll entretenue au gré de l'upe des parties; celUl, qUI n~ detlelil't pas les
facs pourra fans contredit, oppofer ~a peremptlO,n, on ne peut ·
Faccl.lfer d' al\cune fraude; 11 pourra ega~eme?t faIre ~ondamne~
. ' '. la même exception propofée par CelUI qUI a la VIU?t;I : dela,
cette conrradiétion manifefte, &amp; . 9u?~n ne peut c?l1clher. avec,
les premier s' pr.in,cipes, que qUOIque la perelnpt1?l1 fOlt ul1·
m oyen abfolu d'extiI\léti0fil d' inftance, ell~. fera aoqwfe ou .non"
d'après le vœu d~ celui qui. 'n'a pas Va vlu0n. . r .
"
"'If!J~aû~ : Si, d~ns une inftance interv. ient un· JU9"ement .1llterlocut01re ".'
p rOV'lfOlr.e , ou,tout autre porta.nç profit ree~, c::e Juge~n~nt a fo n .
exécution pendant trente a,ns, &amp; ~les pl.'ocedures anterteures ne·
p euvent plus périmer , par,c e qu'elles· font fottifiées &amp; affurées ·
A
..
}?ar "ce meme Jugement.
~
~ "
..
..
",
Qn peut en prendre extr.alt' &amp; le fil.l,t:e ligmfier dans les
.. t rente ' ans du jour qu' il efi rendu.; m.ais u on a fait , f\!livre ce
,mêfi1.ft j?g.emen~ de Ef.o cédul'es. eoftérieures " &amp; q~l' enfü.i te 01: &lt;lÏ~.
.
dl[c.ontmue

SUR LE RÉGLEMENT DE L A CO\JR.

•

..

A

/

.

'd iicontinué tOl:l:t!e pourfuil!e pefldant trois ans , qu' elle efi alors
la mute q1:1e l'ou doit ohlferver pour parvenir au jugement déi nitif?
S'il a été 0'Fdonné une preuve, le délai à faire enquête ~.~;p.,,- ' ~
,
C
1
IL d'
A
C'
.l
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f'd. ./ / / '
4fj' ~tant Iata. e e
Olt etre
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, Illans e" tems porte
, par le J'U- ,.=&gt;4
y PU/ ;"';:"~?O_
g~~ ent, autrement OB ,ef~ dechu d~ p!em d~Olt , a moins qu'on _hf~17 .v&lt;/-?,;./.,/x
1il ~,Jrt ohten~ u~e -,runpllatlOn de dela:; malS ~ l'enquê te a été
./ ~. , I /
faite, ou S' Il s agIt de ··tome autre 1l1terlocutlon, &amp; que les
_d. ',Ya=J4
•
procédures poftérieures à l'exécution du jugem ent ayent péri- /uH~~ .
rué, la péremption. déclarée acquife, on refait feulement les
procédmes périmées; fi le rapport a été faic_ &amp; que la pér emp'tion Be foit acq.uife qu'après, le rapport fubfifie , &amp; on
n.e Fefait que les aétes de procédure pofiérieures au rapport ..
La péremption d' inftance n'a · p as .lieu par la ce1fation des
f
.
pourfuites pendant trois ans, dès qu' il eft interv~nu un Arrêt ~. tVz!Û;f ;J~-I-­
d'exploit faute de plaider qui n'a pas été fignifié , attendu que ~t2&lt;.-~.... .
pouv.ant devenir définitif par le non r ab atte m ent, il pouvoit
être mis à exécution pendant trente ans, à l'initar de l'Arrêt
de défaut, faute de 'préfellter ( D élibération de la Comm utlauté des Procureurs au Parlement, du 28 Novembre 177 5 ) ;.
mais s' il efr. u gnifié &amp; rabattu, le rabattement l'anéantit; &amp;
ft apFès le rabattement tl'ois ans s'écoulent fans pourfuite ,
l'infrance pé'r ime, même, pour les procédl:lres fàites avant.
l'Arrêt d'exploit.
L'Arrêt qui ouvre la Requête Civile étant ugnifié , n'em- / ' ~ / ~
pêche pas la péremption, même pour les procédures anté-,
'~
~
rieures à l'Arrêt rétraété, f0it qu' il y ait été fait ou non des 1"',,~ ~
procédures pofiérieuremen.t à la fignifiication de 1'Arrêt, parce û .... 4....}.
~ue la lignification remet ipfo f aao les parties au m ême é tat
où elles étoient avant l'Arrê t rétraété ; le profit de l'ouver-.
ture de la R equê te Civile efi entiérement con[ommé· p ar la
, ..
fignificatiol1 qui en efl: faite, parce que l'Arrêt ne procure
d'autre pf ofit que celui de faire rejuger de nouveau la quef-

.l ,

r.

r

=t':,

•

,l.

1;.

,

42.)

/

,

?

-a-ra .

ClOl1.
'1 C
'
Pour. démontrer la régularité de cette aifertion ,. 1 Iaut pre- / - ~&lt;rM ! U~~~
fenter avec quelque, étendue la -différence 9u' il y ~ d'~:n JU-:f/~CA&gt;o)'i&lt;~....."" 1X.Uf~
gement interlo~utolr~ , ou portant profit reel , à 1 Anet qUl.~/. •...8~~ 1
~lJ..vre la Requete Clvile..
~ (1v,,{d.. ti:t"~i'..\ï:) \. ;

H h. h

�SUR LE RÉCl:.ÉMENT DE LA COUR.

COMMENTAIRE

.'

,

Quelqu'un demande, par exemple, le rétabIiffement des
lieux, &amp; cependant' le rapport préparatoire de l'état de ces
mêmes lieux; un lég'itimaire demande l'adjudication de [es
droits, &amp; cependant une proviGon; celui qui a intenté un
pr?cès , demande à rapporter une preuve; le rapport prépato~re efi ordonné, la provifioll efi: adjugée, l'enquête eH admIre ; t,Dures les ~rocédures' a~lté,rie ures au jugement préparatol1'e , ~nterlocutol1-e ou provI[olre,
[oIF con{olidées par ce
J mêl~1e
Ju g~m~nt , larce qu'elles y ont acheminé les parties,
&amp; Il ~erOlt l11con"equent de les anéantir; un rapport efi:
ordonne, une preuve efi reçue, pour fixer aux yeux du
Juge le mérite de la come.fl:ation fonciere ; une provifion ett
accordée à celui qui a -des droits certains &amp; 'favorables , &amp; en
a~ncement de ces mêmes droits; on ne peut jamais foumettre à la péremption, des procédures qui O)Jt dû être faites
pour pouvoir, faire rendre le jugement qui a porté profit fan~
If(
" pas ete, rendu, &amp; dont ce même
,
,e que 11 es ce Jugement n ' aurolt
~
Jugement eH le terme.
'
M~is l'Arrêt qui Ouvre la Requête Civile
efl: rendu dans •
une ll1~anc; to/talen~ent difiinéte de celle d~ns laquelle a été
rend u l'Anet retI?a~ ; l'Arrêt qui ouvre la Resuête Civile ne
peut donc, par lUl-meme donner aucune force à la premiere
1l1fl:al:ce : ·]1 Y a plus, FAnêt qui ouvre la Requête Civile
ne faI t qu e remettre les parties au m ême état où elles étoien~
avan,t l'Arrêt, attaqué, c'efi le feul profit qu'il procure' les
p~rtles une fo!s remi{es au m ême état, le pouvoir du Co~mif­
{alre/ d,u ~rerl1ler Arrêt ceffe , parce qu'il ne peut pas rapporter
le reclf01re , &amp; le prooès çloit être difiribué' de nouveau' quel
[era, ,dO~lC le I?otif quf ~ettra à l'abri de la ,péremption', les
procecl~res fanes anteneurement à IPArrêt rétra'été? Elles y
f?nt ~l1J~ttes ,av~c , d'autant ~lus de raifon, que ceux qui foutlendlOIent 1Op1111011' contram~ , feroient obligés de convenir
que les procé?l:res faites pofl:érieurement à l'Arrêt qui ouvr~
h Req~l e te, CIVJJ,e, ~euvent per.imer , ail1~ que les autres faites
en ,eXecutlOn d un Jugement' 111terlocutOlre; &amp; ils ne pren~roJent pas garde à la différence feniible qu'il y a d'un cas à
daln
s e I11uance
' fi
"
,
, autre. Lorf(que
,lu
111tervlent
un Jugement
Illterloelltou-e ou portant profit réel, les procédures pofié-: ,

l

..

rieures font divifées des antérieures par un milieu qui a pris
racine , &amp; qui du m oment de fon exiftance , a aifuré irrévocablement tout ce qui a précédé; mais l'in{bnce de Requête
Civile étant to:alement di!linéte de celle fur laquelle a été
rendu l'Arrêt rétraété, dès que les parties font remiLs au
m ên'le état, les procédures pofl:érieures [e joignent aux antérieures , elles ne font divifées par aucun milieu, enes ne font
enfemble qu'un même corps &amp; une même continuité de procédure, pour faire de nouveau rejuger la queftion ; ainfi celui
qui a d~s pieces n~uv~lles les produit, &amp;: par-là ,les joi:1t, aux
titres deJa commut1lq~es. çomment pO,l:rr~lt~on lalife~ penmer
une hranche de procedure fortement hee a l autre qLU fubfifl:e ,
&amp; qui n'en en divifée d'aucune façon? ,
Le défaut de pourfuites pendant trOiS ans operant de dro Lt b.#~-?'-';
la p~rempt~on de l'~nnanc~, le jugement ql~~ feroit, rendu après
'1~
la peremptLOn acqtn[e feroLt nul, parce qu LI ~erOIt rendu fur d
une ÎnH:ance qui: ne fubfifre plus; c'eH: le fentlll1lent de Lange #1- V Aâ./ bU. /}'~&amp;.
en [a Pratique , liv. 4, ch. 2Ll(, p:1g. 346; le même Auteur,
• eod. lac. &amp; Ml'. de LamoiO'non en [es Arrêts, part. '2., art. ) ,
,
0
r '
l
'
f '
foutiennent cependant que les p~urlluteS ,vo omaIremell~ -altes
par les' p arties ~p~-ès b pérem?~'lon acqLII[e, font val~bles , &amp;
c'efr-Ià Pavis generalement fUIVl. ,Il eft donc cer~~l1n que fi
après une interruption de P?urful;es pendant troIS al~s, les
parties procedent de leur plelll qre, fal;~ oppofer l~ p~:emp,­
tion le Juge ne peut d'o ffice declarer llnftance pene, ,malS
il fa~t alors que les parties qui reprennent les poul'[lllteS,.
[cachent qu,e l'infiance efr périmée , parce qu'elles l1,e peuvent.
, , Le départir d'un droi t inconnu; &amp; il faut d'aIlleurs que
pas le •
_l'
'd " , les Procureurs procedeut; de l'Ol-dr; expn:;s,&amp; par eCrIt ,-s p~Ities, ils feroient autreme1'lt exp,ofes a~l defave u, " parce q~l ils.
ne peuvent faire perdre un drOIt, acqUls. aux_ p~rt1es~
: ,
S' il n'apparoît de l'ordre donne au proclll em p : u la ~artH~:
d'enûretenii: l'i bl!hnce, ene n"a aucun recmu-s ,co~tre h~, fi.
elle ' périme' ; ainfi jugé par Arrêt rendu le J,) JUIn 17°3, au
- cl l, Boulie en faveur des hOI rs de Me. AmIC ,
rapport d e M 1 . e a ,
'VI'
Notaire dtl lieu. du Puget, contre Jofepl; Audlber t , f en1gde~ ~u
, , d
-' &amp; m3.1tr-e de la dot &amp; rOtS
e
lieu
en
qua
1
Ite
e
m
an'
mem .
,
A d,hart da.us
Therefe AO'armt : Me. Amie occupaut pour U l ''
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une infiance eq regrès, l'iili llance périma; Audibè'11t appel1a
au procès les hoirs de Me. Amie pour voir dii): e que là oÙ
l'infiance feroit périmée , ils feroient condamnés à lui rem..
bourfe r ce qui lui étoit dll par l'hoirie de Louis Agarrat;
jufques à concurrence du prix de la terre foumife à f!es hypocheques ; les fins d'Audiber c furent adoptées par la Sentence
'du Juge du Puget , &amp; par celle du Lieutenant: de Brignoles.
Pardevant la Cour, on di[oit pour Audibert , que le Procureur ad lites efi un vrai mandaraîre: qui tam dolum, quam
omnem culpam p rœfl
, at , Leg. Z.1, cod. mandati; qu'il
n'y a aucune nég}ïgence dans [011 admini,firatiol1 qmi foit
exempte de fau te : nec quidquam in adminijlratione ejus neglec1um , culpâ vacuum efl. On répondoit pour les hoirs Amic,
que le Procureur ne pouvoit agir [ans l'ordre exprès de la partie,
qui pouvoit être dans l'intention de Jaiifer périmer l'infrance, qMi
pouvoit même y être intéreffée; [ur ces ra fons, la Cour déboma Audibert de la garantie, Me. Goujon écrivoit pour Au-,
dibert , Me. Simeon pour les hoirs Amic.
Pour que l'infranœ puiffe périmer, il faut qu'elle puiife être •
pour{uivie, &amp; la péremptIon ceffe d'avoir [on cours, toutes
les foi s que par quelql!le changement, les pour[uires fe trouvent int~rrol-r:pues\; fi p:ndalJ.t le oours de l'infran;e, l'une
d es partIes VIent a mourIr ; fi l'un des Procureurs dec€de , ou
que, s'é tant démis de [on Office, le réfignataire foit reçu .,
Il'in!l:ance n'efr point anéantie par la ceffation des pourfuites,
p arce qu'on n'a pu pourfuivre contre un mort, ni contre celui pour qui le Procureur ne peut plus occuper: il en eft de
m ême , fi le procès efi au .nom d'un tuteur, ou contre un tuteur exerçant les aél:ions du pupille ; d'une fille, O\!l contre une
fille qui vient à fe marier ; d'un ll1ari, ou contre \!1l1 mari el)
qualité de mari &amp; maître de la dot &amp; droits de [on époufe ; fi penCri ant le COllF~ de l'infhnce, le pl!lpille arrive à l'âge de puberté;
ft la fille fe mariant tranfmet [es aaions à fon mari, en force
de ,la confititu~ion de dot, en cas de mort du mari qui plai?OIt pou~ fa femme, Ol!! fi celle-ci meurt, dans tous ces cas
1.1 faut faIre atfigner en reprife d'inflan'C e, ou en confrltutioft
€le nouveau Procureur, fi le Procure\!lr efi: décédé, ou fi 16 rép.
Mgnataire llli él,i uccédé.
"(..,,...... .

,.j~~'

.

'P:9
La 'contagion (uFvenüe daofis le heu du domicile ' des parties
uu dans le lietl 0Ù le procès efi pendant , mêm e dans les lieu~
voifins , la famine, les guerres civiles , font _autant des caufes
i nterruptives de la péremption; pendaHt la durée de ces fléaux
le citoyen efi uniquement occupé à garantir fes jours , &amp; s'il
ce!Ie de pourfuivre une a&amp;ion en Juftice, on ne peut attribuer
fon inaél:iol1 à ,la négligence , eHe eH ùéceffitée par la fatalité
des circon!l:ances. Ainii la péremption e!l: toat au moins fu fpendue pendant la calamité, &amp; pour l'opérer , on forme les
trois ans du tems qui a précédé &amp; du rems qui a fuivi ( vide
DefF'eiifes , tom. 2, rit. 9 , pag. 478.) ,
Les exploits exécutifs faits en foroe d'un jüg ement , 'comme dU;:;-L-d~),..J
exploit de commandement, faifie; inquaRt, &amp;c. ne périm ent
l
,
point ; ainfi on peut proc~der aa fecond iJ:1quant, da ns les
"~~'
trenti ans de la date du premier. Ces exploits ne fomt poillt
des procéd\!lres d'infrance , mais des aél:es exécutifs d' un jugement qui a fon exécution pendant trente ans.
L'imfrance aura-t:'elle plus de durée q\'le l'aétion , ou péri./Iv?" ~~ 7...L?' .
mera-t-elle dans un rems égal à celui qui fuffifoit pour pref' o.." ' .
~
crire l'aél:ion? L'aél:ion en retrait lignager efr prefcri te en ~J?'lqVUA..J,0/~")
Provenoe un mois après la notice ; l'a&amp;ion pour in JUTe ver- I~~~/~~
baIe eft 'a~nale ;, la Requête Ci~ile ~oit être impétfée, dans4~ J...) .J a-...../ .
les fix mOlS du JOilr de la figmficatlOn paffivemeJ:ilt faIte de
l'Arrêt; l'appel @I\!l, Nc;mveI-état dbit êtrre releyé ~ans trois
1
m.ois : l'in!l:ance introduite à raifon des m êmes objets périruera-t-elle dans l'année, dans les fix mois, dans les trOIS
\
mois, &amp; dans le mois?
Cette que1il:ion a été 10l~g-tems tdntr0verfée; ' on tenoit
autrefois que l'infrance ne pou~oit pas avoir plus d e durée
que 1'amon ; mais cette raifon. paroît bien foibl.e; s' i,l faut!,
s'en tenir au droit commun , Cups en fes ObfervatlOns , hv. 18 ;
ch. 19 , nous apprend que chez les Romains la litifconte!l:at ion pr0togeoit 1'infrance j1ilfques à qu.arante ans,. &amp; par / le'S
t extes du droit que ce Jurifconfulte cite, les aé'bons pretotiennes &amp; annales une t'ois (;onteftées, duroient quatorze
1
ans.
S'il faut confûlter les Loix du Royaume; l'Ordonnan~e de
Rouffilloll donne à toute infiance crois ans de vie [ans aucune

r

�43 0

•

C

SUR LE RÉCLEMÈNT DE LA COUR~

0 MME N T A I R E

diftinétioll. Pourquoi di{tinguer Otl la Loi ne diilingue pas?
UDi Lex non diflinguit , nec nos diflillg uere debemus.
Auffi malgré d'anciens Arrêts gui· ont p~1 juger le contraire,
on tient aujourd'hui pour confiant, que quoique l'aél:ion foit
annale, ou de tnoindre durée, la litifconteHation proro·ge l'inf':'
·tat1ce jufques à rrois ~ns; ainii ]a I:&gt;éremptio~1 n'efl: aC9-uife
qu'après . trois ans du Jour · de la der11Jere procedure ; malS ft
l'inil-ance périme, l'aél:ion q).li efr annale ou de moindre durée , fe trouve prefcrite, &amp; on ne peut venir par nouvelle
aél:i()l1.
La raifon de décider dl f014dé~ fur ce que dès que quel;...
qu'oh 'a Jormé fo'l1 aébon elil 'retrait lignager , ou toute autre
de même'. nature , &amp; que l'initance fe trouve contefrée, il a
aifez manifefré fon intentie-l1 de vouloir ufer de 10n droit; la
litifcontefiation opérée en matiere civile plr le premier jugem~l1.t ii1tervenu entre les parties, acquiert 'en quelque forte
un droit plus .-fort que l'aéhol1 même; elle efr, pour ainG
dire ,un~ puiifance réduice -en atte ; elle efr-, fuivant les
Doél:eurs, le fondement &amp; la pIerre angulaire des jugements:
Lapircmgularis e~ fundamentum judicii; Cancer. cap. olim extra.
de litiftontefl. n. z 6' fuiv. ; lx. eUe ett opérée en mati.ere civjle par le premier j,ugeinent intervenu entre les parties' , quand
même le jugement ne feroit 'gue renvoyer- la ' cal:lfe 'al,l premier
jour. (Voye'{ Joujfo fur le tit. z4 de l'Ordonnance de Z 667, art.
Z3 ;' BuiJJàn, Cod. de litifcont~fj. &amp; fit. _de prœJcr. 30 , vel 40ann. &amp; fic obforvatur in praxi. )
, ,,
.
-)~r
Les infrances d'ordre lont fans contredit fnjettes à; la péremption ; mais'les. eré&lt;lmoiers éra1.1t appèllés; dans - Eillflance pour
un objet commuJ.Li. ,. ,lx y- étant,. pouy' ainu dire ', ' liés, à(·l'effet
d'être rangés ' &amp; pay.é;S _à- leur i-àn-g , la p&lt;2&gt;u~'fuite l d~lJl'11 feu}'
~réancier profite aL1X auçre~ qlli refier0ient dans 1"~naaion penda~t ~rois ans, : &amp; l~ pùempüorl eH inteprompl~e po~r t'ous;
~a~s. .11 y a de,s Infia.lJ:ç,~~?qlj~ :"' -~ rhifPn cte~ ;~ur --Qbjer'~. font 'à
1 aOft ,de la 'pere-mppW}' ; a)Jlfi. )ap~lJ.eIDl1tl9n n?dt p ~Int a:d~
~i(e. d~ns ··J"e-s pr9c~ .çr.iJhj-q~ls, ql-li gO~Vt;j.1 t êck~ .! pourJuivis par
recolement &amp; confrontation, ou · 'auxquels le Procureur du
~oi ~H feuil partie ;- Gans les. af.faites ~ cl!! 'Demjtine , ou. q\!li in-.
terdfe;nt la- CQuroIUle.. ; da-n:s ::1e~ .?Ppel-s ~o.nl,tn.e. cl' ,d;&gt;l.~s ,. ~. f).U~
1

•

t

43 1
tres matieres qui touchent eifentiellement au droit public
auquel il ne peut êtl'e donné atteinte par le fait, encore moin~
par l'inattion des parties (Louet lett. P, fomm. 6, n. 4 ;'
Lange, pag. 348.)
Le mineur efi refiitué envets la péremption, fi dans l'inftance il n'a pas ~té autorifé d'un curateur , parce qu'alors
on n'a pu le pourfilivre valablement, &amp; dans ce cas, les LOL'{
viennent toujours au fecours du mineur. (Boniface, tom. 1
pag. 80 ) ; mais la péremption court contre les Communauté~
eccléfiafiiques &amp; féclilieres , . faLlf leur recours contre leurs
Adminifirateurs : dehent fiDi imputare quos elegerint.
Elle court également contre le tuteur exerçant les aB:ions de
,. fon pupille, fanf le recours du pupille contre le tuteur; mais
fi le tuteur &amp; les cautions font infolvables, il efi jufie d'accorder au puhere une refiitution qu'on accorde. au mineur non
valablement défendu.
Nous devons obferver en finiifant ce titre, que chaque pàrtie perel les dépens qu'elle a fait dans- une infiance périmée,
parce que les procédures font pleinement al1.l1.ullées, &amp; qu' elles
le font par la négligence commllDe des parties.

,

1

?7u-/f L.a " U 1h"«-« ,. ~...,

&amp;/~ u~.

Fin du Tome premier.

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•

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ERR A T A.

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PAge 6 li~~ 24; obtient, LiJez acquiert.
Page 13 ILgne'..; Requêtes, liJe? enquêtes.
Page 4 3 ligne 3 ; Juges, liJez Juge.
Page S 3 [~gne , 26 ,-J.iJè{ Mar~hands &amp; Négociants.
Page 8 3 lLg~e 1 S ;\..1 cas, liJet aux cas.
Pa"e 102 lLgl1e 14 ; I\lJrVll ,lifet non pourvu.
Page 106 ligne 19; un· our, lifer d'un jour.

,

..'

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Page

l?ag~

1 1 1-

lig-ne
ligne

1 CP;

apr~s co/).-~a.mnés, ajout.er ~ar contum~ce.
Page 129. li~ne 33. ; reçus ,.life{ reçu.
Vage 143 hgne i 3 ; rapporter, life t rapportés.
P%e IS7, ~igne 7; efface t même.
Page 160 lIgne ~8 ; d-ev.ant, liJe'{ dur.ant .
. Pa.,ge L61 ligne 6; corrompue., LiJe?. comparue.
Eaae 164 ligne ~8; de nos fu)ets , life? que nos [ujets.
p~;c I 76' ligae 2J; il fait donner, liJet elle fait donner.
Fage 198 ligne 2 l , au bas, life{ ou au . bas.
Page 2 l 8 lign~ 2.; cuni- , lifq eul1'l.
.' Fage 2.-3.0 Ligne 2,0 , ; établie, life'{ établi.
Page 240 Ligne 3. ? -commencées. , liJet commencés.

•

119

1~ ;

efface i &amp;.

-

Page ZlL ligne,~ 1622, life'{ 17H.
Page 3 l 9 ligne 24; après Procereur , ajollte'{ celui-ci.
Page 326 ligne 2,0; à c~ mots d'l~f~ifie faite, fubflitue'{ ceux-ci,
d' un rapport fai.t, &amp; ligne 26, aprèf-res inots , à, la partie, ajoute? : la
de mande en . caŒation d'une faif4e_~fë ' en exécution d'une Sentence,
n'ell pas incidente, parce qu,,"';l" faifie efi une procédure e'Xécwtive ,.
f aite hors l'infraFlce déja t,e rminée par le jugement. Voyer fupra ,p. 94;
la de.mande en c,,[ation d'un r.appol't e.fi incidente, puifque le rapport
ea fait dans l'inftance, dans laquelle on pourfuit enfuite b réception
du rapport s'il- efl: définitif, Otl le jugement du foods ,fi le rapport efl:
préparatoire ou interlocutoire. €'efl: donc dans ·l 'infiance &amp; incidem.
ment qu'on doit demander la caffation du rap,lJpr t •
Page 364 ligne 38; après 1 6~4 , ajouter qui jugea.
Page 406 ligne 12 ; eff.acef. ces mots,. &amp; fur It; refcifol-r.e , jufques &amp;
com,pris cellx·ci parde,vant Me,~

•

1

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                  <text>Ouvrages imprimés édités au cours des 16e-20e siècles et conservés dans les bibliothèques de l'université et d'autres partenaires du projet (bibliothèques municipales, archives et chambre de commerce)</text>
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                <text>Commentaire sur le réglement de la Cour du parlement de Provence de 1672 : ou Procédure observée en Provence dans les matières civiles, depuis l'exploit d'ajournement jusques aux dernières exécutions inclusivement, avec les formules nécessaires</text>
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                <text>Ouvrage traité en droit et en jurisprudence par Me Janety, procureur de la sénéchaussée d'Aix, avec notes sur la page de garde du premier tome et un feuillet annoté de la main de M. Roux, avocat, daté de septembre 1818, collé sur la p. 62 du 2e tome. Phrase dans le texte rayée à la plume, p. 128 du 2e tome</text>
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            <description>A statement of any changes in ownership and custody of the resource since its creation that are significant for its authenticity, integrity, and interpretation. The statement may include a description of any changes successive custodians made to the resource.</description>
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                <text>Jean-Baptiste Janety fut procureur en la sénéchaussée d’Aix au XVIIIème siècle,  auteur d’un Commentaire sur le règlement de la Cour du Parlement de Provence de 1672 publié en 1780. Il publia également le Journal du Palais de Provence (disponible en ligne).&#13;
	Il dédia son ouvrage Commentaire sur le règlement de la Cour de Parlement de Provence de 1672 à Jean-François-André Leblanc de Castillon (1719-1790), alors procureur général (1775). Ce Commentaire, sous-titré Procédure observée en Provence dans les matières civiles, est divisé en cinq parties, réparties sur deux tomes.&#13;
	Le premier tome regroupe les trois premières parties, qui traitent des trois principales forces d’action. Ainsi, il y évoque la procédure civile jusqu’au jugement définitif ; les moyens ouverts pour attaquer la chose jugée (appel, requête civile, opposition simple, tierce opposition) et l’instance anéantie ou interrompue (péremption, reprise du procès, constitution de nouveau procureur).&#13;
	Le deuxième tome comprend une partie sur l’exécution des jugements (rapports, enquêtes, reddition des comptes, taxe des dépends, procès exécutorial) et une dernière partie qui concerne les procédures verbales, la datation de tutelle et de curatelle, les verbaux d’apposition et levée de scellés et ouverture de testaments solennels.</text>
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        <name>France. Parlement de Paris -- 18e siècle</name>
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tI-.l1

1') '1
} ....

ESSAIS HISTORIQUES
SU R

DEPUIS SON OR IGl NE JUSQU' A SA SU PPRESSIO N,

1501. -

A PTHAN DEtAFOREST,

cllHp~m(u1D ;)e. ')TLc"~;GUfl Ca mŒUrS;') , tle. ec,. 8olu,
tle &amp;' ~.I.\ o~MiC9 patet:-1uf.fe. tl"" e&amp;wa.-Ge'C6 ()e
Ittll; 1) 0

KOn:~, loi.

5J.

"co €a.Ua.fio 9

S t_~uW,

etc.,

J

1790.

Pa:o cJIJ6. PW6peo 8~ &lt;U6U /

1

CHEV ALIER DF. L'ORDnE ROTAL DP.. ~A LJ!GIOr\ D' H O~I'ŒUK ,

CONSEILLER A LA COUR ROYALE n'AIX.

~

~o m e

~.
@.\'enl1(!" .

. ,
..'

PARIS,
A. PIHAN DELAFOREST, ÉDITEUR ,
J\vÉ .oES :NOYERS ,

}t., n

3.,.

a

�,

DISCOURS PREtIMINAIRE.

•

L'oRIGINE des institutions humaines, J11ême
les plus brillantes, est ordinairement digne il.
Jleiue de fi xer l'attention. Tout ce qui vient de
l'homme rie ,se développe que lentement et pal'
degrés; et quelque étendue qu'il soit parvenu,
avec le temps, il. donner à ses crbtions, elles
sont assujétics aux lois de sa propre nature, ,e t
portent l'empreinte de sa petitesse et de' sa fragilité. Les Parlemens en France, par un l'arc
prodige, offrent peut-être 'seuls, dès leur naissance, des idées de majesté et de perfection
dont on chercherait vainement des exel11ples;
soit que les grands bienfaits qui signa lèrent
plus tard leur existence, aient attiré naturellelIlent sur leurs premiers joués le respect et la
vçl1ération que leur méritèrent ensuÏte, à si
juste tiu'e, les services les plus éclatans' daus
les plus belles époques de leur g loire; soit'
qu'en eITet, pal' le plus rare privilège, ils aient
obteuu , presqu'en naissant, les faveurs distin guées des liois et l'houorable confiance des
peuples.
L'hisloire des Parlcmens est comm(' celle ùe
J.

.\

,

�Il

Cl'S

DISCOURS

,.,&lt;Trandes familles patriciennes don t la gloire

hél'éditaiœ, remontant aux générations les plus
à'cu lées, est d'autant plus imposan te, qu'il est
plus difficile d'en établir l'origine. Alors des illu.ions in&lt;Tenieuses viennent embellir la r éalité
" mystérieux enveloppe; et l'on
qu' un vaguo
juge avec com plaisance de la grandeur prirnitiye d' une instituJion ou d'une famille, par les
dé l"cloppemens qu'elles doivent à diverses circonstances, et à la succêssiou des siècles. C'est
ai ns i que l'opinion commune fait remonter 1'0rijYù,c
,., des Parlemens jusqu'à celle du trÔne, et
les confond avec ces assemblées de guerriers
qui, aussi auciens que la monarchie, se réunissaient eu armes pOUl' décider des intérêts du
pa'ys, et pourvoir aux soins de la guerre qui les
occupait presque excl usivement.
Les savantes r eGherch es d'un h abile écrivain
de nos jours, sont venues toutefois fuer nos in certitudes, en assignant à la conquête les titres les
plus importans et les plus fastu eux de ces corps
politiques et judiciaires . Mais, s'il faut convenir
que les Parlemens ne furent pas les successeul"S
léO""itimes de ces assemblées national es ou re"
présentatives
qui entouraient le nlonarque,
pour donner une nouvelle force il l'autorité de
ses résolutions, ne serait-i 1 pas injuste de les
Ji'apper d'anathême dans leur source, ct boule-

P R I~; [,J AlIN ~\ 1 ft K

111

versan t toutes les idées, d'oser les lIétrirdu nom
d'usurpateurs? Cette . conséquence serait, sans
doute, trop ngoureuse ; ct, quoique l'dn puisse
con tester aux Parlcmens le droit de rattacher
leur naissance aux premières issemblées de la
nation , il faut r cconna Îb.'e que, dès qu'elles
cessèrent d'exister, et .que la monarohie française continua néanmoins à être monarchie
temp'érée, il appart.enait aux Parlemens d'en
perp'é tuer le souvenir.
Mais quand même leurs premiers litres pour"
raient être attribués il l'ambition et il la conquête , l'aSsentiinent des siècles et les concessions successives des Rois ne les auraient-ils
pas suffisamment légitimés? 'Ce n'est qu'une occupation récente, dépourvue d'un e adhésion
générale et libre, qui constitue l'usurpation .
On .peut donc avouer des lacunes intermédiaires, des conquêtes multipliées, sans diminuer la dignité des corps impOl·tans sur lesquels
nous nIIons porter nos méditations.
Déja l'auteur que nous avons cité, aussi profond.que judicieux, s'est occupé du même sujet·
déja il a examiné l'origine, les d éveloppemen~
et l'esprit des Parlemens de France, et a rempli
cette tàche difficile avec une telle supériorité
qu'elle devient décourageante pour notre insuf~
fisance et notre failJ\esse. Mais, ayant de péné-

�IV

DISCO U RS

trer dans les annales du Parlement de Provence, il nous importait trop d'étudier l'origine
des Parlemens du royamne, pour que nous
pussions h6siter de donner nous-mêmes une
idée généra le 'de cette institution imposante
qui, comptable sans doute envers la postérité
de beaucou p d'erreurs,pl:oduites nécessairement
par l'ignorance ùes temps et les passions des
hommes, n'en a pas llloins laissé de profonds
souveni rs d'admiration, de respect et de rect&gt;nnmssance.
Le nom de P ad ement ou Pa rliement 'lui s'attache aux grands corps dont il s'agit ici, vien t
du mot celte pa rler ou pa rlier, et fut d'abord
l'lDployé généralement à désigner toutes les as·
s~lIIh l ées dont la discussion sur qu elque mat i"re était l'ohjet.
Sans nous arrêter à définir les acceptions
nomhreuses de cette dénomination, dans ces
temps d'ignorance où les nOUlS et les ch oses
étaient également confondus, hàtons-nous d'arriver il. ces premières assenù)lées qui, 'par leur
stahilité et leur hut direct, méritèrent d'êh'e
appelées Cours de J ustice .
Dans les premiers temps , et tandis que la nation encor e harbare , mais essenti ell ement &lt;Tu er" ir
ri ère , ne sougeait qu'à défend re ou agrand
son territoire par les 'armes, c'était aux' com tes

PR É LIAlINA 1RI·: ,

aux grands qu'était arhitrairelllenL dévolu
le soin de régler les différens des particuliers (1). Mais les accroisse)'llens de la popu laL1On, la multiplicité des l'apports sociaux
,{u'ils au~enèrent , et l'éolat de qu elques lum ières qui en furent la conséquence, firent puissamment comprendre l'indispensable hesoin de
la justice; et le gouvernement "lui s'améliorait progressivement, forilla, sous le nOIll de
Conseil du Hoi; Placitwn R egiunl, une COUl'
réglée (fui allia de vastes attributions adulisl,l:a~ives aux plus importantes fouc60ns judiCJalres.
En sa première qJlalite, ell~ exalllinait les
questions de la paL" et de la guerre, et préparait les projets de lois qui, pour être ex écutoires, devaient être proll1ulg'uées dans les assemb lées générales et' extraordinaires de la
nation, connues, non plus comme autrefois,
sous le nom si généra l de P a rlemen t, l1lais
sous celui de Champ de lWa rs ou de llfai.
Comme Cour de Justice, ce Conseil privé du
Hoi, qui, dans ce cas, prenait la dénomination
de Cour du Roi, rendait lajustice au nom dit
monarque, en recevant les plaintes por lées
cL

( 1) M, Hcnl'ioll,dc ,P ensey, de t'A uto ' " d., p. ~ el 3.

�DIScouns

\ ' 1[

con tre les centeniers et les comtes, ct vérifiant
les appels des jugemens rendus par ces premiers
magistrats.
L'origine des Parlemens remonte évidemment à cette institution (1). , ~1ais les bomes
que nOlIS !lOUS sommes presorites, ne notispermett, ent pas de nous ari-êter davantaO'e à cet
antIque bercea u de la haute magistrature (2).
Ce Conseil du Roi fut naturellement subordOlmé pour ses accroissemens progressifs à la
pUissance royale elle -même; marchant avec
elle, en conservant néanmoins ses attributions
primiti ,'es, il fut nécessairement faib le ou puissant, selon la position du monarque.
Sous les Rois libres et fiers de la première et
de la secon de race , ce Conseil étendit sa juridictiOn sur toute la France tandis que soùs les
Hois fainéans et durant la féodalité, ..son ressort
~

(1) royez Lal"Ocheflal'in , des
in-folio, pélg. 2 et SU l V.

ParLeme~t8 de Fra.lLce

se trouva circonscrit aux domaines diœcts de
la cOlu'onne, parceque alors la France étant divisée en pays,de l'obeissance le Roi et lwI'8 de
t'obéissance te Roi , les évènemens politiques
a vaient consacré, au grand détriment des peul'les, la maxime: Chacun des baIYJns e.t sou"crain en, sa ba l'Ollie (1).
Cependant, en arrivant au trône, HU'g ucs
Capet ,!ugmenta de ses vastes possession" les
domaines de la couronne. Le régime féodal 'reçut encore nn coup plus fatal de l'affranchissement des COUlI1lUncs qu'une politique écla il'éc
conseilla à Loui~-l e-Gj:os; et les Croisades, deux
règnes après, opérèrent dans le même s~ns la
plus utile l'évolution, en exaltant l'enth onsiasme des grands pour la gloirc. Dans ses
transports impétueux et inslantaués, elle 1'0111pit de viei ll es habitudes, et les pIns chères affections, en les détermiwint à aliéner leurs manoirs antiques, afin d'obtenu; les, moyens d'a lIer, so us la bannière de leur suzerain, cueillir

~

(2) Ou eo trOuve d'aille urs les dé tails présentés avec
la pJ~s grand.e ~Ia l' té dans la savan te INT RODVCTJON p.. ..
1\1 . ~IVèS, qUI n est pas seu lement, comme a bieu vouIl,

le dlfe cet écri \'ain, le plan d'un Sl'and ouvrage, mais
un. grand ouvrage même, (lui, sous un titre modes te
offre dans un .cadre é lroit tou t ce qu'o u po urrait désire;
de J•• productIon la plus é-lc lldue .

(1) Voltai l"e, JJi~,t. (7u P arlement de Paris, œ u\'l' .
C~)Il1pl.,

1011\. XXV]}, Les é lilhlisselfl ons de Sa int-Louis,

Il v. l, ch . 24, pOI'laicnt clllllêmc leu'lps: Ber~' si a. tpu.te
justire en sa ture; ilS li roi ne p eul ", ettre ban en la
terre au, baron 6ans son assel1temenl, ne li hers ne prut
1Il~ Ure

ha II. a lt

"'aI 'aS$or.

�YHf

DISCOGll~

les lauriers qu'ils ambitiounaient. Ces conjonc.
tures nouvelles releyèrent le peuple de l'aJ)j ection
dans laquelle iLlancruissait
· la monarchie
, .
•
Oc
'
\
S agrandit, et sc fortilia de toute la liberté qn'il
parvint il obtenir. La sage politiqu e de SaintLouis, les vues élevées de Philippe-Ie-Bel son
peut-fils, achevtTent . ce que tous ces évènemens avaient si h elu'euscment conlln~cé ct
d
.
,
ollnercnt ou royamue un aspect tout nouveau
de grandeur qui. dut amener de salutaires changemens dans l'aduûniSb:ation de la justice.
"hili
)
~
ppe-,e-Bel
, chercbau t à fairc oublier
par des soins paternels et des innovations aussi
vastes qu'heureuses, les troubles des premièr~s
années de son règne " conçut la ]lelle pensée de
rendre la justice sédentaire, tandis qu'attachée
jusqu'alors à la sUite des Rois, ses oracles se
pel'daient dans le .t unmlte des camps. En effet
l'ordonnance de 1302, propter commodùm sli.b~
jectorum nost;roru;'" et expeditionem causarum,
fixa la. partie du Conseil privé qui, sous le nom
de Piard du Roi, PLacitumReo-izun
étaitcnargée
d
. D
,
e disu-ibuer la justice (1); et c'est ainsi que
deux Parl~mens furent annuellement tenus à
Paris, un Echiquier à Rouen, des Gl'ands-Jours
à Troyes, et un Parlement à Toulouse.
(1) M. Henrion-de-Pensey, de l'Aut. ' Jud. , p. 39.

IX

Tous ces tribunaux durent juger pa.r appel
(' l en dernier ressort (1), le Roi ne s'étant réser vé le.droit de prononcer lui-mêllle qlle dalls
des cas ex traordinaires, et lorsqu'il y aurait presomption fondée que la cause aV'ait été mal jugée ou mal inst.ruite : si aliquid 'ambigrtitatis
veZ en'oris continere' videretur (2).
En succédant au trÔne de Philippe-le-Bel;
comme aux d ésir~ d'amélioration qui l'avâient
aQimé, Philippe-le-Long comprit qlle, s'ili:tait
nécessaire d'assurer à la justice une action p.el'manente, il fa llait en même temps entourer le
monarque de sages Conseillers qui j constamment attach és à ses pas, fussent à. portée de le
diriger par leurs lumières.
.
Ce besoin indispensalJle donna lien à la séparation de l'ad,ninistration et de la justice ,. ct.
forma l'ori gine partiOlllière et distincte des
Parlemens proprement dits, et du Conseil-d'État (3). On ne saurait ne pas le reèonnaître, et
nous nous arrêt.erons quelques instans à cette

(1) Ordinamus et statuimus ~ porte cette ol'donllanc ~,
qubcl mdta causa in dicta nostra curia Parlatnenti introducalur" nisi sit laiis quod suo jure ibidem debeat
agitari ... ieut causœ parillm Franciœ.
(2) Vo ltaire, 1fi8t. du Parlem. de Paris.
(3) roye: P àS&lt;luier, Recherches, ch. p. VI.

�Dlscoun s

1'1\ I~LJ 1\11 N Al RE.

organis.1tion nouvelle qui, distinguant des pouvoin d01)t l'alliance devait être dangereuse,
assurait à la justice"tIlle inullutabilité indispensable, pOUl' la rendre indépendante, et par là
mêllle tJ lus salutaireo
Nés daus le palais des Rois, attachés jusqu'à
cette époque à la fortune, au caractère, à la
1lI0biiita des souverains, les Parlemens dtu'ent
une honorable émancipation à,Philippe-Ic-Long
qui, les affranchissant des influences de la ver-'
satilité et de l'arbitraire, posa "les fondelllens
glorieux de cette autorité que devait" soutenir
l'affection nationaleo
Pour réaliser ce bienfait, le souverain éclairé
'lui en avait conçll l'idée, forma le noUye3n
trilninal de "trois classes différentes de personnes, dont chacuone eut des fonctions partic ulières o Composé des hauts harolls, de clercs et
de l'appol'teurs, les preJ~iers eLUoent seuls le
droit de décider les diffèrens, et l'orltlèrent la
Crand'Challlhre où ils furent désignés dans Ic
langage du tcmps, sous le nOlll de Conseille",
J ugeurs; les autres entrèrent dans les Cha1l1hres des cn(!"ètes ct dc~ rCLJu êtcs, et furent appelés COll seitlers rapporteurs . lis Il'étaicn t poillt
juges proprel1leut dits, ct leurs fonctions les
obligeaicnt soulelllcnt à l'instructi on dcs procès
' jll' ils l'apportaicnt aux Conseillcrs harons.

Malgré la l'évolution qui confondit dans la
suite les divers ol'dres de magistrats, la suprématie des Cl"and'Chambres dérive évidemlllcnt
de cette institution; elles donnaient la vie aux
autres qui n'cn étaient, en quelque sorte, q Ile
les branoheso Les clercs et les l'apporteurs, p1'Ofi-tant de l'ignorance des barons ' "parvinrent insensib lement à s'emparer des hantes fonctions
jndiciail'es dont ils étaient investiso Cependant,
loin de reprocher à une ambition coupab le
cette sorte d'asUi'pation, il est juste d'avouer
qu'elle ne fut produite que palO la force des
choses, parcequ'inCapables de se dirige!' par
t'ux-mèmes dans le déda le déja inextricable
des lois, et ml pouvant discerner avec intelligence le juste de l'injuste; ks grands se trouvaient sous la dépendance de ceux-mêmes qne
les conventions sociales rendaient leurs in[ericurs, Cet état de ch oses, en humiliant leur
orgueil ou compromettant leur conscience, les
détachait naturellement des fonctions dont ils
n'auraient pu "soutenir la gloire q'ne pal' le

XI

saVOi r.

Ce fut ainsi que les barons eux - mêmes,
avouant leur incapacité, et sans que l'alllOlli"propre, pal' suite des idées féodalcs , en fù t
humilié, renoncèrent à exercer les pouvoirs
'[ui lelU" avaient été délégués , et laissèren t li -

�pn É L1 M fN AIH E.
~I I

D I SCOU ll S

hres des places d9nt l'occupation pe vait apparlewr à ceux qui se trouv aient attaches au m ême
corps.
La jllStice n'ayant pas à dôploror cette déser tion , y tl"ouva l'av antage d'éc!.taJlger des h om m es dont le m érite exclusif était dans Ulle
illustJ'e naissan ce , pom des interprètes éclairés
de la justice, q~i déj a jUl~sconstiltes inspirateurs
de ses oracles, m éritaient sans doute d'en devenir les org'~ n es; et c'est v raisem])lablem ent
parceque ces nouvelles conj onctu res r éalisaien t
une amélioration , que le souverain fa:vorisa
cette sorte d'empiètem ent.
Les haut s-]Jarons et Pairs de France, pour
avoir uégligé de siéger au Parl em ent , n 'en
perdirent cependant pas le privilège . One 0 1'donua nce de Philippe de Va lois leur en assura
la conser vation en ces term es: Se il plaist aux
autres (voulant parIer des gra nds) ~enir ezdits
estaz et qfJiC{fS, il plâist bien au R oi qu'ils y
viengnellt j mais ils ne prendront gages (1). 11
(1) Ordonnances des R ois de. France) tom. T, p. 220.
L a même ordonnance, à la da te du Il ma rs 134!J. , Î o tl' O dui sit uue innova ti o n remarq uable, que no us aurons
occasion de rappeler dans nos E ssa is h Ï$l Ol'iques sur le
Parlement de Provence. E lle consistait à confél'er à ces
Compagni es le dro it de présente r des c nndida ts p OUl' les
pl.. ids &lt;Jui vaqueraient llan s Jeur' sein.

~s t

X IH

évident que, séparée des autres pouvoirs ,
et régqlièrem ent établie , l'autorité des Parlemens fut circonscrite dans de simpl es attributions judiciaires .
Mais l'o bscur ité qui avait auparavant eu vp. loppé cette institution, et son affinit é a ''cc le
poùvo ir souverain . lw-m ême , j etant sur son
avenir les ra yons incertains d'une ancienne
o-randeur, dUl"!)nt assez naturellement étendre
"leurs limites , ct augmenter à la fois leur jurid iction et leur indépendance. Si l'on ne peut
éviter de condamn er un g rand nombre de leurs
prétent.ions exagérées et sans fondement ; s'il
('st prouvé jusqu'à l'évidence qu'ils ne furent
jamais les successeurs naturels des asseJll blées
de la nation, et qu'ils ne sauraient justifier
leurs titres par cette préiendue succession politique , la postérité n'en doit pas m oins reconnaître.avec jus.tice que la plupart des accroissem ens qu'ils obtinrent , ou des usurpations qu'ils
sc permire nt, prov enaient de leur zèle pour le
bien des peupl es '. de leur amour pour le souverain ct la patrie, du sentiment de dig nité qui
les distingua, ct d'un esprit de corps touj ours
h ono ~abl e quand il n'entraîne pas dans des exag'émtions désordonnées.
Pour n'avoir été appelés, dans le principe,
qu'il ètrp les distributeurs de la justice, les Par-

�olseou Il s

l' U ~: Ll i)ll N ,\ 1HE .

lelllcns ne IlIPl'ita.irnt pas sans doule [('-mépris
a \"('c lequel Un auteur du dix-seplième siècle
n'a pas Cl':llllt de les représenter. « Devenus ju« ""CS et marutrats, -dit le duc de Saint-Simon
"
"
« au sujet des membres de ces Cours sou ve« raines ces IcQ-:Ïstes étaient plus distants, s'il
"
« se peut, des Pairs et des hauts-barons qui
« composaient seuls les anciens Pulemens, que
. « le morceau de pré ou de terre, que l'h ypo« thèque sur tels biens ct les chicanes merce« naiJ"es qui f:usaient la matière des jugemens
« d'alors, des jugemens d~s causes majclll'es
« des .,.rands feudataires ct des grandes sanc"
.
« tions du royaume , qui étaient la matière de
« la décision de èes auciens Parlemcns. ))
Ce langage que le dédain di_stingue plus encore que l'originalité, se.mble tracer d'une
manière piquante la ligne de démarcation qui
separait les anciens Parlemens des nouveaux. Mais l'Emope, en adoptant cette distinction,
lenr rendait ml autre téinoignage. AccoutlUnée
il honorer de sa considération et de sa confiance
les grands qlli , siégeant au Parlement ou pouvant y venir prendre place à lem gré, avaient
perpétué pour-leurs successems les titres et les
prérogatives d'une assemblée de nobles, elle les
confondait tous dans sa reconnaissance, cons(,l'yant le souvCl~ir des services que le corps

en licr :.Ivait relLdns il la monarchie par ses erloris pour souten ir ceux des Rois eux-mêmes,
Mn de réduire les grauds vassaux, sans oublier les bienfaits que les peuples en avaient
ob tenus par une exacte et active distrilmtion de
la j ustice. -Aussi l'Europe l'avait-elle jug6 digne
de deveJlir l'arbil~'e des hautes destinées; ('t
l' bisloire nous apprend que plus d'lI~e fois les
princes, après s'être long - temps disputé la
",ème couronne, eurent recolU'S à la sagesse du
Parlement pOlU' décider quel était celui qui deyait la porter.
Ne concluons pas néanmoins de ces preuv('s
de confiance c;lans le Parlement, qu'il eut le
droit de juger la personne des Pairs et des
grands du royaume, ainsi qu'il osa' en é l~ver
b" pr6tention, et s'y maintenir illégitimement
dans la suite.
Une ma.xime fondamentale de la France portail. que ceux .qui' étaient revêtus de la pairie
ne pouvaient être jugés que par lem's Pairs.
Le Parlement, lors de l'accusation dirigée
contre lé duc d'Alençon, reconnut lui-même
expressément ce principe, en rèpondant à
Charles VII qui l'avait consulté sur la manière
de procéder au jugement, que le Roi, ct la téte
ries Pairs de France, etait seltl compétent pOlir
le rendre.

.

,

x\

�.x. \

1

DISCOU li S

Mais, ayant ajouté que S. M. pouvait se faire
assister par de lwtables Izommes de son royaume,
tant notables pretat;:;, qu'autres gens de SOft
conseil (1), cet avis préva lut, ct t rente-sept
membres du Parlement y furent appelés (2).
Quoique les magistrats n'eussent p ris place
daus ce séna"t auguste 'qu'après a voU' reConntl
le principe qui les en excluait, cet exemp le,
consicrné
dans les recristres
du Parlement, se1'b
b
,
yit illen' eilleusement à accréditer la doctnne
qui devait soumettre les PaiTs de Fra nce ~ sa
juridiction. Trop peu InstrUJts de leurs pnvllècres , celL'(-ci n'essayèrent pas mêllle de les
fendre ; ct l'on tarda peu à voir la Gralld'Chambre du Parlelllent se réunir, au Louvre,
à quelques 'l:'-elnbres du Grand-Conseil pour
porter son jugement, sous la préSIdence d.u
comte de Dunois qui n'était pas encore Pau'
lui-même, cont.re le du c d'Alençon dont la clémence royale n'avait pu fixer l a. f,dé li~é.

dt

(,) Voltaire) n t,;t. du. P(~~-lem. de Paris, œuvres
complète's, tom. XXVfi, pas. 51. .
. .
(~)

Outre les membres du Par lem ent, on introdUl s:t
rn même temp s dans ce tt'ibuna l , des ,u1allrcs des l'equeles J des baillis, des trésoriers de. France , le prévôt df's
mal'chands , el c el~i de l'hôtel du Roi . (M. Rives, 111trod. sur les P arlern . )

l'fi I~: LI M t N AI RF..

X\"1l

De 1I0uveaux exeJl1ples légitimèrent l'empiètcment par une longue posscssion. Ell e n'avait toutefois cu lieu qu'en faveur du Parl ement de Paris qui , à l'avantage de 'pouvoir
assigner son origine ' dans le Conseil du Hoi )
joignait celui d'être le siège des hauts barons,
et semblait ainsi plus excusable de se laisser
dominer par de vastes pensées de grandeur.
Mais les autres ParlClllens du Hoya ull1e, aussi
ambitieux que celui dela capitale, imaginèrent
de remplacer les tltres qui 1eur manquaient,
en sc'faisant considérer COlDme des émallations
d u premier. C'est ainsi qu'ils co'nçnrellt tes mêlIIes prétentiOns, exigèrent les mêmes honneurs, réclamèrent les mêmes attrib utions, et
l'réparèrent ces actes fédératifs gui , dans quelques. cil'censtances, devaient se mOlltrer menaçans contre l'Etat lui -lIH~UJe,
Le t rône, pal' une mesure Il/aguelle i l altacIJ a d'al)ord peu d'importance, agrandit hu,
mêllJe, sans s'en douter, les pOUYOITS ,dont ces
corps sc trouvaient investis.
Appréciant l'utilité qu'offraient les collections
de J ean de Montlu~ (1), à une époque où les
( 1) 'Jeau de Monlluc; Conseiller au Parlemenl de
Pa l'is , \'i\'ait sous Phil ip},e.le-Ifel. Les anciens éù ils, les
p"inc ipa ux jll gcme ns Cl les fai ls mémorables q u'il re 1.

•

�X I' lli

lJtSCQUflS

PRÉÙAl IN AJIlE.

coutnmes dlll'oyaulUe n'étaient pas même écrites, Philippe-Ic-Bel comprit la nécessité d'avoir
pùUl' l'État .nu dépÔLd',:u.'chives qu e l'ort plÎt aiséluen L co nsulter , et inLrodllisit l'usage de déposer ses édi ts et ses Drdonnances au greffe d-Il
Parlelllent (L) ..

Mais cette pratique introduite par un esprit
de conservation, devint bientôt une formalité
indispensable. Ce ne fut pas même assez pour
le Parlement; encouragé par cette premièl'e
marque de confiance, et ne se contentant pas
d'être le dépositaire des aotes au pouvoir, il par~'int il. en devenir l'arbitre et le juge (1 J.
Le œfllsd'enregistrer les ordonnances royales
ne pouvait cependant pas aller jusqu'a paralyser leur exécution. Ce n'était pas le veto des
trIbuns romains, ct la validité des actes de la
couronne ne lui était point subordonnée (~) :
l'histoire nous prouve qu'en plusieurs ciroonstances , les souverains firent e~écuter lems
édits, Ulalgré les 0lJpositions et 'ies l'erllS des
P:u·lemens.

cueillit , et dont on tira qu elqnes copies, donnèrent la
première idée du rlroit d'em'cgisll'cmcnt dont les Parlemens eurent ensuite Pe:s:cl'cice . ..
. (1) L'incenùi e des r egistres du Parlement de Paris
en 1618, ne permet pas de sa,'oil' quel fut le premier enregistrement qui. eu t lieu. M&lt;lis le sava~lt M. Heorion de- Pensey 1 de l'Aut. Jud. , p;:q;. 43 et 44, en cite âeu 'Ç.
exemples qui sont incontestablement des plus anc iens.
Vun s'applique à l'ol'donnance de 1287, qui attribue
l'exercice des justices temporelles à d e3 hiques. On lit
ilU bas: H œc ol'dZnatio registrata est intel' consiiia, judicia et alTcsta ej,:pedita in Parlamenlo omnùu;t. saT]ctQI'lt/n . Anno 1287.
L'autre est plus remarquable J parcequ'il prou\'c que
le Parlement oe bornA pas ses p ouvoirs au seul fai t
d'en registrement , mais qu' il les étendit li. la vér ification .
En effet , ou trouve sur POl'uonnance de 1295, au suj et
lles bourgeoisies:
Prœsentibus .. .•. , fuit reeitatn prœd~cttt ordillatio et
APPROBAT,tL in P ar/amen,ta orlr.nium sanctorum) prœ!" ente toto Parlam~nto.
Ces exemples qui pm'eut se rvir aux Pad eme.ns r éor~an i s és pal' Philippe-Ie-Loog. pour s'attribuer d&lt;lllS la
suite les droits d'cnregistremenJ. el de yérifi cat ion , n e

X IX

contrarient cependant poiDt ce que 110 US avon s Oil ... puisqu'ils remonlent à uo e époque où les pou,'oirs judic i&lt;lires et .:ldmintstratifs n'étaient pas encore sépnrés.
( 1) L ',instru ction donn ée par les Etats de Blois porte:
(1 Il faut qu e tous edits so~ent ,-ériG ez el Comme COllcc tl'otez Cz COUI'5 . du Padement, lesquelles, combien.
C! qu 'elles ne soient qu'une form e: des trois EtalS ra c( courcis au petit' pied , ont pou,'oir de suspendre , moC! diGer et l'r.fnser lesdits éd its.))
( l11ém.. de Nevers ~
tOUl. l , p. 449')
(2) M. le Président Cnppeau, dans sa l \lotiC'e manus. rr~{e S /lI' l'ancienne Orgrlnù,at . judic. en ProlJcll ce.

�r n ~L J Àl I NA l nf:.

Dlseou li S
Mais l'opiuion p ub lique accorda Ull e telle i n...
lluence à la solennité de l'em·egislrement., qn'on
vit souvent les rois ·dominés par elle, eu · demander Fàccomplisselllent avec persévérance,
et desce l~ d re, pour l'obtenir , dans une sort e de
lutte où les ParJ emens ne se laissaient vai ncr e
que par des lettres de "j ussion réitérées, et de
très exprès comman dcmeps, et par venaient '
plus d'une foi~ il dissimul er leurs défaites, ott à
se dédommager de leur o]léisslmce par les modifications qu'ils · apportaien t aux résolutions
souveraines.
Le droit de remontrances ne pouvait pas plus
'lue ceux d'enregistrenient et ùe ,érification ,
arrêter l'exercice de l'autorité royale; m ais,
comme conséqu ence directe des premiers, il
en était le comp lément; et, si ce droit fut ch er
:lU peuple à cette J poque de la monarchie où les
besoins d~ la nation n'avaient des défenseurs
qu'à des intervalles longs et indéterminés, il
dut en même temps paraître ava ntageu x aux
souverains dont . la sagesse, pri vée· ·de son secours, et au milieu des t énèbres d'une opinion
'lui n'osait se prononcer, se trou ,-ait exposée
à devenir la première victime de ses déviations Îllvolontaires.
C'est ainsi que le d roi t ùe remontrances prov int du libre mouvement dE's Rois; et Louis Xl

xx r

le consacra sqlel1l1ell ement , lorsq ue, déchi ré
de regrets pour avoir liv ré a~l Pape l'origi na l
de la . fam euse Pl·agma lique dont saint Louis
était l'auteur, et qui: , sous son règne, devai t
être indignement lacér ée à Rome, il provoq·ua,
pour r em édier à ces maux , les courageuses !"CIllontrances du Parlement qui, en r efusant d'enregistrer l'acte de ·révo('ati~n pronol1cé par le
m onarque, par vint il conserver cet1 e pragJJla ~
tique comme loi fondaJI1 Cl)talc ·de l' ; t (1).
Encouragés par cet exemple., les Parlemcns
repoussèrent toujours avec énergie les el1trcprises par lesquelles les puissancE's voisiues
ch erch ~ i e nt à dominer la France; leurs efforts

( 1) «Dans ce ll e occasion , le Parlement présenta au
R oi un mémo ire en (IU&lt;lLfe-" ill et-n euf &lt;l rtÎc les intitule'·
w
. '
Remontrances fOllclwnt ZèS Privilèges de l~ E'G'lise Gallicanp. Il cOlll m ença it par c~s ~ O lS: ,()bb~'s:n(, comme
de raison Olt qon plnis.ir du. Roi notre sire.)) ( V dha jl'c J
1118t. du, ParlelII. de Paris, œuvres camp I. , t . XX' 7]l ,
pas- 42 ct sui", )

Cell e ré"ocatÎon (de ]a pl'agnl3'tique sallelion) soulcv.t
Piodignati on pub1ique. Le Ro i lui-mème eut du. regre l ;
le Pad emen t profitant tle tou tes ces dispositions, refusà
le

l'enregistrement, ell' &lt;.\ccompagn4l de remon lr auccs ..... .

la pragmat ique sanction o'en continua pas mo ins
fi t-u'c loi fondamen tale .)) (Fournel , Jlisf. des AI'ocafs,

A USS l

tom. II. pas· 96 ).

�DlSCOURS

la sauvant de l'humiliation de ,devenir pays
d'obédience, ne permirent pas que la Provence
ct la Bretagne fussent exc\ ues des ])iènfaits du'
concordat de François l'', et le Parlement d'AL'!:'
,
'
&lt;Jill sut mallltenir le droit précieux d'annexe J
se rendit ~O'!le à jamais de la r econnaissanco
publique.
,
Celte autorité J prudence et prefJ(j)'lZnce des
Par~emensJ fermes coknlles et arcs-bou/ans de
cet Etat . si que les apJllc\&gt;le Laroc.hcflavin (1),
dut natur:llement, en consacrant de si imp6rtans servIces, leur fournir les moyens d'affermir ct d'accroÎh'e la puissance dont il&lt;i étaient
revètus.
~ Assis désormais comme intermédiaires entro
les Rois auxquels ils donnaient des avis utiles
mais ,quelquefois sévères, et le peuple dont il~
se montrruent les zélés défenseurs, ils durent
paraître à cel ni-ci ses gru'diens, ct au souverain
ses ceriseurs (2), La réunion de ces titres eut
lien pour déterminer le tr&lt;'&gt;ne il des ménagelIl.ens qui augmentaient de p lus en plus la vénerahon publique, ct sans lésqucls des catastrophes devenaient à craindre pOUl' lui , laut
,

(1) ]Jes Pm·t~m. de Ji'rafice~ ill-f a, p. 2 .
(2) MoulCsqUleu, CCllY. comp!., lom.lV, p. 5!J5.

était puissallte la populal'iLédesParlcJJl e\ls 1 Plu,;
tard, des coups d'État le$ ])ravèren t ; plus tarcl,
,on lIlina eetbC institutioq; ct, sans songe!' qu e
sa puissance avait été le résultat successif cl u
teulps et des ch oses, on crut êt l'C assez fort pour
l'anéantir. A des mesures incomplètes on cn
substitua de décisives , la hache fut portée S Ul'
ces arbres antiques 'lu,i tenaien t à la terre par
des racines si profondes (fue leùr cllllte produisi.
les plus funestes eU'els. Li! sagesse s'efl'oJ;çalltde
les relever ct d!,) les rétab lir , ne fut pas suiIisa nte pour ëonj uller les tempêtes occasionnées
par leur destruction, el; qui aUl'ai ent infai lliblemqnt cçg\ouÜ et le pilote et le vaisseau, si
la Providence n'avait cnflll da\gné jeter sur la
France des regards favorables ct réparatelU's.
Si cependant la position que les Parlemel)s'
avaient acquise par leur cOlU'age et la supériorité de leurs lUEuières avait ohtenu uno vas te
extension '; s'ils s'étaient monLrés jaloux, dans
toutes les conj onctures, de reculer les limites
de leur pouvoir, ils ne sacrifièreot jamais ln
clistrihution de la justice à leur alllhilion ; jamais i ls n'ouhlièrent le lmt itllUJédiat pOUL' le({uel ils avaient été' établis, ,ct les ol&gt;ligations
qui y étaient attachées; ct, dans Leurs e.xagératious même, ils fureut tOUjOill'S guidés pal' la
llohle pensée d'ètre ut iles à l'Etal , en op posant

�2..-X IV

III seo UliS

l' It 1:; L1.\J 1 N A III E .

des digues au pouvoir, afin de le prémunir contre des conseils intéressés ou aveugles, et dont les
flatteries coupables ne cessaient de le fourvoyer.
Lorsque les Parlemens n'étaient pas dominés
,p ar cet intérèt patriotiqUe, ils dédaignaient en
général de se montrer daus les champs hasardeux de la poli~ique. C'est ainsi que celui de la
capitale évita de prendre part aux intrigues
dont la Cour fut agitée sous la minorité de Charles VIII; et que nég-ligeant de solliciter son admission dans les Etats,- Géuéraux convoqués
par madame de Beaujeu, et trompant ainsi les
espérances que le duc d'Orléans fondait sur son
appui, il répondit avec autant de dignité que
de modc~tie à cet intriguant adversaire de la
priucesse , par l'organe du premier Président
Jean de la Vaquerie : La Cour est instituée
pour rendre justice au peuple,' les finances, ta
guerre, le g ouvernement da R oi ne sont point
de Son ressort (1).
'
Cette conduite si modéree ne se démentit ni
dans la guerre que le duc d'Odéans déclara au
(1) Vohall'e,lfist. du Parlem-. de Paris, œuv . compl. ,
46. On peul ,"oi l' da o s l' In lrodllelÎon de
1\1. Rives, p. 107, la réponse complète du pl'emier Prés ide nt J te ll e &lt;l u'ell e existe dans les r e~ i sll'es d u Parlelll e n\
tom . XXVII, p.

rlr Pari. . ,

.

sou vCl'ain , ui' dans ceiIc que Charles VIll ,ou(jllt plus tard en Italie.
Mais les Parlemel1s ne sc conduisll'ent pas
toujours ayec la 'même circonspection; et, dalls
quelques circonstances, ils cédèrent' aux entralnemcns des cOlllnlotions politiques.
L'époque malheureuse dèS troubles de rC'lig'ion en fOlimit une preuve affligeante; ét l'bis.l
toire a le droit d'accuser leur,intolérance elleue
fanatism~ , et de faire r&lt;':jaillii sur eux une )la l'tic du sang qui inonda la -nation. On peut leur
reprooher, avec une éga le justice, ' et leut
aveugle condescendance pour la politique meurtrière de Catherine de Médicis, et leur ardOl,r
contre le faible et versatile I;lenô Ill. Leurs
Conseils éclairés et courageux eussent déjo ué
les ténébreuses mânœuvres d'une r eine que l'a·
mOUT du pou vo ir renda.it sanguina~re, ob leul'
fidélit é eût sout.enu un sou verain afFa.ibIi, qui, '
çlénué d'ap ui et de secoUl's, s'était malgré'-It1Î
déclaré le premieJ: ennemi,de sa dynastie ct de
sa coru·onne.
Mais faut-il s'étonner de leur conduite, daüs
ces temps encore si barbaTes, où la) religion ne
se monirait aJ.'m6e que de torches et d'iDterdit.~ ';
où, se troinpant sur son esse nce et son hut , Ôll
croyait aJ&gt;j ru'er la loi du: vrai Dieu , si on 1Ir. ref usait pas J'ca u ct. le feu au x malheureuses yic-

�nlsea u US

l'IU::LIM INAIR li,

t1mcs de r:ignorancc ; où il ülliait les poursui \' l'e
dans leurs biens , dans lem's personnes et dans
les flexibles som'erains qui leur accordaient
momentanément quelqu'acte de protection; où
il fallait céder aux fureurs populaires, ne pas
craindre d'appeler l'étranger dans son sein, et
~i quelque 'génie courageux osait se faU'e en- '
jev.ru:e, le frapper aussitÔt de proScription et
d'anathème? Hélas! c~était autant de malheurs
dont l'esprit du siècle et le fanatisme affiigeaiont
alors la monarchie et la justice, L'impartia le
postérité ne doit les rappeler qu'en gémissant,
et redouter d'autant plus, iL son tour, le jug'ement des générations à venir , que,' s'iL'ritan t
de l'into]ériljlce passée, elle n'a montré que de
l'indif1erence, au lieu d'llne religieuse modération,
La cQllversi&lt;m du bon Henri, le succès de ses
armes, le dang'er de voir la France envahie et
la d)"Oastie déshéritée, rappelèrent néanmoins
aux Parlemens les pl-rncipes sacrés de conservation, Détruisant les pactes d'une conféâéi'a ~
tion funeste, .et se rattachant de ]Jonne f{Ji à
l'exécution de la loi Salique, cet antique palla·
dium de la monarchie, ils se !tâtèrent de proclamer le prince qui , par sa valeur et sa'bonte,
devait translIiet!.re sOTi nOJII 'il llne iJùJn&lt;J.l'te!lc
reconna.issallce. La sp lendeur des Pademens

rcnaîts~us son règne ': Himri IV soume!.scsaclcs

XXVI

XX \ I l

à leur enregist~'etnent, ses déterminations à
leurs remontrances ; ef: si quelquefois , par des
considérations de sa-Iut p'liblic, il n'exauce pas
les suppliCfues d'un justice rigoureuse, c'est lll1
père qui commaéllde à ses enfans,
La prospéJ!ite des Parillmens ne fut jamais •
l!lus stable et plus assurée-qu'e lorsque la sagesse
se trouva unie à la- puissantle, les règnes de
François 1", de) LoU!Îs XJ&gt;l et de Henri IV nOliS
on fournissent fes preuves, Mais les temps de
tIroub les ct do 'dësord'res-, remplis par des l'ois
mineurs et faibleS' ou par des minIstres am bitieux , furent au. contraire ceux où les Parlcmens, se liVJ!ant à p lus d'exagérati
, sc préparèrent plus de malheurs, en cherohartt ou
parvenant même à étenclTe l'eurs privilèges,
soit que l'exemple des' agitatiqns des auh'Cs
COl'pS les entraÎnàt 'hors de lems devoIl's, so)L
que l'intérêt des peupies leur ÎUl'posàt une ardente ambition, dans ces ~\)Ol11eIlS où tous les
pouvoirs en lutte les auraient inévi ralJII;JllenL
alléantis, s'ils étaient restés sen ls dans l'inacl ioJl
t-t la sécurité des temps de paix,
En yain le Parlement do la capitale, pell dan!. la cap livité de François 1", essaya-L-il de
s'ÎllIlIliscer daus l'adlllinistJ.'~'t:ion du roya ume ,
ct de fi xe!' des hornes au pouvoir dc la régcnce,

�XXIX

'nrSC0UI\S

des reproches sé,'èrcs ae la p;ut du monarquc
qui venait de recouvrer sa liberté, le firent re-.
pentit de ces démarches. Mais lorsqu'un atroce
fanatisme pn délire eut privé,la Fl'ance du meilleur des pères, le parti de la cour favorable à la
Reine crut avoir besoin de l'a.ppui du Parlement
pour d6férer à Marie de Médicis l'admiuistration
de l'État et du Prince, et força en quelque sorte '
son intervention pour y parvenil'.
Ce m'oit, que dans quelques oirconstance~ il
avait ambitionné, que dans tfaufres il avait .
dédaign é avec sagesse ; ce droi'tque lui concéda
la faiblesse du h:ône, sembla dès lors faiœpartie
de ses prérogatives leS' plus légitimes ; ct on le
vit, un r&lt;wne après, sous la minorité d'un mo1;larque qui devait illustrer son siècle, ne pas sc
borner à déférer la régence, mais même condamner à l'oubli et à l'i,nutilité le testament du
monarque qui venait de descendre dans la tombe , comme s'il s'était agi des dernières volontés
d'un simple citoyen. Ce fu! encore le Parlement, il la mort de Louis XIV, qui, se confiant
au~ fallacieuses promesses du duc d'Orléalis,
plaça le jeune Roi sous l'influence de la corruption de ce priuce.
.
L'extension des privilèO'es
des Parlemons ,
h
dans ccs diffici les circonstances , n e les dédo/llm ageait pas des secousses 'lui les agita ient, et

dont les cllèts prolong'és' ct fUllesles se lirellt
sentir el1C01'e lorsque les souveraills curent
acquis des forces nouvelles.' .
Trop souycnt considérés alors par le pou voir
comme des instrumens aveugles de ses volontés, il fallait tout le sentiment de leur indépendance, et toute leur éne~gie, pour conserver
des concessions' que la· C0tlrOnne n'hésitait ja':
mais de [~ire dans des temps de crise où elle
avait hesoin de leur appui, mais contre lesquelles les ministres s'élevaient avec ardeur ct
persévé(ance, toutes les fOlS qu'ils croyaient
po Ilvoir se conlier à leu.rs propres forcos, ou
qu'ils prévoyaient que des résistances il leurs
desseins en seraient la conséquence inévitallie.
Combien cette .amhition ne se montra~t-ell e
pas fréquente sous des hommes d'État impérieux ! Si le courage parlementaire avait fléchi
devant les yolontés du cardinal de · Richelieu, ce ministre aurait vraisemblabl ement accordé atlx Patleillens autant de protection qu'il
leur témoigna dc malyeillance. Mais pou vaitil avoir oublié que la déclaration royale , par
bquelle il Youlait consommer . ses y eno'éan.
" .
ces, en signalant comlLle ennemis de l'Etat
Gaston de France, la Reine m ère el. plusicurs
de leurs amis, loin d'avoir été cnregislrée salls
obstacle, il la suite de ses sollicitat ions , de se'

,

�~xx

DISVOUllS

XXXI

promesses 1'1 de ses menac~, n'avait été l'obj et
que d'un illusoire arrêt de partage? Pleiu de ce
souvenir, il ne fit pas SeuleUlent peser sa colère sur la Compagnie dont il avait constaté
la dé$ohéissance, llIais tous les Parlemens du
,royaume, obj ets de sa haine, et forcés de se
soumettre à l'acti ité de ses 'entreprises , furent
les victimes de ses vengeances.
. Le cardinal Mazari,n, trouvant dans les Parlemens des censeurs incommodes, au sujet des
mesmes financières que le lllauvais état du' trésor lill prescrivait d'adopter, ne chercha non
plus qu'à les humilier et à porler atteinte à des
prérogatives qlùls . devaien~ au temps et à la
munificence royale,
C'est ainsi qu'il fit révoquer l es titres de nolliesse dont les magistrats de ces Cours souveraines étaient investis . .
Sous le règne de Louis XIV, l'ohéissance
passive des Parlemens parut être le se ul gage
de leur conservatioll. Assuré de triolliph er dé
leurs résistances, ce prince aima mieux étouffer
leurs importunités, ou les rendre vaines, que
d'avoir il les punir; et calculant avec empire,
mais aussi avec sagesse , que le droit de l'Clllonh'ances , dangereux tel qu'il était, pouvait être
restr eint dans des homes qui le rendraient utile
sans êtœ jamais nuisible, ii ne fut point a rrêté

,

pa r la consécra tion que les Rièdl's en avaient
bite, el vou lut que Pohéissance d('venant le
titre du zèle, les r emontrances ne vi'fienl le
jour qu'après l'enregistrement dL'S édits qui les
I:,isaient naître.
Helu:eux sans doute les Parlemens si, dès le
pfinci pe, on avait circonscrit ce privilège dans
ces justes limites ! iL eût suffi. pour éclairer SUl"
I('s mauvaises résolutions, et pour les faire r6pnror; ef n'étant pas h ostile, il u'am'ait pas
nalt.! les passions de ces corps, par l'idée- de
à lem' "ré, retarder ou auéantir les
110uvoir
.
'
b
.
actes de la couronne.
Ce que le caractère fort de Louis XIV était
parvenu à opérer sans secousses, le règne suivant ne sut pas le conserver, Les Parlemens,
~OU Ii la Régence , recouvrèrent la plénitude
ùe leurs droits, mais ce ne fut que pour y
Lrouver des infortunes dont leur longue ùuré&lt;- '
n'avait jamais eu d'exemp le. Ces Compagnies
s'e ffraY'è rent de la fausse direct.iou que semhlait
prendre l'ad ministration de l 'État, et surtont
d'un nouveau .système de finances qui ne paraissait séduisant qu'à l'aide de jongleries et d'illusions. Le Parlement de Pal,is devint Icur'
org'lne, et se dédommagea d'une longue soullliJ';ion par de vives remonh·auces. Elles emharrassèl'cnt l'acti on du 'gou~' cr neme n t qui ,'

,

�l'HÉL1MIN AIRE .

.DlSCOUJ\S

poussé par ses perploxités il. des mesures violentes et arbitraires que la faiblesse confond
toujours avec celles qu'inspiœ l'énergie, songea pOUl' la première fois à prononcer l'exil de
toute celte Com' souveraine, dont le conrage
s'exalta par le malheur. Le calme avec lequel
elle le supporte, l'intérêt qu'elle inspire au,
peuple qui considère ces magistrats comuie autant de vi..ctillll)S de leur zèle il. défendre ses
droits et ses besoins, disposent le pouvoir il. rétracter ses riguems. Il cède et rappelle le Parl ement qui ne fléchit point. L'horizon politique
s'obscurcit de plus en plus, et les diflicultés sc
lliultiplient. Aveuglé par les violences dont il
a été l'objet, et que s'était attirées sa propre
ardeur, emporté par l'euthousiasme du patriotisme, le Parlement ne craint pas de s'engager
avec la couronne dans une lutte qui doit ébranler leur COllilllune existence. Au lllécontentement du pouvoir, les lllagistrats opposent des
démissions .générales et concertées; eltes sont
refusées pour avoir le droit de prononcer de
lIOU veaux exils, aIL'(quels succèdent de nouyeaux et d'inutiles pardons. Enlin, une confédératiou de tous les Parlelllens du royaume
semble, à la favem' de l'opinion puhlique dont
elle flatte les prétentions, prendre un ca.ractère
d'hostilité organisée q,li sc lJlon ln) menaçaut

XXXIII

envers le trône, ct s'alimente de ces a.rguties
d'école dont les libertés de l'Église gallicane ne
sont que le prétexte, alors que l'exagération
des Parlemens excitée par l'imprévoyance d'un
min.istère affaiblÏ, quoique absolu, paraît ardent à rechercher des occasions pour exciter
des clameurs (1).
Il n'est. plus ce te~p$ où ces sages Compagnies, ég'alement dominées par leur amoul'
pour le souverain et pour les peuples, pèsent
religieusement, dans l'intérêt de tous, les actes soumis à leur décision. Il n'est plus ce
temps où, juges quelquefois sévères, mais toujOUl'S justes des droits de la souveraineté, elles
font entendre les a vis dont la bonne foi et la
fidélité itlRpirent le courage. On a ' puni leur
dévouement,·on a condamné leurs plaintes, on
a méprisé leurs cOnseils, on a flétri leur considération, détruit lem" liberté : c'en est malheureusement assez, et les magistrats, oublia·n t
tout ce qu'ils doivent .de fidélité au souverain,
d'exemple au peuple, de sacrifices à leur. pro-

Obligés de parler en délait, pendant le .QOUl'S de
oos Essais, des luttes qui s'élevèrent sous le l'ègce d..
Louis Xv., entre . Paulorité ecclésiastique et l'autorité
séc ulière, il nous a paru inutil e de nous e n occuper c1,," s
cel aperç u préliminaire.
(1)

J.

c'

�XXx.v
UlSCOUI\S

l'~'e ç:l.l,'actè~e, sc j!l&lt;l,ceut ou ver~rwen L dans uu
~tat d'opposition qui n'est qu,ç trop re~ou,t"b~e,

En. vai.n Louis XV s'efl'ofcc-(-il de le&amp; ral1;\ener 3. des. Se\\\Ïlll\:J;l,'l de Itlodératio.o.; el\ va,i,r\ ,
dans un lit I\e juSl,i,ce s.Q~çnnc~, yient-~l lel\l'
&lt;i.~endre cçs devises de çonfi,'atHn,:ité qu~ les
J'endent il la fois plus &lt;lang'ereux e~ pJ~ h~­
riles. l\s ont oublié que. l'indépçndancç q,,~ ne
~'illlie pas il la soum;ission, n'est qu'~\W ré"l{o,lte ;
et, profondément b lessé!; des torts qont plus, d ç
sa,gesse eût il son tour affranchi le pou voir
,
, ils
s'enfoncent de p lus en plu,s dans le gouffre UIlÎ
,doit les anéantir, et SC précipi~ent aveuglément
dans le foyer de l'incendie qui dpit plus t"rd
emhraser la patrie.
l~s cessc.ut leurs fDur-tions, ils rt:J!udi,e\lt ce
flatteur ~ t p~'~cien~ mandat q u souver~in qui
les appelle à dis.tribuer la jllsticc il ses pCllp les.
Tout espoir do les ' f"ire l'CutTer, dans le devpir
Mant perd-q désQl'upi s , lq néc!:ssilé çOm111ànde
de le,s vai'1crc, et lellr suppressloq e t proIlOI\cee,
Alors paraît un nouveau plan d'administralion judiciaire; ct celte anti(lue instituLion ,
dont les faules récentes ont effacé le souvenir
des services précédcns, dispar;aît sans être même
suivie ?es regrets puhlics, La philosophie qui ,
dans d autres lemps , se serail int éressée il sa

popularité, environna les nouveaux Parlen1l'ns
b
, l'abolition de la vénalité des.
d e ses suff.'aO'es'
charges lellr obtint sa confiance qui s'acèrut çle
l'espoir que l'administration de la justice devle net (fue la France ohùendrait lm
droit o-ratuite
b
llleill eur systêwe d lois criminelles (1). Qu'ellp
était loin sans dout de soupçonner à qu el pri .lI=
l'avenir devait vendre ces hienfaits !
Cependant l'organisa Lion du personnrl des
Pal'ü1lnens .l'fol1peoit ne tarda pas d'exei ler
l~hi larité fra\lçaise : à peine créés, ils ,eurelll
à se présenter devallt un nouveau règne, chargés des préventions toujOlli'S accablantes du'
ridicule, et meoacfs par des ambitions d'autant pLlls nedoutahle~ qu'elles avaient été COIII l'ri l1lécs,
Loin de HOUS la pell~ée d'examIne! la difficil e
'illestion de savoir si la politique ct la sagesse
conseillaient le retour des anciens Pàrlelllells,
Ce fut par leur rappel que marqua son avène1I1ent ail tr6ne, Louis XVi de si doulonr euse
mémoire , et « ({ni n'eut d'autre tort, disait
« IHalcsh erhes à l'ahbé Edgewor!h, que de trop
« ailII er son peuple, » CP, jellne el si hon Roi ,
croula ' pour Ini pl~ire ses senl1llleus pins q 11 &lt;'
~

,~

,

(1) AJH!uCli l.J fli~ t. de Pra/lce).l. ~Jlr , p, ~"!l.

�XXXVI

sesiut~rêts;

, DISCOURS

etau même instant 011 il rétablissait

ces Compagnies si long-temps dépositaires des
libertés publiques, il consilcrait sa bicnfaisance
par I ~abandori de ses droits, l'affranchissement
de ses vassaux liarticulicrs , la suppl'èssion dc
la solidarité pOUl' les impôls et de la question
préparatoire, cette barbare torture qui, aiI:Cignant l'innoceuGe, ,ajoutait il ses douleurs la
fl étrissure d'une fausse confession de crime:
Ces auspices, sous lesquels s'annonçait le uouveau règne, semblaient prometh-e l~ bonheur,
Mais les systèmes des philosophes, les calculs
des économistes, l'entralnement général vers
des améliorations et des riforlllcs, poussèrent
bientôt à des excès qui devaient tOl1b englo';'Ûr,
Les Parlemens eux-mêmes ne se montrèrent
pas rcco:1Uaissans dn bienfait particulier qu'ib
devaient au monarque, et cnibarrassant de plus
en ph1s l'autorité souveraine par leurs nou - '
velles r ésistances , aussi actives que réitérées,
ils la coutraignirent à la uécessité danfTereuse
de faire un appel à la nation' , et de rél~nir ses
r eprésentans, pour preudre des moyens efficaces de restauration et de salut.
Quelle respousabilité n'il pas dû peser sur
ce ux qui ont inspiré cett e résolution, ou qui
l'ontrenduenécessaire rLe verL1reuxLouis X VI,
dans sa confiance ct son alllour , demandait d('s

l'I\';;LIl\lIN AlliE ,

°

Lx..XVI 1

conseils à son peuple pour cicatri,er des plaie,.
&lt;lue des mains inhabiles ou indignes a,-aielll
rendues si profondes r Le Roi voulait associe!'
1&lt;\ nation même à' ses bienfaits, l'interroger paternellement sur ses besoins, et ,les satisfair&lt;:
par l'autorité de son concours et le bonheur do
sa présence. S'il n'eût fallu que des lumières
, pour consaCl:er cette condescendance roya4&gt; ,
la monarchie et la France eussent été sauvées ;
mais la prudence qui doit modérer le pall'iotisme, l'abnégatiou de soi-même qui, daus des
temps de crise; doit savoir iuunoler l'àmou,r propre, le véritable dévouement qui imposo
silence il tous les gem'es d'am]ül'ion, 'sont des
qU,alités plus rares !lue l'érudition et le génie,
D'ailleurs, d'imprudentes théories avaic.nt déja
électrisé le peuple ~t fixe sou attachement; déja
les illusious de l'indépendance avaient flatté SOIl
esp'oir; déja les clallleurs opiniàtres des Pal'Irmens avaien t affaibli sa fidélité; ct leur r efus de
consentir à des sacl'i:fiecs d'intérêt ct dé pri \'ilèges, commandés impérieusement par la situation du royaume donna la dernière impulsion à
l'entraiuementgéuèral. Il ne fa Il ait CfllC réformCl'
des abus , ct réparer les hrèches que le temps,
l'esprit du siècle ct le développement des lumières avaient l:UteS' à l'édilicc social. Mais la '
Providence, dans ses d{~erets illuiluables, Cn

�PH..Ét.1MI NA I 1\E .
.lo.~Vlll

a ,-ait autrement ordonné; etlivl'ée à l'avellgle
patriotisme des uns, à l'orgueil des autres, à
l'enth ousiasme de tous, la malheureuse France
était inévitablement condamnée à toutes 1e5
phases des révolutions et à la plus grande de
toutes les infortunes, oell e. de marquer Ulle
époque aussi désastreuse pal' le sang innocen~
d'une royale victim!'.
llien Ile résiste au déhordement populaire.
Tout est détTuit; et dans ce chaos inextlicab'le,
elle tombe des premières, cette institution qui
ayait si glorieusement traversé les siècles, et
dont la voix, toujours favorab le aux peuples,
semb laitdevou!rendre inébranlable sa durée, si
le funeste génie de la destnwtioll n'avait êtcint
la gratitude, COnLme tous les autres sentimens
'lui distinguèrent de tous te)llps les Français.
Tel fut le tonù)eau de ces corps imposans et
respectables qui anient si long-temps soutenu le lr8ne pal' leur sa ges8e " les citoyens pal'
leur courage, et qui ; joni.sant des pl us grands
privil&lt;'-gcs, les avaient sucCeSSiYClllent ohtenus
de la générosité roya le ct de l'empiredu temps.
Tels furent ces corps 'lue la puissa nce ayell ,,"la
"
plus d'une fois, et '{LÜ aun LÎcnt toujours '.été
ulilcs saDS ètrc jalllais menaçallS, si la CO Il.ronDC
lI'avait , pcut-ètrc trop arhi! rau'('nwnt , \ Ol,]U ,
selon s('s hesoills ou scs [or ces, l('u t' "l'l'Ol'der

XX:&gt;.\X

.les pnh:o:rativc6
immenses oul, les leur
ravir '
Y
.1
l
au liC'll de maintenir
leur
autorité
cu'co
criLe
,
.\',,,
"
ct it;nmuable.
Une juste distributi~~ d~s l'ou,voirs, gal;ap tit
maintenant la sécurité des Français. La sagcsse
de Louis XVlllméditant, sur la terre d'exi l ,
le bonheur d' un peuple infortuné et fjdèle) a
su élever un monument dont le temps nous
fera chaque jour n1ieux connaÎt"re la grandeur
et le prix. Et , à llI esure 'lue "les années s'écoulel'ont, nous bénirons de plus en plus ·le nOln de
ce monar'lue'éclairé 'lui, instruit il l'école ùu
malheur , est parvenu à ménager au tr8ne d'indispensabl es garanties, à la nation dcs défenselU'S de ses ))csoins ct ae ses droits; de cc Roi
immortel 'lui a d'autant mieux consolidé la fortune des citoyens, qu'il a d6livr é les magist.rats
de tout autre soin que dGcelui de la justice; ct
qui, les mettant à l'abri d'un esprit d'entra.lnement ct d'opposi tion dange reuse, leur a religieusclllent conservé cette lI oh le indépendance
contre bquelle v icnnent échouer les menaccs
com Illc les séductions. Héritier de son tr8ne,
de sa sagesse ct de son alllour po ur scs suj ets,
~ha rl cs X a prolllÎs au pied des saiuls autels
dc sui vre d'aussi glorieuses tcaces : ct di-ja,
dans sa sollicitude paternell c, cc P "inee adoré
a multip lié , pour le royaulll e ct la l1l:.gistraj

••

~·,'f·

�XL

DIscouns

pn};LI~IlNAln E.

LISTE DES MEMBRES

ture, les gages de ces promesses sacrées que les
Bourbons ne peuvent jamais enfreindre, et sur
l'accomplissement desquelles reposeront le honh eur et la gloire de nos neveux.

DU

PARLEMENT DE PROVENCE,
Depuis son origine jusqu'à sa suppression.

MESSIEURS LES PREMIERS PRÉsID E~S .

1

RICC IO { Michel, ou DE Rrs}, nommé Président 101" de l'Institution en 150 1; mais il n'est jamail venu à Aix .
MULET cu MULETTI ( Antoine ), r eçu au mois de juio 1 502 .
MÀYNIER. ( Accuue) . Bat'on d'Oppède, reçu le 15 juill 15°7_
Bl::AUMONT ( Genais de) , de l' Au vergne j reç u l e 15 jau\,jer J 509'
Il mourut à la tAte du Parlement J âSé de cent aDS J dana .a terre
de Fouscolombe.
CU l ~ I N lEa ( Thomas), natiF de Bordeaux i suruommé le P èrt! de
la Justic~ 1 le 27 janvier'153o.
CRASSAN:BB ou Cn ASsENlitJX ( Barlhél e mÎ ), Bo urguignon J le ES oc-

tobre 1553.
GARÇOlll!:T (Guillaume) , de Poiti ers, le .8 juin 154 1.
MA YN' IER. ( Jean L Baron d'Oppède, le ~S jau"ier 1544. 11 était
tnalif d'A ix .
F01'-ESTA ( J ean_Augustin de ) , reçu le ~o juillet 1558.
PREVOT ( Berna ni) J Seigneur de Morli8n, Préiident du Parl ement
de Paris, envoyé pour préliider la Commission de 1564.
P RUN1ÈltBS (A I"tui de), Seigneul' de Saiot-Au dré} Dauphinois
envoyé pour présider le Parlenlent 8n ti-ligueur r eçu à Siueron ,
le ~6 juÎ.o 1590 ' 1\ n'e&amp;l jrl mais ,'eou il. Aix.. el eu m ort (lremiel'
l'rêsidem à Crenohle,

1.
L IST E

a

�MEMBRES .DU PA R1Al MENT .

1)

V.UR ( Gui ll aume du),

le~u

l e 15 juillel 1599.

r Ul

fait

MM. L ES Pl\~ S lOENS.

f.' ~(lU e

Lisieus . e l e nsui.L e Garde-Jes-SceauJ. d e France.

E:,c o\t.IS (Mue-An toine d' ), Baron de Bras 1 Datif J ' Aix

MESSt EUI\S LES l'R ÉS IDE NS .
j

re-;:u le

14 oCl obre 161 6.

FORB IN-l\b \'N IER (Vincen t-Anne de), a,ro ll d'O ppède, n:'Ilif d 'A il: j

MA YN'lllK ( Jean ) , U:\I'OO d'Oppède, re~ u Il! 12 nove mbre 1541 ; il

le 50 m:\rs t G:u.
L.~Iz.&lt;t( H .slicJ, Se ign e ur de l\hrt;uc,'ie, Ango um ois , le ' 7 février

LAf'Ol' D ( FraDlio is dc) , l e 19 mai 1 543 .

(Gu illaum e d e), J e Toulouse; nomm é le 20 fJ\'J'ier 1636,
mort a vant d ':lvo ÎI' été I CÇU.
Jh :RNET ( Joseph de), Baron J e Si'rcn i ,"c'in le 10 uo,'cmbre 163G,
ex il é e n 1642j m ort prt'111ic,' P.'Jsitlcnl d e Bordeaux, d on t il
e tait natif.
l'IlESGRICNt (Jean de) , Marquis de Valldeuvres, Vicomle de TI'oyes.
c t c 1 le 20 juio 1641., se retira il. cause des t ro uLl cs du lic m CS l re.

el m ou r ut Co nseiller-d'ÉMl.

fURBtN-n1AYN~EI\.&lt; ~enrÎ de }, BO\ron d ' Oppède , fil s de V.iucentAnue, ct natif d Au:, le 29 no \' crubre 1655,
;
.M ARIN

(Arnoul ), Seigneur de la Cha u aigueraic, reç u Ic 9 juin

1674. quiua en 1690 '
LEDtUiT { Pienc-Cardill ) , était in tendant , 10nHlu' i\ fUl rC',:u le

S octobre J690'
LEBRET

( Carùin ), fil s du pn~céde nl , re'Su le 10 juin 17 t 0; il n,'ait
(JenD-Bapti~te des), r eçu Je 24 nl :\Î 1735.
(Charlell-Jetlll-Baptist e des), fils du précéde nt ,
il fut ex ilé ;lYee le P~'\ rl e ll) e n1 Je 1 er octobl'e

G.\l.LOIS DE LA T OUR

GAl.-LO I S nE LA TOUR

le 14 mni 1748
1771 j rét abli l e

j

t:l

jRDricr 1775, parta ge3 cn'c ore la su spension

lie la Compagnie de puill l e 8 m ai ju squ'au 20 oct'ohre 1788 , ct
cu60 il fut eo\'e loppé dans la disllolu tÎon du Parlem ent 3U m o is
de septembre 1 790 , et es t mort li Pari s le :n ja n ,.iel' 180'1..

•

é t~

l)reilliel' Pl'&lt;!sidellt.

( Rcmy) , le

15

aoû t

l 553.

( J eau-Augustiu dl; ) , le 29 m3rs 1564 i il a ":t": Iwclniel'
Prés ide nt.
PUGET ( Louis ), le 18 Dlai 1554.

FOREST..$.

(Frall li0Ls d e), B:tron de Lauris , reçu le 16 octobre
G .\ RDE ( G3sp.'\I'd ) , Baron de Vins, le 26 mars 1559.
P E RU SS IS

(Lo uls de ), le l "r octobl'e 1568
anti -l igueUl' il P ertu is c t à M anosque.

CORlOLlS

j

15 5 8 .

iJ prélida le Pal'Jement

( Bon iface). le 7 octobre 1573 j il avai t ~ lé Procurcu l'G éll él al près J e la Coru ru iSliion qui l'cmplaça le Fade me nt eu

P r:LL I COT

, 564.
( Claud e J e ), reçu le 8 1llai 1575 .
.MoNTe.HM ( Uobcrl de) , Bal-On d e I·'t-esque, le 23 aoû t 1576.
PEltU SS IS DR MAY NŒ R.

ESTlEl\"NE ( F"flUço is d'), Se igne ur de Mont-Furou c t d e Saiut-J ea n
\le la &amp; lIe • l'e(ju eu 1585 j il est connu par d es alT~ts cl décisions
q u:i1 a fail ÎIllI)rimer sous le titre d e S lephani Decisiones.
CnATlŒ ( L ouis), le 14 jao viel'

été Conse iller.

(,

a.

A)l.DIlOI S

, 652.
rIEUBE'l'

I

11)

,le

1586.

PIOL EN C

(R ai moud de) , Sei{;u eur de Sa int-Julie n , le 261\Y'n l.l. 5~6.

E SCAL IS

( l\1al'c-Aotoine d'), l e :15 février 1599 i il a é té prt:rui el'

Pn~s ide llt.

(Laurent d e) , Baron de Corbihes, le 5 juill 1601 i enve_
loppé dans les t roubles des É lus en 1631 , il mourut lou g- lcnl)ll
après dans la t OUl' d e Bouc} o ù il était dtitellu .
AntAR ( J oseph d') , Seigueur d e Mo01la ux, le 28 jUill 1604.
AIM AR. ( H on oré d') , St'Îgne ur de Mont-SalUer, le 5 ao ùt 16 10.
DUCHA l NE (Jean-Bapt iste ), le 15 juill 1613.
FORBIN-MAYNIER ( V in cen t - Aun e d.e ), B:u on d'Oppèdc, l' e~ u le
27 u O"eruhl'e 1615 i il a été p remiel' ll r":sitleut.
COR10L I.9

M ONNIER

(Jean-Lou is de) , Se igneur de Chàte:\udeui l , r C«;l1 10;:

25 octobre \616 ,
E S'I' IEt'NE ( Gahriel d.') , Se i ~ n e ul' de M onl- Furan ct Je Saiut- Jcan
d r la Salle, le 2 octobre I Gll .

,

1

L--.

�MEMBRES DU P.!RLliMENT.

IV

SECUJRAN ( J\ nlaine de ) , Seigneur de Bou c, le 4 i uille l

e

IGU.

F on BIN (J~aD-B3p tiste de ). Seigneut' Je la Roque et de Gomar, le
,g f':nier 1626.
FORESTA (Jean.Au sosLÎn de ) 1 Marquis de la Roquette, le 19 féVlier

1632.

17°5.

(

FOREIN-jU AYKlER

l'CIiU

le

12

( Heuri d'). Barou de Bras et d'Ansouis, le 29 nO"emlJre

,655.
'fnollA!" ( Auguste de ) • Marquis de. Vi\1en t uve, Boron de. la Garde ;
re&lt;.; u Je 26 mai IGG2.
SIMIANE DE LA. C t pÈDE ( Je.m de). Seigne ur de )a Coste , le 24 110 \ cmbre 1662.
FOR.DIX-~'lAYNIBR (Je:m-B.lptiSlc de ) , Bal'on d'Oppècle . le 19 dé-

1675 j il fut Ambassadeur en POl'Lug'J.1.

GRJ!I1A.LDI ( Gaspa rd de ), ifarquts de Resusse, le 20 oo,'cmbl'e 1674

M'LAN ( Claude de), Seigneur de COl"nillon, le 27 juin 1674 .

\f ALBELLl&gt; (Joseph de ), Marquis de Toun'u, le 5 oclohre 1686.
( J ean-Bapt iste- J oseph rie ), Marquis d'Espi.nollSc , le
24 a\rrilI6go.

CORIOLI S

R Aoassu ( Silvy de) , Comte de BoulLon, le 19 mai t69&lt;t-.
AL&amp;ERT D ac IH. l~E ( Antoine d') , l e'; juin 169'+,
LAUREN S (Pierre-Joseph de ) , Mal'quis de Sain t-Manin et de Blue j
reçu Je 23 juin lG9~'
BOYER (Fr3nçois de), Seig ueur de B31hlol j reçu le 3 ru a i. 1699 '
TnoM Ass lN (Jean-Bap\i ~t e de), .I\hrqllis de Saint- Paul j Sei gneur
de Rognac , le 24 janvier 17°2,
~L-\LIYERN Y

RAOVSSET

( Jean-Baptine ,l e), Je 4 fé \'l'it'l'

(Zach:u'je de) 1 Conn e de Boulbon , le 2.7 avri.l l718,

Gnn1ALUl( C ~larl es
GR I MA I.DI

de), Marquis de Regusse, le 28 juin \ 720,

(CJ.3rlcs-LouÎs-Sc xtius de ), Marqu is dt, R eS\l ~se, le

7 décembre 1724 .

( P ierre de), Marquis d'Espinouse,
llaron de Corbières, le 12 mars 1652..

ceDlhn~

( Pierre.J ose ph Il de), IV[al'quÎs de Saiut- Marti.n eL dc
Bruc ; reçu le 17 juin 1709.
COl UOLlS (Pien e de), Marqui$ d' Espinouse, le l'l anil q Il,
V ALBELt.B ( Cosme_Ma:c.imilieu_l\1arcelin- Louis.! o,cpt-. de) , M:I1 'quis de T ourv es j Corn le Je Sa inte-Tull e 1 le 17 3V1'i1171 8 .

mars 1650.

CO RIOLI S DE Vn.I.EKEUVE

L SC ALI S

il a été plcnuCl'

LAUUNS

PAULI: (Lou is de), le 29 n ovembre 1632.
GRllIfALDI (Cbarles de). M.uquÎs de Resus~e) le 9 luin J 643.

ceuil ;

j

Préliidenl au l'arl cmcnl de Gl'l~ nobl e.
TnoMASs lN ( J ean-Etien ne de), Marquis de Sainl-Paul , le 1.0 m;us
â

CoRIOLIS { 'Honol'é de }, Barou de COI bièl'es, le 26 janvier 1644.
(Fleuri de) , Barou d'Oppède, le 1 0 fé \Tri c l' 1645
il :\ é té p' croier Président.
I)UCH,A.ll\"l: ( L:u.3I'c), le 6 juin \646.
FORB I N (Melchior de), Marquis de b Roque, Je 2 1 novembre \646
OECOIl.MlS ( Lou is ) . Marquis de Bl'eg:''\Dçon) Seigneul' de Bcaure-

ll U')LENC ( I-J ou Olé-Henl'i de) 1 le 16 fé\'l ier ' 70'}.

' 702 .

'"!.

( J oseph-Clau/le de ) , le 16 ruars '73 1.
de). Mal &lt;juis d e Saint - PAul j
Comte de Ueillane, le 16 mars 175 1,
nlt.UNI (Jc:l.D ... Bapli~te de) . Marquis d'Entl'ee3steaUx, le 27 juill J 733 .
tOIUOL!:1 (Franç,ois _Charlcs_Xaviel' de) , }\f:I.l·quis d ' Espinou se i
Buoll cie Corbières. le 9 jao\'ier 1756.
ARUAUD ( And,'ê Ehéal' d'). Seigll cm' de Jouqu cs, )1; 1'1 mai 17 40 .
GUEI0AN (G,lI,pal'd ùe). SeigneUl" ~le Va laLre , lc 14 ocLoh rc 1740 ,
THO MASS I N (Lo uis de), Seiglleul' de PC) uicl' , le Il octobre 174.1 ;
il a été In tendant Je la 1\1artiuique.

MAL I VERNY

g T1l0)IASS 1N (Je3n - Louis- Gabl'iel

f

AUR IS

( Jules- F""Il c:oi~· Paul âe), SCiSIlCLlI' o e S,lio t- ViU CCII 6 lc

mars 1746,
BOYER (A lc sall dl'e.J ea n-Dap li sLc de), Se i;;ne ur d' EE)uillf's; I C&lt;; U l,'
16 octobre 1747' 11 fut :lmb3ssaJeul' allpl è" ,l u pl'i uce &lt;': h" I'lesE douard SLuar t lol's de sa descen te cn Eeosl&gt;e , Jluis mis eu m CI 10

curiale el interdit co 1762.
t Jean-Luc de ) , Seiôueul' de PL)'oicL, le 20 J écembre

TUOM.o\SS I N

'7 48 .
TIIOMASS IN

( J o.&amp;eph- Etieune de ) , M.ll'qllil&gt; de Saint-Paul i Comte

de R cillaoc , le 7 janvier 1756 .
BRUNI ( B\uoo_Paul _Th':od ol e de), Marquis d' Ent recasteaux, i&lt;'
7 jam' Îel' 1756 ; mOil l é,' oluLÎoQuairem e nt :, OrJ.ll ge 1 le :l0 j1lin
1

791f.

L AU It EKS ( rit' I'r e

fl (') , ScigocUl' ,1., pl"'Yloll cs ,

l e 26

nor emhl'c 17 66 .

�l\IEMD R ES DU PARLEMENT.

\')

i\JM , L.ES CONSE lI.lLERS U ' H ONNEUR.

")

AL.BIift.T ( A'UtoÎnc- Michel d' ) J Seigneur de 511 in1- fl ypo lite, le" ml'l i

' 767.

1

ARS.\VD ( Aodré- E lz.ëar J') , Seigneur cIe J o uques j reçu le 1'1 avri l
1768. Afort révolutio nnairemen t à Lyon le ~6 décembre 1793·
AaUTAN ( Jean-LoUls-M artin d' ). Bat'on de Lau!'Î' j Marquis de
Laroche, le '7 jnin 1776.
CA..IIR'E ( François-Marie-Jean-Bapliste d e ) J le 17 juin 1776 .
Dn.UNt ( ~ea n - BC'l pti s l e-J él'ô lll e de ) J B'Il'on de ta Tour d' Aigues;
reçu le 4 mars 1777.
•
FAUruS (Alexandre-J ules-Antoine d e), Seigneur de Noyer et de
Sdin t- Viuceos j le Il i uiH et 178:1, eu sur vi\'ance de 60n père,
mort '1" Prés id ent de la Cour Royale d' Aix en 1819BaUN t ( Jean-Baptisle-Bruno-Raymoud-Joscph-Guillaume de),
Marquis d'En trecasteaux, le 11 juillet 178::1.
ALBERT SAlKT- H VPOLITE ( 1\1 ichel-Gahri el-Albel'l d'), reçu le

MIlSS IEURS LES CONSE ILLERS 1)'!iONNFUn.

.Annie de réception.

1509.

r
F I LL IOI, J

( Picl"I'e ), J\rcl, cvèque d' Ai ".

(i' IL LHIL I ( A nt o in e~, ~o n

G IU.MA L D I

( ALIg Uitili dt), Au m ôn ier du

.~,-

...

no..

1516.
L,\ 3C A I1I 3

( A ulOi ll c

dc ) , clc T eud e j EvJqu e de Hu' t..
1525.

13 anil 1782.

4

ne \'e n ,

~ t\.'

""- t" .. ..

2~

~v _~ 1~~

DORSON\' ILL E (

CI:Hlde) J Ev41qllc de Sisl(,I'on ; CODseilltl' et

Cal

J r-

des-Sceaux e n 15:J.5.

1586.
ShCU IEI\ (Antoi ne) j il tlll\Îl Con se iller d' Eta l , M;lÎll'e des H, quêtes, Jj clI l cu:mt civ il e ll l;l pré,'o té el Vi co mte de r.'fÎs, Il de, illt
"prcsident;lu 1';u'!ell1 ('111 de Paris .

1600.
Il clI' i TAL

( Pa ul.l-Iura u ll (le l' ), Sejgn eur dc V aJ q;ran cl, An.: hcI'l!qn c

d ' Ail. .

16 37,
LAUZON ( J(,;l ll

,Ic ) , l nlclld ... nl de Provence.

1640.
C'U13T

( fl':Ul ÇOlb ),

Se igneu, de Vaulolze; Jnt enJ"llt J e P, ovP l1 ce.

1663.

I"RI .

�VIII

MM. LES CONSEILLERS.

MElIIBRES DU PARLEMENT.
1690.

MESSI EURS LES CON SEI LLEIl S.
HUEnT (Jean-Louis) , Seigneur d e Mont-Mo r t , I ntendRnt des
Galères.

1 7 11.
A RNOUL ( Pi erre d ')

F'(IRllt N ( Lou is de ) , Seigneur du Luc; J l:\Îl prellli el' Pl'é.ide nt de

Inl eu dant d.:s Gal h c6.

1 73 2.
TA 01J SSli'T.D · Ht R l co u nT ( U ~ lli g ll c .J é rôm e de),

I fHc udant d('$ Ga lèrr s.

17 . . ..
H UTSO N ( Jc3n-Baplilile ) , In tendant à T o ulo ll

Parl ement de Par.,.

t 5 01.

J

el Const' ill e r l'Hl

la ClHlntbl'(' des Comptes, lorsque , perrnutant a"ec d' Andréa , il
rut n om m é premier Cnn scill er .
PU GET ( G uillaum e ) , Pn;:vô t de Saiol -S:mveur ; Con se iller- d el'c d e
l'I nstitu tio n d U.P ! l'lem en t.
CUER S ( 1e311 de) , Pl'évô t de Ma rseille j ÇOIl~ e il l e l'- c1 e l'c i1 e jl l nuiluti ou . lI ovait 6lé Maî tre des R e qu ~ tes d n R oi René.
RrCARD ( Raimond ) , Pré" ô t de Ve ntahre n j Co nse ill el'- c1 el'c d"
l'I nsti lutio n .
HllANDIS ( Pierre de ), Co nse iller-clerc de l'I nst ituti on ; il rut Dé puté ft Ro me au suj et d e l'an n e:ce

1 avec Loui s de F orbi n.
ou D UR ANT I ( Bertrand ) 1 Seigneur de Fuveau fO L li e r C) nier ; Co n.!ieill er- Iaïq ue d e FIoSlilutÎ o n.
SBCU I RA N (l\'1elcbior ) 1 Seign eu \' de Va\l\'e narnucIi ; Co nseillea'- b ïqu e de J' I n stitu t ion ; aut eu\' ll' une célèb re Consultat io n re lati ve
aux droi l s du R oi SUl' la P.'oven cc.
M AT o !a ( r ien e ) 1 Seigneur du R eveil; Cn ll scill cr- l&lt;uq uc de 1I1u.tillllion .
TOI B UT I IS (S imon de) , Seigneu!' de Sa inle-M:u'SlI erÏ 1P. Conllcill erlaïq\IC de J' I nstitu t ion j il fut ambassad eu r it G ~ n c s ,
.A U D I nr.l\T ( M ichel ) , Cou sei ller - laïqu e de l' In51ilHt io n .
O U !' P. R1ER ( G:l spanl ), Comeil ler-bïqu e rie l' I nstit ut ion.

DURAN D

j

,

505 ,

C UllU.l'oLUOl ( l\hucelin ), Sf'ignell!' ci e la Penn e ... ,1' E u t l'&lt;lS u('.

1 5 08.
T O U RN ATO R IS

( J ean ), S(' ignl'U!' lIe

(';llIi l l:'l ('.

1509.
(Bcr ll and ).
PA&amp; 1511S ( E~ r ri l ), SeiSlll' U' du Re \tesl.

R 0 5T.l.. GNY

15 10.
A LB I ~ ( AlI l O l l l ~

d') , Sr lgnc ul' de

(' hAlf' OIl1- H cn" , o .

�x

~L\l.

1512.

LES CONSEILLERS .
1535.

.Ie ).
J .\RENT-t ( Claude de ) . Seigneur de Sén:u.
CORIOLIS ( T o ll u.a Înl

EMENJA UD ~

1536.

1, 16.

CpAlll N ( Fr:lu so i ~ ) .

Nicolas ) 1 Co-Seigneur de Ri"- el (le Barra •.

( Jean ).
RASCAS ( FrnnçoÎ/I de ) 1 Seigneur de Basanit, du Muy cl du Canclo
1)0XEAULT

1 5 j 7.
hl8ERT ( :'-le:.:an&lt;:1rc--Améc.lêe).

1539.
B ADET ( 8CI't1'30d

1520.
S.E VA. (N icc.las de ) , Seigneur lie

A:mm.OIS (

de ).

Remy).
1542.

Sa inl-T LClj)et..

Al\CUISS I." (Gaspard d' ) , Seigneur d'Esparron.

1521.

1543.

SALA { GcoO"ro.\'} . Seigneur Je i\'I o nt-JII~lIn .
GAllDE

J 522 .

( GasJl&lt;'l'd ) , Baron de Vins.
ou G EOFFROI ( Anto ine ) 1 Seign eur li,. la Calinière.

GAUPFRIDY

I\LAY1' Ii:R ( J ean ) , Baron d 'Oppèd e ; il
pre lUier Pr';sitlt" lll .

flll

PrJ"j,lcn l , ct

C Il)II I ' "

l5 '23.
.\.L8E ( Alnaud J ' l, Se ign eur de ll oque m a1'lÎ ne.

CL.\NDE\'Ès ( CII3d es de ), Seigne UT de Saiot-!\l 'lIllIl de paIl ,; LU .

1 524.
(Georges), Se igneur ùe peynier.
GAIU'El\ tr ou GARNIER ( Lo uis ).

BEAU110NT ( J ean de) .

( Jea n-A uSlilitin de ) ; il Cut pl'ési~l e llt • puis pl'cmiel' Pré-

FOREST ....

side nt.
L~olŒ ( Accune de;).
P E RUUlS \ f"ançois de ), Bal'o n de Lauri s.
GENAS (F ran ~o is de), Seigneur .J ' Eguilles .
P.... N' I SSB ( Claude de ) 1 Baron de Montfauco n.

OVRAKD

1544.
nO lltPAIl

.J 528.
MA.RT IN ( Loui s de;. Seigneu r J e PU)'IOll lm' I'.

( riene ).

l Bar thélemy de ) 1 Seigneu,' de J\lill':'lllll.
S.uNT-l\"lAnc ( Antoine d e) .
PUGET ( Louis tic) 1 Cn-$ciHIlt' l1r de FUI·eau.
THOMA S

1530.
SA Dt:

( Joachim de), Seisntu r d e

1545 .

M:l7••:W.

FAR'\!

( Nico las ) , SeisocUI" de Ca las .

1532.
r A lln l

( Fouquet ), Selgo eur de

1552.

La"CIn t".
C U A I NE (

Se igneu r du Cas tt"lI ar .
Guillaume ).

M ONTUEL

(

SO!olAT I ( H o n olé) 1

1533.
( f'r:1I1 ~O IS ). SeÎ s" cur d .. Castellar .
TJ~ 18 U T11 3 ( IJ oll ol"": de), ScÎ:;::n
cur df' S.~lOlc- M~r"'uf'
lj l(, cl \ .. hl'v
0,
SOM A Tl

n;as e t d e Pe) l'oll cs.
R O LL... ).!)

( Antoine ri ,.), S . ~ h Tlfllr &lt;1 .. Rt'III f1 nè l€' .

Pierre de ).
j

ARDILLON
S .-\LOZ,t ON

553 .

( And, ~ ri' ) 1 Sei gll cur d e l\t oBtm irail

( Jc:'IH ).

�MM. LES CONSlllLLETIS .

l\lEMIlRES OU )'AR Lf;AU;"T.

XI)

ft.OTTD

SACCO (

Pierre) .
( Houoré ), Seit;ut' ur de

( Vien t:) .
( Nicol:lS ) , Se ign e",' de Meaux .

H .\lNAUO

1554.
R.1J&gt;haël ).
VITALIS ( &amp;prit ) , SrÎgueul' de P OUl"cÎe us. .
Y1iTERI :&gt; (Benri de) , S~ignel1r de Puymichcl

XIl)

('t

t;70 .

,tu l\t!It'~l .

Rt!.l\l\IONO ( Boni fa ce ), Se igneur de Pe nnafo rt Cl de lA G ali llihe .

}&lt;"I:nRI ER (

CnATRAUNIWI' ( Ch:U'lcs de ) , Scignem' tIc l\{nllège&amp;,

TnESSl!l'IIANES ( Hainaud J o:), St:igueur de Chas teui l.
DElDrER ou D.ès lDElu ( Bertrand ).
1'I-IOMASS IN ( Jean- André de ), Scis n ellr d'E)' nae.

DEDON s ( flusues), Co-Seigneur d' Islres.

HASCAS (Jellu d e), Se ign eul' ..le Ba gerris, nrchiJiacl'j&gt; de 5.'lill t-

LAUG I ER

ANTJU.MY

Colobl'i~J'e: s.

( Louis ).

G IR.AVD I ( JeaQ ) , SeiJ;lleur de Orov es, de G n:ou"'( 1 de fi o uurt, elC.

( Louis de ).
( Guillaume ).
AhcUMLIS ( Claude ).

COaJOLI S
AYMAR

. 1 555 .
ROMAblY ( Bertrand ) .

556.

j

1571.
BOYBR. (Vincent).
GUUll l N ( FI'rlnça is), paUl'VU d'un ollice nou ve lJ emf'o t créé pOUl'
IÎli ou pOlir cd ui qu'il uomm e.'a il. Il uonun" CrisLoplle Blancard
'ans ava i,' été rc'Ju ,
F ULCOru s ( Raiuaud de ).

( Jea n J.
( Pie ....e ..le ).
ARNAUD (Claude d'), Co-Se ign eu\' de R ier.,

ACA R

D1HlA~D

( Claude) , Seigneur de Pcyni&lt;'r .

MOUTON oU MUTON tS

( Martin ).

Vl.NTO

1 572.

1557 .
PÉN'" ( André ).

{ Cl·islOphc }.
RAI NAU D ( Jean ).
RocnAs (Melchior de) , Seignelll' d' Ai glun.
E STIENNE (Fl'anço is ) , Seigneur de SaÎul-Jellll.
F"uu.y ( Cla ud e ).
BLANCA1\n

1559.
FERR IER (1 ;':30 ) , Scignel1l' de S:\Î llle-C, oi x .
GRrFFoN (Joseph ) , Se igneu r de S.. Înl - Cé b,l f)',
j

15 73.

560.
E ~O;:NJAUD

,\ Re USS I.\, ( Jea n d ' ) , Seig n l' ul" de Ca1'li:ln u c.

156 7.
O ••I\' IER o u

ÛLl\'o\ Rï

( Anl..,ille).

S I"-tr ANE ( C laude fie), Seig n eur d e la C"lo lt'.
L ~o :t.'ë

( r iene de ).

1 568.

(Auloine ),
T lltllUTtl S ( Melchior de), fils d'Honoré, Conseille!' j pOUn'11 en
157:1. d e l' offi ce dc ClauJe de Pani sse, son beau pèl'e , ne ful pas
l'e'i u , se, pro visions po1'tant que le l'éliigna uL vivnil qU:\\':lutc
jours, tau d is que l'a oisse mour nt avant.
P E LLICOT ( Boniface ) , pou\'vu dudit office, rut fait Pl'és ident avant
J'avoir ':lC: reliu Co nseiller .

1574.
Sh.ul n L&gt;; ( l)ierre d e ). Seign eur d ' Alli ib f'~U ,
S UffREN (AntQin e d e) .
(',RON ( An t.oine ).

1 569.
P lTGl&gt;T (

Eli enne de ) , Seigneur (le Fm' c.\tI.

TULLJl.S { Olivier de }.
Esl'AGNET ( l\aiuaud d' ).

1575 .

( Raymoud d' ).
$AIl\T-1\1Anc ( li"raoço is de).
E SPA G NET

C IlAILAN ( P ... ul ) , Seigneu l' ùe l\-1ouriès el \Ie LamLl'uis!&gt;e.

�MM . 1.ES CONSEI LLIlIlS .

MEMlJRES DU P .\RLEME N'l'

XIV

1577 _
G IR4\1D ( lIallb:l.'l.3l'd ) 1 Seigneur J e

THOllON ( 1\ ntoill c de), St' iSlI clIl' de Thoard .
;.. Y/II AR ( J('a n -,\n dre) , sUfli o mmé l' Her mite,

"l'O I'C:'.

de ).
PBJROrlTIDl; CROZE (&amp;pril ).
P UC.l!T ( Pierre de), Seigneur de Tourlou l',

15 90.

H.(HlILLAS ( P e rrinCl

1 57 8.
e llAI NIl

GufmlN ( Alcxaud,'C), Seigneu\' dl: Castell et j 1'4'1;;11 pou le Pal'lc mC'llt
Aliti - ligneUl',
PAUL ( Eli4'une ).

1 593.

{Lo uis }.

FOIlESTA ( CIU'Îslopbe d ~) . Darou de Tresi .
L A C:è.PÈDE ( Jeau d e)) Seigneur d'AigalnJ cl .
CA.D.E..~BT ( Guillaume de) ~ Seignent' Je TourDefort.

E ST IlUfNU ( ll h il ibcl't
G .W·fIB R.

J' ),

1596.

( Jetm J' ).

15~ 8 .

CALVY DE REULAl\"E ( Anto ine ) , SeisocllI' d e Sa iulc-Cl'oi 1.

rien t) J Co-Seiôncur d' Jstres ct de Mimet.
( Jean de) , SCigUCUL' de MOlls,
FOIl.LSTA ( Franço is de).
DEDONS (

V1L.LSNEtrVE

1582.

l\lekhior ).
(1\Iarc-A utoine d' ) , Seigneur de Ons.

DESIDEIU (
E SCA Ll S

St.&gt;iSll e u r de V ill emu, Cl (11:: la Gal illit-. e.

( Houore J e).

ANTELMY

/" SOMPA.n ( H ercule d e).

\V

"AOET ( Ant oine de), Scign eu r de Gal'Jaull c.
ULA NCAR.D (Pien c).

1599.
MONN I ER

( l\fauaud de), Seigneur d e Mell:'! lI .

LEII&gt;JiT ( Gaspa l'd de), Seigneu i' de Fombcloll .

( Jean ) .
Christophe d e) , S e it::n euI' de Lambel t ,
l )P. R.IER ( Julieu d e ) • Seigneut' de Clo mao:..
G LANDEVlls ( Gaspard de), Seib'neul' de Cu!)es.
V ENEL

1584.
TaESSE MANES ( Jean- Baptiste de) . Seign eur de Chas teuil.

l\i AYN lli R. (

1585.
ÛLl VARY ( J can - PielTc) .

1586.
( J ean- Louls) J Seigue ur ll t;! Si ëoye r CI J e Ca lissfllle.
l 'ERU in l B.1ItLa7..lrd de ).
J OASN I S ( Arnoux), Seign eur de Châlea uneuf.

SUFFR.EN ( (l:l l a m ~ de

1600.
Je ).

AL OEn.·J"{ Jacq ues d'). Seig neu r Je Roque,·anx.

LlilD ET

160 2.

.

Tn lc n Au o ( Pi errc), Se igneur de Saint-Martin ct d e S ie\C:,...
(Jca n- napti6le).

C UAI NE

158 7.
SiiGUt8..Ali ( Autoi ne) , Seigneur de Bou c.
!'.rAZAR.CUES

( 105e r)' de ), Se igneUl' do.! Mali jai .

EsrAC~ ET ( M are-Antoiue
_

_ THOM AliS I N

d' ).

(Jeau-Augustin J e), Seig neul' d 'Eyn;1 e N d t' Laman on .

1604.
r On DI N D 2 J\tAYN I ER

ACUT ( Honoré ri').

BOYEn. ( Je:m - lhpt ilitl:: d e ).

160 5.

SA INT-1tl.\ne ( H onort! de).

1588.
.\.1 LnAUO ( An toin e).
( Ga5pou'd de ) , Scig n eut· J 'Au ribeau .

Steu IRAN

( Vi ucent-Ann e de),

P resid cnt, c t ensuit e premier Préliidenl .

F I.OTTE

( Jean-Au gustin ).

1607 .
MA. YNIER ( Ha inl o nd Je ).

0 .'11011

.

J ' Ûpph l c; il fl:t

�&gt;, vj

MEMBR ES DU PARLE MENT.

F .\.BR 1 ( Nicolas-ClauJe) . Sc ioueur de Peiresc 1 l' uo J u (1\u ,

MU. LES CONSEILLER S.

iU".-

treli uuns de son siècle .
Al e'lanJre de) , Se igneu," d'Ey u:lc.

'fIlOllAs,s IN (

-1 622.
MA ZA R GUES

( Melchi or ,le ).' Se igneur de l\la lij 3i.

1609.

1 623.
.

C.\UVET ( Jean-Ba ptiste de) 1 Baron J e Trt' u el J e Marl(;U3Ue ;
':tait Gade~des-Scel\u x tic la Cha ucelleric d e Provc llcC .

1 6 11.
Es rlEN K t

(

A RNAUD (

Louis d').

G.l. briel d') 1 Sèigueur

Je

Pi erre de») Seigneur de Sain t-Martin

L Al1 R "RNS (
JOA NN I S

Sa illt-Jean.

TU Or..ON

( Gaspar d de) , Seigneuc de M ons.

( J ean- An t oin e cle) , SeiglH!ur d' Arti gl105c,

1624.

HERMONO ( Arn aud) , Seign enr J e Penn aforl .

N ico l:u ) .

16 B .

AI,DEB..TAS ( Sébastie n

J ') , Seigneur de Gerneoo6.

B LANC.~IlD (

Hen r i ).
SUFFIlEN {' L u .Brin d e}.
ESPACNU( R ai mo oJ d' ).

1625.

PAULE (Louis Je ).

1 6 1 5.

de ),
Hou x: ( J ea n de ) , Se iSll eur de Gaub ert .
GuÉnlN (C harici

U.E.DO}(S ( Lo uis-Augut's ), Seigneur de la Pène.
G ALLIFET (Alexaudl'c de) 1 Seii)oeur du T holonet.
(Fra uCia is de ).
GAUTI.EB. (An lo ine de). Se ië oeu r de Garda ull e.

S.\INT-J\TA Re

1 6 16.
HALL01\"

el J e

( J&lt;:3 11 de), Seigneur fie ChAt ea. un euf.

VtLLENBU VB

1 6 13.

DUCllA 1Jl,"B (

il

1626.
\ ' A LB r; LL ~ (

Léon de ), Seigneur tle Meyra"; u !,,l .
( L ouis d').
B ADET ( H e uri de) .

AN"TE LMY

1.627.

{ An d.''; de }.

16 18.

Cu Al LAN (Se ipio n de), Sei.gneur de MourÎc!s.

16 29.

HON fFACE ( h cquu de), Seigneur de 10\ M oll e.

161 ~ .

Tnrc n AUD

( Franço is de), Seigol'u r de Saiu t-Mart in.

LF IDET ( Loui~ de ) . Sociguc ur de Fo m he lon.

1620.

'1630.·
R As eA' ( Hon or": d e) , Se ign eu!" du Cn net.

1 63 1.

1.1&lt;iDET ( Je:ul de ), Sei gneur de Sigoyer .

1621.
FoaESTA ( Scipio u de), Sei gneur de Co llougues.
FOB.'ESTA (lean-\uouSli o d e) , Se igue ua' de la Hoqu ette .
FORBIN ( Jea n-llapt iue de ) 1 ~i sneur de 1" Roque.

GA I LL ARD

( Joseph de. ).

O r. JVAR.Y « ('ierre d ' ).
AC.UT ( Jca n - BarLhé leQly d').

1632.
FAhl\ t ( eb uJe ) . Baron ù e R ia lHi .

J.

B'·lIe .

�:\IM . LES COi'lSEII.LEnS.

,(EMBIŒS Dli l'AilLilllllNT.

XVIII

1643.

LOJdBJ.JU) ( Charles d~ ) i Seigneur de Gourdon, Marquis de J\'lonl aurouX.
j

(JO); NORAT

633.

"'

( Gaspnrd d '), Co-Seigo eur J e Pourci cu"C .

1644.
GRIMALDI

( Cbarlu de)

1

Seigneur de Reguu e.
( François d e), Seigneur du Pugel.
(C hnl'leli d e) , Seigneur -de Vo l onu~ , en un office de (&gt;résident l'lUX enquê tes.

CLAPIERS

VEN.B.L (Gupard 'de).
(Marc-A ntoine d' ).
THOMASS IN (François de ) , Seigneur d'Bynao.
AJ\.BAUD ( J ean d' ), Seigneur de Jouques,

TAIJAR ET

AL8EIlT

1645.
TRESSEMANES ( Charles de), Seigneur de Chasteuil.
MONtE'R. ( Amand de ~, Seigneur de Chnteaudeui l.

16B.
TnOMA.SS IN ( J ean-Baptute de ) . Seigneur d'Eynac et de Peynier.

1647.

1636.

( Jacques de ) , Seigneur du Tholonet, l'n un office Ile
Prés illen t aux euqu êlrS.

GALLIFET

PERIER ( Fra0'i0ls de ) , Baron de F layolc.

1648.

! 637.
( J ean-A ntoi ne de ).

BoNFILS
GLANDEVÈs

(Jea.n-Franço i&amp; de ), Seigneur de

AVMA.B..-D'ALBY

(Jeau-François)

J

ROU5fCl.

1649.

Baron de Château-Renard.

SIGNIER (JeaD~Pierre de ).

de

TOUr1'('5 .

1638.
}&lt;~O n.8IN-M.-\.YNIER

( Henri de ) , Baron d' Oppède
ensuite premier Préside ul.

j

devint PrJsi dent

165 O.

J

SAINT-MARC ( L ouis de ).

DEDONS ( Pi erre) , Seignellr de Viel'rerell,

AGUT (Pierre d' ),

16 39.
CAUVET ( Gaspard Je }, Baron de Bormes et de Marignane. en l'office de Garde-des-Sceaux de Jeau.Baptisle , 600 père .
BoVER

( FrauÇ:o is de ) , Seigneur Je la Garde 1 en un offi ce de
Président aux ~nquêles.
GAILLA.lLD (C~sar de) 1 de Longjumeau.
LEIDET ( Pierre de), Seigneul' Je Sigoye"r.

THOI'IU.SSIX

VALBELLE t J eao-Bapü"e de ), Seigneur de Saiot.'Sirophorien , Baron

LEIDET { Pierre de }, Seigneur de Calisune. II avait été Présidl'llt

aux l'equêtes, puis au semestre.
ESTIENNE ( HODO"'; d' ) , Seigneu,' du Hourguet.
ESCALl$

( Vincent de) .

1610.

DE SA8R...o\N ( Henri d' ), Baron de Bras et d' Amou il,

Ml cn...€DIS

(Jea n-A uguuin de ).

( Louis de ).
THORON . ( Antoine de) , ~eigoeur d' Artignosc.
ANTOINE ( Fnmçoi&amp; d' ) , Seigoeur de Saint-PoDS,
SUPFllEN'

BARRJbœ ( Pi('rre d e) , chanoine Je Saint-Sduveur.
ANDRÉ ( Jacques d' ).
.M ILAN ( Céi:JT de) , Sciëo eur de Corn ill on.

1641.
H.4I'IiJ:LI S

( PicHe de ) , Seignf: ur clc RO&lt;lll fu nl e.

1651.
FOR'F..STA (François J e ) " Seigneur de Coll ongue"

�~L\r.

l\JE:\lDftES D U P i\l\LEMJ!:N'I'.

lX

( Audré de), Sei!)nl'ur Ju ClmA:lud.
DE Vlli"TIMILLE ( Guillaurue J' )} Seigneur de DI/'amuellei.

LES CONSli:iLI. Jo: HS.

( Jea n - Bapti sle-Ju les de ).
S •.ll.IANlî: ( Jea n de ), Seigueur de la

" 1

RI CA RD

CU~ l e.

l\1.'-UflEL
t\ VTI\ IC

1653.

GAU FFI\IDY

RAPHELI S DE

(ChaTI n d').
( Jul ie n de).

GAUT IE R

( J c,m- F"anço is de ). Il cst ,':tut em'

Henri de ) , Marqujs J e S:tio t- MarlÎn e l Je Dru e.
~JAU'I\.EL ( François de L Seigneur de SaÎllte-Calheripe el de Vo-

T .! l\TU LLE (Jos('ph.l"f3n Go is de), Se igneur lIe la U OI]U~.
Se igllcur .le Saillt_Julil'll .

Rou x ( Jean de)) SciS"cu l' de G:1ubtll.
(A nl o ill c d e)) SeiGuc.IIl' de V o lonnr.

.I\.lAUIUl L

lonne.

i6.63.

1655.

DurEI\lEn (Sr ijJion ).
ESTANG

de Lubiè rC$ ( Dominique de ).

DE PAI\ADE (Gu i.lJauru.&lt;:. dc l ').

( Laurio d' ),

1665.

GUll. UN D'fi SALLA. ( H enri de ), Se igneut· de M onl-Juitin .
CUJR.Uf

(Antoioe de) , Seign,'ur de Labriaoe,

en

l'office Je Garde-

OOYER ( fI'BlHjOIS

Je), Seigneu r

de

Banllol.

1 668:

des·Sceaux.

1656.

( Pi en e- Alltoine ùe ) , Seign eur de Sai lile -Cécila e t
B3l'doncuchc .
R ',\OU SSET (S im on de ).
OncIN ( Jca n-Jose.ph d'), S&lt;'Î;; neu r lit'. 1\[il"l",,,il.

J OUl-'PIlEY

( Alphonse-Louis d' ), SeiEoeu,' de RousseL
CHAILAN ( J ean de ) . Seigu eur dt" Mouriès.
COR IULIS ( Jean -F r a0'i0is d e ), B:tron de Lim:1ye;
Rou x ( J can- Franço is de ), Se igTICI.1l' Je Sa inl- J:nUll e l &lt;le 1ft PJ-

AONAUD

1

i6 5 7.
( H on oré de), Seigu eur J e lleau"o j:-iu.

1658.
Uaas DE CADE}I.']!;T.DE CRArONE ( Fra nfiois-nos taiu ) , Seigneur de
i..;lmanoD. comm e President aux t'nquêtcll.

1659.

")

,M ICnA&gt;L IS ( Viucent &lt;le).

une.

PIOL1;NC

.Ie

166 2.

L AU RElCS (

E,sPAGNET

Hi ~ l o; l'e

(Gaspal'd Je ) ,

BALLON

16 54.

B'ClXAULT

d ' Ull1:

Pro,' euce'.,

~I RSO ni GNY ( Jean-Fran't0is de ).
A ..... TEL.\ly

1660 .

CUÉn.1N ( A 1u:anl1re de ).
FOS:8tN ( l-h mi de ) . Seigneur de S:1inle-Croix.
T H O ~AS S Ili" ( Alcxaudre J e) • Seigneut· de P C) nier .
V 'LULLE (fra ll'i0is de Paul e tl e), Seig" e .. r de l\Il' yl ar:;ues.
Tr.IMOIiD ( Honoré de), S~iô ll e llt' ù'Aiglu lI .

1669.
ALDl!RT

( François J ') .

LEIOE'l' ( Frallc;ois de)
GRAS (

J S.·iS tlCIlI' dc Caliu .. ne .
Ii ono l'é de ), Co-Seisn eu r de BOl15Set,

AIIL A'fAN

nE l\ION'fAUD

(Scxlius) .

1 670.
GUIDI

( Oomiui&lt;ju cQc }.

1672.

l 6 i' 3.

d~

�~M .

ME~ IHR ES DU PA R LIlAlE JIIT.

"&gt;'l)

1 683.

1674.
TlŒ!SEXANIiS (Joseph de ) ) Seigneur de C rla.teui!.
SIGJUER

(Louis de ).

(Pierre.Joseph de), Marquis de St-.l\far tiu , Seigneurde B,'ùe.
P TOLD&lt;C ( J oseph-Fran ço is de), SeigneUJ' de 8 eauvo i, ju ,
MAUI\EL ( J ean-Fran çoi. de) . Seign eur de Pont ev4h .
VILLENEUVE (Fr :m Çiois d e).
THOltAS3IN ( Louis de). Seigneur de Muaugue,.
LAl1R.E.lfS

ANTO I NE
.ESTI ENIŒ

( Elzéard d') 1 Se igneur de Se ill oilli.
( Lo ui, d').

8 ENAVLT DE L VBdR.!lS

L SNFAN'r ( Luc).

( lI euri th')'

•

1 685.

PERIER ( J ose ph de) , Marquis de Fb yosc .
F R ANC ( FranCio is de).
H ove R E T ( L o uis de), Daron de Fau eo (•.

1 675.
G.USJ:iNDI (Je., n-Picl're de), Seig neur de Tar tonne 1 en un office
de Pt'~side nl au x enquêtes .

xX "1

LES CONS III LLE R S.

1 6 8 ~.

( AI u.:mJre de ) , tu un offi ce de Prb,dent aux eoq.",aU:f.
(Ch:t rlu de) , J\1.arquÎs de M onlau1;ous ,
R AP n B LIS ( Honor é de), Se igneur de Craqaboj, et de R O&lt;j u r ' ;lIl lcII.
L AUREN S ( Pierre de), Seig neur de ~ey ro l1e,.
GA L LJFET
loMBA R D

i\fICllAlLIS ( Sau,'cur rle), Seigneo r de Mlut ia lis.

'1 68 8 .

1611.
( Joseph de) 1 Seigne ur de Tounes,
S.t.R.F.tM1! ( René de) Chan oio e de S~iD l-SRUll e u r.
BoYER ( Je.a ll-Bapti:.te de) , Sotigne ur d' Eguill es.

VAUELLl!.

1680.
FORESTA ( Seipion d e), SeisneUi' de Col1 oDsu el et de Ve nd.
GuW! ( Hou or.! de).
GANTÈS ( J ean-F ranço is de) .
T UEn ( Joieph de).

{ Marc-An loiue d' ) ......
(Joseph de).
1'11011.010 ( Jose.ph-Fra ut;oi, de) , -8e igll eur d 'Artiguosc.
M A U f\E L ( Pierre d e) J Seigneur de V910une.
MEY RONNET ( Paul de) J Marqui s de ChàlCll un euf.
E SPAGl'fBT
L ENFANT

1689:
ARL ATA N
GA UT I BR.

DE MO:NT .... VD ( J ean d').
( Anlo in e de), Sieur de Val~bre~.

16 9 0.

16 8 1.
(Joseph de).
A N TEL~tY ( Paul-Alhe l·t d').

GAL ICE

(Je~n-L o uis-FranCio is deL Seigneur de Peynier.
(;,l,DElIET ( H enri de) J Se igneur dl) L amano n J en Ull nffi ce de Pré-

T nOlllA5 S1N

1682.
SUFPIUiN (Jean - Baptiste de), Se igneur d'Au be ct J e Sai u,,""T ro pez..
BULON ( Joseph de). Seigneu r de Saint-Ju lie ll.
Jl,lAUREL ( Ga.pard de), Seigneur de ValLoue ll e el du Cbaft,ud.
~BLA NC (A nqré), Seigneur de 1\(f"Iudes pin .
EST1Eln.:e ( Pierre d' ): Seigneur du Boul'gue t.
THORON ( Jean-Françoi. de),
TH('t)U3S J:S ( Lou; ~ dr ) , Seigm:ur de la Garde.

siden t aux enquêtes .
( Jea o- Baptiste de).

MAL I VBRNY

169l.
V ILLI::NBU VE ( Jcan- li yacinthe de) , Ba ron J' A ll li o ni.,.
( PiE'l'l'e de) , Srig lJeur de J\'l onl" el't.

HEV ES T

1 693.

�ME~mtES

l:},1 V

DV l'A R LJ.:lII J&gt;l'i 'l'.

MM. LES COl'iSUILL Il R S.

TnUT ( Antoine Je), rI ('St le rOlld:\h;' ur Je l'b o:opice de: la cL,uilé
J 'Aix,
l\oux (j\l es,.I udle d e) J Scigueur Je GaullcJ'I, depui~ p l'cooie l'
!&gt;id ~ ut du r ade meot de Pau,

Buu:u
HrCAnD

( 8althaurd de), PI"::.iJeot
(Jean-Paul Je ) .

:'\11

Pre-

eDqu~tt'l ,

1702.
ÂllD.\UD ( Amlr":- El"Léo r d') , Seif!.D r.ur ,le JouqUl'6 ..
FonDIN-!\1A YNIER (Jeall-Ba plis t e- Henri J e). Baro ll d'0l'l,vd.-,
RAOU SSET (G uillaum e de), Mal'quis de SC IllotU.
i\IAUllEL (Franço is Je) , SeigllcUi' d ~ Mons.

R EllOUL ( J cnu -FnHl 'i0if Je ) , Se igneur de LnOl b.:r l.
BA1U\lCvE ( André de), Seigneur de M ont -'(aloll .

1694.
LUllET (G~trdÎII ) . Il a é lé p1'l"mi er 1'1 (, iJ, IIL
( l'ien t! de), Seigneur d e Sa i n t-J ean.
ClŒlSSET ( Pie l're J e).

170 3.

MA.RTlNY

AUE Il'!'

(Mal'c-A lltoinc d' ),

1 7 04.

( Joseph d ') . Se igncu." de Nibles.
1'HOM.-\S ( 1-I cOI'i d e), Seis" cur d e 19. G;\ rdc .
Roux (BenoÎl de), Seigneur lIe BOllll c\'aJ.
LSOTA:"D ( Jc:UI-Ldou de) , Seigut'ur d'E otraglH".
Ar.NAUD

j
/

HO ll1

R Il'ER'l' ( P icrre- Fran'i0i!&gt; de ) , Seigucur de l\Io ll c!ar.

17.08.
RICARD ( l'Îene de), Sl'igneur d e Sain t-Albin.

695.

( Antoine de), Seigneur de la P';l"ulise.

1709.

i6~6.
TI10)U SS L~

(J cao-&amp;pLi:.tc Je)

J

BOU CUET

( J ea n - Loni s de) , Haron!,e F"ucoll.
(J ules-Er;lDl}ois (le ), Barn u d c, Sai n t-~ I al c.

_ MEYRO!\NET

ro.'lal'quis dt: Sai ut . P3ul.

( J eau- Louis li yacin ti1e d') , Baron dt: Moissac j il t'Sl l'au t CII\' d ' uQ (, hisloil'e du Parlemcnt , maQIJ~ c ril c, e n d e ux \' 01. iu-4o,

H ESM I VY

1698.
.. ,,/ BONU' ACE-UIDET

(Fl"aD~ois J e}, Sei::;u eur Je Fombc t OIJ ,

MAUREL DU Cn.\.i"FAUD (J o~epb ) ,

Cha n oi n e d ' Aix ,

m Ort

]!vèquc de

Sa iu I·Pau 1- T L"Ois-Chàleau x.
( Jacqu es -J osepl1 dç),
t,;ADENE'r ( Fnoçois de), Seigoeur Je Charle \':ll t! t J e 'fournero"rt,
Tl\r:l10ND ( Jt'an - Au{;\l&amp;t iu de) , S.'io" l!u r d 'A ii;l un.

~ LAUOtrLfE
BOYER

( J~all-LiLh:\ 1 de ) , Seignell r d 'Aig.t1:ld (,li .

( ]) if' l"re-Jea n jle), ~t i sne ur d'E6uill c~ . :l d ' "q;f' II 5.

1 7 1 O.

LESTANC-P,\l.tA.ll,E

ANTO I NE

( A n toi ne - i"1":Ulço is cl:) , S&lt;.'! ii:jllcur J e H o~ " e rcuil ('l' de

Saint - Poui.

1ï 11.
1 6~9.

( Césa ,' de ), S('i~ l1f'U\', J c L anHlllo lI.
(Em man uel-Fra nCio is-Au Loine de ) , S('isneuf" pe Boa&lt;1c~.

!\f AIlCK-TRI POL I DE r.Ua SSE

I\"1ILAN-FoRet~ ( Matbias dl! ) ~ ~1'Jlquis de La RoqUe".

FÉLIX ( Jea ll-Baplilile de) , Manl ui, du .Mu~. Il j"utIiO\l!&gt;-SOll\· t' IIi CU I
de l\lollseisneur Il' D':IUphin cu 1755.

BRUN

R .\\'E L ( L:lut"c de). Sei Sll cur ùcs Cl"Otl~~,

1 ï 12.
1701.
RA.Ll,ON

G.ul ee ( Jo!&gt; . . l'h-Flançoi!&gt; d,, ) , Se iSfi eu l" de Bt!JcIHU ,
LEBLANC

(Jc.:IU-Ba pti&amp;te) , S c iS'h~ u, d' V., e J\H1C.

( P icrrc de ) . Seiônt llr ,le ~:a lll l- JIII: ,· n .

M... U RI:!L ( E t icll lle-rot"larlill de ) , S.. î.;;;'fur dc YOIOIIII" .
LU; L .\!&gt;i C ( El1pl it

) . Sei ::;nctu' de, V c illahtllil.

�MB IdHR BS DU l 'A Ut.E ilJIŒ'1'.

M i\!. L ES CO NSE ILL E RS.

J 7 J 3.

1'720.

ORCIN ( J ea n-Joseph d'), ScigncllT d e Mir:r.vaU.
Houx 1J C3 o-Fnn«;ois-Da'f'id de) J SeÎS1J t ut' de la Perusse e t de
Sain t-Jurs.
•
L E IDET ( J otieph -Pierre d e ) . Seig neur de Cali&amp;5:'t ne .
BOIITASSY ( J oseph- Ignace d e ) , Marquis dt; Ch.i leau.-l'Arc.

1

l\hUN ( }&lt;'ra nço il-TolUsaiut 'de ) 1 Seigneu r de Cornillon .
r U Ne ( J oseph- Raimo nd de ).

1 72 3.
UR U N I ( Jean-Bapt iste de

») Marqwl d ' Entrecasteaux.
1 724.

17 14.
TUOItt UUN

( Fr.au liois - Am ielh de ) , Seigneur de F Olll a u \Cu .
LEB LANC ( Jean - All tl . é ) J Seigne uT de Moode. pi u,
LoMBAaD (Joseph de ) • Marquis de Mo ntau rOlll:.
B AIU\l GU Ii.

au;t

( Hemi - J o6eph ») Seigneur de Mnauguci

j

Pré,ide ui

~quê tu .

TnO M ASS J N

( L o uis ») Seigneut' de Peynier .

1 72 5.
HU.

CnloN ( Baltbazard de ) , Seigneur de Beau,'a l
C OR IOLIS ( J o.eph-Edo uanl de).

de) , Se igneur d' Ent rechaux.
C A DU IJ;T DE COAR LEV AL ( Augustin de ).
SOUCII ON ( Pierr&amp;de ) 1 Seign eu r Dellpréaux .

GEO FF ROY ( J 08e p!!

1727.
( Jea n-Ba ptiste-Augustin de )

GA UTIER

1716 .
CUAS ( L o uis-Frao«;ois d e ), Co- SeigrÏcUl' de Ro ussel. '

1 7 17'.
P E RIE R

1

Seigueur ..le la Molle et de

Saiol- Pierre.
AnN j, u D ( J4t es-Fran~o i5-Alph oD se d' ) J Seigpeul" de N ibl es.
PI GNET-Gu ELTON ( J ean-Baptiste d u ).
L AUG I ER ( J ea n-J o~eph de ), Se igneur de Beaul·eeeuil.

172 8.

( J ulien-S im olJ de ) , Sei.gneur de Clumll. ui .
( Pi t:rrc- J eao_Bapti6t e_Joseph d e ) . '

E'SPAG NET (

DONEDBY

Heur i d').
1 7 2~ .

.1718.
An LATAN . D E MON T A un ( Sex li uli d') , B a r ol ) d e L auris.
LU M II A Rll ( Char!es de ) , Marq uis de M ontauroux .
E STl.UHœ ( Hono ré d' ).
B BbTA.U LT DE L UB I È RES .( Pierre de ).
FR.AliC ( FralJ ç9ls de ).
M E YR ONN ET ( Philippe de ), J\'brquil de Châtea.un euf.
L i OTARD ( L ouis-Jacq ues de) , Seigneur d' Entrast'"
lsOAR.D ( P ierre )} Se is nem de Chcnerill es ,

DAR R..IG UB ( Ho llo r ~

DEIDIER

de ) , Seigneur de l't'l ont -Yalloll .
( And ré-Bnmo), Seigneu l' de Mi rabeau ,
( L ouÎs-Uel'u&amp;l'd ) , Seigneur ùe 8ey ues ..

DB CURIOL

CONSTANS

173 1.
_

(L ou is.Théo ùore de) , Barou ù' AusQu i5.
Louis ) , ·Seigneur d' Uveaune.
Mj,l\c K.-TR l fOLt P AN ISS E DE PASSIS ( JoseplJ -Chad c, dc ).
G A UTI E R. ( Jean-Antoin e de ) , Seigneur du Poët .
VIL L E NEUVE
L BB L ANC (

1 732'.

(7 J 9.
RA VEL

( Pi ene..Jean de) . Seigneur ,1'E,cla!mn .

�MEMBR ES DU P .\ RLléi\lEN'1' .

1HlI)

MM . L E S CONSE I LLER S.

J 7 34.
RlW.EST ( J ~D_rlaDço i:ii d e ) J $e igucllt' tic :\I..on t -Vell .
l'ADENET ( Jose ph-Fiança is J e), S e i ~ lh~ U t' de Chad c \,.. 1 j n uuL
~ \ ~ que ù'.J.Sdl'.
GA LL1F.ET (Si m oll -All' xanJ. e.J eau J e )

J

P t é,id":lJl aus. Enq u':It'"

1 735:
B AL LON ( Jost' ph de ) , Se igne ur de Sai u l- Julic n .
Dv puy ( Aulo int:) J Sei:;u eur de b M ou tte.
CA LLO I S DE L A T OU R (Ch .. r1u.Jcau -Ual'l islC des) ;

H s:;\t IVY ( Jea n-L o u is-Ho nol i! d'), n.lroQ J e i\l oihl\c j 11lort iQtcn0[1 11' J c la Gu adclou) e.
THO MASS IN ( J ean -Luc de) , Scig ll eur J e P ,· ~n ; f'r.
CRAS ( Jea n - J oaeph- Louis-Franlj&lt;l is- I\l l\' tin J e ).
[i'R/l. NC ( Josc ph - Frahçois-I gll:'lcl' tle ).
PI GNDT - G UELTON ( Marc du ) , Seig n e ur de So Îut- M:ll·LÎn .
BR UN ( J o!e p h- Fra nç ois d e), Se igli eui' de BO:l J es .
B.F. N A U LT -[. u nul n n s ( L o ui s- Fr~ o ço i s de ), l\h rtl'Ii s .l e Hrtqut'tllai' l hl C,

il Il

él..! l' I' ~' II I1CT

Présidctl f .

IsO A R D (

F ran çois- Paul d') , S t!i gue ul' d e Chen cri ll es,

n O L L A ~'l) -TE nTULL 'ES ( J can-Ba plisl e -FI':m grt Îs d e);

)\larclu;s de

Hou v ill e.
( Phili ppe d e ), Baron d e Sa int-Mar c .
( Jul es-Fran ço is-Paul de) J Seigll,tul' de S a i llt-"in c,.n~.
B.RLAT1E.R ( Bel oardin ), Seigneur de Saint-Jul ien .

M...E\'RONNET

}.UII l&gt;R.A.N D B

B\l SSAN ( M c l c hi o r -B o n ir3ce -Lou i~ d· ).

1. 14.8.

FAVR I S

O OU T AlIS Y

1 74 0.
U ICARD (

L ouis-H l'rcule de ) J Marq ui s de Brctj:mçon.

AUA DD ( J e:m _Jose pb_A uf)usl in «} ' ), Se igneu r d e

J Ol,lqnf,.

L EJILANC ( L ou is), Seigne ur de Ve u l:l hl',e n .
BAIlLAT I ER ( L ouis-M ath ie u ) . Seigneur de l'..las.

'1 749.
TnOMASS IN ( Jean - E tienn e de J J r,~ :l rq u i s dc Sa int- Paul.

~.-\BOV Ll E ( Piel're-.Lihéral de ).

TRIll0ND , He u ri Jose ph-G &lt;\b l'iel d e) ~ Scigueu r d e l)uy_l\l,chel.

1 7 ~2.

( J acques- Valeu ti n-Bru n o J e ) , Seigne ur d e R ousse t ct

J e Ch:h ea u- l' Arc .
('nros ( LOllis _Théo do re· Xa,·ier de ) , Se:gncur dt: B cau\'"I,
A UNA..UD ( Lo u i .-C h a r l e s-~1 a l'ie d ' ) , Seigneur de ROllut!'t.

f ORT I S

( Fra Dço i5-80nifa~e d e),
1750,

1

BAI\Rlcut; ( l\lOl I'c-Au t oi ne d e ) , S c i s: o ~ ur de 1\1 o u l . \,,,II ,)I) 1

B Ii UNy ( P icrre_P:1I11 _T h éodrtrc de ) , l\1.1l'q u is d ' I~ II \ I·rclSl('aU ll .

1 752,

17 4 3.
P .\l.ERY ( .Pi crre-S imphorieu de ) , 'S e iglll'lll' de Thor am e.
1\lAOR.l;L-VI LLE1ŒUVE ( Jl'3 Lo-A oo r":'-Fra nçai&amp;-C:l bimir tl e ), Sei-

( Joseph de) . Sl!igucu\' , le Sa int-Jea n ,
( ri en c.Mari e J e), Barou D csp:·~:'lux.

tl lA n TI N J
S OO C H ON

snem' de Mo ns.

1 755.

17H.
1:sTI Bl&gt; N2

( [.n.uis-L.lUre l1t-Jose ph d' }.

BOU CHET ( Joseph de ) , -5e is ueu l' tIc Fauco n.
ALLARD ( Je:m-Fraoçu is-LolI :s d') , Seisneo l d c N ~o lli eti .

17-16.

OnSIN ( Jc:'l u..J oseph d' )
HAVP.J. (

J

Se ign eur de i\t i"H' l' il.

Picl"I'e_ H )' a einLlH~ . L·l1ar~ dt). Sr i:; uem' J e'

ClllÎ le:'luneli f.

1

CrO U t"

1'1 .Il'

�~IEMBRES D U

}"xx

DSIDI ER D'E C URI OL

PA H LEMF.NT .

M M . LES CONS rm. LE I\S.

(J e:m.JoselJb. Oom iniq ue- Laure-Cbndr ) , Sei-

1767.

gneur de Mira be:lU.
MEY &amp;O'YNET ( Paul-Joseph de ) , Marq uis de CI!:Îtea Ll nellf.

J\f.-\.n TIN I ( Je:m -Bapt iste-F rançois-B y ppolite de) , Se igneur (le Saiu t-

J ean .
BoNNDT ( Joseph-Phil ippe de ) , S e ig n eur d e la Ba um e i mort r évl\-

17 5 7.
rtl.B RY

( Jeau-P ierre de ) . Co mte de la Ca norg ue.

V ILLElŒU VE ( L ouis-Eh.ihu·d de ) 1 8 31'0n d' Ausouis.
PAYAN ( LouIs-J CA n- Antoi.n e de ) 1 Seigneur de Snin~_ M:\Tlin .

1 75 9.
(J ea u-Lo uis- Martiu d'), Baron de La ur is.
( Paul- Augustin d' ) 1 Sei gueur de Nibles

ARl\AUD

lutionnait'emcnt à Lyo n en décembre 1793( H onor é-Sau velU' de); a été Conse ill er à 13 COU!'
Royale d'A is. .
TRU:tOND ( Daniel-Victor de ) , puis Intendant de Montauban .
BOYER (Emm anu el_Honoré_Hyacinthe de) , Se igneur d e F o u1Icolombe.
AUO IBERT ( F l'Rn ço i s- A u gus te -Oés~ré dl ) , Seis neur de R nana tuell es .
F A8 Rt- B o RJlILLl

1 758.

AflLA T AN

XH )

1768.
j

Bou on ti c

V ilroll es.
A R.BAUP (Àndl·é-EI7.éard d' ) , Seigneur de J o uques .
EsTI E~~E ( P ierre -G uillaume d ' ) 1 Seigneur du Bou I'guet .
( fl on oré de ).
D E LI SLE ( Louis-J oseph,) 1 Seign eur de R oussillon _
B U l EUX ( J e3n- Aluaudre de ») Seigneur de Valmousse .
L EBLAN C ( Jean_DaplÎsle_Benoit ) , Seigneur d ' U\'eaun e et de Sel"-

Françoi6-MnTie-Jean-Baptiste de ).
CLAP 1 ER~ D B SAINT- TROPEZ (J oseph-Victor de)., Co mte de Saint-

C AJU\l:i (

V iclor-lès-Marfie i.lle.

1769.

CAlŒ L I N

CADENET ( J ose Jlh-F l'an ~ ois de), Sieur de Ch:'lrle\'a l.

1-'l 7 O.
UE L A T OUR (Jean-Baptin e- LouÎ s des ), n) on Arc hevêqu e de Bo urges en l lho.
H E Sl\II VY ( Joseph-Louis-ViclO r d') . Baron de Mo issa c.

GALLOt.!l

"a il e.

( P ien e_J oseph_Li.héral de )_
C ADENET { FrançoÎs de } 1 Seigneur ~I e Charl e,'aL
nOlJ fN' EAU ( Je3 11 _Pi erl'e_An llaud.T a:u:.s.'l. illt de ) , Se ign c m' &lt;le Beau-

X LUOU LI E

177 5.

lieu ,

1760.
CAYLAR

1 7 6 5.

( Henri-Joseph de), Seigueur du Po ~ t.
( Frnllçoil-Pierre-JOl.iep!l de ) , Seigneur de T hou me . Il ('sl
actuellemen t Conseill er il la Cour royale d IAi".
ALLAltO ( J eau- FI'iHll}o is ~I' ) 1 Seigueur de N eo ules .

( L oui:;-Oomi.nique de ) , Se igoeDf de Fa uco n _

1 77 6.

( J ean- Po lieucte du ).

B OU CllET

R AOU SSE T- \' I ~Tl llILLE

( G·aspard-J oleph ~Simo u-C bA!, les de) , 1\{.lr -

de Se.ill ous.
N Icou.ï ( J oachiru-G uillau me

A L PIt E RAS' DE

qU Is

ù e ).

.MEY'RONNEl' DE. S AI NT- M u.c ( J u l~,_Fl'a u sou_Bruuo de ).

( Je an- &amp;pti61e -Profipel-C la ude-Fran~o il-Lt"blau c de ).
( Rooiface- Jean-Lou iar-Deni s de ) 1 Seignenr dc' Cl ttlU ;\ u'_

C ASTIL LON

P t:llIER.

GAUT I E R.
P AZER.Y

Busslu"'i ( Paul_J ean_Frallc;ois d' )

1 eU

mort Co us(' il-

1er à la Cour roya le dlAix. j eu 1821 .
E SP _-\GNET (AuguslÎn- B.onoré- Lou is &lt;l' ) , lIlo rt Co nsei.llel· à la

royale dlAix , en 1 ~h 8 .
D P. l oI S I. E ( Pierre-Jean - Fl'au1io i!t) , Seiôueu,' (le Gnw\' illt:.

COII I'

�MM . LES AVOCATS-GÊ~~RAUX.

'11111)

1\fGMBRES DU PARL'F.MENT.
1 ï. ï i.

MESSIEURS LES AVQCATS - GÉNEHAUX .

GAnlDEt. \ BI'lIUO-l\mllhl e- Pielr~ de).

t7 7 8.
rR.'NC

(Joscph.Jean-Bap\istc-l\l are tIc),

nlOl' l

COl.lsei ller à la Cour

ro\'ale d ' Ai~, e n 18 16.
EsT;I:mn;: DU B OURGUET

( Jca u_Bapti stc- Guil lau..m e d'), Seigneur

de Sa illie- Es tève.
B .U\ R. ICUR ( J oscph- i\h.rc de). Seigneur de l,'onlauit'II.

B.-\UlotE ( Augustin J e).
LYo~ ( SnIUG-JeaD-Gaspllrd ) • Sej;neur de Salut-Ferreol .

BON NET DE LA

Muncy ( Antoine) , pourvu lors de l'in stallation . Il mourut annl
d'avoit· été l'eçu.
SA1NT-M.AnTIN ( Nicolas de), l'eCiu le 18 Dovembre 1502.
LAUGIER (Antoine) , S ieur ùe Colobrièl'es, le 'l0 jui o 15 12 .
GARÇONNET (Guillaum e) , en juin 1556. 1t fut ensui le prem ie r
Pl'ésid ent.
Gtl'ÉRlr

(Guillaume), le 1 er octobre 1541.

CHARiuER

(Jean), par commission, l e 17 mai 1554. 11 était alon

Procureur-génél'al.
PU GET ( Jean) , le 14 jui.n 1554, en un deu:tième offi ce créé .
UL!ltO ( Fran~ois de), Se igneut' de 1\1on travail , le .3 1 mati 1559'
(Manaud d e), Je 10 octobre 1575.
L.\UnENS (Honoré d e), le 27 octobre 1581. Il m ourut Arcbe\'éque

A~ Dnt ( Antoine-Joseph - BalLhaZo'U'd d') , Seigneur de Bellevue ;. .:J.

l\1 0NNIER

é lé memhre el pl usieurs fois Prisi Jcul d e l ' Assesnblêc Nationale
co nstituante; ~1i n istre de la P oli ce en 1814, etc .• N e . • etc. ;
mort Jntcru}aO l Jes Domaines d e lA Cocronne. eu d:h5 .
BOI SSON ( J oseph _.\ndré_ Xayi~r de) , Se i60cU\' d e La SaUe .

d 'Embrun.
M ONNIER (Jean-Louis de) , le 15 juin 1591 .

1 781.
O nDO~'1"1:: { jo~cph _Hibrioo.Malhit'1l ,le l' }.
H E R~lITJi {Ântoi ne-Hyppolî lC cl'} , Seisneur de 1\b;'lIa1'11" , m ort

n': \'oln ti onnaircm e1'1t à Marse ille , en 179 ... ·

'1782.
COLL.' ( X3\' Îcr _l'héodo re_JusC})I.

Re mb3lLf.1 d e) , Seigu eu r \l~

Pr"di ot"s.
AnQulER (Jc:w-F r:mço is-Mat'ie Il'), Seigueol' de Be,mmelles, .m o,rl
ré\olu ti oOluite m ent à Man eille , le 15 fJ'fier 179 fl,
RrR ~A r..DJ ( Edou3rtl-Jusellhùe), Vico Ul te de Va lernes .

{,7 8 3 .

(Jean-Etienne de). lç 4 juin 1601.
CoRlllS ( Pierre de) , l e 16 octobre 16.8.
PORCELLET (Pierre de)~ Seigneur Ouhaye, le 10 décembre 1632.

TllOMASSIN

COll.U IS

( Louis de) , Je 15 juin 1659.

(Christopl1e d e), le 7 n ove mbre 1645.
MAunEL ( FranCiois de), le 12 juin 1653.
FAURIS

( Hubert de), Seigneur de Cbasteu il, le 20 novembre 1655.
GA.UTIER (Jean -Baptiste de) , Seigncu ,' de La Molle, le 2.9 novemh re
GALLAUP

1655.
HONORAT DE BONIl'ARl8 ( Fra nçois d'), Je 18 juin 166J .
ALBERT (Antoine d '), Se is n enr de Saint-l\1artin, le 25 février 16 77.

AZA.N ( Pierre), le 26 juin 1690.
CntON ( H enri de) , l e 30 juin 1693.
(Honoré-Henri de), l e 25 avril 1694.
(Jacques-J oseph de), Baron de Trest, le 7 octobre 1'7° 1 •
GnlMALDI (Ch:l.rl es d e), Marquis d e R eguiSe, le 4 nvril1702. ,

PIOLXNC

GAOPF1UDY

FO'RT!S ( J.. :.n_ Bapli "lfo_ Bo ni (:l.ce d e).

1 i 8L.
UEOO~ S ( R yaelIllhe.iJellri-Emil p ) }

Ur. l\fA ~not.:t ( Loui s- Vi ctol' )'

Marqui s dt! l' ierl'efc lI .

GUE IDAN (Gaspard de), le 18 mai 1714.
Roux (Paul de), Marquis de .CourboDs, le 3 1 m ai 1pO. I I devin t
premier Président du Parlement J e Pail, après la mort de 80D

ptee .

1.

c

�MEMBRES DU

:XX). lV
SEGUJiUS

PAnr~EMEl'IT .

( JCllu-Frn.m:;o is de), le 23 juille t

MM. LES l'ROCUREURS -G-ENJ\ nAU X .

xxxv

17:16 .

blESSIEURS Ll!S PROCUREURS - GIil'CERAUX.

LnLANC nE CASTILLON ( Jea n- Ji"rançois-André), l e 13 décemh re

q 41LA URENS ( l)jcne de) , S e i ~ neur d e Pe)'fol es, le 11 j:m\'ier 1]46,
COLOIH" ( Pierre-J oseph (le), le 27 mai 1766, 0001"( en 18:1 3, ft

P,ui" Con,eiller.d' Etat el Vi ct.... Préside.u Ldu comité des

6U8DC t"S,

MENe (Paul-Pierre-Joseph de), le 19 décembre 1767, mort l\1ail, e
des requ~tes à Parls , cn 1784.
(Fran çois-Bazile-Casimir de ), It:

M .Â.UrtEL DE CAL ISSANE

'11.

uui.

,,5

m :li

'77 5.
ET!lAI\

DB MOffTM.BY.o\ Y (J06cpb-Fraoçoill- Palical d'), le

1775, mort CD 1824, Pré ,idenl il Ill; Cour l'oyule d ' Aix.
M AC ALON ( RaphaiH ) , Seign eur de Val d'arJC.Dn e ~ le Il mai 1776 .
CYMON nE Bu UV,6,L ( Théo dol'e-J~seph d~ ) , le 5 octohre '787 '

ANGELO ( Jacques de), pourvu du preroier office 101 5 de 13 cn!a liou.
CUllATl (A imé pOU1'\'11 du Jeuième office.
GUÉRIN (F rao ljois) , r eçu le 17 auil 1506 l"U F a mce de CUI'"ti.
SOM ....TI (François), le 16 juillet 1519 en l'office' d\) Angelo.
DONATI (AlHoine), le :1 mai 1517 en l'office &lt;le Guél'in,
TIIADlH (Louis), l e 6 juin 1525 cnl'office d e So mati , qui fut ' uppl'imé par la l'éformation dc la justice.
PIOLENC (Thomas de), rtçu ~D 1539, Il fut ll~ul Procurcur·géu éral.
llAuASs:s (Jacques de), le 4 septe~bre 1554 dans le seconJ offi ce
qui fut rétabli.
PIOLBNC (Ra imond de), le 13 févl·ier 1555 en l'office de 10U père,
RA.IlASSE (8ah bnard), le 20 m an 15p en l'office de 60n père.
AIMA,R (Joseph), en août 1588 cn l'office d e Piolenc.
RAD ASSE ( Louis-François de), Seigneur Je Ver~onl, reliu le 7 ma"
1605 en l'office de 60n père.
P.A.VLE (Louis de), te:lB oclobre IG11 CD l' office de J osepb Aimar.
GuénlN ( Pic rre) J Seigneur du C::l8lell et, le 19 mars 1615 en l'o f-

r,

fice de L ouis de Paule.
{Fra nçois (le) , le t6 juin 1634 cu l'o illce d e Pi erre Guél'in ,
RABASSB (Guillaume d e), Seigneur de Vergo1ls, le 11:4 jui.n 1639 eu
survivance de 600 père .
R.'DÀ SS ~ DE V~l\CONS ( H oooré dc) \ reçu le 9 Il onmbre I GG6 en
6ul"vivance de 60U phe.
GANT~3

GANTÈS (Jeau- Françoi s de),le

'10

juin 1674 en ~ urvivau ce rIe 60n

père.
HAU,,"SS E ( Bolthuard de), f ..he J' Honoré, le 39 m/ll'W 1675 Cil SUI'·

vivancc de 60ll père.

T. . A.UREN3 ( Pierre-Joseph de), Marquis de Brue , le:1o octohre 168l
eo l'offi ce de

GaDl~l.

la), reçu le 30 juin 1694 en l 'office de D e Laul'eni. Il est le fond att:ur de l' hospice dei illclU"ables à Ai1.
J\,UAssn ( Guil1aurue J e) , Se igneur de Ve,'soDI, te 30 jaul"icl' 1699
eo l'offace de Oalthu31'd 1 60n ollcle.
BOYER. ( Pie l're.Jea.n de), Marqui6 d 'Argen., Seii;nellr d' Egui ll ee, le

GU.DB (André de

1 ("&lt;

mai 17 17 en l'offi ce de De la Ga.rd e.

�MEMBRES DU PARLEMENT,

etc.

RIPERT (Pjcrc~Fr.mc;o is de), Seigneur de Monclar, r e~ u le :19

novembre 17'18 en l'office de Rabane.
.
Rll'DlT (Jean-PierTe-François de) , Seigneur de Monlclar, te 19 decembre 173:1, en l'office de son père.
LE..sLA..'iC DE CASTILLON (Jeao-Fr.tnçois-André J1 le 30 mari 1775
eD un seu l office rétabli.
.
LBBx..u:c DB CASTILLON ( Jc3n_Baptistc_Prosper_Claude_Françoi.),
rtÇU en iurviv:IOCC de son père, le 18 juin 1787,

ESSAIS HISTORIQUES
SUR LE

PARLEMENT DE PROVENCE,
DEPU1S SON ORIGINE JUSQU'A SA SUPPRESSION.

1501-1 790.

FIN DE LA. LISTE

DI:~

MEMBRES DU PA RUMENT

OF. PRO' ENCE .

CHAPI TRE PREMIER.
De l'autorité judiciaire à laquelle le Parlcm.cnt succéda .

AVANT

•

de nous occuper des faits historiques
du Parlement de Provence, nous croyons indispensable de donner quelques notions rapides
sur l'autorité jl,ldiciaire qui existait précédemment dans cette province.
Nous n'arrêterons cependant pM nos rega.rds
sur les nombreuses juridictions subalternes qui
y étaient établies; mais, au contraire , sans définir ce qu'étaient les juges royaux, ou banneJ.

1

�ESSAIS HISTORIQU~S

sun

.ets les J·ulTes des premières appellations,
l,

"

-

-

OU

1

juges d'appea=, les clavairès, o~ s~.us-c :1vaires , nous passerons directement :1 I mstItulion judiciaire, à laquelle le Parlèment succéda.
.
-Connue sous le nom de Cqnseil - Eminent ,
elle avait pour chef le Grand-Sénéchal (lui,
avant d'ètTe restreint à la présidence de cc tribunal, avait cu des attributions q'ue nous aurions de la peine à supposer, si les doculUcns
historÏ&lt;lues les plus certains ne prouvaient ce
qui nous a paru d'abord incroyable.
Nous avons donc à l·appcler ce qu'é tait le
Grand-Sénéchal dans le principe, et ce (lue fut
le Conseil-Éminent, à la tète dtHruel.il se trOUYC
ensuite placé.
Soit qué la charge de Gra.nd-Sénéchal eût
(,té iutroduite par les Francs lorsqu'ils ent rèrent
dans \es Gaules, soit qu'elle ne préseotàt (lU'Rne
i mitation de celle des anciens préteurs romains,
il n'en est pas moins constant ql.l'ellc était la
première de l'Etat.
Le Grand-Sénéch a l , dans l'origine ·, était il
lt Cois le ch ef de la juslic~ ct le gou verneu!" lUi-

LE PARLEMENT DE PROVE NCE .

litaire de la province. A l'égal d'lm Vice-Roi, il
exerçait tous les pouvoirs, ceux de la politique
et de la législation sc trouvaient dans ses mains,
comme ceux de b. justice et des armes.
C'est aillsi qu'il avait le droit de réformer les
sentences des tribunaux, de des'LÏLl.ler les juges,
de faire des réglemens sur l'ordre judiciàÏre,
de remetl1:e les amendes , de rendre lui-même la justice, d'accorder des lettres de o-race de
" ,
lever des lroupes, de disposer de leurs forces,
de convoquer les Étqts, d'aliéuer les ])iens du
domai ue, de faire, en un mot, tout cc qui était
dans les attributs de la souveraineté.
Cê pouvoir colossa l ne pouvait pas subsister
intact; il fall ait , ou que l'usurpatio)1 effaçât

l'existence d'un souyer:un auq]lcl il lie r estait
plus qu'un vain titre, ou que la légitimité désarmàt uue puissance aussi menaçante.
La reine Jeanne porta les premiers coups
avec succès; ell e lui arracha l'autorité (l'l'il
exerçait SlU· les biens au domaine, la [acul té de
destituer les juges supérieurs, et le droit d'accorder grace pour la peine capitale.

Ces premit'l'Cs att eintC',s, hr nrcuS(!ll1C'nt C'ffcc-

�4

5

ESSAIS HISTORIQUES

stl n LE p ARLf..i\l EIIi'f DE rROVE NCE.

tuées sur le l'OUYou: du Grand-Sénécilal , durent Înspu'er le désir d'all er plus loin encore;
&lt;,t sous la seconde maison d'Anjou, on le vit
dépouill é du gouvernement militaire, et renfermé dans les fouctiollS de chef de la juslice.
C'est alors qu'il fut placé il la t(Îte de la Coux

où Charles d'Anjou ql.ut1a la Provence pour al-

Royale, ou Conseil-Emincnt (1) qui ,. créé depuis longues années, avait été juscfU'il cette
fpoque, présidé par le Comte lui-même, ou,
('n son ah cnce, par le Bailli.
L'obscuri té de l'histoire.rend difficile de donner une idée exacte de ce corps, avant le temps

( 1) Réduit à ces fonctions, le Grand-Sénéchal conser"a encore des droi ts

fOl, t

étenùus , qui étaient aussi

ùes tin és à lu i échapper. C'e~t ainsi qu'il pouvai t des titu er

les juges inférieurs et nommer aux emplois subalternes.
Plus tard , comme on le verra dans les Essais Historiques
qui yont suinc , il ne perdit pas seulemen t ces prÎvÎJéges, mais il ful obl igé de renonce.. au gouvernai l de la
justi ce supérieure , pour être l'el~g ué à la tête des tribunaux subordonnés. Qu~ aurait pensé, CD "oyant un Sé-

néchal tel que le réduisit l'édit de réformation de 1535.
CJue, quelques siècles auparal'an l , Pautol'ité sOu "cl'ain c

rcsidait toute ent ière en ses mai ns!

ler conquérir le rOyilume dc Naplcs.
Mais il paraît certain que , dès 11 37, k s
Comtcs ~vaient auprès d'eux unc cour de jusLice connue sous · lcs diHërens nom s de COli l'
ltoya le ou de Conseil- Émincnt. Louis lI, en
] 415, hùsuhsl.itua un Parlement; mais Louislll,
son succcssc ur, accueillant les prières des divers corps de la province, rétahlit l'a ncien tribunal &lt;flIC l'on désigna alors exclusivement sous
lc noIU de Conseil-Emincnt, cc qui fait qu'oll
n'assigne col1llllunémcnt l'existence dc cc t établisscment qu'à 1425, quoiqu'il remonte à une
époque infiniment plus r eculée.
Ce Conseil était composé de cinq HlCltÙJrcs ,
le Grand-Sénéchal, les Jugcs-Mages, le Présidcnt et les deux .Maîtres rationaux de la Qlambrc des Comptes.
11 n'était pas destiné à être lc conscil privé
et permanent du prince, mais il paraÎ:t démontré .qu'il était appelé à ses délibérations, toutcs
les fois qu'clics avaient pour ohj ct des &lt;fl. cstions
de politicfUe , dc guerrc ou dc législatioll.
Il étalt, dc plus, le jugc sou verain des con-

�G

ESSA IS H ISTOI\ IQUES

testations des partic:uliers·; sa jUl·idiction était
lllliverse lle, et s'étendait indistinctemcnt sur
les affaires civiles ct criminelles. Seulemen t ,
dans des cas &lt;'xl:rèmement rares ct prévus, le
reconrs au prince était autorisé contre ses jügeIII ens.
Il est très .r emarquab le que les litiges qui·,
devant les juridictions subalternes, étaient h érissés de formes, et soumis par-là même à des
longueurs et à des dépenses infinies, étaient instruita devant ce trlbunal souverain avec unesimplicitéincompaJ."able. T ou tes les questions étaient
jugées sommairement ; Cl les juges, loin d'être
assuj étis à des formes exigeantes qui imposent
, des opinions dont l'équité a lTop sou vent à gémir, ne r econnaissaient d'autres règles que leur
raison, ni d'autres gui des qu.e leur conscience.
Ce Couseil-Éminent survécut il la réunion de
la Provence à la Frauce. Mais il perdit naturellement , dans cette circonstancc , l'une de ses
plus brillantes attributions. Eloig né désormais
du souvcrain , il cessa de prendre part aux délihérations qui intéressaient l 'État.
T outefois ) les Ilois de France, r ecevant des

7
p laintes fréquentes sur ce trilJUnal , et en paJ:ticulier sur les nomhreuses juridictions in termédiaires qui r endaient les procès interminables, r ésolurent de donner un!! meilleure organisation à l'administration de l a justice cn
Provence; ct , en attendant qu'il fût possible de
téaliser en détail cette amélioration, Loqis XII
en posa la première base, et institua le Parlelllent , dont l'lùstoire ne sam·ait êh·c indifférente
SUR LE pARLOI ElOT OB PROVENCE.

et sans utilité pour la magistrature .

•

�8

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

9
que criminelle, de manière, conformément à
ses statuts, que la justicia que ez al pays
sia suficienta p el' adnû"i.&lt;trar justicia à un

CHAPITR.E Il.

cascun .

Création ct établissement du Parlement.

PAR le testament (1 ) de Charles-du-Maine,
deruier Comte de Provence, le R.oi de France,
institué héritier de cette belle province, fut
expressément chargé de la maintenir dans ses
usages , statuts et priviléges. L'un des principaux consistait en ce que ses habitans y fussent
jugés en dernier ressort , tant en matière civile

(1 ) La constitution de la Provence était telle qu'elle
s'opposait li ce que le pa)is 'Pitt changer de domination
par ,la seulc 'yoJont é du prince qui la gouvernait. Ausslle

testament de Charles aurait été insuffisant pour remplir

J

les vu es q,ue Lo uis Xl ava it depui.i IODg-temps con ç ues;
ma is les E tats de la province ay ant été assemblés , légitimèrent la réu nion en la l'è1 tifi anl. Ils ne le fir ent toutefois, qu'en obligeant I ~ Roi ùe France , de jurer le
ma intien dcs privil éges qui avaient été réservés, e l qui '
devi nrent la contlition indispensahl e de Ja cess ion.
C'est

&lt;'C

qu'o n peut voi r ùan s Bouche Pancien .. l.

r:

1

,,'

Pour assurer cet avantage à la Provence,
Charles VIII conçut l'idée d'y étàblir un Parlement; mais les -guerres de NaPles, dans lesquelles ce prince se trouva engagé, retardèrent
les bienfaits de sa résolution.
Après sa mort, les États de la province députèrent à Louis XII, son succes!;eur , pour obtenir la réformation de la justice. Occupé .. ses
préparatifs pour l'Italie, ce prince sc contenta
d'envoyer en Provence plusieurs grands et notables personnages de son conseil (ce sont les
termes de l'édit donné à cet effet) , afin de prépaxer les bases de cette réformation; mais, dès
son retQux , par un édit daté de Lyon, du mois
1.- de 'ui 1501, il se hâta d'accorder un Parlement.
à la Provence. Comme nous l'avons déja di~,
cet établissement re~plaça le Conseil-Éminent,
et le Grand-Sénéchal en fut nommé le chef.
François 1", dans la suite, retira ces' fonctions
au Grand-Sénéchal, à cause du danger qu'il

�)0

ESSAIS HISTORIQUES
11

SUH LE PAI\LEJtlE N T DE pnOVE NC E.

dans la réunion, SID' la mêmc tête, des
pouyoirs militaires et civils.
trOUY:!

sollicité l'institution du Parlement, par une bizarrerie inexplicahle, s'opposèrent avec unc
égale ardeur, à son établissement, une fois
qu'il fut déterminé, ct ils d6putèrent au Roi
pour conserver leurs anciens tribunaux. Mais
S. M. étonnée de cette contradic~ion envoya
en Provence, pOID' en- défuèler les motifs,

Un Président, onze Conseillers, dont qllalre
clercs et sept laigues , un avocat et deux procureurs-généraux et fiscaux, quatre secrétaires et
trois huissiers, telle fut la composition de ce
Parlement qui, dés son ol'igine, phtint de
grandes prérogativcs. Ses memhres furent choisis , polU' la plupart, dans le tribunal anquel ils
étaient auparavant attachés. Les gens dll Roi
passèrent intégralement dans la nouvelle orga-

C'iampdeniers, son chambellan, et Massé Toutain, Conseiller à Paris. Sur leur rapport, ne
trouvant l'opposition inspirée que par l':llnour
dp. l'indé!,cndance elle confirma son premier

nisation ; c'est par ce motif, qu'à la différence
des autres Parlemens, il Y eut " dans celui de
Provence, deux procureurs-génétaùx.

cclit par celui daté de Grenoble, du 2 JUlllet
) 502, dont l'exécution fut confiée au marquis
de Rothelin, gouvcrneur et Grand-Sénéchal de

Les magistrats qui formèrent cette nouvelle
compagnie reçurent les mêmes gages (c'était
l'expressiol} consacrée) q,;e ceux de la Capitale;
ils furent fixés à six cents l:ivre.s pour le Président , deux cent cincpiante pour les Conseillers
t lercs , et Irois -cents pour les laïcs. François 1"
accorda plus tard à chacun soixante-quinze livres de supplément, pOlU' les indemniser du
travail des ap rès-dinees .
Cependant , les ÉtalS qui avaient viveme1,t

,

(

~-

.'

U

la province.
L'csprit d'opposition ne fn:t pomtant l'as
vaincu; mais, obligé de se replier sm' des délais, il fit valoir l'état de cQutagion daus lequel

gémissait cn ee moment la yille d'AL~, pour
retarder l'étahlissement de cette compagnie.
Cependant, apI'ès a,' oir été quelque tcmps -incertain , le Grand-Sénéchal sentit qu'il était
impossible de dé1ërcr à une par~ille considération, Puisrlue le Parlclllent avait été créé dal1&amp;

/'"

�1:l

ESSAIS HISTORIQUES

SU R LÊ PARLEMENT DE PROVENCE.

l'intérêt de la province entière; eL il se délcrurina à l'organiser il. Brignoles (1), où, en effet,
les magistrats nommés furent insl.allés le :l8
" D:ovemb..re ~Rélllris dans la chambre du
conseil , .ils commencèrent par enregistrer l'édit
de leur établissement, ils prêtèrent ensuite serment entre les mains du Grand-Sénéchal, d'ètre
fidèles au Roi, et d'administrer loya lement la
justice à ses sujets (2), ct allèrent, de là, entendre la messe du Saint-Esprit qui fut chaulée

--

-

13

à l'audience où les avocats et les procureurs (1)
prêtèœnt serment, à leur tour.

Dans les premiers temps du Parlement, ses
arrêts ne p0l1aient point de 'formule uniforme.
Rédigés en laLin corrompu par la barbarie des
derniers siècles, on lisait sur les uns: Invocata priùs divini numinis auxilio, Magnus Senescattis et c;'ria dit:unt et pronunciant. Sur
d'autres :'Magnus Se/lescaltus regilts, generalis
locum tenens et gubernator et curia dicunt. Sur

solennellement. A leur retour, l'édit fut publié
( 1) Jurameotum advocatorum.
(1) Ville de la Basse-Provence, à neuf lieues d'Aix.
(~) Juramentum quod prrestare solebant Domini Prresidens et Consiliarii quolannis initio Par]amenti.

Vos juratis quod officium advocationis benè, legaliter
c t 4deliter exel'cebitis, eausam iojustam scient~r Don
fovehitis, et. si ejus in jus titi a in aliquà tiLis parte ad ,"os

Vos juratis quod amodo eritis 6deles christianissimo

pervenel'it, eam dimittetis , ae scLedulam aliqualD non

Domino Dostro Regi Comlti provincire, omnibus absque

signabitis, nisi per vos coropositam aut sufficienter '\I1si-

acceptione personœ justitiam ministl'3ndo ncminique

tatam, et clientulos vesll'os quam brevitcl' expedietis.

ejns secreta revelabitis, honorem et utilitatem ejusdem

Juramentum Procuratorum.

procurahitis,. incommoda pro posse evitabitis et facietis

Vos juralis quod bene et legaliter officium procura-

evitare! ae Domino Seneschallo, ejusve locum tcnenli,

loris excrcehitis , nec causam quaru inju.'iitam cl'edelis fo-

vel Prresideoti reverentiam pr:Estahitis, nec dODum à jure

yebilis Ac salario compctent i eritis conte nti, utilitatem

prohibitmn recipietis, et staluta pJ'o decentia :luùÎlorii ae
utilitale reipublicm raC la et fi enda

c urabitis ab aliis observari.

~hsel'vabilÎs, et pro-

clientulorum ycstrorum absque dilfugio procul'audo.
No/n. Le serment des procureurs éMît 3U i eu btin, partc rlu'à
« tte époqu e, il s él",ient g radués.
.

�.15

ESSAIS HI STORIQUES

su n lE PAl\LEMENT OE pp.Ùr ENCE .

d'auh'es encore: Iltustris JJIagnlls Senescallis
et cllria p ronullciant et dcc/orant

installation, qui cuL lieu le 21 octobre
1503, et commença par la publication de l'édit
,de ,~;u établissement, Les Cons,o ls supplièrent
ensuite la C01lr de maintenir les privilèges de

Le Parlement prolongea sa résidence à Brignoles jusqu'ml mois d'octobre de l'année sniYant e, apparemment parcequc la contagion
avait duré jusqu'alors à Ai..,; mais, à cette

à

SOI)

exemple sen it de titre à s~s successeurs pou r
s'rn alIranchir ,

la capitale ; elle s'y engagea aussitÔt, et, en foi
de cettc promesse, tous les magistrats individuellement placèl'ent la' llwjn sur les saiuts
Évangiles, et le greffier en délivra l'acte qui fut
inséré dans les archives de l'h&lt;hel-de-ville.
Le Padement, après avoir ainsi j uré le maintien des priviléges d'Aix, fut jaloux de prendre
le m ême engagmilent pour tous ceux de la province, afin de détruire, par ces démonstrations
hienveillantes, les préventions que les ennemis
ùe l'ordre et des lois avaient cherché à faire
naltrc contTe lui, C'est dans ee hut que des dépu tés , pris dans sou sein , furent en voy és clans
toute, les principales villes. Graces à cette imposante meSltre que la sa gesse avait conseillée,
la calomnie fut réduite au silence , efl'existèncc
d" Parl ement fut considérée comme l'un des
plus grands bienfaits auxquels pouvait aspirn
la provin ce ,

Cc fut ay t'C pom pe 'lue le Parl cm ent procéda

P r('ssé , au début dE' sa carrière, de fourni r

époque , il se transporta dans ceLte capitale, et
y reçut le serment des a,ocats , procurem's ct

suppÔts de justice. Cette coutume, empruntée
aux autres Parlemens, devint annuelle, et les
magistrats eux-mêmes s'y somMent, quoique
aucune ordonnance ne les y obligeà t.
Le Président fut le seul qui ne prêta pas
serment l e jour de cette solennit é , parceque les
Consuls, en droit de le rece voir de tons les ';'ou-

'"
, eru eurs de la province , élev èrent la même
p~'é1 ention à l'égard du premier magistrat qui

y souscrivit, et consacra dé, - lors un usage
qui se perpétua jusqu' au célèbre Guillaume du

Yair, don t on n'osa pas l'exiger , par ulle suite
du r espect qni s'attachait à sa r éputation. Son

�ESSAIS H1Sl'ORIQt'ES

d'autres preuves de sa prévoyance, le Parlement profita de ce que, dans le cours de cette
même année (1), le pape Alexandre VI avait ·
envoyé le cardinal d'Amboise à Avignon, en
qualité de vice-lég~t, afin d'extirper différens
abus. li concourut à cette amélioration sous le
rapport de sa juridiction séculière, et délégua
à cèt effet deux de ses memln'es pOUl' recueillit,
des informations,

sun LE

'PARLE~EN'r

DE PROVE NCE.

prccisément les motifs, du moins nous est-il
permis de penser qu'elles eurent pour objet d'élevel: cette compaguie au rang de tous les autres
Parlemens du royaume, pu,isqu'elles portent à
so'n profit la concession de tous les honneurs,
prééminences et privilèges dont ils joulss:rient.

Déja les Parlemens étaient en -possession de
publier les traités qui étaient passés entre les
souverains. Celui de Provence ne tarda pas à
jouir de ce privilége, par l'ordre que le Roi
lui donna de pro"céder à la publication de la

:

•

trêve qui venait d'être conclue entre S. M. et
le Itoi et la Reine d'Espagne. On voit parlà que ce droit, contesté dans la suite, avait
au moins ses titres dans une longue jouissance.
L'année suivante (2), le Parlement reçut
de Louis
XII de nouvelles lettres de confil'•
mation. Si nous ne pouvons pas en assigner
( 1) 1503.
(,) 150\ .
J.

"C

�ESSAIS

HI STOR IQ UE~

CHAPITRE Ill.
PreO)ière.s &lt;Innées llu Parlernent .

LES diven faits Slll'venus pendmt les premièœs années de l'existence du Pat'lement sont
tombés dans l'oubli.
Il nous reste à peine quelques traces des difficult és qui s'élevèrent entre cette compagnie,
SOH chef, le Grand-Sénéchal ct son lieutenant.
Le Parlement de Grenoble fourni,t le moyen,
en communiquant ses propres usages, de dissiper une pat'tie de ces difficultés, Les autTeS qui
s'élevèrent en 1510, entre Pierre Fillioli, archevèque d'Aix, qui était lieutenant du GrandSénéchal, et Gervais de Beaumont, Président du
Pat'lement, se terminèrent dans le sein même de
la compagnie; elles étaient relatives aux fonctions de leurs charges respectives; et sur ce
point, la cour ordonna premièrement que le lieutenant, en l'absence du Sénéchal, l'mUTait r e-

SUR LE PARLEMENT DE PROVEN CE .

cueillir les opinions dans toutes les maticres qui
seraient étrangères à l'administration de la justice ; mais qlle, l'our celles-ci, le droit en appartiendrait au l'résident, sauf au Eeutenant de demander celle du Président lui-même et d'opiner
le dernier. Deuxièmement, que la distrihution
des procès se ferait sur le hureau, en présence du
lieutenant, du Président et de trois Conseillers,
et que le petit sceau serait mis dans une armoire,
d'où il ne serait tù'é que par délibération de la
Cam'. Quelques autres différens, survenus en
1513, furentaussijugèspar la compagnie. Nous
copions sur ce point sa décision. « Item appar« tient au Sénéchal, y est-il dit, d'être assis à
« l'audience au coin des hancs faisant le milieu,
« ayant un CatTeau et le lieu pavé comme au
« Eeutenant du Roi; et au commencement de
« chaque audience, se doit lever ledit Prési« dent le bonnet au poing, avec honneur et ré« vérence, et doit demander audit Sénéchal
({ ou son lieutenant s'il lui pl31t qèl'on com« mence. A quoi ledit Sénéchal ou son lieu te« nant doit répondre honnestement, oui; et
« quand besoin sera d'asseJul)ler 1eR Conseillers

�sun
20

~SSA I S

HI STO RI QUES

cc en ladite audience, doit demander Iydit Pré-

« sident audit Sénéchal ou son lieutenant , s'i l
cc lui p laira qu'on les assembl e , de quoi se doit
« accorder ledit Sénéchal ct se doiven t assem« Iller dev ant lui. »
. Apr ès cette digression, nous devons reveni r
sur nos pas pour fixer il 1506 la nouvelle conta!!:Îon ml' obliCTea le Parlement de retourner il
" .,.- "
llriCTnoles
le cours de la j ustice ne fût
b
, afin n'lIe
..pas interrompu. Il y demeura une année, a près
laquelle il vint reprendre ses séances il Ai.:'&gt;:.
C'est v ers cel1e époque que Mulet, qui avait
r emplacé dès l'origine Michel Riccio dans la
ch~·ge de Président , préféra à l'honnem d'être
le chef de la compagni e , le p laisir de rentrer
dans ses foy ers, et qu'i l accepta, pour cette raison, une simple charge de Présiden t il Grenol)le.
Le Roi lui donna pom successeur Accurse Meynier , baron d'Oppède, qui avait été successivelUent J uge--Mage de la province , aml)assadenr
à Veuise et Conseiller-d'Élat ; mais cett.e nouvelle.dignité ne fut pour ce magistrat (fll'nne
source d'infortunes .
Etant Ju ge--l\!age, il s'éta.i t rangé du parti

•

L E PARLE iU ENT DE PROV ENCE .

2 1

&lt;1'AYlllar de Sainl- Vallier , Gr and - Sénéohal ,
dans les différcns qu'avait eus celu i-ci avec le
gouvernem· de la provinoe, François de Luxemb om g : c'est pour ce motif qu'il fut dépouill é
de sa char ge et qu'il devi nt l'ohj et d'une p1'océdm·e. Il parvint toutefois à se justifier , et ce
fut alors que Louis XlI le nomma son amllassadeur à Venise; mais la part qtùl ava.it pr ise
dans les discussions dont nous venons de pm·ler ,
lui avait fait beaucoup d'ennemis; ils s'agitèrent
contre lui, dans le sein mêm e de la compagnie
qu'il v enait d'être appelé à présider , et parvinrent, en décriant sa conduite auprès d u Roi,
à lui faire substi tuer Gervais de Beam nont et à
le fair e reléguer à T oulouse, avec ·u ne ch arge
de troisième Président .
On seralt t euté de croire, d'après cet ex emmonarchie , la ma'''l - e , sous l'ancienne
.
Ple ' ml
mstrature
était soum ise aux chances d'une vob
lonté absolue, et (flle ce corps , qui était p1'oo-ressivement devenu si imposant , pouvait se
"briser au gr é d'un ministre plus ou m oins irritable. Ce serait toutefois une grave erreur. La
m agistrature, dès SOI; h ereeau , f Lü placée sous

�ESS.4.lS HISTORl QU t:S

l'égide d'une indispensable inamovibilité (1).
Quoique les \tunières fru;sent llloins répandues,
on sentit que ce n'était qu'avec ce privilége
que la justice pouvait se soutenir inaltérable,
parcequ'on connaissait assez les hommes pour
savoir que la timidité des uns, l'ambition des
autres, pourraient faire succomber la conscience
du magistrat devant des considérations auxquelles le pouvoir sait toujours attacher des
couleurs séduisantes.
C'est à l'om]Jre de ce palladium &lt;[ue l'ancienne
magish'ature s'est fait une renommée tellement puissante, que malgré les coups &lt;JIli lui
ont été portés, le temps depuis lequel elle n'existe
plus, les nouvelles idées qui lui ont succédé,
elle a transmis à celle qui de nos jours s'est as(1 ) La place de Premier Président n'était point consiùérée com~ e une cbarge , mais seulement comme une
commission donnée par le sou'Yerain} et dès-lor9" essen-

tiellement révocable. Aussi d'Oppède n'avait-il le droit de
réclamer qu'en sa qualité de Président à mortier au Parlement de Pro,'ence ; mais ce ne fut pas moins transsresser le principe de l'inaUlovibilité que de l'envoyes:
dans un autre Parlelllent.

SUR LE PARLt::llEN'1'

ne

PROVENCE.

:13

sise sur le tribunal, son influence salutaire, en
lui communiquant ce noble esprit d'indépen&lt;lance qui s'attache difficilement à d~s mandats
t!'lIlporaires, et qui est desLiné à mépriser à· la
fois les menées de l'intrigue, les paroxismes
du caprice, les complaisances et les rigueurs
du pouvoir.
Qu'un magistrat ouJ)lie le sacerdoce saorê
qui est confié à la lucidité de son esprit, il, la
rigidité de ses mœurs, à la pm:eté de sa COJlscience; qu'il soit le YÏoJatem' de la loi dont il
est nommé le gardien, il faut le poursuivre
avec ardeur, le punir avec sévérité. Plus coupable que les autres honunes, c'est le maximum de la peine qui pèse sur lui; et c'est ]Jlesser.
le corps tout entier que d'user à son égard do
timides ménagemens qui humilient le Yl'ai magish'at, et ébranlent de plus en plus celui
qui chancèle. Il fant le poursuivre ct le punir,
parceque l'inamovibilité n'est pas un brevet de
crime. Mais aussi faut-il &lt;[ue le pouvoir sache
l'Cspecter les opinions qui le froissent, et imposer silence aux lâches délations qui cherchent
à aUeindre le magistrat; il le faut ?ans l'intérêt

�ESSAIS

III~TOHIQUES

du pouvoir lui-môme, saos quoi, paraissaut
vouloir disposer de la justice en despote , il
]Jerd dans l'esprit des peuplcs toute la force mora le qu'il emprunte à cette l'cine cl Il ciel.
Quel cst toutefois dans le monde le principe
le mieux consacré, qui soit à l'a)lri d'attaques
ct de violences? mais ellcs Ile servcntqu'à constater d'inutiles déviations, et à confirm er les
règlE',S par les exceptions même au moycn desquelles on cherche il 1es détruire.
Les ennCJ;nis de d'Oppède se firent entendre ;
ils furent accueillis sans examen. D'Oppèdefut
dépossédé. Un sentiment de justice le détermine
à la plainte; un sentiment d'irritation l'excite
à la révolte. li eut sans doute raison de demander des juges, de s'écrier qu'il ne pouvait
être dépou'illé de sa eh arge que pour félouie
ou· forfaiture; mais il eut tort de vouloir lutter
encore, en trouvant l'oreille du Roi fermée il ces
justes représentations, et de s'opposer à l'installation de son successeur (1), de protester de
la nullité de sa réception, d'attaquer sa probité,
(1 ) Ger".. 's dO
c B(';l um oll k

SLl\ LE PARLE'l\IENT OE PROVEt\ CE.

de faire entendre des témoins contre lui. Ne
sachant pas supporter son infortune, il m érita
que le souverain détruis1t de son autorilé tous
ces actcs d'une aveugle r ésistance. ll faut même
encore lui adresser un rcproche. Après tant
d'éclat , il consentit à prCl}dre posscssion de la
charge dc troisième Président à Toulouse. Il
11C convenait pl us à sa position quc do mourir
librc ct indépendant.
Ce scandale, car c'en fut un pour la magisu·ature, ce scandale n'est plus à eraindre aujourd'hui, quoiqu'elle soit égalcment en ],utte
aux mêmes passions, aux mêmes exigences;
mais h eureusement placée, comme nos autres
înstiUltions, sous la garantie de la voix publique,
elle peut braver d'injustes menaces, comme
elle doit résister à de coupables séductions.
Devenu paisible possesseur de sa ch arge,
Beaumont fut député à Marseille avec les Conseillers J ean de Cuers et Bertrand Durand,
pour apaiser des u·oubles qui s'étaient élevés
dans cette cité. Ils jugèrent qu'il n'y avait pour
y parvenir qu'à devancer le moment de l'élection des consuls . Pour ôter tout levain ~ux

�sun

ESSAIS BISTORIQt:ES

LE PAHLEMENT DE PROVBNCE.

:J.7

baron de Senas; mais S. M. ordonna que les
deux premiers offices qui viendraient il va, quel" demeureraient supprimés, afin que le
nombre d(',s magistrats n'éprouvàt point d'aug-

di ensions, ils changèrent le conseil de l'holelde-ville, et adjoignirent aux nouveaux les anciens consuls. Ces sages mesures n'ayant pas
amené le cahne qu'on devait en attendre et le
.
.
'
cons.ed de vIlle ayant été rompu par quelques
mutlns, la Cour l'élut encore et envoya le Procln'eur-Génm-al il Marseille, pour faire publier
cet arrèt qui, graces au respect qu'inspirait
l'aug uste Tribunal dont il était l'ouvrage, finit
par soumettre l'obstination.

mentation.
En 1514, le Roi envoya au Parlement le
traité de paix qu'il venait de çonc\ure avec le
Roi d'Angleterre, pOlU' qu'il le fit publier.
Nous devons faÎl'e connaltre, à ce sujet, quelles
étaient les cérémonies observées pour toutes les
puJ)licarions de ce genre.
Le greffier en chef du Parlement se' rendait
dans la cour du palais, à deux heures de relevée, revètn de sa robe rouge ,.son bonnet caJ;ré
SlU' la tête; il sortait ensuite précédé des trompettes, de la maréchaussée ~t des huissiers,
dont le premier était aussi en robe rouge, avec
la masse d'argent doré et le bonnet de d.rap
d'or ; il. était suivi des Iieutenans et gens du
Roi au siége, également en robes et bonnets, et
des consuls en chaperon, tous à cheval. Dans
cet ordre, ils allaient par toutes les places et
carrefours de la ville, où la publication était
faite par l'un des commis du greffif'r en chef.

Dans la m ême année (1) , le Roi créa un
office extraordinaire de premier Conseiller-clerc
en faveur de Pierre Fillioli , ar chevêque d'Aix.
Les évèques de Grasse, de Riez et de Sisteron
ne tardèrent pas à obten.ir la même faveur ,' et
cette concession démontre que leur prétention
élevée dans la suite, d'ètl'e membres nés du
Parlement, ne reposait sur aucune base et que
'
l ,usage seul créa leur titre.
Quelque temps après , le Roi érigea deux nouveaux offices de Conseillers-laïques, en favelU'
de Toussaint de Coriolis , et de Claude Jarente ,
Cr) 1506.

,

�ESSAIS HISTORIQUES

Toul ce cOl'lége venait ensuite sp séparer au
palais,
Louis XII mourut le premier jOUl' de l'année
8uiyante, François 1", en lui succédant, se hàta

d'aJllloncer cette perte au Parlement de Provence, comme il tous ceux du royallllle (1),
Cette compagnie députa aussitôt Esprit Parisüs, l'un des Conseillers, auprès du nouveau
Roi, pOUl' lui prèter serment de fidélité, et de( 1)
I(

Voici la leltre que le Parlemen t d~ Aix reçu t du Roi.

Nos amés et !éaux" il a pl~ à Die u notre créateur,

ainsi qu'il dispose de toutes choses par sa dil'ine Providence, hier, entre neuf et dix heures du so ir, prendre et
appeler à sa pal"t le Roi, notre très cher seigne ur et
beau-père, que Dieu absolve, Gt nous laisse son succes seur à la couronne et en ceuuy notre I"oyaume, dont
nous avons bien voulu vous averLir; vous priant que si,
par ci-de,""aot, vous a,'cz fait et administré bonne et düe
justice à nos sujets, que vous y veuilJiez continuer de
même co mieux, et plus diligearument quP. jamais y ya-

qller et entendre sur toul es choses pour Je &lt;levoir de no tre acquit , que plus s rand et plus agréab le plaisir
ne nous pourrez faire.

Donné il Pari" le

plus J,a s,

2

ROla: n.TET. Il

S. UI" ce

jallviel', Siomé, FRANCOrs
,
, eL

SUR l.E PARLEME -']' DE PROVENCE.

mander la confmnation de la Cour, CeJ1 e douh\e
formalité s'observait à chaque )nlltalion de
règne, et ellc a continué jusqu'il l'étahlissement ' :
du droit ,annuel qui a asslu'é l'hérédilé des
charges, Depuis cette époque, la députation n'a
plus eu pOUl' objet que la prestation du serment
de fidélité,

�ESSAIS HI STORIQU ES

CHAPITRE IV.
DUCU,Ulon nln: le Parkment et la cour dl Rome poUl' le droit

t.!'anneze.

que nous allons parcourir est extrêmement remarquable, par les discussions
qui s'élev èrent entre le Parlement et la cour de
Rome au suj et du droit d'annexe.
En vertu de ce droit , dont le Parlement de
Prov ence était particulièrement en possession,
comme ayant succédé aux tribunaux qui existaient sous les Comtes (1 ), aucuns brefs, bulles,
rescrits et mandats apostoliques , tant pour les
dispenses des vœux ou des mariages, que pour
la collation des bénéfices, les jubilés, les indulL'ÉPOQUE

( 1) Le Parl ement de Proyence était essentiell ement en
possess io.n du' droit d'annexe , parccque la Provence,
Jars de sa réunion à la France, ay ant conservé son lilre
d'État so uverain, devait jouir de lou s les priyüéges qu'elle
avait précédemment , et qu e celui relatif aux. annexes
étai t l'un des plus chers au pays.

SUR LE PARLEMENT DE PROV E NCE.

3I

gences, et généralement toutes les expéditiçms
ùe la cour de Rome et de la lé~ation d'Avignon, excepté les brefs particuliers de pénitencerie, ne pouvaient être exécutés dans l'étendue de son ressort sans sa permission, Pareatis, intérinementou attache, que l'on,appelait
annexe.
Le premier différend qui s'éleva sur ce droit,
survint en 1504, à l'occasion du refus que fit
le Parlement de l'annexe de la prévôté d'Arles
li Fabius de Senatoriis, l'un des camériers de
Jules II, et cela pour éviter, par les ordres du
Roi, que le neveu ae l'archevêque, pourvu de
cette charge, Ile fût troublé dans sa possession.
Ce refus irrita si fort le Saint-Père, qu'il manda
sUI'-le-champ au vice-légat d'A vignon cie se
délivrer dujoug, en se dispensant désormais de
présenter ses bulles à l'annexe du Parlement.
La paix ne tarda cependant point à être rétal)lie , et elle fut consacrée par un concordat qui
portait, de la part du Pape', reconllaissance du
droit d'annexe. Il flltsigné par le vice-légat , en
1505. De nouvelles difficultés succédèrent bientÔt aux premières ; mais comme œlles-Ià , clics

�1

év~quo

de Hivoli, que Sa Sainteté avait choi&amp;-l
pour succédcr au cardinal d'Amboise, Jnles II
ne se plaignit point de cc refu,q j et ;lprè.~ sa
mort, Léoll X ayant ternùné ses (liffércns avec
la l' ranGe, choisit, coilUlle pouvant lui être
agréable, le c:lrdinal de Qcnllont, neveu du
cardinal d'Arhboise, pour Itlga t d'AViPlO11, &lt;,t

furent également ;lpl:mies par la s;lgesse ùn
Parlemenl et du vice-légat, et les articles ru'essés il cc sujet proclamèrent encore la conservalion de ce droit (1),
lVlalg1'6 ces u'ailés, et peu de temps après
qu'ils av aient été conclus, SUl'VÎnt un nouvel
orage beaucoup plus considérable qlle ceux qui
l'avaient précédé, ct qui eAigca toute la fermeté du Parlement pOUl' résister aux menaces
d'exconnml{rication et à toutes les fouru'es du
Vatican , 'lue le Pontife irrité youlait lancer
sur lui : en v oici l'origi.ne .

réclama auprès du Parlement l'anncxe de ses
bulles, Mais eette compagnie, qui n'avait point
reçu de nouYcaux ordres du Roi pOUl' annuler
les premicrs, dcmanda Ic temps de les obtcnir.
Ce délai, en ne présentant au Pape que la
fauss(' idée d'un refus, excita toute sa colère ,
et 10 concile de Latran se trouvant l'assemblé

Louis .x.ll ,ayant il sC plaindre du Pape
Jules II , contre le(11lel il avait convoqué l'assemblée de ToUl's , ~uiYi(' du concile de Pisc ,
manda aH Parlement de Provcnce de ne pas
donn"r l'annexe au vice - légat d'Avignon ,

(t) Les olcmbrcs Ju. Parl ement &lt;jui coneOUl'urent à cc
tra ité , &lt;jui es t aussi !let 1505 , furent Mulet , Pl'emier
Présid ent ; Louis de F orbin , preru Ît:r Co nse iller ; J~~c quC's
ùe Anôclo , Procure ur-Général : il y euL auss i Ja c 'lu('s

dc Bea une, Gé n é l'~ll des finance s
Co nseill f' r-d'Et Jl j

Cl J C:l l1

Gu il'i'l n ,

j ÂCC UI'SC

33

SUR LE PAnT... EMENT nE pnOVENCE.

ESSAIS fI ISTORI QUES

Mey ni e .. ]

Initre rationn ., I.

•

à Rome, il Y fit porter ses plaintes par l'organe
de Marius de Pérussis, qui en était le promote ur , sur les empèchcmons &lt;fuc le Parlement
de Provence apportait à l'exécution des mandats apostoliques, Celui-ci en elfc·t rappela,
dans un long exposé, tous les torts prétcndus
de cettc compagnie, l'accusant d'user de tyrannie envers les gens d'église, d'entreprendre pa::
ses refllS sUl'le Saint-Siége qu'il confondait avec
Je Pape, de n'ètw guidée quc par ses capncç,~
J.

3

�ESSAIS HISTOIIIQUES

SUR. LE

ou ses passions, pOUl' accorder ou dénier l'annexe, et d'autres reproches de ce genre. SUl" cet
exposé, le Pape, après avoir pris l'avi~ du concile, sacra approbante concilio, fulmina un monitoire pénal portant que tous ceux qui s'y trouvaient déno=és syraicnt obligés de comparru.tre il Rome, dans trois mois, sous peine d'excommunication; ct prévoyant qu' aucun prêtre

.

n'oserait publier cemonitoÏJ:edans le ressort
du
.
Parlement, S. S. se contenta d'en Ol'donner la
pulllication il Avignon, Nice et Vintimille. Ce
décret, inséré daus les actes de la huitièn~e
sessio)l du concile, il la date du 19 décembre
J 513 , es l vraisemblablement placé il une fausse
époque, n'ayant dû voir le jour, selon les apparences, qu'en 1515. Mais cette question, curieuse sans doute par les motifs qu'a dû avoir
l'antidate, sort du plan que nous nous sommes
tracé.
Le Parlement eut connaissance de ce monit oU'e, par 1es soi.ns du Conseiller de Souliers (1),
l'un des 3mbassadeurs de S. M. au concile; et

(,) C'élaÎl le fils du gran d P;llaUl ~J C de Forhin.

pAnI.E~tEYJ'

DE PI\OVENCI::.

35

aussitÔt il députa au Roi, l'om' le lui dénoncer,
le mêl~e Esprit Pm'isiis qui avait été féliciter
l'rançois 1" à son avènement.
Dès ce moment fut entamée, entre le trÔne et
leSaint-Siége, une né~ociation (lui amena lasuspension, pour deux mois, de ce fameux décret,
et le Roi se hita d'écrire à son Parlement, pOlU"
l'assurer de sa protection. Ne doutez pas, portait S3 lettre, que n'y donnions en brief bon .
remède.
Dans cet intervalle, la com' de Rome demanda une autre annexe pour un bénéIice; mais le
Parlement, pénétré des saines maximes du
royaume, qui ne permettent pas d'excommunier les magistrats pour tout ce qui tient à leurs
fonctions, eut le com'age, en refusant encore
'cette annexe, de courir les ch3nces d'un injuste
interdit. Le Pontife en fut ilTité sans mesure,
et dans l'excès de son ressentiment, il fit citer
en personne le Président Beaumont et les Conseillers de Brandis et de Coriolis, qu'il crut
avoir été les principaux auteurs de cette résistance. Le Parlement vit dans cet événement
une affaire import:J.nte qui méri1"ait d'êh'e sou-

�36

ESSA IS HISTORiQUES

mise au Itoi ; il députa à cet effet vers lui , le
Conseiller de Tributiis . S. M . étaÎl en ce moment occupée au.,""\: préparatifs de son enb"eprise
sur l'Italie qtù , absorbant tous ses soins, et l'inyitan t à des m6nag.emens, lui dicta une r éponse dilatoire que le ])itard de Savoie (1) fut
cuargé de b"ansmeU:re, de sa part, au Parlement.
Elle lui enjoignait de ne rien faire jusqu'à ce que
Dieu lui eùt donné victoire de la duche de il'Iilan,
et qu'alors, ajoutait ce pri nce, le roi J' p ourvoira
de si bonne sorte qu' il foira connoître qu'il ne
veut rien perdre de ses prééminences ni droit de
son seel e l régitre .

La bataille de Marignan altéra toutefois ces
dispositions, car Léon X. ayant consenti de s'unir à la France, et Fran çois l '', sen tant tout
le prix d'une pareille alliance , désira que les
suites de cette affaire ne vinssent point rompre un aussi utile b'aité, et ordonna à son Par lement de terminer, par un accommodem ent ,
,es démêlés avec la cour de Itome. Afin d'exécuter la volonté du Itoi , le Conseiller de Bran(J) Il

était som erneut' de Pro\'cncr.

su n

L E PAl\ I. EMg T DE P I\OYENCE.

37

dis fut envoyé aupr(&gt;s du Saint-Siége, de la
part de la compagnie qui investit en m ême
temps de ses pouvoirs le Conseiller de Sou liers,
r evenu de
ambassadeur au concil e. Léon
ses malveillantes dispositions, se Ilàta 1ui-mêm e
de prêter les m ains à un arrangemCJlt dans lequel il n'eut d'autre ambition qu e les lllénagemens de son amour-propre . II fu t en co nsé(!ueuce arrêté que le Parlem ent lui domler ait
une satisfactioll publicfUe, en demandan t à S. S.
l'abolition de ses censures , et en se soumettant
aux clanses de son m onitoire; de son cÔté, le

x.,

Pape promit de lui accorder des a.rticles parti culiers qui porteraient ratiEcation du droit
d'annexe: ce qui fut exécuté de part et d'autre
avec cette m odification, néanmoins, que la demande en abso lution ne fût faite par le Conseiller de Souliers, qu'en audience particulière,
quoique des historiens aient avancé le c.ontraire.
A près que le r eprésentant de cette compagnie
eut protesté de soù oh éissance envers le SaintSiége , le Pape bénit , en sa personne, tous les
membres du Parlement , à l'exception , toutefois, de ceux dénommés dans le dernier moni-

�38

ESSA IS U (STOR IQ U f.S

toire; mais ce fut sous la condition qu'ils ratifieraient, dansquah'~ mois, tout ce que leur mandataire avait fait cn leur nom, Cette ratiiication
f ut aussitÔt suivie, de la part du Pape , d'un
bref d'absolntion qui dispensa même le Président de Beaumont et le Conseiller de Coriolis,
de b comparution person nell e. S. S. signa e~
même temps la r econnaissa nce .et le maintien
du dr oit d'annexe; mais pour en r endre l'effet
inutile, elle ajouta que le traité en demeurerait
dans les mains du Conseill er de Souliers, qui
ne pourrait s'cn dessaisir sous peine d'excommunication. Cependant , ce magistrat , plein de
zèle }JOUl' sa' compagnie, h'ouva le moyen de
mettre ce titre il. sa disposition , sans s'exposer
aux menaces du pontife, en le faisant enregistrer au greffe de l'offi cialité de Toulon, ct gardant l'original en son pouvoir. Le Conseiller de
Brandis parvint lui-même à oht enir, il. Rome,
nn extrait de cet acte qu'il déposa dans les archives du Parlement.
Les historiens semblent s'être accordés il. blàmer la conduite du Parl ement dans cette circonsto ncc; mais n'ont-i ls pas été ma l infol'lJlés.

su n I:.. E PAnL EM E NT D E PRO V ENCE.

39

puisqu'il est év ident que, dès l'origine de ces
débats jusqu'à leur conclusion, cette compagnie
SC fit un devoir de ne suivre que les ordres
donnés par le Roi, dans l'intérêt de b France, et
qu'clle parvint d'ailleurs, en dernière ana lyse,
à se maintenir honorablement dans ce droit
d'annexe, si précieux et si ch er pour le pays,
et qui, dès-lors, ne fut plus contesté 7

�t..:SSAlS HISTORIQliES

CHAPITRE V.
Rl~blclUent. -

Contagion . -luvasio. Je l'e rmemÎ.

LA ville d'Aix eut le bonheUl' , en 1517, de
posséder quelques instans, dans ses murs, le
sounrain de la France. Elle en profita pour lui
adresser de respectueuses plaintes sur le trop
grand nombre d'officiers subalternes, et de degrés de juridiction qui e:ristaient dans la provin ce. Elles furent accueillies avec bonté ct
servirent plus tard pour donner à l'administration de la justice une meilleure organisation.
L'année d'après, S. M. écrivit au Parlement
pour lui apprendre que la Reine venait d'accoucher (1) d'un prince.
Des' ré9lamations furent adressées au Roi,

SUR L~ PARLEMENT DE PI\OVENCE.

vel'S cette époque, de la part des États de Provence, contre l'exagération des droits q ueprenaiL
le Parlement dans l'instruction et le jugelllent
des procès. La Com' n'ayant suivi en ce poillt
&lt;]uel'llsagedu Conseil-Éminent auquel elle avait
~ucc6dé, u'essaya pas de s'y mainl enir plus
long-temps; aussi s'cmpressa-t-elle d'exécuter
le réglement (fUÎ intervint , par lequel le Roi
ordonna que les Présidens cLles Conseillers ne

la plus grande et pri ocipale de toutes les autres : c'est
'lue sou plaisir a été de nous dooner un GIs duquel notre
très ch he e t très amée compagne, la Roync, est aujour-

ù'IJUi . . entre quatre et cinq heures du soil', accoucbée,
ct font, mère

If

Nos amés el féaux, cntre les autres grandes et singu.

lihes s races qu'il a plu ft notre Dieu, notre créateur,
nous fc.1.i re, depuis llotre avènem ent Il 13 couronne , nous
venons d'en rec~ roir une (jue nous tenons e t répulon»

el enfant , bonne chhe, et

pOUl'

ce que

sa vons que cc seront nou"ellcs, non-seulement à "ous,
lIIais à notre royaume et sujets, très asréables , nous
avons bien voulu vous les écrire el signilî.er, afin que
"ous veulliez en rendre graces el louanses à nO lred it
c l'éa ~eu l',

(1) Lettre du Roi , du dernier févri er 1518.

41

el au surplus en faire démonstration et fcux de

joie et au trement, ain si (lu'es t requis el acco utumé de
faire en lei cas, et YOUS nous ferez plaisi.r et sel'vice très
"sréable en ce faisant.
Donné à Amboise. Sign.é" FRANÇOiS t el plus bas J
RouEIl'rET.

)1

�,
pourraient aller en commission 'que 1000squ'il
s'agirait d'tille baronie, d' une chatellenie, ou
de biens de cent écus d'or de revenus, ou d'un.
évêché, d'une abbaye, ou de biens d'église d'un
produit de deux cents écus d'or; et que dans
ces occ.1siollS les Présidens recevraient six livres
par jour, et les Conseillers quatre livres dix
sous: ce qui était encore tille indemnité cOllsidérablé, si on la compare aux prix des espèces
ct à la modique valeur des marchandises. '
~ Une nouvelle contagion vint aJlliger la ville
d'Aix , en 15:11, et obliger le Parlement de s'éloigner encore de cette c3.pitale ; ce fut à Manosque qu'il alla s'établir , mais seulement après
avoir pris toutes les mesures co11"l'euables pOUl'
assurer, par l'exer cice d'une police vigilante ,
la nourriture des habitans , le traitement des
malades et l'entretien de chirurgiens et médecins, Ses régl emens qu'une rare sagesse a "ait
dictés, furent religieusement observés pendant
son absellce qui dm'a plus d'une année,
, Le Roi , l'al'\néc suivante, augmenta le nOIl1bre des membres du Parl ement , en cr éant trois
nou vcaux offices de Conseill ers, Les magistrat$

U R LE PARLEME NT DE Pl\O Vt::N CE .

43

pourvus de ces charges furent Jean Meynier,
])al'on d'Oppède , fi Is d'Accurse, dont nous avons
déja parle, Arnaud d'Albe ct Charles de Glandevès, dont l'illustre origine démontre que
les plus nobles am'bitions étaient satisfaites en
prenant place dans cette célèbre compo.gnie.
Au moyen de cette crue (c'est le mot consacré),
le nombre des Conseillers sc trouva de quatorze,
dont quatre clercs.
En 1524, le Parlement fut encore obligé de
quitter Aix : cette fois sa retraite fut commandée par l'invasion des armées de l'Empereur,
qui entrèrent en Provence sous le commandement de Charles de Bourbon) autrefois Connétable de France. Mais heureusemcllt les ennemis , ayant été dans la nécessité d'evacuer
pl'Olll ptement le pays, son abscnce fut de courte'
durée. On ignore quel est le lieu où le Parlement alla se réfugier.
Le Président de Beaumont, son chef, mou- "
rut quelques années après (1) , àgé de près de
cent ans, et en ayant passé vingt à la tête de la

�l:SS.HS IHSTOl\lQIf'ES

compagnie. Le Roi donna sa chal"ge à Thomas
Cuisinier, Avocat-Général au Parlement de
BordealL"t, magistrat également estimable par
son intégrité et ses talens. 11 avait été précédemment professeur en droit à l'université de
Poitiers, où Chassanée, depuis son successeur
dans la place de Président, avait été son élève.
, Cnisinier jouit peu de la nouvelle dignitè
dont il avait été revêtu. Au bout de quelques
mois, il mourut subitement: on soupçonna
qu'il avait été empoisonné, et que ce crime
était le résultat de la haine qu'il avait inspirée
aux huissiers, en les obli geant à porter un
bonnet jaime (1). Ce magistrat fut l'exemple
d'une rare v igilance. Il existe en sa faveur des

(1) On sait combien, autrefois, on était facile à allacher des causes crimin ell es aux morts subites. No us n'avons &lt;l'ailleurs aucun ,fait qui appuie les soupçons que
l'on accuei llit, et que nous avons dû consigner. Peulêtre que si l'on .1yait coonu, tomme aujourd'hui , l'errel

des apop lex ies, on n'eû t pas eu la pensée d'un cr im e
vraisemblablement eu disproportion én'ec les motifs que

1'00 suppose propres à l'ayoil" inspiré.

sun

LE PARLEME.~T DE PROYEN C•.".

45

. témoignages qui prouvent que, dans le peu de
temps qu'il fut Président il Aix, il expédia plus
de procès que n'avait fait son prédécesseur en
plusieurs années. Son application au premier
des dcvoirs lui valut' le titre de P ère de la jusLice; et la vénération que ses vcrtus commandèrent il la compagnie fut telle, qll'elle lui fit
concevoir l'idée d'élever en son honneur un
mausolée, dont l'exécution ne trouva d'obstacle
que dans les troubles qui ne tardèrent pas à
survenu~ .

1.

�ESSAIS RISTOIUQVES

CHAPITRE VI.
Di,-erses réf&lt;&gt;rma tions dans 1'3dminislution Je la justice _

Chassanée qui avait été pendant
vingt - deux ans avocat du Roi au présidial
d'Autun, et ensuite conseiller au Parlement de
Paris, fut appelé à succéder à Cuisinier, dans
la char ge de Président en Provence. JI fut install é dans cette brillante magistrature, le 3 octobre 1533; mais , dès les premiers instans, il
déploya une grande rigueur qui, élevant aussitôt contre lui de nombreux ennemis, lcs engagea à porter jusqu'au pied du trône des plaintes
que le ressentiment avait envenimées. Une attaque aussi hrusque dont l'Avocat-Général Laugier se rendit l'organe, mit ce magistrat dans
la nécessité de se r endre à Paris pour sc disculper.
BAI\TH.ELEMI

Pendant que Chassanée était alnSl occupé
drs soins de sa justillca lion , ks plus graves

SUR LI:: P.\l\LEI'I1E:'Ii'r bE PROYENC[._

,\ccusations s'élevaient conu'c Pierre Mathéi,
doyen de la Cour, ct en même temps on faisait
entendre, de toutes parts, des vœux pour la réformation de la justice.
Tous ces sujcts de plaintes réunis, dont l'importance se faisait sentir vivement, déterminèrent le Roi à envoyer des commissaires en
Provence , pour y recueillir des informations, et quau'e Présidens du Parlement et de
la Cour des Comptes de Paris, et des Parlemens de Toulouse et de Rouen, furent chargés
de cette mission. A leur retQur, une nouvelle.
commission choisie dans le Parlement et la
chambre des Comptes de la Capitale, se rendit
encore à Aix pour y préparer le phn de h réformation de la justice, et s'occuper de l'affaire
de Cltassanée. Celle do Mathéi fut dévolue il la
chambre des vacations de Paris, qui le déclru:a convaincu d~ nombreuses malversations, \
ct entr'auh'es d'avoir extorqué dcs donations
et des testrunens qui furent annulés ; et, à h
satisfaction du corps illustrc auquel il appartenait , et dont il était la honto, on déclara ce mao-istrat indiallc IJour toujours de fonotions ju~

"

�48

ESSAIS HISTORIQUES

diciaires, et banni à perpétuité du reSs01t du
Parlcment d'Aix.

Cest à la COll1JXSO'llÎe à laquelle avait appar-

SUR LE PARLEMENT DE PROVEN CE.

49

t.ion, cessa d'être le chef du Parlement, et ne le
fut plus que des officiers subalternes de la proYÏnce;

2'

on ordonna que les elo.-péditions des

tenu l\fatbéi qu'on en ,oya l'exécution de cet
alTêt, publié le plaid temnt, et en préscnce

arrêts ne seraient délivrées, à l'avenir, qu'au

du condamné, qui était debout et découvert
da ns le barreau.

au nombre de sept juges, lorsque le Président

Chassanée, au contraire,.fut reconnu innQcent et honorablement rétabli dans sa charge,
tandis que son dénouciateur se vit privé de la
sienne en réparation des accusations qu'il avait
élev ées conh'e lui, et auxquelles le défaut de'
justification imprimait le caractère de la c..~­
lomllie . On le condamna même à payer au PrL~

nom du Roi; 3' que les arrêts seraient rendus
assisterait, ou de huit , dans le cas de son absence, etqu'alors le plus anci en Conseil ler laïque
pourrait expédier les affaires, tant à l'audience
que dans la chambre; 4' que le gouverneur ne
pourrait avoir rang au Parlement qu'avant le
premier Conseil ler de la COIU' ; 5' que la place
des Iieutenans serait au -.dessous de celle des
Conseillers; 6' qu'ils ne pourraient entrer dans

sident une amende de l , 000 liv;:res , .à titre de
dédommag ement; réparatioll sans doute illusoire pour uu magistrat, ct que nos m œ urs ne

la Challlhre les jours de consei l , que lorsqu'ils
y seraient mandés par la Cour; 7' que, pour

!til p ermettraiellt pas aujourd'hui d'accepter.

convenable " 8' que les charges de J uge-l\'l:age

ApI'ès av oir été r éhabilité da ns ses fonctions ,
Qlassallée reçut l'honneur de concoUl'ir, avec

et de juge d'appeaux, autrement appelé le juge
des premières appellations, celles des vi-

les autres connnissair cs, à l'amélioratiou de la

guiers (1), clavaires et sous-clava~'Cs seraient

justice dont on s'occupait ardelllment : un édit
• de 1535, en consacra hientÔt les hienfaits.
'
1".

Le Grand-Sénéchal , par cette 1'éf01'lua-

ce cas, il leur serait donné un lieu lumnéte et

( ) Les viguiers, supprimés par cel édit , furent presgu e imm édtat('.m ent rétôbli s.

J.

�50

ESSAIS HISTORIQUES

suppIimées et remplacées par cinq Iribunaux
subaltCl'lles, pour administrer la justice en prel~ère instance. On les appela siéges, pareeque
le Grand-Sénéehal devait y siéger (1); gO enfin,
le Roi révoqua par cet édit tous les offices es:traordinaires qui avaient été donpés aux évêques, afin que ces prt· la 15 , y est-li dit, pussellt
lllielL'&gt;: s'acquitter des [onctions épiscopales, ct
que la COlU' jug'eàt avec, plus de , lj])cr~ les ~f­
fau'es de leurs diocésains. Le préSIdent l' eu , 1 un
des COlIDnissaÏ1'es 'lui avaient préparé ces utiles
ilillovations, fut chargé de faÏ1'e exécuter l'édit
':lui les consacrait,
A cet cfIet, il enlra dans le Parlement, et
s'étant placé au-dessus du Président, il fit vél'iller l'édit, et présida il sa plLblication qui eut
lieu en présence des Consuls et d'un grand conCOUl'S de pel1ple; il ordonna ensuite de le trans-

SUR LE PA'RLE'IENT DE PROVENCE,

'51

cru'e dans les registres de la Cour; et Claude
detarente, doyen dlL Padement, déclara ~'ils
avaient toujours étéhons servi teurs du Roi, et
qu'ils étaient disposés à llli obéir (1),
Le président Feu crut pouvou' profiter de
cette époque de .réorganisation pOUl' mettre le
Parlement d'Ais: à l'instar de tOn!; les aut.res, et
par conséquent d'y supprimer l'un des deux
offices de ProcUl'eur-GénéraL Thadée , qui possédait l'une de ces deux cbarges, en fut indemnisé par celle d'Avocat-Général en la Chanùlre
des Comptes, où j usqllc-l à les gens du Roi au
Parlement avaient fait le service; aussi les
membres de ce nouveau parquet continuèrentils, jusqu'à l'édit d'Anet, de porter le tit re de
( , ) Cel édit renfermait au ss i

la .,ôunion de b

pl'O CU-

ration du pays au con sulat de la vill e; el, par ce motif,
on le puhlia le lendemain dans le sein des Etats. Quel -

(1) Us f ure ot fi:1~s à Aix , Arle s, Draguigua~ , ,Dign~
et Forcalqu:er : le Roi' en érigea plus tard un S,I ~lè,?,C):l
:Marseille . -Le nombre fut successiv ement porte Jusqu a

..louze ; les six derniers étaient à Hières, Toulon.. Grasse ,
Bri"ooles , Si ~lcrOll e l Castellane .
~

ques difIicultés

de

pOUVOil:S ,

5 )Y

étant él(~ " écs

SUI'

cette con centrat iou

il fut ~OlH'enU, comme moyen de les ter-

miner, que le premier co ns ul serait toujo urs chois i pal'D)l
les gentilshomm es possédal,1t fiefs . e l le seconù pa.rmi les

genti lshommes de la vi lle: cc qui
l:J rélfolulion.

ê\

été obsené j~sq u'il

�.f:SS.!JS HlSTOr.. IQt.!1::S

SU R LE PARI. E:\l E-" T

oc

PRO\&lt;

E~

E.

53

su.b,ti lul du Procul'eur-Gélléral au Parlement .
Li multiplicite des affaires obligea de r établir,
quelques années après sa suppression, le secol\d
,.ffice de Procureur-Général.
Le Présiden t Feu remplaça les secrétaires de
la Cour ~ar deux greffiers en chef; l' nn pour
le civil , l'autre pOUl' 10 criminel; il fi xa aussi
le nombre des officiers dont serait composé

cat-Général Garçonnet remon tra à la Com pagnie que les autres P artemens dit royaume
ne tenaient point d'audience les vigiles des

chaque siége, à deux lieutenans : l'un princi-

les ni le jOlU' qui les sui ,rit ; ce qui s'aJ;'pclait
antè et post. ,Mais, la veille de Noël et le samedi
avant le dillianche des Rameaux, la Chambre
Tourne lle, assistée de deux députés de la
Grand'Chambre, allait tenir audience dans les

pal , l'autre particulier, et il. un avocat et un
procureur des pam'l'cs . Ce ne fut qu'assez longtemps après que H enri Il créa un lieutenant
des soumissions, pour exercer la juridiction ,de

(êtes a l1nuau:x, et qu'il serait cOl1penable de se

cof/(ormerâ cet usage. La Cour l'adopta en effe t,

et ordonna que cette coutume serait Btvdtle
co/mne bonne et louable: Depuis, la COtU n'elltra p lus au palais, la veille des fètes solennel-

la Chambre rigoureuse; et plus tard des assesseurs furent donnés aux lieut enans,
• Après que l'édit don t nous venons de rendre
compte eut, été mis il. exécution, la Conl', le
5 janvier 1536, s'occupa de vérifier un autre
édit qui statuait sur les vacances, dont le commencement fut fixé au prenùer juillet , et la
fin au dernier septembre.

prisons, pour y recevoir les p laintes des détenus, pourvoir à lelU's besoins, et en élargh'
quelques-uns en l'honneur des fètes. Le lieutenant-criminel , le procureur du 'R oi, le vi-

Cet édit ne portait aucune disposition relatiyement aux féries du COUl'S de l'année, et,

truction càminelle avait atlssi de religieux
égards pOlU' les droits de l'humanité, mériterait
pent-êh'e d'exister encore; il déposerait, mieux

pou:r y suppléer, le 30 octohre 1537, l'Avo-

guier et le prévôt y assistaient pOlU' fournil' les
rensciguellens nécessaires, r elativement a,ux
pl'océd ures qui se suivaient il. leur di ligence.
Cet usage, qui prouve que l'ancienne ins-

t

�.sun

ESSAIS HI STOIUQUES

qu'aucun auh'e, de là bienveillance de nos lois
qui n'ont pas assez fait pour le malheur, en
exigeant que le Président des assises descende
dans'les prisons , puis,!u'clles ne l'ont illvestl
d'aucun pouvoir 1'6el , et que sa présence fugitive n'y peut pas laisser p lus de souvenirs que
de consolations. Il en serait bien atùrement ,. si
un lriliunal tout entier qui inspirçrait à la fois
et plus de confiance et plus de garantie, avait
la mi sion, à des époques marquées, de visiter
l'infortune et le pouvoir de la soulager. Cette
idée, qui ne porterait aucune att einte au droit
de grace, attr ibut exclusif de la couronne , ·ne
serai t peut· être pas indigne de r etentu: au cœur
d'un souverain qui se complaît à être l'ami et
le père des m:tl heureux !
Les officiers subaltem es créés pal: l'édit de la
r éfol1uation de. la j uslice prêtèrent, vers l' é ~
poque que nous parcourons (1), leur serment
d'im.1allation entre les mains de la COtIT et solennellement en présence de l'arch evêque ct

,

des procureurs du pa}~s. Le Parl ement déter-

r, ) E"

,537.

LE pARLEMENT DE PROVEN CE .

ellsuit;e le temps de l'année 01' il s'occuperait de l'appel des jugem ens de cha'JUe &amp;iégc ;
ce qui se nommait les audiences du rôlc. Le
siége d~Ai.x, nommé le siége général , obti nt ! P.8

ut ina.

mois d'octolll'e et de noveIllbrC\, tandis que 10
reste de l' an née fut partagé cntre les autres.
Les lieutenal'B des siéges éÙlÏefltohli ges d'être
présens il l'audience où étaient portés les appels
de leurs jugemçns; mais cet usage , qui avai t
pOUl' but d'instruire ces juges de la jurisprudencc de la Coru' souveraine, ne tarda mallleur euselllent pas il dégénérer en une simp le formalité de bienséance; ct après avoir assisté il
deux audiences, ils obtenai~nt la pernnssLOlI
de se retÎJ:el".
L'établissement. des grands jours suiv it de
pres celui des siég'cs. C'etait une Chambre am- "
hulante , composée de huit ou dix membres du
Par lement, qui se tTansportait dans les principales villes de la. province, pour y l enir des
assises dont l'objet était de recueillu' les plaintes
qui pouvaient être portées contre les officiers
suhalt ernes, et 'de pOlll'VOU' aux ch oses urgentes. Cet étaMisseIllcIIt se conserva pendant

�56

ESSAIS lHSTORIQUES

SU R LE PARLEMENT DE PRO\' ENCE.

bien long-temps: car on tJ'ouve un édit de
Lotllij XIII qui s'y rapporte, en délerlIÙnant
que, durant les vacations, le Parlement tiendrait ses assises dans chaque siége pendant dix
jours. L'usage paraît ne s'en être perdu ql,le
parceque c'était une charge trop considérable
pOUl' le trésor public, dont les ressources étaient
alors si bornées,

5~

1

CHAPITRE VII.
Envahissement &lt;le la. Vl"ovencc par Charles-Quint. _ U éccption
Jes Magistrats. - Fai ts divers.

LA province COillJ;llençait déja à ressentir les
bienfaits des diverses réformations qui avaient
été opérées dans l'adlIÙnistration de la justice, '
lorsque les armes d' un redoutable enneIIÙ vinrent troUbler la paix publique, et contraindre
le Parlement à abandonner le lieu de sa résidence,
C'était Charles-Quint qui, résolu de tenter si
la fortune lui serait plus [avorable qu'à Charles
de Bourbon, entra en Provence le 15 juillet
1536 avec de grands projets d'envahissement.
Mais nous ne devons nous occuper de cette·
entreprise que sous les rapports qu'elle a eus
avec la Compaguie don t nous esquissons l'histoire.
Le ParleJllent, à l'approche de l'armée eJ1nt~
."ie , fut obligé de qu.ittcr la capitale qui , ,,'0[-

,

�38

ESSAIS HIS'fOnIQUES

SUR LE PA1\LEMEN1' DE pnOVE N CE.

fl'anrpas.dcs moyens suffisans de défense, avait
été également abandonnée par les tTaupes du
pays. Il se rendit d'abord il Tarascon; croyant
cnstùte néct!s aire, il cause des succès de l'Elupere ur , de se séparer de 1ui par la Durance, il
alla s'établir à Avignon; mais le légat s'oppo~
sant à ce qu'il distribuât la justice aux sujets
du Pape , il fut coutraint.(Je se fiier au Pont
du Saint-Esprit, d'oit il venait tenir ses a!lcliences en deçà âu Rhônft&gt; dans une église du
terroir de Montdragon qui faisait partie de la
Provenoe.

et déclara, pour les PlIDir, leurs
biens confis,
qués au profit de l'Empire.

Pendant que la justice était en fuite, le droit
de la conquête faisait asseoir Charles-Quint en
triomphe sur les fleul'S de lis qu'elle occupait
auparavant. Le 9 d{t mois d'aoÎtt, il tint,
dans le palais &gt; une séance où, agissant ,en souv erain, il supprima le Parlen;'ent qu'il se hâta
de remplacer par un sénat composé d'étrangers
dociles il ses v oeux , et dont le premier acte fut
de le proclamer Roi d' Arles et Comte de Pro, ence. Ce nou,eau tribunal porta, en même
temps, ll11 an:êt contre les malheureux habitaus de la , ill e que la telTetU' av ait dispel"Sés,

Le séjour de Charles - Quint en Provence,
est encore remarquable pour le Parlement, pro:
un acte de haine qui atteignit le lieu de ses
séances, et dont heurens~ment les funestes ré~
sultats furent prévenus. Nous voulons parler
de l'incendie du palais, que le duc de Savoie,
qui était , il la suite de l'Empereur, chercha à
faire exécuter, dans le dessein de détruire les
chartes et les titres qui y ,étaient renfermés, et
qui fouruissaient la preuve de l'usurpation de
ses ancêtres sur la principauté du Piéll10nt et
du comté deNice. En rappelant ce fait, il est consolant du moins de n'avoir pas il le reprocher il
Charles-Qui~t, pro:ceqtie les grands hO~les
appartiennent à toutes les nations; et c'est avee
plaisir que nous le voyons, en cette conjoncture " comhattre les tentatives intéressées de
son amhitieu.-' auxiliaire , qui voulnt être le
témoin de l'anéantissement de ces titres, et ne
le fut que de quelques dégâts assez faciles à
réparer , les archives ayant déja été placées
IlOrs d'atleinte par la vigilance du Président

�su n LE JlAH LE:\rENT n E PROVENCE.

60

6l

ESSA I S H I STORIQUES

Chassfwée et du Conseill er FouquCI Fabl;, qu i
les avaient fait tTansport er au ch âtea u des
Beau..""\: (1).
Le Parlement fut obligé, après le dép:u:t des
armées ennemies, de prolonger les vacances

(Iai étaient survenues durant leur occupati on .
On en trouve le motif exprimé dans les registres de la cour , à la date du 3 novembre 1536,
cn ces termes;
La Cour a été obLigpe de continuer ses mcations ~ cl cause de l'infection

(.2) et autres ill-

(1) Nous avons puisé da ns de bonnes sources le. réc it
de cet évéllemenl. Néanmoins no us ne devons pas laisser

cOnJ'ell;f'ns proven;,s du crime Je Charles

d'Au/riche, ensemble pour le brulement du
palais .

Le Roi s'empressa d'accorder des iOhds pour
r épa rer les dommages que le fe u a" ait occasionnes au palais.
La -rentree, il cause de ces évé nelllens, fut
retard ée jlIsqu'au m ois de décembre; mais elle
devint d'a utant plus intér essante pour le Parlement, clu'il Y r eçut , par le Procurcm'-Général ,
des consolations au qoJU de S. M.
La bienveillance cl u souverain ne se borna
pas il ccs honoral)lcs t émoignages . Il voulut ,
afin de l' indcmniser des pertes qu'il ve nait d'é-

tes, ct qu'il n'ex iste pl us aucun rtegistr e du Parlemen t

prouvcr , le rcndre l'obj e~ de sa Jl1U1ùficence,
cn hLi accord ant des priviléges qui déposent , il
la fois , de la fidélité de cette Compagnie et de

antérieur à celt e époque, si ce n'es t qu elqu es l'es tes

la bon te d'I mOllarque. Par des. lettres datées

informes qu i , portant encore les marq ues du feu , at-

de Mouceaux, le 15 janv ier 1537, françois 1"
r elorma, en favelU· des Conseillers, l'usage

ignorer au lec teur que l'aD c roit qu'on ne transporta au
châtea u de Bea ux que les archives de la Cour des Comp-

testeraient ir revocab lement l'incend ie de ces registres.
Cette no le

DOUS

a

élé

fournie par 1\1. Roux- Alph erau ,

greffier en chef de la Cour Royale, don t on cO ll uaÎ t
l'érudition et le ûle pour lo ut ce qui concerne SOn

de ca davres laissés dans les rucs de la ,'ill e . do nt la pu-

pays.

ll·idill.! eausa des maladies. et força uc;:mco up (Pla abitans à

(:2) Celte·iufection ru t produite par Je grand nom bre

~e

reli re l' K la cam pasne. ( Bouche, TIitit. de P, ywellre.)

�· ",

,

~U R LE PARLEME1"I' DE PI\OVE NCE .

ESSA IS U ISTORIQUES

gén~T3lcll1ent étaJJlj, par Icquel ils étaient obli-

gés d'écrire dc leUl's mains les minutes des

:u~

rèts, et permit qu'à l'av:cnir ces actes fussent
, dressés p:u'lcs greffiers, Ils olJ1inrent, par d'autres leth'es de la même année, les mêmes salaires
, .
' .
qu aV31ent ceux dcs autres Parlemens qui ,
sans doute, avaient reçu quelque augmentation. Le Roi:lCcorda aussi au Parlement l'exemptiou du ban et arrièrc-ban, pour les terres et
barollies que possédaient ses mcmbres, Charles IX étendit dal)S la suite cette faveur à leurs
veuves et il 1~Ul's eurans. Enfin, pal' des letti'es
vérifiées en 1538, S. M, leur pcrmit d'acheter
des terres du domainc, malgré tous édi'ts et déclarations contraires; ct quelques annécs après,
clic ordonna qu'ils seraient il;atcrnellemcnt reçus dans tous les autres Parlelllcns du royaume,
et qu'ils y auraient séance sniVal.t l'ancienneté
dc leUl' réception.
Nous avons maintenant à rapp011er guelques
dilIérens dans lesque ls la Compagnic se trouva
engagée ayec l'archevêcfUc. Ma lgré l'édit que
1I0US avons rappelé, qui portait suppression
des charges quc les é,-ê'l"cs possédaicnt au Par-

G.1

lemell t , Fillloli était parvenu il conSCl'vcr la
sienne et il. la faire passer SUl' la tête de son neven Antoine Fillioli, an moment où il se démit de l'archevêché d'AL" en sa faveur. Mais
ce dernier, s'étant présenté au Parlcment pour
s'y faire recev9ir, tro,!-va la Compagnie ltlal
disposce pour lui. Par anlonr pou.r la paix, elle
a vait pu consentir que l'(tocien archevê'Iue delI1eurit possesseur tranquille de ce qu'elle appelait une usurpation, mais c'était la légitimer
que d'en tolérer la transmission à son successeur. Ne pouvant cependant pas se prévaloir,
pOUl' le refuser, dc l'édit de snppI'cssion qont il
avait été excepté, le Parlement imagina un
aulre empêchement. En effet, lc P.l'ocm'curGénéral opposa contre Fillioli sa qua lit/: dc
ProcurelH' du pays, qu'il ·so.u tint èlre incompatible a "CC celle de Conseiller. Mais 1':U'chcvl'flle, s'étant adressé au Roi, ohtint çles
lettres de j Ilssion qui cnjoignir~nt il la Cour
d'une manière très expresse, dé le recevoir sans
tirer à consécl'lence pom' les antres préb 1s de la
]Jrovince. Lcs opstacles ne [ment pOlu·tant pas
dét t'uÎts par ce premier succès, car le P:u'lc-

�ESSAIS HISTORIQ UES

65

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

ment ayant ordonné la communication de ccs
lettres aux Consuls, COUlllle procu.rems du pays,
cclL'(-ci adrcssèrent des rcmonlranccs au Roi,
auxqucllcs le ProcID'cur - Général joignit lcs
sienncs; et elles eurent pou.r résultat d'éconduirc l'archevêquc, en disposant S:' M. à détruire l'exception qu'elle avait prononcée en sa
faveur. Cette résolution fut prisc sur le mème
motir qui avait dicté la suppression générale,
c'est-à-dire, afin que la cour pût délibérer pllIS
libremcnt sur les enh'eprises que le évêques
et autres gens d'église pourraient sc permeth'c sm' la jmidiction temporelle
royale.

et l'autorité

L'archevêquc ressentit toute l'amcrtume du
rcfus qu'il avait éprouvé, et conçut le désir
d'en tirer vengeance. Pour y parvenir, il ob ligea l'archidiacre qui occupait la prelllière
stalle du chœur après la sicnne, de ne pas la
céder au Président Chassanéc, lorsqu'il viendrait assÏ,;ter à' l'office divin , quoique l'usagc en cùt été jusque -là consacré. L'archevêque , pour soutcnir son cntrcprise, obtiut
&lt;I,'s leth'cs - patentcs par Icsquclles S, M. fit

défenses ri toutes personnes, de quelque qualité
qu'elles fussent, de troubler l' archidiacre dans
ta possession de cette place. Mais ce triomphe

fut de courte durée; car, mieux éclai.ré par les
relllontranccs du Parlement, le Roi révoqua
ces lettres par celles du 25 noveml)l'c 1540 ,'ct
ordonna que, lorsque la Compagnie sc trollvenit cn corps, elle précèderait l'archidiacre, et
que, lorsqu'ell e se trouverait en tOUl'he, ce privilège appartiendrait à ses Présidens. .
Au mois d'avril de l'année suivante (1), la
Cour perdit s.on chef. 'La promptitude de sa
mort fit croire que la cause n'en était pas nahu'clle, eL qu'il avait été empoisonné avec des
fleurs qu'il aimait passionnément (2). Le motif
en fut attribué à la résistance qu'i l opposa à
L'exécution de l'arrêt de Mérindol, qui venait récemment d'être ~'en du, et dont l'importance
nous fait un devoir de nous occupe~' d'une manière spéciale et non interrompue, dans les chapitres suivans. Peu de'rtlgrets accompagnèrent

C' ) , 54, .
(2) Foye: la
1.

Dote

de la pa ge l,II.

5'

�Gti

ESSAIS IIISTORIQUES .

Chassanée clans la tombe , quoiqu'il fût l'un des
plus beaux-esprits de son siècle, et qu'il eût laissé
des:J.vans ouvrages.1\f.~is, odtre sa sévérité, son
inclination pour les nou,lell es doctrines et sa
douceur envers les hérétiques, flITent des griefs
que le clergé et le peuple ne surent pas lui pa);donner.
Peu de jours après sa mort , l'Avocat-Général rc'luit la Cour de présenter, 'pour la charge
qu'illai.&lt;;&amp;1.it vacante, les trois candidats sur les quels S. 1\1. devait faire son choix. A la suite
d., ce r équisitoire on lit dans les registrès : «Le
« 25 avril, la Cour a nOlllmé, sui,:ant l'Ol-don« nance , M' Guillaume Garçonnet, A vocat« Général ; Jean Meynier, baron d'Oppède,
« Conseiller en icelle, et Jean de Vega, Avocat« Général au Parlement de Toulouse, qui ont
« semblé idoines, capables et suffisans l)our
« exercer l'office de Président, si le bon plaisir
« du Roi est de nommer l'un d'iceux. )
S. 1\1. choisit Garçonnet , sous la condition
qu'il se démettrait de l'office de Garde-desSceaux de Provence qu'il possédait , et que le·
Roi confia à Balthasar de Jarenle , évêque de

,

,

sun

LE PARLE1\JEKT DE PRO"-E NCE.

Vence, et premier Président de la Chambre des
Comptes. Garçonnotfutreçu, le 18juin suivant.
11 était originaire de Poitiers, et avant d'êlJ-e
Avocat-Général à Aix, il avait exercé les fonctions de Conseiller au Parlement de Turin. Jus'lues-là, la compagnie n'avait eu (1u'un se ul
Président; mais, un an après la réception de
Garçonnet, le Roi en ayant nOll1mé un second,
Garçonnet prit dès-lors le titre de premier Président.
A cette même époque (1) , la Cour fut augmentée daus le nombre de ses Conseillers, porté
à vingt-quatre, dont six clercs et dix-huit laÏqlJ.es. Le Roi , au moyen de cetteaugmelJtation,
érigea une Chambre crilllinelle, sous le nom de
Tournelle, parce(jUe les Conseillers y servaient
chacun à leur tour; elle était composée de douze
Conseillers tous laÎquOi. Les clercs ne pouvant
concourir aux jugemcns de mort, n'entraient
point dans cette Chambre; celL'&lt; (]lù en fai saitmt
le service recevaient des gages , en remplacement des épices qui étaiènt uniquelllent 1'1'0-

�sun

68

LE PARLE~IE N T D E PRO V ",CE.

69

ESSA rs 111 ST 0 1U Q ES

car , il faut le dire, il n'y a peut-être point de

duit s pal' lesaiEures ci,-il es . Le Roi créa ellcore,
cell e aunée, une troisième Chambre composée

meilleure g-arantie de l&lt;f .bonté des choi.." pour
le gouvernement et les justiciables, pa l'cequ'i 1

d'onze Conseill ers, pour connaître des affaires
. ; malS
. l"edit
du domaine ct des eaux et forets
,,'en [nt pas yérifié, ct demeura s~ns exécu-

est impossibl e que l'intrigue parvienne à subjuguer un nombre de suffrages suffisant pour
obtenir, au profit de l'immoralité ou de l'ignorance, le siège qui ne devrait jamais être occupé que par le savoir et les vertus.
Une autre raison devrait le faire admettre :
elle se puise dans les égards. que liIérïtent les
corps de magistrature, et qui sont l'une des
sources de la considération publique dont ils
doivent être entourés, et qui s'altère plus ou
moins, toutes les fois qu'on introduit dans leu.r
sein des membres qu'ils n'estiment pas, et qu'ils
auraient repoussés si leur voix avait pu se

tioll .
, Comme, POUl- la nomination de son chef , la
COllr était en usage de ]:'roposer anRoi des candidats pour les offi ces de Conseillers, soit qu'ils
fussent créés il titre d'accroissement , ou '{ll'ils
dev inssen t yacans par le décès des tüulaires,
cct usaO'e s'est consen Té jusqu'à l'année 1599;
"
mais, depuis cette époque, on n'en ;trollYe plus
de vestiges (1), quoique ses avantages sel1\blassent faits pOlll'le perpetuel' dans l'ancienn e
h1gislation ou l'introduire dans la nouyell e ;
(1) Cel usage.étaiL rondé Sll,l' l'oùlonuancc de Philippe
ùe V alQi5.. du
te

Il

mars 1344 ,

COllç:UC

e n ces tenues :

«

Et

li Roi 1 en 501\ gr anù conse il , par bonn e e l meu re dél i-

( hération . orùonne &lt;lue nu l n e soit mi s au li(' u e l noro.-

u hre tl es susdits éle us, quand il Y&lt;l quera , se il ne lui
Il

est témoi gné. par le Clwnceli er pt p.. r le Parlement ,

li

l'lre suffisant à exercer leuit office, ct êll'e mis audit

1(

nombre el lieu,

Il

faire entendre.
Mais cet usage relatif aux présentations a-til été suffisamment remplacé par celles que l'on
exige aujourd'hui de la part des chefs des Compagnies? Nous ne saurions l'assurer: car, en
les supposarlt tous pénétrés des intent.ions les
plus pures , étrangers aux affect10ns de famille ,
fermes deva nt toutes les injustes sollicitafions,
l.

•

�~U R

ESS US HISTOl\lQUES

ue

1.E PARLEMENT DE PROVENCE.

il sc peut encore qu'ils puisent dans Ulau\' uiBCS
sources les renseignan\ens qui leur sont nécessaires, qu'un vain éclaT les éblouisse, et qu'ils
se laissent circonvel.lil', saliS le vouloir, par
l'intrigue, qui sait toujours emprunter il propos
le langage de l'intérêt publlc, et dont les ma1I001l\'res sont si fL'Condes. Ces présentations,
fai tes d'ailleurs par pl usielU's i80lélllen L, offrent

plus puissans il l'ùgard de ceux de $eS mcmhœs
qui sont aITranchis
novj,ci3.t, ct don t l'inamovibilité ost il l'ahri de toute nHeinte?
Mais le prétend,lUt n'avait pas SeUlell1tllllt pesoin du sulIl'age de la COlllp:tguia it1aquclle il
sc destinait, l~ou~' ,être admis dans son sein; il

quclquniois l'inconvénient d'être contradictoil'es, et invitent, dans le doute où elles j ettC'll t ,
à choisir cles départiteurs parmi les fonctionnaires étrangers aux besoins et aux devoirs de
la magistratme, ct qui réussissent trop SOli yent
à faire admettre leurs idées persol1uclles: ce
qui n'est pas le moiuclre des dangersqLl'elltralnc
avec lllÎ ce DOU vel usage.

faire connahTe, paroeq\!.'clles justifi ent de pi us
eu plus les soins que l'.on prenrut 1~0ur que les
magistrats fussent dignes du saint saecrdooe qui
leur ùtait confié.

Celui dont la disparition excite bos regrets a
été conservé pour les Conseillers-auditeurs.
Mais pourquoi le limiter dans cette il1Stitution
incomplète, qui semh le actuellelllent f"appéC'
d'anathème? S'il a l'aru j liste de n'agréger la
jeunesse am' grand. corps do luagistralur('
qu'avec leur agrément, ne sent-on lXIS qlle le,
motir.~ (11lÎ ont inspiré cefte mesure , sont encore

«Il

étajt encore soumis, avant d'y 'Ôtrc reçu, .i
accomplir d'autres conditions, que nous devGus

Une fois nommé par le Roi, 'Iel'écipiend;,Ui'C

était tenu, pOlU' être admis par la Compagll,i c,
d'expliquCl.' SDD le champ cinq lois. romaines.
Cet usage tilt modific ,en 1553, cu ce sens cfIl'il
fut unêté que l'une dœ cinq ~0is scrait ((,&gt;onCe
à étudier pendant villgt-cluaJ;l'G boUl'os . . P0Ul'
éviterles.uhus, la Co;url,c$olut., le 7 avril iL55g,
que l'ouverture du livre de la loi se fecait '1}a,I1
un 'Coll1missaire qui serait choi.~i il oct ~et,
ct, dans un exemplaire qui ne serait pas habituellement il l'usage des Chamllrcs. Dans le
prillloi!Je, il fallait, pocu' être reçu, réunir lei

�ESS.\ IS 11ISTORIQ

SUR LE PAR L El\1 EN'r D E PllOVENCE .

ES

'l 'Jaire cinq uièmes des suffrages; dans la suite,
on se contenta des deux tiers.
Le Parlement se faisait remarquer dans ces
examens par l'impartia lité avec laquelle il procédai t aux réceptions, soit qu'il s'agî l des fil s
de ses 1l1embl·es, ou d'étrangers. Il peul ètrc intéressant de rappeler sur ce point quelques

oc rai r eprésentant,. à l'occasion de son exa men ,
,( qu'il a soleoisé unoquoq1le ,'erbo, qu'il n'a pas
« entendu la loi , et fait les ol)jections mal à 1'1'0« pos, montr ant par-l à qu'il ignore les terllles ,

exemples.
Le 19 j uin 1597, procédant à l'examen de
Jean Giraud, résignataiie de son père, Dulme,
Avocat-Général , fit observer que le récipiendaire avait (ort ponctuellement rt!polldu en
droit, mais qu'en pratique il s'etait troll,vé un
peu court. Partant requiert qu'il soit admonesté de continuer ses études en pratigue, et
y foire mieux fi l'avenir qu'il n'a lait p ar le

mission jusqu'à la Saint-Romy suivante, admones tant le récip iendaire de faire son devoir ,
ci visiter les livres ·de droit, les édits et ordQn-

présent. La Cour fit , d'après ce réquisitoire ,
sentir- il J ean Giraud t oute l'importance de .ses

fonctions, et ne le r eçut Conseill e.r qu'en l'ex bortant à travai fl er à la pratique, et à étudi er
les ordonnances.
Mai~ elle montra encore pl us de sévérité. euvers Hercule de BOtTI par, à qui son père avait
également résigné sa charge. « L'Avocat-Gérl.é-

« est d'avis qu'il ne peut consenti r il sa ré« ception 1 et qu'il y a lieu de la renvoyer à
« mieux faire. » La COIp.pagnic ajourna son ad-

nances.

L'examen n'était pas touj ours subi dans le sein
de la Compagnie : quelquefois &gt; au con1;raire,
il arrivait que le Chancelier, avant de déliv rer
les provisions, désignait lui'- mên1e des CommissaiI'es pour interroger le pré t~nda nt : c'est
ainsi que Claude de Simiane fut cxalplné, en
1567, par des magistrats de la Capitale, qui attestèrent sa capacité_
L e Parlement , tout ell admettant le récipiendaire, lui refusait quelquefois voix délibér ativ e
jusqu'à une époque déterminée, ou lui 'tiTI posai t la condition de ne pas rapporter de procès
pendant ce temps: c'est ce qui avait lieu lorsqlle,

..

,

•

�~SSAIS

IllSTORIQU ES

SUR LE PAnLt:ME t\ T DE

pllr l'effet d'uue dispense d'âge, le magistrat
an-ivait h'Op jeune dans la Compagnie.
Le Parlement :lvait en Olttœ l'usage d'm,-igcr
que ceux qui obtenaient des résignations, jur3sscut qu'i'ls n'avaient fmlrni /lUCllne SOUllUe
pour les faire réussir; et l'on trouvo, d&lt;Uls se~
anna~es, des excuq&gt;les de l'cros d'admissioli

fondés sur des 'traités d'àrg1(mt . ~ avaiea&lt;l:
précédé 1a domission; onh'o auh'es , en 1577, à.
l'égard de Pierre Puget de Tourtour, qui, p:u;
ce motif, fut renvoyé à. se pourvoir au Roi, et
ne fut admis dans la sult-C qu'en rapportant de

•

nou venes provisions.
Cet usage, que la véoalit-é des ch;n'ges dovait
proscrire, fut-ce\ienda't'l't co1'lservé sous cc nouv&lt;,au régtm~ (1); 00 qui otffai t une -évidente

(1) Louis Xll, le premier qy i int.roduisÎt la n 3ualité
lles

Ch8I'ses,'r~pccta toutefois ce lles d ~ judi oa lul'c , (\( te

droit qu'clles conféraie nt tic juger les
François lU étendit la Yt.!nalilé

SU I '

ci toy~ns j

mais

('lIes; c l ce ful pOlll'

sa ti sfair e les Suisses qui, les armcs à la m ain , lui &lt;Iem andalc;lt Je l'argent .. que le chtlncelic ," Duprat four-

Ilil

À

cc prince celte res,,"onrcp : il mit

l'

l'~ntall ,\in g l

PJlOVE~ C E.

75

contradiction qui, sans doute , n'exia l e\'l\ i~ P'\8
dans notro organisation actuelle, dont les ava'ltages, sous ce rapport, sont si fl'appans en
oomp:u'aison do llancienne ; puisc{lw celle-\!i,
transmottant il prix d'argent les charges dues
a~

talent pcr.soTInol, formait une propriété do
famille, de cet.t e om8nation si précieuse de la
puissance roya le qui, par cc moyen, tombai(
souvent dans des mains caduques, et anéantissait ou r endai t illusoires, p:U' une Sorte de t.rafic, .
toutes les précautions que la sagesse avait imaginées pour recruter le mérite; tandis qu'aveo
&lt;Iuelques soins le gouvernement peut fa(:i loment, de nos jours , a ppeler de dignes magistrats .
Mai.~ , quoiqu'li ne fùtpascon tl'adictoire avoc
notre systèm e j udiciairo, nous sommes loi1l da
ùarse:s fJ C Conse illers il Pari:s , cl e n c ré a au ~s i de nouvelles d,ms les nuLJ'es Parlemens, Celle

m CS lIl' t}

diç ta &lt;l'é-

nergiques l'e mOnLraù ccs; m ais le besoin imp osa si lence

(,roy. Vol Pari,.; . c il . '~ VJ , p"' ;:"" 5~1 ,-

;'l UX se uLim ens de la dignil é e l de la juslice.

taire, .fli~"t. dit }Jarlement de

~'\..

M_illùl, Étém. d' HiGt. Gi n .. tom. VI l , pas" , 5.0; Jourl/Cf t
!lù;lorÎ&lt;jtle

dei,. A~'ocats, tom. Il , POlE; . 175.)

�ESSA IS H ISTOR IQUES

revendiqucr cet usage, comme cclui dont nous
avons parlé précédemment . Nos mœurs répugneraient, en effet, il ce serment qu'il consacrait:
car il porterait avec lui une sorte de suspicion
légale qui entach erait la magistrature, dont la
délicatesse doit devenir de plus en plus susceptible, il mesurc que les idées s'épurent et que t e
siècle s'éclairc, e t surtout 'l'land son désintéressement est si connu (1), et qu'indifférente
pour l'argent, elle ne demande que de la considération et des h onneurs, que la bienveillance
du souverain, aidée par le temps, ne manquera
pas, sans doute, de lui départir.
Nous avons dû négliger l'ordre chronologiqu e, pour ne présenter qu'en un seul tableau
tout ce qui était r elatif à la réception des magistrats ; mais nou~ nous empressons de r eprendre la série des faits, suivant le)J.!s dates.

( 1) De tous les C01'pS de l'Etat J celul de la magistrature es t le plus ma l indemnisé . Le mo indre commis de
la dernière administra tion des finances a J pour ainsi
dire, autant de trai tement qu'un mBgistral de Cour ~ou­
veraioc .

su n

LE PARLEi\f EN1' DE p n Oyt ~C E.

77

L'ann é~ 1543, sur la'l'Icllc nous dcvons rcportcr nos rcgards, nous rappellc l'épO(IUC où
If' Parlelllcnt rcndit Ic mémorablc arrêt de

I:éunion de l'a ~ cienn e principauté d'Orangc il
l anClCn domallle des Comtes dc Prov('ncc. 11
eut pour motif Ic refus quc Rcné dc Chi Ions,
princc d'Orangc, fit de comparaÎtre an han ct
alTièrc~ban auquel il avait été cité Jors dc l'irr llption de .Charles-Quint en Provcnce, conforIllément au traité passé en ) 311 , entre Ic Roi
il,obert , Comt c de Provence , et Bertrand dc
Baux , prince d'Orangc , par Icquel cc princc,
ayant déclar é relever du comt é de Provcnce
,
'
s é\.alt cngagé , pour lui et scs successeurs à
,
'
prêtcr h ommage à ses Comtcs, et à les servir
dans leurs bans et arrièrc-bans, avec un nomb re
d'hommcs déternùné.
Déja trois ans s'étaient écoul és depuis l'ill fraction d a traité, lorsque l'arrèt de réuJuon fut
rcndu , par ccque le prince d'Orang'c avait prétendu que l'h uissier qui l'assignait dcvant le
'

Parlemcnt dc Provence '. IlC pouvait l'exploiter
sans la permission de celui dc Grcnoble, ct
J'avait retenu prisonni cr; mais le Roi éca rla

�~S
1

SU R LE PARLEftlF:NT DE PROVENCE.

ESSA IS IHSTORIQ ES

'i9

œt obstacle en défendant au Pa.rl~ent de

Grenoble de sc mêler de cette aITaire, et cu
conseqllence l'arrôt fut exécuté sans empêCHAPn'RE VIn.

chement.
Le premier Président de Gar onnct mourut
dans le COtu·s de cetle année, et pendant qu'il
présidait les États de Languedoc. La Cour, pOUl'
le remplacer, présenta au Roi, SUl' la réquisition de l'Avoeat-Général Guérin, JeanMeynier,
baron d'Oppèdc, dont nous aurons occasion de

Les Vaudois (ln Proven ce. -

nous occuper longuement, ct qlÙ était second
Président auParlcment; Jean de Vega, AvocatGénéral en celui de Toulouse , et Jeall de Bugis,
Conseiller au Grand Conseil. Le premier de ces
candidats fut choisi, ct SOIl installation eut lieu
le 28 janvier 1544.
L'année suivante, S. M. le nomma lieutenant
du Roi dans la province, et en oette qualité, il
fui chargé de faire exéouter le fameux arrêt
de :Mérindol, déja rendu depuis quelque temps,
ct sur lequclllous avons maintenant il fuel' notre attention.
,

"

Arrêt ~Ic i\Ihinlll)!.

TOUT le monde c6nnah; saT1S doute, t'arr@t
de Mèt';ndol : cc n'est -point l'uu de ces actes
obscurs qu'il faille péniblement 'exhumer ars
archives dll ParleU:ierlt dont 'il fut l'ouv:rage .
L'lùswire générale du pays s'est chargé de 1'0
transmettre il tou~ les àges , en consignant dans
ses annales les persécutions ' exercées COlJtl'e
ceux qtii , dissidens sur des principes de religion ct de morale, étaient connus S(lUS les nOlIls
cl'Albigeois et de Vaudois, et an sort desquels
de nombreux historiens., transportés d'indignation, ont cm être ohligés de p'a yer un étl:ltath
tribut de regrets.
Mais il est vraisèmblable que, dans J'aperçll
général et nécessairement t'apide des faits qui
les concernent, ' ct Cfui scut])ient d'ailleurs Ile
plus nppartènir aujourd'hui il l'histoire des

�8ç

ESSA IS

H l ::iTO IUQUES

peuples que par leurs sanglans résultats, ces
historiens se sont abandonnés à une aveug le
pitié, et qu'ils ont confondu des coupables ave~
des v iotimes, concne peut-être les rigueurs du
pouvoir avaient eu déja l'insigne tort de les
conrondre. Mais si, dans l'i,mpal'tialité qui doit la
caractériser, l'histoire avait considéré, avèc plus
de soin , l'esprit d'insubordination qui animait
les réformateurs attei.nts par l'arrêt de M6rindol , et les mœlll'S dn siècle où ils s'agitaient ,
elle eût taxé moins sévèremen t les mesures
dont ils furent l'obj et , et que l'h umanité, sans
doute, peut déplorer, mais r:e doit pas flétrir .
En effet, u n arrêt semb lahl e, s'il était r endu
dans un siècle éclair é, devrait e'ncourir la r eprobation générale ; m ais il n'est pas permis
d'oub~er qu'il da te de 1540, ct qu'à cette époque on v oy ait dans chaqu e h érétique un ennemi de l'État , un conspirateur toujours prêt à
attenter à son gouvernement. C'est, il faut le
croire, dominé par de telles craintes, que le
Parl ement , tOllj ours ami des Rois comllle des
peupl es , se détC):mina à porter cet arrêt de
sa nglante mémoire, et non poin t dans la pf'nsée

81
de venger Dieu de l'infidélité de ses cr éatures ,
parccqu e ce· ma1 tr e ,. souverainemen t juste ct
g·... néreux, départit lui- même ses récom penses,
sans abandonner à l'aveugle humanité les chàtinl ens de sa justice . Le Parlement ne conçut
pas l'orgueilleuse illusion d'êll'e l'oJ'o-ane
du
b
Très-Haut, et le cruel fanatisme ne le subju gua point , puisque, cédant aux vœux de j'Eglise et du Monarque, il s'effor ça de r endre
nuls, pa r sa modération et ses délais, les sévères
effets de cette r edoutable sentence qui ne dut
son exécution qu'aux excès de la r ésistance la
plus invétér ée et la plus opinii tre.
Ainsi , en r espectant les droits sacrés du malh eur ct de la v érité, il est facile de j ustifier le
P&lt;:\r lem ent d'une foule d'imputa tions diclées
par les scntlmens d'une commiséra tion exagér ée, et de nous persuader, en nous transportant
dans le siècle où l'on doit se placer pour rendre
un jugement équitable, que nous eussions peut(itre imit é nous-mêmes la conduite de cette
Compagnie, si nous nous fussions trouvés dans
les conjonctures qui déterminèrent ses r ésolutions.
StR LE PA RLEM ENT DE l'ROVE NCE.

J.

G

�ESSAIS HIS'l'OnlQES

11 eùL été sans doute plus hpuorabl e au Parlement de résister an torren t de l'exemple, à
l'influence de l'erreur et au despotisme qui s'appC5.1ntissait sur les consciences; il eût été plus
digne de lui de diriger l'opinion que de sc laISser en lralner par ell e; ct, dissipant l'ignorance, de ne porter ses rigueurs que sur les
ch fs de la sédition , et de meUre les autres,
égal'és par les coupables, sous l'égide d'une indul o'cnte protection.
o
.
!Ibis la sagesse des corps, comme la raISon
des individus, se développe lentement ; comme
eux, soumis aux eneurs et alL'C faib lesses humaines , ils sont tTibutaires de l'esprit de leur
siècle. La saine philosophie doit avouer ce lanuaue et se montrer généreuse pour ces temps
"

0

,

d'ig'norance dont les égaremens ne Sont que des
en·em's, tandis que depuis qu'elle a répandu
ses lumières sur les nations, elle a frappé les
actes sanglans de leuTS commotions politiques,
d'un caractère d'autant plus inexcusable, qu'elle
leur a montré les yrincipes 'rui en étaient, la
source, et leurs conséquences inévitables.
Les bourgs deMérindol, Cabrières-Ies-Aigues,

su n LE PARLEMENT DE PROV ENCE.

83
LOlU'lllarln, Villelaure; ct autres au nOlllln'e de
vingt- quatre, tous situés le long du Liberon (1),
étaient habités par des Vaudois, espèce de secte
li ée des guerres civiles et de la COlTuptlon des
mœurs qui en avait été la su.ite, et qu'avait
exa ltés l'apparition du diable qui jouait ordinaire'ment un r61e principal dans la r eprésen tation
des m ystères en usage dans le treizième siècle.
On attribuait au démon une grande pnissance sm' le monde physique, et des im:lgiuations ardentes sc livraient à lui dans les excès
du plaisir dont les ' attraits multipliaient le.
adeptes.
Le comte de &lt;j'ntal avait attiré ces héréti- l i
ques de son vicomté de Demont qu'il possédait
Cil Savoie, pour cultiver des terres qu'il avait
en Provence, et qui ne tardèrellt pas à produire
des revenus considérab les par lel1rindl1 sh'ieuse
activité. Mais, apportant lllaihelli'ellsem ent
avec eux les erreurs qui avaient fait ch:lsser
leurs pères des Cévènes, leur ancienne patrie ,
(1) Le- Liberon est HIl C mOnl:1snc:&gt; Je

sine des -anc iens Etats du P"pe.

] )roYCU(lC,

, oi-

�8f

RJ

ESSA IS HISTOR IQ UES

SU R LE PARL EMENT DE PROVEi\CE.

et &lt;(lI 'ils avaient conservées par la tradition cl
le secoul'S de leurs bardes, ils devinre nt ])ien-

ecclésiastiques. Mais, loin de sc rendre fA leu !'s

t ùt il charge au nouveau pays qu'i ls avaient
adopté . Ces hommes, dont le })résident ~eTholl
loue la pro])ité et les mœ lu's, se livraient , s'il
fau t en croire Rairnond de So lliers , dont le té-

lemal:\"ne des docteurs pOlU' les instruire dans
les nouveam, dogmes , ct devim'ent hicn t6t
assez puissans p:lr leur nomhre pour l'rorc sel'
pu])liquement leur culte; et , comDle l~s pre -

moignage exclut la prévention puisqu'il professait les nouvelles doctrines , à des tlll-pitudes

miers succès d'une entreprise en nallllnent toujours l'amhitïon, ce ne fLrt point assez pour

si scandaleuses, qu'elles explicluent l'aversion
dont ils furent l'oJ)jct.

eux d'avouer leurs doctrines, ils voul urent lps
étendre, et se livrèrent fA des violences envers

Quoiqu'il en soit , ces nouveaux habital1S de
la Provence, au début de leur étahlissement, se
fiwnt peu remarquer par leur manière de vivre;
mai n'ayant pas été long-temps à se multiplier,
les CLu'és s'aperçurent qu'ils venaient r arement

ceux 'lui résistaient à leurs séductions, Ge,t

aux églises ; que, lorscru'i ls y venaient, ils ne

i mages et les prêtl:es . Dans J'excès de leu r li'ériésie , ils en vinrel:lt j us&lt;Iu'à vouloir réduü'e

preuaient pas de l'eau bénite; qu'ils ne fréquentaient point les sacrcmellS, et SlU'tout qu'ils ne

admonitions, ils envoyèrent chercher

CIl

A 1-

dans cc lmt qu'i ls const.ruisircnt un fort à SainlPha les, dans les mOlltagl)CS, d'o ù ils faisaient
des courses dans le p lat pays pour exercer
leurs fUl'em's SlU- les églises, les autels, les

cn cendres la ville de Manos&lt;luc, qui , suivant

faisaient point prier pour les morts : autant d'infractions qui échappent aujourd'hui à la juri-

La tradition, 11?échappa fA cc malhem- Clue par
un lniracle (1),

diction temporelle, mais qui, dam le siècle

Enfin, après s'être long - temps défenduc

Jont nous p3J.'lons, présentaient des crimes qui
demandaient vengeance aux hommes, Aussi
les curés les dénoncèrent-ils aux supérieurs

( 1) Le feu , qu i

uvaÎl é lé lUI S aux aires ci e la "illr ,

�Sli

su n

ESSAI S HI STOR IQU ES

Jew: témérité, les engagea il faire de nouvelles courses dans le com tat Venaissin, dont
ils étaient limitrophes, et à y commettre de
tels excès contre les gens d'Église, que le Pape
crut ne pouvoir se dispenser d'en écrire a il

l'étiques de ces contrées fUl'Cnt poussés par des
vexations, aux plus funestes excès, on ne saurait en attribuer la cause il cette CompaO'nie

,

Roi, et en même temps il publia une bulle par
laquelle il déferait ces hérétiques aux juges sé-

puisque ce ne fut qu'après leur développement
, Il cen t a' en conn:utrc;
A
que
aUSSl' est-ce avec
injustice qu'on les lui
chés,

11

culiers,
Le ParlelUcnt reçut l'ordre de 5, l\'l. d'an-

si amèrement repro-

1

nexer cetle lmlle, ct ce fut en conséquence
qu'en 1533, il rendit un deuxième arrèt portant défellse aux Vaudois de tenir aucune as -

Sm' les plaintes de l'autorité ecclésiastique,
le Parlement, sous la présidence de CuisiJùer,
rendit, en 1530, u n premier alTêt qui , pour

semblée , ct enjoignant au.." Seigneurs de,
lieux de s'y opposer et de poursuivre les con-

m eth'e fin aux désordres, enjo!guit à tous les

•

sujets du Roi de prêter main-forte aux juges

trevenans, Ces sages ména gelll ens ne fireat
qu'ajouter il l'exaltation de ceux qui en 61aien t
l'objet, et qui , levant des troupes et obtenan t

d'église conh 'C les hérétiques, ct aux Seigneurs
haut-j usticiers de les chasser de leurs terres à
peine de confiscation de leurs fiefs. Mais , au lieu
d'exécuter cet arrêt, le comte de C/ntal , qui
était intéressé il la conservation de~ reli O'ion"
naires dont l'industrie lui était si' profitahle,

87

s,c déclara leur protecteur , Cet appui a IIg lll Cil ta

p:u' les armes spirituelles, l'É g li e port.~ ses
p laintes au Parlement, ct il est facile d'aperceyoir que si, dès le COUlmencement , les hé-

"

LE PARL EM ENT DK PHOVENCE.

cf

des secours de leurs co-religionnaires d'All emagne , parvinrent à chasser le Seigneur de
Cabrières de son chiteau , et à s'y fortifier. Les
foudres du Vatican furent alors lancées ' coaire
e ux; lllaiS ces armes n'étaient pas propres il les

s'éteign it de lui-même. à
(lu ' un moine

y apporla

l'~p p l'oche

du Sa Înl -S3c rc Ol cnl

réd uire .

�88

ESSAIS li ISTORIQUES

On croyait qu'il valait mieux employer
la persuasion et la douceur; cependant ce fut
CD vain que le Roi leur offrit l'oubli du passé,
pour prix de leur soumission: sa voix parternell e ne les toucha point, ct ils continuèrent à
ùemeurer dans un êta t de réb~. llion déclarée.
Cette obstination força la Cour d'en instruire le
Souveraiu, et de lui apprendre (rue deux mille
cinq centslmguenots venaient, avec lelll's femmes ct leurs enfans, se joindre à ces ennemis
intérieurs que des idées exclusives rendaient
implacables. Ne voyant dès-lors plus de remède
que dans la riguelll', leRoi, sur cet avis , manda
à son Parlement (1) de pousser l e S Vaudois ci
bout) ct ordonna au gouverneur de la province
de faire exécnter l'arrêt qui serait, à cet effet,
rendu par la COlll'. Mais celle-ci, peu empressée
de portel' une décision aussi sévère, temporisa
encore; et ce ne fut (lue l'a nnée suivante, et d'après de nouveaux ordres du Roi, qu'elle se détermina à citer, à trois bricfs jours) les hérétiques avec la'clause que, faute de comparaître,

(, ) Ses 1CIl,'c , ,out daté.. du 2 ru", 1538,

SU R Lli pARLEMENT DE PROVE NCE.

89

ils seraient pris au corps, Ils ne comparurent
cependant point; et le Parlement, après l'expiration de tous les délais, se trouvant obligé
de céder à la volonté royale, et excité par l'opiniàt:reté sans meSlll'e de ces malheureux dont
les excès foulaient les peuples et attentaient à
la religion, prit la résolution de porter le fameux arrêt dit de Mérindol , qui eut des conséquences funestes à la fois pour ses auteurs ct
pour ceux qui en furent l'objet, Cet arrêt, dont
nous devons reproduire les termes, fut prononcé par le Président Chassanée, le 18 novembre 1540. Il ordonna « que les villages de
« Mérindol , Cabrières- Ics-Aigues et autres
« lieux qui avaient été la retraite et le recept~cle
« des hérétiques seraient détruits , les maisons
« rasées jusflu'aux fondelllens, les cavernes ct
« autres endroits souterrains qui lelll' servaient
« ne refuge, démolis; les fOl'Ms coupées, les ar« bres fruitiers anaehés, les chefs et principaux
« révoltés, exécutés à mort, et leurs femmes
« ct en fans , bannis à perpétuité de ces lieux. »
Si, oubliant l'étendue de l'autorité du ParleUlent, on Ile le voit appe lé ({u'à prononcer en

�go

ESSA IS III STORIQUI:S

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

jUl&gt;tice réglée .sur une affaire cl;llli nelle, on
aura raison de bliuner sa trop gra nde ri gue LU' ,
et, dans tous lcs ca.s, nous devon lui reprocher de n'avoir pas indiqué nominativement
tous les lieux frappés de ses anathèmes, puisque
cette omission pouvait devenir la source d'ull
déplorable arbitraU:e. Mais, en réfléchissant
qu'il agissait d'a prés l'autorité politique que le
temps et les concessions royales lui avaient
couEée et qui mettaient au premier rang de
ses de,oirs de réprimer les attentats portés
aux mœurs, à la re ligion, il la s"-reté de l'Etat, on l'absoudra de la sévérité dont il fit
usage, ct de l'accusa.tion d'avoit' uus sa haine

d'ailleurs maltre de l'exccution de cet arrêt ,
qu'avait il craindre le Parlement lorsqu'i l le
rendit, en y insérant les dispositions les plus
rigoureuses? Et no lui était-il pas permis d'espérer que ses menaces seraient d'auLant plus
salutaires qlL'elies étaient plus étendues, Cil
disposant les coupabl es à venir à résipiscence
et en intimidant les faibles, dont la tOlt'l'be
nOllibreuse, déja si encouragée par Wle longue
indul.,.ence pouvait faire r edouter de plus
" ,
grands égareIDens? S'il en fut autrement, faut-

il la place de la j ustice dont l'ad llu nistration
hu était dévolue. On regrettera sans doute,
avec raison, qu'il n'ait pas eu assez d'énergie ou de lunt.iêres pour s'élever au-dessus des
préjugés de son siècle; mais on ne pourra jamais l'accuser justement d'avoir sacrifié autmtde sang à ses propres vengeances. L'illustre
réputation de cette Compagnie, les Iraditions
de,ertus et d'érudition qui s'y sont conservées,
démentent hautement ce reproche. Se croyant

il en rendre la justice responsable dans ces
t emps encore à demi-)larbares, où la révolte
elle-même franchissait toutes les bornes?
Les lenteurs que la Cour apporta à j'exéc ution de cet arrêt , dont le Roi approuva les disposiLions par des lettres-paten tes, nous autorisent il offrir cette impartiale justification. En
eITet , il est impossible de croire qL~e le fanatisme ait dicté cette sentence, puis'Iu'elle demeura quatre aus sans exécution; et il dest
pas plus permiS de l'attribuer à la hai ne, d"5
'juç tant de ménagemens avaient pl'éœdç s('s
rlgucurs.

�,
ESSAIS HISTORIQUES

Le président Chassanée résista a ux instances
des archevêques d'Aix ct d'Arles, qui offraient
de fournir, SlU' les fonds du clergé, aux frais
de l'exécution; ct, soutenu par les consei ls d'un
ami auquel étaient chers les droits de l'humanité, le gentilhomme Jacques de Renaud, Seigneur d'Àlun, il prit sur lui d'ajourner cette
exécution. Mais ceUe condescendance, loin de
ramener les religionnaires à de pacifiques sentimens, ne fit que les encourager à de nouvelles
profanations et àde nouveaux désordres, COllllue
1l0US ne tarderons pas à le voir.
Dans cet interval le, ces novateurs obtinrellt
une amnistie par le crédit des protestans ·d'AIlemagne que le Roi avait, dans cc Ulomellt, intérêt de llléllager. Ell e fut accordée sous la condition qu'ils abjm'eraient lem's elTeurs. En conséquence, ils présentèrent au Parlement une
requête, où, après avoir protesté de lem' fidélité aux saines maximes, ct de leur mépris pour
l'hérésie des Vaudois et de Luther, ils firent
une profession de foi très captieuse. Cependant
la Com' qlU rcdoutait sincèrement d'en venir à
des voies dc rigueur , parut s'en coutenter, et

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

93

élargit aussitO t les prisonniers, au nombre de
plus de deux cents. Mais, à peine cCIL,,-ei furentils de retour dans leurs foyers, qu'ils y firent
pu bliqllement kt Cène, et s'abandonnèrent cnsuite il dc nouvcaux brigandages (1).
Pendant qn'ils s'y livraient, Garçonnet sucl'éda il Cbassan6c, ct sc monh'a aussi indulgent
que lui pOlU' ces novateurs. Au lieu d'engager
sa compagnie à obéir aIL" nouveaux ordres
qu'elle reçut du Roi, de poursuivre l'exécution
de son arrêt, il lui suggéra de sc bo.rncr il dé-puter il Mérindolle Conseiller Durand , assisté
de l'évêque de Cavaillon ct d'un prédicateur,
afin d'essayer les voies de la .persuasion. Cc
Conn nissaire ayant fait publici' en chaire l'amnistie que le Roi avait précédemment accordée
(1) Ils assivgcaicnt des villes el des chaleaux, enfonçai ent des monastères, pl'?fanaient les égli,ses, e l don nai ent impitoyah lement la mort la. tous les sold ats ctu
l\oi dont ils pouvai~nt s'emparer. Yay. le U1&lt;l,L1U:"C. intit ulé:
iJ'Iémoil'PS touclta'nt le Parlement de Proveace: eesl un
ouYrage à. la fois précieux el rare, I}Ul nous a été confi é par M. Porte, doul les loi sirs sout utilement co nsacn :s aux leltt'CS eL au:c a1'(5.

�95

ESSAIS HISTORIQUES

SU R LE PARLEMENT DB PROVEl'iCE.

ceux qui sc convertiraient, il ne sc trouva
dans l'église que quelques fenunes, et le nommé
Pasca l qui déclara, au nom de to~ les absens,
qu'ils ne voulaient avoir d'autre croyance que
celle contenue dans la requête dont nous avons

l'abbaye de Sinaque , et par &lt;;l'incroyables efforts pour propager leurs erreurR dans plusieurs
villages circonvoisins.
Cependant, Meynier, ba.ron d'Oppède, ve-

~

par~ é,

et à laquell e il était illlpossillie de se référer, pm'ceque le Conseil du Hoi, plus sévèr e
que le Parlement, venait d'en condamner les
prillclpes.
Malgré ces ménagemens, le Parlement n'en
était pas l~lOins en butte aux plaiutes des religionnaires. Elles parvinrent jusqu'à S. ~L qui,
en les accueillant, renvoya leur cause, par
droit d'évocation, devant le Parlement de Grenoble, et permit même que les chefs de plainte
qui lui étaient adressés fussent vérifiés par
une information. Ces concessions que la po lilicfUe réclamait de l'indulgence, loin d'exciter
la gratitude et de fixer la fidélité, ne serviren t
qu'à dQll11er llll nouvel élan à l'audacieux esprit
d'insurrection; tous les novateurs de ces con-

.

trées volèrent au secours de ceux de Cabrières ,
.
que le ''lce-légat d'Avignon voulait chàtier , et
ils marquèrent leur retour par l e pillage de

nait de succéder à Garçonnet, et paraissait
aussi disposé que lui à préférer les voies de la
douceur à celles de la force , pour ramener les
hérétiques à leurs de" Qir s ; mais, à l'époque de
son installation, ceux-ci notifièrent à la Cour
l'évocation qu'ils avaient obtenue, ct la mécont cotèrent vivement par l'ioconvena nce des procédés dont ils accompagnèrent cette démarch e.
Aussi scntit-elle alors qu'il était de sa dignité
cie repousser les ca.lonnues qui avaient fait réussir l'évocation et sur lesquelles elle était restée
indifférente; en conséquence, l'huissier Court in fut donc chargé de porter sa justification
à S. M., aidée des démarch es du Pape, et
des remontrances des Etats, où étaien t détaillés les révoltans désordres des h érétiques.
Elle eut un entier succès, puisque le Roi s'empressa de révoquer l'évocation qu'il avait précédemment prononcée, et réitéra il son Pm'le- ,
ment de Provence l'ordre d'exécuter l'arrêt qui

�sun

ESS.US HISTORIQUES

avait été rendu. Les lettrcs que S. 1\1. e~pé~.
dia à cet effet sont du 1" janvicr 15!j5 , et ll'ur
présentation à la Cour ayant cu lieu le 31 du
même mois, elle nomma le Président Lafont,
les Conseillers Badet et de Trihutüs, et l'Avoc.~t-Général Guérin, Commissaiœs pour cette
exécu.tion (1).
l\Ialo-ré l'ardeur attrihuée au Président d'Op" la destruction des hérétiques, il
pède pour
supplia la Conr de différer cncore quelque
temps cette exécution , parccqu'ayant sollicité la grace de ces malheureux, par le même
envoyé qui était allé éclairer le Roi sur leurs
plaintes calomnieuses, il lni paraissait convenable de ne point agir avant de connahr:e
les intentions du souvcrain. Mcttant ce délai à
profit, il dépêcha des émissaires vers les nova-

(1) D'après la déposition de l'écuyer d'Allagooia, sieu.r
dl' Vauclaire , qui 'n'ait accompasn é le lieutenan t du

Roi , il résuhe que le Conseiller de Lauris éta it auss i (lu
nombre des Commissô'l.ires. Ce Consei ller était François
Péru ssis , baron de La nris, gendre du premier Président

d· Oppèdc.

LE PARLEMENT DE PROVENCE.

97

teurs pour tenter une fois de plus de les ramener. Trompé dans cet espoir, il crut obtenir le
mème résultat en les intimidant, et fit occuper
les villages voisins par des troupes. Mais, au
lieu d'éprouver de la crainte, les hérétiques en
conçurent une nouvelle audace, et tombant à
l'improviste sur les soldats qui les entouraient,
ils les passèrent presque tous au fil de l'épée.
Ce dernier trait, qui couronnait leseJforts de
la résistance, était fait sans doute pour que l'on
nût un terme aux délais, aux ménagemens et au
pa{-don, et il faut convenir, tout en déplorant
les effets qu'euOa rigueur, que ces malheureux
enthousiastes l'avaient rendue inévitable.
A l'époque dont nous parlons, le premier
Président fut nommé lieutenant de Roi da.ns la
province. Il ne tarda' pas, après avoir ét(J revêtu de cette qualits, d'apprendre que S. M.
refusait la g-race qu'il avait fait demander, et
qu'elle voulait enfin être obéie. Il n'était dèslors plus possihle de persister dans les délais
que la conduite des hérétiques avait rendus si
inutiles, et qui étaient condamnés pour l'avenü' pal' la volonté du Roi.
1.

7•

�98

sun

ESSAIS HISTORIQUES

En conséquence, d'Oppède assembla la Compagnie, le dimanche de Quasimodo, 12 avril ,
et lui exposa les nouveaux torts des religionnaires, ainsi que les intentions du Souverain il
leur sujet.
Sur la réquisition de l'Avocat-Général Guél'in, le Parlement ordonna que son arrêt serait
exécuté selon sa forme et tenew', et que le pi'emiel' Président, en sa qualité de lieutenant de
Roi et de commandant dans la province, serait
requis de prêter main forte il la justice.
C'est ainsi que d'Oppède réunit il Aix des
troupes, auxquelles plusieurs citoyens de ceLle
vill e, animés par un zèle de religion, voulurent s'adjoindre. Avec cette petite armée, il
partit le lundi 13 avri l , et fit publier des défenses très expresses à tous les habitans de la
province, de prendre les arllles sans son ordre ,
et d'avoir aucun commerce avec les révoltés.
Cependant , les hérétiques de la Roque et de
Janson traversèrent la Durance, et all èrent joindre ceux de Mérindol. Le lendemain , le lieuteliant de Roi franchit cette rivière il Ma ll emort,
ct de peur que les paysans ne le suiv issent pour

;,.

LE PARLEM EN T D E PROVENCE .

99

sc livrer au pi ll age, il ol'donna de couper la
corde du bac. Il fit ensuite prier, sans succès,
la dallle de Cental de ne donner aucuns secours
il ce ux de Mérindol, et de maintenir ses vassa ux en paix . Durant deux jours, on négocia
avec les habitans de Lourmarin et de Vi llelaure pour.les engager, au prix d'une amnistie
particulière , il demeurer tranquilles ct il [om'nu' des étapes aux troupes. Mais ils aimèrent
mieux suivre le sort de lew's voisins, de manière que les conuuissaires furellt, ma lgré eux,
réduits il renoncer aux voies de conciliation,
et il ordonner, sur la réquisition de l'AvocatGénéra l Guérill, d'employer les h ostilités. L'arrêt chargea le baron de la Garde de cette mis51011.

~-_:

...

~--

�JOO

ESS'tS nr STOR IQLCS

su n LE

PARLE"II Er\ T DE PROV Ei\CE.

)nJ

dev1JU'ent inutilcs, ct d'Oppèc1e ELit enFlIl ob ligé
de laisser le baron de la Carde procéder il l'exé-

CHAPITRE IX.

LE P~rlement aurait en yailt c1wrché il retarder encore l'exécution de a scntence, il n'était plns en son pouvoir de le fairc, ct déja ,
d'après l'ordounance de ses Commissaires, 1('
baron de la Garde, capitaine-général de l'infanterie, chargé de faire exécuter leurs 01'ru'es, s'était rendn a,ec son armée so us les
UlUJ'S de Cental, pour COIUntenCCl' les hostililés. M.us, s'il ne fut plus possible il d'Oppèdc
dc conjurer lcs effets dc l'iné"Îlablc résohltion,
il you lnt du moins en tcmpérer la rigucm·.
Loin d'abandonner aycuglémcnt le triste soin
de la YCngeallcc publique:m baron de la Gal'dc,
on Ic yit souvent faire précéder encorc d'inyitations de l'ai.., ct dc pardon, lcs actes de sa
rigoureusc mission. l\la lhem'cuselllcn t , ccs
l clitalÏ,es qui auraien t diminué les désa,tre"

cution qui lui avait été commandée.
Déja celui-ci, COJlUlle nous l'avons observé,
s'était approché de Cental ) où)l fit ruelll'e le fell
aux maiso ns des hérétiques, en présen ce des
oŒciers du 'seigneur; passant ensuite à Vi ll elaUJ.·e et LourllJaJ:in, qu'il trollva abandonnés,
il ordonna d'y brCller quel'lues maisons appartenant aux chefs des rebelles, ou dans lescl uelles
les prêches avaient été tenus. L'armée sc sépara
cnsuite : uue partie, conunandéc par le haron
de la Gard!', s'avança du côté des montagnes où
s'étaient retirés les hérétiques; l'autre par t le
fut envoyée il Cadenet pour sc joindre aux:
Colt1luissaires de la Cour; ct, rencontrée inopinément par les Vaudois au moment olt cli c s'y
rendait, elle flrt mise cn déroute, ct pCl'dit
'l"clques h omm es.
.
Les Commissaires sc portèrent le lendemam
il Mérindol qui ayait été entièrement abandonné, ct d'Oppède y fit publicr un ])an l)ar

lequ el il était défendu de fa ire a ucun ma l à
C!' llX 'I"e l'on rellcontrerait dans leurs maIsons

�102

su n LF. pAnCE:UENT DE P(\O\ E ~ CE.

ESSAIS H ISTOI\IQU ES

ou s.1nB armes. Les soldats abattirellt ensuite
lcs murailles ct quelques maisons du lieu, et
dévastèrent la campagne. lis allaient se ret:Î- '
l'er, 'T'land on alllenalln jeune hérétique qui
venait d'ètrc pris, lcs armcs il la main, parmi
lcs rcbellcs retranchés dans les montagnes.
Les Commissaircs, il cause de l'état d'hostilité
dans lequel il fut saisi, crurent devoir le condanmer il être arquebuse. Nous l'appelons cette
condamnation, parcequ'elle les a exposés il de
graTcs rcproches de la part de quelques histo1~ens qui ont mème accusé l'Avocat-Général

Guél~n de s'être écrié, en voyant arriver cc

J 03

réunir il ce llcs du vice-li'ga t , (lui as iégeai!'nt
Cabrières. La place fut prise d'assau t, et déja le
représentant du Pape pronoll('ait un arrêt de
mort contre tous Ics in fortunés vainc LI S, 101's(lue d'Oppède, après d'inutiles elIorts pOlll' ohtenir un pardon général, parvint il dilllillu er de
heaLlcoup le nOlll.h re des v ictimes, et força la
vengeance du vice- légat il sc content(lI: du
chàti ment de trente des pllls re belles, Ces lIlalhem'eux [1U'eul pcndnsaux [enctres du clt àteatl,
et les femllles ct les cn fàns qui s'étaient réfugiés
dans les égliscs, [m'ent conduits dans Ics vi llages voisins qui avaient résisté il la c,olltagion,

malheureux: T olle, toUe, crucifige eum !

pour y être instruits dans h religion cat boliquc,

Cependant, il résulte, d'après d'autres documens, que ce jeune homme fut interroO'é ml'il

Mais était-cc avec confiance Ciu'on pouvait les
attac hcr il des autels (Jue le désespoir ùcva ;t

persista avec opiniàtreté dans scs doctrilles, qu'il
blasphéma contre la sainteté de noh'e reliO'ion ct

leur presentel' comUle [ulIlant encore dll sang

de ses sacremens, et refusa obstinément" d'im-

de leurs époux ct de leRrs pères? O llbliallt
les torls de la révo lte, ils ne songeaient'lu'aux

plorer la clémence du Roi et celle de la Cour :

ri gueurs de la pcrsécution;

ce qui réduisit les Commissaires à la nécessi1é
de le faire passer par les arriles.

g ion ({u'i ls imputaient lelU's désast,,!'s.
Dès 'lue ces inesnres curent été cxécuté,'s,
l'ordre [ut donné aux troupcs de se l'etirèr; mais

"

'''-

Après l'cJ.1,édition de Mérindol, d'Oppèdo
ordonna aux troupes Ciu'il cOlllmandait de se

cL

c'était il la reli -

ceux d!'s Vauclois qui étaient restés à Cahrii-rro,

�ES-SAl$ I-lISTORIQL:'ES

u'attcndaicut que le départ de d'Oppède pour
sc ré,-olter; et sc réuni~ ant il ceux des lelU's qui
s'étaicnt réfugi' dans les ca crnes, ils tombèl'l'nt ensemb le sur les tralneurs. L':u'mée eu
ayant élé avertie, reTIn t sur-le-ch amp les délivrer; mais, ne consultant alors (lue sa vengeance, elle extermina un grand nOlllbre de
religionnaires ; une portion de ceux-ci demeurés dans les montagnes cherchèrent, de leUl'
côte, il inquiéter les soldats qui, ayant voulu sc
m eUre il couvert dans le yillage de La Coste,
en furent repoussés par les habitans. Mais leur
intrépidité triompha de cc double danger, et,
usant de représailles, ils se livrèrent il des TIOlences dont les excès affi.igèrent vi vement le
lieut enant du Roi, ct le forcèrent même il pn'
nir les capitaines, pOUl' n'avoir pas suffisalllment contenu leurs soldats.
Les Géneyois ont mill'qué cette aJlllée, dans
leur calendrier, sous le nom des marty rs de Méri ndol ct de Cabrières; mais, en cherchant il
fail'C croire que tous les novateurs de ces contrées ayaicnt été immolés, i ls sc sont livrés à une
g randc c::I.agération : car il l'sI ccrlain qu'clics

sl.:n

LE PARLEMENT D E PROVEl\CE.

étaient peu.plées de dix mille familles, etq ue le
nombre des viclimes ne s'éleva pas au-delà de
Irois mille. Cc désastre n'édit-i l donc pas assez
déplorallle, sans laisser encore il la prévention
ct au ressentiment le droit de l'exagérer ?
Cette eJ&gt;-péclition ayant été terminée, les
COlllmissaires retournèrent à Aix, le Li mai (J),
après y avoir fait con duire les prisonniers; le
lendemain, ils rendirent compte au Parlemen t
de la mission dont ils avaient été chargés . Cette
Compagnie approuYa leur conduite; ct S'OCCl1pant ensuite des détenus, elle condamna aux
galères ceux qui refusèrent d'ahjurer lelU's
erreurs, confisqua leurs biens pOill' ~ll:e employés aux fortifications de la province, ct ordonna (rue leurs femmes et leurs onfalls seraient
r ép,u:Lis dans les grandes villes, pour y êLœ
inst1.'uils dans la religion cath olique,
C'est ainsi que le fameux arrêt de Mérindol
reçut son exécution, et nous ne devons pas négliger de dire qu'elle ob tint l'approbation royale

�lOG

ESSAIS JU ~'I' OntQ l ES

par des Ici tres-patentes données à cet cITe l , le
il août suivmt.
Cest dans les manuscrits du t emps ct dans

des pièces authentiques, tell es, cn tr'au lrcs,
que la déclaration (ln sieur de Yauclaire, t émoiu
ocu laire de ces évèneJDel1s , qu'ont élé l)uisés
les détails relatifs à cette grande affaire, par
des historiens dont l'impartialité paraît assez
démontrée, et qui doivent inspirer d'au tant
plus de confiance, qu'ils mettent à même de
retrouver plusieurs des preuves, sru' les(Iuell es
ils ont établi leurs relatiol1S ,
~Iais nous n'ignorons pas que d'autres 'Illteurs dont les ouvrages sont plus répandus, ont
présenté, il ce sujet, le Parlement, sous les
p lus noires cou leurs, en avançant q&lt;l' il ue consulta que sa propre baine, ct cell e qu'un sordide intérêt inspira à son ch ef ({ui ne pardonnait pas aux babitans de Cabrières d'a voir
donné retraite à quelques-nns de ses vassaux
d'Oppède, accusés d'hérésie, ct dont il désirait
obtenir les biens par vo ie de confiscation. Mais
ces historiens sont peu dignes de confiance, parce (IU'ils on t puis~ leurs récits dans des sources

un LE PAllLEMEJ:\·r DI:: PROVI::: NCE.

10j

suspectes, c'est-à-dire dans les écrits des protestans, dont la plume était égarée pal' le souvenir des traitemens ri goureux dont ils avaient
été les obj ets.
Un autre motif a d'ailleurs di.rigé la plupart
de ces écrivains copiés par les autres. Etfrayés
des qu erelles de r eligion, d'autant plus fatal es
qu'ell es tra'lnent la g uerre civile à leur suite ,

ils ont voulu inspirer un juste espl;t de tolérance; et, pour y parvenir, ayant besoin de rep résenter en traits profonds les horreurs d'un
système excl usif, ils ont puisé dans leur imag ination des preuves qui ne devaient découler
que de la vérité des faits.

�ES~A I ~

U lS'fOl\ l Ql

E~

sun

LE PAR LEl\'1E 'f DE P RO' ENC E.

ail , galèrcs tOltS les prisonniers qui r efuseraie nt
d'a bjlŒer leurs errcurs, et lui ordonna de levcr
dc nou velles troupes po"'-' extermi ner enlièrem ent cette mal/dite secte: cc qui ohligea d'Op-

CH AP ITR E X.
Suit e. Je. l',\lT"l.Iire de. Mérindol. -

ProC'h fait :\ J'Op pèJe.

ri

au.J. Commissaires .

ON a VU , par ce qu e nous ay ons r apporté
dans le chapitres précédens , que le Parlem ent
n'a,ait cédé qu'à des volontés supérieures, en
s'occupant de l'alfaÎre de Mérindol ; ct qu'obligé,
par l'intensité du mal d'ordonner de violens
remèdes, il ne s'était déterminé il les employer
qu'a près avoir fait l'inutile épreuve de tous les
paHiatifs. Cette conduite , justifiée par les
faits, repousse suffiSalllJllen t les r eproch es que
l'esprit de parti est néa nmoins parvenu il accumuler coutTe cette Compaguie, et il r endre particulièrement si funestes il quc! ql! eS-Uns de ses
membres .
Elle pourra toujours s'autoriser de l'approbation expresse que lui donna François 1" , quoi
qu'en ait pu dire l'historien de Thou , puisque
le Roi manda il son Parlement de condamner

p ède il armer quatre cents h0111 Ules , et la Cour
il rendre un arrêt qui confirmait 10s précédens. I l existait dans les registres du Parlement
u ne lettre écrite par le haron de La Garde au
premier Président, pom' activer le jugem ent
de ceux que les premiers juges avaient déja
cOlldamnés aux ga lères, atl endu le hesoin qu'il
en ayait pour la ChiOllrIUe; et ce Ile fut flu C
d'après ccttc dcmande, 'Jue d'Oppèdc asscmbla
lcs Chambres, et leur déclara qu'ilnc laisserait
expédier aucun pr0cès civil , ayant 'l, Le Ioules
les alfaU'cs criminelles n'cussen t été jugées. Mais
il eut soin , en m êmc temps, d'i nvitcr tous les
lLLag istra ls il ùonner il l'exam en de c('s affaires
l'attention la plus inl p~rti a lc ct la plus sout enuc. Son hWllaruté 'le porta il v isiter les prisonniers 'lui , n'ayant pu trou'"er asile dans Ics
maisons de détention, ayai('nt cté pl acés dans
l('s ga lères de Marseill e, ('t cc fut il lui qu'ils
dù rellt d'être soignés par de" llL ôckcillS cl de r('-

�su n
lIO

ESSA IS H1STOR IQl:ES

cevoir tous le secours qui leur f urent procurés il. ses frais. Cette condui te lui mérita les
Noges de S. 1\1., cn lllême temps que Paul III
lui' adrœsait d'L onorabl~s témoignages sur la
manière dont il avait terminé l'aJlàire de Mérindol.
Mais les fayem's des h ommes son t passagères,
ct ne servent qu'à rendre plus cuisans les rev ers qui leur succèden t.
Le Parlement n'était pas entièrement h omogène; les nouvell es doctrines s'étaient ~land~s­
linement glissées dau,s son sein , et y aValen t laIt
des prosél)1es. Cct état de choses préparai t des
diyisiou,s intestines auxqucllc le faIneux procès de Mérindol donna l'essoJ'; et l'aigreur pal',-int a u comble, quand d'Oppèdc, pour faire
cxéc~ter l'ordre du Roi portant de poursuivre
to~ les h érétiques , fit arrèter deux gentilsItollll~es , pour ce motif. C'étaient Albenas (1)
pt l~Iurs qui se tr'ouvaient un ls, par les liens du
!i&lt;lll~ et de l'amitié, aux Consci ll ~rs I\.oland ct

\. 1) D"autrC's JOl'unl(~ ns po rle nl .. flberla!J~

LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

JJ1

,le Trilmtüs. La situation du premier Pl'ésiJent vint encore s'aggraver d' un incident qui
lui fit uu ennemi implacable dans l'AvocatGénéral Guérin. Accusé de diverses malversations et de fabrication de fausse monnaie, ce
magistrat devint l'objet d'une procédure dans
laquelle d'Oppède, appelé comme témoin, fut
obligé de faire des déclal'ations qui lui étaient
peu favorables, et qui aiguillonnèrent dès-lors
toute sa haine.
Ce concours de circonstances encouragea
ce ux des h érétiques qui avaient échappé il
l'exécution de l'arrêt, il. porter plainte contre le
premier Président, qu'ils regardaient comme
l'auteur de leurs maux, parcequ'en sa qualité de
lieutenant de Roi il avait été dans la nécessité
de les pouI;suivre. La darne de Cental vint ell emême soutenir leurs efforts, en faisant usage de
l'innuel1ce qu'elle exerçait sur je Conseiller de
Tributiis, (lui, étant le débiteur de cette dame,
trouvait l'oocasion de lui plaire en se rendant
le protecteur de ses vassaux.
Mais, tand is que les héréti(jues s'agitai&lt;,ut
l'our nuire il d'Oppède, ce magistrat , par les

�Il;'2

ESS AIS HI ST ORIQU ES

plus vives sollicita lions, obtenait du Hoi la grace
de tous ceux qui étaient détenus aux galères
pour cause d'hérésie, ponrvu qu'ils consentissent
à faire abjuration. Ce bienfait Ile pouvait tou- ,
tefois servir qu'à montrer les sentimens d'humanité du premier Président, parcequc , n'ayant
pu éviter que les Sacramentaires &gt; c'est - àdire ceux qui niaient les sacremens , fussent
exclus de l'amnistie, l'exception frappait sur
la .,.énéralité des novateurs. 1\'bis la COlU', empr "
essée de la rendre profitalJle , envoya le Président Lafont auprès de S. M. , pour essay er
d'obtenir que le pardon ne f~)t pas illusoire.
Celte r ésolution, inspiré€' par la sagesse et
la générosité, ponvait être accueillie i et c'en
était assez pour que l'Avtlcat -Généra l Guérin et la dame de Cen tal craignissent de voir
s'évanouir , dans une comp lète pacification ,
les proj ets de vengeance qu'ils avaient [ 0 1'més contre d'Oppède. Poussés par ce sentiment , ils ne délibérèrent plus, et intentèr ent
contre ce magistrat et le Président Lafont ,
u ne accusation aussi perfide que calomnieuse,
dans laquelle la dame de Cental leur r eprochait

sun LE PAHL El'tf ENT D E PROV E~·C E .

11 3

ll'avoir élé les aul eurs des violences exercées
dans ses t(,!Tes.
De si graves accusa tions lIléril èrcnt de fixer
l'atl enLÏon du Monarc!ue, qui , pour porler un e
j liste senl enee, demanda l'apport de la procédlu'c
rt:laLive à l'affaire de Mérindol: clIc lui futaus,ililt envoyée; et nous devons r emarquer , il celle
occasion, que le Conseill er Trilmtiis, qui avait
lui-même présenté à Papprobation de la o;ur le
procès-verbal de l'exéculion c(e l'aITêt , r efusa
de le signer, afin de ne pas fu urnir au ch ef de
la Compagnie, qu'il voulait per&lt;h'e, des aI'mes
conlre le plan d'attaque auquel il s'était associé.
Mais d'Oppède ne touchait pas encor e au
momcnt où' la Pr ovidence le des tinai t b. de rigOlU'euses épreuves . Un compte impartial des
r eproches dont il était l'objet , r endu à S. M. ,
sulfit pour qu'une éclatante j usLÏce fût bienlôt accordée à ses intentions et b. sa conduite :
il obtint plus encor e , car le Roi ayant cu connaissance des déprédations dont élan soupçonne son calomni ateur, ordonna que .Guérin
serait pris au corps , et renv oyé .devant le
Grand Conseil , pour y être jugé . .
1.

8

)

�sun

ESSAIS HI STO RIQ ES

Au risque de justifier hu-méme les pré"entions qui s'éle,aient contre sa délicatesse, Guérin prit le parti de la fuite; mais il refusa en
vain de déférer à la citation ci trois briRfi jours
qui lui avait été donnée, et fut arrêté au moIllent où une sentence par défaut allait l'a tleindre.
Aussi heurelL"': que d'Oppède, Lafont fut honOl'alllement écarté du procès, e.t obtint en
Jllême teUlps la grace qu'il était venu solliciter
du R.oi, en faveUl' des hérétiques qui consentiraient à abj lll'er leurs doctrines; S. M. n'ayant
conservé ses rigueurs que pour ceux dont la résistance demem'erait inébran lallie.
Mais bientM les ch oses devaient prendre Ull
autre aspect, et l'innocence être chargée des
chain es que déposerait le crime u:iomphant,
La mort de François 1" ct l'avènement d'lm
nouveau priucc amcnèrent ces singu1ières et
fatales conjonctures, parceque Guérin compta
de puissans protecteurs parmi les mémbres
du ministère, qui succédèrent au feu Roi. Ils
ne sc bornèrent pas à lui rendre la liberté, et
il le rétahlir dans ses fonclions; Us en vi m ent

ll 5

LE PARLEJUENT DE PUOVE NC";.

jusqu'à le récompenser, en le nommant par
commis8ion Procureur-Général au Parlemen t
d'Aix, à la place de Thomas de Piolenc (1) , Tant
de faveurs auraient peut-être trouvé leur parclon dans des scntiluens d'indulgence et de paix,
de la part de celui qui en étai t comb lé', mais ,
pour Guérin , le triOlnphe ne pouvait être
complet qu'autant qu'il parviendrait il perdre
son ennemi; aussi s'empressa-t-il , en arrivant
en Provence, d'attirer dans sou parti trois
membres du Pilrlement qtU étaient dévoués à
la dame de Cental ; ct, oublian t ce qu'il devait à
la Compagnie, de concert avec eux, il fit ses
efforts pour porter de nouveau les réfuO'iés
de
b
Mérindol à se plaindre au R.oi des violences
dont ils avaient été l'objet,
Les députés de cette secte fm'en t cn elfet ellvoyés à Paris, ct les dispositions élaient telles
'ru'ils ne tardèrent pas à y compter de nOIll-

( 1) On nomwait pal' commission, qua nd Je tiLuluil"e
cx ist&lt;llll ne pouvait remplir sa charge: ainsi Guériu fu t

nomm é, pnrccque le Procureur-G énéra l de Piolenc veu&lt;lit d'êh'C suspendu de la sienue.
l.

•

�116

ESSAIS HISTOIUQUES

SUR l.E PARLE IU ENT DE PROVENCE.

breux !!t puissans protecteurs. Les protestaus
d'Allemagne, auxquels la politique du Roi
donnait de l'influellee, les principaux seigneurs

imprimait d'ailleurs, dans celui qui en était investi, une autorité trop formidable, pOUl' qu'elle
ne dût pas exciter l'em'ie , qui, CO lllm e Loutes
les passions haineuses, sait décorer du nom de
vertu , les efforts avec lesquels .elle s'aUache à
l'homme puissant et ~·e douté.

de la Cour, dans lesquels s'étaient clandestinement développés les germes de la nouvelle doctrine, ct sm'tout le comte de Tende, enne mi
du Parlement depuis que, par la nouvelle réorganisation de la justice, il avait cessé d'en ~t re
le chef , se déclarèrent hautement en faveur
des habitans de Mérindol, et dépeignirent sous
des couleurs tellem ent sinistres la condui te du
premier Président et des Commissaires , qu'ils
surprirent au Roi la révocation des pou voirs
qu'a vait d'Oppède de com mand er en Provence,
ct l'ordre de venir se j ust:ilier.
Heureux sans doute ce magistrat, s'il n'avait
pas été revêtu il la fois de la toge et de l'épée 1
ces deux attributs, si opposés de leur nature
ct si dangereux par leur réunion, semhlent
a" oir été la source de ses infortunes; car ce
pouyoir extraordinaire de soutenj,° avec les
armes le jugement auquel il ayait concouru , en
demandant une sagesse plus qu'humaine pour
se mainteni r dans les ,"oies de la modération ,

li,

Ces causes étaient peut-être suffisallO
tes pOOl'
loenverser d'Oppède; mais combien s'a ugmentait encore leurinfluence, par les progrès qll'obtenaient de jour en joruo les nouvelles doctrines, par J'holTeur qu'inspirait le sang répandu
pOUl' des crimes commis au nom du ciel ct
enfin par l'effervescence ct le prosé ly tisme ,
fruits inév itables de tout ce qui porte le caractère de persécutions r eligieuses 1 En faut-il da°

,

vantage pour expliqu er cette opinion trop inyétérée, qui fait de d'Oppède un homme atroce
etfLUoieu,x , quoiqèle nous ayions prouvé que sa
cond ,lÎte avait été remplie de ménagemcl1s ct
d'humanité?
POUl' ach ever le tableau des suites déplol'arahles de l'a/fairc de Mérindol, il nous reste à
loapporter un fait que peu d'historiens ont conJill,

ct 'I"i donne un~ jllste idée de la part 'l',e

�lJg

ESSl\ iS HI STORi QUES

S UR I.E lIARLEl\t ENT DIi: PROVE NCE.

l'intrigue cl les haines parliculières ont euc daus
les attaques port ées conh'e le Parlement. Nous
v oulollS parler de l'animosité qui existait cn trc
le oonnéla])le de Montmorency eJ, lc CaI'dinal
de T ournon, qui, à la fin d u règne de François 1" , sc trouvait il la tête du ministère. Le
connétablc , .rentré en favclll' après la m ort de
cc prince, nc se contenta pas de faire éloi-

N'élant pas il porlée de faire les m(lll1es sacrifices, ou ne pr évoyant pas leur ut.ilité, d'Oppède devint bient6t la victime des intrigues
auxquelles u n nouveau plan de politique donnait l'essor ,

voisinage de son comté dc Grignan lui avait
élé quelquefois nuisih le. Cette accusation était,

A peine ce magistrat cut-il r eçu l'ordre de so
rendre à Paris, quc, fort de son innocence, il
s'empr essa d'obéir ; mais , sans qu'on lui dotinât
le temps de faire va loir ses moyens de défense;
il f ut presqu'aussittJt conduit en prison au ch:iteau de Vincennes où, ne sc contentant pas
d'être i nj uste à son égard , on lui fit éprouver
d'effroyables cruaut és. Malgré ses infirmi tés,
attestées par les gens de l'art , on lui refusa les
plus indispensables secours" et il ne lui fuL
per nlls d'avoir ni un domestique pour le serv ir, ni un livre pour ,l e distraire, ni du papier pour y consigner sa j ustifi ca tion. Ce nc fnt
pas même sans peine qu'on lui accorda un mé-

sans doute, suffisante à celle époque , pour
perdre le gouverneur de la Provence; m ais,

decin, pour le soigner dans une maladic grave
don t il f ut atteint. Après avoir passé dans cette

au prix de la cession géntora le de tous ses biens
au ducde Guise, il acheta une protection qui le
mit à couvert de phls gra ll ds malh clll's.

situation deux illOis entiers à Vincennes , il
ful transféré et inter rogé à Melun . Mais, en
v ain dClllanda-t-i l à son juge de lui fai re coo-

gner le c&lt;u 'dinal , mais il porta sa v engeance
SUl' t ons ceux qui lui étaient attach és. De ce
nomb re était le comte de Grignan qui avait
épousé l'une de ses nièces, et qui, par ce m otif, devenu l'objet des manœuvres de la haine,
fut r eprésenté au Roi comme l'autetu' des massacres de Mérindol qu'il avait fait exécuter pal'
d'Oppède , pOtu' satisfaire la Ycngeance dont il
etait animé contre 1cs Vaudois, parceque lClll'

l.

�1:10

•

ESSAIS H ISTOR IQUES

su n LE PAI\L EnI ENT D I!. PROVl::NCE.

nal tre le,s divers chefs des accusations, il n'obtint qu'un refus pour toute réponse. Parvenaut
ensuite à savoir dans son cachot que des inforIllations al laient ètre prises contre lui en Pro;vence, il se h ita de récuser plusieurs membr
.
.
du Parlement qui avaien t ouvertement mamfes té leurs préven tions, eten particulier , l'Avocat-Géuéral Guérin. Précaution inutile: l'information n'en f ut pas moi ns confiée à ses plus
ardens ennemis qui, pour l'opprimer, recuei llirent les témoiO"uaO"es des geus déyoués à la
" de beaucoup d'hérétiques
dame de Ceutal" , et
détenus en prison. On a même cru , dans le
temps, que Guérin avait député le bourreau
vers eux, pour les forcer, en les intin lidant , il
de fausses déclarations. Mais ùêfions-nous de
ces bruits populaires 'lu i s'attacLent toujours
aux granùes infortunes. Quels 'lue soient les
crimes de Guérin, He les aggravons pas en lui
aurilJUunt des atrocités que l'in térêt d'uD!' ven-

Mais revenons à celui qui gémissait victime
de ses r essentimens et de son crédit. Retiré de
Melun , d'Oppède fut transféré à Paris pour y
être jugé paru ne Commission cOIn posée de ving tquatre juges , qui furent méchamm ent oh oisis

geance, 'Juelque injuste 'Iu'ell e soi t , ne semllie
pas pouvoir inspirer, ct 'lue l'histoire, dejà assez sévère sur son compte, ne démontre poiut
avec évidence.

] l ]

parmi les adh érens de cette horrible intrigue.
Elle prit le nom de Chambre de la Reine. Cependant , pour se montrer impartiale an premier abord , elle décréta de prise de corps tous
ceux qui avaient concouru à l'exécution de l'arrêt de Mérindol , et au nombre desquels se trouvait Tributiis. :M:ais ce magistrat ne conti nua
pas moins de jouir de sa liberté, et d'en faire
usa ge pour nuire de plus en plus au malheur oux d'Oppède qui était dans les fers .
CeUe COllnnission employa quall"C mois pour
terminer l'instr uction de la procédure. Au moment où ell e. touchait à son terme, et où les
juges opinaient, la hai ne t.ouj ours acti ve créa
contre le malh eure ux accusé un nOln'c1 inciden l , né de la défIance que les ennelllis
de d'Oppède ne tardèrent pas à concevoir su r
les dispositiolls de leurs propres créatures. I ls
craigniren t 'lue l'i nnocence de ce magistral,

�ESSAIS HISTORIQUES

SLU LE PAltLë!\fEXT DE pnOVJ::N CE.

l'econnue par la conscience desConwllssaires, \1l"
fit oublier à ceux-ci les odieux engagemens
d'Ilne soumission prématm'ée; et c'est pOllr
échappe!' à un tel résll!tat que le ProcurcurGénéral, afin de dessaisir ces j Ilges d'excepLion,
forma un appel insignifiant dont nous igno-

Cc ne fut plus de l'accusation d'un seul
hommc dout il s'agit devant le Parlement de la
capitale; déja si importante en clle-mêJtle ,
cette cause acqmt une immense étendue par le
nOllll)re des p:1.l1ies. On y vit mêlés enl;Clllbic les accusateurs ct les accusés, ct à cÔté
des Présidens d'Oppède et de Lafon t, lcs Con-

rons le prétexte. Mais la frivolité de ce moyen
l'ayant fait repousser, il ne r esta plus d'autre ressource pour arrêter le jugement qu'ils
avaient résolu de confier à d'autres juges, que
d'appeler, par l'organe des gens du Roi, des arrêts du Conseil et dll Parlement de Provence

•

qmavaient été rendus contre les Vaudois, Après
cette démarche, le Parlement de Paris fut investi de la connaissance dc cette affaire célèbrc, par lettres-patentes dlll 7 mars 1550; mais,
avant de raconter ce qui se passa dcvant ce nouveau tr ibunal , il n'est pas sans intérêt de remarquer que cinq des COlllmissaires &lt;[m avaien t
opiné poru' l'absohllion de d'Oppèdc, ne tardèrent pas à être condamnés à l'exi l , tandis que
deux qui s'étaient prononcés con tre lui fru-ent
chargés de procéder a ux nouvelles informalions,

seillers de Badet, de TrilmLiis , et l'AvocatGénéra l Guérin, Le Parlement de Provence l'nt
lui-même ob ligé de recoruir à l'assistance d'un
défeuse m·, de 1I1ême que le vice-légat d'Avig non, la chamhre apostolique, les États de la
province , le baron de la Garde ct l:\; comtesse
de Cental (1). L'intervention des habilJ ns
de Mérindol fu t seule refusée, par le llIoli r
(1) Laporte pla iùa pour le Padement; Dwucsull pUlIl'
tes Étals de Pl'O \'Cnce; Hcna l'd pour le vicc-lén'at 'et la

"

,

c hambre aposto liqu e; Ro chefort pour le Prés iJ ent La-

font j CllI'isloplie de Tholl e l Cousi n pour Ics Conse illf'l's
de BadeL cL de TribuLiis; Mil et pour l'A,'ocat-Géné}';4 1

Guérin ; DauquccLin

pOUl'

le baron de la GaI'de ; J:HI "C-

Lot pour la d~llle oc CClual ; .Robert pOUl- le pl'CIUÎ tl' PréltidenL (POppède; Cl le lieutenan t cÎyil Au1)!")' au noOi
des gens du Roi.

�sun

ESSAIS HISTORIQUES

que les gens du Roi avaient appelé de ·l'arrèt
exécuté contre eux. Le substitut Auhery ou
Aubry plaida en effet comme leur défcnsemplnt.~t que comme l'organe de la Société, et de-

Pré-

manda, qui relit pu croire 7 un an pour se
parer.
Les plaidoiries de cett e remarquable a!Taiœ
col11IDcncèr-ent le 18 septeUlbre 1551, le Roi
ayant permis de s'en occuper pendant le cours
des vacations. Elles l'emplirent cinquante audiences consécutives. D'Oppède, outre les dévcloppemens de son avocat, parla lui-mè.ue
pendaut deux audiences avec une force rewarquable. Il commença pal' ces paroles du Roiprophète: J lldica me, Dell , et di.&lt;;cerlle cal/sam meam de gente /Lon sancta., s'appliquant.
ensuite à détruire les cinq chefs d'accusation

p0l1és contrc lui (1).

LE PARLEl\tENT DE PROVEN CE.

Le lieutenant ci vil A u.bery, qui tenait. la
placc desA vocats-Généraux Mari llacetSccyuier
b
,
suspects pour avoir assiste au consei l des parties, fit les plus gr'ands efforts en faveu r de
l'accusation. 11 consacra sept audiences il la
soutenir, mais avec une telle pal'tialitc po lU'
les habitans de Mériodol, que plusieurs h i,toriens l'ont cru leur défenseur particulier ; cc
qui justifie le hlime qu'il merita, en dissilllUla nt à dessein tout ce qui teodait à la défense
de leurs illustres adversaires.
Cependant d'Oppède eut encore le bonheur de sortir victorieux de cette périlleuse
lutte (r), non .par un arrêt du Parlement,

Roi duns l'e:1écution de Mérinllol e l de Cabrières; 4Q cie
n'avoir pas empêché les désordres commis :lU vil1:1SC de
la Coste

j

et enfin, d'avoil' fait impitoyabl ement refuse!'

(les SCCOUI'S

:lUx.

fu gitifs de Mérindol, cc qui les

:wa il f.JÎl

périr de faim ct de misère.

(1) On lui reprochait: 10 d'avoir souvent écr it au Rot
POUl'

l'indisposer contre les hérétiques, en haine de l'é-

voc3lion que ceux-ci ava ient obtenue; 2° d'avoir retenU"

en Provence les troupes qui é laien t nécessai l'cs ailleurs

pour le service de S. 1'-1 .; 3° u.'~I\'oil· excédé les ordres du

(1)

Nous ;)VOI}S cru ncdevoi,"pél.s donne~ de plus grands

&lt;léveloppcmens tou chant la défense de d'Oppède : il suffi sa it de '''rrc1cr que des ordres préc is, ou des approba1ions

du Roi J avaient constamment dicté ou sui"j tous Ir!'

:tetes auxquels s'ét .. it li"l'é ce nngistl'nt.

�ESSAIS HISTORIQUES

•

st.: n Li:: PA\\.LEnfENl' n€ PROVENCE.

malS par des lettres- patentes que le Roi lui
accorda avant le jugement de la cause. En réhabilitant ce magistrat, ces lettres le rétablirent dans les hautes fonctions qu'il avait précé-

riell de la Provence ne saurait peser sur la mémoire de ce magistrat, qui paru L t ellement
digne de la conllance du Roi, que, dans les
lettres-patentes pour sa réhabilitation, S. M.

demment exercées.
Mais le moyen par lequel d'Oppède fut délivré
d'une si fàchellse affaire, a été vivementblàmé
par l'historieu Bouche qui, se complaisant à refuser ce succès à la justice, a cru pouvoir l'attribuer aux sourdes intrigues du duc de Guise. 11
eû t élé , en effet, pl us glorieux pour d'Oppède de
puiser le tilre de son innocence dans la sentence
du Parlementdontil était devenu le justiciable,

consigna l'ordre à son Parlement de s'en l'apporter à tout ce qu e d 'Oppède lui dirait de sa
part.
Mais, tandis gue le.premier Président était
rétabli dans sa charge, le Par lement de Paris
continuait à s'occuper de la fameuse affaire qui
lui avait été soumise; et son arrêt, imposant
silence à la ca loll.mie, rendit successi veinent
l'honneur à tous ceux qui a,aient pris part à
l'exécution de Mérindol.
Guérin, l'un des principaux auteurs de ce p~'o­
cès ,.en devint seu l la victime; non pas il call1ic de
l'alfaire de Mérindo l , puisqu'il fllt délaissé au
Parlement pour les concussions ct les faux qui

cl des mains duquel il peu t paraitre à ses ennemis
n'avoir échappé que par la faveur . Mais, si l'on
étudie avec soin sa conduite, si l'on se rappelle .
qll'il ne fut jamais en opposition avec la volonté
du souverain, et si l'on ajoule &lt;flle le successeur
de François 1" l'a,ait traité avec trop de sévérité pour laisser croire 'l'le tout-à-co up il eût
changé de dispositions, sans que sa conscience
luieux éclairée ne sc fût aperçue qll'elle avait
élé surprise par d'injustes délalions, il fallt
conclure que l'opinion manifestée par l'histo-

depuis long-temps avaient armé la j ustÏcc contre lui (1); ces crimes le rendirent l'objet d' une

(1) Guérin, en effet 1 n'étai t pas scrupule ux, car on
l'nccose J'avoir fai Ldes f;]ux. même dans le procès dont
nous venons dc-rcndre

COn1ple,

ct pour nuire plus sii rc-

�128

ESSAIS JIISTOI\IQUES

SUR LE PARtl::::UE~' l' DE PIlOYCNcn.

condamnation Ga},itale, prononcée par arrêt du
20 an"Îl 1554 (l), et qui fut incessamment exé·

culée. C'est conformément il cct arrêt que
Guérin fut pendu , ct sa tête détachée du

ment à d'Oppède. L es auteurs, d'accord pour lui imputer ce crime, ne le sont pas !'ur

ce

qui avait appartenu il 1\1. deGuénégnud, secl,çIRire-d'État.

qui en fut l'objet.

l\l ... lgré ses iocxnctitudes, cette copie .. re cueill ie p&lt;lJ' les

l . .cs uns prétendent que, pour compromettre d'Oppède,
1\ altéra plusieurs passages des informations qui ne lui

soins du P. Bougerel .. fut fort utile, puisqu'elle dt.&gt; Lermina

le Président H énault à rectifier, dans les dernières éd i-

paraissaient pas suffisamment accusalrices; J 'autres as-

tions &lt;le so n Histoire, l'encur commise dans la pl'e-

surent que, pour délruire un arrêt pal' lequel il avnil été

mière, Otl il atLribuail la condamnation de Guérin Il l'affaire ùe lVlérindol.

condamn é comme concussionnaire et dont il craignait
qu.'on se prévalût conlr~ lui, il fabriqua uue information

L 'i'UTèl , ainsi que nous l'avons pris dans l'ex pédition

cl une sentence d'absolution. l\his J dans tous les cas, sa
fourberie fut découverte })ar les pièces écrites sur

r(:gulièrc dont nous avons parlé, est
mes sUlvnus :

au

pJpier dont le fila gramme indiquait la manufacture de
(1

Melun, tandis qu'il aurait dû désigner celle de BrigHo",

(1) Nous croyons satisfaire la curiosité des lecteurs en

d' infiùellitez autl pays prisonnier en la consierscrie du

ticité.

d~

savant Peiresc, el

en

de Prouvence et procureur dud seisneui' Sur les crimes

guan t contre Guérin : ce qui en démo ntre l'authen-

puisée clans la bibliothèque

Cil

par lcd seigneur par ses lc ur es pntentcs

COl1rt

maistre Gui llauD)C Guerin advo~a, &lt;lu roy au parlement

mille de Grimaldi .. et dont l'un des auteurs était pln.i-

ses manuscrits une copie beaucoop moins exacte ..

commis el dcppuLez par Je roy

tlacLe du ....• jour de . . ... mil c inq cens.... contrc

crit s ur une expédition en forme qui appartient à la fa-

Le P. Bougerel, de l'Oratoire, en avait consigné clans

commiss~il'es

en la 'Ville (Te Mdun et depuis renvoyJ pour juger
lad

plaçant ici le texte de cet arrêt, que nous avons trans-

dans les ter-

Veu pal' la COurt le procés criminel extraol'dina ire

fniet par les

les, si ces pièces avaient été fall es en Provence.

CODÇU

•

p ... lnis pour raison de plusienl's fau lsetez calumpn ies

prevarications abbuz e.t malversations el. deni ers du roy
et dauLres particuliers so uùs coullenr et tiltre duel estat

COpl-

de procureur ct auLrement et plusieurs autres cr'imes et

pulsée ensuite à Pans sur un manuscrit in - folio

dt~lictz plus amplement mentionnez aud procés les pié-

1.

9

�ESSAIS Hl ST OniQUES

1 30

h ,(lfiC,

('m-oy ée a' Aix , pour y Mrc e:s:poséc s=

un pilori,

·
pour sa juslifica tion el
ces produ,ctes
par 1ed Gerin
u
inventair e d icelles m ,ises au sac d U d procés criminel
Gu les
'
• . a1 d u T O)' Cl led
er III
conclusions clu procur eur seller
.
1
d
l
sur
ch,îne
.... c en .
a cour
pouTee man de• 0J et inter roo
ilusieurs foys et a ùÎ\Tcrs Jours e l tout co ns
l
C la r ge Far P
dl' 1 1
lad couN a dec1ain; et ec a ire ec
.
.
déré d lct 3 este qu e
r: ' t
.
c'"
',oCl et convaincu desd cas f t en ce al san
G uenn a 14
•
. ,
' 1;
("aulses les qu atre lettres missives slScluf'es
aussI. d
ecl.ure
Antiboult l'une adressante

duc de Savoye en acte
l '
cos quar an
. te
d vinO't scpliesme nov embre ml cmq c
U
1:1
d ~.
l "tLl"'t
tro S lautTe 3dressaol a levcsque Cisse (u
~
Y.
. n v}'el' a ud 3 0 la tierce adressa nt ;:ru IDnr q lll s
deuxlcsme
Ja
3U

Alu n3s l d u sixiesme oclobr e mil d nq cens quaran te

(le:: ct la quatri esmc do nt la subsc ripti on est à mons"
· D Croz au V ~l as du huitiesme oeto bt,c
mon cousm es
.
d
t

' par 1ed Guerm par cyan
d ao lesd lettres presentees
au
.
l'tO n de ce et a utres
. .
et pour r epara
lcsd commissaires
d
t
.
et deliclz declarez par led proeés a 13 cour
crimes
r .
cl ho
comlamne• et con cl am ne leù Gucrin a l:l1rc amen e .. dnor",ble SOT' le perron de pie rre de. marbre estant au ~lC
" ans degrcz du pal",Îs a deus. genoo L~ tes te el pledz
l 16:0 gr.
. d
"nt
cn
ses
mains
une
torche
aHuméc
du
p
O
IX C
nUl 17. tcn .. .
.
lIeu livres tIc cire et (lire et decla irer '" h aulte "OlS. que

SU R LE PARLEM EN T D E PROV ENCE.

131

Les historiens, au suj et d l'exécution de oe
magish'at, racontent que sa femme en fut ins-

f.l ulsc ment et

m~d'ÎcieuseD1 eDt il a calutnpni o ct déféJ'é

plusieurs personnes a crime. dinfid el1ité et null'c!; cru:ues
('t au ssi qu e malicieusem ent il a pJ'cvaricqué caché c t
occ ul té les crimes dautres c hargez de crime.cappital
desqu els il avoi t les p iéces p al'dever s lu] et declairer au
T Oy

et ::l u xd commissaires quil n] ;:n ' oit aUCun e chargc

~p.p0s ti lle et glose de sa ma in certaine depposition faicte
p ar un t; n ommé M.:lcal'Y fûssail'e par luy produicte ct
usé sciemm ent et mal icieuseme nt (lesd qu atre lettres

missives et commission de prin ~e de corps cy dess us df'cIairées e l mah'er se ezpen iers du roy e t pris c t e). bi 3 é
(Ju elques sommes de deni er s dallcun s (Jui) a faict const itu cr prisonniers pour infidell ité et ses t ùepu is lrou,/é
qui t n y a" oit charge contre eulx lesq uels par arrest
ôesd cOlllmissaires aUl'oient eslé eslargis par tout Jes des-

p ens domm aigc,S et inter Clz a e uh: r ese'r" ez contl'e qui i1
app arti en dr oit de tou s lesqueJz crim es

eL

de liclz il re-

querra p ardon et mercr a Dieu au roy et a justi ce e t ce
faiet que lesd qu atre lettres missives e t la commission de
prinse de co rps co ntre led Gaspard Banon J ac tée du

vin gt quatl'i esme octobre mil cinq cens quarante huit

y a declai rée faulse par Jesd commissaires e t qui avoit
es té fai cte à la r equ esle ct poursuicte dud Gu erin et par

�sun LE P.\R.L EMENT DE PROVE NCE .

ESSAIS H1STORIQLES

Inute au moment mèOle qu'elle avait lieu, pal'
l'empreinte qu'die aperçut sw' sa main de la

)33

tète de son époux, et que cc signe redoutahle
parut à ses yeux par ).e pouvou: d'un Illagieien. Ces traditions, nées dans un temps de
superstition et d'ignorance, ne mCl'itent d'ê lrQ

luy procluicte seront laccréc9 en s:\ presence et aprés

sc~a lccl Guerin oeyestu de sa robe longue et chapperon
a horreret a longue cornette de son cslat e t vestu: daulre

seure garde ez pl'iso n de la consiergcric du pah\is

p O lit'

habit et·ce fa.ict. sera dud lien tl'ay uo sut' une claye qui

illee estre a droict et ou pris et aprehc ndJ ne poun . .

sera. alacbée au cul d' un tombereau jusques à la place

estre se ra 3djoul'ué a ~rois briefs jours a comparoi,'

1, H anes de ceste ,'ille de Paris et illcc pendu ct es-.
tr annlé a une potence qui pour ce fair e y sera dressée

perso nn e en lad co urt

(~~

o

•

1

SUl'

C il

peine de bannissement ùe ce

royaume confiscation de corps ct de biens ct destrc ac-

(\1.

taÎu c t el con":lincu des cas a luy ilUpose~ etseront tou s ct

COI'pS et Sel'a portée à Ai x en Prom'ence qui sera misc

chacuns ses biens saisiz pour r espondre aud pl'oeUI'C UI'

El aprés qu' il sera es tr anglé sera sa teste separee

l ' J'our aUx b eures :\ccollslumées a faire exécution
en p,am
.

général du royaux fins e( conclusions qu'il "oultln).

e n l llt! "ille en la place publicque de lad ville d'Aix ct

coutl'e luy pre~(h'e et es tel'

flvonl qu e ce faire sera leu ce present arrcst pal' le gref-

de raison prononcé aud Guerin et (&gt;~écl1té le YlnstiestUe

fier criminel de la court tic parlement Jud Ai.lo et ~on

jour d'a vril l'an mil ci nq cens (luaJ'anlc quatre ap,'és

corps se ra porté au gibet de cette ville dc Paris et a lad

PII~ques,

court dec\airé tous ses biens co nfi squez a qui il appar-

el

proceder en oultrc comulC

Collation es t faile

ti endra sur laquelle confi scation seront préal:tbleOlent

(Signé) MALON.

prises les so mmes &lt;.l e deniers par luy mal prises tant au
I"oy par impostures faicles aud seigneur pour faire e t
fr:lyer aux proc~s desd personnes a present eslal'giz et

Coltt:ction m a llUSc. d..:. ·~L Rou~-All' bcra n J t. lU , n O 5,

tesmotnss que aux parties intéressées et oultre ordonne

lad court que Xpo.oe Talon eslargi sur le dir e dud Guerin

Quand cct arrêt fut rendu, il Y '\l'ait déja 5('l't mois

sera pris au corps quelque part qu ' il pou rra estre trouvé

qu e les a utres co mmissaires de l'alfa ire de Mél'iudol

en ce royaume rt amené prisonnier souhs bonne c t

."aienl été Ulis hors de causc.

�SU R LE PA RLE M ENT D l,:; PHOVENCE.

ESSA IS H ISTOR IQUES

recueillies, que pOlir atle ter la cr édulité hum:ùhe dans ce siècle il demi civilisé.
D'Oppède, en retournant il ses fonc tions, n'eut
pas seul ement il s'honorer des lettres-patentes
que le Roi lui avait accordées, mais le premier
ministre (1) et le gardc-des-sceaux (2) 1ui en
l'emirent aussi qui contenaient les témoignages
les plus flatteurs, et avaient , en mème temps,
pOlU' but de .rétablir dans la compagnie cct
esprit d'union dont l'absence avait si puissamment contribue aux év'énemens que nous
venons de décrire; .évéuelllens dont on a vu
les funestes effets sur le bonheur ct la considér:(tion du Parlement (3) . Mais, avant de présenter le retour de d'Oppèùe, nous avons il

C,) L e connétable J c 1I100tmor.ucy.
(:l) Jean Bertrand.
(3) On peut voir ces diverses It!ltres dans 1'11istoire
manuscrite du Parlement de Provence, t.

1", pag. 138 et

sWv., par M. d'Hesmivy de 'M oissac; o uvrage que nous
nous plaisons à ciLer comme celui oà

HOUS

ayons puisé la

plus Erandc partie des oocumens qui nous étaient nécessaires pour la composilion de nos Essais.

135

rappeler une foule de faits 'fui se passèrent pendant le procès, et que nous avons dû n égliger
un moment pour ne pas interrompre le récit
de ce ll e r elllarqu able allà ire,
•

•

�J36

sun LE PARLEMEi\T DE PROVt:.:l'lCE.

ESSAIS li ISTOR IQI,;ES

CHAPITRE Xl.

cupel'; elles s'appliquaien t seul ement à quelq ues
pOilllS de discipline, mais elles laissaient apercevoir le levain des divisions dont nous avons
décrit les funesles dévcloppemens, ct que la
Cour eut l'espoir de déh'uire il cette époque, en

:F ail.$ clrangers au pl"OC'è,s J mais survenus ~ la rnème i poquc .

réglant d' LInc manière égale la répartition des
épices (J) enh'c tous les magi~trats. Dans cetle

LE Parlement n~eut pas seulement il supporter les malheureux elfets de ses divisions intestines, il fallut encore que le fléau de la peste
YÎ n t aj outer ses horreurs il cetto situation déja
si cruelle. C'est pendant l'été de 1546 qu'elle
ailligea ' de nouveau la vill e d'Aix, et que ses
ravages forcèrent le Parlement à s'éloigner.

vue, elles furent. taxées au bas des arrêts, jus'lu'alors elles ne ['étaient que par ceux qui de-

Il sc r etira il Pertuis, ct n'y forma qu'une
Chambre , il cause du petit nomhr" de magistrats qui s'y ~endirent.
C'est là qu'au mois de décembre de la même
année , il fut procédé au jugement des mercuriales que le Procureur-Général avait précédenunent présentées à la Cour. Quoiqu'en eIlesmèmes elles n'offrent rien de rpmarqua)J le,
nous avons dû les indiquer, parcequ'elles sont
les premières dont le Parlemellt ait cu à s'oc-

(1) Ou counait l'origine des épie,es : (Juoique les ma·
si~tralS

reçussent des gages, d'après l'usage qui re-

moule au règne de Charles V1I, les plaideurs donnaient

aux juges &lt;luelcjues faillies présens d'épiceries et de boutci llt:s ùe vin, Ou des drilgées et de~ confitures. Celle
coutume, flétrissante pour la magistrature,

ct

qui de-

"ait produire, parmi les dicos , une émulation aussi
dangereuse (ju'indécentc , fut régulari sée en cc sens ,
que ces épices dc\,iorent des th'oi ls, et furent conver tis
CD

argent : ce qui ùut empêcher que l'a\'idi té se

m~ L

aux

prises avec la corruption J parceque des ordonnances
~ é y hcs

défendirent de recevoir aucun présent. (l'oye:

Laroche Fhw ier, des Parlemefl s de. Franu J in-fol. ,
pa s" 19'2 ; et Voltaire, IIis t. du Parlement de Palis ,

ch . X . )

•

�ESSA 1$ HISTORIQU1::S

SUR LE PAnL'EME T DE PRO\ ENCE.

,aient en retirer le profit. lais nous aurons
l'occasion de juger si ce gage de paix fnt suffiant, et offri t un l'('mè&lt;le proportionné au lIIal

na lIX (1), se présenta , il la Grand'Chambre,
pour la supp lier d'accorder il la Chambre des
Comptes pour cette 'Solennité une place dans le
chœur de la métropole, en commençant pàr la

qui existait.
Quoi qu'il en soit, on ignore l'époque précisè
du retour du Parlement il Aù,; on sait seuleIllent qu'il y etait Mja i115l:ùle au mois de mars
15.:17, par la lettre qu'RelU'! II lui aru'essa à
cette dat{), pour lui faire part de la morl de
François 1", ct l'admonester de prier Dieu
pour l'a/llC de ce priMe et de contilluer se;[onctions, quoique ses membres n'eussent pas
encore prêté lc serment en tel cas regui.s.
La mort de Roi engagea le Parlement il choisir deu.., cOlmnissaires chargés de faire tous les

chaire du capiscol (2). Le Parlement ne vit auC&lt;lll obstacle il. accueillir cette demande; il eu t

toutefois le soin de la limiter, en

expriJO~llt

qu'on ne pOUITait s'en faire un titre pour l'ave·
(1) Les mahres

rationau~ étaient des officiers dont les

prillcipales fonctions oonsistaient à ratifier les impositions que les Provençaux. établissa ient librement... Ils
avaient en outre. d'autres attributions . Sous les Comles,

ils avaient fait partie de la Cour royale J qui était le conse il de ce Prin.ce; ils passèrent ensuite dans la Challl)I'c
des Comptes, qui " dans le principe, ne ful composée

préparatifs d't;n service funèbre, qui s'appelait alors les jimtirailtes du Roi, ct avec la
mème pompe que pour son inhumation.
Au sujet de cette cérémonie, nous devons
rappeler une circon,1,a nce qui, bien que légère,
prouye qu'iI cette époque la Qlambre des CompLes, loin de se montrer la rivale du Parlement ,
sc sowllettait à son auLorité. Le J 4 mai 15~ 'j ,

Il! tribunal de première instance , la mairie, l'univcl'-

son Président, accompagné des maltres ratio -

sité, etc,

Clue d'UH s raod Présiùent, de deux. ma1tres rationaux d

de quatre auditeurs archivaires et 31&gt;cffiers, d'u.n avocat
el d'un procureur du Roi. (Yoy. l'excellent Aperçu. d~
J.lI. le 1:Jr ésident Cappeau, sur l'ancienne organuaûolI,

de La justice en Provence) manu,Sc., pas. !l4.)

( 2) C'était le s stal les baules de Saint-SaUl'cur, à ga uche, en face de ccUes qui étaient occupées p'ar le Parlement, et les mêmcs qui sont aujourd'hui réser vées pour

�ESSAIS lltSTORIQl ES

nir; mais les protestations et les reseryes n'ont
50U\-ent pas plus de ,alclU' en juridiction gracicu e qu'en matière plus grave. Elles consolent,
j'OUl' le moment, la compagnie ou l'indiyidu,
des dons que la loi des conyenances ne leur
permet pas de refuser; mais aussi, par-là même,
clles affranchissent de toute graÜ lude celui qui
obtient, cl l'invitent il conser,er par adresse
ce qu'OD !tu a passagèrement accordé par déférence. Telle fut la conduite de la Chambre des
Comptes, quijusque-là n'ayaitoccupé le premier
rang que parmi les autorités subalternes de la
province, mais qui, depuis cet te époque, par l'effet de la condescendance du Parlement, voulut
se maintenir avec lni SlU' une lignl! d'égalité,
L'année qni suivit celle que nous venons de
parconùr, fut marquée par une entreprise importante du comte de Tende sur le Parlement.
Par nne snite du déplaisir qu'il avait éprouvé en
cessant, par l'édit de réforJl1ation de la justice
de 1535 , d'ètTe le chef de cette compagnie, elle
devint l'objet de sa haine, quoiqu'ell e rût absolument étrangère au désagrément qu'il avait
essuyé. Profitant de la favem' que hu accordait

SUR LE PARLE1\tEXl' DE PfiOVENCIi:.

14 t

le nouveau ministère, il obtint un arrêt du
consei l, (flU, au prejudice de l'autorité d'l Par1~lll ellt, lLu al tribuait la connaissance de la
police, toutefois sous certaines modificatious
'1,Li suffisaient pour prou,ver l'usurpaÜon ; car

le com te de Tende ne fut autorisé il exercer
cette j lu'idiction, &lt;flic de concert avec les Présidens ct un nombre déternliné de Conseillers de
la Com, Mais cet empiètement ne fut pas de
longue durée; et le Parlement, quelques annces
après, obtint il son tOtu' un arrèt du consei l ,
daté de 1560, ct portant qlle les Consuls ct au1l'cs administratetu's des villes de Provence,
connattraicnt en premier ressort de tous les
raits de police, sallr l'appel aux lieutenans et
!'nsuite à la COlU', Cette compagnie fu t, en même
lemps, maintenue dans le droit de con naître directement de tont ce qm était relatir à la h ante
jlolice et à quelques cas particuliers. '
Mais l'influence des di visions 'luc nons
avons signalées s'étendit d'une manière encore
plus crue ll e. L'inqlûsition qui n'avai t jaU1:Lis
pu parvenir à s'étah lir dans la province, proFIta d~s dissensions qni l'agit.-t ient, pour y

�ESSAIS HISTORIQUES

déployer son dangereux despotisme. En effet,
nous voyons, en I5.:i5, un dominicain emprisonné à la requête du procUl'eur de b foi, auquel s'était joint le procureur-général ; et, en
1557, des lettres d'inquisiteur de la foi nccordées il un [rèl'e Floris il qni ell es permettaient en
même temps de posséder des bénéfices et autres
dignités ecclésiastiques. Cependant, la commission dont fut chargé cc religieux n'excita point
l'opposition du Parlement, soit que ses soins
fussent absorbés par la gravité de ses aftàires
intérieures, soit qu'il attachàt peu d'importance il une faveur qui pouvait ne lni paraltre
qu'honorifique; mais le frère Floris ayant obtenu du vice-légat d'Avignon, en 1571 , les provisions d'un office d'iucruisiteur en Provence, la
Cour en refusa l'annexe, ct délibéra deux ans
après de dénoncer ces bulles à S. M., afin qu'elle
ordorrnit ce qu'elle trouverait juste: démarche
suffisante pour efIacerj uBqu'aux dernières traces
de cette juridiction ténébreuse qni avait essayé
de s'acclimater en Proyence, quoique également repoussée par le caractère franc et loyal
de ses Jlabitans, et par cet esprit de sagesse qni

su n LE p ...\nLEl\fI~ ?-.~ T rn: pnO\'EN E.

rrcule de\"ant l'idée de dOl1lwl" lin exorhitant
pouyoir il des homllles étrangers à nos princjpes, jaloux de nous dominer, et d'autant p lus
enclins il commettre de réV"01t.1ns abus, qu'i 15
oot cu l'adresse de sc' fnire un bouclier d'illlpnnitc dans les mystérieuses profondell'l.·s 'des
ten èlJl·es .
La Cour de Rome avait pl'écédemment fa it
d'autres tentatives contre les libel1és de cette
province; elle avait, entr'autres, essayé de la
fnire déclarer pays d'obédience, pour qu'ell e
Ile participit point aux l&gt;ienfaits du concordat conclu il Bologne entre FranQOis 1" el
Léon X, vel'S la fin de I515. Cette pr6tention
sc fondait sur cc qne le concordat n'était fait
'PlC pour le royaume de Franoe, la Provence
étant seulement un pays réuni; mais il est
évident 'fue ce n'était là qu'une subtilité: le
Procureur-Général le démontra victorieusemcnt, rt fLt repousser par S . .!I1. la demande
du Pnpe.
Le Saint-Siége, fondant néa1UTIoins de mei llcures espérances sur l'avénement de Henri 11,
renouyc\n sa prétention ct son tint (JIle le con:-

�l'

1

t

ESSAIS DlSTOnrQliE

•

SL [\ LE PAR L El\1,E~'1' DE PROVE NCE .

cordat n'était qu'un contrat personnel qui a ,"ait
dès-lors besoin d'être ratifié à chaque règne.
Ces obscryations, adoptées par le nouveau Il.oI,
l'engagèrent à accepter un illdult, pm: lequel
le Pape prorogeait le concordat en sa faveur,
mais en exceptant la Provence ct la Breta~
güe. Le prince, viclÏme de la su.rprise Cflu
lui avait été faite, donna, le 14 J1Ill1 1549,
une déclaration portant que la Provence et la
Bretagne étaient pa ys d'obédience. La mort
de Paul Ill, a,ant que l'indult eût été expédié, le rentlit alors sans e[et. CepE'ndant
la faiblesse de Hem'i II ne sut pas profiter de
cette occasion pour afli'anchir son royaume,
et le remit sous la dépendance du nouveau
Pape Jules Ill. Le Parlement d'Aix m~nh~a
plus d'énergie, mais )llaUleurcusement c étaIt
en résistaut à la volonté de son maître, parcecr,,'il n'avait d'autre moyen pour repousser les prétentions de la cour de Rome, &lt;fll e
de refuser l'enregistTement de la déclaration
royale qui les consacrait. Bientôt contraint
par des lettres de jussion, il fut obligé d'olléir', mais la Cham]lre des Vacations qui le

]

i.3

représentait, Ile procéda, le 6 septembre J 550,
il cel enl"egi,;trcment qu'nyec des llIodilicalions
propres à rendre la déclaralion illusoire. Il fui,
en cffCL, tl.l'rêt6 par un in lTlellte reteJJtll11J" que
« la vérifiea lion de l'édit nùt pal" le I.rès e .près
« conunalidenlent dll Roi, ct pou r certaines COll« sidéra lions ,serait sans préjudice des droils du
« Roi, des orclinaires cbllateurs ct des privi lé« ges du' pays, sans extraction dLLdit Seignellf
« et jusqu.'à ce qu'a ul"rcmellt [ùt ordon né. »
De tell es restrictions, en délruisanL \cs COIUbinaisons du Saint-Slégc, durent l'engager à sr
plaindre au Roi; ct Henri Il, louj Olli"S subjugué,
s'empressa d'ordonner que l'édit fù t etu'egistré
sans aucun adoucissement. 1\ ne paraît pas que
le Parlement résista . cie nouveau devant la
volOl lte pel"Scvérante du Souverain; ccpendanl",
sans que nous soyons parvenus il en découvrir
la cause, nous pouvons avancer que cet édit
demeura sans exécution, et 'f"e la Proyence
con tinua d'être r égie, commr si le ('oncordat y
était en vigueur.
Mais aux avénemens succcssifs de Charles lX.
c l de Uellri Ill, la COllr de l'tome relJonvcla ses
1.

tO

�146

ESSAIS HISTORIQ ES

indults, et continua d'exclure, par ce moyen,
la llrewgue et la Provence des bienfaits du concordat; ce ue fut enfin qu'en 1586, sous le pontificat de Sixte V , que le card!na l d'Est, à la
prière di' d'Ossa t, trouva le moyen de faire replacer ces deux prov inces sous la loi génerale
du concordat. Ce fut I ~ le terme de la lutte où
le Parlement se mont,.~; cowme dans toutes les
circonstances, le digne gardien des priviléges
du royaUJue.
Cette lutte ayait cu lieu dUTant le COlU"S des
infortunes du premier pré ident d'Oppède;
mais ce magistrat, réintégré dans sa charge,
comme nous l'avons dit, vint en reprendre
possession sous les auspices d'une éclatante confiance. Dès son retour en Provence, ct Je 4 fénier 1554, il présenta aux chambres réunies
du Parlement les lettres du Roi , ct cell es des
minis1res qui renfermaien t des reproches assez
sé,èTes sur le relàchel1lent dn zèle, ct sur la partialité ou l'indulgence de quelques magistra ts
en [a,"eur des h érétiques ou d'autres criminels.
.\ la suite de ces admonitions roya les, d'Op1 i·de im;la la Cour, au nom du souverain, de

SL'R LE PARLEMENT nE PROVEN CE .

J

"Ii

rt'douhler d'efforts pour éviter d:ètre encore
les ohjets de fell es plaintes, et finit par exllOrIrr « lesdits Seigneurs Consei ll ers d'y ayiscr ct
« entendre, afin que, d{:laissant toutes aJTcc« ti ons et cupidités particulières, ils pusseut
.« s'acqui t ter de leurs charges ct cesser tous les
« clIlpêch emens que dessus, si aucuns yen a, les
« avertissant que de sa part il tiendra la main
« de tout son pouvoir, qu'ainsi se fasse, et 'IUC
« la yolonté du Roi soit accomp lie. ))
A la suite de cc discours que l'on potuTait
justement appeler tlne sévère mercuriale, le
premier Président· demanda . d'être admis au
sennent, et sc retira pOlU' laisser la C01Jl' délibérer en liJlerté.
Son arullissioll n 'éprouva aucun obstacle, et
le serment fut aussit&amp;t r~çu par le second Présiden1 (1) Remy Amhrois, qui dit ensuite ~ son

( 1) Quoique d'Oppède fût premier Présiùent , le ser-

ment qu'il pn!MI. entre les mains du second Prés ident ne
contrarie poillt rusage dont nous a \'QOS p:t rlé, et d'après
lf'quel c'élait a ux CODsuis à le recevoir . parcequc cet

us"'s"

lW

s'appliquait (lulau p1'emi er serment) cl noa

�Sl
ES~.\lS

IlISTORIQLt::

dwf, au nom de la Compagn ic « qllc la Cour
(. ,,,'ai t toujours [ail son pouvoi.r &lt;,l ,kvoi1' Cl1
« l'administra tion dc la justice et sel'vice du
(. Roi avec l'intégrité l'cclu.ise, cl qu'ils étai~nt
« tous de honne volon té de faire touj OlU'S leur
« dc,-oir ct d'observer les ordonnances deS. M.)}
Peu dc jours après, le premier Président reycndiqua, comllle un pr ivilége dc sa c\t(u:ge,
kt possession du sœa~ de la Cour qui, durant
, &lt;'$ Inalheurs, avait été confié à quclques-uns
des membres du Parlelllcut; iL lui fut l'estÜué
sans difficulté.
C'est à cette époque qu'il faut assi~lcr Ull('
nou vell ecrue qu'éprouva kt Corn pagnie.Henri Il
l'a11gmeu ta, en efIet , d'cUle Chan\bl'e des Enquêtes qui fu t composée de dcux Présidens, de
ÙOllZC Conseillers et d'uu Avocat-Général. Trois
nouveaux Huissiers lui furcnt attachés: Cette
création excita de nombreuses opposilions. Les
Procureurs du pays prétendirent qu'cli c n'était

n

LE: PARr..E)IE~T DE Pl\Ov 1:i\C L

)

ln

qu'ell e ne servirai t qu'à foul er le peupl e en 1I1l1ltipliant les évocations hors de la p rovi ncc, lalldis 'lue s&lt;'s privilée-es lui don nai en t l'avan laoY('
v
"
de voir termi ner ses procès dans les limites dl'
SOli territoire. Le parqUet adrcssa de lui-lll èJlle
des J'enloutranccs au Roi , ct Ic l)arl cJII ~Jlt
charg'ca lc Conseillcr d'AJ'dilloJl dc les pOl ' I ~ ) '
:l UX )Iicds de S. M. Ces démarches furent toulerois inutiles; Heni'ill persisla danssa "l"olon [(',
ct un historien asStu'e que d'Oppèdc sc dOlJ lla
dc g rands 1ll0uvemCIJS p OUf fairc vérifier l'édit
'lui la r cnfermait, alin de mon trer au~ millislres
l'influence qu'il cxerçait SlU' sa Compagnie :
c'cst là un ICllloin unique que ricn nc confirlll e.
Cette Chambre n'cu l cepcndant pas '''lC
longuc existcnéc. Sur la dcmande dè, Élals

pas en rapport avec l'étendue du rcssort , et

d'Orléans, ainsi qu'LIU g~'al1d nombre d'p nk~s
crét·s par Henri 11, clic fut supprim ée par
C h ar l ~s IX, q"tlÎ, pal' cc moyen, r édui sit Ic
nombre des Cor"L~eillcl's dc la Cour il villgtqu alre, cOJllme il existait auparavant ; JI1ais il
voulut toutcfois 'Ille les cÀ-tincrions nc s'opé-

poi nt à celui qui ~ l~ il annu el,

rassenl 'fue pal' les décès, ct 'lue la SlIppl'Cssioll
ne por lât point sur 1c~ dcux PrésidcllS de ce ll c

e L \('

ce lle circo nsla occ pour d'OpFède .

srul dont il s'agit d~ns

�150

su n

ESSA IS HI STOR IQUES

LE P.A R I. E r.t ENT OB PRO" El.\;CE.

Chambre, qui furent rép:u1 is dans la Grand'
Chambre et la Tournelle.
La même alllléc où la Chambre des Enquêtes
fut établie, le Roi rempli t le second office de
Procnrelu'--Général, supprim é elix-neuf ans auparavan t. Cet espace de tem ps ~Yait suffi pour
démontrer que la lllasse des affair es excédait
les forces d'un seul. Demèllle qu'on l'ayait pra- ,
tiqué l'récédeuunent , les lnatières ci viles f urent attribuées à l'ancien, et on ch argea le
nouveau des matières criminell es. J acques RabOl e f'lt pourvu de cc nou vcl office; il était
Dauphinois d'origine, ct remarquable par son
érudition ct l'étendue de ses lumières. Par un
rare bonheur, sa charge sc conse rva dans sa·
famil le pendant sept générations.

CH A PITR E X II.
Chi\mbre

nt: lll re . -

Con lc..s13t ions c uITe

Iles Co mptes. -

le r .. rlemc nl cil"

Cu nl'

F.lih tlivcrs.

P EN DANT que le Parl em ent s'agi tait dalls drs
dis.cussio ns intesti nes, ou ch erch ait à parer Ir,
coups que la ca lomnie 1ui port.ait , de lltê lll e 'lu'à
quelq"llCs- uns de scs principaux m cmbres, ~
l'occasion J e l'aD::üre de Mérindol ;. b Challtbrè
des Com pIes 'lui puisait sa force dans son unioll ,
étendait de jour en jour ses priv iléges, et le
plus souvent au préj udice de cette COIll·pnglli r.
Depuis la cr éa tion du ParlelU en t ju, q·u'à
H enr i lI , la Chambre des Comp tes, COllllll t'
nous l'a "{Jns aéja vu , était une j llridictioll Sllhalterne dont les sentences lui étaient déyolllcs
par yoie d'appel ; c'est là une véri té qui s'o pp ui e sur les titres les plus irrécusabl rs (1), et
( 1) On les l roq"(' rnppelés dans Plli.stoirc manU.fC.

~/"

Parlement, pOl r M. tPH es mi\'y de Mo issac 1 t. J, p. 148

e l sll iv .

�ESSAIS IlIS'l'ORIQu ES

que Fr:11I ois 1" confu'ma d'tUle malùè.re expre e p.~r les arrêts dll cOlLSei l de 1535 et 15.+.+,
par lesquelles les opposi tions formées il ce suj et
par la ChaJll.b re des Comptes furent condamnées,
l\his le joug que cet te Compagnie ne supportait
qu'avrc impatience, de,ritlt de nouveau l'objet
de ses attaques sous le successeur de François 1";
ct celte fois, profitallt des circonstauces, de la
direction différente du ministère, du crédit du
comte de Tende , et sans doute de ce que le
Parlement étàit alJsorbé dans des affaires particulières qui l'engalleaient pour celle-ci il se
confi('r en la légitimité de ses droits; la Chambre
des Compt es surprit, en 15.j8, l'arrèt fameux
portant création d' une Chamhre neutre qui,
composée à nomhre égal d'officiers du Parlement et des Comptes, fut destinée à cOlllla1tre
par appel des décisions qu'elle rendait, et qui
jusque-là anient été exclusi " emcnt déférées à
la connaissancc du Parlcment,
lille nouvelle et plus fun estc atteintc fut enc6rc, peu d'aunées après (en 1555) , portée à
l'autorité ct .all ressort de celle Compagnic, Elle
conso mma à son préj llClice une grande spo lia~

su n

LE PARL.l::l\tE .,. 1) .6: PROVE NCE.

J53

Liou , ct la Chambre des Comptes en recueillit
ellcorc Jc p~'ofit,
L'auteur en fut Sade de JII[a::.an, l'ds d'uu
Conseiller au Parlement, qui, s'étaut rendu à
Paris pour y obtenir les provisions de la charg'e
de Président aux Comptes que lui avait résignee
l'évêque d'Eulbrull, son oncle (1), profi ta de
son séjour dans la capitale et des besoins qll'avai t Je usc, pour conclure avec le Jllini~tère
un lrai té 'occult e et "énal, par lequ el la juridiCtion des aides dont le Parlement n'avait cessé
de jouir depuis sa formation, COllllllC Sllcceisc ur du Conseil- Ém.inent, futa ttriliuéc à la
Chambre des Comptes, qui puisa dans cell e
conce,ssiou le litre de Cour que portait le Par lement lu:i.-m êlJ1C, ct r éalisa ses vœux de se placer sm' une li gne parallèle à ce ll e 'p.t'occnpait
cette Compagnie,
Cc 'lui peut faire juger de l'état dans lequel
se lrollyaient alors les l'munces, c'est la 1l1odi çité du prix mUJLlel fut ach etéc cette injus lice,
T l'en te mille livres suffirell t pour obtenir cN
(1) Bahlwz'll'd de J..ll'enlc.

�ESSA IS

HISTORIQUES

acte d'usurpatiou; ot, cc qui délllontre 'lue le
mÙlÎl&gt;1ère ne cherchait que de l'argent, ct sa \'ait
bien qu'il prononçait un dépouillemen t injuste,
c'est que le contrat qui en fut secrètemen t passé
le 10 juin 1555, renferma cc pacte, Cfu' une IJ';ldilion non interromp uc nous a tTansmis, par
lequel la facu lt é était laissée au Parlement de
rentrer dans son ancienne jm'idiction, moyennan t le rembouneJnent de la Olllllle finallcée ;
mais la Com'desCompt~sdilIër:l toujours de r eprésenter son titre, ct parvint, par ce moyen,
il se maintenir dans uue conquête dont l'a vantage était inestimaJ)le pour son ambition,
Cepend:lnt si de longs ct d'alIligeans débats
sc sont élevés en tre les deux Compagnies, ainsi
qu e nous allons avoir l'c1ccasion de le dire, ne
leur assignons 'pas d'autre cause que celle que
nous venons de signaler,
L'édit qui COHsacra le gépouillement dont
nous venons de parler, ct 'lui, donn c il .dlle ,
fut particulièrement connu s9us le nom d'édit
,rdll P, chercha à dissimu ler par d'halliles co';sidérat.ions le "rai motif 'lui avait fait ajouter
ce ttc at trihution à la Cha.Jllbre des Comp tes.

sun

LE PARLEMENT DI:; PROVEN CE .

Néan1lJoi ns, il excita les vives réclamations
de la province, qui curent l'eITet, sinon d'en
faire prononcer la révocation, du moins d'en
atténuer les avantages, puisqu'un arrê t du Consei l, du 2 novembre 1556) supplima diftérclls
a ttrihuts cl priviléges 'lui avaien t accompagné
la concession .
La Cour des Comptes, voulant réaliser l'aY1Ultage qu'elle venait d'obtenir, fut jalouse de
marcher de pair avec celle dont, jusquc-liI,
ell é avait reconnu la suprématie; cette prétcution donna lieu à une in.fillité de co~test.~tions
d'a utant plus malheul"Cuses clue, COfUmc tout es
cell es 'lui s'élèvent entre les magist rau. pour la
défense de leurs préroga tives, clics nuisiren t
hien plus à la considéraI ion des deux eorps,
'lue ne pouvait le]!r .être avantageuse la possession paisib le dLl droit Cfui les engageait à la
1uUe.
Ces con testations, dont l'objet paxtÎculicr n'élait relatif qu'à des questions de préséance ct
d'h onneur) retentirent j usc[u'an Conseil du J'toi,
et parurent assez graves pour exiger qu'un
maître des requètes flH envoyé snr lcs liclL'c

�136

E

~ \I S

IlI STORlQ l ES

pOUl" régIcr tous les différcnds , d'apn\ ; Irs termes d'un anèL rcndu il cct eITet. De Mai ,
chargé dc cette nùssion , Tecula deyan t k s obstacles dont il la trouva en tolll"ée , eLse décida il
en référer au Roi; ce tte mesure euL l'avantage de suspendTc le cOl1lha Lpend ant &lt;]"uc!q\leS
années ; mais la COlU" des Comptes, en ) 5,3,
en ré,cilla tout e l'un portancc, Cil faisant adroiteillent insérer dans u u arrê t du Consei l qu'ell e
obtint sur un sujet étTanger, que Ic réglelllen t
de 1538, dont nous ,enons dc parl er , serai t
exécuté par les soins du Président des Arc hes ,
alors SUl"i ntendant de la j ustice en Provence .
Ce ll1agistrat , il cause des diffic ult és qui s'étaien t oITertes il Do Mai, ct qui se reproduisiren t
devan t 1ni , crut dcvoir en' con rére r ayec le
cOllim andant de la proyi nce; eLayan L ens uite
réuni des députés des delL'( Co Illpagnies , il leur
fiL :lccept er un traité par lequel on arrê ta , ent re
autres ch oses, que, dans les processions qui correspondaient à celles où le Roi assistait, la Cour
des COlllptes, marcherait il la ga uch e du Pad ement , eu robe nou'e; 'l ue, dans les a utres, la
Co ur des Comptes ne Illar ch erait q ll'après le

sun

LE PARLE1I11:::NT DE PRO'· Ei\C F. .

] 57

Pa rleLll ent , U1ais ~vec la faculté de porter la
rohe rouge , et eafin 'lue, dans les .cérélllOliies
~ u x'lu e ll es les deux COlllpagnies n'assistent
POillL en corps, les Présidcns aux Comptes 1'récèderaient les Conseill ers an Pad emenL .
Cette tl"ansaction approuvée par des let:lres[la tent es; ct enregistrée par les deux Compagnies, f ut obser vée pendanL près de vingt ans;
Illais, an bout de ce terme, les CO/lllnissaires
de la Com' des COIvptes désavouèrent les députi's qui, d~l s cet ar rangemenL , avaient représenté leur Compagnie, etpréLellclircnL qu'ils

,

.

uaV31ell t cu allcun earact-ère pOlll' y consentir.
CetLe ell treprise eu L le malheureux résultaLde
faire l"C llaJtre des dissensions, pour trop peu de
temps asso upies, ct don t l'ilJlport auce réclallla
de 1I0ll yeaU l'aLLention du Roi qui crllL de\' ou:
rn reuYoyer l'appréciation au duc
. de Guise ,
C ouvern eur de la province, au PrésidenL du
Yau ', qui· étaiLalors il. la tête de la Chanlhre de
j ustice étab lie il. Marseille, cL il l'Hôpital de
Ya lgrand, archevêque d'AL,.
Ces trois Conllnissaires , pourrétah lir la paL'C,
De trouvèren t cl'all tr e In o)'en qu e de réunir

�su n. L E PARLE ln E:'IT DE PRO \ ' E\ CE.

).")8

ESSA IS HISTOR IQUES

Ir deux Compagnies, afin 'fue, ne formant
di"ormaÎs qu'un seul corps, elles pan ·insS~lI t il n'avoir qu' uu seul esprit. Pour arriver
il CC but , ils arrètèrent que lrs JIlewbres du
Pa rl cJJl ent , comm e ceux des Comptes , scraient distrib ués dans chacune de ces deux juridictions; qu'ils prendraient rang, entre eux,
suiva nt l'ancienneté de leur r éception; que,
lorsqu'il s'agirai t de vérifier un édit , les deux
Compao-nies se réuniraient dans b Grand'Challlbre du 'Parlement, pour y prendre une délibératiou uniforme, quoiqu e ensuite, chacull dùt
s~parémeDt

procéder il l'enregistrement ; 'l ue,
chaque année, le Parlement délèguerait un cet·tain uombre do ses membres, pour ser vir il la
Chambre des Comptes, ai nsi qu'e n userait il sou
tOUl'celle Compagnie, pour siéger au Par lement ;
qu'a lL~ processions, les Comptes marcheraient ,
:J leur choi.,,, , il la gauche ou il la suite du Pa.r lement ; enfin, qu'il y aurait communion da ns les
l'l11olulneTIS.

Cet arrangement était propre, en apparence,
il , édnire ses auteurs . Mais il n'était pourtant
pas (liA1cile de juger qu'en réa lité, l'exécution

159

en "lait i ll lpossib l ~ . Aus,i , les deux compagn ies fi n'ent -ell es r éduites il s'adresse r encore il
la justice du ]loi. S. M. rendit alors, dans so n
conseil , le 2.~ aoùt 1608 , un nonvel arrèt coufonn o au Il'ai té concl'l en 1558 , il la dilTél'encc
";'(\s qu'il por ta gue I:t Cour des COlllptes ne
pOllrrait m ar ch er il la gauch e du Pru:1elllen1.,
'Ill'en-dessous des Présidens il mor tier ; et qne,
lorsque les Commissaires des delL,{ CO ll lpagnies
auraient,~ se réun ir , cc serait dans la Grand'Chamhre du Parlelll ent , 'lue les Présid ens au,",
COJl1ptes sc placeraient au banG des Con eill ers,
et Ics Consei llers ~u:x: Comptes siégeraient au
harreau .
Cet arrèl.laissai t pourtant encore des ge rm es
de di vision au sujet de la marche des deux corps
dans k s proccssions, parcequ'il ccli e époque la
plupart des rues d'Aix étaicnt tr op étroit"s pour
qu'ils p ussent all er de fi·out. Mais I"s deux
chels de ces Compagn ies s'ét:t nt adjoint (l"clqllcs-uns dcs plus an ciens Conseill crs, fi renl ,
sur cc poinl , en 1 60g, une nouv(' l1 ~ transaction
qu i Ill.it fin à ces discussions dépl orablps. 11 y fu i
al;r&lt;'L é 'lu" « le Parlrlll ent assisterait se ul il la

�)Go

E

SLn LE P~\ RL E!\f ENT DE l'ROYCi\CE.

AIS HISTORlQl E '"

« procession de la l"ètc-Dj~n ct des Roga tions,

" ct la Cour des Comptes seu le aux processions
« de l'Octave ct de Saint-Loui , avec la rollc
« rouge ou noire, à son choix, el qu'au Te

« Deum Ic Parlement fcrait tète à la cllaire dn
« Pl't,-ôt, ct la Chamhrc dcs Comptes il cell e du
« capiscol. » Le Parlemcnt qui s'était toujours
mon tré jaloux dc conscn tir il d sacriftces pour
la paix, fit, à la suite dc ce trailé, pour le cas
où il y aurait des réunions dans la Grand'Qlalllbre, la concession aux Présidcns aux Compks
de s'asseoir au banc des Présidens à mortier', ct
aux Conseillers de siégcr ;ur 1(' lIane il gauche
dc ceu..'&lt; du Parlement,
l'lous avons cru devoir présent cr en un seu l
point tout ce q,u était relatif il ces funestes
déba ts, afin de les faire connaître dans leur
ensellilile, et de n'avoir pas l'ennui de revClur ,
plusieurs fois, sur des qucrdlcs qui l'orient
d'anlaut pl us d'atteintc il la digluté de la magi.strature , quc leur cause cn est plus puérile,
En nous empressant dc rentrcr dans l'ordre
chronologiquc des faits, nons devons parler encore d~ d'Oppl'de, Aux él og~s 'fue Paull ll li,i

1 61

:lvaiL donnés S lU' la condu ite qu'i l a,ait tenue
au siége de Cabrières, le SUCCCSS~ill' de c('
l'rillee de l'Eglise ajouta, en 1556, des récOIlll)cnses ,Illc créa ch evalier de Sain t-Jea n de Latran ct com te palat.in , ct att acha ce tih'e à sa
hal'onic d'Oppède, Le Roi de Fra nce l'a utorisa

il acccpter ces faveurs; mais il ne slU'vécut pas
long-temps au hon hellr qui avait succédé à de
grandes illfortnn('s : i l UlOlU'ut il Aix , dans le
Illois de juin 1558 , àgé de soixante-trois ans,
el en ayant passé quinze à la tètc du Parlement,
On l'apporte qll Û'ce f ut un crimc qui l'en leva
d'aussi bonne h eure il la vic, A ffiigé de la o-ra,
0
yc ll e, et livré il un opérateur hu gueno t , ccl uici le sonda avec uu insh'llJuent clllpoi.,onnéqui,
por tan t la gallgrène aux intcstins, le Lit expil'cr dans d'horrihl es tortures, !\lais ce forfai t ,
consci llé par la vengeancc, sï l uc f ut pas su pposé par la prévention, ,,'altéra poi nt la résirrnatjon de d'Oppèdc ; ct cc fut par un nom~eall
vl'ime 'lue les re ligionnaircs ca loJllnièren t son
JllOlllcn t suprême, en pl'étcmlant qu'i l étai t
1lI0r t dans l,·s accès du désespoir, ct 'Iuc Dicu
t.

, 1

�I::!:I~ \t~

IlISTOnlQl 1E:5
,

a,ail ,-oulu le punir, aux portes llIêmcs du tomheau, dcs rigueur qu'il leur avai t fait souffl'u',
C'est en lui que se tcrmina la tige des Mcynier, harons d'Oppooc, Ses hiens et son nom
]&gt;a~rent cnsuite dans la maison dc Forbin L..1J:u'c , quI' nous ,errons il son tour puiscr dc l'i lIUbtTation dans la ll1a~istratUl'e,
Jean-Augustin de Forcsta, sccond Présiden t ,
[u t appelé par le roi à remplaccr d'Oppède , II
d llt cettc {a,eur au crédit de son frère, que ses

UR LE PA RLEln

"'''1' J)~' PROI' ENCE,

&lt;_.

163

',IU I'an te, de FOl'esta CL le conscillcr de T ribuh~ f urcnt députés auprès de Charles l X
i
succédait
"
' qu
,
.
' pour porter a ce prince le tribut
(l obélSsance de la Cour'
'
, et 1UI demand('l' sa
cOllii r ma tion ,

"U

lalens dans l'art de guérir avaient fixé auprès
de S, :U, Ce nouveau chef exerça sa ch::u-ge pendant phls de trente ans; mais dans des temps
difficiles, comme son pri:déccssem', il éprouva,
de la part des huguenots, des ob tacles qui l'ai""'rirent, ct cm'ent pour résultat de lui [aire el11brasser le parti de la ligue ,
Henri 11 ayant été tué Cll J 559 par l\'lon tgoll1ery, dans un toumois qui était donné à l'occasion dcs noces d'Elisaheth de FraJlce avec Philippe Il, roi d'Espagne, le trône fut occupé par
François Il , qui, l'cu a1'r(-s son ayènclI1ent,
confirma tous les officiers du Parlement daus
!cllrs chargcs. !\lais ce prim'e t'tan t 1110rt l'annec

•

�ESSA IS HI STOR IQUES

su n

être les difficultés 'lui s'offrircnl a ux Par!elllClls!
ct le défaut dc concordancc qu'on aperçoit dans
IClU"S actes politiques, n'est-il pas justifié par
les contradictions qui obligcaient lc Roi dc délTnire aujourd'hui ce quc la vcillc il avait établ i"
L'histoire a fait assez connaJt-rc lc caractèrc
de Catherine de Médicis, dont l'ambition démcsurée ct la politique lorl"ucusc l'ctim"ent si
long-tcmps le pouvoir, en lui foui:nissanl les
désirs et lcs m oyens d'asservir scs trois fil s sur
la tête desqu cls s'était rcposéc succcssivemcli t
la couronne de saint Louis; mais ellc n'atteigui t
cc hut qu'en abusant de la faib lcsse dcs jcunes
princcs, ct cn nourrissant les dissensions religicuse..~ qui décLiraientdéja le royalllllc" Tanl ùt
subjuguée par le duc dc Gu isc, cli c ne mcttai t

CHAPITRE X lll.
Trouhles cIe religion. -

IL nous a paru

Leurs :\ nt":cti:dc os &lt;il leurs.suites.

couY~nable

de rapporter avec
quelques détails dans les chapitres prècédens ,
les débats relatifs à la mémorable affaire de
"Mérindol , et d'en faire connaître les suites, soit
à l'égard du Parlement , soit à l'é gard de ceux
dc ses membrcs qui en ont été les objets particuliers " Maintenant un sujet, d'autant plus intéressant qû'il est plus général, va fixer nos regants. Nous voulons parler des guerrcs de r eligion qui agitèrent la Francc sous lcs règues de
Charles L~ et de H enri Ill. 11 ue s'agit plus dc
quclques novateurs relégués au fon4 d'une province, mais d' un parti étendu ct puissant, qui
éhranla le trÔne, et força le monarque, pour s'y
maintenir, à faire quelquefois des concessions
'luc réprou ,-aicn t la digni té roy~ l c cl la justice"
Da!ls cct éLat de ch oscs, quelles ne dm"ent pas

L E PAJ\LEMEN T DE PROVE~ C E.

)
1

a ucuncs horncs il. ses rigUClU'S conl.re les protestans; d'autres fois, ell c revcnait aux COll seils d'un vcrtu cux et sag"c chancelicr (1) qui
nc voyait dc sa lut quc dans un esprit dc tolérancc, don t les éclairs passagers n'6laiCl1t qu'un
malheur de plus , parcequ'cn se dissipant ils
(1) Le Chaueelier de VHopital.

�ESSAIS H ISTOR IQUES

sun LE PARLEil1ENT DE PROVEN CE.

laissaient dl's, prétextes aux p lus dép lorables
représai lles. Ce système d'oscillations qui séduisit la Heine mi're en lui faisant ill usion SUl'
son habi leté, consistait, pOUl" elle, il se p lacer alt ernativement il la tête d'un parti pOUl'
affaib lir l'autre; ce qtU, an con t~'ail'e, les rendait tous les deux puissans contTe l'État: aussi
ne méritait-il pas d'avoir des imitateurs. Dangerenx il la fois et déloya l , il n'était pas digne de s'acclimater en France, où l'on est af-

lude il l'avènement de Ilcllri IV de consolallic
mémoire, et qui avaicn Lété reudues inévitahlC's
par le p lan qu:avait suivi la Reille mèrc, dont
Charles IX s'était trop souvent rendu l'avcugl e
et débi le instrument.

famé de générosité, de franchise et d'honuelU'.
C'est cet odieux système qui coMa tant de sang ;
c'est lui aussi (pli produisit les longues tribula tions il la faveur desquelles Catherine' sc
maintint au pouvoir, dont la possession, il co
prix, ne tentera jamais la sagesse. Est-il , en
effet., ,permis d'ou]l lier 'lue c'est au nom de
cetie princesse que se L'aUach ent les traditions
les plus sanglantes; que les massacres de "'Saint-Barthélemy déposent d sa perfidie ct de
sa férocité , ct les guclTes meurtrières qui suivirent cette catastrophe nationale, de sa déception ct de son avidité pour la puissance; tes
guerres qui malbClU'cusement servirenl de pr(:,

1

•

Il était 116cessaire, avan t dc d6cril'e cette
époque, r elativelllent au Parlcmerit de Provence dans les annales duquel nous devons nous
circonscl'jre, dejetel'unconpd'œil l'apidesur la
position g'enél'a le duRoyauJUe, pom' faire yueu
comprendre ce qu'il eut à souffrit· de ce gouvernement à bascule. Son effet devait frappe l"
d'autant plus sur cetle Compagnie, qu'elle reufermait dans son sein des membres attachés aux
e

deux religions. Ces remarques serviront il exp liquer le flux ct le reflux des actes du ParlemenL, et les erreurs auxquell es i l s'aJlandouna
pl us d'tlllC ~ois; elles feront aussi ressortir l'esprit de justice qui le dirigeait habituellemell L,
cL dont il n'es t pas surprenant de ,oir l'ahsence
mOlllentanée, à cette époque déploraJllc Où
IouLes les passions déci ,aînées exèrçaiellL le
.lI èJtle empire SUl' l'État, 'l'lC les p lus violenles
lernl'êlrs SUl' la naturc.

�ESSAIS HI STORIQUES

STIH I.E PARLEMENT DE PROVEKCE.

L'édit de tolérauee en faveur des huguenots,
par lequel Charles IX signala le COD1lll~nce­
ment de son r ègne, ct (lui est plus particulièrement connu sous le nom d'édit de juillet (1),
et celui de janv ier (2) qui le modifia , excitèrent
de o-rands troubles en Provence, COnlll1e dJ.ns
"'
tout le reste du Royaume ; ils y JJrent,répandre
beaucoup de sang, et y allwnèrent des divisions
dont l:inUuence s'étendit SUl' une longuc suite
d'années , Pour reh'acer celle malh eureuse période, en cc qu'ell e intéresse le Parlement,
nous ne pOllYOns nous dispenser de l'appeler
r élJ.t dJ.llS hluel était cette Compaguie J. vant
l'avènemen t de Charles U::',
Les nom'elles doctrin es avaien t déja fait des
prosély tes dans le PJ.r1ement, Les Conseillers
de Genas, Chàteauncuf, Pena, Terrier, Arcussia, Somati ct l'Avocat-Général Puget, en
s'y aJ)andonnant avec enthous iasme, dllrent
par-là. même prpllletlre au x h érétiques de tra~
verser, le plus qu'ils le pourraient, les mesures

IGg
que le reste de la Compagnie chercherait à
prendre pour arrête:r le torrent des idées nouvelles, et de l'encourager ainsi à. l'audace par
l'espoir de l'impunité.
Ces dispositions ne tardèrellt pas d'alltull cr
les [eux de la discordc ; elle éclata, entr'autres,
il l'occasion ,des seigneur&amp; de MOUflons , originaires de la ville de Castellane (1), qui, ayant
ch crché à propager le protestantisme dc tout
Icur pouvoir, ct tenu puhllqucmcllt les prêchcs
dans leurs maisons, avaient tellement indisposé la population, qu'elle en vint jusqu'à.
les y assiéger. Cette attaquc cngagea ces Seigneurs à adresser leurs plaintcs au Parlement,
qui reçut aussi celles des ' habitans de Castellane. Pour les apprécier, il .envoya des Commissaires SlU' les lieux; et, à Icur r etour ,
il décréta Antoinc Mouvans d'ajournelllclJ t
en personne. Mais son [rcrc Paulon se rendit sur-le-champ il Paris, ct y obtint l'éyocation au Parlcment de Grenob le; cc qui fut,

( 1) CeL éd it est du 1110i, de juilieL 156 [.

(2) ' 7 janvier ,562.

( 1) Celte ville es t situ ée dans les hautes montagnes de
la P roven cr .

�ESSA IS Hl STO I\IQUL:S

pOUl' tous les re ligionnaires pl'OVCJl Çi\llX, Ull
succès dont leur orgueil s'app lalldit vivemen t. .
et qui les engagea il fairc entr'elL'C ltne COI1triJmtion , proprc il leur procurcr dcs fonùs
pour sc défendrc contre leurs advcrsaircs. Ils
convoquèrent ensui tc un c assco'ùll éc il Draguignan, pour y déliJlércr SlU' Ics réso lutions
qu'ils aUTaicn t à prendre, Antoine Mouvans
fut l'un des premiers il s'y rendrc; mais à
peine y était-il arrivé, que les catho liques investirent sa deJ11elU'e, cn criant : FOllero 11ltheran (1) ! et ayant forcé les portes, i ls le massacrèrent impitoyab lcment , dc ll1êlUe quc le
yiguier qui était accolU'u palU' pré,'cnir cc

sun

LE PAUI ... E;l\fENT Ot:: Pl\O\' E1\CE.

Compagnie jugea convenable de donner à des
COlllulissaires le soin de prendre des informations à Draguignan; ct la mort d'Hem"; II élan t
survenue pendant qu'on les recueillait , cct événelllcnt qui :(it prévoir à ce malheureux frère
l'il1lltilité de ses poursuites, l'engagea à se retirer à Mérindol. Privé de tout seoours, aballdonné il lui-même, le désespoir dans le coeur,
i l se livra il des excès dcyant lesquels il eût
yraiselllh lah lement reculé d'horreur, si la justicc avait paru disposée il apaiser ses plaintes
par unc sole)lIlelle réparation, II accepta, en
effet., un l'&amp;le dans la conjuration d'Amhoiso ;
et lors(!u'elle cut échoué (i), il devint le chef

crime, Qu'on juge pal' cc trait dc la frénésie
dont étaient agités Ics partis, et dc l'intolérance
fanatique 'lui les faisait JJ1ouvoi.r 1 Le cadavre
de cet i1uorlnné fut couvert dc sel ct transporté à Aix, olt il était réscryé à l'ignominic
du gille!',

&lt;:.lu i voulpientle gagner, cette én~rg ique réponse: ( n;les

Pau lon sc hâta dc dcmander justice au Par-

«( aux Princes ùe Lorraine que J tanl qu'ils persécuteront

lemen t ; mais, avant de rien pl'ononccr, ce ll e

d'une troupe de bandits avec Icsf!uels i l COUl'Ut
(1)

Les consp irateurs d'Amboise fut'cul

CtlCO t'C

re-

doutables depuis la découverte de leur conspira tion, et

Mouvans fit lui-même:::; aux émissail'cs ÙU Duc de Guise

(( les Princes du sang, ils alll'ont dans Mouvans un ecc( nemi Î'J:r(;concîliable : tOut pauvre clu' î1 cst, il a des

(1 ) Dehol's cc lulbérîcn .

c( am is sens de
de Paris.)

CŒlli,.))

(Voltaire, Ifist. du P arlement

�i'j2

173

ESSA IS IfISTOltlQUES

SUR LE P.\RLEMENT DE PJ\O\ -ENCE.

Je pays, et entreprit mème de se rend1'C m'litre

les éll.'angers sans asile et sans nom, Cette demande fut accueillie; mais, sur l'observation
de l'lm des Conseillers dissidens, l'arrêt ajouta
ulle clause de souveraine équité, ct qui pOl1&lt;~it
en même temps l'ordre d'inforJller contr'e ceux
qui, s'ath'oupant durant la nuit, jetaient des
pierres aux fenêtres des personlles soupçonnées
d'hérésie. Le magistrat, provocateur de cette
mesure, fut chargé de la faire exécuter. On
la jugea nécessaire d'après le rapport du Conseill er Somali , parceque des cris €le mort se faisaient entendre dans ces rassemblemcns conlre
les luthériens, et que des membres du ParleIllentétaient eux-mêmes l'objet de ces violences.
Celte situation était de toutes parts déplorible. Que ponvait un arrêt contre l'le résis- .
lance audacieuse des uns, ct l'exaspération sans
J
mesure des autres? Aussi, celui dont il s'a ait
" ,
loin d'arrêter le mal, en accéléra les progrès.

de la ville d'Aix, et d')' établir le nouveau cul te.
Ce malheur fut toutefois prévenu par la vigilance du Parlement; mais Paulon s'en vengea Cil allant mettre le siége devant Sisteron,
qu'il ne consentit ensllite à lever que sur la
promesse que lui ~onna le comte de Tende, de
lui faire avoi.r justice de la 1ll01't de son frère.
Pendant que cela se passait, le Conseiller de
Genas ne mettait hli-mêmc aucun frein il son
fa1latisme; peu content d'accueillir avec m ystère les uovatellrsdans sa maison, et J'y tenir les
prêches, il voulut donner de la puhlicité il ces
réunions, et les trarisporta dans un jard;n qu'il
possédait dans le voisinage de la ville ()), où,
sous un énorme l'in, les hérétiques, chantant
leurs psaullies à pleine voix, attiraient de lous
les environs de nomhrcu.:"&lt; settateürs.
PotU' arrêter ces assembli'es 'lui compromettaient la tranquillité de la capitale de la province, les Consuls demandèrent au Parlement
d'être autorisés il chasser de son enceinte tous
(1) I10rs de la porle Saint-Jean.

Dès qu'il fut connu, le Conseiller Salomon,
'llli avait inspiré la clause 'Jlü le rendait imparl~al, devint l'objet particulier de la haine
populaire; et bieul.',t des réunions, plus 1l0111hrellses que les précédentes, porthçnt l'au-

�ESSAIS MI STOn lQUES

ùace jus'1u?à lancer des pien es aux croisées de
cc magistrat, el à YOUlir contre lui des tOl'l'ens
d'injlU"c.s.
Ces exc~s, en sc lllulti pliant., lorcèrent la
Cour il rendre un nouve l arrèt CJ~u pût leur seryir de digue, et (fUi nous réYèle, en ll1 èllle
temps, toute leur énormité. Le 1 2 décemhre (1),
clic fit dCfense à toutes person.nes de sc (lire des
injures, de chan Ier des chansons infamantes,
d'aller masquées dans les ru es, Oll avec des armes, pendant le jour; ct, durant la nuit, de je1er des pierres aux fenètres. Cct arrêt enjoignit
aux pères de contClûr dans le devoir les enfans
qu'ils avaient enlcur puissa nce, ct défendit aux
cnfans de. s'attrouper, sous peine du -[ouet, et
il toute personne de sortir a près huit heures du
~oir , ct de former des rassenù, lemcns de plus
de trois ou quatre, sous peine de la prison ct de
l'cslmpade (2); enfin, il )Jcl"lllc t1ait à chacun

d'an:èlcr lcs perturhateurs ct de Ics constitucr
prison n iors. l\1ais fallait-i l fonder pl us d'espoir

de lrallCluillité sur cette,sentence, 'luand l'anarchie ct le despotisme allaient toujours croi~­
saut , et entouraient le crime de crédit ct ùe
protection?
Cependant, Ch3rles IX , au COillmencement
ùUllloisde janvier suivant( 1), envoya troisComIllissaires en Provence, pour faire exéculer son
édit de pacification , et juger en denu èr ressort
loutes les affaires des réformés, en leur adjoignant dix Conseillers au Parlement, ou un égal
nombre d'avocats. Mais l'opposition quc les Con.uls formèrent il l'em'egistremen t ùe cet édit ,
nc permit pas aux Commissaires d'arrivcr il
Aix; s'étant arrêtés il Salon, ils conférèrent
avec le g'ouvcrncur sur l'ohj et de leur mission (2) . Celui-ci ayant alors mandé les Consu ls,

0 11 les fai sa Îl descendre" à plusieurs l'(·rri~cs. SUI' un

( 1) , 559,

large bùcllCl' \! nflalUlUé. (V ollaire , IIi,·t. du Parle-

(:l) Ceux. "-luÎ étaient condanmés à Festrapnde é taien!

~uspe udus au boul d'une long ue poutre po s~e

5111'

une

pou lie au-dessus d'uH poteau de "in st pieds de h3 Ul , ct

mpnt dit Parù; , )

{I} Eu 156 .
(2) Le comte de Tcnde.

�•

/

ESSAIS nJSTOHIQUES

lenr pl'oposa (!c&gt; recevoir dans la ville le Illar'luis d'Oraison, son beau-frère, connu, à cette
époque, sous le nom de vicOIn te de Cadenet,
avcc delL"'\: cents h Oll1mes de garnisoll, et de
pcrmettre l'établissement d'un prêche, sinon
dans la v ille, du'moins dans ses fauJlourgs,
l\'b is le r efus qu'exprimèrent lcs Consuls engagea le comte de Tende il r ecourir il. la force, ct
en conséquence, il,se pr4senta deux jours après
dev&lt;lJlt la cité, avec une partie de ses troupes,
pOlU' la réduire à l'obéiss&lt;lJlce, Toutefois, cc
moyen lui réussit mal , car les portes lui ayant
été fermées, ct le peuple, au nom de la r eligion,
s'étant arll1é avec enthousiasme, le gouverneur
fut contraint de se retirer dans un village voisin (1), d'où il essaya d'arriver à son hut ; cn
invoquant l'autorité du Parlell1ent, Ce moyen
&lt;,ut un meill eur succès , non point, il faut l'ayouer, par l'effet de l'ohéissance que cette Compagnie, dans ceit e période de troubles, portait
"ux volontés du Roi, mais par la circonstance
fort uite de l'éloignement passager d'un grand
(1 ) Venelles, village à une lieue d)Aix.

SUR LE PAnUMENr DE PROVE NCE,

177

nombre de magistrats catholiques, dont l'absence plaça momentanément la majorité dans
le parti huguenot. Le Parlement, ell conséquence, ordonna aux Consuls de faire ouvrir
les portes, et le vicomte de Cadenet entra à
Aix avec peu de suite. Le lendemain, il sc rendit auprès de la Cour, et y déclara qu'il était
envoyé par les Commissaires pour prendre le
gouvernement de la ville ; il proposa ensuite de
la faire garder par deux cents hommes de
troupes régl ées, d'enfermer les c&lt;lJlons, ct d'expulser tous les hommes suspects. Le Parlement
n'accueillit 'lue cette dernière demande , et
députa sur-le-champ un Président et un Conseiller, vers le comte de Tende, pour conférer
avec lui sur cette alfaire. Mais, ne tenant pas
compte du refus de la Compagnie, le vicolllte
de Cadenet s'assura de la docilité de la ville par
des troupes, ct leur assigna divers postes, soit
aux pottes, soit sur les places puJlliqLles, En
déh'uisant tous les moyens de résisla)1ce du premier Consul, cet acte d'autorité força celui-ci
de se retirer à Barjols avec quelques-uns de ses
amis.
J.

�J

78

ESSAIS

H1STGIUQUES

Cependant, le 3 février, le Procurcur- Gé11é1'al présenta il la Cour des lettres du Roi et de
la Reine réo-ente pal' lesquelles leurs maj estés
" ,
mandaient qu'elles avaient permis aux réforUlés de construire des temples pour y exercer ·
leur culte. L'enregistrement de ces lettres ayant
été obtenu quatre jours après leur présentation, le gouverneur et les COlUJÎl.Îssaires du
Roi .se rendirent au Parlem.ent, et . furent reçus à la porte de la grande salle par deux
Conseillers qui les conduisirent dans la Chambre, où ils prirent place au-dessus du doyen.
En leur présence, on prooéda à la vérification
de l'édit dc tolérance, quifut aussit6t puhliésur
les places et dans les carrefours, au son des tambours et des trompettes. Le comte de T.el~de désigna ensuite le jardin du Conseiller de Génas ,
et une malson qui joignait la porte des Augustins, pour y tenir les prêches; et ayant ohtenu
la destitution des Consuls, il les fit remplacer
par des hommcs dévonés aux nouvelles doctrines. ·Ces mesures et le désarmement des 1abitans qui les suivit, placèrent tous les catholiques il la merci des religionnairestriomphans.

SUR I.E

PARLE 1UE~T OE PROVENCE.

179

Le premier Consul (l) 'lui s'était retiré il
Baljols, recourut toutefois aux '"mes
.
~
,pour
soute~r son parti; mais, ayant voulu légitimer
sa réSIstance par l'autorisation du P 1
al' elnent,
ce lte Compagnie eut la sagesse de répondre

qu'el~e n'était ?oi~~ compétente pour le diriger 1
ct qu elle avaIt d allleur8l'espérance qu'il n'entreprendrait rien qui fût contraire au service
du Roi et au bien de la province. Flassans n'en
persista pas moins dans son dessein, et pourSUlVl par le comte de Tende, il fut bient"'t
obligé d'abandonner Baljols qui n'offrait aucune défense, et de se retirer dans les· terres du
comte pe Cal'ces (2). Ce malheureux pays fut
sur-le-champ livré à toutes les horrcurs de la
conquête; les prètres y furent impitoyablcment
jetés dans des puits; les églises y devinrent
l'objet des p lus scandaleuses profanations; la
vlile, en un mot, offrait l'aspect d'une place ennemie prise d'assant; et c'était l'ouvrage des ci(J) Le Seigneur de Fbssans.
(2) Ca\:ces et Flassans ., frères, é laient de la maison

oc Ponlevès.

�180

ESSAIS HISTORIQUES

SU R LE: PARLE1\-I ENT OF. PROV ENCE.

toyens d'un même pays ! des sujets d'un même
Hoyaume! Au lieu de briser le cœur du com le
de Tende, ce triste succès, auquel il avait prësidé enflanuua tellement son orgueil , qu'il Y
,1
·
vi t une
glorieuse victoire, dont 1·11·
ru sem blait
justc de remercier le ciel ; mais le Parlement,
qu\ l invita à ses actions de grace, ne jugea pas
di gne de son patriotisme de lui répondre, et
c:rigea, au contrau:e, que le g!lUVerneUl·, pour
le bonhcru· de la province, ne mulüpliàt pas de
tels triomphes, et qu'en conséquence, il licenciàt son armée; ce que le comte de T ende alla
exécuter à Salon, il. son retour de Barjols.
Mais le système d'équilibre (lue suivait la
Reule mère, fit sentir il. cette politique princesse que les évènemens de Barjols étaient pour
le moins suffisans en fa veul' des religionnaires,
et qu'il était temps, a \'ant qn'il fût a)lsolument
ané:mti, de relever le parti catholique. Pour
opérer cette réaction, il fa llait opposer un zèle
cont1:aire au zèle ardeilt que le gouverneur portait aux protestans ; et c'est dans le fil s de celuici (lue la Reine- mère lui ch oisit un adversaire.
Elle le nomma lieutenant de Hoi dans la 1'1'0-

vince, avec pouvoir d'y commander eomme si
le gouverneur en était absent.

1 81

Cependant, en attendant il. Aix l'arrivée de
Sommerive (1), la garnison de cel le ville continuait à se livrer à toute sorte d'insultes envers
les catholi(fUes. Tant6t elle battait du tamhom·,
ou tirait des coups de fusil pour interrompre le
service divin, tantM ell e dépouillait les femnlPs
de leurs chapelets, et les foui llait avec la dernière ind écence; ellemaltraitaüaussi les paysans
qui se rendaient à leurs travaux: joig·nant la
dérision à la violence , elle imagina la journée
dite des t!pinards&gt; dont 011 trouve les détails
dans tous les historiens du pays (2).
, ( 1) C'él&lt;ti l le tils du premi-er li t du Comte de Telld t, )
(l ui , ne pardonnant pas à son p èr~ la pl'éfél'ence que
cc lui.:.c i accordai t à Cipières , son. fils du secood lit, lui
était peu L-être, pal' cela seul J ent ièrement opposé d'o _
pini ons re li gieuses.

(2) La pop ulation étan t dans l'usage d'all er, le jo ur
ùe Saint-Marc , nu-pieds, en pélcrinage

l'lia

dHlpelle de

ce saill t J s ituée à une certain e ~I i stauce dc 1" ville, les
sold ats imJ.gÎllèrcnl de ,'épanJre SU I' la l'Oule dcs gra ill es d'épin ards, dont on co nn a7t les pointes e l la dureté,

�ESSAIS HISTO RI QUES

Ce dernier évènement poussant à bout les
catholiques, leur inspira une éclatante vengeance qui , en faisant malheureusement répandre beaucoup de sang', délivra toutefois la
v:ille de la tyrannie des hérétiques. Mais nous
dépasserions les bornes q'!-e nous nous sommes
prescrites, si nous en rapportions les cu-constances, qui sont d'aillem's développées dans plusiem's autres ouvrages.
Sommerive n'arriva donc 'à Aix qu'après que
les troupes des religionnaires en étaient sorties;
mais le Parlement ne s'empressa pas moins
d'enregistrer ses pouvoirs; ct d'ordonner, sur sa
demande, la levée de soldats avec l esq~lel s ce
lieutenant ,de Roi parvint hientôt à chasser le
comte de Tende de la province.
Affligeant et singulier effet des discordes civiles! un père et un fils à la tête de troupes ennemies et citoyennes., se hattre et se

et qui, blessant les pieds des pélerins, les forcèrent de
revenir sur leurs pas livrés a~x huées el aux rai lleJ

ries de 'ceux même qui leur avaient joué ce m auv ais
tour.

SU R LE PARLEME NT D E PROVENCE.

183

pow-sui vre, et tenu-leurs pouvoirs d'une mêJlle
main!! !
Ces succès que venaient d'ollteuir les catholiques, n'étaient pas errcore s~ffisallS pour alllener
la paix: à ces déplorables violences devaient
succéder des violences non moins funestes. Flas"rans r entTe à Aix, y reprend ses fonctions de
premier Consul, et occasionne ainsi de cruelles
représailles. Les protestans, poursuivis par une
populace fTénétique dont le signe était une croix
blanche au chapeau, et le chef un franciscain
exa lté, ~ont égorgés et pendus sans pitié au.."
branches du pin fameux qui avait servi de sanctuaire à leur cul te. POlU" mot de ralliement ,
les eat~oliques adoptèrent un calcmhourg dél'isoire. Etant en usage, pOlir sc réunir, de frapper une Mche avec une pier~e, ils firent peindre cet instrument sur un écusson, entouré de
ceUe exergue : En despiesch deis l/Ugua "aous
ta messo ' sera jamai laissado. Cc qui voulait
dire, qu'en dépit des huguenots, la messe ne serait janlais abandonnée, ou, en d'a un-cs termes,
que la re]jgion catholique ne serait point vaineue; mais cette expression laissado élant eu

�ESSAIS llI S'l'O I\lQU ES

SUR LE PARLEM EN T DE PRO VENCE .

même temps le nom de l'instrument r eprésenté,
offrait un grossie.r jeu de mots, également dépourvu de convenance.
En r epr enant l'avantage, les catholiques inspirèrent de sérieuses craintes aux membres dll
Parlement qui professaient les nouvelles doc-

lés de cet infortuné collégue ! A la suite de
cet attentat, le Parlement fit arrèter le prévôt
des maréchaux, comme coupable d'illlprL~
voyance. ' Mais, que pouvait la justice dans ce
temps d'a narchie? Trois mille forcenés réunis
dévant le palais demandèrent le prisonuier ;
et le Conseiller de Rascas, il la sollicitation
de l'un de ses confrères, allié du prévôt, en
ordonnant l'élargissement de celui-ci, crut devoir céder à l'orage.

t~·ines;

de

hi

ce qui les engagea il sortir secrètement
ville, préférant, ainsi que le dit ingé-

nieusement M. d'Hesmivy de Moissac (1), la
mort des confesse urs à celle des martyrs . Plus
lent à prendre cette résolution, le Conseiller Salomon devint victime de ses retards; car, passant, le 22 juin, au déclin duj our , sur la p lace
des Prêcheurs, il fut attaqué par une troupe de
séditieux, et inhumainement poignardé il la
porte des jacobins où il tenta de se réfugier .
D'autres h orr eurs succédèrent à ce crime ; son
cadavre mis à n u , et tt-aîné dans les r ue's , y
fut abandonné. Le premier Président de 170l'esta, se rendant le lendemain au palais ,
eut la douleur de 'rencontrer les restes muti(1 ) :ru. d)Hesmivy de 'Moissac 1l/ist. manu.$c. du. P arImllent de Provence) tom . l , paf). J7/j , iu-4 u.

185

\

A quoi auraient servi d'autres poursuites,
lor sque chaque nuit ajoutait, d'une manière c1~
froyable , il la liste des crimes, ct que la vengeance ct la frénésie avaient-renversé l'empire
des lois? ..
A l'exemple des Parlenwns de Paris ct de
Toulouse, ce l ui de Provence céda à l'j~1pul sio ll
qui , dans cc moment, etait favorable a u parti
catholique, et délibéra que ses membres ct
tous les officiers attachés il la justice prêteraient
serment de catholicité, sous p eine d'êtTc privés
de leurs ch arges.
Peu de temps après, SOllUnerive étant a ll é
en Languedoc, le Parlement ~ chargé du

�186

ESSAIS HISTORIQUES

de
"o-ouvernemellt
.

la province. Menacé par le
baron des Adrets qui était il la tête de quelques
troupes de reügiOlinaires sur les frontières, il
résolut de se transporter il Marseille; mais, le
point enh&gt;é en Provence, la
"o-énéral n'ék,nt
.
Co lU' demeura il Aix, et se contenta d'appeler
le comte de Carces, pOUl: lui confier le gouver- .
nement de la cité (1); elle lui adjoignit deux
Présidens, quatre Conseillers ct les Procureur,
du pays, pour convenir des moyens propres il
lever des fonds qui pussent suffire il entretenir
des troupes destinées il la sûreté de la ville, Le
Parlement ordonna,. plus t,,:rd , que, pour faire
face il cet objet, on prendrait les deux tiers des
revenus des gens d'église. Mais on se contenta
de 120,000 francs que le clergé s'empressa d'of~
frir, et la Cour lui en montra sa satisfactioll,
en déclarant, par un arrêt du, 26 mars 1562 ~,
que le culte catholique serait le seul permls n
Provence,
Cependant la mort du duc de Guise, 'lui eut
(1) Frh e de,Flass:\lls, 1&gt;J'cmÎ er Consul, el l'un dei
principaux chefs du p"rLi cutholi ljUC.

SUR LE l'ARL"EMENT D~ PROVENCE,

lieu l'année suivante, donna ~ncoreunellouvc ll e
face aux affaires, puisqu'elle devint, pOl).1' les
religionnaires, l'occasion d'une nouvelle paix
qui leur obtint le droit de relever leurs temples
dans ~haque province. Cet édit de tolérance fut
pré~enté il l'em:egistrement du. Parlement de
Provence, Illais entraîné par des raisons d'exclusion qui tèndaiént évidemment il prolonger les
troubles, cette Compagnie ne tint pas cOJupte
des volontés du Roi. Au lieu de déployer son autorité suprême pour se faire obéir, Charles IX
espérant vaincre ce refus par un acte de condescendance, ?aigna lui-même écrire à son Parlement, pOlU' lui commuuiquer les motifs qui l'avaient engagé il accordei· cette nouvelle grace
aux huguenots, etpour lui faire sentir que le bien
de l'État était attaché à son obéissance. Mais les
grands corps, quelquefois complaisans pour le
despotisme, sont aussi trop souvent in(Jexibles
devant le pouvoir qui montre de la faiblesse.
Loin de déférer sur-le-champ il cette iuvitation royale, la Cour résiste, déclarant que,
toute seule , elle n'est pas compétente pom'
l'apprécier, et ' se horne il la transmettre aux

�SU R LE PAnT...EM ENT DE PROVE NCE.

188

ESS;\ IS H ISTO RIQUES

Procureurs du pays' , qui ne la jugent pas digne de prévaloir sl~r l'intention qu'avaient exprimée les Etats de la province, de s'opposee
dés~rlllais au rétablissément des prêches. Les
gens du Roi eux-mêmes,adoptent un ill~igni ­
fiant terme Inoyen, en déclar:i.ilt qlle, sans enregistrer l'édit, il [allait selrlemellt accorder il.
chacwl la liberté de professer , dans son intérieur, le culte qui serait l'objet de sa préférence.
Détourné de la sOlilnission par ces difl'érens
avis, le Parlement poussa plus loin l'esprit de
résistance;' et, au lien d' clU'egistrer l'édit , il
confirma son 'alTèt dn 26 lIIars, dont nollS voIlons de rendre compte ct qni était excl lLSiveIllent favorable il. la religion catholique.
Cepencla:J.t le Roi, qui avait pris l'engagemelltavec les réformés de faire exécuter son édit
dans tous les Parlemens du Royaume, envoya
des COlIUnissaires en Provence . Le 1llaJ:écha!
de Viei lleville et le premier Président de Grenoble rurent honorés de celte délicate mission.
Arrivé à Avignon) le ll1arécha 1donna connaissance au Parlement des ordres qu'il avait à rem-

)

89

plu.', ct l'inv ita il. lui envoyer quelques-uns de
ses membres les plus expérimentés, pour conférer ensemble. sur ce sujet. Le Président de
l)erussis et les Conseillers Emenjaud et de
Raseas furent aussitÔt députés auprès de lui ;
mais
on i'Tfiorc
le résultat de cette conrérence.
.
"
Le maréchal, peu de jours après, se rendit il.
Aix) où un Président et quatre Conseillers de
la Chambre des Vacations (c'était à la fin du
illOis d'août (1) lui rendirent les mèmes honneurs qu'au gouvern~ur de la province dont il
avait l'autorité. A son arrivée, il se hàt:l. de
réunir chez lni les principallX du Parlement et
de la noblesse, pour leur [aire sentir combien il
importait à la tranqnillit6 de l'Etat que l'édit fût
exécuté. Après bien des .débats, le maréchal

( 1) 156.3 . Les mémoires de F."a nçois de S peaux ,
si re de V ieilleville, dans la Collectio,!- des jJ1émoires de
M. PCli.-al, tom. XXVII I , pag . .245, renferment une
erreur, ~n rapportant à 1570 le ,poya.gc du Maréchal
cn Provence: il est prouvé par les documens les plus
irrécusables, qu'il a eu lieu sept ans aupa ravaut , e n

. 563.

�ESSAIS HISTORIQUES

parvint à obtenir que tous eeu.." qUI avaient
quitté leur domiçile pOlU' cause de religion,
pourraient y rentrer, .et qu'op. leur assignàt
des prêches dans la ville de Seyne ct à Mérindol. Il s'éleva encore plus de difficultés à l'égard des membres du Parlernent 'lue le même
motif avait éloignés de leurs fonctions, ct dont
la Compagnie ne voulait souffrir le retour qu'en
les soumettant au serment de catholicité qui
avai~ été exigé l'année précédente, Des lettrespatentes qui les dispensaient de ce serment, v inrent heureusement dissiper cet obstaole, La
Cour se borna seulement à les ajolU'ner après
la Saint-Remy; mais, le lendemain, les pro cureurs du pays .présentèrent au Parlement assemb lé d'autres lettres-patentes, par lesquell es
S, M, supprimait les offices des magistrats qui
professaient le culte protestant, moyennant le
remboursement des sommes financées,
Ces ordres contradictoires se ressentaient
de l'époque où ils émanaient du pou.ir, et
n'étaient sans doute que l'effet de coupab les surprises faites au Roi, qui, au lieu d'êtTc le régulalem' de l'État, n'était lui -même que le triste

SUit LE PARLEMENT DE PROVENCE.

jouet des factions, Mais on conçoit aisément
combien, dans ces oirconstances, était critique
la position du Parlement: tantôt il dé "'loppait
une résistance qu'il doit être permis, cl. 'lS les
temps d'orch'e et de paix où nous vivons, d'appeler presque de la révolte; tante.t il négligeait
d'user du plus beau de ses droits, et, tourmenté
par le flux et le reflux de l'Océan sur lequel il
était j eté, il semblait le plus souvent avoir
abandonné lui-même le gouvernail.
En vertu des dernières lettres-patentes, il
s'empressa, en effet, d'enjoindre au Conseiller
d'Arcussia, l'un des protestans, de remettre dans
trois jours ses provisions au greffe, sous peine
de suspension, et presque aussite.t, au contraire,
SlU' la demande du maréchal de Viei lleville, il
consentit à la réintégration de tous les magistrats que cette meSlU'e frappait, et répondit, par
l'organe de son premier Président, qu'il se hàtait d'accueillir tout ce qu'il pouvait plaire au
Roi d'ordonner, En conséquence, les Conseillers de Génas, Châteauneuf, Pen a , ~n'Îer,
d'Arcussia ·et Soml'llati, ainsi qne Paul, avocat des pauvres, obtinrent sur -le - champ,

�ESSAIS f[ ISTOR IQUES

SUR LE PARLElllENT DE PRO\' ENCE.

J1loyennant le seul serment d'usage, d'être 1'6taMis dans leurs charges.
Cependant, aumiliea de cette tourmen te dans
bque lle le Parlement etait engagé, et qui ne hu
permettait pas de suivre toujours les inspirations de la justice et le système d'uniformité

la politique de Catherine de Médicis ne sut rien
refuser dans celte circonstance, ohtinrent uu
éclataut triomph e, puisqu'elles all èrent jusqu'à
amener la suspension du Parlement. Il fut remplacé par quatorze ll1CJ:nhœs, dont onze appartenaient au Parlemen t de Paris (1). L'édit qui

qui la dirige, il est i ll1possibl e de ne pas VO il'
qu e son but constant avait été de montrer son
attachement aux catholiques, et que la protcctionqu'illcUl'accordait, déposait plus d'une fois
de sa partialité cn leur faveur. Aussi était-ce
vers lui que se p0l1aient les ressentimens des
religionnaires qui, devenus encore une fois
yictorieux par le dernier édit de tolérance,
songèrent il. faire entendœ leurs plaintes contre
cette Compagnie. L'avocat Mussoni , l'un des

consacra cet acte de sévérité, qui s'alliait si

plus zélés d'entr'e1L~, f at chargé d'aller dénoncer à Paris les actes de violence qu'ils lai reprochaient, et qu'ils fondaient essentiellement sur
l'impunité qu'avaient obtenue les ll1eurtriers
du Seigneur de MOl~Yans et du Conseill er Salomon. (tes plaintes, soutenues par le crédit de
l'anUral de Coligni, -de la reine d'Angleterre et
drs princes protestans d'Allemagne, auxquels

hien avec le système ' de versatilité, ou platôt
avec le défaut absolu de système de conduite
que l'on SlUVait alors, fut l'au des premiers qui
s'unit il. la majorité de Charles IX, mais il ne
fut puJJlié qu'après la détermination prise par
la I\.eine mère d'aller avec le Roi visiter les
provinces.
( 1) Bernard Pl'cvost, sieur de 1\'l o l'san , Prés ident

du Pa'rlemellt de Par is; Élienne Charlet , Président aux.

enquè tes du même Parlement; Nicolas Perrot, Deni"
de la Rivi ère, Jean de la Rosière, Jean ile l\1oncea ux,

Nicolas le Benuycl', Achilles JuHarlay., Jérôme Augenol,
Arnould Chaudon, Guillaume Abot, Conseillers au Parlement de Paris j Jacque s Ph elippeaux, Josse de BanquelUal'e, Conseillers au Grand Conseil; el Robert Tiguac,

jadis Conseiller au Parlement de Chambéry. (Manuscr it

int itulé: Mémoires touchant le Parlement de Provence.)
J.

�,
194

ESSArs HISTORIQUES

su n LE l'AHLEMEN"'l' DE pnOYENC)-:.

Nous velTons dans le chapitre suivant, que
J'interdiction dont le Parlement fut frappé n'eut
pas une longue durée.

CHAPITRE XIV.
Su))prèssidu et rélablissement Ju Parlement. - Voyage de Char.....
les lX en Prove nce. -

Révocati on de l'édi t de janvier. _ Cruel. .

et &amp;u(lpres.siow.

magistrats destinés à remplacer le P.arIClDent se rendirent à Aix au mois d'avril 1564 ;
et après avoir fait notifier à chacun de ses membres en particulier les lettres de suspension
qui les concernaient, la Compagnie assemlllée pour recevoir en corps la même COllunUnication, déclara aussit6t vouloir respectueusement obéu:.
LES

Alors, les magistrats étrangers se llittèrent
de procéder à leur installation, en faisant publier l'édit qui suspendait le Parlement; et
se)o11 l'usage établi par cette Compagnie, ils
assistèrent cc même jOlll· à la messe du SaintEspl"it , ct reçurent ensuite )e serment des
3YOcats, procureurs et suppôts de justice. lis

�)96

ESSA IS HI ST OR IQUES

SU R L E PARLf.nt EN 'f DE PROVE r\C E.

appelèrent auprès d'eux Boniface P etticot, avocat il Marseille, pour remplir les fonctions de

suspendu se fit un devoir de leur envoyer p",s
députés pour se justifier des calomnies qui lui
avaient attiré un traitement si rigoureux . Accueillis favorablement , ils parvinrent à obte- .
nir que deux maîtres des requêtes seraient
envoyés il Aix, de la part du Roi, pour y
prendre des informations sur la vérité des fai ts
qui servaient de fondement à la justifica tion de
cette Compagnie.

Procureur-Géneral .
Dès qu'il f ut installé, ce trilJUnal temporaire
s'appliqua il distl'ihum' la justice , et fit divers
)'èglemens qui , par leur sagesse , survécllren;
long- temps il sa propre durée.
. ,
Le Roi , au mois d'aOli t suivant , pernnt a
ces magistrats d'a ll er tenir les grands j ours (l )
daus une ville de leur choix. lis optèrent pour
Marseille, et y firen t solennellement l'ouverture de leurs séances; ils mandèrent ensuite
auprès d'eux , les lieutenans du Sénécha l , le
juge du palais et celui de Sai nt-Louis, pour
leur remontrer ce qui concernait le ft/it de leur
charge. Après avoir achevé leur mission qiJi
n'excéda pas trois semaines, ils retournèrent à

Aix, où ils reprirent leurs travaux au ll10is
d'octolJre, selon l'usage du Parlement.
Cependant Charles IX ct Catherine de Médicis étant ar ri vés il Avignon , le Parlement

)97

Après avoir autorisé cette enquête , le Roi et
la Reine mère continuant leur voy age , arrivèr ent à Aix (1) , où des Commissaires du nouveau Parlement, r ev êtus de leurs roll es rougrs
et sui vis d'un grand concours de peuple, allèrent recevoir leurs maj estés à Notre - DaUle
de la Seds (2) . Le Président de Morsan les harangua à la tète de la députation.
Deux jours après son entrée, Ch ar les L'i:. tint
un lit de justice au Parlement , et pench ant ell-

(1) Le Igoclobl'e 1564.

(2) Cette c hapellede\,jnt . plus tard , Pt! gli se d~s l\li nÎ( 1) Y oyez ch ap itre v r, p.g . 55 el 56 de ce ,'otume.

m es, el se trou \'c , de quelques minules, éloignée de Ill.

ville.

�ESSAIS BISTOnlQUES

core une fois en faveur des catholiquos, y ordonna que le fameux pin dll Conseiller de Genas, 'lui avait servi de temple aux protestans ,
serait coupé, afin d'effacer le souvenir des excès
qu'il rappellait. Le Roi ct la Reine poursuivirent ensuite leur voyage ; et il n'est pas indifférent de remarquer que, dans tous les lioux de
leill' passage, ils étaient entourés par des troupes
de petits enfans qui ne cessaient de crier: Vivo
la lJ,[esso (1). Ce fait pro live , sans doute, que
le peuple provençal portait un vif attachement
au culte catholique.
La peste existait en Provence, lorsque Charles IX et sa mère vinrent la visiter. A la vèrité, elle y faisait si pe?- de ravages que le '
Parlement lui-même ne fut pas ob ligé de s'éloigner de la vi lle; mais il est évident qu'à cette
époque on était bien plus qu'aujourd'hui familier avec ce fléau, sans doute parcc({u'il était
plus fréqu_ent. Dc nos j UUl"S, une province atteinte de la peste serait séquestrée du reste de

SUR J.E PARLEMENT DE pnOVE NCE.

199

la France, ct les jours pr&amp;:ieux du monarque
nous paraltraient à peine en sûreté au sein de sa
Capitale. Mais ce danger n'est plus à crainru'e,
gràce aux étahlissemens sauitaires que lIOUS devons à la sage prévoyance de nos rois.
Les informations que Charles IX avait ordonné de prendre, comme nous l'avons dit, au
sujet des torts prétendus dll Parlement, qui
avaient amené sa suspension, eurent un résultat entièrement favorable à cette Compaguie,
qui, dès lors, sur la demande des États, f'ut rétablie dans ses fonctions par des lettres-patentes
données à Arles, le 4 d~cembre 1564· Quatre
des principaux magistrats furent pourtant exceptés de cette réhabilitation. Le premier President de Foresta, le Président Gardevius, Tributüs, doyen de la Cour, et Rabasse, Procureur-Général. Mais ils ne tardèrent pas, par des
arrêts particuliers qui renfermaient l'éloge de
leur conduite, d'être à leur tour réintégrés dans
leurs charges.
L'installation de l'ancien Parlement fut confiée à celui qui lui avait succédé. Le Président
de Morsan reçut. le serment de tous les membres,

�200

ESSAIS HISTORIQUES

et prononça ensuite un diSCOlU'S da1ls lequel il
les exhorta à une étroite union, en leur faisant
sentir que tous les IDaux qu'ils avaient essuyés
étaient le résultat direct de la mésintellio-ence
b
introduite parmi eux. Les magistrats du Parlement temporaire prirent place dans celui qui
venait d'être- rétabli ; et Morsan, qui: en était
le chef, conserva le privilége de présider la
Compagnie, au préjudice du premier Président de FOl'esta, continuant ses fonctions et sa
résidence à Aix jus(m'en
1566. Ses collèO"ues
,b
,
au contraire, n'y demeurèrent (flle quelques
mois après la réorganisation du Parlement.
Le rétablissement de celte Compagnie, quj
satisfit les catholiques, fut pour les protestans
le motif d' une vive dpuleur. Cependant, comme
leurs précédentes ca lomnies leur avaient valu
un tliomphe passager, ilsreC0111'1u:ent au même
moyen, dans l'espoir de l'ohtenir plus duraJ,le, ct firent entendre que le Parlement n'avait signalé son retour à ses fonctions que par
de nouvelles atl'ocités, telles que la condamnation à mort de trois cents l'eliO"ionnaires
b
,
et le hannissement de Irois mil\e. Mais des

sun LE PAnLEMENT DE PROVENCE.

20]

l'enseigneJl1ens précis dévoilèrent tous ces lI1ensonges, puisque neuf protestans seu lement
avaient été condamnés à la peine capita le,
non point à cause de leur culte, mais pour des
crimes étrangers à la religion, ct 'lue les prétendus proscrits étaient des hommes 'lui, depnis
long-temps, avaient r(;alisé une émigration volontaire. La calomuie, dès -lors, se débattit
dans des elforts inuti les, et le Parlement continua de jouir de son autorité.
Les trouJ, les qui avaient signalé ces diverses
époflues, avaient porté leDl' influence funeste
sur les corps religieux; et les progrès du mal
étaient tels que le Roi, ne trouvant de remède
q~le dans la réformation des monastères, manda .aux juges séculiers de faire exécuter son
édit. Le Parlement enjoignit donc, sous l'cine de
la saisie du temporel , à tous les archevêques,
é,êques et autres prélats de son ressort, de
donner, dans trois jours, leur vicariat (1) au

(1) C'csl la dénomination technique du mandal t10llnu
cn poreil ct\s par l'aulorilé ecdésias liquc .

1

�~02

ESSAIS HISTORIQUES

Conseiller Roman, afin qu'il pùt procéder à la
réfol111e de lous les couvens, tant d'hommes que
de fi Iles. Ces prélats n'ayant point satisfait à
cet arrêt, le Parlement en rendit un second par,
lequel il ordonna qu'il serait passé outre d'après sa première décision, parcequ'il ne pouvait pa" d6pendre de l'autorité spirituell e de
,
s'opposer aux ordres du Roi qui avaient le temporel pour objet.
Parmi les sages règ-lcmens que la Compagnie
dut aux soins du Président. de Morsan, on doit
remarcIuer cehù qu'i l fit établir au sujet des
épices, 'lui avaient plus d'une fois donné lieu il
des discussions .. Le 27 novembre 1565, il fut
arrêté que les rapporteurs n'auraient plus que
la moitié des droits qu'ils percevaient, et 'lue
le resle serait partagé entre les juges préscns,
parmi lesquels OII comprenait les malades et
ceux Cjui avaient été récusés.
C'est ce même magistrat qlri fit acLneLlre des
règles fi xes sur le cérémonial des funéraill es
des membres de la Compagnie. Le 15 janvier
1566, il fut arrêté 'lue, lorsqu'un oflicier du
Parlement viendrait à décéder, cette Com-

sun

LE PART... l!.MENT DE Pl\OVENCE.

pagnie quitterait le palais il neuf hemes du
matin, et n'aurait pas de séance de relevée, et
'lue la prière des obsèques (on appelait ainsi
l'éloge du dHunt), serait faite par un Président
assisté des parens ct amis du magistrat décédé,
si ce lui-ci était Président, et par un Président
ou un ConseillGr, au choix de la fami lle, s'il
avait cté Conseiller. Cette oraison funèbre se
prononçait dans la maison du mort, en présence de ses parens assemblés pour assistor au
convoi. Quelquefois aussi, clic se faisait dallB
la rue, pendant la marche du convoi, pOlU'
'lue le peuple fùt instruit des vertus du magistmt 'lui 'n'était plus. Mais cet usage finit cn
15g8.
Tous les mem1res de la Cour étaient tenus
d'assister aux funérailles de leurs collègues, ct
des peines furcI1t infligées dans la suite à ceux
qui manquaient à cc devoir.
Quand un officier du Parlement décédait,son
héritier, suivi de bonne et notable cornpagnie, se
rendait lui-mèmeau palais, et chargeait l'un des
€onsei llers d'annoncer à la Cour la perte qu'elle
venaitde faire, ctde l'inviter à assister au con voi.

�4

.lot;

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

Lorsclue b Cour avait reçu celteCOJlllllunication,
l'héritier ct sa suite étaient inlToduits , et le Présiden[. répondait 'lue la COllr a vait grand regret ri la mort du magistrat, et qu'alle f erait
('e qu'elle avait accolttumé pOlir rendre les darn;ers de,'oirs alt défunt,

faire représenter par des députés aux conV!Jis
des femmes et enfans de ses memhres.
Ces règlemens avaient le douhle avantage

20

Les parens continuèrent ainsi eux-mêmes
d'apprendre au Parlement les décès'des magistrats jusqu'au 24 juillet 1663; mais, il celte
époque, il l'nt déliMré 'lue ces comml1l1ications seraient faites désormais par l'intermédiaire des avocats (1) , Cet usage que le Parlemeut a suivi jusqu'il sa dissolution , Il. été r ecueilli et adopté par la Com royale 'lui lui a
succédé,
Ouh'e la présence de toute la Compagnie aux
funérailles de ses membres, le Parlement envoyait une députation au service funèbre, qtù
avait lieu à l'expirat.ion de la neuvaine ct au
hout de l'an. JI ét.ait même dans 1'1lsaO'e de se

"

(1 ) Nous avons Îlltui lemCftt fait des rech el'c hes pour
tr o u,'el' Ie

III

Parl ement.

0 (f
·1 cell e .llIuo\'ati. on dans les lI suges (~n
1 uC

de former des fiens étroits entre les magistrats,
et d'attacher une plus grande considération au
corps auquel ils appartenaient; aussi ont - ils
survécu aux divers orages 'lui se sont succédé,
et en trouve-t-on encore des traces dans nos
temps modernes.
C'est par ce motif que nous les avons rappelés avec quelque complaisance; mais nous devons nous hiller de revenir il des faits d'un plus
grand intérêt.
L'année 1566 priva les protestans d'un appui ,
et délivra le Parlement d'un ennemi, par la
mort du comte de Tende, gouverneut' de la
provlllce. Somouerive son fils succéda il son
nom et à ses dignités; mais, fidèle aux opinions qu'il avait déja manifestées contre son
père, et étrang-er à ses rcssentirnens, il persista il se montrer favorallie aux catholiques et
au Parlement. Le 6 jtÙll de cette année, il fut
installé dans les charges de gouverneur, d'auul'al des mers du Levant, et de Grand-Sénéchal,

�ESSAIS HISTOnIQUES~

SUR LE PARLEMENT OF. pnO"E NCE .

&lt;,t prêta, en ces diverses qualités, serment entre
les mains du Président de Morsan.

éclairé pour la religion, s'ac(Iuit une réputation
que la postérité a honorée de ses souvenITs, et
qui doit être l'ohjet de l'étude et de l'amhition
du magistrat.
Son dépo,r t fit reno1tre dans le cœur des pcotestans des défiances sur l'impartialité du Pou'lement, dont sa présence semblait les garantir;
et cette circonstance les engagea à solliciter du
l\oi l'érection d' une Chamhre neutre, compo-

20G

La présence de ce nouveau gouverneur et
celle du cardinal d'Armagnac, co-légat d'Avignon, app01tèrent plus de pompe à la rentrée
du Padement. Il est à remarquer que le cardinal prit le pas sur le gouverncur, puisqu'on
t~'ouve

dans les regist.ros, qu'après le Président
de Morsan et le premier Président de Forest~
venait le cardinal, après lui le nou"l'eau comtc
de Tende, et enfin les Conseill!)rs ct les gens
du Roi.
C'est peu de temps après cette cérémonie,
que Morsan ohtint de S. M. la permission d'aller reprendre à Paris ses ancieunes fonetions;
mais, avant de se séparer de la Compagnie
dont il avait été passagèremeat le chef, il
l'exhorta de nouvean à maintenir entre tous ses
memhres une harmonie indispensable, pour lui
assurer la paix dans son sein, ct une utile considération au-dehors.
Les regrets puMics accompagnèrent le départ de ce magistrat qui, par l'aménité de son
caractère, son amour pour la justice , son zèle

sée, à nomhre égal, de magistrats catholiques et
de réformés, pour connaître en dernier ressort
de l'exécution des édits de pacification. Leur
demande fut accueillie, et par des lettres-patentes du 21 janvier 15&amp;], le Président Puget
et les Conseillers de Genas, Partisse, Dedons,
Chateauneuf, }' en'ier, Antelmi, Sommaii,

Gi..ra.ua , Pena et d'Arcussia , dont six profes.aient le nouveau culte, furent délégués pour
former cette juridiction. Le Parlement ne
vérifia qu'à regret ces lettres-patentes, et les
modifia pOl' cette clause, savoir qu'elles ne s'appliqueraient qu'à ceux qui les avaient sollicitées. L'édit de paix ftü d'ailleurs si exactement
ohserve, qu'il rendit ce tribunal inuLile; cc

�ESSA IS

sun LE PAl\LEMENT DE pnOVE l\"C E.

HISTOR.IQUES

qill, au l,out de onze mois, en fit prononcer bo

la bannière du prince de Condé, frère du roi

révocation °
L'établissement de cette Chambre neutre eut
toutefois une fâcheuse conséquence, parceque,
donnant des espérances de triomphe au.x r eligoionnaires, il fut pour eux un encouragement
de tenir des assembl ées et de professer leur culte,
non pas seulement avec publicité, mais avec
ostentation. Le jour de la renu'ée, cette m ême
année (1), six membres du Parlement, au lieu
d'être présens â la cérémonie, préférèrent aller
faire la cène et assister aux prêches à Mérindol,
Cette condnite parut digne au premier Président d'être dénoncée aux Chambres assemhlées;
et cell es-ci, le lendemain du renouvellement
de la juridique, pour prévenir le retour d'une
semblable irrévérence, autorisèrent, par un
arrêt , le b&lt;Youverneur à saisir les revenus de
ceux qui s'absenteraient, ou qni tiendraient des
assemblées illicites, et à en app liqucr le produit

de Navarre, ct avaient soutenu sa révolte', ce
qui les exposa de nouveau anx rigueurs de

au paiement des tl'oupes,
Cependant les protestans s'étaient rangés sous

Ch arles IX, d'a ut ant plus redoutabl es désorlllais qu'clles n'étaient plus tempérées par la sagesse de l'HÔpital, qui donna l'oxemplebienral'e
de se dévouer à la retraite, parcequ'il avait l'affli geante certitude que sa présence ne pouva it
plus arrêter les ma lheurs pul)lics. Le prince signala, ceHe fois, son mécontentemcll t par la
révocation de l'édi~ de tolérance.
Cet·événement excita une grande joie panni
les hahitans d'Aix, de plus en plus attach és au
cu lte de leUl'5 pères; et le Parlement, pour ma"
nifestel' la part qu'il y prenait lui-même, fit
publier l'ordonnance de révocation avec les
mêmes solennités réservées pour la publication des traités de paix, Cet actè, quoique
peu important en apparence, n'est pas le moindre qu'on puisse r eprocher il cette Compag'nie, puisqu'il décélait l'esprit de pa11 i qui la
dominait, et ptniait une véritable atteinte an
caraclère d'impartialité qui, dans le sein de la
j ustice , doit résister à l'illlpétuosité des factions
1.

�ESSAlS HlSTOl\lQUES

SUR l.E PARLEMENT DE PROVENCE.

comme auX entrepri~es abllsi \'es du pouvolr.
Mais elle ne tarda pas à encourir bientôt le
même ' blàme, en s'empressant d'assister en
robes rouges à une proces.sion générale 'lui sc
fit en actions de gràces de la mort' du prince de
Condé, 'lui fut tué dans la bataille de Jarnac:
(Ions les temps de révolution, il faut le dire , peu
d'hommes l'estent fidi:l œ il leur impassibilité,
cLle sacerdoce lui-même ne fut pas à l'abri des
écai'ls les plus déplorables . .Le caTclinal SLrozzi,
arche.v èque d'Aix, paralysé par la goutt&lt;, qui
!Lu faisait éprouver de vives douleurs, voulut
cependant assister à cette pJ;ocession, ct s'y
fit porler dans un fallteuil ! Cc n'était toute-

nous régissent aujourd'hui, et clic portait dé-

210

fois qu'un triomphe éphémère, ct l'humanité
ilvait encore à mêler ses larmes avec des flots
de sang 1 •
Mais en revenant un peu sur nos pas, reposons nos regards sur une sage mesure de discipline intérieure (fUe consacra le Parlement.
Au commencement de 1567 fut tenue une fameuse mercuriale, conlirmée par des leUrespatentes. Comme une loi constante pour l'ave~
Ilir, elle a éLé reproduite.dans les rcglel11ells qui

211

fense à tous les magistrats de la Compagnie de
demander acte de leurs opinions, ct aux greffiers
de les leur délivrer (1). L'obj et de cette mesure
était le secret des votas, l'un des points les plus
essentiels de la bonne administration de la justice ct du respect dont elle a b esoin, et 'lui trop
souvent est violé par la légèreté, la suffisance
ou J'irréflexion.
C'élait de six mois en siX" mois que les mercuria les avaient lieu à cette époque, et elles ne
contribuèrent pas peu à l'établir la discipline,
que le temps et les circonstances tendaient sans
cesse il relàcher.
Le Parlemeni, depuis la suppression de la

.

Chambre des en'luêtes jusqu'en 1568 , était
borné il vingt-sept IDem bres; mais, par des
édits d'augmentation, sUrvenus en février et
octohre, le nombre des magistrats fut alors
porlé il trente-six. Pour occuper ceux qui venaient d'être créés, on forma un bureau auto-

(1 ) Celle délibération fut prise pendant qu e le premier P .. ~s ident de Foresla était ft la. tête

duParlement.

�ESSAIS HISTORIQUES

SU R L E PARLEntENT DE PROVENCL;.

risé par le Roi, à condition qu'on Il'Pn ferait
pas une troisièmeChamhre. Vannée suivante,
le gouvernement prit·les armes contre les religionnaires. Le Roi supprima les offices possédés
par les \jrotestans, que la mort de Ferrier veliait de réduire il cinq s('ulement; ils L'urent aus-

mis il a ucun Président,cl' en percevoir les reYenus (1).
Ce bureau fournit la pensée de r établir la
Chambre des enquêtes à Henri 111 , qui la réalisa ' pal' son édit daté d'Avignon du mois de
décembre 1574. Ce Pripce nonuna deux Présidens pOlU' la diriger, et ordonna qu'ell e serait
servie par douze Consei ll ers qui rentr~'aient
successivement dans les autres Chambres il
mesure qu'il s'opèrerait des mouvcmens dans
la Compagnie, de telle sorte que les derniers
reçus se tTou vasseut toujours à la Qlambrc des
enquêtes, qui, moins importante par ses attributions, formait une espèce de séminaire où la

21:1

sitôt remplacés par la créa liOli d'un sell1bl~ble
nomhre de nouvelles charges. Plus ,tard, Pe,?a
et &lt;l'Arcussia, rel\trés dans le giron de l'Église,
furent autorisés il reprendre . les leurs ; et enfin
un nouvel édit de pacitlèation 'de 1572, ramena
dans la Compagnie les trois aut~'es Con sei Il ers
qui avaient persisté dans leur croyancc, de
m ême que François Guérin, lieutenan t civi l ,
qui, pour cause de relig~on , ayant aussi perdu
la sienne , cn fut indemnisé pa~' son admission
au Parlement. A la ·faveur de ces diveJ:s ac~
croissemcus , cette Compagnie se trouva portée
il quarante--deux membres, divises en deux
• Chambres, et un bureau cOlllpose des qua'tl'e
plus anciens Conseillers de chaque Chambre
et des quatre derniers reçus, qui se' renou velait t011S les trois mois sous. la présidence du
pl us ancien des Conseillers, sans qu'il fût per-

(1) Des JeUres royales, du 11 août 1568, pcrm eLLaienl

. a'u Parlement de Pl'oYen.c e,

Il

lorsque l'expédition des

i( procès le reqlterra) et non autrament J de sc d ~l'arli l'

('t

((

di~ lribu cr cn trois bUl'eaux, SOl OS toul efo is éta blir IIi

If

faire Il'ois Chambres ordinaires contre l'ancienne é.:cc-

Il Lion el forllle du Padement, co mposé de ùeux Chamvrt&gt;s
cC

sculemcnl.

)1

On \'o il par-là Clue cc bureau é tait lIn e ,'JI·jl ab le

cham bre , mais lcmp oraif'c, au lieu d'être permanente ;
il s'ocoupait en particulier des sa isies mobiJi.tires.

1

�:114

SUR LE

ESSA IS HI STOR IQ UES

jeunesse allait acquérir- quelque expérience,
avant d'être investie de la confiance entière de
la justice. Nous devons il la gloire de ces' magist.rats de rapporter, cOll1me digne d'éloge, un
acte de modestie que la va nité ne tarda pa; de
flét.rir par un d6s.w eu . Pendaut l'absence de
ses Présidens, en 1578, la Chambre des enquêtes ne se crut point assez expérimentée pOUl"
expédierles affaires, ct elle députa il la Grand'Ch~ù)re les Conseillers l30yer ct de Vento ,
pour obtenir que l'un des anciens vInt dirio-er
"'
scs travaux. Raseas fut chargé de cc soin
.
'
malS elle sc repentit bient6t de sa soumission
. des lettres-patentes qui la rétablirent'
et 0 b tmt
dans son droit d'ê tre présidée par le premiel"
de ses Conseillers en l'absence des Présidens.
La Cour, en vérifiant ces .lettres , sc r éserva
cependant de faire présider les enquêtes·par un
Conseiller étranger il cette Chambre, lorsqu'cl Ic

l ~ juger~t c~nvenab le; mais cette rése l' ve q~1C
dictalt 1espnt de suprémat.ie de l'ancien Parlement il l'occasion de-ses nouveaux auxiliaires ne
fut jamais exercée 'Ille dans le cas de l'ins~ ­
sance du nornbredes magistrats pour délibérer.

PAnLf.~tENT

n E PROVENCE.

:115

La création des deùx Présidens des enquêtes
fit éprouver un grand déplaisir il la Compagnie,
ct motiva ses remontrances au lloi. Mais le
Parlement ayant été repoussé, fut obligé d'enenregistrer l'édit, qui défendait aux Présidclis
à mortier de troubler ceux des enquêtes dans
leurs fonctions. La Compagnie se donnant au
moins la seule consolation en so n pouvoir, écriv it sm' le r epli de l'ordonnance qu'elle vérifiait,
qu.e ce n'était que du très exprès commaJUlement d,~ R oi, et avec la modification, que la
distribution des procès, de ceux même attribués aux enquêtes, se ferait il la nlanière accoutumée.
11 fut ordonné que cette sorte de restriction
serait consignée au livre blanc, c'est-à-dire dans
un registre destiné à ·renfermer les délibérations secrètes, les mercuriales particulières ct
les faits de discipline intérieure; et c'est peutêtre parcequ'il était le dépositaire des infractions individuelles, que, dans le dix-sep1ième
siècle, il fut l'objet d'un en lèvement irréparaIlle.
Quoi qu'il en soit, l'our dédoll1mager en 'lucl-

�·216

ESSA IS HISTOR IQUES

que SOl·te 1&lt;'S officlers.dLl Parlemcnt des accrolsSCJllellS success-ifs qui leur déplai ..:Ùent tanl, le
Roi jugea à propos de leur atü'i]lUcr le privi~
lége du committimus, ou l'évocation de tou:res
JCLlr~ affiUres en pr~nL:ier ressort, par~devaLlt
Je lieutenant au siége d'Aix, afiu (Jll'ils ne fus~
~ent pas obligés d'all er demander justice hors
de leur résido~LCe. Cc ill'oit a été conservé par
le Padement, jusqu'à l'établissemcnt de la
Q,amhrc des recluètes dont nous aurons plus
, tard l'ûccasion de parler.
Vers J'époque de Gelle concession (1), le Roi
créa unc pouvelle charge de Président cu fa~
veur cie Robert cie Montcalm, Avocat~Général
au Grand Conseil, qui avait été chargé d'une
mission en Provence. Henri III crut prévenir
les plaintes de la Compagnic·, endécJarant dans
son édit que ce n'6taitqu'une augmentation momen ta née , ct que le premier office clui vien~
ill'ait il vacJller par décès serait suppri;né, pour
qu'il n'y eût jamais plus de quatre Présidens à
mortier. Le Parlcment, néanmoins, s'opposa
(1 ) Elle aVilit Cu lieu cn \57~.

SU R LE PARLE iU ENT DE PROVE NCE.

de tous ses efforts à la réception cie Montcal m ;
mais, le 23 mai 1576, il en fut débouté ;par un
arrêt du conseil qui le condamna à deux mille
livres de dépens.
Il fut plus heureux dans la résistance qu'il
opposa il la demande du vicomte.de Pourrières
qui, dans la même année, présenta des provi~
siol)s pour un office de Conseiller d'épée, dont
le Roi l'avait récompensé. Voyant l'éloigncment qu'avait la Compagnie à admettre dans
son sein un homme d'épée, Pourrièressuspendit
ses démarches; et des Arches, surintendant de
la justice, ayant fait l ui~même d'inutiles tenta~
tives pour vaincre la répugnance du Parle~
ment, cessa de soutenir &amp;on Rrotégé qui , dès~
lors, n'essaYi:\ plus d'obtenir son admission.
. POUl' terminer ce qui concerne les accroisse~
mens et suppressions qu'éprouva le Parlell).ent,
nous devons rappeler l'article 220 de l'orclon~
nance de "Blois, de 1579, qui l1éduisit ses meJll~
bres au nombrç de trente:'slx, dont trois Pré~
sidens, vingt-quatre Conseillers, un avocat et
un procureul'~général , un greffier en cher el
ix huissiers. Un édit de 1582 vint confirmer

�:118

ESSAIS IIISTOI\lQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVEi\'CE.

cetle organisation. Cependant, Hetll·j III en
suspendit pendant trois ' ans l'exécution, et
nomma il tous les offices qui avaient vàqué dans
l'intcrvalle. ~'lais, après la mort de (',() prince. ,
et pendant la scission du Parlement, de nouveaux offices . devinrent vacans, parceque le
Parlement liO'ueur ne voulait nas recevoir tous
"
.
les magistrats pourvus pàr le duc de Mayenne,
tandis que Henri IV faisait exactement observer au Parlement royall'ordollnance de Blois.
Enfin, lorsque la ville cl'Aix se fur soumise il
ce prince, il supprima tous les offices qui n'avaient pas de t.jt1.1Iail.'Cs. Mais bientôt, obligé de
trouver des ressources pour dédommager le duc
de Guise des frais qu'il avait faits pour s'établir dans son gouvernement, 'il créa de nouveau toutcs ces charges, pour lui en attrilmcr
la finance. Cettè résolution excita les plaintes
du Parlement qui , s'autorisant du consentement dll duc, obtint, pal' l'édit de 1598, que
cc rétalJlissclllent serait restreint il cinq offices.
Cc même 'édit fixa, en même temps, la composition définitive du Parlelllent il quatre Pl'ésidens il mortier, lr~lI l e'l~ix Conseillers, deux

Présidens aux enquêtes, deux avocats ct deux

21 9

Proctl.reurs-Généraux. Cependant, le Conseiller
d'Escalis, membre du Parlement royal, ayant
été déja pourvu d'Iule charge de .cmquième
Président il mortier, vacante par le ' décès d'Etienl1e de Sail1t-Jean, fut reçu en cette qualité,
sous la condition de supprimer la première qui
'deviendrait lilJre; mais cette condition ne fut
pas exécutée. Le Roi établit enfin, en 1600 , en
fayeur du Président du Vair, un office de Conseiller garde-des-sceaux, avec pouvoir de le r(,~
signer. Cc magistrat, peu d'armées après, usa
de cette .faculté pour Jean de Covet, baron de
Marignane.
~e Parlement, organisé de cette manière)
subsista jusqu'en 1605, époque il laq1wlle fL,t
étahli le droit annuel, autrement appelé droit
de la paulette, du nom de son auteur Cl). L'hé-

( 1) C'était un nonuné Paulet qui avait im ag in é 1'1145l'édité des charges

J

qui, moyennant Je .soixantième du

revenu qu'en payait le titulaire, laissait à.celui-ci le ol'oit
d'en disposer. Cette création, aussi appelée droit annuel,
fut faite sous Sully, et est peul-êtr e la seule tache de son

�ESSAIS lJISTORIQUES

SUR LE PARLEnrENT DE PROVENCE.

231

l'édité des charges fut alors consacrée, ct mit
un terme aux ' suppressions q'ui avaient lieu
quelquefois; mais les accroissemens conLinuèrent encore dè temps en temps. Avant cc droit,
il fallait, pour que les résignations fussent valables, qu'elles précédassent de quarante jours
le décès du titulaire: cette condition de riguem'
cessa d'ètre exigée.
ruinis lère. (Voltaire, FI~l. du Parlement de Par;s,
pa~.1 7 6;

ibid, 1'33-

,o~.)

•

CHAPITRE XV. ,
tes Carci stes el les Raz.atz. - Troub les. -- Chambre extra itt:.

-1\églemcnl sur les tail les.

POUR presenter l'ensemhle des divorses révolutions opérées dans l'organisation du Parlement, nous avons été obligés, dans le chapitre
précédent, d'rtnticiper Sm' les époques: nous
allons reprendre le III des événemens dont cette
cligression nOUS avait éloignés.
Ils nous présentent aussi les h'istes conséquenccs des discordes civiles qui, hien anteJ'icllres il l'av6nement d'Henri Ill , prirent ensuite , sou~ ce· prince, un caractèl'e suivi et
permallcot; mais, avant cette époque, que
nous aurons également il parcourir, on voit
sans cesse les catholiques et les protestans en présence les uus des autres, ayant à Icur tête des
hOIllJlles iufluens. Le eomte dc Carces, il la fois
li cutenant, du Roi ct Grand-Sénéchal claus la
province, s'était déclaré l'appui des catholiques

�ESSAIS lIISTORIQUE S

SUR LE PARLEMENT nE. PROVE NC E.

am'quels son concours était cl'autant plus aV:IIltagcux, qu'il remplissait en même temps les

Mais le maréchal ne rl,sista pas long-temps
aux b:acasseries continuelles que lui suscita le
comte de Carces; et le Roi, apercevant un nouveau sujet de désÇ&gt;rdre dans la personne de cc
cOITl1nandant, le rappela pour le remplacer par
le grand-prieur de Francç, son frère naturel ,
qui, s'étant rendu à Aix, Y prêta sennententre
les mains du Parlel.Ilent, pour les fonctions
dont il venait d'être revêtl!. Cependant, le maréchal de Retz, de son côté, avait traité de son
gouvernement avec le com~e Labalme de Suze,
cc qui l'engagea à 'solliciter du Iloi la ratifica[iOlI de cet ar.rangemellt; et ce qui serait digne
de surprise, si l'on
savait qu'à cette époque
le gouvernement s'abandonnait an......: plus étonnantes contradictions, c'est que Henri III acûila il Gette demande au préjudice du gral1dprieur qu'i l avait choisi lui-même, ct malgré
les démarches de rassemblée des conununautés
ct du Parlement auprès de lui, pour obtenir la

):ll

fonctions de gouverneur pendant son absence.
Mais les religionnaires s'étant p laints au Roi de
sa partialité, Henri Ill, pom' halancer son pouvoil', confia le gouvernement de la province au
maréchal Gondy de Retz, et chargea le Président des A:ches, en sa -qualité de surintendant
de la justice, de veiller ic l'exécution des édits
de paix. Cette mesure .mécontentant les catholiques, les encom'agea à se placer ouvertement
sous la bannière du lieutenant de Iloi , et ils
prirent aussitôt le nom de Carcistes . Les protestans, à leur tour, se rangèrent sous la protection du commandant (1) , et à l'imitation de
leu1'5 adversaires, prirent le nom de Razats, du
nom de leur chef; d'autres diseot à.cause que
celL'&gt;:-ci portaient la barbe rase.
(1) Il est assez rcm&lt;lrquablc de voir Je m ar~chaJ (l e
Retz accorder sa protection aux prO les tan s , et sc meltre
ù leur tè te, qU;,lDd les clocuru ens hi storiqu es lui imput e nt

d'n,'oir ulé, avec le chancelier de Bira g ue, au nomhre
(Je Cf' uX qui pré parèrent l'affreuse journée de la S.. Înt-

Bartllélemy : le maréchal était lLalien.

223

confirmation de ce prince.
Cependant, le comte de Suze, s'empressant
de se rendre dans son gouvern emcnt, arriya à
Avignon où il invita Ic Parlemcnt.à lui el1-

�:124

•

ESSAIS HISTORIQUES

SGR LE PARLEMCXT Dt: pnovE~CE.

voyer quelques-uns de ses membres pOUl' h'ait er des :tfI:ail'cs de la province. CeLte COlllpagnie
lui députa aussitôt deu.x Pl'ésidens, quatre

il. la porte de
la ,v ille; mais il n'y pénétra que par le secours
du colonel-général des COI'ses, Alphonse d'Ornano, qui, depuis quelque temps, s'était rendu
maître de la porte des Augustins et du couvent
de cc nom. Dès que le cOlute de Suze eut été
introduit, il sc rendit au pa lais, ct y prêta serment sans aucun obstacle.
Cependant, lari,Yalité entre le com te de Càrces
('t le cardinal dc Retz atteignit bi entôt le succcs·
seur de celui-ci; et les deux partis, ayantsur-lechamp repris les hostilités, Castellanc la Verdièl'e, beau-frère de Carces, s'empara du chàteau du Puy~Sainte-Reparadc ) inquiéta la ville
d'AiX', et fit naître à de Suzc des alarmes sur
Sil sûreté personnelle, au point de l'engager il
retourner clandestinement il. Avignon,
Cette fuite ajoutant il. l'ardeur des Carcistes,
qui avaient Reynier il leurt ête, ils recherchaient
avec empressement les occasions d'insulter les
Razats. Le Parlcment comprit qu'il devait arrêter, dans leur source ', les nouveaux désordres 'lue ces dispositions laissaient assez prévoir, ct enjoignit il Reynier de s'absenter de la

Conseillers et denx' gens d'l Roi, qui, de COllcert avec les délégués de l'assemblé-e des COlllmunautés, le prièrent de retdrder son entrée il.
Aix, jusqu'au retour d'un connier expédié il.
Paris pour soutenil' le g)'and-prieur. Mais le
comte de Sllze n'accueillant point cette de,mande, acçorda seuleJllent ql1clques délais il.
CCLIX qui avaient pris les arilles, afin de leur
donner le temps de reulrer dans le devoir; et,
pell de jours après, jaloux de fa.Ïl'e elll'egistrer
ses provisions au Parle nt, ct craignant,
peut-être avec quelque fondement, qu'elles fussent soustraites, si elles étaient envoyées directcment, il imagina de les [ai,'1) parvenir, dàns
tin panier de pommes , au Président Pérussis,
l'un de ses amis, ce qui réussit complètement.
Est-il besoin de voir con,ler le sang. pour sr.
rendre compte des maux qui désolaient un pays
où une senililable ruse est imposée au premier
de ses fonctionnaires ?
Le gouverneur sc présenta: , le lendemain,

225

'u ,'ec sa compagnie de gendarmes,

l"

~

J,

.5

?f

�'ESSAIS HISTORIQUES

ville pendant quinze jours. 11 obéit, mais il
rentra plus furieux que jamais, etne tarda pas,
ent.ratrié par ses vielences, ' à t.omber dans un
piége qUi lui fut tendu par les Corses . Cette
vengeance autorisa ' celle de la victime qui ,
ameutant aussit6t le peuple, fit amener du canon devant ces étrangers que le Parlement eut
soin de placer sous son égide, en même temps
qu'il obligea les Carcistes de se renfermel' dans
leurs maisons. Que de malheurs évi tés par la
coura'geusè sagesse de cett e mesure!
C'est dans ces circonstances qu e la Cour il laquell e l'absence du comte de SUze dounait le
gouvernement, juge;) utile de réunir les États
et de les convoquer i1 Lambesc, sous la présidence du Président de Coriolis, accompagné du
Président Pellicot et des Conseillers Som mat et
Arcuss ia, délégués' il cet effet. L'assemblée sc
trouva peu nombreuse, les Carcist.es ct lesRazats
ayant été également peu 'disposés à s'y rendre;
le Président n'exposa pas moins qu'il n'était pas
permis de s'armer sans la permission du Roi, et
proposa une suspension d'hostilités, qui fut repoussée de ' toute part; mais, avant de se sépa-

SU R LE PARLEMENT DE PRO VENCE.

227

rer, les États arrêtèrent de. dépu ter vers S. M.
pour obteni.r le rappel du comte de Suze. Sa
fuite justifiait sans doute la résolution du départ
du grand-prieur pOlIr Paris, afin de l'appuyer
de sa présence et de son crédit, dans l'espoir
d'ôlre lui - même réintégré dans le gouvernement.

Le Roi " en apprenant ces nouveaux événemens, se prononça cette fois en faveur des
Ca.rcistes; Illais donnant encore le gouvernemcnt de la province au marécha.l de Retz , il le
plaça dans la position de ne pouvQir le 'conserver, vu l'insolence des pattisa ns du comte de
C:u-oes, qui se prévalaient de la ' protection
royale; et, comme de Suze , il fut bientôt obliCTé
"
d'all er il Avignon pour sa sûreté.
Ces circonstances et les nouvelles entreprises
des catholiques, en affligeant la Reine mère,
la détennm èrent il un voyage en Provence.
Elle sc rendit directement il Marseille, et pourv ut de nouve~u du gouvernement que de Retz
avait abandonné ct dont il. s'était ensuite démis ,
le grand-prieur qui s'y tTouVait, et qui , le
même JOUI', vint à Aix pour faire enregistr~r

�228

St.R LE

ESSAIS HISTOnlQUES

DE PRO\' Ci'\ CE .

La première fois que le gouverneUl' rut

ses provisions. Un Président, quatre Conseillers et un melIÙ)re du parquet, à cheval et eH
robes rouges, allèrent au-devant de lui pour
le recevoir. On chanta un Te Deum en reconnaissance de son retour, ct Catherine de Médicis fut témoin de l'expression de la joie publique
'lue produisit- la réintégration de ce Prince.
Qllelques jours après, la Reine mère assembla
les principaux gentilshommes des deux partisdans le chàteau de Beauvoisin (1), les fit em1&gt;1'asser, ct exigea leur proUlesse de pr~ndre le
grand-prieur pour arbitre de tous les différens
'lui pourraient ~urveuir entr'eux.
Ann d'assurer les bienfa.its de cette pacification qui était son ouvrage, la Reine m ère choisit, dans le Parlement, des magistrats auxquels
elle confia, sous la présidence de Jean de B~li­
lare, premier président à Grenoble, le soin de
juger toutes les contestations des religionnaires.
Cette Cha Ulbre prit le nom deChamJ)re extraite.

PARLE}IE~'l'

-12

9

1'1'-

v~tu de

cette dignité, il avait illterposé son influence dans les discussions élevées entre le

1)"11

Parlement et la Cour des Comptes. A cette nouvèlle époque, il eut aussi le bonhem' dr s'elltremettre avec succès entre cette première
Compagnie et les prooureurs du pays 'lui 1'011laient la soumettre aux tailles. Celle prétenL"ioll
'1 ui touchait àux pri viléges du Parlement, demande par-là même quelques détails, &lt;luoiqu'ils
ne tendent pins qu'à satisfau'e 1&lt;1 cm-iosité.
II était sacré pour le Parlemeut, cc droit 'lui
affranchissait ses JJlelllbres du paiement de la
taille; il ne résultait pas, comme celui des autres corps de magistratl.u·e du Royaume, de la
(Jualité personnelle -de magistrat et de la noblesse de ses fonctions, pUisqu'en Provence cCL
impôt étant réel, frappait les biens il la l'lac!'
des individus; mais cette franchise avait UII
objet plus particulier et plus hOllol'ablc. Concédée pal' les Comtes de Provence aux magis -

nom dc la PioLin e, dc&gt;puis l'époCJue où il p:lssa (I:tns la

trats remplacés pal' le Parleme(lt, en récompense de lem' zèle pour l'administration de la

f:J lllillc ùe Piolenc.

jllstice, clic avait été confir1née soit pal' le$

( L) Il

esl situé à demi-lieue d'Aix, cl co nnu SOuS le

•

�SUR

230

U:.

pAl\Lll.MI!:NT DE PROVENCE.

:131

ESSAIS HI STOR IQU ES

clauses de la cession 4e la province, soi t par
des lettres-patcntcs données expressément il ce
sujet par Louis Xll , en 1510.
Le tiers-état oh tint oependant, en 1549, un
arrêt du Conseil, qui soumettait I!,!s magistrats
de cette Compagnie, de même que ceux des
Comptes, au paiement de la taille pour tous les
hiens qu'ils avaient a~quis depuis 1471; mais,
craignant leurs réclamations, ils attenrurent
vingt ans pour profiter .de cet arrét: Comme ils
youlurent le mettre à exécution à cette époque,
il s'engagea aussitôt une sérieuse ruscussion
que le grand-prieur chercha it il teruÙ;lCr', llI ais
il fut vivement touché des ohservations du
tiers-état, qui 'tTo'u yait injuste l'extension du
privi lége sur tous les membres du Parlement
,
'
&gt;
tandis que ' les accl:oissemens qu'avait reçus
cette'Comp'lgnie étaient tels, qu'ils rendaient
énol'lIle le préj udice qu'en l'Ccevait le peup le:
Aussi fut-i l convenu , du COll!!entemenl' de tous
les intéressés, que ce ru'oit ne serait lll~ntenu
:ue pour une moitié des magistrats, et que
1a utre seratt tenue de payer la moitié de l'impôt ; et , pour aviser aux incol;véniens que de

nouveaux accroissemens pO\lI'1'aient amener,
il fut at'rêté qu'il n'y aurait que trois Présidens,
les douze plus anciens Conseillers, uu Avocat
et un Procureur-Général, qui jouiraient de la
plénitude de la franchise; douze Conseillers
l)loins ,anciens, de la moitié de ce priv
il éO'c
et
•
b'
que les autres ,seraient SOUrIDS il l'intégralité de
l'impôt. 011 prit évidemmeut pour ))ase , en divisant ainsi la Compagrue, l'ol'd~nnance de
Blois qui l'av&lt;jit orga lùsée de la sorte, et on n'eut
pas égard à;" constitution l'éell ~ qui, contraire
au ru'oit, n'était que l'elfet des circonstances,
Cet arrangement, solennellement ratifié pur
tous les corps de la province, et approuvé par
des lettres-patentes du 24 mai 1580, n'en fut
pas moins attaqué dans la suite. Hurault de
L'Hôpital, arch evêque d'Aix, qui en vo ulai t
bea ucoup au Parlement , ainsi que nous aurons
plus tard occasion de le prouver, sollicita, Cil
1600,' les États de la Province de revenir sur
leur transaction; et, cédant aux v ues du prélat
villruc.~ tif, ceu..»:-ci se fondèrent sur ce que le

traité était devenu illusoire par la liherté laissée aux magistTats q:ui jouissaient dn l'ri vilége,

�ESSAIS lIlSTORIQUES

,

d'en. étendre les effets sur autant de biens roturiers qu'il leur plairait d'en acquérir, et d'aggraver par ce moyen les ch arges du peuple.
De là naquirent de nombreuses contestation;;
'flu ne furent terminées que six ans après par
l'arrêt du Conseil, du 3 juin 1606, par lequel
le Roi ordonna que, dorénavant, tous les officiers du Parler1)ent paieraient les tai lles des
biens roturiers qu'ils possèderaient. Il fau 1
avouer que, qt!.elque juste que fut cette décision, elle n'en démontre pas moins la modération du Parlement qui peut-être aurait' pu la
prévenir, si, plus jaloux de ses intérêts que de
ceux du peuple', il avait voulu plus énergiquement défendre ses priviléges.

,
••

S\.K. LE pARLEM(;NT DE PROVENCE.

~33

CHAPITRE XVl.
La peste se joint aux di scorJe5 .

LA province, déja si malheureuse, ainsi que
le reste dn royaume, par les dissensions intestines qui l'agitaient, eut encore à éprouver le
fléau désastreux de la peste, qui étendit particulièrement ses ravages sur la vi ll e d'Aix. Elle
s'y développa d'abord sous l e~ apparences d'une
coquelu che qui faisait répandre, par le nez,
une bumeur fétide, prompte il se changer r(,
vers , et prodni~ait une. funeste coutagion (1).
Ses horribles effets furent si prolongés et si
étendus, 'qu'on la nOlluna la grande peste. Ell e
fut aussi nommée peste de l'ermite, parccqll'un scélerat, déguisé en religieux, fut aCCUSl'
de la propager à dessein.
Les dévcloppemens de ~ette maladie ob li gi'l'en t la Chambre des vacations, qui siégeait à
( ,) Eu juill et 1580.

�ESSAIS HlST01UQUE S

celle époque, d'assUl'cr, en s'éloignant, la clistribution d~ la j usticc. et la conservation des
magistrats; et après avoir aJ.'l'êté toutes les mesures dont ce malheureux p:.ys avait un si
gra ud besoin, et charge le viguier d u SOi~l de
la police (1), cl!e alla s'établir à Cucuroll (2).
Les autres corps judiciaires sruvil'ent son exemp le, ct les Consuls eux-mêmes aJlandonnèrent
leur poste. Mais, sur les plaintes du viguier et
de l'assessetu· , la Challlhre des vacations condamna ceux-ci à de forles amendes, pOUl' ce

SUR

L~

PAllLEM t::NT

D~

PRüV ENC E.

présiçlée par le premicr Président, se transféra
à Saint-MaxÎJnin, l'autre il Pertuis, sous la présidence de Pérussis, et la troisième à Salon ,
sous cèlle de Coriolis, .
PC1;dant que la justice sc plaçait ainsi à la
portée des justiciables, la .contagion causait, à
Aix, des ravages affreux. Le nom)lre des cadavres ne permit plus qu'on leUl' donnât la sépulture; et demeu:r'ant amoncelés dans les rues,
ils ex halèrent une telle infection, que l'on vit •
&lt;ks oiseaux qui planaient dans les airs, tomber

lllancluement répréhensible, ct intilllida tellem ent leur égç!sme, pal' la menace de peines
p lus J'igoureuses, qu'ils so délerminèr\!nt à re-

subitemellt, asphyxiés par les miasmes.
Alors parut, dans eette cité malheureuse ,

tourner à leUl's fonctions.
Le Pa.rlement fit sa rentrée à Cucuron le preJllier octol.lre; ensuite, pour la st'tret.é des plaidcLU's, il sc divisa en trois sections, dont l'une,

les ll1alades, et qu'il opérait plusieurs guérisons ,
il ne tarda pas à être regaJ'dé par le peuple

(1) Son dévou ement e l son zèle nous fOOl un devoir
de le nommer, ci e même (lu e l'assesse ul' (lui phrla gea ses
dansers. Le 'viguler s'app cbit Bourùon , ct 1' ~l sscs s eUl'
Guiran .

l'erJllite dont nous venons de paJ'ler. Comme il
montrait un dévouement généreux à seco urir

comme un ellvoyé de Dieu pour le sauvel'" Cc
n'était cependant qu'un fourbe audacieux, aecusé p lus tard de propager le mal qu'il semblait
guérir (1) , et d'ètre en mème teinps un espiori
du Roi d'Espagne.

(2) Gros hourg à qualre li eues d'Aix , au-delà de la,
Durall cc .

(1) M. d'Hcsmi"y de :iUoissac, Jans son l1ist.

n UtllllSC:.

�su n

LI:: pARLEM[IXT DE PROVE :'\' CE.

ESSAIS UISTOl\ IQU ES

Quoique le premier de ces reproches soiL ,
t;omm e l'autre, attesté pal' des auteurs graves,
i l cst peut-être encoi'c permis de douter de la
vérité, et de croit'(' qu'inventé par la superstition, iLIllt aveuglément adopté par l'ignoranœ,

du Parlement de Provence" l OUl. 1 , dit qu e ce malh e ureux commu niqu ait l'infec tion , en endui sa nt les marteaux dcs portes d' une gra isse &lt;Ju'il pré para it à cet effl!t.
Thomas Flud" médec in ans lnis, dan s sa Plti/u$ophie

mosaïque" nprès avoir avancé le même fait , ajoule 'lut"
cel ermile Cil ava it r eçu

.Ie seCl'c t d'un

ju if qui, !layant

Il r enco ntré uo Anglais au poil rouge, le co ndui sit ptlr
1(

belles paroles " dont s'étant rendu le plus fOI,t , il ]l .1 l-

1(

tacha à un e croix au fo rl du solei l de la can ic ul e lui
J

cc mi t un e pièce de bois dans la bo uch e" afin qu'il 1.. Lint
ff

ouverte: illc f.l isait piquer au dos pal' des v iphcs; ce

If

pau\'l'e cllréti en cxpil'ant à tout moment , le juif

I(

,'ait la h ave de ce m oriboll ..I,

(rOtH

u suent propre à donoe!' là pes le,

l'cCC-

il cOLllposait so n HIl-

1)

Le mèrne auleu!' ",'pp0l'le que d'nulrC's juifs sc ser)'nient , pO Ul' le mème objet, (( d'une femm e ci poill'ou~e
C(

qu'ils en lerl'3ient toule "iye jusljll'a ux mamell ps, llu,ils

Cf

fai sa ien t pÎc!uer p'H' des vip-è rc s; il s receva ient \.1 h a.ve

If

rlu e la ra ge fa isa it (lécou lCl', cl en compoS:'ll.Clll ft:"

ff

même llngU E'll t, Il

il la place des véritahles èrimcs qu'il avait pu

cOllLmettre ; mais il paraît au moins démontré
que ee saint frère ralleri des Champs de Sai nteColombe n'était qu'un imposteur déhonlé, qui

exploitait à son profit le désastre pu;blic, .
Lc Parlerncnt avait depuis long-temps démasflué sa fom'heric, mais le peupl e, qui l'avait
~n vénération, aurait pn vou loir , dans son ardeur it-réfli-chie, s'opposer à ce que ses atlen(ats
fusscnt punis; et il est de la sagesse de céder à
ces affections populait'cs, pour éviter des troullles, et laisser il l'enthousiasme public le tf'll1pS
de se calmer par l'allscnee de ce qui peut le contredire,
Plus tard , désabusé par la justice, le peuple
d('meura indillerellt aux poursuit es exercées
contre l'e rmite ; l'arrêt 'lui le condamna à être
unÎlé vif, et une concuhine touj OUl'S il sa suite,
il être fouettée pendant trois jours, fut executé
san.' le moindre ohstacle (1),
Mais, comme nous l'ayons dit précédemmcnt,
le fl éau de la coulagion était encore aggravé
( 1) Ccl.ll'rêt cs l dc l'3 l1oéc 1588.

�ESSAIS HISTORIQUES

par les désordres causés p:u' les dissensions civiles, ct dont \cs cxcés étaient lJ'op souvcnt
partagés par ceux même qui auraient dû en
ordonner la punition, Dans ccs circonstances,
les Consuls demandèrent au Parlement une
Chambre amhulante qui pût ut11ement porter
les bierifaits de la j ustice sur les di vers points
de la province, Mais la pénurie des fiuances
oblio-ea
le Parlement de sc borner à adjoindre
b
le Président Ét1enne de Saint-Jean et le Conseiller Duchaîne au grand-prieUl', pour prendre
des informations, ct décrétCJ' de prise de ço1'1's
ceux sur lesquels pouvaient s'élever de graves
rr~ventions,

Cependant, la colère céleste s'étant apaisée,
il fut pennis au ParleIllent de venll' reprendre
ses séances à ÂiX, où il s'empressa aussit&amp; t de
décl:u'er que, lorsque ses lDeluhres seraient
réunis en plus grand nombre, la Cour sc ferait
un devoir de récompenser le zèle du ~riguiCJ' et
de ses lieutenans, qui avaient courageusement
alli'ontè les dangers pour secourir le peuple.
Le Parlement nomma ensuite des Commissaires, auxquels il donna la mission de vérifier

SU R LE PARLEME.NT DE PRO\' EXCF..

les dépenSes extl'aordinaires que la contagion
avaient nécessitées; il renouvela en même
temps l'usage des mercuriales qui furent contiIluées jusqu'aux trou1) les de la ligue, 'et qui
avaient lieu all commencement de chaque année judiciaire.
Le Roi, vers cette époque, délégua aussi
quelques membres du ParleI'ncnt, pour connall,re des usur~s qui s'étaient scandaleusement
multipliées dans ces temps de ma lheur; mais
le Parlement réclama, et obt.int que l'appréciaI ion de ces délits rentràt dans sa juridiction.
C'est surtout dans le temps des discordes ci"iles que s'altèrent les institutions. L'une de
leurs plus dangereuses conséquences est de laisser subsist'Cr les ahus introduits par le cours des
années. Les corps religieux de la province s'étaient part1culièrement ressentis de leur influence, et l'archevêque Canigiani, l' ull des
p lus grands prélats qui aient occupé le siége
d'Aix, pour y apporter les r éformes qu'il méditait, désirant appuyer l'autorilé du sacerdoce
su r celle de la justice, invita le Parlement à
lui donner des COllllllissau:es, ann de l'assister

�•
:.141

SUR LE PARLEMENT DE PROVEffCE.

ESSA IS Hl STOl\ IQLES

où les fortiilcations avaient été cOlnmencées.
La mort du comte de Carces eut licuen 1582 ,
et laissa les catholiques sans chefs; mais le

~

sa visite gtSnérale dans les cou vens. Lc Président de Montcalm et le Conseiller de SaintMarc furent choisis à cet effet; mais nous ignol'Ons le résultat de leur mission .
Malgré les ravages occasionnés pal' la peste,
la vill e d'AL", à cette époque, agrandit son
enceinte de tout l'espace qui existait en tre le
palais et le jeu du mail , qui formait le jardin
du Roi , et que des maisons ne tardèrent pas
de remp lacer. Le Parlement, à cell e occasion,
imposa un écu SUl' chaque chef de fami ll e,
pour suhvenir aux dépenses des for Lifications
que cette délimitation comportait, nomma des
Commissaires pour la répartition de eet impôt, et sc rendit ensuite processionnellement
il la plate-forme (1), où le premier et le second

haron de Vins, son neveu, ne tarda pas à le
remplacer, et, sans la fermeté du Parlement,
son ;impétuosité 'au rait encore exposé la ' vill~
d'Aix à toutes les dissensions civiles.
Ce baron s'étant rencontré avec d'Oraison ,
qui était à la tête des Razats, et ayant eu avec
1ui 'llle querell e, leurs partisans respectifs cou.
nuent aus~itôt aux armes, ce qui fit craindre
(Ju'une sanglante émeute n'en fût la triste suite.
l\fai~ le Parlement, en qui résidait le pouvoir,
en l'absence du gouven;eur, ne perdit pas un

instant pour en prévenir les effets. Il ordonna de
fermer les portes d'e la ville, deréunil' sous les armes les capitaines de quartier, et chargea le Pré~
sideat de Coriolis et deux Conseillers, de parcou-

Pl'ésident posèrent la première picne. Le Parlement pt déposer dans les fondations une médaill e d'or portant d'un côté l'effigie d" Roi, et
ne l'autre l'année de son règne, et le jour

rir eux-mêmes les nies, pourrasslU'cr les faib les,
encourager les llons et intimider les perturbaleurs P'V: les menaces de lajustice. Ces mesures
énergiques cL paternelles eurent un plein succès,
ct les derniers gerllles de désordres furent
étouffés le lendemain, par l'injonction ffute aux

(1) C'4?st l'un des quartil""S de la "ille d'Aix 1 celui préci:,émenl donl elle s'asr31Hlil à celte époque : il esL situé
il J'est.

,

1.

IG

•

�243

ESSA IS HIS'I' OIl IQIIES

SUIl LE PAIILEftfENT DE PROVEN CE,

, hcfs des deux partis, de sortir sur-Ie-cbamp
de la viII!', sous peine d'emprisonnement et de
confisclltion de biens, Leur obéissance il. cet arrêt aplanit tous les incidens qui auraient pu
suivre, et la tàche des quatre Conseillers cbargés de le faire exécuter, devint aussi aisée

qu'après sa rentrée, à laquelle illenr enj'oÏ!m't
(l'ôIre présens, sous peine de mille L'CUS "d'a-1
mende ,

)4)

qu'elle avait paru délicate,
Jusqu'à l'époque où nous SOlllU1es parvenus,
l'usage avait voulu que les conse/ls assistassent
annuellement à la rentrée solennell e du Parlement; mais ils prétendirent s'en dispenser cette
année (J), par le motif que ce jour était destiné
il l'élection consulaire; ils en vinrent même
jusqu'à demander que des COllurussaires de la
Cour .fussent délégues pour aller assister à ce
choix, ainsi qu'on le pratjquait ordinairement,
Mais le Parlement vit un manque de déCérence
dans cette conduite; et, toujours attentif à
maintenir le respect qui lui él&lt;lit dû, il en
trouva le moyen, en ordonnant aux Consuls
de ne procéder.à l'éleclion de leurs successeurs,

( 1) , 5H3.

•

•

�ESSAIS HI STORI QUES

CHAPITRE XVll.
Henri Hl sc pronoure défllLili veml!lll pour lu ':3th~ l iqlle~.

LA versatilité de la politique de Catherine de
l\Ii-d icis ct de Helll'i 111 selllbia vouloir se fixer,
en 1585, en faveur des ca tholiques. C'est à peu
Vrès de cette époque 'lue doit dater le règne des
1igueurs qui , depuis 15}6 , avaient fait des tentali ves pour ('nvahir le pouyoir. Le gouvernement de la Provence fnt pourtant encor e confié
à des hommes dont la tolér;lnce pour les p1'Otestans allait jusqu'à la prot.ection. Mais la ferme
résistance que le Par.lement opposa aux ordres
de ces g"ouverneu1'S , et l'impunité accordée aux
représailles exercées par les catholiques, même
sous leurs yeux, nous prouveront bientÔt que
Ic souverain cOllwH;nçait à être l'esclave des
1igucurs, en attendan t qu'il devlnt leur victime. Quelquc temps s'écoula encore avant que
Ir faillie Henri 111 se trouvâ t forcé de se mettre

SUR LE PARLEl'1EN'T DE PI10 VENCE.

à la tête de la ligue; mais il était facile de )Jrévoir 'lue cette faction, fière de ses succès, illlposerait ses lois au lIlonarque sur lequel clle
ferait tomber plus ta.rd le fer dll "fanatislll e.
Cependant, pour ne pasaniiciper sur les fait s,
bornons-nous à parler de la satisfaction du Parlement, dès qu'il vit approuver ce nouv ea u plan
de politique 'lui avait toujours été le sil:Il. L'édit
qui rèvoquait la tolérance fut publié solenlldlemellt dans son sein; et, ne se contentant pas
d'exiger le serment de catho licité de la part de
ses membres, et de tous les autres officiers de
justice, il "envoya même des COlllllliss!lires il
l'hÔtel-de-yille, pour r ecevou- un semb lab le
serment des habitans d'Aix : par cette sage
mesurc, lleaucoup de personnes 'lui s'en ùta icnl
écartées, rentrèrent dans le giron de l'Églisc.
11 ne nous appartient pas de demanùer sl la
conviction opéra ce retour , ql13nd l'a uloritc
se bornait à commander, ou si la terr eur ct
l'ambition multiplièrent le nombre des adeptes; mais il est permis de dire que, plus la
charité désire amener les hommes il la seule
religion véritable, plus clle doit s'appliquer il

�ESSAIS HISTORIQUES

sun LE PARI..t:!\lENT oc rnOVE NCE .

.

217

ue faire usage que des armes de la persuasion ,
parceque celles qui sulJjuguent par la force ne
parviennent qu'à couvrir du manteau de l'hypocrisie une résistance qui devient d'autant
plus dangereuse qu'elle est plus comprimée.

le lII êlll e on.ll'e, sauf,!ue deux d'entl"eux fm'eut
de résidence .fixe à la 10urllelle, parceque cette
QWJlIbre possédait deux membres de pl us que
l'autre.

A l'époque de sa rentrée (1) , le ParleIllent mit en vigueur un règlement qui a duré
autant que cette. Compagnie elle - même. Il
concernait le roulement des magistrats, c'està-dire, leur passage successif dans les diverses
Chambres. Les douze plus anciens Conseillers, excepté tes Conseillers clercs , après avoir
servi deux ans dans la Grand'Chambre, allaient, pendant une année, servir à la tour-

d U.culte catholique, il u'eu désapprouva pas
moins les moyens par lesquels on le faisait pré-

lIeHe. Les douze Conseillers qui venaient après,
servaient deux ans en tournelle, et un an à la
Grand'Chambre. Les douze derniers reçus
étaient aux enquêtes, jusqu'à ce que des mutations les portaSsent successivement dans les autres Chambres. Les accroissemens qui eurent
lieu dans la suite, obligèrent de faire rouler
uu plus grand nombre de magistrats, mais dans
( 1) ,585.

Si le Parlement vit a vec plaisir le triomph e

valoir;, ct la ligue, toute saintc qu'elle se nOIllmait, lui parut un attentat 'lui méritait ses
rigueurs, jus(ju'à ce qu'ell e se hlt légitim ée a
j'olllbre de la volonté roya le; alors lIlè llle eut
lieu dans la Compagnie une scission, à l'exemple de celle qui déja se fOl"lllaiL dans l'EtaL.
Quoi qu'il en soit, dès l' époque de 1585, sur
laquelle lIOUS insistons, la ligue ava it en Provence de nomhreux partisans qui, après d'illuti les eJIot'ts pour se rcnch'e maîtres de Marseille,
cherchèrent, avec le secours uu chevalierd'Ayguièrcs, il s'emparer d'Arles. Mais, le gouverneur ayant eu le temps de s'y rench'e avec uu
Président, six Conseillers, et l'un des gens du
Roi du Parlement, ils furent assez heureux
pour déjouer cette ent~'epri se, en faisant promp temen t le procès au chevalier.

�~48

l4g

ESSA IS B ISTO RI QUES

SU R LE PARLEMENT D E P1\QVENCE·

Afin de se m énager des r essom"ces contre les
ligueurs que cet éch ec n'avait point abattus , le
"'rand-prieur ch el'ch a il r approch er de ses llan".
nières le plus gr:lI1d- nom bre qu'il était en son
pouvou: de r éunir , et qèli , pris indistinct ement
parmi les Razats et Ics .Carcistes, fllrent , par
cela m ême, connus sous le nom de Big-arra.ts .
Mais il connut bi~ntôt le danger de h eurter de
front les idées poplùaires, puisque cette conduite le fi t accuser de protéger ' les protestans
de pr éférence aux catholiclues . La pureté de
ses intentions, et son dévouement inébranlable

ricades. L'éJ1lCute ne pouvait être apaisée qne
par la haute influence que l e Parlement était

à l'ancien culte, auxaient dû lui faire m épriser
ce r eproch e;. mais, s'abanponnant au ressentim ent que lui inspirait cet te inj ustice, il devult
victime de sa susceptibilité: ce qui aggrav a de
plus en plus les malh eurs publics.

se hàta d'en transmettre la nouvelle à H enri ln,
et fit déposer ses r estes dans la chapelle du Roi

En effet , r encontrant sm" ses pas un capitaü\&lt;Y
de galère, l'un de :;es plus ar dens détractem"s,
il ne put sc cOllteni.r , et lui plongêa son épée
dans le sein ; mais le fer ennemi le b lessa mortellement lui-même, et il expira le lendemain.
Cet évènement excita toute l'al'deur de la
populace qui , sur-le-champ, dressa des har-

en possession d'exercer. Ce fu t dans ce but qu'il
donna l' ord rc au Président de Coriolis ct à quatre
Conseillers , de par co urir les rues, il. cheval ct
en . l'ohe rouge. Ces magistrats par vinrent encore, cette fois, à r établir le calme; ct des
r ondes soigneusement exécut ées, so us la surveillance du Pr ésident Dnohalne et de tTois
Conseill ers, empêch èrent le r elour des désordres .
Dès que le grand-prieur eut expiré, la Cour

René (1). Elle prit ensuite les r ênes du gou~
v ernem ent , ordonna que les États assemblés
continueraient lem"s séances so ns la présidence
des Co mmissaires ({'l'elle élut dans son sein,
ct en députa d'autres à l'Iiarseille, pour b
conservation et la tranquillité 'de cette ville
importan te. Ce ne fut qu'après avou: donné
ces preuv.es du zèle éclairé ct de la
( l) E ll e ex istait daus l' égli se des Ca l'mes.

Ylgl-

1

�ESSAIS IIISTOlllQl' ES

sun LE p..\Rr.. E!\1El\'T DE PROVENCE .

lance qui la dirigeaient pour Il! biell du 11ays ,
qu'elle s'occupa de venger la lJIort du gou ver-

chels des deux partis qui dominaient la Pro-

:130

neul'.

Cc. nouveatlx soins' ne sCllIb l"ient cependant
pas exigés par la justice, qui devait se sou veuil' que c'était par une provocation melU' trièl'e
que le grand-prieur avait lui-lll ême perdu la
vie, C'est Un mauvais moyen de recoUlmander
au respect des peuples les homllles investis du
pouvoir, que de \cs soutenit' ou de les venger
'Iuand ils ont tort. Mais ils ne faut pas lion plus
,e dissimuler 'Iu'ell ces temps de cl'ise, l'eut11ousiasme qui ne sa it pas comparer les circonstances , pouvait puiscr dans l'inertie du Parlemeut llll'enCouragement func;te, pOUl' atten ter
à tous ceux dOBt l'autorité aurait contrarié SOI1
ardeur, et que le sang du ' frère uatlU'c\ de
Henri III devait au 1lI0ins servir il é,riter qu'il
s'en l'épandit d'autre. C'est le seul moyen de
pouvoir justifier le Parlement d'avoir fait tl'alner sur la claie, ct jeter ensuite à la voirie, le
c.l davre de celui dont tout le crime a,'ait été de
,e défendre.
Aussit ôt après la Ill o!' l rlll ~raIJd - pl'ieu)' ,' le ,

2J J

vence offrirent leurs services aux États qui ne
furent pas loug-temps incertains, ct réunirent
leurs suffrages sur Garde, haron de Vins, dont 1
nons avons déj"a parlé. Le Parlement lui conua
auss i le commandement des troupes) en le plaçant toutefois sous la direction de deux Commissaires qu'il prit dans ses r~ngs : ce fureJlt
les Conseillers de Castelar et cle Saint-Césaire, \
dont Mézerai vante les talens guerriers.
De Vins, pour occuper les troupes qui lui
avaient été confiées, fit quelques courses SUl'
les religionnaires les plus remuans de la p1'O-

vi~ce.

Dans l'une de ces expéditions, il s'em-

para du château de la Manon, et y arrêta le
nommé Cartier) chef de bandits, qui, peu
auparavant) avait assassiné le Conseiller J
d'Ardillon tomhé malheureusement entre ses
mains, en se rendant à Orange sa patTÏc. Ce
scélérat conduit à Aix fut condamné à, êtr('
tenaillé et tiré il qIJatre chevaux) et douze de
ses complices il être rompus vifs : expiation,
cruelles contre lesquelles l'humanité sc r éc rie- ,
mais qui , au milieu cles déehil'elllell; publics
'

�su n LE PARL EMENT DE PRo\r ENCE.

ESSAIS HI STO RIQUES

et des crimes qui les ensanglantaient, perdaient
nécessairement de leur horreur, pa.r l'obligation où était cn qu elque sorte la j tistice, de
renchélii' SlU' les supplices, pour les r endre
eXeluplaires,
, En apprenant la mort du grand-prieur, le
Itoi manda au Parlement de la venger, et de
meUrc il ses fun érailles toute la pOJllpe dne à
son rang, Il désigua le duc d'Epernon pour lui
succéder; mais le gouvernem ent de la province
continuant à résider entre les mains de la Compagnîe, en attendant son arrivée, les Conseillers Bermond de Pellnàrort et d'Espagnet ful'cnt char gés d'apaiscr qucl'Iues rnouvemens
alL'(qu els s'étaient encore livrés les héréliques,
La sagesse et le courage Ile ces magis trats leur
valurent les plus jus lcs applaurussemens, et
l'on peut dire d'eux: Aclzttrumque parati.
Le duc d'Epernon arriva il Aix dans le mois
de septe mbre 1586 J et y fit son entrée solennell e a"Vec pompe, précédé de dix mille Gascons, presque tous de la religion ré(orJl1ée. 11
fut reçu , suivant l'usage·, par des députés du
Parlement qui all érenL atl-devan t de lill , hors

de la yj Ile (1), en l'ohe et à cheyal , précédés
des huissiers et de la maréchaussée.
Le nouveau gouverneur se' rendit le lcndrmainau palais, accompagné d'Antoine Séguier,
Conseiller-d'État et Lieutenant oi vil de la Pl'é"ôté de Paris (2), que le Itoi lui avait donné
pour conseil , et des comtes de Guiche et de
Ténnes, chal'gés du commandement des troupes. Tous ces personnages fucent admi,s il prendre place au-dessus du doyen, sur l'attestation
que le duc d'Épernon donna il la Cour qu'ils
étaient Conseillers-d'État (3).
LG gouvernelU', comme 01;1 a pu en juger par
son escorte, était tout dévoué aux protestans :
aussi s'empressa-t-il, le jour même où il avait
( t) Drvant le couven t des ?\1:inlm zs &lt;l'Ii é tait alol'5

NOlre-Dame de la Seds, et le terme que ne dépassai ent
pas ordinairr.ment

(0) Il étai t

}(",5

députations.

oc la même famille

qu e le prelUie.· Prési-

tl cu t acluel de la Cour royale de Paris .

(3) On peut voir 1. délibération que le P arlement prit
à cc sujet, daDs l' Hi st-. manusc . du Parlement de Propence, par

f;T . in-'!o.

M. d'Hesml\'Y de Mo issac, t. l , p . .244,

1

�~U R LE PARLEME NT DE PIW'~ i·i· CE.

ESSAIS HISTORIQUES

été reçu au Parlement, de réunir chez lui les
l)résidens il. mortier et les gens du Roi de cette
Compagnie, pour la blâmer avec véhémence ,
en leur personne , d'avoir confié le cOlIunandement des troupes il. de Vins ; mais il fut forcé
de reconnaître que la nécessité en avait imposé
la loi , puisque ce commandant avait de bonnes
b'oupes , au..~quelles on ne pouvait en opposer
uucunes~ et qu'en rejelant ses olTres, on s'expo-

I

sait au danger d'être ses cnnemis,
Le duc désirant placer Séguicr à la tète 'de
la Compagnie, fit de grands efforts auprès du
premier Président de Forcsla , afin 'lue celui-ci
se démît de sa charge en fav eur de son protégé qui, pour l'ohtenir, lui offru Lt une SOJlUue
considérable. Mais Foresla crut devoir résister
il ces sollicitations, et par là même encourut)a
haine du gouvet'nelU' qni saisit tous les moyen s
de lui su.sciter des tracasseries d.ont' )'AvocatGénéral de Monnier consentit , aux dépens de
sa réputation , à devenir l'inst.rument. En eITel ,
il requit des Chamln'cs assemblées la suppres.ion de l'office de Consri ll er clrrc 'flle le fil s de
cr premier Présid en t, Christopl lc de FOl'rsla &gt;

....:.J .'J

possédait depuis IOJ1gues années. Il moti va ceLlt&gt;
, demande sur le mariage qu'avait cOlltraclé ce
magistrat , salis le consentement du Roi dout
il a vait cependant besoin en sa qualité de Cons(·iller clerc. Mais, avant la déliMration de la
Cour sur cet objet, le premier Président fil
entendre qu'il y avait dans l'asselllbl6e des personnes qui lui étaient suspectes, et 'au.ss1iiit le
duc ct Séguier se retirèr ent. Christophe dl'
Foresta fut cité pOlU' répondre à la plainte portée
contre lui , et SlU' laquelle \cs rcaistres
in,
0
(liquent seulement quc son office fut supprimé.
Crs menées du gouvernelU' curent un résllita t
contraire il celui qu'en espérait son [aux jugrment, Loin de rendre le premier Président docil e à ses vœux et de le l'approcher de lui , cll es
excitèrent dans ce magistrat une grande ardeu~'
pour la ligue , et l'unirent étroitement à de Vins
qui en était l'un des principaux applùs : c'est
ainsi 'l'l'une injustice devint la cause d'tille révolte. Que d'exempl es senùJlah les nous présen te l'histoire; et qu;il serait il désirer qu'ils
f llssen t médités par les hOlllll1('S r('vt' Ius d' LIll
fl "and pouvoir, pour apprf'ndn il sc 1'en f('r",rr

�2 .l (j

25,...,

ESSAIS HI STOR IQ,t1ES

SLR LE PARLE1'tfE N T ' DE PRO\' ENCE .

toujours da.ns les bOl'lles. de la modération et de
i3 Joucelll:, ct à se preUlunir, par les dangers
qui les environnent, con tre la facilité qu'ils on t

q uelquës magislL"ats de ses amis dans sa terre

d'ètreinjustes!
Mais d'Épernon voulait que tout lléch'lt devant lui , ct que toutes les opinions s'asservis-

cie Trest, lIIais il n'y ('xe l'ça poiot dc [onclions.

par les doclUuens les plus irrécusables, que
son inflexibilité produisit toujours des effets

Des lettres-pateutes léga lisèrent la translation du Parlement. Ces sortes de lettres n'étaicn~ toutefois nécessaires que pour autoriser
la division du ressort en départcmens; car la
Cour pouvait par ell e-même, aiusi que plusieurs exemp lés l'avaient autorisé d&lt;lns dbs cas _
de Loree majeure, tels 'lue la contagion ou l'inyasion des ennemis, changer de résidence et

contrai.res à ses désir~.
La contag-ion sc fit encore ressentir, cette

détel'1l1Îner les lieux où ell e réndrait la justice.

année (1), dans la vi lle d'Aix, ct força le Parlement de s'c~ éloigner pOlir assurer le service
'de la justice. Il délibéra, en consequence, de
siég-er par moiLié à Saint-Maximin ct à Pertuis.
Avant dc quittçr Aix, il arrêta que les magistrats seraient logés aux frais des v illes où ils se
rendraient, sous peine de trois mille livres d'a-

-Pelldant l'époque-qui vient de nous occuper,

sent à la sienne. Penclant son séjour en Provence, il donna des preuves ~1Ultipliées de èe
caractère altier ct despotique, qui attestent,

mende pour les Consuls qui y mettraieut obstacle. Le premier Président se retira avec
( 1) Au mois ù'oclobrc 1586,

le gouVerneur envoya deyant la secli~n du
Parlement, établie à Saint-Maximin, quelql.lesuns des plus mutins parmi les Bigan-alz qu'il
élait parvenu à faire arrèter, et Cjui étaient
prescIlle lous huguenots: llIalgré l'esprit d'empiètement qui le dirigeait, d'Epernon n'osa ccpendant pas rayir aux justiciable la justice
ordinaire dont ils dépendaient. La Compagnie
condamna les coupab les, les nns il êh'e pendus,
ct les aun'cs aux galères.
L

'1

�1

.59

ESSAIS HI STORIQUES

Su R LE PARL E'tENT oa pROI' ENCE.

Au GOIlUnencement de l'année suivante (L),
le O"ouverneur assembla les États il Salon. Le
" Président de F oresta y assista en qualité
premier
de Conunissaire de S: M. , fonction correspondante à celle qui, &lt;!ans la suite, fut confiée aux
intendans , et dont le Roi chargeait ordinaire-

coup de pompe. Une dépjltation de la Cour y
prit plaoe à- la suite du duc d'Ept'rnon , qu~ le
cercueil précédrut i~nru édiatemen t. Il est probable que, si le Parlement avait assisté en corps
à cette cérémouie, il n'aurait point cédé le 'pas
au g-ouvcrneUl'; mais quelque nombreuse que
fût uue députation , ell e ne pouvait jamais ptéfendre a \lX ):tonne urs réservés pour le corps en-

ment le Parlement , dans lequel il oh oisissait
un ou plusienrs membres , selon que pouvait
l'ex.iger le bien de son service.
Les ravages' de la peste ayant cessé, le Parlement vint reprendre ses séances à Aix.' l~ 3
février, et délibéra, quelques jours après, que,
s'il était désormrus contraint de .s'éloigner de
cette capitale, il ne se divisorait plus, et se
borneI'ait, pour le cas où il. serait impossib!e
d'agir autrement, de déléguer une Chambre,
composée de ses ruembr.e$ , pour adiniuistrer la
justice .p ar forme de grands jours. Nous ne connaissons pas les motifs qui di!:tèrcnt une semblable résolution.
Dans le courant drt même mois eurent lieu les
funér;Ulles du grand-prieur, entoUl'ées de heau -

tier. Le signe qui indiquait Iijl. réunioD ct lui
dODnait la première place, COlUme représentant
le Roi, consistait en ce que la maréchaussée
ct les huissiers avec leunna,se marchaien t devant lui.
1;e duc d'Epernon, vers cette époque, se çlémit de son gouvernement en faveur de Nôo-aret
•
.
.
b
La Valette, son frère, que les députés du Parlement allèrent recevoir à Eguilles (1) , avec b.
1lOtle et le manteau (2). Mais il entra sans céré( . ) Village à deux lieues d'Ai,.

(2) On peut être surpris de voir les députés du })arlelllenl a1lel' si lojn recevoir les gou'f"erl.leurs; cepcll-

dau t çela dépendait du .costume qu'ils ado pœ.ient, et

( . ) . 58y.

pour le(Juel il':; n'a,'aient pas de n:'gles fi. es. En luanleau

-&lt;

�2 til)

ESSAIS nl!lo'l'URIQUUS

monie dans la ville, à cause d'un dilféL'end qui
. . t ,e t dont nous' ne I&gt;ouyons.précisément
snrVln
assi&lt;rner le s l l j e t . .
C:pendaJI1 , on peut l'induu:e

.

de~ dispositions

bienveillantes qu'il p011ait aux protestans, et
'
. èr ent des préventions dont. les effets
'lul. lUSplf
se fire~t souvent ress~ntu:, ct qu'oll parut etnpress é de l ui. montrer , à l'instant )"tlme où. il
venait prendre possession ç1e, son gouvernement. Arrivant à Aix pendant la nuit, accom""O'ne des magistrats qui a\'aient été le joindre
r ~
c
•
'E"uilles
a ~
, il en trouva les portes lel'meeS;
1\Iais, quoique les Consuls s'empressassent de
les, lui faire ouvrir, il n'cn fut,pas moins oJlligé
d'attendre jusqu'au lendemain, dans un mauvais cabaret de l'extérieur, parce'lu'on lui ' fit
craindre l'exaspération des n~mbl'cux partisans ,
de Garde de Vins, irrités &lt;le ce qu'il avait voulu
raire son , entrée avec nes troupes, quand 011

et cn bOItes, ils J'lIaieut ordinail'enlent jusqu'à l'extré-

mité du territoire, 0'" s'&lt;.I ITè laielll .an pl'cOlier yiIJage,
l,m dis qÜ';n l'ohe , ils ne dép a'isaient pas
llc la fl..'ds.

NOII'e -

Dame

était 'collvellll.qll'illl'aurait &lt;I"e ses domesti,{ucs
à sa suite. L~ P~'ésident de Coriolis essaya vainement.de le fai"e retirer dans la cOll1l1wndt'rir
de Sai~,t-Jean" occupée déja par le pari i contraire.

•

Le lendell1ullI , il entril, sans suite, dans la
ville, et alla se .loger aux Augustins. Quelques
jOlU'S après, voyant quc tout élait tranquilie,
il crut pou voir se rendre il Marseille; mais,
a \'ant de partir, il ohligea le Parlement de
l'endre un arrêt ponant défense de laisser pénétrer dans la ville dont il s'éloi gnait momen tanément, a ucun étranger, de quelque &lt;Jualit c
,{u'il pùt être. Le premier Pl" ident, déja dévoue au parti de la ligne, fut le premier à violer cet arrêt, cn y iutroduisant 11Ii~mème le
baroll de Vins, dans l e but de pouvoir , en

C.1S

'de besoin, l'opposer au goüverneur.
Coriolis, l'allli de L.a Yalette, se donna de
grands mouvemens pOlU' que la Compagnie
obl-igeàt le commandant de sortir, et finit pa,'
en ohten ir l'ordre. Mais le premier Pl'ésidentsut
l~ rendre inutile, cn différant de signer l'arl'êt
([IIi le co ntenait , ct rn fouJ'lIiss:1Il1 ail l'n'I,le ,

\

�SU R LE PARL EME~ T D E PR OVE NC E.
:lU:'

2G3

ESSAI S JII STO RI QUES

pal' ces lelltetU's, le 1II0yen de s'opposer ~ SOli
exécution, Il est affli gea nt 1 sans doute) devoir
le magistrat cOlllpt&lt;,r sur une arme ~lIs,si dangel'e us~ , aussi,illégitiln e'qu e celle des mouve• mens populm...es ; mais n'oublions P,oit,1t "l'éqillté
le comllland ~, que cehli-ci déja victime de
l'i?-j ustice'du gouveriieur pr6cèdent , étaitol1posé d'opinions av ec le nouvea u , ct que l'inHuencc
de la ma nière
de pens&lt;'l' sur .la reli bo'ion fut tellé ,
• .
dans le malheureux ~iècle où il v i vmt, ct au milieu de l'anar chie qui houleversait la Fran ce,
(lu'elh~ ne permettait p,as ~de ch oisir parmi It&gt;s
moyens; ct , 'qu'asserv i à t'empire d'un exigeant
fallatisme)• entoUré sails. cesse de . dano-ers
ÏJmnib
ùem , ilfallait le premier porter des toups-à son
enn emi ,"pOUl' préyenir c~u x dont on était menacé, Déplorons ~ettç él)oque de d oulourensé m émoire; mais, au liéll de notre allim"dversion ,
t ésel'vons notre ïndulg'enc,e Jlour les holt1l~es
que no ~s voyons y figurer ; at;jollJ'Cl'lnù sur~
tout qu'une si ~Tis t e et récen te &lt;,xI,6riencc no us
prouve combien il a été difficile de se présen ' cr
de tout reproche , au m ili eu (k s d, ol's d' uJle si
époll va lltabl ~ c~, t" stn1php,

Ce qu'avmt toutefois prévu le pr emier Président, ne manqua pas d'arriver, Garde de Vins
se présenta a ~x portes de la v ille pour e:x;écutel'
J'arrêt et ~ortir ; mais Je peuple s'y opposa , S'Cil
empara, et 'le r econduisit Cll triomphe, Vict orieux dans cette j OUl~née , le parti de ce Com mandant ne tarda pas de devenir le llIaltre de
la ville,
La Va lette fa isa ~lt de v ains eITorts pOUf y pénétrer , les magjstrats qui lui étment d6vou ~ ,
et parmi lesquels se trouvaient le Président de
Coriolis et. l'Avocat-Général de Monnier , jugèJ'ent eux-mêmes utile à lem sûreté de s'610i, gner, Il se rendu'ent à Pel;tuis (1) où La VaIr tte a \la lcs joindre ; ~ t , dans l'esp~ir de rétab lir ses affaires ) il dcsira fi xer auprès de lui
un n Oluhre de magistra.ts suffisant pour que leur
réunion pùt prendre le tit re ' de Coui', T rop
adl'oit pour fmre con naî tre son but ) il co uvrit
sa demande a u ,Parlement , dll !Jrétexte- du
besoin Cju'il avai t de s'ell to,;rer de lumières et
( l) Village il tlHalre lieue:, d'Ail. } (\u- delà de la
DU I'&lt;lIlc c,

�ESSA l S HI STOR 1QL ES

•

de cons~ ils . Mais la Compagni&lt;, , soupçonnant
le piége, r efusa d'accéd.er aux vœux de La
Valette, et délibéra qu'ell e n'accol'derait jamais

CH AP.I T RE.

rien de semblabl e, sans le très c),.1'rès commauclrment du Roi.

.x. V l11 '

t-I euri III che f ,le la Lig\Jt';

J'N O~ONCÉ

deplii.s loug-temps co ntre la ligue
dont l'influence prcuait chaque jour de nOllveaux
acc1'Oisst:mens,
et désespérant de l"
.
.
va incre, Henrilil ne vit l~lus d'autre ressou:rcc
'I" e de s'eu déclare/, re chef, dans l;espérancc dl'
pouvoir e.n diriger l'esprit; ct d'en r cglOl' le.
mOllyemcns à son gre. 11 sc lllonh'a doue ou"t'l'lcment en faveur de cett.e union qu'il légi-

~ -_.---

••

..

tima par son COlJsentement. Le., prcJl1ier acte
(Ille lui diçta la Hanvc lle situati~n daus laquelle
i l s'était placé, fut Ull édit qui ordollnait à tous
les Wicicl's , tant d'épée qùe de robe, dç prèter
le serment de cat holicité. Le Pa rl emen t d'Aix
l'accueillit av&lt;,c H IW grande joie, ct youlut
l'exécuter solenlle llemen t , l'Il reuouvelant luillIèJJlc rc Sl'nueu t '1"11 avai t di'ja prê té , ct rn
l'c), igl'an t de lou, ce ux (lui étaient SO ILS 'cs
•

•

(I l'-

�E~SA I S

1II STOl\lQl' E

dres.1I chargea mème des Commissaires d'aller
à l'hatel-dé~ville le recrvoir de tous les chers.
de fanùlLe (IU'il y avait rait assem)ller, et il
assista Je même jour il un 'J'c Dcum et à üne
procession dont l'ohjet fut de 'Consaeter la ntification que 16 souverain donnait à la meSl)rC
intolérante il laquelle une minor~t~ avellg1 c et
exa ltée avait dcja depuis long - teinps ab andonné le Parlement lui-mê11lè :
•
Le Hoi ne tarda pas. à deJlJander à Ja provil;ce des dépn1és po nI' les États 'de Blois. Le
Grand-Sénéchal prit alors sqr lui, lni préjudice
du Gouverneur, d'assembler les États du pays '
p~ur lei nommer. La Vai'ette ressentit une vive
douleur de cet e)npiè~emcnt; trop faible toutefois pour réclamaI' pur lpi-même, il demanda
l'appui du Parlemellt. Cette COll1 pagnie reçut
srs envoyés ,'Jllais' prévoy,ant par les difficultés
qui s'elevaient con tre un accollllDodement ,' &lt;{lIC

SUR LE PARLEI\IEN"T DE PROV:E~CE.

de prendre, pour la cité, des mesures COlltre les hostilités du gouvern ur &lt;{uc ce dl.sagrément avait exaspéré; car cehù-ci, dan8
, l'espoir de ressaisir son autorité, étant parvellu
à se rendre maîtl:e de plusieurs petites places
voisines de la ville d'Aix, avait même formé
unc éspèce dc lliocus autour de celte oapiLale.
II fallut lev'e r des tl'oupes pOUl.' se mettre en défens'c ; et, pendant ce temps, le Parlemcnt ordonna &lt;{ue J1Ù\le hommes seraient incorporés
sous les ordres dé Garde de Vins, &lt;lue les fossés
scraient creusés, les mm'ailles réparées, et la
gardedes 'P?rtes confiée à des soldats étrangers.
11 permit a\\ssi à Garde de Vins et au:! Consuls,

tout e~pou' de l'opérer ~tait impossible, eUe
déclara ne pouvou' intel'vc)ùr d~ns ce différend
dont \cs détails n'appartiennent pils il no tre

d'avoir chacun cin&lt;JUante hOll'DneS pom ks protégcr contre les séditic.u;x.
" Le Commandant &lt;{ui, dans la su.ite, abusa
sans réserve , surtout cnverS le Parlement, du
pouvoir &lt;{u.i lui, avait été, déparLi "Cl dont la
cOllduite, scion le témoignage d'un historien ,
causa un mortel repc1l1u' ail premier Président
,;ui 1IIi avait accor~6 la protrctioll la pins éten-

sujet.
, Mais le ParleJllcnL se 1rOll,' a bien161 ob ligé

duc, sc I1lon11'ait an coiltrairr, à ceLlc cpoqn~,
pkin d'égards el dr dPl'ér~llcC IJOlIl' la C0 111 pa-

•

�J::SS ..\.IS

~un

Ht~Tül\IQ\ ·J- . S

gnie, au point qu'un sO llfflet Illi ayatl~eté donué
par l'un des P.'ésidens de I::t Cour', il la suite
d'uue altercation, illlc chercha pas il cn ti,:er
vcngeance (1 ). Il cst ' ;1'ai qu'il nc pcrdit Fas le
SOUVNIll: de ccttc insu ltc ; etque, l'anuée d'après,
il profita d'une émeutc qui ycnait d'éclater ,
p'o ur fairc Jncttre l'Il prisoll lc magistrat 'lui
l'ayait anssi i ndignement ou lragé, '
Lc g'OuvN'lHmr, cn apprellant les ordr es d"
Parlemeut contre lui , manifesta le pins yiC Jll éconlcnLclllent, et déclara 'Iu'i 1 t raitérait lâcapitale militaircment , si Gatde de Vins n'en Sllrta'it pas.
C'est ainsi que l'in!ortulléc Proycncc on'rait
le spcctaclc de la cJiyisioll et du désol"dre, halancée entre deux partis con Ira ires , égalemcnt
ja loux du pouvoir, ég'a lclllcnt implacables dans
Ie.urs rc.sscntimcns, égalcHlcllt exclusifs dans
leurs principes de',religion, el ayallt chacun Illl
cl'lltre, des chefs, des adhél'ens ('t (ks amis,
L'llll ayant pris sa source dans l'intolérancc,' et
lon g- tcmps r évolté , deyenu enMn légitilll(' p~r
( 1) Le Pr~itl l'Ql Duclli.IJIIC.

LE. pARr.Ei\oIENT DE PfWV' ENCF..

l'~Ssentimcnt forcé du

sou vcrain alfaibli , . ct .mi
"'1- '
loin !l'en être le ,JUodérateur et le guide, n'en
était que le jOllH et l'iniltrulllent.'. l'autre 'lui ,

&lt;'Ioigné de l'autel , s'élait rattaché au trône , et
Il'était dey()flu tout-à-coup rehelle qu~ parcê(J lie la bannière royale avait été l!etirée dc ses
rangs;

l'lll1

ayant le Roi à sa' tèle, ct marohant

\ crs l'usurpation; l'autre co~hattant contre les
yolontés apparentes du monarque , ct vou lant
assurer sa ' dynastic : tels étaient Ics partis au
lIiilicn desquels sc trouvaient pattagés les malheureux Provençaux qlU, "ictimcs de la guerre
ciyile il laquelle aucun fléau ne peut êlre comparé, voyaient ainsi leurs résolutions récipro- .
yucmcllt coml)attueset renversées, Icurscltalllps
déYa'stés, leur vic menacee, et ces )nalJl~Ur$ ,
gl'u lld Dieu! êtrc l'ouvrage des citoyens d' un('
lIlèlllC pairie, dcs membres ll'~ne même faJllill!! !
On doit bien s'au endre que, dans ulle tclle disposition, l'éÎection des Co~sl1ls sc fit cette année

il Aix, dans un sens absolwRel1t co~traire au
guuvel'l1eur, Mais cehu-ci, pour la rendre sans
('m' l , n'hési ta pas de COl\Y0'luel' les Éla ts il l'cr-

�ESSAIS HIS'l'ORIQUf-;S

tuis , pO~lr {ilu'e procéder il U(le nouvelle nomination; et, pendant que le Parlement défendait
sous des peines tTés sé\'ères, a tous les sujets du
Roi de sc rendre.à cette assem blée, oh s'y portait
CI ~sez O"r~d nom))re,' ct elle s'ouvrait (cu:. b
.
.
coilsunce remarquaJ)le d'e cE!s temps de discorde) sous La présidence de deu» membres du
Parlement, le Président de Coriolis et L'Avocate
.) Général de Monnier. L'elecJiou faite à Aix Y fut
aOlllllée, d'autres Consuls furent chois~s; et on
déliliéra la levée, au~ frais de la provioce,
d'un corps de troupes cOlisidérabLe, et de supplier le Roi d'éta.blir une Cbaml)re de justice,
. C9JJlposée d'officiers du Parlement dont la r ésidence serait lixée dans la v i Il e que désignerait Sa
Majcsté. On cherchait par-la il consa~rer léga~
IClllcnt la scission qui cllistait déja dans la Compagnie, et le parti de l'opposition :s'efforçait
d'oht enir la luême influence que le corps dont
i l,s'était déta ché. Mais cc résultat ne devait pas .
rncore être attcint.Pour soutenil' la. lutte cont re le gouverncur,
le Parlement essaya d'ohtenir, à S911 tour, des
,pro urs élr1).ngcJ'~; mais, s'élant inrnlctueuse-

sun

LE PARLEMENT DE P1\O\' Ei\CE .

lIIont adressé au duc. de l\'Iayenno t'l il d'autres
g6néraux , il fut réduiL à se confier aux seu les
(orc~s que pOll.vait oJIl'i~' la. ptovinoe, dans le
triste état de di vision où elle gémissait.
~' est ainsi que les pal1is se trou vaieltt en WésellCC, et que celui de la ligue, qni éprouvait
;j ill eill:s des échecs., é~it cQJtlUlandé en Pro-'
,,?nce par un gépéral irJ,lpérieuX qui ne supportait plus 1'autorité du Parlement dont il·
:1vaiL été la ·créature. Toutes ces -cirtonstan.ces
hàtàl'cnt la fin du premier Présiderlt, qui mourut le :.5 octobre. On lui fit de pOlnpeuses funérailles a.uxquelles la Cour assista en .corps.
Elles donnèrelllt lieu il quelques difficultés de
prcséance enlre l'Universite, les Consuls et le
Siég-e, et la Compagnic eùt à les résoudre. Lcs
1rouhlcs elllpêchèœnt pendal1t long-'tcmps de
i'cmplu' la place de ce magistrat, rL le Parlement rélllli ne reç ut u'n ch ef (~e des mains
d'Henri IV ..
Cependant., les division~ étaient Iclles· en
Provencc, qu'il était unpossible ([tiC le floi Ile
chpl'chit point à les dissipt'l'. Il en apel'çut le
Illoyen dans le rappel de La ValPttè, pt expédia

�ESSA IS TlI ST(}R1Qli ES

sud

I.E

PAHT.E",E~T

2;3

DE PROI E'CE,

des COllnnissaires pOUl' l'engager à sc dé1l1ettrl'
dl' son O"ou.verncmcnt , ct 1 en cas dc refus,

vrer à la justice, il se détermina ilU parti le
plus déplorable. Des assassirls soudoyés l'affran-

vour le lui ,',ter cl le conficr au Parlement lu;-

chù:ent de l'asservis~emeut dont il ne pouvait

mèrl1c.

plus supporter l'humiliation ; ct cet évènement,
occasionnant un nouveau cLangement dans les
affaires , améliora la position des ennen!is de la
ligue. La Valette se hàta d'en pJ:ofiter , en obtenant , à Meyrargue.s , une conférence de l'en-

"

La Valette, COlll lli e on pouvait le ' prévoir,
refusa de donner sa démissi611, et les COlllmissaires du Roi fUl'Unt . obligés de présenter au
Parle1uent les ' lettres de' Sa Majesté 'lui furent

•

-:l1lssit&amp;t lues à l'audience ct publiées dans la
vill e, avec de grandes démonstrations de joie.
La noblesse ' et toutes les vi ll es j à l'excep90n
de 'Brignoles, sc déclarèl.'Cnt dès-lors contre le
goù verneur; et celle- là, pOlLl: lui êtTe l'estee
fidèle , devint bientÔt l'ohj et du plus affreux
traitèlllcnt de la part de Ga1'de de Vins &lt;fui
parvint à la snrp,rendre.
Cependant, le faible H euri lU , vcnait d'a1'r èl&lt;lr un nou veau plan de politique. Ne se consolant pas d'être entraîll é par le parti auquel il

voyé d Il R.oi qui, au lieu d'exécuter torrtre lui
les ordres rigoureux qui lui avaient été donnés,
consentit à le laisser partir, pour apprendre
par lui-mêmé les intentions du souverain.
Dans les temps de révolution, le moindre
délai est prcsque toujours d'un prix inestirnable ; celui qu'obtint le gouverneur lui valut des
, succès, que le désespoir de sa position ne perIIlcLtait pas de prévoir.

n'a l'ait cédé qu'afin de s'en J'endre lIIallrc, il
l'l'ut ~Irc encore ass~z fort pour l'ibatL1:e, en le
privant de ses chefs, ll lllcdila, dès ce moment,

tés, dont il confia la présidence au.x Conseillers
de lbscas et de Griffon , e,t à l'Avocat-Général
de Laurens, 11 y fut délibéré q'écrire au Roi

Pendant le mois de février (1), le Parlem,ent
convo(lua, il Aix, l'assemblée des COlluuunau-

de perdre le duc ct le carclinal de, Guise, et rési-' Ia nt il. Dalllnon t , 'l"i llli conseillait de les li.3

�:r4

ESSAIS HISTORIQUES

l

,

pour l'info,rIner de la désobéissance de La Valette (1) , et lui demander un autre gouvenleur.
l'bis les év{memens qUf s'étaient succédé,
ayant permis au Hoi de changer ~e dispositions, lui imposaient la nécessité de ménager
le duc d'Épernon qui possédait presque toute
la Guy~nne; et cette circonstance le força ·de
maintenir le frère de ce redoutàble Seigneur
dans le bQ'Ouvernement de Provence. Prévoyant,
néanmoins , que cettc résolution déplairait au
Parlement, Henri III se contenta d'envoyer
ses lettres-patentes au lieutenant du GrandSénéchal, et d'intimer rordre à tous les gentilshornmes et aux Consuls de reconnaître La Valette en qualité de gouverneur, Le Parleq'lent
défendit au lieutenant qui les avait reçues,
d'enregistrer ces lettres, avant qu'il eût luimême procédé à leur vérilication. Malgré ces
défenses, la 'plus grande partie de la province
r~connut le gouverneur qui , par les secours
(1) On rep,'ocbaü ~u gou ,"erneUl' &lt;-l c ne pas s"clrc
lk: 'UÎS

oc so n

gOl\Hl'IH'l\H:, nl ,

~il1 s i qu'Henri IiI l'a,'ait

su n I.E J'ARLEMENT OC PRO'~ E

'C E,

-

:l'Î,)

ql\'il obtint', 1:ot J)Îont&amp;t én état d'imposer la loi
à ccux qui s'étaient déclarés contre lui' et.1 la
merci desquels 'il semJ)lait nagucre av~it' été.
l\'lais ces altcrnati v~ de défavcur et dé succès étaient propres à perpéLucr l'agitation: ce "
fut dans l'espoir de l'apaiser, que le Parlement
cnveya le gentilhomme de la Mblle à AYi- l
gnou,
pour supplier la Princessc de Lonaine ,
,
mèce dU ,Hoi, qui s'y trouvait passagèrement
d'honol'&lt;,r et de iJaci.Gel' la ville d'Aix pal"s~
pl'ësence. Cette Princesse donna aussitôt l'ordrc
il l'évêque de Marseille de se rendre auprès du
Parlement, pour conférer avec lui au sujet de
ce voyage; mais la ville d'Aix qui \le pardounai~ pas 'au Roi la mort des Guise, ct qui connalssait le dévouement du Prélat pour S. M"
lui fit fermer les por.tes. Ce procédé u't'Ïta Yivcment la Princesse ; cepcndant elle consentit
il se l'endl'C à Aix, après mie Garde de ~TlIns
'
out fait des excuses .1 l'évêque, et l'put ~ssuré
~1~

'lue la majorité de la population avait désappl'Ouvé l'injùre dont il a.vait été l'ohjet.
Un Président', quatre Collseillèrs ct l'un des
gens du Hoi , députt:s par le Pàr\cmellt pour l'e-

�I::S'SA.IS

Sun LE PARLE ;U IiXT or. pnO'"f. \'"CE.

HISTOItIQUJ::S

ce voir la Princesse, allèrent à sa. rencontre en
bottes et en ·manteau. Le peuple l'accueillit"
avec allégresse, et la Compagnie s'empressa,
de même crue tous les autres corps; de la visiter
dès son arrivée à l'Ai·chevêché.
Mais, soit qu'die ne conçût pas l'espoir de
pacifier les esprits, soit qu'elle fût sensible à '
une nouvelle insulte que lui fit le peuple, en
visitant · les voitures de sa suite, pour y chercher l'évêque de Marscill~ auquel il en vou-

,

2"· ...
/

et le Parlement de Pal~s, vivement a ttaché aux
. ligueurs , après avoir cOlllmencé des procédures pour venger leur mOlt, imagina qu 'il
donnerait de nouvelles forces à leur parti, en
, .
s umssaut par une correspondance intime à
tous les Parlemens de France de manière à lIC
.
' .
faire, en quelque sorte, qu'un seu l corps. C'est
dans cette intention que , p~r une lettre fort curieuse (J), il arinonçait au Parlement de Pr0-

lait, la Pri.ncesse se hàta de quitter la ville
d'Aix sans entamer aUCllne négociation.
Cependant le malheureux Henri III n'avait
commis qu'un crime inutile, en se débarrassant

(1) Leure ùu J?ademenL de Paris H. ce lui de Proven('f ,
du 6 avril 1589.
\( MES!HEURS,

des Gttisc dont l'autorité avait abais~é la sienne;

(( Les dangers qui nous en.vironn ent de toules pari s ,

ct l'espoir d'éteindJ:·e dans leur sang les discor-

\( nous admonestent assez du péril qu e COUrt notre saÎnt,",

des, ne fut pour lui qu'une illusion .
Il fallait, po~.rreconquéri.r la paix, la réunion
de la loyauté à la persévérance., de la bonté à
l'énergic; et c'était dans sou succcsseru·, dans le
nleureux et bienvcillant Hcnri IV que ))rillaient ces qualités. En effet, loin d'apaiser les
fureurs de la ligue, i,a:sassinat des Guisc " au
cuntrairt', sem.hla lui dOllllcr un nouvel essor ;

I(

religion catholil{ue, aposto liqu e et romaine, par le

Il

dessein de ceux qui tendent à l'opprimer eL subvertir,

I(

soit Ou\'erlement ou secrètement, favol'isanl4!t fomen -

(( tant Phé.rés ie, pcstç cap ital e &lt;.le cet .É;tat.

n quoi il

e:H

(( besoin vertueusemer;t.t s'opposer, pOUl' ne laisser pul ~ luler ce

III

al , et jeter plus profondes racÎnfs ; ct jaçait

(( que nous douLions (le \'otre bon zèle e l sachions

,\l'eT.

( toujours l'honn eur el senice de Dieu en sine.ulièr('
«( re commandation : si est ce' &lt;lue pour l'r'&gt;:ell1plp. &lt;llH?

�yence que ' « la ligue, 'lui était l'ohjet d'UJlI'
« nouvell e l't plus étl'pite ;tllianee, venait de

.{ do it so rti l' de o o us , COUllll{' du l'l'e mi r cqrp s SQUY C- ,

u rUln

oe la jus ti ce, nou s ,'lVons estiml: être de

no~re

de-

(t

vo ir de YO Us sé mou'dr'c et co nvi er d'entrel' a vec nOU5

t{

dans la sa inte uni on qu'ayons jUJ'éc , et de vo us y obli-

lt

ger pm' mèlllc reli gion de se r me nt , pOUl' co njoindre

( tous nos moyens el a utori tés , t ao t po ur la lIlanut ent{

tion de no Lre dite relig ion (lue pOUl" la conse ryati o n de

il

PEtat royal. Nous aSSU l'a nt q u'il volre imitntio n tes

t(

magistrats Înfu ieurs el Lo ut le r es te du peupl e se ra n-

tt

ge l'ont nisément à la Ill.ème r ésolution . e l que p ar Uft e

f(

bou nc

1(

des P arl ements , Die u nous fa ira b Sl'ace de no us pré-

~t

frater nelle iutellisence e l c orres ponda n ce

f(

sen 'cr des ol'ages dont no us sOl'nn;aes me na cés. E n;-

f(

bl'assçz do nc a vec nou-', S' LI vou s plaî t .. la défense d' un e

I(

si juste el si sa inte cau se . afin qu' uni s de corps et d'es-

fi

pri ~ ,

n O UM

syrob olisious nOll ·seul e tn ent en volon té ,

u maisu1;l 'isi en effets d ac.ions. A

CI..'S

du

('( recevoir le duc de Mayenne pour chef ", ct
qu'il l'inv itait rorLe~ent à s'y réunir,
A la gloire d'l Parlement d'Aix , nous dey ons dir e qu'il r ésista à cette propos'ition , ct
(lue sa fidelité al'l Roi l'emporta 8111' les intérêt
de la v anité et de l'esprit de corps, 11 ne tarda

à signer .cet, acte ~e confédération intérieure; m aiS on ne pe,ü pas le 1ui reprocher; quand on sait que ce ne fut qu'à la,
suite d'une violence imposée de la part du CO II IIllandant qui lui deva it s;n éléva tion,
/
Le b arOll 'd e Vins , en apprenant que le du!'
de May enne avait été déclaré Iieutellant-génél'al du royaume ,par les partisans de la nou vell e
union , Il e perd pas un instant pour réuni r to u ~
les chers de famiUe à l'hôtcl-de-ville , et le,;
ratLa h erde nouveau à la ligue pat' un sermen t
sol en(iJcl. Il n'est pàs indifférent de reJllarqu er

pas

~ ",'oyo n s,

ff

:n'ons pr èt6 .. &lt;lu e l'ex trait d u l'cglll'e de nos délibér a-

I{

tio ns, afin q lle vo us e nle ndie z Porè re qu e no us 'H'OI\,;"

f{

tcn u , et OCCUl'o ll CeS panLicul ii; res

f(

par ti cipants de nos d6Iil)(:!.I·:lli o ns, pOUl' c nll·ct ~ nil' Url

fi

f,.., lcrncl accord entre h Olls c n ce qui dé pend de nos

scrme nt, que no us

j

eependaJl~

foins, no us vo us

t(

tant Le for mnla il'e

:1'79

SU R 1. E P ARL EilolENT DE P ROVE i\'C Ii:.

ESSAI S li IS'J'OlHQI I E

ff

c h.orges.

t(

{Io nn e r . Mess ieu l's, très !.CILI'CllSC et lo ngue vic,

S UI'

cc) ln'ions le Créate ur de

VO liS '

,'o li loil'

Il VO :ol bO ll s "mis (' t con rrèr es , les gC lI s le ll ,mts b GOtll'

nous vou s f., iron s
ft

de P.ll·lc Dle-lIl.

1)

(( Signé, D u 1'".11.1. 1'

�.(

•

"So

_

E.s~\lS

1IISTOUIQl:E:S

SUR LE PAIlLl-:i'll ENT OF. PI\O

KNCE .

'lue le Conseiller Somati de Castellar présida
celte assemblée, sans pn avoir reçu la mission
du Parlement. C'est le Im'me magistrat qui précedemment avait été priv" de sa charge, à cause
de l'ardeur avec 'laquelle il s~tait abandonné
aux' nollvellesdoctrines. 'Rétabli ensuite dans

partis: les satellites du commandant profèrellt
d'hb1'l'illlrs i1l1précalions, ct déclarent hautement qu'il faut signer aussitôt l'ac1;e d'uniou,
ou être 'passé a u fil de l'épée. 11 n'y eut ùonc
'pas à délibérer plus long-temps; on fut obligé de
permettre la publication de la délibéra lion de

ses fonctions par l'édit de paeific~tion de 1572,
il se livra à un enthousiasme cOlltraire, mais
également impétueux, en devenant llun des
plus zélés appuis de la ligue: ccnduite qui,
quoique extraordina-ire, ne trouve pas moins
de nombreux inlitateurs, surtout dQns ces pél'iodes de révolutions, où il est aussi difficile
qu'honorallie de persévérer dans la modératioll
et la fidélité à ses principes, au milieu des ex-

l'hôtel~de-vi.lle,

cl's et de la division des partis .
Après avoir obtenu l'engagemeut des cil.oyens, Garde de Vins suivi d' n'Ile u'oupe de
seditieux dont le chef était un carme, &amp;e rendit
vers·le Parlement assemhlé, et présenta à st&gt;s
membres, d'un ton impérieux et menaçant ,
l'alternative de signer l' uniOIl , ou de sortir SUl'le-champ de la ville. Ces magistats sollicitent
inulilement le leUlps de choisLI' rlltrc l'CS cleu"

de se résoudre à l'wuon, ct de
prêter serlnellt de fidélité au duc de Mayenne.
Les magistrats abseus du palais eurent le ])011hem' d'être affranchis dû ceHe oppression qui
forçait à enlrel&gt; malgré soi, dans une ligue '1u~
la révolte avait fOrlnée, à laquelle le Roi 1I~
s'était attaché un instant qu.e par nécessité, rt
qui avait encore repris son pi'emirr caraclèrc
d!! séditioll par la scission du malheureux HeHri lU, qui deyait bientôt payer cllcr ce changement de politique.
La Va lette, à peine illstl'uil de cc 'lui s'élojl
passé à Aix, fit publier des lettres - patent~s ,
pal' les'Iuelles le Roi ordonnait à tous les magistrats el officiers de justice d'abandonner le,
villes

)'e be ll~s

, ct d'aller rClllplir leur

fon c~

lions dans celles 'lui lui étaient l'estées sou lliises. PI'ls ieurs magistrals se J'endi],~lll al ors

\

�:i8,.

'ESSAIS HISTORIQUE S

SU R -Li: PARLEMEl'\T DE pnOVE i'XCEo-

il Pertuis, et y établirent lePadement royal ;
ceux qui del1lCluèrent à Ai; fonnèrenf le Par~
.,. lelllent de la ligue, ct cette Compagnie sc
trouva ,dès-lors séparée en deux corps, ,opposés
d'opinions et de conduite,
Mais, pendant 'lue. les uns se rendaient à
Pertuis, et que les autres étaient à Aix 50115
l'influ~nce de la ligue , plusienrs magistl'ats
vonlant demmuer étrangers aux deuX partis ,
se retirèrent dans kul'S terres ou dans les l'0ssessions du Pape, Cet ét,lt de diYision dura
pendant cinei ans,

CHAPITRE XIÀ-,

Ni)'fR'" tàche va devenir plus difficile, maintenant que nous avons à raconter séparémçnt
les faits qui concernent les deux fractions de la
Compagnie. Ma;'; en les faisant l;Ilarcbcr de
front, nous éviterons avec soin l'obscurité dans
I)OS récits,
Les inagistrats~:fidèles &lt;\1.\ Roi, qui sc
rangè,
'
rent sous la bannière du gouvel'Dcur, ne furent
d'a bord qu'au nombre de sept (1), Mais plusieurs de leurs coll ègues ne tardè~'cnt pas dl'
"

(1) Les sept VI"emier:) sont: Jeun

d' AI'CllSsi" , Guil-

laume de C", denel, François ùe t'ores\a. ~1a .. c-Aoloill(,
cI'Es.c'llis. Jean de Leydel Sf'goyer, Balthaz",rn d~ Pê-rit.'r
el Antoin e ùe Seguiran. LouÎ6 cI'AnlchuÎ , Boniface de

Bet'Jllond . Al e~i.lmh"c de Guerin

j

Allloinc de Reillan(' .

Antoine cie SlI ll"a'ell; Jc.lIl-PicJ'r(, d'Oli"'H')' ct Pil'rr('
DcliQlI S S!, réunil"Cut Slll'cc:is i\'Clllcnt all~ sr pt premiers.

�:i8,.

'ESSAIS HISTORIQUE S

SU R -Li: PARLEMEl'\T DE pnOVE i'XCEo-

il Pertuis, et y établirent lePadement royal ;
ceux qui del1lCluèrent à Ai; fonnèrenf le Par~
.,. lelllent de la ligue, ct cette Compagnie sc
trouva ,dès-lors séparée en deux corps, ,opposés
d'opinions et de conduite,
Mais, pendant 'lue. les uns se rendaient à
Pertuis, et que les autres étaient à Aix 50115
l'influ~nce de la ligue , plusienrs magistl'ats
vonlant demmuer étrangers aux deuX partis ,
se retirèrent dans kul'S terres ou dans les l'0ssessions du Pape, Cet ét,lt de diYision dura
pendant cinei ans,

CHAPITRE XIÀ-,

Ni)'fR'" tàche va devenir plus difficile, maintenant que nous avons à raconter séparémçnt
les faits qui concernent les deux fractions de la
Compagnie. Ma;'; en les faisant l;Ilarcbcr de
front, nous éviterons avec soin l'obscurité dans
I)OS récits,
Les inagistrats~:fidèles &lt;\1.\ Roi, qui sc
rangè,
'
rent sous la bannière du gouvel'Dcur, ne furent
d'a bord qu'au nombre de sept (1), Mais plusieurs de leurs coll ègues ne tardè~'cnt pas dl'
"

(1) Les sept VI"emier:) sont: Jeun

d' AI'CllSsi" , Guil-

laume de C", denel, François ùe t'ores\a. ~1a .. c-Aoloill(,
cI'Es.c'llis. Jean de Leydel Sf'goyer, Balthaz",rn d~ Pê-rit.'r
el Antoin e ùe Seguiran. LouÎ6 cI'AnlchuÎ , Boniface de

Bet'Jllond . Al e~i.lmh"c de Guerin

j

Allloinc de Reillan(' .

Antoine cie SlI ll"a'ell; Jc.lIl-PicJ'r(, d'Oli"'H')' ct Pil'rr('
DcliQlI S S!, réunil"Cut Slll'cc:is i\'Clllcnt all~ sr pt premiers.

�SU R r~E P A RI"EM EN'f DE PROVE NCE.

ESSAI S lII S1'O RIQ UE&gt;'

les joindre il ' Pertllis où ils s'étaient r eti rés, C'est dans cette v ille qu'ils fuen,Ll'ou Vel'ture de .leurs séa nces, le 26 jllillct J 589, sous
la présidence de Coriolis , flui , depuis longt.emps, 'était éloigné du ,Parlement d'Aix , Le
premier soin de cette,réùnion de magistrats fut
de prèter' serment de vivl'e et d'e mour ir dans
la religion cathoh (lue, d'obéir au Roi , et d'obser ver l'édit d'union dans les dispositions que
S, M , n'aurait pas abrogécs " Cctt e, Compagnie
fit e nsuite procéder à l-a publ ica tion des l et1 r~s­
patentes, par lesqu ell cs H cnri III décl arait l'Chelles les villes qlÜ IlC lui rcstaient pas sou ~
mises, e,t au n01l1hl'e d e~quelles se trouv;u,t Àix,;
il ordonnait contre ell es la suppressioll de leurs
privi léges , en mên; e te1111?s qu'il commandait il
'tous ses offi ciers d'eu sortir , pour exercer leurs
fOllcLlons dan s celles (l\ü étaient deru çurécs 11déles, Le Parlem ent roya l enr egislra a ussi,
quelques mois après, l'édit de sa tra nslation à
Pel'Iuis, 'lui eon fi rlll ait CH lII ême t.CJJlpS l'élccliOlIdes Consul s d'A i'x , fa it c jJrécédcJlll llent pal'
l'assemhléc des Éta ls,
CepcJldant , Jacqll cs Clé/Îl ent, par

LlIl

h OI~

rible I", rricid~, avait en levé ~ la France SOli
suu veraiu légitime; et ce lui que la nature, les
lois cOllstitutives du royaume ,appelaient au
trÔne, et que la providcllCc destinai t il la France,
?tait loin encor e du moment où sa honté, aut ~ lI1. qu e-sa sagesse , imposcrait silence aux paItis
et leslendrait au bonheur, A la tête d'une peIi te année, il était en&lt;:'o l'e exposé il tous les hasards d'ulle guerre iutestüle, pour laquelle il ne
trouvait de forces que dalls ,~on désir de la. ter,

llll ncr .

Mais le Pad ement séant à Pertuis, conduit
par son am our pour la légitimité, ct indiffé rent
sur lps suites que pouvait occasion uer l'accon;plissement du premier des devoirs; sc hàta de
p ~'oclal11 e r

roi de l' r ance le prince auquel la loi
sa liqu e donnait la couronu e, et ord onna en
cOIl séqiteqce il tous les habitans de la province,
de reconnaître H enri IV poui' !L'tIr souverain,
sous peille d'être déclarés cru,n inels de lèse-majesté, Au IIlOlllent où sa fidélit é procla mait cett.e
résolution, le Parlement était llIenacé de tOlli"
her au pouvoir de la ligue, Déja plusieurs v ilIo g'ps ,-oisin5 s'étaien t prononcés pOllL' e ll ~, ~ t il

�sun

ESSAIS HTSTOI\IQUF.S

rut (orcé,

l'CU

,le jours après) de $e transporter

" Manosque pour se Illettre en' sûreté.
Celte transl:(tioll se fit sous l'escorte des tl'Ollpes de LJ. Yalette, ct les magistratsfru'cnt reçus
dans cette nouvelle résidence) avcc tous les
honneurs qui leur éttlient de,S, lis se pressèrent
d'y ouvrir lems séances, et de chstribuel' la justice aux ~ujets du Roi, Mais leur petit nombre
les .ob~gea d'établir '.lu'ulle srule voix suffirtIit
pour former la majorité; ct oubLiJ.nt, dans le
lllulheLu' COlIll1lUIl,ces divisions précédentes qui
les av-aient violcmment agités contre la Cour
des Comptes, ces dignes magistrats cédèrent
q;latre de leurs llIembres il la frachon de celte
Compagnie qui avait imité leur .courage, et
qui, pa.' ce moyen, devint assez nombreuse
pour rendre la justice :Hl nOJll du Roi,
~'lais

revenons maintenant aux Il\embres du
Parlement que la' terreur, l'ambition ., ct Ull
zèle ?xagéré, avaient. rlltraÎnés d~ns le parti de
la ligue,
A,llllollwnt où la scission du Parlell1ent· s'étant réalisée) le gouverneur, pour olli:ir sa
protection dux di ssidclls) fit qu~lqucs ' Illouvr -

LE. PARLEl\f,E

~T

DE PRO' t: I\C Y..

JIl~IlS

su,' Aix, tle Vins JlJaÎtre de la ville Où
il clonnait un libre cours ~ SOIL dcspotismr et il s&lt;,s v~ngeal)ces) profita de ces nou y"l1('s circonstances pour faire arrêtcr le Pl'ésidc.nt Duchaîne (1), le Président Eticnne de Saint Jean,
~t les C,ms,eillCl's de Gr~on et de Simiane, ses
s&lt;,crets ennemis (2). 11 alJleuta le peuple contre
l'UX, en faisaut répandi'e qu'i ls avtIient formé
le dessein de l)a1'couri1.' la' ,;ille en robe rOLl0'0

1

" ,

"fin d'opérer une sédition en faveur des royalistes. Ces Ilwgistrats furellt enfermés dans I:ar'cbevêché; et) pour préveni,: le mécontenteJncllt que cette violen.ce deyait ÎllsJ.)irer!lu ParlClllcnt, Garde de Vios déclara avec hypocrisie au Frésid&lt;'l1t de J)iolenc , qu'il nc s'était
déterminé il cette lIlestll'e que pour leq,r sûreté,
(1) On se sou"ient que Duchalne , Jans un moment
de colèl'e ) avai l Jouué, l'an.née précédenLe 1 un soumet
il cie Vins: COUlme militait-e ,

il de,ait peul-êtr e S'CIl

"enger sur-Ie·champ , mais revenir, si loug-t emps après,

sur cct outrage , n'était plus llu'uue infàm e lâcheté.

(2) Quoique I"estés dJllS le Jépô:ll'lcm cnl de la lib"Ue ,
crs ;lI ~gist"Jts n'en é Lai(!nl pa s moins t}'unlen s l'oy nlislcs
nu fonel"du cœul'.

1

�ESSAIS HISTORIQUE S

afin de les soustraire il l'cffervcSi:cllce du peupie, et il tui promit que la libelté leur serait
relldue dès qu'ils pourraient en jouir sans danger. La COlupagnie, à qui cc commandantrépéta le lendemain les mèmes explications, parut en être satisfaite, 'pour ne pas compromettre
une autorité dont la tyrannie 'de Garde de Vins
ne lui laissait plus que l'appa~ence ; et elle envoya deux de ses membres, pom' consoler de sa
part les prisomüers dont la captivité dura une
anRée entière.
En opposition au 'Pal'leJUellt royal qui s'était
déclaré pour.Henri IV, celui de la liglle proclama le caxdinal de Bourbon, auquel le Parlement de Paris avait déféré la couronne sous le
nom de 'Charles X, et rendit la ju~tice en. son
nom '. même après sa mort, et jusqu'à ce.que la
ville d'Aix eût enfin le bonheur de rentrer sous
l'ohéissancedu souverain légitime.
Dans la nécessité où l'on se trouvait d'opposer des troupes à celles du gouverneur, et dans
l'espoir de s'en procurer, le Pal'lement convo,'{Ua une assemblée générale à l'hÔtel-de-villePilisieurs p~opositions' Y furent fai tes et rëjetées,

289
ct on 'finit par 'adopter celle qui aurait dû 'faire
rentrer cbacun dans le dcvoir, si le vertige de
SU R LE PARLEMENT DE PROVENCE.

l'espl:it de faction, semhlable au délire d'une
g~'ave maladie, l)e s'était rendu ma1tre des opiDions, et n'avait comprimé cet amour de la patrie, si rare~nent aJfaibli da n.~ le cœur des
Français.
.

'

Mais le parti de la ligue, imposant momentanément l'oubIi de tous ·les ..sentimens et de tous
les devoirs, et n'ayant pas il sa disposition le
choix des moyens suffisans pour la faire triompher, ne vit de ressources pour se défendre ou
vaincre ses ennelUÏs qui étaient ses concitoyens
et ses frères, que dans les secours &lt;Pu ne puissance étrangère . .on ·délibère en effet de s'a.d~'esser au duc de 'Savoie , mais sous la condi- &gt;tion que ce prince 'conser:verait le culte ca tholiquc dillls la .province ; qu'elle demeurerait
sous l'obéissance du Roi Très-Chrétien; qlle les
troupes qu'il enverrait seraient placées' sous les
ordres d'un général choisi par le Parlement·,
(m'elles ne pounaient être cantonnées dans des
places fortes, et qu'elles se rctircraieni dès ~Ie
la guerre serait finie, Précautions propres tout
I.

�29 0

ESSAIS UlSTOl\IQUES

au plu~à consoler l'orgueil national qui s'abaisse ~
car ce n'est pas celui qui se fait esclave, qui
peut, avec quelque garantie, imposer des conditions au maître'auquel il s'abandonne,
Le duc de Savoie ayant aussit8t accordé les
secours qu'on lui d~and~t, fournit au baron
de Vins le moyen d'aller mettre le siégé devant
" étal't restée fidèle" au Roi. Mais ce
Grasse, qUl

g~néral fut tué sous les murs de ce':le VIlle, ~t
le Parlemen.t délivré de cet 0l?presseur, se VIt
dans la nécessité de nommer au commandement
de l'armée; le Conseiller Somati de Castellar

fut chargé de cet important emploi, sous la condition de ne rien enll:eprendre sans l'avis des
principaux .gentilshommes qui seraient avec
lui , et avec l'obligation de commander sous les
ordres,du Roi (1) et de la Gour, et de demander
des pouvoirs spéciaux, s'il etait dans ie cas de
faire quelque traité avec les étrangers. Tous
les officiers de l'armée qui sc trouvaient à
(1) On se l'appelle que le roi reconnu p.r les li gueurs

SUll LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

29 1

Aix, prêtèrent, dans la Grand'Cha.lllDre, serment d'obéissance au Parlement, et allèrent
ensuite joindre les trou pes avec leur nouveau
général.
Celles-ci, malgré quelques succès' , n'en
étaient ,pas moins, par le ~éfaut de solde , ,dans
une situation fàcheuse. Le duc de Savoie en
pronta pour proposer de venir ra~llner leur .
courage par sa présence; et, à la suite d'un conseil de guerre, convoqué par le magistrat ctJmmandant, il fut résolu qu'on lui députerait le
baron de Mevouillon, pour lui annoncer qu'on \
acceptait ses offres. Ce messager fut chargé des
instructions du général et d'une lettre du Parlement, par laquelle cette Compagnie remerciait le duc de Savoie des secours qu'il accordait à la province; mais il ne remplit sa mission qu'ap~ès la fin des disoussions que les ci1'con~tances avaient fait naître, et dont l)ous
ayons à rendre compte,
La comtesse de Sault, fenuue intrigante et a.tuhiticuse (1), jouissant d'un grand crédit pendant

était celu i qu'ils, avaient proc1amé sous le nom de Char-

les X,

Chrétienne dJAguerre, d'une ancienne famill e de

�,.
ESSAIS HlSTORrQUES

SUR LE PAIlLE1\fE NT DE ))ROVENCE .

la vie de de Vins , son beau-frère, eut la prétention, après sa mort, de se mettre à la tête
de SOIl parti , pour conserver l'autorité qu'elle
y exerçait auparavant, et se lia él;roite~ent

général, fit de nOllÙJl'eUSes démarches auprès
du Parlement, et parvint à le décider d'adj oindre le Conseiller Agar au cqllllllandemenl dOllh
était investi Castellar, et de le désigner luillIème pour accompagner ce nouveau guerrier
ct l'aider de ses {;onseils. A peine arri vés à l'al'-

avec le Conseiller Castellar qui avait succéd,é à
son parent. Mais le comte de Carces· (1), jalolL'C
de cette intimité, parce qu'il 'était l'ennemi du
BouJ:gogne, ét::t it veuve d'Antoin e de Blanohefort-Cré -

qui, priDc~ de Poix, lorsqu'elle épousa François-Louis
d'Agoult;-Montauban , comte de Sault , en Provence.
E ll e eut , de ce second m::tl'iage, deux fai s qui moururent

::t,'.ml cll e; c'es t d'eux (Ju'ell e hér it a ·du com té de Sault,
de \a haronie de la Tour d'Aigues, ct d'autres biens de
b maison d'Agoult , qu'eHe trans1plt à SO~ fil s clu premier lit. Celui-ci , nommé Charles de Créqui, devint de-

}lIée, ils se réunissent pour désa pprouver la délibé.ratiQn pru' laquelle on avait accept6 l'intervention personnell e du duc de Savoie, et pal'v iennent à faire décider que cetie question serait soumise au Parlement et aux États. Cepen- ,
dant, enh'aîné par les intrigues de la comtesse
de' Sault, le Parlement se prononçe en faveur
de l'occupation étran~ère; et. de Cru'ces', trop
üüblc pour résister, se r etire à ,Marseille où ses

1638, La comtesse cle Sault .' sn mèl'e, qui avait appelé le

amis, à son instigatio'n , conçoi vent l'espoir de
produire un mou veillent util e à son parti , en
cl'iant dans les rues: Vive la messe et les fleurs

duc de ~avoie en Proxcnce, s'étant brpuillée aycc ce

de lis' point de Savoyards. Mais celte tenta tive

puis duc ùe Lesdiguières, pail' ct maréchal de France,l

et fut tu é· d' un cou p (Je canon, au s i ég~ de Brême, en '

Princ~, se réconclli a depuis avec Henri IV, et fut ad-

mise à sa Cour; mais e l1 è y ful pe u eS lim ée, et mourut
,'ers l' an

1620.

Ce. sonlles se,uls renseign emens que nous

ayons pu recueillir sur ce singulier personnage.
(1)

\l étai t 'fils de celui dont o n a rléjtl fail mention dans

ces Essa is.

n'eut pas de suile , pru' le zèle du ~ uiel', dévoué à la comtesse, et qui ne négligea rien
pour en arrètor les effets,
Le Parlement, affiigé de ces nouvelles di v isioBs, assc1I1bla les Étals il la ll àle pour \cUl' SOll-

1

�ESSAIS HISTORIQUES

mettre la question qui les avait amenées, Ce fut
au général Conseiller de Castellar et à l'Avo'çatGénéral de Lamens cfu'il en confia la présidence,
L'influence qu'ils durent à cette position, ainsi
que les efforts de la comtesse de Sault, obtinrent,
de la part des États, pour résultat désiré, la confirmation du parti adopté par le Parlement, d'appeler le duc de Sa "oie en Provence. Mais cette
Compagnie n'en est pas moins bl:imable , poru:
avoir n'ris tant de soins à faire réussir le projet
d'une invasion étrangère, afin de tTiompher de
ses compah'Îotes et du souverain légitime,
Cependan~, l'impartialité nous fait III devoir
d'observer que le gouverneur avait lui-même
donné un aussi fatal exemple, ct que, subjugué
par le peuple &lt;fUi dans les tourmentes publiques se venge de son obéissance habituelle, et
dont les volontés désordonnées et l'esprit fanatique méconnaissent les lois de la raison et des
~onvenances, le Parlement ne pouvait plus résister il l'entraînement génél~al.
\

Toutefois, le comte de Carces n'épargnait
rien l)our contrarier les résolutions qu'avait
prise,~ celle Compagnie , non pas 'ju'il rùt I}lt'il-

SUR LE PARL~n1ENT DE PJ\OV·ENCE .

leur citoyen, mais parceque ses passions l'obli.,.itrent à tenir une conduite contraire à celle du
"Parlement, Quoi qu'il en soit, apprenant que le .
duc de Mayenne ne voulait pas des secours de
la Savoie, il parvint à faire délibérer, dans ull e
assemblée générale qu'il fit tenir à Marseille,
que, puisqu'il fallait recoUl'Îr à une protection
étrangère, il était préférallie de s'adresser au
Pape &lt;fUe l'on ne pouvait soupçonner d'aucun
intérêt personnel. En consequence, des députés,
auxquels la ville d'Arles en adjoignit un, furent
chal'gés d'aller porter cette demande à Romc,
Mais déja l'envoyé du Parlement recevait à
Tul'Îl'l un accu~il flatteur du du&lt;; de Savoie, qui
lui promettait de se rendre bientôt en Provence,
Lorsqu'il apprit cependant les menées dit comte
de Carces, et l'ambition qu'avait celui-ci de sc
faire nommer gouverncill' de cette province,
le duc dilléra son voyage, et annonça qu'il ne
l'entreprendrait qu'autant que la direction des
affaires resterait dans les mail:\sde la Compagnie,
L'opposition qu'avait manifestée de Carces
parvint à obtenir quelcfUcs appuis daus le ParIelllent ; el avant mêmc. 'lue le dtputé de ce

�sun

' ESSAIS HI STO RiQ UES

c~rps fût arrivé en Piémont 1 celte situation
des choses préparait la journée tWllultueuse
dite journée du palais, qui !p.érite de fixer

notre attention,
Fatigués des intrigues perpétuelles de la comtesse de Sault, et de la part qu'elle avait alL'C,
affaires, les magistrats (1) qui partageaient les
idées de son ennellù (2), conçurent le dessein de
se débarrasser d'elle par un coup de main', lis
en fixèrent l'exécution à la nuit du 14 au 15
mars ) et , pour uùeux réussir, ils introduisirent
secrètelIl~nt trois cents hommcs dans le palais,
afin d'obliger le Parlement, qui se réunit sans ,
avoir le moindr,e soupçon de cette trame, d'expulser la comtésse de là cité, A.u moment où;
maîtres des, issues, ces ,factieux font part de
leurs volontés à la Compagnie, et lui intiment
de les sanctionner de son autori ik, des émissaires' s'insin uent parmi le peuple, l'ébranlent,
ct' parviennent a former des attl'oupemens
(1) C'élaÎcol les Conseillcl's Agar,_Jo aunis, Puget c l

LE PARLEntE " D E PROVENCE.

'nombreux d'où partent les criS: Fouero la çOUfltessd (1) ; mais bienttlt, ramenée par l'esprit souplë et caressant de cette femme extraordinaire
ct des amis dont elle disposait, l~ multitude
versatile fait eÎüendre' des cris tout contraires,
Se déclarant prête à la 'venger, elle retourne
deva~t le palais dans des 'disposiLioruS absolul1lent opposées il celles qui avaient déterminé
ses premiers rassemblemens; et traînant du canon', en e imprime une telle t erreur aux pal,tisans du comte de Carces, qu'ils ne voient plus '\
de ressource que dans la fuite; ceux qui n'cn '
ont pas le temps se cachent dans les eU:ÙJrasures des fenêh'es; mais aussitÔt découverts,
ils sont enchaînés et ch argés d'outrages.' Telle
fut la lin de cette journéé, qui' prouve de nouveau les dangers auxquels on ,s'eXpose en agitant populace, C'est une ~'llle dont on ne fait
jamais un usage indifférent, et presque toujours clic devient nuisible à celui qui veu t s'eu
servir, On ne saurait trop y réfléclÙl', pour se
convaincre combien 'il importe de ne pas dis-

1;

Desideri.

(2) L. comle de Carces ,

(1-) D ehors t l cowlcSSI?

,

�ESSj\lS Ill4iTORIQ ES

traire le peuple de ses occupations habituelles ,
pour le transporter dans des luttés où il se laisse
toujours entralner par la harbarie, l'ignorance,
et la mohilité de ses caprices.
Les iUlprudens auteurs de cette émeute por. tèrent bient6t la Jleinè de l'avoir provoquée. Ils
demandèrent inulilemeut de plaider eux-mêmes devant la Compagnie l'appel qu'ils avaieut
formé contre
leur arrestation.
Soumise il l'in.
.
fluence de la haiueuse comtesse de San\t, la
Cour leu!' refusa cette consolation,. et les ren~
voya se pourvoir au Roi qui n'étai~ 'pas luimême en position de leur renPl'e justice. Il nc
leur resta donc plus d'espoir 'lue·dans une réaction, 'lu'ils attendirent impatiemment dans Il!
ch;\ teau de Mereuil où ils furent enfenJlés (~).
Lc duc dé Savoie élait inslruit eXactement '
de 10ut cc qui se passait, et la comtesse 'lui
avait avec lui des ~'elations suivies, . l'engagea
(l) Cc chàteau é tait si tu é à une li c~c d'Aix, au midi ,
el fut détruit quelclue Lemps ;lprès pal' le pa1'ti de la
1igue , de peu\' qu'il ne tombât au pou voir du duc cl'Épm'non .

SU R LE PARLEME NT DE PROVENCE.

. à ne pas différer plus long-temps son arrivée en
Provence. Le prince ayant le dessein de réaliser
ce voy~ge, commença par envoyer des trou: pes, sous le commandement du comte de Martininques, Piémontais, qui fut aussit6t chargé
par le Parlement de la mission dont avait été
revêtu jusqu'alors le Conseiller de Castellar.
çette Compagnie apprenant en~uite que le
prince avait quitté Turin pour se rendre à ses
v~ux, dépu9 vets lui les Conseillers Castellar
ct d'Espagnet, ainsi que l'Avocat-Général de
Laurens, avec ordre ta ller le plus loin possible au-devant de S~ A., suivis des députés
des États, Ide la ville; et çeux du Parlement se
rendirent à Nice, où ils saluèrent le duc de
Savoie.
Loin d'être affiigés par l'arrivée de cc prince,
les Provençaux éprouvèrent une vive joie ,
ct furent éblouis par le faste qu'il déploya, ct
qui cachait peut-ètre , sous l'appareil d'une généreuse protection, les projets de 'conquète les
plus alllbitieux.
] 1redoubla surtout d'éclat ct de maCYl\ifiGCnce
"
,
Cil arrivant a Aix. Entouré dt's membres du

�300

ESSAIS HIS'l'OlliQUES

Parlement qui, après l'avoir salué à Nice, ne
l'avaient plus qlùUé, il reçut les houunages de
toutes les autorités de la ville qui avaient été
au - devant de lui, et dll Parlement qui s'y,
présenta lui-même avec la robe et le bourrelet (1) , suivis des plus anciens avocats et pro'CUl'eUl'S en manteaux, Le prince descendit de
cheval pour recevoir ses félicitations, et y ctanJ;
remonté, il continua son chemin au milieu de
cette Compagnie. parvenu à la porte des Au-,
gustins par laquelle il devait entrer, il trouva
un arc de triomphe 'que l'asservissement avait
élevé à la vanité. 11 représentait la religion
alarmée , implorant les secours du duc, Là, les
Consuls lui ofIrirent le , dais qu'il refusa, et les
clefs de la ville, qu'à tit.re d'honneur pOlU' la
cité, il prit avec son mouchoir. Cette ccrémonie devint adroitement éloquente pOlU' la popu-

(1) S&lt;lI1S que nous puiss i?us l'affiI1m cr, nous avons des
raisons de croire que le hourrelet était, sur la tête , la

sun

LE PARLEMENT DE PRO"E NCE .

301

lace, le duc ayant f U soin de remplir son mouchon: de ducatons (1) qui , se répandant sur
le pavé, lui attirèrent des bcnédictions sans
nombre,
La population montra un tel empressement
à voir ,ce protecteur, qu'il lui fallut , plus de
deux heures pour traverser Ia'foule et se rendre à l'archevêché,où il de;vait descendre, ct
où toutes les autorités s'empressèrent d'aller de
nouveau le saluer, dans la même journée,
Le due de Savoie accueillit très favorablement la comtesse de Sault, et l'assura qu'il ne
vou lait se diriger que par ses , conseils, Flattée
de ces bienveillantes dispositions, et jalouse de
s'en mchager la ~urée par l'appareil de spn crédit , clle ,,'empressa de réunir chez elle les procnreurs joints, qui étaient les représenta!'\s des
Etats lorsqu'ils n'étaient pas assemblés, et leur
fit délihérel' de donner plcin pouvoir au dllc de
Savoie, pour tout ce qui était relatif aux attributions militaires et de police. Après avoir pris

ré union clu mm'lier et du bonneL carré; mais , claus cc

cas, c~tte coiffure ne pouvail appal'tenir qu'aux Pl'és Îdens à wOl'tler.

( 1) Celte monnaie l'cvient environ ft six livres six sous J

argent de France. (Poye= ce mot Encyclopédt'e .)
3

�302

ESSAIS HISTORIQUES

l'influence d'une fenu,ne une aussi làche
délibération, les procureurs joints vinrent ' en
demander la sanction au Parlement. Mais cette
Colllpagnie, effrayée des conséquences que
pou:vait avoir une pareille concession, et qui
n'ignorajt pas .que le tell,ps est le meilleur
llloyen de Calmer l'enthousiasme, répondit seu-

SOUS

lement qu'elle en d,élibèrerait.
Cette résolution fut inspirée par les plus sages,
JUaÎli ce IÙ$t point dans des époques de troullles
que leur influence peut être durallle, Lorsque
le moment de délibérer est venu, en vain, pour
gagner des délais, opinent-i1s d'en référer au
duc de Mayenne; une majorité considérable
réalise les vœux actifs de la comtesse de Sault,
ct vient flatter les vues anùJitieuses du prince
étrall,ger. QuatTe Consetllers lui cOIilmuniquent
cette décision; et sachant dissimuler la joie
qu'il en ressent, il répond avec autant d'obligeance que de dignité, qu'il n'accepte cette autOl-ité que pour là forme, et en retour de la
bienveillance avec laquelle on la lui accorde,
l11:ps que le Parlement n'en demeurera pas
1I10ins le maîh'e de toutes les affaires,

SUR LE PARLEMEI'iT DE PROV ENC E,

303

Le lendemain, le duc de Savoie sc l'endit au
)'arlement avec un brillant cortège, Quatre
magistrats vinrent le recevoir sur le perron du
palais, ct l'introduisirent dans la Gralld'Cbambre, où la eom' était réunie en robes rougt's,
li y prit la pface du ~oyen, en refus:mt avec
lIlodestie celle du Roi, que l'adulation et la failllèssc allèrent jusqu'à lui offrir. l}Avocat-Général fit l'ouverture de l'audience par un discours 'il la louange du prince, et le Conseiller
de Castellar qui présidait en l'absence des Présidens( 1'), prononça l'arrêt qui avait été rendu
la veille. Il était conçu en ~es termes ; « La
« Cour a ordonné que Son Altesse aura tout pou« voir, autorité et commandemcnt sur les al'« mes, État et po'lice de cette province, pour la
« conserver dans l'union de la rcligion catho-

.(1) Le premier Président était mort, le Président de
Coriolis se trouvait à Manosque , ceux de Saint ...Jean cl
Duchaîne demeuraient retenus Pl"isonnicrs au château
de Mereuil, et le Président de PiôlcDC s'était

volol\~ai­

rcmcnt retiré au Pon,t ,du Saint-Esprit, pour ne preodl'c
:lUcune part aus. all'aires.

\

�304

•

'

305

ESSAIS IlISTORIQUES

SUR LE PAl\LEMENT DE PROVENCE.

« lique SOUS l'Etat et Gouronne de France. ))

positions de paix, il jugea convenable d'en ré-

C'est ail~si que, pour se défendre contre des
compah'iotes, ' et lutter contre le prince légi~
time, on sc mettait une seconde fois à la merCl
d'un protecteur intéressé. Qu'ils sont donc funrstes les temps de' discordes, puisqu'ils détournent il la fois du d~voir et du sentiment de sa
,

1

propre conservatlOn '
Le duc de Savoie, au moyen de la concession qui venait de lui, être faite, cmt pO~lvoir
désormais ma:ltriser la province à son gré, et
le preurier acte que hu inspira cette idée ~e
uissance fut d'établir un hôtel des ,monnales
P
"
.
'li
à Martigues; mrus le Parlement qui, au ml eu
IIlême de son entralnep1ent, conservait encore
un vif intérêt pour l'autorité de ses sou'verains,
ent le courag,e de s'élever contre cètte résolution, ct le duc de Savoie n'osa pas braver cette
COinpagnie·.
Les premiers fruts militaires de ce prince consislèrent à s'emparer de Salon et de quelques
,'inaO'~s
~oisins, et il traverser la Duran'ce, dans
o
.
le dessein d'aller mettre le siége devant PertUlS.
Mais , La Valette lui ayani fait faire des pro-

férer au Parlement, et lui demanda des députés pour conférer avec eux sur eette importante
question.
Le Conseiller -d'Espagnet lui fut en conséquence envoyé par la Cour. Mais la pm ne
pouvait pas convenir à la femme intrigante
qui jouait un rôle si actif dans le~ dissensions
dont la province était aflligée, et elle eut malheureusement encore assez de crédit pOUl' faire
prévaloir ses intérêts.
Cependant les finances épuisées obli~eaient
le duc de Savoie à se créer des ressources. Il
assembla les États dans l'espoir de s'en procul'cr, et donna la présidence aux Conseillers
de Castellar et Flotte, et il l'Avocat-Général
de Laurens. Mais les moyens proposés pOUl' arriver à son but, étaient ou insuffisans ou trop
onéreux au peuple, de sorte qu'au lieu de voter
des impôts, on se contenta de nommer des députés, pour aller solliciter des secours il Rome
et en Espagne. L'Avocat-Général de Laurens
fit partie de la députation qui se rendit auprès
de Sa Sainteté. Les COLiseillrl's de Castellar et
l.

~o

I-

�306

SUR LE PARLEME NT DE PIIOVE NC E .

ESSAIS HISTORIQUES

30 7

Flotte furent également cbarg&lt;'-s pxr celle as-

depuis son éta:blissement, et les Étals de Per-

semblée d'aller assister aux États-Gélléraux
d'Orléans que le duc de Mayenne avait convo-

tuis crurent devoir le rOOümpenser de son zèle,
en demandant au Roi (1) de le pourvoir de la
charge de premier Président, depuis long-

(rués, et d'y réclamer des secours.
Mais toutes ces démarches étaient peu faites
pOUrl:emplacer l'argent dont 011 avait un pressant besoin, et sans leq'u d le prince étranger
avait sérieusement~ craiudl'c de c6m'promt!tfre
sa position. Il adopta donc 16 pnTti de la p'l'udence ; et sous le prétexte d'aller appuyei' de
son crédit la demande que les dépurés éraient
chargés d'adresser à l'Espagne, il sut concilier
son honueur et sa sûr€lté en paTtant avec eux .
Il est temps de nons éloigner aussi d'Aix ,
pOUl' nous occupe!' du Parlement royal que
nous avons laissé à Manosque. On pense })ien
que l'arrivée du duc de Savoie en PrOyel1Ce , et
ses hostilités contre le goUyerIleru' durent inspirer de vi ves &lt;l'larmes à la portion de la COlll)Jagnie qui, sous la protection de celui-ci, rendait la justice au-delà de la Durance. Ell e craig lùt en effet de n'ètrc pas en sûreté à Manosque,

temps vacante par la m~rt de FOl'Csta. Cependa,n t, l'année suivante, S. M. appela à ces
fonctions le Président de Saint-André (2), et
Coriolis en conçut un tel déplaisir, qu'il abandonna ses collègues et se retira, à Avignon, oit
il demeura jusqu'à la fin dc~ troubles.
Au mois de février 1590, les États ayant été
assemblés à Riez (3), sous la présidence de
·l'Avocat-Géuéral_de Monnier, s'occupèreut de
d1VêlTol)jets, dans leSquels Ja magistrature et
le Parlement en particulier étaient iutéressés ,
0t que , pal' ce motif, nous devons faire C011l1altre.
On y délibéra que le Roi serait supplié de

(1) Eo 1589.
(2)

n él3.it Prés ide nt

au Parlemeut de Grenoble.

(3) Pe tite yille Je la Hau te-Proy cncc. à neuf lieues

et délibéra de se rendre à Sisteron. Coriolis

d'Aix 1 (lui l'enfeL'me de p~'éc i c n '\ "es tes d'a nli(luités ro-

ll'avait pas cessé de présid er le Parlem ent r oyal

mainr :;,

\

�308

ESSAIS HISTORIQUES

réunir la charge de Grand-Sénécllal il celle de
g"ouverneur, de supprimer celle de lieutenant
de Roi, et tous les offices de judicature qui excèdel'aient le nombre porté par l'ordonnance de
Blois, et ù'ordonner que le Parlement qui,
depuis sa sortie d'Aix, avait succéssivement
tenu ses séances à Pertuis, Manosque ct Sistel'on , irait résider dans une ville située en-deçà
de la Durance, telle que niez ou Brignoles, afin
que tous les sujets du l'toi pussent à leur tour
profiter des bienfaits de la justice. Mais les
vœux de ces États n'curent aucun elfet, parceque le gouverneur n'ayait pas ùes forc('s assez
imposantes pour qu'ils pussent Nre réalisés.
C'est à ce petit nombre de faits que se borne
l'histoire de cette épOfpIC, touchant le Parlen{ent royal: pour en recueillir de plus riombrelL'i: , il Caut porter ses regards vers celui de
la ligue.
Le Pape accueillit ayec faveur la députation
que lui envoya le parti ligué de Provence, et
l'Avocat·Général de Laurens en oh tint un bref
pour sa Compagnie. S. S. déclara, en mêmc temps, accord er une sOlllln (' importante pour

su n

3°9
~ider les affaires de France, proUlit de Couruir
des troupes, ct fulmina enfin un 1Il0nitoire
contre le Roi de Navarre. De Laurens sc hâta
de faire conna.Jtre au Parlement les généJ'euses
dispositions du Pape; mais, en définiLi ve ,
toutes ces promesses sc réduisirent à des secours
spirituels, ct à une lmlle qui prescrivait à tous
les prélats, ecclésiastiques, pt'inces , seigneurs,
g"entilshOlnmes, villes ct communautés, attachés à Henri IV, de sc séparer de lui dans le
délai d'une quinzaine.
Cette bulle fut publiée à Aix par Matai,
grand-vicaire, homme extrêmement exalté en
fa veur de la ligue, et dOllt la f w:eur tenait
apparemment plus à son tempérament qu'à sa
conscience, puisqu'il se montra par la suite, 10llt
aussi houillant pour le parÜ contraire.
Plus hemeux 'lue la députation Clwoyée il
ROJlle, le duc de Savoie ohÜnt des ressources
efficaces dll roya ume d'Espagne, cLalliena cu
Provence quinze galères chargées d'argent, de
JJlunitions ct de troupes pour souleH.i.r les effort,
LE PAl\LEMENl' DE PROVENCE.

de la sain te lmion.
Mais cc priuce dont le caraclèrr ob ligeant

�su n
310

ESSAIS HISTORIQUES

lui avait mérité l'aifecL"Ïon génél'ale, montra,
dès son retour, des dispositions altières qui
compliquèrent les évènemens.
11 se brouilla, presque aussitôt après son arrivée, avec la comtesse de Sault (pU voulait pour
son fils le gouvernement de la ville de Bene,
que le prince lui refusa avec dureté. Il n'en
fallut pas davantage pour qu'elle se \ivràt à
des intrigues vers lesquelles elle avait une inclination si décidée, ct qui elITent pour but
de forcer le duc de Savoie à regagner ses États.
Mais il sut les déjouer, ct s'assurer la faveur
du peuple qu'elle avait essayé de soulever contre lui. Comptant sur cet appui, il n'hésita pas
il la puuir en la faisant arrêter avec son fils:
l'Avocat-Général de Laurens et quelques gentilshommes en cxécutèrent l'ord;e. .
Le lendemain, le duc de Savoie rendit
compte au Parlement de tout cc qui venait de
se passer, et lui porta ses plaintes. La Cour s'estimant heureuse d'être déli vrée par ce moyen
de la tyrannie de celte femme anùlitieuse, approuva son arrestation, et profita de cette circons tance pour obtenir la liber té de CC li X de ses

LE fAI\LEM1E T DE PJ\OVEl\CI:. .

~ LJ

mem)lres (IIIÎ gémissaient prisonrûers illl cltateau de Mereuil, ct dont l'inlluencc de l~
comtesse de Sault avait jusqu'alo~s cui' pêch é
l'élargisscJ1J,ent. Quelques historiens 1'acoote11\
que la Comp&lt;\gnie ordpnna des informations
contre elle. Nostradamus ya mêmejusqll'à dil'c
q u'ellc fut dé&lt;;:rétée de prise de corps; JlIai~ ,
sans savoir prçcisément si le Parlement déploya
une telle riguç\u', nous pou vons du moins as'
surer qu'elle fut iputile, car la comtesse et son
lils ne tardçre~t pas d'é~happer à leurs gardiens ; ils se retirèrent à Marseille où le cr'·dit
de cette femme sUl'prenante fut assez grand
pOUl' ell\pècher l'ezécution de l'arrèt rendu
contre elle , ct qui 1 confiée à deuz membres &lt;:le
la Cour, les avait obligés dç se rendœ à Ma.rsei.lI e.
Le duc vit a.v cc un yjf déplaisir sa prisonnière hautement protégée pilr de nombreUf
alllis; ct l e~ mauvais succès de ses armes, soit
devant le Puy-Sainte-Reparade, qu'Ull Forbin,
descendant du fameux Palamède, défendi t avec
autant d'intrépidité que de honheur , soit devanL Vinon oit il perdit une bataille , ajou,ant

�s un LE PAnLEMENT DE vnoVENCE.

3J:l

ESSAIS HISTORIQUES

encore à son dépit, le déterminèrent enfin à
retourner dans ses États.
La Valette profita de la victoire que le parti
royaliste venait de remporter, pour assembler
les' États qui, présidés par le' Président de
Saint-Anru'é et par l'Avocat-Général de Monnier, nommèrent des Procureurs du pays, et
pOID'vurent à l'entretien des troupes. Mais le
gouverneur ayant été bientÔt blessé à mort (1)
devant Roquebrune, le Parlement royal fut
lui-même obligé de prendre les rènes du gouvernement.
Privés de leur chef, les officiers de l'armée
qui étaient presque tous Gascons, députèrent au
Roi pour obtenir que le duc d'Épernon vînt gouverner la partie de la Provence opposée à la
ligue, et prièrent le Parlement d'approuver
leur démarche. La puissance des Gascons rendait un refus impossible. Cependant l'état des
affaires ne permettait guère d'attendre d'Épernon, fort éloigné de la province; et la Compagnie conçut alors l'idée d'investir provisoire(1) La Valette ful lué cn fé""icl' 159"

ment du commandement de l'armée, Lesdiguières qui étai!sur les frontières du Dauphiné,
ct auquel elle adressa deux de ses membres,
pour 1ui porter le témoignage de confiance
qu'elle venait de lui donner. I;e Roi applaudit
aux précautions et à la vigilance de son Parlement.

.-

•

�SUR LE PARLEME NT DE PROVENCE.

CHAPITRE X .

LE temps n'était plus où le duc de Savoie
gouvernait en souverain le parti provençal de
la ligue. La forl1.me semhlait avoir abandonné
ses armes, et avec ell e s.'était évanouie l'influence qu'il exerçait auparavant: aussi lui
parut-il prudent de ne pas attendre de plus
grands échecs', et il songea sérieusement à reHoncer à toutes les espérances dont s'était nourrie' son ambiti.on. Mais, en partant, il eut le
dessein d'euIDlener il sa suite quelques-ulls des
plus chauds adhérens de la comtesse de Sault,
qu'il avait fait jeter dans les prisons, ct par sa
seule autorité, il en fit ouvrir les portes, afin
de s'en emparer, malgl'é le refus du concierge
qui demandait un ordre cl u Parlelllent pom'
s'en dessaisir, Celte démarche lui était il la
fois conseillée par la vengeance ct la cupidit é,

parcequ'en même temps qu'il faisait éprOllVlJr
un vif désagrément il la comtesse, il se promettait de fortes ran.çons. Cependant le Président Qlaine parveuant il lui faire comprendre que cette action le rendrait odieux, le
détel'lnina à partir seul avec les siens. 11 déclara toutefois qu'il na tarderait pas à revenir
avec des forces in1posantes; mais on he se dissimula point que cc n'était qu'une jactance destinée à couvrir un désapointement, et que le
protectorat du prince était fini sans retour.
On se représente aisément l'état de J,I1Ïsère
auquel les tToubles avaient réduit le pays, au
moment où le duc de Savoie s'en éloignait (1).
On fut ohligé, pour faire face aux engagemens
contractés, de faire battre une monnaie extTêmement altérée et de mauvais aloi, qu'on appela Pillatites. Mais c'est un de ces remèdes
qui creusent la plaie, en paraissant la guérir.
La circulation de cette monnaie porta un coup
terrilJle au commerce, en nattant tous les débiteurs d'unc facile lihéralion (ml amena une
( 1) En mars J 592.

�ESSAIS IIISTORIQUES

hausse excessive dans le prix des denrées (1).
Cet état de choses qui Compliquait les malheurs
exi"cait
l'intervention du
do nt on. était aflli.,.é
b'
b
Parlement; aussi s'empressa-t-il de rendre un
arrêt dont la sagesse est remarquable, et que
nous croyons devoir rapporter textuellement.
« La Cour fait défense à tous débiteurs d'ac« quitter le principal de leurs dettes, jusqu'à ce
« que la monnaie soit rétablie dans sa juste va« leur, à moins qu'ils ne consentent à rendre à
« leurs créanciers les mê;l1es espèces qu'ils en
« ont reçues; mais si le créancier veut con« traindre son débiteur, il est obligé de recc« voir son paiement en espèces de cours. ))
C'est vers la même époque que le départ du
duc de Savoie obligea le Padement de confier
le commandement des troupes au comte de
Carces, et de convoquer les États sous la présidence de l'un de ses J1\eIIlbres, pour y délibérer '
sur les ~lfaires du pays. La necessité inspira
des idées pacifiques à cette assemblée. Elle dé(1) Par e&gt;:emple , la chars e de "lé 'lui se vendail alors
tl'o is éc us , s'éleva. tout-à.coup Jus'lu'à q uatoJ'ze.

SUR LE

PARLE.~IENT

DE PROVEN CE.

cirla en conscc!uence d'en voyer des députés all
Parlclllent de Sisteron, pour lui proposer une
trève. Mais le Président de Saint- André repondit fièrement à ce message, qu'il était indispensallie de continuer la guerre, à moins
qu'une entière soumission au Roi ue vînt la
rendre inutile. Transmise il Henri IV, cette réponse mérita d'honorables remercÎmens à la
Compagnic, de la part de Sa Majesté.
Nous connaîtrons bientôt quclles furcnt les
suites de cette premicrc tentativc dc conciliation. Mais les avantages opérés dms lc parti
royaliste pcrmirent au Parlement qui lui était
dévoué, de retourner à Manosquc, après avoir
passé dix-huit mois à Si~tcron. Un motif dc sagesse détermina cette translation, 'rD d'ailleurs
n'olU:ait plus aucun dang'cr. Lc gouverncur dc
Sisteron exigeait qu'on lui portit tous lcs soirs
les clcfs de la villc; le premicr Présidcnt ,
commc chef du gou vcrnement , semblait avoir
lc ill'oit excl usif d'en êh'C lc dépositaire. On fut
heurcILx de trouver le moycn , dc détruirc le
germe d'une lutte, dont les conséquences pouyaicnt dcyenir funpstes.

�ESSAIS HISTORIQUES

Le Président de S... illf-André vit enfin couronnCl' les vœux qu'il formait,. depuis longtemps. Il fallait tout son dévouement et son
com'age pour être venu, au milieu des troubles
pù.blics, se mett~'e à la tête du Padement royal ;
il obtint enfill la permission de se retirer. Cette
Compagnie se tl'ouva dès~lors sans Président;
et comme sile ilPprit peu après la mort du Président d'Estienne de Saint-Jean qui demeurait
it Avignon, elle présenta au Roi, sur la réquiSition de Parisüs, remplissaut les fonctions de
Procureur-Général, trois candidats, pom: que
S. M. daignàt nommCl' it cette charge. D'Ant~lllli, le plus ancien des Conseillers, fut porté
en pl'elnière ligne, et.on s'attendait à son a vanoelllent, comme à une récompense due it sa fidélité. Mais la charge vacante étant une de
celles que l'ordonmnce de Blois avait fra,ppées
de suppression, le Roi n'osa pas la relllplir; ce
qui laissa le Parlement de Manosque composé
seulement de ConseilleL's,
Le duc d'Épernon s'était rendu en Provence ,
revêt u du tih'e de gouverneur dont le souverain
l'3 vait honoré. Il n'avaiL pas perdu de t.emps

l

S UR LE PARLEMENT DE PROYr. i\'CE .

ponl' faire vérifier ses pouvoirs an Parlemont
royal, et s'otcuper activement des soins de la
guerre, où il ôbtint des succès, car il Ile tarda
pàS ~ se \:cndl'c ma1tTe de

quelques petites places
voisines de la capitale. Ains! menacés de près,
l e~ ha.h itans d'Aix sollicitèrent de nouveau l'intervention du duc 'de Savoie. Mais ce fut en
vain, parceclue ses moyens de protection se trou-

"aient alors au -dessous de la faible volonté
qu'i l pouvait avou' de secotlrir la ligue provençale. Dans cette situation critique, 'la proposition d'une conférence entre les deux partis fut
plusieu-Ts fOis renouvelée; les instances du
ioe-Iégat qui 'désirait sincèrement la paix,
l'n'vinrent à failJ.'e réussir ce projet, ct il fut
er\Hll convenu que la conférence se tiendrait il
Saint-Maxw:lin qui, au potlyoir du duc d'Epm'non, livrerait des ôtages au paL1-i contraire
ponr la Slu'ete de ses représentans. Bn conséquence, les CO;lseillers d'Arnaud et de Thoron \
'pour le Pai'l'e ment de la ligue, et les Conseillè):s cl'Arcussia et de Suffren pour le ParlelnrntToyal , seréurrirent. li n'entre point dans
Hotre pl:lIl de rappelf'[, les articles rrspcot:in-

�sun
ESSAIS HISTORIQUES

ment présentés, et les moyens dc conciliation
offerts de la part de dcux gcntilshorrunes du
Comtat, qui assistaient à l'assemblée en qualité
de Jllédiateurs. Ces détails appartiennent il l'histoire du pays; nous nous borncrons il observer
qu'aucun des partis ne voulant rien céder de
ses prétentions, tout espoir d'accommodement
s'évanouit.
Mais le Parlement de la ligue avait mis il
profit le temps des conférences, en faisant détruire divers châteaux (l), voisins de la ville
d'Aix , dont la garde paraissait trop difficile , ct
en introduisant dans cette capitale des · munitions et des vivres pour plus d'une année. Il
avait aussi ordonné la réparation des remparts,
le creuscment des fossés, et l'établissement de
llouyelles fortifications. Enfin il fit délibérer
par tous Ics chefs de faJllille, des levées d'hommcs et d'argent, et de recourir de nouve:m à
la protection de l'Espagne et dc 'la Savoie.
Pendant que ces préparatifs dc guerre s'operaient à Ai...... , le duc d'Epernon se disposait ,

I.E ~ARLEnJENT DE PROVENCE,

~e son côté, à recomlllc·n cer les h ostilités , ~t les

Etats convoqués
' .par lui à lliez vo'"
",len t a USSI. 1a
lcvée de nouvelles troupes et des fon ds pour 1es
entretenir. '
Avec ces seco ~);s, Ic général royaliste n'hésita pas à entreprendre le siège de la ville d'Aix
dont
. les
'. intéressans détail s sont d u rcssort d es'
hlStol'lcns de cette cité célèJ)rt! .,. no us rapporterons seulement
' e l'al'deur avec
, uo exemple d
laqu~I1e les, h~ita1lS soutenaient ce siège, par-

cequ li se lie a notre sujet. La j ùstice ne cess
, d
a
pOlOt 'être administrée; et l'on voyait les
_
" .
pra
tlcIcns, au sortlr des audienccs auxquelles ils
avaient assisté, se réunir pour all er att aquer les ennemis jusque dans l eur,~ retranchemens (1),
Pendant le siège on avait formé un bureau
particulier pour délibérer sur les affaires de la
guerre, TDus les corps y avaient leurs repré,entans, et ceux du Parlementfurcnt les Conseillers d'Arnaud et de Thoron,
, Cc hureau donna des pou voin ~ quclqiles( 1) pjlloll , lJist.d' ~jix .

(1) Saiul-Ma,'c, Mereuil el Douc,

32 l

1.

�ESSAIS HISTORIQUES

uns de ses lU,e mbres pOUl' confçrer avec des envoyés du duc d'Epernoll, au , ujet d'.un AITangcmeu t qui, désiré de la put des assiégés, ne
l'était pas moins ,de la pàrt de~ assiégeans euxBlêmes; il .cause de leur résistance. La réunion
rut lieu dans une maison de campagne, au ter-:
l'oir d'EguiI1es; et, grace à la providence qui
penuellait qu'un 't erme fût apporLê aux malheurs publics, on y collcl'llt une-trêve agréable
aux deux partis, et dont l~s principaux articles
consistaient à reconnaître le duc d'~pernotl
pour gouverneur de toute la Provence, ct il ne
ricn innover de tout ce qui élait relatif il. la religiou.
Le gouverneur ayant approuvé ce traité, il
J'nt soumis à la ratification du Parlement de la
ligue; mais cette . Conr, Avant d'y prooéder,
voulut connaître l'avis du comt.e de CU1'ces ct
d'un conseil-général qu'elle eut soin de ,convo'luer. L'assernb,lée n'osa cependaut point P)'CIl ùre de délibération, ct l'envoya la décision de
cette ajfa.ire au Parlement, en y adjoignant le
comte de Carces, les Consuls ct vingt notables
" out on laissa le choix il ces derniers ; !Dais

sun LE PAlU.U1ENl' DJ: PROV ENC E.

n'ayanLpu .s'accorder, on sentit qu'il ne fallait
pas que ce délai pûJ -irriter le gouverneur par
J'lJ.ppat'enoe qu'il avait d'un refus; et, au nom
de la ville, on ~ui dépêcha un envoyé pour lui
en oOl:runnniquer lesJl1(i)tilfs .
•
L'heureux
moment était ,('.UJin N'enu, où
Henri IV devait détruire ,tous les Jlrétcxtcs de
la guerre civile. Prosterné au pied de nos aut?ls, il Ilécrussait la céleste colère, et consacrait le pacte de réconci,Liatio1) destiué à eifa.~er
toutes-les haincs, à cOl1lmallderà'tous les partis,
et à ne faiJ:e du peuple FrallQais qu'un seul
peuple {idéle, dévoué et ami. Cette dm",u;che
du Roi ohevalier, que la JDolitique n'aoopta que
parceque la couscience l'iru;pirait" eut pour pœ..
miel' effet un armistice avec le duc de Mayence,
par lequel. la cessation des hostilités était assurée
pour t~'ois mois,
Le Parlcmeut &lt;l'Aix éproll,v a 'une vi~'c joie
en apprenan~ la conversion du _pünce, et s'c.mpressa de faire publier la trève générale qui
avait été conclue, et d'assister il un Te Deum,
chanté a l'occasion d'un si heureux év.ènement.
Le duc d'Épernon, au contraire, qui dans

�3.24

ESSAI'S' HI ST ORI QUES

l'iQterv~ lI e, ;\\' ait espéré pou voil' se rendre

lllaltre de la' ville d'Aix , v it a vec p eine que ces
nouvelles: conjonctures vinssent lui ravir un
tl'iomphe, ~t continna tes h osti lités jus9.u'à ce
qùe la trève roy~ l e lui fût officiellem ent connue; il par ut.alors un llloment la r especter, et
le Parlem ent de Manosque en ordonna la publica tion .
Pendant cette tl:èv e , qui fut encore prolO?gée pour trois mois, l:I vi ll e de Marseille, depuis long-temps asservie par Caz~ux (1y, avait
demanàé au duc de Mayellne 1'~taJ) l isse me nt
d' un Ju ge-Mage ; dans le dessein de se rend re
indép endante de la vi lle.d'Aix. Le duc, aUll de
satisfair e à ses vœux , lui en vqya le m aître des
r e(Iuêtes, l\'las~)araut, pour

Cil

exer cer les fonc-

tions. Mais le Parlement fit arrêter ce .J ugeMao-e à Aix et l'y retint soUs le prétexte que

"

,

la v ille de Marseill e étant de son ressort , on Il f&gt;

( 1) Charles Cazaux., premier C"osul de Marseille,
«.! tait un ,'rai ty ran dans ce tte ,·ill e . fi fut tu é pal' Lihet'-

lat , qui réunil 1\hrscille so us l 'ob ~ j tisan cc de 'JI enri IV.
e n févr ier 1596.

:'\ un LE PAR L EMJ:l\ 'J' DE pnov ENC E .

325

po uvait y exerce l' aucune cOl llmislo ioJ] , sans
qu'au .préa la bl e, il en ('ùt vérifié les lettrcs.
Maspara ut é ta nt néanmoins d'intelligCllce avec
Cazaux, d'A ix 0 (, il était déte nu , par vint à
[aire r em p lir cctte magistratur~ par des Avocats .
Ma i~

l'époque éta it alTi vée , 0 1" l'esprit d'opposition ct 'de révolte devait céder à l'ohéis,a nce . La v ille d'Aix exécuta ccL heureux rctOlU' sur elle -mêm'C dans le mois dc janv if&gt;r

1594, et le Président Chaine qui ava it 'toujOllu 'port é un atiael,Jelll en t sincèr e au 1\oi , ~ut
le ))onheul' de contr ibuer puissa Ullll ont à cette
r ésoLution que la iidélité ihspira de concerl
a v('c la polit;iquc,
E~ co nsé(!uence, dans Ull e pre ll lière assem-

hl çe cO lllposée dt' royalistcs ct de ligllCurs, on
arrêta de r econll aJ tre Henri IV pour souvnai n
lén- itime et d'invi ter le Parl ement à rendrf&gt;

"

,

la j usticc en son noni. Cette déliJ)éraliou , accu~illic par acclll1na tion dans ulle a u1re asselllbl ée Oil avaiellt été réunis tous les ch efs de fa:w..ill.c , fut porlée au Parlcll lCnt pou r y être
sancti on llér . En rlrcl , le ,~) nelies dc la noblrsse

�~UJ\

l.E l'A ULETtl Et\ T

ESSAIS IÙ STÙR IQUl::S

et les Procureul'S dn pays se présentèrent aux
ChambL'esa~semblées; ct, sur leur demande, la
Cou r rendit un artêt par lequel il fut ordonné
il tous les hahitans de la province de reconnaltre Henri IV pour souverain, et de lui obéir
sous peine d'être punis. comme criminels de
lèse-majesté et pertul'l&gt;ateUl's du repos public. Cet arrêt portait en même temps injonction à tous les gentilshommes, capitaines, soldats et autres qui suivaient les étendards duduc
d'Épernon , de rentrer dans leurs .domiciles
sous huitaine, et d'y demeurer SOll.llÙs au~ ordres de la Cour. Enfin, cet arrêt pOTtait encore
(me S. M. serait très humhlement su})pliée tle
ne permettre, dansJa ville d'Aix, d'autre culte
que celui de la religion catholique) de mallltenir tous les . privilèges de la cité, et de souffrir
que les cahiers de remontrances du Parlement
et de la province lui fussent présenlés par un
Consei ller de la Cour. Cette décision réunissaut les suffrages du peuple , fut accuei llIe avec
allégresse, dès qu'une publication solennellc
l'cut fait généralell1ent connaître; eL ce f"t en
vain 'lue , pour en paÏ"alyscr les c!Tets , l'arch e-

oc

PRO\ ENCE.

vêque, dOll1iné par un frénétique enthousiasme
pour la ligue ) s'efforça de soutenir en chaire
que , pour être exécuté r cet alTèt avait besoin
de l'approbation du Pape (1).
Le ûmseiller Joannis de Chàleauneuf ful
ohargé de porter au Roi les témoignages de fi délité ct de respect du Parlement, el les remontrances qui avaient pour obj et .d'obtentr
l'amnistie générale du .passé, le maintien de la
religion catholique, la Gon1irmation de toutes
les leures délivrées par le du,&lt; de Mayellne,
vériflée.s pàr le Parlement, la conservalion de
tous les magistrats pourvus pendant les trOll]&gt;Ies., de tous les arrêts rendus et jugemens
prononcés.
Malgré la soumission de la ville d'Aix il I;autorit6 roya le, le duc d'Épernon n'avait pas
ahandonné le désir de s'en rendre maître ; el
croyant y parvenir, celle fois, par le moyen
des négociations , il écrivit dans ce dessein au
.cl) Cl ~: la iL Génébl'anl qui occuptti l le siège d'Aix .
ma i::; ses fur ('ur s fure nl c.~ u sc fl u1il ne put
(P lI, IrI U('!'

Ill ois.

y

l' es ter ,( ur

�su n

E SAI S HI STORIQUES

Parlement. Mais cette Compagrrie, résistant à
ses insinuations, lui déclara qu'il persisterait en
vain dans un projet que les intérêts dn Roi ne
légitimaient plus , depuis que la proVince s'était replacée sous sa' puissance.
Cette réponse, loin de satisfaire le gou;yer~
neur, lui fit naître la perisée, pour parvenir à
son but, de reprendre les hostilités; et en effet,
au mépris de la triNe, il s'empara de plusieurs
ch âtealL" dans le. voisinage d'Aix, où il commit '
les plus coupables violences. Une pareille conduite devait naturellement excit.er le zèle du
Parlement qui siégeait dans la capitale. Elle lui
inspira ~ne sorte de manifeste qu'il adressa au
duc, et dans lequel étaient énoncés avec autant
de force qne de nohlesse les torts ,sans excuse
qu'il n'avait pas craint de se permettre (1).
La Compagrric, ne se bornant point à cette
démarche, jugea utile d'assembler les É1&lt;1ts de

(1) Celte pièce est c Oll sÎg ll ée dans l' flis/.oire

1fr{UL~~'ic.

du Parlement de Provcmee J par l\l. (P llcs llli"y de MoÎ s'S, l e]

t. l , p .

.Jfi~,

LE PARLÊ :U ENT DE PROVE~ C C.

329

la province (1) dans la ville d'Aix. Elle en
confia' la présidence a~ Conseiller de Raseas : (
sous sa direction, les Etats ne tardant pas d'ap-\
prouver la soumission faite au Roi et la conduite que le Parlement avait tenue à l'égard
du duc d'Épernon, ordonnèrent une levée de
troupes et l'appel ~e Lesdiguière.s en Provence,
afin de les opposer au gouverneur.
De soh cbté, ,celui-ci n'oubha rien pour r éaliser ses illjustes projèts de conquêtes, qui, ~clo n
ce qu'on a prétendu, le portèren t à invp ql1 er
secrètelllent les secours de la Savoie et de l'Espagne.
Cependant l' horizon de la Provence s'éclail'cissait insensiblement; et les dispositions du
peuple, l'entrée de Lesdi guières, la sagesse
d' lm Commissaire qu e le R.oi avait envoyé
pour pacifier le pays, amenèrent enfin le gouverneur à des concessions satisfaisantes, Cc t
évènement auquel yint se joindre la réconciliation de la cOllltesse de Sault avec le cOl1lte
de Carces, [oul'llit à la joie puJ)Ji&lt;Jue i'occasioll

�3.10

~SSAIS

IIISTOfilQU ES

de se manifesterJ parceque ces circonstance.
pal'ill'ent avec fondement les heureux lJrécul'seurs de la cessation des troubles,
Toutefois la division , qui e.,,,,islait toujours
d=s le Parlement, éloignait ellcoxe la paix ;,
mais rendus à l'obéissance envers le même souverain, jl ét.ait impossible qn:animés désormais
du même esprit, les magistrats nc reconnusselll
pas le besoin de renon~er à de vains ohstacles
cie fol'lu~, pour opérer une réunion' devenue
indisllensable, depuis qu'en cédant au mouvement génél'al , ils avaient, à leur tolU', l'euoncé
à tout ressentiment. COllsolant tableau, que
nous allons Illettre sous les yeux de nos lecteurs,

SUR I.E

p:AnI..El\I~N'"

DE PRO\' El'\CE.

CHAPITRE XXI.
ftél mloll des (h·u,," l'arlemens. _ UésÎstance tl..: d'b:pernoo POllf :'C
maintenir dans 50,! gouveroemenl.

LA sagesse seule ne suffit pas pOlU' réparer
les JlIaux d' uue révolution; et tandis que la
plus faible étincelle les propage et les agrandit
sans mesure, il faut le concours de la prudence, de la force et du temps, pour eu arrêt!'r
le cours, en effacer les traces, ct en faire ouJllier les effets désastreuX,
Les &lt;lrmes de Henri !V avaient été victol'ieuses, et. sa générosité l'avait entouré de confiance et'd'amolU'. Mais il existait encore quelques prétentions hostiles, quelques a111bitionsexagérées qui, résistant amr exemples de la
lI1od~ratiQn et aux lois de l'ohéissallce, prolongèrent, sur ctuclques points, drs troubles dont
Irs fureurs de la ligue qui venait dl' cesser, ~u·
l'aient d" Irs éloigner paul' toujours.
Nous aurons bientôt l'occasion ne sig-IlGkr

�ESSAI S

sun l.E PA RLE M ENT OF. PRQ \ ' F. NCE.

rIl S T O "I Q~ES

ces funes tes suites de discordes; et nous les
déplorerons d'autant plu ~ qu'il faudra les aLlriJ)lI er à ceux-mèmes qui , par leur position , devaient plua' de saclifices au bonheur du Roi ct
au repos du peuple.
Mais r etraçons d'~ord de quelle mani~rc
s'opéra b r éunion de cette COJ~pa gnie qui .élait
disposée à confondre tous ses intérèts, et oubLier tous ses ressentim cns.
.
Un obstacle de forme r etenail en core le Parlement de Mauosque éloigné de celui d'Aix.
Transféré loin de la capltale par des Ici trespalentes, il croyait devoir en attendre de'nouvelles r OLll' r éa liser son relour. Ma is le COJIl IIllssaire que le Roi . av~it en Provence sut
.
'
h eureusement lever cc Li e difficul1,é, en décidant le Pad ement d'Aix à envoye r des dépUl.és
vers celui de Manosque, et en a llanl lui-mè'lIe
dans cette v ille pour vaincre les scrupul es des
JJlagistrats.

.

Déterm inés alor s à sc rendre il Aix , ils y
furent 'accueillis avec de l'a rCS léllloio-nao'es de
" Carces,
"
sa tisfaction . Lesdig lüèl'cs, le com lc de
k s Cons uls ct u n g....and nOll dll'c dcs l'rin cip'l llx

333

Il abitalls qui s'étaient joims à ('cs aut orités ,
s'av ancèrent plus d'une lieue au -devant d'eux,
pour les r ecev-oir. L e peuple qui reCODnut da ns
leur r etour un gage nouveau de tranquillité ,
l'rit pa.rt à cet évènement av ec une si vive joie,
qu'ell e donna à.leur entrée l'appareil d'up glorieux 1rio])] l'he , au milieu des applaudissemens
inspirés pa~' l'affection eth conGance publique.
A p eine entrés dans la ville, ils furen l cond.uits a= .pieds des. saiuts aut els, pour rendr e
gràces au ciel d' nne r éunion si nçcessaire (1).
Deux jours après (2) , le Parlement Il' Aix
réuni dans la Grand'Chambre, y r eçut du Cousei.lIer Agar, député à Manosque , l'avis olliciel
de l'arriv ée de~ m agistra ts composant le Parlement roya l. Alors la Cour ordonna au !Trefficr
.
"
de sc r endre auprès d'eux, pour les iuviter il.
veuil' r eprendre leurs places dans son seiu, ] Is
se rendirent en effet an Pala.is sm-le-champ ,

( 1)

Le Parl emen t ,de Manosqu e fit son t:: nlrée· :\ Aix le

6 jui n 1594.
(:1) Le Pm-lelllent (PA il. .n e pn t s'a:iscmblcr le lendelIIa in , à ca use du dima noh e.

�334

sun

ESS." S III STO RIQUES

précédés de leurs huissiers; et s'y étant placés
suivant leur rang. le pl'ésidel1t Chaine ·leUT
e:KprÎLoa tout le plaisü'que la Compagnie éprouvait de leur rcto\U', Le Conseilier d'AntellllY
le\U' d(qen s'empressa de répondœ il ces félicitatioll!', et· annonça qu'il venait .de recevoir une
lettre close, par' laquelle le Roi lui mandait,
ainsi qu'à ses collègnes, de sc joindre sans délai à la porh9D du Parlement rcstoo il Ai)c, ct.
lui réservait l'honneur de faire l~Tèter serment
de fidélité aux. mem])['es qui en faisaient partie;
de lllênle qu'aux habitans de la cité. Le Prési:"
dent Chaine répliqua aussit(\t que, puisque
tous les s&lt;luhaits étaient accomplis pal' leur réunion, ils consentaiont, pour la mieux assurer,
de renouveler le serment déja prêté an R@i; et
donnant aussitc1&gt;t le livre des ·saints Évangiles
aù Conseiller d'Antelmy, il prêta cc Sel1llel1t
cntre ses mains, ainsi que L(i)US les autres lllagÎlitrats qui étaient restés à AL'&lt; ,
Ceux' d~ Manosque ·méritaient sans doute cet
hOnnClll', colllme un dédolllmag·cmellt des tribulations auxquelles leur fidélité les avait exl'osés ; heureusement la 'Suscep~i1)ilité ne vint

J.E PARLEMENT BR PROVENCF::.

335

point, pal' ses exigeanecs, alt61'er l'Ul,i oll et
l'a moul' de la paix,
Le lendcUlai~, la Coui pagnic sc montrant.
.. éonic devant le ·1)euple, à la procession de la
F~lc':Dj('u, fut salué par des acclamations uni..
vcrseIles,
La ri~ll1ion s'ét:mt opérée entre l~s partis
('ontrait'es, il Il'était plus possible que ccux des
lvagistrats qui avaient adopté une neutralité,
l'lus prudente peut-être qu'horrorahlc, demeurassent encore éloignés; aussi se hàtèrent-ils
de quitter Avignori, Marseille, ct les tcrres
particulièrcs dans lesquelles ils s'étaicnt retirés
pour vcnir l'eprendi'e leurs «mctions dans le
Parlcment qui l'~conquit dès-lors son anciell
lustre ; mais les malheurs publics ay,lÎcnl tell.cll'l'llt affiUbli la voix de la justice, ~lu'il hti
falhlt beatlcou l' dc temps pour regagner la pl i\nitude de son autol'i té (1).

(t) Les magistrats qui r:evinrenl de MAUOSqUC, é(aieot
les Conseiller&gt; ù'Antelmy, de Suffren. Bermood de Pennafol't, de Cadend , tPArcussia J &lt;.l e ·Reiilan&lt;&gt;,. Dedans ,
Fnu ~o i s

de FOl'esta , Ollivie.', 4-le l ...eidet , de Séguiran,

�336

su fi

ESSA IS IIISJ'OnIQUE "

ra

Le Conseiller de Joanllis qui, comme on
YU dans le livre précédent, avait été déput6
vers le Roi, ne t:u:da. pas i,t r:apporter au ParlellIel~t (1) U:ne réponso fa vQrable aux remontrances de cette Com pagnie, ct remplie des
témoignages les plus ·flatteurs de satisfaction
sur sa conduite. On lisait, en effet, 'dans lps
lettFes - patentes : « Déclarons être satisfait
« de notre Cour de Parlement de Provence,
« l!lquelle a été · le principal instru;nent de
« la réduction de toutes les villes de notre
« royaume en notre obéissanc~, ayant yérita« hlement témoigné en cette l'encontre une eH« tière reconnaissance de notre autorité, et
« montré une consta nec pt u.n e fidé~ té exclU« plaire à toute la Fl"ance. ))
d,I Escali. de Beas , de Perier, dé GUé J'Ül , ct l'Avoca'l·Général de Monnier .
Ceux qui s'étaient éloiinés des afl'ai-\cs, el qui J'enll'~ ­
l'eot à cette occasion dans leurs cluu'ges , étaient les
Présidens de Coriolis

~t.dc Piolen'c , le Procureur-Géné-

ral Aimar, le Conseiller AimaI' SOIl père, ct le Procul'curGé néral Rabass e.

.

( 1) A la Gu du même mois de juin 159(....

337

LE PARLEMENT DE PRO'ENCE.

11 Y avait sans doute ·de l'indulgence d~llS
cclte royale déclaration, en l'appliquant au Par{ement entier; mais, ontre qu'en général les
corps ont l'avantage de profiter de la honne
yoie qu'adoptent partiellement ses membres
~
,
sans ctre responsables des fautes de ceux qui
s'en éloignent, il faut dire à la gloire d'Henri IV
que \ parmi ses nombreuses vertus, dominait
cclle d'oublier le~ actions qui encouraient le
blâme, pour ne garder le souvenir que de ce
qui était (ligne d'élogçs ; et il est juste d'obscryer que, dès l'instant où le Parlement de la
ligue revint à ses deyoirs, son dévouement
fut utile au monarque.

Ces lettres"patentcsétaientaccompagnéesd'ul1
édit par lequel la province était conservée dans

ses privilèges, et les lIIagistratis.nommés par le
duc de Mayenne dans leurs charges. Le Par~e­
ment, après l'avoir communiqué aux Cham])res assemblées, en ordonna la plwlicatiQn
solennelle dans la ville.
Cependant, la paix qui sc rétablissait de jour
('Il jour , complaitun .inexol:able ennemi: d'Epernon qlli naguère avait partagé la mauvaise
1.

22

�ESSA IS Il ISTOI\IQU ES
338
fortune du Roi, était il son égard dans un état
d'bostilité, depuis 'lUI' b province avait [a~t sa
soumission, Égarc par, lIl~ esprit de revolte que
l'a mbition et \':1I1l0Ul'-pl'opr(' nourrissaient peut. ètre de concert , il avait voulu S' CIO p:u:el' des
vi ll es qui, rentrérs sous l'ollCissance du Roi ,
ne méritaient l'lus cc traitellleut, Portant prin~ipaleD1ent ses désirs sur Aix, et hUlnili6 des
l'C['US qu'il en éprouva, il ut élever contre cctte
ca pitale un fort destiué il la réduire, et s'allandonna à des excès inexcusables, ct si cvideJ\1meut conh'aires il la volonté et aux intérêts du
monarque, qu'ils n'accusa ient plus désorJ\1ais
(lue la Lésistance criminelle du gO\lverneur,
En cet etat de choses, la' province avait demande son éloignement, mais le Roi suspendit
son autorité qp.'il conGa au duc de Guise, ct envoya en Provence le connétable de Montmor('ncy , .p our recueillir les plaintes dont le duc
d'Épernon était l'objet, surtout il l'égard du
fort qu'il avait fait conbtruire , ct dont 01) sollicitait avec ardeur la démolition, Le ParkmenL envoya des députés il cc Commissaire du
Hoi pour l'instruire de Lous les reproch es qui

SU R LE PARLEMENT DE PIIOVENCE,

339

s'élevaient contre le ""'ouverneUl' ,aIS,
M ' a ttaché au duc par des liens de fami lle, le connétahle sc montrait peu disposé en faveur de ses
adversaires, et différait sans cesse de prendre
une résolution rélative à la citadelle dont il sentait hien que la démolition l'trillerait en même
temps le parti de ·son protégé,
Dans cette situation, Lesdiguières et de Carces, fatigués de ces délais, conçUl'ent le projet
de s'emparer de cette forteresse qui était l'oh' et
~'IIlun'1 es négociations, et de la détruire, Mais
3
ils voulUl'ent y être autorisés par la COul' qui,
SUl' la dem:mde que Lesdiguières lui en fournit
par écrit, ainsi qu'elle l'exigea, rendit un arrêt
secœt, à la date du 10 juillet, pal' legu!'l la
destruction du fort était ordonnée,
Le lendemain, les deux généraux parvin~
rcnt il exécuter cet arrêt, au moyen d'une surprise par la'JUelle ils sc rendirent ma1trcs de la
citadelle; et trois jOUl'S suffirent pour effacer
jusqu'aux traces de, cet édifice menaçant, au
renvcrsement duquel on vit concoUl'U', , av('c
ulle ardeur extraordinaire, les frllllnes ell e
lIIèllleS et les (,Ilfans,

�ESSAIS tllSTOnlQ'UES

Le connélal)le en fut vivement irrité, ct ~oup ­
çonnant lé Conmussaire du Roi en P.·ovence
d'avoir donné cc conseil, il n'hésita pas à le
raire arrêtei·. S. M., 'au contraire, ne m:nùfesLa aucun mccontentClnent: cc qui confirma
qu'clle l'avait secrètement inspiré.
Quoi qu'il en soit, le connéLa bic désitait tfu'un
an 'angement, favora))le à d'Épernon pllt s'efrectuer, Pour y parvenir ) ill-éurut il I1e:\Ur.::lÎre
Ullè ,'lSscJUblée composée des députés rie cc gouverneur, et de ceux du parti nombreux qui lui
ctait conh·aire. Le Président de Coriolis, le
Conseillm' I1ermbnd ct l'Avocat - Général de
Monnier figuraient parmi ces derniers. Mais la
co'; [érence ne pro,dnisit aucun résultat" patce
'1 ue le duc pcrsistait il garder Son gouvernement
contl'e le VQCU très pronom;il de scsüdversaÎres.
" Montmorency voyant en eux oette rcsoluliorl inébranlable J laissa les contendans s'arhcsser il la justice du Roi, ct prescrivit une
Irève de trois mois, durant bquclle lcs ville~
[avora])lcs au duc devaient être dispensées rl'alIr .. plaider à Aix, ct les troll l'cs de demeure,'
dalls leurs garnisons . .

3''Il
, SU it LE PARLEMl-':'Nl' OF; PROVENCE
. ,
D'Epernon fit signifier celle ordonnance au
Parlement, pour Bavoir s'il voulait l'exéculcr
e~ I.e l'eco'n naîtrc lui:mêl)le' pOUl' gouVCnJOllr;
m~ ,cette Compagnie répondit q~e, jusqu'à la
déclSIOtl du Itoi; clIo ne pouvait lui a tlrilJ Uor,
cette qUillité , ct q:ue, 1)0\11' cc qui coneornait
les justiciables de son ressort qUG l'on vou\ .. it
en di ~er~ir, il fallait en soumeLlre l:t qlleslion
aux Etats. Ils furent en conséquence pl'Qlnptcment convoqués (J), cl Coriolis qui les présidait
au' nom du Parkment avec le Co;"se~ller de

fi~ l'~uvcrture

~n

d~- l

Venta, ,en
par
éloquent
cours pu 11 SlgnaJn II: besoin I]ll'avait la ])1'0veljCC de so ,d élivrer de trois grands enncmis ;
savoÎl!, de Saint-Roman qui gardait encorc au,
nom dg la ligue le$ ville.'? do SaJon, de Mm:tig'ucs
atde M;:tl'&amp;eillç; le duc de Si\Yoie, qlÙ était maltre
de Berro, de Grasse et de Saint-Paul', ct oulin ,
selon 1»1 , le pire d,e tous, d'Épernon qui" malgré les ordres du Roi cL l'exasl'cration du peupie, cherchait il sc maintenir dans son gou ,'èrnement,

�'::'li l\ I.E PAllLEIHE l\ 'f Dl:. rRü V f. i\ CL.

'
3-f2

3i 3

ESSAIS HIS1'On l QUES

Les'deux }Jl'emiers réunircntcontr'cux toules
les opinions, ma'Ïs les sentil1lens fu:ent pàl'tagés à l'égard de' d.'Epernon; et, après de
longue,; discussions, l'avis de rendre exécutoire l'ordonnance du connétable prévalnt.
Cette résolution eut toutefois defàcheuses consé~ences, parc~que la trève qu'elle consacrait n'était pas destinée à être fidèlement
observée.
V crs cette époque, de nouveaux difiërcns,
dont nous ne connaissons pas bien la cause, sc
réveillèrent entre le comte de Carces et la COlllteSSe de Sault ; ils furent assez graves pour provoquer l'intervention du Parlement qui intima
au comte de Carces de se rendre à Digne, et à
la comtesse dans l'ime de ses tel'l'es, Ils l'Musèrent l'un et l'autre d'obéir; et la Cour, dans la
crainte d'exciter d'autres troubles, crut devo.Î.J:
fermer les yeux sur cette résistance. Cette di,vision fut heureusement de courte durée, l'envové du Roi étant bientÔt parvenu à les réunir,
ct ~ les faire em]Jrasser en présence de plusieurs
membres du Parlement.
LI' 1II0ment de l'électioll consulaire appl'o-

chaut, le Parlement apprit 'lue le duc (\'EpCl') Ion sc donnait de gTands mouvclIlens pout' !aire
tomber le choix sur des hommes qui lui étaienl
dévoués, Dans fespoir de déjouer ces menées,
la Compagnie manda les Consuls, ct les e~ h ol'ta
à ne prendre leurs successeurs que parmi les
fidèles serviteurs du Roi, cL leur enjoignit de
lui cOlI1JI1U1uquer la liste de ceLL, qu'ils devaient
proposer. Les Consu ls voyant dans celle démarche une enîrcprise contre leur indépendance, et une atteinte à leurs privilèges, fi L'ent
d'in nli les réclamations ; ct la C01U', dl.rigée
pal' l'intérêt geuél'al, n'en persista pas moins
dans ses volouLès, en déclarant toulefois ql1'ellc
n'çntendait pas prejudicier aux lihertés de la
vi ll e.
Dans ces ~onjonctul'es , anivèl'en t des ordres,
cl u Roi pour surseoir à l'élection des Consuls;
mais la vi IJ e, ayant député auprès de S. M. ,
o'bLillt la l'évocation de ces ordres : cc 'lui en gagea le Parlement à renouveler 'Ie~ siens, Plus
dDciles cett e fois , les Consuls promirent de ne
nommer 'I"e des homllles bien intention Iles , c L
de faire connaître à la COlll', ayant de procéder

�3!J4

ESSAIS I1I STOJ\ IQUE S

il l'eleclion , les candidats qui leur paraîtr:\ient
dignes d'ètre ch~isis.
La Cour qui ne désignait ordinairement,
pour assister il cette nomination, qu'une dépu tation de deux Conseillers et d'un Avocat-General, crut nécessaire, dans cette circonstance,
de la I"endl'e plus imposante, et délégua le
President de Coriolis, les Conseillers d'Antcllny, d'Arnaud, de Joannis, ct l'un des melll:
bres du parquet.
Il rarut convenable au Roi üe prolonger de
trois mois la trève ' qui suspendait la décision
qu'attendaient il la fois le duc d'Épernon et tous
ccuX qui lui étaient opposés. Des députés du
Parlcnient ct des États se rendirent il Brignoles
pour en donner connaissance au duc; mais ,
comme celui - ci, dans l'interva l.l e, s'&amp;tait préparé quelques ,ressources , il crut pouvoir déclarer hautement 'lue, si l'ou ne se soumettait
pas aux conditions proposees précedemment" ,
c t dont les principales consistaient .1 le reconnaître pour gouverne~r, ct il établir une Chambre de justice indépendan te il Saint-Maximin ,
l'our juger les affaires de' CC LIX de son parte , il

su r. LE

PARLEME~T DE PROVE~CE.

345

livrel'aü au pays une guorre plus cruell e 'que
t04tcs celles 'lui l'avaient dCja I"avagé.
D'après cette réponse ,horribLe, le Parlelllent
convoqua il Aix une assemblée générale ,de la
noblesse qui délibéra de rejeter avec fiClte d('s
propositions aussi ' extTordinaires clu'inconveliantes, ct d'envoyer de nouveaux déput és au
Roi, IJOUl' lui exposer les désordres dont la d('~
sobéissanee du duc menaçait la province. Mais
la conduite de d'Epernon ne permit pas d'attendre là réponse du Roi, parccque, s'étant
uni au cOlfu,uandant de Berre qui cOllllllalldait
pOUl' le duc de Savoie, il avait déja COllunCllcé
des' hostilités qui obligèrent sur-le-champ la
Compagnie il prendre dcs mcsurcs de rigueur,
Elle rcndit 011 conséquence un arrêt (1), par lcquelle duc d'Épcrnon était déclaré fauteu r des
troubles, et adhéren:t aux ennemis de t'Eta t ,
Le même arrêt ordonnait I( des informations il
«( prcndre contre lui pour être envoyées au Hoi,
( ct faisait en même tcmps défense il tous cu« pitaines , gentilshommcs, Cons uls, lllan 3 11S

�3:\6

ESSA IS UIS'J'Ol\ JQIJES

« cl habilans des villes ct lielUC de la pro\' Ille
« et à tous les suj ets du Roi, ùe l'assister de
,( vivres ou de ,munitions ,sous peine d'être dé« clarés criminels de lèse-majesté, ))
C'est ainsi que celui qui naguère avait vail-

lamU1 en t soutenu ks armes de son soùvcraio
léO'itime
ses i'Cvers ct so n io('orillne
b
, ct IJartaO'é
.
b
pendan t la ligue, poussé tout-à-coup par j ~ ne
sais quel esprit d'indépendance ou d'en vahissrment, sc trouva digne de figurer sur la liste
des rebell es! Étrange condition de l'hUlllanité ,
si l'élévation du rang, la possession des honoeurs, le devoir plus pressant encore que ces
avantages prescrivent il la fidélité, ne suffisent
pas pour réprimer les passions!
L'arrêt qui venait d'atteindre le s'ouverneur
fu t envoyé dans toutes les séné~ha ussées, ct pu - ,
bJjé avec solennité. Mais, loin d'éclairer le duc
d'Épernon sur ses excès et de l'engager à un
honorahle retour sur lui-même, il ne serv it
qu'à le précipiter de plus en plus d:ms la fausse
voie qu'il avaÜ adoptée; aussi con tinua- t-il
a \'ec an1cur le siège de Salon qu'il avait entre-

~un

LE P.A1\LEMENT DE PROVEN CE .

l'assistance de Lesdiguières qui s'empressa de
satisfaire à cet appel.
Le Roi lui-même tenta vainement- de faire
déposer les armes il d'Épernon .. Dufresne ( t )
qu'il envoya auprès de lui , le trouva toujours
plus ohstiné ' dans sa révolte. Cc commissa ire
fut ohlio-é
de faire
part de l'inutilité de ses néb
,
bO"ociations , et de la fureur avec laqltelle le duc
les avait repoussées, il une assemblée qu'il réunit pour aviser aux moyens qui restaient il pl'endre dans une circonstahce aussi fàcheuse. Le~
Présidens et les trois plus anciens conseillers ùu
Pari cm eI)t , de même que les gens du Roi ct les
Procureurs du pays formant cette assernJJlée,
s'arrêtèrent il l'idée de propOSer au duc une
nou velle trève de deux mois; Dufresne parvin t
à la lui faire accepter peu de temps après, et
elle fut ensuite' vérifiée au Parlement qlli [ut
encore ohligé d'employer la 's évérité contre
quelques nlembres de l'église.
L'archevêque Généhrard s'était éloigné cilSOli diocèse, ct en avait confié l:t direc tion il

pris, ct réduisit -il le Parlemenl il recourir à
(1) Secrétaire-d'EtaL.

�34 8

SUR LE

PAr. T~ Ei'\TE N 'JI

DE PRO'V"F.'X CE.

ESSAIS IlI STOl\IQUES

Garandcl, aussi oxalté (IUO lui , ot qui, claus
l'excès de son fanatisme, considérant le Roi
comme excommunié, et tenant les discours les
plus séditieux, eut encore l'audace, mal"'r6 los
"
avertissemens de 1(1 COU!', de s'opposer 21 ce
qu'on priit pour S, M. , et de soutènir cn ohaire
que l'on no pouvait en conscience pder cn·fave'U!, d'un prinoe excomlllunié. Arexelllple do
ce grand- vicaire, un roligieux !lU nÎlIIO et le
supérieur de oct ordre, se firel\t remarquer l'Pl'
l~ urs fureurs, Le Parlement réprimant des
écarts qui portaient évidemment atteinte au
tl'ône, enjoignit au premier de s'éloigner de la
province, et au chapitre de 11oul'voir 21 son remplacei110nt, et mit.les deux rel~gicnx dans l'al ternative de se résoudre à prier poU!' le n.oi d:lI1s
trois jours, on à être expulsés du royalune. La
Cour fit en même temps défense à tous les prédicateurs de prêcher sruis son au torisa tiou.
Enfin l'archevêque étant parvenu à obtcnir unc
bulle d'excomlllllnication contre le SllccesselU'
'l,li a vait été donné il Garandel , le Parlcll)ent fllt
encore obligé de s'occuper de cette aflitirc , et
de proUlulguer la défense de déférer à la huil e,

Les troubl es que ces nouvc:lUX é"èncmens
pou va ient produire, furent heureuscment prévenus bientôt par Hurault de l'Hopital, plus
connu Sous le nom de Valegmnd, que le Roi
nomma à l'archevêché d'Aix .
Mais la fougue toujours croissante de son
prédécesseur (1) qui continuait de résider à
Marseille, deyi:ot telle qu'elle obligoa le Roi de
donner des orru'es il son Padelnent 1 pour qu'il
procédàt contre lui d'après la l'ÏguelU' des 01'dOlmances, Des procédures furent donc dirigées con tre cc prélat indom,ptable; et conuue il
en résulta qu'il était l'auteur d'un livre contraire
a ux lois du royaume, qu'il avait. été l'uil des
membres du Conseil des Seize à Paris, qu'il
avait [Qlllcnté la l'éb cll~on il Aix, ct fait tous
ses e[o1'ts pOUl: que cella vi lle nb retourni t
point sou s l'obéissance du lloi, le Pa d erllent
rendit un arrêt (2) pal' lequel cet ancien archevêque fut condamné at~ hannissement, COlllllle
coupable de lèse-majesté; la mêllle décision

( 1) Gênéh,..r(l .
(2) Du mois dr rénÎ C' I' 159(;'

�350

sun 1. E 'PARLEME N'l' DE Pl\O\'ENCE .

ESSAIS HISTORIQUES

concbmna son livre aux flammes, et confLsqua
ses biens au profit de l'État,
Mais, déja Henri IV s'était décidé à donner
un successeur à d'Épernon; ct son choix en sc
portant sur le duc de Guisè, fut plus décisif que
toutes les mesures violentes pour affaiblir le
parti du premier, en Tattachant au nouveau
g-ouvcni.eur un nombre infini de ses adhérens,
Le duc de Guise s'empressa d';u'river en Provence (1), et le P;u'lement enreg-istra ses pouvoirs dès qu'il fut arrivé sur les frontièi'cs de
son gouvernement, 11 rendit- ensuite un arrêt
propre il soumettre la résistance opiniàtre de
son prédécesseur, En effet, cette sentence portait injonction aux partisans de d'Épernon d~
sortir de la province dans huit jours, sous peine
d'être traités comme criminels de lèse-majesté,
&lt;'t à tous les genti1shorruncs et officiers de guerre
de venir, dans le même délai ,prêter s()1';nent
de fidélité au Roi, et se rang'er sous les ordres
du duc de Guise,
Cet acte devait aussi amener d'Epernon il des
(,) En no\'eml&gt;t'e 1595.

jelées plus pacifiques l ; 'et dè6 que son successeur
&lt;'lit ra it s\ln enLrée à Aix ÇL), eL y cut él6 accuc,lIi avec les ':plus .v ives démonstralions de
joie, l'ancien g-ouverneur sentit bien qu'il était
telllps de déposer les armes, et ayant prêté 1'0reillcà des ~oics de conciliatioll , il se déHermina .
il renoncer à t&lt;ilUtes ses prétentions,' moyennant
une indomnité considérable à laquelle consentit
la province. CeLLe résolL,tion , et son départ &lt;JlÜ
nc tarda pas de la suivre, excitèrent une salisfac lion générale; Aix se fit surtout remarquer
pal' les festins, les bals et. ' les carrousels donnés
il .cette occasion; des prières s'élevèrent aussi
vers le ciel , pour le remercier de la déL, n'ance
-de cet ennemi., ct on fit u ne, procession so lenneUe à laquelle assistèrent le Parlement enrobe
rouge et le duc de Guise qui marchait entre les
doux plus anciens Présidens.
La longue r ésistance de d'Épernoll, la trall saction qui la termina il st&gt;n prou t , et les l'è lts
qui sigllalèrent SOli dép:u:t, sont bien propres il
lau'e juger de l'esprit qui dominait il cetle lllal-

.

( 1) Le l '}, ùéccllI hrc 1595.

�352

ESSAIS 1I1STOnlQUES

hC'Ul'euse époque de nolxe histoire, pcnùant laqucHe l'ignorance et le fanatisme ùu peuple , ct
l'a11lbitjon des grands nourrie par de vieilles
idées d'indépendance féodales, suffisaient sans
doute pour multiplier l(!s ohstaclcs ct retarder
le bienFait de la paix intérieuœ.
A peine d'Épernon elit-il abandonné la province, que le Parlement jugea utile d'envoyer une nombreuse députation (1) dans toules les villes où le cours de la justice avait été
interrompu par l'occupation de cc gouverneur,
afin d'y faire cx6cuter.les .diflërens arrêts ~'en­
ùus dans l'intervalle, de recevoir les plaintes
des habitans, ct de pour\'oir il tout ce &lt;fui pouvait ê lre nécessaire pour l'expédition des affaires.
La nomination d]l duc de Guise au gouvernement de Provence donna lieu il une protestaI ion remarquahle, pa~'Ceque le Parlement d'Aix
la transcrivit dans ses regislres, ainsi que celui
de Paris.
(1) Celle dép\llatiofl fut composée d'un Président ,
de neuf Con seillers ct (l'un Illcmln'c du p;lrqu ct.

SUR LE PAllLEMEl'(T DE PRO' El\'CE.

,

3j3

Le Chancelier de Chi verni crai~;t
1'ml~
, l'
5'U

t ronde ee nouveau gou verneur qui, prétendant
aVOlr des droits personnels sur la Provence
, d
'
trouvaIt ans l'autorité d~mt il était investi des
moyens propres à les faire prévaloir. Dominé
par cette p&lt;ltriotique prévoyance, il ,chercha à
f~re partager ou Roi; et ne pouvant parve1111' a changer la résolution de S , M , ,1'1 consI'

1:

gna dans les archives des neux Parlemens une
courageuse protestation, destinée il servir de
frein à celui dont il redoutait les entreprises,
ct à assurer l'intégrité du l'oyaume : conduite
noble qui fait l'éloge du souverain et du mi1-u;1re. Henri IV voulait qu'onl'éclairàt sur ses
fautes, ou qu'on le garantît contre leurs suites
ct il fut assez heureux pOUl' réunir autour d~
lui des hommes toujours prêts à seconder ses
intentions avec ct' courage 'lui surmonte tous
les ohstacles.
Peu de te~ps après avoir investi le duc de
Guise du gouvernement de Provence, le Roi
désirant reconnaître les services de LesdiO'uièl'CS, lui confia le titre de lieutenant de Roi"'dalls
II' même pays , ayec pouvoir d'y cOIJJlllandel'
1.

�354

ESSA IS HI STORIQU ES

en l'absence du gouverneur. Mais le duc qUI
craignait de trouver en lui UII surv('illant inco mmode, appuya secr ètement les intrigues de
d'Oraison et de Carces qui prét.endaient l'un et
l'autre il cc poste; ct, sous le prét.e'Nte qu'i l était
de la religi oll réform ée , il· parv int, malgré les
services éolatans de Lesdigu:i ères, il lui fa il'e
retirer la faveur dont le souverain avait récompensé son dévouel\lent. Mais ce tri6mph e
pou va nt n'être que passager , ils vo ulUl'ent le
rentlre durable, et empêcher à jamais le r etour
dc Lesdiguièr es, en insinuant il la noblesse de
demander au Roi qll'il n e confiàt , dans aucune
occasion, la lieutenance ni aucune des principales charges de la province, à des ~tra n gers .
Afin que cette délllarche ob tint p lus de poids,
le duc voulant y associer le Parlement , des députés de la noblesse admis au bureau, devant
les Chambres asseui bl ées, leur fi rcnt part de
cette détermination. Mais, ava nt 'de l'autoriser
de son suffrage, la Cour qui ne soupçollnait pas
que toute cette affair était du c aux suggcstions
du gouverneur, désira son avis, ct envoya aussit&amp;t vers lu:i les gens du Hoi , pou r l'illv it er il

SU R L E PARL E M ENT DE P ROVE1&lt;CE.

355

venir preu&lt;ù'c sa place au milieu d'elle. Le duc
s'étant empressé de s'y rendre , ct de donner
son.~.s se ntilllent, le Parlement accueillit la propOslt1on
. ; mais nous ignorons si ell e obtint 1a
san ctton r oya le.

•

�sun LI:. PAHLElUENT DE rI\QVENCE.

356

ESSAIS HISTORIQUES

La présidence de ce nou veau trihunal ayant
{)té confiée au célèl)re Guillaume du Vau', il en

CHAPITRE X::&lt;ll.

Chaque jour, après le départ de d'Épernon,
fut marqué par la soumission de 'luclquc nouvelle vi ll c. M~c ne tarda pas à suivre cet
excmple, et à l'entrer sous la puissance du
bon Hcnri . .Mais elIe youlut, en rctour, obtenir l'établissement d' une Chambre souveraine
qui pût juger en dernier ressort toutes les affau'es de ses habitans. Lc Parlement yit dans
cp lle demandc une atteintc portée à sa juridic1ion, et crut devoir réclamer lc mainticn dc
ses droits. Cependant, le Roi ay~nt déja promis
la faveur 'lui 1ui avait été demandéc, chercha
à concilier toutes les prétentions, en désignant
des mcm]lrcs du Parlcmcnt pour formel' cctte
nouvelle Chambre dc justicc , ct en écrivant i
la Compagnie, pour la dédomlllager, une leltre
digne du meilleur dcs pères (] ).
(1) Lettre de Henri lV l'lU P"rlement de }"&gt;,'o"e ncC' :
1\

Nos âmése t féaux , les hah illlll s de notre yiH!' de M ~ll -

357

n

seille lIOUS ayanl fait entendre que par le traité de leu ,'

t(

rélluctioll à notre obé issance, il leur avoit ~ lé promis

Il

f!u 'il

y Juroit une Chnmbre de justice établi e en ladit e

If

vi ll e

pOUl'

I(

différtnd b:,

connoÎtre et déc id e!' en derni er l'essol-lle urs
nO\1 S

désirilJlL oùs(,l'Ver eL entretenir de

I( honliC fOL ledit tl'aité J avons procédé à l'érectioll d~
jl

ladite Chambre. Mais au li eu que lesdits habitants nous

Il

auroient requis Je la compose'- cie nouye'lux officiers,

Il

afin qu'elle demeurât toujours disLnlÎte ùe volre corps;

(1

11 0US ,

pour

Il e

fair!; un e tell e brt!chc à ,'olre dignilé

el

CI

autol'ité 1 laquelle nous ':oudl'ious plutôt augmerllel'

Il

que diJUinue~, avons ordonné qu'il

li

pris et élu de yotre Compagnie pour aller tcnir ladil e

Il

Chamb! e, avec un pel'sonn&lt;lse J'honne ur {lui scroi l

y auroit un uombl-e

Il piU: nous nommé; ct ayant cho isi le sie ur du Vair,
CI Conseiller en notl'eCon seil-d'Etat,poul' y prés ider pour
Il

un lemps se ulement , et jusqu'à ce que les choses se

1\

disposent ft ê Lre réduites à leur ancif'.Jlne forme, nous

tI

avons bien voulu vous en donner avis par celte leLtre,

(1

péll' laqu elle ,'ous mandons d'obéir de "oLre }&gt;art cn cc

,1 qui

dépencll'3 de ,"ous, à ce que

\ 'OUS

a\'ons ordonné

u

pou r ce LéS;lrd. et y étant , de vous accommoder il ce

If

qui ~ODCe1'ne le J'ppos e t la LrauquilliL é de ladite vi lit"

l

�358

sun LI!. PAIlLEJTI:: T DE PRUVE!\CE.

ESSAIS HISTORIQO.: S

présenta l'édit de création au Parlcl1Jeut (J) qui
DC se décida il l'e nregist~'er, qu'avccpl usieurs modifications. Il arrêta que la Chambre de Marseille
ne pourrait procéder à la vérification d'aucunes
lettres, édits, ni déclarations, non plus qu'à la
réception des officiers, maj eurs ou autres; secondement qu'elle ne connaltrait point des procès criminels, quand même ils concerneraient
les Marseillais; troisièmement que les alT~ts de

J.3!)

partage seraient vidés par le Parlement quij"gerait a ussi les récw;ations, lorsque le.~ lIlagis t~'ats du trihunal de Marsei ll e ne seraient p~s

u en lelle sorte que nous n'ayons pas occasion d'user du

en nombre suffisant pour statuer; enfin, que 1(',.
seize JlJembres dont le l'loi avai t cOlllposé ceLLe
nou velle juridiction l seraient rédu its à dix
'lui, confon\lé'llent il l'édit, sera ient cllOi,i.
dans son sein (J).
Ces magistrats se rendirent aussitôt il l\ldrsei ll e, où ayant été œçus avec beaucoup de SI)lelllliLé, leur premier soiu fut de p,·océder à 1,\

remède que nous avons accordé à ceux dudit Mar-

publication des leUl'es de leur étab lisselllent

cc seille 1 en cas que vous soyez refusants o u dilayants de

'lui accordaient cn mèllle temps aJ)olition d"
passé en fa veur des Marseill ais. Ils ordonnèrent

(t

ct satisfaire à nOlredite volonté. Car si nou s sommes con·

({ traints de faire un étahlissement de sens de justice en
tI

ladite ville de Marseille, autres que ceux de votre

ct Compagn ie,

110U5

el1suÎle 'lue tous les habiLans viendraient prètel'

prévoyons qu'il sera difficile ùe le

changer et de remettre les choses dans le premier é ta l .

(1) Les membres dJlégués étaien L: AnLoine de S uffren;

ct Vous voulant bien dire que nous avons commis la

Boniface Bermond de Pencafort ; Claude d'Arnaud; ll&lt;lul

te

t(

charge de ce lte affaire à personne en qui nous

aVOIlS

de CIleilait , se ign e ur de I\10ul'iès j Nicolas Emenjaud,

u toute confiance el qui y apportera teJ1e prudence et

se igneur de Barras j Pierre PU !;f&gt;l, seigneu,' JeToul'Lour

c( modération que si ]es choses ne s'accommodenl à "otl'C

Pierre Dt:dons j Jeall-PjelTe Olivier; AnLoine Seguinn

(( consenteme nt et avaDt&lt;lge, ce Desera que pnrceque vous
CI

j

f&gt; l Alex&lt;lllJI'c Guérin. L'av oc aL-généra i (l e Monnier e l le

De l'aurez pas voulu.

ProCliloe UI'-Cénéroül JOSl.!pla A ~ Ul ür fm'f llt délégués rouI'

cc Donné à Tours, le 29 octobre 1596 . Il

le

( 1) Le 14 décembre 1596.

{~ I"C mC lo ci"il.

p lH'qIlCI ,

rt on nOJllm~

pOUl'

grenier Jos('ph Eliennc

1

�360

ESSA IS RISTORIQU J.::S

~ntre leurs llIaius serment de fidélité au Roi;
cc qui fut ponctuellement exécuté.
Le Parlement, ainsi diminué considérablement par l'organisation de cette Chambre de
justice, sc tTOI1Va ohligé de se réduu'e à la
Grand'Chaml)re ct à la tourne He , dans lesquelles on répartit les membres des enqu6tes.
Cette réso lution déplut heaucoup aux Présidens
de cett e Chambre, parcequ'ils se trouvaient l'l'duits, dans les autres, aux simp les fonctions
de Conseillers; ils en conçurent tant d'humeur
qu'ils s'éloignèrent du palais. Mais celte bouderie céda bient"'t de,allt l'ordre exprès qu'ils
reçurent de continuer leur ch arge , sous peine
de perdre leurs emolUlnens.
L'établissement de la Chambre de Marseitle
donna Jieu aussi à un règlement sur les épices,
qui s'est perpétué jus'lu'aux drrniers temps.
Les rapporteurs avaient auparayant la moitié
des droits taxés au J)as des arrêts; 'Ilais, comll.e
le Parlcmcnt sc trouvait privé des alfaires de
Marseille qui étaient les plus productives, cl
'lue les deux Compagnies :lyaiellt une bours(',
COlIllllune , il fut délibéré (I"e Irs 'luatn' cin-

sun

LE PA)fl... E"'ENT ilE PROVEN CE.

361,

quièmes des épic!'s seraient déposés dans celte
bourse, et que le rapporteur n'en prendrait
pour lui , sous le nom de Droit de quint, que le
cinquième restant.
Vers cette époque, les 'Présidens élevèrent,
à l'égard de la Compaguie, des prétentions extraordinaires qui furent hautemen t repoussées.
lis soutinrent que le premier Conseiller ne pouvait présider, en leur absence, la Chambre à
laquelle il appartenait, et qu'il fallait alors recourir aux Présidens des autres Chambres qui,
pour passer de l'une à l'autre, devaient être
avertis par un Conseiller. Mais, reconnaissant
bient"'t l'inj ustice de leur prétention, ils y renoncèrent.
Quoique, pal' le personnel de ses membres,
la Chambre de Marseille fût une émanation dll
Parlement, une cOl1tention s'éleva entr'ell e ct
cc corps, à l'occasion du retour de l'année judiciaire, parcequ'elle eut la prétention de [aire
à part sa rentrée, et de recevoir le serment des
avocats et des ]1l'ocu.reurs. Mais le Parlement
a uquel déplut ceLLe résolution, réclama aussil "'t
a uprès dll Président du Vail', 'lui répondit par

�1

ESSAIS HISTOI\lQU ES

d'inuliles rel'l'éscntaÜo)Js ; et la COJJlpugJlie lel'mina cette a:lIaire par un arrêt 'lui. oJ'donna 'lue
l'ouverture du Parlement, la lecture des 01'donnances, et la prestation de sermont, sc fcraient à Aix en la manière .a cooutumée, et qui
défendit à tous les.magistrats , avocats, prooureurs et suppôts de justice, d'y contrcvcnir,
sous peine de suspension et autres peines arbitraires.
Plusieurs difficultés s'élevèrent encore pa.rJlJi
ces deux corps de magistrature, ct SUl'tOut oelle
'lu'occasionna la peste de Marseille en 15g8 .
La Chambre de justice de cette vill e d6sira ,
pour sa sûreté et celle de ses justioiables, sc
IJ'ansporter ailleurs ; mais son étab lissement
étant circonscrit dans Marseille, elle crut devoir s'adresser au Parlement pOUl' ob tenir l'a utorisa tion de s'éloigner. Cette demande , 'lui paraissait assez juste , fut toutefois repouss.ée par
un refus form el , ct ne laissa d'a utre ressolU'CC
à ces magistrats 'I"e d'abandonner leurs [OIlCtions, lis se retirèrent il Aubaglle où ils vécurent en siJUples particuliers , pendant lllÙ t Ill ois
'lue dura I~ eon tag- ion,

SUR LE

PAlIL . "E ~T

DE PROVENCE,

363

Cc fut alors 'lue le Parlement renou vela l'usage des merouriales que les troubles précédens
avaient fait n égligel', et qui n'en était neVelll\
que plus indispensahle à cause du relâchement
et des abus qui en avaient été les tristes Buites.
La mel'cllriale qui eut lieu cette annee, fut
l'ouvrag~ de l'Avocat-Général de Laurens qu e
ses vertus recommandaient à l'estime publique.
Elle renfermait soixante articles qui, oprès
avoir été !!xamines par une commission, furent
soumis aux Chambres assemblées.
A son tour, la Compagnie en dressa une
pour le parquet et le lieutenant-général d'Aix,
afin que tous les melllhres de la justice pUSSCl~t
profiter d'une si utile institution.
Elle a été léguée â la nouvelle magistrature
pal' les lois de discipline qui la gouvernenl,
Mais peut-on espérer aujourd'hui de ce f rei n
salutaire les mêmes avantag'cs? La dé licatesse
de nos mœurs, la susceptihilité de nOU'eaIl101lJ'propre, cette tendance générale vers les ménagemens et les concessions n'&lt;'&gt; tent- ils pas au
disco urs du IIlinistèl'e pub lic tout e sa [orce,
à ses tabl eaux tout es leurs cO lt/ eurs, il scs l'l'-

�364

ESSAIS U1STOR IQ U ES

proches tout e leur gravité? Autrefois, on ren fermait la plainte dans de~ termes assez précis
pour être sûr qu'elle atteignait le coupable.
:lI1ais, de nos jours, on cherche à sc perdre dans
des généralités qui, dissÎnlulant les défauts au
magistrat dont ils flétrissent la conduite , sem b�ent l'autoriser à ne pas se reconnrutre il leur
.peinture, pour être dispensé de s'amender.
Cependant, combien ne serait-il pas à désirer
'lue la voix du ministère public f()t inflexible
devant le relàchement des moeul's? et n'est-cc
pas parceque le luxe a fait d'efIrayaus progrès,
la licence de désastreux écarts, qu'cli c devrait
sc faire entendre plus courageuse ct plus re·
doutable?
C'est parceque le monde est pl us tolérant
pour le vice, parceque la religion est traitée
avec moins de respect ; c'est parcecluc les liens
les plus sacrés de l'amitié, de la fidélité, dc la
]lonne foi, ép rouvent, quoiq'l'en secret, plus
de violations; c'est parce'l"e les vertus sévè,res
ct gl':l ves de nos ancètl,cs sc sont éloignées du
toit domestique, qu'ell es devraient sc retrou ver loutes l'éllJües, comill e une phalange in-

SUR LE PARLEMENT DE PROVEl'fCE .

365

vincible, dans le magistl'at et dans le sanctuaire de la justice dont il est l'auguste ministre,
afin qu'en distribuant celle-ci, il pût donner
aux autres par l'autorité de ses exemples, tout
le poids de leur anciènne et salutaire influence.
Mais Phomme est faible, et a besoin de noml;reux avertissemens, soit pour éviter les
écueils, Roit pour s'en retirer lorsqu'il a eu le
malheur d'y tomber ; et il trouverait une senti nelle avancée, un guide sûr dans ce magistrat
que la loi a établi pour censeur, si, remplissant sa tàche dans toute son étendue, il sc mettait lui-même à l'abri de la censure, en imposant silence il toutes les considérations, et
s'élevant avec autant de force que de courage
con tre tous les g'enres d'abus, sans acception
des personnes (1).
Mais, après cette digression qu'on nous pardonnera en faveUl' de son lllotif, re"enons à la
jW'idiction établie à Marseille, au grand ll1é-

(1 ) Si nous ne crai gnio ns pas de nous éloigner de notre
sUJ et , nous pourrions citel' plus
l'agc use exception.

d' Ull &lt;'

hono rahle ct ('ou-

�3GG

ESSAIS ITlSTORIQUES

SU R LE pARLEl'IfE'NT DE pnO'ï&lt;: !\"Cr..

contcntement du Parlemcnt, parcequ'clle diminuait SOli autorité. Conformément à la pi"Omesse de Hènri IV, elle ent une courte existence, puisqu'ayant été créée en 1597, le Roi
larévoqna en 1599' La vérification de l'Mit qui
la supprimait fut l'acte par lequel elle termina
. ses travaux; les magistl"ats qui la composaient
vinrent reprendre aussit~t leur place dans la
Compagnie dont ils avaient été moll1entanément éloignés; et celui qui en était le chef
ayant eu rhonneur d'y être appelé, en fut le
Président (1)..
( 1) En 1607 cetlc Chamul'e ful nitablie J IlI&lt;lis f' 1I(' ne

sub:;:i!'ila que lI euf mois,
lJrf's du P;u'lclncnL

f t

rut Ilu ssi cOlllposét de U1CIU-

1

CHAPITRE XXIll.
No mio ati o n Ilu premi er

Pr~siJenl . - Faits di Ye r~. - D él;als cnlre

le Parh:meril et \'_-\rche1'êque .

LES troubles (lui s'étaient prolongés, avaient
long-temps laissé vacant le siège du premier
l)résident; et le Roi, en y nommant du Vair, sc
)'endit à la fois agréable à la Compaguie et au..'C
di vers onJ..res de la province qui , sensibles à cc
choix, en adressèrent lellrs l'Cmercllllens au
sou verain. En cffet, ce magistrat était le diglle
obj et de l'estime et de l'affection publiques;
ct ses vertus ramehant les beaux jours du ParlClllent, lui œndirent toute sa splendeur, en
entourant son autorité de respect cl' de dévouelllcnt.

ë il

Les Consuls) il leur installation ( )), se départirent pour lui du droit qu'ils s'ét.aient attribué
(1) Elle cul lieu le 5 juillel1 599. k P,,,I.',,.c"l a ,,'U)
clé prorogé 'dUl'a nt tes vacalion s .

1

�3GS

•

\

SUR LE PAIILEMENT DE PROV ENCE.

ESSAIS HISTORIQUES

36g

de rcccyoir le serment des 'chefs dc la justice;
sa baute renommée leur paraissant un gage de

quièlU!', et quelques offices de Conseiller furent
créés au profit du duc de Guise.

fid,Hité supérieur il tous les autres engagemens.
Mais cette concession dictée par la vénération,
dmrint définitive: ce qui prouve que les exceptions que l'on croit les plus passagèl'es, sont fu-

A la fin de la même année, le Roi érigea

nestes aux usages les mieux étahlis.
Au début de sa nouvelle magistrature, le
premier Président eut l'attention d'aller présider
une affaiœ en tourne Ile , afin de constater le
droit que lni donnaient ses fonctions de se rendre d~ toutes les Chambres où pouvait l'appeler le service du Roi. Ce droit étail exclusivement-réservé, comme aujourd'hni, aux premiers pr,ésidens , tandis que les autres ne pouvaientpresider que lesChambres dans lesquelles
ils avaient été départis, à moins que le premier ne fût absent ; et, dans ce cas, le second
passait à la Grand'Chambre , ct le troisième à
la tOUl'nelle.
La création de cinq offices de Présidens il.
J1l0l1icr remonte à cet te époque (1). Le cin -

aUSSi une Chamhre composée à nombre éO'al de
"
membres du Parlement et de la Cour des Comp'
tes, pOUl' connaître des comptes de la communauté de la province, et juger en dernier ressort les différens. Mais le Parlement, en possession exclusi ve de ce droit, ne voulant pas le partager , sollicita la révocation de cette Chambre de
justice, et finit par l'obtenir le 14 avril 1601.
Quoique, dans les pretniers tem ps cl u Parlement, lesmagistratsqni résignaient leurs offices
obtinssent des lettres de vétérance, ils n'avaient
pourtant plus voix délibérative, et ne pouvaient
assister qu'aux céremonies publiques (1), et
aux SeallCeS d'honneur (2). Mais, plus indul-

( 1) Le jouI de Sainl-Nicolas était , c OLr'autre s , un de
ce ux o ù Jes anciens prenaieot place au Parlement. C'était
la f~l e de la chapelle du palais; et , en son honneur , les
procUI'eurs donnaient des fleurs e l des dra5t!es à to us
mess Ieurs .

(2) Les sénnces d'honneur étaient celles 0\\ il n'y :t'fait

( 0) En 0599 .
(.

�ESSAIS HISTORIQUES

sun LE PARLEMENT DE PRO VENCE.

,.,&lt;Te ntc dans la suite pOUl' ses anciens, la Cou r ar-

en donna un exemple de plus 1 en appelan t il
l'arèhevêché d'EmJu'un l'Avocat-Général de

rèta (1) «qu'à l'avenir tous ceux qui , après avoir
« scrvi vingt ans, viendraient à résigner leurs
« charges il leurs enCans ou il des étrangers,
« :l uraient le droit d'entrer dans la C('nnpagnie,
" d'y avoll: séance et voix délibérative à leu r
CC rang et ordre; enfin qu'ils jouiraient des mê« IUCS honncurs ct prérogatives qu'a upar:lVallt,
« il l'cxccption toutefois des émolulllcns ct au tres

« droils utiles, ))
P lus tard, il leur fut m ême pcrmis de r:lpportcr les proc?s pour lesquels ils avaient été
commis ;vant Icur résignation, Mais LOIUSXIV
lcspriva dans la suiLc de cet exorbitant pri vilègc,
On voyait sou ,'ent , dans ces temps rcçu lés,
Ics mag'istrats se vouer au sacerdoce, H cm'i IV

Laurens, que S. M. avait personnell ement
connu à l'asseml)lee de Surenne où il avait été
député, Organe de la justice, il s'était illustré
par ses Uilens ; à la tête de son diocèse, il se
signala par sa charité,
Il est à propos de remarquer qu'en 1600 (1)
le Parlcment, en corps de Cour , all a visiter le
connétahl e de Montmorency et le chancelier
de Belliron qui étaient arrivés à Aix pour se
ren dre il Marseille ct recevoir la Reine Marie dc
Médicis, quoiqu'il ne dltt cet h onneur qu'aux
princcs du sang et aux gouverneurs de la province , Mais il est v raisellù)la])le que, mailre

de la reutrée } ou ceux

du cérémonial , il crut devoir, sans tirer à conséquence, fairc cette démarchc en rcconnaissan ce des soins que le connétahlc avai t rriis à

(Ic 13 réception des mag istrats, des gou,'erncul's, clc. )

ternùner les différens auxquels avait donné

éloÎen Ldes jo urs de séances d1honneur.

Iiru la résistance du duc d'Épcrnon ,
Le Parl ement envoya des députes à Marseille
l'om y saluer la Reinc qui se rendit il Aix pen de

pas de délib ération ; ain si le

;OU 1'

C'est l'al' les délibé,'atioos du 8 aVl'il1 559 et 29 octohre 1577 que. les magistrats

J

qui ~\1'ai enl l'ésigné l('ul's

charges, avaien t été pOlI·-là même exclus (le to utes
fouctions.

( Il En 0\Til,600,

(1 1 Lr 30 octohre,

�ESSAIS HIS;rOnIQUES

jours après (1), La Compagnie alla au-devant
d'elle à che"a l et en robe rouge, le. Présidens
av.ec leurs fourrures et leul' mortier en tête,
La. Reine fut placée SUl' un trône élevé devant l'église des Minimes (2), et le Parlement
suivi de toutes les autorités, après lui avoir offert leurs hommages, la conduisirent en cortège
dans la ville,
Le dépôt des sceaux do Provence avait été
un sujet continuel de prétentions opposées. Confié d'abord au premier Conseiller du Parlement ,
il l'avait été eusuite il d'autres maIYistrats
et
b
même à de simples particuliers, C'était enfin le
premier Président des Comptes qui en étai t
chargé, ce qui occasionnait de fréquentes divisions entl'e les deux Compagnies, Le Padement sollicitait depuis long-temps qu'ils lui
fussent rendus; et Hem'Î IV, cédant enfin à ses
instances, créa, au profit du premier Président du Vair, un office de Conseiller auquel il
(1 ) Le 17 novemhre 1600.

(2) Celle égi ise est située il. peu c.l e distance &lt;le la
yi Ile.

SU R LE PARLEMENT DE PI\OVE NCE.

joignit celui de garde-sceaux, avec pou voir de
les résigner.
Le Conseiller Bermond de Penna fort , au
nom du Parlement, installa 'son chef daus ces
nouvelles fonctions (J), Mais du Vair les exerça
peu de temps, et en investit Jean de Cauvet,
h~l'on de Marignane, moyennant cinq mille. \
jHstolcs, La COUl' cut besoin dc tout l'attaclJement qu'elle portait à son chef, pour ne pas
contrarier l'admisb-ion dc ce nouveau co\lèuuc
" ,.

l

mais clle en exigea du moins son renoncement
authentique à se placer à la tête des COllSl'illers, privilège anciennement attaché à la possession des sceaux, Ils continuèrent d'être réunis à un office de Conseiller, jusqu'en 17° 0 ;
mais, de nouveau séparés à cette époque, GILÎran de LaJn-iliane en fut isolément pourvu, Dix
ans plus tard, à la mort de ce titulaire, le Parlement acquit son office; et depuis cette épo'lue
on leva les provisions au Hom du dernier reçu
qui conserva seulement le titre , les fonctions
demcurant réservées au doyen,

�~U1\

J,;SSAIS HISTORIQUE S

La llaiSS311ce du Dauphin , qui monta sur le
tr6ne sous le 110111 de Louis XIII, fut l'occasion
d' un Te D eum et d'une procession générale'
aux&lt;luc!s assista le Parlement.
Oétait alors l' nsage que,
, dans toutlls les cu:constanoes solenn.e lles, comme les sacres, les
mariages de nos Rois; la naissanoe des Dauphins, on la conclusion des traités de paix, le
Parlement oxdonnât de lui-même , sans le concours d~ l'autorité ecclésiastique, des proces-'
sions générales. Cette coutume se perdit dans
la suite, pal' le peu d'importance que mit la
Compagnie à la conserver.
Nous devons terminer ce chapitre, que des
falLs mdépendans et sans liaison ont forcément
l'empli, par les différens qui s'élevèrent entrIJ
la.Compagnie et l'archevêque.
Ce prélat (1) passait pour avoir l'humeur turbulente, oc qui disposa peu favOl'ablement le
Parlement pour lui , lorsqu'ayant obtenu des
lettres de Conseiller d'honneur qui lui donna,ient

(1) HU l'ault de PHopilal

VakSl'and.

J

co nnu so us

le

nom de

LE PAULEMEN'f DE PRO" Et\CE.

3,5

voix délibél'a ti ve dans cette COll1pagoie, il se
présenta pOUl' s'y faire recevoir. Ce ne fut qu'après plusieurs obstacles et délais , qu'elle sc détermina à enreg istrer ses lettres', en y apposant .les modifications peu proprès à inspirer à
Valegrand des dispositions pacifiques. En em·t,
elleanêla qu'à cause de sa 'qualité de pl'ocurelU'
du pays, l'archevêque ne pourrait présider, ni
assister au jugement des proc.ès dans lesquels
la province serait in~éressée; et il fut averti ,
ce qui était pis encore, d'user modérélllent dc
ses fonctions de Conseiller.
Les préventiolls qui parurent s'attacher a IL
caractère du Prélat, ne furent vraisellll)lablement pas le seul motif de l'opposition que lui Dt
éprouver la Compagnie; et peut-être voya itelle avec peine rentrer dans son sein l'un de
ces magistrats à sinécure , que des édits formcls
a vaientéloignés, et dont l'autoritè pou vait raire
craindre des empiètelll ens ct des excès, lorsque, placés à la tête de l'Ég lisc , ils aC&lt;I'Jéraicnt
le ill'oit de s'immiscer dans 1&lt;\ dislrilJlltion de la
j usüce.
Q uoi qu'il en soit, c'es t sans doule aux procé-

�ESSAIS !IISTORIQUES

dés qu'eut le Parlement pour l'arohevêque dans
cette circonstance, qu'il faut attribuer les dt\bats qui ne tardèrent pas à s'élever.
Le Président du Vair éprouva, le premier,
l'effet des .ressentimens du Prélat. S'étant rendu
à la pins haute stalle du chœuT de la métropole, qui était sa place comme celle de ses
prédécesseurs, il la trouva oocupée par l'évêque de Sisteron qui voulut aussiie.t la lui céder ;
mais Valegrand lui intima l'ordre de s'en abstenu' , ce qui obligea le pt'emier Président do
se retirer , pour éviter le scandale.
Peu de temps après, l'archevêque ne oraignit
pas d'entrer en lutte avec la Cour elle-même ,
mais il n'en recueillit que le blàme d'avoll'
çompromis le caractère sacré dont il était re.
vêtu.
La Chambre tournelle avait condamné il
mort un prêtre d'Arles, convaincu d'un crime
horribl e contre les mœurs (J), Pour exécutel'

sun

L E PARLEME NT DE PROVE NC E.

l'arrêt, elle demanda plusieurs fois à l'archevêque de dégrader ce prêtre , ainsi que l'usage
cn était consacré dans de semblables cU'constances. Mais Y.alegl·and s'obstina dans ses refus,
ct força III Cour de passer outre à l'exécution,
(1 uoique le criminel n:eû t pas été dépouillé de
son caractère sacré. Alors l'archevêque assembla tous les confesseurs, et leur défendit d'a)soudJ'e au temps pascal qui approchait , les
membres de la tournelle dont il donna la
liste (1) , parceque, selon lui , ils avaient encouru l'excommunication majeure. en faisant
exécuter à mort un omt du Seigneur.
Le Parlement, averti de cette défense contre
son autorité , se réunit extraordillail'ement
bras séculier, Payait jugé, et s'était bornée à le condamnel' à un e prison pe"pétuell e et à quelques pénitences.

(1"Wémoire touchant le Parlement de Provence ~ uo vo l.
io-fo.) 11 es t probable qu e l'hum eur de V alegraod contre le Parlement ful encore plus irritée par cet app el.

(1) L'a igreur .mima J'arche,'êque, tl U point de lui
(1) C'est sur Pa ppe l comme d'abus, inlCl'jt:: té pal' le

faire porter sur sa liste le greffiel' même qui ;:\v",il écrit

PJ'ocurcur- Général , que le Parlement porta cett e sen-

l'arrêt , les huissiers qui ayai ellt cO llduit le pati ent , cl

lence j ca l' l'autorité ~c cI és i as tiquc , loin de le.1ivrer 'H{

jusqu'à l'ex.écu le ur de la ju~tlcc .

•

,

�ESSAIS HISTORIQUES

malgré les fêtes de Pàques , ct après s'être convaincu de la vérité de ces faits par le témoignage des curés et des confesseurs, le PrOClll'eur-Général intCljeta appel couime d'ah us de
l'ordonnanoe du Prélat. M'ais avant d'y donner
cours , le Parlement crut devoir lui envoyer
deux de ses mem]lres pour l'exhortel' il l'évD-'
quCl' ses défenses, afin d'en éviter !:J, condamnation. Inutile ménagement! là haine ne sait
pas l'couler, et c'était par eHe que l'archevèque
était dirigé. Il fallut donc sta tuer SUl' sa rléci sion, et le Pa.d ement rendit l'arrêt (J) l)ar lequel il déclara: qu'Û avait été mal, l'wllement
et scandaleusement procédé p ar l'archevêque,
et lui ordoima de révoquer ses défenses dans
la même forme ql/illes avait f aites, et d'en
(Zonner un~ déclaration signée de lui et de son
g rcjjîer, POUl: être enregistrée
greffi civil, à
peine de saisie de son temporel et d'une amende
de quatre mille écus, avec'défense de (aire rien
ci l 'a venir de semblable, sous peine cl'être pro-

au

su n

LE PARLEMENT DE PROV ENCE.

cédé contre lui, comTne infracteur des lois et
privilèges du'royaume.

Quelque impératif et sévère que fût cet arrêt, il ne suffit point pour vaincre l'obstination de Valegrand qui, se contentant de douner
une déclaration incomplète, obligea la Cour de
rendre un second arrêt. Mais alors il sc détermina il .relever expressément les maO'Îstrats
de
0
l'exconununication dont ils avaient été frappés
avcc tant d'injustice.

2

•

•

�380

ESSAIS HI STOI\IQUES

sun LE PAnLEM'ENT DE PROVEI'(CE .

381

vince possédait une université depuis 1409 ;
luais, quoique le Parlement lui pût accordé sa
CHAPITRE XXIV.
Etablissemen t d'une Académie.-Dcs Jésuites. - DifflC\l!h;s "\'CC le

Yi.ce-Légal.

SI les désordxes, la confusion et l'ignorance
suivent les révolutions et les guerres civiles, il
est réservé à la paix de ramener les beaux
jours; et c'est sous sa douce influence que \es
lumières sc développent, les connaissances s'étendent, et l'amour des lettres reçoit une utile
impulsion.
Loin de l '~poque fatale de la ligue, la Provence commençait à jouir des bienfaits de la
restauration. Le moment était donc venu de
donner ses soins à l'instruction pul)lique, ct l'établissement d'une académie dans la ville d'Aix
prouva qu'cl le n'était pas négligée (1). La pro-

(1) Celle institulion da~e de 1603) et prit le lIorn de
Collège B ourboll..

pl"otection, ct qu'il lui envoy:\t chaque année
des commissaires ; quoique plusieurs de ses
membres, tels que le Président de Coriolis et le
Conseill er de Saint-Marc se fissent mème un
honneur d'y professer le droit, et de communiquer aux élèves les fruits de leurs travaux,
elle n'en avait pas moins vivement ressenti te"~
effets des discordes civiles.
Enfin, l'académie devint bientôt florissante
par le retoux à l'oxdre et par la vigilance des
nombreux et zélés surveillans, auxquels le Roi
en avait confié l'administration. Elle fut donnée
aux premiers Présidens du Parlement et de la
Cour des Comptes, au plus ancien Conseiller,
et aux Avocats et Procureurs-Généraux de ces
deux COlllpagnies, ainsi qu'à d'autres fonctionnaires qui, tous ensemb le , formèrent le bureau
qu'on appela de Bourbon.
Quand ils étaient assemblés, le premier Président du Parlement prenait place seul dans un
fauteuil au haut de la table, ayant les memhres
de sa Compagnie il sa droite , ceux des Comptes

�ESSAIS H1STOl\lQ UES

à sa gauche , ainsi que tous les autres, suivant
leur ordre.
Ce conseil d'administration qui nommait les
professeurs de belles-lettres , ct pourvoyait il
tous les hesoins de l'académie, suh~ista jusqu'en 1 6 2 1.
Mais, il cette époque, les jésuites o"btinrent le
choit d'enseigner à Aix les Illunanités et la philosophie; ce qui fit passer entre leurs mains la
direction de l'étalliissement.
Le Parlement", enregistrant la concession
royale qui leur fut accordée, crut que son
amour pour le monarque lui faisait un devoir
d'y apporter quelques modifications.
Il soumit en conséquence les jésuites ({lI i
venaient se fixer à Aix , à joindre au serment
qui leur était ptescrit par l'édit de lelU' r 6tab lisS~ 'll en t, une clause consistant à reconnaître le
11.oi pour souverain dans son État , ne dépendant
immédiatement p our le temporel que de Dieu et
de son epée, et que ses suj ets ne p euvent j amais,
pour quelque prétexte que ce soit, être dispens';&lt; de la jidrlité qu'ils lui ont j urée.
11 ne se mblait pas à cra indre «(lH' celle con-

su n

383
diliOIl parût 1l'Op dure il des religieux qui babilaient dans le royaullle , et qui , en osant s'y
so uslraire, arm aient naturellement conlr'eux
loul('s les défi aIl ces.. Cependant les jés uites env@yés il Aix firent tous leurs e/Torts pour s'en
a rr"andlir (l ); et pel~da nt enfin l'espoir de vaincre b. fermeté du Parlement, ils s'adressèrent
CI U cœur géncrcux du Roi qui , naturellement
cOllfiant et diri gé, dans cett-c circonstallce, par
ce lui auc!uel il avait cOliimis le soin de sa conscience (2), ordonna au Parlement de supprimer

(l)

VO~' C Z

L E PA I\ LEM ENT D E PR OVENCE.

lYlém. toueh. le P arkm-. de Prov., un l'ol.

gr. in _Co, ct l -list. manu.sc. du P arlement de Provence,
tle M. d'H esmivy o eMo issac , tom. l, pag. !155.

(2)

Lo ui s X ITr {' u{ d ix conresseursjésu..ite.ç, don t vo iet

la liste clll'o nolog i'l llc :: Pierre Coton, con fesseur d'Hen-

ri IY cn

160 /1- ,

et de Louis X lLI jusqu'cn 1617. - Jean

./lnzoltx , de Ri om en Auvergne, jusqu'cn

162 1. -

Gas-

paJ'(l Seguil'an, d'Aix , jusqu'eo 1625 . ( C'est SOus sn. dil'cc tio n qu'c ut lieu P3ffa ire ùont il s'agit ici.) -

J ean

Sul/ren" de Salo n en P rovence. jusqu'en 1630. - A l e~an­
d 1'C

Jarry, de Poitie l's, qui ne confessa qu'une fois

Louis X llI. -Chal'\cs 111aü[an, J.W aillant ou lJrfaillallo ,
du Bugey, jusq u'cn IG37. -

Jacques Goul'don. Ecos -

�su n LE PA.l\LEMENT DE PROV ENCE .

334

la lIlodific:l.tion qu'il avait prononcée, et pOUl·
laquelle il montrait une vive insistance. La

sai,;, jusqu'en 1638 (nommé confesseur du Roi, A l'àge
de quau'e-vingt-tr'o is ans, mort en

16 1, 1,

âgé de qUilll'e-

"ingt-huit ans). - Nico las Caussin, de Troyes en Cham-

pngne, jusqu'en 1G39' - Jacques Siruwnd.J de Riom en
Auvergne, jusqu'en 1643. - Jacques Dinet , de Moulin s, depu is le 19 mars 1643 jusqu'au 30 mai de la même'
année.

Le lecteur nous saura gré, sans doute, de compléter
ici cet intéressant catalogue. Henri DI cul pour confesseur Edmond Auger, jésuite, de 1574 À ;587. Nous venons

de nommer celui de Henri IV et ceux de Louis XIII. l ,ouis XlV eut six jésuites pour confesseul's, savoir' :
Cl! ad es P aulin , de 164.9 à 1653. -

Jacques Dinet" de

mai à décembre 1653. - François Annal, de 1654 il
1670' - Jean Pèl'rie,.~ de 1670 à .674. - François L a
Chaise, de 1675 il 1709, - Michel T ellier, cie 1709 :\
1 7 15. -

cie

17 16

385

ESSAIS HISTORIQU ES

Louis XV eut

à

1 722;

pOUl'

confesseur Claude Flew)',

ens uite tl'o is jésuites, savo;r: Cla ude-

Compagnie, par un sentiment de fidélité et
d'amour, crut ùéanmoins ne pas devoir déférer
à la volonté royale, et la garantir contre les
dangers auxquels elle exposait le sou verain. Il
fallut des lettres de jussion pour amener le Parlement à une obéissance forcée qui, l'affiigeant
dans son amour, le tranquillisa du moins pour
sa responsabilité.
C'est ainsi que les jésuites furent affrauchis
d'un serment dont le refus porterait de nos
jom:s le caractère d'une odieuse félonie, encore
qu'il eût sa source dans des engagemens religielL,!: ; et s'il était jamais possible que lem· institut ne leS plaçât que sous la dépendance de
Rome, et qu'ils ne reconnussen t point que les
souverains sont, dans leurs États, maîtres exclusifs du temporel , les gouyernemens qui accélèreraient leur retour et prononceraient leur
rappel, deviendraient responsables , envers les
dynasties et les peuples, des conséquences

Bel'trand de Lignières, de 1722 à 1743. -Sylvnin Peyntsseau, de 1743 à 17,3. - Philippe- Onuph .. e D es
J.l faretz, tle 1753 à 1764. -80n del'niel' confesseur fu t

Lou is-Nicolas Maudou:r, curé de Bl'étigny. de 1764 ;\
17 7/f.. -

Total: f/ingt j ésllite6 sur vingt-deux con -

resse ur de Henri TV', Louis XIII

Lo uis XV.
1.

J

Louis XIV et

�386

ESSAIS HISTORIQUES

f unestes crue ponrl'aient amena' de tels prmcipes,
Mais, étTanger à l'esprit de parti, qui est
toujours aveugle et exclusif, nous devons à
notre impartialité d'observer qu'il serait possible que le vérital)le motif du refus des jé- .
sULles ne se trouvât pas dans l'insubordination
ct l'illdépendance, et que déjà soumis aUX diycrscs conditions contenues dans l'édit de leur
établissement, ils avaient intérêt de résister à
la loi pa~ticulière que le Parlement d'Aix leur
imposait, et dont l'exemple pouvait indéfiniment multiplier leurs obligations, selon la
volonté des autres Parlemens dans le ressort
des&lt;)uels ils auraient occasion de s'établir.
Liés e~lVers le Roi et l'État par un pacte exprès, ils avaient peut-être quelques droits à
regarder comme injuste que les Pru:lemens vou'
lussent l'aggraver, quoiqu'i ls n'exigeassent que
l'exécution d'une loi fondamentale,
Mais revenons à la période dont cette digression nous a écru-té, pour rappeler de nouveau
qu'il n'était pas rare de voir des magistrats
échanger leurs fonctions pour le sacerdoce,

SUR r.E PAI\LEMENT OF. PROVE NC F..

38i

Le premier Président du Vair nous en fournit enCOI'e un exemple, le Roi l'ayant nommé
cn 160J (1) à l'évêché de Marsei ll e, La Compagme conçut de vives alarmes, en se voyant
menacée de perdre son illustre chef et dan
l'
.
,
s
espoJr de le retenir, elle lui adressa une nOlll"
ln'euse députation, Mais il était déja trop tard'
du Vair vivement touché des témoignages qu'i;
on reçut, répondit qu'il ne quitterait pas de
sitôt la Cour, et surtout que ce ne serait pas
sans l'en prévenir, Cependant la Providence
qui le destinait à deyenir le chef de la justice
du royaume, ne permit pas qu'il fût sacré évêque; il jouit seulement , pendant quelque temps,
des reven us attachés à son éyêché, Mais sa délicatesse lui faisant naître des scrupules, pour
avoir perçu les revenus d'une Église qu'il n'avait pas servie, le détermina il léguer il l'hôpital de Marseille les SOUlmes obtenues par cette
voie, et d'ordonner alLX pauvres qui y étaient
:ld ll.is, de dire chaque jour, après leur repas,

( 1) D"ns le Illois d'oelobre.

\

\

�sun
ESSAIS lUSTORlQUE S

388
pour conBcrver le souvenir de sa restitution :
Dieu (asse paix à Guillaume du rai,.!
De= ans aprt's la nominatioti de ce magistrat
!:t l'évêché de Marseille (1), le Parlement fut
ohligé de réprin~er une entreprise de la légation d' Avignon, qui portait atteinte!:t l'autorité

royale.
D'après le témoignage de M. d'Hesu1Îvy de
Moissac (2), le nouveau vice-légat, aigri par
le L'Cfus du Parlement d'annexer ses huiles,
avant que des leltTes du l'.oi lui en eussent donné
l'autorisation, ne tarda pas à saisir l'occasion
de s'en venger.
Les Consuls d'Aix envoyèrent!:t Avignon des
ailiches, pour annoncer le concours de quelques chaires vacantes dans l' université. Elles
étaient décorées des armes royales, et le vicelégat ne permit de les rendre publiques qu'après ayoir fait au Roi très chrétien l'insull e
d'enlever ses armes.

I.E PARLEME L' T DE PROVEl'\CE.

Les COllsuls en portèrent aussitôt plainte all
Parlement , q Ul. d e' légua un de ses membres (1)
pour recueillir des informations.
Ma'
. - légat reconnaissant hientôt s('s
,IS 1e VIce
torls, écrivit au Parlement, ct lui adressa lin
député' pour rejeter sur le greffier de la légation
la coupab le inconvenance qui lui était rcpro chée, en disant que celui-ci n'avait pas cru 'I"e
les armes de France dussent parallre SUl' des
affichcs dans un pays soumis au Saint-Père.
Ces explications furent loi~ de satisrain: la
Compagnie. Mais di.rigée par un louable esprit de modération, au lieu d'adopter des Il,esures de rigueur, elle sc horna il donner a vis
a u Roi de ce qui était arrivé; ct à envoyer au
Garde-des-Sceaux la copie de la procédure 'lui
avait été prise. Sa conduite fut d'autant plus
pruden te , que des raisons politiq ues engageaien t
Henri IV !:t ménager le Pape. Aussi désira-t-il
que le Parlelllent se contentàt des explications
données par le vice-légat; ce 'lllÎ fut E" éculé,

(1) En 1605.
(2)
1.

Iii.,;foi,.e

l , p. 45~.

11I (Ul U liC .

du. p(lrlement d e Prov&lt;Jnce,

3Rq

( I ) Le Co u;:,e illt:'l' Bi"l'lUond de r ennafort.

�390

liSSAIS JIISTORIQLES

et mit fin à une affaiie dont les suites alu·aieut·
pu devonir lr(\, sérieuses.
L'année 1609 fut marc[Uée par un évènement
déplorallle pour la magistTature, quoiqu'il ne
mt rclatif qu'à un lrès petit nombre de ses
membres. Il s'éleva dans le sein de la GraI)d'Chambre, une querelle entre deux Présidens
et un ConseilleT qui, dans leur fUFeur, en seraient venus aux mains, s'ils n'avaient été sépar és à propos. Cette affaire s'étant éhtuitée, le
1\oi envoya des Commissaires en Provence pour
en informer; mais, comme une procédure de ce
genre aurait blessé les privilèges ct les usages
de la Compagnie, elle n'enregistra les pouvoirs
de ces envoyés, qu'après avoir rendu leur mission inutile, en conciliant les pat1,ies par un
coup d'autorité.
Cette rixe eut un éclat trop fAoheux pour ne
pas faire sentir au magistrat tout le prix dont
est pour lui la modération, dms laquelle il doit
puiser le courage de mépriser cu silence les insultes qui peuvent lui être adressées; car s'il
s'abandonne il la vengeance, s'il $e laisse dominer par les passions , quel droit aura-t-il de

S UR LE PARLEJ\lENT DE PRO,' EN' CE .

39 l

réprimer celles de simples citoyens, ct Ile .exposera-t-il pas il ce qu'on lui dise: ((Avant de
( me punir, souviens-toi que tu es coupab le ,
« et qu'en donnant toi-même de funestes eXClII « pies, tl.l t'es rendu indigne du saint lIlinistère
« dont tu es revêtu. »

• ••

�sun

ESSAIS lllSTOftlQU ES

CHAPITRE ;XXV.

LE PAl\LEMENT

DE

Pl\OVEi'iCE.

3n3

qui fit une telle diligence, q lieUe parut alors
tenir du prodige, puisqiI'i1 ne ·Iui fallut que
'Iuatre jours pour se rendre de Paris à Aix (1).
Cet envoyé remit une lettre du Roi au premier Préside.n t (2), qui sut allier il sa douleur

'M ort &lt;le llenrl IV ,

PENDJ.NT que l'amoUl' des peuples entourait
Henri IV, et ne cessait de bénir sa bienfaisance
et sa justice, le fanatisme aigllisait ses poi~
gnards dans le silenoe, pour en frapper co
prince bien aimé; crime d'autant plus effroyable, que les excès de la frénésie en avaient
puisé l'idée dans la religion, comme si cette pa~
cifique et charitable fille du ciel pouvait inspirer un odieux parricide!
Cependant le terrible attentat fut oonsommé,
et la mort d'Henri IV, en plongeant la France
dans la consternation et le deuil, éleva son
successeur au trône ,
Louis XIII se hàta d'envoyer des d6putés il
ses Parlemens, pom' lem' annoncer un si grand
malhem·. La Verdière, neveu du comte de
Carces, [ut celui qu'il adressa en Provence ) el

(1) Henri IV fut assassiné le .4 mai 1610; La Verdière
arriva à Aix le J 8.
(2) Lettre du Roi.
{( Nos amés et féaux, nous vous faisons celle-ci en
ct

hâte, pour vous dire le sinistre accident arrivé aujour-

Il

d'hui au Roi notre honoré seigneur et père, qui a été

c( blessé d'un coup de coutead dont il est à l'instant déte

cédé. Celui qui a commis ce malheureux acte a été

« aussitôt pris, et apprendrons de lui qui Pa mlL à com-

" mettre ceLte méchanceté et cruel p'lrricide dont oous
u

vous rairons savoit, plus particulièrement des nou,ocHes

Il

dans deux jours. Cepen~aDt nous vous prioos et cx.hor-

CI

tons de continuer envers nous en la fidélité que vous

ct avez toujours témoignée en toutes sorles d'occasions,

ct concernant le bien de cet Étal, faisant contenir un
Ir

chacun en paix et repos, sans s'émouvoir, donnant

le

ordre que les édits de pacification soient observés, ct

If

lenant bonDe correspondance avec le souverneul' et

j(

lieu tenant-géné!';!1 de la province qui vous rail'ont plus

�SU it LE PARLE)1 EN l ' Dt: PHOYE Nc r.

ESSAIS HISTORIQU ES

(ll'ofollde toutes les précau~jons (Jue eonnnandait la sagesse. Craignant que les cnnCJJl is du
bon ordre ne profitassentdceetévènelllcut p OUf
occasionner des troubles , du Vair eut soiu ùe
le tenir secret jusqu'à ce qu'il eût eu le telll ps
de préveni ~ les malheurs qu'il l'edoutait. Mais,
dès qu'il eut arrêté ses mesures, et avant le lever'du jom', il'réunit les Présidons de .la COl11pagnie, ct peu d'hemes après, la COlllpagnÎe
elle-même. 11 leur cOJJl1l1uniqua la lèUrc du
lloi, et reçut (je tous les magistrats le serinent
de fidélilé qu'ils se hàtérent de prêter au nouveau souverain.
Le prEmùer Président fit ensuite i~troduire
da.ns la Gra.nd'Chambre, les Consuls, les gentilshommes et les principaux citoyens ùe la
ville , ct lellr apprit la perle imJ1lense (JUI' b
france venaÜ d'éprouver.
II l'st difficile de peindre la douleur que res-

1

sentit eetle assemblée. C'était moins le devoir
que l'alleotion qui attachait les cœurs il Henri IV, et les larmes firent l'éloge d'un ' si bon
prince, bien plus éloquemment encore que tous
les discours. Aprés avoir ordonné aux huissiers
d'annoncer au peuple la mort du Roi et l'avènement de sOn successeur (l ), le Président du
Vair adressa il l'assemblée des paroles dignes
du sujet qui l'iuspirait, et qui portèrent à son
comble l'émotion générale. 11 r eçut ensuite le
serment de tous ceux qui composaient cette
\ . , et ordOllna aux Consuls de proclamer
reuillon
a ussitÔt le nouveau Monarque"
Le peuple n'accueillit la nouvelle de la mort
cl II Roi qu'a vec des gémissemens et des S:1ng lots, dont la sincérité attestait les sentiJ/lens
(1) Ainsi qu'on "'l e p,'atiquait. eD pal'eiUe occasion , les
huissiers, placés aux croisées de la graod'salle . . crièrent

trois fois d'un. ton lugu.bl·e : P euple J le R oi est morl!
ct

partic,dièrrme nt ente ndre ce qui sera a faire pour

ct

no tre sen 'Îce.
Il

notre

bOit

R oi est mort.' S'étant retirés de quelques pas

c l re \'Dnanlensuilf: aux fenêtres: Yivele Roi Lou,:,' X [If

fils d' H enri 1fT, R oi de France et de Nallarre..t

DOllu é à Paris, le 14 maj . 6 10.

Com';

de Provence, j iorcaLquiel' et terres adjacen tes} longw'Il

Siglle.J LOUIS , et plus ha s, PueLl r.l:A UX .

)1

meut et llcureusement r~glLant!

�3!)D

ESSAlS IllSTORlQU"ES

q~ue

la Provence, toujours émillellllllellt royaliste, portait au souverain qu'un làche assassInat venait de faire descendre dans la tOI1l be :
élo&lt;Ye
touchant et sublime, digne de Henri
le
~
.
Grand 1 ct (lue les Rois doivent d'autant plus
ambitionner qu'il ne se commande pas!
La COul' commit ensuite un Président, un
Conseiller et un membre du pan{Uet, pour aller
dans l'hôtel-dc-ville recevoir le serment des
habitans d'Aix; et des députations semblables
furent envoyées pour le même objet à Marseille
et à Arles. Les jours suivans, l'archevè'I"e de
cette dernière ville et tous les autres prélats de
la province viment prêter le mème serlllent

SUR LE PARLF.MENT DE PRO\' F.NC F..

397

sil~t

admis il prêter le serment qu'exigeait cette
diguité (1); il ftt son compliment il la Cour, et
il l'issue de la séance, celle-ci alla le vi~iter en
f'Orps il son hôte\.
Le mois suivant, la Compagnie enregistra ct
fit publier avec solennité l'arrêt du Parlement
de Paris, qui donnait la régence du royaume à
la Reine mère.
La Cour eut, vers la même époque, l'occasion de donner un exemple de sa fidélité il la
dynastie royale, en punissant avec sévérité u'n
procureur qui, ayant apporté de Paris des
chansons injurieuses au bon Heuri et à la ré"'cnte , les avait répandues dans la yille. Il fut
condamné alU( galères perpétuelles et il l'a~

dans la Gralld'Chambre (]).
Le Parlement eut ensuite à vérifier les lettres (2) qui nommaient le comte de Carces lieutenant de Roi en Provence, et celui-ci fut aus-

mende honorable en chemise, la corde au cou
et ùne torche il la main.

(1) Formule du serment que le Parlemenl d' Ail. fai( 1) Le ParlelHt::ol agi::isait claus celle o cc;:l~iou t,;Ollllue

sait prêter aux. Gouverneurs et licutenaDS de Roi:

gouverneur de la province , le duc de Guise en étant
..d~selll , eL le comte de Cal'ces ) nOlllmé lie utenant de

.

Roi , n'avanL \)a 5 été in stall é.

( 2) Le 23 mai 16 , o.

« Vous jurez et promettez de bien el G.dèlemcnt servir

(( le Roi, de ne rien entreprendt:e

SUI"

Pautorité de la

1l

Cour, ct de n'avoir aucune juridiction cOf\telltieuse.

li

mais de prêler m&lt;lin-fol'le â l'occasion de Sf'S arrêts.,.

�SU Il LI! PAIILE'IENT DE PROVENCE.

3g8

ESSArS HISTOI\IQU ES

De Carces jouit peu do la dignité dontil avait
été revêtu , ct mourut dans sa terre peu de mois
après. Sa mère et sa 'l'cuve en donnèrent aussitat connaissance au Parlement, et le prièrent
de supplier le Roi d'aoeorder au :fils de de Carces la charge h@norable que rendait vacante la
mort" de son père.
La Compagnie satisfaiSant il cette demande ,
voulut aussi rendre des h onneurs funèbres il
cc lieuteno'nt de Roi , et députa pour assister à
ses obsèques, nn Président et quatre Conseillers. Elle fournit même pour le convoi douze
torches au..'C armes roy ales, ainsi qu'elle était
dans l'usage de le faire pour ses membres ct
pour les archevêques: ce nombre était doubl é,
cfüand il s'agissait des funérai ll es d'un Président.
La mort du comte de Carces ct l'absell ce du
Gou verneu r replacèrent l'administratioll de la
Province dans les mains du Parlement qni la
conserva pendant quatre an nées consécutives,
après lesquell es Louis XIlI -ayant nommé le
chevalier d", Guise lieut enant de Roi, ccl ni-ci
pri t Irsrênrs du gouvernE'ln ent , et ne tarda pas

399

de se rendre digne des pl us grands éloges, par
l'étend ue de ses lumièr es et son amour poUl" le
bien public.

�4uo

ESSAIS HISTORIQUES

CHAPITRE XXVI.
Des sorc.iors. -

Uu cu r~ conclamo6 com me tel.

LA crédulité slùte nécessaire de l'ignorance,
,
d .
donna lieu il l'existence des sorciers, pro Ul ts
tour il tour par la fourberie, la vanité, le libertinaO"e et l'enthousiasme.
milieu des ténèlJres qui couvraient les
premiers siècles de la monarchie, se t~ouvè­
rent eu effet quelques hommes d'un espnt soupIe, exalté et insinuant; mais, malheureusement enclins au vice, ils comprirent, par le
sentiment de leur supériorité, combien il leur
était facile par de fallacieux prestiges, par des
cérémonies illusoires, par des paroles inintelli!!ibles, de tromper les hommes, de s'emparer
~e leur confiance, et de satisfaire ainsi leurs
funestes inclillations.
Telle fut, sans doute, l'origine du sortilège ,
et la superstition se h:\.ta de lui assuser plus de
succès qu'il n'en avait prévu lui-lIlême.

A:

SLR LE PAHLEltH:I'I.-T OE rfiO\'E NCl::.

A SOli approche, les imaginations s'exa 1lèl'cnt bientôt, et des prosél y tes de bonne foi
crurent entrer en commerce avec le démon. Le
peu pIc entier fut entraîné par la crainte ou séduit par l'espérance; et, de piège en piège, il
devùat à la Cois dupe de l'enthousiasme et de la
fourlJerie.

Cc nouvel état de choses appelait toute l'attention. du magistrat; lJlais, trop aveuglé 1uimême pour s'élever L'Ontre les idées superstit:ieuses qui dominaient les esprits; il ne sut pas
Jlunir le fripon ou guérir le malade dans le sorcier, cl·oyant pouvoir en imposer il l'enfer luimême, et détruire pal:·d'effrayans supplices les
liens qu'il supposait exister entTe l'auteur· du
lllal et les possédés.
Ainsi la justice s'abandonna il la croyance
d'un crime imaginaire, et envoya également il
l'échafaud, ceLui dont l'imagination n'était qlle
déréglée, et celui qui, pour satisfaire ses passions, trompait impudemment la bonne foi
publique, en se livrant à des pratiques dont il
cOl}naissait la puérilité ) mais qui, bien que coupables) ne méri taient pas le dernier supplice.
1

2G

�ESSAIS HISTORIQUES

En un 1Il0t, entrainée par l'aveugle\1lent général, asservie il une commune superstition, la
justice, comme le peuple, ne révoqua pas en
doute le sortilège, et le poursuivit sans re liche.
Ces fausses idées s'eru:acinèrentau point que,
même sous Charles IX, pendant qu'un fanatisme meurtrier arnoncelait les victimes, le fameux sorcier Trois Hchetles nommait douze
cents complices, et sa t ète tom]Jait sur la place
de Grève par l'effet de la superstition.
Plus tard, une lueur de raison pénétra dans
les esprits, et l'on commenç:. il çroire que les
maléfices, les invocations, les horoscopes, fan·
tastique cortége de l'imposture, n 'étaient pas
dignes de si grandes peines, et qu'il fallait être
criminel pour être déclaré sorcier. Mais, par
l'influence de cette dénominatioll , il fut facile

à la haine, à l'intérêt , à la vengeauce, au fanatisme, de par.venir à de co upables fins, et de
faire supposer des forfaits par le moyen d'un
nom contre lequel toutes les préventions populaires étaient déchaînées.
Mais, de m ême que la l1H~ch ancete ou l'ignorance du peu l'le pou vait trom pel' le magistrat,

SU R LE PARLEME N T D E PROVENCE.

403

aUribuant de grands crimes à celui qu'elles
delllandaient pour victime, sous le nom de sorcier; de même aussi la justice pouvait dissimuler quelquefois, sous ce titre, des crimes dont
C il

la politique ou la position socia le ne permettaient pas la publicatioll .

Ce ne fut qu'au dix-septième siècle que les
id éPs commençant à s'épurer et' les lumières à
s'étend re, on· ne considéra plus aussi sérieusem ent le crime de s0l1ilège.

Les anna les judiciaires offrent néanmoins
quelqu es exemples contraires: tel est celui rapporté par Qlenu, d' un atrêt du Parlement de
Paris en 1616, qui condamne trois particuli ers du Berri à être pendus, pour avoir assisté au sa bbat et participe a llec le diable. Mais
cet exempl e, et ceux qu'on pourrait encore
citer, ne détruisent pas notre observation, parceque, relatifs il des individus obscurs, on nc
conlJaÎt poillt les' circonstances sous l'aspect des&lt;J'l,ell es ils furent envisagés, ('t qu'on peut les
croire graves, en se rappelant leu r époque,
car le fanatisme encore impétueux et exigeant,
comlUcnçait en général à perdre de sa violence

,

�ESSAIS HISTOI\IQUES

pal' l'effet tOlljoursplus sensible de la

S l' R LE PARLEMENT DE PI\O ' -ENCE ,

~o5

CIVl-

Com-tin put être de bonne foi, cn 1ni dcman-

lisationSi Urbain Grandier, _curé de Loudun, fut
condamné conuue sorcier, il ne faut pas ouhlier 'lue ce ministre des autels était il. la fois

dant de quel sortilège elle s'était servie pom
gouverner l'esprit de Marie de Médicis, ne dutil pas être frappé de cette réponse: J e me Sil; ,servie du pouvoir qu/ont les ames jarres s7Ir /es

accusé pour ses mœ\l:rs et ses écrits, et peut-

e~prits fitibles ? et ces paroles, il. la fois plcincs

être plus encor" par la haine ministérielle (1)_
Si la mar~clI:lle d'Ancre elle-même, perdit
avec la vie, dans tine accusation de s?rtilège,
toutes les illusions d'une fortune inespérée,
faut-il le dire? c'est sans doute parcequ'elle
avait trouvé dans un crédit immense, l'occasion de plus d'un reproche grave, et qu'on lui
illlputait à crimes, les faihlesses de la vanité

d'éne'-gie et de raison, en faisant rccul!'r la
superstitieuse supposition de la magie , D C
durent-elles pas en même temps. révéler Cfll&lt;'
c'était la politique 'lui demandait un gralld
sacrifice?

autant 'lue les abus de pouvoir_ Si le Conseiller

(1) Urbain Gra ~djer ne fut

P ;'lS

d'aille urs condamn é

pal' le Parlement de Pari s , mais p ~u' une cOlUmiss io n
co mposée de quator'ze m;:t g istrat s pris dan s diver ses jUl·itl ictiollS, e t pré~ idée par Laubardamont , (l'exécrabl e
mé uloÎre . U n tribunal présidé Pql' un tel homme fl'appait

Enfin, si le Parlement de Provence dont
-l'arrêt 'lue nous allons citer nous a conduit i,
ces réflexions, condamna il. être brûlé vif LOlris
Ga uffridi, curé des Accoules, à Marsei Il e ,
conune coupab le d'a'v oir des relations avec
l'enfer, c'est parcequ'il fut en même temps convaincu d'avoir fait, par le llIoyen cie ses maléfices, de scandaleuses, profanations des sacrQmens, et ahusé de ses pénitentes (1)_
C'est donc ainsi qu'il est prouvé qu'à l'époqu('

plus so~v e nl des vic tillles que Jes coupables: c'é lai(
cr l! es d'un mini stre im périeux , auqll cl L allb tl n! c ln onl

a\ Oli l d6voll t:Z son cy ni sme san guin aire.

(1)

, 6'1,

L'ur .. t , du P.. ..tc·Ill l' Il[ d'Aix t'!', l &lt;lu H1 0;:; d '~lvl'Ll

�406

ESSAI S B IST Ofi lQU ES

dont il s'agit , cc n'était plus une ay cugle stupidité qui cn imposaü ' à la justice contre les
sorcier s, mais plutÔt qu'ellc avait besoin , pour
les punir, de t.rouver des fait s lII atérieliement
, coupables à leur imputer , et qu'à ses yeux il
n'était démontré qu'ils avaient des r elations
a vec lcs mauvais génies, qu'a utant qu'ils sc li v raient à de mauvaises actions. C'est ainsiqu'cn
l'especl&lt;1.llt de v ieill es erre urs, la justice déjouait le crim e qui fondmt ses ca lculs et ses entreprises sur ces err eurs mêmes.
Enfiu le grand siècle apparut , et Louis X l V &gt;
par son, édit du. mois de jillllet 168 2 , fl étrit 1a
croyance du sortilège,
déchira ce masque dout
,
se couvr ait la fausseté, ~t publia Cl ue la magic
n'était qu'un art trompeur, inventé par la JI1 L~
chanceté, pour r endrc la ~up ersti lio n ct le sacrilège auxiliillcs dc' l'impiété; ct s'il frappa
encore des rigueurs de la loi, ce ux qui s'ell
servaient pour séduire, la t:onfi ance pu.bliqlle
assigna du moins· au crillle ses di(férel1s dcgrés.

Cependaut, ces avertisselll ens sulfircn t à
pe ine l'0u·r éclairer le gouverne ll1 cn t et les ma-

SU h L E PA RLEn'lE NT D E PROVENCE.

gistrats, et le peuple fut encore long -temps
asserv i a u pouvoir ch.iméri,{ué des sorciers. De
n os jours même, où les lUlnièr es sont si multipliées ct selllhl ent avoir pénétré pa11.out , la
crédulité ne devient-elle pas souvent. encore la
.victime de l'insolent charlatanisme de la magie ? Mais du moins a-t-i l consenti à CÜ'COIIScrire ses exploits dans de simples faits d'escroqu erie, et ne choisit-i l ses v ictimes que pa1'ln i
ces .êtres faib les et confians sur lesquels l'astu ce, de qu elque Ill anteau qu'ell e se cou vre, a
tO'uj ours u n ·gr and po uvoir ,
Nos lois dont la bonté ,,'est qu e relative, ct
qui sont auj ourd'hui si peu rigoureu es, a Llraient autrefois inévit ab lemen t encouragé la
fourberie ct l'ellthou.siasme ; mais ell es suffise nt,
sans doute, pOUl' arrêter des excès que l'opinion
publique a proscrits po ur touj OUl's , ,
Nous a vons dit 'lue le Parlement de Proyence, lllarchan t touj ours av ec son siècle,
avait comlUencè il comprendre que le sortilège
ne po uvait être rigoureusement puni , qu'autan t qu'il étmt lié il des crimes, et que c'est
flo ur ce lIIotif qu e le curé Ga uffridi mont a SUl'

�409

ESSAIS HI$TO)UQl ES

S I'H LI: P \RLEMEX T DF. pn o n~ .\cF.: .

le bûcher. Cependant, celle nouvelle j llrisprudence qui s'inlrodllisait, n'empêchait pas que
les Illagistrals lie partageas~ent encore les terreUL'S du vlligail'e, au sujet qes reven:.tlls et
des sorciers.

un bruit sourd se fait entendre dans la cheminée de la chambre où la Cour était assemb lée.
Un frémissement s'empare de toutes les runes,
ct la terreur ost il son comb le, (luand on voit

Nous devons à la vérité d'cn rapporter une
preuvc. Elle pOlm:a faire juger de l'esprit public, alors qu'on verra les mêmes magistrats,
qui naguère avaient monh'é dans les commotions l'olit.iques, la sagesse réunie au plus s)ncrgiquc couragc, oub lier tout-à-coup Icur dignité,
et fuir comwe des enfans timides devant UII
IlOuunc dont l'apparition, poar êh'c singulière ,
n'cil était pas moins naturelle.
ÉcouLons salIS dédain: pour être d' nu au tre
gcnrc, nos f:lÎblesses n'en sollicitent pas moins '
a ujourd'hui notre indlligence.

Le Parlemcnt était.

Cil

seance , ct le rappor -

tcur dn procès de Gauffridi lisait gravement
l'information dans laquelle plusicurs témoins
attestaient que cc prêtre, pour cOJJUlllllliql1er
av ec le sabbat, se oignait d'huile, ct passait par
la cheminée qlli était aussi la voie de SOIl 1'0lour de l'antre téné bl·Cu x . AI' IJlème instant ,

eniJn sortir du foyer un grand homme noir secouant ~a tête avec beaucoup de v ivacité. Personne ne doute que ce ne soit le diable qui vient
au secours du curé, son élève; et chacun s'abandonnant il la peur, se hâte de chercher son
sa lut clans la fuite. L'apparition du mau vais
génie eût été incontestable, si le rapp0l1eur,
moins diligent ou moins adroit que ses collèg ues, ne se fût èm}Jarrassé dans sa rolJe qui se
trouvait par hasard accrochée à son bureau.
Retenu pal&gt; cet accident, il conjure l'esprit
malin par des signes de croix multipliés, et tout
ti 'eJlJblant demande au spec tre quel est l'objet
de a brusque visite. Mais h élas 1 celui-ci , plus
surpris que les magistrats n'avaient été effrayé,;,
déclare avec cande ur qu'ayant été appe lé pour
ramoner une cheminée de la Cour des COU1pte~ ,
il s'était trolllpé, et (lu e c'était là seul ell!&lt;'lIt
l'01'igine de ,a malencontreuse apparition.
Tel es t le déllouclJlent srmblab le ou ana l og"lI~

�,
ESSAIS

HIS'J'OUIQl.ES

su n

de tOlltcs ces histoires de SOl"ClerS et de rcvenans, allxquell!'s noh'e penchant pour les
choses mervcilleuses, attaclle encore lant

LE PARLEMENT DE PRQ\'Ei\ CE.

CHAPITRE

d'intérêt.

Du rhc\ "t;er lie Guise. -

r.Olllr tes ,

à l'oCC'asion de

ÀÀ Vil.

Différeus cnlre le Parlem.cl, l el le~
50n

COllllnunaulés impui ssantes. _

arrivée. -Sa mort. _ ClilHnh,c d c~

Du Yair Homm": Garck.Ju.Srl"dlJ 't

li e }o'r3ncc.

LE chevalier de Guise, COlllllle

l'a VOliS
indiqué. précédemment, fut chargé du gouycrnement de la ProvcDC(', en &lt;[lwlité de lieutenant Je l'loi. Son installation, requise par l'Avocat-Général DI/perier, eut lieu en 1614. Son
entrée il Aix fit naître entre le Padelllent et la
Cour des COlllptes, une difficulté trop serieuse
pour pouvoir ê:re passée sous silence.
110US

La Cour des .Comptes qui , jusque-là, n'était
jalllai,s allée recevoir les gouverneurs, en éleYrl
la prétention dans cette circonstance, et sOutirll que ses députes devaient marcher à gauche

de ceux du Parlement. Mais cet1e CQlIlpagnie
mallifestant une vive répugllance conlre rctl c
innovalion, fit inviter le lieutenant -généra l

�ESSAIS

HIS'l'OllIQIIES

d'in tel'poscr son autorité, afin qu'elle ne rû11'0illt
trouhlée daus le droit exclusif dont clic ét:lit
cn possession. Elle fit même déclarer au chevalier de Gl\ise que, s'il ne parvenait pas à Clllpêcher les Comptes d'exécuter leur résolution,
les députés du Parlement n'iraient pas le recevoir, ou seraient « accompagnés di! sorte ri
«(

sJeil fa ire ace roire . )

Cependant, le chevalier refusa de prendre
part à celte affaire , et engagea la Cour à adopter d~ idées de conciliation. Celle-ci demeura
inflexillle, paroeque toutes les propositions des
Comptes tendaient sans cesse à obtenir une
place il la réception du gouverneur: cc 'lui blessait les droits acquis et le susceptihle amour-propre du Parlement qui ne leur pardonnait pas
d'êtTe devenus ses rivaux, après avoir été longtemps ses suhordonnés.
Dans cette situation, la Cour des Comptes ne
songea pas moins à réaliser son dessein , en allaHt recevoir le lieutenant de Roi. Mais, prévoyant qu'elle pourrait avoir besoin de forces
pour sO lüenir sa prétention , elle asselll]Jla autour de ses dép utés tout~s les personlles qlli Illi

sen

I.E PARLEME NT DE PROVE NCE .

étaient dévouées. A son tour, persista nt à vouloir éconduire ceux que les représentations n'avaient pu déterminer, le Parlement s'entoura
d'une nombreuse escorte , principalement composée de la maréchaussée, mais où figuraient
aussi les am:is particuliers des magistrats.
C'tin était donc fait; ct·, pour une puérile
prétention. de présence dans une cérémonie , les
deux corps les plus imposans de la province
allaient inévitablement en venir aux maius :
sans respect pour les honorables insignes dont
ils étaient revêtus, et sur la voie publique, un
faux ol'{; ICii était sur le point de dégrader la
sagesse.
Que d'exemples d'une pareille inconvenance!
Et n'a-t-on pas raison de regarder l'homme en
pitié, qU3ndii s'abandonne il ses passions? Il ne
craint plus alors de s'avilir pour satisfaire un
trompeur mouvement de vanité; et, semblahle
il. l'enfant qui pleure ou s'in·ite pour un jouet

~u'on lui dispute, on le voit, également petit,
egalC'ment faible, également exclusif, porter
dans des discussions d'amour-propre plus de
cha lem· que pour soutenir les intérêts les plus

�414

ES",\lS flISTORIQUf.S

réels ct les plus précielL'&lt;' Il n'est point de position qui garantisse de ces faiblesses; sous l'armure du guerrier, sous l'habit dll pontife, sous
la tocre du magistrat, l'homll1e se retrouve toujours"; et cOll1bien les secousses d' un orgueil frivole sont plus fréquentes encore et plus Vives,
lorsque, faisant parti.e d'un corps considérable,
il croit pouvoir sc mettre à l'ahri du ridicule,
en paraissant défendre des droits dont il n'est
que dépositau:e, et qui, pal' cela même, d~vant
être transmis intacts à ses successeurs, J ustlfient à ses yeux les entreprises ,q ue [,,; ,- ggère
une trop grandç susceptihilité! ,
La sagesse du cheva lier de Gui
toutefois détourner des malheurs si [acil
évoir_
Il cnvoya supplicr le Parlement de ne point lui
adressel' de députation, parcequ'll préférait entrer dans la ville sans cérémonie, Mais, il cette

SUR LE PAnJ. EMENT DE PRO\ ENCE.

LI J 5

« de Roi; mais lorsqu'i l sera question de soutenir

« l'autorité qu~ S_ M. lui a connée, et de faire
« exécu tCl- ses arrêts, ell e est cn état de se faire
« obéir, etde telle sor[e que ceux qni voudraient

« y donner de l'empêchellient en porteraient
« leurs têtes sur

\lU

plot, a va nt qu'il fût uuit. »

Arri vé à Aix, sans pompe, ainsi qu'il l'avait
désù:é par esprit de ménagement ct de paix,
le cheva lier de Guise y reçut la visite du Parlement en corps et de toutes les aulrcs autorités. 1\
justifia par sa conduite les espérances que cette
premièr dPI arche avait fait concevoir', et ce
fut avel
ses som

..naissance qu'on le vit porter tous
re honorer par sa justice le gou-

vernemCh l out il était lllaudataire, ct il. relldrc
hcureux les citoyens dépendans de sou autorité_
l\:Iais la provulce jonit peu de la ha u te sao-esse

cO in lllUJ}ication qui fut acceptée, le ~remier Pré-

qlU présidait il l'administration du lieutena:t de
l'toi qui lllOurut de l'éclat d'un canon dont il [ai-

sident répondit avcc une 'fierté quc nous ne pouvons micux l'cindre qu'en rapporta nt ses parol es,

sait l'essai aux Baux (1), près la ,oille d'Arles_ Cet
évènement devint l'occasion d'une querelle eu-

et qui montre bien quel était alors l'esprit de la

Ire celle ville et celle d'AL"', qni prétend::tient

Compagnie- ({ La Cour, dit du Vair, veut bien
« consentir au vœu manifeste par le !ieutenant

( 1) Petit vitlns. près J·Arles.

�SU R LE PARLEMENT DE PROVEN CE .

ESSAIS HISTORIQUES

l'une et l'autre il l'honneur de posséder les dépouilles du chevalier. Le Parlement fut ob ligé
d'intervenir pour lcs concilier, et il y parvint,
en attrïbuant le cœur du lieutcnarrt de Hoi à la
ville d'Aix, et son corps à celle d'Arles. On remit ses funérailles à plusieurs illois , pour avoir
le temps de les faire avec plus de pompe . Le
Parlement en fixa le jour, sur la demande que
trois cOllimandeurs et tTois chevaliers de Malte
vinrent lui en adresser en lougs manteaux de
deuil. Il désigna ensuite, pour le représellter
aux obsèques, une députation compos&amp;. de deux
Présidens, de six Conseillers, et de l'un des gens
du Roi ; on arrêta que t ous ceux des lllemhres
de la Compagnie qui se trouveraient à Arles se
réuniraient aux députés, et le Pal'lement fournit , pour le service fun èbre , les douze flalllheaux aux armes du Roi.
L'année 1615 rappelle l'étahlissement d'une
nouvelle juridictioH, conn ue sous le nom de
Chambra des communautés impuissantes. Le
Roi la créa pour connaî Ire des différens existans
entre les villes ct les comlllunautés du pays,
avec leurs cr éanciers. Elle fut composée de

41 7

membres du Parlement et de la Cour des Comptes, et du Vair ~n eut la présidence. Les États
s'assemblèrent à Aix l'année sl1i vante. Le premIel' Président les présida, et c'est une des dernières fonctions qu'il r emplit en Provence. Peu
de mois après , il fut appelé au conseil du Roi
et chargé des sceaux de France.
A peine eut-il reçu cette double faveur
qu'il en instruisit sa Compagnie, et alla revoir:
pour la dernière fois, un e terre qu'il po&amp;sédait
auprès de Marseille (1), et qui était l'objet de
ses pré~ctions. C'est là qu'il méditait sur l'administrab:.on de la justice, dont il ne cessait de
s'occuper . A son r etour a' A'IX, tous les corps
s'empres'&lt;"ent de le féliciter, ct il se rendit au
Parlement pour cn prendre conC7c
' L e PreSl"
",.
dent de Bras et l'Avocat-Général de Monnier,
lui exprimèrellt , d'un e p:u:t, les plus vifs regre ts de le perdre, et dc l'autre, les sentimens

(1) Celle lerr e porle encore Je nom cie LaPlorid&lt;!. EHe
es t s ilu ée entre Aix et Marseille " &lt;'t un qUélrt de lieue de

celle derni èr e viII-"J el es t l' une (es
1 r 1us JO
. 1·I f'!' h ;\bltatiODI
.
de ses en virons.
l.

)
\

�ESSAIS 11 ISTOR IQ U ES

SUll LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

de joic (1'10 son éléva tion faisa it éprouver à
toute la magistra ture. lmmédiatclllent après ,
la Compagnie alla le visiter en rorps, honneur
qu'elle ne rendait jamais à ses premiers Présidens, et auquel l'engagea seulelllent la nouvelle dignité de du Vair. Enfin arriva le moment où il dut aller prendre possession de la
dJarge honorable dont le Roi a vait récompensé

sIgner son successeur au Parlement de Provence. L'Intégrité d
..
S. M.
. u mll1lStre garantissait il
que son chOIX ne serait dicté·
cr
.
ru 1)&lt;11· d es
alLectlOns d f ï l
.
e all1l e, ni par celles d'amitié ct
mOIns encore par Find·
..
'
.
Igne combInaISon de se
faIre des créatures II . ta 1
r d ' Je es yeux SUl" d'EscaIS e Bras, le plus ancien des Présidcns, que
ses vertus, son amour pom· la J. usÛce ct
. .
•
.
sa 1'0SIt10n .appelalent le plus naturellement à cel.te
place Importante.

ses loyaux services. La plupart des meml)res
du Parlement l'accompagnèrent j v --"' ~ l'extrémité du territoire, avec l'évêcpU. cU. Siste-

coml'on , le premier Président des Com~
tesse de Carces et plusieurs autre.6 J...,1es de
distinction. A cc cortège étaient réum.i.6.(es Consul s en chaperon , des députes de ~i\le ct
une foul e de gent~lshommes. Le peuple luiJI1ême en faisait partie , et les larmes d'atten drissement ne furent pas le moindre des témoi-

la

gnages honorables pour le garde-des-sceaux ,
parccquc ces larmes ne provenaient ni de l'ambition ni de l'h ypocrisie.
Le Roi, déposant les scea llX de France cutre'
les mains de du Vair, lui donna une nou vdlr
marque de confiance , en lui permettant de dé-

4J 9

1

FIN

ou

l'01UE PREMIER .

�</text>
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                    <text>ESSAIS HISTORIQUES
SUR

DEPUIS SON ORIGINE JUSQU'A SA SUPPRESSION,

•

\

A PIHAN DELAFOREST ,

alnp~I:Io~UO ~~ .:)J:t.'O".;~uo ft, (DltUp6;9 1 ;)6 ea. eouo ~jlt €k~.lcl,t~O?
;)e e. . . .!~Oot«tl&lt;'.? ptd e.r.uefle ;}tJ egwa.f.~t" j)e S ' ~~'U;"I d e 1
IIl~ OF.! IrOYlllU . -".

si'

1501. -

1790 .

J

Pew ci\Ib. Pwopeu 8~.xD.lU )
CR E VALJER DY. L' ORDRE RO YAL DE LA LÉG l Oti D'HO N I'fP.Vll ,

CONS EILLER A L.o\. COUR ROYALE D' An: .

PARIS,
A. PIHAN DELAFOREST, ÉDITEUR ,
nUE D E3 NO YERS , 1"0

$-,

�-~---

ESSAIS HISTORIQUES
~U ll

LE

PARLEMENT DE PROVENCE,
DEPU IS SON ORIGINE JUSQU'A SA SUPPRESSION.

.-

1501-1 790 .
: '.

CHAPITRE PREMIER.
Aug menl ation des g ages, -

Nouveau:! dîfTércns du P arlement avec

la Cour dei Comples ct l'Archevêque. - Mort ..lu prem ier PrésiJent . -

SO li

su ccesse ur. - Logement.

No U S aurons encor e plus d'une occaSIOn de
nous occ uper de dissensions déplorables, et de
voir les magistrats, :lUX prises avec la vanité
et l'irritation, pousser jusqu'au scanda le des
querelles dont la source n'était que dans des
prétentions de rang et de préséance. Nous les
"errons également lutter avec le chef de l'É-:

�~SSAIS

HI STO RIQIJES

3
Roi, obtint à son tom' un traitement plus prosu n LE PARLEl'tJE l"\1' DE pn O\' ENCE.

glise, qui , oubliant à son tour la modération
dont il devait l'exemple, s'abandonnait aveuO"lément à l'humeur, et à l'esprit de tracasserie
"
qu'ell e inspire.

pOJ.tionnÏ! il la valeur actuelle de l'argent (1).
On se rappelle que , lorsque le Parlement
d'Aix fut institué , ses memhres reçurent 300
liv. de gages, augmentés erisuite de 75 liv.
pOlU' le travail de l'après-dlner. Cette somme
représentait alors deux cent sept écus d'or qui ,
semblables pour la bonté et.Je prix aux florins
d'or , valaient chacun 7 Iiv. 10 s. Mais réduits
ensuite , par la dépréciation des monuaies, jusqu'à 3liv'. ) 5 s., ils n'offrirent plus aux magis-

Nous vondrions , par le respect" que nou .~
portollS aux ministres des autels et il ceux de
la justice, pouvoir ensevelir à jamais les faits
qui , en attestant leurs faiblesses , dégradent
leur sacerdoce. Mais la vérité ne nous permet
pas une telle condescendance. Hem'eux du
moins si, eu accomplissant un rigoureu x devoir, nous parvenons à l~rémunir con tre les
éc ueils qu e doit éviter la sagesse !

trats que la moitié des gages qu'ils recevaient
dans le principe, quoique tOlItes les marchandises cussent doublé de va leur.

Avant de signaler les facheuses discordes q~i
uous ailligent, nous devons observer que le
Parlement de Provence profita de la protection
de son a'ncien chef, devenu Garde-des-Sceaux,
pour obtenir une augmentation de gages.
L'altération qu'avaie nt éprouvée les monnaies , et 'I'élévation de prix pOlU' tout ce qui
concernait le comlllerce, justiliaient sans doute
cette déma rche , que le Parlemet;lt de Pa.ris .et
tons les autres avaient déja faite avec succès.
La députat ion qUE: cel ui ci e Provence ellYoya au

Pour rétablir l'équilibre, les lettres -patentes
que les députés obtinrent du Roi, le 18 j allvier 161~, portèrent à 120~ li". les gages des
Présidens à mortiel· · et des gens 'du Roi; à 57 5
li". ceux des Conseillers, et àlOOO liv. ceux
des Présidens aux enquêtes.
( 1) Cette députation fut com posée de d'Escalis de
t

Bras,l pl'cn\,ier PI'ésidcUL, cl des COllseillers d'Agut et
F;]bri de Prll'esc .

�4

~ ur,

ES5.U S BlSTOl\ l Q t:S

LE PARL L.'I ENT DE

PR O \ï~ l\C E.

,'i

des députés qu'elle envoyait à Sisteron, pour
constater le meurtre de l'un de ses memJlrcs,
Cepeudant , on ne pouvait obtenir de tels sc-

Les contestations entre le Parl ement ct la
Cour des Comptes eurent pour objet un intérêt
de juridiction, et l'ancienne prétention ' des

Gours qu ~ de la part du gouvernem' que le p(U'lemellt r epréscntait à cette époque. Aussi la
Chambre des vacations ayant connaissance de
ce t ordre illégal , manda les Consuls et leur fit
défense de sortir de la ville sans uu ordre ex-

Comptes d'aller comme le Pa d ement , r ecevoir
les gouverneurs,
Il fut délibél'é dans les États tenus il Aix en
16 , 7, sous ia présidence du Conseiller de Boyer,
de présenter une requète à la Cour pour signaler des abus aux(luels se linaient les préposés

près de sa part , sous peine de

:10,000

li l',

d'a m~nde

au sel , 'à la foraine et à la douane, qui, sous
prétex te de la r éparation des ponts et des grands
chemins, ou de l'inspection des poids et mesu-

en Leur propre.
Malgré cette mesure, la Cour des Comptes
ne chercha pas moins à se maintenir dans son

res , commettaient de coupahles malversations.

usurpation, et réitéra ses ordres aux Consuls,;

Ces délits rentraient naturellement dans les

mais elle prit enfin le parti de céder aux re-

attrihutions de haute-police et de gouverne ment, dé,'o lucs au Par.lernent. Mais les soins

m ontrances que les gens du Roi du Parlement
lui adressèrent su r l'injustice de sa prétention
, à s'ingérer dans le. gouvernement de la province. Ce premier diftërend termin é, il en suryint un autre, à l'oceasion du retour du gouverneur dans la province. La long ue ahsence
du dlle de Guise revètu de cette dignité, fit uu
devoir, au Parlement de 1ui rendre les mêmes

qu'il s'empressa de donner à cette affaire, ne
parurent à la Cour des Comptes qu'un empiètement sur sa juridiction ; et pour se venger de
ce qu'elle appelait une entreprise illégitime,
ell e vou lut s'en permettre une, à son tour, sur
le Parlement, en ordonnant directement aux
1'rocureul'S du pays de faire fournir dt!s vivres
ct le logcment aux soldats, et d '~tre ~ la sui tf.)-

hon neurs qu'a sa prise de possession ; la Cour
des Co mptes lIIalliresta le dpssein d'a ll er à sa
~

�6

ESSAIS HISTORIQUES

sun

rencontre, .de même qu'elle l 'ava~t autorisé
lors de l'entrée du cheva lier de Guise, frère du
gouverneur. Le résultat de cette prétention du t
faire repentir les Comptes de leur persévérance
il l'avoir élevé,e. Sm· la prière que le Parlelllent
fit au duc, de ne point admettre aTlprès de lui
les députés de l'autre COIll pagnie qui, pottr 10
reCi!voIT, s'étaient rendus jusqu'à St.-Cannat (1),
le gom'erneur les re.fusa en déclarant qu'i 1
ne souffrirait pas la moindre atteinte il l'autorité ou aux prérogatives du Parlement. COlllme
ils insistaient encore, malgré ce refus, ils irritèrent tellement le du c, qu'il ordonna il ses

l'archevêque qui avait eu déja de nomhreuses
discussions avec le Parlement, et dont l'humeur difficile contrastait avec le caractère saQré dont il était revêtu, éleva coutre cette
Compagnie la prétention de la faire précéder à
l'église par les chanoines, qui l'assistaient quand
il officia.it pontificalement.
Nous devons rapporter quelques détails sur
ce qui se passa .à cette occasion, parcequ'i ls
feront de plus en plus désirer qu'une loi sage
snr les préséances (si toutefois elle est possih le)
prévienne à j amais le retour des scanda les,

C'est il peu près vers la même époque, &lt;JlIe

produits par l'absence ou l'insuffisance des
règles.
En '16J 8, la veill e de Notre- Dame d'aoùt,
le Parlement se rendit à la :!YIétropole pour assister à vêpres, et y prit dans lc chœur sa
place accoutum ée, immédiatement après celle
de l'archevêque. Bicnt&lt;'&gt;t Ic maître du chœur
vint avertir le Président d'Oppède, à la tête de
la 'Compagnie, de céder sa place aux assistans

(1) Vi llage ~ UJ' l,a sn'nde l'Oule ci e P.t l'is , ft de ux li rul 's

du Prélat. Le Président, [ondé sur l'usage consacré par les lettres-patentes, exprillla SOI1 re-

gardes de les fairé retirer; ce qui fut exécuté
sur-l e-champ. Ainsi la Cour des COIllptcs ne
recueillit qu'une pénible hUllliliation, au

1

LE PARLEMENT DE PROVENCE.

!iC'1I

de la conquête dont elle s'éiait flattée. Mais cv
fut un nouveau erment de haine (lui, réchauflc
l'al' l'esprit de corps, dut f~ire des deux COJII -

paguies des ennemis irréconciliables.

rl'Ai~ .

fns positir, et le répé ta à lm second émissa ire .

�s

ESSA IS ItI STOK I QUES

Alors l'archevêque se présenta lui: même revêtu de ses habits pontificaux, l't ordonna à
ses assistans de s'asseoir sur les accoudoirs des
stales, au-devant du Président d'Oppède et des
aut~'es magistrats.
Le Parlement ne s'opposa point à cette entreprise; mais se rendant encore le lendemain
à la métropole pour assister à vêpres, il Y reprit
la place dans laquelle il av ait été troublé la
veille. Cependant , comme l'arch evêc[Ue ne se
rendait point au ch oeur pour commencer l'office, le Président crut devoir envoyer un huissier p our connaître le motif du retard: A llez
rapporter ri vos messieurs, lui dit l'archevêque,
qu'on commencera les vêpres lorsqu'ils auront
laissé la p lace libre ci mes assis tans.

La Cour n'en persisl:&lt;!ntpas m oins à s'y maintenir, attendit inutilement jusqu'à l'entrée de
la nuit ; et les v êpr:es ne commencèr ent que
lorsqu'ell e eut pris le parti de se r etirer . L'éclat

,

....

SU R L E p ARL"EM E-N T O E PROVKi\CE.

9

le procès-verbal de ce qui s'était passé: malS '
ou Vair souh aita qu e ce différend se terllli nàt
par un arrangement ; et la Compagnie ja louse
de le satisfaire, s'empressa de députer des Commissaires , 1)our s'entendre avec l'arch evèquc.
Celui-ci , par ses lenteurs affectées, for ça le
ParlcJU ent , lllalgré son désir pour une conci-

.

liation , à r en dre un arrêt contre lui. li ne nous
reste plus de traces des dispositions qu'il conte1)ait ; nous savons seul ement que son cxécution fut remise à huit jours pour don ner au
Prélat le temps d'en éviter les r igueurs. Ce délai servit à faire rentrer l'ar ch evêque en lu imême, et à le déterm iner à reconna lt re, don.
une déclaration écrite . _qu'il renonçait il ses
prétentions jusqu'à la décision de Sa Majesté.
Cette convention qui semblait prév enir le
r etour de nou velles dissensions; demeura m alh eureusem ent sans effet. , parceque -le coadj u-

de cette affaire exigeait une prompte délibération.

teur , neveu de l'a rch evêque, refusant d'y souscrire , fit construire dans le ch œur uue grande
estrade, poUl' s'y placer avec ses assistans) lor s-

Le Parlelllent s'asse mbla le len demain , et
arrpla d'adresser an Roi el a Il Ga rd e~ d es-Sc~a u x

qu'il officier ait .
L e Parlement s'empressa aussitôt de f~ü'e

----

�j

10

.ESSAI S HI STORI QUES

conslalercclte entreprise par des COlllllli~sa ircs,
et délibéra de ne pl us assiS ter aux offices de I:t
métropole, pour ne pas l'approuver pal' sa présence ; et lorsque l'archevêque eût fait usage de
cette estrade, la Cour ordonna « qu'iI ser ait
« adm onesté de faire remettre dans deux jours
« la chair e archiépiscopale dans son preuùer
(c état , à peine de saisie de son temporel jus« qu'a la somme de 10 , 0 0 0 livr es, et fit défense
« à tous artisans, ouvriers et autres personnes,
cc de travailler à la continuation de cctte nou« velle œ uv re, à peine de 1 ,000 livr es d'alll ellde
« e~ de punition corporell e. »
Dès que l'archevêque eut connaissancc de cet
arrêt , il se pourvut au consei l du Roi , pour cn
obtenir la cassation. Ce tte démarch e ellgagea le
Parlcmentà députer il Paris deux de ses melllhl'C's,
. les Conseillers de Glandevès et l'abri de Peiresc,
pour soutelùr les intér êts de la Compagnie.
Le conseil du Roi , ch erchan t à ménag'cr
Ioul es les prétentions, r endit un anêt·, le 3 mai
J 623 , qui n'était qu'une sorte de transaction;
si .\'a ,·chevêqu e ne put pasj ustemelll s'c:n plaindre, Ic PHlemen t eut. sans do ule il s'en [élici t c~·.

Il

:
1

l '.

su n

LE PAUL EJUEN'f DE PROVENCE .

11

Il portait « que la nouvelle estrade serai t ra« baissée de manière à ne pas excéder la hau« teur de l'ancienne ch ai~e archiépiscopa le, et
cc que lc siègc qu'oI) y placerait , ne serait pacc reillement élevé qu'à la même hauteur quc
« celui qni y etait aupar,!v ant , et que l'arch c« v êque ne pouxrait pas avoir à ses c&amp;tés plu~ do
« dcux assistans. »
C'est depuis ce tcm ps-là qu'il existe à la tète des
sta les à droite, dans la métr opo le, unc espèce dc
tr&amp;uc élevé sur ellcs d'une demi-marche, et qui
contient trois sièges destinés il l'archevêqu c,
lorsclu'il n'officie pas, et à ses deux assistaos .
On nc s'atte nd pas à ce que le Parlement q ui
étai t si· jaloux dc .ses droits honorifiques, le fût
IIlD ius de son autorité. ' Pendant (IU'il étoit en
disc ussion av('c l'al'cllO V'èque , il en don na ulle
nouvellc preuve il l'égard des procureurs du
pays qni , sa us a Lllorisation du Parlement , sc
permirent, en 16J9, de convoquer les procureurs joints, et de ternI' avec eux unc aSSClll h léc.
La Cour y voya nt une grave infraction à ses
droits, les manda aussit&amp;t, et les avertit qu'aucune assemhl ée ne pouvait avoir lien san' la

�ESSAIS HI STORIQ LES

J 2

S\.R I. E pAlILI:.ME~'l' ilE PRO' EN e E .

permissiou du Roi , du gouvel'l1eul', ou de l'au100·ité qui représentait celui-ci, et qu'ellc puuil'ait désormais de

10 , 000

livres d'amende ulle

sem blable contravention .
Le successe ur de du Vair ne posséda pas longtelllps le poste éminent qu'il devait à sa protection. D'Escalis de Bras mourut quatre ans a près,
d~ns

son chàteau d'A nsouis (1).
D'~p]'ès l'autorisat.ion du Roi , il avait r ésio-né sa cbaro-c au sieur de Pibrac du Faur,
" des requêtps ; lI1ais ce fnt l'ocQSion pOUl'
lI1aÎtre
le Gardc-des-Sceaux dc donner un nouveau
témoio-nao-e d'estime à ses anciens collè!rues.
'"
'"
v
Ce dignc ministre ne voulnt pas en effet qu 'un

'"

éfrano-er eût l'honneur de devenir le ohel' de

'"
la Compagnie.
Persuadé qu'une pareillc opération tendait il détruire l'émulation, et portait atteinte à la considération nécessaire à la
magistraturc, il Pll1ploy~ tout son cJ'édit pOUl'
faire porter le choix de S. - M. sur Vincent Anne rle Forbin d'Oppède (2), qui possédaitdéja
( .) Le ,4 oCloh\". • • 620.

('l) Forbin d'Oppede ava it hùilé du nont

un e cbarge de Prl-sid eut au Parlement d'Aix;
et le Roi choisit ce ma gistrat, ell l'obligea nt
- toutefois de payer 35,000 écus aUX héritiers de
d'Escalis, pour les indemniser de ce que la résignatic:)I1 ne pouvait avoir son effet.
Le palais de jl stice, qui avait -été celui des
Comtes de Provence avant sa réunion à la
couronne, indépendaullnent des salles qui servaient à la distribution de la justice, contenait
un logement assez vaste, qui avaiL été le sujet
de plusieurs contestations entre les premiers
Présidens, ceux de la Conr des Comptes et les
gouverneurs, qui prétendaient tous avoir le
droit de l'occuper, et qui en avaient ~ ltel'l1~ lt­
vement obtenu l'autorisation du Roi.
Le premier Président de Bras l'habitait : son
successeur aimant mieux dem eurer dans un hôt.el qui lui appartenait , SéguD:an , premier Président des Comptes, s'em pressa d'en prendre
possession ; mais l'ayant ensuite a handonné , il
('ause dll peu de commodités qu'il offrait , il fut
(lu f,l!n C' ux prem ier Président d l Oppècie. SO I~ ~ïeul tn a-

e l des biens

tC'rnl"l.

�14

.su}l.

ESSAIS HISTOJ\IQUF.S

définiti,-ement affecté aux gouverneurs de la
province, qui en jouirent jusqu'en 1785, A
celte époque le palais fnt détnit, quoiqu'il eût
été facile, avec quelques réparations, de COllservel' long-temps encore
lllODument plein
de so.u venirs, et a uquel s'attachaient tant de
respects, Les idées d'innovation commençaient
a, "
O'ermer', on 'Voulait faire mieux que ses prédécesse urs , on renversa J'édifice, on s'cnthousiasma d'un nouveau plan, on «grandit les
bases; m&lt;\is, pendant trente années, la révolution les laissa découvcrtes; et si maintenant on
s'occupe de la construction de l'édifice, c'est pour
nous faire de plus en plus regretter la construction de J'ancien,

un

O·

LE PARLEl'llE .X'f DE PR O \' ENC ": .

15

CHAPITRE Il.
'Q)'agt
aveC

41u Roi en Provence. -

No u vt:!les disJ;CIl!! io ll ~ du P ;u'le m eul

la Cour dèj Compks, l'A"che vèque

d

II! G .... u\t'rnc ur. _

F;:aiti Jiver.s.

tE Parlement eut le bonheur, en 1621, de
prévenir par la sagesse et la cé lérité de ses mesures, le développement de la peste qui pénétra
dans la ville du Martigues, mais n'en put franchir J'enceinte, à cause de l'étab lisselllent d'un
cordon sanitaire,
Vers la même époque, le Roi créa une sixième
charge de Président dans cette Compagnie,
quoiqu'il eût été depuis long-temps arrêté qut'
le nombre se,"ait réduit il quatre, Le Conseill er
de SéguÏran fut l'ohj et de cett e faveur, qui parut
lTiotivée SUl' les services que ce magistrat avait
rendus à Henri IV du temps de la lig ue, l\bis
peut-être n'aUl'aient-ils pas été rappel és au souyenu du Roi, si le confesscurdu souvprain ( 1)
(1) Gaspard Ségui ran , jésuit e 1 confesse ur de Louis
X UT , Jrpuis 162 \ jusqu'à 1625.

�~SSA I S

su n

HISTORIQUES

ll'avait été le frère du nouveau Président. Cette
circonstance prévint toutes les difficultés qui
auraient pu s'élever contre sa réception.
Des lett.res-patentes de la même année proi'ogèrent le Parlement durant les vacances, par
le motif que le Roi devait venir il cett e époque
visiter la Provence .
Le Parlement prit dès- lors tontes les mesures
con venables pour r endre hrillante la réception
de S. M . , et députa deux Présidens, six Conseillers et deux gens du Roi pour lui porter les
h ommages de la Compagnie, et le rece~voir
sur les frontières de la province.
C'est il Al'lëS que cette députation fnt admise
auprès de S. M. " dont elle reçut des témoignages
flatteurs, qu'elle s'empressa d'exprimer au Parlement qui s'occupa de pOlll'';oir au cérémonial
de l'en trée du Roi. On peut juger s'il s'en acquitta clignement, par ces pru:oles de Louis XIII,
qu.e nous a conservées la tradition: .rai tlté reçu
à .Arles&gt; comme un seigneur&gt;, à ilt[arseille &gt;
comme un roi; et à .Aix~ cOInme un Dieu (1 ) .

17

LE PAHLEMENT DE PROVENCE.

Le lendemain du jour où le Roi arriva il Aix,
le Parlement, après s'être réuni au palais, envoya son greffier chez M" le Garde-des-Sceaux
.
'
pour savoir s'il voulait recevoir la Compagnie.
Sm' sa réponse affirmative, le Parlement en
corps , moUs en rohe noire, vint ' lui présenter
ses devoirs. De retour au Palais, il renvoya son
greffier auprès du Garde-des-Sceaux, pour le
prier de conduire la Compagnie chez le Roi
. l'h eure à laquell e elle ohtiendrait'
et saVOIr
l'honneur d'être admise auprès de S. M .
D'après sa réponse, elle se rendit chez le Roi
en grand costume. Le maître des cérémonies
la reçut, le Garde-des--Sceaux la présenta à
S. M. , et le premier Président eut l'honneur
de lui nommer tous les memhres qui la composaient.
Peu de temps après ce voyage du souverain
en Provence , la ville de Marseille ohtint des
les cérémon ies qui eurent li e u à l'occasion de l'arri,'ée
du Roi. Elles sont d'ailleurs consignées dans les diverses

Histoires de Provence, et particulièrement dans cellE'

manuscrite du Pa,üment , pal' 1\1. dJHesmivy de Mois-

(1) Ces paroles no us dispensent de rapporter en détail

sac, t. T, pilg. 5:22 et su i" .

II.

2

�18

ESS,uS HI STOR CQUES
SUR LE PARLEMENT DE Pl\OVE NCE.

Jettres-patentes qui portaient injonction au Par- '
lemen t"d'aller, durant trois ans, et vingt jours
uti les chaque année, tenir les grands jours
dans le sein dé cette ville ill1portantll- La Cour
qui n'avait négligé ce devoir qu'à cause de la
multiplicité de ses affaires, s'empressa de déJëoor ~ Fordre qui le lui rappelait_
, Le désir qu'cut le Roi d'obtenir pour la Reine
,ml\re, des reliques de Sainte-Madeleine qui
existaient en Pl'ovence , réveilla un instant entre le Parlement et la Cour des Comptes l'esprit de rivalité et d'émulation qui divisait ces
deux: Compagnies_
La demande de ces reliques fut faite de la
l'a rt du Roi au Parlement qui chargE'a :lUssit6t
Je premier Président, le Conseiller Clerc Fabri
de Peiresc et l'un des gens du Roi de se rendre
,à l'eglise de Saint-Maximin aù était la châsse
dét; reliques, pour la faire ouvrir et y prendre
.une petite portion du dép6t sacré qu'elle contenaitCette démarche souleva le peuple de cette
ville, pénétré de vénératio n pour les reliques
de l'pli e illustre pénitent~_ Il ne craignit pas

•

19

d'employer la révolte pour les conserver: ce
qui obligea les députés , pour remplir l'objet de
leux mission, de décréter de prise de corps les
plus mutins_
Mais une autre difficulté devait en être le
l'esultat_ Se préva lant de ce que le couvent de
Saint-Maximin était de fondation royale, la
Cour des 'Comptes prétendit être seu le corn pétente pour ce (mi concernait les reliques que
ce couvent possédait, et s'empressa de char ger
quelques-uns de ses membres, d'a ller en faire
l'inventaire_Insh'uit de cet arrêt, le Parlement
qui considérait cet obj et comme renfermé dans
les attributions de sa police , se h àta d'en r endre un autre par lequel de nouveaux commissaires furent chargés de se r endre à ' SaintMax imin, pour faire eux-mêmes la description
de ces précieuses reliques_ Le même arrêt fit
défense;, tan~ aux prienrs et religieux, qu'aux
consuls et habitans, de souffrir qu'il fût procédé
à aucun autre inventaire, s:ms la permission
expresse de la Cour, sous la peine de
d'amende , et autres arhitraires_

2 000

liv_

La Cour des Comptes ne ch('rcha point à

�20

ESSA IS HI STOR IQUES

s'opposer il cet arrêt qui prouvc de plus el! plus
le oin qn'ayait le Parlement de réprimér toutes
105 31teintes portées il son autorité. 11 était éga lellient attentif il prévenir ou condamn er les
abus, et s'appliquait à garantir le peuple contre toutes les exactions inj ustes , de cjuelque part
(jU'e\l e5 vinssent: c'est ainsi ql1'en 1624. le Pro~
cureur-Général dénonça au Parlement les religieux mendians qui, d'a près l'usage, ne dl'vant recevoir qu'un florin pour accompagner
les morts, se faisaient donner deux seizains,
valant chacun seize sols. Sur cetl e plainte , les
économes des quatre grands co uvens furent
mandés, et celui des Augustins ayant avoué
que le sacrista.in avait reçu une sul'taxe pour le
convoi du Conseiller d'Espagnet , mais quc
c'é tait à son insu et sans l'ordrc du prieur, la
Cour lui défcndit de rien exiger désorlllais
au -delà de seize sols, sous peine d'amende ar bitraire.
Lorsque les magistrats assistent à des services funèbres, ils ne quittent point leurs places
pour raire l'aspersion. L'origine de cet usagc (jtü
subsiste touj ours en Provencc , remonte vrai-

su n LE

PARLE~t ENT

Dr. PRIn El\ CE.

2 1

selllbl1).h lemen Là l'époque du scrvicc so lcJlJld
que le ch apitre ordonna pour l'arch evêque récemm ent décédé, et auquel il inv ila lesmemlJl'cs
du Parlement. Nous ig~orons si ccs magistrats
se rappel èrcnt , dans cette circolJstance, tou lcs
les diflicultés quc leur avait fait css uyer l'llLllI1eur litigieusc du Prélat ; lI1ais nous croyons
pouvoir assurcr que ce fut la prcmière Cois
'ju'ils ne quittèrent pas leurs placcs pour concourir à l'ahsoute,
Nous devons encore observer quc, dall s la
mêmc occasion, les iuvitations ayant été faites
aux mcmbrcs et non au corps du Parlemcnt ,
ch ac un fut prié in dividu ellement dans SOIl domicile par les chanoines eux-mêllles: ce qui est
une nouvelle prcuvc de combicn d'éO"ards ib
,
"
étaient l'ohj ct.
PC!ldant la même année, je Parlement cssaya
de rcndre insaisissabl es lcs gages que recevaient
ses llJembres, et ordonna à ccttc fin main -levée
dc l'opposition qui avait été lilise S11r crux d"
Conseiller de Jcannis . Mais s'entendant av('c
les créancicrs , Ir rcccvem' des deniers publi cs ,
sur ,Irrjucl l'opposilion avait. cu liru , sc po ur -

�:lJ

ESSAIS 1l1STonlQUE.,.,

vut à la Cour des Comptes qui, saisissant cette
nouvelle occasion de contrarier l'autre Compa"nie , se hâta de défendre au Conseiller de
b
Joannis d'exécuter la contrainte qu'il avait obtenue contre le receveID', sous peine de la radiation de ses gages. li est vrai que le Parlement
rendit sur-le-champ un arrêt conh'aire qui
força le détenteur des deniers de s'acquitter,
Mais ce trouble -ayant fait naltre à la Cour
l'idée de demander au Rçi , dans les remon-

UR LE PARL E l'tJE N T DE. P1l0VE NCE.

-,

:~. )

trances qu'elle lui présenta en ] 626, que les
gages des magistrats ne pussent pas être saisis,
S, M. refusa de concéder ce privilège dout au-

L'argent attaché a,lL'" charges de llIagisl1'alure
est une bien faible indemnité des travaux immenses imposés aux magistrats; mais il ne
constitue point pour eux une pensiop alimentaire, et ils sont censés avoir des ressources
personnelles suffisantes pour exister d'une part,
et de l'autre assez de Ill odération pour u'ètre
j alllais dissipateurs. Cette garantie que la loi
leID' donne contre eux-mêmes semble donc inutile et Inême dangereuse, parcequ'elle les rend
l'ohjet de sa défiance, ct altère par là même la
considé~a1iion dont ils doivent jouir,
Si le mag-isb:at est pauvre, il doit encore

cun autre Parlement ne joniss&lt;,it, en sorte que
les gages des magistrats, comme tous leurs autres biens, continuèrent à répondre de leurs
promesses. Mais, depuis le nouvel ordre des
choses, il est défendu aux créanciers de tou-

plus circonscrire ses .dépenses, et il ne lui est
jamais permis d'hypothéquer d'avance ses revenus, La loi &lt;fui en i1 la prévoyance, paraît
à la fois renfermer une hilluiliation et une imprudence,

cher à une partie des traitemens que reçoivent
les membres de l'ordre judiciaire,
Ce n'est là, ce nous semble, qu'un privilège peu flatteur qu'il serait peut-être mieux
de supprimer, pour rev('nir aux anciens prinelpes,

Le Parlement, en J 625 , envoya des députés
en robe et à cheval , pour recevoir et baran ~
guer le cardinal Barherini, et fit tapisser les
m es par les&lt;fuelles il ferait son entrée, Il ordonna que le premier Président et le plus
g-rand nombre des magistrats qu'il pourrait

�24

ESSAIS HI STOR IQUES

réunir, irait visiter Son Éminence. C'est ainsi
que la Compagnie déféra aux désirs du Roi qui
avait intérêt à flatter le neveu du Pape (J),
parcequ'il était en voyé de la part du souverain
Pontife en qualité de légat d latere, pOUl' terJuiner les différens qui di visaient la France et
l'Espagne.
Nous n'avons pas les mêmes motifs pour expliquer les députations que le. Parlement avait
adressées auparavant aux cardinaux de Sourdis
et de La Valette, qui passèrent il Aix pour se
rendre au conelave après la mort de Grégoire XV. Il est néanmoins vraisemblable qu'il
y fut engagé par quelques circonstances particulières, parcequ'il n'était pas d'usage de rendre aux cardinaux des honneurs qu'on n'accordait pas même aux princes étrangers, s'ils
n'étaient souverains.
C'est dans le cours de cette même année qu'éclatèrent des dissensions entre le P&lt;U°lement et
le Gouverneur. Quelque pénible qu'il soit de
(1) Le cardina l Bal'heri ni était ue \'c u du P~pc Ur-

b.in VIU.

sun

LE PARl..EMENT DE Pl\OVENCE.

25

constater si souvent de semblables querelles
entre les premiers corps de la province , nous
en devons les détails à nos lecteurs, puisqu'ils
donnent lieu à une réflexion qui n'est peut-être
pas dépourvue de justesse.
Ces disputes étaient vives et multipliées,
souvent mêmes violentes et scandaleuses, ct
cependant elles ne compromettaient pas la sûreté du pays, et la considération des corps Cil
était peu altérée. Si de semblables luttes S~ renouvelaient ùe nos jours, n'auraient-elles auCllfies funestes conséquences; et ne serait-il
pas à craindre que le peuple, prenant paTti
pour l'un ou l'autre des contendans, ne se livràt
à des cm portemens et à des excès difficiles il
réprimer?
On· trouverait peut- ètre la · cause de cette
dilIérence, dans celle de nos institutions.
Alors la distance qui séparait le peuple des
grands était immense, et le respect qu'il leur
portait dépendait pins de leur position que de
leur co nduite. Ne pouvant prétemù:e s'élever
jusqu'à ces sO ll1l11it~s sociales , il était naturel
'lu'il sc regardàt COlllme étranger à lelu's dé-

�'\
ESSAIS H ISTORIQU ~S

SUR LE PARLEME NT DI!. PRO VEiXCf-;.

bats, et que, loin d'y vouloir jouer un rÔle.
il demeur,it simple spectateur de la lutt.e, pour

ment d'un impôt que celui-ci, pour l'Cllt rctitn
des troupes, voulut lever sur les vigueries de
Dl'aguigna~, de Grasse et de Saint-Paul, sans
avoir obtenu des procureurs du pays 'l'a utorisation qui seule pouvait le rendre lL-gaL Ins-

se venger de son asservissement, en ohservant
avec hilarité les ridicules de ses ma1trcs.
Mais aujourd'hui, quoique 'fatiguée des ré ·
yolutions, la masse est toujoUl'S prête à vouLoir
compter dflns les affaires; et le niveau des nouvelles idées ayant rapproché toutes les conditions, ce. ne serait pas sans le&amp; plus grands
dangers qu'éclateraient d'ardentes discussions
panni les dépositaires de J'autorité. Si elles
n'excitaient pas la sédition, elles produiraient
du moins le funeste effet d'attirer slu'le pouvoir
l'abjection et le mépris, et le priveraient ainsi
du moyen d'opérer désormais le hien qu'il doit
toujours se proposer.
Ces considérations nous paraissent propres à
convaincre de plus en plus le magistrat de la
nécessité d'être circonspect et prudent, et de

'1

réprimer avec soin ces passions. impérieuses
d'amour - propre, d'ambition et d'envie, qui
laissent toujours des traces si déplorables.
La rupture qui éclata ent.re le Parlement el
le gouverneur fut occasionnée par l'cta blisse-

l ti

1

truite de cet abus, la Chambre des vacations
défendit provisoirement de lever l'impôt; ci
entra1née par son zèle pour le peuple , clic ordonna qu'il en fût informé.
Le gouvcrneur reconRut son tort, et s'cmpressa de rétracter l'ordonnance. Mais, a u lieu
de faire un loyal et honorable aveu dc son crreur, il donna il cet acte ·de révocation une date
ant6rieure à l'arrêt du Parlemen t, pour nc pas
paraltl'e avoir cédé à son autorité. Ce ménagement nc trompa personne, et dut irriter celui
qui s'y ètait li v1'C, contre cette Compagnic dont
l'éllcrgique mesure l'avait porté à une démarche
faite pOUl' l'avilir à ses propres' yeux, car la
dissimulation doit coûter au pouvoir.
Mais d'autres évènemens vinrcnt bicntôt
ajouter à ce premier germe de discorde.
La Chamhre des vacations ayant appris que

le chàteau de Gavi, dans les États de G êne~,

�ESSAIS HISTORIQUE S

s'était rendu aux Espagnols, et soupçounant
que la trahison pouvait en être la cause, ordonna des üiformations , décréta de prise de
corps les chefs milil&lt;ures (pli commandaient la
place, et donna avis de son arrêt au duc de
Guise, a/in qu'il accordàt main forte pour son
exécution. Le gouverneur, ne voyant dans
cette démarche qu'une entreprise contre son
autorité, engagea la Compagnie à ne pas se
mêler de cette affaire.
Irrité de cette réponse, le Parlement se plaignit au Roi qui approuva les procédures commencées, et hù enjoignit de les conduire à leur
fin.
.
La Compagnie s'adressa de nouveau au duc
de Guise, pour qu'il nt surveiller les officiers
qui avaient été arrêtés. Mais, emporté par le
ressentiment, le gouverneur aima Inieux faire
évader les prisonniel's (lue de les li vrel' il une
autorité dont il persistait il ne pas les croire justiciables. Le Ptoi , instruit de cet évènement,
n'en soutint pas moins son Padement, et lui
ordonna ùe donner suite ail procès. En effet , Ics
traltres furent condamn('s par contumace.

SU R LE PARLEMENT DE PROVE NCE .

,

Le Parlelllcnt et le Gouvernenr avaient jusCJu'ici puisé dans leurs attributions leurs motifs
de di vision; llIais il en existait pour cc dernier qui devaient d'autant plus entreteni.r son
irritation, qu'il ne lui était pas permis de les
avouer.
C'est ainsi qu'il avait été profondément humilié du refus que lui fit éprouver la Compagnie, lorsq\l'il annonça la prétention de
confier au prince de Joinville, son fils, les
[onctions de Gouverneur et d'Amira l, qu'il lui
a\'ait obtenues en survivance; c'est encore
ainsi que son ame avait été cruellement froissée, lorsque le Parlement fit enlever de la
chapelle duRoiRené (1), les armes decc prince
peintes sur les vitraux, peiur y su bstitner les
armes du Roi. Nous iO"norolls si la COlUpacrnie
" exerça une velweance
" .
accomplit un devoir ou
"
,
mais l'amom'-propre du Gouyerneur devait
souffrir de cet enlèvement, parceque, descendant directement du Roi René par Yolande

(1) Elle existait à Aix dans l'église des Ca1'mes.

�30

ESSAIS HISTORIQUES

S UR LE PARLEME ~ T DE J)RO" ENC E.

d'Anjou sa fille (1), et, il ce tilre, convoitant
pe",t-être en secret la sou veraineté de la province qu'il régissait au nom du Roi de France,
il dut voir à la fois une insulte personnelle, et
une atteinte ' portée à ses prétentions, dans' la
mesure que prit le Parlement.
,
Enfin, il ne pardonna pas à cette Compagnie
d'avoir député, en 1626, le Conseiller de n oyer
et l'Avocat-Général de COl'mis auprès du Roi,
pour lui présenter un cahier de rcmon!"rances
dont plusieurs articles étaient relatifs aux contestations qui les di visaient,
Aussi aurons-nous pl-us tard l'occasion d'indiquer les résultats funestes qui naquirent de
ces germes de ressenti mens.
Mais' él'oignons-nous un moment de ce tableau, pour nous reposer sur des faits plus
cOllsolans.
Marillac venait d'être appelé aux sceaux ; et
la Compa'g nie qui lui écrivit pour l'en féliciter,
(1) Clau de 1er dnc de Guise, était fi ls de René II d~c
J

J

(le Lorraine . le(lllt'l él ait pctil- fi ls du Roi Hcné p&lt;t l'
Yobnde ~a fill('.

ob tint un e réponse que nons aimons il rapporter, parcequ'elle prou ve la considératioll
dont jouissait le Parlement. et les éo-ards que
" d'acle chef de la justice se faisait un devoir
cOl'der il ce corps ililLStl'e : vrai moyen de le
recommander au respect des peuples.
« Messieurs, écrivait le Garde-des-SccauX",
« la charge qu'il a pltl au Roi de mettre SUI' mes
« hras, pour la garde des sceaux de France,
« ayant sa principale fonction dans la conduite
« de la, justice et police du royaume, fait que
« je reçois avec un particulier contentement les
« lettres que vous avés pris la peine de m'é« crire sur ma promotion, d'autant que la j oie
« que m'en témoignés et les raisons què vous
« pl aît en rendre )Ile font espérer que la con«( CI.trTence · de nos dispositions à l'observation
«( de nos ordounances, en rendra l'exéc~tion
« plus facile, et fera plus tÔt et plus a])ond:ull« ment ressentir aux sujets du Roi les effets
« de l'intention qu'il a de faire fleurir la justice
« et établir l'ordre en toutes les parties de éet
« État, pourvoir à la tranquillité pnblique et
« soubger ses suj ets. C'est, 1Il0ssieul's, ce qu e
('TI

�32

ESSAIS HISTORIQUES

su n LE PAllLEntEN!I' DE PROVENCE.

« je VOlIS offxe et VOUS demande tout ensemble,

positions, la Compagnie s'empressa de les consigner dans ses registres.
Mais ces espérances ne tardèrent pas à s'é~anonir ; et ce fut encore dans des prétentions
honorifiques que les débats prirent naissance.
L'archevêque, en effet, imagina de faire
élever . une estrade dans le sanctuaire de la
métropole, du cÔté de l'évangile, pour les jours
où il officierait, et annonça la prétention que
les ~embres de la Cour fussent obligés d'y
monter pour l'offrande (1): ce qui dérogeait aux
anciens usages qui avaient au contraire établi
que des carreaux fussent placés sur la dernière
marche du grand autel afin que les magistrats,
au moment de l'offrande, s'y missent à genoux,
pour vénérer les reliques que l'archevêque, assis sur un fauteuil, leur présentait à baiser.
Pour éviter l'éclat d'un débat public, le Par-

« afin qu'aidé de vos bons a vis et de votre cor-

respondance , je puisse m'acquitter pills di« gnement d'une si importante charge, l'auto« ri té de laquelle j'emploierai toujours et fort
«

« volontiers pour la manutention de la diguité
« et du pouvoir, ct le contentement d'une si
« célèbre Compagnie. Priant Dieu nous don« 11er en sa sainte grace longue et heureuse vie,
« et suis, messieurs, votre bien humble ct très
« affectionné serviteur,
«
le

Signe, DE MARILLAC.

A Nantes, ie 16 juillet 1626. Il

Alphonse du Plessis (1) succéda· bientÔt au
neveu de Hurault de l'HÔpital, archevêque
d'Aix, et malùfesta le dessein, en prenant possession de son siège, de maintenir entre le Parlement et lui une constante harmonie. Il déclara hautement ces nobles senti mens dans les
Chambres assemMées, la première fois qu':il
vint y prendre place; et heureuse de ces dis-

33

(1) L'usage. d'aller à l'olrrande fut aboli en 1656, pour
éviter les contestatiuns dont eUe était sans cesse la cause.
Depuis celte époque, il n'a plus été consen'é qu'à la chapelle du palais pour la messe de la rentrée de la COOl', et .

( 1) Frère du cardina l ùe Ri cheli eu.

pOlll'

celle du jouI' dt! Saint-Nicolas.

Il.

\

,

3

�34

ESSAIS HISTORIQUES

lement qui n'avait pas été prévenu de celle
entreprise, ne fit pas diffioulté de s'y soumettre
Il eut même la condescendance d'y souscru'e
une seconde fois, après avoir fait des représen tations il l'archevêque, et quoique ce p,'élat eùt vivement insisté pour maintenir cette
innovation. Il est vraisemblable que ce.ménagement, si peu conforme à l'espri~ ordinaire
de la Compagnie, fut plutÔt inspiré par les
liens qui unissaient l'archevêque an premier
ministre, que par le caractère sacté dont il ètait
revêtu. La Compagnie cependant n'abandonna
point ses droi.ts; elle écrivit aux divers Parlemens du Royaume pour connaitre leurs usages
relativement à l'offrande; et ayant reçu l'assurance qu'ils étaient conformes à celùi qu'elle
revendiquait, elle réitéra ses représentations,
et parvint à déterminer l'archevêque il se dé parti!' de la pretention qu'il avait si ardemment
soutenue.
Mais cette concession ne garantissait pas du
retour de nouvelles luttes, ct ce fut bientÔt pa l'
une prétention de préséance qu e la paix fut encore troublée

sun

LE PARLEMENT DE PROVE NC E.

35

L'usage avait, COTlstaullTIent accord~ aux
cOlllmissaires que le Roi déléguait pour faire
l'ou verture dps États, l'honneur de marcher iwlIlédiatement après le gouverneur. Cependallt
Galiffet, Pl'ésident aux enquêtes, honoré de
cette cOlllmission en 1628,. voulant prendre la
place qu'occupaient ses prédécesseurs, en fut
empêcbé pal' l'archevêque qui déclara impérieusement qu'il précèderait ce magistrat. La
prudence fit un devoir à celui-ci de céder; mais
sa dignité hlcssée lui commanda en même
temps de porter ses plaintes aux Chambres assemhlées du Parlement. Cette Compagnie r echercha a,'cc soia l'existence de l'usage que le
prélat avait violé, ct convaincue qu'il était
aussi réel que l'idée de l'abolir était injuste 'de
la part de l'archevêque, elle se hàta de rendre
un arrêt portant inhihiLi.ons et défeilses il tous
les ecclésiastiques de la province, de précéder
les Commissaires députés pour l'ouverture des
États, sous peine de saisie de leur temporel.
Cet arrêt, signifié aux syndics des prélats du
pays, O,larma singulièrement l'archevêque qui
craignit que le cardinal de Richelieu, son frère ,

�]6

ESSAIS

HISTORIQUES

ne condalllnât son entreprise. Aussi chercha-t-i1
il terminer cette affaire par la voie de la conciliation. Mais la Cour lui fit répondre que, d~ns
plusieurs occasions semblables, comme il n'avait voulu se relâcher en rien, elle avait crll
devoir, saBS employer désormais d'inutiles InCnagemells, mettre un frein à ses tentatives
trop fréquentes et à son ambition.
Le Parlement, à la même époque, ordonna
des prières publiques, pour obterur du ciel que
les Anglais qu'on avait vus sur les côtes 'voisines , ne réalisasseut point les hostilités que
leur approche faisait craindre.
Il annexa en .même temps un j uJ)ilé ordon né
pal' le souverain Pontife, mais que l'archevêque
n'osait pas faire exécuter sans ce préalaJ)le, de
peur de faire renaitre les discussions qui s'étaient élevées, toutes les fois que l'Église avait
essayé de s'affranchir du ill'oit d'annexe.
Le Parlement lui lint tOl\tefois compte des
(lispositions amicales qu'il manifesta dans cette
circonstauce; et c'est peut-ètre_ pour le lui tcIUoigner, qu'à la procession du j ulJilc, il n!!
s'opposa point il la place 'lue prit le prélat , illl-

S UR LE PARl.t:: MENT OE PROVE NC E .

médiatemenL après le dais, quoique aucun de
ses prédécesseurs n'eût jamais entrepris d'avoir
le pas sm' le Parlement.
Mais les successeurs de Duplessis surent
s' emparer de cet acte de condescendance, pour
l'ériger en un ill'oit incoutestable, auquel le lU'
ambition essaya même de donner des dévcloppcmens inouis.
Le résultat qu'eut ainsi la complaisance du
Parlement, justifie jusqu'à un certain point,
malgré nos observations précédentes, l'importance Cjue cette Compagnie attachait aux honneurs qui 1ni étaient dus. Cet intérêt en eflèL
(lui, au premier aspect, paraît futile et chétif,
est néanmoins précieux à conserver, parcequc
ce droit, exposé sans cesse aux entreprises de
l'esprit de domination etaux efforts de la vanité,
J,-eut être facilement conquis , s'il n'est soigneusement défendu; tandis que sa conservat.ion est essentielle aux corps, pour les main .tenÎ+' dans cette dignité extérieure â laquelle
s'attachent les respects du peuple. Mais s'ils ne
doivent pas laisser .empiéter sur eux, il faut
0galement ([u'ils s'appliquent à ne l'as usnrper

�38

SUR LE PARLEMENT DE PRO VENCE.

ESSAIS HI STOR IQUlS

les droits des autres; et, lorsqu'ils on t le lIlalh euI' de vou' mettre en question I ~Ul's prérog'arives, ils banniront surtout avec gr and soin ,
de ces sortes de discussions, l'hul11eu l', la susceptibilité et l'irritatioll qui l es rendent désastreuses, en attu'ant le .ridicule sur eux ,
Un procès particulier , jugé par le Pt\rlement
an comm encement de l'année 1627, nous dOl',mc
lien de l'appeler quelques faits interessans.
I l démontre avec que\l~ attention cette èom-

pagnie savait concilier' ce qu'elle se devait il
elle-même, avec les égards que pouvaient de- '
mander de hautes positions soèia!es et combien
.
'
elle portait de soins il prévenir les soupçons de
la partialité, par la rigidité avec la'q uelle elle
exigea it que tous ses membres f~ssent soumis
aux r ègles des convenances.
Le comte de Sault (1), lieutenant de Roi en

(1) Il é lô1lt fils de la s in g ulière co mtesse &lt;le Sa n,lt
(l onl

HOll')

J

&lt;lt'onsJ'ait tup.ulÎon dans la pl'emihc partie de-

cet ol1'1'Tage; c'est Ic même qui . étant arl'êté ~~ " r c sa mère

39

Dauphiné ,. se rendit il Aix pour suivre un procès au nom de son père, contre la maréchale
du ch es&amp;e de Créqui, sa belle-mère.
En sa qualité de lieutenant de Roi, il ava it
droit de prenm'e séance dans le sein de la CompagllÎe, Il fut en effet admis à se placer audessus du doyen ; mais, après avoir prononcé
son compliment deva nt la Cour, il fut obligé de
se confondre dans la foule ' des justiciables, ct
de descendre à la barre pour exposer sa plai.)1te.
Cette même affaire offre un point de j urisprudence remarquable. L es Chambres s'aSsemblèrent pour,la juger, solennité due à la qualité
de duchesse que portait l'une des parties.
Enfin ell e donna lieu, le 5 juin 1628, au ;enouvellement d'un r èglement de disoipline qui
existait depuis quelques années (1), et par le·
quel il était arrête que les plaideurs, de quelque qualité ou co\ ditioll qu'ils fussent, qui se
rend.aient à Aix pour :y ~lÙ vr e leurs procès, et
ll1êine les plaideurs de la.vill e, ne pourr~lÏentètre
visités par ceux de Messieu;s' qui seraient leurs

par les ol'd,'cs du dllc dE' Sa ,roie , en 1 5~)l J p:t l'"illt i\ s'échapper dégn; ;:,é en j«rdi llier.

Il .

�40

ESSAIS HISTORlQIJ ES

juges , qu'après que l'arrêt aurait été rendu, et
de la part des autres, qu'une seule fois avant
la fin du procès.
,
Comme celui dont il s'agit ici devait être jugé par la Compagnie toute entière, il fut particulièrement arrêté qu'aucun magistrat du
Parlement n'irait voir les parties, pas même
ceux qui faisaient religion (1) ou qui étaient
récuses . .
C'est ainsi que le Pilrlement se montrait aussi
jaloux de la dignité de ses membres que de son
autorité, et se mettait à l'abri des reproches
dont la méchanceté est toujours prodigue, ' et
qui tendent souvent à, iuoulper la délicatesse,
au liou de n'accuser que la légèreté. Mais le

SUR LE PARLEMENT DR PROVE NC E.

magistrat doit garder d'autant plus de:réserve,
que c'est moins le mal qu'il fait qui le déshonore, que celui qu'on lui attribue; et, il. l'exemple des personnes du sexe, il ne doit pas scu~
lement respecter les convenances et la vert u ,
mais encore leurs apparenoes .
•

Le Parlçment fut de nouveau prorogé CO:te .
année, durant les v,acances, sans que nous
puissions · toutefois en assigner le motif. Mai;
cette mesure, qvelquefois adoptée, démontre
que les vacances, dans l'ancien ordre judiciaire ,
étaient plut&amp;t considéllées comme une faveur, .
que comme un droit, et que le repos ne pouvait être accordé au magistrat qu'autant qu'il
ne préjudiciait point aux affaires publiques,
auxquelles SOI;\ terop~ est entiè~ement dévolu .

(J)- Un magi stral fait religion dans un procès. qu'il
est nppelé à juger, lorsque , 1',11' des motifs particuliers
de déli catesse J li refuse de prendre part au jugeme nt. Il

•

doit \luta nt se défier "de la tim idité (lui trop souvent
COllsc~U e

l'éloignemen t, que de l'orgueil qui le con-

ùamne d'une manière cxclusi'-e J el sa.voir conc ilier le
dcyoir de sa cOll!'cicnce ayec cc (lue l ui prescl'ivent tes

con'-enanccs.

4'

•

�J:::SSAIS HIS1'OJ\1QUES

SUR LE PARLEMENT DE rROYENCE.

43

Pl'ovinces voisines, il se hâta, pour évi ter la

CHAPITRE lIl.
Pesle Je t6'l8.

contagion, d'intercepter l'entrée des villes et
le passage des rivières à tous ceux qui n'a vaient
pas de certificats de santé.

II forma ensuite une' Commission à laquelle
il attrihua le soin de faire exécuter tous ses ar-

LE .p euple v:ivait heureux et tranquille sous

l'êt~

relatifs à la maladie. Ce hureau fut

com-

l'autorite de divers corps, qui se heurtaient si
frequeIDlnent, et dont les débats n'étaient poUr

posé d'un Présideut à' mortier, de deux Con-

lui qll'un spectacle; paTce&lt;!'l'a~ milieu de leurs
prétentions coutradictoires, ' ils étaient mus

des Consuls et des notahles de Ja ville.
La Conr des Comptes, ordinail'ement atten-

animés d'une égale émulation pour le bien

tive à faire partie ' de pareilles assemblées,

public.

ne chercha point à paraitre dans celle-ci. Le

seillers de chaque Chamhre, des gens du Roi,

)lais la peste, qui affligeait une grande partie

Parlement, n'ayant que la police en vue,

duroy!lumc, détruisit bientôt cet état de pros -

pouvait en effet agir sans son concours; mais,

périte, en pénétrant dans la province. Ses

()hligé à régler quelquefois des affaires de finances, il avait oru devoir appeler la COlU'

ravages furent d'autant plus affreux, qu'ils
trouvèrent un nouvel aliment dans la mésintelligence qui éloignait du Parlement le duc
de Guise. Tant il est vrai que, dans les fléaux
publics, la bonne harmonie des chefs est le
premier besoin des peuples!
Quoi qu'il en soit, dès l'instant où le Parlement fnt instruit que la peste parcournit les

des Comptes dans ses h'ureaux : motif pour
lequel celle-ci s'était immiscée dans des assemblées étrang'ères , à ses attributions, et où
étant tolhée pal' condescendance, elle se fit des
litres par lesquels elle parvint plus tard à
consolider des empièteniens

SUl'

le Padement

(Lont elle ne cessait d'enviel' le pouvoir.

�44

ESSAIS H1STOI\IQUES

Toutefois ces hureaux de sanlé, comme tous
ceux auxquels les circonstances donnaient naissance, n'étaient, malgré les eU'orts de la Com'
des Comptes pour en rendre les attributions indépendantes, qu'un auxiliaire du Parlement,
destiné à pourvoir en son nom aux choses pressantes, et à assurex l'exécution de ses 3.lTêts,
sans juridiction particulière, et avec l'obligation
de référel' toutes les difficultés à la Compagnie
qui seule àvait le dép&amp;t de l'autorité,
S'il était besoin de prouver cette vérité, nous
n'aurions que la peine de choisir parmi les
nombreux exemples qui la rencL:aient ,incontestable.
C'est ainsi que malgré l'existence du buxeau
de santé à l'époque présente, le Parlement
ch3.1'gea deux de ses membres de se tenir cha~ue jour il l'une des portes de la ville (1), pour
assurer de plus en ,plus les llIesuxes sanitaires
(lui avaient été adoptées. Le prelllier P!'éside'lt
t't le doyen occupérent les premiers cc poste où
,

un l .. E

PARLEMENT DE PROVE NCE: .

"haque ~Ilagistrat, à son tour, donna des preuves de SOIl dévouement.
C'est également d'après ce principe, que la
Cour :fit défense au buxeau de sante, de donner
eutrée dans la ville à ceux qui viendraient des
provinces voisines, et commit un de ses memhres pOUl' commander les soldats qui, placés
sur le bord de la Durance, avaien tordre d'empêcher le passage de cette rivière. Il serait sans
doute aussi inutile que fastidieux. de multiplier ces exemples.
Les précautions que prit le Parlement n'opposèrent éepelldant pas de suffisantes digues à cc
fléau qui, pénétrant dans la province, exer ça
ses premières fureurs sur les villes de Digne (1)
et de Castellane: ce fut en vain que, pour le
concentrer, la Coux défendit aux habitans de
ces villes 'de sortii.- de leurs territoires j et enyoy a le Conseiller œAgut pour faire exécuter
un hlocus autour de la première.

,

(1) Voy. No t itia Eccles iœ DùLÎeltsis ~ auctore P etm
Ga.ssendo Prœp osito: cle P estiientiti a nni 1629 , p. 32 ,

(.l

La po"!e Saint -Jean,

in_4°, Parisiis apucl JJup uis, 1654.

�_1':'
Iv

ESS.' IS HlSTOl\lQUES

Tandis qu'on s'occupait de ces J1Jesur~s si Ullportantes, le gouvernelu' ret:ouI'liait de Paris,
ct la Compagnie lui envoyait, selon l'usage, des
députés pour le recevoir. Ce n'est pas que les
nuages de la discorde qui les avaient divisés
fussent dissipés; ils avaient même acquis une
Ilouvelle intensité, il. laquelle le duc de Guise
ne tarda pas de donner l'essor, En effet, peu de
temps après son àrrivée, il fit présenter au Parlement une requète de récnsation conh'e l'Avocat-Général de Cormis et le Procurel!r-Génél'al
de Glrérin, tendante à ce qu'ils 'eussent à s'àbstenir dans toutes les affaires où il aurait
quelque intérêt, soit COlwne gouverneur et
amiral, ou COlllme sunple particuJjer, L'aigreur
du sty le de cette requête, signée pal' l'avocat
Duperrier, engagea le Parlement il. exiger que
ce mandataire se fit avouer par uue proourat.ion expresse, sans laquelle il déclara qu'il serait procédé contre lui.Le gouverneur n'ayallt
pas hésité de la fournir, la Cour, après avoir
entendu les magistrats contre lesquels la récusation était demandée, arrêta qu'ils s'ah6tipnù~'aient ùans les affaires qlÙ concerneraient

S UR LE PAr\LE i'UEN'l' DE pnOVE NC E.

personnellement le duc de Cuise, mais qu'ils '
con ti nueraient à siéger dans celles où il n'a girait qu'en ses qualités de O'ouverneur ou
"
d'amiral.
,

Un nouvC\ incident yi nt ajouter à l'irrj[ation, Le Roi manda au Parlement, le 4 juin
J 628, la nouvell'e de la paix qu'il venait de
couclure avec l'Angleterre; mais le secrétaire
avait omis de faire mention des réjouissances ct
des actions de gTaces qui devaient avoir lieu il.
cpt.te occasion, tandis que la lettre que reçut le
gouverneu L' l'enfermait des instructions à ce
sujet, AussitÔt le duc de Guise enjoint aux procureurs du pays de faire pUblier le traité de
paix, de céléhrer cet heureux évèn ement pal' .
des prières ct des réjouissances puhliques, Le
Parlement, en possession constante de ce droit
de plù&gt;!ication , voyant dans celte ordonnance
un ,g rave empiètement sur 60n autorité, en
porta aussitôt ses plaintes au souverain, et dôPuta un de ses melllbres vers le "O'ouverneUl' ,
pour revendiquer ses privilèges, Mais, satisfait
d'humilier la Compagnie, le duc ne lint nullement compte de ses réclarnat lons, Pl n'en l'xi-

�48

ESSArs HISTORIQUES

. que
ses ordres fussent exécutés.
.
.
«ca pas mOIlls
" Cependant le Roi reconnut les droits accfllls
d u Parlement , et les consacra de nouveau. Pour
.
ne pas les laisser prescrire, cette Compagrue
ordonna , à son tour, les réjouissances ct les. ac.
tions de graces qui aValent
eu l'!Cu, e t qu1 par
ce motif furent renouvelées.
· (au milieu de ces débats, la contagion
M aIS,
étendait de plus en plus ses ravages, malgré les
précautions que prenait le Parlement, et dont
nous devons rappeler les plus importantes.
Il enjoignit' aux grands-vicaires d'avertir les
prêh'es du diocèse de ne plus donner .le haiser
de paix, ct de ne plus recevOIr !'ofIrande; Il
.interdit les processions, les thèses, fit fermer
les collèges, et défimdit toutes les réunions nombreuses. La Compagnie elle-même ne tint plus
qu'une seule audience destinée à l'expédition
des affaires criminelleS, et ou ne sonna plus les
cloches pour les exécutions, afin d'éviter les rasserublemens populaires. Elle fit sortir de la ville
les vagabonds et gens sans aveu , fermer les
églises qui étaient hors des murs i et obligea les
supérieurs des couvens de donner la liste exacte

49

SU R LE PARLEntENT DE PROVENCE.

de leurs religieux, avec défense d'en recevoir
de nouveaux. Les membres du Parlement' se
di visèrent ensuite la surveilla nce des différens
quartiers ' de la vi lle, sous le titre de surintendans de h santé, ct les intendans particuliers
venaient leUl' l'en d 1'e compte de ce qui se
passait.
Nous consignons minutieusement ces diverses mesures, parcequ'ellcs attestent la sagesse
des magistrats dont elles étaient l'ouvrage, et
les rècommandent à l'admiration de la postérité, comlne elles durent les rendre dignes de
la reconnaissance de leurs contemporains.
Mais elles sont vaines les précautions des
hommes, si la puissance de Dieu ne leur prête
son appni, Aussi tous lès efforts du Parlement
ne purent contenir le fléau· dévastateur qui se
développa dans la capitale de lamanière la plus
désash'euse. Ce fut particulièrement il l'illusion
que se firent plusieurs médecins sur la nature
ct l'intensité de la maladie, que la peste dut
ses plus grands ravages, Une triste réalité vint
d9truire les espérances des gens de l'art, et l'on
"it alors le Parlement se diviser entre l'opinion
JI.

4

�50

ESSAt S IlIS1'ORIQUES

de sortir iucessamment de la ville pour asstu'('L'
"lL"!: j)euples la dütrihutioll de la justice, &lt;'t
celle de demeurer au milieu de la calamité publique, pour essayer d'en arrêter ou adou cir
,1\1 moins les redoutables effets,
A la gloire de l'luunanité ct de la Compagnio ,
ce fut le dernier avis qui l'emporta , et l'éO"oïsme qui trop souvent

SC

pare du nom de

"prudence, fut contraint de céder au zèle généreux des magistrats qui résolurent de hraver le
danger poru: le rendre moins funeste, A la têle

de ces houu11es courageux, se distingua le Pl'I'miel' Président: la province n'en attendait ]);\s
moins d'un Forbin,
Mais, pendant que la Compagnie se dévouait
si héroïquement au malhe'ur commun, le Gouverneur en' profitait pOlU' satisfairl', ses ressen t.imells ct multiplier ses entreprises conh'c le
Parlement, auquel il ne pouvait sc r ésoudre
de pardonner, Combien cependant il eut été il.
souhaiter pour le bien public que les autori tés
terminassent enfin leurs quQrell es' ! L' uniOll
seule peut procurer quelque adoucissement il. de
semhlahles ca lamités, Q uoi &lt;[u'il en soit , ardent

su n LE PARLEME NT DE PROV Er;CE.

' 51

à sc venger, le duc de Guise puisa ses moyens
dans les désastres même de la contagioll. Il ne
craignit donc pas de lancer un interdit sur la
ville d'Aix, de défendre il toute la province de
recevoir ses habitans , ou seulement de communiquer avec eux. Il fit plus encore, il garnit tous les villages voisins de soldats, pOUl'
qu'il ne parvint aucun secours dans cette malh eureuse cité.
Ces mesures étaient autant d'empiètemens
sur l'autorité du Parlement, dans laquelle l'arrêt ,du Conseil de 1560 plaçait exclusivement
la police; aussi s'empressa-t-il d'acU'esser au
Gouverneur un de ses membres , le Conseil ler
Boyer, pour sc plaindre de son usurpation.
Afin de dissiper en même temps la crainte que
la ville avait d'êh'e affamée, il ordonna sous
peine de la vie il tous les, hahitans de la ProvenCe d'accueillir ceux qui sortiraient d'Aix;
et pour assurer l'exécution de son arrêt, il envoya des commissaires sur les divers points de
son ressort pour commander d'ouvrir les passages, et informer au besoin contre ceux qui
1
ne youdraient pas olléir.

�su n

ESSAIS THSTOl"Q U' :S

Le CYouverneur ne consentit il entendre le
député"de la Cour, qu'à la barrière de Septétnes,
exigeant un mémoire écrit de tous les gl'ie[~
que le Parlement lui reprocha.it. II n'y répou~
dit que par des apostilles en marge; ce qui lW
parut qu'une nOlivelle insulte qui fit prendre il
la Compagnie la &lt;iétennination d'adresser srs
plaintes au Roi. Mais le gouvernetu' étant
maître des passages, :lit arrêter les comTiers , et
défeuclit de donner des chevaux dè poste sa ns'
~a permission. Par ses ordres, on arrêtait aussi,
sur les divers ports de la Diu'ance, les malhem'eux habitans d'Aix qui allaient chercher
au-delà quelques moyens de salut ; et, pour
que la capitàle ne pût, malgré ses ordres, obteuir encore quelque soulagement, il fit arriver les troupes cantonnées dans les h antes
montagnes, pour maintenir plus sûrement le
blocus dont la ville d'Aix était la victime , parceque le Parlement, ohjet de la haine du gonverneur, s'y trouvait r enfermé.
Ce f~It sans snccès que l'assesseur se renaü
vcrs le duc pour le détourner de cette résolu lion. Il fut inexorahl e, et les soldats sc Iivr&lt;\rl'nt

LE PARLEM EN T D E PRO VENCE.

53

à toute sorte de désordre dans les divers villa ges
où . ils ·étaient placés . Le gouverneur ne les
laissa cependant que quelques joms aux environs de la ville, par la crainte, sans dou te,
d'être désa pprouvé par le Roi , instruit des excès du du c de Guise par un courrier qui étai t
parvenu il franchir tous les obstacles.
Louis XIII, en recevant ces déplorahles
nouvelles, se fit un devoir de louer le Parlement sur le dévouement qui l'avait œtcllu
dans la vi lle infectée) et annonça la proch ain e
arr; vée d'un Commissaire avec ordre de récyler
,
"
les différends entre cette Compagnie et le duc
de G ui ~e.
Malgré la continuati on de la maladie, l'ouvcrtme du Parlement se fit le 1" octobre, seloll
les formes ordinaires. Pour éviter la communication, la Cour eut seulement le soin de ne
faire prêter le serment aux avocats et procureurs , (lue de leurs places, sans monter, suivant l'usage, sur l'estrade où étaient les magish·ats.
Le nomhre des llleltÙJres dn Parlement, à
cette re ntree, ne fllt l'as cOllsid érable. J .'''XCIlIIl.

-

�54

..

ESSAIS HISTORIQUES

pIe du courageux dévouemeut du chef fut toutefois suivi par plusieurs ; 1uais ils se virent
obligés, à cause de leur petit nombre, de délibérer qu'ils entreraient tous à la Grand'Chambre
pendant vingt jours.
Pour prévenir l'affluence du public, qui pouvait êt.re dangereuse, deux sm'geng se tenaient,
tous les matins, au bas du grand escalier du
palais, pour empêcher que personne n'y montàt, excepté les clercs (1) de Messieurs, les commis au greffe, et les personnes mandées par la
Cour.
Le lendemain de sa rentrée, la Cour rendit
un arrêt sévère contre ses membres absens ,
auxquels ils fut enjoint de retourner à leur
poste dans la huitaine , sous peine d'être pri vés
de leurs gages. Mais si, d'un côté, il ne faut
jamais inHiger une peine pécuniaire au magistrat qui, par son caractère, ne saurait la
(1) Les secrétaires des rapporlcul'S s' .. ppclairnl "10",,
clercs:
.. Aborder l.'\n, ;\ rgent un clerc Je rapporteur. "
11ortEAU, I. fltrin, c hllnll ~r.

su u

LI:: PAI\LEMENT DE PRO VEl\CE.

55

l'~ganlel'

comme une punition, de l'autre ,
qu'aurait pu la perte de quelque obole sur l'égo'isme et la peUT, en comparaison du danger
de compromettre sou existence? Et le dévouement ne pouvant qu'être désintéressé ,
les froids calculs d'un amour excessif de soitllbUle étaient peu propres à réveille, l'intérêt,
'luand il s'agissait de la vie. Le Parlement,
}l'Ir un plus honorable appel, eût été beaucoup
mieux_entendu, si dans son langage ordinaire,
cel ui de l'honneur, il eût dit aux magistrats :
Qu'est-ce donc 'lue la vie en présence du devoir? L'hollllile vulgaire peut n'avoir à soigner
(jue sa propre existence; mais le magistrat SC'
doit lout entier à ses concitoyens_ Dans les
t.em ps' de l)aix et de bonheur, assis sm-son triJmnal, il leur doit une exacte distribution de
la justice; mais, dans les calamites publiques,
pal' un redoublement de zèle et d'héroïsme, il
doit savoir périr, s'il peut, à ce prix, en déli-vrersa patrie. Ces paroles auraient, sans doute,
été comprises, tandis qu'une fausse honte enco urageait l'égoïsme à perséverer dans son isolement. , en lui persuadant qu'il était trop tard

1

�ESSAIS H IS'fO l\lQtJ ES

de se rendre, pareeque le dévo llClllcut !l'aurait
paru être que le fnùt de l'avarice, Faites briller
l'argent au."'{ yeux du financier, si vous le voulez; mais au."'{ magistrats ne parlez jamais que
d'honneUl', '
Quoi qu'il en soit, Sanguin, l'en voyé du Roi,
arriva à Aix le 6 octobre 1628, pour opérer la
conci liation dont il était 'chargé, li ne 'nous
reste aucun document sur les propositions faites
ni

SLU'

la manière dont Oll les accueillit; mais

s..wons que le premier Président, le Président de Coriolis, le Conseiller de Ven el et les
gens du Roi, fLU'cnt députés auprès du gOllverneUl' pour conférer avec lui ; ct nous pouvons
juger, par les dispositions qu'il manifesta ultér ieuremen t , qu'ils eurent le llOnheur d'obtenir
enfin une réconciliation.
1I0US

Cependant la peste, étendant de plus en plus
ses ravages, contraignit le Parlement à s'éloigner, parcequ'il n'avait plus l'espoir d'a rrêter
ses progrès, et que c'était s'opposer en vain à
des dangers imminens, tandis qu'il était redevable de la distribution de la justice à tous les
habitans de la province , ptùsque ses sacrilices

Su n L.E PARLEMENT DE P1\OVENCI::.

multipliés et généreux pour ceux de la capItale, devenaient inutiles, Il donna connaissance
au gouverneur de sa résolution et du dessein
qu'il avait de se Ipnsporter à Salon, Le duc ,
revenu, à de meilleurs sentÙllens, lui répondit
avec obligeance, que c'était aussi la ville dont
il avaitfait choix, dans le cas où la peste le [01'cel'ait de 'Itùtter Marseille ; mais qu'il la cédait
J,ien volontiers à la Compagnie,
Avant de s'éloigner" le Parlement voulut
invoquer la protection divine sur la ville d'Aix,
et at'fêta, le 15 octobre, que ses membres assisteraient , pendant trois jours, à la grand'messe
dans l'église de Saint - Sauveur , ensuite à la
procession dans la v ille, et que, le dernier jour,
ils recevraient la sainte communion, Ces pieuses
pratiqlies 'furent couronnées d'un vœu par lequelle Parlement pronil! de donner une Vierge
d'argent il. la métropole , lorsque la colère céleste aurait été fléchie ,
Nous n e pouvons nous refuser ùe rapporter
ici la déWleration qui fut prise à ce sujet:
« La Cour a fait en lllême temps v œ u de
•
« donner une image d'argent en relief, du poids

�38

ESSAIS J1I STOU IQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

« dl! vingt-cinq lllarcs, l'cprcscntaut la Sain tc« Vierge avec l'Enfant Jésus entre ses ~1'as, qui

" lend la main au premier Président à genoux
« il ses; pieds; lequel vœu sera aecompli 101's« qu'il aura phî à Diell de rendre la santé il
« cette ville, par l'intercession de la bien heu« l'cuse Vierge, eJ qu'extrait dç la présente dé« libération -sera, pal' le premier Président ,
« offert il la messe. ».
La même délibératiQn enjoignit en même
temps, à tous le~ mem]lrcs de la Cour, de nI'
point quitter la ville, et invita les fidèles', pend:lut les trois jours de prières publiques, au
jet1ne ct à ja continence. Elle défeudit à tous
les habitans de sortir de leurs maisons, dans
lesquelles les intendans feraient porter tout ce
qui serait nécessaire, ct ordonna (lue la mess?
serait dite à tous les coins des rues (1), p'0m' LIue
chacun pût l'entendre de chez soi.

59
Le lecteur nous saura gré, sans doute, de
transmettre ici les noms des magistrats intrépides et religieux qui, après avoir bravé tous
les dangers, ne s'ell éloignèrent que lorsqu'ils
perdirent tout espoir d'être plus long-temps
\. utiles.
C'est un hommage que "leur doivent l'humanité et la reconnaissance, et dont nous vou,
drionsê\.re capables de ies acquitter dignement,
pour donner l'assurance aux magistrats qui sc
dévoueraient dans dé semblables conjonctures ,
qu'aux témoignages de leur propre conscience,
et aux bénédictions de ceux qu'ils auraient le
bonheur de soulager "viendraient se joindre les
tributs de gratitude de la postérité.
A la tête de ces gTands magistrats se trou"aient Vincent-Annl~ de Forbin - M,aynier, (&gt;aron d' 0 ppède, premier Président; venaient ensuite le Président Laurens de Coriolis J baron
de Corbières, les Conseillers J ean dé J7enel J

(1) Clest éi. celle occ:, sion &lt;-[u'aux dilf?l'cns c~il1s des
loues de 1" ..,'il1e d'Aix , on l'OrlU" des niches rcnfCI'I1l;lnt

IO
imase rl(' la S3iole- V ierge
&lt;'IICO"."

°

J

t!O;ll plusieul's suùslste nt

Ja cques d' Albe~t, Honoré d'Agut, Louis d'Arnaud, Boniface de B ermolld, seigneur d.e P enna(ort; Louis de Paule, Raimond ' d'Espagilet , le Président aux enquêtes Jean de (;lI i~

�60

ESSA IS HISTORIQUES

sun

l.E PAll'LEl\1ENT DJ~ PROVENCE.

ran la Brillane, l'Avocat-Géneral P ierre de

rend re ln jüstice par forme de grands jours (1),

Cormis, et Pierre de Gu.érin, Procureur - Général.
Avant de quitter la capitale, le Parlement
prit des mesures pour que son éloignem ent ne
la privàt point de l'administration de la justice.
Il délégua le soin de la distrilmer à des avocats,

ct conuaÎtre des appels des sièges de Digne ,.de
llorcalquier, et de tout le pays a)l - delà de la

qu'il choisit et chargea 'en même temps de l'intendance de la santé. 11 fut atlrilmé à ceux-ci
50 li Vl'es de gages par mois; la Cour les admit
au serment , et les constitua sous le tiLre de
Commissaires députés pour l'administration de
la justice.
Nous signalons à la gloire du barreau de
Provence ces généreux citoyens, dont la conduite fut d'autant plus ' admirable, qu'aucun
a uti-e devoir que celui de l'humanité ne leur
prescrivait cet acte de dévouement.
Ces avocats étaient Coriolis, Loques, Fabri ,
Alazardi, Bousseli , Vitalis, Bruis, Mimata,
Dalmas, Roque et FaJJrot.
Le Parlement , avant'de se rendre à Salon ,
arrêta aussi qU'une Chambre formée de ses
membres serait envoyée il Pertuis, pour y

Durance, et que les magistrats qui étaient demeurés à Aix auraient le choix sur leurs
anciens , pour faire .partie de cette Chambre.
E nfin , le Parlement désigna Saint - Canat
comme le lieu intermédiaire où il enverrait ses
députés, afin de conférer et d'être informés de
cc qui sc passerait à Aix. Pour encourager l(&gt;s
citoyens à sa dévouer au soulagei11ellt des ma lades, il déclara que S. 1\1. 'serait suppliée de
les décharger des tutelles et d~s séquestrations,
sauf plus amples récompenses à la cessation
du fléau. Le palais fut fermé à cause de la
difficulté de le garder, et les Commissaires délégués pour la justice r eçutent l'ordre de tenir
leurs séances dans le cl01tredes Jacobins.
C'est ainsi qu'après avoir imploré la cléJJ14i!nce
{livine pour la ville d'Aix, et pris toutes les JJle-

( 1) En eséculion ùe la délibérat io n dU1 3 fév(Îcr 1637,
do nl nous ayons l'(' ndu con~ptc.

�ESSAIS 11ISTOl\.IQU ES

.sm·es que les cu·constances exigeaient, le Parlement, an corps de Cour, exécuta son départ.
Il quit.ta le palais précédé de ses archers, du
premier huissier arJllé de sa masse d'ar~cnt
dorù, ct suivi des commis du greffe qUI portalCnt
les papiers. Le Conseiller d:Agut, chargé de la
o·arde des Sceaux , en l'absence du Conseiller
de Cauvet, titulaire , les foisoit porter devant
1ui par un commis de la chancellerie, et un
huissier était chargé du \.ransport des tapisseries.et des meubles du palais.
C'est au milieu de ce simple cortège que les
marutrats se reudirentsilencieusement il Salon,
après av:oir épuisé salJS succès tous les moyens
d'aLTêter les désastres alL, quels la P1·ovidence
~

~

avoit particulièrement condamné la vill e d'Aix.
Le premier soin du Parlement, en arrivant
il Salon, fut d'écrire il ses rneJIÙJreS absens ,
poar qu'ils vinssent reprendre leurs fonctions.
Plusieurs répondU'ent il cet appe l , et tous les
magistrats , se donnant il cette occasioll des t émoig·nages réciproques d'es time , oublièrent cc
que la différence de leur conduite pouvait avoir
laissé d'alimentil l'esprit de discorde. Heureux,

SUR ~E PA1\LEMEN T DE PRO VE NC E .

sans doute, s'ils avaient su l·ésistC!·
1II0indres causes de divisions!

a de

G3
bien

Us s'empressèrent de former la Chambre de
Pertuis (1 ), et déterminèrent ses di versesattributiOU$ : mais elle ne fut considérée que comme u Il
démembrement de la Compagnie; et les ma gis. trats de Saloa, representant le corps, Co nservèrcnt Id juridiction de la police, la vérificalion des édits, la réoeption des magistrats, . ct
généra lement tout ce qui excédait les simples
[onctions judiciaires, sauf, dans ces ·cas ; il
consulter la Chambre de Pertuis, ou à 1"eCevojr les députés qu'elle envenait pour prend.re
part il. ses délibérations.
Sur les réclamations de la Chambre de PCJ·t.uis , quelques articles de ce règlement qu e

(1 ) Les membres , opinant pOUl' la fOl'mati on de cett e

Ckll nol'c, e taient : les PJ'ésidens de Corioli$.. c l de SJ.i l~t­
Jean qui mo urut avant d'avoir eu le tem ps de s' y l'encire.

les Conseillers de PCÎresc . T homassin , Saint- Marc.
])t~do n s , Flotte) Arnaud, Leide t S igoyer , .Le id et Fom-

belon, Joanui s, Suffren , &lt;l'Esp&lt;lgnrt et Chcibo ; Tll olIl ass În , Guér in J A\'o CJt s ct Procureur.'; Gc nér:m :o'i:.

\

�Li4

ESSAIS )USTOHIQUES

1

nous rapportons succinctement, ne tardèrent
pas d'y êh'e ajoutés: mais ces concessions lui
parurent encore insnffisantes; et la suprématie
que conserva SIU' elle le Parlement de Salon
devint le principe d'une divison qui , comme
nous le verrons ])ientût, eut les suites les plus
déplorables.
Quoique le Pru:lement se fût élo1!l"né de la
ville d' AiA , rien ne 'tJy faisait cependant qu'eu
vertu de ses ordres. Chaque jour, en effet , '
l'assesseur se rendait à la balTière de Saint-eanat pom: conférer avec l es Commissaires de la
Cour, ct allait ensuite faire exécuter cc qui
avait été arrêté par eux,
Dans le mois de novelJèbre, il pourvùt ainsi
au remplacement de deux (les avocats nommés pour administrer la justice, qtù avaient
été victimes de la contagion. Informée ensuite
que les anciens Consuls refusaient de ser~ en
ciualit~ de r ecteurs de l'hôpital, ainsi qu'ils y
étaient tenus en sortant de leurs charges, ct
.
'
.
que plusieurs médecins avaient résolu de sc retirer et de demander quarantaine dan ~ les vi lIJges voisins, la ,COlU' ordonna a UX prelUl~l'S

G5

Sun LE l'A H.L EMEiXT DE Pl\OVEI\'CE.

de con tinuer leur service à l'hôpital , sous peine
de 3,000 liv . d'amende, et fit défense aux seconds , de même qu'aux chirurgiens ct apothicaires, d'abandonner la ville, sous peine de la
vie, et aux habitans des villages voisins de les
r ecevoir , sous la même peine; Pour procurer
ensuite des seCours plus efficaces à cette cité
malheureuse, il fut établi un second poste de
conférence à Saint-Marc, où la Cour envoyait
des' Commissaires pour assurer les approvisionnemens dont Aix pouvait avoir ])csojn.
Au mois de févriel"1629, le gouverneur sc
rendit à Lyon, aupl'ès du Roi qtti faisait ses
préparatifs pour la guerre d'Italie. Son absence
fit passer le gouvernement de la province entre
les main s du Parlement. Cette Compagnie en
profita pour convoquer aussittJt il Baljols l'assernlJlée générale des communautés, sous la
présidence du Conseiller de Gautier. Des députés furent élus dans .cette assemblée pour portel'
au Roi les représentations du pays a~ suj et du
fléau qui le dévastait, et supplier S. M . de faire
grâce d'une partie des impÔts qui venaient d'être
établis. A lem retour , ces députés passèrent
I I.

5

�()(j

ESSAIS HISTORIQUF.S

su n

LV. PARL El'fF. N'P DE l'ROVE ' CE.

(il

pal' Salon, pour' offrir lems rcspects au Parlcment, et lui signaler &lt;[Uclques abus, entr'autres,
celui de l'exagération des salaires &lt;[U'exigeaient
'plusieurs intendans des villes pcstifé~es.
.
Le premier Président leur répondit a vcc di"&lt;ruité , ffile
,,- la COlIr était satisfaite des marques
de so~ission' qu'ils donnaient ; 'il les engagea
à lui conserver le ll1êm~ respect , et promit
d'apporter la plus grande attcntion il l'objet dc

LA séparation du Parlcmeilt en deux i)artics'
ne devait pas tarder de produiœ les . funestes

Jem's plaintes.

~cordes que nous avons déja pressentiès. Elles

a.

CHAPITRE ,IV.
Di "i.,iCl IJS ,IrIOS le Parlement. ~ EJit des. él us. _ CChalion Ile

la malalli c.

commencèrent toutefois pour,Ies motifs les plus
futiles, mais qui parurent d'ùne haute importance aux gra ves magistrats dont nous traçons
l'histoire; tant est vraie cette r eniar&lt;[Ue de
l'immortel auteur de l'Esprit des Lois, qu'on
n'offinse jamais plus les hommes, que lorsqt1on
choque leurs cérémonies bu leurs usage•. , .
C'est, en'effet, une viol.ation de ce genre qui
rompit cette h eu reuse harmonie.
Le Président de Coriolis , &lt;[Ui présidait la
Ch ambre de Pertuis, s'était contenté de ne
prendre sa l'obe rouge qu'au palais , ains i &lt;[UC
l'avaient constamm ent pratiqué les Présidens à
1TI0I'tiel' ) 'Iorsquc le l)l'emier Président était

�08

ESSAIS IIISl'OR'QUES

dans la ville, lui seul ayant alors le droit d'a Iler au palais et de revenir à son hôtel avec son
costume.
CependaJlt une 'malheUl'euse idée d'indépendance et de rivalité sur le Parlement de Salon,
fit désirer il la Chambre ' de Pertuis que son
Président y joult des mêmes honnelu:s que le
chef de la Compagnie.
Le Prési~ent de Coriolis fut ollligé d'exécu1er cette délibération, et de se rendre en rO)le
rouge de chez lni au palais. La Chambre de
Pertuis donna aussit"'t connaissance de cette
détermination au Parlement de Salon. Mais la
sagesse du prtmier Président, et son alDour pour
le bien public qui l'avait fait s'exposer c(mrageusement à tQUS les dangers d'une maladie imminente et contagieuse, ne SUl'ent pas le prémunir contre sa susceptibilité, lorsqu'il apprit
cette résolution: il crut y voir une insulte personnelle, et en conçut un profond ressentiment.
Les membres de la Compagnie qu'il présidait le
partagèrent, et ils écrivirent .collectivement il
ceux de Pertuis, pOlU' les inviter à venir conférer avec eux sm cet objet. Mais, emprein le

sun

I.E PARLEMENT DE PROVENCE.

Ü!)

des senLilllens qui dominaient ces mao-isLrals
"
,
cette lettTe était peu propre il amener une oonci liation. Elle donna lieu à une réponse dont
. les expressions étaient encore moins .mesurées.
Cette c~rconstance fut cause des plaintes portées
au Roi contre la Chambre de Pertuis. Le moyen
d'arr êter les maux qui allaient résulter de cette
division, paraissait facile&gt; ct Louis Xlli jugea
qu'il existait dans la réunion des deux corps
dont la jalousie ne pouvait que s'alimenter pal'
l'éloignement. Les magistrats de Pertuis ayant
en secrètement connaissance de cette décision,
se hàtèrent d'envoyer le Conseiller Dupérier à
Salon " afin de mènager un accommodement.
Mais, par une .malheureuse f3tali té, il arri va
trop tard; déja les lettres de réunion y étaient
parvenues, et en O)ltenant ce succès, le Parlement de Salon&gt; oubliant tout-à-coup ce qu'il
devait d'égards, de ménagement et d'indulgel1ce à des membres de son corps , parut
moins vouloir te 7miner une querelle, qu'étaler
un triomphe; de sorte qu'au lieu de ramener
doucement à lui les magistrats de Pertuis, il
leul' députa le Conseiller de Paule ct le Procl~-

�I::~SAtS

H lS'J'OHIQU ES

l'cllr-géuél'al Rabasse de Vergolls, pOUl' lcul'
signifier avec appareil les lettres royales.
Ce procédé hostile he manqua pas de produirc l'effet que ·la sagesse :lUl;ait dlÎ prévenu:,
il porta l'u-ritation au comble; ct, a l~ lieu de
se ~'éunu: au Parlement de Salon , la Chambre
de Pertuis adressa des remontranoes au l\oi ,
dans lesquelles elle sc plaignait avec amertume
de la conduite des autres membres du Parlement, et députa le Conseiller d'Espagnet pour
les soutenir.
Les leth'es précédemment obtenues pal' les
magist~'ats de Salon, n'cn furent pas ' moins
confirmées; mais, pour ménager l'amo ur-propre
de ceux de Pertuis, le Ro:i permit qu'ils ordonnassent eux-mêmes leur réunion, ainsi que le
Parlen: ent de SâIon en fut averti par le Gardedes·Sceaux.
C'était im léger avantage accordé à la Chambre de P,e rtuis, et cependan~ elle voulut eu
abuser à'· son tour. En effet , elle s'empressa
de casser l ~ premier :lrrêt d'enregistTe)llent des
lettres de réunion rendu il Salon , de l1lême
qlle la procédm'c qui en avait été la. suite ,

SUR LE PARLEJIENT DE PROVENCE.

et dans des termes qui pouvaient bl csser' les
convenances. C'est ainsi que les magistrats
de Pertuis se séparèœnt ; mais ils se firent précéder à Salon par leurs sceaux ct lcms registres. Le ConseillerCa~vet de Marignane, en
qua lité de Garde-des-Sceaux de la Province"
fit briser sur - le - champ l ~s premiers, pour
abolir la mémoire de cette Chambre dont les
prétentions rappelaient a u Parlement de fieheux sou veuirs. Les registres étant ensuite
examinés, excitèrent dans les magistrats
de
,
Salon des.cris d'indignation, parcequ'ils y Im'ent
l'arrêt dont nous v.enons de rendre com pte; ct
cette découverte fit rassembler la Cour il la
hàte pour en délibére}.".
La Chambre de Pertuis s'était attendue à ce
que 'cet arrêt, pax: lequel ell~ avait t erm iné ses
travaux, ne pourrait être accueilli avec indl1igence: aussi députa-t-clle les COllseill ers
Du Perrier et de ~eidet pour expliquer les motifs qui le lui avaient dicté. Mais en vain .ceuxci demandèrent-ils à la 'Cour de Salon de ne
point prendre de délibération au suj et de cet
arrêt, jusqu'à ce que le Parlel1lent fût rétabli à
Il .

•

�72

ESSAIS HISTORlQUES

SUI' LE PARLEhrE~T DE PROVENCE.

Aix, ou du moins juscfU'il ce quc la Chamhre
de Pertuis eùt été admise ' il délihércl' ;lVCC la
Compagnie dont elle faisait partie. Ces propositions dilatoires fUTent hautement repoussées;
et" le Procureur-général, en insistant SUT la
nullité et l'inconvenance de l'arrêt dont il s'agissait, orut être infiniment modéré en concluantseulement à ce qu'au lien de procéder par
v~ie de cassation, le Parlement se bornerait à
demander justice an Garde-des-Sceaux. Cet
avis fut accueilli, et finit par all1CI1er un arrêt
du Conseil, qui cassa toutes les procéd m'es faites
par la Chambre de Pertuis. La modération qui
distingue cet arrêt, mérite que nous en IappOl~
tions le contenu.

« Le Roi en son Conseil, sans avoir égard à
« l'arrêt de la Ch~mbre établie il Pertuis', du
« douze du présent mois , ence qui est par icelui
« ordonné contre l'at'l'êt du vingt-quatre avril
«. demier donné à Salon, ct ce qui a été fait
(C 'en exécution d'icelui , ordonue que les leHres« patentes de réunion enregistrées tant en la« dite Cour séante à Salon, qu'en la Chambre
« de Pertuis, seront exéyutéçs. Enjoint au Pro-

1

73
« cureur·Çén;'ral d'y tenir la main, et d'en cer« tilicr à S. l\'I: dans le mois. Fait au Conseil« d'État tenu à Lyon, le 27 juin 1630. »

Cet arrêt tennina toutes les discussions; mais
il fut loin d'éteindre le ressentiment de la
Chambre de Pertuis, oocasioné .par la révocation de ses pouvoit·s. · Considérant le premier
Président comme l'auteur de cette dis&lt;rrâce il
" ,
devint l'objet particulier de sa haine; et ce
sentiment, qui conduit à l'injustice tous ceux
dont le cœur n'est pas assez généreux pour s'en
défendre, fit adopter aux magistrats ulle conduite dont ils auraient rougi, s'ils avaient pu
la juger de sang-froid.
Tous les seryjces .que naguère le chéf du
Parlement avait rendus, furent oubliés. Des
insinuations perfides, adroitement répandues
sur ses principes et ses sentimens, le présentèrent au peuple comme l'instrument servile d'un
ministére opprcsseUT; et ce furent des subordonnés, des oollègues, il la considération desquels
celle du chef était unie, qui par une aveugle
Yengeance, s'abandonnèrent à ces sourdes menées: leçon importante à recueillir, ci qui de-

�-'
1 1

ESSAIS

HISTORIQUES

vrait tenir le magistrat en garde contre les
passions dont il est si souvent assiégé.
L'édit des élus , qui excita les plm grands
troubles dans la province, vint ajouter encore
il ces hostiles dispositions. On sait que cet édit,
ouvrage du cardinal de Richelieu, avait 'pour
buL de rendre en Provence les impÔts personnels, taildis que jusque-là, et d'après ses privilèges, cette province n'était taxée que relativement à ses biens-fonds. L'industrie, qui s'y
exerçait en franchise, fut soumise, par ce nouvel
édil , à concourir aux charges de l'État. CeLte
conséquence 1 dont noü'e nouvelle législation
nous fait reconnaîtœ la justice, fut l'occasion
des plus vives plaintes, et dut assez naturellement en exciter, parcequ'elle portait atteinte à
des privilèges qui avaient long-uement survécu
au changement de dominatidn.
L'exécution de cet édit fut confiée aux premiers Présidens du Parlement et de la Cour
des Comptes, an Gouvernelu' de la province et
an pl"emier Consul d'Aix.
Selon le témoignage de qu elques historiens,
ce fut au crédit du duc ci e Guise, que Forbin

75
d'Oppède dut ceLte commission. Loin de VOuJoir 1ui ménager un témol'gnage de conuance
C!
"
su n LE PAHLEI\fE NT DE pnO\'E NCE.

le duc eut au contraire le dessein (1e satisfaire
sa haine, ' ct de lui ltuire en le l'en ç1an t' par cc
moyen l'objet de Ja ,d Haveur publique qui en
'
effet ne tarda pas à l'atteindre.
l\1ais
si tel avait été le llut du Gouverneur ,
,
et SI son crédit eùt été assez puissant pour réaliser cet odieux ca lcul , n'est -il pas probable
qu'il eût d'abord fait usage de son irrfluencc
pour lui~même, en obtenant de n'ètre pas compris dans le nombre des Com'~;sS';
I'es , pUlsque
'
ll.U
~
les écuei ls dont cette mission menaçait son ennemi avaiel\t pour lui les mêmes dangers? Cette
observa1ion n'est pas décisive ; mais elle ajoute
peut-être à la défiance qu'il est juste.dè concevoir, toutes les fois qu'il s'agit de reprocher.de
méchantes act10ns ou de bas sentinlens.
L'intérêt que le premier Président portait à
la province, ne fut pas changé par cette commission ; et ,le Conseiller d'Agut (1) atteste
( 1) liist. m.a",u.~c. du. Parlement de Provenc(', par
1(' Conseiller &lt;l'Abut.

�ESSAIS HISTOIUQU ES

'lue, par zèle pour lcs pri,'ilèges du pays, il
eno-ao-ea secrètement il dresser des mémoires

"

" l'édit, l'assesselU' d'Aix 'lui sc confQrma
contre
à son avis.

Mais Forbin d'Oppède se rendit à Brignoles
pour arrêter, avec le duc de Guise et les autres
cOlllll-rissaires, les moyens propres il faire exécuter l'édit.
Sur ces entrefaites, le corps de ra province
vivement alarmé de cette innovation dans les
im pôts, envoya des députés au Roi , pour conserver ses anciens usages. Ces représentations
obtinrent l'om toute réponse : Il faut obéir,
parce que S. M . a besoin d' cngent. La consternation 'lue ces paroles produisirent fut générale
dans 1a province, et prépara des discordes fuHcstes que nous ne tarderons pas à décrire, ct
qui l;teureusement n'éclatèrent '1"'après la cessation de la peste (1). Il n 'eût pas été possible
de supporter tant de fléaux à la fois.
Le Parlement, s'étant assuré par les plus
exactes recherches 'lu'il n'y avait plus rien a

sun LE PARLEMENT DE pnOVEI'\CE.

77
craindre des effets de la contagion, sc hâla de
déterminer son retour dans la capitale. Il était
d'autant plus pressant de l'exécuter, que la famine semblait ·menacer les infortunés échappés il la maladie. Il ne fallait rien moins '1"e
li présence , l'activité ct le discernement de
cette Compagnie, pour prévenir ce nouveau
lIIalheur:
Dans le même temps que les géns du Roi re(luirent la Com de retourner au siège ordinaire
de sa justice , ils présentèrent l'édit ·des élus il
son enregistrement. Mais, au lieu d'accueillir
cette demande, le ·Parlement arrêta que de
très humbles remontrances seraient faites à ce
sujet au Roi, et que le Président Forbin de La
R0'1"e, les Conseillers d'Arnaud ct de Leidet
·et l'un des membres du parquet iraient les présenter au souverain.
Le 1 " septembre , la Compagnie escortée de
la maréchaussée et précédée de ses huissiers,
quitta Salon pour se rendre il Aix (1); elle
(1) Les magistrals 1 pendant ce Yoyage , é taient en

(I ) Ce fléa u d, sp"rut a u lUois de juille t 16:10.

soutane et en manteau.

�"'9
J.

ESSAIS "t STO IUQU&amp;S

SU it LE PAnLEME N'J' DE PRO VEJ\CE.

était seulement composée de vingt-cine! llI eJllbres, il ca use des YaCallces.
Ces l'Ilagistrats trouvèrent à Lambeso (1) les
Consuls d'Aix revètus des insignes de leur dignité, et sui vis d'un grand nOJIÙJre de citoyens
qui s'empressaient tous, au nom de la ville, ae
saluer
Parlement et de le féliciter sur son
r etolU'. Cette Compagnie, enti'ant à Aix par la
porte Saint-Jean (;), se rendit à la métropole
pour atlsiter à un -Te Deum chanté en son honneur. Elle devait ensuite aller sur la place des
Prêcheurs, pour y &lt;illuruer un feu de joie; mais
a:vel'lÏs que la colère du péllple 'contre le Jlre,nier Consul, Commissaire pour l'exécution de
l'édit des élus, ~tait telle qu'il cherchait à profiter de cette occasion pour le jeter dans lès
flammes., la Compagnie s'éloigna prudemment
et défendit d'allumer le feu.
En mémoire du retour du Parlemeut à Aix

v ille anêta que, tous les ans, il pareil jour,
lr~ Consuls iraient processionnellement à NoIre- Daille de la SedS, pour assister il une messe
solenllelle a'açtions de gràccs. Cette coutlUne

'Ie

après les calamités de la peste, le Conseil de
( 1) Petite vill e à quatre li~ u es d'Aix.

(2) C'ét3it par cette porte CJ u'avaient li e l~ toutes les
réceplions solennelles.

;est perpétuée jusque dans les derniers temps.
Le dimanche qui suiviÙeur rentrée il Aix ,
les membres du Parlement allèrent solennellement entendre la messe il la . 'JJlétropol e, y
cOllumtnièrent, et s'u,n irent 'ensuite à une procession générale. C'est en accomplissant ainsi
puhliquemel)t les pratiques de la religion,
que les JlJagistrats donnaient d'e salutairrs
exempl es au peuple, et fixaien t sur r ux 50 11
respect.
Le voeu dll Pad ement , ,dont nous ayons
rendu compte, ne put pas être exécuté de
q~lClques années, et fllt soumis il d'assez grand es
modi Ilcations, cal' l'impossibilité de faire cn rcliefl e ti hleau qui avait été promis (1) , obligea
de le remplacer pal' la statue d'ul\e Viero"e 'Cil
,

,

"

(1 ) Celte impossibilité l'ésuh;1 (le ce &lt;'lu'on ne put
tro~vel' le moyen (hlssujéti ., SUl' l 'ar3en ll'ém~i.1 'lui de\l ait or ne l' les draperi es.

�So

.

Sl

SU I\ LE PARLEMENT DE Pl\OVENCE.

ESSAIS B ISTO IIIQU ES

et quatreCollseiliers
arO'en 1, 'lU e deu ~
~ Présidells
.
fU:ont chargés, dans le mois de juillet 1632 ,
d'offrir à l'église de Saint-Sauveur, au nom du
Parlemcnt.

CHAPITRE V.
tllit lies élu s. -Causes (livcrs~s des troubles.

des élus alluma un grand incendie en
Provence, parceque des causes de dissensiollS,
mu ltipliées peu à peu, n'attendaient que l'occasion de produire leur effet.
L'ÉDIT

••

Jaloux du pouvoir, et ambitieux d'ea accumuler tous les titres sur sa tête, le cardinal de
Richelieu ne pardonna pas au duc de Guise de 1ni
avoir refusé la charge d'amiral, des mers, qu'il
possédait comme gouverneur de Provence (1).
Gen fut assez pour que le ministre despote,
afin de se venger de ce refus, résolût son aJ)aissel1l,ent. Tous les moyens lui pru.·lU'ellt bons
pour y parvenir; et, considérant la province
comme un instl'lilllCnt dont il pouvait se servir,
if ne craignit pas d'attenter à ses privilèg'es, et
( 1) P.1pOU, Hist. de Provence, t.lV, p. 447 el sui",
Il.

G

�ESSA IS HI STORIQUE S

;) 2

de 1a œn d1'e l'Ob]' et des l,lus illj ustes mesUl'CS,
' :\l'nsi
le "uouvernem'"dans l'inévipour Ill e tu
, e
,
table allernatiy~ de sc rendre odlCux au ROI ,
de défendre les franchises
S"1
I av·;t le couraue
0
du pays, ou odieux au peuple, si un esprit de
ménagoment le détenninait à l'obéissance,
,
Cette politique ténébreuse que la loyaut e
doit flétrü' , ne réussit que trop bien il soul eyel'
l'esprit public , il s~seiter des plaintes, il disposer il la révolte ; et, tandis que le l1nlllsh'c
violait son mandat , il savait puiser dans cettl'.
-violation même de nouveaux' titres il la confiance du souverain , parcequ'en lni laissant
iunorer 'Ies u'istes fruits de ses innovatlons et
I~ndigne but qu'il se proposait, il multipliait
les subsides qui pouvaient seuls ,fournir aux
u..J.

.

dél)enses de la O'uerre dans le mauvais état où
"
,
se trouvaient les finances.
Cette cause imminente de trouJ)les qu'il
était au pouvoir du premier ministre d'au gmellier il son gré , sc compliquait encore avec
l'état d'üTitation et de. mésintelligen ce du Parlement.
On conçoit alors qhe l'édit 'd es élus qui reu-

su n LE PARLE'YEN'!' ilE PROVEN CE ,

83

fermait pour le pa,y s le mépris le plus criant de
ses immuuités, dut faire éela leI' cet orage qui
avait été préparé aux dépens d'une provin ce
tont entière, par les comllinaisons haineuses
d'un:personnage puissant, soutenu par les souvenirs exigeans de l'amour-propre humilié des
magish'ats,
Mais comhien ceux-ci auraient recul é d'effroi, s'ils avaient pu prévoir d'avance les maux
innombraJlles auxquels ils all aient condamner
leUl' patrie, et le corps dont ils étaient memJlres;
s'ilS avaient .pu sentir qu'en croyant" ne satisfaire que leur baine, ils devenaient les instrumens de la déception du ministre, ct que, pour
résultat de cette double infraction à leurs devoirs et de ce déplorable vertige, ils attiraient
sur eux des ma:lheurs que trente années feraient
il peine oublier; qu'ils compromettaient· les
privil èges de leur illustre Compagnie, anéantissaient ses droits les plus importans, ses couhun es les plus protectrices, ct qu'enfin l'inter-

dictiOl! , l'exil , l'empl'isonnement des magisb:ats
viendraient ' terminer une catash'opbe qu'ils
auraient si imprudemment provoqu ee par leurs

�ESSA IS HI STORIQUES

dissensio.ns , et so.utenue par leurs intrigues.
0.11, sans do.ute, ils ne se seraient po.int
ahando.nnés à leur ressentiment , s'ils avaient
pu en so.nder les co.nséquences ; et no.us devo.ns
cro.ire qu'au mo.ment o.Ù ils parvim·ellt il r eco.uvrer le repo.s , · la conscience leur déco.uvrant to.ute l'étendue de lenr faute , les invita
&lt;l'autant plus puissallunent .à la sagesse, qu'ils
avaient mie)lx senti co.mhien est malhem·eux
le magistrat qui o.se r ésister à sa vo.ix (1).
Les difficultés qui menaçaient l'exécutio.n de
j'édit des élus, firent reco.urir à la no.minatio.n
&lt;l'un intendant. D'AulJl·ay , ma1tre des r equêtes,
fut le prelDier po.urvu de cette charge, et arriva à Tarasco.n au mo.is d'avril 1630. .
(1 ) li cst il remarquer que 1.1 crédulité popul aire pré,'it la dJca dence du Parlement dès son retour de Salon ,
La prem ière fois

qU' OD

SOJ1Da la clo che pOUl' une eX,écu-

tian, elle se cassa .. Cet ch rèncll1ent nature l pal'ut de
JOa u\'ais augure au peuple supel'stitieux, qui ne ta rd a
pas à ,'oit" réaliser ses prcssenti.rueus par les malheurs
auuluels la Compagnie fut en proie; ulais une pré\'oyallce
4;'aiso nmilile le~ eût plus justement prédit s , d'a près la
t.li sposition des CSpl'ilS et des choses,

su n

LE l)AULE JU ENT DE PROVENCE.

85

Le go. uverneur se trouvant à Orgo.n a vet:
Castellanci La V crdière et Fo.rbin Lab~,.ben ,
les co.nsulta sur la .manièr e do.nt il devait sc
~o.nduire pOUl' l'établisse ment des élus. Le premier pensa qu'il fallait ne pas différer, ct étonllel' les o.ppo.sans par un co.up d'auto.rité qui ne
leux laissit pas le temps de réfléchir , et de
co.nù)iner des mesures de résistance. Fo.rhin
L~harhen, a u co.u traire, fut d'avis de suivre
les fo.rmes acco.utumées et de do.nner à lill
.'
peuple léger et vain la satisfactio.n de se plaindre
et de faire des chanso.ns. Quel droit n'aurezVO;tS pas d'user d' autor~té, ajo.uta-t~il , lorsqltIJ
vous aurez tenlé les voies de La douceur, et demandd le (;onsentement des p el/pies?
Le go.. uverneur ado.ptant cette mesure , réunit les Etats à Brig·no.les. Le premier Président,
Co.llUlle nous l'ayo.ns dit dans le chapitre précédent, s'y rendit avec les autres Co.mlllissau:es .
Mais, persuadés que cette assenù)lée avait po.ur
but de détruire la liberté publique ct d'arrachcr à la pro.vince ses privilèges , o.n vit les
co.nsu ls ct les juges s'éloigner de celte y ille, les
a rtisans déserler leurs bo.utiques, ella douleur

�86

ESSAIS HISTORIQUES

puhlique se répandre en mUl'lllUreS, près de
dégénérer en révolte.
Le cardinal de Richelieu, au milieu de ces
lUouvemens, poursuivait ses entreprises sur
l'amiral; et, assuré qu'il ne pourrait vaincre
sa fermeté, il résolut de se pourvoir au ParleJJlent de Paris, pour se faire attribuer le droit
d'ancrage qui appartenait au duc de Guise, ct
dont il voulait s'emparer en qualité de surintendant-général de la navigation.
Loin de comparaître, le g'ouverneur fit déclarer par un huissier, que le pouvoir usurpé
par le preI)uer nllnistre était tel, que ne pouvant plus se flatter. d'obtenir justice, il se
bornait dès"lors il protester contre tout ce qui
serait fait contre lui , jusqu'à ce que des temps
plus heureux lui permissent de faire entendre
sa vo1.... (1).
L'humeur altière du cardinal fut violemment irritée par cette protestation, qui le détermina à ne plus mettre de bornes à ses empiètemens sur les privilèges de la province ,
,( 1) Papoll, Ilist. de P roll.,

t.lV) p./~51 .

su n LE

PARLEMENT DE PUO V~NCl!:.

dans l'espoir .de h âler la chllte du gouverneur
11 u'il détestait. Dès-lors i l entreprit de tJ'ansférel' il Toul6j4sE! la Cour des Comptes, et de lui IVI
attribuer la comptabilité.
La ville d'Aix aperçut dans celle mesure' un
•
attentat à ses prérogatives et à sa sp lendeur,
parcequ'ayant: le droit de posséder les Co urs
so uveraines dans son sein, elle pI.·évoyai L le
préjudice que lui causerait l'éloignement de
l'une d'ell es, ct l'ébranlement qu'elle donnait à
toutes.
Le peuple protf!sta qu'il aurait recours à la
force pour s'opposer à cette injustice, et ,la nob lesse manifesta à peu près les mêmes dispositions. Arles et Marseille les soutenant par une
requête d'opposition en forme, .Je eoncour's
de ces résistances arrêta la t.ranslation orfonnée, et dont l'exécution offrait d'autànt plus de
diffLCultés 'lue les Etats qui avaient obtenu d"
Parlement la permjssion de s'assembler à PertUIs , sous la présidence du Président de Ix,
Roque, avaient hautemeut annoncé qu'ils llIain'tiendraient les libertés du pays par 'toules sortes
de voies.

�88

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

89

C'est dans ces circonstances, ct au sein de la

laire. C'est ainsi qu e d'Aubray t~ouva le temps

fermentation qtù agitait tous les esprits, qtIe le
prcnùer Président et l'assesseur Martelli eurent
l'imprudenc;e d'engager d'Aubray à se rendre
il Aix, où il n'avait el1core os6 se montrer (1).

de prendre la fuite (1); mais d'Agut ne put résister plus long-temps: contraint de céder à la
sédition, .il lui enlève du moins une nouvelle
victime, en prenant par la main et entraînant
avec lui un huissier du Conseil qui était venu
avec i'intendant. Mais alors la foule se précipite

Le peuple, préoçcupé de ses 'craintes , ne
douta point qtIe l'intendant ne vInt opérer la
translation -de la Cour des Comptes, et favoriser surtout l'établissement des élus.
Il se soulève il cette pensée, il s'attroupe, le
tocsin sonne, et I~ maison de ce magistrat est
investie par une populace effrénée, qtù cherch e
il l'enlever et à le saorifier à ses fureurs.
Le Conseiller d'Agut , suivi de tous les officiers de la chancellerie, venant lui apporter
les sceaux (2), arriva heureusem ent au milieu
de ces forceD'és, et déploya le courage d'un
vrai magistrat pour arrêter la fureur popu-

dans l'hôtel de Gtùse, et se venge de ne plus y
trouverd'Aubray, en s'emparant de ses h~rdes
ct de son carrosse, qu'elle brûle sur la place des
Prêcheurs.
Le Parlement s'assemble aussitôt, charge
les Conseillers Olivier, Flotte , d'Agut et Boyer,
du soin d'apaiser l'éméute, et de se rendre
auprès de l'intendant pOUr lui assurer protection.
Mais, loin de se roidi}; contre l'exaspération
générale, celui-ci ne demand e qu'à sortir de la
ville (2), et les députés de la Compagnie n'eu-

(1) Ce fut le '9 seplembre ,630 que l'inleudaut en'ra
à Aix, et descenùit à J'hôtel du GOUYCl'nelU".

(2) Les membres du Consei l d'Ela l avaient le droit de
sal'der, pendant trois mois , les sceaux de la province où
ils sc lrou'\""i cnl

en'mission .

(1) Il sc sauva par le toit de la m:lison du Conse iller
cle La Fare .

(2) Il se rend it il Cavaillon .

�go

ESSAIS UISTOHIQUES

slIn LE PAnLEI\1ENT DE PHO,' ENCE.

rent q'n'à faciliter son dessein qni fut exécnté
secrètcment.
Le pouvoir qui veille à la sùret6 publique ,
ne sanrait trop se convaincre qu'il n'y a qu' Ull
Illoment pour étoufler la révolte, et que cc
moment est perdu, s'il la Laisseill1prudemment
éclater. Le peuple, de plus en plus échauffé par
ses entreprises contre l'intendant ', ne connut

Tandis que les ' révoltés éprouvaient le besoin de se soumettre il des règles, et d'obéir à
des chefs pour forti.fier leur résistance, personne ne se présentpÏt pour les commander,
parcecfn'on sav:ait que , s'il est facil e de se sauver dans la multitude, ceux, qui se mettent à
la tête d'nne conj uration .ne peuvent trouver
le,u· salut quo dans le succès.
Dans une de leurs assemblèes, où ces intrépides.défenseurs' des privilèges exagéraient le
danger de la patrie, l'un d'entre eux s'écria
que toutes les ,plaintes étaient inutiles, puisque
personne n'avait le courage de lever l'étendal'd
de la liber té; et, rappelant il ce suj et l'ingélUeUx apologue où les rats, touj ours menacés
d'être surpris pal' un chat , proposent de lui
attacher un gtelot, afin d'ètre avertis 'de 'son
approche ct d'avoir le temps de fuir , aucun,
dit-il" ne veut l'attacher, quoique tous conviennent que le conseil est sage.

plus de digne, et méprisa les menaces de l'échafaud même que le Parlement fit pnblier
contre ceux qui feraient partie des attronpeIllens s6dilieLL'C. Poussé par sa propre furéur ,
ou plntôt par celle des hommes inGuens qui ,
pour satisfaire des v éngeances personnelles,
avaient intérêt de fom enter les troubles,le peuple dresse un bûcher, y brûle en effigie le su rintendant des finances (1), qu'il accuse ' d'être
l'auteur de ses maux ; il court 'aux armes, et
cherche il se ranger avec ardeur sons un'e bannière grotesque, qui lui fit prendre le nom
de CascaveO!, dont nous allons fali:e connaître
l'oriO'ine '

"

'

( , ) Le maréc hal d'EOi,l.

Cette allégorie électrise Paul, de J oannis, seigneur de Chàteauneuf : c'e,s t moi, s'écrie-t-il ,
c' est /Iloi qui l'attacherai. Aussitôt il ordonne
aux conj lm)S d'adopter ce signe qui, suspend Il

�ESSA IS HI STORIQUES

à un ruban blanc, devait porLer les arLlloiries

dc cha&lt;plc ~lfùié. C'èst ainsi &lt;pte ce parti prit
lc nom de Cascaveolt, qui est en provenç~l la
traduction du mot grelot. Pal' ce moyen, la sédition prit un caractère de fixité. effrayant pOUl'
les amis de la paL'\': et du bien public.
Ch::\tcauneuf qui enait de sc déclarer le chef
de la'révolte, et SOIl frère qui partageait son
enthousiasme, étaient les neveux du Président
de COl~olis; et l'impartialité de l'histoire ne permet pas de dissimuler qu'ils obéirent à l'ardelU' de ce magish'at qui, conservant encore
le souvenir de l'humiliante révocation de la
Chambre de Pertuis, s'était fait le chef secret
de la cabale pour se venger du premier Président.
Quoi qu'il en soit, ce parti auquel des hommes
de bien se livrèrent a::-ec confiance 'pour défendre les privilèges de leur pays, ne tarda
pas de rappeler les temps où Rome, asservie à
des fureurs facl\euses, voyait ses citoyens impitoyaJJlement proscrits. En effet, si on avait
Je malhetn· de déplaire aux mutins, on trouvait
affiché à sa porte l'ordre de sortir de la vi lle

93
ùans un temps prescrit. Dédaigner ces avis,
c'était sc condamner à une mort certaine, ou
~ Ul\ Le PARLEMENT DE PJ\OVE NCE .

au moins au pillage de ses IJiens, parceque la
licence ne connaissait plus d~ frein.
Cluque jom, de déplorahles excès attestaient de quoi est capalJle le peuple, lorsque,
méprisant les lois, il s'abandonne il sa hrutalité. Cette expérience si souvent réitérée n e
devrait-ell e pas le guérir il ja mais de l'envie
de se conduire par lui-même, et de mettre ses
caprices, ses prétentions désordonnées, ses
haines .aveugles, à la place d' une obéissance
éclairée et raisonnable.
Il croit être lihre, parcequ'il foule aux pieds
les .lois , parceq u'il rem'erse les som mités
sociales, et qu'il résiste à ·des volontés) si l'on
veut , arhitraires; mais il ne s'aperçoit point
qu'en croyaut faire usage de sa seule indépendance , i l obéit il des factieux dont il n'est
que le stupide instnu)1ent, ct qui ne se servent
de lui que pelU' satisfaire leurs passions ou leurs
intérêts; il ne voit point que, secouant le joug
d'une autorité légitime et protectrice, même
dans ses· erreurs ou ses excès , ÎI sc jet.te dans

�ESSAIS HlSTORIQUt:S

les convulsions de l'anarchie, et se forge contre
Itù-lIlème les fers du despotisme. Mais, s'il est
facile de précipiter les peuples dans de tels
1l1alhenrs, c'est aux g'ouverl1eJl1ens de les prévenir par la justice ct lem sagesse. Ne donnez point d'aliment ,a ux inquiétudes, de prétextes aux mécontentol11ens, vous déjouerez
ainsi les intriglles des ambitielL'I: qui font des
peuples leur victime, enmèn'le temps qu'ils les
rendent vos ennemis.
Prenez tous pour modèle le gouvernement
réparateur du prince que la tempête éloigna,
que la Providence rendit à Ilolre amour, et ({lu ,
par sa hante prudellce, sa sage modçration, ses
prof011 des lumières, ses malheurs et ses vertus,
a régénéré notre pairie en aussi peu cl'instans
qu'il cn avait fallu pour la perdre.
Prenez pour modèle cé Roi-chevalier, sous la
domination duquel la génération actuelle a le
bonheur·de vivre, qui; sous la vOiÜe de la basilique sainte, a pour jamais uni la France nonvelle à l'ancienlle, et dont le COCut' ne respire
que générosité, confla ncc, amour ct justice.
Prenez-le pour modèle : sa COlU'OIl1lC loin de

su n

LE PAHLEMENT DE PROVJ:: NCE.

peser sur ses , pellples, est unb source inépuisable de gr-ices et de ~enfaits.
Les cascaveous, livrés à tOlltes leurs passions
,
'
étalCnt devenlls les dociles agens de toutes les
haines,
Le Çonseiller de Paule avait signifié il la
Ch ambre de Perfuis les lettres-patentes qui la
révoquaient: c'en était assez pOlU' se faire des
ennemis acharnés à sa perte, Ils le présentent
au pellple comme le conseil du Président d'Oppède, Aussitôt sa maison' est pillée, ses meubles
]Jrûlés sur la place publique, et il ne sc sauve
lui-même que par miracle,
Cependant le Parlement comprit qu'il ne
pouvait demeurer immohile au milieu de tan t
de désordres; et pensant avec mison que le
moyen de le~ arrêter était de ~upprimei' le
motif qui les avait fait na"ltre, il s'assembhextraordinairement, et rend un arrêt par leque l il se détermine il présenter des remontrances au Roi, afin d'obtenu' la révocation de
l'édit des élus, En attendant, il fait, sous le
bOll plaisir du Roi, défense à toutes sortes de
perso nnes d'acheter ou d'exere~r ancunecharO"c

"

�J::SSAIS IJISTORIQUES

SUR I.E PA RLEME NT DE PHOYEi'\CE .

d'élus, sous peine de 10,000 liv. d'amende ,
cornille aussi de tenir aucune assemblée illicite, et d'exciter des 11'0u.bles sous le Jlrétexte·
de cet édit (1).
Ce fut la dernière fois que le premier Président entra au Parlement. Exposé aux plus
grands dangers, et jugeant qlle sa présence ne
servait qu'à irriter le peuple, il alla dans les
environs de sa terre d'Oppède, d'où il se rendit auprès du Roi, pour lui représenter tous
les maux qui déchiraient la 1'l'ovence.
. Les remontrances furent r~digées conformément à l'arrêt qui venait d'être rendu, et elles
sont d'lm si grand intérêt, CJue nous croyons
devoir.rapporter au moins la lettre de la Compagnie qui les annonce au Roi.

« celle de la justice: cal' depuis qu'on a voulll
« changer les ordres ancien~ pal' des étahlisse-

«

SIRE,

« Entre les ruines qui menacent cette pro« vince, qui seule s'est conservée exempte des
« derniers Ulouvemells, la plus prochaine est

(1) Cet alTêl est du mois d'oClobl'c J6 30.

~)7

« mens nouveaux, les Compagnies souveraines
« ont. été dans un si grand mépris, que les
« peuples, foulant aux pieds leur autorité, sc
« sont abandonnés il. toutes sortes de licence.
« Nous n'en pouvons rapporter la cause qu'à
« l'édit des élections; car nous voyons que
« les, trois ordres ont une si &lt;J'l'an de aversion
.
« pOUl' cet édit, qu'ils n'appréhendent aucun

"

« péril par lequel ils s'en promettent la déli« vrance. Nous voyons déja quelques séditieux

« avoir fait diverses insolellces SUl' ce prétexte,
« et même dans la maison du sieur de Paule ,
« un de vos Conseillers eu cette Cour, sur quoi
« nous travaillons il. découVl'ir les coupables
« pour en faire la punition digne de la faute.
« Mais l'appréhension que nous avons que le
« mal ne s'étende dans la province au pl'éju« dice de votre seryice, nous a fait prendre r é« solution de suspendre l'exécution dudit édit,
« sous le hon p laisir de V. M., et que votre
« Pl'ocul'eur-Général vous fau'ait ses très hum« hies remontrances. Nous croyons que ces
lI.

7

/

�98

1:55.'-IS HlSTonlQUES

« lllouvemens n'ayant autre prétexte que cet
'ourront cesser par -l'espérance .que le
« édit , P
l '
« peuple prendra que V. M. ou'ira vo ontlCl'S
« lesdites très humhles re1110ntTances , et, SOnlé si, le, par le dû de nos conSCiences,
«lneSObli gs,
« et par 1a fi délité que nous vous devon8, de
« vous représenter que, de l'exécution de cet

« édit dépend la ruine de cette province, et
« que difli Cl'l ement le peuple se
. contiendra.dans
' ,
..
« l'obéissance; que, s'il plaISaIt a V. 1\1. f",ue

« considération il nos humbles supplications et

,( aux remontrances &lt;fUi vous en seront faites
« par votre Procureur-Général, ~lIe.y trou« vera une preuve ~e la fidélité qullUl est due
« par ce corps; et les a vis &lt;fUi lui ' sont don.nés, \
« au contraire, seront 'jugés il la·fin préJudl« ciables à votre service, Sur ce, nous atten« dons les, commandcmens de V. M, , et prions
« Dieu, Sire, etc. »
Vers l'époque où ces représentations étaient
adressées au Souverain, parut un écrit intitulé:
La Vdrité Provençale au Roi, Nous devons en
rappeler quelques passages, ne fùt-cc que poUl'
faire connaître le st-yle de cette singulière ,

SU II LE PAIILEMEl'iT DE PROVE NC E.

99

mais courageuse production, dont l'authenticité est d'autant moins douteuse, qu'on la trouve
consignée dans l'histoire du pays (1).

« Sire, Y' lisait-on, je suis la Vérité, cette
« déesse, fille du Temps, aujourd'hui si peu
« connne et si fort méprisée dans le pa lais des
« Rois. L'ambition et l'avarice des courtisans
« occupent entièrement ma place et llIon rang,
« et me retiennent depuis long-temps il la porte
« de votre Louvre : je me suis habillée et parée
« à la provençale, portant en main la livrée
« de l'ancienne fidélité de ce pays envers ses
« pribces; et pousséc de cette humeur hardie
« et impatiente qui est naturelle il. la nation,
« j'ai franchi toutes ces barrières d'ini&lt;fUit6 et
« d'injustice, pour vous faire m es repl'éscnta« tions. Il est vrai, Sire, que les peuples doi« vent contribuer de tous leurs biens pour con« server la dignité de leur Roi, et la garantir
, « contre leUl's communs ennemis. l\Iais les
« Rois se sont ob ligés de faire tout ce qt{i serait
« requis au bon gouvernement de l'État : 1'0-

C,)

P'pon , Hist , de Prov, ,

l.

IV, p. /. 56.

�J 00

eSS AIS HISTORIQUES

sun

LE PARLEME NT DE

PRO VENCF..

101

« bligation donc des sujets est une promesse de
« sang et de biens, et celle des Souverains une

promesse de bonté et de sagesse; et tous les
« deux ont rapport à une même fin, qui n'est
« autre que la félicite commune. La prudence
, « et la bonté des princes doit aussi garder ses
«

« mesures, et modérer cette grande autorité et
« puissance, en sorte qu'il n'y ait ni foule , ni
« charge extraordinaire. Il faut , Sire, que la
« raison ma1trise les Rois aussi souveraine« ment qu'ils maîtrisent leurs sujets, et que
« cette image 'de Dieu qu'ils représentent en
« terre, soit toujours dans leur souvenir, et que'
« sa crainte sonne continuellement à leurs
«

oreilles, »

•

•

CHAPI TRE Vl.
Su it es des troubles.

L'AnRh 'd n Parlement dont nous avons rendu
compte, et qui avait pour objet de suspendre
l'exécution de l'édit des élus, n'arrêta pas long.
temps les désordres. Peu de j ours après, les
factieux crurent pouvoir impunément renouveler leurs v iolences contre tous ceux qu'ils regardaient con mme les ennemis du bien public.
C'est ainsi que Dumas lieutenant du Prévôt ,
l'auditeur Chaix, de Mene greffier en chef de
la Cour des Comptes, ct Sigaud bom'geois, devinrent les objets de leurs poursuites, que leurs
maisons furent pillées , et que les flalllll1es consumèrent, sur la place des Prêchem's, les meubles que la cupidité abandonna il la frénésie,
L'acharnelllent ne se borna point à ces excès : il fallait comm ettre des dévastations pour
le seul plaisir de les cOlnmettre; la tourbe lu llIullll CUSC sc l'end dans u n champ que Dumas

�ESSAIS HISTORIQUES

sun LE PAnLEMENT DE PROVE NCE.

possédait q.ux environs des remparts, ct en

plie d'une foule immense, qui demanda à grands
cris d'être employ'ée contre Forbin. Cette scène
commença dans la soirée d'un dimanche. Le
Parlement n'était pas en position de l'arrêter,
et la licence s'accrut à la faveur des ténèbres.
Le 1;;unbour battit, ct deu)!;: mille hommes, à
la pointe du jour, se hâtèrent d'aller ravager
la terrp de Labarben. Châteauneuf marcha à
leur tête, tandis que son frère et un grand
nombre de ses amis restèrent à Ai)!;: pour y maintenir son autorité.
Le château fut envahi par ces forcenés, ils
s'emparèrent indistinctement de tout ce qu'ils
l)urent saisir, et retournèrent en triomphe après
avoir mis le feu aux forêt~ qui en dépendaient.
Craignant que son inertie ne le flt passer
pour complice de cet attentat, le Parlement
chercha du moins à en prévenir de semblables.
Dès-lors s'entourant des Consuls, de la Cour des
Comptes et des notables, il délibéra de prendre

arrache les ceps de vigne qu'clic apporte en
triomphe.
C'est encore ainsi que Forbin Labarben , parent du premier Président, devint une nouvelle victime du délire de la révolte.
Ce gentilhomme avait des talens et de la fermeté. Pendant un temps il était l'idole du peupie, par le zèle avec lequel il soutenait les
intérêts de la province (1); mais il fut enslùte
soupçonné de s'être laissé gagner par la Cour
dans l'espoir d'obtenir le gouvernement d'Antibes. Ce bruit le rendit aussi odieux au peuple,
qu'il en était d'abord aimé (2).
Quelques rigueurs dans l'exercice de ses
droits seigneuriaux. lui avaient aliéné l'affection de ses vassaux. Ils vinrent offrir le secours
cIe leur nombre au parti qui, ' dans la ville
d'Aix, était animé de haine contre lui. Cet inciden t releva l'audace des factieux, et, en un
instant, la place des Prêcheurs se trouva rem( \) Il étail alors premier Consul &lt;l e lil ,-ille d'Ai x .

('1) P"l,on . 11;0$1, de PrOf.'enep . t.om. tY, p. 1.57.

103

les armes pour contenir le peuple, et établit en
conséquence des corps - de - garde nombreu:x: ,
sous les ordres des capitaines de quartier.
C'est: en vain 'lue la Compagnie '. dans ces

�J 0 .(

ESSAIS IIiSTOllIQU~S

funestes conjoncturl's, réclama les seCOlll'S du
duc de Guise. Vn historien du Parlement a accusé ce Gouverneur de les avoir refusés dans
un esprit de malveillance, et pour se venger
plus sûrement des magistrats, et surtout du premier Président. :Mais nous pouvons assurer que
c'est sans doute la prévention qui a dicté ce reproche, puisque des documens impart~aux nous
apprelment que le duc était dans l'impui.ss:mce
de secourir la ville, Il n'avait pas assez de troupes pmu' réprimer l'audace des mutins, ni assez
de crédit pour déterminer le Roi à étonffer les
mouvemens populaires, en supprimant la cause
qui les ayaient produits.
Le Parlement lui-même réitéra de vaincs
su ppliques au Souverain, et lui représenta de
llouveau , mais toujom's inutilement, l'exaspération du peuple, et la persuasion où il était
que le Roi ne pouvait attenter à ses privilèges,
sans renverser l'acte fondamental qui unissait
la province il la couronne.
Est-il étonnant que l'oreille du Roi fût fermée à toutes ces remontrances respectueuses ,
10rsCju'un lIIinistre intéressé intercep tait les 1'é-

SUlI LE PAlIl.EM EN T DE PROVENCE.

105

clamations, ou les envenimait par son machiavélisme'
Le premier Consul voyant l'autorité du Parlement attaquée sans cesse par les factieux , et
le gouvçrnement résolu à lui refuser tout appui, espéra relever à lui seul l'honneur du
chaperon dont il était décoré.
C'est dans ce but qu'il forma un parti presque entièrement composé de gentilshommes ,
pom' l'opposer il celui de ses ennemis, et qu'il
donnil aussi pour signal à ses adhérens une sonnette attachée il un ruban bleu avec cette devise: Vive le R oi! Fouero élus! (1)
Le Consul, ainsi que ses adversaires, ne
s'armait que pour les libertés du pa ys, et voulait mettre un frein à la licence et à la cupidité
qui avilissait la cause qu'ils paraissaient servir,
On vit donc réunis, par la même apparence
d'intérêts et par le même signe, à la coulem
près qui les distinguait, deux partis qui n'en
étaient pas moins implacables , et ne pouvaient
tarder d'en venir aux mains,
(J) D ehors ' es élus!

�106

ESSAIS IIISTORIQUES

t , -0 f
'1
' ,
A peine les blancs Ul'ent-I s orgarnses, que

lem's ennemis tentèrent de les disperser; et cc
'projet lem' réussit.
Le Parlement tout entier obligé de se pré-,
senter afin d'arrêter les conséquences de ce
premier évènement, ordonna, pOUl' rétablir le
calme, que des patrouilles fussent faites pendant la nuit, et voyant combien il lui importait
de concentrer ses forces par la rcuuion de ses
membres, il fit écrire par le greffier à ceux qui
étaient absens de se rendre incessamment à
leur poste.

Mais le premier Consul qui n'avait pas oublié
l'humiliation de sa première défaite, comprit
qu'il ne pouvait l'effacer qu'en expulsant de la
ville le Président de Coriolis et ses neveux Chàteauneuf, qui. étaient l'ame du parti contraire.
En conséquence, le 5 décembre (1), décoré
de son chaperon, l'épée nue d'une main et
le pistolet de l'autre, il rassembla ses amis (2) ,
( 1) 1630,
(2) D eux mille homm es sc ré unirC' nt à lui d,lU S celt e
c irconstance.

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE,

107

et ayant fait entoùrer la maison du Président ,
il lui intima d'un'!onmenaçant l'ordre de livrer
les séditieux réunis chez lui. De Coriolis ne sc
dissimulant point qu'il ne pouvait résister à
l'orage, consentit à sortir de la ville avec ses
neveux, les Conseillers d'Antelmi et de Gautier et quelques autres de ses amis, et ils se
réfugièrent au couvent de Saint-Pierre (1).
Le Parlement pénétré de la juste idée qu'il
devait protection à ses'membres, résolut d'aller
en corps conjurer la tempête qui éclatait sur
eux. Mais ayant appris que déja l'expulsion
des magistrats avait été réalisée, il lui suffit de
députer auprès d'eux les Conseillers de Perier,
d'Agut et Flotte, pour les ramener dans le sein
de la Compagnie.
De Coriolis , dans cette circonStance,semontra
généreux pour son ennemi, et déclara que n'attribuant sa conduite qu'à un excès de zèle pour
le 'b ien public, il la lui pardonnait. Cependant
(1) Ce co u" cnt situ é hors la ville , mais à peu de dis l:lUCC

de ses murs } a été détruit pendan t notre dc.'nière

l'é"ol ut ion.

�lOS

ESSArS HISTORIQUES

le prelllier Consul fut mandé ; ct sa justification
ne paraissant pas &amp;1tisfaisallte , le Parlement.
ordonna qu'il serait informé contrc lui. Mais,
que pouvait la justice, quand les partis alL..,.
prises usurpaient audacieusement tous ses
droits ?
En effet, les amis de Olàteauneufne tardent
pas à s'armer en faveur de ceux-ci, et les
Conseillers d'Espagnet et de Villeneuvc furent
des plus ardens à prelldre ce parti. Ils déclarent
vouloir les faire rcntrer dans la ville. Le Consul
veut s'y opposer; une lutte s'engage aussitÔt
sur la place des Prêcheurs, qui était le théâtre
habituel des désordres. Mais de Bras n'est pas
plus heureux que la première fois, et ne trouve
son salut que dans une brêche qu'il parvient à
bire au couvent des Jacohins, et qui .lui permet de se réfugier dans le clocher. Ce fut en

sun

I.E PARLEMENT DE PROVE NCE.

log

Général dc .Vergons : b Providence les aida
enCOlle p~us que lem' courage (1).
Lc Parlement, il la suite de cet évènement,
crut faire assez pour rétablir lc calme, que de
prononcer le double éloignement du premier
Consul et des Olàteauneuf. Mais, tandis que

(1) Le dé vouement de ces magistrats aurait

été pro ha-

ble menl inuli le, sans un évènement irupl'é vu . Lestroupes

ennemies avaient envahi l' église des Jaco bins, et s'y li vraie nt à le urs fureurs, sans que le Sainl-Sacrement e:'\posé pO:t les ram ener à respecter sa divine présence,
Alors un des religieux., revêtu des habi ts sact' rdo t~ ux ,

ayant pris Je Saint-Sacrement dans ses lIlain ~, s'écria :
Dieu tOl(.~puis$ant, pll.-isque le respect de ce saint lieu.
et la majesté de votre présence ne SOrz,t pas capabLes d~ar­
réter l'insoLence de ce p euple obstiné, et de lui faire déposer les armes, soulfrez que cette' m érne main, et (.'e
mémeostensoire {wec'lequel vous lui ave!: donné

St SOIl,vent

vain que le Parlement essaya d'arrêter la fu-

votre bénédiction, serven.t aujoltl'd' hui cl lui donner votre

reur des combatlans, ses efforts plU'ent il peine
sauver Ic Conslù; et il n'y réussit que par Ic
zèle généreux du President de La Roquc , des
Conseillers De Perier et d'Agut, du Président
al\.." enquêtes dc Gallifel" , ct du ProclU'cllr-

malédiction!
A ce Ill ot m,alédiction , ces. forcenés sc prostcn cnt, e t
demandant misél'icorde, se pressent de sortir de l'é-

glise: ce qui les empêcha d'attein dl'c le baro n de Bl'as
dans le clocher oll ils seraient :-.ans ùoute pancnus.
j;'-vy . Papon , llist. de Prov.,

tolU.

IV , p. 1. 62 .

�ESSAIS HISTORIQUES

SUlI LE PARLEMENT l)E PROVENCE.

cet arrêt était porté, le dernier Consul qui ne
pardonnait pas à son collègue d'avoir opéré ces
divers mouvemens sans l'avoir consulté, se
plaçant à la tête d' un peuple nomhreux, allait
reprendre les Chàteauneuf, ct les ramenait en
triomphe dans le sein de la ville, au milieu des
acclamations générales.
Dans ces nouvelles conjonctures, le Parlement comprit qu'il devait encore se réunir et
délihérer; mais combien ses dispositions étaient
changées! Pouvait-il désormais essayer de
comprimer toutes les factions, pour ne faire
entenw:e que la voix de la justice? Non, sans
doute, pnisque c'était de Coriolis qui, dominé pal'
l'esprit de parti, présidait cette fois la Compagnie, et se trouvait eutouré de tous les magistrats qui avaient partagé ses ex~gérations. Aussi
entend-&lt;&gt;n l'Avocat-Général de CorulÎs s'é lever
contre le premier Consul, et le Président qui
naguère avait publiquement abjuré tout ressentiment contre lui, se ressouvenir tout à coup de
ses torts., ct exposer ses plaintes avec chaleur.
Elles sont donc hien aHligeantes ces périodes
de dissensions civiles , puisqu'elles font revivre

Illèrne dans le cœur des magistrats les sentimens de haine que ceux du devoir en avaient
effacés !

110

111

Cependant le pre/nier Consul était allé joindre à Paris les présidens d'Oppède et de Séguil'an, le Conseiller de Paule, F orhin de Labarhen, ~t tous ceux qui avaient été en butte aux
violences exercées par le parti dont de Coriolis était réellement le chef, et contre lesquelles
ils réclamaient hautement a~ pied du tr6ne.
Le Parlement dominé par la faction contraire, jugea qu'il était important de balancer
ces clameurs, et adressa, dans cette intention,
des députés au Roi. Ceux-ci eurent ordre d'atténuer les divers mou vernens qui avaient eu
lieu, et de les faire considérer COll1me les effets
d'une terreur pauique, qui ne méritait pas de
fixer les regards du Souverain. Le Président de
Gallifet, les Conseillers de Collongue et d'Antclmi, et le Procureur-Général de Guérin furent
chargés de cette mission par la Compagnie.
L'Avocat d'Antelmi, frère du Conseiller, fut
en même temps chargé, au nom des Consuls
(lui étaient aussi dévoués alors à la faction des

�~ 13

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

blancs, d'appnyer à la Cour les dIol'ls de la

orru"e de traiter au nom du Roi, pour la révocation des édits qui avaient" soulevé la province; et on délibéra de suspenru"e tous les
mouvemens.

112

députation parlelllentaire.
Celui-ci et son frère précédèrent les autres
députés; mais lenr fermeté et leur obstinat.ion
d~phlICJ1t au gouvernement qui fut surtout offense de découvrir, par des lettres interceptées , que ces chauds défenseurs
. des cascaveous
blancs écrivaient à Aix pour engager lem's
amis à continuer les troubles, afin d'intin1ider

l\'la:is le moment approchait où le Parlement
allait porter la peine des ressentimens et des
divisions dont il s'était laissé si imprudemment
agiter.

les minist.res.
On conçoit ce que la découverte de celte
intrigue dut inspirer au cardinal de Richelieu .
Les deux d'Antehni furent aussit6t enfermes à
la Bastille; et les autres députés qui n'étaient
arrivés qu'après eux, . reçru"cnt ordre de sc

! "

retirer.
Le sort 'lu' eut cette députation révéla au
parti dont elle soutenait les intérêts, tout ce
qu'il avait à craindre. La ville d'Aix en éprou va
une profonde consternation; et le duc de Guise
lui - même pressentit que l'orage gronderait
)lientÔt sur lui, dès que le premier Président
était écouté et reprenait son crédit. On apprit
que le prince de Condé avait ordre de traiter
Il .

8

�ll.:f

ESSAIS H1S'j'O RIQUES

11 5
les saisir à la tête des clifférells partis qui .q'ét'aient comhattus; du moins , colui qui fut disgracié, était le parti même qui le premier avajt
levé l'étendard' de la révolte.
SUR LE PAl\LEMEN'r DE PROVENCE.

. CHAPITRE VII.
lh.i l él ra ppd des ma giStrAts. ~r i gnol c ~ .

-

Tr:ulSlotiOJl du Parlement ,l'Ai x à

Go'tld amnaLi ou Ju

Pré~ i(l e nt

de Coriolis, ct

S t:$

snit es.

LOUIS XIII avait été enfin amené à reconnaltre qu'il était pressant d'apporter un terme
aux troubles qui avaient si long-temps désolé
la Provence, et que le seul moyen d'y parvenir
était de retirer les édits dont l'existence portant
atteinte aux privilèges qu'il avait promis de
respecter, servait sans cesse de prétexte à la
sédition pour r enouvelel' les désordres. Le soin
de cette pacification fut confié , comme nous
l'avons dit, au Prince de Condé; mais le Souverain ne se contenta pas de faire des concessions propres à ramener la tranquillité. Il ne
lui parut pas moins juste de porter ses r egards
en arrière, afm que l'exemple de la punition
des perturbatems servît désormais à comprimer l'esprit de faction.
L'impartiale é&lt;JUÎ té dell1andait peut-être de

Mais les Châteauneuf, et le prieur de Grandbois, ,fils du Prçsident de Coriolis , ne devaient
pas être les seuls à trouver dans la sévérité du
monarque la peine de leur exaltation . Il fa llait
que la magistratUl'e eût la douleur de fournir
son tribut aux r éparations de la justice, et
qu'elle consacrât l'expérience funeste, qu'en
temps de révolution l'étude de la sagesse et la
pratique de ses devoirs ne sont pas toujours
assez forts pour garantir le magistrat lui-mème
de l'esprit d'entraînement et de séduction.
Le Roi reconnut dans le Parlement d'Aix des
fautes graves dont s'étaient rendus coupàbles plusieurs de ses membres. L es Présidens
de Coriolis et de La Roque, les Conseillers
Flotte, d'Espagnet e t De Perier furent ajournés au Conseil ~our rendre compte de leur
conduite , les Conseillers d'Antelmi, de Villeneuve, et l'Avocat-Général de Cormis, interdits sur-le-champ de leurs fonction s.

�J 1G

~SSAIS

HISTORIQUES

Quel spectacle plus dOlllom eux que ccl ni de
. dcs 1nacrl'S"'ats
d'ailkurs recommandavou'
b
W.
,
bles, être l'objet de sévères mesures, non pas
seulement p~ur la faib lesse de 'laisser faire le
mal, mais pour avoir, par l'amour exagéré des
. 'lèges de leur I)ays , et pour satisfaire
prlVl
.
'IIlelques ressentilnens personnels, eXCIté a~
désordres ce peuple flexible et ave ugle, qu Ils
doivent contenir par lelns exemples et leur
fermeté!
Pendant que ces arrêts rigomeux étaient
communiqués à la Compagnie, elle recevait
elle-même l'ordre de s'éloigner de la capitale
de la province, et d'aller tenir ses seances à
Brignoles.
Mais cette mesure avait moins pour put de
la punir, 'Ille de chà tier la villO
e d'Aix ellemême. Nous aurons occasion de revenir sur
cette vérité qui déja paraît évidente, puisque
toutes les autres autorités en furent à la fois
éloignées.
Les magistrats qu'un juste mécontentement
du prince avait frappés, sollicitaient en vain
depuis long-temps, an pied du trÔne, la faveur

SUR I.E PARLEMENT DE PROVE NCE.

117

de lem rétablissement. Mais enfin les prièrC6
que le Parlementadressa plusieurs fois au cœur
du Souverain parvinrent à être entend ues; et
après avoir laissé les magistrats livrés à u n
long repentir, S. M. permit qu'ils fussent l'Ir
intégrés dans leurs fonctions.
Une exception fut toutefois prononcée contre
le Président de Coriolis. Mais les motifs 'Ille
nous en devons faire connaître, ainsi que le
sort l'éservé à ce magistrat, fnrent étrangè rs
aux troubles des cascaveous, dans lesquels il
avait joué un l'Me important.
Digne fils du Président de Coriolis qni avait
présidé le Parlement royal durant la ligue, son
mérite le faisait regarder comme l'oracle de
la justice'; mais trop de hauteilr et de vivacité dans le caractère ayant malheureusement
aliéné l'affection de ses collègues et de ses concitoyens, l'avait entraîné dans des excès condamnables.
Depuis l'arrêt rigoureux prononcé contre
lni , il avait ol)tenu la permission de se retirer
dans sa terre, et paraissait vouloir y finir tranquillement ses jours; mais , averti cpùl n'étai L

�ESSAIS

1\)~T\lRIQUI\~

SUIl LE PAIlLEMENT DE PROVENCE.

119

pas en sûreté, il sc détermina il se rendre dans

~cco~'dée au plus grand nomhre des révoltés,

la capitale pour se réunir aux autres magistrats
interdits qui y poursuiv:aient lem réintégration. 'A peine apprend-il sur sa route la révolte
d'u âuc d'Orléans et 'Ses succès, qu'emporté par
l'ardeur de son imagination qui le lui I:epDésente CQmme ~ctime de l'injuste despotisme
ministèriel, il se jette aussitÔt dans le pal·ti de

lirent espérer au Président qu'il pouvait , ~ns
danger qui~ter l'Espagne" et se retirelt il Ayignon pour se rapprocher de sa famille, ..IWI-is,'
enle;vé pendant la route, il fut conduit à,lartdlu:
de Bouc, et enferlpé !lans ~n cachot où iil nlé.tait
lias mêllle il l'abri des injures de l'air.
t G
Quoique ses infor~unes eu!&gt;Sent ai~l'i ~ou lmmeur, il conserva dans cette nou.velle , D,dv~rr
sité toute la dignité d'une rare constapce. . ).
Un de ses neveux aYilut obtenu la penWs~i9.!J
d'aller le voir, n'aperçut daq~ sa prison qu'IlM
vieille caisse qui lui servait à la fois de ~iège .jll
de tp.ble, un verre dpnt le pied était de plàJre,
des volets de fenêtre tout hrisés, et unI,) milUr
vaise paillasse. A ce spectacle, il ne put" c.ontenir ses larmes, et s'empêpher de se plainffi(e de
la dureté du cardinal; mais le Président IU(Ï dit
aussit&amp;t : « Nous nous trompons, mon neveu,
« de croire que le cardinal soit la cause de no .
« maux particuliers on publics; c'est un 'effet

ce prmoe.
Mais, après la prise du maréchal de Mont·moreucy , il est contraiut.de se réfugier à Barcelone, et d'y donner des leçon's de droit pour
subsister. Le duc dlOrléans ne peut obtenir de le
faire comprendre dans l'accommodement '&lt;Jlùl
conclut, avec le Roi. De Coriolis; dans la chaleur de son enthousiasme, ou dans l'amertqme
de ses malheurs, avait tenu des disooursl satiriques contre le premior ' ministre .. Cen fu~ as1
SOZ pour qu'il n'eût.droit. à aucune indulgence.
Le cardinal assemllia des Commissaires choisis
dans le Conseil, et de f]0riolis se vit condamné
il la peine capitale. Sa maison d'AiJ&gt; fut rasée ,
et ses Jliens confisqués au prQfit dn Roi.
Cependant la fin des' u'oubles ('t l'amni&amp;1ic

de notre amour-propre de rejeter sur a,utru i
« les maux qui viennent de nous. Nos péch~~
« s('uls Cil sont la cause; ct: le cardil1al n'cst ql~c

«

�J :l0

sun

EssAIS HISTOJ\IQUES

l'instrument dont Dieu se sect pOUl' nous pucrnir. POUl' moi, je loue la Providence de m'a« voir donné le moyen d'expier mes fautes pas« sées par les peines que j'endure : elle me
« traite avec douceUl', car vous voyez que je
« suis à l'abri ; et quand même je serais exposé
cc à toutes les rigueurs de l'air, ou réduit sur
cc le fumier, j'aUl'ais encore des graces à lui
« rendre (1).»
Ces paroles qui peignent si bien la résignation et le r epentir, disposent sans doute à oublier .les fantes du magistrat , pour ne s'intéresser qu'à ses malheurs.
C'est dans cette prison que de Coriolis finit ses
jours (2).
cC

LE PARJ, EMENT OF. PROV E NCF- .

1:1)

Nous n'avons pas exactement suivi l'ordre
chronologique, pour rapporter dans leUl' ensemble les faits relatifs aux magistrats qui
avaient encouru la disgrace du Souverain ;
mais nous y revenons maintenant pour des
évènemens d'un intérêt plus général.
comment aurait·il fail accepter ses services au duc d'OrMans, et donné des leçons de droit à Barcelone? En

admettant ce fait, nous aurions pu l' environner de plus
d'intél'êt, mais nous n'avons été dirigé que par celui de

Ja vérité.

(1) Papon , D ist. de Prov., t. IV, d. t'71.
(1) Ua historien du Parlement , M. d'Hesmivy de

Moissac, a prétendu dans son manuscrit (l. l , p. 65 1) ,
que le Président de Coriolis était élve ugle , lorsqu e le

premier Consul "iot l'investi,' dans

SOn

logement,

forcer de sortir de la ville. Nous n'avons pas

C I' U

el

le

devoir

rappeler ce tte ci.'constance, parcequ'elle nous a paru
invraisemblable. Si ce magistrat avait été aveugle, co m-

JDent aurait- il , peu de jours après. présidé le Parlement ?

•

�122

SU it LE PMtLliME '1' DH PROVENC E.

ESSAIS HISTORIQUES

,

CHAPITRE VIII.

.

Le prinre Je Condé cu Pro\'cncc. - Le Parlement à Brignoles. _

Morl de iI'Oppède. -

Choix de so'n successeur, -

Disgrac/du

duc Jo! Guise auquel succède le , maréchal Je Vilry.- Prétentions

de la Cour des Comptes.

LES révoltés apprenant que le prmce de
Condé se rendait en Provence, mirent un·terme
alL"': désordres ; mais, au lieu de déposer les
armcs, ils se retranchèrent au pied de la montag-nede Sainte-Victoire (1); et, s'y étantapprovisionnés de toutes sortes de munitions, ils ne
rentrèrent ensuite dans leurs foyers, que lorsqu'ils furent assurés que leurs excès scraient
oubliés.

Le Parlement, averti que le PIlince .s'était
mis en route, députa le Président dc Monnien
et les Conseillers de Pennafol't et de Ville:lleUV() (1), pOUl' aller à Avignon ojf.riJt ses
hommages à Son Altesse i et, voulant donner
, encore d'autres preuv.es de SOI1 obé4sance., il
chargea le Conseiller ,de V'iUje neuve ,defles pf{!céder le plus qu'il lui. ,serait possible, pOUl'
présenter aU prince ~e Condé une lettré daus
laquelle la Compag-nie avait déposé pour le Roi
les sentimens de la plus .ardente fidélité.
Dès son arrivée à Avignon, le Prince reçut
la déput:J.tion du l'arle!nent; et nous croyons
utile d'entrer ici dans ,quelques détails, pOUl'
recueillir les ~raditions . propres à çonstatcl' p'e
quelle considéra#on jouissaient Le~ a~ciéns
corps de mag.istrature, alox:s D,lême qu~ leur
conduite n'ét;tit I?iJ.S jr~éf\l'0chahle.
(1
Le Prince, en admettant aupl'ès do luila dé-

(1 ) La plus haule montagne de la Dasse-Provence,
située à de ux lieues d' Aix. Mariu~ l'appela J;ictoria ) en

mémoire de la victoire fameu se qu'il r emporta sur les

(,) Les "rrêLs du Conseil ,qui mandaient ouprés Idu

Cimbres el les Teutons dans la plai ne au pied de cette

Ro i plusieurs membres du Padement, au nombre des-

mOnl;Jgn e, entr e Trest et Pourrièl'cs: delà lui est " cn 11

quels se. ll'ouvait Villeneuve, ne fur enl connus (hl

le nom de Sainle-f/ictoire .

lemcnt (lu'"P'+s l'al'rivée du prince en Provence.

~ar­

�ESSAIS HISTORIQUES

putation, avait à sa droite les premiers Présidens du Parlement et des Comptes (1), et à sa
gauche les intendans de la Provence et du Languedoc (2).
Le Prince de Condé demeura debout et découvert pendant la harangue du Président de
Monnier, qui rappelait éloquemment tous les
malheurs dont la province était affligée. S. A.,
dans sa réponse, exprima d'une manière touchante son estime pour le Parlement, et recoriduisit ensuite la députation jusqu'à la porte de
son autel. Dans une autre audience, il remit
aux députés les lettres qui ordonnaient la translation du Parlement à Brignoles, et leur déclara
qu'il ne se rendrait à Aix qu'après qu'elles auraient étè mises à exécution.
.
C'est pendant que d'Oppède était à Avignon
auprès du Prince, qu'ilne apoplexie l'enleva
subitement à sa Compagnie. Ce triste évène-

(1) C'étaient d'Oppèùe et Sésuirao qui se rendatent à
Aix en même temps que le prince de Condé .

(2) D'Auhrai, et de la Poterie qui lui .Wétil été tHljoint
pour la pacification des troubles.

sun

LE PARLEMENT DE PROVENCE.

1.::05

men t retarda son rétablissement à Aix , parceque
les lettres qui l'ordonnaient auraient inévitablement été adressées au premier Président,
tandis qu'après une si fàcheuse perte, elles fu"'
rent confiées aux intendans, qui mirent à cette
faveur des conditions auxquelles on dut attribuer l'ajournement de ses bienfaits. '
Le Parlement, pom: satisfaire aux vœt1X du
Prince, se hàta d'enregistrer les lettres qui le
transféraient à Brignoles, et de se rendre dans
cette ville pour s'y livrer à ses travaux; mais,
comme nous l'avons déja remarqué, cette mesure n'eilt pour objet que de punir la ville d'Aix
et non les magistrats: la lettre suivante en est
la démontration.
« Nos amés et féaux, les crimes où ceux de
« notre ville d'Aix se sont plongés, nptre au-.
« torité y étant méprisée et les magistrats con-.
« traints à plier sous les volontés déréglées des
« peuples sans raison, nous ont obligés d'en
« tirer notre Cour de Parlement, et, pour cet
« effet, nous avons fait expédier nos lettres de
« translation à Briguoles, les(l'lClles nous avons
« donué charge aux sieurs de La Poterie et

�7

ESSAIS HISTORIQUES

Sun LE PAllLEMENT DE PROVENCE.

« d'Aubrai, Couseillers etlnotre Conseil-d'État
« e1 intenda'ns de justice, police et finances en
« notre pays de Pvovence, de vous envoyer;
« oonformément auxquelles nous vous man~
« dons et ordonnons que vous ayez à ,vous
« rendre sans auoun retardement en notre villé
« de Brignoles, où vous pOlUTez, avec la liberté
(t et l'autorité qui convient, administrer la jus« 'tiGe il nos sujets, et à ce qu'il n'y puisse sur« venir empêchement, nous avons donné ordre
« ~ ceux qui commandent nos troupes de faci« liter votre sortie. Si u'y faites faute; car tel
« est notre plaisir. Donné à Saint-Germain·en:
« Laye, le 5 décembre 1630. »
Ce fut le 25 février ,suivant que le Parlement
ouvrit ses séances à Brignoles; il en donna aussitllt connaissance au Prince, qui s'empressa il
son tour de louer la Compagnie d'avoir donné
cette preuve' de soumission à Sa Majesté, et
l'assura par écrit « qu'il fairait valoir le plus
« possible cette bonne action auprès d II Roi,
« afin d'engager S. M. il la reconnaître par
« toutes ~Ol1;es de bons traitemens dans les oc« casions, même pour son rétablissement il Aix,

« auquel il promit de contribuer de tous ses
« efforts. »

12

Avant dese rendreàAix, le Prince de Condé
présida à Tarascon les États qu'il y avait assemblés, et qui délibérèrent un don au Roi, de
il,500,000 liv'. , pour o)ltenrr la suppression de
l'édit des élus, le rétablissement des corps dejustice dans la ville d'Aix, et l'anmisti~ de tout le
passé. Mais les indemnités dues au Conseiller de
Paule, à Forbin Labarben et à quelques autres
dont los propriétés avaient été saccao-ées ne
"
fnroot point comprises ' dans cette somme. Le

,

Roi les fit particulièrement supporter il la ville
d'Aix, et la priva p'eildant troiS"aus du droit
d'élire ses Çonsuls.
. :Le Conseiller de Boyer envoyé par la Cour
auprès du Prince , pour lui annoncer son insbllatiorr il Brignoles, et que celui-ci avait reteuu
auprès de lui pour assister aux États, fut à peine
de retour, qu'il fit pal1;à sa Compagnie de tout ce
qui s'y était passé, et'montra dans l'exercice de
sa lnission le plus honoral,le désintéressement.
Il déclara ne pas vouloir être dédommagé par
le Parlement des' frais de ~on séjour auprès du

�ESSAIS HISTORIQUES

PL"i,nce, eu égard à l'état de gêne où se trouvaient
les finances de cette Compagnie. Le chef loua
la cOJ?duite de ce zélé magistrat, et invita ses
collègues à imiter un si généreux modèle.
Comme il n'y avait plus d'obstacles qui pussent retarder l'entrée dll Prince de Condé dans
la ville d'Aix, le Parlement lui adressa une
nouvelle députation pour le recevoir dans cette
capitale (1); et le Conseiller d'Agllt qui en faisait partie fut envoyé à Salon, pour s'informer
auprès de S. A. de quelle manière elle désirait
être reçue. Condé déclara qu'il laissait sur CC'
point le Parlement libre de faire ce qu'il trouverait convenable; mais que, résolu d'effectuer
son entrée avec l'appareil militaire, et par-là
même de se séparer des magistrats dès qu'ils lui
auraient présenté leurs félicitations, il lui semblait plus digne pour la Compaguie de renvoyer
cette réception au jour où il irait à Brignoles
pour la saluer. D'après ces observations du

SUR LE PA·RLEl\fENT DE PROVENCE.

':&gt;g

Pl'ince, la députation se contenta &lt;le lui offrir
ses hommages dans son hôtel (1).
La distinction avec laquelle elle fut accueillie mérite d'être rapportée. 1
Lc marquis de Naugis, maréchal-de-camI1,
et Peraud, secrétaire du Prince, reçurent l e~
magistrats sur le seuil de la porte de l'hôtel; à
quelques pas de là, se trouvaient les intendaus
d'A1Ùlrai et de La Poterie ; l'un sur la première
marche de l'escalier, l'autre sur la troisième.
Arrivés au premier repos, le Prince qui les attendait sur la porte de ses appartemens, s'avança au-devant d'eux, et prenant le Président
Duchainc par la main, remonta "-vcc lui ,
introduisit les députés daus les salles , d'où ,
après l'es complimens d'usage, il les recondtûsit jusque sur le seuil de la porte extérieur~ de
l'hôtel (2).
Après avoir passé quelques jours il Ai:,;;, le
Prince de Condé se rendit il Brignoles, aiusiqu'il
1

(1) Celle députation était composée du Président Du-

(1) Le prince 3niva Ù Aix dans Je mois de mars 1631.

chaine ,des ConseiUers d'Olivier, d'Agut, de Boyer et de

(2) C'est dans les mé~oires du Conseiller d'Agut, J'un
tirs députés, qU 'Mt été puisés ces détails.

Maynier, et du Procureur-Général Rab:l~se de Vergons.

JI.

9

�•

do

su fi

ESSAIS III$TORIQUES

l'avait promis, et y reçut 10 Parlement avec
beaucoup de hienveillance, l'accueillant Sur le
seui l de la porte de SOll hÔtel, où il le cenduisit
encore à sa sort.ie, ayant l'attention de ne rentrer qu'après celle de tous les magistrats.
Tous ces d~tails qui pourraieut paraître minutieux ailleurs, appartiennent à l'histoire de
la magistrature, pour justi/iel' par des faits les
égards dont elle était l'objet, et auxquels elle
&lt;;levrait encore avoir droit aujourd'hui.
Le Priuce, à son tour, allant visiter le Parlement, fut reçu i, l'entrée du palais par quatre
Conseillel's et par l'un des gens du Roi. Placé
au-dessus du poyen, il assista il l'audience à
laquelle eut l'honneur de plaider Scipion de Pé ·
riel', l'ml des plus célèbres avocats de ce siècle.
Rentré ensuite dans la Chamhre du Conseil avec
la Cour, le Prince lui annonça qu'il avait le
projet de retourner bientÔt il Paris, et qu'il
l'engageait il députer J'un de ses memhres poUr
s'y rendre avec lui, afin d'obtenir des lettres
de rétaJ)lissement du Parlement à Aix. La Cour
confia cette mission au Conseiller de Ballon.
Lorsque le Prince eut quitté la Provence ' k s

'.

•

LE PARLEil"fENT DE PJ\OVE NCE.

intcndans d'Aubrai ct de La Poterie se constituèrent en trilmnal, sans que nous ayons pn
découvrir s'ils en avaient le pouvoir; et, se faisant assiste)' par des juges subalternes, appelés
dn Languedoc, ils jugèrent les auteurs des dernières séditions et en condamnèrent plusieurs,
soit à la peine de mort, soit aux galères.perpétue\.Jes; mais presque tous par défaut.
Peu de temps après son arrivée à Par'is , Le
Conseillei' de Ballon, soutenu par le crédit du
Princc de Cond~, eut le bonheur de faire 1lXpédier les lettres de rétililisseruent du Parlement d'Aix; mais, conune elles furen t adressécs
aux intendans , ceux-ci ne voulm'ent Ics rcmettre il la Cour qu'après qu'elle aurait enregistré un édit portant crue de huit charges de
Con,eillcrs, et qui leur avait été envoyé en
même te1nps. La Cour , par le sentiment de sa
dignité, crut devoir refuser cet enregistrement,
dans la craintc dc faire soupçonner que c'était il
ce prix qu'clic achel:ait son retour il Aix, et de
paraître s'avouer coup;bJe des dernières séditions, tandis qu'clic n'ayait à déplorer que les
écarls dc quclques.-tUls dc ses mcmln'cs.

�•
ESSAIS Hr STOl\ lQUES

Les intendans crurent vaincre cettej!'ésistance en usant d'autorité; pmu: intimider les
lllagis\J:ats, ils firent adresser des lettres de
cachet à ceux qui avaient manifesté le plus
d'opposition, et les Conseillers de ,Leidet et de
Joannis furent exilés il Mâcon. Mais cette violence affermit de plus en plus la résolution du
Parlement, qui obtint, l'année suivante, la r éintégration de ces deux membres, sur lesquels
le r essentiment avait attiré une disgràce aussi

SUR LE PA RLEME NT DE PROVE[\'"CE.

J33

deI perdre, et avait en effet perdu pres(fUe tous
ses appuis. Dès qu'il ne fut plus à craindre, sa
disgrace devint inévitable. Le caTwnall'appela
auprès du Roi , pour se justifier des r eproches
auxquels sa conduite avait donné lieu ; mais,
apercevant le piège, il n'hésita pas, pourl'évi- .
ter , d'ahandonner sa patrie et de se retirer en
Italie . Le premier ministre lui préparait peutêtre une plus éclatante wsgrace.
Le Roi, pour le remplacer, choisit le maré-

inutile qu'injuste.
Le Roi, vers cette époque, donna un successeur au premier Président d'Oppède . Ce fut
Hetie l'aîné, Conseiller-d'État (1), qui avait
été successivement Conseiller au Parlement ,
maître des requêtes et intendant en Poitou.

chal de Vitry. Ce nouveau GOllvernem' s'empressa de donner au Parlement de hauts témoÎgnag'es d'estime etde confiance: on lit, entr'autres, dans la lettre qu'il lui écrivait de Lyon :
« Je n'aurai rien à plus grand pbisir dans le

T ouraine et Dauphiné.

« commandement que le Roi m'a donné que

Le terme des troulJles devait être celui de

« de vous faire service et de vous estimer, soit

l'autorité du Gouverneur, pnisque le cardinal
qui les avait excités pour le perdre, était parvenu à son hut. Dans le débordement des passions et le conflit des intérêts, de Guise avait

« en général ou en particulier, comme vous

« le méritez, apportant un tel soin et une telle
« affection pour vos iutérêts , qu'il ne s'y
(e pourra rien ajouter ni désirer de votre part. »

Les députés du Parlement allèrent saluer à
Tarascon le maréchal qui , s'étant f'aitl'cmcttre

(t ) Il él Jit d'An goulèm e .

par les intrnrlans l es l cltr«,s dn l'étahlisselllcnL

•

�."

1.)-t

SU R LE PARLEMENT DE PROV ENCE.

ESSA IS HISTORIQUES

La hienveillance dont le Parlement était
l'objet, détermina le Président Duchaine il faire
partie de la députation pour recevoir le marécha l , quoiqu'étant seul Président à mortier,à la
tète de la Cour. Il eut dû s'en dispenser, pa1'cequ'il était d'usage que le chef ou celui qui le
l'emplaçait, ne marchàt qu'à l'occasion de l'arrivée du Roi, ct que la députation précédente
au Prince de Condé, n'avait été formée que de
Conseillers; mais Vitry recherchait des hon-

de cette Compagnie il Aix, les leur coulia d'après leur assurance que la vérilication de l'édit
de crue slûvrait Bon retour. Un mouvement de
vanité personnelle dicta cet acte de bienveillance au Gouverneur, qui désirait ajouter à la
pompe de son entrée la préserlce du Parlement.
Cette Compagnie, après avoir vérifié ses
lettres de rappel, se hàta de rentrer dans la capitale (1); elle y fut accueillie par les plus vives
acolamations, et le peuple accourut avec elle,
au pied des autels, en rendre graces à Dieu.
La Cour des Comptes, persévérant dans la
prétention de partager tous les honneurs dont
jouissait le Parlement, voulut encore lenler
d'être admise à l'entrée du Gouverneur ; mais'
comme de Guise, son successeur, fit menacer
ses députés d'employer la force p~ur les éloigner, en signifiant hautement qu'il ne voulait
être entouré que des envoyés du Parlement
dont il était jaloux de se concilier l'affection ,
cet avertissement était trop précis pour s'exl10ser à une plus grande humiliation .

135

neurs, et la reconnaissance ne permettait pas
'
au Parlement de les lui refuser.
Le Gouverneur se présenta au palais, pOUl'

&gt;

rendre ses devoirs à la Compagnie. L'usage
inviolahlement observé jusqu'alors, voulait
que nul ne pût entrer avec l'épée, dans le haro
l'eau, il l'exception des princes, des ducs ct
pairs, des maréchaux de France, des go?verneurs ct lieutenans de Roi de la province. Cependant les gentilshommes qui faisaient Slût\'
au maréchal s'offensèœnt de cette cout1lme, ct
le Gouverneur partagea leur susceptibilité. La
Cour craignant que sa fermeté à maintenir
ccl. llsag'l' , ue fût cemsidél'ée comme ulle ingra-

�ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE pARLEMENT DE PROVENCE.

titude cuvers Vitry qui lui montrait tant de
hienveillance, crut pouvoir, sans danger, négliger de se conformer, pour cette fois, il ses
usages, afin de donner au Gouverneur une
preuve de sa condescendance. Mais ce n'est jamais en vain que les corps font fléchir leurs
prérogatives devant des considérations particulières. Les concessions faites une fois devienllent irrévocables, et suffisent pour détruire les
traditions les mieux établies; celle-ci fut de
cc nombre. Tous les gouverneurs qui sm'vinrent y trouvèrent un titre pour affranchir leur
suite de cette marque de respect pour le Parlement.
Le maréchal de Vitry avait été reçu, selon
l' usage, sur le perron du palais. Après a voir
ensuite pris place au-dessus du doyen, il adressa
il la Cour son compliment, auquel répondit le
Président Duchaine. Les lettres de rétahlissement du Parlement furent ensuite publiées à

discours, auquel on joignit la relation de l'entrée du Gouverneur dans la ville.
Peu de jours après, les gens du Roi présentè~'ent au Parlement l'édit de crue dont nous
avons déja parlé, ne dissimulant pas qu'il existait un autre édit de deux Conseillers clercs, et
que l'on en annonçait plusieurs autres, dont
l'un était relatif il l'établissement des prési-

l'andiellce devant les intendans; et Noël Gaillard, l'un des plus hahjles avocats de son temps ,
prit enfm la parole ponr faire l'éloge du maréchal. La fl att erie demanda l'impress ion de son

•

•

diaux. Ces communications firent désirer au
Parlement de réunir toutes ses lurnières pour
en délibérer. 11 fixa dès-lors sa réunion au 14
novembre, aGn de donner le temps à tous ses
membres de se rendre à l'assembI6e.
Quelque temps après, le Conseil privé se
prononça sur les désordres occasionnés par les
cascaveous. 11 condamna la ville d'Aix au:xdommag'es soufferts par le Conseiller de Paule, Forbin
La barben et les autres victimes de cette faction,
qu'il plaça sous la protection du Roi et la sauve&lt;Tarde des Consuls. S, M. se réserva de faire
t&gt;
supporter telle part de ces indemnités qu'elle
trouverait 110n, au Parlement et aux autres
corps. Enfin, une amnistie générale couronna
cet acte dejllstice , que la Compagnie ne se dé-

�138

)&lt;SSAIS IIISl'ORIQUE S,

su n LE PARLEMENT DE PJ\OVE NCE.

dg

tcnhilla il enregistrer qu'avec quelques modifications (1).

CHAPITRE IX.
(1) L'o,·rêt du Conseil est daté de Chantilly, du premier jl1illClt633.

In ;lal1alÎon Ju premier Président . - Jeux Je la Fêle- Di eu. _ ViVèS
COlltcst .. li o lls outre le Parl ement ct le Gou ycrneur.

LE successeur de d'Oppède ne vint prendre
possession de sa charge qu'au mois de févrie~

1632, et le Parlement avait conservé jusqu'alors le privilège de faire à l'égard des premiers
Présidens , comme pour les autres magistrats,
les enq uNes qui précédaient leur réception :
c'était ainsi que la Compagnie avait le droit de
reoueillir des informations sur la vie, les mœurs
et la religion de ceux qui étaient appelés à sa
tête. Dans cette circonstance, ce droit précieux
lui fut ravi par le Garde-des-Sceaux, quoiqu'il
ne paraisse pas que l'aîné eût à redouter les
investigations des magistrats ; et ce ne fut apparemment que pour l'affranchir d'une sorte
de dépendance qui blessait son amour-propre.
Le Parlement se montra sensible à l'atteinte
portée il ses prérogatives; mais réduit à illstal1er SO Il chef, sm· la simple r quête qu'il lui

�SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

ESSAIS lllSTORIQU ES

présenta, il crut ne devoir opposer aucune difficulté il sa réception.
Vers le même tem ps le siège épiscopal vacant
fllt occupé par Louis de Bretcl, Conseiller au
Parlement de Rouen. Nous l'appelons avec complaisance le nom de ce Prélat, parceque , exclusi vement appliqué aux devoirs de son pieux
mlnistère, il évita ces luttes funestes dans lesquelles s'étaient signalés plusieurs de ses prédécesseurs.
Cest il cette époque que le Parlement, par un
arrêt, rétablit à Aix les jeux en usage, le jour
de la Fête-Dieu, et que les désordres puhlics
avaient interrompus pendant quelques années.
On sait que c'est au bon Roi René, dont la
mémoire sera toujours chère aux Provençaux,
qu'est due cette fête, plus bizarre sans doute
que religieuse, et qui offre un singuliel· contraste avec les saintes cérémonies auxquelles
elle était associée.
René d'Anjou en avait puisé l'idée dans un
mélange de tradition falmleuse de l'histoire de
l'ancien etdu nouveau T estament , ('t des temps
c.hevaleresques. Comment aurait-il

pli )

av('c-

des élémens aussi opposés, créer un spectacle
dont les parties fussent coordonnées? Mais son
siècle était loin d'être celui du bon "O"OÛ • et si ,
dans le n&amp;tre, la curiosité s'y intéresse encore,
c'est par l'excès même du ridicule qui l'accompagne, et par un reste de respect pour ce Roi
l'idole de ses sujets, et que les Provençaux
n'ont jamais cessé de chérir: tant sont inaltérables les sentimens d'affectioll et de reconnaissance envers les Souverains dont les bienfaits
immortalisent le règne!
Jaloux d'adoucir les souffances de la Reine,
menacée d'une fin prochaine par une maladie

,

de langueur ; jaloux d'ofFrir des amusemen il.
sa Cour; plus jalou..~ encore de plaire il ses peupies, et convaincu qu'ils se resseniblent tous .
par leur amour pour les spectacles, le Roi René
voulut à la fois instruire et distraire toutes les
les classes de ses sujets, en lem' offrant des
amusemens à leur portée , selon la mesure de
leur intelligence (1). C'est ainsi que l'on vit des
(1) M. ùe Villeneuye, Hist. de R ené d' Anjolt, l. If ,
p. ~l1- 7 r.tsui\',

�• ESSAIS HISTORIQUES

su n

allégories fabuleuses, édifitmtes et mondaines (1), et qu'à la tète d'une procession en
l'honneur du Saint-Sacrement, à laquelle assistaient gravement toutes les allltorités, la curiosité publique s'intéressait aux jeux les moins
propres il portel' au l'ecueille/lient ct il la dévotion.
Le plan de cet ouvrage ne nous permet pas
de décriœ tous ces personnages allégoriques
et grotesques qni l'appelaient à la fois les folies
du paganisme, les traditions de l'ÉeritureSainte, et les faits de l'héroïque galanterie des
chevaliers, dont il existe p lusieurs relations
étendues (2). Mais ces diab les, cette diablesse, ces

LE PARLEMENT DE PROVF.NCE.

anges, cette reine du sabbat, ces danseurs destinés à la distraire, tous ces autres mystères qui

jeux des diables) des Ra=casGer08 , de8 Apdtres, de la,
Reine de Saba , des 'l'irasGons, des chevaux-fru.'T) etc.,
etc. , et des airs notés consacrés IL cette fete)· in· 12. '777,

Dédiée ù M. de L. Curne de Sa in te -Falny e, de l'Ac.dél1lie fl'an çais e , de celle des Inscriptions ct lielles-Lettres, eLc.

«(

J 'ai cru, lui dit l'auteur, trouver dan s vos

H

Mémoires sur l'an.cienne Chevalerie) une entière co n-

«

fOrJuité cle ce qui se pratiquait ~vani, pendant et &lt;t prè:s

«

les tournois ) avec les cérémonies qu e 1'6n fait ici ,

Havant , pendant et après la Fête-Dieu. On ell sera cont(

, 'uincu, en examinantlerapport exactdes un es ayec l cs

« autres;

et l'on ne doutera point que le Roi René d'An-

« jou , COlll te de Provence, qui a institué celte fèle • ct

(,) Ga ulf,.i di , Hi.t. de P",w . ,

in- f o ,

1" 34G.

\\ qu i

s'~tail

si souvent dist ingué da ns les lournois ,

(2) Ces jeux s'exécutent enco re Jenos jours, Je temps

«

n'nit "oulu perpétuer la mémo ire ùe ces jeux l11il i-

en temps . .an cn a particulièr ement o[fert le spec tacl e h.

Il

ta il'es. E n 1590, t em ps ma lheureux de la ligue, les

S. /1 . R . :Madame la Dauph ine , lorsque, dans Je prin-

u al'chi,'cs ùcs Comtes de Provence et celles de l'h Ôtel-

temps de 18z3 , eUe a honoré la ,' il le d'Aix de sa prése nce.

Il

ùe~vjlle

d'Aix, furent cnlc,·ées ou détruites par l'il1lTa-

Parmi les relations de cette fête, voyez celle de

(( sion du duc tle Sayoie : il ne nous r es tait ancu ne trace

M. Grégoire d'Aix, ayant pour tit.re : Explication des

({ (le l'idée dc notre bon Roi René ùans l'instiluli on de

Cérémonies rle la PUe-Dien, d' /lix en ProlJeru:e, ornée
de figures du lieutenant de prince q,'amour) du

blllonnierde la Ba=oche; de

ta~bé

,.o~

et

de la ,·,lle )· et des

(( cette fê te, ùont on peut fiier l'époque ver s l'lm 1/.62.
c( Nous voyons don c, de pui s dcs tem ps hi en r ec ulés, cc
If

lJue la l'eligiou nou s ofTl'c de plus sacré, m êlé :lyec Hn e

�ESSAIS JHSTOl\l QUES

Su n LE PA!l Ll-::r\1 h:N T DA rJlov .t::l'oCE .

les a,ccompagnaient , attiraicnt de toutcs parts
une foule immense ; et l'attcution se portait

" sorte de galanterie romanesque, jointe à de plates re" préS'ent..ïtioHs de quelques points d'histoire de l'ancien
t(

eL du n ouvea u

Testament , dont l'assemblage bizarl'e

(( nous para i ss~it absolument in explica ble. Vous nous
t(

avez fo urni , sans le savoir , le fil pour sortir de cc

Il

lab}'Tinthe .1 dans lequel no us errions depuis deux siè-

It

cles ... AA ix, le 15 janyier 1777 , G ...

lI

l'la is un écrit bien plus rare, plus ancien et plus cu-

rieux est inlit~1é : (1Quercia ad
J

u christianis provinciaJ ium

GA SSI: !Œ U::U

SU Qr u Ol

de pur iml

rit ibus, minimùm-

« que sanis eorwn moribus J ex occasione Luùicl'orulll
«

qure Aquis Se~ti is Jo. in So16Dlnitate Corporis Christi

Ct ric1iculè ce~ebrantUl· .
«(

-

JUl::la exem plal' excusum ,

1645, )) Cet opuscule de quatre.v iD gt-ll·ois pil ges

Ùz.. 12,

est terminé pa ~ ce lle c ilation remarquable de Salv ien :
TTellem

CUlll

principalement SUl' les parties de ces jeux qui,
moins en h annouie avec un e solennité si au gustç, excitai en~ encor e davantage l'empressem ent et la curiosité.
lei, c'était un prince d'amour élégamment
drapé d'or et de soie; là , un r oi de .Ja Basoche;
plus loin , un bailli ou abb'é de la jeunesse ; et
tous ces brillans personnages avaient auprès
d'eux une COur et une suite imposantcs. Ces
jeux offraient un r ôle à tout es les conditions.
Le bas peuple recherchait avec ardeur la gloire
de figur er parmi les dieux; et c'était ainsi
qu'un portefaix, à grandes formes , s'estimait
h eureux de paraltre sous la couronne de Junon ,
ou orné de la ceinture de Vénlls, ou ch argé des
lierres des bacch antes; que celui-ci ambitionnait de portcl: la quenouille ou les ciseaux des

Massiliensi (presbytero Salv iano lib . 6)

mihi hoc kco, ad e.,;equendam rerum ùulignitatem ~
1

parepl. negotio eloq.uentiam dari ~' scüicet ut tantùm vi/'-

J'emplit, penda nt huit' ans, les chaires de ph ilosophie et

tltÛS esset in querimoniâ, q.ualltàm doloris in c au,séÎ.

oe ih uolo gie ùans PUn Î'\'CI'sité d'Aix, e t qu i nous a uouné

Vale. Aq ll is SeAt. X . K al. i\1arl. M. DC. X LV. C'es t dan s

la "tic (le son am~, le sa,'ant l"abri de Peircsc , Conseiller

cette même ann ée , 1645, que fu t nommé à Paris, proCes-

au Parl emen t &lt;le Pro vence ~ écri te a, ec autan t ùe pureté

seur de mathématiques au Collège royal , Ic célèbre PielTc

que d'élégance 1 ct traduite en Cl'ançais p" ~' Requ ier ,
en ) 770.

Gassendi , pré"ôt de l'Eglise de D ign e~ qu i , ùès

16

1 7,

I I.

10

�,
ESSAIS HISTORIQUES

Parques, que celui-là était affublé des vètemens
enflammés de Proserpine, lmrlesquement accommodés à la mode dll jour: c'est ainsi que
l'artisan, le bourgeois, le gentilhomme remplissaient des fonctions plus ou moins. brillantes, et qui laissaient au)!. acteurs quelques légers privilèges pendant Le reste de l'année. ~
Le retour de ces jeux fut ordonné. par le Parlement, sur la réquisition de l'Avocat-Général
( Re Corlnis. Nous en rapportons le texte, pour
montrer que rien' de ce qui pouvait ~tre agréable ou avantageux à la province ou à' sa capitale, n'était négligé par la Compagnie.
L'Avocat-Général remontra « que, suivant
« l'usage établi par le Roi René, on devait pro« céder, le 1" du mois de mai, à l'élection d'un
« prince d'amour et d'un ahbé de ~ Ia jeunesse
« dans l'hôtel-de-ville, et dans le palais, à-celle
« d'un roi de la Basoche, et d'autant que les

« établissemens . viennent de longue main et
« qu'ils ont quelque chose d'utiLe, pour être ceux

« qui sont éLus, les appointe urs &lt;les querelles
« qui arrivent durant le cours de l'année, ouLr~
« 'lue tout ce la es t d'une plus grand~ dècora-

SU R LE PARLEMENT DE PROVENCE.

« tiOll et vénération pour la procession du Saint« SaC;l'ement;)) après ces' considérations, dont
la dernière était sans doute erronnée, l'AvoeatGénéral requit «( qu'il fût procédé il. l'élection
« .de ces actem's de la fête, aux formes anoiennes
« et accoutumées ))

L'époque il. .laquelle le mal'écha 1 de Viti)'
vint en Provence, et les pouvoirs étendus que
le Roi lui confia pour dissiper jusqu'aux dernières traces des désordres, servirent merveilleusement au caractère entreprenant de ce Gouverneur, pour se livrer il des abus condamnables
d'autorité. Sans aucun égard pour le Parlement
lui-même, il ne t.u'da pas il détruire la l)onne
harmonie qui régnait entre lui et ce corps, ct
qui ne put se concilier aVeC les innovation.5
qu'il voulut introdùire. Il prétendit, entr'autres, dépouiller impérieusement la Com pagnie
de la juridiction de police qu'elle exerçait sur
la ville; et ne sacha."t comment y parvenir, il
lui suscita toutes sortes de désagrémens, et de
la plus indécente manière.
En efTet, ne pouvant sc persuader que le
Parlement eÎlt quelque pouvoir au-delà de s~s

�ESSA l!t HISTORIQUES

ionctions judiciaires , le Gouverneur considéra
comme une infraction à ses droits, dont il était
jalolU sans mesure, l'arrêt que la Compagnie
rendit en 1632, portant clôture des théàtres
pendant l'avent, le carême, les fètes et les
dimanches.
Désirant se venger de ceNe prétendue entreprise qui n'était toutefois que le libre exercice
de l'autorité de la police, dont avait constamment joui la Cour souveraine, le Gouverneur
n 'imagina rien moins que de paralyser l'exécution de ses arrèts. Pour la braver avec plus
d'éclat, il affecte de placer sous sa protection le
second Consul d'Aix (] ) , décrété de prise 'de
corps par la Compagnie, pour des excés alUquels il s'était livré envers un de ses collègues (2) , ct il le fait à dessein passer devant le
palais , décoré de son chaperon, pour mettre
p lus d'apparei l à son insulte.
CeNe conduife excita naturellement les
plaintes du Parlement, qui envoya les gens du

SUR I. E PARLEMENT DE PRO-" Ei\CE.

149

Roi pour s'expliquer avec lui , auprès du Gouverneur. Celui-ci , r efusant de les en tendre en
l,articulier, exige qu'ils s'expriment en presence
des personnes qui l'entourent. Les débats furent
v ifs , et le maréchal les termina en protestant
qu'il ne souffrirait point que le deuxième Consul frît inquiété , tandis que l'autre se~ait laissé
tranquille . Mais poussant pltls loin la morosité,
il fit arrêter ce dernier, ce jour-là même.
Instruite lé lendemain, par les gens du Roi ,
d n sort qu'avaient eu leurs représentations, et
particulièJ:rment de l'arrestation du troisième
CODsul, la Compagnie manda de suite le Prévôt
des marechaux, lui fit exhiber 'l'ordre qu'il
avait eu d'arrêter Cabassol; ct, après.1·avoir
laissé se ret.irer, r econnaissant que si le Go uvemeur avait le droit de faire emprisoDner les
citoyens ., c'était aux juges ordinaires à ü,struire leurs procès, il s'a11rihua le soin de 1"in~
iuforlller sur les faits qlli pou valent être reprochés a u troisième Consul.

( , ) Raploelis Saint-)la,·tin .

?l'lais la nlplu~'e uue fois COllsoJl))llée, ccl Le
première inconvenance ne suffisai t pas pour

(2) C3h35sol J troisième Con;,u!.

sa"lisl"a;rc lc carac tère impétueux du GO tt\ er-

�1.)0

SU R LE PARLEME NT DE PROVENCE.

ESSA IS I1ISTOIUQU ES

S. M. honora le Parlement nous porte à crou'c
quc, cédant au puissant crédit dont la Gouvcr·
neur jouissait auprès du premicrrrrinistre , elle
chercha à ne faire pencher la balance d'aucnn
côté, et à inspirer seulement des scnti.mcns de
concorde et d'union, EJUoique la justice seplblàt exiger une éclatante réparation (1).

Hcm·. 11 vou lut, par des huùüliations réitérées,
pousser à bout la Compagnie pour laquelle il
s'était auparavant montré si a.ITect~leux ; et lc
dimanche, lendemain du jour où le Parlement
s'elait occupé des discussions qu'il avait fait
naître , il ne craignit pas, malgré l'ordonnance
de prise de corps qui menaçait le second 'Consul
. , de faire assister celui-ci à la ~o-rand'messe
dc la métropole, revêtu des marques de sa di-

(1) Lettre du Roi au Parlement.
te Nos amés ct féaus., nous 3,'ons vu par votre Jeu re

gnité, sur les sièges destinés aux Consuls,
ainsi qu'à la procession qui eut licu lc mêmc
jour pour la clôture de la quinzaine de Piques.
Pour protéger Raphehs Saint-Martin contre lc
dauger qu'i[ courait, d'être saisi par les huissicrs du Parlemeut, il le fit escorter par quarantc hommes de sa compagnie. d'ordonnance :
Il était impossible de violer plus ouvertement les droitS de la j uslice. C'était eu effet dépasser toutes les bornes, ct J'ustifier l'iudi=a"
liou ct le ressentim~t des· magistrats ; aussi
s'adressèrent-ils i la fois et àu Garde-des-Sceaux
et au Roi, pour ohtcnir un terme il tant d'excès.
Nous Ile connaissons pas l'arrê t (JllC le Conseil rendit iL cc suj et; mais la le ttre ' dont

du &lt;lau ze du mois dernier, et par les procédures que
VO li S

y avez jointes, ce qui s'est passé de votre part et de

celle de notre très cher et bien amé cousin 1e maréchal
de Vhry sur la querell e ac1v én ue enlre le second et le
lt'oisième Consul de notre vi ll e d'Aix, e t nous n'avons
pu 3"ppl'cndl'e sans déplaisir &lt;lue cet accident aye été la

cause d'une division entre vou s et notredit cous in , q-oi
ne pourrait être que très préjudiciable au bi en de notre
service et de nos sujets ) si ell e continuait. C'est pourquoi ayant mûrelllent considéré en notre Cooseil.d'E tat,
la conséquence de toute cette affaire , nous avons donné
l'arrêt dL\quel nous vous envoyons la copie, et do nt
l'original vous sera représenté " s'il est nécessaire 1 p"r
le sieur de la Poterie J lequel nons "Ions mandons de
sui,'re cl exécuter selon sa forme el teneur , Dons 3SSU-

•

l'&lt;l ut (JlI 'après avoit' fail cess cr p~t'

icelu i le suj et (lui

�,ESSAIS IHS ')'O RIQUES

Cette condescendance est une nouveHe
preuve de l'impartiale sévérité qui obligea plus
tard le Souverain à terminer enfin les excès de
son représentant en Provence.
Nous ne dirons pas si le Parlement rempiit
suffisamment les instructjons roya les qu'il avait
reçu~s; mais il est aisé de 'prouve'r que le Gouverneur méprisa ouvertement celles qui lui furelit adressées en même temps.
11 cmt pouvoir, en effet, selon ses caprices,
faire portel'
. son joug sur l'autôrité J'udiciaire',
et ayant appris que la Chambre des communautés imp.uissantes avait permis à que!quesunes des communautés de s'assemJ)ler devant
le juge royal, pour élire leurs syndics et déli~
al'ail fait . naît l'e les dhisions entre VOllS et notredit cou-

sin,

l'OUS

contr ibu erez de votre part, comme notls lui

mandon s de Je faire (le la sienne, ft rétablir Punion eL]a
honne cOJ:responJance qui doit ê tre entl'e nos p"inc ipaux officiers ~ en quoi nous promettons que vous nous
(lancerez la satisfacl ion que nous pom'ons 'lttendre devotre prudence et .1lfectÎo n il notre service. No us ne
vous Cl. hol' lons p(l~ plus Cx pl'cssum (, lIt p:!)" ce lt e If' ltr(" ....... elc.: etc. H

sun

LE PAl\LEMENT DE PROVENCE.

J,érer sur leurs affaires, le maréchal cassant
cet ulTèt, déclara nulle toute réunion semblable qui serait tenue sans son autorisation.
Mais la Compagnie n'était atteinte qu'indirectement par cette entreprise, puisque la
Chambre des communautés impuissantes n'était
pas seulement composée de ses membres, mais
encore de ceux de la Cou r des Comptes; il fallait, pour que le Gouverneur fùt satisfait', que
sa vengeance et les empiètemens qu'elle lui
dictait fussent exclusivement di.rigés contre la
Cour. Aussi sc hàta-tcil de casser l'nu des arrêts rendus pendant les vacations, et par lequel"
clle ordonnait :l.UX Consuls de ' faire sonner la
retraite à neuf heures du soir, et au viguier
d'assister, selon l'usage, il ,la patrouille.Jaloux
d'insulter publiquemeNt à cette Compagnie,
Vitry osa f;ire afficher il tous les coins de rue,
et publier avec solennité devant le palais , pendant que les 'magistrats s'y trouvaient réunis,
l'ordonnance qui annulait leur arrêt.
Cette nouvelle iujure ne pouvait èt~e tolérée, sans portel' atteinte à l'autorité cL i.t la
considéra tion dn Parlement , &lt;Jui sc "l'oit ohligL~

�ESSAIS U1S'rOfiIQUI::S

dc renouveler sCs plaintes, ct de les faire soulenir auprès du Roi par deux de ses membres
qu'il députe aussitôt à Paris.
Le Souverain condamnant enfin les ptéten/-ions dn Gouverneur, annula les ordonnances
par lesquelles il avait attenté aux arrêts de la
Cour. Il défendit en même temps de procédel'
par voie de cassation, et ordonna de recourir ~
sa justice pour tous les différends qui pourraient
Slu~vemr.

Cet arrêt du Conseil, daté du mois de décembre 1633 , régla ensuite les attributions respectives dll maréchal ct du Parlement, et
détermina que l'autoris;ltion, dont les cOlllmunautès avaient besoin pour s'assembler, se.l:ait en général donné par le Gouverneur; mais
q1le, ~ol'sque dfls rélmions auraient pour objet
des affaires contentieuses et de justice, le ParleIl!ent pourrait les autoriser, sauf à en donner
avis au maréchal. Celui-ci, pal' le"même arrêt,
obt.int une juridiction exclusive des patrouilles
qui se feraient dans les villes j ct la Coll1pagrue resta cn possession d'ordonner tout ce qui
1ui paraÎlrait convcnab lc !"ClaLi vcment à la

sun

LE PARLEftlEN'j' DE PROVENCE.

155

ronde faiLe par le chevalier du Guet et par le
viguier.
Cependant la démarcation des pouvoirs que
le Roi avait tenté d'établir, ne devait pas être
respectée par Vitry qui, cherchant sans cesse
l'occasion d'abaisser le Parlement , saisissait
avec avidité tous les moyens qui tendaient à
cette nn.
L'élection des Consuls que Louis XiII avait
rendue aux Prtlvençaux donna encore au Gouverneur l'idée de nluItiplier ses empiètcmens.
Il voulut éloigner les députés, que la Com avait
été constamment en usage d'envoyer oux assemblées où s'opéraient les choix consu laires.
11 fallut donc porter de nouveau des plaintes
au pied du trône ', et que le Roi llPprît au mal'échal qn'il ne tolérait pas ce nouvel .ahus.
Mais cet état de lutte.était trop permanent et
trop funeste, pour que le Souveroin ne sentît
pas le besoin d'y apporter un remède plus efficace que des ménagemel1s ou des improbations '
isolées. 11 voulut juger de près d'où venaient
les torts) pour les apprécier dans toule sa juslic~. Aussi l'aITectioL1 avec Ia'lllclic Vitry élait

�ESSAIS HIS'fOIUQUES

SU R I. E PAftLEl\-tENT D E PROVE NCE .

soutenu par le cardinal de Richelieu, ne put
cmpêcher que le Gollvel'O eur ne fût mandé au

sécIucllce envoyé dans la Provence, avec la
qualité de lieutenant de Roi, et chargé du commandement, pendant l'absence du maréchal (1).
Mais, pourra-t-on le croire dans le siècle où

Conseil pour rendre compte de sa conduite;
mais, en mème temps, le Roi désira entendre
les députés du Parlemcnt pour être mieux à

(1). Il était impossihle J'en trou,ter un plus in consi-

nous sommes ? Vitry, dominé par la plus inconcevable frénésie, conçut l'idée de résister
aux ordres de son maître, ct essaya de faire
enlever son envoyé. Il y serait peut-être parvenu, si les hahitans d'Hières, a u lUÎlieu descluels se tllollvait Saint-Chaumont, partageant
les sentilll~ ns de haine que le Gouverneur s'était attirés de la part de tous les Provençaux,

déni, plus violent .. plus despolique. Puisons·en la preuve

n'eussent dès-lors pris les armes pour rendre

même de prononcer avec connaissance de causc.
Le caractère du maréchal était si connu à la
cour (1), qu'on prévit qu'il ·pourrait avoir le
dessein de résister à l'ordre qui lui était transmis. Le marquis de Saint-Chaumont fut en con-

dans un historien contempol'ain qui n'ch" lL pas suspect
au Gouverneur, et dont le témo igna ge est rapporté par
Papon , Ilù,t. de P rov . , .tom. IV, p,ng.47 4 .
Le Président Gauffridl assure ({ que le maréchal Do yUllt,
pris }üroute d'A pt ) au ruois d'octobre 1633 ) et ne pouVaut 'allcr co ,"oiture, A cause de la difficulté des che-

mins, fit demander des porteurs à Lourmarin. On n'en
trouva poiot, soit parcequ'il avait aliénti tou s les

cœ Ul'S,

soit parcequ'on.savait qu'il payait malles iJCr50nnes qui
le servaient. Alors il fÙl'ça les Conslli s e ux-mê mes
pO t'Lcr,

a le.

et dOllna ordre à ses domestiques de les j'e l&lt;tyer)

nssociant , pa l' un .'lb us de pouvoit· ré voltant ) le ch'lpcJ-j'HI

à la l i n ée. 1)

ses efforts inuti les.
Le lieutenant de Roi porta ))ientÔt au Parlement des plaintes qui fUrent accueillies avec
un . yif intérêt; et le Président de La Roque,
delL"';: Conseillers et l'un des Procureurs-Génél'aux, se rcndirent auprès de lui , ponr l'asS ltrer
de la protection· de la Cour , dont le zèle fit aussitÔt un arrêt portant injonction « aux genti l s~
« hommes et seigneLU·s feudataires de la pro-

�158

ESSAIS HISTORrQUES

SUR LE pARLEMENT DE PRO,·- ENCE..

« vince, sujets au ban ct arrière-ban, il tous
« les Gouverneurs de châteaux et places, il tOllS
cc les officiers, Consuls et babitans des villes de
. « soutenir militairement le lieutenant de Roi ,
« contre les deSseins et entreprises des étran« gers et perturhateurs du repos public. On
« corn prend aisément quel était ccl ui que le
« Parlement vOltlait désigner sous ces dénomi« nations. »

l'cet dans des témoins prévenus, a été sanctionné par l'impartialité de l'histoire.
Cependant Vitry avait de nombreux appuis
. il la cour, qui ne dédaignèrent pas d'employer
leur crédit en sa faveur, et· obtinrent pour lui
lln pardon généreux, au lieu de la punitioIl à
laquelle la justice ne ' s'attendait pas qu'il pût
échapper. Mais sa disgràce ne fut que retardée,
parcequ'il était.irnpossillie qu'un homme, qui
se laissait au&amp;si violemment emporter par ses
passions, sût profiter de l'indulgence pour ré-

,

Cet appel suffit pour faire arriver de toutes
p:uts des secours à Saint-Chaumont, parcequ'on
se douta que celui-ci ferait arrêter le Gouverneur pour venger son offense, et qu'il en délivrerait la province.

former sa conduite.
Quoique le Roi eût accueilli le maI"échal avec
IIne Jlienveillaoce si marquée, il n'en fit pas
moins droit à la plupart des plaintes du Parlement, et redoubla d'attention, afin de séparer
~es fonctions de celles dt( Gouverneur, d'une
manière assez évidente pour pouvoir esporer
que les scandaleux débats qu'il avait excités ,
ne sc renouvelleraient plus.

Le maréchal, dans cette situation dès esprits,
voyant bien qu'une plus longue résistance serait ;tussi dangereuse qu'inutile, se détermina
à se renru'e il la cour, où les Conseillers d'Arnaud, de Gautier et de FOl'esta avaient déja
porté les remontrances du Parlement.
Elles n'accusaient pas seu lement le GouverneUl' d'êh'e violent et haineux, mais encore d e
manquer aux lois de l'honneur ct de la délicatesse. Cc reproch e, qui aurait pu paral tre sus-

•

•

�J{ju

$un

hSSA IS H ISTOIUQU ES

pouvaient la placer sur une ligne éga le à celle
du Parlement ; ou convoitant même la supériorité sur lui , elle conçut le dessein de ra,-ù ' la
,plus belle portion du ressort qu'avait la Compagnie, et sollicita sa tran~l ation à Marseille,

CHAPITRE X.
Ptélenlioll j de la Cour des Comptes. -

Trésorie.rs (le France. -

pour y jouir exclusivement de la juridiction

No u"t'a uJ: CIcès du maréchal do Vitry_ -Sa di:gr"cc. - Retraite

du premier Pl:'ésiJcnl. .

LE }' AR LEME NT D E PROVEN CE.

civile et crimin ell e.
Cette ambition désordonnée fut à pein e connue, qu'elle r éveilla tout le zèle du Parlement.
Il s'empressa de deputer au Roi, pour défendre
son territoire contre l'invasion d' une autorité

.

LE Parlement, débarrassé d'un' ennemi au~si
violent que le maréchal, qUi s'était rendu à Paris
pouryrétablirson crédit , eut l'espérance d'être
tranquille, du moins pendant 'Juelque temps,
et de pouvoir s'occuper exclusivement du soin
de distribuer la justice. lIiais i l était destiné à
ne voir terminer ou suspendre une lutte, que
pour en commencer de nouvelles. lnv'esti d'un
pouvoir considérable, il lui fallait veiller sans
cesse pour réprimer les atteintes que tant d'intérêts étrangers faisaient porter à ses droits.
A l'époque où nous .sommes par"enu~, il eut
encore à combattre contre cette infat igallle ct
jalouse rivale de son a.utorité , la Cour dps
Comptes.
Atten tive a salSlr toutps les ùcca~ions qUI

inférieure, qui n'avait dû son élévat.ion qu'à la
conquête et aux empiètemens successifs, par
lesquels l'adresse parvient à supplanter la for ce.
Dans cette circonstance, le Parlement recueillit un témoignage bien honorable que nous
ne saurions omettre, saJ;ls être accusé avec
just.ice de négliger les intérêts de ~a gloil'e.
Marseille que la Cour des Comptes essayait de
/
lui enlever, heureu~e et fière de se trouver
placée sous son autorité protectrice, réuuit cllemême ses efforts à ceux de la Compagnie, pour
demeurer sous sa puissal1ce.
Mais la prétention de diminuer le ressort du
II.

•

•

Il

�ESSAIS H.tSTORIQUES

Parlement était si extraordinaire et, si inj uste,
que le Souverain, pOl.u· la condamner, n'eut
p.1S besoin d'entendre ses députés. Ils n'étaient
point encore arrivés, que déj.1 1.1 Cour des
Comptes ' avait été éconduite par un refus
forinel ()),
Cette Cour n'était pas la seule il vouloir transporter sa juridiction à MaJ:selUe; et quelquesuns des trésoriers de France qui y résidaient,
ayant eu le même désir, obtinrent d'3bon]
plus de succes. Ii est vrai que cette innovatioll
ne blessait nullement les droits du Parlcment.
S'il eut à s'en mêler, ce ne fut pas comme partie intéressée, mais seulement comme autorité
judiciaire.
Les trésoriers de France il Marseille surprirent un arrêt du Con s,cil , qui les autorisa à exercer leurs fonctions dans la ville qu'ils habitaient.
Fiers de cette faveur, ou craignant que des réclamations ne la fissent rétr~cter, ils ne communiquèrent point à leurs collègues d'Aix, le titre
qui la consacrait; mais ils profitèrcnt des om -

~Ul\

LE pARLEn1E NT DE PROVE NCE.

163

hl'cs dc la nuit pour faire enfoncer les portes
de lcm' greffe, cn enlever les papiers et les
transporter dans leur nouvelle juridiction,
Une tclle voic de fait ne manqua pas d'exciter,
de la part des trésoriers de Franee qui résidaient
à Aix, les plaintes les plus vives auprès du
Parlemcnt, qui s'empressa de rendre un arrêt
portant que les t-résoriers de France à Marscille
s'adresseraient au Roi, pour obtenir une déclaration plus expresse de 'sa ,' olonté, et qu'en attendant 'il serait sursis à leur 'translation , avec
défense d'exercer leurs chal'ges à Marsei lle ,
sous peine de 10 ,00 0 liv. d'amende, et au greffier d'écrire sous eux ailleurs qu'à Aix, sous
peine d'être poù,suivi. co=e faussaire. L'arrêt
ordonnait aussi qu'il serait dresse un état des
portes fracturees et de tout ce qui s'en était
suivi, et que' les registres enleves seraient surle-champ l'établis.
Les trésoriers qui avaient donné lieu il cet
arrèt, s'efforcèrent en vain de le faire cassel'
par lc Conseil. Eclairé par les observations des
parties intéressees qui, la première fois, n'avaient pas été entendues, le Roi révoqua l'au -

�ESSArs HISTORIQUES

SUR LE pARLEJ\lENT DE PROVE NCt:·

torisatioll qu'il avait accordée, et condamna cet
amour de déplacement injuste en lui-même,
mais qui rendait plus coupahles encore ces trésoriers, à cause des violences par lesquelles ils

par ces démollstrations d'estime et de bienveillance, qui ne manquaient jamais de signaler
leur prise de possession.
Le ton qu'annonça le maréchal, en retournant dans son gouvernement, laissa bientÔt
,
entrevoÎl" 'l'ùl n'était peint corrigé. L'indulgence royale n'ayant fait qu'exoiter de plus en
plus la haine qu'il portait au Parlement, il en
voulut surtout aux magistrats, rédacteurs des
}·emontrances auxquelles ses excès avaient

avaient voulu le réaliser.
Le maréchal, comme nous l'avons indiqué
sur la fin du chapitre précédent, avait obtenu,
malgré le nombre et l'opiniàtreté de ses torts,
la faveur de retourner dans son gouvernement,
où il se montra triomphant; et Saint-Chaumont
qui l'avait teniporairement remplacé, fut obligé
de s'éloigner de la. province, en cédant au
comte de Carces sa charge de lieutenant de
Roi (1). Celui-ci la posséda vingt ans, pendant
lesquels il ne s'éleva aucun nuage entTe la Compagnie et lui : tant il fut attentif à l'especter
l'autorité de ce corps, et à sc renfermer luimême dans les attributions qui lui étaient propres' Cet exemple, semblable à celtù de l'archevècl'le, ne mérite pas moins d'être rappelé,
parcequ'il n'était malheureusement que trop
rare de voir les commandans finir avec la Cour,
( ,) En novembre . 635.

douné lieu, et à ceux qui en avaient fourni les
matériaux, parcequ'il n'oub liait pas qu'elles
l'avaient réduit à l'attitude d'un solliciteur: ce
qlÙ, en humiliant son orgueil, avait vivement
contrarié son caractère.
Devenus l'objet particulier de ses calomnies,
tantÔt il les représentait comme des républicains intrépides, toujours disposés il. contrarier
les volontés du Roi, tantÔt comme des traîtres
'lui entretenaient des intelligences avec les
ennemis de l'Ètat. li les accusa en particulier
d'avoir protégé les con1l11andans des îles de
Sainte-Marguerite et de Lérins, qlÙ , l'aunée
précédente , s'etaient hiissés surprendre par les

�ESSAIS

1I1 ~'l'On I QUES

SUR LE PARLEME NT DE PROVEN CE.

Espagnols, ct d'avoir (,lllp~ché , pal' leurs pel'fidcs manœuvres, que le Parlelllent ne les traitàt avec la rigneur duc il leLU' liche té, Ces délations que le Gouvernelli' répétait aw'oitenient,
finirent par fixer l'attention du ministère; et
ces magistrats, le Président de La Roqne, les
Conseillers de Boyer, d'Arnaud et l'Avocat-

haillon na tous. Espérons qlle le gouveruelllent
paternel et légitime qni lui a succédé, rendra
à la magistraru'e ses attributs indispensaJ)les,

Générat de Cornus, reçurent l'Ol'w'e d'aller
renw'e compte de leur conduite an Roi, L'in-

sécurité.
Le magistrat doit être indépendant. 11 est impossible qu'il soit considéré comme un agent
aveugle des combinaisons plus ou moins h eureuses de la politique) quand il est le ministre
et l'organe de la loi , quand la jnstice dont il
sert digne ment les autels est une divinité unmuaJ)le, qui ne peut pas plus fl échir sous les
caprioes des hommes que sous les exigeances

nocence n'avait pas à redouter une épreuve qui
ne sei'vit qu'à manifester de plus en plus eette
harmonie; cette sorte de solidarité, cet esprit
de corps) qui rendirent la magistranu'e si respectable et si puissante.
La révolution, poUr s'opérer, n'ent pas seu·
lementhesoin de détruire ce lien ; il lui fallut
disperser les magistrats eux-mêmes. Mais le despotisme, en les réuuissant plustard, craignit lem'
nohle iudépendance, et se montra inquiet de
leur confier quelque pou voir. Il cbercha surtout
il se prémunir contre cc puissant esprit de corps
'lu'il redoùtait; et, pour y parvenir, il rompit
la liaison qui exi, tait naturellement entre le
cher d'une Compagnie et ses membres) et les

et qu'il s'ëloignera à jamais de cette route usée
par une volonté ahsolue) où l'on ne trouve partout que la défiance) et ces mesures étroites et
insolites sur lesquelles elle foodait en vain sa

du pouvoir.
Donner au ·magistrat un caraotère flexib le,
le caresser pat des espérances, ['intimider par
des rigueurs, vouloir affaiblir ces sentimens
sacrés dont le principe de son inamovibilité est
l'h eureuse garantie, mais non l'essence qllÎ résid e dans la dignité bien comprise de ses hautes
fon cLions ; c'est ne rien faire d' utile pour soi ,

�lI:iS

sun

_ESSAIS BISTOIUQUES

LE PAl\Lt::MEN 'f DE PROVENCE.

J69

ct porter le coup le plus terrible à l'État, dont

fet d'une vieille h ahitude et sans ]Jesoin, qu'oll

la justice est le prenûer ressort et le plus ferme
àppni. Appeler SlU" les bancs de la magistrature,

se traînerait encore dans cette voie tortueuse,
ouverte et encoml)l'ée par le despotisme. 11 est
dianc d'un IYouverncment fondé SUl' la vertu et

s'i l pouvait s'en trouver, des hommes dont
l'àme vénale se prêterait à la versatilité des
opinions; les encourager ùans ces rapides.chan1

gelllens d'idées qlÙ se heurtent et se détruisent
l'une par l'autre, dans cette indifférence Sill' les
principes qui ne fait défendre avec ardeur que
ceux qui flattent les passions ou les intérèts,
serait détruire le plus heau de tous les sacer ·
doccs, après celui de la religion, parcequ'eu
dégradant les magistrats il leurs propres yelL~,
on dégraderait la jUiitice aux yeux des peuples
qui, ne la trouvant plus impartiale et incorr uptihle, en feraient le suj etinévitahle de leurs
sarcasmes et de leur mépris ..

"

b

sur la légitimité, d'adopter de plus justes prin- '
ci l'es, ct de dédaigner ceux auxquels l' usurpation s.eule eut recours, parcequ'elle nc pouvait
trouver des forces que dans l'avilissement des
citoyens.
Mais, loin de nous la pensée de nous permettre des réflexions aussi sérieuses dans le
moindre esprit de critique: elles ne nous sont
inspirées que par une trop fata le expérience ,
par l'amour de la vérité, par le honhem' de
notre patrie, la gloire du trône et l'honneur de
la lllugistratm'e.
Pénétrés de plus en plus des sentimens d'a-

Que peut d'aillelU"s avoir à craindre de la

mour et de fidélité envers le Souverain que la

pureté de la justice la légitimité ZToutes les

divine Providence nous a rendu par un effet

fois que la révolte a cherché à cn saper les
bases, n'est-ce pas la justice qui, la première,

de sa plus grande miséricorde, nous ne cessons

a élendu son hras pour la soutenir et la défendre?
11 est donc vrai que ce ne serait que par l'e[-

de partager l'admiration de notre France, étonnlle des hiens innombrables et hors de toute
prévision humaine, opérés par la haute sagesse
des lils de saint Louis , dans si peu d'années el

�j'ï L

ES AIS HISTOHIQUES

SUU LE PAH I.. EMENT DE l)l\.OVE NCE.

au milieu de tant d'obstacles. ]\lIais l'espoü' assuré d'ètre les heureux témoins de nouveaux

s'élèveront avec force contre celui-qui, indigne
d'appartenir à leur corps, aurait oublié ce qu'il
doit à S0n Dieu, à son Roi, à la délicatesse et

succès, ne nous invite-t-il pas à les signaler
avec autant d'elllpressement 'Iue de respect et
de sotmlissiou à Charles X, qui, par le cbarme
irrésistil)le de son auguste a'jeul Henri IV, entraîne le dévouement, autorise l'abandon, exige
la franchise et commande la confiance?
Si nous ne rêvons pas des améliorations fantastiques ou dangereuses, nous avons donc le
droit d'espérer que, sans rendre à la magistratru'e les antiques prérogatives dont elle
jouissait, et qui ont été si heureusement distribuées par une sage démarcation des pouvoirs,
elle obtiendra du moins tout ce (f1tÏ lui est nécessaire pour reconquérir la considération pul)lique, 'e t que, de ces justes concessions, renaîtra cet honoraJJ!e esprit de corps qui, l)ien
dirigé , sera toujours inaccessible au ressentiment, ct ne fera de tous les magistrats qu'une
seule famille, en les associant aux mêmes intérêts et les atiachantanx mêmes devoirs: ainsi,
une inj ustice faite à l' un d'eux sera partagée
"Olidairement par tous les mllres, comme tous

aux bonnes mœurs. .
11 est temps de revenu' à un sujet que nous
ll'avons Cru pouvoir nous permettre d'interrompre, Clue pour quelques réflexions qu'il a
fait na'ltre au dl:su' sincère de servir notre patrie , et .il la l'6connaissance sans homes envers
nos lua'ltl'es .

Les ma!!Îstrats
mandés à la conr se fu'en t un
b
devoir de donner connaissance à leur Compagnie de l'ordre qu'ils avaien t reçu. CeIte-ci,
convaincue de leur inoocence , s'empressa de les
entourer de sa protection et d'écrire en leUl'
fa venr ,- et , voulant leur donner une preuve
qu'ell e partageait le malheur qui les PQUl's uivait, elle délibéra de pren&amp;re.à sa charge les
[rais de leur déplaccinent. Elle fit plus encore:
elle les décora du titre de ses députés pOUl' les
honorer de plus en plus de sa bienveillance,
quifut approuvée par ccI le même du Roi. Après
avou' entendu les explications. des magistrats,
S. M. l e~ rendit à leurs fonctions avec les plus

�ESSAIS HISTO"IQUES

toucLans éloges de leur fidélité ct de leur zèle.
Le maréchal de Vitry fut donc le seul à subi ..

SUR I.E PARLEMENT DE

P"OVENC~.

a vait l'insigne honneur de le représenter en
Provence. Du moins le moment approchait où
Vitry devait enfm porter la peine de ses emportemens et de tons ses autres excès.
Le maréchal, occupé il reprendre les îles
de Sainte-Marguerite et de Lérins dont les Es-

Celte grave insulte, faite il 'un respectal)le
prélat (1), combla la mesure des violences dll
Gouverneur et détermina sa disgràce. Après
l'évacuation des îles envahies, il fut rappelé il
la cour pour rendre compte de sa conduite.
Mais enfin le cardinal de Richelieu, fatigué de
sa persévérance il se montrer indigne de sa
protection, loin de le soutenir encore, provoqua lui-même la sévérité du Roi; et aumoment
Oll ie maréchal se rendait à Saint-Germain pOUl'
se justifier auprès cie S. M., il fut arrêté (2) et
conduit prisonnier à la Bastille, d'où il ne sor-

pagnols s'étaient emparés, eut il contester lc
commandement général de l'année au comte
d'Harcourt, qui cOlllmandait l'escad.re. L'archevêq ue de Bordeaux ()), chef du Conseil de
la marine, se trouvant présent à ce débat, crut

tit qu'après la mort du premier ministre.
Avant 'lue la province ct le Parlement ell
particulier obtinssent la satisfaction d'être déliyrés de ce Gouverneur, le premier Président,
dont le caractère était extrêmement doux ct

pouvoir y prencke paIt, et peut-être. laissa-til échapper quelque mot peu mesuré. Vitry,
toujours prêt il s'enflammer, osa lui donner un
coup de canne (2) .

'lui avait la plus grande a version pour les
contestations et les difficultés, lassé de cell es
que Vit!·y avait suscitées à sa Compagnie, son-

toute la Lonte dont ses calomnies avaient essayé de flétrir ces respectables magistrats.
Ce devait en être assez pour faire reconnaître au Souverain l'inrugnité de celui qui

(t) Elle euliieu en 1636.

(1) Henri ,le Sourdis.
(2) Paron , If;'I. de Prov. , 1. IV, p, llBo.

(2) Le maréchal de Vitry fut an'été sur la roule OC
Sainl-GCl'lllnin, le 27 octohre ,637-

�\

ESSA IS l-II STOl\ IQUES

s un LE PAnr..EME N'T DE pn·OVE i'\C E.

gea sericusement à quitter sa charge) pOUl' n'avoir plus l'ien à démêler avec lui, Le Roi: rrfusa d'abord sa demission,; mais il accueillit en-

les offices, érigea une chancellerie et un GardeScea ux particulier pour la COllr ùes Comptes,
ct refusa d'écouter lcs réclamatiolls du Parlement contre cette innovation.

fin ses instances) et lui assigna une honorab le
retraite d,ms ses Conseils.
, Guillaume de Fieubet, Président au Parlement de Toulouse, fut désigné pour le remplacel'; mais ce magistrat étan t mort avant que
ses provisions eussent été expédiées, eut pour
successeur Bernet , Président au Parlement dc
Guienne.
Nous allons raconter , dans le chapilTC suivant, les cérémonies observées pour son 'anivée et son installation; et qui devinrent la règl e
des h onneurs accordés à ceux qui hti succédèrent.
Mais, avant d'entreprendre ce récit, fixon s
à cette 'époque un petit avantage que la pénuric
des finances va lut il la Cour des Comptes, au
préjudice du' Parlemcnt , et surtout du puJJlic
qui fut obligé de payer des droits fiscaux plus
considéra.bles.
En dTet , pour se procurcr de l'argent , le
gouyernement , occupé sans cpssc à Illultiplicr

�ESSAIS f1 ISTORIQUE S
SU it LE PARLEME NT DE PROVE NCE.

J~~

/ J

de sa nomination, et à donner à ses menibres
le titre de messeigneurs,' mais, I101ruué depuis
CHAPITRE Xl.
trouverez ri en en moi qui puisse vous plaire et que vous
,l e la

puissiez considérer, que Je ca.ra.ctère du Prince el un e

M o r l dc P ci resc. - Nou\"cau

,'olonté très al'dente que je con serverai toujours pour le

, p·,·,j,l,
nl. Rércption J u rremler
•
COlllpagnie. - D ro 'll cl e 'U O IlIl C" • -

Artr. de

,1~\'0l1r.mclIl

bien de son service rt pour vous honorer, Messei-

Gouycrneur.-Naissance ..le Loui s X IV.

gneur s, elc.

Le nouveau premier Président satisfit sure
le-champ à l'usage qui n'avait été négligé par
aucun de ses prédécesseurs, et qui consistait à
écrire à la Compagnie (1), pour lni faire part

u Paris . le :15 ':' \"I"i.l 1636...

R éponse du Parlement.
~( MONSIE Ur.., le choix que le Roi

il

fail de vOlre per-

sonne pour premier Président , étant un témoignage de
l'es time qu'il

(1) Lettre du premier Président de Enne.t:
«

MESSE rG.NEURS, le Roi m'ay.m.t commaud ~ d'aller en

voLre Parlement pour y ten ir la place qu i a yaqu é pnl' le

décès de M.

oe Fieubet, je ne puis mieu x commencer qu e

par les "œux. el les offres qu e je

VOu s

rais de mcs obéis-

sances el très h umb les serv ices, av ec celle protes tatÎon
vér itable que je reconnais bien l'importance ct le poid s
de celte charge, et que les qUl\l iles nécessa ires pOli r
sout en ir un si grand nom me ma nquent. Il eul été à dé!'irer pour le bien public el pour la dignité de la justice,
que S. 1\1. eilt jeté les yeu..,; sur divers sujets beaucoup
plus capables, qu.' il eût

plI.

choisir parmi

VOllS j

,'ous ne

il

pour la vertu qu e vous avez toujours fait

paraître dans to utes les fonct i ~DS de la justi ce que vous
river; exercées, no us est aussi une assurance du bon lieur
et de l'avantage que cette Compagn ie se promet de votre
sage condu ite; nous n'avo ns après cela rie n à désirer, si
ce n'est de vou loir bien vous supplier de b tller "otre
voyage ct \'Ous joindre à no us, afin que nous puissions
enscll1hlemen l faire d'autant mieux ,'a loir l'aut.orité du
Roi et de sa. justice, et vo us témoigner à votre particulier l(~ contentement qu e nous rlVODS cfe ce choix pal' les
r espects el les déférences que désirent ,'ous r endrc,
Monsieur, vos très affectionnés confrères à vous fair e
services, etc. »)
Il,

12

�/

,

1-8

ESSAIS III STO I\IQU ES

que\c[ue temps, il ne vint prendre possession
de sa charge qu'au mois de novembre 1636.
Le Parlement qui avait été sensible aux t.6moi &lt;Tna&lt;Tes 'lue Bernet lui avait eJ\.1&gt;rimés dans
" " et à l'attention qu'il avait eue de lui
sa lettre
faire annoncer le j01U" de son arrivée par .son
secrétaire , lui décerna les plus grands honneurs, sans prévoir que les successeurs de ce
marutrat réclameraient; comm e un droit, ce
que"la seule bienveillance avait accordé comme
une faveur particulière. Tant il est v raI que
les corps doivent èh'e sobres de ces concessions
d'obligeance dont la vanité s'empare, et qui

deviennent imprescriptibles.
Quoi qu'il en soit, ce fut la premiér e fois que
l'on ~it chaque Chambre du Parlement députer
l'un de ses Conseillers, pour aller r ecevoir le
premier Président à l'ex trémité du territoire et
le conduire jusque dalJs son hôtel. La Compagnie fit plus en core , cll e délibéra qu'ell e irait
en corps le visiter à son arrivée, arrètant tou tefois que le président , quoi était passagèrement
il sa tête, ne s'y rendrait point, afin de réserver
en sa personne la dignité du corps ct le main-

S U R Lt: PAlII.EME 1~'l' DE PROVENCE.

179

Lien des anciennes règles, qui ne permettaient
pas de traiter en premier Président le titulaire
dont les provisions n'étaient pas vérifiées, ni
de procéder à cette vérification avant qu'i 1 eût
lui-même rendu ses devoirs à Messieurs (l) .
Lorsque, pour se rendre à Aix , de Bernet
0

fut arrivé à Arles, première ville du :ressort ,
il s'y arrêta et reçut les hommages des Consuls
qui le conduisirent ensuite à la m esse. Pendant
qu'il s'y rendait et à son retour, le canon tira ,
et une triple décharge de mousqueterie se fit
entendre. Rentré dans son hôtel , le lieutenant
du Sénechal , les officiers du siège et les notab les de l~ cité vinrent lui rendre leurs devoirs.
Il partit le lendemain, accompagné jusqu'à Aix
par le lieutenant du Sénéchal et les Consuls.
Arrivé à Salon , il fut salué par les députés
du siège d'Aix, des procureurs du Parlement,
de la sénéchaussée et dl\ corps des notaires.
Il ne tarda pas, en continuant sa route,
(1 ) Les pn:: ll1iel'S P l' és id ens Cil fonction s n'&lt;\ va ienl pas
même le droit d'êLre visilés par le c orps de la COUl',

ains i qu e nons l'a,;on5 déja reln arqué da as ces E ,'isais .

•

�SU R L E PARL EME NT DE PI\O \' EN CE.
ESSA IS 1ll STOn i QUES

d'être complimenté, au nom de la province ,
par les Consnls de sa capitale; et, dès l'entrée
sur son t erritoire, i l f ut salué par le v io'uier
"

,

par un gr and nombre de nota bl es, précédés de
trom pettes et de tambours; et les Consu ls s'éta nt mis il leur tête r enouvelèrent , au nom de
la v ille, leurs félicitations au premier P r ésident .
L'ar ch evêque surv int bientôt, suiv i du prévôt de son ch apitre, de son gr a nd-vicaire et de
quelques au tr es ch anoines. Le premier Pr ésident descendit alors de sa voiture pour passer
da ns celle du prélat.
L es députés du Parlement arrivèr ent bientÔt,
en .robe et il cheval , précédés du prév Ôt de la
maréchaussée, des huissiers, et suivis d'un
nombreux cortège de per sonn es de distinction.
I ls ne parvinrent pas plus tÔt auprès du prelDier Président , parcequ'il avait eu l'attention ,
pour abréger leur march e, d'accélér er la sienne.
Dès qu'il les aper çut , i l sortit de sa voitme pour
éch anger avec eux des témoignages d'estim e
et de respect ; i l monte ensuite il ch eval et se
place au milieu de ces magistra ts, dont) quel&lt;lues-uns furent admis il accom pagncr la pre-

mière Présidente qui n'avait pas quitté sa
voiture.
A mesure que cc cortège avançait , on le

voyait se grossir par l'arrivée successive de la
plupart des membres du Parlement ct des gens
cIe qualité, ([Hi s'étaient eml)l'cssés d'aller audevant du premier P résident : aussi l'entrée de
ce magistrat fut-ell e des plus pompeuses.
La magistrature a peut·ê tre à r egretter què
nos commotions politiques aient effacé le souvenir, et empêché le retour de récèptions aussi
solennelles: ce n'est pas sans doute qu'elle doive
se r epaître de vanités; mais on ne saurait disconvenir que ces h onne urs accordés aux chefs
n e r épandissent SUl' le corps entier u n éclat
avantageux , en les rendant ainsi l'obj et de la
Vénération publique. Accoutumé à ne s'incliner (
que devant ceux qu'une pompe brillante en-

l

vironne , le peuple n'éprouve plus le~ m(\llI cs '
senti.mens de r espect pour les premiers magistrats de 110S jours. Q uoiqu'ils soient encor e de
h autes notabilités, i ls sont inaperçus ct ignorés
de la mul titude, parcequ'ils fui ent les distinctions
'l'le leur a départies la loi u Ollycl lc , ût allx-

-

,
- - - ---

.

~

,

' .-

�ESSAIS II1STORIQUE

quelles ils ne devraient pas J'enoncer, P\lisquC'
ces honneurs ne sont point décernés à l'homme,
mais aux fonctions qu'il exerce. Au reste, ce
n'est peut-ètre pas sans raison qu'ils les dMaignent , si, comme il est permis de le croire, on
a beaucoup trop restreint les règles du . céré-.
monial.
Nos institutions, en nivelant les positions social es, ont sans doute été utiles, puisqu'elles
ont émancipé tous les genres d'aptitude. Mais
ce ne serait pas leur porter atteinte, que de
débarrasser la magistrature d'un reste de rouille
révolutionnaire, et de l'entourer de cette considération publique qui est à la fois sQn aiguillon
et son bouclier.
A l'entrée de la vi lle, le pre Illier Président
fut salué par des salves d'artillerie, et les Consuls descendus de cheva l le haranguèrent de
nouveau. L'avenue de son hÔtel était décorée
d'un aJ'c de triomphe qUi portait les armes du
Roi , celles de la ville et du premier Président.
Tout le cortège le conduisit dans ses salons, où
ne tardèrent pas d'arriver les membres de la
Compagnie dont l'àge n'a vait pu seconder l'ern-

SU R LE PARLEMENT DE PRO VEN CE .

183

pressement. Après avoir reçu leurs félicitations, le premier Président les accompagna
jusqu'à la porte. extérieure de son hÔtel. Tous
les corps lui furent ensuite présentés, et les
dames vinrent à leur tour faire leur compliment à la première Présidente. .
Dès que Bernet put st! dérober à tant d'hommages, il monta en voiture pour aller rendre .
ses devoirs au Président Duchaine , qui, r emplissant les fonctions du chef de la Compagnie,
n'était point venu le visiter. Ce magistrat lui
rendit sa visite le lendemain. Bernet retourna
le même jour ch e?, ce Président, pour lui remettre une lettre que S. M. lui adr essait , et
une autre destinée à la Compagnie. 11 visita
également tous Messieurs, et les Chambres 's'étant ensuite assemblées, on procéda à son installation.
Le Conseiller de Peirèsc , vicc-doyen (1), fit
le rapport de la œquête qu'avait présentée le
( 1) Si le doyen n'e lÎt pas é lé "bsenl , il aUl,,,il fait,

le rapport ci e la recluête : c'~tail

Hn

droit "'tat~h é

IHI

doycllm:.

.

-

- ---

.-

-

�ESSAIS UJSTOHIQUES
SUR LE pARL[M~ N'r DE PRO V El\'C E.

premier Président. Le greffier d.onna ensuite
lecture de ses pr.ovisi.ons, de l'inf.ormati.on sur
sa religi.on, sa vie et ses mœurs, faite à Paris
par le chanceli.er (1), de la lettre par laquelle
le R.oi l'affranchissait de t.oute autre enquête,
du serment, qu'il avait prêté entre ses mains,
et des lettres que le H.oi écrivait tant à la C.ompagnie qu'au Président Duchaine; et c.omme
le Prince y faisait llél.oge du premier Président,
la Cour jugea c.onvenab le de les faire enregish'er, c.omme des tih'es d'h.onneur d.ont .on devait c.onserver la mém.oire. Elle .ord.onna la
c.ommunicati.on de t.outes ces pièces au Pr.ocureur-Général ; et, après ses c.onclusi.ons favoralJl es, l'arrêt d'admissi.on fut rendu à l'unanimité.
Le premier Président fut al.ors appelé: jusque-là l'usage était qu'il ne fM averti que par
des huissiers; malS la C.ompagnie eut la défé-

rence de lui env.oyer s.on greffier. De Bernet, en
arrivant, se mit au c.oin du Jmreau p.our entendre pr.on.oncer s.on arrêt de récepti.on. S'avançant ensuite, il ren.ouvela son serment entre
les mains du Présiaent Duchaine, et prit sa
p lace il la tête dll Parlemellt. Alors h! Président
qui l'avait reçu lui adressa, au nom de la C.omPa(Tnie
" , un discours de félicitations, auquel il
répondit dans les termes les plus.flatteurs. L'archevêque arriva au même instant, et .ayant
pris sa place accoutumée " il .offrit à son t.our
s.on c.omp liment au nouveau chef, qui lui en
t ém.oi(Tna sa rec.onnaissance.
"
Après cette cérém.ouie, t.ous les c.orps allèrent de n.ouveau c.omplimellter le premier Président dans S.on hôtel (1).

( 1) L'audien ce finie, dcBel'llet aya.nt entendu la messe
(Jans la chape ll e du pnlais , se retir a dans son h ôtel . . re-

( 1) A l'occasion du premier Président de Lainé , nous
~l\' OIlS

observé que Je Ch41ncc li el' avait dépouillé le

1)arl e111enl du droit de prendre lui-m ême ces info rm,ili o ns.

vètu de sa J'obe J'ou ge,. ai~ s i (Iu'en use c elui qui a présidé à l'audi ence, marcha'Dt à pied avec quelclues ma gisIl'at s qui l'accompagnaient. D'::s qu'il fut .-.rrivé, les

Avo cl\ ts le saluèrent en corps el le hnrans ui! rc tll par
PUll de ICllI's syndi cs; la co m lllunaul~ des Proc urellrs 5\

.._-.-

~--

�186

sun

ESSAIS HISTORIQUES

A, ces honneurs qui rejaillissaient ,sur la
Compagnie, nous devons ajoutcr un titre de
gloire plus réel pour elle; eh! qui pourrait ne'
pas admirer son dévouement? ce n'était pas
assez qu'elle mît tout son ' zèle à distribuer la
justice aux peu pIes ; elle était prète encore à
tous les sacrifices, lorsqu'il s'agissait de venir
au secours de l'État.
En effet, le commandant du siège des îles
ayant fait savoir au Parlement que pour reprendre ces possessions françaises sur les Espagnols, il avait exécuté une descente et ouvert
une tranchée, cette Compagnie s'empressa, de
concert avec l'arohevêque , d'ordonner des
prières publiques pour le succès des armes du

LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

Roi ; ensuite elle autorisa toutes les communautés de la provi nce à faire des emprunts,
pour fournir à l'entretien des troupes; et jalouse
de donner la première ce généreux e~eI&gt;lple,
elle délihéra d'emprunter elle-mè ll1c pOUl' cette
destination une sOll1me de 24,000 liv. 'lui,
graces au patriotique dévouement des magistrats, fut r empli par eux avant la fin de la
sèance. Les juridictions inférieures s'empressèrent à leur tour de secourir la patrie.
Cette noble et touchante conduite mérita de
la part du Roi les témoignages de satisfaction
les plus h onorahles au Parl ement (1)'
( 1) Letll'e du Roi,
(( Nos amés et féa ux, nous 'n o ~s sommes toujours bie n
promis que dans les occasions où il s'agira du bi en de

l'elldil -aussi pour lui offrir ses hommages. Après ]e dîn p.T,

les ·gen$ du Roi vinrent le complimenter en corps

de pa"yuet j et ap rès e ux, les ollicicl's du siège, le corps

llotre service et

du public en notre

pays Je Provence t

vous ne maMueriez pas de donner l'exemple à nos sujets, e n VQuS

y employant de tout votre pouvoir. Mais

y retournèrenL

il est vrai {Jue celte assistance Clue vous avez donnée vo-

par pelotons et en différentes troupes J l'archevêque e l

lontaireme nt de "otre bourse pour l'a cheminemen t de

tous les sens de flU i.dité de la vi lle . (I:list.

du

l'attaque des îles; qui a été si hie n commencée , nous a

M. d'J-I4'smivy de Moi:.sac ,

comblé (le sa ti sfaction. e l nous a hien fait connoitrc

Ide ville , les magis trats du Parlement (jui

Parlement de P rovence , pa,'
l.

r, p,

,378,)

mali use.

l(n'il n'est pas beso in. d'c:xcile l' "OS li onnes l'olo utés lors-

.

-...-

-

-

...

.

~-

�SU R LE PARL Eil l ENT D E PROV ENCE .

ESSAI S HrSTORIQU ES

ces efforts, et le COIll-

uavale , pour les féliciter de I.eurs glorieu...'C

de l'armée navale en ayant donné

succès.
Ces di vers évènem ens se passaient en 163 7'
Au mois de juin de la m ême année, le Parlement reçut les quatre Conseillers dont les charges avaient éLé établies en 1635, par l'édit

Le succès
1l1~ndaut

rouro nn~

connaissance 2t la Compagnie , ell e s'empressa
d'en r emercier le Tout-Puissant par des actions
de gnces , et par une procession génér~l e où
elle assista.
Le Parlement écrivit ensuite au Roi et aux
ministres pour faire agréer les senLÎmens profonds de sa reconnaissance, touchant les secours que le Souverain avait accordés à la province; et les Conseillers de Gautiel'et de Ballon
furent députés auprès des ch efs de l'armée

Clu'il s'agit de nous rendrc qu elljU e signalé se l'vi ce, d
no us n ' avons pas vou 1u• (emeUl'cr
1 .
plus long-temps san s
,'ous en tém oigner le gré que no us "ous en S&lt;lvonSJ e l
,comme nous nous pl'omettons la co nti nuation (l e ce tte
bonne c onduitc eu ce qui p e ul dépendre de " OS c harges
IJour conduire le desscin de la reprise des î les :\ une hellJ'euse fin , et parceque "ous en co nn a issez trop l'imp ortance, et y avez

fa il

pm'oÎtl'c

tl'0 P

ll'a(fec ti on

1)O UI '

port?ntréduction de la crue de huit Conseiller s,
qui av ait été ordonnée en 163 1. Ces m agistrats
fUl'ent François de Glandevès, Ay mar , Si- )
gaier , et de Valbelle Saint- Simph orien. L es
deux premiers, comme fils de maî tres, étaient
dispenses de payer le droit de bonnet ; les deux
autres obtinrent la même faveur, COlllme ayant
de proches par ens dans la Compagnie; mais il
fut délibéré, 2t cette occasion , que cc priv ilège
serait exclusivement
r éservé désormais à ceux
,
dont les pères étaient au Parlement.
La Cour perdit , à cette époque, l'un de ses
mem]n'es les plus illustres , le Conseiller Fabri
de Pei resc. ( [). On sait quelle gloire il s'était

vo us

e n dire diH'antage, BOuS ne "ous fcrons ceL te Jeure plus
ex presse.

(1 ) I l était ecclésias ti que, et le RO Î, pour récompenser ses talens, lui al'ait llo nné l'ahb:l)'c de G u iSl t'CJ
cn Guyenn e. ( Papon t Hom, ilillst,)

~

'.

- -

189

�ESSArs HIST01UQUES

su u 1.1: PAnLEME NT DE PROVE NC 1·: .

acquise dans les sciences et dans les lettres'
aUSSi. l es regrets qu'excita sa 1110rt retentirent'
dans toute l'Europe. Un line imprimé en son
honneur, ayant pour titre: Pangtossia, ou
R egrets du genre lwmain, fut traduit en quarante langues différentes, pour porter partout
son éloge (1). Le Pape, par une rare distinction
réservée au plus baut mérite, fit prononcer
son oraison funèbre en présence de dix cai'dinaux. Ses collègues, consternés de ne plus le
compter dans leurs rangs, ne trouvèrent de
consolation que dans les talens qui l'avaient
ill~JIlortalisé sur la terre, et dans les vertus qui
lm assuraient une éternité de b onheur.

Vlllce, seloIl l'usage, par une déput ation du
Parlement (1).
Des lettres-patentes privèrent encore de ses
vacances, la Compagnie, pendant cette année
et la suivante; mais nous ignorons le motif de
cette mesure.
Louis XUI avai t appelé les b énédictions du
ciel sur sa famille; le Très-Haut voulant perpétuer le bonheur de la France et la glojre
de la dy nastie qui la gouvernait, exauça les
voeux de la Reine jusqu'alors stérile, et le
royaume obtint enfin du Seigneur l'inapprécia-

Le comte d'Alais, fils du comte d'Auvergne,
pnnce légitimé de France (2), appelé à succéder
à .Vitry dans le gouvernement de Provence ,
vmt en prendre possession .pendant le )igoul'eux hiver de 1638 (3), et fut reçu dans la pro-

ble naissance de ce prince dont le nom devint
celui de son ~iècle, et qui , aussi grand dans
ses revers que dans la prospérité, devai t ajouter
la gloire de son r ègne à l'immortelle renommée
de son auguste race.
Louis XIII consacra par un voeu sa reconnaissance pour la miraculeuse fécondité d'Anne
d'Autriche ; et ll1 ett~nt sa l'3.1ni lle ct son royawnc

(1 ) Paron , Hom. il/usi.

(2) Le comte d'Alais éta it petit- rils du Roi Chal'l es l X
ct de Marie Touchet de la vi ll e d'Orléan s.

ga lères. L'hiver su ivan t (1639 ) fu l &lt;luss i do u, que celuic i avai t été rigoureux:.

( 1) E ll e él:\it com posée du Président de FOI'bill , des
(3) L'eau du port de Marse ill e se g laça autour des

�ESS AI S HI STO RI QU ES

sous la protection de la glorieuse Mère du Sauveur, il ordonna que, le jour de son assomption,
elle fùt spécialement honorée par une procession solennelle dans tous les lieux de son
obéissance.
L'ar chevêque donha connaissance au Parlement de cette pieuse r ésolution ; et la Compagnie, s'empressant elle-mêmc d'assister il cette
cérémonie, r éunit ses sentimcns de gratitude il '
ceux du monarque.
A peine le royal h éritier de la couronnc' eutil vu lc jour, que Louis XIII en transmit l'h eur euse nouvelle il tous ses ParIemens.
L e premier Président de cel'u:i d'Aix en ayant
été instrnit un jour de dimanche, r éunit les
memhres de sa Compagllie dans son h t'&gt; tel )
pour la leur communiquer . L eur joie fut si
vive) que, sans attendre d'être r égulièr ement
a-ssemblés dans le lieu de leurs séances; ils dL~
libérèr ent qu'un T e Deum serait ch anté, le

SU R L E PARLEM EN T n E pnOV ENCE .

,
lendemain ) cn action de graces) et que le jour
suivant une procession généra lc ) il laquelle assister.u t la Cour en l'ohe rouge) solcnniserait
ce mémorah le évènement.

Un nouveau honheur suivit de près celui qui '
venait de combler les vœux de toute la France.
Notrc ~rave armée navale parv int il ch asse!'
les Espagnols des îles de Pr ovence dont ils
s'étaient emparés. Le général des galères se
h àta d'en donner connaissance il la ~oJ11pagnie;
et ce f ut pour elle un nouveau motif de reconnaissance envers le Dieu des armées.
Mais, tandis que les' magistrats dont les premiers sentirnens etaient l'a.rnour du Roi et celui
de la. patrie, se livraient il toute leur satisfact.ion ) la péuurie des finances annonçait un
or age qui devait les plonger dans la plus profonde douleur, et les condamner aux plus longues' tribulations.

,

Conseillers de Boyer, de Tbom assin , de Lnul'ens, d'Olivier ; e l pou r les ge ns du Ro i , de Gantez, &lt;l e Porce let ct
de Rah asse.
II.

l ,)

- - ---

-

..

, .

~-

�ESSAIS HISTORIQUES

SU Il LF. PAHI. ...:M ... NT 1Jll: PRO"E NCE.

CHAPITRE XII.

LA bonne administration des finances est la
plus sÙJ:e garàntie de la conservation des États.
Si les impMs j.ustement réJlaI·tis ne sont pas
dilapidés, si l'imprévoyance n'en confie pas· la
gestion à des mains infidèles, si une sage éconouùe en prévient les dissipations, elles offriront toujours auxgouvernemens les moyens de
se ruainjenir et de se l'enciré respectables. Si,
au contraire, un État ne sait pas compter avec.
1ui-même , .et se livre à de folles' dépenses, il
sera forcé de recourir à des rf'mèdes' passagers,
mais inefficaces pour se sau ver: Si l'ancienne
France avait été pénétTée de cette .Vél~té, qui
doit procurer à la nouvelle des' succès d'autant
plus assurés .qu'elle en fera davantage 1'3pplication, elle ne se serait l'as porté un conp mortri , en rendant vénales les charges de la Illa-

gistl'aLure, et en multipli3nt, sans proportioll
avec les besoins, le nombre des jm'Ïd1ictions ,
cL dés officiers qui devaient les remplir.
Ces ressources forcées, ces palliatifs d'un
moment, .étaient sans doute commodes pour
les mand&lt;.ttaires du pouvoir qui avaient des
amis à enriclrir, ou ùes protect~urs à ménager,;
mais leurs intérêts particuliers les. rendaieJ1t
aveugles, puisqu'ils ne s'apercevaient pas qu'i 18
creusaient le gouffre d'Olt devait s'élancer plus
tard cet esprit destruetcm · et révolutionnaire
qui renverserait l'édifi ce , miné somdemeut
par leur imprudeilce, leut avarice et l~ur
orgueil.
L'état de gêne daus lequel les finances sc
trouvaient sous le règùe de Louis .x.UI;' fit recourir à ces ressouroes t~JlIlp@:r;aires, dangereuses et inconvenantes, que nons venons de
signaler.
Et ce fut ainsi que l'on essaya 'd'une nOllvelle
organisatiolJ judiciaire qui , eu m·ultipliant considérablement le~ 'charges, devait comble,,· pal'
l'acquittl'lllènl de la fiuauce, . qui CH était )a
suite !'( le but , les dt1jicit qu'une mauvaise

---

---'

.

-

~._-

�ESSA IS

H ISTOIUQUES

administration avait OCc.'lsionnés dans le trésor,
Depuis long-temps on s'atten'd ait en Provence il. cette ré\'olutiou, L'édit du ruols de
lIlars 1638 1.1 détermina, en étab lissant des pré'sieliaux il Aix, à Draguignan ct il. Forcalquier.
Ces nouveaux tribunalu furent composés de
deux: Présidens et de ' douze Conseillers, dont
lin seul était clerc, Le Parlement auquel ils
enlevaient une grande partie 'de son ressort, el!
éprouva un vif mécontentement, et essaya
d'empêcher leul' formation par son refus de v~­
rifier l'éclit. qui les établissait, Mais le Roi su ppléa à cette formalité ,par l'enregistrement qu'il
en ordonna au grand Conseil, et chargea de
Lauzun, ConseiUer-d'État, de le faire exécuter,
Il alTi'va , pOUl' cet effet, à F orc~lquier , au mois
de mars 1639; mais' Ia Compagnie d6libél'a de
s'opposer il ce elu'il remplit sa mission, et lui
députa le Conseiller de Gantier et le ProcurelU'Général de Gantee; pour lui notifier son opposition, Lauzun ,leur en concéda l'acte , mais
en déclarant que c'était sans' préjudice de sa
cOlillIliss{on , il laquelle 11 allait incessamment
procéder. En effet, il pan'int rn peu de temps

~Ul\ LE PARLEMEN T D E PROV E~CEo

'97

il organiser les présidiaux de Forcalquier ct de

Draguignan i mais celui d'Aix présenta de plus
grands obstacles, Tous l es, offici~rs du siège lui
firent signifier lem' opposition, et ils préEërèrent aller en prison plut&amp;t que de s'en départir,
Cette déplorable résistance qu'on chercherait
vainement à oolorer ,d u nom d'indépendance,
oausa plus d'étonnement que d'irritation dans
l'esprit du commissaire du Roi. Mais naturellement porté à la douceur, il rendit la liberté aux
magistrats, et se contenta de faire publier l'édit
en leur présence ' il l'audience du sénéohal,
lIlalgré ta: persévérance de leur opposition,
Le Parlement comprit que c'était au pied
du tr&amp;ne qu'il devait portel' ses représentatiolls; et le premier PresÎ(j.ent, ainsi que les
Conseillers de Pél~er et de Valbelle, chargés
de cetJ,e mission délicate, eurent le bonhelU' de
la remplir , en obtenant la suppression des
présidiaux en 1639' Mais cc ne fut pas il la saI isfaction générale de la Compagnie&gt; parcequ'ils
ne l'obtinrent qu'en proposant pour le fisc lll'
moyen de compenser J es reSSOlll'CeS qu'il s'tm
était promises, Ce moyen consist&lt;lit il faire eme~

. :. ___ 0_

# ..

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�,EI&gt;5.\ IS

III SJ'l) JUQU ES

gisLrcr plU'cnlCllL ct simplcmcnt par la Com pagnie un'édit l'cndu en 1605, portant créatiOll
des experts jU;'es et des 'auditeur$ des compte$
tutelaù'es, li était resté jusque-là sans cxécution, à cause des difficultés que le' Parlement
lui avait suc:cessivcment opposée&amp;, ct d'u nc indcmnité considérablc que la proyince avait
donnée au gouvernement pour qu'il lc laiS6:lt
dans l'ouhli,
'.
Mais, dans le.s conjt:cturesoù.l'on sc trouvait,
cet édit fut accepté par le Parlement, purccquc
de deux maux, il préféra cclui qui pe portait
pas atteinte à sa juridiction, A cc prlx, il ohtint une d&amp;:larationqui annula les présidiaux,
a vcc \'cnonciati.on à lcs rétablir jamais en Provence, à cause du, peu d'étendue de SOI) tcrritoire,
Les experts jurés et les auditeurs des comptes
tutélaires furent organisés en trente bureaux ,
composés de cent quatre-vingts titulaires en
titres d'office, casu~ls et héréditaires" pour ouÎr
les comptes de tutelle et estimer le prix des
biens; on adjoignit à chacun d'eux trois CO)1I"
IlllsSarreS-pl'lseurs ct un grcfficr. Lc COS I.Ulll C
,

su n LE PARL'EMENT DE PROVEN ce.

199

cérémonial de ces nouveaux officicrs était: un
manteau de drap noir il grandes manches. et
une toque de velours.
Le Parlement vérifia, il la même époque,
un nouvel édit de, crue qui créàit deux Présidens, l'un ,à mortier, l'autre aux enquêtes; six
Conseillers, autant de procurem's et quatrc
huissiers ; mais, en l'enregistrant, la Compagnie y miLla restriction de supplier le Roi dè
l'éduirc à trois le nombre des Conseillers ct celui des procureu.rs qu'il établiss.ait ; d'e rat.ifier
l'édit portant suppression des présidiaux; et ae
faire acquitter, sur la finance provenant des
nouvelles charges, les dettes contTactées par le
Parlement pour' l'expédition faite ctmlre les
Espagnols, ,
Ces demandes furent à peu près toutes accueillies' par le Souverain. Deux ejes oHices de'
Conseiller ct de procureùr furent supprimés;
mais , pour indemuiser le trésor , on créa deux
nouvea ux sièges: l'un à Sisteron ct l'autre il
Castellane ( 1) , pour, lesquels un ressort l'nt

�200

ESSAIS 11IS'fOJl.IQUES

fol'mé par la rédu ction de Ce1n: de FOl'calqlùer,
de Draguignan et de Digne.
Ces tribunau.." furent aussitÔt installés par
un Président, deux Conseillers et deux des gens
du Roi, que la Compagnie chargea de cC" soin.

Mais ce n'avait pas été sans de vives oppositions de la part de quelques-uns de leurs coÎlègues,
que les députés du Parlement avaient consenti
all remplacement de l'édit des présidiaux par
celui des experts jurés; et les opposans nll tal""
dèrent pas à en éprouver de fàcheux désagré- .
mens qui refluèrent sur la Compagnie el\emême, par les nouveaux germes de division.
qu'ils introduisirent dans son sein.
Toutefois, les plaintes qui s'éle"èrent contre
ces récentes innovations, déterminèrent le
gouvernement à retirer l'édit qui les consacrait,
moyennant 'une somme considérable payée par
les États; car alors on créait des places pour se
procurer de l'argent, au lieu de s'occuper des
_llloyens d'améliorer l'aduùnistratlon.
Mais, soit que le premier Président , comme
on l'a prétendu, fût perso nnellement intéressé
dans la mesure financièrc (illi avait fait établir

SU it LE PAl\L.,;n1~N·{ DE PROVENCE .

201

les experts jurés, soit plutÔt pa~ceque son
amour-propre avait été blessé de ce que quelques magistrats s'étaient élevés contre sa nè"o'ociation , ill'essentit Ull ."O"rand déplaisir de ce
qui s'était passé, et porta contre eux des'plaiJ:\tes
au llÙnistère.lI dépeignit le Président de ForbiJ~
de La "!,\-oq ue, les Présideris aux'enquêtes de Galli[etet de G1liran , les Conseillers de Boyer, Leidet
ct d'Al."naud, et l'Avocat-Général de COl'mis,
dont l'amour du pays avait dicté les réclamations, comme des IWlluneS . ardens à cabaler
con1.re le service 'dl~ 110i et à mettre des obstacles
à l'ex.écuti6n de ses édits. Cette accusation.;
quoique dénuée de toute preuve, suffit pour
'Jlle ces magist~'ats fussent appelés il la cour,
afin d'y justifier leur conduite.
Mais la Compag'nie ne partagea pas les préventions de son chef, et lui déclaJ.~a que:, loin
d'épouser ses ressentimens, elle ·accorderait généreusement son appui à l'innocence. Elle détermina, en effet) comme elle l'avait pra~iqué
dans une occasion assez récente) d'indelllnisel'
ces magistrats des dépenses auxquelles ils '11laiellt êtœ exposés, de ,leur donner le IllJ.·e h o-

-~---._---

•

# .....

-

�ESSAIS

U ISTORIQUES

SUR LE PAru... ..~ J\1LN'f OJo: PROVENCE.

norable ae ses députés ct tous les témoignages
de sa confiance. Cette protecWon leur fttobtenir
promptement justice , et un anêt du . Conseil
couronna leur triomphe. Mais ils parvinrent il
conp.aitre que le premier Président il vait été
leur dénonciateur; ce qui devint un élément
de mésintelligence.

l't les t.el'reurs 'lui l'avaicll~ iiitii oree .. sc dissi-

Ses effets furent toutelois suspendus pendant quelque temps, parceque la crainte' de'
voir reparaître le fléau de ia peste, fit taire
tous les autres seI\timens.

car, afin de lui obteIÙr ce pr:ivilèg~, le Souverain lui accorda des lettres de Conseiller d'honneur qui fUl'ent sur-le-champ . vérifiées par la
Compagnie.
Depu:is unc année, elle ajoUl'nait la réception
du Conseillcl' de Roquesante, ([Ui avait été
pourvu d'un office de la dernière' crue. SUI' les

Ce malheur fut prévenu. pada vigilance des
magistrats; et dès que le Parlement eut appris
que cette maladie funeste circulait dans les environs, il organisa ùn , bureau de santé, composé d'un Président à mortier, du plus ancien
Conseiller de chaque Chambre , des gens dn .
Roi., de dellx Conseillers aux comptes, du juge
royal, du yiguier et des anciens Consuls 'Lui ,
suivant l'usage, étaient appelés à faire les
fonctions d'intendans de la santé publique.
Mais, il l'aide des autres précautions que le Parlement avait prises pOUl' interèeptel' toutes les
communications, ce comité fut sans affaires,

pèrent.
A.u IllOis d'août suivallt (1), le Haî envoya
en Pl'oyence Cazel ùe ·YautOlte, Av.ocat-Gé.nél'al au grand Conseil, en qualité d'intendimt de
justice. Ces fonctions étaient appar&lt;)mmcnt insuffisantes pour lui donner entrée au Parlement;

plaintes 'rôl en porta au n,oi, l'ir/tendant reçut
ordt:e de s'informer des motifs qu'avait le Parlcmcntpour le refuser. Yautorteayant exécuté
cette mission (2), le premier Président ne lui
i1issim ula point que la Compag'nir avait vou lu ,
pal' ce retard, oh liger le traita lit d'acquitter les
S0111111es qlU lui éta ient dues, ct pal'ticulière( Il

1(;/10,

(2 ) Le 15 innvirr 16/H.

-

--

- - -----

~

~

--

�20~

ESSAIS liIS,OnIQUES

su n

Lf~ PARLEJ\fE IS'l' DE PROVE~CE.

ment les ~4,ooo 1'1'.
avait avancés ponr
la reprise des îles, dont il avait été sans doute
qul ellè

crédité, et pour lesquels le remboursement
avait été promis au Parlement sur le produit
de la Ilouvelle crue. Le premi?l' Président ajouta

CHAPITRE XÙl.
Y:13hli nCillent Ilc b Cha mbre (les rCl}uè.les. -

que la Compagnie était loin , d'avoir eu l'intention de déplaire au Roi.
Cette explication fit rentrer, peu de temps
a près, les sommes qui etaient dues au Parle- ,
ment; et, à son tour, Roquesante n'éprouva
plus de difficultés.
Combien n'était donc pas funeste le système
financier de cette époque, puisque la cupi.dité
d'un traitant, faisant manquer aux engagernens

Se.~ caus!'s et

ses suites.

LE Parlement fut exposé il des agitations ct

il des infortunes qui, intére,ssantes par leurs
dét~ils , ,présentent encore de grandes leçons
:lU magistrat, en lni montrant toute l'étendue
des malheurs occasionnés pa): la satisfaction
passagère de :ses passions, et les dangereux
écueils où peut l'entraîner une aveugle condes-

que le Roi avait pris lui-mème, disposait les
corps les plus importans de l'État il la désobéissance, comme étant le seu l ll10yen d'obtenir 'ce

cendance.
Nous avons indiqué, danS le chapitre-précé-

qui leur était légitimement dù !

il la suite des mesures de nnan"ce clont elle fnt

dent., l'état dans lequel se trouv;ait la, Compagnie
atteinte, et qui , en diminuant son rcssort , i nté-

,

ressèrent sa fortune et son amour-p'ropre.
La position contraire du premier Président
e t d'une Q'l'andc partie dès membr~s du Parle~

-

m ent" fut; comme nous \'avonsobservé, le premwl' o-erme des malheurs clont nous -devons
b

�SU ll Lf: PAfiLEMENT Dt:; PROVE NC E.

ESSAIS 'H1..s 'l'ORIQUES

jus.tiCtl ct le l'.enp le devaiellt l'ester indifférens
il des. débats dOlllesti([Ues q:ui ne pouvaiellt les
intér!!sser en' aucune manière,
Cc n'est pas que les magistrats doivent se
montTer indifférens aux é vènemens qui peuvent
concerner leurs .épouses; mais la protection
qu'ils leur doivent est essentiell em~nt indépen- .
dante des fonctions qu'ils re!pplissent dans la

mainteuant raconter Irs tristes eHet.", etauxquels
vinrent se joimh:e ancore d'autres malheurs q:ui ,
moindres par le sujet q:ui les occasionna, n'en
furent pas moins terribles, une brouilleri'e de'
femmes compliqua les évènemens
.
, ct la sao-esse
b
eut d'autant plus à les déplorer, ([U'elle gémissait davantage sur leur frivole origine,
l! fallut:, en effet, que la premièr.c présidente
etb femme du Gouverneur ne suSsent pas s'entendre, qu'également dominées par de vaines
jalousies et de misérables susceptibilité~, elles
missent à la place des . égards q:ue leur commandait leur position sociale, la chaleur avec

société; et ce serait une coupable f""iJ)less,e que
de cbeFcher en ell'es des appuis, Quelle sera
donc la considération' du magistrat, quelte opiIllon concevra-t-on de son caractère, . quelle
confiance aura-t-on dans sa fermeté, si on le
voit faci le à partager, et ardent à, faire réussir
les pr~vcntions auxquelles la natnre .s emble
avoir :voulu assuj6t.i:r le sexe, en lui donnant
un extraordinaire degré de sensibilité?
Nos mœurs n'adJlwttent plus sans doute la
supériOl:ité qu'exerçaient autrefois les hOJllmes
sur les femmes, parmi lesquelles toutefois celles
qui donnent lieu à ces remarques fnrent' dc:s
cXCP-l'tions, On sc l'irait avec raison de celui
qui prétendrait encore ex ige'r ces signes de dépendance 'lue l'usage ile cpnsacrait pas même

laquell(\ les femmes se vengelolt des plus légers
déplaisi,rs, quand leur àme ordinairement si'
belle ne sait pas résister aux entraînemens ~'ils
inspirent, IL fallut que leurs époux fussent assez
faibles pour partag~r leur queI'Clle et devell.ll'
leurs champions, au lieu de se rendre leurs arbitres; ct que, confondant la pl:otection due à
leurs épouses avec l'impartialité qu'ils devaient
a leurs charg'es, ils chérchassent dans l'exercice
de celles-ci ·l'occasion de ~e venO'er ct de sc'
. '
b
nUIre , comme s'ils avaient 'pu oublier 'que la

•
-

'-

-

~

---

-

~

,

.........

�~o8

sun

ESSA 15 H l STOnrQU ES

au profit de la morale, puisque, . délai sécs par
ctiquette de la part de leurs époux et ne paraissant devant eux qu'avec un maintien d'asservissement, les fe!u.mes se vengeaient peut-être
avec usure, loin de leurs 'regards, des hurni.
hatious auxquolles les condall1nait leur présence.
Sachons être~mpartiaui, et accorder à chaque
siècle, ses avantages particulièrs.'Le ne.tre offre
peu de mauvais ménages, ' en comparaison de
ceux qui l'ont précédé. C'est l'heureuse et inévitable conséquence de nos mœurs qui, au
lieu d'un maître et ü'une esclave, plaoent les
delL,,{ époux, au même rang, et, confondant
ainsi ' I~s liens indissoluhles qui les urPssent ,
ajoutent eu core aux lois sacrées du devoir·et au
honheur de leur état ; les délices ineffaJ)les de
l'amit~é,

Mais la condescendance et les égards pOUl'
les li;Inmes ne doivent pas leur donner une
dangereuse prééminen'ce ; et, satisfaites de la
liherté, de la confiance dont elles jouissent dans'
Ielll' fa.l1ùllc, il iillport e' essentiell elllcnt ~ la
société qll~ , ci rconsorites da li S ces justes IlOl'IWS,

LE PARLElVLEN'l' DE PROVE NC E.

2 09

elles n'étendeut pas plus loin leur ambition.
Vouloir s'immiscer dans les affaires puhliques,
promettre leUl' appui, chercher à jouer un l'e.le
magistral ou politique, c'est déroger aux attributs de leur sexe, compro)Ilettre le respect auquel elles ont le ru'oit de prétendre, s'attirer la
réputation d'intrigante, 'et nuire à celle de leurs
époux qu'on accusera de cette faiblesse si coupable dans un magistrat dont le caractère, impassihle comme la loi, doit être inaccessihle il
toute suggestion.
.
Tel fut cependant ce qu'on 'eut trop juste raison' de reprocher au premier Président,' au
comte d'Alais ct il leurs épouses; telle fut l'origine des secousses qui agitèrent la province, ct
se firent plus vivement sentir encore dans le
sein du Parlement . .
Nous avons déja fait observer que le crédit
du chef de la Compagnie était parvenu à faire
acoueillir l'édit des experts jurés en l'emplacement de celui des présidiaux , heaucoup plus
,nuisible à la proviuce. Mais cette mesure à laquelle on le crut personnellement iutéressé ,
excita dans l~ Cour eUe-même des mécontenH.

.

-

~

-

-

.... _-

�:llO

I~SSAIS

lJlSTOUIQUES

temelJs et des oppositions. Lc comle d'Alais ,
poussé par sa femme, jaloux, dans l'intérêt de
celle-ci, de oontraricr le pre Illier Président qui
n'était pas mieux disposé il. son égard, ct se
chargeant d'êLre l'organe des plaintes qui s'étaient élevées, fit entemhe au Roi que l'édit des
expért:.s jurés était essentiellement onéreux
pour le peuple, et envoya auprès deS. M.l'assesseur Gauffridi pour en obtenir la r~vocation.
Celui-ci ne pouvait l'espérer qu'en offrant au
trésor des moyens de compensation; et c'est ce
qui lui fit imaginer, pour remplir son mandat
et parvenir aux fins du Gouverneur, d'offrir
en remplacement de cet édit l'érection d'une
Chambre des Requêtes, qui, destinée il. faire
partie du Parlement, aurait pour attribution
le droi t de juger en premier ressort les ea,uses
des privilégiés.
Ce projet auquel des èspérances particu1i~res
avaient intéressé quelques magistrats, fut sanction né par le Souverain, et eut pom' le Parlement les suites les pins désastreuses .
Content du -succès de ses idées, et d'avoir
humilie par là mêllle Ic chef de b Compagnie,

sun LE PARLEME NT DE vnOVl::i\'CE.

(211

le comte d'A lais fit de grands efforts pour asSUl'cr l'exécution du nouvel édit, ct parvint il.
persuader aux magistrats associés à sa vengeance, que l'établissement de cctte Chambre
leur scrait avantageux, parèequ'au h eu de ne
faire entrer leurs enfans dans la magistrature
qu'en leur résignant leurs charges, ils pourraient, par ce moyen, leur donner rang dans
la Compagnie, en même temps qu'ils y demeureraient eux-mèmes. Aussi les vit-on se hâter
de traiter pour ces nouveaux offices (1). Mais il
est aisé de croire que le premier Président, ne
négligeant rien pour annuler les menées de son
cnnemi, n'eut pas beaucoup de peine il. faire
comprendre il la plupart des magistrats, qu'il
ne s'agissait que d'un appas trompeur, ct que
la trop grande multiplicité des offices causerait

(1) Le Président de La Roque, les Conseillers de Gautiel' et de Ballon ~ et le Proeureur-Génél':.d Rahasse de
Vergons, traitèrent, en effet .. pour obtenir de ces
charges pour le urs en Cans; de même que Leiùet de Cali ssanne el Dedons, dont les phes J. yaiCJll ~ té membres du

Parlem en t J t~t tiont les frères)' siégeliient encore.

�ESSAIS HISTORIQUES

:1J3

sun

un immense préj udice à la Compagnie. Aussi
les Chambres réunies, le 4 janvier 1640, délibérèrent que des remontrances seraient rédigées, et qu'un député de la Cour irait les déposer
au pied du trÔne. Malheureusement cette mesure était tardive; déja l'édit était scellé, et
plusieurs des charges dont i l portait création
avaient été vendues, entr'autres celle de premier Président, accpllse par Gauffi:idi (1).
U était pourtant vrai que l'exécution complète de l'édit comportait des retards. La crainte
qu'ils ne servissent à donner de l'éclat et des
forces au système d'opposition qui s'était manifesté, inspira des mesures que nous ne devous respecter 'Ille parcequ'on y attacha le
(1) La Cl)ambl'e des requéles fut composée de deux
Pré sÎ ~l ens ,

quatorze con s eill~rs dont tr eize étaient laï-

ques, deux s\ù)stituts, un greffiel' en chef, un greffier des
présentations J un contrÔleur des ex.péd itions, un garcle
du petit sceau , uc. rece veur des dép6ts el cousignations.
Douze Procureurs e l trois huissiers y furent attachés ; on
fixa les gages des Présidens à
seillers à

1000

grcffic,"s eurent

liv.,
200

e e Us.

1500

liv. , ceux des Con-

des substituts il

7 00

liv ., e t les huiss iers 50 lil' .

liv. ; les

LE PARLEME NT DE PROVE NC E.

nom du Monarque. Sans ' ce motif, elles devraient être qualifiées d'attentat, parcequ'elles
furent le fruit des intrigues du Gouverne~ll'
(lui parvint à tromper la justice du Roi.
En effet, le Parlement eut défense de s'assemMer, sans un o;dre exprès du prince, et
l'on ajourna au gr.a nd Conseil les Conseillers
de Laurens et d'Antelmi, comme signalés pour
les plus ardens adversaires de la nouvelle
création.
L'inteudant Vautort vint, le 4 février, communiquer il, la Compagnie ces actes de rigllcur
dont elle avait été l'objet, Aussitôt, et en sa
présence, le Parlement délibéra de nouveau de
députer ,au Roi, pour lui présenter ses très
humbles remontrances. , Mais des lettres de cachet, cet auxiliaire si facile du pouvoir, dont
nos Souverains n'ont jamais bien connu les
abus, parcequ'ils ont toujours pensé que ceux
à qui ils en confiaient l'exercice , avaient la
pureté de leurs in tentions et de leurs vues; des
lettres de cachet dont le bomte d'Alais avait la
disposition , vinrent enlever à la Compagnie
cette ressource , en lui intimant , dès le leilde-

�ESSAIS H ISTOlllQUES

.sun

main, l'ordre par lequelle .Roi lui défendait dr
ltù adresser des députés.
Affranclù, par ce moyen, de toute réclamation dont la justice n'aurait fait qu'ajouter à
l'importunité, on se hâta néanmoins, le plus
qu'il était possible, de mettre à exécntion l'édit
de la Chambre des requêtes. Le 8 mars ayant
été choisi pour le promulguer, le Gouverneur
et l'intendant se rendirent au Parlement, et
remirent au chef de la Compagnie une lettre
du Roi qui ordonnait d'assembler les Chambres.
AussitÔt le -doyen (1) alla les prévenir, et les
magistrats ne tardèrent pas à être réunis.
Dès que l'assemblée fut formée, le Gouverneur remit au président Duchaine qui le remplaçait en l'absence du preoùer Président,
l'édit portant création de la Chambre des re'mêtes , et suppression des experts jurés. Suivant l'usage, le Président chargea le doyen d'en

(t) Il était d'usage au Pal·lemeot que, fout es tes fois
qu'il y avait li eu d'assembler les Chambres le doyen
1

;lllait les convoque l ' dans le palais , ct leur faisajt conll ;\Îlrc l'obj et de la J'é uni on.

LE PARLEMENT ~E PROVENCI:: .

:n5

donner lecture ; mais soit que le comte d'Alais
craignh que cette manière de procéder 'cngageàt une discussion, soit qu'il voulût constater son autorité en violant les formes, 11
exigea 'lue l'édit flit publié par un cOlm11is
oTeffier le g:reffier en chef s'en abstenant, pa1'-

"

,

cc qu'il y avait formé opposition.
Après cette lecture faite ainsi contre l'usage,
le Gouverneur dit que le Roi lui avait ordonné
de faÎl'e enregistrer cet édit purement et simplement, sans permettre qu'on y apportàt aucune modification ; et comme si cette déclaration n'eût pas été assez impérative, et qu'il pût
être utile de joindre la terreur à la violence,
l'intendant ajouta qu'il avait ordre de noter les
parlementaires qni ne se résigneraient point au
bénévole et servile acquiescement que l'on e'Xigeait .d'eux . .
Mais, si le magistrat doit toujours être guidé
par la raison, que peut l'emploi de la force sur
sa conscience? ct que serait-il, s'il consentait il
ia dégradation qui le rendrait l'instrument
aveugle d'une volonté 'llÙ peut être s1Ullrise ,
lIIais 'jlÙ est sa ns dout e la première il gémir

�ESSAIS HISTORIQUES

d'un tel malheur, comme clic doit être la preIUl
à solliciter le comage d LI magistrat pour
en être préservéc. C'est dans l'indépendance de
celui-ci que le Souverain trouve sa sécm"Îté
ct sa gloire, comme lui-même y puise des titres à la considération ,publique ,~eul dédommagement des immenses sacrifices auxquels le
condamnent ses redoutables fonctions, Oui,
sans doute, celui qui dépend de l'administ.ration,
et qui est chargé de faire exécuter ses ordres,
doit obéir en silence ou se retirer, parceque,
tout éLevé que puisse être le poste qu'il occupe,
il n'est jamais revêtu que d'une commission
daus l'exercice de 1a(luolle ses retards et ses remontrances tendraient à paralyser l'action du
gouvernement, et à rompre l'uniformité de
ses mesmes. Mais telle n'est pas la position du
magistrat qui n'est point un délégué de la puissance, mais. un mInistre de la justice: ses oracles sont rendus au nom du Roi qui, 'dans
l'impuissance OÙ il est de la distribuer lui- '
même, en a aliéné l'entier exercice en faveur
des corps judiciaires investis pour cet objet de
la plénitude de son autorité.

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

Cest par cette baute marque de confiance,
que le magistrat se trouve indemnisé des veilles
laborieuses auxquelles il se dévoue, ct qui lui
révèlent de plu;; en plus comllien la vic est
courte pour acquérir toutes les connaissances
qu'exige le saint sacerdoce dont il est honoré.
Cette indépendance où la magistrature trouve
sa gloire et les peuples leur bonheur; cette indépendance qui, pom être aujourd'hui circonscrite dans les fonctions judiciaires, n'en est pas
moins entière, avatt autrefois beaucoup plus
d'étendue, et se portait également sur les fonctions législatives et politiques, dont les Parlemens avaient successivement puisé les titres
·dans les concessions du temps et de la royauté.
C'était donc sans succès qu'on aurait voulu sur
cc point les trouver plus.flexibles. L'oppression
était aussi inutile qu'injuste; et celle que nous
venons de rappeler ne seryit (Ju'à prouver enCOl'e davantage que le courage était le caractère
distinctif du Parlement, ct que les gens du Roi
eux-mêmes savaient résister à ce que leur conscience regardait comme dangereux ou illégitime , lors même qu'on paraîtTa:iL l'exiger ~u

.

-

-~--

--

�F.SSAIS HISTORIQUES

SUR LE PAl\l.EMENT DE PROVE NCE .

nom du Som'erain, Heureux les maO'istrats si
b
"
toujours exell1I!ts des illusions de la vanité Ou
des aberI'atiol.ls de l'esprit de parti , ils n'avaient jamais opposé leurs résistances q~e pour
l'intérêt du trÔne et des sujets!

encore, quand même il 'serait possible que ce
qtl'on leur demande se présentât d'une manière
douteuse ct vague à leur examen, Mais s'il s
sont convaincus que, pat' l~ffet d'une fatale

Malgré qtlelques déviations, c'était toutefois
par lem' noble énergie· qu'ils sc reCOIlunandaient à l'estime des Rois ct à l'affection des
peuples, qui leur savaient également gré -des
conseils par lesquels ils dissipaient l'erreur, ct
faisaient briller la jnstice,
La conduite des gens du noi dans la cU'constance qui 110US a fuit naltre ces réflexions, m érite d'êtœ connue. Elle pourra faire comprendre
de plus en plus à Jeurs nobles successeurs , 'lue
loin d'être uniquement les instrumens des volontés ministérielles, ct les échos de leurs
ordres, ils doivent toujOlU"S concilier leurs
mandats avec l"ur conscience, non pOlir heurter le gouvernement, (à Dieu ne plaise d'en
a vou' la pensée! ) mais au contraire pom' le
garantir des injustices qu'i l pourrait- commettre involontan·ement. Ils doiveHt obéir relig ieusement à cc 'lui est juste ; ils le doivent

illusion, ce qu'on exige d'eux est injuste, c'est
alors qu'il,s doivent se souvenir qu'ils ne sont
pas des commis serviles, et qu'une destitution
_a aussi ses dédOll'U11agemens et sa gloire.
Ces principes, pour être anciens n'en sont
que plus respeétables, et nos dignes ProcllreursGénéraux ne penseront pas, sans doute, que
ceux qu'un gouvernement de fait, passager et
tyrannique, essaya de consacrer, aient pu les
faire prescrire.
Après les ordres expressifs 'lue donnèrent le
Gouverneur et l'intendant, les gens dn Roi sm'ent
allier ce qu'ils devaient de respect au Souverain
et de dévouement à la pl'ovince. S'étant levés,
ils dU'ent « qu'ils ne pouvaient dissimuler que
« cet édit était fort préjudiciaJJle au:x: finances
« du Roi, à ses sujets, aux officiers subalternes,
« etplus encore à l'autorité de la Cour il laqttelle
« il enlevait la moiLié de sa juridiction , ct.q·u'i ls
« auraient &lt;'les remontrances toules prères ; m:us

-

~

--

_ __

1 ...

,_~_

�ESSAIS HISTORIQU ES

SUR LE PAl\ LE'IENT DE PROVENCE.

« que, croyant qu'elles auraien t beaucoup pIns
« de poids après un acte' d'obéissance, ils n'em« pêchaient point qu'il ne fùt mis sur le repli
« de l'édit qu'il avait été enregistré, sans pré« judice des remontrances que la Cour se ré« servait d'en faire au Roi. ))
Cette réquisition étant .tel'minée, on allait
recueillir les suffrages; lorsque cinq de Messieurs présentèrent des r equêtes d'opposition,
faites par l'ordre de IIIalte, le greffier civil,
les '!/ficiers du siège, les experts j lm}s, les pro-

s'ans discussion et renvoyer les opposans au
noi. Cependant le plus grand nombre des magistrats, se fondant sur les ordonnances, et
particulièrement sur celle de 1629, énoncèrent
courageusement l'avis d'adresser des remon-

cureurs, lLuissiers et sergens, en la séné,;lutussée d'Aix.

On n'osa point interdire le rapport de ces requêtes; et lorsqu'il fut achevé, le ProcureurGénéral requit qu'il en fùt concédé acle, et quc
les opposans fussent r envoyés au Roi, sans rctardement de l'enregistrement de l'édit.
On passa ensuite aux opinions, et le Président Duchaine donna la parole au doyen; mais
à pe.ine celui-ci commençait-il à développer
les motifs de la sieIme, que le Gouverneur et
l'intendant, jaloux d'emporter l'enregistrement
par violence, s'écrièrent cIu'il üll lait y procéder

trances au Souverain.
Mais 'le comte d'Alais faisant peu de compte
des règles d'une décision, ne connaissait que
son inébranlable volonté. Aussi ordonna-t-il au
O"reffier d'enrerutrer l'édit sur-le-champ. Celui"ci s'en étant excusé
" sur le motif de l'opposition
qu'il avait formée, l'iutendant alla ch ercher
lui-même le secrétaire du Gouverneur pour 1ui
faire remplir cette formalité. On eîlt dit que,
dans cette conjoncture ,. on ch erch ait il. accumuler tous les genres de violations.
Lorsque le secrétaire fut arrivé, le comte
d'Alais dit au. Président Duchaine de prononcer
que l'édit avait été vérifié, les Chambres agsem))lées, et qu'il 's erait emegistré.
l\'lai~ que pouvait cette nouvelle oppression
sur l'âme d'un véritable magistrat? Duchaine,
loin de complaire au Gouverneur, se hâta de
déclarer qu'il ne pouvait prononcer que les ar-

-

-

-

-- -

----.

.. .. :.

--

�ESSA 15 H ISTOI\! QU ES

rêtsqui passaient il la pluralité des voix, et que,
dans cette occasion, la majorité s'était pronol'1- '
cée pour faire des remontrances. Mais le Gouverneur, ne mettant aucunes bornes à la tyrannie, méprisant les formes d'un arrêt, et montrant que la force peut impunément se jouer de
ce qu'il y a de plus respectable, se contenta de
faire w'e pal' son secréliaire sa propre ordonnance d'enregistrement, et rompit ensuite la
séance, en déclarant aIL" magistrats qui en
avaient été l'objet, la continuation des défenses
de se réunir,.
Cependant la Compagnie conçut l'espérance
de fléchir le Souverain, et é,c rivit respectueusement à Sa Majesté pour obtenir la permission
de s'assembler, afin de lui adresser des remontl'ances au sujet de l'édit qui avait occasionné
d'aussi étonnantes rigueurs. Mais ce pouvoir
inflexible qui se trouvait alors l'intermédiaire
entre la justice des plaintes et la ))ont6 du juge,
sut encore rendre cette démarche sans succès.
Toutes les violences commises par le Gouvcrneu l ' furent en effet sanctionnées , ct l'il légal enregistrement tenu pour v alide. On ne

SUR LE PARLEMENT Dl! PROVENCE.

se borna pas même il en ordouner l'exécution',
peu content de rendre le corps l'objet de tant
de sévérité, on voulut encore atteindre ses
melllbres d'une manière particulière. Treize
~ ,....
magistrats (1.) sont ajournés au Conseil pour pV'-;'~. \ ":t~
C&gt;V
~
y rendre compte de leur conduite, et interdits 1&lt;&gt;.,... .....
"
d e Jeun fonctions. Le greffier 1~ J.,I·
provlsou'ement
en chef et son commis furent en même temps
décrétés de prise de corps; et, comme si ces
hwniliationsn'eussent pas encore été suffisantes,
on voulut que la publication de l'arrêt accompagn~t celle de l'édit qui portait creat.ion de la
Chambre des II.equêtes,
Ce fut par ce motif que le Gouvernem' et l'intendant demandèrent de nouveau l'assemblée
des Chambres. Aussitôt après sa formation, les
membres de la C(}mpagnie qui. venaient d'être

(1) Les magl slt'ats ioterdits et mandés furent Tho-

massin ICon seilier en la Grand'Chambre , d'Alb ert

•

Gourdon, Barrême , François Thomassin, d'Oppède ,

V a'lbcll e , &lt;l'Andl:';, :Milan , (PArbauù, Cauyct, P~I'iel'
cL Sainl.Mal'c , Cons ~lllel's aus. enquêtes; les greHicrs décn~ l és (J e prise lIc corps étaient Eti enn e ct Ronn et.

�ESSAIS HISTORIQUES

SU R LE PARLEMENT DE PROVE N CE.

interdits se œtirèrent, et l'édit fut puhlié sans
opposition. Mais, après cet acte d'obéissance ,
le Parlement arrêta que «Sa Majesté serait très« humblement suppliée d'agréer les remon« tranccsde la Compagnie, qui n'avait eu d'autre
« but dans sa résistance que le bien de son' SCl'« vice et l'avantage de ses sujets», ct il solli~
cita avec ardeur le retour des magistrats dont
l'intel:diction portait atteinte à l'administratiorl
de la justice.
Si cette lettre (1) n'opéra rien pour les choses,
du moins fut-elle utile aux personnes en obtenant un arrêt du Conseil qui leva l'interdiction
prononcée, et rétablit les magistrats dans leurs
fonctions.

ver le tort qu'clic eut elle-même d'en aVOIT
aggravé les effets par d'indignes représailles,
tandis que le magistrat doit toujours être inaccessible il la vengeance.
Eloignons-nous toutefois, pour quelques instans., .de ces commotions que la sagesse aurait
pu détouraer ou adoucir, et qui constatent de
plus cn plus que l'injustice, en irritant ceux qui
en sont l'objet, ne leur permet plus de suivre
eux-mêmes les règles dont ils sont les premiers
à déplorer la violation.

Mais nous ne tarderons pas de voir que cc
],ienfait ne fut que passager, et que la Compagnie était encore destinée il de nou veaux orages.
Heureuse, au milieu de ces infortunes , de n'avoir il les ,!ttribuer qu'à d'injl;stes rigueurs.
Mais nous ne saurions nous dispenser d'obser(1 ) On la lrouve clans le précieux manuscrit de

1\1. d'H.esmÎvy de Moissac.
lI.

15

�226

ESSA IS RIS'Pon IQUES

S UR LE PARLEMENT DE PROYE NCE .

leurs baguettes basses. Mais les officiers dn sii'ge
s'opposèrent à cette faveur , en prétendant qu'ils
étaient en possession de marcher immédiatellIent après la Compagnie, et que les tl'ésoriers
de France ne pouvaient pas leur ravir cet honneur, en voulant assister à une solennité où
jusque-là ils n'avaient pas pris place. Ceux-ci,
il leur tour, soutinrent que le sièg&amp; ne pouvait
p.oint.détruire l'aut0:ïsatiou qu'ils a vaient obtenue. de la Cour, ni les forcer à n'être placés
/

CHAPITJ\.E XIV.
Annlage obtenu par les trésoriers cIe France sur le siège . -

Em -

pl~.lement (le la Cour des Comptes sur le Parlement. -

Celle

Compagnie exclue du privilège d'examiner la capacit é Ile, melll-

bre..s lie b. Chambre des requètes. - Commi S5 ion nommée à cel
efTct,- Plaintes auxquelles die donne lieu .

trésoriers de France désirant, ceLLe année(l), assister à la procession de la Fête-Dieu,
s'adressèrent au Parlement pour en · obtenü'
LES

l'autorisation. Ses registres attestent qu'elle leur
futacoordée, sous la .condition que les trésoriers
de. France n'auraient que le costume dont ils
étaient revêtus il Fentrée de la Reine (2), tel
qu'il était attribué aux autres généralités du
royaume, et que leurs huissiers porteraient

(1) ,640.
(2) Marie ùe M6dicis, qui fit son entrée à Aix en noveml)l'e 1600. Le cosluml'! (les trésoriers de Frim er: était
la robe de soie noire , manoh es pli ssées.

qu'apl&gt;ès lni, tandis &lt;fue la dignité de leul'S fonctions leur assurait la préséance. De là naquit
nue contestation qui donna lieu il des conclusions des gens du Roi, suivies d'un arrêt par
lequel les trésoriers de France ohtim-ent provi8ou'ement de précéder le siège, sauf le règlement .pour lequel les parties furent renvoyées
devant un Commissaire . .
Le. siège essaya cependaut de ne pas exécuter cet arrêt, en demandant aux magistrats qui
l'avaient rendp , la permission de ne point assister il la cérémonie , pour ne pas préjudicier il
lems droits . Mais déférer à cette prière n'étai t
rien moins que révoquer l'arrêt prononcé; et Je

�ESSA IS 11151'01\ 1QlI ES

S UR I.E PARLEMENT DE PROVENCE.

Parlement respectant trop ses décisions p01l1'
Ile pas les maintenir, ob ligea le °siège d'assister
il la procession, en condamnant il une amende
de cinq cenis liv. chacun des lllelon bres de cette

constatait qu'une surprise; mais il fa llait attendre une occasion favorable pour s'en prévaloir,
car, dans les temps ordinaires, il Y avait peu
d'espérance de repousser avec succès les plaintes
de ceLte Compagnie. Pour échapper il ce danger, la Cour des Comptes se gardant bien dc
faire usage du titre qu'elle venait d'obtenir,
laissa, pendant toute l'année, le Parlement
insh'uire et juger les procès, qu'avec moins de

juridiction qui ne satisferait pas à son ordonnance.
Mais, à mesure que le Parlement cherchait
il 'conserver ou à étendre les privilèges des
trésoriers de France, il était lui-même l'objet
d'un envahissement dirigé contre son autorité
par la Cour des Comptes, cette riva le active et
heureuse qui ne négligeait aucune occasion de
lui porter quelque atteinte.
Elle était parvenue, l'année précédente (1) ,
à faire insérer dans un arrêt bursal, rendu par
le Conseil -d'État, une clause par laquelle la
connaissoance des matières criminelles qui concernaient ses membres i]li était exclusivement °
dévolue, quoique ces sortes d'affaires eussent
jusqu'alors été comprises dans la juridiction
universelle du Parlement. Ce corps n'ayant pas

Ploudence elle aurait pu revendiquer.
Mais la résistance du Parlement contre l'élaj}lissement de la Chambre des requêtes, fil espérer à la Cour des Comptes, l'année suivante,
'lue le ministère et le Conseil seraient disposés
il la soutenir contre les réclamations '1u'il pourrait faire. Le Parlement ayant accueilli la .
plainte d'un bourgoeois du bourg de SaintPaul contre un membre de la Cour des Comptes, de qui il prétendait avoir reçu des coups
de bàton, ordonna des procédures, arrêtées par
le Procur!lur-Général (1) qui saisit l'occasioÎl

été entendu, le triomphe obtenu sur lui ne
(~) On comprend bien qu'il s'agit ici ùu

( 1) Eu IG390

Cl;néJ':d de la Cour des Comptes.

PI'OCllrC Ur-

�ESSA IS HISTORIQUES

S UR LE PARLEMENT DE PI\OVI!: NC E.

de communiquer le titre dont nous venons de
parler, ct excita it la fois l'indignation et le

faile, en se montrant trop difficile sur les
preuves de capacité qu'ils auraient it fournir.
Pour échapper à ceùanger que la connaissance
des hommes ne · permettait . pas de regarder
comme imaginaire, le ministère prit le parti
de les soustraire à sa juridiction. C'est ainsi que

zèle du Parlement qui se hita de faire va loir
ses droits aussi anciens que précis. Mais sa rivale avait eu raison de sc flatter que la position
dans laquelle il s'était Illise .it l'égard de .la
Chambre des requêtes Ile disposerait pas le pouvoir à l'impartialité, alors surtout que la concession faite à la Cour des Comptes était le prix
du facile em'egistrement d'un arrêt bm·sal. Ce~
pendant le Conseil n'osant pas aller jusqu'à
consommer le dépouillement, se borna à ordonner que la procédure qui avait donné lieu
au conflit serait réglée par un ConlJnissaire, ct
que les parties y poursuivraient sur leurs oppo. siLions. Cet objet intéressant de jm'idiction ne
fut fixé définitivement qu'en 1655.
Le Parlement ainsi dépouillé, quoique provisoirement, de ses m'oits les plus assurés,
essuya bientôt une nouvelle atteinte à SOli autcrité . On craiguit qu'en lui 'Iaissant le droit
d'examiner les magistrals qui devai ent forl11er
la Ch ambre des reqnêtes, il ne trouv àt le
moyen d'annuler la créat.ion qui en avait été

lie résCl'vant à la Compaguie que le soin de les
installer dans leurs charges, il confia à une
Commission celui de s'assurer de leur capacité.
Ellerfut, il est vrai, composée presque en entier de parlementaires; mais, à l'exception du
premier Président , on eut soin de les choisir
parmi les parens des nouveaux magistrats, ou
les pal'tisam de la nouvelle institution (1 ).

Les Commissaires chargés d'examiner les
membres des requêtes, furent installés le 29
juillet; après avoir fait enregistrer les lettres
'lui les établissaient, ils nommèrent leur gref-

(1) Elle é tait composée Ju premier Prés ident , &lt;1(' 5
P,'és idens de La Roque rt (l e Paule ùe l'intendant V;\U J

l~l'l y du doyel\ de la. Cou!', el &lt;les ConseiJ1cl's d'A'"113Ud ,

tle Lcid cL, ùe Foresla et de .Yillencuyc.

-=-'~'~""'-~--'--

~'-

�ESSAIS BISTORIQUES

S'Ln LE PAllLEJ\olENT DE I!I\'OVE ~C E.

fier, ct prirent des mesures afin de se procurer
un local p.our tenir leurs séances.

plaintes qui vellaient de lui être portées. Elles

Quelques jours après, ils appelèrent auprès
d'eux un avocat, pom"y remplir les fQuctions
de ministère public, que l'on avait négligé
d'indiquer dans les lettres de lem établissement; mais les deux anciens Avocats ct ProclU'eurs-Généraux furent bientÔt désignés pOlU'
réparer cette omission. Cependant l'enregistrement de ces nouvelles lettres éprouv'a quelque
~'etard, parceque l'intendant qui était du nombre des CODlmissaires, s'y trouvant dénonmlé
avant les Présidens, la susceptibilité des magistJ:ats sollicita et obtint la réparation de cette
mconvenance.
La Commission d'examen ne ta.rda .pas d'agréer le premier Président GimfJridi et quelques
autres membres de la Chambre des requêtes.
Le zèle de ces Commissaires ne conespqndant
pas néanmoins encore à l'impatience du t1:aitant, le Gouverneur devant lequel il les accusa
de lenteur , fut satisfait de trouver cette nouvelle occasion de nuire au preltlier Président;
aussi s'empressa-t-il de transmettre au Roi les

attirèrent aussitôt à la Commission des reproches &lt;Jui la mirent dans la nécessité toujours
fàcheuse de se justificr. Elle écrivit à 5. M. un e
longue 'lettre; mais elle ne nous paraît pas assez iutéressantc pour la J:appeler.
Sensible à l'accusaiion dont elle était injusteltlcnt devenu e l'objet, elle sc plaignit, à son
tour , du traitant qùi avait négligé de consigner
des fonds pour fournir aux vacations des Comlnissaires, quoique ceux-ci eussent d6ja procédé
à plusieurs réçeptions. Elle lui ordOllna de déposer sur-le-champ au greffe quatTe cents li v.,
pour cha&lt;Jue membre de la COllllllissioll ; deux
cents liv. pour le greffier; et elle ne reprit ses
travaux qu'après qu'il se fut conformé à cette
décision.

,

---- -

._---~~~

,'.-

�. :l 3'_,

t.:SSj\IS

..

IlISTOntQUE S

CHAPITRE XV.

ln ""lIatÎotl lle la Chambre Iles rC 9uèlc!;. -

Di\·isiou, ,lès les pre-

miers insla ns) cnlr'cUc-et fe. Parlcmeot JOlil elle rait 'partie .

, MALGRÉ les efforts du traitant ct l'exaotitude
de la Commission, on n'avait pu .parvenir à
compléter la Chambre des l'eJ:IUêtes dont p)usiem;s offices étaient restés invendus. Les magistrats déja reçus ne pouvant être condamnés
à l'oisiveté par les cil'const.1nces et ks intrigues
'Iu~

contrari"ient la nouvelle institution, s'adressèrent au Conseil d'État, eten obtinrent un
arrêt par lequel le ParieUlent reçut J'ordre de
les admettre au serment, les Chambœs assemblées, ct de les üure ensuite installer dans leur
auditoire par deux Commissaires, ainsi que
l'usage en existait pour les autres membres de
la Compaguie. Il ne fa llut rien moins quo le
devoir de l'o)léissance , et peut-être aussi les
dangers de sa vio lation, pOUl' déterminer le
Parlelllent à vérificr cct arrêt·, et , a.6n 'lue

SU ll LE PARLEMEI'\T DE p1\OVE NCE .

l'on n'atlribuàt point cet acte à sa libre volonté,
il délibéra de consigner dans les' registl.'es,
« qu'il n'avait été procédé à l'enregist~'e1l1ent
« '111'en suite du très exprès commandement
« du Roi et pour Iui obéir, mais sans préjudice
« des ~'eJl1ontrances que la Compagnie se.l'l:ser« vait d'en adresser il Sa Majesté. ))
II faHub procédér il la réception des lllagistl'ats, d'après cet arrêt, qui fut exécuté avec
cette m'a uvaise grace qui est le résultat ordiHaire de la contrainte. Les Cham])l'es ayant été
assemJllées, les nouveaux magistrats furent
admis il 'prêter serment 'entre les mai ns du premier Président; mais ' il peine ce tte fonna lité
eut-ell e été accomplie, qué les membres de la
Coul]]agnie sc séparérent, sans laisser le temps
il leurs nouveaux collègues de quitter Je])ul'eau
derrière Icquel ils étaient dC),Gut ; il ne l'esta
'lue le doycn et le Conseiller Leidet de Sigoyer,
délégués pour les installcr.
Les ofllciers des requêtes n'avaient pas hesoin
d'une l;areille réception pour apprendre q,ùls
se raient exposés à de mauvais procédés, ct 'lue
la CO ITII,aO'nie Ilersévi'rerait à les repousser avec
.

"

�~3(j

I::~SAIS

SUH LE PARLEME NT DE PROVENCE.

III STOn lQIJES

aigreur de sou sein. Il était, en cffet, facile de
comprcnCÙ'c )Jar Ja résistance de cc1,t(~ COlnpag'oie, qu'elle leur réserverait sans ménagement
toutes les humiliations qui seraient en son pouvoir. Que de preuves n'avons-nous pas à rappOl;ter de ces dispositions malveillantes 1 Mais
est-il nécessaire de les constater pour savoir
qu'il faut un grand stoïcisme ou une rurulition
démesurée, pour se détermincr à entrer dans
un corps d'où on cst repoussé par la prévention
ou l'intérêt? Et n'est-il pas ' plus sage d'éviter
'lue de bravel' ces obstacles?

magistJ'als que" ll1algt'é leur agrégatioü
il la C01upagnie, ils seraient considérés comme
VN)IX

1ui étant étTangers, refusèrent d'assister à la
solennité [unèllre , afin de ne pas marcher après
eux.
PoCu de jours après, ils éprouvèrent

nouveau désagrément. L~ Président de Galli [et (1) )
ml

se Illaignit, dans l'assemblée des Chamhres, dt;
ce lrue les Présidens aux requêtes se faisaient
précéder par des huissiers en entrant au palais.
Les gens du Roi prirent aussitÔt la pa.role pour
soutenir (rUe, cet hOlUleur n'appartenant qu'aux

Peu dc jours après leur installation, lcs ll1elll~

Présidens il mortier, il devait 6tre fait défense

lJl'es des requêtes eurent une nouvelle preuve de

aux autres de se l'attribuer. La Cour adopta ces
conclusions, et rendit sur-le-champ un arrêt,
par lequel il fut nominativement prohilJé aux
Présidens des requêtes de se faire précéder pa,.

l'éloignement qu'éprouvait la Compagnie à leur
égard, et qui fut occasionuee par les funérailles
de la femme d'un Conseiller (l), auxquelles
ils curent le désir d'assister
, , tant ils étaient illlpatiens de profiter de la première cérémonie
'lui leur permlt de se montrer en public, Mais
les gens du Roi , d'accord a "ec le Parlement et
jaloux , ' comllle 1ni, de faire senti r il ces nou( 1) Le Conseille."de Pc l'icI' .

leurs huissiers, et il ceux-ci de ' leur obéir , a
peine de 3,000 liv. d'amende.
Tel fut le commencement d'une lutte ouverte êntre l'e Pru'lement et les nouveaux lIla -

( 1) Il élni t P,.éSÎltcol aux.

c nqu 0i.t.!~ .

�ESSAIS HI STO RIQUES

gish'ats., et dont nous aurons occasion de signaler plus tard les suites déplorahles.
Après la décision que !lOUS avons rapportée,
la COlùpagnie mande devant elle la Chambre
des requètes pour lui en donner connaissance.
GaufITiài, loin de respecter cet arrêt, déclare
avec vivacité que lesPrésidens de cette Chainbre
avaient le droit de se conformer il l'exemple de
ceIL'!: de la capitale, qui jouissaient du même
honneur sans contçstatiOlI; et, loin d'attendre
la réponse du promierPrésident il cette hrusque
décJaraliion, il sortit précipitanlment avec st's
collègues. Taxée d'irrévérence, cette condtùtc
parut mériter le blime, et fit mander encore
la Chamhre des requêtes. Lorsqu'elle s~ fut
rendue il l'assem blée, le chef dn PadeI(lent prononça une seconde fois l'arrêt qui avait été
rendu, ct ajouta des défeJ1SeS de rien entreprendre contre son contenu. :Mais, par l'organe de leur chef, -les llouveau.x magistrats
déclarèrent .qu'ils s'adresseraient au Itoi, ct
sauraient bien soutenir les droits de leurs
\
charges_
En dTct , de nouyelles rigueurs les forc("'renl

su n

LE PARLEMENT DE PRO'- F.NCE.

bientôt il porter au pied du trône des plaintes
&lt;lui furent favorahlement accueillies.
Ils s'étaient flattés, avec toute sorte de justice , de trouver dans la solennité de la FêteDieu, l'ocoasion . de se présentor aux regards
pub lics, revêtus des mêmes insignes, et recevant les mêmes honneurs que-les autres memhres de la Compagnie. Ils souhaitaient ardemment de jouir de ce privilége attaché il leurs
fonctions ; mais on ne sauraiJ s'empêcher de
blàlller ici le Parlement, dont la p~titesse ct la
susceptibilité le por~èrent de l'entêtement il la
désobéissance. Ne pouvant soufIrù: que ceUt·
Chambre, qu'on voulait incorporer dans son
sein malgré lui, partageàt les honne urs dont
il était en possession, il songea dès-lors sérieusement il l'exclure.
Tel que ces êtres filcheux qui hravent le
malheur, pourvu qu'il puisse éga lement retomber SlU' leurs sem))lahles, au lieu de jouir
paisiblement d'un hien qu'ils seraient obligés
de partager avec Cltx, le Parlenleut, sur de
frivoles prétextes qui ne pouvaient dissimuler
suffisam mcnt ses senti mens véritab les j dél i-

�2'11 0

ESSAIS HISTORIQUES
SU It LE PARLEMENT DE PROVEiXCE.

bém qu'illl'Y aurait, cettc année, que di x-sept
de ses membres qui assisteraient à la procession, en réservant aux plus anciens cet honneur qu'ils acceptèrent avec empressement.
Un organe de la Compagnie (1) a cherché il
la justifier, en prétendant que, par ces dégoùts,
clic croyait pouvoir déterminer les membres
des requêtes à consentir il la suppression de
leurs charges.
Mais, si tel fut son calcul, l'impartialité ne
saurait l'approuver, parceque les corps, plus
toutes l'cs
encore qu'un l' ndividu , sè dé!'Tadent
.b
fois qu'ils prennent des mesures, Ol1 se permettent des démarches qui portent l'empreinte de

lOl'ité, mais qui ne méritaient pas non plus d'être
allreuvés d'humiliations ct de dégoûts, puisqu'ils pouvaient s'enorguei llir de la même origine. Aussi furent-ils obligés de porter leurs
plaintes auRoi, dontilsobtinrent, comme nous
l'avons déja remarqué, la plus complète satisfaction. Le Parlement reçut l'ordre de faire
concourir les nouveaux magistrats ,!UX honneurs dont il jouissait, et les gens du Roi cel ni
de ne prendre rang qu'après eux.
Mais nous verrons, dans la suite, que la
Compagnie, loin de se résoudre à l'obéissance,
persévéra dans sa résistance et ses ma uvais
procédés.

l'esprit de dissension et de vengeance, au lieu
de n'écouter jamais que le sent.iment de leur
dignité et les droits de la justice. .
,
Il est facile de se persuader corn}llen cette
exclusion à laquelle sc complaisait la Cour ,
hlessa profondément des lIlagistrats qu'il lui
était permis , sans doute, de ne pas aftcctionner, puisqu'ils lui avaient été imposés pal~, au-

241

•

.II.

,

�ESSAIS HISTORIQUE S

CHAPITRE XVl.
llisgf::l.i.'J: ~ ln prem ier Pr':sid..:ol. - Mo l,t du I\oi. - .\ l'ène ll1 Cl lt
lie

Louis x rv . -Scrmcnl .

V ER S l'époque à lacfUelle nous avons assig'né
les faits précédel1S , l'archevêque de Bordeaux
eut le malheill' de déplaire au Roi , et cessa de
jouir du crédit que lui avaient obtenu ses exploits militaires (1). Le premier Président du
Parlement de Provence étant son ami et son
protégé, il devint facile de l'entraîner dans sa
chute ; et le comte d'Alais dont les ressentimens
étaient actifs, ne négligea rien pOill' amener
la disgr'ace d'un magistrat contre lequel i l était
journellement aigri par la comtesse, qui , ou-

sun

LE l)ARLE:nl ENT DE PROVE I\CE.

bliant l'empire absolu qu'elle exerçait sur son
époux , et l'influence qu'avaient pal' là m ême
ses haines ou ses préventions sur les intérê ts de
la province, ne pardonnait pas il Bernet de se
laisser à son tour gouverner par sa femme.
A l'instigation du gouverneur, ce magistrat
devint, en effet, la victune d'une condamnab le
violence. Sans être accuse ni entendu , uue
lettre de cachet l'arrache à ses fonctions, il l'inamovibilité de sa charge, et lui assigne la ville
de Bourges pour terre d'exil.
On eut cependant quelque respect pour l'inamovibilité des fonction s dont il était investi;
tant que dura sa disgrace, et qu'on ne l'cuL .
pas uommé il une autre place, on ne songea
point à lui donner un successeur au Parlement
de Provence. Mais étant enfin parvenu à faire
admettre sa justification, et à ol)tenir la premièœ
présidence de Bordeaux (1), Jean de Mesgrigni,

(1) C'était Henri d'Escouhleau de Sourd is, plus gUCI'.

( 1) La ville de nordea us. étaiL la patrie de Bel'neL En

ricr que IJl'ébl , connu par ses démê lés i\ \'ec le duc (PE-

reto urnant dans la telTc natale, il se trouvail à jam&lt;tis

pet'non, et pour n,'oir com mandé l'arm ée qui reprit les

éloign é (Je l'auteur de ses infor tunes J el ces pmssall s

lies Sainte-Marguerite sur les Espagnols.

motifs tlétcrminèl'ent sa préférence.

\

�.'144

ESSAIS HISTORIQUES

de Troyes, membre du Grand Conseil , fut appelé il. le remplacer il. Aix (1).
Le comte d'Alais était toutefois parvenu à
ses fins, puisqu'il se trouvait affranchi d'un
censeur incollllUode, et même d'un ennemi qui
ne différait de lui que par moins de succès dans
•
ses efforts pOUl' lui nuire.
Aussi, dès que le chef fLI! éloigné, n'ayant
plus de motif pour faire éprouver ses ressentimens à la Compagnie, on le vit disposé il s'en
rapprocher, et à rétablir des relations qne n'aurait pas dû lui permettre de rompre le sentiment du devoir.
De son cllté, le Parlement se hàta de lui
rendre sa bienyeillance, et n'hésita pas à s'adresser il lui , peudant son séjour à Pal'is, pour
l'engager à prévenir le rétab lissement des présidiaux qu'on lui faisait craindre. Le comte
d'Alais accepta cette mission avec empressement, et promit à la Compagnie de faire ses
elIorts pour parer le coup qu'elle redoutait.
(1) Ce ne fut qu'en 1644, el Bernet avait été exilé

en , 64, .

~ un LE PAnLE iU ENT DE PROVE NC E.

245

Elle jugea cependant nécessaire de redoubler
de zèle pour détourner le malheur qui la me llaçait, et chargea le Conseiller de Villeneu ve
de se rendre dans la capitale, afin de sui vre cette
"lIaire. Il eut même la mission expresse de
poursuivre la suppression de la .Chambre des
requêtes, cette parasite que l'amour- propre a
désavouée 'pl~s qu'un réel intérêt, puisqu'en
consentant il l'adopter de bonne foi, elle n'aurait fait avec le Parlement qu'un seul corps, ot
'lue leurs attributions réunies n'.auraient causé
a ucllne perte à la Compagnie.
Afin de soutenir le titre de mandataire de la
Co m' dout fut honOl'é le Conseiller de Vi ll eneuve, on lui attribua 12 livres parj our, pendant toute la durée de son absence, en lui
laissant néa nmoins prendre part à la r épartilion des épices, cO~lIlle s'il ne cessait pas d'être
présent au palais.
Durant le séjour de ce magistrat à Paris , la
Compagnie reçut de Louis XIV et de la Reille
mère la nouvelle de la mort de Louis XUI , ct
cles ordres propres à réprimer les a tteintes il
l'aut orité royale, auxquell es cet évènement

�,

,
\

ESSAIS llI STOnIQUES

pouvait donner lieu. Les Chamhres du Parlement furent sur - le - champ assemhlées pour
recevoir ces communications ; on y discuta, immédiatement après, la question de savoil" si les
officiers de la Chamhre des requêtes seraient
appelés en même tem ps que la Cour pour prêter
le serment de fidélité au nouveau Roi. Mais on
résolut, comme il était facile de le prévoir, qu'ils
seraient séparément admis il cette solennité,
afin de ne donner aucune sorte d'approbation
il leur étahlissement. En conséquence de cette
décision , les Présidens, les Conseillers et les
gens du Roi prêtèrent leur serment à Louis Xl V .
On y iulmit, après eux, les greffiers civils et
criminels, l'avocat, le procureur des pauvres
et les huissiers; ensuite la Cour manda les officiers des requêtes pour remplir la' même formalité ; mais ils n'y satisfirent qu'apl'ès une
protestation formelle, pour n'avoir pas été ap l'clés à leur rang.
Le Parlement fit proclamer, selon les formes
accoutumées ( l ), la mort dtl Roi et l'avène -

('l

---

,------

r oy. la note de la P'S" 3g5 du tOllle l" ..

sun LE PARLEME NT QE PROV ENC E.

Jllellt de son successeur; et , comme il l'av ait
pratiqué dans toutes les circonstances semblabics, il demanda le serment à tous les officiers
subalternes , et délégua des Commissail"es, ann
de le recevoir des chefs de fatuille, tant à Arles
qu'à Marseille ct à Aix.
A ~'égard des autres villes, des bourgs et villages de la province, le Parlement sc contenta
de confier aux juges le s~in de recevoi~ le serment des habitans ; et il ordonna que les prélats et les seigneurs viendraient le prononcer
eux-mêmes en sa présence, ou qu'ils le prêteraient par-devant les lieutenans de leurs senée haussées, sous peine de la saisie de leurs fi efs
ct de leurs juridiclions.
L'attention scrupuleuse avec laquelle tous
les Parlemens du royaume s'appliquaient à lier
par la solennité du serment les sujets à leur Roi ,
serait-elle maintenant taxée de puérilité et considérée avec dédain? De nouvelles idées nOlis
~uraicnt - elles donc conduits il penser que le
serment est une vaine formalité qui n'aurait
plus lc pouvoir d'enchaîner la conscience ; qur
IJ .!idelli é n'cst elle-mêJllc qu' un inl ér êt Olt Urt

�ESSAIS HISTORIQ1I ES

SUR LE pARLEMENT D E PRQV ENCE .

sentiment, au lieu d'être un devoir; ou que , si
clic en cst un, l'honUlle est assez fort'pour l'ac-

t1angei"eux , par ses déplorables abus clans une
ré volution où il fut si souvent prostitué. Hélas 1
transportés alors par un subit enthousias me ,
éga lemmH partagé par le meilleur des monarques et sos sujets les plus fidèles , les Français
étaient.conune autant de malades qui, daus unc
crise violente, croient toujOlli'S à l'efficacité du
dernier remède qu'on leur propose.
C'est ainsi que nous livrant les uns les autres
oit des essa is funestes, nous fùmes irrésistiblement entraînés par la confiance si naturell emcnt
attachée à un grand exemple; c'es t ainsi que,
cruellement déçus de nos espérances, nous de-

complu: de lui-même; que le serment, inutile
pour les sujets dévoués par principes, loin d'être
°
un f rem.,
n ' est 'lu' un nouveau danger pour ceux
qui, craintifs ou ambitieux, sont ploêts à suivre
toutes les bannières, parcequ'à la félonie ils
ajouteraient le parjure?
Ce n'est pointpolli' lesscélératsquefut exigée
cet.te goarantie: à leurs yelL" , sans doute, aucun eugagement n'est sacré; mais les omes
faib les qui forment les masses de la société, et
dont la mobilité irréfléchie, et trop sou vent
aveugle, est si aisément en proie aux séductions;
ces sortes de caractères ont besoin de tous les
genres d'appui, ils se laisseraient moins entraîner par les factieux, ils seraient moins dociles à l'appel des chefs de pro:ti , plus attachés
enfin à la perpétuité des d ynasti,es et des inst"Ïtutions sociales, s'ils étaient réunis par la sainteté d'un serment, dont on aurait soin de leur
faire connaître les engagemens dans toute leur
étendue.
Gardons-nous de juger le serment commc

vînmes les tristes vicLimes de la terreur et de
la barbarie; c'est ainsi que le sentiment de
notre conservation individuelle nous réduisit
forcément il la ncgligence fatale de nos devoirs
de citoyen. Ce serait donc bien il tort que, pOUlo
déorier l'utilité, la nécessité même du serment
qni lie les hommes il la Divinité et aux Rois ses
irnacrcs on voudrait se prévaloi.r de cette
" ,
époqlle inouic-, oit l'unpiété ct la rébellion se
jouant de ce qu'il ya cie plus sacré sUl' la terre,
ct hrisant Lous Irs lien!!', co nsomlllèrent le plus

�ESSAI S

IIl STO nI QU~S

affi:clLX des a ttcntats sux L'Oint du Seig ncur , le
fils de saint Louis, de l'échafaud montant au
ciel (1).
Loin de nous prévenir contre un moycn de
salut , paxcequ'au lieu d'apaiser la tempêtc, il Cil
cst une fois devenu Lcjou€t, pel'suadons-nous, au
contraire , que La croyance des pcupLes, commc
ceLLes des individus, est encore disposée à jurer
u ne iuviolabLe fidélité en présence de L'Êh'c
Suprême, et à tenir constamment sa promesse.
Et n'est-cc pas par cette conviction intime qne
notre France a eu la consolation de voir tant
de citoycus, détestant au fond du cœur l'usurpation , ne sc dévouer néanmoins à La lcgitimité, objct dc tous Leurs vœ ux, quc Lorsqu'ils
ont été déliés ù'un serment ùont la force qui
L'avait exigé attestait par - Là même toute la
nuLLité?
Aussi devons-nous regrcttcr qu'on ait négligé
ccttc imposante soLennité, à L'époque forhll1ée
où la légitimité, de retour de l'exil , rcndit en( 1) Paroles sublimes adressées ,Hl Roi - M&lt;ll' I)'I' p&lt;ll'

J'ab bé Edgeworth so n çoufesscul'.

SUR LE PAR L EMENT DE PROVENCE.

un lc ]lonheur à la France. T ous les i ntérêts,
toutcs les affections scmlllèrent à l'envi' sc confondre alors pour se presser autour du trelilc
rétabli : le serment demandé dans une circonstancc aussi mémorable , n'eût-il pas prévenu
ou du moins abrégé lc siècle dés trois mois?
Pourquoi ne voudrait-on pas encore r enouvelcr , à ch aque nouveau règne , les T'actes
saints de La fidélité? Faut-il que , quelque bons
(Ju'ils soient, tous les usages de l'ancien r égime
soicnt également proscrits, pour avoir cessé
d'êtrc observés OU pour avoir ser vi même les
intérêts révolutionnaires? Pourquoi ne pas unir
par un contrat de consciencc les suj ets à leur
Princc? N'cst-ce pas un juste retour dcs engagcin ens que nos Rois prennent pour nos libcrtés?
Garantis par la générosité qui les leur dicte, Les
nôtres Le seront par notre amour. Eh quoi 1
parcequ'au milieu de tant de millions d'hommes,
i\ pour rait se trouver quelques paljures qui ,
par leur prévarication mêmc, se rendraient
indi"nes ùu nom français, serait - i\ juste, ct
b
.
même politiquc, dc faiJ."C peser sur la Hallon
entière un soupçon (le déloya uté, ct de pI'ivcr

�:.52

SU II LE pARLEMENT DE PROVE NCE.

ESSAIS HISTOiUQ"ES

ainsi le Sonverrun des utiles secours qu'il peut
retirer du sermen t de ses peuples ?
L'avènement du nouveau monarque au trône
frut naître ces réflexions. Sa Majesté ordonna à
la Compagnie de recevoir Je serment des peupleset des grands, et lui imposa encore d'autres
soins. Elle se pressa de publier Je testament'du
feu Roi , qui confiait la r égence à la Reine mère,
et nommrut Gaston de France lieutenant-O"éné"
rai du royaume. Heureux de ces dispositions,
le Parlement off...Ît il la Régente et au Prince les
hommages de félicitations et de fidélité, qui lui
méritèrent les témoignages les plus flatteurs ( 1).

253

Jaloux de donner au Souverrun, à la nalssauce de son règne, les mêmes preuves d'amour
que les autresPariemens duroyawne, il chargea
le C&lt;;&gt;nseiller de Villeneuve, que sa mission relenait encore il Paris, de s'informer de tout ce
'lui serrut pratiqué dans cette circonstance.
D'après les renseignemens donnés par ce
magistrat, un Président, deux Conseillers et
un Avo~t-Général (1) furent députés pour
porter au pied du trône les hommages de la
pOUl' vou s et de mon affection, C'es t ce que j'espère de
faire maintenant, en faisa nt consid érer à Leurs Majestés.
autant que vou s le sa uriez dés irer, '·otl'e zè le pour le
hie n de cet Etal ) et eo l'ad ministratio n d'ull e honn e ct

(1) Nous tie pouvons nous dcEfenurc de pl'~SeDlcl' à

équ itnble juslice, afin de vous les rendre favorables en

nos lec teurs la l cul'c que le Parlement reç ut , il cc s uj et ,

tOut ce qui concerne les intérêts de votre Compagnie et

de la part du lieutemllll- génél'a i du rOy&lt;lume.

la consenaLion de so n lustre ct de sa di gn ité . Vous re-

(c

MESSIEURS,

les témo ignages qu e vous ml avez donnés

cevrez les effets de cette vél'iLé , ,qui s'en oni'iront, d

ci e votre affection sur les OCc urre nces prése ntes , e l la

par là vous con naî tr ez c ombi en je s uis, l\'1ess ieurs , vou'c

Jeure que vous m'avez écr ite, m'ont été d'autant plus.

aITt!ctio oll é ami ,

GASTON.

asréables que j'ai toujours eu unI! sing ulière es tim e po ur
votre Compagni e . Je sa is combien eUe es t cé lèbre , p OUl'
,'l
l'
Il e re rcmp le que de personnes d'un si g raud mérite
ct j'ai auss i loujours dl:siré les occasion s de YOUS pouvoi:
donn er des prcuvcs ellèc liycs de ce lte es tim e qu e fai

1(

A Paris , le 9 juillet 1 G{3.

~ 1)

Le Présidenl Forbin de La Roqu e, les Conseill ers

)

lI e Laurens ct ll'AnL elmi , et l'AYoc&lt;l t-Gén é l'é\1 de Corm is.

--

-

--~

~

~

-

�~ss .u s

IHSTOnfQU ES

sun.

T,E PA1\LEl\'1ENT DE

PHO V ENC~,

Compagnie. 11 fut même arrêLé, slùvant l'usage,
que les magistrats qui seraient accidentellement
il Paris, se réuniraient à la députation, et que
le premier Président aurait l'h onneur de haranguer le Monarque, s'il se .trouvait dans la

CHAPITRE XVI I.
Faits fli ven .

capitale.
On accorda à chaque député une indemuité
de déplacement fixée à ·2,000 livres pour le
Président, et à 1,000 livres pour les autres
magistrats, avec l'assurance d'augmenter ces
sommes dans le cas où ils seraient obligés de
prolonger leur absence.
Tels furent les soins du Parlement il l'occasion
de l'élévation de Louis XIV au tr~ne ; et, pour
donner aussi des preuves de son attachemenL
au feu Roi , il fit céléhrer solennellement un
service pour le repos de son ame :

'èS

ne pas interrompre cc qu'il nous resL(,
a dire au suj eL de la Chamln·e des requêtes,
nous a lions réunir dans ce chapiLTe tous les
POUR

faits de quelqu'intérêt, qni se sont passés penda nt les six années de sa durée.
Ainsi que nous avons eu déja l'occasion de le
remarquer, Jean de Mcsgrigni succéda il de
Bernet dans les érninentes fonctions de premier
Président au Parlement. Sa réception n'offrit
rien d'intéressant, si ce n'est qu'il s'assujétit volontairement il un usage dont les chefs de la
Cour étaient dispensés, et qni ne concernait
que ses autres membres. Après avoir prêté le
serment entre les mains du second Président ,
et avant de prendre sa place, il salua individuellement tous Messieurs , l'un après l'auITe ,
chacun selon son rang.

·f

�Su n LE PARLEMEN T DE PROVE NCE.

ESSAIS fi ISTOIUQ U}:S

Pcu de jours après son installation , Mcsgl'igni fit cnregistrer un brevct de rctenue de la
sOlllme de 1 20,000 livres , que le Roi lui avait
accordée sur sa charge (1); cette grace s'étendit
dans la suite il tous ses successeurs.
Nous trouvons encore dans la conduite de ce
premier magistrat d'autres preuves des égards
qu'il était empressé de témoigner à la Com-

saient partie, et ils mirent ell communion avec
la Compagnie les émolumens attachés à ces
missions particulières (1).

pagtùc.

Tandis qu'ils s'exprimaient ainsi ces sentimens réciproques, la Compagnie fut vivement
blessée de ce que les Consuls n'étaient poillt allés

Choisi par le Roi pour terminer les différens entre les communautés impuissantes ct
leurs créanciers, le premier Président ne VOlllut pas remplir cette mission avant d'Cil avoir
fait part à la Cour. Elle fut infiniment sensible
à cette olJligeante attention, ct se hâta de lui en
adresser ses remerclmens . Cet exemple fut
blentot
' , adopté par tous les magistrats
1
', comme
un égard qu'ils devaient au corps dont ils fai-

La bienveillance que le premier Président se
plaisait il manifester à ses cpllègnes, rendait
c~ux·ci jaloux de maintenir les honneurs qui
lui étaient dus, avec autant de zèle que l'autorité du corps ent.ier.

( 1) Au moi s (l'octobre 1646, la Cour, au suje t lie
l'~ nregistrem c nt (l'un éd it

SUI'

l'ali énation des tailles

•

ordonna qu e tous les mernb l'es du Parlement qui pourraient être commi s à l'exéc ution de ce t édit , ~t génér;lleme nt tou s ceux qui l'ecevraient qu elque commission
l'enant d'un e autre autorité que celle de la (;Qur, mettrail!ll L da ns la boul'~e co mmun e du Pul'lement tous les
dl'o i,ts, émo\umens , épices, entrées, gages e l taxes des-

( 1)

Le brevet de l'etellu eétoitaccO I'dé pOl' le Roi CQn1 lH e

dite s com mi ss ions , pour être distribués COmm e les épi-

une grace, en vertn 'de laquell e 'le litulaire ll' un orri cc il la

ces ordinaires, en réservan t au CQmmissairc le (I roi t ~u

nomination du Roi , étai t a.ss uré ci e tou c her, Jui ou sp.s

quint; et que'celui-ci conservera it lui ,même sa part €les

sU(,CCS~C UI', la Somme

,1roits ordinaires et eJ t"''lorclin::.il'cs de la Chambre à la-

héritiers, (les mai ns de son
Slipulé e (bns le bl'el·c l.

ftttUl '

(I uell e il était aUn ché.

II.

'7

�~58

ESSAIS HISTOI\IQUES

au-devanl de son cbef qui revenait de la ca pilale,
après y avoir Iilit un assez long séjour. Elle leUl'
envoya un huissier pobr savou' le motif de leur
négligence. Celui ,ci ayant rapporté que les
premier et second Consuls, al'T~si que-l'assesseur, étaient à l'~ssem.blée des Etats, et que le
troisiè~e Consul, dans ces circonstances, l'l'avait pas c~aint de s'~bsentel' pour ses affaixès
personnelles, le Parlement constata .une condamnable négligence; tandis qu'il ne cherch3.1t
qu'à s'informer d?un oub li des convenan~es. Il
manda sur-le-champ le dernier Consul" et lui
adressa une sévère réprimande pour n'avoir
pas été à la rencontre d?- premier Président, et
avou' quitte la ville, en l'absence de teus ses
collègues.
,
Vers l'époque de la nomination de Mesgrigni,
le Roi créa dans le Pa'rleltlent deux charges de
Chevalier d'honneui, ou d'épée, auxquelles il
ajouta de très grands privilèges pour les rend.r~
plus vénales. Mais, d'après les réclamations de
la Compagnie qui exposa avec én"ergie les dangers toUjOLU'S sériellx de mêler des gens d'épée
à cellX de robe, ces charges ,'ent supprimées

,SUR LE PAllLEMENT DE PROV ENC~.

\259

avan t 'mêlile que l'édit qui les créait eût été
présenté à la vérificatioll.
Au cOI;nmencement de l'année suivante (1)',
les gensdu Roi req'uirent leParlementde joindre
ses recommandations ,à celles que les autres autorités de la province avaient accordées aux
députês du' chapil,re de la Major de Marseille,
qui.se rendaient auprès du Pape pour demander
la èanonisation de Jean-Baptiste d~ Gault, dont
la' sainteté était atte~tée p3.1' les fréquens miracles qui s'opéraient sur son tombeau. La Compagnie accueillit cette demande'sans difficulté ,
et donna auxonanoines députés des lettres pres,
santes pOLU' le Saint-Père. ,
La prétention, depuis long-temps élevée par
les généraux des galères, d'avoir juridiction
pour les délits commis par les gens de mer,
même en terre ferme, causa une émeute, en
1645, qui faillit compr~ll1cttre l a sûreté de
i\1arseille. E lle fut le résultat des violences auxquelles les gens des galères se livrèrent, pour
s'affranchir des poursuites que la justice ordi-

ru

-

�ESSAIS I-IISTORIQUES

naire ent il diriger con tre quelques-uns d'entœ
eux. Ils s'emparèrent de ~'ive force des huissiers et du greffier du lieutenant envoyé!&gt; pour
les assigner, et commirent des excès aussi dangereux pour le public, qu'ils ét.1Îent répréhen~
sib les en eu..'i:-mè.mes.
Nous ne croyons pas toutefois utile de les
ra l'porter en détail , parcequ'ils ressemhlcllt à
tous "Ceux de quelques mutins effrénés, !lt que
d'ailleurs, le Roi s'en étant attribué la connaissance dans son Conseil, le Parlement n'eut plus
à s'en occuper . .

Mais frappée des dangei-s qu'ils lui a.v aient
fait craindre, cette Compagnie voulut pr;fiter
de la première occasion pour en empêcher le
retour. Elle ne se présenta qu'après plusieurs
années: son amour pour le pays s'~tait chargé
de ses souvenirs; et dès-lors il$ ètaient plus
durables. 0:1 ne pouvait détruire ces germes de
troubles, qu'en annu lant les prétentions des
commandans des galères. C'est la conduite
qu'observa l~ Parlement, en procédant il la réception du marquis df' Créqui dans la place de
général des mers.

SUl\ LI::. PARLEn.IENT DE PROVE NCE .

En ellet , illl'enregistra ses provisions (1) &lt;[ue
sous la clause; « que la conuaissance dç toutes
« les allàires civiles qui seraient entre les habi« tans des vi ll es et lieux de la province, et les
« soldats, matelots et autres gens de iner,
« ensenlli le de tous les crimes ct délits p'al"
c( eux commis en terre fél"llIe, . appaltiendrait
cc aux jllges des lieux, ct par appe l au p~'rle ­
« Tuent. »
Ces sages et justes pl'écau lions furent rati fiées , dans la suite, par le Conseil-d'État (2) .
La Cdmpag'nie , vers l'époque où cette émeute
cu t lieu, obligée de réprimer les entreprises
injus~ es

de l'intendant Challlpign y (3), cut le
bOllheur d'y réussir.
Un plaideur ayant adressé ses plaintes à l'intendant contre l'Avocat-Général de Cm-mis ',
dont il désirait la récusation, Champigny lui
pèrmit de faire informer pour y parvenir. Mais
c'était, de sa part, un. empiètement manifeste.

(1) 1660.
(&gt;l Pal' les "ITéts de 1678

el .686.

(3) JI av ait succédé il Vautol'l.

�ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEME NT DE PROV ENCE.

La Compagnie cassa son ordonnance, et le
Conseil-d'Etat confirma cette all11ulation, lIui
se fopdaitégalement sur l'ordre des jUl'idictions
et sur les privilèges du Parlement.
Le diocèse perdit cette même année , 164?' , .
Louis de Bretel, son preJl1ier pasteur, que suivit
au tombeau l'a.ffliction publiqùe. 11 fut pl'esque
le seul qui n'e~t .pas de discussions avec le Parlement , et le premier qui mourut à Aix depuis
Son institution. La Compagnie œgretta que
l'absence de ses p~'ens qui auraient dû annoncer ;;a mort , l!e lui permît pas de rendre à ce
prélat pieux et pacifique tous les devoi.rs funèbres. Il eut pour sucee seur le frère du premier
lUinistre (1 ).
La Compagnie eut a,ussi à exprimer des .témoignages de regrets au comte d'Alais qui, 'Vers
le même temps , perdit'son fils unique. Les dé-

,

~63

puté~ ql.t:elle ,chargea de ce solo, allèrent téI/wig,!er au Gouverneur (disent les regi6tres ),

les' ressentimens dt; la Coltr.
'Nous termin~rons ce chapitre, par quelques

détails's\1l: la réception du dùc de Fronsac (1) ,
neveu du cardinal de Richelieu, lors~u'ayant
ohteI\u qe Ce ,ninistre qui la possédait, la charge '
de grand-maître. et de.s)U'Întendant-général de
la navigation et du commercé, il vint présen1
•
ter ses provisions au, Parlement.
Qlfand il eut'adressé sa requête à la Cour (2),
,e lle nomlpa deux Commissaires pour faire elZ'1uéte su r sa ('ie et ses m œurs (3). Après leur

(1) Al'lliand -&lt;le Maillé de Bl'czé , duc de Fl'ous,.ac, nc ..
yeu clu cardinal de

(2) L e 6 Cévri er
(3)

Ri&lt;;h ~ li e,l.

161,5.

1';10U5 ignorons poul'lquoi

FrQosvc sc

fil n~cevoj r

par Je ~)3I'I em eul de Pl'ovcl!ce ; il . lui suffisait ùe faire
(1) Micllel Mazarin , maître du sacré palais , qui fUL

l''IlrcgiSlI'(, I' s&lt;! s provision s, Celte Compagnie était en

ensuite cardinal du titre de Sainle - Cécile . fi est re-

usage d'enquêter · sUl' la vi e ' eL les, fu œurs , non- seule-

marquable que deux c ardinau x , également frel',e~ de

ment de ses mcmb,'cs J mais d~ toutes les personnes ,

premiers ministres , a ient occupé le siège d'Aix, pres -

q';ell cs &lt;lu'eUes fu ssenl , qu'il nevait in staller d.. ns d f' ~

qu e sans intenuption,

fo n c li o n ~

publi'l.tI(' s,

�ESSAIS HIS'J'OlUQUE :&gt;

SUR L E PAIWEMElSlJ.' DE PROVENCE.

rapport favol'âble , elle le manda dans la Grand'Cllauwre (1) pour son installation. Le duc de
Fronsac entra sans·épée , et entendit au coin dn
bureau , l'arrêt de sa 'r éception que pronon ça
le premier Président; s'ava nçant ensuite pour
prêter serment, il sc mit à &lt;Tenoux alU ' pieds
"
du chef 'lui lui en lut la Jin'mu le ell oes termes :
« Vous jurez et 'pl'omettez de bielJ et loya le« ment exercer votre chal'ge, de rendre j us« tice au pauv~'e coinme au rich e, de tenir la
« main à l'exécution des arrèts de la ,Cour, et
« de vous comporter en tout et partout ainsi
« qu'est tenu et obligé de faire un bon et no« table grand-maître, chef et slll'intendant« général de la navigation et dll cOlDmerce de
« France. »

gcns du Roi, pehdànt qu'un avocat présenta ses
lettres, et que le premier Président prononça
l'alTêt de leur enregistrement. Ce magistrat lui

,

Lorsque le,duc eut prété serment, il alla reprendre son épée, et se plaça au-dessus du
doyen. La Cour se rendit ensuite à l'a udience
,
,
et le grand-maître se tint au bout du ba'ne des

adressa ilDllJ édiateJllent ces paroles qui prouvent combien la Compagnie était attentive à
n'admettre au milieu d'elle que ceux qui, 'pal'
4clIl' qualité, pouvaient justement prétcndre à
cet h onneur ; « En qualité d'auùral, vous n'a« vez place qu'aux sièges bas, parceque ce n'est
« pas une charge de la couronne; mais à pré« sent que vos lettres sont enregistrées, v'Ous
" poùvez prcndre place &lt;l ux sièges hau ts CO llllllC
« duc et pair. » Le duc de Fronsac s'assit alors
au-dessus du doyen et assista à l'a udience (1),
COIlJJu e il l'avait déja pratiqué dans la Grand'Chambre.
'L'année suivante, le Roi fit passel' cctte
chru'ge sur la tête de la Reine mère. Les lettres en furent cettc fois enrcgistrées en asselllblée · de Cham]lres, « attendu (port ent
« les registres) l'élllinence et la sublimité de

( 1) Sa charge ne IUL do nn ant pas enu'ée au Parlemen t , il n'avait 'pas le droit d'êll'e reçu par' les Chambres

i6sem blées,

( 1)

D'Agut ..

Hi,~ loire manusc. du Parlemen t .

�2ÔÔ

\&lt; la pe.rMufle
« poséê; mais
« l'.we nir. »

.O:oSS.us HISTORIQUES

sun LE p"RLli'nlElYT DE

~ROVEN C E .

qui ladite èharge a été dé&amp;VIS tirel: à con~équcnce pour
Cil

CHAPITRE XVni.
te p",rlemcnl per.iévèrc à repousser de

'
tc,\ucles.
- II

• •

aCt:Ordè l~

~e venGj~

SOIl Jeitl let Chamb {c Je)
• 'J
' ant h
r
'J" "'lu' 11 •
envers Ill\lcn
(le la prolee"

t \ •• , •

1 ...J SCll' lul'alo ca'dse par la
ce lle-d.

1

Cour.d~.J Cdmples,L.......

1

•

1

~ .J 1)

V,l.RRt:rdq Conse}~'a,,~itobtenula!Chambrl!
des requêtes, semblait e~ promettl1e à,celleci de pc;myoj.r ,se réunir ,au Parlement, et ,partaget les honneuxs q~~ lui étaient ,at1Jtihués.
L'année. &lt;lui suivit le J,1iomphe que çonsadrait
cet arrêt, elle ·conçut donc l'espérance d'assister
à )a processi()&lt;1 ,de la F ête-Diflq, et y tenait
d1autan~ l'Lus, qll'~lle crqyait, par sQn uhioluu
far lllJllenh relev6ll,da:ns l'espr,i t. du peuple la
dignité des fonctio'ns 'de ses membres qui , fcapL
pés de ,répr.6batioh par l!imcielme magistl1ature, .
jo'ùi~elilt par ~ii mème de fiien 'peu de

COll

51·

déDa ti.on '11
' Cette sa,tisfaqtidn lui fu~ cepeudant.ravie par
les reSSOlll'Oe8 que la Compaguie puisa dans 1''1-

�sun LI:: PAnt.l;:MENl' DE PRO" ENCE.

dresse , quoiqu'un tel auxi liaire fût indigne p~
la gravité e td~ Iii loyallte des mag-istrats . Mais,
aux prises avec la vanité, tous les hommes sont
éga lelllènt petits, et attachent aux hochets
qu'elle leur olli'e les signes d'une idéale et fantastique importa·nce. La Cour, en effet, persévérant dam son opposition, la fonda, cette fois ,
sm' ce que le chapitre 'ayant surpris un arrêt
du Comeil qui lui attribuait quelques stalles du
' " pas,au Par le'lll{'m
' ''''' d e'' se
chœm',,. l'1h'é convenaIt
conunetlJre'avec lui ou d'approuver son entreprise, et qu'ainsi vingt-quatre de ses membl"es
seulement; à commencer par les plus anciens,
et deux des gens du Roi, assisteraient à la cérémonie, )
, Cette résolution, comuie on doit s'y attendre,
excita les plus 'vJÎves plaintes de la par~ 'des 'oFficiers des requêtes ; et l'intendant; pénétré de
leur jllstice, vou lut s'en rendre l'organe 'auprès
de la Compagnie. Il e~aya, dès le lendemain,
de faire comprendre à celle-ciqu1une telle délibération était évidemment contraire aux ordres
du Roi. Le Président de La Roclue lui répondit
'lue « la Compagnie avait anêté d'adresser

« des remontrances à

269

~a

Majesté, relativement
({ au' préjudice qu'occasionnait à la province l'&amp;« tablissement de la Chambre des requêtes ;
« que les droits dll Parlement exigeaient qu'il
« n'assistà! point en corps à la procession cette
« ,année; qu'il était dès-lors impossib.le d'y ad« mettre les nouveaux magistrats; mais que,
« pour satisf;lire ceux-ci, il allait de npuveau
« faire délillérer la Compagnie à leur sujet. »
Les Chambres asselliblées n'hésitèrent pas à
persévérer dans leur première détermination,
et envoyèrent deux de leurs membres aux officiers des requêtes, pour lem' en donn~r connaissance. Ceux-ci, malgré leur mécontentemen t , sur"ent .allier la modération à la plainte,

,

et députèrent à lem'
tour, deux d'entre eux au
,
Parl ement, potjl" déclarer « qt\ayant l'honneur
« de. faire partie du même corps, ils étaicJ;l t
« loin de vouloir désobéir ; n;\ais que , dan~ ['in« térêt de I ~urs. charges, ils devaient fai.re lem'
« protestation. »
Le "pie avec lequel l'autorité avait soutenll
les int érêts des no\, vea ux lIIagistrats en cette
cir~onstance, lui prépara un désagrément de l a

�ESSAIS li ISTURh,lU $

part de la Compagnie. SUl" le Illotif que les.1ll tendallS, qui ne sont pas maîtres des requêtes ,.
n' ont séance dans les Parlemens que lorsqb.'ils
y viennent cOnLmuruql\er df',s aftaires du Roi ,
elle arrê~ que celui-"Ci n'aurait me place dan.9
les cél'émQnies qu'en qualité' dl! Consetll er ltonorait'e, c'est-à-rure après le d·oyen. 1
Un huissier ~llaaussitôtdonner connaissance
il l'intendant de la délibération 'lui venait d'être

prise à son 'sujet. li répondit «' qu'il ne se ren« cirait à la procession qu'autant 'lue' les officiers
« des reqUêtes s'y rendraiellt , 'et qué', si la
« Compagnie leur refusait le rang qui leur '
« était dû, il se placerait à leur tête, où 11 se« rait plus à portée de l'encire compie an Roi

« du traitement, qui leur serait fait. »

Ma lgré oe ton menaçant, les officiers des requêtes et l'intendant ne se présentè);eJ1t point"
la céremonie; 'et, contre toutes l'es probabilités,
le Parlement fut encore une tOis vic~oüeux :
Mais sa générosité et son obéissance l'e'ussent
rendu plus grand qu'u'n triomphe fondé sur
une résistance peu raisonnable.
Deux jours après , à l'occasiOlI d'un T e Deltm ,

sun L E PAR 81\1EN T DE

PROVE Nr. l~ .

il se cOl1forma .encore avec succès à la mèrne
délibération; du moins ce parti J'Fbvint-il
vraisemblablement, cette fois, un plus grand
mal: car il n'ellt pas été surprenant que 10
Cour pagnie, ainsi que la Cour d6S C0mptes i
se don,nassent scaIldaleusemeJlt el·1 spectacle, si,
comme elle, sercndant en çorps' à la métrop0le"
ell e' eût trouvé une pârbie dessièges qui lrui au"
l'a:ient été nécessaires, occupés par les mernbllC"
du chapitre, résolus à ne pas les céder.
Il ne nous semble pas inuti.le de raconter
cette scène, quoique étrallgère à notre sujet, ne
fût-ce que pour pl'bU'VC:t:, de p lus en plus, l'av~ntage de la modération et de la sagesse.
La Cour des Comptes qui n'avait aucune raison d'éliminer une partie de ses 'membres de la
cérémonie à laquelle etle devait as~ister, so
relIdit eri corps à la métropole; mais, parmi les
stalles.qui Itti étaient précédemment destinées,
elle en trouva 8ix garni~s pa!, des chanoines
qui, sourds à toules les in vitati'ol1s, rcfusèr~nt
obstinément de lesabanâonner. Les lUa~ats&gt;
indign és d'une telle résistance , s:ahandonnerrt
eu'X'-mêmes à un funeste ver1iig'e, et cOl'lr;oivellt

�:J7'l

ESSAIS HISTORIQUES

su n LE PAHLEMEN'j' nE PROVENCE .

la prétentiol! iUOlûe de recourir il, la force pour
les expulser. Oubliant la dignité de leur caractère, et le respect qu'ils doivent à la sainteté du
lieu, ils sc livrent à des agressions violentes,

devou' , s'y li vrent avec lant d'e mportement!
Nous en avons souvent décrit los effets désas treux; mais en fut-iljarnais de plus déplorable '1
Le temple souillé! les divins cantiques interrompus ! les fidèles obligés de maudire ceuxmêmes dont ils attendaient des bénédictions,
des exemples de l'ecueillement et ' de piété,' et
qu'ils avaient naguère en vénél:ation! Quelle
réunion de maux et de scandales!
' '

qui occasionnent une scanda leuse profanation,
pendant que les chanoines, plus coupahles el1COl'e, repoussent lem's attaque~ avec fureur,
eux qui, gardiens-nés du temple, ne devaient
songer '{u'à éviter le scandale, et ne pouvaient
l'empêcher qu'en se retirant, sauf à faire ensuite valoir leurs plaintes.
Quoi qu'il en soit, une de ces rixes qui ont à
peine lieu dans les orgies de la popu lace, ne
tarde pas à s'engager; et le peuple, dans son
affiiction e~ sa surprise " heureusement aussi
dans son i01passil&gt;i lité, voit les ministres de
Dieu et ceux de la justice, dans une horrible
mêlée, en venir aux mains, se défier, s'atteindre, se. renverser et faire voler : da!ls les
au:s leu~s insignes en lampeaux, comme tous
les ohjets mobiles qui sont à lenr portée. Que
ne peuvent donc pas les irritations de l'amourpropre, puisque ceux mêmes pour qui la sagesse et la modération sont du plus rigourenx

:17 3

Uarchevêque, dans sa douleur, interdit SurIe-champ le chœur de l'église 'lui venait d'étre
le théàtre de la profal;ation, et les chanoines
dont les forces avaient trahi l'ardeur, maltraités par les magistrats , loin de convenir de
leurs torts, osent encore, dans leur ressentiment, compter sur l'esprit de rivalité qui divise
les deux Compagnies, et accourent, comme
pour. un débat ordinaire, signaler au Parlement
l'agression dont ils ont été les victilnes, en
oubliant que leur vauité l'a imprudemmclJ!
excitée. Avant de leur permettre des poursuites, cette Compagnie recueille des renseignemens; mais bientÔt, sans rien préjuger, elle les
autorise à se pourvoir par requête, et délègue
Il,

•

�~._

1

~rf

ESSA. IS

H l STU1\1QU ES

le doyen de Boyer et le Conseiller de Berlnond
pour informer régu lièrement sur leurs pl aintes.
Heureusement ell e n'eut pas à les juger ; et
nous devons croire, dans l'ignorance où nous
sommes du résultat de cette affaire, ~ue le Roi ,
qui s'en attribua la counaissance dans sou Conseil, sut réprimer il la fois les excès de tous ce ux
qui y jouèrent un r&amp;le si dép lorable.
Dans son aigreur contre la Chambre des requêtes, le Parlement fut satisfait de l'em~iète­
ment des chanoines, et négligea de revendiquer
les stalles qu'ils avaient usurpées. Mais i l fut
puni de s'être aJ)andonné par ce motif à une
telle inertie; car vonlant dans la suite élever
des réclamations, on lui opposa son acquiescement. Ne peut-on pa~ dire avêc fondement
qu'il mérita de voir cette injustice maintenue,
puisqu'il l'avait soufferte dans le seul hut de
pouvoir en co=ettre une, à son tour?
Cette Compagnie ne cessait de se montrer
contraire à .la Chambre des requêtes, et était
attentive à profiter de toutes les occasions qui
pouvaient l'humilier. Il en survint une dans la
demande formée par Grimaldi ne Regusse,

SUR LE PAR.LEJ\otENT DE PROVEN CE.

:l75

pour se fau'e recevoir Président à mortier. Malgré l'arrêt du Conseil qni permeltait à la Chamhre des requêtes d'assister à toutes les assemblées de Chambre, le Parlement parvint encore
il l'exclure de cette solennité, sur le prétexte
frivol e que l'a rrêt dont elle se prévalait, l1'avait pas été signifi é'aux gens du Roi; et Regusse
fut admis en son absence, sous la présidence du
Conseiller de Thomassiri , parceque' les Présidens, apparemment moins intrépides, s'étaient
retu·és.
Il est vrai que les membres des requêtes ne
perdirent point de temps pour attaquer le Conseiller de Thomassin, comn~e coupable de ne
les avoir pas appelés; mais ·Ia Compagnie .délib éra de partager la responsablité qu'on ch erch ait à faire peser sur son ch ef transitoire.
Cette démarche n'empêcha cependant pas qu'un
nouvel arrêt du Conseil n'assurât le triompI1e
aux magisti'ats évincés, en cassant la réception
du Président de Hegusse, et exigeant son renouvellement en leur présence. Ils y furent en
effet appelés; ruais , selon les apparences, il s ne
durent cet acte de justice qu'à un ,acte de ri-

.,

�ESSA IS HI STonlQUES
SUR LE PARLEMEN T DE PROVEN CE .

gueu!' qui confirmait en mème temps l'arrêt dont
nous a ,·onsfait men tion. Ne se bornant point à
bli mer la conduite du PaJ°l ~me nt , il atteignit
ceu:,;: de ses m embres qui l'avaient le opLus a~­
deillment inspirée, ~t interdisant les Conseillers
de Thomassin, Dedons, de Leidet et d'Espagnet , il les manda au Conseil:
de la
Cette mesure dicta des remontrances
,
part du Parlement, dans lesquellesîl supplia
50. M. de dispenser oces lllagist~ats de se rendre
à Paris , en considéranon de leur àge et de leurs
longs services;
Dans la crainte que cette demande ne fût pa.
accueillie, le Parlement déliMra que, si l e~
magistril~ mandés étaient obligés de déférer à
cet ordre , ils seraient défrayés par la Compagnie, et que chacun en recevrait la semm e de
1500 liv . , en conservant leurs dxoit s à la repartition des epices.
Elle sentit toutefois que l'obéissance serait
le meilleur moyen de désarmer la sévérité; et
c'est par cette raison qu'elle se ~elàcha , pour
cette foi~, de sa persévérance à repoussélo les
memhres des reql!êteso

':177

Cependant, comme ce fut par la nécessité
{Iu'elle se trou va ,oéduite à leur donner cette satisfaction, ils en devinrent de plus en plus l'objet de oses ressentilllenso En effet, cn~oyanL peu
de temps après des députés à la rencontre du
Gouverneur, ell e leur ordonna de retourner
sur leurs pas , plutôt que de souffrir que lesofficiers des requête~ se joignissent à euxo Dans
le but d'ÏIne nouvelle exclusion, il fut aussi
arrê té que seize membres' de la Compagnic
seulement iraient a lhwl cr le feu de la 5aintJ ea n, quoique le Parlement fût en usage de s'y
rendJ.'e en corpso Aussi , odepuis cette époque,
eu quelque nombre que se tro uvassent les magistrats, on neo leur distribuait plus gue seize
flambeaux pour cette cérémonie.
La Compagnie ne se bor~ait pas °à °signaler
opal' de mauvais procédés la haine qu'e lle portait à cette institution nouvelle, mais son z~le
s'a ttachait surtout à en solliciter la suppression ;
et elle en vint jusqu'à offrir au fisc troi~ cen t
mille liv 0 pour l'obtenir 0 0 0
1
o
Mais, comme cette offre fut sans succès, elle
n'eut d'autre moyen que de r~rsévérer d~ns ses

�S UR . I.E

ESSAIS HISTOIUQUt:S

PAnJ~ EI\t1rN'T

D,E PROVE NC E.

témoignages de malveillance, et de les manifester. Malgré les arrêts nombreux que rendait le
Conseil-d'Etat, ,toujours fertile en ressources,
elle sut trouver des prétextes pour continuer à
exclure ces magistrats dès èérémonies publiques où ils arnhitioIUlaiÉmt si fort d'assister (1).
11 serait sans doute fastidieux de les rappeler, à
cause de leur uniformité , ~t aflligeant de réproduire sans cesse les preuves d'une résistance
que l'on pourrait à bon ch'oit , il cause de sa durée, appeler rébellion , et qui, non moins imprudente qu'injuste, attira sur le Parlement
des orages qu'il eût sans doute ·détournés par
plus d'obéissanèe.
Le Parlement de Provence fOurnit, eJ~ effet,
des armes au cardinal Mazarin qui, ombrageux
et prévenu· contre une institution si souvent

magistrats provençaux, de frappel' dll m êllle
coup tous ceux du royaume.
' )
Pour parvenir il ce but, le ministre inspira
il la Reine régente la Résolution d'établil' un
semestre en Provence ,. c'est-à-dire un nouveau
corps de magistrature qui, pendant la moitié
de l'année, fût investi de toutes les attributiONS
et de toute l'autorité dont jouissait le.Parienlent.
C'était donc une interdiction réelle prononcée
contre cette Compagnie, pour le temps où elle
serait SJ.llS exercice, et 'lue l'on pouuait prolonger il volonté, selon que l'on compterait
plus sûrement sur la dépendance dès magistrats

menaçante, s'estima heureux, en humiliant les

pas. 503) : «Le minislt'6 n'avélÎt qu'à cOl11pôser 1~ Se-

qui allaient hù succéder ~ l ) .
(1) Le 'p . Papon, de J&gt;Oratoire, hislorio graph e ùc
Pl'o\'enèe , écrivai t en 1785 (Bis e. de P rovençe' , t.

rv,

l(

mes lre de Jn :lgi sLrals C'jui lui fussont-dévon çs, a l :dors il

1(

n'y aVaill'i en qu'il ne plÎl entreprendre sur les dro il S du

Il

pays. au Cun impôt qu'il ne pl\t m eUre. Il aurait att endu

(1) Une seule fois , en J 645 , ils parvinreol à assister

(( lJue le Semes tre fûl en ex erc ice, pour f:lire pnsser k s

li la solennité de la Fê te-Dieu ; mais il s'en suivit de viQ-

Il édits et les dèclnration s qu e l'abus (l e l'aul o l'Îl é aurait

liens débats , par la prétention Ju Parleme nt de leul' re-

(1

fail éclore dans deslPmps malh eureu,; . Et (l ue sa:it-oll.

fuser les haules sta ll es.

H

si les ci toyens gé n é re\1~, qui aura ient "o ulu réclamer

-

._--

-.

~,'--

�::180

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLUIENT DE PROVENCE.

Afin de former cet établissement, les officiers
des requêt~s furent commués en magistrats de

I ls n'hésitèrent pas d'accepter les bases d'une
réunion; le traité fut signé à la Ciotat chez le
Président Grimaldi de Régusse, et reçut ensuite
l'approbation du Gouverneur. Par le moyen
de cet accommodement, le Parlement conçut
l'espoir d'éviter le ll1alheur qui le 'menaçait.
Mais ,le nouvel édit o:fITait tl'op d'avantàges

Semestre, moyennant le paiement du surplus
de la finance à laquelle ces nouveaux offices
devaient être taxés .
Trois Présidells à'mortier, trente Conseillers,
deux Avocats-Généraux et un ProolH'eur-Général réunis aux membres des requêtes, durent
former cette nouvelle Compagnië qui, en affaiblissant le Parlement, semblait encore offrir
au ministre une mesure avantageuse pour te
trésor, .
Instruite de ce projet, et en apercevant toutes
les conséquences, la .Cour reconnnt trop tard
les torts de sa résistance, et chercha vainement
à les réparer. Elle essaya de se rapprocher des
magist~ats qui avaient été ~i long-temps Îes

objets de son aversiqn et de ses déd~ins, et elle
lestrouva généreusem ent disposés à toutqublier.

u en f~lveur des lois antiques e l respectabl es

S UI'

les-

Il

':J.ueUes repos ent la lib ert é e l la proprié lé 1 !l 'alu'a ien l

Il

pas été dé voués au. glaive.qu',ull mini s tl'e absolu tl Urall

Il

mis dal15 les mains de ces nOl1Veau~ juges ?)l

au ministère, pour qu'il voulût y renoncer (1).
Aussi, loin d'écouter les prières de la Compagnie, le Conseil cassa la convention (p:IÏ avait
été conclue, et corrunitle premier Président (2),
les intendans de Provence, du Languedoc et
du Dauphiné, et les officiers des requêtes, pour
procéder à l'étabfusement du Semestre et en
exercer la juridiction, en attendant que les autres chargesoréées fussent remplies, L'intendant
de la province Feçut encore l'ordre exprès d'infOl'mer SlU' les oontraventions et les obstacles
qu'ori tenterait d'apporter à cet étaJ)lissement,
et le comte d'Alais fut chargé d'y tenir la main.
Le Parlement, très aIDigé de ces mesures , ne
&lt;'lllo, tde. 647,
&lt;'l De Mesg .. igni ,

____

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Z..

, #

_

�•
ESSArs HISTORIQUES

perdit cepenclant pas l'espoir de les faire rétractet, et se livra avec.. la pl us grande activité il
diverses démarches pour le réalÎl!er. C'est ainsi
qu'il eut recours au c.1rdinal Bichi évêque de
Carpentras \Jui, à sa prière , se rendit il Aix,
et qu'ayant échoué dans les propositions dont
il le rendit l'intermédiaire, parceque le Gouverneur, fidèle au mandat qu'il avait reçu, paralySa ses bonnes dispositions, il s'adressa,
pour le même objet au cardinal de SainteCécile, archevêque d'Aix, de retour de Catalogne pour se renru'e à Paris. Dans le des~ein
d'obtenir ses bons offices, le Parlement alla le
visiter en corps, et le premier Président lui dit
que la Compagnie avait délibéré de remettre ses
intérêts entre ses mains et de souscrire à tt;&gt;us les
arrange mens qu'il jugerait conv:enahles. Favorablenient disposé pour elle, le cardinal lui
donna ce C?11Seil italien: Ubbedite ClYI1le polastri, e 'lflOndaio non vi sard,fate rumol'e (1).
Ce conseil ne fut que trop bleu suivi; dans
(1) Obéissez comme des poulets et lorsque je n'y
1

Sf'r;'lÎ

plus. faîtes rlu bruit.

sun

LE PARl.EMt;NT OF. Pl).OVENCt:.

~83

l'espérance d'obtenir la suppression du S~mestre,
les magistrats en acceptèrent l'établissement
sans opposition hostile; mais nous verrons
bieutôt que ceUe création, fruit de leur désobéissance obstinée, devint une nouvelle occasion d'égaremens, de crinies et de désastres.

..

�ESSAIS HISTORIQUES

CHAPIT RE X IX.

LE souvenir du Semestre nous ~·évè l e l'une
des plus importantes époques de l'histoIre du
Parlement. Froissée, avilie, dét:hue de l'affection royale, en butte aux · rigueurs ministérielles, la Compagnie se livra à des voies de
fait et à des résistances dans lesquelles ell e intéressa le peuple, et que nous ne devons pas
même entreprendre d'àtténher. Pour résu ltat
inévitable d'une telle conduite, elle exposa ses
magistrats à .être interdits, dégradés, emprisonnés, et secoua au milieu des citoyens les tor·
ch es incendiaires dela guerre civile.
Cruels effets de cette longue obstination à
éloigner une magistrature digr.e ·d'égards et
d'adoption, puisqu'elie devait son existence à
la volonté du Souverain. Cntels effets encore
de l'in-itation du pouvoir qui, loin d'avoir égard

S UR LE PARLEJ\1ENT DE PROVENCE.

~85

ail repentir et ne sachant pas s'arrêter à la sage
menace qui était parvenue il. le produire, espéra se venger et s'enrichir en la réalisant,
tandis qu'avec plus de prévision, il lui eût été
facile de reconnaître que c'était illutilement
exposer le pays à des commotions funestes que
rien ne pourrait compenser.
Quoi qu'il en soit, la main royale approuva
le projet du premier. ministre, et cetj.e sanction
dut bient"'t le faire exécuter.
En effet , les Commissaires s'étant rendus à
Aix, envoyèrent au palais, le 27 janvier 1648,
deux huissiers de la chaîne qui, se présentant
aux Chambres assemblées du Parlement (1),
leur donnèrent lectme de l'arrêt du Conseil ,
établissant. le Semestre, et portant défense aux
anciens magistrats de faire aucunes fonctions
de leurs charges, soit en puhlic , soit en particulier, hors lé temps de l.eul' exercice, à ·l'exception du premier Président et de l'arche\:êque
(1) Hu issiers du Consei l ~ dont le costume éL:'lit un
mantea u à grandes J"q. anches, et u~ e chaine ,c n or à lafJuelle était s uspendue un e médaill e.

-

--

--

~~

-..

~.'--

�~86

qui devaient égal ement servir dans les. deux
Compagnies. Ils laissèrent ensuite entre les
mains de Mesgrigui la copie de cet a.t'l'~t , et se
retirèrent sans vouloir se charger de la réponse
de la Compaguie.
Elle ordonna dès~lors au doyen de Boyer et
aux Conseillers d'Olivier et de Lombard, de
porter aux Commissai.res du Roi son acte d'opposition, motivé sur ce que l'arrêt d'interdiction lui avait été notifié pour l'exécuter avant
qu'elle eût procédé à son enregistrement: ce
qui. était une violation des r ègles (1).

(1) cc Sur les avi s donn és à la Co mpagnie qu' il y a deux
ct hui ssiers du Conse il

pOUl'

lui sig nifi er un arrôt d'Întel'-

LE PARLEME N T DI::: PRO V E NC E.

Dupui , procureur en la sé néchaussée de
Bea ~caire, appelé aux fonctions de ~ uhs titut du
I(

faite , offrent d'y travailler incessamme nt ; ice ux leur

(1

ayant r efu sé, pour leur ôter le moy en de témoigner

Il

au Roi JClIr zèle ct obéissan ce J ct faisa nt dessein de

(1

commencel' le uI' procéd ure pal' .l'i nterdiction , bien

II

qu e tout premi èrement

I(

procéder à l'eoresistrement , de quoi le P arl ement en ..

n

tenu parler dans sa r éponse , et protester si elle est

I(

r eçue j comme a ussi leur protes teront de la nullité de

00

dût satisfair e ci. l'adresse e t

(C

leur procédure, et que les officiers .des r equêtes, pal'

If

les(luels ils prétend ent fai re e nregistrer l'édit , n'o nt

CI

au cun e aJresse, e t ne sont pas co core mag istr ats sou-

u

verains; et comme tout ce qu' ils pourraient fai.'e au

(1

préjudice de ce tt e adresse es t nu l ,.i ls leur déclareront

«. appe l &lt;l e leur

procédure , et leur proteslerout en core

(( di ction , aya nt délibél'é &lt;Py faÎ,"e r épon se , et (émoi gnc

Il

qu'ils doiveot faire r eli gion d'y travailler, au cas qu' ils,

cc son obéissance , a éLU anêlé , qu' au cas que lesdit s

u

sach ent quelques-uns de le urs parens intéressés à ce t

huÎs.!'lers ne la ve uiHent recevoir , les s(é ur~ Doyer,

t(

édil , ou qu',ils a y eot tl'aité des offices du Semestre c t

cc Olivier et Lombard, CODseiller s, iront devant le sieur

Il

autres choses qu 'ils déduiront en temps ct lie u de vant

de Seve, ConscilJer du Roi en ses Conseils e t dire ction

Il

le Roi

cc en ses fin ances , el aut l'es qui pCl1Vcnt ètre commis par

H

passe nt outre" ils le ur protestcr ont J e tou't ce qne le

cc l'éLJ blissc mcnl du S emestr e, c t leur protes ter ont qu e

t(

P arl ement peut et doit pro tes ter , co mme aU $si de

u

l'aal'esse de l'édit , publica ti on e t enregistrement étan t

Il

poul's uivre la cassation de-- tout, ct d'en porter leurs

Il

raite à la Cour du Parlem'ent , sur ln oemande qu' ell e

1{

et les sieurs A" ocats et Pl'oc ul'C'ul's-G(;nérau x e n ont

j(

u

•

~ un

ESSAIS HISTOnl Q V 6S

el

nO$ seigne urs de son Conseil : cL en cas qu'ils

(/ plaintes à S, M. , et il leur sera laissé ext!'ail.. du pl't;Senl
Il

..

cte par un de s sec rétaires de la Cour.

)1

�ESSAI ,', HJs't'onIQlI ES

Procureur-Général auprès du Semestre, en attendant que cel te charge eut été l'emplie, se
rendit néanmoins le lendemaill chez le premier. Président, POU( lui demander l'heure·de
cette même journée à laquelle il fixait l'installation des nouveaux magistrats; mais celui 7 ci
ne se pressant pas de donner sa réponse, le
substitut , jaloux de montrer son zèle pour le
projet du ministre, . alla seul chez le Gouverneur. Alors le comte d'Alais, précédé de se.'
.
, _ v
'" •
,J
gardes, des COI)suls, de trois intendans et des
officiers des requètes, et suivi d'un grand
nombre de gentilshommes, prit séance au palais, et .y installa le Semestre qu'il fit ensuite
siéger dans la salle d'audience, où, malgré la
protesiation des procureurs du pays, au nom
de la province, fut publié l'édit de création.
L'installation des nouvçaux magistrats ne
souffrit donc aucune difficulté sérieuse.
Fidèle au conseil du cardinal de Sainte-Cécile,
le Parlement ne se distingua cette fois que par
sa soumission, tandis que la noblesse, que
M. d'H esmivy de Moissac appelle l'ennemie
constante des gens de robe, et le peuple qui

SUl{ LE PAnT.EIUENT DE PROVE NCE.

s'intéressait il. la nouveauté du spectacle, applaudirent avec ardeur à l'étalJlissemcr.t de
cette magistrature.

l'

Cepcndant les anciens magistrats, ne pouvant se r ésoudre il. être plus long-temps dans
l'oisiveté et la r etraite, furent bientôt consternés de l'oubli auquel un peuplc léger ct indifférent scmblait les avoir condamnés pour toujours. Néanmoins, il est probable qu'il sc serait
so uvenu de ses anciens protecteurs, la première
fois que le Semestre aurait porté la moindre atteinte il. ses droits; et c'est il. cette époque que
les parlementaires auraient dûajou,rner le v œu
de reconquérir l'affection publique, qu'il était
aussi imprudent que peu il. propos de provoquer
pal' des démarch es démesurées et h ors de saison.
Le - carnaval donna l'idée de profiter de la
licence 'lui l'accompagne, pour sonder l'esprit
pulJlic dont le silence était assez expressif.
Trente des plus jeunes parlementaires, couverts de masques, se présentent, à cet effet,
sw: les places publiques ; mais, glacés par l'indifférence qu'ils rencontrent autour d'eux, ils
n'osen t point quitter leurs déguisemens, et renIl .

•
"

�ESSAIS IIlSTORlQUE S"
sun LE l'AnLEMEN'l' UE PROV ENCE.

trent sans avoir obten,u

m ~m e

un seul sig"ne

d'approbation , lorsque, dans l'illusion de leur
vanité , ils s'étaient peut-être persuadés que
leu!' présence occasionnerait nécessairement lin
mouvement en leur faveur.
Enhardis toutefois par les derniers mots du
cardinal, et comptant sur sa" protection, ils
voulurent jouer un rÔle actif dans les évène-

le plus int.·épide de tous, fut le premier 'fui
o htÏl~t des provisions pour entrer danR la nouvelle magistrature souveraine. Le désir qu'il
enavaÜ lui fit dédaigner lescouseilsdc l'amitié,
et bra v~r les menaces- anonymes de la. haine.
Que n'cùt-il pu les entendre 1 il aurait épar~né _
un cJ:illle atroce , et n'en eC,t pas été lui- même
la victime.

mens ; et, n'espé~ant plus pouvoir rallier le
peuple il leur avantage, ils eurent r ecours aux
intrigues , aux sourdes menées, pour rendre
impossible la fonnation complète du Semesb,e,
en intimidant ceux qui auraient formé le dessein de s'y faire recevoir.
Coupables et fUl lestes manœuvres qui ne
décelaient que trop combien la rigueur avait

Son opiniittl:ete présomptnellile l'engagea il
partir pour Aix, où. il se logea néanmoins prudemment il l'hiJtel de la M1l1e Noire Cfui, étant
la demeure du commandant des troupes dévouées au Gou ~erneur, semb1alt lui offrir d'autant plus de sécurité, ~' un corps-de-garde y
était établi.

attiséJa révolte, puisqu e la conception inlernale d'un crime vint révéler ses excès, ct prouver qlle la sagesse humaine est une frêle garantie contre l'ent-rainement des passions, et
que les pensées sublimes de l'a venir ct de la
Diviuité sont le seul frein capaJ)le de les réprimer.
Gueidon, avocat duRoi au siège deMarseille,

Dix ou douze conjurés (1) s'e l-éullissent dans

,

Mais cc qui aurait été un obstacle illsm·1I10ntabl e poUr des assassins d'habitude, ne pll,~
arrêter l'inexpérience conduite par PespI'it de
parti.

(1) Il Y a de la l'igueur, sans doute: à ~ttribuer JnX,.
mag istrat!; eu x~)nêmes o u à. leu_rs adhérens, l'assass in at
de Gueidon, puisq ue la justice ne put pas parvenir à les

�ESSAIS HI STOnlQUES

une l11aison voisine, se déguisent , prennent
desannes , et attendent que
. le souper où Gueidon
devait assister dans l'hôtelleriefl1tservi, etque
sa place à table leur el1t été signalée. Munis de

.
M"al,
s comme il s sont les seuls à avoir intérêt
convalncre.
à. cette atrocitè , la tradition a pesé SUI' eux; ct il .paraît
imp ossihle de sc refuser à cette imposante. nu~orité ,
l orsque leur conduite ultérieul'e, loin de les Ju st,fi er, a
semblé ajouter encore à tant de présomptions. Nous nc
sommes point apologiste, mais seulement historien; et

quelqu e dou leur qu'en qualité de magistrat nous é prouvions à dire )a vérité) nouS la devons taule clltlèl'c.

Si d'ailleurs les magistrats n'onl pas exécuté ce crime
,
ou n'en ont pas chargé de mercenaires
eux -mernes,
instrumens .. peuvent-ils éch apper au reproche d'avo ir
contr il&gt;u e' paY". le urs fureurs à l'exaltation de ces meurtriers ?
Le P. Papon , écriv ant sous les yeux du Parlement ,

semble adopter cette opinion par bienséa nce; mai s
M. d'Hesmivy de Moissac. dans son Histoire manuscrite,
malgré la délicatesse de sa position, se montre plus
sévère . Au l' este, d'après Papon , le nombre des conjll; és se monte à trente ; une vingtaine demeurèrent dans

.

la rue , pour secourir les ~ utres au besoin. (Histo ire de
Provence, tom. IV , pag. 506.)

su n LE PARLEMEN"T OK pnOVEN CE.

ces renseignemens, ils se présehtent au moment favprable. Le premier d'entre eux, s'arr êtant à la , porte de la salle, couche aussitôt
eri joue' les convives, et leur c1"ie d'unè voix
forte '; Que p ersonne ne bouge i &lt;Jn n'en veut
q l~'à un, Au mêm~ instant, deux autres l11asqués s'avancent vers Gueidon, l'atteignent sous
là table où il s'était caché, et le laissent presque
mort d'un coup de bayonnette et d'un coup de
pistolet. Quoique ce l11alheuxeux fût assis au
milieu d'un grand.nombre de convives, et aux
côtés du commandant de Montrnéyall et d'un
autre officier , personne n'osa le ùéfendre ; tant
la surprise glaça tous les esprits!
Mais à peine cet infà nre assassinat eut-il élé
cOll1mis, qu'un incÎde,;t imprévu r etarda la
fuite des meurtriers, et sembla devoir laisser
le temps de les dévoiler et de les confondre.
Couverts ùu sang innocent, et dans le paroxisllle de leur frénésie, ils ne croient échapper
au danger qu'en versant celui d'un de leurs
complices. L'un des forcen és, qui gardait la
porte, tourmenté par le remords, tombe évanoni; et, pour n'être · pas reconnus, il , était
Il.

•

�sun

&amp;SSAIS HISTORIQUES.

pressant de l'emportèr. POUl' se débarrasser plus
promptement d'un iel fardeau, on imagine de
l'ensevelir dans un puits voisin; mais au momentoùil allaitdeveuir la victime de'son crime ,
il reprit heureusement ses sens, et trouva assez
de force pour s'enfuir, eL être à même de se liVt'e~ aux réflexions que dut dicter au repentir
l'effroyable danger qu'il venait de courir, poùr
favoriser cet ép(1Uvantable forfait.
L'évanouissement de ce complice seconda
l'activité de la justice. Dans le désordre qu'il
occasiona, deux pistolets et une épée, oubliés
sur la place, donnèrent aussit8t lieu à des recherches et il des inforrnations. On parvint à
découvrir l'armurier qui avait vendu ou l'éparé ces armes, et il nomma les personnes à
qui elles appartenaient. Mais ce fut le seul télnoignage qu'on pût obtenir; et la législation
d'a lors, traçant elle-mèllle toutes les règics de
la conviction, au lieu de la laisser élaborer par
la consciènce, fut réduite à ne signaler personne, parccque le témoignage était isolé.
Gueidon, blessé à mort , raconta les circonstances de son meurtre; mais il déclara
, .
,
11 aVOIr pu reconnaltre ses assassins, et ho-

~95

LE PARLEMENT DE PRQVE f\C E .

nOl'a son moment suprème. en leur pardonnant.
La mort tragique de ce malheureux magistrat produisit l'Jfet désiré par les parlementaires. Aucun n'osa plus aspirer aux charges du
nouveau sénat (1),; et, parmi ceux 'lui avaient

(1) L'agent du traitantéc l:ivait à celui-ci, le31 mal'S

1648:

Il

N'espérez pas la vente des offices, si on ne fait

une punition e:templaire du meurtre de M. Gueidon.

Tout le moodt: demeure muet , et ne parle pins d'acheter

cie noire marc h'ândise. ))
Les hautes fonc tions de la mflg istl'atul'e . . aux yeu!. de

de ces hommes que PargeDt démoralise, et qui sc prostituent po ur un va métal , étaieotdonc des objets de corn·
lllcrce que l'on potlvait impun ément mettre à l'e ncan!! !
A uri sacra lam es !

Quc de )'~!1exion s n"issenl de la lettre de cet agent!
Dans une autre du 7 avril , l ~ In êmc disait encore:
I(

11 semble qu'on doive donner les offices pour ri en. On

Il

ne nou S offl'e' clue

(1

Gueidou. Il faut laisser passel' ce dégoût provençal , (lui

Il

dUl'~ r;:l jusqu'à ce qu'oo ait vu couper les Utes de ces

«(

perturba teurs du rcpos puhlic.

2 2.000

Dans une troisième du

liv. depuis l'aJfaire du pauvre

l:l

)1

mai , il ajoutait :

tt

L' inl~ n -

�296

ESSArs HrsToRIQU ES

déja rapporté leurs provisions, il ne s'en tl'OUva
que cinq qui eussent le courage de se faire
recevoir (1).
Mais, si cet assassinat réalisa une injuste espérance, en laissant déserts les l)ancs du Semestre, il fut cause en même temps de plusieurs
désagrémens très Hcheux pour un grand
nombre de magistrats. Dans l'impuissance où
se trouva la justice de signaler des coupables,
elle abandonna ses soupçons au pouvoir, qui
ne sut pas distinguer avec assez de soin ceux
fondement, de ceux
qui avaient un légitime
,
(( dant engage le comte de Carces et le marquis de VilleI(

neuyc-des-Arcs à se faire Conseillers d'e,;p ée ; mais

Il personne ne vCut passer le premier, jusqu!à ce qu'on
Ct

,'oye des têtes coupées~ des maisons rasées. Pour lo rs

SUR LE PARLEMENT DE PROVEN CI!.

297

qui ne prirent leur source que dans le déchaînement des préventions si fécondes il une épo'lue si déplorable; des lettres de cachet remplacèrent ·en conséquence les rigueurs, pour
l'oxécution desquelles la loi était incompétente.
Les Conseillers de Thomassin, de Signier '
et de Saint-Marc en furent les premiers frappés (1), et reçurent ordre de se re~dre l'un il
Sisteron, l'autre à Entrevaux, et le troisième
à Antibes. Il n'y eut que Thomassin qui, ayant
été arrêté chez lui, fut transféré à la citadelle
de Sisteron; les autres se réfugièrent d;m~ les
États du Pape, d'où on ne put parvenir à les
arracher. Le vice-légat, SUl" la demande du
~ouverneur, donna l'ordre de les saisir; mais
les habitans de l'île qui les avait recueillis, s'y

t ( nous trouverons des marchands. ») Quel plus horrihle
Jangage!

(l) Ce furent Fran90is de Gra sse, seigneur de la

(1) Huit jours seulement après l'assassinat cle Guei-

Malle; An(h'é Marin, seigneur de Saint-Michel , lieute-

(Ion : c~ qui prouve que le danger eux secours des Jeures

naot des soum issions au siège de Forcalquier ; Antoine

de cachet était li,'ré à l'autorité locale 1 alor s maîtresse

Henrici J Conseiller au siège de Draguiguan; Honol'ô

arbitraire de la liberté des citoyens, ou qu'ils ne furent

de Rapha ëlis, seign eur de Canaux et de Rogues j et Jean

pas exi l ~s à l'occasion du meurtre de Gueidoo . Mais

oe Flotte} seigneur de :Meaux , de la ville ùe Draguignan .

celte derni èr e opinion n'est pas probable.

�~98

ESSAIS 1I1STORIQUKS

étant opposés de vive force, il fut réd",it à l'impossibilité de le faire mettre à cxécution.
Quelques jours après, de nOLlyell es lettres de
cachet furent signifi~es au Président d'ûppède ,
aux Conseillers de Vi lleneuye d'Espao-net

,

'"

d'Antelmy, Du Canet, de Boyer, fils dn Doyen,
de Coruillon, ct il l'Ayocat-Général deCormis.
Leidet de Calissane, Président au Semestre, fut
lui-même l'objet d'une semblab le rigueur'
.
'
et commc frère de l'un des anciens mao'istrats (1) les plus zélés pour les intérêts de "son
corps, il était devenu suspect il s~s collègues.
Loin de sc rendre dans les diverses résidences
qui leur étaient assignées par les lettres de cachet, ces magistrats allèrent tous se mettre
sous les auspices du cardinal Bischi (2) (lui ne
b
' .
se ornant point à les accueillir, les admit à sa
lable ct les défraya pendant tout leur séjoUl' ..
Le crédit du cardinal de Sainte-Cécile leur obtint. aussi la permisslon de dellleurer dans le
("omtat, au lieu d'a II el' daus les résidences par(,) Le Con,eilier Leidel de Signyc,·.
(2) A Carpentras) so n archev êché.

.,

su n LE PARLEME NT DE PROVE NCE.

299

ticulières qui leur etaient désignées par les
leUres d'exil.
Leur 'position ne pouvait cepen dant pas faire
nattre des inquiètudes à leurs adversaires, puisqù'ils étaient fugitifs et malh eureux; et il semblait qu'il n 'y avait désormais aucun obstacle
po~r s'opposer à l'élévation de la nouveHe magistrature. Néaumoins, le comte d'Alais, les
Commissaires, et le h'aitant plus craintifqu'eux,
n'étaient pas tranquilles sur l'existence du Semestre, se défiaient même des protestations
des nouveaux magistrats, et ne cessaient de
craindre qu'ils se laissassent fléchir par les sollicitations, les promesses ou les menaces. La
comtesse d'Alais elle-même donnait des inquiéLudes aux auteurs du derrue1' régime, parceque,
conservan t quelque bienyeillance pour plusieurs des anciens magistrats, on avait lieu de
redouter qu'elle ne parvînt à leur rendre le
Gouverneur favorable (1).
(1) L'intendant disait) d'après la correspondance du
traitan t : Madame ta comtesse pourrait avoi,. lies excès

de bonté pou,. des personnes qui ne le mériteraiellt pas .

�300

SUR J.E PAJ\LEMENT DE PROVeNCE.

ESSAIS HISTOJUQU ES

S'il n'était pas trop fastidi eux de rapporter
en e,ntier la correspondance des traitans au SUj~t
de 1 éta:bhssement du Semestre, on verrait e
celte institution, qui avait causé tant de
heurs et devait être suivie de malheurs plus
grands encore, n'avait pas mêm~ offert la compensation de remplir les coffres du noi. Élie
n'était destinée, sous ce rapport, qu'à enrichir
les agens du fisc qui avaient obtenu par ré!1'ie
re~treprise de la vente des offices, et;;i
osaIent avouer illgénûment que cette spéculation devait leur rapporter une agréable moisson,' c'était pour assurer cc succès qu'ils demandaient froidement que l'on coupdt des têtes
et 'JUe ron ra.sât des maisons (J).

m~­

L'historien que nous avons cité plusieurs
fois , fait une bien juste r éflexion sur l'inutilité
de cette mesul'C, considérée sous raspect pé~umaIre (2) . « C'cs,
t di t-l,
'1 ce qlll. arrive presque
(1) r oy. la nO'e

1"

de la' pace
n 29 5 ,eL1a correspo u-

dance pl u s e" couue
.,
cl es tra itons, dans l'.Flistoire cie
M. ù'Hesmivy de Mo issac , tom .II, p"g. 1 00 .

(2) M. d'Ilesmi"y de l\'l o issac, Ffi,s t . manU$c . d"
Parlem ent de Proven ce , t . 1, p. 111 .

•

30 l

« toujours dans les nouvelles affaires; elles

« ruinent toute une province pour enrichir
« deux ou trois misérables partisans; et le Roi
« n'en retire aucun profit, ni rÉtat aucun
« soulagement. )
Quoi qu'il en soit, rétat des choses et la disposition des esprits ne permirent pas , 'sans
compromettre l'existence même du 'Semestre,
de rendre l'autorité aux anciens magistrats,
après l'expiration des six mois de son exercice.
Leur interdic~on fut maintenue, et les nouveaux continuèrent à administrer la justice .
Cette résolution ne pouvait manquer d'avoir
des conséquences que nous allons signaler dans
le chapitre suivant.

�3 0:1

ESSA IS IHSTORIQ UES

s u n. L E PAl\r. En'lEN'l' DE PR OVEN CE .

303

"dopter un plan de conduite qui , p:11: quelque
m oyen que cc mt , parvînt à les affranchir dn
CH A PITRE XX .
Hostilités et uégociatioll s 11t1 rn.rbl.lcnt. - CondlAilt" do .su déput és

à Pari s.---; Iklour à Aix Jes m a g i.sl ral ~ e"(il(~ . - Vi olent e e me ule.

LA résolution que prit le mi nistère de proroger le Semesh'e, dut naturellement ajouter il
l'exaspér ation des pad elllentait'.es qui , ne sachant pas s'avouer que cette m esure était due à
lew ' attitude hostile, l'attribui'rent lllliquemClJt
il. la déception.
Cette manièr e de j uger 1 ur position s'opposa
à ce qu'ils pussent sc diriger par l'obéissance.
S'abandonnan t , au contrai re, sans réserv e aux
inspirations d'une r ésistance coupable , on v it.
les anciens magistrats dont la liberté avait é lé

,.

r esp ectée, com me ceux que l'exil avait fra ppés,
se réunir au cb àteau de la Barben (1) , pou r

1

joug qni causait leur irritat~on .
Us délibérèrent donc de députer deux de
lew.·s membres à Paris (1) , afin de négocier un
accommodement avec le ministérc; et, pour
l'intimider sur les consequences d'un refus, ils
résolu!"ent de déployer des forces qui avaient
aussi l'avantage de les meth'e en gal'de contre
les entreprises du Gouverneur, dont les malveillantes dispositions les mena a i Cl~t.
Pour ohtenir oc double effet , ils résoluren t de
lever deux mill e hommes de troupes réglées;
et , mettant aussitôt il. exécuLion ce desseiu , ils
commencèr ent cette levée il. Avignon ; mais le
vice-Iég'at jugea peut -être peu prudent p OlU'
lui-même de souffrir qu'on recrutàt, sous ses
yeux , au profit de la r évolte , et ch oqué d'ai lleurs de l'uniforme donné aux soldats , i l Y J\lit
ohstacle ; ce qui fit éch ouer le projet,
Le mo ment que les anciens magish'ats a lil'aient dû paisiblelll cnt attendre ; éfait cependant

( 1) Ce chàtea l1 est à qu aLre li eues d'Aix ; il npparti ent

ùepuis pl usieurs siècles

a Pillu slrc maison des Fod lin .

( 1) Les Consei ll ers de Barr t!lll c et d'André .

,

�304

305

ESSA IS HISTORIQUES

SU h LE PAHLEME NT DE PROVE roC IL

arrivé. Le peupl e, déja dégoûté de son llOUVeau
sénatet des tribulations qu'il avait occasionnées
à la province, commençait à exprimer avec
chaleur ses regrets sur l'interdiction du Parlement dont il n'avait j amais en vain réclamé
les secours.

naient il Paris le rappel des magistrats exilés ,
et concevaient même l'espérance d'une victoire
compl ète, en croyant parvenir, moyennant
une indemnité considérable (1) , à faire pro-

Ces dispositions prirent un nouvel essor dans
le parti qu'adopta le Geuverneur, de priver la
province, et la ville d'Aix en particulier, du
choix de ses Consuls. Il crut faciliter l'exercice
de son autorité, en les faisant nOJmner par le
Roi, parceque c'était en effet le 1l10yen de s'entourer de ses propres créatures. Mais cette violation de privilèges ne servit qu'à n1Ultiplier les
plaintes , et à rattachei· de nonù)reux adhérens
à l'opposition que les magistrats avaient fait
éclater . C'est ainsi qu'au lieu de soutenir le cl·édit du comte d'Alais, cette usurpation de pou0"
,
•
VOJr n eut au contraIre pour résultat que de le
miner profondément.
En même temps que les aflilires paraissaient
prendre à Aix un aspect moins sinistre pour le
Parlement, ses députés, gràces il. la protection
ardente du cardinal de Sainte - Cécile , ohte-

noncer la suppression du Semestre. Ce n'était
pas une illusion , et cet arrangement aurait sans
dout e eu li eu , si un e mort prématurée n'était
venu enlever il la Compagnie le protecteur zélé
qu'elle àvait dans le ~ardinal de Sainte-Cé«i le.
Privée de cc puissant ami, la Compagnie vit
aussitôt s'élever les prétentions du ministère,
qui , paraissant regretter le pardon accordé aux
fugitifs , voulut , au moins par l'exagération
même de ses del11andes, empêcher de termüier
la ·négociation. Il ajouta donc à ses prétentions,
déj a. :exorbitantes, la demande d'une som me
de trois cent mille livres, et , pour multiplier
les obstacles, il fit confirmer le S emestre par un
nouvel édi t.
La crainte de voir tous leurs efforts évanoUlS, s'ils reculaient devant le nouveau sa(1) Il

s'a gissait, pour la Comp~gni (':, dt" nonnt"r

,somm e de goo.OOO li\,. an
lI.

P~ o i .

Olle

�306

ESSAIS

UISTORIQU ES
SU R LE PAJ\L ll ME NT DE PROY El\C E .

crifice qu'on exigeait d'eux. engagea les députés il l'accepter. Mais le lllinist'ère , pen fidèle à
sa parole, et éleva nt ses prétentions à mesure
qu'elles étaient adoptées, illlagina toutes sortes
de prétex tes ponr ajouter encore il la dureté
des conditions &lt;fll'i:l avaÜ imposées. .
Le désir extrêJJle qu'avaient les anciens Ina~
eàistrats de proscriJ:e leurs successeurs, les
. aurait
peut-être déterminés il accepter ces rigoureuses
lois , lorsque les évéuemens, chan geant tout à
coup de face, vinrent, au grand déh'iment du
promesses dont la nécessité
fi sc , les déO"aO"erdes
e "
ne permettait pas decolll prendre.toute l'étendue.
L'horizon de la capita le s'était, en elfet, rem·
bruni', et les rn écon tentemens dont le despotisme d'un ministre fnt la principale cause, s'y
multipliaient de jour en jonr. La faihl esse attach ée il un rèCTn e de min orité en deviut l'oc-

"

.

casion ; et le grand siècle, il son aurore, paya
le tribut il l'esprit avide de révo lutions.
An rtlÎlieu des trouhles vlolens qui éclatèrent
dans Paris, il ne fnt p lus possib le aux mandataires de la CompaO"nie de snivre la négociation
onéreuse qu'ils ava"ient entamée avec le minis-

30';

tère, et qui, malgré ses rigueurs, exigeait tout
leur dévouement.
Cependant ils eurent bientôt l'occasion de
donner de nouvelles preuves de leur zèle au
çorps qlll les avait investis de sa confiance.
Comme ils se trouvaient renfe.rmés daDB
Paris, lorsque les conjonctures oblig.èrentLeurs
Maj es tés d'en sortir, et dans l;impossibiiité de
traiter avec le ministère, ils se hàtèrellt de réc1am'er l'appui du Parlemellt de la capitale.
Admis il sa barre, le Conseiller de Barrênie, en
fJualité d'ancien, prit la parole, et traça d'une
manière touchante le tableau des longs malheurs qu'avait éprouvés la Cour de Provence,
les exils, les ell1prisonnemens" les lettres de
cachet, les vio Lences, auxquels avaient été eu
butte ses principaux membres, et dont les effets désastreux avaieht pesé sur le corps enti er. L'orateur ajouia, 'lue l'édit de la Chambre des requêtes et celui du Semestre n'avaient
jamais été vérifiés; qu'on les avait fait exécuter de vive force, sans observer aucune des
formalités vonlues par les lois du Royaume;
que le Gouverneur ~t les intendans , appuyés

�308

~SSAIS

H lS'l'ORlQUI::S

par les ministres, leur ,n'aient fermé toutes les
avenues du tr6ne, pour empêcher que Leurs
Majestés n'accueillissent leuTS justes plaintes;
qu'après de longs refus, ils avaient été réduits
à partager eux-mêmes leurs malheurs; que ce
dévouement n'avait servi qu'à les exposer à la
décept~on, et à prouver que le ministère, pour
aggraver de pl~s eri plus leur sort, s'était plu
à revenir sans cesse sur sa parole ; enfin, que,
dans ces conjonctures fàcheuses, il ne leur restait plus d'autTe espoir que de recourir il la protection du premier Parlement du Ro'y aume.
Ce discours, dont les développemens n'étaient
que trop n'ais, mais dans lesquels les causes
pre.nières de tant de ma lheurs étaient adroitement omises, ob,tint du Parlement de Paris une
réponse et des témoignages" dont la hienveillance est peu faite pour surprendre dans ces
circonstances.
Le premier Président déclara que le récit
de tant d'infortunes avait affligé la Cour, et
qu'ell e souhaitait vivement être assez puissante,
pour aider une sœur amie et malheureuse.
Peu de jours après, le Parlement de Paris dé-

SUR LE PARr,EMENT DE PROVENCE.

30 9

libéra d'adresser au Roi et à la Reine régente
de très humbles remontrances sur l'établissement du SemestFe en Provence, formé contre
les lois du Royaume; et il confirma ces dispositions par un arrêt du 5 février 1649, par lequel il invita le Parlement d'Aix à porter un
ar~êt semblable à celui qu'il avait lui-lpême
rendu, le 8 jan v'i er précédellt, contre le cardinal
Mazarin.
Mais les députés avaient obtenu, avant le.
troubles, la réintégration des magistrats exilés;
et malO'ré la ,haine qu'il leur portait, le Gou, "
verneur futobligé d'y consentir, parceque l'abbé
Féron fut envoyé de Paris pOUl' faire opérer
leur retour.
Celui-ci se rendit, en conséquence, avectl'ois
cents chevaux, vers le J)ateau de Noves (1),
afin d'y recevoir les magistrats, qu'il avait fait
avertir. Leur infortune avait du moins eu l'avantage de dissiper le souvenir des torts, graves
sans doute, -causés pal' l'entraînement et l'elfer-

( t) SUl' b

Dl1ranc~, du coté d'Avign on.

�310

ESSAIS

UrSTÛllIQIlES

SUR Lt: PARLEME NT DI:: SI\OVE N CT':'

vescence; et leurs parens, unis à leurs amis,
s'empressèrent d'aller au-devant dieux, suivis
du peuple dont l'enthousiasme est toujours le
guide, ét sur leqnel les anciens magistrats
avaient repris toute Il'ur influence , depuis que
le Gouverneur et le Selnestre avaient perdu la
leur par des abus d'a utorité.

Plu~

de six miUe

personnes vinrentpa'r leur accueil dédommager
l'infor.h me , ou peut-être enhardir l'esprit de
résistance. Des vieillards, des fermues, des
enfans se pressaient autour des magistrats.
Leur retour siguala donc un triomphe, et les
. acclamations répétées de vive le Roi! vive le
Parlement! poillt de Semestre 1 durent révéler
le changement qu'avaient suhi les dispositions
populai~es.

. Cette journée fut surtout relllM·quahle par
l'allégresse que manifesta la multitude.
• Il conv'enait peu toutefois aux magistrats
d'accepter d'aussi éclatans homm ages. S'ils
eussent mieux jugé leur position, ils auraient
employé leur influence à les repousser, tandis
'lue la vauité, cette passion qu'un auteur moderne appelle si ingénieusement l'olgueil des

faibles (1), les fit d'autant plus se réjouir de
cette • réception , qu'elle déplaisait davantage
aux adversaires des magistrats. Mais l'esprit dl)
sagesse aurait dû en conclure que c'était au
contraire ' une nouvelle source d'inquiétudes,
de préventions et de troub les.
Des discours imprudens tenus de toutes parts
ajoutèrent à l'effervescence publique une activité funeste ; et les étincelles produites par la
séditio[J caus~rent bientôt un violent incendie.
Le rappel des anciens magistrats s~mblait
assurer leur rétahlis(;ement, et ils ne négliCTèrcnt rien pour l'ohtenir ; tanùis que, de son

"côté,
.

le Gouverneur multipliait les obstaclcs
'par l'intérêt qu'il accordait au Semestre. L'archevêque d'Arles se rendit lcur médiateu,r;
mais le temps s'écoulait dans des négociations
où les parlementaires voulaien\, pour première
condition, faire adopter la suppression de li'
nouvellemagistral'ure à l aq u ell eilsattribuai~p,t
tous leurs .malheurs ..

. ( 1)
p a~.

1. M'bort,

'.5.

a.

la PAysielogie de&lt; p'/$$ions,

l.

r,

�313

ESSAIS HISTORrQUf.:'S

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

Pendant ces pourparlers" les anciens magistrats fureut avertis que l'e comte ' d'Alais avait
reçu des ordres secrets pour faire arrêter plusieurs d'eutre eux, et renvoyer les autres dans
lenr pFemier exil. C'était la conséquence des
tergi versations aux(juelles s'abandoima le ministère, après la mort du cardina l de Sainte-

qu'ils sont amenés pour ètre les bourreaux des
anciens magistrats : c'en est assez pour que la
multitude crédule soit électrisée par les dangers, sans doute imaginaires, qui menacent les
objets actuels de son affection. Un soulèvement
général, annoncé par ces dispositions, ne se
fait pas long"temps attendre.
Les troubles de Paris s'éta,i ent réalisés. Le
Gouverneur, en apprenant que Leurs Majestés
avaient été obligées de s'éloigner de la capitale,
se hâte d'exiger en leur faveur un nouveau
serment de fidélité, et profite cie cette occasion
pour caresser le peuple et le rattaéher à ses
intérêts. Mais il n'était plus, le temps où il pouvait compter sur son appui: sourd à sa voix, il
est désonnais entièrement dévoué au Padement, ct le lendemain lui en fournit la preuve

Cécile. Cet avis, portant la terreur parmi les
parlementaires , les fit recourir à des moyens
de défense; et ils crurent suffisant d'appeler
des divers points de la province leurs parens
et leurs amis, qui se hàtèrent de se rendre auprès d'eux. Mais le Gouverneur à son tOUt· ,

,

redoutant l'arri vée de ces auxiliaires, enjoit; l à
tous les étratlgers de sortir de la ville dans les
vingt-quatre heures, et fait promptement exé.
cuter son ordonnance. 11 pous,~e encore plus
loin les précautions, et appelle à Aix le général
des galères avec la plus grande partie de ses
officiers de marine: Maiheureuselllent (fuelquesuns de ceux-ci avaient, à leur suite, des Turcs
de la chiourme. Cette circonstance, indifférente
dans toute autre occasion, suffit pour el1f1ammer l'itnagination du peuple, Le bruit se répand

affligeante.
Le comte , d'Alais , passant SUl' la place des
Prècheurs, àccompagné d'un grand nombre de
&lt;Tenti lshommes et d'officiers, ne fut pas sa lué
o
.
par un laquais du Conseiller de Saint-Marc, qUl
se trouvait sur son passage. L'un des gardes du
comte, jugeant peut-ètre avec raison que cette

.,

•

�ESSAJS HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

incivilité était volontail:e, a.L'racha av.ec violence le chapeau de cet ~ndivi&lt;iu; celui-ci répondit aussitôt par un mouvement de vivacité
et prit la fuite: mais il fut atteint par un coup
de carabine qui, lui cassant le bras , le fit tomber au pOUVOll' des gardes. Dès-IoI'S l'a.larme
devint générale, et produisit l'eXiplosion que les

verueur, et s'emparèrent de la porte de NotreDame où ils arrêtaient tous ceux qui entraient
dans la ville, et particnlièrement dés paysans
qu'ils contraignirent à prendre les armes, Ce
parti parvint même à se rendre maître du clo-

"Drconstances précédentes avaient plléparée;
de toute part, on cria aux armes, et bientÔt la
guerre civile déploya ses fureurs.
I;;e comte d'Alais, justement effrayé de l'aspect que présentait cette émeute, essaya de la
calmer par sa présence. 11 parcourut les rues,
ent9uré de J)eaucoup de gentilshommes, d'officiers de l'archevêque d'Ar-les, et des Consuls
d'Aix. Mais, au moment qu'il croyait avoir
apaisé les' efforts de la sédition, or1 vint lui
dire que la révolte prenait un nouveau déve'loppeluent ~ans l'h6tel du Présideut d'Oppède, oil se retiraient un' grand nombre de
mécontens, tandis que d'autres parcouraient
les rues pour exciter davantage le peuple, ou
pour former des barricades. Dansees exell.l'sions,
ils firent prisonniers quelques amis du Gou-

cher de Saint-Sauveur; et la tradition rapporte
que la mère du Présideut d'Oppède s'y rendit
c\le-Inême pour sonner le tocsin, afin d'ameuter plus sûrement la populace (1). Le comte de
Garces vint, de son cÔté, soutenir ces efforts
séditieux; et l'on vit bientôt paraître un Con!seiller, en robe rouge, une pique à la main,
excitant tous ceux qu'il rencontrait, à prendre
les armes pour la défense du Parlement. 11
rassembla jusqu'à trois cents hommes qu'il conduisit sur la place de Saint-Sauveur. Bientôt
l'un de ses collègues en amena encore environ
quarante, Le chanoine de Cormis, masqué et la
pique à la main, faisant les fonctions de sergent -major, rangea cette troupe en bataille ;
l'Avocat-Géuéral , son frère, survint et la ha(- 1) C! e!'ll~ clocher de la métropole , situé en fncc Je
l'hôtel fJu 'h:-bil:\it alors Ir Président rl'Oprède.

�316

ESSA IS

HI STOR IQUES

rangua ,! ayant un nez postiche, pour n?être
pas reconnu.
Grotesque et alannant spectacle, qui présente
au lecteur consterné les déplorables effets des
discordes civi les !
De leur côté, les troupes du Gouverneur
étaient réunies sur une autre place, désirant
a vec impatience le signal du combat. Les hahitans qui ne s'etaient pas jetés dans la mêlée,
frappés de teneur, s'attendaient à devenir la
proie d'une soldatesque inexorable (1). Mais la
Providence détourna ce malh eur, en ménageant
une pacification.
(1) Pithon , Hi.st.

d!Ai.,,~·

Boucht', I-list. de Provence;

Papon 1 Hist . de Provence)' ù'Hesmi,'y de Moissac, Hist .

du Rnrlem . , tenu . ]l , p. IIBet s ui v.

•

SUl\ LI-: PA HLt: "'1ëNT u t~ PIlOVf': N C,E.

CHAPITRE XXI.
Accommodement. -

I~e Parlement ejl rétabli . -

Jou rD ée 'de .

Saint_Sébastien .

A u milieu des mouvemens que se donnaient
les deux partis, pour réunir des forces capables
de leur faire réciproquement espérer le succès,
et, tandis qu'une rencontre prochaine semblait
inévitahle; il .se trouva heureusement quelques hommes remplis d'intentions pacifiques,
(lui firent tous leurs effor ts pour empêcher
le sang des citoyens , d'inonder leurs foyers,
Pour y réussir, ils allaient d'Ull camp à l'autre, afin de calmer la fu!'eur de chaque chef.
L'archevêque d'Arles fut le premier à déployer cette magnanime charité ; et le comte de
Carces, le premier Président aux Comptes (1) ,
le Président de Ria'lville , et de Sanes , gentilhomme du duc d'Orléans , ' se r éunirent à lui

�t:SSAIS

H I.'\TOK IQU ES

pour ituitel' son lIoble exemple. Après bien de.
démarches auprès du comt e d'Alais et du Président d'Oppède , ces généreux amis de l'hlUuanité et de la patri~ eurent le honheur d'opérer
une conciliationo, d'après !a,!uel1e le Président
congédierait sa troupe de douze cents hommes ;
le Gouverneur, de son c&lt;'&gt;té, ferait sortir de la
ville, dans b'ois jours , tqus les soldats qu'il y
avait réuuis, et le rapport sur cet évènelI\cnt
serait assez adouci pour que le l\oi n'en fût pa~
\rrité. Les Mel7w;res de Forbin La RO.'lue font
mention d'un quatrième article. , qui aurait
porté la suppression dll Selllestre en retour dq
désarmement des mamstrat,s
b ,. mais Pithon , au,
teur contemporain, ne rappo~'te point cette
c1ause.d u traÙé, dans son Hi.stoire d'Aix i ce qui
porte il .croire qu'e)le ne fut point .col'lsentie , et
que le membre du Parlement qui en a I? arl é
s'est laissé séduire par le désir de donner le~
honneurs de cette journée à sa Compaguie, car
le triomphe eut été complet avec cette conCeSSIOn .

Fidèles au traité qui venait d'être concl u , le.
magistrats s'e mpressèren t de déposer les armés ,

SUR LE PARL EMEl\T DI! PHU\' E N CE .

31 9

et la ville prit aussitÔt le plus satisfaisant aspect de tranquillité. Ce n'était toutefois quc de
""ines Jpparenoes auxque lles succéd rent bient&lt;'&gt;t de nouveaUX troubles.
' Le P. Papon les dépeiIat avec une telle Împartiallt6 ) que nous ne saurions.nous dispenser
de llapportcr ici ses pr~pres paroles.
« Cependant, dit-il (1), le comte d'Alais n'en
C! senti t pas 1Il0i.ns la nécessité de se t enir sur
« ses gardes, et de mettre des soldats dans l',h&lt;'&gt;« tel-de-ville, 'où était la salle d'al.'lnes, pour
« s'en assurer; il s'empara aussi de la tour de
« l'horloge '1.,ù

dOl~.ùnait

toute la ville. Ces

'(précautions, dans les circonstances présentes,
« car o'était le lendemain de l'émeute, furent
« mal interprétées par le parti contraire. On ne
« manqua pas de dit'e q;ue le comte avait fait ,
, « la veille, un accommodement simulé, pour
« endormir ses ad versaires dans une fausse sé« curité; que son intention était de saisir un
« moment plus favorable pour les anéantir. La
« solenuité du jour donnait quelque apparence
( .) Le P. P.pon , ftisl. de Prov., t. I V, p. ~11.

.'
--=--- --- .____

_

1.

#

._

�ESSA 15 IIISTOnlQU ES

« de vérité à ces ln'uits ca lomnieux: c'était le

du Jnois de janvier 1649, fête de Saint
« Sébastien, où l'on faisait autour de la ville
« une procession générale, pour demander à
« Dieu de préserver le peuple de la peste. On
« s'imagina que l'intention du comte était de
« faire égorger les habitans qui r estaient dans
« la ville) et de livrer les ,autres à la fureur
« des troupes qui devaient venir à son secours.
« randis que ies esprits étaient ainsi prévenus,
« un paysan, soit qu'il fût eHecti vement pour« suivi , soit qu'il flt semblant de le croire,
« s'enfuit vers la plaCE; Sa!nt- Sq.uveur , où le
« peuple était assemblé, et crie de toutes ses
«

!l0

« forces: Aux armes! auX' a l'mes! l'ITous. som-

« mes p erdus! L'alarme se rép~ndant de pro« che en proche, fut b.ientôt générale : on fit
« rentrer dans la v ille quelques confréries qui
« étaient déJa en marche, et l'on ferma la porte

« de Notre - Dame. Tous les habitans furent
« aussitôt sous les armes : les :uns avaient des
« mousq~ets, les autres des bâtons ferrés; des
« femmes échevelées couraient dans les rues ,
« COll1U)e des Baccbantes , l'épée ou une hall e-

SU R LE PARLEMENT DE PROVENCE.

« })arde à la main , pour ameuter les espi-its : on
«cn vit qui distrilmalent du pain, d'autres
« de l'argent, pour gagner le peuple; et qui
« criaient: Vive la liberté ! point d'impositions!
« Il y en eut qui , se sentant moins de courâge ,
« sé tenaient aux fenêtres avec des pie;res, pour
« les jeter sur les soldats lorsqu'ils passeraient
« dans les rues. Excitée par ces clameurs et ce
« tumulte, la popt.laee s'assembla dans les eb« droits où le péril était pressant: il y dn eut
« une partie qui entra dans l'église de Saint« Sauveur, el 'qui investit les Consuls, quela
« solennité du jour avait attirés. Ces magistrats
« ayant été créés pai' lettres - patentes, au lieu
« d'être élus par scnltin, suivant les statuts
« mucioipaux, étaien t, par cette taison, odieux
« à t0ute la ville ! ort les insulta et db.tragea ae
« toutes les manières ; on porta mêmè l'inso« lenee Jusqu'à arracher le chaperon de l'un
« ,d'enx et à le foul er aux pieds. Le danger pour
« ces magistr:lts était si gi-and , qu'ils ne purent
« y échapper, qu'en se réfugiant dans la sacl'is« tic, par le secours du cIlanoine du Chaine,
« qui exposa sa vie pour sauver la leur. Ils fuI 1.

:l I

�ESSAIS HI ST ORIQU ES

« rent assez h eureux pour a voir le temps de

« fermer la porte.; mais la populace, devenue
« plus h ardie par leur f uite, alla ch ercher des
« barres et des piel'l'es pour l'enfoncer, et à
« à coup sûr elle aurait mis en pièces ces ma« gistrats , si le cadet du Chaine , qui avait ac« quis un certain empire sur le peuple, n'eût
« accouru pour arrêter le tUl;nulte. Il sentit
« pourtant qu'il fallait consumer cette fureur
« populaire, en lui fournissant quelque ali« ment ; il se fit donc ouvrir la porte de la sa« cristie , et ayant pris les chaperons des Con.
« suis, il les j eta au milieu de l'église: on .au« rait dit que c'était une proie qu'on j etait à des
« b êtes féroces. Les mutins abandonnèrent aus« sitÔt la porte, et se précipitant sur ces mar« ques respectables du consulat , ils les atta« chèrent , après les avoir foulées aux pieds,
« au bout d'une pique, et allèrent les exposer
« dev ant l'hôtel de ville, où elles furent bien« tÔt percées à coups de mousquet , de piques
« et de hallebardes, au milieu des cris tumul« tueux dont l'air retentissait.
« Tandis que ces dèsordres se passaient dans

Sun L E PARL EM ENT DE PROVENCE .

« la vi ll e, le comte d'Alais était allé voir le
« ca rdin al Bar'berin aux Capucins : il revint

« aussitÔt ; mais quell e f ut sa surprise, quand
« il trouva dans son palais tous ses amis qui s'y
« étaicnt r éfugiés, par cequ'il n'y avait point de
« sûreté pour eux en aucun autœ lieu 1 11 fit
« mettre encor e sa cava lerie en bataille dans la
« pl ace des Prêch eurs, sous les ordres du duc
« de Richelieu , général des galèr es, et distri« bua son infan terie dans les postes dont les ha« bitans ne s'étaient point emparés: Félix-Ia« Jaconièr e et le ch cvalier de Vill ages, tous
« deux Marseillais et capitaines de cava lerie,
« em ent la garde du palais. Le feu de la sédi« tion ainsi alhuné ne tarda pas d'embraser tous
« les esprits: magistrats, bourgeois , gens du
« peuple, tous sortirent des bornes de leur de« voir ; les uns excitaient l'émeute sous pré« texte de briser le joug du despotisme; les
« autres s'y livraient par j'espoir de ne plus
« payer d'impositions. Toutes les portes de la
« ville, tous les postes un peu avantageux
« étaient occupés. Les Présidens de Régusse et

« de Ga lliffet, seigneur du Tolonet ; les Con-

..t
----

-~

~...

..

_.-.

�ESSAIS IHSTORlQUES

SUR LE PARLE JUENT . DE PROVENCE.

seillers de Clapiers Vauvenargues, Beaure« cueil, Laurens, V cne!, Rascas, seigneur du
« Canet, Puget Saint-Marc et le baron de Saint« Marc, son cousin, se distinguèrent par leul'
« zèle parmi les parl'ementaiJ.'es , ainsi que les
(C cadets du Chaine ct Gaillard, et l'on n'atten« dait plus que le moment Olt l'on en viendrait

tous les excès qui avaient été comrt1i..9. Ccrrlsidéré comme un otage, ori ne pouvait ptertdte
trop de précautions pour empêcher sa fuite; et
c'est pour cela qu'on mura 'Soigneusement Mutes
les avenues de son appal'tcillCJi't, qu'6n ttl1d'it
des chaînes dans tous les ellvirtllls du palais,
et que deux magistrats qtl'tm relevait chaql1~
janr le gardaient à vue, et rte lui laiSsaient pas
même la liberté de paraître à lies croisées.
Les évèncmens de la journée de Saint-Sébastien fm·ent publiés à Paris, trois jou~s aprè!s,
par un courrier que le duc de Guise avait èx-'
pédié à sa mère, de Gayette où il était. Ce fut

(C

« aux 111alns. »

Mais, grace encore nne fois au zèle ardent
et cbaritable{].e Castellane-Adhémar, archevê'lue cl' Arles, et des autres pel'sonnes qui avaient
fait réussir un premier accommodement, toutes
ces dispositions hostiles sc terminèrent par un
traité où le Gouverneur fiuit par ne pas trouver son compte. On y convint d'a.hord que les
anciens magistrats seraient rendus à leurs fonctions j'que le comte d'Alais ferait sortir, le JOUI'
même, toutes les troupes qui étaient dans la,
ville; et que, pour sa sûreté, le Président
d.'Oppède et le Conseiller de Venet demeure~
raient auprès de lui dans le palaiÎS; Cet article
était réelle~ent moins dans l'intérêt du comte
que pour s'assurer de sa personne, jusqu'à ce
'lue le Roi eût cassé le Semestre, et pardonné

•

pour la capitale un sujet de raillerie et de chansons contre le Gouverneur de Provence (1),

(1) L'uoe de ces chansons éta it ainsi conglle :
Lc jcmli 1 IlOU S appd.mes tou s
Que 1 dans la lerre provençale 1
La procession générale,
~uc

le peuple d'Aix J bon chrêlit:JI ,

l,'ail le jour de Saint-Séba sl; cn.
Fut inlcH omrH c f' n sa fil e

�ESSAIS HISTORIQUES

On ne perdit point de temps pour mettre il.
exécution l'arrangement qui venait d'être conclu; et, quoique la nuit fût déja fort avancée ,
les troupes sortirent de la ville, et les. anciens
magistrats allèrent reprenche leurs fonctions
et s'installer de nouveau dans le palais de j ustice; en conséquence, ils partu:ent de J'hôtelde-ville, à la lueur des flambeaux, revêtus de
leurs robes rouges , et se rendirent au palais
avec le comte de Cil-l'ces qui marchait au
milieu. des deux plus anciens Présidens. L'affluence était telle dans toutes les rues où passa
le cortège, que, quoique la distance fût peu
considérable, il lui fallut plus de deux heures
pour la parcourir. Les magistrats parvinrent
an lieu de leurs séances, au milieu des accla~

SUR LE PARLEIUEN'r DE

V}\OV..E N C~.

mations de la plus vive allégresse. Lorsqu'ils
furent rénnis dans la Grand'Chambre, l'Avocat-Général de Cormis prit pour texte de son
discours ces paroles du Roi-Prophète: Et nox
sicut dies illuminabitur; sicut tenebrœ ejus,
ita et lumen ejus (1). Le Président de La Roque

qui se trouvait à la tête de la Compagnie, prit
aussi la parole. L'Avocat-Général fit observer
qu'après une si longue absence, ils devaient
signaler leur retour par un nouveau serment
de fidélité envers le Souverain, qui fut prêté
sur-le-champ: circonstance d'autant plus remarquable , qu'elle terminait une lutte où la
révolte semblait avoir effacé tous les sentimens
de la soumission. Le Parlement délibéra (2) 00(1) Psaume 138, v. 11.
(0) Les magistrats qui de l'h6 tel-de-ville se rendirent

Par des soldats venus en ville

au palais ce jour-là', étaient les Présidens de Forbin La

Sous l'ordre du comie d'A lai s ,

Roque, Régusse et Duchaine ; les Conseillers Dedons,

Gouverneur de la ville d'Aix;

F oresta , Leydet, Mazargues , Laurens) Villeneuve, Es-

Sur quoi la populace fière,

pagnet, Guérin , Antelmi, Cbeilan , Lombard , Albert ,

Avec la croix et la bannierc ,

à'Agut, Thomassin , d'Arbaud , Boyer, Aymar, Signier,

Le bénilier et ":u pergès ,

Valbelle, Puget , Clapiers ,

. R,,"it cu g~n." el pri t Alais.

d'Aix. )

el

Bonfils. (Pithon , Hist.

�· ESSAIS I\ISTORIQUES

SU R LE PARLEMENT DE PROVENCE.

médiatelllent après que les magistrats préscns
ue s'éloigneraient pas dl) la ville, ct que ce\~
qui en étaient absens, seraient invités à rentrer sans dél'lÎ.

ClIAPITR.E XXll.

LE lendemain de ce jour de triomphe, le
Parlement, pressé de recueillir les fruits de la
v iotoire, s'assembla de bonne heure, et dMibéra '
de casser le Semestre; comme nul, pOUl' avoir
été étal)li contre les formes prescrites par les
ordonnances et les lois du R.oYaume. Il fit Cil
même temps défense à ceux qui le composaiOl1t
d'exelicer aucune fono1lÏODde leurs charges, oous
( 1

peine d'être poursuivis pour faux, et soumi~ à
llne amende de 10 ,O,0 0 livres tous les (:~msnl
et achrünistrateurs des villes et 1ieux de la pro-,
,.ipce qui les recCi\I!InaÎtraieJlt. Plusieurs autlics
anêts f ure1'lt em;ore rendus: l'un eut pOUl' ohj et
d,e rét&lt;lDlir let; anoienlt Consuls, et d'_uhmiire
CQIIX qllEl des lettTes-paten\es avaient désignés:,

un 'antre llDdo.nna d'enlever les baliricades ; un.
tFoisièmc ennD enjoignit à tow-les cit,o)'PlhS de

�330

ESSAIS HISTORIQUES

Sun LE pARLEMENT DE pnOVENCE.

déposer les armes. Après avoir pris ces mesures,
la Compagnie se rendit à l'audience, dont l'Avo~ cat-Général de Cormis fit encore l'ouverture
par un éloquent discours sur les conjonctures
présentes. Le Président de La Roque publia
ensuite les divers arrêts qui avaient été délibérés, et reçut le serment des avocats et des
procureurs.
A-yant de se séparer, la Cour désigna six de
s~s membres pour faire exécuter ses arrêts,
relatifs à l'enlèvement des barricades et au
désarmement des habitans.
En apprenant ce qui était arrivé, Marseille
et toutes les villes de la province se déclarèrent
pour le Parlement, et 1ui firent offrir des secours
considérables pour se défendre contre le Gouverneur. Ce zèle toll,tefois ne fut que passager;
car la plupart de ces villes, et Marseille en
particulier, au lieu d'accorder les secourS!
qu'elles avaient si officieusement offerts , changèrent presque subitement de dispositions , et ,
s'attachant à la fortune du Gouverneur , lui
fournirent les moyens de se venger du Parlement. Ces passages prompts à des senti mens

•

331

,contraires, ont souvent lieu dans les commotions politiques; et leur souvenir devrait faire
craindre aux chefs de partis qui font des appels
aux masses, de voir celles-ci, au moment même
qui suit leur plus grand enthousiasme, tourner
leurs armes contre eux.
Quand l'agitation publique Iut calmée, le
Parlement ordonna la levée de quatre compagnies bourgeoises, dont il confia le commandement à douze capitain'es de quartiers, chargés
de maintenir la tranquillité dans la ville " et
d'empêcher que le Gouverneur n'en sortît.
Après ces précautions, il lui parut convenable de justifier sa condnite auprès du Roi.
C'était une tâche difficile, sans doute; mais sa
lettre prouve qu'à une volonté forte et persévél';mte, la Corn pagnie unissait un esprit adroit
et persua&amp;if. Le Conseiller de Bonfils fut chargé
de la porter au pied du trône; elle était conçue
en ces termes :
({ Sire, nous dépêchons ce courrier à Votre
({ Majesté pour aller lui donner avis de-ce qui
« s'est passé depuis quatre ou cinq jours, et
({ l'informer d'un désordre qui nous a obligés ,

�•
3.h

333

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE pAllLEl\tENT nE PRO' ·ENC E.

« pour en é vitot les suites, de reprendre bos

« Prêcheul'S sur les dix heures du malin, un
« laquais de l'un de nous fut saisi et arrêté ,
« ayant. été blessé d'un coup de carabine pal'

cc sièges, et de nous servir de la créance que
c( nons pouvons avoir parmi le peuple, pour sou« tenir l'autorité~e Votre Majesté, qui eût reçu

« une plus grande altération sans ce remède.
« Vous saurez donc, Sire., que depuis le retour

« de nos confrères du Comtat, on fit courir le
«. bruit qu'il avait été expédié une lettre de
« cachet peur les obliger de nouveau· à vider
« la ville, de quoi non-seulement ces officiers,

« mais leurs parens et amis témoignèrent une
« grande appréhension; ce qui attil'a beaucoup
« de monde en cette ville. Itl. le comte d'Alais ,
« gouverneur de la province, ayant témoigné
« que ce G0nCOUrS le fàchait, tout le monde se
« l'otira, et néanmoins ledit sieur Comte fit pu« blier un ban par 'Iea places, en vertu duquel
ct le nommé La Tour fut S'aisî; . ce qui acc:rut
« l'appréhension de divetses pers&lt;1I1tres, .qui
« craignaient que ledit sieur Contte ne vol/ldt
(( aHer plus avant. De suite, l'e lundi, 18 (x) ,
« led,t ~iClU' COl1lte se pttnnenant à la placé des
( , ) , R j:n,rief ,64g.

« un des gardes dudit sieur Comte, à ca\h~O que
« ledit laquais, à ce qu'on prétend, ne l'avait
« pas salué;. et mie heure après, un desdits
« gardes ayant eu un dérnêlé avec un gentil« homme de la ville, par pill'e provocation de
« la part dudit garde, l'appréhension fut si
« grande que d'abord quantité de personnes.de
cc condition se jetèrent d~ns la maison du sielli'
« Pr~sident d'Oppède, qui en était pour lors
(( absent, à dessein de s'opposer à !me violence.
Q . Sur l'avis qui en fut donné audit sieur comte

« d'Alais, plusieurs personnes de considération
« s'employèrentponr éteindre ce feu qui sem'« hlaii menaceda ville d'unc sédition, qui fut
« apaisée par une prmllesse par écrit que 1e« dit 's ieur Comte .remit au siClli' archevêque
cc d'Arles. Le surlendemain, qui était la fête
« de srunt Sébastien, où l'on fait une procession
« générale pour la peste , à laquelle tout le
« peuple a accoutumé d'a15sister et de faire, eu« dehors des lmirailles , le tour d'e la "ille , le

-_.=- -'0-.- .

_

~

..

~

__

�334

335

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

« bruit courut qu'il y avait des soldats ca-

« Quatre d'entre nous sont contraints d'aller en

« chés dans l'Mtel-de-ville; et, en effet, il

robes rouges avec le sieur archevêque d'Arles,
« les sieurs Séguiran et Barbantane, chez le
« sieur comte d'Alais, pour le supplier d'éviter

« s'yen trouva un corps de cent. Le peuple
« d'abord ex-clame et se plaint. Les Consuls
« voulaient les renvoyer; mais, comme ils
« n'ont pas l'approbation publique, ils furent
« poursuivis et lllaimenés jusque dans la sa-

« cristie de Saint-Sauveur, qui est la métropole;
« où des gens de condition de la ville eurent
« bien de la peine à les garantir de la fureur
« du peuple', qui gagna le clocher de ladite
« église pour sonner ie tocsin, Sur ce bruit
« toute la ville fut en même temps en armes, et
« ledit sieur comte d'Alais investi dans le palais,
« sans qu'il pût en sOdir, non plus que les offi« ciers du Semestre qui se trouvèrent enfermés
« avec lui. Le.sieur comte de Carces et quelques
« officiers de notre Compaguie allèrent par les
« rues, et se rendirent à l'hÔtel-de-ville pour
(/. arrêter ce désordre; et, comme le peuple
« n'était pas satisfait pour n'avoir pu assouvir
« sa fureur sur les Cons~ls , il demande que les
« gens de guerre aient à sortir de la vi ll e , et
« que Messieurs du Parlement soient rétab lis.

«

« la ruine de la ville et de consentir au désir
« du peuple; ensorte que, l'ayant trouvé bon,

« nous entrons le même jour dans le palais, le
« peuple ayant toujours demeuré sous les armes,
« et nous rimes arrêt portant suppression du

« Semestre, et qu'il serait procédé à une nou« velle élection des Consuls, sous le bon plaisir

« de ' Votre MaJ'esté ; et encore il a été néces«

saire, pour mettre le calme dans la ville, de

« casser une imposition sur la farine cJUÎ avait

« été établie pour les nécessités de la ville.
(/. Nous supplions très hmnhlement V. M., Sire,
« de croire que ce nou~ est uu extrême déplaisir
« que toutes ces choses soient arrivées. Mais,
« comme nous n'y avons nullement contribué ,
« et que les petits incidens qui étaient survenus
« rendent la faute du peuple excJlsable, nous
« espérons de votre bonté le moyen de conser-

« ver le repos en cette province. Ell e vous tend
(/. les mains aussi bien qu'C nous , pour assurer

�336

ESSAIS HI STORIQU ES

,

« Votre Majesté que nous manquerons plut&amp;t
« de vie que de fidélité et d'ob éissance , aÎlisi
« que nous l'avons déclar é au sieur comte

« d'Alais , que nous tiendrons pour ennerllis de
« l'État ceux qui s'opposent à v otre autoritè , et
( que nous y emploierons nos biens et nos vies,
(( n'ayant plus grande gloire que celle de hous
«( dire, etc.
~(

A Aix, te '15 janvier 1 G49 . li

Nous avons cru dev oir r eprod uire cette lettre en entier, malgré sa longueùr, parccq!l'elle
fait connaîh"e quel était alors l'esprit du Parlement , et peut-être de tous les Patlemens en
général.
On le v oit proteSter éne}'giquement de sa
fidélit.é. et de son obéissante, au moment même
où il sortait d'une lutte dans laquell e ses effo11s
avaient cu un but contraire il la volonté dn Soùv erain . Ce n'est pas que ces témoig nages fussent
dictés par la félonie et le m ensonge; ils étaient
sincères, Son amol~r pour la monarchie égalait
celui qu'il pOl1ait aux peupl es. lVIais, jaloux à
l'excès des privilèges ' et des pouvoirs concédés

sun

L E PA1\LE IUEN T DE

PRoveNCE .

par le temps , ou conquis sur la faiblesse , les
Parl em ens étaient toujours prêts à les soutenir
par des v oies extraordinaires qui , par ce motif, ne leur paraissaient jamais séditi euses , ent aînés qu'ils étaient par l'idée ([u'ils poursuiv aient l'injustice dans l'intér êt dn m onarque
lui-même , puisque leurs efforts avaient po ur
obj et de défendre et de prot éger ses suj ets.
C'est ainsi que les Par lem ens étaient dev enus
formidables , et qu'ils se trouvaient continuellement en hutte avec les ministères entreprenans , dont les volontés absolnes s'offensaient
de trouver entre eux et le pe1lple qu'ils you- .
laien t gouverner sans obstacle, u n corps indépendant, et courageusem ent dévoué à signaler
les écueils de la voie qu'ils avaient adoptée .
On aj ustement , sans doute , él evé de grav es
reproch es contre cette institntion créée par la
failliesse de quelques règnes, qui r éunissait les
pouvoirs de la polit4:{ue à ceux de la justice
dans le même corps. Nous croyons avo ir re tracé nous-mêmes avec assez d'impartialité les
fa its sur lesquels ces reproch es pouvaient être
fon dés) pour qu'on ne nous accuse pas d'av oit'
1.

�ESSAIS HlsTonlQUEs
338
voulu les dissimuler. Mais si la vérité exige
que nous fassions peser sur les Parlemens les
suites funestes qu'ont eues trop souvent leul's
résistances, soit pour le peuple dont elles ont
fait couler le sang, soit pour le gouvernellleat
dont elles ont paralysé l'action et détruit sourdement les r essorts; ne sommes-nous pas également olüigés d'observer, qu'à ces maux trop
réels en eussent succédé do pl ns graves encore
et de plus durables, si ce fJ'ein n'avait pas al'rêté
l'aJ)solutisme des gouvernans?
S'il était possible que les Princes gouvernassent par eux-mêmes., il serait en général peu
nécessaire d'élever des digues contre leurs propres entraînemens, parceque la nature en a
établi une inexpugnable dans leur amour pour
les peuples. Mais ils sont obligés de déposer en
d'autres mains le fardeau des affaires; et les
hommes qui s'en trouvent chargés ont leurs in-

térêts, leurs passions, et,ce qui est plus redoutable encore, leur système, qui chaque jour les
expose à des fautes considérables, s'ils ne sont '
pas garantis à temps par une voix que l'indépendance seule pent rendre impart ia le.

sun LE PARLE ,lf ENT DE pnOVI!:NCE.

33 9

Revêtus d'une grande autorité, ils etaient
trop tentés de se dire que rien ne pouvait resister à leurs résolutions: ct c'est ainsi qu'ils auraientnréparé un gouffre affreux, oül'esclavage;
affranchi pal' le poids même de ses chaînes, 'les
aurait engloutis pêle-mêle sous les décolTlb~'es
de la monarchie, si le pouvoir intermédiaire
des Pal'Iemens n'avait souvent dissipé leurs illusions, arrêté leur fougue, et forcé le peuple
à demeurer tranquille spectateur des efforts
qu'ils faisaient pour le protéger.
La xévolution put sans doute, en les renversant, hériter de l'énergie de leur langage , de
l'indépendance de leur conduite :, mais ce fut à
d'autres causes qu'elle dut sa naissance_
Qu'il nous soit permis néanmoins de jeter Ull
coup d'œil rapide sur le gouvernement qui a si
efficacement cicatrisé nos plaies.
Que ceux qui regrettent l'ancien ordre de
choses, renonçant, s'il est possible, à leurs préventions, comparent de sang-froid le régime
qui existait avant nos agitations politiques ,
avec le régime qui lui a succédé. La 1l10nal'chie
absolue , balancéc pal' les Pal'lemens, n'offrait
II.

�ESSAI S

IIISTOIlIQUES

(ru'une lutte perpétue lle de deux pouvoirs preslt de l'autre ,
que eI)nemis, quoique l'un dépend'
.
et qui, de quelque
cl\té que penchàt la victoire,
.
dégradait le monarque, ébranlait le O"ouvernement, enhardissait les peuples il l'anarciüe , ou
exposait les citoyens aux eJri ls , aux emp~'isQn­
nemens, aux coufiscations ct aul' bourreaux,
En effet, si le cœur des Bourbons eût cessé
d'être un seul instant notre Providence, à quels
maux n'aurait pas été livré le royaume!

"

Ajoutons à cette hypothèse celle de la monarchie, telle qu'elle aurait existé, sans ces
corps intermédiaires qui étaient le centre de la
fidélité des peuples et de l'affection des Rois,
Pouvons-nous nous
. dissimuler qu'en France ,
comme dans ces Etats qui n'ont pour loi que les

sun

LE PAHJ~ EnfEl\"T DE PROVENC E.

341

de plus en plus par les concessions sagement
préparées sur 1a terre d' exi L
Avant de nous livrer il ces consid érations ,
nous avons pu remarquer combien fut subite la
révolution qui fit tomber le comte d'Alais au
pouvoir de ses ennemis. Sa défaite consta tait
celle du ministère qui avait fait d'inutiles efforts pour soutenir le Semestre. Mais le premier
ministre, absorbé par les débats qu'avait élevés
contre lui le Parlement de Paris, ne pouvait
porter ses soins au-delà ; et le Roi lui-même
par la force de~ circonstances, était réduit à ne
pas user de son auto.rité, dans la crainte de la
compromettre. D'ailleu.rs le gouvernement ne
pou vait pas se dissimuler que 'Ies violations

caprices du maltre, on aurait vu l'asservissement avilir les individus, et le poigna.rd reno~veler sans cesse la succession des despotes?
Un h eureux concoui-s dans le pouvoir , une
~age é~ancipation accordée aux citoyens , ont
elOlgne de nous à jamais les tempêtes qui arntèrent si souvent l'arbre antjqu e de la JlI on:r-

nombreuses qu'il s'était permises lui-même,
avaient servi, sinon de cause, du moins de dé-

chie; et l'immutabilité du Irôn e s'est J:affer~i e

gue possession ; et qu'enfin, si c'était un cri.me
aux peuples de soutenir I ~ llrs droil s par la

veloppement aux désordres; qu'il avait donné
l'exemple de l'arbitraire dangereux qui triomphait contre lui; qu'il devait renoncer à une
paix durable, tant qu'il ne reviendrait pas il
l'especter des privilèges légitimés par une lon-

�342

t:SSA IS IlI STOIlIQ Ut:'

force, ceux qui le gouvernaient sc rendaient
coupables d'un tort impardonnable, en mettant
sa fidélité il de trop fortes épreuves.
Ces graves considerations disposèrent le Roi
à préférer la voie de la négociation il celle de
l'autorité. Le cardinal Bischi et le comte de
Carces invitèrent en conséquence le comte
d'Alais et le Parlement à des conférences, où
l'on convint que le Roi serait supplié &lt;le supprimer le Semestre (1), de casser le r égiment du
Gouverneur, de licéncier les troupes qui étaient
en Provence, de confirmer dans l'exercice du
Consulat d'Aix ceux que l'élection avait substitués aux Consuls désignés l'année d'auparava nt
par des lettres-patentes, de rétablir les yilles
d'Aix, d'Arles et de Marseille dans la possession où elles étaient d'élire leurs officiers municipaux , suivant leurs anciens statuls. Ce lle
conven tion portait encore (nt'Oll
d emand
'
1ermt

SUR LE PARLE&amp;I ENT DE PROVENCE.

343

nu Roi de rendre à la Province le droit qu'avaient les Pr:ocureurs du pays, touch ant le
passage et le logement des gens de guelTe, et
la répartition des impÔts.
Elle fut suivie de quelques articles secrets,
qui en modifièrent les avantages pour le Parlement. Cette Compagnie, en .elfet, y consentit
la nouvelle crue d'un Président et de six Conseillers, et le don d'une somme de 200,000 liv.
que le Roi convertirait en augmentation de
gages, et qui servirait à rembourser les offices
supprimés (1). Un arrêt dIl Conseil ratifia ces
articles secrets, en même te11lps qu'un édit légitima les autres accords.
Mais le Parlement ne voulut r endre la lilJerté
au comte d'Alais, que lorsque cet édit aurait
été reçu officiellement et vérifié ; ce qui renvoya

(J) Cette somme ne suffisan t pas pour cc l objet , il ful
(1) La suppression 10lale du Semestre et de la Chamhre des requêtes n'eul lie u qu'a u moi s de mars .668} et
l'on remboul'sa au x titulaires Jes dépenses qu'ils :'I vJÎent

fai les pour Pachat tle IeUI'S offices.

nussi convenu que le siège e Lla prov in ce complè teraien l
ce (l ui ser.l it nécessa ire pour le remboursem en t. Afin

d'acquitter 'les e nga gcmens oe la province, il ful ét"hli

un imp ôt de cent liv .

SUl'

chiHl uC feu.

--~

"'- - -

. .

,..

.--

�344

ESSAIS HISTORIQUES

au 27 mars l'instant où le Gouverneur devint
maître de sa personne.
Ce jour-là, il n'y eut plus d'obstacle, parceque
le Parlement, observateur religieux de la parole qu'il avait donnée, brava la cràillte de
déplaire au prince de Comi et au coadjuteur,
qui, par des motifs que nOliS ne connaissons
pas, l'engagèr ent vivement à retenir le comte
d'Alais.
Celui-ci ne pouvait plus volontaü-ement dememer à Aix, après y avoir échangé le commandement pourla cap tivité: aussi s'empressat-il d'a ller coucher à Roquevaire , le jour même
où les portes lui fment ouvertes, .et répondit-il
il son valet de chambre, qui le priait de ren1ettre
son départ au lendemain à cause de la pluie:
L e temps est touj çmrs beau pour sortir de prison.
Pendant sa route vers Toulon, il apprend que
Marseille, comme nous l'avons dit, se prononçait en sa faveur. Dès-lors il forme le dessein
de s'y rendre; et, gràce à l' un des Conslils, il
y est accueilli avec les témoignages d'une affection particulière. Cependant tout le peuple
est loin d'être disposé pour lui , et le parti des

su n

LE PARLE !\XENT DE PROVENCE.

parlementaires, par les soins du lieutenantgénéral de l'amirauté (1), ne tarde pas de se
montrer imposant. La faveur populaire se détacha·surtout du Gouverneur, quand on le vit,
plein de r essentiment , projetcr le retour des
désordres, en voulant assiéger la ville d'Aix:
aussi se Irollva-t-il forcé de quitter Marseille,
etde se rendre à Toulon, sousleprétexte d'aller
visiter les côtes_
Mais la portion des habitans de cette ville,
qui d'aJlord l'avaient accueilli avec tan t de
hi enveill ance, dans les premiers momens de
leur enthousiasme, avait répandu des chansons
et d'horribles pamphlets contre le Parlement.
Ces insultes en produisirent d'autres à Aix
contre le Gouverneur. Quoiqu'il ne paraisse
pas que le Parlement eût donné occasion à la
plus grave, nous la rappellerons, à cause des
circonstances qui l'accompagnèrent. L'historien
Papon va nous en présenter un récit (~) qui
prou ve combien, dans ces temps de frénésie,

(1) C'ét. it V. U,clle.
(?) Pt\ p o n ~ H ;st . de Pm "" , t.IV, p. 5 17-

�346

\

ESSAIS lIlSTQRIQUES

l'autorité royale était exposée aux mépris d'une
populace indisciplinée.
« Pendant que le Gouve1'neur voyageait, le
« peupled' Aix se vengeaitdelui avec celtehasse
« méchanceté qu'on n'aUl'ait pas soufferte dans
« un siècle plus éclairé. On fit marcher à la pro« cession de la Fête,Dieu , parmi les personnages
« qui la déshonoraient, un acteur qui avait la
« taille et la démarche du Comte, revêtu d'un
« hahit semblable au sien, avec la différence
« qu'on lui mit une fraise et une toque. Deux
« planches fort minces, que l'on faisait lever et
« baisser à volonté pal" le moyen d'un cordon,
« pendaient il ses c&amp;tés"e t soulevaient son habit
« pOUl' lui faire montrer le derrière. PJ."ès de lui
« marchait une femme ridiculement habillée ,
« mais de manière pourtant (Ju'on reconnaissait
« facilementlacomtesscsonépouse" LePl'ésidcnt
« Gauffridi, créature du Comte et son conseil ,
« et quelques officiers du Semestre, suivaient
« tristement dans un équipage propre à exciter
« la risée. A (fU elques pas de là, venaientquatI."e
« paysans vêtus d'une robe 10nO"ue mi-partie de
" ,
« jaune ct de rouge, chantaut cc qu'on appelait

sun

LE PARLEMENT DE PROVENCE.

347

« la farce, c'est-à-dire l'histoire scandaleuse de
« cc quis'élaitpassé dans l'année. Le Comte, la
« Comtesse et ses partisans, fournirent, ce jour-

« là , matière il cette satire indécente. )
Avant cette scène scandaleuse, qui amena
d'au"lres évènemens que nous aurons bientôt à
"décrire , le Padement voulut rendre mémol'able le souvenir de la journée de Saint-Sébastien, où il avait obtenu un triomphe éclatant.
11 fut arrêté 'lue la Compagnie assisterait tous
les ans, en corps, et eu robes rouges, à la procession de ce jom, 'lui ne sortirait pIL1S de la
ville ct ferait seulement le tour intérieur des
remparts; que vingt-cinq pauvres vêtus de
neuf, aux frais du Parlement, y assisteraient,
et qu'une lampe d'argen t serait donnée à l'église
de Saint-Séhastien.
En exécution de cet arrêté, le Parlement,
chaque année, nommait un de ses membres
pOUl' être le priem de cette nouvelle confrérie;
et celui-ci, pendant la procession, marchait il
la tête des pauvres, un flam.beau i.t la main,
précédé des tamhoms et d'un huissier" Cette
procession passait devant toutes les porles de

�ESSAIS DISTORIQU ES

sun

LE PARLEMt:: N T DE PROVENCE

la ville, que l'on tenait fermées, et à chacune
d'elles s'arrêtait l'officiant pour réciter une
oraison, suivie d'une décharge de hoîtes , en
actions de grâces de la non-exécution du proj et
qu'on avait prêté au Gouverneur, d'avoir voulu
se rendre mahre de la ville pendant la procession e:l.1:érieure de 1649'

CHAPITRE XXIIl.
Nouveau x trouilles. - De, blancs el '(Ies bl eus. Bata ille . -

Assa :.sinat.

La rermeté du Roi ramène l'ordre.

TANDrs 'luC lc Parlement n'était occupé qll'à
jouir de son triomphe, le comte d'Alais, daus
une position contraire, sentait le lJcsoin dc SC
mettre en garde contre les excès de l'audace
qui, depuis l'indigne farce dont nous avons
parI é, inspirait la juste crainte de la voir se
porter il des actes plus dangereux,' Il réclame
des secours au dehors , et fait venir du Dauphiné
un régiment de cavalerie qui , en sc rendant
auprès de lui, ravage la provincc , et pal'ticulièrement les terres des magistrats, où il fait
halte tout exprès, pour prouver sa haine contre
les parlementaires,
La présence et la conduite de ces troupes
•
durent néeessairemcnt augmenter les fermens
dc la discordc , en excita.it l'incligDation de
ennemis du Comte, et relevant le cocur de ceux

�· ESSAIS HISTORIQUES
$ uJt LE

PARLEMENT DE PROVENCE,
UEPUI S SON OIllGl l'l E J1ISQU ' A SA S UPPIlESSI ON •

•

�ESSAIS DISTORIQU ES

sun

LE PARLEMt:: N T DE PROVENCE

la ville, que l'on tenait fermées, et à chacune
d'elles s'arrêtait l'officiant pour réciter une
oraison, suivie d'une décharge de hoîtes , en
actions de grâces de la non-exécution du proj et
qu'on avait prêté au Gouverneur, d'avoir voulu
se rendre mahre de la ville pendant la procession e:l.1:érieure de 1649'

CHAPITRE XXIIl.
Nouveau x trouilles. - De, blancs el '(Ies bl eus. Bata ille . -

Assa :.sinat.

La rermeté du Roi ramène l'ordre.

TANDrs 'luC lc Parlement n'était occupé qll'à
jouir de son triomphe, le comte d'Alais, daus
une position contraire, sentait le lJcsoin dc SC
mettre en garde contre les excès de l'audace
qui, depuis l'indigne farce dont nous avons
parI é, inspirait la juste crainte de la voir se
porter il des actes plus dangereux,' Il réclame
des secours au dehors , et fait venir du Dauphiné
un régiment de cavalerie qui , en sc rendant
auprès de lui, ravage la provincc , et pal'ticulièrement les terres des magistrats, où il fait
halte tout exprès, pour prouver sa haine contre
les parlementaires,
La présence et la conduite de ces troupes
•
durent néeessairemcnt augmenter les fermens
dc la discordc , en excita.it l'incligDation de
ennemis du Comte, et relevant le cocur de ceux

�ESSAIS IlISTQIUQUES
350
qui lui ék~icnt n'stés att3chés. Dans cette S1tuation, les vill es se divisèrent , en se prOllonç3nt les unes pour le Gouverneur, les autres
pour les magistrats. On vit même sortir de leur
sein deux partis egillelllent menaçans, qui ,se
distinguèrent pal' des rnb:ms hlancs et des l'l\h~ns hleus, .et par les noms de Parlementaire
ct de Semestre .
Ces dispositions , 3USSÎ rapides qu'ardentes,
annoncèrent des malh eurs qui ne tardèrentpas,
en effet, ' d'affliger la province, en donnant
l'essor aux fiu'imrs de la guerre civile.
Lorsque ces deux partis se trouvaient eu
présence, ils en venaient aussitÔt aux .mains ;
et c~lui qui était momentanément le plus f3ihle,
tombait victime de la rage de ses concitoyens,
qui, à leur tOlU' , étaient impitoyaJllemeot sacrm.és par lui , si la v ictoire secondait ses,efforts.
Ain&amp;i l'on voyait de petites troupes se liner le
com bat, et même deux champions seulement
se mesurer entre eux. Mais Ics lois de la guerr~
et celles de l'honnelU' , (lui en modèrent les désastres , n'étaient point observees ; ct l'on ne
craignait pas , pOlU' son triomphe, de recourir

sun

LE PARLEMENT DE PROVENCE.

à la trahison et à la surprise, quand la force ne
paraissait pas le promettre. C'est ainsi qu'un
gentilhomme dévoué au Parlement fut làch ement assassiné aux environs de Draguignan,
ct que le juge qui eut le courage de vouloir
constater ce crime, et de rechercher ceux qui
s'en cl3ient rendus cou pables, fut lui -lllêm,e
immolé à leur rage.
Cet cvènement qui tencbit à tout plonger
dans l'anarchie) en paralysant l'action de la
justice) fit un devoir au Parlement de défendre
son autorité. Il commit en conséquence le Pré- )
sident d'Oppède et les Conseillers de lVIaz3rgues
et d'Espagnet pour all er prendre des information s sur les lieux) et les fit escorter par la
maréchaussée et uoe suite assez nombreuse.
Leur départ s'exécuta le 6 juin (1).
Mais le comte d'Alais n'avait ras ouhli e que
sa détention avait été l'ouvrage des magistrats ;
et son coeur ul ceré lui faisait désirer ardemment la vengeance, quoiqu'ell e pût troubler le

�35~

SUR LE PARLEME'T DE PR O"ENCE .
ESSAI S HI STORIQ UES

353

ment, parvint il l'emporter sur les conseils de
l'expérience, et le combat fut résolu.
L'action ne dura pas long-temps : les chevanx
des parlementaires, presque tous de trait ou de
louage, ct n'ayant jamais été dressés, prirent
l'épouvante. Les cavaliers eux-mêmes, peu
accoutumés aux combats, ne résistèrent point
au premier feu des ennemis et contribuèrent
au désordre. La frayeur les précipitant les uns
sur les &lt;iutres, les jeta sur leur propre infanterie qui, se rompant à l'an'ivée de ces escadrons débandés, ne connut plus ni chefs ni drapeaux, et se dispersa avant même d'avoir pu

r epos de toute la province. Ay ant eu connaissance de l'expédition qui venait d'êtœ arrêtée
il y aper çut l'occasion fa "orabl e d'user de l'e~
présailles , en se r endant maltre des Commissaires , et donna des ordres il' ses troupes pOllr
les investir et les lui am ener encl alnés.
Ceux -ci, appr enant il leur tolU' les dan o-el's
.
~
'lm les environnaient , demand èrent de nouveaux seco urs au Parlement, 'lui leur envoya
il la bitte qll elque cavalerie et lm réo-imcnt
d'infant erie. Mais cette peti te arm ée sc ressen tait de la précipit ation avec laquelle cli c avait
été levée , ct offrait dès-lors peu de conIiance :
aussi il peine était-elle arrivée à Barjols, c'està-dire dans le v oisinage du lieu où le rMimcnt
~
du Dauphiné était campé (1), que ses chefs,
loin de v ouloir en venir aux mains , furent
d'a yis de sommer les enn emis de sc œ ndre.
L'ardeur des cadets d'Ai.t:, ainsi quc les appelle M. d'Hesmivy de Moissac , leur donnant la présomption de se signa ler h onorable~

regagner Barjols (1 ).
La consternation fut au comble dans la
ville d'Aix, quand on y apprit cette défaite.

(1) Duch3ine, Nadal-Beauvezet, Etienne Villemu s

J

1\&lt;lontp c1.a t, Gerente -Cabanues, AJ=baud , de Busc . e l

d'Etienne Vaillac , furent du nombre des morls. Il y eut
parmi les blessés, d'Ollières , Chàleauncuf, d'Etie nne le

jeune , d'Etienne du Bourguet, Honorat de Pourrioulx,
V italis , Mingot , Asti er le jeune , Guerre Je cadet, el

( 1) Il avait pris ses posilions ou Val , qui Il'rsl qu'à
un e lie ue Je llrig nollcs.

Ran curel.

Il.

/

�354

ESSAIS IHS 'rORIQVES

PAl\LEI\IE~1'

DE PRQYEiS'CE.

355

Mais le retour sans obstacle des Commissaires
du Parlement calma les alarmes; et la Compagnie, plus irritée que surprise du mauvais
succès qu'avait eu son parti, voulut prouver au
Comte qu'il n'était pas yruncu. Tom·nant brusquement ses armes sur un point opposé, elle fit

deliel1S d'argent par le t.hapitre de St.-Sau vcur,
on fut bientôt forcé d'ajouter d'autres ressourocs, on les puisa dans la résollltion que prirent

investir la ville rie Brrre (1), dont les salines

leurs hijoll..'C les plus précieux. Mais, pour oh-

fournissaient à toutc la province, et qui, s'étant
prononcée en faveur d'Alrus , fut forcée de se

tenir des secours plus décisifs, et qui f&lt;lssent
fournis par ceux qui les rendaient nécessaires,

rendl·e.
Quel aflligeant tableau ne présentait pas la
province, également partagée entre deux factions puissantes et hruneuses, qui marquaient
leurs succès par toutes sortes de violences, et
ne respectaient pas même les tombeaux!
Comme il fallait nécessairemellt des fonds
co nsidérables au !)arlement pour soutenir la
guerre ouverte que le Gouverneur lui avrut dé·

le Parlement prononça de fortes amendes contre les citoyens qLlÎ avaient ahandonné la ville,

clarée, il recourut efficacement il des mesures
que l'enthousiasme ou la contrainte étruent seuls
capables de supporter. Au prêt de quatre mille
l

SUR LE

liv. par l'Université, et au don de gros chan( 1) Pelile ville à qU::ltrc li eues tl'Aix 1 vers l'occident.

les magistrats d'envoyer leur vaisselle il la
Monnaie, et dans le dévoueillent des dames,
qLlÎ consentirent avec générosité au sacl-ilice de

et parmi lesquels se trou vruent principalement
les olliciers duSellles~re. Afin de sr payer de ces
amendes, on vendit leurs meuhles; et ces moyens
étant encore insufftsans, les magistrats, voulant
y suppléer, se trouvèrent obligés de contrillUer
chacun pour une somme de mille liv . Ce ne
fut qu'avec la réunion de tous ces différens
moyens que la Compagnie parvint il form er
plusleursrégimens, dont elle confia le conunan·
delllentà la plupart de ses memhres qui, les désignèrent par leurs propres noms ( )).
( 1) Ces

COlTI lll anda n s

parlemenlaires t l&lt;li f.' nl lcs PI"t.:sÎ-

�,
sun LE

356

t::~SA1S

Ces préparatifs, en annonçant une guerre
dont les troubles de Paris ne permettaient pas
au Roi d'arrêter l~s résultats funestes , firent
concevoir ~es inquiétudes au." États du Languedoc, qui craignirent, il cause du voisinage,
que l'embrâsement ne parv1nt jusqu'à eux.
Pour prévenir ce dang-er , ils essayèrent, par
leur médiation , de rétablir la paix dans la Proven ce, en déterminant les deux partis à entrer
en conférence. Mais l~ haine s'opposa à une
conciliation, pour laquelle le comte d'Alais ne
voulnt se relàcher d'a ucune de ses prétentions
injustes, tandis que le Parlement, de son cÔté,
refusa de consentir à des conditions raisonnables . Des cris de guerre succédèrent donc il
cette vaine tentative d'arrangement, et les députés du Languedoc se retirèrent avec tontes
leurs craintes . .
Immédiatement après leur départ, le Gouverneur renût ses troupes en march e, et les

den~

de Rég usse et d10ppède;

J e~' è.!. ,

PAl\LE~1t:NT

DE pnOYt::N CE.

UI STO I\l QUES

l e~

Conseillers de Glan-

Rascas, Valbellc,G:Jillard, Tresscmancs Cha.steLtil,

tt ,..le Gallifet , _seigneur du Tholonet.

dirigea de préférence sur les villages où étaient
situées les terres des membres du Parlement,
qu'eUes ravagèrent par l'incendie, le pillage,
)e viol , et tous les fléaux des guerres civiles.
Le Parlement, dans le même temps, s'efforçait d'appuyer son parti par ses arrêts. Mais
c'était en vain qu'il dMendait aux }lahiLans de
grossir les armées de d'Alais, et qu'il menaçait
celui-ci et ses soldats d'être traités comme des
perturhateurs du repos pulJlic. Les forces 1ni
manquaient pour soutenir toutes ces menaces
Ct:peudant le Roi, instruit des malheurs qui
accah laient la Provence, profita d'une lueur de
calm e pour charger d'Étampes, l' un des Conseillers d'Etat, de s'y r endre, afin de demander en son nom aux deux partis de déposer les
armes. Mais des instructions secrètes qu e cet
envoyé reçut de la part du premier ministre,
r etardèrent sa marche. A l'exemple du cardinal .
de Rich elieu , le cardinal Mazarin n'était pas
fàch é que l'incendie étenrut de plus en plus ses
ravages, afin de rendre le Gouverneur plus)
odieux, et de pouvoir pins si',rclllent le renverser. Combinaisons machiav6Ii'lucs, 'I"e la 1'0-

�358

sun

ESSAIS HISTORJQUES

litique ne saurait juslifiel:, ni au tribunal de
l'hmnanité) ni à celui de ia religion!
Les circonstances devenaient de jour en jour
plus pressantes; et, pendant que le commissaire
du Roi sç l'endaità petites journées vers le but de
sa lnission , le Parlement craignit qu'on n'assiégeât la ville d'Aix . Ce danger l'engagea à faire
élever à la hâte quelques fortifications , et à
r éunir cinq mille hommes, pour arrêter les ennemis, qui étaient . déjà dans les environs de
cette infortunée ca pitale. Ils n'avaient besoin
que de quelque discipline, pour vaincre des
soldats sans munitions, et rassemblés par l'espoir du butin, plu$ que par l'ardeur des ,COIl1]Iats. Mais leurs chefs perdent un temps précieux à disputer sur cel ui qui fera la première
charge, et laissent ainsi le zèle des h abitans se
l'alentir, au point qu'ils r entrent dans la ville
sans avoir voulu même essayer d'en vemr aux
mams.

LE PARLEJ\1ENT DE PROVE t\C E.

' pour mcllre
il s'entendre avec le comte d'Al aIS
un terme il tous ces troullies C,)·
.
li transmit aussi les intentions du ROI au

(1)

I(

l( VOyCl'

. ux , ayant Juge
. . &lt;à propoS cI'cn• Nos '-'Illés et fca
e n PI'ovcnce quelque perso nn e ùes plo s

qU"~I­

fi ées de notre Cnoseil , pour s'entrem ettre ~ r~Hre
' urd'hui entre
cesser la mésintelligence qUl. parai taUJo

Il

4t

Il

notre Cour de Parlement et noll'e c11er co u s'\n le.co
. mte
. er tou s les dllI'crens
tA ill is, Go uveJ'll eur ..... , e t le rmlll

I(

e t co ntestations qui pourraien t trouhler le

il

re.po~ ~e

'ets nouS vou.s écrivoDs c elle-c i par l'an
s (. e a
nos s uJ ,
' .
" R ein e ré g e nte , notre trè s h onoré e dam e e tl~ el~e, palU
.
'
(' , é ment à la conmllSSIOn (lue
Il vous du'e que, C00101 m
.
.
'donner au S I C U I'
u nous vous adresson s , ,'ous ay let. il
. .
'
,
c vois. ùt!hbc rilt l\' e
d'E sta Ulpes 1 l' e ntr ée) seance, aye

Il

'Uer-d'Etat lt onol'aÎ re ; prendre

Il
j(

comme à un conse l

1{

créance en li t l' e e n to ut ce qu

H

'il ,'ous dira de notr e
"
1'
r
ue vous pUI SSiez (e part ;:tvec tell e COO Lwnce, q
. Il
,
l'il' de votre cÔle ,
férer à ses bo ns aV IS, e t concou
•
ra utile pour ré tablir le c;;\lllle et la tl'an 1

t(
t(

qUI se &lt;
•
à uoi nous nouS
'\\ ' l : Ù'.... ns nolrc (.lite p,'ov ln ce,
CI
•
,
parlés
non-sculement
pOUl
, rous que YOu s Sel el.
,
,

tout cc

I( ( Ill 1 1 C

Vers la m êlJ1e époque , l'envoyé du Roi arrive enfin à Aix. Il se présente aussitôt aux
Chambres assemb lées du Parlement , et leur
présen le une letlre cl u SO llveraiJl, qui les engage

Il

tt
((
(t

(ISSU . '"
'.
si 10UI' celui dc notre SC\' \'I ct!
\'otl'e mterct J m " l ~ auS 1
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l' CC OI1l1ll3Il U :\lL o n .
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qUI \OU

Dantl": ft Camp;èl:) l1 €', e lc.

)1

�360

ESSAIS

SUII LE PARLEMENT DE

HISTORI QU ES

faire exécuter,
Ce Commissaire fuI accueilli à Aix,

sance, et se h âta de recommencer les h ostilit és,

Le Gouverneur mit â profit ce délai, pour
donn er cours à ses excès , et se rend't
'
1 succeSSIvement maltre de Meyrargues, qui était la seigneurie du Conseiller de Valbelle, cle Sain tPaul, qui était celle du Consei ller de Thomassin ,
et de qu elques auh'es lieux, où il laissa corrunet-

tr~ des horreurs inouïes, par une soldatesque
a vlde , et sous des chefs asser vis par la haine.

361

Cependant Louis X IV, pressé d'apporter un
terme al1X malhem's qui aflligeaient la province, n'en aperçut le moyen qu'en mellant
son autorité à la place des volontés con tradictoires, manifestées par les deux partis. Après
avoir , clans son Conseil, arrêté 'les cond itions
qui devaient amener ce résultat désirallle, il
chargea le ~,aréchal de bataille de SaintAignan (1) , de se rendre en Provence pour les

Gouverneur; mais celui-ci peu résolu à déposer
les armes, se contenta de réduire à six articles
les douze qu'il avait r elUis aux députés du Languedoc; dans l'espoir qu'étant refusés comme
les premiers, il am'ait encore le moyen de faire
peser le fléau de la guerre sm' ses ennemis, En
effet, le Parlement et les Procureurs du pays
repoussèrent ces proposiLions exagérées, ct en
présentèrent de plus raisonnahles. Mais d'Alais
ne voulut pas seulement en prendre connaisElles imposèrent à la Compagnie le devoir de
se mettre en défense, pendant que le Comluissaire adressa au Roi les articles de pacifica tian
respectivement proposés, afin que S. M, pù l
faire connahre ses intentions,

pnovE ~cC,

COlllme

un ange de paix. Entré au Parlement le 22 aoû t,
il remit à cette Com pagnie une lettre cl u Sou ve1

rain (2), plus expresse que celle dont d'Ét ampes
( 1) Cc S l' ~de COlTcspondoÎl Il celui de m;wéchol-decamp .

(!:I) Teneur des art.icles emToy~s par le Ho î :
10 ct Le
CI

Parlement, la 'ville d'Aix

èl

ceux de son pal'li 1

sitôt llu'ils auront reçu le l'résent ordre, désarmeront

ct et liccncÎt!ronl les troupes qu'ils ont

SUI '

pied, mettront

Il

les prisonniers de guerre en liber té, comme aussi le

I{

pl'é"Ôl Nrtaud, ct l'étahliront les G-,,&gt;u\'cl'neurs dans les

Il places ès -quelle s il s corum~n(loi.cnl a \':\l1l les pl'éscns
\1

1\1011Vemens, el nol:.\lllmenl celui de ).. ville de Ben c.

•

�36~

sun

ESSAIS HISTORIQU';S

avait élé l'olteur, et dans laquelle S. M. déci arail que les deux partis , loin d'a voir il délihérer

sur les articles d'un accommodement, n'avaient
.au contraire qu'à se soumettre à celui qui leur

M. le comte d'Alaiz. trois jours après, licen ciel';).

50 (( Tous les anêls et ordonnances faites il l'occasion
mme non
de ce mou\'crocnl , cl erocureron l uuls el co

.2 0 ({

u les ll'oujJes tant de cavalerie que d' inCanterie qu'il a

(( leyées dans les proviuces ou aill eurs, depuis leS préscn s

t(

I(

mouvemens , même en " crlu des ,commissions de

aV'enus.
60 Il L'Assemblée des Elats ou des cOLDlllunautés se

Il

S. M., o,u les f.tira marcher incessamment avec les

« ti endra cn tel lieu qu' il plaira à S. M. d' ordonner. cU

Cf

tl'oup es du Roi qui étiJi c n ~s ur pied avant Jes tl'oubl es,

I(

laqu elle M. d'E stampes l)résidera . Sur quoi S.

Il

sa\'oit ses intentions à M. le comte d' Alaiz .. et en\'err a

u suivaut les ordres et roules (l ui leul' seront pl'éSenlefe ment expéd iés.
n
3 I( Apr ès que le lice nciement aura été fail de p ar t
"( 1

e t d'autre, la Cour ùe P ;l rl elU cnt , la Cha mbre de.:;

~(

ses ordres de la manièr e accoutumée.
J
70 Il La levéc qui se fai soit dao.s le pays avant le tr alto

Il

(( fail aveC M. le ca rd inal Bich y , pour l'entrelenelllent
Il

clu r égiment de P "ovence de trente CO ml~ ag ni es sec,a

d'Alaiz , par unc députation hl plus hOll Ol'able qu' il se

I(

co ntinuée, pO Ul' ell êl re les deni crs publics employcs.

Il

lll'enll'e\enement de parei l nombre de troupes, qui de-

« pourra, de leur affec tion et service, el le prieront de

I( vouloir auhli'er tO ut ce qui s'es t passé.
/1° Il

Comme aussi ce ux ,de la \,illc d'Ais. envoJ eront

J

~I mUCl'eront ùans la province ou ailleurs,

plaira à S. M. J 'ordonncr.
80 Il I I scra ex pédié de,s lettres d'é"ocalion pou!" ce ux
.
l
. . el SU·lV p. nt 1\1 le comte d'A\ail. dans ces
Il qUi on SU1V\
J
'

des dé putés ycrs M . le c o~te d' Alai z ,.. autres que les

Il

Procureurs du p'3YS,

Il

humhles r es pects et olJéissan ces , et le supp lie ront lrb

t(

humhlement de leur pard onn er les faul es (ju'ils peu-

Il ....

1(

Il \ ' C nl

«

pOUl'

l'ass urer de leurs très

"" oil' cOHlmises; ensuil e ils le priel'o nl de l'o uloir

l'elo Ul'uer d ans leur -ville, aycc assurance q u' il y r CCCYl'a
les r espects , honn eurs e l ob é i ss a n c~s (lui SOn t du s ù
qualit é et à sa ch;lJ'gc . .

sa

a ins i (IU' il

t(

CI

fi

~~. fera

(e Comptes et ,wh'cs Compagnies) ass ureront 1\1. le comte
I(

Il

363

l.E PAl\LEl\tENT Of': pl\OVENC E.

ct

mou\'clllcns depuis le
entilshommes

J

20

jam'ier derni er, lant évêques,

officiers , Co nsul s des villes el

:luné'utés, (lue 'Particulier s J pour tel Lemps ct tel

.( nombre que S, 1\11. juger a convenables.
90 .1( Conformément aH U·&lt;t ité Cail avec M. le
Il

C OlU-

~anJina\

Uic\ .y. il ser a procédé J ft. l'a\' enir , à l'élecltoll des

t

�364

ESSAIS HISTORIQUES

était imposé. Pénétré de joie et de reconnaissance ~ le Parlement déclara vouloir obéir, ct
écrivit au Roi pour l'assurer de ses disposil ions
pacifiques.
Le comte d'A lais n'osa pas lui-même persé, 'érer plus Jong-temps dans sa conduite hostile;
\( Consuls e l officlers des mai so Ds de vi ll e, en la.fornl6

(( prescrite par les ordonnances, e t ceux qui en étaien t
en 'charge avant led it Ll'a ité , exerceront pendant te

Ct

cc temps qui reste à co urir; et ~i auc uns &lt;l,'oient été dépo1(

sés) ils seront rétablis nonobstant tous arrêts o u jugc-

tC

mens donn és au contraire.

l(

cureurs du pays de Provcoçe, il sera in cessamment

Ct

procédé à l'élection d'autres personnes que ceux qui

10 °

{(

Néanmoins, à l'égard des Consuls d' Ai~, Pro -

(( sont cn charges présentement, et ceux (lui seront é lu i
t(

exerceront pendan t le Lemps qui res le à courir de la

Il

présente ann ée et la suivante:
11

0

ff

Les troupes qui seront c i - après e nvoyées ou

H

qui passeront dan s lad ite province, seront logées suÎ-

1(

vant l'ordre du Gouverneur, ainsi qu'on ava it acco u-

If

tumé avant le tl'ailé fa it J.vcc M. le cardinal Bichy.

(f

villes d'Aix el de Marsei lle, que délns toute la PJ'O \'(, Il CC.

12°

Il ::t Yf'C

(t

SUR LE pÂnLEl'I'IE~T DE. PfiOYI:: NCE.

365

" 1"1 l' eç ut
et conformément aux vololltés du R0 1,
bient&amp;t avec bienveillance les dépu tations des
corps judiciaires et de la ville.
Dès que les magistrats eurent exécuté les
conditions auxquelles ils avaient été soumis, ils
s'empressèrent de députer au Roi le Président )
Forbin de La Roque et le Conseiller cl.' Antelmi ,
pour lui rendre graces d'avoir daigné rétablir
la paix dans la province.

C'est ainsi qu'après dix -neuf mois, fut enfin
terminée la guerre du Semestre. Mais, née il. la
fois des fautes multipliées du gouvernement,
de celle des a&lt;Yens qu'il employa, et des idées
b
.
trop impérieuses et trop exclusives des magis-

)

trats, elle ne devait pas s'éteindre, sans laisser
des traces profondes ; et plus de dix années s'écoulèrent, avant que les esprits fussent assez
calmes pour rendre la province aux douceurs
de la paix.

L'amnistie génél'aie sera publiée, tan t dan s le s

ddfcllscs les pIns

l'X presses

cl'.y C'onl rC' Yl'nir . Il

t

�366

su n

ESSA IS HISTORIQUES

LE PARLEMENT DI:: PROVEN CE.

llluins , plus tard, à olltenir d'utiles efrets, en
concourant avec d'autres plaintes il faire prononccr le rappel du. Gouverneur.
Les évènemens qui s'étaient succédés, en

CHAPITRE XXIV.
Uèglcmcnt eotre le Parlement cl la Cour des Comptes. -

Pe s t~ .

Pbinres portées &lt;,ontre le Gouverneur. - So n rappel.

LE Parlement exécuta fidèlelonent toutes les
conditions qui lui furent imposées par le Souverain; mais le comte d'Alais, moins scrupuleu.:'!:, conserva une partie de ses troupes, ct ne
craiglùt point de poursuivre l'exécution des
ordonnances qu'il avait faites pendant la guerre,
et qui foulaient le peuple par des imp&amp;ts ou/'l'eux. En vain le Parlement, par ses arrêts,
cherchait-il il affranchir les communautés de
ces exactions injustes, et faisait main-levée
des saisies qui cn étaient la suite. La voix de la
justice éta it encore trop faible pour se faire entendre avec succès au milieu du bruit des armes. Ses remontrances multipliées n'offraient
pas d'ailleurs un remède plus sa lutaire, parcequ'ell es n'étaient appréciées qu'après que le mal
avait été consommé. Ell es parvinrent, néa n-

exigeant san~ cesse de nouveaux sacrifices de
la part du Parlement, avaient presque épuisé
toutes ses ressources, et cette pénm;ie l'ohligea
de supprimer toutes les exemptions 'lu'il était
en usao-e d'accorder pour le paiement du m'oit
" Il prit cette délillération le 23 féde bonnet.
Yl'ier 1650 ; et pour faciliter en même temps la
vcnte des offices de la dernière crue, dont la
crMtion avait eu pour ohjct d'all éger ses charges , la Compagnie arrêta de ne pcrmcttre
aucune résignation, avant que les nouveaux
offices eussent été remplis, et qu'il n'y aurait
ùésOl'lnais 'lue le doyen ct deux Conseill ers
qui jouiraient du m'oit de survivance. •
Pcndant les derniers troubles, les mtérets du
Parlement et de la Cour des Comptes s'étaicnt
trou vés confondus, parcequ'ils avaient cu à se
. COllt re les mêmes danl!ers
et les
prémunu'
v
lllèu\es ennenus. Ce rapport dc position, en
susp,' ndant leurs anciemlcs qu~relles, leur fit

�368

SUR LE PARLEMENT DE pnOVENCE.

ESSAIS ,HISTORIQUES

désirer de prendre des mesures pOUl' en proscrire le retoUl', et ils dressèrent à cette fin un
concordat propre à expliquer ce qui restait
d'obscur ou de litigieux dans les précédens. Ce
règlement, qui vit le jour au CO)DIUencement
de 1650, prévit les difficultés qui pouvaient
naître au sujet de leur juridiction et du cérémonial ; mais ces précautions qui, dans le malheur commuu , avaient paru suffisantes, furent
encore contrariées par la cliscorde,
La peste pénètre dans Marseille, à la cessation des troubles, comme si la Provence infortunée ne pouvait échapper à un fléau, que pour
être frappée d'nn autre. Le comte d'Alais ,
insouciant sur les progrès du mal, loin de
prendre aucune mesure qui plit les arrêter,
s'appliqua seulement à le tenir secret. Le Parlement ne partagea point cette coupable négligence. A peine fut-il averti, qu'il ordonna aux
Marsei liais de se renfermer dans leur territoire ,
et rompit toute ~ommunication entre eux et les
autres habitans de la province. Mais il avait été
instruit trop tard, et déja la contagion ava it
cruellement étendu ses ravages.

369

Au milieu de ces nouveaux malheurs, le
lieu lenant-généra 1 de l'Amirauté, qui avlÎt toujours étc déVOilé aux Parlementaires, profita ~
de ce &lt;{ue le GouverneUl' s'était éloigné ntOlOentanélllent de Marseill e, pour cssayer d'y
ruiner Son parti, en signa lant les violations
que d'A lais s'était si souvent permises à l'égard
des privilèges de la cité. Il ne se livra toutefois
il cetle tentative qu'a près avoir obtenu l'agrément de la COlOpagnie , et conclu avec les
Consuls d'Aix une ligue offensive ct défensive.
Cet état de choses amena des incidens fàchenx,
qui n'appartiennent qu'à l'histoire de la pro v ince. L'entrée de Marsei ll e fut refusée au
Gouverneur, et ses partisans , malgré leur ardeur, furcnt repoussés pal' le parti contraire,

,

qui agissait d'après les intérêts et les inspirationsdn Parlement. Le sang quicoula, dut donc
peser su,' cette Compagnie, dans le temps où
ell e s'app laudissait de voir porter des coups
aussi décisi fs au pouvoir de son ennemi.
Mais la peste parvint il Aix par des femmes
de mauvaises mœurs , et obligea le Parlement
à se transporter à Salon, après avoir toutefois,
Il .

�ESSAIS HISTORIQUES

aInsi qu'il l'avait constalllinent pratiqué ,

SU it LE PARLEMENT DE PROVENCE.

pl'lS

toutes les mesures qu'exigeait la situation déplorable des malheureux habit ans de la capitale. La police de la vi ll e et la garde du palais
( furent confiées au zèle du haron de Bras, ct des
Avoçats distribuèrent la justice ail nom de la
Cour.
A peine celle-ci fut-elle établie à Salon ,
qu'elle apprit que d'Alais, pour exercer de plus
en plus sa malveillance, donnait des certificats
à tous ceux qui en demandaient (1) pour obtenir
des évocations, et parvenait ainsi il distraire de
la juridiction du Parlement de nombreux j usticiables. L'abus n'en pouvait être toléré , il
donna lieu aux plus vives plaintes; et la Compagnie , en les déposant au pied du trône , sollicita surtout une réparation , au sujet des termes injurieux dans lesquels le Gouverneur se
plaisait à rédiger ses certificats. En attendant
la satisfaction royale qui lui paraissait si juste,
(1) Ce Go uV'crneur s'élail attribu é ce droit J cn abu sant de l'un des arlicles du tnito de paix imposé par

le Roi.

le Parlement défendit à tous les huissiers, sergens ct autres officiers de justice de donner
aucune assignation d~vant le Conseil-d'État,
sans un ordre exprès du Roi.
Les Marseillais, en triomphant du Gouvel~
neur, craignirellt néanmoins que, s'il restait en
Provence, la fortune ne se déclar:\t encore pour
lui . Afin d'éviter ce danger, ils jugèrent qu'il
fallait solliciter avec instance son rappel. Des
députés au Roi Ini ayant exposé avec exactitude
les torts nombreux dn Comte, Louis XIV n'hésita point à le mand-er auprès de sa personne.
Mais, afin (lue ce succès accordé à ses ennemis
ne servît pas de motif pour nuire à ceux qui
1ui étaient restés attachés, le comte de Carces, )
lieutenant de Roi, qui se trouvait il la tête de
ses adversaires, fut en mème temps rappelé,
ct le marquis d'Aiguebonne reçut l'ordre de
commander la province pendant son absence.

l

En reyenant de la capitale, les députés de
Marseille s'arrêtèrent à Salon, pour annOllcer
au Parlement le résultat de leurs démarches.
Aussitôt la Compagnie envoya le Président de
Forbin d'Oppède et les Conseillers de ValJjelle ,\

t

�SUR L E PARLEMENT DE PROVEN c t;.

liSSA 15 H1 STORIQ ES

\ de Boyer ct de Saint-Marc auprès du lieutenant de Roi, pour l'assurer de son affection,
lui oITrir ses services ct lui rem etlJ:e un créd it
de 10 ,000 livres, pOUl' pourvoir aux frais d' un
vo, age auquel il ne s'attendait pas. De Carces,
flatté -de ces témoignages, et dans l'espoir de
conserver ses fonctions, se bàta de partir. Le
Gouverneur , au contraire, qui pressentait les
dispositions défavoral)l es du preJl1ier ministre,
ne se pressait pas d'obéir, ct ne s'y détermina qu~
lorsqu'il eut la certitude que sa résistance ajouterait aux dangers qui menaçaie nt sa position.
Avant son départ, il trouva l'occasion de
donner encore à la Compagnie une nouvelle
preuve de sa h aine. Ell e s'étaÜ elilpressée, dès
que la contagion eut arrê té ses ravages et ne
laissa plus de craintes; de rendre un arrêt pour
lever l'interdit qu'ell e avait prononcé contre la
ville d'Aix. Le Gouverneur prétcnclitque cette
m estu'e ne pou vait être adoptée sa ns sa participation; et, paraissant croire qu'ell e était
prématurée, il enj oignit aux Consuls de lui
communiquer les informations qui, prises sur
l'état de la santé publique, avaient motivé la ré-

solution de la Compagnie. Ne se bornant point
il cet abus d'autorité, il défendit à toute personne de co.n nnuniquer avec la vi lle d'Aix, ct
aux avtres lieux de la province , de recevoir
ses h abilans.
Informée de cet empiètement, la Compagnie
rendit un nouvel arrêt (1) , par lequel elle annula cette ordonnance, et fit injonction à tous
les Consuls du ressort de recevoir dalls leur
ville les personnes qui sortiraient d'Aix , pendant tout le temps que le Parlement y continuerait sa résidence, so us peine de rébellion ,
Cet arrèt He fut d'a})ord exécnté 'lue dans les
v illes où les Parlementaires étaient les plus
forts ; lnais le départ du comte d'Alais lui con cilia bientôt l'obéissance généra le.
L'approche de d'Aigue'b onne, et l'ordre donJlé
\ par le Roi de ne plus reconna'llre d'Alais pour
&lt;vouverneur s'il refusait de se l'endre sur-le"cham p auprès
' de sa personne, firent sentir à
celui-ci qu'il n'y avait plus à différer , ct il se
(1) Le 7 noy em bre 1650.

�ESSAIS HISTORIQUES

,

résolut enfin à abandonner une province dont
il avait trop concouru il faire le malheur.
Le commandant prov40ire fit son entrée à
Aix le 21 décembre, et y fut reçu avec les
honneurs qu'on avait accordés au maréchal de
Yit.ry.

sun LE PARLEMENT DE PROVENCE .

CHAPITRE XXV.
Conduite du comte d'Alais À Paris.-l·e,s JivisiolU qui Jêchi.renl b

France

t

pénètrent Jans le Parlcment.-Le duc Je Mercœur

ndmmé Gouverneur en Provence. Parlement et

•

1

la Cour

Nouycaux débats entre le

oes Comples.

LOIN de s'hmnilier de ses torts ou de chercher
à les j ustmer, le comte d'Alais, en arrivant il
la cour, prit une attitude hostile: il offrit ses
services aux princes du sang; et, il la faveur
de leur protection, ri osa demander impél'ie~­
sement d'être l'établi. Lorsqu'on connut Cil
Provence sa conduite et son ambition, on s'empressa de députer au Roi, pour prévenir son
retour. Le Président de Gallifet fut placé il la
tête de cette députation, et eut l'honnem· de
haranguer Leurs Majestés à Saint-Germain. Il
s'appliqua dans son discours à rappeler toutes
lcs violences que la province rcprochait au
Comte (1).
(1) L'étendue de celte harangue ne nous permet p::\s

If.

J

�sun

ESSA IS l/lSTOR1QUES

Les troubles qui agitaient le Royaume, ne
permirent pas de long-temps à ces députés de
connaltre le résultat de leur mission. La France
et le t.r&amp;ne, ébranlés à la fois, il cette époque
malheureuse, par les intrigues et les mouV"emens des princes, ne laissaient pas au Monarque
le moyen d'étendre ses regards plus loin qu'autour de lui-même. C'était jusclue dans sa propre
famille, que des ambitions aveuO"les
" recrutaient,
pour des factions l'chelles, des chefs qu.i ne
rougissaient pas d'adopter les dénotnination les
plus avilissantes. C'est ainsi que le parti dirigé
Ptr,N'lnsieur, Gaston de France, duc d'Orléans,
fut connu sous le nom de parti des sabreur$ ,
et ses adversaires sous celui des canivets ou
mazarinistes, parcequ'i\ était favorable au Cardinal (1).

de la J'apporter: eUe se trouve dan s M. d)Hcsmivy de

Moissac, .Elist.

ma1U6$C.

du Parlem. ,

tOID.

LE PAl\LEMENT DE PROVENCE.

La Provence et le Parlement lui-même ne
tardèrent pas à être agités par ces nouveaux
fer mens de discorde, et l'ambition de deux de
ses Présidens en augmeuta les tristes effets.
Mesgrigni, dégoûté de ses fonctions par les
tribulations qu'il avait éprouvées dans ces temps
orageux, cherchait à les abandonner, pour
jouir des douceurs de la retraite. D'Oppède et
de Regusse, également avides de lui succéder, et ayant connaissance de son dessein,
comprirent qu'ils ne pouvaient espérer réussir
par les mêmes voies. Pour ohtenir des appuis
et dans l'espoir que chacun d'enx conçut de
triompher de son compétiteur, ils se j etèrent
dans une faction opposée, et rendirent plus
dangereuses, paI: oette résolution, les secousses
qui devaient encore atteindre leur Compagnie.
Le parti des princes, auquel d'Oppè~e s'attacha,
ohtint d'abord plus de favenr de la part d,t
Parlement, qui, pour lni donner un témoi-

II , in-4 °,

p&lt;l g.222.

(1) La dénomination de Canivet venait de ce que ceux
qui form aien t ce parti , é Uml presque tou s gens de plume,
porlaien t toujour s des canifs sur eux

j

el cell e de Sa-

breurs , de ce que l'un des chefs de cette factiou disaiL

habi.tuellement , en parlant des Canivels : Je les sabrerai}
et les mettrai ct la raison.

�378

~SSAIS HISTORIQUES

gnage de son dévouement , céda il l'iuvitation
du Parlement de Paris, et rendit , il son
, exempl e,
un arrêt qui frappait Mazarin. Ce parti parut
assez puissant"p'our qu'aucune opposition n'osàt
s'élever de la part des magistrats provcnçaux
qui restaient attachés au prcmier ministre.
Cependant le Président de Regusse, qui se
trouvait à la tête de ccux-ci, ne perdit pas courage (1) , et louvoya avec tant d'habileté, qu'il
parvint en peu de temps il ramener complètement la Compagnie à ses opinions. Dirigée par
son inlluence, celle-ci consentit à donner une
preuve non équivoque de son retour, en livrant
au Roi des lettres que le duc d'Orléans et le
prince de Con&lt;;l.é hù avaient adl'essées pour la
me~tre dans l!lurs intérêts. Cette démarche décisive, en traçant désol'mais la politique ouverte
du Parlement, rattaoha presqull toute la Provence au sort du prel11ier miniswe. Cependant
les sabreurs, commandés par le maJ:quis d'Aiguebonne..!lt Jos COl!suls, n'en firent pas moins
( 1) Le comte de Carce!' éLnil aussi , eo PJ'oycn ce, Pon
(les chefs de cc parti.

SUIl LE

PAI\LEl'llE~T

DE PROVENCE.

379

bOll1,le contenance, ct sc flattèrent même de se
l·endre maîtres de la ville d'Aix; mais cette
tentative ne servit qu'à hàter leur ruine.
A la snite d'une dispute particulière, qui
éclata entre le prieur de Cormis, c(mivet plein
d'ardeur, et le baroIl de Saint-Marc , aussi etlthousiaste pour le patti contraire, les sabreurs
se rendirent auprès du palais, en criant vive le
Roi et J11'. te p,ùzee ! et se replièrent ensuite
sur l'h&amp;tel-de-ville, dont ils s'emparèrent. Ce
mouvement parut assez sérieux pour engager
le Parlement il sortir en corps, dans le dessein
de l'al'aiser. Mais le COllsei ller de Tressemanes
de Chasteuil , qui faisait partie de la minorité opposée au premier millÏstre, donna un exemple
qui n'était propre qu'à augmenter le désordre.
Parvenu avcc sa Compagnie au lieu dU' \·a,ssemblemcnt , il quitte sa.rol)e, prend une épée
et un chapeau dans les mains de son laquais,
et parcourt les rues avec le Conseiller de SaintMarc pour soulever le p'luple . Mais, éprouvant
bientôt que, dépouillé de son costume, il ~nspire
peu de conftance , il le reprend, ct poXyicnt il
réunir autonr de lui un très gTand noml)re de

�380

1::55.\.1S H ISTO RIQ U ES

personnes, qu'il conduit aussit6t Sur la place des
p,.êeheuIs , où il s'arrète. 'Cette équipée en

/

amèlJe une autre qui, pour n'être pas plus in convenante, est au moins plus singulière. En
effet) la dame de Venel, que le peu pIe aimait
avec passion depuis qu'ell e s'était dévouée à le
soulager durant la peste, se présente une épée
d'une main, un pistolet de l'a~tre , et crie: Vivo
tou R ei; fonera lei sa bruns (1) ! C'est, en quelque
sorte, pour les pal1isans du Cardinal , qui commençaient à êlre serrés par leurs ennemis, un
eri de délivrance r épété de toutes parts. On s'anime à l'envi ; et, secondés par cet enthousiasme

t

que le Président de Regusse et les Conseillers de
Guérin et d'Antelmi se charO"cnt de ruriO"er ils
"
" ,
parviennent aisément à se rendre maîtres à
leur tour de l'hôte l-dc-villej tandis que dlantres
Conseillers eu profitent pour s'emparer des
postes les plus il11 portans et forcer lellrs ad versaires, repoussés de tOllS les côtés, à so usc1."ire
un arrangement qui lellr est ménagé par les
soins de l'archevêque d'Arles ct du prieur de

sun LE PARLEMENT DE PfiOVENC F..

3R l

Gj.a lld -llois, et par lequel il est convenu qu'ils
"Dl.tiraient de la vi\le, et recevraient une escorte
pour s'éloigner avec sûreté. Les plus zélés du
parti triom pilant fm'ent chargés de cette
mission ().
Profitant de la victoire, le Parlemcnt, dès
le lendemain , ordonna des informations !m
sujet de cette émeute , et décréta de prise de
çorps un assez grand nomb ce de personnes.
Quelques - uns de ses memhres, atteints par
celte mesure ) fUFcnt obli gés, pour échapper
auX poursuites ultél:ieures, de prendre la fuite ;
ils se retirèœnt à Toul on) qui ofliait un :lsile
sûr au:»: adhérens des princes , parceque d'Alais,
dévoué il cette faction, se trouvait encore
maître de la O"arnison de eette pla ce_
" pris ces JI1esures de rigneur, la
Après avoir
Compagn ie en adopta qui lui fLITent conseillées
par la prudence . Elle ordonna la levée de plu sieurs compagnies b ourgeoises, ct fit mul"Cr les
( 1) Les Parlementaires qui Gl' r llt p:w\i e lIe cett~ es -

corte, étaient le Pl'ésidcnt ùe Rf' gusse , les Conse.lle

( T) YiJ.'e te R oi ! IlOrs d 'ici le.~ tmbrtu rs !

\l'Anlelmi el lie Gu é rin .

rs

�38~

su n

ESSAIS HISTORIQUES

portes de la ville, à l'exception de trois, dont elle
confia la garde il des nlagistl'ats, qui recevaient'
le mot d'ordre du pins allcien des Présidens (1).
Le Pademcnt rendit compte de sa conduite
an Hoi et il la Reine régente, qui lui en e:l!:primèrent hautement leur satJisfaction. La Reine
1 dit au Conseiller de Villeneuve, qui venait de
\ succéder au Président de Gallifet en qualité de
députe de la Compagnie: Qu'elle se plaisait il
reconnaître que le Parlement et la Provence
avaient afformi la couronne de sonjils. L'éloge
n'était point exagéré; car, si l'un et l'autre s'étaient déclarés Cil faveur des Princes, il est
1)robable que cet exemple aurait été suivi , et
que· la Savoie et l'Espagne, qui les soutenaient,
en auraient pron.té pour f~ire occuper la province par leurs troupes. Le Hoi, afin de donner
au P&lt;lrlelJJent un témoignage de son aflection ,
le fit assurer que, dans peu, il donnerait un
nouveau Gouverneur à la province.
Le remplacement du Président de Gallifet
par le Conseiller de Vi ll cnetlve , comme npn-

LE PARLEMENT DE PROVElSCE.

383

dataire du Parlement à Paris, eut pour lUotif
les engagemens que le premier avait pris avec
les Princes. Dépouillé de son mandat, il fut
obli"éde
., retourner en Provence, où l'on se doute
hien qu'il fit tous ses efforts pom relever le
llarti auquel il s'était dévoué. N'osa nt cependant pas s'arrêter à !\Îx , il descendit directement au château de Tholonet dont il était
seigneur (1). C'est de là qu'il écri~it à la Compagnie, pour lui rendre compte de la mission
qu'il avait reçue d'elle. Nous ne savons pas être
indul"ens envers ceux qui sont opposés à nos
" La démarche de &lt;;;allifet parut, sans
opi nions.
( 1) Celle letTe, qui npparticnt enco re

~ la

fa.:u: lIe

de

ce Président , située à trois- quarls de heue d AIx, au
le\'ant , est

Ull e

des plus agréables des en"irons de la

"iHe et la nature y offre un ta.bleau des plu s pilloresJ

'lues. L'aspérité d'une montagne, à laquell e est fort heureusement adossé

l~ chàtea u , qui produit Perret d'un
,

.,

oplique tr ès r~roarq\\nble, contraste li une manll;re

frappante avec la ,-eroure des pr;',lirics . la

riche~se de la

végétation, les sites les plus variés el les plus l'lanso. Ce
domaine présente roêm.e aux antiquaires quelques rUines

(,) Le Président de la Roqu elle.

J'omaines forl cu ri euses.

�384

ESSA IS ",sTonIQUES

doute, pal' cette raison, tr~s répréhensible il la
Compagnie, et lui fit concevoir l'idée de le
rendre l'ohjet de ses riguclU's. Les plaintes quc
la Heine porta contre lui , parcc qu'en l:etournant en Provence il s'était a L'l'été il Montro~c
pour conférer avec le 'pl'ince de Conti, encouragèren t la l'ésolution du Parlcment, qui dèslors ne h 'ou va pas trop sévère de le décréter
de prise de corps, et ch argea deux de ses melllbres d'exécuter: ce mandat.
Ceux-ci cherchèrent inutilement à s'affranchir d'une mission aussi désagréable. lllelU' fut
ordonné d'obéir; et la COJll pagnie, afin de prevenir un semblable refus, saisit cette occasion
pour arrêter que les magistrats seraient à l'alIenir ohligés de lIaquer au làit des commissions
qui. leur seraient dOlLllees~ ct p eine d )être prilJes
de leurs gages, sau( toutefois toute légitime
excltse.

La faetio'n des sabreurs, affai blie et disper• sée, mais se réunissant aux officiers du SeJllestre, aux amis de ceux-ci, aux partisans du
comte d'Alais, à tous ceux qui étaient contraires
au Parlement, se flatta d'obtenir d~s succès

SU R L}o: PARLEMENT DE PROVENCE.

385

avec le concours de ces divers auxiliaires. Elle
se les attacha par des sermens et des réunions
qui la mirent à même d'assembler quelques
troupes. Néanmoins, son ardeur céda bientt,t
devant de nouveaux obstacles, et il ne fallut
rien moins que le retour inopiné du comte de
Carces , qui avait quitté Paris sans prendre
congé du Hoi, pour ranimer les esprits, en faisant considérer cette circonstance comme un
autre moyen de désordre .
Les nombreux amis qui l'entouraient firent
ombraO'e à d'Aicruebonne. Instruit que de
b
"
Carces avait repris dans la province ses fonctions de lieutenant de Roi, quoiqu'i l n'e\Î.t pas
obtenu la levée de l'inteMit qu'avait entra1né
son appel auprès du Souverain , le commandant
provisoire quitta srrr-ie-champ la tonr d'Aigues où il résidait, pour venir exercer à Aix
ics fonctions de sa charge. Le Parlement, craignant que cette résolution ne ramenât des malheurs, le fit prier par des députés (1) d'ajourner

( 1) Le P.'ési dcnl de Regusse, les Conseillers de GauIl.

,,5

�386

SUR LE PARLEMENT DE PROVJ:':NCE.

ESSAIS HISTOnrQUBS

projet; mais il fut inflexible. Le comte dEI
Çarces, plus docile aux vœux de la Compagnie
qui était aussi }noins exigeante il son égard,
congédia les nomln'eux amis qui Penvironnaient, et consenliÎ.t, comme on le désirait , à
R'avoir que quelques domestiques à sa suite en
entrantdal'lS la ville. La joie puJllique Pattendait,. tandis que cl'Aiguebonne se présentant
aux portes (1) fut arrêté pàr un graud nombre
de personnes considérables, qui l'exhortèrent à
prévenir les malheurs que pouvait occasionnel'
sa prllsence. Mais, s'obstinant à rejeter ,ces instances et donnant l'ordre à ses gardes d'avancer, il s'exposa à l'humiliation d'être vivement
œpoussé par le peu pte, qui présenta il son escorte une barrière insurmontab~e. Les portes
lui furent aussitÔt fermées; et, se voyant obligé
de renoneer à son dessein, il se réfugia parmi
les sabreurs, jusqu'au moment de son rappel,
qui fut .accéléré par cette déinarche. L'affaire
&amp;01,1

tier, de Malijaï, d'Ant elmi , l'Avocat-Gé néral dc Fauris

n'euL pas d'autres su'ites. Mais) persuadée que
le comte d'Alais ne tarderait pas de l'entrer dans
son gouvernement, et pourrait lui oJTl'ir un
appui, la faction dévouée aux Prin ces voulut
faire encore quelques efforts. Ellecrut,enrecourant il la ruse, mettre utilement il profit quelques troupes qu'elle avait rassemblées) ct parvenir par ce moyen il s'emparer de la ville
d'Aix. C'était par un aqueduc qui, du dehors
des remparts, conduisait dans l'hÔtel du Président d'Oppède, et qu'un maçon promit d'ouvrir, qu'elle espéra s'y introduire. L'entreprise
cchoua complètement, et ne servit qu'à exciter
le zèle des Procureurs du pays, afin de prendre
des mesures plus efficaces pour rétablir enfin la
tranquillité. Une assemblée fut convoquée chez
le premier Président (1); tous les ordres de la
province y furent représentés (2), et délibè-

(.) Le 24 février .652.
(2) Les l'ep résentans du Parlement étllient les Présidens de la Roquette, de.Regusse et de Connis ; les Con-

J

et le Procure ur-Général de Gantès.
(1) Dans les premiers jours du mois de janvier 1652.

seillers Leidet de Sigoyer , de Vitleneu,'c, d'Antclmi,

V ilalis de Pourcioux, Tressemanes , de Chasteuil ; l'AYo-

�388

ESSAIS IlI STOR IQUES

l'èrent de supplier le Roi de nommer sans délai
un Gouverneur qui , par la fermeté de son caractère et l'élé\'ation de sa nrussance, fût il
mêm e de contenir la sédition.
Louis X IV accueillit aussitôt leur demande ,
cn désignant le duc de Mercœur dont le choix
fut d'autant plus agr éab le;u pays , qu'il n'avait
cessé de crrundre le retour du comte d'Alrus. Il
fallait néan moins encore quelque temps , avant
que celui-ci se déterminàt à donner sa démission , qui seule pouvait fixer définiti vement
sur la tête du duc la faveur que le Souverrun
lui avait accordée .
Nous avons dit que, malgré les tentatives
que, dans des temps d'infortune, le Parlement
et la Cour des Comptes av;Uent faites pOlU' établir entre eux une paix durable, la mésintelligence n'avait pas tardé de reparaître au milieu
d'elles. Ce f ut encore dans de vaines questions
de préséance qu'('ll e en puisa de nouveau les
fri vo les motifs .
ca t-C,~ né r a l de Fauris, cl le Procureul'-Généra l R a ba s~c

de Y crgo ns.

sun

LE PA RLEMENT DE PROVE NC E.

389

La Cour des Comptes éleva la prétenLion
d'être placée avec les membres du Parlement ,
dans les églises dont la localité ne permettait
pas que des stalles fussent disposées des deux
cô tés du ch œur. Cette futi le ambition donna lieu
à une querel le indécente entre un Conseill er
au Parlement et un Président aux Comptes qui,
aya nt voulu , dans l'égli se des Augustins , se
Illettre au-dessus du premier , ne craignit pas
de s'ahandonner à des violences scandaleuses,
pour le for cer à lui céder le pas . Le GrandPrieur de Forhi n s'ent remit aussitôt pour amener un accommodement eutre les deux COll papagnics, dont chacune voulait, à son tour,
soutenir les champions. 11 Y réussit ; w ais ce
rut encor e une conciliation passagère, que l'incon venance d'un h uissier suffi t pour détruire.
Cel ui-ci , attach é à la Cour des Comptes, cut
ulle assigna tion à donner au Conseill er de Val
bell e , et le lit sa us aver tir préahblelUent ce
mag istrat (1). C'en [ut assez pour rall muer la
( 1) On sa it que , de tout temps) les huissiers J ava.nt
de donll e" un n ploit auX lUilgist'C"t\ts , ,'on l chez eux les

�S UR LE PAl\Ll:;1\lE NT DE PROVE NCE.

39°

ESSAIS HIS'.'OR IQUES

discorde , p arceque 1e Parlement Cl'ut que la
Cour
des Comptes
avait suO'O'éré
ce marlque
,,,,
,
'
d égards. AUSSl enjoignit-il à son Procureul'~énéral de notifier à cette Compagnie l'iuten-

110n où il était de l'évoquer' toutes les conventions consenties précédemment, et qu'il allait
reprendre ses poursuites devant le Conseil d
R'
u
01, pour en obtenir uu règlement définitif,
Loin de s'alarmer de cette menace, la Cour des
Comptes ne craignit pas de justifier les pré ventio~s du P~rlement, et de braver cette Compa-

grue en falsant paraître à une procession l'huissier qui l'avait offensée, et contre lequel une
susc~ptibilité outrée l'avait engagée il décerner

~a pnse de corps. L'irritation fut dès-lors portée

a son comble, et ne tarda pas d'amener des
dissensions nouvelles.
D'après le dernier arrangement quj existait
entre les deux Compagnies , il avait été convenu que, dans la salle de l'université où les
deux corps ,' l vai en t d
'
es l
p aces pOUl' assIster
a llX
pl'évenir, el dcman(ler l,-" perJnlssion
.
de rcmpJ il' leur

e:xalllens, les officiers des Comptes se mettraient

à la gauche du bureau des membres du Parlement, tandis qu'auparavant ils occupaient un
rang inférieur; mais, en révoquant les traités
qui e:xistaient entre eux, le Parlement mit
beaucoup d'imporiance à leur ravir cette concession récente, et voulut les forcer à redescendre il leurs anciennes places. Dans ce dessein,
la première fois qu'une thëse fut annoncée,
la Compagnie commit deu:x de ses membres
pOUl' disposer les sièges selon l'ancien ordre
établi; et dans leur e:xagération mutuelle, prévoyant que les officiers des Comptes auraient
recours il la violence, plutôt que de renoncer à
l'avantage qni leur av ait été accordé, le Parlement ordonna au prévôt de garder la porte de
l'université, et d'en défendl'c l'entrée à tous,
avant que ses membres s'y fussent placés. Mais
ces précauti.ons furent lllsuffisantcs, ct les officiers des Comptes ayant forcé la barrière en
maltrait:mtccuxqui la ferm aient , s'emparèrent
des places qu'ils prétendaient leur êti'e dévolues.
Avertis de cet événement tandis qu'ils se
r endaient à l'université , les membres du Par-

mandat .

•

�39~

ESSAIS HISTORIQUES

lement pensèrent avec raison qu'en retoUl'llanl
sur leurs pas ils préviendraient ,un plus grand
scandale, et exccutèrent aussit8t cette résolution; mais en même temps , ne voulant pas se
laisser vaincre par leurs adversaires, ils donnèrent l'ordre au primicier et aux anciens de
la faculté de faire immédiatement soutenir la
thèse dans l'une des salles de l'archevêché, En
conséquence les docteurs s'y rendirent, et le
candidat y reçut le bonnet avec les cérémonies
accoutumées, pendant que les Comptes, fiers
de leur victoire, se flattaient d'assister il la réception du docteur, SIU' les sièges qu'ils venaient
de conquérir, Dès qu'ils apprirent qu'on avait
déjoué lelU' persévérance, ils en éprouvèrent
un dépit d'autant plus grand, que l'amourpropre est plus sensiJlle à la dérision qu'à la
défaite,
On ne saurait expliquer comment des corps,
aussi imposans par la gravité de leurs fonctions,
se sont abandonnés série usement à des disputes
aussi puériles, que l'al' renvie qui les animait
sans cesse l'un contre l'autre, et par l'espoir
que le peuple, accou tulll e à véuércl' Icurs ver-

SU R l.E PARLEMENT DE PROVENCE.

39 3

tus, se montrerait indulgent pOUl' leurs faihlesses : car, s'ils avaient réfléchi au IlIcpris
public qui devait inévitablement terminer
lelU's disputes, ils auraient renoncé, sans doute,
il cet esprit de rivalité qni, dans leur insubordination, les assimilait si ridiculement à des
écoliers sans discipline.
l\'Iais 'le PaJ:lement ne sc borna pas à IlIcttre
les rieurs de son cÔté, en jouant ses adversaires;
il conçut aussi le dessein de les rendre l'olljet
de ses riguelU's, et décréta d~ajournement en
personne trois Conseillers des Comptes, ct de
prise de corps l'un de leurs huissiers, Cependant
le duc de Mercœur, qui venait à peine d'arriver
en Provence, essayant de terminer celte affaire,
olltint la cessation des poursuites, il la conclition 'lue les Comptes n'assisteraient plus il la
réception des docteurs, et qu'ils se horneraient
à protester de lems droits , jusqu'à cc qu'ils eussent été d6nnitivement fixés par un règ\emen1.
Mais c'était utl trop faible moyen de terminer
ces dissensiolls, 'lui se renouyelèrent dès l'année
suivantt', il l'occasion de l'annex e que le ParlemenL refllsa d'accorder pour un béncnce '1 u'a vail

�39'1

ESSAIS Ul Sl'OnfQ UES

obtenu le [l'ère d'un officiel' des COUlptes (1 ).
Cette Compagnic, voyant dans ce refus une

VCl1geancedont elle dev ait être bl essée , parvint
à surprendre un arrêt du Conseil qui affranchiL

(1 ) Voyez R ecueil, des titres et pièces touchant l' /L.v.N.BXE J

toujours tisé en Provence) soit ava n t, soit après l'insti- .

X XII-21.) Nos lec teurs nous sauront gré, sans doute ,
lle r apporter ici l'Avis important de l' Editeur.
L'ouvrage dont on donn e un e nouvelle éditi on .

t(

parcequ' il est dcvenu fort r ar e J es t de messire Louis-

I(

Hyacinthe d'H esmivy, baron de Moissac, Conseillel'

(( au Parlement de Provence. II est trop précieux au x.
(t

libertés du royaume , ponr ne pas désirer

1(

plus commun.
« L 'ANNEXE,

«

le célèbre Traité de Stockmano , intitulé : Jus B elga-

cl

rum clrcà B ullarum P ontificiarum recep tiollem . Le

cc R ecueil que l'on donn e au public, contient la preuve

Avignon, 1756, in-12. R eddite

q uœ sllnt CœsClru;, Cœsari) et quœ su nt D ei, D eo. (l\IIath .

t(

Ct

qui prouvent l'ancienneté de ce d roit , dont on a

tutt'on du; P arlement. -

ae le r endl'e

qui en fait l'objet , est un des dl'oits les

plus importans de la couronnc. Quel dan ser nc cour-

({ rai ent pas les Souvera ins et leur indépendance, s' il

Il

qu e ce dr oit était r eligieusement obsen é dans le

«

Comté de Pro,'ence avant son union A la couroone.
Il

ù::m s lcurs Eta ts, sal).S avoir besoin de leur permission
(( et de leur exam en!
1(

Ce &lt;lroit est celui de tous les So uvera ins ca th oli qucs .

11 s'étendait ~ulre fois à tous les actes émanés de la

(( puissa nce ecclésiastique. Ceux des évêqu es n'y étaient
tt

pas moin s ass uj étis qu e ce ux des Papes. C'était l'usage

&lt;l

constant en Portugal. On peut ,\Toir ce qu'en dit l'édi-

ct

teu r des L ibertés de L~ É glise Gallicane (P reuve de.~

1(

l ibe,.téi , chap. X, Il . 2 ) J 1731. La F rance, pend aut

It

long- tem ps, a so umis les ac tes les plus im por tans ,dcs

(t

évêques à la nécessité deslettres-patentesj et la maxime

«

est encore dans toute sa vi gueur po Il l' les statuts sy-

)) nodaux et autres actes de ce genre , a fin qu'ils aient
C(

« était libre à la Cour de Rome d' introduire ses déc r ets

t(

395

SU R L E PARLEME NT DE "p nO VENCE,

un e cx.éc ution publi que dans l'E tat.
\1

O n y assuj étissait à plus forl e r aison les acte,s é ma~

c( nés du trône ; mais in sensibleme nt
t(

«

0 11

eu

i.\

di spense

dans plusieurs pro vinces les expéditi ons ordin aires de
"
C'
cett e Co ur pour 1es I.ucneuces,
e t c. , sauf l'appel comme

It

En P or tu gal en Espag ne J en AlleIll Ol SIlp., etc., il est

( 'd' abus" s'il s'y trou ve quelque clause contl,;t ire à n05

If

inl' iol" ble sous di ffére ns n Om s, Les P"ys-B:ls le COII -

«

1(

naiss ent SOm; celui dc P Lacet; ct l'o n " entre les mai ns

J

maximes .
l(

Le Pa rl ement cl e Pro, 'e" ce s'est main leun dans le

�396

ESSÀ'S H'STon'QUES

su n

les bénéficiers de l'obligation de. faire annexer
leurs bulles. La Chambre des Comptes donna,

(( droit primitif de vérifi er indistinctement lout cc qui
et de la Vice-Légation

I(

vient (le la Cour 'de

Il

d'Avignon. Oest ce clroit d'inspection o u d'aulorisMi on

f(

qu'on y "ppelle
fi

ROP1C

ANNEXE.

Soit que ce n om vien ne du mot annuere~ consen tÎr

et appro uver, soil qu'il dérive du mot amwciere,

Il

« ne~er

~n­

au registre qui porte cc consenlement et cette

c{ nulorÎsalÎou, on. " oit que c'est toujou rs ce m ême &lt;1I'oit

LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

aut3.lt qu'il dapendit d'elle, de la publicité à
cet arrêt, et l'envoya à tous les sièges pour le
faire exécuter . Le Parlement, surpris d'un tel
procédé, se h âta de faire entendre ses récl amatlons; etenatteodantqu'elles fussent accueillies,
il rendit deux arrêts (1) par lesquels il an ~1Ula
celui de la Cour des Comptes portant publication de celui du Conseil , connue fait par entreprise et sans juridiction, et déclara que, sous
le bon plaisir du Roi, l'annexe continuel·ait
d'ètre nécessaire.

I(

éminent de la couron ne qui s'e::'l:cr ce cl an s les antres

Il

provinces de France. On l'exe rce, à la vér ité, dans ces

Cf

au tres pral'lu ces so us unc a utre form e, et d'u ne ant re

It

droit cl' Ann.exe en lui-même, mais à la nécessité d'en

If

man ière mo ins univ er selle, par 1;'\ nécessité desletlres-

If

faire menti on en faisant imprimer 1es bulles, ce tri-

fi

patentes du emen t-enregistrées .• pOllr la publication des

I(

bunal a bien su l'y r amener , Ce qu i s'est p:tssé de la

If
I(

bulles ct brefs de Rome, ma is le fonds du dro it est le
même.
Il

Le Recueil des preu.ves 1 donnJ par fcu M. de 1'1ois-

( p~l rl de ce prélat dans l'affaire du Jubilé de 175 J, méCt

rite de n'ê lre pas oublié dans l'l-listoire de f.Anne:ce.

te

On lrou,'era , sous celle date, le récil de ce c1émèlé.

(( sac, fini ssa it en 1727 _ qui est lc temps ~lu(Ju e l il flll

Il

Ce R ecueil finit par la lettre d' un magistrat de ce

I(

itnPI'imé pa l: l'ordre d u Pa l'1cmc nl de Pro" cncr. On a

({ Parlement, qui const ate, d'après les resisues q u'il a

I(

ajouté dan s cette éd ition les aCles les' plus impol't:lll "

6(

examinés avec atten ti on, que , jusqu'en la présente an·

f(

fJue les a nn ées SUl.\"&lt;lllles fourn issent sur P,Anne.,'e. On

j(

née 1755, le droit d' .A.nnel.'e y est observé, el qU'LI s' y

If

y ,'crra la fermet é de celte Cour à mai ntenir ce (Iroit

1(

H

préc ieu~ . Si M. de Brancas, ilrchcyêque d'Aix.

le

dans (pJelqu c5 cÎrcol1st:lI1 CrC;, de se souslr"ire, non

'l

tcnté ,
&lt;lU

exécute dans toule son étendu e. II
(1) l. , un est ,lu "'(1- septembre·, l':lutre, du 7 OClobre
A

165'•.

�398

ESSAIS IHsTon'QuEs

Ces décisions, quoique contraires aux YO lontés appareutes dn Souverain, loin d'être
l'objet de sa désapprobatioll, ob6n1'ent un
triomphe complet , en produisant laré'vocatiou
de l'arrêt du Conseil, et le maintien du droit
d'annexe, dans lequel la monarchie trouvait
une g'a1'antie contre les empièfJcmens,
Louis XIV, pour ôter tout levai n de discorde
entre les deux Compagnies , f,t ch'esser, vers
le même temps, un r èglement qui , par la plus
scrupuleuse prévoyance, semblait propre à
maintenir une paix durable; mais cette espérance fut vaine, et le Conseil- d'État se vil
ohligé d'interposer sans cesse son autorité, pour
arrêter les effets des dissensions qu'une jalousie
invétérée rendait interminables.
L'arrêt de r èglement que nous venons de
citer , fut le premier par lequel le Roi donna le
titre de Cour à la Chambre des Comptes. Cette
dénomination n e devint donc légale que depuis
cette époque.

s un LE

PARLEMENT

DE

pROVENCE.

399

CHAP ITRE XXV I.
Traité :",ec les réfugies Je Toulon. -

Amnistie. - Nominalio n défi-

nitive (lu Gouverneur. - D émission Ju premier Président. C hoix cle

SOIl

s';I cccsseur. -

Sacre de Louis X l V . - Dro il cl l!

bOnTlCt.

L'ODLIGATION de ne pas interrompre le récit
des différends survenus entre le Parlement et la
Cour des Comptes, nous a forcé de négliger
plusieurs événemens qui eurent lieu dans l'intervall e, et sur lesquels il n'est pas sans intérêt
de revenir.
Le Gouverneur, arrivant en Provence (1) ,
donna ses 'premiers soins à pacifier le pays, qu'il
trouva dans une grande fermentation. Pour y
parvenir, il sQlI'Îcita le concours du Parlement,
et admit les députés de cette Compagnie à' des

( 1) Louis de Ven dôme , duc de Mercœur et d'Etampes,
puis duc de Vendôme , p~ir de France ,
vence eu 1652.

;a r r ÎY3

en Pro-

�400

~SSA[ s

J/I STO nIQU ES

conférences qui se tinrent chez lui ; et il leur
témoigna tant de bienveillance, que le Président de Reg'usse se crut obligé d'en rendre
compte à sa Compagnie,
Peu de jours après ces cérémonies ,particulières, le Gouverne ur convoqua , pour le même
objet, une assemlJlée générale des communautés, Il en confia la présidence au Conseiller
d'Antelmi, qui ne voulut l'accepter qu'avec
l'agI'émeut de sa Compagnie, Celle-ci s'empressa
de le lui donner, et manifesta en même temps
le désir que ceux de ses mem]Jres qui , par des
dissidences d'opinions, se trou vaient renfermés

SUR LE PAl\LEMEN't DE PROVEN CE .

4Ul

cette vi lle rebell,e ; et, afin de parvenir il ce
but , elle le pri ~ de surseoir il tous les décrets
de prise de corps qu'il avait décernés, Cette
mesure adoptée par la Cour, réussit complètement, Tmlion se détermina à des sentimens
d'obéissance, ct envoya des députés à l'assemblée, avec lesquels furent bientôt dressés des articles de conciliation qui obtim'ent la sanction
du Parlement; sauf toutefois qu'il excepta du
traité les membres de son corps dont la conduite

cet état de choses, l'assemh lée des commu nautés
fit connaître au Parlement la réso lution où elle
était de tenter les voies de la douceur avant

devait être soumise au Roi, mais auxquels, en
attendant, il accorda la faculté de sc retire1'
dans leurs terres,
L'amnistie du Souverain pour tout ce qui s'était passé pendant les derniers troubles, vint,
quelque temps après, couronrter la paix qui
avait été conclue; les magish'ats dissidens, participant il ses bienfaits comme les autrescitoyeIl',
furent adini~ il rentrer dans leurs charges,
La délibération par laquelle l'assemlJlée des
cOl1ununautés tennina ses travaux, porta 'lue
le Roi serait supplié d'accorder définitivement
le gouvernement de Provence au duc de l\Ier-

de recourir à celles de la force, pour ramener

cQ'!ur, qui jusque-lil n'en avait été pourvu 'lue

à Toulon, s'y fissent représenter, pmU' pouvoir
traiter de leur réintégration,
Mais la ville qui leur servait d'asile, n'ayan t
pas voulu reconnaÎtr e le duc de Mercœur pour
comm andant de la province, refusa d'envoyer
des députés à cette asseuùJlée ; ce qui ne permit
pas à ces magistrats de lui en adresser, Dans

II,

�sun

ESSAIS HISTORIQUES

par commission (1 ). Le Parlement partagea ce
voeu, et chargea son représe~tant à Paris (2)
de le faire connaître à Sa Majesté.
Ces instances produisirent enfin l'heureux
effet qu'on devait en attendre. Le premier ministre ne s'était fait presser que par une sorte
de convenance, due aux liens de parenté qui
l'uuissaient au duc deMercoeur (3). D'autre part,
la persév érance de d 'Alais ayant cédé il la conviction que son cr édit s'était év.moui, il s'était
déterminé à don ner sa démission. Rien ne s'opposa donc plus à ce que le duc flit investi du
gouvernement. La province, la capitale et ses
magistrats en éprouvèœnt la plus vive satisfac .
tian, etse li vrèrentà de Jonguesréjouissances (4).

(1) Nous avons déjà dit , dans un e précédente note ,

que suspendu, au lieu d'être r évoclué.

(2) Le Conseiller de Villeneuve.
(3) Le duc de Mercœur a vait épousé la ni èce du
Cardinal.

(4) (damais nouvelle ne fut r eç ue avec autant de joie

403

L'installation du nouveau Gouverneur eut
lieu au mois de juin 1653, et occasiona un différend qui , pour être léger , n'en est pas moins
digne de remarq ue. Canillac qui y assista (1) ,

que celle-là, J) dit l' aJ)bé Papou , H ist. de Prov. , t. IV,

p. 550. (( Trente jeunes gens de condition , ayant à leur
«

têle Ma ncini, neveu du cardin al Ma zarin , couraient

(1

les

«

sur le bras, un e bouteille d' une J;Oain , plusieurs verres

I(

de l'autre, et donnant à boire cl. tous les passans, au

l'UCS ,

h ::rbiHés en gar çons de cabaret., une serviette

« son des t ambours el des trompettes qu i les précédaien t.

({ Le soir, la joie publ ique se man ifesta par des illumina«

tio ns el &lt;les feux de joie. Les dames alors sortirent de

Il

leurs maisons , accompagnées chacune d' un ca'f~ lier ;
fur~nt

It

el quand elles se

t(

bre, clics coururent les ru eS eu formant un branle, qui

I(

était la danse la plu6 propre à ex primer la vivacité de

Il

leur allégresse. T ous les corps de méti er , excités par ces

l'assemblées en certain nom-

c( exemples, adoptèrent les jeux dans lesqu els ils pou-

que les fonctions que l'on l'emplissait par commission
étaient celles dont le titulaire existant encore n'avait été

LE PARL EME NT DE PROV ENCE.

l(

vaient plus aisément maniCester la joie dont ils étaie nt

«

i\l1iroés. Le duc de Mercœ ur termi na les fèles par un e

(( seconùe entrée publique, dans laquelle on élala tout
Il

ce qui en pouvait r elever la pompe . li

t 1)

Ou sait que les ma r quis, lorsque quelquC's ci,rcon-

stances les faisaient assister aux audiences du Parlement,

�ESSAI S U1Sl'OIlIQUE&gt;

prétendit avoir le pas sur lous les lllarqui~ de
la province, comme le premier du Royaume ;
mais la Compagnie, se fondant sur ce qu'elle
ne connaissait point l'érection des marquisats
étrangers à son ressort, se prononça en faveur
de ses compatriotes.
Quoique la paix parût désormais solidement
établie, le Gouverneu!' n'était pas sans crainte,
en voyant encore des traces de la faction des
sabreurs, qui l'avait si essentiellement compromise. Il ne vit ·le moyen de les dissiper, qu'en
éloignant les chefs qui lni restaient encore. Le
Président de Galliffet, par la chaleur avec laquelle il soutenait ce parti, ne pouvait être
oublié. Le Gouverneur obtint du Roi l'ordre
de le faire conduire dans la citadelle de Sisteron;
mais il ne fit exécuter cette mesure qu'après
s'être rendu au Parlement, et lui avoir exposé

y siégea ie nt

S Ul"

le banc des gens du Roi, à la suite des

su n LE

PARLEMENT DE PROVENCE.

405

les motifs qui l'avaient dictée. Elle reçut l'ap probation de la Compagnie qui, pour allier ce
qu'elle devait à l'un de ses membres avec le
sacrifice qu'exigeait la tranquillité pulllique ,
délibéra aussitôt d'adresser des remontrances
au Souverain pour revendiquer le maintien des
privilèges par lesquels la"co.nnaissance de cette
affaire lui était résèrvée; aucun magistrat ,
d'après les concessions royales les plus multipliées, ne pouvant être jugé par d'autres que
par ses parrs.
Mais la Compagnie n'eut pas lieu d'insister
sur sa demande, parceque le Président ne tarda
pas de recouvrer sa liberté et d'être rétabli dans
sa charge.
Vers la même époque , le premi er Président
se rendit à Paris, pour mettre à exécution le
dessein qu'il avait depuis long-temps conçu de
qtùtt.er la magistratuxe , dont les honneurs n'avaient pas cOlnpensé les désagrémens que 1ui

Beaufort-Montboissic!', e t il es t probable qu'il ne s'~lait

avaient ca usé les troubles publics.
Cette démarche réveilla l'ambition des deux
Présidens qtÙ déja ~'étaient agités pmu lui suc-

rendu cn Pl'oycnce qu'à la suite du duc de Mercœur.

céder. Ils s'élallcèrent ensemble dans l'arène

magistrats.

Le Illarquis de Canillac était de l'illustre Illaison dt:

�406

SUR LE PARLUIENT DE

ESSAIS HISTORIQUES

des sollicitations: mais leur position était bien
différente. Regusse avait avec le premier ministre d'étroites liaisons fOl'niées par le zèle avec
lequel il avait défendu ses intérêts, et par J'opinion avantageuse de son mérite qu'il ' était
parvenu à lui inspirer. Forbin d'Oppède, au
contraire, arde=enf attaché à la faction des
Princes, s'était déclaré le violent ennemi de
Mazarin, et faisait partie des réfugies de Toulon,
qui venaient à peine d'olltenir leun·appel. Dans
cette situation, il devait paraître suffisant au
premier de faire connaître ses voeux, pour se
flatter de les voir s'accomplir.
Ces justes espérances qu'avait conçues Regusse, firent précisément évanouir le succès qui
1ui paraissait assure. Comme il avait traité,
dans le temps, avec le premier Président pour
obtenir sa démission, l'arrangement était à peu
près conclu, lorsqu'apprenant que Mesgrigni
était enfin résolu à se retirer, le trop économe
Président abandonna la négociation, dans l'espoir d'obtenir cette place, en récompense de
ses seuls services, etsans qu?illui en coutàtrien.
D'Oppède, plus adroit, mit tout en oeuvre pOUl'

pnovE~CE.

40 7

l'éussir : il s'efforça surtout de gagner la faveur
du premier ministre, et se rendit au témoignage de M, Hesmivy de Moissac (1), l'un de
ses courtisans les plus assidus. Il faisait, tous
les soi.rs , la partie de la duchesse de Mercœur
'
sa uièce, et perdait avec ell e pour lui complaire, des sommesplnsidérables; il promit de
plus 100,000 écus au secrétaire du Cardinal (2),
s'il lui faisait avoir la charge qu'il sollicitait.
Après deux ans de souplesse et d'intrigues,
qui durent lui paraître deux siècles, d'Oppède
obtint l'agrément du Roi, et la démission de
Mesgrigni, auquel il donna 100,000 livres pour
son brevet de retenue.
Hàtons-nous, pour l'honneur de la magistraturc , de flétrir ces moyens par lesquels Jlambition déhontée et flexible parvenait à triompher
des services et du mérite. Ce système vicie'ùx ,
qui faisait d'un magistrat un courtisan dissipé
dont l'argent roulait sur une table de jeu, mérite d'être hautement proscrit. C'était toutefois ,
(1) l'list. manUs. duParlelll . d e P ruv o, t. lI, p. 25h.

('1) C'é- Iail 0mledei, qUL fut ensuit e évèqu e de Fréj\.1 s .
IL

•

/

�408

ESSA IS IIISTOR IQ UES

il faut l'avouer, la faute du GouverneIl\ent qui ,
le pl'emier , doit veiller il cc que la magistrature nese dégrade pas. Mais comment pouvait-il
prévenir la corruption ou la condamner, quand
la vénalité ùes charges, occasionée par ses
besoins continuels d'argent, avait introduit cet
esprit de trafic, et familiarisé le magistrat avec
des idées de calcul qui devaient nécessail"(~ment
le demoraliser?
Espérons mieux de notre nouveau régime ;
frappant avec éclat les conventions de l'intérêt
pécuniaire, qui cherch ent quelquefois à s'étabill' entre le titulaire et le candidat, il semble
par-là même assurer à la magistrature qu'elle
ne sera plus conduite désormais que par l'honneur, qui doit être son seul mobile. Combien
ces nouvelles résolutions méritent notre reconnaissance, si, comme on a le droit de s'y
attendre, d'autres mesures non moins indispensables viennent se coordonner avec elles, et
enlever à l'intrigue les ressources qu'elle pourrait se ménager dans les affections particulières,

SUR LE PARLEMENT DE pnOVE N CE.

40 9

serait n'avoir rien fait que de lui fermer la voie
des traités pécuniaires. Mais, en sévissant contre
les magistrats avides qui ont mis un prix à leur
retraite, en imposant d'onéreuses conditions à
leurs successeurs, on se sera également abstenu
de faire réussir ses créatures, et d'ach eter, par
des faveurs dont on aurait eu l'arbitraire m()nopole, des suffrages que l'expérience a de tout
t emps démontrés peu durables.
S'il paraît d'abord difficil e de faire de bons
choix , c'est que les avenues sont encorrun'ées
par l'ambition et le faux savoir; tandis que,
comme l'a si hien dit le respectable auteur de
l'Autorité judiciaire , les vrais magistrats sont
épars et cachent leur vie (1); mais les mOy(Jn.~
de les découvri,. sont dans les mains du Gouvernement.
Le droit de bonnet perçu par le Parlement,

était l'un des plus essentiels de la Compagnie.
Le règlement qu'ell e fit à ce suj et , à l'épocfUe
où nous sommes parvenus (2), nous fournit

les liens de famille et les combinaisons indivi-

(1) Henrion-de-Pensey, de l'Aulor. ju clic . , p. 79·

duell es 1 Si ces moyens l ui restaie nt encore , ce

(2) En 1654 .

�SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

ESSAIS HISTORIQUES

l'occasion de le faire connruh'e avec quelques
détails.
C'était dans le Conseil-Éminent lui-même que
le P~rlemcnt avait puise ce droit, qui consistait
dans l'obligation imposée aux récipiendaires
de lui payer u ne sOlllme détermi née pour leur
réception_ Ce n'était pas seulement les officiers
de justice qui s'y trouvaient soumis, mais
encore les évêques qui étaien t Conseillers
d'honueur, et les Prélats possédant quelque
bénéfice consistorial. A l'égard de ceux-ci, ce
droit s'appelait droit d'annexe. Les officiers de
la Chambre des Comptes eux-mêmes y avaient
été assujétis, daus le temps qu'ils étaient reçus
par le Parlement (1).
Dans l'origine, ce droit était payé en natul'e.
Le récipiendaire, à cette époque, offrait un

,

bonnet à chaque membre du Parlement et
pour les Présidens i l ajoutait une gibecière de
velolU's, qui était une espèce de bourse alors en
usage_ Dans la suite, ce droit fut converti en
argent; sur la fin du seizième siècle, on don( 1) Le ParJem ent cessa de les rccc'\'oil' en 1555 .

nait vingt-cinq sous en l'emplacement du hpnnet, et quarante-cinq pour la gibecière.
En 16Qo, les Conseillers et les gens du Roi
;reçurent trois livres, et les Présidens dOMe ;
mais, comme cette subite augmentation était
considérable, on détermina de ne faire payer
que le demi - droit aux officiers sulJalternes.
Cette mesure fut ensuite d'autant plus juste,
que le droit de bonnet éprouva successivement
plus d'élévation par les divers règlemens qui
furent établis, et dont celui de 1654 faisait
partie.
L'objet particulier de celui - ci fut de circonscrire les nombreuses exceptions amenées par le
temps. 11 s'était introduit l'usage d'affranchir
de ce droit les magistrats qui avaient eu dans
la Compagnie quelque ascendant du ctJté paternel, et cette faveur s'étendait quelquefois
jusqu'à ceux qui n'y comptaient que des parens
maternels. Mais -les dépenses excessives dans
lesquelles le Parlement s'était engagé, à cause
des troubles de la minorité, obligèrent à supprimer ces exceptions, et à ne dispenser désonnais que les magistrats qui succédaient à

�ESSAIS HISTORCQUES

SUR fiE PARLEMENT D E PJ\OVENCE.

leurs pères. Ou vit encore, dans la suite, là
Compagnie se relâcher de cette rècrle
",' mais ,
toutés ~es fois que ses · finances se trouvaient
épuisées, elle y revenait pOlU' se procurer des
ressources.

CHAPITRE XXVII.
Insta.U atioil Je d'O ppede. :....- Un mas istrat veut co nc o ur~r pour une

chai,rc Je droit . -

Passag,e de la Reine tic Suède. -

Mort du

com h: Je Carces. -Intrigues d divisions.

L'ARRI V ÉE de d'Oppèd e en Provence, ct son
installation (1) à la tête du Parlement, furent
des plus solennelles. Mais l'assentiment qu'il
obtin t de sa Compagnie, et les témoignages de
la satisfaction généra le qu'on lui offrit avec
empressement, durent mieux le flatter que ces
c~rélllonies, toujours vaines pour celui qui en
est l'olljet, s'il en est réellement. digne" et &lt;{ui
n'ont d'autre utilité que de l'entoure~, par
avance, d'une considération dont la durée déiJend de l'intégrité de son caractère, de ses prin·
cipes ct de ses mœurs.
D'Oppède possédait ces avantages, et méritait ainsi d'êh'e appelé au poste honorable que
( 1) Le,5 novembre ,65l,.

�ESSAIS HiSTOR.IQUES

SUR LE PARLEl\tENT DE PROVE NCE.

venait de lui dépa.r~n· la. faveur. Combieu il
elÎt été plus flatteur, pour lui et pour toute la
magistrature, de ne le devoir qu'à la. j ustiçe,
au lieu de ne l'avoir obtenu que par des démarches dont l'ambition peut. hien déguiser les déb&lt;&gt;"olÎts , mais ne saurait dissu.n:uler l'humiliation 1
Cette circonstance particulière fut enc,;&gt;re
pour la Compagn,ie un nouveau sujet de dis-

culièrement appliqué; et cette circonstance lui
fit concevoir le désir, en 1656, de concourir
pour une chaire de professeur de droit qui se

senslOns.
En même temps que d'Oppède se plaçait à la
tête du Parlement, le cardinal de Grimaldi venait occuper le siège d'Aix, vacant depuis plusieurs années par la mort du cardinal de Sai,uteCécile (1) : nous aurons bientôt à nous occuper
de ce Prélat.
, La. IPngue ,période des troubles qui avaieut
af!ligé la province et les magistrats, n'avait pas
éloigné ceux-ci du goût de l'étude; et plusieurs
d'entre eux se consolaient des chagrins qu'ils
avaient éprouvés, en. approfondissant l'importante science du droit.
Le Conseiller de Ballon s'y était plus parti,

(1)

•

Le cardinal de SaioLe-Cécile ll1.ouruL eo

1 6i~ .

trouvait vacante, et que le primicier et les
douze plus anciens docteurs, juges du concours, dev'aient accorder au plus savant des
capdidats.
Quelque légitime que füt le motif qui inspirait cette résolution, le Parlement jugea qu'elle
portait atteinte à sa dignité, en soumettant ses
membres aux chances incertaines d'nn combat ,
et à la critique de leurs inférieurs. Ces considérations déterminèrent la Compagnie à défendre au Conseiller de Ballon de se présenter
au concours.
Le Parlement paraît avoir eu, dans cette cir~olJstance, une juste idée de sa considération. Ce
n'était pas cependant qu'il regardàt comme
incompatibles avec les fonctions de la magistrature, celles de ces jurisconsultes consommés
et estimables qui se dévouent à corrunuruquer
leurs lumières à la jeunesse, puisque, de concert avec le public, il avait donné les plus éclatans témoignages de sa reconnaissance et de son

�HlsTonlQuES

Nous applaudissons avec sincérité et gratitude à la délicatesse du chef actuel de la justice
qui , en faisant revivre cette tradition, a justifié de ses soins pour que la magistrature reprenne enfin toute sa dignité. C'est la preuve
irrécusable que la malveillance doit êt1:e taxée
d'inj ustice et de déloyaut é' lorsc!u'elle accuse
Bes intentions, tandis qu'il n'y a qu'à gémir sur
la fatalité, toutes les fois qu'en opposition a it
but qu'il se' propose, les magistrats, po ur ré-

compense de leurs veilles actives, éprouvent
des froisse mens et des humiliations.
Mais l'amour du bien lui-même détourne
quelquefois d'une condescÈmdauce utile, et fait
adopter des mesures et des r ègles qui, trop
impérieuses et trop absolues, portent au-delà
du t erme que l'on ambitionnait d'atteindre , ct
en éloignent autant que la langueur qui empêche d'y parvenir.
Il devrait en effet être facile de comprendre
qu~ l'union du professorat il la magistrature
présenterait de nombreux avanta&lt;Yes
o
, en donnant à ce corps d'enseignement de nouvelles
garanties sur la pureté de sès doctrines, et l'éleva nt daus l'esprit public à une plus h aute
considération, dont il n'a peut- être pas assez
d'élémens en lui-m ême, quoiqu'il soit essentiellement respectaJJle.
Il ne serait certainement pas impossible d'opérer cette alliance, et elle s'accomplirait sans
inconvénient, si, retirant du concours la cbai.re
du doyen de la faculté de droit, elle ét.ait désonnais réservée il récompenser l'expérience
et les longs travaux du magistrat. Ore-ane des
Il.

'7

•

__

_

affection au P~'ésident de Corio lis et au Conseiller
de Saint-Marc qui avaient long-temps professé
le droit à l'Université. Néanmoins le Parlement
avait raison de ne pas trouver convenable que
ses membres descendissent dans l'ar ène, pour
y soutenir un combat qui les livrait; non-seulement aux hasards de la victoire , mais qui dén'uisait encore l'équilibre qui doit exister entre
tous les champions. En les environnant des
apparences de la faveur, il les laissait exposés
aux exigeances de la jalousie, qui malheureusement s'insinuent quelquefois , sans même
qu'il s'en rende compte, dans l'esprit du juge
d'une lutte dont l'athlète est son supérieur.

41 7

SUR LE PAIlLEMENT DE PROVENCE.

~

ESSAIS

~

416

A .

___

�4J S

ESSAIS H ISTORIQU ES
SUR LE PARLEnTE I\T DE VI\OVE NCr. .

lois, il ne pOlUTait 'lu'ajouter un nouvea\Llustre
aux fonctions qui l'en rcnru:aicnt l'interprète.
La Provence reçut, cette année, (1) la reine
de Suède. A son débarquemènt à Marseille, le
Parlement lui députa deux Présidens, six Conseillers et deux des gens du Roi, pour ~a COlll\)limenter, et alla la visiter en corps oe cour
lorsqu'elle vint il Aix (2).
La r einé , continuant son voyage le, lendèmain , permit au comte de Carces de. 1 aCC0111pa""ner', mais , subitement atteint il AVlgnon par
d
une maladie "rave, il Y mourut dans peu e
.
C' e.-t :n lui que se tenuina
l'illustre
Jours.
.
branche des corptes de Carces de la maison de
Pontevès, qui avait donné successiv!)ment ~rois
lieutenans de Roi et grands-sénéchaux a la

(1) 1656.
.
(2) PiÙlOll , dJf1S sou liist. d'Aix, rapporte .que la
n ' .Ille de. Suède é tait vêtu e cn

OI,ll3Z 0DC ,

., vec un }ustau.

corps et une penuCju c (.1'1lomm e. NOlI S j ~O'no rons
. 'S I cc
le Parlem ent; m a l ~ Il çs t
..
f Ilt en cc t.:-o :s' LuOle (Ju'ell c recul
probable qu'elle reprit les ·h alJÎls ll c son sex(' , Lra llco ul)
plus conyeoa.blcs.

41 9

province. Comme il mourut sans desccndans,
son nOID , ses biens' et ses charges passèrent au
marqui~ de Gordes, de la maison de Sinnanc,
fils de sa sœur, et d~nt nous aurons l'occasion
de parler.
La joie publique qui accueillit le premier
Président à son arrivée, ct les tén'lOignages .
d'affection que lui donnèrent les membres de
sa Compagnie, n'empêchèrent cependant pas
qu'il ne fût exposé à des tracasseries suscitées
par la jalousie de son compétiteur pour sc
:venger de son élévation.
Le Président de Regusse ajoutait aux titres
'lue son collègue pouvait lui disputer avec un
égal avantag~, ceux de l'anciehneté, et de la
faveur qu'aurait dû lui mériter sa conduite politique. Aussi ne put-il se consoler que d'Oppède
lui eût été préféré ; et, plein de ressentiment,
il mit tout en usage pO'lll" faire échouer les
desseins de son h eureux rival, afin de prouver
au premier ministre que d'Oppède était incapable de seconder ses vues. Pour le faire repentir de son choix, Regusse employa avec
persévérance le crédit dont il jouissait dans la

�SUR LE PARLl:::.ntENT DI::: rnbVENCE.

ESSA IS HIS'l'OIUQUES

province et dans la COlllpagnie. Mais le premier
Président sut échapper à ces pièges, eu s'attachant étroitement au duc de Mercœur, allié
de Mazarin, qui luî conserva la protection du
cardinal, malgré les manœuvres imaginées
pour la lui ravir.
Regusse , voyant ses efforts inutiles " n'aperçut l'espoir de réussir qu'en parvenant à grossir
le nombre des adversaires du premier Présidènt .
Il vint à bout d'indisposer contre lui l'archevêcru e et le lÎeutenant de Roi. Celui - ci céda
il ses inspirations par la facilité de son carac-

tère; et Grimaldi, s'assuj étissant à ses vues par
ambition, conçut dès-lors l'espérance de pou voir aillsi se placer à la tête d'une faction puissante, qui le rendrait maltre de toutes les
affau'es d~ la province. li ne pardonnait pas
d'ailleurs à d'Oppède la fermeté avec laquelle
ce magistrat soutena"Ît les droits de sa cbarge et
ceux de sa Compagnie contre l'esprit d'envahissement qui le subjuguait lui - même. Ces
motifs furent donc suffisans pour donner

Ull

libre cours à son animosité; et le Parlement,
malheureusement entraîné dans ' la querell e,

de vint victime des dispositions hostiles du
Prélat.
Les premiers .d ifférendséclatèrentau sujet de
la procession du 15 août, où le cardinal de Grimaldi, peur humilier le chef du Parlement ,
plus que pour relever l'honneur de la pourpre
dont il était revêtu , conçut l'idée éxtraordinaire de s'entourer de tous les gens de sa maison.
Ceux de ses domestiques qui le précédaient,
avaient tous un emploi particulier: l'un portait
une grande masse d'argent doré, et les auh'es
sa croix archiépiscopale, son chapeau rouge,
son bonnet, ses gants, son livre , son bouaeoir
b'
un parasol , un carreau, et une infinité d'autres
objets dont les premiers pasteurs n'avaient jamais soupçonné l'utilité. Son :Éminence était
suivie du reste de ses e-ens' et pour en b"rossir
le nombre, on y voyait jusqu'aux palfreniers
&lt;.J

"

et aides de cuisine. Le Parlement , dont la place
était fixée à la suite immédiate de l'archevêcrue,
éprouva autant d'in-itation que de surprise de
cet appareil pontifical , qui n'était auto:risé pa,
aucun antécédent. Mais, pmu' éviter lè scandale , il ne porta ses.plaintes que le lendemain,

•

•

&lt;.

-

' - ' - -

�ESS,AIS HISTOl\IQUES

et assista respectueusement il la cérémonie.
L~ cardinal n'était pas hOlllme à revenir sur
ses pas: les représentations q~e lui fit le Parlement au sùjet d'une semblable innovation,
loin de l'engager désormais à respeoter mieux la
dignité de cet1;e Compagnie, ne servirent qu'à
lui faire désir~r de plus !')n plus l'occasion de.
renouveler s'çs insultes" eb la px:emière s'cm pré-

SUR LE pARLEME NT DE PROVEi\" CE .

~n

se retirant, ils envoyèrent un huissior som-

mer les chanoines d'évacuer les sièges. Celui-ci
les ayant déja b:ouvés abandonnés, en avertit
la Compagnie, qui revint aussitôt assister à la
cérémonie.
Elle 'ne se crut pas,moins obligée dcse réunir

senta dans les fêtes de Noël. "
Le preplier, Président, ct un assez g:rand
nombre de magistrats, étant venus à l'église' de

le lendemain, pour délibérer sur cette en treprise, et arrêta de décréter d'ajournement les ,
chanoines qui en étaient les auteurs.
Le chapitre ):l'avait point approuvé la conduite que le cardinal avait conseillée à quelques-

Saint-Sauveur pour assister à· la rnes.se de mi-

uns de ses membres : aussi se donna-t-i,l de

nuit, trouvèrent leurs stalles occu pées pal'
quelq)les chanoines, qui ~'efusèl'ent opin iitrémetJt de les céder. 11 était facile de se
convaincre qu'ils exécutaient les ordres du

grands mouvemens pour assoupir cette affairc;
et Grimaldi ', redoutant les conséquences qu'e lle
pouvait avoir, fit lui~rnêlIje 'prier les 'magistl:als
d'écouter la vOL'!: de douceu~' plLltôt que ce Ue

cardinal ; puisque celui-ci ,: témoin de cette inconvenance, ne chercha point à inte.rposer son

çlu ressentiment. Ce" détharches suffirent pour
désarmer le Parlement, qui sc c.o ntentades ex-

:lUtorité. Les magistrats, dans cette conjonc-

cuses que la chapitre vin~, hti fall'e par ses

turc, s'éloignèrent -de l'église, en entralnant

députés.
Ces llIénagcll1ens ne furent pas capablcs
de dispos~l' le Prélat à la modération; ct , loin

ceux d'enÜ'e eux qui, moins circonspects, manifestaient le dessein d'employer la force pour
reprend~e des places 'lui 'lelU' étaient affectées
par des arrèts du Consei l les pins précis; mais ,

la

de diminuer l'extraordinaire céréllloniai clu'il
a,'ait inlrodnil pOUl' les processions ;lI lxcIIlPlk,

�ESSAIS IilSTORIQUES

il assistait, celle de Saint~ébastien, qui eut lieu
la première, prouva qu'il ne voulait le modifier en rien. Mais, comme le Parlement n'était
pas obligé par la volonté du Roi d'assister il.
cette solennité, il s'en aJ)stint pour ne pas tolérer une entreprise qui portait si essentiellement atteirite à sa dignité, et porta ses plaintes
au Roi contre le cardinal. Les ménagemens
que le gouvernement était forcé d'avoir pour
la cour de Rome, s'opposèrent à ce qu'elles
fussent écoutées. Un arrêt d~l Conseil légitima .
les jlrétentions exorbitantes de l'archevêque ,
qui fut néanmoins lui - même le premier à
don1 1er la mesure de la justice de cette décision, en n'osant pas la faire notifier au Parlement.
Cependant elle servit à nourrir' son, orgueil,
et à l'entraîner à des excès que l'on·a de la peine
à comprendre de la part d'un ministre des
autels, mais que la sévérité çle l'hU;toir'e ne
commande pas moins indispensablement de
transmettre dans ses annales, quelque pénible
que soit ce devoir' pour l'impartialité de l'historien . Le cardinal, prétextant Hu e iudispo-

SUR LE PARLEMENT DE PROVEN CL

sition, à l'époque de la Fête-Dieu (1), fit venir
révêque de Marseille pour porter le Saint-Sacrement., et annonça qu'il se contenterait de
suivre le dais, II était évident qu'il voulait se
ménager l'occasion de blesser tmcore le Parlement, en se faisant suivre de ses gens, et leur
. donnant ainsi le pas sur cette Compagnie. Le
duc de Mercœur ·, qui le prévit, s'employa pour
amener un arrangement, et"- proposa divers
moyens que la Compaguie adopta, mais qui
furent tous rejetés par l'archevêque. Enfin celui-ci proposa de loi-même de se placer entre
les deux pius anciens Présidens, à condition
qu'on souffrir'ait prè·s de lui quelques-uns de ses
officiers, en laissant, selon l'usage, marcher
les huissieFs en ·a vant, et sur les.côtés. Le Pàrlement, sans se douter que Grimaldi eût une
. arrière-pensée, accepta ses offres de conciliation·, et se rendit à la métropole pour assister à
la solennité. Les officiers du cardinal, selon
qu'on en était convenu, sc placèrent à la suite

�sun

ESSAIS HISTORIQUES

du Saint-Sacrement, puis les huissier, et enfi l ~
le cardinal Itù-I~ ème, au milieu des deux anciens Présidens. Mais ~ peine fut-on parvenu à
la pOl:te du chœur" que Grimaldi s.e plaignit de
ce qu'il y avait un trop grand 1I0mhl;e d'huissiers devan~ lui , tandis qu'il avait été réglé avec
le Gouverneur qu'il ne s'en trouveraitqu,e deux .'
Le premier Président atteste. en vain que rien
n'a été décidé à ce sujet. Le cardinal persiste, et
déclare vouloir intenoger le duc de Mercœur;
et, , sans prévoir le scandale qu'il va occasioJl~r, ou S'~Jl emliarrassant peu, il ordo)me de
faire retirer le clergé', et, de .replacer le Sai~t­
Sacrementsur,I'autel. La procession est dès,lors
intenompue, au,grand étonnement du peuple;
et le cardinal,rentre dans son palais., ,sous prétexte .&lt;;l'avoir . besoin de repos; tandis que le
Parlement se réunit da,ns l'une des chapelles de
'

l'églÎ:"e, pour délibérer. SUl: l'étrange conduit.e
du Prélat, et sur celle qu'il devait tenir lui-lllême.
Le Gouvernew', à son tOUI', s'emp~'esse d'~ssn­
rel' le' cardinal que rien n'a ~té fixé rclative- '
ment a\L'( htùssiel's, et" 1ui expose toute l'illj uslice deÎa difficulté qu'il avait élevée . Grilllaldi

/

LE PARLEi'tlE.NT DI:: PROVENCE .

est inexorahle. Accoutumé à persister dall/l ses
idées (1), il se Illet au lit ;"comme s'il était malade, plutôt que de. se résoudre à continuer la
procession en avouant qn'il avait eu tort de
l'in terrolllpre.
La Cour, iustruite.de oe'tte résolution., comprit que sa digni~é lui imposait la nécessité de
prenclxe (luelque mesure. Celle qui lui parut la
pius convenable, fut ' d'ordonner que l'arcllevêque serait admonesté pour faire contit\uer la
procession, et qu'il serait enjoint ,au flrévot èt
~ l'économe de faire marcher le clergé suivant
les usages canoniques. Cet arrêt ayant été notifié sur-le-champ au ca,rdinal, il en demanda
copie pour pouvoir y répondre par écrit; et le
prévôt, de COl)Cerl avec l'économe, déclara ne
pouvoir l'exécuter sans l'autorisation .du chef
du diocèse.
L'inuti lité de cet arrêt cfétermina il de nouvelles meSlU'es., Les,gens du,Roi tn appélèrent
comme' d'abus. contre l'archevê(fUe, qui avait
(l)' Sou.. entêleq1t!llt hahituel t'avait fail surnomwe,'

T ête defor.

�ESSAIS HISTOlllQUES

agi d'une manière contraire aux décrets et aux
constitutions de l'Église. Le Parlement-leur en
concéda acte, et fit aussitÔt une nouvelle sommation au Prélat, pour'lui enjoindre d'observer
les coutumes et _cérémonies ecclésiastiques ,
sous peine de la saisie de son temporel. Cet
arrêt ordonnait aussi au prévÔt et à l'économe
du chapitre de r~ssembler le clergé, et de
faire continuer la procéssion, sous peine d'une
amende de -dix mille livres. Mais cette décision ne produisit pas plus d'effet que la précédente.
Q~el plus affligeant et scandaleux tableau!

nue partie de la procession répandue dans la
ville, le- clergé rentré dans l'égw,e, timide
spectateur d'~n pareil déba,t'; le Parlement siégeant dans une chapelle où il s'empresse de
rendre des arrêts contre son premier pasteur,
auteur d' un si grand désordre, et méprisant
avec une égale obstination le devoir des convenances, les conseils de la modération, et les
inj~nctions réitérées de la justice! !! Combien
n'est-il pas douloureux d'être forcé d'attribuer
ces t.roul&gt;les à celui qui , par son caractère sa-

SUR LE. PARLEMENT DK PROVENCE.

cré, devait être un modèle de paix et de conciliation! Mais le-Parlementn'eut-il pas lui-même
mieux compris sa diguité, et apporté un plus
promptTemède au scandale, si, loin de fU~lOi­
ner des arrêts dans la ha silique , il se füt aussitÔt éloigné, pour gémir -sur des profanations
qui n'étaient pas son ouvrage '!
Cependant, quelques remords parurent a voir
agité le Prélat: il fit annoncer au Parlement
qu'il ordonnerait une seconde procession pout
le dimanche suivant, si la Compagnie le désirait. L'expérience de ce qui s'était passé lui fit
redouter d'ê t.re compromise de nouveau, si elle
acceptaii sans précaution l'offre du cardinal.
En conséquence, elle déclara ne vouloir y assister, qu'autant qu'elle saurait d'avance de
quelle manière il entendait régler le céremoniaI. Il paraît que la sagesse de cette condition
déconcerta les nouveaux desseins de Grimaldi
qui, ne donnant aucune explication, se horna
il faire savoir au Parlement , la veille du dimanche de l'octave, qu'il n'était plus temps de
-solenniser une fète déjà passée .
Le Parlement croyant alors devoix xendt·e

---- -

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_.-

~

�430

431

ESSAI S HI STO RI QUES

SU R LE PARLEmENT DE PROVE NCE .

compte de la condùite du cardinal , en écrivit
au Roi et au premier ministre. Cette"démarche
ne fit ,{u'i.rriter cette Eminence, au point de

rent, par des lettres particulières, à agir dé~
sormais avec plus de modération. A l'époque
du retour de la fête qui avait amené tant de
scandales, :on écrivit aussi à la Compagnie,
p0u.r l'engager il fai.re une politesse au cardinal

r efuser injurieusement les magistrats "qui se
présentèr ent chez elle; et, pour ne plus s'exposer à un semblable outrage, le Parlerilerlt
défendit aùssit&amp;t il tous ses "membres de visiter
le cardinal , sous peine d'être privés "de leurs
gages.
Celui-ci am'rut été sans doute plus mesuré
dans sa conduite, si le Gouvernement, dans la
crainte de déplai.re à la Cour de Rome qu'il
avait de plus en plus intérêt à m énager, ne
lui eût accordé une protection sans réserve,
C'est ainsi que son crédit nuisait au caractère
sacré dont il était revêtu, en l'autorisant
par l'impunité aux entreprises les plus déplorables. En effet, au nombre des égards que
le ministère avait pOlIT lui, on compta l'arrêt
du Conseil qui, pOnr le satisfaire avec publicité, cassa celui du Parlement par lequel cette

qui, satisfait de cette marque de déférence,
n'assisterait point à la procession. Quatre Conseillers et l'un des gens du Roi fureut donc
députés auprès de Grimaldi, pour lui témoigller le plaisir qu'aurait la Compagnie de le
voir il la procession porter le Saint-Sacrement.
Celui-ci , en le refusant, déclara qu'il ne suivrait pas le dais, ct qu'il s'en abstiendrait, mais
une fois seu lement, dans la vue d'être agréable
il. la Corn". D'après un auteur contemporain (1),
nous pouvons assurer néanmoins que le cardinal modéra dans la suite "ses prétentions, et
qu'il n'eut pIus pour cortège dans les processions ;luxquelles il assistait, que son aumônier
et un gentilhoillule.
Quelque long' et fastidieux que puisse paraî-

Compag&lt;ùe lui. avait enjoint de continuer la
procession . Cependant les ministres inclig-nés
de l'bllllleur v indicative du Prélat , l'exl' ortè-

(,) L e Couseill e," de, G uitli.

�ESSAIS HISTOl\IQUES

su n LE PAH LEn-t ENT DE PROVENCE.

tre Je récit de ces divisions, nous n'avons pas
cru pouvoir en supprimer les détails, puisqu'ils
appartiennent d'une manièr e directe à l'histoire
du Parlement.

433

CH AP I THE XXV lll.

•

No u ve&lt;lUX Irou bl cs.

débats affiigeans qui s'étaient élevés entre le Pa rlement et l'archevêque, n'avaient
d'autre source, co= e nous l'avons observé,
que les intrig ues du Président de Regussc.
Ardent à susciter des ennemis à d'Oppède, il
était parven u à lui opposer le Prélat. Mais ce
n'était pas assez pour satisfaire la jalousie de ce
-

L ES

magistrat vindicati f; et, par ses délations et son
activité, il avait soulevé C011t;·c son chef des
oppositions asscz nombreuses 'pour détruire àla-fois le crédit de ce lui-ci , et compromettrc la
tranquillité de la "province.
Il s'attachait surtout à faire échouer les résolution s du premier Président. En traîné par la
Laine, il lui importait peu qu'ell es fussent sages
ou inconsidérées; elles méritaient sans examen"
sa condamnation, par cela seul que c'était
Bon ennemI qm les avaient conçues ou adopII.

--

- --

.-

-~

-

~

�sun

ESSAtS HISTORtQUES

tées. C'est ainsi que Reg usse parvint à faire repousser toutes les mesures présentées il une
assemblée convoquée il Aubagne par les ordres
du Roi, parceque d'Oppède la présidai t ct était
l'organe des propositiol1s qui y étaientdélibérées.
Le"Gouverneur, soutien et ami de d'Oppède,
était aussi l'objet de l'opposition qui semblait
chaque jour faire des prog rès. L'un et l'autre
ressentirent les effets des mauvaises dispositions
que l'on avait conçues, au suj et de l'élection
des Consuls d' Aix, qui fut exclusivement l'ouvrage de la cabale.
Les choix consulaires de Marseille devinrent
encoreplus tumultueux. La. faction opposée au
Gouverneur et "au premier Président, fit de
tels efforts pour contrarier leurs vues, ([u'ils
ne v irent d'autre ressource pour obtenir des
Consuls dévoués il leurs intérêts, que de solliciter du Iloi une lettre de cach et qui nOInmit
d'autorit é, en leur laissa. nt le soin de désigner
les titulaires (1). Avec ce secours qu'ils ne tar-

LE PARLEME NT DE PROVENCE.

435

dèrent pas d'obtenir, ils se rendi.rent il Marseille, avec le dessein de n'en fair~ usage qu'à
la dernière extrémité, et dans le cas où l'élection populaire ne pourrait avoir lieu ou presenterait des choix hostiles.
L'assemblée fut dès-lors r éunie; mais le parti
du Gouverneur et du promier Président ne
pouvant parvenir à s'entendre avec la faction
opposée, il en r ésulta 'lue le temps se perdit,
sans que les nominations fussent terminées.
Le peuple fougueux ne tarda pas il se lasser de
celle attente, et les amis du désordre en profitèrent pour prendre les armes contre l'autorité.
Mercœur est poursuivi, et forcé de se réfuCTicr
b
dans une église, où il est hientôt assiégé par une
populace mutinée. Instruit "de cet cvènement ,
d'Oppède cède aussitôt à l'orage, et se sert des
lettres royales dans le but opposé .1 cclui pour
lequel elles avaient été dcmand ées, en les chargeant des noms les plus agréaJ;les au peuple (1).
"

(,) La Pl'o\'cncc ::l" ait un soûl parLi.cùlif l· pOUl' les

(1 ) C'esl- à-d irt! un e Jc Ltrc de cachet en blanc, qu'ils

' Cll
, cm ell llll
"sp
"ll'a, ùkssa \ j,·c.
Cf IJ
, c que c cl C\
ruent le ùuc (!e 1\1ercœul' ; ou y disait:
C11an 5011$ .
1

u'ava lcn t qu'à l'empli,' à leur gré .

•

�436

liSSA IS 1I1STORIQU El;

Cette détermination ramena le calme sUI'-lechamp, et le Gouverneur, ainsi que le prenùer
Président, en profitèrent pour retourner il Aix.
D'autres dissensions s'élevèrent dans ceLte
, ville au sujet des frais du quartier d'hiver des
troupes, auxquels le Roi voulait soumettre la
province. Pour les apaiser, le premier ministre
crut devoir mander auprès du Roi le lieutenant
de la province et le Président de Regusse (J) ,
et ordonna d'arrêter Glandevès de Niozelle (2)
qui se livrait à tous les transports d'un tribun. Si la mesure qui concernait les premi~rs
fut exécutée sans trop d'obstacles, c'est parcecIue
l\loussu de Mercœur, sias ~ou ben "cncul ,
A" cn fa lous Conspus coume aven vougul ,

En cl espié da quelli que nous an ven dus . .

L'iJ'onie ét.. it piquante ,

el

se

ll';'l(luiL

ainsl :

"Monsieur Je Mercœur, soyet le bien ,'cnu : nous "vans r.:li t lu .

SUR LE PAHLElItENl' nE PROVENCE.

le peuple réunit tous ses efforts pour s'opposer
à l'arrestation de celui qu'il comptait pour son
plus dévoué protecteur. Le Gouverneur de la
province fit arrêter Glandevès-Niozelle sur la
place publique. La fermentation devint aussit6t générale : les boutiques précipitamment
fermées, et des rassemblemens considérables de
peuple, firent craindre que Mercœur ne devînt
la victime du mécontentement populaire. Afin
de prévenir ce malheUl·, le Parlement l'appela
dans son sein. Lorsqu~ , par ce moyen , il put se
promettre que le Gou vern~ur était à l'abri de
toute insulte, il prit les mesures les plus efficaces pOUl" dissiper le tumulte. Trois Présidens (1) et six Conseillers (2) furent choisis
pour faire rouvrir les magasins, disperse~' les
attroupernens, prévenir de nouveaux désordres, et pour procéder contre ceux qui tente-

1

Consuls comme nous avons voulu , en dépit de ceux qui nou s ont

.endu.$.

~

(1) Il fut exilé à JsSOUdUD.

(2) Gaspard-Antoine de Glandeyès , seign eu l' de Nio ~ene, "cna it d'êtr e nommé COt1 ~u l à Marsp.ille, î'l prl-s

l'émeute qui y a\'ait e u li eu.

Cl) Lrs Présidens Forhin de 1. &lt;1 Roque J c1f' COl'mis et

&lt;.le Coriolis.

(2) Les Conseillers de Ballon, de Soinl-Marc. de
Lombard , de ThomassÎn , de Laurens et de Bonhls .

•

•

�438

l::SSAIS HISTORIQUJ::S

SU R I.E PARLEMENT DE PROVE NCE,

raient de s'opposer il la missioll qu'i ls venaient
de recevoir.

inutile cette ordonnance qui pesait sur leurs
aÙlliinistrés, imaginèrent d'en relever appel
au Parlement, comme accidentellement investi
du gouvernement de la province. Ce ne fut pas
en vain; et cette Compagnie; animée pal' les·
mêmes considérations, n'hésitant pas de casser

Cette journée fut entièrement employée à
rétablir le calme, qui coÎlta d'autant plus d'efforts, que le premier Consul, par ses l'apports
intimes avec le prisonnier, se trouva devenu,
presque malgré h!Ï , le point de ralliement
des séditieux. :Mais la fermeté dll premier Président finit par triompher de ses résistances, et
Forbin La Bal'benprit le parti d'obéir il l'ordre
qu'il avait reçu , et de se mettre il la suite de la
Cour.
Cependant cette émeute avait paru assez

(

grave au Gouverneur, pour l'engager il aller
lui-m ême en reQdre compté au Roi . Pendant
son absence, le premier Président, faisant les
fonctions d'intendant, r eçut l'ordre de S. M. de
faire payer les troupes, et de pourvoir il leur
sub~istance par toutes sortes de moyens. En
exécution de ces ord'r es, d'Oppède rendit une
ordonnance par laquelle il ·enjoignit il toutes
les communautés du pays de fournir des yivres
1
ct le logement aux gens de guerre qui y étaient
en garnison. Mais les Consuls , voulant rendre

l'ordonnance rendue .p ar son chef, fit défenses
il tous les Consuls et administrateurs des vi llc,~
et lieux de son l'essort, de s'y soumettre sous
peine d'amende.
Cette décision causa de nouveaux troubles.
Les commandans militaires la méprisèrent ouvertement, pour s'en tenir il l'ordonnance du
premier Président qui rempJjssait leurs v ues.
Les citoyens, au contraire, voulurent en exiger strictement l'exécution. Dans une position
aussi fàcheuse, que de nouveaux mallleUl's
n'auraient pas accablé la province, si le pl'Cmiel' Président n'eÎlt eu le bon esprit de s'entendre avec les ProcureUl's du pays) et de
sacrifier son amour propre à la traO&lt;I'lÎllité publique, en réglant cette affaire suivant leu rs
désirs! Mais cette couvj!ntion fut si mal observée de la part des tToupes &gt; que la province fut

�440

ESSAIS III STOR IQUES
SU R LE PAR.LEnIE NT DE PROV ENCE.

dans la nécessité de députer au Roi, pour demander leur expulsion; tandis que le Parlement , de son cÔté, rendit un mTêt portant
ordre d'informer contre les rançonnemens, inclues exactions, et alttr~s désordres des gens de
guerre .

&lt;

Qual,1d Louis XIV eut été informé·des désordJ:es qui avaient agité la province, il fit enfer- _
Iller le comte de Carces (1) ct le premier Consul (2), qu'on regardait comme en étant les
auteurs. Ils ne tardèr ent cependant pas il être
relàchés; mais le lieutenant de Roi, loin de r ecou VI'er sa liberté, fut exilé à Amiens, et
Forbin La Barben forcé de dcmeui:er à la suite
de la Cour.
Au milieu de toutes .les agitations qui désolaient la province , le Parlement trouva le

(L) C'était le marquis de Gordes, qui, co qual ité d'hé-

ten1ps (1) d'écrire.au Pape, à la sollicitation des
religieuses de la Visitation, pour obtenir la
c~nonisation du Bienheureux François de Sales,
évêque de Genève, leur fondatem .
Lorsque le Roi, .en 1658, fut rétahli de la
maladie grave qui avait causé .les plus vives
inquiétudes dans toute la France, il se rendit il
Lyon avec la Reine-mère, dan s le dessein cry
rencontrer le duc de Savoie .et la princesse
M;il'guerite sa fille, dont on lui destinait la
main (2) . Le Parlement profita d'une occasion
aussi favorable, pour lui adresser une députation composée du premier Président, de six
Conseillers et d'un des gens du Roi, avec ordre
de présenter les. hommages de la Compagnie à
Leurs Majestés, et d'effacer les impressions fàcheuses qu'on leui' avait données sur son compte
au sujet des derniers trouhles. Elle eut encore
la mission d'exposer au Roi l'état de misère auquelle séjour prolongé des troupes avait réduit

riti er du comle de Carces , avait pri s son 'nom.

(2) J acques de Forbin, Gis de Gas pard, seigueur de
La BarlJcn qui a...'ait été viclime des trou hi es occasionés pal' l'édit dcs éll!s,

( Il E n 1658.

J

(:2) Ce mar;&lt;lge

il leul pas li en.

&lt;juc!(/u Ps Illoi ~ après.

pt

Iii PI itlct'~se mourut

�44~

ESSAIS llISTORIQUE S

sun

la province, de demandeJ.' le rappel des exilés;
le rétahlissement du droit de la Paulette (1), de
justes restrictions dans les évocations accordées
pal' suite des différends que la Compagnie avait
eus avec le comte d'Alais, et enfi n d'obtenir,
pour la ville de Marsc'iUe, le droit d'élire ses
Consuls, dont elle avait 'été privée depuis les
derniers évènemens, Dès leur arrivée, ces députés eurent l'honneUl' d'être admis auprès du .
Roi j et la harangue du premier Président satisfit tellement S. M. , qu'elle voulut entendre
celle que d'Oppêde devait prononcer devant la
Reiue-mère. Mais leurs sollicitations furent
loin d'avoir le mème succès que leurs hommages, et on leur refusa surtout de rappeler les
(I) Nous ignol'ons à que)le epoq~e ce droit, créé par
Henri IV, avait été suspenùu.

u C'éta.it un nommé Paul~t (lui ava it imag in é l'hérédito
Il

des chaq;es, ql1Î ] moyennant Je soixantième du revenu

cc qu'en payait le titulaire, laissait à celui-c i le droit d'en
«

dispose.-, Celle création J aussi appelée droit ;:m nuel ;

~( ful faile SOus Sull y , et est peuL-être
" SOD

LE PARLEMENT DE PROVENCE.

443

exilés. Ils obtinrent, il est vrai, une amnistie
pour Marseille; mais elle ne servit qu'à renouveler des trouhles dans' cette ville exaltée, qui
ne tardèrent pas de se cOlllmuniquer dans
celle d'Aix, où les factieux d'ell1andaient ~
grands cris le r etour des e;ilés, 'ct accusaient
les déput és de l'inuti lité de leurs démarchrs,
sans vouloir convenir qu'ils avaient présenté
lelll's suppliques au Roi avec toute \"instance
que le respect pouvait autoriser.
Cette nouvelle cause dE: fermentation menaçait vi veillent la sùreté de la v ille d'Aix, et
faisait craindre qu'elle ne l'emportàt sur la fermeté et la prudence dont le prCluier Président
avait d'abord fait usage avec que!'lues succès
pOUl' contenir les mutins. Il ne put, Cil effet,
prévenir l'émeute qui éclata brusquement le
29 janvier (1). Une troupe nombreuse de l'évoltés s'étant répandue dans la ville ce jour-là,
finit par investir le palais, et demander il
,.,!!Tands cris le l'appel des exilés; toute la ville

•

la seule tache de

ministère. (Voltaire , H ist. du. Padern. de Paris,

œuv. compl. ,

1.

XXV JI , pas. ' 76.)

-

-

- -

---~

�444

ESSA IS

HI STORIQUE S

retentit bientÔt des mêmes clameurs , et le bouleversement devint général.
Le premier Président, ayant assemblé les
Chambres à la hâte, sut néanmoins, pal' son catactère, en imposer "a ux factieux sc contentant
enfin de la parole de d'Oppède, qui leur promit
d'écrire encore au Roi en faveur de ceux pour
qui ils s'intéressaient. Mercœur revint , ce
wême jour, de Marseille, où il avait été sur le
point d'être victime de l'émeute qui avait excité
celle d'Aix. La Compagnie l'invita de se réunir
an premier Président , pour solliciter avec plus
de succès le rappel des proscrits. Le Gouverneur, accédan! à ce vœu, dépêcha un courrier
à S. M. , et ohtint là gràce à laquelle. le peuple
attachait tant de prix. C'est ainsi que Regusse
et Niozelle eurent le bonheur de pouvoir rentrer dans leurs foyers. Combien il eût mieux
valu que Louis XIV eût accordé cette faveur
aux députés 'iui la dell1andèrent à Lyon! elle
aurait prévenu de nouveaux désordres, sans
donner occasion aux r ehelles d'obtenir, par leur
attitude h osti le, ce que l'on avait cru pouvoir
refuser à de respectueuses instances.

su n

L li: PAI\LElUENT DE PROVE NCE.

445

Il semblait toutefois que le zèle dont le premier Président avait donné des preuves p OUl·
faire réussir les vœux des révoltés, devai t le "
recommander à leur reconnaissance. Mais i 18
n'attribuèrent cette condescendance qu'à la
contrainte , et leur audace leur fit saisir la première occasion pour attenter à sa personne, et
ajouter l'outTagê à l'ingratitud6.
La journée de Saint-Valentin manifesta ces
dispositions d'un peuple insubordonné et furieU&lt;t; elle exposa d'Oppède. à des périls irnminens i mais elle fut aussi la plus belle pour sa
gloire.

�446

ESSAI S IH ST ORIQVES

su n

LE PARLEM ENT D E PROVENCE.

447

U'ir le bien, à ne former ses opinions que d'après les faibl esses de celui auquel il sc dévoue
'
Mgradent trop sùrement l'homme en général ,
pour que le magistrat qui a besoin de plus de

.

CHAPITRE XX I X.
Journée fameuse Je Sa int-Valentin ) et ses suites.

D'ÛPPÈDE, entraîné pal' l'am]lition d'Obtenir
l'un des postes les plus importans de la magistrature, fut blàmable sa ns doute de s'a]lalldonner il. des complaisances (rui ne sont pas moins
humiliantes pour être adressées il. ceux que la
fortune r eprésente au vulgaire comme ayant
droi t il. tous les hommages, il. tous les geffi'cs
d'abnégation.
. Le magistrat s'avilit ct sc désh onore , lorsqu'oubliant la dignil é de son sacerdoce, il sacrifi e la sainteté de ses principes, ct oublie la
gl a vit é de son état , pour se travestir en cou1'·tisaà. La politesse aiiec lée de celui- ci , la tolérance ave ugle qu'il acco rde il. celui lpli est l'obj et de son cu.lt e, . son elllpresse ment il. trouver
jusque dans les v iccs dc son idole des sujets de
louange, sa facilité il. applaudir au mal , il. f1 é-

v?rtu s, puisse jamais avoir la pensée de jouer
uu rôle dont des honneurs factic'cs ne sauraient
cou vrir la bassesse.
Grimaldi fut aussi l'objet d'un e j liste censure.
Ministre d'un Dieu de paix , d'humilité et d'indulgence, pouvait-il, sans manquer il. son
caractère sacré , sc mêler dans une lutte où les
passio11s les plus hideuses excitaient :\Ux plus
déplorahles excès; 'où les hochets de la vanit é,
les ex igences de l'amour propre, les irritations
de la haine, se réunissaient il. l'envi pour dé. grader le Pontife, en montrant l'homme aIDe
prises av ec toute la p erver~ité de ses inclinatio11s.
Mais le ministre des autels et celui de la
justice surent trouver dans l'infortune le bonheur de réhabiliter leur réput ation avec gloire.
D'Oppède effaça le so uvenir d.e ses faihlesses,
par le. courage héroïque dont il olIrit le modèle
au magistrat, quand des poignar ds menaç.'l.l1S

.

-

-

- --- ---

-

�448

419

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

ne purent jamals lui faire ahandonner son

la main; et, parvenus il ameuter le bas peuple
ils le poussent jusque devant l'hôtel de ce ma~
gistrat, qui retentit des vociférations sanCTui•
0
narres de cette troupe forcenée. Instruit qu'elle
le demande pour victime, d'Oppède, au lieu
de prendre la fuite, tTouve .le salut dans son

poste.
Grimaldi ne rut pas moins digne d'admimt.ion, lorsqu~imposant silence il ses resscnt1mens, et n'éGOutant plus que la voix de la g~­
nérosité , il s'opposa il tous les traits de la fureur
populail"C, et lui ravit courageusement d'OppMe, dont il était l'ennemi déclaré.
Nous aurons hientôt l' beureuse occasion d'opposer ce donble motif de consolation au tableau
des désordres qui signalèrent la trop fameuse
journée de S;tint-Valentin.
Le 14 février (!), une querelle particulière
devint aussitôt la cause d'un violent incendie.
Le cadet d'Estienne, ami de d'Oppède, ct Barate, l'un des cabaleurs les plus ardens, ayant
eu une rixe effire ux, ce dernier fut violemment hlessé par l'autre. Ses amis en prennent
sur-le-cha1:Up le prétexte de se soulever contre
le premier Présideut, au ressentiment duquel
on cherche à faire croire que ce jeune homme

courage. Il monte dans son carrosse; ct, pour"
se rendre au palais, traverse cette foule tumultueuse qui, saisie par la ma]" esté de ses insiCTnes
o
,
le calme . de son maintien et l'affabilité de ses
salutations, suspend tout-à-çoup ses fureurs, ct
1\'ose se livrer à aucun excèscontre"sa ~ersol1ne.
A peine arrivé à son poste sans aucun accident",
il fait appeler les magistrats, qui accourent
précipitamment autour de lui. Mais la tourbe
séditieuse ne tarde pas à se faire ~ntendre, ct
demande à grands cris le prenfier Président,
que, dans son délire, elle désignait sous les nolUs
de traître et de voleur. Le Parlement charCTe
"
aussitM le Président d'Escalis (1), les Conseiller.
de Raphclis, de Leidet, d'Agut ct l'Ayocat-

a été sacrifié. lis parcourent la ville, l'épée il
(1) Beau-frère de Gl.:mdevès, et l'ennemi personn
(1) Jour d&lt;" Salnl Val elllin J 1659.

du premier Président.

lI.

-

--

-- --------

-

�ESS.oU S 1I1 STO Hl QlJES

SUR LE P ARLE~lENT DE PROVENCE .

Général Galaup de Chasteuil , d'aller ap:usel'

l'un d'eux sc m ette à sa tête, pour légitimer ,

cet effrayant tumulte. Ces m agistrats sont choisis d(' préférence, parcequc les liens qui les
unissent aux ch efs de la cabale, inspirent plus
de confiance par leur crédit auprès d'elL". Mais
ils sont repoussés av ec v iolence, et seraient
devenus eu x - m êm es vic. -l.. lablement
v ralsenw
"
"

sans doute, par sa présence le débordement de
ses flU"eUrs. Pl us courageux qu'aucun de ~es
coll ègues, Hoque-Martin e n'hésite pas de satisfaire à cet appel , et se dévoue dans l'espoir
d'arrêter de plus grands malheurs; mais, par venu aupr ès des séditieux , chacun veut le fai re
agir selon ses caprices particuliers, ct d a n ~ cc
combat , où on se le dispute avec fé rocité, il est

ti mes de la fureur populaire, si , au m ême instan t qu' ils se présent èrent devant les fàetieux,
ceux-ci n'avaient été plus particulièrement
occupés à forcer les portes du palais. Dès qu'ell es

1I1llurtri et son chaperon mis en pièces. Le )
Président d'Escalis, l'un des Commissaires du

cèdent il leurs effor ts, ils se précipitent en foule
dans le temple de la Justice, qu'ils v ont inonder

Parlement, est lui-même obugé, comme le
Consul , de" céder à ee peuple indompté, qui le

du sang de ,ses ministres ... ; mais, il la vue des
magistrats placés gravement sur leurs sièges,

force aussi de marche!' à sa tête: Fier de pou-

le c:i lrne sur le front et la paix dans le cœur ,
ces frénétiques éprouvent encore une stupéfaction , dont le saisissem ent subit arrête lem"s excès. TIi entôt ils s'accusent de faiblesse, et les
ilJl précations des p lus for cenés, en ranimant la
rage du peuple, le poussent avec plus de V1~­
lenee dans le palais, et jusque dans la grand ch ambre, où apercevant les Consuls réunis aux
l nâo-istra ts ils demandent il cris répétés que

"

,

voir s'a utoriser de la présence d'un magistrat
ct d'uI\ offi cier de la ville , il n.e conçoit rien
moins , dans sa frénétique exagération, que
d'aller se livrer au pillage dans l'hôtel du premier P,'ésident. Le pillage est l'obj et constant
de l'ambition de la populace, et quand il n'cst
pas la cause de ses agitations et de sa révolte,
il en devicnt touj outs le but,
Mais les gens de d'Oppède opposent là rési.ta nce il ses premiers ctlorts, et des coups de

1

�sun

ESSAIS HISTOJUQUES

fusils tirés des fenêtres lui annoncent que pour
triompher il fant combattre. La troupe, rassemblée avec antant d'irrégularité que de tumulte, ne s'était pas attendue à des obstacles.
Aussi làche qu'elle était d'ahord animée, elle
renonce dès-lors aux dépouilles qu'elle s'était
promises, et retourne brusquement au palais,
où ~lle espère des succès plus faciles . A peine y
est-elle parvenue, qu'elle force une seconde
fois les portes, renverse tout ce qui s'oppose à
son passage, et s'apprête à pénétrer dans la
chambre où Je Parlement était réuni, et dont
quelques-uns de ses membres disputent courageusement l'entrée. C'est alors qu'avec de nouveaux cris les forcenés demandent qu'on leur
li vre d'Oppède. Pendant que quelques .m agis-

trats cherchent il les calmer, et se dévouent pour
garantir le chef de la Compagnie dont une popubce effrénée veut faire sa victime, d'autres
le sollicitent vivement de pre~dre la fuite par
des issues secrètes, où l'on a prétendu que des
meurtriers, comptant sur sa timidité, avaient
été postés à dessein. Mais, loin de céder aux
inspirations de la crainte , d'Oppède rèpond

.)53

l.E PARL~ME X T DE PRQVf:NCE.

avec autant de bonheur (lue de dignité: « Je
« ne ferai point à la magistrature l'affront de
« Pl'endre la fuite. Si je dois mourir, il sera
« honorable pour moi de perdre la vie dans le

/

« poste où le Roi m'" placé. Que ceux d'entre
« vous qui om des craintes s'éloignent, et qu'on
« ouvre les portes; je suis tranquille. et ferme

dans le sanctuaire où résident la justice et la
« lllajest~ du Souverain. ,) Pour la troisième fois"
cette fermeté d'àme , qui était la qualité distine«

ti ve du magistrat que nous proposons pou,'
mod~le,

parvint à le sauver des périls imminens auxquels il ne semblait pas possible d'échapper. D'après le rapport -du Conseillel'
Maurel du Chaffaut, témoin oculaire, l'énergie
de d'Oppède glaça tellement les séditieux, qu'ils
n'osèrent pas plus franchir le seuil de la porte,
que faire usage des pistolets dont ils s'étaient
armés contre lui.
Le cardinal fut bientôt .averti du danger qui
menaçait le premier Président; et, heureux
de pouvoir lui prouver que, dans un pareil
moment, sa générosité imposait silence il sa
haine, il yole auprès de lui , et t.raverse cette

.

--

~

---

..

~

�ESSAIS HI STO nlQUES

populace mutinée , dont les cris et les gestes
semblaient devoir l'emporter sur SOli courage.
Le respect qu'imprime son caractère le met
toutefois à l'abri des insultes; et, pendaut qu'on
délibère de conduire d'Oppède à l'arohevêché
comme prisom1Ïer, et que quelques forcenés
cherchent à l'assassiner avant qu'il y soit arrivé, le cardinal vient offrir au premier Pré-,
sident un asile honorable dans son palais et le
garantir, avec le plus vu empressement de l'amitié, des périls qui l'environnent. Cette Éminente le prend par la main, le couvre de son
manteau, et l'an,ène sans .'lccident jusq u'à sa
voiture. li est , rrai que quelques courageux
magistrats, s'honorant de secon der l'intrépidité
et le dévouement généreux du Prélat, entoul'ont aussi le pr.e mier Président; et le Conseiller de ' Thomassin - Einac, son parent, sc
pl:tçantà leur tète avec deux pistolets à la main,
déconcerte les factieux au mi lieu desqu els il
taut passer, par cette énergique apostrophe :
Le premier qui branle est mort. Qu'on juge
cependant de la fureur ,populaire 1 On savait
(lue, scion l'usage italien, le cardina l avait fait

sun LE PAnLEtl1ENT DE PROVENCE.

455

mettre d'Oppède au fond de son carrosse, et
&lt;Iu'il s'était placé sur le devant. De nombl'eux
coups de poignard transperceutaussitôt la voiture dans l'espoir d'atteindre le magistrat SUI'
lequel était déchalnée la rage populaire, sans
l'ou voir se rendre compte des motifs qui l'avaient excitée. Si on eût jugé de sang-f.'oid ces
frénétiques, il n'aurait pas été difficile de reconnaître que cet orag.e qui était ven)! tout-àcoup menacer les joUJ;s du premier Préside!)t ,
n'avait d'autre çause lrué la jalousie, qui est
toujours portée à métamorphoser en crimes
les fautes 'de CC llX contre lesquels ell e es t
acharnée.
Les magistrats qui étaient restés au palais
après la sortie du prell1ier Président, ordonnèrent aussitôt aux Consuls de distribuer des
corps-de-garde dans la ville; en a})parence ,
pOUl' prévenir de nouveaux attentats contl'C
leur chef, mais en réalité , selon le témoignage
d'un historien recommandable (l ) , dans l'in( 1) M.. d)llcsmi"y de Moissac, l-list .

lem. , in ~lo J

tOIfl.

-

(llanU$ .

du l'ar-

lf ) p. 333.

-

-- -----

_. -

�,j5ti

ESSAIS HISTOltlQUES

SUft LE PARLEn1ENT DE Pl\QVENCE.

tenlion de s'assUJ.'cl· plus aisément de 'sa personnc. Cette opinion ne saurait ètre mise en

des corps-de-garde SOllne le ' tocsin, on se l'assemble à la hàte, on traîne des canons 'vers
la place Saint - Sauveur, ne songeant ' à rien
moins qu'à se rendre maître de l'hÔtel du ptcmie,: Président.

doute, puisque les magistrats favorables à
d'Oppède l'avaient suivi pour protéger sa retraite, et qu'il n'était resté dans le palais CJue
ceu..'C que l'esprit de parti avait plus ou moins
vi vement entraînés contre le chef de la Co 111pagme.
Qlloi 'lu'il en soit, une démarche illspirée
pal,' l'affection, ramcna le lendemain les troubles
les plus violens. Les magistrats attachés à d'Oppèdc sc réunirent pour porter quelques consolations il l'épouse de ce collègue infortuné. Mais
les actes de générosité ne sont jamais compris
dans les temps de désordre, et ne servent ql{'à
compliquer 1es évènemcns. Les séditieux n'apercevant dans cette démarche (fU'une hostilité,
et se persuadant que ceux qu'ils considèrent
COlOme d'illlplacables ennemis vont «lombiner
des moyens poûr les v,ùncre, ib rentrent en

Instruit de ce nouveau tumulte, le Parlement députe aussitÔt quelques-uns de ses memlu'es pour eri conjurer les effets. I ls eurent le
bonheul' d'y parvenir, et méritèrent d'autant
plus d'éloges" qu'ils résistèrent à leur propre
entraînement, en réprimant les attentats qui
se dirigeaient contre leur chef.
Mais, dans la soirée de ce même jour, la po-

fureur, et ne tarùent pas de se · présenter en

pulace, dont on ne pouvait long-temps contenir.
les transpods, se porta tumultueusement au devant du palais de l'archevêque, et menaça d'en
enfoncer le" portes pour se saisir de d'Oppède ,
et le sacrifier il ses aveugles ~engeances. 11 fallut toute la présence d'esprit du cardinal de
Grimaldi, et le respect que cOllunaudait sa
présence, pour détourner Ge nouveau mal-

ordre devant un gToupe de leurs adversair es,

lieur.

ct de li vrer un cOlll]Jat daus lequel le chevalier
de La Coste cul un bras cassé. A ce bruit , l'un

Les dangers sans cesse l'enalSSans auxquels
le premier Président sc trou vait exposé, faisant

.

-

-

---

�ESSAIS

IIISTOJUQU ES

craindl'c 3UX magistrats qui lui étaient dévoués d'en devenir les victimes, les déterminèrent -il sortir secrètement de la vill e, à l'aide
dès plus minutieuses précautions. Trente-cinq
d'entre eux allèrent sc réunir au Gouverueur,
qui, agité par la crainte de partager le.sort de
d'Oppède s'il entrait dans la ville, demeurait
prud~mlllent à Lambesc. A peine arrivés auprès de hû, ils écrivirent au Roi pour l'assurer
de leur ·fidélité, et lui donner connaissance des
motifs qui avaient nécessité leur flûte. Le duc
de Mercœur prit en même temps des mesures
sérieuses, l'om' obtenir la délivrance du premier
Président. Dans ce but, il convoqua lé ban et
l'arrière-ban de la province. Ayant réuni pu
ce moyen six mille hommes de troupes , il sc
disposa à fairele siège de la ville d'Aix. Cesprécautions oJltin1'"ent J'heureux effet d'éclairer les
factieu:s: sm' leurs torts, eu les instruisant des
dangers qui les menaçaient à leur tOlU. Ainsi
happés d'une crainte salutaire, ils furent d'autant mieux disposés à entrer cn négociation,
que le premier Président, du fOlld de sa retraite,
avait eu l'art de semer la défiance parmi ·les

SUR LE PARLE1\IENT DE P1\O\' ENCE.

chefs. Cette nouvelle situation des esprits accéléra un accommbdemGnt, qui eut lieu le 25 lëvrier, ct par le(fUel il fut convenu que les portes
de la ville seraient OltfJertes i que le premier
P)'ésident jouiroit d'une entière liberté; et que,
de Son c6té, oubliant tout Ce qu'on lui allait
fait souffrir, ce magistrat solliciterait auprès
du Roi une amnistiegélléral~.
D'Oppède, rentré 'aus,itôt da us sa demeure
l'aI: suite de ce traité, y reçut les félicitations
de tOllS les corps de la province.
Le lendemain, il sc rendit il Lambesc auprès
du Gouverneur, auquclla ville d'Aix adressa en
mêllle temps des dépu tés, pOlU' faire sa soumission, et le prier de licencier les troupes que le
tmité convenu l'endait désormais inutiles. Quelques jours après., le duc de M,ercœur rentra dans
la capitale de la Pl'ovince avec le premier pi"()...
sident, qu'il rét",hlit dans ses fOllctions, de
même que les magistrats qui s'étaient associés
à l'infortune de leur chef. La Counse trouvant
dès-lors réunie, il fut question des informations
il prendre au sujet des derniers troubles. 11 Qst
peu ·d'hommes qui n'abusent pas de la victoire,

�460

ESSA IS U IS'I'OR1QV ES

et qui se rappellent les promesses 'lu'ils ont
üütes dans des temps de détresse et de malheurs. D'Oppède, s'engageant à solliciter la générosité royale, semblait avoir solennellement
abjuré ses r essenti mens peJ'sonnc!s. Cette conduite eût été digne de sa g-rande àme, et du sentiment qui lui avait fait braver avec h éroïsme
les poignards dont l'effervescence populaire
s'était 1\rmée contre lui. Mais il est sans dpute
plus difficile de r ésister aux séductions de la
vengeance, quand on a le pou voir de l'exercer ,
'lue de m épriser courageuse!nent les assassins
qui veulent attenter à nos j0urs. En effet, la
mesure devint hostile: plus de viugt des principaux auteurs de la jou:·née de Saint-Valentin
furent décrétés de prise de corps, et plusieurs
autres d'ajourneu;jent personnel. Ce qui j eta
surtout l'alarme parmi les ch efs des mouvemens précédens, ce fut l'arrêt pal' lequel le
Parlement dé?lar a nuls tous les paiemens fait s
aux séditieux par les trésoriers de la province ,
ct les soumit à nommer Cell..' ( qui lelu' en avaient
donné l'ord re. Cette UleSUl'C, faisant craindre de
nouvelles poursuites , engagea les personnes

sun LE PARLEWIEN'l' DE PROV EN CE .

qui avaient disposé des deniers publics , il sortir
promptement de la ville.
Pendant que ses ennemis étaient fugitifs et
hUlIliliés, d'Oppède recevait du Gouvernement
d'honorables éloges d'une conduite dont il diminuait le mérite par sés resséntimens. Le car(huai Mazarin, entre auires, lui disait :"« Mon« sieur , j e n'ai pas été surpris de la fermeté
« extraordinaire que vous avez fait 'paraître
« dans les tumultes des 14 ct )·5 de ce mois. O'l
« n'en devait pas moins attendre de votre nai s« sa nce et de votre vertu. Je veux espérer qu'à
« présent vous serez sorti de fa çon ou d'autre
« de ces furieux; mais je n'aurai pas l'esprj t
« ell repos que je n'en sois assuré: cal' je frémis

« à la seule pensée des périls 'lue vous avez
« courus dans cette perturbation. Vous avez
« néanmoins cet avan·tage, que la cause en est
« trop connue pour ne vous èLre pas glorieuse.
« Sa Majesté en est si J)icn informée , qu'on
« peut dù·e, sans vous flatLer, "ue vous ne vous
« signalerez pas moins par vos souffrances que
l f:"
« par vos services. J e continueraI" (.c
an·e va« loir auprès d'elle le mérite des v&lt;'&gt; tres ; et ,

�483

ESSA IS UISTORIQU ES

SUK.LE PARLE IUENT DE VltO\ ENCE.

{( s'il sc pouvait ajouter il l'amitié que j'ai pour
{( vous, je la redoublera is en cette occasion. J e
{( prends assurément plus de part il cc qui vous

liées des 14 et 15 février, et en même temps

« touche que qui que cc soit de vos amis. C'est

« votre très affectionné serviteur, le cardinal
«

Mazarin. »
Les rigueurs pesèrent sur le Parlement lui-

même. Peu de jours après les arrêts dont nous
venons de rendre compte, le duc de Mercoeur
sc présenta devaJt la Compagnie, pour lui annoncer qu'il a"vait reçu du Roi l'orm'e de s'assurer de la personne des Présidens de COl'mis ct
d'Escalis de Bras, des Conseillers de Leidet SigC?yer père et fils, de Barrêule, et de l'Avoco.tGélléral de Galaup-Chasteuil, pour les faire
enfennerau chàteau de Pierre-en-Cise. Le Gouverneur ajouta que le Prés ident de Cormis était
le seul q"ue l'on ftit parvenu à arrêter, tous les
autres ayant pris la fuitc. Après avoir exprimé
ses regrets sur son ob ligation d'obéir aux ordres
du Roi, le duo r,e mit à la Compagnie un anêt
du Conseil qui cassait toutes les décisions qu e
la fraction du Parlement opposée il d'Oppède,
ava it rendues pendant les tumultueuses jour-

,les lettres du premier ministre ct du garde(ks-sceaux, qui annonçaient l'intention dans
bquelle était le Roi de ne voir le Parlement
qUG dans la réunion des magistrats qui s'ét;o.ient
rendus il Lambesc", auxquels il donnait l'autorisation d'aller résider où ils jugeraient c~nve­
naltle, pour assurer une entière liberté il leur~
délibérations; mais cette mesure devint désormais inutile, par la réconciliation opérée entre
les membres de 10. Compagnie.
Le Parlement, pOlU'suivant les procédures
qu'il avait entamées, déploya sasévérilé contre
les auteurs des trouhles. Huit furent con damnés à être brûlés vifs, dix il être pendus, ('t
cinq il avoii: 10. tête tranchée. Mais, heureusement pour l'humanité, ces condamnations furent toutes prononcées par défaut. Cet arrêt
n'en donnait pas moius au gouvernement la
l'l'cuve irrHragable que la justice du Parlement, loin de se laisser attûndrir pal' les pri.ères
de l'amitié, ou par les accens du repentir, restait année d'une rigueur inexorable. Cependant
le mi.nistère, paraissan t craindr!' 'lue les ma.-

�•

ESSAIS HISTORIQUES
SU l\ LI:; PARL EJUENT Dr. PROVE NCE.

g isb'ats légalement constitués s'abandonnasseM
il l'indulgence, jugea il propos d'envoyer Basll1
de Bezons , intendant du Languedoc , ct de
Vertamont, maître des requêtes, afin d'informer de leur chef sur les derniers évènemt:ns.
Le 4 avril, ils se présentèrent au Parlement ,
pour y faire enregistrer leurs pouvoirs. Les
mères du Président de Bras et de l'AvocatGénéral de Galaup, formèrent opposition à cet
enregistrement dans l'intérêt de leul's fils, pour
lesquels elles réclamèrent le privilège sacré
d'être jugés par leur Compagnie. L e Parlement
ne crut pas néanmoins pouvoir retarder l'installation des Conunissaires. Mais il délib.éra des
r emontrances au Roi, pour olJtenir que tous les
magistrats poursuivis par la justice n'eussent
d'autres juges que leurs pairs .
Cependant les commissaires s'étant retirés il
Villemuse-lez-Avignon, s'y entourèrent de sept
gradués du Languedoc, et portèrent rapidement de sévères sentences. Ainsi plusieurs individus furent condamnés il la peine capitale,
d'autres aux galères il vic; et les magistrats
qu e le Gouverneur avait été char gé d'arrêter,

465
:m bannissement perpétuel , et il la confiscation
de leurs charges. Pour l'honneur de la justice,
ces condanlOations furent toutes prononcées par
défaut : cal' ell e doit gémir, lorsqu'éloignée dl'
son sanctuaire, elle se trouve momentanément

li vrée il des ministres qui, pouvant offrir d'ailleurs toutes les garanties, sont au moins suspectés de n'ê tre pas accoutumés il ses inspira-'
tions, s'ilS ne méritent pas le reproche d'êh'e
asservis par des complaisances aussi liches
qu'inj ustes .
Les Comm issaires fu'ent ce que Il e sc serait
pas permis un corps réglflier. Ils orùonnèrent
que leur décision, gravée sur une plaque ùe
cuivre, fût attachée à un poteau devan t le
Palais ; ct ce fut la veille de la Fête-Dieu que
l'on choisit pour exécuter cette rigoureuse résolution. Cependant, le Parlement intercédait avec instance pour obtenir le rappel de
ceux de ses membres proscrits par l'arrêté
des Conunissaires. Il eut la satisfac tion d'avoir préparé par ses prières un acte d'indulgence qui , sans être compl et , n'en méritait pas
moins sa reco nnaissa nce, puisqu'il se conciliait
Il .

30

�•

466

ESSAIS HISTORIQUES

avec les droits toujours sacrés de la just~ce. Les
Conseillers de Leidet , Sigoyer pèœ et fils, et
de Barrême, furel1t réintégrés dans leurs charges, et les Présidens de COrJ1'\is et de Bras obtinrent six scm&lt;\ül\lS pour disposer des leurs.
L'Avocat-Général de Galau,p fut le selll dont la
charge demeura confisquée. Cette exception
était juste , parce que la nature particulière des
fonctions de ce mag-istrat devait évidemment
auO"raver
aux y eux du Souverain les torts de
,H,
ses intrigues et de sa désobéissance :
Le premier Président n'avait pas oublié que
toutes les tribulations auxquelles il avait été
exposé, provenaient de la malveillance du
Président de Regusse. N'étant pas assez généreux pour lui pardonner, il voulut profiter du
crédit que ses ma,l.hllurs lui avaient assuré, pour
obtenir sans retour l'éloignement de ce magistrat. Pour atteindre ce but, il se livra aux plus
vives démarches. Mais Reguss.e , dont le rappel avait été prononcé peu de jours avant les
derniers troubles, s'était à dessein abstenu de
rentrer à Aix , pour éviter d'en être accusé. Il
eî,t été dés-lors trop injuste de l'en rendre res-

SUR J~ E PARLEMENT DE PROVENCE.

ponsable. Le premier ministre le comprit, et
résista aux sollicitations indiscrètes du premier
Président, en considération des services du
magistrat qui, pour n'avoir pas obtenu ses faveurs, n'avait pas moins droit à son estime.
C'est ainsi que se terminerent enfin les troubles dont la vill e d'Aix, et les magi~trats en
particulier, venaient d'être si cruell ement tourmentés. L'un paya bien cher la gloire de la première présidence, que ses qualités personnelles
auraient dû lui mériter d'acquérir par d'honorables moyens. Les autres y trouvèrent la
peine qui tôt ou tard atteint tous ceux aUJrquels
une &lt;\l"deur déplacée fait jouer un rôle dans le~
commotions politiques: chàtimentd'autant plus
juste, que leur position sociale les soumettait il
d~s devoirs plus rigoureu;'.

�468

ESSAIS Il ISTORIQU ES

SUR LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

469

Siège de la Sénéchaussée, 'fui y était étab li (1).

CHAPITRE XXIX.
~!J ntill lla t; o n t1es troubles dan.s la province. -

Arrivee cl e Louis X IV

ct lie la Reine mère.-Paix a,,'cc l' Espagne.

LES troubles, en s'éloignant de la capitale,
menacèrentnéanmoins de l'agiter encore, parcequ'ils se concentrèrent dans quelques villes de
la province. Celle de Draguignan, par les menées sourdes d'un grand nomhre de mécontens qui s'y étaient 'réunis , devint le foyer
d'un e sédition alarmante, qui força le Parlement

à prendl'e des meSlU'es de sévérité.' POUl' rétahlir l'ordre, il lni fallut nécessairement prononcer quelques condamnations rigoureuses,
et les faire exécutel' SUl' les lieux mêmes, afin

La sédition, dissipée à Dl'agnignan par les
SOInS de la justice du Parlement, alla secouer
ses torch es à Marseille, où elle alluma d'autant
plus aisément un violent incendie , qu'elle
trouva le fré nétique Glandevès de Niozell e &lt;[ui,
par sa désobéissance, s'était rendu maître absolu de l'autorité. Tout fl échissait devant ses
volontés anarchiques ; et les étrangers mécontens, qui se rallièrent à lui, ajoutèrent de nouvelles forces à cell es qui lui permettaient déja
de braver impunément la puüsance royale.
fn struit de ses excès, Louis XIV l'appelle en
vain auprès de sa personne, pour qu'il eût à
rendre compte de sa conduite. La populace, qui
lui était dévouée, lacéra avec mépris les lettres
qui en contenaient l'ordre; et le courrier qui
('n avait été le porteur n'échappa que par miracle à la brutalité de cette foule déchaînée. Le

d'en rendre l'exemple plus éclatant et plus
utile. Il ordonna la démolition de la tour de
l'Horloge et de la porte des Cordeliers, qui servaient de retraite aux factieux; et, pour punir
la vill e entière, il fit transférer à Lorgues le

(1) Le Siège ne fut ré tah li à nraguign&lt;ln que l'ann ée
suivante 1 lOJ'sque le Roi vio L f'n Proyencf'. A cette fa \'eul'
il ajouta cell e d'une amnistie génél'ale pour l~ s h&lt;lhitans
de DJ'.\gI.11gnan.

.

-

-

-

- --

.~.

�su n

ESSAIS HISTOHIQUES

Parlement, informé d'un désordre aussi scandale=, lance inutilement des décrets de prise de
corps contre les coupables auteurs; aucun mandataire de la justice n'ose tenter de les mettre
à exécution.
L'état d'oppression dans lequel la révolte
avait réduit cette ville, fit conclure au Souverain qu'il ne fallait pas attendre de nouveaux:
malheurs pou:r y porter remède. Cette considération se réunissant aux affaires d'Espagne, et
au mariage projeté entre le roi de France et
l'Infante, dont on pouvait, en Provence, sui vre plus aisément les négociations, détennina
Louis XIV à se rendre dans cette province (J).
(1) L'importance de Doll'c sujet ne nous a pas perm is
de donner place dans nos E~saÙi à un fait p.:H'ti c uliel'

LE l'AULEME IX T Di':

pnov ENCE.

Dès 'lue le Parlemént fut .averti de la prochaine arrivée du Roi, il députa vers S. M. ,
conformément à l'usage , deux Présidens , six
Gonseillers et denx des geus dd Roi, pour lui
offrir les respects de la Compagnie. Ces magistrats eurent l'honneur de saluer à Arles le
Monarque, qlliarriva à Aix, le 17 janvien66o,
avec la Reine mère, les Pt-inces, les Princesses.
et le premier ministre. Louis XIV fit son enh'ée aux flambeaux et dans son carrosse. Il alla
loger il l'h6tel du Conseiller de Chàteaurena ud,
auquel on joignit celui du Président de Heg·usse. La Reine et le duc d'Anj01l descendirent
à l'Archevêché, et le cardinal Mazarin se retira chez le premier Président d'Oppède (1). Le
cardinal de Grimaldi reçut l'ordre de s'é loigner, pour prévenir les difficultés de préséance

que nous n e pouvons passel' sous si lence, puisqu'il se
r&lt;lttache aux. privilèges dont jouissait le Par]CIl1.en t.
Au mois d'oclobre 1659, le Roi ayant autorisé tous ses

sujets à avoir des glacières pour leu) ' usage J le Padement en fit construire deux pour fournir de la glace à
ses membres pendan t huit mois de l'rmnée, Chaque Président avait droit à vingt livres de " lace, c t les au U'cs
magistrats à dix . Fatiguée ensuite des soi ns

(jUC

compor-

lait ce t établissement, la Compagn ie le ct!da à la ville" il

la condition que ses membres ne paierai ent la glace &lt;Iulil
moilié prix.
( 1)

Ces hôtels apparliennent aujoul'œhui à M. le IH i.tl' -

quis Magd.an de la RoqueHe, à M. dc Fonsco lombc, el ù
~ . de Saint-Esti!vc) ancieu Conseiller au Pôtrlernclil.

.

---

~

---

~~

�ESSAlS HISTORIQUES

'lui auraient pu s'êlever entre lui et le premier
ministre, moins ancien dans le Sacré Collége.
Le lendemain, le Parlement fut admis à présenter ses hommages au Souverain, et s'y rendit en robe rouge, les Prêsidens avec leurs
manteaux fourres d'hermine, et le mortier sUr
la tête. Le premier Président du Parlement,
cel ui des Comptes et le primicier de l'U niversité,
furent les seuls qui se tinrent debout pour le
haranO'uer. On n'admit les autres chefs de corps
"
à cet honneur,
qu'en les obligeant à mettre un
genou en terre: attitude de respect 'lui fut
imitée par tous les, membres qui composaient
leur suite.
Le Parlement, dans la même journée, se
rendit chez la Reine. Les jours suivans, il visi la en corps, mais en robes noires, les Princes
et les Princesses, ainsi 'lue le cardinal Mazarin.
Le Roi s'arrêta quelque temps à Aix, pomy attendre la conclusion de la paix qu'on négociait avec l'Espagne , à laquelle l'Infante devait
meUre le sceau par son mariage avec le Souverain . Ce fut durant le séjo ur de Louis XIV
flans cet te vill e, qu'on v it arriver le Prin ce de

Sun LE PAnLEl"IE NT DE PRO VE NCE.

Condé, que des mécontentemens 'a vaient fait
passer au service d'Espagne. Las de déployer
sur une terre étrangère des talens dus à la
gloire de la patTie, il avait obtenu la permission d'y rentrer. Son entrevue avec le Roi
attendrit toute la Cour, et chacun se félicitait
de voir un Prince chéri rendu à la Famille
Royale, et un héros il la France. Le retour du
Prince précéda de quelques jours (1) la nouvelle de la ratification de la paix, dont l'arrivée
causa une joie inexprimable.
Le Roi ne renvoya qu'au lendemain la publication d'un si heureux évè~ement, et les actions ùe grâces envers le Dieu de paix. Dans
cette époque remarc[uable, le pellple d'Aix eut
le honhem' de voir la Cour de France prosternée aux pieds des mêmes autels, d'où il êlevai t
1ui-même des accens de gratitude envers le
Dieu de toute conso lation, et la vi ll e ne fut
jamais témoin d'une solennité plus pompeuse
et plus louchallte (2).
( 1) Le prince Je Condé arriv a à Aix lC:ll janvier t 660 .

(:2) On

peul en "oi.. Jes dé l~il s les plus Îllléressan s

-

-

-

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�~SSA.I S

!llS'I'ORI QUES

SU It LE PARLEME NT DE PROVENCE.

Pendant que le Te Deum était chanté à la
mét1'Opole, le grand. prévôt de l'hôtel, accompagné des trompettes du Roi, publiait la paix
dans la COll' de l'Arohevêché, dans celle du
Palais, sur la principale place de la ville (1), et
devant l'hôtel du premier Président. Des feux
de joie l1lultipli~, ct une illuminatiol'l génél'alo
terminèrent une journée si mémorable.
Quelques jOll'S après, le h'aité de paix fut
llUbli6 à la Grand'Ch ambre dn Parlement, le
plaid tenant , et ensuite dans la ville, avee les
solenuités accoutUJuées.
Le 4 février , le Roi, lâ Reine mère, toute la
CoUl', partirent d'Aix potU· visiter des lieux
saints. Ils allèrent à Notre-Dame de Grâce ,
près de Cottignac, pour laquelle la Reine avait
une dévotion particulière, et de là ils se r endirent il la Sainte-BaUlue. Parvenu à T oulon ,
le Roi eut le dessein de venir il Marseille, d'où ,
pal' ses ordres, on était parvenu à expulser dù

1

pouvoir Glandevès de Niozelles. Déjà, pendant
son slljour il Aix, Louis XIV, pour punir les
rebelles, avait envoyé dans cette ville insoumise une Chambre de justice, composée de
deux Présidens, de six Conseillers et de l'un
des gens du Roi ùu Parlement. Ces magistrats
ell'ertt les premiers l'honneur de présenter
leurs hommages au souverain, après sOn entrée
il Marseille. Ce monarque n'avait pu oublier
tout ce qu'il avait employé d'efforts pour ramener cette helle cité il l'obéissance; aussi voulut-il lui faire éprouver sa puissance et ses
rigueurs, en refusa nt ( l'en accepter les clcfs,
ct n'y pénétrant que par une brêche, pour 1ni
donner l'hu'miliantappareil d'une v illeeonquise.
POUl' s'assurer doue de Marseille, qui avait
plus d' un e fois donné des inquiétudes aux Rois
de France, Louis XIV imagina d'élever uue
citadelle (1) qui pût il la fois imposer aux habi(1 ) 00 sa il combien les maisons cIe campa gne sont
m ulti pli ées dans le territoil'e de Marsei lle, ct l'attac hemeu l

dans l'liist.

mUIHJSC.

du Parlem. dt: Pro"., iu_l(o) t. II .

p. 358, par M. ù'Uesmivy de Moiss." .
(1) La place des p,·èchel1"'.

(lue ~es habitans ont pour leurs bastides.- c'est ain si qu'ils.

les nomment.
En ordonn anl la cO ll sh'uction du fOl'l Silint -Nicoli..ls r

�l:SSAIS IIISTORIQUES

tans, commc alL'\: cnncmis étr~ngers. Elle prit
le nom de Fort Saint-Nicolas; et, pour perpétuer
le souvenir des rigoureux motifs qui avaient
fait entreprendre cette construction menaçante,

dorlicus XlV, Gallorumlmperator, optimatum
populique securitati hdc aree providit; R ex
jassit; carcli!Lalis Maza rinus, p ace ad Pyre-

on grava l'inscription suivante sur la première
pierre des fondations:

!Leeos montes compositâ, suasit; Ludovicus de
TTell cl6me, Provinciee Gubernator, e.:ecutlts est;

« Ne fldelis Massilia (1) 'aliquorum motibus
cOl1citata, vel audaciol'ltl1t p etulantùî, vel nilIlùî libertatis cupiditate, tandem rueret, Lu-

anno 1660. ))

Louis XIV dit ironiqu ement: li Ch'leun a sa bas tide ici J
tt je \'eU1 y avo ir la mienne. )l

( 1) (( PO qT emp êcher que la vill e de Marsei ll e, qui

SOuvent donné à n6s prédécesseurs des nl&lt;lrqucs d(~

Il

fidélité, el qui a é té plusieurs fois agitée par les

I(

l)les que des gens ma l intentionn és y ont excités, se laisse

Il

cncore enlraÎner, pour son ma lheur et pour ce lui du
pHI'

tl'Ou -

c/ueJques hommes cn tl'epl'Cnans, Ou p::lI' le désir iru -

Il

modé,'é . d'une.. trop snlDde Jib erté , Louis XIV, )'oi

"

~:,~,

Ffi\' DU TOMI:: DE UX I ~: nr E.

l'audace de

If

a pOllrvu, par celle ci tad elle, à la sÛ "e té

« ùes prillcipallx de ]a ville el il celle du pe up le. Le RO I
Il

Pa ainsi ordonné; Ju les Mazarin , card inal , aya nl fait

Il

la paix aux Pyrénées, l'a co nse ill é; Louis de Velldô.tne,

If

Gouvcr nCllI"de p)'o\'ence, l'il cxécuté en 1660, l) ( f/oy.

Pil po n ) T2ist . de Prov , 1 tom. IV, p, 59 3 . in _tl 0 ,

)

477

"En quittant Marseille, la Cour s'arrêta encore huit jours il. Aix; mais ce fut sans cérémouie. Elle se rendit ensuite dans la Guyennc,
pOur y attendre la conclusion du mariage du
Roi a vcc l'Infa Il te d'Espagne.

.1

(t

c( royaume, à de uouveaux désordres,

su u LI:: PARLEntENT D E PJ\OVENCE.

A. l'IHAN DELAFORESl', [~lPIU~rEun.
nUE OES tiOYEItS 1 NO

3i '

�</text>
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;'l ....

3

ESSAIS HISTORIQUES
SUR

•

ILIE lPAmILIEMlE~!
lD!m
A. PlHAN DELilFOREST,

~&amp;,')Tlolt"\;ell" f~ roR-upG;? 1 ()o fa. ~II D ~o.\ &amp;~rol&gt;; " 9 1
()e C' .'~~,,~(l,j ;&lt;'9 palet'ueCfIl (),-J eG«,«!;e,.,\ ()e S' -~t.t~\, elc .,

1Pm~WlE1N([:!E~

DEPUIS SON OI\IGINE JUSQU' il Sil SUPPRESSION,

.;)lIIpt.;'II e,UU

I\lff; D U SOl'l: n"

)&lt;."

1501 -

1790 .

5].

Pa.u cJlI6. P~o6feu 8a.Z&lt;U6U,
CHEYA tr EI\ DE L'ORDU" ROYAL DE LA LÉGION n'nONNEUI\,
COr\SEl tL ER A LA COUR nOl ' ALE n'A IX.

~omt

PARIS,
A. PIHA N DELAFOREST, ÉDITEUR ,
nUE DES NOYEHS , l'I,O

37.

11111111111111111111111111111

o

094 123957 7

�ESSAIS HISTORIQUES
SUR LE

PARLElVIENT DE PROVENCE,
DEPUIS SON ORIGINE JUSQU'A SA SUPPRESSION.

1501-1790.

CHAPITRE PREMIER.
ArrèlS solennels au sujet Jll comlat Venaissin . - Fitils ,1j"Cf'S.

LA victoire, cette compagne long-temps fidèle
de Louis-le-Grand, en le faisant triompher des
ennemis qui se déclaraient contre lui au dehors,
le protégeait encore contre les factions intestines, et attachait tant de· respect à son caractère et de soumission à son bonheur , qu'elle
imposait silence il tous les genres d'oppositions .
Les Parlemens durent donc, SQus son règne,
offrir peu d'exemples de ces agitations soudaines et ardentes qui avaient fécehdé l'histoire
lIT.

1

�2

ESSA IS HI STOR I QUES

des telllps antérieurs: aussi n'avons-nous plus à
parler, durant la longue puissance de Louis X IV,
que de quelques luttes particulières, de quelques atteintes portées aux prérogatives du Parlement, ou de quelques actes remarquables de
son obéissance; et nous franchirons rapidement
de longues périodes , pour arriver plus tbt à l'époque où la Régence avec ses anwitions et ses
désordres, Louis XV avec sa facilité et ses faihlesses, entr alnèrent cette" Compagnie, com me
toutes celles du Royaume, dans ce flux et reJlux de grandeur el d'abaissement, dont les
paroDsmes répétés devaient naturellement
amener la chute éclatante.
Jaloux de restr eindre, le plus qu'il était possible, l'exercice des droits politiques des Parlelllen8 , Louis XIV se montrait néanmoins facile
lorsqu'il ne s'agissait que de leur concéder des
privilégesétrangersil'administrat'io'n puhlique.
Aussi n'hésita-t-il point, après avoir quitté la
Provence, de rétablir les magistrats supérieurs
de cette province dans le droit de {ranc-salé ,
que le8 troubles précédens lem avaient' fdit
perdre , et dl! lellr accorder en même temps

, sun LE PARLEMENT DE pnOI'I: NCE.

3

l'exemption des droits de loels pour les terres
nobles du domaine dont ils feraient l'acquisition -( 1 ) ,
Peu de temps après, le Parlement reçut du
Roi la communication flatteuse du mariage de
ce priMe. Cette Compagnie ne se contenta pas
de témoigner ses félicitations au Souverain, à
la Reine-Mère, à la nouvelle Reine et au premier ministre; mais elle invita le peuple à partager sa joie, èn l'appelant à des fêtes où rien
ne fut ouhlié pour exprimer le bonheur public.
L'année suivante ajouta de nouveaux motifs
à la satisfaction générale, et la naissance d'un
Dauphin lui donna un nouvel essor. Le prelnier Président ohtint , à cettè occasion, un
congé pour se i'endre il. Paris, et reçut, de la
part de la Compagnie, la mission d'offrir encore
ses hommages de félicitations au Monarque.
Le Parlement, vers l'époque où il prit, cette
résolution, ayant reçu des lettres-patentes relatives à la qualité, l'àge et la manière de re(1) L'arrêt du Con seil qUl l' cufcl'me ces co ncessi ons
est de ,660,

�5

ESSAIS BtSTO nIQUES

su n LE PAnLEMENT DE PROVE NCE.

cevoir les magistrats, saisit cette conjoncture
pour arrêter que les fils et p etits-fils de ceux
qui auraient tenu boutique ouverte, ou qui auraient été dans les firmes, seraient pour tou-

des souvenirs qui l'humiliaient ell e-même.
En effet, ce qui justifie le premier Pl:ésidetlt
d'Oppède, c'est ·qu'en adoptant ces r ègles, le
Parlement de Provence ne fit que suivre
l'exemple de celui de la capitale, qui trouvait
également dans ces mesures le compte de .la
vanité individuelle de ses membres, et de la
dignité du corps entier.
En l'année 1662, la Compagnie, sous l'influence royale, rendit des arrêts mémorables.
Pour se venger de l'attentat commis à Rome
envers l'ambassadeur de FranCe (1), Louis XIV
manda au Parlement de Provence de faire ex-

4

jours e.'Vclus de son sein.
L'historien que nous avons tant de fois cité (J)

fait à ce sujet l'observation que ce règlement
fut moins inspiré par un sentiment de dignité
ct de: convenance, que par un esprit d'envie
qui fit concevou· au premier Président le désu·
d'interdire les avenues du Parlement il plusieurs
de ceux qui, dans la trop mal hem eu se journée
de Saint-Valentin, s'étaient déclarés contre lui.
Ma,js pourquoi ne pas croire que ce règlement
fut aussi le résultat d'autres m otifs?
Son existence n e démontre-t-ell e pas que
déja la petite industrie avait e)lvaru des sièges;
ct pent-on douter que ce ne soit elle qui, plus
exclusi ve que d'anciennes illustrations, fut disposée à fermer la porte dont elle était parvenue
il franch.ir le seuil , afin d'éloigner ceux qui,
par une position égale on analogue, réveillaient

(1) Le clue de Créqui .
li

On sait que ses gens furent insuIlés par les Corses)

(lui étai enll es garùes du Pape, ct qui portèrent la hardi esse jusqu'à tit:er

SUt'

son carrossc. Celte émeute a-

t-clic élé ex.c itée par les hauteurs du duc &lt;lui avalent
humilié les seigneurs romains , ou bien par la pétulance
de la jeunesse française qui est sans bOI'Des J surtout
chez l'étran ger, et 10l'squ'elie se croil soutenue 7 ce
ces deu x causes que l'histoire a consignées ,

SO lit

çO Ulln f':

ayant pu provoqu er cette insulte. Il (Papon , Elise. de

(1) M. d'Hesmi,- y de Moissac.

Provence ,

tOIll.

lV, p.

59~J.)

�6

ESSAIS HISTORIQU ES

hibeJ: au vice-légat les titres en vertu desquels
les Papes s'étaient mis en possession de la ville
d'Avignon et du comtat Venaissiu. En exécution de cet onh'e, la Compagnie se hâta de faire
assigner il sa barre, en la personne du vicelégat , Alexandre VII, cl,ont le Souverain
avait il se plaindre. ,AussitÔt des Puissances
amies s'entremirent pour opérer un accommodement; et Louis XIV arrêta les poursuites
qu'il avait commandées. Mais l'obstination de
la cour de Rome à refuser toute satisfactioll ,
força de les reprenID'e; et, conformément aux
volontés du Monarque, ct sur la l'équisition du
Procureur-Général , le Parlement déclara « que
« la vi lle d'Avignon et le comtat Venaissin n'a« vaient pu être aliénés de l'ancien domaiue
« du comté de Provence, et ordonna en conséCI. (!uence qu'ils y seraient réunis, et que S. M.
« en serait r emise en possession par des Com« mÎssaires, qui se transporteraient sur les lieux
« afin d'y recevoir le sennent de fidélité des
« habitans, et y constituer des juges pour ad« ministrer la justice en prcm{he ;ns lanc(',
« sauf l'appel au Parlcment . »

SU R LE PAJ\Lt:MENT DE PROVENCE.

7

Les Commissaires (1) fun'ent reçus avec empressement de la part du peuple d'Avignon;
mais le vice-légat leur montra tant de mépris,
ainsi qu'aux ordres du Roi dont ils étaient porteurs, et craignit si peu de compromettre la
tranquillité du pays, qu'ils se trouvèrent ré duits à le contraindre de s'éloigner, après IUl
avoir donné un sauf-conduit, pour qu'il pût traverser sans danger la Provence.
Lorsqu'il eut quitté Avignon, ils en prirent
officiellement possession au nom de leur Souverain, et se rendirent ensuite à Carpentras, capitale du comtat Venaissi~, pour y procéder
aux mêmes formalités.
Ce pays, ainsi cOnfisqué, ne tarda cependan l
pas d'être r estitué au Saint-Siége. 11 le fut sur
l'ordre que le Parlement en reçut du Roi l'an-

(1) Ces Commissai res [ul'COl :

Le premier Président , les Conseillers de Gautier , de

V illeneuve , de Trichaud Saint-Martin. de Lombard 1
de Perier , de ThornassÎn - d)Eynac , de Sisnicl" , de

" t - Marc , "t
'- le P."OellrCUl' - Gpnéra l d(' R"hasseS aln
V ersons.

�8

ESSAIS HISTORIQUES

née suivante; mais cette Compagnie, toujours
animée du zèle le pins ardent pour les intérêts
du Royaume, n'enregistra l'édit de restitution
crue sous la clause qu'elle ne pourrait nuire ri
l'inaliénabilité des droits du Roi et de la couronne.

Dans le même temps, Louis XIV porta ses
soins à prévenir, entre l'autorité ecclésiastique
et l'autorité séculière, des discussions trop fréquentes, et dont l'objet prenait sa source dans
le conflit que ces deux pouvoirs indépendans
ne manquaient pas d'élever, lorsqu'il s'agissait
de cérémonies religienses ordonnées par l'État.
Pour y parvenir, le Roi voulut que, dans ces
circonstances, les grands-vicaires de l'archevêque allassent cOnférer avec le premier Président, pour se régler de concert; et cet usage,
constamment sui vi, a été maintenu par nos
nouveaux règlemens.
En 1666, la peste se manifesta à Toulon . Le
Parlcment, gui s'occupait spécialement de la
santé publique, prit les mesures les plus efficaces pour que la maladie n'étendit pas ses ravages. 11 étahlit un bloc LIS autour de cette \'illc
'------ -----

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

9
malheureuse, et envoya l'un de ses membres
pour y commander. L'exécution en fut observée assez rigoureusement pour (flle le fléau ne
franchit point les bornes que la vigilance lui
avait opposées, et les communications ne furent
rétablies crue lorsqu'on se fut assuré que la, maladie avait disparu.

Vers la même épocrue, de nouvelles prétentions de préséance de la part de la Cour des
Comptes, et un arrêt du Conseil qu'elle avait
surpris pour les autoriser, déterminèrent \e
Parlement à envoyer son chef à Paris, afin de
solliciter une décision sur le procès si ancien
qui existait entre les deux Compagnies, au sujet
de la réunion de la Cour des Aides, que la
Chambre des Comptes était parvenue à obtenir.
Malheureusement pour le Parlement, ce
magistrat ne soutint pas avec chaleur le mandat qu'il en avait reçu, et consentit, avec le
prelllier Président de la Cour des Comptes il un
traité crui, bientÔt ratifié par le Conscil d'État,
nuisit essentiellement aux ,droits qu'il avait été
chargé de défendre , en y consignant, de la

�11

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLJ::nIENT DE PROVENCE .

part de la Compagnie, l'abandon de ses pOlU'.
suites relativement au dépouillement qu'elle
avait essuyé sous Henri Il. .
Le Parlement dut encore, il l'intelligence qui
existait entl'C son chef et celui de sa rivale, le
mauvais succés des remontrances qu'il avait
adressées au Roi pour revendiquer le droit de
vérifier les titres de noblesse, et de punir les

de son ardeur à s'arroger des distinctions plus
ou moi ns sulltilement usurpées?
Il faut encore assigner à l'annéè 1666 Ulle
innovation assez remarquable.
Le Comte de Carces, s'étant démis depuis
quelque temps de sa charge de Lieutenant-de·
Roi, voulut aussi se démettre de celle de Grand·
Sénecbal ; et, pOUl' en avoir un lI1eilleUl' prix ,
il imagina de solliciter l'autorisation de di viser
sa charge en autant de parties qu'il y avait de

JO

usurpations de ce gem'c, dont la connaissance
avait été attribuée aux Comptes. Cet objet,
exclusivement relatif à l'état des personnes,
devait continuer à èt.re du ressort du Parle·
ment dans cette province surtout où , les
impÔts étant réels, la qualité de noble ne
conférait aucune exemption personnelle. Il
paraît cJU'en ~123 le Parlement f ut rétabli dans
ce privilége , puisqu'on trouve à cette date un
arrêt de règlement, portant défense il toutes
personnes de prendre aucun titre qui ne lui serait pas. dû , ct notamment celui dc prince ,
duc, marquis, comte , vicomte ct baron.
A . t - on besoin de l'appeler cc lte lllesme
polU' constater les ridi cules que suggère la
. '?
vamle
. ct n 'a, l· on pas unc expériencc récent e

siéges; en sorte qu'ayant obtenu cette faveur,
au lieu d'un Grand·Sénéchal , il y eut en
Provence douze Sénéchaux qui, séparément
attachés à chaque siège, devinrent les chels
de la noblesse de lem ressort , auquel ils un·
posèrent leur propre dénomination.
Ainsi, les combinaisons particulièl'Cs d'li n
fonctionnaire changeaient sans coup férir les
institutions les plus anciennes, et c'était à la
vénalité des charges qu'était duc cette mons lruosité !
Le Parlement n'e nregistra l'édit de cette or ganisation nouvell e qu'avec quelques modifi ·
cati ons, donl l'ohj et fut de délerminer ct de

�ESSAIS HISTOnlQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

restreindre les attributions de ces nombreux
sénéchaux (1).
Le Duc de Mercœur, gouverneur de Provence, qui depuis la mort de son père avait

vilèges qui , dans un autre temps, aurait t)xcité
toute l'ardeur du Parlement, ne lui dicta que
des marques de soumission et d'obéissance: tant
il est vrai, que ce sont les Souverains qui font

pris le nom de Duc ùe Vendôme, obtint vers
le même temps le chapeau de Cardinal (2).
Après avoir reçu les félicitations du Parlement
et des autres corps , il s'empressa de se rendre

les institutions!
D'Oppède lui - même qui, profitant du dépouillement de sa Compagnie, semblait naturellement exposé à ses ressentimens, devint,
au contraire, l'objet de ses hommages empressés', et elle lui rendit, à l'occasion de l'enrcgistrement de ses pouvoirs, des honneurs
inusités, dont sa cOJllplaisance fit le patrimoine
irrévocable de la vanité des commanda.ns qui

à Paris , pour en être décoré des mains du
Roi.
Jusqu'à cette époque, il était consacré par
les exemples les plus anciens et les plus multipliés, qu'en l'absence du Gouvemeur , l'a duninistration de la province passait entre les mains
du })arIement ; cependant Louis XIV en investit isol ément le premier Président, parceqll'il
t"ouva dans cette mesure le moyen de preveIlir des oppositions dont son caractère ne pouvait s'accommoder. Cette violation de ses pri-

(1 ) Elles sonl énulllCrées dan s l' l 1ùjl.

maflU8C.

du.

Parlement de Provence, pal' M . d1Hcsmivy de Moissac,

lui succédèrent.
En 1669, la province eut le malheur de
perdre le duc de Vendôme , dont les vertus
réunissaient ùes titres qui, sans elles, eussent
été trop inconvenans (l). Les larmes du pauvre
arrosèren t les fleurs que les grands répandiren t
sur sa tombe. Une députation de la Compagnie
vint saluer sa dépouille mortelle sur le lit
d'honneur où elle était pl acée. Le Parlement

t. U , p. 386.

(2) , 667,

( 1) Chef militaire et memhre du sacré collége.

�ESSAIS HI STORIQUES

ne tarda pas d'exprimer ses regrets au duc de
VendÔme son fils , qui n'h éritait pas seulement
de son nom, mais aussi de la bienveillance qui
l'avait rendu cher à la province, et au Parlement en particulier.
~alls le cours de la même année, le ConseH

d'Elatrésolutunequeslion qui divisait le parquet
depuis près d'un siècle. Elle consistait il savoir si
le plus ancien des Procureurs-Généraux ayait
le droit de prendre le t.itre de premier Procureur-Générai. L'arrêt repoussa cette prétention,
et ordonna qu'ils seraient alternativement attachés, l'un au civil , et l'autre au criminel; c'est
par le même arrêt que le premier Avocat-Générai fut placé à la tête du parq\let, et cfllc le plus
ancienProcurem'-Général conserva la préséance
sur les autres Avocats - Générau:xi. Cet arrêt
détermina enfin les matières qne le premier
Avocat-Gén éral serait obligé de soumettre à la
discussion du parquet; et, en cas de partage ,
il attribua aux Avocats-Généraux le droit dc
porter leur opinion personnclle aux audiences ,
ct aux Procureurs-Généraux dans les procès
par écrit .

sun

LE PULr~ i\1E NT DE PROVENCE .

CHAPITRE Il.
Des Pr..:,iJC1U a\lX enqu~l es. - Mort de Forbin d'Oppèdc. - Innovation important Il au sujet des remontrances. - Ar.nou l Mariù
nOlnmé premier Président. -

Son caractère.

Nous sommes parvenus à une époque où des
discussions nombreuses agitèrent intérieurement la èompagnie, en excitant des luttes soi t
cntre les Présidens'à mortier et l es Conseillers ;
soit entre ccux-ci et lcs Présidens aux enquêtes,
soit enfin entre le corps et son chef. A l'cxemple
de ces hommes qui devie n-nent f:lc11eux dans
1CUI' intérieur, &lt;).u' J110ment que des fonctions
pul)liques n'appellent plus leur activité au
dehors, le Parlemént se dédomll'1Ag-ea de son
oisiveté politique en fixant son attention sur
lni-même, et y pt&gt;tfant la chîllé'Ur&gt; 1 qu'i l de~
ployait d'ordinaire da:ns les a!faitcs ' de l'État ;
mais ces q\lerell e&amp;, ' loin de nous de plus d'un
sièole, ne méritent pas notre intérêt ; ct nous
nous bornerons !.. tappeler celles qui peuvent
encore exciter quelque curiosité.

�~SSAIS

HISTORIQUES

La première de ce genre fut relati ve au
rang que devaient occuper les Présidens aux
enquêtes.
On sait quelle dilférence existait entre eux
et les Présidens à mortier, et l'on pourrait la
cam parer avec assez de justesse à celle qui
existe entre les Présidens des Cours royales et
les Présidens des Assises. Comme ceux-ci, ils
étaient confondus dans la Compagnie, et ne
portaient point d'insignes distinctifs; seulement le titre de Président était indélébile,
et leurs fonctions permanentes; tandis que les
Présidens des Assises ne sont que temporaires:
mais ces derniers ont incontestablement sur les
autres des avantages de juridiction, puisque
le grand crill;lÏnel est dans leur domaine exclusif; tandis que les Pr~sidens aux enquêtes
n'avaient dans leur ressort que l'appréciation
d'intérêts 1l10diques, insuffisans par eux-mêmes
pour établir des réputatiçnls. lis fment sup]?rilllés long-temps ayaut que le Parlement le'fût
lui-même; et le peu d'occupations qu'avait: la..
Chambre des enquêtes, en fut le motif. Le
Son verai n ,par les soins du chancelier d'A gues-

sun

LE PARLEMENT DE PROVEN CE.

seau, réunit en une seule les Chambres
des enquêtes, des requêtes, des eaux et forêts; et ce fut un Président à mortier qui fut
appc\éà la présider. Cette innovation s'effectua
en 1746. La Compagnie y souscrivit sans
chagrin; ce qui lui yalut les éloges du chef
de la justice. Mais, avant cette réorganisation,
les Présidens aux enquêtès avaient la prétention de présider les Conseillers au Parlement.
Repoussés par les refus de ceux-ci, qui ne YOUlaient les admettre qu'à leur rang de réception,
ils oh tinrent , en 1635 , un arrêt du Conseil
qui leur donna le droit de présider tous ceux
des Conseillers qui auraient servi sous eux , dans
la Chambre des enquêtes qu'ils présidaient. Le
doyen et ceux qui, en son absence, devaient
occuper sa place, ne youlurent jamais exécuter cet arrêt; et la faveur que la Compagnie
accorda à leurs résistances, fit naître des divi-'
sions qui se prolongèrent, et parvinrent jusqu'au trône.
Elles trouvèrent cependant leur terme, en
1679, dans un réglement où les prétentions
des Présidens au x enquêtes furent conciliées
Ill.

�ESSAIS H t Sl'O l\lQ UES

a vec celles du doyen et de ses remplaçans , el l
assurant à ceux-ci la préséance sur les premiers, qui ne l'obtinrent qu'à l'égard des autres
Conseillers qui auraient servi sous eux.
Nous aurons bientêt à rapporter encore
d'autres contestations; mais, pour ne pas trop
interrompre l'ordre des dates, il est nécessaire
de placer ici quelques faits d'uue nature différente.
Si les troubles précédens ava"i.ent appauvrl
la province, la paix ramena assez prom ptement l'abondance dans son sein . Le Parlement,
qui fut le premier à en r essenti,t· les effets sai utaires, se trouva par-là même naturellement
disposé à faire des dépenses de luxe. C'est ainsi
que, pour décorer la salle de ses séances, i l
délibéra, sur la proposition de son chef, de
faire exécuter le portrait en pied de tous
'ses membres. Un peintre h abile de la ville
d'Aix (1) , fut choisi pour exécuter ce dessein ,

SUR LE pARLEMEN1' DE PROVENCE.

et déjà plusieurs de ces portraits étaient achevés, lorsque la mort de d'Oppède :6t renoncer,
sans que nous en connaissions les motifs, à la
continuation de cette fastueuSe entreprise. Les
triomphes de Louis XIV prirent dans la suite
les places destinées à perpétuer le souvenir des
magistrats.
D'Oppède mourut jeune (1), âgé de cinquante- trois ans; il en avait passé seize à la
tête de la Compagnie. Un génie élevé, des
ta lens supérieurs et des qualités aimab les parmi
lesquell es brillaient l'aménité du caractère et
la po litesse des manières, étaient parvenus â
lui concilier les nombreux ennemis que les
circonstances de son élévation et les troub les
politiques lui avaient suscités: aussi empor-

cé lèbre par sa healtté, enflamm a à la foi s Son CŒur et
ses pincealL"t, et que cet éta t d'exalta tion lui donna

une Gèvre mortelle. Il a laissé plusieurs portraits de prix.:

(1) Fauehier,.l peintre habile qui mourut jeune, vi ctime de l'ardeur ayec laquelle il eutreprit le portrait de
J

la beUe du Canet. La tradition rapporte que celte femme,

•

cd ui qui passe pOlll' son chef-d'œuvre est aujou1'll'hui
dans le pnlcieux. c4.lhinct de 1\1. le marquis Magnan de
la RO(luettc ,.I à Aix .

(,) Le , 3 sepl emb .. e . 67' .

�sun LE PAI\LEl\tENT DE PROVENCE.

ta-t-il dans la tombe les regrets universels.
Sa mort et celle du Procureur-Général de
Vergons, qui ent lieu l'année suivante, éveillèrent plusieurs contestations de préséance au
sujet des solennités funèbres dont on honora

Loin de pouvoir être considérée comme
l'oeuvre d'u'rl despotisme aveugle, elle était
dictée par la sagesse. Le droit de représentation conservait sa force; ses avis salutaires
assuraient au trÔne le moyen de revenir sur
scs proprcs crreurs, et devaient inspirer d'au-

leurs dép~uilles; mais elles sont au nombre
de celles dont les détai ls présentent peu d'intérêt (1).
Ce qui mérite davantage de fi.x er l'attention,
c'est l'innovation im portante que le Sou verain
introduisit dans l'exercice du droit de remontl-ances, dont les Parlelllens étaient dès longtemps investis.
En 1673 , Louis XIV qui s'accommodait mal
de l'opposition, porta un coup terrible aux
prérogatives des Parle mens , en ne leur p'e rmettant de lui présenter des remontrances ,
qu'après toutefois qu'i Is amaicnt procédé avec
soumission à la vérification des édits qui pouvaient les dicter.
Cette conception était d:i"'ne d'un "'rand

"

"

(1) On les lrouve dans M. Hesmiv)' d. Moissne, Hist.
du Pariem-. , 1. JI, p.

•

II

ESSAIS HISTORIQUES

:l0

!1-07.

PI·jUCC.

tant plus de confiance, qu'ils étaient précédés
par une marque d'obéissance ()).
Cette restriction, utile sans doute au Monarque, qu'elle affranchissait d'oppositions souvent aussi cont.radictoires que véhémentes, ne
l'était pas moins pour les l'arle~nens eux-mêmes.
Ils l'auraient reconnu, si leur ambit.ion, en
éhlouissant leur jugement, ne les eût pas trompés sur leurs intérêts véritables.
N'avait-cl ic pas, en effet, pour but d'émousscr
dcs armes que le t.emps sem]jlait avoir placées
en leurs mains, pour les exposer les premiers
à leur action dang-ereuse? Libres de traverscr
(1) Le chancelier de Lamoignon
~on. que c'est dans l'intervalle

01.'t

1'1~ l11arq\Jt",

,wfC

\'&lt;1Î-

l e Parlemenl a élD

p,'ivé du ch'oit de remontr"n ce~ qu'ont f! t~ pfl1'lées tp.s
t1I eillrures lois .

�ESSAIS 1I1STORIQUES

la marche du gouvernement, un esprit. d'orgueil ou d'opposition ne les précipitait-il pas
quelquefois dans des résistulCes qui se tournaient contre eu;x:-mêmes, ct dQnt les disg:d.ces
et l'exil étaient le prix? Par cette salutaire
mesure , déchus du pouvoir de nuire , celui de
faire le bien leur restait tout entier; et c'était
assez sans donte pour des magistrats dout la
voix, au lieu d'être celle de la passion, ne devrait jamais être que l'expression du devoir.
Pourquoi ces justes limites n'avaient·elIes pas
d'abord été imposées au précieux droit des
remont.rances? pourquoi surtout ne survécurent-elles pas au Monarque qui les établit ? De
combien de maux incalou lables leur observance
eût sans doute préservé notre patrie r
Quoique Louis XIV eùt déjà accoutumé les
Parlemens à l'ob Clssance,
o'
celm• de Provence ne
sut pas se résoudre il abandonner de bonne
'.
'.
""'dcc l'u n des pnvIléges
'lUI lUI étaient le plus
cher', .et il choi SI't l"Instant ou, paraIssait
.
la décIarallon royal e qUi le Glrconscrivait
'
!)our
rss ayer. cl e l'exercer dans sa plénitude. ,
C'est ainsi qu'il rc n voya a' des Commissaires

SU R LE 1)Al\LEl'I1ENl' OF. PROVENCE.

~3

l'examen préalable de l'édit de~!rancs-.fie{&gt; qui
lui fut apporté dans le même temps, et q~'il en
suspe ndit par-là même la vériftcation. lrnté .de
cette résistance, con1me on pouvait le prévOlJ',
le Roi se hàta de prononcer l'interdiction du
Président de Regusse, qui avait présidé l'assemblée où cette résolution fut prise, et du Consei ll er de Gourdon 'lui en avait été le rapporteur. Mais Louis XIV chez qui la volonté impérieuse n'excluait pas la générosité, ne fllt
)as loncy-temps sans se laisser l1échir.
l
"
.
La charge que le décès de d'Oppède avalt
rendue vacante, fut remplie cette annee. Arnoul Marin, Maître des requ êtes ordinaires de
j'hôtel , obtint l'honneur de l'occuper; mais
.
autant le premier avait su vaincre les OppOSltion" ct s'a ttach er ceux 'lui d'abord s'étaient
raits ses ennemis, autant fut-il réservé au nou"eau premier Président de s'en attirer d'implacables dans toutes les personnes 'lue leur position mettait Cil contact avec lui . C'était
COml1 1e la consequence naturelle de SOl1 caractère diffi cil e, qu 'un sentimcnt prononceo d' altlolll'- proprc rendait encore plus int olérable.

�"4

ESSAIS HlsTonlQU ES

S OR LE PARL E1'tl EN T D E PfiOVE NCE .

A peille Marin eut-il prit possession de sa
charge , qu'il manifesta le projet de changer

tous les usages que le Parlement suivait avec
une sorte de v énération (1).
Les premiers élans de sa vanité atteio'nirent
le Conseiller de Mazargues qui, lors de sa" réception, ne s'était pas, selon hù , servi dans sa harangue de termes.assez convenables à la dignité du
chef de la Compagnie, II avait cependant employé les expressions qui , dès long-tem ps consacrées, n'avaient blessé la délicatesse d'aucun
des prédécessem s de ce premier Président.
Respectant néanmoins la susceptihilité de son
nouv eau oh ef , et empressée de lui donner des
marques de sa complaisance, la COllr se fit un
devou: de définir les term es dont les l'écipiendaires se serviraient désormais dans leurs h arangues, et ar rêta que s'a dressant d'aJ)Qrd à la
Compagnie i ls début er aient par ces paroles ,
P rœsides illllstrissil7li, Senatores amplissimi;
et 'lue, dans la suite de leurs discours, ils dOIl(1) .M. Hesmi v)' de l\l oissac , Rist.
lem . de P ruf,). } t. II, p. 1,34 .

•

lIIaWt$C.

dit fJar-

neraient au prelllÎer Président la dénomination
exclusive de Princep s Senatus illustrissime,
L'org ueil de ce magistrat était bien exigeant,
puisque ces attentions de la Compagnie ne purent le satisfaire, et qu'il voulut que les réCIpiendaires au lieu de s'adresser d~abord au
Parlement: le décorassent dès le début du titre
fa stueux qUl, v enal't d e llll' e'tr'e concédé,, La
.
considération publique est une puissance llldependante que l'on ne saurait obtenir,~'a~torité:
plus la v anité l'appelle , pins elle s elolgne; et
' lorsqu'ell e r ésiste à la v oix impén euse quI la
poursuit, le ridicule prend sa place, MalS la
vauité séduite s'accroIt de tout ce qu'ell e a cru
gagner dans ses amhitieuses 'entreprises, qtlOl qu'en effet elle n'y ait éprouvé que des pertes.
, Aussi, ne cr~i g'na nt pas de marquer en quelque sorte sa prise de possession pal' l~ne ~ utle
avec sa Compagni e, Marin ch ercha a tnomph er de ses refu s eu s'adressant au Conseil du
Roi, Son cr édit (1) lui valut un e sa t1sruotl oll
(1) Le père de Mut'in ilV;\ Ît épousé

('ll

secondes nores

un e sœur de Colbert qui occ upait alors \r mi n i s t ~r c.

�ESSAIS HISTORIQUES

cOlllplète ; le corps entier fut sacrifié à ]a susceptibilité du chef, et un anêt obligea les récipiendaires à s'adresser à lui en débutant, et à
l'appeler Princeps Senatûs illustrissime. On
sent combien cette décision dut causer de désagrémens à l'orgueilleux magistrat qui l'avait
provoquée.
Lorsque les geus du I\oi préscntèrent ce singulier arrêt à la Cour (1), le Président de I\égusse voulut faire dés protestations au nom de
ses collégues, sur le juste llIotif qu'il avait été
rendu sans que la Compagnie eût été oul·e. Ma is
le premier Président lui imposa h autement silcnce, en lui disant qu'il fallait obéir aux ordres
du I\oi. 11 ne restait plus aux Présid cns qu'un
Jnoyen pour conci lier la dignité du corps avec
ce qu'on exigeait ; ils sortirent.; et , pendan t
pl usicurs années, Marin ct le Prés id ent d'Oppède qui , comme son beau·frère, sacrifiait à la
par en té l'intérêt de ses coll ègues , furent les
seuls à procéder aux réceptions. Dalls la suite
le titre de Princeps Sella /lis illustrissime étant
( , ) Le , R r" n ier , 675 .

•

SUR LE PARLEMENT DE PROV'EN CE.

donné au ch ef présent de la Compagnie , :u'il
fût Président ou Conseiller, et non exclu~lvc,
ment au premier Président, la Cour ne sen
formalisa plus.
Mais les germcs de discorde, que cette pret des
d ..
m.ière prétention fit naître, pro Ulsrren .
développemens que nous ne pourrons décrJre
qu'avec douleur.

�ESSA.IS -HI STOR IQUES

CHAPITRE Ill.
Suit e des disscnliolls illlC$ lin c~.

UNE

inconvenance commise par la Chambre

des enquêtes en 1676, fut la SOlU'ce de tristes et
longs débats.
Cette Chambre, à l'occasion de la Fête-Dieu
de cette année, eut la prétent.ion d'ohliger l'archevêque, par l'organe du premier Président
de faire la procession au dehors, quoique l ~
)~]a UValS temps fût le seul motif de la résolution contraire. Dans la crainte de se commettre
a,:ec k prélat , le premier Président refusa de
lw faire cette demande, et la désavoua hauteillent lorsque l'un des melllbres des enquêtes
e~t la témérité de s'adresser lui-m ême au cardmal; aussi la procession ne se .ut
d
1" , .
1 que
ans
mtenew'
de
l'éo-lise
M'
l
'
" . :us, poUl' marquer
eur
HTI proba tion 1
'
1 enquêtes re. .
' es 0 ffi Clel'S
(es
fuserent
de la sUJvr
. .e, pt delUenrèrent s!a!ioll.
nan"es
•

SUl'

leurs siéges.

SUR LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

~9

Celte étrange conduite méritait sans doule
la censure de la Compagnie; les Chambres furent, en effet, asse)nblées dès le lendemain;
mais, traitant les officiers des enquêtes avec
indu\o-ence elles se bornèrent à les réprünan"
der. Ils en éprouvèrent néanmoins une éclatante humiliation; et ils ch erchèrent il s'en
consoler, en dénonçant au Chancelier plusieurs
ahus que le premier Président avait introduits,
parceque c'était lui qu'ils ,,"cc usaient du désa-

,

grément qu'ils venaient d'essuyer.
Ils obtiurent une réponse favorable, malS
qui devint encore l'occasion de grands mouvemens.
Les Chambres ayant été assemblées pour un
autre objet, et la d6libération élant terminée,
le Président de Ga/ lifet (1) pria la Compagnie
d'entendre la lecture de la lettre dont nous venons de parler; mais le prernier Président l'interrompit aussittlt , en disant que rieu ne pouvait être proposé à l'assemblée des Cham]lres,
qu'on ne le lui eft!. préalablement soulllis dans
(t) On sail qu'il était Prés ident aux enquêtes .

�30

-

)

sun

tSSAIS HISTOl\lQUES

LE PARLEMENT DE PROVENCE.

son hôte l. Gallifet répliqua qu'il aurait dû en

de venir reprendre sa place dans le sein des

agir ainsi, s'il avait voulu obtenir la réunion

Chambres.
M. de Moissac dit, en parlant de ce magistrat, que, pour n'être pas né en Provence, il
n'en était pas nwins vif(r); et, en effet, il paraît que, comme aux habitans de cette province, les plus courtes réflexions lui suff1.Saient
pour tTiompher de ses emportemens : aussi

de la Cour; mais qu'il n'en était pas de même
lorsqu'e lle était assemblée, et qu'il ne pouvait
se dispenser de lui communiquer directement
une lettre dont les règles de discipline eXi geaient qu'elle eût connaissance. Mécontent de
cette réponse, Je premier Président en colère)
se leva pour rompre la séance: mais, étonné
de ce m,
'on ne SUIvait
. . pas son exemple, il dit
"1-

,

au Président de Regusse qui était à ses cÔtés:
Monsieur, j'ai levé la séance i il me semble
qu'on devrait me suivre.-_Monsieur, lui ré~

pondit le Président avec ca lme,je vous prie de
reprendre votre place; puisque toute la Compagnie est en séance, il est dans l'ordre d'entendre ce que veulent proposiJr Messieurs des
Enquêtes .
Ces paroles ajoutent encore à la fureur de
Marin qui ne répliqua point, et sortit à la
hâte , en ordonnant au Greffier' de le Slllvre
.
.
~en émue de ce procédé, la Corn pagnie se borna
a, mander le Greffier, et à 1ui donner l'ordre
d all er sur-l e-champ prier le premier Présidl'll1

n'hésita-t-il point de céder aux vœux de la
Compagnie; mais la raison n'avait pas sur lui
une plus longue influence que la colère. Elle
ne put résister au obagrin d'avoir compromis
sa dignité, lorsqu'il fut le témoin de nouvell es
oppositions; et il s'abandonna à de plus vifs
transports, quând il entendit le Président de
Gallifet insister de nouveau pour obtenir la
lectur·e de la lettre qui avait am ené ces tristes
débats. Incapable de se contenir, il lui dir ,
qu'il y allaitde sa tranquillité et de celte de sa.
famille, et que cette démarche pourrait bien
lui cOlÎler la liberté pour le reste de ses jours.
Ce ma.,.istrat évitant à la fois d'insulter son

"

,

( 1) I-li-sl. manu,$c. duParlem. . de Pro v. , l. II, p. 438.

�33

ESSA IS RISTORIQUtS

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

chef et d'entrer dans des justifications que ne
mérite pas la colère, se bo.m a il lui répondre,
avec autant d'énergie que de mesure, qu'il foisait son devoir, et ne cràignait pas qu'on explonit sa vie toute entière. Il fit ensuite observer à la Compagnie que le Chancelier n'avait
pas écrit une lettre pour qu'elle restât ignorée
de ceux qu'elle concernait, et qu'il en demandait la lecture quoi qu'il pût arriver.
La nécessité de céder était pénible pour le
premier Président ; mais il ne put s'y soustraire
sans s'exposer à compromettr e de plus en plus
son autorité: aussi chargea-t-il le Doyen de
communi'q uer cette fameuse lettre au Parlement assemblé.

Quoique cette résolution eût été prise de l'avis
du chef de la Cour, celui-ci se défendit de signer la délibération, et, sur son refus, le Président de Regusse fut appelé il la signer luimême, par ordre de la Compagrue.
Le premier Président essaya, par de nouvelles tergiversations, d'éluder cette décision
qui au fond ne lui convenait pas; et, dans
l'espoir d'y parvenir, il négligea de réunir de
nouveau les Chambres, ainsi qu'il !ly était
obligé. Mais de vive,s réclamations se firent
entendre, et il lni fallut plier encore une fois
son caractère il la volonté du Parlement.
On soumit, en effet, aux Chambres réunies
les lettres qu'on avait délibéré d'écrire; mais un
magistrat s'étant permis d'y renouveler l'opinion de députer a u Roi, réveilla toute l'agitation précédente. Le premier Président l'interrompit, en disant qu'il cesserait de prendre les
avis, et qu;il se retirerait, si l'on continuait à
parler d'autre chose que de la matière en délibération; et, se tournant aussitÔt vers le Président de Regusse , il espéra pouvoir compter
sur son assentiment. Ce magistrat lui répondit

D'après cette corrununication, la majorité
sembla pencher pour la nomination des députés
qui seraient chargés d'aller instrrrire le Roi sur
les usages de la Compagnie. Cependant, après
uue longue discussion, le premier Président
parviut il obtenir qu'on se con tenterait d'écrire
il S. M. et au Chancelier, et promit que les
Chambres seraient réunies le lendemain pour
recevoir communicati on des projets de lettres.

Ill.

3

�ESSAIS HISTORIQUE S

SU R LE PARLE IUE NT DE PROYE NCE.

qu'il fallait d'abord connaître le résultat de la
délibération de la Con;l pagnie. BientÔt il se ma-

préparer un défenseur contre les plaintes violentes qu'elle eut le droit de prévoir, la Com-

nifest;l une nouvelle opinion en faveur de la
députation, et le premier Président, ne sachant
plus se contraindre, ordonna au greffier de tenir registre de tout ce qui s'était passé, et sortit

paguie se réunit, par une sorte de nécessité,
à . l'avis qui avait excité la fOllgue de Marin,
et arrêta que le Président de Gallifet serait \

34

précipitamment. La Cour dép uta de nouve&lt;lU
vers lui, pour le prier de retourner à son poste ;
mais cette fois l'envoyé rapporta de sa part,
qu'il lui était impossible de rentrer dans l'assemblée, sans se rendre responsable envers le
Roi des atteintes portées à l'autorité de sa charge,
puisqu'on persistait à opiner so/" un objet étranger à la délibération. D'après ce refus, le Président de Regusse continua de prendre les avis.
Le Parlement ne crut pas attenter aux prérogatives de son cbef, en laissant exprimer à
ses membres les avis particuliers qui se rapportaient à la question générale soumise à leur
examen; et il lui parut étrange qu'après avoir
commencé à recueillir les suffrages, le premier

35

député vers le Roi.
Le premier Président ne perdit point de
temps pour se venger de ce qu'il considéra
comJDe un violent outrage fait à son caractère.
Ce fut toutefois par de làches moyens qui augmentèrent l'aversion 'lue son irritabilité avait
fait concevoir. Le Président de Gallifet et le
Conseiller de Saint - Marc étaient coupables à
ses yeux d'avoir osé les premiers dénoncer un
avis qui le blessait. Ils deviennent dès lors le
but de ses actives démarches, et son crédit auprès du ministère lui obtient l'indigne satisfaction de les dévouer à l'exil. Le Parlement affligé, loin d'être invité à l'obéissance par cet
acte de rigueur, se hàte au contraire de remplacer par trois autres de ses membres (1) le

Président se fût permis de rompre la séance
avant la fin de la déliMration. Dominée par
ce mécontentement!, et voyant le hesoin de se

( 1) Le Président de Regu sse, les Con seillers Tresse-

manes de Chasteuil, el LeÎùel de Si goye r.

�36

ESSAIS li ISTO l\IQU ES

député que la disgrace vena it d'atteindre. Mais
les maO"istrats n'eurent point à se rendre dans
" parceque le Roi désigna lui-même
la capitale,
des Commissaires dans le sein de la COUT, pour
préparer une conciliation.
. La rupture était cepend.ant trop ouverte,
pour que la Compagnie eût désormais envers
son chef des ménagemens dont il ne semblait
pas disposé à offrir la compensation: aussi se
trouva-t-elle vivement blessée de ce que le prédicateur du carême, au lieu de débuter, selon
l'usage, par saluer du titre de Messeigneurs
les membres qui la composaient, ne s'était
adressé qu'au premier Président, l'appelant
tour à tour des noms de iWonseigneur et de
Grandeur. Soit que l'adulation eût dicté ces
flatteries à l'orateur clu-étien, ou qu'un orgueil
exigeant les lui eût imposées, elles n'en parurent pas moins inconvenantes et dignes de
réprimande. La Cour laissa au Président de
Regusse le soin de rappeler avec sévérité au
prédicateur ce qu'il devait d'égards à la Compagnie; celui-ci s'excnsa et promit de Ile plus.
sen écarter à l'avenir.

SU R LE PARLEi"!lENT DE PROVENCE .

Cette démarche, à en juger par les apparences, devait pousser Marin aux plus grandes
extrémit.és. Mais on sait &lt;fU'assez ordinairement
les emportenlens qui s'annoncent comme inésistibles, sont ceux qui cèdent plus tôt à une
' opposition décente, modérée, mais énergique.
La faibl esse et la tilllidité n'en jugeant que par
leurs clameurs bruyantes, les tiennent pour
inflexibles, et deviennent d'autant plus sûrerement leur victime, qu'elles sc rapetissent et
s'agenouillent, 0 11 mendient avec persévérance
quelqll es signes illusoires d'une protection accablante ; mais, pour en triompher sûrement,
il suffit de déployer une grande force d'inertie,
et cette dignité calme qui en est le caTactère
distinctif. Le premier Président, dont nous
avons eu à peindre le caractère, en donna un
exemple remarquallie . L'opposition de la Compagnie le détermina à dev enir plus traitable ;
il finit par comprendre que ce corps vénéré ne
pouvait être le jouet de ses caprices, et que ce
n'était qu'en lui qu'il pouvait puiser l'éclat de
la haute considération qu'il ambitionnait. Ces
r éfl exions produisirent l'effet sa lutme de mo-

"

�38

ESSA IS HI STORI QUES

difier ses préten1ions, et l'ardeur avec laquelle
il les soutenait.
Marin , il est vr ai , ne pal' int point à se
corriger , et la suite de son histoi re en fourni t
la preuve; mais il se r approcha du moins de
sa Compagnie, et il consentit il souscrire avec
elle une conv ention raisonnable qui ne tarda
pas d'être ratifiée par un arrêt du Conseil (1).
(1) Ce Il'ailé , J alé du mo is de ma l's 1677 , po rl e les
arlicles suivans:

En soumettan t cet acte de conciliation à l'ap·
ptobation royale, la Compagnie sollicita avec

ou autres concern ant ses intér êts J le sujet de l'assemblée
sera proposé par lUessieurs les envoyés des Ch ambres A
M. le premier Président J dans son cabin et j et ensuite,
si Messieurs de la Gt'ancPCharnbre trouve nt à propos d'y
dé libérer, la ma ti ère ser a sur-le-champ mise en délibéra tion cn présence des députés .
40 Quançl il aura été mis quelqu e affaire cO délibéra tion dans l'asse mhlée des Chambres, ou claus la Gran d'-

L e r egistre ser a dressé d'abord après la délihé ....l -

Cb:lInbre, les opinions étnnt ouv ertes, l'arrêté en sera

tion pr ise su ivant l'arrêLé de la Com pagn ie; et s'il ne

fa it dans la même séance, el Pheure éumt ;!ccu sée ,

peut l'être dans la mê me séance, le projet qui en aura

M. le prem ier Président lève ra la Cour, et l'assemblée se

été donn é pal' M. le premier Président , sera lu le lend c-

co ntinuer a le lendemain , jusqu'à ce que l'arr êté soit fait.

ma in dans la Gra nd'Chambre, cl porlé dans Jes a ntr es

50 L or sq ue la Compagnie délibér era sur quelque pro-

par M. le doyen , pour y être pareillement lu ; el au cas

positio n , o n n'e n pourra fair e de nouv elle J ni à 'étl'an -

que Messieul's n'cn convienn ent point, on assemh ler a de

sèr e à celle-là; m ais il sera se ulement délibér é

n~ uv ea u, ~our le dresse r, el il se ra signé pal' 1\1, le pre-

Imer PreSident et le greffier, ohli gé d'cn donn er ex tr ait

circonstances et dépend ances.
60 Lorsque l'assemblée aura été dr.mandée p;!r un de

à tous ceux qui le d emander ont.

Messieurs J ou par quelque particulier, soit pour r écep-

1°

2°

Le premier Présiden t assembler a les Chambres

quand il le jugera à propos J po ur Penregistl' eru ent des
édi ts et déclar ations du Roi et au tres affail'es de S. 1\1.
0

.3 Lorsque Messieurs vo udront s'assembler pOli r aff\\ lreS de règlement ct de d is~:p li nc de la Com pag nie ,

•

3!)

S UI\ LE PAR1.E"EN T DE PRO VENCE.

S Ul'

icelJ es

t,ion ou plainte faile contre aucun de Messieurs, M . le
premicr Président en u scra SUlvant l' usage de la Comp agnie J ainsi que ses devanciers ont fait.
70 Les mer curi ale! seron t tenues à jour certain , sui-

vant l'o rdon nance.

�40

ESSAIS HISTORIQOES
su n LE PAnLEMENT DE PROVE NCE .

instance le rappel des deux magistrats exilés à
l'occasion des débats qui venaient d'être terminés. Louis XIV joignit cette fa veUT que le premier Président sollicita lui-même, à la ratification du traité.

CHAPI TRE IV.
Autres débats.

8° La distribution généra le des procès se feJ'a ù Pacco uLwu ée.
9° Le prédicateur de la Compagnie n'adressera la' paJ'ole qu'à elle , sans aUCune apostrophe particulière.

1: •

LES divisions intestines que nous venons de
retracer devaient naturellement affaiblir les
liens de la subordination. Le chef de la magistratlue se comm ettant ainsi dans des débats
dont la justice et la dignité désavouaient les
efforts , il devait nécessairement s'ensuiv r e la
diminution du respect , de la considération, et
de tous les sentim el1s de bienséance qui , en
unissant les m agis trats inférieurs à ceux d'un
ordre plus élevé, ont l'avantage précieux de
les honorer tous de concert dans l'esprit des
pe uples.
Ces dissentions devaient aussi porter atteint e
aux magistrats supérieurs qui , pJl' de funestes
exe mpl es, étaient entraînés dans d'injustes ambitions; et nous indiquerons, dans ce chapitre ,
les preuves affligeantes de cett e double vérité .

•

�ESS AI S HI STO IlI Qt!ES

Le Conseiller de Ballon , dans la so lennité de
Noël (1) , se ren dit en habit court â sa paroisse (2), et s'assit , probablement sans intention sur un banc que les trésoriers de France
y possédaient sans titre , s'il faut en croire la
traditi on. Quoi qu'il en soit , quelqueS-UliS de
ces officiers arrivèrent peu de temps après en
costume, et voulurent se placer au-dessus de
lui. Cette prétention parut une insu lte au Conseiller , et il y résista avec hauteur; mais les
trésoriers de France insistèrent, le r epoussèrent
rudement ; et , sans égard pour la sainteté du
lieu et la supériorité sociale de leur ad versai.re ,
ils en viment jusflu'à lui donner un soufflet.
L'officier du Parlement sorti t avec précipitat..ion , et se rendit , encore tout ému, chez le
premier Président , pour lui faire part de l'outrage qu'il venait de recevoir.
On prévoit ce (Ju'aurait dû faire son ch ef , et
l'on est saisi d'étonnemen t et de douleur , en
(1 ) ,677 .
(~) L'église du Sa int .;: Espri t 1 élujounPhui de Sn Înt-

JérÔm e,

SU R LE PAl\.LEME NT DE PRO VENC E .

voyant la ch aletl!' avec laquelle il prit la défcnse du Conseiller de Ballon. Suivi de quelques
membres du Parlement qui se trouv aient auprès de lui , il ne craint pas de se r endre à
l'église, d'interrompre le divin sacrifice, de
scandaliser la nombreuse assemblée des fidèles,
l'hONorable caractère dont il est
de dé&lt;rradel!
b
r evêtu en aO'itant avec fureur sur les mallieu, "
l'eux trésoriers de France, un bâton dont il est
armé, ct qui les force de pr endre la fuite . Mais
ce n'est pas encore assez pour ce fougueux ll1agistr at : il dispute à la lie du peu'Ple en r évolte
les h ouneurs d'une autre victoire, digne de la
pr emièr e. Ses gens r eçoivent l'ordre de transporter dans la r ue le fameux lJ:lnc , occasion de

,

la rixe, et de le m ettre en pièces.
La v engeaJlce semblait amplement satisfaite,

ct rendre inutile l'intervention de la justice
qui doit la désavouer . Cependant, après avoir
si bien.aidé de son bras le magistrat insulté ,
Marin veut encore le soutenir de l'autorité dn
Parlement. 11 en fa it réunir à la hâte les rnemhres dans son hôtel , leur expose l'insulte dont
l'un des lem's v.ient d'être l'objet , fait décrétCl'

\

�44

ESSAIS IIlSTOI\IQUES

de prise de corps deux des tJ:ésoriers de France,
et envoie sur-le-champ la maréchaussée pOUl'
les rechercher jusque dans l'intérieur de leur
domicile (I ),
On imagine aisémcnt la sensation que dut
produirc un si étrange et déplorable évènement, Des rapports contradictoires ct des
plaintes qui ne se ressemb laient que par leur
véhémence, ne tardèrent pas d'arriver aux
pieds du trône,
Dans l'embarras de discel'ller la vérité,
Louis XIV charg'ea son intendant cu Provence
d'en recueillir les..é lémens, Ce Illoyen fut propre à amener une réconci liation qui n'était pas
présumable. La Compagnie n'accordait point sa
confiance au juge que le Souverai n lui avait
donné ; de leur côté les trésoriers de France se
défia ient du credit de leur adversaire , D3ns
celte si tuation, ils sc lJlontrèrCllt tous faciles
(1) Nous aurions de la l'cine il consigne ,' ic i Lous ces
déLails incroyables 1 s'ils ne nous étaienl fourni s pûr }lau.
leur que nous ayon s si SQuycnl cité 1 et qui mérile louJe
Jlolre confiance .

•

Sti ll L E PA l\LEl'ITEN'f DE pnOYE 'CE.

45

Les trésoriers de Frauce
pOUl' un all" a nuement,
"
n'liésitèrent point à faire des excuses: et la
' n'exiuea pas d'autre réparatIOn.
Com pagrue"
,
'
Ingénieux à élever des prétentlO~s pOUl' lUlln ê,Ine, le Premier Président devaIt favorlser
celles que les Présidens chercheraient à faire
réussir; ses exemples plus encore que sa pr~­
tection étaient propres à leur en faire conceVOIr
d'exagér~es; et voici quel fut le resultat de ces

dispositions.
,
"
L'usage était dès long-temps étabh, qu a
l'époque de la Fète-Dieu on plantait des Mats
devant les portes des Présidens et devant celle
du doyen.
La longue absence de Trichard de SaintMar Lin " qui possédait ce dernier titre, avait
ravi ce léger honneur au décanat ; et LombardGourdon , successeur de Trichard, avait né",]iué pendant plusieurs années de s'y main-

" " Il se l'avisa néanmoins, ct le banc des
tenir.
Conseillers demanda l'assemblée des Chambres
pour lui obtenir sa réintégrat.ion dans ce droit ;
mais Marin refusa de les réunir, parceque,
s'agissant des prérogatives de sa charge et de

�46

ESSAIS H ISTORIQU ES

suu

LE PARLEI\IEN l' DE PROVE NC E.

ceux des autres Présidens à mortier, il n'y avait
que le Roi qui pût en con/l~ltre. Après avoir fait

bution des r~pports, qui donnait aux Présidens des moyens d'influence (1). Pour les para-

constater sur les registres ce singulier refus,
les Conseillers ne virent d'autre moyen d'obtenir justice, que de se la rendre eux-rpêmes. A

lyser, les Conseillers délibérèrent, à l~ suite de
ce repas, de mettre désormais en commun tous
les produits des rapports. lis se retirèrent ensuite, satisfaits de l'indépendance qu'ils avaient
déployée. Mais à peine furent-ils éloignés que
des émissaires postés à dessein, viill'ent au nom
des 'Présidens arrach er le Mai que leur vanité
avait refusé au doyen. Cependant, averti à
propos, cel ui-ci le fit rétablir de bonne heure,
ct ils eurent la douleur d'en voir sa porte dé-

cet effet ils mandèrent les syndics des procurem's (1), et leur donnèrent l'ordre de faire
planter un Mai à la porte du d'oyen. Cet ordre
fut exécuté ponctuellement; ct dans la soirée,
au bruit des fanfares et au milieu d'une foule
immense et joyeuse, un M ai pareil à ceux des
Présidens décora l'entrée de l'h Ôtel du doyen.
Celui-ci signala ce triom plle par un banquet
splendide
qu'il offrit à toUs ses coll èQlles
et qui
·
0'

corée tout le temps accoutumé.
Ce succès irrita vivement les Présidens , et

fut terminé par un pacte d'union dans lequel
l'enthousiasme prit ses sûretés contre la faiblesse et l'égoïsme. Il est rare que dans un corps
nombreux il ne se trouve pas quelques hommes
que l'intérêt p~rticulier domine, et qui ne soient
pas prêts à s'abaisser devant les supériorités qui

leur fit naître l'idée d'élever contre les Conseillers des demandes qui leur parurent des plus

peuyent lui être favorables : c'était la dis tri-

extraordinaires (2).

(1) On sait que le rapporteur avait

Parlement que les JWais étaient pl &lt;l ntés.

lui seul une

part considérable des épices.

(:l) Voici. en quoi elles consi~lè r ent
1

( 1) C'était par les soins du corps des Procureurs &lt;lU

pOUl'

0

2n

:

Oler le mai au Joy en .
Les Conseillers ne pourront délibérer

,

honorifiqnes des charges des Présülens .

•

SUl'

les droits

�48

ESSAIS HI STORIQUES

Comme ils s'adressèrent au Roi pour les faire
accueillir, S. M. désira qu'on s'entendît dans le
,30

Le greffier sera obligé d'écrire toutes Jes protesta-

lions qui seront faites par les Pl'ésidens.

4° 11 ne pourra rien mettre sur le r egistre que par
l'ordre dece~ui qui présidera, et défenses seront faites aux
Présidens et Conseillers ùe continuer la séance, lorsqu'elle aura été rompue.

su n LE PARL E MEN T DE pnOV E:'(CE.

sein même de la COIll paguie , ct que les partis
contraires s'y fissent représenter par des COIl1 nllSSall'es.
Dans les couférences qui f"tlrent tenues il ce
suj et, les Pl'esidens Duchairte et de Regusse
donnèrent un nohle exemple à leurs collègues ,
en sacrifiant leurs pretentions à l'amour de la
paix (J); mais il ne fut polS suiv i , et il devint

5° Défenses ser ont faites aux Conseillers de s'assemhler au palais, autrement qu' en la présence du premier
Président, ou d'un Président, excepté qu 'ils fo ssent tous
10'" TOIl S

absens de la ville, et ils ne poulTont s'assemb ler chez le
doyen , sans la permission du premier Président, ou du

::.irlcl'a, lequel r('mp lira au ssi le lIom des hui ssier s q ui
:lccompaS ll cl'ont les Conseiller s dans leu rs comulissious,

Président qui . . en son absence . . tiendra sa place,
11 f'&gt;

0

6 Suivant ]a délibération du 5 février 1566, la moitié
ùes épices appartiendJ'a au rappor teur.
0

7 Les Conseill.ers se Iheront toutes les fois que les

et

au ~

12&lt;&gt;

0

8 Le doyen ne pourra plus occuper le bureau . . ou

0

9 Les Présidens , eu l'absence des uns ùes autres ,
pourront aller présider ùans tout es les Cb:Jmbres , soit
en \' a ca tions~ ou dur a ut Je Parlement ,

ca n can aux T e D eum

autl'CS cùémonÎ es 3uxq llcUes la Cou.r assiste en

Enf'in , da os t o u tes les cérémonies " les P résidens

porteront le mortier et l'hermi ne , si bon . leur semble ;
de cont ra vention , le premier Président ob ligé d'Cil

ren dre compte au Roi, r t le g l'effi er d'écrire Je nom des
co n tl'e "enan s,
( l ) L e pl'emi er dit: Q ulaya nt tl'ouvé les p réten tio,ns

,le ses collègue::. contraires à l'u silse . . et (r Un e si pcti te
cO fis idé l',-,t ÎOll qu'elles ne LU éri t ni~ IH pas 4u'ou s'cn-

Ill.

•

U 11

Ic dcrni e.' r èglem en t fJit p:lI' S, :1\1, seJ'a obse rv é , et en
CJS

assister à aucune distribution de procès, générale ou
particulièr e,

L es Pré!tide ns au ront

(,Ol'pS, et défenscs se rOllt fa ites au Goyeo Cl ..l U }.. CO:..lseilleJ's (l'e rl raire pO I'tel',

Présiden's sortiront ou en treront dans la Chambre, et le
greffier sera obligé d'écl'ire Je Dom du contrevenant sur
la réquisitiou des Présidens,

les experl s SCl'OUl nomm és p;ll' celui (lui pl'é-

4

1

�50

ESSAIS HIS'I'OIIlQUE S

encore nécessaire de solliciter nn arrêt du Consei\. 11 fut entièrement favorable aux Consei 1lers. Mais, pour ménager l'amour-propre des
Presidens, le Chancelier en retarda l'envoi officiel, afiu de donner encore le temps il une
conci liation:
Elle devint alors facile il opérer, et les Présidens, qui avaient soutenu leurs prétentions nouvelles avec un grand éclat, n'osèrent plus ell
'
Ce
.
\ laIres.
refuser le sacrIfice
aux usages secu
traité ne causa au banc des Conseillers qu'une
seu le perte qui consista dans le ;ltfai du doyen ,
dont le titulaire a l'ait par négligénce laissé
prescrire le privilège.
A l'occasion des débats qne nous venons de
rapporter, le Roi avait dit au premier Président: Lorsque des contestations s'etèverollt

gageà t clans un procès qui ca usait tic la mésintelli gence entre les deux. b&lt;lncs , il se départait de sa pour suite.
L'aulre dit : Qu'il nc voulait prendre a ucune parl à
c c tte contention , e l qu'il pcrsisLa.it à voul o ir conscn Cl"

l' nnion dan s la COlllpél gni e.

•

sun

LE PARLEMENT DE PROVENCE.

51

dans vobre Compagnie, assoupissez-les dès
lenr naissance. Le Chancelier lui avait ajouté :
Qu'il n'etait pas de sa dignité de souffrir qlt'on
portât des plaintes ct S. LW.; e~ que, pour les
prevenir, il devait se rendre le médiateur des
magistrats, comme il en était le chef M'ais,

loin de tenir compte de cés avis, Marin s'abandonnant il son oaraètère difficile ct à ses emporte mens , renouv ela sans cesse par lui-même
1

des discussions et des querelles qui retentirent
.
,au tl'one.
'
JUsqu
Ce s('rait uous livrer il de trop' longs ct fa s·
tidieux détails , que de nous assujétir il rapporter tous les actes extraordinaires qu'il ne craiguit pas de sc permettre; il suffit de remarquel'
qu'ils placèrent la Compagnie dans la situation
cmelle d'avoir toujours à combattre. Tantôt
il refusait de signer un arrêt, parcequ'il n'avait
pas été de son avis ; tantôt il repoussait la demande d'une réunion des Charrù&gt;res, quoiqu'clic lui fût régulièrement adressée. Dans
une occasion, il poussa l'ardeur jusqu'à consigner sur le registre qu'un Président s'é/Jit exd'une manière irrévérenl
("
l)1'imé il son éO'ard
b '
"

,

�ESSA JS

HISTORIQUES

ce qui fut hautement désavoué par la Cour ,
et compliqua par là même sa position.
Éloignons-nous pour quelques instans de ces
affiigea ntes discussions. Indifférentes pour la
plupart des lecteurs, elles ne pourraient que
contrister le cœur du magistrat, et nous n'aurons que trop d'occasions de lui offrir encore
des leçons de modération, par les' exemples
contraires des plus condamnables excès.

.. ..

SUR LE pAnLEntENT DE PROVE N CE .

53

•

•

CHAPI T:RE V.
Faits di.... ers. -

Se rvic..: de s , acalions .

EN ] 680, dans J'intervalle où avaient lieu

les fréquents débats dont nous avons rendu
compte , on vit l'un des deux Procureurs-Généraux du Parlement (1) abandonner ses fonctions pour devenir Conseiller. Ce titre laissait
apparemment concevoir alors aux membres
des parquets d'autres idées que celles qui parilissent Jes domin er ; ujourd'hui , puisqu'un
Procureur-Général ne croyait pas déroger en
l'obtenant .
L'Avocat-G6Ilcral Gautier de la Molle, r eçut, vers la même époque, des lettres d e
Conseiller h onoraire. Mais la faveur jusque-là
inconnue , qui les ~ccompagnait, força le titulaire il. 110 pas s'en prévaloir. Le Roi lui permit
de prendre rang dans le banc des COl1seillC'f s ,
(1) Le Procure ur- Général de G"nlès .

�-,

;)--1

ESSA IS

HI STORIQUE S

il la dale de sa réception dans le PJnluct. Cc ft,t
pOUl" la Com' l'occasion d'une résistance · opiniàt:re : elle refusa d'enregistrer la concessioll
'1u'il avait obtenue, ct des lettres de jussion

réitél'ées , ne purent enfin la vaincre, que
parceque la Molle promit de ne pas faire usage
de la faveur qui lui avait été accordée, et
continua d'exercer jusqu'à b fin ses fonctions
d'Avocat-Général.
Le vice-doyen fut plus heureux (1), et fit
consacrer sans obstacle un nouveau pri vilège
en faveur de son titre. 11 obtint en résio-nant
,
,
'"
sa charge à son fils , après l'avoir honorablement exercée pendant quarante-cinq ans, ie
droit dont les vice-doyens jouissaient au Parlement de Toulouse, et aux Cours des Comptes
d'Aix ct
· de Montpelher,
'
et dout la Compao-nie
,
.
Ir
'"
naval\: ouert qu'un seul exemple en faveur dn
Conseiller de Ballon. C'est ainsi que mal&lt;Tré
, "
la nésignation de sa charge \ il fut délibéré que
le vice-doyen pourrait parvenir aux h onneurs
du décanat.
( 1) Le Consei ller de P .... ier.

sun La:: PARLEMENT DE l&gt;ROVE NCE. .

Le Chancelier, sur les sollicitations du premier Président , qui avait un pencha'nt décidé
pOUl' les innovations, fit organiser, ell 1681, la
Chambre des vacations snr un pied tout diff&amp;l'cnt de ce qu'elle était autrefois. Au lieu qu e
les Conseill ers qui faisaient le service de cett e
Chamhre, y entraient à tour de rôle, chacun
pendant un mois, et que quatre Présidens y
éta ient attachés, le l\oi ordonna qu'ill\'y aurait plus qu'un seul Président et douze Conseillers, pour en faire le service tout le Lemps,
et que les arrêts s'y rendraient au nombre de
dix Juges.
•
Après avoir enregistré cette déclaration
royale, le Parlement s'empressa d'cn demander la modification. Ses représentations furent
entendues, et particulièrement celles qui consistaient à pouvoir juger au nombre de sept,
pendant les vacat.ions comme en temps ordinaire; Jllais l'édit exigea qu'Ult Président la
présidàt , à peine de nullité.
Cette restriction fu t mal reçue {le la part des ·
Conseillers, &lt;[ui énoncèrent l'avis d'adresser
de nouyell es remontrances au Roi . Plusieurs

.

�36

ESSArS HI STOR I QUES

voulaient lUème que la Compagn ie lui envoyàt des députés. Dans cet{e diversité d'opinions, le premier Président ordonna au O"r effier

" Conde tenir note des différens avis ; mais le
seiller de Michrelis, il qui sans.çloutc le résultat
des votes ne conYen~it pas , prit le papier des
lUains du greffier, et le d6chira avec emportement. Le premier Président eut bien r3ison
cette fois de se lever et de rompre la séance.
11 rendit aussitôt com pte 3U Ch ancelier de
cette iuconvenance condamnable; mais la Compagnie réclama ses droits auprès de son chef ,
et le força de l'(Junir les Challù,res ponr la juger en mercuriale. Michreli s eut à sc repentir
d'3Yoir aussi essenti ellement manqué aux lois
de la hienséance ct de la modération. 11 fut
en effet condamné par les Pairs à des peines
qui, pour n'ètre pas affli cti ves, n'en furen t pas
moins llUmiliantes. 11 fut interdit ponr un an
de ses fonctions, après avoir été l'obj et d'un e
sévère réprimande dans le sein des ChanùJres .
Ce magistrat ne tarda cependallt point d'être
traité avec indulgence de la part de la Compagnie. P lus heureux, mais aussi moins cou•

pable qu'un autl'!') m embre de sa fam ill e, qUJ
fut reduit à s'éloigner pour toujours du Parlement, ainsi que nous aurons occasion de le
raconter, Michœlis obtint la faveu r de reprendre, long-temps avant le terme indique,
l'exercice de ses fonctions. Le retour de l'année judiciaire amena cc bienfait ; et , ch ose
si ngulière, i l fut dû aux sollicitations
du pre,
mier Pr ésident; soi t qu'à travers l'impétuosité
et la hi zarrerie de son caractère, des sentimens
généreux eussent de l'accès sur son ame, lorsqu'ell e se trou vait dans un état ca lme; soit
qu'il filt naturellement disposé en fav eur de
ceux qui , comm e lui , ne savaient pas malIriser leurs premiers mouvemens.
La déclaration qui avait poussé le Con seill er de Mich œlis a u grave manq uement dont
il fut pUCli, avait été révoquee dès le mois de
juill et (1), en sorte qu'en cas d'absence ou d'empêchement de la part des Présidens à m ortier,
le plus ancien Conseill er de la Chambre des vaca tions fut rétahli dans le droit de la présider.
(1.) 1682.

�5R

ESSAIS

HISTOnlQUE S

su n LE PAI\LE 1UENT DE pnOVENCE.

L'organisation de cette Cham)Jre éprouva
dans la suite diverses modifications ; mais enfin
en 1747 , une déclaration royale accordée aux
prières du Parlement , fixa sa constitution d'une
llIanière définit.ive, qui sc maintint jusqu'à la
suppression du Pal·lement lui-mèlUe.
Coll1posée de quinze Consei llers et d'un Président les membres de cet.le Chambre étaient
indiqués par le résultat du droit d'option laissé
aux anciens, de sorte q~ cc Ile fut plus par
une désignation forcée que les magistrats se
trouvèrent attachés au service des vacations,
mais par des arrangelllells particuliers qui concilièrent la nécessité du service, a l' CC les convenances de ceux qui en étaient chargés.

.-

59

CHAPITRE VI.
Scène violent e Je la parl de la Cour des Comptes co utre JI! Pulc IIlCul. -Morl ùu card ina l de Grimaldi , ~1a UCl! de

f\ éunion J e l'Î ulcn -

la pl'oviucc ;\ la rharge Je prem ier Prh ident.

QUO IQUE nous ayions annoncé l'omission d'une
foule de débats peu intéressans, qui remplirent
presqu'à eux seuls L'année 1681 et les trois suivantes, nous Ile pouvons passer sous silence
une scène tumultueuse) où fut déployé tout cc
que la passion pent inspirer de frénésie et de
scandale.
Produite par la vanité, comme presque toutes
les autr es) ell e porta à son comble l'oubli des
convenances et de la réserve.
POUl' prévenir les nombreuses contestations
'lni s'élevaient si SOllvent entre le Parlement et
la Co lU' des Comptes, au sujet des droiLs futiles
de préséance qui n'avaient pas cessé de les diviser, ces deux Compagnies convinrent en 1666
d'un reglement par lequel il fut déterminé

�su n

60

ESSA IS

H JSTOR I QUES

qU 'l' iles n'assist eraient jaUJais aux mêmes pt'Ocessions. L'usage avait en conséquence établi
que le Parlement prenait place a ux cér émonies
de ce genre, par lesqu ellt's cOl lllnençaient les octaves et les j ubil és, ct que la CoU!' des Comptes
assistait il cel les dc clôture.
Ma lJlcurcusement po ur la paix et la dignité
de ç~s deux corps, lc cardina l de Grimaidi ordonna en 1684 unc procession unique pour la
cessation de la sécheresse qui afl]jgeait le pays ,
Le r "glement dont nous avons parlé n'avait pas
assez clairement prév u ce cas, pour clllpècher
la vanité de r éveill er ses r:xigences : aussi les
officiers des Comptes Illanifestèrcnt-ils hautement l'intention d'assister, conull e le Parl ement,
à cette solen nité.

Mais ce fut avec un c chaleur égalc que le
Parlement conç ut le dessein dc s'y opposel'.
Dans ce tte nouvelle lutte, les deux ad versaires
employer ent d'ahord des armes peu dangereuses; elles n'en devaient pas moins porter
de cruell es atteintes à leur cons idération, En
effet , rendant. dcs arr êts contradictoires, il s en
échangérent les signifi cations avec empresse-

LE PAR L EM EN T DB

pnQv ENCE .

ment , sans être disposés à plus d'inùulg'ence ou
de modération.
Cependant le jouJ." de la procession 'lui e:xci-'
tait tant de mouvemens était arrivé, ct le Parlemen t choisit le Jlloment où ,il se rendait à la
métropole, pour faire de nouveau notifier pal'
un huissiel' i:t la Cour des Comptes , de s'abstenir d'assister il la cérémonie. Mais déja cette
Compagnie élait elle-même en marche, lorsque
l'huissier se présenta pour 'l 'emplir sa mission .
Ce f ut eutre les mains de l'Avocat-Général de
la Brillanne qu'il essaya de s'cn acquitter. Ce
maO'istrat
nI' se saisit de la copie (lui lni était 0[t:&gt;
ferte que pour la j eter avec mépris dans la ru e.
Le Parlement dans l'intervalle était parvenu
i:t la métropole, ainsi qu e les autorités inférieures
'lui devaient assister il la procession ; et se loll
l'usaCTe
t:&gt; , allrès leu1' introduction dans le chœ ur ,
les "Till es en avaient été fermées et confiées i.e
la t:&gt;O'a" rde des :u:chers de la vi ll e.
Ce ne Fut 'lu'aloJ."s que la Cour des Compt es
se presenta. COlIIment peindre SOIl désapointement. et sa fureur 1 l'église r etentit bientôt de
ses cris menaça liS , et ses memhrcs trop irt'ités

�su n

ESSA IS HI STOR I QUES

63

L E P.4.RJ.. EME NT DE PROVENCE.

palU' conserver quelque respect dans le lieu

Fllt-il jamais pareille démence? les expres-

saint, s'a~iten t t.umultueuselll ent ct poussent If&gt;

sions manquent pOUl' qualifier une telle conduire, les réflexions sc pressent pour la flétrir,

délire jusqu'à vouloir forcer les barrières qu i
arrêtent leur ambition, Ne pouvan1. yparvenir
' l1arnent contr e les malheureux qui en'
1'1S sac
sont les pacifiques gardiens , et ne crai O'nent pas

de s'emparer de leurs arlll cs rouillées&gt;
" de dé-

et l'horreur qu'ell e inspire peut sellle cacher Le
ridi cule qui la sig'nal e .
A cc tableau en succède un a utre non moi liS

chirer leurs vétemens et de leur porter des

étrange.
L e premier Président, comme nous l'avons dit,

cou ps, Mais ne réussissant point, malgré ces

avait de la vanité, mais il n'était,pas dou é de cou-

efforts scanda lell.-') 'à pénétrer dans le sa nctu aire , leur rag'e déj a si excitée aU&lt;Tmente

rage; ses emportemens cédant il la résista nce t

"

enc~r~, et le Conseiller Croze de Saintes, plus

n'offraient que les paroxismes de la faib lesse) et
étaient étrangers il la bravoure , S'il aimait les

IntrepIde ou plus furieux qu'au cun de ses co llègues, se charge dc leur vengeance , Fou vaiton le prévoir de la part d'un magistrat? 11

intrigues, le bruit , les innovations) les que-

s'élance sacrilègemcut sur la grille et parvient

ressentent e t que tous désavouent ; mais qui

conune

n'est pas moins honteux dans le magistrat que

UJ1

trait au faîte) où méprisa nt l'ima.,.,'

:a

de ,l'Ho~une-Dieu Cl'llCifié qui le termine)
mam frénétique s'en sert C0111111e d' un poillt
d'a ppui pour 1)0r tel' en Jou
' e, sur le premi er
Président, le mousqueton qu'il a surpris il

Ull

a rcher, Grace à la prudence du chef du Parlement) et peut-être à l'indoc'J Lit e' d e l'arnlf' une
E '
)
pro anatl on S:lllglant e est d~to urn ée,

l'elles, il n'en é tait pas m oins fort accessible

•

il. la peur, ce sentiment qu e tant d' hommes

dans le gnerrier) puisque tout cc qui les distingue) c'est qu'il est permis il l'un d'attendre
les périls que l'autre va braver,
Ce n'était cependant point le ca lme intrépide
dont a besoin le magistr at, que la robe pouvait
parvenir à. cOlllmuniquer il Marin , Ses yeux
fixés sur l'arme qui le menace, trahissent

Cil

�64

65

ESSAI S HI STOR IQU ES

SUR LE PARLE iU ENT DE PROVE NCE.

cet instant critique , les soins mal conçus de sa

dans leurs chaises il porteurs, ne craignirent
pas de les attaquer, de leur lancer des pierres,
et d'assouvir leur rage sur les laquais et les

dignité. Il oublie le caractère honorable qui lui
commande, les nobles insig·nes qui le couvrent,
ct comme un homme obscur qui n'a rien à ménager, il s'étend sur le ventTe so us les accoudoirs des stalles, pour échapper ridiculement
au feu d'un audacieux et grotesque ennemi.
l'fest-ce pas le propre des hommes remuans
et brouilionsd'êlTe les plus sensib les il la crainte?
La nature féconde en comlJensations veno-e les
, "
faibles qu'ils subjuguent par la peur que leur
[ait concevoir il eux - mêmes l'effervescence
d'un furieux enncnlÎ, ou l'éucrgie d&gt;un contradictfur ferme et modéré.
L'A ITh evêque, ilJvité p; r les gens du Hoi :i.
filire cesser le scan dale, Ile se livra, pour y
parvenu:, qu'à d'inutiles efforts, et fut enfUI
réduit il ajourner la procession. A lors le Parlement songea il se r etirer ; mais l'acharnement
de ses adversaires devait enlbarrasser sa marche, ct prolonger un tumultueux scanda le.

chevaux . Ayant rencontré le premier Président dans sa chaise (1), quelques-uns des p lu s
fu.rieux s'écrièrent qu'il fililait l'enlever. A
peine revenu de son premier effroi ce mao-is,
"
trat sentit renaltrc toutes ses craintes, ct cette
fois, pour échapper au dang·er, il ne v it de salut que dans la fuite. II brava dès-lors la pluie
qui était survenue; et, mal gré les embarra,
de son costume, se faisant escorter de ses gens
ct de ses ·porteurs, il se m et à courir à I"outes
jambes jusqu'au pa lais qu'il considère à pt'il).e
comme un asi le assez sûr, tant sa terreur est
profonde.
On peut se faire une idée exacte de toute j'irritation dans laquell e ces scandales multipliés
jetèrent le Parlement réuni. Sur-le-champ il
s'occupa de constater tous les détai ls de cette
scène incroyablf'; les gens du Roi furent char-

Les membres de la Cour des Comptes s'en
retournant à pied , tandis que les parlementaires étaient entrés dalls leurs carrosses ou

(1) Les officiers tics Comptes rencon trèrent le prem ier
Prés i(lent Marin dans la J'ue des Tro is Ormen ux.

III.

5

�66

ESSAIS HISTORIQUES

soio-neusement le rapport, et
"CTés d'en l'édiCTer
,,"

de l'envoyer incessamment au Roi.
On devait s'attendre à ce que Louis XIV purût avec sévéril é des excès également inouis
envers le culte et la magistrature: car il ne
semblait pas qu'il y eùt rien de plus grave,
pour des fonctionnaires d'un ordre élevé, que
de porter la confusion et le désordre dans le
sanctuaire de la religion, d'en interrompre scandaleusement les saintes cérémonies, et d'en
remplacer les hymnes par les vociférations de
la h:tine et àes plus crim.inelles menaces. Ce-l
pendant le Monarque se borna à exiger une
réparation qui ne fut qu'éclatante.
. En effet, par un arrêt du Conseil (1), le
Souverain ordonna seulement à la Cour des
Comptes d'assister en corps .i une gra,nd'messe
qui devait être chantée il. l'église de Saint-Sauveur, de s'y placer, à titre de punition, dans
les stalles basses, et que le Conseiller qui s'était
oublié an point d'escalader la grille du chœur
et de braver le premier Président, demeure-

(1) Du moi, de juillet ,6811.

SUR LE pAIlLEllTENT DE PROVE NCE.

rait il deux genoux sur les marcbes de l'autel
avec un flambeau il la main pour faire amende
honorable. Le Roi déclara, dans le même arrêt, que lorsque l'autorité ecclésiastique 01'dOllnerait une procession uniqüe, il n'y aurait
que le Parlement qui aurait le droit d'y assister.
Ce fut la seule satisfaction qu'oh tint cette Compagnie : elle suffit toutefois pOlU' calmer l'agitation qui s'était manifestée si violente.
L'année suivante, le diocèse d'Aix perdit
son premier pasteur, le cardinal de Grinlaldi,
qui fut vivelllent regretté par le peuple. Le
Parlement qui avait eu plus d'une fois .i souffrir
de son entêtement et de ses entreprises, n'en
partagea pas moins la douleur publique, parceque de gr:mdes vertus faisaient oublier les
défauts du prélat, auquel succéda Legoux de
La Berchère, évêque de Lavaur.
Vers la même époque, l'intendant de la province ayant eté nommé premier President au
Parlement de Toulouse (1) , laissa par là mèlUe
sa place vacante. Elle fut confiée à Cardin de
(:) Thomas-Alex.andre 1\lùl'and} scigncul' de Soulle ...

�68

ESHIS HI STO RIQU ES

Lebret, qui , dans la suite, réunit à ces fonctions brillantes celles plus brillantes encore de
premier Président, et il eut le bonheur de les
transmettre réunies à son fils.
L'union de ces charges subsista jusqu'au moment olt la révolution les anéantit sous des
ruines communes; elle ne datait, comme l'on
voit, que de la fin du XVII' siècle, et i l est uti le
d'en faire l'observation, parceque l'on croit assez communément que la réunion de la première présidence il. l'intendance du pays ,' remontait il. des temps reculés.

SU R I . E PAnLEl'tlE NT O F: pnOV ENCE.

69

a.

CHAPI TRE VII.
) Ialallic du Roi . -

I\é joui.ssao.::es pour cé lébrer ;'ja guC'risoll .

LA maladie grave dont Louis XIV fut affligé
il la fin de l'année 1686, offrit au Parlement u ne
nouvelle occasion de faire éclater l'amour qui
l'attachait au Souv erain. Il assista avec une
piété et un empressement exemplaires aux
prières que l'Église et le peuple adressèrent au
ciel avec une éga le ferveur pour le rétab lis -

•

sement de la santé du Roi.
Et lorsque cette Compagnie, après de lon gues anxiétés, eut le honheur d'apprend.re que
les VœlL'C de la France avaient été exaucés, elle
se hàta de donner un libre COurs à sa joie, et
de signaler cet heureux évèneI~ent par des réjouissances et des fêtes qui empruntèrent leur
éclat de l'amour dn luxe qu'avait introduit le
grand siècle.
J usque·là les évènemens les plus mémo-

�70

ESSAIS llISTORIQUllS

l'ables étaient uniformément célébrés l'al' uu

Te Deum et un feu de joie. Mais Louis .IV
avait imprimé il. ses peuples le sentiment des
grandes choses, et l'abondance qll'une longue
paix avait produite, étai t venue alimenter ces
J)esoins nouveaux.
En même temps quc le Pad elllcllt se montra
magnifique, il sut aussi être religieux et charitable ; de la même main, et pour ainsi dire à
la fois, il offrit son encens au roi des cieux, ses
aum&amp;nes il. l'infortune, de splendides festins au
peuple et aux conditions élevées .
Quelquesjours suffirent à d'immenses préparatifs; enfin le 9 février (1), les joyeux tambourins de Provence annoncèrent au peuple la
fête qui devait être célébrée le lendemain , et
les hnissiers du Parlement, en robes, il. cheval , avec leurs baguettes hautes, publièreut
l'arrêt par lequel il était ordonné à tous les chefs
de fami lle, de faire tapisser les rues, d'allumer
des feux devant leurs portes, et de tenir les
magasins fermés pendant deuxjours.

sun LE

PARLE~lENT DE PROV ENC E.

Pour que la solellnité fût aussi édifiante que
pompeuse, des ~um&amp;nes abondan tes furent distribuées aux in di gens et aux prisonniers, et
cent pauvres reçurent des vête mens S Ul' lesquels on plaça un écusson aux armes royales.
Le lendemain , les JlJagistrats en grand cost lUne se rendirent à la chapelle d.u palais pour
remercier la providence d'avoir conservé à la
patt'ie le Prince chéri qui en était la gloire, le
défenseur et le père, Afin que cette ch apelle
pût contenir la foule nombreuse qui s'empressait de mêler ses accens à ceux que la reconnaissance et l'a llégresse inspiraient aux magistrats, on l'avait agrandie par la jonction de la
salle des Pas-Perdus, richcment décorée. En y
entrant, la Compag'nie fut saluée par une h armonieuse symphonie, et par les acclamations
répétées
vive le Roi! vive le Parlement!

de

L'Archevêque officia: les cent pauvres il genoux un flambeau à la main, furent placés
à l'entrée du sanctuaire. Après une messe du
Saint-Esprit, chan tée avec solennité, l'hymne
de la gratitude fut entonné avec transport,
Immédiatement après cette religieuse céré-

�72

ESSAIS R ISl'O IUQUES

su n

LE PARLEME N T D E PROVE NCE.

73

monie, le Parlemeu t fi t dresser daus 1es a venues

l'oubli , qu'à réveiller par de vai ncs et d'impor-

du palais des tables servies avec profusion ,

tunes louanges .
Lorsque le feu e ut été consumé au so n des

autour desquelles le peuple put se presser sans
confusion.
Le soir la Compagnie l'etolU'na dans son oratoire , où j'un de ses membres, en sa cluali té de
Conseiller-clerc, entonua l'Exaudiat, qui fut
suivi du Domine, sa/vU/n f ac' R eg em. L'amom" rendit touchans les acceus de cette prière
nationale.
L e Parlement se rendit ensuite sur la principale place de la vill e, pom" allumer un feu

,

"

qu on y avrut preparé, et qui, par une décor ation allégorique, représentait l'Hérésie détruite par la Religion qui, dans un chal' de
triomphe , tenait abattu es sous ses pieds les
puissances de l'enfer. L'adulation, toujom"s

instrulIl ens, le peupl e accourut devant le palais, ct appbudit avec une joie sans ])ornes à
un feu d'artjfice dont les effets ingénieu x captivèren , d'autant mieux la surprise, 'lue ce
genre de di vertisselllent s'introduisait à peine
dans la P rovence ,
Quand il fut terminé, la ville s'embellit
d'une illumination généra le il laquelle les maoistrats contrib uèrent à l'envi par la profu-

" et le bon goût; et le Parl ement qui fit r elesion
ver les tabl es auxquell es s'était assis le peu ple,
excita par ce moyen les sentimens cJ&gt;.'"}&gt;ansKs
qui l'attach aient il son Souverain et à ses magistrats.

empressée à flatter Louis-le-Gr and , voulait ap-

Dans la lll èm e soirée , tous les ofEci ers du

pru"ernment , par cette im:lge, app laudir à la

Parlement et les dames de la vi lle, se ren-

révocation de l'édit de Nantes, sans s'aper ce-

du"ent chez le premier Président , qui les ava it
invités .

voir que ce grand acte d'intolérance, aussi im politique 'Iue funeste pOUl' l'Etat, n'était pas
même utile à la religion, ct imprimait une
tache qu'il y avait plus d'ar t à abandonner à

Cc magistrat n'a va it r ien oublié pOlU" concour ir â b fète générale. La porte de SO I1 hôtel
était décorée d'un ar c de b:iomphe ch argé

�ESSAIS HI TORIQUES

d'emblèmes et d'allégories 'fui se rapportaient
au Souverain. Des coquilles soutenues par des
tritons placés sur les côtés, recevaient de larg'es
nappes de vin, et au mi lien de la rue était un
brillant feu d'artifice qui fut tiré peu d'instans
après le souper.
La façade de l'hôtel (1), la cour et la rue ,
étaient élégament ornées de festons de lumière, et l'intérieur des appartemens r épondait à la magnifi cence du dehors. Le portrait
du Roi était placé sous un dais mag'nifique ,
dans le principal sa lon. Trois tables de quarante couverts furent splendidement servies,
et une musique mélod ieuseaccoJU pagna l'appéti t
des convives. Chaque fois~u'on porta des toasts
au Roi, des décharges de boîtes en devinrent
les échos.
Le premier Pr ésident fit jeter un e grande
quantité de pièces d'argent par les croisées, et
disposer dans la cOllr de l'hô lel des tables nombreuses où le public fut admis.
(1 ) L'bêtel de :1Iarin étai t si tu é dan s la rue Vi lle
Ver'te.

su n LE PARLEnfENT DE PROVEiXCE.

Lorsque le repas elÎt été achevé, le premier
Président ouvrit le hal avec la plus jeune Jl1ariée des damèsde la Cour. Les masques y furent
admis (1) , ct l'abondance des rafra'lchissemens
le disputa à la persévérauce des danseurs.
C'est ainsi que le Parlement et son chef siO"nalèrent ['heureux rétahlissement de la sanlé

b

du Monarque.
Ce récit intéressant était nécessaire au lecteur, pour le dédommager de l'ennui des discussions fréquentes que cette COml)agnie avait
à so utenir , et dont nous avons cru devoir donner une idée assez éten du e. Mais malheureusel1lent nous ne sommes point arrivés il leur
terme , et il nous reste à en faire cotma Î tre qui
eurent pour resultat d'ohliger le Souverain de
rappeler le ch ef de la Compagnie.
( J) Le dern ier jour de cal'n ;:n 'al.

�sun LE PARLEMENT DE: pnOVENCE.

ESSAIS HISTORIQUES

77

constances à publier les délibérations des tribunaux, le magistrat ne saurait apporter trop
/

CHAPITRE VIII.
ViC JéL at cnt re Io! premier PrésiJo!lIt cl le Pn!~ illen t llc Hegusse. _

~ou" dlc réuni on du co mta l Venaiss in

a la Fra llce . - t e premier

PrésÎllc lll, Je\ cnu oJic:ux à la Co mpag nie , est rappeli.

des nouveaux débats que nous
.avons à l'appeler fut grave, et amena des consequences dignes des motifs qui les avaient fait
naître, Le Président de Regusse ne sut peutêtre pas r éclamer avec assez de modération
contre un défaut de délicatesse, ou une inattention presque également sans excuse. En
prononçant un arrêt à l'audience pub liqu~, le
premier Président s'était permis de chano-er les
"
dispositions que la majorité avait délibérées.
L'ORIGINE

Abus auquel un attachement trop exclusif
pour son opinion pousse quelqu efois , sans
presque qu'on s'en doute, et sans qu'on ait surtout l'intention l)i en déterminée de nuire' ruais
.

,

'

qUI n en est pas moins condamnable et r évolta nt. Appelé par sa position , O ll par les cu'-

de soins à s'en rendre l'interprète fid èle. S'il en
était autrement , de quelle responsabi lité ne se
chargerait-il pas, si la moindre altération dans
le jugement qu'ii est chargé de prononcer pouvait influer sur le résultat de la décision? Alors
ce ne serait point asse" qu'il encourÎlt l'indignation de ses collègues; sa conscience le livrerait à des remords cruels, parceque le juge
intérieLU' et incorruptible ne pardonne pas plus
qu'il n'oubli e, et,que ses supplices sont éternels r
Quelque tort que le Président de I{egusse put
avoir ell acL:essant avec chaleur ses reprocbesà
son chef, il faut cependant lui tenir compte dr
ne pas avoir usé du droit qui lui appartient de
l'interrompre au moment où, devant le pub lic,
celui-ci tronquait l'arrêt dont la prononciation
lui était confiée, et d'avoir ajourné au lendemain l'exposition de ses plaintes, pour les circonscrire dans le sein de la Chambre,
Mais le premier Président Ile pouvait pas
comprenru'e que c'était un ménagement, ct,
se laissant entraîner à la colère ([ui est touj ours

�sun

ESSAIS HISTORIQUES

un mauvais consei l et un plus mauvais défenseur, il ne repousse les représentations du collègue qui l'huntiliait, que par les vociférations
les pIns extravagantes eL des jUl'emens qni,
pour être indignes de sa position, ne lui étaient
pas moins familiers. Aux efforts que l'on tente
pour le calmer, il n'oppose que de nouvelles
fureurs, et il invective tellement contre Regusse, que ce magistrat ne v;it pl us de satisfaction suffisante que dans le recours au Prince ,
refusant ainsi de s'en rapporter à la décision de
la Compagnie, que Marin aurait acceptée pour
juge, après 'JUe le calme eût succédé aux trauports qui avaient si viol emment assiégé son
arne.
Malheureusement le Président de ReCTusse
"
s'abandonna à la conduite dont pen d'hommes
savent se défendre, lorsqu'on les a blessés avec
quelque profondeur. Il ne put se résoudre il
demeurer dans les bornes de l'outrag'e particulier dont il avait à se plaindre, et à attendre
en paix que le Roi le dédol.lllIlageàt par sa j ustice. Explorant au contraire toute la vie de son
chef 'ju'il conSl'dera
' comm e un ennemi impla-

LE PARt,.EMENT DE PROVE N CE.

79

cable, il dénonça au Chancelier, non-seulement
les torts qu'il avait envers lui , mais tous ceux
qu'on pouvait en général lui imputer avec plus
ou moins de justice.
li lui reprocha surtout d'avoir dérogé, dans
ùes vues de cupidité , à l'exécuüqn de l'ordon nance de Moulins, relative aux formes à suivre
dans les procès jugés par Commissaires (1) :
reproche injuste, puisque Marin n'avait fait
en cela que suivre l'exemple de ses prédécesseurs. Mais cette dénonciation spéciale eut des

(1). Les articles de \'onJonnnn ce voul aient que les procès p;w Commissaires fussent ju gés p al' de ux p,.és iùetl s

el c inq Conseill ers. L'nsage ou Parlement ) qui y Avait

dérogé , consistait à se conlenter d'un seul Prés id ent

qui l'CCeVail (es étnolumen s de deux., et 1\ y "dmelt re
tous les Conseillers qui voulaient y

partageaient la ré tribution dévolu e

;) SS is tCl',

;"lU X

c t (lu i sc

cinq de l'orJon-

nance .

Mais ces détails sont trop éloig ll és ùe nous cl étransers à nos Cormes J pour comporter des dëvelopp em ens
(Iu'on peut yoir dans l'Eist. man use. du Parlem. de
Prov. ) pal' 1'1. dJHesmÎ\,).l de Moissac J lolU. TI, pag. 522
('t

suiv .

�80

ESSA rs

HI STOR IQUES

celier demanda à la Compagnie et!t l'intendant
des détails qui réveillèrent de nouveaux débats, en remuant les intérê ts opposés des divers
bancs de la Cour. Le premier Président et des
Commissaires furent obligés de se rendre à
Paris, au sujet de cet incident que le Roi termina au mois de décembre 1688, en exigeant
l'observation exacte de l'ordonnance qui, négligée jusqu'alors, fut depuis ponctuellement
exécutée. Le l'rem ier Président ne reçut pas,
pour le moment, d'autre désagrément des démarches hosti les du Président de Regusse.
Pendant que cette affaire occupait la Compagnie, le Roi avait de nouveau rompu ses
relations avec la Cour de Rome, au sujet des
droits de régale qu'elle prétendait exercer en
France (l ). Cette circonstance l'engagea, un e

~J..

su n LE PAnLEMENT DE PROVENCE.

suites fachellses et en grand nombre. LeChan-

secolldc fois à reprendre sur le Pape la vill e
d'A vignon et le comtat. Venaissin, et!t les réunir
il l'ancien domaine des Comtes de Provence ()).
Moins a!tentif dans cette conjoncture à l'ohs('rvalion des formes, Louis XIV se borna à donner
l'Ol·dre !t son Parlement de Provence d'en
prendre possession en son nom, comme ('Il e
l'avait fait en .1663. La Cour procéda par des
COffimissairès chargés de la représenter; mais
le choix du premier Président vint encore
ajouter au mécontentement que la Compagnie
ùprouvait à l'égard de son chef. Loin de conner
cette mission aux anoiens qui doivent êtœ préférés, lorsqu'il s'agit de mandats d'honneur ,
Marin sembla prendre plaisir à les humilier ,
et se fit accompagner par les plus j eunes Conseillers : aussi le Parlement profita-t-il de son
absence pour se plaindre au Chancelier de cette

( 1) On appela it du nom de régale, le dro it &lt;lue possédaient les Rois cleFïance, à PexclusioD de tous les autres
souverains
..
. .
' de ,"oui r ,pend
a n t 1a vacance des sieges
eplsco paux. el jusqu'à l'enreg istl'ement du sermen t des
nOu\'E"&lt;tt1~ éyèqu es des .
'
..
,
I CVen u s (lU I y CL:l.Ien l attach és,

et ùe conférer encore divers bén éfices qui en dépendaient, à des sujets &lt;lui n 'é Lilient point tenu s de solli cite."

l'institution canonique tics gra nds- 'y ica il'cs. (A ncIuctil ,
J-li.#. de Ji'rance,.:\u 1681 . )

(1) En IG88.
JlT.

6

�ESSA IS HlST01HQUES.

inconvenance qui paJ.:aissait grave à la susceptibilité.
Mais combien d'autres suj ets de reproches ne
s'élevaien t-il s pas contre le lIlagist1'at qui était

à la tête de la Co mpag nie! Qn'était, en effet,
b violation des lois de la Ilienséance ot des
égards, en comparaison de l'infraction de ce lles
qui concernaie,l1t sa délicatesse, sa probité, ct
la réserve dont ses fonctions Il;i faisa ient Ull
devoir rigoureux ?
Ne l'accusait-on pas de faire des efforts indécens pour emporter les arrêts d'autorité, et de
pousser l'oubli des devoirs jusqu'à en altérer
les dispositions, loxsque l'indépendance s'a.ffi:anchissait avec courage du joug qu'il voulait
imposer?
Ne l'accusait-on pliS d'être asservi au vil
amour de l'argent ; et, poux satisfaire sa oupidité, d'exiger des droits équivoques, et d~.2ré­
tendre à d'autres (ju'aucun titre ne pouvait justifier ?
Enfin ne l'accusait - on pas de manquer à
ce tte gravité et à cette décence indispensables
pour le chef d'une Compagnie souveraine, et

•

SU R l.. E PARLEnlE NT DE PROVENCE.

83

de sc permettre envers les IIvocats, durant le
coms des audiences, des apostrophes aussi
grossières que sales, et qui , indignes de la majesté du temple de la Justice, tendaient inévitablement il déverser le mépris et le ridioule
sur ses ministres et ses oracles (1).
Tant de travers et d'excès n'étaient plus
supportables ponr la Compagnie, qui voyait sa
considération compromise par la conduite si
peu m esurée de son chef. Elle conçut dès-lors
le dessein de solliciter son rappel; mais l'èntreprise était délicate. Comment pourrait-elle
faire entendre ses plaintes, si elles détaient pas
régulièrement arrêtées en assemblée des Chambres; et corrullent espérer de les faite réunir
pour un objet semblable, quand elles ne pouvaient l'être sans l'autorisation du premier
Président? La nécessité rend ingénieux: voici

(1) U n jour, scion sa malheureuse coutum e., l'avoca t
Lordonnet pIaillait longu ement. Le premier Président
l'interrompi t avec impati ence , e t l'apostropha ùe ce
gt'oss ier ca lembours J qui n )~ta i t qu'un e d~ gottlant e in-

jure : Lordonnet~

lIt

me lardes; va te f.·. · f. ..

�85

ESSA IS HI STO RI QUES

S Uit LE PARLEl\IENT Dt: PROVENCE.

conunent les magistrats surmoulèrent un ob stacle qui paraissait invincible. Le doyen assembla chez lni quelques-uns de ses amis les
plus sÎtrs, qui dressèrent aussitôt une délibé-

l' un ful envoyé au doyen du Parlement, ; un

ration tendant à donner pou "où: au Conseiller
Boyer d'Éguilles , que les affaires de la Compagnie retenaient à Paris, de porter officiellement pJainte au Itoi, coutre le premier Pré ·
sident , au nom du banc des Conseillers. Chacun de ces magistrats Ilt ensuite signer ce Lte
délibéra tion à ses amis intim es, sans leur en
expliquer précisément l'objet, de manière que ,
par cette ruse, les vœlL" que chaque membre
du Parlement formait en particulier furent
l'emplis, sans compromettre le secret qui était
si nécessaire au succès de cette démarche. Il
fut si bien gardé, que le premier Président n'e n
conçut pas m ême le plus léger soupçon.

second [ut placé aux archives de Sainte-Gellev iève ; IIll de ses amis accepta le dépÔt du
troisième; les deux derniers r estèrent en SO Il
pouvoIr.
Le Chancelier à qui il fit part de sa mission ,
exigea qu'il lui remît le titre qui la constituait ;
ct , comme par oul)li , il négligea de le lui rel1ill·e. Sa prévoyance avait heureusement ohvié à
ce t inconvénient, qui était le résultat d'un calcul imaginé dans l'intérêt de Marin_
Quelque indigne qu'il en fût, le Chancelier
rendait on effet celui-ci l'objet d'une ardent e
protection. La preuve en est que le député de
la Cour étant re tourné auprès de lui pour l'cnIretenij; de nouveau de cette affaire, le Chan celier feignit d'ignorer qu'i 1 était détenteur de

En recevant cette délibération , le Conseiller
( de Boyer d'Éguilles ne crut pas pouvoir prendre trop de soins pour sc ménager la preuve
du mandat dont on l'investissait. L'évènement
prouva que c'était la prudence qni l'avait ins-

srs pouvoirs , lui en demanda de nouveau la
représentation; ct, sur l'assurance que lui donnait le Consci lIer d'Éguillcs de le lui avoi r
rcmis, il le désavoua avec emportement , ct 1ui
reprocha de s'ingérer de lui-m ême et sans mission cl ans cette a/faire, pour parvenir sa ns cloute,

piré. 11 en fit faire cillC! extraits authentiques;

par des ca lomnies , il satisra ire quelqu e an i-

�36

~u n LE IJARLEI\1E.NT DE

ESSAIS HISTOfilQUE S

lllosité personnelle, et lui assura que, son plan
étant dé~ouvert, il ne manquerait pas d'en être
puni. D'Eguilles insista encore pour rappeler les
souvenirs du ministre; mais s'apercevant qu'il
perséverait en vain clans ses efforts, il se décida
à tirer de sa poche une nouvelle expédition de
ses pouvoirs, et la remettant 1ll1tre les mains
du Chancelier, lui dit avec énergie: « J'ai si
« hien pris mes mesures, monseigneur, que je
« pouuais encore facilement remplacer celle-ci,
« si elle est destinée au même sort que la pre« mière. » Ces paroles glacèrent le Chancelier

q1ù répondit aussitÔt avec naïveté ces paroles
honorables pour d'Éguilles : On m'avait informé de votre probite, monsieur, mais Ol! ne
m'avait pas dit que vous fussiez si habile.
On comprend aisément le zèle que le député
de la Cour mit à s'acq1utter de la mission délicate qui lui avait été confiée. Il s'appliqua surtout à justifier Jar écrit tous les reproches que
la Compagnie adressait à son chef. Mais le
Chancelier essaya encore de sauver ce magistrat, et crut y parvenir en obli&lt;Yeant scs adversaires, par un coup d'autorité , à sc désister

'"

pnOYE NC E.

de leurs poursLliLes. Dans cette vue, il fit citer
le doyen, Irois Conseill ers et l'un des pl'OCllJ'clll's-généraux, p~ur avoir à répondre de leur
conduil.e . Ces magistrats s'empressèrent d'obéir.
Quoique excessivement àgé et infirme, lcvénél'able doyen de la Cour (1) voulant repondre il
ce t appel, fut obligé de se faire transporLer il
))a1'1S en clJaise il porteurs. Ce flü lui qui eut
l'honlJeur de porter la parole au Hoi, au nom
de ses collègues. L'énergie de ses discours. eL le
respect qu'inspü-aÜ sa vieill esse, trompèrent
les espérances que le Chancelier avait conçues;
cl. 'luoique Louis Xl V renvoyàt les 1lIagistraLs
à recevoir ses ordres de la ])ouche de son ministre , cc prince comprenant qu'il n'était plus
possiJ) le de tolérer les profanations ct les écarts
du chef du Parlement de Provence, sans en
dcvenir en quelque sorte le complice, eLsa sagesse en imposant à l'aveugle condescendance
cl II Chancelier, S. M. frappa Marin d'un honLeux
l'appel.
Nous ignOl'ons ce que devint cc lllalheul'Cll X
( 1) Lomhord Goul'don,

�88

sun

ESSAIS HIS'I'OIIiQU ES

magisb:at. Mais, en consentant il s'éloigner sans
éclat du Parlelllentdontii était le chef, nentit-il
pas lui-même le sceau de son aveu aux graves
inculpations qui l'avaient atteint? Car, s'il est
vrai, cornIlle HOUS l'avons indiqué passagèrement en note, au commencement de cet ouvrage, que le titre de premier Président ne
conféràt qu'une commission révocahle , il n'en
est pas moins certain , qu'en sa qualité de Président il mortier , Marin pouvait demeurer attaché à la Compagnie , ou n'en être expulsé
, ,
.
quapres un Jugement régulier.
C'est donc apparenunent parcequ'il sc rendi!
justice, que lE) principe de l'inamovibi lité '[ui
le protégeait fut méconnu san.~ être v iolé', s'il
en eût été autrement, si Marin n'eut pas abdiqué de lui-même les fonctions 'Ille sa concluite
avait flétries, combien n'atuions - nous pas à
gémir, encore 'lue scs crim es fussent palpables,
Sl un pouvoir incompétent et arbitraire avait
empiété sU!.' les droits de la justice ! Aucune
considération particulière ne peut en effet porter atteinte au principc sacré de l'inamoyibilit é
judiciaire , parcequ'au lie u d'êtTC conç ll cla ns

Lg PARLEME NT OE PI\OV'E NCE.

l'intérêt de la magistral urc, il a co nsacré une
garantie au prolit de la société tout entière .
C'est parceque le magistrat est inamovible, que
le temple de la justice est pour le pauvre celui
de l'égalité ; 'lue la veuve et l'orpheli n s'y élèvent avec confiance contre l'homme puissant
et en crédit, 'lue le malheureux crimine l se
console en n'y recevant q ne la peine de la loi;
e'est p~rcequ'il es t inamovib le, qu e le magistrat
tient avec fermeté la balance en équilihre, et
assure le bonlleUl" des peuples qui sans justice,
ou, cc qui est pire encore , ~vec un simulacre
cie justice enchaîné par le caprice, l'arbitraire
et la versatilité , sont sans cesse m enacés d'être
la proie d' une dévorante anarchie.
La retraite de Marin fut d'a utant plus applaudie, que le chef qui lui snccéda était déja
cher il la Com pagnie () ) : c'était Lcbret , Î1ltendant de la. prov in ce qui , comille nous l'avo ns
dit, réunit ces différentes fonctions.
Cc f"t au mois de noyemhre 1690 'I"e ce
(1)
p OUl'

Le P"rlemenl ::H.lI'CSSa ses r ern cl'cÎ m cns ~Hl Roi ,

le choix. qu'il ~y"it d;Jigné ["ire de Lcbrcl.

�go

sun LE PARLEMEl"T DE pJ\OVE NCE

ESSAIS IlI STOI\ IQU ES

nouveau pl'ellliel' Président fut installé. La
COllr eut il. procéder il. l'information SU I' sa vie&gt;
mœl~I'S et religiol1, ct il. recevoir SOil serment de
fidélIté au Roi , pUl'Ccque Lonis XIV Je dispensa
d'all er lc préter entrc ses mains,

CHAPITRE IX.
Conduite sa

se du

l'remicr Président. - CI'ue. _Concessions f;) i lc ~

à Il Archcvèquc de la pari de la Corop"gni e. - Les pro \'urcu rs
relevés

J ' Ull

usage humili ant .

LA conduite du magistrat que le Souverain
venait de placer il. la tête du Parlement) justifia
pleinement l'opiuion qu'on en avait conçue.
S'éloignant avec soin des b.'aces de son prédécesseur) ses actions furent aussi circonspectes
ct mesurées, que celles de Marin avaient été irréfléchies et condamnables. Loin d'élever des
discussions propres il ramener des troubles dans
le sein de la Compagnie, il s'appliqua religieusement il. prévenir ou atteindre ceux qui, malgré
lui, pouvaient encore l'agiter. L'histoire doit le
louer d'avoir , par cette sage conduite, marqué
de longues lacunes dans ses annales. Le Parlement éloigné) par ses soins, des conjonctures
orageuses qui avaient tant de fois com pl'olllis
son repos ct sa di gnit é, n'cul plus, pendant

...

\ -.
~ -_....-.......:'

.... ~

�~)2

ESSA IS IlI STOR I QU ES

long-tenqJs , qu'à s'a u acher paislblemenL à l'adm inistration de la j ust:icc.
Il r essentit néa nll10ins les malh eurs qui suc-

cédèr ent ~ la longue prospérité du Monarque.
En 16g3, Louis XIV obligé de recourir à des
ressources désespérées ùont les r ègnes precédens avaient fait si souventusa&lt;re
" , fut r éduit ,
COillmc eiL'I: ) à cr éer une g rande qua ntité de
char ges. La crue qui frappa sur le Parlement
d'Aix fut de delL'( Présidens à mortier , de six
Conseill ers ct d'un Avocat-Généra l. Mais en sp
soumettant avec respect à celle lIIesure , la
Compagnie ch er cha à concilier ses intérêts avec
ses devoirs, et h'aita dans celte v ue avec le
ministère ,pour qu c, m oyennant une somme de
quatre cent quarante mille li vres, 'lu'elle off;'ü
.
,l'acqmtter
en trois paiemens é"au x de six en
.

0

',nois, ell e clev'lnt propr iétaire des offices,
et put les v end re aux personnes 'lui lni seraient
agréab les. En accep lan t ccl te pro position "énére use , le Roi adoucit l'amer tullle dll sac~·ificp.
'lll'il avait imposé.
S IX

POlll' facilil er la yenle de ces offi ces,c
1 P aI'1Cment déclara faire gracc de la moilié du ,h 'o il de

su n LE

PAHL EI\1E N T D E PROV ENC E .

93

bon net à ceux 'lui en feraient l'acc!uisüion , et
IClll' assig na leurs fonctions r espectives en les
ùivisant dans les différ entes Chamùres . Ainsi
la Grand'Chambre et la Toumelle furent aug Iltenlées d'un Président ct de çleu-x Conseill ers ,
et la Chambre des enquètes seulement ùe deux
Conseill ers.
L e premier Pl'ésident fut le premier à acquér ir l'un de ces offices pour son fil s; mais , après
ùeux ans d'exercice , celui-ci s'en démit pour
acheter une charge de Maître des requêtes.
Dans le mois de décembre ( 1) Daniel de Cos nac, nommé depuis six ans à l'arch ev êché
d'Aix, obtint enlin ses bnlles) 'lue les div isions
survenues entre le Roi et le Pape ava ient retardées. 11 les présenta de suite au Padement
qui les enregistra sans difficulté ct l'affran chit ,
selon l'usage, du droit de bonnet qu'il devait ell
'Iualité de Conseill er honoraire. 11 v int en faire
ses rc mercÎm ens à la Compagnie avec une affahilité r espectueuse ; mais, malgré ces témoig nages,
il s'ohstina à ne pas vouloir prendre sa place

�94

S UR LE PAl\r.EME NT DE PROV ENC E .

ESSA 's li ' STon'QUES

95

vailler, accrut de beaucoup la misère. Pour la
soulager, le Parlement se h:\ta de faire distriJlUer aux pauvres des secours considérables.
Telle était sa conduite dans .toutes les circonstances impérieuses. Jamais on n'avait fait
en vain un appel il sa bienfaisance, parcequ'i 1
était toujours prêt il secourir l'infortune. Nous
pourrions en foul'nir un grand nombre d'exemples honorables, mais nous nous contenterons
d'en rapporter ici quelques-uns. Les riguem's ex-

clans le sein cln Parlement par le motif, qn'ainsi
qu'on en avait usé avec ses prédécesseurs, on
lui refusa d'entrer dans les Chambres avec sa
croix. li aima mieux renoncer à l' un de ses plus
honorables pfivilèges que d'abandonne!' cette
prétention.
Ce ne fut point il cette démarche singulière,
comme on peut s'y attendre, (lue s'alTêtèrent
les exigeances du prélat. li forma plusieurs
demandes que tous les précédens repoussaient ,
et qui étaient particulièrement relatives au
bureau de l'hôpital qu'il voulait présider, et à
l'hospice de la maison du Refuge dont il souhai·
tait d'obtenir la direction.

trêl'nes de l'hiver de 1709, en faisant périr tous
les arbres, et moissonnant d'avance toutes les récoites, ravirent aux agriculteurs, jusqu'à leurs
dernières espérances, et produisirent U11e telle
elévation dans le prix des denrées que , sans la
s'logesse des administrateurs , la province eÎI t
été condamnée inévitablement au fléau de la
disette . Des approvisionnemcns considérables
éloignèrent cc malheUl'; mais, au 1110is de
juin, les Procureurs du pays ayant épuisé
tout.cs leUl's ressources , ne pouvaient plus
lutter contre la famine , si des associations généreuses ne concoUl'aient aux moyens de faire
rie nouveaux achats de grains. Avertie de ces

L'esprit de paix qui animait le Parlement
fut utile aux entreprises de l'Archevêque. La
Compagnie auna mieux céder des droits certains, qne de les exposer il de nouveaux débats. Ces dispositions lui firent souscrire un
arrangement, dans lequel son concours et celui
du prélat furent simultanément établis pour la
direction de ces établissemens.
L'hiverd e , 69{l fut ex h'èmement rigoure1lx ,
et l'excès du froid ne pCl'111eLlant pas de tra-

\

�96

besoins, l'honoraJ)lc Compagnie délibéra sU1'-lechamp de prêter une somme de ~5)ooo li vres,
et que, dans le cas où elle ne trouverait pas
elle-même à l'enlprunter, chacun des magistrats
aiderait à la fournir, en envoyant, !.t défaut de
numéraire, sa' vaisselle à la monnaie. Son crédit
la dispensa de recourir à ce moyen extrême,
que son al'deur !.t soulager le peuple lill avait
fait adopter avec une sorte d'enthousiasme,
En 1746, les armes du roi de Sardaigne parviru'ent à reprendre le cOlllté de Nice sur la
France, et !.t franchir même les frontières du
royaume,
Antibes tomhe dans les mams des étran""ers et lesmaO"i~tratsdu Parlement, dans cette
'circonstance,
"
"
trouvent l'occasion de montrer
il la fois leur courage et le plus généreux dévouement,
Ceux que les vacances tenaient éloignés, sont
aussit&amp;t l'appelés, Le' péril commun les ramène
" poser ".1'1]0tous a, l eur poste; et c'est pour sim
nOl'abl es sacrifices, Ne pouvant prendre Inimêm e les armes pour la défense de la patrie ,
le Parlement arrète de leve1' !.t ses frais un 1a-

97

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCI"

ESSAI S HI STOI\IQ ES

taillon, et ne tarde pas de l'offl'Îl' au gouvernement.
Peu de jours après, l'état de gêne dans lequel
se trouvait la ville d'AL&gt;:, excite encore sa hienveillante protection, il emprunte 50,000 livres
qu'il lui prête, et en lui remettant cette somme
/

importante, il manifeste les nobles sentimens
qilll'ani.:ment,
« Consuls d'Aix, dit en assenù)lée des Challl« hres le Président de Regusse, au::.: magistrats
« de la cité, la Cour en vous donnant des mar« ques d'affection n'a consulté que sa tendresse
« pour votre ville . Vous trouverez touj ours
« dans cet auguste Sénat des citoyens zélés
« pour le bien public, des pères sensibles à vos
« besoins, et des protecteurs qui ne vous ahan« donneront jamais, »
La ville d'Aix offre-t-elle encore (1) le triste
spectacle d'un grand nombre de familles dans
la détresse , le Parlement s'empresse de nouveau
de se prOCUl'er une somme de 6,000 livres qu'il
n'avait point, pour la distrihuer aux plus nécessi·
( Il D.ns le pl'intemps de ' 71'8,

III,

7

�ESSAIS HISTORIQUES
98
teux, et le magistrat qui la fournit à la COIUpagnie, s'associa d'une manière bien touchante

il sa charité, en refuSant, à cause de la desti-

nation, de stipuler des intérêts, et négligeant
d'assigner un terme à son remboursement. Ce
magistrat généreux que l'humanité reconnais[Sante nous presse de nommer, était le dernier
1Président de Regusse.
Dans une autre occasion (1) les ressources de
l'hÔpital général de Saint-Jacques , se trouventelles momentanément épuisées, le Parlement
envoie un don de 2,400 livres pour secourir les
malades.
On conçoit que se montrant ainsi l'ami charitable et bienfaisant des malheureux, le Parlement devait être l'objet des sentimens de la
plus respectueuse et la plus générale affection.
Dans l'année 1694 , dont nous nous sommes
éloignés quelques momens, la Compagnie
donna ses soins à la vente des offices nouvellement créés, et parvint aisément à s'en défaire.
( 1) Pendant l' b;",,!., de 1760.

SUR LE PAnLUfENT DE pnOVEN CE.

99

Elle renouvela ensuite les mercuriales, dont
l'usage utile il la dignité, au hon ordre et à la
discipline du Corps, s'était en quelque sorte
perdu, et n'était plus observé avec exactitude.
Aussi la magistrature sembla-t-elle successivement pel'dre une partie de son éclat, et ne se
soutenir qu'avec effort au milieu du relâche~
meut des mœurs , que l'amour du luxe et de
la dissipation avait amené à la suite des glorieux h'ophées de la victoire, et qui reçut des
développemens funestes sous le règne suivant.
Le seul objet que nous ayions il i'emarquer
dans les mercuriales, dont nous venons de fixer
la date, est d'un assez faible intérêt ; mais iL
prouve toutefois l'importance que nos pr6décesseurs attachaient à la présence des magistrats aux processions, et l'indifférence qui commençait à éloigner plusieurs d'entr'eux, de
l'accomplisscmentde ce devoir. Les mercuriales
fixèrent en effet des amendes de 20 liv. pour
les Présidens, et de 10 li'V . pour les Cbnseillers
'lui 1'l égligeraient d'assister aux solennités l'eli-,
,
gleuses .

�100

ESSAIS 1I1STORI QUES
SUR LE PAHLEIUENT DE PHQVENCE.

Un usage dont nous ne pouvons pas indiquer
précisément l'origine , mais qui relllontait à
des temps fort reculés, avait assujéti les Procureurs à demeurer à genoux, à l'a udience
du Parlement, pen dant tout le temps de la
plaidoierie de leurs avocats. Plusieurs fois ils
avaient adressé leurs instances à la Compagnie, pour être relevés de cette obligation humiliante; mais leurs efforts avaient toujours
échoué devant la rigidité des magistrats, et
leur attachement aux pratiques anciennes.
Les Procureurs furent plus heureux ea 1697 '
Profitant des dispositions pacifiques et à la fois
indulgentes que la sagesse de Lebret avait fait
naître dans la Compagnie, ils trouvèrent roccasÎon favorable d'être affranchis d'un usage
d'autant plus aflligeant, qu'il se tliouvait pl us
opposé aux nouvelles mœurs. lis furent seulement soumis à rester debout ct découverts, tout
le temps que leurs avocats plaidaient. Leur joie
d'avoir obtenu cet acte de bienveillance fut si
grande que, pour en manifester leur gratitude,
ils firent un don de 2,000 liv. a llX frè.res prêcheurs pour la reconstruction de leur église.

J 01

Le Parlement, plusieurs années après (1),
se montra moins généreux pour les g-entilshommes décrétés de prise de corps.
Selon des antécédens fort anciens, il était
élabli qu'ils assistaient également à genoux
au.lC audiences (2) où leurs procès étaient instruits. Cependant, cOJ?me ils ohtenaient quelq uefois, il titœ de grace , d'être dispensés de
celte hmniliation, l'Avocat-Général de Gauffridi conçut l'idée de la rendre générale, el;
d'effacer ainsi des distinctions prosCl-ites par la
justice; mais ce fut en vain que, dans un bril-·
lant réquisitoire, il s'efforça de faire commuel'
les exceptions cn règle. Jaloux de conserver
les coutumes propres il faire senti.r sa puissance, et de ne pas se priver de conserver des
graces particulières, le Parlement ajourna indéfiniment cette demande.
(1) Au commencement de 1716.

(2) Les roturiers étaient même :"oumis ft celte humi1ialion, lorsqu'il s n'étaient décrétés que 'd'ajOl1rne nl eut.

•

�ESSAIS HISTORIQUES

10~

CHAPITRE X.
Pompes funèbres. _

Mesures relati ves

Résistance qu'ils y opposent . -

des Eaux el Forêts. - Bals

aUI

honoraires des Avocats .

Étahli.ssemcnt de la Chambre

masqu~s.

était depuis long-temps perdu pour
la Compagnie de rendre les devoirs funèbres à
L'USAGE

ses magistrats, et les parens du défunt négligeaient eux-mêmes d'annoncer au Parlement
la mort de ses membres. Les frères du Conseiller de Cabanes se repentirent peut-être d'en
aV&lt;;lir agi autrement. Ala mort de cc magistrat,
ils envoyèrent des Avocats au Parlement, pour
lui en faire part, et lui apprendre en mêllle
temps qu'il avait manifesté le voen d'être inllluné sans cérémonie. Malheureusement quelques m emh res de la Compagnie , indisposés
de ce que le défuut paraissait avoir voulu Illi
imposer la loi , demandèrent l'assemhlée des
ChanùJres pour en délibérer , prétendant qu e
la Cour deva it so lenn ellem ent assister aux fll-

S UR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

103

nérailles de ses membres, toutes les fois qu'on
llli ferait part de leur mort.
En effet, le Parlement délibérant sur cc
point, arrêta qu'à l'avenir tous les magistrats
qui décèderaient dans la ville seraient enterrés
avec cérémonie, ct qu'à moins qu'ils ne l'eussent
défendu par leur testament, il leur rendrait les
honneurs funèhres. La 'Compagnie détermina
en même temps que l'inhumation du Conseiller de Cabanes se ferait avec pompe, pal'ceque ses intentions, renfermées dans un testament mystique, ne pouvaient être connues a
temps.
Deux jours après, la Compagnie rendit les
mêmes devoirs au Président Thomas de La
Garde, qui, n'ayant pas eu la précaution de
déclarer qu'il voulait être enterré sans cérémonie, exposa ses héritiers à des dépenses
considérables, parcequ'à cell es d'un convoi
nomhreux, il fa llu t ajouter encore les frais
d'nne chapelle ardente (1).

( 1) Lo rsque les fun él'&lt;lill es d'un Ul &lt;ls ÎSlt'a t avaient li eu

�ESSAIS HISTORIQUE S

105
Étendant plus loin sa vigilance, elle jugea à
propos, peu d'années après (1) , de s'occuper
des avocats d'une manière générale.
Le désintéressement le plus pur honorait
autrefois leur Ininistère; mais séduits peu à
peu par l'amour du gain, ils étaient arrivés au
point de mettre à leurs secours un prix exorbitant, qui dépassait Bouvent l'intérêt du litige
qu'ils étaient chargés de défendre (2).
Le Parlement d'Aix désirant réprimer cet
abus qui l'affligeait, suivit l'exemple que celui
de Paris, un siècle auparavant, avait donné
dans les mêmes circollstances, et rendit un
arrêt par lequel les avocats furent obligés de
sun

Les sommes que coûta cet enterrement dégoûtèrent les magistrats de pareilles pompes,
et les portèrent à eJ\..prilller soigneusement leur
volonté d'être inhumés sans céremonie, afin
que des solennités inutiles pour ceux qui n'étaient plus, ne vinssent pas ajouter à la perte
que déploraient leurs familles.
Le seul fait algne · de remarque que nous
offre la première année du nouveau siècle ,
est la rigueur avec laquelle le Parlement
chercha à mainteni.r le respect dû il ses arrêts.
L'Avocat Giboin , v oulant répondre dans sa
plaidoirie il un préjugé qui lui était opposé dit
,
'
·
(l un ton raIlleur; C'est un arrêt solitaire rendu
aux enquêtes. La Compagnie trouva dans ces
expressions un manquement assez o-rave !Jour
l"
b
engager a mander cet avocat , et il. le réprimandCl· sévèrement derrière le bureau, cn
présence des gens du Roi.

LE PARLEMEN T DE PROVEN CE .

(I) En 1703.
(2) "Le ministère des Avocats ( dil M. d'Hesmil'Y de
u l\'loi ssac , Elis!. manusc . du P arlem . de P rov . , t. If ,
~(

p. 569 ), dont la gloire faisait autrefois toute la récom-

Il pense, ain si qu'il paraît par le Dom qui est demeuré à
en cérémonie , un nombreux clergé et toutes les œuvres
assistaient au couvoi qui se rendait Ilrocess ·

Il

lonD e ero ent,

fi

leurs honoraires, était dégé néré en espt:cc de trafi c

t(

sorùiuc, par les rétributions ,e xcessives qu'il s exi-

f(

geaient des parties. La COUl' a\'ait appri s p al' div erses

et, par de lon gs circuits, à la chape lle du palais 1 où le

Il plaintes, qu e., clan s plusie urs procès, le pl'ix des écri-

dcfun t é tait l'obje t d'un e abso ute particulière.

t!

turcs excédait la valem' de ce qui étai t en liti ge.)1

�106

ESSA IS HI STOR IQ UES

m ettœ au bas de leurs écrits le prix qu'ils en
avaient exigé.
L'indépendance de leur profession s'alarmant
de cette mesure, les poussa dans une opposition
bien exagérée. A peine eurent-ils connaissance
de l'arrêt qui venait d'être r endu , qu'ils s'assemblent chez leur syndic, et délibèrent de
cesser leur postulation.
&lt;:;ette r ésolution , aussi irréfléchie que condamnable, ne tarda pas d'être notifiée au nom
des Avocats au greffier de la Cour ; elle était
conçue en ces termes:
« Après l'arrêt de la Cour de Parlement, du

« 28 juin dernier, rendu à la requête de M. le
(l ProcLU'eur-Général du Hoi, sur des faits par
« lesquels la religion de la COUl' a été surprise,
« et qui déshonore tout l'ordre des Avocats,
« signifié le jour d'hier , les soussignés docteurs
« et licenciés en droit, ne pouvant continuer
« l'exercice de la postulation avec l'honneUl'
« qui y est inséparablement a ttaché, ni avec
« la tranqu illité nécessaire il: ce llx qui défen« dent le pub lic , par défaut de règlcl1lens sur
« lesquels les Avocal:s puissent recevoir leurs

sun

LE PARLEMENT DE PROVENCE.

« honoraires avec sru'elé, déclarent q\l'ils re« noncent dès à présent à tout exercice d'avocat
« postulant, suivant la liberté qu'ils en ont
« touj ours eue, et ils requièrent le sieur Gref« fier de ladite Cour de leur en donner acte. ))
En s'éloignantdll barreau, les Avocats furent
loin d'éprouver la satisfaction dont ils s'étaient
flattés, et qui sans doutc les avait engagés à une
démarche aussi contraire à leur devoir. L'administration de la justice ne fut pas interrompue pa, lcur retraite, parceque le Parlement
s'empressa de pourvoir aux inconvéniens de
cette désertion, en a lLtorisant les Procureurs à
défendl'e les procès dont l'instTuction leur était
connée pal' les parties. Cette lllesure porta un
cou p tCl'l'ibl e à la coalition que la cupidité et
l'amour-propre avaient formée contre lajustice.
Les Avocats étant tous ab sens de l'audience
de rentrée qui suivi t leur délibération , n e tardèrent pas de sentir qu'on pourrait s'accoutumer
à se passer de leur secoul'S, et que leur b ouderie, au lieu de les fa ire rech erch er, les exposerait vraisemb lablement :'un ouhli funeste .
Aussi vit-on douze d'cn lre eu x se pl'éSC nl CI' all

�lOS

ESSAIS HISTORIQUES

• erment, à la Saint-Remy de l 704, et tous lelU'S
collègues imiter successi vement leur exemple.
Ils se soumirent dès lors il l'arrêt qtÙ les avait
blessés ; mais , CO)lnne toufe servitude est essentiellement restrictive, ils ]je mirent leur
solvit (1) qu'aux écritures destin ées pour le
Parlement, et s'en affranchirent pour celles
qui concernaient les autres juridictions.
Si, malgré nos règlemens actuels, les Avocats ne s'astreignent plus de nos jours il indiquer le prix qu'i ls attachent il leur travail, on
doit le dire, il la glou'e de cet ordre honorable,
il n'abuse point en général de la liberté qu'il
s'est donnée, ct qui, pour paraître indéfinie ,
n'en a peut - être que des bornes plus rigoureuses, parcequ'elles sont fixées par les senÜmens individuels de la délicatesse 'et de la
dignité.
Ce ne sont point les Avocats qni r endent in( 1) C'es t l'e:xpression consacrée au hancau , pour indiquel" l'acquit dc.) sommes que Jes officiers ministériels
reço i"cnt cu "Cl'tu des règ lemens de taxe J el qui, daD~
cell e circon st.mce, fut étendu e aux.

AVOCJts .

su n

LE PA.RLEntE NT DE PROVE NCE •

abordable aus parties , par l'excès des sacrifices
(IU'i ls leur imposent, les avenues du temple de
la Justice. Accusons-en plntôt des lois fiscales,
que la générosité du Souverain et nne honne
administration des finances de l'État donnent
l'espérance de voir corrigées. Surtout accusonsen ces proxénètes d'affaires, ces défenseurs
marrons auxqu(}ls la cupidité associe quelquefois des ministères avoués qui, fai sant des procès une sorte denégoce, excitentà des discussions
injustes pour se procurer des profits infàmes.
Contre ces hommes avides et ~égradés qu'un
sordide intérêt l'end cosmopolites, appelons par
tous nos voeux des lois répJ;essives et exemplaires, pnisque celles qui existent ne suffisent
pas pour arrêter ce vil monopole qtÙ pèse SUl'
l'ignorance et le malheur.
Dans le cours de l'année 1705, le v ide des
finances conseilla encore une nouvelle création
de charges. A lors, une Chambre des Eaus et
Forêts fut étab lie, pOUl' faire partie du Parlement de Provence; mais cètte Compagnie,
moyennant un sacrifice de 400, 00 0 liv. , réussit, comme elle y était parvenue dans une cu'-

�111

liSSAI S HISTOIlIQUES

SU R LE PARLEMENT DE PROVENCE .

constance semb lable , il ohtellir la propriété de
deux cbarges de Présidellt il mortier et des
douze de Conseillers qui devaient [aire le service de cette nouvelle j ul'idiction. 11 fut arrêté
que les affàires que cette Cha.rn.bre jugerait en
première instance (celles des privilégiés) seraient portées par appel au Parlement, et
qu'elle connaîtrait en dernier ressort des causes
relatives aux eaux et forêts .
L'installation de cette nouvelle Chambre de
justice eut lieu au mois de décembre.
Cette année fut la première où les comédiens
imaginèrent de donner des ba ls parés et masqués en Provence. Mais le Parlement, toujours
attentif il maintenir les moeurs publiques , réprouva avec fermeté ces sortes de réunions où
la liberté des travestissemens et la faveur de
l'incognito favorisaiellt la licence, et exposaient
toutes les conditions aux plus funestes effets.
Là, le plus tjmide aurait trouvé une audacieuse
hardiesse; le plus r éservé, une éloquence désordonnée et perfide ; la v ertu s'y serait présentée sans défense , en butte à de grossiers
emportemens , et Ips suites d'une seu le soirée

auraient pu laisser des traces profondes de division et d'immoralité. Il fa llait prévenir ces
scandaleux désorru'es : les efforts du Parlement
furent heureux cette fois; mais, plus tard, sa
sagesse neput réprimer l'imitation des exemples
contagieux que les grands offrirent à toutes les
classes de la société.

110

'.

�ID

ESSA IS l-IlSTOH.IQUE,I1

11 3

sun L E PARL EMENT DE PROVENCE.

profonde de voir dans son sein lIn magist ra t
qui ne rougissait pas de se déshonorer.
CHAPITRE XI.
l'-'aits di"ers.

LA guerr e ruineuse que Louis XIV soutenait
pour parvenir à mettre son petit-fils sur le
tn'me d'Espagne, l'obligea souvent à employer
des moyens extraordinaires afin de se procurer
des ressources. La pénurie du trésor se signala
surtout en 1708, par la création des rentes qui
portaient affranchissement de la capitatio,;,- pour
ceux qui en devenaient acquéreurs, moyennant qu'ils payassent de suite six fois le montant de leur cote. Le Parlement d'Aix , empresst\ de donner au Souverain des preu ves de
sa générosité, fut le premier à acheter une
partie de ces rentes, et paya comptant le prix
considérable de son acquisition.
Pendant que la Compagnie, par cet acte rle
dévouement, se préparait de nouveaux titres à
l'affection royale, elle l'essentait l'humiliation

Le conseiller de Michœlis ( la sévérité de \
l'histoire exige qu'on le nomme), était dep uis
long-tem ps soupçonné d'avilir son caractère par
de honteuses malversations. Déja des preuves
nombreuses d'uue aussi condamnable conduite
s'étaient successivement accumulées dans les
cru·tons du Procureur-Général. Ce magistrat,
ne croyant pas pouvoir garder plus long-temps
le si lence , exposa à la Compaguielesreproches
qui s'élevaient contr e l'un de ses membres.
Celle ci, pénétrée de l'esprit dont la magistrature
doit être an imée, comme tous les corps qui , pour
mériter le respect puhlic , ont h esoin de se r especter eux-mêmes les premiers, s'elllpressa
d'ordonner des poursuites contre le magistrat
inculpé: ce n e fut qu'ainsi qu'il parut possible
au Parlement d'éch apper à la solidarité de ses
prévarications. Miohœlis essaya d'ahord de se
défen dre devant ses pairs; mais désespérant de
fléchir leur justice et de captiver leur faveur,
il mit lui-même le dernier sceau aux preuves
qui l'accahlaient, en se déterminant à ne pas
nf.

8

�ESSAIS 111STOR IQUKS

s'exposer à l'épreuve, et à s'assurer SUl' uue
terre étrangère une honteuse liberté,
Jugé pal' défaut, il fut déclaré indigne du
ministère h onorable qu'il avait avi li , et condamné enconséquenccà se démettre de sa charge
dans quatTc mois, et à réparer en outre, par
de fortes amendes, les malversations qu'il s'était permises.
Ce fut en vain qu'il essaya d'obtenir la cassation de l'arrêt qui l'avait fl 6tri. Après en avoir
soutenu , pendan t p lusieurs années, le poids
déshonorant , Michmlis finit par l'exécuter dans
le point qui intéressait le pins la Compagnie,
en abdiquant ses fonctions ct proposant un snccessenr sans r eproche. Comprenant que c'était
le seul moyen de la désarmer, il eut le courage
de se présenter devant elle, et d'y soutenir des
débats en défense contradictoire (1). Son intérêt pécuniaire s'accorda, il est vrai avec cette
dém~rche, puisque les amendes considérables
auxquelles il avait été condamné, furent ré( 1) Ce n'est qu'en 171fJ. que Michœ.1is demanda la révision de son procès.

duites à 3 liv. Mais· une obole suffisait
maintenir la fl étrissure.

pOUl'

Nous aurons dans la suite à l'apport er d'autrcs
preuves du zèle avec lequel le Parlement cxplorait religieusement la con duite de ceux de
ses membres contre lesqu els s'élevaient des accusations.
En [ 7 1 0, le président de Coriolis termina sa
carrière sur le siège que sa justice avai t longtemps honoré, en prononçant llll arrêt aux
nouveaux Consuls qui avaient négligé, à lem
entrée en fonctions, d'aller visiter le doyen des
Conseillers et l:ancien du parquet; il fnt inopinément frappé d'apoplexie, et ravi il l'affection
de sa fa.lll.ille et de ses collègues.
Le magistrat, comme le capitaine (lu i ambitionne la gloire de mourir sur le champ de
bataille, peut sans doute avoir le nohl e désir de
ne finir ses fonctions qu'avec ses j ours; mais il
faut alors que la nature ne trahisse point son
courage, et qu'il puisse porter dans ses travaux cette lucidité d'esprit , cette énergie de
l'ame que des infirmités précoces alfaib lissent,
héla s! trop souvent ! Dans ces nwlheureuses

�IlG

1 •

sun.

ESSA IS Hl STORt Q ES

circonstances , le devoit commande la r etraite, et l'amour de la réputation y ·e ngage.
Accablé sous le poids des années ou des maux ,
le front de l'J1omme decrépit ne peut plus sOuteuir les couronnes de la gloire; il n'en est plus
'lu'u ne pour lui , celle de la vertu.
Le pl'emiersPrésident ne tarda pas à suivre
a u tombeau le president Coriolis. COlllme il ava it
mani festé le désir d'être inhluné sans cerémonie, la Cour n'assista pas il ses funéraill es; mais
dal;s les soins de sa propre dignité, el le exigea
que les obsèques de son ch ef repondissent il l'éminence du r ang qu'il occupait. ~ lle assista ensuite à un service solennel , où le fils du dé[ u'nt fit les honneurs du décès.
•
Celui-ci , pendant la vie de son pèr e , avait
obtenu la cbarge d'intendant de la province;
à sa mort, il lui succéda en qualité de premier
Président. Les gages qu'i l avait déja donnés
de sa capacité, accompagnè rent cette faveur
des app laudissemens de la Compagnie, et il
les justifia pal' une honorable conduite.
Le Conseille '-den! Maurel du Chaffaut avait
élé enteudu cO lllme téllloin dans l'enquête de

LE PAl\LEl'IENT DE PR OVE NCE .

et mœ urs , 'lui précéda la l'éce'ptioll du
nouveau cher(l) .
C'étaitun e innovation que la Cour considéra
comme pouvant porter atteinte à . sa dignité;
ayant la juridiction universelle, il ne lui paV lC

r ut pas conve nab le que ses m cmbrc's quittassent
IClu's sièges pO Ul' r emplir l'office de témoi n.
Elle Y' mit assez d'importance pOUl' détru~re la
première enquête, ct substituer da(ls la nou vell e un autre ecclésiastique il ' celui qui réuniss~ it en même tomps le titre de ma gistra t.
Les années qui succédèrent à celles que nous
venons de parcourir, n'offrirent p1t\s que des
cérémonies lug ubres.
La mort du Danphin , du duc et de la duchesse de Bourgogne, en consternant la Franci
comme le cœur du Roi, donnè&gt;t'ént lieu ooup
SlU! coup à des oérémonies fun èbres. La perl è
(lue le premier Président fit de son épouse , ct
cclle du Parlement dans la per,onne de son
( 1) Cette illform~lioll dC "JÎ t ê tl'e LOlljOUrS comp o s l:"

tl'uu Cc lé!) iasti(luC, d'un gf&gt; nl ill,olUll1c
~eoi s.

!'l

d'un h(\ ~ r

�II R

ES,' iAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEntENT DE PROVENCE .

doyen, viennent encore multiplier pour cette
Compagnie d'aussi tristes devoirs. Le doyen (1),
loin d'exprimer la volonté d'être enterré sans
cérémonie, .comme l'usage s'en était établi, manifesta au contraire le désir d'être l'olJjet de
pompeuses funérailles. Ses collègues et sa famille, également empressés d'exécuter ses voIon tés , accompagnèrent sa dépouille jusqu'au
dernier asile.

fonctions du doyen celles du Garde-des-Sceaux;
wais, pour éviter le retour trop fréquent des
provisions, l'office en fnt placé sur la tête du
dei-nier Conseiller, ainsi qu'on l'avait pratiqué

En 1713, le duc de Villars succéda au duc
de Vend&lt;'&gt;me dans le gouvernement de la province. Sur sa prière, le Parlement enregistra
ses pouvoirs en son ahsence , parcequ'il était
alors à la tête des armées, où son nom s'iliustraft comme dans l'administration et le conseil.
Ce ne fnt que trois ans après qu'il se rendit dans
son gouvernement. La Compagnie se fit un devoir de l'accueillir avec tous les lIonneurs que
ses services méritaient mieux encore que son
rang&gt;.
Vers cette épo,!ue , le Parlement réunit aux
(l ) Le COlIst&gt;i llelode Gras, mOl't do.ve n du Parl emenl
PH 1 7 12.

précédemment.
L'année suivante, le Conseil-d'État vida le
grand procès qui existait entre le Parlement
d'Aix et celui de Grenoble, au sujet de la principauté d'Orange et .de la vallée de Barcelonnette, qui faisaient anciennement partie des
domaines des Comtes de Provence. La aécision
portée par le Conseil offrit moins le résultat
d'une justice exacte que d'une équitable composition. Elle attribua la juridiction de la principauté d'Orange au Parlement de Grenoble,
et conserva la vallée de Barcelonnette dans le
l'essart du Parlement d'Aix.
Au mois de décembre de cette mê!ne année,
le Parlement fut rétabli dans le droit de faire
publier les traités dont il avait joui jusqu'à la
paix de Riswick, et qui n?était tombé en désuélllde que par la négligence commune du ministère et de la Compagnie . Après cette longue
indifférence, il fallut tous les efforts dn Prési-

�l ~o

1 1

ESSAIS HISTOlllQUES

SUR LI.: PARLEntENT DE PROVE NCE.

dent de Piolenc (l) pOUl' en obtenir le retour.
l\iais y étant enfin parvenu, le traité de Bade
fut envoyé au Parlement d'Aix qui le fit pu])Iier avec d'autaut plus de solennité, que' le
peuple avait été long-temps privé d'être témoin
de semblables céréIl1Dnies.
Un grand évènement signala l'année 17 15.
Le 1" septembre, Louis XIV mourut âgé de
soixante et dix-sept ans, après un règne de
SOL'l:ante et douze, « le plus long dont les fa-stes
de l'hisloire fassent mention (3) . »
Que de regrets dut causer ce malheur public
aux amis de la gloire et de la patrie, surtout
s'ils purent prévoir dès-lors à quelles infortunes
le successeur de Louis-le-Grand allait condamner la France et la monarchie!

Louis XV, aux pieds duquel il fit déposer ses
hommages pardes envoyés pris dans son sein (1).
Cette Compagnie ne put pas r ester indiflërente aux actes que les conjonctures inspirèren t
au Parlement de Paris. Déja l'hisloire avait
cOBstaté que les volontés des Rois, aveuglément ollservées durant leur vie, n'étaient souvent destinées, apFès leur mort, qu'à être méprisées. Les promesses brillantes du Prince qui
sollicitait de la magistrature la concession de la.
régepce, firent une illusion assez générale sur
les espriL~, pour leur dissimuler toute la gravité
d\me telle violation.
Les Parlemens durent concevoir l'espérance
d'être ,\·~tablis dans l'intégrité de leurs privilèg~s, f:l1l,' Ull r ègne long et absolu ava~t consic:lérableinellt liu;tités . Ne voyant pas seulement
dans ce retour l'agrandissement de leur' aulx!&gt;rité, mais, ce qui était plus propre encore à les
séduire " le, 1J)0yen d'être de plus en plus utiles
au peuple, purimt-ils se refuser d'a pplaudir

Le Parlement d'Aix, dans cette circonstance,
s'empressa. de renouveler les preuves de son at·
tachement à la dynastie et au tn'me, et d'adoucir l'amertume de sa douleur, par des engag'emens solennels de fid élité et d'amour envers
(l) Ce magistrat se trouv~il alor~ à Paris.
(:l) Anquetil , H is!. de FranC'e , tlnnre 1715.

121

(1) Ces dé putés furent le preruicl' Prés id ent~ le dOy&lt;'1\
de Rufft'en 1 cl PAyoCa l-Général Crimaldi (1(" R('f.lts~p.

�ESSAIS HISTOR IQUES

hautement à l'arrêt que la première des Cours
du Royaume prononçait en faveuT du due d'Orléans?
Était-ce dans un espoir aussi flatteur que la
prévention, la défiance et les noirs pressentimens qui les suivent, pou vaientrévéler l'avenir?
Aussi le Parlement de Provence, comme les
autres, se hâta de consigner avec joie dans ses
registres les lettres-patentes du Roi, par lesquelles le jeune Prince venait de declaTer en
son lit de justice, qu'en qualité de régent du
Ttoyaume, le duc d'Orléans avait l'a~ministra­
tion des affaires de l'État pendant sa minorité.
Pour ne pas interrompre les faits importans
du chapitre suivant, nous terminerons celui-ci
par le récit de quelques mesures particulières,
qui démontrent de plus en pins comhien était
délicate la susceptihilité des~ magistrats pour
tout ce qui intéressait leurs droits honorifiques,
te soin qu'ils mettaient toutefois à ptlllit ceux
qui annonçaien trop d'exigen~e dans cc genre,
ct l'attention particulière avec laquelle ils conservaient intactes les liberlés rel igi clises cO/lul, e
les libcl'tés civilpso

sun

LE PARLEMENT DE PROVE N CE.

Les fails relatifs il ce suj et nous conduiront
naturellement aux trouhles de l'Égolise, qui
marquèrent les deruiers jours du règne de
Louis XIV, et se prolongèrent sous son SllCcesseur.
D'après un long usage, la veille de SaintNicolas, les membres du Parlement se rendaient au lieu de leurs séances, pour recevoir
des fleurs de la part des Procureurs dont cc
saint était le patron; et afin d'honorer mieux la
magistrature, ceux - ci allaient, de deuX en
deux, chercher dans leurs hÔtels le premier
Président, le doyen et l'ancien du parqqet, et
leur faisaient cortègoe jusque dans l'enceinte du
palais. Cet honneur s'était ensuite étendu il tous
•
les officiers du parquet, soit que l'esprit de ménagement en eût inspiré la résolution, ou que
l'orgneü l'eùt exigé. Cependant la Cour fut loin
de vouloir par une plus lorgne tolérance consacrer ce privilège que rien ne légitimait; et ,
n'en~loyant aucun détout, pour le proscrire ,
0

elle envoy a cherch er (1) les sy ndics des Procu\

�ESSA IS J-IISTOR IQll ES

Sll n LE PARLE1ttENT DE PROVENCE.

reurs, pour leur intimer J'ordre de se renfermer dans l'ohservation de l'ancienne coutume.

i l'époque que nous parcourons, Rendons h om-

Mais 1e Parlemcnt eut il réprimer, dans la
même occasion, unc prétention bien plus ext.raordinaire.
Le greffier de la Cour, comme les aut.res
membres, r~ccvait uu bouquet de la part dés
Procu!'eurs. Il le refusa cette année, ct ce rerus
alucna un procès qui nut le vouer à un inévitable ridicule. Silvy fonda sur deux motifs son
étrange démarche. Le bouquet qu'on lui avait
offert n'était pas assez beau; et au lieu de l'appeler Monsieur eu lc lui présentant, on l'avait
•
qualifié de 11Ia itre, comme s"il s'était agi d'un
membre du barreau. Les Procureurs se plai•
gnent de sa vanité: celui-ci leur reproche leur
mépris, ct le Parlement a l'extrême bienveillance de s'asseoir sur le siège pour prononcer
sériensem ent §lll' ce Lie aflàire, qui certes était
si peu digne de Jiapparei 1 de la justice qui se
montra conforme il son esprit, ell apprenant au
•
vaniteux greffier qu'il fallait désormais être
moins exigean t.
Des missionnaires se Lrouvairn Lrn Pro"\'"rncc

mage il ces envoyés dont le zèle ranime la
piété, effraie l'indifférence , rappelle .Ies vertus
socia les ainsi que les de\'oÎrs religieux. Rendon.,
hommage aux sent.imens généreux qui les pressent de saorifier jusqu'à leur v ic, pour exciter
dans le coeur du chrétien l'amour de son divin
maître; mais ayons le courage ~ ne pas dissimuler qu'emportés quelquefois, malgré eux,
par leur enthousiasme, au-delà des bornes de
leur saint ministère, ils se livrent à une ardeul'
indiscrète, et dès-lors dangereuse pom' la religion même dont ils sont les ministœs .
Ceux qui nous suggèrent ces réflexions firent enreg'istrer dans le greffe de la juridiction
de Cabris des dispositions recutillies contre le
prieur de ce lieu, qui, détournant les pénitentes
"de la voie du ciel , les avait invitées il des p laisirs teri'estres. 11 y a pins, se préva lant des
bulles de Pie V et de Grégoire XV, les lllissiollnaires refusent l'absolution à ces pénitentes,
jusqu'à ce qu'elles aient dénoncé cehù que des
rcnseignemens plus ou moins véridiques signalaient comm e coupabl è.

•

�ESSA IS Hl STOII IQUES

SUR I.E PA RLEME NT DE Pl\OVENCE.

Ce zèle démesuré excita le zèle r éfléchi et
courageux des gens du Roi du Parlement (1) ,
qui crurent devoir s'élever avec force « contre
cc l'omhre même de ce tribunal qui prétend
tC étendre sa puissauce jusque sur les terres les
cc pl us sacrées, et dam lequel les maximes de
« ce Royaume sur l'indépendance des Rois et
« les libertés ~e l'Église gallicane passent pour
« des h érésies solennell ement proscrites et con« damnées. )) L'Avocat-Général s'éleva contre
les bulles dont ils s'autorisaient, parcequ'elles
n'avaient jamais ét~ reçues en France, et il
ajouta que les missionnaires voulaient aller plus
loin encore que les Papes, en forçant à la dénonciation par le refus d'absolution; que c'était
éloigner les fid~es du tribunal de la pénitence,
et porter atteinte au secret de la confession : V"
z èle si indiscret, dit l'organe de la justice et du
Roi , un z èle si indiscret est plus prop,:e à ddtruire notre sainte religion , &lt;Jz/ à la conserver.
Le Parlement app laudit à cett e nouvelle
pr euve de dévouement que lui donnait son

parquet. Mais, conciliant avec uno rare sagesse
la pureté des intentions des missionnaires, les
égards dus il leur caractère et les torts de leur
conduite, cette Compagnie crut faire assez en
les réprimandant a vcc sévérité, il la suite d' ull
décœt d'ajournement personnel , et en exigeant
que plus de prudence de leur part éloignilt le
retour de par eill es discussions.

:tft

�tSSAIS »ISTORIQUES

su n LE

PARLEillENT OE PROVENCE.

qui vit le jour en 1640, avait divisé le clergé
CHAPITRE XII.
De la Dulie Unigenilus .

tAche devient délicate, et le sujet luimême éveille la censure; il est difficile, sans
encourir le reproche de sortir de notre sujet,
de nous occuper des troubles religieux qui embrasèrent plusieurs fois le Royaume sous le
règne de Louis XIV, ct léguèrent pour longtemps à celui de son successeur des agitations
désastreuses; et cependant nous ne pouvons pas
nous dispenser de fixer quelques instans nos
regards sur la fameuse bulle Unigenitus, puisque le Parlement d'Aix eut plusieurs fois à intervenir dan s les évènemens qui suivll'ent sa
pub lication, parceque ayant pour but de mettre
un terme aux disputes, cette hulle ne fit au
contrall'e qu'en augmenter l'ardeur et la dl1rée ,
L'ouvrage posthrune de l'évêque d'Ypres (1),
NOTRE

(1) Jansénius,

de France; et, selon les opiuions différentes
qu'embrassèrent ses memhres, ils furent sig'nalés sous les noms opposés de Jansénistes et de
Molinistes, Cependant la lutte était sourde, ct
ne produisait que rarement des éclats au dehors, Mais le succès rapide qu'obtinrent les
Réflexions Morales du père Quesnel , et l'apP'Ù qu'elles reçurent de plusieurs prélats illustres (1), réveillèrent des débats qui n'étaient
que suspendus,
Les évêq ues de Luçon et de la Rochelle furent les premiers qui ouvrirent la lice, et qui y
engagèrent, peut-être sans l'avoir prévu, l'archevêque de Paris lui-même (2), en faisant afficher aux portes de son palais des lllandemens
qui étaient de vrais traités dogmatiques sur la
grace: ce qui lui parut un outrage méchamment dirigé contre lui.
(1) L'immorLel rédacleur de la déclaralion de ,682,
Bossuet 1 é tait de ce nombl'e. Il ava it préparé un avertissement, pour ê tre mis à la tête de la dernière édition de
ce linc.

(2) Le can1in al de Noa illes.
Ill.

9

�ESSAIS li ISTORIQUES

SUR LE PARLEnlENT DE PROVENCE.

Il suffit de cc premie!' acte d'hostilité, pour
que le clergé de France s'agitàt sm des questions plus' difficiles à saisir, ql1'utiles il la religion qu'elles semJ)laient concerner, et qu'il offrît aussitôt l'affijgeant spectacle d'une scission

C'est ainsi que Clément XI fut sollicité de
donner une décision, ct qu'après que!(!ues mois,
ce Pontife fit paraître la constitution par laquelle cent et Ulle propositions du livre du père
Quesnel furent collectivement condamnées,
comme malsonnantes, téméraires , suspectes
d'hérésie et lufrétiques (1).

130

ouverte.
Cependant la vieillesse de Louis XIV fut cffrayée de ce nouvel orage, et ses principes de
piété s'alarmèrent d'une lutte dont l'athéisme
pouvait seul profiter. Dans celte situation,
cherchant le moyen de pacifier les esprits, de
tranquilliser les consciences, il proposa la médiation du duc de Bomgogne aux premiers
conwattans. Mais l'auguste conciliateur ayant
soumis le cardin:&gt;.l de Noailles il une profession
de foi qu'éloignèrent les tergiversations de cetle
Éminence, le Roi se trouva réduit à lui donner
l'option de s'y sorunettre, ou de s'en rapporter
au jugement du Pape
Son amour-propre, plus peut-être que son espoir, fit adopter au prélat celte dernière propo·
sition ,' et il déclara se somneth'e d'avance, avec
r espect, aux censures dont le Saint-Père pomrait frapper l'auteur des Rdflexions Morales.
(

131

Loin de terminer les querelles, ainsi que
nous l'avons observé, cette bulle ne fit qu'augmenter leur véhémence, en légitimant, par le
vague de ses expressions, le reproche de ne pas
définü- le vice particulier de chaque proposition
qu'elle condamnait.
D'aillems, suivant ses adversaires, arraché
à la faiblesse du Pontife par les manœuvres des
Jésuites (2), ce décret renversait les croyances
(1) Bulle du 8 seplembre 1713.
(2) Une le Ure du P. d'Aubenton, assislant du génél'.:ll
tics Jésuit es, écrite au P. Croize t, à Avignon, découvre
SUI' cc point dC:-i faits extrêmement cUI'ieux . Elle est im-

primee dans la R elation historique sur messire JeanAndré Audibert) curé de la métropole de Saiftt-Saupeur
d'Aix, in-1 2, édit. de 1780, ' suÎl'ic de son épitn phc

gravée sur Sa tombe, en 1745.

�133

ESSAIS HI STO RIQU ES

S UR LE PARLE!\IENT D E Pl\O VENC1-: .

de l'Église universelle, comme les libertés de
l'Église gallicane , en proscrivant l'amour de

Dieu, la nécessité de la grace, et les doctrines
de saint Paul et de saint Augustin.

Le lecteur pou rra juger du style de cetle lettre et de
son co ntenu ~ pJ.1' les cltations suivantes, pas" 66, etc.

Ct

tC

nos op inions, vous ne donni ez p,'ise au P ,u'lement. L e

I(

temps de prêcher

\( Voilà le c ardo de lVoailtet)· écrasé sous les pieds du

(t

Nous écrivons au P . 'l'ettier de choisir des Pèr es 1'1'0-

plus grand Pontife qu.i ait jamais paru, sur la chaire de

t(

pres à composer des livres de dévotion, qui puissen t

SUT

les toits n'est pas encore velll/,.

c( Piel"re ... Il est du devoir du Souverain Poutife de faire

tt

remplaceJ' ceux que nous avons à. faire condamner. Il

c( hoire jusqu'à la lie Je calice de confusion ... Quelle

tl

faut que le public voie que nous ne sommes pas enn e-

(( joie pour vous L.o La publication de la bulle doit les

(1

mis de la plété. Les libraires se verront par-là dédolU-

La doctrine de notre S ociété est à couvert

t(

magés ... Nos p" édicateurs ont aussi de nouveaux avis .. ..

(( d' insulte à l'av enir, et celle de la Sorbonne est entière-

«(

Evitez, autant que ,\'ous pourrez, d'être plagiaire) sur-

« étou/fer .• .

«

ment flétrie .. . ~ous gagnerons de toule part L.o BLehe-

Ie tout il l'égard de ce que nos ennemis peuv ent avoir de

n lieu n'enchaîna pas si bien les enn emis ùe la France ,

t(

bon .. . Tâchez, pour votre Année Ch rétienne, d'avoir

(c que nous enc:hatnons aujourd J Jlui son clergé ..• Notre

«(

des approbateurs, ou des lettres 'équ ivalentes de &lt;lu et-

« viotoire est complète .. . Voilà Nicole, Sacy, Le Tour-

t(

te neux, ThoUl3ssin, Fleury, même Baillet, et tant d'all-

t(

t{

!.res, censurés; el nous les verrons bientôt tous au

ques évê&lt;J.ues, que vous ferez paraître ... Voilll le Parlement d'A ix fort à portée de s urv eille!" à la solitude

(( oratorienne) et d'avancer notre P adollltlle de M;;I1'-

((feu , si le zèle (lue nous avons soin d'inspirer à Clé-

(t

seille ... Nos a./Jàires so nt en assez bon train ... Il nous

tt

ment XI depuis ) 7°2, dure enCOl'C quelques années.

t(

faudrait auprès ?c l'évêque un suj et plus vigoureux

I{

Recommandez a ux. saintes ames de notre direction ,

t(

que le P . La F ar e (jésuLle donn é pOUl' mentor li. M. de

\( d'en demande r à Dieu PaccroisseUle nt., . Il est cep en-

" Belzuncc ) ...

(( daol bon de n'avancer que par degrés ... Quoiqne nous

tt

Ce n'cst pas sa ns beaucoup de peine, je

Y O US

aSSUI'C,

t(

ayons pris d'aussi justes mesures pour être sûrs du

li

que nous avons eu la huIle qui nous met ell. si beau

tt

présent Pontificat, il est néa nmoins bon d'ôter la ré-

Il

champ de moisson. Vous en jugerez par la copie d' un e

f(

cl'iminatioo ... Soyez surtout allculif qu'en in sinuant

( autre toute dillërenle ... Dan s

I Olni

l u brefi' qui

on~

�Sui vant ses défenseurs, all contraire, elle
flétrissaiJ; justement des m:L-rimes dangereuses

( paru, il a fallu employer une infinité de moyens. Nos
I(

Pères Va ill y, Dierre

J

Imperiali et Francolin se sont

({ donné plus de mouvement pour donner un. bon tour à
« celte affaire, qu' il n'en fallut pOUl' porter ' AlexanI(

dre VU! à excommunier la France .. . Ç'a

cjté

un "utre

cc embarras de soutenir nos s~ntimen.&lt;J, d'une manière que

c{ le Parlement de Paris ne trouvât pas sujet de s'opposer
({ à la reception. Nous en sommes Leureusement venus
({ à bout, comme sur les art icles de l'excommunication .. .
(!

L'erreur des opinions gallicanes se trouve prudemme nt

IC

condamnée par les termes contre le livre en général...

et impies qui, empreintes des dehors du rigorisme, n'en portaient que plus sûrcmentatteinte

faisons ici nos tltêmos de place (ecrivail 1\1. de Vintimille,
alors archevêque d'Aix, el depuis arch evêq ue de P3ris).
tf

Les in,çlructiolls que nous envoyons cl ec sujet , so nt

« assez précises , E lles ne manque r ont pas de rairc ill1IC

pression

SUI'

l'esprit de ceu.'!: gui sont en pns,se d'(tSpirel'

(( aux avancemenSj ct le paquet que nous allons expédier
ct

fourDira des moyens contre tous les oùstacles imar,inab

u bles. Il y aura des ordres particuliers pour la pro\'i nce
(( oü vous êtes (d'Avignon ) .. . La division des évêques
tl

ne nous sert pas se ulem en t aupl'ès du peuple de Francc,

ct

Illais encore en Espagne el.eu lLalie, etc., etc.
"S;gllé D'AUBENTON,

cc Voilà encore IOlwency vengé par la doctrine, et vous

a!s is l:'lD I Général ;
(confesseur du Roi cl' Esp.1gnc,

cc pourrez accorder aul. royalistes de Provence que noll'e
« bjstoire a été un peu trop sincère.

(( paru des plus efficaces •.. L'habile cardo Gualtieri a ses

cc

dition au mari age du Roi d'Espagne avec la fille du

It

duc d'Orléans, r égent , que l'on donnerait un jésu ,:te

(t

pour co nfesse ur au Roi de Francc,iui avait .dors

C(

pour cclle importante fonction M. l'abbé F leur)' Phis-

It

torictl, gé néralemcnt honoré el estim é cn France ct

(( ordres (du Pape ) ... Nous ne "oyons nulle apparence
(( que ceux qui onl du Quesnel à. la cour, voulussent
(( hésiter de se faire mettre au catalogue des indignes du
(( cardinalat, ou du moins dans la liste de ce ux que le P .

T ellier trouye trop faibles pour l'nrchevéché.

:\

i bid. (( Tout le monde sait qu' il fit meUre pour co n-

aux JJ~émoire9 que nous ayons reçus du P. Tellier.

" Celui qui est coté au nom de M . de Fréjus (Fleury) a

I(

~ l ol"!t

RC'mc, )

« La cour de Rome doit be:mcoup, en cette r enco ntre,
Cf

135

sun LE PAnLEl\1ENT DE PROVENCE.

ESSAIS HISTORIQUES

Il

Nom:

cc chcz Pélranger, )I
I.e P. d'Auhenton mo orulen Espagne , en 172., .,

�136

ESSAIS HI STOR IQUES

su n

au fundement des dogmes dont Icchcf de l'Église
était le gardien et le juge.
Soumise, en cet état d'opposition , à l'examen
de l'assemblée du cler gé qui se trouvait r éunie
dans la capitale, la bulle y r eçut l'assentiment
'de la grande majorité des prélats. Mais le Parlement de Paris, presque tous ceux du Royaume,
et cn particulier celui de Provence, ne procédèrent à son enregistrement qu'après beaucoup
de difficultés, et sous plusieurs modifications (1)
dictées par le ministère lui-même (2), qui en-

(1) Abrég é cllrollologique de l'.11ù t . ecclés . , tom. III ,
pog. 520.

(2) L'enreg istrement de la bulle par Je Parlement de
Prol'cocC, est (bl é du 20 mars 17 14, e t n'eut lieu que

L E PARL EMEN T D E PR OVENCE .

137

cOllragèrent les dissidens, ct engagèr ent un
grand nombre de ceux qui d'abord l'avaient
adoptée , il r ev enir sur leur acceptation ..
Les premiers qui s'élev èrent par un appel
en forme , contre la décision du Pape, furent
Soanen, évêque de Sénez (1 ) , que son zèle pour
la dispute et son courage dans l'adversité qui
en'fut la suite, ont rendu célèbre, et les évêques de Mirepoix, de Boulogne et de Montpellier (2) . La Sorbonne , un grand nombre d'ecclésiastiques séculiers et ré~u lie rs , et beaucoup
de chapitres, imitèrent ces exe mples, dont l'entraînement ne fut arrêté que par des ordres
exprès du Roi (3).
De là naquit une polémique envenimée , qui
embrasa tous les esprits , et dégrada toutes les

•

so us les modifica tion s suivantes 1 dont le mo dè le fut e n-

'l'oJé pal' le Cbance lier.

E lles portaient :
I(

C(

Sans préjudice des li bel,tés ùe l'Egli se ga lli ca ne ,

fI

droits e t prééminences de la co uroone,

1(

ridic li on &lt;les évêques , et sans qu'on puisse prétendre

c( que lorsqu'il s'agit de la fidéli té
1(

el

POUVOi l'

e t ju-

obéissance dues au

Roi , de l'ohserva tion des lois de l'Etat e l autr es de-

(( "oirs l'épis et "érilahles , la cra ;nle (['ulle excommul/i-

cation injuste pu isse empêcher les s uj ets du Ro i de

(( les ac complil' ,
valon ,

"

(Précis des OrclonnalLCeS , par Mont-

y O CONSTITUT ION . )

(J) Son di ocèse était du ressort du P al'l ement d' Ai x.
(1) Abrégé chronologi']ue de l ' Iiis/. . ecclés. . l. J" ,
png. 524.
(3) 17 17.

�ESSA IS IIISTORIQUES

chai res. Les prélats se distinguèrent par des
mandemens où la voix de la charité était étouffée par. cel le des passions, et les pasteurs par
des instructions dont la véhémence déshonorait le saint ministère.
Ce fut en ces circonstances que' le Parlement d'Aix se trou va obligé, dans sa justice,
d'accueillir les nombreux appels comme d'abus, que son Procureur-Général se fit un devoir
de former contre les mandemens de plusiem s
évêques de son ressort, qui, dans IClu zèle
aveugle, s'abandonnèrent à des exagérations
condamnaJJles.
Il faut le dire, les dispositions dans lesquelles
la plupart des magistrats se trouvaient à l'égard
de la huile, dissipèrent peut-être la peine qu'ils
auraient dû éprou"er, en condamnant des prélats dont le sacerdoce était si respectaJJle.
Mais si l'esprit de parti put les affranchir de
regrets, du moins faut-i l r econnaître qu'il ne
leur inspira aucune rigueur répréhensible. Il
suffit, pOlU s'en convaincre, de comparer les termes de lelU·s arrêts avec l'in tensité des infractions qui lem· étaient dénoncées.

SU R LE PARLE1\'lENT D E PROV ENCE.

L'évéque de Toulon fLIt le premier poursuivi
devant le Parlement. Dans son enth ous iasme
llour la décision du Pontife romain, il fit imprimer une déclaration portant qu'à l'avenir il
n'admettrait dans l'état ecclésiastique aucun de
ses diocésains qui aurait étudié dans un co ll ège
où la bulle n'aurait pas été reçue, ou aurait été
repoussée apr ès son acceptation (1).
Quelques mois après, un nouveau réquisitoire du Procureur-Général dénol1ça à la fois
aux Ch ambres assemblées la lettre pastorale de
l'évêque d'Apt et le mandement de celui de
Grasse, qui qualifiaient la Sorbonne de schismatique, parcequ'elle avait repoussé la constitution.
L'arrêt qui accueillit les plaintes du ministère
public pronon ça la suppression de ces écrits , ct
la saisie du temporel des prélats , dan s le cas où
ils viendraient à récidiver.
Le Pa.rlement réprima avec la même vigilance les attaques anonymes qui se dirigèrent
(1) L'arrêt qu i sc born a à déc lnre.. ahusi"f' celle déc1ar:ltion , esLdu mois d'a,'ril 17 16.

�ESSAIS HI STO RIQUES

conh'e les libertés de l'Église gallicane, et condamna divers pamphlets, dont l'un , entre
autres, était intitulé L ettre d'un Magistrat
à M. J oly de Fleury, ct qu'il en supprima les
exemplaires, sous peine d'une amende de mille
livres pour ceux qui, malgré ces défenses,
chercheraient à les répandre.
Ces actes énergiques que la magistrature s'efforçait de multiplier sur les divers points du
Royaume, loin d'amener un e paix désirable ,
n'étaient toutefois propl'es qu'à entretenir l'esprit de division,
Déja toutes les classes de la société gémissaient depuis long-temps sous le joug de la
discorde, lJ![olinistes, J ansénistes, Ll.cceptans,
R efusans, tels étaient les titres auxquels les
partis opposés se reconnurent, se défièrent, et
dans lesquels ils puisèrent des fureurs inextinguibles.
Qu'est-il.besoin d'en signaler les conséquences
redoutables, quand une expérience aussi voisine de nous qu'~lI e est cruelle, rappelle à nos
souvenirs l'influence que les factions doivent à
des dénominations insignifiant es, ou h onorables

SU R LE PArlLEntE NT DE PROVE NCE.

en elles-mêmes? Mais, après avoÏJ: changé tant
de fois de bannières, sans cesser d'occuper
les mêmes rangs, soyous assez sages pour repousser celles qui; pour être usées par le temps,
n'en sont pas moins dangereuses , et dont les
chocs contraires se montrent à la fois menaçans
,pour l'autel et le trÔne, et pour le bonheur public; et pénétrons-nous de cette grande vérité,
que les calculs de l'ambition, les entraÎnemens
de l'a mom-propre, les efforts de la haine,
comme la chàleur du prosélytisme, doivent
également s'évanouir devant les titres de chrétien, de royaliste et de Français.
L'ardeur avec laquelle le peuple s'associa à
la dispute, fit sentir au duc d'Orléans qu'i l fallait se h âter d'y porter remède.
Mais il ne publia qu'un insignifiant armistice,
en ordonnant par un édit la suspension de toutes les querelles auxquelles les R éflexions Morales et le décret du Pape qui les condamnait,
avaient donné 1ieu (1) .
Cependant le Parlement d'Aix s'empress:t
(l) Cette déchrati on es t du mois (Poctobre 1717'

�ESSAIS HISTORIQUES

su n LE PA.nLllJ\1ENT DE PROVENCE.

d'autant pltlli d'enl'egi suer cet édit, qu'il lui
parut favorable au parti vaincu auquel il
s'ÎntéJ.'Cssait, puisque avec lui le camp victorielL'&gt;: était en même temps condanmé au SIlence.

1'enir ccmtraims, jusqu'à change/' leU/'$ eloges

Lcs Acceptans nc considérèrent pas cet édit
sous un autre jour, ct fm'ent les premiers à en
violer les prescriptions.
L'évêque d'Apt s'exalta plus violemmentqt\C
tous les autres, à l'occasion de cette déclaratiou
r oyale, et contTe le Souverain au nom duquel
elle était promulguée , et contre le Régent dont
elle était l'ouvrage, et contœ les magistrats au
zèle desquels l'exécution en était commise.
Cc Prélat, après avoir donnè à son écrit le
titre d'Appel du Roi mineur au Roi majeur, ne
craignait pas de dire au sujet des arrêts dn Parlement : Ils sont des attentats audacieux dont
les plus fortes persecutions que f Eglise a sauf
fortes ne fournissent point d'exemples; à l'égard
des magistrats eux -mêmes: Ils sont animes
d'un esplit de p artia lite, et its se laissent entralne/', selon la mesure de leurs passions ou de
l eurs interéts , ri jàyoriser le Pape ou ci lui de-

cn maledictions; à l'occasion de l'édit et du

Souverain au nom duquel il était rendu, cct
évêqtIC ajoutait: Il ne convient pas à un Prince
clwetien, poltrpcu qu'il soit j aloux de sa glaire,
de faire de parcit/es lois; réunissant enfin toutes
ses fureurs contre le Régent, il s'écriait: La
main suspecte qui a pris soin de ta drcsser( 1),
a eu bea u ell cacher le venin sous des paroles etudiées et éblouissantes, pour donner le clwnge à
notre p enetration, et swprendre notre ,-eligiolZ;
nolts ayons décoltvert du premier coup d' œil sa
maligne intention.
Après des insultes aussi graves, pourra-t-on
être surpris que la voix sévèrc du ministère
public se
entendre, et que lc Parlement

nt

trouvàtjuste de qualifier cette production d'appel séditieux, téméraire, tendant à la revolte ,
contraire ct l'autorite du R oi, et CJItien conséquence il la condamnât il être bnî lée sur l'échafaud par la main de l'\)xécuteul' de la hau1.e( 1) L'AVOC!\l-Gcinénd lle Gauffridi p)'(:scnla le réquisitoire

CQll(I'(&gt;

\\:"ê- &lt;'luC d'Apt.

�su n LE

ESSAIS HISTORIQUES

justice, en même temps qu'il ordonna la saisie
des revenus du Prélat.
Cet acte ' fut suivi de quelques autres d'une
rigueur moins éclatante; mais la sollicitude du
Parlement ne put parvenir à faire respecter
l'édit. Le silence qu'il commandai t , pouvait-il
jamais convenir aux passions?
Une nouvelle décision du Pape le fit de toutes
parIs oublier; elle était remarq~lable, et selon
lés opposans inou'ie, ayant pour but d'introduire légalement un schisme.
En effet, par ses lettres Pastoralis '!!ficii
de 1718, Clément Xl sépara de sa communion
tous ceux qui ne se soumettraient point à Jo.
bulle Unigenitus.
Ce nouvel acte du Souverain Pontife excita
plus de ressentiment encol"C que le premier, et
le cardinal de Noailles qui avait paru jusque-là
flottant et incertain, quoiqu'il eût lui-mêllle
engagé la lutte, n'hésita pas d'appeler des décisions du Saint-Père au concile.
Cette démarche écla tante de l'Archevêque
de Paris fut bien tôt condamnée à Rome par
un décret de J'Inquisition ; mais le Parlemen t

PARLEMENT DE PROYENCE.

ùe Provence, toujours attentif ~ proscrire l'introduction en France de cette autorité occu lte,
s'empressa d'annuler cet acte de j uri"diction
étrangère.
Il y fut engagé en particulier par le mécontentement que lui inspira la nouvelle dé~ision
du Pape, dont il n'enregistra que quelques articles, frappant les autres de son improbation
ct de ses refus.
En effet, le Parlement consigna dans un arrêt du 29 octobre 1748, la défense énergique
de se soumettre il la part.ie de cette décision
qu'elle réprouvait. « Fait très expresses inhibi« tions et défenses, portait l'arrêt, à tous 0.1'«( chevêques, évêques, leurs vicaires et offi« ciers, et ~ tous recteurs, primiciers et sup( pôts des universités, corps et communautés
« ecclésiatltiques, séculières et régulières, du
« ressort de la Cour et à tous autres, de rece« voir, faire lire et publier, citer, imprimer,
« ni dist.ribuer, ni autrement meUre à exécu« tion directement ou indirectement, de qllel« que manière et sous quelque prétexte que ce
« puisse être, lesdits leUres et décret , de
111.

10

�lSSAI S HI STO RIQ UES

« même toutes autres bulles ou bref.~ de la CO UI'
« de Rome, sans lettres-patentes du Roi , cnre-

« gistrées à la Co ur .. . sous peine d'être ' traités
« comme perturbateurs du repos public. »

Jusqu'à l'époque des lettres P a'Storalis officii,
quoique l'arch ev êque d'Aix (1) eùt été du nonù)re
des premiers acceptans de la bulle, il n'avait
montré qu'un zèle médiocre pour cette décision
de la cour de ROp1e. L es Jansénistes l~ttribuè­
rent àce que des calculs d'avancement , plus que
sa conviction, l'avaient poussé dan&amp;ce parti (2).
(1) M. de V intimi ll e , nommé pl us lard à l'arc hevêché
de Paris.
(2) M. de Vintimille, étant à l'assemblée du clergé ,
écrivai t à Ail. , d'u n ton baùi n , au slljet de Ja bulle,
gu/ ils étaient assemblés pour f aire leurs lhOmes de p lace,

fai sant allusion à ce qui se posse dans les co llèges, pour
donn er des pri...~ ou des places de distinc tion. IJ ajoutait ,

S Uit LE PARL EM EN T DE PROVENCE.

Quoi qu'il en soit, r enonçant tout à coup à sa
tiédeur, il se hàt e de donner un mandelnent ,
pour f~ire exécuter dans son diocèse la dernière
décision du Pape que la Cour venait de r ejeter.
On conçoit que le clergé dissident , soutenu
par cette Gompagnie, ne craignit pas de résister à son chef. Les caresses du Prélat en désarmèrent néanmoin un graud nombre; mais
ce ux qui demeurèr ent i Mlexibl es , obtinrent
aisément des arrêts qui fIrent défense à l'Arch evêque de procéder cOlltre eux. ,
Tous les opposans du ressort eurent les mêmes droits à cet acte de vrotection , et les P P.
de l'Oratoire de Marseille, en particulier, furent mis il couvert des v iolentes poursuites de
l'évêque de cette ville (1) , de ce pieux Bclzuncc
qu e l'hum anit é illustra, pour s'être dévoue avec
une si génér euse constance au soulagement des

qu/ il tacherait de lI/ étre p as des d ern iers.

E lant à Aix, il disai l .\ l'ahbé de La Barb en : de quoi

hIc ,Ihoca t de Corrois , qui é tait son c onse il : D e tuo

s'est avisé le curé de Sa int-Sauveur de m'écrire qu'il ne

bonus, alieno malus . (Re~at. llis t . du, curé de Saint-

reçoit p as la cons titution j est-ce qu.e j e ne le sais p as ?

Sa uveur. ) D e Corm is, qu i ava it alors CJuatrc· vin gt-di x

s'il ne veut pas la recevoir, fj u'il la prenne .

ans, est Pes tiroa ble auteur des Consul tations .

Aussi le crul·on subjusu ~ par les Jé suites qnauù il
mo ntra plus de zèle , cc (Jui lui fit aire p:w le respecta-

(1) Les détai ls en son t co nsignés dans une R elation,
if/ édite &lt;lu P. Bousel'ci.

�ESSA IS HI STO IU QUJ::S

pestiférés. Pourquoi faut-il qu'au llIoment où il
s'illunortalisait par sa bienfaisance envers le
peuple, un corps religieux et respectable fût
l'objet de ses rigueurs? Consolons-nous du
moins dans la pensée que la bonne foi dirigeait
le prélat, et qu'étranger aux combinai-sons
h onteuses qui tant de fois exaltent l'e nthousiasme, d'autant plus méprisable qu'il est alors
factice, le sien, essentiellement sincère, était
cxcité pal' les susceptibilités de sa conscience,
qui 1ui fais~ t considerer les dissidens comme
des rébelles envers l'autorité di vine.
Cependant, quelqu'ardente que fùtla conduite
du Parlement contre ceux qui , suivant lui , sacrifiaient les privilèges nationaux à la suprématie pontificale, ses efforts ne pouvaient rétablir des principes d'unité, lorsque les évêques
de son ressort, profitant du crédit qu'ils devaient il leUl' acceptation, disposaient à leur
gré de la liberté des Appelans, en les forçant,
par des dégoùts, des interdits ct des exils, à
abandonner leur ministère.
Les années, en s'écoulant, lllultiplièrent-ces
actes de l;gueur, que les grands évènemens qui

SU R LE P ARLEMENT DE PROV ENCE.

se pressaient laissèrent à peiQe le temps aux màgistrats d'apercevoir, loin qu'i l leur mL 'permis
de s'en rendre les modérateurs.
Les bouleversemens qu'entl:aÎne un nouveau
plan de finances, la dllmoralisation et l ~s mal·
heurs qui le suivent, en agitant tout le royaume , n'épargnent pas la Provence; et le Parlement qui s'était pressé de féliciter Law SUT son
admission aux affaires, est biente.t réduit il
déposer au pied du tre.ne d'inutiles remontrances sur les édits qui résultèrent de ses illusions. Tandi s que la rue Quillca1l1poix devient
lm antre obscur,
où la fortune, sur le larO'e
la_
0
pis vert des Etats, se joue de l'opul ence qu'elle
réduit an désespoir pour enrichir scandaleusement la misère, une plaie plus cnlell e v ient
affiiger la province. Les effets de la peste sont
d'autant plus affreux, qu'ils' ne suspendent
point les querelles religieuses, et que chaque
parti , loin de se pardonner, s'accuse rcciproquement d'avoir excité les venO'eances
nu ciel ,
o
et soulève des haines qui ajoutent aux horreurs
d'un fl éau si redoulahle.
D'autres circonstances se joignent il cell es-ai ,

�SUR LE PARf.EM ENT DE PROV ENCE .
150

ESSAIS HISTORIQUES

pour suspendre la prot ection que le Parlement
accordait au parti janséniste. Des édits qui imposent de nouveau silence à la dispute, sont
rnieux observés . que les premiers : le prélat
qui succède il Vintimille (1), ardemment de-.
voué aux Acceptans, parvient bientÔt, par la
fermeté de son caractère, il, obtenir une grande
influence sur la Compagnie, et à subjuguer,
par ce moyen, son esprit d'opposition, qu,i eSt
d'ailleurs vaincu par la déclaration roya le portant exécution de toutes les bl1lles des PapC§ ,
lancées contre le jansénisme, et en p,u:ticul~~r
de celle connue sous le nom de Constituti011
Unigenitus, déclaration dont 1'C1p:egistrement
est imposé dans un lit de justice, sans modification, ni retard; Ge qui. est exécut é (2).
Ces conjonctures ne nous laissent plus a pe~'­
cev0i.r qu'en petit nOJll]lre, et à de lono-s inter-

cherchait il balancer la puissance de I\ ome.
Il avait condamné, en 1723, comme con'traire à la reli gion, et calomnieux envers plusieurs hauts personnages de la province, un écrit
ayant pour titre : Lettres curieuses (Je diJ!ërens
endroits, snr tout ce qui s'est passé. ait si/jet

de la buUe ÙNIGEN ITU S.
En 1732, il déploya 'plus de rigueur envers.
l'Arch evèque d'A rles, dont le mandement,
donné à il'occasion du Jubilé, offrait une production égalaJ1le'nt monstrueuse pour la forme
et les princi pes , puisqu'en s'élevant contre l'autorité du Roi, le respect dl1 il ses magistrats et
le droit d'annexe, il osa, nouveauté inouie 1
emprunter 1 aocens de la poilsie (1).
Le Parlen1"ent condamna cet éc'r it à être la(1) 011 lisoi'tnlaus ce mô"ll1l1emcn t :

"
valles , ces actes pal' lesquels le Parlement

Thémis 1 j' im plore ta ,'eobeanc:c
Contre ce rebell e lroupêau:
N'cn conn ais-tu pas l'arrogance?

(1) M. de Bl'ancas, connu par des ver tus, comme par
une ùisgrace causée pal' so n 311de.ur à encourager le re-

POllrquoi deva nt les yeu x g ardes-tu ton handeau ?

Le cou,(tin al de Fl eury pun iL de l'exi l Paul eur de t'e l

fus de sacremens.

('2) Celte déclarati on

1\l ais non , je ne vois plus dans tes 1l1 ain s la ba laucc;

pSl du commencement tl ~ 17.30.

Ollvl'Clge.

�ESSAIS IfISTOnlQUES

s un LE pARLEME N T DE pnOVE N"C E.

céré sur le p~'l'on du palais, pal' un huissier,
et en supprima la distribution et les affiches,
Cette punition n'excédait pas, sans doute, l'é-'
tendue de l'offense.

notre tiche reste difficile, puisque nous ne saul,ions éviter de nous occuper du procès du P.
Girard et de celui relatif à la suppression des

Plus tard, des débats s'élevèrent encore au
sujet du refus des sacremens, et retentirent
jusqu'en Provence; mais s'ils ~ntéressèrent vivement les magistrats COlllme hommes privés,
'nous ne voyons pas que l'autorité du Parlement
en ait été agitée d'une manièl'e assez marquante, pour mériter d'être consignés dans ses
annales.
Ne négligeons cependant pas de dire qu'eLl
17 60 , cette Compagnie accueillit l'appel COllJllle
d'abus, intmjeté pal' les gens du Roi con tre uu
mandement de l'Archevêque d'Aix, qui faisait
renaître les disputes relatives à la bulle Unigenitlto,' et qu'antérieurement, dans quelques occasions, plusieurs pasteurs furent çondaillnés il
des amendes, pour avoir refusé aux lllourau s
les consolations spirituelles.
C estainsi que nous avons cru devoir réunir les
fai ts disséminés dans une longue période , afin
de n'avoir plus à y revenir , Assez, sans doute ,

Jésuites. Nous

153

e pouvons ignorer que. pour

se préparer des' succès dans cette sorte de matières, il faudrait s'adresser sans cesse aux
passions, tandis fly.e nous voulons demeurer
fidèles à la modération qui est dans notre Cal'UCtère, et pour l'historien le premier des devoirs.
Que les partis nous accusent réciproquement
de làcheté, peu ndus importe, si les h ommes
sages et pacifiques, dont le ,n0m)Jre est le pl us
considérable, quoique le moins a pparent, n'exercent pas contre nous leur censure.

APPENDICE.
Au 1Il0mcllt où nous livrions à l'impression
la suite de ce troisième et dernier volum e de
nos E ssais historiques sur le .Parlame~7t da
Provence, nous avons reçu avec reconnaissance
de 1; part d' un lecteur de nos deux prellliers,
un e notice très intéressante d'pcrits relati r., à

�155

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

cette COUl', et que nous nous empressons d'ajouter à ce chapitre.

Président d~ celle COU I' , comme .. 11 chef et à (lame de crt
illustre corps;

:10

A M. J'Avocat-Général qui ava it

porl~

la parole; 3° à tout le Parl~lDent : ce (lui ful exécuté

1. ({ R ecueil de PièceB au suje/.

semblées de So'r-

dans trois lettres 4criles pal' orùre, et au Dom ù e la
Facuhé" dont la deruière, ndressée au Padement;, était

bonne) În-12. 1716, pag. 348 el sui\'.

(IOn a osé attaquer la Sorbonne :lyre furcur et mé-

pris, accuser presque d'errenr cette école célèbl'c à

&lt;.J u;

en Jatia,. ))
{( Depuis ces leures, le Parlement d'Aix, qui ne t:1 it

ce royamnc est redevable de la corlsèr\'Oltion des anciens

jamais de répons!! par lui-même qu 'a u Roi et à la Rein~&gt; ,

canoo's el-1le la'pure\é db '1&lt;\ foi

en a fait faire une en son

j

qu'P, 1 première prosJ

?Olll par un

av,oca t de ce Par-

cri \lit si Lien les erreurs rte LtîtheJ' cl de Ca lvinJ, (Ju'on

lemen t, Ol\ il est mo.rclué que la lenre de la Facult é a

n'e ut pas mê1l;le hesoin de

été inscrite , pOlr ordre de la Cour, dans ses al'chi\'es,

J'C

\'o i,' 1:\/ bulle du Pape

01"

Lion X 1 cNte école que t:;l.Ot de sO\n'crains Ponlifd olÎt

l'on n' insère ordinairemeOl que les lettres des Rois e t

décorée de titres illuslr~S qu'uu ~ ran ~ Pave ne déda igna

des Reiue~ . M. l'Ayocat·Gtioénl a fait lui-même s:\ ré-

pas Je ('o1)suher d.\ns1e quatorl.i èmc siècle- c t · ce &lt;lU;

(lonse. Ces nouvelles marques d'es time o nt porté

•

f

.

P

"

l :'i

Fa-

concile assemh lé a

cui té à faire an Parlement de no u,"'ea ux remercîm ens"

,'oulu demJnder el l'cceyoir les a" is; ~c LLe école ~Illî n

dans une nouvelle lettre écrite à ce suje t par son orùre. )1

t'st encore plus glOrieux. dont

lm

qui 1 plu~ qu 'aucune aulr'e, aY'Olt contrihué à conserve r'
inébranlables les fondp,lllens de no~,. libertés, et cl nou s
garantir de nouveaUlé.&lt;; u/brcnrf,ônfaùtes,

oe

singu lier

li

Epistola sacrœ J?acuttatis Parisiensis (Id {wgw,û ssimum S enalilln .Aquensem,

mérité l'éloge

cc lllostrissimi etl int.egerl'imi
judices,
'
,"

Clef de la chrétienté, cie Concile pelpéluel

MS Gaules, et de Flamb""u de la foi."

l bùL

t\

!(

.

Les termes honorables d.an&amp; leslIucls 1\1. l'Avo-

cat-Générai du Pal'lernenl d'Aix parle ici de la facultJ

(!

PelfiliuSLI'Îs ordinis ve'Sl'rÎ, suol'u mqu e in RClllpllbli-

cam lneritoJ'uru magnitudo ae fama, qure jam à pluribus
sœculis ad

OJllUCS

ùimanavit, tùm in defensandis imperii

de théologie de Paris, ell'allcolion dc ce Parlement ;1

el Ecc1esi œ gaH icamojul'ibus iO\'ict.issimis Gdes iUa quom

flétrir el supprÎIll~r le hooleux libelle que ses ennemis

nOSlrum collcgiuw êDOJulabalul'; cùm oc retlnenùis sal11-

publiaient contre elle, firenl prendre la résolution à 1..1

be,.rrllUis s31lcLioo is )J1·3gmat.ic&lt;c legibus, iisuem cotlsiliii'

F&lt;ICUlté

de faire des I"cmercÎrncns,

10

~l M. 1~ pJ't',.nirl'

rl pill'l fortituclin e ult1ohi&lt;JlIe

c € lti\L\.It"

es t j lùm deui(l'l c

�,

su n

ESSAI S HISTO RI QUES

L E PARL EM ENT D E

P1\ OVENC~ .

celebra tus ubique favor, quo el. imiuDl ct illusI" cm VITurn
.
Dominum de GAurFRlDv Advocatulll catbol,'c mn prre.

(le co ncert avec le mênl e espr it et un e 'vig ueur cgi:lle,

clara qureque de nobis eloqu cntem proseculis estis.

tique sancti oo 1 enfin l'attention si fa\'ol"i:l ble, el suivi e

« Qui e:s.iudè r edunda t in D OS c umulatissimus honos

~dd~t robur
10

uovum J novos spi r itus J quibus

veheDlenliu~

dIes exclta ti, majon nn noslro r um doc trÎo nm circa fidei

pour la conserv ation des lois si salutaires ti c la prasmad'applaudissemens un aniUles J que vous avez donu ée ù.
l'illustre Avoca l-Gén~ral de GauJJriWy, daos l'ex.cellent
discours où il a fait de nouS de si gr ands éloges. ).
L'honneur infini qui nous en revient , ,'a nous aoi-

dog mala, dignitatcmque r egni , thl'on ique r egis, E cclesiœ gallicanre libe1,(a t es, lDconCUSS,Ull
'
servaJ'e pro virili

mer d' un co urage touL nouveau , et d' un e ex.trême al'-

s~l4l gemus, nostris alumnis in~till aLirnu s, et ad posteros

deur il ne ri en ouhlier de ce qui est eo notre pouvoir,

SICut patern arn h ror ed itatem , ct pec uliu lll sin g ulare alià

pour couserv er inébranlable la do cu'ine de nos pèr es,

l'e omni p r e tiosius transmÎUClllUS .•. Il

touch ant les do gmes de la foi , la di gnité du roya um e ,

Il

les droits dc la couronne et du trône, Jes libertés de
Signalant Bon .EAu,
d ccanuii S3cn~ Facu l131is P al"isiensii ,

D u Bosc,
seri ua

Cl (JU a::UlI l ,

PEglise SfilIiea ne. et la transmettre à nos successe urs,
comme leur propre patrimoine, ct le plus pn:cieux. de
LOu S

les hériw ges, »
Bon .EAU,

« LU IC1Î;c Pa l·isiorllm , 0 .20 jUll . 17 16 . »

doyen de la sacrée Facuh é de
théo losie dc Paris,

Traduction .

D u Bosc ,
I bid,

I(

1--,cs motifs &lt;Jui ex igent de nous ce témoig nage

de r econn aissanc(' , que

n O li S

es pérons

VOli S

être anssl

sonl
la h t e repu'
agréa
. hI e qu'elle n ous es t glOl'ieuse ,
au
lél tl oo de votre Com r agnic , l'un e ùes plus célèhres du
royaume" et la sra nùeur des servi ces qu'elle a J'end us à
l'E tal depuis plusieurs siècJes,

el

q ui so nt conn us de to ut

l' un ivers ; cett e fidélité à toule épre u v~ à so utenir les
dl'oits du r oyaume et de l'Eglise (;all iC&lt;l uP , qu e no tre
F ;:IClJté

grenier ,

làchilit d' im ite r ) lorsq u' OD nous vît comhaltrc

«(R éponse de M . l'abbé Gastaud, Avocat au Parlement
d'Ai x, à l\1M. . ..le b Gr and)Chambre,
Il

MM., l'honneur que la Cour vienL de faire à la sacrée

Faculté de th éologie de l'U niversiLé de Paris , la F ille
&lt;lînée dt! nos Rois, et la première Ecole ùu monde chréti en, exige rait de moi un r elOer cÎment qui r épondît à une
pareille disti nc tion ... O n vo us l'a éc r it.. , Déso rm ais nos

�158

ESSAIS HI STO RI QUES

élUtles seront bien " bl'égées

j

SU R Ll-; pARl.EMENT Di'.: PROVE NCE.

et , pour donner à nos

élèves des leçons qui leS' instruisent à fond

oe nos saintes

liLerlés, el de III saiue doctrine, nous n'aurons qu'à les
l'envoyer à vos ôl fl'èls , el à

le ~r

lire ces discours, chefs_

Il.

I(

R èqIl.Î,.siloire de l' avocat - général de Castillon. )

pro noncé devant

I~s

chambres assemblées, co ntlle trois

thèses de théologie, dont rune so utenue c Lez les Au" ustins r éform és d'Aix, et les deux. au tres chez les

d'œuvre de P~rt et tle la science 1 qui en Out été les

" uites
Jés

motifs.

Clue les max im es du royaume Il e soot point aban-

»

de :M'I1'seille. - Zèle du mag islrat à so utenil'

((l\la l'chant SOus de tels guides, nous ill1pl' im erons à

tloooées à la libcu,té des disputes; qu'il n'est point pel'-

ce ux uonll' éducalioH nous a été co nfiée, un parfait atta-

1Il is aux professe urs de suiVl'e leur prop re esprit dan s

chement aux lois du roya uUl e, une soumission sinc ère

leurs leço ns sur les' droits des pasteurs du prem ier

au Pl'ince, un amo ur invariable de la vérité, et une "é-

ordre , de proposer leurs opinion s comme les r ègles de

nérati on profonde pour cette augus te Compagnie, Nous

III créa nc e c&lt;l tholi(jue , J e r éduire e n prob lème la do c-

leur apprend ron s ce que nous avo ns apP"is de nos pères,

trine précieuse de l'Eglise gallicane, d'élever des qu es-

à regarder ce P arlement comme un des plus ferm es ap-

tions pro près à jeter les semences J e la divisio n. -

puis des droits du royaume , de l' indépendance de la

ElTeurs dé couvertes dans ces th èses, ct combattues for-

couro nne, de l'autorité de l'épiscopat, de la g loit'e de

temen t pal' cel illusLre avocat: ponvoi ,'

nOtre école, de la liberté de la nation ...

corps de l'Eglise

Il

.

L ettre du m ame à la Paculté de tlléolouie
" de P ari" ,

par ordre du Parlement.
'"

Il

Il

I l serait à sou haiter' que je pu~se entrer clans l'es.

prit lie ces gran ds magistrats , pour vous hien ex primer
ce qu' ils pensent d'un e école qui, dans tous les temps,

tl.

consené parmi nous la pureté de la foi con tre les héréti (lues, et les r ègles de la morale évangélique con tre les

S UI'

SU l'Posé

dan s le

le temporel des Rois; indépendance

dr,s ecclésia stiques à l'égard des sou verai ns dans

l' ~ t a­

hlissement ùes lois nouyelles, et co nséqu emment domination abso lue sur les fidèles, ass ujélisselll&amp;lll de l'Eglise
univ erselle fi la juridiction des papes, altérati on des
vrais principes de l'infaillibilité lie l'Eglise ,
Il

Arrêt conforme

fUt..'l:

Il

conclusions, pour suppI'iooer

ces tb eses , pOlir défenùre aux proCesse urs et à tous

nouvea ux. casuistes. Le Parlement can nait et se nt tout

ecclésias tiques, séculier s et r ég ulier s, de lire, éCI:ire,

ce que vous fa Îles pOU l' lt::. bien de la religion , pour la

enseigner el so uteni r aucune proposition contraire aux.

conseryation de la sa ine cloctl'ine, pour la défense de nos

max imes de l'Eglise de France, pour enj oindre aux

libertés, pOUl' le service du Roi, el pour le repos de l'Etal. )!

professe urs de la f.lcuh é de th éologie de charger an-

�ESSAI S lH STO RIQUES

sun

lluelJement l'un d'e ux d'euseigner la doctrine lies quatre

LE PARLEM ENT D E PROV ENCE. ,

lGl

articles ùe l'a.isclllLlée du clergé de 1682) et d'en

,·ider leu rs malso ns, elc" (l e ne pl us vine (' u conHllllll .

justifier en e:thih3.ot les cahiers du procnrcul'-génél'al.

_ du 28 j.:m vier 1763.

-En 1754.))

lU. (( Compte rendndesJConstitutions des Jésuites, par
M. J ean-Pierre·- François de Ripert de Monclar, Procureur-Général ùu Roi au P.ll'lement de Provence , les 28
mal, .3 et 4 juin 1762, en exécution de l'arrêt de la Cour
uu ,5mars précédent. -ln-12 , ' 763. - 548 pages.

1)

VI. (( ./l rrft du m êm e" p~u' (c'jnel la CO ur onlotlll c

que l'impl'imé, fra nçais et latin, imitulé : Oienumlis X /If
Com'titlilio quâ ills û tutm n Societatis Jes1t c!enuo appro·
batllr. ~ , .

el co nllllençan l par ces mo ts : Apostolicw n, elc.,

soit supprimé. - · 5 m:.lr s 1765. ),
VII.

If

A rrtJt de ta Cour du. P arlement de P rot'ence) du

On lit à la pase 489 : ((D'Ayrigoy avait entrepris d'é-

30 octobre 1765 . -11 contient t Out le discours pron oncé

crire des M ém oires sur l'I-listoire ecclésiastique du 17t

Jcv.tnt la Cralld"Cl lamù re , pal' l'l e J ca n-F I':l1l çois-Andr é

siècle , pour raconter à l'ayantase de la Société des évè-

Le Blanc ùe Castillon , Avocat- gé néra l du Ro i, relative-

Demens im portans) et pour exposer avec h ea ucoup d'art
el peu de fidéli lé, différenles disputes dans les'luelles elle

ment aux. alfail'es des J ésuites, -111-12. -

a ,'ait pris Je plus grand intérêt. Il était difficile, dans Je
co urs de ces annales, de ne pas s'ex pliquer sur les articles de ] 682; la )'éticcncc abso lue décl'iait Pécri,'aio . Le
probaLilisme .élait plus &lt;.lue nécessai re, pour sortir d'un
pas si délicat ... ))
Les LXXI notes qui so oL Lrl:!s importantes, commencenl à la pase 083, el se le .. minenl à la pase 501.
TV. (Plaidoyer du m ême, dan s l'affaire des soi-disant

Jesuites) 4 janvier 1 7G.~.

V.

If

Arrêt da. Parlem ent de Provence J qui fail défense

.L'lUX J ésu ites de porler leur habit , ctc., de vine sous

J'obéissance lie Jeur génér al, e ~c.; qui Icul' ordonne de

t 79 pages. Il

Page 20. H Ol":t ison pOUl' la fèLe de sa int Piel'I'e, I·ap /

porlée dans le Sacl"amcntaire de sa in t Grégo irc , et dan s
les anciens bréviaires et n'l. issels rom ains, approuv és pa l'

Paul III ct pa l' Grégoire XIII. - D eus) 111,i B eccto Petro)
collatis cLav/;bufi regni ceelesti,,;, a nima.r; Liga.ndi alque
solvendi pontificium tradidisti" concede ut in terce.\:s ionili

ej us aux iLio à p eccatorum nostrOl"um ne:cibus liberemur,
Cette oraison, qui ne parlait que du }louvoil' de li er les
ailles , pa l' u t nu ire li. la pt' é t~ otion du pou" oir

S UI'

Je tem-

porel. On en rel ranch a le mot ANIiJV1S, (lui déLel'mina it
le pom'oir du suc cesse ur de sa in t P ie rre au spirituel ,
pour laisser s ub sislcl' Pidée d' un pOllyoil' infini ... JV os
in interioribu8 pastores, recloresque an;marum intt:/Ligimur (oraison que l'é \' f.quc prono nce sur ](' Roi cn le

1Il.

11

�ESSA IS filSTOl\lQU ES
CO tlsaCl' anL P OlltifiC'al.

R om. . ) -

SU R LE PARLEM ENT DE pnOYE NCE.

Beatam P etrum ab

ipso Christo Âposloloru.m, principem fuisse constih~lrtm 1
eique ligandi ae solvendi anillUlS cœlesfÎ privilegia

lra-

dilam esse poteslalem ( Julins lI). )1

vur.

I{

Arrêt du méme ~ par lequel , après rn'oir rap_

poné en enlier le disco ul's de

M~

Le Blanc de C.a stillon ,

avocat-général , ct le prétendu ex trait de ce discours ,
il est ordonné de hnîl er des proposi tions fauss ement el
calomnieuseme nt a ttribu ées ;\ Ma ître Le Blanc de Castillon. -

Aix , ch ez David, 1766 . n

Pag. !l9'

SOUS le nom du pontife rom ai, au droi t an cie n ùe l'E_
glise ... voulut être :\ la fois so uverain e dcs Jégislatcm's
ct l':lI'hitre dc tOut e jurisprudence. Tandis (Ju'ell c élwantait les trônes , e lle jugea les l'ois et les suje ts, e t di spos ..
des couronnes ... . J)
Pag. 52. ( Depui s qu e la politiqu e sinis1l'C (l'un e spcieté accrédi tée

:l

tenlé (Fincorporel' à la r elig ion de s

préLentions décriées et un e morale fau sse ', pour faire
sen'il' les pass ions ues hom mes (le degré à l'ambition ,

la défi ance s'est em parée des espr its .... On a "u la l.nême

Suries usages nés des f.au$ses décrétales ....

politique chercher à introduire le raffin eme nt dan s la

Ceux qui conçurent le dessein de falsifier les annales de

doctrine , le r e làch emen t dan s la mora le . ... la persé-

l'Eglise, pour y introduire la domination , et pour la

cution substituee à l'in struc tion , et Pesprit de parti

conce ntre.' dans son cbefvisiblc, ava ient contre e ux les

charité écrite en lettres de feu dan s les lines S::l lnls ... .

maximes et la co nduite des prédécesseurs jmmédiats,

Le ma gistra t qui n' a n i la m ission ni le caractère

l'évidence de la parole divine, le sc ntiment inné et com-

prononcer, pour exami oe r m ême dan s l'ordre d e la. foi,

mun de la c hr étienté .... Ces décr ets , fabriqués par une

ne doit enseigner qu e l'obéissa nce; il en reçoit l'exempl e

I(

a la
pOUl'

ma in inconnue, ont tromp é Io.ng-temps les nations, les

du SOll\'Craln J il le tran sm et aux pe uples; mais il secon-

rois, les co nci les, e t vraisemblab lem ent jusqu 'aux pre-

dera ses lum ières e t le zèle des paste ur s, il r épr'im era

miers pontifes (lui BUlor isèrCLll la compilation . La sup-

les excès d' un zè le sup erstiti eux, tandi s qu' il déploiera

posi tion clu titre est démasqu t!e, J' ultramontain même

toute la sévérit é des lois con tre quiconque co ran le les

la reconnaît ; il n' y ,.oit qu 'une pieuse frau de, la pos-

fonùemens de la foi , et dogmatise .... ))

session co ntinue .... Mais ceux qui s'obstinent à donner
à des privilèges us urp és da us la di scipline ex térieure et
la Ufmporalilé, une origine toute céleste, ne p euvent

s'aider de la presc ription .... La I?i ca nonique, subrogée

(( Le Illagisl"a l , témoin &lt;l e la foi , de cette foi qui est
de tous el pour tous, pl'otecte ur, sous l'autorité du sou"crai n , de la liherté é"angé lique el de l'obéissa nce l'a1sonu&lt;l blc. so umi s ail);. &lt;",mon~ consacrés p"r les l'eo;: peclS

�SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

lG5

ESSA IS HISTORIQUES

(lui déda ignent l'adu lation. 11 est trop élevé pour avoi r
llc l'u.nivers el aux ol'acles de l'Eglise .... publilfl'a avec

force ces vérittls primitives, que tout cc qui trouble
l'ordre et la paix ne peut 8ll'e la religion; que, dans
l'Eglise, la nouveauté es t toujours faus se et profane ;
que le souverain serai t impuissant pour ;:tlTêter les excès
de l'intolérance civile, s' il ne pouvait aussi, d'a près les
r ègles que PEglise a reçues de

SO Il

divin food&lt;tteur J et

qu'elle a retracées clans tous les siècles, modérer les excès de l' intolérance théo logique, et mettre un frein à
l'esprit dl! contention, aussi fun este à. )" r eligion qu'à
PEtat; que maintenir ces r ègles salutaires contre ceux
qui oseraient les violer, ce n'est ni innover ni enseigner:
c'est, au contraire, obéir, conserver, exécuter. ))

hesoin des mensonges de l' homme: F eiru...,

n OIl

Îndiget

mendacio. ( Bossuet et les th éologiens les plus

nOS /ra

renoJllmé$.) Il n'appartient !1 u'à la reli gion de J'appele,'
tout l'homme à la divinité .... I l n'a ppartient qu'à la re-

ligion de préserver les vertus de l'enflu re de l'orgueil ct
du poisou de l' tunout" -propre, où vient e nfin se ter-

miner tout ce qu e la religion n'éclaire el ne so uti ent
pas,

1)

Et voilà le magistrat dont 0 11 n'a pas rougI
d'attaquer les principes religieux 1
IX. (( Arrêt du Parlementd) Aix, portant suppressiou

Ibid. ( La puissance des r ois n'est inviolable et sacrée

d'un imprimé iptitulé : L es Acte.&lt;; de la dernière assem-

pour l'ulll'amontain , qu'autant qu'elle obéit sans résene

blée du Clergé de France sur la religion, vengé::.' pal' le

à la puissance suprême du Pontife-Roi ; elle est amo-

Clergé et par le Roi, des attaques de maître Caslillon ,

vible el nulle, si elle r efuse l'acquiescem,eo t ayeugle à

dall,s son R équisitoire du 3ô octobre 1765, et, des jllge-

ses ordres .... Ains i la cér émon ie du sacre de nos rois est

mens rendu..s

,

ell,

conformilé. - 30 ma i 1767, Go pages.

dé tournée à ce sens d'erreur par des auteurs m'oués;
et J dans cet affreux système, le prince infidèle est plus
ferme sur le trône que le prince chrétien et bienfaiteur
cie l'Eglise. "

I bid. ({ La prétention de l'iufaillibilité du Pape, née
depuis deux. siècles, fut co ndamnée avant que de naître
par la tradition de tous ceux qui ont précédé .... Le premier siège de la clu'étienté a d't!ternelles prérogalives

Nous terminemns cet Appendice, par l'énoncé de deux ouvrages dont l'indication a été
omise dans le ch apitre précédent .
1

0

Il

Justification des iléjle.vions sur le l'loltveclu-

Tesla ment J iUlI}l'illl écs dc l'au torité de IV1. l'é\' èq ue et

Comte de ChAlons 1 et ;'l pprou\'ées P"l" M. le card inal de

�ESSAIS HISTORIQUES

sun

l..t: PARLEl\tI::NT DE PROVE NCE..

NoaiUes , archevêque de ParÎs , composées par feu messire Bossuet, éyêquc de Mt:aux, ci-devant pl'écepteur

de monseigneur le Dauphin.
2

0

«

-In-l.2. 1710. ))

rains Efforts des Jésuites contre la Jus tificatiol"

CHAPITRE Xlli.

des R éflexions ) etc., composées par fe u lncssirc JacquesBén igne Bossuet , évêque de l\feaux.-In-12. 17 13.))

EN revenant sur l'époque dont nous a éloigné
l'examen de la bulle Unigenitus et de ses suites,

nous devons rappeler la j~ie qu'éprouva le Parlement à l'élévation de l'illustre cl'Aguesseau.
Il était déja connu de la France , ce magistrat
dont le zèle impérissable était soutenu par la
plus mâle éloquence . Déja ses vertus publiques,
•
unies aux qualités privées les plus touchantcs,
fixaient les espérances de la magistrature et
de la nation . Que ne vécut-il dans un siècle
plus tranquille ! Que ne put-il faire profiter le
Royaume de toute sa sagesse et de tout son génie! Mais si, colllme l'H8pital , il trou va des
obstacles da.ns les conjonctures du temps et la
msposition générale des esprits , dUllloins fit-il,
à l'exemple de cc Chancelier ill ustre , touL ce
&lt;Jui dépendit de lui pour assurer le !JOnhclll·

�,

loB

sun LE PARLEnIEN 'J' DE PROVE NCE .

ESSA I S HJSTOHIQUI!:'

« aussi qui me fasse plus de p laisir, que de sou-

public pal' de bonlles lois) par celte protection
constante dont il honora la magistratllre ) et
qui l'honora autant lui-mème , que la réunion

« tenir son autorité) ses droits) ses préroga« Lives) et de lui donner des marques, dans

« Lou Les les occasions qui pourront se présenter,

rare des qualités de législateur et de jurisconsulte qui ont reconunandé sa mémoire à la vénération de la postérité.

« de l'cstime et de la considération parfaite avec
« laquelle je suis) MessieurS-) votre très affec« tionué servit;eIu·.

En apprenant que le Roi venait de lui conférer le titre inamovib le de Chancelier, le Parlement se fit un devoi.r de lui oITrir ses félicita-

« Signe

tions. Il y répondit avec cette bienveillance qui
lui était familière pour t011S ceux qui dépendaient de son administration, ct les égards particuliers que Ill éritait une Cour souverain e.

.

.

« l\'lessielli's, écrivit-i l au Parlement d'Aix

»

Attentif il se montrer respectueux et soumis
envers ses supérieurs, le Parlement ne l'était
pas moins à exiger la même déférence de la
part de ceux que l'ordre hiérarchique des pouvoirs plaçait au-dessous de lui ; et il ne 111an(Iuait jamais de voir un outrage personnel dan s
la violation des hienséances dont ses memhres
a vaient il se plaindre. Ses registres en constatent la preuve) pour ai nsi dire) il chaque

)

« le 26 iëvrier 1717 ) rien rl'est p lus flatteur pOlU"

« moi, d4ns la grande dig nité dont le Roi et
« S. A. R. viennent de m 'honorer, que l'ap« prohation des premières Compagnies du
« Royaume. Je vous prie d'èlTe pers uadés que
« je regarderai touj ou rs la vôtre avec la dis« tin cLion qu'elle mérite) et que je n'alli-ai ja« ruais d'autres vues) que de faire régner la
« justiee) et de maintenir l'ordre public dans
« toute l'étend lIe de son ressort. Il n'y aura rien

n 'AGUESSEAU .

~

page.
l! étai t d'nsag'e qu~ lorsqu'un Illagistrat de la
Coru' , même COlllUle simple particulier, se rendait dans quelque lieu du ressort ) les memhres
de la justice locale, ainsi que les consuls, allaient les visiter; et tout es les fois 'lue) pal"

.

�ESSAIS HISTORIQU ES

SU R LE PARLEMENT DF: PROVENCE.

oubli ou pal' esprit d'indépendance, les uns ou
les autres ne remplissaient point ce devoir, ils
ne pouvaient échapper à un ajournement persoimel qui avait pour l'(&gt;sultat des réprimandes
plus ou moins sévères.

Dans le commencement de l'a nnée dont le
cours devait être si funeste pal' le développement des plus affreux ravages de la peste, le
Parlement porta un arrêt de règlement relatif
aux Procureurs et aux huissiers (1), et qui avait
pour but de réparer les effets du relâchement

C'est le sort qu'éprouva le lieutenant principal de Draglùgnan (1), le 22 mai 1719, sur
les plaintes que porta contre lui le ConseiliCl'
de Boa des , qui ne lui reprocha point seulement
de n'avoir pas été le yjsitel' , mais d'avoir déclaré qu'il ne le voulait pas, et de lui avoir
refusé le salut en le recontrant.
Une telle susceptibilité ne s'accorde plus sans
doute avec nos institutions; mais il faut convenir que, si elle avait l'inconvénient d'introduire la vanité dans des actes répréhensibles
qu'on a eu raison de reprocher aux jeunes magistrats du dernier siècle, elle contribuait à
assurer aux Cours souveraines u ne considération dont la chose publique recueillait d'util es
avantages .

•

(1) M. de R eymondis.

introdnit par le temps.
Il ne concernait toutefois les premiers) que
palais en costume,
pour les assujétir à être
depuis l'entrde jus'qz/ à l'issue de la Cour.

kn

Il déterminait enslùte le nombre des huissiers
qui devaient se trouver aux audiences, le temps
qu'ils avaient à y demeurer, et plusieurs autres
mesures de discipline qui, ne s'accordant plus
avec nos règlemens actuels , sont aujourd'hui
sans aucun intérêt.
L'état de rivalité ct de lutte qui, dès l'origine,
s'était manifesté entre le Parlement et la Cour
des Comptes, n'avait jamais entièrement disparu; et nous aurons encore à revenir sur les
débats affiigeans de ces deux Com pagnies.

( ,) Il est du

;H

février J 72' .

�17~

ESSAIS 1~IS1'ORIQUES

Nous ne voulons constater ici que les nOlllbreux conflits auxquels donnait lieu leur situation réciproque. Elles revendiquaient sans cesse
l'une sm' l'autre des droits de jnridiction ; et
lorsqne chacune d'elles prétendait avoir celui
de s'investir (ce 'lui constituait le conflit), des
commissaires, pris à nombre égal dans les deux
Cours, se réunissaient dans les salles du Parlemeut pour essayer de s'accorder ensemble. Mais
c'était une formalité illusoire, parceque chacun s~ute uait la prétention de sa Compagnie:
ce quI établissait un partage que le' Conseil du
Hoi était obligé de vider.
Depuis que Lonis XIV avait étendu ses soins
sur toutes les parties de l'administration , et que
la sûreté publique lui avait inspiré des précautIons aussi sages que multipliées, il semblait
que le Royaume devait être affranchi pour toujours de ce fléau dévasta tenr, qui tant de fois
s'était appesanti sur la France.

-Mais la Providence, dans ses l~gueurs, avait
permis que l'incurie, unintérèt individuel mal
conçu, et l'opïniàtreté, trompassent les sacres
lois du Souverain ; et la peSle reparut en P:-o-

•

SIiR LE PARLEME NT DE PROVENCE.

173

vence en 1720, plus meurtière que jamais (1) .
Le vaissl!llu qui l'importa de Scyde à Marseille , appartenait au premier échevin de cette
ville; et ce fut l'imprudente avarice de cet
administrateur qui exposa ses concitoyens il.
une mort certaine, parcequ,e l'envie de conserver un chargement considérable lui fit repousser l'évidence de trop funestes indices, et que
sa position le mit à mêole de prolonger une sécurité perfide qui, née de l'interêt , se perpétua
par la honte qu'aurait accompagnée l'aveu de
son coupaJ)le égoïsme (2).
Déplorons aussi la complaisance ou l'aveuglement des médecins qui, malgré la certitude
des faits, persévéraient à soutenir que ce n'était
point la peste qui désolait Marseille (3); et
(1) Les délail s de la peste de 1720 sont consignés dans
dc nombre ux. o uvrages , et en particulier dans l'l-list. de
Provo du P. Papon , de l'Oratoire, tom. IV, p. 634.

(2) Relalion inédite clu P. Bougercl de l'Oratoire, SUl"

la peste de ' 720.
(3) Il ne faut pas mettre de ce nombre les docteurs
Peyssonnel père e l fil s; mais le urs téml.&gt;Îgnages yéridi qu es ne p:lrure.nt que d'imp ortun es illu sion s.

�•

ESSArs HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

réunissons nos efforts pour combattre cet amOUt,
de système auquel ne s'ahandonn~t clue trop
souvent les hommes de l'art.

conseillées par l'un , l'augmentation de la chaleur de l'atmosphère prodnite par les rêveries
de l'autre, ne firent qu'accélérer ct étendre les
progrès du mal.
On cherchait cependant encore il sc débattre
contre l'évidence, lorsqu'enfin le Parlement
instrnit de l'existence de la contagion, malgré
les efforts des autorités de Marseille pour la dissimuler, rendit un arrêt (1) qui défendit, sous
peine de la vie, toute oommunication entre les
habitans de cette ville et ceux de la provlIlce.
Eri concentrant le mal, cette décision menaça
Marseille des horreurs de la disette, et excitait
déja le peuple à la révolte, lorsque le Parlement ordonna aux Consuls d'Aix, en lenr qualité de Procureurs du pays, de s'adjoindre à
l'intendant (2), pour aller conférer aux barrières avec les échevins de Marseille, et prendre des mesures efficaces afin d'assurer à cette

Ce fut ce funeste travers qui engagea le célèbre Chirac (1), consul té par le Régent SIU'
les remèdes il oppOicr à ce fléau destructeur , il
soutenir ·qu'il suffisait pour amener une guérison rapide et complète, d'affranchir les citoyens
des soins dc pourvoir à ·leur subsistance, et de
distribuer il cette fin , dans les rues, des viandr~
apprêtées, tandis qu'on procurerait des distrac.
tions salutaires au peuple, en l'encourageant
par le sou d'instrumens harmonieux , au diver.
tissement de la danse (;l).
La confiance accueillit cette décision, mais
le respect pour l'agonie des victùnes y fit bientôt
renoncer.
Un autre médecin voulut qu'on brûlât quantité de soufre dans les différens quartiers de la
ville, afin d'assainir l'air. Mais les réunions

(1) Cet &lt;lrrêt es t du 2 juillet. Le "aissea.u contamlné

( 1) Médecin renomm é de la ca pitale.
(2) Relation inédite

' 720.

du P. Uougcl'cl }

Sut'

la

peSle

de

de ]a prste était arrivé à Marseille le ?5 m Ol.

(:l) Lebrel l premier Président.

�sun

ESSA IS H l STOR lQ U ES

malheureuse cité des secours indispensables.
Le tableau des infortunes auxquelles elle était
livrée, est affreux: nous n'avons heureusement
pas à le reproduire; il coûterait b 'op à notre
sensibilité. Mais du moins offrc-t-il le consolant aspect d'un grand nombre d'holmnes charitables et dévoués, !lIa tête desquels l'histoire
place avec justice les Belzunce, les Adimar,
les Moutiers, les Dieudé, les Peyssonnel, auxquels on peut joindre, outre un grand nombre
de particuliers, presque tons les pasteurs, ct
ceu..-.: même des corps religieux qui , dans leurs
exagérations aveugles, s'accusaient réciproquement d'avoir provoqué le fléau du ciel. Les
Jésuites firent des prodiges , et les Pères de
l'Oratoire qui leur étaient opposés, ne se rendirent pas moins dignes de la reconnaissance
publique. Interdits des fonctions de leur ministère, à l'occasion de la bulle, ils n'en devilll'ent
que plus ingénieux à trouver les moyens de se
rendre utiles ; eton les vit s'engager avec le plus
grand empressement il nourrir un bo-rand nombred'indigens, et à braver tous les dégoûts de la
misère au..-.: prises avec le désespoir et la mort ,

LF. PARLEMENT DE PROV ENCE .

leur distribuer eux-mêmes des alirnens.
Une avidité qu'aucune expression ne saurait
qualifier, étendit la. mal;die dans la province,
ct trompa les soins les plus attentifs pour la
circonscrire dans le territoire de Marseille. Des
contrebancliers l'introduisirent successivement
à Toulon, à Arles et il Aix, d'où elle sc répandit dans tous les lieux circonvoisins.
pOUl'

Dès que la peste sc mani [esta à A.jx , le Parlement se hàta de prendre des mesures pour en
diminuer les ravages. Mais, à peine s'occupait-il
de ces précauti ons qui, dans toutes les occasions
semblables , lui avaient été dictées par son zèle,
qu'un arrêt du Conseil (1) lui ravit cette juridiction particulière de police po.ur en in vestil'
isolélllent le cOll1mandant de la province.
La Compagnie fut vive}nent affiigée de cette
atteinte portee il ses prérogatives; mais son
respect pour le malheur public et l'avantage
qu'elle trouvait à être affranchie de la responsabilité, lui cOlllmandèrent un louable silence.
Après s'être bornée à donner quelques arrêts
(1) Du mois de septembre ' 720 .
III .

12

,

�ESSAIS HI STOR IQUES
17 8
cOlltre des Jll6decins et des sage-femmes qui

avaient l'inhumani té de refuser leurs secours à
des malades (1), ct il 'déléguer le soin d'adnùnislrer la justice, dans la malheureuse capitale
de la province, aux hommes généreux que le
barreau ne cessait de fournir dans toutes les
conjonctures semblables (2), le Parlement ré(1) Un pauvre artisan fut introduit dans la Grand'Cham bre J et dépeignit d'une manière touchante au Parrement la. position affreuse dans laquell e il se trouvai t,
ayan t depuis trois jours sa femme daus les douleurs de
Penfantement, e l ne trouvant 3ucuue accoucheuse qui

el1t voulu se rendre aurrès d'elle. Le Parlement accueillit
cette plainte avec empresseme nt , et , par ses ordres, la
malheureuse mère fut délivrée (R egistres du, Parlem. )
Que l'on juge des horreurs de celte époque par ce trait
_ qu i est loin cependant d'être l'un des plus braves.

(2) Les Avocats qui accep lèrent celle péri lleuse mission , furent: DecoTmis, Tabar'et, François de Séguil'aD J
Gé rard, Sanrin, Melchior Blanc, Canceris, Pierre Blanc,
Sube, Genes}', Pierre de Séguirao, Benoit e l Bayon, et
l'assesseur Buisson, On leur assig na le cloître des Jacobins

pO U l'

le li eu de le urs séances,

J.a reconoaissance pub liquc dédommagea ces généJ'eux citoyen s de leu r déyolUncnl.

su n

LE PAnL~l'tf EN T DE Pl\OV ENCE .

179
solut de se transporter à Saint- Remy pour y
lenir ses séances .'
,

Mais les lettres- patentes c[lli autorisèrent sa
u'unslation , po~taient des restrietiou"s inusitées
qui amenèrent la dispersion des membres du
Parlement, ct privèrent le ressort, pendant la
durée de la peste , des bienfaits de la justice
supérieure.
D'aprés ces lelMes, la Cour ne pouvait changer de résidence saliS une nouvelle autorisation;
de sorte qu'ayant appris, avant de sc rendre il
Saint-Remy, que la peste s'y était manifestée,
elle fut obligée de r ononcer à l'espérance de se
réunir; et les l,nagistrats se séparèrent pour
songer à leur sûreté indi vtduelle.
Treize mois après leur éloignement, la cessation du fléau permit au Parlement de venir
reprendre ses fonctions dans le lieu accoutum é
de ses séances.
Le retour de cette Compagnie excita de grandes démonstrations de joie: des prières publiques s'élevèrent du pied des autels, pour celébre1' le douhle évènement de cc r etour ct des
motifs (fllÎ l'amen aient,

�ISo

ESSA IS HI STORIQUES

La Compagnie reçut à cette occ..1sion des honneurs inusités : les chanoines t les bénéficiers ,
rangés en haie il la porte du chœur, h aranguèrent le Parlement, et ne reprirent leurs places
qu'après qu e tous les magistra ts qui défilaient ,
sc fm-ent placés eux-Illêmes.

Un si.ège restait vacant: le doyen (1) n'avait
pas la satisfaction d'assister à cettc touchante
cérémonie. La disgrace royale l'avait atteint ,
parce que , touch é des dépenses jénormes (l )
auxquelles la ville sc livrait il cause de la contagion, il s'était cru obligé , dans l'intérêt général , de sommer les Consuls d'asscmbler les
principaux citoyens, ainsi q_u'on l'avait fait
da.ns de pareill es oecasions, et que Marseille
venait d'en fournir l'cxemple, afin d'aviser aux
moyens de restreindre ces dépenses. L'amourpropre des Consu ls Ira vestit en insulte une démarche qui n'était di ctée que par de sages vues
d'économie; et , sur leurs plaintes, le doyen
fut exilé. Mais lc, premier actc qui signala la
(.) Lo Conseill . .. de G, liee,

(2) Elles s'élevaien t il.

Ji~

mille Ilv. p;-.r jo uI'.

su n

LE PARLEntE N T DE PltQV ENCE.

réunion du Pa rlement, fut de demander le rappel de ce magistrat ; et ses prières ne tardèrent
l'as d'être écoutées.
Long-temps encore ap~ès avoir repris l'exercice dc ses travanx, cette Compagnie persévéra
daus le silence qu'elle avait adopté, au suj et dc
l'alTêt du Conseil qui l'avait déponillée dc la
juridiction de la police pendant la peste; mai s
enfin, a u mois de janvier 17 23, elle se détermina à r evendiquer ses prérogatives, e l il exposer sous les yeux du Souverain les maux /
infinis que cette v iolation avait occasionés à sa
provlIlce.
« Le fléau du ciel , lisait-on dans scs l'Clll Ol1 ({ t.t·ances (1), a été moins cruel que les vc:xa({ tions que le pays a éprouvées. Lc pillag-c,
{( les concussions, les incendies, les violcnces,
({ les meurtres, ont impunémcnt régné dans la
« plus fid èle, mais la plus malh eureuse des
({ provinces; les conunandans ayant cru qUi

(1) Ell es sont imprim ées , el ex.islenl dan s un graml

nombre de hib)iothèques.

�SUR LE PARLE1\tENT DE

ESSAIS H' STOR IQUES

« toute injustice leur était perruise, depuis que
« la jnstice était interdite ... »

Le Parlement ajoutait, qll'ayant eu constam.
ment ce ill'oit de police en temps de peste, il
avait sur les cOllmland~ns l'avantage &lt;:rune
gTande expérience, et qtl'il avait lité imprLldcnt
de la confier .1 des homHles, la plupart sans
biens, sans naissance, sans instruction, et aussi
indifférens à la dHrée de la maladie, que le
Parlement était intéressé à sa cessation. « Toutes
« les fois qne les Gouverneurs avaient essayé
« de s'arroger cette juridiction de police (cou« tinuaient
les remontrances de la Compao-nie)
.
~
,
« Ils avaient été aussitôt repoussés . » Ainsi les
efforts du duc d'Épernon, du maréchal de Vitry, du comte d'Alais, dont l'esprit d'empiète·
ment était si actif , ne servirent qu'à procurer
au Parlement des titres, pour consacrer de nouveau l'un de ses plus anciens privilèges.
. Un arrêt du Conseil rendu , sans ouïr les pal"
tws, pouvait-il détruire ces titres que deux
s',ècles avaient ratifiés , lorsqu'il avait eu pOUl'
r esultat les abus les plus crians?
« Les cOIDlllandans (a jout ait il. ce Sllj Ct la

,

pnOVI~NC F: .

) 83

« Compagnic dans les mèmes remontrances) ,
les comlllandans ont fait des lois et créé des
« délégués de leur autorité, sans la participa« tion royale; ils ont condamné à lllort, pro«

« noncé des graces, commué des peines, mis
« le taux aux monnaies, révoqué des arrêts de

« Parlement ~ jugé des procès civils et crimi« nels étrangers à la contagion, disposé des
« deniers publics et des amendes par eux pl'O« noncées; enfin, its ont v iolé toutes les lois
« divines et humaines, et. poussé l'oubli du de\( voir, jusqu'à condamner des malheureux &lt;le« GUsés , sans les avoir entend us. ))
Ces reproches, également graves et nombreux que le ParlelDe\1t appuyait de détail s

propres à fixer une religieuse attention, li e
parvinrent cependant pas il. le faire rétablir
dans ses anciennes prérogatives. Le silence
'lu'adopla le gouyernement, parut rendre sans
espoir le dépouillement dont la Compagnie
avait &amp;té l'objet .
Mais la bonne administration des lazaret. lit
consola de cette perte , en prévenant, par la sagesse de leurs statuts et le zèle de leurs intcn-

�ESSA IS

HI STOR IQUES

dans, le re tour d li n éau terrihl e qui avait
englouti , avec cent mille citoyens, l'un des
privilèges auxquels le Parlement était le plus
attach é.

(

Des rL"es dans lesquelles quelques magistTats
se trouvèr ent compromis, excitèrent. l'attention du Parlement pendant les années suivantes.
Le Conseiller d'Estienn e voulant obtenir des n)parations (1) de l'abbé de Pa ule qui , suivant
lui , aurait tenu des discours calomnieux sur le
compte de sa sœur, finit par s'oublier d'une
manière bien gra vc à son égard , en 1ui donnant un coup de couteau à la snite de leur dis·
pute. Cette affaire fut jugée en mercuriale, et.
la Cour, après avoir entendu la justification
de d'Estienne, pron onÇ&lt;1 contre lui la sévère admonition suivante:
« La Cour est très mal édifiée de votre condui-

« te, lui dit. le Président.. La fa ute dans laquelle
« vous êtes tomb é, est d'autant plus grande ,
« qu'en e est · toute publique ... Vous avez ou« blié tout à la fois, et ce que vous vous devez ,
( 1) En 1723,

SU R L E PARL EMENT DE PROVE NC E.

185

ct ce que v ous devez à la l'Ol,e clue vo us avcz
« l'honneur de porter. La Cour vous admo« nestc d'être à l'av enir plus circonspect, ct de
« ne jamais perdre de v ue cette sagesse ct cctt e
« modération, qui font le partage le plus pré« cieux du magistrat. Si elle ne porte pas plus
« loin la punition d'une pareille faute, et si
« elle v ous donne auj ourd'hui plus de marqucs
« de clémence que de
érité, c'est qu'elle es« père qu'en r éfléchissant jusqu'où elle pouvait

«

« porter sa justice dans cette occasion , vous
« travaillerez à mériter ses bontés. ))
Deux ans plus tard , une plainte portée (laI'
les O'ens du Roi dénonça aux Chamllres ase ées les ConseillerS'
'
sembl
de Raousset et de Calis,
sane , pOlU' s'être réciproquement outragés dans
une partie de lansquenet , et avoir porté l'oubli
des convenances jusqu'à se menacer de coups
de bi ton.
Traduits devant la Compagnie,
cc fut cn
,
vain que ces magistrats déclarè'rent avoir perdu
le souvenir de leur quer ell e , ct se donnèren t
des témoignages d'affection , en même lem ps
qu'ils adressèrent à lem' corps des excuses S Ul'

l

�SUR LE PAl\LEI\IENT DE PROVENCE.

I::SSAlS 1:I1 STOl\lQU ES

leur vivacité. Le Parlement ne fut pas satisfait
de ces marques de repentir et de respect; cl
après avoir délibéré hors de leur présence, il
les fit rentrer dépouillés de leur bonnet, de
leur ceinture, &lt;le IClU'S gants, et leur adressa,
en présence des g'ens du Roi, une sévère rc-

,

primande.
Il fit plus, et voulant prévenir le retour de
ces rixes et de heaucoue d'autres dang'ers, dont
le jeu était si souvent l'occasion, il profita de
cette circonstance pour remettre en vigueur ses
anciens r èglemens 'lui défendaient les jeux de
hasard aux magistrats : mesure sage dans tous
les temps, et SlU'tout à cette époque Ol\ la passion du je,ll ccllunença.it à dcvenir si ent1'almnte.
Vers le même temps, cette Compagnie opposa des digues à l'e mpiètement de l'autorité
mi litaire.
Le maréchal de camp de Belziell , venant cn
Provence prendre le commandemen t des troul'es, fit sQn entrée à Aix, précédé de deux brigades de la maréchaussée, l'épée nue à la main ,

.

Le Parlement se plaignit de ce qu'il s'était a1'-

rogé des honneurs auxquels sa qualité ne lui
donnait aucun droit de prétendre. Mais le
Garde-des-Sceaux et le Régent auxquels cette
Compagnie eut recours, s'em pressèrent de 1ui accorder une entière satisfaction. Cependant, elle
ne parvint pas 1&gt; rendre plus modéré le commandarrt, qui donna des ordres pour qu'au milieu
des églises, on disposàt un prie-dieu garni de
tapis et de carrea'llX, pour les jom's où il se
rendrait 1&gt; la messe. Cette prétention était aussi
nouvelle qu'exag6rée ; le Parlement qui,en eut
connaissance, défendit aux divers sacristains
de la favoriser, etle commandant fut obligé
d'essuyer le désagrément d' un refus.
Quelles que fussent les idées qui avaient paru
dominer la Cour, tors des débats que la bulle
Unigenitus avait fait naître, elle s'appliquait à
repondre, avec autant d'impartialité que de
bienveillance , aux marques de déférence que
lui donnaient les corps qui a vaient provoqué la
lutte qu'elle condamnait.
A l'occasion de la canonisation de saint Louis
de Gonzague et de saint Stanislas Kostka, 'lu i
cut lieu en 17:&gt;.8 , les Pères rectems et le P1'éfl't

�188

ESSAIS IIISTOl\IQUES

du collège des Jésuites se rendirent auprès du
Parlement, pour le prier d'assister à ~ette cérémonie. La Cour déféra il cette invitatiou, ct
fut solennellement reçue à la port.e de l'église
par une députation des Jésuites qui lui offrit de
l'eau bénite.
Peu de jours après, elle accueillit une semblable invitation de la part des Pères de l'Observance, pour la canonisation de saint Jacques
de la Marche et de saint François Solano.
L'année sui vante, le Parlement adressa au
Souverain ses respectueuses félicitations pour
la naissance du Dauphin, et ordonna ensuite
des réjouissances et un Te Deum, afin de célébrer cet heureux évènement. La Compagnie ne
négligeait aucune occasion de donner il 50ll Roi
des témoignages de son dévoûment.
•

SUIt. LE PAl\LEl\IE NT DE PRO'VENCf.: .

189

CHAPITRE XIV.
Anai.,'.' mémorah le ,lu P. Girard ct dt! la Callière .

SI le plan que nous nous sommes tTacé nous
a interdit de pOlter nos regards sur les procès
en général soumis au Parlement, parcequ'ils
ne pouvaient intéresser que sa jurisprudence
dont nous n'avons point il rassembler les mo!lumens, nous n'en devons pas moins rappeler
ceux de ces litiges qui , par leur nature, leurs
circonstances ou leur · objet, ont acquis une
célébrité historique.
Au nombre de ceux de ce genre que nous
avons pu avoir occasion de rapporter, il est indispensable de joindre l'affaire du P. Girard et de

:sa

la Cadière, que l'on peut dire ; sans exagération ,
avoir fixé la cmiosité de toute l'Europe, moins
peut-être par le sujet réel de l'accusation, que
par le caractère des personnages qui y figurèrent des intr;O"ues c[ue sou leva ce procès, du ré-

,

"

�ESSA IS IIISTOmQUES

sultat inattendu qu'il obtint, ainsi (lue p:u: les
idées dont wnt d'esprits étaient agités il cette
époque, et l'espèce de prestige qu'une superstitieuse prévention de sortilège évoqua, au pro·
fit de dégoùtautes turpitudes qui, moins habiles
il s'envelopper des ténèbres de la mysticité,
eussent révolté les hommes ho~oraJ)les qui
s'en déclarèrent les défenseurs.
Mais, en essayant d'accomplir la tàche pénihle de rappeler cette trop déplorable affaire,
dout l'attention publique s'est long-temps occupée sans la bien connaître, nous ne saurions
nous en dissimuler les difficultés, à une époque
où d'anciennes passions se réveillent avec fureur, pour condamner ;ans pitié l'impartialité
réglée par la modération.
Parceque le principal des accusés appartient
à un Ordre dont la résurrection est devenue le
sujet d'une ardente polémique, fa udra-t -il donc
que nous gardions un làche 'si lence sur des
crimes individuels, contre Icsrruels les bounes
mœurs crient encore vengeance, quand même
nous aurions il craindre des interprétations injustes , ou deH l,aines implacables?

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

Et parceque, dans une sainte sollicitudè
pour la religion qu'ils croient en péril, des.
hommes vénérables appellent de l eur~ vœux
OU de leurs efforts une institution célèbre et
proscrite, eL que l'hypocrisie, l'ambition, la
timidité leur ont prêté des -forces, en y cherchant des appuis, devrons - nous éprouver la
crainte que nos intentions soient envenimées,
et que l'on nous prête méchamment le dessein
d'exhumer il plaisir l'histoire scandaleuse d'un
Jesuite, pour flétrir de ses crimes le corps dont
il était membre?
Pendant que nous serons en butte il ces injustes reproches, le parti opposé, qui a anssi
des sommités respectables, ne nous dévouerat-il pas à sa censure, en taxant notre modérat.ion de faiblesse, notre impartialité de faveur,
et d'asservissement notre indépendance?
Tel est le sort qui, au milieu du déchalnement des passions, semble menacer Gelui qui
leur résiste. Nous n'essayerons pas de le changel' ; et, quels q,ue soient les dangers qui s'attachent il la véritë, nOlis aurons le courage de
la dire toute entière, repoussant avec le même

�sun

ESSA IS n' STOR TQU ES

mépris, ct la véhémence qui la dégrade , ct les
ruénagemens qui l'altèrent.
Il n'e,.st point, on le sait , de liens assez forts
sur la tene pow' garantir du crime. Paroli les
plus v~rtueuses épouses, il s'en est trouvé 'de
corrompues et d'adultères. Des fils dénaturés et
parricides se sont mêlés à ceux que la tendres;e
et la piété filiale rendaient chers aux auteurs
de leurs jours; et au milieu de tant de nlilliolls
de citoyens généreux et fidèles, des Châtel, des
Clément, des Ravaillac, des Damiens, de.,
Louvel se sont signalés 'par les plus horribles
forfaits. Le trône lui-m êmp. n'a-t-il pas eu de
mauvais, Princes?
L'autel serait-il donc le seul quj fîtt affranchi
de mauva.is ministres ? Mais comment en concevoir l'espérance, quand ceux qui le desservent sont hommes, ct par conséquent soumis
aux passions violentes qui ne triomphent que
trop sou~'ent de leurs faihlesses !
Le saint et redouta})le sacerdoce qu'i.ls exer cent, en les plaçant entre la Divillité et ses
•
créatures, doit en g~néra l les garantir des
'écuei ls ; une vertu commune y puise des forcrs

LE PARLEMENT DE PROVE N CE.

sa lutaires; mais l'homme immoral que l'ambition ou la violence ont placé dans les rangs
du sanctuaire, l'h omme profondément vicieux
et hypocrite qui ahjure les principes de l'hon neur comme ceux de la religion, puise da ns 1c
caractère sacré dont il est revêtu, un espoir
d'impunité favorable à ses affreux désordres , ct
des moyens nouveaux pour les consommer. 11
répand à longs trait.. le venin de la' séduction à
l'aide du mystère, et le tribunal de réconciliation livre d'autant plus sÛJ:ement des victimes
il son impudicité, que la foi envers Dieu et la
confiance en son indigne ministre amènent l'aveu de plus de faiblesses.
Ce crime qui présente à la fois tant de caractères coupables, et offre la révoltan te réunion
du sacrilège, de la perfidie , de la bassesse, de
l'immoralité; ce ,c rime atroce, quoiqu'en di sent les ennemis de la religion, est rare , sans
doute j mais , lorsqu'il se réalise, et que sa publicité vient ébranler les plus saintes garanties, il
faut qu'il soit livré sans miséricorde il la justice,
et 'lue la justice s'arme de toutes ses foudres
pour le punir, si l'on ne Ye Llt pas que le cult e
III.

13

�,

lU'f

ESSAI S HI ST ORIQUES

devienne solidaire des forfaits de ses ministres,
ct que le matérialisme ou le libertinage trouvent
dans cette désastreuse indulgence des ~mncs
pour se fortifier dans leurs erreurs impies, ou
daos leurs IicenciellX dérèglemens.
Le P. Girard fut acclL~6 de l'un de ces crimcs
sur lesquels nous avons eu raison d'appeler les
rirrueursde la justice. EUe explora sa conduite ;
" ven'ons de quelle manière elle méritait
liOns
d'ètrc jugée, et comment elle le fut. Mais
nous avons de longs détails il parcourir, avant
d'arriver à ce résultat, ct surtout à connal,
tre le caractère et les élispositions de ce relicieux et de celle qui, d'abord sa victime ,
"
,
devint ensuite l'indigne complice de ses égaremens.
D'après les partisans du P. Girard, ce j ésuite
était pieux, simple dans ~es moeurs, fidèle il
ses devoirs, et ne méritait d'autre reproche que
celui d'être devenu la dupe de la mauvaise foi
de la Caélièrc sa pénitente , len ayant aveuglément donné sa confiance à une fille perdue qui
était un vrai prodige de malice, d'adresse ,
.,.énie , d'audace, de
de "
. fermeté , d'hypocrisie ,

SU" I.E PARLEMENT DE PROV~N CE.

195

de élissimulation et de présence d'esprit (1).
Suivant les défenseurs de la Caélière, eUe
était , au contraire, un ange de simplicité ct de
vertu , dont la séduction avait été d'autant plus
atroce qu'elle était plus facile, parceque sa
candeur et sa dévotion l'avaient précipitée sans
défense dans des pièges dont elle ne pouvait
soupçonner l'existence aux pieds du sanctuaire,
et dont son innocence lui dissimulait encore
les houeurs, alors même qu'elle leur était asserVle.
Tel était le langage opposé des partis conIt'aires : celui d'une impartiale vérité y remarque de toutes parts des exagérations.
Marie-Catherine Cadière naquit à Toulon en
) 7°9; elle était fille d'un marchand en détail
de cette ville, dont le commerce avait prospéré,
mais qui mourut jeune , laissant quatre en:fans

à la charge de sa veuve.
Celle-ci , entièrement vouée à des pratiques
de dévotion , remit à son fils runé l'industTie du
(1) Première le ltre adressée à 1\'1 . """, datée d'Ais. , 1('
15 mar s 1733 , in -fol. , r~ i s3 nt suite ::m rec ue il du pt'ocè"'.

�su n L E PARLEn1ENT DE pnO \' ENCE.

ESSA IS HI STO RI QUES

père, et dirigea ses deux anh'es fi ls selon ses
propres inclinations , en les faisant entrer dans
les saints ordres . Elle inspira à sa fille les goûts
de dévotion qu'elle avai t elle-même, et on vil
de bonne h eure cel le-ci se dévouer au soulagement des malades dans les h&lt;'&gt;pitaux ,dédaigner
les parm'es mondaines , et annoncer la résolution de garder le célibat. Des confesseurs zélés
la maintmrent dans ces principes: m ais la direction de l'u n d'eux (1) , qui tendait à l'élever
à des principes de mysticité, n'excita d'abord
que son indifIérence ct ses railleries.
Cependant J ean -Baptiste Girard , né à Dôle
en Franch e-Comté, membre de la Société de
J ésus, r ésidait à Mar seille depills quelque temps,

'97

confiée il ses soins, et dont les visions ct les extases démontraient la béatitude an Licipée (1).
En un mot , l'anivée du P. Girard fit sensation
à Toulon parmi les dévots, dont un grand
nombre ne tarda pas d'assiéger son confession-

nal. La Cadièr e céda à cet entra'l nement , el
paya bien cher son tribut à la céléJJl'ité du
jésuite.
Elle avait alors dix-neuf ans: sa ns être régulièrement belle, elle était digne de fi xer l'a ttention par ses charmes, et était assez bien partaO"ée
o du c&lt;'&gt; té de l'esprit , quoique son édllcation,
.
quant aux con naissances profanes, se fût ressentie de la direction que l'on avait donnée à sa
jeunesse, et qu'à vingt ans elle sût à peine si-

et fut envoyé à Toulon au commencem ent de
l'année 1728 , en qualité de recteur du séminaire royal de la marine .
Une grande réputation pour la chaire et la
direction le précéda dans celte nouvell e résidence . On y parlait avec en thousiasme de la
sœu r de Remuzat de Marseille, qui avait été

(1) L a chl'onique co nsi'gnée dans des écrits du temps,
ra pporte qU~ llne correspondance entre ell e e l le P . Ci .
rard , tl'ouvée dans les papi ers de la sœur de Remuzat , il
sa mort , porta un co up décisif li. la sainteté de b pénitente
ct;\

la gloire du di recteur. Ma is no us ignorons si c'est

une vérité o u u ne ca lom nie, parceque l' es pri t de pal" ll

qui se manifesta il ce ll e épOlltl C, doit na lureltcmcHl n . ci-

(1) Le P . Sabaliel', jés oilc,

ter notre défianc e.

�19B

ESSAIS HI S'l'Ol\I,QUES

gner son nOlll, et tout au plus un peu écrire à
vingt et un ans,
Son imagination paraissait ardente, et la
simplicité de ses vétemens cachait une grande
vanité, Ne saoo.ant résister aux louanges dont
l'entourait son édifiante conduite, elle avait
conçu, de bonne heure peut-être, l'espoir ou
l'ambition de la sainteté, dont ses pratiques habituelles, ses entretiens, ses lectures, devaient
assez naturellement lui faire entrevoir la possibilité,
C'est dans ces dispositions 'Iu'elle va se confier il un directeur d' un physique peu attrayant,
d'un àge assez avancé (1), mais qui paraissait
avoir une profonde connaissance du cœur humain, et dont l'expérience le mettait facilement
à même de séduire l'esprit de ses pénitentes ,
s'il n'ambitionnait 'lue la r enommée, ou de parveuil' il exercer SUl' elles une domination sans
hornes , s'il avait le maUleUl' d'êtTe lui-même
dominé par des passions brutales, pour les( 1) Le P. Girard étail laid , el ava it .-lors quafantcsep t nns.

SU R L.g PARL~I\IENT DE PROVE NC E.

190

quelles les obstacles sont de nouveaux vehicules, ct qui sc jouent impudellllllent des choses
les plus saintes, lorsqu'on n'a pas eu assez de
vertu pour repousse!' avec indignation leurs
premières tentatives,
Le p, Girard, dans la foule de ses pénitentes,
distingua la Cadière, ct la rendit l'objet de sa
bienveillance spéciale, quoique déja il en eût
admis d'autres à des faveurs particulières, Mais
illa reçut sans marquer d'abord aucun empressement l et lui parla d'une mauière 'lui ne lui
ôta pas l'en vie de le prendre pour son directeur; c'est de la Cadière elle-même 'lue nous
empruntons ces paroles,
S'il lui destinait ses poisons) il devait les faire
couler subtilement) de manière il. ne pas exciler ses défiances) ct commencer il corrompre
son esprit pour parvenir ensuite au résultat
de ses desseins, La procédure démontre (pùl ne
négligea point ces précautions) et 'lue cc ne fut
pas en vain 'Iu'il fit usage de ces principes
d'une quiétude perpétuelle) qui avaient pn
fixer 1:\ confian ce d'hOlllmes vcrtuetŒ ct enclins au bien, mais qllÎ ) professés au profil

�200

ESSA IS Hl STOR lQ UE'S

d'une convoitise coupaIlle, étaient propres à
renverser les plus saintes doctrines, et devaient
produire une licence effrénée.
Molinos, prêtre espagnol (1), fut celui qui
donna le plus d'étendue et de crédit il. ce système que le P. Apiani, jésuite, adopta après
lui. Poursuivis tontefois, l'un et l'autre, comme
hérésiarques, et condamnés par les bulles d'Innocent Xl et d'Innocent XII (~) , personne
n'osa plus faire publiquement l'apologie des
dangereuses erreurs du quiétisme ; mais, dans
les rangs de la démoralisation, elles surent
conserver d'ardens sectateurs. Quel moyen plus
certain, en effet, de parvenir à la séduction
que le crime aurait conçue, que d'offrir il. une
imagination inflammable le tallleau d'une ame
dévouée à la contemplation de Dieu, au milieu
même des sensualités de la terre, et de pouvoir

(1) Il ne faut pas le cou fondre avec Molina.

(2) Sur ces dernières, ;\ la date du 1:1 mars 1669 , le

SU " LE PARLEMENT DE PROVENCE.

~Ol

la bel'cer de cette illusion étrange que les Illortifica tions , les prières et les actions ex térieures
sont autant de pratiques insignifiante~
Suivant les maximes de cette secte impie,
Dieu qui faisait autrefois des miracles par le
ministère des tyrans, les aurait fait plus tard
par l'intervention des démons; et le m al qu'ils
occasionaient n'en était que plus propre à an éantir l'ame, et à la conduire à une parfaite union
avec le créateur, d'où s'ensuivait ce précepte ,
« qu'il fallait laisser agir Satan, sans s'y oppo-

« sel' par effort ni adresse, et se borner à de-

« meurer dans son néant (1). ))
Ces turpitudes sacrilèges auxquelles notre
plume se refuse d'en ajouter de plus dégoûtantes encore, étaient communiquées par son
directeur à une jeun e fill e sans expérience. Le
P. Girard ne craignait pas de mettre en ses
mains inhabiles , et les réflexions . morales
d'un
.
Prélat dont les vertus ne purent sauver la condamnation à cause de cet ouvrage, et le livre

Roi expédia des lettres-pa tentes en forme de déclaration ,

qui furent enregistrées au Parlement de Paris) le 14 &lt;LotH
SUivant.

(1) Nous avons presque copié plusieurs des propositioos de Molinos

, el e ntre autres les ln", 46° eLf!7 e •

�~O~

ESSA IS HISTOUIQUES

du P. Surin, jésuile, qui étaien t des trail és
de mysticité évidemment dangereux, dont les
exemples et les maximes, en j etant le plus affreux désordre dans les sens, devaien t porter
pom· fruits amers ces extases, ces ravissemens,
cette lique(action ... ces evanouissenwns) cette
union) cette transformation qui, suivant le
langage des l\luminés , sont pOUl· ceux qui ne
les ont pas éprouvés, ce que les couleurs sont
aux aveugles et l'harillonie aux som·ds (1) , ct
qui offrent en réalité toute l'économie d'un mys·
tique charlatanisme, consistant il rapporter il
des sensations mora les ct divines qu'il n'est pas
digne de faire ressen tir, les mouvemens physiques que l'imagination exagére encore.
Comment ne pas croire que ces poisons aient
été versés dans le sein de la Cadière par celui à
qui elle avait confié le soin de son ame, puis'lUe la procédure en adresse le reproche à celui-ci , et que la vraisemblance ne permet pas
d'admettre qu'une jeune personne sans savoir,
eût pu acquérir d'ell e-même une connaissance
(1) j\1 olin os , C ui&lt;/e sp irituel , liv . [11 , chap. 15.

su u LE

PAnLEMENT D E PnQVE NCE.

203

si funeste, et SUl· tout que son confesseur ne l'eût
pas retirée de cet abîme , si ell e s'y était précipitée sans 1ni ?
11 paraît en effet démontré que la Cadière
puisa ces principes dans des entretiens réitérés
avec son directeUl·, dans les lectures qu'il lui
conseilla (1), et que ces insinuations perfides
enflammèrent son imagination , éveillèrent une
voix que l'àge r endit impérieuse, et électrisèrent tout son être .
Elle alla chercher avec innocence dans le
tribunal , des expiations pour des fautes légères, et elle y trouva un monstre qui, au nom
du ciel, la rendit à jamais digne d'opprobre.
Déja les principes corrupteurs du ministre
avaient germé dans l'a me de la pénitente ; et
elle conçut d'elle-même, ou il lui fit concevoir
l'espérance prochaine d'acquérir la réputation
de sainte, au prix dérisoire des llaroxismes , de
la démence ou des fureurs d'une passion toute
terrestre. C'est ainsi qu'elle eut de bonn e foi
des visions, des révélations et des extases.
(1 ) J.ltJémoires dn m :\r'1u i ~ d'Argen", p.

l 3 2.

�ESSA IS HI STOII I QUES

Les soms particuliers d'un confesseur }'enommé qu'entouraient les applaudissemeus publics, étaient venus éveill er à la fois sa vanité
et sa tendresse, et elle était étourdie par les
distinctâons et les faveurs qu'il 1ui prodiguait,
en l'autorisant à s'approch er chaque jour de
la table sainte (}), et la dispensant de l'obligation de la pri~re vocale, don t le trouble de
ses sens l'éloignait; ce qui lui paraissait la
preuve et le gage de sa pr édestination.
Et combien n'était - elle pas encore mieux
séduite par les paroles qu'il lui adressait ? Ne
voltlez- vous pas, lui disait-il , VOltS livrer à moi
dans le tribunal de la p énitence? J e sens que le
bon Dielt demande qltelque chose de vous , et
que vous devez accomplir de grands desseins.
Six mois s'éco ulent au milieu de ces insi nuations insidieuses, de ces pr èfér ences séductrices, de ces enivrans témoignages de confia nce et d'affection. Le moment arüve enfin

su n L E

PAR,.L EMENT D E PRO VENCE.

:l05

dissimuler . Une vision qu'éprouve sa pénitente,
le lui révèle. EfIrayée 'dans cet état par l'aspect
d'une personne qui était en péch é mortel pour
avoir commis dn acte d'impureté , elle entend
uue voix interieure qui lui crie qu'il dépendait
d'clle de déliv rer cette arne malheureuse, en
acceptant une obsession pendant une année; ce
qui signifiait dans le langag'e mystique, qu'il
fallait qu'elle consent'lt à ce que, pendant ce
tcmps, le démon s'emparàt d'elle (1).
La Cadière s'e mpressa de faire part de cette
apparition à son directeur ; et celui-ci , dont elle
favorisait les desseins, l'obligeant d'accepter
cette obsession , contraignit sa pénitente à prononcer ce pacte ; Qu! elle se livrerait et $'abandonnerait à tout ce qu'il exigerait, pour (aire,
pour dire, pour agir et p our souifrir.

Il faut se h àter d'avouer que, dans la procédure imprimée , la fill e Cadière ne révéla pas

où le P. Gir ard peut croire n'avoir plus rien à

ce singulier pacte, et qu'elle sc borna à dire que
le P. Girard s'étant approch é de sa houche, lui

(1 ) Il exigeai t qu'ellc commuo iàt datl! des églises

(1 ) Celte superstition impie est encore éCl'iLe dan s les

di8.ë renles) pour e tre moin s remarqu ée.

principes du quiélisme.

•

�:206

sun

ESSA IS HISTO RI QUES

avait j ettf un soujJle très considérable qui, praduisant sur elle ulle vive impression, embrasa
son cœur cl'amour pour

SOIZ

confesseur~

et l'a-

mena à lui promettre de se livrer à lui.

Si cctte dernière version était la véritable,elle
serait sans doute encor e assez intelligible et très
grave; mais il ne faut pas oublier que des repro.
ch es d'infidélité s'élevèr ent contre la procédure
recueillie sur les lieux par des Commissaires du
Parlement , et que, selon les magistrats qui se
prononcèrent dans la suite contre le P . Girard ,
et qui env oyèrent les élémens de leurs opinions
an Chancelier , on tenait pour fait certain que,
dans le cours de l'in struction , la Cadière, CODfi'ontée avec son ancien dil'ecteur , lui avait
. soutenu plusieurs fois en face , qu'il avait exigé
d'elle l'affreux pacte dont nous avons parlé.
Dans quelques termes qu'on admît cette accusation, et de quelque maruère qu'on l'interpr/:làt , elle était d'ailleurs assez forte, lorsque le
P. Girard était ohligé de convenir dans ses interrogatoires que sa pénitente lui avait parlé
de son état d'obsession, et qu'il se retr:mchait à
dire seulement ces paro les remarqu al)lcs : Que,

•

I.. E PA RL El\JEN T DE pno n~NCE.

quand même il lui aurait conseillé d'accepter
fobsession, ce ne serait pas lui qui aurait communiqué le dimon par là, mais qu'elle l'aurait
acquis par la p ermission divine et p our la plus

grande gloire de Dieu (1).
On nous pardonnera d'av oir insisté sur ce
fait ; mais nous le devions, parcequ'il l'épand
une vive lumière sur l'intrigue qui en fut la
suite, et dont les détails dégoûtans nous prescrivent une sévèr e concision.
Cet état d'obsession auquel la Cadière fut livrée par suite du désordre qne son directeur
avait opéré sur son imagination effer vescente ,
devint le début de l'impudique monomanie qui
la voua à un e flétrissante célébrité .
A pein e eut-ell e consenti à sa propre abnégation , qu'ell e fnt sans cesse assaillie par des
visions d'impureté , ct réduite à l'impuissance
d'adresser des prièr es à Dieu. Elle eut alors
des extases multipliées et des convulsions fréquentes, pendant lesquelles elle proférait des

(1) Procédure imprimée, in- fol. , p. 208, rép. 42 .

�SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

:108

ESSAIS lII STO R!QUES

blasphêmes et des imprécations horrillles (1).
Par l'effet de ces &lt;lccidens extraordinaires, la
Cadière fut jetée dans un état d'affaiblissement
qui ne lui permit plus de sortir de ch ez ell e; et
par là furent interrompues les visites habituelles qu'ell e faisait à son directeur, et les longs
ent1:etiens qu'elle avait avec lui , soit dans le
parloir des Jésuites, soit dans l'église ou au
confessionnal.
Faut-il maintenant chercher il se rendre
compte de la cause des maux qu'éprouvait cette
fille infortunée? L'eneur qui, il l'époqu e où
ee procès eut lieu, trouva de nOllilirelL~ partisans, ne saurait plus tromper personne aujourd'hui; son absm'dité fut même alors util e il celui contre lequel elle paraissait s'élever, parce·
qu'une accusation de sortilège, au dix-huitième
siècle , se montrant dign e de pitié aux yeux
des bons esprits , dissimula de véritables impostures. Le P . Girard en effet n'était qu'un
homme, il n'avait aucune intelligence avec les

:log

mauvais génies, il n'était pas sorcier (1) ct ce
n'était point par des maléfices surnaturels qu'il

(1) Voltaire, qui ava. it cette opinion, s'exprimai t avec

g3.1té, ain5i qu'il suit : au sujet duP. Girard :
. . . .. . . Je ne m'attendais guère

De voir eDlrer le diable cn œUc affai re.
Girard

1

G irard. tous \'os accusateurs.

Jacobin. canne ct fescur d'Ccriturc ,
.Juges , témoins, ennemis 1 protecteurs,

Aucun Je

VO U 5

n'esl sorcier, je vo us jure.
(Vollaire, œu". compl. ~ t. IV 1 p. 54. )

t es reproches de sor tilège, à l' époque qu'il s lui étaient
faits , ne pouvaient en effet qu'êtr e favora bles au P. Girard. Les Comm issaires qui parurent ne ri en négl iger
dans le sens de sa défense, lui llrent à ce sujet des questions qui ne semhlaient imaginées que pour amener des
dénégation s expresses.
Il Interrogé: S'il n'a point pactisé avec le diahle ,
(( A. répo ndu : Qu'il y a renon cé depuis cinqu~nte

ans) e l qu'il travaille dep uis trente ans à y fai re renoncer

les autres.
l ot. : Si ce n'est point du diable qu'il tien t son talent
( 1) Plusieurs témolus dignes de fo i ::lttcslenl ces faits.

Je la prédica lion ,

1lI .

�ESSAIS HISTORIQUES

:llO

était pal'venn à exciter dans le cœur de sa pénitente de si noires tempêtes. Mais, disons-le
sans déguisement, ses discours, ses préceptes,
sa sollicitnde , avaient allumé une passion vio-

A ré p. : Que non.
Int. : Si , en récompen se de ce t:t lent J il nIa pas pro*
mi s au diable autant d'rames qu'i l po urrait lui e n pro-

c urE'r ,

A rép. : Que son unique occupation a é té de les retirer
du péché.
I nt. : Si, par so n sou ffie) il n'a pas le pouvo ir d'ensor-

celer

el

de se faire aimer ùes femmes,

A rép. : Qu'i l sait CIue l'Eglise emploie quelquefois
cette cérémonie pour chasser le démon, mais qu'i l n'a_
vait jamais ou'( dire qu'on l'eût employée pour le procu-

rer, et qu'il ne s'en es t jamais servi.
Int.: Si , .en conséquence de ce souille, la demoiseUe

la Cadière ne s'était pas sentie de l'amour pour lui J et

si elle ne le lui avait pas t~moigné,
A rép. el dénié que la c.lemoi se lle Ca di ère lui eû t jamais
marqué, ni pal' ses manihcs, ni par ses paro les, d'autres sentim ens que ce ux d'un e p~nitf'nte bien rég lée en vers son directeur.

Il

(P rocédure imprimée ) in - fol. , p. :w6.)

su n

LE PARLEME NT DE PROVE NCE.

::Ill

leute. La Cadière était corrompue, sans être
instruite; et son imagination se reposant avec
effroi sur sa situation et sur celle de l'homme
qllÎ l'avait électrisée, ne lui laissait peut-être
concevoir que des désirs impuissans qui s'irritaient de cette impuissance même. Alors cet
état dont la mysticité faisait impudemment
honneur au cie l , n'était qu'un genre de démence auquel la science de la médecine a assigné des rernèdes; et, comme le disait le P.
Girard, pour se défendre d'avoir excité d'autres
femmes à avoir des visions et des extases, ce
n'était qu' nne faiblesse qui troublait l'esprit,
ou des vapeurs qui subjngnaient les sens de la
malheureuse la Cadière.
Si ces effets étaient dès-lors natnrels, la cause '
n'cn était pas plus pardonnallle; et jusqu'ici il
~t juste d'accorder notre pitié il la victime de
la plus infàme séduction. Mais nous ne tarderons pas rnalheureusement de constater de sa
part une complicité coupable, pOUl· avoir partagé , qnoi qu'elle en ait pu dire , des débordemens d'autant pins horribles, qne, pa~ l'effet
d'un révoltant charlatanisme , ils se CODsom-

�ESSAIS HISTORIQUES

SU R LE PARLEMENT DE PROVENCE.

mruent à l'ombre des solennités et des mystères
de la religion.
Le chapitre suivant nous initiera dans l'horrible profondeur de ces iuiquités.

CHAPITRE XV.

212

:n3

Suite (les relations Je la Cadière aycc: le P. Gi rarJ.

pour le P. Girard perdre tout le fruit
de ses longs travaux d'immortalité, si l'affaiblissement physique de sa pénitente, en l'empêchant de se rendre auprès de lui, venait interrompre leurs relations journalières. Le P.
Girard pourvut facilement à cet obstacle. Il
avait non-seulement le droit de comp ter sur la
confiance de sa victime, mais encore sur cell e
d'une mère et de parens imprudens et aveuglés.
11 ne vit donc aucun danger à aller conti nuer,
5O.US le toit de la famille, les profanations infàmes qu'il avait commencées aux pieds des autels ; et comment cet asile lui aurait - il fait
concevoir quelque crainte et quelque remords,
quand le temple de la divinité lui-même n'était
C'ÉTAIT

•

J,as capable de lui en inspirer!
Le P. Girard n'hésite donc point : il sc rend

�1

ESSA IS HISTORIQU ES

auprès de la Cadière; et sous le prétexte de la
diriger vers la gloire particulière que le ciel
lui réserve, il pénètre dans sa chambre d'où
la discrétion et le respect écartent les témoins ,'
il renouvelle ses visites, il les rend fréquentes;
et pour s'assurer de n'êtTe pas troublé dans les
actes de son aborrUnahle direction, il ne craint
point de s'enfermer sous clef, et tête à tête ,
avec l'~rdente illuminée dont l'effervescence
est son ouvrage (1).

(1) Ces failS sont allestés par plusieurs témoins , et
avoués en grande partie par le P. Girard lui-même. Le
ton de sa réponse à ce sujet le peint trop bien J pour que
llOUS

puissions nous dispenser de la rapporter.

te

11 con-

la même pureté d'io-

t{

fesse, avec la même simpli cité

t(

lentioo qu'il avnit alors J qu'il est vrai qu'il s'est trou~é

el

(( fermé àclef dans la chambre de la dewoiselle la Cadière
.,
u que çà n'est arrivé &lt;lue huit il neuf fois au plus .. .

que

Il

Lan tôt c'était lui

CI

que la chose était secrète et sans scandale, e l qu'il n'a

J

SU R LE PARLEMENT DE PROVENCE.

,n5

C'est alors que réclamant l'exécution d'une
promesse que le crime a arrachée il l'innocence
épeIdue, les obstacles se dissipent, les voiles
tombent, et que le crime triomphant consomme au nom du Dieu qu'il outrage, les violations sacrilèges et impures dont il s'était flatté
depuis long-temps.
Alors aussi la Cadière est suffisamment écla,irée; alors elle ne peut plus avoir de doutes sur
les desseins criminels de l'homme qui l'a perdue; alors elle cesse d'être v ictime, si elle ne
brise promptement les liens de séduction qui la
tiennent asservie, si son esprit n'en impose pas
à son cœur ; si, en un mot, elle s'abandonne
aux entraÎnemens de la passiou qui la subjugue;
et en effet de nombreux entretiens se multiplient , et avec eux les turpitudes qui en etaient
l'objet .
Ce n'était toutefois que sous le voile des choses

tautôt )a Cadière qui fermait (a porle,

« fait ce qui lui parait aujourd'hu i une imprudence, que
Il

par une sorte de nécessité ...

mens de la Cadière. dont il ne "oulait pas que le public

li

Cette nécessité , suivant lui ) existait, toutes les fois
qll'il avait à être témoln des stigmates et des ravisse-

,

el~lt connaissance. (P rocéd. ;mp ' J in·fol., p. ~12, rép. 83

.t 84.)

�:1l6

ESSA IS "'S'J'O l\l QUES

saintes que cet1e intrigue dégo Mante pouvait
se prolonger .
La Cadière a été initiée dans le système de
fausseté et d'h ypocrisie qui porte la démoralisation à son comble; et les réminiscences de
l'amour satisfait s'échangent en visions célestes;
et les noms des coupables s'entrelacent comme
leur être dans une commune union , sous l'auréole de la divinité; et ces am ans infàmes se
procurent la jouissance que n'ont pas les amans
vulgaires, de se glorilicr de leurs chutes, de
chanter leUl's faiblesses, et de se jou er de la
crédulité populaire, en adoptant un langage
mystique qui leur fournit le moyen d'usurper
sur l'opinion , des titres de prédestination qu'ils
n'ont puisés que dans les plus affreux débordem ens.
"Dans les rév élations qu'elle éprouve, la Cadière goûte les joies célestes; elle r eçoi t des
mains du Dieu sa ns tache la croix de son sacri fi ce, elle est adm ise il la tabl e sainte, ell e est
glorieusement frappée des JUarq ues sanglantes
de son martyre, elle est régénér ée par un nou.
yeau sa ng: tout au lant de rêves symboliques

su n LE PA RL EMENT DE PROVENCE.

d'une imagination déréglée, qui ne sont que les
souvenirs sacrilèges d'une intimité physique,
OU les ingénieux efforts du charlatanisme (lui
la c&lt;, chent , et qui servent néanmoins à exciter
l'admiration et les r espects d'un e multitude
toujours accessibl e à la croyance d'év ènemens
merveilleux.
On ne parle que de l'état surnaturel de la
Cadière; et les demi-confidences, et le ton de
réserve de son directeur parviennent à égarer
de plus en plus Je jugement d'un grand nombre
de personnes r espectabl es, panci lesquell es on
distingue le ch ef du diocèse lui-même.
Cependant la nature semble conspirer un
instant contre la déprayation , et des signes certains font craindre qu'elle ne produise la preuve
évidente des iniquités qu'un y oile magique a
dérollées jusqu'alors aux regard s profanes.
Que faut-il pour échapper à ce danger imminent ? Un nouveau crime plus atroce que
tous ceux qui l'ont précédé, viendra les ensevelir avec lui-mêm e dans les profondeurs du
même allÎme. Un breuvage est prépar é; l'ca IL
pure se color e d'une teinte rongeàtre, cl dans

�~Jl8

SUR LE PARLEMENT DE P1\OV ENCE .

ESSA IS HISTORIQUES

un vase opaque, pendant huit jours consécutifs,
le directeur l'offre de sa main à sa pénitente (1);

(1) Dans so n interrogatoire suhi devant l'Official de
Toulou , la Cadière dit à cc suj et que:
u.

I(

pendant huit

jours , il lui apporta , dans ce temps là , à boire, daus

« un e éc uelle, une espèce de liquCUl" I"o uge:ître qui avait
t(

fort mauyais goût. .. ))

La servante de la maison dit dans sa dépositi on, que:
(( Demi-heure ou un e heure avan t qu'il se retirât (le P.
(( Girard) , il allait souvent prendre un e écuelle d'eau
(( fraîche qu'il donnait à la Cad ière, ne ,'oulant pas que
CI

personne au tre clue lui s'en mêlât , quoique elle, dépo-

cc sante Jet toules les personnes de 1a maison, s'offrissent

cc pour épargner cette œuv re senile à ce directeur . l)

Le P. Girard, dans son interrogaloire , nie d'avoir
donné des breuvages criminels, mais il ajoute:
«

:119

bient6t sont amenées des révolutions qui,
par l'excès même d.) forfait qui les occasione,
font concevoir l'espérance de l'impunité. Ces
désordres secrets que des phénomènes apparens
protègent de leur ombre, se prolongent plusieurs mois; et soit qne le directeur conseille à
sapénitente d'en imposer de pIns en plus au public par d'audacieux mensonges , soit que celleci , liuée à toutes les déceptions du quiétisme,
nourrisse sa vanité des illusions de sa béatitude
au milieu même de ses égaremens, il n'en est
pas moins certain qu'elle croit devoir consigner
dans un écrit, confié ensuite à son évêque et à
son directeur, l'histoire des miracles nombreux
qu'elle a opérés pendant un carême (1) ; et, ne
se contentant point d'en ménager le souvenir et

el

Qu'il est vrai que la Cadière s'étant plainte à lui , en

(( divers temps , qu'elle était ex trêmement altérée , à
(( compter du commencement de so n obsession jusqu'au

impr. , in-fol.) Un juste sentiment de décence nous pres-

1(

temps où elle es t partie pour Oulioules, le répondant

crit de passer sous silence les preuves plus décisives du

«

lui avait quelquefois lui-mêw e présen té de l'eau; qu'il

fail qui fut la conséquence du breuvage dont on vient de

«

allait , pa r charité, eo prendre: d'autres foi s que, pas·

parler.

CI

sant pour se retirer, il avertissa it qu'on lui en portât;

(1) Les bornes de cet ouvrage ne nouspermetlent pas

(( mais que celle ea u était toute pure et simple j qu'il

de rapporter cette histoire , ma.is on peul en voir l'ana-

ignore s'il y a de pareils hr euyages au monde. JI (P roc.

lyse dans Richer; Causes célèbres, toro. 1J Il. S5 el sui,-.

I(

•

�220

'ESSAIS H ISTOR IQUES

221

les titres pa.r cette prod uction extraordinaire ,
elle rend plusieurs personnes témoins des r&amp;volutions qu'ell e éprouve.

la surprise, f ussent présens à ses extases, pussent juger de ses convulsions, recueillir ses

Mais comllien n'était pas délicate la position
où elle se plaçait! ct le P. Girard ne devait-il
pas sentir que c'était pOUl' lui et pour ell e S'Cltposer imprudemment sur les hords d'un écueil

l'identifiaient avec le Christ, et que par ce
moyen elle jOl.Ût sur la terre, par l'opinion
qu'elle parviendrait à établir , de la réputation

dangereux, et qu'il suffisait que, dans la tourbe
des curieux sc trouvàt quelqu'un qui ne fùt

d'esprits échauffés par l'ardeul' des disputes

pas d'une crédu lité aveug le, pour détruire du
même coup et la sainteté de leur réputation et
les charmes de leur intimité.
Cependant l'autorité du P. Girard s'était af·
faiblie dans l'esprit de la Cadière, depuis que
des liens terrestres l'avaient attaché à elle , et
l'exaltation qu'il avait excitée dans son coeur
ne lui permettait pas toujours' de modérer à son
gré les démarches de cette fille t.ransportéehors
d'elle- même.
C'était un besoin pour elle d'entretenir Il
curiosité publique; l'ardeur de son imagination
ne pouvait contenir dans un cercle étroit les

•

SUR LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

accidens surnaturels qui lui ani vaient : il fallait que des témoins conduit s par le hasard ou

paroles symboliques, toucher aux plaies qui

de sainteté qui, il cette époque, séduisait tant
théologiques.
Trompée par tant d'audace, la famille de
cette illuminée secondait elle-même les vœux
de son imposture ; et, dans sa. simplicité, on
voyait la mère Cadière h onore!' da us le profanateur de sa fille, le plus saint directeur, et dans
sa fille elle-mêm e avilie par les pl us abominables tm'pitudes, une prédestinée digne d'iuvocation. Les Cadière eux-mêmes, moins crédules, mais fiers de la célébrité de leur sœuX' ct
de l'éclat qu'elle donnait à leur fami lle, sans
chercher il éclairer leurs do utes, aimaient
mieux, de confiance, la croire sainte; ct pendant qu'ils lui prêtaient les mains pour rédiger ses délirantes productions ou ses mysticIues
et coupal)les épî tres, i ls sc réunissaient à leur

�sun LE pAJ\LEnlENT Dl:; PROYE IXC E.

ESSAIS HISTORiQUES

mère pour publier les prodiges de celte fil\~
miraculée.
Une pareille conduite excitait néanmoins les

song'ca sérieusement à déterminer sa pénitente
à sc retirer dans un couvent.

JI n'inspira point cette résolution par l'effet

perplexités du P. Girard: il voulait bien pren·
dre part aux miracles de sa pénitente, recueillir

du dégoùt ou dll remords; la prudence parut
scule la lui suggérer.

avec vén~ration les empreintes sanglantes de
ses plaies, Ôter sa calotte pour donner de saints
baisers aux linges avec lesquels on avait essuye

Cc fut pour la Cadière un grand sacrifice
d'adopter cc parti. L'intérieur du cloî tre ne
pouvait convenir à une sainte de Cette sorte,

ses stigmates; il voulait hien vanter la saintete

dont toutes les actions étaient extérieures', et

cie la Cadière, et rappeler ses merveilleuses
agitations: mais ce n'était que dans le sein de

\'assuj étissement à une règle, il des pratiques

discrets confidens, et lorsqu'il n'avait pas à

son esprit, cn s'opposant à ses habitudes les plus

craindre que la malignité dévoilàt l'impos·

chères. Cependant le P. Girard triompha de ses
repugnances; et ce ne fut que lorsqu'il voulut

ture.
Aussi ne cessait-il dé recommander à sa pc·
nitente et aux parens de cell~ - ci , de garder le
secret le plus inviolable sur toutes les cbosès
extraordinaires qu'éprouvait la Cadière , « pal"
« ceque, disait· il , cc siècle est si corrompu ct
« si malin , que s'ils venaient à en parler, le

plus ou moins austères, ne pouvait qu'effrayer

pousser plus loin son despotisme, ct l'attacher
par des voeux solennels à la vie religieuse, qu'il
trouva en elle une résistance invincible qui fut
l'origine dc leur rupture.
C'est sur la recommandation du P. Girard (1)

« public les ferait passer pow' des imhéciles,
«(

(J) "S juio J730.

aussi bien que lui qui était son directeur .... )J

11

Mad ame la Supé ri e ur e , voilà Pam e (lue J. C. a ré -

C'est apparemment parceque cette reCOlll-

II

sCl'Yée h votre mona stè re, e l &lt;lu e je vou s e nvoi e . Je la

mandation fut mal ohservée, qu e le P. Girard

I!

l'emets voloutiers à de s main s telles (lue les vÔlrçs J ct

�2~4

ESS AI S HI STOR I QUES

que la comlllunauté de Sainte-Clairc d'Oulioules
reçut la Cadière, ct rcnonça pour elle à la rigueur de plusicm:s de ses règl es .

1(

vous rends mille graces de ce (jue ,-ous voulez bien la

«

r ecevoir. Elle ed, p ar la misJricorde de Dieu'J dan.s

«

dJe:rceltente.&lt;; dispositions j mais ne les eû t-elle pas,

«

désormai s qu'elle va êtl'e sous VQS yeux et vivre dans

Ir volre dépendance, elle les acquerrait bientôt : VOs
«

exem ples, madame, \"os instru ctions , vos ordres , ct

({ les prihes que ,'ous a urez la b onté de faire pour elle,
I(

la r end an t telle qu' elle do it Ptrc pour accomplir les

({ desseins de N. S. sur sa sanctifica ti on : el pour mar({ cher fidèlement sur les traces des di gues r eligieuses,
H

I(

à la fê Le d esquell es la divine Providence vous a si sa-

"ement placée . Je Il/ose pas vous demanderJ dans kt

~

« commencemens J de vouloir bien a.ccorder ci mademoift

selle Cadière la sainte communion p our tous tes jours,'

SUR LE pAIlLEl\tENT DE PROVE NCE.

225

Cette illuminée porta daBs sa nouvelle demeure l'ambition de continuer ses prodiges, et
devint bientÔt, pour la communauté, un objct
d'étonnement ct de respect. Ses ravissemens,
ses visions, ses stigmates excitèrent d'abord
une vénération générale; mais ce n'est pas dans
le silence et l'oisiveté du cloître, qui prêtent
tallti l'observation, que la fourberie pcut longtemps en sûreté se livrer à ses stratagèmes:
des défiances y succèdent à l'enthousiasme. On
remarque qu'avant d'être admis à la faveur de
,'oir les stigmates de 'la Cadière, cell e-ci exige
quelques instans de solitude. Ses plaies sont
alors considérées avec un œil plus invcstigateur, et paraissent faites tout fraîch ement,
tandis qu'elles ne laissent aucune empreinte
[-

« peut-être reconnaîtrez-vous bient6t que D ieu, le veut)
ct

et qu'il ne la trouve pas tout-(t;-fait indigne de cette

u rouleront pl'écisémenl que sur les di sposilions de son

«(

grace singulière; mais j e vous 8uppti.e du moins de kI

(( ame, ct l'économie oe son inlérieur. J 'aurai l'h on-

«( faire communier 1I,n peu. fréquemment. Une seconde

(( faveur que je prends la liberl é de vous demande,' ,
(( c'est que ceUe d emoiselle puisse m)écrire J san.s que sel

1(

u
I(

neur, dan s un e quinzain e de jours, d'aller moi-même
vous recommanoel' celle ch ère fille ... et de vous assurer, etc.

(( leUres soien.t lues) et que mes réponses aillent de même
1(

Signé, GIRARD , jésuit e.))

à elle, sans Ùre vues . Ces IcLlres de par l cL d'au tre De

(Riche.', Couses célèb., t. If, p.• 46.)

m.

.5

�:&gt;26

ESSA IS

H l STOR I QU~S

SUR LE PAnLEIU J.::N'I' OE PROVE NCE.

sanglante au doigt qui les sonde el les trouve

JI est dès· lors permis de penser que ces acci-

superficielles (1.).
Ces diverses obser vations pe uvent donnel'
uue j nste idée de ce qu'étaient ces prétendues
plaies divines, lorsqu'on y joint les explica tions
que la Cadière foumit elle-même à une époque
où elle ne pouvait plus espérer de faire illusion : « Elle a eu réellement et très souvent ,
« dit-elle dans le cours d u procès, une plaie au
« côté, qui s'ouvrait et se fermait naturelle-

dens
, na turels avaient eux-mêmes fourni l'idée
des saints stigmates, et que lorsqu e la natu re
SC refusait à favoriser cette supercherie, l'inJ posture recourait à des moyens factices.

« ment; elle en a une aux pieds. .. mais ces

« plaies ne venaient peut-être gue .de son sang
« extrêmement échauffé par ses abstinences,
~( jointes à quelques petites maladies naturelles
« qui donnaient lieu à son ma l (2). »

Quoi qu'il en soit, le P" Girard était évidemment l'inspirateur ou le cOlllplice de cette coupable jonglerie: il sufEt , pOUl' en avoir la con,~ctioll , de lir e la procédure qui lui r eproch e
d'avoir rendu ces hlesslU'es l'ohj et de son culte,
d'y avoir saintement appliqué ses lèvres (1),
et d'avoir conservé comme une reliqu e le linge
qui avait servi il les essuyer . Ce ne sera pas
lorsque l'esprit de préoccupation s'est dissipé,
et que les illusions se sont évanouies, qu'il

( L) Dans l'i nfo rm ation , une reli gie use dit que ce$
mo ignnge de l'un de ses fl'ères 1 la Cadière ava it cu 1 dan s

plaies éta.ienl faites à p eindre.
U ne autre dit qu'ell e a aperç u dans la c bambre de la
Cadière ) un bouchon Lou t- à-fait propor tion né aux trous

son has àge,

le dcyanl du co u , des glandes (l ui s'é_

taient ou \'erl~s.

(1)

des plaies qu'elle avait. aux. pieds.

S Ul'

Le P. G i l' ~lI'd niai t touteruis, dan s la pl'océdurc ,

Des remarqu es analogues ava ient été faîtes pour les

d'a"oir jamai s baisé ces plaies; ruais il ajouta it aussitôt

l'laies de )a tête, comme l' ima ge des blessures de la con-

que1 $ 'il eltt baisé cet ulcère, il l' OlJ,rait fait, à l'e.\'emple

ronne &lt;Pépines de l'Homme-Di cu crucifié.

des saiuls,par e~p1"it clp religion, Olt de mortification.,

(2) li faut apprendre au lecteur, à ce sujet , qu'au té

p

Est- cc lit u lle \'ùil;lble Jéuéga tion ?

�:&gt;28

ESSA IS H ISl'OI"QUE S

pourra faire croire avoir été la dupe de sa simplicité; et si l'imposture ne l'a pas rendu victime, il en était co mplice : l'alternative est
pressante.
Mais suspendons notre jugement , jusqu'à
l'en tière connaissa nce des faits. Ses visites au
cou vent d'Oulioules, quoique fréquentes, ne
peuvent répondre encore à l'empressemeut du
directeur et de la péniten te. On embrasse alors
les moyens avec lesquels ['absence se console:
un commerce de lettres s'établit, devient actif; et , pour y satisfaire, la Cadièr e, dont la
main trahit l'expansion, a recours à ses frères,
et leur dicte des phrases mystérieuses qui cachent sous les nOllS sacrés de la religion une
passion ardente: et c'est un ecclésiastique et un
religieux (1) qui sont les il11 prudens secrétaires
de cette tndécente correspondance ! Quel degré
de v énération pour leur sœur, ou de simplicité
ne leur fa llait-il pas, pour ne point rougir
d'une telle condescendance?
Ces entretiens épistolaires furent hien cou-

.

_( 1) L'un était prèll'c séc ulier, l'::mtl'c dom inica ill.

sun LE PARLEMENT DE PROV ENCE.

l'ables, sans doute, s'il est vrai (collllll e la procedure et la fill e Cadièr e ne ces~ère nt d'en
adresser le reproch e au P . Girard ) que celuici, après avoir été assez adroit pour ohtenir la
restitution de ses lettres, avant que l'orage
grondàt , ait senti le besoin d'en supprimer définit.ivement quelques-unes, et de ch anger le
contenu des autres, puisque la contrefaçon de
celles qui furent produit es laissa encore des
traces si criminelles .
On y retrouvait , en effet , l'émission constante
des principes corru pteurs du quiétisme, 'lui
éloignent des combats et des remords, pour
précipiter r am e dans une abnéga tion toute voluptneuse.
« Il faut , disait-il , 'lue Marie-Cath erine dis" 1 n' y
« paraisse, et &lt;Iu' el le se pel'de, pour &lt;IU)
« ait plus 'fue so n époux qui agisse, &lt;Iui parle,
« qui se montre (1). Ne pensez plus il ce 'lui se
« passe en vous, et autour de vous, soit par
« rapport au;' maux, soit par rappor t aux biens
« 'l'Ii vous sont envoyés, &lt;{u'alltant 'l'ù l sera
(Il Leu,.. du P. Gi..... d, clu 6 jui llel l730.

,

�:&gt;3 0

t~ !"SA

1:-; HISTORIQUES

« besoin de llI'en rendre compte (1 ). Ne dites
« jamais, j e ne J èrai pas, j e ne (Jeu .• pas, le
« saintamoUl' serait blessé de èctte résistance (2).
« Mon Dieu, que vous lUe faiLes de plaisir, ma
« chère enfant, s'il est vrai que Notre Seigneur
« vous accorde la grace de vous bien olùl lier
« vous-même! Que vous allez être au large 1
« que vous aurez de liberté (3)! » Nous SOlllmes loin de vouloir rapporter toutes les lettres
du P. Girard ; mais il en est une que nous ne
pouvons négliger de reproduire, parceque ,
échappée à la contrefaçon par le basard qui la
laissa dans les mains de la Cadière, ell'e est
singulièrement propre à donner une juste idée
de la condtri te et des sentim ens de son (lirecteur.

« Voici, ma chèl'C enfant, lui éori vait-il le
juillet , la troisième lettre en trois jours ;
« tàchez de m'obtenir dlt temps . Dieu soit loué ;
« 12

(2) Le ltre du lU août ,
(3) Leure du

l,

juillet.

SUR LE PARLIiiM[ 'J' DE PHO YENC E.

« bientôt, peut-être, ne pourrais-jc p lu s rien
« faire pour cell e à qui j'écris: toujourS sais« je bien que je la porte partbut,' et qu'elle est

« avec 111oi, quoique je parle et j'agisse' avec
« d'autJ.'es personnes. J e rends mille b"'races à
« Notre Seignéur de la continuation de ses mi« séricordes ; pour y repondre , ma chère fille,
« oubliez-vous, et LaiSsez Jaire. Ces deux mots
,( renferment la plus sllblime disposit.ion ... Si
« par hasard l'un ou l'autre ( Pévèque ou son
« grand-vicaire) souhaitait de voir queLque
« chose, v ous n'avez, pour loute réponsè, qu'à
« dire qu'il' vous est étroitement défendu de
« pari el: et d'agir ... N'ayez point de volonté et
« n'écoutez point de répugnance; vous obéirez
« en tout, couune une pet.ite fille qui ne trouve
« rien de dîmci le, qu and' c'est son père qui de« mande. J 'ai un e gran de f:lÏm de vous voir et
« dll tout voir; vous savez que je ne demande
« que mon bien, et il y a long-temps que je
« n'ai rien vu qu'à demi. J e vous fatiguerai ;
« eh bien 1 ne Ille fatiguez-vous pas aussi? 11
« est juste que Lout aille de moitié. Je cOlllpte
« bien qu'enfin VO LIS deviendrez sage i tant de

�ESSAlS HISTORIQUES

" graces et d'avis ne demeureront pas inutiles ...
« Mademoiselle Guiol vous u'ouva hier 1110U« l'ante, vou'e frère vient de me dire que VOliS
« vous portiez à merveille. Vous êtes une in« constante; ce sm:ait bien pire, si vous deve« niez gourmande. Patience: je voulais savoir
« si le maigre se supportait; le temps nous instruira. Commencez toujours ces jours d'abs« tinence par le maigre : s'il ne passe pas, ou
« s'il revient d'abord, faites aussi d'abord gras ;
« suivez cette règle, nous découvrirons la
« sainte volonte de notre ma"ltre. S'il faut sor- .
« tir, c'est un e nouvelle et une grande peille
« pour vous et pour moi; mais le bon maître
« soit béni, nous serons soumis, et nous consen« tirons à tout. Bonsoir, ma chère enfant; pour« rez-vous bien déchiffrer mon griffonnage?
« Comptez bien ; cette lettre-ci vous dit 'lue
«

vous venez touj01ITS a près moi; et il est dan, "
.
,
« gereux que vous ne m attelgmez pOlllt, a
« moins que vous n'en écriviez deux par jour.
« Adieu, ma fi lle; priez pour votre père ,
« pour votre frère , pour votœ ami, pour vo« Ire fils et pour yotœ serviteur : voil à bien
«

SUR LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

«

~33

des 1.Îtres pour intéresser un bon cœur (.1) ! »

Mais, quelque active et ardente que l'imagination puisse se représenter cette correspondance, elle était loin encoœ de remplir les vœux
de la Cadière et du P. Girard: il fa llait qu'ils
qu'ils pussent se voir, se parler) et jouir de la
liberté qu'un inconcevable prestige avait longtemps offert à leur commun égarement sous le
toit maternel. L'uniformité, la rigidité d'nn
monastère, n'avaient pu fournir que bien rarement de telles occasions; et il leur fallait se résoudre à ne se voi.r habituellement qu'à travers
les grilles du chœur ou du parloü-. Du moins,
cet obstacle conso lait peut-être la passion du
directeur, en le rassurant contre le r etour des
dang'ers dont sa prudence avait dû être alarmée.
(1) Dans sa défense SUl' cette lettre, Je P.

Gi r~u'd s'au-

tOl'ise cie l'exem ple des sa ints, et de sa int Fran ço is-deSa les en parti c uli el'~ pour justifier l'effusion de ses sentimct1s; ct

pOUl'

le fonù de la lettre , il s'app lique Il

so uteuir &lt;"Ju'il ne so ogeait qu'à persuader à la Cadière t.le
dem eurer au couvent. C'était en effet so n hut : mais ce la
empêche- t-il que so n épître ne porte jusqu'à Pé,'idence

la

prClH'C

de ses rilpports crimine ls avec

S&lt;i

pénit ente ?

�1

ESSAIS HISTORIQUES

Mais était-i l hOlllme à respeoter ces barrières
qu'llne sainte pudeur a élevées contre les irnpressions du monde, et pouvaient-elles être
capables d'arrêter ses profanations ? Avec un
couteau qu'il faisait passer à sa pénitente) celleci ou vrait une petite fenêtre de la grille) d'où
s'établissaient des relations criminelles dont les
bonnes ll1œurs auraient eu à roug'ir m ême dans
tOlltautre lieu ( 1) ,
Cependant on peut comprendre quelle était
la position de la Cadière: sownisc aux irritations d'un délire que les demi-j ouissances devaient exalter ; témoin du désenchantem ent
qui commençait en silence à déV'oiler ses four-

sun

~3 5

allX \''Ollseils de la prudence, ou '11l'il craignit
que cette résolution n'affoibl'lt la rél)utati on de
sainteté de sa pénitente (1).
Les religieuses d'Oulioules, la famille des
Cadière et tous ceux qui étaient en relation
avec eux, étaient imbus de l'idée que l'entrée
de cette fille dans le monastère était la su.:ite
d'une vocation miraculeuse. Tout cet éta lage
était perdu si ell e sortait: il fai sait donc tous
ses efforts pOlir arrêter cette démarche (2), et
pOlll' détruire les obstacles qu'ell e fondait enh'e

(1) uS' il a,,~ it l'e spri t d'un habile Jés uite, il en avait la
4f

beries ; effrayée des rigueurs de la vie religieuse) elle persévérait dans le dessein de reprendre son indépendance, tandis que le p,
Girard combattait ses désirs, soit qu'il cédàt

I. E PARLEME NT DE PROVENCE.

vanité. La réputation de fai .,c des sa intes lui é tait aussi

4{ chère, (lue l'envi e de passel' pour tell e était "Îolcnle
n

c1lcz la Cadière. Il ( Mém. du 1lli\"quis d'"Argens, p. 130.)

No us c itons J'&lt;'lUtaut plus vo lontiers cel Juteur que ,

&lt;Iuoiqu'il ll'a ilC avec uo c grand e légh clé les chQses qui
tiennen t à la religion , et qu'il parle de so n impartialité
et de ses lum ières (Ian s l'affail'e du P. Gi l':ll'd

(1) La partie Jes faits relati fs il ce pOillt , que la dé-

J

dent (Ill'il ~I l'cpollssé les conséquences les plus

il es t é vi cCl'tain es

se f&lt;li!'!' le défenseul' de celui- ci ;

cence nous prescrit de ne pas approfondir, est une de

de la p,'océdul'e ..

celles sur lesquelles le plus de preuves se ré unirent ;

dc sorte qu'il pst impossibl e de )'éc nser so n t~O\oisn 3S{'J

aussi e1cita- t- ellC' lous les effort s tlu P . Git':lnl pour se

lol'tiqu'il es t défavor able à ce .·eligieux .

défendre,

pOUl"

('l) Richer, Causes célèb., tom . 11 p. 2(,4.
J

�-l36

ESSAIS

HISTOnIQUE~

SU R LI:: PAnL~MEN1' DE PROVE NC E.

autl'es sur l'impossibi lité où elle était de ·faire
maigre, et sur uue révé lation qui l'aurait menacée des maux les plus cruels, si elle demeurait dans le couvent. S'il ne pouvait réussir à

ses répugnances pour la v ie religieuse, et les
efforts contraires de son directeur pour l'y attacher. Cependant, le P. Girard fut instruit de
ces confidences indiscrètes, ct s'en formalisa: il

la persuader, il paraît que le P. Girard méditait
de la trahu:, en ne consentant à sa sortie du
cloître d'Oulioules que pour la placer dans une
autre maison reli!rieuse ' éloianée
du diocèse',
b
du moins lui attribuait-on d'avoir dit dans le
couvent: Elle a assez édifié chez vous, il (aut

fallut que sa pénitente s'humiliat par des excuses multipliées ct des macérations cruelles ,
afin d'expier cette faute, et .d'obtenir, à ce
prix, nn pardon.

u

qu'eUe aille édifier ailleurs .

Cependant, les renseignemens parvenus à
l'évêque de Toulon, surie compte de la Cadière,
... &lt;lvaieut donné au prélat un e haute idée de sa
sainteté; et ayant eu occasion de lire l'histoire
de son Carême miraeuleu,,;, dont nous avons dit
quelques mots, il se fortifia dans son opinion;
en sorte que, fier d'avoir une sainte dans son
diocèse, il vou lut la conserver; ct pour traverser les projets qu'on prê tait au P. Girard, de
consommer son éloignement, il alla lui-même
chez les Clairis les d'Oulioules, ct s'empressa de
s'entretenir longuemen t avec la Cadière, après
l'a voir COllll1l ull.iée. Celle-ci ne lu i C&lt;1cha point

Le raccommode~ent s'effectua, et l'évêque
cut la douleur de voir la Cadière repousser la
protection qu'il lui offrait. Il en fut irrité , et
porta son ressentiment sur le P. Girard qu'il
considéra comme le seul auteur de ce chano-e"
nient de conduite. Pour sc venger, il emp loya
son autorité, ct enjoignit à la Cadière d'abandonner son confesseur, et d'en accepter un de
son choix. Cette mesure dut la plonger dans un
grand embarras; flattant néanmoins son désir
de quitter le couvent, ct lui laissant espérer de
demeurer sous la protection du P. Girard, en
ayant un autre confesseur, elle accéda aux
volontés de son évêque, et se hâta de proposer
ces nouvelles dispositions à l'homme auquel
clle était asservie.

�:&gt;38

su n

ESSAIS HI STOn l QUES

Mais) prudent avant tout ) le P . Girard sentit
tous les dangers qui Illenaceraient leurs relations lorsqu'un étran ger se trouverait au milieu
d'eux. C'était loin de témoins ) et salIS partage)
que son autorité devait être exercée; et puisque
l'évêque venait y substitUel"la sieune ) il aimait
mieux souscrire il un entier sacrifice ) et céder
il l'empire des circonstances sans éclat) pOUl'
reconquérir la bienveillance du ch ef de son
dü)cèse (1).

(1 ) Le]5 septembre 1730 , le P. Gi rard t!Cl' ivil cn effet la lettre sui vante à la Cad iè re:
Il

Hier au so ir, il mon

LE PA RLëM t:N'f DE PJ\OVENCE.

C'est ainsi que la rupture fut consoJllm ée) c l
'lue la Cadière) du joug de son directeur) passa

(( successivement l'uu ou l'autre, qu'ils ne , 'ous je ttent
" dau s de fàc heuses incertitudes, s'ils se trouv ent dan s
u des ,occasions, comme il es t aisé , &lt;le différens avis
Il

l' un et J'autre; qu'enfin , il Y a apparence qu'il faudrait

u bientôt qu'ils se retirassent l' un o u l'autre; après avoi.,
41

consulté le bon Dieu , je prends, comme il me pa r ait

41

le plus à pr opos, le par ti J e céder la place de bonn e

Il

grace et sa ns bruit , el de laisser le ch am p libre à celui

C(

qu e vo us c hoisirez, ou que vous avez déja ch ois'j. J o

CI

ne dira i sur ce ch angement a utre c hose, à q ui co nque

(( pourrait m 'e n parl er , sino n que je n'ava is pas assez de

J'c t OUI', On m e r cmÎt votre cler -

il

temps pour vous aller confesse .. J'ég uli èremeoL à La

li

bastide (maison de camp agne) , et vo us pourrez "ous-

C(

oière JeUre qui ne r enferm ait autre c hose qu e d'aller à

i(

O uli oules. Ce que vous me dites pourtant de plus pil r-

il

même vous en tenir à cette unilju e r aison . Ce la n'em'""l

\( t ic uli er dans notre entretien , ma chère fille, du moins

ct

pêc hera pas que si vo us croyez} dans la suite, Ol es

(( ce qui me Je parut , fut l' arti cle d' un confesse ur,

C(

avis uliles ou nécessai res, vous ne pu issiez cn tout e

SUI'

f(

le b esoi n du quel

ct

fa it mes réflexions là-dess us;

cc

dema nd e est; us te et raisonna ble, parce&lt;lue je ne suis

ct

vices dont je serai ca pable; cela empêcher a e ncor e

« pas assez lih re pô u]" a ller régulièr em en t vou s cnte ndn'

Il

mo ins que je n e continu e à supplier No tre Seigneur ùe

(( à la carup&lt;'gne, où

VOu s

insistâtes plus d'un e fois. J 'ai
el

co mm e d' un cô té votl'e

u liberté vous :l dr esser à mo i ,

el

que je ne sois toujo urs,

cc de ma part , di sposé il vo us r endre tous les pe tits se r-

pensez à vous r endre; que

li

,'ous combler de ses plus précieuses bénédictÎons 1 et

(( d' un autre côté, il est à c rai nd re &lt;rue Jeux co nfesseurs

Il

de vous fa ire la grace d'acco mpli r fidèlement et co us-

u De s'cm barl'asscllt l'un l':lUtrc, tJu 'ils ne ,'Ous Bt:ncnt

u lamm c nl to us' ses desseins. J 'cspère &lt;i uleu de ll1ei l~

YOUS

�ESS.H

sun

Hl STOl\ IQUES

sous la protection de son évêque, qui la traita
avec assez de distinction poru' lui foru'nir sou
aumônier et son: carrosse, afin de la conduire
dans la maison de campagne de l'un de ses parens, qu'elle avait choisie pour sa retraite,
Ici s'ouvre une nouvelle série de faits qui,
à travers bien des dégoûts, vont nous conduu'e
au dénouement de cette déplorable histoire,
Jusqu'à ce moment, nous avons vu le p, Girard et la Cadière confondus daus les mêmes
intérêts et les mêmes senti mens, Maintenant,
au contraire, ils vont se montrer à nos regards,
séparés l'un de l'autre par une haine implacable,
La Cadière va tout révéler, et ne pas craindre

(t

Jeures main s .. vous il'ez plus sûrement et plu ~ vite, el

( que, si j'ai fait des fautes à votre éga rd , vous vous so u(1

viendrez pOUrlJUlloujours que j'a,'a is quelque bonllc

(1

volonté de vo us aider , et qu e ce lle pensée vous enga-

( sera il prier de "olre co lé le bou Di eu pour moi. Je

à vous, el que j'avais

« \'ous renvoie deux livres qui sont
Il

retirés des main s étrangères où

I(

Je suis et sera i toujours to ut à
J.-C.

\ 'OUS

les aviez laissés.

\'OUS,

clans Je sacré

( cœUl' (te

(t

Signé..

CIRARD ,

jésuite. Il

LE PARI.EMENT DE P I\O\' CNCE.

24 1

de se r,.a~pcr du poignard, pourvu qu'il atteigne l'homme auquel ell e fut si criminell ement lIni è, Étaient-ce donc les soins de s~
rcplltation qui l'entraînaien t ? Sc flatt ait-ell e de
trouver des réparations possibles? Ses remord s
lui commandaien t-ils de publier son infamie?
Ses partisans ont emprunté des prétex tes
analogues pour la justifier,
Ses adversaires on t cru puiser au contrau'e
dans ses révélations la preuye de ses mensonges, et voir en ell e le vil instrument d'un
complot qui se dirigea coutre l'Ull des hommes
lllarquans de la Société de Jésus, dans l'objet
de flétrir cette société llI ême ; et i 13 se sont
écriés que 1cs réci ts de la Caùière, tardi velllen t
imaginés par la ca lomnie, ne pouvaient atteindre le P. Girard , innocent des oeuvres impudiques que lui reprocha la plus noire des
perfidies,
C'est l'esprit ùe parti , ne le déguisons point ,
&lt;lui s'abandollna il des interprétations aussi
contradictoires, tandis qu'il s'en présentait de
natLU'elles, pom'vu qu'on s'affranchît de toute
prévention,
1fI .

�2 .tl

2q3

ESS A IS HI STOR IQ UES

SUit IX P .\l\L EME NT DI!: Pl\OVE NCE.

Victime du P . Girard, la Cadière put le de·
venir de l'un dcs ennemis de l'Ordre' auquel ce
religieux a ppar tenait: elle ct:ùt ardente; des
passions iIJIpérieuses la dOJllinaient; elle avait
secrètell1eut à r eprocher il son directeur les sacrifi ces 'lne des considérations de ll1éllagemens
perso11nels l'avaient engagé il lui imposer, les
l)l'ojets qu'il avait conçus de son éloignement,
ses exigences, SOl! despotislllf', le l'CrUS d'accéder à ses dernières propositions, ct enfin la
doulelU' d'être il jamais séparée de Ini. Son
3U1our-propre ct son a1110ur ét3ient éga lemcnt

1'il(o ; ce fut la vÉ'rüé 'l'Ù fournit les :1l"1 t1 es il la

outragés: et 1'011 a v u co mbien chez elle cts
véhicules étaient puissans! Est-il alors extraordinaire qu'après avoir été Oexihle aux volontés
de son ancien directe ur, clic sc mOlltTàt docile
3UX suggestions q'li l'ell touraien t nOllvellcUlent, ct que faisant le sacrifice d'Lm reste de
pudeur à ses r essentiolens que l'on chm'clwit
avec adresse à aigrü', elle 3it pn11ié sa hOllte et
ses égarelllells, pour cu déverser les conséquences, dans l'intérêt de nouveaux liens , SUI'
celui 'lui l'initia d3ns la voie du crimc? POlll'
ccla, elle n'cut besoin que &lt;.le recourir il la Y.:-

l.aine, tandis 'l"c le génie , quelque éte ndu
qu'il ptlt être, aurait mal r éussi il en :tiguiser
d'aussi poignantes à l'aidc d II mensonge.
Dans SOH zèle pour la sainte d'O/~lioliles
(c'est 3iusi CJue l'évêCJ'Le de Toulon appelait la
Cadière ), ce prélat lui donua pour nouveau
directeur Ic P. Nicolas, pri eur des Cannes, qui
se fit prcsser pour accepler l'eUe mission, ct ne
tarda pas, cn sc rcndant a uprès dc sa péllitellte,
d'être lc téllloin de ses extases et des agitations
'lui les 3ccompagnaient , ct '[u'elle nc jouait ,

selon les apparcnccs, que pour ram ener auprès
d'elle un h OlWllC dont les liaisollS semblaient
lui être indispensables. Aussi s'écri3it - clic ,
llIême en présence cie son nouveau directeur:
Je vell!'!: retOl/nzer cf ce p ère ... j e l'aurai Illalgré
Dieu, ,maigre t'dvéque, malgré mes p a reils,
malgré VOlt s . •• Ces exclam31ions éclairent le
P. Nicolas sm: le geme de direction qu'avait
emp loyé son prédécesseur, et il y voit aussi tôt
un Juoycn favorable pour porter lUI coup terrihle à l'OI'dre imposant dont le sien était le
riva l , et 'lui ne bissait pas préyoir,

Vil

le cré-

�~-î4

ESSA IS HI STOR I QUES

dit dont il jowssai t il ceLte époque, le sort qui
l'attendait h'ente années après, Entraîné par
cette baineuse pensée, il entoure sa pénitente ,
il la presse, ct obtient toute la v érité. Un double moyen s'off re il son intrigue pour la détacher à jamais de l'obj et de son affection, li peint
à l'évêque l'état d'obsession diabolique dans lequel se h'ouve sa pénitente. 11 ob~e nt pour die
de solennels exorcismes, ct parVlent ensUIte,
sa ns trop de peine, à exercer sur la Cadière
l'i nfluence don t le p , Girard avait joui précédemment, 11 juge que le meilleur moyen dc
faire oublier ce lui-ci , est d'a limenter lui-mêmc
des habitudes que le temps a vait rendues toujours plus impérieuses, C'est ainsi que nous
éprouvOliS la douleur de voir augmenter le
nombre des coupabl es, et d'en signa 1er un de
plus dans les rangs de cette milice sainte"que
nous voudrions couvrir de notre respect , sans
"
avoir jamais il faire aucune exception ,
L'exemple d'une licence contagieuse, la faCIlité de n'avoir qu'à continuer une séduction
parvenue il son combl e, l'infernal plaisir de
nuire, furent autant de motifs qui poussèren t

su n

L E PARL E M EN T DE PRO V ENCE.

245

à de criminelles entre(lrises, Le temps ne per Ulit pas d'en prolonger les désordres, les circonstances les r endirent moins évidens, les
témoins ne parurent peut - être pas m ériter
une entière confiance; et cependant l'ensemble
des faits de la procédure ne laisse pas doute!'
'flic la Cadière n'mît été retirée d'uu abîme 'lue
pour retomber dans un auh'e,
Pour nuù'e plus sûremeut il son ennellli, le
p, Nicolas cherch a à ravir au P. Girard d'autres pénitentes qui lui étaient dévouées. Les
unes cédèrent , la r ésistance des autres les atta, cha plus vivement au directeur dont on tentait
de les séparer.

De là, des d'forts réciproques ponr se vaincre : on entoure l'évêque; on lui am ène de
toutes parts des témoins. Les uns accusent le
p, Girard , les antres r épondent de 5011 innocence sur leur vie; le prélat est faibl e, il cède
àCC!LX dont les sollicitations sont les plus vives
el les plus spécieuses ; ca r , comment croire à
taut d'aJ)j ections 1 et sans connaître les torts
reels du nouvea u directeur, ses pouvoirs lui so nt
retirés.

�SU llU: PJ\lH.. F.!\f ENT DE PRO\' E 'CE .
2~G

FSSA.S HISTORIQUE S

La Cadière rentre alors dans sa famill e: de
nouvelles conv11lsions viennent l'y agiter. Ses
disO"races récentes, les font exagérru'; elles attirent la foule qui , les croyant l'celles , s'i ndigne
~

contre celui qu'ell e soupçonne d'e n être l'au·
teur, et auquel , dans son aveuglement, elle
prête un pouvoir surnaturel, Un honnête artisan est seul assez sage pOUl' juger le mal , et
indiquer un remède dont l'emploi , dès le principe, eùt "rrêté ))ien des désordres, Si on me
l-a issait {a ire, s'écria-t-i 1, je guérirais la maladie; l'usage d'un n~rf de bœuf suffirait pOilr
cela .

Ces accidens rendus ainsi publics, devenaient l'obj et des conversations; et l'opinion,
diriO"ée peut-être par les ennemis du p, Giranl,
" .
commençait à se prononcer fortement contre
l ui,
11 fallait arrêter ces clameurs, mettre un
terme à ce scandale, L'évêclue, qui désormais
s'intéresse au P. Girard avec plus de zèle que
de prudence, parcequ'il est entraîné par l'idée
que le parti contraire le pOlU'suit comme une
1'Îctime , sc saisit ùe ce lte affaire; et sans pré-

::d7

voir les suites de sa résolution, il envoie son
official interrogel' la Cadière aver éclat, et la
considère ainsi comllle seule accllsée.
Dans le procès-verba l CLue l'oŒcier eccl ésiastique rédige, cette fill e consigne, salis hésiter,
l'hist.oiro ent~èt'e de ses relations avec le .P. Girarcl \ el croit devoir ensuite répondre il l'hostilité dirigée contre ell e, par une plainte en
forme, au lieutenant-géneral de Toulon , SOli
juge naturel.
Cette démarche élait ùécisi ve, et paraissait
avoir été i nspirée il la Cadière par les ennemis
des Jésuites dont elle était "lors eu tourée, qui
sc flattaient sans cloute d'atteindre et de flétrir
cc corps tout entier, en publiallt les turpitudes
particulières de 1'1111 de ses memhres.
Ambition injuste, ca lculs atroces auxquels
sc livre complaisalllment l'esprit de parti , et
que la sagesse de tous les siècles aurait dù égalem ent proscrire.
Que l'opinion jansélliste po ursuive une telle
espérance, Clue l'opinion contraire cu rcdo ut e
les eITels : l\lI ssl tÔt la scène change, les individus disparaissellt, et la g'uerl'e est déclarée

�2.iS

ESSA IS JlI STOR I QUES

entre \cs delL'l: corps. Ce n'est plus un li tige ordinaire qui plùse ses élémens dans la loi des
mœurs, c'est une question politique qui se
montre h érissée de considérations puissa ntes,
d'exigences désordonnées, de passions impérieuses; qlù trompe ou suspend l'impartialité
de la justice; qui, par le plus insigne des malheurs, commande au ma gistrat dont les int ér èts ou les préventions, comme h omm e , altèrent l'indépendance: er reurs et entralnemens
qui fu rent la source des i ntrigues dont nous aurons bient.&lt;\t à dérouler les détails dans l'affaire
ignominieuse dont il s'agit ; erreul"S et entra'lnemens d'autant plus condamnables , s'ils tentaient de se reproduire de nos jours , que la
philosophie a fait plus d'efforts pour déraciner
d'injustes préjugés.
Si les famill es ne doiven t plus être solidaires
des crimes de leurs membres, com;nent pourrait-on faire peser sur les aggr égations CelL'i:
'lue commettraient des affi liés qui ne tiennent à
ri les par aucun lien de la nature?
Quelque g rands que fu ssent les désordres
du P. Girard cl du P . Nicolas, i ls ne pouvaient

SU R LE !IA RL EMENT OF. P llOYENCE.

atteindre les corps imposaus et rivaux a ux,[uels
ils étaient attach és, et qui sans doute auraient
été les premiers à les livrer aux rigu~ul's de la
justice , s'ils n'avaient craint qu'on ne voulùt
les confondre dans une m ême accusation .
Mais cette pensée les irrite ; et croyant réciproquement , par le hut qu'ils supposent aux
poursuites de leur enn emi , que ceux qui sont
accusés sont des victim es innocentes, un esprit
de préoccupalion.l es porte de toutes parts il les
assister par toutes sortes de moyens.
Il nous reste, dans le chapitre suivant , à
rappeler ces efforls contraires , ct leurs déplorables r ésultats.

Iii"

�2 JO

ESSAI S HI STO RI QUES

su n

L E PAR LEMEi\ T DE PROVE NCE.

ri''1lcurs. C'est clans un couvent (J) où le jansé"
nisme n'av ai t aucun appui , que le cOJllma ndant
(le la provi nce (2) la fi 1; enferm er: elle y [ u t
CHAP I TJŒ
Pr oc~ d u rc. -

Jugement. -

:x V I.

i ntri g uei 'lu i les priec' ole ul c l qu i Ic..s
.. ui\ CIIL

LES ch oses en étaient venues Cl n point de
rendre indispensable l'inter vention de la justice j et l'équité semb lait vo uloir qu'une procédure , instruite avec la plus sévère impart.ialité, m t confiée il l'exa men des juges natu re ls
des parties.
Mais une ardeur égal e et contraire avait été
excitée au prem ier bruit de ce procès.
La Cadière interrogée com me accusée, aya ut
:l ussitôt pris l'attitude de plaigna nte, paraissait
pal' là révéler au corps, dont ell c attaquait Ul l
des membres, qu'elle sc dévouait il ètre un instrument de vengeance.
Devenue ainsi u o objet de prevention ct de
défi ance , l'autorité débuta à S0 1l ~gard par drs

livl'&lt;!e à des suggesti ons ct il des mépris propres

..

à tr ioJllpher de la faihlesse, soit qu'ell e eù t été
l'or &lt;Tan e de b vérité ou celui de la ca lolllU ie.
"
L'évêque
donna l'ordre aux confesse llrs de hli
refuser leurs secours, j'usqu'à c'e qu'ell e eCtt publiquement ~'6tra cté sa plainte ; et dans le nOIllhre de ceux qui se r endirent auprès d'elle, et
lui im posèrent ce tte condition , on en vi t un (3)
qui se fi t accompagner par des témoins, et lui
intima p l us fo rtement encore, en leur présence,
l'ordre d'une r étractation qu'ell e r epoussa.
Cependant le gouvernemellt était i nstruit
par les rappor ls de l'au torité et les doléances de
la I,rison nièl'c') mais le miuistère ne répondait
,

pas à celle-ci, ct la procédure, quoique a"cc
lente~r, con Linuait il s'instnii re devaot le juge
de Toul on .
(1) Celui des U rsulin es de T oul on,
(2) M. Lebret ~ premier Prés iden t Cl inlenc];, nt.

(3 ) Messire Be rgt» bénéfi cie,', 1' 9" témo in.

�su n
ESSAIS

n ISTO RlQU ES

S'il faut croire les adversaires du jésuite, la
bonne foi aurait été loin de présider à l'information, et l'accusé principal aurait obtenu la
faveur illégitime d'exa miner les procès - verbaux qui étaient dressés, et d'être en quelque
sorte le directeru' de la procédure, Dans soQ,
seu l intérêt , on aurait avec ,art placé il la suite
de chaque témoin produit par la Cadière, des
témoins favorabl es au p, Girard, afin de détruire par ceux-ci l'influence des autres, On
aurait éga lement fait des efforts pour attenter à
l'inviolabilité des témoins; et dans la sa lle de
l'évêché, voisine de celle où il s étaient entendus, se seraient trouvés des amis officieux de
l'accusé qui s'appliquaient à dissuader les témoins de déposer des faits b&lt;Traves contre lUI' ,
et 'lui poussaient l'abus jusqu'à leur enlever
leun copies d'assignation , et les renvoyer lors'lu'ils ne montraient pas 'l11 elque docilité l'om'
les sollicitations qui leur etaient faites,
On allait plus loin encore: on ,1ccusait des
personnages considérab les d'a voir usé de leur
autorité pour faire pénétrer le llIenson"'e dans
" ava it
le COUV~lIt d'Oulioul~s, où la Cadière

LE PARLEM ENT DE PROVE NCE .

25,~

('xercé ses impostures , et le p , Girard des
actes plus répréhensibles encore, et d'y avoir
préparé de faux témoins,
Ces intrigues étaient multipliées; ct, à leur
tour, les défenseurs du P. Girard en reprochèrent à la Cadière et à ses adhérens, Eux aussi
se seraient donné de grands mou vemens pou r
exciter il de calomnieuses dilfam ations ; ils aur:lient form é contre lui un noir complot dans
l'ombre , et auraient essayé de séduire des télIIoins pOlU' le soutenir.
Quoi qu'i l en soit, la procédure languissait
dans ces h onteuses machinations', et la Cadière
"
malheureuse dans la retraite qu'OIl lui avait
assigllée, et où ell e avait à se défendr.e contre
les moyens que l'on employait saus cesse pour
la conduire à un désaveu , fut réduite à se
plaindre de déni de justice,
Cependant, celui qui était intéresse il repousser ses graves inculpations , avait su associer à sa cause un parti puissa nt 'lue b Cour
protegeait ; et ce parti s'occupa de savoir s'il ne
fallait pas recourir il des juges d'élection, pout'
s'assurer un e issue fayor:lbl e,

�I:SSA IS

sur.

Ili S TURIQUE5

C'est d'un témoin irréc usable que nous teHons cc fuit peu connu.
« Le P . de Linièreg, cOHfesseur d LL Roi, dit

(l), éC1'i"it aux J ésuites
d'examiner (lYec l eU1'~ amis, s'il était à pro-

« le ID:.r'l,lls d'Argens
«

« pos de laisser celte affaire entre les mains du

« Pa rlement , ct que s'il y avait 1:. 1lI0indre

« chose il craindre, la Cour leur donnerait des
« j l1 ges d'attribution. Le recteur porta cette
« leu re chez lU. Lehrct, continue le lllème aH•
« t eur ; plusieurs Mo linistes s'y assemhlèreut;
« ils examinèrent les choses le plus exactement
« qu'ils purent ; ct ne voyant pas la lll oindre
« a-ppareuce de vérit é il J'accusatio n , ils cmpè-

« cbèrent que les Jésuites ll'6 tassent la connais« sance de ce procès au P~'l e ll1cnt. CelL,-ci y

« étaient portés de leur côt.é, parccque , croyant
« le P. Girard innocent, il s senta:iell tquc c'c,
« tait le perdre, qtlC de montrer une protection
« si Illarquée. ))
,

C'est appareJJ1Ul ent d'a ]&gt;r&lt;-, cette confiance ,
que des letlres-paten tes du 25 janv{cr '731

L E PAHL E i'l Ei\'T DI: P J\ O VE NCE.

dùnnèrent la connaissance de cc procès il la
Grand'Challlhre ch, Parlemen t.
Cette Compagnie délégua aussitÔt deux Commissai res il Tou lon (1), pour continuer la procéd ure. Pendant le cours de leur mission , il s
interL'ogèrent la Ca dière dans le couvent des
UrsLllines , et elle répéta nevant eux tous les
chels d'accl~sa tion qu'elle àva it élevés contre le
P. Gitard.
Mais, étant interrogée de nouvea u par les
COUlmissaires; le lendemain ll1ème du jour Oi,
(· \l e avait· fourni ses réponses, 1" Cadière atténua d' un!' Illanièr e sensible les ülils dont ell e
l'a vait accusé. Elle chercba surtollt i.t justiJier
sés intentions, et déclara que c'était sous l'in fluence dn P . Canne qu'ell e s'éta it permise cl"
le noü'c.it'. Cett" rétractation [Ilt pour les Ulllis
des J éS lutes un veritahle triolll phe, et la Cadière en ob tint des ado ncissellleli s i.t ses liens.
Mais, il l'cine quei(Iuesjours furent-ils écoulés,
qu'clic fit appeler les COllllllissai res, ct s'elll ( 1) .MM. Boucher de Faucon, Conseiller, ct Catlcnel

(1) D ans ses

J.l lémoirus} p. 139

de C11J1'Ic \'al , dit l'abbé de Tam(n'leL. Co nseill er-C lerc.

�l::SS,U S HI STOR IQVI::S

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

pressa de r évoquer deva nt eux ses dernières
réponsrs, qu'elle attribua il ce que la soeur, qui
la servait , lui avait fait boire à jeun du "in

signé pour être oUÏ, tandis (Iu'au contraire les
trois autres parties furent l'objet d'un décret
d'ajournement personnel ?

pur qu&gt;elle amit lrolW': salt! &gt; et qui avait
étourdi ses esprits (1).

C'est toutefois en cet état que ces di vers individus furent obligés de se rendœ à Aix.
La Cadière avait émis devant le Parlement
un appel en forme contre la procédure de Toulon. Ell e se plaignait ha utement des vexations
dont elle avai t été l'objet, et des abus sans
nombre auxquels s'étaient abandonnés les magistrats qui avaient dirigé l'instr.u ction .
L'aspect qu'offr ait le Parlement aux ad vcrsaires du P . Girard, dut leur faire concevoir
'de vives craintes. Pour s'y soustraire, le prieur

Enfin , la procédure futtenninée par les décrets
qui atteignirent de nombreux acc~sés , car on ne
mit pas seul ement en cause le j ésuite, le carm e,
et l'illuminée qui avait été sous leur direction ,
mais encore les deux fr ères de celle·ci, auxquels
sans doute on avai t le droit de r eproch er de
làch es complaisances ct des imprudences grav es, mais qui n'en paraissaient pas moins étrangers aux crimes qui pesaient SUI' les autres.
Ces décrets qUI les fra ppèrent tous, furent-ils
propres à rassurer sur l'impartia lité des Coml1ussaires, lorsque le P. Gira.rd , assimil é en ce
point à l'abbé Cadièr e, ne fut que décr été d'as-

(1 ) Elle ajo uta) dans so n in terroga toi re devant le
Parlement , &lt;lu'clle ava it été en Ont l'(::: violemme ul mena -

c(:e de la pa l't des Commissaires qu i . pO Ul' êt re plu s li).res) al-aient r.lil élo igne ,' le g reffie r : ce qui é tait atlesté

p.II' celui · ci.

des Carmes , ainsi que le dominicain la Cadière,
se hàtèrent d'évoquer le procès devaut le Conseil du Roi: mais ce fut sans succès; et tout cc
qu'ils gagnèrent , fut d'obtenir un plus grand
concours de juges. Des magistrats de la Tournelle furent appelés à se réunir il. ceux de la
Grand'Chamb re; et par ce moyen , au nombre
de vin gt-six de ses membres, le Parlement de
Provence fu t confirmé dans le droit d'apprécier
cc grand procès. Il fa llut a lors songer à sc
Ill.

'7

�:&gt;58

ESSAI S HI Sl'Ol\J QUES

SUR LE PARL En-T EN T DE PROVE NCE .

défendre : la Cadière sollicita successivement
les secours de tous les Av ocats; mais, sourds il
sa prièr e , ils lui refusèrent leur appui ; et si
M' Chaudon se char gea ensuite de ses intérêts,
ce fut parcequ'en sa qualité de sy ndic , la police du barrea u ne lui permit pas de s'en de-

elle lui paraissait enta ch ée : ce qui mettait les
motifs en contradiction évidente avec la conséquence qui les suivait , et offrait une bizarrerie peu di gne de la maj esté de la justice.
Il s'agit , après cet incident , de procéder au
jugem ent dll fond de l'affaire ; mais il serait
diffici le de représenter combien ce premier
succès, obtenu par le P. Girard , exci ta l'exaltation pop ulaire.

I

fendre.
Toutefois, disons-le pour l'h pnneur de sa
mémoire , quoique son ministère eût été forcé,
son zèle et son courage furent sa ns bornes.
Mais, m algré ses efforts , la procédure fut
confirmée. L'Avocat-Général de Gauffridi offrit , à cette occasion , un système t rop contradictoire pour passer son discours sous silence.
Les conclusions avaient été délibérées en
assemblées de parquet. Sur cinq membres qui
le composaient, trois se prononcèr ent en faveur de la procédure qui avait été prise. Gal.\ffridi avait v ivement combattu cotte r ésolution ;
mais obligé d'adopter la loi que la majorité
venait de lui imposer, il y souscrivit , en portant des conclusions favorables au m aintien de
la procédure; ce ne fut néanmoins qu'après
a voir longuement développé tous les vices dont

On alla jusqu'à croire que les amis de ce r eligieux' méditaien t l'enlèv ement de la Cadière
du CO ll,Vcu t où elle était r etenue; et c'en fut
assez pour que des groupes nOlllhreux se reudissent las officieux gardiens de son asile, et s'efforçassent de donner du courage à la prisonnière.
L'esprit de parti fit également soupçonner
que , dans la prison où le P. Girard avait étl)
conduit, il concevait des inquiétudes sur la
prépara tion des viandes qui lui étaient envoyées
par ses confrèr es, qiù voulaient ainsi prévellir
la flétrissure d'un jugement : mais ce fait , imaginé par la prévention, s'accordait mal avec la
confiance qui avait fait refuser des juges de
choix.

�ESSA IS HISTORIQUES

sun LE PARLEMENT DE PHOVENCE.

Quoi qu'il en soit, la fureur était extrême ,
et elle f-ranchit les dernières bornes lorsque les
femmes se mêlèrent de cabaler. Chaque parti
compta bientôt à sa tête des dames de qualité,
et elles employèrent réciproquement tous leurs
efforts pour écraser leurs adversaires. Il ne fut
plus question seulement de la Cadière et du
P. Girard, mais de deux factions qui menaçaient de s'entre-détruire. La vi ll e d'Aix ne fut
plus le seul foyer des discordes; la province
tout entière était en feu, et le royaume mêmc
y prenait part. Que dire des intrigues qu'on
mit en œuvre, lorsque c'etait jusque dans les
boudoirs que se formaient les affiliations, et
que des faveurs, long-temps refusées, étaient
accordées tout à coup, à condition de se déclarcr
pour les Jésuites ou contre enx (1)?
Cette chaleur augmentait de jour en jour, et
tout était en combustion dans les familles. Des
ca lomnies atroces dechiraient les plus honnêtes
citoyens, et les juges etaient ceux qu'on épar·
gnait le moins.
( 1) 111émoires du marqui s d'Ar ge ns, p.

1 42

ct suir .

Les Jansénistes furent peut-être les premiers
à publier des libelles diffamatoires; mais les
Molinistes ne restèrent pas en défaul; et ce qui
arrive toujours lorsque les passions ont rompll
leurs digues, eut lieu dans cette circonstance.
Ces écrits eurent moins pOUl' but de défendre
les accusés, que de noircir d'honorables r épulations. Le premier Présidente1) qui jusqu'alors
avait été adoré dans la province, et dont on
louait il l'envi 1&lt;) probité et les talens , fut cel ui
qu'on ménagea le moins quand on sut qu'il était
moliniste. Le Président de Bandol, chef du
parti contraire, devint allssi l'objet d'injustes
outrages, malgré la candeur et la bonne foi
qui le caractérisaient, et la dignité avec la&lt;Juelle il remplissait sa charge.
Tous les magistrats qui montrèrent une ardeur de parti an lieu de l'impassibilité qui leur
était commandée par le devoir, furent condamnés au même sort: leçon frappante qui
pt'ouve au magistrat 'lue, pOUl' conserver son
indépendance ct les respects plùJ lics dont il a

�ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PA1\LEnfENT DE PRO'fENCF. .

besoin d'être environné, il doit rester étranger
il tout intérèt particulier 1 et s'abstenir de s'associer aux affiliations, même les plus saintes,
qui quelquefois n'en sont pas moins exigeantes ,
et auxquelles il ne peut être honorable de s'attacher, que lorsqu'on n'a point de devoirs publics à remplir.

Si la haute société et les magistrats euxmêmes étaient livrés à un tel état d'elfervescenbe, que dll'e du peupla dOI)t la masse était
animée sans réserve '!

Ces agitations qui troublaient la province
durent à plus fOI'te raison se faire ressentir dans
le sein de la Compagnie , et l'on vit le Procureur - Général d'Argens, accusé d'avoir luimême inspir é des réponses au P. Girard; les
membres des Enquêtes d'avoir été raffermir la
Cadière dans les siennes; et d'antres membres
se fl étrir par des reproches de parti a lité et de
faveur, se donner des démentis, s'insulter les
nns les autres) et réparer ces affi:onts par d'humiliantes excuses (1).

Quelque temps avant la décision du procès,
des groupes d'enfàbs parcouraient les rues) ct
quêtaient) en agitant une clochette, des fagots
pour brûler le P. Girard. A ceux-là en succédaient d'autres dont la banni ère était une
chaise (1» et qui) à leur tour, en demandaient
pour brûler b Cadière; et lorsqu'ils se rencontraient) ils en venaient aux mains avec fureur (2).
Cependant le jour de l'arrêt approchait.
___________________________________ .- L -

tre le Conseiller de Lestang et le Con sei ll er de l\roissac ~
à qui le premier.1 qui avait é té l'obj et d'une récusation

par l'excès de son zèle

p OUl'

Je P. Girard, dit, à la suite

rle démenti s l'éciproques qu'i ls se donnèrent , qu' il le lui

oe

Moissac demande l'assemb lée tles Chamlnes e l finit par
J

obteuil' d'humbles exc uses dc.Ja part de

(Riche,', Causes cJIJbr" t. II , p.
( 1) L'une de ce!' scènes les plus violentes eut lieu eo-

Con~ei ll e l'

pa ierait. Pout' obteuir uh e répara tion, le

SOIl

collègue .

4 l,5.)

( 1) La chaise} e n provençal J s'i\ pp e ll e cadière.' ce qUl

u[,'ait un je u de mots all égorique.

. (2) Le premier de ces faits est .. appod é par le mal' ,
quis d'Arge ns; l':llflre m'a é té attcs té J.il
r al' un té moin oc nhlirc.

y

a vingt an s,

�ESSAIS HISTORIQUES

On procéda successivement il l'interrogatoire
et il la confrontation des accusés, où la Cadière
se fit remru:quer sur la sellette par son calme,
sa fermeté et sa présence d'esprit.
A la suite de ces formalités, l'Avocat-Génel'al de Gauffridi, fondé sur les reproches de
partialité que la voix publique adressait aux
Comrrùssaires, et qui prenaient une nouvelle
force dans les déclarations du greffier qui les
avait assistés (1) , demanda la communication
des pièces, pOlU' parvenir vraisemblablement à
faire récuser ces detu magistrats. Mais le Parlement repoussa ce réquisitoire, ct les Consei llers de Faucon et de Charlcval restèrent juges.
Cependant l'agitation était extrême, au milieLl même des Chambres qui ne devaient pas
connaître de l'affaire. Affiigés de tout ce qui se
passait, et du résultat dont ils avaient la prévoyance, les membres de la Tom'nelle et des
Enquêtes voullU'ent essayer de retarder la délibération pour y prendre part , et demandérent
l'assemblée des Chambres, pour rappeler ce
( 1) M. Tamisier .

SUR LE PARLEnrENT DE PROVE NCE .

qLle la justice exigeait dans dcs conjonctures
aussi importantes, en obligeant les Commissaires incriminés de justifier leur conduite.
NIais ce fut en vain: on avait commencé il
recucillir les suffrages; rien ne put les interrompre, ct l'on se ])orna -à faire enregistrer ce 'lui
venait de se passer.
Les cinq accusés étaient donc anx picds de la
Cour, et y attendaient leur sort sans débi. Sur
un premier plan se présentaient le P. Girard,
la Cadière ct le P. Nicolas. A une grande distance d'cux étaient
, les deux frères de cette illuminée, que la séduction avait si profondément précipitée dans le crime.
Comment fallait-il les juger, pour que la
décision fût en harmonie avec ce que commandaient à la fois la religion, les bonnes moeurs,
la nécessité d'un grand exemple et les droits de
la justice?
Il fallait s'armer du glaive, et le faire peser
sur chacun des coupables, en proportion de
l'intensité de leur crime.
li fallait ne pas ? voir des intérêts de corps,

là Oil il ne s'agissait que de forfaits indi vidllcls ,

�ESSAIS HISTORIQUES

et se dépouiller dès-lors des préventions que
des opinions religieuses et politiques faisaient
naître, et qni venaient, malgré lui et comme
à son insu, envahir la conscience du magistrat.
Si les circonstances n'avaient pas abusé des
dispositions de ce Parlement dont les aITêts sc
recommandaient ordinairement par la sagesse,
pouvons-nous douter, d'après les faits de ce
procès, qu'il ne nous a pas même été permis
de faire connaître dans toute son étendue, que
le P. Girard, évidemment coupable des crimes
les plus infàmes et les plus atroces, n'eût été
•
condamné à payer de sa tête l'audace, la fourberie , l'impudicité et les sacrilèges nombreux
qui avai~nt entaché sa conduite?
Pou vons-nous douter que, séparée seulement
de lui par la séduction qui l'avait entraînée, la
Cadière ne fût jugée digne d'ensevelir à jamais
dans les fers la honte de ses dérèglemens, cl
des moyens plus criminels encore dont elle
avait fait usage pour cacher, sous le voile. de la
sainteté, les transports eL les désordres de la
plus violente passion ?
Pouvons-nons douler 'Ille le prieur des Car-

sun

LE PARLEMENT DE PROVE N CE.

mes, il qui, heureusement avec moins d'éclat,
quelques instans avaient suffi pour satisfaire sa
haine et les voeux de son coeur corrompu, n'eût
paru mériter d'être condamné à pleurer dans
une longue captivité les fautes graves contre
les moeurs, la charité et la religion, dans lesquelles il s'Mait abandonné avec complaisance?
Enfin , si la simplicité des Cadière sollicitait
quelque indulgence, s'ils paraissaient n'avoir
pris part il celte dégoûtante intrigue 'flle par
une suite de leur affection pour leur soeur, et
l'orgueil que ses prodiges leur avaient fait concevoir; s'ils avaient été les instrumensaveugles
de ses impostures, et qu'ils n'eussent d'ailleurs
cherché à satisfaire aucun penchant coupable
et personnel, ne méritaient-ils pas du moins
d'être punis de leurs imprudences, et d'être
in:tcrdits de leurs fonctions saintes, qui ne demanden t pas senlement des coeurs purs, mais
des esprits éclairés?
C'est de cette manière qu'en me supposant un
instant placé dans le sanctuaire des lois , ma
conscience aurait , clans sa sincérité, porté un

�ESSAIS HISTORIQU ES

jugement de rôparation pOID' la religion , la
justice et la société.
Il en fut autrement; et depuis un mois les
}Jartis s'étaient assez mesID'és, pour savoir qu'ils
marqueraient chacun lem triomphe dans une
déplorable impunité (1).
Déja nous avons observé que la Cadière et le
P. Girard étaient devenus les moindres ressorts
de cette affaire. Il ne s'agissait de .rien moins ,
que d'une décision dans laquelle chaque parti
cherchait la perte de celui qui lui était oppose.
Tous croyaient soutenir les intérêts de la religion et de l'innocence opprimée, et se livraient
à des emportemens qui détruisaient la justice ,
alors même qu'ils se flattaient de la respecter.
Les juges en étaient aux opinions, et préparaient cet arrêt étrange où le partage des voix
devait rendre tout.e condamnation impossible.
Douze magistrats prononçaient la peine II
feu contre le P. Gi.rard, la réhabilitation de la
Cadière et de tous les autres accusés, tandis

.&gt;69
([u'un pareil nombre (1) jugeait le Jésuite digne
d'être honorablement acquitté, ct faisait peser
sur son adversaire principal des peines de détention plus ou moins longues (2).
SUR LE PARLEJ\lENT DE pnOVENCE:

(1) Il y ava it réellement tre ize juges f""orable s au
P. Gir... rd; mais les voix de deux. pareos, combinant
ensemb le, n'en formèrent qu'un e.
(2) Nous n'oserioDs pas indiquer les noms des juges,
51 nous ne les trouv ions déja imprimés dans divers écrits

du temps. Ceux (Jui voulaient condamner au feu le P.
Girard

J

et rendre la Cadière à s::t mère (au nombre de

douze) , furent le Président de Maliverny , le Président
de Régusse, les Conseillers de la Boulie, Leblao·c, de
Ga lice, de Trimond, de Ricard, de Moi:;sac, de Nibles,
de Peyrolles, de Sa in t-Jean et de Mo ntvert. Ceux qui
vou laientl'acqnitter et condamner la Cadière à la détention) au nombre de treize), furent: le premier Président
Lebret, les prés id ens de Piolenc et dlEspinouse, les
Conseillers de 1\1eJrounet-Saint-l\1arc , de Montva ll on

J

cie Suffren, doyen , de Mons, évangé liste, de Villeneuve
d'Ansouis, commissa ire - rapporteur, de l'Estang, de
Meyronnet-Cour\'ille, dlEstienn e, de Faucon el ùe Va-

labre, L'abbé de Chal'le\'aI, qui aUl"O\it pu faire penche!'
la balance , fut obligé de sortir dès hl prcmiè ."c opinion
Cl) M émoires du marquis d'Aq;eLls.

qui se man ifesta pour la mort.

�Sun LE PARLEME NT Dt: PROVENCE .

ESSAIS 1lIS1'OnrQUES

d'accueillir par toutes sortes de huées et d'insultes les magistrats qui s'étaient montrés favorables au jésu.i te (1), tandis que d'injurieux

Enfin, le résultat de l'arrêt passé in mitiorem,
fut d'absoudre tous les accusés; ct, chose vraiment étonnante! de condamner la Cadière aux
dépens de la procéd ure faite à Toulon, quoique
aucune peine ne lui fût inlligée, et qu'en définitive le P. Girard, au contraire, fût renvoyé
devant le juge ecclésiastiqne pour le délit Commun (1).
Pendant que cette décision s'élaborait péniblement dans le sein de la Grand'ChamIJre, le
peuple armé était assembl é sur la place du palais, et menaçait hautement les magistrats qui
oseraient condamner la Cadière dont il avait
pris la défense, pour balancer le crédit que les
J ésuites avaient puisé dans les bontés du Souverain. Le peuple ne s'apaisa point dans ses
fureurs, lorsque l'arrêt lui fut connu, parccqu'il souhaitait la punition exemplaire du P.
Girard: aussi, dans son délire séditieux, qui
méritait sans doute d'être réprimé, se permit-il

27 1

(1) Le carrosse du pl'emicl'

Prési de~t fut poursu ivi

à

co ups de pierre s (Mém. du marquis d'Argens)) el Je

Président de Mali,'crny fut conduit en tr iomphe.

royez le tableau du Jugement du prvcès criminel entre
le P. Girard,jésuitc, et la demoiselle Catlierine Cadière,
qui termin e le tome V du Recueil général des pitc8s contenues au pl'ocè&amp; du. P. Jean-Bapt. Girard, jésuite, recteur du séminaire royal de la m.arine cie '1'oll.lon~ et de
demoiselle Catherine Cadière. primé. -

5 vol. in- 1 2~ sur l~im­

Aix.; chez Joseph Da vid~ imprime ur du Roi et

de la ville, 1731.
Ce tablea u es t suiv i de la R elation abrégée de ce qui
s'est passé 'le jour du jugement, à Ai.\; ~ le
173 1.

-

((

Bicn des ge ns

~( sentir le jésuite

12

octobre '

(y es t- il dit) aim ent mieux

brûlé dans Pespl'it de tous les honnêtes

If

sens, que non p3S de 1'3voit' vu bdUcl' réell ement .. .

t(

Les juges j ésuitiques ne trouvaient

Il

que des dos toul'Dés contl'e eux, et des sifllels. M. le

Sllr

le ur chem in

Il premier Présideut olen f ut point exempt ; il en eoten-

p.

(1 ) Cet arrêt est du 10 octobre 173 1.

t(

dit bon nombre cout re lui , depuis le palais jusqu'au

Pour le clé/il commun, voye7. Rousseau Laco mù e,

Il

co in de Berge". Le P . Girard, accompagné jusqu'aux

t(

Jésui tes pal' les plus Ilol'ribles ma léd ict ion s et les pl us

116.

�272

&gt;:SS,&lt;I

HI STOR IQUES

273
mille personnes formèrent son cortège (1). Le
P. Girard lniS en liberté de grand matin , n'en
fut pas moins poursuivi par une populace furieuse; mais SOli audace égalait la rage excitée
contre Jur. Au même instant où la voix du
peuple le flétrissait, où une accusation continuait à peser sur sa tête pour le délit commun,
il ne se jugea pas indigne de monter à l'autel
pour y offrir le saint sacrifice. Ses meilleurs
auùs s'en affligèrent, et 1\'[. de Brancas, archevêque d'Aix, adressa de vifs reproches aux supérieurs du couvent des Jésuites qui avaient
toléré un si gTaud scanda le.
sun LE PAHLEl\lEN'l' DE pnOVE l\' CE.

applaudissemeus s'adressèrent il ceux qui lui
étaient contraires. Pour signaler la satisfactiou
que le peuple puisait dans le triomphe des
Jansénistes, l'on fit des feux de joie dans .toute
la ville; on brûla des mannequins de paille
habillés en jésuite, et ces exemples coupables
ne tardèrent pas il se communiquer à Marseille
et à Toulon. La Cadière alla remercier les
juges qui s'étaient prononcés pour elle, et dL"
CI

affreux souhaits, enlre dans l'égli se , fail sa prière au

I(

pied du maître- autel , pendant laqu ell e on lui apporte

I(

des ornemens dont il se revêt, et dit la messe tout de

(e suite. Quelle prostitution de ce que la reli g ion a de
I(

plus saint et de plus redoutable b.. Le premier Prési-

(1

dent fit signifier à la Cadière Un ordre de partir dès le

Il

lendemain ma lin, et e ll e l'a exéc uté, appréhendant

ft

quelque lettre de cachet.

li

Que de réflexions se présentent ici sur les
evènemens 'lui accompagnèrent l'arrêt de la
Cour, et en furent la conséquence!
Combien le magistrat était mal,heureux de

Vis- A-vis de ce tablea u , on vo it une gravure CV,lOlo
pin.'â .t ... Nic. de Larmessin , $culp . ) qui représente le

public, les accusés en présence des Chambres assem-

(1) L'enthousia sme fit rechercher ]a Cadière par les

blées ) et au bas de laquelle est un lluitain, en vers fran -

llersonnes de ln première distinction; elles l'invit èren t à

çais, que nous nous interdi sons de rapporter.

leur table, tand is qu"n'ec des "CI'tus et une bonne re-

Ou trouve ce même ta blea u dans le R ecu.eil de

l o ulel

nommée ell e en eth été ex clue par sa position soc iale:

les pièces du procès . form:tnt un énorme in-folio , chez

mais l'esprit de parti efface t ous les autres préjugés , e t

le même imprimeur.

(.'lit

oubliel' LOutes les conve nances.

1fT.

�27~

ESSAIS HI STOR IQU ES

S1J HLE PARLE IUE NT DE PROVENCE.

27 5

se trouver tour il. tolU' menacé dans SOll independance par le crédit qu'on fondait sur le pou·
voir qui, en l'instituant, a aliéné le droit de

passions , et qu'il doit :flétrir le crime , quels
'lue soient la position, le crédit, les opinions
de ceux qui s'en rendent coupables. .

commander à sa conscience, et par le peuple

Quoi qu'il en soit, le triomphe des Jansénistes
ne pouvait être de longue durée , puisque l'autorité était dans les mains de leurs ennemis.

qui, dans ses voeux indiscrets, dans ses exi.
gences hostiles, dans ses rassemblemens seditieux, a moins de titres encore pour influencer
les oracles de la justice 1
L'oppression révolte une ame généreuse: le
vrai magistrat n'a point à craindre de céder à
des volontés impérieuses et injustes; c'est, au
contraire, de sa résistance à ces moyens indignes, qu'il doit se défier, parcequ'il ne faut pas
qu'une demande, insolite dans sa forme , clicte
par cela seul le refus, et pousse à des injustices
non moins condamnables.
Au début du procès, je me serais élevé contre les rigueurs qui tendaient à étouffer la voix
de la Cadière ; après son terme, j'aurais lutte
contre le triomphe que l'esprit de parti lui decernait ; en un mot, j'aurais frappé à la fois la
Janséniste et le Jésuite, parceque je me serrus
dit 'lue le magistrat qui a la gloire d'être l'organe de la just.ice , ne saurait être l'esclave des

Le premier Président avait col11lIiis une
grande faute dans l'intérêt de son parti et dans
celui de la dignité de la magistrature, en ne
prévoyant pas à temps les désordres dont cette
affaire pouvait être l'occasion. Il r épara néallmoins cet oubli avec tant de diligence que, dès
le len demain de l'arrêt, le régiment deFlandre
arriva à Aix. Au même instant , il fit intimer '
à la Cadière l'ordre de quitter la ville sur-lechamp: elle s'empressa d'obéir, sentant bien
que des persécutions pourraient être le prix de
sa résistance. Elle disparut suJ)itement, sans
que l'on ait jamais pu savoir le lieu qu'elle choisit pour asile.
« Ce fut alors, dit le marquis d'Argens, le
« temps des proscriptions: les Molinistes ne fu-

« rent pas plus réservés que ne l'avaient été les
« Jansénistes. On arrêtait tous les jours un

�276
ESSAIS HISTORIQUE S
« nombre infini de personnes; les lettres' de ca« chet arrivaient en foule, et une terreur pa-

•

« nique àvait saisi tous les esprits. »
Les parens , les amis de b. Cadière furent
ceux que la vengeance poursuivit avec le plus
d'ardeur ; et pendant que des rigueurs pesaient
sur eux, le P. Girard, solennellement acquitté
pour le délit commun, par l'officialité de TouIon , recevait auprès de l'évêque de Viviers les
témoio-nao-es de la plus haute estime et des dé" " que méritait la seule innocence.
'dommagellens
Il alla se retirer ensuite dans un couvent de
son ordre, établi dans sa ville natale, où il
mourut en odeur de sainteté, s'il faut en croire
la relation que le préfet du collège publia à
son sujet (1).
Le repentir eût pu lui ménager cette gloire ;
mais le corps auquel il appartenait, persevérant à le considérer v ertueux, ne vit dans les
dispositions de son moment suprême ) que la

sun

I.E PARLEMEN T DE PIIOV E NCE.

277

suite non interrompue de sa constante ferveur :
jugement qui se ressent de la prévention de
confraternité, ct 'lui porte à la défiance (1 ).
Eu occasionant au dehors autant d'agitations
que nous en avons fait connaître, l'affaire du
P. Girard ne pouvait manquer d'en causer de
plus sérieuses encore, au mi lieu de la Compagnie où elle avait été appréciée.
L'arrêt qui avait repoussé le réquisitoire des
gens du Roi dirigé contre les Commissaires,
laissait encore le moyen de revenir sur la conduite de ceux-ci qui; dans le premier moment ,
ne s'étaient principalement défendus que par
(I) Les e nn em is achar'ués des Jés uites puisèrent dan s
la mort pré matnrée du P. Gil'ard , et dans l'éclat qu'on
voulut atll.l chcl' à sa .sa inteté J des soupçons d'un cr im e
horrible dont la preuve é vid ente perm ettrait se ule 1':\c-

cusatjou . U fallait l'éhahiliter la Société de J4su&amp; pal'
les m(iracl es d'un saint qui avait été inju stement soup-

çonné. II fallait prévenir la possibilité d'un nouvel examen clu procès qui pouvait lui être flln e~l c. Qu'était le

(1) Les bornes de cel ouvrage ne nou s permettent pas

sacrifice de

PUll

de ses me mbres devanl ces considéra -

de la rapport er, quoiqu e eUe soit très curie use . On pell t

Lions ? Mais ce sonl là de viles qù omni es , lOl' 5'1u(, des

la voir dans Ri chcr, Causes cél~br. t. II , p.

fails précis Il e les ilPPllient pas.

50 lJ..

�278

SU R Lt-; PAl\LEJU ENT D E PROVENCE.

ESSA I S HISTORIQUES,

des moyens de forme. Aussi sentirent-ils le
besoin d'user de leur crédit pour s'affranchir de
nouvelles poursuites; et huit'jours après l'arrêt
définitif, l'abbé de Charleval se rendit à Paris ,
où il obtint bientôt un sursis général pour les
suites et dépendances du procès, dont le chancelier donna connaissance au premier Président:
ce qvi mit, en effet, un terme aux démarches
qui pouvaient se diriger contre eux.
Mais ce n'était pas assez pOlU' les Commissaires de songer à leur sill'eté : il fallait qu'ils
satisfissent leur vengeance. Le Président de
Besieux s'étant élevé avec le plus d'ardeur contre les abus qu'ils s'étaient permis, une lettre
de cachet le punit de son zèle en l'exilant à
Tournon.
Le Parlement n'osa pas combattre cette mesure. La Chambre des enquêtes, plus hardie,
le fit sans succès. « Messieurs, manda le Chan« celier à ses membres, vous remplissez un de« voir de bienséance et même de fratern ité (1),
« quand vous faites des démarches auprès d"
(t) M. de Bes icllx é tait Présidenl aux Enquêles.

279

Roi pour demander le r elourde M.le Président
" de Besieux: c'est à lui de JIlérite,., par hne

«

« meilleure conduite, que S. IV!. veuill e hi en

avoir égard il vos prières, en cas qu'e ll e le
« jug'e digne de reprendre les fonctions de sa
« charge. Je profite avec plaisir de cette occa« SIOn pour vous assurer etc. »
La réponsll parut à tous avoir été inspirée
par le premier Président qui , aigri à J 'excès,
à cause du soulèvement du ]Jltblic contre lui ,
Ile savait plus garder de modération. Le Parlement, dans le mécontentement qu'il en conçut,
chercha, autant qu'il était en lui, à se r~ndre
justice à lui-même ; et ses memhres, moins
ceux qui avaient opiné en faveur (lu P. GiJ'ard,
«

convinrent de laisser toujours deux places vides des deux cil tés de cell es où les COllurùssa j re~
se placeraient, et de sortir toutes les fois quc
l'un ou l'autre ferait des rapports.
Cette résolution qlÜ fut exécutée, était évidcmment pOlir eux une tache d'infamie. Nous
ignorons s'ils parvinrent à s'eu laver suffisamment, en ohtenant du Conseil du Roi lin arrèt
(llU justifi ait leul' co nduite: il eut dll 1lI0ins

�ESSA IS H IS'EOR IQU ES

l'effet de mettre un tenne au passe-parole par
lequel leurs collègues les avait flétris; mais cet
arrêt se fit assez long-temps attendre (1).
D'autres circonstances avaient, dans l'intel'.
valle, alimenté les ressentimens.
Une année s'était écoulée depuis l'arrêt d'ac.
quittement du P. Girard et de la Cadière, ct le
brnit de cette affaire œtentissait encore aupres
des ministres. Le chancelier d'Aguesseau , dans
cette situation, écrivit au premier Président et
au Président de Maliverny, pour avoir les api.
nions contraires qui avaiellt motivé cette étonnante décision. Elles furent de joutes parts soigneusement rédigées, et envoyées au chef do
la justice (2) qui , eu faisant cette demallde,
avait probablement en vue la r évision du pro-

su n

LE PARLEMENT D E PROVENCE.

cès. Mais la sagesse accoutumée de l'illustre
Chancelier lui fit penser avec raison qu'il valait
mieux, dans les circonstances, laisser jouir de
l'impunité les criminels, que de s'exposer à de
nouveaux troub les, sans l'espoir peut-être d'une
meill eme justice.
En condamnant à l'oubli cette affaire trop
célèbre, on hâtait le retour d'une paix désirée.
Toutefois les ressentimens de M. de Lebret y
mettaient obstacle ; et ce ne fut que lorsqu'il descendit au tombeau (1) qu'elle se réalisa com-

(1) Voici ce que Ja tradition et quelqu es mémoires
l'apporte nt ~Hl s uj et de la mort du premier Président.
Madame de Sim iane.: petite-Glle de m adame de Sévi-

gné J eL fille de D1ad ~.me de Grignan , faisai t sa deme ure

(1) Il ne fut rendu 'lue Je 27 mars 1732 .

(2) No us regrell oJls de nc pou voi r do nn e!' ic i Ces
pièces intéressan les; mais celle en fav eur' de Ja Cadière
étant )a se ule qui ait él ~ con serv ée p&lt;fr Pim pl'ession J et
n'ayan l pu parven ir à r ell'ouVCl' Pautl'e, nou.&gt; manqu erions à l'impartia lité dont nous nous so mmes fa it une loi.. .
~i no us olen produisions qu'un e se llle.

;\ Aix à l' époque (lu procès du P. Gir(lrd , et s'é tait pro noncée ouvel'tcment co ntre le jésuite.
On assure (lu e . clan s ces c ircon stances J le prem ier
Président Lebre l demanda contre elle uu e lettre de cachet) e L (lue la fille du duc d'Orléans , fort ~ lIach ée à

luadame de SilJliane J para le co up , et p;:lrvint mème à se
rail'e remellre les Jettres (lu e le prem ier Prés id ent :l.vait
écrit es au mi nis tère à cc sujet. Mademoi selle d'Orléans

�283

ESSA IS HI STOll tQUF.S

S UIl L E P ARLEMENT DE PROVENCE.

piètement, parccque M. de La Tour qui lui
succéda (1) demanda , et obtint pour première
grace le rappel des exilés et la délivrance des
prisonniers, 'lui devaicnt ICUl's·infortunes aux
suites de l'affai re du P. Girard et de la Cadière.

Nous sommes h eureux, en termin ant cette
affligeante histoire , de pouvoir r eposer nos regards sur un acte aussi h onorable pour le magistrat.

passa nt en Provence e n 1734, pour aller

~ pouser

Je due

de Modène J combla d'amitiés madame de Simiane ,
qu'elle appelait sa maman dep uis qu'elle avait été &lt;tlta-

cuée au Palais-Royal , du vivant de so n mari, le marquis
de Simiane-Gordes , ge ntilhomme du Régent J et lieutenant de Roi en PI'ovence. Mademoiselle d'Orléa ns sc
trouva nt un jour en ti ers avec madame de Simiane

el

M. Lehret , r eprocha à ce Jel'ni er d'avo il' vo ulu nuire à
sa chère maman, et lui monu'a ses lettres qui en étaie nt

la preuve. Le premier Président fut frappé de cette apos-

trophe comme d' un coup de foudre, et mOurut peu
d'heures après J à pareil jour qu ' il avait signé, trois a ns
a uparavant , l'arrêt du P. Gi l'31'd

el

de la Cadi ère.

Cette anecdo te peu co nnu e n'en est pas mo ins certaine. Elle es t l'a ppol'It;e daus les Not~s ~ u,' Ai x par M. le
Président de Sain t- V incens, et elle a été racontée il.
M. Roux Al pheran pal' so n g,'and-oncle, M. de SaiolFerréol , qui avai L vingt a ns lors cie la MorL de :1\'1. de

Lohret.

(.) En ' 735.

�ESSA IS I-I1ST01UQUES

SUR LE pARLEMENT DE PROVE NC E.

liquc, objet constant de lem' foi ct de leur dé-

CHAPITRE XV II.
Fa; I!ô divers.

•

Nous avons à parcourir dans ce chapitre une
longue période, parceque nous ne trouvons
plus que de loin en loin des faits dignes d'être
rapportés, soit quc le Parlcment cût senti le
besoin de se reposcr des agitat.ions auxquelles
l'avait entraîné l'affaire du P. Girard, soit que
les circonstanccs destinees à en provoquer de
plus terribles ne dussent pas encore avoir lieu.
D'ailleurs, M. de La Tour, placé il. la tête de
la Compagnic dès 1735, ne se faisait remarquer
que par sa modération et sa sag'esse, et ces dispositions devaient servir d'exemple anx magistrats dont il était. le chef. Ceux ci, maIgre leurs
dissidences ct leurs prédilections opposées pour
telle ou telle opinion, ou pour tcl ou tel orru'c
religieux, n'étaient pas moins unanimes, lorsqu'il s'agissait de faire respe~ter le culte ca tho-

vouement.
Apprennent-ils que la licence, active à recuéillir les frnits des disputes théologiques, sc
montre irrévérente aux pieds des autels, et
pousse ses excès jusqu'à troubl er le saint sacrilice, les magistrats ne se bornent point froidement à défenru'c ces scandales, mais ils donnent
il des députés choisis dans leurs rangs, la mission d'aller, par leur présence, rétabl:u: l'orru'c
ct le respect, ou constater les infractions (1).
L'année suivante, le Parlement voulant donner plus dc pompe il la procession de la FêteDieu, ordonna qu'on abandonnerait la marche
qu'ell e avait suivie jusqu'alors, et qu'au lieu
de passer par des rues étroites et malpropres,
ell e parcourrait désormais les voies nouvellement ouvertes dans des proportions plus convenables (2).

(1) Celte mesul'e fut adoptée le 10 ma!';) 1738 .
(2) C'esl à. cette époque que le ParlemenL détermina le
tour de la procession , LeI qu'il se faiL aujourd'hui: aupa-

ravant elle p&lt;lssa it p3r 10 petite ruc de Saint-J e&lt;ln, celles des

�ESSAIS IIISTORIQUES

Le Parlement eut ausSi il s'occuper, en 17 39,
du soin de faire procéder à la publication de
la paix entre la France, l'Empereur et les. divers États de l'Empire.
Mais cette même année dut être une époque
de deuil pour la Compagnie, puisque elle fut
marquée par une accusation grave et déshonorante qui s'éleva contre l'un des membres de
cette Cour souveraine.
Le sentiment bien entendu de sa digniré fit
toutefois comprendre au Parlement qu'il ne
pouvait repousser l'espèce de solidarité qui semblait le menacer, qu'en se montrant impassible
et sévère.
La main d'un Avocat-Général (1) se serait
souillée d'un faux ! Instruits de cette incrimination, les gens du Roi rendent plainte, et en
demandent la vérification. Le Parlement ordonne des poursuites, règle l'affaire à l'extraordinaire, se livre à un examen scrupuleux; et

Marchands, de Sainle-C!aire , tln Mouton , de Boulego n,

SU R LE

pART~E l\fENT

DE PHOV E tCE.

formant enfin sa conviction contre l'accusé, le
déclare atteint et convaincu- des cas et crimes
de la lsificatian, et d'alteratian des dates, et
surcharges d'encre dans les billets dont il s'agit; et pour réparation de ce crime, il le déclare incapable d/exercer il l'avenir aucune
charge de magistrature, ni autre charge pub lique, et lui ordoune de se démettre de son office
d'Avocat-Généra l dans une année, il peine de
voir ledit office confisqué au profit du Roi.
Cette affaire eut des suites importantes pour
la Compagnie: Séguiran n'accepta point la coudamnation dont il venait d'être l'objet; il se
pourvut au Conseil du Roi. Des alllis zélés y
sollicitèrent sa réhabilitation avec cha leur. Pour
justifier l'accusé, on ne craignait point d'incriminer le corps tout entier auquel il appartenait, et le Procureur-Général en particulier
qui l'avait lloursuivi. Les clameurs de l'am itié
triomphèrent: l'arrêt qui con dam nait Séguirall
fut cassé (1), et le Parlement de Toulouse désigné pour procéder à l'examen de son affaire.

(le Donalary, etc.

(1) VAvocal-Gén(:J'al de StEguiran .

(1) Par arrêt clu Conse il

oc l7"'"

�288

ESSA IS HI STOR IQUES

Celui d'Aix fut sensilile il cette décision. li
ne pouvait pas se persuader qu'on lui fit l'outraO"e de supposer que la partialité avait dicté
ses:nffrages , et que ce ftît un collègue qu'il eût
choisi pour victime; aussi réclama-t-il par des
remontrances énergiques (1) , pour que le Souv erain se fit personnellement rendre compte
de cette affaire, et se plaignit-il de la préoccupation avec laquelle le Conseil paraissait l'avoir
jugée.
Inutile démarche : le Parlement de Toulouse fut investi , et lui prépara une plus vive
humiliation, en acquittant a vec honneur l'accusé, et permettant même il celui-ci de poursuivre le Procureur-Général , comme son calomnieux accusateur.
C'était Monclar que menaçait celte mesure ;
Monclar, l'un des ma gistrats les plus vertueux,
qui s'était fait constamment remar.quer par la
profondeur de son génie, l'étendue de ses connaissances, sa fidélité pour le· souverain , sa
modération et son amour pour la justice; Mon(1) Du 10 juin 1745.

28 9
clar, égal ~lllent jnacc~ssi ble à la prévention ct
à la crainte, et dont le nom transmis sans ta ch e
il la postérité est encore répété par elle avec
SU II LE PARLEMENT DE PROVENCE.

vénération. Cc dig ne magistrat était placé par
ses vertus ct son m érite trop au-dessus des reproches, pour 'Iu'il pût en"être atteint.
Son cœur sentit toutefois le besoin de les repousser, et le Parlelllent lui en fournit l'honorable moyen , en l'investissant du titre de son
député, et l'associant au Président d'Éguilles ,
poru· solliciter de nouveau Sa Majesté de rendre
justice à tous.
Louis XV se résolut, en effet, à prendre luimême connaissa nce de cette affaire; et , conciliaut alors le ]wuheur que les Bourbons ont
toujours trouvé à confirmer une décision d'indulgence avec ce qui était dû il une Compagnie
dont i l fallait louer le courage pour avoir frappé
l'un des siens, le Roi cassa l'arrêt de Toulouse
dans le chef qui réservait contre le ProcureurGénéral une acLion il Séguiran, et dédommagea
la Cour de l'acquittement de ce lui-ci par une
lettre que l'honneur de ce Parlement nous
comm and e de rapporter.
li 1.

'9

�:19 0

ESSAIS HISTORIQUES

sun LE PARLEMENT nE PROYE NCL

« Nos aIDés et féaux, nous étant fait rendre
« compte en notre conseil, tant de l'arrêt que

« vous avez rendu, les Chambres assemblées,

le 18 mars 1740, con'tre le sieur de Séguil'an ,
« Avocat-Général en notre Parlement de ProC(

« vence, que de celui rendu en sa faveur, le
« 10 mai dernier, par le Parlement de

TOll -

« louse, aussi les Chambres assem]Jlées, nous

vous faisons cette lettre pour vous dire que
« notre intention est que vous n'admettiez plus
« ledit sieur de Séguiran à l'exercice des fOllC« tions de ladite charge, et vous témoignel'
« notre satisfaction du zèle que vous avez pOUl'
l( le maintien du bon ordre et de la discipline
« dans votre Compagnie et po LU' l'administra«

« tion de la justice, vous exhortant et même

« vous enjoignant de cont.inuer d'y vaqucr
« comme par le passé.
« Donné il Fontainebleau, le 8 novembrc

29 1

La suscription portait: A nos allies et foallx
Conseillers, les gens tenant notre COllr dit
Parlement de Provence (1).

L'a nnée 1741 ne nous rappelle que les éloges
donnés pal' le m.inistère il la Compagnie pour
les nouveaux soi ns qu'el le avait lUis a se ma.intenir dans le droit d'anne,,·e. Son attachem ent
aux libertés de l'Église gallicane lui garantissait d'êh'e toujours digne de ces éloges.
Le Parlement, l'année suivante, accorda nn
nouveau costume aux professe\lrs des trois Facultés. Nous ign orons qu el était cclu.i qu'ils
portaient auparavant; JUais il leur fut permis,
il cette épo(lue, de sc co uvrir de la l'ohe écarlate avec chaperon violet.
En 1744, portageant l'enthousiasme de la
l'rance, le Parl ement proclama aussi le BiellAiffuJ, ct consacra par des réjouissances et des
prières cette convalescence inespérée dll 1110-

« 174 8 .

Signé, LOUIS.
et plus bas:

(1) La Compagni e fut si s'\lÎ sf"Îtc Jes soins que .M onclar s'~ tait donnés dans cette affaire, et ùu zèle qu'il y
avait déployé, qu'clle délibéra de lui ofrril' une b:rgue de
G,ooo liv.; ce qui avait été jusqu'alors sans exempl e.

�sun

LE PARLE iU E NT DE PROVE NCE.

ESSA IS' lllSTORIQU ES

llanJUe, qui se mbbiL l'a tt acher pour tOUjOlU's
à la religion , à une épouse légitime , à l'estime
de ses suj ets. Ma is il lui restait des courtisans ,
et ils furent perfides! Il
Déja, en 1727 , le Roi avait voulu réunir en
nne seule les delL'i: chru:ges de Procureurs-Généraux qui existaient depuis l'originc au Parlement de Provence; mais les remontrances de
la Compagnic arrêtèrent cette r éso lution , et ce
ne fut qu'à l'époque où nous sommes Jl1ainte·
nant parvenus '. que cette r éunion s'opéra en la
personne de mOllsieur de Monclar (1).
La CoUt' perdit encore son chef dans l'année
1747' Monsieur des Gallois de la Tour fils ent
l'honneur de succéder aux di verses cbarO'es
dont son père étai t revêtu, et s'y distingua"de
m ême par la vigilancc) Ics ta lcns, et les senlimens de dignité les plus remarquab les . Premier
Président depuis 1748, i l partagea avec sa

(1) L'édit 'lUt la consacre est Ju mois de novemhre
lif45: c'é tait M . d'Argens, père du marquis et uu Prés i-

Compagnie les disgraces de 1771 et de 17 88 ;
et, par le torrent révolutionnaire, séparé à jamais d'elle après une alliance de quarante-deux
ans, il eut le bonheur d'échapper à ses flots
dévastateurs, et de ne terminer la vie la plus
honorable qu'à une époque, où des esperances
purent affermir les vœux que cet illustre ma.
gistrat ne cessa de former pour sa patrie (1).
Nous avons eu l'occasion de signaler les effets
funestes causés par la vénalité des charO'cs' il
" ,
en est un cependant dont nous n'avons pas fait
mention , et qui suffirait seul pour montrer les
vices de ce système.
L'importante mission de juger les citoyens
ne devenait pas toujours un ffi'oit indéléhile ,.
mais elle était transportée dans le commerce

,

en quelque sorte à titre d'usufruit. Un office de
Cour souveraine était, comme une maison ou
une grange, l'obj et d'un louage ; et, moyennant une r ente plus ou moins forte , on se faisait
magistrat à temps.
C'est ce qui arrivait pour les charges dont le

ùent Boyer ù'Et)"uilles, qui occupait ln chil rgc de PI"O CUl'eur-Générill qUl ful supprimée.

(1) M. Je la Tour
Ill,

lIl ou rut A Paris le .2 l jalwi e r dJ02.

•

�29'1

ESSAIS mSTOl\lQUES

Parlement était propriétaire, et don~il ne cédai ~ que la possession.
On appelait précisément ces sortes de contrats
des contrats de louage, ainsi qu'on en trouve
la preuve dans les registres, aux dates de 1746
et 1747 , époques auxquelles le Parlement céda
au prix de 1,600 livres de pension annuelle,
'des cbargesde Conseiller à messieurs de Boades
"
fils ct de Boutassy.
En 1749, le Parlement eut un nouveau cbagrin à dévorer, en voyant l'un des siens encore
accusé comme faussaire.
C'était le Conseiller de Volonne à qui l'on
reprochait d'avoir altéré l'acte d'infëodation de
sa terre; mais, pOUl' son bonheur et celui
de sa Compagnie qui le soumit à un examen
investigateur, il sortit victorieux de cette
épreuve.
Quelques années s'écoulent si lencieusement·
.
'
malS, dans l'intervalle, le pouvoir a vouluimposer avec dureté ses lois aux' Parlemens; et
ces Compagnies se sont entendues et liguées
ensemble, pour opposer une résistance plus
formidab le. Les imprudences du pouvoir dic-

' UR LE PARLEMENT DE PRO

ENCE.

:195

lent des oppositions cou pables . {Jui éhran lent,
long-temps avant qu'il s'écroule, l'arbre anti'lue et sacré de la monarchie.
C'est par une suite n e ces disposiliolls dans
lesquelles furent jetés tous les l'arlemens, et
par l'effet de l'alliance qu'ils contractèrent ; que
celui de Provence, en 1757, adressa de vives
remontrances au Souverain, à l'occasion de
l'exil des magist.rats de la capitale. Mais cette
Compagnie, dans l'excès même de son enlra]ncment, sut concilier son énergie a vèc·soil respect pour le Prince ; et si sa démarche en ellelllèrne pouvait paraltre déplacée,' sès ~ohs ils
n'en offraient pas moins la preuve de son ambUl'
et de sa fidé lité pour le Itoi. Ell e dévoilait courageusement les artifices auxquels elle croyait
le Monarque asservi; elle s'afllig'eait aV'ec lui
cles maux cie la France, et dem'lndait, sans
doute de bonne foi, le retablissement des lllagist.rats, comme le seul gage possible de sécuri té et de bonh eur.
J

Le Parlement, au commencement de 1759,
renouve la Ulle semhlaJ)le démarch e en f'aveur
de celui de Besançon , et dépeignit au Roi la

�ESSAIS HI S TOnlQU ES

SUR LE PAIlLEME N'J' DE PROVt;:NCE.

douleur qu'il éprouvait d'en voir les memhres
dispersés, Mais ses voeux devaient rester stériles, ou n'amener des pardons que pom' provoquer de nouvell es riguem·s. Néanmoius le

« nature ou une meilleure éducation ait ahrégé
« la durée du premier ;Ige, il n'y a presque
« plus d'intervalle entre l'enfance ct l'ào-e vi'"
« l'il ...

Parlement ne se décourageait pas , ct portait
ses doléances aux pieds du tr~ne, toutes les
fois que quelques-uns des grands corps de )nagistrature étaient atteints pal' la disgrace (1).
D'autres remontrances sur un sujet étranger
à la politique, ne furent pas mieux écoutées
que celles qu'il avait adressées en faveur du
Pa.rlement de la capitale.

(( L'autorité des parens est si affaib lie, ct la
(( jeunesse, dès qu'elle touche à seize ou dix-

Un édit était venu proscrire les dispenses
d'àge. Les magistrats extrêmement jaloux d'associer de bonne heure leurs enfans à leur carrière, s'élevèrent avec force contre cette décision royale.

« Le temps ct les moe urs ne so ut plus les mê« mes, s'écria le Parlement (2); ct soit 'lue la

(1 ) En 17611, il adressa dcs rcmontl'ances au Souvera in en fa\'eur des Parleme ns de Tou louse et de Gre -

noble.
(2) Ces remo ntrances sont du 30 juin 1757,

« huit ans, cst livrée à tant de passions ct d'a« musem ens également opposés à l'esprit de la
(( mag'istrature , 'lue nous chercherions en vain
« à la perpétuel', s'il n'était permis de s'y atta(( cher qu'à vingt-cinq ans, »
Le Parlemen t , vers cette époque, multipliait
aussi ses suppliques au. Roi , au suj et des nomhreux édits d'impôt 'lui , sous le nom de dons
gratuits, de premier, second et troisième vingtième denier, s'efforçaien,t de prOCUI'Cr des ressources à l'esprit de profusion 'lui régnait aux
avenues du tr~nc , et dont les rés ultats de,'aient pax la suite sc lllontrer si tenibles.
L'édit du 16 juin 1760 portant établissement
d" vingtième dellier, et celui 'lui étendait aux
deux années suivantes la levée de cet ill1p~t
que les peuples s'élaient flaués de ne pas voir
sllbsister, ramena entre le Parlement ct la Cour

�ESSAIS

H IS'J'QRlQU ES

SUR L l:: PARLEMENT DE PROVE NCE .

des Comples l'une de ces vives contestations ,
qui avaient si souvent divise ces dem, Com pa"nies aux dépens de leur commune considé-

"

,

ration.
S'é tant empresséc d'clll'cgistl'er ces édits sans
modification, la Cour des Corn l'tes crut avoir
le droit de les faire afficher, et d'e n ordonncr
l'exécutioo.
Ce fut aux yeux du Parlement un empièteUlcot "rave dont il s'offensa; et , sur le réquisi toire"de M. de Castillon , alors Av ocat-Général , il fit défense à tous les officiers de jusl.ice
de son ressort , de procéder il la publication de
ces édits, avant qu'ils eussen t été vérifiés pal'
la Compagnie.
Cet arrêt, qui détruisait celui de la COlti" des
Comptes, fut également imprimé et affiché.
De cette lutte ouverte résultèrent des ac(es
que la modération aurait dù réprimcr de toutes
palis. Chacune des Compagnies vou lut so utenir
l'autorité de ses al'rèts ; chacune consigna , dans
.

,.

ces monULneus qui ne doivent appartenu' 'lu a
la sagesse, les en trepriscs du plus condamnable
l'esscn timent.

' Tout semblait enfin trouver un terme au
jour où le Parlement se déterminerait il enregistrer lui-même l'édit qui avait produit tant
d'agitations. Mais, peu disposée à l'oubli de cc
qu'elle considérait comme une injure, cette
Compagnie lloinma une Commission spéciale
pour examiner les prétentions de sa rivale, et
chargea son Procureur-Général dc prendre à
ce sujet des rcnseignemens pOili' lui en rendre
compte: c'était évidemment alimenter Ics fcLUi!
de la discorde.
Dans cettc pénible situation, des rcmontrances furent, de' toutes parts, adressées au Souverain; mais l'état de disgracc dans lcquel sc
trouvaient à cette époque les Parlemcns , dut
avoir quelque inHuence sur la détision du
Prince.
Le Chancelier se hàta d'écrirc il la Cour des
Comptes que le Roi était satisfait de sa conduite, et fit pressentir que leConsci l partagcrait
ses dispositions.
Cependant le Parlement ne fléchit pas, cL
pC~'sévéra à défendre la s)lprématie de son autorité pàr des actes, qui devaient il la fois 3l-

�300

ESSA IS HI STOR I QUES

S U 1\ L E PAHLEMI-; NT DE PROVE NC E.

tenter à celle des deux Cours dans l'es prit des
peuples.
Les circollstanccs mirent de pl ~s en plus
celles-ci en contilct , et elles continuèrent il. déployer pU~Jliquem ent l'esprit de discorde qui
les div isait.
En 1763) la Cour des Comptes ayant r endu
un arrêt relatif il ses prétentions précédentes
ur le droit d'enregistrer les édits , offen~a encore le Parlement en ordonnant qu'il fût affich é; et cette dernièr e Compagnie y r éponclit
par de nouveaux ordres de défense, qui en
provoquèrent d'autres, et établirent la plus déploralJle guerre d'arrêts .
Mais nous avons déja observé que le Parlement, dans ces conjonctures, ne devait r ecueillir de ce cOJIÙJat opiniàtre que des défaites multipliées, qui précédèr en t malheureusement de
plus grandes infortunes.

301

CHAP ITR E XV III.
l" "Vt-è s

fa it p:\!' II! P :\I'lcOle n t d e P,'ü ven.' e

all '(

JCSl1 Îtl!S Ilt~

5 0 11

rcss·orl.

LORSQU'ON a v u toutes les secousses que l'a!:'
faire du P . Girard ~nt ralna avec ell e , il est
lacile de se faire une juste idée de l'effer vescence sans hornes que dut prod uire celle de la
Société des J ésuites ell e-même .
En se déployant surtout dans le sein de la
ma&lt;ristratm'e ell e porta des f ruits hien amers

"

,

ce corps r espectahl e , ct donn a le jour il.
Ull procès non moins célèhre , di rigé contre
plusieurs magistrats , obj ets jusqu'alors du respect et de l'affection de leurs collègues qu i ,
déposant tou t il. coup ces doux scntimens , regardèr ent comme Ull devoir impérieux de s'ép OUl'

riger il. leur égard en juges sévères.
Quoique ne au milieu même du procès des
Jésuit es, cet ép isode, pour ne pas en emlJar-

�302

F.SSA IS HI STOR I QUES

su n

LE PA RL EnlENT DE PHOY [NeE.

303

l'asser le récit, doit nécessairement n'ê tre p"ésenté qu'à sa suite,

l'aien t triomphantes. Comhattant elles seules
dans les détours d' ùne politique cachée et ab-

Mais, en entreprenan t ici b t;iche difficile que
le plan général de notre ouvrage ne nous permet
pas d'éviter, pouvons-nous avoir la pensée de
présenter 11 0S réflexions touchant la discussion
'lui s'élève, avec un e ardeur de jour en J OUl'
croissante, sur k s dang'ers ou les avantages
attachés il la réintégrat~on des Jésuites? Non,

solue, elles Sl\l'e,lt être victorieuses; ' aujourd'hui, étroitement unies aux libertes civiles, ne

sans doute , puisqu'en dépassant les bornes que
nous nous sommes prescrites, notre insuffisance
ue saurait apporter des lumières utiles daus une
question aussi grave; ct que d'aill eurs nous devons nous r eposer avec confiance SUI cc Monarque chrétien, pieux, mais il la fois Français,
qui veillant sans cesse sur la patrie, trouve
dans les autres branches du pouvoir des sentinell es avancées et vigilantes, touj ours prêles il
l'éclairer sur les envahisse mens secrets et progressifs, comme sur les hostilités ins tantanées
et patentes.
Espérons - le donc avec securité : si nos libertes religieuses étaien t soumises il de nouvell es épreuves, plus qu e jamais ell es en sort i-

faisant avec celles-ci qu'une seule phalange,
n'ont-elles pas le droit de se croire invincihles?
et ne peuvent-elles pas m épriser des amhitions
téméraires qui, pour s'appuyer sur des secour,~
respectables, n'en seraient pas plus il craindre ,
pUl'ceque le jour où ell es croiraient pouvoir j~ ­
ter le masque qui lem aurait servi il s'introduire, serait le jOllr de leur défaite , ct celu i
de la défection de ceux de lems amis qui lie sc
s'attachent à elles que par esprit de reugion ~t
jamais d'esclavage.
Sachons donc demeurer ca lmes au rnilieu de
la polémique ardente qui entraîne tant d'écrivains; sach ons nous prémunir contre lescraintrs
qu'un vieil ami de la mon archie a exprimées
avec une énergiqllC véhémence , et repousser
de m ême les jactances d'un lévite dont les lnlens rendirent le nom cher à la France qu'il
paraît avoir abdiquée.
Nous ne SOlllm es point ap pelés il examiuer ce

�304

305
':
dans les frèr es Lioncy et Gouffre il Ma.rseille.
Ce religieux, helU'eusement organisé pour les
affaires de la terre , et malgré son vœu de pauSU R LE PAlll.EMENT DE l'R OVENCE.

ESSA IS HI STOR IQUES

qui existe, il prévoir ce qui en sera la suite ;
notre t:\che consiste uniquement il rapporter
l'histoirè passée des J ésuites en Provence : clle
se lie à celle du Parlement qui en fut le juge,
de plusieurs magistrats,qui en furent les soutiens, et offre asse7- de détails l'our ne nous
permettre aucune, digression, Il nous restera
cependant encore un devoir il rem pin:, celui
de r éfuter de vieilles calomnies ressuscitées de
leurs cendres , pour flétrir la mémoire d'honorables magish'a ts ,
Au milieu des prospérit és qui agrandissaient
sans cesse en France le crédit de la Société de
Jesus, semblait - il poss1Jlle qu'une seule disgrace particulière fittsuffisante 1lOur l'acca bler?
Il ne fallut cependant rien autre que les obstacles fortuits , opposés aux spéc ulations du
p , Lavalette, pour qu e le corps des Jésuites luiluème se trouvât m enacù flans son existence
toute entière,
Lavalette, v isiteur-général el préfet apostolique des missions étab lies il, la Martinique, se
li l'rait dans cette succursa le il de vas tes opérations de cOllJmerce, et avait pO lU' corrcspon-

vreté, avait jusqu'alors remué des million s
avec des avantages incroya'bles.
Mais, en 1756, les Anglais arrêtent ses envois ; ses COll1mettans ne peuvent plus faire face
aux promesses qu'ils ont contractées dans l'espérance de les recevoir ; on en exige l'accomplissement. Dans cette circonstance difficile, le
l', de Saci, procureur - général des missions à
Paris, del1lande des secours à ses superieurs de
ROUle; mais des délais sont nécessi tes par la
mor t du général de l'ordre et l'élcction de son
successclU'; et des r emèdes ne sont annOllCes
que lorsque le mal est irréparab le. Le cOlU'l'icI'
long'-telllps attendu arrive le 22 févricr ; et le
19, les banquiers français avaient été réduits il
donner leur bilan,
« N'ayant pu sauver l'éclat, dit Anquetil Ç1)

-, ,;

(1) AuqueLi l , Ifistoil'e de France, J76{J. . 1\ou5 puisous de pn;;; fércucc ces déttl ils ùall s ce l aUleut', r)ôl n.:e~lu ,,:

III,

' 0

,

�ESSA IS I-Il STO J\I QUES
306
auquel nous avons emprunte le r écit précédellt,
« les J ésuit es cruren t devou' retirer leur appui
« a, ceux• q Ul' , CIl quelcltlC sorle , n'étaient que

« leurs prête-noms. »

Ceux-ci emp loyèr ent des années entières en
supplications ct en prières, et menacèrent e~lfin
d'exercer des poursuites qu'ils furent rédmts il
réaliser, parceque les secours qu'ell es avaient
amenés étaient évidellllllent insuffisans. Alors
les J ésuites obtinrent des Icllres- patentes qui
attJ:ilmèrent à la Grand'Cbambre du Parlement
de Paris toutes les contesta'tions qui naîtl'iuent
de cette affaire ,
« Les Jésuites (ce sont encore ici les propres
« expressions de l'historien de lp. France ) y Ii« rent la plus grande faute qu c l'on puisse com·
« mettre en affaires, qui est de varier ?ans les

« défenses, Toute la société était intimée. Ils
« prétendirent d'abord que les négociations du
« P. Lavalette ne devaient intéresser que la
« maison de la Martinique ; ensuite ils dirent

su n LE

PARL EM ENT DE PROVE NCE.

({ que ce ,,'était pas même la maison, mais le
({ p, Lavalette seul qui devait être inculpé
« comme violateur des canons de l'Église 'lui
« défe~ent le commerce aux religieux, comme
« coupable par conséquent d'un délit personnel.
({ Or, comme en fait de crime personnel, il n'y
« a point de garant, la dette du P. Lava lette
({ ne pouvait retornJlcr m ême sur la maison de
« la Martinique, moins enCOl'e sur toute la
« Société, »
Les Liollcy répoudaient : « Dans le gouvel'« nement des J ésuites, tout est soumis au pou« voir du généra l ; il est le seul propriétaire et
« dispensateur des biens de la Compagnie, Le
" P. Lava lette JI'a pu être que l'agent et le pl'é« posé du ch ef; et ils prouvaient cette assel'tion
« par les constitutions de la société, qu'ils invo« quaient et qu'ils citaient, Les J ésuites offrent
« de démo ntrer, par ces mêmes constitutions,
« que la société en général n'est propriétaire d,e
« rien; 'lue les biens appartiennent il chaqu e ~.
« collège ou maison, et qu'ell es ne sont pOl~t

son allachement pOUl' les Jésuiles ne perme l pas de s u S~
pec ler son ttfmo igo age.

«

solidaires l'une pour ,'autre , Leur offi:e est

«

acceptée; en conséquence , arrêt du 17 avril

�ESSA IS Ilt S1'OR IQUES
308
« 1761 qui ordonne que leu1's constitutions se« l'ont déposées au greffe pour y subir UII
« examen (1), ))
Les circonstances devaient le rendre mvestiO'ateul' et redoutable,
"Les faits déroulés par ce procès, avaient
donné naissance à quelques soulèvemens, Les
zélateurs de nos libertés, les amis sincères d'un e
relicion toute céleste durent y découvrir des
"
deviations
aux principes qtÙ fixaient leur attache ment; l'esprit philosophique. (2), qui depuis
quelque temps faisait des progrès en France, dut
il son tour y puiser des motifs pour combattre

une institution qui s'opposait à ses succès, A ces

( 1) On nous pardo nnera ces liétai ls y: ui, au

pre~ie l'

coup d'œil, peuyent paraître é trangers à notre sUjet i
mais ayan t t!té l'ol'Îg ine &lt;lu granu procès de la suppres-

sion des Jésuites~ il s mériwient pnl' cela st'ul d'être l'ap-

portés.
(2) D'Alembert a dit :

1(

C'cst proprelUent la philoso-

phie qui , par la bouche des magistrats, a porté l'arrêt
conU'l! les Jés uites j le Jan ::,énÎsm c u'en a été qu e le sol-

licite ur . »)

S UR LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

causes générales venaient encore se joindre des
intérêts particu li ers, Avid e des suffrages pu, blics, M, de Choiseul , qui jouissait de tùut le
crédit d'un premi er miuistre , contenait SOli amJ)ition en se prononçant contr e les Jésuites, et
trouvait l'occasion de se venger de cl uelques désagrémens personnels qu'ils lui avaient suscités
pendant son ambassade à Rome. Enfin, l'exemple récent que venait de donner lc Portugal devait naturellement fortifier ces dispositions.
Aussi les constitutions des Jésuitcs, cOllununiquées il la justice pour un litige particulier,
devinrent biente.t l'objet d'un examen général
dont le but fut de juger l'institution même,
C'est ainsi qu'après avoir con damné les Jésuites dans l'affaire de Lavalette, le Parlement
s'investit de la question de leur existence, et
!fue ce corps naguèrc si fl orissant fut aussite.t
,Jnen&lt;\cé d'être dispersé et proscrit,
Dans cette situat~on critique, les Jésuites
mirent tous leurs moyens en oeuvre, et excitèrent le &gt;:èlc des partisans nombreux qu'ils
comptaient à la conr. Ceux-ci, par leur crédit ,
ohtinr!'lIt d!' f'ai l'c aj ourner les poursuit.es , et

�\
ESSAI S

dd

lIlSTOIll QU ES

s u n L E PA nLE M EN T DE pnov ENCE .

d'investir d'autres personnes que les JU agistr~ l s ,
pOUl' apprécier les lois de la société.
Une déclaration royale, du 2 aoùt 1761 , lit
défense au P~rleJllent de Paris de rien statuer,
pendant une année , sur tout ce qui pou vait être
relatif à l'institut et à l'établissement des Jésuites; et , en mêm e temps, le Roi nomma des·
commissaires pOUl' ré viser les pièces du procès.
Ceux-ci sollicitèr ent les lumières de la plus
grande partie des prélats du Royaume; et, après
une discussion approfondie, ils proposèrent , au
lieu de la suppression de l'Ordre , la lll oditication de quelques-unes de ses r ègles.
Mais le Pape et le général , à qui cet accomodement fut présenté, se ]Jornèr ent à répondre : Sint ut sunt, aut non sint; ce qui rendit
toute transaction désormais impossibl e (1).

la cilpiLale; et plusieurs, sa ns a lt endre dava nlage, entamèrent des poursuites contre les J ésuites de leur ressort. Celui d'Aix fut de ce
nombre; ct c'est ici que nous devons nous
renfermer dans les bornes de notre suj et particulier qui , pour être saisi , a rendu ces préliminaires indispensables.

Cependant les Parlelll ens des 'provinces ne

Le 6 mars 1762, les gens du Roi du Parlement d'Ai x se présentèrent aux Chamhres
assemblées . M . de Castillon , alors Avocat-Général , et depuis Procureur - Général auprès de
cette lIIême Cour , porta la parole : il était digne
par ses talens, et la fidélité qui le distinguaient
de r emplir la tâch e difficile dont il était h onoré.
Émule de Moncl ar dont il fut le successeur, on
pouvait avec confiance assister à ses discoUl's,
être assuré qu'ils lui étaient dictés par la bonne
foi , et que ses erreurs , s'il avait le malheur

pouvaient r ester illdiffér ens aux agit.atioQs que
l'examen de cette gr ave qu estion soulevait dans

d'en co mm ettre, étaient indépendantes de sa
volonté.

•
"'r

3 11

(1) Anquetil qui l'a pporte ces paroles

J

les altr ihuc li.

• Ricci , général des Jésuites. ( Elist . de Fran ce, an J76'J;
ct Royo u an Pll pe. ( Iiist . de France, l. V J , p.

1 1 2)

elC,)

Les claIlleurs de la ca lomnie chercltèr ellt à
l'atteindre et il le flétrir , au suj et de la part qu'i,l
prit à l'afTaire des J és uites. Des' pa mpltl cls si-·
gllalèrent sa partialité, accusèren t ses principes

�ESSA IS HI STO I\l QUES

de r eligion (1) , et s'efforcèrent de le lII ontre!'
comme l'un des instrulllcns dociles d'une trame

(1)

S U R LE BAR L Ei\l ENT DE PROVEN CE .

criminell e; mais le temps , ce jugc incorruptiblc des r enomm ées , a vengé sa mémoire de

P al' m i les L ettres de morale et de p ieté, don l la

u i lli &lt;l u i t~ am 'e use d' OSf'I' f.:li r e de so n co rps le tem ple et

religio n est r edeva ble a u zèle de M . Egr o n , im prim eur

(( l' hab it a tion de son D ie"u , si un ne se se nt to ut r empli

d e M . le D auphi n ( in - I :l, Pa ri s , c11 ez J anel , 18:23) , il

l(

en est un e de ce graod ma gistl'at , où l'on lroo vc r éuni

de son s ai n t l.l m OUI" ; e t tOut Com m e il n'y a qu e l' a mour

u in lîn i d u Cl'éat ew ' (l ui p uiss e s' aba isse r j us(Ju ' à nous,

tout ce que la tendresse peut inspirer de plus louchant ,

(1

il n'y a au ss i qu e no trc am o ur po ur Jui q ui pu issc n o us

et la piété de plus admi ra ble . E lle es l adr essée à son ~ Is,

If

éle "er j us'1u'à lu i , e l no us autorise à nous un ir à lui

~ I he ùes PP . de l'Oratoir e, dans le collège de 1\1arsrille,

cc d' un e m an ièr e aU$si in ti m e , C' es t bien assez lIe l'indi_

au mom en t o ù il .. li ait fair e sa pl'cln ière comm un ion ,
en 1757 .
I(

J e n e sa is, mo n c her (i ls. s i vO u s êtes 1J ien pé nétrê

l(

gn ité insl:par ab le de notre n atur e: car &lt;l ui pe ut ne p:\s

4(

se c r o ir e pl e in em e nt inùi gne d' incorp or er, pOUl' ainsi.

Il

di r e . son D ieu à soi ? Il ne fol ut p as du m oins a jo u ter à

If

de la sainteté de l'action que

all rz ("ire j si " ous

I(

celle prem iè re ind ig ni té ,. J' in dis n i t ~ de sen ti m ent et de

CI

co n na issez tou les les prépara ti ons qu 'ell e d emande ,

I(

co nduite . Il fa u t a ime l' Die u pal' dess us to ut, n on d' un

I(

l'infl uence que r épa ndra s ur tou le voI r e v ie, la ruanière

Il

a m Our s lt: l' ile el san s effet ~ m ais q ui se recono ol iss e

If

dont ,\,ou s l a fer ez , t! t la suite d es hi ens ct de s m aux

u d a ~l s vos ac tions t:l d ans toute le ur s uite , cl a us to ut

C(

q ui en dé pendent. Q uoi q ue ,'o us soy iez da us un âge

cc leur dé tn iL T ous

fi

tend re, vo us pou,:ez) vous d e,'ez co n naî tr e av ec q uels

H

gio n , parceq ue IPo r~li gi on di spose J e to ut , et r ègle

t(

se ntime ns la cf'~ature do it s'appro cher du c r éa leur.

II

tOut l'homm e. Nous n' a,'oos q u' u n ohjet et un e 6n :

le

Vo us savez la d ista nce (l u n éa nt à l'êtt'e, d u fin i à Pi n-

(( tOut do it partir de là, et abou tir là.

CI

fiai, qui est D ie u : j use~ pa r là qq elle per fection , quelle

VOllS

IC

\ ' 05

d e\o'o il's spot des de vo irs de r eli-

Vo us vo us fl atteri ez à tort d 'êtr e hon chrét ien , si

;~ pu reté d e se ntim ens il fa ut po u r r ap pr o cher l' hoOl m"e

I(

\'OUs m an(Juiez à l'étude qui peut se ul e vo us m ettre à

(( de sou Di e u! Vo us sa \' ('z ({u e c'es t Dieu m èUl e qui esl

I(

porlée d e "cl1l plir l'ét.u a uq uel

"'I:(·e n p ~rsoon c d ans PEllc harÎ sli c, co mm c il l'es t d,l.I1s If'

(1

tlon t Fim po r tancc e l les dinicult és se fO ll t ai S~ lll e li l

1(

sr nl i.,. où tou tes

(( r iel s "" n ~ ~\I(' un f' di ffél'f'tlcr. CC':.l une h3rdi cssf', Iln e

1('1'

" OU$

ê tes d&lt;:s tin é . é tat

faul C's, les moin (ll'cs ig noran ces

�ESSA IS HI STOn IQU'F. 's

sun LE PAn L E1U ENT DE PROVE NCE.

ces odieux out.rages; ct la posterit e s'est inclinée
avec vénération sur la tomhe déposi taire des
cendres d'un magistrat sa ns reproche.
Cet él oge est incompl et , sa ns doute: il faudrait des pages nOllllll'euses pour r etracer son
dévouement uni il so n co urage, ses lumières à
sa fidélité, ses tal ens il. ses vertus; mais dl[
m oins présente-t-il un faihl e h ommage du reslJect que, COlllme magistrat et concitoyen , nous
devons à sa juste renommée.
Castillon, dont la lllodhation et la logi'lue

éga laient la noble simplicité, déroul &lt;l tous les
moyens de suspicion qui s'élevaient contre les
Jésuites, et fit sent.ir la nécessité d'en vérifi er
la justice ou l'illusion, en portant un examen

u sont meurtrières pOUl' les part ics, cl plus encore pour
Il

des juges qui o nt à se Ics l'eprochcr.D onnez - vo us donc,

cc comme chréti en et ho nn ête homme (e l l'o n ne peut
1(

g uère être l'nn sans l' autre) , donn ez-vo li s do nc à un e

Il

application constante , po ur vous ép'.II'gner le trouhle

If

et les remords C")ui naissent de la nég li gence 1 ct aCCOIn-

I(

plissez avec b même fi délit é to us

YOS

autres del'oirs. Il

L'a utographe t:s t entre les mai ns de M. le com te de
Demandolx. son très pl'ochc pare ot , ,lI1 c icn magistrat,

doyen ùe l'Académie de M&lt;l .'se ille, etc., e lc . C'est une
t' éponse pérewploi "e au,;; ca lomllies flu e l' impiété et la
malveill ance n'ou l P;!S cl' ili nl de se pCl'Il1 Cll re (' lw crs son

rc sp("c til ble aul('ur .

attentif sur leurs instituts, dont il re~l uit le
dép6t et la communication .

« Ainsi , dit-il en terminant , nous pal'vien« drons à reconnaître l'origine à fixer le de"ré
,
"
« du mal , il. indiquer les remèdes, à discerner
« si , au mi lieu de tant d'accusations; si , da? s
« une matière où les précau tions ne sont pas
« susceptihles d'excès, où nulle utilité., nuls
« ser vices ne peuv ent balancer les dang-ers et
« les inconvén iens, il es t possihle de justil'ler et
« d'absoudre; s'il suffi t de corriger; s'il faut
« alJolir ; en un m?t , si la réformation est né« cessai..re , si elle est praticable, ou si elle serait
« illusoire et même périlleuse; et dans le cas où
« les v ues supérieures du bien universel , où le
« salut de l'État, loi suprême, armeraient toute
«

la r igueur de not.re ministère, nous ne per-

drons jamais de v ue les égards, les secours
« que la j usli ce doit à la vertu , aux talens, a u
« malh eur, et dont l'erreur mêlll e ne rend pas
«

�SUR LE PARL EME. NT D E PROV ENCE .

ESSA IS

H1STOR1QUE~

« indigne, lorsque le cœur n'est point complice
« de l'esprit. »

Ce réquisitoire fut suivi, le même jour, d'un
arrêt conçu en ces termes :
« Tout considéré , dit a été que la Cour, les
« Chambres assemblées, a fait et fa;t injonction

« au recteur de la maison des prêtres et éco« liers , soi -'disant de la SocùJte de J esus, de
« cette ville, d'apporter et remettre, dans trois
« jours, au greffe civil de la Cour , un exem« plaire imprimé de leurs constitutions, et 110« tamment de l'édition faite d'icelles à Pragues
« en l'année 1757' l' ait ,à Aix pn Parlement, le
" 6 mars 1762. »
Les constitutions des J ésuites, en exécution
de cet arrêt, furent apportées au greffe de la
Cour; mais, pendant que cet acte d'obéissance
s'effectuait en Provence de la part du corps ,
celui - ci obtenait un édit de la bonté souve-

et p:u'aissait conserver une existence légale à
la société.
Parvenu aux 'gens du Roi, ceux-ci n'en sollicitèrent poiut, il ést v rai, l'enregistrem ent :
frappés de la considération que le titre de rétablissement des Jésuites en France, de 1603,
n'avait pas reçu de sanction particulière en Provence, et qu'il importait qu e le Roi fût éclairé
'
sur cette rcirconstance, et sur i
es SUltes
qm, pouvaient en r ésulter, ils se bornèrent, le 15 mars,
à présenter le nouvel édit il la Cour, ct n'en
persévérèrent pas moins à ce que les constitutions fusse nt examinées, avant de pr endre il ce
sujet un e détermination définiti ve.
La Corn' accueillit encore ce réquisitoire, et
indiqua une nouvelle assemlllée des Chambres
au 27 avril. Mais déja se firent l"el1lar'luCl' dans
la Compagnie quelques élémens de dissidence,
qui devaient se fortifier dans les évènemens

raine (1) qui suspendait les poursuites exercées,
ses dispositions; ma.is il é LaÎ t relatir aux di" erscs ré formes
(1 )

Cc t écli l est du mois de mars 1 71)2, l\hl g l'é 1105 re-

c herches, nou s n'ayo ns pu Ir Ictrouyc',', e l p:lr c on sé(I" c ul è tre

Ù 1ll ~ U\ e

tif'

l'a ppOl'lrl', d'un e manière précisf&gt; ,

imaginées pJr les Comm issaires

ou

l~oi , moyeonallt

lesquelles l'é tabl issement des JrSllilf'S P0tn aiL è l1'l' con sen'é.

�ESSA IS

ult érieurs, et formel' enfi n une op position hostil e.
Le Procureur-Généra l ,e li v ra lui-même il
l'examen des coll stitutions des Jésuites, qui ,
par l'al'1'êt du 6 mars, avaient été déposées au
greffe de la Cour, e t il en r endit compte au
Parlement , dans les séances du 28 mai , des 3
et

SUR LE PA I\ LE MEN'l' DE PRO VENC E .

III STO IUQ U l::S

4 juin 1762 .

J 'ai v u de nombreux écrits condamnés dans
le temps par la justice, et qui réunissent conh'e
cet ouvrage , tout ce qu'a d'amer la satire, tout
ce que la colère a d'incivil , tout ce qu'a d'injuste la passion (1). Les pamphlétaires ont disparu , et le nom de Monclar est resté pur et vénéré av, milieu de tant dc déclamations.
En &lt;ellet , son Compte rendit m éritait cet honneur à Monclar (2) . Je suis loin d'examiner s'il

s'ég'ara jalllais dans le déda le des lois particulières de l'Ordre qu'il poursui vait ; si,-n'ayant
d'autres règles de ses interpréta tions que celles
Ile

du sens humain , de sa raison solide et de ses
profondes lum,ères, il ~ e put pas quel quefois
sc tr omper.
Mais je dois dire qu'il déduisit touj ours justement les conséquences des faits qu'il avait
constatés; que 1a modération et la bonne foi
furent touj OU!'s ses g ,ùdes, et qu'il ne fit que ce
qui était permis à un loyal magistrat . Car si ,
de loin en loin , quelques acce ns d'indignation
sortirent de sa bouch e, ils furent du moins justifiés par sa fidélité envers le Sou verain, ct par
SO il attach ement à la patrie, Aussi ne du t- il
jamais éprouver de regrets sur sa conduite; et
les remords qui sont le prix du crim e et de la
félonie n'atteignirent jamais sa grande aille.
En vain la calomnie a-t -ell e osé prêter à ses

(1) U n o uvrage, entre autres, en de ux vo lumcs, inL:,lulé : Il es t temps de p arler] ou Compte rendu au p ublic
des pièce6 légales d e )11. Ripert de Monclar] et de fous les
évènem ens arrivés en Provence, ri l'occasion de l'affaire

d es Jésuites. Anv ers ] ' 763.

( 2) Mo nclar ne s'esL pas se ulem ent ill ustré pal' sou

Compte rendu, m ais e ncore pal' un ouvrage Sut' l' inr,tiénabilité du, Com tat Y enaissin) q ui prouve le gé ni e
puissant

,l

irrésis tibl e de cel habile mas istr:l l. CCL écrit ]

deve nu très rare ~ se lrOtn 'e à la B ibliothèque cl' / Iix.

�3~o

ESHIS HISTORIQUES
s un LE PAnLEJ\fENT DE PROV ENCE .

derniers instans une solennelle rétractation ;
avait-il donc à se rétracter d'avoir fait son devoir, de l'avoir fait en conscience, de l'avoir
fait il. l'exelllple de grands magish-ats , de l'avoir
fait avec le consentement du moins tacite du
Souverain? Avait-il il. se rétracter d'avoir potté
un oeil impartial sur des lois occulte8 dont l'examen appaltenait à son mandat, ct d'avoir mis
à SOIl jugement la lentelU' et les soins que la
sagesse exige toujours de la bonne foi ? Quel ne
dut donc pas êh'e le repentir de ces Princes de la
terre qui, tour il. tour , prononcèrent une sentence définitive d'expulsion, et de ce Pontife
dont la tiare s'h onora, qui eut le courage ou
qui commit le crime de couper avec la'llaohe le
lierre que des siècles avaient attaché. si étroitement au chêne?
Un faux zèle put ébercher à obtenu' cet1 e
l'étractation ; mais le magistrat sav&lt;!Ït que le
Dieu de miséricorde pardonnerait ses erreurs ,
s'il en avait commis, et que la pureté de ses
intentions le mettait à l'ahri des chàtimens (1).

32 1

Le Procureur-Général , dans l'analyse des
constitutions des Jésuites qu'il offrit au Parle-

tendue ré ll'&lt;l. Clatiou de Monclar; mais ses descendans

indign és ont réclamé hautement con tre cette calomnie
ressusc itée qui, faisant cro ire au l'cpen tir , entacll aitl eur
illustre auteur . I ls ont rappel é une leure éCl'Îte dans le
temps, sOus Je titrc de L ettre cfun gentilllOmme d J Apt ,

(Jui repousse il jamais l'opinion qu'on a , 'oulu l'cpl'oclui.'c.

Cc fut penllant l' cx il du Pad cmcllt, cl au COmmencement de 177 3 , que M. tle Moncl ar mOurut dans sa ( ~lTe
;i

Saint-Saturnin , du diocèse d'Apt . L'évêqu e était dé-

vou é aux. Jés uites; În stnlÎL de l'état du malade (il mOul'ut
de la picne ) , le prélat douua ol'dl'C au..curé de ne point

Pad01inisll'CI' qu'il ne sc fû t rétracté de to ut cc (Ju'il avait
écri t J

CL n'eût

donn é son ad lH~si ou à la bulle Un igelli~lts.

Le c uré n'osant pl'e lldl'e cette commi ss ion

S UI'

.

lui , v cn-

yoie son "lcairc ; cclui -ci n'a .g.arJc de proposer l'ic n de
pareil il Monclar qu'il ue ,'cut pas conl l'islCI', e t avec
Icquel il crain t ù'aillcul's de se compromettre.l\1nis après
la mort llu mJ s istrat , il sc rcnd ch ez uu Hotaire avec le
curé pOUl' faÎI'c une lléclaratioll ùes sentim ens da us IcsI.juds cst

mOI't le Proc ure ur-Génél'al , qu'il sup pose con -

forme A tout ce qu'exigcait lc prélat. .. Cc lui.~ i s'cu Iwé-

(1 ) Des journa u.x o nt réce mm ent "appe lé ce lte pré-

yaUl, e l la cO Ullll u niqu e:\ tout lClllonde . Celte Jémal'ch c
panilll OU1&lt;

Ill .

o rc illes de la fawiU,e qui , témoin de cc q lll

•

�ESSA IS

HISTORIQUES

ment, crut qu'il était de son devoir de s'élever
à la fois contre la discipline, la politique, la
doctrine et la morale de ce corps .t;amifié, &lt;lu'il
ne pouvait comparer à aucun autre.
Il déroula son organisation intirieure, définit
les cin q classes d'individus qui le composaient,
fit voir qu'il n'y avait aucune réciprocité dans
le contrat qtÙ liait le suj et à l'institut , et prit à
tàche de démontrer que, lilJre sans cesse, et
même pOlU" le seul défaut de talens, d'expulser

s'était passé, et outrée de la. fJu sscté des fa its, atl aque le

..
1ede'cl're
le presse sur celte déclaVlca.u'e,
. . . faussaire
"
ration, et l'intimide si fort , CJue le vicaire et le curé con·
viennent de ' tout. (Joltrnat hist. de ta révol. op érée par

M, de Maupeou, t. IV, p. 98. )

La fam ille de 1\1, de 1't1onclar, ajoute le même ouvr&lt;lge,
t.

IV, p. 103, indignée des bruits inj urieux quc les Jé-

suites et leurs parlisllns l' épandent contre la mémoire

(le ce grand magistrat , a fait dresser un procè8-flerha~)

par lequel il constate CJue la prétendue rétracta tion au III
de mort, n'est qu'une imp os ture in,'entée pal' la super-

y dévoi le toutes les manœu,lal1'e
. ajouter
(' - a-' un e ca lomo ie
10l

stition et le fanatisme ; et 1'00
'Yl'es mises en usage

pOUl'

aussi. atroce. raye':. aussi la pas:. :435 du même "olume,

S G B I.E PAl\LEME ~ T OF. PROV ENCE .

323

le religieux de son sein, I ~ société s'ét ~it m émgé trop d'avantages sur des en fans qu'clfe avait
acq uis l'~r la séduction ,
'Pénétrant ensuit e dans les règles de sa poli-

tique , il la 1I10ntra exclusive, soupçon neuse;
absolue, et dominée par le principe qui pousse
il faire ce qui est uti le sans consulter ce qui est
honnête; toujours prète il fl échir devant la nécessité et les obstacles , pour n'être jamais arrêtée dans ses progrès ; cédant aux circonstances,
flattant les hommes, se ménageaut des protecteurs, répandant des largesses pour en obtenir,
afin d'étendre ses réseaux; sc préparant dans
ses concessions même des titres pour les ellfreindre; rapportallttout à son agrandissement,
et ne cessant de travaill er pour la plus grall de
gloire de Dieu à la domination du monde,
Parcourant en détail sa doctrine, le Procuréur-Général s'attache à prouver que tous les
membres de cet ordre sont unis à leur chef par
les liens d'tme soumission aveug le, et d'une
obéissance ardente et instantanée ; qu'ils n'ont
&lt;lu'un seul esprit avec lui ; qu e, gouvernés p~r
cette influence uniqu e, ils forment dans l'Etat

1

�SUR LE PAnLEl\1E i\ T D E PI\O VENCE .

ESSAIS H ISTOl\1QUES

un corps indépendant dont l'ame est etrangèrc ;
et qu'exclusivement attaché aux intérêts du
Pontife qui fait sa force, cet Ordre est sans cessc
menaçant pour l'indépendance des Souverains,
et la liberté des États au milieu desquels il
prospère.
Scrutant en fin sa morale, l'adversaire officiel
des Jésuites en signale longuement les vices,
et lui reproche ces réticences, ces restrictiolls
menta les qui dégradent la conscience pal" d'ingénieux mensonges; ces pr~ceptes de plusieurs
casuistes des J ésuites , qui mettent dans des
mains fanatiques des fers régicides; ces fallacieux systèmes de conscience erronée , d'igTUJrance invincible, de p éché philosophique, de
probabilisme, si commodes et si sûrs pour s'altacher les homm~s du monde, en leur olfraut
dans des principes relàchés les moyens seduisans de concilier les soins de leur vie future
avec leurs désordres actuels.
Ces motifs dénoncés à la justice, et dont la
justice avait à faire un nouvel examen (1),
( . ) Le 19 juin 1762 , le Parlcment , les Chsmb.,cs ~~

venaient appuycr l'app eL comme d'abits quc
fonuaJt le Procureur-Général contre l'établissement des Jésuites. Mais il croyal·t'
. pas
n aVOIT
même beso in de recourir il cette voie pour faire
prononcer lem· expulsion: ell e n'eût été nécessaire, suivant ce mag-istrat, que s'i ls avaient été
ldgalement constitués, tandis que ce n'était que
par abus et sans titre qu'ils se trouvaient établis.
Ce lang'age qui s'était fa it entendre au Pru.-lement de Paris, en soutenant que l'édit de 1603
ne les avait autol'Ïsés, d'après l'acte de l'assemblée de Poissy, que comme société et coll ège de
clercs étudiant enseml)le sous la surintendance
et juridiction des éVê'Iues, et non comme ordre
religieux, prenait un p l us grand degré d'évisemblées ! lIomma les Conse ill ers Je Boudes, &lt;le SainlMarc , l1e Bou tassy GIs J de Bea uva l el UU BourtTuet
C
", _
.
b
,
omm Issa Il es, pour ex.amlllCI' les constitutions" la moraie .. la doctrine des soi-du;ant Jù u,ites.1 les extrait/i des
assertions par eu",,'t soutenues et enseignées, et les livres

d"clie
v r8

' r

'
SOL-t 'sant J éSUI.tes 'JIU (ml élé remi.s pal'

le

Pl'ocureur- G iinéral.
Pal' arrê t &lt;Ill 28 juill , l'~sse lllbl éc des Ch;llubres fuL
)'cu\'oy ée &lt;aU:JO oc l U i)l' C SUIY
' _tnL , pOUl' Oll" !'

leur

l'apport.

�S U R LE PARLEMENT DE PHOVENCE.

3?'Î

l::SSA I'S H ISTORIQUES

dencc encore, suivn llt lVlonclar, pal' l'appor t il
la Pl'ov ence en particulier . Les J ésuites ne fu ·
r ent appelés dans la province, en 1 621 , de la
part des gens des trois États, que da ~s le but de
l'emplir les places de régens, et sous des co ndilions qui se ul es l'ment t,ri ompher des opposi.
tions de la lOagistrature il les adm ettTe. 1\s
voulurent toutefois s'en affranchÜ" ; il s r~fusè­
rent au Prince le serm ent qu'on exigeait d'eux;
i ls parvinrent, par leur crédit à la cour, à. S'Cil
faire dispenser , et é(jhappèrent ave~ le même
succès à la demande en comm unication de l~~;'s
instituts , que for mait le Procureur-Général à
cette époque.
Cependant le contrat passé entrc les J ésuites
et la v ille d'Aix, porta plus\eurs modifications
qui furent consig nées da ns j'arrêt d'en regjst.re'
lOe nt , entre autres cell es de ne pouvoir évoque,.
leurs procès d des tribltl1au:r; étrangers, et de
so umettre lesdits pères ri n'avoir aucune (lIt/re
/Tmison Olt collège da ns la province.
Mais ce traité, approuvé pa r le Roi , n~ tarda

pa~

d'ê\.re , déf~,,,it pa r de nouvell es

lettr~s-~a­

lentes 'lue les J és uites solli citère nt sous

l ~' pré-

te"te d'en ohtenir la ratifi ca tion plus ex presse;
ct cc rut la G rau d'ChaJ J1hre du Parlement toute
seule , et dès-lors sa ns pouvoirs suffisa ns , qui
enregist ra cett e· dernièr e déclaration royale.
En sorte qu'il était-certain, d'apr ès le langage
du Procureur-Génél'al , (fu e, cOlmne ordre religieux, l'étab lissement des J és'uites était aJlUsif
eL illégit.ime en Pr ov ence-, et qu e, dans cet éta t
dé choses, il n'était pas même besoin de fa ire
droit à son appel comme d'ahus, pour mettre un
term e à tllle possession irrdgulière , illicite, qui
ne pouvait r ésistor an premie!' cri de la pla'inle.
Apres s'êtr e long -temps' fait entendre contre
la Société des Jésuites elle-même, la voix du
ministèrc puhlic s'éleva avec non moins d'&lt;mCl'gie cont re les cOD%r égaliolls qui en étaient les
dépendances .
Signalées COll lUte intimclll out liées il la co ngr égation l'omai rid , exchlsivement instituées
]Jar le généra 1 des J ésuites, elles participaient,
sc ion le P rocureur-Gé nér al , aux ,vices de l'institution mère en particulier, dans les points 01,
cell e-ci portait a Uciole a ux libertés de l'1.gli.se
ga lticol/{"

�ESSA IS HI STO RIQU ES

L'arrêt du Parlement, en d~t e du 5 juin 1762,
accueillit sans exception les conclusious des
gens du Roi, et ordonna en conséquence que
l'appel comme d'alms, par eux interj eté, serait
notifié au provincial des J ésuites pour y défendre , si bon lui semblait ; et, à cet effet, on
renvoya le jugement après la Saint-Remy, ct
l'on joignit l'examen des titres cl'etablissement
à l'appel comme d' abus, pour y être fait droi!
par une seule décision .
Cet arrêt enjoignit ensuite au provincial ct
aux supérieurs des diverses maisons du ressort ,
de communiquer tous les livres et documens
relatifs ri l'institut et au régime de l' Ordre (1).
11 leur fit provisoirement défense de recevoir
de nouveaux suj ets, suspendit tous les exercices
religieux et scolastiques, ordonna la dispersion
des élèves, interdit la congrégation, et plaça
tous les membres de l'institut sous la-juricliction
de l'Ordinaire.

S u n LE PARLEMENT DE PROVE NCE .

Enfin, cet arrêt pronon ça la séquestration de
toutes les facnltés mobilières et immobilières
des Jés uites, et nomma les Conseill ers de Boades
et de Boutassy fils , pour faire exécuter cette
partie de ses dispositions, en présence du Procureur-Général.
Cette décision du Parlement ne f ut rendue
qu'à la suite d'ull e vive discussion . Une lllinorité imposante, plus ou moins fortement attachée aux J ésuites, dont l'existence était menacée (1) , convaincue que les reproches qui
s'élevaien t contre ce corps étaient exagérés ou

(1 ) Ou a accusé , da ns le temps, des mag istrats de la
Cour dc sc J"éu nir co nstamment avec les Jésuites pour

conférer sur ce qui inLéressa it ce corps, à l'occasion du
proccs int ent é contre lui . C'est ce qui , dans la suite, fut

POJ'isinc d'une aITa il'e sérieuse] trai tée en mercuriale.

Ces m &lt;1gistrnts ont été même acc usés d'avoir mis une
telleoste llt atio n à le ul' pl'otec tion, qu'au suj cLde l'édit de

mars 1762, ils furent en robe féliciter les Jésuites dans

leur collège.
On trouv e cc fait attesté par le Procureur-Général de

( 1) Ces diffé,"ent es pièc es sont nominativemen t indiquées da ns l' &lt;l l'r èt.

Monclar, dans les motifs des nnêts qu'il fut obligé d'en"oyer :l n Ro i.

�330

ES SA 15 H I STOR I QU ES

f:mtastiques, fit tous ses dforls ponr détourner
les coups qui se dirigeaient contre lui. Elle se
plaignit, avec plus d'amertume qu e de justice ,
de ce qué les formes étaient v iolées, ct qu'on
all ait prononcer sur le corps des J ésuit es sans
avoir enten ~u leur justification.
En effet , la r equête des J ésuites d'Aix, ayant
pour but d'être admis à se défendr'e, avait été
présent'ée à l'assemblée des Chamhres lorsque
déja les opinions étaient commencees, et elle
fut repoussée. Mais il est juste de dire qu'on
considéra que ces religieux n'avàient aucun
caractère Z':'g a l pour intervenir; qu'il appartenait au provincial seu l ; que, 1u par coudescen·
dance au milieu mêm e des opinions, et arri vant
aussi tardivement, son rej et était loin de constituer un déni de justice, dont cette requête
tendait peut-être à ménager le prétexte; et qu'au
lieu d'offrir une défense, n'aya nt pour hut que
des fins dilatoires, ell e ne pouvait a!Têter l'action de la justice.
Le Parlemeut n'a pas hesoin d'ètrc jnst.ifié
con tre les ca lomnies 'lui se saisirent de cet incident pour s'ach arner con t rc lu i. Sa conduite

S UR LE PAHL EMEN'I' DI:; pn QVE N' CE.

331

ultérieure et celle de son Procureur- Général
démentirent assez l'incu lpation témérai re qui
se fonda sur l'empressement de cette Compagnie il condam ner les J ésuites, sans avoir voulu
les erltenùre. Disons-le cependant dans notre
impartialité; cet.te décision ùu Parlement , sous
un 3nt;·e rapport, n'étaifpas exdlpte de hlàme;
ct l'on peut s'affliger en voyant II n arrêt' qui
ll'était qu e, proVlsoire, qui prébéJ ait l'examen
des cOllstitutions, qui ne disposait que d'uu e
Jllaniè~e préventive, pl!éj uger si considératlement SUl' le juge ment définitif , en privant l~s
Jésuites de la possession don t ils jouissaient , et
commen çant par porter dans le cœur de la 'Société la destruction, qui ne pouvait être qu e le
résultat d'une dernière décision.
Mais les formes ne r ésistaient point à cette sévérité; c'était l 'équité toute sen le qui avait à en
o'émir· ct d'ai"IteuTS , comme nous l'avons anb'
!loncé, les lenteurs que le Parlement adopta
dans la suite, les lI1Qyen&amp; lI1ultipliés qu'il offrit
il la défense, le rachetèr ent peut-ètre suffisam llIent du reproche (l'le nous venous de lui
adresser.

�ESSAIS HISTORIQUES
sun LE PAnLEME N T D E PROVENCE .

Quoi qu'il en soit, les d'forts d'un grand
nombre de magistrats opposés il CCln;: qui sc
montraient favorables il l'accusation ne purent
triompher. La majorité demeura incbranlable,
et crut être assez bienveillante en ajournant sa
décision définitive, et ménageant :lÎnsi aux
Jésuites la ressow·ce de faire en tendre leur justification.
Tous ceux qui , dans le sein des Chambres,
s'élevèrent contre cet arrêt, étaient juges; plusieurs se signalèrent comme des amis dé·v oués.

Deux jours après qu'il fut rendu, dix-neuf
magistrats (1) se réunirent pour adresser col(1) Les signataires de celle lettre furent : les Présidens de Coriolis, &lt;l'Esp in ouse, de Guciùan , de lloycJ'-

d'E&lt;Yuilles et d'Enlrec;1 steaux , et les Co nseillers Je Mons,
~

de MODt- Vallon, de Coriolis , de Mirabeau, de Jouques ,
de Beaurecueil , de Moot-Vallon fils , de l'abbé de Mont-

333

lectivement leurs plaintes au Chancelier, dans
des termes qui cachaien t III al le ressentiment.
Cette mesure était hostile sans doute, et violait les prenlières règles auxquelles doivent
être soumis des magistrats; mais les circonstances impérieuses dans lesquelles on se trouvait, l'entraînement des esprits, des sentimens
de générosité et d'affection qui engageaient à
protéger un corps long- temps fortuné et tout
à coup déchu, sont autant de motifs qui doivent
désarmer la postérité.
Toutefois cette m es ure ne tarda pas il produire des effets terribles: si les Jésuites y ga&lt;Tnèrent quelques délais, le Parlement
y trouva
b
•
la source de malheurs éclatans. Mais il était du
moins réservé il l'arrêt définitif qui fut rendu,
d'obteni r le suffrage d'une partie de ceux des
magistrats qui s'étaient opposés il la première

Vallon, de Thorame, ùe For lis . . de Despréa ux, de la
Canorgue, de Charleval, Je Camelin et de Rousset.
Huit autres masiSlrats opposés à l'arrê t gardèrent en-

oeu.l.. suffrages.

vers lui un respectueux si lence.
La minol'ité compta vingl-sepllllembres qui 1 par

ret de la combina.ison &lt;.les voix 1 furent réduits à vingL-

l'ef-

. . , e' •ova,· tl)our elle viu&lt;Yl-n
eurmagistI"Ms , dont
J ,il maJorl
:;)

les voix comhinées se l' élluisirent il vÎlIgl-qualt"c .

�334

ESSA IS li ISTO RIQU E.';

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

décision, et qui prouvèrent ainsi que leur résistance n'avait pas été le résultat d'un esprit
de système, toujours déplora ble à constater dans
les sentences j udiciai res.

,

335

CHAPITRE XIX.
Suite (lu rrécédcnl:

LES suites qu'avait eues l'arrêt du 5 juin
faisaient assez connaître que les magistrats s'é-

••

,,

taient rangés sur deux lignes opposées, et que,
si le plus grand nombre paraissait partager les
dispositions sévères qui se manifestaient à cette
époque d'une manière générale contre les Jésuites, il Y en avait cependant pl usieurs qui ,
pour soutenir les intérêts de ce corps, ne craignaient pas d'accuser les principes de justice de
leurs coll ègues, ct de jeter dans leur compagnie
des fermens de d"iscorde dont les conséquences
devaient être funestes. Ma lheureu~ement ces
premiers indices de mésintelligence devinrent
toujours plus graves, à mesure que l'on avança
daus le cours de la procédure.
Le 19juin, les Commissaires du Parlement,
chargés de l'exécution du précédent arrêt, ren-

�336

ESSAIS IUSTOnlQUES

SUlI J.E PARLE'tENT DE PIlOVE NCE.

direut compte il la Cour de leurs opéra tions au

arrêté devint anssitôt un nouveau motif de
réclamations et de plaintes.

sujet de la congrégation dite des 11i[essieztrs(I),
et déclarèrent qu'ils avaient inutilement cherché à découvrir quels etaient les Congréganistes actuels, et que, s'étant adressés au Préfet
en exercice, il ses assistans, au trésorier, au
rurectelU' de la congrégation et au recteur du
collège des Jésuites, ils n'avaient pu ohtenir
aucun éclaircissement, sinon que, parmi les
officiers du Parlement , il s'en trouvait qui
étaient présentem~nt en charge dans la congrégation, et d'autres qui y avaient été dans les
derniéres almées.
Ces renseignelllens amenèrent le Parlement
il délibérer que ceux de ses mémbres qui, par
ceU·e position, étaient intéresses il l'affaire qui
se poursuiyait, ne pourraient pas en être
juges pour cause de suspicion (2); mais cet
(1) Il Y ~n'ai t ft. Aix.

une congr éga tion

dis ti ncte pOOl'

chaque sexe et chaque cond ition.

337

Le 2 octobre, jour auquel avait été fixée la
séance dans laquelle les COUlUlissaires devaient
faire lem' l'apport sur les constitutions de la
Société, le Conseiller de Coriolis fit insérer
dans les regish'es une vive protestatiou contre
l'arrêt qui, en déclarant les Congréganistes suspec~s, l'avait atteint lui-même.
Le Conseiller de Thorame qui avait paru
d'allOrd, comme le Conseiller de Mons, se soumettre en silence à la décision du Parlement ,
déclara cependant adh érer à la démarche active de son collègue.
Dans le dire que celui-ci consigna sur les
registres, il attaqua, en la fonne et au fonds ,
l'arrêt qui avait été rendu: il était nul pour
avoir été porté d'office sans concl usion des &lt;Yens

"
du Roi, par la raison que des juges ne peuvent
pas proposer des récusations les uns contre les
autres, n'ayaut aucun intérèt à exclUrE! leurs

(2) Le Parlement excepta de sa récusa tion les J";cm-

bl'cs qui, ayant été altachés à la congréga tion , araient

tait que sur MM. de Mons, de Coriolis et de Thol'a.me,

cessé de la fréquenter , en

pour être membres ac tuels de la Congrégation.

sO I'le

que la suspi cion

Il e pOl' .

III.

�338

ESSA.IS HIS'fOUIQUES

collègues d'un jugement, et se montrant euxmêmes partiaux et suspects au momeut qu'ils
s'encracrellt
officieusement à veiller pour ceux
b b
qui sont chargés des poursuites.
M. de Coriolis soutenait l'injustice de l'arrêt, sur le l)1otif que les Congrégations que
l'on cherchait à frapper n'avaient rien d'hostile
envers l'État, ni d'illicite, et qu'elles n'étaient
point des annexes de la Société des Jésuites,
ainsi qu'on essayait vainement de le prétendre.
Ces ConO"réO"at,Îons n'offraient qu'une asso" "
ciation de personnes
pieuses, particulièrement
attachées à la religion catholique, et placées
sous la protection spéciale de la sainte Vierge ;
leurs exercices ne consistaient qu'à réciter Yoffice de cette divine mère, à entendre des exhortations chrétien nes, et àdiJ:e certaines prières
particulières, daus lesquelles étaient comprises
celles pour l'Église et le Roi_ Enfin les Jésuites
n'étaient nuis à ces établissemens de piété que
par les soins spirituels dont ils se chargeaient
gratuitement, en sorte qu'il n'était pas juste de
puiser des motifs de récusation dans le titre de
Congréganistes .

SU R I.E PAIU. EntENT DE PllOl'E 1\"C E.

339
Les gens du I\oi auxquels cet acte d'opposition
fut cOlllmuniqué y répondirent avec énel'!!'Îe le
"
4 octobre.
« Les juges particuliers, dirent-il s, s'abs-

tiennent de leur propre mouvement; ceux qui
sont réunis en oorps de compagnie proposent
leur scrnpule, et font juger leur religion. Cette
expression est consacrée pal' l'usage de la Cour,
et c'est le cas le plus ordinaire ; mais il peut
arriver aussi qu'un magistrat n'aperçoive point
le motif qui lui donne l'exclusion, et quc sa
cOlilpagnic le lui rappelle.
~( Le devoir de vei ll er à l'intégrité des an'êts
qui peuvent être nuls par la faute d'un seul
juge suspect, l'intérêt solidaire qui anime

chaque l1IembJ:e de la Cour à nlarintenir l'ordre
et la pureté dans le sanctuaire, exigent oettc
disciplinc qui a toujours été observée dans la
cOlllpagnie, et est un monument précieux de
son amour pour la justice.

« Apte à signaler des motifs de récusation ,
c'était un devoir pour le Parlement de les accueillir d:ms cette circonstance, parcequ'en effet , suivant le ministère public , il pom'suivait

�ESSAIS HI STOR IQUES

Su n LE PARLEM E 'T OF. PROVE NCE.

les CongrégaLions elles-mêmes , commc entachées de plusieurs des vices reprochés à la
Société dénoncée, dont elles étaient des dépendances.
« Nées aussi sous l'empire exclusif et ahsolu

comme te lles, les gens du Itoi tenaient
pour impossible que ceux qui faisaient partie
de ces associatious ne fussent pas frappés de
suspicion, et ohligés de se démettre de leurs
[one Lions de juges, dans une cause qui était en
'Iuelque sorte la leur.

d'un général étranger, dérivées qe la Congrégation du collège romain, eUes portaient dans
leurs liens un principe de réprobation. Elles
tenaient leur existence, leurs lois, d'une main
ultramontaine qui avait sur elles tout pouvoir.
C'était au général des Jésuites que des Français,
pour avoi.r le droit de se réunir, étaient ohligés
de recourir par des lettres, que les ordonnances
des généraux exigeaient comme un premier
hommage qui dévouait d'avance il ce chef étranger le corps et les membres (1). ))
Signalées dès-lors comme abusives, poursui-

(1) Les Congrég .. tion s d'A il. avaient été créées dans
cetLe forme: la patente de Mutius V iu eleschi, qui érige

VICS

C'est ainsi que la Cour se décida sur cet incident, en confirmant la récusation de MM. de
Coriolis et de Thorame, dont l'opposition fut
condamnée.
Après cette décision, il s'agissait pour lc ParleJllent de s'occuper du procès en lui-même
intenté cont.re les J ésuites ; et jusqu'a lors il ne
paraissait pas que ceux - ci fussent disposés il
profiter de la facu lté de se défendre, que leur
avait assul'ée l'arrêt du 5 juin.
Cependant M' Mottet, eH qualité de leur
procw·eur (1), se présenta à l'audience du 4 octobre, non pas , il est vrai, pour fournir des
justifications , mais seulement pour demander,

la Congrégation d'Ais. dite de M essieurs" ~la il énoncée
dans les registres de cette assoc iation. (T'oyez Réquisi-

(1 ) C1est aiusi , com lII e o n le sail, qU'OH ... ppchill les

proûs d~

oflicicrs mini sléri els , co nnu s &lt;l.ujounr hui so us It&gt; nont

toire de M. de Casl'iilon , clans le R ecuea

Jésuites de Proven ce" t. I[ , p. 62.)

dit

dJayoués.

�E~SA I S

SU Jl LE PARLEM ENT Dt:: PROVE NCE.

HI STORIQUES

au nom du provincial de l'Ordxc,
huitaine.

Ull

délai de

Cette demandc fournit plusieurs réflexions
au Procureul' - Général. 11 mont.re 'lu'il pOUl"rait dénier au provincial son inter vention ,
parcequ'il n'a point justifié de sa qualité , ni
communiqué les piioces que l'arrèt dh 5 juin
l'avait soumis à produire; que d'ailleurs, ne
lui concédant que la faculté de se défendre, cet
arrêt excluait l'idée qu'il pùt demander de nouveaux délais, après celui de plusieurs mois qui
avait été accorde; qu'ainsi les Jésuites devaient
être prêts, s'ils avaient le désir sincèi"e de se
faire entendre; et qu'au contraire, si leur presentation n'était qu'un jeu , leurs lenteurs affectées ne pouvaient suspendre le cours de la
justice, parceqne, tonjours disposée à les écouter, ell e ne devait j amais l'être à les :ttt en dre .
Malgré ces considéralions excl usives de tout
renvoi, le ministère puJl lic, afin d'&lt;'&gt; ter à la
malveillance le prétexte d'accuser de précipitation le Parlement, conclut à ce que la cause
fût remise à trois jours ; et. la Cour fit droit il
cett e demande.

31j3

Ce jour étant arrivé (1), le procureur des
Jésuites se présente encore, mais, cOlmne la
première fois , pour obtenir un nouveau délai ,
qu'il fOnde sur l'impossibilité où ont été les Jésuites de trouver des avocats pour les défendre.
Cette demallde ajoute encore aux onservations Ç11! Procureur-Général. S'interrogeant SUl'
ce défaut imprévu de défenseurs, il répond:
« Les Jésuites sont les vrais avocats de leur
« institut et de leur morale: les bibliothèques
« sont remp lies d'apologies sur l'un et sur
« l'autre; toute la France les connaît ; leurs
« écrivains anciens et lllodernes ont travaillé
« sur l'institut; la querelle sur leur morale dure
« depuis p lus d'un siècle ; toutes leun arrnrs
« doive nt être prêtes:
« Ce n'est donc ~ci qu'ul). va~Ll prétexte pour
« éluder un j ugament, et l'un de ces artifices
« que r ejette la justjce: Je pourrais i-nsister pour
« la règle ; mais des considérations solides m'en« gagent à prendre un e détermination tout e
« différente .... J e SU,lS convaincu qu'ils n'o),lt
( 1) L 7 ocloh,.c.

�344

ESSAIS 1HS'l'Q)UQUES

« point manqué de défel1Seurs; ils n'en

SUR LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

1U31l -

en étre demande cl' autre sous quelque pretexte

« queront point: la COlU' peut s'en reposer sur
« mon zèle et sur celui des syndics. Mais , loin
« de m'opposer au délai qu'ils désirent, j'adhère
« formell ement à leur réquisition ... Je supplie
« la COlU' de fixer un terme assez éloigné pour

que ce soit. Le même arrêt autorisa les Jésuites il prendre connaissance des pièces déposées
au greffe, même de celles qui étaient sous les
scell és. (1)

« qu'il leur soit interdit d'esPérer de nouveaux
« délais , et qu'ils ne puissent même y penser
« avec bienséa nce.
« Leur dessein a paru uniforme jusqu'ici dans

« toute la France, de ne point défendre ... Dans
« cette province, ils laissent apercevoir un plau
« singulier, qui est celui de ne point défendre
« en réalité et de vouloir fan:e entendre qu'on
« les en empêche; ce trait achève de peindre
« le génie de cette Société. Il ne tiendra pas à

« moi de faire cesser tout prétexte. Qu'ils pa« raissent enfin dans le sa nctuaire, on que tout
« l'univers sach e qu'ils n'ont point osé soutenir

A la slùte de cet arrêt d'ajournement, que les
amis des J ésuites mirent à profit, dans un hut
dont les magistrats n'avaient pas cu la prévoyance, le Procureur-Général voulut constater si les A voca!s avaient en effet refusé leur
ministère au corps qui était accusé. SUl' sa demande, l'Ordre s'assembla le lendemain ; et
],ientôt , par le procès-verhal qui fut rédigé, on
cut la preuve 'J'le les Jésuites ne s'étaient adressés que depuis peu de jours à Gueyroard qui
leur avait refusé son ministèr e, parce qu'il
avaitquitlé le barreau depuis plusieurs années ;
il M. Siméon père ct à M. Leclerc, qui s'étaient
excusés sur le nomhre de leurs affaires, et en-

« le jour de cette audience. »

Les fins dilatoires prises par le Procu;'eurGénéral furent adoptées. L'arrêt porta ajournement de la canse au ) 2 nove mhre', et cela ,

Mo nlaUl'ollx , de

pour toute p réfixion et elelai, Sans 'lu/ il puisse

lI euf e l du Ca.y l&lt;l l' furc nl n onllu ~s Commissai res .

( 1) Pour exécu ter la levée des sce llés autorisée par
cel ~ rr ê l J les Consei llers de Boades, de Gras père , de

n.. lIon

1

de BOll lassy fil s 1 de CllilLcau -

�346

I::SSA IS H IS T Ol\1 QU ES

SU R L I': PAR L EMENT OB PROVENCE.

fin il 1\1. Julien qui avait donné pOUl' motif ,

Parmi de si habi les et nombreux Avocats, il
s'en serait sans doute trouvé p lusieurs qui n'auraient pas seulement accepté pal' devoir le
mandat de défendre les J ésuites, mais aussi pur
l'affection ct le dé vouement qu'ils portaient à la
Société.

COJllllle le premie r, sa retrait e dans le cabinet.
Le Procul'eur - Génera 1 l'CCOl11lllt ai nsi &lt;Iue
les Jésuites étaient Joi n d'a voir épuisé leurs démarches pour sc procurer des défenseurs. Le
barreau d'Aix, qui avait touj ours été célèhre
par les lumières de ses jurisconsultes et l'eloquence de ses orateurs, sembl ait être en effet ,
à cette époque, voisin de l'apogée de sa gloire.
La providence, généreuse dans ses dons, y
avait mult.iplié les talens et les espérances; et
un grand nombre d'hommes recommandables
s'y disputaient avec éclat les palmes du
triomphe.
En succédarrt aux SaUl'in , aux Gensolen ,.
les Pascal , les Coloma, les Al'I1ml phi , les
Julien, les Leclerc, les Siméon , et une foule
d'aulires qui n'étaient pas m oins dignes de la
confianc.e puhliq'lle, illustraient le portique de
la justice, et méritaient d'être les précurseurs
de ces athl ètes va leureux que la' révolution
surprit au m iliell de leurs succès, et dont la
renommée se plaÎ Lil l'épeLer les noms avec orgueil.

MonclaJ.', de son côté, en consultant l'ordre
des Avocats sur les démarches qu'avaient faites
auprès de ses membres les adversaires qu'il
croyait devoir poursmvr e, ne cherchait pas
simplement à satisfaire lUi lllouvement de curiosité. Plus digne de lui , so n lmt au contraire
était uniquement de leur assurer des défenseurs; et , pour préveuir d'autres r efus 'J'ri n'avaient pas eu l'occasion de se manifester, il
exigea 'lue Siméo n pèr e, qui dès long -temps
ét:ail.tim1Jié dans les affaires des Jésuites,se chargeàt de ce lles oit leur existence était mise en
question.
Mais les évènemens qm eurent lieu dans
l'inter va lle, devaient encore ajourner l'exam en
du jugement; et le Prooureur-Général , en sc
présentant à l'assemblée des Challlhrcs du
12 llovemb re, loin d'y prendre des concl usions

�348

ESSA IS

UI STOHIQU ES

contrc la Société qui avait été l'objet de ses
poursuites, requit au contraire l'enregistrement
des lettres - patentes qui lui étaient parveIlues ( 1), et qui, en exigeant la cOlllmunication
au Roi des motifs des arrêts et arrêtés précédens, ordonnait la suspension indéfi nie de l'affaire des J ésuites.
« Si, dit-il aux Magistrats en lcm' présentant
cette décision royale, votre fidetite est alarmie d'un retardement dangereu,,' dans une
affaire qui est depuis trop long-temps sous les
yeux du public, la Cour a divers mo)'ens d'ell
faire connaitre les Înconveniens à S. ]JI. , sans
p e,dre l'avantage de lui marquer la soumission
la plus p rompte. »
Il fallait au Parlement cette pensée consolante pour calmer la doulem' que durent lui
causer les lettres-patentes, en révélant par leur
contenu qu'elles étaient le fruit des vives réclamations d'une partie des n;agistrats qui
avaient porlé leurs plaintes

0 11

su n LE

PARLE~IENT

DE PROVE NCE.

était obligée de soupçonner ces dénonciations
au milieu même de ses rangs, elle chercha il
concilier le devoir de sa dignité avec celui de
son ohéissance par l'arrêté suivant :
« Considérant que les lettres-patentes dont
« ellc vient d'entendre la lecture sont l'effet
« d'une surprise hors d'exemple, faite à la reli« gion du Roi , mais que les mesures que la
« Cour ne pourra se dispenser de prendre pour
« remonter il la source d'un aussi grand mal,
« pourraient être contraires il l'intérêt du
« Roi;... que les faits qui ont préparé ladite
« surprise, ct les moyens employés pour l'op&amp;.
« rer , sont de nature à être dévoilés aux picds
« du trône, la Cour a arrêté que tous les arrêts
« et arrêtés (rendus au suj et des J esuites) se« l'ont portés au Roi par M. le premier Prési« dent, M. le Président de Saint - Vinccns ,
« MM. les Conseillers de Gallifct, de Ballon,
« de Lubières et de Lauris ... (1); lesquels dé-

R oi.

Dans cette situation fàch euse où la Cour

(1) Le Roi di spensa celle députali on de se rendre il
Paris, el assura cl u'il lui s uffinl.Îl ùe co nn alll'e les motifs

(1) EUes étaiellt daté es d u " oclol)l'c ' 76, .

des arrêts qu'a,'ait rendus le Parl emenl.

�350

ESSA IS HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PHOV ENC E .

« putés supplieront le Roi ... d'agréer que la
« Cour continue à suspendre les résolutions les
« plus nécessaires à l'honnem' et il la sûreté de
« la magistrature, pour ne s'occuper que du
« service dudit seigneur Roi, dans l'affaire la

Après avoir entendu la lecture de ce mé-

« plus intéressante pour la religion, pour le
(c tr&amp;ne et pour l'État. "
Cet arrêté porta en même temps enregistrement des lettres-patent.es: c( Demeurant, y est« il dit, sous lebon plaisir du Roi, lasurséance
(c portée par lesdites lettres, fixée jusqu'au
« 3 janvier prochain (1) . })
Peu de jours après cet acte de doléance et de
soumission, les Chambres furent rénnies, à la
demande de plusieurs magistrats qui y signalèrent un mémoire répandu dans le public sous
le nom du Président d'Éguilles, dans lequel une
accusation cruelle s'élevait contre le Parlement,
pour avoir à la fois, dans l'affaire des J ésuites,
violé les formes, méprisé l'autorité royale, et
multiplié les actes de prévarication.

l

moire, le Padement aima à supposer qu'un
infàme aqonymc s~était caché sous le nom d'un
honorable magistrat. Dans l'espoir d'arriver il
cette découverte, nécessaire pour justifier la
magistrature ,et dissiper l'accusation, on délibère d'exiger de tous les membres de la Cour
qu'ils déclarent avoir été étrangers il cet acte
d'hostilité. Tous ceux qui sont présens se hàtent
de le désavouer; mais, pendant que des hui,siers sont envoyés pour oct ohjet aux magistrats ahsens de la ville, les Cham],res sont de
nouveau subitement réunies, et apprennent
qu'un second mémoire circ\tlc sous le même
nom dans le pulJlic. Cette circonstance oh lige
la Compagnieildcsmesures plus décisives pOUl'
son honneul' et sa sîu-cté.
Elle arrè te en conséquence (1) d'en voyer incessamment au Roi les motifs de ses arrêts préèédens , et charge le Conseiller de Gallifet
d'aller de suite mettre sous les yeux dc Sa Majesté les dernières délibérations, ct de lui re-

( 1) Les lelll'es-p.-.teotes ne pO l'taient pO lnL de lf'l'me;

ce fut de lui- même (1u e le Parlement le fi xa.

( 1) Lé,3 Ilovembre.

�presentel' « que tout semble indiquer que les
« vives réclamations ,énoncées dans les lettres« patentes du 22 octobre, sont de nature à ne
« pouvoir être plus long - temps cachées à la
« Cour, sans altérer dans l'esprit des peuples la
« confiance dont ell e a surtout besoin dans l'oc-

353

~ U H LE PAnLEMENT DE PHOVE NC E .

ESSAIS H ISTOI\I QU.eS

gère ces plaintes véh élll entes dOllt un zèle
exagéré avait dissimulé à son auteur toute l'inconvenance. Une triste réalité vint en eITet
l'éclairer, et il lui fallut reconnaître que c'était
de son propre sein que partaient ces coups
hostiles.

« le service essentiel dudit seigneur Roi; de

Le Conseiller de Mont-Vallon, recommandable par ses longs travaux dans la magistra-

« lui faire con naître les courses indécentes et
« la conduite de M. le Président d'Éguilles, et

tlU'e, plus qu'octogénaire à cette époque, et
par ses connaissances et ses vertus autant que

« combien il importe que toute audience soit
« déniée à un magistrat que le pulllic a pu

par son âge, digne de captiver le respect, avait
montré dans tous les temps un rare attachement
pour les Jésuites. Trente ans auparavant, il
s'était fait remarquer par un zèle ardent pour
leP. Girard, et pour le corps auquel ce reli !"ieux

« casion la plus importante qui fut jamais pour

« soupçonner de pareilles horreurs, et qui, par
« la seule considération de son a]Jsence, de« vrait rentrer a u plutôt sous les lois de la dis« cipline (1 ) ... »
C'était en vain que le Parlement s'était Im'ce
dans l'illusion, en attl'ilmant à une voix étran-

,

~

appartenaIt, et le 30 juin, dans une assemb lée
du Parlement, il se permit de reprocher avec
véhémence au Procureur-Général d'avoir mutilé les Faits dans son compte rendu, et de s'être
perruis des fa ussetés, Le Parlement ne pardonna

(1) Nou s ne pouvon s reproduire iCl ces deux Mémoires , ni les motifs des alTêts et arrêtés envoyés au
Roi, et qui furent la réfutation ; mais ou peut voir Disé ment ces pièC'cs intéressa ntes dans le R ecueil dit Procès
des Jésuites en, Proven.ce, t. II, p. 113 el suiv.

pas cet cm portement à un vieillard qui, sous
plus d'un rapport, méritait son indulgence; et
blessé de ce qu'il avait été injuste, il le déféra
aux poursuites du ministère public,
ilL

�354

ESSA IS" lO S'fOHIQUI:.' S

Cette mesure dut exagérer les dispositiolls
des dissidens; et le Présidcllt d'Éguilles, en se
livrant à des plaintes de concert a.vec le COllseillerde Mont-Vallon, les deux fil s de celui-ci,
et quelques autres magistrats, crut à la fois accomplir des de,'oirs de famille (1) et ceux de sa
charge, et parvenir, par la persévérance de ses
déma1'ches, à opérer une scission qni ) comme
celle dont le temps de la ligue avait fourni un
exemple, serait utile à la religion et h onorable
pour la magistrature. Il faut être sobre de blàme
pour les époques d'entraÎnemens et de COllllllotions, parcequ'alors la situation des esprits

(1) Le Président d E g uilles était le neve u du Conseiller
1

de Mont-Vallon .
Vincent Boyer J l'un des aïeux du Présid ent d'Eguilles.
avait été, lor s de la Ligue, l'nn des magistrats du Parlem ent royaliste qui avai ent le plus viyem cnllrayaillé à se

séparer du Parlement ligueur, e l dont la scission avail

. puissamment contribué à l'amener la Provence sous l'obéissance (l e H enri IV. En co nfondant malheureusement

des circons tances qui ne se ressemb laien t en l'i en , COI1l~
bien cel ex.empl e dut être en tr"înaot pour le Prés ident
&lt;PEgui ll es, et atté nuer Jes torts de sa condu ile !

~ ~ll LE PARL EJ\1ENT DE PHOVENCE.

355

porte ~ un dép lacement complet d'idées, qui
représente le devoir là mème où est sa violation , et [ait commettre des actes condamnables
en soi avec les i ntentions les plus pures.
C'est dans ces circonstances, on doit le croire,
qu'étaient placés les magistrats qui , pour s'être
séparés de leur Compagnie, pour avoir voulu
lutter contre ell e, attentèren t à sa gloire et à
leur JlOnheUl', par le procès en mercuriale auqllel leur conduite donna lieu , et dont nous
aurons bient&amp;t ~ retracer les détails.
Quoi qu'il en soit, le Conseiller de GaUifet ,
que la Cour avait dép uté à Paris, n'avait pas
perdu Ull instant pour s'acc!uittel' de la mission
délicate dont il avait été chargé. Les circonsta nees s'étaient cependant opposées à ce qu'il
eût l'honneur d'être présenté au Roi; mais le
comte de Saint-Florentin lui Uansmitdu moins,
de la part de .Sa Majesté, une r éponse bien
satisfaisante .

« J 'ai rendu compte au Roi de vos mémoires,
« dit le ministre au député ; il m'a ordonné de
(( vo us dire que ceux qui lui ont été présentés
(( contre son Parlem ent , n'ont fait aucune im -

�356

ESSA IS H IS'l'OR IQUF.S

SUI\ LE PARLEMENT D E PI\OVE NCE.

« pression

son esprit, qu'ai nsi il ék1it inu« tile de vous en donnel' communica tion, et
« qu'il est content de lo concluite , du z èle et de
« la fidélité de son Parlement (1 ). »
SUl'

L'affaire importante des J ésuites avait été
remise au 3 janvier 1763. Gallifet en était instruit , et fit assez de diligence pour arrivcr
avant cette époque, et comllluniquer ce jour-lit
même il la Compagnie les bienveillans témoignages du Souverain , qui [ureut accucillis
avec joie.

35 7

Tous les obstacl es étaient dissipés, et rien ne
pouvait plus retarder l'ap précia tion d'un e cause
qui fixait si vivement l'atten tion publique, et
dont l'examen était autorisé par l'assentiment
royal.
Mais les J ésuites avaient-ils llU S il profit les
lenteurs qu'elle avait subies, pOID' préparer
leurs défenses, et se disposaient-ils à entrer
loya lement dans l'arène pour combattre le magistrat qui depuis si long-temps avait déployé
son système d'attaque? Les fait s vo nt nous en
instruire.

(le porter d irectement d. S. M . , parla vOI:e de ses d éputés,

Le provincial résidant à Dôle en FrancheComté (1 ), avait en voyé à Aix ulle procuration
datée du 6 septembre, pour se faire représenter
dans l'instance introduite contre la Société; et
un acte de préser; tation fait par M' Motlet , son
procureur, le 2 octobre suivant, paraissait annoncer l'intention de souterul" la lutte.
Cependant, au 3 janvier 1763, terme défi-

les représentations que le bien d e son service p eut exiger,

nitif , le Procureur des J ésuites vient seulement

et de recevoir de S. ] J(T. elle-mêm e ses volontés; droit es-

annoncer , en comparaissa nt , 'I"e, malgré la

(1) En tl'anscrl,'anl ceLLe hOIlOl'able répons.e dall,~ ses
registres, la Cour crut deyo ir pro tester, pour l'a,'eDir~
de ce que son député n'ava it p:lS été rldmis aupl'ès du

Roi. Approuvant, y inscrivit-elle, que dans ces circonstances particulières,

jJ~.

de GaLLifet n'ait point insisté à

ce que ladite répoll.se lui ait été faite par le R oi luimême, sans gue néanmoins cet e.1:emple puisse jamai.v
U re tiré à conséquen ce contre le droit de son Parlement)

sentiel , dent la moindre atteinte donnerait lien à des inconvéniens sans nombre .

( , ) Le P. Carlli e'·.

�338

eSSA IS III S'J'OI\lQ UES

résolution sincère cbns laqu elle i ls avaien t étc
de se défendre, ils se trouvaicut réduits il s'ell
abstenir, parcequ'en suite de la suspension indéfinie prononcée par les lcttres -patentes du
22 octobre, le provillcial ayant il SO I1 tour donné
l'ordre de suspendrc toute démarche, n'avait
point envoyé les pièces nécessaires pOUl' la défense, et s'était renfermé dans un silence absolu , au licu de répondrc aux prières des Jésuites d'Aix, qui avaient pour objet d'ètre autOl-i~és à se présenter,
D'après ces communications, le ProclU'curGénéral prend la parole, et s'appliquc à démontrer qu'un concert frauduleux existe enh'c
les Jésuites et leur provincial , pour faire croire
au désir qu'ils auraient de se faire entendre dans
le sanctuairc de la justice , tandis que réellement ils en redoutent l'appr;oche', ct vculent sc
JU énager pour la suite l'artifi cieuse ressourcc
d'insinuer qu'ils n'ont été condamnés que parcequ'ils n'ont pas été mi; ~ même de se défendrc',
Il déroule ensuite lous les détai ls de la fa llacieuse tactique qu'il leur prête , et concl ut il cc
que la cause soit rem isc a il lendemain , aun

. su n LE PAHLEnlENT DE PROVENCE.

559

que, dans l'interva lle , les chefs de la maison
des J ésuites d'Aix étant interrogés , puissent
êt.re convaincus pal' leur propre dire , de terg'ivcrsation et de mensonge.
Le p, Baudraud , recteur, et Ic p, dc Pontevès, ancien principal du coll ège de la vi lle,
sont aussit&amp;! mandés devant le Parlement , et
sOl~mis à un long interrogatoire de la part de
MM. de Boades et de Saint-Marc, Commissaires
à ce députés.
Pendan.t que les répo llses fomnies par les
Jésuites sont communiquées aux gens du Roi
,
'
le premie. Présid erlt , d'après la délibération de
la Cour , mande l'Avocat Siméon, leur défenseur, pour savoir s'il étai t prêt à se présenter il
l'audience, et à n éveloppel' leur justi'fication;
mais celui-ci s'excuse de ne le pouv oir pas, en
ré pondant que , dcpuis deux jours, les PP. Baudt'aud et de Pontcvès l'avaien t prév enu qu'il ne
devait point plaider. Il persiste en conséquence
à déclar er qu'il ne se présent.erait pas, quoique M . de La Tour lui donnàt l'ass urance que
le Procurcm - Généra l consentirait pal' ménag'cll1 cn t à pari Cl' 1" premier, et lui laisserait

�360

ESSAIS HISTORIQUES
SUR LE PARLEMENT DE PROVEN CE.

ainsi le temps de s'instruire et de se préparer.
Le 7 janvier, ell appelanll l'attention de la
Cour sur les réponses des Jésuites, le Procureur-GénéraI développa les contradictions qu'i l
leur reprochait, et ajouta ;
« Ces mensonges éternels, cette volonté d&amp;« cidée de ne point se défendre, cette défense
« dérisoire et simulée, ces manoeuvres encore
« plus répréhensibles qu'on a l:eprochées juste-

« ment à quelques-uns d'entre eux ... méritent
« l'attention de la Cour, moins pour en mar« quel' son indignation que pour rég ler les pré« cautions il prendre contre la Société et ses
« élèves.

« jet unique de les attendre, et de leur donner
« le temps cie r éfléchir sur le tort qu'ils se font
« par leur conduite.
« Je le répète encore,je ne demanderai point
« qu'il me soit donné cléfaut il l'audience, faute
« de plaider, mais seulement que mes conclu« sions soient vérifiées. Dans le cours d'un
« examen long ct scrupuleux, tout Jésuite
« pourra donner ses observations pour servir
« cie mémoire. Le provincial sera toujours reçu
« comme p.'1.ie, et pendant les délibérations
« sur le registre, et dans le temps du rahatte« ment, si le jugement est contraire à la So« ciété_

« C'est l'unique usage que je prétends faire

« de ces réponses (1 ); elles serviront ~ jamais
« de monument de la mauvaise foi et de la du« plicité des J ésuites dans cette affaire, ct de
« la condescendance de la Cour qui a bien
« vou lu , après en avoir entcnclll la lecture,
« renvoyer ma plaidoirie à huitaine, dans l'ob-

1.

(1) EUes sont in'primées dalls le llecueiL dit p rocè'i 1
il , p. )58.

361

« Le P. de Pontevès a osé dire dans les

« Chambres assemblées qu'ils n'avaient pas le
« temps de faire des mémoires; et que sont de« venus ceux de leurs Avocats, qui devaient
« êt.re prêts au D novembre, et celui (mi n'a
« su que depuis deux jours qu'il ne devait point
« plaider? Eux -mêmes ont - ils été tellement
« occupés de leurs intrigues depuis six mois,
« (lu'a ucull n'ait pensé à faire des réfle:,,:-ions sur
«

l'institut ct

S Ul'

la moral e, avec Je secours de

�r~ .sSA

IS

1I1 STOR l QU ES

« tant d'écri vains qui les ont précédés dans celle
« c&lt;~rrièl-e ?
({ Quel tewps leur fa ut-i l donc pour justifier
{( leu!' doctriue? lis doivent être toujours prêts
« à en rendre témoignage, Que l temps Icul'
({ faut-il pour nous développer leurs constitu« tions ? Les gran ds profès peuvent - ils les
«( ignorer? C'est leur manière d'être etde vivre,
({ et leur règle pour gouverner. Ce qui est pOUl'
({ moi une étude péniJJ le n'est pour eux qu'uu
({ simp le récit de ce cru'ils pratiquent, et voient
« pratiquer: il leur fa ut du temps pour mentir,
({ il ne leur en faut point pour dire la vérité.»
Mais déja, avant ce récruisitoire, et le 4 janvier, jour où avait été définitivement fixée

S UR LE PARL EME N T DE PHOVE NC E.

363

il donna la parole au Procureur - Gênér:l!.

Monclar empl oya plusieurs séances pour essayer de démontrer avec autant d'érudition crue
d'éloquence , de modération que de dignité et
d'énergie , que les lois constitutives de la Socùlté étaient essentiellèment répugnantes altx
ma:r;imes de l'l'rg·tise gallicane, directement opposees au véritable esprit de la relig ion , et
inadmissibles dans toute société civite.
Dans l'ùnpossibilité de donner seu lement un
aperçu de ce plaidoyer volumi neux, nous nous
en abstenons d'autant p lus volontiers, &lt;[Ile,
demeuré sans réponse, nous ne saurions le
balancer par les :lrgumens d'un système contraire.

l'affaire des Jés)lites, le Parlement se rendit il
l'audience pour l'apprécier; et, lorsque kprellÙer Président eut fait appeler et réappeler les
inculpés, de même que leur Avocat et" leur
Procureur, ct qu'il eut constaté qu'ils n'étaient
point présens , malgré tous les efforts qu'avait

Nous ne pouvons cepen dant pas nous défendre de rappeler l'exorde de ce discours qui ,

faits lajustice ,pom' les amenerà se défendre (l) ,

ré vOC]lIl\ à D ôle le 15 j'HH&gt;ie r, par acte public, la pl'OCU-

CJr 00 sa va it qu e le paJ'Li é lait pris , de ]a part des Jé-

suites , de ne point comparaître. Le provincial , de peur
Il uc ', o} alSl' é cux, ce ll ~ d'Ai x s'y trOtn'asscnt cnsagés,

\'at iolJ CIU'illcl'll" avait donnéf&gt;. d,ms b mr-mc form e , le 6

( 1) Cc n)é lait (lu e pour la forme (lu e l'on fit ce l appel ,

sPI' lfnlhl\~ 11rf·': cédrlll.

•

�36';

ESSA IS

HI ST OR IQUES

peu connu, présente des bea utés de composition
vraiment admirables, et l'st fait pour offri t.
une juste idée de l'habile orateur à qui la Prov ence est fi ère encore d'avoir don né le jour .
({ ... J'accuse, dit Monclar , les lois et la morule
({ d' un Ordre cé lèbre , qui a étendu son crédit
({ et sa puissa nce da ns les quatre parties du
({ monde, qui a gouverné les Rois et les peuples,
« qui a su s'attirer des éloges de la part des
({ Papes, et gagner la co nfiance d'une infinité
« d'évêques, qui a défen du l'Égli se par de sa({ va ns écrits, ct 'lui a produit des Saints et des
({ Martyrs. .
({ Serait-ce que, par un e de ces r évolutions
« qui sont inévitab les dans le cours des choses
« h umaines, cet Ordre tombant en décadence
« aurai t corrompu ses v oies ? Non , Messieurs, le
({ r égime que j'attaque fut t~ujo urs il peu près
« le mème; les lois qu e j e crois devoir déférer
~ à voIre censure, sont presque aussi anciennes
« que leur fon dation ; la mora le dont je lIle
« p lains sc découvr e dans les premiers écrivains
({ de la Société : lous les abus qui excitent mon
« ministère, sont nés avec ell e ; les accusations

sun

365
« datent d'aussi loin ; chaque ann ée de ses an« nales nous fait voir des fl étrissures humi lian({ tes et des monum ens glorieux, des suffi'ages
« h onorables et des censures accabl antes.
({ Quel étrange phénomène, Messieurs ! il
L E PAR L EMENT DE P HO\'E NC E .

" piquerait la cur iosité de tout esprit raison« nab le, quand il n'intéresserait pas aussi es« sentiellement l'homme chrétien et le citoycn.
« Après plus de deux sièclcs d'expérience,
« c'est encore un problème de savoir si cette
« Société est née pour l'édification ou pour la
« destructi on. L a Sorbonne avait décidé cette
« question contre elle en 1554, c'est-il-dire dès

« sa naissance. Il n'y a presque point d'avis
« mitoyen. L es uns v oient les Jésuites auteurs
« de tous })iens; les autres , de tous maux: ils
« ont des adorateurs et un p lus grand nombre
« d'ennemis ; en général , la Laine a toujours
« poursui vi cette Congrégation , vouée à tous
« les actes' de charité qui peu ven t attirer l'a« mour et la vénération des peuples.
« Comment se peut-i l que, dans le sein du
« christianisme, une société d'hommes justes
« et bien faisans , consacrés au sa lut des am es ,

�36G

ESSA IS

HI S TOR I QUES

« au secours du prochain , il l'exercice de taUles
« les vertus , soit constamment diffamée depuis
« deux siècles, et injustement chargée des plus
« h orribles soupçons? C'est, dit-on, l'ouvrage
« de l'enfer qui la r edoute ct qui sc v enge. 11 y
« aurait du fanatisme à se contenter d'une pa« reille solution. D'autre part, comment sup« poser qu'un corps religieux ait conspiré pOUl'
« détTuire l'évangile et la mor ale? Ce sont les
« opposés qu'on nous présente.
« Sans se déclarer entre ces deux systèmes ,
« ou peut dire qu'un ordre reli gieux u'a point
« r empli l'olU et de son institution, lorsque sa
« r éput ation est équivoqu e. ] 1 Y a plus de scan« dale dans les soup ons, qu'il ne peut y avoir

« d'édification dans les œuvres. Il n'est nulle-

« ment nécessaire qu'une congr égation quel« conque existe dans l'Église; il est nécessaire,
« si elle existe, qu'ell e r épande la bonne odeur
« de J ésus-Christ , et qu'elle ne soit suspecte,
« ni dans sa foi , ni dans sa morale.

« Vainement répondrait-on que les Jésuites
« ne doivent point êtTe responsables de l'injus-

« tice des hommes . La réputation permanente

"'

su n LE PA RL EMENT D E PROVE NC E.

« n'est point l'effet du hasard , la vertu la fixe;
« la calomnie échoue contre une conduite qui
« n'est jamais démentie. Chaque particulier est
« tenu de n'être point suspect à ses concitoyens,
« un Ordre r eligieux l'est encore plus.
« L es témoignages qui sont en leur fav eur
« ne détruisent point l'obj ection ; ils donnent
« lieu d'en faire une seconde sur les inconvé« niens de l'opposition extrême que la Société
« entretient dans les esprits. Ce partage est un
« mal dans l'ordre politique; il a produit de
« tous les t emps des divisions intestines; le

« bien qu'ils peuvent faire, et qui est au I}lOins
« douteux, ne balance pas l'inconvénient cer« tain de la fermentation qu'ils occasionent ; je
« m'en rapporte à la notoriété puhlique. Si les
« j ugemens sinistres sur leuI" cam pte étaien t
« universellement adoptés, la Société serait
« moins dangereuse ; elle tomberait dans l'im« puissance et le mépris; la diversité d'opinions
« lui fournit des motifs et des moyens de ven« geance.

« La dernière r essource est de publier que
« ses adversaires ont touj ours été des jaloux &gt;

\

�368

ESSA IS HI STO III QUES

« des envieux , des libertins , des novateurs,
« des fauteurs de l'hérésie ou de l'irréligion. La

369
« cieuse, les passions qu'elle favorise n'alli'ont
« plus de frein ,

« v ertu , la piété n'ont point garanti de ces im-

« L'orgueil , l'esprit d'indépendance, l'ambi-

putations les h ommes les plus illustres. C'est
« une espèce de nécessité pour les J ésuites de
« noircir ceux qui décrient leur m orale; ou
« prétend qu'elle les y autorise, et leur con« duite justifie ce reproche. Ceux-ci, Suppor« tant avec peine d'être dépeints comme jaloux,
novateurs et athées , il est impossible de COIl« ser vel' la paL'C et les J ésuites; il faut choisir.
« Il m e semble que, sur cet exposé seul et
« avapt toute iliscussion des faits, la raison
« porte il croire qu'il doit y avoir daps cette
« Société le plus étrange alliage dn bien et du
« mal: c'est le sort de l'huma nité que ce mé« lange se trou ve dans les actions et les motifs
« des particuliers; il ne doit point se glisser

« tion , la soif de s'accroître j sont des fl éaux
« dans un Ordre religieux, plus redoutables
« encore que la volupté et la mollesse. Leurs
« ravages sont plus étendu s et plus nuisibles' il
« la tranquillité publique,

«

«.

« dans les lois , eLsurtout dans ce lles d'un corps
« régulier qui r apporte tout à la divinité. Ce

« serait un vice inhérent à sa constitution, qui

aurait infailliblement des suites funestes. Les
« plus saintes lois n'empêchen t pas toujours le
«

« mal ; mais si la législation est elle-même vi-

SU H LE PARL E ME N T D E PROVENCE.

•

« Ces r essorts dangereu x son t mis en usage

« par l'institut de la Société, dans l'obj et de
« proclli'er plus efficacement le bien uni ver« sel. On a remué des sources llOurJ)euses pour
,( faire jaillir des fontaines d'eau v ive ,
« L es Jésuites ne sont ni des anges, ni des
« démons; ce sont des h ommes que le zèle et
« l'enthousiasme ont r éunis dans u n faux sys\( tème de religion . Or, comme toutes les instÎ« tutions déclinent avec le ti mps, il n'est rien

« de pire dans la nature que la corruption d'un
« faux système de r eligion , Le fana ti~me fait
« aisément alliance a vec l'ambition, qu'il con•« fond avec le zèle, La l)onne foi diminue 1n« sensiblement, l'ambition augmente; l'illusion
« est m oindre, et l'orgueil plus criminel.
)11 ,

'4

�ESSAIS HIS'l'OI\IQUES
SU ){ LE PAHLEl\1E N"T DE pnOVE NC E.

« Un Ordre austèJ;e et contemplatif, qUI se

corrompt dans le relàchement de la disci« pline, devient un poids inutile, mais peu in« quiétant pour l'État; un Ordre qui a pris pour
« objet de diriger toutes les ames, et de dominer
« partout pour la gloÏJ:c de Dieu, se corrompt
« dans les vices de l'esprit; il en devient plus
« formidable. Le premier tombe dans la mol« lesse et la léthargie, le second dans une COD« vulsiou d'intrigues et de projets ambitieux :
« telle est l'histoire de la Société. »
Après le plaidoyer remarquable de l'illustre
«

Monclar et Les lcnteurs d'un examen app!'?fondi (1) , parut, le 28 janvier] 763, le fameux
(1) 'Monclar termina so n plaidoyer le

12

jam'ier) e l la

Cour ne porta son arrêt que le 28) "près avoir fait registre de la cause, au ~'apporl du Conseiller de Boades, et
oUl le compte rendu des constitution s de la part des
Commissa ires.
Ceux.- ci s'étaient divi sés le travai l : le CODseilJcl' de

arrêt par le'luelle Parlement de Provence prollonça défiuitivement la suppression des J psuites, comme l'avaient déja fait celui de la
Capitale, et plusieurs autres du Royaume.
Cette décision 'renferma les motifs, visa les
pièces qni l'avaient fondée, et accueillit en entier les fins que le Procureur-Général avait
prises, en rendaut définitif l'arrêt du 5 jUin.
Ce ne .fut point sans opposition que cet anêt
litt rendu (1); mais il nous est impossible de pouvoir préciser les forces de la minorité qui le
combattit. Nous croyons cependant pouvoir
affirmer que cinq magistrats seulemcnt se déclarèrent, dans cette occasion, favorab les aux
Jésuites, et que sept autres, en s'élevant cont.re
la décision, n'eurent d'autre motif que l'incompétence de la Cour; la suppression des Jésuites,
qui leur paxaissait juste, ne pouvant être prononcée, selon eux, que par le Souverain luimême. Mais hitons-nous de dire que le procès

Boatles ana ly sa le rég im e de la Société; le Conseiller de

Bou tassy ses privilèges; le Conseill er de Beauval sa do~­

(1) La lon g ueur de l'an ê t Ju 28 jam·ier nf: nou s per-

trine et sa morale ; d ie Conseiller de Sainl-l\1arc les di-

met pas de le rapporter : on le trouve imprimé (bns le

verses classes des agrégés 1 cl la nature (le leurs , 'œIlX.

R ecueil des pièe!-s duprocès.

�ESSAIS HISTORIQUES

SU R LE PARLEMENT DE PI\OVENCE.

eu mercuriale, entamé contre les magistTats,
en tenait dix éloignés, qui, d'après .les apparences, auraient renforcé les rangs de l'opposition, sans cependant pouvoir lui donner la
moindre espérance de triomphe. Deux arrêts ,
qui n'étaient qu'une suite de celui - là, furent

l'exemplaire, en forme probante, des assertions
dangereuses, et la lettre origina le d'Henri IV à
M. de Buzanval, son ambassadeur aux Provinces-Unies, datée du 9 janvier 1595 (1), et

rendus le lendemain.

(1 ) Cette lettre, dans le cours de la "évo lu tion, a passé
de~

Le premier eut pOUl' obj et de condamner
aux flammes les ouvrages des casuistes de la
Société, qui , revêtus de l'approbation de son
chef, offraient, selon le sentiment des lllagistt-a t5 , des doch'ines dangereuses . (1)
Le second ordonna que les constitutions des
Jésuites (2) qui avaient été, dès le principe
du procès, déposées au greffe, de même que

arcbives du Parlement dan s celles de la ville. J 'a i e u

occasion } so us la mairie du Président de Saint-V incells,
ct pa .. les soins de cc di gne magistrat , de la voi .. en origiual. Comme elle est peu con nue, je Cl'ois devoir la rel

pl'oduire ici, quoiqu'elle soit inscrilC Jans l'arrêt du

•

:;,8 janvier qui se trouve impl'imé dan s le R ecueil du.
P" OC(!$ des Jésuites} t.

1

H, p. 7 l.

.'

(( M. de Buzanval , ,'ous fu stes avert y de ma blessure
pOIl'

la dép esc he qui

la(lu cll e

VOllS ful

VOU $

fut raite Je xxvij du mois passé,

envoy ée

pH

la vo.ve de Caltlis, par

homme exprès , e l vou s le serez , pal' la présente J de mon
enti ère guérisoll ) g,'aees à Dieu, n'a ya nt été que huit
livres et lem's a uteurs so nt nomina -

jours enlr e les mai us des ehi l'urgien's . J eud r dCl'ni cI' ,

tivem en t indiqués dan s Parrêt du 29 juin , exécuté le

i'ell rCIll Prci:1Y D ie u en public, n e vous po uvnnt dire c~nl­

même jour.

hien

(1 ) Ces

ùiH'~l'en s

(2) D eux vol. in-fol. , intitulés: Ins titutum Societatis
Jesu., autoritate congregationis generalis Xl/Ill, me/io=rem in ol'dinem digestll,m,

~tuctum

et revisuTn)' Pragœ 1

il

élé grande J'allégresse Clue le peuple 01 monstl'ée

de ma co nvalC'see nee, dont j'ai

l'CÇ U

plus (le consol:uion,

(lue de lUal du coup qui m'a été donn é tant j'affectionne
J

mes s ubjets et prise peu llltl "ie , qui est du tout dcs(liée
sa lut de s alill'es , J e vous

&lt;l U

latis Jesu) apud S. Clementem" anno 11 57,

con tr e le Ina lhcul'enx (Jull 'a commis , lequ el ful exécu té

1

C II VO)

e l'arrêt du Parlement

tJypis Universitati... Caroli-Perdinandi, in coltegio Socv.-

�ESSA IS HI STOR IQ UES

S Ul\ LE PARLEMENT DE PRO VE NCE.

éga lement remise au gTeffe , y seraient paraphés, ne varietur, par les Conseillers de Boades
le lendemai n , ~p l'è s avo ir l'ecogneÎl sa fanlte ) comme p,\

été depuis Uf'! certain J és uite qui avai t composé plusieurs
écrits et mémoires, apl lTOl1 Va nt el soubstcnanl l'Assassillat
du fcû Roy, monseigneur ct fJ'ère , e t persuadant (Ven

commetu'e un scmblal)le con tre moy, cie quoi chacun a
été si émeu et oIrensé, qu'en adjoustan t tous ces malé_

fices aux autres que ceux de c ette secte out commis ùu
temps du feû Roy, et depuis mon ad \'ènement à la cOul' ~mne,

con tre nos personn es et ce roy aume , ladite Cour

les a bannisd' iceluy par son d it arresl, ayant ju g~ ne po uvoir plus avoiT' se ureLé pour ma peT'sonn e el pOUl' l'Estal ,
souffrant telles ge ns v ivre ));'l'mi nous, es tan t si en,tenimés
contre la France el obstinés en lenrs conspirat ions ,

qu' ils se s.o nt mouSLJ'és pa l' toutes leurs actions t:lnt publiques qu e privées j au reste .. , » (Ici la lelll'e conlinue

cl de Saint-Marc; ct que ces docwn ens seraient

retenus aux archives de la Cour, sans pouvoir
en être déplacés qu'avec l'autorisation des
Chambres asseml)lées.
T~ lI e fut 1:). fin de ce. procès mémorable qui ,
pendant toute sa durée, occasiona dans la prov ince la plus grande fermentation. Le pub lic
llcc ueillit le résultat avec empressement ,
parceque l'opinion générale étaitfortementproCJ;l

noncée contre les Jésuites.
Loug- temps h eureux dans le sein de la fortnne et dn crédit, dont ils. avaient peut - être
abusé, ceux-ci tombèrent tout à coup dans des
disgraces que l'humaniU\ ne 'p eut apercevoir
sans gémir. Séparés les uns des a\1.tres, sans amis,
sans asile, réduits à un strict nécessaire qu1il
leurfallait Ij'lêllle tenir de l'État 'lui les frappait,

en chiffres ct hi éroglyphes. Voy. les Pieces i fMtiji.cat' J
à la f\n de ce "01.) . E lle se term in e par ces 1Il0ls: Je prie

Dieu, M. de Bllzanval , de vou s :l"'oir çn sa sain te garcle,
E scrit à P&lt;lris ) le jx jour de janvi er 1595 .

pl'ésencc (lu Pro c ure ur-Gén~ l'a l ) en exéc ution de l' arr~ t

Signé, HENRI,
el

Signé,
Au- dessous on lil :

«(

tle la Cou r, les Chambl'es assemb lées, de ce jour. Fait à
Aix , clans le pollais , le 29 janvier 1763 , signé.'i, de Boa-

pl us bas 1

DE NEUFVJLTX .

1re ~ par nou s Conseillers du Ro i et Comm issa ires, en

JI

Paraphée, ne "m'te /ur, ladit r lel-

des, lVleyJ'o nn el d(~ Sainl-Mal'c , Rip ert de Monclar

ReSibàud , g,'efli f" '. JI

j

�ESSAIS HISTORIQV ES

su n LF.

i ls furent condamnés à végéter sur des terres
étrangères , ou à rechercher dans leur patrie
des retraites ignorées, pour ne pas se soumettre
il un serment qui, légitime en lui-m ême, devait
peser à leur conscie nce, parcequ'il brisait d'autres liens.
Mais nous n'avons pas il les suivre dans ces
v icissitudes qui succèdent ordinairement aux
grandes prospérités, et dont le tableau s'offre
il la modération pour la tenir toujours en garde

contre la soif de la puissance. Ce n'est plus des
J ésuites dont nous avons maintenant à nous occuper. La ratification &lt;flle le Souverain ne tarda
pas à donner aux act1lS de la magistrature, Cil
prononçant une expulsion generale, et les anathèmes dont le SOI.tllerain Pontife lui-m ~me les
frappa quelques années après, n'appartiennent
point au suj et que nous traitons.
Nous avons rempli noire tàch c, Cil parcourant les procédures dont les Jéslùtes out été
l'obj et en Provence, et Cil faisa nt connaître les
résultats qui en f urent la suite. Il ne nous restc
plus qu'à rappeler les évènemens qu.i , à lcm·
occasion, se réalisèrent, au préjudice de l'Iu-

1

PAR~EME NT

DE PROVE NCE .

sieu.rs magistrats ; leurs infortunes durent na, turellement rejaillir sur la Compagnie dont ils
étaient membres.

�3-8
1

E ,~SA IS

HISTORIQUES

Su n LE PARLEMENT DE PROVENCE.

jaillirait scanda leusement sur elle, et porterai t
atteinte à la considél-ation publique qui doit être
son appuI.
CHAPITRE XX_
llfocès en mercuriale

l'J.Ll ;, tlLX memLrt!S (lu Parlemel\l.

,

un temps de tribulations et de calamités pour la magistrature, que celui où elle est
obligée de s'armer de rigueur contre ses pro-pres ministres_
La sagesse de nos Princes lui a du moins
ménagé toujours, dans ces conjonctures affiiC'EST

geantes, la consolation de pouvoir allier ce
qu'elle se doit à elle-même avec ce que la société a le droit d'exiger_
La justice et l'honneur lui ont commandé de
punir les violations de ceux que la sainteté du
sacerdoce n'est pas assez puissante pour maintenir dans la voie du devoir; mais l'humanité,
la délicatesse et les égards dus it la confraternité, l'ont autorisée à se consti tuer en tribunal
de famille, pOta' apprécier, dans l'équité et le
silence , des Juanquell1cns dont l'impunité 1'c-

Je la compare il un père éclairé, juste et sensible à la fois, qui, ardent à conserver la réputation de ses fils et l'h onneur de son nom :
sait néanmoins tem,pérer sa sévérité par SO(1 indulgence, et tient compte des résultats funestes
qu?ont obtenus leurs folles entreprises_ Instruits et punis déja par les vicissitudes qui ont
été lç terme de leur entraînement et de leur
délire, il ne r~ste plus au père qu'à prononcer une censure, pour mieux faire sentir le.
prix d'un pardon; et il ne g-arde ses rigueurs et
ses vengeances que pOUl' les jours néfastes oil
la transgression cl II de VOil:, fayorisée par la
fortune, peut trouver dalls ses succès de nouveaux motifs, pour faire persévérçr dans une
conduite coupahle_
Telles devaient être les dispositions du Parlement de Proyence , lorsque, apr~s sa décision
sur les Jésuites, il eut à porter ses regards sur
lui-même, et à constater les él élll en~ d'un e déplorable scissiop.

�380

ESSAI S H IST O I\l Q U ES

En admettant que les dix magistrats qui fur ent cités il sa barre, eussent été coupables de
la r évolte, des délations, des calomnies , des
intrigues , et de toutes les déruarch.es qu'on leur
imputait à crime, n'etait-il pas juste de peser
l es circonstances qui avaiént pu les déterminer,
l'agitation générale qui av ait exalté leur zèle,
ct les illusions qui dissimulaient à leurs yeux
les écarts auxquels ils s'abandonnaient sous les
dehors d'une générosité entraînante, depuis
que l'Ordre r eli gieux qu'ils protégeaient vil'Cment , était poursuivi et malh eureux; et ne
semblait-il pas équitable, lorsque la justice
avait triomphé ~ e leur cabale, lors&lt;rue l'opinion publique avait condamné leID's effor ts, de
les exciter au r epentir par un pardon généreux
qui eût couronné de paternelles représentations ; et qu'ainsi r éconcilièe avec ell e-mêlllè,
la magistrature reprit toute sa for ce , ct s'attachât par des hienfaits ceux qu'un fanatique
verti ge avait poussés à la révolte ?
Mais , dans les époques orageuscs , est-il toujours permis de consulter la sagesse? Des opin ions reli gic uses, sans doute exagér ées, avaient

sun

LE pA RLEl\f EN'f DE PHOYE ' CE.

381

elltr~ În é

au-delà des bornes un grand nombre
de lII agistrats ; un funeste point d'honneur, des
ressentimens impérieux, comm andèrent 'des
vengea nces aux autres,
La Compagnie, exposée à des dangers immiliens dus à l'opposition ardente de quelques-uns
de ses membres, céda à la voix d'une justice
sévère, et n e prév:it peut-être pas assez les
maux que les circonstances devaient attacher
aux rigueurs, Déja des poursuites av aient été
annoncées conh'e un magish~a t que son âge et
ses travaux rendaient v énérable (1), et l'indulgence les avait arrêtées; déja l'acti vité des
démar ches du Président d'Éguilles en faveur'
des J ésuites, avait excité le !nécontentement
de ses collègues, lorsque des Mùnoil'e8 qui
parurent sous son nom vinl.'ent alimenter le
1'Cssentiment.
Des cris d'indignation et de désaveu s'élev èrent du sein des Chamhres contre ces produc-

(1 ) Le 30 juin ' 762, lorsque M, de MODt- V . 100 père
avoil acc usé le Procureur-Général d'avoir re ndu faussemenl compte des Constitu.ti01l,S des Jésuites.

�E~SAIS

HI STOnlQUES

lions véhémentes ; et plusieurs des 1118gistTals
absens, appelés à s'expliquer sur leur contenu ,
se hàtèrent de partager les sentimens 'lue la
Compagnie venait de manifester. Cependant ,
plusieurs autres, en resta nt muets, ou donnant
des réponses évasives, confirmèrent les soupçons que leur conduite précédente avait fait
concevoir, et devinrent de plus en plus suspects d'avoir trahi les lois d'une 'justice impartiale, en accordant aux J ésuites une protect1on
aveugle et sans mesure.
Tels furent les motifs d'un procès grave,
dans lequel ils figurèrent comme accusés, et
dont les procédures ajournées à une époque où
une décision définitive interviendrait SlU' la Sociéte de J ésus, fnrent alors snivies avec un
empressement rigolueux.
Pour donner une juste idée de cette affaire ,
HOUS devons rappeler ici en abrég6 la plaiute
que présenta au Parlement l'Avocat-Général
de Castillon: ell e fera con nalLre uu e part1e des
intrigues que souleva le procès cé lèbre dont
nous avons r endu compte, et les reproches qui
s'adressèrent en particulier aux magistrats dont

SU R LE P.t\RLEl\lENT DE l'nOVE NCE.

383

les malheurs vont nous· occuper. Nous puisons
d'autant plus volontiers dans le discours du
ministère public , que les déclarations ùes témoins qu'il fit entendre, démontrèrent la fidélité de son exposition.
D'après lui, les Mémoires publiés sous le
nom du Président d'Éguilles accusaient la Compag'nie de toutes sortes de prévarications, de
déni de justice, de désobéissance envers le Roi ,
d'usurpation systématique sur les droits sacrés
de la souveraineté, et de conspiration contre
les lois de la monilrchie. (1)
L'abbé de Montvalon, réputé l'un des auteurs de ces productions diffamantes, avait, de
spn aveu, conjointement avec le Président
d'Éguilles, présenté un mémoire au Roi; el; i l
n'avait pas protesté contre la supposition de
ceux qui avaient été mis sous ses yeu..,,! et il ne
s'était pas empressé de déclarer qu'ils différaient

(1) Il suffit de lire ces M émoires consignés dans le
R ecueil du procès des Jésuitt:s, pour connaître tou s

reproches accumulés contre la m agisLrat uI·C'.

CC!i

�384

ESSAIS HISTOI\IQUES

du sien! Fallait-il plus que ce silence pour le
convaincre? .
Le Président d'Éguilles était soupçonné plus
vivement encore; et ses voyages multipliés,
ses démarches acti ves , ses refus de rentrer dans
sa Compagnie, après en avoir été sommé par
elle, ses propres discours, et l'aveu fait par lui
d'être l'auteur des M érrwires, le signalaient
suffisamment comme . chef de cette conjuration dont les complices s'étaient décélés eux-

su n

LE PA RLE nt ENT DE PROVE NC F:.

385

« ca lomnié lem' Compagnie et la magish'ature
« entière, quandils ont cru n'avoir plus d'autres
« moyens pour servir la cause qu'ils avaiertt
« épousée, .. , ils ont ch erché à capter des suf« frages ...

« Ils ont pris toutes les formes que l'intérêt

« Cette cabale, u'ayant pu se grossir autant
« qu'il le fallait pour prévaloir , ell è a pris le
« parti de traver ser les délibérations, et d'empê'
« cherie jug'ement() ).1Is ont méconnu les droits
« de la pluralité, lorsqu'ils ont désespér é de
« pouvoir la former .. . Enfin ,ils ont porté leurs
« attentats jusqu'à vouloir que le petit nombre
« pr évalût sur la majorité, et lui donnàt la loi ,
« proj et éga lement insensé et criminel qu'on a
« osé porterjusqu'au pied du trône, en annon« çant une scission et des voies de fait CO UITe
« l'autorité légitime. »

« de la société pou v ait exiger; solliciteurs,
« agens, conseils et juges, i ls lui ont d'abord
« sacrifié les principes et les bienséances .de

Ces amis déclarés des Jésuites allaient les
féliciter lorsqu'ils concev aient des espérances;
ils établissaient des correspondances avec eux

mêmes.
« Personne n'ignore, ajoutait l'Avocat-Gé« néral (1 ) , que ce complot avait pour but de
« conserver les Jésuites aux dépens de toutes
« les lois; et que, pour le faire réussir, les
« juges s'étaieut ligués avec les parties.

« leur état, et ensuite leur état même; ils ont
( 1) Ce reproche s'3pplique à l'arrêl du 5 juin 1 à l' oc··

(1) 1''l. de CasLillon, dans son R équisitoire d e plaintlM ,
(Prort d . en merc. , manus('_, in-fol. , p. 17.)

casion duqu el les magi stra ts f.n'orahles au:s. Jés uites

fll sh ent d'opiner.

lI!.

1'(" -

�386

ESSAIS IllSTOl\ IQUES

a u dehors, pOUl' l':lü'c réussir leul's projets, et
tenaient des assemblées fl'équentes, dans lesquelles on agitait les questions les plus étran"ues , et où souvent cll es étaient adoptées,
La lettre écrite au Chancelier en suite de
1

l'arrêt du 5 juin, sm' laquell e plusielU'S magistrats n'avaient apposé lcul' seing que par
complaisance, était le résultat d',un conccrt
entre les J ésuites ct 'Iuelques magistrats, Le
p, de Pontevès la portait 1ui - ))lêmc il signet'.
Ayant été refusé par l'un des membres du Parlement, l'abbé de Mont-Valon le remplaça avec
succès dans ses sollicitations.
Les .~t[emoi/'es etaient éga lement faits a la
prière, et dans l'intérêt des Jésuites ; ce fut pOlU'
eux que le Président d'Eguilles ct l'abbé de
Mont-Va lon se déterminèrent il les porter au
Roi, ct qu'obtenant un sursis en leur faveux ,
ils l'annoncèrent avec une joie indiscrète, en
écri vant à leu1'S adhércns : Victoire, victoire!
nous triomp/wns ,
Arrives bientôt il Aix, ce succès les encourage à consommer le projet de scission qu'ils
avaient conçu depuis long-temps, I ls prennent

~u n LE PARLEMENT DE PROV ENCE.

la l'ésoluLion de se constitu er en P:l1'lell1ent avec
leur s amis, de casser des arrêts de la Cou r pal'
des a1'1'êts de leur autorité, de soutenir lem
usurpation par la force; ct le Président d'ÉgouiUes a le courage d'aller lui-même Illanifester
au prell)ier J'résident ces desseins sédi tieux,
Ce malheur n'eut pas lieu , parceque des magistrats, elltralnés d'abord dans les conci liabules
de cette hostile opposition, furent l'appelés à la
voie du devoir pal' l'exagération des projets 'lui
s'y préparaient,
Mais d'autTes , moins clairvoyans, plus passionnés on plus faib les, y demeu~'èreJ1t fi,lùles, et sou tinrent de leur nOl)1hre ct de leurs
efl.o~'ts les d,6marcbes lIIultipliées et ardentes,
auxq uelle~ s'abandonnait le /nagislpt 'lui .~'é lait
dée)afé le chef de cette nouvelle ligue,
Tel est le taNeau des faits qui pesèrent sur
lcs dix accusés dont il faut r évéler les noms,
Sur un prèmier plan se présentaient le Président d'Éguilles et le Conseiller-clerc de MontVa lon; s'offraient ensuiLe il la vue contristée
de la justice, les Conseillers de Mont-Valon
père, de 1\'[ont-Valon fi ls aîné, de Coriolis, de

�388

•

389

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEME NT DE PROVE NCE .

Beau-Recueil, de Mirabeau, de Jouques , de la
Canorgue ct de Charleval.
Le procès fut instruit par contumace contre
la plupart d'entre eux. Trois seulement se pre..
sentèrent devant les Chambres assemblées pour
répondre aux reproches qui leur étaient adressés, savoir: MM. de Mont-Valon père et fils, et
M. de la Canorgue. 11 serait peu- intéressant de
rappeler les longs interrogatoires qu'on leur
fit subir, et dans lesquels ils se bornèrent pres&lt;lue toujours à dénier les faits dont on les accu·
sait. Mais nous ne saurions passer sous silence
les réflexions par lesque ll es M. de Mont-Valon
père tit précéder ses réponses.
Si, en offrant le tabl eau des plus longs et des
plus honorables services, elles fournirent parlà même à la sévéri té (lu ministère public l'argument que le viei llard n'en était que plus
coupable pour avoir laiss6 vaincre son expérience par ses passions, la postérité ne doit pas
moins y puiser des titres pour être indulgente
et pour réhabiliter sa mémoire.
Voici le discours de ce magistrat: « Je sup« plie, dit-il , très humblement la Cour, de

faire attention qu'il doit être bien douloureuX'
« pour lui d'ê lre accusé et d'avoir à sc dcfendre
« a près soixante-trois ans de service, ct a voi r
« autrefois mérité la confiance de la Cour, j us« qu'au point d'être choisi seu 1 pour diriger une
« affaire des plus importantes contre la Cour
(c des Comptes; d'avoir ensuite été député seul
« pour aller défendre cette affaire au Conseil;
« d'avoir été honoré d'une pareille confiance,
« pour dresser par l'ordre du Parlement le pré« cis de toutes les déclarations, édits et lettres« patentes, comme aussi d'avoir, sur la démis« sion de sa charge, reçu dc S. M. la faculté
« jusqu'alors inconnue d'en conserver l'exer« cice, sa vie durant, quoiqu'il n'eût demandé
« que la retenue ordinaire de cinq ans; comme
« aussi d'avoir été consulté par le Chancelier
« d'Aguesseau sur les articles des nouvell es
« ordonnances qu'il avait projetées, et d'avoir
« ensuite été récompensé pa.r une pension don t
« le Roi le fait jouir. Enfi.l, après avoir eu
« l'avantage rare d'être dans l'intime confiance
« de M. le premier Président Lebret fils, il
« n'aurait jamais pensé avoir à sc défendre
«

�39 0

ESSAIS HI STOR I QUES

« cont~'e des accusations 'ju'i l lie lui sera pas

« difficile de détruire. »

C'est après ces observations préliuùnaires
que ce magistrat répond à l'accusation portee
contre lui.
Ses compagnons d'infortune fournissent aussi
leurs réponses, et discutent avec rui les nom]Jreux témoignages qui lelU' SOlJt opposes, ainsi
'lue la légitimité des témoins avec lesquels ils
sont confrontés; ct il ne reste plus pOlU' eux,
avant le jugement, qu'il subir ce que l'on
appelait alors l'interrogatoire par atténuation.
Mais les décrets rend us contre les absens , les
perquisitions rigoureuses dont ils avaient été
l'objet, l'aspect de la Compagnie, les dispositions qui paraissaient l'animer, peut-être aussi
des craintes qui prenaient leur source dans les
révéla.tions de la conscience, déterminèrent ces
magistrats à partager l'a))sence de leurs collègues. Recherchés alors comme eux, ils surent
aussi éviter d'être découverts ; et le Parlement
n'eut plus à prononcer son arrêt que 10ln de la
présence des acc uses. Par sa décision du 17 lIlai

su n

LE PAf\J:' EME NT DE PROVENC E.

1763 , la Cour, les Chambres asselllblées, les
distingua en trois catégories.
« Pour les cas et crimes résultant de la procé« dure, porte l'arrêt, la' Cour a condarnné et
« condamne, savoir: le President d'Éguilles à
« être et demeurer banni d'l Ji\.oyau:.ll'c à perpé« tnité, l'abbé de Mont-Valon à être banni de la
« province et du ressort de. la Cour peudant le
« temps et le terme de vi ogt années ... A déclaré
« et déclal1e les Conseillers de COl'iolis, de Beau« recueil, de M.irabeau père , de Jouques père,
« de Mont-Valon père et de Mont-Valon fils aÎ« né, dûment atteints et convaincus de cOlupli« cité avec lesdits président d'Éguill es et abbé de
« Mont-Valon, sur divers chefs contenus aux
« mêmes plaintes, et résu l tant de la procédure,
« savoir: d'intelligence et concert avec les ci« devant se disant Jésuites dont ils étaient juges;
« d'assemblées illicites ct associations form ees
« pour concer ter les moyens de conserver la
« ci-devant &amp;0ciété desdits sc disant Jésuites ;
« d'attentats prémédités contre les règles de I:.t
« discipline et les lois constituti ves des Parle« mens; de macllinations et intrigues con l~'e

�ESSA IS HISTORIQUE '

« l'autorité de la Cour et contre l'honneur et la
« sûreté de la magistratUl'e; les déclare pareil-

« Icment atteints et convaincus du ref~s de
« désavouer un Mémoire rendu pub lic) et dès-

« lors attribué à deux magistrats, précédem« ment munis de leurs pouvoirs pour réclamel'

« en leur nOm contre les arrêts rendus par la
,( Cour au sujet de ladite ci-devant Societé; le« dit Mémoire contenant des principes factieu:s:
« et fanatiques) l'annonce des plus criminelles
« résolutions ) scission scandaleuse et voies de

à dé« crier par de fausses délations les démarches
« de la Cour) à rendre suspecte l'inviolable fi(, délité des Parlemens) à exciter la sédition et
« la révolte) à accréditer lesdites délations et
« attentats) en les présentant comme le voeu de
« la moitié de la Cour; de persévérance. __ dans
« ledit Mémoire par un second pareillement
« rendu public qui renouvelle __ . etc_ ; pour ré« paration de quoi a déclaré et déclare lesdits ...
« ( Conseillers) incapables d'exercer aucune
(, fonction de magistrature_ . _ ordonne qu'ils sea l'ont rayés de la liste des officiers de la Cour ;

sun

l.E PAI\LEl'!TENT DE Pll.OVENCE.

393

« condamne les Conseillers de la Canorgue et
« de Charleval) pour les cas résultant des pro« cès) à être et demeurer interdits de toutes
« fonctions de leurs charges) pendant le temps
« et terme de quinze années_ .. »
Trente-trois magistrats concoururent à 9ltte
sévère sentence (1) ; elle dut leur coûter) il faut
le croire) des larmes de douleur ) parceque ce
ne peut pas être sans affliction qu'un corps considérable) attaché à sa renommée et à sa dignité) se détermine à proscrire comme criminels

« fait contre l'autorité légitime) tendant

(1) Le pl'em icl' Pl'ésideot; les Présitlens de Saiot-Viocens, de Peynier, et de Saint-Paul ; les Conseillers de
Boades, de Boula ssy, de Gras, de Meyl'onnet, c.Iu Poet,
de Gfl. lIifel, de Balon, de Saint-Marc, de Sa iu t-J ulien,

de TI'imond, de Ventabren, de Gras fi ls, de Moissac, de
Lubières , de

Chene~lI es,

de Boutassy-Rousset, de

Sa in t-Jean, d'Orcio, d'Esti e nne, de Châteauneuf, de
Sai ut-Martin • de Lauris, de Nibles, du Bourguet, de

l'Isle, cie La BouLie, Leblanc de Scrvane, de Beaulieu c t

du Q uey lar.
Les autres magistrats s'éloignèrent , à cause de leu,'

qualité de p&lt;trens des partÎes, ou de temoins dans le
procès.

~/

�39 '1

ESSAI S H l ST ORIQ U ES

une partie import a nt e des m embres qui le COllstitu ent. Le souvenir des dangers qui avaient
pu menacer le Parlement ne suffit pas sa liS
doute pour ioopirer tant de rigueurs; elles lui
furent surtout dictées par l'empressement avec
lequel il ch er chait sanS' cesse à maintenir l'intégrité de sa réputation et ces principes d'honneur qui, dans leurs exigences, ne savent pas
accueillir les conseils d'un indul gent esprit de
confraternité.
Affranchi de ces susceptibilités qui , pour
être h onorables, n'en sont pas moins désordonnées, le Parlement eût senti que son intérêt
bien entendu le portait il l'indu lgence, et qu'un
pru:don généœux lui était suggér é par l'iufluence 'JU'avaient eu les évènemens sur la résol ution des ma gistrats qui s'étaient sépares
de lui.
\
J etés dans les rangs d'une opposition ardente
ct irréfléchie, par des idées de religion qui leur
faisaient croire de bonne foi qu e r enverser les
J ésuites, c'était du même COUi) détruire le culte
de leurs pères, ils méritaient quelques égards
au mi Lieu mèllle de leurs excès, ct ava ient &lt;les

SU H L E PAl\LE M EN l' D E P ROVENCE.

395

c:L:oits il la sa lutaü'e amnistie que la v ictoire, à
la suit e des commotions publiques, ne r efuse
jamais au parti vaincu .
En s',,"banùonnant il d'autres idées, le Parlement se rendit pour touj ours étranger à plusieurs familles h onorables 'lui dès long- temps
a vaient contribué à sa gloire, et fit concevoir
des craintes et des ressentimens secrets à celles
'lui , par reconnaissance pour l'illustration
'lu'elles avaient puisée dans cette Compagnie,
oubli èrent ses r igueurs ct s'associèrent encore
à ses destinées, tandis 'I"e la gratitude, récompensant la bi en ve ill ~ ll ce , aurait sans doute r établi plus étroites 'JUe jamais l'h armonie et
l' union qui sont indispcnsables pour l'ad nuni stration d'une l)onnc j ustice .
Ces évèuemens désirables ne se réalisèr ent
qu'après que le Co nseil du Roi eût adouci l'arrêt
du Parlement (1), en r éduisa nt de beaucoup les
peines prononcées contre le Président d'Éguilles
(1) No us aurions désiré fa ire co nnaJ'lre en détail les
dis pos itions de cel arrèt , mais il no us a été imp oss ibl e
de le retl'QU "el' .

�396

ESSAIS HISTOI\JQUES

S UR LE PARLEMENT DE PROV ENCE.

397

et l'abbé de Mont-Valon, et réhabilitant sans
restriction les au tres magistrats.
Cette décision royale dut consoler la magistrature, ct disposer ses membres à une réciproque condescendance dont il eût été à désire\'
qu'ils ne se fussent jamais éloignés.
Mais, comme les autres Parlemens du Royaume, celui de Provence était voisin de l'époque
où il devait être frappé de nouveaux et plus
redoutables malheurs.

CHAPITRE XXI.
Derniers débats entre la Cour des Comptes et le

Parl ~ ment.-

Nou-

velles remontrao ces au sujet des édils.-R éurganisat ion de l'ordre

jndi ciaire .

L'ÉPOQUE où nous sommes parvenus est de
douloureuse mémoire pour le Parlement de
Provence.
Luttant avec persévérance contre des lois
fiscales multipliées, au moyen desquelles l'esprit de profusion ne parvenait pas, en accablant
les peuples, à satisfaire ses besoins désordonnés;
luttant avec une rivale helU'euse qui, au prix
de sa condescendance, s'assurait un puissant
crédit ; agité dans son propre sein par des dissi"
dences religieuses dont le caractère est de méconnaître l'indulgence et le pardon, le Parlement d'Aix avait été condamné à des oscillations
et des tourmentes qui , comme les commencemens d'une violente maladie , lui offraient des

�398

ESSA IS

IHSTORIQ UES

présages d'un e crise procJlaine ct désastreuse,
Nous ne tarderons pas il voir réaliser ces
disgraces; en attendant , rappelons quelques
évènemens qui durent en accélérer la marche
ou en favoriser les moyens,
N'hésitons pas il croire que ses démêlés sans
cesse renaissons avec la Cour des Comptes ,
n'aient été de quelque influence dans les malheurs du Parlement, alors surtout que les débats
récens qui s'étaient élevés entre ces Compagnies,
avaient été prodnits par l'empressement de
l'une il. complaire au pouvoir, ct pal' la résistance qu e l'autre avait opposée à ses vues,
Nous avons en demie1' lieu rappelé ces discussions ; ell es ne f'u'ent pas long-tem ps suspendues; et la hienveillance du ministère qui
dédolllluageait la Cour des Comptes de sa docilité , en encourageant les en treprises de ceIJe-;;i,
ra11l ena en 1766 des divisions déplorahles,
Elle avait voulu faire exécuter les édits
d'impôt, avant même qu'ils eussent été vérifiés
pal' le Parlement". Ell e avait persévéré daus
celte prétention, et intimé aux juridictions inférieures , placées sous ln dépendance dc l'autre

399
CUilIpagnie, de déférer à son exemple ct il ses
ordres.
S U"- LI:: PARLEMENT DE PROVE 'CE.

Des mandemens contraires leur avaient été
adressés de la paxt du P&lt;\rleOient , leur supél'iem' direct. Dans ce conflit, des substituts
avaient ohéi il la première injonction ct requis
la publication dc~ édits; d'autres y avaient résisté. Les premiers, mandés pal' le Parlement ,
s'étaient excusés de leur soumission irrélléchie ,
et avaient promis plus de ferUleté; celle des
autres s'était retrempée dans les éloges dont
on avait honoré leur conduite; en sorte que la
Coux des Comptes, mal gré la faveur dont elle
était soutenue, trouvait des obstacles il l'exécution de scs arrèts . Cette résistan ce la poussa
à la sévérit.é, et elle osa interdir e les gens du
Roi attachés &lt;l U X sénéchaussées qui méconnurent ses ordres.
Le Padementaperçut un grave attenutdans
cette mesuxc ; l'irritation qu'il en conçut lni
dicta des plaintes véhémentes qn'il s'empr essa
de déposer aux pieds du trône. 1\1oi's les circonstances sc p1'êtaient pen il cc qu'clles fussent
entendues, ct le temps qui ~'éco l1la d:l lls l'al-

�1. 00
'1

ESSAIS HISTOnlQUES

tente ct le silence, ne servit qu'à donner plus de
violence à l'incendie qui succéda.
Au commencement de 1769 , la Cour des
Corn tes renouvela aux tribunaux inférieurs
p de publier les édits
. d"lm po' t
l'ordre
qu'eIle aVili't
enregl'stl'és , et auxquels le Parlement, au cootraire, avait attaché ses refus.
Cet arrêt, connu à temps par cette Compagnie, en dicta un autre de sa part, qui défendit
de procéder à la pub lication.
Ce fut le prélude d'une guerre d'autant plus
fàcheuse, qu'elle dev.int publique, les deux
Cours détruisant leurs décisions par des arrêts
contradictoires qu'elles TIrent réciproquement
afficher les uns sur les autres dans tous les carrefours.
L'ardeur de cette riva lite intéressa le peuple
qui ne tarda pas à s'y associer; se partageant
selon ses affections ou ses in térêts entre les
deux Compagnies, on le vit soutenir leurs efforts réciproques , et les faire alternativement
triompher dans une lutte dont un sentiment de
dignité aurait dû éga lement les éloigner.
C'est ainsi que, tour il tour , l'une fait arra-

sun

l.E PARLEMENT DE PROVENCE.

401

cher les arrêts affichés par l'auh'e, pour y
substi tuer les siens, et se glorifie d'u ne victou'e
aussi honteuse que passagère.

,

Mais ce n'est pas assez de ces désordres pour
des magistrats transportés par le ressentiment:
hientôt l'exaltation offre un spectacle plus
aflli geant encore, en excitant les membres de
la Cour des Comptes il aller, revêtus de lem's
robes, assistés de leur greffier et sui vis d'une
populace effrénée, faire afficher eux - mêmes
un nouvel arrêt, dont les termes étaient
dio-nes des mesures violentes qui le r endaient
"
public.
Le Parlement s'empressa de r épondre à cette
agression par des actes de procéd ure dirigés
contre sa fougueuse cnn emie.
11 est faci le de com prendre comhien cet
esprit de morosité 'lui di visait ces deux Compagnies devait se faire rcssentu' dans la société. Les ccrcles ne pouvaient plus renfermer
des membres des deux Cours, sans retentir de
leurs querell es; ct il fa llut, pour éviter ces
gra vcs inconvéniens, que des sa lons parI iculi ers
s'ouvrissent pOlU' chaque parti. Cette mesure
liT.

�40.2

ESSA IS Hl STo.n ' QU ES

~ UH L E PAR L E i\l El T DE pr.0 VE NC E .

fut SLU' to.ut rcndue nécessairc à ca use des femlIles &lt;lui , touj ours ~ rd en tes dans leurs passio.ns ,
}lo.rtaient il ces déb~ts une ~xalt~ti o.n sans mcsure .

Cependant l'cspo.ir d'obtcnir satisfactio.n dc
la part du Souverain détermina le Parlement
il suspendre les poursuites qu'il avait connncncées. Le premier Président , le Conseiller de
G~llifet et le Procureur Général de Monclar ,
qui déja s'étaient rendus à Paris pour les affaires
de la Compagnie , furent ch ~gés d'employer à
celle-ci tout leur zèle.
Après quelques mois, Louis XV donna un
r èglement à ce suj et . Il suffit pour faire cesser
l~ scandale d'une guerre ouverte, mais sans

403

Le moment approch:ùt où un triomph e éclal a .lt de,'ait enfler l'orgu eil ' de la Com drs

Comptes; il fut toutefois plus idéal que réel.
Appelée il remplacer le Parlement , elle fut
dépouillée de son propre titre , et exposée,
lorsqu'elle le reprit , à des raill eries piquantes.
Elle n'en acquit }las moins des titres il la r econnaissance des magistrats di sgraciés, par la
générosité de sa conduite envers eux . Ce sent:Îmcntramena l'harmonie, en mettant un tenne
définitif à lem s combats ; et, si quelques nuages
s'élevèrent encore entre ces deux corps, ils
n'amenèrent plus de pareilles tempêtes. Il semlll ait qu'ils s'étaicnt pardonné, pour march er de

pouvoir encore amener une paix franche ct
entière. Son objet principal consista à défendre
aux deux Compagnies de soutenir elles-m èU1e~
leur autorité , et leur enj oignit de s'adresser a

concert Ycrs les évènemens qui devaient à la
fois les engloutir.

S. M., à l'instant où des conllits viendraieut les

aYcc chaleur contre la Cour des Comptes, des

diviser . (1)

affai res importantes et multipliées fixaient son
attention .

. n t cc l'è 0
ITlement
( l ) Les leltres-pate ntes qUi• rc nlrCI'malc

Curent enregistr ées au P" l'I cmcnL le

12

septembre 1769,

Mais, avant que le Parlement eût adopté ces
sentimens pacifiques, ct lorsqu'il luttait encor e

11 obéissait au Roi, en réunissant de nouv eau il la Provence le Comta t Venaissin ct la

�sun
ESSAIS HI STORIQU ES

ville d'Avignon (1), qui devaient retourner au
pouvoir du Pape en 1774·
Dans le m ême temps il s'efforçait de faire
adopter des mesures financièr es, moins ruineuses et moins pesantes que celles dont un
ministère sans 'prévoyance imposait si fréquellunent les sacrifices. Dans ce but " ses remontrances étaient multipliées et pressantes, ct
l'oblio-eaient
à demeurer en quelque sorte tout&gt;
jours assemblé.
Vers cette époqu e, la lillerté illimitée accordée au commerce J es grains parut un grand
bienfait de la part du tre. ne. L'esprit de monopole et d'accaparement fit biente.t évanouir ces
espérances.
Toutefois, avant de consacr er ce système
d'économie politique, le gouvernement avait

(1) Le 9 juin 1768, le P arle ment nomma, à cet eff!!1J
pour Commissa ires, MM . lie La Tour, prt:m ier Président
et les Con se illers de Boutassy, de B .. lI on, Sa int-Juli en

J

(l e Mey rQDoet Sa in l-~'larc, Leb lanc Ventab ren) de Lu-

bières, de Lauris J du Bourguet el de- RaoussCL, ainsi que
le Procureur-Genéral de MODclar.

LE PARL EltIENT D E PROV ENCE.

405

demandé l'avis des Parlemens sur ce projet.
Celui d'Aix, après s'être expliqué d' nne manière remarquable sur la question qui lui était
soumise, crut devoir proposer des vnes propres
il compléter cette amélioration. Elles démontrent à la fois sa capacité pour la haute administration, et sa sollicitude sans bornes pour le
pays qui formait son ressort. Nous ne pouvons
nous refu ser il en donner la preuve.
« Il est certain, Sire, écri vait au Hoi le
« Parlement, le 2 [ novembre 1768, que l'ad« Illu·able police que vous avez établie sur les
« subsistan ces, eJ&gt;.-ige djverses autres Illesures
« ponr être complète, La finance a nn e in« finité de perceptions qui g'ênent l'industrie,
« et retardent les progr ès de l'agricu lture, Les
« chemins de communication sont presque par« tout impraticables; la partie montucnse de
« Provence ne peut fournir ses blés à la basse,
« qu'il n'en coûte pour la voiture au-delà du
« t.iers de la valeur; on ne saurait trop faci« liter les charrois par les chemins et par les
« ponts. Plusieurs canaux navigables ou flot« tabl es peuvent être dériv és des rivières; plu-

�406

ESSA IS HI STOR IQUES

sU U L E PARLEME NT D E PI\OVE NC E.

« sieurs riviè" es peuvent devenir naviO'abl
es ,
b
« et les troupes étant employées il ces ouvraO'es
" ,
« les rendraient peu dispendieux.
« Les fêtes sont trop multipliées et trop s6« vèrement observées, continuait le Parlement.
« Supprimer un nombre de fêtes, c'est donner
« du pain aux journaliers, et ôter il plusieurs
« des occasions de dissipation et de dépense. La

frapper cOllmençaità gronder a u loin conLre lui .
Des causes étrangères et particulières étaient
venues ajouter au x mécontent emens Clue les
résistances des Parlemens avaient prod uit s, et
des principes de destruction s'étaient Lout à co up
accumulés sur eux.

« corruption des mœurs, qui augmente de jOlU'
« en jour et qui gagne tous les états , mérite
« toute l'attention et la v igilance d" gouVCI'-

« nement. Sans les mœlU'S, i l n'y a point de
« bonnes lois. Quelle police si utile sur les
« grains paraît~a exe mpte d'inconvéniens, si
« le consonunateur est accahlé par l'impôt , ct

« ruiné par la débauche; si le m arclJand est
« sa ns pudem' et sans foi, et si le monopole [u« neste de l'argent lilit redouter celui du blé,
« qui est presque démontré illlpossi ble Z... »
Pendant que le Parlement prouvait , par ces
avis utiles, et pal' les remontrances cour3 b0"euses
que lui dictaient les édits de finance , comhien
était grand l'amour dont il était animé pOUl' le
Prince et po lU' l'État, l'oragc 'lui devait le

Le Parlement de Bretagne fut le prcmier
fo ye!' de ce nouvel incendie; le Parlelll ent de
Paris en devint la première victim e.
NOlllmé au commandement de la Bretagne, le duc d'Aiguillon s'y fit remarquer par
des violences: ell es firent éclater des plaintes.
La Ch alotais, illustre par ses malheurs autant
CIue par son courage; La Chalotais , dont la
magistrature de nos jours a vengé b lI1 émoirc ,
s'en déclara l'interprète. Mais cette démarch e
rendit le commanda nt , ennemi fougueux du
Procureur-Général qui le pouTSuivait , ct du
Parlement qui applaudissait à son zèle; et d'Aiguillon compta bientôt pour ses ardens auxiliaires ceu.." contre les'luels cette Compagnie
avait éLé la première à se mon trer sévère. De
lit naq uit cette lutte dans la'luelle chaque parti
ohtint alternativemen t des triomphes.

�408

ESSA IS HISl'ORIQU ES

SUR LE PAnLEMENT DE PROVENCE •

.Enfin, la victoire demeurant aux magistrats
de Rennes, ils la signa lèrent par des repré-

cère nt au printemps de 1770 . Les discussions
qui les remplirent, ,parurent intéresser le Souverain; il ne tru'da pas cependant il s'en dé-

sailles, en recherchant quels avaient été les
instigalem'&amp; des derniers troll bles.
Croyant les trouver dans les Jésuites, ils renouvelèrent contl'C eux un arrêt de proscription, et annoncèrent de nouvelles pOlll'suites
contre le duc d'Aiguillon, il qui ils reprochaient
des abus de pouvoir et des crimes nomhreux.
Cette affaire était grave; ell e vint troubler
l'apathie du Roi. 11 semblait être dans la destinée de Louis XV que plus SOll penchaut serait
irrésistible pOUl' l'indolence, plus les évènemens Je dish'airaient de son ido le.
Le premier Président de Maupeou lui fit sentir que, s'i l était impossible de laisser le duc
exposé aux pOlU'suites de juges ennemis, il n'en
fallait pas moins terminer cette affaire, en respectant les solennités judiciai,res, et qu'il était
indispensable d'investir le Parlement de Paris
cOlmne COlU' des Pairs.
En adoptant cet avis, le Roi ordonna que les
séances, auxquelles il voulait être présent, se
tinssent à cet effet à Versai lles. Ell commen-

4°9

goùter, en cédant aux insinuations des partisans
du duc d'Aiguillon, qui lui firen t entendre 'lue
ce genre de discussion pourrait l'amener à la
nécessité d'avoir à justifier ses propres ordonnances.
Cette crainte intimida Louis XV, et le porta
il transformer aussitôt la COlir des Pairs en lit
de justice (1) .
Le Chancelier, au nom du Monarque, yexposa naïvement les motifs de cette résolution,
et finit en annonçant que, par la plénitllde de
sa puissance, le Roi mettait un terme il toute
procédure ultérieure, et imposait un silence
absolu sur toutes les accusations réciproques.
Ce coup d'autorité poussa le Parlement de
Pru'is dans une sorte de révolte: il rendit des
arrêts qu{ marquaient son opposition; le Conseil s'empressa de les annuler par les siens; ils
furent suivis de remontrances, et quel,!ues Par( 1) 11 sc tînt il. Ver~aille.s , le 27 jui ll J770·

�1 10

ESSA IS 1I 1STO IUQUES

lemens de pro \' iu ce les sout.inrent pal' les leurs.
Dans la craint.e que la procedure ne fût contin uée) les pièces qui la const.ituaient, par un
uouvel acte du pouvoir, f urent cn levées du

sun LE PARLEl\r El.'\T nE PROVENCE.

Une fermeté lllai entendue les fit opter pOli r
ce dernier parti ; et des lllembres, pris d'lUS le

de la magistratu re) de nouvelles mesures sé-

grand Conseil et dans l'ordre desAvoca ts, rempbcèl'ent ces magistrats, sans faire oublier de
long-temps au peuple les respects qu'i1 était accou tumé il leur rendre_

vères de la part du gouvernement ; et enfin la

Cette résol ution ebranlait en même temps

détermination hostile de la part des magistrats
de cesser leurs fonctions. Le Parlement ne

tous les Parl emens dll Royaume, et leur faisait
pressentir la destin ée qui les attendait. AUlllilieu
de ces craintes personnelles, celui de Provence
déposait au pied du trône d'énergiques r emontrances sur les malheurs qui venaient de frap-

greffe. De li!) de HOUvel les clalileurs de la pal'l

comptait; que Choiseul pour protecteur dans le
ministère, et ChoisClll venait de tomber en (lisg race. Dès-lors) il pcrdit l'espC;:lÏr de parvenir il
justifier sa conduite répréhensible; et le Chancelier, qui flattait la Cour en mortifiant l'ordre
judiciaire, tramait les projets d'une destruction
générale.
Avant de les avoir définiti vement al'l'êtes, il
commença par frapper le Parlement de la capitale. Les magistrats , brusquement réveillés
au milieu de la nuit (1), n'e urent d'autre alternative 'lue de consentir il reprendre le ser vice ,
ou il accepter les tribula tions de l'exil.

per la mag-istrature de la capitale ; et, pendant
qu'il s'aban donnait ainsi il des scnLimens de
confra terni té, le Chancelier élaborait il la hàte
les llleSUl'es violentes qui allaient les confondre
tous dans une même in fortune.
Si les v ues de Maupeou avaient pu se réaliser
sans secousses ; s'il avait su allier ce qu'i l devait
a u Roi avec les égards que lui commandaient
les délegués du Prince ; si des actes arbitraires ,
des mesures injustes èt impolitiques, n'avaient
pas dégradé son projet de réorganisation, sc,
contemporains et la postérité se seraient réunis

�ESSAIS UISTORIQU ES

pour applaudir au double bienfait qu'il voulait
produire, de rendrc la justice gratuite et électi ve; mais les meilleures résolutions deviennent
condamnables, lorsqu'elles sont conseillées pal'
la vengeance.
L'édit qui supprimait les Parlemens (1), en
leur substituant des Conseils supérieurs que l'hilarité française se plut, par dérision, à appeler
P arlemens jJ;Iaupeolt, ct les lettres-patentes qui
transmirent à la Compagnie de la capitale la
dénomination qu'avait ce lle qu'elle remplaçait .
devinrent des sujets d'affiiction pour les Parlemens qui subsistaient encore. Ils s'en venO"èrellt
"
en frappant de réprobation l'enregistrement
que le nou veau tribunal en avait fait, et qui
ne leur parut qu'un attentat.
Ces enregistremens étant dénoncés à la Cour
d'Aix, elle se hàla (2) de déclarer « qu'ils
« étaient contraires aux lois fondamentales du
« Royaume; et elle fit inhibitions et défenses
« expresses aux sénéchaux, baillis et juges de

( l) Du moi s dl! mJrs 177 1.
(2)

Le

il IllU::..

SU R LE PARLE'IENT DE PROVE NCE.

413

« son ressort, d'accorder pareat,s à aucuns
« mandemcns desdits prétendus Parlemens et
« Conseils supérieurs, comme émanés de gens

« qui sont

00

ce, sans pouvoir et sans carac-

« tère. ))
. De telles mesures ne pouvaient qu'exposer
le Parlement à des disgraces ; mais on n'ellt pas
à le punir isolément: il suffi t de l'envelopper
dans la proscription générale.
Nous allons le considérer réduit dans cet état
d'infortune.

•

�ESSAIS \lI STOR I QUES

su n L E PA nLEI\fENT DE pn OVENCE.

CHA PITRE XX II.

pour les nouveautés, in téressèrent vivell lent sa
cur iosité. Ch acun voulut être témoin de cc
qui allai t se passe r ; ct la vill e d'Aix sc rempli t d'un si grand nombl'e d'étrangers, que les
auJ)erges ne suffirent pas pour les conteuir.
Cependant tous les l'arlementau'es avaient

S ur rress ion c l rétablisse ment Ju Parlement.

LE moment était enfin arrivé où les melllbres du Parlement de Provence devaient céder
leurs places il d'autres ma gistrats. Le pays
pouvait se consoler, en les voyant remplaces
par ceux qui , dans d'autres fonctions, avaient
donné des gages nombreux de leur zèle et de
leur sollicitude' pour ses habitans. Mais cette
circonstance n'était propre qu'à ajouter au dép laisir du Parlement supprimé, puisqu'elle
lui assignait son suceesseur dans la Compagnie
qui avait constamment lutté contre lui.
L'édit qui attribuait il b Cour des Comptes
l'honneur de remplacer le Parlement était
rendu; et M. de Roch ech ouart, conunandant de
la province, ainsi que M. Lenoir, maître des
Requêtes, avaient été commis à son éxéclltion.
Ce fut un gran d évènement pour la province. La versa tilité d ll peuple ct son amour

reçu l'ordre de se trouver au Palais, le 1 " octobre, à huit h eures du matin .
Les Commissaires s'y r endirent immédiatelIIenl après, ct furent reçus sans cérémonie de
la part des magistrats. S'étant placés au-dessus
du doyen dans les Chambres assemblées , ils
firent enregistrer d'a utorité, pal' très exprès
commandement du Roi, l'édit de suppression.
Obligé de leprésenter avec cette fol'J1w lité, M , de
Castillon en prit occasion d'adresser à la COUl'
des paro les r emp lies de sentiment et de (u gnité.
A l'issue de cette séance, tous les magistrats,
sans exception, reçurent une lettre de cachet
qui les exilait dans leurs terres , ct ne leur
laissait que quarante-huit heures pour quitter
la vill e.
Des tracasseries locales v inrent aggraver ces
r igueurs. Le lieu de l'exil était resté en blan c

�SU R LE l'ARLE'lENT D E PROV ENCE,

ESSA IS HI STORIQUE S

dans les lettres de cachet. Cemt qui se.livrèrent
au soin de le remplir il Aix, prouvèrent qu'ils
n'étaient pas exempts de caprice, de jalousie
ct de malveillance . C'est ainsi que M. de Castillon, qui avait demandé il être envoyé à Arnajon , sa t erre principale, fut au contraire
oblio-é de se retirer dans une petite maison de
"
campagne
située aux envirorls de Marseille , et
qui n'offrait pas une h abitation suffisante pour
un long établissement.
L'aspect que présentait la vi lle d'Aix était
des plus tristes. Soixante et quinze magistrats
con damnés il abandonner leurs fonctions, leurs
foyers; et lelU's famill es s'empressant de partager leurs disgraces , y r épandirent un deui l
assez général, pour que les élans de ceux qu'une
telle révolution favorisait ne parvinssent pas
il le couvrir.
Cependant, à m esure que les membres du
Parlement descendaieut de leurs sièges, ceux
de la Cour des Comptes se h àtaient de les remplacer. (l)

411

Au prix de cet honnclU', ils acceptèrent la
suppression de lelU' propre Compagnie, et consentirent il échanger leur ancienne juridiction
avec celle qui était le patrimoin e des Parlebnens.
Ce ne fnt peut-être pas sans quelque satisfaction qu'ils virent lelU's vieux ennemis déchus, dépouillés ct malheureux, puisque ces
circonstances lem' révélaient un triomphe complet pour eux-mêmes, à la. durée duquel ils attachaient leur confiance,
Cependant trois magistrats résistèrent il cC!&lt;
séductions de la fortulle; et, pal' des motifs de
délicatesse au-dessus de tout élog'e, ils l'cfusèrent de recueillir les dépouilles des vaincus.
S'il leur parut perlnis d'être satisfaits de la disn'l'ace de leurs rivaux , ce ne fut qu'autantqlù Js

"

dédaigneraient généreusement d'en profiter.
Nous pouvons signaler ces magistrat s, sans
condamner ceux qui ne partagèrent point leur
conduite , puisque ces derniers ne lardèrent pas
ùu matin, ct PinslallaLÎon des nouyea nx ma gistrals li dix
heures.

( 1) La suppression du P,, '·!c mcnt eutl ieu . à Iluit heures

111.

�,.

418

ESSATS HI STOR TQU ES

à donuer des preuves équivalentes de leur gé-

nérosité.
Les trois membres de la. Cour des Comptes
ui repoussèr cut l'honneur de faire partie du
ParielUent, furent le Président de

~ouveau

Charleval, et les Conseillers de Murat et de
Tournefort.
Les charges dont fuu'ent pourvus les nouveaux magistrats, n'étaient plus héréditaires. Le
choquaut système de la vénalité était détruit ;
les membres de l'ancien Parlem ent et ceux de
la Couu' des Comptes avaient il faire liquider
leurs offices ; et ceux du Parlement nouveau
reçuu'ent les .emolumens de la même manière
que les magistrats de nos jours, avec la seule
différence que la quotité de traitement qui leur
fut départie, se trouva mieux en harmonie
avec l'importance de leurs travaux et l'élévation de leuu' état. Ceux d'Aix reçurent trois
mille six cents livres , 'l,ri, en proportion de
la va leur' des espèces et du prix des marchandises, représentaient presque le double des

sun

LE PARLEMENT DE PROVENCE.

41 9

L'exil con tinuant il. retenir dans l'inaction les
officiers de l'ancien Parlement, établit pour leur
histoire une lacune assez considérah le que nous
ne saurions r emp lir par les actes de la Compagnie qui lui succéda; parceque,
, sachant les
circonscrire dans la simple administration de la
justice ou dans quelques remontrances que de
louables ménagemens recommandaient au Souverain, celle-ci, durant son exercice, n'opéra
rien d'assez r emarquable pour être consigné
dans ces annales.
Nous devons toutefois rappeler une honorable
démarche, par laquelle ce nouveau Parlement
signala en quelqu e sorte sa prise de possession.
Inspiré sans doute par le chef de la Compagnie (1) , cet acte fut à la fois glorieux pour le

( 1) Le premier P.'ésiJebt de la COUI' ùes Comptes 1
de,'enu celui du nOuveau Parlement, éta it M. Je marqu is
cl'Albel'Las, qui fut l'une des premières "Îctimes dc la ré-

,'olution.
La Provence et la ,'ille d'Aix se sonl glorifiées lPa-

sommes accordées aujourd'hui aux membres

voir vu son digne fi ls honoré de la Pairie , comme d'une

des Cours royales.

l'(!colil pense tlue à sa fidélité et à ses services. Celle fa-

�J:SSAIS HI TOn i QUES

SUU LE PAI\LEilIENT DE PROVENCE.

corps qui le réalisa et pour celui qUI cu fut
l'objet. Nous le publions avec d'autant plus de
complaisance, qu'il est d'aill eurs une preuve
que, pénétrés du véritable esprit de la magistrature, les nouveaux magistrats, tout en cédant aux invitations de la fortune, s'étaient
réservé leur iudépendance, et qu'ils sayaiont

« sance. Aujourd'hui, Sire, que l'étend ue de

4~o

unir l'énergie à la générosité.
« Sire, écrivit au Roi , le 4 octohre, le nou« veau Parlement de Provence, votre Padet( ment, en joignant à l'holllmage de,son res« pect et de sa soumission, les témoignages des
« peuples dont il est en ce moment l'interprète,
« ne peut justifier le choix de Votre Majesté
« qu'en remplissant les deyoirs ,!u'illuiimposc.
« Tant que les officiers qui composent aujour« d'hui votre Cour, ont vu les principes de votre
« législation suprême a1Laqués parde nouveaux
« systèmes, ils ont cru devoir défendre les lois
« fondamentales qui, pour assurer la liberté
« des peuples, ont assuré au Roi la toute-puis-

« votre pouvoir doit vous eITrayer vous-même,
« votre Parlement, en reconnai&amp;,ant qu'il n'est
« dépos'itaire que de votte halance et non de
« votre sceptre, on annonçant à vos peuples
« que leur volonté ne peut jamais arrêter la
« vOtre, consacrera ses vei lles à vous faire sans
« cesse al,ercevoir les 'téritables bornes par
« lesquell es Dieu même a circonscrit l'autorité
« la pins aJ)solue (IU'il ait donnée à un homme
« sur ses semblables. Les systèmes s'écroulent,
« les prétentions s'ouhlient, chaque siècle a ses
« chim ères; il reste eDh'e les Rois et les peuples
« une loi sacrée, éternelle, inaltérable 5 et cette
« loi est la justice. Cc que Dieu a défendu à
« 1'!Jomme ne sera jamais permis aux S0uve« l'ains; tout est réglé par la nature; nOllS te« noas nos droits de notre destination, ct il
« n'est point d'ordre humain qui puisse l'inte1"« '\Tortir.
« Les Rois nOl1&amp; doivent cc que Dieu leur

ordonne: c'est, Sire, dans ce code iuunuable,
« c'estaa:{ls votre conscience, c'cstdans la n6 tl'e,
« c'est dans celle de l'univers 'Iucl nous trollvet(

,'eul' étant héréllitaÎJ'c , ,ass ure une successio n de protecteurs à la Pro\'c l.l cc .. cl de soutiens :lU tl'ô ue.

�t:SSA l S HISTORIQUES

sun LE PARLEME NT DE pnOVENCE .

« l'ons les lois fondamentales de toutes les so« ciétés, ces règles sur lesquelles les hommes
« n'ont disputé que lorsqu'ils les ont méconnues,
« et qu'ils eussent dû chercher, non dans les
« archives de l'lùstoire qui n'atteste que le

« règne des passions, mais dans la raison, dan s
« la justice, dans l'humanité, en un lllot dans
« les préceptes sacrés sur lesquels le législateur
« éternel voulut ltù-même poser les fondemens
« de la société qui est son ouvrage. Nous SOill« mes, Sire, vos officiers et vos magistrats;
« vous êtes le magistrat et le représentant de
« Dieu même; et vous venez plus que jamais
« de justifier ce glorielL'l: caractère, en apla« nissant à l'indigent les routes du sanctuaire
« de votre justice.
« Ce double titre fait remonter vos devoirs
« et les nÔtres à une source commune: c'est en
« ne la perdant point de vue que nous secon« derons les plans de votre sagesse; et quelle
« foule d'obligations ils présentent dans ce m?« ment à nos regarùs étonnés! Vous voulez,
« Sire, que nous devenions les interprètes des
« vœux de votre peuple; il en est un que nous

« nous hâtons de porter aux pieds de voLre
« trÔne. La Provence, en applaudissant à vos
« bienfaits, n'oublie point qu'elle perd des ci« toyens utiles. Elle a maintenant les yeux sur
« nous, et semhle nous dire: Ministres de la
«justice d" meilleur des Rois , soye::.-le encore
« (z" plus tendre des pères. Vous avez parlé,
« Sire, et vos volontés n'ont essuyé aucune
« ~ontradiction. Pourquoi faut-il que des ordres
« rigoureux aient été à cÔté d' une législation
« bienfaisante et utile? Votre justice n'a point
« voulu punir; et la paix, la tranquilllt é, l'har« monie qui accompagnent nos premiers pas
« dans la nouvelle carrière qui nous est ou« verte, annoncent que votre prudence même
« n'avait pas d'ohstacles il écarter. Votre bonté
« nous entend; car tout ce qui intéresse votre
« cœur n'a pas besoin d'être développé, pour
« faire sur lui l'impression la plus vive. Quant
« il votre Pa rlement, Sire, il est obligé de faire
« taire en ce moment l'enthousiasme de la 1'6« connaissance, pour ne s'occuper que de la
« sévérité de ses devoirs ; et c'est par sa con« stance il les suivre, qu'il doit répondre à vos
Ill.

•

�ESSA IS HI STOR IQ UES

sun L E PARLEMENT OE PROVE NC E.

« bontés et s'eo rendre encore p lus digne. ))

de para lyser, selon leurs volontés, les ressorts
du gouvcrnement.

Ces prières n'étaient pas destinées!; être accueillies; le Chancelier se ntait que son ouvrao-c
b ,
commencé par la force , ne résisterait qu'autant
qu'il saurait rendre le Monarque sou rd aux
conseils de l'indulgence; et l'exil dcs anciens
magistrats dura autant que l'existence dcs
nouveaux.
Mais Louis XV devait lui-mêm e oe pas survivre long-temps!; cette r évolution (1); ct la
providence s'était reposée sur le cœtU· de son
auguste ct malheureux successcur, pour mcUre
au nombre des premiers bienfaits qui signaleraient son avènement il la couronne, le rctour
de ces illustres Compagnies sur lesquell es av:lit
pesé une longue proscription.
Louis XVI aurait peut- être ajourné l'in vasion r évolutionnaire, si , profitant des conjectures, il avait su attacher des conditions i g.,
bienfaisance, et restreindre les Parlemens dans
des limites qui leur auraient enlevé les moycns

Mais, généreux par caractère et par pri ncipc,
se co nfiant à un ministre vieill i par la disrn:ace
b
,
et qui , autant par ce motif , qu e pour éviter
les soucis de négociations plus ou moins épineuscs, penchait pour une entière réhabilïtation , Louis XVI n'apporta aucun c r estriction
au rappel des Parl emens (1).
Il fut prononcé vers la fin de 1774, et excita
les plus vivcs acclamations de la part du peuple,
qui depuis long-temps avait rendu les nouveaux tribunaux et leur créatetU', l'obj et des
plus hardies et dégoùtantes satires (2).
( 1) Monsieur, fl'he du Roi , depuis Louis

xvru

de

glorie use mt!moire, oont iJhistoÎl'c louera l'étend ue ùes
vues c t la prorondeur du géni e. présenta , à cette occasion , un écrit au Souvera in " inti tulé : J.l tfes idées, dans
l eq uel cc jeune Prince in diqu ait les dangers att&lt;l chés au
triomphe sa ns bornes de l'ancienn e magistrature. (Jour-

nal lti$LOriqne, t. VI , p. 248-253.)
( ~)

I l n'y a peut- être pas de mini stre contre leque l se

soie nt t!levécs plus de déclamat ions que contre 1\1. de

(l ) S, M. mourut

Je l o mai

1774.

Maupeou . Son impassibilité mérite d'êlre ;l.dmirée. IJÎ\

�ESSAIS HISTORIQUES

Mais déja la VOIX publique avait béni'
Louis XVI pour les bienfaits par lesquels il
a vait signalé son avènement au h'Ône; et cette
faveur accordée à la magistrature porta la gratitude jusqu'à l'enthousiasme.
Elle fut accucillie dans la capitale de la Provence avec les plus vifs transports d'allégresse',
et surtout par les chansons du peuple en l'honneur de ses anciens magistrats, que toutes les
classes de la société répétèrent avec ivresse (1).

SUR LE PARLE 1U ENT DE PROVENCE.

42 7

La joic puhlique prit encore un nou vcl essor,
lorsqu'on sut que l e marquis de Rochechouart,

des r evenafl,S. Parmi les nombreux couplets de celte

chanso n, on oistinguait ceux -ci :
Les Dieux sont Dieu x par la dém ence)

El c'cst à rcgret qu'o n encense
Lcs Dieux lonnans ;
Deviens Dieu par ta b(enfaisan ce;

D~j" tu l'es par la p~ése nc:e
D es revenans.
Sur ces ombres patriotiques ,

Et lie leu rs couroones

ci,~iqu es

Tout rayoooaos·,

nature du gouvernement d'alors lui pel'mettait de ré-

Plane le roma in Malesherbes .

primer des outrages qui continuant néa nmoins, prou-

L'un J es plus gra nds et moins superb es

vèrent qu'il dédaigna de s'cn venger. Il es t probable

D cs revenans.

que , convaincu de la bonté de ses mesures et de la pu-

T oi reve nant {lui fus des nôtres.

reté de ses intentions, il cro"yait , mnl gl'é les clameurs

Toi qui fai s re"eotr les au t res

gé nérales, nlavoir rien à r edo ut er de la publi ci té.

(1) Parmi les nombreuses chansons auxquelles le
J'appel (les Pal·lemc ns donna lie u, il n'yen c ut pas de plus

en vogue que celle des R even(Jns, par CoHé, chansonnier renommé de celte époque. Le Chancel ier de Maupeou lui CD foul'nill'idée pal' SOD hab itude, quand il voulait enrôler quelqu'on dans la nouvelle magistrature,
de dire, au sujet des Ol.:tgistrats ex ilés ; lV'a)'ezplt$ p eur

Et le bon temps,
Ministre sans titre et sans gages ,
l\faurepa.s, reçois les hommaoes
D es revenan s.

En Proyence, on ajouta ù celle chanson un graud

nombre de couplets pleins de sel , mais qui renferma ient
" t es, pour que nOli s nous
, trop plquau
des personoa \ "Iles
permeuions de les rapport er .

�ESSAIS HISTORIQlJ ES

conforméll1entaux ordres du Roi, avaitfaitaver_
tir les magistrats exilés de rentrer dans lo. vill e.
A cette nouvelle, les avocats sc rendirent à
Marseille, pour feliciter M. de Castillon, que
la perte de M. de Monclar devait elever à la
place de Procureur-Génera l. Les procureurs ,
leS notaires, les huissiers, 1ui en"oyèrent des
députations pour 1ui exprimer aussi la satisfaction que son rappel leur fàisait éprouver.
Réunis aux Avocats de Marseille, ceux d'Aix
invitèrent cc digne magistrat à un banquet
somptueux, et formèrent ensuite son cortège,
lorsqu'il ,e disposa à retouruer au siège de ses
fonctions. Une foule immense salua son départ,
tandis que le peuple d'Aix accourut avec empressement sur sa route, afin d'applaudir à son
retonr. Jugeant par sa lllod esti e hien connue
qu'il se déroberait à cet honoraJjle triomphe par
son arrivée pendant la nuit, on trompa sa prévoyance en portant au-devant de lui un grand
nombre de llambeaux. Une décharge de boîtes
annonça sa présence, et un feu de joie alhnnc
devantsa porte, exprima le bonheur que la ville
éprouvait à le recouvrer.

St! n LE PAI\LE!\l ENT Dg PI\OV ENCE .

Les mêmes honneurs attendaient M. de La
Tour; et, dans l'impatience de le revoir, les
Avocats et les députés des Procureurs, des notau'es et des huissiers, allèrent il sa rencontre,
ü\;ant même de savoir le jour de ,e,n arrivée.
Tandis qu'il passait devant le th6àtre pour se
renru'e à son h ôtel , le spectacle fut ioterrom,po. par J'empressement du Pllhlic à sc trouver sur son passage, afia de féliciter ce grand
magistrât.
Tous les memhres de l'ancien Parlement
furent l'ohjet de J'accueil le plus llattew:; des
sérénades, des illuminations, tous les signes de
la joie puhlique, céléhrèrent leur retour; ct,
pour le rendre eJ1COre plus eclatant, les Procureurs fU'cnt sorrir le Roi de la Bazoche avec ses
brillans officiers, qui formèrent le cortège des
magistrats, lorsqu'ils sc rendil1elllt ao. pabis pour
reprend)'e leurs fonctti.&lt;;&gt;ll.s.
Tous les corps, toutes les autorités, les dames
elles-mêmes, voulurent être t éUJoins de ceUe
cérémonie, et la rendirent des plus solennelles.
Messieurs de Rochechouart ct de Marville,
chargés par le Roi d'en faire l'ouverture , s'ac•

�430

ESSAIS llt S'rOR IQ UES

SUit LE PAl\LEMENT DE Pl\OVE NC E .

quittèrent de leu r Ilussion par des discours
pompeux dans lesq uels ) en adroits courtisans
ils surent louer le rétablissement de l'ancieune
magistrature) quoiqu'ils eussent présidé il sa
destruction (1). L'archevêqu e cé lébra la messe
de rentrée) et assista avec les autres prélats du
ressort il la séance dans laquelle , :après l'installation, se présentèrent les députés des diverses juridiction s et communautés de la

Des repas splendides ) d'où s'élevèreu't des
toasts de r econnaissance envers le Sou verain ,
terminèrent cette journée; et le soir , des illuminatio ns brillantes, des feux de joie mu ltipliés,
manifestèr ent de nouveau le bonhem' général.
On avait vu, lors de la disgrace du Parlement , un grand nombre d'étrangers accourir
pour cp être les témoins ; il fut encore plus
considérahle pour assister à sa r éintégration,
Plu s que j amais, les hÔtelleries f,uent in suffisantes) et les cafés) les places publiques purent

)

province, pour offrir à la Compagruê les témoignages de la satisfaction publique. Au sortir
de la cérémonie, les jardiniers 'firent accepter

à peine donner asile ,à la foule des spectateurs

à tous les magistrats un oeillet blanc entouré de
laurier, comme une illl age symbolique de lem'
innocence et de leur triomphe.
Dans le tumulte joyeux de cette journée,
un filou s'étant glissé parmi la foule , fut pris
en flagrant délit. On all ait le conduire eu
prison , lorsque le peuple s'écria qu'il fallait
le relàch er , pour ne pas troubler la jubilation
publique par les larmes d'un malheureux : cette
prière généreuse désarma la justice.

dont la satisfaction accompagnait cette fois la
curiosité, On peut juger de cet empressemen t
pa.l' le prix d'une chamJ)l'e garnie 'lui coûta
jusqu'à douze livres par j our, Celui des voitures publiques fut porté si haut, 'lue les officiers de police de Marseille furent obligés d'y
pourvoir. Elles ne pUl'ent pas m êllle suHiL'C)
malgré leur grand nomhre ; et une foul e de
riches curieux fut oJJ ligée de venir à pied jus-

(1) M, de Rochechouart à Aix , el M. de Marville il Pau,

( 1) Relalion ùe Mo Ailhaud , av oc:\ L, ct ce lle de M. de

qu'à Aix. (1)

�ESSAIS HI S'l'Ll llIi;)UES

433

sun LE PARLE 1'tIENT DE pnOVENCE.

Cette inauguration de l'ancienne U\~gislra­
ture]le fut tl:onblée d'aucun regret, ni suivie
d'infortunes et d'exils, comme l'avait été précédemment celle des magistrats qui la remplacèrent. Les ComJlliss~ires du Ro.i rétahlirent
les II1embres de la Com: des Comptes dans leurs
anciennes fonotions, immédiatement après
avoir installé le Parlement ; et, en réédifiant
ainsi l'ordre jndiciairo que les siècles avaient
cimenté, ils excitèrent de toutes parts la plus
vive reconnaissance envers le Souverain. Mais
cette seconsse av~it laisse des traces profondes ;
et , en prouvant que les Parlcmens n'étaient
pas invincibles, ell e autorisa il. leur pOlter de
nouveaux coups, qui ne tardèrent pas d'éhranler
le tr6ne 1ill-même, ct de les confondre dans une
commune destruction.
Mon tmeyan) de yenu, pru de temps après,

A.\'OCtl t-

Général du Parlement ) et &lt;lu e la Cour royale a pos~édé

en (lualilé ùe Président.

•

CHAPITRE XXlll.
· (h~
Y :1I1s
"I: '·5.

LE premier besoin du Parlement, apr ès avoir
repris ses fonctions, fut de s'adresser au Souverain pour le féliciter sur son avènement à
la couronne, et lui offrir l'hommage de sa gratitude pour le bienfait éclatant dont il l'avait
honoré en s'empressant de le rétablir.
Cette Compagnie conçut en même telllps le
désir de faire directement a Pl'récier ses sentimens au Roi, par une grande députation de
ses membres. Mais Louis XVI, par ce même
esprit d'un e sage économie, qui lui faisait espérer de couwler l'abÎllle ouvert par la profusion, refusa ces nouveaux témoignages dont
la reconnaissance garantissait la sincérit é.
Monclar était mort dans l'exil , où, privé
des secours de l'art, il avait SUCCOJ1lbé il. un e
maladie douloureuse. Cependant si l'on YOUIll.

,8

�434

435

ESSA IS Hl ST01\ l QUES

su n L E PA nT... EMENl' DE pnOVE NCE .

lait rendre au Parl ement son ancien lustre , il
était indispensable de remplir dignement Sa
place. Le choix n'était pas difficile: il sem-

lllaullesLèren t chez les Provençaux comme par
l'effet d'une inspiration irrcsistililc. 11 aimait à
les voir .suj ets très fi dèles du Roi très chrétien ,'
et. combien son cœur se serait ému davanta&lt;Te
~
b'
SI , soulevan t les voiles d'un long ct sombre
avenir, il lui avait été donné de distin!mer
.

blait qu'il n'y eùt qu'un h omm e qui pût faire
oublier Mo nclar , ou du moins consoler de sa
perte; et sa position , ses ser vices, ses talens le

"

l'élection r oyale (1); et ce bienfait qui couronna
celui de la r éintégration d ll Parlement , excita
dans cette Compagnie, et parmi tous les hahitans de la province, les plLls vi ves et les plus
touchantes acclamations .
Le bonheur que les J1wgistrat s éprouvaient
de se voir réunis, fut à son comble, lorsqu'en
1777 (2), le Comte de P rovence v int v isiter le
pays dont il portait le nom. Des fètes brillantes
et nombrenses sigBalèrent l'arrivée du Prince.
Mais il fut plus sensihle encore à ces sentimens
d'amour dont les ob élisques et les arcs de triomphe ne sont que les vains sim u lacres, et qui sc

( I ) Le l O Ul"i l 77~·

"

Louis XVlll r assemblant , après la tempête ,
les débris épars du trÔne, et les habitans de la
P rovence s'empressant d'être les prem.iers à
seconder ses soins paternels et lllonarchiqu es !
Quoique bien jeune encore, lorsque le pays
cut le bonheur de le posséder , le Comte de Pro.
veuce avait donné des gages de sa destinée. Ses

désignaient. L'illustre Castillon fut l'obj et de

5"i'

(2) Le 30 juill.

..

v ues étaien t profondes, son esprit pénétrant ;
il aimait les lettres ~t la science. Si l'urbanité
de ses manières et une décente g"alanterie lais.sèrent des souvenirs aux dames, ses rapports
avec les magistrats dounèrent l'assurance qu'il
ne succomberait pas sous le fardeau de la cou ronne, quelque pénibl es que pussent êtJ:e pour
lui les épreuves auxquelles le destinait la proy idellce divine . Sa mission devait un j our être
immense: il lui était réservé de réparer des
maux incomll1ensurab les; eL l'impartialité de

�436

ESSA IS HI STOR I QUES

l'histoire transmettra fid èleme nt à la postérité
le juste t.rihut d'admiration et d'amour, que
déja ses contemporains ont consacré à Louis-leDesire, et à son immortell e mémoire.
Après son r établissement , l'ob éissance n'était
plus un devoir pour le Parlement, la gratitude
en avait fait un b esoin ; aussi vit-on , pendant
plusieurs années, ceîte Compagnie éviter de
s'abandonner à de nouvelles r ésistances, et enreo'istrer sans délai les divers édits d'impÔts que

"
le Souverain .
PromulO'uait
"
,
Mais on l'accuserait peut-être de faiblesse ou
d'aveuglement, si nous n'expliquions pas mieux
sa conduite. S'il se h àtait de rendre les édits
exécutoires par son enregistrement, il n'était
pas moins empressé de se constituer, à la suite
de cette formalité, l'interprète zélé, mais toujours respectueux de tous les besoins du peuple,
C'est ainsi qu'il dénonçait avec énergie les violations que ces lois générales portaient au pacte
qui avait uni la province au royaume, et qu'il
défendait avec une rare constance cette constItution spéciale du pays, vrai ch ef-d'oeuVTe de
saO'esse et dio'ne encore de regrets, malgré l'a-

"

"

437

SU R L E PARLEME NT DE PROV ENCE .

va ntage d' une orga nisation générale et homo-gène.
La mort violente de la femm e d'uu magistrat
remplit la ville de deuil , à l'époque où nous
sommes parvenus (1). Tout décelait un crime ,
ct cc fut dans le protecteur ué que 110piuion pu]l]jque signala le meurtrier.

o jour d'illfortune , que celui où l'on vit l'accusation I.i plus grave peser sur un époux, à la
l'ois père et magistrat ! Des liaisons dangereuses, des passions entraînantes sont donc capahies, dans toutes les conditions, d'imposer
sil ence à la voix du sang, de l'honneur et de
l'humanité! !! Que cette leçon est éloquente,
'l,,'ell e est terrihle! ,
Le Parlement suivit , dans cette circonstance,
(1) D ans la Duit du 30 au 3 1 mai 1784, du dimanche
au lundi de la P entecôte.

d

t'.11

P

C'était l'épouse d'un Président à mortier. Les souvenirs amers el trop réccns d'une fami ll e que ses verl us di stin g uent autant que ses malh eurs J nous foo t un

devo ir de

t él ire

le nom du ma g istrat poursuivi pal" 1... jus-

li ce ; il est trop près dt: nous pour apparteni.r encore à
l'h istoire qui le rappellerait sous de sinÎ stt"es co uleurs.

1lI,

/

•

�438

SU R LE PA RL EnfE NT DE

pnov ENC E.

439

ESSA IS HI STORI QUES

les règles de dev oir qu'il s'était tracées dès son
origine. Il ne voulut pas couv l'Îr de son égide
l'auteur d'un forfait , pal'cequ'il appartenait il
son corps. Il ordonna des poursuit es; et ce fur ent, il faut le croire, des soins empressés de
famille et d'honneur qui trompèrent sa vigilance, en transportant sur un sol étranrrel'
b
,
celui qu'un e horrible accusation frappait dans
sa patrie (1). Ce qui le démontre et écarte tous

(1) Sous le nom d'un enseigne du réCTlmcnl
uu Roi ,
"
ce magistrat s'enfuit ft N ice) et passa ensuite à Lisbonne,

o ù. il arriva Je 17 juillet 178t,.. Le surlendemain , à la demande de J'am b&lt;lssadeur ùe France, il
ordre de la Reine de Portu ga l ,

cL

anèté pal'

fU l

trad uit daus la prison

les soupçons d' une làche complaisance, c'est
que le Parlement demanda lui-même avec ins- '
tance au Souverain , de donner des ordres pour
opérer l'extradition du ma gistrat inculpé.
N'ayant pu l'obtenir, la Compag nie n'en suivit pas moins la procédure, en l'absence de
l'accusé, et fiuit par le condamner au supplice
des plus grands criminels (1).
Quelque pressantes que fussent les charges
qui pesèrent sur lui, quelque co nsistance que
leur donnàt sa fuite, il ne faut cependant pas
confondre une condamnation par contumacè,
avec celle qui est le r ésultat d'un examen contradictoire. L'humanité les distingue, pour laisser à une famill e honbrable et malheureuse la
consolation de pouvoir dire que, si l'accnsé s'é-

dit e de Limociro, où depu is il f ul co nst&lt;:l mmcnt .... al'dê
,

b

a'vu e.
On ze mois, pl us Lal'd ,

att ~ qué

d'une fièvre maligne ,

Cour royale d'Aix . Au l'este , u ne consultation lum in eu se

il mOlll'ut dan s ce ll e même prisou de Lim ocil'o, le Gjuin

délibérée

1785. L'abbé Grenier, chapelain de la n" lion frança ise à

ccmhl'c 1789. établit qu e J décédé dans les cinq ans de

L isbonne, l'assista ùan s ses dCl'lI iel's mom ens. Ces détails

l'an ê t de condamn·a ti on pal' cou tumace , le condamn é

et plusieurs au tres int éressaus qu'il serail trop long de

t:! lait mort inlegl'i statû... .

J'ap por ter, résu]tent d'un e foule

de pièces officielles ,

' ... et tra d U1[es
. en français
. par
écrit es en langue port
ug:\Ise
Je co ns'ul (l e France. E ll es sc trOuycnl au O' reffe de la

"

pH MM. S ilU t!o n ) BarIet cl Po rtalis , du 16 dé-

(1 ) AnêL clu ' 7 no ycmhl' c 1784 , les Chambres ;:4 5&lt;ocmh lécs.

�ESSAIS HISTORIQUES

sun LE PARLEntENT DE PROVENCE.

tait fait entendre, il serait peut-être parvenu à
détrnire ou à affaiblir les reproches, dont une

l'époque de son avènement, s'était 1Il0nlTé si
bienveillant pour la magistrature ; et ceHe
résistance le fit accuser d'ingratitude. Mais le

procédure sans contradicteurs avait armé 1'0pinion publique.

coeur de Louis XVI ne pouvait êLl'e long-temps
armé de rigueur. Exilé le 15 aoùt, le Parlement
de Paris fnt admis à reprendre ses fonctions le
~o septembre (1), sons la condition convenue

Plusieurs années s'écoulèrent après cet évè.
nement funeste, sans rien offrir de remarquable. Le malheureux état des finances prescrivait des mesures multipliées, et forçait à essayer
de différens systèmes qui, s'étahlissant sur des
bases contraires, obligeaient à édifier successivement sur des ruines. Dans cette situation critique où était entralné l'État, le Parlement de
Paris, fidèle 11 son at.tachement aux anciens
principes, repoussa les innovations déja proposées à l'assemblée dès Notables par le contrÔleur-général des finances (1), lesquelles, genéralisant les impÔts établis en faveur de la
noblesse ct du clergé, auraient, selon les apparences, détruit l'un des germes les plus puissans de la révol ution terrible qui ne tarda pas
d'éclater. Mais, par ses refus, le Parlement de
Paris encourut la disgrace du Souverain qui , à
(.) Mo de Cnl onn e.

°

avec les anciens de la Compagnie, d'enregistrer
u n édit équivalent à ceux qui avaient été repoussés.
Le Parlement d'Aix se montra sensible aux
évènemens qui avaient frappé celui de la Capitale. Il s'empressa de ltù écrire pour le féliciter sur sa réintégration, et pour louer la fermeté avec laquelle il avait , selon lui , défendu
les droits de la nation.
A la même époque, la Compagonie intervint
en fi;' veut" du Parlement d!' Guienne, que la
volonté royale avait en punition transféré à Libourne, et demanda avec instance au Souverain
qu'il flit rétabli dans le lieu de sa résidence
accoutul1lée.

�ESSAIS 1I 1STOIUQUES
SU R LE PARLEMENT DE PROVENCE.

Cependant, il mesure que le Parlement
d'Aix applaudissait à la conduite de celui de
Paris , et faisait
. entendre ses prières pour celui
de Guienne ; se préparaient dans le silence des
mesures qui ne d ev~lÎent pas tarder il l'at1eindre
lui-même.
Les oppositions qui se J1J:lll~fes taient de nouveau de la part de la magistrature étaient propres à faire repentir Louis XVI d'avoir rétabli
cette institution, avec laquelle l'Etat était
sans cesse obligé de négocier ou de combattre.
Dans la situation où se trouvait le Roi, il ne
fut pas difficile il l'archevêque de Toulouse (1) ,
qui était en cc moment il la tête des finances,
de ltù fàire adopter un plan, par le moyen
duquel le Sou verain aurait été délivré des tergiversations d'un corps touj ours Jl1enaçant et
hostile, malgTé l'extrêllle bienveillance avec
laquelle il avait été traité. La résistance particulière du Parlement d'Aix, qui préparait
des voies rigoureuses contre 1ni , avait à pen

près les Jl1êmes Jl10tifs que celle dont les autres
Cours du royaume donnaient l'exemple.
Ell e avait cu lieu à l'occasion de l'aboI ition
des privi lèges pécuniaires que le Gouvernement, dans une situation gênée, voulut faire
disparaître par un édit sur le timlire, par quelques édits bm'saux, et notanw1ent par l'éta blissement d'une subvention tenitoriale qui
devait atteindre sans exception toutes les propriétés foncières, même celles du clergé.
Le Parlement, qui n'était pas désintéressé
dans cette abolition, demanda qu'avant d'enr egistrer ces décisions royales, on justifiàt la
léO'itimité des besoins par la communication de
" actuel des finances. C'était demander
l'état
une chose de notoriété publique, et qu'il était
impossib le au gouvernement d'accorder : il
refusa.
Le Parlement, à son tour , refusa d'enreuÎstrer les impÔts, et alla même jusqu'à déclarer
"que les États-Généraux seuls étaient compétens
pour les consentir, quoique cette énonciation de
principes démentît toute sa conduite.
Il fallut bien alors que le gouvernement

,

�444

ESSAIS IlI STO nJ QUE5

cherchàt les moyens d'arriver au lJUt qui seul
pouva it lui rendre la vie : malheureusement il
était écr it dans les décrets de la providence
qu e , quoique conçus avec sag'esse , et exécutés
a vec force , ils demeureraient illusoires,

10 i'

SU R LE PA RLE M ENT DE PR OVENCE .

445

C H A PITR E XX I V.
Nouvell e! révoluti on to u cha o l la ma:;;ii lralure .

L E nouveau plan d'organisation judiciaire
imaginé par M . de Brienne, cachait , sous l'appru:ence d'une meill eure distribution de la justice pour les peuples , les v ues politiques qui
l'avaient principalement fait adopter.
L'édit de mai 1788 présenta dans un long
p~éambul e l'a vantage de mettre les j usticiables plus à porLée de leurs juges, en r estreig nant les ressorts , en étendant le nombre des
tribunaux, et diminuant celui des degr és de '
juridiction.
Entre les Parlemens, et les sénéchaussées qui
prenaien t le nom de Présidiaux, et pouvaient
juger sans appel jusqu'à la va leur de quatre
mille liv" étaient établis ce que l'on appela
les grands bailliages (1) , c'est-à-dire des tribu( 1) Le l'cssort du r arlemcnt d'Aix. fut divisé cu ùeux

1

�446

ESSA IS HI ST OIU QUES

Haux int ermédiail'cs qui étaicnt créés pOUl' juger en dernier r cssort jusqu'à la SOlUI1l e de vin at
"
mille livres.
C'était r éduirc d'un c lJlanièrc se nsible l'étendue des pouvoirs des Parlcmens, ct portel' une
terrible atteint e il leur inJluencc, qui prenait
sa SOlU'ce d an~ l'univcrsalité dc leur j uridiction.
Condamn és désormais à n e ju ger que les af·
[ail-es impor tantes ou pr iv ilégiées , tout lien
était rompu cntre cux ct le peuple qui faisait
lcur force, et que la m odicite de scs Jjtiges rcndait , poux l'avenir, étranger il ccs magistrats
supérieurs.
Mais il fa llait l'In CCl' dcs coups plus décisifs il
ces corps, et leux ravir les attributions politiques dont i ls avaicnt la possession séculaire.
L'entreprise fut in génieuse ct Lardi e; peut-être
aurait-elle été prospèr c dans des tcmps de calme
et de bonh cur. Mais, au mi lieu dc l'incendie
(lui comm ençait SOUrdClllCnt à cmbraser la patrie, ce n'é tait pas pour l'avantage du gOllvcrgrands ha illiages seulelllcn l , c{·lui J'Aix. Cl celu i de
DiGne.

S un LE PAl\ L EME l' DE PHOVENCE.

447

nClllcnt quc pouvait s'opérer celtc l'évolution
qui ne s'armait au contrairc que pour l'abatll'e.
Si la créa tion , au lieu d'être nouvell e , eût
été consacréc par l'expérience; si le grand siècle, fécond en prodiges, nous l'avait lég uée, i l
est probab le qu'e lle 'luxait perpétué son existence, et soutenu le trÔne aucfUel elle en aurait
été redevable.
En effet , l'édit d'institution de la Cour plénière qui accompagna celui de la r éformation
de la j ustice, avait le g rand mérite de ne plus
eÀ--poser l'État aux décisions contradictoires qui ,
selon l'esprit particulier des diverses loca lités ,
arrêtaient son action presclue auss i sùremcnt
que pal' l'effet d'une opposilion généra1e.
Il n'y aurait plus cu.qu'un seul co rps compétent poux vérifier les lois , et composé des grands
du royaume; il l'appelait ees réuuions anti([ucs
et imposantes dénommées aussi Cours;pltJnièl'es
sous Charlemagne, et dans lesquelles étaieut
balancés les h auts intérêts des So uvcrains ct
des peuples. La magistraturc, pal' les JI1énagcllI ens que Louis XVI exprilllait en sa faveur,
se mb lait n'avoir pas le droit de sr plai ndre d"

�448

ESSA IS H IS'J'O lUQU ES

l'innovation qu'il sanctionnait. Non-seulement
la Grand'Chambre du Parlement de Paris devait
de droit y prendre séance, mais encore l' un des
membres de chaque Parlement de Province; ce
qui rassurait sur l'indépendance de cet illustre
sénat , et donnait aux C01'pS de hallte magistrature l'espoir certain d'y être représentés.
Cependant le secret dans lequel avaient été
préparées ces mesures, avai t excité des défiances, ct les forces déployées pour les faire
exécuter, auraient donné lieu à de mauvaises
dispositions: aussi les Pademens) avant même
de connaltre au juste le sort qui leur était réservé, protestèrent-ils contre les résolutions
sur lesquelles ils n'avaient que des données
vagues. A cette occasion, celui de Paris fit une
sorte de déclaration constitutionnell e, dans laquelle il confia le dépôt des maximes fondamentales aux États légitimement assenùllés,
dont il avait déja demandé la convocation. Le
Parlement d'Aix prit aussi ses précautions contre les coups d'État qui pouvaient l'atteindre.
Prévoyant que l'orage approchait) il consigna, le 5 mai ; dans ses regish'es , un acte de

SUR LE PARL,EMENT DE PROVENCE.

449

protestation , par lequel il déclara tenir d'avance pour nuls et illégaux tous les actes d'enregistrement qui lui seraient imposés par la
force; « et , pour donner plus d'authenticité,
« nous copions son arrêté; au témoignage que
« la Cour croit devoi,r rendre, dans les circon« stances, aux lois constitutives et fonda men« tales de l'Ètat, et particulièrement du pays et
« comté de Provence, ordonne que le present
« arrêté sera envoyé aux sénéc.baussées du res« sort, pour y être publié et enregistré sans
« délai. »
La prévision du Parlement ne tarda pas à SI;
réaliser: le 8 mai, le marquis de Mil'an , commandant de la province, et le Couseill er d'État
Pajat de Marcheval, se rendirent au palais,
,l 'om y faire successivement enregistJ;er d'autorité, et maigre la re[ll:oduotion de la protesta,tion precédente, les di vers édits que le l'toi venait de rendre.
Le preUlier portait établissement des grands
bailliages et des présidiaux.
- ,
.
Le secolld supprimait généralement tous les
tribunaux d'exception, tels que les bureaux
li!.

�450

ESSAIS U1S'rOKIQU'ES

451

~u1\ LE PARLEMENT J&gt;E PROVENCE.

des finances, les 1résol:iers lie France, les élec-

de prendre successi v~ment la parole au sujet

tions et juridictions des greniers à sel et maî-

de l'enregistrement ae ohacun de ces édits,
M. de ,calissape Avocat-Général déclara n'avoir

trises des eaux et f orêts.
Le troisième abolissai't ~''Usage de la setlettè
et de la question Jp1:callible, 'c t ol'donnai't que

aucunes C0nclusions à prendre, et qne, si les
gç n,~ du Roi avaient un vœu à exprimor, ,ce l'le

les crimes seraient 8:6finis J /lans les juge'rtrens'de
con/lamnatiori., et lIub 'cés dccisÏons, co'triille

pelUva.it être que oelui ma.nifesté FaT l'an-M elle
la Cour.

celles d'acqulttemeHt, lrecevllaierrt lh publicité

Ma,lgrÉ&gt; la ncnt-ra'lité dans laquelle l'orateur
paraissait se renfer:mer, i l applaudit néanmoins
il l'édit relatif il l'améliora1J.0u de la justice orimincJle, et s'éleva avec llile gmnde énergie
contre celui qui dépouiLlait les Parlemens au
profit de la Cour Pléniène. li s'a uacha il PCOIlver que celte lIIesure était la violntioll du traité

par l a voie de 'l'impression et de l'affiche: anié11oTations importantes 'que 1'e cœur gëÎleJ'~u.'X dli
Roi-martyr 'légua à' n otre législatioll C['iminelle , comme un monument de sa bieufaisdllcc
pour ses peuples ,
'Le qua1rièfnc créa it il Pari~ une Cour p.{éniëre, pour IlentegistJ:ement des Idis ' et! ·le ~figèmellt des magIstrats.

•
Le cintpii6me i·édnisait· à qhh'tante les oiliées

ah

ae Con-sei:t1el's'
Jpal'I'e~nt.
t"
Ehfih , Ile ~ÏJ;:ième mettait indéfinim~dt dette
Compagnie en vacances, sans Chambre d'e 'vâc
catiorls, jusq;;':' cc (IU'i l en Ifû:t al1tl'ertlent ordonné après l'exécution complète an noùVeau
systèlne d'ad,uinistàition 'judiciaire.
L es gens du Iloi l'eq ,lis pJ r His Com missidrés

d'umion .de'ia Pr:0vence il la FI7n.ncQ, qui _l'outuit
qu'aucuues ordOJ'll1ano€s et lettre~ - pat&lt;mto.s IW
poulrraieut êtEc;e;xéc\1tt\es :en P.l'0V!011.CC~, Jr.iJsi
hab.ita pJiùs inteninatione et GJnnexa Gensilii in
pr.ol'inaiA .reGidenti.s,
~.p:r'è6

nrv:o'ir dbvolol)pé ces GOnsidérations,
1'~v.(Dca4;.Ja.{méra l ajouta:

« AinliÏ, ije

dey~ir

de notre ministère, la loi
« 1111pél,ieusc lde notre conscience, ne novsper- .
« mette nt pas d!ètnc les témoins passifs d'une

•

�ESSAIS HISTORIQUES

su n I, E

« infraction de toutes les lois ... et, à l'exemple

des grands magistrats qui nous ont précédé,
« nous déclarons formellement empêcher, pour
« le Roi, pour son intérêt, pour le dtî de notre
«

« charge et l'hommage que nous devons à la
« patrie, l'enregistrement de la déclaration dqnt
(e il s'agit. Nous requérons que notre opposition
« soit couch ée sur le registre ct dans Le procès-

« verbal, ct nous prenons à témoin ce sénat
« auguste de notre résistance de fidélité. ))

Mais les Commissaires du Roi n'en remplirent
pas moins leur mission, et la séance ne fut levée que lorsque l'enregistrement de tous les édits
eut été prononcé.
Toutes les parties de la province récla)~èretlt
vivement contre cette mesure. Profondément
attaché à sa constitution , le pays y aperçut la
destruction des bases sur lesquelles ellc était
fondée. Ce n'était pas sans raison que cette province, différant de la plupart des autres sur ce
point, . s'écriait qu'elle s'était volontairement
donnée à la France sous des conditions qui,
jurées par Le Souverain, ne pouvaient être méconnues sans en même temps annu ler la ces-

453

PAULEMENT DE PROVENCE.

SlOn, et qu'étroitement unie au tr6ne de
~~D , ses successeurs devaient, par. un
juste retour, respecter les engagell1ens auxquels
ce prince s'était soumis, et dont eux-mêmes à
.
'
leur sacre, juraient l'observation.
Aussi vit.:an tous les corps de La provillce ,
les états, les villes, les divers ordres de citoyens, les tl.'ibunaux, L'université , adresser à
Louis XVI d'éloquentes suppliques, pour que
la Provence fCLt conservée dans ses privilèges
nationaux.
UOrdre des Avocats lui-même voulut payer
son tribut d'attachement au pays ct il ses lois
particulières.
C'était l'époque où le barreau semblait être
parven'tl au p lus haut degn~ de sa g'loire, soit
par la profonde érudition de ses jurisconsultes,
par l'éloquence brillante de ses oratems , soit
par les sentimens de dignité, d'éléva!,ion, d'honneur de tous ses membres , ct par cette discipline admirable qui perpétuait dans l'Ordre les
saines maximes et les principes conservateurs.
Les observations et les prières d'un corps sibien
composé , et réunissant ses doléances à celles
111.

•

�SUR LE PAnLEME NT DE PI\OVENCE.

454-

455

ESSArs urSToRrQU ES

de top tes les autorités, ne pouvaient qu'ajouter
un poids considérahle à la force des premières
demandes.
On y trouvait, en eITet, des hommes- «ue
leurs services, J.eur dévouement et leur mérite
entouraient d'une haute considération, quï",rejaillissait sur l'Ordrc lui-même.
Il était cher à la patrie , ce Pascalis qu'uue
improvisation rapide, un génie créateur, plaçaient aux premiers rangs du harreau, tandis
qne son amour pom' la patrie etson attachement
à la magistratm'c le signalaient déja COllllllC
l'unc des premières -victimes de la fureur populaire. Sa cendre est depuis long- temps refroidie; trente-six ans séparent de nous l'aITr,euse
catastrophe qui nous l'enlcva, et l'ad!Wration ptùllique répand encore des fleurs sur s~
tomhe.
Ils étaient aussi l'ohjet du respect public, cc
Pazery, d'un savoir inépuisa)llc; ce Gassier,
d'une éloquence irrésistib lc ; cet A !plwra n, cc
Dubreuil, et plusieurs autres d'unc prudence
éclairée, qui , asscz hem'cux pour traverser les
temps d'infortune, communiquèi'ent à la géné-

ration suivante le riche dépôt d ~s traditions anciennes; et ce Barlet (1), motÎ.ssonné avant la
fin des orages, et dont les talcns ont cu aussi
leLlrs héritiers.
C'est à la natiou toute entière qu'appartient
lc nom de Portalis: le baneau de Provence
s~enorgueillit d'a'rOll1 formé en lui le modèle de
l'h~Hnme d'État (2) . La hauteur de ses vuc.~,
l'étenduc de ses connaissances, l'éclat de ses
vertus, &amp;e sont unis pour le reco.nmander à
l'immortalité ; et pendant tiJ.uc la patrie recon11aÎssante hü en déoerne la palme, elle est fière
de retrouver, dans les rangs élevés des contemporains, et son nom et sa gloire.
C'est a vec une ég-ale satisfaction qu'elle porte

(1) 1\1il'ahea u dit quelque pa!'t, dill1S ses œuvres,

~u

sujet de cet A,,'ocnt: Il avait lq.. lél~ dJt/-n bœ"tj; ~t lles -

prit d'ltn aigle.

(2) L'e.-.;amen impartial des édits de 1788,

fnit pal" cet

Avocat, à l'époque de l'opposition tlU'ils produisirent,
justifia d'avance

tOl\t

cc qu'on cleyail attem.ll'e d'un taleot

nus i supJ,·ieur.l l est ilnprilU,é dans le ReclIûl des p;i;!celi
relatives ft la révolutioll. de 1788.

�456

ESSAIS HISTORIQUES

sun LE pARLEME NT DE PRO,' ENCE.

ses regards sur celui qui n'échappa aux excèS
du délire populaire , qu'en se réfugiant dans
une profonde retraite; la Provence 1ui donna
le jour; le barreau d'Aix, la renommée. Longtemps balancé sur l'océan de la fortune, dont
les écueils s~nt si 'fréquens et si terribles, il
siège irrévocablement parmi les nobles pairs
du Royaume, où, honoré de plus en plus de
leur estime, et de la confiance du Souverain
pour les affaires les plus importantes, son iufatigable talent ne cesse de déployer les res sources d'un esprit élevé, le courage d'une indépendance qui, pour être inviolable, 11'exigc
pas moins de modération, et cette urhanité
parlementaire qui sait unir les convenances au
devoir, le calme à la fermeté, les lumières il la
modestie, le zèle à la sagesse, et sous la plus
aimahle sérénité cacher le poids des ans et celui
des disgraces, plus déchirantes pour la sensibilité du cœur, que si elles étaient personnelles.

province pour réclamer le maintien de ses privilèges, pouvions-nous nous dispenser d'offrir

En rappelant un acte par lequel l'Ordre des
Avocats (1) se réunit à toutes les autorités de la

' Jouve , V erdollin

reau , comme la protes tation du Parlementl'est par tous
les magi strats, Il serait inutile de rappeler les noms de

ce ux-c i , puisqu'ils se trOuv ent consignés dans la liste général e qui précède nos Essais; mais nous croyons être
agréable au pays et

À l'Ordre

des Avocats, en reprodui-

sant les nom s de tous les membres de l'an cien Barreau
&lt;lui montrèrent leur nttachcmcnt à ln constitution pro-

ycnçale.
L'ncte de protestation fut signé pnl' MM. : Aroulphi 7
doyen ; Leclerc, Barlet et Brémond, syndics; Bressier,
Pa1,ery) Senaire, Goirnnd) Ai lh aud, Bovis J Pascalis,
Poehet J Raibnud) J. Bernard J Goujon, Gnssiel', Emerigon, Cauvet, PeUieot Je Sei ll &lt;Jns , Roman, TribuÜis,
Reinaud J Ri ehaud, ROll x-Mn rtin, l\ley fret, Alpheran,
Portalis, Colomhon, Perrin, Jaub ert , Dubrc lIll , Ri-

card , Rambot, Bouche) E strivier, J.-J. Fa uchier, Esparia t , Pelli col , Aude J Bert et , Siméon, Lnget , Payan,
Sellon , Guerin, Arhaud, Cappea u, Jallffret J Gazan,
d'Eymnrd, Verdet J Guieu, Sauva ire , Maure, Pel1 oné ,
J

Artaud, Merendol , Bernard fils ,

Miollis, Bouteille , R ey naud, Raspaud, IJec1 erc Iîls,
Vassal , Mollet, Ailhaud fil s, Fouque, Tournefort , Chan-

( 1) Ccl ncte est

~ibl)é pnr tous les membres du har-

sa\1&lt;1, Pen ache, Loys J Fouque (il s 1 Mt\\becqul , Ri c31"d ,

�458

ESSA IS IJJSTORJQUES

un hommage public il ce dig'nu barreau d'Aix,
l'auxiliaire ct l'ami de la magislrature, et qui
présentera dans tous les temps l'exemple honorabl e de l'érudition, du génie, de l'éloquence,
ùe la délicatesse et de la fidélité, Les éloges de
la com]?laisance paraissent làches et servi les:
ceux de la vérité sont dictés par le devoir,
Le cri général que fit entendre la province
au sujet des nouveaux édits, le nombre, la
force des divers actes de protestation, jetèrent
le gouvernement dans une sorte d'irrésolution;
et après avoir hésité quelque temps, au lieu des
mesures rigoureuses adoptées pour les autres
provinces, il crut devoir proposer il. la Provence, par ménagement pour sa position particulière, des modilications que le comte de
Caraman, commandant en chef de la province,
fut charge de faire accepter. C'est pour remplir
cette mission, qu'i 1 se rendi t à Aix, au mois de
juin (1).

SUR LE PARLUIENT DE PROVENCE.

459

NIais à peine fut-on insh'uit de l'objet de sa
conunission , que tous les corps, dominés par la
pensée qu'une seule modification il la constitution provençale entraînerait son entière violation, s'empressèront de délibérer un refus formel ct absolu à tout accommodement. Aussi
portèrent-ils leur résolution jusqu'à conclure
de ne pas attendre que la négociation 'fût entamée par le commandant, et de lui déclarer
qu'il dev,a it renoncer à tout espoir de la faire
réussir.
Dilns ces di~positions qui furent rendues publiques, et que la population de la ville partagea, un morne et profond silence accue.illit
l'arrivée du comte de Caraman. II lui fut aisé
de juger par l'attitude du peuple (1), combien

surer le pays que ses privilèges seraient conservés; Je
Parlement et la Cour (les Comptes maintenus dans le
droit d'enregist.rer les édits; les grands bailliages réduits

Panier, :aou~-l\lal'tin , Bl'essier fils, Gra ne t -' SaJJiel' Ills-,

Gautfridi, Arnulphi fils.

( 1) Les instructions de M. de C.\ram .. n portaient d' as-

à un seul qui serait réuni au Parlement , pour être rempli par les derniers officiers dont les charges venai~nt
d'ê Lre suppr im ées.

(1) Un artificie r ayant placé des hoÎt es devant son

•

�460 ,

i:un

ESSAIS lllSTOfilQUES

étaient grandes (es préventiolls qui s'élevaient
contre le mandat dont il avait accepté la charg·e.
Ainsi qu'on l'avait arrêlé) tous les corps n'allèrent saluer le retour du Commissaire dil Roi ,
que pour lui faire part de la délibération qu'ils

LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

.

« les corps de la province , former d'autre voeu

pays.
Après le syndic de l'Ordre de la noblesse ) se
présenta M. de La Toul' qui, au nom 9n Parlement, adressa au commandant ces paroles:

« que celui du retrait absolu des édits ) ct du
« retour simultanè de toute la magistrature il
" ses fonctions, se fait un devoir d'état , d'hon" neur et d'égards pour vous, de vous désabu" sel' de l'erreur qu'on aurait pu vous suggérer,
« de la possibilité du succès d'aucune négocia" tion co'ntraire à ces principes. »
Le premiel' Président du Parlellient fut suivi
de celui de la Cour des Comptes (1), qui s'eJ&gt;:prima en ces termes:

cc Monsieur, la Compagnie me yharge de vous

« Monsieur, je tiens à honneur e l à devoir de

" déclarer qu'elle est charmee de vous voir re« venir en Provence ; mais que sa satisfaction
" est troublée par l'annonée d'un projet de né« gociation, tendant à des ouvert ures d'excep« tions ou modifications des édits illègalement
« enregistrés.

" vous porter le voeu unanime des officiers qui
« composent la Cour des Comptes, Aides et
" Finances. Ils me chargent de vous déclarer,
C! monsieur, qu'ils ne peuvent, COillllle Proven« çaux, comme citoyens, J;econnaltre pour 16-

avaient uniformément prise, de delliander la
conservation) sans réserve, des immunités du

.

" Le Parlement ne pouvant, ainsi que tous

"gaIement enregistrées, les nouveautés fu« nestes transcrites d'autorité sur les registres
,,' de la Cour.
« Notre zèle pour les v éritables intérêts du

h ôtel, et les tambours de la "ille s'é lant présentés afin de

•

cé lébrer son illTivéc, furenl hués Pal' le peuple , el contraint s de s'enfuil' po ur échapper aux mauyais trailemens dont il aura it puni leur l'csÎstance.

{Il M. ,l'Albe .. 'a ,.

•

•

�~SSAIS

« Roi, notl'C attacLellU!llt il la cOllstilntion Prou ~'ellçale, nojjre serment, nous ordonnent .de
({ llcp0usscr av&lt;ec effroi deS édits violateurs des
" paotcs qui unissent la Pa'oVCllce ~lLRoya umc
« sans

1)' subalterner.

« Qnel que ,,,ilt le

~un LE PARLEr.Tt.;NT DE PI\OV ENCL

JJlSTÙU1QUBS

sort~u,&lt;l)ll

nous .pl:épal'C,

463

généra le , le deuil -universel, la misère à son
,( comblc.
(1

,. « Nos peuplesl, partag'és entre l'ob6issnnce et
« l'attachement aux dr@Îls de la patric, metten t
( en v,,'us t0Thte leur confiance.
J,,(

'vo'l:re

jusLioe, la oonnaissance 'que voua

« -ébrankr son autorité .Iégit.ime. »

« avez des titres ·du 'pays, cit 11i11'1;~rêt 'q oe 'Vons
« lui a"ez ténwigné, nous gamntissent, avec
" le retoUl"de la tt:abquillité 'publique, le main« tien abSolu de 'hotre cm\stitl.rtioll. »

L'exemple d'une telle opposition fn·t suivi
par le bureau des fi nances, l'administ.uatoion

M. le comte '1iIe Carama h répond~t à ces d'i,~rs disconrs pal' les assurances de son attache-

« notre dernier VŒll sera qu~ le R0i n'ait jamais
« il regretter les &lt;hffioultés salntaires 'qu'0nllle
« saurait ecarter de sa toute-puissance, sans

ponr la coni;lt&gt;itution du pays, GeUes de leur
respect ponr ,1e Roi.
. ,
J'

ment pour le pays, du désir (!u'll a ,'ait ell de
lui être utile·, ct dll regnL 'Iu'il elllpo:rl~it cl.&lt;
ne pouvoir 'concilier avec Jlexéc'ution des intentions du'Roi, l'ùppdsitidn'g~flérale'llli voml'it
de '~ui &amp;l'é 'M anifestée..
.

Enfin, M .. I'Avocat Pascal.\s, pour la seeoll§le

A 'ces b'iemftiillaris t'én'lOigllages du mantb-

intermédiaire des États, k chapitre d'AaiK; ct
ces divers 'cort's, il 'l'exemple nes pl'emiol's,
surent a~'lier Ilux preuves de leur attachemout

d'Aix, Prooureur €lu pays, pro-

tài're'dll 'Sou crain',. sc joignirent les applaùdis-

nonça dans le même sens, e t au nom dcs tCOll-

SOl1lcns du peuple qni, sensible:lu dévouemcnt

su Is de la ville, adminislnteurs de la province,

'dIe sennagis'trats, leur exprima sa gttltit'udc de
la manièrc 'la plus éclatante.

fais

asses~nr

1e discotl rs sui vant :
« Monsieur, la situation du p~ys nc saurait
« être plus désastreuse; la constern::ü ion y est

•

niais toutes ces oppositioJ1s, ains i 'lllC cellès
'lui s'étaient lJIanifestécs l d,n{s ' les autres pro-

�466

ItSSAIS

H l S'J'OIlIQlJE S

SU U LE PARf..iE'M EN T DE pn OVE NC E.

()l'ites p ar l'autorité , au lielt de peindre ulle joie
,'éritable, elles n'offrirent que le vain éclat
d'u ne cérémonie , La Compag nie n'en pr it pas
moins avec empressement les rènes de l'administn:atlÎ.on de la justJice ;' mais le t èmps approchait où un nouvël orage devait fondre sur

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des progr ès immenses. Il

sembla it qu'un l)louv em ent irrésisl:ible pl'écipilaft la pa'tMei vers sa-ruine , ct q11e pal: une
fatalité inouïè, e'~tuill aux ciloyébs honnêtes
et vèrtÙ&lt;lUX qu'était réservé Je malh eur dijlnvl&gt;1r le gouf]lrë des r évoltlt:l011', qui devait piJNs
tard les engloutir .
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LO Jg~1,l.Vernelllent qui suh sistait \ était· c.!Ha-

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ell e pour 10. déh'uire,

CfT AP1TlÜt

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oh é d'Qlql1SJ. Les l'èg'ncs- p l'éa6a ens avaient', par
dos proC1}si(!).\'ls oon~:uh nahles ; diilarpirlé les 0nâbces qui ,somJ l&amp;)).lOl'F d~ États .•Il [pilait des
J'lI/oyél'ls réparoteurs, .etl!\e:.&gt; Î J:&gt;.tl!ietisme . ~es
imj'i~t5' :lpplaoossait il Ia,facüité avec .laquelle
le ' Souv crai'fi..JJ ,i;la)Ja ndollnait :l!pl: ,llouv eaux
systôll1 es qui

j

J

~ltoUJ.:és dljHusions ' ~I p~b~net-

�469

ESSA,lS HI STOR IQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVENCE.

taient d'heureux :lJl1cndemens. C'est ains,
que les pat~'iotes de '1789, exaltés par les
maux dont ils avaient etc telLloins, et corrfians
daus les remèdes 'lue l'enthousiasme taisait
,
l
,
croire efficaces, préparaient eux-m êmes, à leur
insu les échafauds qui devaient faire tomber
leurs têtes , et répandre SUl' le sol de la patrie

Il faut aux peuples uue expérience prolong'ée et des leçons suivies, pour recevoir sans
danger leur émancipation; il faut commencer
par les instruire, et en quelque sorte pal' les

468

) l.,

1

1

le plus pur sang de~ Bourbons.
Les peuples ont sans doute besoin d'être libres, pour arriver au bonheur. C'est sous
l?influence d'une sage liberté que les senti mens
o-énéreux se développent, que l'esprit d'obéis"sance s'épure, que les conceptions industüelles
sc propagent, que se resseJ;rent tous les l,ens,
tous les ressorts qui unissent les hO)Jup.es çntre eux.
Mais combien sont dangereux les premiers
pas que l'on fait dàns oette voie, loxsqu'on n'a
pas un guiae habile, fOl't et ooui'ageux 1 Li!
liberté, privee des secouxs de 1... . sagesse, pré.cipile dans la licence, et ses excès sont. plus
funestes encore ;que ne sont accahlans les fe!'s
de l'esclavage: celLx-ci produisent la léthargie, la licence cOljauit à la fm'eur.

apprivoiser. Sans la sagesse de ces précautions,
leur irruption devient terrible, et les plonge
dans un même abîme avec ceux qui ont tro!?
précipitamment brisé leurs U-ens.
Tel fut le déplorable tableau qu'offrit la
France dans la malheureuse période que nous
parcourons.
Des déclamateurs cou.pables, d'autres qui ne
furent qu'imprudens, électrisèrent le peuple.
La voix de l'autorité ne fut plus capable d'arrêter les mouvemens, parceque, trop faib le des
les premiers instans, elle n'avait pas su les réprimer . Ils excitèrent il la sédition, ses flammes
in cendiaixes pénétrèrent dans toutes les provinees; et le peuple, aveuglé par la délirante
illusion d'une égalité absolue, essaya de la conquérir au prix de la révolte.
La Provence, comme les au tres parties da
royaume, offrit hientôt le spectacle de rassemblcmens tumultueux, et d'une fermentation à

•

�ESSA 15 lIISTOl\lQU ES

sun LE PAnLEntENT DE PROVENCE.

laquelle ajoutaient encore le climat ct le oaractère des habitans.

de vertige, le pouvoir paraissait aV01r
ouJ)lié le premier' principe de sa conservation, en fléchissant devant des volontés factieuses,
L'Avocat-Général (1) près le Parloment de
Provence dénonça à cette Compagnie les réunions illicites qui menaçaient la tranquillité du
pays; mais il ne provoqua point de poursuites.
Dans le moment present, dit-il, il est necessa ire que la bonté éclaire, que la clémence
avertisse, a-vant que la justice se decide à pltnir. 11 crut dès-lors faire assez, en demandant
que les rassemblemens fussent interdits; et le

Ne calc,ùons pas tout ce qu'aurait pu produire d'avantageux, dans ces premiers momens
de troubles, un acte de rigueur de la par.t d'un
Souverain hienfaisant q~1Î, ne voulant l~ég'ner
'lue pour le honheur de son peuple, aurait aisément trouvé le secret de maintenir par h · clémence , l'obéissance qu'il sc serait assurée par
sa sévérité.
,
L'arrêt prononcé par la providence était irl'évocable. Il serait désormais inutile d'observer,avec tant d'a]ltres, qu'il était facil e, avec
de l'énergie, de prévenir ou d'arrêter le mal.
Tel cJUe la foudre du ciel, c'était un fléau qui se
jou'!-Ît des combinaisons des hommes.
Toutefois, les dispositions des autorités i11terméruai.res se coordonnaient avec celles du
Prince, en cc sens que celles-ci paraissaient
avoir déposé toules les rig'ueurs des lois répressives, ponr ne gouverner désormais que par
la générosité, le pardon, la prière, qui ne
sont que de nquvelles sources de troubles,
lorsqu'ell es s'adressent à la l·é volte. Dans ces

•

jOlU'S

Parlement borna les soins de son zèle à les défendre.
Mais ces moyens étaient inuti les; disons
mieux, ils étaient dangereux, en mettant à
découvert l'impuissance de 1':l.Utorité, et donnant pal' là même de funestes encouragemens,
Aussi des séditions plus menaçantes éclatent
d'une manière rapide sur plusieurs points de la
province; le peuple d'Aix lui-même, excité
(1) M. de Calissa ne .

�ESSA IS HISTOl\tQUES

SUR LE PARLE1\'tE NT DE PROVENCE .

par quelques scélérats, fond sur les greniers de
de la ville (1), pille les hlés qui s'y trouvent ,
et force le Parlement à recourir malgré lui à
l'appareil d'une justice rigoureuse , pour essayer
d'arrêter l'effervescence.
Mais il sent que des secours sont indispensalJles pour soutenir les efforts des magistr;lts :
dans cette pensée, la Compagnie délibère d'adresser une députation nombreuse au Roi, pour
lui exposer les malheurs du pays, et le supplier de prendre des mesures propres à en arrêter les progrès.
L es magistrats désignés l'our cette députation sont MM. de La 'tour, premier Président,
et les Conseillers de Ballon, de Lubières, d'Esparron et l'Avocat-Général de Calissane, auxquels devaient se réunir les Présidens de Peynier et de La Tour-d'Aigues, les Consei ll ers de
Faucon, de Ramatuelles et de la Baume (2), et
MM. de Castillon père et fi ls, Procureurs--Généraux, qui se trouvaient déja dans la Capitale.

M. de La Tour refusa la mission qui. lui était
confiée, et résista aux sollicitations par lesquell es la Compagnie le pressait de l'accepter.
Ce n'est pas parcequ'elle lui paraissait périlleuse, c'est, au con traire , parcequ'ell e l'éloignait
d'un poste où de grands dangers l'environnai ent.
Magistrat courageux et dévoué (1), il s'écria
que sa pl ace était , plus que jamais, à la tête
du Parlement, dans les temps de cl'ise et d'infortune. M. le Président de Jouques fut désig né pour le remplacer.
Pendant que les députésse rendaient il Paris
pour s'acquitter du mandat qu'ils avaient reçus,
et que les Conseillers de Gras ct de Saint-Martin
s'occupaient des enquêtes sur l'évènement désastreux qui avait jeté la consternation dans la

(1) M. de La Tour était Jéj a devenu hi en cher il la provin ce par les services émin ens qu'il lui aV;lit renJus. Les '
Eta ls, pour lui offrir un témoignage de g ratitude, avaie nt
fait [rappel' une médaiUe A son effigie , qui portai t pour

exergue: L e Tiers-Etat de Provence ct Cllarles-Jean-

(1) Le 25 mars ' 789,
(2) Oétait l'abbé de la Baume) Conse iller-clerc

Baptiste des Gallou; de L a Tou.r, intendant da
1

son ami di!puis plus de quarante années.

p(l:y~ )

1

�ESSA IS 1-IISTORIQlfE S

cité (1) ,. le Po rl cment essayait de ramener la
paix da~s la province, en tendant fraternellement la main il touLes les condilions, ct proposan t un pacte d'alliance entre tous les bons
citoyens. {( De vieilles di visions, des ri va lités injustes , des prétentions désordonnées , dit le
Parl ement , ont miné la bonne harmonie et
préparé les maux qui fondent sur la patrie.
Pour en arrêter le cours, pour opposer des dig ues il l'esprit de désordre, il fout que tous les
États s'unissent et s'aiment ; il faut qu'ils sc
confondent ct s'associent pour repousser les
perturbateurs, et que le noble, le bourgeois,
l'artisan, ne seconsidèrentdésol'fllais que comme
d{?s frères. )1
Cette délibération , à la fois P9litique et bienfaisante , avait l'inconvénient d'êh'e tardive,
ct la sédition lui avait déja ravi b. confiance
qu'ell e devait inspirer. Cependant le greffier
de la Cour l'ayant portée aux Procureurs du
pays, pour la communiquer aux dillerens
Ordres de la province, les Consuls v im'ent

su n

LE PAJ\LKillE NT DE PROVENCE.

en remercier la Com.pagnie , ~t lui demander ,
l'om; 'gage de ces seillim ens d'union, un
acte de clémence en faveur de cc lix qui s'étaient récemment rendus coupables du pillage des greniers. Le Fad ement , cédant avec
cnÜ! 0usiasJlle il cette prière, sc hite de faire
publier un e amnistie, ct multip lie les preuves
de sa générosité ct de sa bienveillance. La noblesse, pour répondre.i son appel, s'empresse de
lui décla rer qu'elle renonce il ses privilèges, en
consentant il contribuer aux charges de l'État ;
et lui-m ême, il cet exemple, allaudonne le
droit qu'i l avait de ne pas payer intégrâl ement
la taille.
Ces sacrifices, et les m:mifestations qui les
amenèrent, sellÙllellt déjouer les vues des factieux. Quelq nes instans de paix succèdent il la
conllagralion générale; ct aussitÔt les magistraIs vont aux pieds des :mtels remercier le
Seigneur d'avoir suspendu sa colè~·e.
Mai,s à peine quelques jours s'écoulent, ct les
espérances s'évano Lussent. De llOlLveaux :1tLl'oupemens se forment. La menace que le Par·
lement adresse il ceux qni en font pal'Iie, d'être

�ESSAIS H ISTOR IQCES

poursuivis comme crlminels de lèse-majesté ,
ne les intimide point ; ils bravent l'autorité, et
l'autorité devient de plus en plus impuissante.
Rédtiite à cette extrémité, la Cour dépêche
un courrier extraordinaire au Hoi ct au Gardedes-Sceaux, pour peindre au Souverain la situation affiigeante de la Province.
Mais les évènemens qui dominaient l'infortuné Louis XVI, lui laissaient peu de r essources
pour secourir la patrie contre les invasions séditieuses. La déclaration (1) par laquelle il
évoqua au Parlement toutes les procédures relatives aux troubles, et les ordres qu'il donna
pour réunir quelques forces militaires, ne furent qu'un remède illusoire. Le Prince n'en
était que plus vivement touch é des maux que
souffrait le royaume; il en donna de sa main
un tèmoignage particulier à M de La Tour,
dans la lettre sui vante (2) :
« M. de Villedeuil m'a remis votre lettre,

« monsieur ; je savais déja les troubles de Pro(1) Du t 6 avri l ' 789 ,
(,) Du 19 avri l.

SUR L E

PARLJ~.I\f~ENT

DE PROVE NCE.

477

« vence, et mon coeur en est extrêmement
« peiné. J'ai envoyé à mon Parlement une dé« c\at:ation , ct j'ai donné les ordr'es pour faire
(\ avancer en Provence les troup~s nécessaires
,« pçm~ y .r établir le bon ordre. Les calomnies
« qu'oll a r épandues ~UlJ l votre compte m'out
« (fait heaucoup
de- peine,
ct ne doivent pas vous
'1
'r _
~,'
« affecter. J e connais la ))onté, la longueur de
«,'Vos services, et vqus devez toujours, lllOn« sielle, cOlflpter sur ctoute mon estillle.
« Signe, LoUIS. )

Qu,elques jours auparavant, le Garde-desSceaux avaitll1andéce qui snit auParlement(l i :
. « Mes$ieurs , votre courrier m'a remis votre
« lettre du

2

de

q)

mois , avec la r elation des

« désOl;dl'cs qui ravagent la P rovence . Il ne m'a
« pas été po~sibl e de r épondre pal' cette voie.
« Je

savais, au r este , que vous étiez instruits
« par MM. les députés de ce q 1I~ s'était passé;
« jG,jlle s)lis em pressé d'informer le Roi de leur

�SUR L~ PAft LElHENT OE i&gt;J\OVENC~.

« anivée) eLS. M. , d3&lt;lls l'audimuce (lll'Qll~ leur
, ( a aceQrdée le soir li Hlm , leur a m'l)ririlé: sa
(/ sènsibilité sur leS lMlheru;s &lt;{lu. affilgelltJ la
« province. Nous noUs otc.upous aet'tlelhmlOnt

« à ooncel:te): avec&gt; l\'ll\'[,.!les depfité ' k5')1\Oy4ns
« d'y remédier. J.Je 'sùi~ 1; frtt!Ssieurs\ Ilt é \l,'JJ/, "
,,'

19 ,)"j ,),

!lU r:'T1

';'ld

'

d l:JlgruJ~ DE !jARE NT IN. »
, cl p 'IJlO? ~l. ' .') ii'

Eh exèeutièll 'de la dé'clal'ation 'royale, dès

Conunissaires furent cb isis pom;JinslrlUi'e k s
procédl,\l'es aux quelles donnèr ent lieu des séditions multipliées,
Les Conseillers du 1301ll'gtIét, de' Fabri et
de Frané fureut clJ31:gés ile suivr e celles qui
étalent relilli~es a'ux,J'trotihl es dil PHgét, ' de
Saint-Nazaire', dc, Tou'l~fL !c1I~'FlièrcS i !J "
Les ConlieiHers'de PeJ'iel' , éh,rFoJ18él:1l~nlOOot
de Fortis furent délégliés à l'oooasioj1
'c'éux

de

[e Brign&lt;llèÎl;tleNans,

du Luc, ct a'a'ut\l'es'litlUx

drconvoisins l lJ

,

~

Ces diV'cr ses procédurès oCCllpaienNe llt!lnont
la CompagQ,ie qu'e ll e sc cEut obligée,ie [aire
le sacrifice d'u ne partie de ses vacances , ct Je
dema ndet' au Ro i l'aut orisa ti oll de pi·o]'oger.·s~s

479

"oa nces jusqu'à la mi-août. Le Souverain da igna
la lui accorder, en honorant d'éloges son zèle,
Dans le courant du Illois de juin, le ParlemeBt donna des exemples de sévérité, en condamnant uuxfer&amp;'luelques- uns des plus ardens
agitllteurs, et en prononça nt contre l'un d]eux
la peine de mort.' Mais voyant que ces m esures de rigueur , si tardives, n'étaient pro·
pres qu.'à ajouter à la ferm entation générale, le
P:n)ement revint, aux voies de douceur. ve l's
lesquelles i1 indinait, ct délib éta une sorte de
nbnifeste dont le but était de ral110ner d' l'a,
modération et à l'ordre, et dont Ici express\olJs
sembla:i ent devoir être cntcndueIj par des Fr:\Iiçai~ , puisqu'cil es r appelaient d(\~ sen limen de
g(lt\érGsi,t é ct çl'honnen'r.
,,1
l',1,men(u' plus "ürcu\ent i&gt; la paix, 1'0
pa):,leJ1lcnt dtlliMb en m ême 'tem ps Be suspendre touteiilloinda mflatl&lt;m, é''t de"s,;lIicilér dei
la honté du Hoi une alllnislit, g'énéralc. ' f
n611P

LO lli~

X VI acc llcHbt avec élllpresselhcnt la
prière de ses Jllftg~t-t'a ts, Mtlis les esprits étaient'
trop exa ltés pOUl' en esp(' ~c1' (lllclquc gt'a~i­
tud e; ct plus Je pOlrvoir sc montra g'énérc llx ,

�480

ESSAIS HISTORIQUES

SUR LE PARLEMENT DE PROVE NCE.

plus il donna des forces aux nu~chans pour
le perdre.
Quoi qu'il en soit, les évènemens avaient
pris une nou velle acti vité; et les États-Généraux réunis par les soins de Louis X VI, dédaignant le titre d'Assewblée réparatrice, ambitionnèrent celui d'Assemblée Coustituante, et
ne méritèrent bientôt plus que d'être signalés
par le nom d'Assemblée destructrice (1). .
Pendant' qu'ils s'occupaient en effet de rétablir les fondemens d'une monarchie d'onze
siècles, la Bastil\e s'écroulait avec fracas, le
sang des Français in ondai t ses décombres;
et le Monarque malheureux répondait aux
cris d'allégresse que cet é,,~nement illspi•
rait à une populace [orce~" " , par l'abnégation de la royauté, en déclarant à l'Assemhlée
sa r ésolution de renvoyer les troupes, et de
p lacer sa confiance excl usi ve dans les représentans de la nation.
Cette conduite expansive et généreuse excite
(1 ) M. le PrésîdeoL Ctlppeau, Jans sa 1.V otice
cienne organisa/ion judiciaire en ProlJel1re.

481

quelque enthousiasme, ct détermine le Roi à
venir visiter les Parisiens. C'était la dernière
fois, pour ainsi dire, que des acclamations devaient l'accueillir; mais les provinces retentissent du bruit de cette nouvelle alliance' et sur
la demande des Consuls d'Aix, le ' Pal:lement
ordonne de la célébrer par des actions d~ graces
envers le Dieu de paix (1) .
Bientôt entraînée par l'empire des circonstances, la Compagnie se trouve réduite à applaudir au pouvoir qui, d'une main hardie
préparait sa destruction . Elle charge le Con~
seiller d'André, memhre de l'Assemblée Nationale , de présen ter à ce nouveau corps de l'État
les sentimens qu'elle a conçus pOUl' lui, et
l'adhésion qu'elle donDe à ses maximes ct il la
constitution qu'il élabore pour le bonheur du
Royamlle_
Ces Parlcmcns que l'histoil'C nous représente
tant de fois armés d'oppositions contre les volontés royales, et poussant la résistance jusqu'à
l'opiuiàtl'eté et à la désohéissance, cèdent tout à

8ur 1}(~Jl­

( 1) Celte dél;bél'at;o ll est du 24 juillet 17 89,

Ill.

�4S~

ESSAlS HI STOR IQUES

coup a. un llouvoir nouveall et entreprenant; ce
.
n'est pas même assez, ils vont au devant de IUl ,
ils le flattent, ils l'applaudissent. Cr oyaient-ils
donc il ce prix compter un jour de plus d'existence, ou partageaient-ils dc bonne foi l'illusion
qui séduisait tant d'hommes vertueux, ct que
des vérités l'edoutables pouvaient seules faire
évanouir? Nous ne saurions dcmêler leu rs vrais
senlimens. Cornille celles des Furies, les torches
révolutionnaiees jettent des flammes qui emllrasent, mais qui n'éclairent pas.
Depuis l'existence de l'Asse mblée Nationale,
toutes les fonctions politiques du Parlement se
réduisirent à en registrer des actes législati fs
auxquels le Souverain avait attaché sa sauction .
Dans ce nomhre il en était un qui co ncernait
les Parlemens. Le 3 novcmbre , ils furent indéfiniment continués daus leurs vacances. Cette
mesure provisoire porta en réalité leur suppression : s'ils existèr ent ellcore, représentés
par leurs Chambres· de vo.cat.i ons, ce ne fut
plus que pour laisser le temps d'arrêter un plan
d'Ol'O'anisation J'udiciaÎl:e, qui enlevât jusqu'aux
"
.
plus légers vesLiges de ces corps imposans a

su n

L E PARLEME NT DE PROVE NCE.

483

qui les peuples n'avaient dû (lue des bienfaits.
Mais eOlllmeut la reconnaissance publique pouvait-elle suhsister, lorsque la fidélité semblait
éteinte !
Le tClupS des comhats était toutefois passé
pour 1es Pa r1emens. Celui de Provence aCGueillit
avec une aveugle soumission cetVJ loi (.fUÎ annonçait sa fin prochaine , et ne s'oc~upa plus
qu'à ren dre exécutoires les décrets 1Il0mbreux
que la législature improvisait avec une fécondité sa ns exemple.
Les da ngers , les persécutions de toute' espèce environnaient le, ma gistrats qui, ne faisant pas partie de la C halllhre des vacations, sc
trouvaient réduits à une oisiveté forcée; et un
grand nomhre cru t ne pouvoir échappe r aux
mains d'un peuple frénétique, qu'cil allant
grossir les rangs de l'émigration à la tête de laquelle s'étaient placés nos Princes.
Ceux que l'appareil de la justice scmlliait devoir entourer encore de quelque protection,
n'en étaient pas moins exposés chaque jour aux
menaces anonymes les plus fm'Îeuses, pt dans
lesqu elles l'esprit ùe vengeance ct ùe vertige

�SU R U

ESS'\' IS H1STORIQU EOS

imposait les ordres les plus extraordinaires; et
c'ét:lit :linsi qu'au milieu de ces violences, ils
voyaient approcher, escortée de t ous les malbem's publics , l'é poque fatale qui devait les
disperser (1).
L'arrêt fut enfin prononcé; et ces institutions
colossales qui avaient traver sé tant de siècles ,
r6$isté à tant de secousses, provoqué ou
soutenu tant "de comba ts, s'écroulèrent sans
bruit , comme par le seu l effet naturel d'un

( 1) On velTa J sa us doute J avec intérêt la lis te des

membres de celte cleru ière Chambre des ,'aeations
qu i , pendant pl'ès d'un an, exerça to ns les po uv oi ,'s

ou Parlemen t. M. le Président de Caure ]a p"ésidait:
les .conseill ers é tai ent 1\'lM. de Mont- Valon J doyen,

Cym ou de Beauval , de Caden el de Charl eva l , pazery de

Th orame fil s, pris dan s la Grand'Chambre

j

MM. de

Franc père, du Pignet-Gu ehon , d'Hesm ivy de Moissac,
d'Alpberan de

BU SS30,

p,'is dans la Tournell e; MM. de

Lisle Grandvi ll e, de Franc fi ls , d'E stienn e de Sainte -Estève, de Rarri guc-Fo nt3.oieu , l'abbé de la. Baume, Cooseill er-cl erc

1

d1André, dépulé à l'Assemblée Nation ale,

de CoHade Pradines, pris dans la Cha.mbre des euq uêLcs
M. dc Be&lt;lm'al fil s, Avoca t· Gé uél'a l.

j

PARLEME N T DE pnOVR NCE .

405

nouvel ordre d'idées. L eurs débris tomhèrcnt
a u pieds dll trône, don t la ~l oire ct la cl uree
avait été garanties par leur existence, et leur
chute en ébranla jusques aux fondemens,
Bientôt la France n'offrit plus qù' un amas de
r uines,; le sang innocent lItt r6pandu ; un e
a[reuse ana~chi e détruisit tous les sent.imens,
rompit tous les liens, viola tous les devoirs;
. ct la terre dans laquell e Sai nt - Loui.s avai t
établi la justice, François 1" l'h onneur, H enrilV
la générosité, Louis XVI la bienfaisance, n'é,.
tait plus qu'un chaos livre à des furies.
Puisque la suppression du Parlement devai t
être l'un des eli'ets inévitables de la révolution,
consolons-nous de sa fin hàtive, 'alors qu'elle
nous dispense de pénétrer dans ces tem ps d'affligeante m émoire, où la veng'eance céleste
ch àtia les homm es avec une si grande rigueru',

En apaisant sa colère, ell e permit plus tard
un simulacre de gouvernement. Sous son ombre
'6leva celui de la force, qui dut enfin , après
une trop lougue succession d'années, être elIacé
po ur toujours pal' cel ui de la légitimité , éclai-

�ESS." S UISTORIQUES

S UR LE PARLEMENT DE PROV EI\ CE..

rée par les exelllples de la proscription et les
!rçons de l'infortune.

un grand nombre d'Avocats. Pascalis , malheureusement plus confiant ou pl us intrépide, était
demeuré: entouré de MM. d'Alpbcran ct Dubreuil, &lt;,t suivi d'une jeunesse généreuse 'l ui
partag·eait son dévouement (J) , il lui ' fit entendre une voix courageuse.
Hélas 1 que n'etlt-il été plus timide 1 il aurait
vécu long - temps encore pour l'honneur du
harreau, pOUl' la gloire du pays, pour l'amour
de sa famille, tandis que des bourrcaux forcenés Ic sacrifièrent des premiers à la plus atroce

Mais avant d'abandonner le sanct·uaire de la
justice, le Parlement crut devoir prendre quelques soins pour retrouver après l'orage, dont
il se flattait de voir bientôt le terme, le riche
dépôt de ses annales. Il arrêta à cet effet, 'le 24
septembre (1), 'lue les registres de ses délilJérations étant la propriété particulière de la
Compagnie, et nécessaires à la liquidation de
ses offices, ils seraient remis dans les mains de
ses Commissaires pour y recourir au besoin .
Trois jours après, le Parlement tint sa dernière sèanc~, afin de recevoir les regI::!ts
de cc barreau dévoué, 'lui avait constamment mis sa gloire à partager les vicissitudes
réservées aux magistrats, et qui , par , l'organe
de l'u n de ses membres les pl us il! ustres, venait énergiquement protester, dans le sein d"
la justice, contre les aberrations et les crimes
de la révolution.
Déja la force des circonstances avait éloio-né

"

révolution (2) .

(1) Envi .. ~o dix jeun es AVOCJts s'associèrent à la GOlll';,ISC Ll se

démarche dePascali s, d'Alpheran e t de Duhl'eoil.

Ces deux derniers, plus beureux. que Pascal is , parvint'ent à se sauver, en se réfu giant en Italie

O?I

ils demeu-

rèrent pendant p lu s de d ix. an s .

(!l) Son discours le fit traîner en prison le
bre 1790

j

12

.décem-

e t le mardi maliu 14 , il e n fUll'CUl'é pal"

une tourbe factieuse qui le pendit ;\ uu arbre du Cours

d'Ais..
Je m'honore de compler llans ma famille J'alliance un
oucle qui ,

nc\' CU

de Pascalis , fut son fils cl'adoption ct
1

�488

ESSA IS HISTORIQUES

Son courage a droit aux applaudissemens
honorables de la postérité; mais ils sont mêlés
de regrets éternels.
Nous rapportons avec complaisance le discours que Pascalis prononça dans cette solennelle et redoutable occasion. Le Parlement l'avait jug·é digne d'être inscrit sur ses registres;
mais la prudence, en voyant quelles en étaient
les suites pour son auteur, craignit de multiplier
le nombre des victimes, en respectant ce momunent élevé aux bons principes.
Détruit par cette sage prévoyance, ne circul ant dans le public qu'avec mystère et effroi,
condamné aux flammes comme un titre de
mort par ceux-mêmes qui l'admiraient le plus,
il semblait perdu pour toujours; ce n'est, en
quelque sorte, que le hasard qui l'a arraché au
torrerlt r évolutionnaire (1).

Su n LE PARLE i"t'lENT DE PROVENCE.

489

« Messieurs, dit Pascalis au Parlement (1),
« les édits du-8 mai 1788 me forcèrent, comme
« administrateur du pays ·, de consigner dans
« vos registres les réclamations d'un peuple
« jaloux de sa constitution et de sa liberté,
« idolàtre des vertus de son Roi.

« Dans des circonstances plus désastreuses,
« je viens l'emplir un ministère non moins im-

posant, ct, au nom d'un Ordre qlU s'1 0no« rera tonjours de seconder vos efforts po tu· le
« maintien des droits du pays, déposer dans
« votre sein les alarmes des bons citoyens.
«

« Si le peuple, dont la tête exaltée par des
« prérogatives dont il ne connaît pas le danger,

« et .dont le cœur est corrompu pal' les idées
« républicaines, souscrit au renversement de

« la monarchie, il l'anéantissement de notre
« constitution, il la destruction de toutes les
« institutions politiques; s'il applaudit à la

'son élève: des travaux utiles relèl'clIl CH lui l'hermine

« proscription de votre chef qu'il nomme son

&lt;]ui le décore.

(1) Nos recherches ont été pénibles ct sans fruÎt ; mais
graces au zèle a\'cc leque l M.. ROllX-Alp)ICl'an, greffier
cn chef de la Cour royale, l'assemble tout ce qui intél'esse

la Pro yeu ce il nous esl donné d'oITri l' celte pièce a nos
lecteUl's .

(1) Le 27 septembre 1790.

�490

ESSAIS HISTORIQUES

SUR I.E PARL EMENT ilE PI10VENCE.

« ami (1) , il la dispersion de la magistrature,

({ Tels sont, Messieurs, Ips vœux dont
« vous fait aujourd'hui l'hollllllaO"e
un Ordre ,
b
« non moins célèbre par ses talens que pal' ses
« vertus, qui sut mél~ter l'estime des différens
« }Jarreaux du royaume, ct conserver la va ire',
({ qui ll1it toujours sa gloire il. partag'er vos tra« vaux ct vos disgI"aces; qui n'eut d'autre ré« compense que celle de veiller plus spéciale« ment au maintien de la constitu tion ct au
« soula gement du peuple; et qui, décidé à s'en« sevelir a vcc la magi.'u:ature, veut vivre et
« mourir en citoyen provençal, bon et fidè le
« sujet du Comte de Provence, Roi de France, ))
Cc discotU's mél~tait une réponse llOllorable
de la part du magistrat qtÙ sc trouvait à la tête
de la Compagnie.

({ qui veille sans cesse pour son bonheur, et il
({ l'anarchie 'fui exerce déja ses ravages ; si,
« dans l'excès de son aveuglement , il se refuse
« au vœu de cette foule de communaut és sup« portant treize ou quatorze cents feux (moitié
«( des charges du pays) qui ont inutilement sol({ licité la convocation de nos États; enfin, si,
({ pour comble d'infortune , il provoqua les
c( calamités de toute espèce qui l'assiègent, plaie
({ gnons ses erreurs, gémissons sur le délire
« q"lÙ l'agite, et craignons qu'il ne se charge
({ lui-même un jour de sa vengeance.
({ Le temps viendra où, le prestige dissipé
({ par l'excès des maux qu'il aura produits, nos
({ concitoyens, rendus à leurs senti mens natu({ reIs de fidélité, de franchise et de loyauté,
({ béniront un e constitution app laudie par les
({ publicistes, l'égide de la liberté sociale, le
({ garant de la fidélité publique (2).

M. le Président de Cabre fit entendre ces
paroles:
« La Chambre, dans les circonstances diffi« ciles où elle se trouve, ne croit pouvoir mieux
« vous témoigner sa sensibilité, qu'en Ol"don-

(1) Yoy. la llote 1U de la pag. 11:73. Les Etats, sur la
médaille qu'ils avaient fait frapper cn l'honneur de 1\'1. de
La Tour, Pavaient appel ~ leur am i .
(2) Pas cal is parlail de la constilution particulière qui~

tJepuis plusieurs siècles, régissa,it St Ilcurcll sement la
}&gt;l'OVCllce.

�ESSAIS UI STO I\IQ U'S

« naut que votre discours et le nom des Avocats

« présens à l'audience soieut inscrits dans les

« registres, pOlU' servir de monument de votre
« fidélité au Roi, ct de votJ'e attachement à la
« constitution du pays, ))
Le corps des Procureurs , ,aussi remarquable
que le collège des Avocats par la pureté de ses
principes et le dévouement de sa fidélité, voulut donner une adhésion publique aux sen timeus dont Pascalis se rendait l'organe,
Le syndic de ce corps, que la délicatesse et
les vertus 'personnelles envll'onnaient d'estime,
et sur la tombe duquel les memln'es de la Com
Royale ont pleuré un collègue affectionné (1) ,
fut chargé d'exprimer cet assentiment,
« Les Procureurs au Parlement, dit-il , pa1'« tagent, comme citoyens provençaux et Pro« cureurs, les sentinlens de l'Ordre des Avo-

à l'État,
« au Roi, comte de Provence , à la cl'll1Stitution
« Provençale et à la Cour, demandent acte de
« leur adhésion au discours de M, Pascalis, ))
« cats, et non moins attachés que lui

( 1) 1\1. Bernard, mort en 18:10, Conseill er en la Cour.

sun

LE PARLEME NT DE. PROVENCE.

Telle fut la séance par laquelle le Parlement
termina ses travaux, Les flem's de lis sur lesquelles il siégeait, ne tardèrent pas d'ètre déchirees et proscrites, Les insignes de la magistrature éprouvèrent le même sort; et bienttJt
les juges confondus avec les justiciab les firent
évanouir l'idée d'unsanctuail'e etd' un sacerdoce,
Cependant les successeurs immédiats des
Parlemens, choisis parmi les anciens membres
des tribunaux et les Avocats, inspirèrent encore de la confiance par leur probité et leurs
lumières qui pouvaient garantir contre l'enthousiasme ; mais bienttJt désignés par l'élection
populaire, ceux qui furent appelés il remplacer
les premiers ne se firent remarque!' que pal'
leur impéritie et leur f ureur~
P lus tard, ils firent place à des juges plus
intègres et plus éclairés, mais sur lesquels une
main de fer appesantit souvent un joug insupportaJ)le à la conscience du magistrat.
Ce n'était que le retour aux sa ines doch:incs ,
aux principes d'une juste liberté, qui pouvait
rendre à la magistrature son lustre antique, son
indépendance sacrée, sa puissan ce protectrice ,

�494

ESS.l.IS HISTORIQUES,

etc.

Cétait de la légitimité qu'eUe clevait recevoir
ces bienfaits. Son règne, en se perpétuant, lui
en assurera de plus en plus la prérogative;
. et ,
cn reconnaissance de ces concessions , la magistrature redoublera cie zè le pour so utenir le
trône qui fonde sa prospérité, et les Bourbons
auxquels l'uniront à jamais sa gratitude et. son
amour

FIN DU TIWIS(Ènf E ET

DERN IER VOLU I\JE,

�494

ESSâl$ HISTOIUQUES,

etc.

Cétait de la légi6mité qu'eUe devait recevoir
ces bienfaits. Son règne, cn se perpétuant, lui
en assurera de pl us cu pl us la préroga ti "e; et,
en reconnaissan ce de ces concessions , la'magistrature redoublera de zèle pour soutenir le
trône qui fonde sa prospérité, et les Bourbons
auxquels l'uniront il jamais sa g'ratitude et. son
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rrN DU T.R..OrSIÈ;'fE ET DERNIER VOLUME.

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�TABLE.

TOME PREMIER.
DiSCOURS PRHLIl\lINAIRE .••••••• , • ••• ••••••• • •. • •••••••

LISTE DES nmnmRES DU PARLEMENT.
MM. les premiers Présidcos ..............•. ....... •.

:I\1l\I. les Présidcos . ... . ...•...... ... •••..•. . ..••..•

"1

:ND'l. ICl Conseillen . . ...........•• .. .• . •.•.• . .... •.

MM. les Avocats-Généraux .• . ..•..•.......... . ..• .. "ulij
Ml\t. les Procureurs-Généraux.. . . . . . • . . • . . . • . . . . • . .. J(uv
CHAPITR&amp;S

l e,",

De l'autorité judiciaire à laquelle le Parlement
succéJ a . .. .. .. . , .... , •..• , . , ......•.•..• ..

JI ,

Créal ion

établissement du Parl ement. • . .. . ....

8

Ill.

Premières années du P arlement. ... , .. . ...... . . .

,8

lV .

Discussion enlre le P arlement cLin cour de Rome

cl

pour le !lroit Ù'annexe.. . • . . . . . . . . . . . . . . • . . . .

30

V.

Réglement . _ Contagion. -Invasion de l'ennemi .

40

VI.

Diverses rérormatiom dans l'a dministration de la

justice. . .... . . ....... •.•..........•. . . .•. .
VI [.

46

Envahisse ment de la Pfovencc par Cbarles-Quint.
_ Reception (lcs Magislral!. _ F aits di"ers.....

L

Si

�TABLE.

TABLF..
CHAPITRES.

VIU.
IX.

X.

CUAPtTnXS

Les Vaudois co Provence. _ Arrèt de Mérinllol...
Rxécution Je rarr~t de Mérindol .

.. .. . .. . .. .....

Chambre nt.ulre. -

Troubles de religion. -

NominaLÎon .Ju premier Prés ident. -

li"a ilS divers.

_ Débats entre le Parlement ct l' Archevèque.. . .

' oS

XXIV.

})ablissement d'une Académie. -

,36

151

Des Jésuites.-

XXV.

'NIort de I-Ienri IV ..•.... . ...... . ........... , .

XXV I.

Des sorciers. - Un curé co ndamn~ r:omme tel... . .

xxvn.

Du chevalier de Guise. -

164

vée. -

Sa mort. -

impuissante,. -

Suppression et rétablwcment tlu Parlement. _

DilTérens entre le Par-

Cbambre des Communautés

Du Vair nommé Gardç-dc.s-

Sccau~ de France. ..•......... . • . • • . . •. . . . .

tÎon «1e l"d
"
e 1't de FlOVier.
- C rues ct suppresrions ... ........... .. ................•.....
MS Carcistes elles Raz.atz. - Troub les. _ Chambre
extraite. -Réglcment sur les laillc5..•••• . .•••.

22'

XVI.

La peste so joint aux discordes. . . . . . . . . . . . . . . . ..

233

XVli.

Henri III se prononce définitivement pour les ca-

F I N DE LA TÀDLE DU TOME PREMIER .

tholiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

24'

XVlll.

Henri III cheLle la Ligue. . ... .. .. . • .. . .. . . • ..

:165

XIX.

Parlement royal - Parlement de la ligue . . . . . . . .

,,83

XX.

Suite du précédent . • ......... . ...... . •..... ..•

XXI.

Réunion des deu x Parlemens. _ Rés istance de
d'Épernon pour ,e .maintenir dans ,on gouvernement , .•.•. . ....•..••..•. , . • . . . . . . . . • • • ••

~oo

lement el les Comptes, à l'occasion (le son arri-

Voyage de Charles IX en Provence . _ Révoca-

xv.

36 7

Difficultés avec le Vice-Légat. ... ........ ... . .

Leurs antécédeos ct leurs

suites. . . • • • . . . • . . . . . . • . . . . . . . • . . . . • . . . . . . .

XIV.

XXIJI.

356

'00

Contestations enlre le Parle-

ment et la Cour des Comptes. - F:l il s divers.. . .

XlII.

De la Cbambre souveraine établi e à Marseille.

Faits étrangers au proc~s, mais sun'enus à la même
époque . .. .. . ..• . . . .......... .•.. •• . '" ....

XII.

XXU.

Suite de l'affaire de Mérindol. _ Procès fait à
d'Oppède et aux Commissaires .. . . ...... ..... .

Xl.

79

331

4t 1

�TABLE.

TOME DEUXIEME.
CHAl'lT1ŒS

1er,

Augmentation des gages. - Noul'cau x difTércns Ju
Pa rlement avec la Cour des Comptes et l'Archev~que.

-Morl du premie r Président. - Son s u c-

cesse ur. - Logemen t.... . . . . •...•... .. . . . ...

H.

Voyage du Roi cu Prove nce. - Nouvelles disse nsions du Parlement avec la Cour ,les Comples,
]'Ar c h ev~'lue ct

le Gouvernenr . - Faits divers.

JI\.

Pesle de 1 b"S.............. . .. •. ... . .... . ... . .

IV .

Divisions J an.s le P arlement. -

E dit des élus. -

Cessation de la maladie.. ... .. ..... . . . ... ... .

V.

Î~ dil des élus. -

Vi.

Suites des troubles. ........... . . . . . ... .. ..... .

Vu.

Exil ct rappel des magi slt'ats. -

67

Causes diverses du troub les......

81
10 1

Translation Ou

P arlement d'At:'!: ~ Bri gnoles. -Condamnation
Ju Présidenl dc CO "iolj s, et ses suites.. . . . . . . . .
Le prince de Condé en Provcnce. -

V !Il.

14

Le P arlement

à Bri gnolcs. ~ l\Iort de d'Oppède. son successe ur. -

1

Choix de

Disgrace du duc Jo! Guise au-

quel succède le maréchal de Vitry.-Prétcntions
de la Cour des Comptes... ... .... . . •...... . ..

I X.

I nstallatio n

Il.

au

rrcmier Président. -Jeux tI c la

31

1:1.'1

�TAB LE .

480

TABLE.
CHA1'iTRES

CEl A I'ITn E5

ci. _ S can dale cau sé par la Cou r des Comptes. F ête-D ieu . - Vi \~ es contestati ons entre le Pal,temen t cl le Gou ve r neur •

x.

..... .... ...... .

Prétentions de la Cour des Compl" . -

T rcson
' .. "crs
..

Création du Semestre. .....• . •. . . . •.. •• . •• . .

:167

X1X.

Installation &lt;lu Semestre. - Troubles . - Assassinat. _ Es il. . • . • . . . . • • . . • • • • • • •• • • • • • • . • • •

,,84

XX.

Hostilités c l négociations du P arlement. - Con-

de }"' ra nce.:- Nou veaux excès du m aréch al tic

Vitry. -

Sa dugrace. -

Retrait e du pre mier

Président

XI.

Héceplion

~~ . ~::~'i~;' ~:~'i~:~; " ~' ~·c~;.· ~:· ~~~

duite de ses députés 1k Paris. _Retour li Ai:J. des

. 60
XX I.

VOllement de la Compag ni e. - D roit de bonnet.

-Morl de P eircsc. -

xu.

Naissance de Louis XIV . .•
Prés id iau-,:: et autres J' uridicLio~ . ~ .C.. . . . . "F" : .
.

divers.

XlJl.

Nouveau Go uverneur. rues. -

.,6

XXI\.

Suites de la journée de Saint-Sébastien .. • .•. · ···

XXlll.

N ouveau s troahles. - D es blancs ' et des bleus. -

;3'

mène l'ordre. • . •..•. . . .• .... ••.•• . . .. .. • • ..

,05

XX IV.

A,'antage obtenu par les trésor iers de France sur
le siège. - Empièt ement de la Cour des Com ptes

Cett e Compagnie uclue du

xxv.

xv.

............... .....

I nJlall alion de la Chambre des .requêtes. -

D ivi-

xxv!.]

Le P arlement persivère à repousser de so n ~e i n

J. Chamb re d es requ ête.s . -

Il se ve nge envers

l" IIlten J ant de la pr otecti on qu'il acco rde à celle-

qui déchi rent la France pénètrent dans le Parlc ~

Traité avec les r éfu giés de Toulon . -

mission du premier Président. -

37 5

Amnistie. D é-

Choix de son

successeur. - Sacre de Louis X lV . -Droit de
bonnet. .. . . . . . .• • ... , .••• . ..... . • .•. • ..•. .

Avènement de Louis XI V. - Sermeut .. . . . .... .

XV UI.

Condui te du comte d'Alais à P aris. -Lcs divisions

Nomination définiti ve du Go uverneur . -

lement dont elle fa it partie . . ..• • ..... • •.. . .. .

F aits divers . . .. .. . .. . . .. .. . . .. .••.•. ... .... . .

366

en Proven ce. _ N ouveaux débats enlre le P arle-

Disgrace du premier P résident. -Mo rt du Ro i. -

xvu.

Son r appel. • ...•.. . . . • . • ...... . . •

m ent et la Cour des Comptes. •. . • . . .. . .. . .•.•

sion J dès les premiers instans 1 entre ellc ct le P~r.

XVI.

o

tes. _ Pest~ . _ Pl aintes portées contre le Gou-

ment. _ Le du c de Mer cœur n ommé Gouverneur

Comm·155lon
.
nom-

mée à cet effet. - Phintes aus quelles cHe donne
lieu . . ...... . • . .. . .•. ..

349

l\è ....leme n t entre le P arlement et la Cour des Comp '
verneur. -

privilège d'uaminer la capacité des membres de
la Chambre. des re qu ~ tes . -

3"

AS5:u sinat . _ Bataille. - La fermeté du Roi r a-

})ablisseru~~: . ~~ . '~~:~'~r~' ~1~~ . ~~~~I~:" ~ ~c's

-sur le P arlement. -

Le P arlement est r établi. -

Journée de Saint-Sébastien .. . .. . . . •.. .. . .. .. .

&lt;ul.s

causes et ses suÎ tes . .. . .•.... . . : • . .. . .. • . .. . . .

xrv.

ma gistrats eJ.ilés . - Violente émeute . .. •• • . . .. .
Accommodement. -

XXVII.

399

Installation de d'Oppède.-Un magistrat veut concourir pour une chaire de (\roit. - P assage de la
Reine de SuèJ e. lnlri gues el

Mort du comte de Carces. -

d i ~, i sions ... .. . . . . .•. · ····· · · ····

1

4 3

�TAULE.
CUAPrr.l\KS

TABLE.

XXVIII. NouveaLU': trouL les . . .... .

XXlX
LXX.

Jouro~

fameuse de

Saint-~~~; ' ·t: ···· ···· · ..... .

ct ses SU lles
Continuatioll
des
trou
bles
1
1
.
..
(ans a pro vlllCC._Ar_
. .
nvee de toul :)' XIV cl d e 1a Heine mère . _ Paix
eD l U,

avec. l'Espagne .. , . ..... ' ... . '" .•.•

........

TOME TROISIÈME.

468
(;HAI'lTRl-:S

1er.
Il .

II I.
IV .
F LN DE LA TABLE OU l 'O Il'lE DEUXIÈl\U::.

Y.
VI.

Yl l.
Y\ll.

IX .

Ji..

XI.

X Il

1'." .. .

Ar rèls so lennels BU sujel llu ('" omlal Venaissin. ' l.'ails ,l,vers, ...... . .... " .... " ......... ,.
Dt!s Prés idens aux enquêt es, - 1\'lorl de Forhin
d'Oppède. _ ll1l\o\'a tion im pol'tantc au sujet oes
remonll'ances. - Arl10u l ~l :,rill n O ll l\ llt: premier
Pn:s iJent , - Sail caractère . ... , . .. , .. ' , ... . . .
Suitc J es dissensions inleitin c5, . .... , .... , .. ... '
Au l.'cs llC:bats . , . .... • ...... , . . . ... , .. . . . . ... '
Faih Ji\'crs,-Ser\'ice des \acations . . . . , .. ,. .. . .
Scênc \ iotcllté Je 1.. l'aI'l de b Cour des Compte~
contre le Parlement. -~Jorlllll can\iu&lt;ll de Grinla ldi, _ Héuni on de \'intem\;mc:c lie la province
à la ('"hargc J e !Jreillier Pres ident. ' , .... , .... ,
i\1alatlie du Hoi. _Ré;uu issant'es p O lll' ('é l é ~re l' sa
g ucn so n ................. " . .. , . .... ,.....
\Lf débal cnlrc le premier Prési llclll clic Pré:)iden l.
dc l\eg usse. _ .I;'ou\!clle réuoion (tu comlal Venaissin à ln F rance . - Le premier l)résillcnl,
deven u odi eux ;' la C ompagnie ,est rappelC:.,. ..
Conduite sage .lu l'remier Prcsillenl. - Crue . C o ncessio n!&gt; faites à \'Archeù:que de la part ùe
la Compagn ic. - J~es P rocureurs relevcs d'un
usage hum iliant . ...... .... ,., , .. " .... .. ,..
Pompes runèb res . - l\Iesnres relatives nux h OllO rair('s J es .\ vocals. - ~\csislan cc ~u' ils y op posCIlI .-bablisse meul cie b Cha mbre des Eaux el
Forêts , _ B nl&lt;. masqués........ .. .. , . ,.', ... ,
l i'ail5 \livcrs .. . . ' . , ... . " .' " ..... ' .. , ., .. . . .
De b nu ll e ("nÎf!l:nilu..s .. ..• , • . . • , . ' . .• . • ,. ••. .

. :ï
:13

41
5.S

59

G'J

f t;

1)\

,.,
10

1:18

�496

TABLE.

CllAPITRES

Xlll.

n\'.

xv.
XYI .
XVII.
XVlU .
XI X.

xx.
X"\I.

Faiu ditachë.s. - Peste J e 17 'J.0. • • . • • • • • • • • • • • • • t67
Atr.'\ire mémorable du P. Gi rard Cl (le la Cadi ère. .
9
18
Suite,!; des relations de la Cadiere avec Je P. Gitanl. :l 13
Procédure. - Juge menL. - lutl'j su e~ qui les précèdent cl qui les sui vent... .. . .. . . . .. . . . ..... . 250
Fails divers.. • . • . . . . . . • • . . . • .• . . . . • . • • . . . • . . . ::&amp;84Procès fait par le Parlement de Prove nce a ux J ésuites dc son rl!SSort.. . • . . . • . . • . • . • • . . . • • • • .

30 1

Suite Ju précédent .... . .. ... . .... . . . ..... , . . ,.
Pro cès en mercuria le fait à dix membres du 'P arlement. . . .. ...•.. . ..... . ...... . . .. . . . , . . . .
Dern iers débats entre la Cour (l es Comptes eL le

335

Parl ement. -

XXII.
XXIII.
XXIV.
x..' \V.

~7 8

N ouvelles remontran ces au s uj et

des édils. - Réurgan isat ion de J'ordre judiciaire . . 39i
Supprc.s.sion et rétablissement du Parlement. . . . . . . 41 4
];'ailS di,'ers ... . .•...........•.. . ..... . .. • . . '. 433
No uvelle révoluti on tou cbant la m ag istral ure. .. . . 1,45
Troubles générau !(. - D erni ers actes el suppress ion
du P arlement . . .. .. ... .. . . .. .. . .. . _ . __ . ___. 4 ;
6

F rN DE LA TADLE DU 'TROtStÈnl~ VOLUME .

A. PI HAN DELAFOREST , IMPRIM E UH ,
RUE DE S NO&gt;EI\S . NO 37 -

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                  <text>Ouvrages imprimés édités au cours des 16e-20e siècles et conservés dans les bibliothèques de l'université et d'autres partenaires du projet (bibliothèques municipales, archives et chambre de commerce)</text>
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                <text>monographie imprimée</text>
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            <name>Coverage</name>
            <description>The spatial or temporal topic of the resource, the spatial applicability of the resource, or the jurisdiction under which the resource is relevant</description>
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                <text>Provence. 18..</text>
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            <name>Abstract</name>
            <description>A summary of the resource.</description>
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                <text>Bien que ses observations aient put être considérées comme plutôt médiocres, son travail est tenu pour minutieux. Il a utilisé pour ses chroniques les registres de lettres royaux et les délibérations du Parlement ainsi que d’autres documents accessibles à la bibliothèque Méjanes d’Aix, sans qu’il en indique les références. Il a également recueilli le témoignage de certains acteurs de l’époque, encore vivants au moment de ses recherches.</text>
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            <name>Provenance</name>
            <description>A statement of any changes in ownership and custody of the resource since its creation that are significant for its authenticity, integrity, and interpretation. The statement may include a description of any changes successive custodians made to the resource.</description>
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                <text>Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence)</text>
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            <name>Identifier</name>
            <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
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        <name>France. Parlement de Provence -- 18e siècle</name>
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            <name>PDF Text</name>
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                    <text>~FORME

DE PRO.-~

.

. ,CES VERBAL D 'ATTESTATIONS
ou Enqudh:s. Cuyuant les Loix &amp; Ordonnaneca
.
Roraux.qu'on faiél [oubz les Sei gncurs Con.Ceilliers de la Court SOlJueraim: de Par, .
lcmenten Proucnee: tant en pre,
.
fenee de partie aduerCe. .- ' qu'en fonde,
fault. .

.

t '.

1

J

•
. 1 ...

PIus&lt;vn Arrdt prouiliènat de ra Court de Parlement
d'Aix m Prouence touchant l'autorité &amp; iurifdié/ion .
&amp;5 Viguiers &amp; Pre!!o~ de MarcCchaux dudi,!
pays.

,
)

.Qnfc! vmd à Aiitn fa grànd[af!e~~
- Pafais,p~ V~ ~u~üs!

I»4'

1

�~Formede

proces verbal dès· At'te.~~

fiations,ou Enqucfies, [uyuat les Loix &amp; Ordonnaccs Royaux;
qu'on faiâ[oubs les Seignellrs ConCelIliers dl' la Court SOllue~
raine de Parlement cn Prouuellce: tant cn-prcCmce-de partie aducrCc,qu'en [on default.
Des pre[entdtions &amp; cOlUl11i[,ions:tant par Rcquene, 'lue lettres commiCCHA P .
1.
JÎonel!es,&amp; re'luili,tiolls pour les exeeutcr.

r ( .

,

Anlnil cinq cëns.xlv. &amp;Jè

~ ~~ j;
~ a6cICn{t. llDuc/) gtCIn6
&gt;
~ .~
l(.lfCe bu :)l)ata/sl~opaf fa p(ente
ïDa/(!l
71 ~ ' .' , ~ tCourt
:)l)arbtllalltnous jftaneops ~n(tasbo

pB.boctoGIC. R&gt;ac§€Ilt Plc(ms
(n
be
clte
a1Lir(uc bc
be /IIati/),
!ctmusblotct; ~eflJlleut blt El311)' bc ~'I\l(1I'te I ~ !C~a~
~
-'. tie[lJ{01l6ItCon1ct({ier bu liZop notire ~Ire Cf) ~I !Court bc
:)l);)ifementbc :)l)louuence ~ comtlJatre pat tecffe bcpute CI) celte partie; eoparant
matfire (Jea/) be j'farges PloClltCUtel) faBtete tCGurtl ll!/no/1) bc jOtme tCiltent
bu8tctiltpI ft'quefnousPle(enla (a reqûefle; (lu ptdlbdaqUtCCt cli contenu Ce
bmet bc nofire cômtfflol): aucc Ces faict; ~ a~ttctes be (es c(cr/plu res:cn(emGfe ft
Iltetol) be 7Latreft: (ueee /)onne pat faBtcte Murt;entte Mtet cotent bemantiwr
fI) tette mat/ere.
.
(Lon doit prendre la qualité dtS Eartes au dic'ton de l' Arren.)
et matffre(Jeal) te re(otut bu6fctl{t(!l:bc(enBcur bautte requerèt:(utpam09
p10ccSe a te(!leCl/tfol) be noffreS/cte 'Ôl1Iltr/o l) ~ Berlflcattol) be (e(Olcts falct3 ~ lit
tlctes ~ aBfournemèt: tant cotte (cs te(mo/ngs quttcntcnB falru(!lamtnwque
cottepart/e aBuetfe pour t"u~ Beott'.pButte ~ tum;~ accillBet baB/ollct pour P10
,,6rt Cl (cnquelle/ou tnttmattol) a ce requt(e.
11.aqueffe par nous rreeueauec beu ~onneur~ rcuetèce:nous fommes offert;
epecuterbecernant aBtournemèC.ê:ant cotte tOIlS {es te(molng~: que teStct tCa
tcnt enten6 faire epamlnet:a effte (I comparoir par beuant nous a tOut cetta/I) ~
côpetanttcr el) (a (arte bu parais a (rtrue be tCourt: pout pteffer (e (wnrnt:btre
~ bepo(crreur 601) ~ (opa(te(motnage/)e Berit,: (urceque pat 1I0UB (eront tnter~
rog~:a peine be cent ttLltes pour Bng c~a(eü beut~ appt(quer au Npp notfu !2&gt;t~
re.~ue contre (e6/er Ne(o{u t partie aBuet(e;pout iceup Beou Pl06utte ~ futet:ac
C018et:ou cournlr baBtofnct nô (u(pect:pour.pceBer a faB/cte 6nquetle/~ a tOU8
Qutres tours/fleup/~ ~fUres en(uruat; ~ neceffatreB/q pamolls p (era Bacquel
turques a(a petfecttol) be (a6tcte enquefielou fnttmattot) quel) fOl)befauftl~ Icet
fe non06tfant par nOU6 p(aa PloceBe ourtte/comme be ra/(ol).
fJa(oltque fOISonnaee ne parte btn(em aup ~toces fJerBau(p/ if Ce rappott
lies ~ttgètH affignattol) bes te(motngJ/~ etftequOI) a acoutlume btn(cm fa:cô
mlffiol)1(rsfalct5 ~ attlcfes/~ f~ Q!~~09 ~~ 1!ln~eti: ~ef09 ~~'!.~frtO/S C~ l1of"!!~e
bit ~elg"cur commttralte.
1

~{ï : .

.

IRcqllC~e~e nfe eOIll/fT/oI) au ~eigneurs be ll!'arfernè~/ruppt/e ~uIIIGtelflèt~c'

tiatct, ~ arttcCcs Iles /S'cttptures PloButctm pat t(Blft tCoteRt.
Ce font tC8 (atctJ ~ arttctes bes cfcdptUU6 que ~c.
lOtetol) bam~ be fa8tcte Court.~Ptratctlbe6 ~(gttfte811e J)arfement/rntrr
(Jeat) Content~.
.
Lettros d',dioumemcnt:tat cotre telinoingz''lue p~rtie aduerfe,pour icculx
vcr,ir iurer.
CHA P.
1

r.

[I

R AN COY S Rafcas Doâeur es droidz fcignèur du
,
. SlI3up/~agattrS/a C~a/fftNon8/Corfttttet bu Nor noffte (fteel) (a
" ICourt 'be jOattemU be :)l)toulcel et comttratte pat fcetfe bepute11) ce(te
pattle.lIu P/emtcr JVu/fTlec be faBtcte Courtlou (nglt Nopaf(utcC requt6 (arut.
.1110118 afa requeffe Oe (Jeal) CoUt be fa Plc(ente cite 1Dat~/el) m(ur uat Cappo/n
,temU autoura~up pat flOUS fatctJJ)ous maBons et ,ometto6 par crs Ple(cntelJ
qu~ tous et IIng c~efcul) fes te(motngJ/que pat ra partte bubict Côtent IIOU6 (e~
tont nômC;!,IIOUB aBtou~nc3 a etftcct côparatorpat bmât nous a tourcertatl) tt
cape tant tep rI) (a (atfe bu :)l)atats a (ptrue be Coutt/ pour Pleffer Ce termètl bfre
ct b,pofcr GOI) et fopaf te(mo/nage beBerttel(urce qpar nous feront fntetrog~1 a
petne becmtflutes pout BI) C~C(CUI) auIRop noflre (/re appt/qutt. Bu(qurftoutl
rtm/et ~euu/ abtuotne~ au fT! pat bcuot nous geaI) fe Ne(orut partte aBucr(eI
pOut tccup tcfl11otng~ Bcott ,pautte~ tutcr/« "c(otHet/ou ciluenlr baBtotnt pour oP
ce~er a fmquftfel et a to~ autres toutstfteup/rt ~ellrcs enlutuas et nereffatres'if p
110"r (na Bacquc tufque~ a (a patfect/ol) Meetrelou tnt/matlol) quef) rOI) befauCtI
et /cetrfe nonoGttant par /lOUS r (cret ptocc6el commcbe ra/fOI). 61) nous CftCt:
flant be B03 e~protct;/man80n6 et conllttanBons a tou8·~fftctets et (u6tectj
bl/Htct R&gt;etgnenrl.qua IIOU6 (ott 06erDOline a S:t~!fe !pB. tOUt iDoct061e/~tt cinq cms quarante dnq.19at molt

Btet ~etgneur tCon,cttfter~ comtfTatte.
iiinrtfa~ees.
1Du~ttCClr6.
, ~t fes te(motng~ font en fa Btftelnettta6e(otng fcuer feteres baH/outnrment
contre eufp:mats el] Bertu be fappotntemen~que tOI) e(cttp~a au ple8 bc fa uque~
fie commttftonette COIS quoI) ta pte(tnte au ~ctgn(IJtcommttratre/ tOI) (es falct
a6fournet/taquctte plc(entatlol) (e faf,~ a ta ~am bu jOatats/ou atereurs / ~
refétipt 01) atnfll que (m(urt.
_ .:JI)atb~uat n"U6 JftilneopsIRa(cas tCafetmet bu IRop noflte (/re el) (a Mnte
lle&gt;lOfltfement be1Dtouen€t/~ comm/trili~pdt fufCebepute el)'cefie partte.Jf:om~
patat m(liflre (ieal) Ile Jfatges:)l)tocurcllw, faS/ete Murt/au nOIl) br gecîl) Cô;
tmtlnous Pte(entant ta tequeffe ep ~etrus tf,~tpte.ltu piets be Caquefte eff noffre
aimmltrtol):aueC rtS (atctJ'~ arUcCes ile (te efédpMesltn(em6fe te Il/etol) Ilam(l
lie ta8ute ComtlbonneeAtrt tes parttts côntenues tl) (aBtcte tequefit tequrrètl
fut patnous p~oceBe a(epeeuttOI) be nofire6fcte commttr/ol) ~ a8tontnrmmt tat
contre tes te(motngs qutf rntenlI fafre t"amtner1que contre fJeal) te Ne(ofut
partte aButtfelpour f~eup Beotr pt 08utre furer ~ accolBer ba8to!n\~,,\, 1 li
lbâqllU(e par n~~~ !e~f~~ ~'!~!l:tt~ ~~!!~~lIr ~ rf!!erth~tlo~8 lU; htrff(tt~

�trPtcuta ~eCernïtnt alltourneintn(:tant con(rc tOfl6' e( 81) rgefcu1) (cs te(tllo{n~ï
qUtrontre [côtct IJ{c(otlltpartte a5uerfe/a eflreccrornplltotrpar beuant nOU6 Il
tOUt ctrtatl) et comprtant trp cI) (a fa[ebu lOafats/polll tceurP Bcottp~06utre/tu
utlet a,,015et baBtotmt nOI) (u(pcrt/pOutp10rc6ct a fa Bertticattol) be(ot,t) at:
tt,fesl et tOU6 auttes toUtS 1 CteurP 1 et Oel/tes m(upl/allC; ~t necetfattes /,
quepar nous p (cca Barquel et /lIfquet&gt;a fa pet(ecttol) bf tèqllcrtf/oll tnttmattol}
a cc tequtfe. JfCJtcta il/rP a [a ~arrc bu lOaCa/sa frtTue be Court bu mar/I)! Ce
rPotj.touriloct061e. ~. {j). XLV.
il/lin o~Bonlle par mon5t,t~etgneut Core/teter et ci' mtfiattf. 1Dllpdearll.
et (t [aBtctccômt,rlol) 'rt el) (olme bc fcctcr61~0l!allrP be [&lt;lot,te Court/~ qutt
(ufl quefltol) (le fe ttall(poltet 0016 fa 8tCfe/ol) mectcl) fa (omlcce qutfenfupt.
11.a/1 mU ctnq CCllS qu:ltiitectnq/etfe.(!'B.iloctotlle. ~acOent/ ~e. qUfl) fa igtallll
(afte/ ~c.et pat (leuant nous/~c. Coparant rnattitCeeal) ile )fatges pçowtcUt CI)
CaBtete Court/au nOl/] bef/cal) Content betetrteu/ fcqucf 1I0US p1~(elJte Ces fet:
ttes be carnttflol) pat fup 06tenues be raB/cte Court a nous aBrelfantcs.
j![)11/1151ctfantcs au P1erntet Confe/mer be faBletc Court (e ttOUuat (ur tfS
f/wrP p~nn/" requls.iluceres fa/etj et art/efes be (es e(cr/ptutes attac~ces au(~
6/ctes feUtes / (ou6j fecôttc(ccfOe fa COaccfCerle Oulllctpats en(em6ee fe otc(ol)
be (am/f/ilonne pat falltetc Couttelltte feil/ct Content o~manBcute9 teUc ma;
c/ere ilune patt/etgeai) Ce Jl\e(ofutOe(enBeurbalJtre.
. et quanB /t(na 6e(ptng(ettan(polter gOls fa Btffe 01) mect aln(f.
1
l/{equetiit nQUS BouCo/t trllfl(p01ter au Ctell ile tcl/~ autres rtcUi' neceffalresl
pour P1oer5er a Cei'ecuctol) be noflre5tctecommttrtol) ~ a6tolltncment:tant con:
treCeste(motnlJ3 qutfenten5 nommer/que contre parcte alluerre/pour tccufrP
Beotr PloBulte ~ turer/accol/1er ballto/net/pour p1oce5er a fenquelte/ou tnttmal
C/09 a cmqut(e.
... _.-.
ll.erquetCesCtttres p'arnous meues auec bru gonneur~ reucrenct/nous (om!
mes offers efccute'! ~ be nOl/6 tran(polÛralJatt fteu be 1 ~ C.~ autres Cltu~ tt4
qut6'~ necrffaltes pourploce5era Calltcûenque/fr/fup becernant aB/ournement:
tant contre fes ttfmolng3 qu/Cententnommftl~ (atue~am/neracttre ~ compa,
ro/r patbeuant nOl/6 aull/cWeu be te(/~ au (ogtsou pen~ pouten(etgne te lLp01)
iDollqu~ ttmt ttfljo/ftl a Inarllp p~ocOqtlJ / que (era Ce ~Bttj. bu ple(ent mops
iDocto61e/a bep~ Oeutel! ~P1cS mt5rll~en~ant tçotGla~tne ~e crot f/urtllppuc
BI) rg'(cq.f).
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Il

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e( rfl6c(otngmtttrt re toùr be (afflgnatiol) ~ (a petnela caure que te ~e/gfic
commfffatte(e trouuera aullteC tteu/qtout be (aff1gnattol).
n..

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&gt;&lt;..!!c.cotre e . a- Re~!ut partie ~pucrrc f.:&gt;ur iccux fcGnoin~z noir p~oduire, &amp;: c~
.

•

Il

,~tp."netqilrent ~U~ (ettres bq~~~r~nt; que te ~tg'leur ~mmtffat~

r

6altlerll conCtttes te(moflllN pllrtftatlucr(t/ol) p mtct rt fout bc fofff«notfol}l
mefrncs quan6 te cft fur fes CtrurPlcomme fjl O/et cr Oc Irl/s/~ (cs rai" 01) CI} cc~e
mnntrre.
Jfcal/(el!sl!\a(cas/~c. Con(cttrfcr/~ c.ilu Pltllllct !OlIffffct/~r. ~ous ara te:
q1terle OetcC/~ CI) 'nrupuallt Cappo/nctelllent au/ouroOU)?1 ('C. &gt;POliS man60ns/
,c.qUctOU6 ~ 51) c~e(clIl) (rs/~c. }Pous a610urnr; a ffit·f~ comparoir parbfllont
IIOUS au Cleu Oc tcf/~ au Cogisou pen6 pOllrcn(rtunc Cc ipol) jDol/que tftnt ter
~otte/a madip p:ocgal1)/qu/ frra fe rPBltj.ilup1c(cnt mopsmoct061t/a b(u~ Qm
USap1f6 m/iI)? attenoan t ttols/a pctne/~c. poutp1crtn (mnrnt / blre ~ bepofe t
teut6QI)/~,.lluW; ~c.~ a to'lluttes toUtsl~c.e1) nous/~c.rllaOOIlS (~C. mont «e.
lLe ileman5mr que fa/ct faire (01) rnquefle/ (auCt qu/t(ac~r bu ~rtgncllr com
mftra/te/auant quit fa" all/oumtr (es tclmolng;/ aquef fog!1' bu fitul fCBouf~
51a after (oger/ ~ a quc(/our~ Owtetf (rra ail/outllcr (c(otct, û(mo/ng; ~ pattle
Il ouerre/a Ct quc feDlct ~etgncur cOf'lmtlfalrf (c trouue fur Cc Cleu.
iluqucCftell atrlllc/~ a 6cure allign ce auB/ct fogls (cra !le(olng/q rctltct tCon
ttnt (ace ct/et Ct bc(aufta fa -couttullle ,0mCOI) (atet a ltffuc!le mttfleurs/ par ile
uant Cr comlll/tfa/rt/~ Bop(a quantau~ p~e(cntat/on~: tant OtS tcque/, cs/que
fctttC6 cormnllfloncf((s/~ requ/tltionsil/cef(es ctrHutcr.
jlDmde te OiraI? (ut fa P10tluctfol) ilt6 tc(mofng3lfaquc«fOl) t(erfpt a/n(fI~
p1tlll tmlllfllt quant a fa Plobuct/of) !les te(mo/ng; que fOI) (a/ct a fa{?)lItrC bu
1D4(ots/« conuent/ol) ba6/01Ilct.
Des produéboJls des te(jll0ings,cOlluentionou prouifion d'adioinét, &amp;: com
porition
.ducrfe.
CHA P.
III.

.xx.iour doétobre en ladiéte
19ara/s bu math) a lL pfTue br confe tC/par beuallt noU(~
ICa(c/Cfi't ~ com(lfllite fufolct./Compatat fI ~t(t bc jfarg(sl ail
~~~~n2 r buB/et tûltrnttfequef(upuanttalTtgnat/ol) 6atfCcc au5tct
allucr(e/pat p/errt {l&gt;an(ol) !Ou /fftcr CI) Cati/cte tCourt&lt;comc lies
t~~,fott~ nous (e/fl apparoir) nous a ploButct cI) tCflllolnu; teCH td,/ a tOlir;
"C; autf/par CeBtct~an(ol):auqueC CI) p:c(cncc ilu61ct lRefofutl ou llu/remm t CI)
(01) be(auftrrqu/ftt elitc bone fe (wnUc/) CcC cas requls/ll.reE /ntnrogrt (ur (cf:
6lct~ fal(t~~ arclcres: al/tarf aD/omet/que 601) nous (""bCcta p1fl!6te~ ((flte• .
et (tretltct ~etgncutcom,"fffatte tlt CI) (a clte/ (eBllt Oc Jl'1ItIJ~6 il/ra (If fI: IICt.
7DtcCafrtl1lt nauo/e pour fu(pect~ Ploemeuts ~ ilouoeat~ f9 tao/cte tCourt,. fOIS
~ue tcC ~ tcf.
et quan6 tJucun9 bcs tC!lIIotnjJ~ a6toumn (ont brffaf(fant~ 01) ((crfpt.
IRequerant be(auft/~ reaO/ournerncntcontte (cs tc(moln~l3 aÔ/omm;1~ n0l)
compatant3 a lIou6Ct pc/nt.
eu!! ple(f//t (III contraire comparut m!!{ftrelOfrrrr lllttaC/s Pfocurruw) ('1:
IItete /Courtlau n0ll) bu6fct lR,roMIne confentant af'l ptoBuctfof) lJrrù/ct~-t, f'
!I1~tngJ/Plo~eJf~ bc!!Uff!~t((aut Il tUF 611~f~~ ~~!fdH reproc~t~l;"i~f CllfrP~
1II1l1![[rllU

•

�,

nJll/lllant pou;a810lnct rnal/lte lluglerIU6f1nu/'ft pl0cUteUrtt) taStctc /Col/rt.·,
il ta oomtnatiofjrlUquetfe8tctbe Jfatgeô(teflllCCo/ilc/(aufautrt a fup a(auuctl
~ (ou(tentr (es te(molng).
t!5tllOUS !Con(etCfter ~ eommttralre fuf5lctlel) ptefmce bu6tet 1J&gt;fta({slOlo,
cureut be ptte aBun(el auôs p#s ~ rcce~ fe (erment ilc(B/(c; t'[H tet; t'fmolng;1
Ilu(quef; aples (eur auotr (atet cn,mble ~ feauotr 1Le8tet/que Ce lIWp a (atet (0/1
tre ((s fauf~ te(molng;:Ces auons fatct turer fut CCI! (atncus e(ertptures/ ile btre
~ brpo(cr (a pl/U Bntte (efot) lDtcu /~ [eurs ,0n(rt~tIC(s/ql/e par. nous (cront tn:
tnroge; al/te Mlee maiffu lltlit Ilcco10e pour alltotnct par (efG/ctes parttee lep
Plefent/ al/que( al/ons llaWe fe fcrmcntel) tet cas requis be tentr tcnque/le (me,
te/~ be nefire au cOII(etC~ (Ilueur brs pllrttcs.
ISt (t (e(Macs part/es ne nôrnopwt/ ou ne (accoI80pèt/ baStolnet/ 01) e(cr/pt
atn(t ,IllIes fe motl que par nous (ewllt Interroge;.
'
~lôOllnatql/t Ccs part/rsllometOlltlOIJ eôutmBrollt OUI) aatolnet pOlir tOllt
Clu{our5~lIp/al/trèIllU que par 1I0US el) fera pourucu ilUI) 1101) (u(p"t.
®u qurCqur (ots [e6 plut/es MrontauBtcc (dgnrur coml/liffatre/qutC plenne
-BI) aôtotnet tef que Ilol) fup (cm6feta/~ fOIS paral/weure tf [c nômetl1 , ~ btra.
,lfl otlJ/tlallt pour allto tnct tefliouocati llu Pl0curcur el) CaBtcte ([ourt / pour
am/ire au (atct bc faBlctl'mqur(lc;a ta nominal tOI) ~uquef [e(Bietes partlrs p
oaC accol5e~ eo(entr/fl) rmpuât be blotct [cs .ptf~attons bull 5ttarts/~ (au, (J
{ur II 06ie (tct.lt rep~oeCjcr tcf6ict; te{motn!w ~ all6tct bc Jfarges bf fes falluer ct

fou1tmlr.
Jet quan8 Ccs te(motng; aBtoutllc; (ont bc(atffant;/ol) e(crtpt atnft.
!Decernant ~ea6tollrnel1lwr contre fes t,(motng; oBiourne; ~ b,(atCrants ~
eflu et capatolr pat bruant nous Il tourcrrtatt) /~c.a bou6re petne.
:
1
et ne(l ta 6e(0!lIg lla5tourner foBtete parttf aBuerre pont Beott ploBulte au~
tres te (molng;, eatrC[e crt a5tournce 11 ces mot der/~ a to?auttcs toursl (1"''''1
~ ~cures en(upuât; ~ nm"attfs /~c.tu(ques aCaparfect/ot) be taBtcte etique/le.

lS",pfott; tlllle contre ü(Oict; te(motng;/quc partie aouee(e.
11. ail 111ft tnq cellS quarente ctnq/~ te.",~.tourboct061e/~c.
!1DuanôiUent{c tourile Cafftgnatlel) Mme au", te/rnotng;/ ~ a partte a5uer;
'l';{eilemn8rur (atct etier (e Of(auft:'talltcôtre(cs tt(motn!!;/q partie aOuer(e/aB
tourna par BI) ô/CCce q(61l/Cfe a 11.6uttrtrr pourtertup crtetpar Oeudtfe (dgncur
romtffatrC/Ilu beffou6; buqucC 11.6utfftct'mtct (ol/tapolt/Quotrcrte te br(au(tct)
p(mcc1)ull (etgnccômtffalW tcqCtitftet OUet feBtct ,,,,ptoM. ~t ta ptte aou",e
côpare lit'! ta 61 fo t/1 g [intact au P10ces Ber6af/ou l' 6let) qu Cit e[(te!t befaUfilte.
Des produŒ ons de «n ouation de Delay,quand il eCt pars é, de la colltllluati o fl
de laditlc ,pdutliondcs termomgs, &amp; cloCturc dudlét,pcesVerbal. CHA p.lIrI.
JI.U_~'è'pOUtcrq (ouuelltaôutent/queCa parttebemall3mfTe

na pas tou"
.; ~ Itouts (lS te(mottlgj ptefijl pour fes (atre a8toutllrr. lICf~e caufe (IC p
jf:1 ~ auolt autre .pôucttol) brs te(rnotng~/ CecCere q,rcrtpt Ccnqfiq 01cfTe
~' (01) ,p1f6 Bee6al (ou6j tc8 fet!JII~'!.t ~ÔmtfTatre/ peuet r(c~tp1e atnft/ q "

nOUS" aC/os e(crtpt a fa !J 5uct/ol) plue5ente/gots" mfs if Ce Map afatre ttOqueflene fI/fi pafre/auquel cas te bcmnorurauta cmouatlol) bu IDefap/el) Bertu bu~f
fOI) peureur copllrot/lm par Oeunt(eotct~etglleur eomt'Tatre/~ trer/ptol) afnlt.
1Du, ,,,~tj.boet,,61W) faBtctc (afCe bu paCats bu mattl) a CpfTue btco(df. par
bel/ift no? tCofdCft:fr(l comtffalre fufotct.tCoparntCell be Jfarges/ au nOIt) buBtcC
tCOtètlfeqCrnpuaCfa renounttol) bu bcCap a fuI' o,tropee pareaôtcte court a fatre
(01) mque/fe/~ afflgnactol) 6attfceaul) Ce li\e(otutpartte a8ucr(e/llOU6 a P1 05ut,C
tl) te(l/lotng; tetH tc[;/~c.
,
et /lolt olJffe~tpte come au~ autccs ,pBuetlôs bes te(mafng~ cp beuat e(cr/ptes
~ puts 01) tn(ere Caôteee renouatto/ibu befap ~e~pfolet cot~e fetotctj te(molngl ~
partte aBuctfe.
.
, .il fa (Ir) bc(queffcS" pt05uetlôs bes te(moing3l01) pzen6 fa qunfttc Meeu", au
capet Of [cnquCfte/(1 mect 01) pare(ètipt fltnft quefen/upt.
ISt pr.~ fe ili(couts be Caôtcteenq/ttlauos trouue (Je al) be fa'J.i\oq lIattrOIl fieu
,be ~è: ange be (111~ante ctnq ans/ou mutrol pofTe6at cI) Gtens bCl/~ mtC (foltllsl

ou mulrol).

.
lS(prrtt 1~of,1II8 blet tCompatrecolBollllfer natt(be fa Plf(entf d .f Oc lI/~r
aage ile quatte Blngt; allG et pfus po/frBantel) 61ens mtt C(CLlS ~C. •

If5t a ta ftl) ilt6 ql/a(ttevnoms/~ fumoms/Oef1J te(moIng:;/o1) (fer/pt atll(é.
li CeJ.'amè ileWl t e(lIlotn!!; fUI) aptes fllUtee/aff/ltat fell aBtolnet/par nOU6 a
efie ,pecae ôtttgéll1rt/femtcmèt~ apeet/(upudtfes ~t6tqul'ttes qutcl nous ont
,pOl//acs/côme cft catenu el) fenque/ie (uree par 110 uS" (atcte/ (e capetbe CaqUc cft
att\!c6e a ce jJ(mt no/ire :Pces1J&gt;er6a(/el) (opbcquop nous (omme6 (ou6f/gnn.
' fJe ttoUl/ots c~o(e afTe~maf (ealltel que fOI) (al(oft (Igner Ca8totnet au pJOUEr
li&gt; rr6 afl u que (atre ne (e bo/t:cor autrt IIp (crt berl&lt;l)/(016 qua fenqueffe.
Formëde pro ccs vcrbal,d' cnquc!hs,en·defàult de parrie aducrrc. CHA P.V.
tln mtfctllqcensquatdœctnq/~ Ce.",~ttj. tout ,boet06~e. i9~e~èt tous
~te,ens/~c.!1Durt) fa.~c .par beuant nous/~c./Comparant/Il'.
~outatn(t qua fa Ple(mtattol) Oe (a fOlntfTt01) rome tap mls-ep Or(: ,

[l

rus. ISe puts quan5 (1' Bien6ta a CCI Pl08ucttol) bes tc(motng3 / C016 que partte
aBuer(e cft aBtaurnee/pour tceup Beolr ploButre i (uret/Con crertpt aln(t.
lDu",,,,B.IDoct061e el) CaBtceeratfe bu p&lt;lfats ~ '. par beunt nous tCon(ef{fler
~ eoin1tratre fuf5tct. tComparant feHtct be Jfatges:au n0lt) ilu8tct /Content: fI'
quef (upuant fafflgnattol) 6attreeau8trt Ce lRerofut partte aBuer(e par tef mut~
fkw) fa ~tctc J1:)ourt:colllqc.nous a pHutet el) tefmotng;:llc.tefH te(T.~c.lIU(:
queC; el) pte(ence bu8tet lRe(ofnt(trcoparç: ou autrement el) (ot) Oe(auCt: requtert
rfirebonne fe (ermentel) teC ca6 requts:(l Ces tntmog'r (urrefOiet; (atet) ~ artf:
cCCG: auec tef afitotnc( que SOI) 1I0U6 'emStera PlenB,e:ou e(ftre.
ISt 1101/6 tCollféttfteqc. lJ)eu Ces t",pCotc~ (atcc; par tef f,rgrnt contre {eBtct
,lRerofut partte a6uerfq aples auotr (atct crtfr (e be(auCtrôtre fup CI) 1I0ftrepw
.(mce:par fequer pm/et mutfftml) CaBtcte !Court a ~au(te Bot~: ~ qu, pet(onll~
. /lau~ott eoparu POlltCup:auô6 Qôn~ be(ilUr~ ~~~I~~ teotent: eôt~e Mtce lRe(ofut

�parttea6Utt(e: ~ tIJ (01) 5tfal/fcciuoriS'PJtll ï !tecu te ferment bcf&amp;letJ tcf~ ~ ter~
te( lI1olniJ3 :tt(quc~ ont lure fur (e6 (anteteS' e(ettpture6:llt btte ra pure IIttttt ft
lOt) iDftu ~ Crl/t6 eon(cltIICts:futCt que pat nOU6 fetont tJ1tmog,~. Crut fa l(anC
fnten51C J.et! if te 1I{0P a falce caere CtS (suC~ tf(motngV nommat pOUt aÔlotnee
ttC lI&gt;tomtrutOU aSuocat 1'1) Caôtett COlltt a quop fcôtct be !&lt;trgt6 pa eo(mtp.
. Et li d',uéture pattieaduerre,adiournée en au lieu ou Ion fà,a l'cnqueflt,li rem
bic aduisau Sei"neurcommilfaireil ordonnera luy eflre lignifié, quad à l'.dloina.
tout&lt;sfoi, onnP.n vCe gueres: mais on rogarde la qualité de partie aduerCe,&amp; eCcript
on ainli.

~laonnanttflre figntfie allSfet tttpattie a5uetft ft} (Ot) bonttdCr: pOlit br'
efatretpour tout Aulout5~lIp (t Ceôt,t ttC a510lnct a P1ts parnous pour 'u(pcct:
alltrementque parnou8 (Cfa PtOctSt aCt~am") lle5tct, tcfmol/l~; aucc (I/F:~,p
ce6e ol/ftte aCa ptr(tet/o" be tenql/efle:comme be tal{ot).
;»1 partfe a5!m{e efl Cofng bu Cleu ou CUI) (atct Caôtcet (nqutflc: nl'/l ta 6c,
(oing (nlrtCa5fete fntlmatlol) ba6fofnct:cat l'CCI' cft alfe; Intlmte pams mot;
icp: qutfol) mcct a Ca5foutntnltltt 01' te,mofng;: ~ a tou/; autres loute: Ctru~:~
Oeute6 enfllpuant~ necrffQfre6:~c.oll fnttmlltlot}qur!) (01) brfallrt:~c.
lIpte6 CaqlleCCe pt0511cttol) bes te(mofniJ3: (01) In(m tes CI'Profet3: .tant con'
Cre Cll(~/que contre partttaSlltr(q Ct Orfallrt cdccl) P1t(fIlct bll5tee ;»etgntuc
commtlfatre:~ r(crtpt 01) aln(t,
lèlJ'profctj (atet3:tant contre (cf'3fct; tefmolngpJut partit a5urt(e,
J.al) mir ctnq ccn6 qllarente ctnq:~c.
?i)efauCttrlt contre partie aBl/n(etl) /toflre ptt(tltce ~ .
'lDefauCt a (Jeal) tContent:~e.
St pu f8' 01) creUjlt coe el) Coutre (otmebu-!'ctsfier6aC: atnfl q/),rrlls 'eal/ofr l'Il!
etpar Ce (ll(eollrs Oe CaBtcte mqlle/fe:auo/t6 tcouue teCbe ete (ttu:~c.
li ft~amcl) bc(qllef~ tt(moln{l;:~ c.
).cnqllr/te patae6cllcc: (teCmel) falet Bng bou6{e:~ Ct mect au ~tttftc(o(e ~
(Igner:~ el) bott rapotterqulttanu: pOlir (a be(e~arg(,
formc A' I,tnes d'aiournement en ""&lt;arion dos derpons.

.

CHA p . V

r.

Rancoys Ra [cas , &amp;-c. Con.'
/(ell:(ter bu 1I{0p no/fre(tre:(lC lIu Plemlft JÔl/tfflct/~c.J~ous

a fa rcqllcflt be Gtal) Contmt: ~ m(l/puât Cappotnctcmlt
aufol/tSQup par nous (nict au ple6 be (a requeltt be no,itt
comtl'tlftoi).l!&gt;ous manBon8 ~ commettons par C(8 p~efcn
.
. trs/que lDltttt~c. }Pous aBt"utnt3a r/fre ~ comparotr par
/lellanCnous a
~ competant tcp el) (Iltte bu parais a lUlfl/t be !Court
pOlir fieotrparnoustfite plocr5ea fa tallat/O/) Oes btlprns:r(qucfl par llrrr(f Ile
raatcte !Ûlurt:bonne Ct ptlm/ttbc Jaoucll16te bernlcr pa"e! (côtct l!&gt;tme a effe
conSamne muet Mtet Cotmt: 01/ tnttma&lt;Îol) quel) (o/) befauCt pat /lOtiS l' (era
Ploet5t comme be ratfolJ.tel) nOlis etrt/f/ant bc B03t~P~~t~t). ~ ~(!~~~~ ~ ~O!!!
IIlct~o~~ ~ ~o,!~ j1D«I'!fE~~,~lO~nn~ ~ llt~~fe.i'!

~ Extraiét des regiftres de la ~
Court de Parlement.

_

M

V r la requefi:e pre[entée à la

cOl/rt par fes)p ({lU tus be ce1Daps be lDlouence tmôant a ftl) Ile ail:
ctOtt;ct/aPPlOlluwet emoCogUft emtaills aretcfm (alet; tt accotBeJ
entrctL/f~ tant el) ql/aflte be )P(gulers/que (ou6; Ca Icltt(6/et/ol) Ile lDtfUO(f; Ile
mate(e~auC@ a cuC(!l aUtl6uee parellict eUetttes bu1l{op /Ce Ces plOCUrWts tt
gens buBlct paps (IIr Ce bffftrent!t PlOces Ilmtretur~et Ce lDlocuteurgencrafbu
1I{0p pmôantt/) CaB/etHoure/(uc fa pu6(leattol)le@fcutto/)etolllcruanctlle ecr;
tatnes Cetttespatmtcs bu1I{01' otltenlles !l'lit r'(Btct; )pIgutcrs fS quaClte3 ru(~
Btetes. )PCI/ CaBtctereqùe,ie (es CeUtes patmtcsbeeBtct Ou }r{op/par fe(queITes
C6(5/ctJ 1J&gt;tgu/ct6'ont eflcrtmplS etrefla6fl; 1'1) tellts pmntercs auetotlte; / PI'"
m/llmees et Mt(Blctfolls qlltfJ auopent aUflntCaruPPlelflol) btctu(!l (atetpatfe
tb/ct Ile fa /:Ifo~l/lat/ol) be ceillet paps/allee attct6utlOI) bepollott/autOotitect III
rl(illetlol) 61' P~tUO(t3 ile mare(e~auC~ Oecealet pa1's!Donnees a jfouCcm61a1' au
mors-!Daou/! mlUe ctnq cens quarante trops;(a P"Df/cat/O!) b/ce{(e (a/ete el) Ca
Stctecoutt 1lJ.t/ngt/e{lne ill/Btet mops f.D 0011 fl/ fesfeUres Ile llecCarae(olj (IIr ce
06tmUfspatf~13t,t3 )Plgutcrs c(B/ctcs quatlte3 Ile 1J&gt;lgutetSft lDltllo/Ï3 be ma
te(,~aue~pout loulret B(et ~c(6tctes Pteemtncnces ettuct(5lctlons.iDonnees ft
jfollCem6lap au mOl' ïDaollll mlCCe cinq censqllarnnte trops pterentces a Caôt;
cte Court. ilutusCetttes otltenurs pat Ce(Otet, )Plgulccs aB/elfantes au Pl"
rn/cr con(eIUte,' fur ce requtsau@(/Ilsbe ln (olmet (ut Ceuts anctennes IlIrt(ÔI~
ctlons/p/crogaetu6sct pleem/nences. iDonnees a jfontatne6Crau te Btngttop;
(te(me be ïDrccm6te mtttect/lq cens qilatante-qllatrc.ll.arrqlle(fe ptC(CIltct a Ca
tCouttpat tes gens tt plocutifurs bll pa~/ tt plocuteUr genera( bu Nop totnet
al/ee ttlf~/a II(~ (Ins.ba 1/0 1rfa com munlcattol)tlf(ofetes (eUres poutJl'I npe(eOre
(aB/cte plloC/m(to/Jet e~equuttol) ttquCfe fo:{\onnanct btctUe Court/ftappo/n,
ctement fat~t (ut faSlete reque/fe otttopant faBtetecommuII/(atlol) aufO/ee; PlO:
Cl/teUtS gtnerat/t~ bn paps:fa requefle bepl/Is pte(entte a (aB tete COlltt pour {a
pare Dt(6tct; }J)tguit~s/,t gells bl/ paps/aute Ces attlcCts p attael)r;/contenamr
(escon,(,I/(/olls ttaccota; (et let; entte (e(6letespatt/es (Ut (a blffrt6utlol) ~efô~
ctes lurt(lltctfons(ontenllc8' au(BtGtes fettres/au@ (tnsbe/tte autoti(~; pa~fa6t
cte C:outD/!,Tctt5e3 et06(etue;.llppofllctentent (rl/d (ur fa reqllc(fo pOI/~ ,omm I/~
nlquet ft tout au p~ocurtllrgenml(bl/ ~op1Ca terpô(e Ile ll.alluocnt gmernC cI) a6
(met bu PtOCUttU~.cru p/eô IltetUe nempefcaantfaBlete allCOtt3aclOI) e(fre (alcte
pat Ploutr/Ol). 1LrI CoutMes '60 rn 61es alfem6fere fans p!~/1I5tee bes b,ofct;
bll }gop et (0116;(01) GOI) p(a/(ltparl1Tanlcrcbe PtOllt(tol)let POl/teu/ter Ces /l/ffe;
tentjeCbtfotB/fsqu6 plllmopent (utumtr fut'Ca content/ol) bc(5tetes tl/r/fOt~efoll6;l.a o~Sonneet o~Bônneattt/l511 Ce (o,*ntement Ilc(lltct.a parcles/qlle fera-._--- - - - - - ----~--

-~

-"

�atticfts forent gar6e; ~ o6fmië~ (cf01) fa fom1t et t,n€lit. et CI) ct falfant qut ((\
Mlfoletlol) be plrmledn~ance C6 Sltre6IRopaut~ ou r a BIglllmt luge fcm 01
ftrlbuce e,) beUl'/rCllllotrc~ CI) fa lutiflilctlol) edmlnefeetdulfr. et fa ([tmtncfe
appartttn51 a totafemrt au(olct; Stgulmv tequee; auront fa totafe cOllnolffall~
ce/punltlol) ef roertlol) be tous Ces rrlmes ct beflct;l fefOlct; crlmts MUe; rrlml
ne(fement parte flOcuttur bllIRop ou partie qucre(antes/ folt If be6 crimes bef~
quet; teS'p1mofl; bemarcfc~auf~ be ,1franrtel} ont Ca eognolffanct ou autu6/ a
fa r~arge touteffops que fe(ôtrt; Sigulets cs cas ou fem tequtB' pin (cs jo1Bonnff~
cesappetrer cafeltlp appeCferont te lugco,Btnatteel) p1cmler fieu. ~t ncfi qt(ufl
6e(0lng aufôlet; Slguler6affmlBtetco(eff ~01S fcuts luttfiltcttons. Ce que toUI
te((ops ne pourront (aire (01G":que ail ras qlle ne peullent auotr ron(elt au6tet
Clcu pour(u(perons Oc gemrqutf ronulenBla apprtret aut! con(etf/ ou a (aufte be
genô [ettre~ fi) teC casappattenantcs: fans que Cc(dlct; luges fe pulffcnt Im(ter
be(5ictes Iutifôlrtlons rtfmlnefesappattenâtesau(Blrt; Sigulets.et fcront te
nu; tceufl'StgulerS' au~ bectct; be pttn(e be rOlps quit; (eront cotte gtlls n06res
et autrcs pet(onl1Cs quarltteesl falrefe(ntct; bectet; autc:tell COle/r/ et n0l) autm
mmt.lSt (eronttcnusfefBlct; Siguters (atre bttlrl6utfol) /le feur ptO"S tou6fts
tOIltSl&gt;t (amcBp ct autres tolltsquee(cOetra (aire tabtfitt6uttol) /et qùe (cs ptOces feront CI) (eflat betulJet.ll faqueCfe bt/ittGuttOl) p~~(ctctilt Ces luges ~e CrurG
fleges/~ 6aleretont rewcmler P?octs.et ap1CG' pou trot /ltftrt6ue~ nutreS' P10
ccs aul' IImBue; ct autresptacttctès pat otBtc bull (lcgC/(I/puotees o~olfo/1ilccs.,
t3t[e(quff; tUgCSft autres/ a ql/I (etont I&gt;tftrt6ue3 CcfOlet; p~ores(etot tenu; m~
pO#ftfefij ptoctô Ms trop6 louts ap1es fa blfirt6utiol) acutNatcte.lOtll (auCte
be ce (alte f(~ fllguters res fcutspoutrottto/fct; ctfcs Gatf(et Il 51) autre teC que
601) ffllt(ClIl5rcra.etau(!l IU!JfsappatttenB~a rnt/crcmètfa lurtf81cttol} et Ill/ft
ce be tOlites matlms ctllifemittntentees a'CaBlete Coutto~8tttaltc.et patetffe
,"raa pllnltiol) besl&gt;efoGrtffanccs et re6eCftons qtlt (cront (Illétcsall~ tUgC6 el)
fcuts ot30nnances/et qul(crontbes InclBensou ÎlcpenSrnccs be/JI P10res ciu/{3.
~t nt pourrolJttt~ Stgultrsp~oreBtr aea cognoiffallct bcfll beftrt; el)autte qua
.cftc et lu tifBlctlol) qucCl) ta quartte et iutlfOlctlol) be Sigutets.et que blcru(1' re
(ottlront tee apprtratlons tout atn(t que beurotèt tefo~tlt teflitctesmatttrcs crf-.
mtnetes et appeCtattoRs bl"ttes (eCol) Crs o~Bonnâct6 bu IRop (atetes et puGfurs
cI) ct pap s.et patettfemèt que tes P10cts et p~(lreBuuG bcfll Bigutets feront cfcrl
ptespat Ces gre1ftersbeecours ,"Blnalres.lèt il Ictut~ 5tguters ff) (at(anetc~
PIOces rdmtntlJ (eront ten'!; (upuât ,Ces p1!uUtge8 et andints coufiumrs bllt\
paps apptUet a ta quetttol) et a Ca to~ture l:Its /ltfat; tes rOIl(u(J b~jetcs BtttrG
pOUt p afftfltr.etpartltrement il te('G Btgutewallfot ta cognottrance bes petnes
munlclpa(es/que be tOU6 tipe tt anctènete teuts appattunnit.l5t (eront au(!l
Blgutttsappctqutts.lIufft tes petnrsenrol/tuts toue~ant (a potlcebts tmmun
atres/:ltsBt(fes/ rIItf&gt;tt c~emtl) bu guttilles be(atcfansau~ affem6(ttsbu ron;
(effet maf(on6 camuntS Oe,., Strresl au('lueUes (efll Btgulets pOlir (e tRop p~t(t-!
~.G/.lt WIfl~ te; ont ~oll(~!!.~~~lIff!!'!!S~~'!~! ~~ Cogn~t~~~~m~ rfl~'!~ M~~!~!'

c90fcsbefeurgt6terttiutt(6tcaOij:ete(quftfeB egofes;;"t t -- t l - r/fans~ pfttte tmpo~tallcr fOI) a acou /fume br p P1 0cfBcr a~ ~f((tc ,omma{rt~
lIlalrtment.lStcon(cquè,,,, nt pargnlgerte (atcte parf Pf ~~ StgutCts (om~
be galgcs rontre (CG beftnquans fan6 (0111ltft flgureb eut ,am tet 8mBfttons
gcs (CI) o(mt aucuntment mtrerncttrtll1e ace (es emp:rg:e~~ (a~6 q!lefe~otu
ce ~es p1iu tCeg(s /lrro pClpS ct allctincs rou/fumes /){rrt{~p ~ ;ef an?!Cllf6t;
tlfes /l~otet; appartiennent a aucunes Stffes bui1 pa s ISt ' Cl:[~t,qur J ,emBfa
Sigutcrs (cront motntfllu~ el) feursaurres P1eemtJèe~s pare ement que te('(j
CIllant CCl re(olllJatlol). et que tceuC~ litgutets pOllttont~l~ol n~eur6'/fql f; auopit
ô Of
t
a
,a re ,euts eutellans
e me r 3 auopen aeou,_Utlie (Cllre/qut pourtont auotr (emMa6(t olluolr et '
tottte que Ire uf~ Slgufns et) feurs aG(errces/orcupnttOf)/ 011 emperc~emrnt (ea~~
~tme. t lDout~~u oufft que {rCl/CI' CI(utenans fetont rmu; par feconfrtf/les:û
CSI ~ urerot oli,eruer (es p:lulfeges a Ca manlere aeou(tumee/ Iceuf rtc t
eliî1s (toutre; rClpCl6Ces ~ (uffl(anspatCeronfetfbe(Blctts Bmen PoutraBte~e e:q~~
ge. lOt pCltel{fClt~ente,i entolnct Clu~ lDtOCl/teUt6 bu IRop et (t(raufl' be(Blctr
littfcsct fcurs fl/{j/fltue~ ~ c~afrl/I) beuCI' be Sacqumt pourfupure te(Bletes s

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cOllcfuflons/et
Ce(Btctwwes etpteces (upuiitCes
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ou tcUtS fteu tcnClns ace que fa tutUce ne foét retClr5cc/atns il
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                  <text>Ouvrages imprimés édités au cours des 16e-20e siècles et conservés dans les bibliothèques de l'université et d'autres partenaires du projet (bibliothèques municipales, archives et chambre de commerce)</text>
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                <text>Forme de procès verbal d’attestation ou enquestes, suyvant les loix &amp; ordonnances royaux, qu’on faict soubz les seigneurs conseilliers de la Court souveraine de Parlement en Provence. Plus un arrest provisional de la Court de Parlement d’Aix en Provence touchant l’autorité &amp; juridiction des viguiers et prévostz de mareschaux dudict pays. Faict et publié au Parlement de Provence le 23 mars 1545</text>
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                <text>Recueil de procès-verbaux fait par la Cour souveraine du Parlement de Provence suivant les lois et ordonnances royales</text>
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                <text>Archives départementales des Bouches-du-Rhônes (Marseille), cote gamma 8474</text>
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                <text>Vignette : https://odyssee.univ-amu.fr/files/vignette/AD_Gamma-8474_Forme-pv-vignette</text>
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                <text>Forme de procès verbal d’attestation ou enquêtes, suivant les lois &amp; ordonnances royaux, qu’ont fait sous les seigneurs conseillers de la Cour souveraine de Parlement en Provence. Plus un arrêt provisionnel de la Cour de Parlement d’Aix en Provence touchant l’autorité &amp; juridiction des viguiers et prévôts de maréchaux dudit pays. Fait et publié au Parlement de Provence le 23 mars 1545  (Titre modernisé)</text>
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                <text>Archives départementales  des Bouches-du-Rhône (Marseille)</text>
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..•,•
.

.
•

,

,

'.

1

.

L ·E T T R E
DU PARLEMENT

DE PRO ·V ENCE
,
\

,

AU

RO

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y~

~ t~·!,.,.;, j1 !J'e/t:;~,
j') t. 6 VJ\"-' ~flbIf'~ le
6JIt..

--

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p.

DU

r

r

~ ARLEMENT

1

•

D'AIX,

;R END U S au fujet du -refus des
Sacremens fait à Mr. E y M A RD
Lieutenant Général au Siége d~
Forcalquier•

.~xtrajt des Regijlres du Parlement!

Du

,

21.

Mai 1753.

.LES

Gens du Roi mandés, eŒ entré
M~ Riperrde Monclar, ProcureurGé_
néral du Roi, auquell' Ar·rêté du jourd'hui
ayant été prononcé, il a dit GIue depuis les
premiers avis donnés à la Cour du refus
des Sacremens fait au fieur Eymard Lieu~
tenant Général de la Sénéchauffée de For~
calquier, il a reçu diverfes Piéces &amp; Mé~oires concernaI:!t cette ~ffa.ire, &amp; en p~i(-

A

1

.

/

1

/

1

�•

1

ticulier une Lettre de la Dame du Bignofe
lUte du feu fieur Eymar? ' qui récl~me. la
juiljce de la Cour pour reparer la memOIre
de ion ~erè ; qu'elle ~~p~fie d,ans cette
Lettre qu'H eil de no~orte;e .pubhque:l que
le Curt! de ForcalqUIer n a pas voulu ad"roinifirer le feu fieur Eymard, que lques
infiances qui lui,ayent été fa ites ; q~'aprè.s
fa mort Je Chap'ue a voulu fe diipen[e:
d'affifier"à l'enterrement "; que fur la fommatioIt faite à fEconome il y elltt une eÇo.
pece de partage d'opinions dans ce Corps,
plufieurs Membres ayant opiné à refufer al!
premier MagiŒrat de la ville un honneur
qu'on accorde au moindre citoyen; que ce
partage indécent &amp; injurieux à la mémoire
d~ déf~n~ eft c?nfig,né fa?S une. d~lilré­
ration du Chapitre , " Ou Ion VOlt que la
moitié des Membres opinerent à en référer
à l'Evêque, &amp; qùe les même Capitulans,
qui avoient été d'avis de con fuiter le Prélat, ont enfuite confiamment refufé d'afftf·
ter au convoi avec leurs Confreres.
C'efi-là tout le cOntenu en cette Lettre.
On fçait d'ailleurs par des infl:ruéHons {ures
qu'on a ôté les pouvoirs à tous les Prêtres
approuvés qui ont affifié à ce convoi: &amp;
.comme "tous ces faits méritent d'être éclaircis par une information, pour y apporter le remede cOhvenabl~, il requiert que

'f

{ur tout"ce que deffus , circonfiances &amp; dé.

~,

•

•

pendances ~ il fera informé par tel Juge
Royal qu'il plaira à la Cour de commettre , &amp; que la {ommation faite à l'Econome du Chapitre le 2.6. Avril, enfemble
la délibération du Chapitre du même jour,
&amp; la Lettre de la Dame du Brigno{c du
~5· Mai 1753· feront joints à Ja procédure.
Il a remis les Piéces fur le Bureau &amp;
eIl (orti.
"
L' Arrêtdu même jour, conforme au Ré..
quifitoire, commet Me. Simeon, Lieutenant particulier de Forcalquier, pour faire
la procédure.
.
•

Arr~t du Jeudi 7. Juin 1753.

. Dans la Chambre où étoient préfens,&amp;c;
M. d'Arlatan de Lauris, Co·nfeiller en la
Cour, s'étant mis au Bureau, a fait le rapport de l'information prife à la requête
du Procureur Général, accufareur en refus public des Sacremens, par Me. Simeon,
L~eutenant .Particulier &amp; Criminel, &amp; premIer Confelller au fiege de Forcalquier, en
exécution de l'A rrêt du 21. Mai dernier;
{ur quoi:
'
LA COUR a ordonné &amp; ordonne que
la délibération prife par le Cha pitre de
Forf~lquie! !e 26. Ay~il dernier, concer-

A ij

-

�•

,

4-

l'laut ta fépulture du feu LieutenantEr,mardl
&amp; d~nt l'extrait 'eft j.oint ,à la pr~cedure.
fera fupprimée &amp; biffée fur le reglf1:re par ,
le Greffier de la Sénéchauffée , en l'réfence
de Simeo,n Lieutenant ja commis, co.m~e
tendante à répandre des foupç~os tOJu"
rieux à la mémoire du D~funt, &amp; con....
traire aux é,gard dus au TrIbunal dont. 11
étoit le chef; Ordonne en outre que ROUIt!
Prevôt du Chapitre, &amp;. Decono .. ~ure
de la Paroiffe de F or.calqU'ler , feront aJournés en perfonne; pour répondre pard~­
vant le Commiffaire Rapporteur du pr~­
fent Arrêt, fur ce dont ils f~~ont enqul$
&amp; interrogés. Ordonne. que Ilnfo~m~t1on
fera continllée par le L~eutenant )3 corn..
mis fur le contenu en la précédente plaiqte
du Procureur Général ,du Roi t circonf~
I:ances &amp; d~pendances , enlemble fur le re.
fus de célébrer un Service pour le repos
de l'ame du Défunt, dans l'Eglife de l'Hô ..
pital : à l'effet .de quo~ la nouvelle plainte,
de la Fille dudlt feu LIeutenant Eymard,
contenue dans fa lettre du 4.. du préfent
mois, fera &amp; demeurera jointe à la pro~
cédure, &amp; injonélion fera fait~ aux R~c~
teurs de l'Hôpital de ForcalqUier de faIre
expédier au Pr~~ur;ur.Général du Roi ex~
trait de leur dehberatlon, lequel der:neu!era joi1:lt à la proçé~ure? ~ çe fous p_e~~~

r

,

J

de cléfobéHTance. Fait à Aix en Pàrlt:ment
le ,. Juin 1753.

Arrêté du m~m'e jour 7. Juin 1753.
A été arrêté que jufqu'après l'audition
rtefdits Rouit &amp; Decoria, &amp; l'information par addition rapportée -, il fera furfis
fur tous les faits concernant l? Evêque de
Sifieron , dont il fera cependant tendu
compte à Sa Majefié.,

•

Arr2t du 21- Juin J753'

Vâ pat

,

.

"r

la Cour le procès cri minèl &amp;;
procédure faite de fon autoFÎté, à la requête du Procureur Général du Roi, accufateur en refLis de Sacremens" &amp; d'aillfter à l'en:terrement dudit fel:l Me. Eymard ~
Lieutenant Général en la Sénéchauflée de
Forcalquier, &amp; en refus de célébrer un
Service pour le repos de l'ame du Dé-:
.funt, contre Me. Nicolas Rouit, Prêtre,
.Prevôt, &amp; Econôme de l'Eg1ife Concathé'draie de Saint Mary de ladite Ville d~
.Forcalquier , &amp; Me. Honoré Decorio,
Bachelier en Théologie, Pretre, Curé de
l'Eglife Paroiffiale de ladite ville, accu~

rés &amp; détenus aux Arrêts de cette ville.
Dj! ~ été que I~ c~~~ 1 pour la fau;o
AiiJ

,

�,

~

tre PaRorale &amp; de ladite Ordonnance; Si' ~
de la proteftation par lui faite de fe pour~
voir pâreillement comre ' tous aéles fem~
bla bles join\ts à la procédure ,ou menÜ0n..::
riés en icelles: &amp; en cet état le furfeoi
ordonné par l'Arrê'té de la Cour du 7. du
préfent mois, fera continué pour être .fia~
tué après la SaÎnt Remi for l'appel com....
me d'abus, &amp; pour être pris par ledit
Procureur Gén~ral du Roi telles condu~
fIons qu'il appartiendra.
.
, En conf€quénce la réprimanae a étê faite
auxdits RotlÏt &amp; Decoda, &amp; à çe d-erDier
rinjontl:ion &amp; les inhibitions ci - de1fus
mentionnées, préfent &amp; requér~nt le P~Q.,
cureur Général du Roi.

miCe par lerdits Nicolas Rouit &amp; Ho;;
m
~o
"1 r é ·
nOTé Dtcorio, ordonne qu l S lerOn} r prl-

-

mandés derriere le BJrc~u, pre!.ent le
Pr&lt;;&gt;cureur Général du ROJ, &amp; qU'Ils au ..
mAneront chacu'l fixe Hvre~ ~n fave~r de
rHôpital deForcalqUier EnjoInt a~ ~ItDe­
crorio de fe conformer, en ad l~llntfirant
l~es ma lad.:s , aux Loix de l'~f?hf~ r~~,ues
dans l'Erat : lui a fait &amp; faIt InhlbHloIlS
&amp; défenfes d'introduire des formules de
pTofeffion de fai arbitralres! &amp; de con:
trevenir au préfent Arret dlreél:ement nI
indi re él:ement '. fous que,'que pré/tex,te ~ue
ce foit. Et falrant droIt au ReqUlhtolre
dudit Procureur Général du Roi) ordonne
qu'injonétion fera faite a.u Gr~~er de l'E-,
vêché de Sifieron de lUI expedler un eXtrait collationné duProcès-verbal d'examen
&amp; réception au vifa de ~etit, Théologal
de For calquier ,du 1 r· J UlIlet 175' 1. ~ donné aéte au Procureur Général du ROI de la
rem iffion de la Lettre Pailorale de l'Evêque
de Sifleron cl u 10, Mai 1"143' &amp; d'une Or-:
dohnance dudit Evêque du 23. J\&gt;Iai 17 2 9.
lefquelles demeureront jointes à la procédure, dont &amp; du tout il fera fait mention dans le compte qui doit être rendu
li Sa Majefié. A don,né aél:e au~.i t P~ocu­
reur Général du ROI de ce qu Il declare
êtr.e appellant comme d'abus ~e l~d~tç Le~~

•

..

,

~

•

•

., , ,

•

.

, ,

.

•

•

..
,

�.

.,

,

LETT .R E
l

DU

.PARLEMENT DE PROVÈNClt

AUROY~
I~

N exécution- dt, fArrêté" du- 7~
Juin 17') 3- &amp; de J'Arrê~ du 21.~
. du m€me mois
ca,

,

.

~

Dans l'examen qu'a fait votre Pa·rtement
ne la pr.océdure ordonnée fur le ttefus. des,
Sacremens fait au feu fleur Eyma.rd·, LIeutenant Généralen la Sénéchauffée de For.-€alquier, il a été reconnu, par tous les lu~. .
ges , que les Eccléfiafiiques qui fe font ren~
dus répréhenftbIes n'ont agi que par foumillion, ou pa·r eomplaifance pour leur'
Prélat. Cette confidératiGn peut entraîner à,
quelque indulgence; mais il ne doit pas.
~Q réfult. e~ ~ne e.llt!ere imp~!té,. parce q,u~

,llans l'affujettrtTement dontles Minifires jn~;
lériedrs de l'Eglife ont contraété l'habitude,
iliaut ufer de quelque contrainte pour leur
rendre un.e liberté légitime, &amp; qu'il imForte au bien de l'Etat,qu'on leur apprenne
il obéi~r 3tl\X Loix plutôt qu'aux ordres ar-..
bitraires de leurs Supérieurs •
,
Votre Parlement a donc décreté d'ajournement en perfonne le Curé de Fo.rcalquier
&amp; le Prevôt du Chapitre; d'autre part, il a
furfis fur tous les faits qui concernent le
:lieur Evêque de Sifieron , &amp; il a tté arrêté qu'il en feroit rendu compte à ·V. M.
pour prendre fous fes aufpices les. délibér~
tions jmportantes que le cas paroît exiger.
pout' l~i faire connoÎtre le progrès d'un
mal qUI n étant pas l'enfermé dans un feu!
Diocèfe ou dans une feule Province, me.. ~
nace ~e Corps endeF ,d-~ l'Etat, &amp; pour la
fuppher très-hurn~lêmenl . de. daigner y
pourvoir par les remèdes généraux que lui
fournit fa puiffance· fouveraine, &amp; que fon
~·m~ur pour l'Eglife &amp; pour [es peuples lui
, JodJq.uera.
Il paroÎt par la procéd'ure que le lieur
~ymard étant atteint de la maladie dont il
eH mort, le Curé de F0fcalquier écrivit
, 1'ieur Evêql1e de Si1teron, pour fçavoir ce
~u'il auroit à faire quand Je malad e de~
.• and,erojt.le~ Sacre~en" expofant dans 1~.

au

�JO

Il

Iffl~

le neorEymard
étoÏt fortrmeM
Llettre "'1'-.
\ 1 B Il TT'
',.,
T

".onné d'oppofinon a a II e \.J nzgr:1!I •
l'OUP:J
"
.,
fI nt m
tus' que du refie il n etOJt lill appc- a ' ,
de ~es gens qui dogmati[ent &amp; parJe~r. ell
'lablic contre },a'BuU,e, p.our la décr~dJter
faire prévaloir leur [ennment. ,La .r~pon...
{e fut qu'il fallait exiger l'acceptatJ~n de
la Bulre, &amp; en cas de réfifiance , refufer les
~acremens • ce qui
dé€ider en thèfe gé~
lIéraleqt!J)ol~ eften droit d'exiger de tous les
~déles l'acceptration de ce Décret, fur 1~
foupçon réel ou imagin~ire du défaut de
.foumiffion.
.
_
Les amis du Curé, qu'il av()it confut:
tés fur fa ntoatien, craignirent pour llll
Wl édat , &amp; lui confeillerent d'mfer de méllagement, lui repréfentant qu~ le fie~r EyInard jouifioit de l'efiime bnI~erfeJle, ~
qu'il étoit du de~ égard~ au r~ng qu rI
()ccupoit d~ l~ VIlle; l~ Cu&lt;r~ to'u~hé
de ces confideranons promIt de faIre de fon
!"Aïeux, &amp; de fe contenter d'une accepta'tion , relative à }'infiruélion des quarante ~
ou au corps de Doéhine de 1720. &amp; au~
modifications des ParlemenlS.
. C'étoit en dfet iè Tel~cher beaucoup,
l'urage ordinaire de ce Curé étant d:exiger 1acceptation purE' &amp; fimple ;. malS ce
tù~toit pas encore airez r our vaJDcre la
Jépug~ooe qu f1~W' E--ymard l &amp; pour ~ê!~
r.

t

en

~

•

mer Tes peInes
•
d' une con fcclente
•
de'I·IC.te
&amp; timorée dans fes préjugés.
Le Curé lui ayant dédaré qu'il ne PdUvoit l'admi nifirer que fous la conditioR
prcfcrite-, le malade qui ne pouvoit répondre verbat~ment, attendu l'extinéliOFl
de fa voix, écrivit fur un morceau dt!
p~pjer, q'Ji ne fut point remis au Cl~ré,
qu'il croiroit tomber dans une prévan&lt;:ation criminelle, en achetant à ce priX' les
Sacremens dont il s'étoit rendu indigne
pendant tout le cours de fa vie. Dans une
feconde vifite le Curé pouffa la condefcendance bien plus loin qu'il n'avoit promis; il fe réduifit à demandt:r qu'on ac..;
ceptât la Confiitution auta nt qu'elle n'au..:
roit rien de contraire à la Foi. Le malade
ayant perfiHé à répondre qu'il ne pouvoit
entrer en compofition qu'au péril de fon
ame le Viatique &amp; l'Extrême· Onétion lui
fure~t fucceflivement refules , &amp; il mourut.
t:omme Je Chapitre de For(alqu~er
en ufage d'affifier à, to,uS ,les convo~s. f~
nébres {ur la fimple requlfiuon deshérJuers,
le fieur Evêque de Sifieron avoit pris dés
mefures pour l'èngager à refufer à la mé..
moire du fieur Eymard un honneur que ce
Chapitre accorde indiftinél:~ment à" tous
les citoyens. Le fieur ROUIt Prevot .de
ce.tte Eglife s'étoit .chargé 4e la né~oc:~~

:Œ

•

�..

f:I

~

fJOn,

'' li

)3

,

il fit to~s fes efforts
pour réudJ'r i
, l'
à ft

&amp; dans l'affemblée capltu aIre' tenue

c

fujet, il opina fortement au re.fus " ~e
fondant tilr ce que le, fieur Eymard eto'f .
mort fans donner aucune marque de f{)u-.
miff10n à l'Eglife, ~ s~appuy~nt ~t1,~ore ~ur
une Lettre qu'il dtfo!t aVOIr ete écrIte
par l'Evêque , pour dIéter ,en qu;lque f~­
~on au Chapitre la conduIte qu Il devolt
tenir: cependant le ptus grand n?m~r~
des voix inclinant à· adhérer à la re9ulfi...
tion de la famille, le Heur Prev0t mtt: en
œuvre un expédien·t tr~s-p'ropre à ~êner I~
liberté des fuffrages; 11 prdpofa de con...
fuiter l'EvêQue , &amp; de coucher dans lei
~egitlres. le réfulta~ des opinions. ,.. ; , ..
On eut beau tur repréfenrer qu il étaIt
contre l'ufage du' ~~apitr~ de ref~fer fo~
afiiftance aJ.f conVOI des morndres'cItoyens;
&amp; contre fes droits de falre dépend.re fa
détermination de la volonté de l'Evêque,
&amp; qu'au furplus il étoit faJ.ls exemple'
que de pareilles déli{)~rati0n~ .~ufl"ent été
couchées dans les reglfires : d mfifia, ~
:fit entrer le Greffier, pour forcer le Chapt'..
tre à opiner dans les formes fu,r la prO'pofition de confulter le Prélat, comme s'a..
giff~nt d'un point de difcipline..- Un des.
Délibérans obferva fort àpropos qu'il était,

'üJ~folre de propofcl' de confultçr l'Ev~

qtîe, quand on témoignolt fç~v~ir d~ja:
(es intenti ons. Un autre qUI aVOlt eté d a-:
vis ,ti'affifier , fut intimidé, &amp; dit: qu'on
.tcrive, je jùis d)avis de confulter l'Ev~­
que. ~ n t;.,oifién;e f~ / récria fur
~eu de
Jiberte ~qu Il aVOIt .) n eta nt que Soudlacre,.
&amp; v.oulant parvenir aux O rdres .fupérieurs.
Le Prevôt ayant réuffi par fa manœuvre à former un partage, fit écrire la dé~
a,ibératiQn ., monument affez douloureux
pourla famille,&amp; fort indécent pour la Sé~ .
flécbau.1.fée dont le feu fieur Eymard étoit
Je ènef. Of.) envoya en conféquence un .exprès à l'Ev.ê que, po.ur le confulter. La
Téponfe, fous t,lne fau1fe apparence de li..
berté laiffée au Chapitre, indiqua qu'il ne
fallait point a1lHler, attendu le défaut de
, foumiffion du Défunt. Le Prevôt affembla
llne fe,conde fois,le Chapitre, pour l.ui {a.ire,
part de ,cette lettre .; ,&amp; ,.comme la famille
infiruite de la déHb,ération de partage inférée dans le regiQ~e , avoit fait 1Ïg-nifier
dans l'intervalle un aél:e de fommatIon au
Chapitre en la perfonne de l'&amp;onome,
qui étoit le Prevôt luI .. même , il crut
d,evoir paffer fous filence cette .circonftance, &amp; ne préfenter que la lettre dl!
fie ur Evêque, pour ,que rien ne pût ba..
],ancer l'impreffion qu'elle {eroit.
A la Vlle ~~ ·çe~te piece, on ~'ofa pa!

1:

..

�î 4 r'
•
tro-p intitler , &amp; on fe lepara r.Lans rlC,n
conclu'r e; mais quelques-uns ayant apprIs
qu'il y avoi~ eu da~3 l'intervalle un aéle
cl'inteFpellauon figmfié, repro~haen~,a1fez
vivement au Prevôt le myfie:e qu li en
avoit fait. Il a{fembla le ChapItre pour la
troifiéme fois, &amp; témoigna ouverteme~t
qu'il ne voulait p,oin,t a!fi fter au CO~VOl,
&amp; qu'il ne confeillolt a perf~~n~ d y a{tifler : le petit nombre des Deh~eran~ ne
permit pas de pre~dre aU,cun: d~terml~a­
tion. Le lendemam matin 1Hudlier VInt
èemander la réponfe du Chapitre à l'atte
de fommation fignifié la veille ;, ~ le C~a­
pitre a{femblé pour la quatneme fOlS,
détermina à la pluralité d'affi!1:er.
Le Prevôt &amp; [es adhérans, ou ceux
qu'il avoir intimidés, ne voulurent, ou
n'orerent point fuivre, &amp; un Bénéficier
qui avoir déja pris fon furplis, fe deshabillant tout-à-coup, dit qu'il ne marcheroit point ~ pui/que M. l'EJI~que ne le
"ouloit pas; en quoi il agiffoit conféquemment, s'il ne vouloit pas s'expo[~r à recevoir des marques du mécontentement
du Prélat. L'événement a fait voir que le
Prevôt av oit des raifons pour dire qu'il ne
confeilloit à perfonne d'aller à ce convoi:
tous les Prêtres approuvés qui y ont. a{fifié, 0!lt été inte~its pa~ le [1e~~ Evêque

"'

,

àe Sittl:-er~n- ; ce qui a caufé a{fez de ni...
Qleur &amp; de fcandale dans la V,iUe. .
~ett: révocati~n écl a t~nte des pOLlvoirs
.de l Eveque, ~I.H eft cl un fi da,ogereux
-exemple, ayant frappé tous les efprits,on
n'a. pu tr.ouver,rarmi tant d'Ecdéfiafiiiues.,
qUI a VOlent d abord fans répugnance prié
,ou dit des" Meffc ~ p~ur. le!eu fleur Eymard)
.aucun Pretre qUI1- ait ofe en[uire célébrer
Utl fervice pour le repos de fon ame dans
l'E:glifè de l'Hôpital, à qui il avoit fait
un !~ gs fous cette cha rge.; les Reél:eurs
craignant d'èt1'e dépouilLés de cette libéralité conditionelle, ont eu recours au heur
Eyêque , qui les a renvoyés au tems de la
V}~t~ pa~orale, ainfi qu'il confie par leurs
dehberatlons des 30. may &amp; 30. juin.
VOT R ·E M A JE STE' a pû voir dans
I;e tableau le défordre que caufe le zele
trullentendu d'un Prélat, &amp; les effets fenfib.l~s de ~e:}; ,domination ,arbitraire, qui
~vdrt les InrerIeUrs aux depens des véritab!es regles de l'Eglife. D'une part, la
craInte {ervile des uns, l'efpoir mercénaire
-des autres, les ménagemens forcés par la
tiépendance, &amp; la .faculté ravie à tous de
l'enfer &amp; d'agir librement: d'autre- part,
la variation finguliere d'un Curé, qui trace
trois formules différentes de la profefIion
-d,'un même dogme t &amp; qui mefure fur les

�e ards

16

dus au rang &amp; aux perfon.nes !~
pYus ou le moins de foumiffion .qu1dex~~
ge pour un Decret ,d~nt il cr~lt pouvoir
tempérer 'à fon, gre l, acce~tat1on , parce
qu'il en introdult la neceŒte fans regle &amp;
fans titre.
Mais ·c·orome ces abus , SIRE, ne forment qu'une légere partie de ceux que
nous devons expokr à v,os,yeux en r:n...,
dant c-Ompte à V. M. .de 1~tat du D10 ..
&lt;:èfe de Sifieron , &amp; des àdférens aétes,,
mand-emens , &amp; ordonnances
contraIres
,
.
.
aux régIes de l'Eghfe , &amp; aux' lntentIOns
de V. M. pour le réra·blHrement de la
paix &amp; le maintien de ~~nité, il eft. né.
celfaire de fixer les verItables maXlffie~
. du Royaume, avant que de porter aucun
'jugement fur les contraventions, &amp; d'examiner ce qu'il eft du de refpeél: &amp;, de
foumiffion à la Bulle, avant que de mettre
des bornes au faux zele.
. VOTRE MAJESTE', SIRE, s'dl: expliquée fi f~rmeUemei1t c?ntre. ce~x qUl
donnoient a la Bulle la denomlnauon de
regle de foi, vos Parlemens ont fi fou'f.ent démontré qu'elle n.e pouvoit par fa
nature acquérir ce caraélere augufie, que
ce n'dl plus la peine de prouver un~ ~é ..
rité connue des perfonnes le plus medlocrement infiruit~s! D'autre part, ce De-cret
..
,

.

~ --

Î7
\net â reçu ans la déclaratio n de 17"c
la qualification de Loi de l'EgIî[e &amp;jd~
FEtat; il a . été propofé à l'obéiffance de
to,uS vo~ filJets , comme Jugement de l'E...
g,hfe unIv~.rfelle en n:~tiere de doétrine:
c eft ce q~ Il faut concJher.
Nous ' ne rappellerons point à' V. M.'
c;e que ces expreffions cauferent d'aHar..
mes, &amp; nous déclarons que nous fui ...
vrons à la lettre dans cet examen les re~l~s que vous avez tracées, [ans faire va-.
lOIr auprès de vous la réclamation conf-.
tante de tant de fervjteurs fidéles &amp; édai-r;és, &amp; même fans vous fupplier de mett're. en confidération les différens motifi.
qu~ nous engagerent à pouffer la déférence J~fques ~u_dernier période•
L 'enregl!hement de 17I4f.. avoÎtété l'ef~
~~t de la foumiffi~n ; ceilli de '730. fue:
l'ouvrage de la pUlifance. On en craignit'·
les confégue.nces, .&amp; vous daignates raf-fu~er . '1 o.s . fu]ets. Ces craüues roulaient .
P~lî1Clpaleme~~ fur ~'abus qu'on pourroic:
f~JTe de la' dedaratlOn, en donnant à~ lat
~ulle ,qualifiée Lo! de l'Egli!e, les 'e1fets)
de,la .Rei.{le de f?l., V. nt qui en , con-&lt;
noJ.trOlt blen les dltferences" né crut' pa8-~
&lt;ru~on dût appréhender l'équivoque ',. ~u .
le réferva d'y P?urvoir. Elle pr·i t cepen-.
da~tdc fag~s melures Rour.empêcher qtl't)I~l
cl

i

BJ

~

•

�JS
n"
exi e~t la profeffion extérieure .de ce e'"

,

g comme d'un dogme de fOl: elle recret,
. . . d Re
.. etra de nouveau la dénomInatIOn e J le de foi;clle défendit confiam~ent la quafïIieation d'hérétiques, de feaalr~s, ~e no:
vateurs . elle cenfura touS les eents qUI
tendoje~t à autorifer le refus .des Sacretnens, &amp; autres aéles de [cbIfrne; elle
adopta touS les Arrêts rendus fur les meP1es principes par [es Parlern ens ; &amp; fi elle
parut improuver quelques- uns de ce; Arrêts, c'efi: qu'elle crut y, appercevolr d~s
tr4teS trop marquées cl ~ne f~rte de rc ..
pugnance pour }'accc~tatlon d .un Decret
que les Corps depofita;res de~ ~OlX ont toujours eu de la peine a concllIer avec nos
•

maXlmes.

.
,
Votre volonté étant ainfi rnanlfefiee ,
fait affez connoÎtre la nature de votre
acceptation &amp; l'efprit de vos loix.La Bul-

le eil deve~ue Jugement de l'Eglife par
l'aequiefcement à la c.ondamnatlon d'u~
Livre dont elle interdIt la leaure ; ce qUl
appartient à la doétrine p" ur l'examen
&amp; la cenfure, &amp; à la difcipli'1e pour l'e)(,écution qui ne confifie que dans i'obéitlaJ.l(;e. La Bulle eft donc en ce f, os Loi de l'Eglife, qui exige la (oum ilion; elle efi encore érig~e en Loi de t'Etat par la défenfe ù'en appeller ~ &amp; de pubLer aucun écrit

,.

19

qur tende à i·attaquer, &amp; pàr la faculté

donnée aux Ev~ques d'exclure de! l'entrée
a~x ,dignités certains r~fraa~ires qui ont
fait eclater Jeur oppofit1on dune maniere
repréhenfible.
;
Les doute.s, les fcrupules de co.nfcience
ne font punllTables dans aLcun tribunal.
la révolte pOllrroit l'être en certain ca:'
Vne Aflcmblée d'Evêques a cru pouvoir
fufpendre des fonaions épifcopales &amp; facerdota tes un PréJat qui recommandoit â
fes ouailles la )eélure d'un Li vrt. cenfuré ':
il eft vifible qu'elle n'a pas prétendu le
condamner comme errant dflns la foi · il
a été rttenu dans la Communion de rE~
glife , &amp; il efi: mort dans fon lein. Des
exemples non moÏ11s frappans font encore
fous nos yeux; &amp; toute la conduite extérieure de l'Eglife condamne les cen ..
(ures indifcrétes, qu'on met à exécution
dans quelques Diol.èfes;on y procéde {(lUS
regle, parce que toutes vos loi x s'oppofent
à une infiruélion folemne/le: ce -qu'on
n'oferoit tenter par It.s voies juridjqces,
on. ne craint. poin~ de l'exécl t:r par les
VOles de faIt. AJnfi les barrieres qu'on
avoit oppofées au {chifme ne fervent qu'à
r;ndre plus arbitraires les aélcs de [éparatlon : non feulement les fages mefures que
~ous ayez prj(es pour maintenir l'ur.i~é

B ij

�.2"

•.

fOnt cférang~es par ce zéle· indiCcret ': inal~~
encore elles tour.nent contre votre objet. ,
. Les. promoteurs du fchifme Ce rend~n~
)jldépendans, p.arce qu'ils ne font pOInt
autorifés · ils ne confultent que leur vo10n~
t.é , parce' q!l~ils s'écartent ' de la vôtre; &amp; .
leur. conduite. renferme non fe.ulement le
vialement, mais encore la cenrure de VOg.
loix: car fi la foumiffion à la B~ll.e c·n:
une marqpe indifpenfable.. de cat~o.ltclté, fi,
l'on doit exiger la profefhon exteneure de
ce dogme prétendu.à pei~e de refus public des Sacremens , Il faut 1,avouer,. SIRE,
le Souv.erain &amp; le Peuple n, ont pOInt r;n~
du un hommage fuffifant a la Bulle; 11ntérêt de la foi . a été diffimulé, ou méGonnu d.ans vos déclarations &amp; dan~ toutes:.
V.os démarches· &amp; vous n'avez pas rem,.
'pli le devoir
Proteaeur de l'Eglife ,
lorfque vous. avez mi.s des bor~es à 1'0.bé; (Tance abfolue &amp; unI verfelle qu elle aVOlt
droit d'exiger •
.C'efi contre ce fyfiême téméraire,SIRE,
que s'élevent aujourd'hui les Magifirats.
revêtus de .votre autorité: Vous leur avez
impofé filence, lorfqu'ils ont craint qu'on
n'abusât de votre refpetl: filial pour l'EglifBj
. 1eur ze/1~. e ne peut etre
...
malS
contenu a, 1a
'Vue des excès de ceux qui vous taxant:
indi crétclllent d'indifférence Eour la Re1i:o·

de

2t
,ioh. ; a"Iameht dans vot.re' Etat le fe -

.que ;-ous vou~ez ~teindre.
.
C efi un prInCIpe certain ,SIRE, qu'au~
cune Bulle ne peut être r.eçue , publiée &amp; .
" dans votre r.oyallme, lans
r.
executee
la per ..
million de V. M4 Ce droit cil commun à
tous les Souverains qui fçavent régner ~
parce q~'il eH attaché au Sceptre.II ~'exer~
ce non feulement fur les Deërets de difci~
pline" mais encore fur les Decrets apparte~
nans à la doétrine : &amp; les précautions à l'é~
gard de ces derniers font d'autant plus Iégitim·es,qu'ils intéreifcnt plus forte men t laRe~
}igion &amp; l'Etat Il fe peut donc, fui vant le~
circonfiances, que le Prince foit obligé par.
le devoir le plus étroit à en fufpendre 2. OU
à en refu[er la publication.. .
De tous les. défauts qui peuvent. {e ren,:contrer dans la forme d'une décifion,
l'ambiguité ( fource de trouhle &amp; de. di[~
putes) eil le plus fenfible , &amp; le plus.
dangereux pour la. tranquillité p.ublique•..
Le Prince réfolu à écouter la voix des Pafteurs, efi fans contredit autorifé à exiger
qu'ils prononcent clairement, afin que J~
vérité foit manifefiée, &amp; que les jugement,
defiinés à réfoudre les . difllcultés n'en faf~ .
1ent pas naître de nouvelles.
Depuis que les cenfures conglobées &amp;:..
acculnulées. fans note. ~jfiiné1:e EO.ur. ch~!"
•

f

�22
qUe propofition ont commencé à ~tre eH
u{age, on s' t!fi pla int qu'elles étaient fujettes à beaucoup d'jnconvénien~,qu'elles n'éclaircifloient point la doélrtne, &amp; donnoient lieu aux fùrprifes: mais dans la vé.
rité l'Eglife n'avoit point encore vu d'exemple de ces condamnations rèfpeélive~
qui fût comparable à la Bulle dans toutes
/ fes circonfiances.
Ce n'étoient plus des erreurs notoires &amp;.
groffieres , ou des vifion~ peu intéreffantes
d'une fauffe fpiritualité qui étoient frappées
parun e cenfure vaglJe: les maximes les plus
Importantes pour 1 Eglife &amp; pour l'Etat
paroiifoient comme enveloppées dans un é.
pais nuage par la condamnation indétermi.
née des cent &amp; une fameu(es Propofirions.
Aucune vérité n'étoit éclaircie.&gt; &amp; plufleurs vérités demeuroient capd veS fous les
nottS flotantes d'héréfie &amp; de fallfI"eté;
aucune erreur n'étoit dtmafq ée, &amp; un
vafie champ étoit ouvert pour fuppofer des
•
••
~rreurs lmagJnalres.
La multitude des qua lincations ,le grand
nombre des propofitions, le fcns pieux &amp;
orthodoxe que plufieurs d'entr'elles préfentent, la nereffilé de recourir à l'interprétation con je élu raIe {ur l'abus qu'on en
peut taire &amp; fur les inten.tions de l'auteur,
~out concouroit à augmenter gbfcurité ;

r

~~

tout an'nonçoit que Rome fe fondant fur
Jes prérogatives de l'infaillibilité avoit
compté fur uneacceptatiqn d'aveugleobéif{ance, &amp; non fur une ac~ep:at!on. de jugement; tout enfin fe r~unlffolt a faIre craindre que la Bulle reçue fous cette -forme ne
caus~t les plus grands -maux dans laMonarchie.

L'attachement du feu Roi po'Ui le Saint
Siege furmonta tous ces obfiacles · on prit
le parti en 17 1 4. de faire accepter ia Bulle:,
en iè précautionnant contre le danger d
l'acce.ptation: Plufieurs Evêques rafft rnblés
travaillerent a mettre la doétrine en fureté
tandis que vos Parlemens fauvoient le d~
pôt de nos libertés par des modifications
faluraires. Ce fut avec ces précautions que
la Bulle revêtue de Lettres patentes fut con..
fignée dans les regifires de vos Cours,p9 u'r
prtparer &amp; non pour confommer l'accepta~
ti9n de vos Eglifes.
La Bulle avoit en fa faveur le refpcét du
à l'autorité dont elle émanoit , le (rédit de
plufieurs per[onnes puiffantes ) la volonté
abfolue du feu Roi; contre elle, les inconvéniens fenfibles de fa forme, &amp; le dan ...
g-er. évident qui rendoient les précautions
.1ndlfpenfables. Les Propoiitions cenfu rées
ne manquoient pas de défen(eurs, &amp; plulieurs per~onnes 'lui prenoient peLl de par
p

Biv

�,

,

' :1

.

•

àu fond de la quererte, étolent B1effée'$,
de la forme de condamnation.
Mais fi'l'ambiguir-é du Decret lui fufcira·
des ad verfaires, elle lui procura des fec:..
tateurs à l'aide de rautorhé; &amp; a'efl: le'
double' inconvénient de ces ëen[ures va~
gues &amp; refpeétives, quand les ci;confia~ ...
ces extérieures In'ont pas fuppleé au defaut de clarté, d'entralner une ' ~c~epra~
tian de complaifance fans conformlteréelle
du Jugement, ou d'exciter une réfifiance .
ebfiinée fans oppofition formelle dans le'
dogme; les uns s'aI1armant fans fin &amp; fans ·
ré[erve , parce qu'ils n'entendent pas ;' !.cs,
autres acceptant fans fcrupule ~ parce qu Ils
ne voient rien de contraire à leur cro~
yance : d'où il réfulte qu'il ne fçauroit y
avoir d'héréfi~ jufques à ce que l'Eglife
~it mis fes enfans en demeure par le déveo.'
loppement de l'erreur &amp; la noti.fication·
~laire &amp; précife de la cOl'l;damnauon, &amp; ,
que tant que le point de fO'j n'eft pas fi:-xé, on n'cft poi nt en droit cl' e·n exiger la·
profeffi on extérieure..
.
C'efi ce qui fut c1airement apperçu pal"
V. M.lorfqu'après un intervalle afièz court
d'étonnement &amp; de contrainte la réclamation éc.1ata de 'oute part, &amp; que la matiere fut dévolue au Concile général. par
des.3pp'els q,ue tout bon Français rea~:, ·
a\

la

,

•

1.)'

oera toujour! comme canoniq'Ue~ &amp; Iégi~
tim~s., n'eu{fe~t-~ls eu pou,r o~jèt que de
folhclter une dtclfion de 1Eghfe uni verfeUe, qui éclaircît la doél:rine, &amp; empê~
,hât les fu~prifes.
Dans cet état SIRE , la querelle s'échauffa pli.ls que jamais entre ceux qui fe
..déclaroient oppofàns, &amp; ceux qui étoient
,engagés dans le parti de l'acceptation, ou
par p:inci pe., ou en co nféCJ nence de leurs
premI eres détnarches.
Il eil évident, fur les regles les plus
commu~es de l'équité, qu'on ne pouvoit,
en refu!ant -Je Concile plénier &amp; les écla ircüfeLnens [ur le fond du dogme" procé..
der à la féparation de ceux qui demandoient, ou le jugement folemnel de l'Eglife , ou les infiruétions. .
VOT REM A JE S TE' reconnut la difficulté d'alfembler un Loncile, &amp; la néceffité d'uf1e définition plus claire. Rome
fe refufa à [es inf1:ançes: il faHut recourir
de nouveau aux lurnieres des Evêques de
France, dretTer de nouvelles explications,
&amp; terminer par conciliation une querelle
dont le jugement définitif aurait traîné
long-tems.
On reprit donc les voies de négocia~
tion , toutes chofes demeurant en état, &amp;
l\! lilence étant ordonné de part &amp; d'auJ

1\

~

.

C

1

�26
tre. Les déclarations de 17 1 7. &amp; 17'1 9·
ne furent que des Trèves : le corps de
doarine fut publiée en 1720. &amp; 'le traité
de paix confommé dans la déclaration
de la même année. La bafe de cet accom..
modement fut la reconnoiffaflce récipro.que qu'on n'étoit point divifé fur la {ubftance du dogme; par conféquent nul danger pour la foi, &amp; dès· lors nulle néceffité de
recourir au Concile; il ne falloit qu'impofer filence(aux di [putes , &amp; arrêter d'une
part la licence, &amp; de l'autre la vexation.
C'efi fur ce plan qu'eft formée la dé~
claration de 1720. V. M. juge que le
motif de l'appel ayant ceffé par tous les
éclairciffemens qu'elle vient de procurer,
les appels doivent être, non pas anéantis
dans leur principe, mais réputés de nul
effttpour l'avenir. Elle ne condamne point
les démarches paffées des appellans; mais
elle veut empêcher qu'ils ne rendent éter..
nelles des allarmes qu'elle a pris foin de
calmer par touS les moyens poffibles. Elle
leur défend d'infifier fur de nouvelles pro":
cédures. Etoit - ce donc pour les livrer
fans défenfe à la rigueur des Feines canoniques, aux refus des Sacremens , &amp; de
la fépulture? V. M. a-t'elle défendu aux
appellans de pourfuivre ,à la charge qu'on
pourfuiy~oi~ cont!e eux? C'eU ce

qu'il

eR impQffible , d'im:g7ner ' q
&amp; U I· re'filue
Il
ouvertement a la lettre à l' {1' &amp;'
l'.exécution de la loi.'
e prIt,
a
L'appel fi fouvent reconnu
le'glume
" " par
'
V
, .,M. &amp; notamment
par le Pnnce
. R'e/
gen t cl ans 1a declaration du J 8 J "II
l~
&amp;
l
· Ul et
1 17·
. par a condamnation des T ett
iffi' . ,
Pa''JI.nora l LS ,~
0 cu n etoIt pOI'nt cnmIne
. -L.I. 1res
en
20• M aIS en reconnoHTant q "1 'é
17.
t
' m"
UJ n OI.t pas n~ce aIre, on jugea qu'il ouvolt devenIr
dangereux ' &amp; qU"1
c. 1.1 ~
1
1 ra Olt en
arreter ,a pour[uite; ce n'eJ1: pas un déf,adveu,.,
c eft un défifiement qUI. fait
. partIe
· .,
u traIte. V. M. n'exige des appellans q ,
1ilence de foumiffion. vous n)
u un
cl
' "J fi
~ ,
avez pas or~nne ,qu 1 s {fent u~e rétraétation,ni per- ,
ml,s qu on les y forçat. Toute cette in uifitlon eH contraire à la paix qui eIl air q"
a fil
r...n.'
uermIe,
U 1 ence rel pe~lIf qui efi ordonné &amp;' 1
cl'~ {( cl' .
"
a a
ne en e ex~g.er ~ucune foufcription de la
, ulle : Pa: ou Il refulte en premier lieu, ue
.1 "acceptatIon
renfermée dans la d'ecJaraq
cl
tlO~ e 1720; eft toute relative aux expli~
canons
donnees
par les Evêques , &amp; aux:
'fi
.
~od1 catIons portées par les Arrêts d'enre-'
gIfirem~nt ;ce qui fait voir la témérité dœ
ceux qUI condamnent de fi fages tempéra.'
mens: e~ fec~ncl !ieu , qu'elle eU excl:.dive
de, la ?enOmInatlon de Regle de foi, &amp;'
qu en Impofant le file~ce, on défend de
1

•

1\

,

J

ç ij

�2S

vexer ceux qui conferv~nt des rcr~pules intérieurs fans troubler l'ordre publIc.
C'efi à ces conditions, &amp;. non
, autre....·
_. tuent, que vous avez confent! a r~cevo~r
dans 'Vos Etats une Bulle qUI prefentolt
tles difficultés fans nombre, &amp; que le Sou.
verain Pontife dont elle cft émanée ~ toujours refufé d'expliquer. Il eil: très clan que
. toute l'affaire a été traitée en 17 20 • co~ ..
me étant de pure difcipline: &amp; PO~\:01t­
on la confidércr différemment, la fOl etant
entiere de part &amp; d'autre, &amp; ne s'agiiran~
plus que de la foumiffion à u~ Decret qu~
condamne la leaure d'un LIvre ~ &amp; qu~
eft indétenniné [ur tout autre o~Jet, qUI
n'éclaircit point la doél:~ine quant,~u fonds,
&amp; qui paroiffant aVOIr plus d Influence
fur le langage ne fixe ni celui qu'on doit
mettre en œuvre, ni celui qu'il faut·
, .
cvlter ?
C'eft donc détruire votre ouvrage, SIRE,
"que de trait r àe rebélcs à l'Eglife céux
qui obéiffant à vos ~?ix fe . contentent de
·croire en fil~nce qu Il feroIt plus heureux:
pour l'Eglifc &amp; pour l'Etat, que la Bulle
·n'eût point été publiée, ou qu'dIe eût paru
fous une autre forme.
Quant à ceux qui ont contrevenu à la
àéclaration de 1720. par les traits les plus
lclatans , ils ont été punis tempor llernent

,!!9

par d~~ couP,s &lt;le votre autorité , commè
dé~o~eJ!rans a ~os volontés, &amp; quelquefois
!raIt~s comme lnfraéteurs de la difcipline J
~amals ,corrme er.rans dans la foi. Quelle
lnconfequenc~ n'y auroit il pas à uter de
plus grande rIgueur envers ceux qui dou ...
tent fimplernen; &amp; ne récbment pas?
.Nous ne fçaunonstrop le répéter, SIRE;
lIer a.vec la caufe de la foi l'acceptation né~effaJl e de la ~ulle, propofer des foufcriptIons, des d~c~arations verbales pour la
pl, ofeillon
exteneure decedoglnc prétendu ,
fi .
c ~ Juger &amp; condamner V. lVI. elle-lnê~e. Le cas ~njq.ue où vous ayiez permis
1JnterrogatoIre fur cette matiere eft ex· , dans la déclaration de 1730.
' &amp; la
prJm~
1o~mlAffion que vous avez confenrÎ au'on
eXlge"CH... U\...J
,.l"QI"~",,,,,'r n.
·r" Ir 1
~\.:(,;!ena1tlques qUI le prClentenc
pour les falnrs Ordres &amp; pour les Bénéfices, n' ~fi pas un~ foumiffion de foi. Cette
décL~atl?n, de 1730, SIR E , efi toujorrs
rela t~ ve a 1accomm?dement de ~7 20. elle ·
cannent gu :lques claufes plus a vanrageu[es aux acccpr3Ps, mais elle conferve la
fubfia?ce du traité.La déclaration de 1720•
efl: pr![e pour bafe : V. M. voyant l\.!s
}?rogres de la réunion-, voulut a1furer le
fuccès de cet ouvrage, &amp; en accélérer
]a confommatÏon. Elle explique la loi du
[llc~ce ~ d5! fa~on qu'il loit permis d'a~-:

C ...

.....

~ll

�-

. .
30
•
fioncer l'obligation de fe foumettre; maIs
elle ne change point de fyfiên1e (ur la nature de cette foumiffion, qui appar:enant
à la difcipline confifie dans le, dev,oIr paffif de s'abfienir de la leél:ure d un lIvre, &amp;
de ne point dogmatifer.
.
La difpofition la plus .décdive d.e cette
déclaration eil dans l'artIcle J. qUI auto~
rife les Evêques à r:fu~e~ ~e vif~ à certains
réfraélaires, ce qUI leg,1tl~e llnterroga:
toire dans ces cas parncuhers : fur quoI
l'on doit remarquer que cette faculté n'~f1:
point accordée aux Evêqt;cs pou: dépo.Ull1er ces EccléGafl:iques d un droIt pleinement acquis, mais pour les exclure des
graces de leur étar,&amp; qu'elle n'cCl: point ouverte pour interroger indifférem:nent tous
les Eccléfi:lCl:iques , mais pour Interroger
uniquement ceux qui o,nt c~nt,rcvenu à l~
déclaration de 1720. C efi-a dlre ceux qUI
ont appeHé de nouveau, ou déclaré p a ~
écrit perfifier dans leur appel, ceux qUI
ont compofé ou publié des écrits pour at- '
taquer la Bulle, ceux qui ont tenu des difcours injurieux à l'Eglife &amp; à r EpiCcopat.
Si donc quelque Eccléfiafiique appellant
ou oppoCant s'cH contenu dans les bornes
du file nec prelèrit par la déclaration de
I720. il doit aux termes de la déclaration
d~ 1730. êtr~ adn1is à un bénéfice qui re~

~I .

9uiert le~ f~ints Ordres; &amp; quand m~me
JI y aurOIt heu de foupçonner en lui quelque attachement à fes premieres démarches, la déclaration ne le met point au rang
de ceux qui doivent être interrogés &amp;
qUI p:uyent erre exclus. Ce}te rigueur n'eft
autonff!e que contre des refraél:aires d'une
autre clafIè; il faut avoir déclaré folemnellement par écrit qu'on pediile dans l'appel; des d?ut:s fecrets, ou m~me exprimés
avec n:oder~t1on ne fO,nt pas les fautes que
cet artIcle cInq pourfult: il faut avoir tenu
des difcours injurieux à l'Eglife &amp; à l'Epifcopat, &amp; en être convaincu. Un Légif1a ..
!eur Chrétien, le Fils. aîné de l'Eglife peut~l an.n.~nc.er plus cla:rement que la loi eil:
de dl{clphne , &amp; qu on ne peut en exigf.r
la proftffion extérieure comme appartenant
à la foi r
VOT R E l'rI A J EST E' a donc été convaincue de tous les tems de cctte ytrité
confiante, qu'un Decret, dont il n'a réfulté jufqu'ici aucun dogme certain, ne deVOlt pOInt etre propofe comme regle chligatulre pour la croyance intérieure. Elle
a penfé de tous les renlS qu'il ne s'agiffoit
point d'extirper une héréfie qui n) exifie pas,
mais de déraci ner des préjugés p'ar des
voies douces &amp; in fenfibles; qu'il étoit important de réunir les Eccléfiafiiques [ur
C iv
•

•

ft.

•

1\

,

,

�32

les objets de leu'r difptlte, &amp; de les {aire
oublier aux Laïques: &amp; c'efi pour cela que
V. M. c-oncentre dans l'ordre eC&lt;.léfiaHil'examen des difpofitions à l'égard de
la Bulle, afin que les Evêques fe cho~fi[­
fant des coopérateurs qui ne leur [oIent
point fufpeéts " la querelle théo~of1ique finjffc par le defaut de contradléhon , &amp;
cependant que la difcipline foit obrervét,
&amp; l'unité maintenue de part &amp; d'autre.
Telle eft, SlRE, cette déclaration accordée aux prieres des acceptans; tel eff:
l'ordre que vous avez tracé pour établir
infenfiblement l'autorité de la Bulle, non
cet empire abColu qui appartient àla regle
de la foi, mais une autorité tempérée qui
efi la feule dont ce Decret fait fufceptible
par fa nature. Celle qu'on lui attribue au ...
jourd'hlli €'il: un empire violent &amp; defpotique , qu'on éleve au - deffus des régIes
r'
&amp;
que V OLIS avez prelCrltes,
qu' on veut etablir fur les ruines du pouvoir légitime des
Souverains dans la publicat: on &amp; la récep'"
tian des D ecret s de la Cour de Rome. Vous
avez déclaré qu'il n'y avait point de di~
vifion dans la fubfhince du doglne; on
prodigue dans les chaires les noms odieux
d'hérétique &amp; de novateur que vous prohibez ; &amp; ce n'eft pas dans la fimple
théorie ~ ç' ef1: dans . la prati que &amp; par le

que

1

1

\

. 33

refus rubl~c ~~s Sacren1ens qu'on pourfuit
comme heretlques ceux dont vous avez
recon.nu :orthodoxie : vous n'avez point
permJs d enlployet 'les cenfures, on les
fu ppofe &amp; on les exécute à vos yeux; vous
ave~.conda~né. dans, les Lettres PaflorlÛis
O,ffiCIl le pnnclpe cl un fchifme naiffanr,
&amp; on confomnlC la réparation clans votre
Royaume; vous avez Inis fous Votre fauve-garde ceux qui obéiraient à votre dé... .
daration de 1720; on les diffame, on les
rejette du pied ~es autels, on les opprime dans les dernIers momens de leur vie;
&amp; on 1eur refufe les honneurs funébres.
Une domination indépendante &amp; arbitrai ..
r~ réforme tous vos réglemens, contredIt toutes vos prome1fes, déconèerte toures
vos mefures.
• Yainemenr vous profcrivez la dénomi-natIon de Regle de foi; on s'obaine à la
donner fecrctement à la Bulle, &amp; on la
déguife en public par le changement de
quelques fylbbes , en fùbfiituant la dénOlnination peu connue de Regle dans
l'ordre de la foi.
Ce que cerrains Théologiens ont ap-

pellé Regle dans l'ordre de la foi, eft une
infir~étion autorifée par l'Eg1ife pour affermIr le dogme en développant la vérité,.
&amp; en dema!quant l'erreur: c'eil: un ~orp~

�~e lumiere préfent/a;x Iidéles .pour leur

'

"d·
3f.
der com"
bfans,
vou
rOlent
les
faire
regar
faire reconnoître la Regle de fOl, pour les
~e hérétiques; ils agiffi,nt en conféquence
diriger dans J'ordre de la croy~nc; , &amp; l~s
de ce principe, &amp; n'orent le mani fefier.
empêcher de s'égare~; ,~ar .ou 1o~ VOlt
La Bulle étant reçue comme Regle de
que le principe de 1obllganon qUI nous
difcipline affèrmie par les' conditions d'~n,
foumet à cette Regle dans l' ordre d~ la foi
traité, le zéle amer &amp; int(i)lérant doit être
eil la Regle de la .fo! dont celle-cl, eil le
banni. C'efi à la charité &amp; à la condefmiroir. Toutes ces Idees font renverfee.s par
cendance à prénder dans une affaire fi dé.
ce nouveau fyfl:ême. On appelle aUJour,.
licate : l'opinion interne n'efi point und'hui Regle dans l'ordre de la foi. celle .qui
trouble; ou une contravention à la difcitend à nous fubjuguer fans n~us Infir~Ire,
pline; on efi: foum!s dès q,u'on exé~ute ,.
au lieu que la Regle de fOI a drol~ de
captiver notre entendement parce qu elle · &amp; le défaut de fournlifron mélue extérieure
n'eil point une faute contre .la foi. 1.1 Y'
l'éclaire.
a des circonfiances, des motlfs, des InSi malgré des diff~rence~ a~f!i elfen:.
tentions, des déma!'ches qui aggravent,
tielles, la même foumlffion InterIeUre, la
ou qui adouciffent , &amp; qu)on ne peut,pas
même profeffion extérieure eH due à l'~ne
envelopper dans la Juême condamnatIon.
&amp; à l'autre il en réfulte que la premlere
,
,
1
Il eH cerrai n que l' erpd t de révolte t '
regne fur les alnes avec une autorite p us
l'irrévérence contre les Puitiances, les dé.
impérieufe que la feconde , ce qui répugne
clamations injurieufes à l'EgJi:e &amp; à l'~""
à la r;:tifon: auffi n'a-t'on recours à cette
pifcopar, font dels fautes très-reelles; malS
difiinéHon fi fauffement appliquée, que
qui s) expient co~~e les a.utres d,ans l~s
pour fe foufiraire à une jufie cenfilre , &amp;
myftercs d ~ la Penltenc,e ,la~ns qu on faIt
pour éluder par un vain jeu de mors une
obligé de les laver ncceUalrement dan9
décifion fi fouvent réitérée. Ceux qui con.:&gt;
une acceptation de pure cérémoni.e : GU
facrent aujeurd'hui la Bulle comm'e Regle
peut fe repentir d'avoir tenu des dl[cours
dans l'ordre de la foi, avoient tenté d'a...
bord de l'ériger en Regle de foi, &amp; l'exé,- . téméraires &amp; conferver encore des dou...
.
.
,
1
B
'
1
tes
intérieurs
fur
la
forme
de
a
{lI
e,
curent encore à ce titre. Ceux qui.fe ré:qui n'étant [ondés fur rattachement à au~uiftnt à appcHer pécheurs publics les op cune erreur ne font pas des ,rimes .. L'ae•

�56

•

.

37

ceptatÎon de la B~u.I1e , ~ el1~ n;efi ~as" Url
ou d'un jLlgemel~t eccléGa!tique confor~
aéte de foi nécefialre &amp; Indlfpenfabre, ne
aux maXHncs de 1Etat ! Nullement SIRE
, . cl
"
doit point être (xigée par f0rme d'expia .. ' ~'e,~ au nlepns
e toutes vos loix, au prétion, ou de pénitence; cHe eft de pré ...
}UOICe de votre parole royale, &amp; du traicautton à l'égard des Eccléfiafiiques qui
té (olemnel de J 7 2 0. dont vous êtes garant.
afpirent aux 'bénéfices, après des démarII cft prouvé, pa~ l~ pr~cédure que le
ches qui les ont rendus repréhenfibles:
neur Eymard n avolt JamaIS appel1é &amp;
ellle n'eil: de devoir rigoureux pour per..
qu'il ne parloit point contre la Bulle: il'ob-.
fonne.
fcrvoit donc religieufèment la déclarariolt
Le fieur Eymard Lieutenant général de
20 • S'il eût élé dans l'état ecc1éfiafde
17
.
.
,
la Sénéchautrée de Forcalquier, magifirat
tIque, on ne pourroIt, fui vant la déclararecommandable par {es vertus &amp; par fa '" tiOI~ de 173 0 • l'in t~rroger fur la Bu ile pour
piété, vient de mourir dans la ville où
la receptlon des fallUs Ordres: fimple Laïil rendoit la jufiicc en votre non1 avec
que, Il demande le Viatique, &amp; l'Evê1'efiime &amp; le refpeét de tous fes conci.
que confuIté répond qu'il fàut exi2'er de
toyens ; on l'a privé des Sacremens; on , lui l'acceptation formelle de la BLlll~ C'ell:
/ ·d erqu ' onpeutexigerdetoutiidélel'ac.
lui a dHputé les honneurs fu~ébres; on a
deCl
puni ceux qui les lui ont rendus. Il cro ..
·ceptation de ce Décret, comme une mar-'
yoit tout ce que l'Egl!fè enre:gne; mais
que néceffaire de cat~oIicité; ce qJi détruit
il n a pu fe foumettre a la profcfiÏ on d'un
tous les reglemens fans fur cette matiere.
dogme qu'elle n'a point défini, Dans tou ..
Le neur E ymard , forcé de rOlnpre le'
tes les autres parties du monde Chrétien,
filence, déclare qu'il ne croit pas pouvoir
le fleur Eyrné1rd étranger &amp; inconnu, ex..
accepter la Bulle {ans tomber dans une prél'liquant nettement fa croyance fur tous
varication criminelle. Votre Parlement ~
les objets de notre foi, auroit reçu les
SIRE, n'approuve point cette réponfe qui
Sacremens de r E ",life; il feroit mort Caapproche trop du langage de la paffion.
tholique dans les bras de tous les InquÎGCependant comme il eft jufte de repréfen ..
teurs d'Efpagne &amp; d'Italie; il eil: réprou~er tous les objets :lidéle!nent, il faut revé dans votre Royallole. Efl-ce en vertu
connoÎtre que l'expremon peu conv~nable
'~l'une loi cccléfiafiique çonfcntie par V,1\I.
de 'pFévarication ne tonlbe point comme
,

•

•

�,8

r.
r.
cenlure
tur la conduite des .acceptans;
r d eUe
efi relative à l'opinion p;rucu lere &amp;u ~~-.
lade qu'on l'oblige de devel~pper, a la
r .
agitée qui ne lUI permet
pas
conlClence
.
é
la Bulle attendu les Inconv d'

19

d'acc~ptat!o~ par f~rupule, pa.r préjugé,

fera-t Il crt~lnel r ~J la.Bull e faIt partie du
dqgm e , dolt- on negocler fur fon autorité!
Si elle ne renferme aucu-n dogme, pour:acce~e~es maux' qu'il imagine qu'on
quoi exiger la profeffion formelle d'acceptation?
DledDs
.
.
d~e·
c'
eft
l'effet
de
la
nécef
...
en Olt craIn
,
..
fi'
Les Sacremens étoient offerts au ueur
Ji ' de l'acceptation qu'on lUI lmpo .e.
Eymard pourvu qu'il acceptât la Bulle, en
autorifé à lui impofer cette lOi?
tant qu' elle n·'auroit rien de cOlltraÎre el la
L
fi·
fi toute décidée par vos décla ..
a.que Ipoanrela nattIre du Decret fixée dans
foi. Une profeffion de foi fans objet, des
1 d·
ratIons,
paroles vuides de [ens fuffifoien t pour le .
l'acceptation, &amp; nous p~uvons e ,1re en...
maintenir dans Jes droits de la catholicité.
core, pa r la conduite meme des zelateurs
Il en a été déchu pour ne pas vouloir.pacde la Bulle.
tifer fur le dogme; &amp; la volonté arbitrai~e
Le Curé de Forcalquier eft ~n coutume
d'un Pafieur indifcret l'a privé des fecours
d'exiger à la rigueur l'acceptation pure &amp;
fpirituels, dans ce moment décifif où ils
lim le. Il s'efi relâché en faveur du pre-font le plus néceffaires. A près fa mort on
Magifirat de fa. Ville,
a voulu lui difputer les honneurs funéd'exiger une acceptatIon relanve"aux ~Odl"
bres. Le fleur Evêque, en ordonnant de
ncations appofées da?s les, A~re~s d enrelui refufer les Sacremens, avoit pris des
gifirement. Enfin il s efi redult a deman
mefures pour engager le Chapitre à re...
der au fieur E ymard d'accepter la ~ulle
fulèr l'affifiance au convoi. On a cabalé
ln tant qu'elle n'aurait rien de contraire
pour rendre inutile la détermination du
la foi, ce qui fig~ifie que la Bulle ne de:
plus grand nombre. On eU parvenu par
cidant rien ne dOIt donner aucun ~m?ra
l'impreffion de l'autorité, par infinuation,.
ge. Or s'il eft permis de la ;ecev?lr a ce
&amp; par menaces indiretles, à faire C?Utitre, ne pourra-t' o,n ~as s e~ ?lfpenfer
cher dans les regifires capitulaires une dé~
par la même confideratlon SI 1acceptalibération où l'on voit un partage d'opi- ·
tion de complaifance, d'indifférence, de
nions au1Ii infolite qu'injurieux à la fa~
umple cérémonie,
eft
fu!fifante;
le
,~fU$
•
mille, &amp; au tribunal dont le fleur Eymard

È~~it-on

mie~

~e contenta~t
4

!

r

étoit le chef•

�~o

Mais ce qui mérIte le plus d'attention;
(:'efl: qlJe l'effet a fuivi de pr~s les me~.ade PSlfces d u P revoI\t. Le fieur Eveque
.
teron a defiitué de tous pouvoIrs les retres [éculiers &amp; réguliers qui ont affillé
. C'cfi-là SIRE, un aélc des
au conVOI.,
1
lus abufifs &amp; du plus dangereux exemp,.e
PII'on puiffe im~giner. N?us fçavons qu 11
ÇJ, I l '
dp plus volontaIre aux Eveques
n CH nen ...
" " 1 '[.
que le choix des fimples Pretres 9u J s ~ ~ ..
S'
•
t pour le minifiere de la r.e conclhalOCIen
'
. d'
tion des pécheurs; mais la révocatIon un
pouvoir accordé eft une efpece de n?te.
Si elle eft en forme de peine; elle ~eVlent
châtiment; &amp; quand cette revo:atl0n fu~
bite &amp; générale laiffe aprerce~otr des ~o­
tifs contraires à l'ordre pubhc, &amp; a la
opprdIive , &amp; ne
police de l'Etat, eHe
doit point être ,tolé~ée. Plus les ~él:~s .de
la puiffa nce ~cclefiafi q,ue dans la .1unfd.lction volontaIre &amp; gratleufe parotffent Inrlépendans, plus o~ doit veiller fur I~s abus.
qu'on en peut faIre conttie votre auto ...
rité" fans guoi il arriveroit que dans les
circ~nfl: nces c~itiques l'efprit de !a r~vol­
te punirQit la fidélité, &amp; le faux zele etau..
fer..it le ~éritable,
.. Des Prêtres, des R li?i u~ f~ font con ..
-for Jés aux loix de l'Eglife &amp; de l'Era~,
ils n'ont pas voulu lever l'étendard du fchl[..
me,
•
1\

..

A

en

4t'

f)le, ifs ont rerpeélé votte autorité; &amp;
une main indépendante s'appefantit fur eux:
pour châtier
louable,.&amp; pour
. .. une
, conduite
.
.
les punIr de n aVOIr pOInt commIS d'excès. Quel que foit le châtiment, il forme
attentat quand il tombe fur ceux qui obéir...
[enr à votre volonté. Aucune autûrité , ~1RE , ne s'él~ve impunément contre la vôtre; il n'y a jamais d'indépendance pour l'abus; on doit toujours le réparer au moins
par les voies indireé1:es; &amp; quoique la mi[.
fion ne puiffe être rendue à ces P "'tres
que par la main qui les a dépouillés avec
Icandale, il eft des Inoyens efficaces pour
{üutenir ceux qui ont mérité votre protection, &amp; pour faire rentrer dans l'ordre
ceux qui s'en écartent.
S'iï en était autrement, SIRE, &amp; fi le
Chef de l'Etat ne pouvoir garantir d'une
injufie vexation ceux qni rempliffent leur
devoir , 1~ nerf du gouvernement ferait
coupé, &amp; toute harmonie dans la fociété
feroit détruite. La plupart des hommes imitent les mauvais exemples qui font fuivis de louange &amp; de récompenfe, &amp; s'éloignent des bons exemples quand ils
voient que ceux qui les donnent n'en recueillent que des fruits amers. La preuve de
cette contagion a été fenfible àForcalquier.
Le (~andale ~'ea renouvellé à la vue dLl

- -

"-

D

1

�4

2

d
traitement fait à ceux qUI marquolent e
•

r

la répugnance pour le [chifme; on ne voe~e
plus prier pour le heur Eynlard ; la p.ohttque &amp; la crainte ufurpent les droIts de
la conCcience; on refufe de célébrer un
fervice dans l'Eglife de l'Hôpital, qui a
reçu un legs fous cette charge; le fleur
Evêque, [ollicité par les Reél:eurs d'y ~our..
voir, les a renvoyés au tems de fa ~I~te,
&amp; ce renvoi affeél:é confie par une dehbération des Reél:eurs où la lettre du lieur
Evê ue efi inférée tout au long. Mais que
peut- on attendre d'un Prélat, qui Ce lair- ·
fant aveugler par un zele mal entendu,
efi lui même l'auteur de tous ces défordres? Comment efpérer qu'il infpirera à
fes Prêtres des fentimens de paix &amp; de
charité, lui qui réprouve en eux toute
intention pacifique, lui qui les force à
profeffer dans la réception du vifa tous les
principes du fchifme, &amp; leur apprend à
croire &amp; à enfeigner, parmi plufieurs au.
tres propofitions étranges, gue les prétendus Janfénifies, qu'il affeéte de con fondre avec les oppofans à la Bulle, font hérétiques &amp; fchifmatiques, parce qu'ils ne
font point fournis aux Decrets de l'Eglife ,
qu'ils n'ufent des Sacremens que par voie
de fait, que n'ayant pas la même foi, l'ab...

folution ne peut leur être accordée qu'a~

, l' b·
·
4- J
pres .a )uratlon de leur héréfie &amp; l'acceptatIon de la Bulle, que l'abjuration 1
plus formel~e ne fuffit pas à un mouran~
pour obtenIr les Sacremens qu'il r
~·l '
'faut
encore qu l repare publiquement le [candale de fon erreur •;&gt;

Tel e~ l'a b~s qu'on fait de l'article r'
de la declaranon de J 730. pour an'
.
r
dO
eantlr toutes les Ifpolitlons &amp; celles des 1 .
,.
0
OIX
anteneures. u a vu dans le Diocèfc d
Sifieron des Ecc1éfia!Hques defiinés e ~
a
fon~ions les plus importantes, n'être inte~­
roges que fur la néceffité d'une foumiffion
aveugle &amp; fans réferve à la Bulle comme fi ce Decret étoit aujourd'hui Îa balè
de la religion &amp; de la morale.
- Mais ce n'cft pas feulement dans des
exa,?:ens parti~uliers que le fieur Evêque
de SJ~eron prepare les efprits à cette 1eparatlon funelle; il a of~ la prononcer
?ans une Letrr,e Pafiürale adreifée en 1743a ,tous les. fideles de ~orcalquier, qui n:J
cl autre obJt!t que ceùu de jufiifier les fréquens refus des Sacremens, &amp; d'annoncer à ceux qui n'adherenr point à la Buae
J&gt;exclufion de la [ociéré fraternelle der, enfans de l'Eglife ; ce q.ui eH faire exécuter
Ouvertemt.nr ce Decret par la voie des Cênfures pub1Jques &amp; générales tanI' de rObS
réprou\ées. Quelq.ues apné~ aup~raYant 111
°

a

o

D lj

-

-

�,

44

-

45'
avojt f"ir ~fficher une Ordonna~c~ pc:~
à V. M. de tout ce qui peut n1ériter ron at..
tant déLn[t:s, fous peine de fufpenfe de
tcntion dans une matiere fi imp()l"tante~
plein droit cIe donner des ornemens pour
Ce que nous venons de lui expofer dé.
célébrer la'MdTe aux Prêtres du Djoc~{e
montre
fenfiblement
qu'on
exécute
la
Bulle
appellans.; ce qui eft contraire à fexprelfe
comme
Regle
de
foi,
&amp;
qu'on
pourfuit
àifpofirion de 1'\A~lêt ~e vot~e Cour du 1.
comme hérétiques ceux qui refllfent d'y
juin 17 1 9- &amp; a la decIaratlon de V. l\f.
{ou[crire, tandis que tous les attes éma~
de J 720. qui maintient les ~p'pe1bns dans
nés d~ votre autorité condalnnent ces détous leurs droits en leur enJoJgnant de fe nominations,
leurs
principes,
&amp;
leur
défificr de leurs pourfuires. Cette Ordoneffets_
nance fut reçue &amp; exécutée par le Cha pi..
C'cfi
cette
diveroré
de
principes
au'iI
tre de Forcalquier; &amp; un Prêtre appellan~
imp,ûrte aujourd'hui de faire celIer, ou ltpar
ay L,nt dit la lHef1è avec des ornemens qUI
1~ retraéta~lon. de vos Reglen1ens qui delui appar enoient, 1'Autel fut dépouillé en
Vlent glorJeu{e fi elle eH nécelfalre, ou
ligne de profa nation.
par la fermeté à les maintenir. Il eH cerNous ne finirions jamais fi nous voutain, SIRE, que les refus multipl'és des
lions rappo rter tous les [airs de cette naSacremens, qui excitent trlnt de pbintes,
ture, que la d rniere procédure de Forcalméritent de la part de V. M. ou la Cènquier a donné lieu de rappeHe~. On n'a
f~re 1~ plus marquée, ou rapprobation la
point encore fi:tué fur l~s chefs concerplus ecla ta n te.
nant le fleur Eveque de Slfieron : &amp; votre
Si les fidél~b font obligés d'accepter
Parlement, SIRE, fuivant fon urage en
la Bulle, il ne faut point prohiber, mais
cas pareils, porte n101ns ft:s rega rds fur
fixer la formule d'acceptation. Si l'on do °t
les fautes paffées, que fur le choix des
l'c.xécutcr par ccofures, il fa;lt qu'e11~
précautions pour l'a venir. Dans ce fyfieme
[olent portées de j'aveu &amp; du confentee:
qui eft de prévoyance plutôt qucde rigueur,
ment de la Puilfdnce publique.
&amp; qui pour guérir la fermentation des c.;fCe qùi eil: dans l'ordre de la foi rl'ad.;
prits allie 1 adj viré &amp; la fermeté a vec les
met point de temperament, &amp; n'efi point
mén~gen1el s &amp; lïndulg ' nce, notre prefubordooné au cllofeil de la politique. Si
n1icr objet fera toujours d~ !,~ndre compte
la Bulle a ce

cara~ère augufie, toutes 1

,

.

�•

46

oix qui l'ont méc.on~ue ?oiv;~t céder.'
Mais fi des efpnts InquIets engcn t en
d'ogme une loi qui n'a été &amp; n )~ ~u .être
reçue que dans l'ordre de 1~ .dlfcipltne,
tout eft confondu.dans la Rehglon &amp; dans .
l'Etat.
\
Ceux qui feroient e~tend.re a V. M. qu:

le zele de certains Ecclefiafhques eft pouffe
trop loin, mais .qu'il fèroit. périlleux de
vouloir le contenIr dans de Jufies bornes,
manqueraient tous de lijélité, ou de lu~
•
tnlcres.
,
Ce n'eft point quan,d la tran,qui.llité pu..;
blique efl: troublée 9u ?,O peut al!ler dans
le fouverain pouvoIr lln1probauon avec
la tolérance.
V OTa E MAJ ESTE', en acceptant un De.
cret indéterminé, a contraété robligatio~
étroite de prévenir l'abus qu'on en pourrait [airr:!. Plus elle a pris de foins pour état;
fer la réclamation, plus elle eft engagee
par une efpece de garantie à empêcher Je5
vexations que les zélateurs de la Bulle exer"!
cent aujourd'hui.
C'efi un devoir de J ufiice envers vos
fujets, un devoir de précaution pour 1..a
fureté de votre Etat, un devoir de protee..
tion pour la Religion, qui n'efi jamais phlS
expofée que quand on veu furcharger ~
joug de la foi

47

Lorfque les cenfures tiendront lieu d'en{eignemens ,lorfque le commandement ab{olu fera mis à la place de l'in,{lrué1:ion
&amp; qu'on enveloppera le dogme pour n~
faire valoir qu'une fauffe apparence d'autorité, le peuple fidé-Ie fera éternellement
divifé en fçavans réfraél:aires ou hypocrites, &amp; en ignorans efclaves ou fuperfiideux. La fcience devieadra de plus en plus
lilfpeéle; la médiocrit'é obtiendra toute pré ...
férence;, les écoles les plys brillantes s' obf~
curcÎront, &amp; la liberté &amp; la gloire de l'Eglife Gallicane feront enfe velies fous les dé~
bris de nos anciennes maximes.
Ces inconvéniens font inévitables, SIRE)
li ron s'obfiine à donner des cenfures vagues pour régIe de croyance, &amp; fi par
une injufie tyrannie fur les ames on Veut
captiver la foi, quand il ne peut écheoir
qu'une fitnple foumiffion d'obéj{fance .
Les Eccléliaftjques prévenus de l'efprit

de domination trouvent des avantages
dans cette Inéthode, parce que la répartition arbitraire des qualifications leur four..
nit des moyens commodes pour écarter
les maxjmes qui les bleffent, &amp; pour décrier les co,ntradiéleurs de leurs opinions
favorites.
Mais la Religion qui confifte dans la
perfualion intime ne peut qu'y perdre;

�~ fa doél:rine

4-

prérentée fou! cette [ormi
n'a pas le même éclat de ma jefié.
Ce [ont là, SIRE, les jufies allarme!
qui excitent le zèle de Votre Parlenlent,
&amp; que nous croyons devai r .dépofer au}C
pieds du Trône. Si les rnotifs les plus purs
méritent quelque confiance, nous pouvons nous rendre ce témoignage aux yeux
de V. M. que le fful amour de la Reli ..
gion &amp; de la Patrie anime toutes no!
délnarches. Libres de tous préjugés, n'é..
couta.nt que la voix du devoir, fournis
dans~:la mefure d'une obéiffance fidelle &amp;
écIairfe, nous refpeél:ons l'Eglife dans fa
rlifcipline, &amp; nous ré[ervon~ notre cult~
pOUf les oracles divins qu'elle révéle.
Nous donnerions nos vies pour la dé..
fenfe de nos libertés, &amp; principalç&gt;ment
pour 1a confervation des ancienn~es rnaxi·
mes du Royaume fur la matiere des cen1ure'S &amp; des excommunications, parce
qu'en eIJes réfident la fureté de Votre
Perfonne facrée, l'indépendance de votre
Couronne, &amp; la liberté légitime de touS
les fidéles.
Sur ces articles importans', SIRE, nous
ne pouvons nous référer qu'aux modifica
tioni des Arrêts d'enregifiremenr, &amp; V. M.
a approuvé le zèle qui les a di&amp;és. Nous
perfifions au furplus dans ~ous les eng a..
4

'

_

•

~
49
gemens contra~tés fous vos aufpices
la for~e prefcrIte par vos loix.

&amp; cà

'
Mals en con.fo rmité de ces mêmes loi"
&amp; ,de ces maXImes .facrées, nous croyons
qu on ~e p~ut CXJger un aéte de foi en
vertu d un Jugement du S Sie'ge
r
l' 0 b'JC~t de la foi eil connu
"
que
Iorlque
&amp;
fi
'
, .
xe,
&amp; qu o~ apperç~lt dans l'Eglife un jugem~nt cl acceptatIon , clair, confiant &amp;
unJforme.
Nous ne fçaurions également reconnaître une autorité infaillible dans le jugetl1 cnt doétrinal d'un grand nombre d'Eveques, ~ondé fur des explications [ages,
malS conJeélurales, qui n'ont été ni adoptées par.leur Chef'lni avouées par les au..
tres Eghfes du monde Chrétien.
Dans cet état nous fommes convaincus
~ue la c.~ndamnation des I.Jettres PafloraILS OffiCll &amp; de tous res aétes dérivant des
meme~ pnnclpes, eft le 1ceau d'une acceptau.on prudenre &amp; éclairée, &amp; le contre-poIds nécelfaire aux inconvéniens du
Decret accepté.
Quicon~ue donc entreprend de fubju~ '
guer .la fOl de fes freres, en exigeant une
fO,UmlŒ?n aveugle qui n'ell: point ordonnee, qUI.conque opprime par des cenfures
c~ux qUI cr~yent ~out ce que r E~ljfe enfeIgne, [Cl decI.re Infraéteur des veritables
A

.1

1\

gelnen~
1

"

�..
)0

regJes de la Religion , &amp; des loix du
Royaume, &amp; perturbateur de la paix publique.
Si nouS erron~ dans l'interprétation de ,
votre vo1onté, SIRE, il eft jufte que V.
M. nous éclaire de nouvelles lumieres.
Si au contraire les principes que vous
avez tracés font les r~gles de nos J ugemens, nous efpérons qu'Elle daignera approuver le zéle, la foumiffion, &amp; le très.
profond refpeél: avec le{q uels nous fom- ,
mes

DE VOTRE MAJESTE',

LETTRE
D

PARLEMENT DE PROVENCE
...

SIR E ,
Les très-humbles, très · fidéles &amp; très~ ­
obéiffans fervireurs &amp; fujets,
Les Gens tenans la Grand-Chambre
du Parlement de Provence.

A Aix.J le

2~

•

U

•

AU ROI.

Juin 17)3~
,

•

.

.:

••

�,

/

LETTRE
DU

,

PARLEMENT DE PROVENCE

A U R 0 l.
SIRE.
•

Les Arrêts de votre Parlement de Provence contre deux Vicaires de la Paroiffe de la Magdelaine, font intervenus fur
cette quefiion générale qui agite aujourd'hui les efprirs &amp; qui eil: également intéft:ffante pour l'Eglifè &amp; pour l 'Etat.
Votre Parlement, qui s'eft toujours
fait un devoir d'expofer aux yeux de Votre Majefié toutes res démarches, çroyoit
avoir fuffifamment développé &amp; démontré
j

fes principes; mais puj[qu'on veut encore
faire naître des doutes dans l'application,
il convient de leur donner plus de jour
&amp; plus d'étendue. L'occafion ne fç)u oit
A J)

�,
.
4êtr r r lus propre à manifefier jufqu'où les
promoteurs du {chifme pouffent leurs excès &amp; leurs prétentions.
L'Archevêque d:Aix ofe fe l?1aindre de
ces Arrêts. C t. te demarch~ , SIRE, eil de
la dt:rnierc conféquence pour les droits de
votre (OU · onne. C'tfi une rég le c&lt;.:rtai ne
dans 1'01 dre de la juflice , que qui n'a
point d'intérêt n'a point d'aétion. Ce Prélat ne peut donc agir comme partie, foit
pour fouttnir qU'li n'y a point de délit,
foit pour faire valoir des défauts de formalité: il n'en ni accuré ~ ni décrété dan~
cette procédure; c'eft donc en qualité de
Juge qu'il réclame fa jur itôiétion, &amp; cette qualité peut être envlfagée fous deux af..
pra &gt;différensr
S'il prétendoit fimplement être Juge du
délit commun, laHfaot à la jurHèHétion
royale le cas privilégié, il faudroit qu'il
s'adnJrât à votre Parlement pour demander le renvoi, fans pouvoir attaquer les
pro(édures faites aUFaravant. Il eft de ma·
xime que toutes les procédures fubfifient
jufqu'à la dt:mande en renvoi formée par
l'Evêque diocéfain, ou par l'accu{é. La
voieextraordinaireque l'archevêque d'Aix
a cru pouvoir tenter, prouve qu'il prétend être feul Juge, &amp; que la jurifdiction qu'il réclame cft exclufive, fans par~
tabc;; &amp; fans concours.

..

.

.

. Ses. Ccentlmens ner fo . \ • - .
dans la requête. &amp; vnt pOInt déguifés
',
,
otre M . fipeut }ecouter'
, qu en re
. dJe é ne
mellement que l'a t . , connoIffant fôr~
uornee l''"' Jl&gt;
feule compétente d'
cc ehanlque efl:·
!lue l'~utorité ro al:n:llcet:e .~~tiere, &amp;
&amp;

'

pouvoIr pour ré Y.

dJllu,ce de tout

Sacren1ens faits ~arlmcr le; r~fus publtcs de
.
lé ns caUle
&amp;
'
contre les
1OIX de l'Etat.
J ufqu'ici nous n
' ·
'
faire voir l'injufiice :s 1 enons attachés à

refus. Nous ajouter
e fcandale de ces
fur un fujet déja é ~~J. peu d~ réflexions
de la difpute tomb~ . ' &amp; 'pUI.fque le fore
pendance prétendue a~!lurd hUI, fur ~indé&amp; fur l'JOrn Ir.
P es ecclefiaihques
pLllllance d l'
. ,
'
nOLlS défcend
. e autOrIte royale
rons a vec pl d r·
,
0

facrés de votre

us e lOIn les droits
p
couronne
, .our connoÎrre toute el'im

1objet que fe propofl' l'A h

~ortance de

il cft néceffaire de r
tc ève 1ue d'Aix,
ces des Arrets d aPI Pl·eller .Ies clrconfian~
.
ont 1 e plaInt.
G arnler, bourge
d
tombé d
OIS e cette Ville, étant
angereuiement m 1 d
P~être, Vicaire de la Paroi~ ad e, Gautier
laIne fut a
Il '
. e e la Magdedernj~rs S ppe e po~r lUI adminifirer les
1
acremens ; Il témoi n
ade beaucoup d'efrime:
g a ~u ~a . .
en peine, dit _ il
J~ ne fuIS pomt
~tes fécJ,il:'
' de vos mœurs.; vous
I"cation de la Paro :Il
' rr;,\., :J• 1'[s' a lt. de
w

0

•

Cf

Aiij

b

�~

vos fentimens fur la foi &amp;1 de. t ac~~ptation
de la Bulle. Garnier répondIt qu Il rece ..
voit avec refpett toutes les ,décifions ~e
t Eglife ~ mais qu'il ne croyait pas devoIr
entrer dans des matieres qui font plutôt du
fait d'un Théologien. Il fe défendit toujours fur fon état ~e fi~ple ~déle : ~ le
Vicaire perfifiant a eXiger 1acc.eptat.lon
formelle de la Bulle, le malade lUI remIt fa
profeffion de foi par écrit, dont voici la
teneur.
Je fluffigné ~ faifant attention à ce. qui
Je paj]è dans ce fiécle &amp; dans ,cette Vzlle
j'ai voulu furabondamm,ent faire cette profeJJion de foi. Je remerCle D leU de la grace
de mon Bapt~me ~ &amp; de toutes celles qu'il
m'a fait pendant toute ma vie ~ auj~uelles
je voudrois avoir bi~n repon~u. Je crol~ tout
ce qu; croit la Saln~e Eg~ift Cathollque ..
Apojtolique &amp; Romaine,; Je condtlmne tout
ce que elle rejette ~ &amp;' je reç~i~ tout ce ~u' ell,e
reçoit. J~ refpeéle meJ Juperleurs ecclejiafllques ~ Er fur-tout M. r Archev~qlle, à qui
j'ai t0l9ours tdché de porter toute la foumillion qui lui e~ légitimement due. Je penfo
que c'eJf tout ce que l'on a droit d'exiger
d'un la'ique,; &amp; qu'on n'a jamais dû. les
faire entrer dans les contejlatÏtJns dogma ..
tiques" encore moins exiger d'eux des mots
que ne,Jignifùnt rien dans leur bouche. Je de-=
J

fire recev~ir les Satre~ens. &amp;- je les de:..
r:;antie.ral.: fi on me les refufe ~ aptes que
} aura~, mu .en ufage toutes les voies polfi.
bles J} aural confiance que le Seigneur ni' en
accordera la grace.
}àit double, dans mon lit malade à
Ait'l: le 1 8 FëJ/rie~ 11)i. Signé, Gar;ier.
On a demande, pourquoi cette profef.
fion de foi préparée d'avance? La réponfe
eH dans l'écri~ : Faifant attention cl ce qui
ft ,paf{è dans ce fiecle &amp; dans cette Ville.
~ e{f~ un homme accablé d'une maladie
VIolente &amp; doul?ureufe '. qui veut trancher court aux dlfputes, &amp; qui d'ailleurs
a une difficulté naturelle à s'énoncer. Sa
pr~feffion .d~ foi fut jugée bonne ~n ellememe, malS Infuffifante. Gautier répondit:
C!ela va bien .. mais il, manque l'accepta- '
tzen de l~ Bulle ~njge?itus: Cela n'a qu'un
mot ;. dues,
Je Val! vou.s adminiflrer.
GarnIer reprefenra qu'Il avolt communié à
)a Paroiffe la veille de fa maladie: le Vicaire répliqua qu'il falloit difiinguer entre
la communion à la fainte Table, &amp; celle
à l'heure de la mort.
Cette opinion étoit fi bien gravée dans
fon efprir, qu'il difoit à Garnier: J'ifpere que vous viendret bient~t prendre
les, Sacremens à la Paroiffi; je vous dical la Mej]e &amp;' je vous communierai lnoÎA iv.
.,

y

J

�,
•

8

-

,.

,

mime, &amp; toutes les fois que vous voudrer.

'*impIe 1alque, &amp; les Sacremehs lui ont été

. Cependdnt l'exercice de Gautier, qui
étoit alors de femaine, finit; Chauvet
autre Vicaire le rempJaça , &amp; il ne fut
pas plus flexible.; il refufa auffi les Sacremens, en di[ant qu'il (uivoit les traces de
fon confrere; avec cett~ différence touteCois, que le premier fai(oit gloire de fes
refus, bravant les tribunaux .&amp; les peines,
'&amp; l'autre en gémiffoit. J~ fouffre, diroit..
il, d'~tre dans ce cas Cl; je donneroLJ la
moitié de mon patrimoine pour être délivré;
plaigner.- nous ~ nous avons des . upéruurs
on n'a qu' cl s'adrejJer à M. L'Arch(vêque ;
jefuis dan.r la fituation la p'Uj trifle de ma
"ie. L'un cherc boit à fè faire un tnérite
auprès de fon Préhr) &amp; l'autre redoutoit
fa difgrace. Il efi cependant échappé à
Gautier lui nl~me de dire q'l'jl ag lloit par
ordre; u(! s'il refufoit, c étoÏt contre [on
cœur.
Dan" cette divedité de motifs, la per~
fée t' on étoit la même ; ils revenoient
fans ce{1è à la cha rge , ou tous les deux
enfernble , ou chacun féparémenr, pour
mena er le ffiJ larie de tou les anathêmes
d\; l'Fglife, s'il n'accc?toit la ConfiitLltion,
d'abord comme regle de foi, &amp; puis c0m:'
me les Pcirlemens. Il s'eft toujours dé~cndu
fur [on j~norance &amp; fur ia q uallti d

confiammenr refufés) jufqu'à ce que par
un heureux événement, il ait échappé à la
maladie &amp; aux vexations de ces Pafieurs
indj(crets.
Ce refus ! donné lieu à deux infiances, l'une civ~le &amp; ~o~e{foire à !a requêre de la partIe, qUI s en eft defiff:ée au
plus fort de fon mal pour s'abandonner
entre les mains de la Providence· l'autre
criminelle à la requête de votre P;ocureur
-Général.
~arnier fit d'abord lignifier deux (om.
mations aux deux Vicaires; il préfenta enfuite requête au ParJelnent, pour obtenir
contre eux injonélion de lui adminifirer
le Viatique par tout le jour, fous les pei~
nes du droit.
.
Le décret rendu [ur cette requête leur
enjoint de déclarer par réponfe précife &amp;
non amb igue, par queJ motif le malade
n'a pas éré adminillré. Sur la lignification
qui en '-ut faite, ils répondirent qu'ih 'fe
rapportoi nt à la requête par eux préfentél:! à l'Archev~que ou afon Official, dans
une infiance introduite {~lr une plainte du
Pro . )oreur , qui n'a jama!s paru &amp; qui étoit
fi.nulée.
Le Promoteur fejg-noic de Ce plaindre
du r..;[us d~ Sacremens" &amp; les Vlcaires de

J

�•

lO
{e défendre par une requête très.. faufTe dan!
fOUS [es détails, qui fut lignifiée à Garnier,
pour mettre les Vicaires à couvert de [es
pourfuites, &amp; pour le rendre en quelque
façon jufiiciable de l'Officialité.
Cette réponfe des Vicaires fur la fignincation du décret du Parlement, étoit vi..
fiblement diél:ée par l'efprit d'indépendan ...
ce. Le refus public des Sacre,mens ne pou-:
vant être fondé que fur une loi générale,
dont l'application eft publique, ·1 en réfulte que les motifs pe ce refus doivent être
rnanifefiés à la jufiice royale, pour mettre
au fcandale, &amp; faire ceirer la plainte;
&amp; c'eft ce que les deux Vicaires vouloienc
éluder par ce détour concerté.
Garnier préfenta une nouvelle requête',
perfifiant aux premieres fins par lui prifes,
&amp; demandant encore qu'il fût inhibé à l'Of~
ncial de le citer; il fit voir l'illuficn de cette infiance de l'Officialité, déclara être op..
pofant comme d'abus, fe plaignit des faits
faux que les deux Vicaires y avoient avancés contre lui, &amp; foutint qu'il ne feroit
point en peine de jufiifier qu'il avoit toujours gardé le filence fur les rnatieres qui
agitent l'Eglife de France.
L'Arrêt rendu fur cette,feconde requête
enjoint. aux deux Vicaires de faire ceffer,
-.~~ !out le jour, le fcandale réfultant du

nn

11

refus public &amp; réïtéré d'adrniniltrer Gar...;
nier; autrement les condamne à une aumône 4e 200 live qui ne pourra être réputée
comminatoire: l'aum&amp;ne a été enfuite déclarée encourue.
r
•
" or
don~
D ' autre part, 1'·InfOrmatIon
a ete
née, à la requête du Procureur Général,
fur le refus &amp; la défobé'iffance; les Vicai"d'·
res ont ete d'ecretes
ajournement en per~
fonne, &amp; ces décrets cohvertis en prife de
corps, attendu le refus de répondre.
Les Gens du Roi font chargés Har vo .... .
tre Parlen1ent, d'cxpofer dans un mémoIre
féparé le détail des procédures qui ea fort
long J &amp; le précis des informat~ons.
Il réfulte, SIR E , de la briévc analyCe
que nous venons d'en faire, que ce refus de
Sacremens en de la nature de ceux qui excitent aujourd'hui tant de trouble dans la
Monarchie, &amp; qu'il n'en différe que par
des circonfiances qui aggravent les torts
de ces deux eccléfiafiiques.
Cependant l' Archevêque d'Aix prétend
qu'il n'appartient qu'à lui de les juger, &amp;
certainement il ne promet point une juf...
tice exaéle &amp; impartiale: fes fentÎmens
font notoires, il les annonce fans ména~
gement; il eil: garant, il eft auteur des ex~
cès dont il veut qu'on ne foit comptable
,qu'à lui; il enchérit même fur les ecclé~
1

,

1

•
•

,

�12

lia{fjques les plus dévoués à fes vo10ntés.
A peine la fanté ~. t'elle été ren?ue à
Garnier que ce Prelat a défendu a tous
les Prêt:es de fa Paroiffe de lui d?nner la
Communion à la fainte. T:ble ; Il ..a fall.u
que votre Parlemen~rép.rIm~t par ~es InhIbitions féveres celUI qU! .prete~? erre f~ul
Juge compétent des deltts qu Il autonfc
&amp; qu'il ordonne.
.
Tel eft SIR E, le tribunal où l'on
rappelle c;,s deu~ ecclélïafl:ique~ , p,our les
foufiraire a celUI de Votre MaJefie. Il ne
s'a.git donc point de fixer Ja jurifdié~ion
où ils doivent répondre de leur condUIte J
mais de fçavoir fi l'impunité leur eft acquife
par l'indépendance de leur état.
L'Archevêque d'Aix fouti fnt hauteme?t
que ces refus font jufles ;, &amp; f~~en~-ds
oppreffifs , il fo~tie,nt que } ~utorlte feculiere n'a pas drOIt d y remedler. Les deux
propofitions contraires ont [ervi de fonde ..
ment aux Arrêrs dont il fe plaint.
Si l'acceptatIon formelle &amp; explicite de
la Bulle, ne peut être exigée des fid~l~s
comme marque indifpenfable de catholIct..
té ; il n'eft pas permis d'exclure de la Co~ ..
rnunion, ceux qui n'ont pas voul~ fublf
un joug qu'on n'a pas r1roi~ de leur Impofer. Si l'interrogato;rl-' public fu.r cett~ matiere, hors des cas fixés par les declarauons,

13
en indifcret &amp; illégitime, le refus de répondre ne mérite point la privation publique des ,Sacremens; &amp; une répo~~e fou ...
mife , decente &amp; refreélueufe , mente encore moins cette peine: ce font-là des vérités qui Ce démoJJtrent par elles mêmes.
Il eil certain, SIR E , que tous les Chrétj~ns font oblIgés de rendre témoignage
à la foi; mais on ne peut les citer arbitrai ...
· rernent pour leur demander compte de leur
créance: l'interrogatoire public eil réfervé
à de certaines pedonnes p répofees pour la
charge des a01es; il n'efi autorifé que dans
certaInes occafions, &amp; toujours dans la
me[ure fi xée par l'Egli(e.
Quoique la foi doive être la·même dans
tous le-s cœurs, le développement n'eft
pas le même dans tous les efprirs ; chacun
efl obligé de s'infiruire du dogme fuivant
fes forCeS. Mais comme les facultés &amp; les
occafions font différentes, il en arrive que
les Chrétiens, avec une connoiffance fort
inégale de leur religion, fe réuniŒent tous
dans une foumiffion générale aux déciiions
de l'Eglife; &amp; cette foi implicite eH plus
profitable aux {impIes, qu'une plus grande
abondance de lumieres ne l'eH aux fçavans
orgueilIeux.
Le nombre de dogmes que tout fidéle
eil obligé d'embraffer d'une foi difiinél:e ,

�en

Jf

fort borné ; r ob~igation augmente à
. proportion des connolffa~c,e,~; ~ ar conféquent la négligence a S Infiruue peut
c '
1a f i atiere de l'examen \ [ecret
dans
Iaue
l'
,
ou
on
eXIge
l e tn'b un al de la pénitence,
"1
l'
de chacun fuivant ce qu 1 a reçu: e;ca. .
men ublic ne fe fait que fur un ~ltre
P
que l'Eglife donne &amp; qu elle
commun,
fixe.
. . , dE"
- Elle a quelquefoIs eXige .es. veque~
ces déclarations &amp; ~des foufcnpuons qUI
n'éroient point propofées aux aut:es e~clé­
fiafiiques • &amp; d'autrefois elle a etabh des
formules qui devoient être fignées p~r l:s
eccléfiafiiques qui eRtroient dans les dignItés, ou qui étoient pr0l1!us aux 0.rdres fa, &amp; non parceux qUI demeurolent dans
cres,
Cl
'
"1
les rangs inférieurs. Le . c~ge en gencra..
a plus de lumieres, fes ddfcrens mernb~e)
étant defiinés à être ou juges, ou .témolns
principaux &amp; a?torifés. de la fOl"'; de:là
vient qu'en certaIns cas Ils peuvent ~t~e
terrogés fur. la fcience des. c~ofes divIne~ ..
une foi {impIe fuffit plus alfe~ent ,~ux laI"
ues , qui ne font pas charges de Ilnftruc~on. Mais à l'égard des uns &amp; des autres,
quelque regle ~ue rEg~ife Faffe, ~l faut l'o~~
ferver· rien n eIl: arbItraIre, nen ne ~e
pend du caprice dans une Inatiere fi lm'"
portante.

r

ln:

'Ir

S~i vant l'~fa~~ invariable de l'Eglife
GallIcane, on n Interroge oint ceux qui

fe préfentent à la {àinte l'able~ Le rnalade
au lit de ~a Inort peut ~tre interrogé en
d~ux ~anleres, ou, PL blxquetnent pour l'é.'
dIficatlon , ou fecretc:ne~t pour le bien de
fon a~e. Le P~freur peut donc ou exiger
de lUI en publIc la profeffion de foi commune &amp; générale, ou l'examiner en feeret
fur la mefure de fa capacité perfonnelle.
Mais dans l'examen fecret qui participe de
la nature de la confeffion, tout doit demeûrer enfeveIi , fans que les aveux influent fur
les démarches extérieures du Minifire: dans
l'examen public:; tout eIl: limité par les rituels ~eçus &amp; autorifés, &amp; par le droit
commun de l'Eglife.
Ce feroit une entreprife répréhenlible ;
fi un Pafieur vouloit exiger l'acceptation
cl'une foule de décrets doélrinaux qui ne
font cor.npris dans aucune des profeffions
. de foi tracées par l'Eglife; c'efi bien pis
encore, fi on ajoute à la profeffion de foi
des vérités indéterminées, aÏnli qu'on e~
a ufé à regard de Garnier.
.
Les deux eccléfi~fiiques qui ont été ap ..
pel1és fucceffi vernent pour l'adminill:rer,
Ont voulu l'interroger fur la foi; &amp; lorfqu'il a marqué unè foumiffion indéfinie

aux décifions de l'Eglife, cela va bien #

'\

�IG
a-t..on répondu, mais il manque J'accep.:.
ration de la Bulle. C'efi exiger pour un

décret qui n a défini aucun dogme ~ plu
qu'on o·/oferoit faire pour la Bulle .quI condamne les cinq fameufes propofitlons, &amp;
pour tant d'autres décifions vraitnent dog•
mauques.
.
On dira fans doute que cette rigueur ne
s'exerce que fur des gens fufpeél:s : vain
prétexte, q'u'on appliqueroit arbitrairement à toutes fortes de décrets doétrinaux,
&amp; qui rendroit inu'tiles toutes les précautions prifes pour fixer les profeilions de
foi. Où eft d'ailleurs la preuve de cette
fufpicion? cn quoi confine-t'elle r ~audra ..
t'il encore s'en rapportt!r fur ce pOlot à la
volonté arbitraire?
. Et quand il feroit permis de fuppofer,
fans preuves, qu'un homme a parlé témé ..
raireluent contre la Bulle, que concluroit-on de ·là f Il arrive tous les jours que
des h mm s aveugles s'expriment d'une
maniere répréheniible fur des points de
doél:rinc très- fixés. Cette licence criminelle
s'expie dans le tribunal de la pénitence,
fans que la proftffion' de foi publique devienn~ diŒ rente pour eu, •
De (nots échappés par légéreté , ou ré~
ét s (ans difcernt'ment , n'indiquent point
9u tout capacité née {faire po.ur C?o.
nonre

" 1e orOIt
J
• &amp;1
~7 , dans une quefiion
nOltre
e fa~t
de cette. na~ure. Il ?"o~t donc être permis à
des partlculIers qUI ont parlé inconfidéré.
meht, de rentrer a vec humilité da"lS l
.
d
l
'
1
es
draIts e eur 19norance. Si l'acceptation
formcl1~ &amp; extérieure ~e la Bulle n'eA: pas
de devo:r pour ceux qUI gardent le flence ,
elle ne 1efl pas pour ceux qui ont proféré
dt: s ~arol es indjfcrettes, fans réflexion &amp;
fans J~l.gen)ent. Leurs dout.es" leu.rs préju..
gés, s Ils cn ont, peuvent InterefI er le minifiere, ~'un direéteur, pour les am ener à
une fouffilffion convenable · mais ils n'aurorHent ni l'j~terrogatoire' public, ni la
demande de 1acceptation f0rm ··Ile de la
Bulle.
Il .efi ' peu ~e Théologiens qui roient
parfal~ement d accord fur la nature d'un
déc:et ~n mat~ere ~e d~étrin e , qui ne peut
aVOIr nI la denoffil natlon, ni les effi ts de
la re le de foi; &amp; peu de fidéJ s qui foient
cn état cl combiner ce qu'on accorde d'autorité à cl.: lui -ci dans les différentes parties
du monde chrétien.
•
Au milieu de Cette variété de fentim'?ns
~ de langage fur des points fi elfenriels,
tl faut rafI olbler une foule de circonfiances, pour {ça voir quelle foumiffion eU:
f ffi[ante , &amp; quel doute eft criminel. Cet
exam~n appartient aux méd,cins des ames

B

�r8
pour la direftion ; il n'in[Je point fur la
di fpenfation publique Iles S.cremens , foit
parce que l'objet n'dl pas de foi, foit parce
que la formule n'ell pas fixée&gt; {oit parce
qu'elle ne fçauroit l'être d'une man'ereuni_
forme, comme l'ont été de tous les temsdans l'Eglife les profeffions de foi.
La fou million eil due, c'efi-à ·dire. 1'0béilfance qui confif/e à·s'abltenir d'un langage fufpeél:, &amp; de la leéture d'un livre
condamné. C'efi une foumiffion d'aél:ion
&amp; non de jugement; une foumillion d' humilité &amp; non de croyance; une déFérenc:e extérieure, acwmpagnée d'un refpeé\!
intérieur pour l'autorité qui a prononcé la
défenfe. &amp; non une adh élion abfolue qui'
n'efi due qu'ôu dogme défini: on efi donc
ténu d'obeïr, on n'efi pas tenu d'accepter, &amp; moins encore de profelfer publiquement cette acceptation , à peine de
refus des Sacremens. Ceux qui opprimen;
ainli leurs freres violent doublement l e~
loi. de l' Eglife ; ils ajoutent aux formules
de foi, &amp; ils y ajoutent ce qui n'eflpas de

for.
L'icterrogatoire qui a été Fait à Garnie...
ell dooc illégitime, fa réponfe chrétienne
&amp; ref peétueufe, &amp; le refus de Sacre mens ,
qui a {uivi, (c} nolaleu" &amp; opprellif. Les
deux Prêtres qui ont pro~oncé cet Arrêt

J~

.

cruel, pénétrés d'ell:imè pour le malade;
lui offroient de l'adminlfirer fur le champ,
s'il vouloit acce prer la Bulle; mais foit
qu'il accept~t ou non, ils l'invitoient à
venir à la ParoifTe à la premiere lueur de
famé, promettan t de dire la M.elfe exprès,
pour lui donner 1. communion de leur
main. Quelle inconféquence dans ce re·
fus au lit de la mort, ' &amp; dans ces invitations à la [ainte Table r Quel çontrafie
entre cette rigueur fcrupuleufe avec laquelle on refufe les derniers Sacremens fur
le défaut d'acceptation, &amp; cette facilité à
les admioifirer [ur ce mot pron oncé, fans
changement d~ns la croyance, &amp; fans converfion dans le cœur!
On veU( faire regarder Garnier comme
notoirem , nt réfraél:Ji,e à la foi; &amp; moyennant une acceptation de pure cérémonie,
on confent à l'initier fur le champ dans
nos plus red outables myfieres, fans abf.olution nouvelle , &amp; fans qu'il foit qucilion
de le faire ren trer en [a confcience , pour
mllt de confeffions &amp; de communions [acri lèges. C'dl qu'il ne s'agit point de
l'intérêt de la foi, mais d'un intérê.t de
domination: l'indig nité prétend'ue efi effacée, dès qu'on a /lechi le genou.
'
Ce.s contradiétiOlls ne font pas rares
parmi les promoteurs du [chifme : on les
B ij

�20
.
'..n.·
,
d
\poit fans ceffe en contra h ..:rlon ent~ e~x ;
&amp; chacun en particulier e.n ~ontradl.ébon
avec lui-même. Leurs prIncIpes v~rlent ~
l'infini, &amp; il n'cn eil prcfque po!nt. qUI
foit confiant dans les propres pnnclpes.
La volonté arbitraire qu'ils prennent pour
régIe fc plie fuivanr les circonfiances ;
elle eft dépendante de l'hum Dur, ?~ l'in ..
térêt, du tempérament, de la pohtlq~e ;
&amp; la pofition où ils fe -.trouv(nt, dé~~de
prl [que toujours de la rJglle~r ou de I1ndulgence. T ~l déclatn~ en chaIre avec beau,",:
coup de chaleur, qUI. dans les ~nv('rfa­
tions particulitrts, laliJ~ entrev~lr la plus
grande indiflerence fur le~ obJ.ets de la
, difpute : tel slannonce f~llr Infl eXl?le ,dan.i
les prémices de fon ffiJnlfi erc , qUI dcpo{e
le marque, dès qu'il
p ~ 1 ~cnu à fon
but, ou dérrompé de [es cf crances: t el
Paneur affeéte de paroîtr intolérant, lorfque fa condl ire eH examinée, qui ceffe
de l'être, lorfqu'il retrouve fa li~erté d ~ ns
le myfierc. &amp; le fecret; ,&amp; pa,r le 111Clne prIncipe de fOJb lelfe , tel heute a reconnoJtrc la
catholicité d'un péni enr au momeI~t écla:
tant &amp; décifif de la derniere maladIe, qUl
ravoir dirigé pendant tout le c.ours de fa
vie Garnier,qu'on vient d'opprtmer &amp; de
àiffalner par des refus petfévér~ns &amp;. pa:

ea

nordi e de 1'Archevêque d'AIX,

qUI l,Ul

21

interdifoit -l'accès
de la [ain te table av -t
r.
p
..
, 01
cl
reçll ans la arOJfl~ la Commun",
1
"Il cl'
\ .
on a
vel e u Jour ou Il e:il: tombé malade. &amp;
dans le cours d'une précédente mal d'.
·1
. /, cl "
;
a Je ,
l ~VOlt ete a ffilnlfl.re par l'ancien Curé
qUI ccpenda nt eil: fournis à la BlUe.
Ce tableau fi affl igeant, SIRE, ell- fous
-les yeu x de vos peuples; il efi impoffible
de leur donner le change [ur le jeu de.s
paillons qui produj{('nt tout ce dé(ordre.
Que Votre Ma}..fié ju~e des effets d'un
fcandah:. fan~ cel1e renaÎlfant. On entend '
tous. le~.10urs des Prêtres gui, après avoir
[crVl cl lnfirumens aux plus grands excès
~éplorent leur dépendance, .&amp; s'excufen~
fur leur pauvreté; dèS Evêques qui en blamant d s procéd~s violtns de quelques-uns
de l~urs confrereC\ , ,re croyent pourtant
force par état de faIre caufe con1tnune
avec eux.
~ep ndant les fidéles, rebutés par les
fervltu e nouvelles qu'on l ' ur impofe .,
COIltr~él:e~t u~e funefie indifférence pour
des ble. s. J~dhmables, dont la poa~ffion
leur efi. 1nJlIfie~enc ravie : les temples
font de Jour en Jour moins fréquentés, &amp;
1es autels moins environnés d'adorateurs.
~~ ~ci~nce était déja bannie, la piété
S l'teInt; &amp; la fuperfiltion qui V~ut prendre la place, donne dzs armes à l'aveugle

�., Une fo~~ de Prélats &amp; d'Ecjn~red~hte'fi cétabk!: voient ces maux,
defiafh,qu.éS rc P&amp; fe réuni/fent avec ceux
jls en genufient ,
foutenir leur
.
~ nt les auteurs, pour
.
qUI ,en 0
• illufion fatale, qUI nous
indepe?dance . lié le la modération prêr. .
ir dans ce 1 c
.. fi
laIt
vo.
1
.
1
ce
&amp;
la
reh
g
Ion
ln·
ter appUI à a V10 en ,
au faux zel •
'
.
fi
c:er
SIRE, cette alliance,qul p~ro1t
aIS, Ile ne doit pas liOU en 11l1'p0
rr~ ~r~~~efl: 'qu'a ppar.: n.t , ou ~ourd l ';_
. ' elle n'a pour obJ~t que t: •
due,.
~'u 's contre 1 droIts de
dre de VI ux pre) g
n' fi int en fal'autorité tcmpor lIe. C: e
p 1 Cl rgé
t d . fi hl r01 e que
d
veur cSt a le p
SI usegra d nOlnbr d.~ Prefe reulll ,
1
S par une conlats ] s condalun, s un
1"
ro a..
.
l:)s autr s r Jm
duite contT, 1 C, e, dans leurs di~ 0 rs:.
· I l s arquc&gt;e
.
tlOR a p u.
d'lOC ères
où r n
reux
l~
&amp; dans ces.
d""
le ai rs
' f . cl palX . unIte,
.
~,.t Cr '~d~1 av.cj ielesintenu ns
lnkneurs Il CO
é.
Il n'en ,fi
pacifiqu ~ de leurs j . rI ~[~nt le th "'tre
. 'C
d ( ,ne dt5 pa y" qUI
pas e
"t é oj ner du InInI du fchifme1: o~ y ~v ('~abl ;p r la gravité
lere des r~tr s r P
"'me par une
UTS &amp; connn . III
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de eur n I ,
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TI, 11
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re pour a.u e,
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qu ils ne eul nt pas a opter it d' utre S
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nce· 0 n vo
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qui s'y prêtent aVec douleur, par- intér€t •
ou par foiblefiè. Aïnli tous les maux de
la Religion &amp; de l'Etat, tOUt le renverfe'_
ment que ~~us voyons da"ns l'.oidre fpirituel &amp; politique, ne peut etre lmputé qu'à
quelques Prélats, {ùivis d'un nombre d)ec-:
cléfiafiiques élevés avec foin dans les mê.
mes préjugés, ou devenus efclaves par€rainte ou' par ambition; &amp; dans ce nombre
même, que de fyftêmes diiférens ! que de'
laffes différentes!
De-là vient, SIR E , qu'on v'Olt quel •
. 9uefois renaître, &amp; quelquefois cefferles refus de Sacremens "au gré d'une polio.:
tique que tous n'adoptent pas également;
&amp; que ceux dont les excès ont mérité
une cen[ure uni verfelIe, blânlent eux .. mê~
mes da·ns d?autres cl!"'s eXlès encore plus
rians : de façon qu'on pourroit citer
des Prélats, qui ont opprirné leurs ouail..
es contre le vœu général du corps, &amp;
fans trouver' un feul approbateur qui ore
{ Vouer leur conduite. A t'on tOft de réprimer des entreprires qui étonnent les ef"".
prits les plus inquiets, &amp; de fe Plaindre
~'un fanatifme que le fanati!me mêine dé
favoue?
Cependant, SIRE, les promoteurs d'
fchifme, fi divifés entr'eLJx , &amp; fi peu d'ac.or~ a~c eux- mêmes, fc réunifr nt pou

�2+

, _

[outenir que les maux pré!ens n ~~rIvent
r la faute de ceux qLll leur rehfitnt;
pa
que
l' d I l
, fi- a' - dire que lor~qu'une lnu tJtu e eU.
cc,
'f 1 cl .
o?,primée ,le trouble qui en re u te Olt e~re
·Jmpu
' t'on
e, n à ceuX qui exercent lles VOles
'él:.
de fait mais à ceuX qui en {ont es Vl 1n1es, &amp;. qui s'en plaignent-.
.
Ils dirent, en fecond heu, que bIen
Join de violer les loix , ils s'y conforment J
parce que la Confiitution cft r çue partout. Mais efi-elle reçue ~o~~e r~gle ~c
foj? &amp; quand elle pourrolt 1 etr: a ce t~­
tre, doit· on en exiger l'acceptatl?n e~tc­
rit?ur , fans un décret xprès de 1 Eghre ?
La Confiitution fi reçue dans les Eg litS
Btlgigues, où il eft cependant dé~endu a x
'onfeifeurs d\! tro uhl rIes c nfclences fur
c ttt; mati re; elle cft reçue en F :ance , &amp;
par conf quent dans une multitude de
dioct Crs, où l'on regarde les refus de Sac crncns comme une inqui CItion odieufe. Il
y a donc b}e~, de la .di~érence entre la
f&lt;: un)111 on lcgltlme qUI lUI efi due , ~ le
culte qu'exigent les zélateurs. Ce qu 1.1 y
a cl fingulilr c'cfi qu ,pour 'autonfer
dans le 1: pr cédés, ils corn tcnt e~ leur
f v ur lc:s 1ufIrag s mêm s des veques
oui n "dhérant à la Bulle, condamnent
f xécutÎ)n violente qu'il- n ont.
.
i l' u or ~té teropor He étoit e~ drolt
~
de
fi

)

l1e r~fu[er la pub~~ctltion d'une Bulle furceptlble de tant ~ lnter prétations différenus.' comme on 1 a pra.tiqué dans des pa s
forte
ralion
a-t-elle
pu
d
y
vOlhns,' a plus
.
ans
bI
la pu IcatIon prendre des précaution f.
r..
•
'1
sa ..
lortleS a a nature de ~e ~éc~e t_ La piér:é
confian te du feu ROI 1a Introduit en
Fra,nce , l~ déférence ra reçu , la pruden,.
ce j a modJfié, la politique l'a affermi &amp;
la réclam,ation a été étou ffée par des :ne~
{urr~ pacIfiques. La con damnation de tous
aél: 's tendan3 au fchifme, ordonnée par
Votre Maj fié, &amp; prononcée par vos Par.
~mens dans les Arrêts qui déclarent abll11V;~ l ~s l ~ttres P af!o ralis oificii ~ a été le
prcllmlnalre' de l acconlffiodement. La
Con fiirution efi: donc reçue, Blais avec de
[age., tcrrlpé~ame?s qui indiquent les bornes de .1~ {oumlffion qui lui eil due, Si
ceux qUl elevent contr'elle une voix télné..
raire font répré,henfib !e~ , ceux qui l'exé~utent d'une maniere cOf'traire ft toutes
les régIes, cOlnprOmettent l'autorité du décret qu'ils dénaturent, l'honneur de la
religion, &amp; le repos de l'Etat. Faudra~ t'il
qu'un zéle aveugle &amp; i difcret dérange
toute l'économie de ces loix fi profondément méditées, &amp; que le Souvc:rai n foit
réduit à être fp eél:ateur tranquille de l'in.:
cendie qu'on aI1~me d~ns [es Etats { ç'ef!
~

�.
i~
là , SIRE, cette quefiion importante qu'il
faut expofer dans tout fon jour.
Nous prétendons qu'il n'cft pas per...
mis en France d'introduire des formules
. nouvelles de profeffion de foi , fans le
concours des deux puHfances; que l'exa...
men que les Pafieurs font en public de
la foi des mourans n'eil point arbitraire,
ID is fixé par le droÏt commun de l'Eglife
,Gallicane, &amp; par les rituels reçus &amp; au ..
torifés; qu'on peut d'autant moins faire
ntrer dans cet examen la il 'ccffité de l'ac . .
.
cept,. tion de la Bulle, qu ce décret n' fi
as fll~ eptible de recevoir la dénomination
&amp; 1 frets de la régle de foi, bien loin
d'être un arti le néceifaire de la profeffion
de foi ; que les refus publics de SacreJnens,
fais ten onféquence de ces interrogatoires
illégitim s , font d vexations &amp; des contraventions manifefie aux loix du Royau..
me, &amp; en particulier à la di[cipline établie
pour la réception &amp; l'exécution de la Bulle
Vnigenitus; que le Minifires eccléfiafii..
qu s qui donne t aujourd'hui ce [candale,
fbnt en petit nombre, eu égard à la multitu e de ceux dont la condu' te
plus
.. ~d ree' q 'ils agiffent fans princip s &amp;.
ans difcr tian, contre les regles de l'Egli~
fe , &amp; fans égatid pour les intEntions de
o!r
aj fié 1 ~ont rhnprobation a tant,

en

,

. e lOIS
r· éc1"
~7
ate;
que
Cette
,
.
0

hreUln

cee fur une mulutudc de Ch~ft" l~n \.1\.e(~
pro(effion &amp; de tout ({ xe a l.ens ~e toute
âifputes fans nombre d' fa;: nallre des
!l0îe le~ fuites &amp; les efret~ne c aCun con-:
Apres cela [era-t'd née:off: '
que Votre Ma)' efié eH er d" a!redde prOUVer
,a des abus fi funeil:es 1 S"1'
rolt e r 'd'
. eme 1er
,un rCruS
c cl
~
let Olt qu fi'
C Sacrelue ns c"
d,
raIt a un e ·' Ion
partlr.u..;
l 1er par une injuffce aŒ
à Votre Majefié que ftage~e,nous dirions
le doit réprimer. )Et e 'J~n cand~le qu'elondre apr ~s le pré" u ~ C,P?urroIt-?n réendu en faveur de {a
el~~rc de 1Arr~t
re le Curé &amp; Je Vical'r admeT Ag.ard, con~
" '
e e ara!eo ~A
et ·valnement
attaque'
{
1
'
n · rd
ous e regne d fc
01
,
" e.glorieufce me' mOIre
qui ' u eu
ndJgnauon qu'on
Vit avec
· Je pl ' cut mIS en controver!e
r
e drOlt
Mais, SIR~ lm~~rfant"de fa couronne• .
uJ·ourd'h ' cl'.œ', q ~s clrconfiances font
•
Ul Inerentes! &amp; que la
'
on moderne d Cl • ,
pretenart( ,
u
erge paroît étrange
u on la compare avec ecU
9
. f · '
ettee en 17 1 Il
"
e qUI ut re
le fcandaI 14· . ne, s agI(: plus d'un fimçl.
e , malS cl un dé[ordre uni ver.
. a caufe. de ces refus n'eH pas 1Y'.
, Corn
1 h '
pallageail
me a aIne ou la prévention d'
eur; elle eil: durabl
r
un
ar fyIlA
L e , ce tant des refus
as io cm c. "a c~ ufe d ces refus ne reç ai t
- n ap hcatlon {ur la tête d'un [( 1
M_

1}

2

fi

A

"

. Cij

~.

•

�;2

!1~

(

artÎculier, elle s'étend fùr unè portion d~
)euple qu'on répare fans fépara~ion ~ Cc

et1tre le Sa~erdoce &amp; l1Empir •
Ces principes font incontefiablt:!s l'ap ....
lication s'en fait aifément. C'efi u~e t ele confl:2nt~ 9u'on.ne d?it point exiger'
orome condltIon neceffalre de radmini[...
ration publique des Sacrernens., l'accepta-ion d:un ~écret qui n'a dé.hni aucun dog....
e, Dl meme de ceux qUI font vrai men
ogmatiques, &amp; que l'Eglife n'a pas inferéans les profeffions de foi. Il eft égaLe
ent de. ~axime .da~s ce Royaume, que.
notorlcté de faIt n y a pas lieu ; qu'on: '
c peut .être dépoùi~l~, que par jugement)
es drol s de ChretIen &amp; de Citoyen.
u'il n'cft pas permis d'a jouter aux pro~
, fIions ?e foi rcçu;s &amp; autorifées; &amp; que
exécutlon des decrets de la Cour de:
orne doit fe faire, non fuivant le caprice
e chaque miniftre , mais fui vant la diC. firi?n des loix qui ont ordoI,né la pucf

oh

:n'cft point une fImple contra~entlon àla
loi c'eil un ren~erfement ahfolu de la loà 1
n 'ufage contraire à la }oi, o.u rlutô~ Ulle
ltJi direél:ement oppofce, qUI s é~abllt a~
réjudice de ceUes du Roya.ume. ~l ces en .
reprifes doivent. d,elueurer lmpunles/ ellps
;3.cquicrent autorlte , &amp; font dlfpar.o ltre le~
anciennes regles.
C'efi une max,ime certaine, 1 E, que
e Princ eft vengeur du droit divin, na·
urel &amp; humain, non pour punir chaqu~
1: an{gr ilion en partic.u~ier , mais pOUf.re.
prinl r toutes celles qUI cclate~t d~ manl~,~
troubler la fociété. Son obllgatlon prm·
c' pa ëcft de confervcr le dépôt de ces droitl
di ere s, &amp; d' en emp~ ber l'altératio~ &amp;
la c rruption, en arrê:ant le~ prog,rè.s d un
Catlon.
c travention contagt ufe: Il efileglfl~tc
dans l'Etat, &amp; par conféquent a,utonfé;
Que l'on rapproche des ces printipes né..
aires au maintien de l'ordre public, la
maintenir par la force tous le reglemen!
u'" a roi de faire à cc titre. Il eil gat: onduite &amp; les écr its des promoteurs du
iline: on verra qu'ils le;ent l'étendard
dien &amp; roteél:eur des loi· de l'E~!iFe? Ji
ntre nos loix ; &amp; que pour les violer'
oit muni par 1 t rreur de la dl{Clph n
lus fûrement , ils anéantiffent le principe
es cgles de fa police ~Kt~rieure , &amp; em
plus cffica c de leur obfervation , qui ef1:
ê l er l'innovation arbItraire. Il eU garan
, lli nce de l'EgJi[e &amp; de l'Etat; j~~: autorité coaéti ve du Souverain. Ainfi la
oli~e du Royaume changera de face'
rmettre qu'on donne a teJn'
C iij
ffe ti 1 u· on ~.!D nt~ !

•

o

1

- '-

,

,

..

�jO
leur gré ; ce n~eH pas là fimplement f'e
fufer l'obéiffance, c'efi ufurper les dro·
de la légiflatio.n , &amp; fe les approprier fal~~
reto~r; ~ette Indépendance fe tourne en
rloffilnatlOn réelle.
Il fa,ut néccflàirement, ou arrêter ces
entr~pnfes , ou voir p ~rir le dépôt des
maXImes, que nos peres nous ont laiffé
co tffie gage d.~ la t;anqui.llité publique &amp;
rcmpa~t de la .lz~('rte ch.rétlennc. Le Prince
fera-t Il r~dult a fu plIer aupJ ès des Evê~
q"es pour la conferv, tion des loix natio~
nal f2 S ? ou à ft; P aindre à eux - mêlTICS dt:
). ur ondui ,pa~ d s lettres qu'ils ne
~no Jtrcnt pa &amp; qUI demeurent fans effèt ?
Lorfqu l' Eglit ' a été reçue dans l'Etat,
II a ,voulu y entr ,r, comlne apportant
àes tr rors dans une t rre érrangere fans
donner 0
{i n à aucun trouble dan; l'ord e téricur. L ' mpire que {( s Minifire!
ont fur les confcien€cs ne pouvoir être
~ f é1: \ l'autorit
t n1 or 11
pree
, d 1e a d c reglts fi tes &amp; amies
' de' la
paix, qui IiI itcnt leur ex rcice· l'obfer..
t'on de c s r glcs eft d venue 'le nœud
~ eett h ureufe allian~e, q l i ne peut
fubfifi: r fans elle; .&amp; l o~ n'a jamais t:n"
tend. l q e ceux qUI les vIoleraient, n'en
ferolen IJtl . comptables à celui qui doi~
COlllpt\., a Dl u de l'Eglife &amp; de l'Etat
_.
1

,

'3 1

C'~~ aimer ~ dùmi~er , ~ he point aimer
la relIgion, que de lUI preter des maximes
capables de détruire fa concorde avec l'Em...'
pire, &amp;. de nuire à fa propagation; on n~
voit pOInt que cet efprit d'indépendance
,éclate également dans les pays voifins , foit
qu'il s'agiffe de publier des décrets de Re ..
me ou de les exécuter.
..
Lorfqu'on a refufé de publier la Conflitu":
tion dans les Etats de VeniCe &amp; de' Sar..J
daigne, lorfqu'on a condamné en Savoi~
ceux qUl citoient cc dtcret dans des manufcrÎts théologiques,lorfque l'Impératrice
Reine a réprimé le zele indifcret d'un Pré..
lat qui donnoit le fignal du [chifme au mé-.
pris des loix impériales, on n'a point vu
, les Evêques de ces contrées s'élever contre
les fages intentions du Souverain.
La fouveraineté efi·elle donc moins eri .. "
tjere dans la pr.emiere Couronne de l'univers?
m~ilq'!erions-nous de force &amp; de
fidélité pour défendre [es droits? Votre
Parlement, SIR E, ne craint point ce re..;
proche; il foufcrira toujours avec refpeét
aux ménagemens que la piété &amp; la clémence
vous infpirent; &amp;. il Yfûüf~:1~~!! avec joie à
ft le fyfi~me d'indépendance était ou aban.,
~donne' ,OU cl'·
etrult.
Mais jufques alors, SIR E , votre clé~
Pl~nce forme 'des titres contre votre au~'

ou

__

_

_

..

_

J

~ C i,~

r4

�j~

torité; l'impunité accordée à des entre...;:,
pri(es que vous avez :fi hautement &amp; tant
de fois improuvées, eH préfentée à vos
peuples comme un aveu de votre impuif~
fance.
Ce feroic donc une fauffe politique de
chercher des prétextes de forme, contre
des Arrêts qu'on attaque par le défaut de
pouvoir de Votre Ma jcfié : lorfque de fi
grands intérêts font compromis, c'cH le
abandonner que de ne les pas Inettre à couyert.

L'Archevêque d'Aix s'explique fans dé .
tour; il ne pré fente aux yeux de V. M.
que fon autorité cxclufive , &amp; votre incométcnce abfolue: ûn ne peut écouter cette
plainte, propofée d'un ton fi fier, fans dé-.
grader votre couronne.
, ~ o~s allons cependant, pour plus grand
éclauctffement, parcourir les prétextes dont
les promoteurs du fchifme fe fervent le plus
communément. Ils difent qu'on ne peut
fe pourvoir contre les refus publics de Saremen~ , que par l'appel comme d'abus,
&amp; il: citent l'art. 34 de l'Edit de 1695. L
iauffet; des induéHons qu'ils en tirent, a
d ja été fi fouvent démontrée, 'que nous
n'ajouterons qu'une réflexion fort !impIe.
i la voie de l'appel comme d'abus eil
uv rte l'~u~9rité 4'infpeétion pout: J~

d J. j;J
in(u~tle.n es OIX eft donc recohhue; il
ne s agIt plus que de la maniere de r exe:r....

œ~

J

E~ ce la loi divine qui a prefcrit la né...;

ceffire de prononcer par le mot d'abu" (J
Efi:- ce la l?i du Prince qui l'a introd uit: or
Il eil: certaIn q~'elle n'étoit pas connue en
France autrefoIs, &amp; qu"elle ne l'eil point
e~corc d~ns lc,s Etats voiGns, où le droit
cl lo:peéhon n cG pas moins exercé, comme !n féparablp de la fouveraineté.
, E~ Flandr/cs on enjoint aux Minifires de
JEghfc ~e revoquer ce qu'ils ont fait con ...
tre les 101 X ; &amp; lorfqu'on fupprime le mande,?ent d'~n E~êque, on lui ordonne de le
r~tlre.~. C ~fi, ~lnfi qu'on en a ufé, en der..
nier heu, a 1egard de l'Evêque de Gand.
?n protege par~out les fujets &amp; les loix de
1~~at : &amp; cer~alntment , 'ce qui eft légItIme en lUI-même , ne devient point
f~crilége , par cela feul que le nom d'abus
ne s'y trouve point. Ce n'eil point le mot,
c'ea. la caufe qui légitime le recours au Sou~
veraIn.
Il mt:ttroÎt la main à l'encenfoir, s'a
s~~rj geait en j ge de la foi, de la doctFlne des Sacremens, &amp; des matieres purement fpirituelles. Mais Iorfqu'il arrête'
l'oppreffion par droit de fouverainc'ré,
lpIfqu'il fa!t obferver les loix ~~ l'Eglif4

�. de garde,H-ou qu' il punit les lri~
par drOlt

{taaeurs en vertu de ces deux titre; réu~
nis, il ne donne point de décilion nouvelle '
fur la mati~re , .il ne fait point la regle, il ne
la Juge pOint; ,1 répare la contrav ention
ou punit les auteurs du délit. Les différen:
tes for~~les inventées ~our diflinguer l'au~
tomé d ,"fpea,?n, de 1aut~rlté direae qui
ap'pa~tlent au m,mftere ecc!eliaflique , font
d lnflltutlon purement arbmalte; ce qu'il
y a d'immuable, c'eflla difli nélio n des ma· '
tieres fur lefquelles l' une &amp; j'autre s'e,
&gt;:erce.

L ?s recours aux Empereurs Chrétiens '
. é
d
'
n, ont palOt
té es attentats,
quoiqu'ils
ne
{u!fent point qualifiés comme d'abus. On ne
violait point la loi divine en France, lorf·
qu'on recevait l'appel (impie des aéles oppreffifs des Ju ges de l'Eglife. Maintenant
on violerait la loi du Prince qui a établi
qu'on prononcerait par le mot d'abus, non
pour refiraindre fan droit d'infpeélion.
mais pour empêcher qu'on ne confQndÎt les
bornes des deux jurifdiélions.
Cerr.e pro~o~ciation ~'a lieu que daM
les matleres clvlies, &amp; n a pas même lieu
dans toutes. L e Juge prononce fur le poffè!foire, fans le fecours de cette formule;
parce qu'il efi vilible que la pofleffion qui
~!l de f~it! fon~e la iuri@f!i~n !~mpof~UÇ,

3'r

La ch-oCe efi plus qu'évidénte en matiere&gt;
criminelle, puifque le délit qui efi la matiere du jugement, efi le pur fait de l'homme: le bon ordre exige non Ceulement
qu'on caf1~les aéles contraires aux regles;
mais encore qu'on puniiTe les aélions qui
troublent la focieté.
Le droit d'infpeél:ion renferme necelfai~
rement ce double pouvoir, qui De fçauroit
dans les deux cas être exercé fous la même
forme; parce qu'il efi fort différent de con-,
crevenir aux regles, (oi t par omifl.io n·, fait
par ignorance, ou d'ébran ler le repos pu~
blic.
L'un efi l'abus /impie, l'autre l'abus criant
&amp; fcandaleux; le premier fe pourCuit par
appel &amp; Ilar la vo ie civile; l'autre par plain~
te, &amp; par la. voie rigoureuCe de l'informa.,
tian: une plainte au criminel efi donc l' ill)~
ploration de l'autorité féculiere contre un
abus qui efi plus qu'abus, parce qu'il dé~
g.énere en crime.
11 cfl pollible qu'un tribunal air droit dè
connoÎtre des délits qui ont un caraélere
plus marqué &amp; plus nuilible à la fociété '
&amp; qu'il n'ait pas droit de connaître de l'a~
bus fimple qui réCulté de la contravention
aux loix : c'efi ainli qu'en France le jugement de l'abus efi réCervé aux Parle mens .
M~is il efl jmpofIib!e de pel!f~r que le Prill~

�35

ce ait droit de déclarer un aéle a!)uli(, &amp;
q 'il nc puiffi~ pas prononcer qu'il eil crimincI: Pinconfé'quence t:fi frappante, &amp; la
Cbntradiétion [en fibIe.
On I)c fçauroit nier que celui q i a droie
d . . déclar.er l'a bus , ne foit autorité à 1 écart r, &amp; à Je prohiber par to.ute les voies
q e la puiflànce divine lui a mis en main:
if peut donc ordonner que l'abus fera répaTe- Les exemples en font fréquens dans nos
l i 'res , fur la lnati rc Inêlne des Sacrcmens;
.,. à plus forte raifon, il peut défendre de
e 1 orome trc à v nir. Et fi la contravention cft aftè ttéc, perfévérant &amp; rnulti~
r le ) au point de 111cttre la regle en dan ..
T r, ce fera une jufie caure de réitérer 1 s
I~~ nfi s, a peine d'· nformation &amp; d'être
tr . ités comlne perturbateurs du repos public: car il n' fi: pas poffible d'imaginer
dans un E at un cOn:lbat perpétuel de jugemens qui déclarent l'abus, &amp; d'aél:e~ qui le
renouvellent; ce feroit rendre l'autorité
vine &amp; illufoire.
Si donc le jugement de l'abus donn
&lt;Juelquefoi naiifancc à l'aél:ion crimineU ,
il faut néceffaire nent que ce qui en fait la
:latÎere, uiife de 'cni la m ti re d'un juement riminel, fu ivant l' xigence des
a : 1 l'c:[prit d rév Ite contre 1 prohibi(;)t
orré p r un j ug n nt ft un ~éli ,.

ra

la .feule révolte
con{?e
la
proh'b··
d
'
l'
1\,
,1 1tl 0 n e la
101, peut . etre egalement da ns une mu 1t1.
tu cl e cl e clrconfiances. Il n'eft
.nécefIaire, qu'il
ait dé~ b ,pas tou],ours
A'
Y
0 edfance a un
A rret rt:cent, pour fonder la' "[d',(l"
criminelle.

Jun l\""lon

Il eH jugé depuis longtems en F
1
f'
rance
que e re us publIc de Sacremens r.
r.
Il
cl '1"
, fans
ca Ult:
, eu un e lt ., &amp; un délit cl 1
~
cl 1 " ·
e a ComPetence e a )unfdiétion royale~ Si les
promoteurs
."
, fi:
"du fcbifme nient ce pnncJpe,
.c e un'
motIf
de plus pour re" prImer 1eurs
.
entreprlfes,
. . r.
clpuIl(qu'ils tendent a' e'b ran 1er
une JUrllprU ence certaine: ils difent que
Je. Juge royal ne peut connohre de ce
faIt, . que lorfque la caufe du refus ou
les Clrconfiances
extérieures font cl'e r.la
/
competence~ . Lo feul Arrêt rendu en fa,:eur ~e la Darne d'Agard ,renverfe ce fyf~
terne, la caufe du refus etoit un e affemblée publiqu~ de joueurs qu'on recevoit
d.ans cette malfon ; &amp; l'on citoit des ConCiles pour la notoriété du péché. Les cir~
c.onfiance~ extérje~res étoient l'interpellatIon publIque, faIte par le Vicaire à la
Dame d'Agard, de renoncer à cette flf~t!mbJée p:ofane; ~ l'on di{oit que cett~
~nterpellatJ?n, qUI. ne renfermait que le
Jugement d un Cafulffe févere ~ fur un faje
res -notoire f!~ns une petite .Ville ~ éc.oic

�.

8
3 refus muet,
- qUIï al'ffie'
. noins injuriéufe qu'un

~~

~ëtte facuI~é , .dans le jugemeht de rabus~'

11n libre cours aux foupçons les plus ~rav;s.
. Votre Parlement, S ~RE, ne s arr,eta
Foint à ces vaines allégatIon;, p~rce q~ on
peu t refufer la CommunIon a la falote
'ou
Ine
T able qu'aux excommunl"é s d'coonces,
qUI" donnent un fcandale aétuel
a ceux
,
é" &amp;
dans l'Eglife, par un ,péch~ ext :lr!eur "
fenfible. Il eft inutile d examiner fi 1Eghfe
reconnaît un plus grand nornbre de c~s,
, il foit permis de rcfufer la Commun~on
ou lat
de la mort: ce qu'il
y a de certain,
au
1
, .
Il
, fi que dans l'une &amp; 1autre clr.eonuanc e tout refus public fait fans titre, efi
ce,
l
.
r
d
1 pu
contravention aux OlX "avec lcan a e lie· &amp; c'eft fur ce fllotJf, que votre Parlem:nt fonda l'aétion criminelle &amp; fa com~
pétence· . fi ~
Dans le tribunal feeret, le Mln~ re on'de les replis intérieurs de l'am~; Il ~~ lué- 1admlnlfira· &amp; il eft J·uge. Dans
d CCln,
"
d
tion ublique, il ~'efl: q~ ex .)c~teur ~s
regles qui ont prefcrtt les dl[pofitlo~S .cxte.
opinions
...
1 ,fcs.connolfIances
. . fc
rIeur
Farticulieres ne doiv nt pOInt d1rlger a
conduit · c'efl: rEglife qui accorde, ou
ui rdut: par des loiK générales, d~n~ le
Jifccrnement n'excéde point la }'orte.e âes
1 uges qui font chargés de maIntenir ~es
canons 1 &amp; à qui r on ne contefie po nt
1

,

Nous n aUrIons pas befoin d'en dire
davantage, SI~~; ~lais s'il faut examiner
les
refus
dont
Il
s
agIt
aujourd1
hui
par
1
•
Il
, .
,es
Clrconllances exteneures &amp; par leur caurece font ,autant de tirres formels, pou;
la competence des Juges rovaux : Les circonfiances extérieures font ~ommunément
des interrogatoires réprouvés par les maximes du Royaume. On peut encore met~
tre au rang des circonfiances extérieures,.

le déf?rd~e univerfcl dont tous les yeux
font temolns. La caufe de ces refus ell: le
deffein formé d'aifujettir les fidéles à un
j~.ug que. l'Eglife ne leur a po nt impofé;
d IntroduIre des formules arbitraires de pre ..
feffion de foi; de donner à la Bulle des
effets contraires à la difpolition de tous
les réglemens intervenus fur cette matiere t &amp; pour tout dire, de confommer le
.fchifme.
Ces refus par conféquent ne font pas
fans caure; ils ont une caure connue, déclarée abufi ve par toutes vos loi x , &amp; décidée abufive par une foul~ de jugemeI!s.
En 1711 votre Parlement a défendu
aux eccléfiafiiques de rien innover dans
la forme extérieure de radminifiration des
.Sacremens. En 1718 il a déclaré abu1ives
les !~ttres Pajloralis officii; &amp; to~s [es r4~

•

�il'

'10

gîtres font rem plis d'Arrêts particulier
rendus dans 1 s mêmes max~es. En 17)2
il a puni un refus de priéres·, &amp; il a défendu tous aétes tendans au fchifme. En 17)~
il a renouvelIé les défenCes de n1et'tre à exécution dircétcment ou indireétement .. les
lettres P aflarali S officii; il a prohibé l'in~
Toduétion des formules arbitraires de pro
f ilion de foi, &amp; il a en joint aux eccléfiaf.
tiques de ~ con[ornler . en adnlÎnifirant
les malades, aux loix. de l'Eglife reçues
dans l'Etat; c' fi· à-dire, aux rituels rc.) u
&amp; autori és, dont il n'eH pas permis au]c
Minifir s de s' carter.
.
Ce ne font pa ~ là, SIRE, des regles nou ..
velles que votre Parlement ait tenté de
pre~ rire: ce fo t les 10· x de l'Eglife, ce
font c Iles de Votre Majefié qu'il exécute.
Qu'on parcoure touS les tribunaux, on y
trouvera la mên1e interprétation, &amp; la
nême chaîne de jugemens.
Or rien n'efl: plus de la compétence des
Juges, que de maintenir l'autorité des
loix &amp; de la chofe jugée J &amp; d'empêcher
qu'un petit nombre de faux zélés ne ren ...
erfe la police du Royaume. L'abus eft
jugé, il eft notoire: il ne s'agit plus que
d'arrêter le progrès des contraventions,
de {j courir les opprimés, &amp; de punir les
1

1

fJpprcfTeurs.

Dans
-

Dans
cet
état, votre ParI
'1 ·
d
.
ement n'a

eVlter e receVOIr la reque"t d'
P
r. •
. r I e un de
IU}erS, qUI le p aignoit d'être d l , ,vos
[es droits de Chrétie"n pa
tpoJf~de de
r. .
d
r ces VOle d
laIt, evenues aujourd'hui fi
S e
&amp;. après qu'il a reconnu
comm~nes i
fe des Vicaires de la Ma' d~alr.la repo~~
..
g '- allIe qu' 1 .
vou loient 1 cJetter une p rOre
r ffi
1 s,
Ion 'd ~.
re~ue &amp; autorifée, pour en . e 01
qUI ne l'eH pas il a d'\ 1 eXlg.e~ une '
r..
fI('
u eur enJolndrede ralre ce er ce [can'dal L' b·fi.· .
'fi fi·
e.
0
InaU01l'
de ces ecc Je]a
Jques auroit ,., 1
à
l'
mente a con.
d amnatlon
amende"
vott
p
.
i
ri'
,
•
e ar ement
a p~?nonce qu'une aumône· &amp; J
défobédTance invincible &amp;
'r"
eur
,· f i '
p~r Jeverante .
ar.. blren dIl
U l ln ruébon crimin 11 . d· (
e e ln l pen . . .·
la e. f s ont été décre't'es cl' ajournement
·
en p;r onne? &amp; n'ayant pas répondu ar.'
le meme
'
cl anP
, · efprlt de révolte &amp; d'l'nd epen
~ , 1ajournement a été commué en rifede corps, apTes les délais expirés P.
or ~ocre C~nfeil ct voulu, d'abord' fufpen '.
l e a procedure, &amp; enluîte il a dé 1 '
fies ~écrets de prife de corps non ob\!e~~~e
1étonn~nt ,prétexte que l'Arrêt de· fur~
l nc~. ~tOlt ltlconnu à votre Parlement,.
orfqu Il a commué les décrets.
€ ,Le premier de ces Arrêts du Confeir a'
~A.rendu ~ !a r~quête de J'Archevêque
IX , qUI n ét~lt po!nt partie dans cette

b

D

·

�42
procédure-, &amp; de deux accurés qui reru'..
foÎent de répondre en jufiice: le fcconcl
efi intervenu fur la requête des Agens du
Clergé, que Votre.: M ,jefié a reconnu elle~
même être non recevables; &amp; touS les deux:
fans qu'on ait vu les charges &amp; infor~
•
matIOns.
Ces Arr~ts fcmblables à beaucoup d'au~
tres qui les ont précédés dans ces derniers
tems, fournHfent une matiere fi ample
de réflexions, que votre Parle~e~.t croit
devoir les [upprimer toutes; Il s Impofe
un filence abfolu fur les Arrêts intervenus
dans votre Confeil, fe réfervant d'en por~
ter [es pIai,ntes à Votre Ma jeflé , dans dc~
rems plus opportuns.
Votre Parlement, SIR•E,
jufiemerit
•
•
••
.'tonné de tant de pronOnCIatIOnS Inoules
&amp; contradi61:oires, les regarde comme le
fruit d s ar.tifices de ceux qui veulent le
plonger, dans des incid,ens f~cheux, po~~
mettre a profit une unie dlverfion : unl~
u ment occupé à défendre !es dr?lts de
otre Couronne, il ferme a préfent le~
yeux fur tout autre objet.
•• , .
Une diffilnulation paffagere, Inrpl~e~
pal' un intérêt fi preffant, n'eff rien motn .
qu'abandon &amp; défertion. Si nous fufpen . .
dons notre ré lamation contre le violemen
_e ~e _ 12i~ fafré~s ~ qu'o!l Eerg ~~us le

., n

'il

.

•ours de vue, c eH en prcteŒant folemneI:"
, ement de la fidélité que nous leur gardons~
'&amp; dans la confiance que Votre MajeOé les
fera bientôt revivre avec plus d'empire.
puH[e l'hommage éclatant que nous leur
rendons.# commencer à nous acquitter de
ce que nous devons à la mémoire des Rois
qui les ont affermies, au fervice de Votre
Majefié qui n'entend point qu'on leur donne atteinte, &amp; à Votre Augufie Pofiérité
,qui doit re gner par elles.
Nous fommes ~vec !~ plus profon"
. ~fpeél,
~IREJ

DE VOTRE MAJESTE',f.
Lestrès humbles, très-obéiffans &amp;
très-fidéles fervÏteurs &amp; fujets;,

LesGens tenans leParlement deProvence
. •

-

�BSERVATIONS
, UR LA LeTTRE DU PAR.
LEMENT DE PROJ ENCIi
',d ri. Ru l, DU.26 Juin J753.
~
7

réputation fi juftement acquire de M,

A
•

a fait rece4
du Parlement
d'être rendue
blique par 1'lmpreŒou. L'attente où J'on é~
ie depuis long-tems de voir paraître cette
iéce, done le nom feul de l'Auteur faifoic
'avance un éloge complet, avoit favorable.
ene difpofé les efprit~ ; &amp; tQut fembloie lui
omettre les plus grands applauditfemens.
ais on a été autant affligé que furpris , d'y
ie (ur la Bulle Unigenitus, qui fait depuis
_ut dl nRées, de fi prodigieux ravages dans
I,gll(e &amp; dans r~tat , des principes extrême.
ent dangereux &amp; féduifans, qu·j ne tendene
rien !twins qu'a augmenter &amp; à perpétuet
maux dont tOLlS les bonnêtes gens gémi~
RIPER T DE MONCLAR
oir avec avidité la LE TT RE
Provence au Ro 1 , qui vient

•

r

Dès les premieres pbrafes ta Syft~me du Ma.
{trat s'annonce dans une période ou les fende M. Eymard,', objet du Mémoire, fur
te Bulle font traités de préjugés. (p. Il.)
entôt après il fe montre à décowvert .d.ans lei
que {aie fon Auteur, pout COntdler les

.

du filençi ave~ celle ùe J7; 0
.

A

·'

�•

l-

u'H reconnoÎt Comnle t'Ouvrage de /,.,. P1tif~
j~lJce 1 (p. r 7.) ~ à ,la~uell.~ il donne n~an"
tl10illS un~ exécutlon tres - reelle t &amp; ql11 ne
JaiiIè pas d'~tr~. é~er.d~t.! luiva~t l,es dif~rentes
explicatjons qu li unaglne. Enfn~ Il ~~rolt dans
t()ut: Con jour, lorfqu'aprcs avuJr l'adonné fur
c~s Décl:J ... (ions , ~1. de 1v'ond~r en conclllt
ue la B litt: cil un Loi dt' (!ij~· ';pli?Jc, un Loi
q
. J ult
.1""1
( l'p. J, 1 . 3 (~
'u
de pr('e. ~J,lttJ07J
- l,
).
) 1. ) "\
f éif,nd ,Les Elc!('/t'II{liqu eJ 1 qui l1Jpl1't!nt alt.'C Ut-

fi

cbes , QUI L E ~ 0 NT
r. LN 1: V S lt E' P 1t E ' li -:. N 1 3 L I~ S, (1'. 4 ~. ) u..
ne Loi en utl mot dont t.tCCCpt'.lt ËU1/. '1:lldcJJte
(:; t'ci urée qui en a ér ~ f~ite , rd Il ,luI .. e.ti,
gt! un !omn{O: o J d' ob /iJl .m u,. ~ p" 1 H. Fj L}7. )
.. erre conciliation dt: ' ch { s du 1110nde les
Flu~ on~r. ~iéloi.: e~ .&amp; le pl ,5 illconcÏl ia~l es )
~lVvic p ru Juft u 1 1 un (1 1 .I le à ~ , lI.t. ,S 1&lt;; per,
fi ! ne ' qui Ile ch r t n: u. la V e n~c. ~e pen.
cl 1 il . il: de e u t S Int' Ld.!~l de l c0 fit hu ..
InJin r' rv "s 3U .~ G 'lo11 es ubli m ,s ; ,. il rem·
ble qu' 11 pou oie ~( ' r~r ~e i~. de Ripert, de
~1on lar ce qu'on ,Iurolt JalTI.l attendu d au'
II

t'S,

rtpr ès des

dOiI.i;

urt autre: mai on doit être ~ujourdhui rh~
c nvai~H'::u que jamais qu perf&lt; nne ne r ~uffira
daris ecte entreprjfe, puifqu'1.1 y 3. éd O Ll~ .)
omt 1e tOUS L'eux qui 1\ nC haz.Hd ~ e avant: lUl:
La matiere , il cft vu." ' n'avoit pas en ore éce
traitée avec autant de dé icate).Iè: les tours d~
1agiihat (ont neur~, (es expreH1.ons toutei
choi(1es fon 11 yle très· coulant: malS tout ~ela
ne r nd pas le fyftême nleilleur ; il en devl
feu lem ne plus dangereux.
i ' M. de Monclar toit [eul Auteur de l'Ou'
ra a qui onne lieu a ce Obfer-vations 1 011
t

1

.
.' ./", J
.
,
J81
s'en conlo erolt al tement

on eJt.
a
.1
.n: ccoutttmc
à trouver des fOl ble!fes dahs les pl
d
' . ft
us gran S
nommes ; &amp; l ~ lnInl ere 'pu~lic 'è'n cl onne rtOU"
vent des exernp 1es. Mais peut - on né n r·
, r ·d 1
'
ras lalre
éclater. la ou ,eut,
lorrqu
on
veit
dans
l ctr
. ..
r
,es
con ft ancès pre lentes ; une Compa&lt;tnie S
. d R
b
ouve~
rame u
oyaume &lt;\dopter publiqueme
r.. ft
dt'
nt un
ly eme acceptation de la Bulle· donner u
"
' à la Déne
execu~10h
pu bl'lque cl àns fon Reifoft
claratlO~ de 173 o. &amp;. en fixant la nature d"
fatal , Dec~et ~ une LOI de difcipline j'Contre
la detlOmlnatlon de cette Déclaration même
i?cerprêter .ces difpcfitions contre les Eccléfiaf.
tIques, qUI Ce préfentent au"" Ordres fans
~ccepte,r, ~omme des dipcditions qui doivenc
etre executees ; prononcer la condamnàtion de
ceux qui depuis 1720 ; oné cru devoir appeller
de nouveau, &amp; enfin condamner les nouveaux
Appels, &amp; tout autre marque extériet.lre &amp;
publique d'oppofition a la Bulle? Il eft difllci ...
le, il faut favouer, de renferrner au .. dédans
de foi la peine extrême que calife und vue
a~Œ affligeante: &amp; quelques égards que l'on
al( pour filluftre Magiftrat qui en efi le fujet,
on ne peut fe diLpen(er de faire voir fe [lUX de
fon fyftême J qui t tOLlt éblouilfant qu'il eft JI
n'a rien de Colide , tomme on efpere qu'il s'ell
c?nvaincra lui. même avec un peu de réflé4
X.1oo.
Pour renverfer le ryl1êmé de M. de Mon ...
c1a~ avec fes dafjg~rel1[es confequences, il [uf..
~rolC de montrer dans quelles contradic1i{:ins'
Il s'eft j~tté en lia dopclr1t : elles font fi (èn{i.
bles. qu'on a peine à cToile qu'il ne s'en foit
pas apperçu lui-lnêl le. On e1l: étonné de le voir
A ij
1\

~

•

•

�4

f'ir1.et:'her bien haut le ;t!enCt, C"'.l.7 ~ 2.8.
t&lt; J en t11ême· èems s élever avec rorce contre
~;s vIOlences qu~a occauonnées la Bulle &amp; . les
JlH1UX qu'elle produit; (pp. 2.0 - l1.: f5.fl~tv.• )
exclure des ~dints Ordres &amp;. des DignItes Eccldidtiques ert ver~u de cette Loi prétendùe
Jès Stljec~ non fournis, (pp. 3o. el ,6. ) &amp; donh
à entendre clairement que refufer de les
n~r
. /"
' ft
Y admettre pour cette feule laiton, c ~ ou..
vIÏr la potte à rignorance &amp; au fanaufme ;
(Pp. 4,' €5 47.) enfin donn~r la Bulle comme
une Loi, qui exige ta fo1lmiffio1J, (p. 18.,) &amp;
dire en tn~me·tems que éon acceptation 1l tjl de
devoir rigollfnlx porI" pt 1J01l1!r. ~ p. 36. ),.Plus
'" eJtirhe , p1us Oh honore hnceremel t, 1111ul.
O,l II
'1
tte M. de Monclar J plus on a de pewe a e
voir ainli aux prifes avec lui - nlême ! ou J'lutot avec fa Vérité, qu'on che.rc~erolc vaIne.•
ment au tililieu de ces contradlébons. Auai .1
he patott que trop que c·eft .ql1elqu ' al1t~e n~o­
tif qui 1'3 cOIlc.htic; &amp; en hr~nt .Ie M:rr.oae
a\7ec !lttelltion , il n'eft pas difficIle cl appe:.
voir ce qui l' enO"agé à embra{fer un [yil e~
cc
b.
~
à cl
n~e auffi r 'voltant j .... qUI 111~ne
es.a
liations fi étonnantes.
•
Monîteur de Mondat _ amu que ceux qUi
b'ht ét ' les premiers inventeurs du plan qu'~l a
adopté &amp; fuiyi très finenlent t n'a pu fe ~lffi.
hlufer les plaies profo ~ûes ~ue la B~ile fa1; a
l'hglife &amp; a l'Etat depuIs qu on travaIlle a eta'"
blir ton régne: tnlis il a (end en ~11er11e-tem~
diRh.:ult~ de faire reculer les FlU(fances cci·
gt:c dans c tte malheureufe affaire, &amp; les
:) eines qu'ont éprouvé:s &amp; qu' "' prou:,cnt encore
'" 1 j ~ eu &lt;JU11'ont ~ntreI&gt;ns· 11 a don~
t

,.

.

•

,

1

ttu d~"oir céder un. peu au tem~ ; &amp; s'ima~JoOI'
Ilant qU'Il en pOUvOlt être ici comme de tO~l"

tes les aflaJres qui îe traitent politiquemenr.
jl a jUgé que , dans . J;1 né.~e1ij , é prttendue d~
donner quelque chufe à la aull~ t jl talloit l~i
donner le moins qil' il rer.o lt poffib.le~ Ç.'eit faps
.doute ~e qUI l'a d~t:ermint! à prendre Je p,arçi
,de la faire regarder comme une Loi de pure
aljupttl1e, (/. 2.~. ) dont 1effet eft bien moins ç.
:tendu que celui d'une Regle de foi. De-là tOut~s
les conCequences .ou plutô~ toutes les incon.
féquences &amp; .les cootradlé1:ions dl,! l\1agl ftra.t .
Un peu plus d amour po.ur la véri,té &amp; la anc~C)
ritt! L.h· étienne les lUI au roie épargnèes, &amp; Ju,i
auroit faü voir que Ja pla.ce) que [es ménage
tnens politJques lui ont faie prendre , n elt pa$
tenable. En effet, pour peu qu'on e~~,mjne l~s
.moyens .qu'il em.ploie )lo~r .éta,bhr ion (v ..
llême t .11 n y a .pei'fOJ.ll1e qUl n en fent~ tou,t
,le foible, &amp; qui ne s'écrie qu'il faut que 1~
caufe des Accommodans loit bien déCe[p~.rée
Four n'avoir pu fournir d'~\ltre5 ;Uqlç~ à un
.homme ~ q ü les fçait d'aiUeurs fi bien .manier
Le principal: &amp; celui qu'i.l .r~garde comme
.déci!if en fa f..1veur, c'eft l'éloi.gnen;tet'\t .gue 1&lt;:
"ni a toujours tén10igné pOUl' qu)ot,l donn.~t ~
la Bldle la dénomination de Règle ~e .fO.I., L.fI
R.oi, .dit - il , ( p. 16. J /efl expliqué formelle.
.tJJent ,CO!/tïC celiX {rÛ dounoü!Jt à ta B. la iél1omi.4
.fl ,It/ on tle R.èX1e de foi ; .ce qu'il confirme p~~
Jes p.récautiqns , gui ont ,été .Fri(es, (elqn .Jl:1J p
cbns la Déclaration de 173 0 ., pour ·ne pa~
iier avec Il''' Ca 'ft de la foi J'acceptlstion NE'CES,~A 1~~.E de II' Bftlle : (p. 2.9. ) d'oû iJ C?nc1trl.
~tle la Bulle eit, en vertu tie c~:~e De~l~rtl
A III
4

1)

,

�6
~ion $&lt; 4e (out ce qùi s'eft p.!l"é auparavant:
,nie lo~ Jt d tj'plll1t , (5 '}U' ()II nt pl"t m t:t:igtr
14 proj t.ffiotl a ~erlturt ~DnJtm 11. ,pllrltIMm 4 /",
Toi. ( p. II. )
,
On, embaraff'eroic rort M. de Moncla~ ,, ~
exigeait de lui, avant [OU~ , qu\1 pr o u~~ qùe,
I~ Uqlle a reçu le ca, .c1e,e .ugul)e d~, Loi ;,
car il eil:, v;ihble que fi elle ne J 01.. pas J tout
(on raiformernent co mbe 4e lui '": m ~ me , &amp;
'1u'elle Il 'e~ pas plus, une RégIe de di rçipline
qu'une Régie de Foi., Mais, ne Eréye nons pas
l.me [QI ut ion qui I~ préfen te ra., l?i e: n - t,ô t d'e l le~
même: fuivo'ls cç M&lt;1 giihac. Le .8 oi... dit -i)" ne
'W;eut point qu 'on dQnn e_ à I ~ Bull e I ~ dt nornina_.
lion qe R't'gle de Foi : l) onc ell e elt,. de fon
aveu, ll:ne, loi de, difd pline. Çe raifonnemtnt,
ferait jufte d:1l1s (om au t re affai u; qu e_,e11e- ci;
~ar, tom~e, il e.ll ce,rc aip qu'il n'y a point de
spilieu e~nt!e une Rég Ie d ~ foi, &amp;. une RégIe de
difcipline , d ~s qu'on r~fu (e l ~ premiere qualité
li une. QécifipI!" 'il, ije reile q\,-e la reoo nde • lui
don~er. Mais lyl. de, Mondar Ql1blie:. que, quand.
i l s'agit de Ja Bul1ç. '0'1 ne raiCa nne pas fi. con .
féque~ment . , S'i! av ait f~ it U'1 peu d'a[[~ntion .
à l'Art, Ill, de l~ , I?éc.larat ion d!! J 7 }o .. à la ..
']uelle il donne, une. ~ g rand e a,utori té ) il au'·
Joit tjr é une to,ute; autre confi quence, Le Roi
tfun côté t auroit.- il dit , ne veut, pas qu'on
qonne à la BuUe, la d~nom i na ti on de Règle de
J:oi; !Tlais de f ..1Utre, il. orponne exp!ea~ mert .
~ans fa Déclaration de 17 j O , à t OlU ' Ces SlIj rl s
,ravoir pou~ elle I ( nJptEf 0 l a f ou miffiM 1"(
fom dlÎ s 'au I lgmulIt de l'Eglif r fw h,tr[elle l!I
matÎt rr dt D ofirim : (D éc I. du 2.4 Mars 17 3e. ,
~tt, J: ) Or un Jugement de l'Eglife univerf.lIe.

on

'1

~~
ft

m'titre de Do~rine ne l'eut être une, Lol '
dircipline ; donc il ~ntend que la Bulle n,e

ni Régle de foi, nr LOI de dlfclpllne. VOl ..
vrai e con Céq!-len.ce quil Cuie évidemment de'
la volont é du Jl.oi &amp; de tous res !;rJê~ s, &amp; D é·
c1arati ons. ~t. fa ue l'avouer: cetr e c o~ (é quen cct
n'eJl: pas fort honora ble p,our ".euX"" qUI ~ ne c":1ployé dans. cette affJite r Au torité d ~ R o i ; m a iS"'
il ell clair poU)"" [Ou t homme·,. qUI veut f~lJ e
urage de fQIl b OIT (ens qu '~n n e.1l B~~t ~ lre-r
une autre.· C b ~rc ~er une vOie do concl ha t1~ n ,.
com me rlic M., de' Mon dat J ( p. ,17.), c eft
cherch.er à, (e' rédui re foi.- tT) ~ me ; . c e~ s av.e~.,
1er, pour, ne' pas vo i r le jour, en plelO. midI.
g Ce que le' Ma&amp;!fi.rat ajouœ. en .contlnc~nt­
de s'autor..ifo· de la mê me Declaration '. Il dt
pas mi eux. fondé. U ne preuv~. Cel?n lUi , q u~
Iç: Roi , ~n' donnant celee Declarat1 ~n , a p r~r
rendIJ. (fll fi D11Ctl' cI"irtrm nt '1'~t l a' L~·f. . t~ dt tI'i "
, /'
(pp' l O ,,'
' r ) c elt qu Il.' 11 , ,,,,,, .fi
fl f til t , .
Q,'
l
't

1~lla

l '

poinr, l eI

EVt']fttS

li. rrfufer It ' tf.~

of

roos

.tf

&amp; ne ' l eg~titHt' p'zs .t~ inrl!'r"o~(fIOl n· '
!t I ~égafd de toru 10 EcrhjifJjt i'l'Uf .... rn ~1S .C~ L.l _
lernen t à l''-'gard de - ce~J1C qui ' on ~ ttt:("I1"::- Jo~
" qu "1
Irlllllr/lrmw t p,lr ecrit
l S pe~ ftllen,"
. ~ ,1.", 1 Ap- .
pd, Mais la D éclarati on n'exI ge-telle ~as ,de
f OIU Irs S" jrts, de "ttJ 1,,·ét ~t ~ cOll d,po1f f U ,l,
I(ii rtlt une f ou nl iJfio ll à la Bulle. comme an }J.r~
1:
' 1 '-;r, ()lIJ1.' r-Jt
,r.// e t11 ,ml1fiere tlt ' Do.
f~ m tfl t dt 1 EgI IJe
ilr;m? ('m ême Dëcl. ihid.,) N~ordonne .. re.-[l~
p'3S que cette Bulle f oit i wu i o/a blt' mm t oL}. :Jft
j~IOtJ ).1 forme 0 twlIl r dM, ! t out le ~oy a.ume ~
Par là ne don ne _ t'eUe pas l,loe pl e ~ne lIbert
, '
l' é tlon 'de
i UX Evê qu es de pouflulvre ex cu
. cet
' 1e à r é ga( d de t OUS les Sujets. , ..illd'ffm m"
p&gt; (PC
Ré/r.lfll1ires .

,

A 1111

�S
tfl' . ( , .

9'
tet, Aeeom~ode~ent , dO~t fit "(lfl rut r~"pn.!

'0.) O'ailleurs f' Art. f. ~ue f~ M :

githac dce en [a faveur, a pour but de dlfen.
tAre des tJOU.;tJÜr jôyrnfllec dl' fotifi'ytfttotl : mais
tfend-il de s alfurer pat dtaurres voies de 1:\
foumilIion de tO/4S Irs ,""'ujets ordonnee li exprt!f.
fément par l'Art. J ? Enfin le liletlce de l'Art. f.
peut il prouver quelque chofe co~tre les pa ..
rofes claires &amp; precifes du ~e. qUI ecartent fi
\'jfiblenlcnt toute idt:c d'u e LOI de difcipline!
On en appefle ici au jugelnene de M. de Mon.
clar lui. In ~me.
Il eft donc évident que fa D5daration de
17 ~ 0 , qui Ccrt comrnc de ba fe à tous le~ rai.
fonneme s du M3gitlrat , ne tlvurife en aucu.
ne forte fon fyHc?ole, &amp; qu il ne faut pas ~U4
ontraire autre chofe que cette Déclaration
rn~me, pour le renverfer M_is quand il feroi:
vrai qu'elle le f: voriferQtc autant qu'e le 1~1
eft contraire, on ne voit pas qu'il pùt en tl~
rel' :lvanta&lt;Te. 'at Je qu He autorité pellt être
b
ici une D~claration
, qu'il :tppelle hu• - m ême
\l
()fn&gt;w.t~c dl' If~ PTt :O:J1Jfe , (p. 17. ) comme
cn l'a d~ja remarqué; qui a 'té dCC01'dée , pour
flOUS fervir de Ces terme~, "".~ prù1"f$ des Ac.
ceptl"JS ; (p. J 2..) ou plu ôt, qui a été le fruit
de leur importunité &amp; de leurs cabales t ~
dont l'enrr{!ifirement a 'r:é, comme toue Je
rno l e le r;oait, l' fret d _ c tte violence, qu'.
On enlploie d put fi 1011 - teIns, pour faire
Q n r 1 Bulle ~
A r é, rd cl J Dé 1. r. tion de 17 10 , donc
l. cl
ncbr Cc fere :luffi, pOUf etayer (on
fyftêtne, elle ne lui eH :lifruénlent pas plus faorable; car eUe efi: fondee, comme il en

nvi le, [ur J'Ac omolodernc

: (Pt 26.) 0'

carton, ou plutot. le dementi, qu'on donna
à la Btille par UA Corps de OoÇtrine
'
'.
, prou_
ve eVldetnll1~nt qu eUe n etoie pas con{iJérée
c~tnrn,e un D~'cret de pure dZjêJplt1Je. (p • .t8. )
D atlleur" ~et Accommodement étoit conditio~nel; &amp; les conditions n'ayant jamais tteS _
exerut~es, JI ne fubrtHe pl\.:s) &amp; par c,onfé..
quent la Declaration doit ~t.re regardée com..
IDè non avenue.
L~ preLl ve~. d LI Magi firat · fe tournent donc ,
comme on VOlt:, contre lui m~me, &amp; conf~
pirent à dttrulIc fa pret~i1tion , d'aiJleurs in ..
!OUt:I13 ble, ~ ju~er de la Bult\! , foit par el..
Le'me~le, purfqu dIe c.Qlldé1mn.e , non pas feu..
Jemelle TtIJ Ll v 1&gt;e, dOnt cl f Îneeid;r la lei/ure
comme il voud,roic le fa.ire cr(JÎTe , (.'J 18.)
o
m~JS .des l'ropoGtions ,ow il eH qlJeftion des
pnncJpaux I)ogme~ de Ja Foi, &amp; 1lù;Ue les
cOI~dam?e comlll.e hr:rt'[j'i~I')S; :&lt;....it par ,~ P,t'.;"_
traJC qu JI ~n faIt dan:;/ un endroit (FP. 11.
!3·) ?Ù il tn~tr~ ~[fez iiu'il ne s'y agit pas
de pOInts de dJfclp!ine; (oit enfin par l'idée
que s'en fone Formee également &amp; {es plus z~.
lés. défenfeurs &amp; fes ennemis les plus déclarés
'lUI en -ont toujours parlé comme d'une 13u110
llogmati'fue.
.
Mais ce q~i 2cneve d'en démontrer fa
f~u!feté, c'eft d'une part J'aveu que fait JAu.
l:ur du Mémoire lui Ulême t que la B. a;par~
htnt â 1" DOCTRINE fOllr l'examen e&gt; /a Ctn.
j.trt. (p. J 8.) Car il eil évident &gt;
que J"e"a,men
~e ·Ja Bulle étane dotlrinaJ , elle ne peut .ê tre
tn 'D écret de ptlre DifcipllfJe: un tel examen
&lt;1

ppofe Iléce~airement des }&gt;oint5 de Dofuj..

�10

de~ points de Foi. &amp;:opar conréquent que
le Décret q~i les renfernle eil un D~cret Doc·
trinal, D()grna::iq~le &amp; a ppanenant à· la Foi

né

t

Il eft

rai qu'il a j(IÛte audltôt qu'elle' appar ..
ti~nt. à Il lJifup/!'JC pOln J'e.r:uII 10il:. ( Ibzd.)
tnais c'eft. ne ri en d He ' ; rui tg l e fi 1:on' pOUe '
~oit c('ndure de - la qlJe l't Bulle eft un Dé ..
cree d;e Difcip.llne, il faudroir..CQncèJure la mê·
lne cLofe ~ l'égard des ' Juge,mens: &amp; de~ Dé~
crets r~

OilOUS

de tout I.e monde' pour Dodri.

Daux: , dont l'exécutiol1' n:a pparti n pas moins
il la Di tci pl ine~J C' 11 d'autre pa rt l; [uppofi.
tion é&lt;Ta{ement faufr que la Bull ett une af·
faire jugçe 'p'0ur Je fÛl,lds "qu' 1I~ eft u.n Juge. '
nI e/Z t de rË rtif'. (lIJl '.) La
t'claratlon ' de
7" 0 " eft eUC0re i~ i le ga ran i de r-.1. , de Mon·
çar ; , &amp; c'etl en effet dt: - la qu .' parc ' cette
l 'cl. ration;, p'our érig r 1 Bulle en , Loi dLl
oyaum · =, On/oN 10J/Î , eH - il. dit AIt " que
J.ili
olIf1ittltic Il
ni ~cni~us .• ' • flIJI tlfJe LDi
de l' f1{:jè 'pi'r i':" t'} t.Hian, tJui fil
bi flûte"
1

r. le [flit mlj/i ' rtg'lrl/ée om lJe tin, Loi.. Je noIr,
~o Il/m~_ (Detl.
2.4 - fs1t· { ' l .7~ • A1t. , .)

art

" ce trait· feu fLlfur i', p'Oltr d~tnontrer b,
ullit~ e 1 D'clar tion "
Ll nd el e ' n'aurolC
as le défaut e{T~ntjel &lt;Ille nOll :1 7ons , déja re ..
IHarqué , &amp;. qui la rend nulie
plein droit: car
J ' TI, encore une ~ is, nt il p1vs faù:X que et~e
f~ipp fition , comme 00
~n,ontré tant de
t is an llll mut iude d'OUY.3 rres fi lunlineu x•
t t (ft;t , il n'y a ja n ai~ u d'a ut re ug e•
t fur la , Bu l , q'\ cdui : d
r,A(femblée
de 17 L.}, fi o'en el UJl. Or iJ efl: {l\peu re'"
(On1ln un J ug ment de l'.Eg,Ii fe t ' que
)

ra '

nd ~ lui - nl~tl1e n fait , as difficul '

• que lesr~Lettre p
lé de, convenu
nées enfuice, de ce J u em~ntS atentes " dori~
trées pour preparer ~ ~Ot.t P " furent ~t.1regî,

' J ' o u r Conr.
ceptdttol1t IIt,CS Eg/;fes. (p
'J ()11'Jmcr t.' ac-,
Bulle pOllvoi t - elle donc·' ",1.; )~ 1Comment l,a.,
"
erre (lors
J

lIlent d. e 1..E~1 t [e uni verfell e
fi' ~n. t,I~eçes Eg/.lfes n etoit P4S Dl"
'
j acceptatIon
" d '
eme prchan:e
'
Fr~ten u )ugement? Auffi n'em "ê
a~:es ce
la l(eclt~/}JtI/JotJ d'éclater {
P cha · t 1t pas,
' Iel
e toute pc". t , apr:es
\
'lm Zlltf1'V.J
affitl
(OUt-t dt,
,
etollneme1.J,t 0 d
t,,,aZIIU, , ce font les ter
d
,e '~fJIfJ.,.
L
' mes u Macrdl
)
; 4·
4 nUJ"tcrc fut de'v olue (lb' cl tl ,rat~ (p •.
lit/ CO!Jette GélleraJ pm- 4e;.A J • &amp; p. 25 •.1.'
(l/Jl1 Frallçol S r~1)' ,rd ~'a 'r
.
;pels, 'lue tour
~
OUJour s C011
C
'lues fj IefJi'z»rrs ,t'eu"'"
'/
Jtne
IInoni ...
.) , ." . ,
'jJe1lt-: S eu P h '
1;)E SOLLICI T ER UNE DE'
our 0 'Jet 'lue
~L
ClSION DE L'E
y
1 SE V N 1 V. E R.S E L L E QU
"
,
1
•
v,

LADoCTRINE

cf

'

,

JECLAIRAsr '

'"

n'y a v i d " t5 emped~(tt les furprifes Il
.
0 t
onc pas encore une telle D' 'fi-'
~ar conpfequenr en 1
1
. eCl IOn.
n'y avoit pas, ' d~ l'av~; ~~êmo~s ddeel~A'AppeJ 'di!
M'
llteur
'. emo!re ,de J ugenlent de J;Eglife C' il
"
cho(p, notoIre qu'il '..
, . e. Qne..
"
n y en a pOlnt eu depuis
ç ar l'acceptatIOn
qui a été (;' d l ' · '
ar u li
d
'
aJ te ans a. fUIte
P
"
n l , gran nombre de perfonnes ne peue '
~tre reb~rdée comme un Jugement'
'r. •.
elle'"
" V,l'libl
' pUlLqll
. ~ ete
1 ~ment l'effet de la [éd fl'
b
de la i l "
UClJOn ~
n
v a ence ;, a mOIns qU'Of] ne, voulût don.
Mer:~ce nom au Corps de Doélrine de 172.0
Q a~~, outre qu'il [eroit plutôt, à quelques en~
r~lts près, une condamnation de la Bulle
'lu lin J llgem ent en Ja
r. r.
'
•
J'c:o-ar
layeUr, pqifqu'jJ eil l
CJut;'e11Q de p~e{'que toutes les . P.ropaiitions ce
o
' de J aveu du premier Parlement du
yaume ( Rt'montr. Je J752.,), la modii- ,
,

&lt;

t

• • •

,

...

.

•

�..
!.
. ' arion apporée . fa Propofition XCI.

10f$ C

J'~nre~Îlt'e?lent des Let:re~ Patentes de J 7 t 4c eft a - due, fine .1j]ertzoll des PropoÎltiofls

être regarde&gt; comme
un J ugemetlt de l'Egli re pour plufieurs rai ..
fons pt refl1ptolre~ La premiere. c'eH qu'il
n'a été adopté &amp; confirmé ni par l'Eglife de
R)me, ni par aucune des autres 'gbfe' du
n1onde. ta (econ(1e, ",'dl qU'll n'a pas 'ct' u"
nartimemeht acc&lt;'ptc ar l' '.gtife de l'rance
Inêrne. J a cr i hen e en 1r1 , c'eft que, comme
.co l'a dt ja dit. il n aU, llcllne ~x{ cution.
11 efi dope d'une évidence ,1 bqu lIe on ne
Feut (e rerll~ r, pour peu qu'on ait de fincé·
rhé E de bonne ~ i , qu'en 1 7 ,0 il n'y ilvoic
po ·n t de lug ment de l'EgliÎé rur la Bulle,
qu'dIe n'en étoit point une loi. La Oédara..
ion ~rc ure cl 11 f: ll'X n le fuppofant. cpm.
nle elle le fait:
omme d n. pareilles mati Te elle ne pellt ti rer fon utOl ité que de
J certitude de ce f ie. il fuit qu'elle n'en a
U lln , qu'ell etl nulle &amp; de nul effet. ~1. de
1 n lar
d nc pris un rort Jl1;lUVals git rand
fie fa uppoGtion; ,. (on ryfléme cr ute 3\'ec
Je f nd ment TU1~ cu. fur le luet il Cil: établi.
n n'dl plls qu {t'on de tlif, liter fur L, Jéno"
JIl i n ri n q\l. 11 dit ,1 C) n r a 1n fi. ~'i 1 fa ut h
r
In 1
ébt d ..-; i () U C m me é·
. f\; fit e : i 1 ft . aj r 1 Ut 1n t e 1a11 t qu' d .
tl ' &lt;.:
11 i l\H~
1i r I r e . Eh ~ clap dU:' il
t:tr
autr ment . Jle n'el pr pre qu'à nl urc
e d .~ rdre l:r n n la H'g1e dans la f oi S.
ans la l)if'i ipline ; 1.. . c"e (ut le frule qu\:-ll,e
roduit jll[qu' ici ,
qu'e ll pourra jan :lIS
dOre. ·11 u' ft pa nloin:; cbir
évid-e(l~
"',ndamtlées; il

•

Me petit

4

J

t

(,; P

.l1à
,IJ
que c eU. tort qu on la quali lie dI..
ut : jamais ce tître ne lui c
. e . ~1 . de l'~ ..
poine une Loi: elle nten a . onv~nt. Elle n'e11:
des càtaél:eres. Et eh effet ~~:als porté aucun
on reO'arder comme L .
ment pourraito
01 ~ une Bulle
d
de Monclar f3it lui-meme il e , ) ont M_
ble d'en it)fpirer la plus g . . annd Phelnture capa...
e orreur' (p
~
r U?,ë . Bulle, à laquelle on n:a :~
onner JUlqU ICI UHe ombre d'
. , ' rU
foulant aux piés toutes les L . aUdt~r~te, que en
.
orx IVldes &amp; h
aInes; une Bulle, qui ne rtunit 1 fi ffi
Qque quand il stagit dten di re cl es lU rages,
Jaqudl~ on te di vi Ce,
dès qu"! ftu ma ft~ &amp; fur
.
1 e
que Ion feu.•
d
1
1ement e a qualIfication Cl'
d'
-1 U on
ott l Ul. don
11er;
une •Bulle
enfin ' que [es P1IIS ar deos dé-.. .
r r.
r.
I~ nleurs n OIent nommer dans le
"
'.1
.'
meme tems
qu 1 s eh PQUr[Ulvent l'exécution a
.
d'animofité &amp; de fureur?
vec tant
De tout ce qui vient dlètre dit 'f r..
là r. ,il:
'ft
l! !Ult que
"J oumfJJ1 0" n e
point dûe à la B 11
eme
une ioumiŒon dtobéi(/~'1Jce
cr,
LI,te.
e 'd;~~s
.
J.I
V
1.JC1me,
comme le prétend M • de M onc 1ar •
•
"CJu on eit encore a cet égard au mêtne
. c'
qu'e n
1
d
pOIn
ufil J Î 1 7, ors e la R.Lclan at.ion générale;
,. eft tOlIt a u1Ii per011s que Jamais de S'li
I01l1dre
l qUI
' fut pourJ
lor
. .'.en ...'ldh'eranc a'1' Appe,
s JUrt.dlql1ement interjetté; qu'on peut enre ;lijJo ur d'h U1. e'1 ver la
r.
.
VOIX &amp; crier contre
~onilrueu:&lt; Décret; ( Et plût à Dieu qLl'on
, ~ fi unanImement &amp; Ii forcement qu'on
~çat enlin les Puiffance6 dtouvrir les 'oreilles
eHes tiennent fermées depllis fi long-cems à
~ ma!f.leurs !) enfin que s'il eft quelque
eCaUtl0I1S utiles, Elue la (~(}'e prévoyance dli

,,1 .. ".

)

. '

4

4

J

dement d'Aix ?uiife ado!,fer pour l'avenu

�•

•
14
ce ne peut jamais être de lailrer au mitiet}
de nous un ennemi qui caure tant de trou ..
bles &amp; d'horreurs, &amp; qu'on voudroit inutile.
ment enchaîner plr des palliatifs' toujours in·
fuffiflns ; mais bien plutôt de Cuivre ln toute
tracée par le Pa rleolent de p~ ris dans [es Re ..
montrarlces de 175 ~, en rédui Cane la Hu\le à
fa juite valeur) c'cA: ~ dire, en l réduirant
à rien, n lui enlev.wt g~n ·ral.....tnent tOUS les
effets qu'on veut lui donner'eil: la. l'uni ue 111 yen ù rérnédier ~lllX
maux que pro iuit partOllt
H~au t f! ibte
de la olére d Die l : t u âutr [er~\ tOUjours
inutile &amp; pernideu ." j rc emplI,; du .1fl: doit
hoU en conv ·lil1l..:r . L cl
lt cl fine nt J nS
toute cete atl:tÎre eH: e qui nOUS a j tt dans
l s excr Initt;s fa hc'l
(\ noÙS fmnrnès r •
duits. le mCJ n d'en ~ rt ir l , cl. ,Tl de.. revenIt. un pl ine
ti re 1l er~t ~ ;
c~ ne
{1 ra qu 11 Cui var,\: c ete r 1te qu on y reVl .:n"
clr., el\ qù l i \. d t\10t cl r n et' capa"
ble,
l1In ... on l' . dit
'. b rd, &lt;l u d'. ug nentrie mau t
de les perp tu ,e les ren·
claot' iocurabl
L S ~l1n llllS dé la paix ne peu'i nt' I1"\ nquer d'en ti r un avanta~e conhd •
tabl . : ils Ce rerviroot d ~ n
mOl e ; comtn~
d'une arme pr ptC entr tenir 1. divifioh, qUi
a f it jufqu'id tOute leur fore .: Ils 3.,tta qUer ut
e que dit le ri meut d P ri 1 ( h. ,,"~lJlr. d,
t7S~'PP. 147- r? 1 . )que 1 Re /.m i tlOIl Coll'
1
,
tr , B.) pou ' r tre moitIS é 1 t. !C 4JU tll ~ 7 4'
nt
,/ttJ tft pli moitH 1 III :r lie;
Ils publtero
d'un ton tr' mphant que la Bulle eit reçuet
ui~ ue le P den nt d Provence le déclare

r

~
Après qUIS
aurontjetté
à leur or d'·
1
Il?' l' ffi'
.
1natre e
tfOU bl e ~ e rOI, 11 s retomberont
r.
1e p'ar..
.
lur
de .P rovence
lement
hu-même ,
&amp;r
Fe ont vOIr
.
. ft'
.,
ai.cmenr:
tien. n..ell fi contrad·.n.
.
1 que
.
r
Juoue
avec
la Bu 1e que la mnnlere de l'accepter' &amp; . r'i
Jl era en d e'fi nluf
. . ql1'e l'acce t '.
alnll
1 ne 1'1'1
r.
p aUon,qùl•
elt la lourcc! d.I.- Otis nos maux.
• Qllel. m ti(,~ plus preir:nlG pUllt l'illuftre Ma~dlt:)t . d')(l[: 1 Oll~.1 age , précie~x à bien des
egardS,, nl&lt; f l1tr qUIl [ent , cornme
.
on l' a reml rqtl " .;) t: S r :'1 il b() es que la B~ , 11 e ra
~ l.t parmi.
~
r.
nous de,.
,. llS . uarar
. te an ' de revenir ~ur
les
pa t 1..&lt; " tri v:nller [~tl. dchti, à f.1ire rentrer
le P.art, ent. d'A ix dJns le:. vues fi f.1 ges de
Cc1U1
·l. bl ement
. cl (le Partsl' ; afin qll\~tant indiv• 111
UniS J1JS .la rOI n e ~ comme ils le font pour
le fonds , J!~ .0 pof nt C !le mion même corn..
me u.: hanlere il. ,j rlcible , a toutes les ente l'ri les de l.: u. q li n~ tendent à rien moins
en. vO\.llan~ ta bl,i r, à quelqlle prix que c;
fOI.t , le r&lt;:gne dune, BuJle ,iluf(l ·,pernicieufe 1
qu a renYed~ r l"Eglife &amp; J'Etat?

,. 1

1

\.J

Le

p

fiti \'ero

Ilt' nl:.\ÏS il n" en rcfteront pla,
•

lQ.

Oelobre 175;,

�\

A
1

DE LA COU]{ DE PARLEMENT.

DE PROVENCE!)

•

Les Chalubres a[e111blées.
.

E~trait

dts

I{e~ iflres

de

•

du P arlem~nt

Provenc~.

U 1. oétobre 1713, les Chambres
ifcmbl' es ~
Les Gens du Roi mandés &amp; ouis dans
leurs concluÎlons :
'
.
LA ""(){JR, 1 s Chambres affemblées"
cn renouvl!llant les prec~dens Arrêt &amp;
Arrêtés fi it· p r 1 Grand'Chambre les
1i mai, 7, &amp; 2.7 juin dernicl:s, a f~it
&amp; fait it'rativ s inhibitions &amp; d~fcn{es
à tous 1 s E cléfiafiiques ' du l'effort, de
faire aucun a e t nclant au fchifme, &amp;
d'introduire de formules cIe profeilion
d oi rbitr ires; leur enjoint de ic conformer, en admini11:rant les malades, auX
loi,x de 1 Egli e reçu ... s d, n l'Etat: Or-:

A

�2

(1onne que le préfent Arrêt fcra i nlprimé
&amp; publié , &amp; que copies collationnées
ft ront cxpediécs au Procureur génér~
du Roi, pour être envoyées dans toutes
les SénéchauŒées du rciTort ; lui enjoin
de tenir la main à l'exécution. igné Des
Galois de la Tour.
Coll tionné, Çigné Dcrcgina.
Certificat de

Me.

LUCl, Greffier

audiencier ,n,
énéchauffJe de 111 trj' ille , de Il leélure

la
&amp; publicatioll Ju.dit Arret ,fq.it, à L',Ut ,
diellc dit 5 lloYelllhre 175 3·

U &amp; publié, le plaid tenant, ( l'at~~
..... clience de cc jour 5 novembr 1753

/.

C rtijicat de t!. ra rage , Greffier en ladLl
ln 'ch Itffie, de t'çnreGiJlr~m,nl audi&amp;
.Arrel.

Nr gillr r· ère le Greffe de ce ié~
_ g . n conli uence de l'O.rdonnaort;n ne p r onfieur le LIeutenant
én r 1 ivil fur 1 r quis verbal d
nficnr 1 Procur ur du Roi, à l'au . .
di nce le
jour · aÎnfi 1 certifion
...,,,us Gr ffi r fOllffigné. A arCeille , le )

v mbr

1 753,

içné

ara e•.

-

7

=

Extrait du Regiflre de la Sénéchauffée de Marfeille, expedié après la
proteflation écrite à la marge par
le fleur de S'aint Michel, le 4 dé-..
cembre 1 75 3 •
,
Ayant pris lcéèure
tout ce qui cft
ci-contr , nous (onl-

mes bligés de dé 1arer uc n Il voyons
3yeC ctonnen ent l' ordonnance ci-contre ~ ...
none c en notre nom;
ce qui fer oit une defobéiilànce au Roi, attendu l'ordre de Sa
Majefié à nous adre[fé par Mon(gr leChancelier , portant de fu[pendre la publication
de l'Arrêt ci-Jeffus du
2. ot1obre paiTé, [u[penli n que le Roi n'a
point encore 1 vé;pro1

1

te!bnt en eon(equen.
ce de tout ce qui a été
fait. A Mar[eille, ce
premier décembre mil
(ept cent cinquantctrois. Signé waint Mi . .
cl cl.
-.

Rrêt de la Cou
- du Parlen1ent "
les Cha!1 bres alfem..
blécs. Extrait des Re.
gifires du Pa tlement
cl ~rovcnce, enregi..
r'
re cn con1cqucnce
oe l'ordonnance rendue par Monficl1r le
ticutenant général
Civil,à l'audience du
~ noven1bre 175 3 :
Sur le requis verbal
de Monfi~t1r le Pro-•
cureur du Roi.
Du l oaobre 1753;
les Chan1bres a!fem...
bl 'es':
Les Gens du "Roi
mandés &amp; ouis dans
leurs concluhons.
1

A ij

�-

La Cour, les Chanlbrcs afrcmblées
n rcnGUV llant les précé cns Arrêts
An êtés aits par la Groand" hanlbre les
lot mai, 7, &amp; 27 juin derniers, a fait &amp;
fait it "rati ves inhibitions
dé t:11 cs
tOU ' le E
lëfiafiiqucs du rc1Tort, de fai.
TC au un aac tendant ,li
hiünc, &amp;

&amp;

cl introduit de formul de pro t: 101
d oi (J bitre i
; 1 ur t&gt;njoint de {c conf; ln r, n adn,inifirant 1 111alad s
U J' loi ' d~ l' gli~ re ue
dans l' t t:
rdonnc qn le pré~~ nt An "'t
°a iln)rinl~
publié
., CJu
pi
lfali nn~
nt
( i~
n P CUI' ur
gt::n raI du R )i , ur ctr
d~ n
tout
h: ~I' ha\l{f~
II t
rt ; liti
n j i nt detc n i r 1 nl 1n dl " II t ion •
igl1 '
ZiO/lllé,

J

iGné D

D

LA T

1 lA.

I R.

olta~

~u même Re?:ijlre de r, Séni~

#&gt;

Extrait

chau.~e:~ de N!arjei/le, expedié apres
r addztlon fatte par le Sr de Saint

A!ù !le~ , à l~ fuite de fa pr?teflation,

cr ecrtte d une encre diffirente

le 9

décembre, poJlerieurement à l'expl:
dition de Pextrait ci deJ)ùs.
Ayant pris leéture
~e tout ce qui cil:
ci-contre, nous (onlnlCS obligé de dé 13rpr que nous voyons
,
• vec etonnenlcnt 1 or~
donnance ci - contre
l-nonc(~ c en notre nom;
ce qui lèroit une def·
()béiHance au 1 oi, attendu l'ordre de Sa
Ivlaj nfié ' nou a Ir né
par Nlon(gr. 1 hancelier s norrant de fur·
pendre la publication
de l'Arr "c ci-deffus
li fi .cond odob, cp ffé, Cu pen lion que le
0,
,

0

RrSt de la Cour

du Parlement,
A
les Chambres aifem-

bléeS. Extrait des Regiftres du Parlenlent
de Provence, enre-

gifiré en conféquence de l'ordonnance
rendue par Monfieur
le Lieutenant - pénéraI Ci il ,à l'audience
du ~ novembre 1753:

Sur le requis verbal de Monfieur le
rocureur du Roi • .
01 n a pOl n t encore
li 2 oB:obre 175 $,
levé; prorcfiant en
°

les hambres aŒem·
cc qui a 'té fait.
b,lécs:
l\~ar[eille, ce pr mier
Les Gens du Ro'
Q(;celllbrc nlil e.[it
onîcquence de tout

A iij

,

�6
l't~t cinquante - trois. mandés &amp; ouis dans
~il'né Saint Miche1.
leurs conclufions :
"Lettre de Monfgr.le
C
1 Ch
han elicr 3 nOll S écriLa our, es
amte le 16 oél:obre nül bres a{fclnblécs, en
{cpt (ent cinquantc- renouvcllant les pré..
trojs ld ' ntain blea"!. c~dens Arr"ts &amp; Ar.
1\lonhcur ,Il.:
01
rêté ft its par la
me ,harg de y HIS
l
1
mander qu'il vous orra nt! haln)f , CS
onnc de (ufp ndr
'2 1 n1( i, 7, &amp; 27
publi ation cl l' rrêt juin derniers, a fait
du Par!clllcnt de Pro- &amp; fait itt=r, tiv s inence du 1. otlobre ,
ju(qu'a ce qu vous hibitions &amp; dlb nfcs
;ly z re~u de nouveaux à tous l s Eccléfta.
()rdrc de (a part. Je ftique du reffort , de
ui ,Monfi ur, oU
il net n a8e ten..
air t io n ' vou l r,
. dant au fchi1me , &amp;
ira i n~ D 1JamOlnon.
lC it uf 1'0d introduir cl s for ..
iginal , Sign ' Sint nlul s cl' profeffion
~ . 1 1.
de oi
bi rair s ;
njo· nt d C con ormer, en admi·
nt 1 ma 1 cl ,a u.,. li· le 1Eli
ç 1 dans 1 Et&lt; t : Ordonnç que
pl ' f, nt A.rr&amp;t ra ~m r~m &amp; p tbli' ,
q
Olle coll, tlonn
r nt ~..
di
U Pro ureur
énéral cl li ROl,'
"''''ur Gt en
da os toute s les Sc"
~ h t Œ'
du e( ort ; hi enjoint de
t nir la me in
1 c"écution. ign des
aloi d 1 Tour.
li ti ~n. ign' DERE.GIN •
1

°

1

1

..

7
~-W1fA!W1il!V:WW~Jt)$
A

1

ARRETE
DU
PARLE1\lENT I))E PROVENCE.
U 17 décembre mil iept cent cin4
quante trois: Les Chambre~ affem:-

blécs:
M. de Ripcrt de Monclar, Procureur";
Général du Roi, étant entré, a dit qu'il
cft obligé de 11 ettre fbUS les yeux de la
Cour un Extrait du regiftre de la Séné..
chauffée de Marfeille, par lequel le Gref...
fier attefte que l'Arrêt rendu par la Cour
le fecond oétobre dernier, a été cnregifrré
apr' s la publication faite par Ordonnance
duL· Itenant-Civil en datte du ) n()ve ..
bre ; &amp; à coté ca écrit de la main du mn4
ln
Lieutenant,
qu'il
protefte
contre
c
t
,
,
,
.
.
enonce, pr ten aot au contraite avoIr
été chargé d'orelr s {ccrcts à Jui adreŒ s
pour fufpendre l'exécution de l'Arrêt:
qlle l'entrcpriCe inouie d'un Magiftrat qui
oublie tous les principes de fon état, &amp;
fon étonnante contradiélion avec le Gref..
fier , font des exemples fi pernicieux
dans 1 ordre de la lufiice, qu'elle ne peut

A iv.

•

�,-

8
pr ndïe de trop ju1tes rnc{urcs pOUf c
, claircir les caufes , &amp; en réparer le \
{cand' le. '
Rcqu'crt flue M '. de aint Michei Lieu_
te ant- ... ivil cl, la énéchau~' e de Mar..
feille Luce &amp; Varage le cadet C0111n1Ïs
au ; fie {cront mandés v nit pour fe
,
dO
rcn Ire (11. pied de la our 1 n,?r 1 I~
lu "' 0 1)".( nt" tr . heur s de r le ee,dans
le Pc lais; avec injonélion 3ufdit Luc &amp;
Tarage d'apI ort r le r giftr de l~. 'né..
hall '~tn orj inal,
U Gr t'fi r en
htf de le; ll'lI" d li fer a c te t . ,t
11: f rti , ayant r 1111S fur 1 Bur . at~, ledit
·tr&lt;it du r ffi cl l ~t1t:: 1 ul1
de
1alfcill n J'Hl du ~ no clnbre 1753.
uledit .. t (it :
i en d ~ li b~rlt in:
la' t a r t é 11
l t
1 I... i ute ..
il cl] 'n ' hau
1ari il·
•
'Ira
l
ad t on1n115 tl
7cnir our ft ren..
url III r cl i 1
t1
d r 1 ~ da n te
c: u di t
uce
i r cl le . .
T,

. 1\

4.

1

&lt;]U
.,

nir la main à fon exécution. Signé des Ga.:
lois• de -la Tour. Collationné , Signé De-

regl oa •

L'an J 75 3 &amp; le J 7 jour du mois de dé.
cetnbre après n1Îdi , nous HlliŒer en la
COllr de Parlement de Cc Pays de Provence, fou/ligné, venu explè., en cette
~ill oc Marf ille , Otl étant ~ en vertu '
de 'Arrêt de ladite Cour, les Chambres
a{fclnblécs , de ce jourd 'hui, ci - deffus
par extrait, &amp; à la requête de M.le Proccureur Général du Roi audit Parlement,
avons intim~ &amp; 1igni6é le fu(dit Arrêt
a Me de aint Michel Lieutenant. Civil
de la ~néchau{fce de cettedite ville de
Mar{cillc, aux rs Luce &amp; Varage cac1ct camlnis au Greffe, &amp; à Mc: Varage
aîné Greffier en chef de ladite Sénechauffée , atlJ~ fins qu ils n'en ignorent;
&amp; fllle 1 it Me de Saint Michel, le~
fIeur Ltlc~ &amp; \7arage cadt.:t, ayent a
· la C our {,emaln
'
.
fc rendre c ux picds de
mardi ) 8 du COUf ' nt à trois heures de
rel vée dans le Palais; &amp; lefdits Luce 9
I\'G f.
Varage , cad t , &amp;. V?rage ~l~C
fier ell chef, a h1tlSt 1re à Ilnlonéhon
port 'e pn r le {ufdi t Arrêt, dUCf.uel cn
avons xpédié copie à ch~cun d'Iceux,
enfClTI le du pré(cnt explolt , ave.c. due
conlnlination, en parlant en doml'lle '

:e-

�10

·1 urs perfonncs par noufdit Huiffie · Mde S~int Mic~el ~ dit.)~ defirer pour té..
,~olgn~r fa )uih,ficauon , ~qu:i1 foit ici
,. cnonee au long l ordre du ROI à lui éma.
"né do Monfcigncur le Chancelier en
datte du 2.6 o8:obr dernier, port~nt.
H MonGcur , !~ Roi me charge de vou;
~. nlandcr qu Il vous ordonne de fuf..
~. p ndre l publication de l'Arrêt du
,. Parlenl nt dt: Prov ne du 2. oélobre
• î
~. Jluqu
a e que ou ay z reçu de'
,)nouv au " Oldr s d
part; 1 né
) D I.lailloign n : 1 'In 1 ordre ci-d f.
II ~ . trouve tr nCcrit
nfuit
fon
H dir
ur le rc iHrc du Greff~ ; duquel
" ordr le R' pond-lot voit cl ~j donné
con noiŒ. fi
le 14 no cmure paft'
,) au ubilttut t: 10I11CUr l Procur ur
, cn raI:
pondant r rfifiant cl os
" c qu il d 'j 'rît If 1 rcgiftl'e du
rcŒ p rt n qu'il n' . point rendu
r onn nCt; qui y fi 'noncée fous
"Jon n m, u C\ j t cl l nrcgifirement
~ dl~ it A~(t, ayant ét' ?r ~ m 19r~
, lUI d ob Ir
U."
rdrc Cl - cl {lu qUl
"lui njoi noi nt dt: fufp ndre la pu"
• bli ti n u ufo· t Arrl\t (. L'ayant
r ui de fi n r a dit n, l\ trt:: néce{fai~
J
no\.1 tommes ~ uffigné.
ign ' , l OARD.
#

1

1

li
XXXXXXXXXX~AXXXXX
A

A

RET

VU PARLEMENT
•

D E R 0 VEN C E.

Du 18 décembre 175'3Ur 1 rcquifition faite par le Proct ~
_ reur ,Général du Roi, les Chambres
a!rcmblces , portant que la defobéïffance. ~e Me de ~ai?t Michel, LieutenantCIVIl de la Senechaullëe de Marfeille
cft d'a 1tant plus criminelle qu'il s'ed
rendu ce ma tin cn cette Ville &amp; qu'il
a eu l 'honneur cl vifiter Mo~ficur le
Pr.cn ier Pr' fident; il requiert qu'il lui
fOlt donné aB:e de ce qu'il n'a point
.comparu arr \ s 'l'heure d'expeCtative ;
&amp; qu'attendu fa defobéï{fancc , il foit ordonné qu'il fera pris &amp; faifi au corps ,
mené &amp; conduit en bonne &amp; fure garde
dans les Prifons royaux de ce Palais,
pour y rcft r jufqu'à ce qu'autrement
foit dit &amp; ordonné: &amp; ne pouvant être
appr 'hendé ,il (era aŒgné &amp; affiché, à
la forme de l'Ordonnance , fes bie

�1.2

meubles {aiûs &amp; annotés par de(criptio
&amp; inventaire , &amp; les inlmeubles ré .Cl.
par (~ql1efire,. &amp; (.léI?o1itair~ de Jidli g~~
RequIert qu Il {OIt Informe fur le Conte.
nu au. rcgifirc (~e la S~né hauffée c
Mar{cII1c, au {uJct de 1 cnregi11:rcment
dl: l' Arr At cl la our
2 0 obre der.
ni r, &amp; {ur 1&lt;.: r fus y énoncé d'ordan ..
n~: ledit enrcgi~rc~lent, : ce tant par
p1cce5 que p, r tenlOlns : à l !fet d&lt;; quoi
Il requi rt qu'il lui {oit concedé aéle dt:
c&lt;.; qu'i 1 111pl ye ~onr jnforln;1 tion li tté.
raire ledit regiflre . l'c,xtrait e 'P'di' p, r
le ~r flicr, ~ r nl1. fur l Hlreau dan~
la h:anc .0 hlC~ matIn, la rélon dudit
~l de ~~l1nt. Ml~~cl au bas de l' . 'pIoit
(IC fignIficatlûn faite par Hoard Huiili r
1\:,' nlpl-li c de 1· DécI ration du pr nlie;
mars,
c h j de l'Arr"t (c la our du
:l.
ttobrc '. au bas d {quel.. e trouvent
1 s. attefiatlon de publication &amp; d'cnrcgdlrcmt.;;nt.
quiert n outre que Luce
&amp;. ara~c le ~a,der commis au Greffe,
qUI aVOJent te tnandés venir "&amp;
•
o t
. l' ..
,qut
n rem15 Of} YIn.al du rcgi1lre feront
entend 15 en temOlOS.
u l'c "trait de l'arr~té de ta Cour·
les ~3mb;es tr~mblées, du jourd'hui '
co U tlonne, 1igne Deregina·, a vcc l'ex

ou

~

1~

loit au bas; du même jour , fàit . par
Pl d Huifuer en la COUf , contenant la
ioar
1 l' ex, onfc dudit Me de S·
alnt l'\.1'lC h e;
rer t du Greffe du Sénéchal, du 5 nouaI
.
' f i 'V
vembrc 1753, collau&lt;:o?c, Igne
age' le regifire en ongInal des enre·
r~Hrc~cns au Greffe du Sénéchal de Mar-

f~illc, au feuillet 1 57 ~ .' à la datte du ~

novembre •7 ~ 3 , à cot~ de l~quclle ,eft
une apofiillc fignée ,Saint ~lchel ; 1 excnlplairc de la Declaratton du premier Inars '753, au bas duqt~el (~ trouvent les attefiarions de publIcatlon &amp;
d'enregiftrement , dudit jour 5 nove~­
brc 1753, l'igné V lagc; l'ex mplalre
de 1'A rrêt de la Cour, le Chambrçs a[.
fcmblées, du 2 oélobre dernier! au bas
duquel fe trouvent le~ att~ftatlons d.e
publication &amp; d'enregdl:ratJon , dl1dlt
jour ) novembre (7) 1. ~Lli le Procureur Général du Roi dans f~s conclufions
verbales, &amp; le rapport Je. Me J:)feph..
François de Gallicc, Cht:valtcr., S\!lpneUr
d'Aumont, Bcclejun, &amp; autres lteux,
Conf\::iller du Roi, Doyen ~n la ,Cou,r ,
COmmitraire cn cette paruc clcpute:
Tout canfi 'léré: LA CO JR, es Chambres a{fctnblées a donné aéle au Procu·
feur-Général
la non comparlltio~.
de
_""
It-,..

ad

•

,

..... -.

�If

d'l'
aint Micbel : Oroon?c qUI' RIa. 1 11gCd~"

ce du Procur nr-Géncral (U 01, e lt
aint Mi h 1 fcra pris &amp; faift au corps,
,
&amp;
conduit n bonn ' {ure garde
, en
1.
)rifon r yaux d cc a aiS, pour
l
aux
.,
'
.t
être détenu Jufej'.l ê cc qu, utr ~Cl1
toit dit &amp; oH~onnc; &amp; nC 'p0uva~t ~tre
appréh ndé , II. fl;;ra affig n &amp; c~lé à la
r
cl
l'
r-lonn~lnc · &amp; ,ndlt cas ~
lorm
u"
.
'
r
meuble fcr nt adi
annotes
I.e lm
.
~
f.
fous la main du oi, ' r gl par {r~·
d
tr &amp; cotnnliffair s à 1
.IU
rnnance
~ m ul 1 {,ub
• annc0

? par dei ription &amp;

inVCl1tL ir · Ordon.
n outr qUt;, fur 1 ont nu a\~ rc·
.1\
1 l
'n
h, uffc de . ar~ llle ,
IUr- .
,
l'
li 1 r l y non é d or 10nn r n·
I~'m nt &lt;1 1 Arr"t cl la our du
,. ga~bre d rni r, il cn fcra inform~ par
. . 11'IC
d'Antoine, onfçlllcrs
,
• •
•

fi·

OS
par tt;mOl •
an Pro CU•

tant par pi c s 'lu
Œt
quoi, ( ~\onn' a
. ur- \;ner 1 cl u Ro 1 liJ C qu il m1)1 0 ye
re
ur in rn} tion litt' r ir 1 r gifi fCi
.
arag
ommi au f ,"
ml par ~ill ql i a oi nt 't' mandes
dt!
'do
1
r fller
nir l' 'tr It P le par e
'aI1CC
ur l
ur au d" n.s 1'1 .~
11
r . . _.. tin; 1 r' pon~ dudit lllt
ai

1

•

,

0

0

1

1)

chel au bas de l~ exploit de fignificatio~' \
de l'Arrêté d'hier; l'exemplaire de la D'
.
c
l
'
eclaratlon u prcnllcr mars, &amp; celui de
l'Arrêt de la Cour du 1. oél:obre dernier ,.
an bas defqucls fe trouvent les attcfia:
tions de publication &amp; d' cnregiftration.'
Ordonne en outr~ que L~lce. &amp; Varage
adet feront OUIS en tcmolns. Fait à
Aix, en Parlement, les Cbambres a ffe m.'
lccs, le di. -huit déccn1brc 17 S3.
&lt;

Collationné, Signé, T AMISIERI

�1

A

DU

E

E

A

17
pl'0rté qt~C Mo de Ripert de Monclar
é~oit dans ~?n lIt , qu'i~ a voit pris méde ..
Cl~e '. &amp; qu Il fe rendroIt au Palais le pre ..
JDIer Jour.
L'a ([COl blée des Chambres a été renvoyée ~ Lundi prochain avant toute a'u tre affaIre.

•
\

PARLEMENT

DE PRO

E

,

CE.

Janvier 1 54, 1
nl rc
aŒmbl'cs, tl/toi nt]lécn, c.
Monfi ur le Pr J11it:r Pr 'fid nt ( dit
ql1 le
h m r
li n 11
elle des

U 14 janvier 1754, les Chambres
a{femblces, ou étaient préfens &amp;c

Il

"quAt

Itd

1 Aff; m J'

d

,

' )ut's
u 1u j t des

ql1i~

lltr/pondu cl Il 1 lUbli ,1 r plun li 1 t r
cnu cl p, ris,
qu
. le han\.: lier av if 'Cl it a Mo de
il ert d M nel r Pr eUf 1
' 1 'raI,
d
r n r incc{falln1t nt a la luit (Ll
oncil . pr
lt
i,} \11r,i n
de l'aft irt: (
1ich 1 i ut nant '
cl 1
ar iJl
i 1 t dt Monclar n'é..
ai , l'Huiffi r F" ale ...
n 11
,r II ordr d'aIl r 1"1 v t tir de
y ndr;
p li pr Lrdir uiŒ ra,

bru"r

0

r

1 pIt

•

MonGeur le Pr mier Préftâent a dÙ que
arl'arrêté du 12 du préfent mois, l'affem~Iée ?es. Chambres a été renvoyée a ce
Jourd htll.
·
Monficur de Ripert de Monclar Pro..;·
ureur Gén 'raI a dit, que l'ordre dont 1
Cour veut {ça voir le contenu, cft une let ..
tre de Mole hancelier, cn date du 26 déembrc dernier, qui lui enjoint de la par.
du Roi de [e' rendre inceffamment à, la
fuite du Confeil; que {es indi{poiitions,
yant tetardé {on abéïffance, il avoit cru
devoir tenir ,et ordre fecret ; &amp; qu'enfin.
t~~l'chant au moment de Ion départ, il (e
dI1pafoir a avoir l'honneur de pl'endr
rongé de la Grélnd~ Chambre lorfq le .1
-~. ut l'aVQit 1113Cdé' {am'cdi dernier

B

i

�]8

.

,i'iI avoit ét ' au defefpoir de ne po

t

voir fe rendre fur le champ; &amp; qu'au..
jourd'hui fe trouvant dans l'Aifemblée
des Chambres, &amp; cn e écution de cet
arrêté il auroit cru être autori~' à fup ..

plier l~

our de l'h

:fi les circonHancc

no,e~ de fe~ ordr s,
pOUvoIent ~tll p rmet.

tre d'être occupé d'un .utr.e ob)ct que
e elui de t prompte ]u!hfi ?t!on. Et
étant retiré, &amp;

1, mati re ln.lfe cn dé·

ibération il été arrêté unanln cm nt,
qu'. ttend\: le fnjet 1 ~rm.e· ,k~ con·
équ nc dud! t o~dre, JI i .ra .crit ne
_~'! " Ure, , la] fi , pour IUl fa~r con~
c pr' j ldi .(lui r~~ .lterol t contre
le hi n cl [on fervlce, l hono ur de la
. ifiratur ,l'autorir
junjcliaio~ d.e
Cour , fi le r cur t r- ' n 'ral tOIt
,
11" g d r nd r ifon, autr part. qu cn
• 11 ,cl
l'il a ait p r à . ~ 1· , n
, Cl t· on cl ~
rr
&amp; v c {on apr b tion.
j fi' ~ T, tr .} mb}cnt uppli ·e cl ~ conJicJ
r (Jl1 c qU?O
• pu t
II dit P 0
r li·
n',r. l,
cl·
oir . mpli . c z l I t le JIus
port nt
la pl incli p nt ble foneion
ch r ; Clu'il ~ ~ roit r ndu
1
•
r
. \ la
pr h nfibl
aurOl
te 10urnlS
1

.

1

1

n ur d la 'Cou

J

s'il

A

1

t

agi diffi' r

111:

]9

""-1 a note .
. . f nrr
~
f".1
ment; qu,.
alnll
ImprImee
tU, a
rai(on d'ufle conduite que la Cour ne peut
qu'adopter en tout point, rejailliroit fur
elle, &amp; bleiferoi t fa dignité, tandis que
toutes les regles de la {ubordination &amp;
de Fordre public font violées par la témerité de Saint-Michel Lieutenant-Civil de
Marfeille, après fa double défobéïfrance ,
&amp; le décret de prife-Jl:-corps décerné
contre lui: Et dans la ferme &amp; refpee..
"'fueufe confiance que Sa Majefi:é voudra
bien par fa jufticc effacer 1 impreffion d'un
ordre auŒ douloureux pour fon Parlement, il fera principalement infifié , pour
le nlaintien des loi x , a ce que toute audience foit de niée audit Saint Michel, qui
{ero· t 'aétueHement en l'état du décret, fi
des confidérations rcfpetlueufes n~a voient
retenu la Cour. Et là 011 S. M. ne fe trou..
veroit fllffifammcnt infiruite par ladite
Lettre, feront députés vers ledit~ej.gneur
oi un PréGdent troi ConfeIllers &amp;.
.Inrormer
c Ip·
11n ,es Gc::n du ni'
, pour
71-nement ledit eigneur 01 , par de treshumbles &amp; ttes-re[peaucufes remontran·
ce de toutes les circonfiances d'une at:
fair;, on il ne s'agit de rie~ moins que de
la fubverfion totale des lOlX &amp; des for.

mes d tou teinS recues &amp; pratiquées
~

B ij

•

�.'-0

dan le Royaume. Et cependant la COll '
,
" clt.:S Ina 'lmcs
°
&amp; (1cs eXCnt.'
{ans cl epartu
pIcs confi11 nés dans (cs rcgifircs, a oc. .
.1'
Pl"OCur ur G'
J.
1
troye conge c Uult
7cnÇJ"a
n'cntcndaJ~t '01 p fer ( ce qu'il palt~
avant la r~ponf~ cl l'HI. Lett c &amp; RClllon.
tra nces, pOlIr tnar,,'lU r, ,plll~ pro 1l1 ptc
h 'j'franc , pour h~ltCl 1 c lalrcdTt.:m nt
dt! 1 y 'lité.
o

l

•

"

7

)()(, " OC\X
LETTRE A U l~O •
_1

E,

Nous apprenons avec antan. de fiIr..
ri~ Cjll le doul ur, qu 1 teutc,nant
ivil d 1 én' hauŒ' cl 1art Ille,
(1 r t' le pro cl Of, 5 1our l!ne d '(oh "'lI ne a éle J ifée,
u1e du 10C ln Il t cl t 0 l t
1 ~ loi ~,o par lt re
cc (ffu nc d~ ns 1 li 1 d 1 réfiden ..
d
trç ~~ j fi~ , li u plu q tont
inter lit alL' oup bl . &amp; que "0;
r curenr
'ntr 1 q i n on{ultc
dan 1 . OUI uite ci
tte affaire que h;s
l j, 11 d
ir a ' t mandé pour fe r n.
c;

7

/',

1

r

\

1 1Î it cl yotr Con~ il.

•

.21

Ces deux é,:,en.emens ,confidérés fépét~
rémcnt, fournlr,o Ient matiere à nos jufies
Rcpréfcntations ; le rapport qui les lie
l'un ù l'autre, nous fait entrevoir des
(on{cqucnccs encore plus dangereufes.
Nous ne pouvons démêler lequel de
ces deux objets excite plus nos allanlles;

ou la forme d'un ordre rigoureux &amp; penal ûntenu dans une lettre de votre
Chancelier contre un menlbre de votre
Parlcll1cnt; ou la caufe trop évidente de
cet ordre,qui punit dans votre Procureur
Général fa fidélité a fàire exécuter nos
Jugcmens.
L'impoffibilité Ott nous fommes d'apper. .
cevoir dans }'exercice des fonél-ions de ce
Magillrat le {ujet d'un ordre fi amigeant;
ne nous pcnnet pas de lui prêter un autre
motif que celui qui cil annvncé par liopi ...
nion
, générale; &amp; fi elle pouvoit n"être
qu une erreur, cette erreur commune au..
roit pre{cJlle tout l'effet de la vérité.
Plus le renverfelnent de J'ordre eft
grand, pIns il ell à efperér qu'il fera
promptemet t réparé: cette confiance eil:
Inébranlable, parce qu'elle
fondée linla jultice de V. M. Se pourroit-il, SIRE,
que la Cour du plus jufrc des ~ois v,ît l'étonnant contrafie d'unOŒcier {uba',lterne

ea

•

�~2

jOllItTant cIe l'impunité après des fautes
cOlnpliquées , &amp; du Cenlcur public obli..
gé de comparoir à la fuite de votre Con...
icil, fous le poids douloureux de Votre
difgrace?
Celui ql i cft mandé fous cette orme '
efi votre Procureur Général, (lui a rem~
pli avec zele les fonétion 1 s plu indiC..
pcnfabl s de fa charge, &amp; dont le mé.
ite &amp; le {crvices ~ roient clign s de
trouver place dans nos prélentations.
Celu i fur le cl' Iation 1 qui c t oTdr a
ét ' xp' dié fl un accufc' qui cl roit
~tre dan 1 s priions de votre ParI ment;
~' 11: un Ju
inf~ri ur qui a 0 1
couer
joug d'une fubordin, tion qui n' fi que
1 d~pen . ne COmnll1I1 des loi · ,
qui
a tent' cl 1
né, ntir p r {; d tob 'iffan
C ,en la ouv n du préte t cl vos in.
•
t ntl n •
.
. Votre Parleln~nt ne fçauroit. appr 'hen:
rl r qu v fr au na· om Olt mp)()yc
~br( nier 1 fon 1 ln
cl l'ordr pttlie
r
rtition de

div r co p , qu" ree ant
tQ
1
impu fi n dl1 pr m· r mobile,
communiqn n cl . proche n pro he les
r, le cl v tr j ulli , &amp; en rér a ndc~t
1

•.....:tré

S l t \

0

!'Ar
X\

fuj t;

conogu ,

admirable " qui conferve fa force &amp; ra:
f1plendeur derla· Monarchie ,&amp;
ra
1
l i ns
a-

'lue IJ e tout lerolt confondu.
,Dans quel abîme de maux feroit plonge votre Etat, fi le moindre aéte cl'
'r
.r
une
1
vo.onte 1 urprllC &amp; momentanée pouVOlt. {u(pendre le cours des loix intervertIr tout ordr judiciaire &amp; mo~archi­
~ue , armer c~ntre les T rih\lnaux fupéfleurs c~ux qUI occupent les places {ub.
ordonnce~ ? enfin, fi par l'impuiffance des
~lns. &amp; ' la l!cc?ce des autres, les peuples
tOl~nt rcdtllt.s à ne pouvoir plus di{ccr,~er 1 VOlX à laquelle ils doivent
obeIr?
Nons aimons mieux, SIRE avoir à:
punir le crime de fuppofer de p~reils ordres, que celui de les avoir furpris.
Le cl' tail des faits ne pouvant être
renfermé d ns les bornes d'une lettre '
qu'il nous {uffife d'affurer Votre Majeaé
que l cl 'Ii imputé à l'accu(é eftun de ces
exemple qu'on ne peut trop tot é ouifer,

&amp; aprè lequel, s'il pou voit être tolcré,

a Magiftrature deme l1~ croit {an~ dignité~
fans di{ciplinc &amp; {ans pouvoir.
~et accufé a offen(é la puiffa nce l 'giflahve, en traver{ant l'exé ution d'un Ar~

êt {ole nel, fous le Ft 't te d'LI ordr

�,
~f

!l)

inconnu au Légiflatcnr, dénué de

0

par fa jufiice , longtcn
caché (ous le tnyfrère , &amp; annone après
coup avec tou le caraét res de la fup ..
p fif on; PI ( t nt ainfi ci t pui11ànc Vt ..
rit bI &amp; ' ,gléc la pui{t ne 11urpée &amp;'
arhitr, ir,
é votr
olonté con Ilte
1 ombre
ine c . findl de votr volon.
té ; Inoin coup, bl p, r 1, éfob Ïfl ne
votre Pari ml:nt, qu p rIe.' n qu il
a ofé h rch r, :r qUl 1 r~l1d crilnln 1
1\
n 1·
11 -m 'ln •
..
La p r ' veranc cl '( ccuré d, n fo
'd~ljt , l', 1Hlac d~
c n 1 r 10\1S e
{;lllfT s clatt dan t I r (yifir (
li dè
) r 1 nlonnment de I1njl r c it
te
onlp ni
. otre ,rlt:ment 1- r' .
n~ in c 'nt ,l' rrêt qui lui dt:marld it mIt d a cond lite· ta 1 ce its
nfibI
orm nt nt nt cl chets
cl' c u · on: l~' t t dt:: contumac
r' a.
] f P r un pré~ ml ticn 1 '
; el n ln 1 l fa r tr ite a l Inom nt u 1
(rl~m nt ér it Œ mbl 1 our l ntcn:.
un trai t inoui
1 prit d'ind~ ..
d r~volte.
IRE, e con6 r un
i', V otr Procu eurer ur h:lÏ
.'
nom, détavou

1

4.

•

Il n cil aucun de nous qui fc·
tout infiant à rendre Corn ~e ?ltvpret à
.
.
pe a · M
d' une con cl tute
' cl cl •
f'
&amp;touJours anim ee
II efir
dc •vousf lcrVlr 1 de vous pla'1re,. aucun
qUI ne le tInt lonoré 'd'être ap pc Il e' cl ans
une au t re fcormc aupres de vot re p ~rlon
r
..
J\

1\

ne, pour a pprendr~ de votre b Que he cl es
vo 1ont s que nous fommes atte t' 1:: à
'Ir
&amp;
n Ils re ..
CUCI Ir;
notre zele ne nOlIS la'luerOlt
Ir
•
pa~ m nlc appercevolr les difficultés ui
natfre~t de la difiance des lieux.
q
~a]s, IRE, chaque Magifirat a Ii&lt;lU ( vous payer le tribut de ~es r ~ ~p
..1
l' cl
'
IcrVlecs
uans, or re ou votre choix l'a IJ1a / f·
1
P' \ r .
' CC, e·
r.a-t-l ~ P01~ a le VOIr arraché à f\.!s fonc ..
tlon .' &amp; . frapp~ du trait le plus fcnfible a
ln [uJet fid l ?
Votre Parlcll1ent fera-t-il pri vé tout-àcoup du recours &amp; des lumicres de {es
~~mbr:s., du~t le concours cft néceffaire
1 é dmul fi ~atl n de la jufiiee ? Vous.mêm , IRE, e ojgercz-vous qu'ils abandon..
nen t 1., o·ln. cl 1a tranqul'Il·lt~ publIquc
&amp; le cl 'pôt cI s droits de votrc Souverai:
net' , po lr aller fe jufrifier. [ur des impu ..
tatlons calomnicufcs ?
Pourrions-nous, fous un Maître qui
Eroteg e les Ioix, lai er introduire une
orm in{olite, par lac! ucIIc , fans onlre
1

1\

•

1

1

•

�20
d votre non1 un Magiftrat qui ne
revetu e , . . .'
"
t
Pat lepeut fubir Junfdl(tlon qu a vo ~c
nlPnt efr nlandé, non aupr~s e votre
Pc~r[o~ne [acrée, mais à la fUIte, de vo~re
f"1 ,1ncu
.
Ipe' , noté dans 1 exerClce
C onlel
de fan minificre
ft
Cette note, (1111 eil: dCJa une peI~le , e
a cyravée par un myfiere qt~i blefic v~)trc
,gt1. té fuprêllle; &amp; cc qUI portcrolt le
qUI.
dcrtucr
coup à la Inagi" fi l.ature , C .tte note.
cft inflig~e à l'aifon d'une ~ondul~e dont
votre ParlCl11cnt cil: le t ~11101n, le Juge &amp;
le garant.
, ,
,
Votre Procureur-Gcn raI a rendu ct VO ...
,
tre Parlement un C0t11prC re 1at1.f'a l' • ' ecut'on de l'un de fcs Arrêts: cont~alnt ùe
(léférer le Lieutenant de MarfeIlle
vant le Tribunal déja a{fcnll~!é ~u br,lut
1\

?,'

·

c1: .

que conlm~nçoit àJ?r~ncr 1. In,dI~natIOn
publique, Il a pOUrflllVl 11 dIfel hnc .une
é(obéïtfance qui eftt pu &amp;tre la m~ttere
"une accufation grave; il n'a prIS les
v ics de la procédure crinlinclle., qu'(~1 '5 q l'il ya ét ' forcé par un dernIer t:a~t
d cléfob 'ïffance plus éclatant. Pouvolt·ll
r fl1~ r fon n1inifler à votre ParI ment
Deore alfemblé, dans l'attente que cc

" l o ntcnant {iui 'était pOl~té clan la Vill.e
notr~ f~an e çOll1paroîtroit,ainfi qU'lI
·
1,
~ 1 l t ,nnon e.
1

27
Les loix ont affranchi le' minifterc de
votre Procureur Général de toute rechef- .
che pour une accufation rcjcttéc , nIais
formée dans la bonne foi: par quel renvcrfement, l'autorité des Arrêts confor.

mes à fes requifitions , n'a-t-elle pu fuffi ..
re pour le juftifier? Lorfqu'on punit ainfi
l'opinion de celui que l'unanimité des fuffrages avoue, tous les Juges femblent
p!trtagcr la difgrace imprimée fur la partie
publique; l'honneur comnlun eft intéreffé à faire reparer une furprife évidente,
avec autant d'éclat, que l'ordre en a acquis par l'exécution .
De deux Jllgem~ns {olemnels , émanés
de votre Parlelnent , l'un a rendu nécef{aire la premiere démarche faite par votre Procureur-Général, pour éclaircir la
conduite du Lieutenant de Marfeille , &amp;
l'autre a puni le fcandale de fa fuite précipitée. Ces Jugcmens font flétris par l'ordre dont nOLIs nous plaignons: ils fub6f
tent cependant; &amp; nous ne pourrions,filns
igno n1 inie, nous départir de leur exécution: ils portent les marques refpeaables
de votre autorité, &amp; l'empreinte de votre nom: &amp; celui qui n'a fait qu'y prête
Un concours néE:effairc , eft puni au co n :.
peét de tout 1:\ Ro yaunle.
••

1)

�28
C'eft ici un nouveau genre de prife .a
partie contre votre Procureur- Général,
exercée fous l'ombre du propre mouve ..
ment de V. M. , injuricufe au Tribunal,
admire fur lc rapport infidéle d'un décreté
rebélc à l'autorité &amp; aux loi ". Cette
étrange (avcur eft accordée à la p1ai!ltc
extrajudiciaire de ccl~li do?t Votre ~aJer­
té ne voudroit pas m me ecouterla Juth.
ncation dans l'état de cl ~(ob~ïfTance olt
il p&lt;:rfcvere. Il .cft ,de not;.c d.evoir .d'~­
vertIr Votre MaJefr du prejUdICe qUI re·
{uIteroit de par ils ordr s contre le bien
de fon {ervicc : daignez, S RE, pénétrer
le motif
le
plus
puitTant
de
notre
récla~
•
matlon.
Si nous témoignons une jufie fenfibili.
en voyant la di niré de notre état bIef·
{ce, c'eft qu'elle t it parti de l'ordre pu·
blic.
Il importe à Votre l\1ajefié, que des
Magif1:rats , qui parlent en votre Nom,
foient révérés; que ceux à qui Vous avez
confié cette portion du pouvoir fuprême
qui conftfte à punir les crimes, n'aient
ien, redout r de l'intrigue &amp; de l'artifice des coupablcs,&amp; paroiffcnt aux yeux
oc tous foutenus cl s marclues de ~Qt e,
1)1"ot tlion.

te

29
Cette autorité perfonneIle; qui naît
de votre confiance, eft plus puiilànte &amp;
plus e~ca,ce, que c~lle que Vous avez
attachee a nos fonatons. Nous n'avons
de force &amp; de crédit que par le refpeét de
110S concitoyens, &amp; par la bienveillance
du SouveraIn: la plus légere diminution
nous cxpofc à l'aviliffcment.
Qucllç atteinte meurtriere à l'autorité
de vos ParlC1l1CnS, fi de femblables craintes ral1entifToient l'atl:ivité de ceux qui
font mouvoir tout le corps de la jufiice ?
Ces Magifirats jouiroient-ils de la sûreté &amp; de la liberté eŒentielle à leur minificre, s'ils ne pouvoient remplir dans
toute leur étendue les engagemcns de
leur état, &amp; s'il leur falloit craindre les
délateurs que fuf€ite contr'oux un rninif.
tere inflexible?
Quelle feroit lcur iituation,s'ils étoient
lans la trific alternative de s'expo(er, par
leur inaétion, a la cen{lIre de vos Cours,
ou de rendre leur vigilance fufpeè.te cl
leur Maître?
Nous ne pouvons airez repréfenter à
otre Majeil:é ,que la manutention de
nos Artêts eft la fonél:ion la plus indifpenfable du nlinifière public, furtotlt dans
es occaiiol1s , ollla négligence ne pour-

.

.c..; il j

..

•

�JO
roit etre regardée que comme une lâche
dé{crtion des loix, de la part de ceux a:
qui elles ont confié la vindiéte publique.
Toute r-echcrche qui {CIllblc les inculper '
fur l'accolnplifIètncnt d'un devoir fi ef...
(cntiel nc tenu à ricn moins qu'à la fub
verfion 'totale de ces loix {acrées.
Dans une ,onjonéturc nlO· ns prcffante;
nos Précléce!leurs {ufpendircnt , par des
Remontrances refpcétueufes, l'co écutio .
d'un Arrêt de votre Confeil , qui affignoi .
le Procureur-Gén raI à y c,o mparoltre •.
Cette délnarche, qui n'avoit pour but.
que de parer les premiers coups de la·
furprife, eut tout' le [u ces qu'on devoit
l'le attendre.
Nous n'avons &lt;Yarde de faire valoir aupres de otre Ma j fié notre mprcffelnent li fcconder la prompte ob~ï{[anc '
&lt;le votre Procure tr·Général, malgré. la
orn1e irrégulière de l'ordre qu'il a reçu :
o pofer nos rcgles &amp; nos ufa cs, c'ellt ·
été trahir fa caure &amp; cell cl la vérité,
(lU1 nc peut trop tôt fe faire cnt ndre. Et,
fi otre MajeRé ne fe trouvoit pas fid1i:f amnlent infiruit ,nous cmprunteri 'ns
v.oix de nos Députés, pour donner un
nouvel appui a nos repréfentations.
..
ne l accè du Trône f.oit ouyert à ce ...
1

. j y:

lb! qui s'efl:' nlontré digne du mrnii1:ere
que vous lui avez confié; qu'il {oit fenné
à celui qui a méconnu une ~utorité qui
n'cil: que la vôtre.
Que le vengeur public retourne à {es
devoirs, honoré d'un témoignage capaBle d'effacer l'impreffion d'un ordre vifibJement fl1rpri ; que !'accufé rentr dans
rhtuniljation due à (on état.
SIR E, une de vos plus importantes
loix dénie toute audience à qui conCJue fui t la jufiice de vos Tribunaux.
elle ne fut jamais redoutable à l'inno~
cence.
Une loi {péciale renouvellée de regne
en regnc , &amp; par V. M. , interdit tout re ...
cours à ceux qui, notés par un décret de
prife de corps, n'ont pas encore obéï :
aucun Minifire de votre pui {fance ne doit
écouter celui qui fe {ouitrait à {es Ju&lt;Yes
naturels, &amp; qui demeure dans r ~tat Ode
contUt11aCt! •.

Daignez confidcrer cncore, SIR E ,~ .
jue cc n' ft pas ici une contumace ordi.
naire, mais la fuite &amp; le progrès de la
défobéïtfance ouverte d'un Jwge 'inférieur, qui, après avoir offenfé votre jufticc dans le Tribunal qui a la gloire de
vous repréfenter
"
offenfe
la
majefté
du
.
-

1

�•

.

,

3':2
Trône, cn y cherchant un aryle, &amp; en efpérant d'y trouver l'itupunité.

•

•

Nous fommes avec un très-profonà
refpeét ,
' U 8 février 1754, les Chambres
affenlblées, oit étoient préfens, &amp;c.
Monfieur lé Premier Préfident a dit
'lue l' A{]ènl11~c dr..:s Chambres lui a été

D
SIR E,

E VOTRE MA JE T.

1

•

\

s tr ' s humbles, très-ob ' ïJ ns &amp; très !id le
Serviteurs ~ Sujets,
'
les G n

t

naiIt le Parlern

t

de Provenc •

denlanclée par plufieurs Officiers de la
ompagnie, fur le bruit qui s'eft répandu d'un Arr"t du Confcil obtenu par M~
de Saint Michel Lieutenant Civil au fiége de M r{è:lle , le 8 janvier dernier,
&amp; notifié aux Gens du Roi.
Sur quoi les Gens du Roi mandés, font
entrés 1\ effieurs le Blanc de Cafiillon s
de Boyer d'Eguilles, &amp; de Lâurens de
Peyrolles , Avocats &amp; Procureur gén~
raux.
LA COUR, en déliberant fur le corn..
pte rend . l par 1es Gens du Roi au fujet dudit Arrêt du 8 janvier dernicr,a arrêt' que
la déIibcration du 14 'janvier fera cxécu.. é : &amp; à cet effet las députés Ce rendront
inceffament auprès deSa Majcfté,pour lui
porter les très-humbles &amp; très-r fpettueu ..
{es Remonftrances arrêtées par ladi e
déliberation ; &amp; repréfcntcr en outre audit Seigneur Roi, de la manicre la plus
f~rte, que fon Parlement {e rendroit
j

�·

3)

.

3'4

\ coupable d~ violement de~, Loix dO?t il
eit dépofitalre par Etat, S Il deferoIt à
"
il.'
" 1(e.s ma:..
un Arret
que n'Cn
pOl,nt rc,:e~l1
ques refpeétablcs de l autonte lu lIt SeIgneur Roi, lcql~cl porte tO~lS 1 s"carac ..
teres de la furpnfe : quc ledIt Arret ren..
verre tout ordre judiciaire &amp; les régI s
d'œconon1Îe &amp; de {ubordination qui font
la fureté de l'Etat; {oit en accordant audience à un contumax, à qui toutes les
ordonnances la denient; foit en rccevant,
de la part d'un Juge inft:ri ur accufé d'une dc(obéïf1ance caraétcriCée, une plain..
te qui, par la fuppofition des tlÏts &amp; par
l'indecence des demandes, cft un nouveau delit; {oit en ordonnant, en maticre criminelle un fllrfcoi auquel ces
nlêmes ordonnances defcnclcnt plus particulieremcnt d'obtenlp l'cr; {oit enfin
en fOU111cttant fon ParlcITI nt à donner
lui-m "me les motifs de (es Arr~ts : Que
S. M. fera très-hunlb Ctn nt fupp:iéc dt;
pourvoir au maintien &amp; a le dignité de
fon Parlement, qui ne pourroit continuer
avec honneur 1 exercice cl fcs fon8ions,
s'il n'obtenoit de fa jufiice la révocarion
àl1dit Arr"t, le rappel de on Procureur
génér' 1( fon minifterc , &amp; le renvoi de

l'accuf' clans l' 'tat du cl r
1

t •.

En conféquence, M. Grimaldy de Re~
gu{fe , le plus ancien des Préfidens Mef...
fleurs les Doyens ùe chacune de; trois
Cha~~res , &amp; !e plus ancien du P~rquet,
ont ete nommes; &amp; M. le PremIer Préfident a été prié de {e mettre à la tête de
la deputation: lequel a repondu qu'il ne
peut accepter qu'avec l'agrement &amp; la
permiffion du Roi.
Il a été de plus arrêté que M. le Pré..'
fidcnt Je Coriolis d'Efpinou(e &amp; Monfieur de Ripert de Monclar Procureur
gén 'raI, qui fe trouvent à Paris, feront
invités
, de [c joindre à McŒeurs les Dé..

.

putcs~

U 7 mars 1754, les Chambres af[cnlblées , 011 étoient pr~fcns , &amp;c.
Monfi ur le Premier Préfidcnt a dit
cIU'il a reçu cl ux lettres, l'une de M. le
Chanceli r, &amp; l'autre de M. le Comte

dc ,Saint Florentin, au 11ljet de la députatIon porté

par l'Arrêté du 8 février

dernicr, &amp; defquelles il eft chargé de
faire part à la Cour.
Leérure fitite de{d;ites Lettres: .
LA COUR, déliberant {ur le contenu

�-

36

aufdites Lettres, a arrêté, qu'il fera fait
au Roi de très humbles &amp; très-refpee ..
tueufcs Remontrances fur les objets fixés
par les Arrêtés des 14 janvier &amp; S fé·
vrier derniers; qu'il y f~ra fait article
refus de la députation, à laquelle il
fcra infifié ; que ledit Seigneur Roi fera

ou

très-humblement fupplié de confiderer
les inconveniens qui refulteroicnt contre
le bien de fon fervice &amp; l'intérêt public,
fi l'accès du Trône étoit fermé aux Dé ..
putés de fon Parlement, dans les oeca..
hons 011 il importe effentiellcment qu~
fes reprefcntations {oient portées directement à la Perfonne Sacr' e de S. M. Il
fera en outre reprc(cnté auer t Seigneur
l,\oi, que fon Parlement cil pénetré de
la plus vive cloul ur, de ce que, fans
gard à fcs infiances refpe8ueufes, tou-.;. audience ait 'té jufe n'à pr~fent de-

REMONTRANCES
D

U

PARLElI~ENT

DE

PROVENCE

A

ROI.

niée à fon Procureur Gén raI.
1

•

A

REMONTRANCE

M.

AIX.

DCC.

L Ir.

�~~?

~~:

b

~~:

;~~

.~

REMONTRANCES
.
,

D U

PARLEMENT
DE PR.OVENCE
AU

ROI.

SIR E,

D
l'exercice ordinaÎre des
fonétions confiéc's à votre ParleANS

il rC111plit fan devoir en
fairant ohfcrvcr les I_oix dont il cil
dépoht1' rc; 11lars lod~llle ces Luix
ll1cnt)

font blellëc5 dans leur prÏncIpe :
h)rfqqe les dr )it.: de la Souveraine ..
tl~ fOllt attaql1l~S par fiHêtnc ) &amp; qu'on
ahure de la B.eligion pour renvcder
l'ordre ciyil; il eH du devoÏr de nGS

A2

�·
4cnarges d'en Înfiruire votre l\1.a je[..
té, parce qu'il cft néceflàire qne
l'autorité Royale fe déploye toute
entiere pour le faltu de 1'Etat. Et
fi le créd it &amp; l'artifice opofent des
obfiacles à nos reprérentations l'cf..
pec..9.uellfes , c'eH à nous à redou.
bler nos c{forts ponr enlever à
ceux qui troublent le r pos puhlic ,
l'efpérance tènléraÏre de vous [urprendre.
Ce font ces confidérations
1 RE&gt; qui ranlenent votre Par~
IClnent de Provence aux piés du
Trône de Votre Majellé. La
Grand - Chan1bre s'étoit occupée
utÏlenlcnt pendant le cours de Pan...
née précédente à ' touffer les fe ..
J)lcnces
du
[chifnle.
Le
fanx
zele
,
,.,
etant rl'po ne avec 'autant de diiigCl:ce &amp;. de fernlcté , que de 1110dé·
ratIon &amp; de prndeuce
le caltne
parojlfoÎt r' tabli dans
rcHart ,
plu~ par la for e des IOÎx) Ci lIe par
la rrgueu r des chât Înlcns.
Cep en lant, C01111ne Cl arrêtant les
~Xt:t S cl u Ch· rrne , on n'a voit pu en
cte!l1( re l' "!l)r~t j &amp; que ce chan-

le

)

gcn1ent doit être infenfiblenlent
opérc par les 1110yCllS réfervés à votre Souveraine PuifL.ll1Ce " les officiers qui C0111poroient cette prenlÏcrc Chanlbre de votre ParIen1ent
crur nt qu'il étoit de leur devoi:
de VOU5 rendre un conlpte fidcle
~e, lO,U~ !es abus qui leur avoient

ctc dcfcfcs .' e~po[d.nt ~ux yeux de
Votre Mal~.ac t~ut le plan de
feur, c~nc~uIte, &amp; la (u pliant de
les cclarfclr de Hon velles 1U111Îeres
&amp;. d'afIlll~er le fuccès de ieu:s pre~
lllIercs dC111archcs. lis oroient efpér~r , .S IH.E, pour leur propre [a-

tr~faal?n" &amp; plus encore pour le
bren gcneral d~ cette Prov Înce) que
votre aprobanon InanifcHéc acheveroit, l'ouvrage qu'ils aV\)Tcnt C0111Inence ) &amp; Jllettroit le dernier fccau
aux grandes InaxÏines con[acrées
par leurs arrêts.
:~Ius cette at:cnte étoÏt Iégitilne "
pht~ elle flattoIt les vœux de tous
les bons ciloyel ; L: ~ plu' la douleur
de ,votre parle r 1 nt a é é ~lll1ere
10r ('lU 'fI'
~ CUl lJ l L~' P u r l'ouverture de.)

[es fcéanc~

J

l a apri~

:1 ue

la l . et..

A3

·

�6
tre que ra Grand-ChalnTJre avait eu
l'honneur d'écrire a Votre MajeHé
n'a voi t tté [uiv ie d'aucune réponre,
tHaïs qu'elle ~toÎt v: ifée dans un ~r­
rêt du Con[crl, qUI caffe les arrcts
des 7. &amp; 27· J uÎn dernÎer , &amp; évoque
la procédure crÎn1inei , ainE que
Papel C0111n1e d'abus relevé par
votre Procureur Génér(lI des Ordonnances du fieur Evêque dc Si!:'
teron.
Lindécence avec laqllelle cct arrêt a ét' r' pandu &amp; figni fi " , aurait
', té fuivie d'unc lune pnnition , fi
rone Parlen1cnt avoit ru pOll voir
detonrncr [on attention , de l'objet unique qui l'occupe dans ce n10~
Inent décifif. Cet obict, IRI·, ne
Ülurc it être plus grand &amp; pIll~ int ~­
Tcfl~lnt pour des l1agiI1rats 11 cIe.
lnent attachés à votre ~ rvice. C'cil
la furprife faite à Votre 1\1 a jeJlé , &amp;
l'encouragcn1cnt donné aux pre Ino ..
teurs du {chiflne. Ils ne 11011S eft p(1~
poflible de délnêler par quels dé gui..
fClnens ils ont fu parvenir a ce flIC"
cès pafTIlger ; &amp; l'incertÎtude ab[olue où nous fon1111es à cet égard ~ eLl

7

une preuve c0111plett6tdu foin qu'on
a pris d'étouffer la vérité. Non feu!enlent on s'eIl: difpenfé de COlun1-Uniquer à votre Procureur Général la
requ ('te en cafratÎon ) ce qui eft
inouï dans une affaire majeure pour..
fuivie à fa diligence pour l'intértt
de l'Etat; Inais encore on a affeél:é
.de ne pOÎnt motiver la requête qui
inférée daus l'arrêt du Confeil )
de peur d'expo[er an grand jour les
fautlès couleurs d'une dén1arche ha..
zardée.
Des cÎrconflances fi finguITeres
doivent faÎre encore plus d'inlprcffion, lor[qll e Pan confidere que la
Grand-Chalnbrc venoit de [OlUl1Cttre aux lU1l1Ïcres [upérieures de Votre Ma jefié des réflexions 111éditres
fur les 111atlcres qui agitent au jourdhlli les e[prits, &amp; une analife exacte des loix du RoyaU111e.
i quelques erreurs lui étoient
échapées dans fon GHênlc de lurifpruJence, la pu reté de [es intentions) fon zele pour le hÎen de votre fervÏce, &amp; la foumiffion parfaite auroient lllérité fans doute l ' que

ea

�~

Votre MajcIlé c1Ît daÏgné l'éclairer
&amp; la ranlener fur la route qu'eHe
devoit fui vre.
.
N ons fOlnn1cs ùonc cn droI.t d~
enfer;, SIRE;, que Votre Ma JCH:
~dopte des principes qU',elle Il'a lU
déI:lvoués,
con~.a~lncs, IO,rrque
des Mal)-iI1rats obelflans c hdeles
ont fait °profclTron à [cs yeux dc s'y
confonner dans la prati IllC, c cl' n
füre la rcglc ùe leu rs lU rrcn1cns. "
Quelquc inébranlabl ., que foIt
cClt .. affilrance foneTt e ) nous orons
.le dire) [ur la bonté c) la luilice de
Votre l\t1al n~) votre Parl;111eIlt
[ctnblé a voulu par un ex lS de precaution, rOUlnettrc a un nou v~I
e.'anlcn tous les aélcs de la procedure prife fur le rcfus des . ~crc~
111 'ns t:lit au Geur E yll1ar, les )lIge..
nlcns intervenus en conféquence ,
&amp; la lettre que la Grand··ChanlLre
avoit cu l'honneur d'écrire à Votre
Maj e n~ le 26. Juin: &amp; l'on a re onnu dans l'înflruélion l'obfervance
des regles , dans les lugeo1ens l'cf.
prit cil. juHi 'e, dans la lettre le langage de la vérité.

ne

ar-

9
pourrions-nous croire) SIRE,
que Votre l\Il ajcHé ait vou.lu donne:
:ltteÎnte aux gran,des 1?laXln~e5, qUI
ohIigent les Ecclefiafhques a fe COllfonner dans l'adlnÎniHration publi.
que des Sacrenlcns;, aux loix d:
l'Eglifc reçues cIJns l'Etat , ~ qUI
leur interdirent lcs aaes de fch[flne?
&amp; l'introduétion des fornlules de fOI
arbitraires?
Ce [ont les difpoGtions ~énérales
des arrêts des 7· &amp; 27' Juin 17) 3.,
qu'on, ne [upo[era janl~~is ~voir été
rcjettces par Votre Ma }efle.
Les difpofitions f péciales fu r le

fait dont il s'agifTc)Tt , ne reçoivent
pas pIns de difltculté. Votre Parlelnent a ordonné la radiation d'une
délibération du Chapitre de Forcalquier fur la [éeulture du feu ficur
Eyn1ar) Sc clIc a été biH-ee [ur le
rc(yjllrc
en exécution de• J'arr~t.
1.")
•
Votre l\/lajcll~ n'a P,5 eu IntentIon
de faire revivre ce 11lonUlnent de

fCJndale.
II ne refle plus que les prononcia..
tions contre l~s accufés ( c'eft-à-d; re,
le Curé de Forcalquier &amp;. le Prévôt

�•

18

gu Chapitre) qui ont Cubi avec rou..;
nliffion un arrêt diCté par la luflice
&amp; temperé paf l'indulgence.
&gt;
Il
vifible qu'on n'a pas voulu
le caffer fous prétexte d'incompétance, on de défaut d'aélion , puifque le décret de [oit informl· fubfifie
avcc toute la procédure; &amp; qu'on
n'a pas Inii lcs accufés hors d'inr..
tance fur la plainte. D'autre part)
votre Parle111cnt vient de vériticr ,
que la preuve étoit c0111plctte, &amp;
que toutes les fornlalitl-s de l'ordl'e
ludicil irc avaient été obfcrv ' es. II
n'y avoit donc nulle voie dc recours.
S IRE ~ il n'eH point d"autvritl~
fupéricure à celle de vos ParlClnens
dans l'ordre des tribunaux &amp; de la
iul1ice. L'a "alltagc qu'ils ont de
parler en votrc angnl1c non1 , n'eft
point une tiéhon inventée pour re·
lever leur honneur &amp; leur gloire:
c'cfl: un attribut inféparablenle nt
attaché à lenr onnitutÎon; c"cft
VOus .. lllên1c qni diélcz les arr~ts qu'ils
prononcent, Et votre volonlé écri"
~e dans les loix du H.oyaun)e eil tou"
Jours préfente au nülieu de noU) ,

en

•

F0t1~ anImer

Il

nos délibérations &amp;

lugemens.
C~e~ mettre votre lufiice en con·
tradléhon avec elle - mêll1e.&gt; employer votre autorité à ébranler fei
plus folicles fondemens.&gt; &amp; confondre tous ' les prin-ciIJes de l'ordra ,
que. cl c rev09.uer, f?ns le plus grand
nouf c . qUI a ete fiatué par vos
Cours [ulvant l'u[age antique &amp; folcmnel de la Monarchie.
l.e recours an Souverain eft néceffilÎre en c.crtains. cas pour réparer les [urprI[es qtU peuvent [e gliffer dan; les grands ~ribunaux qui
le repre[entent ; maIS fuivant l'ordre tracé par les Ioix du Royaume
l'I1onneur de ces tribunaux eft con~
fervé
) "&amp; même ananlenté
I(){ftque
. ,
0
~
exc!tes, p~r un refcrÏp ' de Votre
Ma Jefie.&gt; Ils font n1aintenus dans l'avantage de fe réfornler eux. .mêlnes
ce qui affcrn1Ït dans l'e[prit des peu:
p!es la vénération pour leurs Ma ..
~dlrats.) &amp; leur refpett pour la juflIce.
.
Cette forme de révifion, ou de
recours ne Iaiffe point apercevoir

JlOS

�,'

,

.
J~

de diverGté dans les jugenlens. II
n'en [ubGLle qu'un, que l'alllonr de

•

la vérité a rendu plus exalte On Ile
refu[c point fa confiance à ceux qui
fe réfornlcnt eux-nlénles; nlais 1'0..
plnTon n'efl pas égalenlent fixée,
10rf(lu'on voit détruÎre fans forme
&amp; [ans infiruélion) l'arrêt 'd'un Par..
Ienlcnt, qui avoue fon ouvrage rom.
nlC conforn1e aux Ioix , &amp; néceftlire
an bien public. Le refped. de la
cllofe jugée efi ébranlé par la con.
tradiélion. La lufiice devenue pro.
bl( lllatiquc cft llloins ma j llueu[e &amp;
1110 Îns rcvé rée; &amp; il ne reUe rien de
certain dans l'cfprit des honunes
que l'afr i bliffcmcnt de leur confi..
dératiol1 ponr les tribunau .
Nous ne pou fIerons pas plus loin
fincere a
des réHexions qu'un z
laiffé é haper. I.e droIt de réfor..
nl~r les jugenlens contraire aux
IOIx fi att~ché à la ouveraine puif..
fance.
1 la nlaniere d'introduire
le recours a varié, c' fi à Votre l\1a..
jeHé à 'cOl1lparer les ufaoes anciens
avec les introduélions ~odcrnes :
nous la fuplions de confulter ) non

l'interêt

~3

Prnterêt de fes Pa ·ren1cns , n1aÏs le
bien de fon fervÎce, &amp; celui de [cs
peuples; &amp; ces arrêts de cafiàtion
n'cntrcnt au jourdhui dans le plan
de 110S ren10ntrances refpeducufes ,
qu'autant qu'on les f'lit fervir à entretenir la divillon funefie que Votre '
1Vlajcflé veut tteindre.
Cc ne pellt être dails un autre ob ..
jet, (JlI' n ait pollé aux piés dl:!
tf/\n:c les plaintes prétend nes , &amp; a
coup [ur Inç.ndiécs , du Curé &amp; du
l)révôt de ;:Forcalquier. De qu~I
front ces Ecc~éGafliques aurojentils ofé !111plore,r la plénitude de votre ptUŒ1l1CC contre des arrêts où
l'on ne pouvait cenfurer qu'une
tro.p grande incl uIgence ? On reCOI1non [ans peine a la 111aÏ1ccnvrc'
&lt;ju"on leur attriI tIC ) la IJ1êl11e BlaÏil '
qui lt:s avoit plongés dans le fchiflliC. Il .n vifible ) que le fieur Evê(}lIe cI . : fleroll [c regardant co 111 me
Pauteur de ces innovations, &amp; le
princil al c upaI)lc, d ont l'arrêt,
Ctlt IaÎ ir ' le fort en fllfpends, a voulu
par un évocation Ce ll1cttrc à Pabri
des fuites de cette procédure . .

B

,

.'•• ..

••

•

.. •

•

�14
U ne crainte inquÏctc l'a telle. .
ll1cnt aveuglé, qu'il a cherché par la
plus grandc de toutes les fc.llltCS ) qui
efl celle de furprcndtc fon SOU ve..
rajn Seigneur, l'itnpunil ~ qu'il avait
}')ùur ain!1 d ire trouvé dans la n10 . .
dération de v tre COUf.
La [urféaI1cc pronon ée ~l [ 011
égard devo~t lui fcrvir ,de .111onition
pUll r l'a ven 11". l..'cx pofc fan a Votre
lVtajcfié d'une condUIte n tous
points rcpréh nilhle) cIl l~~ fcule
peinc quc votre Pari nlCl1~ aIt vou..
lu .y alta 11er pur cètte 15.
L'apel conllne d'~b,ll. rt:lcvé .I~~r
votrc Procurcur Gen l'al de dIiH.:-rente ' ordonnan s rafrClnblées pOLIr
les llleltre {ou ~ os yeux., n'a été
&lt;jU'Ul1C lnarquc cl'ilnpr hatiol1 ql~'C.
.. ihc it de lui l\::.rac Îtude dc {on

11liniltcre. J a enfure que la rancI..
.. h::llllbre cn a fait,
leur an'f t.
l:: tle n . 'en [eroit pas e.: pliquéc fi
uvertclnent, fi cIl av it relarcIé
, .
l'Inn ancc COlnnle pendante a ion
tribunal; \.. le di cèrc de iH !ron
11 fcr \Ït pas le feul où votre Procurt:ur ~l1~ral dût exercer fon zele,

en

t)

otrc Pat IClncnt ne iugeoit plus
II Vvenahle de laifIer dans un étercon.
br
.
oublI des aél:es 0 lcurs, qUI
l
ne
'0.
Q_'
'Ollt aucune eXIllCnCe, ex qUI porIl
.
dr C l',a lJ.us,
tant les rnarques notOIres
r lt envcloI)tS dans la prOlCrrptIOn
101
111'fIlle prononcee
' par
~
·
a
n'es
de
[c
d C~ , u
r.

"
" g~ncra~lx.
les arrc:ts
.
5 i cl ans des clrconflances entIerel1lent différentes , ~e ,?on ordre
eut c igé qu'on contlnllat une ~e­
cherche pius "févere de ~a conduIte
du fi eUt Eveque de SI11cron) f~­
ri ùn:, -nous difpe~lfés d~ ce. d~v~fr
par des clau[c:i d'evocat!on 1l1~er,Ces
dans un arrêt du ConfeIl) qn l n cft
point revêtu des fornles r~fpeél:abI~s
defiinées à faire reconnOItre &amp; rcvérer votre autorité ! Pourrionsnous [ans trahir nos fernlens } déférer a l'évocation d'un pro ces ClïmèneI fufpcéle p ~ r ellc ~ n1ênlC " &amp;
plus encore par CC .. te ol1!Iffi ')l1 cHenti 'Ile our indiclllc un cl -faut aTJfolu
de vdl ;ué à t;nc volonté v if; blement furprife ?
•
l\tlais nous ne fonunes pOInt au
cas de confulter un auflcrc devoir.
)

'

\

B 2.

.

•

�16
a procécTnre évoquée (~toit COn_
f0111Jllée par des a n'l~ ts qui Ollt e
. que les CflConfII..
toute l ' ex ' ClItIon
tan~es cxl~gcoient. ~rOl!tc p .urfuItc
aV(H~ celle con~r~ I,e 11~\lr Ly&lt;. (jl1e
de SIllcron. C eh a IllI a prevenir
de -n UVCl1C5 1 iarnlC5.
Aux FrCl1:1 'L"CS a lll1 n llCC~ de Parlct du Confcd , une foule d e dénl~lr.
elles ind i [crcttes ii rcnt (lI '1' cvoir
que ce Prllat fl prépar )it ~ CIl abu ..
~e r ) ~,cr Il cIe ~ 1-:. ~ 1~ fI a fl i q cs, II i
Sont JrC5 a cc lUI P&lt;r le t ux z le
atlëc&lt;lo'cnl d'en tri Inpher o ur ral~
llllncr i"tfprit de f 'hifl le.
Vl tre Parlclncnt, 1lE, a fentÎ
}a 1.1' c rrit' d'arrêt r eue ferlll 11·
tauon, ( l , de prévenir de n ll l eaux
abus Cju'il anroi~ ~alllJ rt 1 ri 1. cr par
de nouveaux chaul 1CIlS. Il Cl r non ..
ve~lé les arrêt. d~ reglelnellt , qui
111 ctt. nt II n e IXl r rI cre à ces ex r ~.
A[nfi ,nous n'a 11. pas li II de
t:0llS plaIndre) (Itl l'arrêt d'l v catl?l1 art ~u aucun et1~t rtel au préjudree dc~ rc les. 1\1aIs ce qui e, rcite
n ~ aIlJrn~es) CI~ ~oyant ll1uitiplier
c :, &lt;.: C.:&gt; cl JutorIt\;; ab[oluc , (lu.î fuf.
1\

l'

17
pendent les loix. du RoyaU111e en
fa\renr des pr()l11ot~ur5 du fchifrne,
c'cil d'u ne pa rt l' r111prcffion qu".15
font [ur l'crprit des peuples, &amp; de
l'autre un lune retour fur nous/&lt;

Jl1l'llles.

Le3 Ecel' flafliques qui veulent
"nlll11er la diviGon &amp; n1aÎntcnir leur
indépClld nce, chercherolft il
fOllflrai rc a des ri buna lIX redùtlt~t­
J}lcs par leu rs lUllliercs &amp; par leur
fidélité; ). l rfqu'rIs font p~rvenus

le

par Jrti tice à furprendrc à la l' Cr ..
gion de \ Totre 1\ \a ;cfh~ d~.; ordres
irréguliers dans leur fonne ,&amp; con ..
trai l'CS au bien de \rOU'C fcrv i cc , ils
jouilfent de l'a\'antaC(C
de réduire
,
n
VOs P~rlenlens a la cruelle alternative de choifir entre une défobéÏ[fance aparente , &amp; une défob :iffance réelle qui confine dans l"abandon des 1 lX.
i nou, avons apris par la DOUche de ..; H. is l~s plus rages à difiing 1er leur v lonté lég de de celle qui:
n'en
que l'o111brc , le vulgaire n'a
pa~ i:1 1 1ê1l1e tne[urc pour rcgler rcs
lugenlcn &amp; [cs opinions. Des gens

ca

B3.

�18
In~l intentionnés peuvent lui faire
entendre que vos Parlell1CnS ou ..
hIfent leur prC111Ïer devoir, qui cH
celui de la [ounü{lIon. Qllclk. in.
jure pour ces COlnpagnics ! Quel
CXenl{ le dan l'Etat! .
Déi a des l~belles. O~hCllX ann On..
ent le cC1l1flI fl fi In" al, don t la
fcnle i 111agc rlI ffit pou r te r oa v( s
})nrlen1ens la. )nu:tI1ct; pllblIq le :
déja fur }a rupoGtiOl.l. de :tte rdI,rtan ,c prctell ,.lue 8" JI lnal .illt Cq rcréc , lc un ' lan cent d straIts c lltr\;;
le ~ Corp:&gt; le.; pl 15 rcfp étaL,les de
l~l:, tat.&gt; &amp; d'autre. , plus t f' tnéraircs
ncorc, les Ct uronnt. nt d'un gloire
j~l tI e &amp; cri 111 in~ll qu'ils ( étcHent.
Il fl arr[ '&lt;: , plr 11,1 1l1alhcur
cl nt il ne nous
pas 1 enni s cf·
})énétrcr le' ,I~"S, que d s C 0I11plgnic. iHuLlrps ont r ç dL;:, 11\ repIC ' doulollrcufes de votre t l ' COli"
tcntC111cnt. On répand 111a1' i -u fc- ,
III nt, que ce font le J1'axÎllle.,
qU'elle {"outiennent) qui cl ' pIt ifcnt
il Olrc 1ai né ; (1' Ù 1 011 prend
occafi Il de pl' rager la décadence
dc~ P rI Inens J connue il otre Ml·,
,

f

cn

i3

1

19

jeflé étoit prête a retirer d'eux la
JnaÎn puiŒànte qui les protege.
])'antrc part, les pr01110teurs cl u
fchiftnc parviennent à fe procurc'r
une enticre inlpllnhé par des arrêts
de cainuion &amp; d'évocation. \ 7otre
la jeflé a l,té COtntne entrdrnée à
cct excès d'ind ulgence ~ tant&lt;'\t par
UJl rcrpeél filjal pour l'E~Iirc )8, un
p ÎCI [c r~pllg11aIlce à tévir contre
fC3 NI rnif1rc5; tantôt par une bonté
J atern elle, qui lui faÏt efpérer de
les ran1 'ncr par des voies de doucen 1'.
l' lIais ces voies de douceur )
SIP E) ~ lnt ~ lLvcnt inutiles pour
]e'tH atl1_nel 111 nt, attendu l'eur obftinat i on; &amp; ip II trie pou r l'e,,"c 111 pIe .J
parce qu'on ~ grand foin d'en dérobe r la c 1111&lt; i fl~~t1ce an puhlico Ce
qU! vou . faîte, pour les aHrancbir
de la rigueur des l ix éclate aux
yeux de t lIS. Les 111;1rques de voHe Ill ' ontentel11ent, Tb les cachent,
&amp; contilluent à les llu';riter: les Inarque de votre Clélllence , ils les font
VO
lloir connne une aprobation dé~idée de leur conduite. Selon' cu~,

�20

tonte faveur ell ponf Je [cnÎflne., {~
toute di(~race P()l~ r . ,11~ qUI le
C01l1b~ttent ) ou qnl fc plaIgnent de
ces ex ces,
, ,
Dans c tte ilInfion pre~(jl~c generaIe) onuncnt [c pOllrrOIt~Ü qlle la
vOÎx de vos P'-U lè111e.1l5 [~ fH entendre ~ L'autorité qu"lis. tIC111:CJ1t rlc
VOllS clenleu re COlll111C ll~)pudral1te.)
&amp; la votre n'opere pOlllt ) parce
qu'Ion rcprl Cent ve trc 'yOlOlltC COliS .
un fall ~~ p int de vu :' c ~J~clyl ~nt,I ·"\
ln,- 1 auglllClltC Cnlpll'C, c. ", l~ tehl[.
111l f~!it - de; pl' \'r\, ~,
,
li ' toit 1 ihic tans Ca l1élIffi111Ce,
\

l

,. 1re rq li C cl l fa v' 11 é cl 'UI1" ~ ') ~ n .11 11n ~ yoi,X, Il r~lll1it cL l , fa cl Ul'Le Jes
ft (;atcurs qui Ile l"l'lallt point. par
p r i 11 cil k cl e vic 11 ne Tl t l are fp r t cI c
c rp~ , par II 11 ... fa li , ,. ! '.1 t , 10 nn Ir., par ' n l'ct le Jlll'lf:fI bon J
par p )11 iqul! , 0 11 .lYl· craIllte des
J e)

il!)

l'!

"rieur', ()n ~ iert nc1111..; d~ vo·

tr l' :l 1hildle III ln p. tl r cl' . l 1er 'eux
,
qui Cil ~t i 'tH ~IO(.'l1é5 par Ulle l~Cpu\ n nec 111tur le, Ott pc. l'.l &lt;l raI!lte de ' tri' . . unau"r. I.e fprlts va II..

Jan:)

Ir

"luut 'lL [J, ra

'rlllill~nt,

(-,

~r

les plus [é~lÎtien~~ ront ~r~Ilardis par
, la prolllcfIe de l'I111pnl1nc.
Que ii votre volont~, qU' f)l1 in...
terprc"ltc fi fall!~elnent, étaÏt déc.,rùrée pour aut ri [cr les refus cl ~s Sacrelnens &amp; de, Sépu turcs.) nOH~ g~­
Inirions, SI HE, [Ju:&gt; un fI gL'dlhI
111 IIlCUi"; IHais CIl LLÏfan' nOj ë"1 orts
o Ir dlJendr; ;1I1près 1: V nrc N\afCîté l 'i IJterêt cT i'EgliCe (: de l'Etat,
n 1I~, 1 ou rr i)j) croire en un Cens
qne les c nré luencc" [er~i~l1t \11oins
a rain Ir pour l'autorIt&lt;: l~oyale.

Ce qui la blcl1è dircél:enlcnt aulOl1rdhuÎ, c'ell que v trc ilnprobation cIl Inanifcn~e par des 111onu111cns aut'h.ntÎques) &amp; que cep~n­
dant les ahll~ fe 111ultiplient fur le
fondclncnt de l'ind{ pendance.
.
Attentifs ~ r "cueillir tout ce qUI
fort de v &gt;trc b lIche Cacrée, pour
cn faire, autant qn'il
p ",fTibl~: le
preinÏer n101 ile de Il Jtrc conduIte;
tandis que vos loix préficlent Ù n05
jugelncns, nous nous rapcllons fan5
dre ces paroles re'l1arquables adrcffées au prclnier ParIelnent du Royan..
llh~&gt; l d'lue Votre l\lajel1é iuf1eluellt

en

�22-

frapée de la néceffité ete répri~1er
les perturbateurs ~11 r,epos puhlrc ,
fit entendre aux deputes de la Cou:'
aVOIt
llC ,
l a VOTe .des procédur(;5
q
, .
~
[ouvent des InCOnV~!lIens) &lt;. ql~e
fa puiffiulce [ouverarne. rcnfenn?It
en elle-lnênlc des nloycn~ rno~ns
écItltans &amp; pIns eflicaccJ pour ln~lIn·
tenir l'ordre.
. ,
Cc;, paroles S 1 }{ E , c. p}rquecs
par la circonn~ncc ) donnce~. par
fonne d'jnHruébon pourj\ r del n~­
trc zele &amp; non pOUf l'ar r 't r.) fI.l1 nl:
fient fculclnent que Votr~. la l1e
nous invite &amp; nous ant rIfe a tenIr 'rel' les 1110yens rigoureux pour
être en lnefure Jvce les arranoelncns
(jll' 'II croit d:v.o· r ~r nd !·c P' r l~~
voÎ ... .) de rad1ïnnifirtUIOn : ( ~ ~l,a n . ce
[en. 11 Ils n'avoa ri 11 1 Ire pour
n II con~ fnlcr aux intea ions de
70l re Ma icfll~ .
.
.
,1ai:; lU i i nous ~ rt p~rnlls de
lui r pr'G l ter (ille le n,1c~,l " s.p,a~
r (1 s p r ire: cl '111 leu r ;r l i ~ Ille )
peu vent. par une ,ilIn fil n dano~rcl1 ~
fe fournIr cle~ prete °t s ~l c 7UX qUI
pré~ ~r nt en tou t l'ar hnralre
&amp;
l

J

~3
favorifer 111 rreél:elUellt cette indo..
cilité &amp; ce~te indépendance&gt; qUÎ refiLle depuIs Iong-ten1s aux avjs falutajr~s &amp; aux ordres les plus re[peOahlcs.
•
II eft, SIRE) pOUf les Inaladies
du corps polÎtique) COllln1e pour
celIcs du corps naturel, des rClne.,.
des tranChdl1S c ~ rigoureux qui arretent les progrès du 1na1.&gt; &amp; des Te ...
Inedcs lents &amp; jnfenfrhles qui rétabliflènt l'ordre intérieur.
Le foin d'apIiq 1er les prenliers
laiffé aux l\'lagiflr~lts fous vOtre
In(pcéliun; &amp; VOlr -&gt;iuHice vengercfIè ilnprÎlnc fur l'cfi)rit dcs peupics plus de rcfpeét encore que de
crainte:J Iorfqll'elle les rend eux111ênlCS t~111ojns de l'cnchalnenlCnt
de [cs opérations; lor[que dirigée
par les rcales ) entourée de l'apareiI
l1)~ jclf lIel~,{ de l'ordre judjciaire,
elle ft) l
les coupables lllênlc au
Glen\. ) C ,. a joute la confufion à la
peine) en [aifant précéder la conYiélion au jugcll1Cnt.
Les autres renledes} qUÏ apartiennCllt à racIn1iniHration J ne peuvent

· d.

~

en

�~4
•

votre
l .fouve
l ..
•
es Tll1p o.
]"alne
pu r• frlu.""11 \r .' C • Nous
..
D E~)"a't'e \r ~ confiance &amp; fans
l'ons,,,S I 1\
dc notre
zele ne faueux '1' OH\&lt;'I-ar.,c
(0
, ,
ro j t être &lt;.ju' 1111 parhut.
,
.
N . 'lrrc.tons les cxccs crIants.
fi
Y' r
(lue
ctrenrlp
-nrés
l~

l)é1f

J

C'cfl ~\l~O;IS qu'il cft ré[crvé d'agir

~ r Jnille

~rl

ctftcace~ ~l1r ~cs
rits &amp; fur les cœur~. ~' l Il cflyoylt
1110yC1l5

cl' )hllacle que l'antontc ~ouvelalne
jtée par le .bien publIc ne fur)...
nte. EIl ~ pénetre par t?ut, &amp;
petit r "panclre 1. ~r t ut une Int:~en.
cc !alutaire fOIt p ur forn1cr ,les
11.

lCUllc ., 1: "cl '&gt;faH1Cjll "5

la, n,lo lcrali Il t · a la (é pcndallCc .' { 1t pour
étahl if (L ns les grande~ pla.c~s

r ,{

rit de l)ai

a

).. de

hante.
1 li t cl 0 Il n L:, e {1'"aIr ",Il en t p ur
Ji fa
1'1 an 10nie du g IV rnclncJ1~~IU les
ré n1l n~ s
les peine l edl~ a~
ti l1l " les lugcl lens pul)iics, la luili e . les . 11llnJndcnlCns concon1,

't: 11

t au InênH~ b i 'te

.

c es d lL ~ partie d votre ~n~"
t rit'
IR, l'ulle n'cH c "eree e
,
,
1 . l' l'ue
qu l al' v~u.s, l"autre (Olt. C
.

f

LIS ' . 5

alllplC s. Il eJl donc jul1e ·

ii

2)

il eil dans l'ordre que les Minifires
de" otrc puiilllilce judiciaire ~ atten..

li~) aux befo' Ils de l'Etat, &amp; jaloux
de la plaÎre df-~ concourÎr aux vues

de Votre J\tlaj cfié ll[ent avec une
extr';n1e préc, utÏon des nloycns de
rigueur qui pourroient aÏgrir ; 10rfque les l110yens plu:; doux elnployl~s .
par votre Jl1ain fouvcraulC agifrent
~. opcrent. Quc la France [eroit
lwurclI[c, fi ces rcgles pou voient
al! jOllrd huÏ recevoir leur aplicatÎon!
!VlaÎ5, SIH.E, les cfprits jnquiets qUÏ
l'agitent, incapables de ceder à ce

pouvoir naturel que la Ma jefié &amp;

la (]én1ence ont [ur tous les cœurs ~
recIoublclJt leurs efJorts pOUf [C
foullrarre à la lë v é rit ~ d es loix.
C"cll par le u rs infinnati)n ' artÎficicll (j s qu'on exagere fI fort i'Înconv~nÏent des voies de rigueur
qu'il redoll tellt ) \. l'cfficaci u' des
III yen~; 1 nts u " infcnllhJcs u'ils fa ...
'ent dt' l ' urner dans. l'aplicatron.
II
certain) par excrnplc, que
la di! pen[ntion des graces rt"panr

ea

dues par un l11aÎtrc aufTi juHe que
vou "e1t une école pour la dire ' pilLe

�'16

de l'Etat: InaÏs con1hÎen cIe fois l:'ar_
rivera'"' t"il pas que votre rvlalen~
croira r~coll1pcl1fer d~s vertus qllI
ne font pas inco1l1pauhlcs avec le
c.
zcle ,. (&gt; (Ille le fa1.1x zele palalL
roÏt1 ~L J écoln pc nfé ~ .
,
(:cpcnd~l1t :Hl ohtr~l1.(Tt~a ~~c~; ~~Yo .. .
cation. qUI n'ctant ftLlVJe~ cl ,1UClllH!
Ïnflruélion jurÏd.i quc, nI cl'~u.cl1n
. Jcnlcnt cl' 1~nerel1t en ahoIrtlons
lU
"
.,
1
d tJui~ ' es ,

c' d~pOlllllLcs

(e t )u.te~

les( fornlalit~s prcfcritcs f/ ~r le~ 101:' :
d'où s'cnrllÎvcnt pa . un cl IfJle 111conv' nient 1&lt; dur ~ du ~'hirnlc ) c '
'ahroGation [uccefii ve de t utes les
rcales.

fa )efI~ ne vous pen let pas
de t lé}" 'r ouv rtC111cnt des alles de
fchi 111 ) 10rre ue v tr hanté VOllS
cnpagc a t l arîfner Ie~ CO~l p~bles. Il
r éllltc, IH.E, de ce prIn Ip c.ontra il C quc otrc N a je1l ' paroit {, l~~
rCllt dlrogcr aux IOIX , fans VOUlorr
~n11 i ycrI. P~ll1t()}:it ', ~. l.l·()·iHat&lt;.:ur &amp;
le Inarqllc~ de lcgaldatl n.
.
" ,il c ~ plÏ r n notre fituatIon
~ nibl ~ l' ,. donlourcuC , ne Cachant
pas tou i urs COlll111 nt concilier le
,

tr

'1.7
oevoÏr &amp; 1:1 prudence. Nos fone.
tIons nous deviennent atl1cres, li
notre foun1Ï1Tron peut être rnife en
doute; elles font Inaliahles avec notre fidt' lit&lt;.~, s'il faut voir pérÏr le dépôt qui nous cO: confié.
Nous ne pouvons [ans prévarÎ..
cation ccffer d'élever nos voix pour
le 111aintjcn des formes; IX en récla111ant trop {"ouvent pour elles, nous
cr~lÎgn()ns de les rendre in1portune.s,
&amp; dé prêter des arn1CS à ceux qUÏ
cherchent à les décrier.
L'În~élion dans les nlaux de l'Etat
fcroit critnincllc &amp; repréhenfihle à

vos yeux; le zelc eil perilleux, parce que des voix perfides cherchent
à le [u[pcéter : il peut 111ênle le cle.venir quelquefois) Pexade 111e[ure
n'étant pas tou jours donnée aux
Ilolll 111 es) lors Int111C qu'ils ne s'aninient que pour le bien.
l)an~ ces perplexités., SIRE,nous
ne trouvons point d'autre [oulage111ent a llU~ pejn e ~ que de recourir à
V ) rc ~,,\alcné, c de lui ouvrir le
fond de nos cœUfS.
Nous cl pérons que notre alDour
C2

,

�2-

•

ponr fa perronne facréc ) notre' zele
fincere" fonnlis &amp; rcfpec.ch.lcUX nous
. affurera de plus cn plus fa 1?fOtcc...
li)11 quc les el,lnclllis du. blC~l pu . .
J)lic cherchent il nous raVI f ; C' (lue
Je tableau Gd 'le Je ellgagcln ns de
notre (~ tat l'iJHct"cRèra cn favl'llr
dlt unc innitutÏon que l 's ire n{1éln_
cs rend eut ton j II r plus n ' e ffilÜ'C
a fOll fervice.
. Il
natnr 1 ( t 11 l "s ft '111111 S,
S Jlt E, de c cr h " a 1 J' ira leur
S H;V rain. ," f; ntin.enll lIaT il! n
iui-11"11 pellt C J n nt 11'''tr que
l' n 'l d'un a ta f n cnt 1 ',di CiC)
, l ln ",111
(Cjl i V 111 ; Hl ais
ct

en

cn'

l'al OJ·t~ to It
Ire du rine 1 iè r 1 ontre p int dans le. a 1 S () 11l1une".
, il III i Cl II . i t' n J
0 1 ti [an
int rét1l:, le [ulet fi
L'un &amp;
. l1')Uf
yl
H Ll I

l'alltre

'U

) qllÏ

y ut rend re

[crv iccs

'ab1 ~: car (Ill i l)OU
l'rait r non1
il) cli) ir fi fi tt ur?
is PLU
~'atta he par 1 r.' ft' renee à la c: venf,
, l'autre an Înt rêts (1 :111Verain. l 'l Il a dan ~ . n l artngc l'in...
finuatÏon ~ la cornplaifànce ) talens
,1 Clr
~

'er

2?

fort orc1 inaÏres dans le,,; MonarcllÏes:
l"alllre le zeI,- &amp; la vérité; c'ell-àdire les caraé1crcs les plus eHinla ...
hie. &amp; les plus rares de la parfaite

fidélité.
}cll la, SI J) E) la del1ination de
1:1 JVlagillratllrc dans ce I{oyaullle.
C~cll dans les [Jarlen1ens qu'on a
vonlu ('tahli r a pCl pétuité une école
dt: nlŒu r s, de fid(!it(, &amp; de force
propre à f )nncr des fu jets de ces
Glr~lè cres. C'efi la que les Rois ont

pbcé ie fantluaire cIe leur ju{lÏce
pou r y dClncurer inrorru ptihle , le
d~'p()t des loix puur en afiiucr la
Habilité, l'azile de la vérité pour la
retrouver au bcfoin.
C'cH la que dépouillés de tout
e[prrt d'inter "t &amp; d'anlbitÎon, éloIgnés de la fédlléli r n de~ cœurs, des
citoyens ~ nt confa rés au hien pu..
blic (èHIS une dj[cipline eOl1llnune.,
fans a II t r récon l pen fe Cj II e ceHe qUÏ
eH att, cItée a la vertu) &amp; fans autre
craintè que celle de Inanquer aux
Loix cl li devoÎr.
)11 a vouln les aflî"anchir de ces
Lens dangereux que fonnent l'ef~
C3

1

1
l

1

'

�,

.

•

3°

31

porr de I~av~nccl 1CI.1t) ~u la craÏnte'
oe la clefiltllLJOn arbItraTre. Les POis
leur ont amtré la pofreffion de leur
état pou r être afIllré5 dt! leur conI~

tance.
C'efè avec les précautio115 antre
la foibIcffe hlllnajne) qu'i l non!) )Ill
ordonné de les avertir de tOllt ~ ks
furprifes qui pOllrroicnt l 'lIr étre
faites; d'jnGflcr c' de rl clanv'r fal! '
cL:lfe ponr l'obCcrvance cl s rf'gic.'l;
de ne point )btclnpe1'er a do, l)1'dr~
qlJ"arrachcnt à une volonté Cuq riJç II préocllpéc) l'inl}) rtullité &amp;
le crécl i l.
()n nOlis fa i t jn r r cl' b~ T "cr (~ ('$
ordonnances. L'i Il fra{l i 'Il c: Il Jn ifc
:lU rano dc.; Crill1e'.
n non la t~lit
11\ i f:.1 )cr COlnn1C pr~ va ricati Il.
J_c li.,. l '0 Il po j 11 t l r / n (a n
llllC d '1 ndan e t tat
Hll
réfiftance t~lnérai re, fan~ titre, f~l1s
Inoyens ~ [Jn~ JpuÏ; ell: nt .raint
une COlllniiTion tauffe " )1' "cipjt~ .
"routes leurs diCpùCitiollS Ce l'lunif·
l'el1t à nous avertir que la conf ance
des Rois) qui efl: notre for c, cft
tôt ou tard le prix des [cry ice

1

réels, &amp; non d'une fIexÏI)ilité crin1Ï. neIle.
Obligés par tant de titres à porter
la vérité aux piés du trône, avons.
nous tou jou rs rClnpli ce devoir [a4
cré dans toute fon 'é tend ne ? J ulle
[u jet de rcntrer dans nos con[cÎ ences, &amp; dc fonder les replis de nos
cœurs.
Lorfque les ordres énlanés des
Hois portant l'clnpreÎntc de leur
juHice ) &amp; les n1arqllcs rcCpeélables
de leur Cuprêlne autorit' ont été
pr [cntl' 'S à v )tre Parleillent) l'ho Il),,
lnage de l" béiIt111Ce a été pr n1pte
&amp; U111nÎ 1!1C,
l\::xécution tidelle a
paru quelquef is lnériter des éloges.
Qlh:: ces 111arques fIatteu[cs dl. fatrsfaélion COll tent peu à nlé[ i ter !
Qu'il faut pen d'cHarts pour fe li ...
1

l

vrer à une obéiffance conforn1e à
t liS nos Pèl1chans ! L'épreuye eft
bien pl li dél j catc, S II\E , 10rCque
i'iI!te -êt cl II trône paroît bleflé, &amp;
qu' 11 ne peut le défendre qu'avec
peine contre des préjugés forn1és par
l'artifice &amp; l'abus de la confiance
.
•
Le devoÎr n'eft pas douteux dan
l

�•

j2.

jj

ces occa!ion3 critiques·

IllaTS

Tc ete..

cIlÎe. Si vos inl1norteIs Aycnx ont
en la gloire ùe la retirer du ca.h0 j ,
&amp; de la conduire à travers 111ille
dangers à ce haut faite de puillàn...

vOÎr entre [auvent en conlpofitÏoll

a \' ccl a fo i blè lIè. ( ) n 'h .r che de 5
ad H1Ciffcll1 11' : on voile il dell1Î la
Vél ité [&lt;.)US prétexte de l'ard er ù pé.
n&lt;..~trer Ù travers Ic ~ ohIl'lclcs que
l1nI1tiplicnt la diilancc (', Pl'loÏul1e_
l1le]) t (CS
1

l

'ICUX.

b

S'il y cu t ja zllais cT cs 1l10111Cns Où
l'on Cl il cl tl (l'co 11 cr 'P~ Jllé /la ge III Cil:;
tilllidcs) c'cH ("n doute ~jtli Où
fc trou ve la Mt llarch ie ln llacée
cY"unc part de tr~s grands clal1nCL )
c)~ (1(, l' .. II t reg l)\7 C r Ill' è par li Il 1) rI. n...
ce n p &gt;l1r il..! Hlheur de l'hulnanitl', )~ Jui prlfere~lll titre de oÏ
cllli de l'er~ de [es fil' ts.
1

l{jClll1:\ peut

don c nou~

,.c urer

') ibli fr 1)5 le' véritLs inl~
p rt 'l l1t .. S,. li ~H il, -' ~ né c· n~lirt: que
Totre l\\a).!f C [OIt lllnruit~. \r inIes plr cs onfitlérat(t ns, notre
zele prend lIn nouvel cllon ) &amp; notre pl' &gt;(on rcfl)CC redouble n lrt!

fi

nOth al

l

c )nf! lIlCC.

. l P E , le rang qui coule dans vos
V.Ines ft clui les héros qui ont
cl.) rc!l·ltlratcurs de la ~1onar ..,
1

,

ca

cc où elle eil parvenue il
réferv ~ à Votre L ajc[l:é de l'illllflrer
par (es via. ires" &amp;, de la l?rélnunir
(ontre cette c1_Hrn e, qUI attache
prc(qnc tOlJln t· le èO.l1111UlCClnpnt
de la cl écaden 'e de: Cl 11~i res à l'é-

~

l

po 1 le la plus bl'êHantc de lcur grandenr, COI Dle a 1'1 n1.an~i"Tté de PâgC 111 n l ( Il Cie nt l s cl é.,.. i ns.
Les caure;; de ces r' volutrons périodiques ont 'té les 111 ~nlCS cIans
tous les fiecles ~&gt; dan' t us les cl[Illats. Il· fl dans tous l 5 co~us des
chofes Inunajnes que la YÏ,~ilance
dÎlnÏnuc infenfibleluent. Dans la
l

très grand pu ifLl1.ce , l'extrêrne ré . .
CllrÎtt! qui l'accon) )a~~ne relâche les
... 1 Harts de PEtat ) &lt;.~ t~lÏt qu'on In~ ...
priCe t 115 les 1 gcrs d~ns leur naÏffance) parce qu'ils paroi(1" nt éloi..
gn ~s; ) les anciennes inl1ÎtlltÏ0I15
clan leur vieill ~{fe) parce qu'on ne
daigne pIns en rcconnoître l'utili~é.
On néglige les caufes fecondes

�j4
•
•
qUI ont Concouru au 111arntren de
•

l'ordre. On rejette les infl l'luncns
qui ont fcrvi d'apui c' de [uUtÎCll
pour l'élévation. L'expérience des
fceles panès n"cfl plu;, conCultée.
Dc fillêLncs arbitraires fuccedent
au . anciennes InaxÎnles; c ~ la nou-

veauté toulours enl1clnie des [or ..
rnes t dont la lenteur (', les C rupn. .
les lui font obIlacle ) s'attachc à pré.
cipiter les conlll1Clndclnens.
l~es fornlcs) SIl E, que les 111au ..
vai cjtoyens rcgardent COlnnle d'an .
tiques fuperIlitions, font des loix
d'autant plus facr c~ qU'elics font
les f1ardicnncs de toutes les loi '
f~g ~lnent inventées P)ll r prévcnir
l'lliufion ' les [urpriC. . s: clics t'claÎ.
r nt la loi dans fa naiil1ln e, la con . .
fervent dans fa cl II r '. ,&amp; l'aflènnif.
fent
dans tout le d~tail de l'exécll'"
.
tion.
'l'out ce qu i n10Iific la l Î doit
t:~ ' cOl1fr~nté ~vec elle.
'exceptIon la dlfpenle , l'abrogati o n Inê·
ll1e J~ 'cil pa entra i rc a l'efpri t de
la 1 l , cluancl le' circ nflances le
cl 1111ndcnt. LO
t difren[c ( oit avoir
1

t

•

)

•

31

aes regl e ?; l'exception des lÏn1ites
l'ahrog.1tIon des 1110tifs évidens d'u~
til;tè.
C'efi. p'Jf l'épreuve des fonnes
qtl'..OI~ (~dlln~ll~ l'Olt \rrage dll,IC'giflatctt [ ? cl II fI u It de la fuggefhon &amp;
de la raude. C'ell ùans la balance
des fOlïlle; .(lue clu!vent ~tre pefées
k s con'cd [on~ .qUI pel feéiionnent
&amp;. h?nt~rent la .IOI, &amp; les dérogations
arbitraIres qu J la détruifent.
Sans les [onnes rÏen n'efi fiable.
Sa~l s ftabilÏt~ il n'y a point de IOÎ,
P?,ll~t de p~tfle. Cc 11" fi plus une fo ...
C~l lè fon 1 ce p~r ?c:&gt; engagenlcns ré ..
cJproqucs qUI lIent tou.) les 111ell1brcs cntr'eux) &amp; qui les fi )lllTIcttcnt
t O ll ~ cni' '111ble Ù leur SouycraÎn.C'e1l:
UI1 aflèll1T)lage confus Cl"h0I11111CS uni.
of

quclncnt 0 upés de leurs Întcrêts
con' l ]ptcurs les lins des autres) {!'
C0rrllpt urs à PellvÎ des principes

tOll jUll rs prêts à
Intrruuer pour qu"on viole les loix
en leur faveur) c) r Ù lllllrilurer lorI:'
qu'on les viole en fa yell r des ~ 11 tres.
D~1l,1S ces g~)tlvcrnenlcns cl ' plora?U . ou vernCl lCllt)

J)les ou un elclavage univer[el avÎ-

�36

Lit l~galcn1(~nt le COlnnianden1Cl1t
, .
,
.
ru h . !làncc) le hqt:t 11.1 pOl nt dè
frein) parce qu"il n"a point de li her.
té lllfrtiJ11 Le peuple nunpantdans
la p()lll1l~rc [ans apui ~ Fans Iné~ia~
leur 'lUI porte all ~ pll~S du tronc
fc~ ber ins è, [a ll1i[ere) ne s'élcve
luf(Jll'à [011 !)rinc~ que par fes atten~
tats. Il pane [uba luent de l~ bar...
fcHè à l'infolcllce, dl: la [crvltude
à la rébellion.
l)"autrc f)art ) on voit des païs où
1:1 1\ 1( Il arc lie il 11 pal' fa i te 11 e, r e 01 pli t
pc ÎIlt le prcnücr &lt;. bict cl ~ ~ ciétl5)
q II i c il i a t r a11 qli i li i té plI h l i Cll1 C ) f:où la l"giflati n partagée nour.fIt
cl' ,te rnr'l' olnT)ragcs ntrc le Pnn..
e Jr l ~ jets.
J\ II III il i u Cl e Geu' c./trélnÎt~ : ,IRE, la Franc lC nit de avan.
ta! . a tta h~ s a la , nllj Halon d'li ne
()

n

•

ru

l

r ~l
l

nar bi par{~lit. . ( us rc~n;'z
l'cul , c,. hHt~ V 5 fU} t obéiilènt.
I\ ars c IOlx re 111 nt ave" v us &amp;
par rus.
tle ~lation qui v tl cfi
jl l Ini~ par t'lIlt de titrc' a "te le
ber al cl votrc augufl rac(.;. (~'~fl
un pHtfÏe Ollllllun Cl ui a des ciroIlS
J

r

\.!

j7

fnr votre cœu~., COnllllé VOlls en,

,n'ez [ur fOll obeIirance. 'L a conJia' _
1'
.
,.
11
c~ &amp;
anlou~ reCIproque dans lei
IOIX [ont les lIens} le gage &amp; l'aIne
de l?otre I)~~l rfeux gouvernenlent.,
SI la fiaI)Jhte des loix eil: néceffaire pOl!r l'a[furance ref)Jeétive du
Souv:raln &amp;: d:5 [u jets: fi elle ne
l'L'ut erre afTernue que par l'obfcrvance des forIlles il
ellèntieI
d,ans lJne ~1?narchie r~gIée ,qu'il 'y
ar~ ~cs fhclers cIlarges par ctat qU
depot des farInes &amp; des Ioix.
..
Car} SI ItE} ces Ioix vénérables
ont des ennenlÎs [ans nOIl1bre dani
les pallions qu'elles c0111hattent .,
~ans les abl~s qu'elles réprill'lent,) &amp;
dans,. les ~rl~11es qu'elfes puniilènt.
l. 'nterct 11lvariable du trône cIl:
fi yi{lblen1clH attacl)(~ Ù l'obfervance
dc~ loix} qu'il
rare de vOÎr les
:Inc~~ fc porter d'le lx-n ênlcs ~ les
ci tnlIfC. .ctte corruDtÏon yÎent des
fu jets J dont les 11ns ,:culcl1t fe fouf:
traire aux Ioix,) &amp; les autres afiJlrcnt
a donlÎner fur lies. De là tant de
~enlandcs in jufies) tant de requêtes
11l1pOrtunes, tant d'intrigues il1uI.
J

en

J

en

D

.

,

.

�•

3 r1
tipIiées) tant de fif.1:êlnes dangereux.
I}infraélIon des loix eH Poblet
C0111n1Un où tendent toute~ ces dé ...
Inarchcs cri nlÎnelles. Ce conCOurs
cl'intcrêts &amp; de paffions fonnent danâ
les Etats M narchiq1.les une confi1iration perniancnte contre les 10Ïx.
i contre tant d'agre{feurs elles
n'avolent pOUf [outien que le zele
de quelques particuliers fi vrés a
lrur propre foihleffe, leur ruine fe.
roit prochaine: &amp; qui fcroit aflèz
crénl'r .1lX ponr heurter de front de
fi puin~tn5 el1nCn1{S ? Qui of roit
'lever ra voi . · parn1i tant de oix
fufpcéles è intcreff~es? Qui porte..
l'oit aux pi~,s cl n trône les g' Iniffc ..
ln n5 des 111alhcur ux? ui tente ..
rait de Illettre une harriclc a eue
plliU~Ul e rcCpcétable par le IniniHere qU'elle exerce, &amp; redoutahle par
l'abus qu'en font Louvent ecu.. qui
en [ont revêtu~ ?
IRE, les 101. attaquées de tou,.
te part n'ont de réfu c alTIl ré que
dans v tr grande an1e ) qu i ne peut
être tou i )urs i nacccffible aux Cur..
prifcs; &amp; dans vos Parlenlcns) il a

,.

3'

fallu reunlr en corps les c1éfenfeurs
des Ioix.) pour que la foi bleffe fût
apuyée par la force.) l'inditférence
anilnée par la vertu, la ll1écliocrité
foute~lue par le talent. Il a fallu) que

parD1I tant cl"h~nH11es affcll1blés, une
heu reu[e conIlnution donnât à celui qui réclanle la loi, un arcendant
viélolieux fur tous les autres; &amp;
cjl1'il cn ré[ultât un cflort COlllll1Un
pour
. , s'opo[er au torrent de l'jni~
qu Ite.
.
C'efllà, SIRE) cet étahIfffen1ent
que les nations étrangcres ont rc[pcété, &amp;. que nos Ito' s ont regardé
avec c0l11plaifancc.
. Si nous ne rClnpliffons qu'iJl1parfaIten1ent cette carrier e gIorieufe ~
})ous déclinons de notre infiitution.
Elle n'efl pas 1110Îns utile en elle...
Inf',ne au bien cIe votre fervice; &amp;
c' ft le fcul ti tre qui nous attache à
notre état. Que V otre ~1a jeHé réfOrtne en nous cc qui fcra défeélueux
&amp; rcpréhenfible. Qu'elle nous pardonne nos fautes per[onnelles &amp;
qU"elIe daigne confidérer, fi des
caufes étrangcres indépendantes de
J

D:.

�4e

.
nons ne contribuent pas à affoiblir
les a;antages de notre, confiitutio n.
Paroli tant de [ervlccs rendus à
la Couronne par ces C 0111 pagnies,un
des plus Îlnportant, SII~E, efi d'a ..
voir Inaintenu fon indép ndancc 8c
fes att -j bu ts contre les entre prifcs
des Eccltfiaf1iquc~.
Cc point cH fi certaÏn&gt; que ~es
défenfcurs les plus ardens du fchICnle font forcés d'en onvcl1ir. Nous
ajouterons flDlple,111cnt , que lc/s ll:a;
tÏeres onu"ov - -[les clans ce dL01Clc
dc jurifdi8ion ~lyal1t touj u·s paru
oT)1" urèS proportt nncIlClllcnt aux
lUl11 iercs dc h'lq llC fI cie) on Ile
p o u oÎt oppofcr JVCC fu 'c~ &gt; qu'un
carr·) cl \ Jurifconfultès aux u[urpa..
tÎon 'un c rp 11 Jnh "eu.'" olnpo(l'hOllllneS inn 'uits ~ .. accrldité~;
&amp; OlnnlC on n'a jUlnais bl 'll~ itn ..
pl l~lncnt les prétentions du Clergé,
difllcilc1l1cnt au rait-on trou vé ail..
leurs que dans vos Parlc111ens ette
conflance ~clain~e qui fait réflfler
, galclnent aux confid0ratiol1s politiques) &lt;.: " aux fau(rc~ terreurs de la
&lt;:onlCicnce.

ré

41:
cloute.) SIRE) que

On dira ran~
les teIns font changés, que nous affedans de répandre de vaincs allarInes, &amp;. que la déclaration de 168'2.en un gage éclatant de la fidélité &amp;
Je la [Ollluiffion cl u Clergé, &amp; peutêtre aura .. t'on l'audace cl'infinuer
que vos Parlelnen3 u[urpJl1l à leur
tl,Jur ~hcrchent à entreprendre [ur
le Jniniilerc Eccléfiailique.
Cette récrÏlnination) SIR E, eft
auffi ancienne quc les difputes. l . a
r ligion étoit. ~erdue., .10rfque S.
Louis s'o po[OIt a une Il1)ufie vexation. Pierre de CugnÎcre étoit [acr ~lege lOl:fql.l'i l, d~tendoit les débrIS de la lun[dlébon tcn1porclle.
()n touchoit au dépôt du dognlc &amp;
de la fOl , lor[q n'on profcrivoit la
dotlrine ab0111ilrlble de SanétareI.
Ce qu'il)' a de rc,narquahle aujOllrdhui, c'cll q l.l~on ell f J rcé d'avouer le cntrcpt" [cs pafIces ) pour
défendre les lnodecl1 ~ s ~ qec plth cIe
J

fucccs) cr 'lvec plus d'cl! :lrence de
honne foi. Ùn prt.: nd ~ond~lll nJ~. on

ru r cette

foule LI pretcuun!1 ; t n~­
celTivc;:, [outenuc:i ,1Yt,; C t 'nt J_ h~ uD"J
1.,

•

�41,
d'intrigu~s &amp; tant de
ccnfures que l'on prct~nd '1.ue la

teur } tant

déclaration cIe 1682. doit aVOIr efFa..
cée in[qu'aux 1110indres ol~lbr~ges;
COn1111e fi l'aveu' de votre Indepcn. .
dance re111pliIlbit toutes les obliga....
tions du Clergé, &amp; l C laitroit plus
rien à craindre de [es cntreprifés.
On n"cnfcignera plu~ dans les
.. coles françoifes que les Couronnes
l()l1t fOlllUifcs à la Thiarc , 011 aux
clés de PEgii
On autorifcra plus
le fi flênle cOi- l'able q~lÎ ex p [e la
perl( nI1\::: ~l 'rte des S 11 ve ainsI
L'èfprit de d0L11Tnation qui v lIioit
aJlèrvir les Rois de la terr.e, a été
r t p ri J11 é . 'c n fu i t· i Lq II ' 0 Il 1h.: cl a ive
pl us ~trc en , :1 rdl! Con t re l'li rpa..
( n cach~c 'llli les dl'pnliIIc, &amp;.
c ntrc l'\jnd~pc lcIancc qui nl ~coll­
noit t )US les dro:t' cIe leur aut )rité ?
Nous ne pr~tendons pa" enlever
aux PréI as ill11flres rafll!lnbl '!) cn
682. , t~ a ceux de leurs fuccef.
[eurs qui IC3 iln:tent) la gloire gUl
leur eH duc; 111. Îs il
en qu_h 1u
façon dou 'ou .... ux d'l'tr ~ oblig .: d'e . .
x~ lt~r le télllJignage rcne II ,\ de~

rc.

ru

en

•

4

43
vérités filnples, qui auroient toujours du être clans la bouche &amp; dans
le cœnr de tous les François. 11 eft
encore plus étrange d'éprouver une
opofition éternelle au renouvelle..
Inent de cette doétrine, &amp; de la
trou~e~ ohfcurcie dans la plupart
des ceri ts Inodernes.
Cette déclaration. céleTJre n'at'elle donc été que l'effort d.'un zele
pa~îJger ? II fel11ble que les ancÏennes ténebres vont de nouveau [uccéder à cette époque lun1Ïnellfe ,
avec cette diflërence toutefois que
les a hus des fiecIes pa!fés étoient
grom~rs &amp; afl7JrtÎs à la protonde
Ignorance, &amp; que ceux d'aujourdhu i font telleLnent cou verts du
voile de la religion, tellenlcnt con..
fon lus avec les prÎncipes de cette
religion farnte, qlle PilluGOll [croît
1:11b r ~nledc ) fi on' n'en arrétait au
plutot les progrès.
J lInars , IRE, le zele &amp; Patti.
vité de vos P 41den1ens ne ru t plus né. .
ce[fdÏre pour lllarntenÎr les droits
de la Cou ronne &amp; le" J11tlX rnles dl~ la
N'ation. La·vigilance-la plus affiJue

•

�, d

44

l'ctu e la· plus confiante [uffirent '

p~jne pou: ruivre d:u:s tous fes re~
phs un fillc111e adoucI &amp; réforU1é
par lecl ucl nos InaxÏlnes font tOUt à
la fors reconnues &amp; détruite~, &amp; les
opinions u1tranlontaine~ cOlnhat_
tues &amp; élflènnies ~ &amp; donl Parlit!ce
confille à rendre d'une 11laÏll à la
puiffilIlce fpirituelle ) cc qu'on pa.
roit donner ùe l'autre à la pllÎIThnce
tell1porclle.

On i) SIR E ~ l'Eglifc· Gallicane
nourrIt CL111S fOIl fein des lYUnifires
qui n"ont COll r 'rvé d nos n1a.rÎlne~
,
qu une Va!llC ccorce, p ur cnvelopel' les opinÎ&lt; ns cont aires. UiLi:lnl ntains dans le cœur, ils ont den at 1ré 1" an cie n 1'111 age. II JH ,r 'é
\1n Jangag nouveau. La cI luina"

tion arb itraire de: Pr ' fats cille doO'..
l1C D ndalnCIltaI qu"ils prcfeffel~.
1i; ye t! l~ n t é ta h l i r I?'ll' 1n i le :'lIa ï qII e~
l~J1.C D l 1~J1 r,~llte fou l'CC d c peri·

ru

tllIJll :, ; ( ' CXlncnt de ~ Nlinillrc' in..
~ ' rie l1 r.., tt n ~ ~) ~ l,Ï 1Hl 11 cc av e tl g1e ,

fou rcc cl _ fa na li fl1~e.
a
ér i r . té cl II COll j 1c r {C
•
Pap ~ C lIll des art ~ 1~5 arrêtl's dans

ru

ru

T...I'

l

4)

~at!~n1JJ ee (e 1.682. d'après la clé...
fInItIO~ ?ognlauquc des conciles

(fïcU111Cnrqucs de Conaance &amp; de
BafIe; &amp; c'efl: en nlê111e tC111S un
point certain de la do8:rine Catho ..
Ii~lle ~I~le les con~jl.es généraux [Ollt
nccc{lalre~ au ~'('gfnlc de l'Eglife
dans certaInes clrconflanccJ.
II n cft plus pcrn1Ïs après tant
cl';trrl-ts de s'l'lever dircacn1ent COllt,r~ ~re5 propOfitTons qui n'ont lan1ais
etc I111pUnC01cnt cOlnbattues: n1aÏs
l'école fournit ll1iIIc 1110 yens fubtifs
pour les éluder.
()n ~ollt[ent en prenlfer lieu) que
le Jr.(Ht de convoquer le concile
aparu.ent au Papc de droit divin)
ce qUI fupoferoÎt un droit exclufif
contre le .téllloj~113ge &amp; la pratique
des prenners Gceles; au lieu de fe
con~cntcr de reconnoitre que ra prÎmatre
. , de droÎt divin luÎ donne l'autOfltc COlllpetcntc pour aHèlnblcr
le cOl1cile~ que I~ difcipline préCen.
te lui .afrède f péeialenlcnt cette prérogatIve, &amp; que ces affcnlblées ne
peuvent être convoquées que de [on
co~fCntcnlCl1t) ou après l'avoir re...
ClUIS.

�•

46

Ce fondenlent pofé.) o.n étaT)Tit
,

des principes qui enlpêcheront tou_
jours dans l'aplication que le COn...
cHe ne foÎt réputé néceffairc cn au ..
eun cas. Enlin on fe précautionne à
tout évenclnent contre les conciles
futurs, cn en[cÏgnant qu'ils n'ont de
force que par ia confIrn1ation du
Pape. Ce terulC de confirrnation enl
ployé pendant treize fleclcs dans Un
fcns trt'S légitjnle COll1111e déclaration authentique de foit~ ription &amp;
d'adhéfion) COllHl1C ténloignage [0IenlI1cl, nlais for é de la canoni,--ité
de l'alfclnhlée.; on en abu[c ail jourdhni en faifant envj[agcr ctt~ con..
finllatÎon onUl1C un allc llécefI:1Ïre
our vaiidc le jugenlCl1t &amp; pOUf le

rendre ÎnfaiIlir)l~ 00l111C un aélc de
[up ~rj )rité qui cl -jde de l'c4~iHance
&amp; de la légitinlité dn tribunal.
Que devient donc 'ette fupériori tl d II concilc ) ir la conv cation
pUrelllCnt arT)[trajre au Pape, ji cet ..
t atlènlhlc:e n'en jalnais ré pl1t~e né1

en

'cfIllirc) c', fi cl!,- clllprunte toute
fOll atlt rité de la ontirtnatÏoll du
~ nveraÎll l)ontife ? La Cour de

, -1-7
ROIl1e peut a ce prix nous Iailfer
jouir fans peine du frrvole avanta ..
ge de la déclaratÏon de c1682.
II
décidé par un ,nItre article
de cette déclaration, que le jugement du rouverain IJo l1 tife dans les
cau[cs de la foi n'eil point infaillÏbIc, s'il n't:ll apuyé par Je confenteIII Ilt de l'EgIifc.
Ici les équivoques [e ll1ultiplient : tantôt la vérité
eil éncrvée par flatterie pour la Cour
de !101l1e ; tantôt l'opinion ultramon taine efl envelopée par la craInte de~ trihunaux François; tantôt
elle écbapc &amp; [c 111011tre à décou-

ea

vert.
Cet alliage a teIIen1ent défiguré
le langage de nos écoles) (a) qu'un
défcn(cur 1110derne des prétentÏons
de la Cour de !{0111C a fait un traité
exprt's pour prouvp.r que le Clergé
de rance rcconnoit l'infaIllibilité
du Pape.
Si l'on objeéte a cet EcrivaÏn la
1

(a) De [uprerna Romani Pontificis '
I.ttto rÏ!a te , hodierna EccleJitt Gallican/;
doétrina. Avenione 174-7.

�4~
nccI~ration de 16~2., il répond que
c'el1 une faute auflltôt réparée que
'col1llnife. Si on lui opore la tradI_
tIon de l'ancienne Sorbonne;, il
trouve ùans une foule ùe Inande.

ll1cns

Inodernes)de~ InOlnllncn~

pro ..

pres a détruire tout l'~difiee dc nos

libertés.
Le Clergé n'a fan doute pas 111é41
rité cette in1putation fi vague fi
g~nérale , tuais il
trille que 'l'on
ait donné de fi fortes an11es à l'ac41
cu l'atcl1 r. Il [u pofe CJll e l'on croit
l'inraillibilité ùu Pap'"' ,lorfqn'on lui
avoue t qu'on c:'j e pOUf lui une
oh~ilrlncc fans bornes; lorfqn'on
attriTJlle au Cueceifenr de S. Picrre
Il particulier) ce (ui a l,té dit de
i'I~l}lir~ llc1',lltral.., I-de cttechaire olt tous les Evéqu -5 Cent at1i~
avec l i ; l r[qu'on intcrprète COln ...
111e les ultréunontains, tous le" pa.fHl'"
ge. de l'Ecritll rc Jur lcfquels ils
f ndellt l'infaillibilité ; lor[qu'on
c~rplÏqu dans le n1ên1c Ccns (,. avec
au(fi peu de fldélit' tou les faits de
la "'Iaclition t:" cl\:: l'hiiloire Eeclé ...
iialli(l ue ; lor[qu'on adoptç tO\IS les

ea

l

~trgun1CnS

4~

argu!nens
favoris
des feft
. :r
.,
l
Ll at eurs ue
l'opInIon II tran10ntaine &amp;
'
,
f' r
)
qu 011
5 attar 1 .... a laper I~s fondenle
l
or' ,
I1S (ei
!llJXII11CS .enl.crgnees en France.

t

C'e&amp;H nG ~lue ra ifonne cet auteur,
a con lcél:ufc paroit vérifiée
par
th~rC5 qui ont ét'e d'c(." plnfieurs
,
. . ~rces da v~tre oParle111cnt;, &amp; qu'il
VIent elr.IllprIlner.
On y voit 1a
fi
n:CA1~n~ aJlCClat.fon de dépouiller la
ver rte de [es titres, pour les tran[porter a l'erreur. On aplique à la
~e,r[~nne de S. Pierre ce qui lui a
cte dIt ~olnlne au Doyen du college
ApoflolrqllC repréfentant l'Eglife
UIlI voe~·[. ~lle. On f outient contre une
tra.d ron conn~l!te,' qu~ ÇephJs à
q~lI s. Panl a rehll~ , n'ctoIt pas S.
1\

0

PIerre.

Pap

c:)

. 11 excufe les chiltes des
LIb re.) I-Ionorius &amp; J eau

XXII.
il Ces paradoxes fépar~l11ent ne
Onnent aucun onlbrage; nlaÎ5 leur

a(fèo1bJao·c

en

plus que [ufpea-. Il
Y,a 1 n -teIns qu'on en a reconnu &amp;
Tepro uv'' l' art!of"Iee. Ii- [c cTevoÎle ou~erten1ent dans ces thefes J où l'on
Iev n le trône Pontifical., non-feu-

E

•

�)0

!en1ent dans l'Egli~e univerr:Ile ;
11l11vcrCclle)
zn Ec..
.1a {~;) fur PE(llife
t""
.
r
clefiarn uflÎver[am , J)Onf nnp~ler des
lo'x il PEglilc unlverfclle, tmponere
l,fies uJJivc'rj:t Ecclcji,e: ce q ur cara~ ..
ttrifr un partiCan de la lVlonarc.:I.He
ah[olllc d II Pape ~ , un ad ved aIre
~les quatre propofitiol1s ,du Clergé.
l.a n1anicrc dont on l::vaIuc clans
ces the[c5 les [uj rages des Prllats
~dhérnns aux d(\ re~. ,de ~;l C ur,de
I\on1c, &amp; I ~s Cjualth au I1S qu o,n

al1ètC(c de donner a L Bull: au. ~11C.
}1 l j 5 cl es 10· cl 11 P 0 y a\11 ne) ,lU il r.lI , ilt
en 'ore cc que Pau t Uf l'la cite a
ohfcrv ~ qu'on ne trouve nulle part
des tra s pIt s 11la~q~1~e~ ~~ l~holn.
)na(lC rendu u l'lpt,-ull1 hIlnc &lt;lue
l 'll~ les é rit... des zélat urs de la
Bulle,
dans l'exécution par eux
fait de cc décr -t.
.
•
Il cIl tri fi quc nos lnaXI111CS) .(Pli
devroient ttrc Îlnnluahles, {oIent
con1 rires clans la chaleur des difputes, lufqu'a fot1~nir pr 'texte a ct au . .
~Cllr d [outenlr h~uten1cnt) (l!') que
r

l,

Il)

NIIIl" tas J nldla natIf} tDt Epl)-

~

r
de tout.es les natiuns Cllrétiennes la
Fral1çOl~e eil celle qui a rendu dans
les dernIers tenlS les tén1oianaoes les
plu:; éclatans à l'infaillibjlifé d\~

Papc.
Les uns, dit-il) enfc:rcynellt ouverten1C'nt rillfaÎUibilité d~l Pape: les
autres adoptcnt les principes dont
clIc découle néceiIlÎrelnent on du
111oÎn,) [outiennent des opjnj~ns éga..
Ielllcllt avantageufes à la COUf de
ROllle.

C'efi dans cette troÎÎIelne claire

qu'i~ l?!lb Cceux qui en feignent que
la decdlon du Pape apuyée du con~

fentclllcnt cl u pl us grand l101nhre
des Eyêqucs ) reg le la foi de l'Eglife.
I:'auteur rcconnoÎt que cette opinlon) fi elle n'eH pas auffi [atÎsfaÎ[3 He que l'laveu con I)Ict de l'infaiI-

lihilit ; , rc\,rÏcnt à peut près au Inêlne
d,Il la pratique: &amp; il ne [e Inet

dtUtî opera pro ROi/Jana z/1aillibfIÙ"lte ccrt:!ntes no6is f~tppeditat, quot
GIlI/itt pofirc'tlLis hifce tempor iblts. De
fitpr. RorlJ. Pontif. aJtto ù. lib. 1. C/Zp.
ClJpOS

7·p~If1.

116.

Ez

�)l
lus en peine de nos vaines fpécula . .
~ons fur la faillibjlité ~ll~ Pape,P?ur. .
vu que tOt1t~s. fes decIfions ~Ülent
,éputécs infaIllIbles dans l~ f~lt. ,
C'cfi ce qni arrivera '. dIt-Il, ~cs
u'on fe contente du fllBrage de l c:

;aéle pluralité des Ev':qucs: en (l'~OI
il rOlllptC peut-êtrc trop .fur l'aflt:.. cttiffclnent des a titres ~ gltf~s. QUO!~u'il cn foi t , cc fi Il': me. (1 U1 rcmpllt
les vnes des ultranlontaJns , e~ [Oll-

tenu parnlÎ nous en deux lnar:lcres:
les uns cxig ,nt qu'une) partIe. des,
\ êqllCS adherent au l ape p~I .u~
con[entC1l1cnt fOlïl1Cl; le_ autl es {e
cuntentent en g(néral d'l11
nrentcnlent tacite, qu'on regarde aujourdhui C01l1111e fuffifa111111Cl?t prou-

vé pJr le filcncc &amp; la nOll :t:clalna~
tian. Cctt dcrnÎele opinIon) qUI
eflle dernier c .. ·CCS , gagne fi fort Il
France qu'on la retrouve dans tOUtes les ~he[es déf~ rée:&gt; à v utr ~ Parienlent) qn iql1c [outenues dans des
col di ffi' rcnt s.
.
()n va ph loin, 1RE) ~ on dean
.e ql1 fan ra penf r , cu
a!&gt; ({tH:; le 1) ri L. ts le p41Itagent CIl

"r ? Et~~l'on trouve _1:
ega
G
Il'
U a Ils
l'Eg IIC .J-:1 [cane des théoloo-ie
.'
cl
.~
l
0
ni
qUI rCl?~l~ ent fans" léfiter ) (a) que
la n~oIt{(~ des Eveques qui aclhe~
rcnt a leur chef) repré[cntcnt fuffip01UlJre
I·r

.clLl1~l1ent l'Eglj[e univer[eUe. II ne

s'a·ft donc plus du confCnten1ent des
E\t~que3 en nOlnbrc [upéricur. Il
funrt 'lU le n~n1bre de ceux qui [e
rendent il la VOIX du fou verain Pon ..
tife, lait égal aux autres pour trouver la regle de notre foÏ.
11 ne rcHe qu'à pourv'JÏr au cas
où le ~ape [croit ~niYr du pItI' petit
nOlllhre. Le' Thcoloaal de Forcalquier décide avec l'~)robatÎon de
fvn l~vê~ll~C) (b) que la fupofitiol-'
eH ChI1l1\?fIquc ,. parce que les pro...
(a) fJ.utd dubie ei parti adhttrendum
foret) qtta!, C~t iti con/JtnEla effit : ifla eten~'lJJ rne/Zor ac fa lior pars ecnfèri deberet,

cr ccc/cjtant fujJicùnter

refirre. Tournel,
de EcclcJLz tom. art. 3. Mornent. 2. argu rJ. 3. p. r 63. AveruJJ. 3. de M. de
Soijf. p. 1 7.
(b Si nut/or pars Epifcoporum eJfet ex
"na p",rte ).&amp; ex IIlùe parte eJ/e fornmus
t

El

�•

;4

, I~

roe[ës auroient 111anque. , ~t po'tlrquoi au roient-elles n~anCJu~ ? c ,n'en
pas fans doute q.ue l"lnfaIlhJ:l~ht; [oit
prolnife au petIt n0111brc cl Eveques
adhérans au Pap~ : ~'cfi d?l1c parce

.C:

qu'elle ca attachce a la TIare.
ur cette hipothefe c111harrafI:1n.
c, (a) un Doéleur des plus avoués
p~lrlni les Inodernes veut. que la
lntIftitude cede à la pl us rallH~ por..
tion , c'efl-à-di re) &lt;l'l'il [au t que les
Prélats fupérieurs n nOlnbre fe'
cndent ~r l'avis de IC\1r~ confreres
lui ont le -hef de 1'. , 1~life a leur
1'ê t · : A1" :jor pars [tl,nl-orJ, cedcre deI1ctct.
Il ne vient n penfée.à aucun,
l'eux qu'on doive recourIr an con·
J

•

onlifcx minm-i Epifcoportnil numero fU ....
pa!I1S ) qttÎ,'J'l:lm illorul'il pro ,uncÎarcnt'
'nfaillibiliter ?
R. N~~o fitpofltttm , quia indf, fe1!te.
retr-er qttod ChriJlus non .eflet CU1fl E,cclc.
fitt tt(quc ad confurnrnttttonern {ttcul t •
( ~) Qui tt capite frtO divifi forent
Epifcopi ) &amp; fi fort' nHrnero vinccrent J•
'In Jor
pars ..•

))
cife pour confronter la tradition de .
Eglifes .p.articulieres.) s'entendre ~
fe concIlIer. Cette idée qui para' t
fin~ple '. n'eft point reçue d·ans ta
theolog.re nouvelle. On efi forcé de
convenu· en général que les co.nciles
font quelquefois néceifaires; 111ais
on ~e yeut y adnlettre aucun cas
p~rt~cuiIer , où il faiII@ les affClnbler,
nI 1l1ClllC r~~o?noÎtre que la décifion
fur des verItcs obfcures puÏffe deInell~e: fufpendue par un partage'
d'opInIons.
.Que!q ne djvifion· qUÏ regne par~u les luges de la for.) on veut tou..
~onrs que l'autorité de la chaÏre
eclate de l'llll ou de l'autre côté' &amp;
cette allt rIte qUI parle aux finlples,
C01111ne aux plus. favans) &amp; qu'on
!upofe tou jours intelligible &amp; touJours dé ifi~e, foit 'par yoie de jugenlCllt) folt par VOie d'lnfirullion~
On l'a d'abord renfennée dans la to ..
talit' 1110ralc des Evêques dont le
confentelnent eH conH.tllllnent décil}f;on la place enfuite dans le grand
nOlubre joint au Pape, puÏs dans la
nloitié adhérante' à [on chef, enfin
•

1

•

,

�~6

dans le petÏt Il0111hre quÏ s'attacTle.
au rouverain Pontife: M'ljor pars faniori cedcre deberet.
C'en en beaucoup plus qu'il ne
faut pour donner gain ,de &lt;',aufe al!~
11ltranlont~1l1ls. Il [UflIt cl l tre 1l1e ..
dioCfC111 nt inflruit) pou ravoir
qu'avec de tels principc~ (:~n proue ~;fèn'cnt que leurs opInions [ont
au té nt de véri t~·s conllantes, &amp; 110 '
1l1JX llles fur l'indépendance des{ois, {11 r la fllp~ r ior ité du concile J
&amp; fl ! r tou:; les arli c le~ cl e 1l0~ libcrtl S, 1e:-; crr urs ~011 t au pIns t 1~ rées.
è n'ell pa. feU t enlCl1t dans 10..,'
dl' rets qui fixent la foi, qu'on rc·
,oit 1- illgclllcnt du Pape COI U11 ~n .
faill i] le a vc le con fcnte111ent tacHe
d\.- la plllraiit~, ou de t 11 o: ti ~ dc~
})rl lats; 111aÎs CIl Oi dan" le ccnfll"
r s V~l{lUè: t:' r n.:fpeélives ui n') )nt
au '1l11~ obier d étenniné. li funira
cl Hle qu'Ille partie dc~ EVlqU s n
c ntrcd i Cc po int une décifJGl1 obfcure ' IHan c d'ui c autorité que la
Jiu p~l1: t r conno 1lt.' l1t COnll11C infail.
{ihl ~.
Qu Ique pr~vcnus que [oient en
1

~1

faveur de la Cour de ROIne les Eveques u~~ran10n~aÎl~s) on doit préful1: er qu fIs ouvrlroI~nt les yeux pour
refifier a &lt;;=ephas) s~Il enfeÏgnoÎt l'cr•.
reur; 11laIS Il eft dIfficile qu'ils [urnlontent leurs préjugés) pour s'élever contre une ccn[ure que chacun
interprète a fon gré.
L'alnour ùe la paix., la crainte du
[chi~Ll1e) la por tique ~ la lufie pré~rcn~{on 'l~ f~venr du S. Siege, n1iIIe
dluhons d,ffcrcntcs concourent à form,cr les , rufrr~ges lnuets qu'on veut
farre prevaloIr contre l'ancien ordre
{,anonjq~lc des jngenlens ùe l'Eglifc.
J an1ars elle n'a voulu en vertu desproll1elfes fe difpenfer de prendre
~ou~ l.cs nl~y.e~s poffibIes pour
ecIalfcIr la verIte. I .. a certitude an.
folne que la foi nous donne, fe
renColltrc dan~ [cs jngelnens, lor[(ll~'l1n efprÏt non prévenu trouverOIt cIans les autres focjétés cette
certitudc Inorale qui naît de la con..
c.orde des fuArages , après l'jnfiructlon &amp; l'exalnen. Et c'eil un para?Oxe nouveau) de fùutenir que des
lUges difperfés) qui ne fe concilient

�)x

point entr'cux , &amp; à qui l'on ne clé...
velope point l'oh jet ùe le~lr d~c.iG()n,
prononcent un &lt;.~r~ l,e Infarlii bic,
lorfqu'ils [ont dIV1[CS en n01l1hrc
égal; c'en en un pIns grand encore
de cI )nncr la pré~~reI1cc au petit
non brc fur la 11111ltitudc.
ainCll1Cnt ("lev -t'on les pr' 1'0..
gativ . ~dc l'Egliredjrper~ ' c)(a) 1uf..
qu'à lui donner une forte de préfé..
rcncc fur l'Eglifc affClnhlée. Une
évidt..llcc viéloricnfe d~cidcra tou ..
JOUI s du parallele.
L'autorité en
égale pour la déci fion ; les n10ycns
de conciliatioll ~ d'éclairci feu nt
ne Cont pas toujours égl. .UX.
Cependant il cil notoIre que dans
le tri I lnal aflèll1blé ) 1\ pofition d'un
nOlnbre de Pr 'lats a {ollvent fufpen ..
du la d~tinition dJl1 les n~ati"res
ilhl1raites &amp; cOllten~e~. Sc pourraitil 1li " la déci fi on fllt plll ablo1uc &amp;
plus p r~ ci p itéc , lorfq ue le' 1u:~c)
dirlJcrrt~ nI.! prononcent p illt {ur
1111 anl'l de conn ~irlnces C011111 u-

de

( ) 114f,.. P~1fior. de Ai. le Ctrrr. l.
Bl~Ol d 17 2 ). p. 73·

)9

lles, ,111ais fur I.eu~s fenIes IU111ieres ~
C eil ce .qUI refnlte de l'opinion
de ceux qUI veulent que la déeifion
foÎt con[onlnlé~; ~ l~ dognlc Ïrré~ùca'hlcnlC!lt dcfIl1I ? des Cjtf'nne parue des Pr('lat~ s'unIt ~u Pape, nonohflant la rcela Inatlon d'un très
~rat tJ l~ornhre ~ le filence. de plufIeu rs ).&amp; peut-etre l'opohtIon prefqU'entIere de l'ordre Sacerdotal:
car fOll fu fTrage de confuItation eft
anl~antÎ dans le nouveau régÏlne
qu'on VC~lt Introduire., &amp; ne COlllpt,c p~s nH.:nlC pOli r fuf pendre la dé..:.
hn~t~~{ dans le cas du part" ge.
l elle eH) SIR E) la doélrine 010.
dCr!l~ fur les ,quat!·c fanlc~fes pro~
poh L,ons .du Clerge : e'e~ ~Infi qu'on
les dctrlllt, en s'aplauddlant de les
avoir 111ifes au jour. Votre Parle1i1cnt , SIRE, vi.c nt de les rapeller
dans lIn arrêt de rccrlelnent conforIne à la déclaration ~[e 1682. Et C~t ...
~e précaution devenoit de jour en
10u r phlS nécefTIlÏre par la licence
de ~es contredire) par la ré'pugnanc,e a les profeffer) &amp; par l'aHèéla . .
tI0!l pre[que générale de les lai1rer
en ouJ)li.

�60
Cet affhjettiffenlent à .Ia Cour
de I{OlllC étonne au pr~mICl' coup
d'cciI: n1ais la 1\tlonarcr~e, du I.l ape
reconnue par quelq.uesJ relats fran ..
çois ne leur en pOInt a charg? Ils
s'en garantiffent fous le houcher de
nos Ilbertés ; &amp; ils s'~n C~rvent pour
auglnenter leur d01111naUOn fnr.leu~s
infl~ricurs, &amp; pour fe, rendre IIlde..
pcndans de l'au.t?rIte tC111porcHe.
Cc fiH2nlc efl: he dans toutes fes
•
partIes.
.
•
E.
C'cfi un prÏnCIpe certan1 ) SIR. '
( u\ u ' un dé . "et ~n,aIH~ de la pUI~:
rancc [pirituelle ne li )it être publtc
dans votre lloyaulne C~~ns ~e onfentctncnt de Votrc Ma )cfic. ~es
lTItrnCs :. cléfiafliques n'oll~hcllt
rien pour ébranh!r tte 11laxIn1c:
il pr' tendent [lIrtout en ~c~pter
les d é rets dognlatiques) &amp; II~ cten..
dent ~l l'infini ces Cortes de dccrets.
Il ne onn j llè&gt;it alltre~ is pou~
VI a' Hl nt dog~ntf,tiq~us, ~Il~e ceux ql!I

pr p( ft ient a la {oulluflIon des fI..
de le un doglle révélé', ou la c~n ..

dan1nation cl u~e erreur ontr~l:~
1 1 g1l1e. lVlaultcnant la prog 1 C

,

fion

61

'fIon eft h1ns Tlornes. l.a finlple con..
datnnatÎon d'un livre) celle de quel..
(lues propofitions notées conuue
nlaI{onantes ou té111éraires, enfin les
cen[ures vagues &amp; refpeélives qu'on
ne peut dév~loper "[ont toutes répu.
tées doglnatrqucs.) [au5 qu'on veuiI~
h-: , en donnant un nOn1 COlll111un à
des cft)CCCS fi différcntes , con[entÎr
il L_s diHingUCl par les effcts.
Par conféqu\:; It la décifion du
Pape dans tous ces cas devenant infaillible &amp; irréfofll1ahle par Te con~
fente111cnt lnênle tacite d'une partÎe
des Evêques" la caufe fera finie au..
delà des lUOnts" [ans que la récla ..
Jnatioll des Prélats françois puiire
l'étahlir la balance.
On [outiendra qu'il ne dépend
point de Votre la jcIlé de fufpendre la puhJicatÏoll d'Ull jugell1Cnt
ue l'Egli fc j e " l'on détru ira n05 lllaxÎnlcs cn in(1)ÎranL à vos [ujets de la
Inétiancc t ,. de l't'Ioignenlent pout
les liv rc.; &lt;J nÎ les défendent &amp; les
propofiLÏolls qui les exprÎnlent.
Si l'on n'oCe s'expliquer aufIi ouVertclllcnt fur l'illfiitutÏon des reglèi
J,

r

�62

.

de difcipline, les p.t:étcntÏon5 font
au fond les 111ênle.,s. ~n cnfcig!l,C) par
exelnple, que l'EglIfc en prc{urnçe
conCcntÎr à fu[pendre Ulh~ loi qll~el...
le a faite nou'. cIl '1 '~cut, Iorfcll1C la
p\lifI~ Il "c tf\1l1porelle refufc de l'accepter par des rairons d'Etat.
Le pri.J1cc ) ~a donc point un droit
flel cl s'opofer il des jni1itutions
nouvclles "puifc{lle la loi n'eH que
fufpendue, ). qu'clic l'cil par une
fil11ple pri; [0111pt io n de ondcfccl1"1t
d~nç ,. qu [ cc:r" plf la cl la ration
cl une vol H1té contraire. 'eH par là
CJllC les U ltralllont il s r ~") rdent
C01l11nc une cCp ~cc de l"l bellion le
rcfu. perfev ~ra 1t dcpu )Jier les dé ..
, ·cts d II concil ~ de T r 'IHe) lnalgré
. tant d'Înqanc ' réitérée.
11 prin -il e h dang reux a été
luI, 111cnt n'~ protlv' par v tre Parle·
InCllt dans l le des ,t hercs fnprin1ccs.
l.cs conféqucll cs qui en dériv ent
font dl~v clop 't: f~ll s l11l'J1Jgcll1Cnt
dans plufieurs ~cri ts 111ode.r l , S) ~
fur-tout dans une cufuJtatI n pretendue de quarante Dalleurs de
orbonnc ~ où l'olJ. établit que lei
1

6~

,
•

(hangen1ens
les plus 1rhl1ortêl11S he
"
c. .
' 1;' uvent etre laIts dans la I)olice d
es
· , r .. l'
d IOrCIes, Inc cpendalnnlent &amp; Contr e
le gré de la pl1ilfance tC111porelle
C'efi le corollaÎre de la fall{fe lna~

•

xilnc , ~_ar. laqu~IIc on étahlit que
I~ ~ OUv el aI~ d~I: ceder) Iorfque le
Icg.T!Ia~e1J r Ecclehaflique ne confent
P?Jnt Cl. fufpcndre fa loi. C'ell l?effet
·nccclt1lrc de l'autorité prépondér~nte tranfportée à la pniftll1Ce fpÎ ..
rItueII~) &amp;. co!nnluniquée ~ux fini ..

clrocefaines.
Par là) 5 TItE) clKlque Prélat eft
érigé en IégiHateur abfolu &amp; indép,cndal1t,' &amp;!a [OU \1,' raineté eil éclip[cc.; pllrfq~l on lui refufe un pou ..
VOlr effentIcl à {'adn1ÎniilratÎon de
tout Etat, qui
celui de prohiber
les jnnoyation~.
~'en dans le Inêrne efprit qu'un
Evcqne d ~ c. ttp ProYÏnce qui avait
vO,nIa jnlpofcr à ceux qui rellitue.
rOI,Cllt des fOllll11CS incertaines fans
fa partÎcirat~o l ; la peine d~ refiituer une feconde foÏs a ofé [outenir ~ous Jes yeux du C~n[eiI) qu'il .
aVOIt pu introduÎre cet étrange rcpIcs

101 X

en

F2

,

,
6

•

-

�64

~en1ent avec une entiere

6)

indépen_

dance de Votre Malcfié.

Il di(po[e donc l11algré vous, &amp;
fan:, votre aveu de la fortune 8 des
biens de vos fu jets; &amp; fi l'on dit
&lt;Ju'il 11' hligc que lcurs conrcicn..
es, fon en1pire n' n en pas 1110ins
"tabli (u dépen du vôtr ·
Vain" nent Votre lYlai"'Oé vou·
droit-clle par de lufles ln tifs difpenfer ) ou cl ~t luncr re~ fu l t. de
c qll i leu r fera C InJl1andé a p ine
de perdre leur aIne; il n'y a point
~l balancer, Il
le f al ut (terne!
l' luporte fur toute autre conGdtla.
tion; &amp; celui qui lie a fan gr~ l,a
1

con~ j nec cl
rit~hl
uv

- honlnlc~) il leur vc·
rain.
1" l fll'abll 'Il ~on fai t de la con..
de~ enc1anc des ItoÎ5, qui ont bien
oulu.lailrer publier les Hatuts ~ pif..

copaux pa r un C l ~ ntenlent tacite,
n regardant les fine des On1111e les
.anaux du con ile Provincial, dont
1(. difcipline n'eil Tt.:; lIe que par l.'a.
probation cxprc{fc cl II otlveraJIl·
Ii n' fi pas ' tonnant) ll\~ ~
qu'après avoir n) , connu la nécefIlt~

de votre
con[cntC111Cl1t pour l'· ft.
cl 1·
Ina!..
esc. a~lXfi

nouvelles de di[cÏde l' ac. . de cas
c,
PlIne,. on clla i~ l peu
ccp.tauon e v~s .Iu lets. On prétend
obIrgct les chf(. trens 111aI()Té C1IX Q. l'epen(l Jlnn1cnt de tOlltê
b
&lt;"X
Tnt
ac~c
~
~t
.
-,
elJ atIOn , n()~l-(~llleln.ent p8f des préceptes qUI d~tern1Inent les abfiinen..
ces. ?H pratrqucs néecffilircs de la
rclIgIon, 111:lIS encore par des regle ..
Jll~nS puren1cnt arbitraircs. Si l'on
obl.~ac quc le (alut des an1es cil cxpole '. lorfqu'on l,cs fouIllet au joug
nrl.tIOn

en fOl çant leur
reouO'nance
l!" Clue
.
l' b
'
cette. COl~ t.rarnte a proche fort de la
dOlnrnatIOl1. ahfolu.e .qui ne parait
ras convcnl~ au 111Inlflere Evangél~qne ; on repond quc la d0111ÏnatIon n'eft point interdite au x Pafleurs) (Il) n1aÎs felllen}~nt l'air de
!lautellr dans le C0111n12ndelnent. ' Si
l'on opo(c que la loi doit être utile
convenahle) alfortic aux 111œurs ~
'lU tenls) aux oèrconfiances, &amp; qU'ud
reglelnent nouveau de difcipline qui
(a) Confir. d'AÎ7;.gerJ fitr les loÎx.
tom.

1. p.

3 r 3·

�66
r ' volte les efprit.,)a des ~nconvénjen'S'
fan'; nOlnbrc; (a) on rcpond que ce
n'en point aux tideles à juger de Pu . .
t ilité, &amp; que les prenllers. r~fUrlns
feront coupables, fans ddhnguer
s'ils fc refufent à Ull arrangcI11Cl1t
falutairc, ou à une volonté capri ..

icufc.
Or fi ce danaer effioayc les anle
cr~dulcs , les regic1 1cn ~";:' r1u.s bi,f arres feront rcc;.us ahcnnIS 1~1 lecndanl111cnt c' ontre le grc de
Votre l'vlajeHt. fans a.ucune partIelat' n ou conrultJtron du Cc .nd
l'elre qn'nl1 dt pouille de tO It droIt"
_' n nobllant la répllgnan e nlaIUfefle des fid ~lcs.
C' fillt:lllC de d Ininatron fi clai ..
. c111ellt dé Tel op , dan lc~; t rtts 1110dcrncs ,
encore J11icu. foutenu
dan la pratique. li n'eH lIas rare
de voir des Panell r ahurant cl l1 P u'"
voir des IcE) nll1, (. rard aux re61 s pre~ ,rites par le c rps, r~ p ~'tcr
t ut a PHll ret cl
la dOl1lInauon.
l

r

,

•

0

en

(a) l,if/Y'. P tflor. de .A1. de CallJbrai
ae 173I.P· 76 .

~
r
. , 67
Ils lont lervrr a cet objet unique &amp;
principal &amp; l'autorité que l'Eo-life
leur donne pour la difpen[atrog de
[es tréf0.rs, &amp; l'autorité que l'Etat
leur ~ttrrJ)~e par refpetl: pour leurs
fondron faIntes, &amp; la contiance que
Votre Ma jefié leur accorde dans la
c1illributio~l ~e [es graces, &amp; les
ord!cs ~rbItralres de toute e[pece
qu'Ils lUI arrachent par inlpOrtunitéj
de h1çon clu'ayant en nlaÎn une nluIlitnde de récoll1penfes &amp; de CIlâtÎnle~s ) ÏI~ alf.erv i fiènt de tou tes parts
la II bcrte: Ils trouvent le [ceret de
punir cn votre non1 ceux qui obéif..
fent à vos volontés 1 &amp; de réco111penfer par vos bienfaits ceux qUÎ
s'éloignent de vos [ages intentÎons.
Ils prodiguent les graces eTe l'Eglife
à l'adulation &amp; a la baffefIè) &amp;
en privent tous ceux qu'as (l'oÏent
pouvoir fe ~ u f1raÎre à la fcrvitude.
~e là tant de refus caprÏcÎeux des
drfpenfes jufies, des Vifâ) des [aints
ordres J &amp; des antres Sacreniens.
L'intervalle qui en entre le trône
de Votre Majefié ~ &amp; la [pllere de
[es fu jets eU fi Îlnnlenfe) que
J

la:

�68 . . . :
,
plupart ne Cont pOInt a portee de
rcllèntir l"inflllepce de [c" grace!i.
Et an contraire il n'cft ,po'nt de fa'ln i il c q \t i 11:. flÎ t t 0 tl r ~ t D11 r c~ p0- '
fée. a d' [111U n~~ v?xatIons ,) fI, les
1\linÏflrc:\ Ecclcbafllqnc;; P' uv lent
agir [Ci')ll leurs ,vues pal:ticuitcrc.;.,
COll t r (; l~".; r c cr{ c.) cI C l' b cd 1re • L a cl ('.
p"'n rlall c ;t leur l'gar l dev iCl.ldroit
1 icn plu fcnfibl"" p ur la n1td~I~t1dc,
que les liens nat\! reIs &amp;. poll.dqucs
qui Pattachent, a ~on '" ?l1VCraltl. ,
1. rCl11cdc 'to t far'de, 1" rfCJu 011
al ,1f~'it d'une j l"rcli ion te l 1pOre le ururpéc : ln, intenant 'en par
la jurifdr ion vol ,nt c ire, c'cI~ par
l' .'c\s dan" Pc.' rClce cl la plI LlI(1n ..
c fpiritlléHe qn'on che~'che a .do1 11n\...r. Si 'c..; abtl~ pren 1'1 t. racrne,
ils l:!1traincrolcnt par un Illalheur
ctr·O} able) ou la décacIc~lce de l'au ..
tllité l{oyalc) Olll111C r .v' ItecOlltr,:, la relilTi
n; ou le danl.cr
du
b
u
trône, ou celui de l'auteL
\le V tre l\1a i né en juge par
le rpeélacle qu Leil aéluellclnl:nt fous
rcs yeu.. )n (l voulu introd,uire la
née 11il~ des bi'l~t de Confcillon; ç "

69
tes prôn10teurs du fcl1ifLlle prétendent que cette police pent être éta..
blie dans les diocèfcs, indépendanl..
lnent &amp; contre le gré de Votre l\\a..

jcflé.

On s'eU pI~Înt de:, reflls publics
8 arbitraÎrcs des Sacrcinens; &amp; ils
ont décliné le tribunal de Votre
lvia lcilé ;) fOll tenant qu'il n'apartÏent
qn'au tribunal Eccléfiafiique d'en
conn Ître; c'efl-à-dire, llon-feuleIllent que le Sou \ crain ne peut yan.
gel' l'inlure faite à un citoyen qu'on
dépouille av c fcandale de fes droits
de Chrétien) lnaÎs encore qu'Ïl ne
peut s'opo[er a un déforcIre univer ..
fel, lorfqu'on rcpourre du l.Jôrcaii
1.111 portion de f~n p~uple qu~ l'E..
glifc n'en a pas feparee. J nfhfiant
cnfuil le r _fns des Sacreluens en
cnx-nlê~n)e:&gt; , ils s'attribuent le droit
de faire fubir aux fidèles par auto-

rité priy ,e,

~ne condanl~ation

pu-

I)lique fans tItre &amp; fans lugenlent.
Ils parent une notoriété de droit,
cl )nt ils ne veulent donner aucune
idée dlflinéte. Ils s'apuycnt [ur une
nOtoriét~ de fait que nos maxin1e.

ru

�71

7°

'admettent pas. Ils atlachent à la .
Bulle au 111épris desloix du Royau-

, caraélcre qu'11
un
e es n ' ont 1. a•
maÎ~ reconnu .; &amp; ils déchir~nt Punité fans refpetl: pour les rcglenl:l1s
que vous avez fait· pour la tnaIl1 ..
•
tenrr.
Di ers motifs ont concouru ,.a
étouffer en eux la prudcn~e, la chf.
crctlon C ' la charité. ~\ab fi Votre
IVta lené vent en pél1~tr~r la cdufe
la pIns aéntralc , c'efl PIlluGon qu.e
répand par tont l'arl1our ?c 13 dOl1unation. De la e zele ll11placable
· qui s'aigrit à la Inoindrc apa rence
de r finance. De l~l c clogn1 s l ouveaux de f0\1~11iffi n abtoluc ~ d'avCllgle ohéi~àn c. l~ Ll~ des. ~lecrets
dont on ne il "C nI l oblet) nI,la" na;
tu rc. Oc la Pc ~ t nGon donn 'c... a
l'lin aÏllibil\tc. au-delà cl 5 prOll1:!1cs,'
Votre IV\a lcf1~ n~a pas de peIne ~
voir 0\111 icn il cH dangereux pour
la reli ion cl · fe nH~'prcndrc
!es
araélcres de la rc~lc ;le ~)J) d aiouter aux prolncffi ~ ) (o f" ~l'o pdf~ro
hl r~ e pr p , l'a HorIte a tl IlT'"
fon (.; a l'évidcnc . On cornpr nlct

n'le

1

rur

J

,

ta .foi; on donne des arnles à l'incrédulité; on expo[e à la dérifioo .des
inlpies la .doarine fainte , &amp; on pla..
ce une pIerre ,de [c~nda.Ie dans le
[an~i Haire.
.
'L'é.r~lour de la religion fuffit pour
intercller V &lt;:nre Majefié) .&amp; c'eil
anlTi le prenlIer &amp; le principal objet
de notre. zele; tnais il ef! égalenlent
du devoIr de nos charges de déve...
Juper avec plus d'éten~ue, corn,.
J)icn J'int rêt de l'Etat eft bleffé p~r
cette j II nG on peruicieufe.
La vraie religion) SIRE, a cet
avantJgc , qll~cllc n'eH point bornée
à de fin1pJcs .rits COnln1e la plupart
de celI~s qui ne doivent leur ori...
ginc qu'a la ruperfijtion ouà l'inlpcHt 1 te. C'efi le culte du cœur qU'el.
ie exig ~ prII1c Tpale111ent. Tous [Ci
préceptes tendent à rendre les hon1..
Ines ln ( iHeurs &amp; plus jufics ; ë· pat
con[ér uent cÎtoyens plus parfaits &amp;
fuj ets plus fideles,
.
filais par cela lnên1e qu'elle s'attache à regI,e.r toutes nos a8:ions &amp;
toutes nos penfées, eIJe donne au
facerdoce un enlpire fOft étendu fur ..

�7'1&amp; cet en1pJre
• f:aIt
•
'les
cl"
,
1 danger u trone)
la [uretc °lu e. le des Minifires eH
r •
.'
C0111CICnCes ,

. felon que c _z~
, 1aIre
faux ou C
:
~ de l'cfprit de
S'il' font anI111CS
-œ
- :, - l ~ envoÎc, la pUI an ce
ccltu qUI~!) ,
. &amp; le foutien
fpiritucllc (cra 1 ~Pll~is elle devi n.
de la .tcmp~c1~c ~ l~trjcc s'ils abl1'
dra rIvale
l~ t~1 p,
ar\'c[prit de
~ nt dc leur Inlllificr~, 1fl)rollvé
- Le prenll r
.
dOll1111atlo~1. d 1- rilui tive Egh1-auclue
C lot P
,
)
1)1. l ,tl?ll.
-1
.
[lCCCS desl a.
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l {cconù pal c!) l
l
te.; C
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l cl e r nie, r s fi c e~.
,. l'hlllolrc
c cs
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pc
, .- ~ ~ , tant fTalcl11cnt
delL' v lllt..:s e
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l
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(lle la religlon Cil e
d .111 1t 1 t..: ~, j
1 ~ ta ts &amp;
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- 1
t· clClncnt (
,
u" '1 {t e 11
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il leu (
'r . de la 'r eligIon c
(li
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. l .. -l)u 1 r'[
u lt n~' llàÎrC111
l
rtlll1C ~ 1 t:l,_
_ {le l)lus le ouve..
flen Il Intel
l (1c
:l~~n (lH de di~lingu~r ladl~a~lvroe; les
f; l t r- t,
rll cr
(. . von..
lie n qUI. l ca
,
·11 V l t ions dcs honllne~ ~\~: ~l [on
( .-l )( 'nt reC'llCf avec !ln ,
Pr "}uli .~ '0 1S tOU1•0U r )I E ,
o lb i alU l ,
1' î cl r- c V0"
.
'1
rts (~len
11 r de all1 ~l
_
[_ 1
olice
. , d'- 1) Ion ut la p
trt= ut flte 111 l
Eccléllalliqnc 1
(l

•'

(l.

f

°

10

"
Ecclé·CaLnIque

73

&amp; le droit certain
qu'a Votre h1ajeflé d'C111pêcher de9

inl1itutiolls nouvelles: qui luÏ paroi.,.
tront r cu confornlCs au I)ien de fOll
Etat.lVlais lor(qu'il s';.1git cT LI dog n1e
&amp; que l'Eglife le définît avec fOl~
,nltorÎté inf~lÎIlThJc , il n'y a plus eTe
1\lol1nrclllC ni de lVlagiftrat : tout
doit fléchir le genou [ur la terre.
L'autorÏt~ hU111ainc fe réduit à que!...
qucs préCalltion~. flIr le décret; n1aÏs
la [ouJl1ilTion au dognlc eIl: inévitable. Elle dérive d'une obligation
préexil1ante que la décifion n'a fait
que déveloper-.. S'il cO: défini par le
corps des Pafiell rs que l'Ïntcrft [ur
finlple pr A,t
illicite par la loi divine) la politique au l'O' t heau n1ur.
111uré; c'cfi une faufIè làge[fe qui ~
cloï t ~trc onfonc1uc.
Il n'eil donc point ql1cfiion d'exal11incr le fond de la décilIon ; Inais
finl pi 111Cllt cl'é'claircir fi l'Eglife a
décid.' ~dc jugcJnent étant connu, la
raifon IHlJllaÏne doit [e taire &amp; la
puif[ll1CC s'hunliIier.
.
(:ettc cl' pcndance
~'ellfeIgne­
l)1Cnt des Pail urs eil giofleu[e pour
G

en

c!e

&lt;\

�74

r

les plus g\éll1C.~C;
oÏs... EUe ne re~
[Olunet qu'a l)Icn ) qUI
le nl~lltre
dcs Rois, &amp; il la parole de DIeu)
.
.. &amp; {
I~l'
qui ne trOlnpe lanla.l!:1!, ,(. ont l ~gl i fc (',n l',' J.lterprèt~ Il~ l~ 1,1,1 ~J\ ,~l\t\aIs

en

le.) 111 pl~dt's fur 1'Inl~lTlhj)d. t~ lell~
donnerol nt des n1~lltreS hqcb a

l'erreur (&gt; au,x pallions; elles, ()tcroient a Pintcrl·t d '\ l'Etat fa pre pon..
dérance , &amp; 't l~. ~ ll\' raineté ron
pOll\ oil' llnincllt fan!) autr garantie

que la par&lt; le

de~ h~ln-

q \l C Inell rtr ~c re
au p uv)i r ~ t vcrai Il p '~l: ~ fall~c,
on en attribu 'll1t al"
Ii unc ln..
falllihilité qui n ' \tn a pas et~ proluit' ., on en \ rcnant la partIe de

111CS.

~ettc

tfl lllp '\1 V

l'

({lI i ~l

(J

•

1

,

l'L life p ur l tout, on en fllp~­
fun 111 \\1 gcn\ nt nnani Ine lorfqu'Il
Jl')Y 'l I)oil l cI 'one rt. II il donc)
'
S l HE4' de Pi 11 ter e"cl
t cS l01"
' . (,Tu
dcvoi r des 1\'\ap'ii1 rats de connoIl~e
quel cil Poblet de. l:a~ltorit' il raIl. .
libl" quellc alltOfltc fur la ~errc eU
infaillible t , 111111 nt ft.: f ï 1~ le
III lCln nt qui
l'ora le cl li anll"
. fprit prOllOnCl: par la bouche des
l

honunt:' ·

en

7)

r

~ nt cette. 1~1atiere

fi intereffc1nte

pOl~r la Religlon &amp; pour PEtat J il
eH 1I1conccvable COlllbicl1 le lanp-a-

cn

gc des Ecoles
ohrcurcÏ. Dep~li5
(p~\~n, a a )and r )l1né l'ancienne finl1?1.Tc ~ tl: '. o,n ll'Cl~tc,l1d parler que d'inJaIllIhrlTtc ~~c r :~J~~l:~,
de gouverDen \:Ilt) clll1fadirhllttc clans la dif~
cipline gé&gt;nérale) d'infaillibilité clans
les
faÎt~ de foÏ Inllllainc &amp; cceJéfia(:
,
tHlue; tennes nou\ caux &amp; jncon111 S ~'antjqlljt '. ) &amp; qui cxprÏnl"'nt
des Idee: cncore plus nouvelles. Par
là lÜlilii bi1ité n'étant plus renIer..
111 'e dan' le dépôt des vérjtés révél ' c, ) cHe s\:t~nd ù tout &amp; n"a plus
de .hornf"\s.
ui rait où pClIt COlldu~re le dognJc JlOUveau) jojnt an
fif1clllC de ceux (!lll croient que. le
j);ï pc cft infa i il' LIe par 11Ï-nlênlc ,
o LI • C] li' 'lIe de vic L. t P(r 1) acl il éil u n
t1clle les Prl'lau.
JI n'y a point de t ~n10ionllŒc 1nfaiPille que clll' de 1);cll~L'É()li[c
n'~H infaiU',)lè qu'autant &lt;Ju'clI~ eil
cl~p CtaÏre de la n;vl·Jatiull. La regic de foi eil la véritl: r ~véléc CI ni

0-

.a
Fi

IlOU:.;

cil

)rOpOflc

IJar l'E&gt;difc,
c'efl.....
,,':)

Gl

�76

5-dire, par l'unani111ité 1110ralc de,
prC111TCrS Paileurs luges è t'~nloins'
de la trad it' on de leurs Egli rcs.
'"r 0 II te' Il !~l i li j h i li té lU i e 11 cl 0 u tCllic n' Il point c tte infaillil Îit(~
proI1'~' ( Je tout

~th

li II l'CC 11110 i t. Cie ft d (L f Hl l ~ T ell Î l 1é°iqllt.:,') è, cloi "'tr ! l r)Cl eau )fin ..
e "lair&lt;~~, l.'e ï ' U' en p 'lrcille
lnaticrc n\~ tl. nt)a de 11t11plc fpécul ti 11,') 1 la' s 1 Il
li r ' d
-r ur .~
cl\. élio };:I
lIIle (t;lnence de diC..
)lltC:; ; t ut lugel lent qui 11
renie
p il t l'u11 Illal icrc d 't rmillée ~e
( l' 11)n cl v n cr ire Olt prdl' ..
qucr., n' il ni l'cale de foi) nÎ r. gle
de J 1 ur~. Il faut il r her d~ns
cl ~l !l r . p.' Il C· pc' l c.' r' é Je i ù un1 i }11 Il, Cl II i pc II t l t1 i ê t rel u' ru i v a11 t
l'Îln)orté.tn c 1\ ulhc..:ntic·té ù' l'~'"
r id 11 'c de la dé lh n.
hacun livrant a {&lt; n cfprit par..
ti( 1Iier) on br ur it de 1 o t:on5
il nplc , qui ne ft ur it ~trc tr p
cl i i Il
1 a . n1 i l cs ch r ~ e Il ~
1Î (CI
leur ~ j t:J1 dépend,
)trc ParI l n t J ét '. r) l i g' cl [li P 'i n \cr au
COI ll1CnCl.,;l) nt d \L ficcle le 111andc-

r

1

'

T
l]1Cnt (un

E veq t~è
77Cllll° reco11110'm
A

.

. î. 'il'
J oIt
Je Pa pel n laI l b 1e.) 111 l' ln e cl a11' l
".
0"
s es
{l:l'lt&gt;. 11 tten(~ l'InfaiHibilité aute a de., pron1c!les. ()11 la place Où
~'Ilc n'cft pas. ()ll ::onfunclles divers
j t{1·Cll1CnS (~e l' E~)r [e. On ne s'acco[.
de ptus? Ill. [ur leur llflturc , Hi
l ~ llrs cflL:t,. La définition de la r _
gl' ~c f()[ qui prévient ou termi;e
J s cI ({pute:; ) en devenue cIle-nlên1e
1I1l objet de c ntroverre. Nous n'avon" pitL' (Picl~\.. fixe [ur cette rcgIc inHrl lable qui d Ît G. "Cl' notrè

fur

cro

' ,111 'C,

~l' to' t l'ancienne

cou tu Ille eTe
1l'.gll fc d\ porer a l'crreu r une e~­
polJtJon Il tte (',. pr "cire de la vérité.
t)ll~ s~ .. n cont.cllté quclqucfoi::, dans
la f 1I1 t dc relettel l'erreur) , il rérU,lta t Hl] us une vérit~ c1ér.ern1Ïne ~ ~c la c nd~lnl1a 'on J'nne propob tIon onu'aIre au doolnc r~ vé ...
lé, 11 aux v~rités con~' ~I uentes au
dO: J I11C . C (~nt ces jug ~n;ens qu'on
Jp . B~ pre prenlcnt l gl l:lliqu s, &amp;
(Pl
1t les re lIe de notre fui. (~"5
tCfJ le' ont été ~Olnlne Cvn )nÎtncs
., ,

'

J

J

'

,

tant qu'Ion Il a ;econnl.l pour jllgCG3

�78

mens dogll1atiq~le.s ~ que ceu.x qni
nlanifcflcnt la vente) ou qUI lUettcnt Perrell r en évidence.
I.e dépôt de la doétrine ~t?it alors
confcrv " pa r le' reglcs q UT fixent ,la
croyallc ~ ~lll dog.n ~ ,c l)~lr. (~'s &gt;! X

1", ~)11 l,lIe, qUI &lt;1,1 'al1tllOlCI~ 1...5
fi dIs d e la on t a ~ f i l dt' 11 y . 's
fu (pcas on dan~ i tl.". Do. DS ce~
derniers teIns , on a v ndu
par 11us
r
.

arandc pré 'aution pel.l ~ ert'ui;,
\1 Ï c.. ,c r lai 11 s cl l fa II t q,... 1I1. i c r t; l '011.
lr 'nt dan~ dc' )[01 l ~ 1 .Ill l, n,e
J())1
ni il pit: ,nI '1'01 'C', n I: Cll.!l' III " '. 11 (1\ crtir le. fi~cl .~ pa,r
le notes, qui c. pfÏll1cnt clIvcrs de,·
rtS d'inlpruT at; '11:
,
.,
e, divcr[cs l lc{ur(S n ~ cl velo) 11 t pin c n l 1 i 011 1~ l vi' ~
1 le cl li al t leI a pr p ,) .t Il , l 1 al :;
. l cl i (r r l
[\,; l Ile 11 I~ t (1 ~' l )' a cr ~
ta 111 'c D11 .. r ~ll 11 cl f~ l li t .' &lt;..~ 0 1~ l.
Pid'
'lt élch' c ~ la 110
qUI tletnl
l J )' )( 11 11 •
.1 i
1 C nllJllc" s'cfl: [er ..
.
Ti de cin u 11 'at· ns, rn é rcnt~s,
( ut r l r' 11" C '. P h~ r t i 11 c. P e
. cn a ~l\ llté un huiticn
(l ~1 ~a
ull contre n"Ù tl~) C' la 111 nit 1? tlt·

1

•

1

)

.
"
79
catIOn en a ete fi grande dans la fuite, que
' . la Bulle Unigenitus cn a 4.~'""le unlU l ~ v J.n~t-del1 x,&amp; ne les a p~B tou.
tes epu[[ces. Par là cette théorie
des ccnfures eH devenue fort épine~l[e. ~'efi: un art, dont tous les
tIl~~I?gIens n~ porr(~dent lJi.lS une
p~rfaIt~ cOilllorftll1Ce. Ils le ConVIennent pas bÏèn entr'eux de Li vafeu ï de ces qua li fications.; &amp; COtll~nc l'al?lica .. jon de plnGcllrs ne peut
etre ~lltc que p~lr un enchi:linenlcnt
de l~( Ï10nnetnens 11l11narns) la C011clu !lun n\!L1 peu t pas être de !~Jj.
()n deI 1JncI_ d(!)J1C, fi on dort regard cr C~)ln Ille dogll1atique le ju ge:l~l('n: que note une propofition partrcuIrere COll11ne 1l1ZlI-[onante ; les
uns affirnlent -' les autres nient, prétend an l que cT pa rci Is i 11 gé111enS ne
~Ol1t que d'~coIlonlÎe &amp; de précautIon) leur oT)jet principal éL. nt
d'clnpêchcr qu' !1 avance ces propoflti )11. f:1115 corrcétif.
Une troÎ , 'Ine opinion leur donne, le tltcc de jugclllcnt de dodriné.
D ,n )lllJL.atioll airez in1propre, &amp;
(In t)l1 b dans l'é uivoCllle
avec la
l
rtbl de foi c', l jllgen1Cl1t dogllla..,

�~(j
•

,•

tfcue.
n'cIl: pas lcr 1111 vraI luge..
.. J...
cl Ioétrine, puirqu'aucul1 ar ..
nt
nit.:
. . , ft 1"
ticl" de lCl foi catholIqu~ n e (.ccJ...
&lt;.l~ " d "fIni, C"cJl l~lt1t(}t une !o.rte
de 'llCfelllCnt cn 111aUCtC de dOLll lnc
al' 1~ 11 HC jn!})t'irn ',c a dèS p.ropo~
'~t' on ()}1t 011 ordonn ' au . " hdelcs
l . 5'a)n nif,
, ,
Il [c111blc qU'l'lIl peut ~n~tl ' Cl en
(1' elquc fa~on tout s cc, 1,1 ' ~s: ar
&lt;: l L j U ire ft r~l '.. nt c;" \ll ~ t. 11: lb
Co

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L11nc t () lll1' li [Ue , l

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v nir q l'il: ft nt l'une c l~tlL D&gt;I ~
•
; \' ' l ' C a li ~ a III r t::; . C l L CI Ul
11 lIt:
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i nl cnt .ln' l'ordre de 1a 1 .1 a \ 7 t'Il t l L' -1 n lol 1 eS q t1 C ~ CS
1)'1'"11
t.
,c r L, (n li 11 ra p r t Il r 'l e I.~ ,1
d 1"11
10 lt l i' tif ,·c l , .n1erv n rI' 1 ' fi T ' ; e u
,c11,n III .LI C
le 1 lt r 'S d Le r t. t1 l G II l ~ l •
) loi ( ') ï 11 ~ 't 1" cl 1r II t cs
r r l-c' l l ( t· re' ' c n L p II 111 tee fi a Il''
Co

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ett l i cl ccli [..
l (. C lrinc , cil
rÎt~ j f, il il le,
1

),1'1'"'

araél

')5

l:~"

eTc la rcgle de foi? Doit-elle être
propof~e aux l!ùeles ConHnc ohjet
d'un acte de [01 ? Peut-on traiter el1
IH~r~tiques ceux qui obéirr~l1lt au

rcglen1"'nt, croÎroient que la propo.
!ition eH, [ol~tel1ab{e? Voila les qlh~[­
tions que naIffent de cc parallele Ïn1parfdÏt. .
Il inlpOrte fnr-tollt à l'Etat de.
favoir fi l'autorité du Prince
aufIi
IiLnitéc dan: la publication de CèS
d~c( ts qu ' dan' Ct lie de; jugc lllcns
reCOl1nus dO f ~tnatiqtles. II taut oh ;ir
, aux décrets de difciplinc) ë une
p~rtic de la fOlllnirrJ Il dùe ct C-2t1X
Cjui ont trait a la doéhine) confine
dan;, lIll rCfpLlt intérieur, qui ex'dut le Il ute tétnéraÎre [ur la juftice
de la 'condanlnation. Ah ~ quel dou-

cn

te peut I\' tre ex ~lnpt d'orgueil

lx

de

rit é
11 t rel' a LI tu rit é cl éc i fi v e
de.; Pd Ileur ) contre cette crpece
tl';lJt~liliihÎiÏté LU lnarnc , qni réfllltc
du i 1 'Cincn prcI'qu'unJl1ilnc de
tou te~ leJ fo cié t I,S ) ë' dont la certÏtu le au C1n1cntc dan;:; la [ociété n1Ï[tique! .RIais il y a des dé-grés entre
t ' l11

"

cette [Oullliffion intéricure &amp; l'a..

dhéGon de la foÏ ) qui n'efi cI ne qu'à

�,

~3
2

. ta parole divin'c. Cette différence
de dégrés fClnble cxclure la ccnitll..
de abfoiuc qui na1t de Pinfaillihili..
té ) où l'on ne 1 eu t a(hnettre le plus
OH le ln ins. ~fl-i{ dilEci\ de pen..
fer Cl II el' i 11 fa i li j hi lt é a c qui cre li n
Jl011Veau dével pelnent tOlites les
~)is que les jnqui It urs fOllt é lore

11l1equalificationn 11 Hc?
J\ li fu r p lu ~) "lI X ( II Î v II d roi cm
rec nn )Îtrc d'll1S le cenfurcs une in
f: illrbilitl' pl"&lt; r l'rnatj( 11 }avecohli.
ga ti { Il cl fe [oulneu re 1110in ' tioi..
4

{c,r nt, t&lt; \11 Hl 'S f( r ~5 de C &gt;l1V nif qu"cItes ne
font 1 int d(;!g re les (. fUI) pnif~
ql li ne n us iaifT nt entrevoir
'n 'Il art: -i r ' v ;l~ q lIi pui ~~ êtr
., )h', t de la loi.
1.:'1.: f1" Cc ne 11 t1 P 'opofc pour rcl
C]1&gt;tr f ique t:~art·clc~clc·
t el"l1111 \,', , ri Il Jl' n 1 )in dl,ter . .
n 1i l
Ut: l'cl1in1Jtl 11 de e (juÎ dl
t \

"11

,i11 ri'l

111" lIf\:.

'1

.

1

(

n111-f l allt. Il 1 tr dans Cl:t
ni .
III tion un InéiaJ1( e de r~ j[un h11--•

lnaÎnc

l

r

une forte (p~ rbüraire ( HI

luhf de la n:gle de foi.
J.. a r gle de ~ i cil Ïl11l111'1 le. Cc
'lui 11 pfOpO[t; co 11UC dOgulC cil
j

,.

nxc pour' toutes
les nations &amp; po
ur
{ l

tons l cs .Iec es, ~ ce qui en 111al-fonant aU1ourdlnn;) pellt ne pas l'être
dal~s tous. les tC111S. Ce qui offenfe les
ùreIlles pICl1~CS, peut ne pas les bIef.
[cr clan~ un {[cele plus éclairé.
L'fglifc cn définilHult le dogule
veut que tous les trdcles s'en infirui..
lent [u ivant lC:lrs forces) &amp; que
l'ayant connu, Ils [oient prêts à le
profc~cr llautcll1ent. Il n'cn eH pas
de ~ncnle cI ces qualifications théo ...
Iog,ql~cs. L~ yœu de l'Eglife eft:
r~lnplr (!uand on ignole la propofitJ?J1 &amp; la ccnfure. Son objct ÎU1111échat n'efl pa' dans ces décifions de
re,~I~r notrc croyance;) 111aÎs de nous
p~'('{cryer de cJue1que dangcr. Elle
II enfclg 1e pOInt) elle avertît &amp; elle
ordonne .
a 10 i ne porte donc cTire8cnlent
que fur laconcluitc&amp; le langage. Elle
n; .rlHéchit point [ur la penféc Ïn ..
tenell re (fue par conféql1encc) &amp; par
une ju fic p réf~rcnce de la décifion
de p~ Heurs à nos foiblcs hUllieres.
La dit1ercncc eil fcnfihle dans les
•
lugelnen~ dogn)atÎque~. La loÏ eft
faite pour Panle. la croyance in-

�•

~4

téricn rc cflIe prCluicr 110n1111é'lge qui
lui 'cll du; ). cc qlle nous f01l1L11es
obligé.; d'clnhraHèr avc~ la ccr:itu..
de inc,branlable de la for) nous de.
von~ être prêts à. le profeJfer aux
cl ' pen de notre VIC.
•
Cette cl i nille ion ne tend pOlIlt à
alrranchl r les hOllllnes dn ug ~l'~llle
f Ulliiffi Il lé()"itil le, nlals a cVlter
cI éqtlivOCIUC, d:lll reure
le
d (n è fur l' blet de la ~OI. Ja~
ln ti P ~glifc n'oh i 'ra Ccs hdcl,c~ ~
01 ~ il' r de hOllCh COn1l11 vente
ÎnlllHl hle, ou vérit', de d0 6 1nc ,
Cl n"u n ~ pr pofi fi n . il 1 lal- ~ llan~c.

l

Fur

h clal1s cl"5 IrC( Il

na n

cs 1111"
1'1 111auva'C f i "vidcnte
'
11 l 1
',. l,
· 1 nt a
l
l rÏt de r' \ ire 'nua
~,
pr 11 \l' IC3 pr' ~ II i, ~ n. puh .J(jllCS
Il p. reillc ln, li r ,Il iau Tl 1t '1~1e
lie rl)rct \)Oll r r gl r la ondult.e
' . '1 re.
J' l'lIS
t(ricure des t.111111
.Lln
llc n'al.lt )rj~ ra, dl tnoins pour le
C 111lnUl1 cl
ldel s) des interr ga·
t if
indi~ l'et ,qui p U ·Cl t n1~II ..
ti pl i el' l ' répand l' les cl II tes; ,~ ..
111 a1 eH
ne fl pa rera COlll111e hc
l"l:ti lUt's ecu,," qui croyant t ll\~~
l'
l

"

(

•

,

l

j

re

40

, ., d
,~)
Jes ventes e for, auraient quelque
dou te fur des qualifications de cette
nature.
Ce [croit
, une étran brre œconolnie
l creer une feae nouveHe de
que ce
chr~tiens crrans, fans autr~ erreur
CJ,llC q~IGI( ne f~ux p:éjugés fur le Iné ..
"n dune quaIrficatIon) dont la valeur n'ca pas bien fixéc par les théG ... .
IogÎcns.
Il ÎlllpOrtc donc au Prince SIRE
d'ell1pêcher que des fcrupule; théolo~
giqucs ne deviennent des aŒljres d'E..
tat &amp; des querelles de religion, &amp; par
conCéquent il lui in1porte cffentielIe...
lnent qu'on fixe la nature de ces décrets, pour connoÎtre [es droits qUJnd
la publication IUÎ en en: den1andéc.
J alnaÎs le zeI ..: qui nous anitne pour
la défenCe d ~ Votre Ivlajeflé) ne nous
fera illuhcn jufqu'ù nléconn( Ître nos
cIev ~ irs de foull1ifTion &amp; de proteéliol1
envers l'E lite. Ce feroÏt trahir vos
véritabl ~s ültcrêts &amp; votre intention
la plus Jnarquée.
'
Nous déclarons donc fans Iléfiter ,
qU'une défini tion vraicn ent dogLnatiq ue ne peut être rnocIifiée par la
H

�86

~

puiffance féculierc; que le P rince en.
rébelle a Dieu lorf'qu"ji en rcfufc ) Ou
fufpend la publication rans les plus
nrands lTIotifs ; que ce refus ou délai
de la publication ne ton:l~e ~l~lC fur la
fornnllc ou l':.H9:e dc dctlllltlOn ~ &amp;
n'c111pê he pojnt que [es fui ets ne
foient obligés ~l la croyance du dogniC , dès qu"illcur eil ~ nl1U ar une
~\utrc voie; que lcs 'veques font autorifés a ü~ ire les plus vives inf1ances
pour qu'on l~'attcnt~ point ur Pil:dé-

r

r

pCJl(~anc~) dlrons.l~ucllX) l,ur la {ou~
crall1ctc de P ' olllc)lorrqu He enfer'f ne; ~' que flle Prince en endurcÎ ,
ils ne doivent plus nfulter que i~ur
ze1e ",. les hefoins du t1' upcau.
l.cs onr~qllenc s font cllrayantes,
fi on apliqllc les Inê11es r tie aux dé..
' t ts qualitié
doglnatÏqlle~ dan 1111
[ens ilnpropre. De e n0111bre en auiOllrdhui dans pilliI ur écrits 1110-derne ) la fln1plc prohihition de lÎ ...
r ,5. Qu fi P Il n'entend parler que
de la 'onclall1nation de~ livres p nr
,aure d'htrl he f nnellc c dé larlc,
il faudr it ~'c~'pliqner è' diHingtlcr
n r nt1'c la condaIl1n3tion de l'crIt:ur J lplÏ cill'ohjct de la foi" c r l'at..

Ob
°
1
~7
trI uu.on (e l'erreur au livre, qui en
un obl et de foun1iffion.
1\~ars on voit claÏrenlent, que l'intention conUl1unc de ccs Ecrivains ea
de nlett~c de niveau avec les lugelllens
dogn1atIques ) ces cOllchunnaüons vaglles de CCL tains livres) &amp; les cenfures
de c~Etail~es propoGtions notées des
&lt;Jll ~:lrhcalI?nS les pI~lS legeres: ils
aphquent egalenlent a tous ces décrets
l'infailli bilité des pronlel1ès) &amp; la dénon1 il?ation 111én1c de regle de foi.
ValnCll1cnt nous retrancberÏons11 us a leur dénier ce titre de regle
de.t ~j. (~~ell en .~drez, pour qu'on ne
pUliIe ex 1ger nI l'aéle de foÏ:&gt; ni la
prof~ffioll e~téri~ure. Maïs cctt~ pré-

Ca;ltlOnne {uffi~ pas pour garantIr vos
fllJctS de toute Iilufron ) &amp; nos ll1axÏnies de tout d"l1rrcr.
... "
Ï ces jllgCl11CnS [ont réputés dog111atÎqucs) il Pan pcrfnade aux hnlpIcs qn'ils ohligent par la feule notice , Ïnc1épcndanllnent de toute pllblécation; bielltôt on n'lofera plus ni lire
des écrits prohibés par un lugenlent
ultranl ntain) ni avancer des propolltions que la Cour de H.Oll1e, avec le

1-1 2

�8
conrentement tacite de Prélats étran..
gcrs) Cjuai die conl1ne InaI-rO~lal1tes.
DLPllis que Ia.,:ote .de fat1~ctc ~ilde . .
nut.. une qu alifIcatIon tlU.OlogIque ,
il cH rccol" nu qu")n Îlnprilne "CUe
,n ot " cl 'S pro!) btion. vicicufcs,dont
J
•
l
la faufl
n'cn pas c &gt;ntran -' a a pa. .
l'ole de l)j li. L's Hat Ul'&gt; de la C \Ir
(le l 0111C neu V nt de 11 • Y tro uver de
la flllflèt "ip r p flti Il a l~ur5 l?ré-

te

j II g ,5.

envi

1 nCl1

uti

. . 1

par , lL. tilt 1t ~ 1e115
l'OI p ut c nfllrcr une
.
.
.,

' li t ·

- Il " , Cl C

lVl, ~
4",

a

11'U"e 1, rH] 'c ..avec
d 11 l'etc. IJlullcllfS

T

1 ou . cepIe de pr pot:ti ] r (n ef' Jn l~ scies qui IncH nt
a li . Il cl l l f
n ~ 111' Il ag Il e 11 t 1( .
1c l~,
1re l. 11 C , ", POIl
li • d..
r ·ill ~ lélic, t s font aif '· l i t blc({;',.. l ar l' p 'cm)11 d'ulle
, rit' ql Ï l';J 1.. ( l . .
.
l.1 el p é ri \ ru r la ~r
.1I 1 • cl c i. ~ J rc
(lltcal ,1 r la h ~r ar ·hlc , fur 1111"
cl ' l Il 1 n e c 1'1 ' '11" Il [r l s
.Ire I11nU iCaLÎ 1 ! ( 1 l
,
pcH 11,L'inl fauv r)l1s-1
(e
don.1

4

1t ,

l

.1

!!

tt pl' ~ription 1én'raic?
~l [ .
LI {t..
Il.1I ' de la S r
nne
Il.', l :;ii\"
J )oJ.)· ll,bl de Jac-

89
ques Vernant) &amp; cl' Alnedée GuÏlnenrus ) qui a 111érité d'être inférée
d ans les regii1:res de votre Parlement
C0111111C un 1110nUl11ent inul10rtel pour
la pofiérité, a été frapéc par AléxancIrc VII. des qualifications de 111aIfonante, ténléra ire &amp; fcandaleu[e,;
(1
pour nc pas aCCU111lÜer Înutilen1ellt
des exc111plcs [clnblahles, nous nous
(ontenter0115 d'ob[erver qu'auclli1e
ùes 111axin1Cs qui fonuent le dépôt de
nos lihertés) aucune propofition ten ..
dante a cOlnl)attre les prétentions de
la Cour de Ron1e) la don1ination eccIéfTailiqur &amp; l'abus des clefs) n'échaperoj t dans le tr ibunai des ÎnquilI ..
teurs à la note de 111al··fonante, on de
tl'n1~rairc, ou autres quali1iratÏons in..
fini Inent plus graves.
.
S'r 1 ne fau t, pour convel t1 r eTe p~­
l'cils pté;llgé: en jugC1l1ent ~ognlatl­
&lt;j LIes) qu une Bulle d'un PontIfe ~ntle..
prenant, c ~ le con[cnt e l1~ ~l,t taclt~ c!c
la pluralité ou de la ~nolt~c des Evcques)tnut bon Fran(~U lS dU,It trelnI)Ièr.
La Inéllloirc efi encore rcccntc de la
ccnfure des EVl qnes de Hon~y'ic, des
d~cl~unations des E vêclues cP E[pdg.ll: ;)

Hl

�9°
autres Prélats étrangers contre la
déclaratfon de 16H2.
Que Votre 1\1alefté regarde donc
On1111C llJlC défetlion ouverte des
lllax
dan. rJnc~ de PElat, cette doarine
,
!! cr (' Il rc , CI li i te 11 cl ~l don 11 C raI a 0 II r
,)
.
1)
cf ' I{ol11c lin p UVOlf que nos cres
n'ont ian1ai~ rc IllJ1U, X cette air Cl~­
tion COl Hante de confondre l s dIve's iu,c)" ) llCJ1S cl I~E~yli['
li . le~\

cl roit~ de la rOll

,P

11,1'

·Cfe. 111Ctc

al

1

ct Il
,

:1n.

tt

pullicatloll.
1. . S l\. lX (Ur ront plus de pr caltti Il jU' cl d '~tn n'etant lI as ('&lt;1]_
cn1ei t utile., " Il' , a r
d Il t ilS
J :) tèlJ1 , la 1 t1 licatÎ?t1 ~n ~n aufli
lo in url/CI t ( . 11 lIb IJ1cl![r cnfa)L:. ~·tl1. b en1p:'ch f qu l' -4'gli~è 1nrdjfc a [l:,s enr~ n une nourrIture
•
d ln a rcu e le rin C l cut
rJgcr
.
1

)

.l&gt;tlv~.lèl

q 1 UI

ond'

,

\':1~' l,e
des l~ ll.ll'S

Il 1é1tt

11

livre, &lt;lui 1n'icnt
Ir I1li He', t CI l')l dl ' {t,pC le VJCC
" l ' d ~ ra li t cI' 11 n c p n pü 11 t i Il lU . x ..
] ri 1 l
1li r 1 1 11 t II n d l r j ne p~. "Cièll~ a l' lat.
.11 peut par des l?10t Hati n
t n ( cl llcatÎ 11 ' [alutaTre~,
{~lll V rIe fl Il l~ g . lin l e d' LI ne pro p 0 j ~­
tiüll ju ~c cal t(CUre ) ou 111ettrc
(. '1.11

1

J

~r

couv~rt une vérité nlaI-fonante par le
vice. de l'exprellIon. Le jugen1ent dog1113Uq:lC ~ ou la regle de foi) n'acltnet..

tcnt lU rcHriétion ni Iin1Ïtatiol1 . l1lais
le. titre de cTognl~t!que n'eil pa~ parfJItC1I1CIH afrortT a ces ccnfurcs théologiques. Il ~fl dangereux de [e Inéprt_Ildre fur la véritable alltorité de
ces décrets. II l'eft encore plus de
confacrcr C0111111C reglc de foi les cen[ures vagues &amp; refpeél:ives) qui accu ..
111ulellt c es qualifications de tout genre n1ns en aplÏqllcr aucune aux propontions condanlnées in Globo.
Les 111axilnCs fondel tnentales de nos
Ii )en,"S ne [ont attaquécs que par l'écorce, quand on les note con1111C ll1al[onan tes; elles [ont anéanties Iorfgue
conf neT lles a"rec d'autres propofItions
plus rcpréhc111ble .. ., elles partagent
avec c lies le fOll pçon d'erreur ou
d'hér ' fic répandu [ur toutes.
Dans je prelnicr cas., il cH airé de
les faire revivrc en les énonç,ant avec
précaution. Dans le [econd) il eil: difficile de lcs retrouver fous cet amas de
propofitÏons dont la fIétriifure
pour ainu dire,coll1111une; il eH ll1êlne

ea

en quelque fason périlleux de les y.

�92chercTler par la crainte etc s'exporer à
la (J.lol1lllÎc &amp; d'en courrir la tache
d'hér&lt;~~1ic.

Cc dan !fer pcnt rendre les Ecolrs
nnlcttcs ft~· des points cffenticls) &amp;
cl \1 tl t rl: fo j s ' ter n i [ crI e s cl i fp u tes. 0 r) u·
hl incol1v0nicnt, qui 11 us ohlige de
rechercher cl ' plus près la nature de
CC5 dt' Cïcts , ou l'autnrit~, &lt;t n i n'étant
l oint infailliblc" peut aircn.1cl~t ~11\:e­
loper dan" ta 111eL11C prOfCLïptlOn Plnn c nt &amp; le coupable.
~ i 1 lé -ct)Cjui 'on Talnne une prol ( !l t i t) n 11 p a l',tic ul i cre ( 1~11 n: .1 na lfonant " , n'~[l nI r "~lle dc fOI nI luge1 1 'n t d ~ f i n at i ([U c p 1'.0 pre 11 , 11 t cl t ;
peut-on dO!1l1èr . tltrc. allguncs a
ct li q li en onda nne pltLlèllC a la
~ ~
u: une foule de qUl.lific til ns

.r

r:

'liv 5 ,
qui fe
I:lit a di~~
i tl . h;. p1'&lt; p fiuons en 1'")c11 'l'al, qu Il
7 11 a JU l loins un de
haquc [p 'CC;

r

l&gt;.

ri

.

'

.

.

,. {ur !laque propobuon en paruca.
he - qu'elle eH, ou il "r~tique, (u err?n' ) u [ufpeéle,( U oflenbvc des ùrcdl pieuCes, ou tual-ronante.

qu fii n II
t état p,~r?it ~le­
oir t'ua cl cjd~c par la qualdlcatlO ll
'1

l~ 11ius l~

1

re; C" il 'lucl(!u'unc des

'fi.
. '3
qual l l.catIOns n~efl: pas pareillcll1ent
un ob)et. d~ fOI, ni la luatiere d)ul1
a(ctc clAe fOI, Il s'enfuit que le décret ne
pent ctrc reglc de foi dans fa totalité .
. . A cette pren1Ïere conGdération fe
JorJ1t.ll~lC feCO!1de encore plus puiffante, tIrec de l'Incertitude Je l'alternat rvc abaI~dol:néc Ù l'aplication de chaque partIeu l er ; ce qui eO: inC0111patibIc avec l'unité &amp; la fiabilité de la
regle cIe ~ j) &amp; a "ce l~:; caraaeres de
notre foi qui .ne doit pas être flotante
claIr D)J1 obJet, InaÎs fenne &amp; inébranlable.
Il, ne peut pas l1?n plus regarder
ces dccrets altcrnatI(~
COllllne l'urre.
b
1 natIques d'une claire [ubalmens (og
~erne , parce ~l n'il n'y a point de vrai
lugclllcnt) s'Il n'y a rien d'arrêté.
~'ef~ Ull fOl? hiCnle de dire que PobI~t hx~ ~Iu lug 7r:1ent
qn~ chJque

en

~)l ~p

) rt ( n ln )~. I,tc ~u 11101115 qucIlUtine (~es .qllJ1IhcauoI1s; parce que
cette. afI~rt 0 1 Cc réduit encore par
llne lune allaI rie en alternative &amp;
(Il'
f'··
.,
:l l on InIt tou J urs par déclarer que
chaque propoiltion, Olt dn 1110Ïns
q.u cIl U ~ n le 11 1 b [c cl C ch:1 fi II e pro p 0 fiLIon) ou erroné) ou fufpeél:) ou InaI..

en

�•

?,

5'4

.

.

.
fonant ; ce qui ne ~ut lan: a1s nI. l'a ..
racle de l'Erprit SaInt, nI celuI de
l'Eglifc, quand elIc interprète fes di.
,'i Ils ora les.
.
S ur cc point de Vl1..c) nous dIrOns
avec )nfiance) IRE) que de tous
les décrets qui ont trai t à la d~élrÎ!le)
jl n'en eU point) dont la pu hhcJtt?l1
foÎt plus arbitraire ~\ la fag. ire d.u nn:
cc foit pour le refus. ah{ lu lu,r(Jll~a.
e qu'on ait pl~lS lat rel~1ent .dchnI,
foÏt ponr le h IX dcs preca~ltIons legttin1c.! infqu~a ,. c ,q~lC I,e }ugC!,ncl1t
dOOlnatrquc fOlt il ~c &amp; dtv i(Jpc.
~Faullra-t"il dOllC Incttre c~s con·
danulations rcfpeélives au-dt fi 11 ?CS
dt r t qui not nt nIle propofitIO!l
COllUl1C Inal-~ nal1tc? La cn[are m
Glui 0
un lU , ~n1ent en Inaticr~ de
cl él rin
c \1 i n\ rien d'achcv ' en
apar nc~ ) u,. (Hi a le rcnne de tou::
1' e n1) as 11 Il rC III l' LI ge l ne nt; ce f0 Il ~
J
~ .
. .
. 'nt
lu leurs ,\1g~! \cns d~lh11 éL q\ll n 'c
)a ' llllt la l rcc qUi l Hr ,il l?lopl ,
l
•1
:t
t ,a 1 [,-"
' S { H ' un
tal t (lu"11 0--'111 \lfC11
.
l
cnv c·
r.)1 III '\U nI'1 C1n ent. V~Œ\l
Cl 11 Cg] ,- . clue
-:;)
\ \ . Inaisqulla repr nl1 nt (CS . t
l·
1 1 tncn ,. PapE ~ ation [c f,u .
11 C,
de
l"11g,,
~ l idepre ·,lltlOllt.: .
'"
0
l

J

-n

&gt;

.

"

.

l

It .lugen1ent dogn1atique , la reale de
for) ~out ef1:. renfern1é ; Inais il faut
que l explIcatIon ou l'évidence les faffc .éclore, &amp; répare le? objets de la
fOI, de ceux d'CCOn0111Ie &amp; de difci.
pline. , Cctt.e évidence qui naît, ou
des prcc~ulIons prifes dans le lugell1cnt n1Cll1e ) ou des circonflances
polléricurcs,Il"cfi p.as ton jours pern1anentc. T_es connolffill1ces n1onlentanées q~IÏ aidaient à i'aplicatÎon, peuvent drfparoÎtre , &amp; Pancienne anlbiguité dClneurer.
Souvent la difpllte fait [ortir des
éclairs ltunincux dc cette nuée luifié ...
rrenfe. Quelquefois le fIan1beau n'éclaire quc d'nn côté, &amp; les ténebres
font en cure épaiffes de l'autre. De
quelqu e part que la llllniere COlnmCllce à paroitre ) c'ea à la vérité qUÎ
fe fait jour )qu'il faut rendre hornnlagc: c'efl le rayon qUI fe détache,qu'il
fJllt re cucillir. I.e décret total qui a
prt par' les voies ~ n'cil point ll1ÏS au
r,ang. de ces fornl111es [acrées que
l Eghfc propofe aux fideles comnle

r

regle de foÏ.
II n'eil: donc pas ponihle d'affigner
tt de!) décrets indéternlÏnés une déno-

�96

rnrnatlon c1étern1Ïn \c. L,enl' natu!e 'la..
ri( c rait varier la [olu.n ~,mon (IUT leur
cil duc, fuivant les c.hficrentes phares
Oll ils fc trouvent; 8 le langage des
auteurs) Cuivant les ditfércns afpcéls
olt jls l ~ nviCagcnt. .
1\1. Bolruct aprè5 aVOIr rec?nnuleur
cunbig lité) . rapellé fan~ J1~1 roha..
tllnlesplaintesdc cnx.q\~l (II ent)(a)
qu ~
5 cenfnres n' ~ la~rcIili~nt pOInt
la do rine donnent II n a des tr~u..
cl . , les onGder [HIS 1I1 autre pOlllt
de lIe dans \111 (h) écrit ont:e LVl..de
t 't/&gt; ) (lit-Il
an1 1
)ral. ; CIl'
C5 ne,",
, ) utIle..•
)11 Il
pratiqué .. par l'Lghf~,. pour
t1 1111 cr 11 n )' '1 n 1 r (, 11 P ë. lei 1Cli r. '
'Or

.

r) 1 Tl nt le dcrni

« •.1.

e

Cl
J

r ) [uÎvant

ca), l
,

'eXl-

cl '.bcr . é, d'lob.\f..

Ïnati n. V ila donc trOl" tats trc~
di lin.cl s : 'alll1 iglllté ab{oluc .qu~
l
lIe li \l an. fr4 lld s, la ltlll1~er~
nI' . llllncnc api nd rc , la, 1.aft~ l~C.
l I '
ll'
l' 'CUT 11 ev rd cnce .
:1n n (lU r ) 1
. l
e
'
l . f'nn
., 11 par a (u ce traIt Cpl c -r

Derf'

Cler.

( a Ccnfitr,f, 1e111tS d7lCCpS.
JJ'
Il. p. .., 1. 6. C. '2 3·
b' ai
( b) cond crit contre .A1.. de C tm ~n~
1

•

1111"

• p.

3°4·

.
'7
.,
"tIlle prenlI:re ~ttcn1te a l'erreur, peut

ql~clqllC~ 15 1111 port~: le dernier COll p;
IOIt qlle fe rCCCl~nOI1nll1t frapée ) elle
[e fOU1l1ctte C' {e rende à l'évidence
de la déci fion ) ce CJl1 i
le trroll1 0 he
le plus c.( l1:plet p&lt;.Jur l'Eglife; [oit
clu"cIIe 5'11'1' rte contre fa blefrure fe
~év~I le &amp; [c fépare , ce qu r eil tiU' fuJet ctcrncI eTe douleur. Ainfr la fOl1InilTion 011 la révolte achevent le dé-

en

VCIOpclllCl1t

d'une faIlltaire} ou ri ..

gou l'CU Ce cOndan1l1Jtj

J1.

, l\tlais il 11 'arr Ïve janlaÏs, nÎ qu'OIl
f~p~re lllalgré eux du rein de l'Eglife,
nI qu'on retranche de la [ociété des
fidelcs ceux qui alIJrnlés de l'obrcllrité du dé 'ret) fonnent des doutes fur
l'llnifornljlt~ de l'acceptation) dClllalldellt &lt;Ill' 11 1 ur prelèrive llne fannule cl ai rlh l'xe) p ur épreuve
de leur cathoir ité.

C'c(1 a P ~ 11ifc à s'cxpJTquel fur Ienr
fc )r t, (. ~ a p 11 r u Îr il le II r foi b! c lIè
ou il leurs fcrtlpules, fuiv3l1t les re,gles cl L fa fagclIè: ju (cru 'à ce Cl lJ~elIe
!'é.lit f~'l;) c\~n 111('C0I1no;trc fa juHice,

que d dt)!t r de fon inti li b·Cllce.
La r ( le de ;oÏ rcnfennc le lU g~-

1

�•

99

9

nH~nt de l'Eg1ife qui fixe la vérité &amp;
la n tifi ation qu'cHe ~ n fait aux Gde..
les. ~ l lc·}U crCI 1cnt il th"utcu ) le
fonc1en1 nt dc la for Inanq 11 . Si la
prol1&lt; Ilci:\tfon cil ~lInhi tiC) la notiti&lt;.: at j Ole n i 1 1pa ·fai t '.
'cft la n1 Jll if nad 1 ) qui rnancptc
qucJqllcfois ail ' cenh.,rc, rcfl)cét}\' 's.
1. 1l 1f.(en1cnt cH parfaIt Il 1tn.. l 1 ' ll\C,
Io.r~ 1u~i l a l~ l' cl i ti ne ur haqllc pt'&lt; pohtion; , lais i Jl'cil pas ail. z. d":.vc1 Pl', 1 ar qlle la nfonon..:ratI Il
t:11 }Jlu .
)u hlclll(Je l1t11ê nl aét~fait
en h10' pal" une cHinlati n aéll é ~·ale
de c 'rtains vi
qui ont f-ap ' au
prcn1 ier on}) d' il ill' qu' 'hanhé lufqu'a ' "lue p.. l i~ II a{fC1l1hléc L \l tUfpcr ée ai t e 'pr !l~l lent
u taci teIne ut il'é ~ttc décillon al..
•
tcrn uv ·
1. rfqn le con il fi affelnT)I' ) c "
ll'il rOll 11 e av C ~ n autortté in..
ai Hi hl ,on 11 p ut ft p fcr CrlC cle~
ju n
r~nnis n'a r n pas di l lé les
l\~tj r . h ./ -'. leu r id ' e~,) onvenu
fur P blet cl l Uf \ug 111cnt, fur-tout
\l r le~ pl"&lt;. p llti n~ hér '·ti ques 01.1
lOff ll(C~. l . . e lugelnent dogn1atiquC
~

ea

n

ft donc
, , COnr0111111é. S'Îl l"l e fi pas atrcz
exp llICIte }lce. qUÎ ea en 1:na rUe
' f nplee
( ,
par a 111U tltndc des télno·
11'
Il
r115.
, ~ ~n CIL pas de l11ên1e l .r
1'J11faIllJbilit~
nc fe fornle ' Ouque
rI'
que par le
C ,
&gt;Il .
ours c CS lU (fes ('P"t's 1,l115
r.
cl e' l'[
1-....
JJl'ratIon
Onll11UnC II efi !' ffi:l
l' ~ . cl
.
Cl
CI e que
,1. 01
c~(LPafienrs [oit eXl11icite
.
r)"dfll~J CUX.; lX encort,; pIns qn'elle le cl . .
Vh':I1I1C pour les aUI rc ' J )1' ["
,
l e
,'.~~
"
::&gt;,
, qUOI1 eur
pl c ente, [cparC111cnt une f/)rn1e de' ..
~,c.l)lellt lIldé~cnnjné ,qui fc peint cl~~­
Cl CllllnCl1t a leurs yeux [llI'va t 1
n cs
prelug s.
, Ji [enl le dt ~l:C que cette nl(~tI)ode
n ~H p~ . fal . rllcon vénient dans l'E4

bU)

l'

"

~Irf~ ddper~l:e par la difficulté de

s af1urer du luCycl11ent. infaillible S'
cH cl'
~
. .. l
e CVlcnt all]uurdhui fi C01l111HIl1e

cc n'efl p Ïnt par le choix des Prélats ~
~ , ,il CJt,' R 'm e l'adoptc cOlllme plu~
a pon c du GHên1c de l'infaillibilité
Jln' 11 pas doutt;lL,r., que dans un~
eI:fl1re in Globo, le fouverain Pontite
~; ~lIt eu en vuc la propofitiol1 fix e où
l a reconnu l'erreur; ce (lui con[ornn
,le Ic·1u g e!11e}lt dog 11atique du Pare,
&amp;. paron j uHlfant au ... dela des r\1.onts.

12

•

�•

(l()~

ais on peut ~rajn~re ?11 ~tance ,
flue des lll~e~ ..dlfper~ ") s n arretcl .t la
cenfure cPl, fcbe {nf des propofitlons
ou fur des fens cliH' rcns;
qn'c,n
'accord 'lnt [u r la con lanu1JtIon gc~'"'
.
1
.1'
41néralc" il$ ne djOèrcnt tur Clac Ueuc...
jilon parti ulie,re d~nt l}c c~~ ~?r11ée. D'olt il arrl er 1\ 'lU en {C. l uni ilà n t pOli r la pIn par ~ a n ~C11 tIr In r
l acceptation, tl'~m cl C" 'l ,1l: ne ,CejC i 11 t pas l"C l lU5 d '111: la pl ft nIon
" 1 \ ' cl (11'
' ,. la condal na111 1
lit n d '5 n101n. rr~llr5,.
]. 'ur rr)llr('riptj ~ Il !.cr.a CI~ o,fe
'ln ' n s 11 Jl.(l11 e ) \1 la il Ih .l!ltl: ~1 (1)li l "r 5 dilt"rent s &lt;lll~ldlC' L t I~S
d'u l e 1 al1 1 r un' 111 e cntr' \1&lt;, ( ~
lni n ~ ~ \l..C le lugell nt "a , H'::: du
,l pc ) l
n'l
te
~\
fe
lltcntcr
de
~
,,'
- li g r t: n b1. c \ a~" c e tt . _~ il Il ~ 1~ tl) 11 .~­
I1l' 1'3\
qUI ct tr p all)1tlalle ( ,tl P
, gIl e 'p li r qli' )]1 P\1 i n e,n. v ü 1ï 1~s
rat rts, ' 1 \1 r que la dcClh 11 fOlI
. r r ~ t ' L " cne r cl 'u1t e .
Il P ut y av il' cunfonnlt{; ~1'3C"
'1 tatit n.) fans , nfonnité de 1.0 .,c;
lIt .
(11 t "lï 11 i t
cl c la 11 1 l g {~lt l .
cl' r t r 1b • n ~ )n 11 . t t: cl e d o ét rI ne .
e lU' donllt.;; ii u au tc i lClne genre

J:

(

. ~

~')

..

101

de n\éprife fur ~'infajllibilité) qui COll.
fiJlc a fupof ~r ave~ trop de précipitatIon &amp; de lcgerete le concert des lUges de la fOI.
,
Cc n"lefl pas.) SIRE, qu'on d01ve
conclure lue cette 111uiutude de fu ffrages, qui conrcntent an décret fans
convenir fornlcllelnent {ùr Poblet de
1:! définition, Ile foit d'aucun poid&lt;:;
dans l'Egiifc.
i 1'1lniforJllité, 11 le
concert n'ea pas a(fez notoire pou r
1i ~" èr le cl, gn1c ) l'acceptJtÎon peut
l'tre aflèz 11l1anilue pour reglcr tout
cc qui n'eH qu'obiet d~ précaution,
d" ~ c Botnie &amp; de difciplinc.
)n doit lnên1e a jouter qu"une doctrine qui hleffe au prcn1Îer coup
d'œil tant de juges de la foi" en 111eDa c I,e &amp; fllfpea~e, il elle n'eil pas
parfaiténlcnt clifcernée : le prclnÏer
COll r cil porté; la concili~tion peut
l'a 1 ver, c " l'oracle fr~ faire entendre.
ais en attendant qu~ C 5 décrets
a en Jcqu ie: cc dernier dégré (1'~1;.
torit' , ils ne font point fans autorItc..
Ce font de:&gt; loix refpeélablcs , qUI
peuvent devenir des loix [ollvera.Îne~.
Çe [ont des rcgl~ pour la condlLte &amp;

13

�IOZ

our le Iangacre
en attendant que
l
b
'
P
p(~vidence, Olt une regle nouvelle en
faIre l'aplicati n an ch {~nle.
On Ile rIait point devancer ~e n10J),ent , ni cntr prendre cl' , ·ccnter

dans 1'\ "onfuiI)l1 \),. dans le ~ h s) cc
qui ch rcfh~ dl n:. l nua~'e., a tr)l:'l'an e
aillH' c d~111S la plIe .ext~­
ricllrc) tant Cj\1C le 1'.\ l de~, J 11 ,fi
oi nt: perçu ; l'i nte l'ft bat Ire 1 ll. )1i n' il \;as le 'tinle ,tan~ qll~ PE( 1[r 11" l a po i nt U" ~
J a 1) ) '1 ' l
li \ll. ' l' \l i i l~\ Il cs 11 t: 'lI{ 1 r n t tl.c ap6 u · cl aqu \il ,'the 1: · .~, 'UtIOIl
"nd " rn ill~e cl utl eller t Incl ten ln'. Je fer it il1111 l r·t la ( 111~11(­
ti n arhilralre d . : cl~ilaf1iqll 5 la
1ih ft ~ ( hrltÎcnl1 1. Inn1Îer . (le la
r a~~ 1l11~ r p( sc l" ' l~t,
'li} tcrêt
\a l'li {)l.
1 n a q IIi t en ]. 1 t l . cl é )a· Il .
d _ l . n\o~1 :11" du f l'lrll e'.l:' "1' "n ..
l1el t '.:11 \l'edlt l ut" P. nl \ ï '
y~ ..
é q \l i
Il d i Il t1 te i
cl ~. it ~1... r c p r (l 1C' \ par i \s al II . l ,. J 1nal: le zeI?
de' lad 111CI S ~
E) 11 lut cxcr. .
· par de plu. p~lilr:lI1tes c llfidér~li Il •
Hlt
c que le. fi el es l:~drè&gt;
ont \ l d' l1tr~pri{~ J n"~galc pOIllt la

en

l,.

r

':

p

In

,.
r03
Jrctentron
nOn
l es r.
f' velle de. f ubl-u aue"
.,
1~J12IneS la11S lxcr Poblet de leur founnOJon; les con[équences qui Ce préfCl:t~n,t en foule,e,ffrayel1t) &amp; Pinlpo[fibd! le dc les preVOIr toutes)
un '
nlouf de plus de les prévenir.
:' ll~qu"ici on n'a pu tixer l'indéternlInalIOn de IaBulle.Si Cjnclquc vérité
il 1portaI~te s'ét?1t fait lour, on den.1and~roI~ aux hcle~es) non l'accepta ..
t Ion l LI cl ~crct) 1113TS la profel1i /)l1 du
dogll1C. Ce (h~cret [croit, non en tota·
li l" , lnaÏs en ette, partie, regle de foi.
I\.aull llllll on faIt un docflne
du déb
cret) parce que in (qu'icÎ il n'en a réfuIté aucun dOg1l1- . La lU111ieren'a yant
paru d'au 'lll1 ôté,on dC111ande l'ho 111l11age univer [cl; (. l'ob[cur ité où elle
dCnlCl1 n~e )
devcnue le titre du
culte qu' 11 C. igc.
" Si P Il ,dé.velop . t 1~ clogn1c , peul&lt;:tr ~ rOH-Il clnbralfc avec un zele
unanÎn1c. i le Cens h~r~tiqlle5étoicnt
nlJni~ nés ~ peut- "'tre que l'anathênJe
feroit dans le cœur &amp; dan~ la houche
de tous les hréticns. On rép~nd le
trou hl c dans les confci cnces en ne
prérentant que l'écorce de la décifion;
&amp; ft cluelcl u"un téllloigne de la répu~

I

l

en

en

en

..

,

.r

,~

.

t

•

•

�,

1°4

gnancc à receVOIr une formule vagu
con~lllc rcgle de foi, on répond que
les !ldeles doivent [e FOUlllcttre , fans
fe lIvrer a une or~llcIllcll[c 'lHÎO{lté,
On leur r [ufe la con[olatioll de [a•

,

voir e &lt;ju'ils doivent roire, c à
quel titre ils doivent le roire.
L1 peut [llpo[er, [aIl" trop [c flatter ; CI tl e les [c 11., h~ r l' t' qtl e. Cl t1 è 11 Bul. .
le a en TUC Il nt prefql.le pl\l~ de recta lIrA. p\ ifqu\. Il a reconnu ft [ou.n t ( n" n n'" t )i t l ln t d iv il ' [u r la
Jnbfl. n c du loen1t; ',. d'autre part
1\ 111 a
)n[efv' par fc' d écrets
(c . rai des \ érité , Jue le, opofans
a Oi nt nt , en pl:rIl.
et ét (ü ï rCI hIc que le
all e ce r ) ' t r naltl"e, le faux zele
f( 111 nt la divlGon, l " cl nnc li u à
cl n uvcl\ . lifput.
'cil cc zele
" ' cn )e qu i prUi 1 au.' r ru de&lt;; Sar , 111 il ,ll p ·il:r:a. ,. de répultnrc ,
av
l ne h'llance il incertai nc c' r fi
iné ~le ) qll 1'1 P lice de P ~ ~,li[è cil
1 ntieren ent déti l1r~e.
Il cil l ~s pays olt on n'ca poin cath li1 Ille, fi Il ne prcnol1ce la claIn'"
lat' n ltcrn 11 de · .lI· qui ont des

outeS fur.la Bull.

ui&lt;.:onql e bHhnC

10)

(Tes
prùcéflés
violens
&amp;
irré
l'
H[[ a ' .
gu rers.
1 ~)e cr! ~11f5 au rang des réfraél:ai.
e lL
re:, OpOl1tlon paffe ~our héréfie ; le
fcntp'l11e,
la cra"
r'I'[ pCHlr ooofiuon'
r
"
, rnt ..
(l n le. 11 Inc, pour attachell1ent à Perre\~r; c' la fln1ple délicate{fe de ceux
qUI ne vculent
,. pas
'd l' np'cr
\') leurs frcï-e s,
pour ccnnp l [CIte ans ta révolte
CI~&lt;1c~lll "l rigeant et ~égi\lat~ur &amp;
fC l () Yd I,n 1n a l t r c cT CclI acr II 11 cIo i
(lue. l'E g:) \I[C n'a, 1)'\"
r.'ll't .... ) 1'1 exrClluon
'
"
l (
1&lt;.
~a.'"l~ de (~. ~)c.èI~ en d io~~è.r'!, dl' pa~
1 , ,Ile Cl pdl O[n~ , de N\I1lIflre à t~li­
nd t ~·c. S II vent les fornnües de foi
v~rIent dans les 111arnS du Il1ênlC Iv\inIilre) fu i vant les di l1l':rclltes circonrtances olt il Cc tr uve pl:lCé . &amp; ce qui
efl: l'excès du [candale f~uvent les
ouailles ~o.nt réponfTtcs' par un Pafte\~r poIrtrquc l U 111crcénaire) qui
exrg unc [0111 ,illi )nqu'il n'a pas.
. Cha un d 11l1e pour dog ,ne [cs prélU gcs)
pc, t1 r re (11._ de foi le cl egrl:
~C fon fanatÏrlllc, ~ll la lllCf"urc dc ton
lntcr~t ou de fon ,unhit{ol1.
C'efl ainfi que précipitant l'ouvra ..
ge que l'Eglife conduifoit à pas lents
iIl fa luaturité, on porte d'une ll1ain
r

1

�lo6

'.
•

.

'

ténlérairc qu'clIc ne ~jri ge p~s, cTC3
coups Ineurtricrs, ql~l .retoJ11bc!ll CUl'
des enfans qu'cllc cherrt. On dcchire ,
le [cin de cette tend rc 1 ·lcre ) en lu Î fll- .
porant des nncll1i:; pafllli eux-n1ê...
Ines qui : l"li.l ncnt &amp; la rcfp é~ nt le
plus; )~ l'~)n dOJ:I1c des I10111~ ~ le:) .. de
felle cl" de partI {t CèlL qlll gcn1Yllcn~ .
fur les.pla~es que fait a la religion l'in ..
lune tTranIe qu'&lt;.?n c~cr' [url . ~Hl1CS.
:'eH cette e cClltlOn abnf11c c ~ or ..
1&gt;itral rc de la Bulle, 1H ~ qui caufe
depuis cp arantc ans .1t:5 plu_ rands
dt:G rdrc~ dans!e Itoyaull1e.
il clle
&lt;Jui l tend le Ic[potifInc cl ~ Ecci 'h~r:
t'qll s en leur ôtant
lt alltOï'i~
ré . ure. qui na'lt de i'anlo Ir cI
'att· 1CIllent des 1 llpl.
'fl Ile
qui a 'l'· l H~lln) 'Hl. (~C la dire l'de,
"
li il de la h01111
i r, &lt;.: cl . la lIn...
• 'T i t' ,11 r ' t i Il 11 C
l' 11 CHI ra ge III en t
cl la ha! t:flè L' , dt: la d 'lati n, le fl~au
cI
'c ,1 ) '~ dc~ c ngr(; ralions les
llll il ri antes' 'I.H cil 11 1; qU! .:
. hal t 1 5 be II l lI' cl i bgidc
ail i al
11 e i t rs ( "U11crtllll1C
',: cl' ] IiI.
~,"'. cl ~i l, li 11 a 01111.l.1\..llCé dan~ 1
1

1

•

10

1 ..

1

Heu faint , clIc s'eH répandue dans
tOtlS les états. E!le pénctr: au lourdh llÎ
dans le [anéluaIre de la lufiice. A la
vne dc cc~ in1ages aflligeantcs la dou- '
'ffi
.)
,
]cUl'
~Oll e nos VOIX, &amp; le rc[pefr
icrtnc la hOl1che. Daignez
IH E) n tend rc notre fjlence.
'
... t.:pclldant,dc l'ahîu1e d~ confiernallon, ou nous fonnues plongés, l'ef.
110US

j/ '. r dl1CC

paroit devoir renaitre ; la
grandeur du Inal en fait envifager Je
tern1C con1111C prochain. La puiffance
Jou vera rne étant dans vos 111ains, les
relnedes ne fauroient nOlIS nl(lnqucr
dans le prellànt IJcfoÏn ; foÏt qu'il faille
le. attendre de votre fagefre J de votre jII nie· , 0 Ll de votre honté.
Ou ~ otre IvlJ1Cflé faffc entendre
fa voix ~ 'r que le cahne renaiITè :
que le faux zele ne foit plus l'arhitre de la foi) &amp; de la difpenfation puI)Iique des Sacren1ens; que
l'aulorit' Eccl~Galli(lllc foit aHèrlllie ("I r rend le plus vénéraT,le,
Cn renfennant ion exercice dans
les b rnes lègitÎtncs ; .&amp; &lt;Ille vos
ParIclnens [ans cerrè anilnés d'un.zele
hé éditaire pour la religioll)Collcilient

�JO~

·
.
le
r . in de InaTj1tcnlr 1e reft III () tH 5
il
:
.
'1
'
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1
~ r~ C. l"'l;ndlre.
avec
a
1H.' .
l ' "' .
11 C (," t II l aH.. ': .,r)l'Ilner
cl BlJui e" Clltl:e~
CC ll:t&lt;.; te lL I
p r i CC.,.
l

4

,

,.,

Ce [ont les trè5-hn 111 I)le. très-r~~_
pCt:tucufcs H.elll ol1 tr.anc,cs , que l?ï~
~ ~lltcnt a otre Nia lcflc J

ERR A T A.

P

Age 1..' ligne 12. éclaircir, mettez

rc/alrer.
P. 6. 1. 7. criminel , luettez crirninelle.
Page 7· lig. 27· &amp; la, 111cttez &amp; fi.
Parr.
, 8. 1.. J 3. après aiJurance:&gt; 111ettez
une

VIl gule.

Page 13. lige

RE

M

J . ST

t

..
1

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lHl111hlè

,

)tr('~

b ' imln~)

hdt::le -r 1t ur , 1I1-ts
arlen1cnt
n t nal1 l
cl 1 r VCl1C •

I,e _ l . J .?lv/cr l 7 ~ ·

poflé, lirez por/t.

P~g. 1). 1. 2). à une, ll1ettcz ou Itnc •.
Pdg. 1 ~L lig. 8. le, n:ett~z cc.
Page 20. lIge 1 J' efiacez -augrlZente.
P. 26.1. z) .lét~aliflltio n )n1ct. legijlatùJn.

1 BE,
o

10.)

•

Page 2. 7. 1. l~. aprcs f!lfpcUer , l1lettcz

il peut parQÏfre exceJ!i.J~
Page 29. lige 1 I. &amp; 12. de ces catac..,.
tetes, liTez de ce car lEtere.
Part, 30. lig. 6. les l 11lCttCZ ces •
Paf· 33. Ho. 17. dans tous les C9urs 3
rnettez
atuJS le cours.
"
Ibid.li g . J9· apr,\!) ir:fetifiblemcntôtez
Ir point &amp; nlettez-le après plûJJanCt,
li 'ne 20.
Ibid. ôtez le D. lna jufcllle eTe DaJJ!
&amp; Jnettcz une L. l1lajufcule au
nlOt l'extrême.

a

�1

p. 3~,1. 13. après loi,aio\1~ez &amp; (ans toto
)
11·
~. dan; &gt; lIrez dont.
} ag. 37· r,:J
&amp;"
1· r
(1

lb. 1. 4. les 1ietH, le . ~age
.
, " arne) ltez
·
t,f1" le oâ t1 e
en.
1
amc.
es l UtlS v
t!&gt; ô
) ij" ·r
1
1) 8. 1. ~) . toute part) h ., toltte~ parts.
·3
lige 1 1. s' opofir " lirez lOPQ[er.
P (') 39·
1"''' a nrès p"erl-t d, oxes, le tt ez
P .49 ......... · ' 1
tOutcnus.
.
r.
.
r.
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l
corl/pri'ès ., 11 . co 1nproln IJ es.
1&gt; So. . 2 •
J". r
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li 'te J 3. les) lIlez ces.
.,
age ~ 7· l,g " a' 1t d,rifio71 des, liiez
l'a r'. 7 1. 1 • ~.
JI'
n d'ertJLOJt
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P 8 li '. 1 ë. ?nefieres) }irez -' cOIJltres.
· 7 . ' l'
Ah' lnc tez Et.
)ag.8I. Ig. 19· . ' ft ï d~fhcile
) ~.l"'. 1. ~. le ?nOlllS.
~'. z,Jr '
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&amp; ï ,nd:fhcz!e
lirez le rnoins ;
z, eJ~. IJ»: • rro
lbid. li . 9. ê t z le pOll~t lnte ..
1CttCZ un p Int.
11
ant,
. b·Cl r . 1 1 Les \11CttCZ es.
.
1 1 • q~.
· l" uttorité qtti llf:tttrlt,
]) 9 2 . 1. 9. ott .
. ·lirez ott ïatttorité. q~ti n'cjl.
7b'd 1"1 y • .., o. &amp; lLfez ce.r
.1. 1 .
S
), (1. 9 '. lige 13. blo:) llle7. gro •
Ibid.llo. 1). b~ocJ,lIrCZ~;[:~tlchever.
) • 101· •. l • 22. lile )ever,
,.
ri),racr~~.
) 10 . 1. 14. confer·ut.' , ~l[CZ ~o lirez
l

a(1.

6J

1

)a

(

1•

1° 1 •
1

ufpe le

,

1'1 J
1

2
•
•

,

ru{;pe te)

'J'~t

mIS.

UliS,

EXTRA1T
DES REGISTRES DU PARLEMENT D'AIX.
Du 8 Février 171 f.

E Vendredi 8 !Février, les Chambres [è
font a{femblées , M.le rremier PréGdent
a dit, qu rai t!nlb\ée des Chambres lui avoit
été demandée par plufteurs de Meilleurs, 1
l'occafiol1 des bruits qui ft! répandoient d'un
Arrêt du Con[eil, cchcernal1t l'affaire de
aint-Michel, &amp; d'une ftgnificadon d'e(pece
Inguli re faite audit Arrêt par Catelin , beau ..
pere de Saint-Michel, au Procureur Général.
Les Gens du Roi ont été nlandés pour informer la Cour, &amp; ayant pris leurs places, M..
Boyer d'A iguilles a dit, que le fieur Catelil1
'étant pré tenté au Parquet le 1 Février, &amp;
ayant annonct quJil étoit là pour faire la 6gnification au Procureur Général &amp; au Parlement d'ul1 At rêc du Con[ei 1obtenu par Saint . .
fichel {on gendre, ledit ?rocureur Général
auroit répondu qu'il étoit peu convenable
d'entrer ainfi au Parquet, &amp; qu'on n'avait
qu'à faire ce qu'on jugeroit à· propos po~: ladite fignlfication ; mais que des expédlt10nS
pretTantes ne permettoient pas d'entrer en

plus grande difcuŒoll : Ü![ quoi le fleur Cafe'"

�2-

~

lin Ce feloit retiré; &amp; qu~ [ur les cinq heures
du nlêtne jour il feroit allé dans l'Hôtel du...
dit Procureur Général pour le mêlne [ujet; à
quoi il auroit répol ~ du qu'il ne conve110Ît
},:tS d'agir fi précipicatnment dans .une affaire
qui pouvoit dçve~lir de. fi r I1de l.n1 ~ortal1ce. Que (ur cela le Sleur Cateltn le ferait

retiré; &amp; que quelque t, ~s aprc~ , Ul~ d s
Gen de 1ui PrOG 'reur Gell rai, lUI aurOlt ap'..
orté un Papier, qu'il lui dit avoir trouvé au
as de l'e(c; lier; &amp; qu'ayant trouvé ledit
Arrêt du Confeil avec l'e[p c d'e 'ploit d
Ii nifi arion t he, tant à lui qu'au) l ment,
or
telin lui feul, il auroit cr convena .
h!e d'en informer M. le Ch ncelier , &amp; dct
lui ren on~rer qu'un pareil crêt ne pou oi
êtr que l' ffi t d'une Cuppo ttion pt i li
far ledit
int-Michel, &amp; de la plus v"dente filfprifl •
Tel a été; -peu-pres PExpofé du Procureur
G~ll' r 1. Sur quoi il a ét' délibéré que lM
le ComlnH ai
d la Compa nie s'afIn)bleroient l'aprcs-tnidi , pour exalnin r Ul1~
ffàire li im portante, \; pr 'parer U11 . rêt
1

1

COI

venable.

ArrltJ du Sllmtdi 9 Février J7.) •

c

U R

G

pc

en délibérant fur le récit
du P.;Qi,
rt t' qu l

'lOb
"
•
d
3
De 1 eratlOll u J4 Janvier lera •.é ' .
'
~;t €utee;
&amp; qu "a cet e ffcet l
es Deputés
{Ce re11d
.' de Sa Ma)· aile' ront 1111~.
ce11 a~rnent aupres
\".ll , pou r U1
porter les très-humbles &amp; très re[peél:ut •
[es Remontrances arrêtées par ladite D ~11·b~ ·
.
'Cc
e ~"t
ratlOn, &amp; repre enteront en cUtïe audit Sei
~neur Roi, de la maniere la plus forte que
1011 Parlemel t Ce rend~oit coupabl'e d~ vioJ,emellt des LOIX do~1t ~l ~fr Dépofitaire ~l!l{
cr t , Be manquerOlt a {on devoir &amp; à fOll
(er~ent) s'il déféroit à un Arrêt qui n'cft pa$
revetu des marques cefpeétables de l'élurorit'
dudit Seigneur Roi , &amp; qui l'one tous les
caraaeres de la furprife; O!le ledh Arrêt
renverfe tout ordre judiciaire, &amp; les rtales
d'écol1omie &amp; de Cubordination qui fon~ 1.
fureté de l'Etat, {oit eIl accordant audience
\ un contumace à qui toutes les Ordonnances la dénient, foit en recevant de b. part
d'un Juge inférieur accu[é d'une c1éfobéiifallce caraétéri[ée, une plainte qui, par la [up-,
politioll dLS faits &amp; l'indécence des demandes, efl: elle-l.&amp;lême un nouveau délit, foit
t:n ordonnant, en matiere criminelle, un fù!' . . .
feois auquel ces mêmes Ordonnances defendent plus Plrticulierement d'obtempérer ,foit
enfin en (ounlcrcant (on Parletnent à donner
lui-lnên1e les n10tifs de [es Arrêts.
Sa M.1jefié fera très-humblement fuppIiée
e pOUL· 'oir au Inainticll de llauroriré &amp; de
0

�4là dignité de fon Parlement, qui he pourrait
avec honneur continuer Ces fonéHons , s'ii
n'obtenoit de fa jufHce là r~vocation dudit
Arrêt, le rappel de (on Procureur Général à
fes fonétions,&amp; le renvoi de l'Accufé en l'état
du Décret.
Et en conféquence , l'ancien des Préfidens
M. de Grimaldy Regllile) M. de Gallice
Doyen, M. de Ravel de Crotes, &amp; M. de
aucon ont été députés avec M. de Cafiillol1~
Avocat Général. ~1. le Prelnier PréGdent a
étc prié de Ce n1ettre à la tête de la Dé-putian: ce qu'il accepté fous le bon plaiGr de
Sa lvlajefié : Et 1\1M. d'E[pinou[e PréGdent
11 la Cour, &amp; de ~1011clar , Procureur Gé. .
néral , fOllt illVhé f~ joindre au D' puté .
t

'

•
•

EMO TRANCES
DU

ARLEMENT

OVE NeE, .
•

ROZ

•

•

•

�,

1

,

•

REMONTRANCES
DU

PARLEMENT

"D E PROVENCE,

A U R O' 1.
~IRE,

,

V)trc Parlement de Provence n'a pu
apprendre fans douleur qu'il n' étoit point
rmis à (es D~plltés de {e rendre auprès
de la Pcr[onne lacrée de Votre Majefté. Il
eft vrai qu'on ajoute qu'Elle veut biçn
recevoir par écrit les Remontrances qu'ils
éto' ent chargés de lui faire de bouche.
Mais, SIR E, la comnulnication irnrnédiate qui doit être entre Votre Majei1:é

&amp; Ces Parlemens, dont Elle cft le Chef
.

J\ ij

�4
filprêlne; exige qu'ils puiŒcnt fe hlire
antendre par la voie de leurs Députés
quand ils ~roient ne pouvoir dépofer qu;
dans le feln paternel de Votre Majcfié
leurs pcines &amp; lcurs allarnlcs.
C ctte fonne de RClllontranccs a été t
plus anciennclllcnt pratiquée : elle cH la
plu naturelle &amp; la plus fure pour faire
parvenir la vérité jufqu'au Trône, &amp;
carter les nuages qui la couvr nt: Et
fi votre ParlClllCnt de Provence jouit 1. 1us
rar ment de cet avantage, attendu l'él ignetnent ou il fe trouve placé, c' cft un
Inconvénient dans fa pOlltlon , qu'il rer..
fcnt fouvent avcc atll~rtunle,
non un
titre pour le dépouiller d'un droit auffi
utile, u bien de votre fcrvic ,que 11 ' ccf
air à l' ~xcrcicc de ft; fonétions.
La diftance qui le ~' parc, bien loin
'd"être un pr 'te.' pour éloi~ner de Ja
'cilles D~putations , p ut çontrib 1 r en
certaine occurrctlc à l s rendre plll
indifp nfables. Les diffiçult S ne ~ nt qu'à
la charge d votre arlcn1en;' &amp; il n'en
mérit qu' plus de confiance, 1 rfqu'il fe
J ~tcrmine, les franchitt pour fc rapproch r de}' r ille de fon ouverain,
Le m tifs qui lui infpin;nt aujol rd'hui
cett r 'foluti0n n fçauroicnt être plus
gray ,ni lu pr if; ns: il n'a point "
1

1

.

.

5

combattre pour empêcher l'introduéHolt

de que~que~ abus en particulier, mais
pour prevenIr tous les abus cnfemble. Ce
n'eH. pas fimpl:ment pour maintenir des
ml. Xlfl~eS .preclctlfes à l'Etat, qu'il récla..
mc la }ufhcc de Votre Majefté; c'eft pour
ÜUlve le dépôt enticl" des Loix, (lue la

(;lnérité cl\U1 Juge inférieur met en péril.
Cependant , SIR E , cette entreprife
d autant pIns pernicieufe, qu;on ofe cou...
rir de votre autorité facrée le renverfement abfolu des regles les plus immuables
de la Monarchie, n'a point encore exci..
té la jufie indignation de Votre Majefié :
Et puifquc l'auteur du fcandale femble fe
pron1ettre l'impunité, il eft évident que
Votre 11ajefié n'en eft point infiruite. Il
eft donc du devoir de votre Parlement
d'ôter le voile: &amp; fi les Remontrances
par écrit, 011 il fe renfenne par {oumiŒon
&amp; a vec une forte de contrainte, ne fuffifent pas, il fupplic tres-humb.lenlent Votre
Majefié de ne plus permettre qu'on oppofo des barrieres au zèle qui l'anime.
Retenu dans le lieu de fa féance par la
néccffité de votre fervice, il voudrait
pouvoir emprunter autant de voix qu'il
a de tnembrcs qui le cOlnpofent ...
. SIRE , votre Parlement a.rendu,
.. le 2
oélobrc dernier un Arlet qUI en]o.nt aux
,
~ Hj
1

~

�-

6 ,
EccJé'fiafiiques de fe conformer, en ad..
Jninifirant Jes malades, aux loix de l'EgU ..
fc reçues ·dans l'Etat, qui leur interdit
les aétcs de Schifnlc , &amp; l'introclllétion
de fornlllics arbitraires de profeffion de
•
foi.
.
Cet Arrêt, auffi jufic dans {cs dift)o.
fttions, que nécc{f, ire dans les circonf..
tances ou il cft intervenu, n'ca point
un R églcl11ent nouveau: c'eft L voix de
la raiton , &amp; 1'cxpreffion fimp,lc de Loi
" cnvoyc uans
.1
cIu Royaume. 11 a ct
tOltes l s énéchau{fé s du retrort , &amp; il Y
a été cnrcgifiré. On le trouve égal~mcnt
tran(crit , de rOrdonnanc du Lleute ..
n nt Civil dans les rcgifires de celle
de Marfcill: ; &amp; on a '"l' ttcilation dn
Greffier, que la publi ation cn a t~ f~ite
l'Audience du 5 11
mhr denucr.
Mai lt= Li utenant a protcfr contr les
regifircs , &amp; il a ,é rit ~a p~otc{t , ti,on à la
marge pour dem ntIr 1 att fi; tlon tIlt
,
}' ,
,
Gr ffi r; foutcnant que cnnne ~u regifirc étoit. fau . , ~ que l:cnr gtflrc ..
Jl1t nt n\ VOlt pu y trc 111cntlonnc co~ ..
rn ~lit d Ion rdonnan(c, parce qU'lI
'toit h( r ~ d'un ordre cl
otr M;lj cfi
p ur,.. fui 1'" n Ir la publication cl · cet
1

1

1

1

rf t.

11 .. , IR E}c tt protctl tioll,dont _

7

il n'y eut jamais d'exemple dans les Tri..
bunaux de Juftice. Elle fut écrite le 4 décembre dernier, fuivant le rapport des.
témoins, &amp; fauifement placée fous la
clate du premier du même mois. Nous·
l)arlcrons en fon lieu de l'add.ition .qui a
été f(llte apr~s coup, &amp; qtU eft Jufrement fu(peae de fau{feté. Ce qu'il y a
de certain, c'eft que 1~ proteft?tio~ a é!é
écrite fans qu'on y aIt anne~e la . copIe
d'aucun ordre. Il n'yen ayolt pOln~ encore ' dans le premier extraIt du regdlre
qui fut mis fous les yeux de votre Par~
lernent.
,
. Cet extrait préfentoit alors a votre'
Cour différens objets à mettre en confiàération: 1 La contradi~io~ entre le
Greffier qui attefte la pubhca!lOn, &amp; l~
Lieutenant. Civil qui la d~nle; ce quJ.;
laiffe entrevoir une fauffeté cl"e par! Olr
'" 0 L'entreprife
du memc Lleucl ~.~l u rr c • M
. ,
fi .
t nant, qui dément fur le re~l!lre un alt
atteflé par le Greffier, à raIi,on. ~e fon·
; '11. -e
fans Ordonnance
m . nlllel ,
, · " ]Undlque,
ni! t
&amp; fans que la fauffete aIt ete co a ee.
o L
l' l atl' on faite par un Subalter. .
3· a cec ar
br .
nt; ùe vouloir fufpendre ta pu IcatIon
cl 1'A rrêt général d'un Parlement , en
,
1us (lue" per(onne
'Vertu d'ordres pretenc
,
ne con~OlAt ', &amp; qu'aucun Tllb\1nal
A . na
&lt;J .

1

1

,

1Y

1

�•

8
"vérifiés. D'ou nailToit la néceffité d'éclhi;.
ir.fi ces ordres exifioient, &amp; quelle en
tOIt la nature &amp; la forme.
C~e{l dans ces cÎrconftances , SIRE,
quc votre Parlement a ordonné l'apport
(hl regifirc " &amp; a mand' le LieutenantCivil &amp; les deux Greffiers, pour rendre
raifon de leur conduite.
Sur la fignification qui cn fut faite a
aint Michel, il eut la ténléri é de r'pondre au Parlement au bas de l'cxploit;
ï fe rendit dans cette Ville au jour mar..
qué, &amp; difparut lorfque les Chambre
s'a1Tcmbloicnt pour l'entendre.
Cette défobéO'{[ancc , criminelle par
Ile-même, étoit de plus un indice viol nt dl:S fnppofitions dont Saint 'Miche
s' il r odu (uCpea-. Il a été cl crété de.
prife-de-corps; &amp; l'informatiol a '.té
d nnéc fur 1 . contenu au regifire. TOUi
les év n Inens qui ont fuivi cet Arrê
fournifiènt autant d'objets cl nos Remot
trancc refpeélueufcs; nous les parcol1re1

1

1

ron

n peu de mots, après que nous au-

r ns r~ndu compte a orrc Majcil:é des
han :Ycnl Il q li avoient été fc its dans
] int rvallc fur le rcO'ifire , &amp; qui ont pa..
ru lod qu'il a't li pofé au Greffe de vo ..
1

1

tre
nr.
A u bas de la protefiation fignéc

aint

r' , 9
M·1~l1e1, , on ct ·lnlere)
, fous la -même date;
nlalS d
r '

une encre entlerement différent
e,
&amp; nU,van,t ce q:l"1
1 ~'e'fulte de la dépofttion
~('s,telnolns , Cl~q J~urs après la premiere
ecrlture , la copIe Q une Lettre prétendue
de votre hancelier conçue cn ces termes:
.

)) Monfieur ,

Le Roi me charge de vous ordonner
» de fufpendre la publication de 1'Arrêt
,. du 2 o8obre, ju{qu'à ce que vous ayez
" reçu de nouveaux ordres de fa part.
,) Je fuis, MonGeur , votre affeétionné-à
" vous fcrvir. Signé, DE LAMOIGNON."
H

C'efi: là , SIR E, cc que Saint Michel
fait valoir aujourd'hui comme un ordre
de Votre ~1a jeité ') en vertu duquel il {e
glorifie d'avoir fufp~lldu la publication de
l 'Arr"t du 2 oélobrc. Nous ne nous arrê ..
terons point a difcutcr en fa it cc qui s'cft
paffé dans la Sénécha111I'ée de Mar{cille
au fnj·ct de cette publication: Il eltccrtain
qn'elle a été rcquifc par le Snbfiitnt, .à
l'At dience du ~ novembre: &amp; la réqtufttion doit avoir été admire , puifqu'il eft
convenu qu'il n'y a eu ni délibération ni
ordonnance pour la rej ettcr , étant de re-

Av

•

�•

1

.

. e i'nvaria'b le dans les Tribunaux de Juf.
tice qu on ne peut fc difpen(cr de fiatller' {Uf les r' quiûtions ùes G~ns du
Roi . .
,
Un e antre conjcéll1re non mOIns prcf{ante donnl: éoalement lie 11 de préhuncr
&lt;lue la pllbJi ~t~o~ a été t~litc ou ccnré .
fai t~ : c\dl: l'opInlon COtnlnu~c d~s fpc~­
tatcurs dont au un n'c pC'n~ qll 11&lt;.! alt
été (ll(p~ndl1c ; &amp; le fil,cn : univcr(el (ur
ltl V én rnent qui aUfOJ t fal,t , p 1: [;1 nourcauté, l'~ntrctien (u Pubh .
lloigu'il 11 f it, ct . "inle,n r ul. fu
lIn point cl conduite dont 'unt rv h...

.

1

à
tre ParI [~cnt fur I.e
pi~d des har{!cs cl 1 procedure, . {~ t
(Iu'tl nit entre] !·i.s cl (\. n .h f. de r f~d r
a publ i ca tion, {Olt CI li Il ): 'ut, aIt pr.occd;.r
'lVCC un t
,li&lt;Yt:n ~ a th: t:e, Olt qu
t ) ,
r. bl
ad' ni&lt;.: f~lllH' m
nt. L fi repr h nu
f OliS diffl re n noint de V\l : Sa défobéïf..
f( ncc a l'Arr"t qui le man 101t a aggrave
cs pr nlÏer torts. ?\1ais, 1 RE, la plus
rand de fl:, aut s au y ' U' de Totre
)arl nlt:nt i11'abus qu'il a fait de . otr
~ llguHt: N III pour iol rIs LOI cl

{loit

COnl} te

1

1

1

1

•

,

r

P

oyatune.
N Roi n'ont point vou}u que tOl~
] ur onlnland mt!ns {ur le faIt cl la JU~l­

uŒ nt indifrina ment r çus &amp; obier-

1'1

v~·s. Il fa\~t que la volonté du [égillatellYfOl t confiante , &amp; fonnée fur une mure
délibération; ce qui efi annoncé par des
claufes de tout temps confacrées. Il faut
que l'atte foit revêtu de toutes les forne prefcrites, &amp; vérifié par le Tribunallégitin1e à qui l'adreffe en efi faite ;
pour xan1iner s'il ne s'cil: rien gliffé de'
'ontrairc aux loix &amp; à l'utilité publique.'
Aucune de ces conditions ne fe trouve
. ci remplie: il n'y a ni volonté, ni déli~
bération, ni forme, ni enregifirement ; .
&amp; d'autre part on apperçoit l'oppofition

la plus nlarquée à toutes les maximes du
Rovaume.
Nous pou vons affurer avec confiance'; ..
SIRE, (lue Votr: Majcfié n'~ j~majs vou.
ln autorifcr le LIeutenant €lVll dt: Mar.

cille à fufpendre la publication de l'Arlêt du 20 oaobre. Si un Réglement gé.·
néral, qui, pre~d fa ~orce dan~ le ,con(~~..
, cment prefume de Votre MaJe~e , me!l-.-

reJetterolt'"
fans prendre le foible détour d'exciter àt
la révolte un ~1agiflrat fubal~erne .. Lai
;l jl!fté Royale ne connolt pOl~t de' p~_.
'cilles
voies·, &amp; Votre •fagetfe n emploIe!
+
A
pas des moyens pel~' ~lgnes en eux-me.....
es &amp; tout à la fOl$- IncapaBles de pI.o
\lit~ la fin q 1 on f:e p'ropo(e~ ..
toit fon improbation', elle le

.

1\ V.)

�12

~'Arrêt

oaobre ~c detroit p~ .
mOIns receVOIr fon exécutIon à Marfeil .
le , quand m~me le Lieutenant auroit entrepris de refufer la publication requife.
par le ubfiitt:lt. La foumiffion' d~s "fri ...
b Inaux inh' rieurs cft forcée a cet gard ",
le n' cft point l'ouvrage de la' d 'libéra
tion &amp; cl 1 con(e nternen! ; 'cft un aél:c
fimple d'obcÏfrancc, qui ne tend qu'à noti l:r les Réglcmens au Peuple, (ans in...
fluer en rien fur leur c ·i11cnce. Celui dl \

dti.

2.

1

oOt

•

oélobre âtoi déja notoire par l'imprcf.
fion; il le ~ roit clcvent par l' 'cl t cl re
fus de la. pl blication ,b auconp plus que
par la publication même. L'ordre f, cre
adr ifê à aint MO ch 1ferolt donc dcmeu·
é impuiffan &amp; Hérite, ou n'auroit Ct
&lt;1' utrc obj t 'lu de rcnverf r ~n pu e
2.

perte ct!ttc fubordin tion- pr icufe d'ol
épend tout narmoni dan les Etats.
Mais ce qui acheve d'ôter to Ite vrai~
~ nlblancc à cet ordre chim' rique ,c' fi
1

l'e amen de l Arrêt an lui-même, q li nc
ontj nt que cl ·s maximes filnpl s &amp; in ..
riabl s , dl:s Loix d police gén 'raIe,
qui ont &amp; qui ~ ront d tous les temps
&amp; cl tous 1 s lieux. On n peut donc,
ni 1 s abolir, ni les fufpendre. Et conl"
m nt Qncevoir que otre Majefié veuil ..
e 1 s faire o\lblier 1 méconnoltre ,;

4

flb e!1

t

..

è vOllt~nt,

1 ~.

Elle né porte (on at:

tentlon que fur une feule ville de {on

Royaume?
L'Arrêt qui les rappelle eil: inébranI({~
bIc par la na~ure de f~s c1ifpofitions. Il eff;
copn 1.de Votre MaJefté depuis plus ae'
fi. mo~s; Elle l'approuve; il eft émané
du TrIbunal dont l'autorité s'étend fur
toute la Province; il eft public &amp; enregifiré dans toutes les Sénéchauffées ; il doit
être exécuté à Marfeille comme ailleurs .,
Qui croira jamais que Votre Majefié fuf.
p nde ce qu'Elle approuve; &amp; détrui[~
ce ((11 Elle confirme?
Tant d;inconféquences manifellent ce
que nous publions hautement, fans crain-te cl' titre jamais dénlentis, que Votre Ma·
jefié n'a eu aucune part à cet ordre, &amp;
qt 'il ~té inconnu à votre Con{eil. Quel..
le autre autorité peut donc {e {ubftitu.er
il la Vôtre, pour confacrer {es erreurs au
préjudice de vos fages intentions r
C'cll: pour éviter de pareilles illufions;
que les formes ont été utilement établies.
ans les formes, rien n'eft certain, tout
cft confondu, tout devient arbitraire.
Saint Michel déclare qu'un ordre infolite
lui a été adre{fé pour {ufpe.ndre la pu~li­
cation d'un Rçglement. DOlt·on le crOlle

fur , fon affcrtion? Qui a vu cet ordre ?,

�14
qui l'a vérifié? quel Tribunal en" a- eXt;
miné les difpofitions, pour avertir Votre
Majcfté des furprifes qui pourraient lui
avoir cté faites ? Si ce'refcript prétendu
qui fllfpcn oit, dit. on, l'exécution d'tl1~
Arrêt, toit adreffé à la énéchaulTée
pour délibér r fur l'cnrcgiib eOlcnt ,c' ft
un renverfcmcnt ab{olu de la {ubord' na.
tion: &amp; d'ailleurs cntt forn e n'a point
'té renlplie. S'il devait "tre c . '~cl1té fa ns,
e amen &amp; (ans véri6cation d'aucun' Tl ibunal , c' il une nouv aut etTray '" ute
dans la p lice du Ra anm , ql i ntraî.·
ncroit, a 'cc l'anéantifit;:nlcnt de f s Loix,
.
le chang ment de fa confiitution .
Rien n'cft plu dang r li ~ ql c de fair
V~ 1 ir't contre 1 re n l ' de L, ttrc~ ln' fl V C S {li r le fa i t cl c 1a J11 il i cc.
i en J1\: 11:
J lus appofé an dro' t pnllic cl notr =tion,
plus c pr Œ'ln nt pl" h'b' pa'
l Ordonnance de nos ois. 'tdl bic
pi encore cl v uloir c ~ ~ 'cut r d'un ' ln,
nicrc d fpotique des ordres fl r t5, Iny{. ·
t 'rieu. r, in ifiblcs.
C' il aint-Michel {cul qui a c nçu 1
, r jet de {ufp n Ire la pu li ation d'a
~rr~t r ndu en otrL: N 0111: .. \; ft un M"iHrat reh 'le à ~ s Sup , ri ur r au. Loi/'
(Jf li
TIn' c tt entr pri e , (; ns l'a\ l
ij
tr 1c. je fi " ns 1a ) r t i i . t' on d

1\

1

1

~.

p

fon
Confeil
, au mépris de l'~tltorl~t
,
\
cl
e' con...
flee ,a votre
Parlement &amp; à l'inFçll cl
'h
Pl'"
,
'
l~
e
s
1a ~~ec allllee unanimement difpofée à:
l'obetifance.
A près avoir annoncé des ordres form 1s de Votre Ma }efté, il fe dément &amp;
donne lui-même un témoignage écl;tant
cl la fauffcté , en tranfcrivant tur le reO'i.. nre une fitnple Lettre de votre Chanceli~r
Cette Lettre, rapportée après coup •
n'a ailcune apparence de réalité; la dat~
n cil: du 26 oétobre J 7) 3 , parce que
cette dette était n' cefiàire pour SaintMichel, qui prétend avoir, €11 vertu de
. c titre, refufé la publication à 1'Audience
ou 5 novembre.
Cependant il eft notoire q le cette tetre pr tendue du 26 o8obre ] 753 n'étoit
point en fes mains le 24 novembre ,
lor{q le le Subfiitut fe plaignit du défaut
l' cnregiftrenlcnt; ni le 30 novembre ~
lor{que le fieur de Cafiillon , Avocat Général, lui fit de jufies reproches fur fa.
nlanœuvre ; ni enfin le 4 décembre, jour
uquel il écrivit fa, protcftation fous la
auife date du prclnier du même mois.
Il ne f~li{oit valoir alors que des ordres
01 {curs contenus dans une Lettre, qu'il
e permettoit à nerfonne de lire, &amp; dont
1
cll
il ne communiquoit que des mots e. .
;!chés.
1

1

�1

1

Ce n'eft que le 9 décembre 17;3 qu'on
a imaginé de tran.tcrire {ur le regifire
ne Lettre filccinte datée du 26 oao ..
bre , en affc8ant de confondre cette ad..
litioI1 avec la protcllation écrite cinq
jours plutôt. Il eil difficile de pen{er , {ur
le pied de la procédure, que la date du
26 oélobre foit finccrc ; &amp; c~ttc circon{tance augmente des foupçons Cl ne la feulé
leéturc de la piéce fait naître.
Mais quand cette Lettre n'auroit pa
tles caraél:crcs (enfibles de fuppofition
&amp; par clic-même &amp; par fa dat , Saint
Michel d voit - il 1 annoncer comme un
ordre exprès de otre Majefié ? Serait-il
p rmis \ un Magifirat d'égaler des ftres fi difTércns , de canfc ndre le ouvetain &amp; le njet, le Légil1atenr &amp; le Mi ..
nifire , quelque Ii fp~aable qu il puiffe
At r

.)

ne 1 s intentions de Votre Majcflé
pour l"e ' 'cl1tion d s Loi.· 'tabli~ &amp; pour
le mai Hi n de r glcs de t polIce &amp; de
la di~ il line , foi nt rnanifeftées ~ar c .lui qui 1: l'organe dt; votre Jnihce , Il
n'y a ri~n 1· qui ne foit conforme ù lordre de tout tt:mp iuivi
pratiqué dans
1 Roy \lm. 1ais, IRE, le cO~lman..
dcmc.:nt qui (it, qui furl end, ou qtll chan..
g l r gl ,n peut 'l11an r 'lue de Vo-.

· 1\1
17
M
tre ~Jelle elle-même, &amp; dans la forme'
prefcrlte par les Loix.
Le ~ouvoir énlÎnent qui s'exerce fur
l~s Trlbun~ux Inêmes qui vous repréfentcnt, ne re.fide que ~ans le Légiflateur
~eul. Il eil: l?co~mu~},cab!e , &amp; ne peut
etre !ra~fmls, nI delegue. Méconnoître
ce prIncIpe, ce feroit bleffer la Majefté
Royale.
Nons fommes bien éloignés de penfer
que votre Chancelier veuille donner atteinte à ces maximes {acrées. Mais SIRE '

r.
'11'
11
"
11
cc reglure
lmponeur
paffoit aux
fiécles à venir avec la proteftation dont
il cft chargé , que penferoit la poilé"!"
rité ?
COt\1nlent pourroit elle allier avec ce
monument bizarre ce que l'on publiera
. de la fagcilè de votre Regne? &amp; quelle
{eroit fa furprife, en croyant appercevoir dans fes vefl:iges, que, dans l'âge 011
nous vivons, le fort des Arrêts les plus
refpetfables dépendait du caprice &amp; de
la témérité d'un Subalterne? que des
mots échappés au hazard dans des Let..
tres fecrettes détournoient le cours de
la Jufiice ? que votre Chancelier affetloit
un pouvoir que vos auguftes Prédéceffeurs n'ont janlais voulu s'attr~bl1e~ à

;eux-mêmes ? &amp; qu'on ne

trOUYOlt

p"nt

�18
(ie Magiftrats alfez fidéJes pour récla~
mer cn faveur des regles &amp; de la policede l'Etat?
,,,otrc Parlement nc fe rendra point
coupable d'une fi lâche prévarication.
Il venge votre gloire &amp; les loix ; quelle
confidération pourroit l'arrêter? Mais fi
les contradiétions qu'il éprouve font peu.
ca pables de l'ébranler, il en cil {cllftblcment tOl ché, pour l'intér"t de votre
fcrvice. \jlllll ench"lÎnement de faits
inDuis, qui préfcntcnt aux ycux de 'os
Pcnples 1... fpettaclc le plus étrange;
.
qui, tous é~alt:m ... nt COI traires il l'ordre
public, nc peuvent "tre rapportés qu'a
CJllclque caufe fccrette qui leur cft comnHlne ,, &amp; clu'il' cft de la fagc{fc de Votr
Majcfié de démêlt:r.
aÏnt Mich l , infraéteur des Ordon4l'
nancc , o(e fe ft tter de trouver de l'appui au} r' s du Trône: D' cr' t' de prife.,
d -corps apr' fa doubl dé(ob 'Ïffance ,
j 1 f c m nt r C a v e a a·u ra ne e cl (l nsIl i eli
d Ja r 'fi ne lc \Totre l\1 jl fté; &amp; an
Jnépri d , toi ." du Royaume , il cft
accuei li
écot t pendant fa conttty

•

1

Jure il pl" 'C nt à votre ConCell" ne Redli fi II
.. ns [es d~(ai15 , qnc t
,n cet t;t t de révolte contre la

,

, •

cl

'9

, ~e,ralre ans fes concTufions. Et fi ta qua..;
lIte du demandeur, la fauifeté des
,· d'
pretc:xtes , l ~n ,eccnce des. d~mandes, n~
ont pasfalt eclatcr une mdignation génl.
raIe, c eft une .preuve de ce que nos Peres repréfentolent autrefois à Louis le
Jllfic, q.u.e , quelque ~efpeaable que [01t
le Conlel1 de nos ROIs, la vérité y denleure fouvent captive.
Il cn ea réfulté , SIR E, un Arrêt irré.;
gulier dans toutes fes difpahtions ,qui n'étant co~nl1 de votre Pa.rle~le~t que par
des VOles encore plus lrreguheres , ne
l'allarme que parce qu'on pourrait èn induire, contre les intentions de Votre
Majefié , qu'elle adopte un ordre qui n'ea
point émané d'Elle, &amp; qui, par fa nature
&amp; par fcs incon véniens , ne peut en être '
mane.
Cette illubon eft cnt:ore fortifiée, dans
l'opinion des perfonnes fiI11ples , par le
traitement fait à votre Procureur~Géné­
raI. ~1ai ,aux yeux de ceux qui font ufage de leur rai (on, des marques cle cliC..
grace fi peu méritée ne par~îtront)am!is
l'ouvrage de votre volonte. De-la nalt "
I-

l

•

,

SIR E , la jufic confiance que:' otre Majefié en effacera jl1fqu'aux mOIndres traes. Et .quell e f{'ro~t la .defiinée de ~e
Roy.aumc , q\l~l {erOlt le fort de la MaglC·

�~o'

trature en particulier, fi l'honneur &amp; la
ycrtu conduifoient à de pareilles épreu...
ves? Qui pourroit remplir les fontlions
pénibles &amp; importantes du Minifière pu .•
blic , fi le zèle étoit un danger, &amp; la fi.
délité un {ujet de ccnfl1re ? Nous ne rappellerons pIu.s les ~e'préfe~tations dét a
faites {ur les Inconvcnlens cl un ordre Vlftblcment furprjs , qui n'eft ni expédié en
otre augufie Nom,' n,i m~rqué ~u fc~al~
(le votre Jullicc. L executlon qlll a [UIVI
$ 'accorde encore nl0ins avec les maxi
mes d'humanité ($l. d'équité qui diftingnent
votre Regn . On refu(c à un .fficier de
votre Parlement cc qn le Loix naturel ..
les affurent à tous les honlnle ; on lui
interdit la faculté de {c jufiifier , parce
(ln'on lui cn a impofé la née nité f ns le
moindre prétexte; &amp; l'inlpui{fance olll'on
fi de lui rien objeélcr , devient a fon
égard la (ource d'une opprcffion nou-

velle.
. Votre Parlement, SIRE, jug ant c
Magifirat digne de votre confi~ nec, él&lt;?ge qui rell{; rme tous les autres , a:rol~
fnppli 1 tre .·humblement otrc
aJefre
de permettre qu'il lui rendIt un compt
fidéle dt: toutes les circonfianc s de cette
,
.
"
affaire: cette grac n a pOint et\! accord'à nos inl1an cs r fp~aueu1i s. La

11

L~ttre ,que nous ayon~ eu l'honneur d'é.'
crlr~ a otre MaJefie contenoit des réflCXl?nS unportantes POUf le bien de fon
fcrvlce; elle eft dem.eurée fans réponfe.
Nous avons cru deVOIr recourir à la voie
de la Députation folemnelle; l'agrément ~
en cft refufé : &amp; l'on conçoit aifément
que, plus ces Députations (ont néceifaires, plus clles doivent rencontrer cl' oppofitions &amp; de difficultés.
:
Cette réflexion naturelle, qui n'échap;
pera point aux lumieres de Votre Majefté , tcrn1inera nos Remontrances refpeçtueufcs. Lcur objet principal eft d'obte..·
nir que l'accès du Trône ne nous {oit
poin. t ferme: &amp; ce n1cft qu'aux pieds d.,
otrc Majefié qu'elles peuvent recevoir
leur entier développement. Nous ofons
l'affurer que, dans ce moment heureux
&amp; defiré par (on Parlement" la vérité pa . .
roîtra {ans nuages, &amp; ne trouvera plus de
contradifreurs. ParVenl,lS en préfence de
otre Perfonne Sacrée, nous pe crain"
drons plus qu'un zèle pur &amp; iincere ~oit
cxpofé' d'inndéles rapports &amp; à des In~
terprétations finiftrcs.
Votre Majefté fera convaincue que,
pll1~ fa volonté eft révérée par fon Par.
le1l1ent, plus il doit être jaloux d'~n re;

y

1

cevoir le dépôt, &amp; de le

--

reçonnoltr~

a

�•

,

2.2-

•

oes fignes certaIns. Et en préfentan
tribut de notre foumifIlon &amp; ùe notre
ob~ï1Tance , nous n'aurons pas de peine à
prouver qu'il n'appartient qu'à VOU~ fcul;
&amp; que nous nc pouvons, fans trahIr nos
fc rOlens , tran{porter à des a8es informes &amp; uefiitllés d'autorité légitime,
l'homlnage que nous devons &amp; que nous
r ndrons toujours avec cmpreffemcnt
aux oracles de votre fagelfe.
Cc font les très-huOlblcs &amp; très-rer.
)eélucu(cs R montrances que préfentcnt

•

•
•

,

" Votre Majcfié ,

1 RE,

DE PARLEMENT

DE

OTRE MAJEST'
•

les tr' s-htlmbles, tr' .-obéïffans &amp;
1re - d' 1e_ ~ r it.eur. &amp; rUlctS,
1 5 Gen t nant le Parlement

de Pr :ven e.
•
•

•

A Aix ~ le 27 avril 175'4,-

Ch z l

uve de Jofeph DJvid ' l::(priL David.

�•

R

ES ·

DELACOUR
D E

PARLEMENT

D E PRO VEN C E;
Du 4 Mai 1754-

'Extrait des Regiflres du Parlement.
U par la Cour, les Chambres
aifemblées, le Procès-CriLninel &amp; procédures faites de fon au ..
roriré, a la requête du Procureur ..
G 'néral du Roi, accufateur en
contra vention au·x.i. rrêts de régIe ..
l11ent de la Cour, qui prohibent
aux Eccléfiaftiques tduS aéles rendans au chi[me, ~ en . fc~.ndale
a lJ

1

�( 4 )'
caufé par les ordres donnê's de re~
furer la Communion Pafchale à la
Sainte Table au neur Garnier) &amp;
par la réponfe faite au comparant
par lui tenu à ce fujet, contre.,
Ml'C Claude etl10urs de cette
ville cl' Aix, Prêtre, oél:eur en
L1inte Théologie) Curé de la Pa ...
roi{fe fous le titre d Sainte Mag. .
delaine de cette nltme Vill ,ac ...
cufé : Le r qu· fitoire dudit Pro~
cureur-G néra ,du 24 Avril 17)1:;
fign le Blanc d Caflillon: L'extrait d l'Arrêt du fufdir jour, les
hanlbrc affembl 'es, qui ordan..
ne qu à la p urfuite &amp; diligenc
du Pro ur r-G n ral, el fc ra in~
orn1é l ar 1 de
s Conn ilr du
oi, fur c u , 1es pr _
n1i -rs jour d la guinzain de ân s, il a t public dans la il e,
GU
mours, C r de la aroiffe
ou J titre de aint
agd laine
d ett
iHe avoit donné ordre
.li s i air dans la n1aifo l cu-

,

•

~)

)'

'riale de refufer la Communion à
Garnier, s'il fe préfentoit à la Ste
q'able pour renlplir fon devoir Paf. .
chal; &amp; que ledit Curé avait fait
paffer le nlênle ordre aux autres
rêtres dans la Sacriflie; pour raifon de quoi l'orrtre fuivi dans la
Parui{fe pour l'adnlinifiration dl!
SaCrell1ent de l'Euchariftie a été
changé) &amp; plufieurs Prêtres, qui
étaient dans l'habitude d'y dire la
Meffe J ant ce{fé de l'y célébrer ,parce qu'on exigeait cl' e·tix Itexé_ '
cution de ces ordres: &amp; fur la réponfe faite par ledit Curé/ a~ cam..
parant à IUÎ,.préfenté par lcd~t Gar•

nier, pour 110terpeller de dec~arer

s il avoir vér=tablenlent donne Jef-.
dits ordres &amp; fi les Prêtres qui difent la Mc'ffe dans fon Eglife devoient lui r [u[er la Coinrl1tlnion à
la S inte 1 able, ou s-'ils la lui donnerai nt, circon fiances, &amp; dé~en­
dances ; pour, l'infornlation pn[e,)'
con1111uniquée au Procure~:.- Gea 11}

•

�( ~)
.
héral, conclue &amp; rapportée, êtr .
ordonné ce qu'il appartiendra: Les

•

.lettres de Me de Mas Confell~
er du Roi &amp; Comnlilfaire, cl
'. 2) dudit mois, pour affigner té ...
ll\oins) avec les exp alts à ic Ux.
au bas, dudit jour, &amp; 27 du Inê ..
, .n le nlais : a eqt ê te l réfentée à
a Cour l ar l dit !)racureur • Gé-cral,« vëc ]e .
·et rendu par le
hal1bres ait nlblées le 27 dt
.ufdit IllOis, qui njoint au Geur
.arllier de r 1 ttre ar tout le
jour le olnparant dont il s'agit 1
qu 1 cl nl urer j il1t à la ro ..
~dure J a Tel' x loit d'in jonc
i 11 fait audi he l .
ni r ledi
rant t nu à ~ r
nré d la arolffe cl

COll'}

nlQ rs

a

•

el in ,par le fieur
7 Avril 1 Î 5" 4:, avec 1
r
a
s cl it ~ re
or
dit jour J _avec la cl clalourS
•
t 1 au bas dudit fleur Gar..
a ton
i ~ cl l nt p raph e par e

~7~
e ~lanc de Monàefpiri ~ de Bar;
lat1er de Mas, Confeillers dt!
Roi &amp; ConlLlliffaires , &amp; par ledit
Mre Demours , Curé de la Magdelaine, lors de fes réponfes: Le
ahier d'infor~ati?n pris par Ma
de NJ as , Confeiller du Roi &amp;
ComnlifTaire, le 25 du ll1tme nlois
d'Avril &amp; autres jours [uivans :Conclufions du Prdcureur Général
du oi, du 30 dudit mois, !ignées
Je Blanc de Caftillon: L'extrait de
l'Arrêt de la Cour, les Chan1bres
aŒ 111blécs, qui ordonne qu'à la
diligence du Procureur Général
u ai , Demours Cllré de la Magdel( ine fera ajourné en perfonne
pour répon re fur les .cha.rges &amp;
infornlatiOl s contre lUI pnfes, &amp;
r ce de nt ï fera enauis
&amp; inter ...
•
rogé p tr le Con1lniffaire rapporteur de l'Arrêt, &amp; par Me ?e
Mondefpin
onfeiller du ROl ;
pou , "' 5 ép n es vues, CO~~)lnu.
iquéc~ audi~ PrOCllrçU~ genéra
1

~
•

•

�(s )

l' - ,
~ 5) )' .
(le alrte, a M. 1'Archevêque, le

qu'il afpartiendra: ordonne, en outre qu il fera furÎls fur les falts con..
cernans r Archevêgue cl' Aix) luf...
qu'après 1 s réponfes dudit Dc110urs, dudit jour 30 dud t 111 is
(l'A vril 17) 'J~, avec l'expl it cl. ajourn nlent au bas dudit jour, fait
a dit Mrc
t;1110UrS par
-:r r ...
Dlon 1: uiffi r : ,
uête rç .
~ nt~e à la Cour par ledit l\'lre
Clau e en1 ur ) aux fins gue,
p r t 1 01 lnlii ,"ire u'ill aira à
la ou r cl., con tl1 ttr
i t fera ac . .
é i { 1 n fa llal l re ou il fi
dét 11 u r laI
pOl r rccevo r fl;S
r e p nD fu r 1 d: t déc r . : a e cie
decr au ba ,1 C alTI r s af-•
rel 1 é s , cu 2
ai 17)
Ul
u il f ra ace e
rIs
res j
~ ut
dan 1
li 1 t
ou r reCc
P rfon.1elles :
roir 1
la 1 trre ecrit par
l1r~ d l

9 Mars 1 754, collationnée confo: n1 én1ent à l' original le 24 Avril
-fUlvant) fignée Demours Curé de
la Magd~laine, duenlent paraphée
par lefdlts C~n1miffajres &amp; ledit
. 1. ·e D nlours le 2 Mai audit
an, lors des reponfes du it Mre
ealO lrs: a lettre écrite le 3 0
~la:s audit an ,{ignée t l'Archev.
cl AL" , avec l'enveloppe jointe

r.l

&amp; -rapportées, être ordonné cë
•
•

!

1

o

adreffée à Mr Demours Curé d~
la l\1agdeleine à Aix le tout pa';
raphé par lefdits Co~mi{faires &amp;
ledit Mre Demours, lors des
réponfes dudit Mre Den10urs:
a copie de la feconde lettre du
Curé de la Magdclain~ à M.l'Ar. .
chevêque, du 12Avril175'4,au
0

0

•

1

bas de laquelle eft écrit, cOLfornle
àl'ori inal àAix Ie24Avril 17)4,
fignéeDen10urs Curé de la Magdc . .

laine, duement paraphée par lef- .
dits COlnn1ÎffaÎres &amp; ledit Mre
DCll10urs !o~s de [es réponfes .
•

•

•

�,

( 10 )

'A utré lettre écrite cl' Aix Iè Il
Avril 17) 4-' {ignée t l'Archev.
cl' Aix, avec l'enveloppe jointe à
'adreffe de M ,r Denl0urs Curé
d~ la MaO'delainc à Aix, le toUt
arap épar lefdits Commi{faires
&amp; ledit Mre Denlours lors de
fes.ré nfes: cs in tcrrogatoires

&amp; réponfcs du i Mre Jude '
Denlours Curé de la ParoifTe fous
le titre de ain e 1\1, gd la· ne de
. cette ville pri~ s dans 1 anlbl:e,
atter du fa 111 ladi , ar lefdlts
M r: le
lan'c de
ondef11in ,
&amp; de
rlatier cl 1as ' Confeilrs u oi &amp; C mn1ifTajres, le
2.
udit 1 lois de ai 7 54· Conlu lons du rocureur G nér l du
i du 4 l'vIai 1 ) , 1b né ~ le
1 ne de afiillon. 0 i 1 ra port
}\tIc ouis - Mathieu cl Har . .
lati r, Chevali r, Seigneur de
as,
on~ iller du oi en la
our, onlnlifTaire en cette pat,1

U·

l:

l t

:

tout c9,nfi ér!;

( 11 )

,

LA COUR, les Chambres af-'

femblées, a condanlné &amp; con~
dan111c ledit Claude Demours '
pour la faute par lui c0111mife , ~
aU1l10ner aux Pauvres de l'Hôpital
Général de cette ville la f0111me de
,vingt livres; 1ui a fait &amp; fait inhibi..
tions &amp; défenfes de récidiver, &amp;
de donner àl'avenir l'exemple d'un
pareil fcandale , à peine de punition exemplaire: Et de même fui~
te , inhibitions &amp; défenfes fontfaites à l'Archevêque d'Aix d'autorÎ ..'
fer direaement ou indireél:e111ent '
les Curés, Vicaires &amp; autres Eccléfiafiiques du Diocèfe , à aucuns
aéles tendans au fchifnJe, à peine
de faille d~ fon temporel) &amp; d'être
J

procedé on re lui COlnnle infractellr des loix du Royaume: Inhi...
bitions &amp; défenfes font faites auf~
dits Curés, Vicaires &amp; autres Ec~
cléGaftigues du Diocèfe, de con~
trevenir aux Ar~êts &amp; Regleluens

de la C~ur intervenus ~ ce fujet,
J

•

•

�.
&gt;

•

'( 12 )

fous les peines de droit, lerqtleI~
les ne pourront être remifes fous
prétexte d'avis ou ordres particu.
liers du Supérieur eccléfiaftique à
ce contraires. Fait à Aix, en Parlement, les Chambres affemblées;
&amp; publiéà IaBarre le quatri meMai
mil fept cent cinquante - quatre~

Collationné. Signé, T j\MISIEl\!.

",

.

DU ' PARLEMENT ' "~.':
•

•

..

A U

ROI

1

,

'Sur le refus de Sacremens fait à
M. 1) E J 0 A N N 1 S, ancien
Officier , Commandant pour le "
Roi la Citadelle de Mantoue,
Chevalier de l'Ordre Militaire

.
•

•

(

AIX, chez. la Veuve de

E

P lT DAVID,

5

•

JOSEPH DAVJP

1754 e

.
•

de S. Louis.

••

.

M.

DCC.

L V.

,

.'..
1

,

�2.,

I:t=
3

,

RE QUISITOIRE
DE

M.LE BLANC DE CASTILLOti
Avocat Général.
Extrait des Regifires du Parlement du 16
Déc~mbre

1754-

UR la réquilition verbalement
faite à la Cour, les Chambres
allètnblées,par le Procureur Général
du Roi, COfHenant que la voix publique a déja déféré le délit contre
lequel il vient de reclamer r auto~
rité de la Cour, le fieur de Joannis t
ancien Officier des aoupes du Roi,
Citoyen d~une vertu &amp; d~une piété
diflinguée ,étant atteint d'une ma~
ladie dangereufe par elle-mêm~ &amp;

A ij

�f
r l'extrên1e vicillefTe du lalade,
a denlandé vainelnent pendal~t~ l~­
.fi ur: jQU~ au Çun~ cl la arOlQc St
Madclein ,lt derni rs Sacren1 'ns ?
ils lui nt été refufés [ans ' gard a
{es inHanc s r 'it lées, à cIls dç ft"
famill ,a 11 dan (Ter de 110rt déclar~
ar 1
cin. Ce uré fi rOlnbe
dans c t
ès ar un autre, cn
troub!ant d"abor le
l'
par 1 s
ei . ons 1 s lus in ' ili r tt !i,&amp; lllllt
n i_ ant eh·, ~ us cine
,J

rjv

lbliq ] (s
ndi i l S qu'un
•
1 i Le . e 1 ut. un
rIs droit s d s l
T·oler ut s 1
Ii rît

r -

•

u

J

i

Il

ntr

•

•

If

.•

$
dange~eux que celui qui vient
cl etre pro[cnt, &amp; dont la feule idée
ell: propre à faÎre revivre de jufies
a 'larmes. Ce r.efus per[éVtfant à
éclaté pa~ plus d'llne voye,&amp; par des
démarches qui n' ofit fer ·es .q!J'
augn1Cnter le [candale ; fon mini...
:ficre excité par les plaintes des pacns, r ft ncore plus par le devoir
c igiIance qui ~ui eH 1rnpofé fur
out c gui pe~t trou 1er r Of( r ,
&amp; P r zè e 0 r r~xécutjon e 1~
éoJ ratiol qui 1 nouveHe la 1 "
du filence fur les objets· des der
niers trou bIes. On nc peut regar .er
'lu C0111me le d rnier excès du faux
zèle oute démarche qui tend à
enfreindre la paix Gui vient d'être
rétablie, 0 lvrage digne .des lulÎlie
res &amp; de la fageife de l'auguRe Monarque qui préfidc à 110S defiinée,s.
Dans ces circonfiances la défobéiffal ce II rébellion &amp; abus crÏtnineI
de la cl' nlence qui a pardonné les

n;?lDS

.

A jij

�.le

"

rapp~rt

'
"
de Me Jofeph-François
~

prem'i eres contraventions. Il ilnporte de confiat~r par la voie de la
procédure les clrconfl:ances &amp; les
.caufes d'un refus qui fait envifager

de Galbee, Doyen en la Cour'
toût confideré :
'

des cOllféquences auxquelles on ne
peut trop tôt oppo[er la rigueur de
loix.
Requiert que fur le refl1~ publit:
"&amp; réiteré des Sacremens f.alt au Sr
de Joannis , circon{la.nces &amp; dépendances il. ~ ra informé de l'auto"
rité de 'la Cour par tel COffilniffaire
qu'il lui plaira de nommer ; dans
laquelle information l? peur de
Joannis fera ent ndu' , a 1 effet de
quoi te Cotnmiifaire fe tr nfp?rtera
n 1 maifon du Malad qtll ferarecolé fur le chalup, att ndu l' 'ta
de mort dans lequel il fe trouve.

bres a!Temblées, a ordanné &amp; or
donne que fur le refus public &amp; réitClé des Sacrernens fait au Sr de
J Ç&gt;annis , circonfl:aoces &amp; dépen cJ
dances', il fera informé de rautho ~
rité de la Co~r par Me de Gras ,~
Corifeiller du Roi, dans laquelle in..'
formation ledit de Joannis fera entendu,à l'effet quoi l~ Commi!Tai-'
re fe tranfportera à la maifon du!
Malade qui fera récolé fur le chalnp'
après fa dépofition " dans un cahier
a part, attendu le danger de mort
dans lequel il fe tr'ouve. Fait à Aix '
en Parlement, les Chambres a{fertl~
blées , le ( 6 Décembre 17 51-'

,

.

û les ConcluGons par ecrIt,
laifTécs fur le Bureau par le Procureur Gén~ral du Roi, d'au· our "hui

.fi né s le BI nc de Caflillon ; oui

r

. Dit a été que la Cour, les Cham:.
4

de

Le 18 M. de Joannis étant mor '
{uns Sacrclnens , le Curé fut de~
A Îv
• •
\

1

•
'

•
.:

...

1..
r

•

�8
creté de prire de corps , &amp; furfis
fur les faits réfultans de là procé.
dure contre 1"' Arch vêqu cl' Aix,
jufgues après l'audition du Curé.
uc néa'llnoins copi s c llation_
né s de la pro ' dur ~ roient noyé au Roy, &amp; Cju" n l'il fuiloit en mên1 -t n1S d teu c qui
one rnoi l onduit d Y Il
'~"'ue a~

9

LETTRE
DU

PARLEMENT

DE

PROVENCE

j •

A U ROI,
:4u fujet du refus des Sacremens fait cl
M. DE J OA N NIS, CheJlaliér de
~'aint Louis.
Par Arreté du 18 DéCt ml l'e J154.
J

IR E,
•

•
•

arleinent cl Provence, fi:
forcé {ie déparer au pied de :votre
rône des alla rnes que votre Déclaration dU:2 7 oa bre cl rnier
VOTRE

Av

�JO

avoit calmées, &amp; qu"une contraven,.;
tion auffi prompte que furprenante,
fait revivre.
Le Diocèfe d'Aix ell menacé de
.
redevenir le Théâtre du Schilme ";
nous mêlons à regret ce préfage ~â­
cheux aux tranfports de reconnol[... ·
fance qui [ont. dans tous les cœurs
~
François.
.Une loi marquée au fceau de votre fagefTe &amp; d~ vorr bOl té, cle..voit tri0111pher d~ tous ~~s obCla..
eles des paflions &amp; des .preJugés , &amp;
ort r jufques dans les amcs la'
paix qu'~lIe pre[crit.
~
.
Votre Parlern nt en 1 enreglf-·
trant
crut devoir faifir touS 1 s
objets 'du filence refpe~lif qu' ~J1e ,or.,
donna, &amp; apr~s a~olr apP}l.Ql1 la
di1ipofition de la lot aux verItables
auteurs des tr 11 b les, 1"1 porta la
révoyance jufqu'à y c mpren re
ceux qui oferoient en'demandant les
acremens, provoqUtf les Minifires de

rElife contre ù fil n,e prefcrit.

rI'

. ~ette précauti?n ne fut pas in-'
fplree par la craInte d'un évenement qui eft fans éxemple dans le
te.Œort de vo re Parlement ; Inais
il voulut profcrire d-'avance tout
genre de contravention à la nou-'
velle Joi-"menacer d'une égale févérité des excès oppofés , &amp; établirl s difpofitions de refpeél: que les'
Ec~Jéfiafiiques doivent trouver, [ur... ·
tout lors de l'adminifiratioD' deg'
chores faintes.
Nous efperions gue cette atten:'''
tk)n répandroit les imprefiions · les ·
plus heureu(es·· ; mais quel retour '
p ut-o'n attendre· de ceux qui fe :
montrent rébelles à la voix du Sou-·
verain· , &amp; . infenfibles même aux~
traits dé fa olémence ?
Nou \goutions les premie'rs fruits'
-'1
de la-paix, lorfgue nous avo.os vu
nfreindre par un refus. publtc ~C;~
acremens, dont les motIfs ont ete·
u {Ji . iIJégirimes que ~e ref~s même."
e fleur de·Joanws ,-CItoyen d~#
1

~

.

JÎ\ vj'

�12

.

la ville cl Aix, diflingué par {es fervices militaires, &amp; leCOnlJnandablc
par l ne f iété rare, fut atteint le 9
cl c mois de la tnaladie dont il eIl:
mort.
n âge de CJua r -vingt-dix
ans &amp; e 0' 1 re de la maladie, annone r r t d~s-lors le 1 lus grand
dan r.
Le Chirurgi n'lui a170it foin Je
luÎ,a v l'tir 'en rab en e d
ar ns,
un 0111 ftigu d la née ml' J'apell r un
nt lTeur 1 &amp; r on fit cnif 1 s ar ns.
•
Joannis, Procur ur
fi U'
orre Maj ft' n J
én 'raI
. t s ,
y cs &amp; iur les C
"
nan s d ete rOVJnc,
veu
u - a!a ,étant arnvé e douze
de e 111 ; s, 1 1 ecin ~ 1 rIe
_",foin cl s d rn i r a r i s , &amp;
le Mala 1 p i {on hic r . Il de
l
Inand r. L n 7eu
h rg ,
cl ce ~ in, &amp; "a lt {r n or'
nz 11 t1 re 11 t11a i ch z 1 ficur
anas, Cur' cl la ar"n; S iu"
Oj

9

Madeleine, illet/ria de la part de
1

fon oncle de venir radminiflrer. .
Le Curé ne [e rendit auprès du
n:alade qu"'à quatre heures après midl, &amp; comlnença par lui demander
ce qI/il penfoit des Ev~ques , &amp; des
difputes qui étoient entr' eux: idée
étrange, qu"' on prétende aiTujettir
les Fidcles à profclfer à l'article de
la m rt le! principes du {ehi[nle
adoptés par quelgues Evêqucs, &amp; à
{e dé larer pour eux contre tant
d"'al tres qui en gétnîlfent, &amp; contre votre Majcfié qui la réprouve!
Le nlaladc répondit qu~il n~ avoit jamais pris aucune part a ces difpules,
qu~il rfgardoit leJ EJ/~ques comme [es
upérie 1!rs Ecdijiajfiques, qu~illej refpeE/oit &amp; révéroit Leur caraéfere. Il demanda les Sacremens au Curé qui
dit qu~ille reJ/erroit.
II r tourna chez le malade le jour
{uj\Tant ft onze heures du matin,
&amp; COITI nle il ne lui parloit que de
fa {ant ' ,1 Malade lui deluanda de

�14

nouVeau fcs Sacremens rIe Curé re-pondit ainu que la pl:emiere fois '1'
'lU' il le reverroit. Les fUItes ont prou.-vé qu-'il cherchoit par ces délais à Ce
ménager le tems d' rendre compte
à r Arch vêgl1e cl' ·ix &amp; de recevoir
de 1l1i des r glcs de condui e.
Bans une fecond viGte du mê~
, .
. ,,,
me ' jour, ce Cure ~Ul aVOIr prel~::"
dité des inrerrogaoons plus preel'"
~ s , voulut a voir un ~ntretient ~~ :.
eret avec 1 Malade. es parens 7
prêt ient [ans peine )' ils i rnoroient
J~ordre que le Malade aVoit don? '
, fon D0nlollique de ne pas le lal[·
fer {eul.
Ce Domellique ' ét nt allé ' cherch r d 1 lnnlicr par ordre de fon
mattre ', le Curé n1it à r fit ce morne! t d' b~ nce
ur C rn1cr à clet
la port e d 1" ~~t ich ln hre,' ,II cl
mand au ialade quels etorent [es'
•

fi ntinlens~

a ré 0 ,(e ut qu il .
'to;enr connut du ' jieur Panard. (zr d LD
·u jieur D mours~ ( Frée ' 1 ns G\;l!' ;

de

la

1)

même ParoiiTe) qui tavoient'
confiJJé pendant ~ 0 ans. Il reclama'
auiE le témoignage de·' \' Archevêque; inflruit , difoit-il, de feJ fendmens, &amp;' prevenu de quelque eflime
pour lui, Je Curé avoua que ce Prélat Er let fieur Panardy lui avoient
parle à Jon Jujet 'fort avantageufement~
Preuve cercaine que rArchevêque
avoit été inGruit rat le Curé - de3
premieres démarches du Malade.
Ce Curé plus fidele aux infiruc":
rions qu' i1 avoit reçues de ce-Pré;""
lat, qtf'à rexemple des deux Cures
fes préJécelTeurs , exigea comme
une cOl,dition préalable l'admini[...
tration des Sacre mens , l'acceptation
de la Bulle Unigtnitust Le Malade
répondit gue le' Roi alant impof~ fi. . .
lence fur ces matieres&lt;, Tl ne leur etolt;
,
.
.
pas permis de oS en en~rettnlr.
Le Curé ne put Improuver cette
réponfè même qtl ~ n'ell. pas un refuscl" accepter; ma'is [eulemen~ l~n refug
d~entrer
en_....Inatier~
1- auton[e l~a~ la·
-_ !

�16
10i du filence. Il parut [c réduire a
xigcr les aiTurances générales d'un
fprit de fOuI11iillon ; il demanda
au Malade, lil voudrait Jartir de l'er ..
reur da1ls 'le cas où il y flroit. Il ré . .
ondit quH ne demanderait pas mi U.:\".
Une diC aÎltion au l louable étoi
fans doute [uff]fante aux y u~ du
uré ; n1ais inca able cl le d ~ ider contre es en Cl lnens déj
contra é ar la d ' ndance.
Le al de ~ui dêlTI "1
os l' 111rl' du Curé 1" ffet ' n in) ul ..
t Il

écran

l

,lui lit, a ou t, Mon-

fiellr que vous ave un urie IX f rdeau fur les ' aul s, &amp; que 7/0US ~t S
lus I11bar Yi é que 1110i. e u ' l ~­

ou Cl in' 1 U ln e nt; 11 •sil 0 n .n 1 d'Ol D r de nouv au
'lai
1" ) II r flê lent que e fi ur de
J 1 i lu· , III iblloit
r
Inin l1r '.
• al
s"annon
a 1ul-m
·s mul ...
ne]
fus 01 tes
li' uroi nt fui vis , t l'att ntÎo
A

17
de rafTurer le Curé, en lui difant
que ,s'il ne vouloit pas lui adminifirer
les ~acremen~ , il efpéroit que Dieu accorderoit les graces qui y font attachées
au di!fir qu~il avoit de -les recevoir •
:J
vous p'0uvet , ajouta' t-il, ~tre tran ..
qude , je ne vous ferai aucune peine.,
&amp;' je prif.rai le Seigneur de 'Vous par-

donner.
c
n1 nique qui avoit été
cllcrcber de la lutnicre , fut éton...
né à fon retour de trolIver la porte
de r antichambre ferlnée ; il en avertit les par ns à qui il apprit en mê...
tems la défen[c que {on maître lui
voit fait de le laijJèr jamais feul avec
qui que ce jùt. Ils lui ordonnerent de
fai
uvrir la porte que le Curé
s., obaîna à laif1( r fermée.
Le fils du fieur de Jo 9nnis, Procureur Général, bleiTé des procédés
fnu eéts du Curé, s" étoit placé dans
un endroit d" ou il entendit une par..
ti de la converfatjon, qui dura un
quart d"heure; le Cur' ouvrit en ln

�1-8
I~ p'orte &amp;·[ortit ~e rapparte~~nt: '

19

~ta;(zr. L'Archevêque arriva ' urté

Le lieur de Joannls pere le pna de'
fe décider; le Curé dit-, . qu'il ne rejuJoit pa , m is qu'li prioit d~ attendre
jufques au lendemain à neuf heures du
•

matlnf&gt;'

Cef te réponfe

..

•

fit concevoir aux

are 1S qu lque ef~ érance . d~ v~ir
adlnin,l 1er le Mt ladc ; malS 1 obJ~t
cl cc cl ~lai 1 !étoit qu
e c~ntt~
nuer à f. ndre tnpte; l'Archevê..
qu &amp;. de recev i r l~ il i de noue
vea lX' rel - s. C t obJct fut re~on.
nu le
n COl in, e Cure ne,
parut a rh ure indiquée q~l: pour.
anno cet J . vi {ite de · Prelat; &amp;
des qü'il- fe f a quitt'. de cet orr , il fe retira [; os V Ir le mala
de ; ce qui fit afTez' conlP.rendre
que l' -rchev" que n~ v nOlt .que
pour renouveller les Interrogations
déja fait s pat le Curé &amp; prononcer
4

1 refus.

·fi . .

Le M la e averti de cctte vtl
e , télnoj 1a ~u~ il la recevroit alJe &amp;

heure après accompagné de deux
Eccléfiafiiques que perfonne ne con.
nut , &amp; qu'il introduifit dans la
chambre du Malade; tandis que' le
lieur de Joannis neveu ,-demeura à
la porte de l'appartement &amp;; que
le-Domeflique fut forcé par les ordres réïtérés de l' Archevêque d'en
fortir &amp; de. paffer à· Félnticha'lnbre ~
procédé répréhenfible qui revêtît
d~ul1 appareil de jurifdiél:ion , ces
interrogations illégitinlCS, &amp; oùfoppreffion s~annonce dès le prin~'
cire par un choix recherché de té.;
moins &amp; par l"exclu(ion de ceuxdont on craint lat préfcncc.
Le Malade dit à l~ Archevêque
après les premieres polite1Tes. qu'il
étoit averti par [on MedecIn du
befoin de d~mander les Sacremens
&amp; l" Archevêque lui ayan.t repréf:nt~ qu"il falloit une- foumiffion entlere
aux décifions de l'EgliJe, il n'hé~ta pas
à r affurer ,. qu"il était &amp;- avolt t4U..,

�20

joUrJ eté entierement fournis.Ce Prélat
au lieu de fe rendre à une réponfe
auffi Cl,rérienne 111~ déclara que
pour 'recevoir les Sacrelne1zs, il falloit
avoir de la foulnijJlon pour la Bulle.
L Mal de pr t {la qu:1il étoit fou
nlÎs li toutes les drlcifions de t EgZife ,
(t rn1 s qui n'adul t nt a leune
exc prion) il a 'out qu il ne conve ...
noit pa à [on état d' ntrer Cil diJcuffion de m t' res fur lefl li ef le 1 oi
avoit impofl.' filence.
1 cl t loir 1 loi
fil nc av c
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b~ cv' de
, . ,
ver
1 0-

inde guée par l
roc 'dure
1:1 reh r l l . 1.. Maq ]'1 f; T it qu:1i[

ne parlait . mais de
rélar av u en

difp.utes. ~ t
et qu~iL le Ja-

C J

•

'POtt.

av u
raIl ntit ni Iê inflanc
u Yace 1ta i Il cl la
H , ni fi s m naces de la pri va;

21

tion des Sacren~ens. Le Malad fi
e ut
' , 1 1 ' d'
l
b
o Ige ~le lU Ife que lU leç 7 "
, 'l
.. Ul re-

[urou l. en char15eoitfa confcience. Le sr

Joannls neveu qui l'a voit attendl
1"
.
1
emp aya vaInement à [on tour le
pri res, &amp; les repréfentations . i~ .
eu.~ beau. lui témoigner le re;~et.
qIl zl Qurolt.fi [on refus donnait lieu tl
un 'clat. 1/ Alchevêque déclara en ~
fi rcti ['1 nt , que r on ne pouvoit faire
a~treJnen tant que le Ivlal ade perfifie:
rOlt dansJes fèntimens.
~e mêlne jour le Chirurgien
avertit les parens que , le Malade
p l voir fil ,olnl t:r à tout inffant,
par le retour des fu ffocati ons · de
Oitl ine , gu il avoit éprouv.és. On
n:\'oya un Dom nique au Curé: il
: oh ace pé a cOllfefier , &amp;' il voulut abu[cr le ceu e circonflance , .
jufgues à pro '0 er de renv:oyer au
J n lemain. Pre.lle CIe [e r ndre: aur \s du Malade , il promio enfin,
1S en témoignant fa répugnance,
vint deux heures après.
j

�2

'A ron arrivée Je lieur de Joann·
.
l"
'r
IS
•
JUl aprlt etat ou le trouvoit fo n

oncle, &amp; le follicita viven1ent de
r,adn1inifirer; le Curé feignit d'a.
bord de l1!éconnoître Je péril im ..
n1inent , &amp; ofa dire, qu'il n] avoit
rien de prej]àll , &amp; qu'iL falloit atUn ..
dre.,Ce prétexr cc(fa I ar l'offre de
rapporter l'aucfiation du Med .cin;
·Je fieur d Joannis r.cpréfenta au
Curé que fan oncle n-'alloit janlais pri;
parti dans les contr verfes prefentes ,
6' lui .déclara que fis délais feroient
I1 ris pour un refus. Le CUlé décan,
.
c rt par cette menace; malS en1 TC i p r t'exemple, &amp; par la dé ..

ciuo

fon Evèque, déclara r
fU~'r, parce ~ dit-il, que . M.
. r Arche,.
'P~q le &amp; lui ne trouvoient pas le Ma ..
lade d; pc&gt;fé.
t il fe r tira a l'in fiant fans claig r I " me le voir, abandonnant
ainfi {on oüaille ;dans ces nlOJTlens
,cr} iqu s, par un dernier trait.d'or

Fr .ilion.

.r

L·
li·:2 3
e Jour UIVant le 'Mal acl e pna
•

::Ion neuveu
·de
faire
'une
d
'
.
.
"
,
erOlere
)teJltat Ive aupres du CUIe,l
.'. "1 char-. .
:~ea " auili fan D01nelliq le à qUI·"1
1
avolt
confiance
de
lUI·
t'
.
V
. ,
emolgner
on elnpre«e~ent: ,à recevoir 1e
Sacremells.

'

S

Le fi ,ur de Joannis fe rendit .
a~e~ .deu.x de fes amis, chez 'le Cu:
re ; Il lUI réJirera 'la déclaration d
prpndre fJ dfla!J pour un rq:u$ formel;
le Cu~e prot;n!t de viftter inceffam;nt :Je Malade : le Médecj'n trouv~ cafuellem nt, lui en lignifia la
{trifle fituation. IL répondit qu'il étoit le
Jlt!édecin des ames , .r,. .qu-'ilfalloit qu~~l
?'~t l, Malade avant que de t admi..
,:nifirer: sI l f~ rendit .e n effet auprès
de -luI; malS contre fa coutume, il
.pa1Ta dans '1 appartement du Mala~
~de, ans avertir les parens.
- .
, ~ette ,d erniere vifite n'ayant pro~
.dult qu"une nouvelle interpellation
a~ Malade d'accepter -la BulI~ , il

l~pr~fenta au Curé 1 qu'~l ~e (a)loi~
•

"

�24
fait a peller que pour lui adinin~flrer
les derniers Sacrenlens , &amp; le Ctll~
{ortit en di[ant , qu"'ilne pouvoit rad~

minifirer.
Le Neveu toujours "plus ' furpris de cette obflination , voulut
avoir avec le Curé une derniere
xpli ,a ion dcvan t' moins; il lui
ll1anda le tnotif de [es refus.
1... Cuté ne repondit d'ab rd que
ar d s lnot olal 1" iculés, &amp; dit
nfuit~, qu'il ne trouvoit ptl le
•

Ma-

lade difp ifé , d"'alltr f js 1 s x i
uoit lus ouv r n t &amp; difait ,
qu"iL ne pouvoit l ad1ninifir r , l'il ne
/zan eoit d fl ntin1 ns . 1 . is (e re-

r na t i 1 tô , il r
o' t fa r ' ~
. QI Ji f
or.it qu le M la de Tt 'toi,
as difpofe, r nL nn
out le

..
~t"
) &amp;, couvre des
roe 1". ln d'ependance,
rnoufs,des
refus, dont raveu dé Vo~
.
.
1erolt un nouveau délit· t
C '
.
, ous 1es
ures qUI ont refufé les Sacrem
ft
l
ens,
ous es yeux de rArchevêque d"'A'
r

tell.u le même langage; il ~~
~rop. unlfonne pour n~avoir pas été

Ont

InrpJfé.
Le Curé de Sainte Madelaine
~oulut urorifer cette reponfe vagl~e par des rairons qu"'il appelloit
r~llfon~ de prudence, &amp; par la religion
du fe,cre: dû , au ~alade. Ce prét~x­
te etolt delnentl par la connoif{ance du véritable motif déclaré dès
l"origine.
Le fieur de Joannis neveu, pout
enlever au Curé cc dernier fubrer ..
(uge, lui repréfentoit tantôt qu'il
n&gt; étoit ni le Confe.ffèur, ni le Directèur de fon oncle,tantôtqu"onne pou'7 it fuppùfer à fon égard des
cau[es de rtfus; parcequ"'il avoit
loujou s vécu en bon Catholique, Apo]:"
tolique &amp; Romain, qui croyoit tout ce
que L-' Eglife croit, t:r- rtjettoit tout oe
B

•

�26

•

que l'Eglife rejette. Il offrit mêIne
au Curé dt: raccompagner dans rap ..
arten1ent du Malade pour obtenir
de lui la pcrmiffion de révéler cette
caufe n1yflérieu~ : le tlré n'eut
garde de déb rer à c tte in 7Îtatioll,
&amp; fe r tir , n déclarant erfiIler au
refus , fur h:.s derui res interp Hations du
u.
D uis c tte 'poque 1e Curé ne
rongea Gu'à fuir, &amp; à ~ dérober a
la indiél: publiqu ; il n"eut pas
hont d'aggraver [es prenli rs torts
ar l'abandon de fa ParoiiTe, &amp; le
feul icaire qui reHoit ne fe préfenta pas 11 z le Mala e, cl nt l'état
r clamait fon ~ cours.
fcal ale av it u 1 ll1s orand
, lat r 1 ubli jt' e la cl Inancl ,&amp; cl s r fus ré'·tcrés ,&amp; ar la
vifit cl l'Archevêqu;
qui on
cl . oit n att ndr 1 relnede. Le
ri rén' raI ' t it x il' ar l aime
ni 1 r~ Ile dont le fi ur cl Joannis
j uiffoit, ar t&gt;ilnage des troubles
, v' r mm nt dans la mênle

ParOllle , &amp; pa r ce
.~

~7

renouvelle
de fermentation dans 1'· fi meht
'
111nant dé
'd
fi1re e la paix , &amp; au mepns
' . cl b· ..

faÏt de l' an1I111ue.
'Il.·

U len-

Ces divers objets &amp; le · fi
Iainres des
s JU --es
• ./1
parens, reclamerent le
n11nluere public.
L"inaél:ion
du
Malade
.G .. 1 r.
•
' -1·
lX. e lacn . .
· perffi ce qUI aVOIt
. fait de {(eS d. rolts
onnels, 10111
. de diflpen[er le vengeur pu bl IC ?~1 foin de pourvoir à
11~ objet fupcneur, animoient fon
zele par un nouveau motif, fa vigi~
1 ~lCC pouvant [cule prévenir l'abus
Cflant , gue des Pafieurs font du
a~don généreux de l'injure. On
~Olt arrêter le cours de ces vexatl?ns., 'lui redoublent par la mod ranon des vitt.imcs , &amp; enlever
aux coupables l'efpérance de parvenir il rjtnpunité,par la circonff:an..
ce qui rend le CI j me plus odieux
&amp; foppre{feur plus hardi.
Votfe Procureur Général deféra
le délit aux Chambres a{femblées
le 1 6 de ce mois. L'Arrêt ordonna
Bij

�·2S
'information &amp; l'audition 'dl1 Ma ..
lade, qui fut recolé fur le champ;
attendu le dang r de mort. On

né

cl

rofcrirc, interroga-:

,

tlO~S repro~vées , conditions a-rbitraJ~es, &amp; unpofées dans l'adminiftratl~n extérieure des Sacremens,re-

en-

tendit au(ft les parens , les Medecins, les Donl niques premiers té1110;I1S lu délit, &amp; divers Magj(lrats
&amp; Jentils-l Oln01CS. Cette information fut laufe 1 17- &amp; le fleur
de Joanl is étant mort le tnêtne
jour ~ lie fl t rapportée le lendclnain 18. &amp; [uivie d'un cl rct de
rife d 01 ps contre 1 Curé.
. Les 1 eLlV s qui jncul el t l'Arh v~ lU cl' Aix, [elnbloi nt r offrir
aux r 111icrs c ups cl r, u rité;
votr
arl I11ent [urfit au faits le
on rnant ju~ ues a l'audition du
uré , guidé par fot rofond r [-,
our · otre Maj fié, il arrêta
u., 11 v rait infiruit par le compte
Gu"i! ous rend aujourd hui &amp; par
, nVOL des copies coliation7uJ de la procédure.
otr
aj
y verra dans un mêm f .Ir tous l s ex ' s 'lU "11
e,e a eu
- nt ntion

•

-29

,

fus dune profeffion de foi édifiante'
&amp;. de reconnoître vos Loix ; voil~
par quels degrés on en: parvenu à
priver publiguement le Geur deJoannis du droit acquis à tous l'es Fideles.
C tte tyrallnle a été exercée contre un Citoyer.,à qui les Promoteurs
du [chi fille ne [auroient dans leurs
propres principes, appliquer ni ce
nonl de pé{.;heur public, dont on a
tant abufé, ni le faux fyfiême de
la notoriété de fait.
Si r on afpire aujourd"hui à un ar":
bitraire plus abfolu , fi ceux qui ont!
innové par des épreuves cl' obéiiTance étendues hors des objets de la
foi, &amp; du cercle des profeffions autori fées, veulent établir ce joug [ur
des connoi{fanccs privées &amp; des con~
jec1:ures ; il e évj dent que le fanatifnle a déja franchi les bornes qu"il'
avoit feln blé fe prefcrire.
La conduite du fleur de Joannis
B iij

�3°

n' offroit aucun prétext à c tte tyrannie, ~ lïndifcrélion des deman~
des a parll jufques dans la fagefTe
des réponfes ; il ne s"efl: defl~ neln
de "'expliguer par aucun 1110tif qui

laiJTa entrevoir un cfprit naturellement indocile ou prévenu · ln Îs [e
renfernlant dans l'état cl filnpIe fi- ,
Je1e, &amp; d Ils Yazile cl s ix, il s' ft
dili cnfé de r0111pre le tlenc. qu il
avoit [crv ' toute n . ,lU t~n1oi,,;
gna le n1 ",ne de {on ~ ve 11 . .
ils aiTurance e ra [oulluffion
illimit ' e à tout J l· de'ci(ions de
l' ~ glife, &amp; de [on r fl ea u le
or
"piflo l, il
j'té iflinu
i m' rité 1 s 'la es 1 c UX
111"
rin1' n"l ·el"
1
ns Cur's ui l'ont
diri
Ins , n~. 1 ev ir de
1'0 éiŒnc
11
'gin t ur. ni la
cl un 'clat a nor c' àr ret
cns , n ont v n re u 1
l l er~ verante.
fi ire, la conduit que
#Ar.U' Ai ,&amp; fous
a 1[·
1

•

•

.
31

pJces, le Curé de Ste Madeleine ,"
ont tenu au mépris des avis réite-

rés que Je Premier PréGdent de
votre Parlement avoit donné ad
, Curé. Ces avis auroient eu un plein
fuccès , fi ce Palteur n'avoit con{ullé que les loix.
N us ne l appellerons pas à Votre
Ma jefié les grandes maximes qu'elle
vient de confacrer dans cette loi,
D10ins refpeél:ab!e encore par le
om augufie dont eUe paroît revêtue ~ 'lue par les lumieres &amp; la fageife [u pcrieure dont elle eft 1"'ouvrage.
Qui eut pû penfer que efpri t de
fchiftne , après s;' être dérobé par
tant d'artifices aux regards de Votre
Majefié, réfifieroit a la h~nte ?'~"
voir été reconnu, &amp; au traIt qUI 1 a
frapé, &amp; que fa [unelle imra~i;nce
viendrait troubler la tranquIlhte des
CitOYCI S , à peine renai1Tante.
Quel nom donner à cet~e ,~é[o­

r

bëiirance perfévérante, qUI s eleve
contre le jugement fole~nel que

B IV

�,

32

vous avez prononcé; &amp; qui inCulte
ju[qu"à votre clémence? Une telle
audace offenfe la Majcflé
Royale
r
&amp; dégéncre en crime d'Etat; on ne
peut envifager fans quelque forte
cl' effroi, cet cfprit de rcb Il ion
cette infraétion [oudaine de la ai~
publique.
. 11 ~ InbIc que cette loi après la
quelle t us les Ordres de }" ':t Cl ne
devoicnt difputer que de fidelité &amp;
de z' Je ,n'ait été pOUf ci certain
[prits 'lu un nouveau fi nal de dif...
or Je , qu.tell e n"ait ft rvi qu'à les
affi l il dans
faoéltifnJe ~ da
a ré lurion d le faire éclater pa .
de 110UV aux actes d'hoflilité •
•
ue l"intérêr de domination di
'd t]s x . s, ou qu'il y parVielll1
a l'aide des il1ufion d un con:Ii i n e Gui -' é ar , il cil j di ir nt de r hercher l motif lor{l l
eŒ ts font fi ernicieux.
Ot) rirons-n u 'lue d S II e ..
i urs ccléGaflique cf: Œ nt de 1 ur
r te {s autant cl on lie

~.

33
.
de~. vlébmes de leur défobéilTance ,
GU tls r,endent vos peuples fp ateurs cl un combat gui fe livre contre votre Pui1Tance Souveraine &amp;
~ r.
'
qu Olant accufer Votre Majefié elle..
ll1ême d'ufurper les droits facrés de
la Religion, ils corn prometent leur
di rnité aux yeux d"'une Nation trop
fidelle &amp; trop éclairée pour être
féduite.
Les procedés fchj(matiqucs que
nous venons d'expofer à vos yeux,
ont pour auteur celui que tous fes
devoirs de premier Paflenr &amp; de [ujet, intére{foient à donner r exempIc de r obéiifance , à mériter un en ...
tier oubli des contraventions qui lui
ont attiré des marques recentes de
votre improbation &amp; de votre in,Julgence , &amp; qui étonnerent ceux
mêo1e qui lui font liés par l'intérêt
de la caure commune; ils eurent à
lui reprocher d'avoir dévoilé par
un ordre capable d'exciter de nou ...
veaux troubles , les conféquence
iulles , mais effrayantes, de laUlS
•
nnclpes communs..
~

•

�. .

Peut

~

34
,
tre n avons-nous pas r

mli ut ce gue nous devions à rorre, en ne r ' pri 1ant dabor i que
délit du Minillr inférieur, tandis
ue LOUS avon lai1Té en fufl ens le
or t1 princi al accufé.
'nétré cl . '{ ard dus au caract. re .. ifco al , nOflS [avons auill
] il Il
t1 t j a111 ais [ou ft rai rel e

ou able aux 1 ix. Il
It Inême
os cl
r ains cas , cl v nir un
oti de
.
,
·_ . . . rlte.

rien rclacher de leur

11

i le délit viol
s loi n1~lne
el; ion ar une tirannie conrair . ft n frit, la ignité du cac r

'iO'

s reilledes ropor-

's a la onragi .
l"ex mple.
, il at aqu 1 s droit du rône,
ifiance infinie qui fépare le Souin du fuj t ,
laiŒ app rceir rang U oupa le , que ans
l'il a· ut
.)a tentat.
, u 1 1 r 'jugé que nouS comur l hui, l~ ,réunit
a ton
&amp; ous les dangers.
tou 1

iOI

o

...

j)

JI cff ten1S
qu'un fi grand
1
r "
,d
ma lOIt
attaque ans fon principe &amp;
1
. · R. ,
, que a
peUlel ln" 1gee au fuperieur , . ffiraye
ou p lHot ra{fure des inferieurs qui
ne font rebelles que par afTerviiTern.cnr; La Jufiice gui ne peut fouf-

fnr 1 a~ception des pcrfonncs, ne'
fç(nHOJ~ pcrlnettre Gue dans fon

fanétuaue on épargne les auteurs \
d' ~ xcès qu'elle en obligée de
punI·, dans ceux n1ême qui n'ont
ferv~. q l~ d'jnl1rulnent &amp; d'organe/
.IJ ltcret de Votre Majefté exige
q ] e e rononce cette peine par la
bouche de 17e Parlenlens, &amp; que les ·
protTIoteufs du [chj{me redoutent
une authorité qü'ils ne refpeétent
pas nl me da ns {; [ource.
Ils t/ ont tint pendant un tems
d'invo 1er les )ollvoirs fupérieufs,
oue dans refpérance de réulIir à l'intere{fer contre lui-même. Auroientil. Û ~ prétendre indépendants des
Magiftrats,s-'ils n" avoient cru l'être
des Princes &amp; des Loix?
La Déclaration émanée de Votre
A

A

•

•

�)1}

d

S

•

'37

a· etlé, â écarté le voile trompeur
CJui c~choit en partie le danger de
ett prétention, &amp; elle éclate aujourd"hui fans n1énagclncnt , dans
les nouvelles infraél:ions ; ainfi cette
oi augu{l qui
v nue au recours
lu zt;Ie d s Magi{lrats,a b foin elleme de ) ur vigilance pour regncr plcinen1cnt , il faut qlf'tl~C
Terreur falutaire ntraÎne la (annu[-

onveraln, &amp; paruiTel'lt aux
yeux dt! tous, foutenues de [on aven.
Devenues par ce lTIoyen plus
formidables aux auteurs des troubles , &amp; plus refpeétables ànos Con. .
citoyens, elles jouiront de la confiance publique , accoutumée à fe
rebler fur vos fentÎrncns, &amp; à révérer tout ce gui porte l'empreinte de
votre volonté.

n uni v rfj Ile que l fidéli é Je-

1 eurcux les dépofitaires de votre
authorité, qui dans la même coojonélllrc, peuvent faire entendre
leurs voix au pied de votre Trône!
C0111bicn de fois au milieu des
affaires que le malheur des tems à
fait naître , avons-nous gémi de
l'intervalle qui nous éloigne des re ...
gards bienfaifants de Votre MajeUé,
&amp; qui nous priv de la douceur cl' ap-

en

JI

l

•

•

t 011'.

lt 0

orfque mal ré des confidér.atiot s fi pr iTant s, notl a vans clIf-

n xenlpl née fr ire' la tranlilité cl cett rovince, nous nous
Il01es 11 tés le retnplir un autf
voir eonfonne a touS no 1 en1 n
e ien de l' Jtat vouloit GU
tr
jeflé fu av rtic d s ffon '"
hi fn r .naiffant, our 1 révenir n 1 OUV 1 n1brafe11 lit, tan·s q e l"il t 'rét arriculicr des cul
0 ~fiés ' n s foi os, ' xigeoi
nos. délnarcl es fu Dt ont e
f'

r

•

U

prcl1dre de votre bouche des volon...
tés gue nous cherchons fans ce{fe à
pré enir ! Combien çle fois avon~­
nous [ollhairé de pOllvoir vous préfenter nous- mêmes le tableau fidelle de notre conduite! La France

1

1
1

�38
ntiere, ous orons &amp;, nous devons
J dire, y a reconnu un defir connt le vous laire, &amp; un an10ur
fans ornes our votre perfonl e
,
acre.
ous ~ mOles av c un tres-l ro~
fond r fp
,

#A
h
~
I

r~ eV,eq~e

cl) Aix, &amp; que fon intention et~lt t~UjOUIS la mên1e pour
procurer l enUere exécution de fa
Déclaration.
,
•
....

ARRET

,

(

MAJ · S

?,

,.....""s .re .,.huInbJ s, tr' s-obéirrants

1S

l'vit urs &amp; ujets
ant votre Cour de Par-

, S

nt

ro

T

ne •

Cour, ign l, D R ~ GA.
ii

1. J lIC
,
uv rn ur, fit fJgni.... 1# rch v ql1 cl' ix, un
o· qui 1 1 i à aln•
ill 'trQi Ii ux dl .. ix .
'y r n jt 1 (urlendenlain.
1 rotin 'crivi n In"n e-1 ar
l
i qu. a Ma~, ~. re fati fait
la con1 n1 nt; qu il avoit puni
r

-f

'Vf"
A

.-1'-.... ' -

•.

r

39

DU

'D E

PARLEMENT

PROVENCE,

Qui condamne au bannijJemcnt
perpétuelle fleur Ravanas ~ Curé
de la Madeleine de la ville
d'Aix , pour avoir refiife les
Sacremens à M. de Joannis , ancien Officier, &amp; Com111andant
pour le Roi la Citadelle de
Mantoue, Chevalier de l'Ordre
lVlilitaire de Saint l.ouis.
.
Extrait des RegUlres du ParZfJn(nt du 4
M'ars J7»·

L [cra dit, que la Cour,les Cham ..
bres afTemblées, a déclaré &amp; déclare la Contumace bien infiruirc

•

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                <text>Cet ouvrage retranscrit différents documents datant des années 1752 à 1754. Ils traitent d’un conflit opposant le Parlement de Provence au roi Louis XV au sujet du refus des sacrements. Ce conflit s’inscrit toutefois dans un contexte plus large.&#13;
	Les Parlements, muselés par Louis XIV, avaient retrouvé durant la régence du jeune Louis XV leur pouvoir d’antan. Les parlementaires n’hésitant pas à s’opposer aux tendances absolutistes du monarque, il est logique que le règne de Louis XV ait connu de nombreuses tensions entre les Parlements et le roi. L’affaire de Bretagne (1764-1771) et la séance de la flagellation (1766) n’en sont que les exemples les plus marquants. À ces tensions parlementaires, il faut ajouter une dimension religieuse. Le conflit opposant le clergé au jansénisme ne fit que cristalliser le conflit avec le roi. &#13;
	Le jansénisme, doctrine théologique née au XVIIème siècle, sous l’impulsion de l’évêque d’Ypres Jansen, affirme que Jésus-Christ n’est pas mort pour tous les hommes et qu’il ne veut pas le salut de tous (il ne donne pas à tous les moyens de salut). Cet « évangile du désespoir » a été condamné par les papes, comme Innocent X en 1653. D’autres jansénistes, notamment en France l’abbé Arnauld, éloignaient les chrétiens de la confession et de la communion, considérés comme une récompense et non comme un remède.&#13;
 Louis XIV considérait également le jansénisme comme un danger pour l’État. Il procéda à la fermeture du monastère de Port-Royal, bastion janséniste, en 1709 puis rasa le bâtiment, devenu lieu de pèlerinage, deux ans plus tard. Cette même année, en 1711, il demanda également au pape la condamnation d’un ouvrage du janséniste Pasquier Quesnel. Clément XI condamna cent une des propositions de Quesnel dans la bulle Unigenitus en 1713.&#13;
	Or, les parlementaires français étaient en majorité gallicans, voire jansénistes. Ils refusèrent donc d’enregistrer la Bulle. Un lit de justice, en avril 1730, obligea finalement le Parlement de Paris à enregistrer la constitution papale. Le conflit fut ravivé en 1746 par Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, dans l’affaire dite des billets de confession. Le prélat exigeait que les fidèles signent un document attestant de leur adhésion à la bulle Unigenitus sous peine de se voir refuser les derniers sacrements. Le décès d’un oratorien janséniste sans sacrements provoqua un scandale au Parlement de Paris en 1752 qui arrêta l’interdiction aux partisans de la bulle de recevoir les sacrements. Le roi, méfiant à l’égard du jansénisme du fait de son entourage jésuite, prit parti contre les parlementaires. Il cassa l’arrêt et en 1753 exila le Parlement à Pontoise pour une durée de seize mois. &#13;
La solidarité des parlements étendit le conflit à l’intégralité du royaume. En Provence, le Parlement se trouva confronté à plusieurs affaires où des fidèles se virent refuser un sacrement en raison de leurs opinions jansénistes. Le Parlement de Provence avait pourtant longtemps été composé de nombreux membres favorables aux jésuites, ce qu’avait mis en exergue l’affaire Girard-Cadière (disponible en ligne) dans les années 1730. Le procès avait néanmoins permis la diffusion des sympathies jansénistes dans les milieux notables et parlementaires de Provence. Toutefois, l’archevêque d’Aix, Jean-Baptiste Brancas, auteur des Ordonnances synodales du diocèse d’Aix (disponible en ligne), était un farouche opposant au jansénisme et encouragea dans son diocèse la pratique du refus des sacrements.&#13;
Quatre affaires de refus de sacrements furent particulièrement retentissantes. Trois sont répertoriées dans cet ouvrage. La quatrième concerne la veuve du conseiller au Parlement Charleval qui est relaté dans un ouvrage intitulé Relation des refus de sacremens faits à M. Garnier et à Mme de Charleval en la ville d’Aix, imprimé en 1756 (BMVR, cote 6533). Les trois autres cas sont repris dans l’ouvrage.&#13;
Le lieutenant général au siège de Forcalquier Eymard, soupçonné d’opposition à la Bulle Unigenitus, décéda sans avoir reçu les derniers sacrements en mai 1753. Les ecclésiastiques responsables de ce refus furent condamnés par le Parlement, qui sursit à statuer concernant leur supérieur, l’évêque de Sisteron (pièce A). Le Parlement condamna également deux vicaires de l’église de la Madeleine à Aix, qui refusèrent la communion lors des fêtes pascales, à un homme du nom de Garnier (pièce B). Cette décision provoqua la colère de Brancas qui considérait qu’il n’appartenait qu’à lui de les juger (pièce C).&#13;
En octobre 1753, le Parlement fit des « itératives inhibitions et défenses à tous les ecclésiastiques du ressort de faire aucun acte tendant au schisme et d’introduire des formules de profession de foi arbitraires ». Cet arrêt du Parlement de Provence, envoyé à toutes les sénéchaussées de la Province, fut toutefois contesté par Joseph de Saint Michel, lieutenant général civil en la sénéchaussée de Marseille. Il fit noter ses protestations en marge de l’arrêt sur le registre de la sénéchaussée, et y ajouta une déclaration qu’il aurait reçu du chancelier Lamoignon : « le roi me charge de vous mander qu’il vous ordonne de suspendre la publication de l’arrêt du Parlement de Provence du 2 octobre jusqu’à ce que vous ayez reçu de nouveaux ordres de sa part ». Saint Michel est convoqué par le Parlement, qui l’emprisonne (pièce D). Des remontrances sont adressées au roi (pièces E, F et G).&#13;
En mai 1754, le Parlement condamna le curé de la Madeleine, dont les vicaires avaient refusé un sacrement au dénommé Garnier et interdit à l’archevêque « d’autoriser directement ou indirectement les curés, vicaires et autres ecclésiastiques du diocèse à aucun acte tendant au schisme » (pièce H). Pourtant, à la fin de la même année, Monsieur de Johannis mourut sans avoir reçu les derniers sacrements. L’affaire fut résolue par l’exil de Brancas à Lambesc, décidé par le roi, et à la condamnation au bannissement du curé de la Madeleine par le Parlement (pièce I).&#13;
Un des acteurs les plus investis dans ces affaires, Jean-Baptiste Leblanc de Castillon, s’illustra par la suite lors de l’expulsion des jésuites du royaume (plusieurs documents à ce sujet sont disponibles en ligne). &#13;
&#13;
Sources :&#13;
- Encyclopédie départementale, Masson.&#13;
- La bulle Unigenitus et le jansénisme politique, Jacques Parguez, Paris, Presses modernes, 1936 (Paris T 11 437).&#13;
- Le diocèse d’Aix en Provence, Jean-Rémy Palanque (dir.), Paris, Bauchesne, 1975.  &#13;
&#13;
(Résumé rédigé par Morgane Derenty-Camenen)&#13;
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                <text>Détails des 9 pièces :&#13;
A) Acte. 1753. Arrêts du parlement d'Aix, rendus au sujet du refus des sacremens fait à Mr. Eymard lieutenant général au siége de Forcalquier. Extrait des registres du parlement. - [S.l.], 1753. - 50 p.; in-12 Titre de départ. Arrêts des 21 mai, 7 et 27 juin 1753, suivis de la "Lettre du parlement de Provence au roy, en exécution de l'arrêté du 7. juin 1753. &amp; de l'arrêt du 27. du même mois", en date du 26 juin 1753. - Sig. A-D8/4, E1.&#13;
B) Acte 1754 - Lettre du parlement de Provence au roi. - [S.l.], 1754. - 43 p.; in-12 Du 28 juin 1754, sur le refus des sacrements. - Sig. A8, B4, C8, D2. C) Observations sur la lettre du parlement de Provence au roi, du 26 juin 1753. - [S.l.], 1753. - 15 p.; in-12 Titre de départ. - Texte daté du 20 octobre 1753, sur le refus des sacrements fait à M. Eymard. - Sig. A8.&#13;
D) Acte. 1753. 1002. Acte. 1753. 1217. Acte. 1753. 1218. Acte. 1754. 0208. Acte. 1754. 0307 Arrêt de la cour de parlement de Provence, les chambres assemblées. - [S.l., 1754. - 36 p.; in-12 Titre de départ. - Arrêts des 2 octobre, 17 et 18 décembre 1753, 8 février et 7 mars 1754. - Sig. A-8, B4, C6.&#13;
E) Acte. 1754. 0121 Remontrances du parlement de Provence au Roi. - A Aix. M. DCC. LIV. - 108 p.; in-12 Du 21 janvier 1754, sur le refus des sacrements fait à M. Eymard. - Sig. A-I6. Fleuron au titre.&#13;
F) Extrait des registres du parlement d'Aix. Du 8 février 1754 [Texte imprimé]. - [S.l., s.d.]. - 4 p.; in-12 Arrêté du 8 février 1754 (p. 1-2). Arrêté du samedi 9 février 1754 (p. 2-4). - Sign. [ ] 2&#13;
G) Acte. 1754. 0427 Remontrances du parlement de Provence au roi. - [Aix, 1754 (Chez la veuve de Joseph David &amp; Esprit David). - 22 p.; in-12 Du 27 avril 1754, sur le refus des sacrements. - Sig. A11.&#13;
H) Arrest de la Cour de parlement de Provence. Du 4 mai 1754. Extrait des registres du Parlement [Texte imprimé]. - [Aix], 1754 (Chez la veuve de Joseph David &amp; Esprit David). - 12 p.; in-12 Sign. a6.&#13;
I) Acte. 1754. 1218. Acte. 1755. 0304 Remontrances du parlement de Provence au roi, sur le refus de sacremens fait à M. de Joannis, ancien officier, commandant pour le roi la citadelle de Mantoue, chevalier de l'ordre militaire de S. Louis. - [S.l.] M.DCC.LV. - 40 p.; in-12 "Réquisitoire de M. Le Blanc de Castillon... du 16 décembre 1754" (p. 3-8); "Lettre du parlement de Provence au roi, au sujet du refus des sacremens fait à M. de Joannis... Par arreté du 18 décembre 1754" (p. 9-39); "Arrêt du parlement de Provence, qui condamne au bannissement perpétuel le sieur Ravanas, curé de La madeleine de la ville d'Aix, pour avoir refusé les sacremens à M. de Joannis...", 4 mars 1755 (p. 39-40). - Sig. A12, B8. Fleuron gr. s. b. au titre.</text>
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                    <text>3~, 741

l'

~~~~~~~~~~~~~~~~~~
A Aix, de l'Imprimerie d'E s P RIT D A VI D.

1768.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

ORDONNANCE,
DES

COM~AISSAIRES

-

DÉPUTÉS PAR LE PARLEMEN

Sur la réunion de la ville d'Avignon, fon
Territoire &amp; Comté Venaiffin , au Domaine de la Couronne &amp; Comté de Provence.
Q u ~ ordonne que toutes les caufes aauelleme!lt pendantes par appel en Cour de Rome &amp; pardevant le Vice-Leg-at, enfuite de Jugemens rendus par les Officiers de Juflîce de la ville
d'Avignon &amp; Comté Vena~fJin, feront pou.rfuil/ies pardeyant la Cour• .
Du 1;S Juin 1768.

.

-

S

UR la requifition faite par le _ Procureur Général du Roi, expofant qu'il
importe de pourvoir fur les pourHütes
. &amp; jugemens des procès aél:uel1~~ent
•

•

�t

pendants en Cour de Rome &amp; parde-va nt le Vice-Legat, par appel des Jugemens rendus p~ar les Officiers de la
viUe d'Avignon &amp; du Comté Venaiffin.
NOUS CommilTaires députés par la
Cour, fùlt la réunjon)1. la Couronne &amp;
Corrtté de ', Provence, de la ville d"Avignon" fon ,t erritoire &amp; COlnté Venaiffin, '
ordonnons que toutes les caufes actpellemenë .p endantes par appel .. devant .
le Yïce- Legat, &amp; en Cour de' Rome.,
en[uite de Jugemens rendus par les Officiers de JutHce de la ville d' Avignon
&amp; Comté Venaiffin , feront traitées .&amp;
pourfuivies pardevant la Cour, ' Celon _
leurs derniers erremens: Ordonnons' en
'outre que la préfente Ordonnance fera
lue, publiée &amp; affichée par-tout où befoin fera, &amp; copies d'icelle expédiées
au Procureu'r Général du Rpi, pour
être envoyées à' [es Subtl:ituts &amp; Procureurs Jurifdiétionnels des ViHes &amp; Lieux
du Comté Venaiffin, pour y ê·t re lue ,
publiée &amp; eorégiArée
la fo ~me de
droit.
Fait Avignon le ~ -5 )qin 1768'. Collationné. REGIBAUD.
,

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1

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                  <text>Ouvrages imprimés édités au cours des 16e-20e siècles et conservés dans les bibliothèques de l'université et d'autres partenaires du projet (bibliothèques municipales, archives et chambre de commerce)</text>
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                <text>Ordonnance des Commissaires Députes par le Parlement, sur la réunion de la ville d'Avignon, son territoire &amp; comté Venaissin, au domaine de la couronne &amp; comté de Provence</text>
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                <text>Avignon. 17..</text>
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            <description>A statement of any changes in ownership and custody of the resource since its creation that are significant for its authenticity, integrity, and interpretation. The statement may include a description of any changes successive custodians made to the resource.</description>
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                <text>Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence)</text>
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            <description>An unambiguous reference to the resource within a given context</description>
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                <text>https://odyssee.univ-amu.fr/items/show/52</text>
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            <description>Spatial characteristics of the resource.</description>
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                <text>Ordonnance des Commissaires Députes par le Parlement, sur la réunion de la ville d'Avignon, son territoire &amp;amp; comté Venaissin, au domaine de la couronne &amp;amp; comté de Provence &lt;br /&gt;- Feuille &lt;i&gt;Avignon&lt;/i&gt; ; 222 ; 1866 ; Dépôt de la Guerre (France) ; Chartier (graveur)/Simonin&amp;nbsp; (graveur)/Blanchard (graveur)/Rouillard (graveur), ISBN : F802221866. &lt;br /&gt;Lien vers la page : &lt;a href="http://www.cartomundi.fr/site/E01.aspx?FC=27408" target="_blank" rel="noopener"&gt;http://www.cartomundi.fr/site/E01.aspx?FC=27408&lt;/a&gt;</text>
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        <name>Droit -- Histoire</name>
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        <name>France. Parlement de Provence -- 18e siècle</name>
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                    <text>,

•

•

,.

.

,
1

PRECIS
cnE S

/

,

,

ORDONNANCES,
EDITS, DECLARATIONS,

1

LETTRES-PATENTES, STATUTS
ET REGLEMENS,

Dont les ' difpofitions font le plus
[ouvent en urage dans le Reffort
du Parlement de Provence.
Difpofé par ordre Alphabetique.
/

A vec une Table où toutes les citations [ont
rangées par ordre de date-, &amp; qui indique
la page des Regifl:res &amp; des Livres qui
les ont fournies.

,

Par' M.BARRIGVEDElvfONTVALON,
Confeiller Honorair
IMPR.IME'

•

1

/

~

r AR

,

_+

A/&gt;I'Ù

.

,

Chez la Veuve de
DAVID,

~

,7('b . .
\ 1) ..1./ ~ /;-- / ~ /1.y1

A A 1 X,
/

'

ORDRE DU MEME ~LE.fy1~l!1 · .

'

JOSEPH DA YIn

&amp;: ESP1l11

Imprimeurs du Roy.

M. DCC. LII.

,.d.Yl'.C J?]'?'lVIL~G~

DV Rot.

�L Y a plus de vingt-cinq ans·
que j.e fis i pour mon urage'
. particu11!er , Ull précii cie noSt
principales Or.doflnances. n
fut copié pIufi.eurs fois J &amp; .
l'im prelIloll ne le- r~ndroi't pa's plus commun dans cette Ville ', qu'ill'efl: aujourd'hui;
mars il dt devenu trè~-im'pal'fait par le grand
nombre d'Edits &amp; de Déclal7~tÏ:onSr ~lui nous~
Ollt été aàreffées da'us ce long intervaUe·: Ie~
manu[crits font même remplis de fa·utes,
lor{qu'ils ont été, comme ceux-ci,. copiés-

les uns [ur les- autres, un au-ffi grand

HotU"

br~ de fois ..

,

L'ouvrage ne pottvoit donc plus· ~tre' uti.fe
s.'il n'était coni-g.é &amp; augmtmté. J'en avoispl~is le foin , &amp;. l' on (}ommen~oit " une [e:'conde' fois, d'en re'chercher des copies "
lors que mts Collégues ont: adiré d~ le.
faire imprimer. Je m~y fuis décel'mit~é avec

11...elne ; l'impreilion. rend l'e[pon[able des
~-A ij

"'~

�of

moindres fautes, &amp; - demande une grand~, .
cxa6l:itude dans un ,ouvrage" , qui n~efl: compoCé que .deçirations .. ~I1~' in'etlgageoÏt pat
cette rai(on , à les venher tOllt , de. nOllv.eau ;
mais ' je ,n'ai pû reCtll:er à l'honneur que je
recevois de le~r emprelfement, &amp; j'ai .revü
l~ tout fl'vec une bien plus grandt atte,ntioll,
que lorfque je trava~llois pou~ moi (eul;
rai pro~te , pOlar le perfc:th~nner, d uti.
préâs de toue ce"· qui
cOQtenu ~ans ~10S
regiltres ,des -~ettres-royaux ,que mon ~t1s ;
(";o!1(eHler-Glerc, avoit déja fait depuIs le
~.r.aifl:re antedeur. à l'éreél:ion du Parlement,
j rfqu~au regiftre de l~année 1680. J'ai pour-.
fui vi ,depuis., la ~ même année jufqu~au der-r
nie:1t reailhe: dé '175 1. fen ai extr,àit tout ce'
e,
d
tJui j &lt;fr{)i~, utilé'! à. mon objer: il ,n'y a 01ŒC'
;1:ul€ tJn~ citation' pour laq llelle je-.ne rende)
co,m pte du jour, de l'année &amp; . de Ja page
n1ême du regirtre on du livre qui me la
fo urllÏt, cnmme }'Oll peut veil' dans une
longue table qui efl: à la fin , où tout dh
raf.l gé par ordre de date.
J'~Li joint à cela un abr~gé de .nos prin":
cipaux Réglemens, tant géné raux que particuliers: ceux-là, [ont dans les regifires des
Arrêcs d~Eté1t; ceux-ci fc)nt dans les regiC- '
tres des Arrêts rendus avec partie civile) &amp;
je les cite comme ,Arrêts fer vant de régle- :.

ea

5
ment. Il n,"y a (lans C"eS- deux forres die' regiares aucune C0tt€ cl~ p'ages ni- ~l.e folio . .
J'ai ahregé pl"eCque tout.es les citations :', feu:
ai retranché ce que j'ai Crû, que l'on l'ou...
"oit (u'ppléer ou négEger ; &amp; rai mis en~,
';earaétéres iralr1ues tout ce qui n' dl: q u'Î'tn- .
plicitement dal'lS le texte: Un p.f~ds ne [ç-aul~oit comprendre tout,) nl rapporter t0ut mot~
à mot ;' il (ufUc qu'ri contienne: l'eflèntiel 1,
&amp; qu'il indt~ue les ?rigin~'ux ~nr ldq.ue~s­
on doit étudl!er &amp; S fnftnHre-: 11 vaudroit
mieux n'avoir aucun précis,· que de (e con.tenter d1 une' le-a ure'a-uffi (uperficielle )' &amp; d~
juger [u~' la foi ~'au~~'ui ~ [ar:s reco~~ir .c1U~
textes, [unout lor(qu ri s'agIt des pru1clpa...
. J~s O'r don nances q:?i fQl; ~ entre les ~ail~s'
tout le Monde 5' nen- Il, ex(alf~ CdUL ~.u-t l1(!...
:glige cl.~en verifier ies d~ations~,
rai rapporté- ces (ortes d~Ordonl1ance'S'

d,; :

:a:vec beaucoup plu's g'tlcendu€" &amp; l'on P€u'Uf.egarder- ceci comme le~r. abl'egé ? [~r. . tou't'p our les Ordonnanaes, Cl Vlle &amp;; cn:m~l1e:He,.
pour ceLtes· du Com.m erce, de' kt M~tH)e;-~~ '
Faux, des Teil:amens &amp; des' Donanons .. Jal"
~hoiG da&gt;tls . les autres &amp;; cJ:!ns' les ,Edits &amp; -,
Déclaràtioi1s 1 ce' -qui db' d"'un ufage pl.u'~ ,
'requent ,. &amp;" .lorfqui'il- y. en . a ~ flluG~~rs qUl)le dHcl'lt que r~ même ' choCe, Je ne CIte que

~ plu~ ~Qde.f~e?: ~ !9ut au fl~~ ~elle des·
f:"! ! 11

�,

7

p-réceaet1te~ qui dit quelque ch6fe que
la derniere. ne dit pas. Les Edits &amp; les Dé- ~
darations [ont en li grand nombre, que

:fi j'Oill vouloit en

ex~raire

tout, les abregés .
formeroient pluheurs gros. volulnes: Il n'dl: r'"
·même plus poiIible aujourd'hui de farisfaire
au de(jr de l'Bdit de 1498 _ qui ordonne à;.
tpus les Officiers dt' J ufiice de voir &amp; fçavoir
les Ordonnances, &amp; en faire leéhrre deux ~
fpis l'aln .; peut-être tiliel'oit-on moins de ifruit J
d'ulle 1e6tur.e ,aufIi vaœe, , que de' la lé&amp;ure ~
annuelle d'un précis •
. Comme l'un des ' principaux ufages de
celui-ci fera d'être commodément porté au
Palais, &amp; que mo.n objet a été de ,ne citer
~. l1e les textes de .ce qU~Oll peut appeller .Ies
Loix de notre P1'ovinoe ,je .n'ai pas voulu Ile '
aroffir par des opinions d'Al1.teul~s,. ni: par
des citations d'An·êts particuliers: je Il'y ai
rien mêlé d'étranger, pas même l'opinion
du COOlmentateur de 110S Statu.ts: Il y a .
cependant des erreurs de fi grande impor- L
tance dans le commentairel de Bornier .; que,
j'ai crû devoir en obfervert quelques-unes,.; '.
ce n'dl: poiilt. là citer 'un Auteur " €'e~ plu-~.
tôt détruire [es ci.tations. J'ai négligé celles :.
'lui ne ·peuvent faire imF'reŒ'O~ . .
Comme Bqrnier a déran.gé t'ordre des ar.. ·
t ides de l~On!Ollnall,e de 1667' en pltllieQr~
j,'

e11droit5 , &amp; qu'on ~O: affez en u rage de lire
cette Ordonna.nce dans [on .commentaire :.
fai [uivi l'ordre ~t1'il donne aux articles,
en ajoûtant le vraI ordre de l'article cité;
3infi lor(qlle j'écris par exemple 16G7_ 8.2..
Ol.l 4- c'eft l'article 2.. filÏvant Bornier, &amp;
l'article 4- dans l'ordre vrai des articles.
rai quelquefois expliqué certaines expre[lions &amp; rapporté notre u[age, lor{que j'ai
crû que le texte en avoit be[oil1 : tout celaett
dilhngué par des caraél:éres italiques, &amp; je
prie inftarnment ceux qui fe {erviront de ce
périr ouvrage, de ne cirer jamais ce qui dl:
ainli feparé du texte; rien n'dl: plus foible
qu'une opinion particuliere, &amp; la mienne
ne merite aucune attention: c'eft par cette
rai [on que mes exp~ications font très-rares,
&amp; que j'ai renvoyé à la fin &amp; comme hors
d'œuvre, des notes ou obCervations, pour
laiaèr toute liberté de les fupprimer.

•

�VOL

~(,o

voy. Rouë. Tocfin. Marque.

,a.'

,'Egli-

pomeJlIlques •

Ip' .
VO'll Aih~'mations. séjour.
VOYAG ES des actles. /' J)'
d .
rr
e-des-Temoim. Rdour- e-voyag e•
~nquef(s JO • .J.. ax
Comptes 13 ,
VOYERIE. Voy. T(~roriers.Gcnert1Ux.
change 13·
. " D'
USA NCES. 'VO'll.
'
USUR E Prêt J de d
e111erS
a, pr ofir ou lnrerct.
cl H e- •
,.'
1 1remiere fois d'Amen e· 0fenduë a peine
ponr
. a ft &amp; 0'1'0 Jl~e A men de ) le quart
'
, Il'
norable , BannlI1cmen
t&gt; •
.7
,
. 1) 79 BloIS 202.
au Dcnonclate~r. , ~'.
de confi[cation de Corps
Et pour la {econde OlS)

fu 1. Naufrages
A

&amp;. nir.11S. ibid.

•

S'VR LA TABLE.

. baiilent M'uchan-

Mêmes peines contre c("ux qUi ,
' t
.
'b l'd. el' IItrt
362. 'VO?,.lHtX no •
dires à perte de Fll1ance.l
, . , . . ''1 le re ...
Et contre \cs EntlcmettCllrs, a mOInS (lU 1 S

"dent volol:tair('me~'\t. ibi~l. ~ ar:~l~~o~Œces lorf.-

CJl1

Les NotaIres pUrH~ de rerte e
'l'Is r coi vent des Contra ts u[ur. 0d.1) 3 5·
~

,

1.9. 12..

Voy. 1è 11. oms 2.
1\'
&amp; Droits
USURPATILJ~ S de Benefices, Hens
~. f
en dépendans. Punis de confi katl&lt;. 11 de ~~rs l'lC s ~a
.
"1
la C011111cooon II ,
Domall1t'S
!11eme
cn) G)' $ où
,

'
B'eis.4.7 1) 80 . .Mt/ml F&gt;·
'
pas l leu. 1579·)[
"
l'
t par les.
Eten outre pOlli[uivis extroOI( ll1ajrtn~cp
Prc'cureurs G( l'er8UX , ou par l1..5. 13'
:(1.&lt;: fiC1C1S ) devant
l&lt;s Cours en 1 ICI11icrc infiance. tbul.
UTENC~LLIS. Voy. Lnbour.
VliIDA:t\GE. Au mot rOj1~/fion . .
VUIDE. V(lJ. AJftlrame 10. NotH 8.
,

Y
.

In ES. Au mot Breres.
•
•
YVRfSSE.Les mauvais cns comtl\IS pat EDn~ ..
té font punis de la peine 'ûë au Délit. 30. ,&amp;o'lf
"
0/1
Jo
15~6. ,. 1. non lnrlgJ)'ree • . .
1

MaIÎ11ie.ts yvrcs.

.

'Voj.Caplt?tntS 1.. ~

FIN.

OBSER V A TIO NS

.

'U[aŒe
de cette Table conGf1:e à trouver
o
....-- dans 110S RegiO:res des .Lettres Royaüx,
les Edits, D~clarations &amp; Lettres patentes
cités dans le corps de l'Ouvrage. On cont oüra ceux qui ne nous ont pas été adrelIès
par le défaut de date d'enregiarement: T'ds
{ont les Edits &amp; Declarations conc.ernant
des tnatieres attribuées à de) JuriG.liétions
particulieres ~ comnlC les Aydes, la Regale,
le rccelen1enr des Corps des Bénéfici~rs,
&amp;c. Il en cO: de rnê ~ne des Arrêts du Con{cil, dont IJexécùrioll cft l'en voyée à M.
l'Intendant; il eft utile, &amp; Couvent néce{:
faire, d'en connoÏtre 'les principales di[poiitions.
J'ai Joint à la page de nos R{'gil1res la
page des li vres où l'on trouve les Inêmes
Piéces ; leurs dates paroitrol1t q uelq uefols
differentes des n1Îel111es : 011 trOll ve par-tout
des erreurs dans les dates , les llleilleurs
Auteurs ll cn {Ollt pas exemts.
Bornier dans toutes (ès éditions donne à
l'Edit des, Epices &amp;. Vacations ) la date du .
Qq iij
J

�NO TE s.
obligés de diéter tout haut à leur Greffier".
en p,re[ence des témoins &amp; des accu[és.
'4- B.

U

NIVERSITE'S 5· Le Collége de Bourbon juge fouverainement de toute la
police interieure de l'Ul1ivedité : les affetnblées en (ont aIrez rares.) &amp; l'on eil: en ufage
cie porter ces [orres de contefi:atiolls à la
Grand'Chambre du Parlement.
USURE. On ne punit aujourd'hui pour
crime d'U[ure, que ceux qui prêtent à plus
gros interêts : ceux qui [e reduiCent au taux
de l'Ordonnance [ont fi peu odieux, qu' 011
les ,difpenfe de ie purge).o par ferment COlnn1e
il n'y a aucuns interêts inglobés dans r obligation , quelle que [oit la vraifen1blance
contraire; comme lor[que le débiteur promet
de payer 105 o. live dans un an ;, ou 102 5.
li v. dans fix mois.

U

~,T

V.

V
ICOMTE'S. Il y en a beaucoup enPro. .

vence, toutes éri gées par nos anciens
Comtes: nos Regifl:res ne font mention que

de la feule Vicomté de Porrieres.

- -, .

•

.. _ . ' ,

, .,

,

,

A P PRO BAT ION.
'Ai lû par ordre de Monfeigneur le Chancelier
un Ouvrage intitulé: Précis des Ordonnances
Edits, Lettres-Patentes) e'c. dont les difpofttions Jon;
le plus fou'Vent en ufage dans le RefJort du Parlement
de Pro'Vence) &amp; je n'y ai rien trouvé qui en paitre
empêcher l'imprdIion. L'ernpreffement qu'une Compagnie re(peél:able a témoigné pour fa publication ~
an n&lt;i&gt;nce la confiance qu'Elle a dans les lUl1lieres .&amp;
dans l'exaéhtude de [on illu!he Auteur) &amp; l'utilité
'lue le Public peut [e promettre de fOll travail. A
Paris ce 2 Q. Novembre 175 1.
GIBER,T.
"

J

~~W-OO~oOO~-OO~·~~~W~i

PIRIVILEGE DU ROY.
Roy DE
FRANCE ET DE NAVARrtE : A nos amés &amp;
féaux Con{eillers les Gens, tenans nos Cours de Parle ment) Maîtres des Requêtes ordin aires de notre
I-}ôtel , Grand Con[eil ) Prevôt de Paris, Baillifs ,
Sénéchaux) leurs Lieutel1ans civils &amp; autres no~
JufiiClc:rs ) qu'il appartiendra; SAJ.UT. Notre am.é
D A V l D Libraire à Aix, nous a fait expo[cr qU'Il
ddireroit faire im prirtler &amp; donner au public un
Ouvra&lt;Te qui a pour titre: Précis des ordonnances •
.
Edits, b Lettres-Patentes, Dec 1arattO'/H,
Statl'tts esa
Reglemens, dont les diJPofitions font le plus fou'Ven~
en ufage dtms le RefJort du Parlement de Pro'Ven.ce.,
s.il nous plai[oit lui accorder nos Lettres ,de PnVl. .
lége pour ,e nécetfaires. A CES CA lYSES voulaui

L

OUIS)

PAR LA

GRACE DE DIEU,

\.. ~.

�favorablem'ent traitet l'Expofant, Nous lui avons
permis &amp; permettollS par ces prefentes de faire ilUprimer leait Ouvrage eo un ou plu(ieurs valu mes,
&amp; autant de fois que bon hli [elublera) &amp; de le
vendre, f~tire vendre &amp; débiter, par tout notre
Royaume pendant le teIns de douze années cot1[écu~
rives, à compter du jour de la date des ptéfentes :
Fai[ons dé(en[es à tOUS Imprimeurs, Libraires &amp;
autres perfonnes, de quelque qualité &amp; condition
&lt;]u'elles [oient, d'en introduire d'ill1preffion étrangere dans aucun lieu de notre obéï!lance, comr~e
aul1ï d'imprimer ou faire imprilner, vendre) faire
vend,re ) débiter ni contrefaire ledit Ouvrage) ni
d'c,n faire aucu n extrait, fous quelque prétexte que
ce [oit d'augmentation, correéhon, changement ou
autres, l-tns la pcrn1itlion exprdlè &amp; par écrit: dudit
Exp0lat t: ou de ceux qui au!"ont droit de lui ) :l peille de confi(cation des excl'nplaires contrefaits, de
trois mille livres d'amende contre chacuL1 des C011
, trevcnans, dont lUl tiers à Nous, lU tiers à l'I-Iôtel . Dieu de Paris, &amp; l'autre tiers audit Expo[ll1t ,
' Ot! à cetui qui aura droit de lui) &amp; de toUs dépens,
àommagcs &amp;: intcrêts: A la charge que ces preCentes Ceront enrcgi(trées tout au lon g [L1r le n~gifl:re de
la Communauté des Imprimeurs &amp; Libraires de Paris dans trois mo~s de la date d'icelles; que l~inl ...
preffion dudit Ouvrage fera faite dans notre Royaulue &amp; non ai!lcllrs , en bOh papier &amp; beaux caracteres , conformelr.ent ~ la feiiille imprimée) attachée p ur modéle fous le contre-fcel des pr~fehte'S ;
&lt;1 11e l'Impétrant fe conformer~ en tout aux Rêglemens de la Librairie, &amp; floram t,nel'lt 'à celui du la.
Avnl l 72. ~. qu'avant de l'expofer eh vel1te le mal1uCcrit qui auta [crvi de copie à l'impreffion dudie
Ouvrage, fera remis dans le Ihêlne état oll l·a.p[obation y aura été ddnnée, ès mains de notre 'très4

cne-r ,&amp; f~a.l c,hev!.·li:er'Ch~1tcetier r1~ Y~nëe 'le 'Sieur:
de Lamo.lgnon, &amp; qu'il en [cra enCuite remis deux:
exemplatres dans 'l'lotre ~i!jliothéque publique) un
dans celle de notre Chateau au Louvre un dans
ceUe de notredit très- cher &amp; féal Chevali~r Chan.
cciier de France le S'tear ,de 'Lamoignon ) &amp; un da ns
celle rte 'l~otre très .. cher ·&amp; féal Chevalier Garde de~
Sceaux de France le Sieur de Machault) COL'Il.
mande~lr de nos ordres) l-e tOllt à peine de nullité
des prefcn~c~ : Du corrtenu èle[quellts vous mandons &amp; en lOlgno ns ~e faire j0ii.i:r ledit 'Expofant &amp;
fes a~ans ~~uCe p,lel. nem.ent &amp; paifihlè'me.nt, fans
fouffnr qn rl lerlr [Olt falt aucun trouble ou e11ip'êcherr~ent .. V ~ulons 'lue la copie des préCcat:ès , 'q ui
fer a 11l1pnmee toUt au lon&lt;'T au cO'lUmencemct1t ou à
la ~l1 dudit 'O avrage ; fait 'tônllë p'our dûëment
ûgnlfiée ) &amp; qu'anx capies collationnées pi r -l'un de
nos amés &amp; féaux C~nCeiHers - Secrètaires, foi [oit
aj~ûtée comme ~ l'original. Commandons au prem~er notre HULfIie.r ou Sergent fùr ce requis) de
fa}re p.our l'exécutlOll d'icelles tous àétes -requis &amp;
nece(falrcs , [ans demander autre pe'rlniffiot'l ,&amp; 'non~
ob fra nt clameur de haro, Charte Normande &amp; Let,
.
tIes a ce contnl1res : CAR tcl dl: nOtre plhi6t. Bonné
à. Verfailles le vingt-d~llxiéme jour du 'mois de Jan ..
VIer, l'an de grace mit '[~pt cens cinqua1lte-deux ,
&amp; de notre ~eg~e le trenté-:-[eptieme. Par le Roy
en [011 Confetl. srgné) SAI 'N sr0 N.
Re[~ftré fu'r le Re'giftre d'a'uz e de 'la Chambre

royale des Libraires et Imprimeurs 'de IJaris N).
73 1 • {'Ol. 580. cvnfotmemênt aux la,ncieris R.ç"gle.
merJS '~on.ftrmés. ~~r telui du i 'g. Février 172.}.
;Ii Parts -le 7. M'ttrs 17)2.·
COIGN.dRD , 'sjnüic•.

•

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1

st

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pO! 'W

il

'

•

ERRATA.

P

Age' 1. ligne 11.. ou de , ejfRcez de.

]Jagc2.3. ligne 18.6. OU4.lifez. 16. ou 9'Page 45. ligne 9. 3 I. 9. lifez 2. I. 13. eu 21.
Ligne 10. liftz., 31. 9.
Page 84. .ligne 13. Itprès
17. ajo~tez- ou 10.
,
.
Ltgtle 20. apres 15. ajoute,?:. ou 17.
Page 108. ligne 4. 19. lifez., 18.
Page 123. ligne 29. après 8. ajoûtez ou 15.
Page 124. ligne 1. apres 14. ajoûtez., ou 19.
Page 130. ligne 24. rtprès 12. ajoûtez., ou 15.
Page 147. ligne 26. après 1667. "joûtez 21..
Page 1 6 5. ligne 1 8. apres II. ajoûtez ou 20.
Page 196. ligne 10. 8. lifez., 6.
Page 1.38. ligne 7. après 15. ajoûtez &amp; 2.I.
Page 239. ligne 6. au cas, 1ife z., qu'au cas.
Page 277. ligne 14. 1666. liIez., 166 7.
Page 2. 93. ligne 9. après 6. ajoûtcz., ou 2.
Page 340. ligne 10. Procureur) lifez." Avocat.
rage 3 51. ligne 2. à recours) lifez. à un fecond recours.
Ligne 13. 7· [~rez 5. &amp; 7.
Ligne 27. 18. li!ez 19.
PRge 40'. ligne 31. ibid. lifez 1670. 6. 7~
P~ge 439. ligne penultiéme, effacez. Nolis 8.
Page 486 . ligne ~. après Parlement) ajoûtez. Bornier
II. 2.17.
Aux Notes. page 7. ligne 6. 1705. lifez. 17~3.
s'il y a. quelque er1'cur dans le chifte qui fuit un.
mot de renvoy) il n'y If ~u' Ir, pltrcourir tOUI ce qui cft
Jous II même mot.
~

"
Suite de l'Errata et Additions.
Page 15. ligne 1. confronts) life%, ,témins &amp;;
aboutiifans.
PAtr e 3 1 : A~S~RANCES, plac~%; à la page 38
Ibzd. apres l'art'tcle ASSEMBLE'ES,. ajoûtez ASSEM.
BLE'~S des Chal~bres; ,'VAO]. PARLEME'NT) 30
Page 64. lIgne 19. petne ,aJoutez) aujGurd'hui ils
peuvent tenir cai{[e. nov. 17 08 • '
P4ge 93. ajoûtez- CONFINS 'Voy • .Ajournement I ~
Page 96. CONFRONTS ajoûtez. COl'JFIN5.
P4ge 97. li~~e penultieme 1 6 99. lifez., 1689.
Page 120. "'Joutez. DELAIS à payer 'V 'y. Repy.
P'lige 173. ligne %4. 1735· lifez. 1737.
Page 184. lign,e 1. l'Eglife ajeûtez... 30. Ifoût.
J! age 184. ligne 8. Pe~tecô:e , a joûtez) la converji-61J
de s. Paul 1. 5. }an'Uzer) S. J0fePh 19. MArs.
S. Jean Porte- Latine 6. Mn-i ) la tranfltttion S.
Nicolas 9. Mai, s. pierre-ez..-Liens 1. août,
S. Ruh 16. août) S. Auguftin 2 S. Août) Decolation de S. Jean -Baptifte
août, l,
'Vœu de la ville 1. [tptembre , là veille de ltf
Toujfo.ins 3 1. août.
Pltge 2.°7. au mot IMPOSITIONS, RjOÛ'teZ. ) mais:
elles ne peuvent en établir ni vendre) foit en
,
faveur des Seigneurs que autres.fcvr. 1666.
.rr. du C. 15. juin 1668. il leur eft même
pern1Ïs d'éteindre tous droits,tant de bannalité
que autres conftitués à prix tl'argent, en rembourrant. ibid. ~ arr. du C. 14. nov. 173 o.
l'lige 2. 19. INTER PRETES, ajoûtez. ) c'dl à l'Amiral de F rance à les établir dans tous les Ports.
1681. li'V. 1. ti". 1. Art. ~.
Ils prétent ferment devant le Lieut. de l'Ami:rauté. ibid. tit. 7. art. 1.
Les parties peuvent en conycnir &amp; les nommer.
ibid.• art. I l .
Jls interpretc:nt lC$ connats &amp; aa:e~ mari time$
r.
G'

1

i,.

�a;

Suite
l~Errata ~ Addition~.
privative~ent ~ t~us, '!rt. 1..: ~ans que les at1tre~
(:raduélions pudrent fatre fOl. zbzd. n.rt, 4,
• 1. Ceux embarqnés [ur les "ailfeaux ne peuycnt
~
,
h
d
.. :c?;ocier) ni mém~ n ,en ac et;r es malt~eS, a
peine &lt;.je confjfcatlqu) ~ d ~n~ende arbllratry.
ibid. art 13·
flJf,'~ 24 0 . lig1?c 1-~. 6" ;7. ~eql:lête, aj'~tez.) du
1\

condrpnné.

Z./ "ge
. ,

•

A

1\

3 y.

ajoûtez ,on do~ne ce no~

c,1t-

rJ'~ltrc~a.ndifes q~i, appJJrtiennen~ /tu
pitt ine ou ~ux marmurs ; elles font placees

dans l,'I. chambre 0'" fur le till~c, cr ne pa,yent
"olis que lorf qu' eUes fo~)t ~~ fond dtl VAijJelf~
(ltt
d~~JS L' ~Jtjve.
.
P.y,giJ 197- t(~ n; 27, CQmptes , lifez- Comtes •. ,
p;tfTe 3 15. lit; outcz , POSTHUMES vfJyez HerItIers.
p.(.t:~t 317. ligne 2.8. donne ou deligne, lifez. donn~,
Oll

•
•

•

r

.'Hex

J ~ 6 ~.

\

160. ligne 16.ftprf:s 1680. /JI,)ou:e~,.mel1le pelour
~' ~ co ntre tous les (ujc:ts ~u ,ROl , &amp;
toUS çtab liIfen1el~s) &amp; acquliitlOllS de bIens.

m~ï 1 68 5,
fftgéJ 29), PACOTILLES)

~uite de 1'~Errat4 ~ 4dditian.!.

deligl.1és.

PAge 3 J 8. PREUD-}iOMMES,lifez. PRUD&lt;f.--IOM ..
l\1ES , t5 placez. à 1" pJJge 345.
fa:;e 34Jr' ligne 32. /f,prè$ Cvncordllt ajoûtt'z Impojùions.
.
Page 4° 3, li&lt;
'tfJe y4' après i~id. ajoûtcz- ,à quoi il
a été deroo-é en f~veur des Curés pour les
(hoies d'obl~tions , &amp; antres droits parochiaux
.{rabris p:lr dcs louables coutÛmes. 1 S79. Blois
5 ['·-1}80• .A!elun 17,
1).1ge 42..0. ligne ptrmltie~c ajo{~tez) Marùtges a.
• Mlttinlen 1 1 ~
fage -4- 2..). t!.tt mot TA IL LES Cl joûtcz. , l~s Comm~~
n~utés ne peu vent ni a -ral1chir des tailles, n l
vendre aucun bien avec franchiiè. fe·v,.•

,

voyez. Impofitions.
.
Page 4f1. ligne 8. (!t 9., effacez, &amp; fpecialemeL4~
la l10bleife au premier degré.
.
Pag~ 487. ligne 11. Boniface lirez Bornier•
~/t mot MAR QU 1 S aux notes on peut obferve1
que dans les lettres d' ~re[fion pour ORAI30;ar
en 1588. pour LES ARCS, BEAUCHAMP f!f
SlGOYER , après le mot, '&amp; {es (uccelkurs , on lit
&amp; ayant caufe ou ayant charo-e: Pour VILLE ..
LAURE &amp; COU~~ONS &amp; ay~nt caure mâles:
Pour BREGANÇON &amp; VOULX, &amp; ayant caure
rant luâles que femêles: Pour Buous ,&amp; ayant
caufe audit llom titre &amp; dignité: Et qu'aprè$
les mets enfans n1âles on lit , pour LA ROQUE
~ fucceffcun; ) &amp; ayant caufe adit Marqui[at ~
'Et pour CHATEAULAR.C , &amp; autres fcs ay~nt .
caufe. Et que la dérogation ordinaire ~ t'Edit
de 15 6~. qui à défaut d'cnfans ou defcendans
mâles réunit le' Marquif~t ~ là Couronne) nt
t1i tJn que qu' al/;x feules lettres pour BEAUCHAMP.
Ibid.
mot CHATEAUNEUF LE ROUGE, tj{luez,
,
[es de[cendans mâles, et lifoz, &amp; à {es frere,
&amp; leurs d:{cendans.
{bid, /tu mot SIGOYER.) ejftfcez. mâles 6' lifez,
ft.lcceffeurs &amp; ayant caufe.
4ux m;me s notes page 7. lignes 5. et 6. efJt~cez les
dAtes e:rlifez., 'L8.J~lÏn 170,.6" 10. noro. 17°4(!! ligne 12.. effacez. en 1706t e' lirez. au. 1!J.
4ecclnbre 1704 .

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tES ORDONNANCES, EDITS,~
-

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'LETTRES • PATENTES,

,

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'P:Olzt ; 'e~ '

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,

·

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, Declarations, Statuts- .&amp; Reglemcns,

·,

JOuvent en ujage dans le reffort
: du Parlement de Provence.
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difp()fltio,1t,J~ ,font. 'le plur:

1

A

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,
•

•

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'"

..

'.

B AND 0 N) 'Poye%' ~~pitatne.! 6. Del:tiffèment.. .

. AB B E' S. Les Ahbes &amp; Pneurs conventnds '
aY{1·nt l?âg~ requis' , [ont tenus de [e faire promon-'
"Voir à l'ordre de Pr~trife dans l'an de leurs provi. "
fi ons 1 5 7 9, Blois 9 .
. A défau·t, &amp; d~ ux ans aprè.s " leurs b~nefices font "
il11petra~l~s avec reftitution de fruits, pour être '
ei'nployés en œnvrespics ,ibid.
'
.
) Ceux de nomination Royale doivent' obtenu 'des:
Bulles en Cour de Rome, &amp; les rapporter dans neuf
mois du jour du brevet. Art: 5.
. ;
Ou de certifier de leurs dlhgences an Procur.eur ·
général du Grand Confeil , autrement les reven\'lS '
Il - tnô1'lés. ' 1 5. Decembt'e' 17 11 oc
•
J."

�ABIl

/7 0

En cras de fefus de la Cour de Rome, H [eu! e~

permis de prendre po{feffion du Bénéf.ice" de l'auto..
liré du Grand Confeil. Jum 17 I 5.
'
VO)'. regale 8. blnéjices' f. Grami-ch:ambr8 Be..:-

~1"étes dll Palais .3. conventualit~.
'
ABE ILL E S. Le premier qui a un A'pier, peut'

faire défendre à (en voilin d'ea dreffer un autr.e
plus près de cin'q Gens pas. St~t., 1. Bomy 2. 1.
AB 0 LIT ION. Au' mot Lettres.-d'a'bolition.
AB 0 N N E MEN T. v·o)'. vacations-émolumem;,;

t

ABC? ~ ~ AGE., Le d(;}mmag~ céturé. par ab~t~
dage ,doIt: eUe paye par ,les naVIres qUl l'ont fair
~ fouifeI;c par égales portions, foit q~e , k ca,s a.rlIve. en route, en rade, ou au, port. 168'1. li'T.14
3· tzt 7. art. 10.
Ou- par le Maître feul qui l'a caufé )- s'il y. a de
fa faute', II/I't. 1 r.
.
.. 1. Toute demande pour raifon d'abordaCTe doit
~tre f~rmée 2.4,. h .. après je dommage re~lî, li ~'ea en.
lIeu ou le CapltalDe plUiIè ag,i r. 1681., li'V.., 1. , til.,

,1,2.. 111'1'. ,

~

8~

.A 13 REG E'S d'un , Aéfe. Poy. Notaires 4'.
A B S ~ N ~ ne font l'ele~és el1V~rs l,e tem s' pou.,
a.ppellcr d lln Jugemem ) que lorfqu'Ils etoient hors.
le Royaume pOlU le .fervice du Roy) ou par- fes-.or"

dus. 1667. '-7. 1,4.

'

~~: ~p~l, exploit '. dfidence" comptables

9i

re ..

'1uet:s·cz'Vzles'. r. officzers.3_. dûais l. change 2,',..
martages 4· tnquants, tnfinu,atio.ns, 2.,.
,
~ ABU S: c.0mravention, à une loi de l'Egli{e' ou de;
1 ~tat" do~ etre relevé par leu-res d'apel p'rifes enChanceJ1.ene) , contenant les moyens d'abtls., dal;S
une confultaclOn [ons le contre [(c"l r
,
.
d
d
..
t
ugnee au
III 0111 s, e eux Avocats mars 1666
() C
li?
r;
., :
.. l • e que nous
J ervom , quozq,tte 1 Edzt ne nous ait pas, été adreJP~

~I' ~~~ .ç~»rS ~ç !,e~'t~t lC:(;~~yQi, au,u.n

atltr '

ABU

tr

1 des Ordonn:1'11CeS &amp; J ugemens des Juges d'Egli.

fJ~

ne ceux qualifiés comme d~ A:bus,. A'Vr. l~ 95· H.
doivent avant 1es 'receVOlr en, e~'a~nne~ 'les
Ans errforte que 1" ordre &amp; la dlfclphne cede.
fUoy... ,
.
..
'1 . ' ·
d'
&amp;
ftaftique n'en pur~~nt eue a ~eres , "111 reta~ es, .
ne l'autorité legulme des Prelats &amp; Supencurs fOlt
q
·b 'd
.conrervee
1. t •
'
J
~. L' al'e1 comme d'abus n"a ,aueu,n e'~et. SUSPF.NSIF,
lP Qur ,tout ce qui concerne le ~erVlee ~l v~n ? a!'t: 3'0
flour 'la fubfifiance des .c~tes &amp; Vl~al[es, ,bJd~
Four la clôture des ReligleuCes. Ibtd.
•
Poux 'la correétioll de.s R1œ~rs fx ~out ce qUi
t Ol1ce.rne la di[cipline ecd.efialhq,L1e. lbzd.
'l)our les Ordonnances des Prelats dans le COurs
de .leurs vifites) ibid.
~
~
~.
Pour un refns de VIS A a CelU1 qU1 na. pas voulu
(iO'ne~ pll'remeut &amp; limplement le formulaue, ~u Iecgnnoît.re la Bulle UNIG'ENITUS c.omme un J~ge •
ment de~l'Egli{e l1niverfelle en m,at~ere ,~e d~8:nne,
DU 'pe,rfifre d~ns fon ApPEL &amp; defobedIanee. 24M;t.,ys 173°· 6.
bd.
En t@us lefquels cas le,n:oye~ ~a us ) Olt ~re re..
jeué, &amp; expreffement ~lfil11gl1e, dans ~ Ar,r et, .
Glunes moye.ns où il ferOlt dedate y a'VOlr ab~s" t ••
3. Les Cours doivent ptononcer ?u ny aVOIr
-..bus, ~ a'V9ir été abJJ4rvenient proçede. Avr. 16.9 5..

'ft

1

fi

te;

pourl nom
..
en ce cas a, l'E"
ve.~\Ile
~ 11.~
. l J ,ou au SupeneuI d
ecc enanllner 'u n autre Offi Cla
"l
ue de l'Evêque, s'il a lui- ~~rne pro~~ e, ou s 1
; ,a " .des ,rairons d"une [u[plclOn ~eg1t1me contre
lui) ibid. Voy. aUx notes..
d'exe
pem-ent fane DEFENSES
,~
4 . Les Cours ne
~
d'·
ent decernes
pal!
cuter les decrets meme
a-)our.nem.
'
r. "
leli Pnf9 011lcrs 1an~
0
r'f: S Juges d'EgliCe , ni élaroir

,;1·Et

RE'NVOYER

l

;iJf01I 'V\î

les

,har~es.

"I.rt.

4 G•

�~2

ABU.

.

• L'appellant decreté de pn[e de corps) gUl au ,.
.5t ob ten u des défen[es, ne peut en 'con(eguence
rOl
"
r.
b ' 'fi
.f l
faire aucu ne FONC"l'.10N ·r1e 10,11 e~le ce ~ ;-n.~n1i~ere jll[qu'à ce q~Je, 1~5 appel.la[~ons· ayent ·ete Jugee~
définitivement " IbId. Voy. 'Vira :z..
,.
. ~
6. L'anicnde du fol appel Ad! de 75. ltv. \&amp; / n~
peut être mod~rée. O~ peut meme conda~ner a un~
plus fort e) [Ulvant l engenœ du. cas. 1'5;9. Btot s
, 9 . Avy. 1 6 95. ;7· VOJ· 'Vacatlons ,of· ..
'
5 A C ADE MIE
Eta.bliifement d'Ulle Academie
à Marfei1Je) èom1"üfée de viogt Academicici1s.
Août 171..6.
A é CE D I T.Au mot defcetrtes.
_ ACCEPT AT 1or-.j S, 'pory. donations, Ch,,'J,1ige

S:

1

'&lt;1;. ]u[es-conluls 7,

.

.

, ACCOUCHEMENT. Voy. recelement , exome 3.
, ACCUSATIONS ET ACCUSE'S. Les ' a'Ccufa.' -tions ou plai?tes fe forment par requête ~u par
. cxpolltion. 1670. 3. 1. {9'" 2., Voy. 8xpofittons.
Les accurés ne /ont 'tenus à tf·ucune CON SIG· N AI"
. 'T 1 O' N dlAmende, fi ce n'cCl: qu'il s'agiffe du peüt
", criminel. Reglement de ' 170 3. 110. Voy,. procès ·I ..
, . Les "J~ges , ne do'i~ven,t ·rien r~c~~,oir ~'eux P/~y
leurs drozts , pas meme"- pour les lllterrogatoucS(.
1670' 14. ' 16.

Voy. (rimes, appels-,. confeil , feriats , " Commu.nautés, droit par les" charges, 'p"iformicfs, incompétence ,faits juftificatifS., tranfallions, impuberes ~,
- procès criminels. provijions , cOlr.plices , retelcmens.,
- mort) curateurs, informations. acquiefcement.
AC QU 1 ESC E MEN T. Les procédures v.o ...
'lontairement faites après l'appel, ne peuvent êüe
. (Jppofées à un accufé comme fins de non rece~~i1:
',fDvers le même appel. 1670. 15.;. Voyez nUl'
,Jfot.es.
1
•
. Pur. If.-ppel. 2., pr{H't'i P'" flmoms
5.
.
' ACQUlr~
e

ACQ
A-CQUITS. Pby. billets •
,aCTES. V~Y-' . Notaires) minuter.
.ACT-ES de refpett. .Au mot Mariage! ~;
ADJOINTS établis en Pro.vence , t'at\t E~ur
tes enquêtes que pour les informations. Mai 157'&amp;..
Supprimés. pour le~ enqu"êres 1667. %. 2., t.:z..
Prohibés aux Informations 1670.6. 8. Voy. Soldatsf.
Ceux rétablis en 16 74. &amp; 16)16. fupprimés. S.
No'V. 17°4. No'V. 17 17·
ADMINISTRATEURS ne ' peuvent rien rece'foir de ceux dont ils ont l'adminiCl:ration par Do ..
nation ni Teframel?t , pendant le tems qu·ils admil1i!l:rent. 1539. Vilt . 13 1 • Fev. 1)49.
Voy. Tutl!urs, Comp tables II. HôpitauJI recu~
fMio ns 1. 'vocations 3.
,
.
, AFFIRMATIONS de - voyage) [e font au Greffe
établi à cet effet. On y affirme être venu exprês
l'our le procès. 1667. 3 ~. 14·
..
Le fé'j-our l'l~èll compte que de la ug11lficauo1\
tle cet aéte faite au Procureur ac.lver[e. Ibid. v~!
t

féjour.

.
·Sans que jl1filu'al-ors aucun ' voyage p,udfe . entrer
en taxe J à peine de 3°0. liv. d:"amend'e ~ 12.. Mârl
17°1.
1. Celui qui affirme pour un au~re., d~it êtr~ cha:.
,g é de fa procur~tion exprelfe) J. mOIns ql1ll {Olt
fils . pere) man, femme, Frere en commQn) 011
il\frocié. Reglem. de 1'6 71.. tit. des taxes 1.
AFFICHES. Voy. défaut l.. 'Vente 2.. -domaine 2..
AGACHONS. Au mot termes.
AGE. G;elui des PréG.dens des Cours, 40. ans,
join·ts à un fervice de 10. ans en qualité de Confeil 1er, ou Lieutenant géneral) cu A'focat de reputation, Juillet 16'9.
Qui ait plaidé pendant
Lt.â~e

.

~

2.0.

an~. F'vrier 167%..

des ConfeillcIs des Cours 1 15, ans coœ"!"

.B

�,
AGE
, J4
r68;. ,
PIets. s Novembre
D e Gens
. du Roy -des Cours&gt; 30. anS. Juiltet

Février 1672.
. ,
. Des Sén'échaux 3 o. ans, a V'e~ la quallte de Gen~
'lh meayant[~rvi. 1579. BloIs 2.63. Mars 166 9.
tl 0111
,
h a l , 3 o. ans. 1 579. BI.01$.
de
Se
nec
lemcnans
D es L
ff
"
Cours
'ils
ne
rdrortillent
p~s
nuement
aux
Et
S
1°7·
,
i7. ans. 30. Dfcembre 16 79.
Des Officiers, &amp; Gens du R.oy des SIeges&gt; 2. 5'.
a ns. ~ 579. Blois 107,'
,, '
.
Des Lieut. des AmIrautes) '1. 7. ans. 1 fi &amp;I. I. 3. 1.
'Des Conf. des EcheI.duLevanr.30.ans.168I.l.9.1
Des Notaires &amp; Serg,ens ) 2. 5" ans. 156 o. Orleans
16 6 9.

1

f

•

li.. &amp; 89 .

. Des ErudiaAsendrQit,.I7. ans. 17. Novembre
1690. Voy. Unive1jités. ,
Des Prélats &amp; Bénéfiçiers. Au mot Benefices.
Des Religieux &amp; ReligieL~[~s. At'" j'not profeJfùm.
Pour les Qrdres EccIefiaChques. Au mot Ordres• ..
: 'ÂGENT de Change. Au mot Cmfatl-x. '
AGNEAUX. tellr elli,rpation. 4u mot Fruits.
A YDES. voyçZ" Comptes, Lieutenant 1.
, AJOURNEMENT à fins civiles, ft: f,'lit devant
tous-Juges, fa·ns commit1îon ni mandementJ 1667.

Imfimple EXPLQIT LIBELLE' ~ c'eftà -dire, joint aux piéces jttftificatives 1 guand, même
le défcnd~ur [eroit domicilié dans LIn autre rcifort.
2. . 6.

oz/~p.par

Ibid.
Et ne [eroit aprellé que çomme garant. J 66'7 .
8. J. Mais dev~nt les COURS, il faut pçmr cela que
le demandeur ait droit d'y. p!.ùder
en preJ,11iere ü~r· ,
'
ta. nce . 1667. 2.. 14. ou I2..
1. Les Piéces [ur lerqueltes la demande eft fondée J i
doi-vent être lignifiées dans le même cayer dè l'expIpit, fans quoi ,elles n'entrent point en t~xe,
t667. 1., 5'. oli 6. '
"

AJO

n. , "'E
~L" ~ F, ~ 1e l'le,l1 ",&amp; l{!S confron1J
ts
~oiV(l~~.{ etre deli~nes. 1667~ 9. 3. &amp; ,4. ,à peiI)~
En

ma

t iere
", '

, de Dlllllte. 3· ,~~ep~rable ~})ant le Jugement.
'
1.. ' Tous , ExpJ~lt~ d'AJournelùens doivent êt're
SIGNE'S par l'01ficter ,à .l'~rîgi~~al &amp; à'la copie) avec
cxpr('~on de. [ou, domicile . &amp; de la jurifdiaioll où
il eft 111:1rhatflcule. 1667. 2.. 2.. '
,
Et du. 1om1c~le.'&amp; qnalité de la Partie, à'"peine
de 1 nullIte &amp;: 2&lt;?..
d'amel!.d'e., Jbib. voy. Reçords.
3· Ils dOlVeBt etre lignIfiés a 'p~r[onlle ou à domicile. 166.1 .. 2.. 3. Voy. Exp~oits.
.
Ou au pnnclp3t MANOIIt , s'il s'ao-it des droits
iilr un Bél~éfice. !bid. .et tit. q. tf~" 3. ou 20.
0\1 a~ heu d:, l exe.relce d'une Charge) s'il s'agit
des 'droIts.de 1 OfficIer. 1667.. ,;2.'3.
, si l'Officze~ n'y a 1 aUCÙn d~lnicile établi, la figniftcàti{)",: pe~t ~tre fditè~ à.1!n Greffie~,' C9' à~ défaut,
Ft cp/Ut qUI fatt les ;/!xped~tzof~' , .
.
, .. Voy. Exploits) difaut, HuZJflers, Sergen$' ) délais,
..Records, ,Readjournemem ; Garants, domuil.e. ,
AJOURNEM~NT Per[onnel) rend l'Ajo'tlrnf.
inte:rdit de to~~e.~ )l fonttionpub,li-que.
1,670. 10. I I . ,
~
1-,
•
Mats non a Dtvmzs. .
"
'
"Bornier) lb,'id: a,rt. r. prétètid &lt;l'ue l'Officiér ajour-'
llt rep'ren'Cl \[ès, 'f?l)éÜOllS d'e pl eiti 'dro'it lor[qu'il a
rfpondu: C~eft wne erréur; il ' doit demander er
obtenir /on rétf!lbli/fe me i1t: il J a même des cas où l~s
Cours ne peuvent rétablir [tt'fJS 'Voit les charges.
Les Juges [ub~Jtel'1?es doivent exprimer le titre
' de l'accù[ation ' d~ans &lt;tes clectets (i'ajournernèl1t ) à
peine d·int~rdié1:ioll. Decembre, 168'0. \ .
L' AjOl1rn~enlei1t per(o'nÎlet doit être çonve'rti en
prire de corp's " faute par le ' Decreté de s'ê'trc pre..
[enté dans les délais des Ajoumemens civils. 1670.
10. 4. L' o'n ne peut inftruire la contumlJce contre lui~
Fjfi-'après cetto' converfiqn. Voy . .AffignéS, decrets.4.'

11;,.

l

•

';

.

,

.'

.

•

"

..,.

.

,

1

..."

'

1

,

B i]

�•

~6

•

AJO

les Cours ~ ne .péuvent en (qrreo~r re~écutiCJL1'
f1o'aptè'S· ~'voit ,v~.les ,c~'!lr~es &amp; lt~for,ma~:lO;ns , .lor$
'lu'il s'~glt ,cle C~H~l~ ! ?e":f'a,~x ,, o~\ d~ 1n:alv@, r[atlO~1
d'O$.ti~fs; ou 10rfqu Il y l a, des €~m,p&gt;llces. d~cretes
-de prife de COiiPS, né-ce.mb"e ' 16 So. V~ '. filour. ,
1\TX. CÙ1'lnrrllation de tons les pnvll,eges de
les IJabitans, nov. 154-7. juil.' a~6o\ ao.ut 1610.
Ils Ont le droft 'de lignerar, .&lt;fft-~~.dtre,' ~()U.1tr tl.u bois l~ur leur 1f.f~ge" Cll1t} henes . a J c?-tour de la VIlle) nonaofiant tous oétW.1S" faItS
aux: Seigneurs, ,yoifins.. IS" a'V"il 1477. Voyez..
/lUX note s •
,
, Ils font exealts de &lt;;{roit de Late ) S~attlt
,le là)2.. &amp; de tous droit,s de peage', reIde ,.
impoli tion~ C&amp; reves, dans toutes l~s place~ dl!
. c!o~ine de , Provel1ce~ , S!FU. 'Moufg. p. 449,.
2,

t Maffe P"

11f, . .

'

1\

•

l'f'(

,

E.t nommément ,au 'droit ·de çha~ne a
~St. GÜllés. ibièl. c'cfF Z'ijte du Ma!tigueJ.

'Ille

' _,

Ses Confuls jugent fouve.ramemen.t eI~ma­
tiere de Police, j,u['lu'à I~. li V" ,o~ ~'Vrt~ 16I ,:t:
Ceux qui [oùt ' en charge" ' l~e :J?~u.ve~lt ,,~n a~­
,;;un cas être. établis, [equeUres. ma,~ 16) 5. . ,
fauxbourg St. ; Jean do.s d~ns: l,a Vll~e,
'-à 'la di1i a ence ,de l'Afchev. d'AIX, jan'Vt:er.I646.
AL
ENS. Voy. prifonnier s 5... pro'Vifions,
Marchands 3, Hôtes f5f Ca-baretiers.
"
AL LIA NeE S. AL LIE' $. Voy •. deg:-e-s e'Vo-tations ' recufations.. 2. Ojfic,iers d,e Jufhce , Ar'~it~es.' .; . Op1fA{Onsr 12., .objet/J , ' .:
..
AMENDES. Ç~lles , d.u fol , ap)pel , doacnt
~fre " C~N,SIGN'E'ES iuf.qu;~ l~. Iiv, devan,t les
Cours avant toute pour!iüte. ), &amp; l'on dOlt .Cl~
faire (lgnifier la quittance à peine de null1te
tIes procedurcs. août. 166 9. 1
A l'exception des querelles pour crime', Re~
,

1.

).. Le,

LM

Jo

\

AME
glem ent ~e 170~ • . l~o, Voy~~ J~,O.c'è-s

i.

, Les Cours p~u~ent M9D~RER les 75. liv, de
l'amend&amp; dü fb.l ~ppe1 jl1[q'u'à ,ù , Ev. pOl1r de bOl1~
1ij,Cs confi dera t .lO ilS. Août 4 16.6 '9 . 2. 4, ma,r S J 67 r.
Les autres, Juges, en. ~èrl11er reifort &gt; pehvent
la moderer a 6, 11 v. tbtd.
Les arbitres n'ont P:t:s le , droit de condamne,.

à l'!Amende. '

.1.,

n nJy :, a~, que

l~s ~ours Sou~erailies qHi

pudIent 1l1et~re les appellatloq!i

Yill.

Il.8.

'.
,

•

AU l'UANT.
"
."'

1) 3'9-

1"

En ma'lzere CRIMINELLE' , la tondam'I'uttion
à l'amende ne s' execute 'folidairement que lorfque'
1.

" le Jugement en fait mention, t5' li SOLIDAIR'E
(Je Je fupp!ü pas J quoique BiJrnier , dife lç conttt1;Îl'e. ' 1.,6 jo. 1 1. ~ 6. au ~~ot en .,confignant. ,"
3· il. eft- j!!! regle , que tes creanciers font prêfera'bles au' 'Fermier des amendes ,..1ç Roi n'a' même hipoteque" pour les alTIendes que du jour de
la condamnation. 13. juillet 1700.
C'eft par . c,ette ra ifon , que les Amendes ap~
partienl1elï,ta~ Fe.rmier 'd~ ,ten:s du, délit; lorf-qu'elles lfont etabl~es par la loz ~ lê SrMut ou l~
co~tume, f.9' 'dt" IFenhier dù 'J'oUr dè. la Sentenc~ ,
LorJ'tu' el! es fom !,:ybiti aïr es .
: ',
.
1 'ees Fermes torit pro'l\ibée's à: ' tOtls 1 Officiers de
J

Jufli ce • à peine' de '''' pti'vatioll d' office. 15 79.
BlfTÎJ 13 i .

"

,

.
mot ,les {om-

4· Bornier 16 70. 13 . 19. au
. 'mes ,', ob{erve" ,que , 1 o~ '~ , quelqqefôis . conver:oti

. d'office une pe~n~' pet,uniJ~re en , p.~ine , corporel.
le. nI! moriatur in car ceribus, Cette , c(}nfiderat iO/J n'eft pas d~ notre uJage.
,
'
Voy. dommages er 'inferéts, al/môn,es , ceffiom
de biens. 2.
f\;.\1ENDE HONORAB~E. Botnier
~

'B' i j

�AME
après avoir dit. que çeloi qui rduIe
à\"o,béili à jiJftice [ur l'Amende Honorable" peur
errç condarI'lllé à pl~s grande peifle ,,' ce qtti cft.
prai • ajoûte) mêine au dernier . [uppIice" ce q.1û:.
fla aucuh fondéme'nt.
.
YOJ. peines.
'
AMIRAL. Voy. Naufrage, P"aiJ!èvUtx. Prifes•.
AMIRAUTE'S. Cqn11.odTenr pfivativement i
tous Juges, même a,ux ]uges.lConfuls des .'alfurances &amp;. de tous ' CONTRATS MARITIMES. , 25) •.
juillet I. 679. 168 l. l. J. tit. 2.. ·art. 2..
•.
Quoicj;ue [oûm.ifIionnés &amp; nÛ'l1obfilant toute
dameur. 2. 3 ~ j uillet I 638:. .
,
De tOl!lt · ce qui concerne fa confhadia'n. aviêtllaill(?ment .' vente &amp; adjudication db Bât.tmens de 'Mer. 1681 •. fh;. 1.. tit. '2. ' art" 1.
Des mal ver{atio·11s des Co.n t!rutkùrs dans, le$
lieux où il y 'a f,11aî,h ife. art. Il. .
Des Priees &amp; de touus. avantu.res de Mer.
Art. 3.
, ~~ la Ddivra1'lce dCi:s , effàs dd aiffés: dans le~
Valileaux par CCLIX CJuÏ! , m~l1.rent en Mer., art, 3.
2.5·

., - _ A.MI

1.2..

;havres
" !Y~ tOt)s
. CRIMES ,conums
&amp; nvag~s . ar.t.
IOL

fur Mer

l

ks po-rts.a
.'

. Des Lettres de renûJ1d.an accor3ées. aux rotunC,rs pour mêmes. crimes.. tlrt. J 10.
•
De; Mont!'" S ). rev~es &amp; délits. des G.ARDE cÔ.
'rES etant fous les a.rmes~ arr. 9.. .
.
. ~e la P:~scH.E.e!1 ,Mer, ~ta,ng.s. faMs" &amp; em-

bouchures, des. nVIJfre~' , quGtllté d'es: rets &amp; fil t
l'e,n te IX achat' de poitou dans. les" bateallx, &amp; ([u·~ te~
gr~ves &amp; po!t~ Art. )'L
•
D:5. d'ollHr,a'g es reyûs ou c~ufes aux Pe{cheIie-s J
. ~l.~HS" &amp;: autres &lt;?uvrages. Art.G. e' 7.
. ' De la cOl1fervau?n, profQ.ndeur . ~ nçtteté de$:
, ~rts &amp;: Ra.9Cs. .du. 1..
t
,.

y.~

.

De~ drOIts de l'Atnll'aJ pour Icfq1.1ds. leurs JuO'e~
b
]Il~ns ~ont exe~utes. PAR PROV1S)ON. .Art. 4 . .&amp;
iit. 1 13. art. z&gt;:
_'
.
. De toUS DROITS: IMPOSE'$&lt; fut Pefcheries • poit:
fons de mer. marchaL1dites ou vaifIèaux fartant: d'es
Ports) ou y entrant. Ti,t . 1. art. 4.
Des· conte-fhtions entre h~s Cènfols François. dit
Levant, &amp; cl' Afrique) &amp; les M.arc~a11ds., lleCquel-les
font portées.à t' ~.miraL1té d~ Mar~111e. Tu. 9·. art. ,19.
1. Les PartIes peu~en.t y. . Fl~ld;r e9)!t'OpE~ fan~
, 1

l

"

être' ohli:P"ées
à fe fè~-v1r d.u . l11Î:nlfher(.!
D AVOCAT lU
o
.
de P'R OCURE OR. Tit. Ii'. art. 3.
Le's ]uge'1'lleL1s y font defitlitifS' &amp; [aIlS APPIL
ju(qu:à 1), O ~ ,Iiv. Tit. 1'3. art. 1. ..
.
Et execuWHes. nO·f10b.ftant APVe!. en donnant
canÜ01'l, lo,rfq~ l''étppel n'en a pas été re'leyé
dans {ix [emaines. Art. 4.

_

.

'.

.
2.. Les Jugérrt~11S' reri:dtts ' en: m&lt;tüere: de vente
&amp;: a:chars de V àl-ffeaux) fréts. ott 11ohs) loyefs
de Matel0tS.,. Affùrances." 'Gr'OJfes avantnres Cliln,.
cernant le co.rpmerc·e &amp; la Fef~he de la Mer )..1011 t '
. cxécutoin~s par Cor:ps. Art .. 5: er . Mar~ I~'73,': 7·· %.;

3. Il eff défc?-du à ·tous }es OffiCIers de l Am:raured'exigët du poi'ffd11 dU l~:r~r:~nm, ~es , ~?t1~ ~r~te:xte~
,d'e payell1Ôlf ~e leuts dro!Lts ) a p'~l1'le cl. :t1terdIébdn
, &amp;:de 5°0. Ii",_ d"amende. 1681. hv. X. tu. ,. an. 9 ...
,

VOY'-

JI

age.

.

,. .

AMORTISS,E MENT. Les Ecdefr·a~lques ne' peu.-.
",em confeIV~t ~:aèunè'S' remés l'ri votfe1Iions à-anc~Ill
. t1tte ' . f~l1sl·tet'ttes\t' A-mo'r'tiflbnel)t ,; ~ fo'n t i.e.Îl'liS
de le~ ' mèttrë'ho~s' (fè~ le'llTs' mains fans. fntud'é ,-dans
un an. 6. •. Oétobre 1,38).. e' 20". 'juiUe't t 531:· ,:
Le 'droit ft~t d&gt;-abord fixé &lt;tu Tiers de tettt wl~ur;.
Oit. t4 Q 2.. · En(uixe 'au tiers: ponr .Ies; fi~fs. &amp; bleillS
,
. 1(., &amp; au C'mqtuemc po ur. ceax
nobles
doma11lau
• po~ed'és 'en rot\U~ '~i)' frJ:tiIfJi~-fiçf ~ dQ:m~!lU!., i~
Juzllet ;I 6 8.p;,
'1 ......

�2.0

A NA '

'.

. Au Sixié~1e pour les térres el; roture tellt1ës en cen..;
li ve des Seignelfrs cenficrs , ou féoçlaux. Ibid~'._
r. Les Hôpitaux &amp; Hôtels-Dreu. où . l'ho[pit~Iitk­
eft aéluelleme11t exercoe) en ront eXelUts. ibid ' ë4. Oéfob,'e 17°4. 1 1.

' •

. ~e même qll~ les Cha~el1enies &amp; Legs pies confrItu'es [L1r des bIens [oumls aux tailles, &amp; aux deci.
m~s,

20.

Oéfobre 1581. Voy. main-fJJorte.

,

ANATOCISME. Vqy. Intcrêt. .
ANCRAGE. Voy. Avaries 2.
.
. "
1... ,ANCRE.S ti~ées :d uJonds de la mer apparciellne1&gt;lt
a ~eux qUI les. on t tirée s, fi , elles ne rent rec1a.~~es ?eux mOlS' après la déclaration qt1,i en aur~
ete .falte. 168r.lhJ. 4. ·tit.,. art. 18.
S:,.re'l1?S [ont reclamées ) le tiers en' appartient à
CdUI qlU' les a tirées. Art. 27. et ~n outre le$f.rais
du fau'vtment~
,
l , . '
A~N.E'E. N'a conl1uenaé en France au premi~r
JanVIer que par l'Ordonnance-de Rou1Iillon 15 6 3
39. Elle. commenfolt a~paravam ~ pâques . m;m;
en Provence.
'
ANNEXE des BulIe,s. &amp; Refcripts Apoll:oliques
au bl'
Parlement
'
'' - de eett e p
rOVlnee,
eft fi1 confiamment
~~a le, que le Pape Jules IL demanda au Parkmenr
~~nexe~ des proviGons, pour la Prevôré d'ArIes
~u li avolt accordée à [em Cameri~t. 1. Juillet r)o/
ln ...Autre [e~l~lable demande du même Pape pour 1;
eme Prevote. 2. 3; Avril 15 10•
Autre du Pap,e Leon X. en Faveur de .[on Vicele~at: Horta~u.r requirimufque ptflternè u/ • •••
·.debzt.e executtom demandare permittatis
~O&gt; fi,nczat,zso
" . \.
\
,
V
~r. Sep t em bre i'p4.
Le Parlement ~près avoir obtenu l'abfoludon 'des
cel1fures prono~cee,c; contre lui au Concile ~l'e Lat~an, Jei( 8. a l'occ~fion dé l'Annexe , prefenta.
1

~lyers ar~~çJes de [upphql;1e ,a.~ m~!?,e P,ape .Leon X~
, ..
.
"

\

~

A NN '

1t

il' dern~nd~ d~n~ ,le preMier, qu'Il lui fût permis

d'annexer ln(hai1naem.e·~t totl\S les Mandats Apdfta_
li.ques , fo~s , ".r~.' CO~'}(htlO'h q,~e l'Annexe fe fer oit
[ans proce,s 111 cltan?'!.1 de parne ou de 'Ptocureut , à
moins que i'e pourvu fût perfonne fufpeéte au Roi,.,

ou notoitement Î1Ycapjible , . 0\1 qu'il s"aglt de caufes
très-graves. 1 auquer CaS il feroit petmis de conful~
ter le Roi &amp; ,d'attendre un fe~ond Mandat Apofl:oliquG:; la réponJ~ à cet article eR cO,l1~ue e'n ces
termes: ConUnttl/bitiU'r SKnéhffimus Do'minus n'ofltW
d~ A;z,nexis) 'er' quod in omnibus ~ finguli~ aliis
Jupradirtis expeét,etur fettlnâtt juffio. ,MéfYS 1 S i6·. "
, Il dl: dit élans "f'Ortlo11tî:ïnce 'de 'Pl:bvence ) .que
la conceffion. des Ann~xés-, conccrne 'g t,and'e'm·eflt
' l'autor-lté., püi~~n~e , ~ -pfée:mine~'Ce 'du Roi &amp; le
"folllagc-'me1'lt -de r~s 'ful'éts -. &amp;--tfe "doit p-as 'ê'tte aé..
cord~c: lor[qu'fl, e(ot ~u~ftion ,d?- ,~~~·c 'i:,ntet~t: l Ote.

''ïo"bre

ïf;'~ :

3: ''30. '

J.U.

".1&lt;.

-

1

Les Lettres ., Mandemens, Bulles &amp; ctiltr~!
' l'iece-s ) .Üo1.vebl ~t'~e .~nrégi1héè'~ Îa11s a\lCUn ' (lro~t
Jc' 'Gfe''ffe n:i.e':x:pediudn' , è&gt;l1tre ce ~11 'e1t lax'«.
4bi+ };!q,us 1Pfjtlb~s. iJ~NcARr~ ~ 'l~rPâ~n hM des
' béMflch qui coMle'rJt 'tette ·tptx~.
.
Confihna'tiol1 du droit d' .,Annexe, &amp; revocaüdn
d'un Arrêt dû Con'feH 'qu~ 'e-n avoit exàpré les Bul~
les &amp; provifi.ons de Benefice. 2.1. Novembre' 16)3.
2.. Les Burles) brèfs &amp; re[cripts de la Cour de
Rome &amp; de 'Ja Legatiol'l d'Avignon, 1le peUvel'l~
. être imprimés [ans y '[foire: mention de t'Annex~ ). a
peine d~ . 300 • Ev-. d'all.'ienôé. ReJ)irment du .4Mars 171'7.'
.
,
~
Ahtrè. à pdne dé 10.Oô,. liv. 18. fépt" 173 %,.
3'. L'Arrêt d'Annexe !dolt être [ctHé' en Chancellerie. 13. Mai 1670.
.
Sans quoi les Juges ,d'Bghfe ne· reUycnt executc:r,
1.

.aUCune Bblllc.

I~M.

�A'NN

il

ANNOTATION de biens
ANTIDATE. Voy. chang;

?~

~:"

perquifttion.,
AN~ICIPATION. VOJ' Appel 7.
'
APPEL. En matiere Civile n'dt plus
lo1{qu'aprè~ 3. ~n/s d~l jour de la fignificati;~ced:bJe'
,Sel;.tence, Il a ete faIt [ommation d'en appel1
a
qu Il s'elt encore paiTé 6. Mois. 166
er &amp;
Voy. aux notes:
',
, 7· 27· 12.
Le terme
de 3 . an S Cu
Il. d
' raveur
{"
, de l'E
lÏ(
d
ou bI c cn
g 1 e, es Colleges &amp; des Bôpitaux J,' 'd
•
. le ~ucceiTeur à un ben~c
" oz.
,
ce qUI rdl:e des fix. Art
e 1 a un An par-deffns
L h "
.
, es entIers Ont un an par-deifus ce
. 11. dl'&gt;"t"
troIS. lbid.
qur-.reue
_ Le tout tant entre prefens
'Abfc
'
.'
. é!J.ue l'abiènce {oit .h,OJ;S le R qu
ens, ~ mOll1S
, du Roi. ".Art,. 14. :', &lt; ~Yiaurne pour Je {ervÎce

1,.

'-':&gt;

1

.

Ces

délàis

,drt. 16

.

ne 'coiir~ni JJ.i~'
.,
pOlUt

&gt;,

1...

• \'.

-

~ontre l~s MIneurs
l
'

,

""-'.

1(

Les Sentences ont ~ . . d Ch
«ju'elles fellt rendues en dOlce. e (fc0fe Jugée, lorf..
l..or{qu'il n'yen a . ermer re orto Art. 5.
Lorf(que l'ap l " FI°Int lappeI. Ibid.
,
,
pc n en cft pas
bl
'
'
cement, laps de rem
receva, e par acquiers " ou peremptl
,
2. L'A ppellant dl:
1ft
'on. 1b'd
t.
chefs de la Senten r prle ~ me con [euttr à tous ' les
' c.
r
ce lllr clClucls il
gnefs, lans e[poit d'
~
ne COtte aucuns
1)39. Vil!. COtt. 114 e~ ~tle relevé. APrès l'Arrêt
, 3. Le Nonobll-ant'A ~. aux notes.
lIeu ea mai:iere [0 pp~l en donnant caution a
aux' Requêtes dù p':'l,m,malre jufqu'à 300. li v~es'
a aIS. 100 li
'
,
'
.
vres, a,mc Sieod
4,0, l,Ivres, aux Jucr",s d
1Ivres,allxJu,.;rd·,d?
' ~ .. " es Du cles.
l &amp; Paine
"
b
•
~
Eleét'
:v~1011S [ubalterne 6 l '
.,. l ) •
l~l1S &amp; Grel11ers à Sel
s. o. Ivres, aux
. EtaquelqucfQmme
. 166? 17· 13.
de provifion ~ .lori
que ce fOlt , s'il eft quefiiou
'lue la demande
efi liCo n~leelJr
.J
fi
"
,

1.

&lt;

l

.

API;.

.

23

contrat, titre " ou condamnation exécutoire. Art
14- e5 {5. , Et jufqu'~ ~o~o. live feulement,
elle l'i'y eft pas Fondee. lbtd.
En J uri[diétion Conf111aire) lorfque les Sentences font fujettes à l'appel. No'Vcmbre 15 6 3. 16 73.
I l , 1. Voy. Arbitres 2••
Pour Sentences Arbitrales en matiere d'aifurance
~aritime. 1681. 1i-v. 3. tit. 6. art. 74. à quelque

6.

Jomme que ce puiJfe être. , , En matiere de Police) a quelque fomme gue la
condamnation pui{fe monter. 1667· 17. 12..
En matiere de Dîme i S80. Melun 29·
En J urifdiél:ion EccléGafliqne ) lor[ql1~ la fomme
n'excede 2.5. liv. &amp; qu'elle dl: dûe par lm titre:.
1579. Blois 62..
'
\ 4. Le NONOBST ANT Appel, fans donner caution,
a lieu en matiere de recufation 1 66 7.2.4. 16.
.
Pour la recréance d un Bénéfice. 1667· 1 5· 6. ou 4·
Pour l'exécution des Ordonnances d'ua Commi[..
faire en defcente. 1 66 7. 2.1. 7· '
Pour les proviGons d'alimens &amp;" medicame:ns ell
matiere criminelle. 1670. 12.. 8.
Pour la perception des droits doma.niaux 14· Ma;

"

A

1

L 1.

1 •

17 1 7.

En matiere de Voirie. ibid.
Pour Gontefrations entre les Curés primitifs, Be
les Vicaires perpetuels. 15. Janvier 173 I. 13·
Pour les Jugemens des T réCoriers Généraux .. '
.A'7..l'Yil 1 61 7.
' ,
., . ~. ' Les Cours ne peuvent furfeolr l'executlon des Sentences de nonobilant appel) dan's les c:.ts '
de matie res fo l'illn aires , à peine de Bullité decla...
rée de ,plein droit. 1667· 17· 16.
. '
Et permis d'exécuter le J ugeme11t, fans obtenu:
main-levee de la furféance. Ibid.
é$' ,haçuJ,'
tt la' Partie &amp;. ' le Procureur coùd2,llW
'

.

�APE ,

• '. 1

1

1

1

1

1

,
1

1

"
a. 1a p
a.rtl~,

•
~nlOO. '1iv. d'amende ., mOIne
~Ol'"
'tièf aux Pau v..res , fa ns modera,t ion nl r~ml[e. Ibzd.
: 6 . .Bornier .1 667. 17'. 14./ au mot Seront, ~ 27~
Jl.ro"'ob,f?ant
pretend que le 1l1ol1obttant
Il. au n~j) t H
I"
'j~
,
cl
.appel He permet pas d'executer 'pour /5 ep~ns;
·à · quoi notre ufage eft contNtire, f.0~de fur. 1 Or ..
donnance de PrOVince " 16. 1 '). 011 Il eft dIt 9ue
j~[ques à 40. liv. pari{j,s ., les Sentences ~erol1t m.I(es
à execution ., enfemble la con~arnnatlOl-1 entlere
·cIes dépens " l1el1Qbfl:allt a ~pel1at~0.ns . qaelconque~.
Le mot Entiere ., fembte meme cleader, que ce dOIt
,ttre à qttelque fomme que les dépei:s P'!iJfent monter.
7. L'appe'1lant qui dans les dIX Jo~rs n'a Apas
t-elevé [on appe 1 , ou n'y a pas renonce, peut e,t re
anticipé, &amp; après 40. ours,. être ap~ellé en De{.èr...
'tion. Reg!e..r.mrr/Jt de 1'671.. t1t. Itn~ot. ~.en. art. 1. 5".
Comme II(. defertion ~emporteroit la conjirmMion di
la Sente.nce ., la Cour ·en recevant /. appellant en [es
défenfes, la cOi'l,vertiten anticipation., a'Vec dépens
taxés (ur fimple r6k
8. Le~ , appellations d~s de1ibcrations des Chapi ~
t res &amp; des Communautés, [e releveat en GrandC/Jambr,e ..p.ar. {impie requête Cil 0'Ppoticion. Regle~
ment de 1 6 72.. tit. ann. gm. art. 2.0. avec effet
.fu[penûf. Reglement de 1703. art. 113.
. Voy; Abu'S. l.4mei')dcs.
' 9. Les appels en Madere CR,IMINELI.E, (ont portt;s direéteme11t. au~ C?urs" même pour les . jugemens pr~.para-~oIres ~ ~ntedocutoires lor[que le &lt;:ri ...
~,e men te. pel ne affhdlVe. 1670. 16. 1.
.
~t: p&lt;i&gt;uJ: les moind,res crimes aux Cours) oa aux
~a..tlhfs.&amp;·Senechaux, au choix &amp; @ptiOll des accu'-.

•

1

les. Ibzd.

Bernier fur cet article. au mot interlocutoire ne
!aiJlè pas de.fôûtenir que l'appel envers un juge~ent
~cJ:~ocu~olre, u' dt.pas
.l;e~lÎ lori&lt;que le b&lt;Trief eft re ..
.

parable

APE,

" J, ~ge: cette 'Ut)
.:1:a.'
2.5
l'Rit.bIc {'a.r l e 'll:1em.e
v mlti(m n'eft
'p'flS de notre urage.
'.
'.
10. L'ap.pel des p,rocedures Infiruétoucs cft porté
à l'Aud1.ence. · 1:670. 26. 1.
\Et . n'arrête pa~ r'il:!l:ruéti?n &amp; le j.t~gc.ment du
,fonds, quand meme Il ferO'lt . fondé (ur lUCOHlpeTe nce. Art. 3.
.
Sans que l~s Cou~s p~i{[cnt accorder des [nrféances qu'apres aVOir vu l~ prQcedure) &amp; (ur les
conçhl{ions des Ge'llS du. ROI. Ar t. .f.
IL Les procedures acquieCcées pal: les accufés
·depuis leur appel, ne pe~l.vent leur être 0p.polée.
comme fin s de non-rec':vOIr. J 670. 2.). 3.
Bornier après avoir dit, 1667. 1.,. 1. au, mot
-&lt;condamn.i .~ que les appels en matiere crimineUe
n'ont qu'un effet (u(pe~l.fif,: ~it enjiûte .1670. 26. ti •.
au mot foit qu'il; qu'ûs cte1gnent ·le Jugement con ...
tre ['Ordonrumcede 1670. 2.). 6. qui permet l'execlltion provi[oire 'des am'endes nOl1obfl:al1t apFel
·en certains cas. Voy. au mot -objets 'I.
Voy . Amendes. 'Prifonniers 9. Défaut f.
APPELS pour Duel, au mot DHel.
APPELS au Futu,r Concile., au mot Omftitu.ti.on

1. •

Voy. "Enquhes. Informations.
APOTICAIRES. Voy. Medecins. Leuts &gt;compte_
rlfU mot Marchands 3. fomma-ires.
APPOINTElV1ENS. aux ,m.~s Reglemens. Expe'..
,d.iens..
APPOINTEMENS. Salaires. Voy. Domeftiques.
Matelots. fommaires ..
APPRENTIFS. Voy. Maîtrifes.
APRE'S-DINE'ES du Palais. Il eft permis d'y
vacquer aux expeditions dans toute l'annee) au;:
jours non [eriés. 13. novembre 1535.
APPUYAGE. VOY'. Maifons.
APOSTILLES.

c

�AR B

1.6

ARBITREs. On donne ce nom à ceux nommés par
le Juge, pour juge1-[ui'vant te droit er en obfervant
['ordre judiciaire.
On ob[er'tlc pour leur '1tomination les mêmes, formalités que pour la nominatioV} des experts.
1
Ceux choifis par les parties ne font que des amia ...
bles compofiteurs ~ ~ pcu'tlent Je relâcher Jùr le
droit (J' fui'tlre ce qui eft plus équitablt.
1. Les jugemcns donnés en con[equence d'ull
comproluis , ont Il.1ême force &amp; vertu que les Sentences des Juges. Août 1 560 •
2... En maticre d'~1frllrance, ils [ont execL1toires
nonebltal1t af'pel ) cn donnant caution devant le
J 17ge qui les a h01110logués. 1681. li'T). 3. tit. 6,.
nrt. 74.
Avant l'Edit du Commerce de 1673. les Marchands étoient tenus d'arbitrer toutes leurs conter.

t~tions.

Août

1

~ 60.

Aujourd'hui ils ne peuvent rcfu[cr l'arbitrage . en
rnacierc de Societé. 1673~ 4. 9. Voy. S{)cieté 5.
&amp; d"Affural1ce. V. AJfttrances 1. .
3· Les parens ma jeul's jl1[gues au degré d'enfans
de fi-ere, ne peuvent refu(ef l'arbitrage pour rai[oll
des fuecefIlons, ad~nil1ifirations &amp; rdhtutions de
Dots. Août 15 60 •
En Pruvence tous les pa rens, alliés &amp; conjùint$
fans diltinétioll d~ deglé, &amp; tant qu'ils peuvent ft1Cceder) font tenus de convenir d'albitrcs, cr à défaut le Jt1ge les nomlne d'office. St~tt"tt 1491. MeJurg.
1· 159· A1.affi p. 58.
Il en dt de l11(~mc des Seigneurs Cl1tr'cux pour
Iai[on de leurs ~:eignel1rics. Ibid. .Alottrg. p. 157.
Des Jcigncurs avec leurs habitans ou fujets.

lUd. f5 ~1~1ffo p. 77 .
Et des proc~s entre les Conununautés &amp; leurs

habit;,u1s. lbùt.

•

'A RE ,

~oJ' homo1ogatton , joczet'es
r,'/

i '
1..

.,

ttm~naes

1: t'ecuI.

7

1..

ARBRES. Ne peu vent être plaqtés ' à une diftance moindre d'une canne du fonds voifin. Statut:
Bomy p. 1. 2..
Et à quatre pans s'il s'agit d'une Vigne. Ibid.
1. Ceux plantés fur les limites font communs,
foit qu'ils panchent dans le ~ol1ds de celui qui les
prétend, ?u da~ls .l'autre. Ibzd. p. 2.4.
Mais s'11s y etOient crus natureJlement, chacun
de [on côté peut en ~aire ordonner la coupe) &amp; le
partacre du bois. Ibzd.
Si l'Arbre planté d~ns un fonds) a des branches
qui panchent totalen:ent dans l'autre, le Maîtr~ du
fond s voiGn a le choIX) ou de partager les frUlts ,
ou de couper de lui-même [ans permiffion ) tout ce
(]ui l'anche dans [on fonds. Ibid. p'. t 3..
Mais fi l'Arbre y pane he en entter ') 11 ne peut
le couper qu'après un rapport, &amp;. dans les dix: jOll.rs
fuivans, palféIerql1e1sl'Arbrcdev1entcommun.lbzd.
2... Il eft défendu de couper aucune BRAN CR.E.
d'Arbre verdoyant, à peine de 5. fols par ~ranche ,
&amp; pour chaque fois. Ibid. p. 53. art ... ~ 5. ~~ ce n'dt
pour faire un Araire en cas de necef11te. Ivzd.
,
Si l'Arbre dl: fruitier) la peine dl: 100. [ùls outr~
celle dn Ban pOLlr le fruit) &amp; 5. [ols li c'eft Un finl~
pIe rameau. Ibid. art. 17. er 18.
Voy. Bois, Eaux f5' Forâts.
ARCHERS. Voy. Prevot, Comptes 9.
~

ARCHEVEQUES. Au l'hot Evêques.
ARCHIDIACRES. Voy. Viftte.
ARCHIVES de la Chambre des Comptes. ' Le
Procureur Général du Parlement pellt y entrer ,après
en avoir demandé la permiffion à la Cour des
Comptes, laquelle ne peut lui être refufée. 8. Fé ..
'Vriei' 1666.

15.

ARDOISE. Voy. Mines.

C ij

�2~
ARG
ARGUMENT ANS. Poy. Recspriont.
ARLES. Erabliifernent d'une jllrifdiél:iol'l Confù ..
laire à Arles, comporée d'un premier Juge des Marchands, &amp; de quatre Con{uls des Marchands l él:us~
€haque année. Mar'S 1 7 10 •
Sa Jurifdiflion ne s'exerce que dans·- la Pille e:r (on
Terroir, e::r non . da,'z,s l'étendué' de la Sénéchauffée "
lo~fque les Parties.. ne font pas dans 1~un, des trois cas,
marqués daru l'Ordonnance dR Commerce. Voy. Jugesconfuls ~.
Ses Con{uIs jugent, en fait de Police » ju[qu'à:
].1. liv'. en dernier l'effort. Janvier 16 76.
Ils doivent être appellés aux interineluens des

Lettres de N0ble1fe accordées aux habitans, fal1s
pouvoir y con[entir que par déliberation du Con[eil
t'le V ille. 2 o. Février 1620.
Ils ont les honneurs &amp; fonétions de Gouverneur o .
Ib id. Voy. sitges.
ARM-EMENT de Batinlent de Mer. Voy. paif{ùeux"
.AJfurances.
ARMES. Toute fabrication &amp; port de Bayonnet..
tes ) Couteaux en forme de Poignard) &amp; Pifiolocs
de poche, prohibée à tous) à peine de confi{cation
&amp;. 100. live d'amende) &amp; de 3 o. liv. contre le:.
Vendenr &amp; l'Acheteur. 7. }.,fars 1733 . art. 3. f!f 6 ..
L'urage des PiL101ets de poche a été défendu à
peine de la vie en cas de recidive. 2.6. Mai. 1606.

J 2.

Septembre 16°9.
Arrcrages. Voy. interhs 4.
ARR ETS. Lor[(lue l'ancien des Con[eÎIlers y préfide , en ab[ence des Prèlidens) il doit en être fait,
m{'nrion [ur le Regifire. 1535, Provo 1. 67. &amp; {ur
le p'IC T UM 22. Oélobre 15 6 3. 10 •
II fa ut être alors huit au 1110Îns. 1535. Provo 1.
67. Voy. a1-tx Notes.
J. Le Rapporté'ur doit écrire de fa ll1ain ~ ou d~

ARR

. "'--._,

telle de (on Cotnpagnon) ou Evangelifte ) le
TUM

de ['Arrêt. 1535· Provo

y.

%9

DIe-

76.

Le ligner, &amp; le porter au Prefident pour le uO'ner .
allffi. Ibid.
b
,
Après quoi il doit Je re~ettre au Greffe dans troi!; jours, avee!e p.roees el:tlè:. 166 7. II. 2.1. ou I~.
Sans qu'il hu [Olt permlS cl en donner communica_
tion aux Parties, ni à leurs Procureurs) à peine d~
tous dépens, dommages &amp; illte~êts. Ibid. Voy. au"
Notes.
Il doit anŒ écrire le nom &amp; furnom des PRESENS.
153 5'. Pro'V. 1. 67. Au commencement, marge, oupied de l'Arrêt, de (a propre main) ou de celle du
Grefier ) à peine de null ité. 15 66 . Moulins 63.
avant la remiŒon al: Greffe. 166 7. 2.6. 8.
Avec la DATE du jour qu'il a été arrêté) écrite '
de fa main. 166 7. 26. 8. Voy. date.
1. On ne peut [e pourvoir en interprétation d'Arrêt. 8. Ocfobre 16 7 r. Pas même pour fait de taxe
de depens. Reglement de 170 3. 134•
:Et toutes propoGtions d'erreur (ont abrogées.
166 7. 3)· 42. Bornier fur cet article dit' précifement
le contraire) ce qui paroit équitable, lorfqu'il ne la ...
git que d'expliquer un double [en; , o~" de reparer une
gemination pour'Vâ q',f,C ce [oit, (ur !impIe requête ,
fans plaidoirie, ?û reg!ement, devant Les m;mtJs jUd
gIs) er d'abord après la jignification d.e l'Arrêt.
3· On exécute les Arrèts dans un .autre reffort
avec un Pareatis du Gral1d Sceau. Voy. au mot Pareat.
Sans que leur exécution puiiTe être fufpendue Ot!
retardée , fous précexte d'im pétratiol1 de Requête ci.
vile. 166 7. 3). 18.
Pas même {ur une requête prefcntée au Con[ei1
privé. 1579. Blois 91.
Les Lieutenans Généraux &amp; Gouverneurs des Pro..
J

'Y illces

1

[ont obligés de tenir la main à leu'r exécli"

,

C iij

�~~"f;

ARR:

;0'

tion , {l1t la repré[enration cles Pareatis, &amp;. de f&lt;if!
permiifiol1 d'exécutef accordée par le Juge du lieu.
1667.

'1.7.

6.

4. Les J uge's-Royaux [0nt les [enls exécuteurs
oes Arrêts des Cours de Parlement. 19· Juin 153 6 •
Cremieu art . ,2,0. e;r' '1.%.. octobre 15 6 3. C'eft en ce fens
'l'ue nou s entendons l'Ordonnance de Blois art. 15 1 0
qui 'Veut qu e les Commiffions des Cours pOHf l'inftruélion &amp; l'exécution des ,Arrê(g , (oi ent adreffées .
a l/X Ju ges dcs lieux. L a Chambre des,Eal/iX er Fo -

rêt s -tes adreJfe aux Juges des Seigneurs, tant parce

qu'elle n&gt;eft pas.coùr de ParlemerJt , .qu&gt;à caule de la .
rf2mior;, de La Gruyerie aux Jurij'diétions Seigneuriales. Vo)'. Jt~ges- G.ruyers. Voyez auJfi; ,aux Notes~
5. Ceux qui paT violence &amp; yoye de fa it, em pêc hent·
r exécurion des, Arrêts, [ont pourCuivis cdminelle- ·
m ent) tenu s' (olidaircl'~ ent- des .do m·mages &amp; inte rêts ) refpon Gtbles des condamnations. , &amp; condam- .
11~S en %.00. liv. d'amende , moitié à la Partie )- .,
fans n'mite ni mode ratiol1, 1 66 7. %. 7, 7 , ·
A quoi les .GCtl &amp; du Roy' font chargés ,de tenir la_ma i n. _ lb id.
'
v oy. Significations, requ.hes ) () ppiJfitions' , opinions !l .
. txlctttions , partage , requête-ci'Vile , (?!udiences ) caffations,. communication , au mot Greffier) RaProrteur ~
l

'

efu es.
6. LG's Arrêts en MATIERE CRIMI'NELLIE palfent·
à l 'avis le pIns domt!,) fi le p1us [evere ne prévaut de

(leux voi x. 1 _6 7 0 • 1. 5. I l .
.
D(J;,ns le do t/te ~ J&gt; a'Vis le plus doux cft celui qu~
'ft le plus cor~forme à la demande de l'Accufé·, ou le
plus con.trp',ir.e à la demande du ~urellant, /ltinfi 1'0pinion de p~'océdèr e.xtraordinairement eft la plus,

douce " ft l' A ccul é, le, r..equiert ,
~'(ft l~ ~uere Uant. _

er la plus_fev.eNJ ,ft

Voy.. prifonnierJ s ~ Lettrll~J.~-re~i.Qan «, Bd."cu-ti.oru

If R It f:T- cll1 Prince fur les VailIéaux.
',4ffurances

Y.bye ~ .

Nolifemcnt 1-. ARRETEME , ~ T. au mot SaiJi'es.
. A RRIERE-FIEF~. Voy ; J~ges,.moyen-s e;~b~s-juIH ...·
(f:lers.
ARSENIC. Vo)'. p~iJo-ns. ARTISANS. Voy . Ma îtrife.s. Marchands. M@-"~poles. Exp erts' 2.. Saiftès 3'. tax e.
ASCENDANS. Leur· (hoit de leO'itime fe reO'le':
b
fi.1r la tot'~ ne des b'~ ens " &amp; , 110At1b [ur· la , portion,
ql1&gt;ils a.uralent eue -ab znteftat. ,Ao,u t 17, ~. art; 6·1. ....
ASILES. au mot prife de corps.,
ASPIRANS. au mot Maîtrifes:
ASS ASS IN A~S . voy. Homicide. d.:ttentIt1. Let",
tres d'aboi ition 3.
ASSE;MBLE'ES. Sont proIiibées -ailleur s qtl'au~Hôtels de Ville &amp;. Lieux publics deftinés à cet effet ~'&gt;
:1 peine de nullité, &amp; de Faux. 1559-' 7·
ASSESSEURS. Voyez Pre'rJÔt 9·
ASSURANCES!. Maritimes~ Sont fu[ceptibles '
,le toutes . les -conditions. dont le .. parties' "feulent.
,oBvenir. 1681. li'v. 3. tit . 6'; art . 3.· ,
Peuvent être contraétées fous Ceing ,privé. art. z~ ,
et?&lt;dans la Chambre d'tin Confulat en p.re[cnce:
de deux:tcm0il1S: qui iignent. 16 8:1. liv.: I. tit. 96'1.0.

'

1

\

IIrt,

1).

La Police doit 'contenir le nom ' &amp;-qnatité de l'a[""~
{Lué, les dfets fur lefquels l'affl1rance dtfaite , les'
li~ux-ducha1gelnent , det départ·&amp; du _déchargement; ,
les Ports ,mIle VaHréatt doit entrer, toucher ou fa;-~
r.e ùhelle ; le' tems -du ri[que &amp; -les [6m:mes.:aiftiréeso-.
Ip&amp;I. liv . . 3. tit: 6-. art. 3'·
La folÎ11Üffio-fl des, parties 3tUx,- arbitres-, en - cas~ d~

Gon teftatiol1 . Ibid •.,
Le nom ·d ù Navire&amp;:~ ceh'lÎ :du _C'aF~taine.. d:o:ivt!l~

,êt,re..exp.rimés ... lb.id~ . ,

•

�3 l.

ASS

A moins que le charge ment [oit fait en Levant.ou
autre partie du Monde pour l'Europe, auquel cas ,
i l [uff1t que celui à qui les effets [ont adrelTés y [oit
deligné. Art. 4.
,
'
%.. La Pri me doit être payée -en entier lors de la
:fignature de la Police. Art. G. Voy. aux not es.
Elle dl: augmenrée à proportion, Ior[que le tems
du ri[que ea augmenté, &amp; n'cft pas diminuée lorf&lt;]ue le voyage dure nloins. Art. 35.
M ais li le voyage étoit entierement rompu, elle
{eroit reLlituée à la l'e[erve du demi pour cent.
.Art. 37.
On ne re!litue que le tiers, lorfqu'i1 ne s'agit pIus
~u e du retour • ..d.1"t. 6.
. 3. Si le tems du Ri(qu~ n'cCl: point exprimé ~
Il commence à l'égard du Vai{f~au du jour qu'il
fait voile jUfqll'à ce qu'i l foit ancré au Port de
(a defiination, &amp; amarré à Quai. A rt. ). ~ tit.
5. art. I3·
A l'égard des Marchandi{cs, le riique commence
du jour qu'elles ont été chargées ou Inifes (ur le9
Gabares jufqn'à ce qu'elles [oient deli vrées à terre. '
.ibid.
Sans que la perte des effets qui font à terre delH ..
nés au chargement, foit au ri(que de l'affureur s'il
Jl'enaétéconvenu. 168I. live 3. tit. 6. art. 33 .
4. On peut faire affûrer la 1iberté des per[onnes
en exprimant la fomme qui fera payée pour la rançon e.~ cas de prife, ceux à qui les deniers feron t
fournIs, &amp; fous quelle peine. Art. 9.
Mais on ne peut faire affurer la vie , li ce n'eft
de ceux tirés d'efclavage au cas que dans leur retour
ils [oient repris, ou meurent par autre voye que
rar la mort naturel l e. Art. l O. ~ II.
5. Les Alfureurs peuvent [c faire REASIUREE

ar d'autres, 4.rf.- .z., o.-

;~

Pi S'S
, !t [es Affurés peuvent

fa~re a{ftt:rer la prime &amp; Et:

!olvabilité des A1fur~urs'. Ibzd. .
,.
.
6. O'n ne veut farre atTu:rer ~H le fret a-faire )- UlI.
1:e profit à, venir des' ,Marchandl~es . .Art. 15'·
Ni le loyer des M.at~lots. lbzd.
_
,.
Ni les deniers pns a retour d~ 'Voy!.-ge ) a peme.
de nullité &amp; de punition corror'clle. Art. 16 .
Ni le profit des fomme~ données à retour de
o)/acre à peine ete null ité. Art .. 17. On peut dcnc-

v
n
r:,
d'
.1:
f aire affurer les Jomme~ } epare es ~ proJ"' ~.
,
7. L'Affuré doit tOUlours ~OU~lr le nfque du Dl.. '
:xiéme , s'il n'a pas d'ec1are faue affurer le totaL.
1

"t1rt. 1 S'.
••
' 1 "1
d
Laquelle tle cla!atio~ fer~olt' \~Ut1 ~ S"1 etolt ans-,
le Vâi{feau , ou propnetaire d .1ceh~. Art. 19-·
Si 1' Aifurance étoit faite filr le corps, ou fur
roement &amp; aviétuaillement. du y~ilfeau , i',e~~ma.,­
tion faite d~ns la Pblice [erolt fwvle , fauf a l Mu..·
lieur le recours en cas de ,fraude.
8.
,
8. Les Atfurances fa1tes au-dela de la va1~t ~es.
effets font !luHes, , &amp;; s'il y,a fr,aude ) la' Marèhand1fe'
d'oit ~tre confi:fquée. ,Art. 2.,1.. Cf S-4·,
,:
L'Ailuré [cr.oit même punl exe,mplaUeme!lt, S 11
pour[uivoit le payement des Commes. alfurees audelà de leur valeur,. Art. 55·
.
Mais lorfqu'il, n'y a point , de fr~u~e , _~a p.~hce­
hlbliite ju[qu'au concurrent de leur Jufte eitlmaU,on ll~
&amp;. chaque Affurenr repd la pdme, dl\ f\lrpl~s a la
rcfcrvc: d~un del1.ü pour c:: ent. Art. 2. 3· %.4 ,et ) 6 .
S'il Y avoit plu~eur.s; ,Polices, les pre~11eres fub - ,
fil1:eroient ]l1(qu'a la JuUe valeu t: , &amp; les Aifl1!:ur~,
des cfera ieres Coniro ient de l'AiI"urance &amp; rendlolent
la Prime, à la re[erve da demi pour cent. Art. 2.:4.
9. Toutes Pertes &amp; fortunes de Mer , fOllt au n [. . .
C!~e des A{fureurs. Ar:. 2. ~ .
1

•

Fat. .

A..rt.

A. la. refer.ve de ce q~l ;U!l'v.:e par l'or.dre. de l'Aft14

�~4

A 5S

nIré {an s leut confcntement , ou par (on ràit Oil fa
faute) auquel cas ils ne· teftituent point la Prime)
s'ils ont commencé à courir le ri(que. Art. 27.
Il en ell: de même de la faute des Capitaines &amp;
Mariniers, à moins que les Affureurs ne ft [oient
chargés rJe la Baraterie du Patron. Art. 28.
10. Les ALTureurs ne [ont point tenus des pertes ,
déchets, diminutions &amp; dom mages arrivés par le
vice propre de la cho[e. Art. 1. 9.
Même à l'égard des Marcnandi(es (u jettes à COllla.ge) il elles ne [ont deGgnées dans la Police) ou fi
j'A{[urance n'eft faite (ur retour des Pays étrangers.
"drt. 3 1.
Ni d~s droits impofés fur les Navires &amp; M~ r..
·d1andi{es. Art. 3o.

Si la perte n'cft que d'une partie) les Aifureurs
(ont tenus au marc la livre. Art. 1 ~.
.
II. Si la charge de pluLienrs Vaiffeaux dl: Ini{e
fur un [eul) les Affilreurs ne courent ri{qne que de
ce qui .a été affuré [ur ce Vai.Œeau, quand même
tous periroient également, &amp; la Prime du fUl'pIus eft
'rendue à la r~[erve du demi pour cent. Art. 32..

A moins qu~ils ayent commencé à courir le 'rifque) auquel cas ils ne rendent rien. Art. 1.7.
12.. L'Affureur n'ell: plus tenu du ri{que , fi l'Af.
furé cnvoye le VaiiTeau en lieu plus éloigné fans [011
con[cntement quoique {ur la mêlne route, &amp; ne
laiffe pas de ?"agner la Prime. Art. 3 6•
Mais l'Atft'trance a fan effet entier fi le voyage
dl: feulement racourci. Ibid.
t 3· Le Capitaine qui a flit affurer des Marchan~
dires chargées fur (on Vaiffeau, eCl: tenu en cas de
perte de juflifier l'achat &amp; d'en fournir U11 conl1oi[.
fement Ligné de l'Ecrivain &amp; du Pilote. Art. 61.
14· Ceux qui rapportent des Pays Etrangers des

Marçhandifes affurées en France, dQivellt en laif

'A S S

.

31

(e.r 01\ coonoitrement dans la Chantel1ede du lieu.
d hargement • .Art. 63·
\J ~ à défaut de Con[ulat , le laiffer entre les
, 11 d"1l1 notable Marchand François. Ibid.
n1aU1S
~
f .
, l P
,

l 5. Les Affurances fialtles apres lai ene 0':1 ~p~es
rani vée font nulles, l a. nouve e en etolt l~uea
1

"
. r"
r. Il
"
Et l'on pré[ume qu'elle etOlt lçlle) 11 e ,e a pu .
"
. le avatlt la 60t) nature
de la Police, ••en.
etre
porte
,
comptant U ne lieiie &amp; ùeml par heure) fans prelu....
dice des autres preuves . .Art. 39.,.
,
Cette préfomption cerre 101~fqu 11 dt dit dans ta
police ) que 1'A{furance cft fane fur bonne ou fUI:
n1allvaife nouvelle ~ Art. 4°',
16, 1'A{furé doit faire fignlfier la ,perte ?u ~ut:es
accidens incontinent après en a 'Vou reçu 1 aVIS,
avec ro;efiation de faire [011 DELAIS~EMENT . 41.·
Il ~eut faire [on délailfement en ~eme-tems aveQ
r.
tl'on de payer [uivant la Pohce. Art. 43·
Lomma
"
d
. ent l1'a
Ou trois mOlS apres , fi le tems u payem
pas été convenu. Art. 44·
"
de
Le Délai{fen1cnt n&lt;! peut ~tr~. falt qu en c~s d
. r. , N au,
[raCTe
Bris Echouement)
Anet 6Il...
Prlle
b')
f1': ' . A
Prince) ou Perte entiere d€s effets allures. rt. 4 ..
Voy. aux notes.
'Avatie
Tous autres dommages ne [ont reputes qu
-;

.Art. 3 8.

1

1

Ibid.

Il doit être fait du total. .Art. 47·
Et contenir declaratiôn de toutes les A~ur/ance~
&amp; de l'argent pris à la groffe [ur les effets afiures , a
peine de privation d~ reff~t des A{furances. Ar~ 5
17. Les a~es ju(hficat1~s du chargement &amp; e. il
ferte, doivent ~tre fignifies avant toute pour[ulte.

t-.

Il d fan
18. L'Affllréquinereç~lt,aucunenou~e ,e e .~
Na vire) Feut faiJ:~ [Oll delalffclll.Cl1t aptes l an exr~"

,Art. 57.

•

.

�.,(5

AS S

~é du j our de fon départ. Art. '5 S..
Et après deux ans ~ s'il s'agit d'un voyage d-e
long cours: comm.e Mo{covie, Graenlande , Canada, Terreneuve, 'Cap- Verd, .A meriquc ,Gui...
llée &amp; tous les Pays 'au delà d.u Tro!pique. Art. 59.•
r 9· Les délaiiTemens &amp; ;toutes clellllandes en exe,.cution de la Police, doivent être faits dans {ix remaines ~près la nouvelle de .la 'pene, .p our les côtes
de la même Province; dans trois l'110is pour les au:tr~s du Royaume .; dans +. mois 'p OUl' celles deHollande, F landres , Angleterre .; dans un an pour
.celles d'Efpagne) Italie , Portugal , Barbarie.,
Mo{covie &amp; Norvege ; ·dans deux 'a ns pour l'Amen.{jue &amp; autres Pays plus éloignés. Art. 4 8 .
Lefque1s tems paffés JI les AŒurés ne [ont plu~
recev~bles. A1"t. 49.
2.0. En cas d'Arrêt du Prince, le délaiITemenr ne
.peut être fai t qu'après lix mois pour l'Europe &amp; la
Barbarie t ou après un an ft .c'ell: en Pays plus éloi.
.gné . .Art. 49.
A com.pter dll jour de la iignification de l'Arrêt
aux Aifureurs. Ibid.
Mais {i les Marchandife-s étoient periJfables, ces
mêmes
dél.ais [eroient de Uif. {emaines ou de trois
•
n101S. Art. 5o.
Pendant le[quels délais, les Affurés doivent fai ..
le toute diligence pour obtenit main levée. Art. 51.
Si l'Arrêt étoit fait par les ordres du Roi, dans
un po~t du Royaume aVal'lt le voyage c01l11nencé)
le délaüfemellt ne pOl1rroit être fait. Art. 52.
Si le voyage était C01TIlnencé) la nourriture &amp;:.
loyer des Matelots [eroient groife Avarie, claus le
cas où le Vaiifean {eroit loüé par mois , &amp;: Avarie
:limple s'il étoit loi:i.é à voyage. 1681. liv. 3. tit.
7· art. 7.
2.1:.

En ~as de Naufrage ou Echoüelne~lt, l'At:
[u~'é

ASS

' 11 au recouv. rement des eff~37s
ellt falre travaler
lurepI ~ [ans preJllc
/':l'lce (u
1 d,e/l·11".
A rt. 45 .
alIlelYlent.
fT
~ LI rt'"
, cl .
1 . 1\
Auquel cas l~s hal.s .olVel~t . LU etre rcmbourré~
{ur [01~ affirmatlon, Ju{ques a concurrence des effi:ts

.r.

'

recotl vhrés. lb id.
2. 2 ~ En cas de Prife, les Affurés peuvent Racheter les ('ffets , [ans attendre les o~dres ~es. Alru~eurs,
acondition &lt;le leur en denner aV1S par ecrit. Tu. 6.
art'. 66 ..

Auquel cas, Ie.s AlTurel1rs font tenus de decl~rer
(ur le cham p) S'115 veulent prendre la compohuoll
à leur profit, à proportion de leur ~nterêt, en con,~
z
tribu : ! nt au pay ~men t du rachat. Ivzd.
,
Autrement tenus de payer les fommes aifl.lrees ,
fans pouvoir rien prétendre aux effets rachetés. Ibid.
2.3. Après le délaiilèment Ggnifié, les effets af..
furés appartiennent aux A{fureurs. Art. 60.
Lefquels [ont tenus de payer) nonobH:al1t le re ..
tOl1r du Vai{feau. Ibid •
.Avec contrainte par corps. Ibid. tit. 13. art. 1.
&amp; 1673. 7. 2.
Voy. Avaries. Arbitres 1.
AS'SIGN ATIONS. On ne peut proceder fur un~

AŒgnation à HEURE certaine, qu'après une heure
d'expeé1:ative. Reglement de 1672. ann. gen. 10.
L'Ordon nance n'en fa i «)it pas une regle gcnerale
&amp; ne· parlait que de! Affignations données devant
un Com mlflàne. 1667 . ·lt. 3. ou 2. e- 22. 6.
I. Les délais des Ailignations données à un domicile E'LU on à une partie trouvé~ ca[uellem~~~t &gt;
fe reglent fuivant la di{lance du ventable don'llclle.
Reglement de 1672. AJfignations .1.
,.
Voy. Ajournemens Sip.ijicaflOns, Del~ls, ~f)­
r:'icile, VaiJJèaux 7- Mariniers 12: Exptolts, Rea.
d'
}ournemem.
ASSIGNE'S par Decret. Ne [ont pa c 1nter lti
J

p.

�AS S

38

AV A

deIel1rsfonétions. 1670. 10.10.
"
Ce decret doit être converti en Ajoufl,en1ellt per.1
[onnel) lor{ql1e je decreté ne comparoît pas dans 1{l3
délais des a journemens Ci vils. Art. 3.
~Jais il faut que

l'Affignation ait été donnée
padant à la per[onne ) [ans quoi elle doit être re ..
l1otlvcllée. Rt!glementde 1703. art. l08. Voy. de.
C1'ets 4. [éjour 1.
ASSIST ANCES. Voy. Epices 1. Taxes 4.
.ASSOCIE' S. Att mot Societé.
ASTROLOGIE. Voy. Dc'\)ins.
ATTENT AT, MA CHIN ATlON) puni de mon
bien que l'effet ne s'en [oit enilIivi) à l'égard des
al1àtIins 1579. Blois 195.
De ceux qui à prix d'argent) tuent , ol1tragen~
~u exce0ent. Ibid.
De ceux qu i recourent des Prifonniers. ibid.
Et d~ ceux qui les ont loüés ou induits à ce faire.

Ihid.
D~s

Empoifonneurs. ]Iûllet 1682.. art. 4.
De c~ux qui ont appcllé en Duel. ,Août 167'.

IIrt.

10.

Voy. Lt:ttre-s -d'abo/lItr'n 3.
ATTER MOYl:.1vlENT. Au, mot Banc{!teroute
A TTENU ATIO N. .Att mM 1rJ.t'errQfTa'toires 8.

ATTRAITS. Att

mol Labonr.

A~TR.IBUTION. Voy.

3~

..,

J//ges-d'attribut'Îtm.

S,~

cret::"lres.
AV AL. AIt mot Ch"mge 9.

AVANIES. SOl'lt pa yée&lt;i par les Vaiifeallx &amp; char·
, ge,mc:1S , f.1l1S être rejettécs fur le Comme rce. 11..
jutn 1669.

A VARiES. Toute dépenfc extraordinaire &amp; tant
dommage arrivé au Vailfeau &amp;.. aux Marchandiiès,
conjointement ou [épatement depuis la charac &amp;
départ jU[&lt;'lll'à leur retour &amp; déchârge) [ont rcputéS

39

rAV'~rie. lb 81. live 3· tit .. 7· art. 1.
,
Tout ce qui dt pour le b;cn &amp; le falut du VadTeau
eft Avarie GROSSE) regatee [llf le tout au fol la
livre . .Art. 3·
~ .
Ce qui concerne le Batu:nent feul, ou les 1 Mar-

ha ndifes feules) dl: Avane

fuppottee pal:
~a chaCe qui a foutfert le dommage) lou c~u[ë la dépenfe. Art. ).
, ,
.
1. Le Domnlage arnve aux, Marchandlfes par la
faute du Capitaine Ot~ de l'Eqmpage, tombe [ur le
Capitaine , le NaVIre &amp; le Fret. .Art. 4, Voy ez.
/lbordag e.
....,
.
7... Les Lamanages, Touages. Pllot~g ... s) font
payés un tiers par le Vaiffeau) &amp; deux nets ~ar le~
MarchandiCes.. Art. 8.
Les droits de Congé, ViGte) R~pports '. Tonnes, Bali(es &amp; Ancr~ge. ne font pOlnt: Avanes ) &amp;
f-ont payés pa r k Ca pltal11e. .Art. 9·
3. On ne peut fa ire aucune dema,nde pour Ava(ie , fi eHe n'excede un pour cent. tzt. 6. art',47VOy. AJfurances 1.0. retour de Voyage 8. Marz~zers.
AU BA INE. Voy. Etranger s, Pi'ovence , 1v!a,yfezlle.1..
AUDIENCES . Les caules y [ont pomlUlvtCS trotS
jours après la fignification des defcn~es / lur un 6.m..
ple aéte {igné du Procureur, &amp; fig1llfie. 166 7. 14lL

cr

Il.

8.

SI M P LE,

rf:

•

Sans prendre a.ucun aven~r au Gre,rre ~ n1 aucun
1 J b'd
C'~ I+
6 . a 1'l''''1l1e
de müJuo-cment a\ pl'
alcer.
z • v
.
r'),
lité &amp; 10. li v. d'amende contre le Greffier &amp; le 1[0l 'd .
Clueur. l ot
Il cn dl: de même de~ continuations, &amp; des rell'Vois à une autre Audience. Ibid.
,..
'A
1. Celui qui a préfidé doit voir) à l'drue de ~ udience ou dans le m ême jour, ce que le Greffier a
l
'
'f &amp; parap her chaque Sen..
~cdio-e) fianer le plunut1,
J

te.11'~ ou Arrêt. 1667. 2.6. 5·v~.auxNO!~s.

h

_

Dl)

•
\

�A U D,

îl n'ell: plus. pet·...
-4", A rès un regit1re orclonn~ / es [aLlE de redi1' p d 1re de nouvelles plee "e Rerrlt!me1it
mis de pro II
d' ~ 1 donner COpI.
~
o-er les plaidoyers, &amp; cl
1 d
b
1.
d laré entame ai'U
de
1117 2 • Regifl-re
, :;"
, 11. vuidé, ou ec
si le Regiftre n ; 1/1
E lé de droit.
.'
'J'ours le proces
r
t 1 • $ill1'Jiftcatzon
,.
IfOlS ·
1 'teftaur gmot dlepl-U
v
A'

VOJ' Role , Exp
Reglt'ment 1.

01

rc
AUDITION d ornce.
•

VOll

t'aits jttftificatifs 3·

"./. J '

cr

Il Averer c ompttlfor,
ERA
TION
On
ape
e
,
et
AV
. d ~ d d l'operation des Experts,
/J'trifier , ce qUI epen.
du fait de la partie.
ltECONNOITRE ce.~t e &amp; verifications d'écriture,
1 Les reconnOl ances
\1
ès dl pen{ont' f.·l'ites pardevant le! uge ou e proc
da.nr. 166 7· J1. 5·
'11"
cela partie
C'l' l -'.,ait d'une reConnOlll'anCe, uC 'lu
l
~ "'b
&lt;T
Roya or {oitv ab{ente,
elle [ë fait devant: 1e J,uve
dinaire de [on domicile) [u~ une 1il~'ple a{hgnatlOn"
[ans prendre aucune comml~on. lvtd.
d . cile
Les procédures compul[orres [e font a.~ omI,
cl un Greffier) ou Notaire, bien que les ple,,:cs rotent
entre les mains d'une autre peï{onne. 1667. 12. 1.
En tout partie appellée. Al't. 5..
Si celui qui a requ~s 1~ ~om'pLl Ifcoue y fai t dé1
faut, il paye 10. liVe a celUI qut a com~aru , pour
dépens, dommages &amp; interêts, ~vec l~s fr~l.s du voyage) s'il y échoit) comme fraiS preJudicIaux) que
l'on ne repete en aucun CPH, 1667· 12..4. Oit 3.
. pom reconnOI"
2., Les fommations ,
a comparoltrc
tre &amp; averer , doivent être faites [ans Ordonnance ·
précedente. Décembre 1684-. 3.
La piéce déniée) cloie être paraphée par le COt~.
rniffaÎre) &amp; communiquée en fa pre[cnce à la paruc.
.Art. 5'.
Si le Défendeur y fait défaut, le GommiiTaire·
IINX Note-!.

ft

1

•

.ordonne

" AV E
41
que la plcce fera tenue pour
.'
r
d
..
aveu~e) lans
p~en r~ a~ucunes vaca~ions, .f.:1.uf l'expedition de la
gtofTe a 10n Clerc. IbId. art. 6.
'} d3 ., L~rfqu'il s'agit d' une piéce écrite par un tiers
l
Olt etre nom mé de
E
.
,
, ,
. ' ~x ,x pet~s, conv~nus ou pris
d office) pour cchu g\.l1 faIt defaut ou .q ' C r.
. Jb'td. art. 7. e;r 8.
' l i l rerUie
d,en convenlr.

Lcfque1s "eri~cnt la piéce [ur ·d.es écritures pubIi. gues &amp; autentlqUé'S. Ibid.
-&lt;?n peut encore en faire la verification par té:n1JOll1S.

1667. 12.. 7.

.4. Le Commijfaire peut obliger le Défendeur d'étrzre cle~ant. lut four ~n,fail'e la comparaifon , fan$
que :ct 1 artte fort o~!tgee ~'en. prend'i'e droit, parce
que l OÎ~ peu~ COn/rffMre (on ,ecrztul'~. V~y. fattx t6 .
,
5· Le ,drol~.du COtnnl1~alre pour le procès-verbal
dl: 3· lIv. s Il dt Con{cdler d'une Cout; 2..,liv.
s'il elt Officier d'une Sénéchau{fée; une liv. s'il dl:
Juge-Royal; 15. [ols s'il ell: Juge d'Eg1ife: Décemble 1684. art.IO.
Il ne d~\t y avoir qU~Ul1 [cul procès verbal pour
pluGeurs p1eces averées en mê me tems. Ibid.
Le Clerc dl: taxé par r'ôles. Ibid.
6. Celui qui eH: convaincu d'a voir dénié fon écdtl''ire, ell: condamné en 100, liv. d'amende devant
les Cours, 5o. li v. aux autres Jurifdiétions) même
Seigneuriales. Art. Il.
7· Aux }uri(diétions Confulaires) !'averatioll
n~efl: neceŒ1.Îrc qu'en cas de déni. 1) . Afa; 1703.
,S" En ma'ticre C.R l MI, N EL I.,E, les écri tures &amp; feiJ.lg~
prives, {ont repre(entes aux Accufés dans leurs interrogatoires J ou da as des procès-verbaux fep:ués.
Juil/et 1737. art. 3. 1. ê3' 2..
Avec interpellation de les reconnoître ou dénier.
{ans délai ni con Cel!. 1670. 8. 7 .
j:lles [out cnfiütc paraphées par le Juge &amp; par

D iij

r

�AVE

~

A V' E:

peine de ol1I4"
r/
mention
faite
du
relUS,
a
j'AccUle, ou
'II
37 art, 3· 1.
lite. JHZ ct ) 7 '
J.
Ibid art. 2..
"
, la prOCCalLIC.
. •"
1 L. nt [; i
Et JOInteS
a.
r/ les l'eCOlll101t ., el es ra
0
{(
l'AcCllle
.
L.

t

tion, reformatiol1 ou reta blilfement des

.Art. 19.

l

1

1/
,

i
1

9· Lo~ qlle

verincation. Art. 3.
contre lUI) (ans autre
"tre OLl de répol1ch-e )
,
f'. r. de les reconnOI)
r.
'
S'Il reruIe
'II,î. 'ont verifiees lUl' pIeccs
·d
ne
que
es. ICI lieu contre les d ual.
~ L. '1
le Juge 01 ,on
de companu[on) . ce, q,ul a
1

1

•

lans.

AI't. 4.,

.b 1d pré{entation des pié ces de

Le proces· ver a . e
p~ . '
J'
e
fait
en
prefence
des
al tIcs)
comparal{on, Olt el r
,
. '1 C) &amp; dl'~ l', Accu[e.
A rt.' ,~." 1 f&lt; •
publIet:lt'
&amp;
CIVI
'
.
1
San s {onunatiol1 ni {igfllficatlOl1 , fo!t ~l, 1 .Olt
, •
,
î. ' .. Clue la contLll1,aCe [Olt 111lrrUltc.
Pnto11l11er,
lOh "J
1

JO.,

A

1

1

i,/l
1

,j

Art. ).
.
'1 r
t
{(
si la contumace n'ell: pas inftrmte l 1 raut 0) &lt;?rver 1es délais de l'Ordonnance du fa ux. Art. 10.
Foy. Faux 6.
. .1

doit cûnvcl11r des plcces d~ comparal(OI1~ ou les cOl1tdlc,r (ans délai ,ni con{eil. 7~ .
Et par~pher celles qUl [ont adrrllfes) a vrc le
Juge &amp; les Parties publique &amp; civile, à peine de'
nu Iii té, ;'bid.
J 1 . tes rarports d'Experts y (ont prohibés) à
peine de nul i. té, &amp; les EXp 2rts [o nt oiiis en témoins, de même que ceux qHi peuvent avoir vû .
écrire ou (i ?-;ner) Ou être in[truits des faits qui
peuV C' lî t en établir la verite. A rt. 1 O. ~ 12..
Le tout aux formes 111 Faux- Principal, même"
pour les reco·lemens &amp; confronta-tions·. Art. Il. 13.
cr 17. Pour les reprefentations &amp; p.a:-aphemcns.
.Art, ,,8. ~ 15· POl~r le corps d'écriture que l'Jccuré
peut etre tenu de faIre. Art, 16. Pour l'admiffioll
de n~uvelles pièces ou de nouveaux t('moins. Art" .
I~ •• r UUf les procurations données ar les parties :
. ILL' Accu (é

r

Clvlles. Art. 1.9. Et pour la [utp,rci!iOLl "

l;~.cera"

4';:
pièces~.

V~y. Hypoteque Experts 3. Faux 1 5 •••
A VEy. Au mot Confejfion.
SA N'i-A YEU. Voy. Vagabonds. Boëmiens.
A VEUGLES. Au mot Teftateurs.
AUGMENTATION &amp; Diminution des MOR-~
noies. Att m:Jt C!J:trJ,ge 1. 8.
.,.
A VIGNON. Les habitans d'Avio-non &amp; du ComIV
'fIl
1
b
te en a}
Con fitrmes
dans leurs anciens privile ..
gC's. r:ecembre, 16 44. Décembre 1 547. Août l 5 59', .,
lteputes rcgnlco1es. Décembre 157 1 • 1'6. Août
16
98. Man ~ 7 r~. A la charge de prendre Lettres .
de Confirmatlon a chaCll1e regne. Mars 161 J. Deux
ailS après le decès des Rois. Oélabre! 6 43.
Les Ordonnances de 1667. &amp; les poftericure.s cloi...
Vèllt être ob[crvécs à leur éo-ard, &amp; l'on doit J'uo-er
b
n
l es It·
làOlt ans pour ce qui eft mobilier &amp; pour les im ..
meubles fÎrués au Comtat, comme s'ils étoient ha-'
bitans ou {itués en Provence ; &amp; ceux fitnés en
Jill)

Lang~cdoc

&amp; Dauphiné !uiv-ant
fituauon, Jan'Vier 16 7 I.

les loix de chaque

Les Teftamens qui y [ont faits- avec les (olemnités du lieu requi[es, s'executent [ur les biens fitués'
en France) [auf les coûtumes patticulieres· de cha.~
que Province pOUl' lesdi{pofiüons. Mars 16 5 1 •
Voy. Unh;erfité 4'..
A VIS. Voy. Opinions. pilote 1. Recufations 1.
A UMONE Charité. Au mot Mendians.
AUMONE Peine. Il n'cft permis de condamner
à une Aumône que pour crime de SacriIege) ou
Ipr(qu'elle fait partie de la reparation. 1:1. ]anvicy
168) 19. 080bre 1710.

Ou [ur des Lettres de' rernifIion &amp; autres·cas Oll it
n'échoit point cl' Amende. Ibid.
L Elle, doit êuc alors l1niq~ement appliq~lée a~

�'A

4-

.

A .t1ÔM
l'
~1UX
itauX des 1euX', ,

~, d p ·i(on11l ers , des H Pl'
&amp; autres heux
pa111 eS l
licriou[cs menulal1s
on voit
'ReligieuxOll Re ,., \. 1 ot uniquement,

. itoyablcs. Ibid. PM e~l;: u'à défaut d~ l'œ~:,re
ne font ~pp
n'y en a pomt d et~qPffe ce!Jtx~ci
:ft ns pour les heux Olll
desp r0°
'ffi
!Jtie.
'cdfaires fur les Val eaux,
AUMONIERS, Sont ne l r{&lt;'lu'il y a 40. hom~
cres de long cours, °
v
auxvoyJ ,
Jin I 7 1 7·
.
mes d'EqLlIpage. 8. u
&amp; autres étoffes fabnE T 0 US les Drapsl' 1 Lancrue doc, &amp; c.
AUN.
Daup llne,r . ~ deb Pans
.
r.
nuées en Provence,
Lans
-;!
A
', '1' une mewte
,
doivent erre a~nets a ad
aucune forte de vente,
• l,A
a CANNE ans
.
pouv,ou etre, l' d'amende. 13, ,Avrzl 1734à. pe1l1e de 100. 1V.

,,1t

?MtfSGENERAUX Doivent en plaidant
A VOCATS.h'
des prDcedures

VO)'. aux

reclter bien au long, les c arges
aux notes.
Criminelles. 1) 3). 1:1ro'V. 2. 6 • Vovez
.1.,
_
laident &amp; portent la parole pnvatlvemet1t
P
1.
cr . . d S Maau PlOemeur General) en toutes ~na:Ies e a
jefié, &amp; autres publiques &amp; partl.cuhercs. 17· No~,
1,Iembre 167 I. art. 5.
Voy.

P~frquet.

Comptes 1 . .

,.,

.

AVOCATS du Roi. Ceux qUl [ont en mC:l?e ...
tems Con{eillers, ne peuvent exercer cette denuere
[ontEon) ni a voir part aux Epices dans tous les
cas où ils doivent prendre des condulions verbales
ou par écrit. 1). No'Vemure i 7 44. Art. 1.
Ni recevoir aucunes Epices pour les conclll1îon~
l'rifes à l'Audience. Art. 2. Voyez Procureurs du
•

B.Ot

3.

Dans les ceremonies où 1e Siége eft en Corps) ils
doivent occuper la place d'Avocat du Roi. art. 3.
. Lorfqu'ils afIifient comme Avocats du Roi dang
quelque procès-verbal, ils ne doivent êue taxés

~u'en

,ette qualité. ,4.rt. i.
~ .

-

~.

AVO
4$
Ils ne peuvent· jamais remplir le Tribunal.
Voy. Procureurs du Roi 4.
AVOCATS. Doivent mettre le reeû
ou folvit au
.
bas de leurs écrits. 1667. 31. 10. Voy.foL-vit. Voy.
auffi aux n·otes.
A peine de rdtitmion &amp; de rejet de la taxe. MrlTS
\

1673. art. 18.

Leur affil1ance a.ux defcentes n'entre point en
taxe. 166 7- 3 I. 9·.
Ni leurs conCultations. lbid.
Mais lorfqu/tlles font employhs ~ tiennent iieu.
d'écrits ou de griefs,. on les taxe pour un [cul Avocat~
2.. Ils ne· peuvent dl'e!fer des écritures &amp; Contre •.
dits que lor[qu'ils ont été appellés an ferment d~s­
ouvertures du Parlement) 16·67. 3 t. 10 . Ol1 au·
ferment des. Senechauifées. Ils peuvent rnême en
vertu de ce ferment, proceder com me Juges fubro..
gés. Arrêt de reglement du %3. dùembr-e 175 0 •
3. Sont tenus des dépens, dommages inter~t~
des parties) lor[qu'ils [oûüennent ou défendent de:
lnauvaiCes caufes. 156o. Orleans 58.
Et rigonreLl((~ment punis s'ils alleguent (ciem-1'\1cntunfaitfaux.. 1579. Blois 125. Voy, a.uxnotes •.
Lenr profdfion exercée avec reputation durant 20 ....
ans, rend capable d'exercer une charge de Préfldent:
au Parlement. ]ui/let 1669. Fevrier 1672.
4. Ne peuv.ent faire fOl:é1ion . de Juge .~n ab[en,~e,
empêchement ou recufatlOl1 des Officlcrs) qn lk
D'a yent au 1110ins frequenté l~s A udiences pendant
dix ans, &amp; fait l'es foné.ticns du Barre~Ll avec ailidui[é) à peine de nullité , dép~~l1S, dom mage~ ~
interêts des parties. Arrêt de reglement du 2. 7. Jum
1.

1689.
Voy.

Amirautés ~. ]ttges-ConJuls G. ceffions de
droits. Req. du Palazs 3.
AUVENTS des Mations &amp; Boutiques. Doivent:

�46
erre :t une'

1

Il'

"'Dlle &amp;

C"

denH
.

iffl

Ge

•

Statut ,Molf,rg. p. ) IO.:M1a e P.

ir

1

8

3·

HELIER Grade. Au mot UniverfÏtés. 1 •
,
ACBAIL ] II d·ICla1re.
.'
T'111
Curatel,f,rS
#' ':t .
'
• aux OUln!.
ou
BAlLE. Lieutenant de Juge d' un seigneur
V fi' d
· au cune Sentence
1'iguicr , ne peut ren dle
. .aud II.Are
pièc~s , pas même avec l'a~aance d un Gra ne.
'lit de Reglement dt:" 16. ,Jum 17 16.
.
A peine de llulhte 3 depens, dommages &amp; lnte·
rées. Ibid.
.
Il {uffit qu'il fçache lire &amp;. é~nre. Reglemn~t de
1'7 8. 4. 10. Voy. Juges des S,etgnett-rs.
BALISE Droit. Voy. ,A'varte 2.
, BALEINES. Voy. pefche.
BAN. Au mot Lettrcs-de-r/tppel-de-Ban 5.
BAN. Peine Munic!pale. Se paye (ur le fermenl
(-in Bannier ou du Maître) moderé rar le Juge.
ptatut Mourg. p. 284. lvlaJfe p. 17 6 .
Même (ur le (LIment d'un étranger, leguel alors
a la moitié duBan. A1ou.rg. p. 450. er Maffe p. 216.
Pourvû que ce foit une pcrfonn~ digne de foi,..
Ibid. Statu( Bomy p. ~ 2. art. 5.
1. La peine du Ban eft double lorfgue le dommage cft fait la NUIT. Stat. Mourg. p. 2.4 8 . Maffe 17 6 •
Ell: cft à .Aix de fix deniers par bête, pour les
endroIts culuTés &amp; défendus. Mourgues p. 4) 0,
Ma,{le p. 216.

B

1

1

,1

1:

Celui qui JJe peut payer le Ban eil: puni dll
carcafl, ou corporellement par le Juge. Stat. Mourg.
p. 28 5. MafJe 176.
.1.

lt

L~')'fq~e les, Communautés

t tllçullcr qUI

n'ont aucun reglement
fixe 1ft peine du. Bfl1J "liesfui "(jent lit
......

•

'B AN
-~.
~ ae
'1a c fJmmunlfute/ quz. eJ"
.ft che
• f
4T
fixatIOn
de la 'Vz~uerie.
.10

le

B

,1

~I

or
AUV
dl
.
'.1 ~ hauteur du [01 e a rUe.

3· La taxe du dommage ne peut être moindre que
Ban. Stletut. Bomy p. 55. art. 36. Voyez, Bois 3.

@utre le Ban le Berger paye 2. 5. [ols, fi c'ea le
jour) &amp; 50. [ols fi c'eft la nuit . .A1'ourgues p. 2.16.
Maffi p. 178.
4· Le dommage , ou tare, peut -être demandé
contre le Maître du bêtail trouvé plus proche dans
les Bolles, ou limites du tsrroir, &amp; non au-delà. Star.
Bomyp. p .. 3· fauf [on recours contre l'Auteur. Ibid.
5· Il n'ea dû aucun Bad pour les Efcapadures de.s
be!haux conduits dans les Chemins Royaux; on
paye feulement le dommage. Ibid. art. I.
Il eft pennis à chacun de rendre fon bien défen(able toute l"année, en le mettant en culture. Statut
Mourgues p. 2.9 I. MItJfe p. 18o.
Voy. Bannier. rapports. 7.
BAN, ou publication de Mariage. .Au moi
Mariage.
BANC des Eglifes. 'Voy. ViJites 2..
BANNALITE'. Les Seigneurs de Provence) qui
~ès lung-tems ont joüi paiGblell1ent des Fours &amp;
Moulins, y [ont maintenus à la charge d'en tenir
à [uffifànce. Sta,tut de 1 p.o. Mourg. p. 369. Maffe

p.

192..

BANNIER. Doit denol1cer le même jour ou le
lendemain. Statut Mourg. p. 1.86. Maffe p. 17 8•
11 en eft de même du Maître. Stat. Mourg. p. 2. 89.
Nul l'le peur être Bannier deux ans de Üüte. Stat.
Mourg. p. 2. 8 5'. fcr 2. 86. Maffi p. 177. Voy. Ban.
1 BANNISSEM~ENT.
Bornier 1670. 1). 13. au
mot BannifJement) prétend que le Baonitfement perpetuel c0mprend le Banniifcment du Royaume: ce-

la r/ eft 'vrai que dans le Jens quel e condamné eft re.- .
Juté mort ci'7.Ji.lement dans. tout !e Roy~tt:me , . 11J~t~
t'infraétioTJ dit Bfln ne ferozt pume que ~ Û /J'VOU et~

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erre :t une'

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1'iguicr , ne peut ren dle
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pièc~s , pas même avec l'a~aance d un Gra ne.
'lit de Reglement dt:" 16. ,Jum 17 16.
.
A peine de llulhte 3 depens, dommages &amp; lnte·
rées. Ibid.
.
Il {uffit qu'il fçache lire &amp;. é~nre. Reglemn~t de
1'7 8. 4. 10. Voy. Juges des S,etgnett-rs.
BALISE Droit. Voy. ,A'varte 2.
, BALEINES. Voy. pefche.
BAN. Au mot Lettrcs-de-r/tppel-de-Ban 5.
BAN. Peine Munic!pale. Se paye (ur le fermenl
(-in Bannier ou du Maître) moderé rar le Juge.
ptatut Mourg. p. 284. lvlaJfe p. 17 6 .
Même (ur le (LIment d'un étranger, leguel alors
a la moitié duBan. A1ou.rg. p. 450. er Maffe p. 216.
Pourvû que ce foit une pcrfonn~ digne de foi,..
Ibid. Statu( Bomy p. ~ 2. art. 5.
1. La peine du Ban eft double lorfgue le dommage cft fait la NUIT. Stat. Mourg. p. 2.4 8 . Maffe 17 6 •
Ell: cft à .Aix de fix deniers par bête, pour les
endroIts culuTés &amp; défendus. Mourgues p. 4) 0,
Ma,{le p. 216.

B

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1:

Celui qui JJe peut payer le Ban eil: puni dll
carcafl, ou corporellement par le Juge. Stat. Mourg.
p. 28 5. MafJe 176.
.1.

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L~')'fq~e les, Communautés

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n'ont aucun reglement
fixe 1ft peine du. Bfl1J "liesfui "(jent lit
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3· La taxe du dommage ne peut être moindre que
Ban. Stletut. Bomy p. 55. art. 36. Voyez, Bois 3.

@utre le Ban le Berger paye 2. 5. [ols, fi c'ea le
jour) &amp; 50. [ols fi c'eft la nuit . .A1'ourgues p. 2.16.
Maffi p. 178.
4· Le dommage , ou tare, peut -être demandé
contre le Maître du bêtail trouvé plus proche dans
les Bolles, ou limites du tsrroir, &amp; non au-delà. Star.
Bomyp. p .. 3· fauf [on recours contre l'Auteur. Ibid.
5· Il n'ea dû aucun Bad pour les Efcapadures de.s
be!haux conduits dans les Chemins Royaux; on
paye feulement le dommage. Ibid. art. I.
Il eft pennis à chacun de rendre fon bien défen(able toute l"année, en le mettant en culture. Statut
Mourgues p. 2.9 I. MItJfe p. 18o.
Voy. Bannier. rapports. 7.
BAN, ou publication de Mariage. .Au moi
Mariage.
BANC des Eglifes. 'Voy. ViJites 2..
BANNALITE'. Les Seigneurs de Provence) qui
~ès lung-tems ont joüi paiGblell1ent des Fours &amp;
Moulins, y [ont maintenus à la charge d'en tenir
à [uffifànce. Sta,tut de 1 p.o. Mourg. p. 369. Maffe

p.

192..

BANNIER. Doit denol1cer le même jour ou le
lendemain. Statut Mourg. p. 1.86. Maffe p. 17 8•
11 en eft de même du Maître. Stat. Mourg. p. 2. 89.
Nul l'le peur être Bannier deux ans de Üüte. Stat.
Mourg. p. 2. 8 5'. fcr 2. 86. Maffi p. 177. Voy. Ban.
1 BANNISSEM~ENT.
Bornier 1670. 1). 13. au
mot BannifJement) prétend que le Baonitfement perpetuel c0mprend le Banniifcment du Royaume: ce-

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1

a~ fol j~:tZ;: ~~igés à difeHter Ze~

les chirograph~.lres, Ja
'
imme.ubles.
fi
&amp; toutes ceffiolls , ventes
8. TouS tral: ports, . ude des créanciers) font
'-;&amp; donations fal,(cs end f~a"tre rapporté à la Malfe.
_
.J..e nul effet, &amp; tout .olt e
Mars 11&gt;73· II.~. . 1 faillite, mais dans le$
Non feulement cputS ~.
nd mêIne les
Àix jours avant {a publIcIte, ql~a
fi .
la
,. , nes (eroient paCfés devant NotaIre,Z U1 v,an; de
... ~\.
b
1 fèrozt a ...
Déclaration du 18. NOV,cm re J 7~~' J' •
for;,' qu'elle eût ~té e~regiftrée) f5 qu Il n y eut a/tcun
1

1

doute fur [on executzon.
,
.
.. d ..
Ceft aux créanciers a chotlir ce tU1 'lU! Olt
. a;de,r l~s del1iersprocédant de la vente des ef~
fets, p,réfera~lemc:nt à tous Greffiers &amp; ReceveurQ,
des confignauon$. Mars 1673. 11. 9.
10. Ceux qui dans l'état de l.eurs ~ettes ont ~up­
l'pfé des créances feintes, .ou falt reVIvre des çrean,.
ces acquittées, QU , fuppofé des tran~port.s J ventes
~ donations, en frande de leurs creanCiers font
pu cas d'être pourfuivis comme Banquetoutie~s frauduleu~ devant les Juges ordinaires. IJ. Jan'Uicr
J.71 6 • Cette di(pofition , qui fert de [upplement ItU~
peclaratiom qui attribuent la connoiffance des fait.
Jjus ~H;ç .Juze}·~'rJfHls ~ 'ft IIn1'mQ/lcmpnt r'1JPH7Jcl~
J

1
1
"

~Al\1

ç

lit par des Declarattons deptu$

-SI

..

telle du 16.. Juin
17 1 5 ~ La derniere cft du 8. Septembre 1750.
.

Laquelle pourfuite a lieu nOl1obftant tous accords
avec leurs Créanciers. 11. ]an'7.Jier 1716.
M eroe
"
. les ont f19nes
i' .
a\ 1"egar d cl e ceux mu
1
,.
pourvu que l~urs· creances compofent k quart du
total. Ibid.
.
"
.
II. Ceux la fout encore Banqueroutiers frauda . .
Jeux, qui ont divertilcllrsdfets. Mars 16 73. 1 r. 10.
Il en dl: de mê'me d'e ceux qai ont declaré plus
qu'il ne.leur était dû. Ib'id.
'
Et de ceux qui ne reprérentent pas leurs' Regifires.
&amp;: Journaux" lignés &amp;. paraphés. Art. I l .
l 2.. Les Banqueroutiers frauèlulcl1x font punis de
mort. Mars 1673. II. 1'2.er II.}an·vier 1716.
Leurs Co M 1&gt; LIe E 3 pmüs des Ga1éres,) &amp; 1es fe m...
mes du 'Bannifièmeut à perpetuité~ I l . Jan'Vier
17 16 . ~ autres attributi'Ves.
Et en outre en 1 )00. liv. d'Amende, &amp; au' double de ce qu'ils ont diverti, ou trop' demandé,) applicable au profit des créanciers. Ibid. et Mlf.rs
1

"

1

/

16 73.

1313· Le Juge peut decreter deprife de Corps
Ir.

Iur Z",

feule fuite, fans autre charge ni information ; il dl:
même permis à chacun d'arrêter les Banquetoutier!
f~gitifs , p6-ur les répre[ent~t . à J ufrice, [.l:)S decret

permifIion • .Alai 1609.
.
Pl!Y. [urflanees , Confeil.
BANQUIERS. Au mot Mttrehvmds 1.
BANQUIERS Expeditionnaires, doivent être
âgés de 1. 5. ans, Laïque .. , non Officiers ni Do..
mefiiques d'aucun Eccléfiafiique) &amp; rapporter certificat comme ils ont été Clercs, ou Commis de
.Banquier de France durant 5. ans, ou des Banquiers
.de Cou.r de Rome durant 3. ans) &amp; donner caution
l'our 3000. !iy. 10. Septembre 1646. ~ o.
lU

E ij

�.

.

BAN:
.près une mro
. r rmà"'" 11:'

J~
. ". " la Sénéchal1l~ec ~
.
· Sent reçus Cl
Jawvzer 1675·
'do
·
de vie &amp; m~urs. 3 o. "ter &amp; faire expe 1er .
tIan
d . ' d'e [olhel
'fi
· 0 {culs le taIt
B' lles &amp;. 'P1:0Vl 101ts.
nt
,
S'anatures, U
t:QUS Rc(cnptS,
Il?
rs 1-673'
Cour de RaIlle. Ma .
l .

.. )

.

Certificat au dos
'ln
. d'e nu Il"lte.
Ils [ont tenus de mettre
"
d"cm à pC1l1e
n
u'1'1s ont. fa.It expe 1er) .

~es

at..Les q. , "

lJid.

, "

. ,

,

Lesex-pedlubPs-ne

faifa~t foi que fùr leur' venfi1 1667. I~. S.

"

~tion ) écrite [ur l',or~gtnl~' J' Ol1r&amp; l'heure du q~- .

r
, J

Ils doivent enregdher
oë'd1'tl' ons de'·Rome ,
1es eX f
" , pour
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a
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d,
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P, "
Juin 1: 55 o. art. 9·
. d .
OU d AVlgno.n. " '
fi 't courÎ'r, Il Olt on .
1. Si la parue court ou ~~ ,
avec lé no m db.
,
' f i leur reglnle )

être ~.ll~ ,rn. ~nt1on d~dé .art. , le nom de l'impetrant~ ,
couruer , 1heu.re. ,
p , 'fi &amp;. le &lt;Tenre.de· Valà qualité dù benefice , le I?lec~ ,e, ,r; ~
d; r:.p •
.Août 1718.2. Nou-s objervonsccs .ZJl~
cance\ ;-" ~
,
.
r;' p
enrc iT i/1,re.fl
t ions bien que la ])eçlarp,tzon ne Jott as d1J~ J"
fiÎlttm
• natre,PtH'lement " eLI es jonta
r; . \ Peu' de t erence
16 46'-.
'. , d'j. ans,
, f'"w, De, cl v'1'
I1t1.'atim,
1.res
. . du l o·~ septembre
.
:r!.ft . 7~
.
d' .
fi ,
. 2,' 1'1s ne peuvent f.,Ùl'e aucunes expe ItlOl.1~ ur
~ rs procurations [ur;lnnees ) 10. Septembre 1646,~
l,t' . lx les Jug~s , ne, dpi vent y avoir aueu!) égard';&gt; ,
1

J ..tif'" J 5 ~ O.

10. .

.

•

BA RATERIE. V~y. , .4jfuram:ts 9. Capztlewes
.Marinièrs 2..

l)'

, B.ARCELONETTE' &amp; fa Valée) réiinie à la Ftan .. ce, 7· Avril 17 1 4. &amp; en[uite à la Provence. 3 o...
r

~

Décembre 17'1 4,.
.
Le ~rcfet cOnl){)ît par appel ~e~ caufes dé Police
re{ervees aux Confuls. 2. 1. FC'Vrt er 17 l6.
Et des caufes Civiles du Juge ordinaire, &amp; CAl,
&lt;lonceurs avec lui pour les Criminelles. Ibid.
Le tout (auJl'appel auPadement.' Ibid~

BAR

J3

'DARONNIES. Voyez aux Notu.
BA.TARDISE. Voy. Provence,
BATELEURS. Voy. , Dimanche.
BATEMbS. Voy. Regîtres 1.
BATIMENS de Mer. Voy. Va iffi aux . .
BAUX. Juge d'Appeau établi au lieu des ~au:r. ,
s· Juillet 1 5 ~ 9.
BAYONNETTES. Voy. Armes:
BENEDICTINS. Ceux de St. Maur ne peuvent
po!feder aucuns Benefices, pas même de leur Ordre»
fi leur titre n'eft revêtu de Lettres Patent~s . eor~O'i[­
trées dans les Cours, autrement le Belldice eft
perrable. Novembre 17 1 9.
Les habita,us de Provence [ont difpenfés de l'effet
des Lettres Patentes du 19. A'Vril 1739. t]ui leur
accordent une évocation generale. I~. Mai 1741.
'BENEFICES. Il Y a trois capacités ' requifos pour
l'es pojJèder: l'Age, ['Ordre, cr le Grade .
1. L'Age pour la Prelature dl: au moins celui de
1..7· ans commencés. 1 f79. Blois 1.
Pour les Abbayes &amp; Prieurés en regle au moin~
2..3. ans. 25. Olfobre 1 516. Concord. tit; de Reg. 2.
Pour une dignité (lms charge d'A1'[Je 21. ans. ~
Pour une Prebende en Eglife Cathedrale 14. ~ns ,
ln Eglife Collegiale 1 O. ans.
'
Pour une €1hapellenie , [ett te(J!.
Si le ~enefice eft à charge d'Ame , il faut que le
pourvû foit a~l1ellëment âgé de 2). ans accomplis, ,
.&amp; qu'il [oit Prêtre, autrement le Benefice eft vacant &amp; impetrable. 13. ]an'Vier 1742:. V~y. Cures.
2.. Le Grade de Licencié ou de Bachelier formé e11:
Theologie) eLl: nécelfaire pour une Theologale. 1 5"
Olf~bre 1516. Concord. tir. de Coll. 1.
- Celui de Licencié en Theologie ou en droit Clnon pQur les dignités d'une Cathedrale, pour la pre.. ,
SlÙere dignité d·une Col1~gia.le &amp; pour la Prelature.

im-

J

E iij
,

!

�,

,

,

B"'E T~

.,

irETE"S dé Labotu. au mot Labour;
"J'if
BI'LAN. Voy. Livres
B:anqueroutes".
... Mar--

54 "
.
l~ù!. ·, tit. de INl~~a, rd~ s provifio ns . Décem!;n 1 6o~";,,,
A peine de nu ,d.,t~1 e

) 'r

'

f

de de nie r.s , .Garnifops ·, Munttlons, Fortl!1catlQl1s".\
Sl'lbfrdes , Etapes ', &amp;c. , 15~o. MelUl'J art. 19 ·
VOJ' Inftmt~tions, recelement , . (omplain1;e 6. det'vol ut , Pa(rOrts, ajo,urneme?H 3., vifi!', rcflgnMions
Appel" 'rr!quéte-civilè , Eccleftafl:iql1- es, Etrangers"
Cf.. res, ,Bû;;qttùrs , fau:JÇ, 7. refldence, ufttrpateu. rs
l) '

J}

Collfl,ti(J~fS.

'

,

.

BERGERS. Voy. Bap" B~tail .
.BIJ,R LANS. Voy. Jeux.
ItE'! AIL. Les 'Troupeaux a11:1115" &amp; . venans dé lâ
~oPtagAW~" font francs de Peage en payant r aifage.;' .

'1.: ,

$ ...

Moufz.. ,P," 3,6.8,.,

MaJfop.

191 . On

al)peile

cq

drcllt' Pulveritge~
.
~. L:Hi:verrtP,ge du nêtail 'dure ltl[ques à un ,moi~ .
apre.s. Paqu:es , &amp; l'Efti'Vage ju{qu'à St. Michel. St~t
.lVl~t-trg .. p. 29.1 • •Mil/fe"p', 17;h
'
J{Jlj
Bn&lt;?
"
t. "J •

.

_i ll llAl) "

'

"

tçmbre , 1733.
. "
Il en efide même dés quittances pri vée's. ' Ibid.
Cette. re~le ne compFend pointles Billets dè com,.bmerce) 1\1. 1 ceUJe des Arti[ans·, Fèrmiers ' ' " LabOll"
reurs, .Mall,œ~vriers &amp;'autres [ùnblabies. ibid •
Mais en. ~as ' de ~efus de payemènt) lé' debiteut':
ou ~s : hentlers' dOlYent ' jurer que ,la valeur · n'en 3;,
•
. '
, .
•
ras ete1 comptee,
Oll :n:en-aVOlIaucune
connol!fan.:.-

€ures , ou autres ,
'
•Blois I l .,
d ' B , fi'èes iltcompatibks , ou , de
tes revenus es" en~ fI(
a~ [ont diO:ribués
tç;'lnt que' le pçmrvll ne e :rt , p,
, 'er 168 l ~
par les Archevêq.ues ,.ou ,EY'cq,ue.s. 7 ~ Jpt'ff ut

,

%..

,

1\

.A vril 16'9)' 33·.
.
", d " cl '
d
'
. Si'le,pourvlt 'nc fa1t optlO~ de Inn es, ~ux'" au:
1'?.11 de .ra , paiftHe Poifeffl ol1, , .le ~remler ou pl,~s ,
Ancièn de-s deux yaque de' plellT droit, uÎ~,an aple~
2
la prire 'de poffeffio,l1 du {econd. J}. ]an,'Vle~ 174 ,.
A, Le ' Be-neficier MINEUR aglt en }u{l:lce [ans "
êtr/ aut~ri[é pour, tout ce qui regarde [011 Benefice . .
1 66 7,' 1), ,9. 01'" 14.. Voy. Refignations 2."
,
'
, r~ tes Benefic'iers font e~e?1ts dé cOl:tf1b~tlOQ.,

hands

B'ILJ~ETS. S'ont ,de ' nul' effet fi' cdur, q,üa' figt '
l'
l
'
le
n el~a eC[l~ e ' corp~, ou approuvé la ' fomm'e de fol ,
maIn; ,) &amp; fans ·chiffre. 3,0'. Jùi-llet 1730,' 2.2. Sep ..

a,rt. 2,,1. , r. 're flul/: f I&amp;mc Benefices ftmp!es.
h'
La TonjU
1)''d
Archcvêches , Evec ,esj/ .
N l ne peut tenu eux
' . ,
;', u " " Benefices , à ,charge , dArne. l 579~ .
1

)

œ. Ibi·d:·
'
\ ,L'u[a$e des Billêts.payab1ès aU'p0R.TEUR -, prohi.- .

•

he. Mal ~ ' 2.Q. J1'ttn 17,1.5 • retablt

2.1.

Jt:tn'VieP;""

I72.-r~

Voy. Change , 18~

BLASPHEMATEURS' &amp; lareurs' dû nom ' dè '
n~eu. Punis dé ' 100: ,liVe d'amende la p~emiere
feHs , &amp; e? cas de rec1dtve) du foliét. 7· jui~ 1574..
&amp; corporellement 1566. Môulins Art; 8:6 . _
, Ou exem~lairelTlent, même ft le Blafp'heme ejf
contre,les S'a1l1ts. 1570. Blois 35. Les peines après ,
pll1lie~rr5 recidives {ont , la ' levr~ coupée) &amp;'en[uü'e .
la langue coupée. 30. Juillet 1666.
Les fnormes ' Blafphemateurs ' font punis de plus ,
, ' .
grandeS' peineS'. 5. fv1ai 16 36.•
BLEDS~

Il cft déféndu d'en acheter ou an-her el1 '
v ERD' a va nt l-a- Moitron, à peine de 500. liv. d'~­
m,'çnde &amp; punition corporelle. z 5. Mars 0&gt;' 2 1. N(j~

'Vem.bre 1) 67. 2.. 10.
1. Il n'dl: permis ' d·'èn' vendre &amp; acheter ' qu'a r.t
MAR~HE' public, à peine de conf1{cation 15 6 7. 1;
.r,.1... ~~ s.eptembr~- ! J~ f. &amp; de 1O,~Q~' 1i1', &lt;fAnle.u~-

/

�. .BOEfi

6

qu eJ1e ptl1 üe etre;~

lete ~téele tiers
den~nCla~eUro)d::é:..
comminatOire nI m
aU

Bor '

'Ir

t

"

19. ,,1.vr;1172.3 o

. .

~'?Y. chllfe %J. ~ GI'~rJeurs~t e-conduits auX Galeres1",

. BOEMIENS .. DOIVe,l1~, e IrI Juillet 168%.. .
,
r . ' \ e1eetUlte.
•
~b 'd
our lervlr
a.P , més dans les HopItaux •. .1.1 J, •
Leurs enfans en er
if
pour la premlere
es
~
&amp; filles rale
il ..
'Leurs remmes,'
, vaguer, fiUft"1gees '-"
I! '
&amp; fi elles contl11uent a
l'OIS,
b 'd
.
bannies du Royaume'c I~! ..,&amp; fiO'ure de p,rocès, &amp;
Le tout fans autre r~rme , n
d ' depeme. lbtd.
1
fans. mo erat~t~dl1 de leur dOllnerretraite dans eS'
1. Il eLl: de e
d Seignel'lrs &amp; Gen ..
Châ,teaux. &amp; . Maifons,..fortes es, d F' f. Ibid
Ûlshommes. " à.peine de conttfcatlon e le.
..
En BLOT~ Voye.z Ra.pports. 4·
BŒUFS. Voyez, Fruits. Labour."
.
•
BOIS. L'Edit pour les Eaux &amp; ForetS " du 1~01S '
d&gt; Août 1669.. a ecé cxprdfcment. confirme pOUl: la
Provence. Fevrier 1704.
.
~
1. Dans toutes-Ies coupes de bOlS or~I t L, tS, re-:
glées de dix en dix ans au moins) on ,dOlt ladrer 16 ~
Bali veaux par Arpen t) outre les- anClens &amp; modernes , appellès li.UT A YIS &amp; déja 'refervés. Août 16 69 ...
lit. des bois appartenans. Mt. 3. er 7:
2.. Le quart des Bois des Ecclelialhques) Corp!J
&amp;: Communautés d~habitans doit être refervé. Ibid.

r y

&lt;

r

"

1\'

,

IIrt. 2.._

Ce qui a lieu, également pour les Bois de s particuo4o'
liers. Ibid, titre des Bois des partie. An. 1·.
Sahs C]u'aucun pui!fe difpofer des Futayes dans Ieg'
Taillis) li ce u'eft après
ans··, &amp; fi c'ell: hors de~
Taillis) après t 10. ans. Ibid.
Si c'eft à dii liei:ies de la Mer, ou à deux lieüe&amp;
tItune Riviere: navigable, il faut de plus en avott-~~erti lix mois auparavant le grand Maître, et par~

"'0,

JliI· ~QHS tif Çhffmbr~ ~u ~ffI";&gt;;

{,r

1f~r~ts

(f

l~l~(ÇIJ, .

1

l

•

!-7

fdimt de la: Marine, à peine de lOOO. liv. d'a1Uen~
de &amp; confifcation. · Ibtd. · art. ;.
3· Il cft défendu de porter &amp; aUUt):1er FEUX d~r.s
les Forêts,. tand.e's,&amp; Bmyeres m&amp;me des partieu...
l:iers ,. ~ peine de punition corporelle outre . l'Atl1en~,
de arbitraire &amp;' le dom,mage. Ibid. tit~ de la police o
.Art. ' 3.2;.
Même à uh' quart' cre lieiie de diŒance ·" à', peine
du foiiet. 13. No'Vembr~ 1714, .
Ceux qui y mettent feu.de. de!fein premedité , pll~
Dis de mor·t. Ibid ..
4· Les mêmes peines &amp; Amendes ord'cmnées pour
les, Ea.ux: &amp; Bois d'e Sa.Majellé , fontadjugées pourles Eaux &amp; Bois des particuliers. lb·id. tit. dès pf4Î)..
ves. Art. d€rnÎer..
'
Ces AMENDES font 4. Hv.. Eour. chaq~e Chêne
ou A'r ore fruitier, le chataignier fZomprÏS:, ayant un
pie.d de COUi.~. 2. •. liVe 10. f. li c'ell: un Saulx -,
Bethe) Orme) Tillot , Sapin, Çharme &amp; Frê...
me l une livre pour tout aU~te. Arble. v.eJ:t1, oa. (ec..~
~bi,J. Art. 1._
\
Le tout mefùré' à demi 'pied' de terre. Ibid.
Mème peine pour tes. Arbres . ébtanchés ou de[..·,
honnor~s. Art. 2.'
.
)·o,liv. (1- c'eft un Arbre · de referve; 10-0-. liv...
· '1 etolt marque'; 2.' 00. l'1",. ~S '1'1'. a.. éte~ arraché ) &amp;:
SI
cdeplaoé. ibid. Ayt~ 4..
,
1:
80. li". Pour. une: chartettée de DOlS' de Merrein ou Bois à ou'Vrage, Bois quarré de [ciage ou de .
'G harpente; I- 5-.1iy •. fi c'eit BoiS de .~haufage. Ibid'Q,
art. 3' •.
4. liv-. Pour une · Charge de Cheval oU' ~e BoU"..
~iqtie) &amp; vingt [ols pour chaque Fagot. lbzd. .
Le tout outre la rell:itutlon &amp; les &lt;lom mages 111=-terêts) fixés an moins autant q~e l'Âlnende. lb,idt ,
ifrt... 8"" V~J.. Btm· 3.j),
'

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~?C'A PA CES. ·Poy. ·:mpojitions •
"CAPITAINES) ou 1viaÎtres &amp; l'attd""'s de'" BA ,
L~
"Jt1:.~ens -cl: Mer, ne peuvent PRf..SCR.Ilu - la prop~ieté

CA.l.S • :/"
Banquer~uU 9~
,
,
\
'C'AISSIER. V@J·"n' e..
,.
.
.
Capttat
CALE.
Peine. Voy.
. , l"rance pal' 'f ete ffâl\
' ...
Reford'm.Ue~n
.au 20 .. Décembre
CA LÉNDRIER.
"
.l o.
~hemen't'de dIX Jours.,
'. "
Novembre
15 81 . d I{" d 1 ,~le p-rcndre a for1
8
1 ,$
. '
11
il 'ere n l:.. e
,.
CALFATS. 1 cur e
~' nt de Mer, à peIne
c • d' UCUl1 .Banme
.J fait le CalFatage
a ,
o'fob.re 17 16 . art. '2 9.
cl'
Amenâ.c.
14,"
,r.
en
,
·de 100. l.IV.~ '
1 . heures ,rccrIccs
lans
Et de 'travai11er hors ,es "Ilt de: Amirauté ,à
'1fi 1 du LleutenC\.
avoir la perml 01
cl &amp; 3 Li v. con.tre ·le
, de 3. liv. d'Amen c ,
•
'nemc
- ,'If
,
,
.Art 3 1 (5' 3 2.
J •
, l'

J.

• ,

M'

des Baumens ~ollt,re ·les pro,p netalres qui les .
..
~
one
. eta bl'IS. 168 [. ,
tv. ·1. tu. 12. art. 1.
.
. Ni les.Yendr~ en auc~n cas) [ans procuration lpé.
IClaie. 1681. lzv.2.. tlt'. I. art. 1:9. .
_
1·

r

°'

-delà de ; 6 . fols aJo~rComme aufli ~ hx-?sc~,au ra~e' de 33. [ols s'Ils
néc, s'ils [ont C c/ ' ~~Jvs ro~1t'Maîtres; 1.'0. [ols
r.
M' Cllrs' 30 101S SI II
.
Jont
ln
)
..
d'
D
1s-s'Ils
[ont Apren's'ils [ont Compagnons, &amp; lX 0
propnetall'e.

:.. .

tifs. Art.B·
l
l' d'Amende
ine
de
rcftitl:ltÎOll
&amp;
(e
3
O.
IV.
A pe
..
" &amp; l:atrons.
contre les p ropnctaues
J
Ca pltall1es
'

.,drt. H·
r: .r!
ou
Sans gu1il puiife être accorde a1JCUn~ ] ur] ~ance
défen[e pom le 'Payement des AME~ ,DES. Art. 3 6 •
Les Sentences de l'Amirauté à cet égar~, pa~cnt
e11 force de cho[e J·ua.ée) fi l'appel n'e.[l: mlS en etat
b
.
A
d'être jt1O'édéfinitivemenr
dans l'an &amp; Jour. rt.37.
Cl\LOMNIATEURS. Doivent ène condamnés
par le u1ême Jugement qui abfout !'Accu[é. Statut
Mottrgue.s P.2.79. Maffe p. 170.
.
Cela doit être entendu des ftmples dédommagemtms
demandés par le 'Calomnié; il feroit l'técef{aire de déeTeter le Calomniàteur er de l'entendre. s'il ùoit
qu~(lion de lui infliger une peine. Voy. aux Notes ..
CALVINISTES • .Aux mots n~ Corrverti s, Relt ..
ji~nnaires •.;
,

#

1

ÇANNE. 4u mot .Aune,

Vol1e~, ~ordages)

,

d.:~
le lieu de leur d~meu"J.'e..

&amp;c. que dl! con[entement

;Propneta1.res.., fi -,'efl: dans
.,Art 17.

/

CAPAGES

Punis du de:~1Îer f4p.plice ) ~'~ls les livrent aU'r
~ Ennemis,., ou s ·Ils les font mallcleufemenc échol;cr.
Art. 3 6 •
. 1: Celui qui , débau~he un Matelot à un autre) e~
:'U01 de 100. Îlv. d',amende, &amp; p0tmis au premier
de le reprendre. Art. 7.
2.. Ils .peu'vent faire l'UNIR de la~oucle &amp; de la
'Cal: Ie~ Mate~ots mutins. y-nogl'lCS &amp; dé[obéiiTai.ls'J
de l aVIS du Pllote &amp; du Contre-MaÎtre. Att. 2.2.
A l'égard des crimes capItaux, ils doi vent iilf~r­
:m er &amp; faire les procédures urgentes &amp; néceif-aires ,
.&amp; I~s .re:nctt~e, av:ec les coupables. aux Offi.c\ers
de 1 Amuau,te du hell
de la charr:Te
ou déchal'O''''
, ,
b)'
0 ......
,Art. 2. 3. Vry. Mar-tmer s .2..
\
, 3 ~ . Ils ne . peuvel~t ,ètre arrêtés) ' 1orfqu~iIs [ont pl'êts
a falre voya.ge &amp; a bord, li ce n'dl pour dette con-u-aél:éepour le "m'ème voyage. Art. 14.
.
Il en efi: de meme du PILOTE &amp; des MJ.telôts. Ibido
~.. Ils ne peuvent prendre argent pourIe RADO~B,

Ni iuê'me 'en Voyage) {ans l'avis du C'Oütte-MaÎ- ,
:tre ~ ,du PILOTE, qui ·en atteftent la nécenité &amp; la
-qU'alite. An. 18. f!l 19.
,-5· Lorfq~'ils navigent à prbfit.,. ils ne peuvent
f~lre aucun négoce pa~ticulier, à peill~ ·de C0 11fifcalion de , leurs marchandilês au pront des IntereITés.
,.,drt. ,t-8.. OrJ leur permet.&amp;s ,P ACOTILLES fans /i[-UI.
,

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CAP
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En -cas oe ange?
Officiers ~ Mate .ors.
J
l'avis des .prulclpaux
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&lt;]ue oC

'

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.. ,

1

1

1

1 •

1

Ibid.

L

d'f

Sans pouvoir décharger aucunes mar~aa n 1 e$
Qivant le Rappol':" à pe~ne .de, con.fifcatlol1 &amp; de
run~tion exemplaIr.e , [auf penllm m1l1ellt. . Art: 9·
8. Ils ne peuvent alleguer d'autres cas fortuits,
que ceux mentionnés ' dal~s leur RaPP?rt après.1 a dé. .
livran~.c .de la. mar.chancü[e. 1681. tt'V. I. ut. 12..
J(.rt. 7.

Ni demG.nder aucune AV t\RIE ) s'ils ont reçû le
fret [ans -protef\:aüon. Art. ~. Ni te payement du
J:re~ un an après le voyage fini. Art. t.
V.aérion contr'e.ux en délivrance de marchandifes"
frefcrit dans un al'l après le voyage acco,mpli ..Art... _
_ Et ..celle. en dommages interêts dt non receva·b}e l(R[qqe la m~~~handife a .~té re~{lë fans Frote~a~
t~on, Art. 5p
.

1

•

J

.IlrJ.2.;6A
' s de ce qu'ils aurolent p\t
Et réponden:t en ~.e ca ,
[-auver. Ibid.
_.
evemnlaire. Ibid.
~ us p' uPltLOn . •~ . 'r
p
, Le t~l1t 0 bl"
de relacher en quelque ort.j
7. 5:11s [ont °d l~llfes . la caure .al! Lieutenant de.
',} d01V.cnt ca ecarer •
.
,
1 s:
d l'
68t li'V. 1. t'lt. lo.ltrt. o~
l'AmH.autc
e Ur. l,lCduc' 1: Na~ion du 'premier Port , deOu an 011 III
"
1
d
. t kl ue! ils d.oivent faire ~tte.fier par es ge~1s e
v!. ~l1, . 1e j"'s cas f.orttüts .qui lenr [ont arnves ,
'eq,ulpa a , ...
'
,
tels ue Les Je:ts, &amp;c. ~i'V. ;. ttt. 8. art. 1. voy: Jeu:.
'n; ,doivent au/ft ~ Yll1gt·qu~tr~ he.ures ,apr~s leUI
arrivée) faire leur RAPPORTa l A1l11,rau~e. Lb~j 1.
tit. 10. art. 4. à peine d'A111endcarbltr~1~~.I.t. ,
V~rifiè par l~ d.épofitiol1 des gens de l equIpage•.
,.

et:c

p'r'oteffati~n~ pour &amp;

contr'e n'ont aUC\ln
li el!es ~le [ont [Ulvles, dans le mois, d'l1lYe defua\'1dœ
cn ]uthce. Art. 6. '
Le ~o'ut à moins qu'il y ait 6blhr ation cédule .
~
l'} '
a
,
~
compte arr~te i ou ll'ltcrpe . aHon j.udiciaire. Art. 1QI.
VO)" 'iZolifemtmt abordage, étrangers, 'Vaiffo.r,u::.
J. Ptlote 1. ajJi,wances , Marmiers 6 •
CAPITAINE . .Voy. _Scldtus.
CAPITATION établie penQant la: gUérre. r ~•.
.Janvier 169 y.
)
_
Sllpprimé.e enfu~te , &amp; l'établie .. l 2. ~ . Afars 170'f ..
Affranchle · par abonnement. t. Avri l J109.
~el1ouvelIée &amp; continuée même après la paix.. ?
Juzllet 17 T, .
CAPTIFS. A1of. mot Efdaves·.
.
CAPTURE. VO!~ prilé -de-corps ) faJfi'es , P·revôf..
CA,PUCINS. Exemts de toutes impofitionsmi{es &amp; a met tre. Oéiobre t 6" 63.
, . CA~CAN. ("oy. Ban. z. ChàJfo, GrapiUtt[e, lm ..
prtmerze) Mendzans.
\
.
,

Ji s doivent achever e.
dommaoes .&amp;;
1
/ J., c. . té
à pel11 e e
,.p
.
Bâtiment a et.. ne .
ordinairement . .n.rt. 2. 1.1
. (crêts &amp; d'être .p.u 1l1S•exU.a
ent l'abandonner ~
ln
'
J d
r Ils ne peu v I
I
6

CAP

)

.' C:ARCES. Comté· avec rurifdiétion d'Appea1l..
Mat 1571.
CAREME. ~Toy. RôtI!).
CAS Priv'ilégiés.. Voy. Juges-d'Eglifè x..
CAS Royaux. Ag m'Ot Lieutenam .
CASSATION d'Arrêts. Les Arrêts &amp; ]uO'emeng·
rendus contre la difpotition des Ordonnances~ Edits
&amp;. Declarations • fOl1t ul11s er c"jJés au Confeil.
1 66 7.1.8.

,

'

E ~ les' ) uges tenus des dommages interêts des
parues.lbzd. L'Ordonnance ajoûte,. ainh qu'il fera p~r
l'lOUS a viré ,- ce qui peut Itdoucir la rigueur de cette
difpofition.
.
~. Celui qui eft debouté' de [a; demande en Caf..
fauo n eft cOHdamné en 450. liv. d'Amende) ua
tiers envers l a partie. ;. Janvier 1673 . .Art. 6'g.•

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L'Amende dt :Ua -moitié , ft l' Arr~t a ete ren I;jj, t
&lt;

l'a.r défaur. Ibid.

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Sans ren-1-Î[e, ni moderat1~n. \ li t . . ' ,
Et la partie n"'ei1 plus. re~tlle ,a [e pourvOlt , pas ,
mème envers l'Arrêt: de deboutement. ,Art. 69. f
Voy. Juges-conjiÛs I I •.
CASTELLANE. Voy. , Steges.
CATHEDRALES.. . Voy. cha,itres 1. Benefices!. • .
CAVALIERS. Au mot Soldats. ' ,
.
CA USE P1E. N'a aucune faveur contre les dtf"
pQlltions de l'Ordo-nn.ance des Tefta,mens. Aout ..
1735. 68. Voy. Domltzons l. Infinuatzons 3· GltrarJ.s
1. Main-morte • .
CAUTIONS •. Aux m~ts çhltnge 7. DCf'Oliiolut, Re. . .
li. Etat.
CELERITE'; Voy. (ommaires.
,
CENSAUX COURTIERS. Lès' kgens de Chan- .
~e ou de Bangl:e, ne peuvent faire le ~hange ni ,
tenir Banque pour leur compte propre, dueétement ~
l'liinditeétclllÇBt. Mars 1673. 2.. l.
A pei ne de priva tion ,dè .leurs Charges ', &amp; 1 500
liv. d'Arncnd·e:. Ibid.
Les Courtiers ne peuvent anm f:.:lire aucun trafi&lt;:
pour lel1r compte) ni tenir Caiffe chez e~1X, ni
Lig ner des Lettres de Change par Aval, &amp; peuvent ,
feulement certifier que la iignatl1Ie des Lettres dl ·,
'ferÏtable. Art. 2.. .
.Le mot auill l). fa it 'Voir qu-e c'eft fous la même ·
peme.
J. Les Livres des Agens de Change &amp; nanaue '
.J '
vOlvent
et're cottes, llgnes &amp; parap h'es par un ConfuI qui certifie leur Etat é.9" ufage, aveè declaratioll
1l:c'e{t le premier, fecondou antre. 16 73, 3· 4.
Dont il doit êtr" fait mention au Regi (he dl!,
Greffe de la jurifdiébon Confulaire ou de l'Hôtel dr:
G

A I r .

1

l

Ville, Ibid.
/

1

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ns 1.10lv~~t ,avotr un '·L"lvre .lO:Utlla1 ) pOQ1~ les par-J
,

l

•

•

ties negoclees par leur entrenufe. Arf. 2..
CENSES. Les finlples Cen[rs Emphiteotiques avec
, èireél:e [ont ra:chetable's à toutes' les V'cntes )' dans le
mois de la l~otice , en payant ou conlignant. le prix..
Stat'/,! du 3. Novembre 1 3 52..
.
'
Celles établies pa:r-gc11s cfe Ma:·in-morte k&gt;nt ra·,hetables n,onobftant tout laps de cems" &amp; nulles &amp; . fro~ibées pmu l'a~eni.r. 2.0.•. Fe'Vr;'er 153·9. Aoû"
1749. 14·
Les,xentes: érabfies à prix d'argent font racheta...hIes en tout tems, quoique jointes à une dircéte J'
2v,ec droit de Lods &amp; de pfélatio.~ Juillet 1'$,6 0.

Voy . Committimus. Main-morte.
CENSURES ECCLESIASTIQlJES~ .Au mot MD"
• •
mto,re.
CESSIONS de Droits Litigi~U'X .. Les Ju.ges ne'
peuvent en rapporter direétement ni Ïndireâement,.
pour les cau[es du reffor.t où ils [o.nt Officiers·. 1560.

Orleans 5'4'.

.

Il en eft· de même des Avocats, Procureurs &amp;
Solliciteurs·. pour celles d0ut ils f0nt chargés. Ibid".
Le tOll t à peine de punition cxen1pl'aire. Ibid.
]Toy. Recujations +. ComfJ'!ittimus 4. EMt.
CESSIONS de Biens. Doivènt être decl:rrées
'perfonnellemènt à l'Audience Cunfulaire, ou à défaut à l'Hôtel deVille lorrqu'il,s·agit d'unMarchand,
ou Negociant. Man 1673'. t 0; 1.
1. Ori les refufe ' aux Etrangers non n:ltm-alifés..
Mar S 1673. l'O,. 2. . Et- toutes les fois qUie le [ouPfon
de dot ou la faveur du crelJncier rend le demandeur
indigne de t:e fecours.

La peine de porter le Bonet Ver.d. abrogée. Jan ..
't't-er 162.9. art. 14-4.
CHAINE- Droit. _Voy., .Aix.
'FlAMBl\E;, 1"0)'0 Grlfml·ch~mbre :. Comptes- ,
•

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1

C~' H' 'A'

,

.

't)CHANCELLERIES.A1J
:ji'ors
'
,
Il'
motLettres-de.C/?tf,7'!ce cru. ,
CHANCELLERIE des Con[ulats. Voy. confuts
ReJ Echelles.
R l
CHANCELLERIE ROMAINE. .Au mot eIT es. ,
CHANGE. Lettres &amp; B-illets de Cha;1ge. L~ Cha:1~ .
oe d'une Lettre venue à protdl dt du avec ll1teretl&gt;' .
Mars 1673· é. " .f. e:r 7·
d' \ 1 L
Il [c regl e [ur le cou~'s de la ptac~ Ot~ . a ettre ' .
fl. t' rée
cu ég-ard au h eu ,de la TenUre. lotd. 6. 3 ~ .
l

'.)

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~

Cela fait 'Voir q~~s. c'e.fo ut], ~ e ornmagC?nerh
$0').

.
,
mteret, ,

t:~

v

notes .". '
5 ~ La ,c ontrainte 'par 'corps a été étendrie -à: tous "
Billets entre Marchands &amp; Negocians., , pou·[ valeur :'
:te~ûe COl:lvta~1t ?\Ilcn Marchandifes. Mar~.I673. 7: .,
1.' Elle n,Aruolt'lzeu' auparavam que lorfqfof.. zl:y a'Vo:t
remire rte place .enplace-. 166 7: 3~r" 4. , ·

non ,
1

\

Le ltECHANGE- eft un feco?1,d chtrnge pny'e a .
(C14X atli or}t fottrni les deniers erl- rempla,cermnt d~ \ la
Lettré', il. n'ea dû gue 10rulLl'il conne p.lX pl~CC:S "
v.alables , , qu',iL a, ér.é p:is de , l'ar.gent [ur le lIeu,. ...
.Mars 16,,;, 3. 6. 4.
Il- n'ef[ dû 'qu'une fois pour ce, même lieu &amp; 11on , t
pou r les autrc:S où la Lettre a été t1cgociée , h'Ulf ê.U .
]&gt;OirCur, d'agi~, c,a ntre .les E lld oifeurs , fuivaat leut'&lt;
o.t;dre;. Art. 5,,'
A muins ~tJe le Tireur eût permis de negocier ,Ii"
LCttl ,e inçéfin,imenç, &amp; pour tou~ les lieux. Art. 6.
Fo)'. .zu x No te.;.
2. " Lé;s L l ttrt5 &amp; ..BiHets' de Change do"ivcnt COIl-'
te-nir le nom des parties) le tems du payement) &amp;.. fi h valeur a.l~i.,é çè&lt;iùe en deniers) march;'1.udifes, ou -;
amres ,effets,. ,M~tt·s 167-3. ~. 1. cr l ~t
A peine de l1ullitbdes Brllets,de,Change. Art. 2. &amp;. (;·2)&gt;' Bùm que la nullité ne. j'oit. prpnoncée qtt'à l'ét,ard des Bi!lcts ,ie Change, .ce de[aut, ne laiffi pas ~:l4'J
(onve.rt ir les Le.ttres de Cbartge en }impIes .Alanda.t.r)
1.

t(;~ft

"ilime Je; Billets, de Ghfl,nge demeu1'Cnt Jimple
:B~ltefs,
.
,

C:h~nge

l'obferrue à"l'égard, des Lettres de Change. Voyez aux ';

b

,Cu

Ttètt~es

~' '',

" 3'= L;U(a'ge des
&amp; ..Billets dè
pay;':
b1es; a~ , P OR T.E~R re~ab.h. 2. I. ]an'Vzer 172.1. IF
aYOlt ete prohlbe. M:tH 17 16~ ,
~. Les Bill,ets ne font Billets de Change &lt;]ue lorf~
GU \15 [ont ',conçu~ pour Lettres de Change fournies
ou J. fourlur. Mars 1,6' 73'- 5. 2.7.
Et ne font negociables &amp; tranfportés à un autre, '
que ~ar la claufe ou A OR-?R,E ) quanJ n lême il y
a urolt un tranfport Ggl11fie. Art. 3o. Comme on '

Tournelle, Decimes. VIt'cations ~ renV OI l;.
CHA MBRE-NEUTRE ou MIxte. Atl- mot Rer.. -

l

CHA'"

L'on [{" it quelquefois: del.1X L'e.ttres· de change 11
p.:remiére {9r feconde : l'une defquelles étant payée, ,
l'Il;utre demeure [ans effet,; &amp; s'il arrive que la let.''.
He de change [oit PERDU E, ou, adhirée , .le paye-·
ment . en cil pourttlivi en vernr' d'une féconde ' , fan s .
donner' 'caution ). en y [airant -mention 'qu.e la pre...
ll1iere dem.eure 11\:1 lIe. Mars 1673 .. 5.- 18.
Mais fi la 'prc:miere étoit, pa yable au Porteur ou à '
ordre) le pa y-ement'.. de lâ feco nde doit êHe ·fait par
Ord011l1ê.llce du Juge·,' en donnant caution. Ar,t . 190
Le POïl eur de ta feconde lettre eft d~rp enfé de
trA-n{t:rire ' l~ lettre adhi·rée · , puifque .l'Ordonnance ne. ·.'
le. fot-tmet p'O'int à ce'ltB !ermalité·. .
.
7. 'Celui qui tcrnis [0'11 AYAt., ' ,c'eft-à-dire, fln
feing) fer'Vant de. cautionnement) [UT' une lettre ou
billet de change' , pf.omeflè d'en [olunir', ordre,
ou acceptation· ) ou autre pareil Aéte concernant le
commerce) dl: tenu SOLIDAIREMENT, bien que
la" {olidalre n'yfoitpas exprimée. Mars 1673· ' 5.33.
3., Lc.s ii!1l:pl~~ figl~aU~J:es a~ .dos des Lctues de
6.

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5. En FolIt !? , e y 1
jours n011 fencs 'T
111ent d'oit ê.tre- faIt , dan~ 1 eSJt~re de Change a été
après le mOl'sdansleJ,1J1.e , a du 2. Juin, 1667. art. 9~
acceptée. Re$lemmt If,~ Lyon ,1. ~u mut dans dix
16. 13o rl1ler fuy , 1~rt., y 'a re:û le Billet de
li le yo.rteur 11 '. I~ ' il, n'a d' auJ·ours ) crol"e qtie
\ tes dIX Jours expucs ,
, d
Change q,l1: ~p~es ' f " . -fesdiligenGCsfque celuI ':!
tre rems L1l1~lte pour aue ,1 B'i llet e{J- VJccepté J il
.
. :1 Iè trompe: ft'1 e
fI'.
:r.
~l~q an,s J '
j&lt;. , d u les- dix j()urs" depuIS l~ remzfRolf agIr a,~ m,oms a?, 1
epté il doit le prefenter
fion , ~ (!J' sil np'ta)JAtSo::e c:~~e ;.t lJeroit Ji le Billèt
pour erre acee e,
j' A
d'
L t
'toit payable à vûe ;' il ~n feroit ~e ,meme ane e'I1'C de change fi' l' on- Itou tn parez l cas:
,
ès le ProteR ou peut agl't&lt; tant contre
Apr
17·
)
1 T'
E
celui qui a accepté )' 'lue contre e ' l:eur ou n...
doffcur. Mars I~73. tzt. 5. art. II. ~ 12.• •
. Même 'par faiti@ avec la perm~fIion du Juge., Ibz~ ...
18. La garantie- -contre le ,!lre~r ou ~~ldoifeur ,
doit être pourfuivie dans la gUl1:Z~lll ) s 11 ,eft domicüié dans, la diftance 'de' d'He !reues ) li c dl:- auddà le délai: ~ugmenté d'un jour par d-ixlienes ) fa~s:
diftinéti&lt;i&gt;n,de reffor~ des Parlemens. D'ans deux morspour l'Angleterre) la Flandres &amp; la Hollande. ~an$
trois m0is pour l'Ita~ie, l'Allemagne &amp; la . Sulife ..
Dans quatre mois pour l'Erpagne;, &amp; fix mOlS pout
J~ Portugal-) la Suede &amp;'le Danemarc. Art. 13.
En FOl-RES de Lyon,. ces délais ront de deux mOfs '
pour tOUt le Royaume fans diftinêtion) à compter
du jour &amp; d'a,re du Protefr. De trois mois pour l'Ita...
lie, Suillè, Allemagne) H()llande , F-landres &amp;
.Angleterre. Th! fix mois pour l'Efpagne. ,.. Juin
1667. art. 9.
"
1,9. Ces DELAloS [bnt comptés du lendemain du:
Ptoteft j.u(qu'au jour-de l'a4ion en,Garantie illc1u{i..
Yement) fans difl:inétion Q~ ~~minGllç~ ~ :f~~~s"
J

,

.

MnlS ~~7J.' J~ ~i~

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C l-I ,Â ·z d'l'

.ft',.

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Cmeque r..naôJJeur If, un parez è a', (antre cé'lui de'
~i 'it.a. refûla, Le!t1'e., puifqrte ,l'Ordonnanoe ne dit
l'as qu~·il n'y aur~ pour tous enfemble) q-u'unfeul ~
même délai.
2.0. Le Porteur qui a laiifé pctffer les délais eft n01\
recevable en fon aétion en GARANTIE) &amp; en tOUte:
autre demande contre l~~ Tireurs &amp; les Endo1feurs~
Art. 15.
,
2. 1. 'Les Tireurs -&amp; .les EndoŒeurs (ont tenus en
cas de dellega~i?n. de ?rouve~ que celui fur qui les
Lettres {ont urees a.-VOlt pIovl{ien au tems qu'elles
" proteu;iees
Il. ,
ont du" etre
• .Art. '16.
Sans quoi ils font tenu's de Garantie. Ibid.
Il ,en eft de même lorfqli'i!.s ont reçû la. valeur des
Lettres 'par com.pte, compenfation .) ou autrement.
,drt. 17.
2.1. Un tiers eft re,çû à payer pour autrui uneLet~
tre protenée, &amp; le payementqu·il en fait Yau·t fil ...
brogatiol1. Mars 16 73. ;,32. 3. Le Protelt fait courir fes interêts tant pout
le 'Principal que PQur le Change. Mars 1673. 6. 7':Mais ill n'acquiert aucune nypoteque. 2... ];Jnv;er
17 1 7.
Le voyage &amp; le rechange, &amp; frais du ProteLl: ne
ponent interêt que du jour de la demande. Mar&amp;
16 73. ~. 7·
2.4. Tous Bil1et5 &amp; Lettres de Chan'ge font prefu..
nlés acquittés après CIN~ ANS de ceifation de de ..,
1uande ,&amp; de -po-urfuite. Tit. 5. art. 2.!.
En jurant par les prétendus débiteurs J s'ils en (ont
requis) qu'ils ne (ont plus redevables) &amp; lcûrs hoirg
&amp; ayant-caure qu'ils clEment de bonne fi&gt;i qu'il n'dt
plus rien dû. lbi.d
A' LYON) -cette PllESClUP'1 'ION ,a lieu dans un
an pour les domiciliés à l'égard des Lettres en paye~
ment ~es Foires 1 &amp; .daus tr&lt;QlsJ\lls ,pour 'eux qui 1l~
4

.

���CI-I~
6
7 En payant le ten'am
. al~ cl ou hl e de fa vafeur , pOUl!
rai{on de la {ervirude. IbId.
(fi
. . pour. p.nIon...~
'r
AU mot Dt&gt; Itt/,t 3.
Chel11lfl
"
..
Voyez Peages. Procureurs du Pays. Ro#c.
;11. 'cs 6Cf-IEVALIERS. Aux m,ots Malte. RegzJ "l
•
CHEVAUX. Voy. Frf,(,tts 2..
CI-lIENS Couchans. Voy. ~haf{e 3 fi:' , '\ dl s
CHIRURGIENS. L.cs Vaüfeau.x e tn~S a. e
de long cours doivent avoU un Chuurglen,
'Voyages"
' 6 'art 1. lorfqu'ils ·ont 2.0.
1 68 1.
t.v. 2.. ttt.
.'
,
&amp;
.hommes d'équipage &amp; au-ddfus, 5. ]um 17 1 7.
deux ft l'équipage e.xcede 50. hommes. Art. S.
Le Chinugien fournit les inftrumens, les pro..
prietaire~/ foarniifent le coiffe des drogues. 1681.
.liv. 2. ttt. 5· Art. 3·
. . dM
'
1. Ils ne dOtvCllt exiger ni receVOIr rIen e.s arinicrs &amp; Soldats malades ou bleLfés au [ervIce ~u
Navire, à peine de relEtutioll &amp; d'Amende arblHaire. Art. 8..
•
d
Ni q\lÎttt:r ~vant la fin du voyage, à peIne e
rcrre de leurs g8.gcS. ~oo. "liv. d'Amende) &amp; ' :0':'_
liv. de dommages &amp; mterets en faveur du Capital'"
ne. Art. 9.
Voy. 1/~xe 1. J..1edecim. fommaires.
CHŒUR. At~x mots Chapitres 1. paroiffoJ.

d

CHOSE ]UGE'E. Voy. Appel 2.
CIM ETIERES. roy. Vpte 3. paroijfes.
CINQUANTIE'ME Taxe. Etabli 5. Juin 172. r
ft.:primé 7. Juillet 1717.
CITOYEN. Voy. Domicile 2.
CIVILISATION. Voy. Procès-criminel 8. F.vocVJ=
tùm 8.
CLAUSE CODICILLAIRE. Voy. codicile. Preterition. He1"itiers 2.
CLAUSES DEROGATOIRES. Abrogées &amp;. de .
Ilul effet) dans tO\.lS Tefiamens &amp; Aétcs de derrue.re
1

l,
1

1

CI

CLE
lôlontt. Ao!;t 173)'. 76.
CLERCS. Au mot Setretair~s. Voy. 'Faux.
CLERGE'. N'cf!: &amp; ne p ~ut être cornpris dans le'~
Taxes. 8. Q"rtobre 1716. 1. tr 17. Oéfobre I7tl.
CLOCHES. Voy. Evêqttcs 2..
CLOTURES, Voy. Religie~:fes. Abus 3.
CLOTURES· des Vtlles. At!- mot Parlement %..
des Ci tnctieres , attx mots ViJite 3. Pe:woiffis.
J

COACCUSE'S. Au mot Complices.
COCHONS. ' Voy. Fruits 2.
CC?DICILES. SOl:t valab~es en pre[ence de quatre
temolns &amp; dLl Notaire. Aout 1735 . 14.
l\1êp1e de deux. temoins fi c'dt en faveur des ellfans. Art. r 5".
Il ne faut ni temoins ni Notaire lor{gu'ils fOlTt
entiéremcnt écrits, datés &amp; !ignés par le Teftatcur.,.
auqud cas tout ce qui dl au profit d'un .autre que'
d\m enfant) dl nul &amp; de nul effet:. Art. 16. Voy.
Téftamens olografhes 1 Z.
.
Le Tertarnent peut valoir comme Codicile lorfqu'il contient la claure C dtcillalrc • .Art. 57- tY 6' 7~
On la Jùpplée en faveur d3S e;rtfans.
Vey. Preterition. Heritiers 2...
COLLATION de Pi~ces. Aumot Averation.
COLLATION de Benefices. Les Collatel!rs ne
peuvent être coi1traints ~ bailler pro\ilflons de Benefices, pas mêmcpar les P.:Hlemens. 1)7.9 . .B!ois 64,
1. Cel ui gui a été rCh1fé trois fois par les Coilateurs ordinaires, dans l'ordre de la jurifJoiittion Ecclefiaftique) n'dl pIns re~ù d8.DS [ès pourfuites pour
le même Benefice. ]VLtrs 1666. art,6.
Vcy. Patrons. -Regale. Bcru;jices 1. Recelem nt 3.
COLLOCATIONS. Codirmation du Statut qt1i
obli:o-e les creanciers d l; Provence, à (e payet par

Coll~catioll hu le~ biens

de leurs debit"urs )

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~~~~n{entir qne

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C"l1oc~tion."

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Le debltcur pc E PLOIT fans lnquant nz En{e fJ{fe p-2.r un SEU~ x 672. titre du procès exccut.
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,hfres. lteglemen; .~ 1
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nrt. 2. 1. Voy. S(Jt~~zJJzom."
1
'creancier
Dans U:1C mltance g __ nera e ,
o~~rieur eu t [e faire eolIo,quel" après d~t1~ Or don ..
Eances co!minatoires de h.uitaillc en ,hu lta1l1e,
nifiées aux creanciers anteneurs; apres le[quclles ll~
t le depoffedcr Reglementde 1 6 78. , 3. 26.
Ile peuLven Experts y d~ivent proceder dans leurs,
3. es
.
" ,.

ie

j

ir'airons {ans acceder à cet effet, a mOl1:s
ait divi{lon à faire, &amp; Bornes. à planter,ibtd. art.'-'9 __

TrfJus. lvI/li r681.-

COLONJES. La permiffion de condamner à être '
tuwfporré ::mx Colonies.) re.voquée. 1. JuiUet 172 14.&amp;&gt;1)}' . EJ'c' üvve S •
el) Ml'vL \ N Dr'\. NS. Vl&gt;y.. Officiers- l.1ilit aire s.
C ùMrv~E]\: DITE. Au mol' SOC'Ù'té.
,
C J k:MERCE. Les mati n'cs de Commerce doi"Vent

ft e j.'1f,"ùs , cx oono &amp; a:-quo ,omiffis {olemnitatlbus
&amp;. ~ P' ,ibas jliris.
~~ ' . Cbi'1nge. MfJrc!;ti1;u!.:. 4.rbitre$. Liv..res. su,~

~

f.

1.

Pour {omme cre 200. liv; au mG&gt;il1s. Art. 13.
Lorfl1ue la caufe eH entiere, non cOl1teflée devant "
un autre Juge. , Art. 1.. La , conteftation dJl défulie:
'lUit·le [on heritier. ,
..
t. Les Lettres de C01TI11l1ttimus (ont néceffaires ,
~eux-rnème. q}ii font notoirem:).1t pri vilegiés, .i.
pC1l1e de nulllte de~ procedu.res &amp; Jugemens. Art. 1 !. ..
Ell:s. (ont [mannées après un an, Mt jour de leLIt
eXpedltlOl1. Art. 7 •
Leur date doit être remplié de la main d'un Mai...
~r~ des Requêtes, ou du Garde des Sceaux. Art. 6
1. La ugl11fication des Lettres doit COl1tenir l'aflignation &amp; le renvoi, &amp; ne peut être faite que pat,'
celui gui en eft Porreür. Art. 8. es- 9•.
Après leur fi gn ificatic:m, I.:?s Procedures pofieriel1 o .
les (ont attentatoires) quand même le Comrnitti~
111US [croit mal fondé. Art. ) 9 ...
3· Celui qui en abufe pour dettes feintes ou traDf-".
pOrts fimulés, dl condamné en 500 . liv. d'Amen.. ,
de , moitié à !a partie. Art. 2. 1.
Sil [e {crt de~ Lettres [ans être privilégié, il dt ·
cOlldamné en 75. live d'Amcode , moitié à la
partie; pour laquelle Amende elle peut lever exé. ~utoirc ) quoique non adjugée. Art. 3,2.
'
4· Les Commi't timus n'ont p as lieu ponr droits
,edés &gt; ou tranrportés autrenlenc qllc par aae pll"

a

Voy. fi).!:.';)'],t. Eachat.

Jawvitr 1736.
les VolierC's &amp; Pigeonniers à Cheval, n'étoient'·
~t1iIi pamis qu'à ceux qui ont 2.00. journ~l.lx de
te t're, &amp; ne pou VOiel'lC cxceder 5o. Bou1ll1s 0'1' ,

'.

{efmces~ n,anqueroutes. Ferpmes. Nobleffo. Âmirauc&gt;
,t és. MarfetUe. Preu~es-;p-ar-temoins~ Juges'-Confuls 10 • .
COMMIS au Greffe. Au 'mot Grkffiers.
ÇOMMISSAIRES., Au mot Rapporteurs. Poy" .
Defcente. Epices. Vtl;cations 5.
Grands COMMISSAIRES.. ..n.""
Au,
t · x;.xtraof
~
d-1&lt;&gt;
mo
'/'Jaire .
16 6 9&amp;

r
gu 1 y

168) . 30.

COM

. ~OMMITTrMUS,. N'a lieu que dalls les Caufe~ .
€lvlles, per[ol111elles, ,poffelfoires &amp; , miues. Août

•

G~­

. .
COLOMBIERS. Ceux à pied' n'étOlent p~rm:, s
tlJu'aux f~llis Haut-julticiers, un pour chaque. Ju~t­
ce. Mai 1682. Mais cn Provence le drOlt cl ell
avoir même à pied,. a été confirmé pour tous , (~r '
l'intcfVOHion des Procureurs du Pays. 3o. Aout ,

. ,

,

•

•

0

•

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,

"

caM

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il.'

•

..

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~

blic lignifié trois a.ns avant l'a{';llOn Inten. ee,
,O~
ll
'aae I)artaO'e, ou DonatlO ln ...
Marl
par contrat de ' b '
tJ
finuée. Art, z. 1. er 2'.2..
, '
lE
Ni conn'c les déb·i teurs des debrtenrs , pnur ,a u ..
'l'ls doivent fi la: créance n'cft erabhe pa\('
mer ce qu
,. .,
'
l' J1I '
piéces autenüques- pailees trOIS ans avant a 19na.,

tion. ' Art, 2- 3.
.
:f'
Ni contre les demandes pour faIre pafler noa·
velles l'econnoiifances. Art. 2. 4·

Ni pour arrerao'es de cCllLès, ou
.

l ' ,

D

r~ntes foncie-

tes·, ]iJUt.
Ni contre celui qui demande de f~ire qui{tcr la..
polfelTio'l1 d'hérit~ge o~ j'lU meuble . Ibzd.
"
Ni, pour l1latH:'re re~lle~," bl~n que pat le, me,m.e
~XplOlt la del11Glnde [Olt talte fi. fins de rdhtunon'
des fruits. Ibid.
Ni p'.:Hl1: élettion de TuteHe &amp; Curatelle. Ibid~
Ni pour les Scellés, Inventaires,) &amp; acccptatioll

de Garde- noble. Ibid.
Ni contre 1c Domaine, ou 10rCque le Procureur
dLl Roi dt feul panic:'. Art. :2.5.
Ni pour les canfes attribuées à c~rtaines Cours.
~ Juges 1 par lem établiifement) ou par attribu ..
A rt. 1.6.
Ni pour ceux qui agiŒent comme Tuteurs ou Cu.
rate urs., Art. 27.
Ni ponr les Maris des Femmes [ervant dans le~
Mai [ons Roya l~s. Art" 16.
Ni pour les in!hnces en interinement de Lettres
de Repy. Août 1 66 9, 6. 3.
Ni en faveur d'u~1 Comptable co'mmis par un àutre Juge que
1667'"
...
J7J
b' celut de [on privLléO'e.
b
' ... 9· ,..,.
0)'. Compta Les pour ceux qui ont droit d~ Committi~
tlOl1.

\

m~s

au

1&gt;1:. T IT-SCEAU.

Voy. au mot Rcauùes du p~-

lau.

S, Le: Committimus au

1

CR~ND~SCEAU " attire

du

glr'

COM

toUS les Parle mens , aux Requ~tt d l-'
, . --tel'effort
t'" ou de
R
~
d
'
e s e Ho~'
aux equetes H Pal~zs de Darz"s .A Jlt.
A

J.

4.

2.

•

DU

.

1669

0 '

~ou,~vû qu'}l ~'agi~e de

li v. &amp; au-ddrtls.
a dlfttaue du reffort d'un autre Parle...
1000.

lor[qu Il ~ert
ment. Ibtd.
. Il cft accordé aux Princes ) Ducs &amp; Pair.s ) &amp; Offi..
Clers de la Couronne. Art. , 13.
A~x Che~aliers &amp; Officiers de l'Ordre du Sr~,
Ef~nt, &amp; . a deux des plus anciens de l'Ordre St.
MIchel. Ibzd.
.
~ux Co~fei}lers d'Etat ~e Cervice ) Maîtres des Requetes de l ~otel J &amp; HU1Œers du Coufeil. Ibi.a.
Aux anClens Ambaifadcurs. Ibid.
,Aux O!ficiers du Grand,.Confcil, juCqu'!'u Pre-

nuer HulfIier. Ibid.
Aux Secretaires en Grande-Chancellerie. Ibià~
A tous les Avocats au Confeil. 1.6. Oétob. 1 67\r~
Aux Agens
sendant leur
b
'r
' Gél~ératlx du Clercr-é

agence. A out t 669. 4. 13.
Aux: Doyen, Dignités &amp; Chanoines -de l'Eglife
Notre -Dame dee Paris. Ibid.
. ,A ~x Ofl~ciers de la Grande Prevôté, jufqu'au.
Greffier. I!Jtd.
Ibi1ux quatre plus anciens de l'Academie Fran~oifeo ,
A~x Officiers des Gardes Françoifes,

jufqu'au

M arec nal des Logis. Ibid.
Aux Officiers Commenfaux du Roi, &amp; des Mai ..
fons Royales, ju[qu'.l ceux du premier Prince du.
Sang " aux gages de 6 0. liv. au moins. Ibid.
Aux Officiers VE TERANS qui en avoient le droie'
par leurs Charges. Ibid.
Les Officiers du Parlement de Paris ont le choix
des R~quêtes de l'Hôtel., ou des Requêtes d\.l. Palai~1l
2.8." Decembr~ 11.2.4,..
1

�'81.

. t

CO M

. .

COM

.

E êques &amp; Archevêques Otlt droIt de Corn'
5'
•
es
v
. 0 ].uz"II et 16 8o.
.
"
."
5
au
tnlttlrnUs au pellt ce . 2. •
1
·
l
Officiers
des
Rcouetes
de
l
Bote
6 A Pans, es
] "
.
'1 "1
·'aux: Requêtes du Palais " &amp; ceUX-Ci
ne p.awent qu
l
1 A A 6
lle plaident qu'aux: Requêces de 'Hoce.
out 1
Il

1\

,

-

,1\

6,.

,.
d
PI
Les O.fficier~ des Requetes
es autre.s
~r (, 111~I1S
ont pour Juge de leur privikge, le pLlllClpal Siege
ordinaire de leur reffort. Art. 20.
.,
7. Ccux des Corps des Univ.crGtés qUl tlennent
des Penlionnaires, peuvent faue affign,er d.c tous
les endroitS du Royaume devant les J ug,l:S d~ leur
dQmicile, les redevables des PenGons &amp; fourlutures
fait es à leurs Ecoliers, preferable ment à tout autre
CommÏttimus &amp; privilege. Art. 2~:L
.
,
Les Reétcurs , Regens &amp; LeCteur.s des Ul1lVerhte-g,
_ f'xerçans attucllernent, ont lel,rs cau[es con:1111.[es
devant If's Juges con[ervateurs. Art. 19. A A1X C eft·
devant le Lieutenant de Senechal. 1. Oéf(Jbre 166 5.
U en dl: de même dè ceux qui ont regenté 20.
Q.ns)tant qu'ils y font leur aétuellc r("11dence. Art. 3 1 ..
Et des Ecoliers jurés étudians aêtuellemenr, de ..
puis {ix mois, fi ce n'cft qu'ils fuffcnt_ aéhonnés en
vertu d'aéte paOë il la dJ!rallcc de 60. lilt1es} 011
ponr ctlIlons P,1r eux accq.'lées) ou pour [aiGes faites à l('ur fcquêre. Art. 3o.
Foy. Requêtes fl'U Palais. Retrait-feudal 2.. Incompetente.
CO~MUNAt~~E'S) ~il~es &amp; autres Corps. Peu-v:ent et~e pOurfUlvltS cnnunellcmcnt pour lcbd]wn, vlOleflcc &amp; autres crimes, 1670. 21. 1.
co~mis en-!uùe d'unt deliberation, d'une émotion POPH11l11"{"
ou à [on Ù Totfin.
Elles font tenues alors de nommer Syndic ou DeFuté, &amp;. à défaut le Juge leur nomme d'office Ull Cu..
'fileur ~ lequel doit [ubit les 1~~eI~og('.toi.res &amp; Ço~~,
.... 19·

l)

8f

(rontation~ , . '&amp; être employé dans la proéedurc ..
.4rt. 2. ·( 9' 3.
. Mais}e jugement n'_eft rendu.que COntre les Corn.
munautês) Corp~ &amp; C~~pag11les. Art. 3.
-I. Les reparatlons_ cIVlles) domm:l\:res &amp; inte, rêts, Ame?des) rrivation~ de privileg~s , &amp; autres
condamnations qUl ~narquel1t publiquement la peine
encourue par le cnme" au[~uelles on peut feulement les condan~ne.r, 11 cmpechent pas les pOlàr[uites contre les pnnclpaux: Auteurs &amp; leurs Complices...

.,Art. 4. er 5·
- M~is fi ceux-Ci [ont condamnés en quelque pei..
ne ) lis ne {ont point tenus de celles enCOUrLleS par
les Corps &amp; Communautés. Art. ~.
. VOl' Reponfes ca~hegoriq"ues 3. Requêtes Civiles 1.
Arbztres 3. ImpoJitzons.
Confuls. Voy. Pro'Vence.
COMMUNAUTE'S Ecclefiall:iques. Voy. Monaf-

teres.

Religieux.
Religieufes. Seminaires. Mtfin,

,
morte.
COMMUNICATION de Pièces. Voy. Compt~blu
5. Procureurs 3·
COMMUNION Pafchale. Voy. Religieux 4.
COMPARAISON d'Ecriture. Voy. ,Avcration"

Faux.
COMPENSATION. Voy. Dépens.
COMPETENCE. Au mot 1ncompçtence. Voy ..
l're'Vôt 6. Ren'Voi. Exceptions. }uges-Con(uls t.
COMPLAINTE. En matiere de Benefice a trois
obj l1 ts. 1 0 • Le rétabliJlèment des fruits perçus dam
i~ an ~ jour. l. Q. Ltt recreance ou poffi/fion pro7Jifoir c. 3 La maintenue déjiniti'Ve.
Elle doit être pour[uivie devant des J ages reifor·
tiffans nuëment aux Cours) privativcment aux Ju ...
ges d'Egli[e &amp; des Seigneurs .. quand même ccur~
Û feroient Foudate1.l!s ou. CoUiteUt~. l S~ 6. Cr~
(l .

�f

tOM

:$4

1

G~7: Id}' 4., "u do1tliciIe du détendeut
Et l'afIignaclon . onnee ..
j.~
"il eft
IfOU au principal manoir du Benefice.
rte 3· s
;pieu

4n

Y;.

l

;~fft7e'mandeur doit étire fondé ~11

Titre 'apra ..
meme au CilS d u ...
"
•

T,'tt CO"ter
art. 6 1.
~
•
"!Je poffoffion Tric1'mf.JZe.
Les parties ne peqvent être "reglees a commUlU, "~ uer Titres) 1667. 15. 5: [aufdtord?nn,er que les
:}itres &amp; Capacités des parues feront vu" fans taxer en ce cas aucunes Epices. Mars [673· ?
"
Les RECREANC.ES &amp; SEQUESTRES dOlvent etre
juo-és préalablement à la M 'A INTENUE. 1 66 7. 15,1"7..
S?Jm pouvoir être reglés ni cumuTJ.s ) Sauf au J ~ge
- ,de prol'lol1cer dès la premiere Aud1ence, la pleine
maintenue) 011 la "recreance • ou le fegudl:re . .Art.72. Les Sentences de Recreance) Sequeftre ou
Maintenue doivent être rendues au nombre de 5·
Juges, au moins) qu&amp;i {oient dénom-més dans la.
Sentence. .Ar,. 15.
Lefque1s doiveatfigner la Mit;ut~, fi 12t S,en~el1.ce ett rendue [ur Inftance j c'eft-a-dtre , par .ecrIt ou
tltprès un regiftre. Ibid.
,
3. Les Sentences de Recreance [ont executees noni()b!l:ant appel, ou oPPOfitiOll, à caution juratoire.

zenr.

1)3 9· y t .

~~

1

L'appel n~en eft mJme recc"Vable qu'après lerur . exetution , &amp; jufqu'alors le Petitoire ne peut être pour"
fuivi devant le Juge d'Eglife. 1539. Vil!. 49. Mars
1666. Ilrt. 13. Voy. lJuxnotes.
4. Les J Hgemens &amp; Arrêts de maintenue ne fer ..
~ent qutà conferver le droit &amp; le titre, fans qU'il
foit permis en con[equence de s'immi[cer avant le
'rira, dans l'adminifirarion des Sacremens &amp; au ...
:tres fonétions Eccldiafriques. Mars 1666. /(Irl. 1 f
f~.
/

&lt;Abu; i. vifllt

r~

."
C OM
~.
tOl'kJue pen~~nt procès le "po1.rciteur aétue1: d~

,

"
13::neflce decede , l etat &amp; la maintenue d f '
fl. d
. é 'l'
"
es TUtts
eU. - ~nl1 "e a autre parne&gt; a l'A udiencc ft' f: •
rcquete. 1667. 15. 18. OU II.
- &gt; Lll:um~le
6. La COMPLAINT~ en matiere civ'il
cl'"
d
l'
d
.
e,
etr~
f or mee ans an u trouble par cel ri .. ' Ole
0 ' l '
'
r.'
, l qlLl. pOlIeClOlt
pu bI
lquement, Lans vlOlence a autre ' ,
d
'
",
.
îf' tr
tItI e que e
F
" ermltr o~ pO~lell~u,r p;eC~',l,re" 166 7.18,1.
7· .Celut qUI a ete depo~~dle par violence &amp; vove
de faIt) peut demander d erre RE INTEGRE'
.~ , J
1\

I

1 \.)

"

.0.. '

1

.p ar aLLIon cn1Junel e. Art,

'

2.

mCù1e

Mais il ne peut varier dans le cho;x ' 1 d
a étions. Ibid.
. (es .eux:
8. Les demandes,
en com~Iaintc
ou réintea-rand
r
b &lt;
Cil
ne peuvent erl~ J oIntes au PETITOIRE Ar"t
E
.
. 5'.
, t to~tes Lettres pour les cumuler [om prolli-1\

•

'

"bees. Ibtd.

Le ~ETITOI,RE même " ne pel~t être pourfl1Ïvi que
la con~amnatlOn [ur la complaInte ou Réintecrt:all_
'ide ), n •alt ~te
" executee
"
b
) meme pour la refhtution
2\~
frUlts? depen~) dominages &amp; interêts. Art. 4.
,Ma~s ~ -le demalldeux e!1: en demeure de les
fatte llqmder ~ on p~ut pour[ui vre le P~ritoire, en
donnant cautIOn. Ibzd.
Le J age peut condamner le défendeur en Réin ...
tegran~e avec CONTRAINTE par corps. 1667. 34, 4.
Et a une Amende) {iüvant l'exigence da C:.lS.
1\

,

"1667. 18.6.

Les J ugemens fur complainte &amp; rélnteg-ra.nde
'1:
ont e:xecutes par prOVlllOl1
en donnant &lt;
camio '
n"

{(

l

1667. 18.7.

COMPLICES. Les Accufés d'un même crime doivent tous, être :nvoyés aux Cou.rs) aprè)' Le jub'cment, bIen (lu'll n'yen ait qu'un qui ait été jugé.
16 7 0 • 1.6. 7.
Quand même l'Ull auroic été condamné, l'autre

abfous. Art. 8.

'

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èO'M

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" .. "nt les a teUS 1ug-es 'p u
Ma'Îs lor[que le L.le;hel1~ 0 és quand même
Je/faut, ils doivel1t IL,B .etr~ le~eV pYar u' 11 Arrêt de dé'-'
, /
Ol1urm-f.'t Sentencç aur,o'lt ,ete C d II;' Dfcembye 17'1.7.
1 Rcu!emer;1 "U
1•
d
faut . Arret ae ~
Rapt 1. rrifom f . .Amen e
V04l. C01~fr()~tat.lOn 9· " ' "
~
Uormctaes. b'
.. , B~nq1Jeroute
IL • . ~ J.I
;)A
.
MIS Au mot .Ar t.tres.
J

.COMPRO , . &amp; éom t~s. TOllt Jugement
COMPT ABL~S ., d . con; te doit C011ll11ettre
~ui
a len le , r. p ,') &amp; l'affirmation
''ce)
'] ' 111,çondamne
,
prelentaUOl
,
qUl el~ receVI.a la
,

'fI' 'R orteur Ibid. A peine .de nullité,
.
&amp;. ' dommages &amp; interêts conne les Juges. 1;. Sep ..
}. 667· 19,

Aune que c app

2.2.-

."

,r.' •

Le jua:emen-t du compte dOIt etre pOtHlUIVl eva,~1t' le bJug~ qui a commis le Comptable. 1667.

"1 e , S"1'
Ou1. devant le JuO'c de fon cl Olnie).
1 n ,a pas
~r~ nommé par aut~rit~ de jufhce. ibid;
, ,
29·

Si le Comptable 11,e comparoit à la premiére
atijgnation, le défaut cft ~~vé ~QJltr~ lui) fans
:autre procédure. Art. 3.
$. Lc~ com?tes doivl;!.n~ ~tJ:~ ~.n gralld papier,d;
1.

'lll1O't-deux lignes pa~ page) &amp; qu'inze fyl1abes à: la/.
lig~e, à p~it1e de radiation des roUes) où (eroit la;,
contraVentIon. Art. 11.
La préface ne petit exceder ÛX loI les ' . &amp; nul'le
piéce ne doit y être 'tranfcrite, à la refèrve de la:
çommiŒot'l de l"a~e de Tutelle) &amp; du' Jugemel1t
",U Arrêt qui ordonne le Compt'c. Art' 6 .
4· Le Comptable doit' préfenrer' &amp; affi:rmer le'
Compte en pcr[onne,. ou par Procureur fpécial.
dans le dé~ai prercrit par le Jugement'. Art. 8.
Autrement' contrain t par fai.Ge) &amp; même p~
corps s'il dl ainfr ordonné. 1bid.,.
"
). Il doit enfllÎre donner copie du Compte. Art. 9&amp;'
Et communiquer tes piécC's juftiiicarives ~ chacnn
des Procureurs des Oyans s'ils ont des interêts:
feparés ; &amp; au plus ancien Proçureur des Crétll1ciers&lt;
intervenal1's. Art. Ir '. &amp; 12.'."
Le[l1uels doivent les re.nclre qüinzail'le a:pr~s , à,
peinedJ~ prifon ,60. Iiv-. d"Amende, féjour, dommages &amp; imerêts des parties) fans remife ni m'ode ..
ration. Ibid. Voy. au mot Procureurs ;.
6. Le Comptabl:e ne doit: employer' en depenie les:
f.rais du Jugement) qu'au cas Gtl il auroit confent~
arendre c~rl1pte avant le J ugemeflt. Art. 1 i .
Et pour toutes· dépenfes communes:
Son voyage, s'il y éthoit. lbid~
Les aŒgnations pour voir prefenter $( affirmett'
le Cmnpte. Ibid.
.
. . .,
Les vacations du Procureur qlll a;.mIS les, plec('~
en ordre. Ibid .
CeHes d'u Com:milTaire'. Ibid.
Les affifiances des Procureurs' à; la. prérenration Be .
affirmation. Ibid.
. Les. gro!fes &amp; copies d'u comp,te•. Ibid.
7. Il eft défendu aux CommIifa ues" meme des
Co·UJ;s.), de f.aire aJlcun Ploçès-v,crbai d'ex~m.en' d~
,
~H i. j
J

d

Sans l,ne l'Ïnftancc pUltie eue renvoyee, nt evC?·
qu.é~ à une autre juri[diéhon , fous prétexte du puyiléo-c
des créanciers.
Ibid.
(»
,
l
n.amicr ibid. au l?JOt des Comptes, en excepte a
SCOlf-tl'ité el' le €ommi ., timus , fan , citer ffucune au'P
tOl'id c.ontl'C une d,ifp,çfition at-~l!i précife.
, .
Les Lettres d'Etat ne fu[pendent la r.~ddlt1on d~
compte, que loriqu'elles en contiennent la daufe
~xpreffe.. Ib67. 2.9. 19.

g1

J

tembre 1668.
,
. d v nt des ARr. Les majems peuvent cem?ter e a
. bl
), l'alyiable
bien que le Compta
,e
BJTRES) ou ~
,d,
,
ait été commis ?ar Ordonnance de Jufhçe. 166 7_
2.~,

,

...

A

, .

.'

�~
CO
compte. Art. r 5. ou 14.

88

M

.

.

Ni d'a.!Tcmbler en l~tlr Méll{Ol1 } pour m~ttl'~ par:.
forme d'dpofrilles) les con[entemcns , debats &amp;;
[oûrenemcns. Art. 16. ou 15.
8. Lor[que la recette ex cede la dépenfe, 0,1: p~ue·
·prendre exécutoire pour l'excedel1t) {ans prejudICe
des d~bats. Art. 7. .
."
9. Si celui à qui le compte dOIt erre rendu. eŒ
Abknt du Royaume d'une ab{ence longue &amp; n0-

toire , le Compte cfl: jugé par défaut contre lui ..
.Art.

2.3.

. , •

•

Et fi le comptable {e trouve deblteur , Il. en demeure dépofitaire, '[ans interêt? en ~onnant caution. Ibid.. Et {ans donner cautlOJl s'11 cIt Tuteur.
1bid.
10. Tout ADMINISTRATEUR. du bien d'autrui cil:
reputé comptable, jufqu'à cc qu'il ait payé le reli.
qua, &amp; remis toutes les piéces jufiificatives , biel~
'1'1
"'.A.rl. 1.
~ue 1e compte aIt
ete c os &amp; arrete.
Et s'il eD; Tuteur ou Curateur) il eil: filjet à la,
fQfltrainte par corps après les quatre mois) lorfque
reliqua ea liquidé· &amp; adjugé par S,entence ou Ar~

1:ret.

166 7. 34. 3",

1

de compte [ont abrogées ".',
fàf1[ d'3g~r par Requête ou par Appel, s'il y a er~
reur , o1nlŒon, ou faux emploi. J. G67. 29. 21.
p()p. Repy. Etat.
. COM~TES. La Chambre des Comptes peut urer à
lux d~ tltre de COUf des Comptes, Aydes &amp; FÙJau-'&gt;
ces , a la charge qu'aux difpo{itifs de tous' Arrêts
J.u~emens , COl~I]1iŒ~ns, ~él:~s &amp;, autres expedi:
tlOL.S , les quallt~s (oIent dllhnguees, fuivant les
lllarle~es. 13· nout 1608. 1. 19. jan'Vier 16 55. 1.
Et, a c.etre li? elle dO~t t.en~r regi(hes feparés) fe ...
lon la dlverfite des ]unfdlthons Ibid
1 . Les 'pr~miers JGges peuvent ·infQ.r~e.r &amp; decl:cla
! 1.

Les

\

REVISIONS

.

...

C· CYlvf.

_

8,.

'~r kIt' l'es lleüx contre [es Officier~' ) .mâts ceux:.ci
j:u [qu'au Greffier en chef n'e' [ont te~ltls de répondre
'j;Ue p-ard~Yant leur C~ur~ 1·9. ]an'Vzer' 1·6 5 5~ a!'t. 18
. A Pans, les Offic.lers d~)a Chambre' des Compi..
te~ [ont jugés au CrimÎl1ef' Pâ·r la: Gran.d-Chambre:
&lt;ilu Parlement. 1:.670. I 22. •.
~. S-es Préiidens· précedent les ConféiUers âu Par,;.,;
lem'ent ) &amp; [es g.. anciens CO'n[eiHets' en' précedenc'
les Gens du Roi. 8. Fevrit!r 166'6. art. 9'.
En tbutes Affemblées) fes Préli-dens [ont. allls atl
même banc &amp; à côté des Prélidens du' P'a rlement, i'
l'exception d'u Hureau ou. College de Bourbon) Oll"
Je pren1Ïer PréGdc11t dl! Parlement e.{\ affis [eul a;1l"
bout de la Table .. J 9'. Janvier 16 55. 4'3.
3'- lorfque le· Pa:rlement &amp; les' Comptes fe tr&lt;?u:..
,.eut e11 Corps", les: Préfi.dens aux CO~ptes doivent'
itre eh robe d~ Velours· , &amp; ·les' COl1[~ülers en' robe '
de Satin noir e:Olnl'ne Chambre des ComFtes. 8'. Fe ...
1

_

0

J

•

i

"Vrier r66'6 . Art. L , f5" 2. ·
H en eft de même lorfqu'il'!; fOl1fco:mme' partiell';
lIersll'Egfife$.t. Saullellr.lbid~ Po..r. Chapitres le&gt;'
Ils peuvent être ailleurs comme ~ol1r des, A.r des:,
en rOGes' rouges a'vee le cha peron nOir, borde d,h.er~
mine. Ibid.
S'Il furvient des proce1IÎ.·ons p'enera:le-s extraordil-iaires ' " le Parlement alIilte fetifà la premiere, &amp; la
Cour des Comptes à h ctôture, 3'0. Nov,embre, 16g}~
placée a-lor.s à côté. droit du : Chœut~ (~. Jan'TJzer
16 5 5· 37·
.
.
._
Ils atIiltent feuls, aux Proceffions- &amp; Cerem01l1e$
des 4. Fêtes folemnelles &amp; Semaine Sainte, d,ans
les EO' lifes 'de la Ivla o deleine) des Grands-AuguihnG,
des Obfervantins ,,' des Augufrins &amp; !rini-taires Dé..
chauffés) &amp; des Chartreux. , g·•. Fe'Vrzer166~~ art.).
4. Ses Commiifaires ont droit d·affi~e.r auxBureaux
d~ la ,P"lioe. »" de la..Sillté »\ de. j'Hopl~a! .St. Jac·

.

Id

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~.r:
~''J';. EIr e COnfloÎt nr des rnatieres du D'oY'~l~
, 1;. " d eln", 'nde &amp; petite VOYERIE. 8~ Fevnen'
N'E,
) nt e a, g~a.; ,
,
,
1'6
6, ~., n..cc"
z f'.... , '~ .':' rf'.• C"
'
, Ses' vwClers ]ouw,en

d"ë l ''exemptIOn"
, , des dr'o ";t'-c".,,".
~
, '

Aout I~o8, .
P;o)'.. Parlement. Requête'! du Plft~t:. 3-.
COMPULSOIRES. Voy. -:'vcrvt-tlon. ,
COMTAT. Au mot AVIgnon. "
.. , '
, eOMTPS. Donnent droit de Commlttl1~US au~ '
:Regpêtes. du Palais., VOJ. Requêtes du PaillIS 3.'{..'!'
ItUJi,- Notes;
.
Voy, Gyvt-nd:Cliambre ,Retptîtes ;' ~ Marq~ûfvt-tJ . ,

Je

LODS dtÎs, aH ' RoI. 11.

, CONCIERGES. Au mot Geoliers;
CONCILES. Les Provinciaux doivent être t~l1U$.
&lt;le l. en 3.. ans rar leSt MerropoHtains. ] 5.80. Me;.
Jun

1
1

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: !Il!
,

,

~

j,

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Et autant de fois que lès Prelats jugent en être'
b~[oin., Septembre 16 la. art. Il.
1. LeUTS décifions en matiere de correétion &amp; de
d'ifcipline .' ne peuvent être fufpendues par: tappd
~omme ' d'abus., \') 80. Melun l'.
v.0r. Conftitution 2.:'~
CONCLUSIONS:. Voy. Parqu'e~. Proc-ureuys d~
R'oi.
CONCORDAT. lintte'le Pape Leon X~ &amp; le ItoiJFl:ançois I. n'a pas, lieu en Provence. 14. Juin 1 54.9~
.Afais le Roi en a "aMi la plûpart des· difpofttio17 l ':
(m dvoers tems' , à Z·èr.ception ,des , mois des Gradués,'
des 4~ m1is refervésauPape, etc. ,
"
CONDAMNATIONS. Voy. Pareatis. Executions,'
CONDAMN,E'S, à&lt;rvlort'. Le ' Sncrement de CON:fl!S'srON' doit leur être offert', &amp; ils doivent être'
a1lia~s d1U~ Ecclefiaftiq~le }u[q~~'au' Heu, du fupplice&lt;o
16 70. t). 2.4"

~ornier ~bid: vt-umot feu~ " prétend que l'on ne'
!~atl'l~e EOUl1;. Çl~ IranÇ:e j,) l'ij[ag~ dOC kW' donl1e~
- '.

•

C'ON

~n COl1fdlèur un jour ayant l' Arr~t)

9J

ItuJage e1fl; eft

po,urtant e;aEtement obferrr:é dans ce Parle~ent.
vo)'. Défaut 10.. Mllrtages. 7. 1!.xecutzons S. By-'
poteque. Recelement.
CONDU1TE d'Eau. Voy. l\-fouliru'•.
CONFERENCES. Vl!Y~ Comptes 5.
CONFESSION Sactement. V~. Medecinr. Conaanmés.
CONFESSION AVetl,. Bornier 16'70. 14- 1.0. dit,
que l'Aveu d'un querellé devant un Juge incompetent
,ne fait pas une pleinç preuve, il recfmnoît cependant
1 6 7 0 • 1. }. RU mot feront, qu'un tel aveu ne peut
être retraél:é; ce. qui. lui laiffi tou.te fa force. Voy.,
IncompeterJ,ce 1 •.
Il ajoûte fur le' m~me n..rt. 2.0. que, la Confeffion
cn matiere criminelle dt IN DIVISIBLE cOlnme étant
de plus grand'e con[equence. C'eft une erreur J t"
Confeffion n'eft indi'Viftble qu''crJ matiere civile.
CONFIDENCE pOllr Rénefice. Voy. Dévolut.
, CONFISCATION. Voy. Duel. vaiffiaux. Ufur...
tateurs. Dîmes 1. N. Convertis. Rebellions-à-juftice.
CONFLIT. Au mot Rcglement de Juges.
, CONFRAIRIES des gens de Métier &amp; Artifans ,
font défendlJcs, da.i1S, t~ut le Roya.ume; leurs revew
nus appLit1ués aux: Ecoles &amp; a'umônés) les charges
du [crvice divin d.eduir-es fin l'Ordonnance de l'Evê'lue Dioce{ain., 1 ~'9. Vill. fltrt. 185. 156 o.. Or~
Jeans 10. 1579" Blois 3 7. Voy • aux n.otes.
La mêlue défel-;l[e étcndU,e poux la Provence• .; I~,
Mai 1540.
A moins q~t~lles [oient auto rifles' par des Lettres.;"
Patentes. Voyez Mt',;in~morte.'
CONFRONTATIONS. Lor[que l'accufation me~,
rite d'être inlhuite, le Juge ordonn~ que les ten:oins,
,oiiis &amp; à oüir feront te"olés, en leurs del'0fiuons'II:'
il~70.

:q~.

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iP,en dant a cOlltumace. 4rt o

l..J~;,

', ; ,

~ ecrete ne prîîe de
,cttorps , doit être en prifon pendant le tems de la
" aUUel't1el1tor d
' par
.
.(:on f rontatlon,
S·1' 1
11 a"etc
0l111e
les Cours.. H~ 7,0 . f;. 1 :2".
4. Le Témoin &amp; l'AccUlé doi-vent di'abord p.r~te»
ferment l'un en pre[ence de l'autre) &amp; cr're inter ..
îfel1és de declarer s'îls .i.e cOl1l1oiffent. .Art. 14.
Leéture dl: en{uite faite à l'Accuré du nom, ftltUlom, âge, qualité &amp; de.111CUre dn Témoin) d~r;s les
p1~emiers article.s de
dépofition. Art. 'I 5.
Avec interpella tion de fournir (ur le champ fes
Reproches) l'averti ({ânt qu'il \ n'y fera plus re~11
apr.ès la leéture de la dépoiition. Art. 16.
Arrè~ ,quoi les reproches ne [ont plus reçûs CJue
,par eent. Art. '1.9.
Le témoin eft tout de fuite el1quis fur 1.l 'Verité
,des Reproches. Art. 17.
5. On lit en{uÎte la dépoli,tion &amp; le recolcment , St
1'Accufé eft interpellé de declarer s'ils contiennent
Terité, de rn,ême que le témoin de reconnaître fi
l'Accule, -qu'il 'Voit prefent) dt le m;me dont il.
a entendu parler. Art. 18 •
V AccuLé qui ob{erve quelque contratÏeté, ou
quelque circoElftance dans la dépoliriol1, qui ferve
à le jl1ftifier) peut requerir le Juge de le repré{entcI
au témoin, fans pouvoir ltii·même faire l'inter...
pella ti Ol;l.. Art. 1.1..
,. Tout ce qui eft dit par le Témo,in &amp; par l'Ac ..
culé lors de la confrontatIon, fur la connoi{fance
, qu'ils ont l'un de l'autre) fur les r.e,proches &amp; (ur la
dépoGtiol1, doit être écrit. Art. 16. 17. er 18,.
7. Les Reproches fervent aux Corréés. Bornier fut'
J'Ordonnance de 1é67- 2; ... -6. au mot pertinem,
e~cepte .de cette fa venr les corrées ab{ens ) à moing
qu'ils fe rcpréfentent dans les cinq ans de la COlltU'"
. rnace; it n'autorife pas pette diftinÇJion, 'lui ri' eft Pfv$
,...--

Et fi befoin cft , confrontés. Ibtâ.
. '.
'
Dans les crimes où il échoit peine aflhéh v'~:&gt; lé"
Ji1ge pe~lt ordonner d'office' e'~ 'Voyant le p~oces 11~
:Kecolemcnt &amp; la Confronta.tIon des Temolns, ql.ur
peuvent fa,ire char&lt;Yc con{iderable~ Art. 9 '.
n ren .. '
l. 1'Accu'(é n'cft plusreçû à . dema:lde~
voi après la leélu.re d'une depohUo n , a IUl falte lor~
de la Confrontation. 1670. 1. 3· La Confronl'a~
Û071 forme dom: la Litijcontejfaûon-e,;, matir:re Criminelle.
Bomier ' 1670. ! 5. g" a,a mot' quz, n' auront, dit ,
que le Temoin qui a decIaré ea depo[~nt ne pas,
~
l'', Aceule,
r/
. pas 1ut. etre conrronte'
f'"
connoltre
ne d'0'1:t
li'
&amp; cire un Arrêt qui le défendit peine de: fi.l[penfi o n
de charge oontre le Juge. Mtlts ce [croit -pri·ver l'Acculé du droit qi/il a defournir les Objets, f5 dg
{-aire des i1f,terpellations IJU Temoin, dont 114 depoftlion peut faire charge, indépendamment de la cormoi[fa.nce) comme ilarr1ve à,regard des Expert's oüis ew',
Temoins, (m matiere ' de F~u-x~
2;. Lor[que la Confrontation a été' ordonnée, ta.
depolitioH dès, Temoin,s, non c,onfrontés ne fait au oe.
~une preuve. , 1,67@. l '~"
S~ ,
, Et ne ·doit 'pas ê,tre ' lûe,. fi ce n;cff qu'elle ailIe à
decharge J 1670; ~17. 2 '1 . pour yavojr é&lt;Yard
en'
b·
~e cas,', quan d meme la· Temoin l1'auroit pas été.:'
Recole. 1670. 15. 10.
'
Mais file :e~o~n étoit de~e~é pendant la, eontUl'"
~Jl~ce-,. O~l s 11 etmt M?RT &lt;::l·v llement après avoir.~t~ Recol~, la ~ep'o6.tlon (ub(ifteroit , &amp; il en ièrok
fa1t Conf-r~nta;tlOn LITTERALE) à la forme del}'
autres Confrontations. 1670. 17'. 22..
, n en eft?e même lo;fqu'après le ' Recolement la ,
ConfrontatIOn ne
. peut etre faite par 1ol1 b0 ue abr.len-,
ce, ,con dl amnatl--on" eu aUne emp~rhe
. l .':
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ment aruy,,=.

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Abus 6. Pifa t.

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Il dOlt les ren ..le , au c~s (')

vertu du Statut.
d&lt;3'ns [on bien dans l'an &amp; Jour, cn
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Août 1'7 47· 5·
10 • .Ju~- v.et ,1 90 . . d V't dJoffrir ou
.

1

te;

autrement) ne

Les eVléhons pa·[ rOl .
,
•
ft_. es à aucun nouveaU drOIt.. Al t. 6. ,
{ont lqett ~. , de Junice Ge pC'uvent a{fiJl:er a la
2.. Les Ol •. Clers ,
r;'
1ême ceux:
diflribacÎon des del1lcrs con.Jgnes, pas n
des Cours
. .Mars 1-6"73· II.
.'
:.r.
,,
+-~: 6 Amendes Fa.ÏtS)ufJ.it:cattj s~. GeD4
VO)'. J:.Ftces :,J'J.
.'
?~ 'J~
""
1: "z' Î,o'Jnzt"rs l l
Ba.?~qU(!routes, 9· '
Z-IffS 2.. 1'1 1'"
CONSTITUTION ou HuHe Umgemtus, enre: n.., ~p ,
e Parlement en vertu de Lettres-Paten ..
O"llüC" en c
"d' J L'b 1
~es du 14. Fe'vrit;r 171 +. [~.ns pre};\ tc.e l1es 1 ertes
de i'Ecrliiè Galiicane, drolts &amp; precmlllcnces de La
Couro~ne, pOllv:üit&amp; jurifdiétion des. , E~êq:les ,
&amp; 1:1.1':s qu'on pui{fe prétendre qlle_,lorfgu 11 s agIt. de

4, . .4out

1.7~.o. ~.
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f!t 2,.

1

Ibid. s'ils Ont pû dJpo(er:
COt JSULS des Echeiles du LeV'a11t. Doivent êire
Ag~s de 30, ans aU moins) &amp; avotrcomrnifIlon. d\!l'

Roi.
Ils

16 St.

Uv.

h

9 . .1. V{/J)'.

al,jx' notes~ ·

'

leurs CHANCk.I.t1U3.~. ",,1:.rt, .1~.
t. En mâtiNe CrilYiinelle), lél1rs. ]U Gu.ttltS ml
(ont dêfhütifs ~,i:H1S Appd tp~Q loritTiil n'échoit :
point pdne affiiCtiv~. Art. 13',
Ell nw.dere Civile, ils 1ont.exeeutés l?~.r provHion.
tôl11tllettcnt

en d~)lltHmt Clllti01'l. - lb'd.~
Le toutponrvû qu~ils f6icm,t relld~ns avec' dème de~'
_ pùtés (lU deme des, principaux Negocians Fran~ois.
:. )'. ,H id 1 7 a ~.
LOl'fqu'il échoit p.eine afHiétive, ils doivent in[~
trnire le procès &amp; l'envoyer en1llÎte avec l'accufé à
J'Amirauté du premier Port de France) ·Où le Vai{.r:
f'eraaec
lIb arge. 1681'. lz'V,.
'
Ieau
1. 9· 14·
'l.. Les, ApP-ELS des jucremens des Confuls dt{
b
Levant &amp; des Côtes d'Afrique, rdrottiŒellt au Parlement d'Aix . .Art. 17.
Les Contdtations entre ceg m~me~ COD[uls &amp; les
. Nlarchands font portees l l'Amirauté de rv1arf~iHe.
.Art. J 9.
CONSULS des Vil!és &amp; Comtnl1oaHtés. Sont '

Dedarée Loi de l'Egli{è &amp;. de l'Etat, avec défen ..
"
'
'&amp;
de g.tr d~ r pare1ls
""cents
1r.\ S c'ecnre
&lt;l U conuaue
,
fo us les peines de la Declaratiùll du 1 a. Mai 172.. 8.
14, .Mar s 1 7 3 o. ~.
.
Et à peine contre ceux qui aM prêtt leurs 1v1ona[tereSoLl Maifollsde 3000, Ev. d'Amende, &amp; perte delenrs pri vilcges la premicre fois, &amp; la feconfIe du Bannilfement à tems contre les particuli::rs,
.~ de plus grd.nde peine s'il y échoit. Art: 7.
2. I.es Appels de \ la Bulle au FUTUR CONCI1 E
declares nuls) &amp; défeo[es aux lucres d'y avoir écrard
tI

J.

l

IJ[lot'f'e 1717. ). }f!.in 17 1 9.

D

.

CONSqLAT. Declaration des Capitj.1nes 'en
tâS de finifLe) doit être faite au premier Port de'\Tant le Juge de l'Amirauté) ou devant le Con[l1L
de France fi ,,'dt en Pays Etl:~l.Dger. 1681. Li·v. 3.
fit. 8. art. 5.
Doit être verifié par les gens de l'ëguipaEe, l:'v.
1. tit. 3. art. 8. autren)(~l).t ne fait auc~ne foi,

la fidelité &amp; obé'iihnce dtie au Rot, de l'obfervatton
.des Loix de l'Etat &amp; autres dcvoirs réels &amp; verita.
bles , la crainre d'une Excom mu nicatian in jnf1e
Fui{fe empêcher les Sujets du Roi d~ les accomplir._
lQ. ,Mars 1714. M. le Chancelier a'Voit en·voJé le
rnodele de cette modifica tio-n.
1. Tout~s di[putes à [on occaG.on fufpendues . 7·

1

Vi&gt;y.·
CONSTITUTIONS de rente. Au mot lnter~ts.
CONSTRUCTEURS. VO)'. vaifJeaux 6. Amirat:..

.&gt;

éh1.s . chaclue année.~ au l'nais de Décembre,
l i j,

&amp; in{.

r

�............

eON'

1100
t~l1és

.A} d R'! '
le prem,ier Janv,ier [t11vant. r~et e,' t!g effl'o ...

I.u

Jan'VÎer I73 r.

2.

lor

, "

voy;. aU,mot p~~'(.,ente.

.

Ils ne p.cllvcnt être eta~l1s SF;QU ~.STlUS p.endant·
leur adminiOration, 3· 1v!~~t ~ (.0 .8. .
•
ce n'dl pour les dcmcrs du ROI &amp; du P.a ys. Ibtdo ,
Ni .EMPRISONNE'S., pour dertes de la Commu..
l1auré.' 8:J~7;"(J. 1'601..
Contr~iï'Jte~.
·yoy. Taxe 2. Lieutmans 1. MaIres ·) llecrcts,3. ,Re~
'1It&amp;tes d# Palais. 3.
.
. CONSULS Juges. Au mot Juges-Con/uls.
'
CONTESTATION en cau[~) . [e forme parJ. le ,
pfemier Reg.lemen,t op Ap.pojnten.1 ent ! l ~ 67. 14. l' ~ • ,
Ou par un J\.lgemenr rendu [ur les derenles fO}lr ..
Il.ie~·) ,bi,en, q~'illl·.ait p~s, é:cé fi1?;nifié. lbid~
pey. Confrontntlon 1. Perempt~on. .
CONSULTATIONS . Voy. Avocats.
1.

. si

voy.

CONTINUâT.ION
de PrQduéholJw
..
,.
Rpllièn.
'

- ~.

,dU· l'flOt

]ro·&lt;
.. .

Pey. Notnircs.

CO,NT~ATS.

CONTRAINTE par cQrps. Aucuns Juges ·, mê- ,
ln.e, tes CVl1rs.,) ne peuvent condalnner a. vec con- .
trainre par corp~ en ' matien:, civile } ~ ce n'dl: en .'
c,as de réinregrandc en ex~çutiQll cie Juge niet1t~ ..
1Gh7· 34. 4..
..
. Pour Stel1ionat. ibid.
'
Po,ur üêfo
J ' "
~ l1écel'f;'
a~re , . ou · entre 1e~ mains" cl COl .
per(onnes publiques. Ibid.
, Pour , €on~g~ati~ll judiciaire. lbid.
Pour repreie ntat~on de biens &amp; effets . contre les: ~
Scgudhes &amp; GardIens. Ibid.
•
Pour.tous billets, e1'ldo1femëps &amp; dettes entre .
Ma :'cbands &amp; Négoci.ans. Ibid. f5&gt; Niars 1673'. 7. Loo'
~)o.ur tOlls COntlars Maritimes) vente ) achat ..de '
y .alfIean , . fret &amp; na111ag~. Art. 2. &amp;. pOUt Perche
(jeJa !olIer. J68 I.liv. 1. tit. 13. art.~. .

.

1

P:our dommages. &amp;; Îl~teJ:(hs . de ,ceux. qtliollt i~i_;

emprifonnés à tort. l 5 ; ~ ~ ~rov~ 13. 3 2.~ .
Contre les Comptables. 1667. ~9. 8.
Contre l~s Ecrivains· de· VaiLI: 16'81.liv. 2.. 3.9:
SallS préjudice des p.riviléges des ,deniers Royaux,
"des Foires .,Ports • Etapes·.,. ~M\1rchés &amp;- Viiles d'Arrêt , . pour tOf.frS lefquels cas on ,continue à cOf"damner:
avec coatraime p.ar corps. 166\7,' 34. ~.
L La contrainte par corps, après les QUATRE,
MOI S , cft perrnife pour dépens ad}uges ) s'ils mùn..
tent à 200. liv. &amp; au-deŒ:ls. Art. 2. .
Pour refiiunion de fru,its &amp; dommages &amp; interêts au"deŒus · de 2.D'0. liVe Ibid.
POUf reliqua de tompte de Tnteur Oll d.e Cu- ,
' _
rateur ,liquidé &amp; acq'ugé. Art. 3.
En teus ces · cas le créancier doit 'dedarer dans le'
comman~ement à payer) que le débiteur fera contraint par corps après· les quatre, m.ois. Art. 10.
Le[quc1s pa!1és) iL leve un Jugement ou · Arrêt au Greffe) . pona.nt que dans la qùinzaine 1·:
débiteur fera contraint par corps . . Art 11.
Laquelle expirée" la contrainte cft exécutée [ans
êlutre procédure. Ibid.
,.
2,. Les SEIJTUAGENAIREs', ne peuvent etre, ~l11prt ~
fonnés en rnatiere civile, fi ce 11'er! pmU' ftelllOnat,
recelé} ou dépens en matiere criminelle ~ adjuféS'
avec c.ontrainte par corps. Art. 9. Amollls qu Ils
s'y fu!fent Joûmis après a'!.:où· nttei'il,t l'âge de 70. ans.
S'ils ont été empriformés pour Mitre forte e dettoe
civiLe It'Vlitnt l~âge de 70. ans cO?iJmentÙ , zls do:'Vent hre élargi.s lo~rqu'ils l'ont a.fteint.
3. Les ConfuLs, Tl'éforÎers &amp; (;rdl1ers, ne peuvent être_ em pri[onnés pau.r les dettes de la Cop.l1
•
Inl1naute. 8. ]tmvzc,,' 1602..
Ils peuvent l'être pour Jes deniers 2~ Roi. Ibid.
On donne le mé'me prirr.;iUge aux den/ers du PaJs.
Vor. Confuls -1 •.

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Et Iorfque le l'envoi en cft r &lt;i'qll1S , ,1 AccUle a~lt
y être rra'lJsferé) aux: fiais d~ l~ Pa rtIe , .du ROI ~'
Oli du Seigneur. Ibid. dans trOIS ]Qurs. Art. 40· Voy ..
.
renV01.
'

( A peine de nullité, inte.rl!iétion, do~mages &amp; '
interêts des Panies, au cas ou le Juge qttt rcfufe [.erait incompétent. Art . 4.

La par de qui a rendu {à pla.inre devant un Juge;
ne peut demander le renVOI devant un aU,cre IJ'
'f:ncore qu'il [oit Juge du lieu du c:élit. Art. 1.
Non plus qu'un Accu[é., s'j l a entendu la !eaUf!!
d'une dépofition • .Art. 3.

Le Juge quz r/clt- poi?: t nqûts de rerrJoyer, pe!-,t'
;uger, fiti'Vlmt lp&amp; 'fcgl e ubl , tct 11'1 veîH:ro ibl t~ jn ...

dicnbo J mais s'il étêie lNêôMPllFfH4T, il 1ctb;e
tenu d'avertir le Juge c:oml'étcl'.t pat: n'le lignifié l ,
{on Greffe. 1670. t. 16.
.
1. Lorfqu'il n'y a point de Jtutie civile, (11.1:
l,or[qu'cl!(! 11C peut {adsFairc A,tlX [ra.ÎI dei pout'fitiln"
le Juge déc.erne nX!CUTOIR.,E conrre les Receveurs.,
du Domaine. 167°.2.5. 17.
Pourvlî qu'il foit quefilon de MeLlftre , Viol 11.
IOCC\ldie , Vol de grands chemins, Sc autres cri.
n1es de cette l'l;.ture. 12. • .Août e.r ~q. ~~o'i)embrc
1:710.,

Lcrgue1s frais [o.nt payés fur le VISA des Inten...
da ns. 2. 5. No'Vembre 1. 68 3.
. Sans qu.'on puiffe y c.omprendre aucunes épices,
lU v acatlOn.s des Jl1ges~ droits ni [alaires des.
.
(;lCtners. Ibtd.
On, y comprencl feul ement les frais de nourriture.
&amp;. v~ltures des Officiers en de{cenre , le Pain, les '
Medlca.mens" la c{)nclu ire &amp; capture des Accufés ~,
les, [a I ~-1res &amp; voyages des Témoins) &amp; les frais des
e,xe.cutlOI1S. ibid.

Dans !es Ju!:tices Sei gne\.uiales J les E~~çij,toÜ:(S-.
• _

_

J

10 7
~!lt levés ~ontre les Seigneurs, le~ Receveurs &amp;:
1?ermiers, nOllobfrant appel) &amp; fauf le recours
1
f:nvers la partie civile, s'il yen a. 1670. li- 17..
'Vuy'. AccuJés, Procès-cri1rr'J.inels. Pre[cription aux
-mots Eaux 1. Executzons 15. Fenes , Communautes ~
;C apitaines, Soldats, Rou~ , :Amiraut~s" Complices,
Impuberes.
CROISEMENT. Voy. 'Taxe-de-dépens 6. "
,C UR.ATEURS aux BIENS. Sont donnés par le
Juge aux inftances de Benefice d~ inventaire, lor[- , ,
,que l'heritier eil: infolvable, fils , de' famille) 011
Mineur, otl ,domicilié ho(s la Province, ou n'y
:poiTedant aucuns biens ') ou n'ayant pas des droits
confiderablc:s dans lll1. degré utile, ou. s'il s'agit d'ullcFemme mariée. Reglement de 16 7 8. 3. ' 43.
Il en eH: de même li i' heritier) quoique [01 vable '
u re de tergiver[atioll) &amp; ' qu'il fe foit paLfé Ull an '
ft trois creanciers le reqllÎcrellt , ou un feul dont la.
creance [oit conGderable. Art. 42..
1. Doivent être choifis fufI1fans &amp; folvables , lorr...
'lue les parties n'erl conviennent pas) &amp; reiidans 011
proches en égard à la !ituation des biens. 1 66 7.19.4.
Non Parens ) ni Alliés du Juge jufqu'au degré
4e Cou!in germain inc1ufivement. Art. 5·
A p::: ine de nullité, l 00. l~v. d'Am:~d/e '. ~ d'ell
répo ndre e-n [on nom en cas ,d'l1~[oIvablI~te. tbzd. ,
Le C'.uateur ad lites ne peut etre cho1fi pour Carateur ad bona. Reglement de 1'7 8 . 3· 3·
2- ,. Ils doivent prêter ferment &amp; être mis en pof.
fe ffion par un Huiflier ou Sergent à la requête dl!
pourfuivant. 1667. 19. 6. &amp; 7·
3. Ils font tenus de faire proceder i~lcelfamm~nt
au BAI L judiciaire des biens, lor[qu'll n'x a ~Qlnt
de Bail conventionnel, ou s'il y en a qtll folt en
/
fraüde &amp; à vil prix. Art. 1.0., .
Sans qu'aucune des parues pL1life prendre le Bail
j

-

,

1"

•

1

�.C'U'R
.
di,reélem~ot 01 indireGlement ., . à peine cIe ntrIIité dg
'lQ'8

CU R

Voy.

f.\1uet ~uotontaire.

.

CURES '&amp; CURE'S. Les Cures [ontel:igées par
les ,Archevêgues &amp; Evêques) lefquds doiv-en-c pou::- .
voir à l.a (ub!1lbnce des Curés par UNION de Bene,fices &amp; all~trcs reveuusEccldiaftiqucs. 1"580 . Meltd"

.

t

~7· A·vril1695. 1..4.
.
Les ObI·atÏons &amp; Droits Parochiaux re[ervés aux:
Clués. 15 80 . Melun 27. Blois 157·9 . 51-.

•

Sans ql1'elles pu i ffe nt être déifervi~ pat des Prêtres
AM'OYIBLES, ~9. Juin 16'86.
,
.
Les Vicaires perpetuels ont le droit de -p.rendre la
qpalité de Curés en tous aél:es) &amp; doivent être re~
'connus Curés par tous les ParoiŒens. ·5. oaobre

6. Les Curateurs aux bieHS font DECHARGE',S
de plein droit pour j'avenir, auili·rôt que les conteftations ont été défioitivement jugées. Art. 16.•

ou

'JO'&lt;)

tm~s ortfinai-res , &amp; il el! coinpris dans toùs l·cs aftes
' &lt;l~ la ·procedure. 16 7 0 . J 8. 1. er 22. ,.
Il dt oiü. debout) tête ml'ë &amp; 110n [ur la [el1ett~,
10J=5 dn dernier interrQgatoire " qlldque Sentence de
cO'l.'ldamnatioll q,u'i.! y -ait comre l'accufé.161o. l 8.S.
l'viais il n'dl pas compris dans le dilpoutif du
jutrement. Arr.- 6. :(3" 2l.. Art. 3'.
LÎ-i d0it [çavqir lire &amp; ·écrirc. 1670.22.. "3.e;r '18.r-.

Bail. Art. 14. ,eu ·r 8.
..." j
5o. ,live d' Al1lende c"ont~'ecell1L qUI aurOIt pl:ete
'{on nom, applicable au [alûlfant. Art. 14. OJ-t, 1,9-.
Les frais du Bail [ol1t :taxés parle J ~g~ dans j a,d~
jndication, (ans Cille les Curateurs .pmLIcnt ·les faue
:-taxe.r [eparément. Art. I I .
.
A peine de reje: &amp; de ~o; live d·Ame~1de. 1~1~.
-4. Les rcparatlO11S &amp; depen[es ne dOlvent eu,e
faites que par alltor~té de jufbce. A~t .. I2 ..
5· Ceux gui empechent leur adm1l11fi:ratlon, C,ll
kur établi{,fement par violence perdent leur drolt
. fur les fi'Ults .pris &amp;. enlevés, le[quels appartiennent
.incolll1nutablement à l'autr~ partie. Art. 13. ou 16.
Erfone condamnés enourrc r.n 300. .liv. d'Amen ...
'de, &amp; pour[uivis extraordinairement par les Gens du

Roi. ilJ.id.

_

10.

Ou après HOls ans, fi les diffe;.rends ne fout pas
v.uidés. .Art. 17. ou 1. l.
En rendant compte de leur adminiüratiol1. Ibid~
A moins qu'ils (oient continués par le J ufTe) en
C0ntlOij[:lI1ce de caure. lb.id.
b
, ' -~our, les Cur..atel-Jrs des M1NEURS. Voy. T1Jt~Urs.

1]-26. 2.

Toute provifioll de C~lre &amp;: aHtre Benëf1ce àCH ARG E D'AME dt nulle, fi ·le pourvû n'dl aétuel"
"'d e a. 5. ans acco!.inp ['15. 13. Jan:.
l~-ment Prctre.,
age
1.

'Vter

I74t.

'.

la Cure dl: vacalTte &amp; impctrable.lbid.
S'il s'aglt de la Curc d\ll1e V.ille MURE'E ', il faut
ellcore ql:l'il ait au-moÎ1?s trois ans d.'étade 'en Théo~
logie) ou en Droit civil &amp; canonique. 1. 5. Qéfobre
15 16 • Concord. de collat. §. ftaluim;ts 1.,
.,
2. Les Curés ne peuvent rece\Toir des dirpoGrions .
àéaufe de mort dans leurs Paroiftes , que lorf..p'ils
y [ont ex-pre{fement autori[és par les Coûtun:es, Olt
Statuts. Août 173). 2.). Ils nj font pM agt~rifos cli
j\ utrcment

Mmeurs.

7· Les Cumte'urs en fl'lat'iere CRIMINEtLl , ne
[ont d0l:lnés qu:~ux muets &amp; à ceux qui f nt rcHe ...
4:n cnt[ourds ql.l ds ne pCllventencendrc. 16 70. 18.r.
,Aux Communaut~s) ~orps &amp; Compagnies qui
tcfufen.rde nommer SyndJcs ou Dcpmés. 1670.t L2.
., Au. cadavre o,u à la memoire) le parent qui vient
S offnr) prefere. Tit. 22. art. 2.
Le procès s'lnfrrLlit COliJ..tre le Curateur aux for ..

p.:r o':uence.

mes

K

-

���D'E ~

J·' I2:

. DECLARATIONS. Au mot Edits.
"
DECLARATIONS dés Témoins. Voy. Tlmoifu; f •.,
DECLlNATOIRES. On' doit powrCtiivre en Audience . les. appellations des Sentences ren~l1cs [u~
un Dédinatoire , &amp; . teutes aut,res caufes qtLl vont ,a ,.
dédiner la juri[dié1ion. Reglem. de 172.2.. art~ 1 Io ..
VD)' •.In50'l1J.pétence "R.ep'Voi , ~xceptions ) . 1nter.vm~,.

\

•

.

Nons.

•
. DEGRETS. Voy. Reqlthes, Oppofitio('Js.
DECRETS &amp; CRIE'ES~' Voy. Collô'cations.
DECRETS~ en ma,tien~ CR.JMINEI.LE) {ont · (le··
trois [crtes, fi.lÏvanr la, qualité des crim&lt;.&gt;s , des ·
preuves .&amp; des per{onnes. 1. D'ASSIGNE" pour être
oiii., 2.. D'AJOURNEMENT pour comparOIr en p~r­
[onnc; 3. de l'JUSE DE CORp·S. 1670. 10. 1.
Nous avons une quatfilme forte de, decret, c' cft'-

relu'; de PROPOS.ERA en- jHgel11ent., lorfqu';l lagit ·
"'un fimpte délit, ~ q l:il n'y a pas ./i~u à p01-~rf"i4'Qt!i crimineLLement: cela, eft fondé fur l'Ordonnanct:~
de 15,:39,. art. 1150': où. il eft dit que l'on deit prq.:éd'er par re(:dlement &amp; confrontation) finon que la....
matiere fût de li petite importance., . qu'après les ,
parnes oi.iies en jugement) .l'on dût ordonner qu'd..,
les 1holent re çôes en procès ordinaire. Il en eft par....
li dans ·notre rtglem. du 5. Novemb. 17·22. art. 9.·
1. T.ous D~crets doi
, v.e
. nt être. rendus fur les conduo-ons des Procureurs du Roi,
ou" des Sei&lt;Tneurs,
.
b
l

1 6 70.. 10.

1

1

~ ,

1

108.

.

.

Les dél.q,is y font les mêmes qu'en matÎere Ci'Vile.
Voy. .sA.Jfigni. Ajournement. pt'ifo-dc-co.rps;'
faut' 5. Pareatis. Du~l 8. . .
.1 '
.
DEFAUT en matlere Clyde. Le Defaut faute de
pre[en~er Procure,ur) [e prend au Gre-ffe ~près les, d/é. .
lais de l'Affignadon &amp; de la Ptefentatlon expues.
1667. 5. 3. cr tit. 3· art. 7·
Pour être jUP'é huitaine après. I667· IL 3.
Mais ft l' Aàionation cft là plus long jour que ete
CIuinzaine, on ~ioûte la moitié du rems porté par
l'Affignatton. 1667. 3. · 7· ou S"
.
1. Si le Pr0cureur qui a pre[ènt~ n'ell: prêt apr_è~
,~c"x fionifiç~dons ~. on dOlUle EXPLOIT contre lu!
~
,
' I{iij

v,é..

S~ .ce n'cft en .flagrant déli t, 1670. 10. 9. mait·
d~i1S ce cas même) te Juge ordonne enfu-ite f"a;, les.
(012 clt!fions des Gens du R~; , que le qtter.elléfe1'ft re-..

tenu er icroÜé.
1. On peut decret~r de pl1ife de corps des per[dn~,
l1C.S NON GONNIJES_. ' [ous .des, de[tgl:lations d'habits) .
~u a~tres [uf!ihtntes) &amp; à .L'XND)CATI ON qui Cl1 t{è;~

.,

. .

Rfglemem de 1703. art.

1 •.

l'a JaItc. ,drt.·. 18.

nEP'

~
.
'
l ' •
~.
AIl ~
Mais la conClamnatiOn GOl t tOl.11oütS etre al'pti.
quée à un accufé deno~ùll~ &amp; certain . .ArrÜ de re"
g lement d~ 13, Jtmvter 1750 .
·,.eue pretee
'"
3. MAIN PORTE dOit
pour 1'e~ecl1tion des Decrets pa'r les Gouverneurs, l,iemenansGe·neraüx des Prov inces &amp; Villes, Baillifs) Senechaux, Iviaires &amp; Echevins. 16 7 0 • j o. 15.
Et par les Prevôrs des Marêchaux ', Vice·Baill~fs ,
Vice-Senêchaux ) le,urs LLeutenans &amp; Archers, à
'peine de radiation de leurs gages en cas de r~fllso
1bid.
Même par les habitàlls, lorfque les Huiffiers ou
Sergens les appellent à leur aide) à 'peine d'Amende
&amp; plus grande s'i,l y échoit. 15 66 . .A1oulins· 33.
Les Procès-verbaux dreifés à ce fu jet par les J uges ) HllifIiers ou S~rgens, doivent être envoyés au
Procureur General pour y être pOllrvû par le Roy,
à l ' Igard des Gouverneurs e;J' Lieutenans-Gene't'au"-.o
1670. 10. 1). Vl!&gt;" Rebellion ;.' cr aux notes.
4. Les Decrets d'Affigné &amp; d~Ajournement) doi~
vent être {i (JïÜ fiés, à per[onne) , autrement on doit
.reailigncr ,n1e lèndemain de i'écheance des délais~
.

•

,

�,

ie'vant ,les Caut's à l'Audience. J 539· p~tl&lt; 1 Ig.,
. On pc:ut rabattre l'Expioit. dans la l1Ultalne de 4a1.1
ngnincation,à l'exception des cau[es .du Rolle. 166?...
3 5· 3. V~y. oppofitton.
...~ .
.
On pfononce (ca nt dans les jurzfdtetzon'S fubaltern~s) ,
&amp;. l'on peut.le t&lt;\hattredallS la mêmeAudié;nce. 166'v-.
14, f·

si le procès dl:. reglé, &amp; que le Pl'ocureur re-·
f~lrt de produire après la dilhibntion , on le jut!.e
l' ,,,1 R F.OR,CL,US,ION {;1l~[ rroisjQ1lrs, poar,v,û qu'il a~­
pa roil1è de deux u)mmatiol1s, l'une cl bailler griefs. ),
VatHre à pr·::.&gt;duire devant le Rapporteur nommé,
Gel le·c.i . doit être tenollvellée .à chaql1c Jtlridi (1l1~.
. 1..

R el lf:.m.o /tde r6Tt.., tit. conteft. plt!-s (,~mp !es

art.l.
Lequel, renouvellement n'dl pJ. ') nécelfaire en cas
d.c: d ~ci:.s des Rat:tics ou de leur.s Pro cureurs. Ibid. tl:l.
d(f.la: 'Yept-ije .Ar.~·. 3. fY. Rr:gletr"Je.n.t de 1703. art.13·') '
. 3· RQIJ ~ le prçdir. du D~ùu t ou de Ll Forclufion.,
Jt&gt;,s nnsJülJt adjugéc.s ~ fi /elles [e tro 4v,ent, jultes ,.&amp;
brc r} &amp; d ~l e t1J ent ve.r,l.fj~es .. 1. 66 7. 5. 3. é3' 1.1. 5.'
J

Vi()' •. 'tt-U;-f 7lo.t.es,···.,

1 • •J

;it!lïJ~ · . FOU I' pt1-~'itr

la. dffo béijfanctJ dlt défendeur.

~&lt;)vrJ7,ùr .fur le même art . 5. rvfu.t au cont1aire, oue
r{l ct~ I~ &lt;'\:ûdcu~ (o ri" ~~ou r-é avec dépe.ns.. Cela ne doit
4

11 ''(~()Jt 1 :p.t ,q14

,

1

en mat~er.e de. '~on!1é , r?M i$ à 1'é&lt;TtH'd des
I?~r'W}.ts. c' ejJ. zi~ç . ,erre.ur·" le:dJ;.C'e7ldcur de.rob~it alors
Ii."
" e ns. a , fi, tax"r
,.. jU'J.'t z v :/ m
, e"111v 4 . ~ attC U1~ S,. c,l ~l~
Mre
TT.
1
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1

t1f!~ mOr Crmgt:2:~

.

4- ~~ n'dt del aUCUl1.eS Ep rCES' p'Ollr! les ]ngcmells

li; 4 n.Ns de DéL1ut ) bLe t). que
:ces. 166 7. 5. 4 \ (9;', I ! ·.. 5"

jugé.s.aq Vû des pÛ ...

l,l Nt. fj]: e:1,If:em~nt de:s ,Arrêts.par D~raut es C8tJ tU-•.
~It ',e a.'/i . r~nmmeJ .~ parce. qJ:.'it,[:'fI{( a-lots ~t!geJ' ..fur: .,

l :~;f~'

.les ~t1'ttrges ~ ta pro.tedure) qu:ellè doit . ~tre l4 peine :.
d.u querelU ,er quels . doivent· être les . dedommage..• ..
mens du querellant ., ce qtû eft conforme à .l'Ordo1lJ ... .
n,artce. Voy. Epi.ces ··7..
.
5. DEFAUT " . CQNTU't\1:ACE. en·m-atiere Ct'1i~,
minelle ... Il eft de regl.e que, ad cri men defendendulitl ·
non admittitur .Procu,ratoJ, . (5 le Contumax · n'dl:- ~
J;~ç.~ à. p re[enter reguêt(!) mêm~ en caufe. d:.Appd, s'iL
Jil,~dl en l'é"tat du Decret. 1670'•. 2.). 4 ..·.
Ou. dans les prifolls ,du Pa~lement. Arr~,t, de regle~..
me.l!t dt~~ 7,., Avril 172.8 •.. V~y .. aux notes...
_
Si ce n'cil: pour propofer fon Exoine. 1,670;2. 5. 4'0." .
6. Aprè$ la, Pergqi.iition ..d.e celui qui dl: decreté ·
de prife de corps. , .. on doit taff.igp~.r e.u domiçilc . à.,
la quinzaine. 1.()70~ Il'- 7.
S'il n~a a,llCUll dorp~ciie ni refidènce connue , oh
aŒche à ta pprre., de t.Auditoire, la copie du .Decr~t'
&amp; l'aéh~ de P~r(ll1iG~ion &amp; . d~Affignation . . Art. 3,0
D~( embre 16'3'0.

Juin 1730"
n en dl: de même fi [on domicile dl: hors la jq~
r~[diél:iOl1 à·fnoins q~'i[ [e foit paifé troi~ ,.Mois de
pyis le crime commis .. Déc.e.mbre. 1.680. am1uel cas: ~
on dl obligé de faire la PerquiGtron &amp; . donner les
A,fIignatio!1 8 J. ,con domicil~ ordin-aire .,. ave-ç un d ~­
lai dc glliniaine, &amp; de plus un jour pour chagu.e d.ur
liei.ics de difiance d4 dOlPicile a~ li.eu. de . I~ JL1uf-..
.J' .o.'
Ull.tlOn
.• , ] b'
.1a1•
. 7. A pre, ces délàis" 1" Accu ré. e~ . affiv,l:é par litn
fe.ul CR1:-.PUBLIC, de . compawH. a la hUlt;\H1e l.es ·
jours Je l' AffigD t:l,ti~n &amp;. , de)'éche~.pc~ 'non .c.ompuS.
o

J

. S,t-e!lf,';, ;2":J( ,fo.nt f 'M.. aJf@.t" on do.i t en oracnner la"
prewue ,; fi elles ne le .rOJ~t l1Joii'l.t du tottt, Le dem,,-r,fJ"j' ' .
"
d "
1 11
dtt. défaut
'
î ! ez:..r::·VfDtt C, ( n et.r~ eOO1ttt " es, ae-pe{'jS
te ...

1

.D 'E ~ '

D·· E·P·

l -t 4 .

,
•
C'êfi:-à dire ,. à [011 ~e .~l:~~pe a _la Pla-ce pubh ..
1
Ql1f, à la parte ae la ,llulidlCdon -&amp; devaI1t .Ie dqm icite de. l'Accl.lfé, s'ii,ell, connu . .A,rt. " •.. er De,1670.

I .] -.

...

8..

-'

ceJ'n lJre 1680 •
. Ave~ A F.f le HE .à.la por.t.e de l'AjJ.ditoire .tant., ~a~s. '.

�b ÉF

i TG'

f

tion ou cri public. I b i d . .
. '
.
3. Si l'Accu[é qt,ü a pour pnrons les chemIns de
'la jurifdiél'ion où- il a· éré renvoyé, ne [e repre{entc,
H dl: aŒgné par une feule proclama tiO~1 à la porte
de l'Auditoire. 1670. 17. 10. Voy. Priions 4·
Et Pon' paife ourre à l'inftruélion &amp; jllgemcn t du
procès, [ans autre formalité. Ibid.

donnance. 167.0. 17.. 18.
!ù...~ar~t à la,p:ti~e ajJliai'tl c t;-nt f.èuleme~t ) fi les ·
5'. ansfo,nt exp:r.es. '. art. 1..8 . a moms qu'tl obtienne .
Lettres d Efter a ,dro1.t avec clI'/Jufe. de retablif[ement en':Vers les .Am.end~ s f.2" condamnat:ons pecuniaires. Uoy •.
'Lettres d'Efter-a.droit 4..
.

Le jugen1enr qui declare la Contumace bien

reflitution.· il doit donc les pay-cr à·plus forte rai(o·w, ·
lo~rqu'il ne ft "eprefente pas, comme une peine de fa

1

defobéiffance.
,
10. L'effet dela Coutumace cOllh!l:e à faire re~u'
1
ter les Amendes &amp; . condamnations pecuniaires ,
cOl~1me contra~iétoires &amp; ordonnées par Arrêt.lor{qU'lI s'dl paiIé 5. ans depuis l'execlltioll. 1670.
17. 2.8.

Et à f.îire regarder après ce terme) PAccufé corn ...
n~e .mort civilement·, lorfque fa peine emporte mort
cIvile. Art. 2.9.
. ~ornier ibid. au mot fer~ J folltient que cette .mort
clvl.le ne donne ouverture ni aux Fideico.mmis ni au
drOIt de ~etour : .il Je tr\.0m,pe fur l:autorité' de quel-

il
1

,

l.i 17'

reprerente a;v'ant. ou après les 5" . ANS-, les Défauts .
&amp; Gontumaces [ont au. neant
en venu de l'Or-

inlhllite) doit contenir la condamna,t ion :del' Accu·Œ. Art. 1\5.
Boynier ibid .. flU mot là condamnation) prétend
qlle le défaillarlt doit être abfous faute de preuve »'
même des dépens de la Contumace. Il fe tr()mpe,
fuifque ces dépens f~nt taxés en 'Vertu de l'art. 19.
dam le cas où. il Je repre (ente, f!i' fans efpoir de

1

DEF

les ;. mols qu·après, contenant fa copie du De4i
C' ret , de l'exploit d'alfignatiofl &amp; de la pruclama-

9.

1

, . ,

ques ,Arrets

ante~lCurs ~

lOrdonna11ct:; il eft 'Vr(z;
~ue l.ouperture ri eft P~s zrrc'Vocable) mais elle [ub,- \
J~(fe Jufqu'~ ce que le condamné ait fait ~néantir [PI
,ol1dam~atlOn. poy. au mot Mariages 7.
~: x. SIle ContQmax ~fi anêté l'rifQllniet ou (~

,

J

Si la repre[~ntatiol1 [e fa.it dans' L'AN, on lut:
a.ccorde main levée de [es Meubles &amp; Inimeubles iàilis, &amp; 011 lui rend . le Brix de kut. vente, les frais
deduits . .4.rt. 2,'.6.

En con{ignant pal1 lui te.s Amen~l~s &amp; les frais de
la Contumace ) fans néanmoins qu'à défaut de
con(ignatioll) il fait [urGs à l'inLhllétioil &amp; jl1gc:-.
ID5!llt du procès. , A~t. I.9;tl .l.. Les Condan:tnés par. Sentence ·de defaut ) fuivic n~ême d'un Arrêt de défaut) font renvoyés , au
pr,e mlcr Juge lor[qu'ils. ft.11'1t réint~grés dans les pd.
(pns. Arrêt de . re,~: temmt dtt. 15., Décembre 17170.
A 1)10illS g~l) il. y,ait U1'1 C&lt;tuéc, iugç contradic-·
tpirement. lbid.
.
'Voy. Délais. perquifttioi4. Complices..
DEFFENSES-GENERALES. A-u mot, Surfe~nces....
l)EFFENSES. Au mot Ecrits.
DEFFENSABL&amp; Voy. Ban 6.
DEGRADATION des Prêtres. condamnts à.mort::
autrefois néceŒ,aire 16. A'Vril 1) 7 '1. [e fai(ùit p~r'
un Evêque &amp; deux &gt;Abbés O.U Ecc1efiaftiques cOl1f~ .
titués en dig.nilé. 16 ... Août i 541..
DEGRADATION des Bois. Voy. Bpis. ]1:tges-Gru-yers. Eaux f9" Far.ets.
DEGRE'S de pa~enté ,&amp; aI-Iiance •. Les Frere~ , &amp;'
lka,ux-Freres font au premier degr6, les COllG,ns.:..
Germains font au {econd ) les iffilS de Ger1l1,ain [Qnt:
~

aLJ~ . t~oifiçroe_~

,4oût 16.62"

1.

3.,....

�,

i)!t

DEG

~~rf'lue

les degrés (ont inégaur., on ,ompfe dlli
tiegré le plüs éloigné. Art. 4.
' .
.
On Ji"tt la ,même ~ regle dr:ns le drozt c.ttnomtluC ~
mai; fuiva:nt le' dr'oit R,oma~n . l~s Freres. font ~ u fe,ond degré) les Oncles au t,:oifieme , &amp;.c:
' .
, Voy. sNbftitutiom. Evocatz0n.s •. Recufatlon~ .. Objets.
Retraits. Officiers-d'e-}ufl:ia. OPtnions., 2... ArtJttres. 4.
DELAIS D'ETUDE. Voy. Rec6pttOlJ,S ,3'.
DELAIS. Ceux des ASSHlNATIOWS &amp; AJOURNE ...
MENS ne peuvent être ~oilldres: ~e, 1.4. heure~ ,aux
Juftices des Hôtels de VIlles , pnvIJ~ges .des F01r~s •
Eaux &amp; Forêts" COllnétablies, Eleéhons, GrenIer.s
i fel ) traites, foraines &amp; a,utres inferieures. 1'67.1

14· l.f;.

j

b.d /

'

Si ce n'eft q,u'iI y eÛt-peril en 'la ae!n~ure .'- : t. ~
v~. P'~ijfeaux 7. ni plus longs de hu1t~1l1e )uCqu 1:
13, dill:ance de dix lieües-) &amp; au-delà ua j'our de

plus ponr cha.que dix Heties. Ibid.
1. Aux PlevÔrés &amp; Châtellenies ces délais n~
peuvent être 11l0il1d~~~ . de ~. jours '"ni plus loag$
de 8', pour le~ dOlnl:cahés dans le heu. 1661. 3.
J

l,

&amp;

2..

• • •
n1?lOS .d:-. hUltall'H~

E.t pour les autr.~s , .ils f?l'1t a~
&amp;. au plus de qU111zalllC! Jllfqu'a, dIX l~ eu~s.~ avec
augmentation d'un jour pour chaque ,hx heues d~
plus. Ibid. "
2.. Aux Senechaulfees &amp; Preûdlaux) 115 font' al.l1
moins de huitaine, &amp; au plu. de quinzaine pour
, les domicihés dans l'étendue de dix lieües. Ibid.
Ee au delà. au moins de quinzaine) &amp; au plu$
de trois CemaiLles.Ibid.
;. Aux Cours, aux Requêtes &amp; aux Siéges confervatel1rs des priviléges des Univerutés) les délai~
(ont de huitaine pour les domiciliés. Art. 4. cr i l .
l

_,Art.

",

•

,

1.

De quinzaine juf'1qt~ dil; lieiies 1 d'"~ mois j~~
r

qu'~

l,

'"
à' un mOlS
....
de~'1l••)Uiqu~a
1"
,1
fO. 9"
ueue5,
I.X.
l'ex...

~remité du Retrort ) &amp; de deux ,-"aOlS fi c'efl: au delà
J667. 3· 4· er II. 1. Comme notre provincenes'é.
"tend pliS IJU delà de 50. lieües » le délai n'ell: que d'Ull.
mois à l'extrêmité du Re{fort. Reglem. di 1671. 1. 1 ..

4. Le jQur de l'affignation &amp; le jour de l'échéa.nc.e ne corn ptent dans aucun délai ni procédure"
1'67·3. 6. Voyez. [/lUX 2.8.

Et tous les jours font utiles) même les Diman~hes ) les Fêtes [olemnelles ~ &amp;: ceux de VacatÏollsG
166 7.3. i· ou 7·
Bornier ibid. ' su mot les Dimanches -) obferve que
fI le jour de !'écheance eft un jour de Dimanche Ol!
.de Fête, le délai doit être remis au premier jour
-'ouvrable fuÏl'ant : Obfervation inutile, pui(que le jour
Je l'échéafJCc n'eft jam/lis compté: il devoit plûtôt ob ..
ferver que ft le lendemain de, l' échel4nce eft jour de Dimanche ou Fbe. le délai eft remis /lU premier jour
~wurable. fui'Vltnt, &amp; tel eft notre ufage.
5· Les délais de PRESENT AT 1 ON de Procureur Il
{ont de huitaine aux Siég~s od il Ya Greffe des pre{cntations , &amp;de quinzaine aux Cours. 1667.4. 1.
Ils font de trQis jours en matiere fommaire em
,toutes Cours. Ibid.
Aux Jurifdifrions où il n'y a. auc1I1n Greffe des
prefcntatiolls, comme aux Juflices Seigneu,:iales ~
Con(u!"'Îres , les parties 'font oiiies ~n l'Audlence 2.4.
-heures après l'écheance de l'a1Iignatlon. 1667.14.15.
6. Tous délais en execution d'Arrêt [ont [u[pen...
dus dl1rant1es Vacations J RegI. de 17 0 3. 14rt. 117.
Et courent du jour de la lignification au Proc,,leur. Regi. de 167%.. ~nnot. ~rt: 5.
.
Voy. Difaut. TlJxes. GarantIes 1. Irrventazres I~
luges-Confuls 6. Decrets 4. AJflgnl4ti~ns 1. Cha~g,
19. Significations. Domicile élû , au, mot aJPgnatton.
DELAIS en matiere criminelle. Il rly e~ IIIIUfUn$

1

-

���DE

J;

l 1.l ",' ,
le CfY1cu!lion

$"

,

l , men.
de Art. 1'4 '•
III
al 1 1 ~. Le Jucre employé en differcntcs .comd
'ml1,lOns~
•
b
Ic'
\ roportlon e
al1gfl'dt payé gu' l1ne [eu e rOIS a. p
,
.
, rems. 16 6. 7 •2.i.
I
9 ... ou "16.
m enta.tlon
dU
f'f"'
S'il eft requis [ur les lieux, les .partIes ll1tereUC€G
à b premiere commiflion, payent feul es le voyage
&amp; le retour. Art. I I . ou 18.
, "
I2. I.e Commiffaire de la, defc;ente doit, etr~ apbien
qtùl [Olt de [ervlee a une
pl.nI'l e au J' uaement
b
'
,
autre Cham bre. Reglementde 1672.· ann. gen. art· 3·
Voy. Avo.ca,t s 1.
DESERTIONS. Les foiles i~ltimat,io~lS &amp; de\ert:Îons, que l'Ordonnal~ ce veut etre vUldees par, 1a:
visd'ull ancien Avocat. 1667' 6. 4. font portees ~
l' .Audience [tir le refu s d'en cOrJ'Uenir.
Voy. Défaut 8.
.

&amp; 100. hv. c A

1

DES ISTEMENT. Voy. 'Expofitions 2;.
DEVINS &amp; DE VINERESSES. Punis corporelle-

tn e l~t lorfqu'ils excedcnt les termes de r Afirologi e
licite. l 579~ Blois art. 36•
1. Tcllte pratique fl1perfii tieu[c ave c abus'
tcrmo:-s (J.e l'Icri. tme Sainte) &amp; des prieres de l'Egüfe,
püur fa ire chofes qu i n'ont auc un rapport aux cho..
It,s naturel les ) doit être punie excmpb.ire me l1 ~
)A'i!/tt 1682.. _2.
Même de mort ~ li elle dl: jointe à l'impieté ~
au h1crilege. Art. 3.
DEVOLUT , ott impetration de Benefice fo nd' fur
il1C,1PtJcit é) confidence , incompa,tibilité , fimonie , 01.IJ
r
J; 'd
. , dl'
'
. f)
~
tiq eCif.! Ojzte a.n!, Le Tztre e ce ut qm en eJe POUY'Vu ,
n'dt r-ccC'vable qu'aptès qu~ le De 't'olutaire a do n né
caution pour 500. liv. 1667.15. Il. ou 13. lor/ 'j'tte le C/ltiticnncment eft demandé par tin défendeli~1
que l' N! '"C;'Cut depoJ1èder.
Faute de donn er cau tion dans le tems preCcrit
pu r,le Juge ) l'Impetrant cft déchCl de fon droit .&gt; ~

?èS

1

,f

D"B V

•

Yf"e'(1:' pfus reçû à pUl'ber' la demeure.' Ibid~
1. L'I ~petral1t efte.ncore tel1lJ de prendre poffef-'
!ion dans l an )' &amp; non recevable fi la cauCe n'e{'l.
Jl.
d'
L Con_
t'Clleed ans d3· mOLS , &amp; Je procès mis en e'tat
d' erre
~
de p.oue
f1' [. .
tJ~ge ans eux:l ans
' , du J'our de la prife
,
Jon. 1579. BOlS 46. 1580. Melun 17 ~ 10 Setembre 1646. 1 5.
'
r. p
Les Devolutaires
fondés fur incapacité
&lt;&gt; , .
. .. . rr
. ) ne p\.l1:,...
vent entrer
en JOl;.l1 ,
uance
'
,
. qu'e
' ' ll, 'V",,"tu
.... d'un - lugçmen
~
de Recrean ce au prInCIpal. Jum 155 o. 15.
DICTUM. Aux mots ,Arrêt 1. Sentences.
DIGNE. , Voy. Sieges.
DIGNIT E'S., ,Voy. r;;hapitres. Benefices 1.
" DIMAN~f-lES, &amp; Fet~s. Il eft déf~ ndu aux Juge~,.;
d~ permettre ~es Jours la aucunes fOlres&gt; marchés 1) "
nI dan[es
publIques.
J 56'0 Orl 23 157
8
'
,
"
.
•
9, Bl'
OlS 3 .'
_ NI, f~rces\ &amp; Jeux de Bateleurs aux heures de 1'0[.::'
:Lice ~~vln ) a peine c0ntr~ les Bateleurs de la' priCon "
~ S liS, [e fervent ~'hablts eccléGafl:igues " ,de puni ....
tlon cOlporelle. Ibrd. &amp; 1560. Orleans 24.
, :. ~l(' e~ défe ndu à tous Cabarctier~ ' , Taverniers)J1
Maure" ae Jeu de Paume) de, receVOH aucunes per- ion,nes aux mêmes heures, ~ peine d'a.mende arbi~.
tralte ' ,&amp; ~ la , [econde fois de pri[on. Ibid. "..
~e ' tour a. pel~le de Cufp enfion ' comre les Juges,.
mem e ~e pnvatlO~l d'Office, en cas de lOi'Jgue di[.
fimlllatlOn &amp; COlll11 vence. Ibid. t3' 1560. Orleans 2 ~.
Toutes 'ces .ordonnances expreif.cmcl1t confirmées.
Décembre 16 98 .
\
\ DéfeA
n[es aux Ba,rbiers de faire le poil ces jours
1.1., memc aux Imu[ons , &amp; J. tons Artifans d'avoir
boutique ou verte , à pei ne de 5o. liv. d'al~ende.
Reglem ent du 13. lv.!.ai 17 t 3.
"
2.. On ne peut conduire à Aix ces jours là aucunes bê-res à bât 7 ~hargées ou non) à peine de
1

1\

,

'

1

e

'-Ollfifcauoll ~ ~ Q, ~.\..y. d'amende.

A1'rêt

de Regle-

L ii j.

�,

1

••

l

).6

.

1' 2 7'

D' 1-M '"

t'lIent du ; 0; Juin. 166'5·
."
VOJ" Terzlitts ) pe[c!Je 2. ExtraordrJ:a['}~~'f.~~ ,"" ",
DiMES-EccIéuafhques , ne pe~lvent eue d.les &lt;t
volonté, &amp; font levées [niva.n t l'l.lfage " &amp; les C~T-­
00
TES accoûtumées des ·lieux ... 15.'19' " Blol$. 5O • .15
.;
J..le!:m 2'9 ·

-

.

on fuit celle,.

L?r[qlJt~. la Co.t~e dl: Ti.ncertaH).e "
d:::sheux cuconVOllil1S.• 1iJld.
"
:r. Les frnits [üjçts à la clî~1;~ , n~ pe.uvent etre en:levés fans avo,ir payé ou ladle le &lt;l101t. 1579· Blou.
4.9. 1) gP. Melun 18.. .
,,'
Si cc n'cft vingt-quatre n.cures apres 1 avertdre~
n1eot . '7)E1'uct1emmt donné au C(,)l1eé1:~ur. 14, lYlat

Vey.

Notes.
, L'.:-nlevement des fruits décimaux db puni dt;. con!ifcatlQll &amp; de 3o. écus d'amende; laquelle double,
ou ti-el cc , ,fui vant 1ç refus.. l f79. Blois 49· l 5 8 o.
1. fi 66 .

1

1t11."C

)

M(lt,~n 28 •

",

. E.~ Je J~ge tenu d'en informer, &amp;. de .punir l~s
rco ntrcvenans , fans.. açrendre . la plainte des Eccle~
{lafh:pes , JUd.
2 • . En. Provence les fruits des arbres font -cxemts
de. dîmes par une Dédaration expre!fc rendue ftir
ce· que l'on prétendoit y. dîmer les oq VES. 26 ..
.4,'7,,,'ril 1 &gt;0 5. Voy. Mr/,X ~Not es.
3. Les ,procès pour ra ;[on des dîmes fon t pour
ftüvis devant les Juges .Royaux , &amp; leurs Sentences
en f.\YéU! des Décimateurs , exécutées r ar proviGoll
lWl1c]:.Ch1l1 t appel ) en donna~lt caution.. 1580...
a

Aie lttÎ'}"

2 9•

.

J
"
• r I
~:f1me s l11reo ..
CC qUi. 3. l'le ~l, mc"me a'1,1cg&lt;)tcl tlCS
décs .. klodiJic. du. Parl•. dp pfui s fur l'e'IJregyfreme7uq
l' Mars 1)80.
Foy. Pre/rue, . Novales Mt m~t PortiO-n.congru.~o
lllMINUTIONS d'e[péces. Vey. chm~ge 2. .&amp;.•, .
I)lRECTJ;,URS. Voy. lI.ôp,itfl,ux •.
l

I:YISCIPLINE. Voy. MonajUres i. AbUS ~.
D1SCl!SSI~N 11,,:~fi: accordée que les tr~is princi ..
paux CreanClers oms, autres- q·ue fe Hll1Te) enfal1S'
&amp; Freres. Reglement de 1678. 3', 1.
Elle dl rcfufée aux Créanciers ·qui la. demandent
s(ils ne,colYil0fent le plus grand nom·bre, par rap~
port aux crea nces. Art. 2.
.
I;. Les c,r.éa ncie.r~, tant d'es d ifcu!Ii~ns que des:,
b~nefices- d ·lnventane) peuvent tonVellH' d'un rall~el~en~,' &amp; \ l~ Lie,lltena~1t \ eft tenu d'en ~)rdonner
l exeCULlOn a 1 Audrencc', a }J; feule requlution du
C.urateu r a.d lites) fondé de p,rocLuation des créanCIers ou de l'hérit ier. Art. 40.
Sans .qu'il pniiTe ordonner piéces mires) à peine '
de . nullité, dépens dommages &amp; interêrs. ibid.
1.. Le Jl1ge, le Greffier, &amp; le Curateur ad lites
.ne peuvent [e faire ,d élivrer aucuns biens de la difC~Œ?l; , dircéte.rnent ni indireél:ement , à peine de '
nulllte, 300. Il v. d'amende,) &amp; al1tre arbitraire.
Art. 17~

•

V~y. Inv(mt~ire

3:.
, DISPENSE~. La Cour de Rome- ne peut difpenfer
co ntre les- Sawts Decrets &amp; les Conciles, &amp; telles .
di[penfes {ont e~l!es &amp; de nul effet. 156'0. Orlean.s
2. 2.. Voy. l\liar iage 1 •
DISPQSITIONS à· titre gratuit. J!'oy. Donation,~
pour caf,~(e . de mort, Codici~Ies ,Teflamen:s, Donations.
lVI~Tg:ACTION. Voy. tranfport de ju,rifdiUion.
Diltribution · de deniers. Cette infiance n'a pas
lieu lorfque les d.eniers faiGs exceclent le · montant
·des cré&lt;'U1ces. Reglement de. 16'72.. Di:ftrib. Art. 1.
~e 1 Fermier~ &amp;. le débi~eur du débiteur gagé, font
oblIges, en fo rmant l'111fhnce en difiriburion de
deniers, de de,mander p.ar la même requête permI[.
Cron de coüugner, &amp; faire enfuÎte le dépôt, autre'l~en.t , tCl~US _ 4es . interêts ~. fans P?uvoir pr~t~~ld.r~ .

�:r~, 8 :

-

aucuns

fr'ars

Dr s·,
de l°'1n{fance. Art.

Voy. Conftgnations

DOM
J'o.

('!n' quil1za i,ne: Juillet 1693 : \
Et à 1'Audlence de la JuChee du même lieu. Ibid.
Elles [ont affichées aux Portes des flaroiffes ) de
l'Auditoire) &amp; aux. f·oires &amp;: rlacB-sdcs. Marchés des,
lieux. Ibid.
On o.rdonne cnfuite par Arrêt une derniere publication l'Audience tenant, &amp; l'on met des affiches l
la porte du Palaïs, Ibid.
Un mois après &amp; [Ul! le certifIcat des HuifIiers &amp;
Greffiers) un (econd Arrêt doit declarer les biens,
acquis) purgés de toute hyporéque) à l'exception
des SUBSTITUTIONS &amp; DOUAIRES. Ibid.
S~i1 [e prefente des. oppo[ans) (lU doit !ignifier
l'enrs oppolitious au Vendeur . .Ibid.
'
VO)/. Exécutoires, Comptes 13. Tréforier'!-Géné-

Epices 1.
DIXIEME. Taxe établIe dans, tout le Royal:ltn~"..
114. Olfobre 1710-.
.
. "
Supprimé, à l'excep.uon des gages) tentes ~ penfions fur le Domaine
&amp; Tréior Royal. Juillet er
,
Août 1717•.
Rétabli. 1 T, Novembre 1733."
.
Supprimé de nouveau avec la meme exceptloll~
Jr~. Janvier

2.

&lt;

"

•

1 -7 37.

Rétabli encore. 2,' 9. Août 174 1 •
Converti ' en Vingtiéme. Mai 1749.'
Voy. Clergé..,
.
.
DOUANE. Voy. Foram.e L Ltvrcs 4.
DOCTEURS. Voy. Univerfités 1. Bénlfi.ées 2..
DOCTRINE. La connoiifall.1ce en appartIent a·mc&gt;
Archevêques &amp; Evêques .. A.vril 1 6'9 ~. 30 "
Mais le trouble &amp; la repara.tion du (candale ,"0,que la pllblicationde la Doéhine peut ca~lfer ) ap~­
l?"a ltient aux. Cours, &amp; Juges Royaux. Ibtd.
~ . DOL., Voy. fru.its,. .
.
DOLEANCES .Au mot reviji.ons.
DOMAINE. Les Procès concernant le D'omaine:'
ne [ont [0 jets ni à. évocation, ni à Committimus.,
.Août 16 6 9. 1. 16.

cr 4.2:5.

.

Il Y a ouverture de requête civile à l'égard'
du Roi " fi les Gens du Roi n'ont pas été manriés,
clans· la Chambre avant le Rapport, pour f~avoir '
s~ils ont d'autres piéc:es ou rnoycrns) de quoi le.
]ugemetlt0u Arrêtd0it faire mention. 16-6 7.35.3 6 •.
2., Les biens acquis par le Domaine/ont purgés d'hy. !.

I ,otéques après les formalités /ui-vantes ,faites à l~:

pourfr.tite du ProcurCfI,r Génlral.
On publie des AFFICHES à la' ParoiŒe du ven.....
·deur, &amp; à celle du lieu où les biens {on t Gtués !)",.
dÙlJ:lIlJJ

.t.toi$ . Dimal1cil~~,--'onfeçutifs "Ide tI.ttiuzaille;

129,

rat-tx, Amendes 4.

/

DOMESTIQUES. Les Mercenaires) ' ferviteurs
&amp; [ervantes ~ ne peuvent quitter ni être renvoyés
avant le terme, à peine de 2. 5. Uv. Statut Mourgues
p. 304· Ma!fep. ISI.
S,a ns cauf.e raifo:nnable. 2.5'. Mars. 1'56'7. I7.
Ni être re~ûs p~1.r un autre Maître s'ils n'ont Utl.
congé du prece.dent ) à peine de 2.0,. liv. d'Amen...
de. Ibid.
,
Ni quitter leurs Maître!&gt; f.'ll1S congé', &amp; [ont obli...
gés J. revenir fous me me peine dè 2.0. JiV'. Arrêt
de reglement 12. .. Oc'iobre 1 7!.2. . &amp; de 10. li v. contr~
le Maître qulles reçoit. Arrêt de Yegleme;~t du 2; 5
Ju in 1720.
Mêmes défcn[es &amp; mêmc_s peines) à -l'ég&lt;lrd de~
.I?0rteurs de liv~ée. Ibid. er Arrêt de reglement 12. ...
octobre 1722..
Il ef!: défendu aux Maîtres de SUB'ORNER [erviteurs .
ou valets éC~ll1t en (ervice) àpeine de 20. liv. d'A-,
n.lend~ . 1,I. Novembre 15'77. 17. 2.

r.•.

Q

,l,•.

Les

DOlndt.iq~~s

ne peuvent

dcmatldet . ley,I~

,

��1',;2.'
DOM
ci'occuper dans celle de liquidati?ll
&amp;. l1'lt er êts , fans nouveau ,pouvoir .

d~s

dommages',

./:trt.

4·

-Voy. Contrainte par corps 1. Amendes 4·
,
. DONATIONS entre-vifs, autres q~Je celles fai ..
'tes en contrat de mariage. Doivent être 'faites avec la
l'teCence du Jage, &amp; des Conl"l, en charge. Oud~
l't,fn d~entr"eux lorfqu'elles excedcnt 10. flonns) a
2
perne .de nullité. Statut 1.8. Qéfobre 147 •
1. Elles ne valent 'que du jour de L' ACCEP'! ATI0~

.()u ,de la ratification} li l'acceptant n'dt fondé par
pou voir gcneral -ou [pecial. Fe'Vrier 173 1. a-rt. '5·
10.

e' 13,

~r
font l1ulle~ même pour les biens'
r 3~
contre la 1'eg,le) utile per inutIle pre~el~s Ar.t, 1).
Il en
de même lorI.
l ~1on Vltlatur.
"
1
l
,lque e Donat '. n 1
ge oes (cnes_&amp;. chargr-os
. cl c l- f'.aIre Cu: CflaI'- a' vemr
Donnant) autres que "'Il - _ . a lllccewon du.
Donation. Art. 16.
C... es onftantes lors de la

DO

en

Le tout à, l'exception -des 0

Pas même en faveur de la CAUS! PIE. Art. "5.
L'acceptation doi,t être ,exprefiè ', fans que la
prefenee à l'atte ni la poIfdfion des biens donnés,
puiife la faire préfumer. Art. 6.
Elle peut être faîte par les Tuteurs &amp; Curateurs des
Mineurs de 1. 5. ans, ou des Interdits) &amp; pas
leurs Pere) Mere &amp; Afcend21.ns. Art. 7·
Par les Adminl{hateurs des Corps, autorifés par
Lettres-Patentes enregifirées. Art. 8.
Et par celui qui [e.roit chargé de tendre à des enfa~s à naître. Art. II. et 11..
1. Les llUAMES mariées doivent être autori[~es
pa~ le~ts Maris pour accepter, &amp; à leur refus par
la Ju{hce. Art. 9·
.
QuanJ même elles [eroient feparées en biens.

lbid.

Mais non fi. elles avoiellt des biens Paraphernaux.

.
,. On n'dt point rdtitué envers le défaut d'Acceptation fous prétexte de MINORITE' ou autreme'tlt.

~i~

.Art. 14.

.

'

trat de maria~e, même 1'1 • dOi1Eatlons faItes en conD
. d
r ar es · tranver
r. r
a nat.aue e s'en ten i r .~ ux b'
;:-; ~ ~ 1aur au
_ noncer à la DOi:1ation.~ .Au. ,t tens preiens ou de rer

'0

)
. r. 17 éJ' 18
•
.
l our les re[erves • T70I'J
1/ ' .1' au.x notes
'•
5. L~s effets M ou
1" '1'
.
. ' au ,notl Refer'7Je .
.
. lelS cOI1'pns cl
tlOn) doi\~cnt être deI' .
ans a Donar
1:
1
Ivres ou menrlO ' l
:&amp;tat llglle des parties &amp;
nnes
.c ans un
&lt;
,
annexe,\...
J. la !v1i
t
. 6. Les Donations [Ont nu 11
;lu,~e~Art, l 5·
faues [OllS des CON DIT
d ' es lonqu elles [one
d
ION S cpe ndant
d 1
onte
u
Donnant
A
t
es
e a va·
l
.
. ' r. 16.
l

-

. '

'

•

1

, 7. ~l le Donnan t [e re[crve La rb . 1
dune lomme ou d'U11 cc
1. erte ~e DISPOSER
.1
1
en-et comprlS cl
l b'
uonnes,
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Î.
....
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&amp;
l'
cc
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,
.ans
_,
II01U
' 'H 1~
erret lYél 11
\ 1.
h es", len~.
blen qu'il n'cn ait
'{'C, r , em a les Crlncrs,
dau(e contraire CA pas Cl po[e, l1ol1obitant toute
•
r t. 1 G•
Voy. In{inftation~
,

DONATIONS pour caufe d M
abwO'ées à l'e.xcepti
cl
_e orto ·Abfolument
vriet 173 1. 3.
on es contra ts de Mariage. FeGe n'elt au'eIl
c ;
"
que51les
T fi: t
es [;'
OIent ra~t(~s
en la meme
forme
c amcns &amp; les Coche des lb d
En [one qu'il n'
"
t.
mes
d d' 1. 1 . . '
a p1us el: l'rance
que
deux fore llpOl.er a tltre O'ratult
'11 l
.
entre-vifs &amp; Il d t~~'
) ce e ces DonatlOlls
Ibid.
)
ce c es l cftamens oU des Codù:iles.

r

1-1ême
'
' caure de
mort
{( aux Pa.Y~ ou\ 1es D
onatlOns
pour
ont auton[ees pat les loi~ ou par les
D'les. Ibid
r;
. •
eoutuFamill . Com,17~e J ont prtrmz notes cetles des fl iJ de
1\

Sauf le recours envers les AdminiHrateurs ) mais
[ans retour en cas d'infolvabilité. lb id.
4. Les Donations de$! biens prc[cns &amp; A VENIR

[ont

, e , autorifes par leur Pere.

�134-

DOT

.

DON. Au mot pre(ent.

- DT..!E.

Provence, énf!,; en Duche, en(Ulte en Pairie.

a

J35
Septeme

;,re 16: 7:' Juzl"et 1 6 51... ,V~y. aux notes • e9' au mot
Com rmttztnu s ) . A1ar'qm(.1ts.
.

DOT conltitUée par le Pere Og l'AyeuI. Pane fa
Fille' &amp; à [es Enfans [ans RETOUR, à moins clue le
retour ait été Ihpl1lé. Stl/ltf.tt( 14, Décembre I4-l6.
Alienation. Au mot Efcla'Vcs . . V(J)'. Domaine 2.
DOTATIONS des Religieufes, prohipées &amp; rcduites à des renlions viageres , qui ne peuvent cxceder 500. li v. à Pàris , &amp; 350. ailleurs. 2. 8. Avril

DLi!::L. Puni de ,111ort bien qu'il n'y ait é'! 1Ctll
. . ''
1
bl ~l. e . .,aA out 16 79. art. '13. Î
Lans remlJfion de peine.
(fI

1.

lb.t d.
Et les bie~1s des Condamnés c~nfi(q ués, nn t ier~
~ l'f1"O(cl-D'l'&gt;u
. d.
) 1&gt;"")'
~ . l G er~ eral de
do
L~
un .'
.lets
nOp1t?.
P~:l S , \l'a mre n ers partagé Cntre l'Hôpital de ia
VIlle on dlic Pa rlemenr,&amp; l'Hôpita l du Si('O'e Royal
] e P1us proel1c
. d a l'leu d u ClC
l'l'lt. l l'z.i.
' V 2.n8. OJtobre 1711 • . [ans aucune re[erve pour Femmes ou Enfans. ibid.
En P~ ys où la 'confiD:~ tion n'a pas lieIJ , l'A l11en ..
de doit êcre au moins des deux tiers de leur vàleur .
partagée comme dcÛl1s. Ibid.
r
Le tout tant contre l'Appclbnt ) q ue contre celui
qui a été appellé. Août 1679. J;.
1. Pendant procès les biehs des défunts font regis par les Hôpitaux. Art. T4.
.....
Et leurs Cadavres privés de fepnltttre. A rt.' 13:
2.. Les parens du Mort peuvent [e rendre parties ~
&amp; obtenir la cOllfifcation ou l'Aml:nde [ans. antres
Let,trcs-d,e don ) pourvû qu'ils ayent ' &lt;l.gi dans les
tro!s mOlS pour tout détai. /1.rt. 34, (5 3) .
3· Le RI::NCONTRE cft puni comme Duel , 101'[.
1 1
qu ,'Il!n,a pas ete' 1Gonne' a VIS
Cie
d qucre l'le aux J'. LIgesdu point d'honneur. Art. 18, Fr:rurier 172- 3. 3.
r
'J
4. Les SECOND'S l om pUtilSaCS m emespe1ne ~que
ceux qui les ont engagés. Août 1679 art . 15.
Le-s SPECTATEURS venus ex près [ont privés de
leurs Charge:;, &amp; PenGons , &amp; s'ils n'tn ont anj

1 6 93.

On peut cependant éteindre la PenGon pour une
fomme d'argent ou un immeuble n'excedant 8000.
Ev. ot! il Y a .Parlement. &amp; 6000. live aux autres

lieux. Ibid.
Les Meubles &amp; dépenfes de reception, [ont fixés à 1.000. liVe &amp; à 12.00. lor[qu'il n'y a point de Parlement. ibid.
DOYEN des PRISONNI ER S. Voy. Geoliers.
DRAGUIGNAN. Voy. Sieges.
DROGUES. Voy. poifom.
DROIT par les Charges. A près l'interro9"atoir(»)
l'A CClI le
î/
L'
peut pren dre G.rolt par l cs Charo-es, lor[qu'il
n'échoit pas peine affiié1:ive. s: 67 0 • 1 4.&lt;=&gt; 19.
Les l~~uties publique Be civite , peuvent auffi prel1l '

drS,drOlt par l·Imerrog .... toÎre &amp; les Repon[es de l'AcCUle. Art. 20.
Dans 1'11l~ &amp; l'alltf,: cas, le procès
jugé pro
modo probattonu'l?J, ) Jft t' les preuves er informations
Jam ~ecOlement ni !onfrontatior,3$ , au cas même où les
relluctes &amp; reponies n'auraient point été fournies

ca

•

•

'.

l

1\

dans le délai. Ibid.
DROIT de Suite. fT,~'V. JN.gcs-ConjtÛs.
DROIT de Retour. Voy. Dot.
D~OlT -R O.MA~~J. Voy . ReCC'ptiOlZ~ 1. Provence.
. I?:OlT -LITIGIEUX. Att mot CeJJwns-de-droitsLnt'!teux.
o

.

'

cune , le quart de leurs biens cft confifgllé en favèur'
des Hôpitaux, ou ils [ont condamnés en une
Amende gui ne peut êne moindre!. Art. 17.
Les DOMESTIQ..UES p0rt.ellIs des Billets [ont punis'

DUCS~ET-PAIRS. Le Marquifat ~de Villars en
•

Iv1 ij

,

,
\

•

,

����~;~H

14 0

.

ErHEANCE. Voy. Delats 4. Faux 2,8...
ECHEVINS. .Au mot Mar(eille 3·

. . EC.R

,
.

..

ECHOUEMENT. v@)'. AJ!ù raf~CCs 16: ,capztaznc!"•.
... ECOLES. Les Regens &amp; M~ïtres d Ecole , ~Ol­
vent être approuvés par les Cures, &amp; pc~v~nt erre
exami nés par le Diocé[ain , 0~1 par l'ArchIdIacre en
viDre. Avril 1 () 95; 2. 5. Voy. Vijite 2 •.
Lehlue!s peuvent le.s changer, s'l1s ne [on~ ~as
eontens de leur Dottrlne, ou de leurs mœl!rs. tbzd •.

ECOLIERS. Ne peuvent porter épée c1an~ la Ville
où ils étudient en droi t, à peine d'étudi~cr une qua• 1
1
tneroc
an ncc.
· AVfl°l 1 68
j
4·
Leur privilége de Scolarité. Au mot Committimus
j. (;t

altx Notes.

.

Lem pri vi/ége c{{"ricaI. Au mot Ecclefir1-ftrques I.
ECRITES. VIiJ. Banqueroutes 3. Repy l T.
ECRITS pour un Proces, d.oivent être fgnifiés ,
autrement les Jl~ges ne doivent y avoir aucun égard.,
1. 66 7. JO. 20. OU 1 2.. t:r 14· 3.
Et [ont rejettés à la Taxe. Ibid.
.
Voy. Significatiow" Avo/," Ms , Juges.Con[uls 6.
Procès 3. P1'OcUrtur s 1...
ECRITURES. Voy. Averations, Faux.
ECRIVAINS de -Vaiffeanx. Servent de Grcffier~
aux Procès criminels faits pendant la route. 1681.
liv. 2. tit. 3. art. 5.
Reçoivent &lt;llors les TEST AMENS , &amp;. font inven ..
t aire des effets délaiiTés dans le Navire. Ibid. Voy.
.
Tcftamens 10.
1. Le(HS Regifires font foi en ju{Ece , &amp; . doivent
contenir verité)
peine de la vie. Art. 6.
Mt- lS les con noiifcmens par eux faits en tà veur de
lems Parens , doivent être parafés par le Conrul , ou
Far un principa l Proprietaire du VaÜfeau, à peine
de nulliré. A rt. 7.
2. . Vingt'-q,uatre l1cures a}?rès leU1' arr.ivée)jlO1'Jque

a

•

141

le Voyao-c cft fi111 , Ils dOl vent remettre au Greffe de
l' Amira~Tté ·les minutes des inventaires) infnrmations &amp; Teftamens ) autrement contraints ,par.
COl"ps. Art. 9.
.
3· Ils ne peuvent quitter le Vaiffeau avant la fin
du voyage, à peine de perte de leurs gages) &amp;
d'Amende arbitraire. Art. 8.
ECROUES. Le ' Geolier ne peut avoir un Greffier
de Geole pour l'enregif!:rement des Ecroues, CJue dans
les feules Juflices Royale~, où il ea en ' Po[[effion
d'en avoir. 1670. 1-, . 5.
1. Le Regifhe des écroues doit être relié, cotté) &amp;
parafé par le Juge dans tous les feüillets. Art. 6 . .- .
En deux colomnes) l'une pour les Ecroues &amp;
Recommandations, l'autre pOUf les .El,a rgiifemens
&amp; décharges. Ibid.
Le Geolier doit avoir un autre Regiftre ou Inventaire pOllr les Papiers, Hardes &amp; Meubles [aihs avec
les Pri[onniers. Art. 7.
Sans aucun blanc tant à l'un qu'à l'autre. Art. 8..
Et [ans pouvoir faire des écroues ou des décharges !tIr fciülle volante) à peine des Galéres. Art. 9.
Ni en délivrer des extraits, à des perfonnes qui
Ile (eroi,ent pas atl:uellernent dans les Prifons ) fous
même peine. Ibid. _
.
1..Les Ecro·ues &amp; les RECOMM'ANDATIONS, dOIvent
contenir le domicile de la Partie civile, élû dans le
lieu où la Prifoll eft .!ituée. 1670. 13. 13. Voy. Do..,
micile 3.
Et faire mention des J ugemens &amp; Aél:es. en vertu
àe[quels elles [ont faites, du :10111 ~ [urnorn, tant
du Pri[onnier, que de la PartIe. Ibzd.
Le tout à peine de nullité. Ibid.
3. Il ne doit être fait 'q u'une Ecroue pour plufieurs
,auies d'empri[onnemel'lt. Ibid.
. 4. L.es Recommandations) ou Refennetur ) [ont

�,

_J

41.

E CR. c ,

.}o

l

~ ~

de nul effet, 11 elles ne font figl1wecs, par ant a .!(jj
per[onne ·du Pri{annier , &amp; copie ?aillée. Art. I l .
5. Le Geolier ou Greffier de (Jeole, eH: te.nu de '
porter dans les 24. heure~ , au plus ta.rd , copIe des
Ecroues &amp; Reco,mmandatIons pour cnmt""s 1 au Procureur du Roi ou du Seigneur. Art. 15'.
Sans aucun droit, qu'au {eul cas où il en delivreroit Extrait, lequel dl alors taxé 10. f. &amp; 5. f. aux
J uri{cliéhons Seigneuriales . . Art. 10.
,. Les contraventions {ur tout ce gue deffus {ont

puni&lt;i:s de dellitution, 300. 1i v. d'A mendc, moi- ~I
tié aux ncceiTités des Prironniers 1 &amp; de punition
carporelle. Art. 36.
EDITS. Voy. Ordonnances.
EDIT-DES~MERES. Au mGt Mercs.
EFFIGIE. Voy. Executions 4.
_
EGLISES. Il cft défendu clefe promener dans l~s
Eglifes durant le {ervice divin) à peine de Prifon.
1 579. Blois 39
Et enjoint aux HuiLu(rs &amp; Sergens d'y conduire /'
les contrevenans. Ibid.
1. Le VOL dans les Eglifes ne doit être puni de
moindre peinè , que des Gaieres pour les hommes ~
&amp; de la Fletri{fure &amp; Enfermement pour les Fern..
•
mes. 4, Mars 172.4- 1.
Foy . Vifites. paroiJfes. prife-de-corps ~.
ELARGHSEMENS. Au mot prifonniers.
ELEC fION). L'heriticr charO'é d'élire un EnPànt
ne peut élire un Petit-fils ou bau cre de(cendant,
&lt;]uand même .l'EnFant du premier dco-ré feroit mort
,ll.n.·
b
avant l e e"'l.lOll. Aout 173).62.. auquel cas le droie
d'élire demeure caduc, &amp; éteint." Ibid. Il en efi de
même G tous les enfans du preruiet degré deceqent
avant l'éleébon Ibid. .
Il ne peut auŒ grever d'aucune SUBSTITUTION,
c"lui qu''il élit, pas même en faveur d'un Sujet éli..
gible. .Art•. 63 .
.
A

ELE

_ T43

Le tout à mt)ins que le Teftateur l'eût expreffement ordonné, ou permis. Art. 61. e;i' 6 3.
1. L' Eleéhon faite cn contrat de Mariage eft irrevocable. Art. 64.
.
n en dt de même de.s EleCtions acceptées aux for-

mes de l' Acceptation des Donations- Ibid.
. Même au cas Olt ie tems d'élire auroit été anticipé. Art. 65. Mais fi l'Anticipation a été expre(fement prohibée, l'Eletl:ion n'dt irrcvocable qu'après
le terme eX·piré. Ibid.
ELECTIONS Municipales. Les Juges reffor~
tii'fans nuëment aux Cours, prefident aux ConCeils
des Villes Royales pour l·éleéh"l1 des Adminill:ra..
teurs. 19. Juin 1536. fur Cremieu 'L7ELECTIONS de Domicile. Voy. Dom'icile 3. Af
fignations 1. Aj{JUrnemens 1..
EMANCIPATION. Voy. Marchands 1.
EMOLUMENS. Au mot Epices.
EMOTIONS-POPULAIRES. Voy. Commun~utés.
Comptes I I .
.
'
ENIPHITEOTES. Voy. Seigneurs 1.. Sequeftres 3.
Cen{es. Committimus 4. Repy. Etat.
'
ÈMPRISONNEMENT. .Au mot prife-de-corps.
ft
Voy. Prevot.
ENCHER~S. 'Voy. Vente. Rachat·flatutaire. In, quan.t. Etat.
ENDOSSEMENS. Voy. Change 8.
ENF ANS. Voy. Filles. Preterition. EleEiions. Hef'itiers. lmpuberes.
ENFANTEMENT. Voy. GroffeJlè.
ENGINS. Voy. Moulins. prud-hommes 1.
ENQUETES. Le Jugement qui ordonne une Enquête) doit contenir les faits qui doivent êcre prou-vés. 1667. 1.2. 1. f5le délai dans lequel on eft tenu
d'y proceder.
A d~{'aut d'expreffion de dll~; 1 celui qui en cft

,

,

�'%44
EL E
chargé doit y faÎre procede r dans le mois indiftinc1!!..
ment) '&amp; donner copie du Verbal. Reglement de
En!}u&amp;res 1. L'Ordoll?al:ce ,n:,acco rdoit all
plus que deux huitaines ju[g ll'a du lIeucs , &amp; au-de~ _
là augmenroÎc le délai d'un .jour par chaque dix:
1672.

lieües. 1667. 21. 1.
Lc défendeur en execution du même J ugement;
peut faire ra contraire Enquêt c dans un autre mois)
du jour de l'expedition de la copie du Verbal. Ibid ..
Reglemem de 1672-, Enquêtes r.
r. L'AŒgnation pour VOir proceder

à l'Enquê;te

eft de trois jol.ùs dans la vil.le d'Aix, de huitaine
jufqu'à la diLlance de dix lieties) &amp; at1~delà ju[qu'à.
l'extrêmité du rdlort d'un mois, comme pour les
nlpports. Ibid.
si l'on procede devant le Lieutenant) ces délais
~ont r~duits à deux jours pour la Ville, à quatre
l°u~s Ju[ql.1'à dix lieües, &amp; à huit jOl.lq Ji c'eft au~
de1a. Reglement de 1678. 1. 9.
Ce gui dl: pareillement ob[ervé aux procedute~
par lui faites de l'auto.rité de la COlif. ibid.
Les délais à faire Enquête item,eurent en état peH ..
dant les Vacations. Reg lemmt de 17°3. Il. 6.
2... ~es Temoins [ont affignés pour depo(cr, &amp;
la PartIe pour les voir jurer, par Ordonnance dL1
Juge-fans commif1îon du Greffe. 1667. 2-2.. 5.
A Per[onne ou Domicile, &amp; les Parties au Do .. micile de leur Procureur. Art. 7.
.115 doivent comparoir au moins dans l'heure qui
fiut celle de l'afIignation, à peine de 10" Ev. avec
contrainte &amp; 110n par Empri[onnement s'il n'cil:
o.rdonné par le Juge en cas de manifcfce dc[obéiifall"
ce. Art. 8. so(~ Ordonnance porte en ce cas, qtt'ils
feront amenés par ma.in miJe) et L'on n:J les conjtitue
foim prifonniers.
J

;. Ils prêtent ie ferment ~ foit que la partie

corn paraiiIè

\ ENQ
'tomparoiiT-.e

Otl

non . Art. -9.

Et le J uge .p!'ocèd~ nOl1o~fta;lt &amp; ran~ prél'udicc
des Oppollnons ou Appellauons ) même comme de
Juge Incompetent. Art. 9.
rI
.,
' , r ' , '1 fl.
l ~J
a!l:&lt;; S.l. en recul.C ,ou pns a Fê.ttie, il
tena
cle lur eolt.) Arr. 1.0. ·a f110 1ns qu'il procede en Dc[cente. 1G'G7',2-1. 7 ~ t:/ ·2.4. 1,2.. Vey. Defcentes4_
4· Le Proccs-verbal d'Enquête doit êtrè: tom maire, ~ contenir [eulem.e~it le jour &amp; l'heure des a[iignatlOl1S. 1667. '2 i.. 2L
JJes comparutions &amp; défauts. Ibid:
"
' &amp; -dem,el.1re des;
Le nom, 'rlUrnQm) age"J
qua l He
Temoins. Ibid.
La preflati0n du ferment. Ibid.
1

en

1

Le jour de la depo{it}on. Iuid.
Les requit1tions des par.ries,&amp; l~s aél:es qui cù [ont
accordés . .Ibid.
.
) " Le J ge [eul do i t recevoir la depQ!î tion, &amp;
la faIre red.lger (ans r~trancher aucune circonftanc&lt;!
d ~ tout cc que dit le TemOÜl ) {LH le fait dont s'a!.it.

l:

,- .Art. 17.

_

J

Sans qu'il yait aut·re pertonne q'Je le Commiffaile, &amp; celui qui écrit la dépoution. A rt. 15. j
Et Ùns gue celui qui écri t, .puii1è rien écrire hor~
la prefcnce du Juge, Art. 1;. Voy. lnfonnation 6.
6. 11 dl: permis d'y prorcder à jour feriat, atttre
que les Dimanche! e.:r les Fêtes, &amp; en tems de Vacation. Reglemi1i'J.tde 1G72.. Enquête 7. Reglement de
16 78. ,~ 9.
7. Au commencement de cha -lue de.p ohtion , il
d.oit être fait memion du Nom,' SUtl10m , Age,
Qualité &amp; Demeure du Tcmoin, du [enùerlt par lui

prêté, &amp; s"il cft Parent Allié, Servitcur ) ou Domeflique des parties. 1667. 1.1.. 14,
Le degré de Parenté ou d' Alliance ~loit y être ex-priu-lé. ibid.
J

N

��-

.

7'4,8'
E 'N Q
. Les ' Enquêtes dcclarées l1ul1es
par ta faute da
17·
.
\ 1. cl '
.
Cémmi{[aire, doivent &amp;tre refa:ltes a les epens~
.4rt. 3-6 . Voy. I.nformations ,,8.
.
On peut y entendre les memes !emoms-., Ibid • .
Po . Jf,tg'es~Confuls 1 Q. Son"J1J:ltzres 3. Objets. Faze...

TI P 1

prop;;. Faits-jt(flificat~f$. TemOinS. Defcen;rJs 5'.
ENQUETES. L~, Chall1br~ des Enqu,etes de c~

Parlement, fut· creee en Fevrz~r 1 5 B.
Supprimée en Mars 1 56o~
1
Créée de nouveau en Décembre 1574.
1. S-upprdfion des .Préfidens aux Enquêtes •. .Avril
6
174 .
"'
.
'
Réüniol1 des. Eau;{ &amp;: Forets acette Chambre.lbzd.

ENREGISTREMENT. Voy. Ordonnances. Setbf
tùutions. Comptes l'I. Homologation .
. ENTER:.REMBNS. Voy. Regiftres,. (5' _H). Religieux 1. é.'t ,2. sepultures. !lt1:ufrages 5. Sa~remen~ •..
ENTRE'E. Droit d'Entree.. Voy. Impofitzons.
INTRE'ES. Poy. Epices,
~NTRE'E en RELIGION. Au mot profe.ffion.
l NV ANS. des Maifons. &amp; Boutiques.. Poyez .1111..
'Ven s~

E'PE'ES. Ne peuvent ~tl'e de rnoin,(he longu'etu '
que de 2. pieds &amp; demi de lame. Fe'Vrie1' J 6-67.
Pcr[onue n'a droit d'en porter, s'i·j . 11 'dt Genti!.homme, Officier, Soldat des Gardes-Fran~.oi[es &amp;
Suiffes, ou de la Marine, ou Garde des Gouver-.
neurs. &amp; Lientenans-Generaux· de Province, eu Pr~~
pofé pour executer les ordres de jufiice. ibid.
Voy. Palais. Records.
EPICES, Ne [ent taxées que pour le Rapporteur ' "
&amp;){on t prohibées à ceux qui ont aŒllé au jugcmenro ..
J 56 3. ROt1Jf. 3 r. Voy. Bourfe commune, aux note;o .
Sont taxées p:ir celui qui a prdidé. Mars 16 73,,,,

lit't. 1.

~çritcs _ de fa main au bas (leJa11inute._.A1't.

149

Eu' égard au Labeur) Vihtatioll &amp; Extrait du
procès. 1 S6 3· Rouff. 3 i.
Sans qu'il puiffe être pris aucun autre 'droit fous
prétexte d'Extrait, de Sciendul~l ) .ou d'Arrêt. Mars
1673. r.
Pas même.3.u cas où le procès aurait 'été mis. [ur
le Bureau) vù &amp; examiné. Art. 2.
1. IL eH défendu' de prendre des Epices &amp; Vaca.
tions fitr la requête d'uae partie fans avoir oili l'au.
ire, à peine de c~ncl1ffio!1 ) dépens, dommages &amp;
interêts. Art. 10 •. A moins qu'il y ait ,des informa,tions ou Proces verbaux joints. Ibid.
Aux défauts &amp; congés. Art. 12..
Pour affiftance à. aUCLHiC di (h ibution de deniers:,
quolCJue rcc!ui[e, Art. 1 I.
POUf publication de T fflamens &amp;. Subft.irutÏons._
Art, 8.
Pour permiffion de [aiGr ou d'aŒgner. Ibid.
Pour affiflance 3UX Baux judiciaires) Ventes OU"Adjudications par Decret. Ibid.
. Pour receptions d'affirmations. Ibid.
Pour Arrêts portant que les titres &amp; capacités fé. ·
font vûes en matiere B~l1diciale. Art. 3.
Pour adjudication de Proviuon en matiere Crimi-·
nelle. , 167-o. rl.3 .
Aux Juri{diélions Conlillaircs. 1667. 16. II,,,
'Voy. }uges-Con/uls 8.
Pour tous Arrhs é3" Jugemens rendus du c01~fente­
ment des parties.
2. Les Epices ne d'Qi vent être reçûes que de la
ma-in du Greffier) en metta!1t le reçû à la marge de
fon Regil1:re. Mars 16 73. art. 5.
Il d'o it en être fait menr-ion [ur les Groffes df.s ) ~l­
gemens &amp; Arrêts, de même que de tous les droits
du Greffe &amp; Expcdi tiOI1. Art. 4.
. ,3:,. Lor[qu'el1es font jugées exceffives par les Cours,

+_
..

N i i j.
,

.

".

���ETA, ,

'54

). ,Les Lettres de CONT RE ET AT , pef,tv~nt .etre ~e-,
cordées f ur "oppojition envers !es Lettres d f;tat formée au (!Jon(eit, après lefquelle~, des~ Lettre~ d'Etat
pofleric,nres pour le mêm~ proce~ [~rol.cnt nulles) &amp;
i l dl: defendu aux Juges à y av ou egald. Art. 1·7.
ETAT. Nouvel-Etat. VrJ)'. E'vocation 3. GrandChamu1·e.
Erat-du-decret. Voy. Difa1~t 7 contumace, E'T,)oca1ftort 4.
7

ETATS de Provence. V()j'. ,NobleJ{e ; ~
ETOLE. Voy. Religieux

1.

'

ETRANGERS. Ne peuvent poffeJer des PrtIatu"
tes ni des Abbayes Ott- autre; Bénéfices, en France,
ni êrrc difpenfés .pf,lr le Pape de cette prohibitioo~
:I 579. Bloù art. 4.
Les Lettres de "attlralift ont effet retrollflij, POUy...
'Vû (pte cc 1Je fiit pas tlU prijlJlûce d'tin tiers qui au'J'oit
f~it ftg1'Jijier un dévolut , ou une
. ,n-nterieuremem
7

l'

h

,

1 lilli 1

,'~

,,' ,'!
1

.,

ImpetrIIrl01'l.

Les éU'angers qui négocient à Lyon, (ont
exemts du droit d'AU BA.IN E. Mars 1569- Si ce n'dt
POil! les immeubles &amp; œntes conflituées. Modijiclft,
1.

[tIY l'enrefifl:. pn.r le P.;r!em. de.

P~'t'ù.

lcn,s Parens étant meme hors te Royanme ) re•
.cuëillen t, leur s [ucceillons. M ;r S l 58 3.
. 2. Tous ceux, ~ li viennent cn France pour ntgoCl('r , peuvent dlrpo[er dè leurs biens par teHament
&amp;autremcnt. l!.1.t:tr.s 14.6 3. Mars 15 8 3. Et y recuëillir les fucccfuons de leurs Parens 24
Juillet 1697.
.
~oJ. Marfeille) 17aijJèaux 1. Mari,ûds 8. f.5J' 10 ..
C~[lions de bIens 1.. Domicile, Exploits, ,Mariages 8.
SeJOltr.
E.TUDES. Voy. Uni·verfitls 1 Ordonnap.çcs 3. Re.."
(le pttons 1. ~ 3.
0

EVASION. Voy. Frifons 4.

,

EV' E

'

ISS

EVEQUES &amp; Archevêques) doivel1t ~tre âgés d&lt;:
. . , '17· ans au moins. 1579. BtotS 2.
Et fe faire con fac1:er dans trois mois après leurs
. provifi.ons. Art. 8.
,
,
A peine de ref.l:itution des fruits) &amp; d'être ' trois
mois après privés
de tOUE droit en leurs Eo-lifes
fans
b
"
.
autre dcc 1aratlon. Ibid.
1. Ils ne pelilvent être jugés en matiere crimil1elle que. pa.r des luges fcc~é{iaftiql1es) même en
'cas de Crime de Leze-Ma)efre 2.9. Avril 1657.
2 ., . Leurs Ordon n.ances pour tout ce qui eH: Police
exçeneu!'e, SonnerIes generales , Stations d:.'! J ubilé ) Proccffions ) ACtions de graces &amp; autres femblabIcs) [ont execmées par toutes les Eglires &amp; Communautés EccleGafl:iques, Seculieres &amp; Reguliere. J
Exemptes ou non Exemptes. 30. Jui llet 1710. 1.
3· Ils peuvent remplir leur Officialit é er juger
par eux~mêmes en matiere contentieufe, ce qtÛ s'obferve pn PrO'T,)ence.
4· Ils ont le pouvoir d'inftituer &amp; de' defrituer
leurs OFFICIAUX ) Vice-gerens ) &amp; Promoteurs.
17. Août 1700. ~e qui doit être fait gratuitemento
l 'd
Iv:!».
Ceux qu'ils établilfent Officiaux ) doivent a voir
au moins le Grade de Licencié en Theologie) oa
en Droit Canon) CS l'Ordre de prétrife. 22.. May
J

16 80,

Ils do ivent en établir dans les lieux du Diocèfe
qui fom d'un autre re!fort pOUl: la luri[ditlion C011tentieufe, mais ils font difpenfés d'yen établir
pour la jurifdiélion volontaire. A 'vril 1695. art.3 1.
5. Les Prelats &amp; leurs Officiaux ou Grands Vicaires ne , peuv~ntêtre PRIS A PARTIE ~ pour tOllt ce
'lui dépend de la jurifdidion volontaue . Art. 43.
Ni pour la jurifdiEtion contel1tieu~e ) ft ce .n'dt all
'QS de Calomnie apEarel1te 1 lor[qu'11 n'y a aUCUlle

�,

156.
EVE
Partiè Civile ca.pabI'e de répondre des dépens , doln~
.maa-es &amp; inrerêts, &amp; après qu'il a ét"é ainu -ordon·.:
i1é par les Cours enconnoiifal1cè de caufe. Ibid. .
Et ju[qll'alol's ils ne [ont .pas tenus de défendre [u·r
tlntimation. Ibid.
Lor[qu'ils lOLl t .p ris à partie , les Prc;&gt;cureurs ne
peuvent occuper pour leur Promoteur, li l'Evêque
ou Archevêque n'ell en qualité, prenant [on fait &amp;
caufe. Reglement du 8. Fc'vrier 1666.
Voy. Vifites. ViJa. Refidcnce. Etrangèrs. Ecoles.
Seminaires. Te Dettm. Requêtes du Palais 3. I-Iôpi ...

taux.
EVOCATION au Con(cil a lieu, lorfclue la par~
tie a Ûx Parens Off, Alliés au rroifiéme degré, Oll cinq
fie lIe l cft du Corps·
de notrc ParlCl11en t. Avril 170 5.
,
Voy. D.Jgres.
L'.fvocation étoit ablparavant permifc à 4. on 3.
ce qui fidfifte à l'égard de la Co:tr des Comptes.
1669. 1. 8.
~Yiais il faut que

le parent Officier) ait féance &amp;

voix delibcrative. Août J..737. 1. art. IL
L~es Alliés ne ~ol11ptent que lor[gue le mariage
fubü!l:e ou lor(qu'd en l'cfte des enfans. Art. 5. é'3' 6.
1. Tous les PareDS comptent en lio'ne direétc«oUater;:tle ·en quelque degré qu'ils ~.)icJ.~, tant Cil
nl0ntal'lt qU'cn

de{cendant, cornme Oncle, grand

Oncl~ ) &amp;c. Neveu, petit Neveu , &amp;c. Art. 2.
Et Ju(ques au troifiémc de 6 ré i nclu{i vement à
l' ebar
1 ad]etes autres. I JZ
. 'd • Vtry. t:&gt;a~J mot Dt'gré.
T
,
2. Les Vctcral:.s ne comptent tO.l5 en(crnble qt.te
pour deux lor[~.u 11 faut 6. Parens pouré'foquer, &amp;
pour un l~r~qu Il Cl: fa~lt moins. Art. 13.
L

Les .OHic1ers qUl decedeDt d-urant l'in lLHlce en
E.vocatlon, ceirent d'erre c\.~mptés ) malS l'Evoquant
,n'dl:
j
,.
•
conuamue lU ell rAmende&gt; ni aux dépen$.
,Art. ,I 8.
,

EVO

'E
.
fl.
C ri
l J7
3: L . vocat~ol1 CiL re.rUlee 110ur les p~.rentés de
CelUI qU1 veut e_veqLler ) Cr. elles ne font à Utl deoré
plus proche dc ·l'autrc parue. Art. '17.
b
. Pour l.cs Pa:c.ntés
celui qui plaide._en qualité
de S~n~lc ) Dueél:cur) Tuteur) Curateur) ' ou
Adl11llllfharCllL Art. 20. Où s'il cft membre d'un
corps [ans être panie en [on nom. Ibid.
~'Evocation cl1 encorc rcfu(ée fi celui du cher' de \
&lt;.1;11 on é·yogue n'eCl:. interve~1U an procès gu'cn caufe
cl Appel) pOl1vant 1l1tcryelUr en premiere inl1:a.l1ce.
.A out l 7 37. 1. 25).
.
'
S'il u'c(l: ap~el1é qu'en Garantie ou pour v,?ir declarer un Arret commun &amp; execl1toüe, à moins
&lt;Jue l'Arrêt de. jonétion ait été lignifié, . Cauf d'évo ..
quer la queftlon [ur la Garantie tant [eildement
'Art. 3o.
•
~~ rtincip~l même :le peut être évogué, s'il s'cIl:
paRe !Ix iemaHlCS dCplUS la ua-niflcation de l'Arrêt
de jonéhon. Art. 3 1 •
t:&gt;
~'Ev~c~tion ~'a pàs lieu pour les Inltanccs en Re..
(]~ete-Cl vllc) rH pour celles en execution d'Arrêt
s'il n'cft [mvenu quelque nouveau fait ou quelqu;
nouvelle Alliance. Art. 27.
f ~our les pro,cès où le Rapport ou la Plaidoirie

de

l\!

ont ete commences. Art. 28.

Ni pOUt les Appellations d'un nouvel Etat. 21.
Juillet 1669. et 4. Oc1obre 1672.
4. Les cas où les Cour~ 'peuvent PASSER OUTRE
nOllpbRant la Ggnific'a tion de la Cedule évocatoire,
font les caufes çiu domaine • .Août 1737. 1. 21. ~
26.

Celles des Eaux &amp; Forêts en tous les cas. Art..
24. et 26.

_

Lor[que les Gens· du RoiJont [culs partie. Art.
%.3, 26: 61. et 64" \
Le s inftances d'ordre 1 Decrets, Criées) Con·

,

o

��EXC

]1/tl'et 16'3" e' 8. A'of~t 1669·
ce.. 14: !.. ~
! , . fiûivcfJt le /l'ile des C~urs ~à

les:

Ma,ts es proceV.ltres
J,v
1
fen'voye s,.
'.
.
; ('"
Proc.l è!.' font
D " &amp; VacatIOnS des Procureurs e&gt; Hut). . ('s rOI cs
R l
ct
r. "
î.
doubles aux proces evoques~ eg emen .
,ueu, lone
du 5' Novembre 172.2.. 8" .
" .
l1
L'A le11dc contre l'EvO"l l1 :l ,t qUl (uceombe ",
fl. Ido. 00
' nenvers le Roi. 150. liv. envers la
iv
1
en e 3 .
• ""
".A A
partie). [ans renu fe 111 modera tlO n.
o.ut 1737 ..
,1

,

1(;1
. 'Dtl-ns l'ufage , nOUi rangeons les exceptio~s en
deux ·cla!fes. ~'une des fi.ns de non. recevoir qui regar;hmt l t~teret des parttes~ L'autre des fins de non
proceder quz regardent le Trtbu?'Jal: celles-ci font de'
deu~xf(.)rtes) les unes for~dées fur un privilege particulter au défendeur , elles doivent . être propofées
dans les premieres defenfes. Août 1669. 6. 1. Sam
quoi la Litifcontefi;ation r-end non rece'Vable.
Les a~tres fins de non froceder ) font celles fondée,
fur une ~ncompettnce notolre, ~ peuv.el~t être propofée$'
en tout etat de caufe.
, J. Les fins de n?n reee/voir , doivent ê~r~ propo ..
fe~s" pa~ les premzer'es defenfes? pour y etre fait
drOIt prealablement fans tesappomter. 166 7. 5. 5.
'Voy. Incompetence.
~l)r[lIu'e lles [ont propofées par Requête dans Utl
procès pendant à l'Audience) il Y a des cas Oll l'on
regle à écrire (ans préjudice des fins de 110n recevoir~
Reglement de 172.1.. 18.
.
2.. Les Renvois, Incompetences &amp; Declinatoires ,
&lt;l?ivent être portés &amp; jugés fommairement à l'Au ..
(lI:nc~, [ans pouvoir être appointés, &amp; joints. au

EV 0

1'6,0

1

/

79·
"1-1 A
Les
Cours peuvent condamner e~ parel.e mende celui q~ü [e Jefi.ite de [on Evocauon [.'1.t1S nouvelle
caure. Settembr~I?83' ,
_
1 I. Les pr@c~s evoques du Parlemen:t de To~l~ttfe ) [ont renvoyes aux Pa:lemens de p~~ &amp; cl AIX
&amp; . ceux du Parlement d'AIX [ont renvoyes au Parle..
ment de· Grenoble. Août 1737, 3;'
Ceux év.oquésde ~'a Cour des Aydes de M~ntpeL-.
lier [ont rel1voyés à celle d'Aix) &amp; CeuX d'Alx [ont- ~
renvoyés. au Earlement de ~re.noble . .Art.. 35·
Voy. Seig1')~urs: fl... Beneatélms. Ren.voz 1. Grand-~
Chambre 1 5.
EVOCATION d'une Chambre à l'autre~ td,a mot
Renv.oi 2..
,
EVOCATION d'un Tribunal infer.ieur.. .Au mot
1:.

9

Renvoi

J

1.

EXAM·EN. Voy. Receptions 1. profeJfions 1. Pifa 1 ..
EXCEPTIONS tant DILATOIRE S que PER.EMP1''01 RU. Les Dilatoires tendent à dijferet le ]llgement:
"omme le défaut de difcuffiorJ prealable, les délais;
pour a.ppeller garans, etc. Elles doivent être propoŒes dans les premiè1-es défcnfes) &amp; par un même acte. 1667. 9.

1.

Les Peremptoires éteignent l'aB:ion, telles · (ont·
les prefcriptùms, les d~fatits d'aB:ion) ~c. · e- peu-:
~ent être propofées entout étftt de ,~1-tfo.
-

pnnclpal. 1667. 6. 3.
,
Pas même en y deliberant (ur le Regifire. lbii.
Ni pour y être préalablement ou autrement fait
droit. Ibid.
EXCUSES. Voy. Exoin~.
EXECUTIONS [ut les biens. Au mot Saiftes.Voy"
Ventes. Pareatis. Rt-t~fJÎers. A rrhs 2. Oppofitions 1 .. .
EXECUTIONS de Peine. Doivent être faites le
jour même gue J'Arrêt: a été prononcé. I670. 2 ~.2 (.:
A l'exception des Ar rêts d~ Mort contre une femme enceinte) dont l'Execution dt DIfFE,RE'.E ju(qu'après [on accouch ement. Art. 2. 3.
~. Les peine'i aŒl&lt;:tiv~s d··i vent êtreexécutées ftlr
les lieux. 1670.1.6~ , ~~. S'il n'cft autrement ordonné'

,

'0 i i j

,

��1

64- "

'

.E X f!

,

..

"

Mals lils interviennent lur un proceJ Crlmmcl" zI,
doivent être refûs fll' Audience.
_
, Cetf,X de pro~ès par écrit font rCll:is .au. Greffe, ~
l"m n'en pourfuz't La reception à [' A1idlence que lorf
(}fue le Procut'u-er adverfe refufe de les figner.
'1 Voy. Epices r. Difc e4fions 1.
.
EXPEDITIONNAIRES . .Au mot BanquzerJ.
EXPER TS. Le Procès-verbal de leur nominatiol)
dGÎt indiquer le jour &amp; l'heure du ferment. i 667.
2.I.

18.

OUIO.

Le ferment doit ~tre prêté [ur la. premiere affiguation. Ibid. Celui qui a déja ferment à )'ttftice Il
n'en cft yas difpenfé. Voy. au 'mot A'iJocat

2..

Lor[gl1'une Farcie eft abrente ou re fu[e de
convenir d.lExperrs) le Commiflàire _nomme pour
eHe un Expert d'Office pour proceder avec l'Expert
, 1.

n?mmé par- l'amre. 1667.

2. I. 17'~ Ol-['~.

Voy. aux

notes.
Le tont fauf à recu[cr. Ibid.
2.

On pent choifir les Experts parmi les

BOUR-

Ari. I9. ou II.
S'il Y a un Arti[an interelfé au procès, le tier$&gt;
Expert ne pourra être qulun Bourgeois. Ibid.
3. L('s Experts ne doivent donner gu'un [eul
Avjs, pour un mê'l1.1e Rapport. Art. 2.0. ou 13,
,S'Ils ~ont d'avis contraire, le Juge nomme d'OrEee le tIers Expert, lequel doit être aiIifré des deux
GEOIS.

autres dans la viGte. Ibid.
S~ils font 'alors ' tous trois d'un même avis) ils
donnent Ull feul avis~ ânon chacun donne le iien ..

Ibid. Voy. aux notes,
4- Les Experts [ont T ÂXE~S pa.r le Commi{faire •

&amp; n~' p&lt;:uvent rien recevoir des parties diretlement
~u mdtretlement, à peine de concuLlion &amp; 300.
Ilv. d'Amende. Art. 8.

Olt

15.

'

Les Experts jurés taxés 3.. li v. pal' jour- dans Je

.

.

16J

EXP .. ..

ltell, &amp; 5. h". hors la banheue pour thacun. 1.4Mars 1670. Juillet 1690.
5· Ils procedent les jours feriats. Reglement de
16 72.. Expert$. Art. 6~

Voyei':. TaxeS
Faux

1.

Collocations 3. Âverations 3~

2.0.

EXPLOITS à l'Alldience._V~. Défaut 1. JugesConfuls 9.
EXPLOITS de Ju/1ice. Doivent tous être fio-nifiés à per[onne Da à domicile. 1667. 2. 3. Avéc
expreiIion des per[onnes 3'uxquelles la copie en a
été lailfée, à peine de nullité ~ &amp; 20. liv. "ô'Amende. Ibid. Voy. Ajournemens.
,
Les ABSENS pour faillite) ou voyage de long
cours) les CON DAMNE'S au BarlOilfemtntou aux
Galeres, &amp; éeux: qui [ont hors le Royaume) [ont
atlignés à leur dernier domicile fans Perquifirion ni
éleél:ion de Curateur. 1667. 2. 11.
Les ETRANGER.S étant hors le Royaume) font a[lignés aux Hôtels des Procureurs Généraux des Parlemens, art. 10. ou 7. Voy. aux notes.
Ceux qui n'out aucun d0nlÏclle connu. PD]. domicile.
Les BENEFICIERS &amp; les OFFH~IERS. Voy. ajour..,
nemens 3.
,
. Les SEIGNEURS ayant mai[o,n s fortes. Voy. domi&lt;

etle

l.

Lor[que l'Officier ne trouve Fer(onne au domicile, il doit attacher l'exploit à la Pone &amp; ell
avertir le proche voitin ,_ lequel ligne l'exploit Oll
rnention y cft fa-ite de [on Icfus. Art. 8.. ou 4.
S'il n'y a aucun proche vqifin, l'exploit doit
être daté &amp; paraphé- par le Juge du lieu) &amp; à [on
ab[ence ou refus, par le p1us, ancien PraÜCic.l'l , [ans
frais. lbzd. Voy. aux notes.,
Le , tout à peine de nulhté) &amp; 10. liv, d'~nellde"
I.

1bid.,

.
,

�166

EXP

Les parties ne peuyenc être prerel1~es lors de
la fio-nitication de l'exploit. 1 ~66. Moultn,s 3 L
b L'OH-icicr doit com mcncer pa t e~pedtcr la co·
pi/de l'exploit av~c [a . date) &amp; {(Jn n0111 a~ dos,
pour recevoir la repollfe dans 2.,4. heures a~l plus
~
RegI. . de 1678. 7. . 1. Voy.
ta rel.
' ajourl'temens
1
'2..
" . Il doit les flire cont~ol1er dans es trolS JOurs
de teur date, à pei,ne de l1uIiité des proce~ur('s &amp;
jugemens ,d'interdléltor~ &amp; de lOO. 11 v: cl a~nellde
pour chaque contravention, (ans rell1!fe lU 1110
deratioll. Août 166'9 e/ 2r. Mars t67!.
Bien que dal~s les troÎs )ol~rs , il Y ait un Dimanche ou autre Fère. 23, Fevt'zer 1677.
, A l'exception des Exploits concernant la pr~cedu.
re &amp; inftruétiol1 des procès, Août 1669. fa ne de
Procureur à Procureur. 24. Mars 1671. 23.Fc'Urier
,

1.

4

16 77.

-

Et de ceux faits à la requête des Procureurs du
Roi, des Promoteurs Ecclefiafiiques . des Procu.
reurs Flfcaux, &amp; des Communautés pour la P'o lice. ibid.
, Et des commandemens à payer des ~olleél:eurs ~
Fermiers du Roi. Iv id.
5· L'aiIigo.ation cte pluueurs Temoins n'e{l; [Oû4
n1Î[e qu'à un [eul droit de Controlle ) pourvû qu'elle
(oit da'1s U11111ême procès-verbal, d'un même Huif.
lier) &amp; da~ls un même jour. 10. Juillet 1700.
Il en dt, de même de ~elles faites à deux Experts, à
plnGeurs Parens, à plufieurs Affociés,àpluGeurs Va[Üux

pOUl

un même fait. 23. Fé-vrier 16

77.

Voy. Domicile. .Ajot-trnemens. Aj/ignatioiJ's. Reeords. Défaut 5 • , •• perquifttion. Sergens. Hu~
fiers. Loge. D ecrets 3.
EXPLOITS Libellés. Voy. Ajournement.

,~XPOSITION du T. S. Sacrement.
J'a J.
,_

voy.

CIJta

I~1
EXPOSITION de Plainte ou de ~erelle. Se fait

E XP

r

ou par Requête, , 1670. 3. 1. ou eu prefence du
J uo-e , écrit&lt;;' par le Greffier. Art. 2.
Les HuilIiers , Archers ou Notaires, ne peuvent
les recevoir à peine de nullité, &amp; G'interdiétion
contre le J ug~ qui lèS leur adrelferoit. ibid.
1. Tous les fdiillets des Plaintes ou expofttions,
doi vent être {ignés par le Juge &amp; par le Plaignant,
ou par fon Procureur fpècial. Art. 4. Voy. aux notes.
1. Le Plaignant n'eH: reputé partie que lorfqu'ille
declare cxpreffemcnt. Art. 5.
Il peut [e DEPARTIR. après l'avoir declaré , pourVlÎ que ce rit dans les 24, heuJ:es ) ou du confentement de l'accu[é. Ibid.
n'dt plus tenu aux: frais depuis [on département
li'Ynifié
) li ce R'eft en cas de Calomnie.
Ibid. ê5'
b
.
art. 7.
Mais il eft tenu des dommages interêts. Art. 5.

n

Celui qui s'eft deftfté ne peut reprendre l' aétio~
fans nou'UeUe caule, par la raifon de la loi qui dorme
aux aaes-judiciaires la même force qu'aux contrats.
3~ Les Procureurs du Roi &amp; des Seigneurs, doi-_
vent avoir un Reu-ifrre
pour recevoir les. plaintes,
b

Dénonciation":; e:r In(tigiitions, 1670. 3. 6.
Lcfquelles doivent ê~r~ circonfianciées , &amp; 6O"l,ées par le DENONCIATEUR, &amp; à défaut écrites ell
[a pr~(ence par le Grdfier. Ihid.
.
- Ils {'ont tenus de nommer le DenonCiateur en fin
de 'cau[e, ft J'ACCUlé eft ab[ous afin qu'il puiffe
avoir [on recoul", pour les dépens, d01Ulllages &amp; ,interêt&lt;:. 1) 6'0. Ch lca '}Js art. 73, Lor[que la Plalllte
eft)'u&lt;Téemalfondée. 1670. 3· 7.
b
,~.
EXPOSiTIOl'l d'un BleLfé, Au mot QyeJ"zo1J.
EXTRAITS des Pièces. Voy. Notaires 3. ~iècer.
Faux 27, Satî. Secretaires 1. Greffiers 3' Mmutes.
Regiftres. 1nfinuMions 4. ,f

,

�'1 68
EXT
.
' 'AITS des Procès à rapporter. DOivent 'e tre
XTR
, .E d la main du, RAPPORTEUR, ou autre ConA

ec~1ts e l . Provo 1. 44.
,
fellkr ou ~re"ffier. 53 5' unes EPICES en aucun cas
Il ne dOIt erre taxe aue
E')
' l,r . ' Mars r673. 1. (Voy. pues.
pour ExtraIt. AORDINAIRE
ou 'par Grands
, A L'EXTR
, . .
.. l
. rr. '.
T 0 us ,procès tant Cl vIls qucCnlTll11e s
ComnllllalreS
. 's à l'ordinaHe. Mars 1673. art. I~• .
font
Jupe ..
. (Jer aux heures Extraordlnaues),
Et Ion ne peut JU;:,
•
J
•
des calculs , VOIr
(,les
pas meme pour r;caire
.
C •
b'dutres )
arrêrer des dates) &amp; ' autres points de raIt. ~ t '. par
1. Il eft permis aux feules Cours de luger
Grands Commi{faires. '
.
h f
Les Procès &amp; Inftances ml il y a plus d: cmq c e 'S
de demande au fonds) ju{tifiées par dIfferens moyells, [ans que les demandes concernant la procedure puiifent être comptées. Art. 2C.
.
.
.
Les Procès &amp; Infl:ances d'ordre &amp; de dJftnbutlOn
de denier') procedant de la ~e,n~e d'Immeubles., &amp;
~àe contribution d'effets LUobihaires entre les Creanclers. Ibid.
Ceux de liquidation de Fruits, &amp; de dommages
&amp; imerêts. Ibid.
Les debats de compte. Ibid.
Les procès d'oppofiti011s à fin de charges &amp; de
dilhaire. Ibid. '
,
Les taxes de .dépens excedant dix c:oix. Ibid, ,
.. Le tout pOurVll que G:e dont dl: quefhon au proces )
excede la [omme de 1000. liv. Ibid.
Sans qu'on puiffe y comprendre les Appellations '
de !impIes [ai(ies réelles d'Immeubles:, &amp; amres procedures des decrets. Ibid.
Ni les appellations des Sen~enc~s de con~amna~
tion à rendre compte) de rdhtutlon de fnuts) &amp;
de dommages inrerêts) &amp; autres en quelque cas
ft

,

•

que ce puiifc être. ibid.

Le

~t: XT
lifr ,
I
I 69
&lt; i~e 'tont 'à, 'pelt1e (le tlullité des :t~lY.èri1t'.,)!: ,
n'
•
cl E'
,·C r
,
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-, c, reuf.tu_
't'ions • 'plces&amp; OlîUŒlJatlons · C1'O"""'n C'_r~",,,
&amp; .
~
'ln:·tcretsdes parnes 'COntre ,les JU!!cs pOtlL rat' r. d ' ". '! ·ft . . d
d ,
,
J.on e
'~I!-]UOl! 'C ' pc-r,m16 cIe pourvoir aB Roi. ibid. ,
proces EV0Q.UE'·S ne fé)il C 1" u O'és par o-r cl
,t"e ~~n~l
·l..Les·tTlarres
·.
l ., ". '
b
~j an s
gue 0I,iqu 11$ {on-t dans le cas d:yétre
JUbes. Art. 2 ,2.
,&lt;Il ell ea de même des ex ecuriOl1S des Arrêts' :a:ges 'par Grands ·CoI1lmiffaÎres. art. 2.3.
J
_ 3" On ne peut glli.n~r les AUc1iencès n'i la v'iGte &amp;
Jugemen~ d~s procès à l'ordinaire) pour tra vai Uer
'aux ~roces par Grands COl11mitrairc's. Art. 2.6:
.NI travailler aux jonr~ de. ·FETE &amp; Dim.lt1che"
,Ibtd. n1 ame MAISONS parucl1heres des PréGdens &amp;
,C on CellIers'. 1bitl.
'"
,

"

,

"

U

,

Hl t

.. )

r

4· ~n' ne taxe que lix écu~ d'~PICES pour chaque
vac,atl~n_ d~ Gr~nds .Comml{falr~s. Art. 2.4
. ~t Ion ne d~lt faae gae tr ,rs V4.CAY l ONS f'3.'t
JOur, O:ll prem.let Oélo~re au dernier -Fevr'i cr) &amp;
'&lt;Juatre du prell1,ler Mars Ju(Çlu'à b. fin. Art. 1).
. Il ,eft permis aux Confeilkrs du Parlement d'Ai t
'd e prendre un écu par VaGa~ion. ,A'vril 170 5. Voy.
aux notes.

EXTRAORDINAIRE, 'procès Exrraorntnaire.
Nous donnons ce nom aux pr,ocès crimi,ufs ii1j-lyuits
:par Recolement ê5' confrontation.
'
Si l'accu'{:'ltÎOll merite d'être inltruire , te 1 L1l7e
&lt;loit ordonner gne les témoins oiiis &amp; oiiir [~ro~t
recol'és en leurs dépo!itions) &amp;û be[oin eft, confrontés. 1670. 15. ~.
'
L'accafarion merite J'être in(hnite lor[qu'il peut
'écheoir pei 'e 'aŒiétive. Art. 9.
.
A Cet effet les témoins font àfIignés dans un
~élai cornpéttnt ,rujvant la difiance &lt;des 1ieL1'X la
'quali-té des per(onnes) 0&amp; la matiere . Ibid.
1. Ces procès n-e 'doivent être écrits que par le

a

J

,

1)

,

•

�•
17, 0
~
Grerner

EXT
r.
Commis.
ou IOn

.

1.

An

"'Ji'

Sept. 1684. ytry. ~n

mot- SccretalYes. .
D l 0
) ue ",'
t conf'rontatzon
Voyez recot emen,
'J '

F

, ..

.

ACÜLTE' Voy. t'etnoms 2.
1
FAILLITES PSU m()t Banqueroutes. Voy.fi,rfe.anc.
,
FAITS JUSTIFICATIFS ..La preuve n~ dOIt en
~tre ordonnée ql:1'après la vllite du proces. 1670.

F

'.
',Il-àEt lodCJue les faits font Perempt~l1es, c t'J'II - d

2.8.1.

dire décififs p~ur .la décharge ou llunocence e
l'accu{é. 15 3,9· Vtlt. 1) 7.
.
Le Juge les choilit dans ~e nombre d.e ceux aru:
culés par l'accufé dans fes ll1terr?~ato1res) &amp; C0r;t
fIontations. 1670.

2. 8.

2..

1

.

Et les in{ere dans je Jugement qm en ordonne a
preuve. Art. 3·
' 1'
fI'
1. Ce Jugement doit etre prononce a
accu e
dans 2.4. heures au plus tard. A:l't. 4.
, .
Avec inrerpeUation - de nommer le~ TemOIns fU,t:
le champ, l'a'VertiJJ'ant qu'autrement Il n'y [cra lOlL1s
re~û. Ibid.
..
db" f
BornÎer ibid. croit qU'Otl dOIt lm aCcot .erun . r~e
délai, puifqu'on Ile le re[u{e 'pas en matlere Cl vll,e
4juoique moins ,import,an~e ~ xl Je trompe dans cette
comparaifon _q Wt ,condutYczt a ,don:Yi-cr aux (/tccufes des
Con [eils &amp; des Curateurs. L -,::;dzt de 1 539. art. l 5~.
oblio-eoit l'accuré de nommer promtemcl1t les tem',oi~s, ce qui fuppofoit ou permettoit d'admettre un
brÏfjdélai , mais l'O:d()nnance de 1,6 70. abroge tout
dél~i par ces mots: {ut le champ. ,
..
2.. Après (jue l'accui~ a nomme les temolOs) 11
ne kti cft: pll1~ permis. d'en nommer d'autres', .4rt. ~.
Bernier pretend q,u'zl peut l1omn1er c~ux deJa cou ...
A

,

1

F AI

17 l

fromés fans préjudicier à res Objets. Ce qui n'eft pas
ftms diffi/ulté 7 les Autorités qu'il cite font anteriett_
res à l'ordonnance) er l'Accufé devoit interpeller le
Temotn à la confrmztatio'12 fur les m;mes faits, s'il les
cro)'oit: propres à fa jultification. Il r a plus de fondement en ce qu'il ajoûte que l'accuLé peut faire oüir
fes propres parens , fauf au Juge à decidc'i' fur l~
creance qu'ils me,-itent.

3· Les temoins [Ont aillgnés à la requête du Pro~
cureur du Roi ou des Seigneurs) &amp; oüis d'office
par le Ju~e. t67~. 2.8., 6. Voy. aux notes) au mot

- Auditions d'Office.

_

.

1

4·, L'Accufé doit conligner pour les frais de la

preuve s'il peut le faire) linon les frais (ont - avancé') par la partie Civile, &amp; à défaut par le Domaine
ou les Seigneurs. Art. 7.
Il ne doit point être élargi pendant l'inltrutlioll
de fa pre-uve. Art. ).
5. Le Procès eft enfaîte jugé fur les Requêtes refpech vem~nt lignifiées [ans reglemel1t CUt l'Enquê
te, ni autre inlhuétion. Art. 9.
Après, que l'Enquête a été cOfllmuniquée &amp; jointe
au proccs-. Art. 8.
La SUBORNATION des temoÎns n~ peut être prouvée que par une information, &amp; n'dt p(l)int reçûe
comme fait jultiEicatif. Reglementdu IO. ,A1ars 174S .
FAIT-ET-CAUSE. Voy. GI,f,rantÎes 2..
FAIT -PROI-)RE en matÎere d'Evocation. Ne fert
pour évoquer que lorCqu'un Officiel' a (ollicité en
perronne les J lIges de fa. Compagnie, confufté &amp;
fou rni aux Fra is du procès. Août 1737. 1. 6-8.
Cumulati'Vement &amp; [ans que' ces trois circonJLtn ..
c-es pl1Î{[cnt êtrt : feparécs. Ibid.
1. L.a preuve n'cn dt permife qu'en vertu d'Arrêe
du COl1[cil après que l'Amende a été coniignée. Ifrt~
J

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Voyez recot emen,
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1
FAILLITES PSU m()t Banqueroutes. Voy.fi,rfe.anc.
,
FAITS JUSTIFICATIFS ..La preuve n~ dOIt en
~tre ordonnée ql:1'après la vllite du proces. 1670.

F

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',Il-àEt lodCJue les faits font Perempt~l1es, c t'J'II - d

2.8.1.

dire décififs p~ur .la décharge ou llunocence e
l'accu{é. 15 3,9· Vtlt. 1) 7.
.
Le Juge les choilit dans ~e nombre d.e ceux aru:
culés par l'accufé dans fes ll1terr?~ato1res) &amp; C0r;t
fIontations. 1670.

2. 8.

2..

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.

Et les in{ere dans je Jugement qm en ordonne a
preuve. Art. 3·
' 1'
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1. Ce Jugement doit etre prononce a
accu e
dans 2.4. heures au plus tard. A:l't. 4.
, .
Avec inrerpeUation - de nommer le~ TemOIns fU,t:
le champ, l'a'VertiJJ'ant qu'autrement Il n'y [cra lOlL1s
re~û. Ibid.
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BornÎer ibid. croit qU'Otl dOIt lm aCcot .erun . r~e
délai, puifqu'on Ile le re[u{e 'pas en matlere Cl vll,e
4juoique moins ,import,an~e ~ xl Je trompe dans cette
comparaifon _q Wt ,condutYczt a ,don:Yi-cr aux (/tccufes des
Con [eils &amp; des Curateurs. L -,::;dzt de 1 539. art. l 5~.
oblio-eoit l'accuré de nommer promtemcl1t les tem',oi~s, ce qui fuppofoit ou permettoit d'admettre un
brÏfjdélai , mais l'O:d()nnance de 1,6 70. abroge tout
dél~i par ces mots: {ut le champ. ,
..
2.. Après (jue l'accui~ a nomme les temolOs) 11
ne kti cft: pll1~ permis. d'en nommer d'autres', .4rt. ~.
Bernier pretend q,u'zl peut l1omn1er c~ux deJa cou ...
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ftms diffi/ulté 7 les Autorités qu'il cite font anteriett_
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Temotn à la confrmztatio'12 fur les m;mes faits, s'il les
cro)'oit: propres à fa jultification. Il r a plus de fondement en ce qu'il ajoûte que l'accuLé peut faire oüir
fes propres parens , fauf au Juge à decidc'i' fur l~
creance qu'ils me,-itent.

3· Les temoins [Ont aillgnés à la requête du Pro~
cureur du Roi ou des Seigneurs) &amp; oüis d'office
par le Ju~e. t67~. 2.8., 6. Voy. aux notes) au mot

- Auditions d'Office.

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.

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4·, L'Accufé doit conligner pour les frais de la

preuve s'il peut le faire) linon les frais (ont - avancé') par la partie Civile, &amp; à défaut par le Domaine
ou les Seigneurs. Art. 7.
Il ne doit point être élargi pendant l'inltrutlioll
de fa pre-uve. Art. ).
5. Le Procès eft enfaîte jugé fur les Requêtes refpech vem~nt lignifiées [ans reglemel1t CUt l'Enquê
te, ni autre inlhuétion. Art. 9.
Après, que l'Enquête a été cOfllmuniquée &amp; jointe
au proccs-. Art. 8.
La SUBORNATION des temoÎns n~ peut être prouvée que par une information, &amp; n'dt p(l)int reçûe
comme fait jultiEicatif. Reglementdu IO. ,A1ars 174S .
FAIT-ET-CAUSE. Voy. GI,f,rantÎes 2..
FAIT -PROI-)RE en matÎere d'Evocation. Ne fert
pour évoquer que lorCqu'un Officiel' a (ollicité en
perronne les J lIges de fa. Compagnie, confufté &amp;
fou rni aux Fra is du procès. Août 1737. 1. 6-8.
Cumulati'Vement &amp; [ans que' ces trois circonJLtn ..
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la Cedlue .vocatone•.
Gbl1ant la l1gnl
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ErZJ'ov.qu'n.!ors

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les nrell...
'On y fuÎt la. rnên,lc proce .ure que. pour . L .
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L'Oflicier peut ~btenlr du Conf-cI!, p.erml1Iion c:
. faire preuve contraJn~. Art. 71. .
, 'fi .
. r.oLJrvJl.quc
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r.'1.t ., dans
. lOIs
0"01 c::atlOn
ce !9
C fil
'de
. la . .lit o
. ' ..
Eüt~ à' la parti e . ,l fnd.
FALCIDIE. Au mot §J.!!arte •.
}'ALSJFICATION. Au mot Faux. .
:
.

Art. ? L &amp;72. .
2. La preuve c,n

1'''

~olt

FARCES )" 8ç. BatdeJlrs. Voy. , I)imancl/es. Lzbe!.. .

lu

l.

F'iUSSE. MONNOYE. Au mO: .Monnoye •..
FAUTES des Juges. Voy. ~nque!es 1 7. Se t~~eu.rl.
FAUX. Puni de Mort ·, 10~-[qllI I cft commIS .~~ .'
l'aifant une fonétioll publique. , même en qualI: e :
~e C L ERC QU, dG GQMMI,S•. Mars 16,gp. 2..0. Âouç '·
.
hl'
"1 '
Et en ne fail'an't aucune fh néhon pu Igne, SIS a- .?rit de fc1.Ili'~cation de Lettres- de, Chancellerie " ou.:
de {i.1ppoûtlOn de {c~aux. M ars 1680.
Ou de (ig~}ature cl'u.l1 Secre taire d'Etat. 2.0.• . Août
1,6 9:h

I~3 9 .

•

.

Qao~ les aurrcs-.cas , . le Faux dl: puni ar bitraire~
rn~nt ) mêm e de Mon. Ibid.
1. Bomier lu?' l'art, 16., du tit. 9/ de l'Ordon~an .. ,
l'e ·de 16 7 0 • f â'ûtient qtte la PRESCRIJlT'I ON du cnme .
de F~u x ~ ccurt du jour , de là. da te de l'aéte faux h
Cl'1 (orte q U'lUl F;;l..u{[àÎrc qui auroit daté une f~dre
obl üratio n de 2b. ans auoaravant ) . en pOlI r[uivroit .

in~ p~neme nt la demande pa r ACtion Ci vile qui du re

3°· ans ) &amp; (eroit à coevert de !'a.él:i0n Cri minelle. ,
'-lui.lle dure que 2Q. Il le tro.mpe J il [Poudre;' 1;0'/.,,.;
,

F

~ t! , l't:~;

tJ
., n
fi
17;
~a
pre);f'."
CYlptti'm ~ue l a(;~ e eu,t ete a 'Jtpe 2. o. ans aupM:I'Vant , (!J' que l'époque en fût cert~:.ine) les loix
qu't! cite le fuppofent ahifi ; mais dans ce cas mJme
le crime de Fau:!C eft odieux&gt; que la prefcription n;
court en f a veU1' dUFaujJaire que du jOt-!-y que la fa.t1fe. ·
té a; été découverte lor(qu'il eft queftion de l'interêt du
tiers tout comme ei') matiere de Requête~Ci'Vile fon ...
eiée fur pièce fauffi ) le tems ne court que du j our de 1"
découverte du Faux. Voy. R.equête-Civile 2. •
2. . Les tran.Clél:iolls fiu le faux n'ont effet qu'après avoir été homologuées en j ultice) &amp; Ile doivent
être homologuées que fiIr les condulions des Procur~urs ~11 Roy) ou des Seigneurs&gt; à peine de nulli....
tc. J~ttllet 1737. 1. 52.

Ji

J

3- Le BENEFICIER qui a fait on fait faire une pié..
ce rejettée) peut être déchû ·iIe (011 droit. Art. IL.
II le [eroit llecefI'airemel1t fi la pièce étoit de~la~
rée faulfc, quand même il n'auroit fait que connoître la fauifeté , 1 6 70. !J. 8. fur la firnple- requi!i.
don des Gens du Roy. Juillet 1737. 2.. 12 •
. 4· Le FAUX PRtNCIPAL '[e pourfuit comme les
a utres crimes) fans coniignation d'amende) [ans
i n[cription) rommation) ni autre Procedure. Juillet J 73 1 • 1. I.
L'information y en: ordonnée tant par témoins
que par Exp ER TS) &amp; cOln.paraifon d'écriture) ftIi valU l'exigence des cas. art. 3. Il faue pQUY fonder
l'aRion de la partie civile, qu'il J ait dol, alte1'a~

tion, e3' dommage fouJfr; rt.
La partie publique peut en tout tems , &amp; en tous
les cas, pour[uivre comme Faux principal) tit. 2. .
art. 2. 1. [ans retarda tion du Procès civil, s'il n'dl:
autrement ordonné. Ibid.
Le decret qui permet l'information doit porter ,
que les -piéces fero n t rernifes au Greffe} &amp; qlùl en
lèra d.rcifé P):o,ès-verbal, tit. 1. .Art. 4.

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permis de s'inCcrire en "fâ:llx C.... ntr l ~p
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11 u: 1i ré,

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2. Art. 3"
Cf" d' .AMEND.E dOlt

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.' .

-

y etre JOUHe')
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n.. J
()
liv devant les Cours, 60. IV. aux:
('" oe 10.
' .
'[d ·tr
.
Si Égcs y rdforrilfa-ns "". 2..0. li v. aux J Url 11 ~10ns ln'tt
(lut an -..

fnieU1 ( s. Art.

.

+

.

1

D,FS l~s fi~ dernieres:. fcma1l1es· de ·la, Feance d~S .
la Cjtli tta nce, doit · être. de ,ov. hv. &amp; me- .
CO PI"S
u
)
• ('
d
. me dt&gt; rIus grande fO!l1m~) s' il cfi al111 ?r on:1c. 5
SaIJS q.USî le Receveur-·de ') amet:dcr-s. n1 le G~eflier .
a.it aucun. droit ftl r ces c0B1igna:t1ons. A1't. 6,
.
Il n'y a qu'une . Amende à·configner., guel que f?; c.
le l'on, bre de:s' rtcl'HaHdeurs, &amp; Je nombrl d.es .p.!'"?' "
1

0 ,

ces. Art. , 4- ·

.

•

1

Ce1uLqui fé DESY 'S'f'E) .qui dl déc~û ?C [\dC-m~n ...
de, .ot}-qui [nccombe après i' In[crt plOll ronnec 1!" ~
d,ClÎt être condamt,é·en 390. li v. d'am~nde dcv~nt '
les Cours·•. lOf). liv. aux Sieges. 2 0 '. 11 v'. aux 111 rÂ[drélions infcrie ures ,. à· ce. compris les [omme$ &lt;
con fi~nées. Art, 49 .... t5' 5o .
Et vcontra,it1t ·au payemen t ·qua-ndl11.ême il, n'y fe ... .
:roÎt pas expreJJèment c,!:)ndâm né, &amp; . bien qu'il offre.
de pourftiivre comme Faux pt:incipal. Ibid
Lc:s An;en d~s Iont appliquécsnn üeJ;s ,àJa .. panie&lt;i ~

4rt.

4·9.

..

Si la pièce e!l: dechtrée faurré en , t~ut· · ou en · par- ..
tic, fi eHe dt relcttée du procès, ou li J'in[criptioI1l '~
Il'a point été formée au Greftè; l'Amende dl:· RH .. ,.
'H 1 U E'E' (luand. mên)e le . jug,e,m.ent. ne l'orqonne roit~::
filS , Art. 5l,
'. ". L,cs!. nps: de la. R~&lt;U{~l'~ . ùoev.ent.; êtr.c à. ç~

1"
..

_.

tenu de.·'
-

Le DECRET. doIt faire. mention du vû de 1
.
ta. nee. (\
t'A men. d"e, art.
. 7;' &amp; ordonner (lue l'! a rqUlt,'
tlOn
r·'.
. G rr
1
lvcnp_
.
·Mo. ' t rcra ra 1ne.
a,ll
l'eue, [, le' defcndellt pr 1 hl
d
"
ea~a e- .
m,en ' 1~1l1 me. ans trOIS J Olirs d@ d.ec.l arcr' s'il
.
fe [ervit de la pieee.) Art. 8.
veut .
. "
· LaE}l1e-U~.Jommation
' ,.
, . do\t être Fa;t'ie
. d'a''IlS.. les troIS
JOurs) - a ' com~terA du Jour du decrct ,., autrement le "
dema
ndeur. dO lc etre, dt:daré déchu"·. d;&gt;.... 1.ra ,demal1 de ...
. r '
en lOlCnptlo\n. lb'ld ,
. ..

«; .

1

1

La SIGNiFIC'~T\ION- cri, dt faite· ;;Ul" do-miciJe dll &lt;
Procu r .. avec cop:e du tou t , à. 'pei ne de nuLlité, Ibid •
. 7 " La de.c}aratlOt~ du . défendeur , . s'il VCllt fe fer ....
VH de la plece , do!t êtn.~, précife 1 (ignée de lui ou.
du
de fa ' procuratIOn fpeciale , .da ns lp
d porceur
"
-.. de'J al" '
..e nOI~ Jo.urs.., .ou de huit jours) s'il
à la "diitan.'.
ce de dIX lIeues ; ;. &amp;: fi:: c c·éll:. au deJ.:L, le délai aeO'o .
ro:~1te d~ d~u'~ jours par chaque dix ' licllës, fa~~ ,
qu 11 p~l!re erre acc0rdéphls de ~luaHe jours d'au!J'- lJ;Jen:.B.tlOn pour ,chaque d.ixîieuës; ' Art. 10; (9) l l~
· S':l declare rouloir feIervir de la·' piéce,.il doit,
la faire1 're mettre
a'u:Greffé vinan r -quatre heures aprè'""'.
rd
•
la eClaratlOn., &amp; donner copie de l'aéle dc .remif.. .
fion, ?ans .1~5v l ngt'-quatre heure~ fl1ivant~s. Art. 14 .. ,
,S Il s'agit d:une M.INUTE" ,,le] "Ige prefêrit .un dé~ ..
laI: pour la- faIre porter. Art. l 6.
L,c [quels. d~lais- expirés, fans qtfe ·la piéc-e t!iit été . :
r.~mtle, le rCjet ' de la . p.i~ce cft . pourfuivi ' à l~Au,. ~
d,lence. Ibid.
.
.
.' Snr l~â" ,conc1u{ions- dé la'Pa rtie publi.qNe., .à'peine: :o&gt;
de nulilte )'. repar~ble par un ' l1onv-eau . Jugement·'!-.

en

rendu [ur leurs cOl1clIifiol1s.~ Art~ .1 8."..
. ~e rcJ:r nD emrêc~e pas,dé pour[uivre en'fauX' prinil&gt;' ct:P~L ~· la~ls , retardat1oni. dU:PEocès..ci:vil... .Ar.t.. !,~.

.

J

�~ AU

"170

·.

FAU

. ..

titédle'&lt;rl!Ce· en' ell pou·dil-Ïvi-e à PAu-dience. art. 2;J;1
l 2. •• ~e J ugeme~t r.~nJ? (u~ .l.es moyens de faux,;
lorfqu tis:. fne font ?u. r{'Jettes , nt Jomt s p.. doit decLa re,. ..
czeux: qUI . 'Ont pertlrrens &amp; admiffibles ) &amp; en' ordoll_
ner J:.'. .
.
. IN EO R.MATl ~N par nrres." ternol1ls ., . EXPERTS,

~e ~voulO1r ~e rel:Vl~ de

8. Après la dedaratlon

iéce LiINSCRIPTION dOIt etre formee au Greffe
).
h
aU .plus
tard par le
dans les vlllgt-gnatre eures.
( .
'
.deJ:Jilandeur ou par [on Procureur ircClal. Art.. ~ 5:
Autrement le rejet de la requete dt poUrfulVl ll'Audience. Ibid.
,,'
trI
.
.... ' que le Jlwe a ordonce qu d fera pane ou ..
Cl pres
~
r' f
d'
.tre au jugement du procès civil, lOIt ame af&lt;vodI'
formé rinléription , ou par quelque all~r~ cau e .e.
décheancc, le demandeur n'eO: plus reçu ~ pOl~rfUL­
vre . le FAUX PRINCIPAL, li ce n'dt apres le Juge..
ment du procès ci vil. art. 2 O.
•
. Sauf la püur[uite des Gens du R01 ) fans retard~- '
tion de l'il1~ruélion &amp; jl1g.ement du. même proces
civil. Art..2r.
.
;
ID. Lor[que l'inf(i;ription a été faite, ~e Juge d~~t
dre{fer au Greffe PROCE'S-V:ERBAL d~ l'etat des pl~'"
ces remifes en prc[ence des partics ptlblique &amp; Cl-1a p

u

1

(i)U compar~l[on ?'ecr~ture~ art. 30. &amp; 3 1.
"
Sans C]'l~ Il pUllTe cne Infortllé !.ur aucun autre .
moyen. IbId"

Les Experts peu~en t cep-enda·n t·faire. ) en déporant.
toutes. les obrervatlOijs de leur. art .. Ibid~
,
I}. Les piéces. peuvent êtl'c arcruées de faux
&lt;:]uolql1'dles ayent été vcrifiées avet'le Demalldeut
2;. 2., Ou avec .le plaignant. 1. 2.
.
•

Ou C]u'e~l/es . aiell~ {èrvi iobtel1Lr q~élqu~ jugement,. , . '
Gomme pIee.cs,v.entables, Ihid .
•

vilè. Art. 25.

j,O\1rS, I~

decreter d'office avant l'in for ..·
mation , lor[qu'll y a des charcres [uffifantes .

SeIgneurs.

Le Procès-verbal doit faire mention de l'état des
piéces prétendues fautres , Jes ratures) interlignes,
[urcharges &amp; au trcs circonfiances. Art. 23. &amp; 25.
Le J~ge d0it les parafer avec les Gens du Roi &amp;
les Parties, ou faire mention de leur refus) à peine
de nullit~. Ibi~i.
_
1 1. Trois jours après la date du procès.verbal ) les
:MOYfNS DE FAUX doivent êue remis. &amp; jugés fur
les condufions des Gens du Roi par adrniiliol1 , re ...
jet) ou jo,nél:iol1 , [oit à l'incident de :Faux, ou au.
l)rocès civil) en tout ou en partie. Art. 27. &amp; 29Sa flS que le Défendeu r en ait communication J
lJi copie en aucun cas. Art. 2.8.

pas été remis dans les trois

L· E Juge peut

f u: les éonclufions. dèS. Procureurs d~

ibid.

Il'Ql1.t

S uÏte dé la Procédure commune' au Faux
, Principal ~ &amp; a;,t. Faux Incident. .
r"'f.'

Le Défendeur appellé) par [ommation, au domi..
cile de [on Procu::eur , avec un délai du 24, heures.

S'Ils

•

1.

3 o. er

2". 42;;.

Roi). ou

Vtry. lnfo.rmation.

de;~

2 . •.

5· C'èfl au-Demandeur [eull fournir les piéccs .
de COM·PARAISON ) [ans· &lt;Jue le Défendeur puiffr
~o~nll r , ~ c.e n'dt du cbn!èn ~ement des: Pai:ries PLIBl1lJl1e &amp; clvde. Tit. 2. art. 33. ,
J 6. Les piéCC's de 'Compa~ai[on' ADMISSIBLES ~~_
{ont tës authentiqut.'s, conllne les ficrnatures des,
~él:es Publics., 01\ Jl1diciaires .. 1 • .13. &amp;..,2.. 33 •.
Celles que, le Défendeur ou l'ACCL\[é a é·crir OUf.
ligné en qualit6 de Per[onne publiqlle~ Ibid:,
I~CS Ecritmes &amp; - Seing~. privés reconnùs, par 1er:
1

Defendeur ou· l'Accllfé.

,

1

en

1.

14- &amp; t. 33 . .

. Le [Utylus .d'une p , èc~ (l-e-batuë :de FauX", peut'{èt~.
l,U:. de.,glcce dt;.comp,aral[on. 1... 1 5. · . ~ L ; 3~"

-..
..'

�"

~

FAU.

17 8

.

Le JU(re peut (ur la requiûtio n des Pda:~lesd) .~e~1é
bd
' l'ccu[é ou le t'ren eth ed'Office) or onner que a
'1 fera dié"té par les
ra un CORPS D'E,'CRITURE tel qUl
Experts. 1. 33· ê3' 2 •. 44·
Il ~
&amp; tous para~
Il y procede les ~a~t1es appe e~s) .
fent à peine de l1ullue. I. 34· C) 2.. 44·

Il ordonne à la fin du procès-verbal que l~ corps..
d'écriture fera re~û pour pièce de comparal[Ol1. 1.

(5' %.. 44·
d l"t ·t tant
Le procès- 'V"erbal doit faire mentlOn . ,e e a )
des pièce s debatuës de Faux"que cles rlec~s de .coml'arai[on) des ramres) (urcharges) &amp; IOterhgnes.
1 . 10. t9" 2. 2. 5·
.'
"
d' r.
•
Et realer celles qm dOlvent etre a ' mILes ou reJet- ,
tées, fa~lf d'ordonner qu'il en fera referé au Con..
(eil. 1. 17. t9" 19. ê!Y 2. 34·
.
Si le défendeur comparoît) il dOlt accorder ou
contefier les pièBes de comparai[ol1 fur le champ.
fans délai ni confcil. 2. 35.
L'accufé en"Faux principal ne doit p'a~ y être pre ...
fent, à peine de nullité. 1. 10. ~ 18.
Après que touS Ot1t iigné ou parafé, les pièces

35·

r

{ontremifesallGreffe.

1.10.

é3' 2. 25,

En cas de RE] ET) les parties pubUque .&amp; civile
dGivent indiquer d'autres pièices de comparalfon dans
un rems prefcrÎt.

1. 20.

&amp;'

2.

37.

.

PatTé lequel il doit y être pourvû dans , le Faux
lwincipal, J. 20. &amp; le demandeur declaré déchû
dans lt: faux incident. 2.. 37. '
17. S'il s'agit de MINUTES qui ne foietit point au
pouvoir des partics ~ elles doivent être " remifes au
Greffe en vertu d'Ordonnance du Juge. 1. 5. er 16.
~ 2.

33.

Dans le délai de trois jours pour le lieu de la jurifdiétion , dans h,-!it pour la diftance de 10. lieuës,
&amp;. a.u~delà le délai augmente d'un jour par dix lieuësa,

,
•

FAU

I7~

fans que le Juge ~uiiTeaccorder pIns de _deux jours
Fàr 'c hailie dix lieuës. 1. 6. {5' 2. 16.
A l'effet d.e quoi, les depofitaircs publics [ont
.contraints par corps, &amp; s'ils font Ecclefiaftiques
par [aille du temporel. 1. 5. é5' 2. 33.
Pour demeurer au Greffe durant l'inftruéHon , s'il
n'cft autrement ordonné, lor[qu'eUes (ont continuel.
lement utiles ,au puhlic. 1. 16 • .er 2. 3~.
18. eaccu{é de même que le défendeur peut obtenir la permifIioll de produire de NOUVEL.LES pièces
.
de comparaifon. 1. 46. e' 2. 4 6 .
. - Si, la requête en nouvelles pièces de comparaifon
.ell: admife, le" juge-m ent en f~ra prononcé à l'accufé
dan~ 24. heures. 1. 47.
Et il fel"a tenu de les indiquer lors de la pronon,iation du jugement. Ibid.
Sans pouvoir à cet effet obtenir plus d'un délai :
l1i prefenter des pièces non indiquées. Ibid. Ni en indiquer qui foient de fa main, fi ce n'e{l;
du confentement des parties,à peine de nullité. 1..4 8 •
La partie -publique &amp; la partie Civile, peuvent
~[re admiCes en tout état de caufe à f'roduire de
nouvelles pièces de comparaifon. I. 52..
Le Juge pelIt mê me l'ordonner ainli d'Office :&gt;
.avant le reglement à l'extraordinaire. 1. 36.er 2.44.
19. Le p~ocès-verbal en ell: dreifé comme lors de
laremiilion des premieres pieces , - &amp; le Juge decide également li elles doivent être admifes ou rejet.tées , ou s'il en doit referer au conCeiL 1. ) O. ~
2. ~.6. ce que nous appellons Loquarur.
20. On informe de nouveau fur les nouvelles
pièces de comparaifon par les mêmes Experts, auxquels .les anciennes &amp; les nouvelles doivent être re~
mires.!. 51. ê!Y 2. 46.
Et l'on y üüt les mêlnes formalités. 1. 52.. '"
~.

4,6.

,

�" ~rOwe

FAU
" ",

1

F AtJ

rs n'ommes a · m ..
'
l. 1 Les EXl'ER TS font ton 1,~U ne ,1'informatiol1.
.
.,
' ement qUi 01 on
.tee ,pa! Je meme Jug . 6. 55. &amp;. 1. ,3 2. 4~.,
.:.
par Experts. l. 8 .. 3
" foit ;:envoyec a un Ju
' A moins que }'l nformanull
JIi d'Office.. 1. 8.~
,
1
Iles
&lt;lwmme
au
gr co 11111115" 'l'C~l ~ : e
,
180

j

peut obtenir en, ,tout état de catlfe~ Ibid:
Toutes les pleces leur [ont repre[cntees, fi le cas
le 'requiert) tant à,la de~ofiti:o, n qll'~tu recolcment ~
~.: à la confror:tauon [Ul va.nt les elTcOn.[(anccs.. t ..

.-

2.5· 27· ê3' 29· f.5' 2. 41.
.
,
"
1es pararer
r
"
l'
Et 1'1 S dOlvent
au mO Ins
a 1a COl1u.;)
a_
tation, âpcine de nullité, L 25. 28. es' 2. 4'1:.
Ce gui a lieu dans les confrontations mutuelles
desaccur6s. 1.,45. f.r2. 41.
,
Si lesTemoins reprefentent des pièces qui puitlent
ferv'Ïr à la preuve, elles (ont paraFées &amp; .j'ointes) &amp;
repre[çntéc.s enfuitc aux autres Temoins. 1. 40. (5"
2.. 4).

2
. , &amp; ne 'peuvent
3/ •
d .,
me temOlDS
lis {ont entcn us com, , '~verbal en aucun
POR T Hl p,roces
.
dret[e1' aucun 'R A P ' i l foit ,permiS an
-cas . .1.. 22. el 2 ,. 39.b'dSans qu
JuO'e de l'Ol dOllu cr. 1 Z •
, _. erbatlx &amp; pièces,
h
,
j 'Cfers
'proces v
l
Les requcces 9 ,l (:
l' bl ellt [('mdes pour es
, 'e p"ca a CUl
l
doiv ent leur en
'lier ÛU1S :lep acer.
,examiner [cparéme:f1t &amp; e11 parneu , )

'2..

l

,1. 12.. 13· t.3' 2 ,.

.3 9·

'f:

d

1t

faire mention de

Chaque Experr dOl t ,en ep~ al
" 1 a [an j ln d.
,.
,J'exam en 9ti 1 cn"
d
fau{fes, a pCUle
Et parafer leSplCCl:'S pn:ten ues
de nu lité. I. 22.. (:J' 2. 39·
1 autres Te" lCp.O
' .' chés comme ~&gt;
es 1.9. et
Ils peuventerrc
";:'1 'lS ils ne peuvent eue recu, es.
i\iOl n S, n.H'
"

,1

f\

Z. 3 2,..
d d l rer à la Con [rOllEt ne ront point tenus c cc a ,
du par.
' &gt;ft de l'AccuLé ou'lis
ont cnten
'ta tlon
que ce
'1

37,' 6 : 2. 1l' J
btenir de faire
L'Accu[e 'o u le Ddenueur peut 0
[oit
entendre de NUUVLAUX Experts , pOurvl~ r qu e)ce Pro' ae h evee
' , dan~ la Vlllte ou6
aprèc; l'in(hnéhon
(:7 2. 4 .
,ès. &amp; LlQll autrement. 1. 4 (,'" el CA
J-:j",
bl' e &amp;;
Si ce n'eH: du confcntement des 'parLles pu lqU

1er.

1.

f\

5~

&lt;,'ivHe. Ibid.
Sans
'(3' 2..

POUy oir

les nommer
.
en aucun cas.

32•

1.
Ui

"

on t

,O n doit entendre en TEMOIN, ceux q . .
, 2.1. .
C •
cOl1l1ol1fance
dl:' s Ialts
propres à prouvtr le faux.
J.

24· et

Mème

2..

Pl!

.

4°·

publication

d
Eque l'on
e MONlI'OlR

peut

Les PAR A FE MENS ne Cc font qu\me.fois par
la même per{onne fur lamême pièœ.l. 44,é5' 2.45.
Lem défaut dt rcparab'le j;nême par une nouvelle
cot, frontation. 1. 45. é5' 2. 45. fi ce n'cft à l'égarct
des Experts. Ibid.
.
- 2.4. Les pieces [l.Jr leflue Iles les Experts &amp; les Te..
moins ontdepo[é doive nt -leur être de nou veau reprerentées a(l recolemen.r &amp; à la conflOntatioil, de
'll1ême que celles rervant à la convic1 iori' nou velle111entrecouvrées. 1.37.38. 39· 40.0'2. 4).
2. 5· Dans !es Interrogatoires , R ccolemens &amp;
Confrontations tant des Accl1f{~s qLle des D éfendcllrs,
les pièces debatues de Faux) &amp;. celles (erv3.ot à ia.
conyiéhon, doivent leur être repre[enrées) avec
celles par euxprod~itc$. 1. 31. 43. cr 1. 43. 4;.
Il cn ell: autrement des pièces de com parairon qUI
ne leur [Ont reprerentées qu'à la confroütation. r.
3 2.· ê3' 2. 43.
26. Les ]UGEMENS défiaitifs (ur le Faux, doivent pourvoir [ur la refiitution des pièces &amp; ré tabiü~
fement des Minutes.!. 63. ' 66. e:r 2. .4.7.
,
Ce qui s'c~ecut~ dans .le Fa~y, inci(1~ m l:ar ,le Gref~
fier) lot[qu'll n'y a nl Proces exrraonl1t1alre) ni
2. 3·

,

Q .

r

�,

FEM

F A T.1

'

182

47· 4 8. .
.
[viais dans le Faux principal, Il dOIt Y: etre pour..
vû par les Cours, nOl1obf1:aut rout acgul_c[ccmenr ,
defaut d'Atipd
ou leacre
condanll1.3.tlOn; fi ce
r'
b
n'eH iixmois après que le ]l1gen1enc a ete envoye al1
ProcuteurGeneral. I. 64. 65', e' 2. 47·
Ii en dl: Je même des Sl1ppreilions , Lacerations,
.ou Radia,liolls ordoBl1ées. 1. 59· e;r 2~ 47'
2.7. Les Subfiitllts &amp; pwcureurs d'Office, ,doivent informer dilü,remmcnt
les Procureurs Gel1C'-'
,
faux des Jugemens rendus en leurs S1eges en mat lexe de Faux, mên1c par contumace. I. 65'. f3' 2. 47.
2.8. Les Grdficrs ne peuvent délivrer des Exp~­
DITlONS ni copies des pieces dcbarucs de Faux oa
fervant à la conviction) qu'en vertu d'Ordo:1n::ll1Ce
du Juge rcndilc [ur les eondulions dt la Parue publique. 1. 69. e;r2. '53.
Ni prendre pour les expedi tions de'i autres, au!:uns plus grands DROITS que' ceux dùs aux depofitaites. Ibid. avec le[l1uels ils doivent les pa,ttager.
l 5' 6 o. OrlcC!,ns 83.
Le tout à peine d'interdiélion, Amende arbitraire, &amp; pour[uite extraordinaire , s' il y écheoit. 1737.
I. 68. e' 2. 45.
2.9. Da ns tous les DE LA 1 S pour procedure en Fame
&amp; pour Averations, on ne cam pte ni le -jour de

Appel.

1.

6·3. ê!J'

1..

A

1

1

'

,

1 -

.

•

L'E·CHEAHCE.

Ou M&lt;.:1.liées, ft elles trafiquent aY.1.t1 t la librè'
admini{hacion de leurs biens. Juillet 1680. 011, au
'Vi'~ eo(çû de leur M,,'(,ri.
!

1

~

l'AtIignation, ni le jour de

- Bien que Min'eures. Mars 1673-. r. 6.

Juillet

1737· 3· 2.0. Voy. Deitas 4.
Ni les jours FERIE'S l lodque le délai eft de trois
jours &amp; au-delfous. Ibid.
Y~r· ]tlges-Con/'uJs 4. lu,ges des Seigne',t's 2.
FA UX-MONNOYEURS. Aff, mot Mo;moye.
FEMMES ET FILLES. Peuvent être contraintes
pa,1: corps pour caure de Stell ionat procedant de leur
falt. 166 7. 34. 8. &amp;. s'oblige.!" par corps fi elles
ûmt MÇ4!çhandes publIques. lbtd~

1.

Les Femmc~

rcpatées &amp; les V cuves 1E&gt;li.iffènr (hi

de lem ~vL:u:i. Août 1669. 4. J 6.
2. Les Femme-s condamllées (]lli Oll t rOilll)U leur'
BJ.o (ont punies arbitrairemeat, [llivant la !gualité'
d~l premier crime) l'2ze Ol.l la condition. 29 ~ Arvrit
COMMTTTIMUS

16g7·
Rccc!el1lcl1t. Att mot' Gt'oJJèrJe.
Voy. Exc:rt:tio?7S.l1onat'Ïon 2.. Boëmiens.Mandians 1 ..
lfClt~~i..JCS. Ve ll~J y'.'ns. Et,:tt L ldc-ves. Ftllr:5.'I'axl:.VcwveS'~.
FENETR ES. t Je peavcnt être ou vcrtC'i fur le'
TOlt) [li claus 1&lt;1 CoureiL! Voifln,. fiee n'ea à 7"'
pan'i Je haut eur rur le fol. Statf&gt;tt Bomy p. 3-3-

Il faut d.t plus gll'dles [oient trdi{fées) en fone
qu'on ne puiiTc y patTer la tête-,) p. 3+ Nous difons:
Î1 tête de ch ~t.
Vo/ez, .Ai ~ ~(ons.
FERIATS. Sont obiervés - &amp; fixés en Provenc«
(]epuis la VigiLe de Noël ~Ll[(lu'aU 2. Janvif.r; aux
tr o is JOUIS de Carême-prenant &amp; jour des- Cen-"
drcs ; a Luit jours avant P3:ql.lCS &amp; huit jours après;
aux trois Feries de la P'entech~c ;. aux fêres de l'Ar(enflan, du S. Sacrernent, de la CirconciGon, de'
1'Epipll
&lt;1e I:-J. S. Invention:
• a ni(~ &amp; TransnlJ.:uation
.
u
&amp;. Exal t2.tÏ.on de la Ste. Croix; aux Fêtes de l&lt;t
C(,)nc~ption, NativIté, Anmmctatio'l , Purification, Viutarion, &amp; Affonlption de N. Dame .
A llX Fêtes de tous les Saints, des TrepalIés &amp; des·
Apôtres, de S. Jean-BJ.ptific, S. Denis, s~_ Luc vs. 11artin, Ste. Catherine, S. Nicolas, S. Yves, .
S. .,A,ntoine, S. Sebdhen) S. Vincent, S. Marc".
Ste. Mzgd~leine, Ste. Anne, S. Laurens) S. Ma ..
D'

~jmin)

s. Iviitre,

S. Loüis) S. Michel.

Q i j,

1

�184

F E It

Au jour d'd a Dedicace de l'Egli[~. 153-5..

f
r

1.

provm~

ce r. 4:.

Sa 11S pouvoir [-aire a:utr~s Fê tes ou Vaca tions~

Jbi.i.
Nous Obfe1~'VOns encore, l'octave du S,. sacreme~tl
la chaire s. Pie1're à Antio'Che 22. Fervrzer, la Vezl-

le .de l'Afcenfion ,.la veille er' le lendemain des Fêtes.
de Iv~ Pentecôte.
')
1. Il cft permis de proceder les jours feriés aux rapports
aLlX enquêtes , &amp;
aux de[centes; pourvû
~ll-e c~ ne [oit pas un jour de Fêt~ con:mal'ldée. ~e­
glcment de 1678. 1. 9 .. e5 que Lon aJt commence de
prfJceder à jONr rJ.on [erié.
.
.
Mais il cft défendü. de tenu f\udlence &amp; ·de
[en~
,
tencier. Arrêt de reglcl.nent du 27. Jtûn 1740.
FERMES. poy. Crçntrainte par corps 4. fommaires,
Crimes 2:. Geoliers 1. Repy J Fntits , Labo'f,Jr ) Se..
'1. Hejfre 7. Amendes 3'.
FESTINS. Voy. Univerfids 2 .• Maîtrifes 2..
FETES. C'd1: aux Archevêques &amp; Evêques à or. .
èonne~ de l'établiifement ou ftlpprdIion pe,4) Fêtes' ~
fous l'autorifati-on du Roi.· A'vril 1695. 28.
San~ Clue les Cours. en puiflènt prendre connoi[.·
rance, li ce n'dt en cas d'A ppd comme d'abus, ouen ce gui regarde la Police. Ibid~
On procide à l'inftruction · des proc~s c1'iminels les
jou.rs de Fête, mIme /olemnetle, torfque le cas eft;
grl:Jve &amp; preffimt) et à tous les afles qui dépenden~
de la jurifdiü ion volol1taire. . .
V~'Y. Feriats 1. ExtraordinltÏ'res 3. Dimanches ..
FEUX. Au mot ln,cendie.
FIDEICOMMIS. Au mot Subftitution'.
FIEFS. Voy. Lieutenans 1. Seigneurs, Ju[;CMes ...
Seigneurs, chajJe, Noblelfo 4.
FIEVRE. Voy. Medecins.

IIlLES, 50'nt ex,lm:s ell P-rQyençe de la fu,cdlio!{

ifb Pere &amp; Iv1ere, &amp; autres afcenda·ns.
.Août 1472. . saHf leur légitime.
. Il en dt de même des filles des MALES prédéce....
dés. ibid.
Sauf le retour en cas que le Mâle qui les ~xc1uoit·
foit mort pupille, Oll 4b inteftat, fans ·enfans Mâles.;".
StM. 9. Novemb. 1473.

Voy. Femmes.

FILS-DE-FAMILLE.· Voy ..Alàrchands 1. lv1aria~ ­
ges 4: préteritions, Maitrifes 1 •. Donations pour cal-tfe-'

Je Mort.

.

FIGURE . .Au mot Plarù-figu,'h.

FLAGRANT-délit. L'AccuCé pris en ffagtarrr-dél-it, ou à la clamelfr publi(1ue, doit être conduit et1r~
Pri[oL1 , &amp; ie J llge ordonne enfuite qu'i! y fera ar ....
.
l'ete 0[ ectoue. 1 6 70. 10. 9.
Le Juge peut' même entelldre les Témoins d'of~'~
fice [ans aŒgnation précédente, informer) decœOOA
ter, &amp; interroger. 1670. 1. 16. &amp; 6. 4.
.
Iv1eme pour Cas Royal) à la' charge d'en avertir
inceifamment le Licureilant Criminel. ibid._
Voy. Juges d~s Seigneurs, Interrogntoi,'es.
FINS de non-recevoir ). &amp; de non-procéder• .I1t1-'t
"

1

0

1

1

mot Exceptions.
Voy. Acquiefcemens 2. Appel 2. ·
FISC. Voy. Domaine, A mende 1.·
fL-ETRISSURE .. au mot Marque.
FOI. ProfdIlon de foi. Voy. Ordres L Pifa 3':'
FOL Mauvai[e foi. Voy. Fru'its 3.
_,
FOIRES. Sont toutes établies avec la claufe que tr;
1

le jour marqué [c rencontre n.n jour de D~manche
ou de Fète (olemnelle, la foue fera renu(e au len..··
·demain. Edits de leur. étabLiffiment ...
Et fous la condition qu'il n'y aura atlcU11e Foir~:
àéja établie aux mêmes j~Jurs, à quatre licuës à. la;L
)to'

ronde. ibid•.

. iifl i
Q
..

1) /

•

�FO:(

186

1

On ne p,ut faifir po.ur d~tte ci vîl,e Cl~ t cm S de
foire, un jour aVatlt) &amp; un Jour ~.pres. 2,7 ~ Janr(J.
I.

146~. Voy. aux

1

Notes.
.
",
..
Les Juges-Con[uls connoufe.nt du comm/erc~ .f~ut
pendant les Foires tenue~ au heu de leut etablIlTement-, lùr[qu'il n'y a pOU1t- de Jllge COll[crvatCl1J:
établi. A'Vrû 1673, 12.. 8 .
.A leur difaut le J!lge Royal d,4. lie.u en conno# ) i f
juge ~onfulairemer/.t.
. .
FOIRES. de Lyot'}. Voy. Change 10. 15. 18.
FONCTIONS Eccldiaili&lt;lues ..VOJ •. Abus 5. Com ...
-1:JlaÎnte ~r
A .
.Jr

Vij~ra

! •.

A .

1

FONDATIDNS. Ne peuvent etre acceptee~ par
les Marguilliers &amp; Fagri.ders, [ans · l'av Îs du Curé •.
l '575J:. Blois 5- 3 .. Voy. Main-morte) Vifttes 2~.
- .FOND Perdu. Voy. Hôpùaur. 1.

,

FOU

r8T

FOUR à BAN , ou public ,ne peut être bâti C'ou-.
tre la muraille yoifine , fans lai{[~r le tOl.1r du Cha.t~
Stat: Bomy p. 36. Voy. Bannalité. ,
FOURNITURES. Voy. M ar-chan-ds 3. Ca-bar~
tie-rs 1. Sommaires, Committimus 7.
FRAIS de Jufiice . . Au mot Crime 2. . Dépens.
FRANC-Salé. Au mot Sel l ~
.
FRANCHISES. Au mot Frife de corps 5.
FRAUDE des Créanciers. Voy. Banqu eroute 8', ~
FRERES. voy- Degr-és.
FRET . .dù m ot NoLi(e ment·.
FRIPIERS: Ne peuvent acheter d'àuf,un Conrtier~.
?U d'~ucl1n~ CO~.Irtiere ')- clont le 11011; n.c [eroit point
I11fCtl t au Regllhe de la Police) a peine de puni ..
tion exemplaire. Reglem. du 19. Ju illet 1745 _ FRUITS. Sont reftimés en efp6ces pour la der-

. .FORAINE. Nu} veél:igal , ou &lt;hait, eft J'û pour'
qui eft tr.allfporré pour le p:l:opre u[age, &amp; non
p OUl: vendre,. en arraifoonan t les. Fermiers. Statut;

niere ' année, &amp; au prix courant de -chaque.·année
pour les arrerages)-, eu égatd aux quatre [aifons~

Mourgues p. 368. Maffo p.

La quantité peur- ~tre prol1véb par Témoins) art...3. bien que l~u r '7!alevtr ,excede la femme de 100. liVQ

,e

Voy. Liv res 4. .
FORCALQ UIER. Les Filles une fois dotées
191.

à
Forca!gu.ier) n'ont plus rien à prhen.ch,c Üu:. les.
hicns des ConCh tuans .. Sept .. 1. 6 7&amp; •.
FORCLU SION . Voy. Défl'6ut Ll&gt;.

FORM A-Dignum. Au mot Vifa.,
l'ORM ULAIRE. Obligation de le ligner , à- peiae"
d e pert e de tout.Bénéfice. A vy. 1C64 .er Avr. 166 5_
I l n'eft pertu is d'exiger, ni introd-aire aucune nouvelle Formule de [ou!èriptioll , [ans déliberatioll da
e lcrgé •. te:vê:më de l'i\.utorité ROJ ale.. 4. Août
17 2 0 • 3·

On ne. peut prendre po!fe1Iion d'aucun Bénéfice ,.
fans faire npa rolr de la iignaturedu Formulaire. 16 ",
J.. .Ji~le: I~' ~~: er ~v:~,t 1665 . Voy . .11~~} 2.. vi/flt 4~.
Fe R 1 Dl TE 10 1 d etude. Voy . Recepttons.
';'1".' ').,. -1,
D" ... ' r n 7(('
;;

,&lt;r!..~ ~

11'

, 'Jo. .. ....:~.,

L ~V-~~\,.. ~ J/ O)'. "~~.~i,rfln~,·e,.S .~~

•

1.667· 30. r.

,

Il doit être fait R-APPO&amp;T chague -[émaine~
dans les Villes &amp; B6urgs Olt il Ya Marché) du prix:
du bled ,. &amp; .autres gros fruÎts-. art. 6 •.
La preG. ve du prix en eft faite par les extraits des
Rapports, &amp; Ilon · alltrement. art. 8..
~
2.
Dans la RESTITUTION des fruits, on ne
compte ni les Agneaux, ni les Pourceaux 'à la.
IPammefle. 20. l~ai 1547.
Depuis qu'ils ont celTé de tetrer jU[llu·à·. un an, on
les comprf:l trois pour deux. ibid.
1.0.

a1'i a deI,J.x, quatre Pourceaux comptent pou~
t~,OlS. Ibid.
Les fmits des Chevaux, J llmens &amp; Bœufs , [on tcomptés; à rai[on de huit pour cent de leur valeur
~q,tU c.hu~ue. anl'lée ~ ~ d.~. doqQlc;. eJl~~S de d.Ql.lbid~
D ' Un

....

- f

•

,

�1

. FIt tJ

i:~nr

, . tes Fruits (ont .refritués· non feulement crepuis~
la conteûatlon en caure, mais depyis la demeure
&amp; MA:UVAISE FOr. - 15 39. vil!. 94-· .
Avec contrainte var corps ,. s'ils c:zccdent 100_
li v.16 67. 34··1.. ·
VOJ. Dîmes, Brw, ImpoJit-ions, Grapillage, Glaneurs_
FUITE. Voy. Bamweroute
13 ,
J
FUNERAILLES. Voy. Rel~gieux. ,
tURETS. 'Déftn[cs à tous ceux qui n'ont pas',
di-oi t de cha1Te de tenir des l-:.'urets ) ou les porter'
:aux chZlFnps, à pein~ de 300. liv. d'am ende la ~re­
miére fois, &amp; de peine afHiéti ve en cas de reddl ye ..
.Arrh de R:eglem. du 16. iYlars 1751.
FUSILS. Voy., Chaffè 2.
FUTAILLES. Voy. Affttrem's 10. NoZ:is. 8. Vol~
~

1

G
.A G E S. Appoi ntemens.
C7 comptes
1 1.

Voyez, Parlemem 6a .

GAGES. Sabires. Voy. DM7JCJ1-iqucs 1. 1vfà1&lt;ùûers ,
ll..epy , Etat 1. Sommaires.
GAGES. Prêt [ur gages) ne doit être fait que par'
-a.éte,paffé p.udevant Notaires. Mars I673. 6. 8 .
A peine de rcfiituriol1 d~s gages) avec contrainte
par ~~rps, [a~'ls pot1~oir y prétendre pr~v,ilége. art. 8.
L J.\.tle dOit exprzmer la Comme prëte-c &amp; les; Ga,.
ges , Ol! faire mention de la [·a.étuze ) .ou inventaire?
&lt;iili les énonce. art. 9.
. GALVRES. Dans l'ordre des peines, le BanniffemC'nt perpetuel eft plus rigoureux CJlle 1a Galére a.
tems , &amp; moins rjgoureux qUI! la Galére à vie.
16 7 0 • 2 ).

I3·

La moindre condamnation aux Galéres étoit':
autrefois pour dix ans. lvo,,(Hmbr~ i 56 ~h 2.2.. !-IO&lt;'(l..
1.

.

GAL

~~6. &amp; pour neuf ans) 1... Nov. 15'97. Elle eft reduit~ ~uj()urd'l1LIi i cing ans &amp; à trois ans. -Voy.
Mf,trzmer s 3. Incendies # M endians~
1... Les ' Capüai,nes de Galére doi ve~lt cong-édier
T

le~ co.ndamnés après leur terme ex,piré) à pe41e de
r nvatlOn de leul'S Etats. 157'9.- Btois 1..00. '
Voy. M a,rque , Lettres-de-rappel' 5.
GA~ANT~ES. Les Garans, tant formels, pour
les matzeres reelles e:r hJlpothécaires , que {impies) en
lionféptence d'une con'Vention , [ont a1Tl(Jl1és fan~
C~LUmiiIio~l ~1~ ,Manden1em:, en quelque fieu. qu'ils
!OIent domlcüies. 1667. 8. 1.
Si ce n'cft devant les Cours. Ibid~,
Et tem?s. de .p rocéd er devant le Juge, où la dc:.. :
mande ong1l1auceH pendante. art. 9. ou 8.
A 1110ins qu'ils [oient privilégiés. Ibid:
Bornier ibid. art. J.. au mot ftmple, en excepte les
·Garans {impIes, &amp; prétend qu'ils peuvent demander
d'être,.renvo.yés devl\ant Îeur Juge) pour y faire décider s 11s dOIvent erre garans ou non: c'eft une er...
reur pour laquelle il l'Je cite aucune autorité.
.Mai.s s'il paroît par écrit ou par l'évid~nce du
fau ) Clue ~a demande originai re n'a été formée que
pour tradUIre le Garant hors de [a J uri[diétiol1 ) 1Q
Juge doit y renvoyer la caufe. Ibid. art. 9. ou 8. '
.A. peine d'être intimé &amp; pris à partie en {on tlOm ...
lbzd. au cas où le renvoi aU'f:oit été requis.
1. Le DELAI pour appeller Garant eft de huitai~
ne J &amp; par-deifus d'un tour pour dix lieuës , &amp; au~
tant pour retirer l'exploit. Art. 3. ou 2..
'
.Le [econd Garant ou Confregarant a un pareil dé"';
lal. Art. 7. ou 15'L?r[~u'il y à pluGellts.Garans pour une rnçme Ga,
rantle, 11 n'y a qu'un [eu] délai ponr tous) fui vant la
~el~el1re du plus éloigné. Ibid.
L~, dCill&amp;1lJ.deUI prÏllç!pallle Fcqt lever auçun D~~:;1

1

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, . tes Fruits (ont .refritués· non feulement crepuis~
la conteûatlon en caure, mais depyis la demeure
&amp; MA:UVAISE FOr. - 15 39. vil!. 94-· .
Avec contrainte var corps ,. s'ils c:zccdent 100_
li v.16 67. 34··1.. ·
VOJ. Dîmes, Brw, ImpoJit-ions, Grapillage, Glaneurs_
FUITE. Voy. Bamweroute
13 ,
J
FUNERAILLES. Voy. Rel~gieux. ,
tURETS. 'Déftn[cs à tous ceux qui n'ont pas',
di-oi t de cha1Te de tenir des l-:.'urets ) ou les porter'
:aux chZlFnps, à pein~ de 300. liv. d'am ende la ~re­
miére fois, &amp; de peine afHiéti ve en cas de reddl ye ..
.Arrh de R:eglem. du 16. iYlars 1751.
FUSILS. Voy., Chaffè 2.
FUTAILLES. Voy. Affttrem's 10. NoZ:is. 8. Vol~
~

1

G
.A G E S. Appoi ntemens.
C7 comptes
1 1.

Voyez, Parlemem 6a .

GAGES. Sabires. Voy. DM7JCJ1-iqucs 1. 1vfà1&lt;ùûers ,
ll..epy , Etat 1. Sommaires.
GAGES. Prêt [ur gages) ne doit être fait que par'
-a.éte,paffé p.udevant Notaires. Mars I673. 6. 8 .
A peine de rcfiituriol1 d~s gages) avec contrainte
par ~~rps, [a~'ls pot1~oir y prétendre pr~v,ilége. art. 8.
L J.\.tle dOit exprzmer la Comme prëte-c &amp; les; Ga,.
ges , Ol! faire mention de la [·a.étuze ) .ou inventaire?
&lt;iili les énonce. art. 9.
. GALVRES. Dans l'ordre des peines, le BanniffemC'nt perpetuel eft plus rigoureux CJlle 1a Galére a.
tems , &amp; moins rjgoureux qUI! la Galére à vie.
16 7 0 • 2 ).

I3·

La moindre condamnation aux Galéres étoit':
autrefois pour dix ans. lvo,,(Hmbr~ i 56 ~h 2.2.. !-IO&lt;'(l..
1.

.

GAL

~~6. &amp; pour neuf ans) 1... Nov. 15'97. Elle eft reduit~ ~uj()urd'l1LIi i cing ans &amp; à trois ans. -Voy.
Mf,trzmer s 3. Incendies # M endians~
1... Les ' Capüai,nes de Galére doi ve~lt cong-édier
T

le~ co.ndamnés après leur terme ex,piré) à pe41e de
r nvatlOn de leul'S Etats. 157'9.- Btois 1..00. '
Voy. M a,rque , Lettres-de-rappel' 5.
GA~ANT~ES. Les Garans, tant formels, pour
les matzeres reelles e:r hJlpothécaires , que {impies) en
lionféptence d'une con'Vention , [ont a1Tl(Jl1és fan~
C~LUmiiIio~l ~1~ ,Manden1em:, en quelque fieu. qu'ils
!OIent domlcüies. 1667. 8. 1.
Si ce n'cft devant les Cours. Ibid~,
Et tem?s. de .p rocéd er devant le Juge, où la dc:.. :
mande ong1l1auceH pendante. art. 9. ou 8.
A 1110ins qu'ils [oient privilégiés. Ibid:
Bornier ibid. art. J.. au mot ftmple, en excepte les
·Garans {impIes, &amp; prétend qu'ils peuvent demander
d'être,.renvo.yés devl\ant Îeur Juge) pour y faire décider s 11s dOIvent erre garans ou non: c'eft une er...
reur pour laquelle il l'Je cite aucune autorité.
.Mai.s s'il paroît par écrit ou par l'évid~nce du
fau ) Clue ~a demande originai re n'a été formée que
pour tradUIre le Garant hors de [a J uri[diétiol1 ) 1Q
Juge doit y renvoyer la caufe. Ibid. art. 9. ou 8. '
.A. peine d'être intimé &amp; pris à partie en {on tlOm ...
lbzd. au cas où le renvoi aU'f:oit été requis.
1. Le DELAI pour appeller Garant eft de huitai~
ne J &amp; par-deifus d'un tour pour dix lieuës , &amp; au~
tant pour retirer l'exploit. Art. 3. ou 2..
'
.Le [econd Garant ou Confregarant a un pareil dé"';
lal. Art. 7. ou 15'L?r[~u'il y à pluGellts.Garans pour une rnçme Ga,
rantle, 11 n'y a qu'un [eu] délai ponr tous) fui vant la
~el~el1re du plus éloigné. Ibid.
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Iorfgue la dema:1d'e eo G l.l"l'orie Iu,i

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été fIg.,.

dcur p nnczpal.
V~J. Change 18~. B.eflgnations: Evocaûo'fl,S 3.

l1iliée, &amp; \.1ue Le délai n'eH: point échû. Art. 5·
I l n'y a aLlcun plus long débi pour am~ni~r ~a ...
rant, pas même [OLlS prére &lt;te d:: Minorité) l.)1C'il
d"Eg.1ife) ou autre cauh: privilegiée. Art. 6 •. Ot-t 7
Si la Garantie après les délr:,ts, n'ta pOlnt -cn
état d"être jugée avec la caure principale, celle-ci
pourra être jugée trois jours après. a.voir fait ligniber qu'elle el1i en état. Art. 13.
Et 6. les deux inftances étoient jointes, le même
jugement en prononcerait ta disjol1ébon. ibid.
C'eft en, ce Jens que nous difuns que la Ga1'antie
n'"Jrréte point le jugement du prirJ,cipal.
2. L~ Garant FOR MEL peut prendre l~ fait &amp;: caufe du. Garanti, leque} eH alors mis hors d' in Üancc ~.
&amp;'il le requiert a vanr la contdration. A rt. 10. ou 9.
Mais il peux y ailifier pour la con[ervation de [cs
droIts. Art. II. OU 10.
Le Garant SIMPLE n'cft point re~û à prendre Ie
fait &amp; caufe ,. il peut feulcment intervcnir fi bon lui
{emble. Art. 12.•
3. Le Garant cft tenu des dépens de la caure
principale du jDur qu'li a été appellé en Ga.rantie~
w

.Art. } 4:.
Ee 11 'n de ccux fa its auoaravant, Gnon de l'ex..·
ploir de la demande origi:laire. ibid.

En Garan tic .1f.."o' r me Ile , les J l1 ba emens rendus con ..
t re les Garans font exe c ut~ires [ontre les Gé3ramis:
~ptès qu'ils leLlr ont ~te fignifiés. Art. 1). OU 11.
Sauf pour les dépens dommages &amp; interêts ) qui
.ne s'executenr que contre les Garans. Ibid. e- par'
,onfequent fans retour contre le Garcm.ti.
Mais en Garantie fimpIe) comme le Garanti cft·
lU procès en qualité de 'Veritable partie) toût cft
executoire contre lui. fau! (on recour$ en 'Vertu dut
tacü çqnrre t~ G.flr~nt ~ à t'ejfet de. quoi.il doit le fi';; . .
J

19 1
ltJ!ifi~r ij-la liquidation de ce qfltÎ eft d" au ieman...

1

GARDE-COTtS, Voy. Amzrautés.
~A VI! EA ~X. Voy. Madragues 1.
GENERAUX. au mot Tre(oriers-Generaux
'G ENS du Roy. Aux ~ots Parquet. .A~ocatJ"
·Generau '!C. Procureurs,-Generaux. Subjtitfits. Procu ..
reu1's-du- Roi.
~ENS-de-majn-morte. Au mot Main-morte.
, GENTILS - I:I0MMES. Voy. Nobleffi. Grand ...
Chctmbre. P 'r e'Vot). Seig neurs. Homicides ..
?E~LIERS CONCIERGES. Doivent f~avoir lire' .
&amp;ecnre. 1670' '3.2.
Exercer en per[onne. Art. 5. Voy. Ecrouës. '.
. ~t ~onner des gap~s ~·ai[onnables à ceux _par eux:
prepo(es) pou~ les azaer a la garde des plifons.Art. 4.
A~cun HUlfIier , Sergent) Archer, ou autre
Offic1er de lulhce ne peut être Geoliei:) Greffier de
Geole ~ Concierge) ni Guichetier; à peinë de
JOo . .hv. d'Amende, &amp; punition corporelle s'il y
echCOlt. Art. 3.
.
1. .Ils ne payent a~ct;Ine ferme au o-omaine pour
les Pn{(ms. 1 L Juin 172.4 •
2.. Leurs droits pour Vivres, Denrées) Gires,
Ge~,Iage) Extraits d'élargiffement ) 011 Dechara-es ..
dOlvent être reg lés par Je Juge) &amp; expo1es dan~ un
T ARIF au lieu de la Pri[011 le plus en v~e. 1672.
13. I I .
'
.Sans 9u'il leur [oit permis de prendre ~rien deS"
Pr.r{0l1111erS en Argent ou. Vivres, bien que volontaIrement offert,{ous prétexte de bien-venuë.Art. l 4.
Même Jéfel1[c .pour le DOYEN des p,ri{onniers.

1bid.
Ils ne doivent ni cacher leurs hardes ni les

traiter, à peine de punition exemplaire. Ibid.

.1

"

malJ

�' ''J~!J.'

GEO

.

.

'

fOlSau terroir d'Aix,

CONSiGNA.)
N i recevoir ou retenir ,lUcun drOltde
J'
Î1
""1 ON recette ou aarde fLlr ' les (lel11erS conng nc ,
~,
b
~
A
entre leurs mains, à peine de ,COtil Cl1lHO~l.
rt. 3 ~.
Ni aucun autre droit ou [alall~e pOUf n:'er les Pnfooniers des CACHOTS, bien que volontairement of..
J.

.

,

~l'Aix.

ibid.

Voy, Grapillage.
GERBES . . Aucun ne peut amaifer Gerbes dans le
uen ou dans l'autrui à heures [u[peCtes, à peine de
IVQI '&gt; &amp; àe 5. loIs Four chaque: Bête) &amp; à chaque:

-

fois

p

Statu.! Bomy

J93

4:' ..1

GOUVERNEURS. VO'
or' art. 23·
dl'
)'. Te Deum. P~rlement
/
R. eqttetes- u-p':f, au 3. . Decret 3. Pare'
r

•

,

)

2.

Mu. Grands ..

JOU1'S 1.

GRACE. Au mot Lett1'es-de- Cha ncellcrie.
GRADE. Vov
B enel:res l U ·
fi /
GRANDJ '
j~~
•
riZ ver [.tes 1 .
. . CHA MBRe. du Parlement Conn "
pal" Pnvllcge du crim~ de Lez~M , ,'n'
Olt
Pro'V 1
&amp; d
aJClle. 1) 3 ~
. 3',1.
es cas re[ervés au Parlement, tan~
par les
anCIennes
Ordonnances gu"'- t'la r-1 es a llClennes
.
n:
'
e011111tu t lons , &amp; allf"res cas "1
' pour
d
&amp; / 'd
\.
.
qll
1
peut
retenu
.
g oran e eVI ente cau(e, dont l'honl'lcur &amp;: la . [.
Clf.l1Ce ,des J~ges [ont chargés. Ibid.
con De ,la PolIce generaLe ou o-rande P 1-' '"
.
,1682.. '
b
0 le". Fivrier

f ert. Art. 18..
.
Ni recevoir auCul1~S avances pour la. Nournture ,
Gite &amp; Geolage des Pri[onniers: Art. 22.
..
Ils font tenus de donner QUIttanCe de tout ce qUI

leur, efi: payé. Ibid. 1 .
,
,,
"
'
00
Le tout à peme d'1l1ter.:11éhon, 3 • hv. cl A.meode &amp; puoitioncorpo~clle. A~t.? 6. .
,
;. La preuv.e des .Exaé'no~ls, Exces , V101entcs,'
&amp; Contrayentlons des Geohcrs, &amp; autres emplQycs
aux Pri[o'ns, efi: complettt ~ar la depo~tion de. 6 .
Temoins, qui dcpo[e,nt .chacun d'un falt finguller)
{jl1oiqu'inrereifés.,Art. 37·
_.'
Born icr j1~r l' ai't , 20. ,prétend que lé! 101 pumt de
Mort ceux qui ont abuIé de leur prifonniere, bie!1
~ue publique; c'e/f u'()e erreur fur [es, propres citations, à moins qu'il y. ait eu force cr 'VzoI~nce.
Il ajotÎte /fJ.r l'a1't. 16. qu'ils [ont pUUlS de Mort
lor[qu'ils laiffent évader les Pri[onnicrs par Dol,
Corruption, Faute ou Negligence; les Loix qu'il
cite n'cm difent pas tl~,nt, e!lds ,'te parlent ql-Je d,,, Dol,
&lt;3' fupp~(er;t qltC~ le ca s (,oit grarue.
Voy. Ecroftè's, Pr~(ons. prifonniers.
G,LANEURS. On ne peut Glaner tant qu'il y a
:Gerbes au Champ. fJ.ns la permiffiondu .Maître..
Statut Bomy p. ~ 4- art. 21.
A peine de cinq [ols pour chaque fois an terroir

GOU

W

-

-

l

-

Des Procès concernant Ies ·CoLLEGES l b 'd
De çeux où l'Ordre de MALTHE dl: Îl~t('r:;'&lt; [" J
DI" CPllX cl D
&amp;
'
- ,,-nL. ?t",-.
p '. ,- - es lICS
PaIrs pOllr rai[on de leurs
aInes. 1667.

2.

14. ou

12.

D~ ceux de l'Hôtel· Dieu , du Grand Bureau 1
Pauvres. &amp; de l'Hôpi tal GeneraL de l a ct .?~S
ibid.
.
. tlante.

Des droits des Archevêchés)
Eve"cbe's
"
, CLua.''I ltr{'s
Al b
manderies ' d.... . St"\. , Jeall dA 'J.JeIUl('' \ ,
l ) a yes , . Com
,
cm, Corntes, Baronnies, Villes &amp; Communauté"1)3). Proru. I. 53.
s.
1;:

(

mbre connoi{foit ' par l'r.
l'
de
/La. Grand-Cha
d
~ (j lt
creatIon ' u Parlement
.f " . ) des. cau(es des Pl1pl' 11 es
Veuves &amp; llurerables per[onnes. Juillet 1
'
'
b,r;
5°1.
art.
2., C ~ que nous no jerruons que pour les pau'vrês
~ mifera~les perfonnes. Voy. Pauvres.

' '
Pl"
'
"
l1CClnte
(lU a aIS. Ferurzer 1682.
.
Des ·p~ll1·rujtcs cont~e les U[urpateurs des Benefices &amp; bIens EccIefiaihques. 1580. iv[eiun 3o. Vo
Ufurpateurs.
~.
.1

Des cnmes &amp; rixes qui arri von t dallS l'·c

R

,

�•

-G R

194

A, '

CRA

__ "Il
. , .
l 9J
Grlipz er att terrOIr (l'Atx dans les. Vicr.nes clf"-ut ...1
f'.
• If':
dtJ
""
1. U
~
lans penTIllilOn tt MaÎtre. à peine de 5. [ols deTIan pour chacun, &amp; à chaque fois. Statut Bomy
p. 53. art. 1 J •
.Si ce-n'dl l~. jours àprès la Venda.-l1ge . finie, à:
pell1e du Carcan. .Arrêt de reglemmt d~ 12.· .Av/J.;:

De l'execution de l'Edit concernant les Geris de
.Mlain-morte. Août 1749. 29. Voy. Ma.in -morte 5·
Des appellations. des Sentences r~ndues pour ~r~- '
mc de Duel. Fe'Vrzer 1682.. &amp; me me en prenllere
in!1a.niCe. 14.. Dùembre 1679. Voy , Duel 6.
Des appellatIons pour fauffe 11101Ù~Oy~. comma
crime de Lcz,e-Majefté. Voy. l:ez"e-Ma;ejte.
Des appellations des Elcéhons de nouvel Etat.
2.2. JuiLLet J669·
DfS Procès évoqués d'un . autre Par!~.l11ent.
Des OppoGtions .des TIers non OUlS. Regle~e~t
de l67%. .. ttnnot. art. 15. 10rCqu'elles font pr1nc~ • .
paIes put feulement. Arrêt de reglenumt dt/; 5· jum

,

Il

Iv1ême LPeine contre ,ccux qui recanl1ent. Art. %'8-•.
Vo..y. G aneu'l's.
GRASSE. Voy. Sieges.
GRATIS. Voy. HôtJùaux
Sacremens. Pt;t!,(([)res.

17~o.

Du refcindant des Requêtes-Civilcs.1667·3~·2.'1.·
Des Appellations comme D'ABUS. Reglement de
1.67 2 • appels comme d'abus. Art. 1.
Des procès des ptivi}egiés après le renvoi requis,
tels que les Eccldiafhques, G;:ntils-hommes) Seèretairts du Roi, Officiers de juftice ql1i ont accolÎ.
1
' dlre, 1es
me o.'y
etre luges. l 670. 1. 21. C' eft -aLieutenam ê!i' subftituts des Sieges.
. Le renvoi peut être requis en tout érat de caure,
pourvû que les Gpinion~ ne [C?icnt pas commencées
à la Tournelle. 1670. 1. 21.
Sans qu'il foit permis de varier aprè'i le renvoi
requis. Ibid.
Des :tpvcllatiotl'i des Jll~es de Police, peur contra.ventions des Il(1primeurs. 12. Mai 17 1 7.
1. Ceux qui ont le droit d'y plaider en premiere
infial1ce, peuvent y faire donner les afIl(J-nations
[ans Arrêt nicommilTion. 1667. 2.. 14,
Il..
Voy. Homologation. Parlement 3·
GRANDS.CHEMINS. Au mot chemins.Voy.Rouë.
GRANDS-JOURS. Au mot jours.
(JRAJ?!LLAGE. Il cO: déf,ndu de Rapugar 011
1

,

A

1739·

. ,

•

a::

-

2..

Pre'vdt. Compte$

I!d

.GREFflEP S. Répo.Mdent des fautes· de leurs com~·
.nus. 156 o. Orleans 78.
1. Doivent tenÎr REG 1 S·fRE relié &amp; chiffré
èonrcnan.t au pretnier feüiUet le nombre{ des L~illcts.
dont tl eft. compo(é , .&amp; Y tmregiA:rer tour es les Pro-cedures fa~t~s ou appollltées, par leur date) l~ nom
&amp; les ql1altt?s des panics. &amp; du Juge. 1670. 6. 18"
.Sans y lalifer aucun blanc) . &amp; [ans droit, ni frai~.
Ibzd.•
Ces R~gi~hes doivent être parafés par le Lieute ...
nant Cnll.1tncl. Ibid. à l'exception de ceux des:
Cours. loi).
2
Ceux 'lui ont droit ~c prendre COMMUNICAf'l'ION des p~ocedures, doivent s'en charger [ur ce·
Reglilre. l bzd.
Il dl: défe~ld~l :tux...~reffiers de com~nuniguer au,X:
antres) les ll1rOrmatlOns &amp; amres pIèces fecret. te~
dèS Pro.cès. Art. l ~.
Et d~ fe défaifir dc's MJNUTES, fi ce n'cft entre
les maIns des ProcureUJS du Roi &amp; des Procureurs
Juri(diéhonnels, gui marquent le jour &amp; l'heure
dans 1~ ~hargement , &amp; les rapportent au plus tant
en trOIS lours. Ibid.
/). peine contre le Greffier d'interdiél:iol1, &amp;: 100.

R ij

�~6
GRE .
.
Ev. d'Amende, moiti:é à la partIe. lbld. Voy. Sct.
gneurs 1.
. .
d'
J

-

1
,1

cès \ &amp; doit les remettre 14. heures aptes le,Juge ..
mCnt
[OllS les mêmes peines . .Art. 16.
B~7~: ces cM, c'efi: au GrefIier à garder les procedores Criminelles [a~1s 'lue les Lieutenans &amp; Juges
puiffenr S't'l1 faiiir, à peine. d'inrerdiétion. Regle.
ment de 1678. 4. 8. Voy. Sugneurs 1:
Les Greffiers èommis par de,s OffiC1ers , .dolvent
remettre leurs minutes
, au Grdfe dans 3 .mOlS. 1 6672.2. 2~. Voy. Enquetes :t.3.
'.
.
Et daI~s tr()~s jours s'il s'agit d'une ll1foJ;matlon..
1670. 6. 17. Voy. l'riformations 9.
3. Les Greffiers ne font taxés dans. le lieu de leur
demeure-, que pour l'expeditiol1 de la Groffe des
procedures. 1667. 22. 23.
En De(cente, ils font taxés allX deux tiers dl1.
Commif1l:l:ire; c'efl-·à.dire) dava·nt les Cours 80.
li'V. (3' avec partie Civile 14. li'tt,. 16. f. 8. d. au.y;
Sieges 5. li'V. 6. f. 8. d. er !lvec partie Civile 10 •.
liv. aux]ur~!'di[/:il ,j 'S Royales 3. lilt). 6. f. 8. d. Cl'
avec partie CiviLe 6, li'v. 16. OSfobre 1684.
La Minute &amp; la Groffe comprifes ibid. (ans qrt'il~
puilfent p.rendr~ leurs jOurnées &amp; la 'Groffe fous au-

4

J

11

,

Et den e.nvoyer certIficat lrgne d'eux ' aux Procn~
rc?rs ~u ROI du Rdfort, autrement. c011traints.
[allie oe leur Tempore1. Ibid...
t.
Voy. Executio;1, exoine 1.

ou

/

Cllnpretexte. 166 7.22.23.

4. Ceux des prem ieres juri(diétions doivent
el1voyer chaque annte en Août &amp; Décembre) un
extrait de leur Regiflre cr'iminel) au GrtH~ du Siege od. refferti1Tent leurs appellations. 1670. 6. 190
Ceux des Sieges &amp; des MaréchaufTées) doivent les
envoyer au Procu·renr General) au commencement
de cba'lué' anl~ ée. Ibid.
5· Le s Greffiers 11e peuvent refurer aux parties la
communicauon des ]ugemcns &amp; Arrêts fous llIé-z:

I?7

~ei:te de déf~ut de p.ayement des Epices. Mars 16 730
€. Voy. EpICes 5.
Pour les cas où
Ils doivent
fie-ner
770W
Enq'.
' 't es
'
,
C l ' 1"1./.
ne
~. e;J' Ii'Jformatzons 7.
Voyez De{centes 7. proCès-criminels 9. Secretaires
GR~FFIERS-DE~GEOLE . VO)/. Ecrouës.
."
?"REVE. Voy. Rzva,ges. Amiraz,ttés. Pefche.
GRI~AU D:Barol1l1le avec jurifdiéhon d'AppeauO)
confirmee. Novembre 15 6 4,.
/
GRJ.EFS. Voy. Ecrit~. Avocats y.:•.
• GRIGl~AN. Comté. Etahli!femèl1t d'uri Juge"
lAppeau a,Gngnan. 22'. Fevru1' IS37. ,
GRC?~S~-A VANTURE.Au mot R etol4-r-de-T7oyage" ,
GRO()S~s. des Procedures. Voy. qreffiers 3. lvfio
nutes.
. GROSSESSES. Le recelcment de Gro{fe.fTe &amp; . En~,.
fanten;enr pun~ de MOH" fi l'un &amp; l'autre n'a été
de~lare) &amp; s'd ' n'y en a temoig,nage (durant. Fe~'
vner q) 6. 25. Février 17 0 8..
'
Même ~e .la Vic ou de la Mort de l'Enfà:nt. Ibido.,.... Il..efi enjOInt aux Curés, &amp; Vicaires, de· publier
E..t.:ltt de. '! ).)6. aux Prônes) de trois en trois moiso .
2. 5.Fev:ur 1 7 0 8.Arrét _,,~e reg~em~n.t du 8.M:û 174.2.

Le Rapporteur pet:l! auffi, retIrer les ~:11'lutt:5 ,e~'
procedures, pour s'en [ervIf da.ns la vlù~e du Pro-

"

GRE
,

•

GR 1!Y.t~RS. Au mot Juges. Gruycrs.{.
GUET-a·Pens. V@y. Homicide.

;
H
,

/

\.

.

•

�e

HEU

19 8
H. At'
HAZARD. Voy. _Jeux •. _,HERBES. Voy. Bled. Cr/affe 5'.
B ERESIES. Vo)' . Dofhine. ~

Vny . ..Apr~s dînles.
J

,

" ,

HERITIERS. Ne peuv€'l1t etr"c wll!tues par ,Td:
t~a1T)ent ) s'ils. De [ont nés &amp; COl1~t1S lors du deces dl1
Tefiateur. Août 1735" 49·
,.
' .
1. L'Heritier (oit ul1iver[e! ou parncuher) d?lt
être cQD(Jderé en pays-coûtumier conllne Legataire
~niv. er{el ou particulier, fi ce n'eft pour le.s meubles,
droits &amp; aé1ions • qui (l1iVe~lt ,la per{ün~1e. ,Art. 7~·
le tF.,CATAIRE UNIVERSEL ou partIculIer, dOlt
être codideré' en Pays de dt&lt;&gt;it écrit) comme He:rÏtier univer{el ou particulier. A,rt.68. es
Sans 9u 'on puifIè oppo~e~ le VIce d.e la. PretentiOn.,, ,
fauE le {uFplement de legltune. Art. 70., .
Et comme L(:'crataire univerld ou parnculter pour
b
".
A
6
les lm meùbJes limés en Pays coutumIer. rt. 9·
Le tout [oit que le te!h,UJ1~l1t, ai: été fait en Pay~
coûtu l1Iier ou en Pays de drolt, e~nt . ..t1~t . 69· er ~t,.
2,. L'héritier &lt;lui n'a recuëdl1 &amp; ag} qu'el~ v,ertu
de la CLAUSE CODICI~LAIRE , n'dt plus re~.\:l a re- ,
ct;ëillir par TeHament. Art. 67·
Mais s'il a ci'abord agi en: vertu du Td1:ament ].
jl peut [e [ervir de la daule codicillaire) j~1[llu'all,
Jueement ou Arrtt défini,tif. Ibid.
~,L'Héritier PRESoMPTIF doit s'ahCknir de l'cn'!'
trÙ d(·s Cout'i) Chambres &amp; Sieges pendant le Ju,
gement. 157.9- Blois 2.2..
Et ne peut demcu.rer Juge. !667· 2.4'. 10.
Voy. Ir.'t'entaire , Eleéticn , Prét.erition, JHges-Con-.

/9,..

.

,"

fuIs,

Main ~ morte 1.

HEURES dl;! Palais. Les féances fo.nt de fix heures ju(qucs à dix) avant Pâques; &amp; de cinq à neuf
;! pres Pâques. 15 35. Provo I. 8,
La prcll1iere heure doit être employée aux menus
.appoü~tcmens; Regiftte~ .~ Requêtes
J art, :;.
,

,

HEURES. ,L'expreffioll de l'heure dl:' fans effet
. dans les provl!l.ons pour Bénéfice. 10. Nov. 174 8
':Voy. Date. Service Divin.
.
HIERES. Voy. Sieges.
.
H?MICIDE. Ceux de Guet-à-pcns [ont punis du
fuppltce de la ROUE) fans commutation dt: peine
quelle qu'elle loit. Jt-tiltet 15' 47. 1.
~
,Même à l'égard des Gentilshommes &amp; des Comphces quand ce [noit pour a voir vengé une que:.
relIe) ou autrement. l 5' 39, Blois 190.
17oy. Lettres de remijfion 1. Lettres d'abolition ~ .
atte~'ttat , 'Vol, Memoire.
.
HOMMAGE. 'Voy. lnveftiture.
,HOl\lI.OLOGATIONS. Celles des Sentences Ar",
bltrales
fe "font par le JuO'n
. e .qui C011nOlt
ou q\l.l~
cl
·
)
, Olt ~onnoltr~ de la contefiauon. 2.7. 1vI.ars 1718
Et Il connolt de leur execmion , Cauf l'appel. Ibid:.,
~e ~arlelnent les homologue ~ &amp; cOl1l,.1oic de leu!:'
.cxeClltlon &gt; 101.Jque la conteftation étoit peBd
· Z'b'd
ante
devant 1ut,
t •
. ~l h~mologue ~ujJî les ~êliberaûons générales des
Cre~i1ClerS des Debzteur'S fazllis.
~(cell~s des COlpS &amp; Commt:lnautés) pour l"exé.
cut.lOn de leurs Statuts) &amp;. ren voye aux J uges ordi·~
naues les procès en exécution de~ mêmes Statuts
rallf l'Appel. 2.7. Mars l718. voy. àu mot Statuts)
It.ux Notes.
.
1
1

Voy. Repr

II.

I-IOP~TAUX. ~('urs Bu.reamc de direaion font

compo[es ch premIer OffiCIer de la J ufti ce du lieu
~~ Procur~l1r du Roi ou du Seif!;neur, du_Maire:
G un EchevIn) ou ConluI ~ &amp; du Curé. 12. Decem~

bre 1698.

I.

'

Ou:re &lt;:;es ~ireéteurs nés, il en doit être choiii
~e UQlS en t,r01S ~ns dans l'Affenlblée GénéJ:ale .le
,

,.

•

.

,

"

�200
H' OP
nombre nécelfaire entre les principaux BourgeoiS"" &amp;:
habita ns. art.

HO P

2.

Les Ecc1éGafiiql1es , les, Gentilshommes, &amp; l~t
Officiers en étoient expreilemcnt exclus. q 79. BloIS',
65. Au.iourd'httiles ,Gent'ilsho'1mhcs Y (ont admis.
Les Prélats &amp; autres ECCLESIASTIQUES en poffe[..
fion d'a voir foin de leur Adminithatiol1) y font
maintenus. Avril 1:6'95· 29,.
'
Les Archevêques .&amp;. Evêques ont· dro.i r de rrélidet
à COllS les Bureaux. ibid.
A leur ab[ence leurs Gral1ds-Vicaires peuvent y '
;;t1Iifl:cr ayC'c voix deliberative , placés. après 'celui qui
préfide, 12.. Dùembre ,I~9~. 11.
"
"
, de:'
Les débiteurs des HO'pltatlx, meme a' ture
loyer,.. ne peuvent être Reél:eurs ni Adminiftrateurs.
6. Août 1713.

Ni ceux. qui ont obtenu Lettres de Repy. Mars ,
J 6 73· 9· 5·
1. Les Hôpitaux ne peuvent recevoir 3 FONDS.
~ER DU à pfu,s gros i'nt~réts que lc tMtx de l''Jrdonnance , fauf d'accepter des liberali tés, fous la referve des i:nterêts au dénier vingt pendant la vie du '
donnant. Janvier l G90.
2. Il cft défendu aux Lieutenans &amp; Juges de pren-

dre aucunes EPICES &amp; VACATIONS des Hôpitaux~ .
Re([:lem. de 167 8. 5. 2 Z'.
'rY1êmes défenfes aux Greffiers, Procureurs &amp;l-Iuiffiers. Arrét de Reglement df.t 26. NO'1)f,mbre 16'71.
r I ,
.
CO}'!j0rmement au."C Lettr.es Plitm:es lU Mat 16+).
po ur l'Hôpital d'Alx.
Le tout à peine' du double &amp; de 1000. liv. d'amende. Ibid.
Ce qui doit être ob[ervé par tou'S' les :Magilhats·'Qm:cicrs &amp; Greffiers. Février 1692. fans expreffion"
de peine) qui aemettre ainfi arbitraire.
J:. L.es A.p~oticaircs &amp; Çhirurgiens CJ.tli ont · [t!,tvi

/"

2.01\

avec relidence dan~ l'Hôpital d'Aix durant fix an ...
nées enti~res &amp; con[ecmives) font rec;ûs Maîtres
dans la VIlLe) [ans chef-d'œuvre !li frais. la.n'vier
16.94-

.Après l'jexalne~ d'U~l bon !"1edecin , d'u~ .A~o~i­
caIre &amp; d un Clururglen ChOliis par les Admt111ftra~
tems. ibid.
Fait en leur pre[ence &amp; celle d'un Commiifaire
du Padement ) &amp; du Procureur-Général. Ibid.
Voy. Main-mort~. Requête ci'vile 1; Caufe pie.
,HOTELS-de- V Ille. 'Voy. ' Loge) Del?lis.
.HOTES. La preuye par témoins pour DEPO-r
faIt en logeant dans leur Hôtellerie, &amp; remis entre
leurs mains) ou entre les mains de l'Hôtelfe, dl:
rec;ûë au-delà de. 100. liv. (uivant la gualiré des
per[onnes &amp; les Clrconftances du fait. 1667. 2:0.4 ..
1. Ils répondent des hardes portée s C11 leurs Hô~
telleries) fi. ce n'dt qu'il y ait eu vol de force ou in ..
cendie.
Que le vol fort fait par d'autres logés dans la

même Hôtellerie.

,

-

Qu'ils aient été contraints à JOCTer.
'Qu'ils aient fourni de CJu oi fer~er les hardes.

Bornier ibid. fait ces dijli'fJé-lirms avec fondi ment ~
e3' /ttppoJe fans doute fur l", den,ine; qt1e celui qtti (e
plair~t ait refu(é de Je fervir de l'of/r'c) fans quoi
l'Hôte feroit rr-/ponlàble du défaut dc fureté:
2. Les Hôcf's &amp; Caban'tiers ne doivent: donner a
manger en Ca re me aucune viande ou gibier, tant
chez eux que da11s les malCûns) à peine du fouër.
.Arrêt de RegLement c:"" 2 6. Fé'Vr ier 1 G6 7.
Et de 500. liv. d'amende contre les COl1trev-e..
nans . Ibid.
Voy. Ctt b.~",.etif"'·s , rl)rtrtfi~te 7-

HUGUENOTS . .4ux mots Religion1Mires ~ N'l
CDfJ/vr:r!is..
)

1

�~

HUI

.zO%.

HUISSIERS &amp; Sergeos, doivent ~t~e ~gés de
25. ans au moins. 1560. Orleans 89 ·
.
Scàvoir
écrire &amp; fia-ner,
à p.eine de
faux, 2.0 . !Iv.
.)
0
.
1\

f\

.

d' amende, dépens) dom~agé's &amp; . mterenl, meme
dami les Jufiices 'seia-,ncurJales. 1667. 2.. 16. ou 14-.
vIL
1 . Les Royaux peuvent executn tputes .. erues
patentes, Arrêts des Cours; Sentences dês Jug~s y

par tout le R~ya:u mç (ans p~.rn::lllOn
ni p~reatis. M.a i ~ 568. 1~1a:s ! o~ aH pr~Juazce de
ceux établis dans cotl que ]UI'ifl!tUZOIt R0J: a1e •
,"
Tous doivent exploiter av t:' c moderanon ,&amp; n et re accotnpagnés que de leurs R{"cords.' 1 572.. Am'
\
boz);r,e 6 •
"
.
2. Ceux du Parlement ont leurs caufes comn11fes.
~n la SénéchauiIee d'Aix. No'Ve1'J'l~re 16 Î 4·
. Servent p:ir quartier. Hl. A'Vri1168'3. 1.
Ont droit de corredioll dans leur Communauté.

xcffonilfat

l'rt.

S)

18.

,

~. Ceux' qu'ils touchent de leur v~rgc en leur fai ~

{ant Exploit de juftiee , [ont tenUS d'obéïr fans refiftance. 1566. Moulins art. 31.
Ils doivent mettre le SOLVIT a.u bas des' exploits,
à peine de 1.0. live d'Amende. Reglement de 1 6 78:
7· 2.7·
4. Les habitans font tenus de I,:ur d'ol1l1\er aide l!.(,
c onfort, lor{qu'ih (ont appellés à leur aide) à peine
d'Am(n i e, &amp; plus grande s'il y échcoir. 1566. Moulins 33. vo,.. Decrt ts 3.
5. Les Huiffiers en defcente font T AXE'S le tiers
du COffi mi{[a;re;. c'eft-à -dire devaï'Jt les Cours (4 .
live par Jour) lor/que le, PrOCUJ'eur General eft [eul
partie. 7. li'V. 6. f. 8. d. lorfqu'il y a partie ci ..
1Jile. 16. Oétobre -168+
Aux Sieges 2.. li'V. 13 . f. 8. d~ ~ lorfqu'il J fi
Jartie civile 5.. li'T.J. Ibid.
.Aux premieres ];~rifdiUions4 Royales 1. liVe 13. f.
+ d. e' Jr;rfqu'U J ~ partie û'tliJe 3.· Uv. lbido

HUI

103

UIenr eil: détendu d'en rien rapporter en bourre

Commune. Ibid.
6 ~ Ceux de la Cour ont pour les exploits d"

.
ajour..
ment
i. liVe Pour les commande.
m~ns &amp; autres 15. f. Pour les [oit-montré aux Pro-cuteurs 6. f. &amp; pour les autres fignifications 3. fo
Reglemen, de 1722. l'rt. dernier.
Vo.! •. Exploits. l!-~cords. Saijies. Ventes. Rebellion.
Domlez/e. Sommatres.
.'
. J:IYPOTHEQUE. ~ol.lr cedule ou Billets, a lieu'
àn Jour de la cOntdtatlOn. 153.9. Vill.93.
Ou dll J~gemen~ d'Averadon, s'il eft [uivi d'une
c~ndamnat1on ~ Decembre 1684. 9.
.
~ 1. Les Conr1"a,ts &amp; J ugemel1S patfé!; 'en Pa ys étran~
g~rs , ne donnent aucune hypoth~qué en France. Jan'Our 162.? 11.1. S'Ils tl'om été controlLés &amp; inûllués ( s'lIs [ont [ujets ' à inlinuatioll J dans les Bu~
reaux.les ~lus pr.o c?alns. 6. Décembre 17°7• .
. En matlere cnml11ell:! l'hypothéque a lieu du jour
.c1~ la Sentence., lorfqu'elle a été confirmée par Artet , ou lor[qu'll ~'y en a point appel. 10. Juillet
ne

d'alllgnaUOl1
~
.

&amp;

15 6 6.

-

'

}'fais .s'il p.aro~it après la fignification du de cret ,
de quelqt:te aitenatzon ou hypothéque fraeeduleufement
conta-'afiée, elle fer~;t lans eJfet tontre Le 2J...uerellant ~
par la y ogle , ne qUIS 111 iraudem credit0rUnJ. ·
r:oJ. Amendes 1. Domaine 2. VaiJlèaux 5. Sig1'JÎftt"lttton. ProteLl: au mot Change 23.

J

,

\

AN'SÊNISME. Ob(ervatio~ a~ la Bulle d'In 110, cent
fur condamnation des 5. propolitions.
17· Mat 1655-

J

?C.

la

Et oblig·ation de foufcrire le .formulaire dans le.
,

.

r

,

.

,1

,

�~

HUI

.zO%.

HUISSIERS &amp; Sergeos, doivent ~t~e ~gés de
25. ans au moins. 1560. Orleans 89 ·
.
Scàvoir
écrire &amp; fia-ner,
à p.eine de
faux, 2.0 . !Iv.
.)
0
.
1\

f\

.

d' amende, dépens) dom~agé's &amp; . mterenl, meme
dami les Jufiices 'seia-,ncurJales. 1667. 2.. 16. ou 14-.
vIL
1 . Les Royaux peuvent executn tputes .. erues
patentes, Arrêts des Cours; Sentences dês Jug~s y

par tout le R~ya:u mç (ans p~.rn::lllOn
ni p~reatis. M.a i ~ 568. 1~1a:s ! o~ aH pr~Juazce de
ceux établis dans cotl que ]UI'ifl!tUZOIt R0J: a1e •
,"
Tous doivent exploiter av t:' c moderanon ,&amp; n et re accotnpagnés que de leurs R{"cords.' 1 572.. Am'
\
boz);r,e 6 •
"
.
2. Ceux du Parlement ont leurs caufes comn11fes.
~n la SénéchauiIee d'Aix. No'Ve1'J'l~re 16 Î 4·
. Servent p:ir quartier. Hl. A'Vri1168'3. 1.
Ont droit de corredioll dans leur Communauté.

xcffonilfat

l'rt.

S)

18.

,

~. Ceux' qu'ils touchent de leur v~rgc en leur fai ~

{ant Exploit de juftiee , [ont tenUS d'obéïr fans refiftance. 1566. Moulins art. 31.
Ils doivent mettre le SOLVIT a.u bas des' exploits,
à peine de 1.0. live d'Amende. Reglement de 1 6 78:
7· 2.7·
4. Les habitans font tenus de I,:ur d'ol1l1\er aide l!.(,
c onfort, lor{qu'ih (ont appellés à leur aide) à peine
d'Am(n i e, &amp; plus grande s'il y échcoir. 1566. Moulins 33. vo,.. Decrt ts 3.
5. Les Huiffiers en defcente font T AXE'S le tiers
du COffi mi{[a;re;. c'eft-à -dire devaï'Jt les Cours (4 .
live par Jour) lor/que le, PrOCUJ'eur General eft [eul
partie. 7. li'V. 6. f. 8. d. lorfqu'il y a partie ci ..
1Jile. 16. Oétobre -168+
Aux Sieges 2.. li'V. 13 . f. 8. d~ ~ lorfqu'il J fi
Jartie civile 5.. li'T.J. Ibid.
.Aux premieres ];~rifdiUions4 Royales 1. liVe 13. f.
+ d. e' Jr;rfqu'U J ~ partie û'tliJe 3.· Uv. lbido

HUI

103

UIenr eil: détendu d'en rien rapporter en bourre

Commune. Ibid.
6 ~ Ceux de la Cour ont pour les exploits d"

.
ajour..
ment
i. liVe Pour les commande.
m~ns &amp; autres 15. f. Pour les [oit-montré aux Pro-cuteurs 6. f. &amp; pour les autres fignifications 3. fo
Reglemen, de 1722. l'rt. dernier.
Vo.! •. Exploits. l!-~cords. Saijies. Ventes. Rebellion.
Domlez/e. Sommatres.
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. J:IYPOTHEQUE. ~ol.lr cedule ou Billets, a lieu'
àn Jour de la cOntdtatlOn. 153.9. Vill.93.
Ou dll J~gemen~ d'Averadon, s'il eft [uivi d'une
c~ndamnat1on ~ Decembre 1684. 9.
.
~ 1. Les Conr1"a,ts &amp; J ugemel1S patfé!; 'en Pa ys étran~
g~rs , ne donnent aucune hypoth~qué en France. Jan'Our 162.? 11.1. S'Ils tl'om été controlLés &amp; inûllués ( s'lIs [ont [ujets ' à inlinuatioll J dans les Bu~
reaux.les ~lus pr.o c?alns. 6. Décembre 17°7• .
. En matlere cnml11ell:! l'hypothéque a lieu du jour
.c1~ la Sentence., lorfqu'elle a été confirmée par Artet , ou lor[qu'll ~'y en a point appel. 10. Juillet
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d'alllgnaUOl1
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15 6 6.

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}'fais .s'il p.aro~it après la fignification du de cret ,
de quelqt:te aitenatzon ou hypothéque fraeeduleufement
conta-'afiée, elle fer~;t lans eJfet tontre Le 2J...uerellant ~
par la y ogle , ne qUIS 111 iraudem credit0rUnJ. ·
r:oJ. Amendes 1. Domaine 2. VaiJlèaux 5. Sig1'JÎftt"lttton. ProteLl: au mot Change 23.

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AN'SÊNISME. Ob(ervatio~ a~ la Bulle d'In 110, cent
fur condamnation des 5. propolitions.
17· Mat 1655-

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Et oblig·ation de foufcrire le .formulaire dans le.
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teille de perte dJ tout Benefi,e

nlo1s,a ,~

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!ccleuaCH..

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':&amp; hardes ·des 'MatelOts , ne ·co·nt~ihuent . point

A'VrilI 66 5'

'que. A'VrtlI6 6 4·

T

~

'· bien que ce qui en ·a été jetté [oit payé par comri-

Abus 6.

·"bution. Art.- IL

Voy. vifa 2. c.0njhtut~on[ont licentiés de I~ur
JESUITES. Ceux: qu , f: 't d~s VOEUX {impies,
,\ Y aVOIr'U
d
Compag1l1e, apres
plis rentrent ans
da 33 ans accom,
J 'll ;
~ avant l age,~
; h
&amp; \ écheoir. 26. Ut e
%OUs leurs droits eCL us
a
,

Les éffets d'mlt il n'y :l point de ·c~I1l1oirrcment,
; ne [ont point payés par contr"ibution. bien qu'ils
_contribuent lor[Ll\.l'i ls.[ont' fauvés. Art, 12..
- Il en eH: de même des effèts qui étoient Iur le
'Tillac fauf au proprietaire fon recours contre le
"Capitaine qui n'a 'pas dû les y laiffiy. Art. 13Le dommage caufé au Bâtiment n'.cfi: pOInt paye
·s'il n'a été fait exp'reffement p'(~ur le Jet. Art. 14- es'
2..

1.

, A

1\

D

i5. loft' 'n de fruits, juCqu'au jour qu'ils ell
Sans re HUt10
.
11. 'd
\
l
ur
[orne
!JI.
font la deman de apres e .
'omplis ils n'ont
\
ll.
\
1" O'e de 33 ans ace
,
l
Si
c'eu apres ab 1
entons
dircétes
ou
co
•
. \ , dr'" dans es !l,CC III
nen a prcten '"
\ 1 h '
Art 2laterales échûcs &amp; a cc eOlr. r S ~o1~mires aux Re0..
'ont leurs caUle
, "
Les R. . ecLcllrs
'1
l'
u ComlTIltt1.l11US,
" d Pla' s lorfqu'l y a leu a
il"
d
quetes u a 1, '
" 11
en la Scnechaullee u
&amp; pour les mattcres tee es,
.
heu de leur reGdence, lv1ar s 1674 ' 't e"tre deliberé
'1 d Nau f l'aCTe D 01
JET en' pen
e
Jne 'l'avis
des Marchands
'eouPo:&gt;tl'011.
c
,
C
Far le a~ltaIn - d l':Equip a o-e. 168 I. li 'V. 3. ~lt
&amp;. d,::s prlllClpaUx ~
b
.
1 :7

r

î.:

'18.

1

uu

pat l'Ecri v~it1
rOll
Et la dehberatlOn ecnte,
l lûtôt qu'il dl:
eaiftre ' b
fi q-née par les oplnans e P
.,X'\.. b
S.

//tl't. 1 . ,

,

1.'

1[)

poilible. Art, 4.:
,
(;
LA R A TI ON du Jct
Le Capitainc dOlt fanel Ja DEC 1'Amirauté s'il
~u premicr Porc) devant _e ud~e d,e. Art 5
d
le JUCTe or InalIe,
.'
y en a, ou evant;
b
il doit la faire devan t
Si c'eft en pays etranger )
.r:. l '
.
1 JuO'e de la nation. Ibid .. VOY', ConJu at.
r
e l bLes Marc hanCîues
l'f:
tallt)'ctteesque[allvéesl'ol'lt
, d 1 d'
::EST;ME'ES fui vant le prix cO )lrant du heu e a
charge. Art. 6.

rr

(;

,

&amp; Ulr

la

Et la petre repartie [ur les errets auves).
d
moitié du Na llÎre &amp;: du Fret) au Marc la 11 vre e
leu r valeur. Art.. 7·
h
1 1 ers
~es Munitiol1,s de Guerre &amp; de Bouc e) e,s oy &amp;.

.

'3· Si le Jet ne fauve le r~avite, '~i ll;'ya lieu à au,·'cune contfibnrion. Art. 15.
Mai-s s'il le fauve) &amp; que·le Na,\rire te perde en-

~fuite en

continuant fa reute, les effets qui eo font
-{auvés contribuent au Jet) ·.(uivant leur valeur pre-

fenre,dcdl1éhon faite des"frais du f2. 11 V ment.Art. lG.
4· Les effets jettés, &amp; enfL1ite fauvés , ne C011';tribuel1t en aucun cas·à.ux dommages arri vés depui~
·-le Jet, aux 111arclland.if~s "ianvécs. A / t. T 7.
Ni les marchand!fes lauvées au payement du Vaif.,
feau pfrdu) ou brifé~ ibid.
Mais ·s'il ya des effets 'r ecouv res àpres la rep,uti·:1tÏon., les proprietaires font tenus d'en rapporter 16
:prix , declu&amp;ion faite du dommage caufé par le J er,
,&amp; des frais du rècouvremeIit. art. 22..
Ceux m'isdans les Alleges) ne conrr'buetlt point
quoiqù'ih 'arrivent à bon pOrt, &amp; &lt;]11e le Vai:Cf-.:au.
perilfe avec le teite du chargement. art. 20.
Cependant en cas de perte la rep~'lrtitio n en eft
faite {ùr le Navire &amp; le charge:.11tnL'llticr. a~·t. 19.
5 .Le Capitaine peur retenir &amp; même faire ven dre
·p ar allto'tiré de jufticc , les ma rchand ifes des cor~cri­
huables au Jet, lor[C)u'iIs reruient de payer leur part

~ufqu'à concurrence dt; leurs portions. ~rt.

1. 1.

S

�10(,

..

JET

6.Le FRlT des Marchandires)ettées

.
à la, Mer ~our

le faIm commun eft dû au Maure du ~avHe ',a. la
c.harge de la contribution. 1681. [ru. 3· tzt. 3..

.
JEU
5Jn ,conda~ne e~l lr:~,tÎere de Jeu furIa

(impIe nI.
fOlle te , apres aVOIr OUI dans la Gran d-Chambre le
per[onnes denommées par le Procureur Ce
l
.S
A

art.
13·
' I l &amp; d~ 'D',e,s.
' JEUX.
Ceux de Be rJ a'11 , d
: ,Qu es
r,
'C
dus à peine de pU111tlOl1\ 1extraOrdlt1al~e.
ton! t ie11
en,
î.
cl C
l 56o~ Orleans 1 01. &amp; corporelle a a le.cOl1 e rOIS",
15 86•
'
"1
'1'.
Le jeu de Baffette défendu meme d~ns e~ mallon~
.en particulier) à peine de 3°00. 11 y. cl Amende4)
j

.

18. J~nvier 1685.
.
Tous jeux de ·h azard d~fendus même aux M~Jeurs,
fous les peines des Ordonnances. ,1 ~.6 6. Moulms 59.

Pr- de

live tant contre ,les .loueurs que c?ntre
les M.aÎtres des Maifofls ) (ohdatrcment • .Arret d,
r.eglement du 3. Fevrier 1717' ,
. \
.
Les JUCTes [ont charCTés d'y tetHf la mam a peIne
d.e privation de.leurs Offices, en c,as de diffimulation ou connivence. 1566 • .Aioulms 59. ($ 1)60
Orlear;.s 101.
. rous jClônc de hazard de Cartes &amp; Dés: tels que
Je Pharaon) Baifette, Lan[qnenet ) Dupe - Mar ...
feilloife) Q,uinze, Biribi,' Quinquenove) Morlill0l1 i Hoca, Rafle, PaiTe-dIx, Trente-quarante, &amp;
autre; ) (ont défendus, à peine de 1000. li·v. d'Amende coùtre ceux qui donnent à joüer) les p"orres
&amp; fenêtres murées, &amp; 100. live contre les joi.ieurs;
&amp; lesM~îtres des Mai{ons contraints à payer pour le~
3000,

0

Locataires. Reglement du 31. !vlai 1738.

Ceux q,u itiennent ACADEMIES de Jeux o~ Bcrlan) dec1a.rés infamcs &amp; inte{tables &gt; &amp; banl11s des
Villes. Ja1~'Vier 162.9. art. 137.
Même peine d'infamie .&amp; intefiabilité, contre
ceux convaincus d'y a voir été trois fois. ibid. .
Le proprieta ire de la Maifon puni de cor! fi[catlo~
fJc l.~ .Ma i[ù~lo ibid,

2.0""

J

'l'et 14tt

llera. Ar-

20. NIat. • 168o.

Solidairement avec le Maître dl" la M 'r
r f
la 1101\) Lau
" recou rs contre les autres J' oüeurs
,1\,;ur
'!"ri,
L
. . t01 •
1.
'argel;t perdu aux jeux de hazard par les MI.
NEURS ptl1t etre re?eté à leur profit) par leurs Pe:.
fe, Mere, Tuteu.rs, Curateurs, ou proches Pa ...
rens, 1566. Moulms S9.
.
IGNOR ANCE. Voy. lnquttnt:.
., I1v1MA TRIÇULA TION' des HuiiIiers Poyez. .A,.
jOttrnem.::nt 2.
1

IMPETRATION de Bel1e1ice.
lM,PIETE'. Voy. D evins.

.Ait mot

nv1p~S!TI9~S .. Les Comm.unautés

Devo.[ut

•

de Provence

Vln(Ttaill~ D
.'
b
'" )
onzaIns,
rent~lns ur le~ Bleds, Fruits) Denrées &amp; Mar-chandl[eS., Entrees, Sorties &amp; Capages. StMut Juin
ont le drolt d etaôl1l' Rey'cs
T
. ft
'

1432., 31. Mars 1 '40. 3 O. Juillet 16 42..
Voy. Comptes Il.. Tailles.

.

I.MPRI~ERrE. Les

Imprimeurs (onrtenus d'Ob ..
ten:~ pennl(fiOll du Grand-Sceau pour chaque Livre,
&amp; cl Inferer le PR1V1LEGE avec lel1t nom) &amp; le lieu

de leur.dem.e~re. 1566. Moulins 7 8 .
A pel11e de perdition de biens, &amp; punition corporeUe. Ibid.
fi.. l'exception des, Edits, Declarations Arrêts)
Fa~ums., ~ Me~110trcs pour les proc~s) pourviÎ
j

qu 1;5

[ OIe nt
}.lJat 17 1 7.

fignes d~Ull Avocat ou Procureur.

Il..

Les contrevenalls deflitués de leur. profeŒon
&amp; condamnés en 3° 0 0.
lIv". d'A mende moitié au denonciatcl.lr) moitié aux
Hopltau y) &amp; les preffcs &amp; ufrencilles d'Imprimerie
~ol1fi[ql'1ées. 8. Fe·vrier 17 27.
fJ

l
B'
~urs OUtlques muree s)
1

,

Sij

�;t.Q

S-:

J' M

Pi:

" ta . peine ,dt: · arb~tr~ire pour- la lîmpY~e . con~~aYer! •.
tian) lor[gue les LI vres &amp; Ouvrages 11 ont uen d~ .,
r~prehen{ible .. Io.Oéf~bre ~72. .8 5·.
•
Ils peuvent encore . Imprrmer de~ Llv-res 11 exce- .
dant deu.~ fèiijlles en caraétel'e: de CICer? ) ~ur la per.. .
miLlion des Lieutenal1s de 'Pol1ce) apres 1 approha..
tion des Exa.:ninateurs. 2.. Oéfobrc. I70I.art. 1. ê5' 2.
Les contraventions (ont poudi,Üvies par les Juges "
de Police, &amp; par Appel de v~1l\:: les . GrandsrCham ..
bres des Parlemcns. Il.. Mat. 1717.,
.
' 1. Les Imprimeries pri vées. [ont prOhl?ée~ à peine!
de 3000. liv. d'Amende contre le propnetaIre de la .
MaLtol'! ) &amp; le Lo~ataire. 10. ?éfobre 17~~'1\ Il.•
S'il s'agit d'une COl11munaute ,~ elle dOIt etre en
outre decIarée déçhûe de tous [es privileges. Ibid.
. Si les Livres &amp; Ecrits [ont contre la RELIGI ON ~
le rê[petl: dû au Pape ~ a~lx Evêgues ou au Roi) l'Etat ou tes Mœ~lrs, la peIne ell: le Carcan ~ &amp; . en
cas de recidive 5! al'lS de Galeres. An. 2. et 3. '
Qland même on n'auroit trouvé que des formes "
tle l'Ouvrage [ans. Epreu~e. A~t. ~~ ' "
.
Sans (lue les pe1l1es p,ulifente~rc. remlfes . , x:r mo .....
~erées. A rt. 2.. '
Les AUTEURS bannis à tems , &amp;,en,cas de recidive ~
bannis du Royaume. Arf. 4.
2.. Il · eft défendu aux: Imprimeurs.. de travaill~r .
aitleurs,que dans la Mai{on où [e trouve l'Enfeigne ..
publique d'Imprim,erie• .Art. 7. .
. ..
Et d'avoir auc~me porte de dernere. tbzd.
Sans que la porte de l'Il11pri merie puiflè être fer .. .,
rnée autrement &lt;]ll' à ftmple loquet. Ibid.
Le tout à peine d'interdiéholi pour fix: mois l) \
&amp;, de 500. li v. d'amende) [ans remi[e ni made ra.,.
don. Ibid.
M~me peine Contre ce,ux qui imprimen~ ~ye~ de;)
rQuleaux.
AIt. 8.
\,
,' ,

tMP

1

1

3· ,Ceux qui (uppo[eut le nom ct'un l
' 10,
mprunel1r
[}~'V'l
une autre 1 le , ou une fauffe date (01
.
c:omme fauif.:.1.ires. Art. 9.,
)
lt punIs
4, Les Ouvriers
Corretteurs &amp; D'/l.'b
r
cl
'
' l u n uteurs
lOnt tenus c la peine d'a voir imp
_. - r.
'ff- .
"1
tune lal1~ per.
nllHwn, ' s 1 ne leur apP"'ro;
(S,OJ't d l ' d
'"
.. u
.
::: a co ple
'.
ne, permIiIIon lig née par le Libraire ou par 1'1 u..
prImeur. Art. 10, et 1 I.
111Poy. Bulles ,1. Livres.
IMPUBERES ne peuvent être pourflu l' ' "
nelle
"1
VIS Ctlml,ment) SIS ne lont proches de leur puberté
.Arretde ."«,egl.·du2.4. May 16 59.
.•
17oy. Objets, Inforr.1ations 3. t:3' aux Not .
!NCENDIES. Les Incendiaires IOnt puni:sd'e
. li
It
mo'f't,
fi. u tvant 1fi, L'
O,t, et
u/~ge de tous les Parlemens.
Les IncendIes comnn{es dans le" ~o· t l d
&amp; b
.) ri 1 es, a n es
. ru yeres, tant du Roy des Commullaur
d·
. ' l'
"
es" que
if (;s .panleu Jers) puntes du fouët la premiere fois.
e ~ll1q\ ans ~e Galere la {cconde • même de mort'.
J, c eft a d efTelll. 1 3. Nov. · 17 1 4,
,lNCIDENS {ont ré'glés {ommairement &amp; D
épl~es, (ur fi ~ple requête) à laquelle le défèndeur~~
ob./tg.e ., de. lcpondre dans trois jours) ou autre plus
bnef delal. 1667. l J, 24.
On ~es joint fouvmt au Principal, par un fimple'
/elfe mIS au bas de Ipt, ~e~uhe ~ &amp; le délai pOUf y ré,.o~ld:e ~ft alors de huIt Jours. RegI. de l 672.. ~a­
lttes mczdentes.
1

"

_fo

1

INCOMPA,TJBILITE'. 17oy. Benefices 2. Devolut.
INC9MPE rENCE en ~atie~e civile fe propofo
e~ tout etat de cauf: ',~ la dijference des renvois fondes fi~r quelque prl'Vzlege, le/quels d()i'vent être demandes ~N. LIMINE LITIS •. Poy. /tu mot exceptions.
Le. JUbe lllc~mpetent dOIt ~envoyer les parties,
ou ordonner qu elles [e \ poUrVOll"Ollt. 166 7. 6. 1.
~llr une !impIe requifition) ou en jugement i

S iij

•

�•

l , ~l C '
.
fan's pouv,oir ' appointer ni ~EG1F,lt le~, parues
2. L0

.

.
fUf :'

l'i~1competence en au~nca~, p~s . meme .p~lJX y
faire préalablement. dr?lt ',nI apres un ~eg\l!l:re,. '. à
1)eine de, nullité ., d'lllumatlOn &amp; d.e pr~[y a parue...

" ":
Il doit même . renvoyer. d'office ..l or)"r:que l J&amp;,. matzere
n'eft. pas'de fa competence j m,ais le.tcZ;;ne Ile REl~.~~Jr
ne cow()ient . qu~ au Juge fup-erzeur f ' ~ga ~. m~ e·
rieur doi1J.ent DEL4-ISSER lespartzes a Je pourvozr ~ "
~inft. 0' pard~'Vam qui il appa1"ti~nt. /
.Art. ,3·

10 , E~'l matl,e re ,CRIM1NE.L LE..

l accufe ~1e. ~e~t ~e~ .
mander [on renvoi, après que lettnre lU1.a ete ~~ute '

d~. la dépoution d' un temoül ,à , la CQllfrontatlol1.

'
Le, Juge incompetent dOlt renvoyer 1.~ proces &amp;
Xe~,. accufés au Juge. qui . doi~ · ;n CO!111o;tre '. dan5j .
ttr9is jou~s après .~u'11 el~.a ete reqms " a pe,me. de
ll1ullité. : des ,procedul;CS raites :depms la re "lu l{itlO 110 ,
.
'
.
Art. 4. ,
' 2.-\ Les ,. procédures faites par ::OU5 ' a,ntfes ' JUpè !; :.
âncompetens ,ccncernant l'accu[atlO11) dm vent eu:
lP.or.récs au Greffe .du J?ge CO~t pe-cen t ) ~Cvânt ql~l!. .
l'a~cu[é
,
. dl: tradult, s'11 dt alnu par lm. }?rdonne.

,1670.

1.

,3.

.

,

Art! 5., '
.
.
Bornier fur l'l1rt. ' 4.. dIt que les. aétes probatOIres
faits , devant le Juge incompctent j doivent être con- .

fervés . ponr la preuve du cr irhe, ce qu. i ef! vrai,; "
Itp~·~s . quoi fur l'art. , 5' au ~ot Sero"nt, Il t~che de,
prou;yer que l'accnfe ne dolt , pas etre puru fur ces .
preuves: mais l'01·donn~~ce P..-U ~ême ar:. 4. en ~e-:
tlàrtl.n~ .nulles les p;'oceaures.faztes. depltt} lt~ "equifi~"

tion' en ren'Voi, confirme tacitement. lesantcrieures b .
quoique jait~s par un Juge incompet$.n~ ;; ,d'où l' on. ,~
pflJ.:,,ti3'er ,lrlJ ClmJirm€fti~r.J, .de la 'regle, _ que tout ]ug~ ~:.
œF' romiJttent, 'peur Î11former, Il peut:;, même dccrete,
JJr. ~ntt;,n:l)~jer, i la charge, d?ay ert~r)nçdr~,'t~rrle.~,:ç)~ ,
•

'

J

INC -'
luge eorupetent. - 1670.

1..-

16.,

Voy. FLagrant-délit. Renvoi. Crimes. Prlventi.on~ .
Jttggs-çonfuls 2.. ,Pr.e'Vôt 6. ,
, .I:r:~CONNUS" ,. Voy • .Decrçts 2.. ' Domefltquesl.. Do",

•

~

mzcÛe. .

I!'JDUL TS.Tous doivent être infin,uésdahs té m . ' .
_de leur date, à peine de nuHité. ,1 0. Sept. 16 4 6 . 01~
,Les Dignités des Eglifes Cathedrales ne [ont 'p ' ~ 7,
Olne
liuJ.cttes a' 1'1 n du1t. · Decembre 1606. L '
. ~NFO~MAT;O~. Prcwue fans forme OUr impttrquz
~ct&gt; ln.
, Jatte,
+.
. Je perl eilzonne par le recollement \.il
.", con- ,
J rontatz(}n.
. Les .Juge? ?'oivent informer ~nper[o~ne promp• .
~cment &amp; dIl~gemm(mt) des cnmes &amp; ,délits"venu'$ ' ,
a leur c~mn01france. 1560. Orlelens 63. ,
. Sa'~s attendre ~~ plai.nt~ des parties civiles &amp; inter~ffees , &amp; [ans .dlvcrtlt .~ autres aéles. Ibid. 1579
Blots. art. ~ 84. .
'
Ce!ee doit ~tre en,tendu des èrimes 'que le public A&gt; ,.
. '4~:ere't de 'Vozr pumr, .eY .non d~s firnples, délits qui ;:
n mtereJfènt qu.e le part'ZCulter. L'1l1formatÎon efi: m~-"
me prohibée aux parties pour fimplesdnjures verbales &amp; legere~, fa~f d~ pour[ui v~e ~n Audience par- AVEU &amp; DESA VkU ) a peille de nul-llte. RegI. de 167 8 ,. ' ,.
4·3·
I. Lec;Juges rnême des Cours ne peuvelltcom .. ,.
met~re leurs Clercs ou autres pour écrire les ,il1for ... ' ,
m ations. 1670. 6. 6. ".
.
Pas même en cas de Legitime empêchement des ,
Greffiers &amp;de leurs commis. 8. OH. 1671.
A moins ~tl·ils. exeçutent une commiiIio.f1 éma ... ' ..'
' né~ du Roy. Ibid • .
,
. . 1
" . 't:
1,' , Les P rocescnmlOè s peuventetre , Juges .lans '-'"
inform'a tion, fi d'aillellrs . il Ya preuve [umfante .
fa~ les interrogatoires;, &amp;;'. pat pièces authèntù1ues .:
1

0

r.

,

,

~!;!-:,. reéOnJl tme$.. "

l'refOll1ptions' ~ciJ:,onftan,eS' dl1_t
•

•

\

�,

IN F'
procès. I67b.

5. V~y. FafJ.'t 16.

.
, Bornier re&gt;/lrC1i~1t cette di(pojitt~n .MtX cr~me;. lege"'J
'qui uo_n ir 'og~Ù1t pœna111 [an.gl11~lls: ma~s n~ Ordan,pl-Çi,nc&lt;J eft pl éci(e (~ 1'/e.'I;;repte. rzen -' ceferozt b'len aJfez.
d't(J excepter les' cnmes de mort.
.
L C'tI Il'l11Jtlberes (ont reçûs à dépo(er aux 1l1fo1''''
mations) Guf aux Juges d:ayol1' te 1 e;.?;ar d .ql.1e dt:
1-).

"1

.

1

r.a.d~n à la oeceffité &amp; [olidlte de le~r temolgnage.
1 6 7 0 . 6.2.
. . d l'

4-. Le Témoin doit d'abord fatre apparOlr e ex..,

Elnit d'alIigl1ltioll) li ce 11'eR au cas' de flagran~
Il'
cl edt~
.art. 4·
fi
" Ilprêre en[uüe. {~rmcnt , &amp; dec1are! ~on n~m,. 'ut- .
â{l'e
nuallCe &amp; demeure
j &amp; S 11 dl: {ervlteut'
J.10 m,
~ , '1
.
d
.
&amp;'
ou domelhque) parent ou aille, es parues,.
a
quel degré. art. 5.
.
5. n dl: défendu d'interroger &amp; de faire dépo[er
le temoin. fin d'autres faits) que {ln ceux contenus,
dans la reguête de! querelle, à p~ine "de nullité,
caffariün "Idcpens " dommagc,s &amp; Interets . .Art. de '
RegI. du 8. May 1677.
DeDuis ce Reglernent) on demande cr, l'cm permet
l'irJlo~matior}, tant fur les.faits contenus en la re ..
quête ~,que fur les circonjfances et dépendances; f...'f
la d~fenfe portle par le Reglement ) ne fubjifte. q'!-e
pour ce qui fer~it fl,bfol-umem étranger à- la plamte"
À

1

Y oy. l nterrogatozre
6.

1.

Chaque temoin doit être oüi [ecretemellt &amp;

feparément.

! 670"

.6., 1.1.,

2,"'f

~~

~ihe ' en'cout:uë par la declaration de deux té-moinz :;
ouïs en l'information. ibid.
Elle doit être écr.ite Lans interligne. 1670 . 6. IJ". ,
En cas .de ratUle ou.je renvoi, le Greffier doit IC$ ,
Icrire fur la marge, &amp; les faire approuver &amp; fianer.
p;a r le Télw.loin &amp; par le Juge, à, peine de nu tl~té ~ ,
dépens) dommages ,&amp; interêrs. Ibid.
Lesdepolitio.ns ,dùivent être redig~es à: charge&amp;:
à décharge. Art. 10.
7· La dep oution dt enfuite lûé au Temoin 0 le..
quel doit declarer li eUe comient verité ) . &amp; s'il y
perfi fie. A·rt. ' 1 1.
. Et {ignée par le Juge, le -Greffier, &amp;. le Temoirt .
s'il r~alt ou peut, ligner. Art. 9." Voy. Enquêtes 9 .. .
Interrofatoires 5.
Le Juge doit enfuitecotter &amp; ., ligner toutes les.,
p,ages. Ibid.
Le tollt doit être obfervé ~ mentionné à peine de :
nullité, dépens " dommages &amp; interêts. lbif)i.
8. Les depo{itions declarées nulles par défaut de ~
fermalité) peuvent être réiterées ) ,s'il dl: ainli Ot""o ._
donné. Art. 14, Voy. Procès 6. f3' aux notes.
Et nfJ '1jitien.t pas celles où il n'y a point de -nullité.
9· Celui. qui a écrit une Information en de[cente'lI .
't\oir au retour en remettre la minute au Greffe dans 3· jours, &amp; li elle a été faite au-delà de dix . lieuës
le délaiaugmenre d'ua jour par dix lieuës. Art. 17. A peine de 400 • . li v'. d'Amende, moitié à -la par--tie. ibid.
Bien qt;l°il n'ait pas encore re,fr- [on [alaire, fauf ·'
d'en prendre execu,t oire du Greffier, [ur la taxe du .;
C-ommiltaire faite, fans frais., Ibid.
.j

.

o.

.

.

_

Sa dép.o!iPOll dou erre eerlte. par 'le' Greffier, eFl
prefence du Juge. art. 9~
Et fous fOll dié1amen) à peine de faux contre le
Jugef3' le Greffier, d'interdiétion &amp; 100. liv. d'a~
U1ende , dépens) dommages, interêts. R eglem. de
1_6 7 8 . 4·

l N 'F"

).

l,.a .p,reuve de la contravention. e(t cOlU'plete ,,&amp; 1~ !

Voy. Greffiers. ,Receplion.r. ,Vifa :h. Objets 4. Compq te.s 1 ., Parlemens. Recoltment. Confrontation. Crimes• .
Temoins., Adjoin.ts. , PueZ 8 •. lnc.ompete.nçe
#., 1:re'Y~~ "
'
~.:,. l!.roces 8•. ,

,

�'2.14-

'f

l

N' r

INS

INIMITIE'. 'Voy. Recuflttion 1.
.
'~
INJURES. Au mot Libelles. Voy. InformttttNJ5.
INQUANT. Celui qui achet~ à ,1'Inqual1t en: ~1
couvert de toute recherche apres (hx ans. 9· Jum
1

14 80 .

Et de toute imputation de fruits après cinq ans..

Ibid.
, . /
.
Sauf pupillarité, ab[ence, capU vite, ou l gno ..
rance problab1e. Ib id.
Voy. Rachlt t .. Veme.

.

/.
..
INQUISITION pour la Fol. Il etol~ enl?l,nt

aux Juges Royaux ~e Provence, de r~~cv~:Hr &amp; ra.u:e
punir les condamnes par les Juges d Egll[e Inqut,fl ...
teurs de la Foi, [ans que l'appel aux Cours en dlffedt l'execut1on. Afars 1554Cette Jurirdiétion lit ceJfé par l'execution des Edits
'!le lltJcificati~i'~, obunus par les Calvinifies.
INSCRIPTION. Au mot Faux 8. Voy. Expofi-tion ~.
INSINUATION. Les Donations entre-vif&lt;; , dQivent être infinuécs aux Bureaux établis à cet effet,
'Fl'ès les Sie'ges reifortilfaos aux. Co~rs) tant d~ l!ell
où les biens [ont Gtués, que du heu du domlclle.
17- Fevrier 1731. 1.
Dans un feo'iItre corré &amp; para.fé chaque année pat
le Chef du Siege, &amp; J'aB:e rloit y être tranfcrit en
entier. Fevri.er 1731. art. 24·
Le: droit de parafe dl: 10. [ols pour 5o. fetiillets ,
20. [ols jufqu'J. 100. &amp; 3. liVe s'ilyen a davanta.~
ge, 17. Fe·v rier 17 31. art. 2.
Le Regifue dott ètre donné en communication·)
ou par Extrait au choix. des reguerans, (ans Ordonnance du J llge. Fevril1r 17 31. art. 2. 5.
Le droit de recherche d l: dix fols) &amp; autant pour
le droit d'Extra i t. 17. Fevrier 1731. art. 3. f3' ).
L'expeditiol1 en dl: payée par rolle fur le pied d~s .

;autres expeditiolls. Ibid.
2. r j
1. L'In{inuation eft néceifaÎre à peine de nullité.

Fevrter 1731. 2.0.
M A.' l'exception
' " des Donations r:f'al' "es en COnt ra t cl e
anage en ftgne dueéte. Art. 19.
.
Cell~s concernant les avantages nuptiaux f c '
co~vert de la nullité ~ en payant les d·roits. ' Ol~ ~
vner 1731. art. 6.
17· e
1.

~.~~n~ regie pour ceIles qui con1ill:ent en effet~

~o

avec tradition) ou n'eXCedallt 1000
hv. en raY"ant u? doub!e ~roit. Art. 7.
..
2.. L lnlInuatlon dolt etre faite dans les 4 ru .~
~e la date des donations) &amp; dans 6. mois à l'ég:r1d
es a~(ens du Royal1ln~. '1566. Moulins 58.
M.eme en cas de deces du DOl1nant ou du D
natalre. ibid.
,0La. donation a [011 effet alors, du jour de fa date
Fc'Vrter 1731. art. 26.
•
Aprè~ les 4. mois, on peut cn-core les inGnuer
fi le Don~teur eft vivant, tillais elles n'ont effe~
cnntre, le t\CtS (]ue du jour de l·Inunuation. Ibid.
. Mal~ fi le D~nnant meurt apres les 4. ruois &amp;
avant Ilnfinuauon, la Donation cft nulle &amp; de
uul effet. 1566. Moulins 58.
)
3·, Le I?onnant ne peut alleguer le défaut d'In fi ..
llU~t10n) Dl S'bppo(er à ce que la Donation {oit inli.
!luce..17· N~v.embre 16 90. Fe'Vrier '173 1. 2.7.
MalS [('s hetltier,s le peuvent dans le cas même ou
le Donnant [e [erolt chargé de faire inGnuer [ou,
la pe1l1C' des dépens, dommages &amp; interêts. ibid.
On ,peut o?~o[er ce défaut à une femme libre en
[es aéhons, bIen que la Donation [oit à titre de
1 laacs

J

dot. Art. 2.8.
Auqnel cas elle a [on recour! contre [on Mari fi
ce .l1'~fi.q~'il s'a,g~~e de biens paraphernaux, don~ le
}Mau 11 au pas JOlll~ ,drt, 2 ~,

•

�:lN
S 1. · l h.e
'" u '1\1('~.Lan,• '~,
~
~'o'
a
"
d'l' n[olvao
1
ru'''' t'lretC'xte
8
Sa.ns que 10:&gt;
r
h-.'
~e'e
Art.
2.
.
.
a&gt;
e pon t n , .
s
~a Donation pl1l l eu .
e pLluvent en aucu n ca
b
'î~ , r ft letS n ~
~
,
fi ce
Le MaH nt. l\.:~ tH'
l 'faut d'lnl1nuat:1on. ) . 1",
&lt;oppo[c\: à I.a Fenl1~e Ud~l~t' le Mari n'aie pas )0\:11.
~

rI:;)

1\.

,

l! pour des

&gt;

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bldlS

e

, Il.

'S

Tuteurs &amp; Admin.lll.rat~ur Il
Il en efidememe des
'1
ont adm1Lllll:re les
.d de ceux dont 1.S
•
\tant à. l'egat
3 1 • Io
r. t:
,\ .. bO'al" d d'". : l&lt;&gt;urs
\ . héritiers.
, An . .e
n,
l'biens , qu a. L e , . 1'~, les HÔ.Jltaux) 1"1
Les Mineurs, l E~ 1
t J' InG r uation , q(utnd.
'mo nt rdlitués el1v~rs, le eLa~ ièrvicnt infol-rab leso
Je
,e me l eurs Adm1l11fb.:atcUts
, ,
,Art. , 2 . . .
1 tablie &amp;. dcclarce neA. L'lnhOU:1tlOl1 tAlQUE, f: e 1
rop rl&lt; té) à quel'Ccfi~il"e à. touS aél:c,s(J~r~n~latlc~1~~~ Ventc) Ech~ng~lI
,
tu': cne) S ~lb{htDtlOn
'&amp;
,que tItre
quI..n cc p'1~,
, c. ;)'PC1,
(,ollocation D(~nat\on) _
E~tenilons 19. JUil...
Ile de nu llité. J.)eCL:dJL7 re 1/03·
,Art.:; Q.

"

1

1

d,'r.

1\

faites en Contra~ de
D
'[';d &amp; de tbUS les blens
.
\ r de~
.. ch rcéL
, t ,1. •
,
Manage
Cil ) I)ne
l'
dll.,.,Ii'l:e
AOJf,t 1706.
'
Î.,
n 10"oe
... ..., .
.
&amp;
t'QLli (Ol1t trarnml~ e
&lt;,. 1. S autres Donatto l1 S
~ Même exception pour ~
,

Jet 17°4, "
A t'excC'ptlo\1

on:1tiOtH

l.eO's.
1.. Août 17° 7·
. fl.
parateS p'1r ,le Lieu ..
n
[ ' d . 1es r- 1T111res
EUe fe' ~1 tans
lt: 1:"'"
D~ r/;'m:;r;: 17°3',
1.'
1 J I.,T"Roya 011 ~ll.
't cD:1nt ou C,' n, ç:e.l.-" di(po1tioilJ de de l'dz ere '1J0 on;.e
Les Dorktl'!OllS er cs
1~
, tt"'S :\étes compnS
1
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Iona.) cs ::t.\ ~, (' "'lnalre
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5· Le drolt dl le cent le liv Jud. ü:tte ItlTIH a ..
. ne pc ur ,"~cec1er
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" . l oC&gt;. d ~ l' Èdit qUI' ere
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dt même du &lt;-1 ac e
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l'JZl!d 1704 l
~HOtt. l C).
'AOI~t 17 06 .
.
1
~roit féra paye CI , c ).t1cr. , [n.ué daolsles fix mOlS,
La .peine de n'avvu pas ln l
~
~
l

,

'I N S

, ,

~~on"fi'ae 'l ' ~tre (Oûmis à payer

le bipfe droIt. ~b~I.
. 6. L'Inhnuation eft nécdlâire pour l'execmioll
&lt;', des aél:es palfés en Pays Etran.v.er) s'ils [ont dans lc
,
·cas ,d 'etre in G
.l nués. 1. 0O
. lviars l ; o'So
Et doit êtte faite au B Lirca Ll le pras ;proche du
:lieu Ol..'tl'on veut s'cn [crvir. IrJid.
s'n s'agit (Je l!é tat ou de qualité des per[onl1es ' ~
' lI fuHlc d' une pareille InhnÜatlon pour tOut Le refre
' du Royaume. i bid.
7· L'IIl Gn uation ECCL ES! Â-S 'TIQ_Ul~ établie pour
' toute forte d'atte &amp; titre Clerica l ou Ecc1eiiafrigue '/)
·à peine de 111111ité. Mars 1)53. J 11Ïn 1'595-2.4. Jan' vier 1 6 o r. Décembre 16'9 r.
Et [ur tOLIS 'les Baux des gelis de 'main-mertco
Mars 1708-.
TOUte .proviGoll de Beheflce (ur demifIion, 0U
'permUtation dl: nulle • fi elle n'dl: Înllnuée deu]:
;jours francs J.vant le dccès dll Reiignant. 10. N~~
~embre 174 8 . 1.
ft

ra

Voy. Controlle. Retrait 'r.

INSTANCES-D'ORDRK V~. IniJentaire.
&lt;quête s-du~Palais 5.
,
"
INSTIGATION. Voy. E r:pojif'zons 3'0

R~ ..

INSTI1TUTIOL\T CANONI QUE. .Ait 'mot Pifa.
'INSTITUTION :D'HERITlt.R . -VOJI. Herititl'.

'Preterition.

INSTRUCTOIRE. Poy. Aple! en nuitiere C~..

minette 10.

INtENDANS. VO'Y.Crimul. 'Controlle i '.
INTEN DITS. voi. lntiJrrogatoires 1 _ Reponfes'Cathegoriqttes 4. _ .
."
"
INTEP ETS &amp; R entes confbtuees. Faes au de"nier douze entre Marchands) &amp; au delrier quinze
:pol1r les autres. 1 56o. 61"lean.s 6? , ,
,

Au denier quinze ,pOlir tous 111dlftll1é1emerAt . M M'$
~ ~S 67.

T

��I,N T '

2&gt;20

en eft autre'ment à l'igard des Temoins. Voy. Infor.~
,
l;:aoon 5.
2.~ L'accufé deit prêter ferment avant que d'être.
ïl1tcnogé à pein,e de nullité. Art. 7·
~ répondre ~ar fa bou~he [au 5'. minifiere ,de Con~
{eif. Art. 8 •. bIen fiJ'~e Mme~r. Yoy. c:(m[ezl. , .
3. ~_e Jllg~ ne dOIt ,l1~er cl au~un dcto.ur, cap~le:l't
p'our decou~r~r la .vente. Bormur le (outtent ~n~t(- .
tÎn8ement zbld. au. mot poutront . .Mats cela dott etre ,
entendu de~ promefJes captieufes , des fuppofitions , et
des faits fa-ux que le J~$ge ne doit jf!mais employer: il
J a une adrejfe permife pour laiffir tomber .les accltfés '
dans des contradifliorls; ,,e'eft dans cet objet qu'on nfJ.,
leur c~mmuniqf,(e jamais leurs J'éponfes.
4. Tout doit êrre écrit en Langue Françoife) &amp; .,
li,l'accufé ne- l'e ntend P,lS , L'INTER)'R,f:TE ordinaire ·
Oll tout autre nommé d'Office, doit afllfter à l'Interrogatoire , piêtcr ferment) &amp; expliquer tant le! .
Interrogats 'lue les !'éponfes. 1670. 14, 11.
Vlnterprête figne avec le Juge &amp; l'accufé &gt; QU~~;
mentioCl eH [:lite du refus. Ibid.

Il doit être dcrricrc le Bmeaü au dernier Interrogatoire ô" non fur ltt [eUette ) bien gu'il J ait des,
conduhons Be: une Sentence à peine affliCtive. Art.
:z. 3•

Bornier ) fttr i' art. Ir. au mot Expliquera, prétencI .
qu'on pel!lt faire le procès dans une autre langue
qüi [eroit connue à l'Accufé , au Juge) &amp; aux
Témoips, c't:ft-à-dire ) en patoisrutelgaire dre Pays:
l'Ofdormanci de Proruence 1535. 13' 57. le permet.
"jrdi contre celle de 1 5 39, art. 1 l, qui le prohibe i
mais il ne doit ptt"sJ aruoir de doute depuis l'ordonn:.nce de 1670. et l'opinion de Bornier eft in{()ûtt'nabl€.. On pettt .ft:ulemel')t employer quelques mots en
pl1tiJÏS, iorfqtiils p,'rdroien,t ler~r force hant m,is en. ··

frnnj'ois.

'

·

.

"IN T' ,

Xl

r

~. ta llunute
ne doit Contel)'l r111•
.. del'I111terrOVatoue
l:J
't anne) nl 1l1ter 19ne, &amp; lor!&lt;q'-~e l'Accufé fait
que 1' d '
que ch angement) Il Olt en etre fait menÜOIl d
1\.

1
fi'
d 1'"
al1~
ta
u,~te e Inte~rogat.Ol:e. 1670. 14, 12,..
L Inte:rogatolre dOit etre lû à l'accufé à: la fin de:
chaqut [eanee. art.
Cotté &amp; parafé en toutes les paCTes · &amp; ficrn'
1
J g &amp;
l'A
ri
,u'
b e par

13:-

.

te U e par . eCUle, ou mention eH: faite de [on
refus. art. 13.
Ji l'/ell pas dit que le Greffier doirue ligner' .' il r:
·
r
;J
JI'gne
Voy. J inforn'Jation
7~
POhY' t am a' l a fi n pnrr n~tre ''''jage.
enquttes 9.
~e t~ut à peine de null ité, dépens) dommages
&amp; Interets· contre le Juge. ibid.
6. L'interrogatoit~ peut être réiteré toutes, les foi~
que le cas" le requlert. art. 1). Mais toûjours eri
ve:tu d Afrct ) qUànd c'en: devant la Cour, coufot ..
mement a l~Ordonl1anc.e de r~rov'ence. 1735'. t- 3. 10.
Chaque Intcrrogatotre dl: en cc cas mis dans Ull
ca yer fcparé. 1670. 14. 15.
,7,. Le, ~nterrog~t~ires font c.ommuniqués à li
P4lrtlC, clvde) lorfqu elle le requIert) en t.o ute forte
de Crlmes art. 18.
E~ ne font communiqués) en a'ucun cas, ~Hl §(u 1"4
relie) ni à [es complices.
8. ·L'interrogatoire par ATTENUATION' dans la·
Char;:'b,re, du Con[~il,' a lieu' dans tous ' les procès
regles a l extraordll1aue. 13. avril 1703.,
L'i\ccu(é doit êcrc debout derriere le Blueau, i,bid..
&amp;-[ur la S.LLLETTE lor[qu'ü y a condamnation ou
condulions à peineaffiiétive. 1670.14.2,1. 'Voy. ~ux
Notes.
L''intcrrogatoi~e prêté ,ftl~ la Sellette pardevant
les Juges d,es lIeux, ~Olt erre envoyé aux Cours)
a.vec
proces , quand Il y a a ppeI ) à peine de 100.
lly. d amende contre 1~ Greffier . .Art. 22 •.
1

J

;t:

T i iJ

�f 'N' V':~

lN' T ';'"

.212. •

tiol'l de' la cedule. Art. 26.
2.,.1. -;&gt;::
. Voy. •DiJcuffions,
R(1quêt~s du Palais··f:) • S·om""
. e$ .
AM
•
l'J'Jlur

"voy. Muets... prevGt ." 5. Droit par l~s cfarge!~ ,

.I NTER VENTIONS. Sont' l;el1Voyees a l'Audlel1Ce~.,.,
~ ,'lugées contradi~oirement , .ou par défaut) fur la i ",
premiere aiIig~atlOll,. I~67, ' II. 2.8. on J refufo ,
fou"Uent 'es remifes. o~dtnall'es.
' .~
.
A peine ,de nulltte , &amp; dommages lnte~.e :s .con~~e ,
la partie &amp; le , Procureur eu leur nom. zbzd. S tls
,~'Voient requfs que,La caufe fût rcglée,' p,our décider
A
fi L'intervrlntzon dozt etre
reçue , ou rejctte e•
.
' Cc1~i qui inter~i,ent ~n caufe d'Appel pou;nnt 111 te rvenlf en prCllllCrC lllfiancc., ne peut ev.oquer . .
Août 1737-, 1. 2,9, Voy. Evocation 3· ,
'INTIME', VO)'. Sentences 1:
'
IN VtNTAIR Ede produéhon. u mot P,roduéhon. .
INVEN'I'AIRE. Le Benefice d'1l1vel1t,l1re eft . refufé à ceux qui .ont adm~niJt~é les Finances. 15 6 3
ROuJf. 16.
'
.
Il peut êtr~ pou rfilÎ'Vi , devaJ1t les Juges des Sel ..
(T,qeurs. 16. Juin 1668 . .
b • 1. 'L'héritier a trois mois d'epuis l'ouvert ure de l~ ..
fucceffion, pour faire l'i nv entaire. 1 66 7. 7· 1.
Sal1f-d'obrenir à l'Audience un délai con venable )
s'il jllH:ifie ~l'avoir ,P~ .le faire pl~tôt. It.rt. 4· 1 1
En Provtl1ce l'henuer une fOlS admIS au Benefice
d'inventaire) doit y faire proceder dans lé tems de
droit, autrement il en dt définiti ement déchûQ
R~glem. de 1678. 3. ~p. Il J eft donc rcçt~ jufqu'à ce
que la dlfin ilÎ'Vf déchean,c e .fait prononcée, f3' tel eft

1

0

ra].

-

notre u(ag e• ,

2~ L'~léritier a quarante jours pour DE~ lB ERE.R
P, compter do jour de l'ir ventaire fini, 1667· 7· 1.

'P

,

'Sans erpoir de llOllvea,u dé.1ai. tJr-t. 3· ,
3. Les ,infiances d'ordre, ce qui comprend les bénéb 'fias ,d'invç,!taire 3 ne [opt point [u jettes_. à é_voca~ '..
.
,
'
uo n ..Aout1737.!.25· -,
.

~t...pcrm~s de pan;CI ,OU~.C. ~ol1.ob~b.l1t l~ G.g.nlfica~ .~..
...

r.;.ommzttzmus 4"
,
'
....
,4- , L'Inventaire, ou defcriptioll des, biens, d'
defun. t ) peut
.
"
L .
•
un '
etre raIt par un NotaIre fans , l'inter.. .
ventlOn du Juge. IS79 ... Blo.is 16 4.
.
Voy. Scellés, Commit'timu,s 4..
'
INVESTI-r:URE. Il dl: libre en Provence aux a~~ _
~uereur~ de Fief, de differer de pr.endre invefbture: ..
a .ra Cour DES COM PTES) fan-s encourir ,aucune '
p~lI1e. 19. , A''Vril 1689.,. ,
'
~a~s ils demeurent ju[qu'alors [oûmis au droit doP~elat1on enve'rs le Roi. ibid.
.
JOURNAL. Voy. Liv1'es des Marcha1'/ds
J OUR:NALIERS. J . Travailleurs à la. C~nlpaO'ne
Poyez BD:! 6.
b
'JI
JOURNE'ES.
d~rcente 6. Ta'xe :L. ".
1\
J01JRS. Les Seances des grands -jours, ,doivent
~-tr~ t~nues tOl1S les ans aux Provinces .: les plus
elolgnees des Parlemens. 1579. Blois 2:0.6 .
, Pel~dant. l'efpace de trois . mois) &amp; . plus ,s'il y "
ee:heQ1t. lbzd.
'
Le Roi choitî t à cet effet td no'mbre· des Gens
du Parlement LIu'il .trouve à propos. 1566 . . Moul. 80
P6ur la punition des crimes) entretenem.e nt des
O~donn.a~ces &amp; animadver1ion [ur les Juges, &amp; Of.
hqer s. tb td. .
1. . Les Gouverneurs; .Lieutenam:-Généraux des '-:
Pr.oV'H1ces, 1es Baüiifs &amp; Sénéchaux., .font tenus d'y
afftlt-er en perfonne ,. pour tenir main·fone à !a J uf..
tlce , &amp; exécution des Arrêts. 1579'.. Blois 2.0.6.

, En Provence le parlement étoit chargé de dépu.. ..
t e~ tuus les ans un Préfident &amp; ' huit ConfeiHers
,
. 1 1
P •
pqur a lfer tenu a Seance &lt;des Grands. jO\,lfS en, l'une .
de~ S.é-~1é&lt;;hau{fées .. I I • Dé-c-embre J 546.

" Le:'-"Jçms:.étO,it _çelui,&lt;. des. ,VA.catio.ns ,.lfI dur:é.c.étoie".

�J 'U ' G ~

JOU

1%4

de vingt jours utiles.
. .'
On y jugeoit au criminel &amp; all cIv:l ) (ans atJ ,
tendre les degrés d"s inftanc:s , c'eft-4-dn'e ) en pre~
mier (7 dernier reffort. 1 1. Decetn.bre, 15,4 6 :
2... A l\1ARSEILLE les grands. Jours et?lcnt tenu8
tous les ans au nombre de flx Con[ed1ers &amp; un
Prélldent l'c[pace de vingt jours) l'our y re~evoi t
&amp; juger les appellations des Se ntences du LIeute.
na nr. Fevrzer 1535.

Ce qui di/penfoit hs hf/t,bi:r:,;u de porter lef.{~ s C~f.t­
(es à Aix; on aoutoit même fi l'on pouvozt les y.
porter, pt/ifque les Lettres-patentes titt l 5. ~ars
l 54~.. contÙJrmer,t la clatl{e, q1.t e les c&lt;tu[cs qUI n~
pourroient y étrc jugées) feroient pour[uivies &amp; ju.
gées à Aix) &amp; auroient la même force que fi elles
y a voient été ex pédiécs: cette (la ufe) qui devint ab
ftite dans les t ommiffions poflt'rieurcs) 6J v raiftmblablement fait cejJer l,;(,' tenue des Gra"Pds.joltrS à Marfeille " et fia rot e:·cemple Jans le 'l'cfte de la Pro",.
vince. Les dern,ic1S fo'nt du 17. Juillet 1'623-

JUBILE'. Vay. Evêques 2...
JUGEMENS. Voy. Sentences , Arrhs, Appels»
Date " Greffiers, Pare-atis , ExeC1,J,tiom , procès-ci'Vils,
I!re'vôt,. Significat:io'i'uo
JUGES. Ne peuvent poctuler ni plaider dans leuts
S.ieges , à peine de €oncufIion. 1579. Blois 115.
Voy. O/fi:iers, Inco1'J')pùcnce
REn'voi) Pret,t!
C~(jîons, de Ct'roit, Rccuj';;.tiom" Déni-de-juflice, prifo '
.
j

\ .

a partt.e, Receptzons.

JUGES-d'Apean. L'App'el de leurs Jugcmens
f(j)rtit 1l1Llëment à la. Cour.

re~

V~. aux Notes, aux mots Comtés, Marquifats

BaronÏcs. Voy. auili }'1artigues,

~(l jèttes à~, Committimus. , Aoltt 1669.- 4., 1;6,.

1ts."connoiJènt des Requêtes-civiles impétrées en'7.Jer~-.,
leurs Arrêts, le Confeil nomme, 4lors ,un Juge de plus ,
pflir ,en faire le RCI-pport. ,
'
Voy. Secretaires-clercs.
JUGES .délégués. Sont foûmis à' la Jurifdiéfion de
cûui , qui les a commis pou,r tout ce quircgarde la. ,
commiifion ,) f5' doivent lui renvoyer tous les differens, .
même leur propre recuftff,tion ..
JUGES ~ Cbn[llls, établ.is à Marfeille au nombre
de trois) &amp; élûs un cha~ue aunée. Mars 17 17. ) 8 ~ ,
C01111oÜlènt', ,privaùvement à, to~s Juges, dts ,
L

/

J

l:J..J~'

4

BMt.'lC.

] UGES d'attributionrc:voqués aux Etats de Blois'
1:579. 9 8 .
"
Les cau[cs qlli leur fOl1t at~tribuécs ') ne [oll-t poil1~

de change entre Marchands &amp; Négocians .
po ur valeur reçûe ou dûë; No'Vèmbre l 56 ,~. ,Mars .'
16 73. 1 2, 2. &amp; .n011 entre particuliers. art. 3.
Et entre toutes per[onnes p.our LETTR.ES de "
change) ou l'clni[es d'argent faites " de , p~ace en .
place. art. 2.,
Des differens p'our ventes faites 'par les Marchand$';
aqx Gens de Mêtier) afin de revendre) ou de travailler, de leu,r pl'ofeiIiotl )-, &amp; fi , le Vendeur 'll'eft, ;
DJLLETS

l'

ppint Marchand" il a . le" choix de fe pourvoir de ..
vant eUXOLl devant les J uges,ordinaircs. ,àrt. -4:&amp; 1o", "

De5&gt; gages &amp; (alaires .des CQmmifIionnaires , Facteurs, ou. Serviteurs des Marchands) pour , le fait \
de leur traflc feutement. Art. 5;
Du .commerce fait pendallt les FOIRES. Ant. 80a

Poy. Foires.

,

De l'executiol1 des L~TTR'::S-RoY AUX' incidentes ,
aux affaires de leur competence) p0UrVû., qu'il ne
s',agiffe pas de l'état ou qualité des pe~J0nnes. Art. 9."
Des cOllteftations pour nourritures ), "entretiens &amp; &gt;
ameublcmells) au cas feulement où les panies el1
fDnt profeilion. Art. 6. '
Des caufes intentées contre les ,VEUVES &amp; les HE '!"
lUTIERS ,

~rr. ,1,6" ,

de ceux", qui étoient de. le,ur,jll:rifdiéhon ,
'

�JUG
Mais {i la (ll1alité d'heritier étoit conrdlée, Ic$
parties feraient i-envoyées aux Juges ordinaires pOlU
éne reglées, &amp; en[uire renvoyées aux J uges-Con~
fuis. Ibid.
Bornier ibid. prétend qu'il faut pour être au cas
c:Je cette dIfi)Oution que la Veuve ou l'Heritier COll-

tinLle le trafic. Il Je trompe) l'Ordûrm.cmce n'e?~
lutroit fait cwcrme mention s'ils avoient été per{onncllemcï7-t' f.Y par leur trafic Joûmis à la jurifdiJfion Con..
jrûf,ûre.

Des droits de fuite &amp; recfGltnatÏon des l11archan ..
dires exillalltes lors de la faillite du debiteur. 22..
]tûll et 1 74 t .
Des faillites &amp; banqueroutes) par diver[('s attrihutions particuliercs &amp; annuelles. La premiere cft
dtt ro. Jr4În 1715. la plus nOH'Velle eftdtl 8. Septembre 175 o.
1. Les Juges. Confi.lls condamnent définitivement &amp; [ans appel) juft]u'à la fomme &amp; valeur d~
500. liv. No-vembre 1)63. Mars 1673. I l . 1.
Si ce n'eft qu'il fut queftion de leur competence ,
,ui/qu'ils [ont tenus indiftinétement de faire mention
dans leurs Sentences) des dedinatoires propofés .
Art. 10.
A:l.deifus de 500. liv. leurs Jugemens [ont txe ..
Cl1tou-es NONOBSTANT APPEL. No'Vembre 15 6 ;.
Mars r673 .. 12. J.
1. Ils peuvent juger nonob!l:ant tout declit1atoir~,
appel d'incompetence) Prife à. panie) Renvoi rc&lt;JLllS &amp; fignifié,
même pour Committimus &amp; Pdvileges. Art. 13.
Mais ils font tenus d'y defcrer ) fi la connoiiflnce
ne leur appartient. Art. 1';. cr 14' à la diJferenc~
des a.ut'res J/-Iges qui ne peu'Vent examiner fi L'appel en
mftture d'incompetence eil ju fle ou non.
Les PocedUJ:es &amp; p.ou.rüütes cn exccutio11. de leur~

JUG

,'.

2.1]

.)ente,nces ne pe~vel:t être caffé~S), ni SUltsISES par
aucuns Juges, a pelne de nulltté, 50. liv. d'Amende co.ntr~ le Procu~~~r,) l'Hui~er &amp; la partie [ans
n10deratlOl1 , mOUle a la parne) moitié aux Pau.
vre.s. Art. 15.
. Les C0u,rs ne font ~oint com~ri/es dans cette difpofi.tzon) mats on ne dozt Jurfc otr qu'en connoijfance de
C~ttfe) er les parties oüics. Voy. aux Notes.
3· Ils condamnent avec contrainte par cor:1S p~ur
oc't les entre Marchands pO l!r le fait de la marc1handi ...
[c dont ils [e Inêlent. 1667. 3 i.4.
4. Ils ne conlloillènt nides REBELLIONS fa.ites à.
l'ex(,~l1tion de leurs jugemens. 1670. I. 2.0.
.NI d~s infcriptions de FAUX bien qu'incidentes.
lbzd.
. Born~er/ur l'~d;tde 1673. IL 9. 'l'le la~fJe pas JI
dtre qU'lis peuvent en connoÎtre. Il fe trompe, ['Ordonnance eft précife, f5 il ne dit rien qui ne fer'Vc à
1'a utoriftr .
5· .Le creancier a le choix d'affigner devant lesJ u..
ges-Con(L1 [s ou du lieu du domicile du défendeur,
{)u du lieu où la promdfe a été faite &amp; la marchandi[e foùrnie, on du lieu auquel le payement
doit être fait. Art. 17.
Mai: en 'matiet'e de Lettre~ de Change, 0?'J, doit Je
pourvoIr, aux Jltges-Confuls du d.omicile de celui qui
a accepte.
FIor.s ces trois cas, leur Juri[diéfion cft limitù dans
la Ville où ils font établis &amp; dans (on terroir cr ne
s'étrnd point dans le 'refte de la SenechaujJé~.
A défaut de Juges- Confuls les parties pewue'~t Je
pourvoir aux Juges-Royaux qui jugent alors con/ulai~
rament.
6. Cenx qui [ont aŒgnés devant les Juges-Col1fills: doivent comparoir en per[onne à la premic:re
AudIence , pour être oiii~ par leur bouche. 16671'
J

1

16.

l.

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3

If' •

JU G

r. .Vt:JtJ,t les circonftances font
et le fortd ege ) quz ) ut ,
,
me
, v De'vf,tJ,S.
.,'
le
l

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.

1

crimes de Mort, °Y' ,
d
Cas Pnytlegles "
~or~ {~s . "r.) ortcr d&lt;~ns le Sie3 . PQtH l'il1ftrl1tl:
' l doit e rIanll:
ff .
Lieutenan t ~r1:11 l,ne E lc(iaCl:illuc avec [on. Gre 'le:,
(TC de la 1unfdlt1.10n
~Cl l ' de [on rclIort. ] llItn
D A . [erolt lotS
q uand meme CI,;;
. '1ne ,) le
1684·
î.
rte .,as dans la. hmta
.
s'il ne s'y tranlp~ , t ·. 1&gt; L ieuten ant Cnn1l,
n.' 11.. ùt &amp; Juge p&lt;.H
C ~
,
7 ' 1
t'lfOCCS eu: I t1lLtL
n'C ' l'te' cl1. üwee. Vu .
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b' l' 0 n' Cl a 1 1L
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nel du ren,ot\: l~ , _.~, , le Lieutenant Cnmll'!e . .n
',l'eu au cas pnvtl .'offiCial dOlt'1avertli-: y avoU:
1
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reffort) lorlqu'l COî.1\~~dï.t,
'ecedent ordonnoit que ,
. , JtH.'Il et l 6 3•4 " L LIt
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}' Official ) lOf [lll1'1't V cu t pr'oceder
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':af!ic1ue. ]tf.iliet lé 84·
Les Eccletirtftiqttes ~
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1 3 att mot
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DorUler 167°· 1 . .
, " 1" J \.lae Roya peut
dit que pour les cl~ltn~s la,tt~ou~: ~ccl~{i::dhquc pO,ur
r.
r"
d'~ potl er
C J ;:-,
,
. m,s
[e dllperncr ' " t l
~ 1 i c'L'lf t-ti1-e eïyeu,r ) a 1'l1-0
faire l'infhuébon a ve(.; u', &lt;, () J ~tfJl'~ irr,v/oraïzce' de lr"
1 .r t ,.1,,,,,1 SUI v" J •
&lt;'
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't l'e' 1'/ en b "emettye
que le ]:trz RO)'M Jr/t1
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'-f, t 1Jeu.
' 1"
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ce qui. pot/orfozt
q ualité de l'.ucuje, Ot" 1' .
de$ tyt'wves
,
d'(; r.
par le d epenJ'/1 nn et"
... ~
(;
e5 .,'tOn 1mB .tj pen) e.
l)percr un délai ott mw eX'd·l{. .! , el1t f:lites , ont leu r
j.
p'rcee lemm
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,
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1
Les proccc l~r~s
, -l1es ont éte faites) a a
effet pour le ~l nbuna,l ot~~ient recolés ~ar le J,ug;!h -(Je que les TCllîOll1S
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Roy~l. Fevrier 16~o . 1
, le dans cesprm:édu..
Le ]uo-e d' Er-b[e ~- a palo
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ra!t'e Certatns l~1tCrrogats ou InterpellatlOt1~ ; ,&amp; en
cas de refus ) d'lnterpèller lui-mêm e , &amp; interrocrer

1'Accu[é , &amp; faire rediger le tou t par [on Greffi~ r.
ibid.

Chaque Gt'efUcr écri t {cp8,rément &amp; 2t part, &amp;
cha(lue procédure [cet à la jLlr1[diélion pour LltOl\CUe
(1,.[."
"'..1
eIl c Cu
r:.ut~. lv/ ut. Fevner 16 78.
'"1
5·; L'( flic ial, 0
J" ucr(' le nremier,
anrts qU 0i l'Ac[
'1
cure eft ramené aL1X Pri[èJ(;S du Lieu t cna nt~cririlÎ nel
dL1 Si(.~e Roya l, &amp; jugé pout le crime, ou cas
privilégié. ]t/illet 168 4'
6. 1)cvJ.L1t les Cour s) les Prélats donnent des
Vic.:uiats • apr~s que les Cours l'ont ainG ordonné)
Ltr rai(on du peril du tran(port des P rifonniers,
ou autres ra1fons importantes au bien de la JuChee.
Arvri! 1 °95. 39 .
doi',c'nt: en ce cas choiGr hm des Con{eillers
CI~rcs pOl1l', conjointement avec le Con[eiller Laï.
&lt;J ue ) être!e proces fait &amp; parfait aux EccléGafiiGues accurés. Fé'Vrier '1678. (ans dtftinétion de délit
,(ommttn J ou de cas pri'7iilégié J &amp; jl1gé enfuirepat
le même Confeil'ler Clerc, pour lc délit commun.
.4.rv1'i/ 16 9" 39. 'Voy. a ,tJ,X notef .
• 7, Les .Tugemens ries Juges d'Eglife (ont exécutés
fans PAREA1~IS ) &amp;. il cCt enjoint aux Juges de leur
donner \11 (', in -fone) &amp; tout recours requis. Avril
16 9). 44"
Leurs decrets de prire-de-corps ne [ont exécutés
}10r$ de leur Auditoire, &lt;jue flar le fecours d L1 bras
Secll lier , qui doit t'où jours leur être acc,ordé , fans
C0l111oiiIànce de caufe. 1 SSo . Melun 24..
Comme Le Juge d'Egli.fe n'ft poùpt ,l:: territoire) il
ne peut condamner au bann-tffement.
Voy. E'V/ques 3. l'eeelement 2JUGES-ROYA\.JX. Les Cours ne peuve-nt adreffer commifIions ni exécutions d'Arrêt, qu'à des J ul

'

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��2.34

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lvlais ils (ont (oûmls à la préventIOn des OffiCler!4

L AB

tABO"(JREU~S. Vey. Sequeftres 3. Trlxe.
LACS &amp; CollIers. Voy. ChaJle 4:
LAMANAGE. Voy. A~arie, 2:,
L~NGUE. Tous Aé1:cs &amp; toutes Procédures doi..:
vent etre en langue franç:oife, 153-9. Vill. 111. Voy:.

des Eaux &amp; Forêts. 8. Janvier 17
. .
JUIFS)" cha,ifés du Royaume. 1 15·' Juzllet 1 ~I9'
Les défen{cs d'y refier ~en?uvellees, fous les ,peInes
des Ordonnances. 15. FevrZd.r 17 10.,
Ne peuvent hanter .. &amp; fréq,~enter dal1s notre Pl:O'"
. e a' pel'Ile du fouet. Arrets de Re(Jlem.des
Il.. ef
VItlC).
'"
20. Mai 1660. g,. Mai f:j' 28. S(1ptembre 1 6 9 6 . ~
II. septembre 16 97.
JUREURS. Vo..r. Blafphemateut's.
. . . .
JURISDICTION. Voy. Ttanfport-de-p-trifdtBzon.
~
t',
"Evêques . . Ft:te·
s. Ecc l/(i:ft'
~/~ lqU,vS .2.
JUSTICE. 'Voy. Dem-de-Ju{t.ue.
1 5.

,

L,AQ~AIS. ~e ' ~ellvent e.ntrer dane; le Parquet
de.r AudletlCe, a peIne d~ Pnfon. Reglement dt'" 30 ..
}'-tm 1689.

ABORATOIRES. Vo)'. Poilons 1"
LABOU R. Les bêtes de labQur &amp; culture, n~
peuvent ' être [aifles par les créanciers. I ;6. Mars

L

,

Si cc n'ell: pour fommes dlü~s au Vendeur, ou a
,elui qui a prêté pOLlr les acheter. 1 66 7. 33. 16.
Ou l our le fermage , c'eft~à,dire ,fern:e. cn argent,
&amp; 1\1oi (fons , c' eji-à-dire ~ ferme en graz1'JS , des ter.
res où elles trav~illeIlt. ibid.
Pas même pour deniers du Roi. ibid.
Il en dl: de même des UTEN Cl tES nécdrûres à
la culture des terres) vignes &amp; prés. ibid.
.
A peine de nullité, dépens) doml11a,ges ~ Inte..
rêts, &amp; 50. liv. d'amende contre le CreanCler &amp; le
Se.rrrent (olidairemenr, ibid.
f. Les Munitionnaires &amp; Officiers de charroi) ne
peuvent fl'Cn~re les Bêtes de Lab~ur .a'utreme!1t (lue
de &lt;J'ré a 0 re, &amp; en payant, a pCl'fie de la hart.
b
b
fi
l560. Orleans 117. vo)'. T'ocm.

notes.
Voy. Interrogatoire 4.

flUX

0

1 6 9),1

23J

1

Voy. Demeftiques:
• ~.ATE 5,. Soùt dûës nlt les complaintes des cré...
~nC1ers qU$ expofem CLAMEUR) à raifon&gt; de neuf
denier~ par douze [ols-) ou fox (9" quart pour cent.
14· JUtn 1536.
Le droit eft triple en Cas de dénegation. Ibid.
1. Ne peuvent être demandées après cinq ans..
Stat. Mourg. p. 40 t. Maffe p. 201.
Vo)', Comptes 12. Aix.
, LECT:URE. Voy. Enquêtes 8. Information 7. In~
tcrrogatott'e )'. Teftamens~.
LEGATAIRE Univer{el. At/, mot Héritiers r.
LEGITIME . L"Heritier a le choix en Provence
de payer les Legitimes &amp; les Supplemens) en biens
mediocres avec fruits) ou en argent avec Întefêts ~
Cinq pour cent. 2.0. Mai 1547. 2.
'
A compter du jour du decès. Ibid.
VBy. Afrendans. Preteriti'on. '~artes~
l.EGS.Voy. ~arteftl,lcidie'.
LEIDE Droit. VO)'. Aix.
LEST des Vaiifeaux. Ne doit point être jetté
dans les Ports, Canaux) BafIins, &amp; Rades. à
peine de S00. liv. d'Amende &amp; confi{cation du nâti. .
n1ent. 1681. liv. 4. tit. 4, art. 6.
LETTRES DE-CHANCELLERIE. Sont toutes /tlZ-.

nlllcs

J

1'}l;l7reziftrcllfent ICi rend perpetuelles.

�2.34

"

JtJG.
.
lvlais ils (ont (oûmls à la préventIOn des OffiCler!4

L AB

tABO"(JREU~S. Vey. Sequeftres 3. Trlxe.
LACS &amp; CollIers. Voy. ChaJle 4:
LAMANAGE. Voy. A~arie, 2:,
L~NGUE. Tous Aé1:cs &amp; toutes Procédures doi..:
vent etre en langue franç:oife, 153-9. Vill. 111. Voy:.

des Eaux &amp; Forêts. 8. Janvier 17
. .
JUIFS)" cha,ifés du Royaume. 1 15·' Juzllet 1 ~I9'
Les défen{cs d'y refier ~en?uvellees, fous les ,peInes
des Ordonnances. 15. FevrZd.r 17 10.,
Ne peuvent hanter .. &amp; fréq,~enter dal1s notre Pl:O'"
. e a' pel'Ile du fouet. Arrets de Re(Jlem.des
Il.. ef
VItlC).
'"
20. Mai 1660. g,. Mai f:j' 28. S(1ptembre 1 6 9 6 . ~
II. septembre 16 97.
JUREURS. Vo..r. Blafphemateut's.
. . . .
JURISDICTION. Voy. Ttanfport-de-p-trifdtBzon.
~
t',
"Evêques . . Ft:te·
s. Ecc l/(i:ft'
~/~ lqU,vS .2.
JUSTICE. 'Voy. Dem-de-Ju{t.ue.
1 5.

,

L,AQ~AIS. ~e ' ~ellvent e.ntrer dane; le Parquet
de.r AudletlCe, a peIne d~ Pnfon. Reglement dt'" 30 ..
}'-tm 1689.

ABORATOIRES. Vo)'. Poilons 1"
LABOU R. Les bêtes de labQur &amp; culture, n~
peuvent ' être [aifles par les créanciers. I ;6. Mars

L

,

Si cc n'ell: pour fommes dlü~s au Vendeur, ou a
,elui qui a prêté pOLlr les acheter. 1 66 7. 33. 16.
Ou l our le fermage , c'eft~à,dire ,fern:e. cn argent,
&amp; 1\1oi (fons , c' eji-à-dire ~ ferme en graz1'JS , des ter.
res où elles trav~illeIlt. ibid.
Pas même pour deniers du Roi. ibid.
Il en dl: de même des UTEN Cl tES nécdrûres à
la culture des terres) vignes &amp; prés. ibid.
.
A peine de nullité, dépens) doml11a,ges ~ Inte..
rêts, &amp; 50. liv. d'amende contre le CreanCler &amp; le
Se.rrrent (olidairemenr, ibid.
f. Les Munitionnaires &amp; Officiers de charroi) ne
peuvent fl'Cn~re les Bêtes de Lab~ur .a'utreme!1t (lue
de &lt;J'ré a 0 re, &amp; en payant, a pCl'fie de la hart.
b
b
fi
l560. Orleans 117. vo)'. T'ocm.

notes.
Voy. Interrogatoire 4.

flUX

0

1 6 9),1

23J

1

Voy. Demeftiques:
• ~.ATE 5,. Soùt dûës nlt les complaintes des cré...
~nC1ers qU$ expofem CLAMEUR) à raifon&gt; de neuf
denier~ par douze [ols-) ou fox (9" quart pour cent.
14· JUtn 1536.
Le droit eft triple en Cas de dénegation. Ibid.
1. Ne peuvent être demandées après cinq ans..
Stat. Mourg. p. 40 t. Maffe p. 201.
Vo)', Comptes 12. Aix.
, LECT:URE. Voy. Enquêtes 8. Information 7. In~
tcrrogatott'e )'. Teftamens~.
LEGATAIRE Univer{el. At/, mot Héritiers r.
LEGITIME . L"Heritier a le choix en Provence
de payer les Legitimes &amp; les Supplemens) en biens
mediocres avec fruits) ou en argent avec Întefêts ~
Cinq pour cent. 2.0. Mai 1547. 2.
'
A compter du jour du decès. Ibid.
VBy. Afrendans. Preteriti'on. '~artes~
l.EGS.Voy. ~arteftl,lcidie'.
LEIDE Droit. VO)'. Aix.
LEST des Vaiifeaux. Ne doit point être jetté
dans les Ports, Canaux) BafIins, &amp; Rades. à
peine de S00. liv. d'Amende &amp; confi{cation du nâti. .
n1ent. 1681. liv. 4. tit. 4, art. 6.
LETTRES DE-CHANCELLERIE. Sont toutes /tlZ-.

nlllcs

J

1'}l;l7reziftrcllfent ICi rend perpetuelles.

�.1;6

LET

tET

ru

Eiles (ont jettes à oppuGtion , lor[qu'elles font
au profit des particuliers. 24, } fm'Vier 16 73.
1. Celles des PETITES CHANCELLERIES, ne
•
peuvent conten tr aucune danfe d.e ~('li.:f enV'ers. le
laps du tems , les fins de 'non r~CCV01r , les Acqua
~emens, ConCcntcmens , Aéles approbatifs, &amp;
autres femb bblé's , à peine de nüllite &amp; d'interdiction. 2 2 . A1a i 172.3. 4M etis cl/es peu 'Vent cOrltenir clat~(e de 'reftitutîon. en'Vers Les 'acquiefcem(,rJs cr aa cs ttp/Ji'obatifs J en tan~
que le Juge rrOIf'Vira la reflitutio'i'J, fondée.
Ell s ne peuvcnt être exp&lt;;,diées po ur REMISSION &amp;
PARDON, fi ce n'cft pour homicides involontaires
arrin~s par C:lS fortui t . Arf.l .
Pour homicide arrivé dans le cas d'une legitime
défcn{e) &amp; pour éviter un peril éviden t de la vie.

cr.

Ibid.
Pourvû qu';wcqne querelle y ait donné occafion~

zhU.
Et ponr les cas Otl. il' n'écbeo it point reine de
Iv1ort) &amp; qui llcanmoins ne peuvent être excu(és.

1 .

16. 3.
A peine de nullité, dépens, dommages &amp; interêts des partiec: ; &amp; rhJS gta nde s'i l y écbeoit contre
les OlI'Ïciers des Chancelieries. 2.2 . , Mai 17 1 3. 4 . .
Cc&lt;; Lctrrfs font adret1ecs aux Senéch3ux. 1670.
'
1
'
. 1703. Vor. A
1 6 . 13. er 27. Fevrttr
mzrautes.
1670.

Et aux C, urs) lO,l{llu'é'l les Cotir obtenues par des
Gentils· hOnllrrs, ou lor{que la Cour dl: fa Îli c de
l'apr c1 du Rotut ier ou lorfquc le Roturier eil dans
r
T)'r.
~
les ./. rLons. 22 . M{fi 17 2 ,.2..
Eiles l'el}lpêchcnt pas le continllations d'infor..
marion,hÎ
le Reco[emC:l"!t &amp; COljfronta;üon des Te.
mOins. 1670. r6. 2.2.
L'Impetrant en dt deboute lorCqu'e11es ne [ont p3~
conformes aux Charges. Art. 1.. 7. ~ 2.2.. DJcembr.I
168 3.
J

2..

Ce!les' de GR.~NDE

CHANCELLERIE,

2~i

qui ne

l&gt;euvem: erre expedlees qu'au grand Sceau) font cel..
les n'ABOLITION. 1670. 16. 5.
,C elles pour ESTER A DR OIT. Ibid.
Celles de RAP~EL de Ban &amp; de Galere. ibid.
Celles de COMMtJT ATlON de peine. ibid.
Celles de REHABlL IT ATlON dans les biens
St

' 'l'b'd
ban ne renommee.
Z·.

)
Celles de REVISION de procès Criminels. Ibid.
On y expcdie aufIi des Lettres de remifilol1. Art.

Il.

Toutes ces Lfttres font adrdfées aux Cours, fi dIes [ont obtenues par des G~ntils-hommes , &amp; anx:
Juges reffotti{fans nuëment aux Cours, fi elles [ont
obte n tlCS par de s roturiers. Art. J 2. er 1 3.
A l'effet de quoi, celles obtenues par les Gentilshommes [&lt;:)11t, nulles fi leur qUQl.lité n'y eft .noll1l11é.
Inent expnmee. Art. 1 I.
, • 3· Aucunes Lettres D'ABOLIl'IO~ ne (ont don..
nees pour Crime de Duel. Art. 4.
Pour a{faffinars pr~rnedîtés lBêl'lle à l'éaard dC$
Complices. Ibid.
b
Pour engagement à prix d'argeFlt pour tuer) ex..
.ceder, ou pour recourre des prifcmniers nour cri..
me ) bien que l'effet ne s'en fC:ù pas en[iü:i. Ibid.
. Pour exc~s &amp; outrages fa its aux Mag ilhats) OffiCiers, I-IUlffiers, &amp; Sergens, exer~ans ou executans quel(lue aBe de }uftice. Ibid.
Pour attentat [ur la vie &amp; biens de ceux q\.1Î [ont
en danger de Naufrage. 168 I. li~u. 4. tit. 9. art.t.
Pour Meurtres commis lvec des bayonn ettes,poi..
gnards cout eaux à mettre an bout des fufils, ou
avecdespifioletsdepoche. 7. Mar s 1733 .7.
Ces Lettres) de même que celles de REMISSION &amp;
Pardon, dgi Vel.lt être prefentées dans les tro is mois de
leur date) pa (fé lequel tems il eft déf~ndll cl'y a voix:
égard. 1670' 16. 16.
J

�,1. 3 9

L E.T

.

Sans que l'Impetrant pudfe en obtenIr de n~ou",
velles) ni être relevé enve_t's le, laps dU,rem.s .. Ibzd. ,
Elles doivent être fignifiécs a ,la parne CIvIle, &amp;
communIquées aux Ge.astll1 RoI. art. 19. ,et 2.0,
L'Impetrant doit être a[tuell~l11ent .~n p~l(on. &amp;
les prdènter à L'AuDUNCE tete nue &amp; a genoux.
art. 1).
' . ,
y dec1arer à ferment qu'elles cOl:tlennent ,~Crtte .,
&lt;Ju'il a donné charge ,:le les obten1r, &amp; C]Ll 11 veut
s'en (ervir. IJ.rt. 21.
Après la pre[entatiol1, l'Impetrant ell: ren~?yé aux
pri[ons , pou~ y demeure~' pe,l1:bnt toute lIU!huction ju[qu'au lll&amp;eme,l1t d~~l1ltlf.. Art. 1.5'
Sans p OUVOlr erre clara! j cautlOl1 , nt autrement,
b
'
'à peine de [Ll(p~nfi~n contr.e.les
Ju,ge s , ~ d'etre
t~nus des condamnatIOns q1l11nterVlendrol'-=11t coutre
r/
l 'aCCUle.

I v1 E'd •

En cas de contumace les Lettres ne SUSPENDENT
l'infiruétiol1) jugem ent &amp; execut~on ) que lorfqu~
l'accu [é cfi aétllellemcnt da lls les pnrons du Juge a
qui elles [ont adreffée~ , nOl1obfrant leur lignification. art. 17.
Nul (hoit ne doit ~tre perçû pour leur leaure , at~
,tache, publIcatioLl ou conduire de l'l11petrant a.
l'Au l i:'l1ce. art . 2.3.
Q!a17d l1lêalC il feroit volont:lircment offert, &amp;
fous aucun prétexte. Ibid.
A peine de COllcu(!ion &amp; re!litution au guadruple.

.lbi,ri.
L'1 mpetran t doit être interrogé dans la prifol1 par
.le Rapporteur du procès [ur les charges de la procedure. Art. 2.4.
Et [u r la [el lette dans la Chambre avant le juge..
ment. Art. 2. 6,

Lor~1ue 1e jugement qui enterine l('~ Lett~'es eet
[ujn à L'APPEL) ce derOler il1terrogatouc nolt eue
1\

LET
envoyé avec le procès aux Cours. Ibid.
Les Cours doivent crtteriner ces Lentes, fi elles
font conformes aux charges &amp; informatiol1$. art. 1.

'Voy. Obreption.

Ou faire des remontra:1ces, tant [ur l'attrocité
du crime, ibid. an cas où les circoni1anccs d~s
charges [oient fi d iff'eremes de l'expofè) qu'elles
changent la qualité de l'aéhol1) Ou la nature du
crime. 22.. Nov. 1683. 10. Août 1686. er Il •

.Août 1709.
Ces Lettres ne [ont enterinées que les charges &amp;
informations vûës &amp; examinées, quelque rom Hl atian &amp; dlligence que l'Impétrant faiTe apparoir,
[a uf à décerner exécutoires &amp; autres peines contre
les Greffiers. art. t ~.
4· Les Lettres pour ESTER A DROIT font néce{.
faires à celui ~ui veut pllrger la contumace après l CS
cinq ans de l'cxécurion d'un Jugement, pou-r être
1'~f/;itué envers les condamnations pcruniaires. 1670.
17- 2.8.
r
. neCfjj&gt;HYCS
" rr .
A
. 1
f Il es ne Jont
poznt
pour etre
re, fiv2/'ue
en ..
J
'Vers les peines a/flié7 t'ves , 01"', corporelles; er'} effet fi
le Contum?x cfi arrêté Pri[onnit: r, ou fc reprtfente
a près le JUR'ement, même après les cinq ans) les
dé'fallts &amp; COIHumaces font mIS au neant en vertu
de l'Or, on nancc. 1670. 17. 18. Le procès eft donc
injlrltit f " jugé p?t:r la peine, fa ns le fecou,rs des
LeUr!]! d' Ea
, :;r~à droit.
Elles do ivelit être pre[entées dans les trois mois,
•

LJ

.

1

&amp; [on t [ u·C' ttes aux autres formalit ~ s des Lettres
d'A00Ittton, pOt.r la lignification) j'effet de la
contumace) &amp; la néce{fict de tenir Pri[(Jll. 1670.
16. 1). ~ /tûv.
Si le }IJgement rendLl en confequencc des Lettrer
d'Eacr-à-d~oj t porte ab(olutioll) lts meubles &amp; les

tm,meubles [oue rendus en l'état (Ju'ils iè trouvcnt_,

�LET..

240
fa.liS

..

reltitutÏol1 d'amende, interets cIvIls,

.
111

' .

frLllts.

1670. 17. 28.

,

5. Les Lettres p\aur RAI' 1&gt; EL de Ban ou. des. GaIeres &amp; celles de REHABILITATION) dOIvent contenir l'Arrêt ou Jugement, de con€lamn~tion fous ~e
contre-Scel, fans quoi les Juges ne dOIvent y avo!r
au~un év.arcl. 1670. 16. 6.
.
On le~ entcrine [ans cxamieer (i elles [on t conformes aux charges. art. 7.
Sauf aux Cours de repré[enter au Roi ce qu'elles
jugent à propos. ibid.
.,
Les Lettres de COMMUTATION de peIne, [U! vent
les mêmes regles. art. 6.
6. Les Lettres de RE V 1 SION de procès font , en m;t;tier.e criminelle, ce que les Requêtes civiles /012t ,en
matiere ci vile, à la difference que le mal-Juge y
fert de mOJun ) f9" qu ~ !' o~ cemude le r~/èindam a·vet;
le refcifoire. Bornier fltr l' CH't. 8. a,u mot Sert:(, tenu)
met que ces deux d~ffel'ences ; zl J en a cep~nda~t
d'autl'es tres-importantes. On n}y configne t3' l or; n J
paye aucune amende. L' Accufé feul peut les impétrer;
[&gt; Accttfttteur y ,(e1"oit non recevable, p~r la ,regle
ne bis in idip[um. Les Juge: peuvent adoAuczr e:r
non aggraver llf, condamn/:ttlon par la meme regle.
"
7. Il iî.dut pour obtenir ces Leu res. que la ~eque­
te [oit fi~néc p~r un Avocat au C?l1[C'.l, [tns et::e a(fUlcttie à ancune conGgllatiOl; d'Amende ~ n1 aux:
dé!aisdes demandes en 'calTanon. 18. Jum 1738.
7. 2.
,
Elles (ont (cellées au Grand-Sceau &amp; lignees par un
Secretaire des Comm~H1demens ) apres :.WOH ete rapPortét's au Conièil. 1670. 16. 8. 1
\ a ete
, ,
Et adrc[f~es a 1.:1. mcme Cour 0U e pLoces
Juge, A rt. 9.
'L'Imp 'trill1t qui [uccombe n'eil: condan1né ~n l'A-

ny

,

f

•

\ "

•

1

1

\

1

Incnde

.

LET

141

m'el1de de 4)6. Ev. que lorfqu'it a demandé en mêIne tems la caŒation de 1'A::rêt qui l'a C0l1dalUl1é.
1.8. Juin 1738. 7.

2 •

~ornicr J667. 3). 34. t$U mot Nouvellement,
C~01t que l'on elt r~cevable à prendre Requête ' CivIle envers un Anet de condamnation en maüere
criminelle. Rien n'autorife cette propoJùion depuis
l'Ordonnfitnce , qtû n'admet que les Lettres de Re'tJi.
fion) la Requête ûvile '(J-e pour.roit .être admife qu'au
petit Criminel, où tout Je pourJuit comme attx affûres Civiles ., (In r/ en voit cepert-dant aUCUn exemple.
Voy. Procès l'.
. LETTRES pour purger la Mel11oire.. Au molJ
Memoire.
LETTRES d'Etat. Au mot Etat..
LETTRES de Repy, Au, mot Repy.
LETTRES de Cha'lge. Au mot ehange.•
'L ETTRES MISSIVES. ,Les l\!Lll'chands doivent
.enl"egilher par copie, celles qu'ils .écri \l'eut ·, &amp; garder enliaife celles qu'i ls ,reçoivent. Mars 16 73. 3. '7Poy. Pofte.
LEZE-MAJESTE'.. Ce crime cfi cas Royal en
·tous [es chefs. 1670. 1. 11.
Borniet fur cet article, au mot Le crime oh[erve que .l'opinion commune &amp; l'u[age ont attribué
aux Parlen1ens) pri vati vement à tons Juges) la conl10Üfance du crime de Leze-Majefté au premier
chef, comme [eroit . une rebdlion contre l'Etat. Il
pouvo'i t citer l'Ordonnanc~ d~ ~rovence de 15 35. -qui
attribue exprdfel11ent &amp; H1dtfhna:~ment en premlere infiance à ce P~rlernent·, Je cnme de Leze·Majefré. tit. 13. art. J. Voy. Grand · chambre.
t La rebeUion à Juftice a'vec cf.Jcès, eft crime de Le..
'::-e-MajeJU af,t fe!ond ch~f 1 " ,
A •
. Le crime de Lez.;e-Mct)efte Dzvme n cft pas tou)ottrs
J

flU

.

lJ.oyal ,

p~ûfque

les Juges des S~igneurs hauts-jufti-.

X

�LEZ

242.

-

. LIE

ciers connoif{ent des Blalphematturs E5f 1es Sorcier!•• . ,
Le proces dt fait au Cadavre., &amp;. a la Mcmo,ue
pour Clünc de Lczc-Ma jdlé Divlne &amp; Humaine.
1670. 22.

1.

LEZION. Au mot Tran!aûÎon.
LIBE LLES. Crux contre l'honneur &amp; renomm ée
des per[onnes [ont défendus, à r eipc contre les Auteurs, Imprimeurs &amp; D1fhibutclIrs , d'être r 'gard~o;
comme Penu! batcurs du repos pllblic , &amp; punis
{uivant l"s Edits. 156 6 . !vIou/hs 77·
Ceux qui en ont) (ont tenus je les brûler fous
lnêmes peines. Ibid.
1. Il cft défendu aux Supcrinus &amp; Rcgcns de faire
joüer ou permettre Farces) (cnes., &amp; J ~lIX conte~
tlans lafci vités) i Plures il vré1. ives) {canda le con..
tre aucun Etat public, ou pc:r[onne privée. 15 79.
Blois 80.
A peine dp Pri[o n , &amp; puni rion c(lrp .relle , &amp; de
répondre a lX rep:.uati( n's tant honnorablrs que profitables des Plocureurs du l' (Ji &amp; parties privées
1

Ibid.
LIBERTE'. 1,7oy. Eflfr,vt es. lvIariniers• .ÂJ1ttran...
ces 4.
LIJ3FR TE'S de l'F gli(e G ~ 11 ic;'I nr. V('?,. Al,t/s.
Llf VP. i'S. Dé-fen ( s ~e cl' ail:,t aux LievJ('C) du
prch icr jopr de CaïC' me ail pr('mier Jl.il.1, n~ {nte
à CtUX qui or t droit d.: Chaüc. Anét de Regi crmmt
j

dit 16.

A1a i l ) ( .

Ir à tous d' '11 ('xpofcr alors en vente) à peine de
Ioo.ljv d'l n i nr:e.l . ~ ' .
LICENcr, Cnt~ e . r~()J'. UrlÎ"'veYl7té.
IJJ:UTINANs dpCj Sel td ~&lt;UX. Sont rcpîs ) e,
tlaminc$ ap)' COl:1''1 , au 110JllL re de quillze ufficiers
•

J

au rr- oi Il S • •/l 0'-!f l 546.
l l (fr.i t rO.)J! r:s ((ur le ?z "" ( Of/rit. 'r de Jufli re _
qUt ont aro,t ae n tIre }U.;,L·S MI, C rUitldCl que pal' ffl
..

,

f

J .

•

GraruLch~mbre. Poy. Grand-Chambre.
l ,s connoiffent en prcn1Ïere inflance privative ..
melJt aux J LIges Subalternes Royaux: &amp;S~igneLlriaux,
des cas Royaux qui [ont le crime de Leze·Majefté en
tous (es chef".. 1670. 1. 1 r.
Le [1cril C'ge avec cffraé.lion. Ibid .
• La R~b~ll ion aux mandemens émanés du Roi ou
&lt;J un OfficIer Roya l. Ibid.
La Police pour le porr des Armes. Ibid.
Les aiTemblées illicites. JUd.
.Les [c?i,tions ) émotions populaires) &amp; force pu-

bh(ln~.

zhtd.
La fabricéltion , cxpoGtion) &amp; alteration de
FaurIe Monnoye. l~id.
La correCtion des Officiers Royaux, ponr malv('rfJtiol1s c,) ~11mi[es dans les fOllétions dl! leurs
Charg s. l~id.
Ll' crime d'Hr&gt;rcuc. Ibid.
Le troub le public fait au Service Di vin. Ibid.
Le Rapt &amp; enlevement des per(onnes oar fo rce &amp;
'Violenc"'. Jbid. Ce qui exclud tacitem~nt le Rapt
de per (uafion . .
Le:; autres cas expliqués par les Ordonnances &amp;
les Rtglemens. ibid.
Bornicr [ter ce même artic'e, ajoûte un gr.Jf.1'Jd. nombre de cr :mfs , parmi lefqttels on trou'Ve le Rapt de
[eduéfion, qui r/eft point c;es Royal, &amp; le Faux principal don t les Juges' des St'igneurs peuvent connoÎtre. Jui'l et 1737. 1. 12..
J. Les LieL1tenans ont la totale connoiffance (les
'Fids noLles en prem iere infrancc , même entre Roturiers. 15 36. Gremil'tt 4.
Er des c~uü~s ci vil es, perf" nneIIes, &amp; poffeffoices Tute lles, Curatelles, Invtnt:lires, &amp; partages des 1ÎlccdIlons l111iverfelles des NOBLES, t;lut
en demandant qu'en défendant. Art. 5. t:9' 6.
J

X ij
,

�144-

L 1h

Et des caufes Criminelles où les Nobles [ont dé~
fendeurs. Ibid.
.
A l'exclu{ior~ des Juges Royaux. Ibzd.
Mais non à l'exclufion des Juges des Seigneurs ..
2.4. Fe'Vrier l 5 37·
.
Ils preGdent aux affen:bl~es generales des- COInmunautés. 1536. CremzeU.27·
. Et aux éleétions des Malrcs) Echevins &amp; Con..
iids. Ibid.
\
r
Ils jug~l1t en dernier ref[ort l~lf&lt;'ln'a 5. IV. en
111atiere de TAILLES, Aydes, GJbell~S) Lares,
&amp;: Icquants, &amp; au deffus fanf l'~ppel a la COl~r
dcs Aydes. 17. Août 15,81. 2.2. M;r.z 159 6 . 2. 3· ,.Aout
1608.2.2.. f3" 19. Jmt'Vur 1 6 55. 10 •
2. D4.11S les commiŒons en dcf(ente l'ord:e du
Tabl( au ea obfcl'vé, en coml11en~ant par le Lleute ..
nant à chaque feance. 1667. 1.1. 3. Voy. Defcen...
tes 1..
. fi
.
3. Les Lie'l1tenan s en chef, dccrctent. &amp; ID rUl[c-nt [culs en tOllS lieux) les au tres OffiCIers ne pel~­
venr ". "'edier aucune Requêre ni in!huétion ~u'apr~
llüis j\.,~H'&lt;; cl'"bfcnce ou ~îprès 2.4. h~;l~CS , s'Il s'a~Hl
d'une illk J' :Hton , fauf fl:,?/ant edIt, ou cas r~...
l}ueramcdclité. 29. S(ptc~,Lre 1634. 1.
.
,

Ils jllgCl1t {culs les proce n'çxcedant 3. hv-. dE.
piees. Art. II.
Lt preGdcl1t allX J ugemcns (~C tous) lors même
qu'ils ln 0 1 rr les Ra~tOlteur5. A~t. 2..1. •
1
Ils 'prennent les aViS, 8.," les .op~l1o.ns UOlvent leur
adrdlcr la p_Holc au G~1gl1l1(:r. ttJZa .
•
4. Ils iont tenus en Provence., de comparoIt aux
joUl s dls SiC?êS de la Cour a~ Parlement , tel s
qu'ils font éc;)blis &amp; ordOl'nés. 15,.5. Pro'Vence 12. ..
3. C'e~ -à-dire, d'aIl' Hu 3nx 1 udlcnces du RoU.
'des Mois &lt;-lui Icnr (01 r a!li~~[llC:; ) &amp;. à leur défaut les
Lieutenal1S paniçI.11icl=:i &gt; ~lltrc:m~l1,t aÜigl:~S pr'lU

trE'

r~pot1dre. Arrêt de "egZement du 2.. 7. No'Vcmbre
Cel,û. d'Aix. le jour de St. Remi.

'-45
1702..

Celui de .Alarfeille, a une feule Audience du mois
'd'OBobre s à Ion choix.
Celui de Briznolles, au mois de No'Vembre.
Celui de Draguignan, au mois de Dùembre.
Cel,û de Gra'/fè, au mois de J:mvier.
Celui d'Arles, au mois de Ft'Vrier.
Ceux de Digne er Caftelarte, au mois de Mars.
Celui d' Hieres, att mois d'A'Vril.
Celui de Toulon, juIqu'au 15. May.
Ceux de Forcalquier er Sij/cron,. du 15' Mili'
jufques à St. Jean.
'
Voy. Rereptions 4.
LIEUrENAN&lt;; de Juge. Au mot B:ûles.
LIQUIDATION. 'Voy. Interhs 3. Dépens. Fruits.
IJTISCONTEST ATlON.· Au mot Conteftatio'n
œn Caufe.
, . LIVR ES des ]vfarchands. L'~s Marchands &amp; Négocians doivent a voir un Livre qui contienne tout
leur Négoce, leurs dettes aé,1:ives &amp; paffi ves , &amp; les
deniers emplo jés à la dépcn[e de leur maifoll. Mars :
16 73. 3. 1.
On L'appelle GRANB-LIVRE, ~ louvent Li1Jre de.'
CAISSE, le Bilan en eft L'abregé.
~"
B01'nzer i ~] id. en excepte les metmcs' dépenfes, ft
qui n'eft 'vrai que pour le détail de chaque article;
le toial de la dépfnJe de· chftque' mois', ou tout au
•
,
1
/
d"
' ~
l'
mOins
ae
CfJaque annee ,. tut y etre emp. oye. ·
Ils .doivent avoir un ~"'cond Livre, ou JOURNAL,.
écrit d'une même fuite ' par urdre de date ', hns aucun blanc. art. ~. C'tft le fondement du Gran/-li'vre.
Arrêté à chaque chapitre, &amp; {ur la fin , fans rien
d'écrit' fur .les marges. ibid•.
Ils ont encore un Livre BROUILLARD, ()ù ils éC1'i~ent toSIt RU fur t5 à mefure ) (5 un Livre de CAISSE·
1

X i

iJ

�1.4.~
L 1V
(l,u'ils tiennent q1!elquefois/eparémen.t du G1'and-li'vr~i
;es Li'Vrts leur font néceff.,ires , mazs l'OrdoÎmartce ne
leur impole aucune obligatio?'J à cet égard..
1. Les Livres des Marchands &amp; NégoCl~l1S ) tant
en er r oS qu'cn dérai l) c'eft-à-dire,le Gra,,!,d- lzvre
Jou~nal, doiven t être Gg~és fur le ~remlc r &amp; deuller
fci:iil1et, cottés &amp; parafes par cehu que les Confuls,
1\lairés ou Echevins ont comm is à cet dfc:. fH:~. .3.
Dont i l doit êt!e ["jt mention a.u pr:cmler feuil'1 'd
•
,
l et. tilt
Ils doivent être en pnpier TI MER E ? à pein~ de
nullité des J ugemens rendus fur ceux qm L1e [e rü lcnt
pas ti mbrés. 16. A'vril 17 37 ·
2. Ces Livres n e font foi &lt;Jue ~ or[quTIL contiennent tant les li vraifo ns , que les paycmens.
Statut M ou rg. p. 302. Maffe 180 . G' qu'ils font
dans la forme pre/crite.
On acc(I'rde aux Marchnmls le forment) pour [up.
manque à la preu'Ve tirée de leursLi'Vl'e.s.
PUer à ce tJ.ui
1
Ir'
,
•
J
L
3. La reprClt-:nt311on &amp; conunUnlcanon H~S 1"
vres des Marchands, ne doit être ordonnée en
jufiicc: que po~r [uece/lion , com~~nauté ) &amp; partao-e de fociete, et en cas de fadine. Afars 16 73 .
-3. b 9. On doit fi-tppléer la particule &amp; , qui r/ ~ft pas
dans l'article cifé, parce que la repréfenu/'tton des
Li'Vres cft ind~(pf7~rable , tant ei3 matierc de focicté,
mi'en matitre de faillite . Voy. Banquet-cnte 2. Societé.
J. La l"rplé(entation en dt encore ordonnée, 10r[·
CJue le 1v1archand veut s'en !ervir. Mars 1673 . 3. 10.
Ou lor[qne la F'artie offre d'y ajoûter foi . ibid.
Mais. en ces ceux cas, ce n'en: que pour vo1.r'
ou extlaire ce qui concerne l~ dirfèrent. ibid. Nous
ti~/ons parte in qua.
Voy. Ct'!'Jfaux 1. ~1archands %.. Eccléftaftiques 2. ..

erJe

E:wquei'O:it'o 2.
.L

r~'

de tons Droits de Traite) Foraine, Re[ve )241
&amp;c.
~ 3· Septembt'(J. J 5 5 3.
Voy. Rece~tions) Eccléfiaftiques 2. Imprim,eri~.
LIV RES (~e Geoie. Voy. Ecroues r.
LODS. La franchife en dl: a""corde
au."v 0' rn
~ Clers
.
.
'
"
'
'cl II Pa rlement ') po ur les acquiGtions des fi C
.
le.l.S te l c ..
van s cl u R OI. A:v r . I 70). 30. O[i ob. 17 0 8.
Et au~ OffiCIers de la Cour des Comotes. .A.vriJ.
170 +. &amp; Ir. Août 17c 8.
.L
. L O~E .. Sale ,ou, Maifon commune, où s'affimblent
les Negocums, ~ . Ma'ifezlle ; tous exploits de jufrice
pour dettes Cl Vll es y fo nt prohibés aux heures des
'aifemb lées. No'Vem b. 15 6 3"
Ces beures [O ft t le Inatin de 9. à IL &amp; le foir
de 4. à 6. ibid.
Les ~aill is. &amp; Banqueroutiers ne peuvent y entrer
'1 u 'apres a VOlr payé leurs Créanciers,à pei ne de ., 000 .
llv. d'amende, moitié aux I-Iôpitau x, 17 Jan'V'~730.
LOGEMENT de ~ens de guerre. Voy. Ecctéfiafl. 2,.
LOUAGE, de ~A.al[on. Voy. SommaireS'. .
LYON VIlle. Les Jugemens de s Prevôts des March~nds , Echevins) Juges &amp; Confèi' vateurs del
FOlres de Lyot'l, fOilt executés par t out le Royaume}
tO~1t comme s'ils éroient [ceUés du grand [ceau.
l

[o~lt eXClnts

r&gt;

JUIllet 1669. Voy. ChYmgo ra.

,M

M

'ACHINATION. Voy. A ttentat .
. J ~J1ADRAG UES,etablies enPro vence. Mai 160 3;
Confirmées. Août

161. 3 .

Ne peuvent être pofées [a ns permifIion du RoL
1 681. li·v. 5. tit. 4. l1-1't. 1. n i dans les Ports &amp;

puiiu dt nuire à la navigation. art. 4 .
A peine de cQ.\.1 fi[çation ~, de 3°00, liy:. d&gt;amel1~

lienx cd. elles

'

les LI V.RES, ünprim' s ou non ~

LIV

�Z4S
MAD
•
de au pr~mler cas. l'trt. 1.
Et des do·nmages &amp; inrerêts au (ec~nd. art. 4.
1,. Il n'eH: permis cie tendre T0nnalres &amp; de pef~hcr) qu'à. rlenx mill\!s de cltfiance des Madragues,
d.u côté d II Levant) &amp; abord des Tons. art. 5.
Les proprietJ.ires (on~ ~enus de mettre des GA VITEAUX [ur les extreITlltes des r\'1.adra.~ues les plus
a. vanc..:ès CI) Mer, à peine de répondre des donunages &amp; i.nrercrs;. Clr!. 3.
MAGIE. Ce crime puni de mort. ]tJilltft 1682..
Foy. DC'1.l i ns 1.
.
MAH.J ·forte. 1;'0". Durets 3. HuiJJîns 3·
MArN~morte. Prohibitio~ de tous nouveatl't
hab liffclT.cns de Chapitres, C )rps , Collégcs , Scmi naires , Confré 'les, Hôpitaux, &amp; autres Corps
&amp; Communautés Religieufes , Eccléllafiiqucs . ou
Laïqt cs , &amp; de toute éru'liol1 de Cha.pelle ou tltre
cie Ré ,Ulce. fi cc n'cft en vertu de Ll ttres·patentes. Aùut. 1749. 1.
A l'excl"'prton des fondations particuliercs d,cs
Metres, Obits. ou autres Œl1vl (S pl S , fans établlffi ment de Corpe; &amp; Commun~lute. art. 3. Pcurvl1'"
que ce ne foit ras avec des fonds ou des rentes [ur
des "arrtculiers. a,rt. 19.
A pei ne de nulliré des aétes &amp; di (poG t ions, &amp;
rcpet 1 tion des fom mes payées, nonob{l-ant toute
prdcrip t iot1) &amp; tous acqui (cemens. art. 9. &amp;.17.
D'interdittion &amp; amende contre les NotaIres.
/l7't. 22.. e,.r de 3000. liv. d'amende conUI: ceux qui
prêtcroiel,t leur 11 111, Ilrt. 14;. ,
.
1. Les biens d n11es au prqlldlce de cette prohIbition , peuvent être reclamés par les enfans &amp;
les héritiers préfomptifs, du vivant mê~ne .de celui Gui en a [clit la difpofition ) avec rdhtutLOn de '
fruits &amp; arrelt1ges du jour de la ' dtm~1t1de. at·t. 10.
A leur def'aut Rar les Seigneurs" [oit en nef. 0\11
1

MAI

1.4"

'en roture. qui ne (croient pas Gens de Main.mone),
&amp; rauf l'an &amp; j our. art. I l .
Et à défaut des uns &amp; des autres ) cO~1fifqués an
profit du R oi. art. 12..
2.. Les Lettres-patentes portant permiffion de
nouvel établiifement, ne doivent être enrecri{hées
qu'après une information préalable, iur la c~mmo..
dité ou incolnmodité du nouvel établiiTement. art, 7Faite à la requête des Procureurs Généraux. ibid.
Et les Lettres communiquées aux Héritiers préfomptifs ) &amp; aux Scignetus) même à autres&gt; s'il
ca ainh ordonné. Ibid.
Lê tout à peine de nullité. ibid.
3· Il eft prohibé à tou') les Gens de Main.,morte
d'accluerir aucun fonds, Droit , OLl Rente) fa.ns
en avoir obtenu préalablernent Lettres patentes ~
..Art. 14, Bien que r~putés meubles fui vant la coûttI.lne des lieux . .Art. 15.
A l'exceprion des rentes conftituées [ur !e Roi, le
Clergé) les DiocèCes) les Pays d'Etats, Villes 01.\
C Olumunau tés. Art. 1 8.
Pas lnême par Retrait feodal, Art. 25. Vente)
Ad judication) CefIiol1 ) Donation &amp; autre q,u[e.
gracu 'te ou onerell[e. art. 16. quoicllle faite à 11
charge de les obtenÎl. ibd.
Et s'il leur écheoit àes biens fond.s en vertu de
droits [ei(Tnel1~'iatlx, ils doivent les mettre hors de
leur mail.:' dans un an , &amp; .1 défaut réÜDis au Domai ..
ne ) ou aux Seigne urs particu1lers, s'ils en releveut.
Art. 26.
4. Les ét:1bl i{fe 'nens faits depuis l'année 1636.
fans avoir été J.U(ori[és par Lettres patentes, {0.n t
dcclatés nuls, r1e mème que tous aLtes &amp; toutes dlC..
po[itious f~ ires vn km favel!r. A!,t. 13. .
Sauf à l'égal cl de ceux qni (uDIJllcnt palGblement

[all~ d~ mande cn llullité fO.l:U1ée) d'y être pourv~

�3.)0

MAI

l'al' LettrC:'s Patentes ou au rrement. ibid.

r· Les feules Grand-Char~)bres ~cs Parlemen~ Con.

n oiffe nt de tout ce que ddIus , pnvauvClllent a tous

autres Juges . art. 2 . 9 . .
. •
Nonobllanr toules EvocJoons , C0111 mUtlmus
ou Pri vilégt s , lllc:me des Ordn;s de LVlalthe &amp; Fon...
tevrault. Ibid.
Voy. Monrlfléres.
MAINTENUE. Voy. Complainte z..
MAJORIT1'. J7t)J. Mi'm,'urs. Re(rijions.
MA_;0RS. des Pla ces. Voy. 0ffi·-iers-A1i!itaires T.
:M AJ.RES. EtablJs (Il [lUe d'Oulce. Auttt 1 6,92..
Ils conv oqu ent felll s les A(f("mblé~s des .MadlH'l S
Communes, &amp; Y prclidcnt. Ibid. é3" Déambre r 706.
AVtc voix détC'rminatlve en ca$ de p:utage. Ibid.
Er Gr-Dcr,t
tcus les Mandats, ~ vec un Con[ld)
&lt;.'
ou dn b .. hl'vin. iliL
r. Ils precedent les Officiers d- s jufii.:(s {c;gneurialts en tous lieux. Ibid.
2. Ils ont le droit ,d'évoquer llllr~ (a!l{~S à la Se:..
l1échau lTee plus prochaine) à ['ex c\ 1ÏOL1 &lt;le "dIt.: du
reJfùrt de leur établî{f::=ment. ki.!.
En matief(~ civile &amp; crÎmindJe, tant ell demandant qu'cn d(~fe ndant. ibid.
Foy. L ie.'it't?~arJs I.
MAISONS. Peuvent être exhau(fées en houchant
t ou tes les fl'llétrt's du Voi{in) f.'l.l\S égard 11aps de
tCfPS, ou pJ('fc.ription. Statut Bomy p. 37. Voy. Fei

fh! t,.fS.

Mè,'J.1C (ur la muraille da VoiGn gui devi~nt alorf
C{~mmune au proy1tca, en paya,lt le (hoi t de quan.
ibid. pOfl;'VÛ qu'elle frr-:iJ!è lu pporter le (itrhauffi ml'nt.
1. On peut encha{fer Sommiers, Poutres &amp; CheVions dans la mai[on du VoiGn ) en payant l'appu ..
yage ou droic de quart. Ibid.
Voy. Saifies 2..Records. Procès criminels 9. à l'ExtrA-

MA 1
"rdinttire . 3. Pre't'ôt
corps 7.

1.

Priions

MAISONS-CURIALES. Les
pe/~tlrn.ir
an Cur~ un logeL\len t
16 95. Art, 22.

2..

1fr
Contrainte

p fl-Y

habitan~ fonttenu~
COll venab le.

A'1.lril

Et les Intendans chargés de faire executer les
Verb;lux des VifÎtes des Evêques à cet éCYard &amp; de
~
~
1
p~rmettre lneme les emprunts néceffaires. Ibid. voy ..
Vifite 3.

MA1~ON.s DE VILLE

Voy. Loge. Délais.

MAI TRES. Au mot Dome/liques.
.
MAITRES,.. DE-PORT ~ Vey. Rl'quJtes du Palais 3.
MAITRES.D'ECOLE. Au mot Et:ole.
M AI.TRES dts Requêtes. Voy. Committimus 6.
'EvocatIons 6.
.
lv! AITRlSES des Arts &amp; Mêtiers. Ne fOlit accordé, &lt;: qu'à ceux qui ont l'âge de 2..0. ans accompl is.
Mtf, r'S l

673.

1.

3•

}.t q ui rapportent Certificat

D'ApPR~NTISSAGlS.

.&amp; de fc_'fvicc fatt apn.~s. ki '.
SI le C01lrCn \.l aux Certiti.::at&lt;; o'd1:. veritable) l'af..
J::i,rél 1t dt d&lt;" hû de 11. MaÎtrife ) &amp; celui qu i a certi..
J

fIe, dt condamné à 500. Ji-v. d'Amendf.'. Ibid. ou
e~1 .3 0 0. liv. s'il n'étoit pas le Maître de l'A pprenutIJgc:, ]!Jid.
.
L
. - cs e"f,t ns des M:lÎtrf:'S ft-mt di (pcnfés de faire
leu r A!)pr":tH dr\e;~ lU![iu ' ils , {1(~ meurel1t aé1:Llelle ...
n'ent d 1 11$ la 11181fo n de leur . Pet'c &amp; Mr:: re, f:li ..
{atH: p ofeflion d~~ la rn êrne Marcbat'ldi(e) j'lrqu'&lt;l
l'â.t~e de 17 . ans accr)1t lis. Arl. I.
Le , I~ms de 1'Aprfé"(ltirf'lg.:: doit être td qù'i l ell:
r&lt;.-glé p, r les Statuts de cha'lue Mè.:ier. Dùembro
15 8 r. ~2 •
.A prè; lequel !'Afpiran d\) ;t encore d('mt:"urer au..
tant de tems chc·z fon ~vb Ître , ou .::h\."z un autre
-de pareille profclhon. 16'73. tit. 1. Ifrl. 1..

�~ SCe
%..
,
qui a l lell
ibid.

1

MAl

même d es nft! s de
a'hé(iard
1 0

"'

d'

faire aucun

Maître~.

1. Tous 1iarchands &amp; Negocial1s t?nt en !~tüs
Gn'cli détai l font reputés MAl E: URS pOUl.' le f:ù 'è Lie

il

leur commerce. Mars l67 3. I. 6.
11 en dt de même des 13an(1lùers. ibuf..
Sans qu'Us puiffcnt être refrÜUtS fous aucun prétexte. lbid.

FESTIN)

&amp;

L'Aftnrant nef'.o~ recevoir de lui aucun PREfl1: défendu de prelll.rc ...
, .
î.
ptlon Art. 5,
SENT pour la rece
.
x portés par les Statuts,
,
. DRorrs que ceu
"
. d'Amende qui ne peut etre jnopeineaucuns
de 100. hy.
2..

a N.t

cl

derée. lbid."

Villes de Parlement peuvent
3· Les Maltre~ ~~s Villes &amp; Lieux du rdfort,
exercer
dans to~tes
f i d leur reception au Gref..
C 'f'
gl{tter. l' a\,..Le
e
en ral ant el~re . "
Décembre 15 81 . 14.
Fe de la JuChee, du LIeu. î. blablc droit dans tout
Ceux de Pans) ont un lem
.
le Royaume. jf,id.
.
VOJI. ,Alarchands.
.
MALADES. 'voY', ltfedectï'U.

~1ALES.
'Vo)'.
TH[ L

FIlles.] P "CUl'S ront tenus de faire
Granos n
11
"
M~~... ". cs .,' de ProfetTion des Ch~v;thcr"s
nre(r} {hcr les Aétcs
'Voy Regiftres 6.
b
&amp; ' ,0 l 6' 6' 7 2. 0 • r 7. '
.
dans l'an
JOu...
. G nd~chtimb1'e, Retrait
. Voy. Portions-congrues 1. rf!-

féodal
perfon ...
MAL1.v.En SA TIOlN"S. voy. Aïournement
:;

;~elMANOIR.
2..
2..

COfï7plaÎilte.

•
1 Man 01' r .
Princtpa

"

/ A:;iournement

V,1l1.

JEGOCIANS. Il

l'A A R

ca

libre

rvlARGHANDS
·ET
N
r. S ef't'oc obliges de fe
'
°
en erra
lan..
,
.
a toUS dc n~70clcr
n 1 èor s de Marchands, nt.
[lire recevotr dans aueUl . !TF
Décembre 170 1.
de juftifi r d'aucllt~ appr~t1{:t age. vent être élus J ua111
g
Ceux (lut né OCIC?:d
1 ~ JP~~i(diéhons Coufu . .
ges-Co : r~ls) &amp; prell er au
laires. t J td.
bl ~
t qu'ils ne vendent
[(
leur no elle tan
Ils con èriel~tl "
]d'Y1JT .•
15 66 • 1 3. ,dalif 166~).
point en detai. 10. /'~Irv'
JJ~(cl?1b, 17° 1 • •
1.

.t \

3

Bornicr ibid. ai1- m ot Reptttés, rùr.ûnt cette di[pcfitiol1. aux (eu!s Marcha nds approuvés) &amp; décrits
i); albo lv1ereatortun. C'eft z.tne errNtr ) puifque l'Oydom-:f.lnco difpe11[e
. lcs Ivegocians e~z !Jros de tOJ-tte i"'fcription {;f de toute aggrc'{ation. Ce qfte Bornzcl'
ajoûte que pour être reputés MA] EURS ) ils doiv'cnt
a voir au moins 1.0. ans accomplis, eft: fms dOttee
f ondé fiJr ce que c' cft l'âge requis pour les MrJîtrifos.

Voy. A1aîtrifes.

,u

Mais l'Ordonnance en
J1xam aucun âge) en Il
laijJé la décifion 4ttx Jttges, é:r il f~l(,droit de gr~/vdes
'raifons é:f des fou,pfons mime de dol, pour refl:i:ucr
lm Marchaypd ou Negociant qui allegw3roit fa nJt.1orité avant l'âge de 2.0. ans.
Le Marchand Olf, Negoci/tnt l.1ineur po!tYrcÏt' hn
reftitué envers un cautionnement parti.culier J e5"

ùrange'!' 4 (oÎ~ comme~ce,
fi
Ils fo('jf encore reputes E'MANCIPE'S (3" les e7nn3es
Jttffifamment IUttorifées ) p.rtr le jiLenee ou la P/Hie,~ue
de 'eur A1ari.
2. Ils [ont tenus de faire inventaire de tOL1sIct1r~
effets &amp; dettes aaives &amp; paiIiv::s, &amp; de le r~'noo,'"
veller de deux en deux ans . .A1ars I673. 3. 8. C'eJ1'
ce que nOI-H ap,bolLo'iS Bilan.
3· Les Marchands ~tÛ 'v~i1 '-!cnt en gros &amp; en détail, les ~'laçons, Charpci tiers, Cx!vrcl1rs, Serruriers) Vitriers PlornhicT5, Payeurs) &amp; autreS
de cette &lt;Ju~lité, {ont tenus ie dem::mdcr lellr pJ.y~­
mene dans l'a11 de la dcli VtJ.l1ce. 167,. 1. art. 7.

Voy.

IUIX NOf;!,

y

�'M
A R
" '

1.,} 4-

h
R" v
tes Boulanger.s ) PatIfli~ rs, Bouc ers., 'o tn
relus) Cuitinicrs, Couturiers, PaiTcmcnt:ers, Sel ...
Jiers Bourreliers, &amp; ,;auxrcs Jemblables n ont ,que
iÎx mois. A,'t. 8.
. .
. .
Il en ell: de m,êm,e des ,ApQtlcauc,s , :Gord01H1tets
&amp;. 'touS Vendeurs en dét~iL Ju~llet I.) 10. 68.
.
, Le tOllt bièl1 qu'il y ait contInuatLOn de [ol1Jnltu..
re ou d'ouvr~ge. Mars l 673· I. 9· ~ ,
.
il moins qu'il y ait Comp,te anete ou Obltga..
,tion . .ibid.
. f:' .
Mais ils peuvent deferer l:e fcrmc,n; ) .&amp; . aIre, 1.1:"
terroger ceux à qui la feurllltu re a ete falte , ~.u faIte
dcclarer à leurs herit.iers ou ~yan t cau[e " sIls fçavC;.nt que Ja ,cho[e cft dlIe .) bien que l'année ou les h:(
rn..ois {oient expirés. Art. 10:
.
Toutes ces fins de non recevoz..r font :r~remcnt ,~dmt..
(es , flt1'toUC à la Jurifdiétion corJful~:r.e e' a l,egard
d,es Apoticaires tians les autres }urifdtctlOns.
'Voy. Arbitj~es 2.. Stj~(eances.. Banqueroutes., Co.m ...
merce. Repy. Lirvres. Femme;. Pref.vve-par-temot~s.
J:vlARCH.ANDISES. Voy. .Affit.rétnces. .A'V.ltrzes"
Jltges-Co.nfuls. MJifChands.
1-1ARCHE'S, Yoy. nleds 1. Dimanches. Fnûts 1..
.
I!.epy. Sommatrr/..!.
,. ,
' MARGUILL1ERS. Leurs comptes ~ont a-rret~s
paf les Curés,Ofrlclcrs &amp; princi.paux hab,ltans. Avytt
4

1

1,695.
Voy .

1 7.

Vifi tes

S"~.

MARIAGES. Doivent être contraCtés en prefen.ce
(lu propre Curé, ou de [o.n con[entement par eent.•
Mars .1 6'97·
.
Ou du c0n[entemcnt de i'Ev-êt1ue DlOcc[a~l'1 . lb id..
Si l~ confentement n'eft poJnt i~1ter~enu , les p~:"
ties [ont tenues de fc fcpaxer J.u[qu apreS la ):ehabül-:
tation. 1.). Juin 1.697 .
.
1. Aucun [ujet du Roi tle peut valp.bleme,l1t .ÇQij.,.
1

•

~

1\t A, Tt

(~~ ae "M '. '

l' .' ,

r
P
l'
.
5de5'
.auage lans
roc amauons
precedentes
.Bans ',. faItes pa'i" 3'. divers jours de Fête, avec in'tervalle co;mpe,tent) don: 011 ne phu obtenir diC.
pen.Ce, (lU apres la premlere Proclamation. 15'79.
B!Ot~ 40. VO)'. Ban ê5' aux notes.
SI l'uhe des. partîes' dl:! en minorité de 2:5. anS', il
f~ ut ~ncorc bUe! les mêmes Proclamations dans là.
Paroüfe dC3 ·Pcre) Mer~) . Tuteurs,. ou· Curateurs

J.a

r

J•

.A1ars l 697.

La qualité de Parbiffien n~ s'a'cquiert ' qll.e par
~Ibl~de d meute aétuelle , &amp;: COntll1üeHe de: 6. mOLs;
2..

,. 1 •

.

.Et s'il, s'agiffolt' d{! qüelqü'un q-ui:. eût chano-é ' de
BlOcèfe) i l faudroit un an'. ibid. .
b
Si cc n'en: qu'il ait: une perrnit1îbn pat écrit dt!
Cl1r~ ~ ou dQ ~fd~t Dioc~f:l in. ibid. On xJatisfai't
en fClifant pub/ter a la paroijfe dit preced'ent domicile.
3'. Les parties doivent ê tre époufées PUâLIQJ.TEMEN! . ~l; p.re[e~ce ' de quatre per(onnes au moins)
dOullcdlces &amp; d1gnes··de-foi. 1579. B!ois,j,c;
Qli attellent le domicile &amp; la qualité des panies,
&amp;. {l,clics ~ont cnfanS'de fahülle ,GuIous lJ. · puÎi1àfl~
ce d a!..l t rl"! 1. Il/.1 rs l (; SJ7j ..
~l i . ilg~1("rJ t dans le Regi{hè) fI l'on en t'eue
trouver qlU fçachent {j~~ner. i!Jid.
Sa-ns Cftl'i l [où permis aux Curés de Iesfiire G!"l1cr
après la Celebrat ion, a peine de privation du r~ve­
nu de leur Cme' &amp; Behefice pendài1t 3. ans) leur
fub fifiance dtduite pour la prem iere rois .- laq uelle
ne pen.t exceder 600 •. Ev'. dans les gtéli1des Vi lies &amp;
3°0. llv. · par tont adleurs) · &amp; cn cas de (econde
contravention, la peine dè' de ;}I ans de Banl1iiTe.
ment. ibid. Voy. Re;JiJh-es.
Et s'ils n'ont ni Cure ni Benencè ) ils [ont con ..
&amp;unnés la premiere fois au BanniiTement pour LIll'
an J &amp; la {econde fois pour nCllf. ibid.

y ij

�1\/1 A. R

2.5G

~r ' l,ès

La peioc des R~gJ l iers efi: d'être ~l1rermé s da~)s llll
des Couvens de leur Ordre, au ChOlX d~s Supeneurs,.

i~~e~::nen t pns depuIS ' peü de temsdans 'une 'a~~e
~ arolfTe , .' lls y contraé1:ent ' mariaac à lem in[~tl

e0

ment des proches Parens, Allies, Amls) ou V01{insCatholiqlles. 14, l.1tli 172.4. l',l't. 16.
A pt'ine contre le Curé d'être pnni comme C0111-·
pliee du crime de Rapt:. 1579. B'ois 40.
5. La peine des Infat s de fnmill qui c~ntraé1cl~t ,
~,iuiage ClANDESTI,NEMENT contre le gre) "'loulou:,
&amp; courent ment) ou au dcdl de leur Pere &amp; Mere li,il: de po~ voir être cxheredés" &amp; exclus de leurs fuc ...
c( ruons. Ft"...:? ft '1 l 5 56.
De tous d 'oi [s provcnans dn contrat cl" Mariage
de leur Pere &amp; Mere , &amp; de tout autre beneflcc des'
L ix &amp; Co{w.unes. Ibid.
Les Donations &amp; les avantages précedens peuvent
'1 • J
meme etre revoqucs. tl:iW.
Si ce n'dt &lt;1u'après l'âge de 3o. ans accomplis
pOUf les fils) &amp; de 2)' . ans pour les filles , il,
aient requis leur avis &amp; con(cil. ibid.
Cc qui a lieu contre les filles VEUVES, même
.rnaj'~urcs de 2. 5. ans, qni n'auroient pas requis pat·
écrit l'avis &amp; coo[ei1. de leurs Pere &amp;. Mere. Marj·;
16 517.
~"

l

.
de ' fal~Jl~ ,

Veuves,
;:,a]ems de. 2). &amp; 30. ans) demeuroient -chez leur
e~e &amp; Mer~ ) &amp; sue fous prétexte · de ' qtld ue '

pour le rems porté parle J ugemenr. Ibid.
L~ t out (allf plus grande peine en cas de Rapt avec
violence. ibid.
La peine des tcmoins qui ont certifié faux ,
la
Galere à rems, pour les hommes) &amp; le bann IiTement pour les femmes. ibid.
4-- Si les parties (ont ENFANS DE FAMILLE ou
fous la puiifal':lCe d'autrui, il dl: défendu aux Curés
de paIrer outr~, s'il ne leur appert du con[entement
des Pere, Mere, Tuteurs , ou Curateurs. 1 S80.
Melun 25- f5' 16. No'VemDre 1639. art.!.
Si ce n'cft qu'ils fLJ!Tel1t abiens du B oyanme pour'
caufe de Religion, auquel cas i,l fùflit ,du conf~nt: ..

MA' R
&amp; l~s Fils ,&amp; filles

Ils f ont déchûs par le feu1 fait ,0 de tontes fLle:
cefllOns de Pere) Metè, Ay' cul &amp; Ayaule n
. d l' . ,
1... A,
1e111e
l d rO lt
(ll
e egttlme. Mar'). 16 97 .
. 11
~ft de mên1e ·des Enlans nés d'un tel ma ..
1\

el:
nage. zbzd.
6~

n dl: 'dé~en du

aux Tuteurs d'accord~'r ou CCll~e ntlr,.Jcs, Manages de ,leurs MIN F. URS &amp; MINEURES :,
~ans ,1 aVlS &amp; cOl!f~ntelnent des plus proches Parens-"
a peIlle de 'pUnItIOn. exe!nplaire. 1579. Blois 43.
7· Les Enfans gtU nalffel1t d'un MariaO'e tenu
$ EC RET) &amp; caché pendant l'a vie du Pere) font incapabI,es, de toutes ' (uccellions ) au!Iï bien: que leut
poilerlte. 26. No'Vemb~ 1639. art. 5.
n en dl: de même de ceux nés, de~ Mariages faits
à !'EXTR EMITE' de la vie. art. 6.
Soit par des hommes ou par des femmes . . Mars
1 6 97. '

E"t des Enfans de' ceu~ CONDA~NE"S à 'm ort par
Arret ou Sentence de defaut, s'11s n'ont été remis
. ,etat avant leur d'eees-.
\ -2 6. Novcmb"
en leur prernler
16 39. art~ 7.'
,8. L~s Mariages- en ,PÂYS }!TRANGERS (ans per- '

l11llIiol1 ,expreife du ROI) (ont prohibés) à' peill~
des Gak-res perpetuelle-s atlx I-l-ommes. 3 1 • Mai

68 5,Banniffcment·perpetud aux;Femmes,&amp; 1.0000.
li v. d'amende co ntre les ·Pete" M.ere) .Tuteurs &amp; '
J

Curateurs qui ont donné leur! con[entement.I 6.
JUilJ168 5; f.5' l 4. M~û 17 1 4. 17. ·'Voy. Mariniers 1 r.
.9. Les PROMESSES ·de Mariage doivent être par
écrit en pre[cnce de quatre proehes parens , [ans
RCfUVO!.r être 'pl:OU'Véei par témoins. 16. N07.lemb.

.y , i i j

\

�Jt j

~t, Â:

g'

1,6;9.

ttrt~

It

..

7·

Voy. Regiflr.es 1.. Rapt.
,
MARINIERS, M.à TELOTS. Les convent1~~S'
'] , Maîtres 011, capitaines. avec les Gens de l E(..lrs .
,
"
d' 1
1·
68

&lt;],uipage ~ doivent, etre re 1gees par eent. l 1.
Jjrv. 3. l'J.t. 4. art. r.
Si.. non les l\1atc1ots en font crùs à leur ferment ..

ibid.
r
rI' 1
ç
le Navire &amp; le fret leur lOnt IpcCla cment il .. feél.és, pOUl.' le p~yemcnt d~ leurs LO.Y.,EI~: , ~~rt: 19·
Et ils [ont preferables a tou~ C[e.&lt;\n,:leL~ puur
.CEUX du dernier voyage. 16 S 1. it-v. 1. tlt. l ~~. ctr~. ,
16 j .l. VCC contrainte par corps. Tit. 13. art.!. f5
1 6 73.7.2..

M?~r$
11

"

Sans être roumis à aucune A v AR lE,) qu a cc e
pour le rachat d~ yaiflèau. ,Liv. 3· :zt. 4:' a1 t: 20.
i le Maul11cr eil faIt ESCL
A '\ E, 11 lUI dl:
J. S
,
\ Î.
h
dÛ 300 • liv. pour être employees a Ion rac at"
fans prejudice de (es.l&lt;:&gt;y~rs. ar~. ~~.
Sur le corps du Va1fl.eau arr,l ve a ?,Ol1
~
conjointement /ur les n:~rch~n,(h[e,s, s 11 uava1l101C.
PQut leur utilite ).1orfqu 11 a ete
art. 1? .',
2. Ils (ont punis, de mort, s'11s font, maücleu(e ..
ment couler le breuvage, perdre le pa111 ~ O~l faJre
faire eau, Li'V. 2. tit. 7. art. 7. voy. ,Caeztames 2.
On s'ils excitent SE DITJON ) OU s'Ils havent le3
armes à la main le Capitaine ou l)atron. Ibzd.
3. Ils' ne peuvent QUITTER. le vo~age pou,r let)uei ils [ont e~gagés) [ans en avou conge par
écrit. Liv. 2,. ttt. 7· art. 2..
•
'l"
~land même \eur rems [croit ex~lte) a pC1l1e
d'être punis com~le defeneurs, fi c dl: en Pays
étran!7ers. 2.7. Mal 1730. 3·
Ils'font punis de trois ans de Galere fi le voyage
~~oit çOJ.llmencé. 2.2,. Sept. 1699. Et ne peuvent
t

yor:,

rr1s.

,.

dMl A,Ft

~

r
2.'5"
S lOnt enroü~s auX'
CJalfes filt des Vaiife"al1x dL1 Roi. Mai. 1670. 1).

qU1ttet~)

a pelne

e a V1e,

'1

Sei

. Ils peu~ent auffi ~tre c\o~tra~nts par corps à ren ..,
cire ce qu Ils ont reçu) &amp; a ferVlr fans loyer, autant
de tems qu'ils, y [ont obligés. Liv. 7-. tit. 7. art. 3.
4· Il n'cfi: pas permis de les laiifer ) ni de les con.
gedier en Pays étranger) à pe~ne de 2.00. liv. d'a ..
mende) &amp; de 60. liv. li c'efi: dans le Royaume ,.
envers chacun, parddfus Leurs, loyers. 1,8. Décemb ..,
171.8. art. 1 &amp; 3.
Sauf le cas de Maladie, dont il doit être fait·
mention [ur le 'rolle de l'é -}uipage, attefié par les
Confllls
ou autres chargés des affaires de la Ma-.
•
une. art. 1. &amp; 2..
5· Il dt &lt;.{éfendu d~ leur payer leurs loyers en Pays .
étranger) à peine de 100. li v. d'amende) moitié au déno.iateur. art. 5.
Et de leur donner des à compte, même dans le
Royaume) (ans le con[entement des ConfuJ's , Oll
des Officiers des Claifes) mentionné
bas du
rolle de l'Equipage. art. 6.
6. L'aéhon en payement de leurs gages, PRESCRIt' ·
un an après le voyage accompli. 1681. liv. 1. titf1'
J.

au

12.

art

2..

Tant à l'égard des Officiers, que des !impIes Matelots. ibid.
7: Il eft défendu d'embarquer aucun Matelot ni
pai1ager, fans en faire mention [ur le rolle 'd'é.
quipage, à peine de 60. liv .. d'amende. 18. Dé.
cembre 1728. art. 7.
8. Il ne peut y avoir dans un équipage pIus;
d:Ull tiers de Matelots étrangers, à peine de 60 .....
liv. d'amende pour chaique étranger) embarqué au-·
delà du tiers. 2.1. OHobre 1727. art. 16. 'Voyez
VaijJêaux.
~. Les AM.ENDES pour contraventions , font [oli.. ·

,

�/

.

"

2 '60

MAlt'

.

ditires , tant contre les Capitaines &amp; Patrons', -qtl~
c-ontre les Proprietaires &amp; ,Armat.eurs. 18. Decemb.
171.8. art. ' 9.'

.,

,

Et les Sel1tences- de condàmn.a11on "'e~ecù.t~es non...
obftant appel, jufqu'à . 300. hv. ' &amp; ' defil:ltlVemC11tt
fi: l'Appel. n'eR eft,· vuidé. ,dans l'an &amp; Jour de fa
date. Art. IO~ ' er ' l r. ,
l
, .
10. Les, ETRAN.CERS [ont ~en~es' &amp; rerutes ~uJ~ts
dtî Roi &amp;' Regnlcoles, apres cmg ans de fe~Vlce
[ur Mer ) fans avoir befoia. de Lettres de naturarlüé. A'bJ1:il, 1637.
. .
A la charge de faire profelIion .de 1~ ~ehgLCn
Càtholique) Apofiolique ,&amp; ~otn~1t1e: ~bzd.
II. Ils ne peuvent s'etabl1r nl ferv1r en Pays
érranger
à peine . des Ga.lércs perpetuelles. 10&lt;1
Décembre 1680. '
1
12. Les EXPLOITS qui, leur [ont donnes [ur le
Baümemt penJant le voyage, ~ont va~ablcs com ...
me faits en
.. . domicile. 1681 •.. Lt.v. x. tlt. ! I.,art. f ..
~oy; Capztarnes 3 . . .
.,
VOJ' vaiJlèaux. Cap,tames .. Arnzrt'illtes. Retou1.....
de-'Voyage.
. .
.
.
MÀltQUE-Flétnifure. La mOl'x:dre pell1e dll G.?}W
1)

3

e~ r~our l~ premiere fOls) ceHe du fo'-~~t
&amp; d ' la flétuilure d une marque de la lettre V. -1.,
lvlars l72.4. art. 3.
.
,
E11 cas: de recidi re leS hommes [ont coU'damnes '

pIe

VOL ,

aux Go: l-éres, &amp;1 les' femmes marquées crun vV ) fi
b . premicre fiétliLfure étoit pOl1~ vol. art. 4.: .
Tous les condamnés aux Gaieres ) (ans eXCCptl011,
cloÏ ent être maroués
des lettres GAL. Art. 5.
1
Et pun.is de M 0rt en cas de recidi vc , fi le crin1'e .
n'terite peine aflliéhve.lbid. 'Voy.. aux Notes.
MARQUISATS. Les Lettres. ,d:ére~ion , de. mbme qo~ celles des D~ch~s &amp; Comtes.) do!vez;.t
CQlitenu

la dauLe de.. rCU1110n an Domaine ~ a., de- '

MAR

lOI

faut de mâles. Juillet 1566. Mais dans tOtttes le
Roi dÙ'oge à la d~(pofition de l"Edit de 1566. Il; eft
dit feulement qu'à dé!af./.t de mâles) la Terre reprendra
, (on. ISncien état ou titre; quelques-unes )
en tres-petlt nombre) font paffir le titre flUX filles.
'Very. aux notes.
1. It eft défendu de prendre la qualité de Comte ~
Marquis, Baron) ou Vicomte, fans titre ou Let...
tres-Patentes enregifhées) à peine de' 1000. liv.
d·amende. Reglemcils des I9. Decemb. 1685. (57.
Dec. 172.3.
Et à peine de .500. Ev. contre les per[onl1cs publiques qui leur donnent cette qualité. ibid.
2.. La qualité de ~Aar&lt;]uis donne droit de Cammirtimus à la Chambre des Requêtes. 'Voy. ch. des
1J..cq~hes 3.

1"1ARSi ILLE. Confirmation de tous les privilé.
gcs d~ lès Habitans. 3. St'pt. 1610. Mni! 654.
Son Port dcdart! libre &amp; franc) [ans qu'aucun
Etranger foit tenu d'y payer aucun druit d'entrée·
ni de {ortie par Mer. Mars 166,_
Pas même ceux prétendus par les Seigneurs de
1vlourgues &amp; de Villefranche. ibid.
A l'exception des 1Vlarchandifcs èe contnbande ,
dont le tran[port dl proh ibé; tellui que les Mn.
uitions &amp; toutes celles qui fervent à la conftrue.
tion des Bâtimens de ~1er. ibid.
Les Iv1.archands étrangers y [ont eX;C1Uts de droit,
d'AUBAINE. ibid.
1. Le Commerce en gros n'y déroge point à. Noblelfe) pourvlt qu'on n'y tienne pas bouti(pe, &amp;
qu'on ne vende point en détaiL Janvier 1.566.
1. Les ETRANGERS y font cen{és naturels Fran ..
çois &amp; Bourgeois, s'ils y épou{ent une fille de la,
Ville. ft,1t~rs 16 99.
v,u s'ils y acqulcrent un.e Mai{on du rrix d~

�M A'R

-.

.Lie"te~G;

roooo. lî v. &amp; au· defiùs ,. a vcc trois ans · d'hat;ita~
tion. ~ ibid.
Ou. de 5000. liv. jn[qu'à:, dix, ayec cinq ans
d'habitation. ibid.
Ou ~' ils y foat un coInmerGe afIidu. dura'nt douz'(l
années .con[ecuti ves , y ayant dom icile établi. ibid. ·
Le tout en ,rapportant des atteftations, tant du
Lieutenant de l'Amirauté , . que ' des ·Echev-Î11s. ;bitl~
3. 5upprefTion du Con[ulat &amp; création dfS Eche ...
'fins P'ou't ' l'avenir. Mars 166o; fixés à quatre ~
deux anciens &amp; deux nouveaux. Août 1 662. .
Ceux qui f'OBt élus) font · tenus' ~l'en faÎl'1i: !.es fonctions, quoique nobles ou,.pourvûs d'.offices qui enno'bli11ènr. 2.7. ]tûllet 17 1 4"
Le Con{eil de Ville compofé de 6o. Confeillers '
peut deliberer à 30. pour les Eleéhons .) &amp;. à 2.0:
pou.r les Confei ls ·ordinaires. Mârs 17 I T· 64 ..
4' Ses habitans fDnt exemts du droit de Table d~
la Mer pour les Marchandifes q':1i entrent pour leur
cGmpte. Mars '1669.·
5. SuppreiIion des ancie11l1CS . jurifd'iél:ions fubaltern.cs &amp;-crcaùon d'l111e nouvelle SenéchauŒée, col11 ..
},o[ce de cinq Licutenan[; , .. huit Con[eiLlers , un
Procureu r du Roi &amp; deux AvocatS du :Roi:Août 1700.

..,aIre dans la Ville &amp; fon Terroir; &amp;: au
l.f
narn:
,-cl e l'A'
lluraute pour ce qUl .Ce .paife [ur les .Bâümens

Voy.

Et d'en r~pp0rter certificat du Curé ou du Confef..
f~ur au troiGéme jour. ibid.
.
• A p~in~ de 300. live d'Alnende la premiere foÏs.;
Inter?léh?l1 de ? .mois la feconde. ) pene · de leurs
degres &amp; Inte·rdléhon de tout e.xe·rClce de Medecine
la. troifiéme. ibid.
Même .peine contre les ApOl'lCAIRES &amp; les CHIP-,URGIEN s qui vifitent les Malades à défaut de Me..
,decins. ibid.
'
V{)'Y. Taxe. Sommaires. RApports-de.blelJures 1.
,M.EMOlRE des ,Accufés. Oa ne fait lè procès ~

Sjeges~

6. Défenfc:s d'yentref des Vin~ Etrana-ers ) ' à pei ..
ne de confi[cation.des Vins &amp; Bêtes. ~. DécembrfJ
J 54~L NO'7Jembre 1663 '; 1 .3' septembre 1616.6.
Avril er 12.. Août 1686.
Per~is feul~me.nt d'en faire paŒer rar- TRA N SIT ,

pourvu que ce, folt (ur ,des Charrettes) en pa{fanc
dans les endroIts dcfignes, &amp; avec ]rs attefiations &amp;s.
les précautions r.equifes par l'Arrêt du Con[cil du 16.
"doût 1740.
.
L~s contraventions fu'r le Tranfit, [ont pOlitées
JU;. Lie~1tenlllt en la Senechaulfée) pour tout ce qui fe

l

'

&amp; en Mer. Art.·2. 6.

Le tout ~ la, cha.rge de l"appel au Parlement. ibid.
,Sans,préj.udlc,e d~ la con~oifTance ·du Bureau du
V!B, pourlesVlns lntrodults .a porte:.col.ouà dos de
betes de charge. Art.. 29 • .
~t à l'exception des contraventions .faites .aux:
droIts de ferme. Art. 9. t.:r 2. 8.
,Voye:z:, Grands-Jout's. Refuge.
,MARSOUINS. Vey. pefche 3.
MARTIGUES . . Réünion des 3. Co·mmllnautés
.cn .une feule. .Août 1 5'8 l •
.
Siege d'Appeal1 établi au ManiO'ue".
r.t. ab,re.
1.6-' 6 .
ID
~ 1.0 . O,w
1

•

Voy. Prin(ipaut~. Aix.
MASQUES. Voy. Dimanches. Tocftn.
.M.ATELOTS . .Au.mot MarÎ7.JÏers.

Sx . MAUR. ./lu mot Benediélins .
MAURES. Au mot Morifques.. Voy. Efclave
,MAUVAISE-FOI. V~. Fruits , ..
.. MED.ECINS. ~ont obligé~ a~ fecond .jour de Fie..
v.. e ou de Ivlaladle ayant traIt a la Mort, d'avenir
ou faire avertir .le .Malade de: fe eON&gt;FESSER. 8. MarI
17I2 .

�•

'1 64

.

.hl E ~A:

. ~

..

la M~mOlre que ponr cnme de Leze-Ma]efte Dlvln~
&amp; I-Iumaine. 1670.

ME M

èrÏl:s pour les

2.2.. 2,.

m~~ieres cl~iles. 16'70,

16 5

2.7. S. e,- 6.

Tant [ur les pleces anCiennes de la Proccd'.1re

Pour Duel. Ibid.

Homicide de roi-même. lbid.
Pour rebel1ion à jn{bce avec force ouverte lor{que
l'acculé y a été tué. ibid.
Pour refus des Sacremens de la part des nOllveaux
Convertis. 2.0. Arvrit I(;g6.
1. Le J l1{re nomme alors d'Office un Curateur au
cft exifiant, ou à h1. Memoire s'11n'e ..
Cadavre
xifrc pas; qui (~achc lire &amp; écrire. 1670. 2.1.. 1., f.3'
;. Voy. Curatt ftrS 7.
.",'
Le Parent du Defunt prefere, s 11 S offrolt pout
cette fOllétion. Art. 2.
Un Parent peut Blême obliger le Curateur non~ ..
mé d'Appeller de la Sentence de Condamnation J ~s'll
veut en avancer les frais. Art. 4·
Les Cours ne peuvent élire un autre ~ura~eur gue
celui déja nommé par le J ùge en premlere In!tance.
.Art. ).
2. Les LE"!l'RES pour l)URGI::R la MEMOIR'E d'u.n
cond:unné (ont néceifaires à la Veuve ou aux herltiers) lor[que le decès dl: arrive après les cinq ans de
la Contumace. 167°.27.2.
Et non s'il eft alTivé avant. Arr. 1.
Ces Lettres doivent être antennes all GltANDSCEAU :ïtprès que les frais de juŒice ont été acguittes,
&amp; que l'Amende a été confignée, avant tOi.lt&lt;: plOC~­
dure. Art. 2. e5 4.
Bornier 1670. 17, 26. au. mùt A laq1telle) croit
que les Cours peuvent dirp~ )fer d~ con0f?ner l'Ame.n ..
de, lorfque la partie {eroit dans l'tmpulflance de !aHe
la confignation. Ce qui cft· riil'eéfement cont1'azre ~
POUf

s,S

l'Ortionwmce, quoiqu'équitable.
3. La pourfuire &amp; l'infiruél:ion (e fait ~vec le
t rocurcur du Roi &amp; la panic ) dans les délo.lS pr~[­
crUS

u-c

fur celles nouvellement produites &amp; 1'oint
q
Re 11
Ji n·
r
').
es aux
g etes le pC"-'Ltyes tans aucun appOlntemeilt art
11

,

•

5· 6. f$''!.
.
.
. l\1EN ACES. Voy. Recufly,tloÎ1s I.
lv1END!ANS. Il. l'ft défendu de dohner L'Au~ONE
aux Mendlans Vahdes au K Ecrlifes Ru·e·... ou p
fi
'"'
)
ortes) 1 cc n'l'fi: aQ:,\: Pauvres honteux. 2.. 5. Juillet
-3

1700.

art.

2.

,

.

S'ils (o~1t. domiciliés) il doit leur être fait défen{es de recldlver à Mendier, tant aux hommes qu'aux:
femmes. 28. ]anrvier 168 7.
lef&lt;.1ucIles, ccux gui recidivent (OLlt cond Après
,\"
L'.fl.'/
\
" amnes, a .erre rUulges) c'eJI:-a-dire, battus des Ver.
ges , Retus , &amp; bannis. ibid.
1. Lor{que lesMendians font VAGABONDS &amp; VaU.
des) les hommes depuis l'âcre de vil1O"t ans {;011t
".
b
l
'cone amnes a CInq al)S de Galere) &amp; au~ddrous dè
cet âge au Foliee &amp; au Carcan. 2). Jttillet 17 00 . 1 •
IIL~s Femmes enfermées po 1l" un mois dans les
I-{oplt,a~x, &amp; en cas de recidive fùfl:igées &amp; au Car..
cano IbId.
2. Les Pauvres doivent être l1r)urris &amp; entr~tenus
!J.ar la Ville ou Village où ils[ontn ~ s. I566. l\10;tJzns 73.
Sans qu'il leur [oit permis de demander l'aumône
Û

,ailleurs. Ibiel.

Le Roi s'étoit

chargé de les nourrir. 13. J ,t illet
'17 2 4. ce qui futexec:uté jufqL1'en I72,8. Sa M ljcfié
s'tn efl:de nouveau chargée. 20. Oétobre 1750. art.
"I.

er

2.

- 3· Ceux qui demandcflt Paum8ne avec IN~OLEN ..
'CE) ceux CJui fuppofcot de faux COl1vés Mi; irait~s ~
q'Ji dégUlfept leur nom ou Pays, '--gui COqtr, font
')es Eftropiés ou ~Ilalades) qui [ont: armés même de

Z

�1.,66

M' E ~ "

'. "

BâlOns ferrés) font conda mnes , ,s Ils [ont Va.hde§ ;:.
aux Gaieres pour cinq ans au .mOH!s) les In,va~ld.es &amp;
ks Femmes au Foûct dans l'lnte~teur de l.~oplt~l ,
&amp; à Y être deteJ1L1sa tems ou a perpetuIte. Ibta.
Ifrt. 3.
. .
Voy. vagahons. Rellgzeux. .
.
'
MER. 'Voy. Na'Viftati~n ..Rzrvage. N~f&gt;1rage. Pail:
[eaux. Jet. pefche. capztames. Martmers. Am:/

rautes.
,
d b d
1
MERCURIALES. Ordonnees 'a or r?us es
quinze jours. 1535, Pro'V•. 1. 57. &amp; au mOlns tous

Ips mois. ibid. ê.9" 1 5 39. Vtll. 13 0 •
~ En[uite de 3. cn 3. mois. lolo. O{fobre ~ 563. 12.
15 6 G. 1.1culins 3. &amp; enfin de fix e? Gx ,mols) le ,Mecredi aplès Pâques, ~ le Meçredl apres la rentrec de
St. Remi. 1579. Blots 17 4 . Voy. al-t,x Notes.
On clair y juger !es art~cles propo(es ~~r les Gen,s
J
Roi &amp; y dedl11re plcl11ement &amp; enoerement le;s
uU
)
rr.'
'b 'd
fautes &amp; malverC1.tions des OWClers . .t 1 •
di!èontinuation, ni intermlfIion ?'autres
affaires, à peine de nullité dé~ jugemen.s. Ib~d.
Les Mercuriales [ont envoyees au ROl &amp; a M. le
S:ll1S

Chanceli"r. lbid.
Incontinent) les p.reGdens des Pallemens en [ont
~baraés .. 1566. MotÛins 3.
,
Cclles des Juges infcriears [ont envoyees aux
Cours. 1579. Blois 1.44·
,"
MERES. RevocatlOi1 de 1 Edlt de St. Maur. d~
les Meres
&amp; A[ce:ndans
maternels
adm. 1S al 56 7· &amp;
.
.' .
.
{ncceder, [Ut vant la dlfpofltlOn des L01X Romalne~.,
Août 171-9. Voy. aux notes.
..
.
Pareille revoCatiOl1 de la DecIaratlOn l11terpretau.
ve du l.~. Oétobr~ 1575. 6;Août 17 2 9..
"
MESURES &amp; Poids des Ma"chands. D?l vent eue
étalonnées, &amp; les Aun os ou C "rnnes Ferrees par les
de.lX bouts) &amp; marqLlé~s à .
de fal1x 1 &amp; d~

MES

167

l~o. liv. d'Amende. Jvlars 167~. l. II.
Voy. Aunes.
1\.1ETIERS. Voy. Ma2trifes. Saijies 3."
~~UHLES~ V@y. Saifies 4. Ventes. Donations 5.
Herutcrs 1.
1\1EUR TRES. At'" mot Homicide.
l\1I~.IT AIRE. 'Vo,. Soldats~ Officiers. Teftamens 6.
Mn JES. Le travatl &amp; affoclanon anx Mines ne
.déroge point à Nobldlè. Janvier 1602. art. 6. '
1. ~~ proprietaire d'un ronds, ne rem y ouvrir
de~ t11E~s, [ans la- pcrmiffion du Grand Maître des.
Mlne"ir 1(!1't. 7.

"A l'cxcep.tion dei) Mines de Soufre, Salf'etre , Fer
'cru, Pctroü, Charbon de Terre) Ardoife) Plâtre &amp; Craye. Ibid.
MINEURs de' 1. 5'. ans, ne p~u"Vent "Valablemer. t
proceder en Juftice) s'ils ne font affiftés par un Curatettr nommé par le Juge.
Ils ont la voye de la Requêt~ ci vire lor(qu'ils
Jl'on t pas été défendus) ou &lt;-1u'ils ne l' O:lt pas été
'Valablement. 1667. 35- 35.
Ils fom reftitués pour tOIts les aaes o~ ils ont étlle-rés t fi ce n'eft qu'ils [oient Marchands, "Voy. Mar:..
chands 1.
Le privilege de Minorité ne pet:t ~tre oppofé pat'
celui qni a trente-cinq ans accomplis, tant en de~
mandant qa'en défendant. 1539. vil!. 134.
Soit par Rc!l:itution , Voye de nullité, LelÎon,
ou Circonvention. Ibid.
Si cc n'eft au cas où un Ma j,eur pourroit être refti,.
tué. ibid.
Les Minettrs .font exemtr de la contr ainte pal' cort'
Itprès les 4. Alois) (par la raifon que l'Ordonnance ne
le~ comprend pas expreJfement, er qu'ils ne font [oû.
mts aux Loix Penflles que torjqu'ils y font cxpreifo-;

ment compr is.

Z ij

�268

MIN

(

Voy. Interrogatoires 2.. Refcifi~ns. r.rc(criptions.. 13,!";.
nefices 4. Marchands 1. Reqttete Crutle 2.. Scelles.
.Mariarres 6 . Jeux. Efrllvves. Change 2.,5. Impuberes. ,
D
,r ; '
pOf~ations 3. ReJJgnattons.
.
..
.
MINISTRES. Voy. N. Convertzs. R~ltg:onnazres.
MINUTES. Celles des Procedures crlnunelles ne
doi vent en aucun cas être tirées des Greffes des pre.n1Îers Jl1\J(~s. 2.1. Novembre 1 6 79.
Si ce n~ft pour crime de faux) ou de prevarica
ftl

)

tion. Ibid.
d 'R' fl
Les frais des Groffis) lorfq"te les Gc~s. U .1t on
[euis partie, ,e5 le retardement d' e~pedzt.ton '/ .. .'rmet,"
lent pas tOt~jo",:rs d'execu.ter cette ~ifpofltzon.
Voy. G'rcffiers. NotaIres. 1rr~ts. Sentences, Flftt{l,
6. r"7. 27. Seigneurs 1. Ecrrvams 2.
MISE· DE-POSSESSION. voy. Poffiffio~.
MISSION CANONIQUE. Au mot ViJ,'b.,
In MITIOREM. Voy. Arrêts 6.
MODERATION. Voy. Amendes.
lviOJENS de Faux. Voy . Faux ,,1 1. ~ I~.
J
l\10N ASTER ES. Ne peuvent etre etabhs qu e~ft
vertll Je Lernes Patentes. Dércmbre l G6 6. f.9' .AoNt
J~\4q. 1. Dont l'effet cft fufpcndn paf !es oppofi/
,/
. ' î."
, 11 s
tiùns n:ême après l'cnrcglftremcnt, ]Ulqlt a ce qu e e
[ojent levées. Decembre 1666.
Et jnfgu' alors [ont incapables de tous dons) &amp; ,
d'cfl:cr en l' wcmcnt)
&amp; de touS effets ci vils.
l c('ts
t&gt; )
b
t

It'id. voy. Main-morte.
Même â l'éo ard des :R eformés

.

.
q\.ll ne ferolent que
non reformés. Juin 16 7 1 •

s'unir J. des M~naf1ercs
I. Les R cligieux doivent y vivre en commun.
1579, Elois 30. "
. .
.
Il en cH: de men-c des Rel 1glCllfcs . lbzd.
Les Archevêol1c &amp; E \ êql1es [ont tenus de
2.
-J
•
• l'
1
l
tVeill'r J. la con1~Iv~lùon de la Dl[Clp iDe c.ans es
Mopa1\:tes EX1M 1"S &amp;: 110n eX~l1lts • .tl'VrilI69 5. 13.

r

:ct peuvei:}t à

MON
c'et effet les

~,69

YISITER

€n perfonnc

fans préjudice des Exemptions. Ibid .
, A l'exception de ceux qui font Chefs, on Gene ..
rallX d'Ordre, ou qui ont juriLdiél:ioll [ur d'autres
Monarteres. 119. M ars 16 96.
Si le. Monafl:cre 'efl: foûmi~ à leur Juri{diQion ) ils
:pourvoIent aux dé[otdres touchant le Service Divin
la Difcipiine reguliere, l'AdminiHratiol1 &amp; l' u[a(Y~
cI~s Sacre mens , la Clôture) &amp; l'adminifhaciol1 d~s
bIens. Avril 16 9). 18.
Si !e Monall,cre (e prétend EXEM PT . ils doivent
a vc:tu le Superieur regulier d'y pourvoir dans fiJe'
InOts) &amp; .plus. promptement li le mal eft prdfant..
1."9· Mars 1696.

Et faute ~ar te Superieur d"y donner m-dre, ils
penve.nt pourvoir eux-m êmes) (uivallt les regles &amp;
conlbtutlOns des. MonaO:eres. Ibid.
Et il efi en joint aux Superieurs de defe~er à leurs
a vis &amp; à leurs ordres~ Avril 169). 18 .
,
Et aux Officiers Royaux: ) paniculierement am," C~)~rs '} de leur donner a~de &amp; recours, pour leCdites
V!lncs , &amp; pout l'executlon des Ordonnau.ces qu'ils
'1 rendel1t. Ibid.
LefqueJ les Ordonnances. font execntées p-at provifIon, tant en cas d'Appellimple) qu'en cas d'Aopel comme dJAbùs. ibid.
..
3· Les peri'o nnes Seculieres ne p-euvent entrer
dans aucun M,Onaaere' de FillcIJ), exempt &amp; non
exempt , [ans La: p'ermiffion de l'Archevêque Oll
,Evêque' , ou du Superieur regulier ) fi le Monaltere
efiexempt. A'vril169). J9.
_
Sous les peines des Conflitutions, Canon-iques &amp;:
des Ordonna-nces. ibid. '
vOY'. Religieu{es) Religieux ~ prqfeffion" Main~

r

l

rno.rte ~ Vifite

l"

MONITOIRES. Ne doivent être décerr.és {lue
1-7

...-

L

11J

�~7° ·
pOUf

M"ON
crimes graves &amp; [caudales pub:lics. .Avril'

."A tes Monitoires ne doivent pas
-,aout t 679.
A

16 95. 26 .

"

Et lorCqu'on ne peut en aVOIr la preuve autre ... •.
ment. - ibid.
1. Tous Juges 1 même ceux des Seignents) peu:
'Vent permettr~ de les obtenü' ). bien, qu'il fu'y ait ni
commencement de preuve, 111 refus de depo(cr.
l

,;

•

1

16 iD. 7. 1.

.•

M 0 1~

Et les Ofllcianx [ont tt:'nlJS de les accorder ~
fans connoijfance de caJtjè, à peine de J'lifie dé: leu'
temporel. ctï't. 2.
. .
:t. Les Officiaux ne peuvent tecev01t ' gue vmgt
{t)b; Four chaque Monitoire) &amp; leurs Greffiers
CÜ1'l fo!ç, art. 5.
.
..
.'
Lcsemés ont dix [()ls ponr laPnbl1catlOl1. art. 7.
Et doivent la faire [ur la premiére re tlli!ition 'p
~ peine de {ai6c du temporel. art. 5 . '
,
A l'eur refus) le ] llge peut nommer cl'office Utl
autre Prêtre rour le 'publier à,leur place:'. art: 6. ;
Si l'l,fD ciàJ &amp; le Curé pf'rGllcnt dans leur re~ ,
ft s , le J Uf'c, or~onne la diflribntion des revênu
làdîs, au: I-Iôpü;xuoX: -cm 'Pa~v.re9 d,es Vei1~. :.;tr'b. 6 •
3. Les Monitoires ne dOivent contclllr que le~
faits én ncés au JugeJnent qui pcnl1C't de ,ks obtenir) à peine de nullité de tout ce qui Jetait
fàit en confeqaence. Art. 3.
~
~
Et les perfol1ncs ne doiven t y êtt'e' ni N;oMMB'E~ ,
ni DESIGNE'ES, à peine de 1'00. liv. d'aluetHfe, "
nlus O'rande s)il y écheoir. Art. 4.
[
."
le e
'
4-,b Les, REVELA"-:lONS î
lont
n'~uec;
. n,te,
&amp; envoyecs cachetees au Greffe de la. J urlfdléh011 0 1 1&lt;; Prod" cft pC~ld3nt. Ar~. 10,
~.
Le Juo-e pourvOlt aux frals du voyage) S Il y_
t'cl, {lit. i7id. ' Gn"qll~ le~ Parnes civiles puif1ènt en
~,\ (I_il' COMMtJN 'c:~"f10N, [al1f.Eour le 'no~ns r .
"J
rren~Ql11s. tJJ.ta, •
q :te.
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1 •

"

".,

'"

'

Cl ) ". ~es oppo(ans. à l~l1r pu'blication) doivel~t élire '
oml&lt;;~t~ d'âns le be,~l de la juriLdiélion du ]ug",o , .
..aper
1 hl' ' . '
,~ Cjtn
,.
!l~lS eq,r, pp t.lc:atlon, a peine' de nullité ' dèS
OppOÜtlOns.. 1670~ 7. 18.

, , '

Ils peuvent y être a:lIignés [ans comn1Ïffion - ni ,
rnandel'l1ent, dans les trois }'onrs au pl us ta -cl' r:
'Il.
"1
.
r ,u,
ce n en: q 11 l , Y ;Ht appel comme d'abus. ibid. .
- 6. Il dl: defl.:nüu) même aux Cours, d'accorder
~es SURSE A':..:rC.ES, qU'élprès avoir vû_les Informations
~ les ~Oriltolrcs ; 8.c fur les ,ccmduG.ons des Gens
GLI Ro1. art. 9.
A pe!llc de llullité) 100 .. liv: d~amende Contre
la, . partl~ &amp; contre If! Procure11t " [ans r~mi[e ni
.moder&lt;l~lOl1, moitié à la partic qqi pourrait. ibid.
.~ ,.Et· le J llgem.ent e~écuté }J-olpbf1:ant la , iurféance , '
fanst'}'cn ObtenIr malll-1eye~. ibid.
, Voy. 1J~tet 8._ Faux 2~.
.. MONNOY E. Il n'y- a que la COU~j -des MOl1~
nby,~~ )-ét~bFe \à P~ris , -qqi juge en dernier- reinJrt ~ .
&amp;pn vatl~em~nt ;;t A, ~QU:(.C~·C9UfS &amp; J ur,ifdiéti0ns ,
tant au civil qu'au 'criminel, les "fautes &amp; malver~ _
[1tions des Officiers &amp; Ouvriers des Monnoye's dU!. ,
RoyatHne. ]a)7-tt'. 1) 5 ~. 1.'
.
- Tlllit en ,prç.miérç infr~l1;ce, que [ur l'appel de$-,'
Jugemcns dc·s Gardes, Pr~'Vôt~, &amp; Cop[ervateurs. ibid.
, .Et par: ,prév"'ntioll &amp; conolJrrencttl av;~c les B,üllifs,
Sénhhaux 19" a.Jtres· Jt1:gfS.) du ,fait des fat;lx Mon-,~
,lJOyti l rs ) n ogneur~ &amp; al1tl-es. art., 6.
1
Il en dl: de même pOl.1r l.a pévelJtion &amp; COlt ..
"
SIepecnallX
1
Cours entre l cs memes
&amp; Jnge.s) &amp; les .
-GFllétaux des lvlùnnoyes étnblis dans les Provinces l)~.
leitJUcIs jl1~el'r à la charge de l'appel fau Parlement. ,
,A.nlt de Reglcmt·?'J! 5. Juin 161'1.
:d. .il~OÙU: tqtu:· d{t,t)S lel~rJ pro \.iifi01JS ~ li; dnJtJ_ de ;'
l

1

�17 1

iURe;~

'z ue.,
'
t'no

MOR

'MON
crI dernier reffort leur foit expreffiment

/lP--

tes crime de fauffe monnoye eft' pnnr dè 'mort,
tant' à i'éaard 0es Fabricateurs qu'à l'égard des
EXPQ{itaire~, t:'1ns que la' pcin,e puiffe ênc mode..
,rce [ou;;, aucun prétexte. 9'. Juzllet 16 97.
.,
- Ce crim-e l'l'cta.nt reparable que par mort. 2.2.
Novemb. I)!i 6 •
.
r
..
Voy. Graïpl/i'ch;.tn'J,bre, change 16.
MONOPOLE:;. Prohibés aux Maîtres &amp; Corn.;
paanons d~ COllS Mètiers, de même qlH~ toute in.
ticlliaence des uns anx a·utres) pour fait de leur
Mêtier. 1539. !"ill. 191.
.. . ,
A peine de co·nfifcatioll de co rps ~ (je bIens. ibzd.
BOf1ûer fur l'Edit dtt Commerce tlt; 4. art. 1.
mot Ou en Commar~dite, dit, fans citer a-ucu ne au-tOl'ilé, qu'il. cft prrn'lÏs aux Marchands de s'affo,cier
~Ollr acheter cenaines Marchandi(es d'une F01rc' -.
éviter d~ ~es faire re,ncherit " &amp; ~es !ot!r eo.faite Cl'1(t'CUX; cette permij{zon) contraIre cr, L ~(prtt·
de Z'OrdrJm'ul-r"ce ,feroit très-dangereu{e ) p~rt"e q.u'il's
s'a/{ocieyoient le plf-tS (auvent, pour le-s vendre phu
1.

t ,

a,"

pOlit

cheY~

MONTRE'ES; VO)'. P/'ans.
1
Iv1.0RISQ}JES. ChatTés d'E(ragne furent en mê...
me rems chaffés' de France, à peine des- Galcres,
l '). A Vf i l l 6 1 o. l 5" ] u i L!et J 6 1 9.
MOR T. te decès des Partics ou de leurs Procureurs· rcn~i les Procedu'res po11:erieurcc; nulles, s'il n''y
~ Reprife d'in.G:ance ou Confhtutiol1 de nOuveall
Ptocureur. 1667. 26., 2.. lor,[que le dccès a, été lig/. ;.
111'Ji'e~ .nrt.
Il en dt. de mème lo-r[que le Procureur celfe de
pouvoir pol1nler, [oit qu'il ait reGgné, ou autre~
lll.1ent. Art. 1.
Mais fi fe Pro,è's, était inltrwt, &amp; en ét.at d'~trc:

2;7f

jugé, le Jugement n'en feroit pas differé. Art.

L,

cr Reglement de 1703. art. 13').
I. La Mort d'ur" Accufé n'empJche pas la pourfui ..
te des reparatio'YJs Civiles contre fon heritier . . .
Voy. Naufrages 5. Soldats 3. Sepulture. confronta ...
tian 2.. Complainte'). Recelement 1.
MOULINS. En Provence) les proprietaires des
Moulins ont le, droit de conduire les Eaux, &amp; faire
les Folfés, Levées &amp; Eclufes) dans les fonds.. voiuns) en indemni(ant le MaÎtt:e. 2.0. Mai 1547. 3.
Ce qui a lieu pour les ENGIN s tant pour bled li
que autres. ibid; ,
Le dommage ou 1~ettY,rdcmelJ.t caufé par la Navigation ou le Flotage aux Moulins fitués (ur !es RI-.
VIERES, ne peut&lt;- être exigé au-delà de 40. [ols:
pOur 14. heures. AOf~t 1669. tit. de la Police, a~·t.4)~,
Sans gue le proprietairepuiflè retarder la l'~~l'liga.
tio11 &amp; Flotage, à l"leinc de 1000. live d'Amende),
dommages &amp; interèt~ ) &amp; dépens. ibid.
MOUSSES. Chaque Capitaine ou Patron) doie
avoir au moins dans for], bord) un jeune Gar~on au. ·
ddfous de quinze ans) &amp; deux s'il a plus de di:(
ho;nmcs d'Equllla{'e, trots s'il cn a plus de vfÎngt )
r ,&lt;:1,
11"
&amp; ainfi en au smen,Uf!t, a .raiCol1 {l'un Moune pour '
'chaque dix hommes, à peine, de 100. live d'Amen.•
j

de. 'Mai

1670.

15.

Il rit défendu de biffer aucun Mou{fe dans les
Echelles da Levant, :l peine de 3°°., li,v. d'Amende pour chaque MouITe, dont le Cap itaine ne n:nd
pas compte à [on retour. Il.. Oc'1obre 1730.
N avifil,ti(1 n.
MUET ET SOUR D. Si l'accufé dt Muet, ot!
s'il efl: tellement Saurd &lt;lu'il ne puiil~ aiiit , .le Juge
dair lui nommer d'Office un CURATEUR qL1I (çachc
lire &amp; écrire. 1670. 18. 1. Voy. Curateurs 7·
Leguel s'inlhuit [ecrettemeut avec lui) par lignes
ou aUtlClnCl1t. Art. 3.
V O'V.

�,

174

M tJ E

Le Muet Ol: Sotud peut ligner avec [on ' Cllrateut'~
.Art. 4.
S' 11 dl: Muet &amp; Sourd, tous les aél:es de la proce;..
dure doivent faire mention de l'afTiflance de (0111
Curateur, à peine de llllllité &amp; dommag.es. &amp; interêrs contre le Juge. Art. 6.
1/0). Teflv"tmens 4MUETS VOLONTAIRES. Sont jl1gés [ans qu'il
leur[oitnomméunCllrateul". 1670. 18.7.
Après avoir été interpellés [ur le champ de repondre pendant trois fois J avec declaration qu'autrerilent le procès leur fera fait comme à un Mue t va..
loncaÏt'e. art. 8.
Et qn'après ils ne (eront plus reçûs poui tout ce qui
aura étéfàit en leur pre[ence pendant leur refus.ibid.
Sauf au Juge de leur accorder un délai pour reFondre qni ne peut être plus long de 2.4-henres. Ibid.
s'ils perfÎltent ) l'inlh1l6Holl eft continuée [an~
qu'il {oit be[oin de Pordonner. ,Art. 9.
Il eil: feulement fait mention du REFUS à ch6tque
article des Interrogatoires &amp; autres Procedures où
'ils font prefens , à peine de nullité &amp; dOl1lmao-es &amp;
. " contre' l e J LIge. J,bz'd~
l:&gt;
Interets
1. .Si ~a?s l,a fuite l'accufé veut répondre, tout
ce qUI a ete falt precedemment (ilbil{te, Art. ro.
Même les confr~ntations, &amp; il n'elt ?lus re~û à
reprocher les temoln~ autrement que par ecrit. Ibid.
MUNITIONNAIRES. :-,~. Labour 1.
MURAILLES. 'Voy. Maijons ..

N
l AUFRAGES. Les prome(fes faites aux Matclots dans le danger d'un Naufrage, font nul;"
l~s ~ &amp; vie ll~ll effet. 168.1, th;. 4. titI 3. Ilrt, 14,.~
\

'

C

•

NAU

'1.."75·

emc ,qUI allument des feux trompeurs d~ns
les l~eux penlleux " pour y attirer &amp; faire perdre les
NavI~es , [o,nt punIS de mon. Tit. 9. art. 45.
, Meme, peIne contre ceux qui ont attenté à la vie
&amp; aux bIens de ceux 'loi font dans le danaer du
Naufrage. [ans efpoir d'obtenir aucune grace.bTit. 9.
art. 2..

t:

Et contre les Soldats &amp; Cavaliers qui courent au
Naufrage. Art. 3o.
~-' TOl~t ce qui dt échappé au Naufrao-e dl: fous
la proteéholl &amp; lauve-gardedu Roi. Ti~ 9. art. 1.
. Et, de l:a .connoiirançe des {euls Officiers des Amirautes. tbid.
~es Seigneurs &amp; les Habitans des Comn~unautés
'VolÇtl:es [ont obligés d'en a.vertir incontinent les
OfficIers.de l'Amirauté du reifort J à peine de repondre du pIllage. Art. 3.
'
Et [ont tem,iS de travailler en attendant à [auver
les effe~s &amp; empêcher le pillage à peine d'en répon ...
dre en re~r nom) ~on.t ils ne [ont dechargés qLl'cn
repre,[entant ou, en IndlCluant les coupables. Art. 4.
3· S ti ne [e prdente aucun RECLAMATEUR dans le
luois, les Officiers de l'Amirauté font procéder à.
~a vente de~ Marchandifes les plus periŒables , pour
et:c les del1lers t~ut premierement employés aux fa....
larres des Ou vrrcrs. Tit. 9. ' ar t. 13.
Et le rel1:e mis en .m ains fures ) dont ils (ont
refJJon [ables. art. 1).
0

Si le Vaitfeau &amp; les effets ne [ont point recla ..
ll1és dans l'an &amp; jour) ils (ont partagés entre le
Roi) ou les Seigneurs qui en ont le droit &amp; l'Amital. art. 26.
4· Lor[qll'il ne r!lle aucun VESTIGE permanent
:du Naufrage [ur la {urface des eaux l fi dans deux
l110is les proprIetaires n'ont point declaré al1 Greffe
J

, e l'Amirauté qu'ils entendent cn entreprendre le;

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174

M tJ E

Le Muet Ol: Sotud peut ligner avec [on ' Cllrateut'~
.Art. 4.
S' 11 dl: Muet &amp; Sourd, tous les aél:es de la proce;..
dure doivent faire mention de l'afTiflance de (0111
Curateur, à peine de llllllité &amp; dommag.es. &amp; interêrs contre le Juge. Art. 6.
1/0). Teflv"tmens 4MUETS VOLONTAIRES. Sont jl1gés [ans qu'il
leur[oitnomméunCllrateul". 1670. 18.7.
Après avoir été interpellés [ur le champ de repondre pendant trois fois J avec declaration qu'autrerilent le procès leur fera fait comme à un Mue t va..
loncaÏt'e. art. 8.
Et qn'après ils ne (eront plus reçûs poui tout ce qui
aura étéfàit en leur pre[ence pendant leur refus.ibid.
Sauf au Juge de leur accorder un délai pour reFondre qni ne peut être plus long de 2.4-henres. Ibid.
s'ils perfÎltent ) l'inlh1l6Holl eft continuée [an~
qu'il {oit be[oin de Pordonner. ,Art. 9.
Il eil: feulement fait mention du REFUS à ch6tque
article des Interrogatoires &amp; autres Procedures où
'ils font prefens , à peine de nullité &amp; dOl1lmao-es &amp;
. " contre' l e J LIge. J,bz'd~
l:&gt;
Interets
1. .Si ~a?s l,a fuite l'accufé veut répondre, tout
ce qUI a ete falt precedemment (ilbil{te, Art. ro.
Même les confr~ntations, &amp; il n'elt ?lus re~û à
reprocher les temoln~ autrement que par ecrit. Ibid.
MUNITIONNAIRES. :-,~. Labour 1.
MURAILLES. 'Voy. Maijons ..

N
l AUFRAGES. Les prome(fes faites aux Matclots dans le danger d'un Naufrage, font nul;"
l~s ~ &amp; vie ll~ll effet. 168.1, th;. 4. titI 3. Ilrt, 14,.~
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emc ,qUI allument des feux trompeurs d~ns
les l~eux penlleux " pour y attirer &amp; faire perdre les
NavI~es , [o,nt punIS de mon. Tit. 9. art. 45.
, Meme, peIne contre ceux qui ont attenté à la vie
&amp; aux bIens de ceux 'loi font dans le danaer du
Naufrage. [ans efpoir d'obtenir aucune grace.bTit. 9.
art. 2..

t:

Et contre les Soldats &amp; Cavaliers qui courent au
Naufrage. Art. 3o.
~-' TOl~t ce qui dt échappé au Naufrao-e dl: fous
la proteéholl &amp; lauve-gardedu Roi. Ti~ 9. art. 1.
. Et, de l:a .connoiirançe des {euls Officiers des Amirautes. tbid.
~es Seigneurs &amp; les Habitans des Comn~unautés
'VolÇtl:es [ont obligés d'en a.vertir incontinent les
OfficIers.de l'Amirauté du reifort J à peine de repondre du pIllage. Art. 3.
'
Et [ont tem,iS de travailler en attendant à [auver
les effe~s &amp; empêcher le pillage à peine d'en répon ...
dre en re~r nom) ~on.t ils ne [ont dechargés qLl'cn
repre,[entant ou, en IndlCluant les coupables. Art. 4.
3· S ti ne [e prdente aucun RECLAMATEUR dans le
luois, les Officiers de l'Amirauté font procéder à.
~a vente de~ Marchandifes les plus periŒables , pour
et:c les del1lers t~ut premierement employés aux fa....
larres des Ou vrrcrs. Tit. 9. ' ar t. 13.
Et le rel1:e mis en .m ains fures ) dont ils (ont
refJJon [ables. art. 1).
0

Si le Vaitfeau &amp; les effets ne [ont point recla ..
ll1és dans l'an &amp; jour) ils (ont partagés entre le
Roi) ou les Seigneurs qui en ont le droit &amp; l'Amital. art. 26.
4· Lor[qll'il ne r!lle aucun VESTIGE permanent
:du Naufrage [ur la {urface des eaux l fi dans deux
l110is les proprIetaires n'ont point declaré al1 Greffe
J

, e l'Amirauté qu'ils entendent cn entreprendre le;

��•

:!7~

NOE

Les ururpateurs de Noblclfe &amp; pott d'Arl11c~
ti mInées (ont punis d'amende arbitraire par les J llges-Royaux. 1560. Orle/ms 110. 1579 . Blois 2.57· '
3. Les Etats de Provençe ne (ont point filpprimes )
&amp; Sa Ma jcaé les rétablira lorfqLl'Elle le jugera à
propos. 2. 7. oéfobrc 17 16 •
J llfgu'a lors la l'Toblcffe a deux Procureurs joillt~
a l'A{fcmbléc des Communautts , dont l".I.n-en 11om·
mé d.e trois en trois ::tns [ur les (lx qu'dk préfi:11te à.
l"Aflèmblée. ibid. f3' 2.2.. Août 17 18 .
.
Le GouYCroeUf , Lieutenant Gé lé .. at) 0\1 Commandant Cl). ab(ence) choi!it1~! COMMISSA fllE CJui
aHifte aux ASSEM LE'ES de la Nobleff~ 1 d'entre les
NQblçs poIfcçla l1 s fiefs . 27. O{tob. 17 J 6.
4.. Revocation de toutes Lett.res &amp; }iri vilé~cs de
l~oblc{rc au premier degré, accordées depuis 1 68 9.
~nt 3.UX Corps &amp; Comp.1gnies , qu'aux: particuliers.
AOdt 17 1 ).
A l'cxcc"ption drs Cours de Par1~ment , Chambre
des Comptes &amp; Cour dC5 Aydes de Pari" ) &amp; drs Se ...
cretaires tant en grande Chat~ccllel.' lC , t1 ue pres les.
Cours &amp; PrdichaLL.. ibid.
). Les fiefs nobles n'cnnobli.lrcnt point. 1579.
Blois 2, 58.
.
!.
lI
' T'r'
Voy. Sccrct/':zrcs-en.C.'':!;ue
cne,
rc/orzers- G ene.~t(HtX ) J/tges.dcs.Sci';l1:!!rS 2.. A~'i1'i[,s, Lù!ttcnans~ Ver2. .

1

1

.

re1'lCs.

'NOCES. Secondes N Je s. Les vcu11,cs qui 1aflent
il de fecondes Noces) aya r t Enfalls ) ou Enfans cie
leurs Enfans. ne peuvent donner d:: ietlr.s biens propres à. leurs nou ve~U1x l'.'1aris, I)erç ) f'Âcre, ou Ent:111S d'iceux) ou autres per[onn, s intcrpo[ecs ) plus.
'-jn'à l'un de leurs Enf.-tns, Ol! Enfant de lCLlrs Eth
f;ms, (llÜ en ,1 le moins. Jttill"t 1 560.
' l'\H
J ou:;
.' &amp; 1'\lL1 ra l'Ites &lt;tu üt:[l1nt
11'''
LC' ll!.
CI~S aCOlllS
.
1
,l\:ari u iv&lt;:m: êrre r~~è~vés aux "":t,L1t1S C01111'1'\ n$:
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'1., 7 t:'!

a. Veuve &amp; dudit Défunt. ibU.
;;
l.es ~e~cs . r~rbariés font tenus à faire pareille '
(erve. zbtd.
re,~. Les V~uv~s qui épou(ent leurs Valets on autre:s;
pet ~n.nes HldIgncs, de leur Quatiré) [ont dès lQ):s
In~c\dltcs .de J ~ llrs bIens, &amp;. ne peuvent plus les dilTIll1Un n1, allener pa,r quelque contra.t que ce fait.

1579.BloZS181".
'
2. Les Veuves filles de fam ille qllÏ (e rem" .
r.1.l1S le con (cnte ment de l.eur Pere &amp; Ivler'e / .... ~Ie;lt
\ L"
1011 · J UJcttes J. 'cxhereclation. M::trs 1697. voy. Maript~ej
Voy. Veuve s-Tutrices.
5·
. NOIJSErv~ENT ou Frêt. Les P0lices ou Convcn~
tlOns de l'!ol1fcm ent. d?ivcnt être redigées parécrir:,
&amp; contenIr les conventions convcnuës entre les M ' '_
ch al'$(;
l c'." Ll p1tal~leS,
, .
ar
nc SeCS
ou Proprietaires du Bâtimctjt. l 681. lzv. 3. tlt. 1. art. 1 .. f3' 3.
Ellcs affectent refpeéti vement le Nav1re &gt; les a&lt;Yrè.s
&amp; apparaux. le Iret &amp; les Marchandi(es. art.
.
.1. Ces conventions (OtH re[oluës [ans dommao-es
&amp; Interêts, lorfqn'il arrive interdiélion de comm~rc~
avant .le départ du Vaiifeau. pert. 7.
MalS li le Vaiffea:u n'en: ARRETE'- que pour un

Ii.

t ems, pat force majeure, le Maître &amp; les Marchands
[o nt tenus d'attendre [ans. dom mages &amp; interêts..
Il-yt.

8.

.

Et permis a.Q Marchand de faire décharo-er la
marchandife l (cs frais) à con~ition de la r~char­
ger ) ou d'inJemnifer le Maîrre. art. 9.
Sans qu'il (oit d î aucun fret pendant la détention
nlais la nourriture &amp; les loyers des Matelots fon~
rep ll tés A varies Tit. 3. art. l 5. voy. A ·varies.)
Lor(ql:e le ~~if1èal~) ~tant en route, dt obligé
de revenu p~r 11l1terdlébol1 du commerce le frct
cil: di.! pour l'J.lJer feulement. art. J 5.
)
2.. Les Polices de chargement doivent être lignées

Aa i j

�!1.80

NOL

par le Capitaine &amp; par l'Ecri vain . . Tit. 7... art. 't"~
' Et faites triples) l'une P_@lU le Chatgeur , l'autre
pou r être envoyée a c~Jui à qui les Mar~ha.ndif~s f~nt
adrdTées , &amp; la troiltéme pour le Capltal11,e ou l Ecrivain. art. 3.
En cas de diverGté dans les Polices) celle du Capitaine fait foi, 10rfqu'eJIe ' e~ rempli.e de la main
du Marchand. 0'0 de fon CommüIionnauc, &amp;; celte ,
du Marchand tàit foi fi elle dl: remplie de la main
du Capltaine. art. 6.
3. Lor[que le Vaiffeau ell: loüé en entier., le Ca..
ritaine ne peut prendre d'autres Marchandl(es (al~s
le confentemellr de l'Affreteur, &amp; (ans lU1 tenu
C0111 pte du Fret. Tit. 3. art. 2..
•
Si le CapitaÎ1~e declare, en ce cas, le Vaiifeau de: .
plus grand port qu'il n'dl: , il dl: tenu des domma ..
&lt;res &amp; interêts du Marchand) lor[que l'erreur dl;
~
Ir.
.
au-dellus d'l1Il quaral1tleme. art. 4.
En rne(urant le fond de Cale à ra ifon de quarante
pjedscubes pour chaque TONNEAU de Mer. 168r,.
. 2.ttf.
. 10. ar ...i' 5.
tLV.
4. Si . L'Affrcrcu: ch~lrge r~oins qu'il a ~.té C01~'"
venu) Il paye le Fret en enner ,comUle s Il a VOlt
tom cha r C7 é. r681. liv. 3. tit. ;. art. 3. On appelle .
(cla pa. , er le vuide pour le flein.
Mais s'il charge phlS, 11 paye le Fret de l'exce...
1

dent. ibid.

, '5. Le MarchanJ peut retirer Ces Marchandifes en .
payant la moitié du Fret, lor[qu'il a chargé au.
Qlintalou au Tonneau. aH. 6.
Mais s'il les retÎïe pendant le cours du Voyage)'
il paye le Fret en entier . .art.~.
6. Les d mmages &amp; Intere s du RET ARDEMEN'r
font dû" par le Capitaine, ou par l'Affreteur) S'lI
Y (l donné lieu. cr.rt. 9· er 10.
~l
..
, ,
Mais il n'en d! dû aucuns, 11 e CapltaH1C
a ete ·
.

28'1

i&gt;b1igé de radoubel'. art. I l .
7· Lor[quc le Vai{fcall ne peut achever la 'rOUte .
le Capiraine ef!: tenu d'ta loiiet inceifalU.\.ncnt Ul~
autre. art. t 1.
_ S'il n.'en peut ttouver , le Fte~_ n~ lui dl: 'crû qu"l.
prOpOrt10n de ce que le voy.age etol,[ avancé, ibid.
. !'1a~s ~ l~ ~archand prouve. que lor[qu'i1 a fait
'VOIle Il erOlt 1l1carable de naVIguer, le Capitaine
perd fon Fret) &amp; répond des dommages &amp; intcrêts.
arr.

12...

8. Si le dénommé dans la Police refu[.e de recevoir
le~ Marchand ife s , le Capl:t"aÏtle peut en faire vendre
par autorité de jufhce, pour le pa.yement de (on
Fret, &amp; doit dépuCer le rdte en MagaGn. art .. 17.

Sans pouvoir les, retenir dans [on VaifIèau) fauf
de les faire (aitir, même dans les ALLEGES ou
GABARRES.

art. 23.

Les Marchandifrs ne peuve-l1t ~tre abandonnées
ponr le Fret, fans le confentement du . c~pit~ine ~
à moins que ce [oit des FUT AILLES) yu ides ou rref..
que YU ides. art. 2..). f3" 2 6.
9· Le Capitaine dl: préferé pour [on Fret fur t0~
Marchandifcs p~ndant ,la quin~aine ap~-ès la délivran ce , IorCqu elles 11 ont pOlUt paire e'·n tre les
mains d'un Tiers, art. 24.
Il dt non-recevable à demander fon Fret·) un an
après le voyag e fini. 1'6 81. !iv. r. tit. , 12. art. 2 ..
Et i teute at'tiol'l F(,mr Avarie) l'or[qu'il a re~tî
fon Fret 6ns protdtation •. art. ).,

S'it 11'y a obligat:on ,: comptt.: arrêté" ou interpellation llllliciaire. art.] o.
10. Le Fret des Marchandi(es JETTE"ES à la Mer
pour le [alut commun, eH dû à la charge de contribuer. r68r.li,v. 3. tit. 3. art. 13. ~oJ.Jet.
Il en dl: de luême- de celles vcnduës pour des né~effités pret1:1utcS. art. 14.

Aa iij

)

�2.

S'2.

N '0 -L

En tenant compt~ de leur val~ur '. au P!Î.x que le '
rdl:e fera vendu au heu de leur decharge.zbzd.
I I . Il n'cft dû aucun Fret pour les Marchandi{és
perduc~ par Naufr.age) l~i pour celles prifes ou pillées par les Ennem1s.
art. 18.
' ,
1"
tl, . ,
•
1\

Les ' avances en lOnt Incmc rCnltuees) a nl0U1S
&lt;iu'ir y ait convention c·o ntraire. ibid. .
,
Mais le Fret dl: dû Ct elles [ont ~llfillte r:tcherces ,
ou fauvées , pourvû que le Capitai~e les conduire au
lieu de leur ddlil1ation, en contnbuant au rachat~

art. 19. &amp; 2. 1.
S'il ne pet1t les y condltire, il. cfr payé ,du Fret1à.
pWF0rtio11 de ce que le voyage étolt aV31l1ce. a~t. 1.2.
La contribution rouir le rachat fe f~.it en cftlmant
les 11archandifes au prix courant du lieu de la clé..
cl18ro-e ) déduétlon fatte des [rais. art. 20.
' I~~ Il fft défendu de SOUSF'RETER 1es Navires à ;
pIns h'3 ut pri~) à .peine de ,100. li:-. d'all1ende) &amp;
plus grande pel11e s'Il y .écheOl t. art. 27.
. ' 13. Les condamnatlons pmu Fret &amp;:. Nalllage ,
[ont cxtcl1 técs 2.vec contrainte par corps. kra,rs 16 73 ..
.
' .
7. 2: 1 6 81. lz'V. 1. tzt. 13 · art. 5· ,
Voy. AJ/urances 6:
.
NOr,,! ET ARMES. 'VôJ· Re~ufatzons.
NOM &lt;) propres. 'Voy. Seing) VaiJfcaux 3·
Nt Nll'I' E ,de Juges. 'Voy. Arrêts) Sentences" "
N(;NOBSTANT,Appel , ' au mot Appel. '
NOT AIRES. Doivent être âgés de 25. ans au
moins. 15 6 0 . Orlans 82..
'
Ils ne conc~dent acte qt~e . de ce qui.dipend de la
4'lJolonté des contra a fl ns.
Sont pllnis de mort lorfqu'ils palTent, faux contrats. A'T)rll x , 3 1 . OBobre 15 35· 19· 9- '
1. pCJivcnt c1ec1arer la qualiré &amp; dnneure des Par. es ,. lJ. M aii~~,n où l~ Contrat eG: pa!fé; ~ fi c; cft )
va~l\: ou apr ès n11di. 1579, Btois .I6 7· . .

.

~

\ " ,.",

....

y.

~

~

4

,oc

,

NOT "

.

.'

2.

8 ~' :

COnllOltre l~s perfonnes a pOUV01r certlfièr 'qu'eI- ,
-1e,s ont contraété, à peine de p~ivatioll de leurs .
Offices. Oétob. 1535. J9. 7, '
S'~l s'agit ~e tranfpo,r t d'héJ;itlge, .ils doivent e;
expnme~ , les', charges &amp; , redevances enve&gt;ts les sei., .
gneurs feodaux &amp; cenliers. 1579.\, Blois art.,lgo.
• . P.uni~ d'an ~ende s'ils urent dé fuperfluités &amp;muItlphcatlon de termes fynonimes. ' O[f ~ 1535. 19. 3.,
2.. - Ils ne p~uvent COlltraéter hors du Eeu de leur
établilfement, à moins Gue le NotaIre du heu foit ,
abfent , ou furpeét , de Guoi ils doivent faire men ..
tion, à peine 'de nullité, 1000. live d'amende,. ',
dépens,) dommages &amp; interêtls. ArrÜ de Reglem~
du 11. Mai 1646.
Sauf à l'égard des Teflâmens folemne1s: ibid. ' ,
Ni recevoir aucuns A&amp;es des per[onnes ILLIT! .... '
~ F.ES en faveur de ' leurs Parens , iu(gu' au l1eO'ré de
Coufins Gennains inclufivement ) 'à .p eine de faux, ,
privation de leurs Offices; dépens, dommages &amp;
, interêts. Reglem. du 18. Mars 1719 .. ,
Ils doivent faire Sl GN ER les A&amp;es aux Parties ~
ou faire mentio'1 de la requiCttio.n &amp; du refus. 1560".
Orleans 84, 1579. Blois 165.
Si la Pa rtie qui s'oblige ne peut {igller " il doit y ,
J

âvoir au 1110ins un témoin qui ligne, li vraifemblablement on a pû le trou ver. art. 1660 ,
Us doivent {igner les Aétes lors de la publication»'
. il peine de faux, 1000. liVe d'amende, rlépens doml11ages &amp; interêts. Arrêt de Reglcment du 7. Septem- ,
bre 1680. après les avoir lûs au long aux ,Parties ...
oqf. 1 5 3 5· l 9· 4"
Et fi près de la lettre que, l'on n'y puiffe rien a joû...
ter. art'. 8.Il ne doit y avoir dans leur Rt?giflrc aucune inte~­
ligne ni al1CUll blanc; &amp; s'il rdte du b-Ianc après la "
derniere ligne ''1 il doit être ra y6,d\llle\,~raye.', ,dou.ble .,
~ordée.

ibido

-

�z8:4

No v·

.

Ils font punis de la peine d(-'s tàuffaires,lorrqt1e fin'
les expéditions ils font fauf'femenr lncntion qut' le.!
minutes ont été CONTROLLE'ES. 28.Dérernb're 1734.
Sont tenus d~.~xpedicr aux raI ries, en bref ou en
abregé, les aétes par elles foufIignés à Irur fimple re ...
Guilition ) !àns pouvoIr les obliger à les lever en
forme, fi bon Poe leur femb!e. 1560. Orleans art.
S4. Voy. PièCL s.
Il ne leur eft point permis de COMMUNIQUER leurs
Regiftres aux autrC$, s'il n'dl ainfi ordonné par
. jufiicc. 1539. viLl. art. 177.
, 4. Les Rcgil1:res des Offices vacans , doivent
être inventuriés &amp; remis au Greffe. 1 560.0rJeans 83.
Ou autre lieu de dépôt aux frais &amp; diligence des
Con{uls. Arrêt de reglement du 21.. Juin 175 o.
A rès que 1" Juge les a vûs &amp; examinés, &amp; qu'il
a bâtonné dans tout ce qui dl: en bbnc. ibid.
Les Clefs de !'Appartcmel'lt doive11t être remifes
enfuitc aux Sinoics des Notaires. lvid.
Le Greffier en délivroit Jes' extr,aits &amp; partao-eoit
les (alClires avec les heritiers. 1 560. Orleans 8 3~ Au ..
jourd~hUl c'ell: le No~aire cha'!gé du dépôt. Arrêt de
reglemcrd dit 17. aï..'ril 1722..
5. Lors du decès d'un Notaire) le JU&lt;Te du lieu
doit accC'dtr en cl iligence dans la Mai{on ,0 ( le Subf..
titu~ Oll le Procureur Jurifdiétion nel appeJJé , ) &amp;
drdlcr (ans frai 5. un Inventaire rommaire des Re~~ii:'
tres , dont l'Original doit être mis au Grcffe)&amp; l''Èx ..
trait,moderément taxé par le ]uO'c, doit être remi,'
aux herüiers. Arrêt de l'r:glemen~du 22. }ltin 175 o.
t~' Il Y a des No.tai~es Ap~STOL IQUES &amp; Royawx
crees en cha(luc Dlocefe. Decembre 16 90.
Vr..r. ,Faux. Tcflamens. C{!b~ret iers 1. Hypotequl..,
Recormoijflnces. Vfure. J.Varqt:ifats I~
NOTICE. Voy. Duel7.
.NOVAlES. VO)'. ;Portion-congruê~4IC

•

'N Ô T

2:

81

NOVICES. Voy. profeJfioru. Regiftres l '.. Tefttrt

o •

tnens 12.
NOUVEL Etat. Voy. Eruocation 3.Grand-Chambre a
NUIT. Voy. Ban 1. Rouë.
.
NULLITE'S. Voy. Pro.cès-Criminels 6. Enquêtes 11... ,
NUNCUP,ATIFS. -(lu mot Ttftamem 20

0 ,'

.O
,

B}ETS) on REPROCHES contre les temoin~.; .
Les P Â R E~' S ~ ALL IE'S des parties ju[qu'aux:.
enfans des Couh
, . L.S IfTUS
. de G.ennains inclufivem~nt) ,

n,~ ~ellvent

etre, ternOlns pour &amp; contIe en matiere.:
elVlle. 1667. i2" II.
Par ces mQts : En matiere Ci vile) ,on peut conclu,.....
qtlils pcurr;ent hrt 7'emoinstnmMin'e Crüi'Jzm·lle
,l'au,tant mieux qt e rc;-~ '1 rl'{oit les Impuhere!\, [auf -

r,

Il .

en jugeant d'avoir tel égaFd que de rtl itonà la \1(:.'_.
ceffité &amp;. à la folidité de leur tcmoignage . . l 70 _
6.,.
.

2. •

Mais celr.e doit ;tre entC'tJtll-e des parerAS du ·quer li': •..,
il fauJroit que le cas lu:" bien yrct'7Je (r la Î}~'o, 'v e~ien difJù:ilf)j pour receruoir le témoigrlllAge desparCf7s phI,
!'J/....uereLla·nt.
Dans les grands c1"i,;;es tor.trfui'7Jis par 1a f.~tl(! P~r.,..,..
tic publiq;lt'e, il eft rare que ton rtjette al-:{t.lumc nt .
une depc,fition, (3" ce n'eft pas fans raifon que dc;,n! .;
l'Ordonnance Criminelle de 1670. il n'y a ni titra
des reproches des temcins, ni article qui renru~ye à c
.&lt;qui en eft dit dans l'Ordonnance CiTi~ e; il t'fi cet en ...
da nt permis aux querellés de reprocJ.. er 10;) tCi"11t i r.I ,
leurs r~proches doivent clonc être examinés f~ jt,,'/:i. .. ,
mais ce doit être a7Jec beaucoup d'attention à con/t'I'"
"Ver lés prnt'7J(!s, par la 1'aifon que les temoi'lps /è:1t.
.prefqtte tçûjolJrs temoi,rN nécelfàires). ~ qu'il cft; dfl .

�•

OB

t

l'interh public qlJe les grands crimes {oient puni!.
Bornier 1670. 6. 2. au mot PO~trront, croit ail
contraire , qt1e l'i.mportance des H'IatÎnes cri minel.
les do it faire re j et~er des teLTwins qui [e roient ad ..
'mis en mariere ci vile; c&gt;eft une erreUi', fin' le même
[fi _): principe qui lui fait foûteni'r 'lue I"T, Conj~f/ion eft
indi·vifible en matiere crinûnelte. Voy. Confeffion.
Fait s jf:jlijicati(s.
1. La qualité de ferVltcur ou domcll:i&lt;1ue, cff un
Objet va/able puifqlJe le Temoin eft obligé de la dedarer. 1667. 22. 14.
Les rtproches fond~s {lu cc que le Temoin a été
decreté, emprifonné, ou repris de jllf1:ice , doiv~nt
être julhfiés, autrement font repu tés calomnieux
1

1 66 7.

2.3. 2.
. Bornier fur cet e::,rt. au mot

c ondam.né, croit que
. ce [croit une bonne fâl vatio:l à cet Objet, q 'Je de
jufl:iner de l'appel de la Sentence de condamnation ,
par la raifon que l'appel éteint ou du moins [u[pend
fan execlltion; matS le foltPfon produit pflr la quali.
té du duret (ubfljte ) f9' l'on ne peut d'étruire l'Obj et
que par un jugement d"abfolution.
2.. Bien que l'Ordonnance ne faJfe mention d'aucu ..
ne autre forte de reproche, il femble qu'on doit J ajoû ..
ter ceux fur le/quels elle veut que l'o1') ptliffi recufor
un Juge. Foy. Recf~ratio1'l.
Nous regardo7H comme des Obj ets 'T,JCf,laules, la l)au..
'Vret~ du Temoù'J , lor/qu'il mendie ofiiatim, i'inimiti&amp; ) l'amitié intime, la qualité de debiteur ou de
creancier pour flmme tant foit peu confiderable, les
Procès aétuellement exijlans , la qu,alité de Parrain
Ott de Filleul, L"interét du Temoin à prou·ver le fa it
fer lequel il depo(e: mais dans tou~' ces cas t:5' autre s
fimblables, on obferve de ne pas "ejetter les temoÎm
NECESSAI RES, lo~rque les preuves fo?;t difficil s.
3· Les reprochc$ doivent être circonftanciés &amp;:

O BI

•

19r.

ptttl nens) &amp; non en termes ~ag\.1es &amp; generaux: "
aut retuent rejettes. 1667. 23 . 1.
I ls do went . ét-re fo urnis dans la huitaine de la
•

1

lignification du Verbal d'Enquête. 1667. 22. 2.'7.
... Avant que ,-{'a voir r.e~û copi.e de l'Enquête. Art. 34.
, Les repon fes aux rep roches doivent être lignifiées.
Tit. 23. art . 4- Ovt 3. nous les appellons Salvations.
4- On ne do it i nformer (ur la verité des repro.
ches, qu'au -cas qu'i l ait été ainCi ordonné en voy AN T le procès) &amp; (ur des lnoyen :) pertinens &amp; ad.
xniiIibles. Art. ~. ou 4.
On doit juger les re proches avant le Procès . .Art.
•

,6 . Ou.) .

Et s'i ls [ont trouvés pertinens, &amp; jufrifiés , les
~lcpo{itions des T emoins ainfi objeétés ne [ont point
hîes. ibtd.
C'eft le Confoiller cha rg~ de lfl. leEur,e des pièces
que nous appelions Evangelifi:e , qui dreJfe f9' figne le
Jug-ement des Obj ets dans la fo rme des Arrêts Qrdinai't'es ) mais le Pr~fide1'J.t ne les figne pas. Les premiers
Juges n'e'n dreJfen t aucun jugement particlslier. Voy.
tl/IX notes.
, Voyez Confrontations 4. f3' 7·
OBITS. Voy. Main - m 01~te.
OBLIGA TIONS. Voy. Billets. Notaires. Seings.
'l-Iypotheques .
. OBREPTION ou omi/flon de la Verité, &amp; SUBREP ..
'l'IO N ou [ cm:&gt;: expofé ' fo nt les [ euls moyens avec lef - .
'lJ.1tels on puiffi debatt~e le: Lettres du Grand-Sèeau.. ,
ailes des chancelletzes pres les Cours font debattueS
d·inci'T/ilit~ .

V~'Y. Etat

3.
.
.
O1UFS de Perdrix ) Call1es , &amp; F~\l[al'1s. Voy.
ch·~ffi

4·

(J.tUVRES Pies. Voy. Callfe-pi·c. M flin·mort e. 1-lô ..
'p-itflHX. l ofimu:-tions 3.
•
.

�:1Sg

d l ent
"
a"\
OFFICE) de Judicature . .C~ux u. P~r en:
on.t été fixés par Edzt du mots ae D~cembYe
Tro'Vcnce ,
1
bt· t
8 oa b
.16 6'5" ~ la méme fixatior~ rettt le e l .
0 Y8
.,1 67 8 • (ili'vant laquelle

.

"

O[i ob"e 1678.

Cette défenfe revoquée. Décembre 1709. rétablie
Septembre 172.4.
Voy. Oppo/ù ions-au-Sceau .

O FFICIAUX . Ne peuvent tenir aucune ferme dll.
Prelat, (oit du [ceau ou am re. 1579. Bj,{)is 45· .
Voy. E'Vtq$ees 4. }urz:es-d'f.fJ/i(e.
O'FfICIERS de .r l1hce. Il n) ~ de veritables 0/:
ftci ers que les p. . rpetuels.
Les Parens lufgu':lU degré d'Oncle &amp; Neveu) &amp;
les Alliés ju[qu'aux Beaux-freres ne p ' U lent ê:re re ·
\ÛS dans une même Cour ou Siege
[ans en avait
1

()btenudi{pcn~ .

2.,

1. Tous ~()iv.~nt s·.(l~bfrenil de participer. en !11 :. Uehallddes) a pelne d erre gn ovement pUtllS. 1) 3).
pro'v.

29 •

12..

.De Cc ch~rge~ des affaires ;cle qùi qu'~ ce [oit à
p~l ne de pn 'ratiOn de lcl1l:s etdts. 1 579. Blois 1 12,.
D'accepter gages Oll pcntiOl'lS pas même des Benences pour eux: leurs El1fans, Pareos ou Don1~r­
til]lICS ~ fous même peine. 1560. O,lean.s 4.4.
2.. Ceux des Cours Souveratncs ne p.=uvent 'S'A'BSEN fER h111S permifIion dl! Roi durant la fe-ance dtl
PJ.rl ernent. '1539. vi!l. 1 l '. 9.
~
.
OU [1.l1S la p;:rmifIioa de leur COtl.t pour (l'rande
&amp; urge nte cau[e . 1 579. Blvis 137.
b
M,(~ il1e reg le pOLIr les autre-s juriGiél:ioll s• i/Jitl.
,,,N 1 ll1an,qu èr d'a(fiCter aux ,Ou verturcs à p~itfe
d etre pn ves de-s gag-:::s Ju mOLS de Novembre &amp;
lccuxaumonesaux: Pn[onnlers. A rt. 13 6 •
~au~ r~laladie &amp; em,pêchenl~l1t p-0ur le [ervice du
RoI. zbzd.
3· Les Officiers du Parl,cment d'Aix, . dQivent
~ortcr leurs 'ROB ES fermées dans tau les les fonéhoas
de leurs Charges. Avril r6 g 4.
Même lorltlu'elles [ont fait~s dans 'leurs M 11l.O
. r. ns.
1. 'd
J

l

Les Charges de ,PréGdent à Morner) [ont fixecs êl\
,12.0000. liv. .
~
•
Des Préfidcns aux Enquetes 7°°00. li v,
Des Con[l.:illers Laïcs 64000. liv.
.
Du Con{eiller Garde-Scel 70000. 11y,~
Du Confeitler Clerc 45°00. li v.
Des Avocats-Generaux 4Sooo. liv.
,Des Procureurs Generaux 40000. 1iv.
A la Cour des Comptes, Aydes er Fin/wCB$è
:L e Premier PuéGdent 1) 0000. li v.
Les PrtLÎdens 9°000. liv.
Les Con[eillers ~oooo. liv.
Les Avocats Generaux 30000. livo
'Le Procureur-General 32.000. liv.
Il dt déf~ndu de les vendle au-delà. de la fixation
à pein~ de perte du pnx, en favfur de l'Hôpital,
filppottée moitié par chaqu~ partie. Décembre 166 5~

x8.

g9

OFF

·~O ·FF

Juil/vt 1669.

Ni contraéter alliance cle Beau -pere &amp; Gendre) à
eine de Vacallce de l'Oilice du dcrnic): J,:e~û. i!;id.

J

J

J

•

1\

1

U

'-

•

~

,

:[01 •

Et porter ,en particulier de:s HABITS nohs) avec
Manteaux &amp; Collets. ibid .
. . /\ Sans pa.rQî.tre · ~ux Li@ux) où ils ne peuvent tue
TUS fan s dImInUtIOn de lcur Dignité. Ibid.
Même regle pour les Officiers des ,principaux Sieges Royaux. Ibid.
.

4- Les 0 fhciers ,du ?arlcment, de la C~lJr des

'Comptes &amp; des Tre[oners-Gel1eraux:, iont c-tcmts

&lt;le tome rc&lt;:hcrche pour les franc:i-fids. 4" SCpterlJhye 1674.
Parletfu:nt. Secretaires deJ CIJ!i-ncc!!eries. Tréfort~rs .Genr:rfl-HXt Comttes. l'\c(;cptions. Cr:.liJns de

r:oy.

Db

�.1 "0

.

,0 F.F

/
:/;
'v1ercurial~s. Pref'enl
éruits.
Juges. P1'tJcs-a-1Mrtre.
J.l
j"C
Defuntes . . Taxe. Aj~ttnJcmens 3. G~and-Chambr,.
~ur'vivances. .4ge. Lze1tter}a~~·. Ordo~mances 3"
OFF1CIERS-MILITAIRES. Apr~s le deces d,e
ceux placés &amp;.c~ployé~ dans les PrOV1~1C(S .&amp; Place:,
le SCI:LLE' dOIt eue 1111S (ur leurs efft:ts pat le Juge
ordinaire (cul. 3. Fev1'ier 173 L I .
Et levé caruite par L même Juge en pre[cnce dl1
.Major ou Aide-Major. Art. 1 .. . , .
.
1
Les creanciers pour dettes moblllaUtS contraétees
.dans le lieu de la rdidence, [ont payés par preference à t'Ons, [ur 1cs .efFets mobiliers . .A1't. 3,. .
En cas d'in(ufhiance ils doivent en pou rfl1l~.re le
payement devant lc:s Juges du veritable donJiclle du
,défont. .Art. 4.
.
1. Si le défunt n'étoit qu'en Garnl[~n ou. au Sèr~
·v ice, iâns département fixe, le Scelle [erolt appo[e
par le Major, .ou Aide-Major.
6. . . .
Et le prix difiribué aux Cl'eanCiers moblllaues du
' lieu. ibid.
2. Ceux qui fe retirent des Ar,mées [a ns cO:lgé du
Lieutenant-General (ont dcgr~.des de Noblcfie , eux
,&amp; leur pofierité, &amp; s'ils [ont tGturiers, on les COll
d.am ne aux C alercs. 8 . .Août 162. 5.
't;0y. Soldats. Nobleffè. Sttrflanccs. Etat. Adjoints.

4rt,

w

Taxe 1. Cûpitftines.
O:FFICIIRS lv1UNICIPAUX. Voy. Maires. Con ..

fuIs.
•

T:! ""c .

OfFRES. Voy. Taxe de d'pens
1

o

P' l

Conféiller peut en a venir. ibid.
, Le Pr.é~dent peut encore avertir de faire ce{fer lesfuperihlltes , &amp; réirerations. Art. 4 1 •
. .r. La lll?in~he de trois Oplr:ions differentes "
doIt [c redulre j l'une des grandes. M't. 86.
~e .procès n'eil: point patti , lor[qu~il paife de deux:
Oplnwns. art. 8).
Ou d'une feule {i tOl1te la Conr cff a{femblée, Iùid.
" En matier~. CRIMI.NELLE les jugemens (oirdéfinî •
tIfs, ou d lllfiruéb on) palfent à l'avis le plus
doux:, fi l-e plus [cvere ne prévaur de deu·x voix. !670~
fI'('"

,

25,

4

12..

Et d'une voix fi c'efé en prem'iere inL1:ance. Ibid'.

1"0)'. Arr/t 6.

Les Opin.i.~ J1~ d,.es parens jufqn'à Oncle &amp; Neveu , &amp; des Allte~ Jul(1u'aux Beaux-freres, ne compt~nt. ~~c po~r un~ , tant devant ~es Cours gu'aux jLlNCJlé'Cl{'H'lS inférIeures. Juille·t 1669,. ' 30. ]ttin. 16 79.'
{3'2.5· Août 1708.
Quand ils ne [eroienr Be:l ux .. freres que pour avoir
époufe d~ux Sœurs , s'il ya une Sœur vivante Ou un
eDfa~1t Vlvant. 30. Septembre 172.8.
S'ris (ont troù d'un même avis, ils comptent pour
deux.
2.

3· En cas de PARTAGE d'Opinio'll le Rappor ..
&amp; 1 C
.
.
,
1 ur
e omparutent dOIvent avoi~ Audience _en;
a Gr 4nd-Chambre, [ans aucune renure. 1)' 79. Blois'
te

11. 6.

1 ..

Dommages ~

zntefet s 2..

OLIVES. Troy Dîme.
0NDO \'Tr/l'. T. Voy . R('(riftres

~t l;- Jour r:' ême ) . p&lt;Hlr être le

s'11 cH: poffiblc, i,~id.
~orfqu'~n con(:Cjll ence des [';1rtap'cs ou d~s Recur..1tlon~ ~ ~ li l~e relie plus n?mbre {uttir:1nr ,de J uges
pour fc (,~ p;ntlr ~ on pour Juger, le Con(C'!l accorde
Le ttres cl ~vOcatlon avec renvoi à un autre Cour)
ftn le certdicat du Grefucl'. 1669. 1. 45.
- Voy. Grvzn:l-Chamvre. Sflt:en,,-es 2. Receptions 3.
&amp; Juge

1.

OPII 1l0N~ des Jupes . Doivent être écoutées
fans intt rupt cm. 1535 . Provo J. 41.
~ 'i nCh" , 11 e !' 011 en'': \' i fJ b1e111 ent en f J. i t l a II q 11 el
i' S k 1);. ( l CIL ~(:I1', &amp; è. fèni dé Enlt le 1\'é~dcl11 ou QU-

Procès départi ,

1l1COnt 1ntf1 t

Bb i j

�2: 9·2Rec1~(atîons 1.

OP 1
Rapporteurs.. Vtl~feaux

r..outes 5·
,: r. r. 1 '~qllête
OPPOSITIONS. SQnt reçues lUr ~ll11p e, r.. .
t · e les Arrêts &amp; ]uaemcn ~ en derl11er rdIol t al1X(on r
b
, ,
•
66
3';:%"
Gue1s le demandeur n'a pas e(~ partIe'. 1. 7: )' •
j Même contre ceux donnes. contra.dlélouefl).cnt
[ur Requête. Ibid.
.
.r
cl
Et contre les Arr~ts rendus à l'AudIcnce r~ute. e
011 faute de {e pre(el1ter) r à l'c:xcepuon des
~l)l"icler
taures dll Rol. L·E. art. 3. -voy. Dqattt 1....
•
J. L'Oppohrion' des tiers c01')~mc no~ OtUS, 11 em~
èche ras L.'èXECl~TI~'" dcs Arrets &amp; Ju~e1l1ens ~a[~
en force de
1ugée , pon.;lnt
,

1

t~s

cbo(c~

cOtl~anll;at~on

(le déhifJêr la oo.f1dllOtl d'un hcntage; c tfl-a-dzre,

d/ " I66·6 .

d'unhil'n/o/ 1

AJot/lins 51. 166 7. 27 · ,II.

le t~ers. ~rpÛr..1nt qui ~J~cùmbe, dl ~?n(,::l~:ne ,e~
1)0. ltv. d'Amende, &amp; Ct175' hv. S II sai.':)lt d Il
Ile Senter CC') mo itié J. la patrie. ait. 10.
V{'y. Anhs 2. S(''!;11Mircs. Grtmd'CJu:tJJïbre. OrionntH'iNS.

OP ~" OSITJCN au Sceau. nonne une préD'l'ence
fnr le prix de l ' O{{~ ce coc rrc les Créanciers non op[nivilégiés. Ft:"vrier 1 ~ 8 3. art. 1.
Po{alls , îlllOiCljl:e
'1
'1' ., fi
/C ,

flHre les 0rpo(al1s ) le s pr1V1.egle~ f)1~r prc:cr~s ;
aplès J eux les h} pocécaircs, par oidre de pnonté.
art. 3.
Le fÏJrplus en- di(hibué aux Chirograf-.haires par
contribut ion. Il'id.
Entre (rux gui n'ont point 0pp0fJ. J.U ~ceau) les
{.'1illes &amp; les oPPO{itiOllS Gmplrs , n'attnbnel1t au.Cl~ n pri;i1ége, fi ce n'cft pour les frais des POUR~
SPI'fES. art, 4,
Les OrrosIT10NS au TITRE [ont formles par les
Pn'pric mires de l'Office} &amp; par ceux qui ont il1te-:
rêt d'en a ITèrer la vente. 25). Avril 173 8•
CI

PO)I,

Saijùs.rét-ltes.

•

, OH.A

'-93

ORANGE. Principr.'.uté tirée du RerTort du Parle~
111ent de Provence, &amp; réunie au Dauphitié. Dec. 17 1 4.
. .son 5·! nivcrGté doit obièrver les Edits ~ Reglemens !-alts pour toutes. les qutres. 23. Aout

1708.

ORDONNANCES, Edid } Déc~arations &amp; au ..
tres Lettres-patentes, doivenr être inccifammcnt
publiées &amp; Enregilhées, toutes affaires ceifantes ~
méme la viGte &amp; jugement des procès criminels, &amp;
les affaires particulieres des Compagnies. 166 7. 1.6.

Sans modification ni reftriélion. 24. Fé'I;. 16 73.
Mais avant l'enregilhement les Cours peuvent l'e.
rrc[enrer ou faù-e des REMONTRA NeES dans 6. {emai.
nes ,al1trement pourvû par le Roi. 15. Septembre
17 1 ). Avant cette Declaration elles étoient tenur:s
pour publiées, &amp; en con[~quence gardées &amp; ob[er ..
vées après les Gx (emaines. 1667. 1. 5.
00 ne prut recevoir aucune orros 1 TION à lent'
Q

Enregiftremen t, à moins qac les L~ttres ayent ét6 '
obtenuës par des particuliers. 24. Fé'Vrier 16 73_
1. Les COlUS peuvent ell tout t~~11S t'~pré{entcr ce
que l'ufc'l ge &amp; l'expericllce r~a..lent fuje( à' interpréra.
tion , déchration) modification, ou moderatiol1:&gt;
fan~ que fous ce prétexte l'exécution en puiile être
fu r ft [e. l 667, 7. 0 U 3.
Et (ans clLle les Cours- pnilfenr en modérer les
di{poGtions, [ous aucun prétexte d'équité, de bien
pll~lic " d'accekration Je la jufiice, ou de repréfcn ..
tatlon a fa ire. ar,'. 2. ou 6.
Ni les INTER.PRETER ) ['luf à demander au Roi II
ce qui fera de [on intention) s'il [urvient des duutes
ou des ·difficultés [ur leur exécution. a,"!. la.Ou 7.
2. L'Ordonnance de 1667 . &amp; tOntes Its pofkrieutes ,- pn[emble les Edits &amp; Déclarations cnrer,z;fJ. rùs
J"
,
d01. vent eere gar decs &amp; obfervees pa.r toutes
les .
~ours ~ &amp; par tous les. Juges , . tant Royaux: que
A

etes

1

Selgneurs. 1667.

/

c..;

I. 1. _

D b i ij

�•

1~1 '

ORD y

2.94

Et pourtas les Sujets du Roi, lnême dans .- le! ;,'
(2f}jcialités. ibid.
L'Ordonnance .de vi.lliers-Cotterets en, 1539. r/eft
point da~s nos Regifb'es , mais on voit dans le Reg;/tre de 1.Cf, même année fol . .99.2.. m~e Lettre dIt Chan ..
cetier Po)'et du 19. Septembre 15· 39. q~ti nomme l~'(;
perlon/Je chftrgée de l'aPPoY:,t1' , et qttt en, or~onn:e
i't ?:rt!(TiJlrement, en tant qu elle ne déroge a. 1 EdIt
de la ~rcformation de 1535.
. Il r ft; des Lettrcs-P/'!tcntes enrcg~11'éés , par l~/q~ el~
les il cft dit que !'Ordol111ance de. 1 5 39. do~t eue
cnreo-jflrée &amp; gardte cn tous [es pOlnts &amp; artIcles,,)
en c~ &lt;-Ju'ellc ne [eroit contrJire, dérogeantc ~u

p.1éjudiciablc à l'éreé1:ion du Parlement, &amp; ~ll'Edlt
de larcformation de la Juf1:ice. 17. Oétob. 1539.
3. Les Arr~ts &amp; ]ugemens donnés contre leups
di(pofltiol1s) [ont nuls &amp;, de nul eHet. 1667. 1. 8.

CaJJàtion . .
[cs Cours doivent avait' un livre des Ordon- .
l'lances. Mal's 1498.79.
Chaque Officier doit les avoir dans l'an de fa 1'eC('pti~ Il , les voir) [avoir, &amp; en fairc leél:ure deux
fOlS l'an. art. 78 .
On cn fait }"éture à l'Aud~ei1cc publique des COUlS
r
l I ' 1
'
\ 1)"
d liX lOIS
Cl1 que annee, a â rentree &amp; apres aques.
1579, Blois art. 144. On ny lit qtte l',,~rticle cona }..
'u~nt la devoir des Avocats.
.
4- Lts Ordonnances ne reg lnzt q1fe !'avf;;ir, .t
moins
qtt'eUes [oient declarn,ûvcs er confirmatirues du
1
•
J?rozt comnmn.
ORDRE~ Ec léfi:tfiiquc . Doivent ~tre confél~
i'R.A!IS, mêmc les TOl1furcs , (ous les peines or~.
donnée~ contre les SimoniaqL1es. 1579. blois 12.0,. .
L'âg .. pour le S.~llsdi3 CO{]a t dt 1. t. ans, pour le
'Vfly.

j

1

J.i\lcyrn . 23,. &amp;:
III t . . 29_ .

ronr~ l~ P~êtrife 1; ~., cQmrlJe'h.cé~

Tous le5 ordres· dO'l vent être précéd'és d'uL1o .
profdIion de foi çntre les . ~nail1S de l'Evéqne , de .:
fon grand Vicaire, ou de l'Official) dONt: il dois .
êüre lait Reglftre .. ar,t . . l ,.,~
Voy. Evrques. Abbés. Eccléfiaftiques., BénéfitJCs ..
ORDRES, Endo{feinenr.. Voy. Gh~nge 8.
ORDRES Militatres. Celui de St. Loü~s établh
l''

Février .1693. '!Joy. NDbleJfe': .
Celui du St. EfpLlt créé en T'578 •. confirmé .ell!
tous [cs l'ri viJéges .. Déremb. 172. 5•
ORDRE de Créanciers~. ruof- inventaires 3 ..
ORIGINAUX. ruoy. Minutes.
..
.
ORPIMENT. 'Voy. Poilons.
OUTILS. ruoy. Labour) Saifies 3.
OUVERTURES des Parlemens. 'Voy. ,A1.J.ocats·2.~
Ordonnances 3. Officiers de lt.tftice 2..
OU VI {ERS. rutry. Billets, Marchands. 3.. Ta.xe ~
Saijies. 3. Monopole.
.

.

ACOTILLES . . 'Voy. Ci'tpitaines 'Ii) •
PAIN. 'V~. prifonniers 5.
PAIRS. au mot Ducs, Committimus 5.parl. lev ,
PAIX. VOY'. Parlemens 4 ..
PALAI). La connoiffance des crimes &amp; rixes qui ..
arrivent dans l'enceinte· du Palais, appartient à la ':
Grand'ChamLre du Parlement. Pe'vrier 1682.
Les I-Iuiflîers. font chargés de me·ner en Pri(oll
ceux gui noifct t à la Sale de l'}~ldiencc , ou J. l'entrée du Confei l ,fans nul rparQ"nei. 1535. Provo 6. 3~

Et de ne lail1èr portee tLUX p~rties adt.l11es EPE'ES 'i
Dagues, Cout :allX ,Ot! ferre me Il'i , nnt au .Par~
q ~t de la Cour) qu'à la Sale de l'Audienc-c. 'Jwt. ~ •.

.Et d'averti.{ dCA 8.uitt~~ l'Epéc à la pOIle d~ .Treil~
.

L

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2.94

Et pourtas les Sujets du Roi, lnême dans .- le! ;,'
(2f}jcialités. ibid.
L'Ordonnance .de vi.lliers-Cotterets en, 1539. r/eft
point da~s nos Regifb'es , mais on voit dans le Reg;/tre de 1.Cf, même année fol . .99.2.. m~e Lettre dIt Chan ..
cetier Po)'et du 19. Septembre 15· 39. q~ti nomme l~'(;
perlon/Je chftrgée de l'aPPoY:,t1' , et qttt en, or~onn:e
i't ?:rt!(TiJlrement, en tant qu elle ne déroge a. 1 EdIt
de la ~rcformation de 1535.
. Il r ft; des Lettrcs-P/'!tcntes enrcg~11'éés , par l~/q~ el~
les il cft dit que !'Ordol111ance de. 1 5 39. do~t eue
cnreo-jflrée &amp; gardte cn tous [es pOlnts &amp; artIcles,,)
en c~ &lt;-Ju'ellc ne [eroit contrJire, dérogeantc ~u

p.1éjudiciablc à l'éreé1:ion du Parlement, &amp; ~ll'Edlt
de larcformation de la Juf1:ice. 17. Oétob. 1539.
3. Les Arr~ts &amp; ]ugemens donnés contre leups
di(pofltiol1s) [ont nuls &amp;, de nul eHet. 1667. 1. 8.

CaJJàtion . .
[cs Cours doivent avait' un livre des Ordon- .
l'lances. Mal's 1498.79.
Chaque Officier doit les avoir dans l'an de fa 1'eC('pti~ Il , les voir) [avoir, &amp; en fairc leél:ure deux
fOlS l'an. art. 78 .
On cn fait }"éture à l'Aud~ei1cc publique des COUlS
r
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d liX lOIS
Cl1 que annee, a â rentree &amp; apres aques.
1579, Blois art. 144. On ny lit qtte l',,~rticle cona }..
'u~nt la devoir des Avocats.
.
4- Lts Ordonnances ne reg lnzt q1fe !'avf;;ir, .t
moins
qtt'eUes [oient declarn,ûvcs er confirmatirues du
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J?rozt comnmn.
ORDRE~ Ec léfi:tfiiquc . Doivent ~tre confél~
i'R.A!IS, mêmc les TOl1furcs , (ous les peines or~.
donnée~ contre les SimoniaqL1es. 1579. blois 12.0,. .
L'âg .. pour le S.~llsdi3 CO{]a t dt 1. t. ans, pour le
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ronr~ l~ P~êtrife 1; ~., cQmrlJe'h.cé~

Tous le5 ordres· dO'l vent être précéd'és d'uL1o .
profdIion de foi çntre les . ~nail1S de l'Evéqne , de .:
fon grand Vicaire, ou de l'Official) dONt: il dois .
êüre lait Reglftre .. ar,t . . l ,.,~
Voy. Evrques. Abbés. Eccléfiaftiques., BénéfitJCs ..
ORDRES, Endo{feinenr.. Voy. Gh~nge 8.
ORDRES Militatres. Celui de St. Loü~s établh
l''

Février .1693. '!Joy. NDbleJfe': .
Celui du St. EfpLlt créé en T'578 •. confirmé .ell!
tous [cs l'ri viJéges .. Déremb. 172. 5•
ORDRE de Créanciers~. ruof- inventaires 3 ..
ORIGINAUX. ruoy. Minutes.
..
.
ORPIMENT. 'Voy. Poilons.
OUTILS. ruoy. Labour) Saifies 3.
OUVERTURES des Parlemens. 'Voy. ,A1.J.ocats·2.~
Ordonnances 3. Officiers de lt.tftice 2..
OU VI {ERS. rutry. Billets, Marchands. 3.. Ta.xe ~
Saijies. 3. Monopole.
.

.

ACOTILLES . . 'Voy. Ci'tpitaines 'Ii) •
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PAIRS. au mot Ducs, Committimus 5.parl. lev ,
PAIX. VOY'. Parlemens 4 ..
PALAI). La connoiffance des crimes &amp; rixes qui ..
arrivent dans l'enceinte· du Palais, appartient à la ':
Grand'ChamLre du Parlement. Pe'vrier 1682.
Les I-Iuiflîers. font chargés de me·ner en Pri(oll
ceux gui noifct t à la Sale de l'}~ldiencc , ou J. l'entrée du Confei l ,fans nul rparQ"nei. 1535. Provo 6. 3~

Et de ne lail1èr portee tLUX p~rties adt.l11es EPE'ES 'i
Dagues, Cout :allX ,Ot! ferre me Il'i , nnt au .Par~
q ~t de la Cour) qu'à la Sale de l'Audienc-c. 'Jwt. ~ •.

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L

,

�1. 9,6·

P A: R

PAt

lis. Arrh' dé Reglêment du 3 o. JuÎn 168:9 '.
Nul Juge ne peut faire aBe de luri/diCtion dans le
palais) à mojns qu'il r ait fa jurifdiétion /u-Jblie.
PAPE. 'Voy. Imprimerie 1. Bulles Conflitution ~
.Abf,ts.
PAPIER Timbré. 'V0'y~ Livres , des Marchands Il
Kegiftres.
PAPIERS Domefriques. 'Voy. Regiftres ro.
PARAFEMENS·,· 'Voy- F'I:!·UX 24. A'VcratÏon 8•. eII. Greffiers r. Li'Vres des Marchands 1.
PAfZDON. voy. Lettres de ch;;enlttkrie I. .
PAR EATlS) ou permiŒoll d'èxécllter dans· un ·
a.utre· l'effort , . a lieu dans tour le Royaume) 10r[.. ·
lCJu'll cft obtenu an grand Scea!1. 166 7. 2 7.9,.
Ceux des Chancelleries près les Cours, ne s'exé.. -·
curent qlH'! dans le reffort. art . 6 • .
Les ,Lettres en (ont txpùtiées [tJr une pcrmiJfion ..
It-ccordee fltr . requête par la Grand'Chambre du Par. ,
lemen.t.
Le Garde des Scea~1:{' eft obligé de 1cs [celIer , .
f.'ll1s. e~1l're r .;~ connOllfance de cauCe) à peine d'in-.tcrd1éhon ... t iJ1d.
o.n peut encore exécuter dans un autre l'effort,·par une {impIe permifIion du J l1 cr e des lieux ob.r.. nue (ur reguêre. Ibid.
b
A l'crcept ion, des J ugemcns émanés de Tribunaux'
etra nger,s. A 1'rct de Reglement , 4. Mai 1"'" SO.
Le~ Lteor e,.nans-Généraux &amp; les GOlJV~rnellrs des"
Pr?vu~ces) knt oblig&amp;s de tCl1Îr la main à leur
exec,utlon , [11~ J~ lil11pl~ re'préfentation du Pareatis ,._..
ou ce In. permltlt0u du Juge. 16e7. 27. 6.
1. Lf's J.ugel~ens des Juges d'En'lite S'exécutent,
fa~s Parratls nI permifIion ) en ve~ll, de l'Edit de
1(
9 ) . art. 4 4- 'V~y. Juges rlEglife 7 .
. ' elt :
.n. en cft de mêln e de l' executlOn des pellles
J

1

1

manere

CR!1V1.INEL.L!o-- _ 1~70.

•

2..5. 15..

-

1'&lt;)'1

De tous decrets) 11lême de prife-dè~corps. tif. 10,
11ft,

12.

D~s

Jugemens , des. Juges-Cpnfuls.

28 . .A'Vri·lr~

Is65. 1). Fe'Vl'i~r 1)66 • .
De ceux des Juges con.rer~atef,trs des pri'ViUges .des .
U?li'verfit.és , de ceux des Juges députés par le Roi.
j)e ceux- des Juges con[ervatel1rs de Lyon.'VoJ. Lyon.'
PAR ENTE'S Alliances. 'Voy. Degr-és.
PARJURE des_ Aaufés -cft impuni, puifque les
Ordonnances rI;' V appliquent aucune, peine) les Juge,.
~9ttr s'y cQnformer exigent le ferment des accufés,mai9
tls n'y ont égard qu'autant que leu,rs réponfes Je con""
cilient a vec: Les Charges de la procedur·e.
P ARLElVIENSL' Leurs Officiers ont le priililege d~
,-/être jttgés au Criminel que par les Chambres- affèmbUes de ler,tr Compagnie ) il n'y a ,pottrlJan-t aucu,,'Jc,
Ordonnance qtti le dife e xpreffiment, er l'article 38.'
de celle de Mou lins cit é par Bornier 1670. 10-- 2:1. au'
'P'Jot Ge qui aura, ;~e le dit pas j " Mis )l'u(age en eft
fi· confiant, que fur cet exemple la CMAr des CompteS'de cette Pro 'Vince joüit du même pri'Vitege) en 'Vertu du Reglement dit- Confeil-du 19Jan'Vier 16.".
18.
II fleft pas permis d'informer contre las Officiers dps\ .
Parlement) qu e de la mbne autorité.
P1"t.

Le Parlement de PROVENCE, a .éré .form~ pal"
J'Ereélion de ·l'ancieone CatH Roy.!le des Compte~
de Provence, en Cour de Parlemento . Juillet 1501.,
Et confirmé 2.6.J:ti n 1502. ..
Avec les même'iprivilegcs &amp; droits dontjoiii{fene
les Parlcmens de Paris, Toulou{e, &amp; autres; cl,
, l'in!lar drCqucls il a été créé. Fé'Vrier 15°+ 9. 080..·
b;;e 1) 37.
Et dont joi.iiffent les: Secretaires . en · Chancelleriel'i
1.

Jdtll'S 166 o. Voy. Secret airp.s-des'Chanrellerie s.
L~ PFivileges de [cs Qffiçiers co.nnunés, [ped~~

�,

1.9 8
PI\R
lement celui de la franchlfe des

1\

LODS

dus au Roi. .

Ibid. ~ 3 o. Oflobrf? 1708.
Et celui de l'exemption.du BAN &amp; ARRIERE-BANo'
, .• Oétobre r 5 37.
2.. Ses dcputés accolTI-pagnent [euls les Gouverneurs &amp; Lieutcnans de Roi de la Province) lors de:
leur entrée àAix. 1;:). Janvier 165'5. 45'. voy- aux
notes.
Ses Officiers affil1:enr feuls à toutes les Cérémonies
&amp;. Procelfions de l'Eglife de St. Sauveur) ['HIS neanmoins aller à l'OfFrande. 8. Février 1666. art. 4W

5"

.

•

Ils doivenr ~rre recûs auy ParIemens de Pans,
de Tou/oule, Bo,.deaux , &amp; autres du Royaume;
pour y Geger aux Plaidoiries &amp; Audiences, fiIi van t
le rang de leur recepti-:&gt;l1, fur le certificat qu'ils en'
rapportent de leur Parlement. 23. J!tiLLet 15 4,4. C'eft~·di /"c "ù'" P,&lt;'trfpter 01/, dt-!- Greffier.,
Même reglc pour les Officiers des autres ParIelneDS érant à Aix. Ibid. à l'exception de. ClUX du.
P/~rlr:ment de Paris qftÎ ni SJ conforme Ptes.
Nrms donnons alors la feconde place aux P;'pdens
darI; lfur B.:t nc) ('Y aux C01~feillers la pLace au-de/fous .i,,, D~ym) ou de r.e/t.Û qui le reprejénte.
3· Le plemier PréGdent peut ASSEMBLER les
Chambres lor[qu'il le trouve à propos) pour les
tntegifiremens) &amp; les affaires du Roi. 16'. A'tlril
\

J

.
'

1 6 77.

Lor[que l'aff~t11b!ée ell requ' re par les Envoyés des
Cbambres Tourn !Je &amp; Enquêtes, le fujet en doit
êrre propofé au premier PréGdent dans (un cabinet)
&amp; ~n{tJÎte fi. la Grand-Chall1bœ trou -TC à propos d'y
déllberer, elle le fi·tit incontinent 1:11 preiènce des
Env(}yé~) &amp; ,1'011 Ydélibcre [ur l'aiTembléc que l'on
demande. Ibz.1.

. ~. Ce Parlement connoît privativemcllt à la COlU

PAR

19'

des Comptes, des dettes ~emprunt~, atienations , ~
&amp; .tra.nfports des biens des Communautés. 1,9. Jan..
~ier · J65 ,5· 28. ê:r

2

9.

De toutes Contributions &amp;CottifatÎons entre par~
ticuliers pour les atfaircs communes, à l'exception
des Mlùailles de Clôture~ 8. Février 1666. 17.
Des deniers communs &amp; patrimoniaux non compris dans les comptes des Tréforiers, ou dans les
departemens de dettes. jbid~ &amp; 19. janvier 16 55"
6. et 27.
Des tran[porbS hors le Royaume de l'or J argent
&amp; marchandifes, lorfqu'il n'ell: pas clueftion de frau ..
der les droits du Roi. art. 20.
Des Minieres &amp; des Mines. arto 2. 1.
Des Criées &amp; Ventes des Offices, de la. Cour deg .
Comptes. art. 2.2.
.

Il cft chargé par ordre du Roi à chaque Paix d'en
faire la Publication en la forme ordinaire er accoi6tu ..
mée: elle Je fait aux princip"ux Carrefours par le
Greffier Audiencier J precedé des Tambaurs J Trompettes er Courriers du Pays, de la MarêchauJ!ée er
des Huif/iers ) fui'Vi des Greffiers er Secretaires de ltf
COter, . des principaux Officiers du Siege) des Confuls
er Officiers de la Ville tous à Che1)al, er en R.obe ou
H~"bits de .cérémoni".
La pltf-S remlJrqutJble cft celle du 19. ]tûn 1660.
en ce q!-te le Roi en avoit donné l'ordre étant à Ah: le
3· Fév1'ier precede1z,t, les dernieres font du 25. No,
.
'Vcm.bre l7 1 4. I.]um 1739. ê3" 14. Fe'vrur 1749 ..
Il fait des Ordonnanc~s generales &amp; des R glc.
mens pour tout ce qui concerne 1(3 frite des procedures, &amp; autres chofes {emhlabies. l.l. Oc1obre 156 3~
5· Les gages de fesOfficiers {ont affign,és {~r lesGahelles de la Province, [ans (lue cette liethnatlon put[..
fe être divertie fous &lt;lucun prétexte. Novembre 1637~
'. 6. Les PrOCUtc~rs du Pa jS {ont tenus en f.Ü[lllt

�1

P:A ~

.;00

.

les ViGres , -am{(jllelles 115 [ont obltgés lo~s de Iet1-t
E1eétiOiJ &amp; In{blIatioLl) de vOIr les Préfldcns, 1~
Doyen des Con[eillers &amp; l'ancien ~u Parquet. ? ;"111/'1
.17 1 5'. Même regle pour les Echevins de Marfezlle.
7. Ses Officie~s étoie~],t art, /om;rne;l,.cem c?'Jt cxen~ts de
tottteJ tailles ~ tmpofittorts reeLLes et pClfonneltcs de ltlfJ
province. 5. Fe-vriN 14 1 4' 20. Décembrer 574· Sur
quoi il J etf;t traYlI(J,~f.zon en r 580. por:ar~t que le~
.l)réiidcIIS, 12. Conielllers &amp; deux de; Gens du Ro!
joiiiroienr à plcin de l'exemption, &amp; tOUS les autrc'S
de la moitié, la tra1)faJtion fut confirmée par Lettres-patentes des 19. Août 158 1. ·[ 54. Avril J 5~ 1".
A l'égard de la Cour des Comptes, l'exeïrJptt01l
entiere n'Il oit ql-te pour trois Prélidens, deux Auditeurs , &amp; le Procul eur Gér)C~ral. ibid.
Une Sentence dtfinitive du 13. Ji'évrie-r 1601. re'Jttifit.l'exemptio'll&gt;?t dix Feux trois rli;.;ihnes, au liet,e
. ,ete'Ji
.tle douz:.,t;- Fr:fl,x ~ a\ 'qltOl. eIIl' avolt
. z,xee pi'f,r A r-rêt ,bIt Con'fiil du 24. Mats 1600.
Sf4r la ·rofèiJion Impétrée par les Admin'i[lrateftrs
de la Province, il J (;111 An-ét du Con(eil qui orao;q.na qu'il [eroit mis à rel te ., an cboix des deux:
Cours, 48000. liv. p3.r le Parlement, &amp; 12000.
~iv. par la Cour des C011lptfS) &amp; le revenu difiribn (~ conformément à 1a Tranh1.tbon , (ç. voir, 150.
Jiv. à ceux qui avoient l'exemption enticrc:) &amp; 75.
Jiv. 3. ceux (ll1i en avuient la moité.
Si tant Ce montent leurs cottes &amp; imp fition~..
s. Juin 1606.
Comme pLttfiettrs Officiers des deux Cours r/a-voit'rJt
JJftrttns biens contribuables atix Tailles) il intcrvznt
.Arrêt dt!. Con/èil, portant qu'en ce cas la compen[atÎoll
-pa{f ~ roic .1 ceux reçlîs après eux. 20. Juil!d 16:1 9Il paroÎt que les rolles dcsOfllclcrs gui étoient au.
.tas dè la compcnhuion ,étolent donnés conformé- '
1

1

men à

(:t Arrêt)

par celui qui fut donné lcsCham ..

bres

t1res a,ffcmblées

PAR

17. Juin 16 7)'.
. C.t'pendal1t l'A{fe~blée de la Province aY,1nt de·l tbere. de [c pourvoIr envers ce dernier Anêt dl!
Con[Cl l, on a cOlltinué jU[(Ju'aujourd'hui de fc
conformer au précedcnt du 3. lu.ù"J 1606.
S.. L' Archev~quc d'Aix confirmé en l'Office de
premIer Con(cdl~r Clerc au Parlement. 7. Ja'IJvier
15 1 5. &amp; 2).1J.az 1536. voy. aux Notes.
. ~. ~cs) appeUati~ns d~s ,llgemcns des anciens
~1altrcs l atlonauX' rd[onl1[oleüt au Parlement. 1).
~1..trs 1) 44.
10. Le Cha,ncclier , les Pairs de France, les Maîtres des ~\eqllètcs de l'I-Iôtel , les Con(èillers d'Etat.,
~nt drOlt d'y ~ntrcr. J"ûllet 15°1. 7- Confirmat:on p~r , I~quel1e on .Y comprend les Con[eillers
d Etat d Ep:!e. 4· Avrzl 1 577.
Voy. " PaLais. Comptes.
Archers. O~cierr
Or"Ç e
~
J)#
'J~C $••
C omm/.tllmtts. Requetes du PlÛ"ÛS. Gra?1,d'ChlV~ l: .
f'tIlnvnc.
·
R eures· dl~-,Pa,1~tS. Ordon~~1,nces. sel. Lcz..e-lvlaj~(f;.
P ~R,OISSES. Les .Dccllnat .:urs (ont chargés \.l(.~'&gt;
r~parat1ons . &amp; entrctlens du CH OEUR ) &amp; d'y [mU' ..
l11r ~cs Cahccs) Ornemcns &amp; Livres nécetTaires.
.Avrzl r695- art. 21.
Lorfquc. I.e revenu des Fabriques ne fumt pas à.
cet efE:t. lbzd.
[ .f}

.:J.

Le~ Habitan~ font t~n~s d'ehtretenir &amp; reparer
la NEF &amp; !a cloture des CUnetides. art. 2. 2..
. .Et de four~1ir au Curé un logement cGllvenJ.blc.
IbId. 'Voy. MtJifons-Guriales_
v~r . . Vijite~. Curés. Religieux 2. Mariage 2.
PAkQUET des Gens dtl Roi. Les Avocats &amp;
~rfc~lrcurs ~énéraux , doiV'~nt venir bien matin aLl
a (llS~ dans kur Chambre. 1535. Provo 2. r.
Et etre prets quand ils (ont 111andés. ibid.
1. Le.urs CONCLUSIONS ne doiv&lt;."l1t ·pas CO~1tcnir
les lnou[s [ur le[qucls elles [olltfondécs. r 67c.l+ 3-

Cc

�PAR.

SOl.

.Et doivent

,être arrêtées par commune!

·tion . 17. No'V. 1671. 2.
EXC r:plC aux aif'
cures l'egcres, comme 'Requeres "
1\

f

aC&lt;Iuje[cemens ) &amp;c. llue le Procureur Général peLlt
.expédier [eu1 pend:mt l'Audience, s'il trollve &lt;1 pro.pos de dcmcurc'f au Par&lt;]uet. i {;id.

.En cas de PARTAGE D'AVIS, les Avocats Géllé..
'Paux concluent les affaires d'Audience, &amp; les Pro,curcnrs Généraux concI uent ccl k's pa r écrit. art. 3.
Il doit y avoir un

REG IST RE

des Déliberatiol

S)

daté ) p,arafé &amp; gardé p;;lr le Procu lcur Général, &amp;
en ion ab[ence p:u l'ancien Avocac Géneral. art. 4.
Sans aucun droit d'cnregiflremcnr. A1ars 16 73 ..

•

:art.15 ·
2. Le Procureur Gén~ral tient {cul le Regi!1re
.des denoncia,tlOns. 17. No 'V. 1671. 4.
11 ne .peut rbidC'! &amp; porter ht parole, qu'en ab,...
fencc -?u :el1lpecbe'm~l1 t des Avocats Généraux. art. 5.
!vialS Il a -les Edits , Lettres &amp; Declarations en..
:t re {es mains. a·rt. 6.
, Il en requiert même les (;m'(Jg~r;-r('mcns purs f5 fim,..
pIes.
3· Les rçquiGtions ,Sé les Plaidoiries [ont fous le
tlOill d~ l'A ~?~at Général qui a porté la parole,
avec cette adOltlOl1 : Pour le PrOCf.Jrem·· Général. ibid.
, Laquelle ~dditio,f, n'eJl q:te fit;' le plumitif, et
.~ cft fron,oÎJc~'e v,c;balement ) que loifqttc c'cfl Itrl
ttbfl-ztut quz plaute.
4· Ior[&lt;]~e les Ecl its &amp; Lettres de Sa Ivb jc{}é
font adreJics ::l tl ProcnrCllt Générd , il cOIlclll.:l &amp;
iÏgne [eul toure l''in{trllétion. art. 7.
~l figlle aufi~ ~è.3111 -les COI. duGons des procès pat
e~nt ,ta,nt au CivIl qu',m criminel, [ur les delibcra...
t,IOns pn[es au Pa rguer aft. 8.
,Et, toutes les RCqUl tGj &amp; j,nthl1étions des rocè ~
c.nmH1el~ Clt!. 9.
P S ,.
A

1

r "1
. de p1al' d
t .-otlqU
1 S' agIt
er)· 1l-envoye les

délibera-:.

.'1 o~·
.'}
facs J ame

Avocats Généraux, &amp; dill:ribue les autres aux SubCt.Îtllts ). qu'il taxe enfuite de l'avis des Avocats Gé,.,..
f

l1eraLlX. art. 10.
5· Les Avocats, Généraux &amp; le Procureur Gén é •

raI. ,.doivent voir cux- mêmes tes Requêtes} les infor~11 atlons , &amp; .les interrogatoires, (ans l~s renvoy ~r
a leurs Subihtnts, autrement que pour les rapP'Jrter
devant eux. 1579. Blois 1 )7.
Sans que les Snbfh tuts puiffent prendre aUCune
chofe pO~lr ces rappo rts, à pelL~e d'être punis C'om-111C d.: come de conruffion. ibid. .
Ni da ns tOllS les cas) Oll' il dt défendu aux: J ugcs de prendre des épices. Mars 167 3. ~rt. I l .
~. Le ProcLlfeur Général dl: (cu l chargé de l'exéCution des Arrêts) Decrets ô.:. Commiffions du Parlement. 17. No:r.)emb~·e 167 1. art. 1 1.
Et reçoit toutes les fignificatlons des Parties.
,/ lrt . 12.

7· Les commUTIons en de[cente Cr; fOllt à to~r d~.
rolle. art. 13.
Et en cas d'abfence pétr. les Su!)fl:ituts. ibid.
Il en eft de même du fervice des v{u~,tions, &gt;
a
~I'!Ot&gt;
·,. l4e
J
Tl'
0 s d,tt mots
. (iL" A... vrt0' 1682.. '
"J""..':&gt;
'j~"" L'p.J
-JM t ~
s v~cattr;n
",rt. 4-- di(j fot//ement qu'en cas d 'ab[cnce des Avocats&amp;.ProclIl'enrs Gé~léraux, le plus ancien Subftüut
cn fera les fonétions.
18~1 ~':U1cir;n Avoc~t Général précede le 'PrOCllret.! r
Genela~» le&lt;'Juel precede les autres Avocats Géné~
ra.ux; cC':- ordre cft gardé par-toL;t "mèll1e po~r les..
fign atUl'es . !trt. 16.
Sans qu'en cas d'abfnce du p111S ancien Avocat
Général" le [econd pu iffe préte ndre de préCéder le.
plus anCIen Plocurent Général. art. 16.
Aujourd'hui les deux Charges de Procureur Gê.. ,
.uéralfontJéullics ~l111n [cul Office. Novembre 1745

Cc i j

�30 4

PA R

9. Les Avocats-Generaux: &amp; l'e Procurellr~Gene..

raI preccden t les.Confeilicrs ~n la ~ou( des C/om.p~
t~s , à l'excepnon des huit anCIens. 8. Ferurzer
1~66. 9~ .

V~)'ez, Avocats-Gcr.crnux. Procureurs du. Roi. .A"Vocats du Roi.

PAR T. Voy. GroffiJle.
PARTAGE d'Avis. Voy. Opinions 3.
PASSEMENTIERS. 'Voy. March."mds 3.
PASSEPORTS MARITIMES.Sont nécdfaires pour,
les. Vaiffeaux qui von t cl1 Pays ennemi. Fevrier
17 16•

1•

Pour fortir des Bleds ou Denrées) même d'une
Province à l'autre. Art. 4.
Pour aller ades concdfions accordées à des Conl..
pagnies de Commerce. Art. 5.
Pour [ortir d'un Port fermé par les ordres du Roi •.
.Att. 6.

. Tous les PaLfeports doivent avoir l'attache de l·A~
miraI en tous. les cas. art. 6.
PA TISSIERS. Voy. MPlrchands 3.
PATRIMOINE. au mot Titre-Clerical.
PATRONS de M.er. au mot Capitaines.
PAT ~ ONS des Benefices, qui les ont dfJtés, Idi ..
fils ) ou fondés; Jont ou Laïques, ltfquels ont 4. mois
{offr prefenter er p:wt/em 'Varier) ou Eccleftaftiques ~ ,
IeJquels ont fix molS, (9' ne peuvent 'Varier.
Vny. Collations. Regale. Recelement 3.
PAVEURS. 'Voy. March.1nds 3.
PAULET E &gt; ou droit annuel. Supprimée. Dùem-

bn 1 709.
Retablie pour les Officiers [ubahernes. 9. Ao/st
172.!.·
PAU~1E.

Il dl: défendu de joüer à la Paume aux
IH~nres du Service Divin) à peine contre les Maîtres
o'Amcn~e albitraire pour,la premicre fois, &amp; d~ '

_

PAU "

j -O

5

}nïon la [èconde. 156 a ~ Orleans 1.). 1) 79. Blois 38
PAUVRES. Ont le droit de porter lems cauies au
Padement en premiere inftance. Juillet 15 al. art.
2. NonobJ1:ant tot-tt con{entement é5' toute crmteftation.
G

devant les prernie1"s ]ftges. 'Voy. aux notes.
L curs pl:OC~S
\ d 01. ven t eue ] tlge3 par prererence ).
tant en premlcre qu'en derniere infl:ance. 2. 1 • Juil.,. ·
kt 156a.
.
. Sans épices ',. ni droits de GrffI1er. ibid.
1. Il Y a troi:; Audiences publiques Pour le.s procès '
des Pau'V1"'es, aVfSnt Noe!, aV/HU râq:-tes) et a'VanD~
la St • . Jean) .
Les Arrhs n'ExPLoIT J font définitifs) &amp; ncpfu'Ve1'tt être rabattus tOttt comme riUX Audiences d~ ,
Rolle.
1\

•

1

I{;

VOJ~z

Mendians. Vagabons.
PAYEMENS. 'VO)'. Repy l'~ :" Change 24~
PAYEMENS en Foires. de Lyon. Voy. change lOp
PAYEURS des Gages. Voy. Requ/ites-dtf, Palais 3.
PEAGES. Le Prince [eul peut impofer de nou-'
~aux I.&gt;eages. Stat. Alôttrg. p. 367. MaJfe p. 1910 "
Il dOlt.y avoir en chaque Bureau de Peao-c en licll '
éminent, public &amp; acceffible, UH T ABL~AU contenant ,les droits de Peage, (igné du Juge &amp; de deux: ;
Notatres. J 560. Otleans 13 8 ,'
Enregifcré au Bailliage plus prochain. Janvier '
166 3. 4.
A peine de privation dé droit, ,&amp; punition corel porelle contre le,s fermiers. 1 56 c. Orleans 13 8 •
1. Les Peagers [?nt chargés de l'entretien des
' HEl\.IJ NS , pour r~l.1fon de éllioi le produit du Peage .
demeure a ffe.été. , 1560. Orleans 107. I~J9. Blois
355·

Et 'permis aux Procureurs du Pays de Provence de
faire travailler au.~ rep.aratio.ns)
frais &amp; dé;en~ ;
des Pcagers ,.li InlCUX Ils n'aJ.fl1ent abandonner leurs,"

aux

Cc iij .

#

�P E A',

306

"

P'E y-

ordonnances de M. l'lntendroits)
futvant
dor dre d14 Roi • 6. FevrIer 1700. ~,
'
d
.'
par
dtmt ) ren ues
~

1

C'UP(

flettes

,

,

' .

"

:.p

j,...

((

J,.J.

l,

Le Roi n'accorde la 1ib~Tté d'aller en Pderinage
'lue {ur l'app'robation de l'Evêque Diocefain. ibid~
PELOTES. Vlly. Charirvari.
PENSIONNAIRES, , étudians aux UniverfrtésQ&gt;
Voy. Committimus 7.
PENSIONS {llr les Benefices. Ne [ont pCl'mifes
fur les Cures &amp; fur les Prebendes des Egli.{es Cathe.
dra1es, qu'en faveur de ceux qtlÏ ont 15. ans de
[ervi-Gc. Juin 16 71.
Où qui (ont au cas d'infirmité connue, &amp; ap ...
prouvée par l'Ordinaire qui mette hors d~état die
[e:rvir. Ibid. f3" 4. Oc1obre 16 70.
1\1ême regle pour tons les Benefices qui requierent
refidence dans Jes Cath~dralcs , &amp; les Collegiales ..
l

,

'
11 ob (èrl'"r.Jc.
{Î7corc

•

q.$~.

1/1 1 f'al"t"

'fr::mce ~ ce q ~ '" J"

~

1. Les PenGons re{cnrêes ne p'?uvcllt cxceder
'rI ERS du revenu. 4. Q{fobre 1 670~ Juin 16 7 r ..

',"

r,;Z.:f . CO ,

.

,. Dérem,~re 16 73'.

l

ntrcunBigamC.l·'..

.J

r

.

.

les. peines ont
arbltraIres
en
'
1'
U

entendre pour t'fre aao:'f.czes ,0
"
r:
.n;. conJ...

'

~ ('5 , lor'j'Ow'
les, pr(JIVJ~S
,ne Joni;
pas .P,jJ:5 .~ . .~
A. ..,. ••
.' ,
,.

J'
n~('flfrc
f
•
• f

~

".

t

Parlement. ibtd.

1

l'

~ aux

Notes. ,
IlY a cependant des crime'$" dont la peine ne p-eut!:..
~tre moderée : , tels que le Duel éS', la . Fa uJfe .. Mon-.
no)'e. V~y. Duel. Monnllye 1 .. ,
PELERINAGES hors le Royaume rails' permiffioll'&gt;'
exprelfe du Roi, punis de la Ga,lere à perpetuité;
tontre les hommes. 7. ·]an'Vier 1686..
'
Et ,de peine affiiéti ve arbitraire contre les [em.,. ..
nJes. , Ibid.
1.

Il dl: ordonné aux Officiers de J uftice» &amp; aux ,
Maires &amp; Con{uls d'arrêter tels Pelerins, &amp; les "
1
&lt;onduire en prifou pour leur être le procès fait par
le Juge du Lieu où ils ont été pds) fauf l'Appel aUr

i de conufcation d~ corps. &amp; de .'
PECOLAT~
un
,
,
biens: Mars 1) 45 'd'
d mnés [ont dec1aré~ ~otu",.,
Les dcrcenclalls , es con a"
riers. ibid.
VO)': confeil. ', "dre des Peines, la pIns rigouPEINES. Dans.l or
Il
ft la Qlefiion a ~ec
r~ü[eaprts la mOlt :nature e, e
13. Enfu.ite ks ,
1:.1, rc[rrve des , prenyes. ,16 7 0 . loSe
Galeres perpetuelles. lb:d.
b'd
Le :Dnl1 lülfement perpetuel. 1 t '. es ibid...
La QleflioD fans refe~v,e de i'reuv .
Les Calcres à tems. tbui.
Lë Fouët. ibid.
. ,
L'.f\mende Honnorable. tb.t'~·d
. Ir
'tems tut •
Le Bannulemenr a.. l
.
t r'" 6'lo?u,a.: on tlPres"
'
e
au
~no
.~ O&lt;..!':"C,Jl
Bornier {tH' cet artzc ,
~d
"\ à mort
br:
Pon ne peut COll am1cr
ff';cJoir . C :/tr'Ve, que, ~
r~ ar quel&lt;lue Ordonnanfi · la F('ule n cft ,lllJp~J ~~ P
~ 1 Loi Civile,
:ft' 'Vraz aJofft e, ou P..tt a . ' .
cc (,/1'1
, c.e r'q;1Z
zl czt'e
l':ft e'1,.,' M qu... 0 ur le crime d'IrJcendze;
1
~ ..Af1'('t ru! HJllrm a une Sentence
ae mort ren-,
;""'e
un
.
?li l".
" b 'd
Voy . .' Aix. , P

Jo

~ non pOu( en introduire , dé nouvelles... ,

Poy. Temoins

4· Mars 172.1- .
ntraints même .par cor~s a '
l es Fcrmlcrs (ont co p
aux delivrataues
des eages) ~
h
oun
.c
l1r les denlers
0 rdonn a"lces
des, Senee aux:)
,
.!.
•
ft
lcs
•
E
,J es renaratlO11S, lU
l , Ro!' Septembre 'I) 3 S.
11
.1
r
d p ureurs on
.
,
a,Ll rCCjuis es, ro~r les Ordonnan'ces des Procureur s ,
Prove nce, c e~ fi
.. Novembre ,1 7 14. Voy. ,
1643
...
o.
uzllet
]
du Pays. 9·
,
Pro(u1'CU,.s-du~I!Ptys. ,
J

t

3 0 7r'

le

Ni diminuer les 300. liv. de la portion congruë ))
Fr&lt;1 nche d~ toutes charges par-deilùs le Cafuel de .:
l'Eglife. ibid.
Non plus que les difiributions manuelles des. Cha~ _
noi l1 cs.,.ibid•.,

�':0 3

-

PEN

) PENSIONS des Religiel1fes.

.

~tt·~tJt-Dotatt~rJ!'

.

PERDRIX. Il cIl oftcndtl' merne a c~ux ql1; ont
"] . de Cbaffe . de c·h:dTer aux l&gt;erdrlx , &amp; a touS
'Urou
)
.
" c l C ."
d 'en expofèr.elil veme',d~pll1s le frem.ler JO~lr e a ~ e... ·
. ro ll'au dcrn ict' JLl1l1ct, a p~mc d\.. 100. 11 V' ••
lJi1C J~lHJ .
.
. .
. 1:1
,1
~f.' ..
J"Amende, confifcatlOl1 du GllHcr. &amp; . FUll s. ,nrre",
i.e reglcmentdtt 16. 1.1a.1'S.175 I .,
Voyez ChaJ{e.
.
.
,
'
PEREMPTION L'1I1france 1l1rentee quolque CO?~
tcfiéc, fi el'Je. dl: difèontil~uée p~ndaL~t {: ans, ~ a,
aucun ef-ttt 'de perpcruç,r nI proroger l atl.l on. 15 (J'3Rouf{.

l

5".

.'.

. ~

" 1 .. )

POUf'vLÎ- qt1) \ Y ait Procureur C01Jlhtuc pitt e.J
Jeux parties. Reglemc17t de 1672. Percmpt. ~rt: 5.

Sans qu'on puif1è prérendre q:1C la Pre[ct1l'tlOU! .

ait été -interrompuë .. 1) 63, RouJ]. 1).
Ni en êne re1ev~. 1539 . Ville art. 120. 'Voy~.
L-cttres- rle-cha.ncellcrie,
, J; La mort d'nue panic ou d'un Procureur) o ~
1:1. reGgnation) it1terr~mpt cette Pre[cript1on , Ü}
d!e arrive d;,ns les trOls ans. B..eglement. de 1672Fuempt. art. 3 .
Lél I\~rcmrtion n~a pas lien a~lX prot,ès reglés de .. ·.
'Vant un R.apporteur aux Cours Sou ve.r::l.lnes., 1585.,
A 11'lOiL1S qL1'il {oit d=cedé , I~ qll' ~l fe ~Olt. en,u.l1te
pa (ft trQis ans fans "lue le piGeeS alto ete dl!lnbue.Re:;lerJJwt de 1672. Perunpt. 42. Elle cmHt contre les IVlrNEUrls , fi ce n'cft au
C{l~ où leur Curateur [eroit infolvabk. 1585. Cha- ,
H?td H qui rap/~o1·te dans le Code l!enri cette O:do?z~w
~Hm,ce cO.wme d'Henri Ill. "recomMît qu'il l'a prife de
la jurj/puu!.eï;/'iJ dit Parlement de IJ aris. Par le 7'J'Jot.·
Gm',1teur , nous de'L'ons t17te,ulre Tuteut's dans cette
.
, l n Cm~,,'tteurs {wnnes
'1
.)'on"...
1'1(1'Vmce,
0;,
aZlX M'meurs 17
,(tU cttne a.iw i,'7.$ It r j,1, fion.
Lvr[qt,c r~'rp~l dt dcclaré peri ..ré ou peri ~ le jl!~_.

; 0';"

IY E !t.

géll1ent paife C)l force de cho[e jugée. 166'7. 27. 5.
A l'exception des jugemen~ . rendus par défaut ou.
par forclu1Îon. Reglement de 16,71. perempt. 2..
PERMISSION. 'Voy. Pareatts.
.
PERMUTA TION de Benefices. Si l'un des deu'!:,
Permutans meurt après les 10. jours [ans avoir pris
poffe1Iion) lez Survivant dl: privé ~ll Benefice &amp; de
tout droit [ur icelui) llonobll:ant l'expedition de!
provifiol1s. 10. Septembre 1646. 14.
Poy. Regles-de-Chancellerie 5.
PERQUISITION des Decretés de Pri[e-d.e-corp~.
Se fait en même tems que l'Exploit de [aiGe ) &amp;" .
annotation des biel1.s , fans autre permiffio1111Ï jl1~
gement. 1 6 70. 1']. art.!. 4. cr' 5.
Les Sequelhes établis alors [ur les bien~, ne doi;" .
vent être parens ni domeftiques des Fermiers du Do ..
maine , ni des Seigneurs. art. 6. ni des p4rties ci~.
viles par la m;me raifon. 'Voy. Seqtteftr~s 3.
Voy. Domicile. Défaut 6.
PER TE. 'Uoy_ Jeux. Change 6 . .
PESCHE. Dcclarée libre &amp; commune à tous le~-:
Sujets du Roi, tant en pleine MF.R) que fiü le .
Grev'es) avec filets &amp; engins permis par les Or-.
dop nances. 1681. live 5. tit. 1. art. 1.
Si ce n'cft au Voifinage des Madragucs
ju[qu"à.;
la difrance de deux milles) du côté du Levant &amp; .
abord des Tons. Tit. 4. art. ).
Sallf les droits des Seigneurs des Fiefs, compris ,
dans les dénombremens &amp; aveux reçûs en Chambre des COmptèS avan t l'année 1544. Ibid. tit. 3.~
J

J

Rrt. 9.
I. La Perche furles Fleuves &amp; Rtvu tCES navigables n'dl; perm ife qu'aux Maîtres Percheurs) reçûs
aux Sieges des MaÎtri[es. J1.oût 16 6.9. tit~ de III

Fe/che. art. l.
A peille de 50, li V•

d'Amende la premiere fois J ~

�'Î '

3 0
d
100. liv. la fêcon e.
1\

P'E S' .

Ob 'd

Z 1

v.

s

'
' .\

Î.
~ qu a l'àge ' de Les Maître') Pe[e lleurs. ne Lont
reçus
2. o. ans. art. 2..
'h

Les [culs Adjudicataires d'un droIt de Pere e ont
permifIlon de pere,11er ) &amp; ne peuvent être que d~l1x
en chaque Paroi{f;: , (ans qLl'auc~U1 aU,tre pmifb
Fercher , biell que la Pe[c.be appartIenne a la ~om­
nuwaucé , nonobt1ant, toure coûtume &amp; poflefIiol3.contraire. Titre des Bou) Prgds • (S'Co Ari ° ~ 7. e:r 1 ~,.
A peine de 3o. li '1'-. d'amel1de &amp;, un mOlS de p~l­
fon, 8{ en cas de rccid.i ve ) 100. 11 y.. avec Bannlf..
femellt de la Paroi{fe. ibid.
2,~ Il efi défendu à tous Percheurs de perch.er les:
D1MANCHU &amp; FETES) à peine de 4 0 • liv.. d'amende. At/t. 4'.,
. .
De }errer des appas EMPOISONNE'S fur les RIVle.
;res, à peIne de punit! n corporelle. Art. 14.,
De percher [ur les Etano-s ) Mares &amp; Foires GLA ...
CE'S ,en y rompant la gi~ce ) &amp; .pertant des flalnbeaux &amp; feux. Art. 18.
, D~ tetter Filets en Mer en lieu. où ils pui{fcnt
nuire à ceux qui {e (on t trouvés les premlers fUll.
les lieux de la Perche) à peine de tous dommages &amp;l
-interêts , &amp; . 5Q. li Y. d'amen 1e. 1681. li'V. ). tit. 2.
a-rt. 9 .
3· Les Poi{fons R OT A OX ) au nombre derqueI~
[ont les DJuphins) les Erurgeons , les Sau~10ns &amp;:
lès Truites " appartiennent au Roy lor{qu'lIs [ont
trouvés échoués ') en payant les (alaires de ceux qui
ks ont mis en lieu de rureté. Tit. 7. art. l ~
L~s Po iŒons à LARD) teIs que les Baleines, Mar _
fouins ) Veaux: de l'vI'cr , SoufReurs &amp; autres, [ont
partagés comme les effets échoués) un tiers au Roi~
un tiers à l'Amiral) lUl tiers à l'inventeur. Art. 2,~

cr li'V. 4. fit. 9. Art. 29.
Les dlO[es p {chées qui (ont du. c,rû de la Mer ,',

_;

p~
yf
,écOlUtne le CORAl L) &amp; autres fC1l1blables ) appar ...
,tiennent uniquement à celui qui les a tirées. ibid"

'Pl!}'. Ancres.
Voy. Prudhommes. M,Mdragetes. Bourdigues.• .Ami.r!'~utés. Naufrf!'ge 4.
-PESTE. Voy. !iZ..uarantaines. Teftamens I I.•

PETITOIRE. Voy. Compla·inte 8.•
PETIT -CRIMINEL. Au mot pr.ocès 1.
PIECES d'l1n Procès font communes aux Partiel
dès quO ,Ues font prodttites, &amp; il leur eil: permis cl' en
prclldre des 'copies collationnées au Greffe. l 667_
II. 22.

@U

1.6.

Elles doi'Vent hre 1feprefentle s fur la re-quifltion
de la p/trtie , qui pef,tt obtenir que l'Original [oit re ....
r{Jis au Greffe, t:r à défaut rejetté du procès.
On peut donner copie par extrait des pièces qui
{ont tro.p longues. 1-667.2.5. ou 6. 'Voy. Nott/,ires. 3Voy. A'veriet;on. Faux. Sacs. Vijion~ Mim1,tes. Procureurs 3. Produéfions. Sign~lications.
PIGEONS. Défen{es de tirer aux Pigeons) à peine
de la 'Galere 'contre les pIe bées ) &amp; de 300 0. liv..

d'amende contre les autres. .Arrêt de RegI. du
Decembre

. 17oy.

l

20

68 ) •

Col~mbiers.

PILOTES. Punis de mort , s'ils font perir le Bâ..
timent par R1alice 1681. 1i'V. 2. tit. 4. art, 7.
Si c'cfi par ignorance ou. négligenoe , ils [ont condamnés aux dommages &amp; interêts, 100. Ev. d'a-;
nlcnde ,&amp; interdiCtion de Pilotage pour toûjours.

ibid.

La contrarieté d'a vis far la route, 'e ntre le Ca'p itaine &amp; le Pilote,. [e regle par l'avis des princi....
paux de l'Equipage. Art. 8.
VO)/. Capitaines 2.
PISTOLETS de Poche. Il ell: défendu d'en por..
ter) s'en aider &amp; [cryl.r ~ à peü~ de la vie. 1 2. Sept~
1.

�POR

'"!A.'

,.

., l'O·RTEURS. ro;'. Change 3· BIllets. ,,' "
~ CH A lep VOl)! Domefltquv~.
POR TELJRS~:Cl,-11. ,J~ .
./'
fi fixée
, '"'- ,N_CONGRUE.Celle des .cules le
POR 1,10
.
6
art. 13, par-uc!1us le
,
Il' ]anvter 1 29·
a " 3°0.1 &amp;Y. les Dl m cs Nov AL E S ft,ur. les ,terres nooCaille, ,
1 /
d) is l'option de la COJ.1;*
:vellcment dcfnc!1el..s, ,er u
,
'

,1'.

1\

l '

..
Jrruin' J686.
gnlC'. 29· . ,,'
Ch

rO'('c
t} ': '.

.
a
l'except.1011
1 C!craé

ibid.

Franches de toutes
a
des Décimcs &amp; autI cs impoüoons (u

J~Û}7- 169°·
Lee tlelks

3°·

° liv. ibid. ~
5 .
'. r: '~60 /i-v (uivant les accords paffis poft·eneureJ.'!j q11, Cf,
•
'. r
/
'1'j;-ententrel e Roz fY le C~er!{e.
d l' ~
liv.
Les Evêques peuvent nfbgner an- ,c a ( e, 3°0. l
'\
.. ui d nèrvcnt les Cures vacantcsJmvant eur
a ccnA q
"Il
Ht 2rudence-8: religion. ~o . lut. et 171? t • • •
PILes Portions Congl:\:iës font payees t:.:tr[lc~ (J?;rGs
•
Ecc lcna'
1: /1'l&lt;]l.tJ)
'r
e'\" CP, cas d'uJ u{n allce
nh;mateurs
.
', ; .
'
•. la DÎ'l1e
inf' odéc. 29. ]anvu;r
p~lr ceux .qui onl..
..
1 (/ 8

6

~ d.

b .

·11e peuvent e,~cc ~ r

•

IA

1

. S~H1S CJue l\1.bandonoem,ent, (i~ .Ia
J

1

•

pu i {fe
Ime , ',:
.

D"

i

décharger le Prieur ou Cure Pnli'~1\.lf., tant ql111 tll
rene des biens de l'anci en patrimoIne. 5. 080 re
17 16• 6 . I).]at'J.via.I73I. II.
.'

Sauf l'abandon d..! tnre 1 &amp;. des drOits de Curé
Primitif ib.;d.
1"
•
• r/
•
Cc qui a E('ll pour les
Cur&lt;,s aes n.L' CUgi eux:. crOlles
de l'Or-elre de Malrhe. Art. 14"
.

CeLlesdesVi(airc::s[ontfi~csl.I)o.' 11". 29·
Jan'Vier t 686. qll~i1S doivent recevou ducéh:.me!1C
.Io.~es aros Dérimateurs ) n~&gt;l1obfiant t~utcs Cjl11ttat:2••

ces ,b CJue les gros Vécimat:ttrs po.urrOlent en a VOlt
pris des Cmés. :'. l. FL'vricr 172. 4. ftr:. 3.
..
3. Les ContcH:adons lur les PctUOl1s:Col1grucs,
font por ées aux. S(llcc)b:1UX , &amp; p;ar.appei au P\1rlemeut. 29.
. PlV.
,.1

]({i'i'V:er

Pl"nfiol:S

1.

168.G. 1).

]rW'Vl,er

l73 l,

1,1..

P OS

rIS

POSSEssrOl'-J. Ceux qui (out ccnda mn~s par Ar-'
l'êt ou Jugement paifé en force de chofc l ug ée , à
délailfer la po!Teffioll d'un heritage) c' efi-à-dire ,
d,'ttn bien-fonds, font tenus d'y f..1.tisfaire quinzaine

après la lignification. 1667. 2.7.

r.-

A peine de 100. Ev. d'Amende, ibid. &amp; d'être',
contraints par corps s'ils n'ob~it1ènt qJJÎnzaine après.
la premicre [,,)!lH1H'r.ion. Art. 3-.
'
Lequel délai augmente d'un JOLl r pour Chél.ClUe 'dix:,
lieuës d'éloi!!ncmef1t,
{i les biLl1S [ont au-d'.::là de. la
"
difiance de diK lieuë5. Art 4.
(

NonobEtant l'ou,te oppoiition m;me de tierces per(onnes) &amp; [ans préju2icc de leurs droits. Art. Ir.
1. Si le jL1gement c0ndam11c à délailTer en rel11~
bourrant, le

PofI(~iT":l1r ne ptut être contraint qu'a-

pre., a VOIr et\..

r~m

b. oune.
r'
Art. 9~
rv~ais il t~oic faire liqtüdcr ce qui lui dt, lû dans le
delal domne , autrement le demandeur eft lnis en
poŒ~mon, en donnant caution. 1jid.,
V~y. ComplrtÎnte. CommÎltimus 4.
POSSESSOIRE. Att mot Complaintè.
POST ES. Peine de Mort contre les employés qui
ont in rercepté &amp; pris la valeur des L.ettres) ou Pac ..
\

•

1

[

1

qu~ts. 8.

ottob,e 174 2 •

Et des Gaieres s'ds n'en ont pas abufé, pour ellX'
O,U ponr a'ltr('s. zbid..
Voy. Rtnrrttùws €Xf'cdilionnaires r.,
POUR SUl.TE. voy. Crimes.
PREEEN1J.r?,). 'Voy. Aze. renflons.
~RECErTOR!AI.E. Il doit y avoir ~n chaque
Egllfe Cathedrale ou ColL'gialc ) une Prebende dont
le revenu [oit ddEné pour l'entretien d'un Precepteur. 15 6 o. Orleans 9;
le.quel doit hre éhî par l'Archevêque cu Evê1ue
OJJ L le~, les Cha noÎnes, &amp; les ConfuJs a ppdlés.lbid.

D~fr'tlJablc par l'Archcvêllue ou Evêquc ) de l'a-:

D d ij

�,. t 6

.

P. R E'

PRE

ibid ..
vis des mêm{'~ Chano1l1es" , ' où le nombre des
A l'!?xceptloq des Ch 3pIJ:CS outre la prcmicre
Prebendes ne [croIt '~ue de lX) ,
. .
Dignité.. · 1579~ Blol s 3.3.
1')rieuré il doit être
haquc Abbaye ou l,
,
D
1.
ans c
" , ' r inftruire les MOll1cS ,
e,ntretenll; un Precepteur pOll
&amp; Rdiaieux. Art. 2 5·
"cher fans la,
' PREDICATE URS. Nul nepeut yre
, C.
'(1" de l'A"chevêque ou Eveque DlOcealu,
perull. IOn. , • ,
,"l G 5. prt. 10 .
fans aUCf:nt: ~.1ilwéhoD .. ~~rl Il ~rs ParoilTes , &amp; ,
&amp; Con [uls.

A l'exccptJon des Cures ~n~
.
1 .,
des Theologaux dans leurs E,gh[es. Art. 12. e' 3
Voy. Religieux 4·
PREFET. Voy. Barcelo~ette.
PRf'LA TS. .Au mot Err)eques.
. J
PRESCRIPTION. Voy. Fa~x l. 'Executto: 25.
C(J'n 'Ventua/ité. Refrifiorls. JY\{}lt/ement 9· Chang ,a~
;ffi.lrances J 9. PL rt:mptiML. ./I1fi,rchand: 3· Dom? v~t/;
~t
Abordage. Complaznte.l De'Lolut
oues
1 Inttr{ s 5· .A
T7 ,('
"J
•
~
" /.es..A.
Appel Ta il/es. Due
T Reauetcs-CZ'Vl
. (' 10. y tUr
r;aux~. CapjNrincs. Mari,.,ûers 6. M~tJ ons: '
j

PRESEA NeE. Voy. Veterans. SUrVI'7)ancters. Chtf,~

, i rrfs . C en' ptes 2.

P/1rquet 8. Tr~rorie~s ~Gener~ux

2'.

P r I' EsLt-.J T , Ijbcralité. Il, dl defl'ndu a, tous ,
Officiers de J ufiicc d'en receVOIr de ceux qUi 01~~
affaire 'à eux, à peine de concu{fion. 1579. BLots
114· 15 60 . Orleans 43,
.
..
d f',
Er à ')eine contre 1&lt;1 partlc , de ptt vatlOl1 e It~ .
f1 rolts ~ d'Amende arbitraire, fi elle ne le, revete 2..,
j;.flice , auquel cas elle fera recompen[ce. 1535 co
It't't'. 1. 54.
Va,.. ,De/reri- tes 9.
PRES ENS aux Arrtts &amp; Jugcmens.

tettrs. Arrêts 1. Soitences

'Voy. Rappor-:

2.

PRIS'ENTATION pour ,BrinéLice. 'Voy. Pfttrons,_
CoLLatiol'JS
, •

}'I7

PRES'El'.JT A TIONS des Procureurs. Sont néccf.
fâires par-tout ml il y a Greffe des Pr~[entations.,

•

1.667· 4, 1.

Tant de la part du Demandeur, que de la: ·part·
du D~fe.ndeur, 12.. Juillet 1695. 6.
Peuvent être faites tous les jours [ans difrinétion:,
1'66 7. 4· 1. c'efl- à-dire) même les jou,rs (eriés, au-.
Ires que les Dimanches er Fêtes.
Dans lc'i deI ars de &lt;]~Iil1zail1e aux: Cours) &amp; . de
huitau'le aUx autres jurifdiélions, à compter de
l'echéance de l'affignation. ibid. 'V~y. Délais 5.
La pré!entpftiot~ ·purge l~s défauts. de l'exploit d'afjignation.
.
V~y. Défaut. Délais 5: Sommaires 5. Séjour 3.
PRESIDENS du Parleü1ent. Chacun doit faire la..
reverence au PréGdent en [e levant) -en la venuë &amp;
entrée d icell1i. 1535. Provo 1. 4. 0 .
Lor[quc l'ancien des COllf~:illers préfide, il doit
en être fait Regi{tre. 1566. A1ou1.65. veJ.Arrêts •.
Voy. Audiences. J7ac.+tions. Office;. A ie.
f

PRESIDIA'UX (upprilués pour toûjours en Pro..
vence. }HiUet
A
Voy. Prc'Vot.

l

G3 9.,

PRET. 'VOl. Gages) Billets·, Interêts, Contrajnte-par-corps.
PRETERITION. Les Légitimaires nés &amp; à naître, doivent être nommément infl:itués HERITIER'~ .
en ce que le Tdlatcut; leur donne ou défigne ,.. ea
l1Janiere que cklcun y [oit compris. Août 1735, 50;
Lorfqu'il s {ont ainfi inHitnés ,&gt; la prérerition ne
peLlt être oppof(' e, quelque l110Jique que foit l'effet
o,u la [ummc , ql1and même un étranger (croit héri-

tIer. art. 51.
1. La, Préterition annuIIe l'IN Sl'ITUTI ON &amp; les
fuoI1:iUlt Îons ) [a n~ qu'elles puiflèut valoir CünHne
J&lt;'IDEICOMMIS&gt;

art. 53.

nOl1ooIhl.qt la c1au[e codiciUaÜ:c.
D d i ii
,

�-1 8' ,

P"R--E'' '

M~me dal~s les Tefl:amens faits. en ·tems de' P~-ae.'...,

,

54·
.
'r.
Sans préjud ice de l'exécutIon du furplus des dllpo ....!,.
fltior:s. art. 58.
Mais dans l~s Teilarnens MILIT AIRES) les Lone,,:
Romaines (on r oorer vées. ibid. ~ l' in/litution eft con'Vert ie en fi deicomnJÏJ cn, farrxul' de l' héritier i nftiteel. _
If;rt.

Vor. !i)J!al'te s.

.

P[ZETR ES. Voy. Ordt:es . . Age. Ecclcfiafllqt:es
Jt!'T êS d'prrli(f. Cures. D~:;r(:tdation.

2.

°PREUD;HOM~AES. , Leurs priviléges confirmés.

},lot"'vonb. 160 2. •. 2.8 .0élabre 1613- ,Sept. I6 ..p . i)~
Décembre 16' S'6. &amp;c.
Sont élt::s an nucllel11cnt à }.;rarfeille' GU nombre de '
QJJATRE., l~o7)embre 1564. Le jour de St. Etienne" .
! 7, Oélo /;. 1637. 1)'. Décembre 16 56 ...
Pa r les Percheurs ailèmblés devant les Officiers ,
de l'AnlÏranté ~ au nombre de douze, com pris les
C1ti3
1 . tre Pl eud'hommes.. 17, oao/;. 1637. 168 1. l iv"

5. tit. 8.

..
1. I!s jugent fonvcl'a,i nement les affa11'cs clv~les .
equc p( (cheurs , pour fait de leur PeCche &amp; Englns o
7. 7.]t illet 1557.
' Sommairement) (ans Ecriture, &amp; [ans Avocats
;;,rt.

6.

.

ni Procureurs. NO't-'emb. 1602..
Les Percheurs sui n'obéif1ènt pas à leurs déciGons J
font punis ~e l co. liv. d'amende, un tiers élU R0i ~ .
un fiers 2 l'I-Iôp ital , un tiers à la C&lt;?m ml1nau t é des
Percheurs. ibid.
L'Appel de leurs Jugemens ell interdit) tant au :
Sélj~dlal qu'au Parlement. ibid.
Le Viguier efl .chJr~é Je les faite exécuter. ibid~
-

1

{~ J.. C 'Vlmt'.

..
1564.

1. l '
"
,
.
1~,[; ,0
l
:1\,,"'"
.l.Ol1 l on avec 1
es mcsr.es
prerog:atrves
.
... '
f.' Cl' n :. 111(' 11011 ~: i· . . A'1.J1·. 16'18. Et confirmés dans
1(' dr\.,it cl jLgU (n "k:'p.io t ".lO:tt 1 ~(t'!, Il)r) 1.. .. .Mpi .i

2.

.

,

l72~. ·

. PREVENTION cn mati~re: crimine.lle , ", n'a pas- ,
lIeu entre Juges Royaux) n1 entre Juges des. Sei_
gneurs , pas m,hue du Superieur, à, l' i nféneur,. 1670"• .
7· &amp; 8., .

1.

. M-ais les Baillifs &amp; Sél1échaux, pcuvent"'préve ...
l1U les Juges non Roy.al1X: Subalternes de' leur re[~
fort ), ~'ils ont decreré 24. heures après . le , crime.
comnl1S. art. 9.
.
S,i tr.ois jours après le crime commiS' , les JugeS' '
ord,lnalrCS n'ont informé &amp; decreté) les J uCTes fu .... .
b ·
.
p~l1eUls pE'uvent en connoltre. art. 7. ,
•

,

Voy . PrerrJÔt

1\

2..

~ 3.

PREVOT des Maréchaux', Vice~ bail1ifs) Vice... ,
Sénéchaux: ) .1e~r s L~eutenans &amp; AR&lt;':HER'i , ne peù-

'V~nt prendre, 111 enger .aucuns deniers pour leur~
d.epens, falaires , vaCatlOns) [oit pour , informa- .
t~O~), decret ou capture) bien qu'il y ait partie: '
CIvIle. 1566. Moulins 45.
A peine de privation de' leurs Offiées. ibid~
1. Sont ·tenus de m·ettre à exécution lcs.:decretS! ,
&amp;. n1and emens de jufticc, lor(qu'i ls en (ont requi~ ,
par. les Juges) ou .c0mmés pa r les. Procureurs dLt '
ROI ou par les PartIes. 1670 . 2.3 .. 'Voy. Decrets 3.. .
A peine d'interdiétion &amp; 300. 1iv: d'am ende--~ lbid",
Ceux Gui fc)nt négligens de m'onter ,à cheval Sc.
aUcr où les crimes ont été com mis, &amp; où les Delin..
&lt;Juans [~ (ont retirés) Iorfqu'ils en ont été requis par
le~ PartIes ) (ont tenus de leurs dépens ,; dcmmaaes.
&amp; interêts ) &amp; privés de leurs' états. 1579. Blois
~
Ils doivent Cl'1core) ê..,G" f ans requifition , arrêrer
lcs criminels pris en flagrant delic ) &lt;?u à .l a clam eu~ :

18)

Pllblique. 1670. 2. +
. Les Archers pC'uvent' écrouer les' Pri[onniers ar-' _

r
1
dt'cret s du Prevot. art. 6-.
relt'S
en vertu (lC$
11 dol.( êt· C: , f~i~ ~t yentalre. de , l'arge~t:J hardc.s:] )
1\

1\

�PRE'

P' RE:

'j"2Û,

chevaux &amp; papiers dont l'Acculé étoi t (aili ) lorfqutit
~. ete a:rretc. art. 9·
'1

f\

pour infraélio11 de ban prononcée par un' autre
Juge. art. 1.'.
Des Gens de guerre dans leur marche ou [éjour~

l

1

En prc[cl1ce de deux l: abitans p!us procl:cs, 'lui .
doivent .figner l'inventaire, ou. faue mentlon de la.
caure du refus. ibid.
Le tout doit être remis · au ' Greffe du lieu de l a
capwre" dans trois jours au plus tard. ibid.
.
A peine d'interdiélion contre le! P.revo;) )'00. hv.
d'amende " dépens, dommages &amp; Interets dcs Par·
ties. ibid.'
Ils doivent conduire l'Accu[e en Pri[on dans le$\
2.4. heures au plus rard. art. I?
.
Sans pouvoir [aire charte- privée dans les MalÇo~u~
O~l ailleurs, à peine de privation de charge. tbld '
]70)" Priions 2...
2,. Ils connoiifcnt des cas' 'lui [ont PRE VÔT A UX '
p~r la nature du crime , tels {! ue le vol fur les grandf
!Chemins, ( les ruës non comprtfes. ) 15'. Fc'!). 173 1. j ~
Le vol avec effraélio n) port-d'armes &amp; violence-.
publique. ibid,
l,e S3criléee avec pareilles circonf1af~ceg . ibid.
Le Vol av~~ cffr. chon aux murs de clôture, por .. ·
t S ou [Cl') êtI es. ibid.
Les ((1 dirions, . émotions popubires) attroupe ..
.fl1"l1S, &amp;.alfemb!tcs illicites avec port d'arméS. Ibid.
Les levées ct\.: G .11S Je guerre fans commiilion. ibid.
La r:,bricnt!GI1 &amp;, expotition de Ùuflè monnoie. ibid
A 110ins 'lllC ces crim s [oient commis dans les ,
Ville, &amp; fo~luxbüU1JS Je .la r Gdencc d Prcvôt) al .
d fè' LicUi:cnans . tut. 6.
On dans les 'illcs &amp; Fluxbourgs des ~T ill cs où il
i a Példement. art. J 6.
Il,, connotff nt l1corc des crimec; &amp; cas qui (çmt ,
P.1CHJtaux p:tr la qUi.1ljté · des pcrfonnes. Des Vaabons &amp; G ns f:ll1S aveu. art. 1.

ffrt.

i

l '

1

•

D. . s. COncialll!1C:s l 1) il c corporelle,

~mtre

q\il.e

•

3.•

Des Déferteurs &amp;de ceux qui les ont fubornés. Ibid~
Même dans les Villes de Parlement, &amp; dans leSt
Villes de le,u r re6dence. art. 4. &amp; , 16.

I&gt;ans tous le[quels cas ils peuvent être prévenus.
ft les Ju ges ont informé &amp; decreté le même jour,
lor[que le criUle n' eft pas Prevôtal de fa nature. art.l o.
Il s ne peuvct'l t connoître des cril1\eS des ECCLESIASTIQU ES en aucun cas) ni pour qr.elque crime
que ce FlÜfiè être. art. I l .
Ni des crimes des GENTILSHOMM ES" , à moins .
qu' ils ayent déia SUBI quelque condamna.tion cOt...
p,o relle. art. 12..
Ni des crimes des Secretaires eTu Roi. art. 13.
Ni de ceux des OFFICIERS dont les caufes [ont"
commifcs à la Grand -Cha:mbre. i&amp;id.
Q1and même ils (croient COM t&gt;LICES , &amp; que le .
Prevôt auroit été dcdaté, compétent à l'égard des.
autres. a'1t. 14..
Sauf au Prcvôt d'informer &amp; decreter ) pour ren·
vO} er enfilite. art. 15' •
3. Lc Prevôt dl: prévenu pat les premiers Juges ~"
nJême des Seigtlcurs , lorfque ceux·ci ont informé
&amp; decret~ le même jour pmu cas ordinaire) bien
&lt;lue les mêmes Accufés aycnt été ,décretés pour cas
Pl'cvôtal. art. 17.
Et même ctans le cal) du cri me Prevôral , s'ils ont
fait faif1r l' ACCLl[~ , a vant le deocret du Prevôt. a,rt. 2. 2..
Le Prevôt qui n'a pas été préven u) peut juger le
cas or hn~ire , l la charge de difringller les d~ux:
acc uL1.tions contre le même Accufé, dans fon J u,.
geme nt, à peine de nullité, &amp; d'interdidion. ffrt" .
I~.

lX

!f).

�PRE·

;12:

Lequel Jugement dt alors [ujet à L'APPEL pour'
le cas ordinaire. art. 19.
Mais s'il y a divers ACCHfés, dont .les uns aient
commis des crimes ordinaires, les autres des crimes'
. Prevôtaux, \1a. cOl1noiifance en appartient aux 13;1iLlifs &amp; Sénéchaux préf:-rablemcnt au Prevôt. art. 2.0 • .
4, Les Juges ordinaires, RoyauX' &amp; aUtres) peu . .
vent informer-, décrctcr &amp; interroger pour cas Pre~
votaux, à la charge d'avertir les ·Bail1ifs &amp; Séné':
cllaux , par aéh: dén~)\1cé à leur Greffe crim. !frt. 2. r •
Et pareillement le Prevôt peut inFormer) déc teter
&amp; interroger pour cas ordinaire) à la charO"c
d'a vertir
ü
&amp; de remettre les procédures &amp; les accufésa ux Baill ifs
&amp; Sénéchaux, {ans attendre d'en ~tre 1fCluis. ibid.
Le Prevôt dl: tenu de délai (fer les ACCll {ès (lui ne
font pas de (a cam pétence ). dans les 2. + heures) à
compter du jour de l'interrogatoire. art. 23.
•
Il ne pC:.lt informer 1 n1 recevoir aucune plainte,
hors de [on reifort 1670. 2.1. fi ce n'dt pour rebel ..
lion à l'exécution de (cs décrets. ibid.
' 5· Il doit interr0ger' les Accures dans les 2.4. heures de la capture. 5. Février 1731. art. 23.
Avec. declaration qu'il entend les juger Prevôtalcment)
à peine de nullité) dépens ) d'ommaacs
&amp;
•
A
D
loterets. 1670. 2.. 13.
Le Jugement qui interviendroit) fans Olle cette ·
declaration eût été faite, {eroit à la cha.f(l·~ de l'apt&gt;
pel. 5. Fevrier 173 1. 2..4.,
6. Le Prevôt doit enfuite faire ;l1O"er {a COMPE
T-.ENCE,all,SiegcPréfidial,du rdrort: ~670. 2.. 15.
Ou a defal1t, comme tl arri've dans cette Pro'vin....
(3, e!1 la Senechauffée du reifort. 2. 2.. O!tobre l 56 3 •
.2..1. Cl' Août 1564, Voy .. aux Notes.
La Competen~e doit être jugée Jans les 3. jours
a . P,I11S t~rd) Dren que l'accufé n'ait propofé, aucur
edlllatolre. 1670. 1.. S~
~

1

P R. E
Gat1S que le Prevôt fu ifTe affiner à ce
'11. Decembre 1566.
Vaccufé ne doit point être 1/:'LA'RC'I ayant le Ja"
·g ement de la 'Competence. 1670. 2.. 17.
. Il pcu~ l'ê~re .après, yar, ~el1l:ence du Pré!idial ou.

:Slege qUi dOIt Juger ~efil11tlYement. ibid.
7· ~c Juge~en~ ~e Con~pe~ence &amp; tout aut re pre..
l'aratoire o.u defilll:1f) doit. etre r~ndu par [ept J u-

ges au l110111S, qUl tous do.lvent ügner la Minuté ..
.Art. 18. er 24LJ&lt;Cu[é préalablement oiii dans la Cha mbre .
dont il doit être fait mention auffi-bien que de:
motifs de la Competence. art.' 19.
Le tout à peine d", nullité, d'interdiétion &amp; de
50o . li v. d'Amende contre chacundes];tg:es. ~rt. 18.
(3'

19.

I..~ ~ ugemen~ d~ C0t?-1petence doit être prononcé.,
fIgOlfie) &amp; ballle copte [ur le champ à l'Accufé.,

.art. 2·0 .
A
peine de nullité) A dét'lens,
dommaO'es
&amp; ill~
r
b
:t~rets, contre le Prevoe, &amp; contre le Greffier du.
Slege. ibid.
L'accllfé doit être alors dans les prifons. art. JO.
8. L&lt;: jugement qui decJare le Prevôt incompetent eH .1rrevocable , [auf d'en porter plainte au Roi.
·5· Fe'v'rler 173I. art. 26~
Après 1eclUd , l'accufé doit être transferé daus·
les priIons du Juge du lieu du délit, &amp; les procedures rcmÎfes ~'t (on Greffe dans les deux jours au pl as
tard. 1670' 2.. 21.
A peine d'Înterdiétiotl contre le Prevôt. 500 . li v.
d'Amende, dommages &amp; interêts des parties. Ibid.
~. ~e Pr('v~t qu i a été ,declaré Competent, procede a 11nG:ruéhon, afIlfl:e de [on ASSESSEUR &amp; à
déf~ut • d'un Officier de robe longue) commis pat
le SIege où [e doit juger le procès. 5~ Fevrier 17 3l ~
ftrt~ z. 8.

�.
-p R E .
34
"fc e fans pouvoIr cemEt ·il y pr~cede enp~r °fl~ de nullité) &amp;. d'luter ..

PRE

1

.mettre .pour lnformer a pc

5· J , "uO'ée par défaut, &amp; que
Si la Competence a ete J '='" /
[e reprdènte .,
r '
fuite ancte ou
, '
le Contumax ,lOl~ en
,
après fon audltlOn.
,elle doit être 1ug.ee de nouveau
dittion. 167°'

2.

.1Jécembre I~80,,' d.' fI(' EUX MINUrk:S des J~ge10. Il dou .eue re e D
G fiÏer dont lune
"
e par chaque rc
,
mens Prevotaux
d l Marêchauifée. 1670. 2..2." •
dt remi[e au, GrCd,en.' e a ur trois ans, contre le
b'd
A ' d'mter ll.-Llon po
pCll1e
l'
d'Amende. l z •
Prev&amp;r , &amp; de ~ 00. ~~~ffiers puiifel1t pren~re auSans ql1e les deux
. n..
t &amp; recepuon dC$
,cuns droits pout l 'enreO'll.l.remen
b
0

lffi

Minutes. ibid. \
b . d TOR TùRE doÏ vent être
Ir. Les Proces-ver aux e. fi ce d'un ConG::iUer ,
faits par le Rapporteur, en pre cn
&amp; du Prcvôt. art. 26..
d'ugés en preL P vôt taxe les DEPENS a, J
'
12.
e re
f: aucuns drolts. art. 27.
fcnce du Rapportenr a~s. ('ré au m.ème Siege en det.

Et l'appel de Ta 'Le e

lUt&gt;

nier l'Caon. ibid.
' ! 'B illtarres , SenechauC...
13· Les Greffiers tant c eMs ~ ' -ha~iTéps (ont te ...
'Gd '
que des arec . '"
fées, Pre l laux ,
1:
'
Procu reur- Genenus d'en voyer tous les llK mOIS;lU it de leur Re'fat du Parlement du reffort) un e.~ra r le Lieute, ~ G
d'eux &amp; VIle pa
giHre ou Depot 19ne
R ~ dans leq~el d0ivent
nant &amp; le Procureur du J 01 ,
de 'Com n etellce
.
~ /
tier
1
"'S ugemens
(
être wieres en en
\:
.
l
art 29.
1:
•
edeos 5 Fe'Vrter 173,
.
l 'd
des llX .mol~, prec , .CI.'·
d'A mende arbitraire. Iut . ..
A pe1l1e d tnter d lI.. .\1on
l .
Voy. Durets 3· Reqt~étes-du . Pa. at~t:; affé Attes
1

&amp;

PJlEUVE par

temOl11S.

Il do~t ~~

P ceda nt la.

de toutes CÜOles ex
.
pard~vant Not&lt;urcs
5
lYIoulins) 4,.
66
fomm~ &amp; valeur de 100. LV. l
•
o

166 7. 10~

,

1.

' .

r

$311$

o

32 5

( Sans neanmoins rien innover en ce qui s' ..:&gt;bferve
ctans les jufl:ices des JUGES-CONSULS. ibid. )
Même pour dépô::s volontaires. ikid. .
Sans qu.'allcunc Preuve ,p ar ternoins p!ililTe ~tre re,~në, s'il n'y a COntrat. Ibid.
Ni cOlltr,e &amp; Out·re le contenu au contrat, ni [ur
,ce qui feroit allegué avoir été dit avant ou après,
encore qu'ü s'a gît de moins qae de 100. Ev. ibid .
1. La Preu ve par te moins dl: re~ûë au-delà de

liv. pour DEPÔT néceffaire en cas d'Incendie,
Ruine) Tnmtüte, ou Naufrage. art, 3.
Pour dépôt fait en logeant dans une Hôtellerie
entre les mains de l'Hôte, 'ou de l'HôteLfe ~ fui'valH
les cir~on{tances. art. 4.
Pour af:.:cidcns imprevûs,0ù,1'0l1 ne f'eut avoir fai~
des aétes. t1/;rt. 3.
Lorfqu'il y a commencement de preuve pat écrit.
'z
'd
IVI".
lOO.

0

Pour les Bâtemes, l\t.lar,iages, &amp; ScpulttÎres)
lor[ql:l'il n'yen a auc 111S P ~gr~hcs ,on &lt;-l ùe les Regi!l:res [ont perdus, art. 14. 'Voy. l" e&lt;~~(l;I'i! •
Pour prou v~,r quelle eft la quantité de fruits qui a
e te perçue. 1lt. 3o. aV!. 3.
Pour prouver qu'une écriture cil: d'une autre main.
Tit. 12.. art. 7.
On peut ajOt~ter les cas de perte) fo:.tftr:ltl1ilJ7'J, ore
,-etcntion de titres er lorfq;·/l/m ti::rs alLegu,e la fr;:.u ..
·de d'u1'J contrat dans lequel il n: eft' 'pjint in.tl!t''V87itit.
2.. On joint les divcr[es o.él'l1andes d'une m~' n'~
partie, &amp; fi elles excedel1t 100. iiv. la pre:lvt Cll
ett rClettéc, bien que les iommes V1ennent de diEfC'rent~s canfès , en diff~rel1s telllS. Ti~.. 20. art. 5.
A moins qu'dles prOCedèllt de Su"'ceDon,', Do...
natioas ) ou au tremult de d ifferçnre~ l}crf~)llnes.ji7td.
3· Celui qui a demandé Ui']oe /omfne exced"mt 100.
,

1

/. • •

...

J

1;'V. peut

C;..:ÎJ:;ff'

que Le d~l.ende~r prête Jèrmcnt ) m4is

Ee

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"6

PRE

r"
il:&gt; -ne pèut Je
retrfttn dre a'100. fi.V.
/,1, Preu.ve .
.
Bornier (itr l'art.~. au mM 'E xcedant) trot! que
l'on ne doit aVQjr aucun égard aux A ~QUIE~CEf~.ENS
[ur la Preuve, &amp;. CJue la COlJ~ peut metnc ~ \'"ert lr le
Procureur de faire que fa pa rne arpel.le. dll Jug':!mcllt
qui a r t'~tl b Preuve .au.-d{~ là de 109 . 11 v. mau~I]~. ne
peftt rdever d'ur; f!,ct':/tzcj{,ement que par le !ec:,.us
des Lettres-Ro)'trlt:x, ~. LtJ JNgcs P'J(} doivent !UH d.iri ~
fleT' ùt prl)cedl-trt d'une pt/n'!1) aN tréj:t,lice de l'antre.
è
.
/,
l'cmOi?7s.
.
J ' . ,t
S .....
Vay. Ttftdr.Jt;n,s. Emp.'des.
dOrtC. e;s. Om"
i1JMres 3.,
1
PRIEURS Con".~ntnds . M~ mot ~1.l-bcJ·.
pé IM.ES. VÙ)I. AIJfn:m ces 2.
'.
l
,
1 •
PRINCIPA UT1S'. Celle du lvlar~ LglJCS a cte ' CN
'.!ée en 1 58 o. &amp;. confirmée en Juillet J 715. VoyLJ
1

MartÙrues.
ô
•
' 1,
I l cl" ';xI
PRISES
{(Ir MeT. Le Dlxhme
eu
l;J. h.

•
;;1l1Cune (; rte de
,,~

L hInt ..

ra1 fi~ r le net produit des tri (cs DW5
deduaion) pas mj~rne des fra tS de.' dé:harg\fmer~t &amp;
de garde. Août 174,.
'. 1. Le Bâtiment FmnçC'ls R ETn I5 ulr l'J7.nnemi
.tppartient cl celui (llll l'a rep ris ) s'il s'cil: pa(fé L{..
. hcuresdepui' iaprik, 1(g;:. ~i'7J.~. ~ù. 9. :~i~!. ~
Si les 2+ heures ne h)nt p01l1t p~lffl'~s , celu1 qu

le reprend cn ;} le rifrs, ibiiÀ.
LV1aissll aYÇ)it ~ré rcpr:s (ur un lJlr;:'t't~, il Four
l'ort être reJ;'H lé) dafls l'an &amp; jO'..lr) en Qonr. ..l.ut
1
•
tHn le ners. ar,.&gt; 10,
,
PRISES-A-PA.RI'IE. Ont lieu cc. ntl e les J qt'J'C'S
~
\.n cas d~ dol ) fraude on co nc'.\!1lon. Décembre
l 540. 36 •
Fil ca de dcni-d::-jn{liçe. 66-;. 25. + Voy. De..
'd e~/J-;J~
.. f!'tCh •
n'·
~

l

PR1

pott r être admÏl iJ

Si le J\tg~ au [ic!) r;~~ ré'n\' L~~' i ~ retenu p::\1' le' privl••
le~7.r. d'un Ga rot1 t ) lor[(ll'tc t1l;ara!lt~~ .a (t~ yifiG}e,

32 7

tnentintroduite en fl'ar.de de la ju::ifdiétion oll la
demande principa.le étoit fonnée. 1667. 8. 9. ou
S, 'Voy. Garanties.'
.
S'il a retenu une caufe dont la connoiŒ~l1ce ne
lui appa rtient pas. Tit. 6. art. 1. 'Voy. IrJcom petence~
S'd Cl éVGllué un PLocê$ pc;nd;1n~ à Ul'~ Jurifdictiou iufcr ieure . art. 1... 'Voy. Ren'Vois.
\- S'il a appo inté ou loint au p!:illcipal les Renvois,

Incotll petcDces ou Dcc1in:?_toircs.

f{,t't.

3. voy. 1",-

com/JetoJce.
S'il a ac cordé un délai à payer fans Lettres de Rel'y. Aout' 1669· 6. 1. Voy. p epy.
I. Il dt déf'::ddu en' Provence) de prendr-e aucun
J U~'t J. toa rt ie) [aD S en avoir obtenu permiilion de la
~,,", Arrh de regle't):ent du 17. Oé/(jbre 1'712.
A peine de nutli é, &amp; 30o.1iv. d'Amende. ivtd.
2. Le Juge in timé CL! [on nom ne peut 't ue J lige
du di{f~rcnd) fi ce 1'1' (lu'i! ait été follement intimé pou:- Deni de~juaice. 1667. 2.)'. ,) , 'Voy. ' D,mi ..
.(

.. .J

n:

de-juflùe.

'

Vq'Ycz' E'7J~q/l,es 5. Proct-t1'eurs ~ du-Roi 6.
PRISE·DE-CORPS. Ce Decret ne doit être decer ..
né C0ntre les Dom iciliés que pour Crime qui doive
être puni de peine ~miétive ou iufàmante. 16 7 0 •
10.

19-

On peut dccreter de Pri{e de-corps SANS INORMAT ION prccedente,pour crime de Duel. Art. 8.
I.

r

Contre l('s Vagabonbs. ibid.

Sur .le'; plainte~ des Maîtres pour crimes &amp; délits
c1omel1iqGes. ibid.
,
Sur les Procès, vcrb2.UX des Préudens &amp; Confeillers
des COUts. art. 5.
,
Sur les Procès verbaux des autres Juges) après que
les aHlttans ont été repetés. ibid.
.
~n ca" cl" rebcllion à ju!hec après la repetitiol1 des
HUlfIicrs ou Serzens J &amp; de leurs Records. ~rt. 6.

Ee i j

�3

18

PRI

, - verballx d,cs V. er d'ters) Gar d'es
Sur les Proces
$ergens des Eaux &amp; Forêts, art. 6.
.

8?

En
ou Clameur pubJIC]Ue.
. cas de Flao-rant-déllt,
t&gt;
art. 9.
Sur Ja fuite d'un Banqueroutier frauduleux. Voy.
13.
1.. Celui CJui n'ca decr~té que d'AlIigné ou d'A.
j-ournement, ne peut être arrêté Pri(ol1nicr, s'il
ne {urvient de nouvelles charges. art. 7.
A moins que par Deliberation (ccrette des Cours)
il ait été re[olu qu'en comparoi{[ant il [eroit arrêté ..
J;af'Jqucroutes

ibid.
Ce qu'aucun autre Juge n'a le pouvoir de faire.
ibid.
3. Celui qui fait exceuter le Decret, doit "re
Do micile dans le Lieu où (c fait l'execution. art. 13.
A défaut le Pri[onnier eft: rdaxé, (le Procureur
Gen eral oi.ji. ) R egletttent de 1672. t1nnot. gener.18.
Sans que le Domicile ainli élû , attribuë aucune
jurifdiétion au J llge du Lieu. 1670. 10. ,,1 3.
4· Tous Decrets même de prife-de-corps 1 [ont
executés nOl1ob!bnr appel, même comme de Juge
incompetcl'r, Otl rccufé) fans permiffio n ni 1).-\...
.REATlS.

art.

12.

Bornier iUd. au mot .l I.l/me comme) en excepte le
cas d'une incompete n ce not oire, mais l'Ft"'i!jjîer ou
Strgell,[ chargé de l'execution ne doit pas décider [tir
la qualité rit l' incompetence qu' on· lui oppo{e .; il pour'l'oit relâcher iml'unl'1neï7t le decrete , üJ' dirc peur
j ·','xm,rer qu'elle lui p ':[ ro~ûoit notr;ire.
5· Les Decrets de ptilè-de-corps s'exccutent mê ..
me en Lieux Saints &amp; Sacrés. 15 8 5. Voy. Contrainte par cortJ 7.
Sans égard r our les franchi(cs. J 53? Ville 166.
VJy. PErqttifition. Decrets. Pl'C,\,1ôts 1. ~ 2. gra ..
tlS IUt mot Pr~'tot. FI.II/es •.
J

,

A·

PR1

,

'32.9

PRISOI 'INIERS. Doivent êùe traduits avec leur
J'rocès,. 167~. 26;.6.,
A pe1l1e d'llltcrruéhon &amp; de )oo.liv. d'Amende
con tre le Greffier "lui les altroÏt envoyés (eparément.
Ibid.
.
. 1. Les Cours délivrent executoire à ceux qui les
Otlt traduits. art. 14·. mais jamais contre eux. V(}y_
.,Areufations.
2. Les Pri(on nicrs pour crimes ne doivent COM .. ,
MUN IQUE R a vec qui que ce foit a yaut leur il1terrogato~re. ,,167 0. ,~3. 6.
. .
, .
Nl men1C apres) fans la pernuiIlOn du Juge. zbtcl.
Ceux enfennés dans le$ CACHOTS ne doivent pas
111ême communiquer par Lettres ou Billets. art. 17.
Mais ils ne dOl vent y être enfermés ni mis aux
fers, qu~ par mandement figné du Juge, à peine
de punition exemplaire. art. r 9.
Ni en être tirés, fi le J llge ne l'ordonne. art. 18.
3· Le Geolier doit vifiter au moins une fois par
jour , ceux gui font dans les CAC~I?TS •. art. 21.
Et s'il y a des MALADES, les taue vlilcer par I&lt;:s
Medecins &amp; Chirurgiens, fur les ordres du Proculeur du Roi) à qui il en doit donner avis. ibid.
Pour être s'j l eft be{oin transferés dans les Chambres ) &amp; après .leur convale{cence renfermés dans
les Cachots. ibid.
4. Le Geo! ier ne doit pas lai {fer vagl1erIes ~r.i,
ronniers hors la pri/on, (o~t qu'ils (oiel).t ,detenus
pou r dette o u tour crime) à peine des Gaieres.
J

art. 19.
5· S'il s'agit de PriConniers pour crimes, le Grolier doit leur fournir les AL IMENS ju(qt/au juzemcnt
Iléfinitif ) quoiqu'il y ait partie Civile. art. 25.
Confiftant en pain) eau) &amp; paille bien conditionnée) [uilJant les reglemens. ibid
. Cellli qui fOL1~nic le pain au GcoIier) doit être

E e iij

�"0

PR

•

r

~,
.
commis
à cet effet par le Procureur d u R 01,

OU

cl'
C~·

3' ;-t
:Et s'iln y ~11 a point Appel, les Prifonniers doi~

SClvncurs. art. 26 .

•

v.ent être élargis dans les 2.4. heures. ibid.
Il en dt de rnêmc {i le Jugement ne condamne

•':1
"
L
1"/ î.
Peur
en etre
rcmooul'lC
lut 1es Amenc1es, Or a"déf4 ut [ur le Domaine ) les Sdgneu!'s, ou leurs,
J::cr ('111ers. ibid.
Par 'CONTRAINTl contre les Fermiers, nonClbnant
oppoiïtion, manque. de fOI:,d.s) payt mens faits d'avanCé', Sc routes radies. wu/.
BOl nitr, IL,id. 1imit e cette diforfi f;O?,;, au cft s où. il
ll'ya aucune P~ni(' civile. C'rf/; fi~7!' Cn-Cf/~', la P/tral(.

tie civde cf!. tenue envcrs les Fcnndrs, l"dUS le FM(r.
1
r .
•
n)j[ot r d1~ J"Pnm
n'eft pas ou'f'1ge1 Il'1c. ut
PO!:'tj'l"i-l'vr:e
n1, '
de ft." rli(oltcr.
.1
.1
'd'erenus
6. iprès
le Jugement, IfS conoamnes

qu'à de {impIes peines) ou repal"ations pec.uniaireS:r.
c:;n conlignan t par eux les al~lelldes) aumônes &amp;
iJ1tcrêts ci vi Is. ibid.
. Sans gue la prononciation &amp; . l'élaro-ilfement
pviffcnt ê rre dIff~rés, taute de pa yell1en~ -j'épices
ou. levée des Artets , Sentences &amp; Juo-emens,. ibid...

A peine d'inrerdiélion, 300 . .liv .. d'~mel1de, dé..
pens ) clommages &amp; in tcrêts contre ]e Greilier. ibid ....
Et .fans qu'ils plltffent. être détent1~ pour aUC1111 ,

1

p,Oll1' êI.111êl1dc ou intclêrs civils, (ont 111is hors de
Pr{(on, [",ure de fourniture d'Alin cns par ceux qui .
les déricl1nent. 6. Janv. 1680. 1.
Huit jours aplès la [OJ11marion qni lenr cn aéré
faite au domici.le élLî, lors de la Cgnification dLl ,

Jl1 cr cmé'nt. ibid.

;. Le rrifonnicr l'our crime ne doir être ELARGI ',
aV.1!lt le .Jt g.·fl1rl1t, CJll'apH~s la vifit, de chJ'ges
&amp; de la pl' "cédnre, [ur les conclu1~ons de Gens
do Roi. 1670. 10. 2L.
Ft après la , réf enfe de la Partie ci vîle) ou la ,
{omo/arion de r6pondre. i6id.
Quand
Jrêmc le Du;r,~té [c [eroit ren du volon,
.
tairen~olt Prifonnicr. i lit).
\
cll!i qui n'Jtolt pas origina:rclnCl1t dtcreré de
prire
. de corps, doit être élargi après l'interrogatOHC. ttrt. 21.
~'~ 1 n'cf rUJ VC' IU de nouvelles charges. i{;id:
•
8. Le .II n'en ent d'Ab olutiol1 ou d'ébrn-ifTcment
,
d it "tre prononcé aux Accuf~s . PIÏ{('n, i('rs ) par le
Glemtr&gt; j:. mêmc jour &lt;-ll1'i1. a. été rendu. Tit. 13~,
mt •.2J. 'V~ ' . Scntt'r;cc$ 3:. .
-

PRr

9

dIoit) nourriture ou dépen[c dûë au Geolicr Gui ..
chetier , Ol! Cabaretier. ibid..
)
9· S'il s'agit d'L~nJugcm~nt [njet à l 'App~I,&amp; qu'ilporte condamnatlO11 de peIne corForc l1e de Galércs .
Banniifement à perperuité, ou Amende honorable l'&gt;,
l'Accuré n'dl peint élargi, quand mêrne la Parti~
civile y con[entiroit, &amp; que les alnendes &amp; repara ..
!iùns [eroient con lignées. 1570. 2.6.6. &amp; 10. :2.4.
11 en cft de même pout toute fè)rte de 'condam..
nation à peine
iétive , lorfqu'il y en a A ppcl de
la parr des PrOcufe:urs du Roi ou du Seigneur. ibid.
L'Accu[é el1: en tous ces cas envoyé aux Cours.
J670. 2.6.6. 'Voy. Compiiees.
I\1ais lor[gLl'il n'y a point de condamnation 1:
p ine affiiélive, Banniffernent ou J'\mcnde honora . .
ble ) ni .Aprcl , le proc.ès [eul cft.envoyé aux Cours ..
art. Ir.
L',:;.rtide 6. n~ordomU! t!.'ci'J,'Voyer a!t~ Cours que le5
.l'culs bannis à pcrpctuiré , ce (lui e~c1ud les bJnnis
;'1 rems, f3' ,,{t rt.
II. 'Veut qu on y ("lt'Voye tOtlS 1es
Bamlis iiUiifliné tment ·, ce qui c02np1'cnd les D?nnis,
à teliS. Nous tv'Uons un Arrh de Retrlcment l?ui ccnc.l,te ~I:'s di(tOJi.'iofU, (5' fait défcnfës à tous JugC$.

am

'

"

J

.J.

de filU:c~ ex~h:mex_ aUCll.l1eS Sentences p.ortan . il1tcr~.

•

�)-;2

'P RI

diétion ou ba nnilfement à rems , (Ot~S prétexte d'ac..
Cjuierce111~t ~e la pa rtie .. ou cl;1 Subftitut ~t1
CLueur ] un[dJct10nnel ~ 'ln au prealable les Plocedu
'. &amp; S"'ntcnces
au Greffe
'les
~
, n'ayent .hé portées
G de 1la
Cour [ans frais) &amp; feflitfc s au Procu reur e~lera ,
pour r~a voir s'il Y, a li.cu d'a,ppeller., . d'acqme[cer ,
ou de renvoyer, a p~lne d Illtcrdlébon &amp; 10 00.
Ev. d'amende. Reg!('ment d11- 7. NIct~s 1684: Par ~o ..
tre u!aglJ t'cft la chambre q:û decide s'zl y a lJeu

r:ro:

1

1

d'appeller ott de rert-"C;oyer' fur fes (cmclufio12S, tHt
1'ap:tJort d':m commijJà~re , .te que n·otts appeltons VI SA:
{j&gt; non (eulemo1t or; 'Vt/fi Cl.mfi les Se~t~ncc de cor/~am ...
nation· à intnd;dion er nu bamzijJl1nent , mats 01'~
fVi[e celles mt me d)~bfol!ltion , .1orJq:lil s'agit de
Z'acctJfation d'un crzme gra've mftruzte par ,'et:ole. .
111n# é5J' c~mfrontation.
.
J.)ornÎct' fur l'art. 1 I. obfervc , que ta ralron pour
laquelle l'Accl1fé n'dl: point envoyé 3t1X Cours,
lor(qn'il n'a été condal1~n~ qu'à ~es peines l~gercs ,
,'ell qu'il n'eH: pas oblIge de batller [es grœfs par
fa propre bouche; mais il cft: de rcgle que les Accllrés font entendus par lcnr bouche dans la
Chambre du Conreil en tous les procès 1p{huits par
l'Ccoteulcnt &amp; confrontation. 13. Avril ) 7°3.
10. Les prj[onniers qui ne [ont point dans les
CACHOTS, peuvent faire apporter du dehors les
VIVRES &amp; les chof~s néccfiàir'cs, fans êtlc contrai.lts
~'cn plTlldre d s Geolicr ou 311trC_. 1670. 13. 1.8.
11 dt (elllèJ11Cl'!: permis de viGter c (lui leur dl:
apporté, {àns dét~at pi diminut ion. ibid.
IL On ne peut faire empr i[om cr pour DITTE
CIVIL E, ['ms conlignn les AL l MEN S pour un 1110is.
6. ]:':1nv. :. 680. arr. r.
Ni RFCOMM.ANDER en pri{(")nnier fans p:ueille
j'

tOl1fignation ) à moins qu'H

fàite.

ffrt. 1..

y ait conngnation dé ja

.

.p R 1

;;;'

.A peine d'intercliéHon contre celui C]ui a fait l'enlpn[onl1cment ,ou la rec(!)rnmandé1tÎon. ibid.
Et ~ peine contre le Géolier de payer en [on nom,
com.me li la fomme ,avoit été conG.gnée) fauf fOll! recours contre le creancier. art. 3.
Les deniers confignés pour alimens , doivent être
remis tous les deux jours an Prifonnicr;) pour être
cm ployés, ainG qu'il avifera. ibid.
.
Eornier 16'7°. 13. 23. excepte de la necefIité de.
con!!gner les alimens, ) les cas d'un Tuteur relica""
tai!'e , d'un IJépofitaire de jufl:ice) d'un Receveur Ott
AdminiHrateur d'un Hôpital. II fe trompe: l'Ordonnance ne fait aucune dijfinéfion ) et il ne cite que'
d'anciennes autorités.
11.. Après les premiers quir~ze jours du Inoi li, au!"
&lt;Jue! le s alimens ~n'ont pas été conGgnés ) l'élargiffement dl: ordonné par le Commiifaire des Prifons
Olt par le Ju ge, fur le umple certificat du Geolicr
«DU du Greffier de Geole. 6. Janv. 1680. art. 5.
Mais li la caure d~ la derention excedoit deux

mille livres) l'élargifFenlent [croit pourfuivi par te...
&lt;]uête. Ibid.
Avant la Declaration de 1680. l'élargiffcmcut devait êt · e préccdé de deux fommations à differens,
jours, fignifiécs au créa ncier , &amp; d'un délai de trois,
jours apr ès la [('conde: il était alors ordonné par.le Juge (partie appellée. ) 1670. 13. 1.4. Comme
ut:;e procédure r/ (:ft point expreJfement ab1'o~ée) il
femble que le prifonnicr ait le choix de l'une Ott de
l'autre, (.0/ qu'il peut agir par 'l.:oye de fommation dès'
le lendemain de la ajJat ion de fourniture ,fans atune
dre les J S. jours, qui 1'endent les I01/1m~tion5 inutiles.
Celu iqu î a (ovftt-rt quele Pri[o l lnieraitétéé l ~rgi
faute d'avoir configué les alimens, ne peut tl l le
faire emprifonccr c{e nCllvcau , ni le rtcomm,and er
r our les méules callfcs, qu'en conGgnant les ahmcn

�•

'334

P RI

.

rour hX mois d'a.vance. 6. Janv. 1680 . 6.
A 'm oins qu'il ait été antrcment Ol;donné par jUA
g~met1t cuntrad ié1:oire. Ibid.
.
Le- Pri{onnier peut dcclarer fur le Rcg lihc de la
Geole, qu'il n'entend recevoir aucurJ.s alimens. a rt ·9·
'Ce qu'il peur [cvoqllcr. dans la. {ÜH C p.~~ une hm-'
l'le [ommatioll pOUf aVOlr des al1m (: n~. LI.: z1·
13. Ceux rtetetll1s pour dettes [ont elargls [ur le
C on[entcment des parties qui les ont fait nrêccr ou
recommandé, donné par aéte pafle devant Notaire,
&amp; lignifiéatl Gc;olier. 1670. 13, 3'1.
.
Sans qu'il [oit beCoiu d'obteoir aucun jugement.

Ibid.

Ou en con{ign~nt à la Geol·e la fomme pOl1r hl. ..
~lldle ils font dC'tcnl'ls ) int~rêts fJ dépens. art. 32.·
Sur laqlldle (omme le Gcot' er ne peut retenir
aucun dr oit de CONSIGNATION) bien qllç volontairement offert. art. 33.
.
Ni fous aucun autre pretexte de droit dû pour épices, n0urIÎture ou depcnfe des Pri[onniers) à pf:Ïl'lC

de concuŒon. Ibid.

14. Les dommages &amp; interêts d~ ceux qui ont été
emprifonnés à tort, [o nt payés avec contra lllCe par
corps. 1 ~ 35. Pro'1./. 13· 32 •
Voy. IJ ri(07zs. Ecrou: s. Gcoliers . .A1tmônc peine I.
pr I SONS. Doi \ e qt êcre [u -es &amp;' faines Il difpoaes
en tnaniere que la [ante des Pri[onrücrs n'en puillê
être incommodée. 1670. 13. 1.
Sans érre plus barlès que du ttS de chauffée. 15 é o.
Orlea ns 55.
Les Procureurs du Roy &amp; ceux des Seio-l1turs
doi.b
vent. 1es VISIT.ER une fOlS chaque [c!naIne, pour recevotr les plall1,tcs des· Pn{onniers. 1670. 13· 35 .
'V~. ComtJ.t es; 8.
1. Les Pri[ons fcigneuriales ne peuvent être affer ..
n

~'
d»ecs
a\ autres qu.,\a Ceu.l; dont les baux. ont été faits

.

PRI

.

', 31

en prefen~e du J u~e .R oyal du re{fort. art. 3.9. . .
L~s Se~gn.eurs r.e pondent de leur SURET!." tant en
mat'lere ct 'VIte quO e.nmatiere criminelle.
~. Les ~ri[~nniers rni~ en prifons EM 'PR UNl'F.'E.S •
dOl vent etre 111Cetlamment transferts. art. 3 8 •
. 'S a:1s qu'aucnll pl1i(fe .être detenu ·en MA.ISON .partlcultere, fi. ce n' dt pendant la condUlte .&amp; en cas
~cpcril.d'en!~veme.nt .. 167°.10. 16.Vtry. p~e'Vôt 1.
A pel1le d 1l1terd16holl &amp;. de 1000 .. li v. ·d'atnendp
Ibid.
_.•
3. Les homm~s &amp; les FEMMES doivent être ,m is
en des. chambres [eparées .. 1670. 13,. 2.0.
4. St ! ' ~ccllfé8'évade des prifons .depuis fon in ..
terrogatoIre
, .le procès s'inftrllit contre lui [ans
.

..
aJo~1rnemcnt 111 proclamation.

2.4.
'
t,t le J ug~ ordonne que/ le Recolement vaudra
confrontation. ib·id.
Le procès lui dl: auiIi fait pour le BRIS des prirons
par d.,(faut &amp; contumace. art. 1, 5'.
, ~e Pri[onnier même élargi, doit compa:roir Pout"
le jugeme;1&gt;t {uh pœna conviéti. Mars 1549; 5.Le bris
,les Priions e/t donC' à plus forte raifon regardé comme
l~ con vfll ùm du crime, .f3' doit fuffire pour la C01JLan-;l'j.;~ttOï'J, .rans au.tre prewve.
.
Cc':x SJu~ ont ~ollr')i les ferre mens qui ont (ervi
au Pnfonnlcr qUI s'C(lévadé, font punis comme
s'ils a,voknt eux-mêmes brife les pri[ons &amp;
voient
en leve 1 5 3 5. Pro'J..l. l i ~ 1 ) .•
VOl. prifc,nniers. Dé{aut-Co?'ttumace. Comptes 8.
Geo!ier:~. Ecroües. Aumône-Peine. 1.
PR!VIL [GES. Voy. Eccléfiaftiques. NoblejJè. Foires.
J2 Jtwvres. Parlement.
1670. 17.

l'a

PRIX.

Vo)'. Frutts.

PROBATION. Voy. profej/ion.
. PROCES - VERBAUX. ':Voy. Enquhes 4. Revel..
l1.on 3. Rapports de Bleffurcs. ;prifes-dç.corps 1.

�"'16

PRO

3 JPROCE'S. Les proces,

'l s d 01. v~nt etre
fi
expe d1'é'"~'
[uivant L'ordre du tems &amp; à tour de rolle , fur la date
,dû mis au Greffe. 15·39. vill. 12.2.. 15 6o . Orle 42.·
• Sans interpo!ÏtiC)l1 d'an'trc caufe avant le Juge.
ment d'un procès cOJTIlnencé. 1j;~d.
Les pius pitoyables &amp; ncceiIaues premiers expe.diés. 1535. Pro'V. 1. 8T.
.
Le Préiidcnt doit donner ordre d'anCIenneté alL
Rapporteur, Felon le cas lc plus piteux. art. 83· ,.
1. Ceux 'au PETIT-CRIMINEL. 10r[(l ue la Sentence l1'infli cr e aucune peine aflliaive, &amp; qu'il n'y
en a Appel que de la partie Ci vile, [ont. diftri~u~s
&amp; entierement pour{iüvis comme en matlcre CtVlle, lor[qu'il n'y a aucun prifcmnicr. R~glement de
1703. 106. ~ 162.. même avec configl'latioll d'Amende. art. 110. V'oy. aux Notes.
.

ClV!

On y obCc:rve pour les prefentations , les DELAIS
pre[crirs en tnatiere Civile. 1670. 2.6. I l . Voy. Ac ...
q!ûefcemens aux notes.
Ils Iont dtftribués en TOURNELLE, quand mêm~
1" I;~form;ttiotp auroit été con'Vcrtie en Enqu,ête.
" 2.. Les Procès CRIMINELS ne IontIoûmis à attcuns
DELAIS

lorIque

tOtiS

les accr,(és font priformiers oa

rùm r/empêche de les perfeüionn,er dans
Itn m;me joJtr, q'r:e le déf~ut de po/fibilité.
Ils dOl vent être cKpediés par prcfacncc à tous autres. 1670. 2. 5. 1.
Les Cours même ne doivent vaquer 2lJX ProcèsCi ..
vils, qu i'lue dépenâar s de Crily.indité) qu'après
}'expcditio'} d,&lt;) Prifonüiers. 1539. vùL 139. &amp; 140.
3. Tous AllPOINTEMENS, tOLttcs dér\~tlf~s, moyens de nullité, griefs, réponf-:s. conCI utions ci.,.
ydes :t avertifl~mcns, inventaires) cO:ltn. lits., '&amp;
ForduGons, y font abrogé'\. 1(,7°. :!. ~. 1. f5' 2..
Il eft feulement permis d'attaclH:r :lUX R ~qul~res des
ièc·es dOLlt on ait donné copie. art. 3. IJt/us dtfon's
pre(em)

[5'

prendre

PRO

'

-prend re des ,concluGons ci~iles, elles {ont d;Jrer~!c~
de celles que l'art. 1. prohzbe , er q!J.Î fuppofent tm
reglement en caule.
Mais le Jugement ne doit pas être retardé par le

défaut d'y répondre. ibid.
4· Les Procès-Criminels ne p~uvent êtrc juO"és de
RELE'
l
'
b
VE E, 1or (qu"1
l peut eeneou
au moins pei.lle
de
.Bannillcment. 1670. 2. 5. 9.
Sans innovation à l'tl[a;je des Cours. ibid ..
5· L'Ordonnance laiffe all devoir &amp; à la relio-ion
des Juges d'examiner avant le juO'emellt s'il y aD des
·NULLITE'S dans la Procedure. /670. 14, 8. VOye
aux Notes.
6. Les Procedures caffées en tout ou en partie [ont
refaites aux dépens du Juge qui a commis la nulli.té , ~equel paye encore les dommages &amp; interêts de~
parttes. r670. 15. 14.
Si la faute vient uniquement de lui) ~ fi elle dl:
l1otabte. 1539. vil!. 147...
On y entend les mêmes temoins s'il ea ain{i or..
donné. 1670. 6. 14, &amp; même faus qu'il· foit aiLii
ordonné. Reglement de 16 7 8 . 4. 3.
7· Devant les Cours le Confeillcr qui a fait l~s
recolcmens &amp; les' confrontations, ne peut être le
Rapporteur dll fonds. 15'79'. Blois 130 . . 'Voy. Recolement 1..
8. Les Juges peuvent ordonner qu'un Procès commencé par voye civile, fera pourfuivi extraonlinû ..
rcment, s'ils connoiffent qu'il peut y avoir lieu
quel 'lue peine corporelle. 1670. 2.0. 1.
Et decerner à cet effet prife-de-corps , Juême d'of.
nee. a.rt. 2..
Ils peuvent auffi recevoir les parties d'un Procès..
Criminel en Procès ordinaire, s'il paroît avant la
~onfr::&gt;n~ation que l'affai.re ne doit pas être pourfaiVIe cnmtnelletnent. art. 3. nous difons CIVILlSER.
l~ Procès.
Ff
.
1

a

�.
338

PRO

.

Ils ordonnent alors que l'InformMlOn fera convetz.
tie en Enquête) &amp; permettent à l'Accufé d'Enquêter
de
p~Ht. ibid.
. .
Sauf de reprendre la voye extraordwaue fi la matiere yeH difi,ofée. ibid.
.
.
Mai!&gt; après la, confr.on~atlOl1) ,on n~ reçoIt plu~
l'Aceufé cn proces Ordlnal!e) &amp; l on dOlt prononcer
définitivement {ilf [on LlbColution} ou fa condamna.tion. art. 4. voy. atJ,.'JC notes. &amp; au mot Q.!.teft.zon. 2,.
9. Les Procès-Criminels ne peuvent être ll11hultS
ni jugés dan; les MA~SONS ni ail.Ieurs~ue da!lS l'Au·
ditoire) &amp; J. défaut zn loco major#m. At'ret de fe~
glement du 1. Dérembre 173 1. voy. Interrogatoire.
Tout doit être écrit en pre{cnce &amp; fous le D1CT AMEN du Juge à pein,e de faux 1 d'intCJ:dittio~, l ~o.

ra'

li v. d'amende ) depens ) dommages &amp; 111terets.
Reglefnfntde 16 7 8. 4. ,.

•

La preuve en dt complctte par dc:ux telnoins de
l'information. ibid.
.
10. L'in[b uéHon des Procès-Crimi neIs ne peut
être fi.uG.fe par les Cours qu'apres avoir~ Vlt les Char ..
ges &amp; Informa.tions) &amp; fur les concluüons du ProcUleur-General. J 670. 26. 4.
Voy. Sacs. Vijion. A l'E.'ttraordimr,ire.Ecclefin:fliqttes.
SU1Jeances. Arrêts. Sentences. Executoire)'. App e1:.-.
Cf ùnes. COil/t/!S 1. NJintjes. Procureurs-du-Roi. Procureurs. Fcrzats. Greffier:.. Accufés. E'&gt;:pofition. Ar].
joints. Ratures &amp; Interlignes aux 'iNots Inten'oga"";
taire 5. er InfO'f'mario7J.s 6.
PROCEDURES. Ait mot Procès.
PR OCESSIONS. voy. R.cligieJ.:"'· 4.
PROCLAMAT ION. 'Voy. Défl-u.t 2. Mariages I •
l'ROCUREURS-GENERAUX. Au mot Parque!.

.

~ R.O

•

.

339
quolent que les [e111s elargdfèmens des Prifonniers &amp;
les procès inlhuits pour conclurœ au fonds. 1) 60.

Orleans 64.
L'Ordonnance Criminelle de 1670. exprime tous les
cas ou leurs conclufions font nécc.Dàires, not,f,S avrms
beaucOt.;p éte:/-dr: jà difl:ofition ,- mais fi le défaut de
concl1410?'IoS etou oppofe dans un cas où l'Ordomumce
ne les exige pas eJÇprejJement) il ne pourroit fer'vi"!
de moyen de caJfation. 'V~. pyovifions en matiere
Crimin e ll~?
.
J. Le Procureter du Roi ne peut ttye RECUSE' lorf~H'il cft fe,tel.pltrtie, ~ le procès n'dl: al&lt;?rs, [u)et ni
a COlTImlttlfl1Us. J.1.0Ut' 1669. 4. 2.).111 a evocation au Con{eil. Août 1737. 1. 23. 2.6. 61. G' 64~
:. E~ .matiere, Civile) il
a ouverture de ~e­
quet~-Clvlle , fi cs cho[es qUi concernent le R01)
\ l'EgIlfe, le Public ou la Police) ils n'ont point eu
de communication. 166 7. 35. 34.

r

3· Il étoit ab[olu~nent défendu aux Procureurs dl1
Roi de prendre ancune cho{e {lu le Roi ou {Jjr les
parttes) à peine de concufIlon. 1) 66. NJoulins 2.0.
Soit en Audience ou par Ecrit) à peine de concu[..
fion. Arrêt dereglement du 11.. Mars 1715. voy.
,A'VOc!/Us du, RoÏ,
Aujourd'hui il Ietlr eft permis d'en prendre des
parties) même aux judicatures Royales. Arrêt de
Teglement du 29. lvlars 172.9. (uivant la taxe qui
en doit être par eux Inoderément faîte. ibid.
l'viais les défen{es illbfiflent pour les Rapports 3.
1'Audience des enquêtes &amp; informations ; pour
les condutlons verbalement prifes) &amp; pour les fig ...
natures de" Jugemen:i par appointé, ou Expediens.
Mars I673. 13. ê:Y I4.
.
4· Ils doi vent donner incelfamment leurs Contellluons définitÎ ves après la Confrontation. l 670~

PROCUREU RS DU ROI, &amp; Procureurs Jn.
riiaiéhonncls. Autrcfoi les Juges l.11{hui{olcnt les
procès-Criminels d'01fice) 0: ne leur COl1ltllUlÜ"

~i'

,

1 ..

Ffi j

,

�; 4° , .

1

1

PRO

Par cent, &amp; cac lettees. art. 3.
Sans y expri mer les raifons {ur lefqllel1es elles (one
fondées. ibid.
Le ftile cft de dire : Je n'empêche 1er/qu'ils ton·..
clueM à abfoudre, el' Je requi'-;rs lor(qtt'i!s conclueNt/
Pt condamner.
Ils ne peu'Vent jamais remplir le Triùtmal à d'fout
d'Officiers.
"
_
.
Ni PLAIDER pour les partIes, ce ql1l dl: permIS
aux Procureurs du Roi dans les cau[es où le Roi n'a
pointinterêt. 1566 .. Moulins 70' 1579. ~lois,I~5.
5. Il~ doivent aVOlr un RegIfire pour faH~ (crue
les dénoflciations. J 670. 3. 6. Voy. Expofittons.
Et en voyer au Procureur Général ~n J anvie~ &amp;
Juillet tle chaque année) un état figne par le LIeutenant Criminel &amp; par eux, des Ecroues &amp; Recom ..
mandatiGns faites les {ix mois précedens , &amp; non
{uivies de ]uO"c:ment définitif. 1670. 10.10.
Avec un (o~nll1aire du titre de !'Accl1[ation, &amp;

de l'état de 1:1 prccédure ,que le Greffier leur aura
cIé1iyré gratis. ibid.
Et que les Meffagers doivent porter [;l1:S frais. ibid.
A peine contre le Greffier &amp; Geolter , de lOG).
Ev. d'amende &amp; d'intrrdiétiol1. iUd.
Mêlne obI:g ttion, fous les n1ên1cs pciHes , ame
Procureurs drs ] u{lic(?s Seigneuriales, ~'ils manquent
de les envoyer au Plocureur du Roi du Siege du

rdlort.

ib~d.

6. Les PIt-1Cu.rettrs dt/, Roi, t:r ceux des Seigneurs,
font t f i1US en lettr propre, des dépens, dommages eJ"'
tnterh s dt ceux qi,lils attroie?J,t acculé par DOL)
C O NCUSSION) Olt CALOMNIE é'Vidente. ·'Voy. priJe ~
l! r.,rtie.
"Voy, Par'!uet, Sltbjl;tftts, .A'Vocats du Roi.
PR oeu ElJR-Génélal. Au mot pr:,rquct.
PROCUI' EUI S des parties plaidant~~ J C1t~~i e!\

P R. 0

'341
tit.re €'Office dans toutes les J urifdiétions Royales.
Juillet 1572..
Pour la Provence en particulier. 6. No'Vembre
1-62.3·

Ne [ont point l1éceffaires dans les Jllrifdiétiol1s
imfè~iellre/s, bien que Royales. 1667. 14. 5. '!Jcry.
.Amzrautes.
Son t prohibés dans les ConfuIaires. ! 667. 16. 2.
Et devant les Preuct.'hommes, Voy. Prettd'hommes
1. IZy a des cas où ksparties peu'Vent plaider en propre. Voy. Amiraf-ités 1. Sommaires 2.
'
1. Lorlque leur miniftere dl: né-ccffilire , il~ doivent être, c,onf!itués ou nOl:n~nés dans l'exploit d'A journcment a peIlle de nullue) &amp; 20. liv. d'Amende.
166 7. 2. 7. Of~ 16.
Ces p~ines ont ceifé par l'obligatiol1 de conftituer
Procureur au Greffe des Prc[entations) tant de la
part du ,défendeur que de la pan dû demandeur. 12..
}.utllet 16 ~ 5.
~n ne. peut ,prefcllter à la Cour ~ucune requête
qtH ne [Olt fignee par un Procureur, a peine de 100.
[ols &amp; autre Amende arbitraire. Arrêt de reglement
du 14- Fé-vrier 1542.. art. 15.
2. Ils peuvent. s'entre- corn mu l"l-iq wtr &amp; donner
çop lE des produéhons) aétes &amp; pièces. (ans autre
lignIfication. 18. A'Vril 16 7 1 •
POl1rvû que le re~û copie [oit ligné d'eux:, ou de
Jeurs Clerc~ fans aucun droit. ibid.
3· Doivent rendre dans la quinzaine les PIEeES
juftificatives qui leur [ont communiquées,à peine de
Prifon , 6o. li v . d'A mende, [éj our) dépeas , dom ..
nlages &amp; intcrêts des parties. J 667. 32.. 1. Voy ..
Comptables 5.
_
Sans reluire ni rnoderation de peine) &amp; fans
qu'elle [oit l'eputée comllliuaroire fous aucun. pré
cxte. ibid. es' 2:;. :J.
ü

Ffi i j

�34 2

PRO

PRO

4. II ne leur ell: dû qu'no {clll (l'roit de CONsn~,

pour tout es les demandes principales &amp; incidentes
de leurs parties. 1667. 31. 8 . . .
.,
Et un pOUf chaque demande pnllC1pale &amp; 1l1Cldente de la partie adver{e. Ibid.
A peine de 20. li v. d'~ I:ne ndc pour chacun autre
drott par eux employe. Ivzd.
Et ils ne peuvent employer dans lr~UlS Rolles Ott
Memoires de plus grands droits que ceux qui leur
00 • liv. d'Alont lce;itimement
~dûs)
à
peine
de
3
u
.
rnende. art. I l .
5. Le Procureur de l'in!tal1ce eft tenu &lt;l'occuper
[ur l'Arpel de la taxe, Reglem. de 1672. a~m.gen.lo.
Dans les incidcns,&amp; dans toute l'e xecutlon des J uu.
gcmens. Reglement de 167~· 2.. 4·
.
, A l'exce ption des oppoGllons aux contra1l1tes par
corps) Giecern~es par Decret ou Arrêt. Reglement de
.
17°3 . 117. Voy. Dommages-mterrds.
.
6. L'atle qui les revoque) doit contenir corl!Hturion d'un nouveau Procurenr à peine de nullité
[ans quoi la procedure peut être con tir.uée avec le
precedent. Rcglement de 1672. ann. gen. 19,
7. Leurs plaidoiries taxées 6. liv. lor[tlue les Arrêts font définitifs. Reglement du 3· Avril 1743.
"'''0)'. NIoI't. Sacs. Vifion. Requ.ête-Civile. Production. Requùcs-dt-t- Palais 2. ceJfions-de-droits. Taxe.
f'ROClJRElJB S DU PAYS, Conftlls d'Aix.
1\1, PArchevêque d'Aix eft le premier PrOCllrC\.1r do
l'ays. 2·9. Juin 1537·
Ils ont tous droit de Committimus aux Requêtes
du Palais. 30. Oélobre 173 0 •
1,rJ:aintenus dans le droit de faire conftruÎre) rer ar er &amp; placer les Ponts &amp; les CH EM J HS de l)rovince. 9. ]/lillet 1643. 20. No'vembre 17 1 + 'Voy
f erl,e!'s J.
PR DUCTIONS. Il
dé{'endu de les emFloyer
1

~

1/

.

ra

en

34;)
tn, blanc, &amp; {ans que toutes les Cottes fO'Îe11t remplIes. 1667. II. 33.
A ~eine de 150. li v. d'Amende, moitié à la te.;
paratlOll de l'Auditoire. lbid.
" .Les ~ON~~NU.ATIONS de, Prodtl0=~on ne peuvent ·
et~e fa~:cs s li l~ Y a au mOins 4- pleces autres que
celles d lnfl:ruéhon. Reglement de 16 7 ~L 6. 2. 1.
Les pi'èces en moindre nombre doivent être ajoû ..
tées an bas de l'Inventaire, le €lIoit eft alors 8. Cols
pou~. chacune devant Ip.s Cours, reglement du 3.
.A·v rûI 743. &amp; 5. fols aux: Juri(diéhon s "[ubalter ..
ncs. Reglement dû 5. oftobre 1740. art. 1..5Voy. Forcluliol1 au mot Déft.tut. Sacs. Procureurs
]7~on.
~
PROFESSEURS. 'Voy. Committimus 7. Requêtesdu-Palais 3. ReceptioiH 2..
PROfESSIONS-RELIGIElTSES. L'âge fi xé à 2 5~
ans pour.1es hommes &amp; 20. ans pour les filles. 1 560.
Or.leans i 9. reduit indiflinétement à 16. ans, el~­
ft~lte (l'une année de probation après la prife d'Ha~
bIt. 1579. Blois 1.8.
l. La Plofe11ion doit être prccedée) même dans
les Mona!teres exemts) d'un EXAMEN fait par l'Arche vêq,ue ou l'Evêque Diocefain, ou par perfonne
corn nllfe de fa part. 15, Fe-vyier 1) 4· 5.
A l'effet de quoi les Superieurs &amp; Superieures doi~
vent l'avertir. 1579. Blois 28.
Voy. Regiftres 5.
PROFESSION de Foi. voy. Or.lres I. piffl, 3.
PROMESSES. voy. Mariages 9 . Billets. Nftu ...
fnr. ~; es.
PROMOTEURS. voy. E'Vêq1US 4.
PRONES. Les Cnrés ne (ont point obligés d'y pu:BL \ ER les aétes "'de J uflice &amp; autres qui re~ardent
j·in.tc!êt particulier, pas même pour les affaires du
~Ol. Â'vril 16.9 5. ~ 2.. 16. IJécembr~ 16 ~ 8.

�PRO.

:44

., Mais les publications faites par les I!U1ffiers ) Ser@"ens ou Notaires, avec affiches appofees aux granâes Portes de !'Ealife, {ont de pareille force &amp; va ...
'.cur que li les publications ayoient été f~ites au Prô-

ne. Ibid ,

•

•

Voy. Momtotres.
'
.
PRONONCIA TION. 'Voy. Executif'ns de peme.
prifonnier s 8.
.
PROPAGATION de la FOI , ou Propagande.
(JEu vre pie établie à Aix. Août 1682..
PROPOSERA en Jugement. 'Voy. Decret.
PROTEST. Atf, mot change 14·
pp OTESTANS. Aux mots Religionnaires, er N.
Convertis.
.
PROVENCE. Confirmation de touS [cs anClcns
•
l'ri vileges. No'Vembre l 54.7. oéfobre ~ 560 .
Et [pecialement de celui d'être regle ar le . droIt
~crit , &amp; d'avoir la faculté d'y pOllVOU tenu
. des
biens en franc-A leu.. 25. oc1obre 14 8 3, Mal 1656.
,

r

J.1~t.rs

1660.
Elle étoi t franche

des droits d'Aubaine &amp; de Ba;" tardifc'. St(Uttt 2. 5. OElob1'e 1483. ll1ais le droit
d'Aubaine y a été établi. ]an'Vier 15 39·
Le Roi a promis de prendre dans toutes les Let ..
res adrdTécs à la Provence la CJualité de Comte de
Provence) &amp; (h{pen{é de lui ob~ïr lor[qu'il ne la.
prendroit pas. . . . . • 1481.
1. Les Com munaurés de Provence rétablies dans
le droit de nommer leurs Confuls &amp; Officiers de Vil ..
k . 2.3.J:trI'Vier 16~6. Mars 1649.
Pour les Etats cl ~ Provence. 'Vo)'. Nobleffi 3·
V~y. Frocu~'em's dtt Pays. Collocations. concordat.
PR OVISIONS en matiere Criminelle pour Ali ..
mens &amp; 1vlcdicamens. SOl1t adjugées te l';trbitrage
,l,.t Juge. 1670. 12. 1.
Ce qui doit êtr~ fait !:1ns cOll,h;.Jiot1s d~s Proc\1:

PRO
teurs du Roi ou des Seigneurs. ibid. Ces
pro~ibitifs

te~~·!.

pour un cas qui, requiert celerité, font
#'()O!1' que les conclufions ne font pas abfolument nùef[Mres dans toute 1'inftruElion a' un procès-criminel,
!urtottt aux cas où le délai feroit préjudicir-t-ble , tS
lorfque l'Ordonnance n'en fait pas une loi expreJlè.
PaYe Procureur$ du Roi.
l. Le Juge ne peut accorder proviGon à l'une &amp;
l'autre des parties, à peine de (ll[pen{Îon d\! charo-e ,
&amp; de tous dépens, dom lU3fjes &amp; interêts. arf 2..
.~ua?d mtme les parties feroiën~ refpeUi'Vement .OJ.ueTelles f5 querellant, p#w la raifon qete l'Ordonm;,nce
:ne [;tit aucune diflin8ion.
Ces fortes de Pr?viGol1s ne font point imputées
fur les cond21 mnlClOns définitives) s'it n'dl: ainG.
cxpre{fement ordonné. Ibid.
Et [ont cxecutées ruê fl1e par emprifonnement ) &amp;
fans donner caution. Art. 6.
Nonobfi:ant appel ju[qu'à 200. Ev. aux Sic(tes rer..
r 'd
h
lOttluans aux Cours. 120. live aux J uri fdl&lt;:tions
Royalc-s. 100. li v. à celles des Seigneurs. /trt. 7.
Sans pouvoir être SURSISES ni jointes au procèSa IIrt. 4.

Pas même par les Cours, fi ce n'dl: après avoir
vû les charges, informat ions &amp; rapports, [ur les
concluGons des Procureurs-Generaux, &amp; [ans Epi ..
ces. art. 8.
2.Le J llge ne peut en rfcevoir atlcun ~; émoll1mens,
pas même pour les incid .:ns qui en dépendent.art. 3.
Ni accc r_~ r plus qlle d'une {«con.de Provifioll
quinze jours a près la prelnjere. Ibid.
PROVISIONS en matiere Civile. Voy. Appel 3
Sommaire s. Repy 8.
PR aVISIONS en maticre Beneficiale. 'Vo)'. Ban '
'Juiers. Collations. vif?l. Benefices. Patrons.
PUBLICATIONS, voy. J!rônes. Bfms. Inftnu~~

�34 6

PUB

QU g

parl,cm.ent 4·
PUL VERAGE. Voy. Betazl.

tions. De Paix.

,

Vo)'.

PUPILLES. Voy. Impuberes. Informations 3· T~t·
reUfS.

Q
•

1

TAIS. 'Voy. Amzrautes.
.'
("UARANT AINES pour la ContaglOl1. Pe"l~
. .
&amp; Patrons des Ba ..
d ~ fv10rt contre les Ca ptt3tneS
b .
fl.C C
d Echelles du Levant &amp; Bar ane,
tll"I?ens .vendan~ cs d" ~ MarCeille ou àTou Ion pour .
qUl au heu e lC rcn re a
•
C s &amp;
faire Quarantaine, communiquent ~:U( ote No ..

Q

1\

~ débarquent Denrées ou MarchandlicS. 2.6.

vembre 17 t 9·
..c
. {(
r cn..
Même p&lt;:'ine contre cC~X.qul en rayon ent
trée &amp;: le débarquement. ,btd.
.' 1
contre les Confuls &amp; les OfficIers qUl de
La P"'ine
'. .
l'
d'Amen
e
[ouffrent dl: l'interdtéhon) &amp; 1000. IV.
ï
[ans moderation. Arrêt de re..rr;l. du 2.~. vrt 17 1 ; "
QUARTES Falcidie &amp; Trebelhaolque. Tout
Lccritimaire,foit que le Teframcnt foit entrete11:u p~r
la Claufe Codicillaire ou autrement, a le drolt C
f".
l es L egs, &amp; la
détraire la FALCIDIE lur
fli TREBEL·
fc l .
LIANIQUE fur les fideicommis, par-de us a eglJ:Ïme. Août 1735· 56. 57 et 58 • . . ,
l'
Même ~ans le cas d'un Te!tamentMlhtatre.M'". 59.
A rr.oins que le Teftateur l'ait expreifemeot prohibé. art. 60.
1 h ..
La Trebellianique a lieu en. faveur d~ 'en~ler
dans le cas même où il n'a faIt aucun Inventalr~.
14- Décembre 1456. lorfque le Teftateur ne la
point prohibée. Ibid.
. .
.
QUAR TE-FUNERAIRE. 'Voy. Reltgtcux 3·
•

:t

QUERELLE'S,

QUETES. p@J' Religieux 4.
QUESTION, TORTURE. Tous Juges peuvent
l'ordonner au cas où la preuve n'eft pas fuffifantc.

t'

1 6 70.

Refignations 2.

,4.1$

mot ,dcçufés.,

347

19.

1.

POllrvû que le crime merite peine de Inort, GU'U
[oit conlJ:ant ) &amp; qu'il yait preuve conûderable contre l'accu[é. ibid.
Bornier ibid. 11ft mot s'il r Il , dit que ce. n'e!l: pas
1:1ne preuve affés con{iderable que la feule declaration
d'un cO~ldal1111é à mort; ce qui doit dépendre du caraElere des perfonnes ê5' des t:ircorJftances: mais il f,
Jert d'ane mauvaife raifon ) 'en ajoûtant que c'cft à
caure C]lle le condamtlé dl: incapable de porter ternoignage, &amp; ne peut être ni Recol~ ni Confronté:
l'Ordonnance dit au contraire expreffiment ) au tit. 19art. 4. que li l'accufé revele [es Complices à la ~lef­
tion, la Confrontation pourra en être faite. Son
temoignage fait donc preuve) f3' i' on peut donc le recoler et le confronter; il cft vraz que c'cft au cas
où il ~e'Ve!e j't's Complices, er par confequent où il Je
reconnoît cou;abte ~ car s'il accufoit un autre pour fe
difculper , fa declaration n'auroit nucun degré de
prC1tve.
Bornier dit la même cho[e de la declaratioll d'utl
BleiTé filourant; il fi trompe encore, à moins qu'elle n'eût /1 ucune 'Vraifemblance par les circonfùmces
014- le caraétere de !' acrufé , et qu'il parut évidc?;7Jment que le blejJé s'fjé trompé.
Il a joûte a'Vec plus de raifon, que les indices les
r 1m forts cciferoient de former une preuve coniide..,
rable , li le nl0urant diftulpoit l'accufé.
J
\ l erfonna.s honeftas ê5' bond, fam~) etiamfi fint pauperes,addi[lum teflis unici fubjici tormentis 'Vel qUd,f
ti.onibus inhibemus., ne ruel ob metum falfum confite ..
rI. vel ftt ttm vcxationem redimere compellantlt-r. Cet";
~e Ord0l1.l1\U1ce dt de St. Lo~iis en 1.2.)4-,

•

�34 6

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PUL VERAGE. Voy. Betazl.

tions. De Paix.

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PUPILLES. Voy. Impuberes. Informations 3· T~t·
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1

TAIS. 'Voy. Amzrautes.
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("UARANT AINES pour la ContaglOl1. Pe"l~
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&amp; Patrons des Ba ..
d ~ fv10rt contre les Ca ptt3tneS
b .
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d Echelles du Levant &amp; Bar ane,
tll"I?ens .vendan~ cs d" ~ MarCeille ou àTou Ion pour .
qUl au heu e lC rcn re a
•
C s &amp;
faire Quarantaine, communiquent ~:U( ote No ..

Q

1\

~ débarquent Denrées ou MarchandlicS. 2.6.

vembre 17 t 9·
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trée &amp;: le débarquement. ,btd.
.' 1
contre les Confuls &amp; les OfficIers qUl de
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l'
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[ouffrent dl: l'interdtéhon) &amp; 1000. IV.
ï
[ans moderation. Arrêt de re..rr;l. du 2.~. vrt 17 1 ; "
QUARTES Falcidie &amp; Trebelhaolque. Tout
Lccritimaire,foit que le Teframcnt foit entrete11:u p~r
la Claufe Codicillaire ou autrement, a le drolt C
f".
l es L egs, &amp; la
détraire la FALCIDIE lur
fli TREBEL·
fc l .
LIANIQUE fur les fideicommis, par-de us a eglJ:Ïme. Août 1735· 56. 57 et 58 • . . ,
l'
Même ~ans le cas d'un Te!tamentMlhtatre.M'". 59.
A rr.oins que le Teftateur l'ait expreifemeot prohibé. art. 60.
1 h ..
La Trebellianique a lieu en. faveur d~ 'en~ler
dans le cas même où il n'a faIt aucun Inventalr~.
14- Décembre 1456. lorfque le Teftateur ne la
point prohibée. Ibid.
. .
.
QUAR TE-FUNERAIRE. 'Voy. Reltgtcux 3·
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QUERELLE'S,

QUETES. p@J' Religieux 4.
QUESTION, TORTURE. Tous Juges peuvent
l'ordonner au cas où la preuve n'eft pas fuffifantc.

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1 6 70.

Refignations 2.

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347

19.

1.

POllrvû que le crime merite peine de Inort, GU'U
[oit conlJ:ant ) &amp; qu'il yait preuve conûderable contre l'accu[é. ibid.
Bornier ibid. 11ft mot s'il r Il , dit que ce. n'e!l: pas
1:1ne preuve affés con{iderable que la feule declaration
d'un cO~ldal1111é à mort; ce qui doit dépendre du caraElere des perfonnes ê5' des t:ircorJftances: mais il f,
Jert d'ane mauvaife raifon ) 'en ajoûtant que c'cft à
caure C]lle le condamtlé dl: incapable de porter ternoignage, &amp; ne peut être ni Recol~ ni Confronté:
l'Ordonnance dit au contraire expreffiment ) au tit. 19art. 4. que li l'accufé revele [es Complices à la ~lef­
tion, la Confrontation pourra en être faite. Son
temoignage fait donc preuve) f3' i' on peut donc le recoler et le confronter; il cft vraz que c'cft au cas
où il ~e'Ve!e j't's Complices, er par confequent où il Je
reconnoît cou;abte ~ car s'il accufoit un autre pour fe
difculper , fa declaration n'auroit nucun degré de
prC1tve.
Bornier dit la même cho[e de la declaratioll d'utl
BleiTé filourant; il fi trompe encore, à moins qu'elle n'eût /1 ucune 'Vraifemblance par les circonfùmces
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~e Ord0l1.l1\U1ce dt de St. Lo~iis en 1.2.)4-,

•

�,

;4 8

QUE

. .,

Les Sentences de condan1f1atlo~ a la ~l;{:
tion ne peuvent être cxecutées qu'apres ,avol! ete
4:onfirmées rar Arrêt. 1670. 19. 7. mats la Co~r
en confirmant, fait executer [on Arrh et, ne renvoze
pour les
' ' ., zï en coûteroit trop au Domatne
.
j amttlS
fr~is de la tradtÛJiort. 'Voy. E~(;,'(,,!tzon.s 1.
&amp;
t'A rrêt en dl: dreiTé &amp; ligne {ur le champ)
tout de fuite le Rapporteur a:fiHé d'lm autre des. J U4
ges, [e tran[porc e à la C:ba~bre de la Quc~lon,
pour le faire prononcer a 1 accl1[é par le G;effier.
J.

1

1

l

67 0 •

!

d

9· 6.

S'il r a pluficurs condamnés, l'ufoge cft e com ..
mencer ptH' le plus foibl~.
, ,
r
L'accufé cft d'abord Interroge ~ {ermcn~, &amp; fig,ne
fon Interrogatoire, ou il eil: falt fllentlon de {on.

•

i·cfus. art. 8.
La QueLl:ion lui cil: enfuîte donnée en prcfence
,des Commiilaircs. art. 9.
"
A moins qu.'il,eût été d~t verbalem~nt, qu .11 ~e ..
roit PIU,SENTE' a la Q~e.(hon fans y 7trc applIque .
ce que les [cules Cours ont droi.t d~ falr~: ~rt. 5.
Les procès-verbal du Comlul(fane doit erre char•

o-é
de l'état de la •Qllcfl:ion)
des Repon[es)
Con~
...
•.
\
l

fcillollS, DeneO'anons &amp; VanatlofiS 3. cnague ar ...
ticle de l'Intcrr~gatoirc qui cft réiteré pendant les
tourmens. art. 9.
n ell: permis de faire mode~er &amp; relâch:f un~
partie des rigueurs de la QueLhon lor[q ne "l accu(e
confeLTe ) . &amp; de le faire remettre dans les luelUes rl.
"ueurs, Ior{(qu'il varie. Art. 10.
b
" , J
IvIais s'il a été ddié &amp; entierement ote
oe 1a.
ue!l:ion, il ne doit plus y être rem is. ibid. .
1. Après la ~elhon, !'accu(é dl: encore inter:
toO'é [ur fcs declarations, &amp; fur les faits par lut
J

J

c()~fc{fés ou deniés )

&amp; il ligne l'interrogatoire, ou

mention eft faite d~ 1011 refus.

{Ir f.

Il.

01

Q Tl E

;'49 -

ne l'eut faire appliquer deux: fois à la Qv:[~
tion un même Acc\, C:: pour un même fait '-]uclque
nouvelle preuve qui [urvienne. att. 12..
Oil

J

condamn ant à la (bldhon , Oll peut a joû.
ter que lei preuves [nbfiCl:eront en iellrenti,:l'. art. 2..
E.t l'on peut en ce cas, COndal11He t enlllite à.
t.oute forte de p2ine excepté la peine Je Mort, à
laqueUe celui qui n'a rien avoué à la Qtdhon, ne
doit plus être condalllné~ Ibid.
S'il ne {urvient de nouvelles preuv~s depùis la.
Q ldbon. ibid.
Lor/qu'il n' pt, pas éd ordonné que les preU'i)es (u!jiftcront ) l'acculé qui n'a rien avoué doit être ab(ous ;
mais on peut ordonner une plus ample inform atiùn,
lnême par Cen[ures Eccleiiafliqu~s. A rrêt de re rle· 174I. 'Voy. Procès 8.
è
ment d·u 6. Fevrtcr
3· On peut en con dam na nt à la Mort, ord0114
11er que le condamné (era préalablem:'llt app~ iq H~ à
la ~le!l:ion) pOLll' avoir revelatio.l dl.s Coml,lices. 16 70 • 19. 3. voy, aux notes.
S'il les rcvele ) &amp; yu'ils [o ient arrêtés on dans les
prifotlS, la Confrontation
cn dl: faite aveccux.art.4.
A
Voye ,z, Prc'Vot l 1.
QUILLES. Voy. ]eU."lr:•
QUINT on QUINTE PART. Doit êtL"e dé,.
trai~ dans l es Collocations Faites en Provence fur
l'eflime des biens, lorf"1ue le creancier n'habice pas
dans le lieu. Sta,tut Mourgues 95. };-iaffe .3 4. 1701.
2..

Ell

notes.
11.ais il faut pour en joiiil', être habitant de jêl&gt;
Province. Re-rlement de 1672. Proc. Ex,ç. Il. .
QUITTAt~CES. Voy. l3iltets.

~ux

~&gt;

1

•

��RAP
,.~ 'd

; 5t
d
.»nent piece u proces. toI .
,
Sans CJl'l'il pui{{e en dreifer au.cun Pro ces- Verbal,
à peine de cent liv, d'2mcpde. Ibza.
. Il peut feulement drciIcr (Uf le champ &amp; [ans ~e­
placer Procès- Velbal de ~'étar de~ ~erfonncs bldfees
ou du Corps mort ,du heu du dellt ) &amp; de tout ,ce
qui prut {crvir pour la décharge 6( pour la convICtion. 1670. 4. 1.
Pour étrc le tout mis au Greffe dans les 24, heu...
re;; au plus l'ard , avec les armes, mel:ibles &amp; hardes
{Cl van t a, la preu ve •.art. 2. .
.\
\ .,
Le tout fait rr!fulte partH~ des plcces du proces.zr1.
}. li doit af.. {le r à tous l&lt;.:s Rapports de cette efpe ...
te crclonllé~ ("l' u{l:ice, un Chirurgien commis pai:
le rrrJm in lvicrlecin ~u R~i. 1.67 0 . ). 3'.
Y.it. Yen a dal! s le heu) a pCllle de nul hte des Rap'"
ports. ;l,içt.
Ri PPOR TS lV~ ARJTIMES. 'V~. Ca.Pitain,s 7· .
RAPPOR T LURS des Proc~ ne pCt1vcnt recevOlt:
{l'autres EplC&lt;S que alles (~xéc~ Far c&lt;-lui qui a prdirIé. l'.tt! }"S J fi '13. 1. Vo'y . Epires.
L~s (;fl1CH'lti , ta l t des Cours que rl cs Sénéchauf.
[é('~ , tccÛS aVlC dl(re1j{e, ftu"'s voi ;( d libc.:rativ )
peuvenr ~)~'}'Pl rter , &amp; (.)pincr ~lV(c voix l~tljberativ~
aux procè~ (]lI'lis Ollt raFF oné. 20 . .f):r.ry 17 l 3·
"Voy. Arrets. PruèJ. G" rIflel s 2., Re.collé me~.t 2.
RAPT, Ceux qui ont Il,b:)[L e Fllsou FIlles d~fa.
mille minnüs d"e 2.). ailS, f otlS pretexte de mat1a ~e
vu autrc c0uleur , {'-l.cs le con[cntel11cQ( exprès (~" s
Pere, 1\r1ere &amp; Tuteurs, (ont pll"lS d ' l':1Ort ) [.1./ S
efp0i r de grace &amp; pardon. l 579. BZois 42.. 22.. No'vp
1730. art.!.
Sans derogation aux reine~ des OrdO!1natJces ~ &amp; a
celle qu i permet l'exhere~a tion en cas de 1lariage.
1579. B ' ·is 41. 'Voy. Mari '~g es 5.
oJ

1

\

NcuQbLlaut tout ,ou[eJ.~temeut que les ~1ineur&amp;

'

RAP
.
11'

.

.

35,

t'fU M meures pOntrolent a. eguer a V01r dOl1né aa
Rapt., lors d'icelui ou auparavant. art. 42...
Sans qu'il [oit permis aux COLUS d'accorder à l'acçufé l'alternative J fî mieux il n'aime épou[er. 2..2...
Nov. 173°. 2..,

Les Mariages entre ceux qui ont -RAVI ou INLEYE' quelqLle fils Oil fiUe de quelque âo-e
&amp; cO:ldib
tion que ce (oit) (ont non valablcmcnt Con traél:és.
L

26, N07J.

1639.3.

Et ne peuvent être confirmés par le tem~, ni pat
~lU~lln con[C!ltrmel:t) tant que la Ravie cH: au pouvou du P aVl/Telll". z{; id.
Bien que la Ravie donne un nouveau con[ente...
ment après a voir été mire en liberté) elle &amp; les en ...
fans d'un tel mariage [ont indignes &amp; incapables de
toutC"s. filcccilions direétcs &amp; collaterales, [ous quel ..
&lt;I ne tltre que ce [oit. ibid.
Les Parens qui ont affi(1:é ,donné con[eil ou favoriré tels Mariages) &amp; leurs hoirs, [ont incapables
de- [ncceder dircétcmcnt ou indireétement aufdites
Veuves) FIls ou Filles. ibid.
2.. ~e Rapt de FORCE puni de mort, bien qu'il
n'y aIt plainte de la partie civile. ibid.
Même peine à l'égard des Co mplices. i"bid.
Sans qu'il [oit accordé aucune lettre d'abolition,
1670, 16. 4.
Voy. Geolie1's 3. Liet(tenans.
RATURES &amp; INTERLIGNES. Voy. Inquhes. 9Informations 6. Interrogatoires 5.
R.EAJOURNEMENS font abrogés) à peine de

nulltté &amp; d'amende. 1667. 5.

1.

Même devant les Cours. 1667. II. 7.
On affigne de rtou'Veau celui qtû n'a pllS comparu 1
[ans. contrevenir à l'Ordonnance qui ne d~re'(;d que les
Rea)ourn.emens: c'tft par cette raifon qu'en matiere

criminelle les Decrets dQivent être fignifiés
à
.
~

Gg Il)

PCt-

�R. E ~

; S4'

'. ,

fonne , ailtrement l'on dolt reafIigner le lendetnalf~
èu délai Regi. de 17°3, art., 108. 'V~. ]Itges-Con.,

fuls 9. ,
REBELLI'Ol'.J'-A-]USTICE. Peine de mort con~
tre ccux lui outragent ou exee~ent les Offic~crs)
I-IllifIi·~rs ou Sergens Royaux falfant ou explo!tanr
acres de Juitiee. 15 66 . Moulins 34. 1572 .. Amboife le&gt; '
• Sans efpoir de mifericorde,' 1 comme ayant d1re~­
tenIe.nt attenté contre l'autonte du Roy. 1579. BlolS
190. Voy. Lettres de chancel. 3.
..
Les piaces &amp; maifons ~c CClIX qUi nenn,cnt fo;t
contre les Decrets de J ufhce, Jont confi(ql1ccs , 111&lt;.:n1C en Pays où la con:fÏfcation n'a pas Lieu. 156'6.
.lvloulins 29. 1 572. Amb{)~re 2.
Sans que ces peines Euilfent être moderées. 1579Blois 191.
1. Ce crime cil: cas Royal Iorfque le Mandement
émané d'un J u&lt;7e Royal. 1670. 1. 1 1.
Et crime de Lez~/.'.1ajeJU {et" fecond chef) lor!qu.'il
eJl: joint à des excès..
.
\
'
2. Tous Juges connollT'ent des Rebelhonsa }uJ'ltce commifes [ur !'exe'lltlOn de leurs Jllgemens. Art.

en

2. o.

A l'exception des Juges-Conruls) &amp; de5 moyens
&amp; bas Jufticiers. ibid. 'Voy- Lieteten~ns_
3- L'Officier chargé de rexecu~lOn du ~ecret Olt
nlandement de Jull:ice , doit dreaer Proces· Verbal
de rebellion , excès ou violence. 1670. 10, 14.
Sur lequel le Juge peut decreter d'ajournement
perfonnel contre les auteurs. Art ~ 6.
,
.
Même de Prifc~de' Corps, apres que l OfficIer &amp;:
les Records ont été repetés. ibid.
Le Jlll.Ye doit en envoyer une expedition dlU Pro(ureur G~neral , (ans retardation de l'infiruétion &amp;
J l1gC'ment. art. 14.
:;·(!JI. D c··ets 3. H'lfiJfier: 3. A:1emoire,

-

REC

REC~NAGE. ,Voy. Grftpilla$~'

/
. . RECE,LEMEN
Ce~x qLU recelent fes' Accufés
font punIS de la meme peIne que-les coupables 1 5 6
Motti, 26'.1579. Biois 193.
' .6 ,

T.

,

, De même que ceux gui cach-ent les condamnés
par contumac~. 17. Der.emb. 15) 9,
1. La mort des BEN EF [Cl ERS doit e"tt'e',
.

d
. ll1COntl ..
" &amp; ceLa rée aux Eglifes où [e doit C •
l1enr pU b' LIce
r
!.ture, 1539. VtL.
. 1 54ratre
1...· Jepu
, A pClne ~e con~[cation de corps &amp; de biens con~
Ue C~lIX q111 gardent les corps [ans fàire aucune rcVdatl0'j , .&amp; de privation de t'-'ut droit au Benefice
vacant. s'lIs [ont EccldialHques &amp; de a'rorre a
l'
D
W
lllen "
d·e a'1' arOltrage
du Juge. art, 5G•)
2.. J:-e Juge d'Eglifc peut tàire la recherche du
corps dans les Egl][es &amp; Citne tieres exempts &amp; nor"
exempts) en pre[ence. de temoins. 9. Fé'L'r. 16 57.
Meme da,lls ,les maifons &amp; lieux: {cculiers , étant
en ce f,as al1J.ll:e cl~l Juge Royal. ibid.
Apr~s avol: /alt preceder, une (am matiol1 aux pa ...
rens &amp; domeibques. Modif. fur l'en'Yegiftr. par ID)
Parlement de Paris. 3o. Mars 1661.
,3· Lorhlue les P~r~ns O~l domdtiques refufént de'
repre[enrer le BeneficIer, Il eH: permis au collateur'
de nom111~r à 0 n Benefice , [ans égard pour le jour
d~ la publIcatIon du décès. 9. Pevr. 16 57.
Comme les matieres de recllement des BeneCcÏtw$
, 1 r:
'b l
'J'I
dece.aes
-,ont Itttrz ~ees au Grand Conflil, la Dula.
r4t'ton dtt 9· Fervrzer 1657. ne nOfH /fi pas été adreiJée•.
POrt Groffi!fes..·
'
~ECEPTIONS Monall:iques. 'Voy. pyofeffions. Dotàttons.
1

Q.

.r

RECEPTIONS. Celle des Officiers de Jullice Ra.
yaux doivent être precedées d'l1nc information [ur
leur vie, mœurs &amp;converfàtion 1579. Blois 109.

Par les Juges des UCijl; où ils Ollt relidé le~ cinq

�,

~56

RtE C

,

~Il\1ées précedentes. loid.

\.
.
Les PrOCl1rC'urs du Ro i ont a cet effet un mOlS de
délai pour Cl1(luerir de leur c2.paclté &amp; pruJ'hornmie. 1) 66. &lt;Mout. 12..
Y. D .l.ns les Cours Svuveraines l'cxarnen du POl1rvû doit être fait le matIn, &amp; non i'aprè«hnéc ) ft
ce n'dt en ca, de [mcharge d'aîf.üres. 1579· Biois
IDS. A'"l-Iril 167 J. 18.

•

Sans que deux pLùlfel1t être re~ûs en mêwc tems.
ipld.
, Trois jours a~ant ~a rrceptio~ on donne la loi
~'étude au Pourvu) &amp; II dt examIné, tant (ur cette
toi &amp; Pratique, que (lit la FO~TU [ T(\ oLLverru~'e de
chaql.e Livre du C?urs du droit,. fa :te en troIS cn&lt;2rOlrspourle mOlllS. 1)79 BlolS 108.
On depute à cet effet deux Con{cil1ers de cha ·lue
ChatIlbrc , pour dl[putcr cOl:tre le POll,rvll, fur la.
Loi, la Fortuite, &amp; la P1athlue. Avrtl J 679· t 8.
Olltre les Plé(ldel1s &amp; Con{cillers qui veulcnt argUll1enter. 1) 79,· Blois l 08.
l
,
T utes les Chambres ait mblces des les 8. heure!
du matin. Avril 1679, 18 .
Il doit être encore interrogé [ur 1('5 Ordonnances,
les CotÎtumes &amp; I~ Juri[prudJi'lcc Françoife. 20. j,ln,

~~f1'

,

REC

1

Les Avo(uts &amp; Procureurs Generaux appcllés.Août
154 6 . 2 •
IL'j a un Edit du mois de Fèv,..;er 1) 4'3.

q tÎ revo ...
q.;te Cttte di ;t,ft tiM}' , m/1is;1 ne nous Cf, p.u été adrefJé .,
U /, tir trp /~ nec: cJl ncctffl,Îrt1 petlr conclurre à la Re1

/'

ceJ fIOn ou au rel us.

Ofliciers transferés en femblable-s Offices
font rrcfIs [ans nouvel examen 2~L Avril 1 S4~L
J ,
C trI 1 d
' a.\ l'U..
De mcme
que ceux qUI• ont prore
ne e rOlt
niverflté durant 2.0. ans. Avril 1679· 13 ·
2. Ll"'S

3. On ne doit point recevoir ceux qui n·ont pac

357

ete apt'rouves pat les deux tiers de~ voix. 15 66 •

Moulins 10.
Ni aC,corder déb i d·étu~e, ou fac à rapporter, à.
ceux qUI ne [ont trouvés fuffifans. ibi·d. 1579. BLois
108.

4· Les L~e~ltel1ans-Gel1eratlx des Sieges reçoivent
fellibs l~s OfficIers Jubalternes non Gradués. 29. Sep ..
lem re 1634. 29.
.Et re~oi vcnt les Grad ués à ta Chambre du Con ..
fCll, ?U, chacun peut e~a lJ1iner à fon tour, Ibid.
Mal~ Ils ne peuven t recevoi r aucuns Officiers elil
leurs Sieges, {&lt;lns ptrmiffiol1 de la Cour. oArrh de

reglcment du

22.

Juin 1 6 56.

POJ. J~J,ges-des-Seigneurs. Vacations 4- Maîtrifos",
REÇ·U-COPIE. 'Voy- Significations 1. Procu ...

reurs 2.
RECHANGE. voy. Change 1.
RECIT ~ DES-CHARGES. Voy. Avocats-Generaux~
RECLAMATION. Voy. Naufrage 3.
RECOLEMENT des Temoins. Doit être ordon ...
ut pa~ un J ugerr1cnt qui comprenne t9US CCliX qui on~
il/pofe · 16 7 0 . 1 ). 3.
. On ne peut Recoler avant Clue le Recolement ait
1
l
,\
.
1&lt;1
" d
ete
orpollee , a m01l1S qn 1 s:aglt 'un Temoin fort
l cl e) V aletu d'll1aue) ou pret
" 3.' Jrauc
:'
a"bJ'e , M a.a
vo·..
yage. i bid.
Ou p0lU ql1l!llque urgente ncceŒté. ibid.
Ou lor[c1u'il s·agit de crime de Duel. 14- DÙem.b;.-e 1679, 2.6.
1. Les d"po{i rions de4\ Tp.f&gt;f1oins deced és avant le
Recolement ,[01~ 'rjC'tttts_ 1670. 17, 2. 1.
Ir ne [ont l{ks qtt·au ca') où e' les {ont à la déchar..
gc de l'ArClile. ibid.
~
. quI," n ont f&gt;~s et(
1 1
(,1cs 7~emoms
Re~
l ,l' en eJ,(J/' J e meme
cdé ç p,ltr toute autre cauri-:; i' s {ont preleve en f~ [fi ..
1

1

!

1700.

.

,

&lt;

f[Jcur: mais

Ji

leurs

~ttofitjons étaient çonfre

lui

&lt;

�35 8

REC

,

l'on ordonneroit d'Office en voyant le proces , qu'ils fo1
+~
1
roient recotes
f5 conJ ron,tes.
~ Temoins [ont recolés devant les Conrs ,
Le
2. •
)
d fi '
par le même Con[eiUer '-lui a rc~û L::urs epo ltlOns.
I

,r:"

167°· 1)·4'

1[.

It en cft: de rnJme des CO?')front~ttons, apre~ ,equc1les on nom me un autre Rappv:teur , _(it"~,,,n t

l'Ordonnance de Blois) art. 1 30 quz a ch,~nge, en
Cfila/ a diftofition dt l'Ordon?'Mn~e de Pro'vence. f) 35·
1;.2.9. Nous en tH)01U un drret de regl etJ1utt f.U 10.
Novembre 169 1 •
3. Chaque temoin doit être recolé f~parémel1t ,
&amp;: à part. 1670. 15· 5·
.
Il prête d'abord [c):ment &amp; entend enIulte1:, lee.ture de [a dcpoliriotl [ur l ~q~e ll e le ~ u~e linterpelle de dedar~,r. s'il V'cut y aJouter ou dlnt,L l1UCr, &amp;;
1

s'il y pedifte.
TQut

II/td.

•

ce qu'il 3joûte ou d~n:inue ! .efl: éctlt

&amp; lû

cnilllte en la forme: des depoJIt/ons. zbtd..
. ,
.Après le Rec )l~mc nt , fi. le Ten!Oln retlaé1:e
ou CElANCI! fa. depoGtion , ,en d(~. Circollfb.nces cf...
{end Il,,'s, fli~ d,~ns lc~ Conf ronti'ttfO;~ oz, a(a'Yf.;mé1~.t ,
H doit être pOl: rfu'vi &amp; puni comme ra IX T ..: l1H,)111.

re

~11't. II.

V;1j' .

•

1';:,J'iomi 1.

1 lème ct!' l'-1ort. ]vi1,1'&gt; r) 3 1. VOy. T.: mJ ii'~s,
c' &amp; ngn
r:
e'1(an s
4. Le Recolement dt enfuit(' pan:\le
toutes les pages par le TenL&gt;in &amp; le J Llge ) ou 111 ntlo n faite du rdus. Art. 5·
,
Tons les Recolemens mêll1~ CI'U x des AÇCll [cs , fur
l "'urs Reponfes doivent être dJ,ns un (cnt &amp; Incme
Cayer, fl~paré des autres prOCedl1t~s. A -c. 7·
5. Le Recolement ne doi~ être Rt:.' l T ERS' en alleu n cac;. Art. 6.
. RECOj\IBLE~lENT. Voy. BMJqueroutes 8.
RECO!\1.MANDATIONS. Voy. Ecrouës 2.. (3' .....
RECONNOISSANCES. Voy. 4verfltir.ms.

RE C

R~CON!'J0TSSA~CES - FEODALES.

.-

Le dro{r&gt;l
Notaire qUI les re~Ott eil: ta.xé 15 LoIs &amp; ''1
plus de deux: articles 2.. (ols &amp; d~rni
pl S l y a
cha ~
'j' r
,
.
us pout
..J n'que aruc e jUlgu'a du: incluGvemcDt.
&amp;
U.CllI
d cl "
.
,aud liS e · LX) un (01 {ix dClHers pOUt chacun.A At
e reglemr:nt du 3o. Septembre 1740.
. rre
Le paple~ &amp; le' conrroUe non c.ompris. ibid.
I.e Notaire eil: tenu d'en expcdier l'e t '
nant dix {ols. ibid.
x laIt moye.
Le ,tout à peine de cODcufMon. ibid.
RECOR,S , ,ai~cs de juCbce. Les HuiŒers &amp; Set...
gens {()f~t dlfipen(es de fe faire afiifrer ,J,.. de R
'
,-1..
Ul:
ecots
l' hl ' n '
P ar e,ta lu~ment du ~ontrone. ,A oût 166 9.
'
A 1 exc~pr/lOn des Salhes, tant Feodales que R.éel ..
les) des en Ct S , &amp; appofitlons d'affiches. 2. 1. Mltrs

de

1

16 71.

Et des PROT.ESTS pour Lettres-de-Change. Mars
16 73,5. 8 .
, Les ~oH(&gt;é1:~urs des deni~~s Roy~ux , [ont difpen{es ~e sen {crvlr dans les (:alües. Mars 1668. 1.
51 ce n'cft pour les (ailles desMeubles dans les Mai, ~ons) lor[que l'Officin ne trouve aucun voifin ponr
.J accompagner. Att. 3. 70J. saifie$"
L~;fqu'ils font néceJ1aires , j'HuilIier doit faire
ru~i'li1on de leu r nom, {m'nom &amp; vacation '
. d
l" Id
'
, a
peme è nu dte e l'exploit , &amp; 2.0. liv. d'Amende.
166 7. 2.. 2..
,1. Les ~ecors ne peuvent porter pour armes.
qu une E~E.r tant f('ukmcllt 1572. • .Amboife 6 ..
RECt)Ur S. 'Voy. Rapports 2..
· RI;Cf' F ANCE. 'Voy. Complainte r.
RECTEURS. Voy. Ilôpit;.'tfJx. Libelles r. Rep! T~,
RECUSATIONS . Sont valables cn MATURE
CrVI LE en toutes Cours &amp; J unfdiétions , fi le J 1l0'e
dl Parent ou AJ ~ié de l'une des parties jU(&lt;'l u'aux e~.,

f.ns des ,oulins lifus de germain

1

qui fO!1t le qua...

�R.EC

REC

Si le Juge, (es P.irens, ~HJ Alliés jufqu,'aü fecùnd
degré, ont obtenu quelque Benefice de,» Parties, 0'1
des per(onnes il1terdfécs en l'affaire, par Collation
volontaire, &amp; 110n néceffaire. art. 9.
S'il cil: nomm6 dans les qualités du Procès comm\!
Sin fic ou comme Protca~ur de quclque Ordre. art.

667 2.4. 1.
,Go
,
·
lclu(ivemcnt.
l
•
les parties ,
'
,
deo-re
Il
,
toutes
e
tnem
b
" S JLwer, 111
neanmo lU
b
•
Î.

Il peut

ar écrit. ibid.

la Recufatl0 1\
(On[el~tent IM.ATlERE CR..IMINELL é' inc1uûvement.
MatS en. {( ' \ l ciuquléme deg r
dl: valable lU qu a
,
fi le Juge porE

IJ,rtÈ;~o quelque degré q~i~ ~~ ~~t l'a famille de l'lU1c
&amp; armes, &amp; s

te le nom
'b 'd
J ' par
l' utre partie. t t •
demeurer uge
ou a
"1 üife en ces cas )
Sans qu t PL
'b 'd
f1. 1
r.
ement. t 1 •
ega ...
aucun con lent
cl ~ a lieu lorique l e Juge en
. Civil
ue CuUSd
' t a n t au
Tout ceq nt
Parnes,
des euX
femene pare
r 'ill! el\:
Criminel. art. 3· d 1l femme, lonqu e
U'
&lt;.I
à l'égard des paIr e'[Œ'
cufans vivans. dart •
~ u'elle a al e
le Gen re,
vivante ou q
le Beau ' pere,
b'a
'
'Ir/rra que
1:"'Juges. It.
S1110n Z q i ne peuvent rci d
(C' s'il a un

:~

t

lcs

Beau-frereJ'ug ; peut encore. être rec~:/ par écrit.
1. Le
differcnd
[ur pareilIe qudho l1 ) pro
art, 5·
, cor1 r.e1'l art. 6.
11.
Juge ou co ln ~'!'".•
S"l donne
1 a
...,
s'il
a connu dU d'1fferend comme
Arbitre. ibid. .
mandé. Ibid.
S'il a [oUicite ou re~o~ors la Viii te ou Juge ment.
S'il a ouvert [on avlS
i

,1
. crû à fa ,leclara11
en1en
.
En tonS lefque s cas,
rit ibid. fans autre
.
s'il n'y a preuve par cc .
tion ,
,
l
nreuve ni deLu. art. ~.
d ns une Chambre en aI:
"1
rocès en fon nom a
S1 a p
'~ .t J 1l0'C art. 7.
quelle une d~s partleS 01 rti~s' verbalement .ou par

'b"d
f
t.

1

1

S'il a menacé une d.es pa d ns les 6 n101S pre..
,.
d"'puis
l'infiance, ou a
•
cent,
'ccdens. art. 8., .,
1 ibid.
(:1:"
S'iL Y a eu, inunlue capua e.
\J
1

•

36 r

la.

S'il dl: Chanoine, Prieur , on Beneficier d'un
Corps de Chapitre ou Communauté, qui [oit partie
/tlt Procès. ibid.
S'il cft Tuteur ou Curateur Honoraire. Onerai.
re , ou Subrogé. Ibid.
Fleritier préfomptif) ou Donataire. Ibid. Voy ..

.
.

Heritier.

M.dere ou Serviteur de l'une des parties. ibid.
Le tOllt fa fJS exclufre les autrcs moyens de fait &amp;
4b droit. art. I l .
2.. On ne peut être COMMrssAIR'Ë ni RflPi)()ttêur
aux procès de (on Avocat ) p('ocl1r, ~ar , M~decii1 l
Apoticaire , &amp; Chirur.;icn. Arrêt de reglement du
1.. Ma;,s 1 ~ 95' •
/
Ni JUGER aux Proc~s de [on Parrain ou FiUeulI~
.Eâtem,~. Arrêt de reglt!Jnen! du II. lvlars 1600.
Ni d\! Ces Amis, Flmiliers , O~meftlques, Fa~­
teurs, N L~ociateurs, SolliciteLlfs ordinaires, Va[..
fal1x, &amp; Offi jers. ibid.
Ni (i l'on eH: Creanci~r, 0;1 D.:bitellr pani': ulier
de Commes nota~l~s J Calltio .l ou partie aun Procès
110n terminé. ibid.
0,1 n~ pçut juger aux proc~s des Com mu nl,ltés
où l'on a des biens taiilables. Arrêt de reglemettt
(.

5. O[fo)re 160 5.
3· Celui qui eH: Recu[é dans une infl:ance gencra ..
le, n'ab[ti~nt que pO~lr les d~ma:ldes de ccldi Ta
dit

ch"'f de gui il dl: recu(é. A/rh de reglement dit 12..
,d.oÎ4t 166)'. fait cr; cor;foquen:e d'une dfliberatiJi'A d"

Hh

�REC
1'"

2.

3'p(Te d'A'IX, du S.
S

/'
meme

meis ~

an.

REC

..

le fondemen
1. 1.
]lWC lUr
\
ft...
Iv.:.&gt;
Ce [u!' Clui reCUle 10n
1.
l t,0pen d at1 t I)roces) e
4·
. 4rappertée lur U
Cours) 1000,
d'une cefhon
l' d'Amende anx
S·
s
2000. 1V.,
l'
aux lcge ,
condamne a
du PalaIs, 500 . lV.
&amp; 200.
li v'. aux RcqucJtc~. es infcrieures Royales)
00. Ev. aux u :c
Mai 17 0 ).
,
d'
3.
2.?
c
remi[c 111 1110 erahv.
au~ ScÜr.neunales.
v . ' parue) J!ans
Moitle envers ia
l
tion. t'b'd
t. ~
d larée nulle, [ans rcco urs contre c
Et la Cemo n ec
. Cc
G clant. ibid.
x uifotmcnt fralld111cu cJ ('Tes fws fond(!M " ne peine contre celL q
Cl
cl
ne leurs u . ., '
ment des,d~JTial cs c~~r avoir un prétexte de les re ..
r.
J~'cnt lc'Yttune , &amp; P
,b.
l' • n en ut
curer rbzd.
'[. . au[c de ReCll1at1.0
r:
oc. la DnCLAD ATION Jur
5 • . Tout Jllgr. 'lm1, çalft
nattc
1.
fagne dt tenu Cl C
. ! e aux parues par
per , ' ~Ol1r être con11Uunlque ..
(J

1

dIt

1. •

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1\

1

\

jl

J.

•

le rcrriftre) 1
,
l G~Jher. 16 G7· ~1' 17, . d'abi1enir, qu'apres
e
Jl'
,
l ' i t pernns
"
1
ü
Sans qu'
ul 01 d
~ f1Ur fa cl'2chratron qu 1
more
a
or
onne
que 1a Clla
0
,
•
0
ba iendra. art. 1 • . 1 . dlJUO"caércGgnla
. l dec ar~ non l.:
b
/1
t a partie a\qUl
a1
d~·'1
u "'CllrC" par P eqtf etc
•
olt C ~I.:
lI... .
fiée ou com'fJ1unzquee,
Il 'y dt plus rc~ue.
'taine
autrement
e
C 11
jans l a llUl
,
th
~ d
art. 20.
•
. à dérattt de f'-equete
e
I I lèmllle qt~ en ce cas (9
]'J"
m;! is par notre
J'
.
',7", d
f llYl'r
trre,
f
'Vecu(ation tl pmJ/:' ,C'In, " ~o'c, ; mi re Jiur le Retz ..
~, .
1 de C fi" r: l'on J v j •
/.
uJage, c~nune t1 . "r. de Rcclf,(ation à ùe jUf.flC
treq1t'apres qtte lad~uf~"J'1'eÎ1ir à moins que les partH?S
valable) le Juge Olt al' t
r;t u ~/H de ltt de&gt;4
,rr;.me·~t
confentent cxprcpe
li
v~~ p/:t.r ec.
.
'zl dem ti1'e Juge.
cz.,t.rattan, qu ' ~ 1 . ' l nedoivrnt pas cn
(Tes de la ReCUla tlOt ,
....
j'j'
J
Les u(:&gt;la deC1l1011 a 1Il COI *~
r~icnce du Juge recu_e~
remettre
.. 535. rro'i), 1. 87,
1\ ..

1P

1

1

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Vi'

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l ' ("

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;0,

'Et lor/que leJttge pr~p.o.(e fa re~igion ran~ avoir été
reculé, ils doz'Vent dectder ou qu elle eft- [n'vole, es'
~plil doit juger ou qu'elle cft 'Valable t:r doit être
T

1

J

declr:rée fur le regi/Ire . .
6. La Pa rtie peut recu{er en tout état de cau[e,

par Requête lignée de lui) ou de [on Procureur
[pecial. 166 7. 2.4. art. 2.1. t:r 23.
Le Procureur en la caufe peu t au!Tl , en cas d'ab(enee de [.1. partie, fignet une Requête pour reguerir
le Juge d'abl1:cnir) fans avoir be[oin pour cela de
l'OU voir [pccial. art. 23. [au! la peine des Recuf/!.-

tions frivoles, (ans quoi tous prendroient ce parti pour
;l,tdcr la c!i(Pofition de t'Ordonnance.
La Requête en Recu[at ioll dl: montrée au Juge,
&amp; il cft tenu de dec1arer fi. les faits [ont veritable. ,
Ou non. art. 2.4.
Le Juge recufé ne doit poi nt être pre[ent dans la.
Chal11lne , Lurs du JUP"ement
de [a Recu[arion. ibid.
.)
?li !@rlq,t'on examzneJi le ~ moyens par ltû propofés font
valables, ou non.

7· Les Recufations font jugées ~u nombre de cinq
au moins, lorrqu'il y a fil: Juges ou un pll!s grand
nombre) y compris le Juge RecuLé. art. 25.
Lor(gu'il y en a moins, &amp; 10r[qu'iI n'y a qu'un
Juge elIcs [Ollt jugées au nombre de troÎs, en y
fuppleant par Avocats &amp; Praticiens [üivallt l'ordre
du Tableau. ibii,f,
Si la Rccu[atiol1 dl: jugée valable, le J ~ge doit Ce
retÏl"cr de la Chambre) Auditoire, ou Audience.
.Art. 1).
A peine de tllrpenfton pour trois mois. ibid.
Qland même il préftderoit, [ans qu'il. pui.'fe ,en ce
cas piOlloncer ni flgner le Jugement, lU dtlhlbuer
J

le Proces. Art ..

16.

Arp

8. Ces ]ugemcns s'executent ponobfiant
l,
&amp; f..îl;S y préjudicier. drt. 26. 'Vo)'. Defcent,e~ 4. ~
/!'1JQ!1efes 3~.
'
H h l J

�REC

.

ran~

REF

1 en font vuidés [om~amme~ I?Al'peI
Les Appe ~
1 • 17. ou lOints a
6

';-&lt;::4

Ep ices ni fraIs. 16 7.

t

Yl1O'e n'a tmc ordonner qu'elles vuideront la Ville.
.A1'~. 2. er 3· ey Arrêt de Modific~tion du 2-3. Dé-

4

çcmbre 1689.

,
.
1e.Jugc-.
princIpal.
1b'd
t •.
"té jl1~ée fnvole,
Si la Recu(at~on ~"o,1t,ef ft l'appel n'en ete)lt VUl ..
' d'olt dehn1tl , 1
cl
D.1e'l1t eVlen I,
eptcrnbre 1634·
.
ct
dé dans le MOlS. 2-9· S !. d (a Récufatlo n , e·
100.
, i cft deboutç e
9· Ce lpl qu
. d'Amende aux Cours ~
...ondamné en 100· hvp' l 's (0 liVe aux SIeges
2:;
dt1 a al , J •
Ev, ~ux ReqJl1e~~fcrétions inferieures. 1667. ~4. •
1

....

Il en eil: de même des Femmes en divor,ce , {eparé es ou delaiŒées par leurs Maris. Ibid.
En cas de connivence des Maris, les Direél:eurs
doivent envoyer leuts procès-verbaux à la Cour. ibid.
Les DireaCUfS p~l1vent {ans formalité dt: jl1ftice reçevoir les Fil les de débauche [ur la reql1ifitiol1
du Pef~ on de la !vIere , &amp; à défaut de l'un d'iceux:
fur les attcl1:a:tÏons des plus proches parens paternels
ou maternels avec le con[entement de M. l'Arch evê..
que, ou de [on grand Vicaire) pour le rems &lt;-lue M.
l' Archevêque avec les peres &amp; ll1eres trouveront à
propos. Art. 5. (,0/ modification du même art.
Ce qui a lieu pour les FClnmes Mariées) Ior[ql1e
le Mari ell: joi nt aux Pere &amp; Mere. Ibid.
Les enfermées volontairement peuvent [onir après
3·• ans &gt; fi. bon leur [emble. Art. ID. e- Modiftcatzon.

A

~5.IIv. aux un

(1

. '

ibid.

Moitié en vers la palue..
'b 'd
. {(
. moderatlOll. t z •
1 f:' t1
Sans reml e, nI
cl . aration pour es al
Le Juge peut deman ,e~ rep
s il ne peut do..
, '' malS en ce ca ,
contre. lUl' pro PQtés
meurer Juge. Ibzd.
. l Faux 2. 1.
rToy Procureurs dte Roz ,.
..
t:Ct' 4
' '1.'
UR V Y Ecroues 2. v •
'
REFERMET
.
ors Relitrionnaii'cs e5 '9..
P. REfORl\1E'S . .aUX m
c

3

convertis.
bl' \
REFUGE eta 1 a
1

1

6

AIX

&amp; confirmé.

) .

#

Septembr~

2.

. s fur leur declaratiorn

74.

.On y reçoiMtles l'X~~~~~êql~~e ou [cs grands Vicai..
.. ,

Les Echevins &amp; Juges de Police de Marfeille ,
ont Je droit après un Verbal &amp; Information {O1l1lnairc , de fatre arrêter &amp; enfermer au Refilge de la
même Ville, les Filles &amp; Fenlmes de mauvai[e vie.
Oé/obre 1688. 2.
Du conrentemcnt &amp; avec la pcrmiffion de M. l'E vêql1e on de [on grand Vicaire, [ans frais , ni fOJ:~

des autres) par feparation
dl~~bne d'l bit &amp; en telle autre'
d'habitation, dl rrerc,nce la 'b~d
' '1
e a propos z t •
"(1

maniere q Ll 1 trou v) (
"
d t le nombre des
A condition qu elles 11 exce en
condamnées. Ibid.
M .
9
68
1. Etabli&amp; confirmé à ARLES.
1;' :emie~ Juo-e-

Sur le r;1ppOtt de. deuxRe~:~~ss 'un! informat~:Hl

Ro)al d'Arlesr ql1lS, peult ~ ~;Ües de
[ommaire, orc!onner (~l:e cs • lus
feront errermées pour dIX ans au ~r. •
&amp; avec h p12rnllJuon
'
[",rme de 1'10 es , l • . . ' . G
l

"hc'Yêque ol1dc fon

Y.l.CJUC

encra,

Le Refuge établi à Marfeil1e. Décembre 168)'.

Oéfobre 1688 .

fane devant

res . ibid.
Et on les

3 G j'

débauche y
fans frais ni
de M l'P ' ..
fie UÜ."~l..~ 1. It:

.

n1e de procès. ibid.
Pour tel tems qu'il cft jugé à ptopos, &amp; non à.
vie. ibùl.
Les Ordonnances de Police à cet égard [ont exccutées Comnle jugées en dernier rdlort. art. 3.
Mais s'il y a des l\tIaris ou atttres complices, ils
«ioi veut être rCllyoyés aux Juges ordinaires. "rt. 6.

H 11 iij

�; GG

It .B f '

"\.

IIrt. ).

.

1

G

De même que celles qUI veu ent y entrer par e !'"
prit de penitence. art. 12..
,
,(.
3. Le Refuge de T ARASC~N c,onfirm~ . .A~ M 16 87.
4\ Ccluj d(! TOULON conhrme.Jan'Vz er 17°5,
REFUS. voy. Collations 1.
.
REGALE a tieu pour les Benefices non clau!l:rauX'
~8. Janvier 15 6 7.
" ,
Autres que les Cures J dans tons les Archeveche~
&amp;:. Evêcbés du Royaume qui n'en [ont ,pas exemts a
titre onereux. 10. Fevticl' 1673. Janvter .1 682. dan$ï
le préambule..
.,
Le Roi e,crce ce droi t pendant la vacance du Slege Epifcopal , pour la nomination ~ux Eeneficcs"
dans la même forme &amp; pour les memcs Benefices
au[quels l'Archevê&lt;'lue ou Evêque dl: en bonne po[feffiot1 de nommer. Janvier 1682.. art. 4· el 6.
Si le l'ré:at 'y nomme con jointe ment a vcc le Chapitre ,. le Roi y dcpute un CommilTaire. Art. 6.
1. Comme les Benefices de la collation d'un ABBE
t

font" en cas de vacance de l'Abbé, conh~ rés par l'Ordinaire, ils tombent en Re g ale {i l'Ordinaire eft:
YaCé'lnt. 30, Août 1735· 1. (3' 4·

Si 1'ASbé ne c"'Hlfcre qu'alternativement avec les
:R eligiellx, le Roi en Regale ne confere qu'au cas
où la Vacance dl: arrivée dans le tour de l'Abbé. art ...
2. er 4.
.
Si la collation el1: ell Commun, ou s'il s'agit
d'un Benefice Claufl:ral ), ou d'une place Monachale l
a collation aEP;.uüent aux [euls Relig,i~u~. IIrt. ~~,

.~

-

;7
Benefice
ayant Char~e d'al~le :,. ruri{(!itl:ion ~u fonttion fpirituelJe, &gt; dOl~ avou 1 age, les degres &amp; les autres ca..
pacues rC&lt;lu t(es par les Canons &amp; les Ordonnances.

Ils peuvent encore y. faIre ;ecevOl .. le~ Fil1~s ~
femmes dedeballche pre~enrees par lems Peres)&amp;.... ;1 s lur un {impIe certificat de deux proches la ..
IV cre. , 11
\ d If;
d P
rcns paternels &amp; deux maternels ), ~~1 ~ .c aut e ~fens [ur un certificat de M. l Eveque ou d~ ~O.l
Crand VicaÏle ) pour y être enfermées &amp; corngees

R E. G
""'ro
~
R
~e Ul qUi• ell pourvu.en
.egaI e d"ün

2..

Il:

lH't. :L.

Et ne pn1t en ~aire les fonétions qu"après avoir
~~tCl:U l'approb.t1on &amp; la MiiTion Canonique des
VICaireS Ceneraux. Ibid .. Voy. Vifa.
.
..3. L~ ~Zeg~lc, n'a, pas ~ieu contre celui qui a Ul1
~1t;e leg.1tl me }Olnt a trOIS ans de pO-!feiTioLl pai11ble_
Decembre 1606. 2.7.
N i ~n v~rtu du. Litige fi la caure n"a été contd1:ée.
fix mOlS av~nt le decès du ~relJ t : 10. Fevrier 16 73
Le po~rv.l en Regale plaIde ['HU) &amp; nul n'di on'!
en oppohri~n., ,n~ rcç.lt à,Plaider , que l'état du Be ....
lllefice ne hn a Lt ete adjuge. Oélobre 1· 3 34.
4· La con noiLfance de toutes les conteftatiol1'"
pour ra·ifon du droit de Regale, dl attribuée à l~

Grand:Chaml&gt;re du Parlement d~ Paris,. privative111COt a toute~ Cours 8{. ]uri[diétiol1s. 1667. 15
19· 10. Fe'Vrie1" 16 73.

r

~ out et1: évoqué de plein droit , par la fimplc
figl11ficatloll èe la demande en Regale. 1667_ 15',.
art. 23.
5'. Le droit de conferer en Rega!e ne cetre que
lorf'1 ue le nouveau Prelat a obtenu Lettres de mainlev~e) cnregifirécs en la Chambre des Comptes de
Parts dans "les deux mois, du jour qu'il a prêté [CtIllent (le fidelité. 10. Fé'V1"ier 16 73.,
. l',)' ct atttX
J
D ecvaratzons
1
'
d
l "Jour JO. F;:'vrzcw
. tJ, meme
16 73. er quelques autr'es fftr la ReV.;l,ie (}mi n'ont nets;
l ,rr:.'
:&gt;"1
r
ete aareJJees a not're Parlement·, à caure de l'attribtstion à la Grand-Chambre du Parl.Jmen·t de Paris.
,6. Le Roi joüir encore en Regale des fr uits 8::. re
r'~nus des, Archevêchés &amp; E.vêché~ vacans, depui .•.
1

1

•

1

·~tle le. dr&lt;;&gt;it· d'cn ieüit a

été défuni de la Sainte Cha:,,"

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Nd,

remplacement l'Abbaye St.
!..pt 1L. , 1
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1 4,1.
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ailleurs. l~.id.
. .
REGENS, Voy, Libelles 1. Commzttl:nus 7:
REGISTRES du p.ukmenr. Le Grcfhcr dOIt ~onE . 't ) u Rc rr ii1:re des Chambres ::dfemblces ,
ner oxtifjral., ~ du P'~rlemcllt qui le demandent. 16.
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REGISTRES PUBLICS. Voy; .Audiences

2..

glemens 1.
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RE'
Ceux des BATEMES, MARIAGE~ &amp; ,EPULTU s.'
j'
\
,
("l'ts double &amp; en "
papler tlmbré
(lOI ven t cne r;"
l , -. fOl1r"
ni dans les ParoiiTes par la Fabnque. 9.,A't-'r! 1 l ,6. 1.
Cottés &amp; parafés par J\! Lieutenant ou par un J ~-.
ge Royal par 1ui c~nll:u.s. a1't. 2..
Le tout [ans frals;. zbzd.
.
Ceux des I-IÔ1)IT AUX font en PapIer commlln ) &amp;
COI tlS par les Adminill: ratenrs. art. 1).
ChaC}'1c Rcgilhe doit être é~alemen: figne, écnt
d fililC CU1'l aucun blanc, &amp; fcn de M1l1ute. art. ~.
1. Aux ades de BA TEM E &amp; d'Ondoyc.ment , 11
doit être fait mention du jour de l::t Nalflance) du
no m donné à. l'Ent:'ult , du nom de fes Pere, M,ere,
Parrain, &amp; Mara inc , qui (Ignent avec le P~re s'11 cft:
prder.t ) &amp; avec celui qui f. it la Ceremonle ou OLl~
oycmet r. art. 4· (J'.5'
. .
Si quelqu'un ne [~alt ou ne peut fjgner, Il dOlo
11 être fait mention. ibid.
2.. POUl 1 S MARtAGES, il oit être rait mention
des noms, f'llrnoms , âge , C']ualité, &amp; demeure
l, CS c ,11t:r:l.é1ans; s'11s font Fils de Fal1Îlle ,en Tutelle) on Curatelle; &amp; en ce cas, des confenteJl1ens cl·s P r s) "eres 1 Tu curs ~ ou Curateurs,
rt. 7.
1

•

;6,

Tous doivent y SIGNER avec 4. Temoins, dont
le nom, qualité &amp; domicile foient exprimés &amp;
5'ils [ont Parcns ou Alliés, &amp; à quel degré. Ibid.
Si l'on ne peut en trouver airément 'luatre qui fi ..
gnent, il doit en être fait mention. ibid .
Il dl: défendu &lt;i'infcrire ces aétes [ur des FEUI LLES
VOLANTES , à peine de pUnlt10n extraordinaire,
même de décheance de tous droits &amp; effets civils à
l'ég:ud des parties) s'il y écheoit. art. 9.
3. Les aaes de SE I&gt;ULTUR~ tant des Paroiifcs que
:lutres) doivent faire mention du nom &amp;; qualité
de la Pcr[onne dcccdée, &amp; du jour du decès. art.lO.
Ils doivent être SIGNE'S par de'ux Parens ou Amis
qui y aycflt afIifié. Ibid.
S'Il ya tranfport hors la ParoilTe; il doit en être
fait Inention) de même que dans chacun d"!s d"lllC
RegiHres tenus dans l'Eglife où fe f,üt la Sep,J.ltt,\re.
J

art. II.
Lorfqu'ttn Corps a été trouvé mort. v~. Septeltur~.
4. L'un des deux Regifires doit être porté 1'.U Gref.
fe du Sieo-e dans ux femaines au plus tard) après la
lin de ch~que année. art. 17.
Celui qui tient le Tribunal ~n doit barrer le
fei~illets (9' efpaces blancs s'il y en a, &amp; ne p~ut re ...
~evoir que) , fols pour tous droit" . c~rt. 18g
.
Le Greffier en doit donner déchar\?c [ur p:1pler
(Olnn1Ull ) fes droits [ont dellx [0 S llx dCt'lier~. Ibid.
Le tout à peine de concllffion. ibid.
"

.1.

Les parties ont le choix de prendre les EXTRA1TS
des Cl1tt:s ou des Greffiers, à rai[on de 10. (ols pour
les Villes de Parlement, 8. [ols pour les Viltes ou il
y a Evêché ou Prélidial ) &amp; cinq f~ls pour lèS autres,
le papier timbré com pris. art. 19 ..
). Les aétcs de VETURE) NOVTCIAl", &amp; PRO~
iI2SSION) doivent être tenus double dans chaque
}"lollaO::~tC [ans pouvoir être Îll[Crlts {ur des FEfJl~~
1

�REG

", 7 0

LES VOLANTES en aucun cas. art. 25. ê!f 2b.
Ecrits de ii.Iire [ans aucun blanc. 16 6 7. 2 O. 16.
Il doit y être fait Inention dl~ nom,. (urnom ,
â c &amp; ql1alité de celui qui dl: re~u , &amp; d~ 1;,1 demt'u ...
Il'te' (le HîCS Pere&amp; IVlere. 9 .'.A.'TJrd
1736.27.
reg&amp;'- qua,
11
"
Ils doivent êtrcS IGNE'S p~r Cd~l, ou ~e c ,'lU!

. rend l'Habit ou fait Profelhon, par le ,Super.leur
~u Superieure, par l'Evêgue ou autre gUl a falt la
Ceremonie, &amp; par deux des ptus proches Parens
qui ont afIlfi:é. ibid.
L'un des deux Regif1res dl: porté au 9rcffe de
cinq en cinq ans, les EXTRAITS en [ont. egal~ment
expediés par le ~reffier , ~u par le Supeneur Eccle..
bafliqne au choix des PartIes., art. 28., ê:Y ,2~.
.
Vingt - quatre heures apres en avou ete requls.,
I667. 20. 16.
6. Les GRANDS-PRIEURS

de l'Ordre de

~ALTHE

doivent faire enregifirer les a&amp;es de ProfefIlOn des
chc'Valiers dans l'an &amp; jour. 1667_ 20. 17. ê:Y 9.
.Avril 173 6 . 33.
Leurs Secretaires [ont tenus à cet effet d'avoir un
RC&lt;Tiihe cotté &amp; parafé par le Gtand-Prieur, où
[oi~nt copiés les aGtes de Profe.lIioll, SIGNE'S par le
mên~e Grand-Prieur, &amp; en délivrer EXTR AIT 10r[&lt;.Iu'ils en f~nt ~equis. ~bid.
. ,
Le tOllt a peIne de falGe du temporel.. Ibzd.
7· Les TONSURES &amp; les ORDRES Mlneurs &amp; Sacrés) doivent "ne dans un Regifhe cotté &amp; parafé
fur chaque feiiillet par l'Archevê{]ue on l'EvêqLH~)gl1i
ell: tenu de les reprefenter pour en prendre EXTRAIT,
à peine de [aiGe du temporel. art. 32.. ê:Y 3'3.
8. Les I-Ieritiers ou ayant caufe des Depolitaires
des RegiHres &amp; ceux gui en ont en leur poffciliop- ,
doivent les remettre au Greffe de la jurifdiétion ) à
pei ne d'Amende, &amp; d'être contraints par Corps)
~

'ils [ont eux·mê,ulcs lJepoiitaücs J. OLI de [ai!i~ d.

REG

Temporel s'ils [ont Ecclefiafliqucs. tert. 35'. ~ 39.
9· Ces fortes de Regiftres font exemts de tous
droits de CONTROLLE , de Inême que les 'Décharge ...
nlens, les Extraits, &amp; les Quittances. art.4I.
10. Si les Regifires [ont perdus, ou s'il n'yen a.
jamais eu , la PREUVE des Bâtclnes, Mariages &amp; Sepultures dl: re~ûe par Ti tres &amp; Papiers domeftiques
des Peres &amp; Meres décedés. 1667_ 2.0. 14.
Et mêlne par temoins. ibid.
Voy. Ecroiies. Notaires. Infinuaticns. Expofitions 3'Ecri7.Jains. Greffiers. Faux 7. l 7- l. 6. Arrêts. Seignez1,rs
J'
1. AUMences.
REGLES de la Chancellerie Romaine. Cell~s qui
font refûes en France font:
,
1. La 18. De lnfirmis Reftgnantibus, des Papes Innocent VnI. &amp; .T uIes II. Elle ordonne que fi le Beneficier qui a religné ou permuté étant Inalade meurt
de la mêtne maladie dans les 2.0. JOURS) le Benefi~
ce foit c nfé avoir vacqué par Mort.
Elle ell: cxpre{felnent confirmée pour la Provence . .
17· , Sept. 1543.10. Sept. 1646. art. 3. 'Voy. permu..
tAtzons.
Le Vice-Legat peut y déroger Ott en difpenfcr.
Sept. 1551. La Dérogation cft même de'Vcnue claufo
de jlite qtte l'on fupplée.
Au jourd'hui il {uRi t que les Pro'viGons (oient in.
ll[1-l ées deux jours frelncs avant le décès. 10. No'V~
174~L 1.

La

20.

DE IMPETRANTIBUS BENEFICIA VIVENTIUM) dL! Pape Benoit XII. veut que la Provi ...
fion par mort du Benefice d'uo homme vivant) [oit
nulle) bien que le Benefice ait cnfuite vacqué par
mort. Elle eft rCfûe comme t'onforme IfUX i1tnciens Canons. 'Voy~ Recelement 1.

,. La

28 .•

2.

DE VERISIM!LI NOTITIA OBITUS"
4u Pape Jeall XXIII.- dit que les P.rOyifi.ol~s a,çoI-:

�REG

5.71

,

dée, par mêrt [ont nulles, lor[qu)il n'ell pa~ V!:.1.1'"
femblable que la nouvelle du décès ait été connue.

~

REG
373
REGLE-rviENS en caure , Appointetnet1s à éc" .
1'0
rr
l 'b'
rIte,
l( nt cxprcnem(!nt pro 11 es en matiere criminelle
1670. 23.

-,:;lle cft e.xa[fC'ff}ent @bfervée.

4. La 32., DE ANNAL1 POSSESSORE,du Pape 1nno ..
cent YlIe. veut que celui quï poffede U~l Benefice de ..
puis un an, foit à C0uvert de l'I.m pet~at~?tl par m.ort.
fi l'aétion n'ca intentée {ix mOlS apres l!mpctratlOl1,
&amp;. jugée définitivement dans l'année. EUg n'cft pas
d't1frlge mais noUS obfer'Vons la Regle DE TR 1ENN A"
LI POSS~SSORE ) tiréc du Concile de Bâle, &amp; i n(crée
.
dans le Concordat du 2,). Otl:obre 15 l 6. au t lt . D~
paciftcis pofJeJlol'ibus : e,lle ordol1t;c q,u~,~el~i qui (a~ls
violence &amp; avec un Cltre colore a 'jOUI palhblement
&amp; fans trouble d' un Benefice pendant les trois cler'/1".
1\"
nieres années contimtes, ne pUllle eue trO~lD e 111
pour le fonis ni ponr la po (fe fllOn, ' P,?S, me me eg,
vertu d'un droi t nOl ve llemcn t. acqlJl s. tbtd.
&amp;'.uf détention par les Ennemis, ou autre legitinie empêchement dûell1cnt intimé, ibtèl. \
1\

s' La 34. DE Pu B LIe AND 1 S RES 1 G N A l' ION 1 BUS,

c1u Pape Innocent VIII. decide Ç1u~ fi le RcGgnataire
ne [c preCente dans le mois, ou 'fi c'efl: en Conf de
Rome dans fix mois) &amp; que le Refignant vienne à
luourir, le Benefice di: cenfé avoir vaqué par mort.
Cette rcglc elt expreffement confir1l1ée pour la
Provence 10. Sept. 1646.3. par l'Edit des petites Da..
tes. Juin 15) o. G' Décembre l (9 I. [art. 12..
Il en eft d~ même fi. le Refignant ne !luvlt deux
jours francs après l'inunuation des Provifions. 10.
Novcm0re

17

3. 1.

.

Si II! RCh:;l1ant dl: vivant, le ReGgnataire a trois
ans pour prendre pollèŒol1 , pa.flé lefquels l~s Pro...
vitîons font nullts &amp; (ans effet. 10, St-pt. 1 6 4 6 . J ,,!-.
Er le .Q1ême Benehce ne peut plL1~ hti être rcGgné
direétement ni ind;reétcment. Novcmf're 1637. 1.0.
~oJ' Benefices. Inft(lu~tions 7. Refig~Hlttions. Perm:t ..
If,tums.

REGLEM~NS

1.

f.!t 2.,

•

En matiete fommaire ~ l11ê1ue en caufe ' d'A !)d
1667. T7.

1.

Pt

f:t 1 I.

e

Dans les]lJrifdiéhon" Con[ulaircs 1667 16
E
'd'
' . .2.,~ 3
L1 m,ltl.erc e ,renVOI &amp; d'incomp~tence, 1 66 6 •
Lor{n/11
' ls' aglt cl e recevoir ou de
. rcje ttcr une
7, ifl.·3·
terventlOn. 1667. 11.1.8.
I. Tous l,es J Llges , mên1e ccux: des Cours, font
tenus, de,deltberet tout premierement fi la caLl[e fera
:1p~olntee , ou fi elle [cra jugée à l' AUDIENCE, aYan~
opwcr fur le fond. 16'7, Il.9.
Sans ~ll'on pui~e ~ppointer autr~mcnt qu'en Au.bl~~1ce) a la pluAtallte des voix:) à peine de nullité ..
., litt. f.:t JO. Aout 1669.
~ L~ p~rties ~euvent pret:~re des appointemen&gt;
QU
re. e, ~n mUlere de reddltl0n de comnte t
De 1 d '
~1 d
r ,ltr. 1 O.
lqUl atIon ne ommages &amp; interêts. Ibid.
~u x, appels de Taxe, lor[qu'il y a plus de deux:
cronc. t-btd.
Aux: cau[e~ appointées aux J l1riCdiEtiolls interieu..
res 'd&amp; portees, par appel aux Çours, lor[qu'elles
ex ce en.t 2.00. lIv. r667. 17 .1..
Bornler ibid. retranche la limitation d"' .. o !'.
llfèt
p'
"'40.1r.
J', rom e ; ce qUI ef! au -deJfous eft M;t.tùre-fom ..
r;:fttre Il-UX ~enechauffie! , et n'y eft point appoitué
Y~. Somman'es 2..
•
;1' ~es,appointemens à écrite &amp; à produire (ont
de lUltalne
&amp; en1po rt en t reg l ement a' contredIre
) .
d
,'.

cr

ans paretl delal. 1667. 1 1. 1 1..
, Les afEd;ürcs de ,pe.n d~con[equence [ont appointées
a mett:e .a nS}rOlS Jours. I/Jrt. 13,
Et dlfl:nbuees à un Con.(eiLlsr de la Grand-Ch 1- _
brc , fans
par la d'Il
' rrenerale. ibiJ
m
"7
'd parrtr
'JJ'
t.Jt-rz-'b utlOl~
'oy. InCl ens.
6 ·

1i

�" 74

REG

REGLEMENS-DE-]UGES. Pour confliél: de jU-4
,. r_l·n-· nentreJuO'cs rdfoniffans à une même Cour,
l lluh..,Ll o
0
,
1 r.
?

y (ont jugés par voye cl' Ap.rel ) fur les Cone Ullons
du ProcureL1r General. Aout 1737· 2.. 2.7·
Ceux entre deux Cours independantes font portés
au Con{cil. art. I. après avoir fai~ prec.eder des
Conferences fi elles font dans une meme Vllie. art.
14, vqy. Comptes 5·
"
1. Le deboutement d'un decllOatolre ,devant Ul1
premier J u&lt;Te ne fuffit pas pour fc pourvoIr au COll-[dl) à mgins qu'il ~it. été confirmé p~r Arrêt ,
tant au Civil qu'au Cnm1l1el. Art. 9· ê5 tlt. 3 .art. 3·
En matiere CRIMINELLE) le Reglement de Jucres a lieu lor{que chaque Cour a informé &amp; dccreté •
même fait entr: mêl~les parties. 3. l,
2.. Du jour de l'AlIlgnatLOll au Confed en vert~ de
Lettres en Reglement de Juges) teutes pourfultes
doi vent ce(fer. 2.. 14,
A l'exception des Procedures puren:ent conferva ..
toires ) comme reprifc:s d'infrance ) fal!ifs, oppoû..
tions) &amp;: a,nues ltmblable:,. art. 16,
Il dl: ll1ême permis aux parties de continuer leuu
pourfuites , fi la~ fign!ficatiOl: d('~ Lettres ne contient pas mIe nfhgnauon au Confed. art . 11.
Ou fi les Lettres étoient dattécs deux Mois avant
leur lignification. art. l Zo. f5 13·
Ou fi en martcre CRIMINELLE l'accllfé n'était
pas dans les prifons du Juge gui l'a dccrcté, ou de
la Cour du rc:fTort ) &amp; l'Extrait de 1'Ecrollë joint
fous le contre-[cel des Lettres. Tit. 3. art. 5·
3. Lorfque 1('$ Ge ns du Roi font [culs parti~s ) ils
ne déK ndent [ur le Rq!,lem ent de Juges que par
lin p1es Lettres à 11. le Chancelier. Tit. 3, art. 2. 5·
'VO)'. E'1Joca,tion .
4. Celui qui fllec mbe dans l'i fiance au Conf",il

pour

en Reglemcnt de Juges) cil: condanlllé en ~. 5o.

,
l IV.

REG

7 .~
'A
.
l
'
3
D MENDE) un ners envers a parue &amp; aux ,

art. 19,
, ,Vo)'. Tran(port-de-ptrifdiaion. Renvoi. Duel 6.
REHABILIT ATlON. voy. Let'tres 5.
~EINTEGRANDE. voy. Complainte 7. Som17J.'lZ"es.
De RELEVE'E. 'V~r. Après-dîn ées. Procès 4.
RE.L~yE·ES de Couche. '1.Ioy. Reiigi'eux 4"
RELIGI EUSE). Ne r~uvent SORTI &amp;. ) même des
MOl;ai~cre~ exe mr",. qu'el~ vertu d'une permi!Iloll
p~r cent du Prelat DlOce[aln, nonobfiant tout privdege de ,Fontcvrault, ~1althe) &amp; autres [ans
exceptt?n. A~vriL 169). 19. (5' 1). Fevrier 1;4).
A peIne d'etre procedé contre elles, fui vant les
Canons &amp; les Ordonnance&lt;t. Ibid,
Voy. pyofeffions. M onJtft ::res 1. e:r 3. Dotatio"ls.
RELIGIEUX. Les Mendial'ls ne peuvent entreprendre des ~ATl S5ES dc:puis 3. jufllu?à 15000. Iiv-.
[ans la permlffion des Cours. 5. Septembre 168 4.
Et a~l .. delflls) (a?s la permiffiol1 du Roi. ibid.
A peIne de nulltte des attes d'emprunt. Ibid.
1. Il~ ne peuvent prendre L'ETOLE pour porter
des RelIques aux Malades que lorfqu'ils [ont arrivés
dan') la Chambre. A'Vr. 174 6 .~.
Ni [;lire l'Office de l'en kvement &amp; conduite des
Corp.s , n,i e!1 indiquer l'heure &amp; l'ordre .. art. 3.
Nl aVOIr a cette occaGon Etole ou CHAPPE, pas
l11êm\.. leur Superieur. ibid.
J.
Sallf de chanter conjointement avec les Prêtres de
la Paroiif(' , en marchant Lous leur Croix devant le
Clergé. ibid.
2. Les Corps des Défunts qui doivent être inhu.
més dans leurs EgI ifes , doivent être tant premierement P?rtés à l'Eg.li[e de la PAROISSE, {ans at;gn1entatlon des dr, ltS du Curé. art. 5'.
dépens. Tit.

2..

Pour y être fait les prieres ordinaires. ibid.

1i i j

�37 6

REL

.

.

Le Cnré &amp; les Prêtr~s de la ~~rodre entrent e1101:~
te avec le Co rps) ju[qu'all 111l11tU de la Nef de 1.Eglifc des Reguliers. art. 6.
Ou le Superieur en Chappe &amp;. en Etole reçoit le
Corps. ibid.
Le Clergé après avoir pr.crcnré le Corps. ,~ chante
un Libera ou un De prof1mdzs J avec l'Gration pour
les Défùnts, &amp; fe retire. Ibid.
3'. ,·Les Religicux pa yent la QUAR TE F~N ER AIRE
:au Curé, à moins que le Mona!l:ere en (Olt exempt
depuis 40. ans avant le Concile de Tre '1te. art. '!. /
Sans ptcjudice des U{ages &amp; COlltUJl1(S autonfccs
en ju!l:ice. ibid.
. .
,"
4. Ils ne peuve:nt fans la pernu{l10n de ~ OrdIn.u . .
refaire des PROCE ~ SfONS hors de lcu r Cloltre.art.8.
Ni admi ninrcr l SAt;REMENS. ibid.
Ni faüeaucune fXHQRTATION dans lesChapdles Dome!l:iqucs. ilid.
Ni dal1s les Chapelles Publiques ou Sl1ccl1r{aIe~,
~uoi qu'approuvés par l'Oldil1 aire ~ [ans la perml[fIOn du Curé. art. 10.
Ni QUES1ER pour des COllfr:1iries, li dIts ne
font apptoLlvécs par rOrdinair~ &amp; coniirmérs par
L Ures patentes. Art. 1 1.
Ni donner lllCommunion Pa{caIc dans leurs Egli[es, fa ps la pcrmitIlOll de l'Ordinaire &amp; le confeu..,
tement du ClIr~. art. 15.
Ni ~xpo{èr le Très -Saint Sacrement &gt; fU1S per...
mifIion de l'Ordinairf. ibid.
Ni faire les Prieres accoùtumées pour les Femmes
relevées de COUCHE) (ans la permialon du Curé Je
la ParoiiIè de la Femm~. art. 16.
Voy. MO?JCljleres. profeJ/ions. Ervêqucs 2.0 Temoins.
rifites 1. R gijhes 5.
RELIGION. voy. Doéfrine.
RELIGIONNAIRES) ou PROTEST ANS. Re-.
1

RÈ L

377

, ~(')catÎon de l'EJit de l'Jantes dUITIois d'Avril 1598.
&amp; de l'Edit de Nîmes du mois d~ Juillet 162.9, 08:0bre 1685. 1.
Tout exercice de la Religion Prétenduë Reformée,
défendu à peine de confifcatlOl1 de Corps &amp; de Biens.
IIrt. 2.

Avec injona~on al~x ~ini{hes de fortir cluRoyau..
me ) dans 15. Jours a peIne des Galeres. art. 4.
Défen{es aux autres d'en {ortir fous la même pei
ne. &amp; pO~I1' les Femmes à peine de confifcation de
Corps &amp; de Biens. art. 10.
Peine de Mort contre les MINISTRES trouvés
dans le Royaume. 1. ]lûllet 1686.
4

Et promc{fc de 1500. live à ceux qui en feront la
Capture. ibid.
Même peine contre les PREDICANS • [ans que la
pei~e de Mort puiilè être reputée c0J11minatoire. 14,
.AIat 1 7:1. 4.. 2 .
Peine des GaIeres contre ceux qui les reçoivent, &amp;;
ne les dénoncent pas. ibid.
Les Religionnaires peuvent neanmoins refler
dans le Royaume [ans pouvoir être troubl és par rappOlt à leur religion; à condition de n'en faire aucun exercice ni aaèmblée. Oétobre l 685. art. 1 li.
TouteAsSFMBL1'E prohibée entr'eux, à peine des
GaIeres perpetuelles. 14. Mai I72-4. art. 1.
Mème de Mort fi c'dt avec Armes. ibid.
'Voy. Mariages 8. lol. Converti s.
REMBOURSEMENT PRE'.lLABLE. Au mot
poffiffion 1.
REMISSION. Au mot Lettres-dt-Chancellerie J.
REMONTRANCES. Au mot Ordonnances.
RENCONTRES. voy. Duel 3 .
RENO NCIATlONS. 'Voy. Repy I3. Etat I.
RENTES CONSTITUE'ES,. Au mot Interhs.
ENTES [ur les Maifol1s. Sont rachetables non-

. Ii iij

�R EN

37 8

obHant tout laps de tems. oéiobr~ I~;.9. et
'Vrier 1 554·

2. 8.

J

Fe'*'·

poy. Genfes. lntcrhs 4·
.
RENTIERS. 'Voy. Labour. Sequeflres 7. Contra m,..
te. par-corps 4. Sommaires. Repy. ItCl t ' .
.'
RENVOIS. Lcs Cours 11(' pCl!Vellt rct j,ur le ,pu n...
€1pal ni l'excc~tion ~c leurs Anets, [~lr 1 a((l,ll~e[ce­
J11ellt des particS, 111 [ur 1&lt;:$ appellatlOllS uuies al!
11eal1t. 1579. Blois 179·
\'.
Et doivcnt renvoyer an Juge.d'm.l ?I:ovlcnt t ,Ap ...
el s'ila Lien J'Ll~( , ou à cellli ~1l1 {tent le SH'ge
P
'fi
il11mediatul1cnt aFtè~ , fi la )cntCl1CC a ue ll~ rn ,:.::.
ibiti, nO/ji rerrvo)owalvYs à /lutre qr,Jc celut q'1tl ~
)

•

.. '

1

l

1

1

,u,;e.

'rJ'

, Il en cft de même des Juges d'Appel des J unLU \J ~
tions i11fcrieures, ibid.
Le tout ~ pctne de nullité, dfpens ) dommages &amp;
Întcrêts. ibid.
Ces di(prjùiom comprennent même les ]lIgemens f!
.A,.dts i;1talorufoir(s, ft, moins CJ.ue le )!I.ge e!ft dl)~l1
jt';~tencié aH, fends) par la rtLijorJ 'lit' il ne pera juger
Reux fois tm même proces.
l. Il ca défendu d'évoqll rIs procès &amp; inltances d s jurifdiétions inf~fieures ) fous prétexte d'ap ..
,
' ,
6
Fe l .ou Cle conne'llre: 16 7.,).:-.,
,
51 ce n'cft pour Jug'1 d fimovelnent en 1l.l'.
diencc &amp; filf I.e champ) par un ièlll &amp; Inêmc
JlIgem(nt. ibid.
A P me de nullité des JlIgenlèns) &amp; de prife à
panie. ibid.
:Même peine contre les Juges qui retiennent les
IHocès dont la conn0iflànc.c fiC leur appartient, &amp;
llui \le les renvoient pas aux Juges qui doivent cn
connOltre. art. I.
1. On lenvoie D'UN! CHAMBR E A l'autre, lor[que 1\ ne cl s panics y dl: de iervice . .de \t 1669.
1\

~•

REN

A oàt l 7 37. 1. 8 5•
Ou fi elle y a [on Pere, Beau-père, Enfant) Gen~
dre , Beau-fils) Frere , Beau-frere ) Onde Neveu
ou CouGn germain. ibid.
)
J*Ou deux Paltns au troiGéme degré. ib.id •.
OLl trois au quatriéme. ibid.
~ur la fimr lc reqllifition de l'une des Parties. l 4~
.Aout 17 0 r.
Mais on ne peut demander ce renvoi du chef de
[cs propres Parens. ibid.
3, Les AP.pcls de déni de rC:H"oi &amp; d'incomp~­
tcnce) &lt;Jue l Ordonnance reCVOle al1X Avocats &amp;
~roc~,rcurs Générau~, J,6 67. 6. 4. [ont portés à.
1 All(denCe" faute d avou compafu an Parquet fl)r
la [OlnmatlOn. RegI. de 1672. déni de rC1~'Voi.
~oy. Incompétence, Gran.d chambre, Complices ~
"

Crtmes

ê:f

I.

. RENVOIS d'Ec,riturc. 'Voy. Enquhcs. 9. Informa ...
non 6, lnterrogatozres 5•
REPETITION. Voy. Je;~x 1.
REPI Au mot Repy,
R.EPONSES ~atheg,oriqtlcs. Il efl: permis aUl:
ParCl~s d~~ [c fane reclproquement interroger) en
tour ""rat de caufc', 1667. 10. 1.
Sur fai;:-s &amp; articles PER T rN ENS) concernant [eulement h. l11atierc dont cil: Cfudtion. ibid.
Pardevant le Juge où le different dl: pendant. ibid.
~,u le !l,ge par lui (wmmis ) lor{qne la Partie dt
abll~nte. ibid.
Sacs rcrardation de l'infiruétion &amp; t'uO'ement da
\ Iut
'·'ri. •
~
proees.
Bornier luI' l'I'rt. 1. au mot En. 'Vertu, prétend.
'lu'en matiere Bénéficia le on n'dl: point tenu de
r6pondre (ur f-tits ,. parce que tont s'y juge p.1r Ti-

.!

ttes. c·~ft. ttl'ie cr 'l'ur: celui qui refufe de répondre)
n~ f tht ~'Vtt r que J $ F..lits foicpt tenus pour fVi,iOUé:; i

�R EP

; 80

e"

,.

'bI' ,

c'cft au Juge à décider Ji l'aveu detrult ou affottt

les titres.
. '
&amp;
11
1. On rejette comme faltS ,110n pert1l1cns
n?
admiiIibles ) ceux qui [ont etrangers au proceso

, l ~ie/l,x
°
1
Les ca om
,
6

captieux) ou concernant le dol,
d' / d
t d~ns
ou la confcience de celui qat oz; ~epon re ou en
à reveler [on crime ou [on deltt. ,
,
Ls affi a nations [ont donllees en ver.tu de
l'(~don~1an~e Juge, [ans commiifion du Greffe:.
16 7.

1

J

du

art. 2.
d r
lb 'd
Bien que la partie [oit hors U leu. !:
Avec lignification à per[ollne) ou. ~omlcl\tle " .&amp;
&amp; 11011 au Procureur) ni à aucun domicIle élu. Ib~d.,
Et COPIE de l'Ordonnance du Juge &amp; des Falts
~

articles. ibid.
3. On doit répondre en per[onne , &amp;. n011 par
, ..
.Procurcl.uniparécrit. 1667. 10.6.
Et s'il y ct Maladie on empêchement legttllne 11
le Juge [e tranfporte pour recevoir les Réponfes.

ibid.

,

Les Ch~~itres, les Corps &amp; les Comrr~unal1;e.s,
répondent par Syndics, don: le, pOUVOIr fpec;al
doit contenir les réponfes expllquees, ou afhrmees
veritables. art. 9.
Dans ce cas le foit-montré doit p,-éceder l' a./fig~·a­
timz. pottT donner le tcms de tJSpporter · le powvozr ,,
• (',
'7I.l
er préparer les repon'jes:
"")~. aux .notes.
.
On pent encore faIre lnterroger. l~s Syndlcs &amp;
autres [ur les faits les concernant. Ibzd.
)
. l
'
4- Après le ièrrnent, le J uge re~olt es repon[es {ur chaque fait &amp; article ~rt. 7.
.
,
Et [ur les lot rrogats qu'il peut faIre d office ~
bien qu'il n'en ait pas été donné c~pie. i~~d. .
On ne doit pas conrlune de la, qu tl puijfo rcfC'7)oir des lntendits pour interroger&gt; comme. il l,
;t

REP

38 1

peut en matiert criminelle. Paf. Interrogtttoites r.
Ce Jeroit une furpriJe , que de cJtcher les f'Jrincipaux
faits par des mémoires fetrets contre l'e/prit de l'Ordormance qui 'Veut que l'on dorme copie des faits.
5· Les Répon[es doivent être précifes &amp; pertinen..
tes) Caus aucun terme injurieux: ) ni calomnieux.
_rt. 8.
.
Bornier ibid. ne regarde pas comme admîffible la
réponfe,J:! NE. CR O IS PA.S: il eft 'V:ai qu'elle n'eft
pas deciji'Ve;, zl y a cependant des czrconftances qui
peu'Vcnt l/$ faire regarder comme un Ivueu) ce qu~
ta rend très-admij]îble.
6. Si la Partie ne comparait pas) ou fi elle refufc::
de répondre , les faits [ont tenus pour confeifés
&amp; averés , [ans aucun Jugenlent ou Arrêt. art. 4.
Mais elle eft re~ûë à répondre avant le Jugement) en payant les frais, tant de [011 interrogatoire que du premier verbal, fans repétition &amp;
f.'tl1S retardement. art. f7· Les interrogatoires [e font aux frais de ceux
qui les ont requis, (ans REPETITION) pas même
en cas de condamnation de dépens. art. 10.
REPONSES des Accufés. Au m,0t Interr(Jgatoires.
REPRISES d'Inftance. 'V~. lrlort.
REPRESENTATIONS. 'Voy. Li'Vres 3. Difaut-,
Contumace Il.
REPROCI-IES. Au mot Objets.
REPY. Les Lettres de Repy ne [Ol1t expediées
qu'au Grand- (ceau pour des confiderations importantes, dont il y a commencement de preuve par
aétes attachés fous le Contre-{cd. Août 166 9. 6. 2..
Sont nulles &amp; de nul effet) fi l'Impétrant ea tenu
pour rdl:itution de dépôt néceifaire ou volontaire.
nrt. 1 1. er 23. Dùembre 1699. 10.
Pour Stellionat. ibid.
Pour reparatiolls &amp;: dommages &amp; interêts adju-:
J

�;81

R E P

.

Ces L~ttres font. ~dre{fées au ,Juge Royal le
plus prochaIn du domlclle de l'Impetrant. art. 3.
~ll au Juge de l'inll:ance , s'il y en a une il1trodUlt~ a ve~ 1~ plus grande partie des créanciers hypotccalles. ,btd.
. Sans q~'aucune partie puilfe demander évocation
Ill, r,enVOl pour caufe de privilége. ibid. 'Voy. Com.
mzttzmus 4.
. 3· Les In1pétrans font tenus de joindre un ET AT
de tous leurs effets &amp; dettes, lequel delueure fous le
Contre-{cel des Lettres. 7. 3. Decembre 1669. 1.
Et doit être remis par copie fio-née par l'Impé.
trant " tant au Greffe du J l1gt." à qui l'~dre{fe en
e~ faite, qu'au Greffe de la J urifditl:ioll Con[u..
JaIre plus prochaine. art. 1.
Et copie expédiée, tant de l'état que de l'aéte
de remilIion , à chaque créancier. ibid.
A peine de déchéance de l'effet des Lettres à.
!b'é,gdard de ceux qui n'en auroient pas re~û co;ie.

gés en matiere criminelle. ibid.
Conue des Cautions &amp; Co-obligés , lel(1 ud $
peuvent agir llono~fiant les Lettr~s . de .~çpy ) par
les 1'"l1êmes voies qu'Ils {Ollt pour[ulVls. zo~d.
Si l'Impétrant dl débiteLlr pou~ Mechcan:ens,
Peohons , Alimens, Loyers de Mal [~n, MoUrons
de Grai 05 , c'tft-à dire ferme en Grams, Gages ~c
Domeftiques, .JOlIrnées d'ArrÎ(ans &amp; de Mercenal."
res. ibid. (5 Août 1669. 6. rI.
Pour reliqu~ de compte ~e tutelle: ibi~. ,
Pour maniement de de11lers pubhcs tbld.
Pour Lettres de chan?"e, Marchandi[es priees fur l'Etape ou Plares publiq~"es , Foires, Marchés, HaLles, &amp; Ports publics. ibid.
Pour Poiifon de Mer, fra~s 1 fec &amp; faré. ibid.

Pour frais funeraires. ibid.
Pour arrerages de Rente foncicre &amp; redevance de
baux emphiteotiques ibid.
Si l'Impétrant dt b.tnqueroutie~ fraudlllel1~ &amp;
Pri{onnier ) ou fi. le (crHé a été nus fur [es effets ..
l-3. Décembre 1699. 11.
BorrJier fur t'Edit de 1669. 6. l t. afe ~t Re ..
Jevance ) ajoûte plufiettrr autres fortes de créances,
qui rendroier;t le Repy inutile ; mûs comme [a-Declaration de .1699. tj!Û ' ((.!'ft rl'cxtfnfl&lt;m ~ ccfkde 1669.
l'I,'Cl1, rCfott que d f,tx
on ne I~eut fi"ure t#,'('Cltn ttfage
des autres. qU 7ique trts·f/J'Uorables.
1. Il cft dé h ndl1 à toures Cours. &amp; Juges) de
donner terme ou D EL AI de payement, qu'en con[e..
quenceJe Lettres de Repy. Août 1669.6. 1.
A peine de nullité , interdiétion ) pri{e à partie,
&amp; 100. live d'amende contre la partie, &amp; contre le
Procureur. ibid.
Sauf en condam na.nt au payement de SURSEOIR.
les exécutions pout trois mois au pIns, fans que la
furféance puiife être telloijyellée. ibid.
J

l

3S;

rtEP

2..

1

, t •

L'Impétrant eft encore tenu) s'il en eft requis,
de remettre aux Syndics des Créanciers) ou à tel
a,lItre l~ommé par le Juge, les titres &amp; piéces juf..
UfiCatlves des. reffets
mentionnés dans l'état , pour
,
y derneurer JUlqu'a la vente ou au reçouvrement•
.drt. 8.
1 Si l'état
[e trouve frauduleux, l'Impétrant cil:
deçhu de l'effet des Lettres, bien qU'interinées &amp;
con{cntjes. art. 4.
Sans pouvoir en obtenir d'autres, ni être re~û au
bénéfic~ de ceiTion. art. 9. e- Mars 16 73.9.2..
4· SI l'Impétrant dl: Négociant, Marchand ou
Banquier) il dOIt encore remettre au Greffe du JùO"e
à qUI les Lettres [ont adreilees {es LIVRES &amp; R~ ..
g1ft~eç) &amp; donner copie à tous (es Créanciers du
,

J

,cxniiçat de reluilIJon } en lcur faj[ant fi&amp;nilicr le~

�38 4

Lettres.

R EP
1.;. Décembre

RE P
l

v~ntes
forcIes
•
;8
Jit qtte l .
, e:r es collocatun'JS • ~'l'
5
, e COU1'S des i'1Zterêts d'
~ ' . z n eJl pttt

1er

1699· 3·

5. Les Lettres doivent être fignif.iées rlans la hui...
taine de leur date p0ur la Ville de Pans) &amp; fi.
c'.efr a.i.tlem:s le délai augmente d'un jour p.1r dix:
lieuës, [ans dif1iné1:ioll de rdrort des Parlemens.

A

L'Enn~l"inement ct

7.

L Otve etre fufpend1,{, .

pas les h1.ifies [ur les l\A:sbletrres de Repy n'cmpêch ...
\ l' lllao-e
Î.
• L_U
es. , aut··les que cellY. Î. 'nt
li.
de
l'·
va
• G \
n
trnpet'·ant &amp; ft l
... lerJ~ gu'J. la vente &amp; ad1' _ld
ur:5 Immeubles
lIeu , gu\:;'" cl u cun fentem
- l lCatlOll qut ne cl Olt avoir'
L

•

4,.
Leur hrrnification n'empêche pas les Créanciers
de llomn~r des SYN DIe s pOtt t aflÏ(l:er aux venteS
qui [ont faites à l'amiable. IItrt. ~.
Et pour{ui vre con jointement avec l'Impétrant te
recouvrement des [ommes qui lui [ont rlûës. art. 5·
Le{quell es pour[uitèS il ne doit faire qu'en lenr
rre[en~e/ à peine de décheance ~e l'effet ?es ~cttres,
n
&amp;. l1ulhte des payemens au Cêa.S ou la nomtnattO des
Silldics auroit été fignifiée au debitcur qui a payé.

(J,rf.

.

'

,er' 2.3. Dùembre ':~ ~ol11mùn. Août 166 9.
A l exception de I r
99· 7·
déper!~r. ibid.
s CHets ou meubles qui peuvent
6. 6.

8. Ln cas de (aiGe de
,.
.
tral1t , ou de la p _. . l ' ton". les biens de l'lm '
r
uncIpa e pa t
1
pel

6.
,. L'effet des Lettrcs de Repy conGlte à permet..
t'reau Juge d'accorder à l'impctrant tel DELAI qu'il
juge raifonnable n'cxc"dant cinq ans, fi. ce n'dl: du.

f4-rt.

C0nfentem"ut des deux tiers des creanciers. art. 4·
Et cependant d'accorder SIX MOIS pour en pour~
{uivre l'Enterinement) pendant 1efquels il dt dé.
fendu d'attenter à [a per[onne) &amp; aux Meubles [cr..
vant à [on u{age. ibid~
A peine de 10 0 . live d'Amende contre chacun de!J
Huiffiers ou Sergens) lTIoi.tié à la partie, &amp; des
clépens, dommages &amp; interêts contre les creanciers
conttevenan s. ibid.
Les fix mois de [m[eance que le Juge accorde,
conrent du jour de la fignificatiol1 de5 Lettres, pourvû que la partie y [oit af1îgnée pour voir proceder à
leur Enterinement. art. 5".
B~rnier [ur l:art. 4. croit que pendant toUS ces.
àeLlls,.les lnte[~ts ne courent pas, par .la rai[o~
que s ll~ courOlent) le Benefice du Prmce [erolt
1

inutile; m~i.s il cft util, en "rrêt~nt les procedures •

les

;c Juger une PROVISION telle r te cl e Juge p,ut lui
ruIts &amp;
. que e ralfon)
fur. l es
' revenus de [es l mrneubi
1
appe Il e~. ,Aout, 1669. 6 . 8.
es, es Creanciers
. 9- ~l l Impetrant étoit PIifa .
vde, Il ne ft'roit point élarcri 11111cr pour dette cifans Ordonnance du J
b
en vertu des L':t.tres
If
u
(Te
les
CI.
'
J.V.Lll-rs
73.
9
CI
)
reanCle
rs
0";
• 1 1.
UlS.,
16
ne. peut p er
C 10.
' L'Impétrallt
-

ar

IreanCler au préjudice des
, ou lréfercr U11
dccheance de l'effet des l
autres, a peine de
AnCler
' 1
'
~ettrcs '" t
pa.
v
e
ten"t
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b
'../
, e rtcom l"r ' wY. 4· er le c '..e1 ..
es
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.
~ .
L
ventes
par
c
{(.
cu x des C -'
.
.ont pOInt {oûrnis "U L
leanClers Cj l1i ne
... y ettres d 1\
\ l'

Jettes

a

oppo(iriol1 des autr"

e :

rpy,

(ont
16

hl-

L'homologation des ~s. 23· Dec.c~.
99. 1 1.
quellec des Lettres do
ccords pafles en cOI1fé . .
,.
\. r,,'-"pv dl: .' d
a qUI elles {ont ad"etr'jl '
poItte evant le
J uge
E 1
l
llces. a1't.
: 1.

1)

~

.

es Ordonnances ar l . '"

I}.

ratOlres que définitive~ {~~:"n~LJes, tant prépafion, nonobO:ant 0
~' .
executées par provin Il
rr
ppolltlons ou
J'.
-:J ue es reuorrilfent nuëI
a pre lattons; 1er•
.Août r669. 6.7.
nent aux Cours. ibid. &amp;
Il

Les

Co~obli(T 1

.
Des, C autlons
&amp; C . fi
e Jouluent point cl b~ 'fi
'
. . ertl catcl1rs,
12.

.... rr

u ,-ne.i ce de Repy accordé ail

KK

�3bG

.

REP

débIteut. art. 10.
1
Principal
Bornier ibid. au mot Ne pourront,) excepte e
Co-obligé cOl1train~ à p~~ndre le faIt ~ ~al1[e d~
l'lm érrant; mats tl net czfe que des ~~torztes ant,e
rieu!es à t'OrdOm],pf,1')ce, laquelle eft precifo, (W ne diftÏl?gue rien.
. ' b
.
13. La renonciation au dnt&gt;1t de ~OUVOlt 0 tCl11t
1
Le r u
de e
Repy
9.
(les
s , el1 de nul effet./ Aout 166d
6 • l 2.. m ,tis rien rte s' oppofe au departement e
1

cel/es déja obtenh'~s.
.
_ .
On ne peut obtenu au plus, que de .ft.condes Lettres
de Repy pour caure nouvelle &amp; ,conftderable art. 13·
14, Celui Gui a obtenu des Lettr~s de ,~,epy ',Ol1
des défen[cs générales, ne peut eue eln I\1alre ,
Echevin, ni Juge rles l\tiarchands. Mars 16 73. 9· S·
Ni avoir voix déliberative dans les Corps &amp;
C0111 mllnalltés. ibid.
" .
. .

Ni être Adrninilhateur des Hopltaux. zbzd.
.
Ni être admis ni con[ervé dans aucune fonéhon
Publi0ue. ibid.
, Voy, Surfeance.
.
..
REQUETES. N'ont date en maUcrc clyde ) que
du lour de la figniilcation du de~ret. 1667.,. 6.
Et en matiere criminelle, du Jour que le Juge
les a réponduës. 1 6 7 0 . 3. 1.
l. On peut fi gnificr les .D equêtes aux Procureurs)
[ans decret. Reglci7'J.de 1672...n7m.g{m. 16.
Voy. Oppcfitiol'J.s. Epices 1. procureurs l, Voy. au/fi

.

ItUX

~'J,Ote

/

s.

REQUETES-Civiles. Les Arrêts &amp; Jugemens en
dernier rdrort nt peuvent être retraélés que par Let ..
tres en forme de Requête ci vile. 166 7. 35. 1.
A l'égard de ceux qui ont été Partics ) ou duëment
appellés, leurs héritiers) [ucceifellfs) ou ayant caufe.

ibid. 'Voy. Oppofùion.
.

Sans qu'on puiffe fe pourvoir en interprétatiol\

RE Q

387

d'Arrêt. S. OElobre 1671. 'Voy • .Arrft 2..
A peine de 500. liv. d'amende , [ans rerni!"e
ni moderation. ibid.
1. Les Requêtes ci viles doivent être obtenues
&amp; fignifiées dans les fix MOIS du lour de l'a fignifi-

cation de l'Arrêt) à per[onnc ou à dOlllicile. 166 7.
35· 5· 'voy. Signification.
Et dans L'AN à l'égard des EccléGa!l:iglles , Hôpitaux &amp; Communautés) tant La'ic!ues '-lue Eccltilaflicjl1cs " même des abfens du Royaume pour
caure Plibllque. art. 7.
A compter du jour des lignifications faîtes aux
lieux ordinaires des Bénéfic~s , des Bureaux des
Hôpitaux, ou aux Syndics ou Procureurs des Corn.
mu~autés, ou au domicile des Abfens. ibid.
. Sans que la fignifiC&lt;1tiol1 faite au Procureur de
la caufe ) faffc courir le rems de fix mois ni d'un
an , quand n1ême l'Arrêt auroit été rendu contradiétoirement en l'Audience. art. Ir.
A l'égard des Ml N EURS , les fix mois l!1e conrent
que du jonr de la iîgnification ~ eux faite à pel:{onne ou domicile depnis leur Ma jorité. rvy'. 5.
Celui tlui [ucc('de à un LENEFICE da11s l'an de la
lignification de l'Arrêt, faite à fon Prédecdfeur ) a
encore une année entiere du jour que la (i~nification
lui en cll faite. tirt .. 9.
0
A moins qu'il ait fuccedé à titre de RESIG NAT AI RE,
/tuquel Clts le tems court contre bli) comme contre

1e De,'rt-:nt. t'b'd
t •

Les Sl1ccefIel1rs de ceux déccdés dans les (ix Inois )
ont encore !ix mois entiers) à compter du jour 'lue
l'Arrêt leur cil: Lîgnifié. art. 8. dans leur Inajorité J
s'ils étaient mineurs. ibid.
Nulle difpen[e ni refiitution de tems après ces
délais; il ell défendu même d'en infct'C'r la cIaufe
.dans les Lettres de Chancellerie. tJrt. 14- 'Voy. Lettres

K K ij

�38 8

.

R EQ

REQ·

de cht;tncellerte 1.
. ' "
~ p.
A pein~ de ~l~llité de tout. ce qUI aurOIt ete Juge
~u contraIre. 'Ibid.
'r
2.. On ne re~oit aucun alilne moyen de rCGuete CIVl e
à l'égard des Maj&lt;:lHs) quelle dol per(o,nl'1c!. art. 3/4;.
Si la proc~dlJre 0rdonnee par le ~Ol ) n a pas ~te
fui vid. ibid. ce qui exclud les procedures ordonnees
par les Reglemens des ~ottrs.
,
. S'il a eté prononce [ur ,hofe non ,onteltee, ou
110n demandée. ibid.
, ,
S'il a été plus adjugé qu'il nta ét~ demandé. t~ld.
S'il a été omis de prononcer Iur un des ,h fs
de demande. ibid.
"
S'il Y a contrarieté d'Arrêts entr~ les memes ,p~rtics fur les mêmes moyens &amp; en meme Cour. tbzd.
{auf de fe pourvoir au Con(cil fi les Arrêts font en
difFt'rcntcs jurifdiétions. ibid.
Si dans un même Arrêe il y a des difpofitiol1S
(ontraires. ibid.
Si ès cho[es Clui concernent: le, Roi, l'Eglife, le
Pub!ic, ou la Police, il n'y a pOInt et~ ~e com,n: u"
nication :lUX Avocats &amp; Procureurs Generaux. zbzd.
S'i l a été 'jurré [ur des offres ou Gon[entclnens deu
r
"
b ~e.
l
favcués en{\üre,
&amp; le dClaveu
JugeIva:1
t'b z'd •
Si l'on a jngé fur pièces FAUSSES, ?U s'il y a d~s
rièccs d6ciGves nonv~llement rec?~vt ees , &amp; retenues
par le fait de la parue adverfe. tbd,. vtry. aux Note!.
DJllS ces dtux cas le tems de la Reguête Civile
ne court que du jour qtle la faulfeté, Olt les pièces
ont été découvertes) pourvû qu'il yait preuve par
écrit, du jour, &amp; non autrement. art. I l .
•
Si en matiere de Domaine, les Gens du Rot
ttant parties n'ont pas été mandés dans la Chambre
~vant le Rapport, pour {\a voir s'ils n'ont pas d'autres rièces ou moyens. art, 36.
Si les Ecddiafiiques ) Conln1unautés ou I\1ineurs~
1\

1

•

n'ont pas été défendus, ou s'ils

lic

3 89
l'ont pas été va-

lablement, art, 35,
3. Le mal jugé au fonds) n'dl: pas un moyen de
Requête Civile. art. 32..
Et l'on doit plaider les ouvertures) fans entrer

aux moyens du fonds. art. 37.
li cft; difficile de bien connoître les moyens fans (onnaître le fonds, c:r d'empêcher la partie de tirer
ftvantJtge du bien ou mal jugé.
4. Celui qui cft condamné à vuider une roiTelIiol1
même d'un Bendice , eft non recev~lble à faire aucu~
ne pouclùitc en Requête Ci vile, $'d ne rapporte la
preuve de l'enricre excclltion de l'Arrêt. art. 19,
On pc:ut donc Je pour'Voir par Requête Civile contre
une adjudication proviJoire , er en mati€re P()ffiJfoire.
Bornier fur l'art. 1 6. fot~tient le contraire J mais
avec pe~t de fondement.
5. Le Procureur qui a occupé lors de l'Arrêt. dl.:
tenu d'occuper fur la Requête Civile fans 110U'feau
Pouvoir. art. 6.
Pourvû que la Requête Ci vite lui ait été iignifiée
dans l'an, du jonr &amp; date&gt; de l'Arrêt. ibid.
6. On doit attacher aux Lettres de Requête Civile une CONSULTATION fignée de deux anciens Avo~
cats, &amp;. de l'A'tlocat gui leur a fait le Rapport,
contenant fornolairement les luoyens d'ouverture.
Itrt.13·
Lefl]uels doivent être infer~s dans les Lettres avec
les noms des Avocats, à pe i ne de nul! ité. ibid.
Et l'on ne p~ut plaider fur d'autres moyens, à
moins CJu'iIs foi~nt contenus dans une Requête d'Aml'liation. art. 3 ILe tout fignifié &amp; communiqué au Parquet, a·
~ant le jour de la plaidoirie. Ibid.
7. L'I rnpctrant doit configner 450. li V. pour
a:.;AMENDE 1 ou 115.liv. fi l'i\rrêt eH par défaut:.
flrt. 16.
K K 1i j

�,

390

R E-Q

'La caufe cft- f1zfiûte mire au Rolle ou por~ée à"
tAudiencc [ur· deux Aétes, ; 1'1l~1 pOll~ communlquer.
au Parquet , . l'autre pour venu plalder fans autre
procedmc. art. 17·

Et plaidée à la GRAND-CH AM BRE. ~rt. 2. 1.
•
Sàns gu'clle puifTe être ApPQIN~E'E Cju'en plat...
dant ou du confcntemcnt des parues .. a·rt. 2.7·
Al1~uel cas, la Re~uête c.ivile cft renvoyée) fur.,·
J,e refèindant cr fur le refcifoire, à la Chan1bre ml·
1'Arrê.t a été rendu. IH't. 2: 1.
".
Sans que le. Rapporttur de l'Anet pudTe ra~porter
ni le refcincant , ni le reIci{oire. art. 38 .. tt Ptut
Ilr.i'JC demeurer Juge de l'Url er de l'ahtre
~ tel tJr'
J

~(jtre tt/ag p.

,

8. Lt".&gt; Requêtes ci viles incjd~l1tes [ont Jugées par.
les Cours dev~nt le[CJuelles l'An:et. efi produit) 10[('"
qu'il s'agit d'un An:êt interlocut~H;, ou lorfque le
demaGdeur n'y étoIt pas en qnallte. art. '45.
Mais fi !'Anêt dl définit if) &amp; rendu avec la par,.. ,
tie cu n:s autel~rs , ?i:-n qu~ ~\ar défau~ ,Ot~ FOl·du .....
fi on, la Requcte Clvde dolt eue pOllllulvle devant
la Cour &lt;lui l'a rendu. a 't't" 16.
A moil'js que les parues con{entent refpeétiverrenl h U ccrJ tr~ire J &amp; qu'il n'y ait aucune autre
pénde incere{fé,e. ibid.
9. Ll R( (juête Civile n'emfêche pas }'execuriQll
l'A nêt, &amp; il ne doit être donné ni d ~feB[es ni,

oc

en ül1cun ca~. art. 18.
IO. S'il y a ouvertu re de Requête Ci vile, les Par-. ./
t' es (ont remi[cs au même état qu'elles étoient avant
l'Artèr. art. 33.
(~l and mên:e il n'auroit été jn gé qu'une queflioll
dl: droit ou de COûtllmc. ibid.
Il fa ut pO. tf cet1J que le moyen porte [ur tC/tt l'Ar-.
yh ;. l'MÛS /iL ne pm·te que [ur un chef, o;~ s'il y /II .
pl'ptHrs 11l0J,tns. contre plufiestr.s. Chefs diJèrens;) . o.lI~
St ;RSE'ANCE

REQ

,

~9m

. PUtt admettre tes uns f3" r'ejettcf' les autres') ln, Requête Civile eft alors inttrinée q.uant à ce, ~ i.e fur-.
plus. de l'Arrêt executé : tel eft notre ufotge.
ILLe pr()cès prin ci pal dt en[u ite lugé dans, la:.
même Chambre, GÙ 1'Arrêt a été rendu .. art. 12.-.

On ne doit pas cumulér le prin.cipal a'Vec le ,'efcin-dam de la Rtquêti Ci'Vile, bùm que B01:nier ibido ,
foutierme que cela. fe fait quelquefois) cc qui r/ ell:
pas mieux fondé que ce qu'il dit enfuite ) que le pro ...
,ès dl renvoyé à une autre Chambre lorfgu'il eft quef..
tion du falt ou de la faute des Juges, fllivant l'atto
61. de l'Ordonnance de Moulins. Mff,is c'eft précifé..mentceque l'Ordonnance de 1667. a corrigé, pour
ne pas expofor les ]t-tges à faire une diftinilion o-dieu-Je ~ f.9" capab!e d'alterer leur union ). elle a pourtan.t
IJdmis des moyens uniquement fondés fur la ft1ute des.,

Juges. .
l z.. Celui qui a été debouté de fa Requête Civile ·
n'ea plus recevable à fe pourvoir p'u la même voie
l)'

ni contre le premier Arrêt, ni contre l'Arrêt qui l'a;.
debol1té. art. 1 r.
Quand même elle auroit été ouverte [ur le Rer:
cindant, s'il a fuccombé au Re{ci{oirc, ibid.
Et il eH condamné en l'Amende de 450. live con ..
lignée) un tiers envers la partie) 1:1..ns reml{e ni.
llloderation. ibid.
Voy. Jz,H[cs-d' attributi on. L ettr-es-de. Chcm celLe rie 6&gt;
REQUETES de l'I-Iôr~1. Les Maîtres des Requêtes
de l' Hôl el (ont du Par! eme71.t de Paris, r font refûs é~
r prhent Fl'm cnt , &amp; ce n'e{t (lue du Parlement de
Pa ris que 1'0 n peut évoquer fur. leurs Parentés. Août
1 66 9, 1. 13.

Bien qu'ils aycnt [ù"nee dans les· autres Parle'mens•.
Pterlement lO.
Voy. COfJ'JmiuÎ1:nus 6:

1.10'1.

~EQUET~S.DU-PALAIS~. Chamhrede ce Parlè:--·

�R EQ

39 l

mei1t, créée pOUf la premiere fois. Janvier 16'4 1,'
Supprimee Mars 16+9.
Rérabl iv &amp; Lll1ie ci la Chambre des Eaux &amp; Forêts..
,Avril 1 '7°).
Defl/:rv .e par deux Préfldc ll s à Mortier &amp; 12..Con..
feillers. 2.4.. Jf{iUet 170 5,
Réünie enfuit e à la Chambre des Enquêtes. ,A.·vril
174'"

9·

Elle el1 ddfervie par l'un des deux PréGdens &amp;. par
8. Con[eillcrs, dont f. font pr is à tour de roUe
parmi les 8. plus anciens d,;S) Enquêtes) &amp; 4. parmi
les 8. derniers, dont deux au moi ns doi vent avoir
voix déliberat1\re. art. 13.
Ldèluels aHiLl:ent tous également aux procès des
Eaux: &amp; Forêts, &amp; des Ent1uêtes. ibid. .
I. Cette Chambre continuë d. donner deux Audicnces au moins par femaine, le Mardi &amp; le Samedi, dans [on ancienne S;;tllc d'Audience. Art. ! 5 •
A deux heures de relevée a vaut Pâques 1 &amp; à 3»
heures après PlqL1es. ibid.
Les affaires des Enquêtes, &amp; des Eaux &amp; Forêts
fon r j-l1gées par pl efcrcnce le Matin) &amp; celles des
Requê(es par preference l'Après -dinée. art. J 6.
1. Les Procureurs au Parlclnent, &amp;:. ceux du Sie ..
ge General d'Aix y rofrulent indillintl-ement. 17
No'vembre 170),
Et doivent faire bourre commune des deux tiers
des droits pour être partagé~ en tre les deux COU1mu 1(' 11 ·~s . ibid. re qttÎ n'a pas encore ùé cxecutr.
3· C~tte Chamb oc connoÎt (pécialemcn t des Cau[cs des Prelat". 2.o.)/-tillet 1680. Avril 1705.
D~ ce 1 s de~ Abbés, Com tes, Marquis) Barons)
tv:. V1C0mres de la Province. Ibid.
De~ ORiciers du Parlemcnt ) &amp; de la Cour des
Compt s, &amp; Greffiers} jufqu'au Receveur des COJ.lll
gL1..ati o11 s. Ibid,

REQ

39;

Des Tré[oriers-Generaux) leurs Gens du Roi) &amp;
Greffiers. ibid.
De tOllS les Officiers des Chancelleries des deux
Conrs. ibid.
1 Des Beneficiers &amp; Prevôts de nomination ~ yale.

ibid.
D es Col1e~e s , l-Iôpitaux ) Maladeries, &amp; COIn"
nl anderies. ibid.
Des Gentilshom mes ) &amp; Domefl:iques de l~
M ai[on &amp; [l1 ire du Gouv erneur, &amp; du Lieutena,ntGenera l du Roi dans la Pray ince. ibid.
D es Receveurs &amp; Controlleu rs- Generaux , tant
des l'inances )\ du Taillon , Cl ue des ren es. Ibid.
Des Rece veurs &amp; C0i1t rolieurs-Provinciaux de
J'Extraordinaire des GueHes ) de PO rd inaire &amp; Ext raordinaire , Commiifaires &amp; ControUeurs-Gene ..·
raux de la Marine ° i['id.
Des Officiers de&lt;; Sieges de Senechal, SOllmiffiol'lS&gt;
&amp;. Amirautés . ibid.
D u Prevôt 1 &amp; des O fficiers de la MaIêchauifée•.

Zbid.
D es Maî tres de Port, &amp; de leurs Lieutellal1s. Ibid~
Des Juges Roy;wx, &amp; Viguiers. ibld ..
Des Pa yel1rs) &amp; COlttrolle Ul s des Gages. Ibid.
Des douze plus anciens Avocats, &amp;. l) rocureurs,
des deux Cours. ibid.
Des Prot'd'teurs de l'Uni ve rlité d'Aix. ibid.
De s Confuls des Villes Royales, pour les affaire~
de la Com l'll unauté. ibid.
Des Procureurs du P'1 ys, Cou[uls d'Aix en leu.,
propre. 1 0 Oéfobre 173 o.
De s Veterans) des Fem mes [eparées) ou Veuves:
de ceux q lU a voie nt droit de COffim ictirnus. -,loût
1 669.

4.

1 4.

er

l

6.

Des Iteéte~lrs des Peres JC[lljte~. kfars 1674.
Des'pricUt~ &amp; Couvc:nt des Cnarttcux. Août 1670,

,

�;94-

REQ

Des Prieurs &amp; Couvent des Mill irncs. No'Vembl'~

, ", d e ' .
,' 1
Il faut pour y JOUir li ommlttlmus qu 11
s'agilfe de 2.00. Ev. au moin~. Août I~69., 4. I~.
1675·

+

Et en lever Lettres en Chancelle ne ) 3 UlOlllS
'qu'il yait cléja infl:ance liée &amp; retenuë: 166 7. 1..
13. ou I I . auquel cas les .11~UV~t:ll:X AJoLLrJ1~me,llS
y (ont donllé" [ans Lettres 111 C01111TIllIion partlculu:..
re. ibid.
Sans qu'il [oit permis aux ~ro~~r.eu~s des, p'rivilecriés, de pre[enter aux autres ]unkhéhons a hns de~li natoires. .Arrêt de reglemcn;t du 12.. Août 1745.
5. Cette Chambre connoÎt des Inilances d'Ordrf",
de Benefices d'lnventétire) &amp; des Comptes des heri tiers Beneficiaires, pourvû que le Renvoi y ait
été demandé avant que la caure ait été contdl:ée par
le Privilegié, devant les Juges ordinaires. 2.. ]ttitlCI
17 If.
Mais Iorrque le Privilegié n'eft que creancier d,a n,

•

ces in{lanccs) il ne peut évoquer l'inllance entlere
Gue lorfqu'il n'y a encore aucune Sentence de rangement. 2.7. Mars 17I8.
Si la Sentence oc r:ltlgemcDt en rcndl1ë) il Il'a
droit de fe pourvoir I1UX P equêtcs , que pour faire
jùger [ur la validité de [cs titres. ibid.
6. Cettc Chambre nc connoît des Pr0cès~Crimi11els ) LIlle lor{(lu'ils font incidel1s. ibid. et 2. }liitlel
17 1 4.
J, oy. Committimus. Retraits 2.. Repy 2..
RESCISION. RESTITUTION. L'aétion en dl:
prefcrite à l'égard des Ma jeurs par le laps de DI x
ANS continuel~. Juin 1510' 46. êJ' 48. Oélobre
1535·2.9· f!J' 30.

.A. compter du jour de !'aétc, ou du jour que
l'empêchement legitime a cdfé. ibid.
A l'égard dc~ Ml~~VRS ~.~ ~CllU ne court &lt;.lu"

RES

. 1
.. ,
1
r·'
3?$
cl eplllS
eur maJonte ) &amp; a prelcnptlon n'eft a cqui.
{e que lorfqu'i~s Ollt 35. ans accomplis. 1539. ville
1:34. 'Voy. Mmeurs.
Voy. 1r;.finulttions 3. TranfaEiions. Lettres"de~Chan-,
cellerie. Donation 3,
RESERVES dans le~ donations entre~ vifs. Voy.
l'If/X Notes.
RESIDENCE. Si les Prelats manquent à refider
p:ndant un telTI~ confi.derabl~, les Parlemens pcuVC~lt ,feuls en prendre connoüfance) &amp; en donner
aVIS a M. le Chancelier. Avril 1695. 2.3.
A l'égar~ des Bénéfic~ers .à charge d'ame, s'ils
manque nt a relider ou a falre le [ervice &amp; les repar~tions.) les l:arlemens ~ les Sénéchaux peuvent,
trOIS mOlS apres un avertlffement, faire [aifir le
tiers des ~evcnus) / pou: être dill:ribué par le's ordres;.
du Supeneur Ecc1efiall:lque , aux Pauvres des lieux
o u autres Œuvres pics à [on choix. ibid.
1
A la pour[uite des Gens du Roi, [aufléaitime ex . .
cure. ibid.
0
S'il Y a défaut?c [er~ice aBu.el ) ou reparatiolls
pr~J!àntes , les denI/ers .ü.lfis y dOIvent être tout pre1111erement employes. :bzd.
. Ce qui doit être fait avec retenuë &amp; circonfpec..
tlOn , par la [enle nécdIité de faire ob[erver les
Saints Decrets) exécuter les Fondations &amp; con[erver les Eglifes &amp; Bâtimens. ibid.
R ESIG NAT~ONS. ; ~outes provifions·&amp; fignatu res fur refignatlOl1 , dOIvent être expcdiées dans les
vingt jours de la reGgnation, [ans quoi elles n'ont
que la date courante. 10. Septembre 1646. 3. 'Voy.
Regles-de Chancellerie 1.
1. Si le Bénéfice dl: contentieux, le Relignarairc
eft [ubrogé aux droits du Refignant, &amp; con tinue
~a ~r?c.édure [ur une fimplc requilitiol1 verbale &amp;
]UdlClaue, [ans appeller partie) &amp; fans Lettres d~
J

�~9

,

GRES
.

66 . 15. 13. oU 16.
itlbro~atlOn. ~r; 7ant l't'elt
pas en ps(e./fion,' la fit"
J
MatS Ji le ,Re~,gn d
d 'e dans [tan f5 Jour.
,_
' d t etre emal'J .,e
1 R
vroganon ,oz
,
[( t exécutées contre e eLes condamnatIOns on t ce C1l1i
anrerieur à.
'
ème pour rou
-,
,
{ignata1re ? m
ou 18. fauf la garantie con ...
la
rdi&lt;Tnanon. art. 14'

ea

Re/ign~nt. ibid.

MJme pour. croît que le ReBorOler tbzd. au mot
'il a roteLl:é qu'tl ne
tenu
ugllataire n'cn dt pas d
) S de C; tenuë. Ce [ed é ondre que u tems
,
preten
r pla dt pofi'
de l'0rdonnance;""il dott'Z
' Il d
JtZOrJ
rozt e u l'exécutIOn
cr
" d ~ ce qUI
.' e)1I
,fi. ante rieur
des qu t
fouJfrir
J
té la relignatton.
.
P
~ acce
dans le droit canon aucun tt1.. Co,?,me, t n~: de Tutelis &amp; Curis, il s'entre de M111onbl~s "
b ,r;' 'd'ùre atttori(é
n a pas cJom
...,'
fiUtt, que le Mmeur
tou t dol excepté , Jau!
, l"le regres
b , s zl
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Pour • refiçncr)
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d'aZimerts' mats tmptt ere 0
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re'(1- oe t tepour'Vf,s
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l'oibleJfe de i' age J att pre j ",mer.
J' Voy. 1'/1]tnuattons
,r;'
..,f:l' ons ,
7. p"v 1.)

lerie' ~.

l
RC(T
(&gt;

cha'Ylceles-ae"
J

.

r.

RESPECT. Aétes, de- refpeét. A ~'" mot Manage
RESTITUTION. Au mot Ref: iji!m.
RETENTION. A1~ mot ren'VOl.
'\
t
RETOUR de Voyage , OL! contrat a G .. ~!fe
~ f'
tal' r'e, ou fous fell10'
~vanture, le
dIt d eva 1( N 0
(:)
l'rivé. 1681. li'v. ~. tit. ~. art.!..
T~nt [ur le Vaiffeau &amp; tout ce qUI en dépen~ ,
que {ur les Marchandifes, ca tout ou en pal'ne.
nrt. 2..
l' .,
Pour le voyag~ entier, ou pou r un tems ImIte.

ibid.
I.

d 1~

On ne peut prendre à retour de voyage au- e a

i

&lt;le la jutte valeur d. 1" choJe pour 1"'iueUe on prend

RET
"'a peIne
. dtetre
" contraInt
" a 1a

11. •
•
renltutlOl1

3°7
de 1a fo
~ •
m

.me enriere ; l1onobfl:al1t la perte du Vailfeau. art. 3Ni [ur le Fret à faire. art. 4.
Ni fur le profit efperé des Marchandi[cs. Ibid.
Ni (üt le loyer d~s l\1.ATE LOTS) ft. ce n'cft el}
prefcnce &amp; da cOi1fent~ment du Maître ou Capi~
tai;.pe, &amp; au-delfoLls de la moitié du loyer. ibid.
Sans qu'on puiife pareillement donner à retoHr dt!
,~oyage aux Matelots (ur leurs loyers ) ou'en pre[cace &amp; du con(entement du Maître) à 1 pdlle de
conh{cation ,du prêt, &amp; de 50. liv. d'amen,de. art. 5e
S1 la fomme excede la moitié des loyers) le Maitre cft refponfablc du total ) nonobfiant la perce
ou prife du Vailfeau. art. 6.

Le Navire) fes Agrès &amp; Apparaux:) Arme ...
ment &amp; Viéhlailles) même le Fret) {ont affèél:é&gt;
par privilége au principal &amp; interêt de !'arlJ'cnt
donné pour les néceŒ.tés du voyage. art. ?;. 0
PourVli que les proprietaires y ayent c~n(enti •
s'ils (ont dans lc lieu, autrclnent le privil&amp;ge n'af...
feae que la portion du Capitaine) bief} qu'il foit
dit que c'cft pour le rado:lb J ou pour viéhlJ.iHes ..
art. 8.
1..

Il afFeél:e encorc les portions des propri tairc~s
qui oat n;fu{é de fournir leur contin~ent. art. 9.
Le chargement dl: alFedé au payement des deni&gt;..rs
pris pour le Faire. art. 7.
3· Si les deniers [ont pris en PayS' ét ranger, ils
ne peuvent être pris 9ue d'un François né en France,
&amp; par Aéte palfé en la Chancellerie du CO:1[u!at de
France. 21. octobre 17 2 7.30.
A peine de l1ullit~, co'nfi[cation , &amp; 3000. Ii v.
d'amende co~tre le. Cfpitaine ou Patron. Ibid.
4· Les demers laüres.. par renouveUement 0'.1 COI1tinuation) n'entrent pot~t en concurrence avec les
deniers aétuellement fournis pour le même vOlage.

LI
•

�,9

8

RET
l'

.
ttt

art. 10.

.

. ~.\ F" . deVoyag:e derncur~tlt
Les contrats.1 ·,eI.OlJr
~l
l
nl I~' par la perte cntÏcrc des effets fur le[clue s on a
1681. tV·3·

Il.
Prêté . art.
d'
,

rf'.

/".

t 17

1

la valenr
des enets lauvcS.
ar.
•
Ou re ultS a
·
fIl
avec préfercncc en ce cas) contre les A ureurs Four
le capital [culc:ment. art. 18.
l
"rte
faut pour la nullité du Contrat, que a, P d
/". . arnve
. 'e par cas fortuit dans le tems &amp; lieu u
lOIr
ri[que. at't, I l .
1 f&lt;
• le
Et 110n :'Iar le vice propre de 18 c la C, ou pat "1
fait des Proprietaires 1 Maître ou Chargeur~ ) s 1
Il.
t po·'t'!' p.ar la conventiOn. art. 12..
n'Cll autre men
~ '"'
0'1'
L ~lue le tems du RISQUE n dt pO lot H'b e,
'1 6. '~a~ l\~aard du Vaiflèau &amp; des Viétu~illes , du
1 COUI
b
,
. r,'
, 1 eH: an'"
. our u'il a fait vode) ltl1&lt;'lu au Jour qU,l,
.

Il

L

~ré a~

art. 13·

L

,

' .

Port de [a dc:1ination &amp;. amarre a Qlal.

d'/".

ft

Iles font
Et pour les M3rch~1 lICS) I-tot qu e
. 'r '
chargée S dans lc Vaii1.~.ttl, ou dans Its. Gat~t:t s
pour les y porter, jU[,lu'à cc qu'ellcs rotent e l,
\
..
'/; 1
vrees a tel [C. t/)~V.. .
•
fi
7. Le Char~~eur doit jufrific!: aVOIr pour otl
compre des efFets jU[\.jIICS ~t c0117t.~rrcl, ce de l~ [on:.me pl ire à la Groffe) [Jl1S qlOl 11 n dl pOIllt 11beré par la p(~ rte (hl ch;'\rgc.me H. art. 1+
S'll juCtifie n'a voir pù charger pOlir la val ur
enticrc de fommes prifes à la C roff .' le Cl nrrat
en cas de perte cil dinlil1~. é ;1 P~(.JFcrtlOl\n. tii' t. 15·
Et il rend le fiupius de cc C]1l'd a rC~\.l) ['.. vec le
chanac au cours cl" '.1 ·,lace. i ~1 i.f.
rr
Si bh.: Vail1cau
at"n" V~ a bon puri:, on ne co mpte
qt'lC le change) fans aucun proCe mar~ttrj:e, ~lc tout
cc &lt;.'U; exccd'" la v.1.1 "u;: des effets fauves. t!J1(vo
11'
8.1 1. .~ CÎG:l1~ClitS ~1. la Grolle)
o:t a, 1'î:tour Ci1e
'f.Jo)'age 1 conrribuCll~ mu.: GRQS ES A\' AE n:s , td~.
1\

,

RET

l~s que te Rachat, la Compohtion ,

399

&amp; les lYlats &amp;
Cordages coupés pour le fàIut commun. art. 16.
. Et. 1,011 au,X SIMPLES Avarie~ ou dommages partIculIers, S'lI n'yen a COl.1ventlt.&gt;n contraire. ibid.

Il dl: défendu à celui qui prend des d"!niers à.
1~ Gloife, de les faire ASSURER, à peine de punitl.Cl1 corporelle. 1681. li'V. 3. tit. 6. art. 16.
Et à celui gui les donne, de faire affurer le profit) A peine de nullité. art. 17. Il peut donc f~tiYe
nJJif, er le prinC'Ït'J(tl.
l o. ~es preneurs [ont tenus an payement avec
9.

r~lt

COlltr:llnte

corps. 1673. 7.2...
RETOUR. Voy. Dot.

P ETRACTAT!ON. '7)(1y. Témoin.&lt; 1. f(ecolement 3.
P1TRAITS. Le: féoJal dt ccŒble. Statut 145 6 .
Le LIGNAGER a été établi dans tout le Royaume
daps l'an &amp; j(Jur , 111él1lc en Pays de droit écrit.
58 1.
Et c? Provence en particulier, en faveur du plus

l:fovf mbre

l

prochain en affinité &amp; parenté du vendeur. Statu t
1472..·

Dans le MGis à compter de la notice. Stat. 152.0.
Ou d;;;
du jour
de la notification du Contrat. Afrêt
1
.
1
.
ae mo Ij1'catzon au 2. 8. Juin l 6 ~ 6. fi~r l'enregiftrcmcn: (le !'Edit rltt mois de Dùembre 16) 5.
Sat~S préjudice du Seigneur dire&amp;:. Statt:t 1472..
AUJom:d'hu} Je tems fi~é par les coûtumes , pour
!e ~e t ra,:t feod~l ou 19nager, ne co~rt que du
JOUI de l Hl fi nuatlOll. Decembre 170 3. meme contre
les ab[cns du Royaume. Arrêt de Reglement dtt 30.
Juin 1747.
,Nunobfl:ant l'exhibition des contrats, &amp; l'enfalhncmcn t. ibirl. c' {fi-li-dire la mi{c de poJfej{zon.
1. En cas de concours le foru'/s (ft partagé entre les
tttrens d' lin. même dcgré,a'Vec droit de repréfentatiof),
~{jllnne ftttx fi,cce/fions RIb intefti'1t.

!

L l ij

,

�400

RE V

RET

2. Les. contell:ations pour Retrait féodal, ne font
fujettes ni à .fvocation, ni à committitnus , 10r{qu'il s'agit de l'Ordre de Malthc. 16. ,A'vril 173 6 ..
tll es )' font. donc fujettes pour tous les ~utres. moins
privilégiés.

RETS. voy. chaJfe.
REVES. Voy. Impofitions. Aix.
REVISIONS, &amp;

CHAMBRES NEU'I'RES ,

6nt lieu

les doléances de-s COl11 ptables ,&amp; [ur ce lles des
Officiers des Chambres des Comptes, à l'égard des
amendes &amp; peines conu'eux prol10ncées. Novembre
lilf

151. 0.

Il doit y alIiller deux Officiers du Parlement de
plus, que ne {ont ceux des Comptes. ibid.
Même en Provence J lor[que la doléance dl- pour...
fui vie far un Officier des Comptes. 7. Sept. 1) 49Et :1- lloU1bre égal dans les autres doléances.

ibid.
Lc:s Chanlbres des Comptc's ne peuvent infiruire
les cau[es CRIMINELLES, même par défaut, que
ju[gu'à jugement de torture excluhvement. Fc"Urier
15 66 . 3·

Tout le tette stinfiruit &amp; juge en Chambre neutre ; &amp; à cet effet les Conclufions définitives [ont
pri{es, les deux Parquets a (femblés. ibid.
Les Comn1Ïffaires s'alfemblent en[uite à la Cham...
bre de l'Audience de la C. des Comptes) où préG ...
dent les PréGdens du Parlement &amp; C. des Comptes.
2. 3. Août 1608. 4.
Il doit alIiHer au Jugement définitif &amp; de Torture, un Prélident du Parlement &amp; 5. ou 6. Confciller~ au plus, avec un Préfide:1t aux Comptes ),
&amp; 5. ou 6. MaÎtres au plus. Fevrier 15 66 . 4Et un Greffier de chaque Cour. ibid.
En cas de partage d'Opinion " le Roi cn décide.

NO'T,'tmbl'c 152.0.

401

, Il ne peufy avoir de partage en matiere Criminelle que pour le Cerem01p1.al dans les AjJemblées des
det-t-x ~Cours, lor(qu'il s'agit de jttger aH, Criminel.
REVISIO~S des Procès Crimlllels. voy. Lett1'esde-CharJ,cellerze 6. Comptes 6.
'
'
REVISI?~N de comptes. voy. Comptables l 1.
REVOL 1 E, . .uoy. Mt1JrinÏL rs 1••
REVOC~TION. voy. Procureurs 6.
. RIV~GE de I~/ Mer. C'dl: l'tfpace où le plus
grand l'lot peut s etcndre. I68I.lt cv. 4. tit.7. art: 1.
Il,e!l:.défendu d'y bâtir) d'y planter allCllne pièce n~ fall:e aucun ouvrage) qui porte préj l~llCl i la
Na vlgatlOn. Arc. 2.
. A peine de demolition, confirc~tion de Matenaux , &amp; d'A mende arbitra ire. ibid.
Vo)'. Naufrages.

Rl VIERfS. La proprieté -le tonte Ri vi{'re portant
TIJtcau d~ (on fonds, dl: du Domaine ou Roi. Août
166 9 tlt. d", la. Pt/ire é5' Ccnf art. ,p.
. On ,ne~ peut tuer Terre, Sable) ni autres Maten~L1x a hx tüt(c,s près des Rivleres navigables) à
pC1n~ de, 100. ll~, ~ d'~mel1dc Art. 40.
Nt fal r; olllala~r nen de t1l1ifible au cours de l'cau,
&lt;Juan~ Ineme ,e Il.es nt f':!roielJt que flottables. Art. 4- 2 •
NI en affoJ blu ou altcrer le cours pat Tranchées
Folfés &amp; Canaux. Art. 44.
'
L('s proprietaires VO iGIIS doivent laiffer 24 piccts
au mOl11S
de place
en laraetH
. d
b
) pour chemin Royal
&amp; tralt cs C1;cvaux. ibid. titre titS routes. art. 7.
Voy. IJef:he 1.
ROBES. voy. Officiers-de-juftice 3.

ROLLE des Audiences. L'ordincfire dl au Lundi
l'extraord i \lai te dl: au J eu.li. 1560. Orleans 4 1 • '
Les cau (cs y [ont appcllées [ans irtCipoGtiOl1 à
tour de~!olle, [clon la date des conclufions L.çCë&gt;
au Grdte. ibid.

L l ii j

�I{ 0 t:
Voy. , A:adiences. Difaut' 1'. Expedifms.
ROLLE des Groaès. 'Voy. Greffiers 3.
ROTISSEURS. 'Voy. Marchartds 3.
ROU E. Le Su ppl ice de la Rouë dt ordonné C011tre ceux qui ont pillé &amp; detrouffé LA NUIT, les Al ...
lans &amp; Venans ès VIlles, Villages &amp; Lieux.. jawu •.
1534, Voy. les Notes au mot Peines.
Ou dans les Roës de{j~ites Villes, guettant &amp; ;
épiant DE NUI"r les Paffans. ibid.
Ou (lui font entrés d:uls les Maifons ) les ont cro ..
chetee ~ &amp; fvrcées, pris &amp; emporté les biens (lU'ils ,
y ont trouvé. Ibid.
Contre les Soldats qui ont commis Voleries avec'
Meunre. 1586.
Contre les Homicides de Guet-à,pens. Juillet,
1;547. 1. 1579. B!ois 194. Voy. Homicide.
Et contre:. ceux qui les ont accompagnés. , lbid.
ROULEA U. Voy. Imprimerie 1 .•
RU1S. Voy. ROJtë •.

4 02

1

1

ACS des Procès. Doivent être tirés du Greffe pa'r
t...
l(s PrOCUlcurs après le ]utrement ,. en(uite d'une
{ommation l'cci ploque pour y afidrer à jour précls~ ,
1667. 31. 4. C~s .!on;mations ne font pas d':tfltge. ,
Sans que l'un pUJ1r~ prendre le Sac (le l'autre. 166 7.
II. 12.. ou 16.
Et (ans que le Greffier pui(fc les donner en communication, ni 1 s. remet re entre les mains des
r11 ('f['tger~. ibid.
A peine de 2,0. li v. dti\mendc, dépens, domma...
"'c r &amp; interêts . ibid.
'

Sauf aux parties de prendre recipr.oquemcllt du.

.

.

Greffier des
t es, t'b 1'd •

SAC
COPIES

40 :ït.'

collationnées des pièces pro J ~

liUt..

Les Avocat~ &amp; Procure~rs (ont decharcrés d '
b
toute recherche pour la reftitution des Sacs apr ,t!
~IX ANS. Modification de ce Parlement fur l'enr~~'
glfireme,nt ~c la Declatation du 16. Décembre 1611 ..
qUI fixolt Cl ng a1'15. 16. No'Vembre 1611.
Voy. P;,odu.UioYt. Vifi on Procureurs. Pièces.
1.

, SA~REMEt;J.s. Il cil: défendu à tous Prelats, Gens'
d Eghfe ~ Cl1~e'i. de penl ettre être exigé aucune cho[e pour l adnllnlfl:~·a.tlOl1 des Sacre mens J Sepultures
&amp; autres ch ores fp tntu~ lles, 1 ~ 6 o. Orleap,s 1).
. ,NonobHant les pretenduës loiiables coûtnmes

Zbld.
LaiLfant à fa difcretion &amp; volonté d'un chacun d~,
donner ce que bon lui [embJe. ibid.
Voy. Vila 2.. Relir'ÎeI-tX 4.
SACREMENT dërl'Autel. Voy. Religieux 4.•.
SACRILEGE. Voy. Devins.
SAGES FEMMES. Voy. Taxe.
~A ISlES [ur, les Biel:s. !'Je [un t pe~mi[es que pour
crcallces t eltalneS &amp; 1~qU1/des en denl~rs ou en e(pe.ces. ,16 ~7. 33. 2.. ad Jugees p?w Arret Ott Jugement'
acqulejce, ou. en vertu de clameur. VOJ.- Soûmif~
fions 1.
L'exploit doit contenir tlcé1:ion de domicile du·:
Saifilfant dan.s !c Li~l1 1 &amp;, s;il eft fait à la Campa-·
~ne, le domIcIle doIt etre eln dans la Villt ou le
Vül-ag e le plus proche . ./irt. 1.
.(11'except~o,n des ~e~eveurs des deniers Royaux,&gt;
qUI peuvent "tue dOlnlclle da ns leurs Bureaux. Mvzr Sr
1668.1. e'1.

On obi( rve aux Saifies les mêmes formalités,
~\ÙHlX AJournemcns, (ous les mêmes peines. 1667 ...
,3· 3·
l,

.

]Je phu, l"Huiilier doit declarcr.fi c'efi ayant ou.

�I{ 0 t:
Voy. , A:adiences. Difaut' 1'. Expedifms.
ROLLE des Groaès. 'Voy. Greffiers 3.
ROTISSEURS. 'Voy. Marchartds 3.
ROU E. Le Su ppl ice de la Rouë dt ordonné C011tre ceux qui ont pillé &amp; detrouffé LA NUIT, les Al ...
lans &amp; Venans ès VIlles, Villages &amp; Lieux.. jawu •.
1534, Voy. les Notes au mot Peines.
Ou dans les Roës de{j~ites Villes, guettant &amp; ;
épiant DE NUI"r les Paffans. ibid.
Ou (lui font entrés d:uls les Maifons ) les ont cro ..
chetee ~ &amp; fvrcées, pris &amp; emporté les biens (lU'ils ,
y ont trouvé. Ibid.
Contre les Soldats qui ont commis Voleries avec'
Meunre. 1586.
Contre les Homicides de Guet-à,pens. Juillet,
1;547. 1. 1579. B!ois 194. Voy. Homicide.
Et contre:. ceux qui les ont accompagnés. , lbid.
ROULEA U. Voy. Imprimerie 1 .•
RU1S. Voy. ROJtë •.

4 02

1

1

ACS des Procès. Doivent être tirés du Greffe pa'r
t...
l(s PrOCUlcurs après le ]utrement ,. en(uite d'une
{ommation l'cci ploque pour y afidrer à jour précls~ ,
1667. 31. 4. C~s .!on;mations ne font pas d':tfltge. ,
Sans que l'un pUJ1r~ prendre le Sac (le l'autre. 166 7.
II. 12.. ou 16.
Et (ans que le Greffier pui(fc les donner en communication, ni 1 s. remet re entre les mains des
r11 ('f['tger~. ibid.
A peine de 2,0. li v. dti\mendc, dépens, domma...
"'c r &amp; interêts . ibid.
'

Sauf aux parties de prendre recipr.oquemcllt du.

.

.

Greffier des
t es, t'b 1'd •

SAC
COPIES

40 :ït.'

collationnées des pièces pro J ~

liUt..

Les Avocat~ &amp; Procure~rs (ont decharcrés d '
b
toute recherche pour la reftitution des Sacs apr ,t!
~IX ANS. Modification de ce Parlement fur l'enr~~'
glfireme,nt ~c la Declatation du 16. Décembre 1611 ..
qUI fixolt Cl ng a1'15. 16. No'Vembre 1611.
Voy. P;,odu.UioYt. Vifi on Procureurs. Pièces.
1.

, SA~REMEt;J.s. Il cil: défendu à tous Prelats, Gens'
d Eghfe ~ Cl1~e'i. de penl ettre être exigé aucune cho[e pour l adnllnlfl:~·a.tlOl1 des Sacre mens J Sepultures
&amp; autres ch ores fp tntu~ lles, 1 ~ 6 o. Orleap,s 1).
. ,NonobHant les pretenduës loiiables coûtnmes

Zbld.
LaiLfant à fa difcretion &amp; volonté d'un chacun d~,
donner ce que bon lui [embJe. ibid.
Voy. Vila 2.. Relir'ÎeI-tX 4.
SACREMENT dërl'Autel. Voy. Religieux 4.•.
SACRILEGE. Voy. Devins.
SAGES FEMMES. Voy. Taxe.
~A ISlES [ur, les Biel:s. !'Je [un t pe~mi[es que pour
crcallces t eltalneS &amp; 1~qU1/des en denl~rs ou en e(pe.ces. ,16 ~7. 33. 2.. ad Jugees p?w Arret Ott Jugement'
acqulejce, ou. en vertu de clameur. VOJ.- Soûmif~
fions 1.
L'exploit doit contenir tlcé1:ion de domicile du·:
Saifilfant dan.s !c Li~l1 1 &amp;, s;il eft fait à la Campa-·
~ne, le domIcIle doIt etre eln dans la Villt ou le
Vül-ag e le plus proche . ./irt. 1.
.(11'except~o,n des ~e~eveurs des deniers Royaux,&gt;
qUI peuvent "tue dOlnlclle da ns leurs Bureaux. Mvzr Sr
1668.1. e'1.

On obi( rve aux Saifies les mêmes formalités,
~\ÙHlX AJournemcns, (ous les mêmes peines. 1667 ...
,3· 3·
l,

.

]Je phu, l"Huiilier doit declarcr.fi c'efi ayant ou.

�40 4
après mi(H. Art.

+

SAI

SAI

f5 tit. I9. art. 2T. ou x).
Et exprimer p:1r le l11en'l le ~étail des cho(es (ai ..
fies pOLll" être [cmi(es ;:'lUx GardIens ) ou Seq Idhes,
s:ils le rcguicrcl1r. ibid.
2. Lor(ql1'il faut entrer dacs
n,n,c M A,1S0,N ,
l'Huiilicr
tcnu d'arpdJcr deLlx V01(WS 'lUl (oient
pte(cns, &amp; (igncnt le procès-vel"bal, avec (cs RECORDS. 1 66 7. 33· 4·

en

Ceux qu i cxcc!1tcnt pour deniers Roy::mx, n'en
f()l1t pas di(pen!cs . .A1;'1,S 1668 ar~.!..
.
S'il n'y a point de VOllîns, l'H ul11Jcr dOIt en fal ...
l'e mention, &amp; fair parafer l'expl oit paf le plus
prochain :' lige, ' ~'abord après l'exec/ution. 1 66 7.
33. 4. tluj()urd huz le Conn'olle /rtp/tee au parc:fer"fnt du J//{fL"
... •
' d 'OUV rIr
. ,les PORTES) l'Y""
.~
d'
Sur le l'dus
nUl1ucr
Olt
drclTèr procès verbal au bas de l'Exploit) (ur lequel
Je Juge du licu nOlllme dellx perron nes)10ul' affi~ter à
l'ouverture des porres) &amp; faiu e ) lelquels dOl vent
:figncr avec I"s Records. art. ~.
'
Il doit être !ai1fé [ur le ch~,mp copie de l'ex ploit.
lignée des m[mcs pel (onnes CJui. ont f~gné l'Original,
Cl'ntcl~ant le n0111 &amp; domicile du Sequd1rc. Art. 7.
&amp;' 8.

3. On doit 1a 'irer aux pcr[onnes à qui la Saific cft
t'lire, pOUl aider à fc ûrcn ir leur vic) une Vache,
trois Brebis ou (eux Chevres. Art. 14, Vt9" ·. Labot;,,.•.
A l'excC'f tian ncs cas oLÎ le ['liGlfant aurait vendu
le Bêt~il ou prêté pour J'achcttcr. l,id.
ll.{tn:b!e CjNcpar la ndme rai(on l'on doit lai/F r
1"(, défaltt de Bénil, les outils de ftur mhier,
le pain,
la fC!rin Ci' les pctiies provifioÎÎ s dcJli, ées aux ali ..
J

mens.

On (~01t encore Iaiffer un Lit, &amp; l'I-:abit dont le
f::tifi dt vêtu &amp; couvert. ibid.
Le tOl t J. p... ine de nullité ~ ü1tcrdiétion 1 dom,,;

mages &amp; inter~ts , &amp; 100. liVe d'Amende, moi ..
tié :lIa partie. art. 19.
Sans que ces peines p-uiifcl1t être remifes ni mode ..
rées. ibid.
4,' L'Offic~er ne, do~t ni prendre ni faire tranfporter a (on Logls , 111 meme au Greffe) aucuns deniers"
Meubles, Hardes, ou Ft uits , appartenans aux
condamnés ou decretés. 16 70. 17. 27.
Ni s'en rendre adjudicataire en fon nom) ou fous
nn nom interpo(é. ibid.
. A peine d'intcrdiétion ) &amp; du double de la valcl1td

ibid.
Cette difpcfit ion n' cft que dans l'.ordonnance Criminelle mais eUe doit s'appliquer tttoutes les Saijies.,
pu)(qu·elles (ont (ujettes aux mêmes abus.
Voy. Eultflaftiques 1. Lv;bour. Vente. Recors. Sequ~for s. Hui/!lt:rs. rAari mers au mot Capitaines 3.
J

SAISIES des Per[onnes. At~ mot pri/è-de-corpso
Voy. Foires. Prevôt.
SAISIES rte lies des Offices. Leur Enregittrement
cn1pêche l'Officier cle t ra irer du prix fans la prefence des Cl'éa[1cier~ fa i fi tIans. Février r 6 S 3· 5.
Et rend l'Officier INTEP,DIT de plein droit) trois.
mois après la. {ignificati0o du Jugement qui lui or ..
donne de pafier la procuration ad r~(ignandum.art.8 ..,
J

Lor(ql"il n'yen a p,li nt d"" ppc1)
rA ppel a été confirmé par A I rêt. ibU,.

Oll

lorfque

La (ignification doit ('0 être faite tant à la perfonne qu' au Grtffe du Lieu de [es principales fone...

tions. ibùl.
V'!.y. Ohpofitions-au-s ce au.
SALAIR ES. Au mot Gptrres.
SALE (lu Palais·. Att mot palaiJ·.
SALPE TRE. Voy. Mines.
SAL VATIONS. 'Voy. Objets j~
,')

SAr,CLER. Voy. Chaffi +
•

�406

S AU

SAUL T Com té. EtabiifIèmen t d'un Juge d'Ap~
11e~n lOfS de i '(~r étion en Comté. A'-uril 1561.
SCANDALE. '·voy. DoÛrine .
SCEAU. V~11. oj'pofitions au SCet:lft.
•
SCELLE'S, J Te peuvent être 3pporés IHr lcs l,i,'-1S
Il'un hOIJ'/1'lJe V 1 V AN T cr DOH'!ici!ié , fi ce n 'dt en C,15
deFaillite&amp;lbnql ' crontc. M~lrs 1673. II. 1.
Et cn rmette/'e Crimùulle fur des Bùns 'volù ou
rccelrfs.
1

M etis à la l\10R T d'un dcbitcur, le crc3.ncic1" peut
le f..1.ire appCJrt&gt;! ~'tl a titra ['J" not/,~blc interh) &amp; 10r[qu'il S';] (~it (' ·s droits des 1\1 in~l1rs. 1579. Blois 164.
1. Les J l!~es des Sci~reurs co pCll VCllt connoÎtre,
à 1IJ10iIJS qu'il s'a~irre des droits du Roi. ibid.

.
.Voy. commin imlts 4. Sommaires. Officiers :. \1ili-

tatres.
SCOLARITE'. Attmot Ecoliers.
SF ANCIS. Voy. Heures. A l'ExtraordinflÎl'e .,..

SECONDS. Voy. Duels 4SECRET. Voy . Gr~ffiers

2.

&amp; 5.

SECRETAIRES CLERCS. Les fouIs Officiers des
Cours &amp; des Refluêtes, peu ven t fe [ervir de leurs
Clercs) lor[qu'ih exccutent une CommiŒon. 1579.
/

.

;8 . 01S

169.

Si cc n"d} en matiere Criminelle. 1670' 6. 6.
er 1. Septnnlire 1684.. pas mém.c au cas où les GJ"ef~
fiers &amp; leurs Commis fcroie nt lég itimement empêchés. 8. Oéfobre 167 r.
'
~!!ais (i la comlllinton eft émanée du Roi) cclui
q Ul l'exccute peut COt1l11Kttre à [on choix) &amp; don ..
nef le ferment même en matierC' Criminelle. ibid.
1: Les Secretair~s ne pel1Vcflt prendre plus gra nds
II Olts que ceux qUl paffcnt en Taxe aux parties,bicll
que vol?l1rairement offerts. Mars 1673. 29.
, .A pell~e de fll~exatl~on ) laquelle peut être prou ..
e Far ft telnOlns blCLl q~'illtcre1fés , &amp; dépo[an~

chaCUll d'un

SEC

4°7'

fait fi nglliier. ibid. voy. Geoliers 3.

.

Voy. Enqttéto 13. Faux.
SECR~TAIRES du. P.ulement. Creation de qua..
tre NotaJres &amp; Secretalres aU Parlement.Juillet l 639
SECRET AIRES des Chancelleries. Confirmé
da~ls le privilcge de/NoBLE SE au premier degré,
]uzn 171). 16. er Decembre t743.
Dans l'exemption des droits d;~ LODS dûs au :R oi)
&amp; dans tous .leurs ancit lH pn vileges. ii/id.
A l' .:xc.ctnlOl1 des Secretaires créés cl.~pllis 168,.
dont la hnance n'dl: que 10000. ltv. &amp; an. dcifous ..
2.0. Mars 1717. 1.
Ils [ont exemts des droits de GREFfE enPrOVCl1ce.
, 2. 5. Oc1obre 1713.

SEIG!'JEURS Jull:iciers, d,oivent {alarier leurs
Officiers &amp; Sergcns, de gages honnétcs. 15 60 •
Orleans 55.
Faire ê?dminill:rer la jull:ice en lieu certain. ibid.
autre que lel.tr Château, er y faire 'Venir levtrs Ju-,
ges à leurs frais. 'Voy. Juges des Seigneu.rs 4.
Sans pou v(lir vendre aucun état de .Judicature,
. à peine de privation de leurs droits. 1579. Blois lOf.
1. Les originaux des PROCEDURES crimindles
doi vent être entre les mains des Greffiers, &amp; non
entre les Inains des Seigneurs, à peine d'ètre priv és
de leur jllfiicc. 1579. Blots 170.
'
Et de 1000. li v. d'amende. Regl. de 1678. 4. 12..
2. On ne peut évoquer de leur chef, lorfqu'ils ne
{ont au ~rocès que comme prenant le fait &amp; caure
. de leur Procurenr J uri{diétionnel. 2. Sept. l 6) 9.
3. Ils répondel'lt des dommages &amp; interêcs des
Parties arrivés par la faute de leurs Officiers. RegI ..
du 26. Février 1619.
Voy. Domicile 1. Frais de Jull:ice au mot crimes 2 ..
.Arbitres 3. Juges-dcs-Seignettrs) chajfe, Nfl,ufrllges
( 2.. PriJon~.

_

�. ~o8
S EI
.
, SEING. T out Gentilhomme ~Olt 1igner du nom

d fa famille &amp; non de CelUl de fa ~erre , da.ns
t:ùs Attes &amp; èontrats, à peit1e de l111lhte. JanvIer
162. 9. art. 2. 1 1. C ette peine n~ eft" pas d' ufage.
,
,
S
'
Arre"ts. Ecrzttues.
Tefl.a'i'l';.ens.
T eVoy.
enl,ences.
.
J I'
.
.
Cha''Pb
Yure · Re(J0 ilJ.res.
Bzllets. Des ExploIts
au
mOIns.
J~
E
At
mot Afournement 1.. Des Greffiers au m~t nque es 9·
SEJOUR des Parties, n'ell:: accorde da~1s ce Par!ement gu'aux ETRAN(. ERS de la ~rOVl?Ce ~ aux:
Appe Ll ans de nouvel Etat &amp; aux Noulluateurs:
aux Decrctés d'A journement perfonne1 ,&amp; aux Q:1C
'r ellantes en Rapt. Reglem. de 1673. art. 11.4°. )1.

f~~t('s

autres Parties ont. feulement trois
pour la Préfentatlon, un pour la.
Prodnélion ou Plaidoirie, &amp; un pour la Taxe,
l'0urvû q u'dies aye nt fait 1 ur .A.FFI RMATION ) au
moins la vçiUe du J u&lt;Temen t. zbld. art. 1.
1 Le ({' jo ur eft ta~é aux deux tiers de ce qu'on
don~)e en marche pour chacun jour: art ..1 1 er 12. .
Sans d~trué1:ion du tiers, lorfqu'll ~'ag1t:. de R.~p.
t'lort E lquête , Information, CODtlnUanOn d.lal"
)
forma
tion) Procès extraorci"Inarre) OU A"If eratlon •
ftr t. 1 3·
1
.
2. . Le Dccreté d'AiIigné a pardeffLls cs troIS voya'v es un jour d~ (éjollr pour [es re~on[es per{onne1Ïes )' &amp; tf0 tS jours pour (on audition dans la Chalnbre. art. 3o.
3. Avant le tems où le féjour .c ommence , on accorde les voyag"s de la Prefentatlon) &amp; de la PlOd uébo n. art. 3 3. 6' 63·
.
SEL. Etablifft mcnt eo Proveoc~ du ~lnot pe[a~1t
100. li v. poids de ll1arc) &amp; le pnx fixe pour tOU.t;r
les
VOYAG ES. un

jours à l~. live Août 166 I.
.
Le franc Calé établi en fa "eur des Ofhclers de ce
Parlement&gt; à raifon de 12. . Minoes aux Pré(idell~

.

S

r""
.é L

,
4':)9
&amp;:. GA Minots aux Confei llers.
M flN 16 49. v,,&lt;:» 2- 4.
Mars 1660.
Sllpprill1é Août 1717. 4.
R é t~bli A 'vriL I7 I 9 .
J

MtU

SE~LETTE.
m i' me mot •

Voy . buerrogatoire

~ . ~ aux notes

SELLI ER,. Voy • .AJÇj~rchl:tnds 3.
SEMESTRE. Etabli au Parlement d'Aix. Ollo~re

16 4 7 .

Rc-ç"oCJué pour toûjonrs. Fevrier 1649 .
,g~~H~~U !U~,? N'éro.ient point .c o mpr is dan:: les
de .. eJ.) (es cl erablu des MalrOnS reguheres, [ans Lettres Parentes. Decembre 1666 .
Ils ~ étoient (ompr~s auparava'nt. ) . Jvt;;'~ 16
Et 11s y [ont encore compris aujourd'hui . .Août
1749. art. 1. Voy. M :ûn -morte.
" J •.II dt en jOlt:t ~u x: Archevêques &amp; EV'êqlle.~
d Infl:ltuer des S~mtnalres, &amp; de pourvoi r à leur DoT ATION par Ullions de llèoefices, a{fig n ation~ de
PcnGons on autrement ) a illll qu' i 15 verront à faire.
1579. Blois !trt. 1.4. 15 . Dùembre 16 98 .
.' Mêm.e d'étab~ir des M ,l I foni) pa rt Leu! teres pour
l edUCatIon des Jeunes C lerc') pltivres) de-puis l'â'l'œ
de douze ans. r 5. Dlce; )bï::: '1 G') 8.
..,
Et aux Cours &amp; OŒcicrs Royaux de tenir la nl1 il1
à l'~xccurion de. ce qui dl ordonné pour leur InftitlltlOn, Dotanon, &amp;Reglemenr. 1579. B:o;s 2;.1.•
2.'. ~('S O:'donnaL1ces d,es Pre lat" en Vdite " po;tant In J ~t1éhon anx CL1re~ Ot~ antres Ecc!eGa[l[(IIJC's
(k {e rctIrer dans un Sen1111J.trt pendan t t rolS mO ts
pOUt cau (c:s gra vr s, (ont CXé'CUréeâ n0110G (t1nt aprel. i0i,l. 15. Dercm~re 1693.
SEN~:CHA UX. SUl'pre[fion du grand Sc échal
tle Provence) &amp; creation d'un Senéchal parti_Lllit:r à
.
l
'
tY'1
C1ldqlle SIege &amp; Senecna Ullee. .Ai,ln 16' 6 Zo.
!Jeuvel1t pIéiîdèf tan t à l'Audience qu'en la Cham-

5'.

Mm

�SEN

4!O

SEN

,..

bre du Confc::il , &amp; Y a voir voix deltberau ve, ott04l'
bre 1693·
.~
Tous les mandemens &amp; toutes les commUllons:
5'expedient en leur nom. ibid.
1. A Aix te Senéchal a une place au ~hœu~ d~
l'Eglifc de Sr. Sauveur, &amp; aux autres CeremOl1les a
latêtedesCon[uls. 19. Jan'Vier 1 6 55.3 8 • (9' 14·
Décembre 1 7I 1.
,
precede &amp; préGde tous les autres Senechaux: de
]a Pmvince. 26. Septembre 167°·
Voy. Age.
SÉNE'CI-IAUSSE'ES. Voy. Lieutenans. Prevôt 6.
1

n

Délais

2..

"

d

' SENTENCES. Doivent être datees de la mal11" tl
apporteur en[uite du DICTUM, avant que d'etre
remi[es aLl Greffe, A peine des dépens) domm.tge s
&amp; interêts des parties. 1667. 2.6. 8.
1. L'int imé doit fournir &amp; mettre dans (on Cac
dans '.la buitaine " la Sentence en forme) ou par Ex:•
trait
.
, à [on choix. 1667. II. 16. ou 18.
.
A di:faut l'appel bnt peut la levé r par extrait,
fans com mannement ni 62:0ification préJlable, &amp;
prendre execlltoirc pour les f~·ais. i~id.
.
2.., Celles relldL1ës en Inattere CRIMINELLE) dûlvent être fi&lt;Ynées de tOUS les Juges) à peine de )00.
Ev. d'41mel~de) interdiél:ion &amp; domma~es &amp; interêts. 1670. 25. 14' avant [e [~parcr. Reglement de
1678. 4. 8.

l.a Seançe ne peut être rompuë après les opiniol1$

ouvertes. i&amp;id.
Doivent être rendl1ës au nOll)bre de trois au main\),
]oriqu'il y a des conduûons l peine affiiélive. 1 6 7 0 •
1.5. 10.
(

de [cpt G c'dt en dernier reffort ,
/{rt. IL en [uFplC:Jt1t p~1r des Cradués. ibid.
...
!ll. oit être dlc1r~ Vei.bal d'oplnion p3.r le Gret
Et au no ,.lbre

fi '1'.

l

5 3 5· Provo

l

411

3· 44 .

..3. Le J l1ge111en~ ~oit être. publié le même jour
au~ Delats ) a:ec lIherpellatlon de declarer s'ils ac&lt;jU1('[cc:nt ~u s'Ils ap pellent, à peine d' interdiftion
contre: le Greffier. Reglement" de 1678. 4. 8.
.Nonob!lan: le défaut de payement des Epices.
zbzd. Voy. prifonniers 8.
Voy .. A!I~cl. Epices. Dépens. I-lipoteque. Arbitres.
S!irfeol. MZYlutes. Complainte 2..
~EPTU}:GLN· AIRES. 'Vny. Contl'ainte-par-corps 2.
SEPUL1 URES. Lorf'lll'un Corps a été trouvé
~ort avec .des fignes ou des circonCl:ances de mort
'\'loltntc, Il ne doit être inhumé que [ur une Oro

donnance du Jpge) mentionnée clans le reO'ilbc du
l
b
C ure./
9. A'Vrt 1736. 12.
Voy. RegiJlres 3. et 10. Religieux 2. Naufrages
5. Sacremens.
SEQUE~TRES: Les uns font choifls pf4r les Juges
POUy la regze des bzens. Voy. Clirateurs aux biens.
,Les autres [ont choihs par l'Ofl1cie r qui [;.ic la
[allie) pour la garde des fruits [aiGs. 1667. tit. 19.
/trt. 19. OUI3.

CCl.lx-ci ne doivent être ni Parens ni AUiés de
'd.
l 'e r~'
... ~ 1" r. 1v/, I
. Ni êrr~ Fel~)mC, Er.fan5 ) ou pftlts .enfans du debItenf [.1 di, a p~ine contre l'Hniffier de tOilS dé..,.
pens ) don1 mages &amp; inter~(s en vers le faifiiIam. il,id.
130fl' i~ r ij ~/..t. /-TU mot Le /rûji , a jcùce que 1' OrdOl'mance a bIen entendu d'exclurre les PareDS &amp; Alliés d l {aJi{;ànt, pllifgue t.bi cat/t:m r:~tio, ibi idem jus.
Mais l'e &gt;. c!flji:')I], de "Ordrmnance {JI: lirnitée aux cnfa:u f5r petits en!ans du faifi, il rie de~cJoit clone pas
l' etc~dYe ,a tot:s les Parens ê.9" Alt'iés du I .'tijij[vlnt par
Ilne ul:".!:té de rCl~(rm qui n'a rien de réel,}' ayaut ft'!!cûntrazre mze oppofition extr;rne entre l'inttrêt du
~re~ncier, cr l'interh du acbitettr. Vo)'_ Ptrquifition.
1.

M

ln

ij

�SEQ_

-4 11

Les Frer('s, Oncles &amp; Nevrux du (ai{i peuvent
être érablis Sequdhts, s'il" y con[cl1tent expreifcUHPt &amp; lÎ!!l1tnt Je Ved)~l. 166'7· 19. 1.0. o:,t 14,
&lt;.J
,
)
•
3. Les Laboureurs ne peuvel1 t etre etablls SeqL1ef~
2..

tres , ès biens du S~igncur dont ils [ont [UjctS.l 579&gt;.
13/oiJ 176.
Pour /t's ConfuJs~ Voy. Confuls-des-Vi!lcs L
4. Les Sequdhes doi vent éne mis en polfeffion
oes ,ho[es Üll!Îcss'ils le requielent. 166 7. 19. 21.
fN T).

N:.ais ils ne peuver-t s'en fcrvir à leur ufàge, ni lcs'
louC'l'. 16 6 7. 3~. 9·
P. p"ine d'êtrc pivés des frais de garde&gt; &amp; noU1:riatft' , &amp; d'être (o,.damnés aux dOl "dnagc:s &amp; interêts. ilt1.
Ils doivent tff1ir ()n'pte èu profit que les Bcfiiaux,
{ai[i~ rrodui{ll't o'eu.x" LJêmes. p.rt. 10.
5. Cdui (lui ar VIOLENCE empêcbe !~ur étaLli[fen 'fnt ) (ll! &lt;l'ui cnlcvt les Meubles Oll l-;'ruits {aifis,
d } c01.dan'I. ' 8U dot·bl( de leur valeur) &amp; à. 100.
liv. d'AuH'[H1e o 16 6 7 . 19. 1~. ou 17Saw, prtjl'Jicc c1CS f ourfun&lt;.", C'xt1'&lt;101ciinaires ibid.
6. ( \ s S&lt;:' C}u "fb \'f, lOllt dtcl!argés de rlein drGit
~rl'ès ~UN 1. N , à con;pter dl. jour de !tur C.OU1,ILi[..

r

hon. a rt,

18. Ott 11.

Cn ::lpr'c; rEt 1 x MOIS li 1fS cont::{l-ations des par•
1."
l'fi' .
"
tlCS ('(OH' ct l' t l" \ nvcmer!( Juge, s . ~rt. 16. ou 10.
F n 1"&lt;: l\ti..1ut c(~' n. pte de leur adnlÏnifrl atIon rour le,
p7,fTé. Ibid.
Bornicr fur "art. J 8. ajC'ûtc ) antre choCe (fi des
SC'1nc~r('.s ,,~Ionta!r s. l\Jtlis i'Urdoi.luirJce ne fait pas
ait e diftv: fi Ion.
7. II ne peuvent êï'C' établis dans les ticr s AFFfR ME'S, mais on doit Gifi \" ou arrêter la r~nte eu.
deniers PU grains) ePtre les mains du felmicr. 11:.
gltmOlt âe 1672. fr()c~s e"Wc. ~5.

SEQ

4 13

Sttuf d 'hablir un ADJOINT Ji le Fermier eft infolV f"ble, Nt fi l'on craint Ir" collttfton, vt'Vec le debitflur
a; ~ ~s en, a'Voir obtenft la permiJJzon du Juge, er au~
fr~lS du 1"eque:ant fans 1epetition ) s'il n' eft tttutremeï'~t
dit er ordonî'le.
8. Les SeL1ucllres peuvent êüe condamnés PAR.
COR.ps) à la n:plefeutation des effets iequeHrés en...
treleurs mains. 166 7. 34· 4.
Et s'ils l'efufent d'cxpcdicr en vertu d'Arrêt on
peut faire iai{ir &amp; proceder le même jour à la v~nte
&amp; déllvrance de leurs Meubles, fans autre forma!i1
te/ ,) d)t"
e al ) nl proccnure.
Reglement de 1672.. Procès
cxecut. art. 2. 3.

"

1

•

Ou [e colloquer [ur les Biens-fonds Far un u:ul
exploit. ibid. .
Et en uutre ils peuvent être contraints par corps ..

Zbid.
Voy. Complainte en 'matiere de Bcr;,efices. Sommaires.,
SERG ~NS. ~oy. HUljfiers. Exp~uits. Seigneurs.
SERl\1ENT. Voy. Parjure, Preuve par Témoins 3"
13lafphemateurs.
SERR1JRIERS. 'Voy. M (.wchands 3
SER VICE DIVIN. Nul Seigneur &amp; autre, ne
peut contraindre le Curé d'en changer ou dlfferer
les heures. 16. Arvril 1)71. art. 3 .
Voy. Eg!ifes. Cabaretiers. RePdence. vifite 2. EccléJiaJl:iques 2. Paume.
SIEGES. Ceux D'AIX j de DRAGUIGNAN, de
&gt;

de FORCALQUIER. &amp; D'ARLES) établi5
par l'Edit de la reforIl1fttion. 153)· art. 5·
Celui de MARSEILLE en Février 1535· Il J' eft
dit- que l'al'r d rdTonit au Parkment, lequel à set
effet doit :llkr chaque :lunée tenir les Grands'}'J urs
r Il e. 'Voy. G. ]oters. Ce meme
~
('"
a., Manet
.:&gt;lLge
a ete
fupprimé &amp; creé de nouveau. Août 1700.
Celui d'Yeres. Sept. 1544. nansteré à TOULO){.

DIGNE,

1

Mm iij

1

�4 14

S l LvI

SIE

établiifelnent à Yeres. Dl:'
cunbre 1655. Nouvelle tradlatioll à 1 oulon.
Juillet 1662.. Nouvelle création. Juillet 1664H el)
lvfars 1643. Nouvel

lvûfJant frtbfifter cel,tÎ de TOULON .
.
Celui de GRASS:E Janv. 1574- Ulpprl1ne. M/lJJ'JJ
1574. Rétab 1i. Novembre 1 57 4~
Celui de DRIGNOLLES. A'tIrzl 1575.
C lui de SISTIRON. OElobre 16 32..
Celui d· CASTELLANE. Juillet 16 39.
Voy. Li"uter.fttns. Prc'1JÔt 6. RtfJ,ltê t:s du Pa l!:is"
1

Stnéc!7t1 f/..)".

SIGNE~.

voy- .A1ûcts. Tcflamrn .
SIGNIFICA'"fIONS, Aucun Jugement ni Arrêt .,
oC' r,-' ut êtte lignifié à partie, (lu'i~ ne l'ait été
pl e~.dablcmcl1t au Procureur) lorl~lll'il y Cil a ur·
conlhtué. 1667. 27. 1...
Ceux rct:dus en Audience ont lenr effet pOUJ leç
hyroté'lP('S ) fàifies, exé\.~u~io~lS). ~, ~H~tr(?S cho{e~ "
bien qu'il" n'ay nt pas ete {lg11lfIes f,'f, l./f- Pnrtle.
J 6 () 7. 3 5. 1 1. pOUf'Vi; qfl ils i' ,,1)'trj,~ hé a ft l)ro(f~ ..
re/Ir.

Ceux p;1 r d ~faut donnés en l'A udicnce &amp; fin procès piU écrit, )nt leur effet,:1 compte'r lusf;; d~
jour de l~ {~gnificaüon au Procmeur. Ibid.
tes dél. is courent du jonr (i",e le Jug_ment ou
Anlt a tté (i~ni.fié au Procureur. RegleilJ. de 16 72."
1l 7l n. gIn. 5.
Jvll1is le T .HS pour [e pourvoir par P c(\l1ête d,·il'.!, ne cOLUt Cl'I" du jour de la fignifcaùG)l .i partIC) ou domicile. CG7· 35. 11.
1. Les contredits &amp; les [alvaticns ) doivent être
1i~ lifiés , &amp; nOl offerts rar ropie de Procureur \
l\ccurcl1r. 1667. 14.11. 18.A'tI'i'!l r671.
1'.1;' Eaits domicile) Loge) RctJ.ttét..C$ ExpIa-its
1

j

1 1'(1" !{/c 'tl'l 1..

5

UNIE. Ce uiull! -do.'t êtr

p

,

ourlûiy" rat les

4J J

Juges d'Eglife contre les Pcrfonl1es EccIéLiafiiques..
1579. Blois

2.1.

Et par les Baillifs &amp; Sénéchaux contre le.s LAïQUES coupabks &amp; pan:icipans ibid.
Les Bénéfices des Simoniaques (ont impétrables..

]/lnv.

162. 9-

Voy. Divolttt.

SINDICS. voy. Banqueroet.tes 9. Recz..tfation:

1r

EVVJcations 3.
ST)TER 01. 1. voy. Siege.
SOCIETE'S. Toute focicté ) tant génèrale que en
COMMf.NDITE, ou limitée à tm certain. fond), dGit
être rediaée par écrit . .Mars 1673. 4.1.
Et la preuve par témoin n'dl potnt Hçîlë cOl1tr!
&amp; outre le contenu en l'Aéfe) ni fl1l: ce qui auroit
été dit avant) lors ou après. ILicl.
Pa') lnême pour fOlll1ne moindre tic 100. liv. i-bid.
1. Les [ocÎetés des Marchands &amp; Négocial1s, tant
en gros qu'en détail, doivent être ENREGISTRE'E~

au Greffe de 13. J uri[diéhol1 Confulaire ou de l'Hô..
tel de Ville. art. 2..
.
Et à défaut au Grdfe du Juge du liell. jbid~
Et l'Extrait in[eré dans un tableau. ibid.
1

A peine de nullité) tant contre les Aifociés,.
qu envers leurs Créanciers. ibid. On n'oppofe ce dé.
[nut que POUf' faire prévaloir des créances h~potécai­
t'es aux créances fociales.
Les continuations doivent être pareillement écri
tes , el1re~iihée$ &amp; affichées. art. 3.
De même que tOqS Aétes pouant changement
d"'A{roci~s • nouvelles fiipulations 1 ou claufes. pout
la G.!nature.
art. 4u
_
,
1. Les Alfociés [ont cbltges SOLt DA1REMENt'
pai le feing de celui qui ligne pour la Compagnie
nor autrement, ~lrt. 7 .
.MJ.i~- ~u . [;;;cieté C_Qmmaudite &gt; îh ne le font que

-

�SOL

S O'C

41:6

jufqu'aa COl1Cl].rren t ~e leur ptl:rt. ar~. 8'.

l

1f

d Oit contemf la cJau0 Ge ~ rou...
mettre ;l Jes A~{DITR1S four les co ntdbuons :l ve-

:z:. Toute {oCleté

nir. art. 9·

Si la clau [e a été cmi [e)

.
un [~ul peut COnrra1l1-

(he les autres à l'exécuter, COJnmc fi elle éto~t in[l.;"
ree. 'l''b'Jf,l•
Le[cpds Arbitre: pc lY~ny lUf?cr ~L1r les piéces re·
mires (~l1S aucune torrnallte de JLu11ce ) n on0L(t~l.l1t
l'ab[encc de quelqu'une dLS p;1rtÎes. p-rt.I2..
L~urs S.:ntences (;.Jl1t enfuit: homolOgué.:s à b JnriCdiaioa Conlu1.ùrc , s'il y cn a ) fi -non 4l11X juftiees ordinaires. art. 13,
En cas de parLlge d'opinion, 1cs Arbitres peuvent convenir d'un S'lr.~.bitr~. [:1.,s le confclltcment des Parties; &amp;.1 défaut d' n con enir ) il cft
nomrné par le Jugé'. art. 1 l.
'fdut ce que dclIlls a Eru
l'é?;ard des Veuves,
l-léritiers , ou ayant caure des Alfocits. art. 1+
SOLDATS . Leurs Capitaines [ont refp c n:ablcs Cil
...
leur nom, des exces &amp;outragl~s p:1rCLlX 12.itS. 1579 ..
, .
.
l

a

\

BLOIS 1.) 9 .

A moins gu'iis les repre[en tLnt 3. Jp{lice. ibid.
Pour radon de gUOl ils peuv~nt être appdlés devant le juge àu lieu où les fautêS o~t ~té commi[es. ibid.

Le., OFFICIERS !vlilitaires ne connoi{fent que des
crin 'S I.!c Sol J;1t ~ .:loldar. 13, A1a; 166 5. 43·
Les J liges des li~lix connoitrent dt;;s crilnes com~
mis env-:r5 les ~ . . abitans. ibid.
En :?pt)db ,olt le Prt vôt , ou II" Ma jor , ou l'Aide
:rviajor) ou l'Officier commal •.:tant le Caf,'ps de
Troupes où fc 'voit le So],tat a c(ufé , tant 3. l'in!:
ruéhon ';Hl jugement. 4. No 'V. 1651. IJoitÏers 1.

cr

2. 1.

Cd/(:

IV O),S

l

OraOlnJ,a~J,c e

Il'
;f!. 1
r;,'(:jlp~znt enr::glJ 'i r ee.

NOiH

,
J r
d'On:
tm Reg"i}h;ent
quI.. or dorme qu ,\a o.eraut
lU·
1

1

• ..
M'l"
r.
. exploit de perquifirion
4 7ai
t:ler
1 Itaue ) 1'r lcra
fau
la dIlIgence du Procureur Général ou de {es Sl1bftirurs
&amp; Procureurs J uri[diéhonncls ,ou des Parties ci vi:
les. il. cft du 10 • •tv1ars 16 95.
'
Mals l'Offic~er Militaire ne doit poin t affifier au
JHgement, bIen qu'il ait aŒfié à l'in[huébon.
Reglcment du 14. No'Vembre 174- 6 .
. L'?rdormance. de Poitiers ne parle que des Juges oy..
dmfltres, ce qtif, ne comprend point les COU1·S . Voy.,tlux Notes .

Les Officiers ne peuvent ni retirer, ni faire retHer l 'a~,; Sold'a \s ,des pd[ons. 13. ,Mai 16GS. 43.
Sauf den regucnr les] uo-es) &amp; en cas. de refus
fc pou[\'oir au Roi. ibid.
b
3· I.e CcrttLicat dt" Capitaine fort de preu'Ut ie [II
MOR T du Soldat tu' au fer /vice du Rd.
Voy- Officiers-MiLitaires. Ttlx~. Teftamens-.Militai. ...
res 6.
SOLEM~!ELS. 'Voy. Teftamerls 3.
SOLIDAIRE. 'Voy- ChM'ge 7. Societés 1 • .Amende..
. 2.

'peine.
SOLLICITA TIONS aux Maifons des Juges ne
font pc'rmi[es at'x Officier') de Juflice, pO~lI les
procès pendant à leur Juri[di&amp;:ion , que pour eUT)
leurs t.tJ:ws) Pere. !vIere) Ondes, Tantes ) 't~e­
veux &amp; l'~i ~,cs. 1667_ 2.4. 13.
Et pour les Mineursdol1t ils [ont Tuteurs ou Curateurs. ibib.
Sans qu'i Is pui{fcllt , en {1,uc:m cas, follicitcr

dans

'e li' ll cl la réance. it;i,;~.
r
.
1
N l. pou r (l' autres per ion
nes , a,pel
n" n'erre
pn ves
de l·cntréc de la Cour, &amp;. de leurs g~gcs pOl!r un.
1\

.

,

an art. r 4.
Sans que ces peines pniifcnt être remi[es ni macle,
" 'd
Jt.:(5.
WL,.

Les

PJ:Q'\,lreur~

du Roi [ont

,har.)~s

d'ayertit leI,

�SOL

4 18

Procureurs Généraux des contraventions , &amp; les
Procureurs Généraux eil doivent t..:cnner avis au
Roi, à peine d'en répondre en leur non1. ibid.
Voy. Recufations 1. F.tr.it-propre.
SOLLICITEURS. 'Voy. ceJltons- dc- droits.
SOLVIT. Tous Juges &amp; Officiers ,le J liflice, l~ur~
Clercs &amp; Commis, doivent écrire &amp; parafer de
leur main, tout ce qu'ils ont rc:~û des parties. 1579·
Blois 159.
A peine de concuffioll &amp; de privation de leurs of-

fices. ibid.
11 en dl: de même des Avocats &amp; des Procureurs.
nrt. 161.
Aujourd'hui la peine des Avocats n'cft que la
reftitution &amp; le rejet de la taxe . .Alars 1673. 28.
Voy.

A'VOL tUs.

SOMlYIAIRE$. Les maticrcs (ommairc::s en toutes Cours &amp; Jurifdiétions , [ont les cho(es concernantla POLICE) pour le[quclle;; les Jug('l11cns, tant

déf{nitlfs que provl(oil es ,f/mt exécutoires Honobf.
tant oppofition ou appellation, le tout à &lt;iue1que
(omm\.: &lt;llt'ils puiiTcl1t lnûnter, en dcnnant cau·
t i0 11. 1 66 7. l 7 .r . C::. J1,.
L~s Adl~t' , 'VeliteS, D,~livrancr: ~ p~yem('ns

pour f'RQVlSIONS &amp;. fournitutcs de 1{~i[üll , C11
Grain) Farine, Pain, Vin J Viande) Foin) liols
&amp; aunlS delllC:t:s. VJ1'r. 3.
Les rom mes duës pour ventes faites ::mx Ports,
Itapes) FOIRI:S &amp; 11;lrch~s. ibid:.
L~'s Loy ~RS de mai(ons, FERMIS &amp; dépenda.nces, foit qu'il y ait Bail ou no n. ibid.
Les dom mages ca.u[és par les Chevaux &amp; BESTIAUX J leur falhe) nourriture) dépenfe &amp; louage_

ibid.
Les GAGES des Servit~urs) peines d'Ouvriers 'Journées des Gel1S de travail. jbid.

SOM

419

Les parties d'Apotlcaires &amp; Chirurgiens les "a~
cations de Medecins. ibid.
)
Les frais &amp; falair,es des Procureurs ) Huiffiers
Sergens &amp; autres ~holts â'Officiers) appointemen;
&amp; recompenf~s. ibid.
. Les app~fitions &amp; levées de SCELLE', les confectIons &amp; cl(:Hure D'IN VbNT AI~E &amp; oppofition , pour
tout ce qUI concerne la procedure tant feulement.
ftrt. 4.

~

Les oppontions aux failies , exécutions ventes
de Meubles) privilégès &amp; préferences fur 1; prix
lorf&lt;ju'il n'y a que trois oppofans. ibid.
)
Les élargi{[emens &amp; proviGons des PRISONN IERS.
art. 5.
Les main-levées) les établiffemens ou décharO'es
des SEQUESTRES &amp; Dépofiraires . ibid.
b

Les

ibib.
Les PROVISIONS accordées pour nourriture &amp; aH ..
mens. ibid.
.
Tout ce gui requiert CELERITE' ) &amp; où il peut y
avoir du péril en la demeure. ibid.
Le tout pourvû &lt;]ue ce qui eft demandé, n'excede
paslafomnleouvaleurde MILLE LIVRES. art. 3.
4· ~ 5·
REINTEGRANDES.

Les califes pures per[ol1l1e1les n'excedant 400. live
a.rx Cours &amp; Requêtes. 2.00. li v. aux autre" J urÎ[d~étions Royales &amp; Seigneuriales) &amp;: aux Officiali.

,

'

tes . .Art. 1.
Le~. Canres [olnmalres [ont difhi!Y.1tes à la Cham..
bre des Enguêt~s. RegLemc"/llt de 1 672.. Cti;'!! jumelles [ot'}!' rep-tttéesfàmm,r:tires )ufqu'a 60. li't,.
1. Les Jugunens déSnitifs en matlf'le fommaite, [ont executoircs pJ.r provlGon &amp; nOlh.:bHant
Al&gt;!lEL s en dOllnant caution. 1667. 17. arr. 13 •
. Lorique les Condamnation~ n'excedciît pas 40.
thv. aux Duchés &amp; Pairies rdfortil.fant aux Cours.

'

�SOM Sie"""s narttCU
· 1'.
10
..,..(' li". auX al1• tre~ • 60.
liv. auX ~- l é letS.
~
&amp; Amimut s. 30o~
2.
Sieo-cs Generaux

sou
SOUFFLEURS Poi{fons. Voy. Pe{èhe 3.

À

11". aux
b
~ r. Requêteç. art. 13.
li" aux Chambres cc;, . .
les pa.rties peuvent
"
·",·c [ommalle ,
li ce
l'

.

,

100.

En ma tLI
, Procureur, 1
'C Üms Avocat n1
6
plaider en propr ' _ uètes &amp; Préli~tiau'{. a,rt. . ....
Il 't' ft aux Cours, Req
E en matiprc fommal
....
, L'AuDIENC
~
2.

•

O

J'n&lt;ye ~out

~

7.
n ~,
C ' &amp; ]unf&lt;.héhons. tir",
d'
re en toutes ours,
. h.ider après les e:Sur un {impIe ade a venIr P ,
)
a

.

.

.

lais échûs"
loti"
, 1'1 d'
voir des Audiences par ..
l'effet
d~
qUOt
Olt
Y
a
A
't ï
tiCl,tlieres établil·s. tVh.
"
• (T(~
on y délihe. Si le diff~telld ne peut y c~re JU é- '. "S ni E.
r.
du ,Cl. 10 Il
cntur&lt;.:.,
te (ur le Bureau ans pr.o\. . . . 1.
~ qtrJ~ullle con 1:0
...
~
FIeES, a' pl'il1e. de:
, rdhtutlO11 a
ttelui qni a prc(lde, art. 10.
é '1 nrochaine
Le JU("TI:ment dt en (;ûte pranonc a Jo [
~

AlldiCllC~.

'j

cuve orJonn~e, les ~p.3· Lorfqllii y a une ~r 1
'pr }chcs prcaQlN s [ont onis ;~ l' AfiudltCI1C~ ". ~sll: rLpl'~\fel te. Art.
ores
1 a r~rt1c
b
P
la !cment pro
. , l
. d
t ]4nvi"Y 1 7) o.
e Cl' 9· Arrét de rt:! {!fmmt .u 1.: '1 •
fi c'en: de ..
' O'
Grdfe dcva'lt 011 Com"ll!la\re , . 1
• &amp;:
II a n .
0
1""( uètcs fommatr~mc:n ..
vantlet;Cours, uIT .1 l.d'~l· 166'7.17.8.
r
c.·
i DfOrO :1tlon t . '• cal.
1
.
.La lS .!.la! ) n r
h r.
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e ex(;cute tarit en
Tout
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d~fJus
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premiere infbnce qu ell cau ç d'J.·'ncl
l [
) :l [eUle
JV,I.' .

1

1\

•

t

( ....

r

nullité. Art. 11.
.
' t qu'" de!
S. Les délais des pr"'ienta~lOns ne 01
"trois iOll rs en matien~ (om m~llre. 1667. 4,. ,1.
V;1.y. A,"PI'! 3. (§ 4. G/;,ut'et:cs r. V.uat (J,IS 3.
SUl'vlMA T10NS. Voy. A!1rur.ges S.
. ,
SONNERIES. Voy. E'7)equt's 2..
• •
•
S R TIE
du Roy.tume. Voy. Rellgzol1nalrn. 1T.
.
Cowvcrtrs 1.
•
SORT.lE d'l1n MonaHere. PO). Re 7;g-ier~ fè 5.

SOUFfLEURS

411

SüUMJSSIO"\T Ou S~bmifIivn. L'obllga~ion ge •
"Detale à tou.tes COl1rs comprend la SoûmLJlioo) à.
lTIoins que le contrat {oÏ.t pafft hors ~a fJro\111lce. 21.
Jan'oi / Y I4 6 9. cr 3. Août 1472,.
J. Cdai qUL eXCCllte en vertu d'un Co ~1trat SOll111lfTi'JDné a le choix d~ f,..: pourvoir ou p,r,r clameur

et /:~r;,e d~van t le Lic 1tenal1t dt.'s SDtL lil11al1S, ou
d::vant les Juges ordiilairC::3 p.,l r aétion

jimpIe. AOt~t

l,: (eL, f3' 1. Oélobre 16 G 5".
2. Le reglcment de 1672. en reglant
le procè$
. ,
cxuutorial, ne préj .J1icic point à !'u[aL;e
prat l l~ll1e
aux procès Littcr:aroircs de .la Soûrniffion.
C'eft au
titre Proto execut. art. 3o .
l

6" 61. LPlttr

En

.

forc~ clû~lJ 1 &amp; l1ns con da Il1na tian pr ce1eote.,

on pOllr[uit j n!qu 'à collncarioll) ou jur(p'l la déli.

vrance des eff~ts mobiliJ.ircs inclu{i·vem~ilt. l{e:le...
ment de I678. 2... 2...
J

Le Procureur même ne petIt ponr!llivre une CO'1 ..
damnation [ans ua ordre exprès d~ fa partie, à p~i­
ne de rejet des fraÏs. ibid.
A moins que le debircl1l' ait formé oppofirio l1 • iJ.
3· Le Lieutenant des Soûmi;1il&gt;1}~ 11 c .') nllOlt
d'aucLHl cantrat MA R!TI ME, qlOiqûe So ..îmiJionné
&amp; p3.[ Clameur. 23. Juillet 16 3 3 •
Voy. Ltttes .

SOURD &amp; MUET. Au mot Muet.
SOUS FRiT. Voy. J!.l:;lis 12..
SOUSCRIPTION. Au mot Formulaire.
. SOUSDIAC00JAT. At'" mot Ordres.
SOYES. Celles des Pays érrangers ne pC"lve&gt;nt
~t1trer en Provence, que par le Porc d~ Mar[edle,
d peine de conufc:ltion . .Nlus 166:;.
SPEeT ATEUP S. Voy. t)/ul 4.
STA TUTS. Les Ordof1,}'t.itnces de 1667. e:r toutes
r~

n

�4

S_ T A,rr;

1"
r-

ent

à

_
tOtlS StatutJ:&gt;

les fofle1 ieures dérogent exprcJ{em
,r
é3' Urages contrazres.
•
d
lusf!..cmens )
J
d O t "Ire 1"(J'Vt-tus e
~1. Les Statuts d~s Cott s
oz'ven e
Lettres Pate11US. 'Voy. aux Notd. /"[
. s pri{('s
Le p;1rlemem h0111olo~ue les Dc.:l1 )cratlOO l
"1
T 8
VO'l/
Homo oga..
fu rIeur exccutlOl1. l. 7 . ..A ars 171&gt;-' ./ •
,
tton.
STELLIONNAT. Voy. Femmcs~
d 1
SUBDELE() UE' ~ d&lt;:s Intendans. L'appel c t'nrs
o

1

L

•

]Ucrl mens

ne peut être porté que devant les Inreu-:;
Ja~s. l.8. Juin 173~L 8. ~3..
SUBLIME'. Att mot poijon~. .
SUBMISSION. Att mot 50umiJjion .
" .
SUEORNAT10l'-J des Tem~lt1s. l'Je ,rent e~le
rouvée (lue par une. ~nf~rmatlOl:, &amp; 11 l,il. ~olOt
';'ccûë comme fait jufhticauf. ,Arrt't tle rcghment du
lO. Mars 1745·
.
r"oy. T( moins 3. Rapt. Domefhq~~es.
\

,

( ÙBR1PTION. Att mot Obrcpnon.
SUBSTITUTS du Procureur General au Parsuet.

Ne peuvent prendre :lucu,ne d~C)[e pour le r3p~ort d~s

r cquêtes

,drs Informatlons a cleCl etu-, &amp; de lntcrrc!.!atOilcs. I~79. Blois l'57. 'Voy. PfH'c;aet 5· .
pour les I?éfaurs, / ~o'~gés) &amp; autres a{falr~
pour le[quclks 11 dl: ddclldu ?UK .J uges de prendle
des Epicrs. ibid. er M{irs 1673. I l .
SUBSllTUTS aux Si(g~s. 'VC)'. Procureurs.du1
•
R(li. ArJOCatS-Clu- Rot.
S1JBS1ITUTIONS. Sent rérraintcs.l deux de"l'rés , l'in(htution pon n,pn(c. 1 )(;'0. Orleans 59.
~ Cdks faites avecle œot 5J.!' 11.7tVU1l7qzUJ, ne prIvent pas la Mere de filC edlr à ion Fils dCCtdé en pu"
piilarité. 14.Vérembre 1456.
S'i 1ne patoÎ:t d'ui c VOlOl té contraire du Pere.lbid.
il (aut pottr cel.l que le cas du deces er), pttfillarité)
foit 0'], hrmes p/éc ;s.

Ni

~

•

SUB

41 ;

Toutes difpoGtions , [0it cIe dernière volonté ou

entre-vifs) contenant Subll:imtion ou Fid~icomn1is)
doi ve 1t être publiées en jugernent) l'Audience tenant. I566 . },t!otÛins 57. 0r ~8. é5' 18. Jq,n-vier
17 l 1•• &amp; enregifl:rées au Greffe d;,; la J l1{tice Royale.
l

ibid.

Tant en la J~Hi[diého!) Royale du Domicil(~ rIe
cdni qui les a faites, qu'à cdui de la {ituadon des
Biens. ib id.
Ellcs ne pe~vel1t être oppofécs aux creal1ci~rs ni
au~ tiers acqu~reurs fi. ce n'dl: du lO!-H d.e ieur publi ...
cat lOn &amp; enrcglfl:rcmenr, lorfqu'il eft fait après les
SIX lvIoIS. ibid. f.5' 17. No'vembre 16 90.
Mais s'il cft fait dans 'les SIX MolS, elIcs ont effer du jOLli: de lc:ur daœ 011 du jour du decès. ibid.
Le 1\1!NEVR n'dl point re{tituéenvers ce défaut)
pas même au cas où fe11 Tuteur (eroit infolvable
ib.d. es r8.]art'vief' !;7 r Z..
•
Ce dcfaut ne peut êrre oppofé en aUCt;n cas ~ nx
Subllitués par les HERITiERS &amp; leurs Succe1lèurs.
ibid ..
Cette [annalité ne difpenfe pas de la ncccfJ1t,~ de
r.inlinua,tion. 17. No"uembre Iù98. VVJ. ]i'iji/Htal.,.lt qu,( S 4.
1T.
1; 'Jt":~i;,~tz:)ns
&gt;
•
y 0)'.

tZO,l s

F.lcItiJns. Dom:tine 2.
SUCCESSEURS. 'VJy. RejigmuioY.!s. Reqlttêtes-ci ..
L,Û'qf1.CS.

'Viles r.
SUCCEC'SIONS. 'Voy- Heritiers. Ttftamens. Subf
titte:ùms. Dt;:i!l 10.
SUITE. 'VO'\!. J'4.~'rcs-Confitls.
SUPEKSTiTIU1\J. "'JOj. Dt 'vins.
SUPPLICE. 170(. Executions.
SUPPOSITIOJ~ dt Part. 'Voy. Con(eil.
PPR ESSION de Part. 'VOJ/. Grc/FI/es.
SURSE'ANCtS ou eéCen(cs Gener~les. Ne [ont
obtenues par les Negociaüs, qu'apres avoir mis un

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;

SURVIVANCES: Les Officiers recûs en Surviva[~_
ce ) n'ont rang &amp; réa nec (lue du jour de la mon ou
de la démillloll pure &amp; {impIe du Rdignal1t. 4. l.1.ai
17 0 3.
A moins qu'il foit auucrnenr porté par leurs pro ..
'ViflOllS. ibid.
~

1673. 9. I.
Confùl;-irc ou

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011

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de VIlle
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diélion dans laquelle J s .Urel [cs doivent être pouriüivic. ibid. t',ft; (t'oiliinnire ai'lP.:~r'Lt/.l'llt) à c~tu­

l'appel en jldt{ïl.dr(l;~/l'l.xeclttùm fi dIes étalent
OUto "ès dt.flS lL s .c,l "f.'t'{ ;Ul ".'j;"CS.
El les. (ont S1 G N J F lE' ES ('~d1S I;t11l1ita j ne aux Créanciers qui (t 1 r (ur Jes Licux J 8c Il'ont' [Fet &lt;-lue con ..
arc. ceux 3 Cl i elles tCIIH {if!;l1ifiées. {j, yt . 3.
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SeE;' U, "1":' r fc.s p . its Otl"ci 1 s de la ~bj[on d"
Ri, ji,{ ~l'A c ux dl prcmit'r PrilJ~c J"'S"r f" ; clics
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Ct)n(u! , fi .r.r 1°73. 12.15. '1)0)'. J.tlTr:.s-CùnJè.1s
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ABAC. Premiere taxe fur le Tabac, pout en
éviter Je trop grand Ufi1gC) llU1LJbtè à la famé.
6', N()'Vi;,mbre 1629.
TAILLES &amp; ImpoGtions des Communautés. La

a lieu dans cinq ans pour tous 'es
deniers levés par impo{iüOl:, 12. Septembre 161 5.

PRESCIU {l'lION

.Art. 4.

S'il n'yen 'a demande judiciaire. ibid.
Vqy. Lieu:cnans 1. Parltmcns 4.
TA R E. 'Voy. B:?1'J 4,
TAS ' -.UES, Dechréf's rélchcrabJes ) Pexceptioll
de c ' lles (ubrogées aux druits Stigncuriaux. t 4. No-vtmbre 173 o.

a

En pluflcurs &amp; divers payc:nens reglés par les
Intetl 311S, 19. Décembre 1'1) o.
T f\ VERN ES, Au mL t .'(tb~'lrcticrr.
T AXES de Dép nI). Le Procureur de l'inll:ance
dl tenu d'occup~&gt;r a l'appel de la Taxe. Reglcm. de
J

16 71... a,./n. (Fen r. 20.
"

Le del11and~Llr en t~xe &lt;1oit donner copie de la
décLuJt".11 ou rolle d~s dépens. 1667. 31. 5.
Le d~r"ndcllr peut dans les délais re!:flé fùiv,llt
13 di{ anre des lieuy, prendre cO!1l111Un'l'cation des
p'é~cs lU fhfi(ativcs des articles du l'olle, par IfS
mains &amp; au dunlÎcile du Procureur) [1.US déola1.

Ger ibù,.

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Î.

fomme qu'il avi[era. ibid.
.,
Sor. IeulllclIes offrf.s, Je ,del~~ndellr p~ut lever
rCl1toire s'il 'Veut s'y temr, zbzd.
ex S'il rc:fll'[c &amp; fait procéder à la t,axe, &amp; l]~J' e,i~
,f.'
once 1" ta"e n'exccdc les ofhes ( les hah'
(011) eq1h
l'
de ta~'e non compns) Il .en dOIt [UFpultCI cs
(L

•

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•

frais. ibid.
.J
•
T
~d'
Ces ojl1'{'~' ont refp d'être en flrag~ ucttttJ ,U.~.l' E Il!
de Mars 16 SJ.'!-, f3' Août 17 1 f' f}~H en h~ll/~(]tn:t :ics
"II~tJ,'Vea!Jx c:rcits , .mt arienne Clu'lIs fC1U1CC.t pay( , ,
{oit que lq taxe (co
à }';1il1iablC" ?u anrlu:\,Cl, r.
2.• .A c~t'J:.1l!t d'offres Oll (l'acr:cpta JOll , la (CCl ........
rarion d~s d{ecns dl: rem·ire au PROCUREUR 'fIERS,
avec les pi{ces jufbficative·s. art'. 1,5 · .
Le Procureur tiCl s doit cotter de. fa malll a,t b;'"
de la declar~rion) le jour que la drc!arat.lon 8~·
lrs piéc('~ lui ont éré,Jdivrécs. art. 16. ,
Cc qui d(Jit être :ft rt nifi6 avec [Ùllll11~tton d'Cl1
.,'
r.
d'l,
. ftl,.~ 1-'/.
rcndre• C lllmlllHca.tlOU
1:1115
epu1.CC1.
Il d it écre tait. trois jours aprè3, ·nne autre
fommarjnn de fè t 1'Q ver à l'étude du Procureur
t Îel'S ,a jour &amp; heure préci(e) pour 'oil: arrét ~1:'
le dépenr.. tlrt. l ~L ,
piéce tC',
3. te Procun::ur Tiers écrit fur ch~(lne
1
l'
mot TA,," E', vec fa l;'ararC) &amp; ancte les (. qens .

nt

•

('

t

art, 2'5- .

1

En Il dènce ou :1, dt[allt du 'Pro-ureL~r dn Dc-

nrt. 19. &amp; 20.
~.L~m(· à jour FI:RlE'. B.fgl.:m. de

fel1 ___ ,tll',
Tftx~

1(,72..

de Ir.

r.,s't. 1.

Ce qu'il dl tenu ( e Elire, dans b ~uit3inc ) ~'iL
Y a moins
d. . ux. cens al:oc.!cs, &amp; Cl, Ils la &lt;1 ll1n z ille s'Il y en ? d?vamage, à pei ne de répol1(' re '
::; d~) ')ma(rtS-~ia in:-erêt, dl.~,Parries 16 )7· 3 1 • t.I "
/'
b,'r:
r.
&amp;d~'
fer
11 'a ,lOt) 'll1)t'~C '• Lur· té'.XCS • ,cs' -:,.

ne

.;&gt;

T ';\. X '

4'-,'

~n~ , dommages &amp; interêts des Parties. Regl'em. dt:'
16 7 8 . 6 .35 .

.

4· On fignifie en[nite une nouvelle [am ma-tioll.'

a~ Procureut du défendeur» de tiryncr l'arrêté d~s.'
dt~l~eJls , avec prold1:atiol1 qu'à défà~t , il fera Ggné
par le COMM~S:~lRE. 1667.3 I. 1.4.
,Le ~omnll~31r~· dit procès (igne la dC'c!aration.:
des depel1s Jans prcndrcaucllns droits. a"'t.16.
Son, ~Icr~ a F~ulemc';t ,un droit de calcul) au.
cas ou Il la L lt &amp; cent de fa main. ibid,
L~ Proclilcur du D~rcnd _u r n'a aucun choit ,
(~.1f1111ance) s'il n'a écrit de fa main les dimin~.
tl () n $. J 6 (; 7 . 3 1. 2.. 2.; ,
A peine de [lUX &amp; d'inter liétion. ibid.
5, Les dépcus adjugés par le's Baillifs &amp; Sené.:.
~haux [ont taxés en la mém~ forme que ceux adJugés par l cs Cours. art. 32 •
Les apl'Jefs en font reler'oés é3' fNi/rfuivis comme les'
J

a.utres appels.
Les ftlbaltert1~s ne les taxent point) &amp; doi,ent '
lt'~ LIQUiDER dans leurs Sentences. art. 33. "utiJ.Depens r.

6. L'Appellant dé. la taxe dl:' dec1aré l1on-receva ...
hIc [ur la premiere requête, fi [on l'l ocu::-~ur n'a,.
CROfCE' fur la decbration les articles ctant il dl::
avpell~ I1t,' cc, 'lu'.i.l cPc tenu, de [aire dans nois jJlHS.
{i,rt. 1.3., CL~pUlS a dccIaratlon d'~ppel. Reg/an. de
1- 6 72. M.' S ftPl'âs

de tl/xc art, 1.
~'ai'pcl d,~ taxe en: porté à l'At~ 1icllce, lor{:
~u'Il n'y a que: deu~ [ones d'2rtic1,:s cro~(é~. 1667_
:fI. 30. &amp;. 10l-[que l'en appelle de tÛl.te la tax.:
B.-c~ll?;). d&lt; 171 z... f!.rt. 16 . .
E' r reg 1
/'
lc I! e.atre) 5'1. Y en a cbvanta(Y"e. ibit-L
.. 7· L'I"ntimé . p~llt lever- ~~l:CUTOIREv pour le. '
contenu ~.liX' arncles non crol[es. art. 298 .. L' (p~llant q~i Iu~C'omht . Cfti ' conùalun~' ~n,:
l'

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4- 8

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nutant D"A MENDl:S
crOIX, &amp; chefsd'appd confirmés. tH', 3! ·
S,i ce n'dl: qu'il fult appdlaut par un moyen gel'OC ral. ibid.
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Le lUC'('Jncnr Olli p ononcc {lit' tln appe
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Taxe, doit,~ LU1.!JlDFR
lts u"p'2J1S
cc l appr..
l

Po)'. Pre'7..'ôt

SejOhr. .

12..

.

TAXE ,les OflicjC1S du Jull;tce. "l)~' DIJ~·.mtcls 6.
~

7·
TAXE &lt;les Trrnotl1s &amp; antres. Lor~}tle le Do-

maiJ) fait les fIais düs pr0c clure" l fuivant l',}:nêt
du Con fi il d li 2. 3. Ja71'uirJ,r 1742., qUI les d l vli~ en
J'
&lt;l'uatte C1J { 1\'5. ,
•
• •
l • LI's Gl'nu ''ihom mes ,. OffiCICI'S, tant Mdl"
taires 'Ille Roy~ llxont ci:,q liv (
r ,our. art. 1.
2 n. 'Les l:.ccl(·,Ga lhq\'c:'s , :e
l)ll \
~;rs &amp; G refnrrs des' JllrifdiL'1i()ll~ J o)'a ' , 1 ~ &lt;.:. tfio '1'5 des
S~'it'n(Util(s, les ",fI1-clu"
l'lr.\111X , ls Ne ..
r.()~~ a'ns Il notab:ts Bourgeoi
Cl 0
livl'&lt;~s dix
101s. art, 1.'
3 '. Les Cav?Ji",rs , Sol(l,1 \) Bour~,,' 1S , l\1arcchands , &lt;.;' pl illc;pallX llrtifaL") fiente: 10l", art.. 3.'
4, Ll S l abOllit crs, U 1 ! Cf )
rcifl11S ).'
1
&amp; Comp;]~~th)11 s) V'Lrr -Cloq i&lt;JI ,n, 4(ont
1. ClUX d"' nûis I?H'n 'u:
Clal' s , l
poipt taxés IOfa1t/lls t'O. t d lS le Li L' ou la b~~ll·
linlë. I,~rt 7.
M,~isc(l1x t'c b ju:ttri0mc C ar'l~ fOl t r: xés !ai1.
.(f nt 'ou t ' S P'H:':U)
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l .r ' ifitc ou r~ppo

de Chirurgi'

l '

t.

(tlAb..ik.,

ibid.
1

om..

TAX

4 2 9'
~e les ouvertures de C~davre &amp; Exhumations)quatre

~1 Yres. art. 10.
Les ExpertG lc.s Interpretes les Sages.femmC-:$
&amp; autres, quatre lIvres. Art. I l .
On taxe un jour jll(qu'à la difrance de trois lieuës
&amp; le féjour s'il y en a) dont il doit être fait men:
tian. art. 8. '
D eux jours jufCJl1es à huit lieuës. ibid.
Et au delà à raifon de &lt;1uatre lieuës pa r jour le
retOllr compris. ibid.
'
.Le E:;lI1 ier du Dom~lin, r10ir payer [ur le champ
lillY,aut, la a :œ ~u J lige) ccntc fur la cupie. dl.: l'ex..
plr)lt li atIlgnatlOl1 . 12. Août 17 32..
2. Taxe DI'$ PARTIES t'n lel r propre) [uiva t le'
R cglement d· la Cour de l'.,t.Î~lJÙ 1672.. l'i:re d!J t '
'1:-r:&gt;w"'C tin Ptl-rtùs.
L'B m'ne à C~;;.eval . . . Iiv .. &amp; (an Val t l'. F., ..
J

J

.r

L'}lomrne à p cd 1. live 10. [ols.
L •Ar" 1[a 0 2. . II v•
L'Archevétple I~. Iiv~
L'Evê()uc 10. li\r.
L'Abbe 7. iv.
~ ?$ Dib'1'~és d'une EgIifc Metropolitaine ou Ca-~

th ~"'.I ra 1e . l, v.
L? ['r"'vi): &amp;: l De,y:: 1

d"ln~ C l'IC(rI,,'r&gt;
l'v
L'.'s Ch~lnoil,es ,t . .'s E~ Ij( " lir:t '/Ji&gt; /;"'11' fJe" &lt;:J. j'l·~,.~ ....,
Ceu ~ ct s C lthedr:1 l cs &amp; CùJ Lgi;--dJ'), 1,:u rs ]2CO:10*
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1.

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.. )

....

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'1

n. cs &amp; Pri urs. 4. Ev.
LC's Vlca;n'') ) C lrés ,
&amp; a'ft .(~() Pl etres étant
Gra " 3. liv .
L ('ç P eu c;; &lt;] ni (rHl t Gen t i!,' 0 11 '1')'''5 -'. 1i V".
Les Ch_Vlli r.; &amp; COll"!H'}(~&lt;:dL&lt;; '; r1.itÎL:7. 1i v '
l.e~ Gt .llld' ).}I 'c'u', 8.: '\ti lllf~ ro. iiv.
Les Pre dells l i'.,j ortier 1 ~. 1i v.
L.ts C ,:.:r:idcrs 1/:5 COJ.ll.raa Lli~s SOUYCr~.r.\:3 &gt; &amp;;.
J

s Geus du Roi

1_•

li y..

0

�TAX

4,-0

Les Greffiers des Cours 7. li v. Leurs &lt;';ol11tnis.4Ev. Les Royaux 4.liv .. &amp; s'ils .r0nt Fermlets 3. 11v.
Le~ Recevcurs dt's Eplces~, il Y.
/ _ •
Les I-IuLlfiers des Cours &amp; d~s TreLoners -Gene
taux 4. li v. le-s aunes 2. t i v . .

Les

Tré(oriers-(~encral1x

11 Y.
"
Lcs Officiers des Gabelles &amp; Ports. 7. ltv.
Les Ofl1ciers des Sieg.?s &amp; Amir&lt;'!U(c-s. 7. live .
Les Con(eillers &amp; Gens du Roi des Sieges 6, Il r.
. Les Juges-Royaux &amp; y'iguiers Royaux 6. li~.
Les Subltiturs aux ]Udlc,Hures Royales 4. by.
Les Recevcurs-GenerallX du Taillon LX: :Cécimes 6.
Il v. Les partlculiers 4.. Ev.
Les· Marguis &amp; COlnteS 10. IlV'.
Les Barons &amp; Vicomtes 8. liv.
Les Nobles poffedans fiefs ou non) 7 liv. ( Les·
Nobles Veuicrs4.liv. Reglement de 1703. 89. )
Le polfc.'dant un fief entier quoique roturier 7 .liv.
s'il Il'eft entier ou s'il dl: en arriere fief, ou une fim ple maiion aux Champs 4. Ev. (il en dt de même
s'il a aliené le fief, bien qu'il
en ait con{ervé le ci ..
•
tre. Re,f!;lemnJt rie 1703, art. 87. )
Les Con(uIs d'Aix, Arles &amp; Mar{eillc 6. liv. Ceux
des autres Villes Royales 4. liv. C~UK d.:s Villages
3. liv.
L C'5 Avocats en la Cour 6. li". Ccax d~s Sieges
..f.. liv.
Les Med~cins, reuthns à Aix 6. liv. Les autres
4- live
Lf's Procureurs d"s Courli 4, liv. Les autres 3, Ev.
Les Nouircs) Bourgeois) &amp; Marchands 3. liv.
Les anciens Officiers Li-:lltenans ) &amp; En[ei~nes )
qui nt font point nobles 4. liv.
~
Le Seigneur prenant la clufè de [on Procurenr Tu ..
rifdiEtiol;nel 3. liv. - Le Pl:cvôt 7.Jiv. Son Licure10.

J

!la.i t 6.

live

Les Arçh

lS

3. liv. Les Hui1Iicrs a\\

TAX
Siege &amp; Sergens 1.. Ii vres.
.La yelume comme le Mari, &amp; néanmoins 3. li,,~
ft [on Mari va à piedj&amp; fi [on mari efl:à 3. li v.elle a
de plus pour l'homme qui doit l'accompagner 1. liv.
Si elle .c.n querellante en Rapt ) on taxe la
[ervante qui a foin du Part I. liv. Reglement de
1708. art. 34.
La Veuve noble) plaidant pOUt la fucceffion de
{on Mari roturier ) eft taxée comme roturi~re.
art. 85 •
La veuve roturiere plaidant pour la fucceffioll
de (on Mari noble) eft taxée comme noble. art. 86'J'
Le Seigneur qui dt Officier de Ju!1ice OLl ell .
Chancellerie à Aix:) ne peut prétendre .aucun voyage. art. 67.
Celui qui a plulicurs Fiefs) n'dl: taxé que de
celui dC's droits duquel il s'agit. ibid.
Tous les Gens de guerre [ont taxés de leur der..
lüer domicile. art. 90.
Voy. Enquetes
" 10. e;r 1 J.
TE DEUM. C'ell: aux Arche"êqnes &amp; Evêques •
à denner le jour &amp; l'heure. A'Vril 1695. 4 6 •
Mais s'it y a des Lieutenans-géneraux, Gouverneurs dé"s Provinces, Olt en leur abfcnce des Li("tttenans de Roi, (lU des Cours de ParlelTIent , Comp ...
tes ou Aydes ) ils en conviennent cn(emble reciproquement à la commodité des uns &amp; des autres ibid•
Et parricHli r~m('nt à cc que les Prélats d1:i mCfit
le plus conv(nable pour le [('rvice divin. ibid.
1 EMOIÏ'~S. Sont tenus en matiere criminelle de
[e rend tei:ll'D.J!ign~tion , à peine d'amende arbitI::dre
fur le prcll1ier défaut ) &amp; d'crrprifonnelnent ea
cas, de cont~mace. 1670.6. 3. &amp; 15. 1. 'Vtry. En ..
J

quetes

1.

Les l

ne font contraints que
temporel. 1670. 6. 3.

CCLESIAS'I'JQUES

arn&lt;;l1de &amp; l~ll{i&lt;: de

leur

par

�.~3 2.

TE M

Il el1: en joinr atlx SupericU1:~ reguticrs

comparoir leurs

REL,IGIEUX

r •
d~ ral1'e

,~ p~lne (~e, fc"ulic du

tempore l) &amp; iÎJ[peu!lOl1 de pr1~llcges . :bl~.
1. Le faux témotgnage en Julhee dl pl1lU de m~rt.
MIl1's 1531. O#obrc 1535 · Pro'·u. 19· 9· ErJtrnvt~t(}r~

légllrc notre tlfage eft de COndp.-frmer les f&amp; ux témotns a
;tre fu/pe mltts p~tr les aiffillcs à, la ~)oun:~.
,
Les DECLARA TIONS des TemolL1s raItes aprcs
]'lnformacion, [Ullt nulles &amp; f&lt;"jcttécs du procès.
1670. 15 . 2.. 1. 'Vo)'. Reco!ewent 3·
Le Témoin &amp; celui qui a prodllit la decl:u.l ...
'tion {ont co ldamnés chacun en 4 00. liv. d'ameude
envel~s le Roi, à plus grande peine" s'il y échcoit.

ibici.

Di" ~ rs Tc:moin&lt;; qui dépare nt chacun d'un faie
diffcrctlt &amp; lJNIQ!JE , ne font pr.:uyc p:ufaite q u'en
l11aticre de c rimes COlTI1.1ÏS par dl Geoliers, ou
par des Sc('rl'tJires &amp; des C lercs. 'Voy . eoiie 1's 3.

.

Secret.41rLS 1 .
Et portr la preu've d'lm fltÎt

1

~ '., q't'tto~'~e

ans accomplis.

nico!es
&amp; capabl es des en,"U
cr
, Erre
' 1 Males, Re(!
u )
CIV I s. art AO 'VOJ'II 'T' .I1", M'L"
• ï'
J'
.Lf.,j/'"",welU
1 ztazres 6. er ~.r
tamens er;, t'ems de pejli! IL
(;r
Les Rc iigicux , Novices &amp; Pr0fés
pointactmis. arr' 4I.
) n'y [ont
1.-

l'.J'i le
:NotaIre)
' .,
art. 42,.

Scrvireurs 011 D OIn
,
,
"
eHlques
111eme aux Teftamcns Mir

CLERCS,

pas

(1.'

d

a.

1 lqL'les.

Ni les I-Ihiciers inftitués on (ubfri tll ~
.
N' 1 l .
.
es. tH t. 43
l es egn~al.res) fi cc n'cil à la iu[c1'Ïption d'·
Tclèarnent iVIIfbgue. ibid.
un
5· Les ~rém uins doi ven t être tous cn{cmbl
.
il
rr·
. e) IUats
lL I~ C pa!i nCCCuatre de faire Iueation ou'lls ont
pnes. art. (}.
',i
ete
.

1 •

1

1

2.. .

,

T E 1v'1

d'un fi/age en. gélJ f:rai, ,î c.1u/e t]ItC chaque dépofùion Je cOïïcilie par
rai/port I~ la fin pri(Jripalc.
Born icr J667. 2..1.2..1. Mt mot plus dL' dix, prétend
ue pour la pJ'(J/J'vc du crime d'U (lire , dix témoins
Il'en vnlent qu'un ; mais il le trompe, ce crime fJè
plus odictt.\' ("!te les mzl'Ve~r; tions des .çecret~!ires pottr
lcfql-t ~ls /ix témoins .(.{f{{ nt pout' III prfu'uc, qttoiqr~'intereJfls f5 fingtdic1 s. A1a;'s 1673- 29 .
3. 11 ctl: déf·nd n de donner aucun chore aux té ..
moins ) &amp; ils ne dni vent recevoir oue la Taxe
folite p~rleJtl ~~e .1667.2.2. J9. 0 20. e:;r 1(,70.6.13.
,.
b
V~y . lmptt eres , P1'eU'i.}es pa,y t~}l;f)ms , E qUde~ ~
Inforn: tuions, Tefl:amens, Rer.olemens) Con/ron: ùtions ~
Ott

l

1

1

:.SttUol''iMtion.
4 . Les

.nains

tefl:amr&gt;ntaires do ivent avoir au
auqu 1 ils peuvent rciler, -" oitt 1735-

TEMOINS

l'AGE.

,9"

,

Ils ,doivent SIGNER (i le Tdta111ent dl: fait dans
une VIlle ou dans un. BOL1l:g fcr~né. art. 44.
Dans les autres heux: 11 ftlffit que cl
~
f ,~.
~llX agnent ,
en at ant InetHlon de la caufe qui ne permet as
alI'Y autres de Ggn·'r. art. 45.
P
Le tout à peine de nullité. art. 47.
J7~. Tejl-amens.

T ERME à payer. 'Voy. Repy I.
TERM~S pour ~es limites, fe verifient par deux:
AgadJOïH frercs &gt; blen accordans. Stat. Bomy

3

tels, lor[qu'ds font partie d'une n~ê:n~
pl~rre bn{ce en deux) &amp; qu'ils s'accordent {llr le
JOInt de la rupture. ibid.
Ils doivent être placés, la rllpture en bas re ...
gardan: chacun le terme voilin. pag. 39.
'
!ES r"AMEN.S ',&amp; tous, a~es de d~lniere volonté ~
dOIvent etre re,dlg~s par ecnt. tfoût 1735. r.
Sans pOll VOlt etre pron vés par TémOins f&lt;o
I
d ~ l~ mo d'lClte
, , d. e la [ortlI11e. ibid. ' u
Prete~te
Nt redlge [ur des SIGNES. ibid.
Ni faits fur des Lettres luifliyes. /trt.3 •
. Ils

fo~t,

p

00

�4;~i

''"
._ (ce II '

TES

valoir comme DONATION pour caufe d~
lv10R l'. 'Voy. Donntions pour. cauJe de Mort.
Les Témoins qui n'aurOlent pas vû le Tell:ateur,
&amp; entendu prononcer [cs di[po(ition~, ou p~é[ellter
[on Tefiarnent Miftique) [ont punIs de peInes affiiéhves &amp; infamantes. art. 4 8 .
.
.
Le Notaire) ou autre perfonnè J'ubllque qQI auroit re~u l'aéte dans les mêmes cuconft~nees, dl:
puni de mort. Ibid.
1. Peuvent être REVOQUE'S nonobll:ant toute
dau[e DEROGATOIRE) en quelques termes qu'elle
{oit eonçûë. art. 7 6 .
2.. Dans les Tell:amens NUNCUPA'I'IFS le ï'elhlteur doit prononcer intelligible meut toutes [es difpoutions. art. 5·
En l'refel1ee de (ept Témoins, le Notaire conl-

pris. ibid.
Le Notaire doit écrire les difpolitions à mefure
qu'elles font prononcées. ibtd.
De fa propre main &amp; non par le rninifiere d'au . .
cun autre. 2.4. Mars 1745. 'Voy. aux Notes.
En faire enfuite LECTURE, dont il doit être fait
mentioa, &amp; le faire SIGNER à tous) fans divertir
à autre aéte . .Août 1735. art. 5· e' 1.3·
Et faire mention fi quelqu'un n'a [«u ou n'a pû
ligner. art. 1.8.

3. Les Teftamells 1hs'I'IQUES on SOLEMNE1.S ne
Feuvent être faits par ceux qui ne {ça vent ou ne peuvent lire. art. 11.
Si le Te{~atc,-:r .fçait &amp; .peut figner '. il d~it Ggner
toute~ fes dl[pOÜtlOnS , [Olt qu'elles [olent ecrites de
fa main, ou de la main d'un autre. art. 9. S'i~ ne, [çait ou ne, peut fign~r '. on doit appellet
un temOlll de plus a la [ufcnptlon ) &amp; Y faire
mention de la caufe. art. 10.
Le papier contenant les difpofitiollS doit être clos

~
4';) Jt'

TES

"
~,a vec 1es précautions acco".,
qll 11 [Olt nécdfaire d'y appof&lt; 1 {. utumees J fans
des T6noins. art. 9.
er e ce au ou CACHET

•

Le -:r;efiateur doit declarer en 1 . Cc
{cpt Temoins ( le N
..
~ pre entant devant
il.
otaue eompns )
'n.'
enament
figné
d
l
'
/
.
que
c
ea la [on
T
autre. ibid. J
e U1) &amp; eent par lui ou par un
~e N oraire en

dreife &amp; é .' l' ..
'lUt .(ert d'envelope &amp; t
dcr~t aél;e fur le papier
S' 1
)
ous OlVel1t yI fi
.. l

e T dratenr qui a fi 0" / 1"
.
Igner. zbza.
:alors, il en doit CAt c· nne ll:tenel1t, ne le peut
re :raIt luentlo
f
.
ter l e nombre des tén1oins. ibid. n) ans augmenLe tout d'une mê me {iulte,
.
aéte. i~id.
fans divertir à autre
1

4· Si le Telb.teur ne e
1
na~urel ou antreluent
~~ar er l'ar un défaut
Mllhque doit être eu . .'. 1 r~eu.r du Tdrament
(je r . .
tleremcnt eent
daté &amp; r. ,
la maIn. tfrt 8
,llgne
Ee '1 d'
"
é!f 1 2. 'V~. aux notes
l
Olt encore écrire au h
dl'
en pre fence du N '
aut e a fufcriptiol1
"
.
.
ataire &amp; des Télnoins
l
'
l'1er gu'tl pre[ente eft ~ n T ft
) que e pa·
doit faire men"iOll Ao
e ament) de quoi l'aéte

f..

.

~

rt

12.

5. Les N otairr c p
.
{olcmne1s hors d~.J l ·euvJn\ rece;r0lr. des Tefiamel1s
du 1 l M'" 6
leu e eur etabhffelUent. RegI
•

6.

Vllt

1

4 6.

.::. •

Les Teftamens &amp; C d" '1

lieu en faveur de ce
~ JCI es MILIT AIR ES ont:
en quelque Pays qu::eq~~iterv.Aent,., dans .les Armées)

o
.
r.
•
out 173) 27
. u qUI lont en quartier
'. .
Pnu&gt;nniers hors 1 R
. , ou en garnl[on,
o .
e oyaulne. art. 3o.

ou

1

etant en O'arnif&lt; cl
1
raIent alTiegés ou bl~au o~b. ~l1S e Royaume l [e ..
E
c
les. t tUil_
e en l-aveur de ceu U1. {(
'1
.
inées , ou chez l
x 9 ont a a fUIte des Arpar le [ervice qu,ft enoe;lls par leurs ~onél:ions, ou
Mlluitionnaires ~ tren ent aux Offic1ers, ou aux
.

il qUI

1

•

,.r...

r. ) 1.

00 i j

�6

437. Ils

TES

l' ' J
peuvent (:'trc raIts
nevant N
. ota'ire
fi

.

ave~

deux Témoins) ou devant deux Notall'es . .Art. 2.7.
Ou écrits, datés &amp; Ggné 8 par le Tefiatcul'. ({rt. 7. 70
Ou en pre[ence de deu x O!f1ciers, tels g"ue le Ma- .
jor Olil antre d'un rang [upencur , les Prev.o~s,' leur~
Lielltenans &amp; Greffiers, &amp; les Commdlaaes de

1

Guerre. ibid.
Ou devant un [cul de ces Officiers, avec deux
Témoins, ibid.
Même étranf.1ers) ou notés d'infamie. art. 40'
Si le TeLlatc~' dl: malade ou bldlè) il peut tefler
devant l'Aumônier) bien que REGUL n R ) avec deuX'
Témoins. art. 1..7.
.
8. Le Tdtatcur doit SIGNER avec ceux q1..l1 reçol'Ven't ion Td'lament , &amp; avec les Témoins s'ils [ça·
vent ligner, fi-non il en doit être fait n1ention.
~

Rrt. 18.
Si le Tdtatcllr ne lign~ pas) il faut néccŒürement.

que les Tém 1ns lignent. ibid.
9
Les ctirpohtions f\1ilitaires [ont nulles, SIX
MOIS après le retour du Tdr:lteur) dans un lieu oà
il puiGè' tdlcr en la forme ordù1airc. art. 32..
A moine; qu'ellrs [oiePt revêtues de tontes les forInalirés rcc1uift,s d,ms le Ijcl1 où elles ont été faites. ib.
10. Les tdlamcns SUR MER faits par ceux qui
àéccdent fil! les Vaif1èau y dans le voyage) (Oilt va.lables s'ils [ont écri.rs &amp; fign~s par le Tdrateur.
1681. liv. ;. tit. IL à'r-t-. 1.
Ou r('~u" par l'EcrIvain en pre[encc de trois témoins qui figncllt avec lui &amp; avec le Tcfiateur. ibid.

Si le Tcftateur ne fçait ou ne peut ligner, il en
~oit être fàit mentiol'l, &amp; de la caUle. ibid.
Ces Tefiamcl1S ne valel'1( que peur les effets qu'il
a fur le Vailfeau) &amp; pour les Gages qui lui font d~s.
nrt.l.
Les difpoûtiOllS faites [u.r Mer) ne peuvent 'fa",

~rES
:f~1
loir au profit des Officiers du Vaiffeau ) s'ils ne font
Parens du Telbteur. art. 3.
11. Les TeLlamens &amp; Codiciles faits en TEM!:
DE PESTE dans les lieux infeétés ) ou par celui qui
en eft atteint:: peuvent être faits devan t deux Notaires) ou devant un Notaire &amp; deux Témoins.
,Août 173 5'. 3 3· ê9' 36.

OU,devant deux Officiers de Jufl:ice Royale. Sei.
~neunale , ou Municipale jufqu'au Greffier indu ..
llve.ment. art. 33.
Ou devant un feul avec deux Témoins. ibid.
Ou en prcfence du Curé ou Prêtre charp'é d'adminillrer les Sacrcmens aux Iv1alades , quoique RELIGIEUX, avec deux Témoins. ibid.
. Lorfl1 ue le Te!tateur ne [~ait ou ne peut fÎgner ,
1
necdfaire que les Témoins figuent. art. 2.8.
~ 34·
Le Teftament ou Codicile entieremcnt écrit ~
daté &amp; 0gné de la main de. celui qui l'a fait) l1~a
pas beFoll1 d'autre formalité. art. 35.
Mats toutes ces difpolitions [ont nulles fix mois
après le commerce r~tabli ) ou après que le Teftat Cllr a palfé dans un lien libre. ar t. 37.
A n10ins qu'on y ait ob[ervé les formalités requi.
{es dans le lieu où. elles ont été faites. ibid.
·12.. Les Teltamens OLOGRAPHES contenant diC.
po{1tions &amp; partage à caure de mort, entre enf.1ns
&amp; ~e(ccndans ) . doivent contenir la date du jour.
nlOlS &amp; an , alllfÎ que toute autre difpofition. art .
1

ca

16. 17· &amp; 38.

Et être,enticrem. écrits: dat~ . &amp; fignés de Ja ma.ill
du Tdlateur , ou de la refl:atnc~. art. 16. f5' 1.0 .
Ils [ont en cet état valables h1ns ;, u re ~Jrmalit:~
que C~ les des loix) Statuts , &amp; Coûlumes des
l,ici.l x. i l'ifl.
.
-. ~i ...,-,Il. (f1
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&amp; der/'! Temoins. art.
Mais en 1'n11 &amp; l'autre cas, ce qui cft au pront
d'autres per{ol1ncs que des Enfans, Ol1 Dc{cendans ~
ea de nul effet. art. 18.
Si le Te(tatel1r ou la Teltatricc faie enftIite des
VOEUX folemncls. de ReIigio11 , {;1 dif1JoÜtion ole ..
graphe e!1: de nul effet. art. 2. 1.
Si elle n'a été reconnuë devant Notaire, élvant
les VŒUX. rbi".
.
13. Tous Tcftamens MurUE LS , ou .ç'
. ·aIts conjointement aLrog~s. ~1rt. 77.
14. Toutes les difpo(itions cl\;; J'Ordwnnance de

TIE

l,.

1737. [ur Ics Teflarncl1s . doivent être o~[~rvé . . s '
pei r,c (Tc nullité. art. 47.
Vo'v. Cor/icilos. Pret{'1'iûon. Tcmoins-Tej1.tmentai1'C.f. 1 tflatcurs. Heritiers. C'I,rcs 2.. A vcugles au mot
Teft:l '(':"l's . Caf~(e pic. Tutetlrs 2..
TES'l 1\. TEURS. L' Aveugle peut tellcr) avec tH
Tenloin I.e plus) en la fonne d s Tdramcns nUl .
ctlp:uifs. Août 1735. 7.
T! CH dt de 111 "n c de cclui qui J'a pas l'u{age de
b vLÎë n ] tems Cil Teilament. Ibid.
Vo)'. Pour celui qui ne peut pader. Au 11. ot Trf.
ta merlS .t •
•

'111EOLOGi~LES. Sont établies d. ns le Chapi ..
tres ,
ur pl êcLer les DiU1anche~ &amp; FêL [ui JI.nel

lc~. I~6o.()I'Leans8.

Et l'0llr f3ire deux fo's b Scnuin , une LCl;on publj(l ue cl l'Ecriture 'ai ntc. ibi~/.
.)
les Chanoines (Ollt tenus d'y afTlfk ',&amp; contraints
:l cet effet par privatiou d~ leurs dithibmÎons. ibid,
LI doit y av il' pour cda une Prebendc aff.élée ~
lin odeur en Thcologi , dans cha lue Egli1e Cale. ibid.
c Tale .l ou ollcgi.
'
A.ldorns lU e L.om.brc cJt:s.rr~l)el des nt;? {oÏt qu
e (h :, outr l~ pnncwal-: DlgUlté. 1 57:;. Bloù: 33 ..
Fry ])Oi'1JceJ 2.

•

TIERS non oili. Au mtJt Oppofltiom i.
TIMBRE) Papier timbré. A commencé d'être.
e11 ufagc ~ notre Greffe le 1. O[fobre 16 73.
Voy. Lt'Vres 1. Regiftres.
TIRASSES. V~y. Chaffi 4.
, TITRE CLER ICAL) Patrimoine. Il cft défenda
a .tout Prelat, d'ordonner aucun Prêtre qIJ.'il n'ait
BIen tcmp~rd ou Benefice (uf!i(ant pour fe nourrir /1
&amp;cntretcl1lr. 1560. Orleans 12:.
De la valel!lt de 50.liv. de revenu. ibid.
C~rtifi~ tel [ans fraude) par Bourgeois ou I-Iabi.
tans du Lieu [01 vJ.bles qui [oient tenus de le bite
J

y,aloir. il/id.
A peine d' trc tenu de nourrir le Prêtre à [cs
cl ~pen~ par (.-'liGe du temporel) ju(qu'à ce qu'il l'ait
pUUl'VU de Benefice competent. art. 13.
A

Le revenu du Titre Clerical dl: inllienabIc, &amp;
non fi.lj~t i obligation ni hypotcilue créées depuis la
pr01l10t1011 du Prôtre, &amp;. duraut [a vic. ibid. Salt!
1.

de les faire 'Valoir après fa mort.
A l'Effet de quoi) les a,[fes en. font publiés aIl Prône~
TIT~ E. Voy. OppoJitions att Titre.
TITRES, QUALIFICATIONS. 'Vtry. Marqui ...
fat f. Co ntés. vicomtés. Baroni'Jies.
TUCSIN. Il cil: permis de pour[uivre à Son ,Je
Tocon ) les Voleurs) l&gt;Aeurtricrs &amp; A(fafIins lor{..
&lt;]u'ils (ont MASQJJE'S .. 1579. Blois 198.
Pour vll que ce (oit par autorité de jul1ice , &amp; avec
[cs OtUcitn. l&amp;id.
Il en dl d~ mê me des ,f7ens
de Guerre (lui
cnlevent
:&gt;
-J
de fOL ce les Chevaux) Bœuf.&lt;;, Mulets, Ancs) ou
Charrettes pour porter le us Bagages. Art. 3°95'i 1') ne peu vent être [üus al trCrncllt. Ibid~
Foy. Comml!ntfitds.

TO"t-J PoÜfon. "voJ • .Ajat/ragues.
"olis 8 ~

TOr

J.

EA1.J de Mer.

'V".

Nolis 3.~

�~4n

l~ON

TONNEAU pour Ll(lucur. 'V~ •

T RE

.AfftlrltnCef 10 ..

.j&amp;(Jlis 8.
TONr JELLE. voy. chaffi 4·
•
TONSUR E. voy. Ben,efice z... Ordres-Ecclefi~ftz ..,

':leus. Regijlrcs 7'

.

TOR TITRE. At~ mot fù.!..teftzon.
TOULON. voy. IJrettd'hommes~ . sieges.
TOURNELLE Etablie d'abord en ce Parlement
t:10S Prélident , &amp; [ur une !impIe Lettre du Roi, dl;
1.9 . Décembre J5 43 .
Confirmée par Lettres Patentes, avec un Pré{i..
dent. 2.2.. Jui'lla 1) 44·
.
TRADUCT10N des Pri[onniers &amp; des Condam.
Llés. Au mot prifonniers.
TRADUCTION, Vcdion. 'VO". Interrogatoires 4~
TRANSACTIONS faite'l [.1.n$ dol &amp;. fraude. Sont
autonlécs entre Majeurs pour 1 s choies qui [ont en
eur d'flJofition. A'vrill5 60 .
Et nul n'dl: r ,û contre elles (OllS prétcxte de LE$lON d'outre moitié ou autre plu grande. ibirJ.
1 Ti pOUL' DOL RE !PSA. ihd.
IJ (ly. Cr:nus. t'tUtx 1.
Til ANSPOR T de Juri{diélion. ' Il dl: très-exprcî..
f~mcnt defendu à tOli tes Cout s, de prononcer ni
faire e ecuter aucune condamn ri n d'Amende pour
ci llhaétioll , ou tran{pon de jurifdié1:ioll. 18. li-tn'L'ur J 6 S 1. .Aout 1737. 2.. 1. 8.
Ni {ouffril' 'lU l s [uba!t:ernes y cor damnent.ibid.
I.e tOt t à peine de nullité. Ibid.
TREBELL1ANI0 JE. Art r; [Jt §l..!it1 I' tl'.
TRE OR 1ER S GENERA ·rx . l éiinion de fa
•

j

Cha ge de grand VOYER aux TI' fOllers-Generaux.
F c'vr i er l 6 2. 6.
Ir "ttribmion CP prernicrc in{l-.. nee des Caufes dl1
iJom:.ti··I''' ': cl la. Va ri"'. A '"v'ri 1 162'!.
1 "'u l''cr:t'l'!'' it. i' ii!. (;,J 8. F;'L'rù'Y
1 • ~...
f.

16

•

..

Jo •

44 1

. A~ec droit de dernier ref[OIt jufql1'à 1.S0. liv. &amp;
dIX l~vres de renre ) &amp; au double lor{que c'eft par
provliion. A rvril 162.7.
Ils peuvent patfer outre en toutes les Inatiercs de
leu: ~ompetence ) nonobfl:ant appellations ou op-/
poln Ions) &amp; [ans y préjudicier. ibid.
Les Cours de Parlement) rcçOiVeli.t les ApPEL ...
LA}lONS de le~rs Jugemens) ?ien qù'ils ne (oient
q~llntcr1oc.utolrcs ou prepara~olres, nonobHant l'Edit de Fevner 17°4-, 14. Mat 17 1 7.
. 1: l.ls on.t été maintenus dans l'exercice de la Ju..
1'1(dtéhon cOl1tcntiço[e de L'E coN aM AT en Proven ...
cc, Cauf 1) Appel au Bureau des Economats. 14. Septembr,: 173 8 •
Et dans le droit d'appo{er les Scellés) &amp; 0rdoll11(r les Ventes. 3. M'lrs 1741 .
2 . Ils font à Aix les Cérémonies de la Semaine
S.ainte &amp; Fêtes de Pâques dans les Egli(es des Corde ..
hers) ~ des Capucins , a près les Officiers du Patle111eotqul s'y trouvent. 8. Fé'Vrier 1666. 27 .
.S~ns que les Ofhcier.s de la Cour des Comptes .
p:t1fl~t~t.Y affiitcr ces jours. là en Corps ni en particu. .

11er. tbui.
Ils ont flroit de marcher dans les ProceŒons, Te
Deu ln , &amp; autres Cérémoni~s generalcs) ou aprè.s
1~ P~rlement,' on avec la Cour des Comptes à leur
cnOlX) places avant les 4. derniers, [ans que le
nombre de 4. puif1è être diminué. Art. 23.
Et d'être pL.lcés parmi les Officiers de la Cour des
Cam f1tes au deŒol1s des 4. anciens Con[eillers, deux:
d'un côté &amp; deux de Itaurre lor{\.lu'ils {ont reou is d'aller à la Chambre des Comptes par un Secret~ire Al1~
dicncicr. ~rt. 2.4.
Ou loriqu'ils deGrent y entrer pour les affaires dll
Roi. ibi d.
}J:tt:s touS les autres Lic~l;(, &amp;. dans toutes les ce ~

�44 1

T RE.

remonies ils {ont precedés par les onze pIu~ anc~ea~
de la Cour des Comptes, {ans que les f/t1'JC'Z(ms {olent
fuppléés en cas d'ab[ence. art. 29.
Et (uivent à l'égard .des au.tr.cs, l'ordre &amp; l'ancienneté de leurs receptlons. tbld.
3. Ils Ollt le droit de complimenter avant le Cha- ,
pitre de Saint Sauveur. 6. Aoû~ I.1 4 5.
.
4. Confirmation de leurs pnvllcges, ,&amp; f~cclale­
ment de la Nohleife au premier dcgre. Decembre
1743·
TROUBLE. Voy. DoUrine.
TROUVER, effets trouvés. Voy. Naufrages.
TUTEURS &amp; CURATEURS avec Adminifha ..
tion. Sont tenus de faire vendre par autorité de juf. .
tice les meubles perifIables de leurs Mineurs Ott Pupilles, d'abonl après l'inventaire. 1560. o.rlcans
Et d'en employer le prix avec les denlers trou.ves
comptant) cn rentes , &amp; heritages par ravis des
parens &amp; amis. art. 10 3.

10;_

A peine de payer en leur propre le profit de ces
deniers. ibid.
I. Les Tuteurs doivent être ASSIGNE'S à lcur Do ..
miciL'e. pour tOlet ce qui regarde leur Adminiftrtuion,
à 1."J diJference des fimples Curateters que l'on, n'affigne

pt! s.

difpofidons entre-vifs &amp; tefiamentai.
res faites p.:tr les Mineurs &amp; autres. au. profit de
leurs Tuteurs, Curateurs Gardiens, Balllilhes ~
&amp; autres Adminifirateurs) [ont nulles &amp; de nul cf...
fet &amp; valeur) fi elles font faites pendant leur Ad..
rninilhation. 1539. Villa 131. f!J' Fevrier 1549.
Même par per[onnes interpo[ées. ibid.
'3: Peuvent être contraints par corps après les 4nlOlS ) pour les fommes par eux dûës à caufe de leur
dnlin ifhati on. 1667. 34. 3.
oru util y a Sentence ~ Jugel'llcnt , ou Arrêt dé~
•
2.. Toutes

J

TUT

44f

finitif, &amp;: que la ranIme ea liquide &amp;. certaine. ibid..
Voy. Mariages 6. Committimus 4. Recufations X.,
Veuves. Donations 1.

v
V

ACA TIONS. Les Lettres de comtniffiol1 ) pour
la tenue de la Chambre des Vacations) [ont
txpédiées tous les ans fur la lifre envoyée à M. le
Chancelier par le Procureur Général. Â'Uril 1682..
flrt·5·

Cette Chambre était comparée de vingt-un Officiers) le Préfident &amp; le Con{eiller Clerc compris.
1.. 7. Mai 170 5. Le nombre en a été reduit à [eize,
'lue l'on prend dans la Grand.Chambre) &amp; dans la
Tournel1e , à leur option.
1. Tous les Préfidens:&gt; le Premier Préfideut com ..
pris, y fervent une année à tour de ralle. art. I .
Le Premier Préûdent peut y affifrer lors ll1êlue
qu'il n'eft pas de tour, s'il [urvient quelque ordre
du Roi ou affaire publique) &amp; Y préfider tant
aux Audiences &lt;:Iu'au Confeil. Avril 1682.. art. 2..
Aucun de ceux qui n"y (ont pas de fervice J ne
peut y être appellé , fous aucun prétexte, à peine de
nullité) donlmages &amp; interêcs des Parties. 2.7. M~;
17°5 ·
En cas de maladie, ou légitime empêchement du
Prélident, le plus anCIen des autres doit y venir
préGdcr à fa place) à peine de nulhré des Arrêts. 14.
J

J/tin

J

1682,.

S'il n'y avoit dans la Ville aucun Préfident en
état d'y {upplé ... , , les Arrêts fans Préiident y [eroient
'alables. 7. Juiltet 1682..
Eu cas d'abfct)ce dés Avocats &amp; Procurears Généraux, l' ncÏell Subfiitut en t~it les fou~iol~S. 4..wi~
:t68 •• l'rt,

4.

�44 1

T RE.

remonies ils {ont precedés par les onze pIu~ anc~ea~
de la Cour des Comptes, {ans que les f/t1'JC'Z(ms {olent
fuppléés en cas d'ab[ence. art. 29.
Et (uivent à l'égard .des au.tr.cs, l'ordre &amp; l'ancienneté de leurs receptlons. tbld.
3. Ils Ollt le droit de complimenter avant le Cha- ,
pitre de Saint Sauveur. 6. Aoû~ I.1 4 5.
.
4. Confirmation de leurs pnvllcges, ,&amp; f~cclale­
ment de la Nohleife au premier dcgre. Decembre
1743·
TROUBLE. Voy. DoUrine.
TROUVER, effets trouvés. Voy. Naufrages.
TUTEURS &amp; CURATEURS avec Adminifha ..
tion. Sont tenus de faire vendre par autorité de juf. .
tice les meubles perifIables de leurs Mineurs Ott Pupilles, d'abonl après l'inventaire. 1560. o.rlcans
Et d'en employer le prix avec les denlers trou.ves
comptant) cn rentes , &amp; heritages par ravis des
parens &amp; amis. art. 10 3.

10;_

A peine de payer en leur propre le profit de ces
deniers. ibid.
I. Les Tuteurs doivent être ASSIGNE'S à lcur Do ..
miciL'e. pour tOlet ce qui regarde leur Adminiftrtuion,
à 1."J diJference des fimples Curateters que l'on, n'affigne

pt! s.

difpofidons entre-vifs &amp; tefiamentai.
res faites p.:tr les Mineurs &amp; autres. au. profit de
leurs Tuteurs, Curateurs Gardiens, Balllilhes ~
&amp; autres Adminifirateurs) [ont nulles &amp; de nul cf...
fet &amp; valeur) fi elles font faites pendant leur Ad..
rninilhation. 1539. Villa 131. f!J' Fevrier 1549.
Même par per[onnes interpo[ées. ibid.
'3: Peuvent être contraints par corps après les 4nlOlS ) pour les fommes par eux dûës à caufe de leur
dnlin ifhati on. 1667. 34. 3.
oru util y a Sentence ~ Jugel'llcnt , ou Arrêt dé~
•
2.. Toutes

J

TUT

44f

finitif, &amp;: que la ranIme ea liquide &amp;. certaine. ibid..
Voy. Mariages 6. Committimus 4. Recufations X.,
Veuves. Donations 1.

v
V

ACA TIONS. Les Lettres de comtniffiol1 ) pour
la tenue de la Chambre des Vacations) [ont
txpédiées tous les ans fur la lifre envoyée à M. le
Chancelier par le Procureur Général. Â'Uril 1682..
flrt·5·

Cette Chambre était comparée de vingt-un Officiers) le Préfident &amp; le Con{eiller Clerc compris.
1.. 7. Mai 170 5. Le nombre en a été reduit à [eize,
'lue l'on prend dans la Grand.Chambre) &amp; dans la
Tournel1e , à leur option.
1. Tous les Préfidens:&gt; le Premier Préfideut com ..
pris, y fervent une année à tour de ralle. art. I .
Le Premier Préûdent peut y affifrer lors ll1êlue
qu'il n'eft pas de tour, s'il [urvient quelque ordre
du Roi ou affaire publique) &amp; Y préfider tant
aux Audiences &lt;:Iu'au Confeil. Avril 1682.. art. 2..
Aucun de ceux qui n"y (ont pas de fervice J ne
peut y être appellé , fous aucun prétexte, à peine de
nullité) donlmages &amp; interêcs des Parties. 2.7. M~;
17°5 ·
En cas de maladie, ou légitime empêchement du
Prélident, le plus anCIen des autres doit y venir
préGdcr à fa place) à peine de nulhré des Arrêts. 14.
J

J/tin

J

1682,.

S'il n'y avoit dans la Ville aucun Préfident en
état d'y {upplé ... , , les Arrêts fans Préiident y [eroient
'alables. 7. Juiltet 1682..
Eu cas d'abfct)ce dés Avocats &amp; Procurears Généraux, l' ncÏell Subfiitut en t~it les fou~iol~S. 4..wi~
:t68 •• l'rt,

4.

�V AC

'44+
..

Les Atrêts y [ont rendus avec le nombre
,accoû.tumé des Juges) nana,b{r an t l'Edit de 1682.ui les fixoit a diX. 14. ]/,(,m 16~Z.. .
q Le fervicc y commence le p:cnl1:,r JUll1et, &amp; fiMit le dcrnirr Scntcmbrc. ,A·vnl 1601.. 7· .
r
1 ! - 'ln il'l UIt.&amp; JL1O'e
Pen(iant CÇ~tC111S,
la C1amUrc
b toU.
tes les cau[e~): CRIMI,NFLLES ):l l'exceptlon des procès conturnacés pendant la tenuë du Parlement.
M'

\

I.A

artD· es
9·
.
Je n.l'~1"'pt ) &amp; de cc qui concerne l'état
CrImes
Cl
des i1er[onncs. art. 10.
.
.1
De ceux des Ecclcftafiiqucs , OffiClers &amp; ~en:l ~­
hommes , lor[qu' .ils demandent lenr renVOl a b,
Grand-Chambre. art. TI.
•
3. En m~ti(,"re CI VIL ~ la Chambre conn Olt &amp;
jnge à l'Audience les matlercs SOMMAI~ E,S. ' ~~n: ~~
premierc inHance que par a~pc~ , 10liqu dks, n ex
ccetent pas 11.00. liv. en prIncIpal, (\(. 60. l1v. e11
tente. a·rt. I l ,
l
Elle connoit des AN N EXES &amp; attaches [ur Bu -

les. art. 13,
•
Des afEüres de POLICE) lorCqu'clles rC'l1.11erent
.
'f'"
ce 1cr ne,
wu"
,
.
Elle accorde des SURSEANCES à l'eXCCntlOll
des Scntcncr.s ) mêmc pour les cho{cs cxccdant
1

,

Fon

pouvoir) à l'exception de ~elles rendllë~ en ma:lcr.c
fommaÎre ) &amp; lie celles qUl ont aCCOrLtC des pn&gt;vlfions en dOIll)ant caution. ibid.
l"iêmc exception pour les Réint('gran~es ) SC,'ll1c[..
t l,,1tion proviCoire ou Rccréance en mancre Benéfi-

dale. ibid.
Elle connoit des oppoGtions des tiers nOR
oüis &amp; des rabatte mens envers les ARRETS D'Exl'LOIT ) [oit qu'ils ayent été rendus avant ou dans
Je tems de Là tenuë, art. 14, VÙJ. oppofitioru.
4. Il lui eft déf~ndl1 d'lnLhuire ni juger par. ~ro ..

Ylhon

V AC.

44,

ifion les affaires qu'elle ne peut fIget définiti ve,
111Cnt. alto 15,
Et de J'I1,&lt;T,e
r par Com mifTaire oa .....~ l'e x t raDI:u!
.J'
..
naire. i &amp;id.
De connaître

des REQ.UETES CrVILEs) t ..1nt
princip_llc') gu'incidentes. art. 10.
D:s appels comme D'Anus. ibid.
D~s, pl'(.)C~S RE~LE'S, a~ant b. fin rlu Parlement ~
pas, mCll1c. au pcut Cnrrun.:l , Olt ea 1111riere {()\11111alre. bIen qUe! le Rapforteur y foit de fei:vicc ..
fl'rt. 16.

. Et de procéder à la RECEPTION d'aucuns OCi.
C.1\:r s) Avocats ou Procureurs. (l-rt, 17.
On n'y ill!~e aucan DEF AU1' au Vlt de~ piéces , fi
ce n'dl en exécution d'Arrêt. Rezlern. de 16 72.. vi..
f,lut 1. er 2..

Les Offi.:tl.. r~ qui n'y [0nt pa.1i de ferv lce peuvent
~101;lfnc: des EXPERTS) fi.-;ner des tucs, pW Léd'&gt;1:
a QèS ENQ,! f ETES &amp; autres [cmbl",blcs procéjures
' ..J. annot. gener.
/
/
•
l :lti{f,
2.
5· L~1i C,ll(CS civiles appointées en Vac1~ions
r
r
d'fL'b'
loat
11111CS en
lllfl utlOLl "'en.:rale au ParI". 'nf'flt
"
b
... ! ~~ •
Âvrz" 1 G81. art. 16.
Et les n A P P 0 R TEURS des cau['s cri minelles etoi ..
"el~t les r(!metta: al1 Gre1f~ d'abord après le [erVlce
finl. art. 18.
6. Tout cc qui ef1: hit an rdjudice de l'Eciit
de 1682.. ou contre fa di {o::&gt;ucion ) dl n tl l non~b{'.
tant tOilS Re$lem(~ns &amp; TJ~L.:-~es contoÎres. art. 19.
Sous la pC1l1~ des dépens,. do IIma~é's &amp;. int(~'rùs
contre les parues) &amp; 100. 11 v. d'a111ende contre I~~
Procureurs. ibid.
VACATIONS) EmoILlmens. Il dl défendu de Il!s
.An~)NNER à l'avance) à peine cl'i HcrdiétiotJ , .('1:O:i.
t utlon au quadruple, &amp; aillCllde arbitraire. Reglerl',
1
ce
1678. j. 4 6 •
1

l

,

Pp

�~4.6
VAC
Même à l'é/"9ard des Greffiers,

V AI

tant contre le Capitaine &amp; 1 P '
{47
con tre les P'O,
es ropnetair es, que
rcpOl.\::s pour la CIll'
",rt. 10 .
e 1vrance des co nO'es

Curateurs) ProCUrelUS, &amp; toutMin iihes de J uLtice. ibid.
1. Les vacations du Lieutenant font de 40. {ols,
,elles des J llges Royaux 30' fols, &amp; celles des J u(Tes des Seigneurs 2.0. [ols. Reglem. de 1678. 5· s.
l&gt; pour la dépoütio n de chaque témoin d'une inf,)r ..
mation, le Lieutenant re~olt 8. [ols; d'une El\-

quête 6. [ols. art. 12..
Les Juges Royaux un tiers moins, les Seigneuriaux la moitié. ibid.
La même proportion eft gardée ponr tOUS les autres droits. ibid. et Re glem. de 1740' ;f·rt. 1.
Voy. Epices, Extraordinaire.
VAGABONS &amp; [ans aveu, font ceux qut n'ont ni
domicile, ni profdGon ) nl mêtier) ni bi,o;ns, ni
certificat de leur bonne vie &amp; n1œurs ) pOlI peL[onnes
dignes de foi. 5. Février 173 1 • 1.
Ils doivent être faifis pa r le Prevôt, &amp; jugés
[uivant les Ordonnances, bien qu'ils ne [oient prévenus d'autres crimes. ibid.
La peine des Galéres à laquelle les Ordonnances
les condamnent, pouvoit être commuée en .tran[port
d.tOslcsColonies. 12.. Mars 17 1 9'
Mais la permiffion en a été revoquée. 1. Juillet
172.2.·

Voy. A-fendians

Boëmie1H cabaretiers.
•
VAISSEAUX &amp; Bâtimeos de M . Lc~ PrCi ictûres [ont tenus de mettre au Greffe
l' f:&gt;. - lrauté
le rolle de l'Equipage) contenant le nom) âge, demeure, &amp; Pa ys des 1'v1atelots. 24, OéIob;-e 1681. art. 8.
Il n'cG: delivré CONGE' [ur ce ralle, que lor[que
le Capitaine, les Officiers &amp; le'i deux: tiers de i'E ..
Guipage font fran~ois ) aétueliement demeurant dans
le Ruyanne. ibid. et art. 1 (.. Voy. Mariniers 8.
A peine de con r [~â.t l on des 'lai tTeaux &amp; Marchandifes) lCOO. live d'amende &amp; i'l1niüon corporelle,
1.

J

1

Le'

b

•

es .. onges ne peuven
p.our les Côtes d'Italie ~(îexceder le terme d'l1l1 an
Ile. 2. 1. Oéfobre 172.'
pagne;) Levant &amp; BarbaEt d cl
7· I.
'd. e• eux ans pour les CAR A V ANES du Levant.
,'b 1

CelUI qui ne ra mene a 1
dans l~ tems 1imité par Fe ~ e B,aument en France
100, I1v. d'aménde po
h onge) eil condam'l1.&amp; en
11 '"" l
",
ur ch.,
caque mo'15 , &amp; aines
\ l'an..
e.... e Batlmen
t &amp; le
/lrt. 2. ,
argemellt [ont confi[qués.
1\

'

Les 'CQno-és
pour BI\·
Fran
b
atlment acheté
"
~OIS ) ou con{huit en p ' ) meme d'un
accordés que pOLIr trois Ir ,ays ,etranger) ne (ont

venir Jireétcment dans le ~~s, a la charge de redre aueLI L1 autre voyaoyaume) (ailS entreprene
Pa
b . art. 3·
s meme en fe [ervant d
1
A peine de confircat' llconge du Vendeur art 8
1. ffi
le
Ion &amp;
l'
. . . •
.e et de quoi le proprietaire J 00. LV. d'amende , à
ft
tlon pour 10000. 1. au Greffe
;enu,de donner cau1: On ne peut doriner el Amuauté. art. 29.
13atunent , qut~ I1d meme 11
,leÎI commarl.-den1en~l
J,u
'
(" n
Royaume) mIl un F
,eroit conCtruit hors le
b'Iea que naturali(é
T
ran~olS
&amp;
\
'
"
non a un Etranger
mende. art. t8.
) a peIne de 1000. liVe d'a1\

d

1\

1\

Ni à des Capitaines 0 p
etranger, à des Etrano-er u atrons mariés en Pays
I

ges {on: reduits au

ra~1f" e~~

de (crvlr en cette qualité
art. 19. 2. o. ®' ... 1

lefquels par tels maria-

[~r ~atdo.tJs,
cS

&amp; obligés

ValLf.:aux du Roi.

.
; elnoarquer aucun ET R
fllh{e, pour Ecrivain Ch" AN~ER, melne natuNocher, ou Officier M llrUrglen, Subrecargue
Ni avoir pl~s d'
~ttot.art.
17·
~
Il
un ners de M '
~'

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1\

rt. 16.

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atCtots
ecranCTers.

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même natura!1{e ~ l1e peut
Nul érranO'rr,
Cl
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avoir la pr(t)prieté d'aucun Batlment qU1 navIgue
fOtlS le P:1VilIon de France., art. ~~ .
Non plus qu'un l~l:a ~l~O lS ~l1ane en Pays etrangcr
avec une Etrangere. tbtd.
.
A peine de ~colJfi(cat.iot1 de leur pOrt101~ &amp; 2.0~~.
liv. d'amende, 3000, l~v. coutre ce ux ~Ulleu~ ~le ...
Cent 1e nom, &amp; 600 0 , hv . Cr'' cas de reGldllle.
' f i zbuJ.
Ceux qui Da vi guent aux Cô~C'\ ~'ItalIe , E pag~1~ ~
"lbarie
doivent Ju{ufier
que la mOlt:lC
l eva 11 t &amp; B,
,'
.
\
•
du Bârimcl1t au moins appanH.'l1 t :l des FrançoIs
établis dans le ROy~ll1mc. I1rt. 2..7·
"
It cl cet dl, t d'nuc l cautIon all Greffe de l AmIrauté pour 6000. Lvre )} Il'oins 'lU'lls ayent 10000.
de biens dans le RoyaUl1'C art , 2.8 .
Les Bât 1mC11s ne p C' l \Vél't êUl' é).(hd:fé" l des EaaLl..
(Tcrs) bien que l'~t urG.lifés. au. 31.
:;, l\1i à des FraLl~oi$ marié~ en Pays étranger àveC
dLS étrang&lt;. tes. lt.;d..
A pc i nt: de confiJcatlon du Batl111cnt &amp; de [011
Ch&lt;1nl meut. lt" )1'd •
E,~ ce c~tS le Confill Fr:~l1çois doit y mettre un
11omnl(&gt; de confiance CTlli le ra o'cne en France, [ans
Il)ermettrc ~HlC!l1" cc n' n:' t'! LC. ibid,
C
.
JI
'1'
t
3&gt; G . ux ç{ 11 ~'\ mr a ·"F enr en (1l'~~ lJllant leur nom
&amp; {urn0i1' ?([hnt th Ll1i s d·,: Huis ans le G;t!c ll'$ art. 2. ~.
En Cl S l : (' 11 0 rf 0 U cl (' cl b(l r ,n n (' l' t d II C() r I ~
d
' l1li
"j.
raine, le CO(1 \1):1 ndclT.ent ne p~ Ir eue
u.nne
celui qui e/1 tr' I b~d'qlJé en rccol~d. Ir!. 15.
Pac:; même&gt; ~ 11 l Cap~l.::jne 'Fra'1çoi trouvé fur les
li cux , 3 mojns C1U' il ait été envoye de France par les
PIOFittaircs.
iDirJ.
•
A peÎtjc d&lt;. )00. liv. d&gt;amende. il,id.
4· Les A~1l:.N DES ci ddTus (ont [o'idaires contre
lUi (0t'it:ùnc$ ~ Proprietaires &amp; Armateurs. t1rt. 31.,.
Le.. tiets Ct! "l'p~ll tlcnt au Dc..noncütt&lt;.ur. ibid.
2..

1

A

e

•

, E'1l es lont
1"
\ f Requete du
~ Procureur
449
pour li"
Ul VIes a .. a
du Roi en l'Amirauté. ibid.
Et les condamnations n'en peuvent être [udifes,
CJue lorfgu'clles excedent 30 0 . live ibzd.
Toutes deviennetit définitivement adjugées) li
l'Appel n'en cft vuidé dans un an. art. 34:
Les confi{èa tions des Bâtlmens &amp; MarchandiCes
ne s'exécutent que [ur les ponions des Proprietaires
&amp;. Capitaines. 16. Mars 172.8.
5· Les Bâtimens de Mer [ont reputés MEUBLES.
Oitobre 1666. 168 T. 1;'7). 2.. tit. 10. at't. 1.
Et ne [ont [oûmis ni à RETRAIT lignager) ni à
Retrait féodal. art. 1..
[ont néa~moins affeétés au Vendeur ju[qu'à ce
qu Ils ayent falt un voyage fous le nom &amp; au ri[(lue
de l'acquereur. ibid.
A moins que la vente en ait été faite t'lux Encheres ou par decret. Ibid.
Mais la vent e du Vaiifeau en voyage, ou faite
fous [eing pri vé ) ne prejudlcie pas aux créanciers du

•

ps

Vendeur. art. 3.
6. LaPREFERENCE [urIe prix du Vailfeau vendu,
eft accordée aux Matelots pour les loyers du dernier
Voyage. r68r. li 'V. 1. tit. 14, IlIrt. r6.
Après eux à ceux qui ont prêté pour les neceffirés

du Navire pendant le Voyage. ibid.
En[uite à ceux qui ont prêté pour le Radoub) &amp;
Equipem ent avant le départ. Ibid.
Si le Vailftau n'a voit fait aucun Voyage) le Vcndenr, les Conlhutteurs , les Créanciers pour Bois &amp;
Agrès) [o nt pref.·rables à tous) &amp; en concours er.tr'eux. art. 17.
Les Chirographaires &amp; non privilegiés, font en ":
fuite payés fui va nt les Loix &amp; Coûtunles des Lieux,
où l'ad judication eH: faite. art. 16.
7· Les demandes pour avoir fourni le BOls) A-

I&gt; P ii j

�.,

t
1,

VAT

,,.

4-~o
A ' f i ai1lement Travail de la Fabrique ~
Qres ,Vl&lt;.;.ll1
) ,,'
.
du.

.

::our de la Jélivrance ou des ouvrages re~ns. !(&gt;81.
I.

12.

&amp;. d'hcmc

i

1

d"

,.

•

e Jour a }OU~

"

heure) [ans commilIioll du Juge. Ttt..

art, 1.
'b 'd:
Et le défaut jugé fur le champ. ~ t •
.' ,
Il d
,. e des ;1U ues mat1eres provlfol1es
Il en CIL
t n , et1'l
F ,
'(as lor[ou'il
y a des Etrangers ou ' o·
&amp;. d es autres
-1
rains farti es. ibid.
,
s
8. Il cft defend 11 à tOUS, Con!huélcurs &amp; ,a ~ou
'
d Agre's des Valffeaux, de travalllet: cn
11
O L1vrlcrs cs
Pays EtrDl1ger à peine des Galeres perpetue es. 10.
IL

...

&lt;

all

moins

.4f.l

hUI't· .Jours.

firancs , entre la (aitîe &amp; la vente. art. 12. •
Et &lt;'lue les Bagues, Joyaux &amp; VailTeile Je la va~enr de . 3~00, liv. ou plu. s) [oient expn[é&lt;; à. troii
Jours clttferens. art. 13-,
Si l'cxeClltion {e fait [ur une Terre ou SelO'neurie
'Id O?t etre
{\
'1(~~S Affiches &amp; .Placards aux
b,.
l
nus
Ljeu:r
pub! lCS &amp; Carrefours des Vil les Royales pl ùs pro...
cha~lt1~s. ,Regleme'YJt ,dt: 1672.. Proto execut. 2.4 .
Et J. AI~) J\o1ar{edle) &amp; Arles, fi l'efhme excedc
50000. II'v. i bid.
,
, 1. L'adJ~lrl.icarion dl fa.ite ~Hl plus offrant &amp; der~
nier enchenl1é'ur) en payant [ù!: le champ le pri:t

de la vente. 1667. 33. 17.
Le n0111 &amp; le domicile duquel doivent être in{erés

véremlre1680.
rbl d f' cl
9. Les proprietai~es (ont :-e(poIHa es \l aIt U
Capitaine. 1681. lt'V.2.. ttt.8. art.l.
Et ne peuvent en être décb,ar,gés ) 9u'cn abandon-

dans le procè"i verbal. ibid.
Et les deniers (ht prix ddivrés par l&gt;-HuifIler ou
Sergent) d;abord après la vente au Creancier [aih[-

nanr le Bâtiment &amp; le Fret. Zbld.
.
~
...
e U1' dl: de l'Interet comLeur avIS pour tout c q
.
"
.il. r. l'VI' cn en(jrd à leur plus grand Inten:t J
D1\.\11 , CH lU
~
.,
'l
d
ceux qui ont la plus glande patt fal[ant le p us gran
nombre, ibid.
VO)'
Capitaines. Mm·inio·s. ch:rftrgicru. -;1t-tmo,
. Abordage. PI1f7êports. }lewlragcs. . NolIs. j7(1I.
7/urs.
'.w
.
A'
7tfam o /s 10. Retour. de-Voyage. Â'Vanes.. mtrau..
th 2. Friffs. calfats. AJfurrmres.
~
VE'l LEY EN. Abrogé en France Aout 1606. II.
(omm l'Edit ri' a pas été en'Vo)'é en Tr{)'Vence , nous J
fui'Vom d,'oit Romain.
VEAUX-MAR1!'JS. ~~or. Perche 3· .
VI NTE (4CS Fttets (atus par .autorlte ~e )uthee.

fant, &amp; le fLll'pl us au Debùeur lalG. art, 2.0.
Et en cas d'OppoGtiol1, à qui par jufbce dl: or-

donné. ibid.
. A peine de 100. li v. d'Amende , maitié au Sai{i[..
hnt. ibid.
Sans que l'f-IuiŒer ou Sergent puilfe rien recevoir
dIt Délivrat~~ire, direaemellt ni indireétemcut QUtre le prix) à peine de cOllcufIion. art. 18.
Ni autres (alaires que ceux taxés de la mai n ctn
Juge fans ftais) fur la lnil1ute du Procès-v(sbal.
.Art. 2 r.
"De q?O~ la Groffe ~oit faire mention) à peine
cl Interdl&lt;:.11on &amp; 100. la. d'Alnende envers le Roi.

'f

1

l".

VEN

En 0 b'lcrvant qu'il y ait

,

~u Radoub, ne peuvent crre fat tes apre~ ~\n an ,

ii'VLes
. all1apatiolls
tit.
art. 3·
en font donnees

' ,';. J

.:J&gt;

. '

• 7 '.J

ZVHt.

DoÎt êrre faite au plus prochaIn Marche public.

Vor. Vai!feau1C 6.

1667. 33-

VERBAL D'ENQUETE. Au mot EnqttÜeo

II.

".

~ERBAL-D·OPINluNS.
Eu VERD. Vo)' .. Blcd$.

Le Jebiteur :!ppelle a jour &amp; heure, pour y faire
trouver des Enchcrii1çuts. ibid.
•

Voy.

~ei~t~nçes

2..
•

�VER

~fl

.

VERIFICATION. 'Voy. A'Ve~atlon.
VERGES, pe-ine. 'Voy. Me~dtan~.
.
VERRERIES. Ne peuvent etre etablles que par
permflIion expreffe du Roi. 9. Août 172. 3· l'exerci·
ce de cet Art ne dùog e point à N~btcJ!è.
,
VET fRAI JS. On doit obtenu Le~t~es ~ honneur
après 2.0. ans de !èrvicc J pour pou vou ]OUlt de cette
(fIlEté. M/4rs 1669·
. .
~
Ils con[crv~nt le privilegc du CommlttlIpl1.S •.Aoul
1 6 G9·

4· l 3·

."

\

li

Et precedent tOll~ les Officlers re&lt;;us apres eux) l
ce n'ef1: gue le ParlemCllt [Olt en Corps ou pal: Depu"
1
•
tes.
7. ] ,m'Vtl1
r l 6 71.
,
.
.
.
Auquel cas ils ont rang apres le TIt111alr~ .qul dl:
à la tête dl: ta Compagnie, blen que po1tencur cn
reception. ibid.
.
Vo,'. survi·vanciers. E'vocatzorJs 1..
'VETURES. 'Voy. pro.;"..jJîons. Regiftres 5·
VEUVES. Celles qui [ont TUTRICI' S , ne peuvent
pa!1èr à de [ecùnde~ Nôces, !:U1S ~vo~r rendu compte &amp; fait nommer un Tuteur, qUI [Olt autre que le
Mari futuf , Lon Pere, Frere , ou Enfant. l 1. Juin
14+3. 1.
Dont elle Cupporte les frais comme [ruarés. art·5·
A défaut tous [esbiens pa(f(!l1t a fa Mort aux Cllfans du premier Lit, [ans aucune dctraéhon. art.
3. Sauf La légitime iHtX cnfan s du fecond Lit.
Il en dl: de même fi. par fa colluGon) le VrrRlc
dt nommé Tuteur. ibid.
Voy. M,trin.Jes 5. Nô~es 1. Requétes-du-palais 3·
l' ,
•
1
]1ues-Conf ltt s. SDcutes 2.. Femmes 1.

"VIAGER, Food .. perdu. V-Jy. Hô"iraux 1.
VICAIRES-GENERAUX. Doiyent être gradués,
&amp; c lJfiiruts en Ordre ct\.! Prêni[e. 1579. Blois 45·
Yo..y. Evéql es 4. viftl! ,. lttJes-d"Egltfe 6. Conjèil ..
lers-Clercs.

VIC

.

453

VIC1\IRES des Cures. VOJ~ Portton-Congrttë. Cu"
l'CS.

. VICE-BAI"LLIFS &amp; Vice-Scnéchaux. Doivent oh~
ferver ïes me mes Plocedurcs qllle le Pre:vôt. 1670.
2..

2. g •

1

VICE-GE~~NS. poy. F:-vêques 4.

a

VICOMTE S. Donnent droit dt' Committimus
la . Chamure des .Requêtes. VOll
',.u e"t es au
J
p a./ . R e'1
l lUs 3.
l
,La. COl~té de P.or~ieres, réduite à Vicomté pOUt
eVlter la reverha n a la Couronne. Septembre 15 81 •
voy. IJI1.f..'IC IVotf's.
VIE .LLARDS . -voy. Contrainte pa,. Corps 2.
VT(~N E~. Voy. Arbres. GrapiLlag(1~ Chafft ; •.
VIGUIERS. Au mot Baite.
VILL ARS. Voy. D14Ché.
VILLES . VO)'. Comtnunautés" paroijjê s.. Requêtesc&gt;
tiu Palais 3.
VILLIERS-COTTERETS. Voy. Ordonnal')ces 2..
VIN. Art mot 17..Jreffi.
VIOL. dtt mot Rapt.
VIOL. Fov Chemin l.
VIR!_~lENT. VO)I. Chaw!e 27.

VISA., In{ti:ll(io'lC~No'·NIQ.YTI. Fit nécetfaÎrc à
ceux C)UI [&lt;;t1r p0tlr VÔS en Cour r1t' Rome, en la for ...
,n:c appelIce LIGN(JM. 157)1. B'ois I l . é:f AvriL
;1695·

Les pr,yuificns _ 1~0(l:o!iqttes n'éta,;r;t qu'unl:

1...

forte de A1anrùu, ad provldendum.
Les Lettres de Vifl dùiveüt f:üre mention de
l'examen dn pourvû. i ~ i:i.
Le ~.roit .,d. l Secretc:drc dl tr0is livres" le Sceao
1.

compnç;.

rd.
L'EvêrJlIt' (lui refil[e le Vir.1., dnir exrrÎm·er les
caules du RE f·US. Art. ) . (ta !t (q/f,:fL!c; f~ SZ-f,ue''';eu''''
'n.

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~

;&lt;

AI pd fii"J pi ( .
.A1~IS les Cours ne p~llYtnt Cl1 pltnd,œ ,ollnoiilàn".

Pu1JJe

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454
·ABUS Ifrt. 6.
te ue par appel comme ~ bus" de renvoy~:: au; ,S,a..

lia charge, en ca. d) Aé ts Olt Co \lateurs, tbta.
'
perieur Ecclélialtique des l r ;~1t;n
ir en po(feflîo~l ce1.. Les Cour~ peu;,c,ntefu[é, pourvû que ce fOlt CIl
lui a oui le V i[a a ete r
rI'&gt;
&amp; nue le refus ne
-,
,Œ ce de caUl,-,
-J
B l
grande connOl an d' f:
de [oû ndllol1 aux ucallt {. l sdeJANS f. NIUS,
i' 01'tpasfondé[urun
1 . pro po 1001
les concernant e~ ClJ~g d Pa)c Clement XI. 14ou à la Butte U 111get11tUS û
t
Mars 1730. 6.
" , f T " Caire aucune FONCi'ION
pou rvu pillac re,
lle
Sans que l e
IG a'
dll néndîce) avant q ,
,.. .' lie ou Ecc1c lalltque
IpHltUe
A z'll695 art. 9·
de l'avoir obrenu. \ v."h
J'~ mf&gt; confel'é en Cour
f' C (1: &lt;~"
a ,. HIT,! Cl a •
'1 f: t
Si le Bcnelce
',,"é""{' RACIEUSE,l au
de Rome, en l~ f~rm", a~~"f · I. 1. de la vie, mœurs
t l e Vira &lt;Id' li (OIT 1\1 H ,n
avan
"
t·t 3
&amp;. reliO'ion d 1 pOl,~VU fi.f. '1 faire profduol1 de
dl: "Cil" 1
OLt (le l'on Vlcaire
3. Tout Ben ~ficter
. ~ l'Evellh:
l'
FOI entre ks m.tlhS (~ . 1
. c; t'aû[cnce) dont
Gé néral 0 l de ~ 'II o :ucu, en ca ' ,&lt;
. "
Tilh' 1) 77' B VIS 40.
il dOlt etre fllr Re" (-. ~,
'il \:.1: ore[ent • ou .dans
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CHAPITRE
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B' 'h·... p"rd. Con (HOit)
roç"J.rlùll da Vl l,\ I~r ~ne ~'-"' bl- de plein droie.
re nd [-?&lt;; au s B" LC ilC;;S tmpetra es

45'S

lion aux ConlHtutions, &amp; nommément à la Bulle
UNIG1NITUS. 24, Mars 1730. 5.
S'il appelle comme d'Abl,ls du refus du Vifa , fàUt e de s'être expliqué) l'appel n'aura aucun etIet ful.
penflf, &amp; cette cauf~ ne pourra être regardée C01U••
lne moyeu d'abus) &amp; fera ex. reLfement di{hnO'uée
dans l'Arrêt) des autres caufes où il y amoit Abbus.
nrt 6.
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Sans ne,l I111)1 ~ q
du FormuTelle iorrnLi lc d~ SouCcrtpnoLl ) ~ d'A .'l 661: 4
du 1110tS
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lai re O[ ,J1() 1 ne• p.u '!:l:t
l
•
.A.oû t [ 72.0. 3· v oy . Formulatr'e. {; f!i
de Foi ou
Cl!lui (11\ fè pr,' Cente pour la ~roJ e
L ~ " :nif..
LJ

Ifi
l'our k VJ.ia , doit encore s'expliquet ut

a

OUt

...

5· Le renvoi fait par l'Evêquc à fon Grand Vicai..
re pour le Vifa ) ne peut être regardé comme un refus. Mars 1666. 8.
6. Celui qui a eté refufé trois fois) n'dl: plus reçû.
dans fes pourfilÏtes pour le même Benefice. ibid.
VISA . 'Voy. prifonniers 9 , Crimes 2..
VISION des Sacs rl'un Procès. Eft accordée à celui qui a produit) ou qni a renoncé à produire) par
aé1:e ligné de {on Procureur, &amp; fignifié,
1667. 14. '9.
&lt;On l'accorde deux fois &amp; pour trois jours à chaque
fois) Reglement de 1703. 1 fO. &amp; même davantage
à la prudence du Commirfaire, ibid,
Elle doit être re~uë &lt;les mains du Clerc du Rapporteur) &amp; non [ur le recepiffé du Procureur. 166 7 •
14· t1tl't. ro.
Ni de la main des GR fFFIERS ) pttS même avant
la dilhibution) à peine de 100. li v. d'Amende,
moitié à celui qui s'en plaint. art. II,
Voy. Procurettrs l, Sacs-des procès.
VISITE. Voy. prijonniers 3. Comptes 9. Prifons.
VISITE des Evêqucs dans les Paroiifes de leur~
Diocéfes. Doi vent être fa ites tous les ans, au lnoins
dans une partie. A :vrii 16!) 5. 14,
,Les endroits où ils ne p 'uvent a!1er en per[onne )
doivellt être vlhtés par les ArchidIacres) ou autres

Ecc1cfia(bgucs rOBS leur autol iré. ibid.
1. Les Pr~Jats peuvent vilirer en rer[onue, les
EgliÜ:s PaloliIial~s d~i MOJ.lafic;.rcs Comlnandcries"
1

,.

�r
...-4

,6 . . .

r

VI S

. 'tendent EXEM.'1"S. Art. IS'.

&amp; Rellg1eux qm le pre h' d' 'es ou ,àlltres)
Et par eux leurs Ar~ .1 lacr 'r . 1 1

celles

/ r
R ll(}'H~UX. Wlt/,.
. '
dont les Cures Iont e~.
. 'tcn ~ent avou drolt
. Et celles où les Chapit res pre
1.

de Villrc. ibid.
V"r.
tls doiv-ent ( les of'
r
l
ur~
llires)
l
f
2... .En allant e
ourvoir ci. cc (lue es
ficiersdes Lieux app~~lle~)
s Croix , Calices
Edifes [oient fourmes he r 1 vr~ ..,'ff, ires pour le Sert?
&amp; allues c oLes n&lt;.:c ... ui.4
Orllelnens)
vice Divil1. art, 16.
.
"l "d
' d Fond"tlons. Pt .
A l)exeCl1tl~l1 es
~." &amp; nème des Sepultures
A la reduéhon des ~anc; ~ . l 'b'"
.
. 1 pêchent le Sery lee Dl VIn. 1 za.
des SJ.cteqll~e\~ Celebration &amp; Admini!l:ration
A

1

L'P ,

VI S

1

J

mens.
ibid.
d' d C,'· &amp; de cenx qui defA la bonne con tItte es ure" . ,
. l' '/ 'd 'V0 1/ Sen;zn:ures 2.,
fervent h ParOI f e. ttJt. d":E' l
t 2. ( 'VO~/. B"ltrr3ç
co
e.
r:,r.
J•
'.1
A l'I?XamCll des Ma ... ",coles.
d
Mal O'uilliers, &amp;
A l'examen des COMP~ES .es
'~i ~ étc marqué
tere
S'ils ne leur font rc:prelcntcs a.u lour q
.
V" ['
11'1 peuvent comm;.;
quinza1ne aVall( la 1 ne ) . .
,_ les examiner
un EccleGaltique fur les LIt.UX:1 pou ..
[ans fraiS. ~rt. l 7d', {fer des Procès-verbaux de Viu3 Ils dOlf'Cl1t le
\ f'
\ 1 NEF de
Lo
te ~ 'l'o"cafion des rcparatiotls :1. lue a ,a
&lt;.
'-'
.
'.
&amp; pOUL un , r • ..,
'Eglife
Clôture
des
CUtlt'tlercs
)
l
t 2. 2. • Voy • .A1.~Hj 071$
~e~cnt ' convenable au C ure. p.,r.
'.
1

Vifite. art. 16.

17 .
Les Juges-Royaux &amp; ceuX' des Sdgncurs , doivent
y t enir la main, &amp; faire les pour[lltrcs oéceflàires.ib.
4· Les Archevè -lues, E vêc.lues ) &amp; Arch idiacr~s: )
doivent taxetlcur prétendu DROIT de ViGte k ma.
·d erément, que l'on n'ait occauon de s'en plaindre.
1

(9'

56 0. Orleal'ts 6.

.Voy. Afonafteres

1..

V ITRIC. 'Voy. Veuves.
UNIGEN ITUS. au mot ConflitutÏ on.
UNIO~S de' Benefices. Dai vent ê.tre fait.~s par
les E vêques en con noif1ànce de caufe, Celon la forme pre(crite par les Conciles. 1 579 . Blois 22..
Aux Cures dont le revcnll e[1: În[uffiiant pour ent retenir le Curé. ibid.
. Aux Semi naires ponr leurs Fondations &amp; Dota ..
t l0l1S. art. 2.4 .
Aux E~li(es Cathedr2.lcs ou Collegiales ) Ior(gue
le revenu jl)int à la dii.1rib ~ltion quocidicnne n'dt
pas fuffifànt pour [uûcenir h0!11 êc~ment j'étar :!e
Chanoine, (uivant la qualité des Licul: &amp; d..:s Pc:r.
r
ï 'd •
lonu,.,.S.
Z::Jt

pourvû qu"ils ne [oi~nt
Reguliers, 1579. Blvis art. l. 3.
Soit par reJuéhon de Prebendes à moindre nOlnbre. ibid.

s. &gt;it de Benefices {impIes)

Pourvù 'l u'il en refh: [ufE.CUll Jnent ·pour la CcJc ..
bration du S ~rvice Divin ) &amp; Di'J'tùté de: I)Edir~. i:,.
Le tout du con[entement dl-! Chapicre;J &amp; J,~s Pa~
trOllS La'is. Ibid.
1

C#Lrta1tI's'tcndans à qui l'Evêque doit en CllYoyer un,
es Il
&lt; .
•
s par ExExtrait, doivent faue vih~cr les re?ar~tllOn
{
" f", dreir~r des DeVIS ( les ConiL~iS ~ppellés , )
11C rt;), J tr e
•.
.
'1'" en r
1: d
d,
l'elles (oient butes lnCCI anltL
_,
&amp; onner or re ql II
'b 'd
)crrncrtant memc d'emprunter à cet e~-:t •. ! t •
t Les
~ Margtll'li ItrS
'
&amp; F~ibriciers des Egides (.~nt tde
'::-

u.s d'

x~c

lter pQD,étuell ment, k$ Ordvnna:.1C;êS, .
, / lh ""
..... "..

• ,

Il faut pour toutes ces Unions) obtenir L~t­
tres Patentes. SePTembre 17 1 8.
Sans néanmoins que ce déf1Ut pui!fe être oppofé
ux lJ 1Hons faites avan t 40. ans. 1.), A VIii 17 (:J .
l'ourvlÎ qu'on en repre[enteL:s Titres pour être aw....
1.

~o.riféspar Sa MajeCté. 13- J/tittet

17 1 9.

Qq

�UNI
45 8

UNI

UNIVERSITE'S. Les Erudians pCl1v ent

Sans qu'on puiffe les convoquer
p~r fan ordre, lor[qu'il ft d I a ,cet erret que
C'eU à lui ~ d
1 ~
ans a Vllle. Ibid.
/".
' onner C Jour &amp; heure &amp; \ r
lcncc, c'eft
au RecCl.
'b 'd
, a Ion ab·
.
_l e L1 r.
t /. •
~e VIce-Chancelier par lui nommé
."
Pret re &amp; Do).l"'llr
' dOlt etre
\., ~
) d' une c p '
connuë. ibid.
a aCHe &amp; probIté re ...
't

y

COn1'

menecr leurs Etudes , à l'âge de 17, ans accomplis.
17. Novembre 169°'
1. Le degré de BACHF LIER dt accordé après jeux
ans d'ltu(~e. 2. r. Mars 17 1 2.. 1 °9·
Cdui de LICENCIl:.', après trois ans. Ibid.
Celui de DOCTEUR, après quatre ans. ibid.
Avec Intervalles opportuns) &amp; Ccrtificats d'étu-'

1

'Vll'r 17° 0 •

places de Doéteurs aggrcgés , peuvent ttre
obr l1uês à la dt[pute , A l':.Îge de 2. 5· ans accomplis.
7. ja,nrr;ier 1703· 30' Jan'vier 17°4,
2. Les Banquets pour Do{torats &amp; autres attcs ,
[on c dtf ndus à pc inc de S00. Ev. contre les a111[tans un tiers ~L1 }l,ai un tiers aux Pauvres, un
tiers au Dtnonciatcur. 1) 63 · l{ot~ffll 1'/J 37·
Les Doé(curs ) ProfctTeufs &amp; RCbl"DS , ne doivent
être ni Parens cl1tr'eux luiqu'é3U de~r~ d'Oncle)
&amp; l'~CVCll, ni Allt s jll[(lu'au dcg,té de TIeau*frctc.
ifS

our tour c qL 1 concerne les promo ior ~

~, A t"~r garions

;t~.Juilltt 16 ~.

ou Reglcnl US

fi

'

l

c&gt;

J'O'I

C

• llî}

:ées

auX

r'e"

cl l'Univcdlté.
"

(II' 1
•

•

j

IcS

oore 1603· 'Voy.

1

'l9 .Jl!ilht 17 12 Les Voix des l'oé1cnr~, P. 1'ens ou Alliés) jufqu'au dcg\é d'Oncle t' Neveu ne compt nt que pIJur
Ul1e'. 2 o. ]at'j'VÎ r 17° 0 •
3. l.:Univerl\te d'Aix jouit des rl\ê111C'S privllegcs
que l'U ni' rhte d aris.!. 1. M/p's 17 J 2. l 5S.
,\ lev
"CC" e en CIt ~J 1,'--1
4. M . 1'Hrc~
He
e Ln. oce cr &amp;

vedité, prdldC::1 {owcs

v

rivileges &amp; t:~ G' d ~
con nneeen tous [e3
,
'
les
ra
lle"
ff"rÛ
Pcl c: J.mc:n. Juillet 16 e' ~ -~ s par.tout fans nOtIF_
JO' 29· ]r7l"tJte1" 109 g
Il pay ~)t T)'. liv. pOllr tt
J.'
•
(on t rcc ·lS \ l 'lJ ri \' f' ,"A' JUS (l )US, lorfqu'ils
,'"
1.:1 lJ~ il
IX
1..3 tvI .

J

1)1

•

L'Univediré d'AviO' 1011

6.

1

gr

1

/JttxN(l tcs.

,

Chc-f d, l'

,

Les examens dOl vent êtr'" f:' d
l'Arche vêcJ ~ l ,r
" ans ans la Sall6' de
de oU'lue le Chancelier
11.
î:
'
en
S' l'l-: d e l'U Y,flL prelent
, &amp;
r. ion ab[ence d ~'l'1S 1a:1
r.
J.cncc de [on Vice CIl'
l'
Ulvcrllœ en pre,
- ance ter. Ib;d
5,. Etablüferncnt du ColteO' d .
pore de dellx Pléfidens) d~~~ ~ BO{(U,R BON, comtous les Gens du Roi de h
on etllers, &amp; de
' Tir '
caque Cou r de l'A .
(S
r~lOrl(&gt;rs-G
'
'
,nClen
d
1
•
C net aux, d, S Procu··eurs d p
u ays '
&amp; cl e neux:• princl',
p.l11X Hl'
~ lOHans 0 'i ~'.

1

f

('('

l

579. BI cis 85·
A peine de déch~ancc des Benefices confcrés en
nt
vertu ou [ur le fondclllcnt des Degrés autrenl-: ob ..
tcnus. 6. Décembre 173 6 .
Les trois ans d'étude nécdfaires peur les Grades.,
font léduits à Gx mois en faveur J~ ceux qui entrent
dans leur 2. 5. année. 17, Norvcmbre 169°' 10. J~"'vÎ'J-

,de.

' 9
4S

.

.

?'_,

., .......
L.
.7

l~

!'

.:J.ttz 17°9.

..

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~ ... -'_.to..).

\t '""&gt;1 :L', i S• Vuy • E·XIJ·ûl
#-1 'ts- de-Juj(l/.cer
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lp.-~;

fJ,

lIh 171

l

.

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Ar!Jres •

AA'
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aZJzes 2.

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II (l}ZS •

VOI;~ Délibe-ratlv" Vo'
' ,
YOLUNT'
L"
A ....
~. Rï. , rportcui's. °l~l:ntOns.
l.
w•
te mot Atte"7 f ç'tt

.VO~S ~

VO.LElJRS. Le V ~1 ~'e CordaO'('
taIlles l-x. Utencdlcl\ dl. V· (ft
b ~,
Fuun Port
ft
'd .~,s ,Jl caux , commiS dans
,
pllnt c F.ctn{f,lre ave r
b 1 d
P rtant fiq,ure d'une Ancre
u,n er cnall
p tuel du Lieu
Q
..
)
0( ~u Banmffement pet0

~

...

ttv.4. tzt. 1. art 16
l\1emc de l'vlon s'il 'r .
d ·,,'. .
Inorr d'H
'
,~ rIve pene li Batlment ou
dt ]~f.~n~e d~atlfe du Cabie coupé, ou volé.ibi i.
lle cl
ü~ ~nl Ll en achetter des Ivlatelets à ei ..
•

1601.

n-

e pun

tlull~orpordle. fJrt.

17.

Qq ij

)

P

�VOL

~(,o

voy. Rouë. Tocfin. Marque.

,a.'

,'Egli-

pomeJlIlques •

Ip' .
VO'll Aih~'mations. séjour.
VOYAG ES des actles. /' J)'
d .
rr
e-des-Temoim. Rdour- e-voyag e•
~nquef(s JO • .J.. ax
Comptes 13 ,
VOYERIE. Voy. T(~roriers.Gcnert1Ux.
change 13·
. " D'
USA NCES. 'VO'll.
'
USUR E Prêt J de d
e111erS
a, pr ofir ou lnrerct.
cl H e- •
,.'
1 1remiere fois d'Amen e· 0fenduë a peine
ponr
. a ft &amp; 0'1'0 Jl~e A men de ) le quart
'
, Il'
norable , BannlI1cmen
t&gt; •
.7
,
. 1) 79 BloIS 202.
au Dcnonclate~r. , ~'.
de confi[cation de Corps
Et pour la {econde OlS)

fu 1. Naufrages
A

&amp;. nir.11S. ibid.

•

S'VR LA TABLE.

. baiilent M'uchan-

Mêmes peines contre c("ux qUi ,
' t
.
'b l'd. el' IItrt
362. 'VO?,.lHtX no •
dires à perte de Fll1ance.l
, . , . . ''1 le re ...
Et contre \cs EntlcmettCllrs, a mOInS (lU 1 S

"dent volol:tair('me~'\t. ibi~l. ~ ar:~l~~o~Œces lorf.-

CJl1

Les NotaIres pUrH~ de rerte e
'l'Is r coi vent des Contra ts u[ur. 0d.1) 3 5·
~

,

1.9. 12..

Voy. 1è 11. oms 2.
1\'
&amp; Droits
USURPATILJ~ S de Benefices, Hens
~. f
en dépendans. Punis de confi katl&lt;. 11 de ~~rs l'lC s ~a
.
"1
la C011111cooon II ,
Domall1t'S
!11eme
cn) G)' $ où
,

'
B'eis.4.7 1) 80 . .Mt/ml F&gt;·
'
pas l leu. 1579·)[
"
l'
t par les.
Eten outre pOlli[uivis extroOI( ll1ajrtn~cp
Prc'cureurs G( l'er8UX , ou par l1..5. 13'
:(1.&lt;: fiC1C1S ) devant
l&lt;s Cours en 1 ICI11icrc infiance. tbul.
UTENC~LLIS. Voy. Lnbour.
VliIDA:t\GE. Au mot rOj1~/fion . .
VUIDE. V(lJ. AJftlrame 10. NotH 8.
,

Y
.

In ES. Au mot Breres.
•
•
YVRfSSE.Les mauvais cns comtl\IS pat EDn~ ..
té font punis de la peine 'ûë au Délit. 30. ,&amp;o'lf
"
0/1
Jo
15~6. ,. 1. non lnrlgJ)'ree • . .
1

MaIÎ11ie.ts yvrcs.

.

'Voj.Caplt?tntS 1.. ~

FIN.

OBSER V A TIO NS

.

'U[aŒe
de cette Table conGf1:e à trouver
o
....-- dans 110S RegiO:res des .Lettres Royaüx,
les Edits, D~clarations &amp; Lettres patentes
cités dans le corps de l'Ouvrage. On cont oüra ceux qui ne nous ont pas été adrelIès
par le défaut de date d'enregiarement: T'ds
{ont les Edits &amp; Declarations conc.ernant
des tnatieres attribuées à de) JuriG.liétions
particulieres ~ comnlC les Aydes, la Regale,
le rccelen1enr des Corps des Bénéfici~rs,
&amp;c. Il en cO: de rnê ~ne des Arrêts du Con{cil, dont IJexécùrioll cft l'en voyée à M.
l'Intendant; il eft utile, &amp; Couvent néce{:
faire, d'en connoÏtre 'les principales di[poiitions.
J'ai Joint à la page de nos R{'gil1res la
page des li vres où l'on trouve les Inêmes
Piéces ; leurs dates paroitrol1t q uelq uefols
differentes des n1Îel111es : 011 trOll ve par-tout
des erreurs dans les dates , les llleilleurs
Auteurs ll cn {Ollt pas exemts.
Bornier dans toutes (ès éditions donne à
l'Edit des, Epices &amp;. Vacations ) la date du .
Qq iij
J

�06

~~~~~~~~~~~~
•
A D D' 1 T ION s.
•

•

NOTE.S

Pour le mot INFORMATIONS •

SVR Q...VELQ..UES ARTICLES.

~. ENcas de €ontinuation d'information, on ne
peut ent4t1dtRe les mimes TélDoins qui ont dé}a
dépG{é, à peine de nullité... Reglem. de 1678. tit.
~.

A

nrl. 3•
. POtlY

1e 'fJ'HJt RA P PO RTEtf R.
r

Les Averatiol1S) lc-s RéFdrlfes catbcgoriques
&amp; autres fembla.lt&gt;les préparatoires, fç;,its par les
Cotmniffa'ir'es f Itbro'g's " ll'at:tirclIlt jamaiS' le fI incipal. Reglelnent de :r-67t:. annot. gin. art. 22.
. Les ü)cidens fu.ivenlt le Ràpponenr. ibid.
1.. Les Requ~res pour farre r~gJ.cr pardevant qui ,
tntre d:ux ~. ~?'P0rte'CLrs 60mmis , {e pourfuivenc cn
Grand- Chambre) à moins qu'ils [oient l'un &amp; l'autre de [ervice dans une même Chambre. ibid. art. 23·
3. Après le decès du Rapporteur, les Sacs produits devant lui paiTent en difiribution generale.
1.

Rrt. 24.

~. Ceux 110n encore produits) [ont reglés [ur Requête à la Grand-Chambre. ibid.

ÀIt

BUS 3. Lorlque le Pourvû d'Ull Béné~
fice a été refu[é trois fois dans l'ordre de 1: Jurifdiél:ion Eccléliaftique,) il n'eft
plus re~ll dans [es pour(uites ,fuivant l'Edit
mots. de Mars i 666. art. 6. &amp; fi l"on
{i;PPO(Olt que les. Commi[faires Apoll:oliques
11 ont pas remph le dernier degré en procédant abuiivement ,) il faudroit le renvoyer
.de nouveau à la Légation cl' Avignon, qui
{euIe peut donner le pouvoir nécelfaire au
Prélat qui doit procéder. C'ell: une reo-Ie
dont les Cours ne s'éloignent jamais. b
~CQUIESCEMENT. On oppo[e les acqUlefcemens aux Accu[és dans les Procès
infiruirs au petit criminel. 'Voy. Proces 1 •
. AI~ ... Le, privilége de couper du bois l

au

CInq heues a l'entour de la Ville, a été rendu

NOTES

~

�NOTES
prefque inutile par un Arr~t de la Chan1bre .

.

d es Eaux &amp; Forêts, qui prohibe l'u[ag e de

t'EijJadon.
APPEL. J e n'aj jamais vû aucune fom111tlt iol1 pour fai re declarer ~
: eut ap:
peller d'une Sentence , &amp; J a l tou Jou rs 'VU
l"ecevoir les appels jurqu'à nente ans.
2. L'art. 114 , de l'Oruonnance de 15 j 9·
qui veut q ulun appellant d'~n chcf d ' une
Sentence [oÏt tcn u de con[entlr que la Sentence foi; exécutée pour le (urpIus , doit être
entendu, tant (rUne appellation princip31e

yon",

que d'une appellation ir~cidente, &amp; [uppo[e
dans les deux cas que l appellant y [Olt en
quaiité : mais fi l'a~pel1allt l:'y .étoit poil;t
en qualiré, &amp; que {on appel.lnC1&lt;.lel1t ne
occaflonné que par l'exécunon qu'on dlr1creroir contre ] ni d'un article d'une Sentence
~cndue avec d'autres panies, il ne [eroit
alors recevable en «)11 ~ppel ) que pour faire
leforrIlcr l'article fcul ql1~on lui auroit apaucun interêr au [ur,
Pofé , con nle u'ayant
plus de la Sentence; &amp; par cOl1[équent fi dans
les fuites, &amp; après l'appel vuidé, on lui appofoir un autre article de la m~nle Sentence,
il [eroit bien jufle qu'il fLlt r çù a :\11 nouvel
appel, quoiqu'clle lui eût été llgnihée en ,en-

.fL:t

tier ; parce que n'y étant point en qualHé,
la figni~lCf1tion ne lui étoit pa~ faite aux. fins

~

NOTES.

r'

d'en fouffrir l'execution pour les articles
q uJon ne lui opporoît pas : à la difference
du CG1$
. où l'on lignifie une Sentence à une
pztrtle q ut s'y trouve en qualité ; c'eG: toûjou 1's alors aux fin s d'en fouffrir l'execution dan s tous les,cl~efs, à moins qu"on y
faiTe q uelq ue refhnShon dans l'exploit.
AR RETS. On doute encore fi nous (on1mes obligés d'être huit Conreillers, lorCqu&gt;il
n"ya aucun PréGdenr , &amp; li rOrdonnan cede
Provence qui 11ex ige ai nG , a été reformée far
celle de 1°7°. qui pern1ct de juger à ft'pt,
htns a ltCll ne diftiné1:ion , tit. 25. art. l 1. La
D eclalation du 1 O. ~J-()r1) errJbYe 15 ~t9. dix
a ns après l'Ordonnance de Provence, pour
la tenuë des Grand s-Jours , pan e exprefIèn lCllt que les Arrêts rend us par (ept des huit
Cornnlüfaires n ommés , auroient la mênJe
force que G. le Préliden t y avoit affiné. La
I)ec1a ration du 7 ]1-tÏlfet 16 8 2. Cl ui nous
pC1111eC de juger [ans Prélident aux Vaccations , lor[qu'il n'y a aucun Prélident dans
la Ville , ne dit pas qu'on [oit alors obligé
de juger au n OT.TJb re de h uit; l'übliva
L' tio n
d'appeller un ConCei ller de plus, lor[q u 'jl n'y
a point de Pré{ide nt , eft Inême inconn ue en
Fran ce, p l1i[q~] e la Dec1ara~io n du 10 , i'dars
1 (; 8 1. faite pour le ParlelUel1t de 1~oulo11[e ,
~

J

~_

deux fois plus non1breu x llue le notre , nJexi.
• •

al)

�+.

N -O TES.
~e pas que le nombre de (èpt y roit a-ugmetl~,
~é lQr(qu'oh y j.ùge [àns Préfidetlt. Je ,n}àl',
c:ependai1.t jàÜ1tlis vû jugel' à,fep.t_ COl1rcillet~.

dur~nt CH'lqu~nt~ âl~S d~ retyl~e ! ee qUi.
n'\~ft [uj~t 1. ~\ieun ln~onventent ~ lorfquQ
le t1Ql7)bre de hui r~ trouve dan~ 1 mê,ncChambre~ &amp; qu~il '\eft ~luefU(H que d~ata

•

tendre le huidétne : mai lorfqu\ll1 eluprune .
te le huitiétne dans une l tre Chatnbr'e ) 01\
-ui donlle une jt\r1fdiaiQll q u~i l ne peut'
avoir que 10 (que l~cmprunt en ab{ol unlent~
née «al. 'C • &amp;. il ne -al' it)(\ u. il y ait el1'
(c aucune llé
é
l~a éfcn[efaÎ(eau a port r de corn..
luniqu ' l' '-'Arl"ê~ .. ne compr-cnd pa ' l~ prQ
jet d~ Atr~t , qu~ll eft quelque~ .5 unIe \l'
i 11 de! jt (Hce d fa're voh au lllocur u
de-la ani la.!lu inte 'etf6e à le fOLuenir) -~
'ca r les i l y us de l'cq ~t~ civil
4. n 1 s as où la -Olt reforn1e la Senene
ielltCnant l
co 1firroe celle du
Juge cl l Scigt eur ) 0 l ne laiflè pas &lt;.~c l'en..
v}'c .- u 'eutenant ~ autre q ue cchu q tll a,
j ~~ è'
UJI onfeq\: ence renvoye an l u- ·
ae· tQ
" aVQit lui-même co 1.-

cm

"

~

Sui van ruGge le plus,
ordinaire et mt\uere d Primes, le Cenral
uent un , oln pre. ouyert 'lvec chaque Affll -

•

NO.TE s.
,
reut" , dans lequel Il pa(fe les pritnes cl' un
côté, &amp; les pertes de l'autr~ ; ce qui fatisfait
au dehr de l'Ordonnance •
16. Il fuffit que le Bâtiment ait été mis
hors ?'état de ~o~lt!nuer (a route, pour don'..
ner lte~ au delalaement) à quoi l'art. 60.'
n"a rien de contraire, lor[q u"il parle d'Ul~
d élai(fement exécuté nonobfiant le retour du
Vaiffeau ), parce que le retour peut arriver
d ans le cas du rachat ou de la detention.
AUDIENCES . .1 .. Les Plumitifs meritent
beaucoup d"attention, parce qu~on eft [ouvent obligé d"y avoir recours: cependant
le Préfident ne les {igne pas [OÛ jours , &amp;
lor[que le Greffier en délivre quelque expédition .) il [e [crt de cette formule : Extrait
du plumitif nen corrigé.
AUDITIO NS D' OFFICE. Les témoins
[ont ouïs d"ofl1ce en deux cas , l"un pour
mCllager une per[onne de confideratio11) ou
ab{olument irrep1"ochable) contre laquelle
il y a néanmoins une légere preuve de corn.
plicité ; c'eft alors une forte d~interrogatoire
CJu i ne l'incrimine pas, &amp; qui met le Juge
en état de décider s"il doit le decreter ou
non. L"autre cas, c"eft lor[qu'il s'agit d'é~I ai rcir un fait qui n"eft point contenu dans
la req u~te de querelle. Cependant~le Confeil
reçut un moyen de ca!fation fondé [ur ce
'qu'on avoit entendu d'office deux témoins 3

1

',1

�6
NOTES.
bien q~e dans un cas où l'on ne pouvoit ~tre
inltruit de la verité q u'en les fai[ant répondre
préci(ement [ur certains fairs, &amp; il avoit précedemment caffé le 24- mars 174 1 • un Arrêt
&amp; une procédure d'&gt;une autre Cour, COlnmencée par des auditions d'office. Mais il y a une
extrême ditference entre des auditions ordonnées avant }"infiru6tion , &amp; des auditions ordonnées en cOl1noiffance de caure , pour éviter
que le télnoin ne dire [ur la leéture de la plainte,
qu"ilne fçait rien ft.r le contenu: l'interroga.' toire le force à s'&gt; expliquer [ur tout ce qui peut
fervir à la conviétion , &amp; devient par cette rai[on très-Couvent nécelTaire; l'Ordonnance de
1670. ne défend pas de {e (ervir de ce moyen:l
elle veut nlêole qu'en matiere de faits j ufrificatifs, les témoins [oient ouïs d'office, &amp; ne dit:
pas qu'il Ieut" fera fait letture de l' Arrêt où les
faits font in[erés: il faut donc alors néceffairement les interroger; après quoi l'on peut
dreiIèr leurs réponfes ou en forme de dépoGtion, C0111me nous fai[ons ordinairement, ou
en forme d'interrogatoire, comme nous le
pourrions, fui vant l'Ordonnan,e.
AUNE. Comme la défen(e eft limitée aux
dr~ps .&amp; aux étQff~s, elle eil: pre[que [ans
executlOl1.
AV.0CAT,S-GE.NERA UX: Ils lirent q~el­
quefols des depolÎtlons en entier à l'Audlel...
ce , lnais ils n'&gt;y [ont pas obligés.; ils l1e li-

NOTES"
.....
~l1t m~n:e qu'autant qu'il efl: nééelThii:e po;
11na~'uéhon ~es J L~ges' ; le. refle. doit être.
cache a ux· parues q l,H [ont alors pre[entes.
AVOCA TSo . Lor[que le Parleme11t fit lesj'
Reglemcns des ? Juin. 17°4- &amp; ~8. Juin "
17 0 5. pour oblIger les Avocats à:Ce confo1'''' 111e.r à l~Ordonnance , ils imite.rent la C011- ·
dutce des Avocats du Parlement de Paris, &amp; ;.:
de~larerent tous au Greffe qu'i ls s~(lbfi:e- .
nOIent de. toute fon6l:ion d'i\vocat : ..les Pro.. ru:reurs défendirent les procès, tant à' l' Au- .
dlence q ue par,. écrit '. juCqu'en 1706. que.'
les Ayocats obetrent ~ 11 leur fut alors· ver .....
b,alen1en t ,permis de Ce, taxer par nombre de -·
[eances, a . quatre francs , par [éauce ., . &amp; , 1.~,;
quart en [us pour le. Clerc...

B:
.: ' ARON~IES ' [ont attachée~ au fief, &amp; .
qu ~l y en a un grand nombr.e érigées par nos'·,
ancle~1s Comtes de P.rovence, qui'fubiiltent )
&amp; qUI donnent le droIt deCommittÎmus a.Ja .
Ch~lnbre des Req u~(es , .&amp; un plus grand."
droIt aux taxes de -dépens.
:
Celles érigées depuis IJéreaion du Paro:&gt; ..·
lement, que l'on trOl1YC dans nos Regifl:res' ~;J
fOllt : .

.

�NO TES.
La Baronnie de Lauris. Sept. 155 2 • enreaiŒrée en 155 3. fol. 69 2 •
."

S

La Baronnie de Grimaud,

avec Jlln(dlction cl' Appeau confinnée. Nov. 15 6 4' enreviil:rée le • • • 15 6 5, fol. 1.9~:
b La Baronnie de Sainte Marguerite. Sept.
157 6 . enregiftréele 19'N.0v. 15 8 2..fol. 9 02 •
'La Baronnie de Corbieres. Avr. 1 62 5.
1\

,

enregiO:rée le 3o. Oélobre de la meme. annee ,
fol.

224-

La Baronnie de Cagne. Mars 16 4 6 . entegifl:rée le 12 • . Sept. de la même année ,fu.L.
69 8 .
La Baronnie de Limaye. 25. Avr. 1 6 4 6 •
enreo-iftrée le 8. Nov. de la même ttrlrJée ,foJ.
o
7 15,
La Baronnie de Romoule. Nov. 16 49.
enregifhée le 14. Janv. 165o·fol. 8.
nOURDIGUES . Il [eroit de l'inter~t pub lic que la d~fen[e de tenir les Bourdigues
fermés après le premier 1vI:rs, fût exa~eme ;.t
obrer ée , &amp; que l'on punIt ceux €lut depuIs
lono--tems les tiennent fennés ju[qu'~ P&amp;ques;
ils ~mpêchent ainli le PoiLTon dJaller frayer
dans la grande Mer, &amp; en diminuent extrêmement l'e[pece.

BOURSE COMMUNE. La Declaration
de 168 4- défend exprelfement les Bourfe
comn1unes à l'égard des Defce1]tes :

rOt-

.' ,

.

.. .
,
~?nl1a11Ce de .ROllffilloll l'le les prohIbe qu"irl ...
dUéétenlcn.t

. NOTES.

al)égard des Epices, en'défel1&gt;*

dànt au~ Juges de' ptendre aucuns (alaires

pout Q-Vou' QUiné au }ugeo'lent des procès,
vOUhlllt· que le [eul Rapporteur foit taxé.
TQutccl, a été·longtenl:s exaétemenr obfere
vé i mais comme FEdit de 16; 3 fur lc's épi...
ces) I:~ dit ri n (ur les Boul'Ces CQt11mune.s ~
&amp;~ qu 1e{t fiUVel~" des taxes qui ont obligé
le Corps de J~lftice à·coutraéter des engag~
l1'lcns) on a le gardé le$ Bo\u'(~s communes
Cotnme 1· ~ yen le plus jullQ de les l'epatiti' :
ft r le$
crs~ ~ne· rtparti.tiol1 égale &amp; pet'"oa
(Qt~nel e port l'Qlt autan~
celui q.~li tra".
ys.lIIe. p u ~ que fUl~ c.chu qll travaille bea.u~O~lP. &amp; rCl~ tmeroit nécetrairoment une

ru

ru:

~nJt~ibc~~
1

'· A OMNIA.TEURS". Dans l"affatre (Il"
~ Speét c" rappor{~edans les C(lylés c:de ... .
pres) no &gt;~e Cha.:nhre T QutneHA ordonna
peudal'! lU1.~ruétl()n ~ (p.l~il.fe1'oit informé .'
a teque e du p. ocure",,~ General con te· le
uere-llant ;) ,dont l~~ fccijfi don fut en confê-

~uençe i~1firuit.t ~ jugée en même tems. qu·e .
laccufatlOll pnl1clpale' &amp; par un même. il.I~.

�10
tê t du 1 S.

NO TE Si Querellé fut

Decembre 1729. e

.
,.
·br.
&amp; le "uerellant fut conc1alnne au.x
a 10US,
' ~
'on
d
oIt:
~qu
ne
le
G 1 -es Sur cet exe mp

el.
,
1 /
&amp; pa r une
point ét,cndre a tOI,us .,e : c~~ ia di(pohtiOll
a plicauon trop 1nel cl l
,
P notre .Statut a'toute fo rte de curn es , on
J
\
ue
, ' dans une rresàecreta quelq ue ten1S apt es
1
, rande affaire t a nt le ~lerellé q ~le a (~1~­
~pl1 ante &amp; [es Com plices; ce qUl prodUl1{1"'" l '
le l'Arrêt dit 10. OElobre 1 7 ~ 1 .
Ir or s (
0 ' ' .
I 1n. lJeffer du pana&lt;:e des
p i111 0tlS .,
par
~
1 . ' la pre uve.
con venieI1t errange , q ne 111Cl gre
des impierés commi[cs par. les uns o~par.
les autres, touS fu ren t n11S hors d e o ur
&amp; de proces.
1
.
CI-IANGE 1. Les Lettres de C lange un t q t~e
rées dans une mêlne Vine, ne.
de lim pIcs rvl anJats non [OllLTHS a la for:J?

J

1

•

\

0

malicé des Prote!ls) à moins qu'eUes ayen t
ete ne er )Clees .
~
'n
. Celui qui p(1ye une Lettre o u Bl et
de 4Change donrlelèin~ dl:, fal~x ,.~emeu~c
debiteur, tont COlurne s'11 n a v ol~ uen paye,
3il a dû con noitrc le fe lng de 1()1l
parce qu
, ~
.
li 1:
3c
(: orreii ondn nt : n1alS il le Blllee c~ l ')on ,1..:
que la fauCcté [oit dans l'enJo!1clnent ~)U
dans l'ordre, il paye ,'alablen:en t ~ patce
qu'il n'e~ pas obl igé de connOHre 1 Endor..
{( ur ni le Porteur.
.
,

1

• /

.NO TE S,

11

o. Le nom de Protefl: en: pris de ce que
l'on protefie de prendre de l'a ig ,::nt (ur la place à change, &amp; de recourir pour le tout contre le dernier It.ndolTeur , &amp; de l'un à l'autre ju(t}u'au Tirenr.
COMPLAINTE 3. On ne pour[uit plus
Je peritoire d.:vant le Juge d'E o-life , lor{que
le Pofiè(foire a été définitiveme~t adjueré par
"r /
"b
"'Scl1tence acqulelcee ou par An"et ; ,c 'eft aujou rd'hui l'u(age univer(eldans ,tout le Royau n1e.
~
COMTE'S. Nos anciens Comtes de Provence n'avoient érig~ aucun fief en Comté :
celles qu'on trouve dans nos Retyit1:res donJ1enr droit de Cornnlittimus . &amp; dJêtre taxés
·c omme les Ma rquis; elles {ont en petit nombre. L es voici.
,
La Comté de Grig nan avec juri(diétioll
d'Appea u, érigée en faveur du Sr. de Mon..
teil &amp; de (es hoirs, ftlcceffeurs &amp; ayant caure.
Ylin 155 8 . enregiaré la même année, fol. 94ï.
La Comté de Sault avec jurifc.iit tond'Ap_
p ea u, au Sr. d'Agoult &amp; à (es hoirs, {ucceffè ur s &amp; :ayant caufe. Avril 15 6 r. enregifiré
la nJ,ême année ,fol. 579.
La COmte d e Boulbon avec jurifdiétiol1
d'A ppeau , au Sr. t!'Orai(on, (es hoirs, (uccel1eurs &amp; ayant caufe. Off. t 608. enregiftl~.é 10. J anv. 16.09. fol. 7 20 •
t

w

�NOT E

11

$.

.

.

NOTES.
!j
le tems que la même Ordonnance, tit. 2.. art.
3· pern1et de punir le Prevôt q ur refufe de
ln.etrre un Decret à execurion. Il Y a eu des

. .

, de Carces a vec Junfdlého11
. cl
La Comte
, &amp; th'Olt e
li r de Ponteves,
..d'Appea~'. ,au le~r &amp; [es enfans males &amp; fe[uccelIiona (a [re
enrecrifrré fol. s:z. 9. &amp;. .
m.dles.. MAt 1 57 J"fi . e' ben Tuin J if 1 1. en.
5 con lm
J'
6 +.'/

changernens Jans ces di [po (irions • lor[que
les Archers ont été convertis en Cavaliers &amp;

&lt;

5'7 • JO .. 2. •
1 ·6 l 9. fol. 7 0 5.
xeryiaré
le
14, Janvor l ' 5 ' t Efteve , au Sr.o
.b
l BaIe 11 ç:l.1n
La Comte
(e enrans
c
!' les Nov 17 15.
•
'Î.
ma.
·
d Bafchl &amp; a les .
+. t

Troupes militaires
DEF AUT ; ° On doit dGnc examiner la
delnande en défaut avant que de 1Îgner l'Ar-

1

1

,

r~t : j'ai toûjours ob[ervé certe regle • &amp; j'ai

•.
e . P
Janv J 7 l 7, JO. 4 0 •
enrcatfb;e 2, 1.
OR
'de au Sr de FeliX:
'
b
d la en~ r ,
' " [.
La Comte e ~
Avril 17 1 4 enregl _
&amp; à [es ellfans Tales.. . an +"01. 15;'
'J •
7 d meme motS f!l'
tre le 1. . U
L' ne doit pas comCONFRAIRIES"l 'b~l:
les Confl'airies
la pro 11 1Hon
. rI
d
d
pren re. ans
les Corps [ont autorue~
des Arnfans, dont
ar de Statuts
par de Lettres l)atcntes ou P

;a:eparé pluGeurs fois les An~ts de défau.t que
l'on me pre [elltoÎ r à lignel' ,pour n'êtrepas
conformes au défaut prad uit,
s· Sur une plainte portée ·à !vI. le Chancellier cl' Aguenêau , &amp; par [011 ordre exprès,
il avoit été fait tin H,e;gIcrrlenr le 15. Decembre 17 2 7. qui défendoit de lever des lettres d'appel en Chancellerie, -&amp; de pre(enter
requ~te à la, ,Cour,
fi
.le Decreté de prife de
.
..
CO-fps ne s etOIt auparavant n:nHS aux Pn1'ons du loge qui l~avoit deCrèté, &amp; n~avoit
l'épondu pardevant lUI ~ à peine de ,00. liv.

1

0

1

hon101ogués"
L'Atnba(fadeur de
CONSULS du Levant.
éf s
. ea" Confiantinople
les fon Ion
France exerc
.

de ConCul de la

Nat1on~

A

•

EeRETS. ;. J'ai ajoute! a 1" eg drd
. det
· t enans Gene/aux
Gouvefneurs &amp; L 1CU
d'C~
. e l"Ordonnance ne faffe aucun~ 1q~Olq.U &amp; {( ble obliO'er de Ce pourVOlr au
!hn6bon, em d' b~ ple Archer ,dans
Roy, pour le refu un dm
le

D

A

,

'

•

d'amende; mais en confèquence des repre[entariol1s qui lui furent faites [ur les abus &amp; .
vexations au(quels le nouveau Reglenlent
pouvoir donner lieu , il con(entir qu~il Fût
modifié, &amp; il fut fait un [econd Reglern.ent
le 7· At/rit 17 2 8. qui lailIè au .Decreré la
liberté de fe remettre aux Pri(olls du Parle ..
ment; ce qui cft conforme à ce q ui s~étoit

b
'.

~

�NO TES.

14

toùjours pratiq né ) COnf0tr111étnent à l'Or...
donnance Je P ollŒllon. Art. 18.
I)ESCEr~'T'ES 7. Sous le non1 de Gens du
{oy , on llC doit pas ellten~tc les A \'OC~ltS
'h froc reurs Generaux, qUIne vont pOInt
ca Deiêcntc dans le" ~ unes l adclnclls; il:;
J vont (ans celui-ri) JT [Olt t;lX' sautant
(1 ue le Comnli lh1irc.
1 DI1\'1E5 1. L'a vcrtifIèrncnt YCl h11 q uc 1'011
'cft obliv. 6 de don ner ~u Fcnnicr de la Dît 1ej
v,,
J,cut C1 cas de denl., ctl'e 1"1'0 1 VI&gt; par te ...
moins, quoi ll\l ~'ab'(; (~C lIns de cent
1

li vl'es.

NO TES.
tr
Bra.l~c~~ ~ de, [es defcendans m~les,à la charge
SdCICVU(lO
b 1 a laCouronne,à défaut dem"l
.a cs)

eptern.

re G2? &amp; 1 al' de non velles Lettres
(.rU 'l7i(lf,S de ]/uflet 1652. elle f\t c' ·1' 0,1
•
, . " , l'~
l ~
l b ce e 41
P ,UIle &lt;. c Fi.é:.l1ce , taus rcvcdion à la Cou!

1

ronne, Cl la chargcqu'jcéLltlt
t1cDy,i es 'a
j~
J. llC cdi '1 a , &amp; le b lles Ci.) )o:Liiront au tine ( li' ~.1e a vc,it au para van c.
_)'"

..,..

l

• • • &lt;Al

,_,

.1

\

1

,. . •

,

t

Ln Dcc 1~l1'ation (. '" 5,5' a tOUjours ete
exccutéCC1 Provence)l' iln~y ct qu'un trèscrit nom btc c e C,omt 1 n~ ( \. f S (ui payenc
la Dlil1c des fI nils : cUe fl t l'en ( Le r la
1.. inte du P 'ocnreur ;~ncral c l P.l,·len1ent,
2.

ru

IJS:i ...
n Cireurs é C 'oicn f our la 1...11_ des 011 'es
"': autres fr' it'1: elle a é é lOr'~-tc61 :: ig . orée
Le. ca hée d" l S no aucit 1$ re'l,i ( (('$. D~puis
qt 'cHe a été decouv &gt;rtc ) elk a [er ,i de déell.e' llX rocureurs l u Pays contre la pré{ ltion de ("n cr {~\r le' ()li vcs ~ q l i a1l0it
(n'
él v' l:, l' i V,,-1 t la. lettre Cl UC ~/l. le Cl anie' 'A,rl1e:rc~ L éc 'i 'it ~ ce [ujet en l 74~L
DU Il ~ l' /"lRl~. Lt' -1re de Vi.,
.1 U .... 1' (!
'ri T ~ en Du 'lé

CjtÜ fC Jr"'{cnc::t les prétentioI s q !c les

') , cle SCOlantc con~
or ;D I "H~1 I1le[~C
!

.'

J

'*1

'

•

1

.,

J

,.-.-..Jüi1c a c pouvoir "cn; cr)nvcnu en rna.
. "\
t cre Cl "'Le ) q ne de vant le J11 0'(' confc 'V~J
• 'l'
.,-Gté . r ( 'mrJ"p
teur
u"'s
nVl
('o'es
de
lJ'iJnivc
"1 '
c~
-' .l,l.~
l n' y en a ct ucun à. Aix) c'et1: le LieutencLlH
General en la SénécbaufIée qui en fajt les
fo l':1:Îons.

E

...

�-----

-

•

:uS
NO TE s.
vrement danJ pareit detai , au:re;ntnt declarl
refponfable en [on propre &amp; prt1/e nom.
._
EXPERTS J. Lor(que l-'une .des.parttes
refufe de convenir pour la nonl1nauon des

Experts, le J u~c nOt;lme l'un &amp; l)a~tre ~x ...
pert d'office j, c~l1e des deux partle: g;l1 a
choitî le ilen , aUfoit trop d-'avantage fur 1au ...
tre ii l'article de l'Ordonnance étolt exeCl1
~,

té à la lettre.
3- Ce quelJOrdonnancc dit ,qu chaqu;
Expert donne {on avis [eparénlent , 101"1-

&lt;J u)ils 1.1e {ont pas tous troi ~ Li'un nl~n1e avi~,
ne doit s"entenJre que du cas ou chacun dC3
trois [croit d -'un '1 vis particulier &amp; d ifferen t
de I\lvis des J .ux antres: n1aÎ s lor{(luc li!
llCl S Expert {e ra11 pe de l'a vis de IJ un des
d -ux , i1$ ne d rdTè,n t Cl uJu 11 Ce u 1&lt;. a ppOl t.
E ) C 1'1 ~_;. C=eux que t'OI1 rgllifl au.
nal1 h ers à l'Ilôtcl d II Prucnrc LI r 1eneral!)
porrel~ t le non1 d'Exploits in p tl ÎJ : I()]1 Se-..
retaire en Gclivre extrait aux r~rti(s} '"
preud {üj 11 cl 'en dOllller cOl1l1oi!lànce à l~E'"'"
tranger.

La formalité de faire par her &amp; daer les E.'ploits par le J u~e, lorCq u~il l'y a
~t C 111 Voilin l n'en: pftlS en l1rage, depuis
' , fixee
- , par i" eto)li'llltn1eu
rr
q ne la l l are en a ete
,
d 11 C nu'olle des Exploits,
1.

.

•

,_,1" 0

T E. C

--

17

. EXP"OSITIUN de Plainte ~,Ce feroit mal
Interpreter l Ocdon n ancc ,li 1'011 entendait
~ ~le le J ll~C d~i V? ilgncr les P~eq uêtes de (.) ue-1c:le,) CO?,) n1e Ii ~lg~)e} les pldlnres , fous pret~xtc qu 11 eH: dn a 1 art. 1. &lt;-lue les plaintes
{~ font par requêre, ëx. à l' vu't. -4. q Le 1~ Juae
(gnc les pla· ntes. Le J uoe ne flanc CH1C b
ce'
, '1 J ' , . .
b~
b.1
qUI a 01éte à ion Gl'eflter ,&amp; il ne Jiéte
que les expoGt ions.
, A L.lEXT l,A()F~DIN~II{E 4.11 n'y avoi
li abord que cInq Con[cl11ers &amp; del.x PréG.•
1
'".
'1
c n.s q l1I Jugcolcl t a 'Extraordinaire, é~ vec

3,1

V,;P'Jl"

cnt~'ée

ou,

\

,

~~~atiûn.pour _hague

Û:ll er , fitivant L- Edit partIculier dit mois
de Mars 16 73. &amp; la.D claration dIt 17. Dcc h)b~e 168 8. le nombr~ fut , cn[l1Îte ç1LlfT~el~1te jutclu.là l \IÎt. Con{eii1ers !?v:r la l~ccl~_
COI

,. at"on dft 2) . •.Tvtnvter 1692. mals corDmc la
cOl1Ggnat}ol de q?Ï1~ze 1.ivres n'~ oit pOlut
augtn. 1 ee , ,on dI1rnbuolt les quinze livre'$
e l h un POl'UOllS , trente-!e.pt Jols l''x deniers
po 'tr Ch(lCUne , ju{qu'a l'Edit dit 7:10"1 d Avril
.I 70 s. qui rérabli les vacations à trois livrA,..
pour cl 2C .n d,~s 1 nit Confeil1ers. le Pr 'd
G.en.s ont t ÛjOl rs ell 6. li Y. [ans a LI u; e v~
J

IlanOl1.

•

�t;;-O' T

1

E' S~'

NO' r 'E s",
fA AUBAGNE cinq Foires.
\trier

OIRES

F

1.

Il n~Y'a que celles, érabl1es'pa'tt

Lettres Parentes enrcI'Jifil'ées au Parlement', qui attribuelit à ce~x q~i .les freq u~n ....
tent ". le pri vilége de ne-pouvo~r eue ~al{js­
pour dette c~vilepen~1ant" l~ Foue , un JOUi.·
avant &amp; un Jour apre: : n'!a1S rout:s les Let-,
tres Parentes d'établiGement enregl!trées, ne(ont pas dans 110S Regitlres 1 parce que plulieurs étaient établies par nos Comtes de
l)rovence avant l'éreaion du Parlement..,
Voici cenes qu'on y voit~
A AIX' trois Foires de' cinq jburs'confécu:..
H

fi

Le Lundi avan t la Fête-Dieu"
:le le Lundi après Ste. Barbe, l' le Lundi
~vant Ste •. Appollonie. 8. iWars J J40. au
Regifhe de 1541. fol . .75'4. Sept. 1 61 5. en~
rca. f 'ol. 1457.6. Mat 1618. enr. fol . 79 2 •
tifs chacune.

b

1.

1
A ANOT , une Fotre e
.

_
·
·
Sept. 1648. enregifiré en 16 SI. fol. 35'2.
A ANTIBES, une Foire de fix jours, du
9- au 14. O&amp;obl'e. )ylai 1578,. enregifrrée

fol. 87,'

A AP'T , une Foire de cinq jours ~ deux
avant l'Oél:a ve de Pâques &amp; trois après. Juil~
et ! 6°7. ellregiftrée' ftA. 3. 01
50

•

'7"9
l.

Le

t.

Fe..

le Lundi après paques"3.. 1e Jeudi
avant la F~(e-Dieu' ,. 4.1e 2 r . Septembre', 5~.
Je 6 •. Decembre, &amp; les trois jours fui vans.~
Mat 15,82, Nov. 168r. &amp; 23... Jdnv. I682/~,
enregi llré fol. 7 8 f.
~ A BANON quatre Foires. l. Le 22'. Jan.'Vier, 1. le 2. Juille~ , ,. le 2. Septembre '",
4· le 3 o. Juin. ]anvter 1-6 l'4. en reaiftré folQ~
8'3 8. 1666', enregiftré en 168 I. fol~ 3'4 8. .
A BARJOLS· une Foire de trois jours, 1&amp;
17· 18. &amp; 19. Ja11vier. Fevrier l'537- en,..
regifiré fol. 4· 87 •.
Aux BAUX, deux Foires. 1. Le 22. Jan~
\7ièl', 2. le l • . Mars. Juillet IT39. enrea il1:rê
fol~ 93 z.
b
A la CADIERE, deux ' Foires. l'~ Le 24~
Juin) 2. le j'O. Novemhre. 6. Novembr,:
16 3-4. en regifiré fol. 8 J 9.
A CANNE, une Foire, le 6. Decembrecr;.
Septembre 1627. enregiftré foL ~8 3.
A. COTIGNAC , deux Foires de trois
jours chacuné. Le 26. 27. &amp; 28. Mars, le.
!J. 10. &amp; II. Septembre;Janvi~~ 154 8 • en-, , 2.

regi{lré ('01. 1°7'5 .
A C()U-RSEGOULLES , une Foire, le~. Septembre. ]atJvier 162. 3_ enregifiré fol.
8-0 3.
A DIGNE, une Foire' de {ix jours eon(~ ~

�,

~o

NO T ES.
~utifs. Le premier jour de Carêrne. Août
1 - 34· cnregi ftré fol. 86.
.,.

1

J A DR!\GU IGNAN, une Fo~re 1 Ge !lLl1t.
lours de Cuite, ( outre celles deJa ctabhC$r )
Le lcnc..lclualll de la Pcnrccore. Scpte1rJbre
; 60 7. enregiG:ré fol. 3 1,8 .
.
"' ,
A EIGUL ~RE)l1ne FOIre, le prenl1ct Aout:l
lvff,t; 1.644. enrrgiO:ré fol. ~ 17..
.
. A !?c)!{CALQtJIER , trOIS FOires Je tr01S'
j ou~s chaCllpe. 1. Le l',rernier .Oéto~)re,' 2 ..
Il

1.e 29' T'-Iovelnbre, 3~, le Lund1 a pr~s 1/0c,•
rave de l âques. Avrtl 15+ 1. C llcglfhe f°/, .,
•

1068.

Et dcnx Foire~ d'un (eul jour. 1. Le t 6~
'~()~t , 1. le lcn~len1aill Je l'A (ccn(on. FCVf.
16 1.0. enrcf'Jt 'I(~ fol. 1068. SeptCfYJbre J 67 8 •
~n l'e i ftré fol . (,0 3..

",' EJ"U une Foire, le l1-1 uatrielne Lon'
•
di , t fl;S ·~~a nes. 9. 0 lobr-e r 735· enregtfh
j'ol. 6 14,
.
.
AG . ) l SSE, C lX FOlre~. 1. Le 25, Avnl
(l... "~9.
el 't: 1ibL' c • ..!1vr l 159 8 . enrcgifiré
, 1 . ,

•

(l

1

ï.
'F.
L a trollle
'r.' ..
.
~
tr
"
)lrt.:S.
1.
j
:,..-:"lG"
ntecôtc, 2. le 6. Août, 3.
nc ,e~ ... (· l
le 9. Se t TI r . DeCC1i1VrC 1577. enregiŒré
'J

l

..

~

,,"4)2

•

AGU J..iLJ UIviES tro'sFoires.

,. ~ .

•

"u, 3.

t.

lC . 1 ~.

Le 9

Mars_

.

NO TES.

-'
i l,

.ltlarJ t j 4ï· enregifl:ré fol. 919. Fcvr. 168"
enregifl:ré f(71. 4°1.
,~
A HIER~\S ) deux Foires. 1. Le. 1. Mars,
~. le 16. Aout. Novembre 1 G5 1. enregillré
fol. 748.
A LAMBESC" une Foire) le ' 9. Oétobre~
1. Fe7Jr. 168 3. enregifl:ré fol. 4°1.
'
A LAUSE T ) deux Foi res. 1. Le 10. Août)
z.le Jeudi'après Sr. Michel.. Avril I548~
en regi firé fOoI. 9 2 f.
A LORGUES, deux Foires de trois jours ,
chacune. Il Le 18. Septelubte, 2. le 28'.
Decembre. 19' OEtobre 1619. enre ba i!1:ré P{'ol' ,
945'
A MANES , trois Foires., r. Le 7'. Janvier,
2.. le 1 1. Aoüt , 3. le 15. Seprembre. Decem_
're 16 49. enregifrré fol. 118. &amp; Juin 166 4'..
enreg. fol. 143.
A lvlANOSQUE, deux Foires. 1. Le Vendredi de la premiele [enJaÎne du Carême.:.
2.deux jours apr~s la Foire de St. Maximin..
Nov. 162.2. enregitlré fol. 3,·4.
A MARSEILLE, une Foire de dix jours'
ouvra?les, le 3 1. Août. Septembre r6 52:~
enregdlré fol.

2. 4().

A MEZEL, deux Foires de trois jours
c?n{ecurifs. 1. Le Lundi av~ntr PAques Fleu""
fles , 2. le 1 1. Août. Fe.1,Jr ter l614. enre...
gifiré fol. ~oo.
'

�NOTES.,~.,
A S. PAUL de Vence, ceux FOlr~s de
uoi s jours. i . Le :- 3. 1. 4. &amp; 25. {~Vl1~ ' .. 20.
le r 5, J 6. &amp; 17. Scprel1Jbrc . ./lvut 1),7furcg. fol. 4°9.
.
Ét 'jllC roirele 18. Oétobrc. AVril 161 5_

.;t2

C111" "0'1
1

ar ~

fol.

13

q7·

.

AS. P ÈMI , une Foirc, le 25 . Av "11. L'ec

17 2 ,- cnrcgiCréc en .I72··}.fl-:I. 2~.
A RIEZ,cluo.t re FOIres de Cllq ~Otlr. chaCUle. 1. Le 18. Mai , 2. le 14. 2'&gt;Cptln1~lfe
3. Jç Lu ndi a )rèsSail~t Luc 4.le . ]1.1111.
l~lrJ 10r8. en reg. )01',4·;8.
.
A SAlGL ON . deux FOII s. 1. le 3. Mal,
'2. le 14, Sepl i 1brc. jtmvicr 1 j 63. enrcg.
fol. 4 ~ 9·
. '
A 3lSTER 0 J , q llatt'c F&lt; urs &lt;. e troiS
\
('
A 11 ..
jours h cu 1e. 1. Le ."U11 J'
li aprcs
t inc , 2.. le L ndi al rè. le 18. Jlltllct , 3:
e LUlltli ars le 9' Oétobre , 4. le Lund1
aprèslc9. D ,cen r~. Decelnb. IûJs·enre..
'.Ç,!
('/lb •
b01'(1
1
( 1 . 11
A;:"', "A COi:, Ut c Poil' de t ·ois j HS
utiles, le ). SCI cl . bre. S .pt. 16°9- enH~g.
fol. 1 0 •
•
. A r A D quat 'C Foil es de tr?!s
jonl's 1 cuneo 1. Le ;. F vri r, 2 le qU:ltnelue Lundi de C':"ême,; .le 2 ~. eprcnlbre,4
le LUl1( i apres el,. ovcn1bre. Août 1661

-,t.

nie

.fil. J86.

NO TE S.
l '
TOULON, trois Foires. 1. te 17 . Jan. '
~ie1" &amp; le s deux jours fui vans, 2. le 2. 7. J uil~
let &amp; le lendèmaÎn , 3.. le 29. Septembre &amp;
1('&lt;; quinze jours Cui vans. Mai l 5 36. enreg.
fol. 7°5. &amp; O[l~b. 1595' enreg. fol. J 22.
A la T'OUR ])' AIGtJ ES, deux Foires. 1.
Le 25' J llÏl~(;;t, 2. .le 4· Oétobre. Mars 162. 3.
Août I71 3. enreg fol. 516.
A l'OU P vES , une Foire) le jour de
te. Eli{àbcth. Pevr. 1751. enreg.fol. 135
A V Ar~AGE5, deux Foires. ]. Le 110
eptembrc, ,. _ le 3. Mai. Janvier 1583' en.
!:eg. en 1 58 J . fol. 451.
Au VILLARS, une Foire de trois jours,
Je J 3. T4. &amp; 15 •Jauviel", Nov. 1622, enreg.
t

,j'ol.

2. 2 0.

MPUI3ERES. Une Femme fut condam
,
"
.
nec a l'nort, a n1011 B apport, pour aVOle
l'L:llicÎell (enlCnt étranglé un petit enfant de
fa Voiiine ,dont elle vouloit (e vanger. Le
principal témoin étoir un autre enfant: de 6.
, .. l1s ,gue 1a peur filrca:ler,
1
()
. dea7·
'--&lt;qUI
pof(!' liè~-lJaïvement ce &lt;"lu~il avoir vû &amp;,
1

~

P MATIONS 8. Notre

~ eglemenc
•

\

,

�,

.l:4.
N·OTES.
.,
'
de 1678. 4. 3. a ôté la difference -qu"u Y a
entre l'Ordonnance ci vile de

1 6 6 7. 21.

36 •

qui permet d'enten.dre de HOU veau les temoins d'une enquête caifée ) &amp; l'C?rdonnance ,criminelle de 16ïo. 6. 14·. qU1 ne le permet" qu'autant que le Juge ~'ordonne ; ce
qui pouyoit. engager les parnes ~ des pro:
cédurcs lnutiles , à des appels lnen1e ) pout
{cavoir fi le Jucre avoit dû l'ordonner. On a
c~u avec rai[o~ que s'il étoit permis d'entend.re de nOll veau le temoin cl' une euq uête,
cncrarré Dar la foi du [crn1ent, &amp; par la
b b
-r
crainte
de
ton1ber dans 1e cas d u f:aux temoignage ,à dé,poler tout c.otnme il .a ~ deja
fait, il n'y avoit aucune raI [011 ~e dlfter~ll'"
.ce avec le temoin d'une informatlOll, q Ul a.
COllt1'aété un [emblable engagclnent.
INTERRC)GATOIP ES 8. La Chan1bre
Tournelle de ce Paden1cnt eil en ufage d'interroger [ur la Sellette tous ceux q ni font de ...
cretés de prire de corps ; mais la Grand ..
Chan1bre obrerve exa6tement la difhl1étio\l
que fait l'Ordonnance: con1me l~ .. (:~1aro ...
bre Tournelle ne juo-e ni les Eccle(lafhq ues
ni les Gentilshomm~s , à caure qu' ils [ont
renvoyés par ptivilége à la Grand- Cha~bre,
elle regarJe les autres comme peu dlg1!e
(le cette di itinétion.
JtTGES .. CONSULS 2.. Il arrive [ouvent
1

gu't

•

l

,

IlO TES.

2)

1\1n mauvais dJ~bi teur pour éviter t'execu.ti &lt;111 provifùire d ' une contrainte qu'on eft
prêt cl' obtenir C011 tre lui à la J uri rtiiétion

C0l11ulaire , y prcfèl1rc à ,fi n decli1latoire ,
appelle ·ell[ulte de la Sen tence de deb:Hue.·
111el1t ,eX. dema nde en Gra nd-'Chan.1bi'c un
tout en état [ur litnple r equ~te , p~l.r des moyens q n'il a toute liberté de re~ldre Lx:clcux )
en cachai1t la copie de la Sentence Jë deb-Jut-ernell t ., ?LI l'on ven'oit les raif(H1s q ui O~1t
detern11ne les Jqg:?s-Confuls à retenir. ()ll
doit alors, ou renvoyer les panics et) Jng~ ...
n1enr, ou ordonner
q1ee le Suop!i.zi?t
join.
l ,
d '11'1 la copte de la Sentencç, pour ~tre en

état de jL1gl~r li les Juges- Con'01}s O'H m:li
decidé, attendu qu'ils [0i1t obtÏ~;és lr'i1)((~rer
les rairons des parties. Il cft v:-ai qu'ils s\~ n
di[pcn [en t depuis q ne lq lle relns , &amp; (l'il (eroit nece[[aire d'y pourvoir par Ull H.c~!e­
rnent, pour éviter que pareils debiteu.rs ne
[l1rprenncnt des [urféa 1CCS, q~.1i ponCt~t un
préjud 1cc irrepar~lble un creancier:1 qnand
r
n1ernc on rC~1verrOlt aJOftr precIJ ,(9" J'iJ~r/"t ...
lors t,,1nt feulement tout en éttu ; parce (} ;.1'11 dl::
de regle que nOl1obftanr cette clau re ,la fur[éance
continuée dUl"adt le cuurs de routes
l~sAl1diellces, jll [ques à cc qu'elle [oit ex. re[..
{enlcnt foulevée; cc qni donn e au debiceur
tout le tems de mettre tes biens àcou vert :&gt; 8&lt;,
"

•

\.

1

•

•

ea

C

�1.6
NOTES.
de reduire [011 créancier à des conditiol1s.
onereu[es,
JUGES D'EGLISE 6. Dans les autres t&gt;ar...
Iemens le Con{eiller Clerc juge le Délit cotnn1un , {l,r la procédure écrite par [on Greffier ; &amp; c~efi lui qui dicre mênle ce qui cft
écrit par les deux Grefliers. Nous ne [omnJes pas dans cet u(age .; il n'y a qu'un Greffier, &amp; c'eft le Con[e111er Laïc qui diéte tout:
f"
1\'
} al nlcn1e vu en 171 1. renvoyer lur requete a
l~l)fficialité unQuerellé abfous [ur le cas privilegié ,pOUL· y être jugé (Ui· .le délit commun.
.,.

fi

1\

,

ANGUE. Il nous rell:eplulieurs mots 1a........Jtins qui ont été conlèrvé' depuis le rems
que les procédures f~ fi: i(oient en Langue
latine. En voici quelques-uns qui fervent à
f21ire voir l'ancienneté de certains UE-H!es.
Boo
na. Doceat. Videb ·t,~{r Ùl Jud ·cando. In re ...
l.~i(}ne. Notetltr. Vif"t. De c:onfcnftt. ReferrneIttr. In qltantu'nli COJ1tr.Çf,. P-lrte.in q11-.1 • ..l11#0.
fid C}#em. Prùnct. LCtj':f.f1ttiï·. A l'infl,tr. S 011-,1t. Intendit. AvcrttUltr. Ad !Jona. Ad /,,'tes.
Prorata. Pro 11Jodo jtlge·ru'nJ.. J)·/e vatict 1:'1'.
Ad l''eft:;nv'ludum. Pro. Pro p(l.rte. DiElamen.
IfJ loco r},h~jor.w'1J. ln rtJitionriJ. Litis-('ont('f~
tllti()n. Litù-pcnda'1cc. ln 1;Jel1te retentt1m.
•

.
NOr: ES .
.
2..7
In extremIS, Forma dtgnum .. In palts. In [imt_
ne litis. Deficit. Recepiffe. Pro modo p't,',bPlti()num. Diéfum. Reliqua. Feriat. Litis caufo.
•

ARCHANDS 3. Nous avions dans ce
Parlement un Arrêt d.e Reglement faÏt
par les Chambres,alfemblées le 1 3.Jui~ 1668.
qui défendoit aux Marchands de livrer des
m archandi[es aux enfans de' famille &amp; aux
femmes ll1ariées ) [ans le con[entement exprès
des Peres ou des Maris , avec in jonétion de
clorre leurs comptes dans fix mois. Il n'dt
plus exécuté depuis l'Arrêt du Con[eil du 22..
M ai 1671.
MARIAGES. Les Prélats difpen[ent quelq uefois de toute publication pour des cas quÎ
doi vent être très-rares, &amp; pour cau[es bien né.
ceiTaires; [ans quoi il y a des Veuves qui en
abu{eroient ,en continuant à joüir des liberalités d'un premier Mari, que les fecondes nô..
ces feroient ceffer, li elles étoient ,connuës.
MARQUE. On ne condamnerait à la mort
pour fimple Vol un Accu[é déja n1arqué,
qu'au cas qu'il fût queltion d'un Vol important, &amp; joint à des circonll:ances agravantes.
MAR QUI S. Il eff: néceifaire de con....
noîcre ceux qui on droit de joüir de cette
o.
C IJ

�.

-

1

,1

NO TE s.

.
.
CommlttlmUS

',. g , .
t par rapport au
&gt;'1
41ualite ~ tan
-1
cl depens, qu 'à, caufe qu 1 s
&amp; aux taxes e l ' Audiences au banc
x o ranûes
r.. .
l
one {)ace au.
.
entr'eux ,IUlvant
avectang
des Gens du, R 0. I &lt;11Ltrement
'.
des Lettres d"!erecla date cl e 1, enl et;
. fi' où toUS les Martion , dans l'ordre '}Ul Ul:, ceux qui «)nt
î.
pns melne ,
N
qu~(ats 10~lt ç~mut [uccdfeurs m~les., . os
étt'lUtS par le defa
• a voient pOlUt engé.
Comtes de Provence j11 ell'll euve &amp; à [es defs
Sr ue V 1 en
N
TRA ",au • 0 enregifrré le . . ...
cendans tnales • • • 1 5 56· . EÎcalin des Al."
ON au leur te
Ne
BREGA
' r r . . a"les &amp; femelles.
'Cc , [ucceneurs
m
mars ~ &amp; a es l
Oa. 157 6 . fol. 1; 7.
Déc. 1574· enreg. e
le Villeneuve &amp; à
au lieur (
'11. '
ARCS
LES,
612. • enreglure
Mars
l
fes de[cenclans ~1 âl es.
.8
&amp; à [es
l e 16 Nov. futvant, fol. 5). •.
•
r.
. de Slmlane
GORDES, au ueur
"Il. 'le 1. 2. Oe•
de[cendans. Fev. 1 6 1)- • enrecrlU.re
0
tobre Jr.'
utva1f t , ).roI 1 4-fi; 7 • . Gouvernet &amp; a,
LA CHARCE, au le~r 6
&amp; 10 Mai
!' l
Al ~t 1 1 9 ·
·
fes de[cendans ma es. M' 640. +01. 7°5.
• fl. . ' le 1 6
,,11 l
jI
c
8
16 3 . enregllll e
.
de Roquendo rr •
ES D'OR au Comte
ISL
' . fi ' le 1 8 Juin 1 55 0 •
Décemb. 1 5 4 9· ~nregl fie de· Gondi. 2. 2. •
fol. 7 2 • &amp; en[utte au ~~r 62 5. fol. 218.
Mai 162.4· enreg.le&gt; 9'
au {ieur de
VILLELAURE-JANSO ,,'
,,; 162.6
Forbin &amp; à les de[cendan~ males. M
.
l

(1

d;

,

JO.

1

1.

NI

7

NO TE S
''-5
'l1regifl:ré le 19. Decernb. 1626.[ol. 52.,.
VINS, au iteur de Sarde &amp; à (es de[cen ..
dans mâles. lV/ars 1641. enregiilré le 3o.
Avril ft4it"u. fol. Il. 3.
~ LES BAUX , au lieur Je Grimaldi. &amp; à
{es de(cendans 111ales &amp; femelles, pour recourner à leurs de[cendans mâles. Mai 16 4 2
enregi !1:ré le' 23· Avril 16 43. fol. 59.
SEN AS, au lieur de latente , &amp; à (es fuc ..
ccfIèurs m~les &amp; femelles. Fevrier 16 43.
enregi !lré le 7. Decembre fuiv. fol. 2 14.
MAILLANE, dU fleur des Porcelets &amp; à
[es de{cendans nl&amp;lcs.Mars 16 47. enregi8:ré,
le 8. A1aijuiv.fol. 83.
MARIGNANE, au Geur de Covet &amp;
à (es defcendans males. Septembre 16 47.
enreaifiré le 23 .Janv. 1648. fol. ,20.
REG USSE, au lieur de Grimaldi &amp; à ("es
cnfans n1~les. Novembre 1649. enregifiré le
14·J~nv. 165o.fol. 8.,
"
BUOUS , au lieur de Ponteves &amp; a {es'
de[cendans mlles. Juillet 16 J o~ enregill:re le
2. 3• Sept. fuiv. fol. l 67.
. ,.
'
ESPINOUSE,. au fieur de Conous &amp; à
[es de{cendans m~les. fi1ai 16 5 1. enregifl:ré
lC20. j'v/ars 1652.fol. 62 3.
SALERNE des ISSAI TS,atll1eur Galean,
'&amp; a {es de{cendans mâles &amp; femelles. Mars
16 5 J. enregiltré le 3.0. Juin fiti't,. fol. 997.
&amp;

• • •
C111
_ _ _ _ __

�;.0

•

.

IV"O r'E S . .

.,.

VOULX, au Geur de Valavone, &amp; a' ·fe~·

!l.lCcef1èl1rs n.l~les &amp; fcnlellcs. l\'ov. 16 S 2,.
enreaiO:ré le 12. l~ccCJflbre 1653. fol. 1 188",
SAII.J1--ANDIOL , au {ieur de Val.adier
&amp; à [es C1c[cci,dans mâles. Juin 1656 .ellreg"
le 15' Decenlb. Ji/iv. fol. 97 J.
RIANS, au {jeur Fabli L«: cl (cs de{ccndans n111es. Dece'illb. 1 G57. enrcgii~ré le 21
.IJda. i 165 «. fol. 1 r 2.

POR.QUEROLLES , au fienr Molé &amp; à
[cs (uccef1èurs. Novernbre 1658. enrcgiftré'
lé 31.Jatroier 16 59 ..(01.201.
BEA UCI-IAMP, au lieur de Donis &amp;
[c'S dc(ccndans 111âles. J~fnv;e:r 16 J 9. enrcg: ft ré le J (,. JM11J~1r 16 G8 . .(01. 790.

a

SAINT 1\:1AR T'IN de Pallieres, au Geur
de T,aurens" &amp; à {es ddf.:endans rnfLlcs è~ fil~
les . .!/FnJ • 1b7 1. enr" le 2,. 17ev.juiv. fol. 2 4.
BErNES, au (ieur de Caftil1011 &amp; à (cs de!:'
Gcndans nJAres . ./l~'ra 167,. eLrc b iHré ,.&amp;
" 2. ;:Wars 1.674' fol. 649.
..
1vl0NT A VROUX ,~u lieur de LOn1bal'd
&amp; J {('s dc(cendal1S n)~les. Jtfl~' s J 67 J. enreg'. le'l 2. J"t':ri'"v.;er 1676. fol. 5 C) 3.
TOUr VES -' au heur de Valbelle &amp; à fà.
pofierité. JI1.in 16ï8. el1r.eg~ le !.5 o Ot..r::]:oi',;c·
Jj;i'tl.:fof,~ 66 s.,.
"':L.A r ) C., au fi~ur de Pexièr &amp; à :ks;

..

NOTE

s.,

' ,t

4a(cendans m~ne.s. )anv,ier' 1678. -enreg lé'
.\ .2.. Novembre jùiv" fol. 7 66 .
o

, CABA~-JES) au {leur de P,-oland &amp;,~.

•

[CG

deCccndans rn&amp;les. Juillet 168 ü • .enreg .lr: 5,~.
.Decembre 168 1 • foL. 64!.
PIEI REFEU ), 'au' heur Dedons &amp; à: [e :
d'efccndalls n1.1les. l .lovembre 1682 enreg •.
I:e x. Dece'YJJb. jùiv. fol. l 13 6 .
. SIMIANE) au fieur de Sinl1ane &amp; ,à [es'
âc{ccndans m~les.Mars 1684. enreg. . le 10.,.,
Avril fui·v. fol. 787 ..
. ·CI-1A l'EAU LAH.C, au heur Je Bouraffi·
&amp; à [e.s deCcendans m~les. Septembre 168 5 ".
enrca.le 16. Pevr. 1689. fol. 685.
LUC, au Geur de Vint!tnille &amp; à
;[es &lt;.1e[cendans mâles. Nov. l 688 .. _ enr.eg~ ,
le 2o. Tuin 168&lt;). fol. 299.
lvl0NTFURON , au lieur de ValbelIe&amp;l ' 169,0. cnr.eg ...
à [es deCcendans maA
cs. Fcvrzer
Je 28. 4u mêrnc 'Inois fol. 697.
1\11501. J, au fieur Armand &amp; ~ Cà pot1:erité. ,
PC'ê;t. lG94. tnr;eg~ le 10 Ll1/tift-:iv·fol. 63)~ .
ALEN, au lieue de Renaud 8:. à (es·def::..
cendans mAlcs~ ./vlats 1695 . enreg~, le ; o •.
.lkL:îrs 1 6 &lt;) (,'. fol. 5 2 6.
LA, Il OQUE ,en faveur du fleur de For~ ,
·bin &amp; de (e-s deCcendans Inâles.Fev. 165,. enr".
Je 1-. Tttin fltiv. fol. 1 l ! (). re:1ouv-ellé.au lieur'

LE

L

h

1 .P

l
[cen dél..11S rna1C'Ü:-'

le. ,L.,iila.n. r;,'..à {es }e

1,\

na
J
vL.4 ~."re:

�J-2:
NO'T ES:
liG 9 6 . enregiftré le J 2. Dec. fo!v ..fol. 9;. r.~\
SAIN'T PAUL y . au lieur de Thof1J.aiunj
&amp; à (es {uccel1èurs. m,lIes &amp; ferneI1es... 3 o ...
Sept. t (; 9 6 . enreg.le l 4 .. Janv. 1 697 .fol. 2 r.
LE MUY, au fleur de Felix l~ à [cs eo-.
fat;$ nl~les. Mlti 16 97. enreg.le 22. Juin
fotv. fol. 3 G1.
H.OQUEM.ARTI~:E ,au Geur d'Albe, &amp;
à (es enfans nllle~ ~. fé'tnelles. Fe·v. 16 7 1.
enreg.le- 28 •.A vrtljulv.fol. 77. renouvell~
au lieur deBcnaulr, &amp; ~ [es en fans m~les &amp; .
i511es.Ju,,'f1 170 1. elll~.le 27 .A1rÛ 17°2.. f. 245.'
( LA GO Y ) au heur de Atleiran La Cette3"
&amp; à (es enfans nJales. No'?). 17 0 2... enregifiré
le 19, DeccJnbre [uiv. fol. 7".
EST()UBLON , au lieur de Grille &amp; à {ès,
en~ans m~les, ./Jvril 1664. enregifiré le 2. 5 ..
JltlJl 170 3. fol. 129SEILLOL'~S ,au lieur de Raou(fer ,&amp; à.
(es delèellda n S nlâlcs. OéL'obre 17 1 4.. enreO'
le 9. Nov . .fr'i i·v. fol. 7 2 1. •
b
CC)U R BON ~ , au {ieur de G in1aldi &amp;
à (es de{cen lans t11Ales. Jl..farJ ] 0:1- 6 . enrep'if'f; le I l . Sept.f:tiv.fol. 69 8 . renouvelltau
fleur :I~ ~ ux (~ à (es !loirs. m1Ies. Fev. 17 17.
enregdtre le 5". AVi'"d fit/v. fol. 19 S.
ENT'R t~CAf"TEAUX , au lieur Adhel'nar
de À'1 . ~ il de G~ignan &amp; à (es enfans
./lvy:L. l67 1 •. enregifiré. le . 7. Decembre.
r

ma..

v

NO TE

s.

,

3~
8
}67 ·fol. 834. renouvellé au heur Bruni

&amp;à (ès enfans In~les. Juillet 1-7 1'4. en reg.
le ,8. Juin 1718. fol. 340'.
JOYEUSE-GARDE, au fleur de Ricard
&amp; à [es enfans D1âles. Juin 17 18 . enrco-ifrré
0
1e 21.. d14 me1'ne rJ'IOts 6'"'" q.n , fol. 3 39.
FOZ-f~NIPHOUX, au fieur d'Albert Be.
à (cs cnfa11,c.; nl.âlts. Juin 17 19. enregifiré le'
.14· DElobre [UlV. fol. 753.
(;r)YEP ) au lieur de Leidet &amp; à re~
cnfé l1S nl~!es. Septc;1;bre 17 1 9' enrer,rifrré Ir}
Ij.)anvier 1720. fol. 3 J.
b
ARGENS ,au lieur de Boyer &amp; à [es en~
&amp;11'5 111&amp;tes. Fevrjer 1722 • .enregifrré le 3'"
M"zys fuiv. fol. 4: 7.
VATJVEl'IAR GUES, an lieur de Clapier
&amp; à {ès enfans 111âles.Mars 17'22. enregifiré·
le 18. JtJov. Juiv. fol. 808.
LA IZOQUETTE , au Genr de Ford1a
&amp; à {es el1fans m~les, Dec. 1651. enreg. I~·
20. Sept. 1652..fol. 709. renouvellé au iirur·
IVlaurclLet ~~ à (cs de{cendan s mtt~C's. Août
17 2 3· en "cg.lc 13· Se pt.fttiv.fol. 3 61 •
LA p,-eCl-IE , au fié ur d'Ar b.t ct n de Mon-·
taud ~ . à· {es epfans '11â 1es . ./loi;t 172 3- Cl1'l"egifhé le 4~ ()El ol.refi:_;1J·fol. 375.
CHA TEATJ -~JEUF le R.nuge, au lieur
de Gautier 8( à [es de(cènda 1s D'Jtt! '$. Nov •.
.17 -Z, l.· ~n1:~3ifrré j~ 641. Pevy. 1724.. ((2/. l Q.
1 \ '

1

~-

1

[,
1

�;4

NOTES.

IvlEJ ANES , au lieur Piquet &amp; ~ {es en ..
fans . milles. Août 1723. enrcaiftré
le 27.
0
Avrtl 17 2 4./01• 15 8•
. SAINT -CANA T , au Geur de Suffren &amp;
à [es hoirs 1l1~lesl Nov. 1724. enregi(lré le
23. Nov. I7J.5. fol. ,8t.
CH ATEA U .. NEUF le Charbonnier -' au
lieur de Meironnet &amp; a {es de(cendans males.
.Avril J 7 2 7. enreg.le 5 . .!Ida; foiv. fol. 2 G9OP AISON , au Geur d JO ra i[ol1. Mars
J 588. renouvellé au fleur Fulq ne &amp; à (es
enfans n1c1lcs. Août 1740. enrcgifiré le 6.

Oétobre Juiv. fol. 4 88 •
, l.A GAHDE) au lieur de Thon1as &amp; a
(es enfans Inâles. 1 1. Juin 1 (90' enregifiré

le

Mars 169 I. fol. JI. renouveHé au
lieur de Tripoli &amp; à [cs enfans m~les. 1 f'
Fcv. 1743. enreg. le 7. Juinfoiv. fol. 2.0 ,t .
p I:q 1': , au lieur de ThonJalEn &amp; à
te el d~ ns nl~!es . ./101'4:t 174- 3. enre~iHré lt:
3. OEtoure j'ûv. _fol. 40 5.
v
FORCALQUEIRE T, al Geur de Villeneuve &amp; à (cs enfan,s rrlales. Fevrier 1743
enregifhé le 1 1. Fevrier 1744, fol. 19.
ERVE, au lieur Roux ë'-l à {es enfans
lIes.
Fevrier
1750.
enreaiihé
le
4.
M~trs
.....
.f'.
b
JIt/veJol.68.
12.

.. J

. MERCUI IALES. On ne procéde au
'pu 'J'hui en Mercuriale, que lorklue le "

. NOTE~.

,

3$
Gens du ROl ont une plaInte a porter contre
un Officier. Je n"en ai vû qU"Ull [eul exemple en 17°9.
1v1ERES. L'Edit des Meres (ervoit à C011ferver les biens dans les familles) &amp; (e C011cilioit .parfaitement avec notre Statut, ·qui
exclud les filles par 1'exifrence des Mâles:
la [ucceffion des. Meres ) au préjudice des
Oncles de'la fam,Ille de l"enfant , établit une
forme de fucceffion bien oppofée,

BJE TS. Bien que les premiers Juges ne
dre!Tent aucun jugement particulier (ur
les Oujets ,ils ne lailIènt pas de les juger :.
Lx d.)avoir égard dans la viGte du Procès &amp;

dans les Opinions) a ce qui a été décidé:
plulieurs dirent dans la Sentence défini ri ve )
n j avoir pas lieu d'enquerir fur la verité des
O~jets. lai vû des Sentences où il étoÏt dit,
(J.yant égrtrd aux Objets.

ARLEMENT 2. .. On depute un PréG..
dent, quatre Con{eillers &amp; l\ln des Gens
d Il Roi, pour recevoir le Gouverneur &amp; le
Lieutenant de Roi à leur premiere entrée a

�~~

NO TE S.
Aix , (~ ces Députés vont au devant de lui
[ur des chevaux caparaçonnés de velùurs
noir. Le prenl.ter objet d~l1n h011neur aufIi
iinguliet é.l été de,les f:lire rccounoitrc au peuple : c'cll pour cela q LIe le G DU VerllCU r Olt
Lieu ten ant tie R.oi entre dans la Villè au nlÎlieu des 0 ~p urés , {ilf une mênlc ligne, &amp;
qu'il cft ainil CÜJldllit jlll~lu'à la porte de
l EgJi(e Saint Sau veu r. Mrs. de la Cour des
Cornprcs ,~voient dem,lndé que leurs l).,{Plltés
y fuHènt adn1is , ils en furent debollté ; Ex:.
J

,

1'Arrêt du Con{eit porte (pJC les l)~PHlés du
Parlen1el1t aCC01TI pa,-'Y'ner6nt fèuls les Gl)U verDeurs, c 7C. 1 9. J. 7lv•."er 16 5 5. 4 S. Le lTIOrif de l Je ,cJtlli'Jtl a été, q ne le Paden1ent a
[eu 1 j uri fdiétion (ur le l ell p!e.
PAP LEME " 1~ 8. La charge de C n[eil1er au Parlell1CI1t crrée pour L!vL PArchcvê~
qucd'j\ix le 9. Av'riI150~. confirmee le 7.
j?FIVier l J 14 &amp; en{uite fllppritl1ée, par l'Eit de la r fO{:n1 fion de 1 5 J S. r ~tablic en
l 5 3~. &amp; l 5 ~ 7· fuc encore
ppri tnéc te 22.
Fev;,U'r 15,8. &amp; de nouveau rét~blie, pui[&lt;]uc llEdit qui ren,'luit notre Parlcll1e 1t fèmc[tre du mois d'Octobre 104 0 . dit expre 1êlnenc
que lfJ St. J1rl.;hevêqtte d~ ~l i:,,· ,on a!i~t! Îte' de'
,t: .
J
1YCrfJtcr Con) c!ller dud. Ptirlement ,entr-er"l en
c!Jt~Ctfn~~Jdef~. feme/~i'~J"&amp;c'ert er cctte'lua ..
li c, qlfl j ultençorcaujourd huiJc la fran-

ru

l

l

chire

~7
' chiCe de Gx mInots [el pour fOll franc-falé
CO~ r~c t~us les aurores Con[cillers. Il d! nlêlne
a!t1ve qu une panie ayant attaqué en caffatJon un Arrêc d'Audience où M. l'Archevêque avoit airifié , [ur le fondement de la Declara rio? d~ 22. Fevrier 153 8 . PArr~t fut
conrradtél:olrement continué au Con[eil
•
PAUVRES. It Y a clans Aix un Confeil
charitable, qui ne leur accorde le recours
néceiféllre que filf les attefi:arions de pauvre...
té de~ ~on[u]s &amp; ~u &lt;?uré ) &amp; après avoir
eXan1111e leurs pretentIons, &amp; offert à leur$
parcies des accommodemens con v'enables.
PE.INES. ~ien qu'il [oit vrai que l'on ne
~cut 111n:odulre ~ucune nouvelle peine pàr
1 ufage , Je ne VOIS cependant aucun autre
fO,ndemenc pour COndall1ner ,comme nous
faIrOnS quelquefois , les Faux-Temoins à
d~lneurer un cerrain rems (ufpendus par le s
~lŒ;l1~s., lor~que le cas n'ell: pas bien grave;
Je 11 al nen vu dans 110S Reai{h'es des Lettres
Royaux
qui autorife cette [~rte de condam.
natIon.

,NOTES.

1

,

L'u(age peut cependant autori(cr à punir
des peInes des Ordonnances , certains cri,.
mes pour le[quels 1a peille n'eft pas exprc[...
fetnent ot"donnéc : 011 a condamné dan; tou~
les Paden1ens du Royaume les Voleurs Do..

meftiques à la morc) lon~-tems avant la
d
,

�38
NOTES.
])ecIaratjon de 1724. qui les (oumet ~ cette
peine: il en el1: de mêue des Incendiaires,
que l'oll condan111e auai à la n1ort, (ans Or..
donnance préci{c. Les Voleurs de GrandsChemins (ont condan1nés à la Roùë, fuiV~1nt les circonllancès , {ans dil1inguer li le
\'01 a été conltnis le jour ou la nui t , q HOÏque l'()ldonnance de J 534- n&gt;ait introduit
ceete peÏll e que contre ceux qui volent ainÎt
dans la nuÎt.
On dernandc Couvent par quclle rai(c)ll
IJon condalnne a unc 1110illdre pei IlC par défa L1 t de prcu vc ,&amp; pourq llui ne pas con darl1ner à plein celui flui efl: cOllvai ncll , ou ne
pas ab{(nHtrc c lui ql Î ne l'cff: pas: [ur quoi
1'011 doit dillingllcr la Ci ualilé de 1'Accu(é &amp;
la nature (lU crin1t'. Uli bonln1cdc Donne repuraLÎol1 acculé d\ll1crÎme unique, relqlr'lll1
Illeurrre, un faux, un duel, doit être abions on cùndanJné Jans nl0deratÎon de peine ; tuais celui qui cil mal faIné , accufé de
vol [ur le o-fand. cLcrnin , ou de di crs vols
caraacri( ~ s , pour b pr cu 'C (,l::« -lucl ~ il ne
tnanqne qu'une pa -faite convié1:ion ,d} cord 'll1111 ' à U~1C moindre peine, COI forn1én1c:lt
à r rd nllal~ CC Crirninelle ,qui dal S 1e cas
ou le d 'faurcie preuve cntiere
ligedc c namner 'le
l eiti ( n, pern1et de referver
cc' preuves in1 parfaites pour ondamncr en..

NOTES.

39
fuite à toute Corte de peines , hors celle de
mort: 8; avec rai[on, puifque l'Arrêt qui
condanlne à la Queftion , décide qu'il n'y a
a pas a!fcz de preuves pour la peille d~ lnort.
PLAIl)EUR5. Lorfque Vetois à Paris en
J72.6.deputé de notre Parlement, on parlait beaucoup d'un AtT~t qui venoit d'être
rend L1 contre U 11 inligne Plaideur, par leq llel
il étoit ordonné, [ur la req UiGtiOl1 des parCl1(', (lU'il ne pourroit à l&gt;avenir intenter
aucun procès, [ans avoir rapporté l'avis de
deux Avocats dénon1111és dans l' Arr~t. Mr.
de Motteville, Preiident au Parlemenr de
Rouën , nle dit à cette occaGon qu'il avoit
été rendu un (elubhlblc Arrêt dans fa Conl ...
pagnie. Je n'en conllois aucun exenlple dans
lél notre; lnais je crois que ceux-là feroient
bons à fili vre , fi le cas le prerer:.ioir.

pp E V()T. Il jugeoit autrefois en Proven· _
ce tr \s .. raren,cnt Cf) d~rl1ier reffort dans
les Senéchau (lees ; il en demandait alors la
p"'l'm i aion a II l arlemen t , q ni ne l'accordoit Cl uc pour des crin1es peu gl:a '.'es. J'ai
a (fi {lé a l'une cleres pcrn1iatol1S , qui [ut de...
nlanJée &amp; ace l'déc verbalement; le Prevôt
citoit alors deux anciens exernoles (emblables : rnais depuis J 7 20. il a été maintenu à
jl1ger Pr~vora'elnel)t, tOllt comnle fi nos

~

•

.1.

)

éllc\:hauITées éroient autant de PreGdiaLlx.

d ij

�.

,

~9
N0t:E S.
.
.
Il Y a cependant une dlfference Infin1e; les.
Prélidiaux (ont peu favorables aux Prévôts)
&amp; jugent les conlpetences à la rigueur,. p~r­
ce que le Prévôt vient partager leur j~n{dl.c­
tion : les Scnéchaulfées (ont au contraire dl[porées à favori[er le Pr.évôt, qui .vient leur
communiquer un drolt de dernIer re(fol·t
qu'elles n"ont pas.
PROCE'S J. Notre Reglcluent excepte
avec rai[on le cas où il y a un Pri fOl1n ier
confiitué : il [emble que ce [oit l'efprit de
l'Ordonnance , &lt;]ui nota pas voulu vrai[emblablement que 1;on fît attendre les délais
des pre[el1tations à un Querellé pri[onnier ~
qui {oLlffi~e toû jours par les Inoin~res r&lt;:tar...
tlen1ens: 11 y a cependant des Arrets qUI ont
luvé contre l'exception.
1 D A · 1
5. Dans le n1eme artlc e ou\ 1'0rdonnance prive les Accufés de tout confeil ~ li ce
n'ell en certains cas, elle charge la confcience des Juges d exan1iner s'il y a des nullités
dans la procedure: elle veut donc que le
Juge fupplée au confeil qu'dIe refu[e à l'accuré ~ &amp; qu'il reétifle d'office &amp; repare les
défeauofités &amp; les nullités qu'il ignore, attendu que la procédure eit [eerere : mais at'elle voulu que le Juge caffece qui lui paroit
nul, [ans entendre la panie publique ou civile) qui peut avoir de bonnes rairons pour.
J

-+1

NO TE S.

entretenir ce qui a été fait? L'Ordonnance
ne dit pas expreffement qu'&gt;on clûï ve caiTer;
&amp; comn1e fon objet en: de fuppléer au Con ...
[cil &lt;-lui manque à l'accu[é, il iemble que cet
objet ferait rempli) G l'on renvoyoit la ca[ration en jugement, tant avec le Procureur
des Pauvres, qui occupe pour tous les Pri[onniers, qu'avec les parties publitlue &amp; civile, l'endroit défeaueux préalélblenlent corn
muniqué parte i11 quâ au m~me Procureur; le
confeil de IJaccu[é n'auroit rien fait de plus.
8. J'&gt;ai vû commencer l'u{age d'ûrdonnet
qu'il fera plus anlplement inform~ ., ~ l:e)endant le Pri{onnicr ~1.u 5 L • on le prat!que
l
{' '·1
ain(; dao" les autres Pal 1elnens 1. . onqu
l n' y a
aucune panie civile, &amp; qu'il y a de violens
[onpçons &lt;:1.11S preuve. Cette (orte de prOnO!1ciation Laille la liberté de condanlner en[ulte
l~)r(q ut les preuves {urviennent,au lieu (lu'un
Anêr d'abroludon eft irreparable, quelque
non velle preu ve qui pui1Te [urvenir.

tJESTION. J'ai vû commencer &amp; finir
un uracre
bien fio(!ulier
, c'éroit dJor-~~
b
0
d/)n 11er ClUJUIl Condamné aux Galeres perpe-,
1·
1
tuelles feroit préalablernent apptlque a a
1

\

(")ueftion) pour avoir revelacion des COU1'&lt;-!

diij

�-41
NOTES
pliees: on fuppofoit que l'Ordol1nance avoit
compris la mort civile fous le nOln generi...
que de n1orr. Il y a long-ten1s que cela n'a;
plus été pratiqué !J &amp; avec rai[on
QUINT. Les Experts [ont [ouvent inde..
terminés, pour [çavoir li lc droit de Quint
doit ~tre donné au créanciel·qui Cc colloque
en augmentant fa créance d'un cillquiénle»
ou li c'eft en dim:Ïnuant l'efiimation du fond
de pareille q uanticé , ce qu'ils appellent prcndre le Quint en dehors,ou le prendre en de~
d2.nS. Voici ce qu'ils dai vent obrerver.
Lotlque I~ créance eft an deffcus du prix
du fond ) on ne peut üii vre le Statut) q ni
e'

"

veut que l'on din1inue d'Ull cinquiéme la
valeur du fond; &amp; C"'efl: ce qui a formé le
doute) parce qu'il faut a,lors néceiIairernenc
prendre le Quint en dehors, en augmentant
la créance d"ul1 cinquiéme. Une créance de
00. live par exemple, [ur un fond de 100.
' live doit ~trc portée à 72. Ev. &amp;ildoir refl:er
une portion du fond au debiteur Je la valeur
de 18. live au lieu qu'il en auroit refré' 40.
liv. s'il n'y avoit eu aucun droit de Quint;
il p~rd donc 1 l.liv. qui ne [ont que le Quint
(:11 dedans des 60. li v. &amp; la reS!le eft bonne
CJ
&amp; confonu\.. à l'efprir du Statut.
Mais on doit operer differen1ment 101'[-

que la créance excede; &amp; c'cft le cas qu'on

NOTE

s.

4~

a .Ul ~poré dans le Statut comme le plus or..
dinaire , (ans quoi l~on porterait un trés. .
grand préjudice au debiteur. SUppOfOllS dans
l~ m~me exemple que la créance [oit 1200
hv.l' a.ugmel1tation du Quint la porteroit à
14:1-. hv. elle [ub~L1:eroit donc aptès la colla...
cano.n pour 44. lIv. au lieu qu'en diminuant
le pnx du fond à 80. liv.la créance ne fuh..
tille que pour 40. li v.
.
Si la créance étoit de 2.00. liv. auc'menrée
J'un Quint jufqu'à 2.40. live la créa~ce hlb ..
Lifterait après la collocation pour 14.o.liv~
,a u lieu qu'en diminuant le prix du fonds
à So.liv. elle ne {ublill:e que pour 120. liv.
On voit par ces exemples que le préjudice dt1.
èebiteur augmente. de plus en plus , à pro.
portion de ce que la creance èxcede da van.
tage le prix du fonds ; ce qui eft d'une in""
j 11 (lice éviden te ) en ce que le créancier y
trouve le Quint de la [omme pour laquelle
il ne fe colloque pas.
Il n'y a q U'Ull feul. cas où il eft égal de
diminuer l'eftimation du fond ou d'augmen",
te.T la créance; c'efl: lorfque la [omme dûe eft
precifement la nl~me que la valeur du fond:
que l'une &amp; l'autre [oient de 100. liVe la
créance fubGftera pour .l. o. li v. après la col...
l?carion :&gt; {oit que 1'011 ait diminué l~ef1:ima ..
Uon du fOlld à 80. Uv,. en prenant le Quint

�N OTE
. S.
en dedans, [{)it que 1'011 ait augmenté la
créance à Il.0. li v. en prenant le Quint en
~~

dt"ho rs.
C eux q ui (u r ce d ernier exemple croient
que l'on peut i ndi ffe ren1 tllent prend re l"un
ou l'au tre parti , [on t dans une erre ur très..
préj udiciable au debiteur &amp; très- in julte.

NOTES.

4J

REQUETES. Les aétes d'inG:ruétion [e
font au nom cl u Procureur ; c'eft lui qui
parle pour la partie; il !eft [eul Magifter litis: mais les requ~tes adreffées au Juge font
toutes au nom de la partie) &amp; [eroient re..
jcttées fi le Procureur y parloit) parce qu;len
France le l{oi [eul a le droit de plaider pat
Procureur.

EPONSES

CA T HEGORIQUES 3·
L'obligation de donner copie des faits
&amp; articles ~n aiTi~nan t la rartie .. faie voir que
l'Ordonnance a (uppoté que 1'011 accorderait
raŒ[Tl arion (ans fait - montré précéden t,
pUi(qll 'en 1110ntran t la requête on a roi t neceHàirelTICnt donné copie des n,êlTICS faits
Oll 'elle doit con tenir, en quoi notre utage eft
~fJèz cUllforme ; mais i l efl alors lléceilàire
d"examin~r d'office Ci les faits (ont penice-.s,
'7 de rcjerrcr dan s le dec 'et ceux Cl ui l"e le
[p1'lt pa~ ; le ft&gt;it-iUOhrré cfl: Il1ê nc neccffRlle
l."')

lor[ l u'il y a du d Olhe [ur la q Llalit~ des f:;i ts ,
f:lllS qu'on doi ve cr;ûndre de trop inrt 'uire
celui qui doit répondre; la co:)ie de~ faits
nu'il
rcc lt lors de l'aiIienarÎ
);) lui d01H e
-1 ,
..."1
affL'l de tel11S pou r preparer Crs rI&gt;, on (es; &amp;
l'O rdonnance 11' pas voulu qu'Il répondît
fans en être infèruit auparavant.
•

REQUETES CIVILES 2. On [e conren""
te que la pièce [oit décifive &amp; nouvellement
l'ecouvrée} pourvû qu'il n~y ait aucun [oupçon q u'elle ait été connuë avant l~Arrêt} ou
frauduleu[elnent cachée pour fe menager un
n10yen de requ~te ci vile.
RESERVES. M. le Chancelier d'Aguef...
[eau, auteur de l'Ordonnance des Donations
de l'année ) 7 ; 1. ét~nt con[ulté par M. le
Premier Préfident du Parlement de Grenob le ) pour {çavoir li en abrogeant les; dona ...
tian s enrrevifs de tous biens pre[ens &amp; à ve...
nir, il avoit entendu abroger la l1f'ceiliré des
R e(ervcs que le Droit Romainexigedans ces
fortes de donations} qui [ont encore permi...
[es dans les contrats de Mariage, &amp; fi les
biens à venir tiennent lieu de referve dans
toutes les autres, répondit par une· lettre d~
19. M ai 173 1. que les referves ll~étoien t
plus nécelfaires dans les connats de maria. .

ge ., attelldu que les donations de

toUS

biel151

..

�.f{ ~ :

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de
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46
NOTES
pre(ens &amp; à venir y rÏenncnt lieu d'in!titu-

NOTE

s.

,

,

~7

ufage, en ordonnant, contre l'Ordonnance

tion dJheritÎer, &amp; gue l'u(agc des refervei de Poitiers, que l~Officier n"affifteroit point
dans tOlltes les autres donations étoit de fe . au jugernenr. Reglemcnt du '4, Nov. 174 6 •
STATUTS. Il n'y a aucune Declaration
COlltenter d'une re[erve fi rnodiq ue , (pr'eHes
ne pouvoient plus être regardées que cotn- . qui prohibe au Parlement l'homologation
des Staturs des COl.·ps , &amp; nos regiHres (ont
Ine une vaine fornlalité.
l'emplis de pareIlles homologations; mais
depuis quelques années le ConCeil ne reconnoit plus les Statuts ain1Î homologués, &amp;
OLDATS. J'ai vû quelqueFois appeIIer 11011 revêtus de Lettres patentes, &amp; j'ai vû
un Officier l\1iliraire pour aillfl:er à l'in
0\ donner le 28. Juin de la prefente année
truél:ion devant laCour ; c'en: un très-mau175 1 • que les parties Ce poul'voiroien~ au
vais urage ; l'Ordonnance de Poitiers qui Roi pour rapporter Lettres patentes (ur leurs
exige cette affiftance , ne parle que des pro- Statuts: c"étoient le Corps des 'Tailleurs &amp;
cès infiruirsdevant les Juges; cequi necomle Corps des Boutonniers de Mar(eille. On
prend point les Cours: elle ne nous a pas ne voulut pas les expo[er à une infiance en
nl~me été adreiRe, &amp; il Y a lieu cl' êtt·e [ur.. calfation.
pris que notre reglement dft 10. MarJ t 69 r.
ait inlpOré cette cha ge :lUX Juges (ub?.lrernes ~ pour Ce cO;lh rn1cr à lllle Ordol1na' ce
non cnrc(&gt;'iChéc.
Il fut fair a l'occafÎo 1 d'Iln
.. )
EST AMENS 2. Il {emble que l'Aéte
o licier n_ilitaire qui a 7(Jir tué fon I-Iôtc à
avoir plus d"autenricité , lorrque le NoDraguignan; la ca![ui n de fa procéd un: 1ui
taire après avoir reçû la diCpolition de la
donna, le rems de {olliciter des lettres de C'tra,
bouche du Tefiarcur , la diétoit tout de fuite
ce , n1ais elles lui furent rrfu(ées, &amp; il fut
&amp; tout haut à (on Clerc: les Témoins étoient
execllré à n,orr aprè'i q ne la nou velle procedubien mieux cenifiés de ce qui étoit écdt :'

s

S

r-

T

T

r eut été reFaite avec un OfIlcier militai l'e:()n
il conlmencé à [e ra procher de notre ancien

aujourd'hui tout dépend de la foi du l'To..
taire, qui feul écrit &amp; lit route Les Juges
Ollt Ull moindre avantage) rui[qu&gt;tls lont

�NO TE s.
obligés de diéter tout haut à leur Greffier".
en p,re[ence des témoins &amp; des accu[és.
'4- B.

U

NIVERSITE'S 5· Le Collége de Bourbon juge fouverainement de toute la
police interieure de l'Ul1ivedité : les affetnblées en (ont aIrez rares.) &amp; l'on eil: en ufage
cie porter ces [orres de contefi:atiolls à la
Grand'Chambre du Parlement.
USURE. On ne punit aujourd'hui pour
crime d'U[ure, que ceux qui prêtent à plus
gros interêts : ceux qui [e reduiCent au taux
de l'Ordonnance [ont fi peu odieux, qu' 011
les ,difpenfe de ie purge).o par ferment COlnn1e
il n'y a aucuns interêts inglobés dans r obligation , quelle que [oit la vraifen1blance
contraire; comme lor[que le débiteur promet
de payer 105 o. live dans un an ;, ou 102 5.
li v. dans fix mois.

U

~,T

V.

V
ICOMTE'S. Il y en a beaucoup enPro. .

vence, toutes éri gées par nos anciens
Comtes: nos Regifl:res ne font mention que

de la feule Vicomté de Porrieres.

- -, .

•

.. _ . ' ,

, .,

,

,

A P PRO BAT ION.
'Ai lû par ordre de Monfeigneur le Chancelier
un Ouvrage intitulé: Précis des Ordonnances
Edits, Lettres-Patentes) e'c. dont les difpofttions Jon;
le plus fou'Vent en ufage dans le RefJort du Parlement
de Pro'Vence) &amp; je n'y ai rien trouvé qui en paitre
empêcher l'imprdIion. L'ernpreffement qu'une Compagnie re(peél:able a témoigné pour fa publication ~
an n&lt;i&gt;nce la confiance qu'Elle a dans les lUl1lieres .&amp;
dans l'exaéhtude de [on illu!he Auteur) &amp; l'utilité
'lue le Public peut [e promettre de fOll travail. A
Paris ce 2 Q. Novembre 175 1.
GIBER,T.
"

J

~~W-OO~oOO~-OO~·~~~W~i

PIRIVILEGE DU ROY.
Roy DE
FRANCE ET DE NAVARrtE : A nos amés &amp;
féaux Con{eillers les Gens, tenans nos Cours de Parle ment) Maîtres des Requêtes ordin aires de notre
I-}ôtel , Grand Con[eil ) Prevôt de Paris, Baillifs ,
Sénéchaux) leurs Lieutel1ans civils &amp; autres no~
JufiiClc:rs ) qu'il appartiendra; SAJ.UT. Notre am.é
D A V l D Libraire à Aix, nous a fait expo[cr qU'Il
ddireroit faire im prirtler &amp; donner au public un
Ouvra&lt;Te qui a pour titre: Précis des ordonnances •
.
Edits, b Lettres-Patentes, Dec 1arattO'/H,
Statl'tts esa
Reglemens, dont les diJPofitions font le plus fou'Ven~
en ufage dtms le RefJort du Parlement de Pro'Ven.ce.,
s.il nous plai[oit lui accorder nos Lettres ,de PnVl. .
lége pour ,e nécetfaires. A CES CA lYSES voulaui

L

OUIS)

PAR LA

GRACE DE DIEU,

\.. ~.

�VOL

~(,o

voy. Rouë. Tocfin. Marque.

,a.'

,'Egli-

pomeJlIlques •

Ip' .
VO'll Aih~'mations. séjour.
VOYAG ES des actles. /' J)'
d .
rr
e-des-Temoim. Rdour- e-voyag e•
~nquef(s JO • .J.. ax
Comptes 13 ,
VOYERIE. Voy. T(~roriers.Gcnert1Ux.
change 13·
. " D'
USA NCES. 'VO'll.
'
USUR E Prêt J de d
e111erS
a, pr ofir ou lnrerct.
cl H e- •
,.'
1 1remiere fois d'Amen e· 0fenduë a peine
ponr
. a ft &amp; 0'1'0 Jl~e A men de ) le quart
'
, Il'
norable , BannlI1cmen
t&gt; •
.7
,
. 1) 79 BloIS 202.
au Dcnonclate~r. , ~'.
de confi[cation de Corps
Et pour la {econde OlS)

fu 1. Naufrages
A

&amp;. nir.11S. ibid.

•

S'VR LA TABLE.

. baiilent M'uchan-

Mêmes peines contre c("ux qUi ,
' t
.
'b l'd. el' IItrt
362. 'VO?,.lHtX no •
dires à perte de Fll1ance.l
, . , . . ''1 le re ...
Et contre \cs EntlcmettCllrs, a mOInS (lU 1 S

"dent volol:tair('me~'\t. ibi~l. ~ ar:~l~~o~Œces lorf.-

CJl1

Les NotaIres pUrH~ de rerte e
'l'Is r coi vent des Contra ts u[ur. 0d.1) 3 5·
~

,

1.9. 12..

Voy. 1è 11. oms 2.
1\'
&amp; Droits
USURPATILJ~ S de Benefices, Hens
~. f
en dépendans. Punis de confi katl&lt;. 11 de ~~rs l'lC s ~a
.
"1
la C011111cooon II ,
Domall1t'S
!11eme
cn) G)' $ où
,

'
B'eis.4.7 1) 80 . .Mt/ml F&gt;·
'
pas l leu. 1579·)[
"
l'
t par les.
Eten outre pOlli[uivis extroOI( ll1ajrtn~cp
Prc'cureurs G( l'er8UX , ou par l1..5. 13'
:(1.&lt;: fiC1C1S ) devant
l&lt;s Cours en 1 ICI11icrc infiance. tbul.
UTENC~LLIS. Voy. Lnbour.
VliIDA:t\GE. Au mot rOj1~/fion . .
VUIDE. V(lJ. AJftlrame 10. NotH 8.
,

Y
.

In ES. Au mot Breres.
•
•
YVRfSSE.Les mauvais cns comtl\IS pat EDn~ ..
té font punis de la peine 'ûë au Délit. 30. ,&amp;o'lf
"
0/1
Jo
15~6. ,. 1. non lnrlgJ)'ree • . .
1

MaIÎ11ie.ts yvrcs.

.

'Voj.Caplt?tntS 1.. ~

FIN.

OBSER V A TIO NS

.

'U[aŒe
de cette Table conGf1:e à trouver
o
....-- dans 110S RegiO:res des .Lettres Royaüx,
les Edits, D~clarations &amp; Lettres patentes
cités dans le corps de l'Ouvrage. On cont oüra ceux qui ne nous ont pas été adrelIès
par le défaut de date d'enregiarement: T'ds
{ont les Edits &amp; Declarations conc.ernant
des tnatieres attribuées à de) JuriG.liétions
particulieres ~ comnlC les Aydes, la Regale,
le rccelen1enr des Corps des Bénéfici~rs,
&amp;c. Il en cO: de rnê ~ne des Arrêts du Con{cil, dont IJexécùrioll cft l'en voyée à M.
l'Intendant; il eft utile, &amp; Couvent néce{:
faire, d'en connoÏtre 'les principales di[poiitions.
J'ai Joint à la page de nos R{'gil1res la
page des li vres où l'on trouve les Inêmes
Piéces ; leurs dates paroitrol1t q uelq uefols
differentes des n1Îel111es : 011 trOll ve par-tout
des erreurs dans les dates , les llleilleurs
Auteurs ll cn {Ollt pas exemts.
Bornier dans toutes (ès éditions donne à
l'Edit des, Epices &amp;. Vacations ) la date du .
Qq iij
J

�OBSER V ATIONS
n)ois d~ Août 166 9' Il eft du mOlS de Marl
16 7; .
Le Code Henry cire C0111me une Ordonna11ce comnlune à tOllt Je P oyaU1l1e l'Edit
de François 1. donné à YZu-Jfo' ,'Iii, &amp; lui
attribue en l,lus de cent endroIts la date de

. . SUR ~A TABLE.
4 C&gt;
le Sleg: d~ Ma!-(e: He, bien que celui-ci [oit.
du .mols de FevrIer, &amp; CI ne l"autre foie dL1
mOlS de Scpt~m~te de l'anné". r", 5.
Il Y a des Edlts &amp; Declaratiolls 0 ui nous
l' a dte (r'
l
ont ete
ICS avec une date pofteriel1re à.
la date de ceux adrefl6s au Patlen1ent de Pa-

15 2 5. c'dl pour! an t l'Ordonnance de Pro..

n'is, &amp; rapportés par les Aute'lrs. J'ai mar-CJué cette diffcrcncc par llnc double date) la
plus 1 tcente eH celle Je nos R.egiilres.
Les !) clarations imprimées lous nos yeux
11 ont Ié'lS toûjo as de dates bien exaétes dans
les inlprin1és, tUf-tout pour les enregiltremens.; celle du 28. Avril 169;. [ur les
dotatIons des Rehnieu[es, paraît enreoif.'1
.
~
b
tree .e 5- . lt11Ilet {uivant, c'éroir un jour
de J?unanche ~ elle aéré enregifirée le fa-.

4 0 2-

35.
L'Edit qui COll LUTIne à la Rouë les MeurtriCl'S de o'uct-à-pens, cf cüé dans Je n1~.~)
r
1 J
I', ~
Hle lIvre pai; . .1; 6. LOUS a
atc &lt;. li tnOl~ (.Le ·
vence du n101S d'OUolre

l )

]ililiet 1557. Guenois dans [a grande table
torne 1. Pf'.f- 4-5, le place fous l'a 1 née l 54.68 daes le corps Je l'ouvrage, tom. II. page
81().
il lui donne la date de 1597. La
.veritable date ll.tefl: aucun des trois, elle
dt du tnois de Juillet 15'47On croit quelquefois voir U le erreur,
101 [(lu'il ll"'y en a point: l'Edit Je la reforD1:1riol1 de la jull:ice en Provence, c!t cl u
010is de SeptcYJ1bre J 5 35. enreo'iH:ré le 1;.
. 1 11 vier de la nl~!ne année; il (e t11ble Clue
l'enTegifirement (oit anterieur a l'Edit, mais
l' rreur 1 "dt ql 'apparente. La nou\'elle &lt;111-1ée 1 e commcnçoit alors q uJà paq les, &amp;
e rnois de Janvier 1 j; 5. répond à notre
10il) d
Janvier 15,6 . Il en cft de m~me

cl 'é~ bli!Tèment du iége cl' Aix par le m~­
. le .di .; Il cft antene.ur à l'Edit qni ~tablit

n1cdl 2. 3. Mtît.
. ~'E~1itdu n1o~sd)Avril 1°95. {llrla Tu..
n[dléb~n Eccléftafiiq ue , paroit enregil1ré
Je premier ./loût , jour [crié· il faut lire
le ; o. Juillet.
'
Il Y a des négligences (ur les dates jufques ddns les ori!!inaux : la Déclaration (urla

J t~.~·,ii~iiéhon E~cle{iafiiq ue, nous

a

éé

adrefice avec la dat&amp; en blanc; l'Arrêt d'en ..
l'cP'il1:ren1cnc en fdit rnention : elle en: du
.. 9· Mars 16 96.Enfin il ne faut pas roûjours
s) 11 tenir a vellgléC1ent à la note qui eit

, dans nos Regil1res:&gt; au bas de chaque piée

�4 6 4OBSERVATIONS
crlJ egilhée ; j'y ni trouvé des erreurs, que
j'ai corria~es dans n1a Table" par le recours

des ReglSres des Chatnbres a(felnblée~, ~
des P eaiftres
des Arrêrs d'Etat; rnalS Il
b
s'en f3ur beaucoup que j'aye tout verifié,
le rra vaii auroit éré trop in urile , ces fortes
J"crreurs n'étant d'aucune confeLlucnce pour
toUt ce qui c11 ancien. l "
•
Voici quelles [ont les edHl0ns des hvres
Cl tes.
Le Codc f1cnry, Edition de 1628.
•

1

La C0111be, J urifpruJcl1cc Calloniq ue ,
Edition dc 1748.
La Cotnbe des 111atieres crim' nelles, Edi...
tion cie 1744,
B niface ,E iitiOl1 de I70S.
Barnier, Edition de 1744Guenois , Ec' i tion de 1 660.
l'J cron , Edition de J 720.
l\1on rgl1cs ~ Edirion de 1658.
l[afIè , Ed 'tioll de 159 8.
DOHJY&gt; E ition de 166 f-

TABLE
Des cit arions des Ordonnances) Statuts.) Edits, Declarations, Lect,.es-patenres &amp; Arrêts du Con(eil, rangées par ordre de date. ..

Les Arrêts

dit

'Confeil J font diftingués par'
la lettre A.

712.02..

AI

X. Priviléges. ldourgttls 104'. MajJ~
'\ I~.

I l ) 4.

1334·
135 l .
1370.
13 8 ).
14 0

2..

14 1 4.
1437·
1443·
145 6 .
14 6 3.
14 6 9.

Gtt::nois il. 86 3.
Oétobre. Regale. La Combe II.
3· No'Vemb. Cen{es. .Nl'ourg. 430. Maj[. 2.0T"
5· Juin. J uH ice. MourglJes1. Maffe 1.
6. Oüobre. Amorti1Tem. Guenois II. 937.
OHob. Amortiff'emem. Guenois II. 937.
5· Fé'Vrier. Parlem. Tailles. Regifire premier
foL. 148.
Domicile. .Nfourgues p. 273. M.iI./Je 1),9.
II. JttÎfi.
Tutelles. !vlot::rg. 34. Mf4l13.
Retraits. Mourgues 133. Jvlaf/è 54.
Mars. Com lTlt'fce.
2.7· J 't n'Vicr. Junic!.:'. J,.,fo?,trgtrcs 40l .. Mapè

Crimes.

Regjthe premier) fol. 82.

lO·l.

147 l . Retraits. Mour.1 tICS 111. AJa.~(è 39.
1472. 3· .Aout. Succeffions. _'LO:.r1'. 173. M.'1, .r. 1°4"
1472.. 3· A (1(;t. Sou 111 imans. }.tiM. ri:. :5 8 1 ll/ia..f. 194.
'47~· 2.8. oflob. Dün~tlons • .l.V6u,rg. 57. f~r:1.J. 2.1.
1473· 9· NO'T.J.Succc1lif ns. Mctlrg. 180 .....!\..r ~;: 12.1.
1. 477· l 5. ,A..rur Aix. Pri vil. Mourg. 446. ~ia j. 214 .
0

�4 6b

TAn L E.

TABLE.

14 80.9. ]tûn. Collocationsr M 01lrg. 70. Maf. 1.f.,
148 2.. Provence. Privilégcs. Bomy 17·
I4 S 3. 2). Odo.'re. Aub.une. Bomy 17·
1491 . ComprolrJis.. MOUYl.rtes 159· Maffo 77·
149 8. Mars. Jt111ic~. Ner(J"f) 1: 56.
1 ~Ol. Juillet. Par!cmcnr. Reglnrc [::cond, fol. l.
150+ I.juiLl et. Annexes. Regil1:. prell1~er,fol.I03.
1502.. 26. Juin. P,ulem. confirmé Rcglltre f.:cond,

fol.

5.

1 1

. . /

.

1504, Fé-vri '1' PJ.rI 'm en t. Pnvdcgcs. enrc~llhé 16.
]uilltt 1 50) . fol. 44·
15°9, 9. A·vyi~. Archc:vêquc d'Ai,x. ~nrcgifiré. defic.
15 10 • 2 3, A·vnl. Annexes. enrq~tf1re • . • •
1 5 JO. (0 l. 1 2 0 .
N ron 1. 77.
1510' Juin. l'dl:ice, EgliCe.
1514, 7. Jw'v. Archevêluc d'Aix. enregiaré. 5.
•

~

}.f:u 1) r 5. f

1

3 l 7·
15 16 • 30 . .A1ars. AI1!1C'XC5. enrcgifrré 'L7. No'vembr~
l 516. fol. ~ 61..
'1 S16. 15· Odobre~ Concordat. La Combe 54·
151. 0 • No·vembre. Doleance. Gttenois III. 10.
151. 0 • J3an.etlit({. Pcrralt. 1•.Jotirg.369. 126. A1ffi
D •

19'. )T.

153 r. .AIt, s. I;~lllX. enrcgi(hé ro. At"; J ') ~ 1. Deficit.
15&gt; 2.. lO. J tiL!ct Amor lfi~mênt. eur gi!llé Il. Mit i
l ') ; 3. , Ji. -' .
153+ ]an'vù,.. Clint&lt;. '. Rrx:ë. Gttenois IL 82J.
153'). 26. ..'l,,)}'il. Di 11125 • Olives. cnr giaré 3 l .
IV! li 1 ') 3 ') . fo:. t 4) .
153). Sept. Er! it de 1.1 reform; tion. cnrcgillré 13.
]~?'I7Ji~r

1535.[ol. 2.30.
1535, Sept. Chemin. PC-lbes. e rcgilhé 3. AI~r$
I),3).

fvl.

l

8.

153). ré vrier, rv1ar(ciUe. Grands Jours. enregilhé
7· Févri y I550. fol . 1.
) 5. 0 Cl ~rc. ürcl ill1~nCC d~ Provence. Nerol') 1.

-

A/'
-r°7

93· enrep.,jll:ré 15· Jan-vie,. 1"536. Deficit.
15; 5· 2. 3· No-v. Après.dinées. enregiH:ré. 10. Janv.
1') 3 '). foL. 2. 7 4153 6 . 1. 5. Mai. Parle ment. Archevêque d'Aix. en ..
153 6 .

J53 6 •

rcgilhé 2.5·].ûn I537.fol. 971.
.
14, juin. Lattes. enregiihé 2.. Mars 1537.
fol. 3 130. Août.
Yvrdfe.
Guenois Il. 822..
.
,
~

153 6 . 19· jUtn) &amp; 1') 40. L juillet.

Neron 1.
fol. 393.
1537·

1

J u[hcc,Cr("mieu~.

52.. enregi{hé 7. oaob. 15 i

O•

Fé'1Jrier. Grignan. lucre d'Appeau. enre.
'n
b
.
glllre 7. Fé"'vricr 1538. fol. ') 98.
1..4· Feru. &amp; 24. Juill. Sur Cremieu. Nero"
J. 1 57. cnreg. 4· Oûobre r 543. fol. 96.
1.9· j uin. Con[u[s d'Aix, Procureurs du Pays.
9· Oélobre. Parlement. enregilhé 1..1.. Nov.
1 5 37· fol. 1. 5 ') .
1.1.. Fé'1J. Arcbevêque d'Aix. Parlement. en..
rcgil1ré 1. T. Arvril r) 39. fol. 83 6 .
Janrvier. Aubaine. enregiaré 10. Mai 1540.
1.2.

1

1537.
1537·

15 37.
153 8.
1539.

fel.

295.

1539· 8. Fé-vyicr. Cenff's &amp; Direétes. enreo'iaré 2. 1;
V
.L'J'L'Il'L 1 539. ,fr0 l • 1..75.
1539· 5· ]~Iil:ct. Les Baux. J ufiicf'. cnregj{hé 6.
O(,fobrp 15 39. foL. 934.
l539· Aout. Ju aicc. Viilitrs Cotterets. NfrOï2 I.
1) 8. Voy. le Regi/Ire de 1539. fol. 99'L.
1539· 17· (j(~ob. Corjirm.dc Villiers Cott~rets. en..
rcgiftré 2;. Decembre 1539. Deficit.
1539. Oc1ob. Rentes. "Rachat. enrcgillré 6. octobre
1541. fol . 833·
154.0 . 31. 1Viai. Cor.fréries. cnrcgifiré .2. 8. Juin
rI
6
l 540. j 0 • 40 .
1540. Dean/v. J ,d1ice. Guer/ois J. 7 J 5.
540. Dtcembrt. Domeftiques. (Ïftcr;liis 1. 71 I~

�'4:68
1') .0+2..

16. Avril. Degradation. el1regillré Il. Juin

fol. 10) 1.
.
17. Sept. Regles de Chancellene. cnreg Œré
l. 3. Oéto/:Jre 15 4- 3· fot. 122.:
,
19. Doc. Parlement. cnreglihe 2. 1. Avril
154.4. fol. 2. 9 ,.
MdfS. Grands Jours. enregifl:ré 5· 0[/0I r:.
}
bre 1545, fol. (; 15·
15. Jvlars. Parlement. enrcgiflré 4· Mai
154)·fol.674·
2.2.. Juillet. Parlement. enrcgifrré 12.. Dec.
1544- fol. 4 68 .
. ,
13. J;,,,illet. Parlement. cnreglfhe ,6. oétobrc
1 544· foL. 437·
.
Septembye. Sic~e. :Hicres. enregd.hé 10.
Décemb. 1544, fol. 44 6 .
1. }.1ars. P~culat.
enregifiré 24' Mars
154 6 . f~l. 673· .
Août. JuLhce. enrcglfrre II. Août 154 6 •
fol. 7 2 3-.
. 1
I l . Dec. Grands Jours. enrcglfhe 2..4· Janv.
1 )42..

1542..

154.3·
15"44'
!

544.

1544.
1544'

15441545.

~ 54 6 •
,

l ') 4 6 •

1

1546. fol. 802.
.
1547, 2. 0. Mai. JuChee. enreglfl:ré

fol. 830,

20.

.

D,c~ 1)47-

8;9:. ,

]ttillet .. Crir~e~. 1 Rouë. Gt~eno:s II.
1547, No'v. Atx. Puvlleges. enrcpfire 1.0. Fe'v1Jer
154 3 .[ol. 86 3·
.
1547. No'v. Provence. Priviléges. enregifhe 20. Fe ...
vrier '1548. fol. 887.
.
1547. Décemb. AVJgnoo. Priviléges. cnregtfhé 2~.
l'j 47.

154 8 •
15 4~).

54?

TABLE ·

T A BLE.

Avril 1560 fol. 2. 16.
FéV1·ier &amp; 2.8. Avril. Jutti.ce. Offices. Guenais I. 345.
4. Décembre. Marfeille. Vins. enregiftré JO.
Décembre 1549.[ol. 1043·
~ivrier. J u!l:içe. Ne'Yon 1. 1.7°. enregifiré lOt

Oélobre

1549.
1549·

1549.
1549·

15' 5o.
1)

5 1.

4 69

Oéiobr.e 1550. foL, 12.).
Mars .. Cruncs. NcrorJ L 272..
14Jum. Eglifç, Indult. enrerri[h~
2.3 • A O;,,,t
b
/ 154·9· fol. 1112..
14· 'L~ Nove'lizbre.
Grands'J·ours. cn"en.'l'Jl..'
•
l D t .. re 7.
.L'evyur 1 5 5o. fol. 1.
7· Septembre. Doleances. enreginré 30. Jui'lJ
1 5 ) o. fol. 752.
Juin. Benef. p::tites d3.tes. Neron 1
'Il.
277_
el~reglure 5· Oélobre .1 5) 1. fol. 344.
},1.nv.zer., Monnoyes. G!4e,Mis
175. enre ..
gll1re 1. 2. A·vril 1555. fol. 13 y.
A

l

'

•

nr.

51. Sept. Benefices. Regles de Chanc.Bo17'ifa ce III.
, 4~ 5· cnr. l 9· l';rov~m,bre 155 I. fol. 3 6 9.
1553- Fevrzer. Parlement, Enq. el1rcgifhé 4. Octobre 1554. fol. 86 5.
1553· l1ars: InfinzlatiQlls Eccldiafiiqucs. enregif..
t.re .4· Ob,0k re 1)' 54. fol. 105 G.
l 5' ~ 3- Mal. Inhnua.tlons Laïques. enregit1:ré 5. Oc"'
fo~re l 5 53. fol. 8 0) .
15 )' 3· 2. 3· Sept:;mbre. Librairie. enregilhé 4. Oc10b ..
l 5 54· fol. 844.
1554, 28. Février. Rentes) Rachat. cnregiaré 15
Octobre 1)54. fol. 864.
1554- Mars, locJU.iiition. enrcgifiré 8. M /I'tÎ 15)').
fol. 10315' 56. ~e'V/~cr. Mariages cIandelt. La Comb:! 92,.
155 6 • }cvrzer. Gro{[e{[es recelées. La Comb'c 93.
enrcgi!hé 27. A 'vrilI703. fol. 3 66•
1557. 27· Jui fl.?!. Preudthomrncs.
155 8• Juin. Grignan, COluté. cnregiftré 3. Oc.
.tJbre 1,55 8 . fDI. 947..
1559. J'nn. Ju[l!cc. Ne1·O;~J. 3 60 .
!)' 59. Août. Avignon. Pd vilcges. enregifhé 4Mai r 560. fol. 218.
1559- 17- Décembre. Crinles. Neron J. 365. enre1)

Rr

�TABLE.
15 6o .
15 6o .

15 60 •
,

TABLE.

0-; firé 1). Jawvier 15 60 . fol. ;.
Iln?viç r. J ulbce ,Orleans. Neron 1. 3 63 ..Avril. &amp; 156 t. Janvier. Tran[aél:. Neron
1. 42.3 cnreg, ) . .Alars 1 562..fO,L 733·
Mars. Parlement. enreg. 2.4 . .Avrz.l 15 61 •
}ol, 400.
A

Juillet. Secondes Noces. Nero1~ 1. 3 66 •
J
enrclTiftré 17- Août 156o. fol. 194,
15 60 • Juillet. bR ntes) Cen[cs. enrcgl'ft'
te 1,9. D'ecembre l 56o . fol. 3 3 3·
15 60 . }tûllct. Ai'! , privilegcs. cnrcg. 17· ,.i10t~t
1560. fol. 2. 31.
,
1)60. 2..1. failler. JuHicc, P.lllvrcs. enregdhé 2.."
D 'cembrc ! 560 . loi. 354·
560 • .Â.Ot~t. 15 6 1. Ja.nvicr. Arbitrages. Neron.
l. 367. enreg, 5. A1.tlYS 15 6 1.. fo,'. 7,3415 60 • Oüobl'C'. Prov~nce, p i vil g"s. eur gdhe 2..
Dérembr(J 1) Go. fol. 3 ~ 6.
,
15 (, 1. Janvier &amp; Avril 156'0. Tranf:uShons. Ne..
rD,]. 1. 4 l 3. Enr. 5. M.1r S l 5 6 2." fol. 733·
l ~ 6 1. Jtm'Vier &amp; .A )t~t 15 Go. Con pro ntls. Neron
1. 36 7. cnreg. ). foI •. rs 15 62 . fO,l. 7,34·
1)61. ]Ilnvicr.
Hi,cier - de - Juflicc. cnr "t/)re s·
1"60.

•

A

lvlars 1562. fol. 735·

15 6J . A'Vfil. Srn lt ) Ju.;e d'l\ppcall. cnrrgifl:ré 9·
Juin 15 61 . fi 1. 579·

]"fqu'ici 1''/ ,FiJe COfi'Iil]Cnfoit a pâques.
56 3. JI1n'V;et. JuJtice) Roullill n.
15 6 3,

2.

Neron I. 4 2 4.
cllreo·ithé 1.0. A1Hil 1) (; 4. fol. 1 18 ,
.Oél~tre. Jufticr.. enregiltré 29. No'Vem·
bre 1563. fol. 94· T.

'" 1)6). Otfo{;re. JL1gc:s~Con[uls.
Neron I. 433. Borni(r II. 70 S. cnte ...
oi!h: 4. Navemb,'c 1566. fol. 449-

16 6 ,- No"vembtl'
1

47 t

15 6 4. Aoat. MarêchauffécSi.
Neron 1. 436. enrcgiftré 2. 3. Oc1oure 1) 64. fol. 12.3 3
15 G4. Novembre. Crimes) Galeres. cnregiftré I l .
Décembre 1564. fol. 12) 5.
15 6 4. Novembre. Prelld'homn.1cs. enregifrré 2.0.
Decembre 1 564. fol. 2. 5•
'15 6 4. Novembre. Grimaud, Jl1~C d'ApDreau. enreglnre 5, Fe'VrÎer 1 5(;). fol. 190.
15 (.). Février. Domeftiqucs .
15 6 5. Oétobre &amp;:. 1563. 1\Jo'VIJmb,.c, J uges-Con[uls.
1-leron I. 433. Bantie,' IL 708. cnreg.
14· Novembre l S66. fol. 449.
15 C6. 10. Jvti'Jvier. Commerce
, Nobleife. eore,
?,iftré 31. Mai 1) 66. fol. 2.00.
156 G. Fc'"'vrirr. J uf1:ice , l'vlou lins. J.leron J. 444.
cnregil1"~ 1. Avril 1) 6 6. fol. 137.
1566. Fevrier. Dûleanccs. Guenoù III. 12..
1)66. 16. Fevrier. Jugcs~Con[uls. Neron 1. 43,9.
1566. 14. Mai. Dîmes. enregiChé 10. Juin 1566.
fol. 2 i 7.
1566. Juillet. Terres titrées. Neron 1. 493. Cluegi{hé 5. Août 15 66. fol. 2. 51,.
l 566. 10. Juillet. J ullice.
Neron J. 49 1.
1566. 11. Duembre. Ju!Hce. Neron I. 4'9 5.
1567, 18. Jtf,wvier. Regale. cnrcgiH:ré 3. Fc·vrie,
l 5G7. fd. 2 3.
1567. 2. 5. Mars '&amp; 2. 1. No·vembre. Bleds. Gttenois
1. 776.
567. 2.). ,\darse Domefl:iqncs. Gucnois 1. 7 12,.
l ) 67. Mars. Rcnt0s ,interêts. cnregi!l:ré 7. Avril
'(1.

l

,)

567. fa l. l 0 3.
15 6 7 . .b1;; '. Edit des MAres. Neron 1. 496.
1568. lo1.ai. I-Iui fIlers , Sergens. tllrcgifi:ré 14- Juin
l 56 8. fo l. 362.
l

1569. A/ttrs. Scnéchal1ffées.
1) 6",9. ~1ats. COlllmetCc) Lyon.

R r ij

�T A TI L E.
157 J. x6. Avril. Egl ife. L{$ Combe 107. cnre·
gift~'é 4. Ociobre 1571.
27 8 •
1571. Mai. Carcc.s, Juge d'ri l'pea u. c2regilhé 20.
Otiobre 15 72 . fol. 52 9.
1571. Décembre. A vignon , Regnicoles. enregiC..
tré 8. Mars 1574. fol. 797.
157.1. Janvier. J t.ftice ) AITJboife. Neron 1. 50010
enregilhé 2~L Fevrier 1572. fol. 327.
J 572.. Juin. Intcrêts J rentes.
Gtlcnois J. 63 6 •
1572. ]t-tillet. Procureurs. enregilhé 3. septembr,
157 2 • fol. 3 82 •
1571... 3,. No~:cmb re. Dlrries. enrcgilhé 14. Mai
1 573. fol. 61 7.
1574' Janvitr .. Gra.{fe, Siege. cntcgilhé 18. Ma;
1574. ft;l. 857·
1.574, M/l1rs. Gr~ffc, Siege. enregifiré l 8. M~i
1574, fol. 859.
J 574. MarJ. Interêts ) rentes.
Guettais 1. 637.
1 ~ 74· 7 . Jilin. Cri m es. enr. 9. ,Août 1 574. fol. 9 2 9.
( 1574. Ijlo'Vcmbrc. GralIè, Siege. enrcgifiré 1.9. Dé..

rd.

1574.
1574.
1575.

15'75.
1577·
1577,
157 8 •

cembre J 574. fol. 1 °49.
Décembre. Parlen1ent ) Enquêtes. enregifiré,
2.9· nécembre 1574. fol. 1105.
10. Dùemb;-c. Parlement) Tailles. cnregif..
t ré 1 8. A vr il l 57 ). fo 1. 1 1 8 5•
,&amp;vlil. Briguoles, Siege. cnrcgiflré 23, Juin
1578. fol. 590.
15· Oûabre. Sur l'Edi t des Meres. Bor;ifac~
V, 101. rnrc~inré 24.. A Ai 1 )76. fol. 82.
f· A·vril. Parte ment. enregifhé 7. OCtobre
l 577· fr 1. 3 2. 7 .
21. N o"ucml' re. Police. enregifiré 12. ,Allai
157 8 . fol. 446.
lvfili . Adjoints. cnrer&lt;ilré 7. Décembre 1582.
!'
a
}o.89 0 •
l'

15 7!J~ .ôi ~i. J ll1 icc ,Blois. ,Ner.on 1. S08 . enrcgi(..

TABLE.

473

tré 14. Avrii 1,)80. fol. 107'.
1) 80 ... Fcv rie't. Eglife , Melun.
La Combe 12.2.
enregifhé 2 1., Novembre 1) 8 1. fol . 5(03.
10. Fevrie r. ~écimcs. enregifhé 1. 1. No'Vembre 158 L fol. 54.0.
26. ,A'V1'il. Parlement , 'Tailles', cnreaifiré
4. No'Vembre 1580. fol. 119.
b
27· Mai. Parleme[~t) Tailles. enregifrré 4.
No'vembre 1580. fol. 12.7.
Mai. Intcrêts , rentes. cnregifrré 25. Juin
J S80. fol. 4,08.
1) 81. Août. Martigue s réiini. cnregit.hé 18. Juin'
l

582..

fol. 880.

.

17· Août. Lieutenant , Tailles. enrcaifb:é
'.f:
b
7· Fe'vrzer
15 8 3. J ol. 38.
19· Août. Parlement) Tailles. enregifrré 5.

Oélobre 1581. fol. 426.
Septembre. Porrieres , Vicomté, enregiftré
10 . Novembre 158 1. fol. 630 •
.la. Oc1~bre,

Fe'VYler

Novembre.
65°·

Amortiifement. enreg'ifiré 19.

1) 82..

fol.

6 8 8.
Retrait Lignager~

Gueno-;s 10

DJcembre. Maîtri[es.
4 · Avril. Parlement) Tailles. enr{'gifiré

15 8 , •
1) 85.
1) 86 .

586.
15 86 •
J

1 ..

OlfobreI58z.. fol. 8I9.
No'Vcmbre. Calcr.drier reformé. enregifiré
.12.. Novembre . 582. fol. 901.
Mars. Commerce. Guenois 1. 7 r 3.
Peremption. Code IIenri fol. 1.05. v-;).
Militaire. Code Henri fol. 686.
J eu Je.
6. Juin. Déci1'11es. enregifiré 16. Fe'Vrier
1587. fol. 61 Z.
l 5. Mi-l" s. Laboureurs.
Neron I. 675. en ...
regifiré s. Mai 1595. f cl. 2. 8
Rr i ij
o-

�TABtE~
1595, Juin. Inlinuatiol1s Eccldiafl:iques. enregiftré'
1.8. Janvier J()01.. fol. 1.7 6 •
159 6 . 1. J..1/û . Clergé. enregiih-é 14· Oéfobre 159 6 •
fol. 1.2.5·
159 6 • 1.1.l\lai. Lieutenant. Tailles. cnrcgiflré ro.
Oélobre 1596. fol. 24 6 .
159 6 . 1.2. N01;embre . Crim-:s, Galeres. enregi(hé
6. ] ft; n 1 597· Jo t. '445·
, ,
1597. 2. l.Jo'Vomb,'e. Crim~s , Galcrcs. enrezdhe
4" Ml'trs 159 8 . fol. 55°·
159 8 • A'7.Til &amp; 1610, 1.2. MflÎ. Religiof1naires,
Nantes. Nere?], 1. 921. cnf g' .. I.lé 3·Juin
1610.

[01.

159 8• 31.] ûllet. Taill s J L".tcs. cnrcgiihé 3 l
]ltill.&gt;t 1599. fol. 1.97·
1599. 20. J(l't.. vier. Décimes. }v.... ron 1. 6 ,9 6..

16oc. );ln~'. &amp; 160r.

Juin. ChAllè.

.

Neron 1. 7 1 4-

cnrco-illré
t " .l.~. A'vril 1600. .. fol. 477·
1600. A. 14, .Alars. P:l lemcnt, Tailtes.
1601. 1.4. J.' wviar. InUl1l1atiol1&lt;; Ecd &gt;fiafiitlücs. en·
regi/hé 1. 8. JC!n"uitr 16 1.. fol. 179·
L ' I l
1601. S nt. 13. Fcvrir'r. Pci.rltmcnr, Ta.llles. enrcgi(h
é 19. }~evricr
l 60 L jàl. 4- 8. ,
'.
,
1-6~I. J,tillet. Rentes) llHC 't'tS. N}' n I. 7 18 •
enrr.giflré 23. f),'lubn' 16cL fol. 461.

°

1602.. Jarn"Ù,.. ~1incs,

((JI.

'.!. (01.

t.

en q~i.l1é, 6.jm.;vùr1603· ,

)95.

j~"nfv;

r. Lom!! unautts

gi!hé 1. 3. M ~ i 16
6o_. ~"o't 11 bref Prcud'ho
..f...

ai

1 03.

1.

Il

Co fuIs. nre ..
fol. 33 0 •
cs. enregifir ~ 14"
J

fol. b 9 r. .

1,603. ,J1ai. T\J\a ha,'ucs. Cl rrgiihé 1.0. lO'7Jembre,
,603- fvl.87 6•
160 3~ Et oore. Collcge de Bourb n. enregifiré 4·

6 •.

16.

6Q~.

fût. 837·
;AJn; •. Purt d'a rocs. cllregift é
-o""{.pnbre

1-606.

1606.

"

Juin ;;

7I)~

Décem,bre. Eglife.

l,6o 8. 3.

Ma;.

La COî1Jbe

12 9.

Com,munautés, Confuls. enregif:"
tre 30. JUtr~ 1608. fot. 602.
1;608. A. 2. 3. Août,. ParlCt~ent , Cour des Cornp--tes. Boniface Ill. 60. enrcgifhé 2.. btf~ ,
16 08.

fol. ,641.

161 1. }~evricr. Banqueroutes. Ne-t'on 1. 735. enregifrré' Il.. Janvier 1611..

1-609. Mai &amp;

fol.

17l.

Septembre. Port d'àrmcs. enregilhé 15
Oüobre 16 09. foL. 10)6.
1610. 15. A'Vril. Mori{ques. enrcgifiré 30. A.'vril
11.

0

l 6 1 O.

1610.

fo 1.

l l

°l •

Ao/'tt. Aix, privilcgcs. enregifhé 16. No.

'Vcmbre 1610. fol. 1471.
IG lO. Septembre. Eglife.
La Combe 135.
1610. Septembre. Mar{eille, priv ileges. enregifiré
"l-.Oélobre 1610. fol. 1453 .
16r I. J.1ars. Avignon privtlcges. enregifhé 14~
Oéiobre 161 1. fol. 130.
1611. 15.:Dùemt'ye. Procureurs, Sacs.
Boniface,
III. ISO. &amp; r 82. cnregithé 16. Ne'TH1/rJ.
bye 16 I l.. fol. s) 8.
1611. 2.. Avril. Aix , Pclicc. Boniface IV. 703".
enregifiré ;. Fc'Vricr 1627. fol. 6)'4.
16 1;. 28. Oc oflre. Prcud'hommes. enrerriLhé 5t

,

t

r

DÙdJ;UrC

1613.

flll.

D

~o6.

Septembre. Taille .
:r:616 . 13. Septell) Ye. Mar{ciilc , Vins. enrcgifl:ré

16'1) .

12..

1.17.
6

2.0.0étobl'e 1616. fol. 1750. Cl' 175~ ·
'fI 1) ort dt armes. enrcglllH:
'f1.
A
30.A,,::t
,
1 4 , ] Ut ,et.
1

fol. 33 G.
.,~ 17- lo"Novembre. Crimcs4' La Comb/J I37·.'=n~,
:r

l

fol.

1,606. A. 1\ 3. Juin. Parlement )
Tailles
.
1606. Aout. Velleye.n. Neron 1. 712.•

16°9.

1290 .

E~.

T 'A 'B L

474

6 17'"

�T AB L E.

T' A BLE.
f('vi!l:ré
8. Jan'vler 1618. fol~ ;6r.
,J
'11.
Preud'hommes. enreglure 12. Nô-,
16 18 .. Avri
1

1.

'11i.'

f)bre 1618.

fot.667.

1619· 15 . .1 ,j,'let. Juifs &amp; Morifqlies. cnregifi:ré ,.

A;;ût r 6 1 .9 · fol. 9 r 3.
4. .Ao~·tt. Grands-jours. enregifhé 3 o. JUill
162:1.
2:0.

lot.

4 10 •

Fe'T/ria. J\rIes, Noblc{fe. curegil1ré 27"

A'vril

1

J

fol. 108,9.
C0Ilecarions. cnregilhé 2.. Mil}

102.0.

162.1. 18. ]Y]:,lYS.

fol. 4·7...
17. Juillet. Grands-jours. enregifiré 26. Juil.·
1622.

1et l (, t 3. f() 1. 4 1 7.
Août. Madragues. cnregilhé 2.9. Novembre

fol. 647.
_
z..."'o'T)embre. Procureurs. cnregll1re 5. Novembr(' 162 4. fol. l C 4) .
102. 3·

r6 2 3· 6.

1

1626. Fc'·vricr. Tréforierc;·Gencrallx. enregifiré 17Juin 1637. fol. 150.

Septembre. ViHars Ducljé.

enregifiré 24.

[JI. 1108.
A'" ril. Tré{oriers Generaux. enugjll:ré

Jl!illet

1618.

OEfob1'C

1 G 39'

'7Xmbi'C

r 6 ~ 3. (ol) 697:.

10 ...

fol. ) 3 2..
Jan·vir.r. J llfiice. NO'on J. 7 8 1.
6. NVJe"?7 1 bl'e. Tabac taxé. cnregifiré l'9Q ,
ja:.. I.'ù r 163 o. fol. 246.
Oüob1'{,. Jicg a SiL1:cron. cnregiftré 8. No....
~

llt·juillet. Evocations, Provence. B011ifa#
J. 451. tn"cgijlré au P,,1'l. de Gnnob/e.
M/?I's. lnter "cs) rentes.
Neron I. 86 4.
29· Sc ptt wb1'l'. Licutenans. c:nregi!hé 18-.
Jan"'vin' 163 ~. fol. 1.
8. Août. ~1ilitaire. enrcgifiré 3. Sept. 16 3y.
13· Janvif1'. Provence, 'Communautés. en.{e

O

ifb:é

2 X.

Fe'VrÎer 1636. fol.. 581u

.

477,

1·6,6. f. Mai. Crimes. enregillré

2.

Juin 16 36•

fol. 696.
16 37. Nov{'mbr'e. Padement. enregifhé 8 .. Novem ...
bre 1638. fol. 681.
16 37. 17- Oétobre. Preud'honunes. enregillré 6.
No'Vembre 1637 . .fol. 1l6.
16 38 . 20 3. Juillet. Amirautés. enregithé 9. Septembr e l 6 3 8. fo l. 6 °9.
16 39. 20. Juillet. Parlement
Tailles. enregifhé:
19· DÙembre 16 39. fol. 460.
16'3 9· Juill(t~ Siege à Cafielanne. enregifhé 17•.
oél 0 bl' C l 6 39 . fo 1. 30 2. •
16 39. JuiLLet. Prélidiaux [upprimés. cnregifi:ré 27.
OElobre 1639. fol. 2.)9.
1639- }tûllet. Cruë d'Ofuces. enregifiré· I l . Oéfobre'
16 39. fol. 288.
1639. 26. !{ovcmbre. Mari:1ges clandefiins. 1..'"
Combe 143. enregilhé 9. Fevrier 1 (}40•.
fol. 571..
.
1. 6 4°. A. 31. Mars. ~rovence, II~po1î tion~.
1641. Jan-v;er. Requetes du Palals. eüreglLhe 15.
,Âvril164 1. fol. 6 r.
164I. Décembre. Regale. La Combe ~46.
1642. A 30. Juillet. Pr0vcnce. Impollnons.
'643. Mars. Siege à Toulon. enregifiré 2.6. ol1ob~
1644.-&amp; 2 ~. Juin 1648. fol. 522.
1643 •. Mai. Aix. :Hôpital. enr2gifiré 30. Juin l () 43.
J

1

fol.

12 ().

•

_

1

1643. 9. Juillet. Provence. Chem1l1S. enreglfb:e 7
Oûobre 1643. fol. 1 ~ 4.
16 43. oaobre~ Avip-non. R cv.nicoles. enregifiré.
1 8. A vr i
1 646 - fol. 507.
_
1 6 44. Décemb. Avignon. Pri viléges. enreglilré 16.
Déctmb. 16)2.fo1. 84 6 •
,64 6 • Janvier. Aix. Agrand dfement. enregiftrG:
15- Fé'Vricr 164 6 ,lol. -4PI.

r

.

�T AB LE.

T A BLE.
Regles de Chancellerie. cl1regillrë
~. jawu;er 1647. fol . 5.
1647. Septembre. Pleud'.Hommes. enregi{hé 5. Oc1646.

10.

Sept.

tobre r647.fol. 2.9 0.
.
1647 . Oélobre. Parlement, Semell:re. el1fegilhé 2. 8.
]:Jnruier 1648. deficit.

Parlement, Scmdhe revoqué. enregi!hé 23. Fé't'1"ier 1649. fol. 6 r 9.
1 6 49. Mars. Requêtes du Palais. enrczill:ré 15.
A'V1'il 1649. fol. 696.
1649. Afars. Charges Municipales. enregil1:ré 26*
1649. Févr; ('1'.

MtJJf'S 1649. fol. 716 .
'
1650' Juillet. Avignon, Univerhté. enregiihé 9'Noruembre 1 65 r. fol . r 75 .
16~ 1. Mars. AYlgnon) Tc·tl:amens. enregil1ré 24"

Mai 1651 . fol. 347 .
16 5 l. 4. Novembre. Militaire. Poitiers. Code Mili...
taire II. 127.
l ' 52.. Juillet. Villars Pairie. enregilhé 15. Fe'7.)~
16 57 . fol. 1041.
1 6 53. 21. Norucmbt'c. Annexes. cnregiltré 12.. Dé...
cembre 1653. fol. 1212.
16 54. Mai. Mar{cille. enregifiré 10. Décembre
16 54. fol. 2)1.
16 55. A 1.9· J.:en·vier. Parlement. Comptes. Beni ...

j'tue nI.

6).

16 55. 17· Nff!i. Janfcnifi11C.
1 6 5 ) . fo 1. 870 .
l() 55·

16 5).
16 56 .

65 6 .

.

enrcgiŒré 2.8. }ttln

Décetobre.
Cruë d'Offices. cnrco-iŒré
le 28
.
b
j:f1n 1656. fol. 8rI.
Décembre. .)iege à Hieres. cnregilhé 7. Dé..
~embre 1657. fol. 132.6.
Mi'tt. Provence. Priviléges. cnrcgil1ré 2. Juj1).
16 56 . fol. 760 .
15· Décembre. Preud'hommes. cnre C1 iltté -t
1JJ 'm(;rç 165.7' fol. 13 06
b

~

'1. 6.57-

9. FJvrier. Bénéficiers. Receletnel1t.
Com,be

.

479
LIf.

1 ~).

1657. 2.(. A'Vril. Crimes. EvêqLles. La Combe 157 .
1·6 59. 7.l'ûlt. Monaftéres. La Combe ' 158. enre ...
ginré 20. M .û 1660. fol. 554.
I.() 59. 2.

Septemb /e. Evocations. cnregifhé 1. Dé.
t.embre 16)9. fol. 4 26 .
166o. 3. Flvrier. Parlement. Paix. enregifrré le
'J'nême jour 1660. fol. 480.
l 'G60. A 24. M trs. Parl.elnCl1t. Sel. enregifiré 5·
AV1;, 1660. fol. ) 13,
}.660. Mars. AiX. Priviléges. enregifiré 14- Mai
J 6 6 0. fol. ) 4 5.
1660. Mars. Aix. Priviléges. enregifrré 21. Jan....
'Vier 1661. fol. ).
"1660. Mars. Provence. Pfi viléges. cnregiLtré 22..
Mai 16.60. fol. 554·
166o. Mars. Parlement. Pliviléges.
Bonifac-e JO'
8,.l!nregiH:ré 2.4. MCI!i. 1660. fol. 68 41660. Mars. MarCeille. Echevins. enregifiré S.
Oc1obre 16'0. fol. S10.
.
1660. 6. A'TJril. Parlement. Paix. enregifhé 19Jlûn 1660. f ol. 65 1 ..
166I. Âeût. Sel augmenté. Boniface IV. 821. en..
revifiré 7. Septembre 1661. fol. 227·
1661. Norue~nbre. Officiers de J u!tice.. enregill:ré
14. Jarrv;er 1662.. fol. 354·
1662. Mars. Sénéchaux, enregiaré ). No'Vembr~

fol.

1666.

8) 2 •

]tûllat. Siége à Toulon. enregifl:ré 12. Juin
1665. fol . 762..
1661.. • .Août. Mar{eille, Echevins. enregifiré 20.

1662..

OétobreI66z..fol.5 t

).

Toulon. Preud'hommes. enre ..
githé
Mai 1666. fol: 67'3·
1.663 . Jan·vier &amp; 1666. 18. F~ttlrlCr. Peages, en~
1661.. Septe-mbre.

1,..

�T AB L E.

T A B t p."

regil1:ré 15, .,Avril 166~. fol. 679.
166 3. Oltobre. CapucIns. enreglihe r. J\tiars 1664.
fol. 63·
.' .
.
1.66;. Novembre. Mar[el11e. VI11S. enreglfrrc 2 L.
]n"J'l/vier 1 (, 6 4- fol. ~.
166 4. ]an'7.Jier. Avignùn, Notaires. enrcgi{hé 6.'
Af4'-J' 1664. fvl. 76.
.
166 4- Avril. ]au[eni.Gl1C. Formulaire. enreglf1ré
18. Jf,tin 1664. fol . 246.
1664-. 16. Juillet. Jal1C~ni[mc. Formulaire. enre!Tiftré 16. Septembre 1664. fol. 277.
166f· Juill.et. Siege ~ I-lieres. enregiltré 12. Mai
1(6) . fol. 432.
166 5. Avril. ]r.ln{ ni{me. Fonnutaire. enregiftré
2. Juin 1665. fol. 451.
1(6) . r 3. Mai. Milit;:tÎre.
166 5. A. r. Oc1ob. Senéchauffées. B.mi(nce J. 3o.
Z (6). Décembre. Offices de J udicJture. enn~gi!hé

tl1&amp;1. A. 19. Mars. l ·.JobleŒe. Bonifacb J. i73166
7. A1Jril. OtdonnafJce Civile. Bornier 1. l.
enregifiré 3. Odobre 1667. fol. 601.
!(,67· 2. Juin. Reglen1. de Lyil~n.
Bornier IL 566 •
1668. Alus. Deniers Royaux . . Ner:m. II. gg.

1

1668. 16.

Juin. J uri(diéhons Seigneuriales. enre
giflré l8.Ju-in 1668. foL. 101).
1668. 1. 3· Septembre. Comptables.
Bornier l.
P. cl.
1668. 2.4. Décr:mb. J uri(diaions Confulaires. Bor ..
nier II. 741. fiU' l'art. 12.
166 9. M"lrs &amp; JuilLet. Oificiefs-de J ultice. Boniface II. 2. 0 5. enregiH:ré 9. J?mvier 1670 ..
166 9.

J

166 9.
'
166 9.

19.1mvier r (, 66. f(Jl. 600.
1666. A. 8. Fevrier. Parlement ,Comptes. Bonif"ue I. 42. cnregillré 1. .A1vf1'S 1666.

166 9.

fol. 864.
1666. 18. Fe'V1'itJY &amp; 1663. ].:J}'Jvier. Peages. enrr.gill:ré 15. A 'v ril 1666. fol. 679.
1666 . .l..,!rrrs. Clergé
La COl'nbe 162.
1666. 30. J!:illet. Crilnes. Neron II. 79. cnreDér.embrc 1666. fol. 990.
1666. OElobre. Navigation.
Boniface IV . . 691.
enrcf..,l{hé :'..+. Jan'vier ) 667. foL. 17.
1666. 12.. OEfvbre. Martigues. Juri(diaion. enregifhé 14· Janvier 1669. foi. 99. &amp; 12.8.
1666. Décembre. Monal1:ercs.
BJnilue I. 2. {o.
LI,(, COlnbe 165. ellreg. 2. 1. A'vril 166 7.
fol. 3 r Y•

gir1ré

166 9.
J66:;.
1 66 9.

2.0.

16 6 7. Fer-vriJr. Port d'annes. enrcgilhé 1.1. Avril
1667, fol. 33.9.

1

1669.
1 66 9.

M

fol. 839.
Mars. l\lar{eiUe. Port franc. eni'egi(hé ,.
Avril 166;; fol. 2,51.
Mats. Mar[cille. Table de Mer . . enregifhé
9· Avril 1669. fol.21J'0.
I l . Juin. Mar{cille. Commerè~. enrt"'gifl:ré
:t8. J1Jin 1(.69. fol. 3' ,.
.
Juillet. COl11merc~ ) Lyon. Bmi/'!ice III.
16 7. enregificé l J .Aitrs 1673. fol. 88.
Juillet. J urHcc. enreg iaré 9. J.;I,.;l;vier 16 7 0 •
fol. 839.
A. 2.2.J,tiaet. COlTIi1111pa'ltés. Ev!yations.
8. A (;ût. Prov:,nc~. Evocations. Bn~:à ~ e II.
450. adreffée au ParIell1c " L ~c G;·"'nob!~.
10. Ao,/~t. Crirninalicé,
procedure. enre...
'ft 1
.
•
rI·
°1 re 9· ].mvtfr 1670. iO' . 663.
1
n- '. ]Jon:,'1' 1.:'f IV~
13· bAoût. C 0 n:merce, No.Jkm.
~I
•
("8
18Î. enreg! J lre 4. Jt~m J"'ÎO . .rot. 47.

16 6 9. Août. Jufi.ice. enregiftré 17. Oüo~J't 166J.
fol. ) 07.

JI

166 9. AoJt. Amendes. l;croYJ. II. 98.
]rn'Vier 1670' fol. 6) 4

l66!J. doÎlt.

Eaux &amp; Fv.êts. Cn!'5i(lf~

. ., ,
(;(1'&lt;:&amp;1

t

.cc 8.

J.!fiT/ier

�T A BLE.
t 670.

fol.

70 r.

16 72.. fol. 442.,
•
167 I. Juin &amp; Juillet. Pen.u ons, Re(jO'nattons.

166, . .Août. Domaine. Neron II. 9C. enregi,ftré r·.j
Janvier 1 670. fol 82. 7.
1669. Âoût . .connolle. Exrploits. Neron Il. 97 ..
Bornier l. 14, enregill:ré S,. Janvier 1670"

[01.659.
1670. 14. Mars. Ex.perts.

;~

&amp;.

Boniface III. 2.2.1. cr

16 71. A. 17· N.0v~mbre
1672.. Janvier. Parquet.
cnreglfirc7. Maz 1672.. fol. 50.6.

16 72..

16 71..

enregifiré

16 73.

t673.

tré 26. Janvi er 1675. fol. 2.).
1670. ~. 06fobre. ReGgnations , Perliion s.
LeJ
Combe 177. enregifhé '5. O!1obre 16 7 1 •

16 73'. 1~. Fevrin. Enreg.iL1:remeflt., Neron II. 116 .
el'lregilhé 16. Mq,i 1673. fol. 'OT.
'"r
6
Z; 73. Mars .. Epices&amp; VacatiOns.
BornicrI. 48~L
en reg i.fi: ré 1 8. M ai l 6" 7 3. fa 1. 2. 6' 3.
16 73 .. Afa~s. E,xtraordi naÎl"e. Epices. enregiftré 3.
.ran'Vur 168 9. fol. 10.
1673. Mltrs. C0mmerce~ enregiŒré 18. Mai 1673 .

J 6'7 0 • Oéiobre. Interêts, Rentes. Bon,iface IV. ~76 ..
enregiftré 16. FevrÎtr 1671. fol. 19.
1b7l. A. 7. Janvier. Veterans.
1.671. Janvier. Avignon. enregillré Il. Mars 1.67t.

fol. 5S.

fol.

&amp; 1.4. MarJ. Amendes. La Combe, Cr
IV. 41. enrcgiUré 16. Novembre 16T2..
fol.. 770.

2,1.

Avril. Procureurs. Huiffiers. Boni ..
face III. 18).
1671. 2. 1 • Avril &amp; 8. Oélobre. Greffiers. L~ Com..
bç , Crimin. IV. 4+. cnregiftré 1. 3. /Y14rl
1. 67 1.

A.

18.

La Com-

be ).83.

274·

1671. 2.4. Mars. Cortrolle ~ Exploits. Bornier J.
15. curegifiré 2.6. Novembre t672 . fol.
777·

O[lobre. Cornmittimus. Bornier 42.7.
Fe:vrier. Officiers de-Jull:ice. Nervn Il. 109 .
enregit1ré 1 r-. Mai 1672.. fol. 4 8 1., ,
A. 4. Oéfobre. Evocation pout nonvel Etat.
A. 3· J 'mvÏoer. Reglelnellt duConfcil. Bornier II. p. 782..
10. Fe'Vrier. Regale.. La Combe 182.. Bot-

nier 1. 112..
1673. 10. Fevrier. Autre [lir la Regale.

16'7°. 2,·6. Septembre. Aix ~ Senéchal1Œée. enregif-

16.7 1 •

1:

1 6 7 I. 2.6.

] 670. fol. 964-.
1 6 7 0 • 13. lo1.ai. Chancellerie,s..
Boniface III. 17 8 •
ôl1regi'firé 30. Juin 16 7!. fol. 3 1 9.
!67 0 • Août. Chartrt·ux j CornrnÏttimus. enregiîtré 18. Juin 1706. fol. 136.

fol.

tré 5·, O{fobre 1671. fol. 2. 68.

1

.Août. Ordonnance Criminelle.
16. Fé't-'1'ie.r 16 7 1 • [01.49.

b

Bon'J ace III. T79&amp;
. La Combe 179.. enre.gifiré ~. Oflobre 1671. fol. 2.77~
1~7I. Jtttn. Monafteres. La Combe 179. c'nregif-

114, ,enregiHré 2. r. Avril 1'6 70. fol. 849.
1670. Mai. Marine ~ ClaiIes. enregiltré 2.. J;,ûn

1 670 •

4 8;

T A BLE.

,

317.

.

I673· Mt~rs; Banquiers- expedhionnaires. enregiftré 3· janvier 16 7 6 . fol. 59-3.
1;673· 9·· Dùembre. PenGons, B~nefices. La, Combe 18 )' . Boniface HI. 58 3,
1674'. Mars. JefllÎtes congediés. enregilhé 3. Jan'Vier 1. (7 6 . fol. 593.
16 74. Septembre. Refuge d'Aix. enregifhé 15. No-

vembre 1688. roI. 744.
.1674. No'Vembre. Huiffiers. enregilhé 9. Fc'Urier
16 75.

foi.

81.

'

S[ i j

�T A. B' L E.

TAn LE.

Il. 1158. enregiftré 3 .0~ ja.n-uier 168 o. fol.

4. Septtmbre. Parlement , Compt('s. cnl'e"
gifiré 3. Oélobre 16 74. foi 939.
1675. 30, Janvier'. Banqu iers ('xpeditionnaires. ell~
.rcgiftré Ir. DÙ(;1'1)bre 1675. fol. 5 1 7.
16 75. NOVC1J2L-re. Mil1Îmes, Committimus. enre]67 6 •
16 7 6 •

4 1 5..

J ,r,nvier. Prirons. Ner(m · II. 1) 9. enregiftré 9. Fevrier 1680. f ol .. 47 3 .
1.680. 2.b. J.mvier. O:n.cicrs,de J uihcc. Nero.,]; II.
t6"So.

2. 1.

Fc 'L'}' icI'. Control le ) Ex pJoits. Neron
II. 140. cnrep-llhé
8 . ..Afai "1077.fol. 432..
D
•
16 77. 16. A'L'rit. Parle1l)Cl1t. cnrcgl!he 3o. Jltln
)67'1. fol. 15 6 .
...
•
1 6 7 8 • J.ln'vic.r &amp; fl~v} ;er. Jun(dtéhon FccIc6alh.
que. Boniface III. 18. _cnrcgdhé 15.

fol.

16 79 .

fùl.

~40 .

.

,

,67 8 . Setteml,·e . Forral&lt;JUlCt , Statut. cnrcgllLte
19· 0[/ Qbre 1678. fol. 683.
16 78. A. 18. OU obrc. Offices, Fixat ion.
16 7 8 . 11. DVccmb1· . P~Hlemcnt ) Paix. enrcgifiré·
19.jan'L'i r 16 79. fol. 7 8 •
1 6 79. A'Vril. Uni vellî tés
Etudes. Boniface Ur..
3 3 ). en r(' fT j ft ré 6. j fi in l 67 9. fo 1. 8 2 6.
16 79 . 30. J. in. ]lllÙce, Opinions. cnregifiré 30.
.A0 ft t l G7 9. fo i. 272..
16 79. 19. Ju illct. Amirautés. cnregiaré 13. Aolst
16 7 .9 . [Jl. 270.
16 79. Ac~·t. Duels.
Ncr{ln II. 148. enrcgiftré.
J

14· No'Uc1JJbre 1679. en 1687. fol. 608.
l6ï9. A. 10. A oÙt. l\lonitoire".
16 79. 2. 1. No'Vcmbrc. Procedures Crin1inellcs. en ...

regj(hé Ala

SelléchauiTé~.

~~e"-o'tJ II. 156, enr .. ,. j~n'vit'Y 1680. en 16g 1. f /. 118.
16 79, 30. Décfmbre. Oflici s ~ dc·Ju{hce.
Neron
1 6 79. 14·· Dé[{mbre. Duels.

•

en

1681.

10Sh

1·680. Mars. FauiTaires.

16 77. 2t 3.

MIt1' S

10.

16(. enregi!hé I.4 ... Mai 1680.

Fc'Vrier ~676. fol. ,67t.
Jan'Vier. Alles, Poltcc. cnreglL1re + MarI,
16;,6. fol. 689 .
Août. Toulon, Police. enregilhé 12.. Fe ..
'LrÎer 1677. fol. 5 T.

gilhé

4 S5

Neron · Il.

enregif-

16·1.

tré 14. Mai 1680. en 1681. foL 1 l t.
1.6 80. 6. Mai .. COl1'!entualiré. N , ron II. 162. enregil1ré 7. juin l68,o. fol. 608.
1680. l l . Mai. Offici~tités. enregifhé 19. juin
1680. fol. ) 9 1.

16 80.
1·68 0.

1,680.

1680.
1.680.

168 l,
168 r.

Juillet ... Prelats) Committimus. Bornier 1. 43).
Juillet. Commerce, Femmes. Neron II. I6 y•
Décembre. Ajournemen per[onnels. Neron
IL 1 6 5. enregiftré 2..janfUier 1681. fol.
I I 3~
Décembre. Contumace. Neron II. 166. en ..
reo-i!hé 8. J'anvier 1681." fol. I I 4·.
b
"il.
10. Décembre.
Mate 1ots. enreglure
2.. jan"vier 1681. fol. 117.
7. Janvier. Benefices incompatibles.
La
Combe 196'. enregifiré 13. Fevrier 1681.
fol. 12.1 ..
12.. Jan·t;ier 170 3. 13. Avril. Attenuations•
1.'0.

1

•

Neron II. 334. enrcgi{lré 16. juin 1703 .

[01.

}61.

1681. ...1.oût.. Ordonnance Maritime. enregi{lré 3o.

janvier 16B2. fol. ?75.
.
x681. 14. Olfobre. Navlgq.tlon. enreglfl .-e 7. Fe'Vrier 17°3. fol. 19".
1681., Janvier. Regale. La Combe 19 6 • Born-ier
f

1.

II) .

S [ iij

•

�T A BLE.

T A BLE ..

168.2.. 18. Janvier. Tranfpott de J1:ui(diCl:ioll.
Neron II. 172.. enregilhé 1 r.l&gt;4.ars 1682".

fol. 92. r.
1681 . Fe'V'ricr. J llfiicc , Par1~ment.
l 8.1. • .A'Vril. Chambre des Vacations. enregi{hé'
• 1. 1. Afai 1681.. fol 916.
168.2.. 3 r. lIfai. Crimes , Ban n i{fement. Neron
Il. 17).cnrcgiar~ 2.6.juin 16'6 .... [ol.986.

168 4'
168 4'

enregi!hé 2.5. jtiÏJ'

168 4.
168 4.

1682.. 7. Jt:illet. Vacations. enrcgi!1:ré 27. jutllCJ

168 4.

1681,. lIJai. Colombiers.
1682. 14. Juin. V8C.ltÎons.
l 682.. fol. 98 L
I68.ù.

681..

J 1.

fol.

990 .•

JuiLlet. Eoël1licl1s. enrcgil'hé 5. :Août
1682. [01.1017.

168).

1682. Juiilet. Devins, Empoi[onnrurs. Neron JI:
115. enngl{hé 11.. Août 1(,81.·fot. I030 ~.
1682. 6. Aout &amp; 10. N(),VClh l,.J.~. Univ .. r(ité, Etudes.
1682.. Ao/1t. Propagan( c. cnrrgifiré J 3. ji-1rvuier ·
l 68 3. fol. 1 7 1.
1683. }ie'i.:rier. Oppofidol1s au SCl?al.l. Bon:icr 1..
25)0.
Y{r nII. 178. enn:gif lé 2.6. A'Vr~
l (, 8 3.

fo 1.

3.
16'8;. 2.6. Fc'Vrier. Epices, Confign:ltions.
1 0 tt II. 1 79 .
Bm' ni r 1. 5co.
11

1tl83. JO. Avril. HuiŒcrs.
168 3. fel. 199.
]683. (Iel'ttrnbr.f. Evocations.

enrcgiaré

Ne ..

u 68 5.
168 5_

Juillet 168).[01.447.
30. Août. Colombiers,. cnregiH:ré 2.9. oéto..
bre 168)'. fol. 545. .
'
Oélobre. Revocati on de J'Edit de Nantes.
La Combe 205. enregi!hé 30. Ot-cl(Jbrc
1685. fol. 607.
Décembre. R~fuge, Mar{eiile. enregifhé 15 co '
• M.'4 r S 1686. fol. 8 1 1.
7. ]an'Vier. Pelennages. enregifrré)'. Fc'Vritr
199. enregiftré 1.8.

II. 186. en ..
regilhé 19. Oétcbre 168 3. ff!. 4 6 8.
16&amp;3. 22.. ]t'lr.'l 'cmllYf. Lettres de Remi Ion. 'Boni ..
ftue V. 58'7. La Combe, Crimin. IV.
83. enr.gillré IS. DJ"emb~'e 1683. fvl.

'1685.

575·
cS8; Nettl(mbre.
fficiers.de.Jufiice. lYcro» Il"
186. enregifh: 18. Dù't1,"'Jbre 16g 3. fol

1686.

5f

0

,1.

1685_

1

2. 5·

fol. 375.
168 5.
lvll~j. Etrangers , Mariages. 'enregifiré
7· Juillet 168 5. fol. 443.
:1685. 16. Juin. Etrangers, Mariages. Neron Il,

l.fz;

12.

No'Vembre. Frais de JulEce. Bonifa....
ce IV. 61.0. enregifiré 13. Décembre 1683~
fol. 742.
A'Vrit. Officiers,"de.]uftice. enrcgifiré 2.6
Mai 1684. fol. 919.
J,tillet. Jun{diéhon Ecc1c Îlaftj que. Boniftt..
ce Ill. 10. La CO,mbe 2..02.. enregifiré 31 ..
Août 1684. fol. 1045).
Septembre. Mo"aL1:eres. La Combe 1:0;.
A. 16.0éfobre. Taxe des Officiers. enreO'if.
...
b
tré 9. No'Vembre 1684. fo.l. 1137.
'
Déambre. AveratiollS. Boniface 1. 85. Ne ..
. 1'on II. 194. enregiL1:ré 20. Fc'Vrier 168);..
fol. 1.43·
13. &amp; 1. 1. Jan'Vier. Amendes, Aumônes.
Neron II. 198. enregifire 1). l.1ars 1685~
fol. 198.
•
18. Jan'vier. Jeux, Balfctte. cntegifl:ré !).'
Mars 1685. [ol.,2..
Mai. Aix) Con{uLs. c:nregifhé 30.]uin 1685 ,;

16''8' 3. A.
,

4 S'7

}-.7el'on

1685.

1 686.

fol.

1686. 19. ]tJrrvier.

III. 5) 1.

743.

Cures perpetuelles. Bon~race
L~ Combe 107. enregiitrt 9..

�T ' A Ir L E~-'
1'686. fOl. 769. ."

Fevrie.r
.' "
1686, 1..9· ]ltn·"'Vur .. PorclOl'lS- C C&gt;J1grues.
1!0"~fac,
III. 63 6 • LaCombclo6. e1'lreglfirCI9..
Fevrier 1686. fôl. 772.~
1,686. 6. Avril &amp; 120/, Août.- Mar [eillè",,, Vins. el~-'
regtltré 3. oaobre 16g6. fol. 12. 1'4..
'
168~. 10. Mai,. C011l merce.
Neron II. 2. 10. &amp;.
Bornùr IL, 5.) 6.
r.. juillet. Religionnaires. fnregilhé.. 2.4~
JuilL ~ t 1 6 86. fÔt.l0})8.

de R-emifIiol1. , Neron II,,.
~\ l t.
&amp; ,Bornirr IL 2:'33.
I:6S] • 18. janvier. Mendlans. La (Jombe, Cr. IV ..
86. enre~ifiré 18. Ptvrier 1687.fol. 1.94.
1687. Avril. Matelors. enregiftré 2..4, Ma-i 16.87..
1686. ID ••.r10t-st. Lettres

fol.

191.

1.,9· Avril. BanniLfement," FC1nmes. Neron
Il .. 21 5. enregiCtré 4:.juin 16'87. fol. 34.1:.

Mai. Refuge) Tara[con. e.nregiLhé 2.1. No'7.Jembre 1688 ,. fàl. 854.
1688. Oélobre. Refuge) Mar{eille. enregiftré 4.
.AfAi 16'91. fol. 76'.
1638. 1., 7. Dùembre. Extraordinaire, ConGgna:-

don. enreO'illré 3.janvicr 1689. fol. lOf.
b
'n
Fe'V1 ier. Conilg
'lations. enreglure
3 1 • Mltrs
16'89. f'ol" 5-00.
A. l 9. A·~'ril. InvdHtures.
Mlli . Refuge) Arles. enregiftré 13-. Dtcem
br e' 1 6 8 y, fo 1. ~ 89 .
168). 5· Juil: t. Alnoniffement. cnregifué 11., • .Aollt
1

1

id.

1689.
2.99.
r 1. j il 1t t &amp; 2 5. Octobre. Confignations.
r ~;(hé I2.. Novembre 1689. fol. 4 8 3.
!

en...

168 9 . 2.5· Jttillet. Univcrfité. eoregifiré 8. Man
1&amp;'90. (01:. 7 I O.
:l0.

J(j,til"..;i~r Hôpüaux.

La Comte

2:. l

3,

T A BLE.

489

Il)'o. 3 o. ]tûn. PortioL1s-Congruë~.
La Comb~
2. 1 4· en regifi:ré 2. 3 . j an'vier 1691. fol. 50
1690' Juiltqt. E1Cpens. enregifrré 14, Août 16,9Q.
fol. 10 3'3·
.
.
~
1690' 10. Juillet. Conllgnatlons. enreglfrrc 7. Aout
1 690. fo l. 9 66 .
1 6 9 0 • 17, Novembre. Sub!1:itutions. Neron II. 2.2.5.
enregi!1:ré 2.3. janvier 1691. fol. 7~1.
1690, 17· Novembre. Univedités ~ Etudes. enreai!1:ré 2.3.J·an'Vier 1 6 91. fol. 5 I •
~.,
11. l'
IG;}!. Décembre .. Notaires Royaux &amp; Apono lques~
La Combe 220. enregithé 1.,7. jan'Vie1!
16 92.. fol. 471.
. .
16'91. Décembre. Iniînuati0ns EccleGa{bques. Lt3 ,
Combe 1., 1 5. enregifrré 2.7. jan'Vur 1692&lt; ...
fol. 49 I.
..
.
16 92. 1., 3. J-:mvier. Extraord tnalre ) EP1Ce-S. enre ...
o-ifhé 6. Fe'7.Jrier 1692. fol. 4 8 4.
1691... Fe'v~jer. I-lôpital) Aix. e!. regifhé 1.4. A'Vril~
1 (; 91.,· fol. 5 3' 9.
)692. 2,6. Fe'VrÏer. Comptables.
.
.,.
16 9 L. Ao~t. Mairies. Bornier I. 376. enrcgllhe
2. O#obre 1692.., fol. 82.).
16 93. Mars. COl1trolle) Acres
Neron II. 2..45~
ellre~i{hé 23. Avril 169 ~. fol. 100.
16 9 J. M ,lrs. ) ut1ices Sci,gneuriales~ enrcgithé 8...
ct,

1

'1

~1." i l 6 jl 3 .

foi.

1 06.

16 93- 2.8. A'Vril. Monaftercs.
La Combe 2.2..9. en ..
reo-i{lré 2. 3. ,J,Wai 1693. fol. 15 t;,
16 93. JuilLef er 1731. I 1. M~"trs. Domaine. enrcg
3· A v:-il r 73 2. fol. J 5 5.

16 93. Oiiobre. Scnéchaux. ellrcgifiré 17. Novem ..
bye I69;' fol. 4 1 9,.
. 1
16.94· jan'T.Jier. Hôpital ) AIX. enregl{he 10. Fe-

vrier 1694. fol. 4-96.

, P94·

2.6,

].J:1vier.

JuÙices

Seign:udales. en!egif~

�T A- B: L E'.tré z. M'ars 1694. fol. 540': 1
. _"
1694· Mars. Ta'x e, D.épens. enregdhe 13, Avnl
1694. fol. 73%.-·2. 5. Septembre. Boutons d'étoffe.
enregiftré
17. O&amp;obre 16 94. fol. 859.
..,
16. Oétohre. Taxe, Dép'cns. enrc::glfire 3_0
No'C,{,mbre 1694. foL. 877.
. ,
18. jan'Vin'. Capitation ) Taxe. enregllhe
7. M lit r s 1 69 5. fo l. 7 1 • •
Avril, J urifdiétion Ecclefiafhque. La Com·
b'C233. co reg. 3o. JuiLLet 16 95. fol. 2. 5,S.11. juillet. Prefentatiolls.
Néron' II. 271.
cnregifiré 27, Août 16 95. fol. 3.°5.
2.~. Mars. J uri[diétion Ecclefiafhql3e. Ltfl
Combe 239. c.mregiltré 2. Mai 1 6 9 6 . fol •.
1:~ 97.

1697.
1. 6 97.

1697.
1697.
169 8 .

541.
. é
2.6. li-'vrier. €our des' Comptes. enr~grltr .
13. ()"rtobrc 1700. {ur un extrait. fol. ~ 35.
Mars _ Mariages. L.çt,Combe 239. enregll1:ré
2.0élobre 1697. fol. 67 0 •
15. j'lin. Mariages. I!.tII Combe 2+'1. enregHhé2..0éfobre 1697. fol. 674. . ,
9. ]ttiLltt. Fau{[e Monnoye. enreglfire I~"
_1.eut- 169 7.
24. ]tt il!et~ Commerce.
2;9. jan'TJÎcr. Avignon. enregi!1ré 16. Mai 1

fol. 1 6 °.
1.698. 1. Fe'T..'rier. Sur[eances. B'oynier J. 4 r·5. en . . .
rf&lt;J:ll1:ré 12~Mars 1 6 98'. fol. 397.
~
. l
'Il. ~
~698. 26. Août. Avignon " Regolco es. enrc::glnre'
1 6 9 8.

3·]Ân'ï;ier 1699· fol. 440.
1,698. ~1 .. Duembre. HÔf'ltaux. La Combe 1.42. ...
cn regill:ré 2. 1. ]:mvier 1699. fcl. 778.
1-698. IS. DecoJJln e. Seminaires. La Combe 2·4 4.
enreo-iltré 20. Février 1699. (01.787.
l{Î~ 8. 1'6. Dec~mb.rc. Publication) Pr6nes. Nçro~

-T A B :t 'E.

II. 300. cnregdl:ré

2.0.

~'9l

.,..

Fevrzer '1699. fol"

7 8 5.
,16'9 9· Il. Févrie.r. Religionnaires. enregill:ré 2. 7Mars 16 99. fol. 796.
-1 699. 5· M?Ji. Nouveaux Convertis. enre3'illré Il,
Juin 1699 fol. 799.
b '
16 '9. 2.0. 1oÛ~. FauffaÏres. Neron II. 30 S. en-reglfire 2.4· Septembre 1699.. fol. 83:2..

116

99. 2. 5·

A.oût. Contrebande. enregifl:ré
vur 1700. fol. 65.

13.

Jan ...

.,,699. 13· Sept,embre. Nouveaux COl1vertis ..enregif~
tré 2. 9· Ollobre 11 699. fol. 844.

16 99. 2.1. Septemb'V'-e. Matelots.en-regifi:ré '1 7. Oc1~.
bre .1 6 99. fol. 843.
16 99. Oélobre • .Lieutenans de Police. en-regifi:ré 13
JanvIer 1700. fol. 60.
0

6

Novembre. Lieutenans d.e Police. enregiftré
13· jan'Vier 17 0 0. fol. 55.
i. 699. 2. 3-. Decembre. Repy.
Neron II. 30·8 . Bor';
nier!. 4 8 ,. enregifrré 2.8. Âvril 1700.
1 99.

fol.

17°0.
17°0..

1700.
17°0.
17°C.
II 700.
.170-0.

1700.
l7°0..

182.

Janvier. Univerlités. -el1regiftré 2.8. Av,.
17°0. fol. 1 S3.
3o. Janvier. Religionnaires. enregil1:ré 2. St
Avril 1700. fol. 166.
.
A. 2. Mars. Lieutenans de Police.
16. Mars. Dim,inu-t ions') Billets. Neron Il.
3.1 t· enregiHré 20. Avril 1700. foi. 19I~
13. JUllle~ Amendes) Hipoteque.
A. 2.-0. Juzllet. COl1trolle, E~ploits.
2. 5· Juillet. Men-cIians.
Lit, Combe, Cr. IV..
93· enregifiré 2..• Oéfobre 1700. fol. 395.
11· Août. Offici.alités. Lit Combe 251. enregifiré 2.. Ouob,re 1700. fol. 40.9"
17· Août. Mar!eille, Po.lice. cnIcgiftré 72.0..

Ot10bre

1700.

fol. ; 54.

�T A BLE.
17° 0 • Août. Mar{eille, Siege. ellregilhé 30. Jui7t
17°2,. fol. )" 45 .
170 1. 15. Férurier. Sur[eances. enregiO:ré 3 b. Jui;~
l 70 1. fo 1. 8 9 i .
17° 1 . 12. Mars. Affirmations. Bornier l. 33·
1701. 12... Mafs. Capitation, Taxe·. enregiftré2.7.
A'Vril 17°1. fol. 86 Il7 01 • 14. Août. Jull:ice , Pare,1tés. Bornier 1. 3 68 •
Neron 1I. 32.0. enregill:ré 5. A'Vril 17°4·

fol. 959·

1]0 1.
170!.

1702.
1701..

.

2.. oÜobre. Imprimerie. enregifiré 2.. Decem . .
bl' e l 7 1 • fo l. 1 un .
Dfcemb1'e. Commerce) Nobldfe.
18. No'Vcmbre. Banqueroutes.
Borrûer II.
664' &amp; 67413, Déce'mbre. Lettres d'Etat. Neron II. 32.6.
Bornier 1. 462.. enreg. 7. Fé'Vrier 17°3'

°

fol. 198.
17°3. 7. J(~?·ruiC1'. Univedirés. enregifhé 7· Fé'Vriei"
1703· fol. 197·
17°3. '1.7. Fé'Vrier. Lettres de RemilIiol1. Neron II.
332.. enregifhé 7. Mai 1703, fol. 3~7·
1703. 13. A·vriL &amp; 1681. 12..] ~f,n'Vier_ Attenuation.
Ne f'Ort II. 3 34. enregiftré 16. Juin 17°3.

fol. 36 J.
17°3. 4. Al,û. Sntvivanciers. Neron II. 334· rn..
regi{hé 16. Juin 170" fol. 3 6 4.•
«17 0 3. 15. Mai. Juges Confuls.
Neron II. 335 •
Bonlier II. 5 1 8.
17°3. 22. Décembre. 1nunuarions Lahues. Neron
II. 33 8 . enre?;. l ~. A1v1t1'S 1704· (ol . 761.,.
17°4- 30. JiHI'Vi ~ J·. Uilivediré. enrcgiHré 13, "-fars
1705. au -re,-iftye de 1704, {ole 1 108.
1704. Fé'Vrict·. Eaux &amp; Forêts. enrcgiftré 26. Avril

704. ,A·vr;!.

[01.

9 6 }&gt;
COllt des COn1ptes~

1704,

170~.

TABLE:
19. Juillet.

Neron 49;
349.
enreglnre 16. Septembre 170A. fol Q...1
O:t
b
A monitfemcnt. enr~gifhé
'
. 0 1,4·1
clore.
Decembre 1704. f Qi • 1034.
•
'Il.

17°&lt;4- .,.t
A

In1Înll~tio~s Laïques

'

'

•

170+' 5. Novemb. AdJ'oints • en re&lt;.J'lfl.
b U. re'·

10. •

D'erem'"

bt~ 1704. fol. 994.

170 5. Jan~t~r.

.r

Refuge ,

Toulon. enregifhé

10.

J ~ zn 7 0 5. [01. 1 6 ) •
170 5· 7· Fe'U':ter; Cour des Comptes) Archers. en~~gl~re 2.:. Aia·rs 17°,5" fol. 2.) 4.
17°5. .A.vrzL.· h.equetes ·du', PalaiS. cnregifiré 18 .Mai
1705· fol. 149.
1705. 1'7. Mai . .Chambre des Vacations. enregiflré
I2.)'ttn 1705. fol. 189.
170 5. 1.7· Mat. Juges) Cef!iol;s.
B01"nier 1. 2. 15.
Neron 366. ènreglihe 12..juin 1705. fol.
3 8 1.
17 0 5, 24· Juillet. Requêtes J Eaux &amp; Forêts. ~nre­
gl(hé 7. Aou.t 17°5. fol. 555.
170 5· aüob.re., Controlle.
Neron II. 37 T. enre..
glftre 19· Dérembre 17°5- fol. 70 --:.
1705~ 17· No·vembre.
Procureurs.
enré'O'ifire'
l
.
b II
l . D'
e-

cemrJre
17 06 •

170) ~

fol. 700

&amp; 722..

~1~S.

Provence ) Collocations, enteglf'he 10. Avril ~706. fol. 127.
1706. A. 3o. ~a'tJ. Conrrolle 1 Juges Cem(uls.
Bo,'ml!r II. 73 1.
17°6. A,û,t. l n.(i n~ ·ltions Laïques. Neron II. 379.
enreglfl:re 1.. OCfO Jre 1706 fol ...t.7
AA
l
./ · ï t .
1706.
out., C l~rt.rel1X, CommÏtt ! rus. (.ur.:gif20.

1

ne

18.j1un 17 06 .

fol. 2.3 6•

1706. De ""mbre. Maires.

Acû ... DJoat1oos inGni}:1tlo s. t:nr'&gt;o·f.
tr~ 3. Oâovre., 707. /0 . /2..
Ü
1707 6. D~&gt;c{mbr:. lI1p()teq~I.") ('·,t1~r) 1{. ("ore ..
gllhé 27. Avril 1708. jo, ,, ;;r,

1707.

2.

J

,

�1708. 1). Fe'Vrier &amp; 1556. Fe'Vrier. Recelement de
groife1fe. Neron II. 397. cnregifh é 27.
A'Vril i708. fol 366.
17 08 • MtJrs. InGnuations Eccleliafiiques. enregillré
1.8.jr'ûn 17 08 . fol. 503.
1708. 20. Mars. InGnuations Laïgues. Neron Il.
399. enregifiré 12.. Septembre l'7 0g • fol.

,Mai. Juges Grllyers. enregi{hé 15. juin.
17 08 . fol. 451...
17 08 . 1 I. Août. Cour des Comptes. enregilhé 2."
Qüobre 1708. fol. 638.
17° 8 .2.3. Août. Orange, Univerfité. enregifiré
12.. Septembre 1708. fol. 632..
17 08 . 1). Août. Juges, Opinions. Neron II. "p.6.
17 08 • 30.0élobre. Parlement ~ Lods. enrcgifrré 19.
Decembre 17°8. fol. 858.
1709' 1 • .A'Vril. Célpitation, taxe. enregiftré 7·
Mai 1709. fol. 1 )02..
17°9, 1;. Mai. Avignon , Un ivedité. cnregiftré
I L Mût 1709. fol. 86 4'
1.

1709. 18. Alai. Confign&lt;,.tions.
17°9. 1 I. Juin. Bleds) Culture. cnreg. Il. Juill et
17°9. fol. 77 8 .
1709. Il. Août. Lettres de Remiffiol1. Neron 43 6 •
enregilhé 3. O[{obre 17°9. fol. 1 3 i 5·
17°9. 10. Septunbrt. Juges Gruyets. cnrC'gifl:ré 14.
Décembre 1709. en 1710. fol. 1430.
17°9. 10. Septembre &amp; 17 10. 19. Ja n'vit r . Droit

annuel. enregifiré

16.

Mars

1710'

3 (;7.
1710. ; o. Juillet.

17 1 1.

15, Jfsillu· Controlle ) Intel1dans.

Ne rOi:,

J uri(di~ion,

No'Vembre 1710. fol. 14°4.
A. 12. Août &amp; 1. 5'. No'Vemb. Frais de J uftice.
4· Fe'V~ier; Officialités. La Combe 17 2 • enreg.lfire 26. Mars 1711. fol. 450.

17 1 1. 14·

17 (1.
17 1 1.

Jutllet. Juges Gruyers. c:nregiftré 5. Jan-

'Vier 1711. fol. 151.
2.. 7. O[fobre. Dixiéme Eccleliafiique. el1reg.
S. A'VriI17I2... fol. 505.
2..8. Oao~re. Duels. Neron II. 453. cnreg.
7· Decembre 17 11 . fol. 10 54.

1711. A.

1 4.

1

5.

Dece~bre. Senéchal , Aix. enregi!hé
Fc'Vrtcr 17 1 1. fol. 90.

17 1 1. 15· Dùembre. Abbayes.
1711.

17 11 •
17 1 2..

17 J 1.
17 1 3.

1710. 15,

1710.

fol.

Eccle~a[tique. LIJ
Combe 2.71. enreglfhe 10. Decembre \ 71 o.
fol. 142. 3.
1710. 14· Oélobre. Dixiéme) taxe. enregifrré I l .

17 1 3.

Fe'Vrier. Juifs chaffés. enregifiré 16.Mars
fol. 104·
!7 10 • Mars. Arles, }l.1ges . Con[uls. Bornier II. p.
7 16 •

1710.

I

fol.

119 8 .

49)

JI. 447. enreglflre 7· No'Vemb.

1710.

73~L

17 08 .

T A B.L~.

TABLE.

494

17 1 3.

La Combe 2..71.
18. JA~'Vi~r. Sllbfr~tutions. Neron 455" enregl!he 19. Aout. 1713. {(JI. 154.
S. Mltrs. Confcffion) Malades. La Combe
2.. 73· enregiftré 8.A'Vril l 71~. fol. 553A. 2.. 1 • .A1ars. Aix, Uni vcrlité.
13, A'Vril. Controlle) Lettres de Change.
Bol' nier II. 57 1 •
19. Juillet. U niverlités, Parentés. enrcgi,firé
30. Septembre 1711. fol. 864.
I l . Mai. Jultice) Sutvivanciers. Neron II.
4-77· enregifl:ré 1. juillet 17 1 3. fol. 354.
6. Août. Hôpitaux, AdminiChatcurs. enregiLhé 15· Septembre 17 1 3. fol. 474.
2..8. No'Vembre. Lettres de Change. Neron
Il. 486. enrcg. l 5. Janvier 1714. foi . 40.

14,

Fe·vrier. Confiitution Unigenitus. entegi.lhé 2'). Mflrs 17 1 4. au Regiftre des
l

Tt ij

�T A BLE.
Bulles de la même armù. fol. 5S6.
17 1 4. 2.0. Fe1Jrier. Lettres de Change. Neron Il.
487. enregifiré 20. Mars 1714. fol. 186.
17 1 4. Mars. Cantrolle, Domaine. enregilhé la.
Juillet 17 1 4. fol. -4·43.
1714' 7. Avril. PaIx d'Utrecht. enregillré ~. Mai
17 1 4. fol. 3 2 4'
17I.f. 2.. Juillet. Requêtes-du. Palais. enregifrré 17.
juillet 17 1 4. fol. 449.
1714. 2.4. Juillet. Surfeances. Bornier I. 458. en ...
regifiré 22. Août 1714. fol. ~ 59.
1714. 13, No'Vembre. Bois ) Incendies. enregifiré
1.0.

17 1 4.
17I4.
l7I4.
1714.

1715'
J71 5.
1715'
171 5.

17 l 5.
17 1 5.

Mars 1715.

fol. 161.

TAB ·LE.
17 1 5.

1715' 9.jfûlet. Capltatioll~ enr('gilhé

12., ,Ao/(,

fol. 8 17.
Juillet. J efuites congediés.

Lit Comb,
27 6 . cnregifrré 4 . Septembre 1715. Jol.
S13·
x7 15· Août. Noblelfe) Suppreffion. enregifrré 4.
16.

Septembre 1715. fol. 968.
17 1 5. 15' Septembre. Parlement) Remontrances.
Bornier I. 8. Neron II, 499. enregifhé
4· No'Vembre 171). fol. 1040.
17 16 . I I . ]an'Vier. Banquerolltes ) J uges-Confuls.

10.

fol. 6 6 6 .
1715' Jt ,i lei'. 11lrtiglles ) Principauté. enrcgif1:ré
19- ].'/.in t7 r 9· fol. 4·73.

...

497

t 7 1 5'.

l7 16.

Novembre. Chemins ,Proycnce. el1reg.
9.Jan'Vier 17 1 5. fol. Ir.
2,5. NO'l,,'frlJbre. Parlement, Paix. enregifl:ré
5. Décembre 17 1 4. fol. 773·
30. D'ambre. Barcelonnette. enregifiré 14Fc'Vrier. 1715'. fol. 1 l. 1.
1
'11 ,
,.
Decem bra. Orange. en reglnre
14, F6'Vrtet'
171 5. f ol. 12.4··
8. JawVie·1'. Juges Gruyers. enrcgiûré lü.lvfars
11 15. fol. 1 58.
8. Mars. Nouveaux Convertis. cntrgifiré 30.
,Arvril 171). fol. 297·
A. 7. Mai. Parlement, Vifitcs. cnregifiré7.
lJ,û 17 16 • fol. 5 ) 4.
10. Juin. Eanqueroutes ,
Juges-ConfuIs.
Neron II. 498. enregiHré 2.. ,Aout 17 15.
f ol. 61 3 •
JIl in. Benefices, Abbayes. La Combe 275.
] :n. Chancdleries. enrcgii1ré 2. Août 17 1 5.

... . .

17 16•
17 16 •
17 16 .

1716.
1716.
1716.

1716.

La Combe, Cr. IV.· 109. enregiftré 2.
Mars 17 1 6. fol. 4°1.
II. ]an'Vier &amp; 2. 1. Fé'Vrier. Barce1onette. C11'regifrré 16. Mars 1716. fol. 404.
Fé'Vrier. Navigation. enregi(lré Jo.Mars 17 16 •
fol. 395.
Mars. Avignon, Regnicoles. cnregi!1:ré 1..
Septembre 1716. fol. 7 6 9.
2.7. A'Vril •. Nebleife , Provence. enregiftré
27.]anvier 1717. fol. 5.
Mai. Billets, ·Porteurs. Bornier II. 541. &amp;
610. cDregiftré 3.]uillet 1716. fol. 707.
10. Juin. Billets, Porteurs. cnregiftré 2.i.
Juillet 1716. fol. 709.
13. Juin. Banqueroll tes. Litt Combe , Crim.
IV. 110. cnr:::giftré 2r 1. Juillet 17 l 6. fol.
73°·
Août. Dépens. enregilhé 1.7. Oélobre 1716.
fol. 87 8•

Colonies. enregiftré 2.
Décembre 17 l 6. fol. lOt 5.
17 l 7. 2.. Jan'Vier. Hipoteque , Proteft. enregilhé
10. Mars I7I7. fol. I83.
1717. 10. Mars. Chancelleries. enregillré 4. Juin
l 717, fol. 5.' 1.
1717. Mftrs. Mar{eille ~ R~glement. . enregilb:é S.
1716. Oélobre. Efclaves ,

T

t

iij

�T- A nt E•.

-49 8

Mai 17 1 7. fol. 799"
17 1 7. 12.. l!vlai. Impri merie. enregilhé 17., ]'ttin.'
1717. {01.666.

17 1 7' 14, Mai. Tré{oriers- Generaux. enrcgifiré 7.
juin 17 1 7. fol. 404.
J7 I 7. 1· Juin. Navigation , Aumône. cl'lre?'ifiré23. Jt.(illet 17 1 7. fol. ~76.
&lt;:&gt;
1717. S. Juin. Nayigation, Chirurgien. cnrcgif..
tré 13. JuiLlet 1717. fol. 578.
17 1 7. 1 4. Juin . Sl1r[cances. cllregifhé 2.,.. Juillet
J'7I7·· fol. 574.
1717. Jt-.illet. Dixiéme, {i7pprill1é. cnregj{hé 20.
Août 1717. fol. 569
1717' ,Août. Dixi~l. e, {ùpprimé. enregilhé 2.2 ,
J..?o'VfI.1lbre 17'7. fol. 850.
17 1 7. Août. Congés - Militaires. enrcgifhé 13.
S(jJtr1)J'bJ't 1717. fol. 657.
l7 17· 7· 0é1t,vre. Confiituti(ln Uni~ctlitus. cnre..
17 1 7.

17 17·
1718.
17 l g.

1718.

gil1ré 25. Otfcbre 17 1 5. fof."' 734'.
3O. lù 'V'( n, l re. IeG nuad 0 s, 1 7eyrm, II. 5 14
cnrcgifiré 10 . .Afars 1718. fol. 5 5l.
l\'ov mlTe. Adjoints. Bernier 1. 18 .~. enr~·.
gifhé 14- Juin 17I8, fol. 58 6.
27. J.\fai'S. Requêtes-duo "l.:: is, inl'C'ntaÎrcs.
nrcg'(lré 30. Â"vril l 18. fol . 5(,8.
:'7. Mf. YS. Requêtes. du-P;:tlai·, .cIOl 1010 ~ a ..
tio ls . (;nrcg'fhé 3o.,,1vriII718.f:l.)~)"
3. .Ao ;./. Banquicrs- :.pcditiunnairc:s-. La
i

0

Con

ÎC

.

Pro '~I ~. cnr\ftinré
11.
v

A7.·r:l17!9. rel. 247.
1718. Stpumbre . .. ICf-::-('S, lTnÎOiS.
2,g./.

La Con;l,t ·

ni.'Lg)t ré 7. Norvcmb,.c 1718. fol.

7 6 4.

17 1.9- It. lt1, rs. Vagabonds.
17 1.9. fol. 4 6 3.

111'cgi!lré 13, Juin

499

17 1 9. A'Vril. Franc~{alé. enregHhé 13~Juin 17 1 90'
fol. 490.
17 l 9· 2. 5 . A'Vril. Benefices , Unions. enregiftré 30(~

Juin 1719. fol. 492...
17 l 9. 5· Jui;,. C~n~itution lJ nigenitus. enregif..
tre 3 Q . jum 1719-. fol. 660.
17 19" 13. Juillet. Benefices, Unions. La Combe'
2..81. el.1regilhé 13. Septembpe l'719.fol~,
666. &amp; 748 ..

17 19· Novembre. Bencdiétins. La Combe 2. 8 2. en ...·
rcgiflré 2... Janvier 172:0. fol. 75.
17 20 • 4. Aout. Confiitution Un ig~ nims. el1Icg..
11. Août 172 0. fol. 4.93 .

Oüûne. Amendes, Aumô11es.
21. ]t4nvier. Billets an Porteur.
Bornier II""
6l4· enreg. 12.. Janvier 17 2 2.. fol. ) 3 5
2) •. Mai. Confuls du Levant. enregifhé l.~.
}ttillet ] 72.1.· fol. 53 S.
1. Juillet. Mendians, Vagabonds .. enregiltré
IL Septembre 1722 . j'Dt. 808.
9. Août. Paulette. enregiH:ré 8" Q[fobre 1722, ...
fol. 871.
2.9. Septembre. Cantre lie) Inunuation. cnregilhé 2. 2... Oc1obre 171.". fol. 9 9 5.
15. Décembre. Jurifdiétion Con(uJaire. Bor..
nier II. 749. cnregifiré 3. F""',,witr 1723 ..

1720. 29.

17 1

1.

o·

I7 2 2.
17 2 2,.

"

•

279.
) 7 18 . _2.. A ut. f f o b1cf1( )

T AB L~.

17 2 2. .

17 2

2..

1712...

fol.

168.

La Combe, Crim. IV. 13~.
cllrcgi{hé 9. Avril 172. 3. foL. 2 !?
.
172.3. 19. A'Vril. nleds, Vente. enreglfhe 2.8.]ut

1723' Fc'-\/riet. Duds.

172. 3. fol. 282,.
17 2 3' 22. A1ai. Lettres de Rem iŒon. enregilhé

2

R.

juin 172,. fol. 3°41723. 2.6. Juin. JUl'ifdiCtion Cen{ulaire, cnregifrré
2.. ••A.()Mt 172.3.

fol. 592.4

17 2 3' A. p.4o#.t. Verreries.

�TABLE.

,

5°0-

17 1 3:.

oéfo{;re. Chancelleries. enregil1:ré' 6. Juit.
let 172. 9· f@l. 344·
. 172.4.. 2.2. Février Clergé, Impohtions. cnregilhé
16. Avril 1714. fol. 147·
172.4, 4. Mars. Vols; Marque. La combe, Cr..
2.).

IV. 14I. el1r~gifiré 26. Âvril1724· fol.
15°·
17 1 4. 14, Mai. Religionnaires. Lll Combe, Cr.
IV. 141. enrcgifrré 30. Juin 17 2 4. fol,
39 0 •

I7 b1-. Il. Juin.

Geoliers. cnregilhé 2. 6 • .Août 172.4"

fol. 570.
172.4. Juin. I11tc;'rêrs, Rentes. enregifiré

10.

Fe'Vrier

172. 5.

171.4.
172.4,
.
172.4,

1714.
J714.

fol. l 3 I.
18. Juillet. Mendians. enregifrré 2.6. 40A.t
l 7 2. 4· fo l. 5 3 4-.
2.7. JuiLlet. Mar[citl~ , Echevins. enregifUé
4. Septemb're 17 1 4- fol. 4 8 3·
Septembre. Offices fixés. cnregii1l'é 10. Jan ..,
vier 171). fol. 131.
14. No'Vembre. Charrettes. enregd.hé 7. Mars
l 7 z. 5. fo l. 4- 8 8.
1. 1. Novembre. Amortitfement.
La Combe

fol.

2.90. enreglfhé7.Mm's 172.5.

39 6 •

05tobre 172.6. fol.

17 2 5·

fol. 26 3.

regifhé ,. jawvier 1719.

I*U

Reg 1ftre d.

1728. fol. 76 6.
172.8. 10 • .Atfai. Codtitution IJnigenittls.
172. 8.

30... Septc:mbre. Officiers) Parens. enregi!hé
3.janvier 1719. au Regiftrede 172.8. fol.
7 68 .
10. OHobre. l mprî meurs. enregiflré 9. Dé ....
cembre

17 1 &amp;.

172. 8. (Dl.

6 6' ~ •

18. Décembre. Matelots. enregifrré

2.2.

Mars

1729. fol. 51.
~
~'fi 1
Aot.et.
~ 1etes, )UCCCIllons.
enregl re 9. Sep-

tel"bre '729. fol )09·
6. Août. Mcl'cS ) Sllccellions. enregillré 9··
S_ttembre 1729. fol. 5 l 1.
2.6. Novembre. Ql::l antaincs. enregifl:ré 2".
Janvier I7iO. Il
,0 .• 1.0.
A. 17. J w'L;er. Loge, Banqueroutiers.
2.4 .Ai!ln. Confbtution U D1~enitus. enre··

16 .juillet

.

1:71. 5· Décembre. Ordre S. Efprit. enregifiré 8....
Fevrie1' 1716. ~rol. 6 ° 3.
1716. A. l ~. Juin. Vila, Infl:itution Canonique
1,716. 7. JHzllet. Lettres de Change. enrcaiftré 17,,Août 172.6. [01.7 6 2.. .
b
71..6. Ao/Jt. lYlarfeille 1 Ac.ademie. enre.giftré. _

71.~.

13. Août &amp; 7. ORobre. Navigation. ente..
gifhé 29. Oéfobre 172.6. fol. 13 8 .
171.6. 5. 0 [fobre. Curés primitifs. La Combe 1.91. ..
enregifhé 9. Dùembre t 726 fol. g 3 o.
14. Oétoure. Calefats. . enregil.hé 2. 7. Janvier
1717. fol. 41.
A. 8. Fevrier. 1mprimeurs.
7. Juillet. Cinquantiéme, Taxe. enregifi:ré
1.. Août 1727. fol. 4 1 2..
2. 1. OUobl'c. Navi~ation. enregiftré 9. Dtcembr'e 17l7. foL. 64 8 •
172. 8. 16~ Mars. Navigation. enregiftré 7- .Art.JYiL
172.8. fol. 20 7·
18. Mars. Evocations. Bornier l. 399. en ..

1715. Mai. Tqulon, PrC!ud'homn1cs. cnregifiré
J3·jttin 17 26 . fol. 634·
l'72.). 5. J/{in. Cinql1antiéme. enrcgi{hé 5. Novem-

bre 171). [ol. 402..
Ij 25. Juin . Rentes) interêts. cnregifhé

5°1

(YÎfhé 1.8. A'LrilI730. fol . 6~ I.
27. Mai. Navigation. curegi!hé 16 .. jui~
1730. fol. 6)6~
D

17~O.

�T A BLE.

502

Hf.

1730. Juin. Crimin. Contumace. BornÎcr 1.
]ï3 0 • 30. Jui/let. Billets privés. enregifiré 2.. Septcmb1'c 1730. /(1/. 82 9 .
J73 0 . I2.0{z'o!re. Navigation. MoufTes. enregif,.
tré 3 No'7.- (m!;1'e 175 o. fo l .9 8.

°

1730. 3 0 • 0 de,bre. Confuls d'Aix. enregiftré 2.. Jan-

fil.

'7.-'Ù, 1731.

2.68.

1730. A. 14·· Novembre &amp; 19. Décembre . Ta{qucs.

Rapt. Bornier I. vj.
La.
Com,he 295. cnf gifiré 2. J;r..nvier 1731.
fol. 1 0 I.
173 1 • 15, Janvier. Cnrés primitifs.
La Combe
2.9 6 . cnrcgi{hé 27.fev ricr 173 1. fol . 1 °5 .
175 I. 3· Ftvrier. Militaires ) Officiers. c1l1egilhé
2.7· :Ftvrier 1731. Jol. 103.
1731. 5· Fe(vrier. Prevôt. Bor",;C1' I. ix. La Combe, Crim. IV. 157. enregiHré 14. Ma rs
173 r. foi, 1 9.
73 X. Plvrier. Donations. B(,lrnùr 1. xvj. Lit.
Combe 2.98. ~llregifl:ré 4. Avril 1731. fol ..
173°.

22 •

l\,7(1Vlmbrr:.

°

114,

173 1 • 17· Fevrier. Inlinl1atiol'l , Donations. Bernier 1. xxv. LIJ Combe 3 G 3. enregifiré +
Avril 1731. loI. 119.
1732.· I l . Alm's &amp; 1693 . J,iLlet. Domaine. enre...
o-ith6 3· Avril 1731. fol . 155.
173 1 • A. Il . Août. Taxe des Temoins. BornÎer
J. xxvi i j.
1733· 7· 1\1.1-1'5. POtt d'annes. enreg ilhé l 5. Avril
1 73 3. fol . 1 2. 6.
1733· 2.1. Septembre. COl1lmerce) Bi lIers. Bornier
1. xxx. enrcgiihé 23 . 0éfobre 1733. fol.
3°2..
1733· 17· NO'T,;embre. Dhiéme, Taxe. enregifir'
13· j.lllvier 1734, fol. 32".
714· A. 1.3. ,4'i)riJ. Me[u..r, $

r-r A BLE.

J0:S

'11'734· 2.8. Décembre. Notaires. Con trolle. enre ..
gillré 2. 5, Fevrier 1735. fol. ).
:t735· 15· Juin. Naufrages. enregifiré 13. Aoûe
1735· fol. 45 I.
173 5· 3o. Août. Benefices. La Combe 3 1 2.. enre ..
giflré 30. Juin 1736. fol . 4)1.
173 5· Août. Tel1amcns.
Bornier I. xxxiv. La,

Combe 30 S. enregifire 9. Décembre 1737fol . 41l.
173 6 • A. 30. Janvier. Colombiers.
173 6 . 9· Avril Regifires. Bornier J. xlix. Ltr,
Combe 3 1 4. enregifiré l S. Septemb. 173 6',
fol. 596.
173 6 . A. r6. Avril. Evocations.
173 6'. 6. Décembre. UniverGtés. Lit Combe 31 0.
1737· A. t.Jn-nvier. Dixiéme, taxe.
1737· 16. Avril. Commerce) Regiil:res. enregiftré 2.7 . Mf,/;; 1737, fol. 212..
17 37· Juillet. Faux &amp; AveratÏons. Bornier r. Iviij.
LtJ Combe, Crim. IV. 165. enregifiré 1.0.
Fl:'Vrier 1738. fol. 110.
I737. Août. Evocations. Bornier II. 791. L~
Combe, Crim. IV. 187. enregill:ré 10.
Fevrier 1738. lolo 1°4.
173 8 • A. 2.9· Avril. Oppolitioni au Sceau. Ber~.
nier II. 816.
173 8 • A. 2. 8. Juin. Con[eil, Reglelnel~t. Bornier
II. 815.
1738. A. 1 4. Septembre. Tliforiers· Generaux. .
173 8 . 15· Dict'mbre. Colonies) Negres. enregl!lré
I l . Février 1739. fol. 71.
. ,
! 7 3 8 . 2. 3. DÙembre. Pol tce, Amendes. enreglfire
7· Novembre 1739. fol. 708.
t 739. 1. Juin. Parlement
Paix. enregill:ré 15 ..
Juin 1739. fol. 464173P. 13. Stptembrç. Banquetouet,Bornùr I.lxxxi~j.
J

11
1,

1

1

�T A BLE.

T A BLE.'

Lilt Comve , Crim. IV. 2.03. enrcgitlré l .
A 'Vrit l 740. fo l. 174.
174°· A. 1 6. Aout. Mad('i llc , Tran fi t.
174°· A. 3 o . Aou,f. Eg i ire, Conno ll c: .
174 1 • A. 3. .Afars. Tréior Îcrs GC llcmux:
174 l . A. 15• ./'vIa;. IkncJiéhns. Evocanon . ,
Taxe. cnregd1:rc 16.
17 .•p . '1.9. Août. Dixiém""
S&lt;,ptt!mure 1741. [vt. 557.
13. ] t n·via. Cures. L~,. Combe 338 . enre. .
f!;iflr 5- .Al.;t,rs 1741.· fol. 2.4~·
A. 2.;. jan'Vier. Taxe des Tcm01,l1s.
.
2.2.. ]tûllet. Ju ri[Jiéliol1 Co 1[ula.u:c. cnrcg L[Hé 7. A oût 174.1 . fol. 4 8 71742.· 2. 5. Sepumb, e &amp; 8. oct obre. Po!è s. La Combe, Grim. l .
9 . cnrcgdlré 29. OUoLn-c 174' . f ol. 5 8 .
AOf~t. Pli, ') Di 'l é ~. cnrcgtlhe 1 I. Septe mbr" 1743 . fo l. 3 ~ !.
.
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1743 · Décen.bre. Tl' lotlt:rs- JcnCl.'aux. enr .}l''' ~ ï .
F "v'ùr 1744, jnl. ~ 3.
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1744· 2. S. No v r;.mbrc. A oeal -du -"' 01 Lplt:es. cn..
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12.. ) ttrt'v;t r. Subtl1t ltS. c:nl cbllhc 15. JUIn
l 74 6 . fol. 4 S3·
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1745· 1 S. Fl~ urier. ~iùntfl.c.rcs. cnrc3tfhc 5· ALlr
.
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174S· fol . 2.04·
91745· 2.4. }.. tirs. Teitul1cns, Ecnt. enrq;t[
A'vril 174)' fol l. '!otJ..
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1745· A. 6. / 1.(1' t. Tre Hl r

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Mai ,. 746 . [0 . 2. 8 3
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.Ilvril. 111l1U~(t,;S ~ L"ux &amp; Forêts. c.. r gde
J.:o'i.Jrmbrl'.

1

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'4. Juin 1746. fol. 3~L(..
·
.
1746• Décembre. Dixiéme dlil dixiéme. enregill:ré 4':
Février 1747. fol. 120 •
174-7· 11. • .Août. Confi gnations. l':nregifiré 3. Oc •.
to~re 1750. fol. 52.1.
1748. la. No'Vcmôre. Infinuations Eccleuafiiques.
cnregifiré 2.2.. Mars 1749. fol. 143.
1749, 14, Fé'tlrier. Parlement, Paix. enregifiré
2. 5. FC'tIrier 1749. fol. 97.
1749. A'Vril. Juges-Royaux, Viguiers. enregiftré
1.4·]uillet 1749. fol. 596.
1749· Mai. Vingtiéme, taxe. enregilhé 16. Aoû'
1749. fol. 668.
17 ~9, .Août. Main-morte. enregifiré 2.4. Oifobra
1749· fol. 791.
17+9·'. Septembre. BanqueroLltes. enregifiré 2. ..
Oitobre 1749. fol. 765.
1750. 10. Fé'tlrier_ Religionnaires. enregifiré 17Mars 1750. fol. 12.9.
1750. 8. Septembre. Banqueroutes. el1regifiré 10 ..
No'Vembre 1750. fol. 561.
175 0 • 10. Oéfobre. Mendians. enregiftré ~. Déçem",;

bYe

1750. fol. 62.0.

Fin de la

Table~

11

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                <text>Precis des ordonnances, édits, déclarations, lettres patentes, statuts et règlemens dont les dispositions sont le plus souvent en usage dans le ressort du Parlement de Provence. Disposé par ordre alphabétique avec une table où toutes les citations sont rangées par ordre de date</text>
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                <text>Ordonnances, statuts, édits, déclarations, lettres patentes et arrêts du Conseil éditées de 1202 à 1750 et classées par ordre alphabétique </text>
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                <text>Notice du catalogue : &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/201484196"&gt;http://www.sudoc.fr/201484196&lt;/a&gt;</text>
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                <text>André Barrigue de Montvalon (1678-1779), juriste aixois, commença tôt sa carrière de parlementaire en intégrant le Parlement d’Aix en tant que conseiller-clerc dès 1702. Favorable aux jésuites, il prit position contre les parlementaires jansénistes lorsque le Parlement d’Aix eut à traiter l’expulsion des jésuites, affaire qui secoua la Provence (voir les pièces disponibles en ligne relatives à ce sujet, notamment le Mémoire du président d’Éguilles dont il fut probablement co-auteur). Juriste éminent, il est probable qu’il ait été consulté par le chancelier d’Aguesseau pour la rédaction de l’ordonnance de 1731 sur les donations et de celle de 1735 sur les testaments.&#13;
Ce précis des ordonnances, édits, déclarations, lettres patentes, statuts et règlemens dont les dispositions sont en usage dans le ressort du Parlement de Provence entend présenter, de manière alphabétique et chronologique, tous les textes de lois en usage en Provence. Il n’y intégra pas les divers commentaires qui avaient pu être faits, et ne donna que rarement des explications.&#13;
&#13;
Source : J. Krynen, J.-L. Halpérin et P. Arabeyre (dir.), Dictionnaire historique des juristes français. XIIe-XXe siècle, PUF, 2007, Notice d’O. Descamps sur Barrigue de Montvalon, p. 84.&#13;
&#13;
Résumé Morgane Derenty-Camenen</text>
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                    <text>RECUËIL
DES PRINCIPAUX TITRES
E T PIE CES,

PRODVITES,
TANT PAR LE PARLEMENT DE PROVENCE,
que par la Cour des Compees, Aydes &amp; Finances
de la même Province.

D"'lJ l'lnfltilnu intr{)duit~ , ,II~ Confeil à' E fat du 'R...0l'
p",r ldit P"rlemml.
. En pretenduë rdlicucion de la Jurifdié\:ion des Aydes.
A'lJ~c

l'Arrêt du Conftil t! Etat du Roy, Sa Majefté 'Y étant,
du 12.. Juin 172.6.

Qui declarc le Procureur General dudit Parlement non recevable, &amp; mal
foodé en [a demande.

M, DCC. XXVI,'

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DE SON CON SEI L.

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VOTRE PROCUREUR GENERAL EN LA COUR DES COMPTES J
Aydes &amp; Finances de Provence, remontre tr~s- humblement à VOTRE MA,
que l'adminill:ration d~ la Jullice ét~nt une des plus éminentes qualitez des Rois J les prédéceffeurs de VOTRE MAJESTE' Ont créé des Juges dans
toute l'étendue de leur Royaume, &amp; des Cours Superieures (ous dlfferens Ti·
tres ,aufquel!es ils Ont confié en cette Partie leur autorite; ils ont auffi. par leurs
Edits de création déterminé l"étendue de leur reffort, &amp; reglé leurs competences; &amp; ch:lque Cour contente de la portion d'aut&lt;ilrité qui lui a été confiee J
n'a point envié le (ort de l'autre, ni cherché à entreprendre fur fes droits.
Le Parlemeqt de Provence, quoique des moins anciens, a été le {eul qui n'a
pû fe contenir dans [es bùrnes: il faudrolt des volumes pour ra pporter les
differentes entreprifes qu'il a faites contre la Cour de, Comptes, Aydes, ~
Finances. Celle qu'il vient de renouveller par la repn{e d'une Infl:ance abandonnée depuis près de {oixante années fur la prétention qu'il avoit form ée de
connoître du f.lit d'Aydes en detnier reffort ; fait bien connoÎtre que les mauvais fuccès ne l'ont pas rebuté, &amp; que malgré renvie que la Cour des Comptes
.
A ydes , &amp; Finances a roûjours marquée d'enrretenir la paix ,*elle doit s'attendre;\ une guerre éternelle, fi V. M. n'a la bonté d'y apporrer un remede con- *r"'j" I~,"

JESTE' J

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venable j ]'on en peut d'alltlnt moins douter, gue fa premiere idée ~ue le Parlemenr donne de (cs prétentions par la reqlldle mrroduéhve de 1 Jnfiance ,
dl: d'avoir une Juri{diél:ion univer{elle.
Le Suppliant, SIR E , efpere ~émonrrer qu'si ne flÎt jam~is de précention plusconcraire aux Loix de l'étabh~emem ~es d~ux COI~lpagnleS i ~elle p~ur
laquelle il a l'honneur de s'adr~lfer a ':', M. ure {on ongme de li .lom, qu on
peut dire qu'elle fe perd dans lobfcume des liecles palfez , au heu que par
rappore à elle l'érabliffement du Parlement. ep: très-moderne i.c'dl: ce que l'hi[taire abreaée des Titres &amp; Oocumens qUl etabhlfent le drOit de votre · Cour
des ComPtes, Aydes, &amp;. Finances va lL. j .... J.i... ·
Comme il importe, SIR E , à votre Cour des Comptes, Aydes, &amp; Finances qu'elle ne [oit pas perpétuellement agitée, &amp;. que vorre Parlement fous
differentes forrhes n'attaque pas (ans celfe [on état, &amp; [1 juri[diétion en renou_
vellanr des demandes déjacondamnées [olemnellement, le Suppliant [e crouve
engagé de remonter Ju{qu'à fon établillemenr, de faire voir quelle a été [on
ancienne jurifdiél:ion , que le Parlement n'en altera point l'exercice, qu'il ya
eu à la verité diver[es enrreprifes de jurifdiél:ion ,mais qu'elles ont éré toutes
également condamnées, que les differentes temàtives que le Parlement a faires ·tantôt pour u[urper cette juri[diél:ion, tantôt pout la réunir à la lienne ~
n'ont (ervi qu'à la mieux affermir à votre Cour des Comptes. Ce détail ju(h.
lié par des Pieces autentiques , mettra daItrli0ut leur jour les fins de non rel cevoir que le Suppliant a à propo[èr conrre 'la demande du Parlement; c'e!l:.
là où il puifera les l'aHans qui en feront connoÎtre toute l'inju!l:ice i c'ell:-là en.
frn où il trouvera des réponfes à tous les divers pretextes [ur 1erquels cette demande e!l: fondée, &amp;. il cfe [e promettre que de ce qu'il aura l'honneur de
* '"j"'1'9' reprefeni:er à V. M. &amp; à [on Con{etl, il [cra en droit d'en conclure que c'eft
.ici une demande qui n'a point été exaél:ement meditée.
.
fJ

1

Fai~s hi.ft~riques juftijic~ par Titres ~ concerntlns l'exercice delAJu.:.
ri(dtélton deI. .,Aydes ~ f5 Finances q~e l~ COti: des Comptes de

Pro'Vencc A cue !t1n! a'7Jant qHC depuIS la création du P ar/ement
d~ J dive-res tmt.ttfi,?e,s que Le P ar/ement a faites pour l' ufurper :
amji que la ]urifdléllon des Comptes.
" La grande Cour Royale des Prdidens Maill:res rationaux à laquelle a [ucce.
ue, SIR E, votre Cour des Co~ptes) Aydes, &amp; Finances avoit été établie
par les Comtes de Prov·ence anciens Souverains de cette Province pour
non feulement la dépolitaire des Archives, Ticn~~, &amp; Chartres de l;urs Et etre
entendre, clore, &amp; juger les comptes des Tre(oriers &amp; Clavaire's publl'cs at~,
.
'r . "
) maiS
encore pour exercer une JU!lldtéhon tant volontaire, que contentieu(e [ur les
matteres des tmpoGnons , tailles, cadall:res, affouagemens •gabelles, droits domaptaux) monnoyes) &amp; autres de ceue na.ture où il s'aaiffoit de l"
11. d
Fifc_ . "
)
;;;,
mtereu u
A

L'inll:iturion de cette grande Cour Royale ell: li ancienne q'
, ..
uo.U\let l
'
d
f
hl
'
ffi
'
u
on
n
a Apu
e titre e on eta 1 ement parmi ceu" qui [one con[erv
chIVes de V. M. Il ell: vrai qu'au défaut du Titre primordial 1'0 ez aux rpluGeurs qui y [uppléenr: le Suppliant pOllrroit SIR E
) n en trouve
d
b
\ l'
'
. , en rapporter un
gran nom re, ou on remarque d'une maniere bien fenlible datlS l'atm'b u1

3 ,

tion de Juri[diétioO dont jouilfoienr les Maifl:res Rationaux, une dill:i nél:ion
de matiere qui compofe'tt:jourd'hui la Jurifdiébon d ela ChambredesCom_
ptes) d'avec celle qui concernl~a Cour des Aydes ; cette di(hné\:ion fe houve
parfaitement établie dans un ancien denombremem qui fut fait en l'année 1378. 1'318'·
de l'amonte du grand Sénechal Gouverneur de la COmte 'de: Provence lor[- Cotl&amp;.f3.
que les Comtes étoient au-delà des Monts, dans leurs Etats ,de tous les droits 7'~"."
'2 " .
que ces Comtes av oient en Provence en qualité de Souverains, &amp; des differens ordres de Juri[diétion qui y étoient établis.
A l'article qui regarde les Maifl:res rationaux; l'on trouve d'une part, que
c'étoit à. eux qu'appartenoit la Juri[diél:lon pour entendre clore, affiner les
't:ompces' des Clavaires, &amp; autres qùi av oient le maniment des deniers publics
pour juger toÏltes les difficultez qui [urvenoiem à çe [ujet, ce qui répond à
h Juri[diéèiol1 qu'exerce laCham bre des Comptes. .
Item e(l jèiendum. quod ad officium ipforum dominorum perrinet, @}- /peél.Jt •
Cla'Uarios omnes; e:f qU('JJèitmque jürium &amp; redituum fiJèales pecuniil. perceptores
quietare, (5 abfoLvere in fo rma debita &amp; allas mm tlfdem componere, ft) per
modum c(j mpoftionir deJeflus ft} dubia decidere &amp; terminare.
Et d'un autre c&amp;té ; dans le même article tOUt d'une méme fuite, l'on trouve
encore une autre nature de JuriCdiél:ion ditterente de cetto ptemiere ,qne les
Commilfaires (lui avoient trauaillé à cette recherche &amp; à ce dénombrement;
declarenc appartenir également aux niêmes Mai!l:res rationaux, qui dl: une
Jurifdiétion en taut [emblable à celle qu'il a plû aux Rois prédéc {feurs de V.
M. de départir à vos Cours des Aydes qui devoient s'étend re fin tom ce qui
r~gardoit. les droits fifcaux} les g~belles ) les ,ta.illes ) &amp; rendoit le.s Mai!l:r.e~ ratIonaux Juges comperens, pour Juger &amp; declder les Procez qUI [urvenOlent
{ur ces matieres, pour faire de jull:es reglemens à ce même [ujet
Itfm ad officium ip/arum pertinet &amp; fPeélat, jura &amp; reditus fiftales q"oJèum~
que protegm &amp; defendm; (5 poteft~ten: habent cognfcen.di flptr juribus quibu/~
cumque , (!) terminandi cum eft qultftio Inter fifcum, &amp; prl&lt;vamm , WContr'a FatlJatores pedagiorum @f gabellarum, f5 aLioyu.m jurium fiJèalium inqumre ) &amp;
punire 'Vtl alia cum agi/ur de talrbus c&lt;Jmponere ~ (5 fitper hoc ipfi domiili magiftri
rationales funt Judices competentes; @f ·proptere" habent C!l' poffimt es debent
pro'Videre; pro conftr'Vatione furium quorumcumque {1 ne ft~ude s commiuantur 'Ue!
r:ommÎlti poffint. .
Louis Second Rb de S.icile &amp; de JeruCalem, Cbmte de Provence, a anc ./~
,cta i un Par ement ans a l e
IX ,con rma
ar des Lenres atentes ~~
Ja..,+,Ô.
en forme de Re emenc e 18. ars 1416. ces mai!l:res rationaux dons tOUS Cc IN..a.
eurs droits, &amp; dans toute eut Url 1 ton; i ell: ait de en e ans ces
rettres-patentes au Senèchal &amp; à les Officiers 1 de prendre aucunè connoi[- -rance de ce qui peut regarder l'exaéèion des impoGtions , ce qui ell: attribué
aux [euls maill:res rationaux qui y {ont appellez Confer'Valores Jurlum fifcalzum.
L'exercice que les Maill:res rationaux [aifoient de .cette Jurifdiél:ion ~ur l~s
matieres des Taillés 1 Aydes, &amp; Gabelles, Impoliuons, &amp;. autres droits litcaux, [e trouve jull:ifié par un grand nombre de juge mens de cette Cour l'otk.C.
Royale des Mai!l:res Rationaux (ur ces mêmes niatietes J qui [ont encore ,..,~ G, .
con[ervez dans les Archives de, Votre Mdjell:é, recuillis dans pit lieurs Regill:res 1 &amp; par une infinité de CommifIions que les Comtes de Pr~ve.nce
leur adre{foient au même [ujet comme une dépendance de cette Ju n[dléhonj

!'2';;/Y.

,

.

�1

4

10.

&amp; l'on remarque par la di(polir-ion -de ~uelques. uns .de ce~ .juge~,ens qU,e }·es

5

Panics contre Id'lueHes ils aVOIent eil:·e rendus qUI croyment d erre grevees
n';(voienc d'autre voye à prendre pour les [ 'lÏre revoquer , que celle de le
pourvoir devant la même Cour Royale par rtlp~icatiOn , laquel.le :épon~oit
alors à ces demandes, en déclarant qu'iravoit e é bIen ou mal Juge, &amp; lm_
po[ant lilence pour que l'on ne pût [ur cette même affaire é!ever aucune
nouvelle queil:ion j ,'eil: ce que l'on remarque entre plu lieurs Jugemens de
cene efpece , dans la àirpolicio~ de cel.ui qui fut re~dl~ en . J,~.40. entre le
Procureur du .Fife. &amp; les BerengUlers, SeIgneurs de PelrUIs, le Procureur du
Fi[c. s'éroitpourvû par[upplication à. cette C~ur , pour faire revo,quer unpremier jugement rendu en faveur des BerengUIers tamquam d male mformatts ad
me/ius .informandos , à quoi il fut répondu qu'il n'y avoit pas lieu d'admettre
la [upplique, &amp; que le premier j~gement a voit eil:é rendu dans les regles ",
&amp; difli ,"ationa/es, tl/timo judwo aml7Jt male perdiélum procuratorem fifcalem

p-ns que

foiJJè fupplicaturIJ , &amp;

beneper nos cognitum f5 fententiatum , @f diélam no/lram
fentemiam confirmantes ac dl6l0 procuratori fiJèali juper bis perpuuum ftlelltium
imponentes.
.

Forme des j~gemens qui avoit eflé introduite par les Loix Romaines où
l'on voit que les. Empereurs avoient établi des Magiil:rats particuliers à qui"
la connoilfance des matieres hfcales étaient attribuées) &amp; des jugemens defquels, ainli que de ceux du Preteur. on ne pouvoir appeller mais le pourvoir fimplement par [upplication [ans pouvoir prendre cette voye qu'une
[eule fois, bis Juppltcare • non licet in eâtlem caus â.
Ces Maillres Rationaux qui comporoient , SIRE ) ceere grande Cour Royale, écoient tous graduez, ain1i qu'ils [e trouvent qualifiez dans lés anciens
titres, &amp; ancienn'es Chartres j ce qui prouvè encore mieux que leur Juri[diction n'étoÎt pas bornée' à entendre, doree • juger les compres , m ais qu'ils
étoient encore Juges fur le fait des Tailles) Impoliriol1s, Gabelles &amp; autres
matieres de cette nature; n'y ayant que l'exercice de cette derniere Juri{dic.
tion qui exigeat le grade, &amp; la connoilfance des Loix; ces mêmes Maiil:res
Rationaux écoient fi élevez en dignité qu'ils éroient admis dans les con{eils
des Comtes de Provence. L'on les voit dans les Aéèes les plus [olemnels &amp;
les plus authentiques que ces Comtes palToient , nommez parmi les princi .
paux OffiCiers de leurs Etats, l'on les voit choiGs pour étre les execuceurs
de leurs dernieres volontez.
'
::;. 1"-91,
Après l'heureu[e réunion de la COIpté à la Couronne, cette grande Cour
Royal~ f~t ~galement " SIRE, confirmée dans tous [es droits, &amp; dans route
fa Jun{dlébon; les ROIS predeceGeurs de Votre Maje!l:é , cominuerem de la
regarder comme la feule J uri[diéhon qui. dût connoître des matieres , tant
de~ Comp~es que de c~ll~ des Aydes &amp; Impofitions; en effet les Officiers
qUI exerçOlent la Junfdléllon ordinaire en Provence depuis [a réunt' 11 \ 1
a a a
C ouronne , a Val?t 1,'eta bl·a;
1 .el1?ent de votre Pa~lement , ayant voulu entrepren_
dre fur les drOIts &amp; la )un(dléèlon des Malil:res Rationaux le R
L .
'V II
.
d b d '
oy OUIS
j~ ~. repnma ;l or ces emrepriles, il addrelfa à ce fUJ'et des Lettre
~
1
J'
s. paten)L IJ"'D , tes e 17" anVler 15 00 • aux Grands PreGdens, &amp; MaHlees Rationaux de la
c.1I&lt;'
grande Cour des Archives) pour les conhrm'!r dans tous leurs ancien d '
r..,'"
6"s &amp; leurs p r a "
d It· ce P ri nce dans ces Lettres-patente s trOlts
~ ~,~ , .
re ganves. 'VouI
am,
.
bfèr'Vf
t, '
&amp;
;f:,
s,
emr,
or r, con muer,
autorlJfr, 'Uofre au,torité } /t ri rdiflion pree/.
..~

e,

v'

mmence prero_

11.

rogati'Vl!s, avons fiatué , ~ ordonné, fiatu~ns (5 ordonnons que rUou~ayè':{.,.&amp;
AureZ_piLe , ~ fèmblable JurifdjElzoll pouvon'j ft) connoif!an7~ de nofdm droIts,
comme par /ef1~ts ftatuts, &amp; ordonnances ruj':!::..~s predecejJeut: 'Vous les ont C~llC~­
dées , &amp; baillees) f.1 ce tant (!J' ft avant, _bten, f5 duement tn . ~'{ fout,
&amp; uftr.:. d'anc ·ennui
C
y puiJ!i~':{, être empê-che2., ~n tfUCUlll! maniere :
'lIOUJ mandons, &amp; enjotgnons que nofdtts droIts vous gard~~'Z, . obfer'VJe':{ fi defendiez f5 d'iceux co~noijJi.ez, commé dit efi ~ ~ deffindanr l}ûf4,.nt d~ffendre de
. pdr, nous) for certameS' 8' grandes p~nes 4 nO(4s~ aF~lt9uem 1 a tous Je~ tfutr!!;
Officiers dudit P'!Js de 'q;,'elque po~v,olr, f5 a~tQr~e'e' 1u ~ls ufent; que dQr~na,,:ant
ils; ne s' ent!bnet~ent 'dèrp;~~j;e Jurifdtéllo~', nt ctnmoijfonc'e. ,rI~s chofes fufd1li!r uan~ .
Je • wtre Mlcltn pouvoIr ' laquelle t:onnoifJance, lr /141 4'l1on! 't,nterdlte , f:j Jeffendu~
i,ù6rdifo"~ ~ ~ deffrndons.
'
,
.
.
,/"
:. .. La . Communauté de la Ville ,de Gra{{'e iétant adre{fée dans ce même
tdnp~ au ,Rey Louis ·XIl. au~ fins d'~bcenir une diminuc~n dans l~eil:i~a­

If

tion qui avoit r été faite de [on TerrOIr, [ur laquelle les Impolitlons qu elle
d.e.voit [upporter ; -devoient être feglces ; ce Ponce pere des peuplf!s ; eece,
vant favorablement cette demande, renvoya cetce Commun.aute pardevant .
les MaHhes Rationaux pO\&lt;\t y pourvoir avec connoilfance de caure ; ayant. .!.,iM. r.'"
'2.1 · "lA_
dl'
~t-Je, ~~
fait. expedier des Lettres· patente~ pour ce rcnvoy le ;a.. 4Vl.iiy e a: memc; y. "'?' I~"D,
,
.
l' 'J~~
~
a·n neeI50o.
,
. ~':.'
A
'
•
. -;
,
••
1 Ce fUt l'annee [Ulvanre If 01. que le meme Roy toUIs XII, crea...&amp;= mlha-..A'o ... a...
tua SIRE, vot're~ Parlerhenc de Provence; li cormoiffance des appellations !-:;;1."';$:::des ~Maifl:r~s Ratio~aux fu~ à la ,vericé, accor4é~ là _cette C~r par l'E~it .de ~~J.~.;~
[on Inil:ltutlOn , malS cet appel ne devOit avotr heu ,comme Il eil: porte.. dans ,15.:- il:.
le même Edic -"' que, par ~ rap~ort' auxju&amp;:e~(!"l'ls. pr?n~nç~' da?s la~urïfdi(.: ;.~.-..:.iJ.f..
tion des {oûml(fions , qUI eil: un~ }utIfdléhol1 ordrnalre ..e bite en. 1 rovenee.J c"ti&lt;L?
'pour connoiUre d'une, n'l3lniere rlg?ure~fe . de j':xecutœJtbde. CGute- [oru: ~de l'~'" 6'&amp; .
Comtats.. · [emblable ;l. celle du ·pem SC61 du. C~acelet de, r1?ins &amp; dû , en de- i""'",,·
Haro de ~Normandie,. dont les a ellations en remiet da ré, étoient émires
aux Maillees ; Rationaux • &amp;; ont es a ellatiom au Souverain étoient dé.
volutis de droit à votre ,Par ement '; s'a i[ant es matieres ordinaires : &amp; cê
qui ne devoit avoir iea encore uivant a i po 1t~on
,même Edit, qu'au
cas où 4:s gens des .comptes étoieht appellables , c e!l:·a.due ; dans le cas de
la revillon en Chambre neutre; vos Parlemens regardant alors, SIRE, ces
revilions en Chambre' neutre, ,comme des appellations qui leur donnoienc
un droit de [effort [ur ~os Chambres des Comptes : pretention que le Roy ]Ir ' , / " - ''l{
Fran ois remier conda[~m{""entierement dans la fuite , en rappellant la diL- "'J1~'
o ltion es anciennes Ordonnances, ou 'on voit les verita es rai ons . ui .:.:~-:-­
ont porté les Roys pre ece eurs de Votre Maie e a. écab ir ces Chambres
neutres pour [e poÙil'voir contre les jugemens rend~s par l~s C~ambres des
Comptes de la même maniere que l'on fe pourVOIt au Con(ell de Votre
Majeil:é contre les jugemens rendus par vos Parlemens &amp; autres ~ours Superieures , ce qui ne lpeuc avoir lieu à l'égard de ces pre~1lers , .a caure de
la dIfficulté du HanC ort des titres, lX ieces fur leCc uelle Ils [ont mtervenus l' Ar 'ln
.sui ne doivent jamais être tirees es Arc ives e Votre MajeD:e.
Le Parlement de Provence ne lailfa pas cependant [ur le fondement de
[on Edit de création, de vouloir [ou mettre à cette appellation tous les juge.
mellS que rendoient les Mai!l:res Rationaux ; ceux-cy precendirent au con-

..

?U

.'

B

Toga/hie
•

�(;

1~ .

TréC~rie~s; reç~s

dA '
Il d
traire de leur côté que les matieres .des, coo}ptes e meme qu~ . ce, es ~s
Aydes , &amp; autres droits Mcaux c{evolent en etr~ exemees, &amp;. qu 11 n y avo!t
de lujet à l'appel que les ju emens r~ndus [u~ 1A el du Tnbunal des (ouminlOns ; Jllrilaiwon dont es al res Rationaux a andonnerent dans la
luite l'exerciCe our n'et!e~s Cujets ·à an dernier relfon l l'égarT du .Par_
, .
,
: . .'
. .,
ment•
Ces conteClatibnS. fur l'etenduë, .&amp;. le pOuvOlr de leur Junfdléhon aglterent ces deux: Coplpagnies pendant le cours de pluGeurs ·a~née~ ) &amp; doune.,
rent lieu à ddferentes .déciflOos. ) ôC à differens Reglemens.
'
L'on ne vit pas plillôt le .farlement vouloir el1[repr~Qre \d'exefc~ ce den. ~
nier reaon ,.fur les jugemens..r.endus par les Maifhes Rationaux" [ujvant le
pouvoir qu'il vouloit tirer de (on Edit d'inaitution, &amp; [uivant les idées-qu'iL
te formon à ce fujet', qua l~ori' vit. le même ' Roy Louis 'XII. i::ondamnerces
. injulles pretentions, &amp; expliquer ·d'une maniere préci(e qu'elle a'Nit été fa
venta ~le intentiqn touchant ce Idernier reaore de votre P.arlement , .. à l'égard des jugemens rendus.. par les Maifl:re Rationaux:. Ce fut en l'année
1503 , que le Pademellt commen~a de recevoir les appellatiuns que quelques
clavaIres avaient ,relev.ées( pardevant lui .des 1ugemes rendus fur leurs comptes par les Maillres: Ratiurraox: , &amp; qu'il pretendit d'être en droit de mnnoître de ces appellations comme émifes d'une }urifdiéhon qui luiécoit infeJ:Jeu re .&amp; [ur laquelle il! avoir droit. de re{fDrt : le. R-oy Louis 'XII. ayant
l~ P, ..
L-~ ete
""mforme de ces enrre n(es
.
~~,J..
j fit d'abord ex edier des Lettres· ateores pout
~~.2'.'
n. arreaer le cours.' . . ar ' le ue es 1 ec ara que 'on ne pou voit e pournu
VOIr. contre e arel" u emens u'auro!ent rendus les -Malllres Rationaux:
.... ? , .
eA 1 ne Je compte, que ar a ..vo e e ceVllon) am 1 u'i en etaIt u e
emr7.y~,tre al em~t &amp; votr~ C am re es Compte~ e Paris.~.
Lon _p~ut conmD1t~e, SI~I., J1àrles termes dans leCque!s ce Roy predeœ!IeutJ de Votre Marelté s explique .dans ces Lettres-patentes que fi 1 R
l
P.
fi
fi
, l e egte~ent que ee 1 nnce t ne~ embLe r.egatder _qué les J'ugeme
J .
il.
R"
j
'
d
ns que es
MallLres auonaux: ~evOlen~ ren. re ~o~me exerçant la Junfdiél:ion de la '
Chambre des Compte$ , fan. IntentIon etowcel'lendanr
que ceS OffiCIers
' JOUI
. 'f.
r
r o) ipremmences
ts'
fient
. . &amp; . J ans- toUS les' autres cas 1 des d
·
autan.
, d en tout,
L
te ont
avoIr JOUI depUIS
iOn ecabliffement la Gour qU'1L~ c
r . ' &amp; que, Il. .
r.
ompolOlent
ce n eu.qu en conlequ-ence de cette po{fefIion de tous ces "
d' ·
.
d
1 l
'
'
memes rolts &amp;;
prerogarf\1es
d
'ï fi 1
1ans à&lt;iue le ce meme Prince veut &amp;; enN&gt;nd
~..
qu '"1
J s emeurent
~ulii . t e reg ement pour le cas particulier qui fe pre!èncoit ,!Ut le
l 'I
ra Olt poutvolr.
que 1
Le Ro
.
•
UlS XII. en arlant dans [es :Lettres ' atenres de .la;Cha b

I

,.;:t,..
lk

if"

~

4

.
epe e on anClenn
'
_OR ancien pouvoir remontant jufqu'à l~ablïfc
1
. e orJgme ,
vence en avaient fait pour la conCervati"on dl fment q~e , es C~mtes de Protape d.e
Etats , il blâme enCuite les em: e
, le bien &amp; l'avans'etdlc porre ) au prejudice des droits &amp;
' p.
quelles le Parlemenc
nant enfin au diCpoGtif du re le
, ..p;eem1l1:nee de cette Cour) &amp; vetées au Cujer de ces Aopels rerev ~e;t q.Ul eVOlt etre fa it [ur ces plaintes porl'
e es Jugemens tendU5 [ur les C omptes d e

fc

!

leu~s

1

e~ëesd:~~s

le}~~lement

qllelqlles
&amp;:
par
: te Prince déclare que par 1'3.
ce Reglement 11 n a pas mo1OS en vue de maimenir cette Gou r . &amp; Chambre
des Comptes dans [on ancienne autorité. que d'affurer la con(ervation de [es
droits; fçav. 0ir faifon, , dit ce Prince, que 'l/oulant pourtlozr aux choies fu}
dues , au bien tie nos df.ozts, (3' domaines) @f à 1'entretenement de i 4utO- 'hA h- r"t · ~~I·
rité ftJ prerJg44.v es de. natredite Caur (3' Chambre des Campus. A CilS'
CAUSES, &amp;c· &amp; c'eft po~r r;m~lirégalement ces .deux vûe~, que ce Roy
predece{fenr de Votre, MaJell:e fal~. le reple.me.nt qm s'enCuit, qui ne tombe
CJ,ue,,~ur le cas 'prop~Ce" parce qu 11 ne s agl{fOit que de cette conteaarion par. t1~ut.er~. La dtfpoutlon de ces ~ettres , Patent~s [e rapo~te parfaitement à la
•
dlfFfitlo~ de celles que le meme ~oy àV01~ acc~rdees, il n'y avoit que
trets annees, pour confirmer les Maltl'es Rationaux: dans toute la Jurlfdiction , droits &amp; autorité, dont ils avoient joui avant la réunion là.la Couronne.
C
Arès l'Inl\itution du Parlement , la Cour Ro ale des Maiares Rationaux:, commua e alemel:t de.conn ~ifl:re des matieres es im 0 ltions 1 yes &amp; Ga e es, ~omme II ea u{hfie ar la diCpoGtion ,des Jugemem, que
cette Cour rendolt con(ervet. aux: Archives de Votre Ma'ellé, donc le Su plant produira divers Extraits; &amp; les Roys Predece{feurs de Votre Majeaé,
conrinuerent à adreIT'er aux: {e uls Maiares Rationaux:, leurs Lettres &amp; Corn·
millions-, (ur tes matieres des impoGrions de Tailles &amp; Gabellt:s comme
aux Juges, l qui ils confiaient leur autorité dans cette Province à ~etégard.
En la même année '503' ayant eaé nécdIaire de fai re proceder à un nouve 1affouàgemem ,c' eft~à dire à une eaimatioCL géneralle de tOUS les biens contribuables aux irnpoGrions, la CommHIion pour proceder à cet aflùuageme nt,
fut adrd lée aux Ceuls MaiIhes Rationaux, comme une dépend-"nce de: IaIn...
riCdiétion qU'Ils exerçoient : Le Roy François 1. qui Cucceda au Roy Louis;
XII. ne s'ex: lica . as d'une maniere moins avanra eule, &amp; moins favorable =f:::::: ;;: ~
au ujet des anres atlonaux! a remiere apnée e on re ne i es con. ~ ,,,. .
"
1
Il. '
C",f.,." .!'.
-;=.:rm=a~a-::·n.:..:s-=-to_u_s_e.u_
rs_r_o,..lc_s_&amp;+p_ri..;.v_l-,eg~e~s~
, &amp; ce qui elL a remarquer dans ces 7'"1" ..,,, .
Lettres Patentes de confirmation, c'eft: que toUS les Maîtres Rationaux y zjQ . ..Ifont dénommez avec la. qualité de graduez, pour marquer toûjout que la na- ~,,~.
ture de la ]uriCdiéhon qu'ils exercçoienr , exigeait une connoilfance des loix.
Le Suppliant pouroit produire un grand nombre de CommifIions, des Let- .
cres Patentes , Edits , Déclarations , adre{fées par le même Roy François I.
aux Maîtres Rationaux, comme Juges des matieres des impofitions &amp; Aydes.
L'on trouve gu'en l'annnée 152.4' ce Prince voulant donner des marques de fa
bonté dans Ta trine htuatlon , où (e trouvait le Pays de Provence, ravagé
rannée precedenre~ par l'Armee ennemie ; ce fut {m aux Maîtres Rationaux
à qui l'ordre fut adrelfé, pour faire diminner la (omme de 6000. liv, (ur les
Oétroys que ce Pays devoit fournir, &amp; pour faire cette répartition (ur; ceux
qui leur paroiaroient av oit le plus foufferc) &amp; eftre dans des plus grands be-

•

Loins .
Ce fut aux: m~rnes Maître Rationaux, que furent adre{fées pareillement
en l'année 153 8. les Patentes expedtées pour faire comprend re dans l'aflouagemem de Provence, les lIeux qui avaient efié inhabitez, juCqu'alors pour
déterminer les impofitions auCquelles ils devaient eare fourn is,
Et par d'autres Lettres Patentes du :,0 , Jl1in 15-t1. 1e même Roy François -1.

�I~

,

8

déclara d'une maniere bien précife, que les Maîtres Rationaux avaient toù ..
te forte de pouvoir &amp; d'autori~é [ur le fait des Tailles &amp;,aucre~ C,ha~ge~ qui
av oient accoûtumé d'eftre levees en Provence au (al Ja !Ivre; li s agl{folt de
reprimer les uCurpations que faifoient la plûp:m des Seigneurs Feudataires)
qUi :lcqueroient des biens roturiers qU'ils réunWoient à leurs Fiefs, comme
nobles, &amp; deCquels ils ne vouloient plus 'aquicter la Taille: il eft mandé par
cesLettre~ Patentes aux MaÎcres Rationaux de faire celfer 'ces abus, &amp; de)
contraindre au payemem de -la Taille les Seigneurs qui ie uouveroiem être '
dans ce cas, comme aux Juges qui devoient avoir la connoiffanœ)de ces 'ma~J
tier~ 1 arce ue, eft il -dit. dans ces Lettres Patentes, la .corinoilfance del
.,..k ,
Tanles &amp; '
s ui fe levent en Provence au 0 a ivre ~'Vous a artlene.
•
'Convient ce endant, SIR E, ue danl&gt; ces ren'lÎets temps' de l'Inll:i. ,
....10- tutton de votre ,Parlement, es
altfes Rationaux ne aroi{foiene as exer.
cec cetce J unfdlébon, aucane ur le fait des A es ue ur e ait es Corn tes, ans tOUt '011 ec,ae &amp; a~s ,toUt fan luftre,' ~r lits di erens troub e~ que
Je Parlement y donnolt dans (es l11Jufres entrepnfes, fe portant. taneoa à ufur_
per lefonds de ,la. Jurifdié4iion., &amp; tantof!: fe contentant de s'arroger un der~I,er re~on: on conviendra même que par la di{polidon d'une, ou de deux
~ declaratlons ,II auraIt arOlftre ue le! Parlement rut en droit de recevoir
es , appel1a-ci?ns de,s Juge me~s des Maîtres Ratlona~ ~ uT les matieres des
TaIlles) mais ce n eament la que des conceetations de Ta part: les Maîtres ,
Rattona.ux de leur colté, quoyque réduits à un très - petit nombre &amp; accabl:~ par la faveur qu'un nouvel érabliŒement attirait au ,Parlement; faifant '
touJOurs , tous leurs efforts pour fe maintenir dàns leur ancien droit &amp;
leur anCIenne autorité) il n'y avoit rien de 1l:able ni de lÏxe une d ( l'
, a'etrUlwlt
'r ' b'
r
'
ecdaranon
len
lOUvent
ce
que
l'autre
avait
eftabli
.
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" 5 l'
l' c,
.
. nos OIS cepen am
C0mme
te
upp
lant
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rait
VOIr,
ne
s'adre{foienc
qu'aux
1.1 0
R'
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lereui S -aItres
a..
tlonaux pour raIre executer leurs ordres &amp; leurs voloncez fiUI ce
.
l'exercice
' d
J 'rd"
s rnatleres •
e cette unu léhon ne fut pas non plus interro'
•
1 S ]'
d"
l'h
mpue, on trouve
comme e upp tant a ~J eu onneur de le rappel/er à Votre M ' (t (
~ulte de Jugement, année par année, rendus de la parc de ces M a"e e ~ne
tlonaux ~ans cene Juri~diétion des Aydes.
altres aLa plupan des Parues, toucesfois qui fe trouvoient elhe d
1
d
voir des Proc \ fi '
1 c , d
ans e cas 'a,
, es, ~lt pour e rait es Comptes, foit pour le fait d A
~ tmpoflClons , craIgnant les fuires de ces troubles &amp; de ~ette a ~s , yde~
ris vOyOlentque fe rencontrait la Jurifdiétionàlaquell '1
,glt:tl,on ou
fer en Provence, fai{.i1ttévo uer leul1s cau[es à la C~~ s ~uro~ent pu s adref..,
~.~ Co~rdes A des, cSc meme au Parlement e Paris '
re es l.om , tes,
(.,II.: ch\.. eUI ; c eft ce qui 1C ire au De e
-d
' &amp; a Votre Grand Con~~ ' ,.,
1\
1
n eur e votre Cour des C d '
'li?""
temps- a que a Jurifdléhon la plus ancienne 1 1 l "
omptes e ce
H I,
ce, s'eftolt pour ainG dire égarée &amp; d '(
a p u~ egltlmedelaProvin_
ces évocations devenoient SIRE 'li fi 1 per ce en ~lfferens Tribunaux; &amp;
bre des Comptes &amp; la'j Co~r de A' Id regduences.' u'mfenliblement la Cham_
s y es e Pans etabh{fan l
' ,
Pr~vence, regardoient cwe JuriCdiébon u'ils
, t eur autoflte en
&lt;Juees , comme leur eftant ordinaire. L'a~embl~:~erçolent fur les caufes évo.
Juft ement alarmée {ur les Cuites u'
'1
es Etars de la Proyince fut
la de faire {upplier par fes Dépu;ez uI~t~e~ ;bu~ pourolntavoir ; eIJedélibeOIS re eceiTeurs de Vorre Ma jetté,
de

~ ?n
1

n:

à

9

IS ,

de vouloir bien établir des Juges certains en Provence pour cès màüeres , ahtl
que vos Sujets de ce Pa.ys ne fuaènts pas fatiguez par les Inftlnees qu'il fau.
droit venir Contenir à Paris : le Suppliant ne peut produire l'extrait &lt;de cette
déliberation, p.lfce qL\e les Regifrres des AiTèmblées des Erats de cette Pro.
vince de ces années là fe trouvent perdus. Cene déliberation eft cependantJ
rappellée dans des ancie~s Memoires, &amp; des anciens Ecrits fournis dàns ces !.:-.:;;.L-==-:-premiers temps, our (outemr les droItS de votre Cour des Com tes.
Mais ce qui ' evoit dé[abu[er entiérement le Parlement de es injuO:es prc-.
tentions, &amp; faire eeerer les troubles qu'il donnoit à la J uri Cd iél. ion des Maî.
Rarionaux [ur le fait des impofitions, pour ne leur plus di[pltIter le droit de
POU\r oir exercet cette JuriCdiétion , dans le même état que l'exerçoient les
aurres Cours des Aydes du Royaume; ce fut le mauvais {uccès qu'eurendes
entrepri[es aufquelles le Parlement fe porta pour empêcher l'établi{femem des
Lieurenans des Maîtres des Ports en Provence: le mauvais {uccès qu'eurent
également les comefl:atioos qu'il nt élever à ce même fujet , pour faire déclarer qu'il n'y avoit point de Juri{dlél:ion érablie en Provence, 'qui repondit à celle qu'exerçoient les Cours des Aydes dans les autres Provinces du
Royaum,e, il avoit efté créé des Maîrres des Porcs, &amp; leurs Lieutenans pour
prendre connoi{fance en premiere 111(l;ance des caufes , &amp; differens qui [ur·
viendroient fur les droits de Reves, haut pa(flge, tonneaux, &amp; entrée des
marchaodifes pr hibées; &amp; comme cette JuriCdlél:ion ne leur e!l:oit attribuée,
que fauf l'Appel de leLir Jugement, aux Géneraux, &amp; COlm des Aydesau
Pay ~ où elles {eroient établies; le Parlement ne manqua pas de [u[clter les
Juges ordinaires pour empêcher ces Lieutenans des Maîtres des Ports d'exer.
cer leur Jurifdiétlon en Provence, fous prete:ne qu'il n'y avoie dans ceete
Province ni Géneraux, ni Cour des Aydes pour recevoir les appellations de
leurs jugemens: le Parlement Ce Ratoit d'avoir trouvé par ce moyen une oC
cafion favorable, pour faire déclarer que les Maîtres R"tionaux n'exer~oient
point en Provence une JuriCdiétion femblable à celle des Cours des Aydes;
mais il fut déchû de (es vaines e[perances ) par une déclaration toute con·
traire, que fit le R~y François 1. dans un Edit publié l~ " , Maj. IJ4G'. par ~,~~.. . "'
lequel ce Roy conaamna cene pretention des Ju ges otdlOalres, &amp; ordonna l''J
~,.I . r"r
. " jo'3,.."
a.-.
I~' .
que les Lieutenttns des .;Ji-f,tiftres des p orts exerceruzent leur Ju rrifdi ~on en p~o- "..."7::/:::':" .
'Vence ,fau! j'Appel de leurs Jugemens parde'7Jan t les p refidens ft} M4ift res Rctlo_ d·rV.~.
naux qu i a'tJoient d.J.ns cette Province /ernb!able lieu , (;;' c0n11oi/J.mce que les Gine. ~:::. ~:
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rlt.ux des ",:y ,"es anx Pays ou 1 J e ouul t:ta is. e lont es propres termes ans
lefguels s'explique ce grand Roy.
Une nouvelle c~ûe gui fut ('lite dans ce même temps, des Maîtres Ra- c.. l '~ I,
tionaux les mit en état de remplir leur Juri[diél:ion av ec plus de dignité j '.t;:...--:;,~
leur petit nombre juCqu'alors les ayant réduits dans une Gruation à ne pou- :;':i.:": ,
voir pas wùjours r~li!l:er à toute l'autorité de, votr: Parle,~lc~t, ; forcez
&amp; obligez Couvent a p.1{fer bien des cho{es qUl eftolent preJudl'lables &amp;:
contrai~es à leurs droits. Le Parlement ne pû voir qu'avec peine ceete ancienne Jurifdiél:ion continuer de fe maintenir dans toure {on autorité, &amp; reprendre toll)OurS de plus en plus [on premier luetre , malgré toue
c-e qu'il avoit fait, &amp; emrepris pendant l'e[rlce d'u~ demi liéc1e pour ranea~.
tir. Ce Parlement redoubla pour lors de {on cofre tOUS [es effortS pour taC;hCf de lui porter des coups capablei de la ,détruire: entierem~nc ; il n'oublia
4

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tien pour cela, il engagea les Comptable~ à pro~er des Griefs pardevanc
lui comre les jugemens t endus par les Mames Rarlonaux [ur leu,rs comptes;
il fir des iujonél:ions aux Maîtres Rationaux de f:ure apporter a [on Greffe
les piéces jufhfi catives, [ur lefquelles avoient ~lté rendll~ les jllg~mens ~e[.
qu els on avoir ap p:llé Ces procedures fi ~ontratres aux Edits \ &amp; Decla~atIons
des Rois Predeceffeurs de Vorre Majelte, obhgerent les Maures RatIonaux
à porter leurs plaimes {ur colites ces entrepri[es, au R~y Henry II. qui inCHuit de la nature de la Jurifdiél:ion que les Maîtres Ratlonaux exer&lt;;olenr en
Provence avane &amp; après la réunion de la Comté àb Couronne, ordonna par
t':-t~ldeux differeme; Déclarations, une du 1%,. Juillee &amp; l'autte du 17. AonŒ de
~,!,,,.....j.l'ann~e 154-8, ainlÎ u'il avoit dta elt~ fait par le Roy Louis XII. que l'on ne
CO lM" 0, ouroit e
urvoir contre les JuO'emens rendus ar les Maîtres Rationaux en
:7..~ ;~, matiere e com te, ue ar la voye de revi Ion en Chambre neutre, com~ '3 D ~ · me 1[ en e Ole u e ent re votre Par ement, &amp; vorre Ch am b re d es Comptes
de
Paris; &amp; afin que vot re Parlement de Provence ne ptît pretendre q ue ce fût
là une [uperioriré qui lui fut attribuée (ur les Maîtres Rationaux, il dl: porcé
dans une de ces Décl arations, ue cette Chambre neutre ne ouroit b{e tenir ue dans des Bureaux de laCham re es Comptes, ans ue la ite C am re
,";1 ' ?Oc·
pur e~ r~ tenu~ a 'occa IOn e ces revi IOns en Chambre neurre, e el' a..
c~r ) nJ tIrer, nI porter hors de {es Bureaux aucun Cltre, ni Regd~res , nt pa.
~e r L

-

- ~e,rut à la véricé alfez inutilemei1t que la volonté du Roy Henry II. fut
no_tlfiee au, P~rlemene; par~e que c~tte Cour avoir pour o?jet d 'entreprendre
{u~ la Junfdlébon des Mames Rationaux, &amp; comme c e{l:oit par voye de
faIt que, ces enrreprifes a~oient e{l:é formées, ce fut auffi par la même
voye q~ elle voul~lr (e mamtemr, elle, n'eut gardé d'executer ce qui lui était
f:it"- ordonne . &amp; de faIre ce~er ,ces appellations, Il fut expedié des Lettres de juf=..l''~ J; fion le 9, Avnl 1549 ' qUl n eurent pas plus d'effet. Cette dé[obéiffance de là
7 ~: ' parr d~ Parlement, eXCIta de nouvelles fooceftations qui furent portées u
~~~~'Col1Cell de Votre Majefl:é: les Députez de ces deux Cam pa gnies eurent ;r.1- ~O{- dre de remettre em re I~s mains du fieur Bertrand PrelÎdem en la Cour de
votre Parlement de Pans tous leurs memoires &amp; leurs dl'fferen '
.' 1 r 1 l
, s tItres) parln! clque s e Parlement ne manqua pas de faire valoir [on Edi d
, .
. &amp; fi 1
- fi f
t e creation;
1./h-~ v ' u~ e ~a,. ~rt
Ut l,ait, a~ ce PrélÎdent au même ConCeil il
inter40 ' · .. •
lOt rre qUI or onna executlon de ces eux De'cla t '
J
15'1-"
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d
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ra Ions, reg am a tna7"J' "1- mere oocon de VOit roceder en Chambre neutre ar r~vifion e
dl "
5 té 'J07 &amp;
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n cas e p alnte
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0 eance contre es lugemens ren us nar es
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rcs atlonaux en hambre
es omples, 1 ut eulement ajoûté .Jans cet Arrd!: que 1
Il '
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, 1 d
es appe atlons qUI
OIent lntefJettees es Executeurs des appointemens &amp; brd
cl 1"
d ite Cha b d C
r
î.
'
onnances e a~
.
m re es omptes le poufluivroienc à votre Par!
.
pament cependant à la JuriCdiéhon de vos Cours de
dement" ce qll1 apJ.emens avaient u[urpé dans ce temps,là cette Jurif~iél:~nes(u~alilvos ParC~urs des Aydes, ainG que l'on voit par la diCpoGtion d ' une d ,c~ e de vdo s
d
ec aratlon u
meme Roy Henry 1r. donnée en C
raveur e Votre Cour des A d cl
1 '
pour a retablir à cet éga rd dans ce qui eltoit cl (; " bl
Y es e ,Paris
Toute l'autoriré de ces differens J'u emen
; a venta e connOl[fance.
SIRE
' 1
1emenr de Provence dl ns fes véritableg b sneputencore
"
, .'
, COnteOlr ePar.
d'ambition) &amp; d e jalouGe il chercha
or~es, al11me touJ~urs du même efprie
,
a ors es nouveaux detours pour s'autori[cr

t

A

i

à recevoir les appellations des Maîtres Ration.1UlC,

.

I~ .

&amp; pour tlcher d'anean .

tir toUS leurs droits honorifiques; d'un colté il cominua de recevoir les ap.
pellations qui eltoient émi{es par les Panies des jl1geme ns rend us par cette
Cour Royale en qualité de Chambre des Comptes, &amp; d 'autre il pretendit
par un arre !l:é de la Grand'Chambre, que dam le cas de l'affemblée d'une
Chambre neutre, le plus ancien ConfeilJer en votre Parlement, qui s'y trou.' --;;;"."..
veroit en l'abCence d' un PrélÎdent y préGderoit le PreGdent de la Chambre
des Com r'tes, qui (eroit même prçcedé par les Con[eillers au Parlement.
L'Econome du Monafrere Royal de Saint Maximin ayant relevé appel
d'un jugement rendu qar les Maîtres Rationaux, qui lui ordonnoit de ren~
dre compte de l'admini{l:raeion du eemporel de ce Monaltere; le Parlement,
SIRE) ne fit pas difficulté de recevoir cette appellation, &amp; l'on ne peut pas
poner plus a vant le mépris que cette Cour affeél:a de faire paroiltre en cet.
ee occaGon pour les Edits' , Déclarations des Roys PredeceCIeurs de Votre
M aj.: lté: cette appellation [C' pourfuivoit~ àl'audience pubhque du Parlement ;
le Procureur Géneral des Mames R ationaux donna ordre à un Avocat de re.
pre[emer de [a part à cette Audience que cet Econome n'avoit pû,ny relever, 111 pour[uivre cet appel [ans auenœr à la difpofiüon d es Edits 1 Déclarations &amp; Arrre{l:s de votre Con{eil, {ur laquelle fep reCentation, bien loin de
rememe les cho[es dans les regles où elles devlilient e{l:re; le Parlement vou·
lut faire {eotir au contraire à cet Avocat touce {oo autorité, &amp; toute (on indignation , pour avoir o[é reclamer l'exécution de! Edits &amp; Déclarations ,qu'il n'étoit pas dans la volonté d 'execurer, &amp; par Arre{l: rononcé dans cette
.Audience publ ique le 3- Fevrier 1553. cee Avocat tut con amné àdéclarer en
pleIne Audience) que follement, temerairement, &amp; indi[crerement il av oit
avancé une pareille propoGcion, qu'il [e feroit avouer par le Procureur Géneral de la Chambre des Comptes, que cependant il demeureroit interdit
d'exercer les fonêl:ions d'Avocat pendant trois année~, &amp; Ceroie condamné
à une amende de trois cens livres, jU['1u'au payement de laquelle il tien·
droit prifon,
Les Ma îtres Rationaux ne purent pl ffer fous Glence une injure aufIi marquée , faite à l'autorité royale, &amp; une pareille enrrepri[e de Juri[diél:ion :
ils furent forcez de poner d e nouveau leurs ('\aintes au R oy Henry [econd,
qui renvoya ies Parties à vorre Grand C0.nfeil pou r CUI {on avis y {l:atuer
ce qu'il appartiendroit.
En con!equ ence lie ce renvoy à votre Grand Con{eil les Parties u o • ...,.... ... J-~ _
.po(èrent leqrs r!li ons, fur quoi il intervint, Sire, un Arrelt du ~ ~/:::.:~'"
Con[eil
, . le 2.0. Aoult IS)S~rtanc que l'Econome du Mona~ ~':!;::t:~
Te Royal de faint Maximin de voit être debouté de ,[on appellation, qu'li av ait C'~~ 0
d û prendre la V'oye deReviGoo,fuppo{é qu'il (e crtÎt grevé par ce jugemenc~de I;z. ""J,"" ",.
Chambre desComptes,quece Ceroit-là la feule voye par laquelle lesParries pour. ;.:,t'~
roient {e pourvoir comre les jugemens ren.dus par la Chambre des Comptes que :..;::..:.~~
l' Arre~ rendu :lr ,le P~r1 e menc le 3,,Fevrier 1553-ConcreAnd.réAvocat ,[erait callé, ~;~
annu l1e,&amp; revoq ue,ledlt An re renm ans on etat les demers par lUI payez ren· I$~f :l__:...dus &amp; re{l:itu ez, Cauf.fes dommages &amp; incerelts concre qu'il app:tl t iendroit, ~;;;L~', '
&amp; qu e {ur la marge du Regiltre où écoit in{eré l'An eH: du 3, Fevrier J553 ' '.lH, '31'1de votre Cour de ' Parlem ent, il Y {eroit m is ces mots , L '.L'hre(i de rondam11Atlrm r:ontenu au prrfint a id ray Epar A rreft dOnllé par It '1(oy f ur J'a'1./is des
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que le Parlement ne pourrait prendre aucune
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Cou r ni Jurifdiél:ion {ur les Maitres Rauonaux , quan , 1 5 aguolt. es rOlU
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. nue la dédion en ferait renvoyee au Con[et! de votre
oes eux ompagmes"
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ue)~ Prelidenr de la Chambre des Cam tes JreuCierort en a
IL
3Jene ,
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,." Chambre neutre en l'abfenèe d'un PreGdent au Par1e~ent, &amp; Yprece erOlt
les Conleillersau même Parlement; &amp; que pour ce qUi regardOit .Ies ral~g &amp;
preminences dans toutes les Affém?lée~ p~bliqu~s , ,&amp; ProceŒol1/s Il devolt en
dlre ufé en Provence, ainG qUII erOIt pratIque &amp; ob[erve encre votre
Cour de Parlement &amp; Chambre des Comptes de Paris, çet avis de votre
~H~ Grand Confeil fut c~nfime, Sire, par Arrell: rendu au privé Con[eil de Votre
~. k fi '
~{$~~' Majefre le 6. Septembre Ulvant,_
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" ' fc d '
r.
(0#... 0 .
Co'mme le motif fur lequel votre Par ement s etOit on e pour Ulurper
1''':1'''~9' le dernier rdfort [ur les jugemeni des Malll:res Rationaux, tiré de l'Edit
tle fan ~[abli(fement , [e trouvait déja détruit par les divers Edits, Déclarations , Lettres-patentes émanées de l'aut,orite des Rois predece~eur~ de Vo- ,
-ne Majell:é , &amp; que par un nouveau delOur le Parlement contmuolt cepen~~~~;::;~dant [es entr~pri[es &amp;. [es u(urpations ., ~ms le pretexte 9ue .Ies Ma!fi:res
t"....i.~.:"~. Rationaux n'etant pas en nombre fuffilant pour rendre Artell: , tl fallaIt ne·
ceffairement que leurs jugemens fulfem [oûmis à l'Appel; le Roy Hen.
;;U';"f ry [econd. fit publier un -nouvel Edit au mois d'Aoufi: 1555, donn~ à
r: ~~t Anet, dans lequel après avoir rappellé les differentes entrepri[es au[..
CP!k o · quelles le Parlement s'érait porté depuis [on inll:itution contre l'autorité de
""-:1~ 71 .
J I~ O .
'Cette Cour Royale, comment il avoit pretendu exercer un dernier rdrort
fur les jugemens rendus par cette même Cour; ainli que [ur ceux rendus par
les Juges inferieurs, le defordre, &amp; la confufion que ces divers troubles avaient
caufé dans J'exercice de la luri[diétion fur les faits des Comptes &amp; des lm.
Foutions, la variation qui Ce rencontroit dans les differentes di[politions des
Lettres patentes) &amp; déclarations intervenuës à ce [ujet , le[quelles avaient
&lt;lo~oe l!:u aux e~treprifes du Parlement ; ce Prince déclara qu'il ne pou- '
VOlt qu eue {urpm de vOIr que le Parlement voulut continuer de faire va.
loir {es ihjufies pretentions , &amp; s'arroger un dernier reffort dans I.e tems où
ce.tre Cour Ro~ale ;e trou voit par le moyen des nouvelles cruës quiavoienc été
fattes , comporee d un nombre [uffifant des Juges pour rendre Arrell: ' &amp; [uiyaot le deffeio qu'il avoit deja projetté au mois d'Avril precedent po~r fai re
celfer ce même pretexte du petit nombre des Juges de la Cour des Ma"cre
'
d
lS
r.k':"k"" R auonaux;
ce ~,eme Pnnce ans cet Edit [e détermina à au · menter ar
t:;/ZJune nouvell:. crue e · uatte 0 ciers, le nom re es Jl1Ctes de cette Cour
2~;::'. Royale, qu Ii or on na ne evoir etre appellée à l'avenir que Cour des Com'é::,c'j!; ftes &gt;, AydeS' ~ Finances, voulant par ce tItre Bi cette qualification diffi per
~t;t Ju{qu au x mOIndres doutes, aux moindres difficultez que J'on aur '
fc
~~ .. . t ...·r. 1
. bl / d 1
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OIC pu 01'.
=;~o-h. o.I-~!l1er lUt e venta e etat e a Juri[diébon gu'exerr.ol·ent le M 'IL
'
p. l D. c... .
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alllres R ano.
naux, es . onneurs, les prerogatives dont ils de voient jouir. Il les maintient
les
[OtiS 'cette commutation fal't' e e C
- retabllt
A cl en conCequence
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n our des Como
&amp; Fl11ances dans toute la Juri ,Héton nu'l'l /,
cpt: ' ,d y .es --~
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etai e 10ft
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on Ont 1 S aVOlem JOUI, [Olt ~vant, [oit a rès féreétion de v~tre Parle.
n:ent pour gue orenavant ces Offi'Cl(~rs en f9ui ent, ans qu'i foic loiGble ~ ~n appeller , &amp; en ta~t que de belom ~roit; ce Roy les établit, crée &amp;
-e~- en~es Souverams de tOllS (es Droits
&amp;_
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'lo'des Etats, un langage different de celui qu'ils avoient tenu auparavant, &amp;
[acri6er à J'ambition du Parlement le~ vérieables imerells des peuples dont
la défeo(e leur efioie confiée, comme il leur fut alors reproché.
Ces oppoGtions furent porcées au Roy [ J ) Henry 11. gui renvoya les
Pariees à vorre Grand'Con{eil pour do~ner {on av-is. Tous les Tieres , tant
du Parlement ue des ;Maltres Rationaux furent our lors examinez &amp;dîfcurez e nouveau. Le Su liant a encore en {on
uvoir es memoires, les
. . c. ~ e en es qui urent fournies dans ce temps-là. Le Parlement n'oublia pas e
~.. faire valoir la di{poGdon de [on Edit~réacion, &amp; ce pretendu d'roie de re{- '
..c ';\1. / . fort qu'iI prefuppofoic avoir en con{equence (ur la J unfdiaion des Maîcres
R.1tionaux, taDt en matiere des comptes qu'en matiere des Aydes : ceuxcy a~ c,ontrai~e rapellerent de leur collé leur ancienne origine qui avait de.
vance 1ell:ab!~{fement du Par~emen.[ de pluGeurs Gécles , firent voir qu'elle
efiOle touee 1(leendue, coute 1autorIté de cene Juri(diétion qu'ils avoient exercée du [emps des. comptes de Provence, &amp; dJns laquelle nos Roys les 'avoient
c~nfirmez ~ &amp; malDcenus ~près l'heureu{e. réunion à la Couronne, qui n'avoit
pu ~ecevOlr aucune atcelDte ~ar ces dlff~rentes entreprifes du Parlement.
A pres one ~xaGl:e dl{cu1lion qUI fut faice a vocre Grand'Con{eil de cous ces
mrcs, fournis de part, &amp; d'autre, &amp; d~s di.fferens droits qu'ils pou voient don__ uJ.-J~ n~r a chacune d: ce,s deux compagmes; Il fuc
rendu Arrefl: au Con[eil ~i­
~&lt;:: . ve de Vo~re . M~ dM [ur ,ces 0 oGrions) ui ordonna ue votre COllr es
I~U
Com tes OUlrOle en dermer retrore du ait es Tai es A
G
c.~ Q
P d
&amp;
l'
.
es a e es, &amp;
" "J' ~ 2 ./~ ~ en ances,
re[ranc la un aucre coll:é à cecre même Cour les autres ac.r 12.'I- .
tClbutlons,
dans lefcquelles cet Edic avoit confir me' , &amp; reta
' bl 1' 1es M'
.
altres Ratlooa~x, autres 9ue celles. qui pouvaient concerner les Comptes &amp; les Aydes
ce qUI regarderolt la Jun(diGl:ion des [ubmiŒons le Domaine &amp; 1 J..c ~
Doye.
, a n'IO •

1':::'

.Il n'en falut pas davantage, SIR E , au Parlement ue ce retranche .
fau par cet Arreft d'une partie de ce ui efi .
,q
ment
nouveller (es entreprifes, &amp; fes u(urpa~ons ~t
par 'cec Edit, po~r re.
Urion de Cet Edit avoic efté revoquée tandi~
OuteOlr q~e coute la dIfpa.
par ce même Arrell:, les Maîtres Racionaux ~:e parce qUI efion prononcé
Comptes, Aydes &amp; Finances efioienc de nouv mmuez en vorre Cour des
dans toUt leur pouvoir &amp; coute le
. , eau matntenus, &amp; confirmez
des Aydes.
'
ur au conte pour le fait des comptes, &amp;.

['&gt;.cce

~:"~.;'.::r

C:fi cc qui obligea le Roy Henr II. de f a i r '
,
16h.
daration le 7. Juillet 1557' par la uel~e our
e pubher une no~velle Oc..
c.M .c&lt;.. . arl~me~t vouloit faire de cec Ârrefi P teparer ce mauvais u[age que le
;;'~972. [erOlt , tl déclara ue [on incencion aV~i;~ ;ncerpretant en tant que be[oill
* .1-'3/6', ue votre Cour des Corn tes
fie dans tous [es precedems Edics
:12.... .
.
A
e rovence eut our 1
d d
.
al es,
es &amp; a e es ud '
e re ar
es Fmances
el oit exercée ar VOtre Cour l~s ~ sdese~ abl~ Juri[dialon ue celle ui
excepte u ait es ecimes &amp;. Cc d . d Pan ur arell es macieres, ors
donc la connoilfance avoit eH:" r 0 , e e clOquance mille hommes de pie
.
e relervee par un
'b
.
Par.ls, com~e all1li que voeredite Cour des
atco Ut particulier à celle de
UOIC des taIlles, conuibutions au
d d ~om tes de Provence conno1.
cas ~s epartemens des im~oGtions [ai.
tes par les E[ats) &amp; affouageme
lieu d4ns le Pays d'EleGl:ion &amp; n:~ ~equI r~pondoit aux Oaroys qui avoient
t es maneres de cette nature, dont m en-

~

1

'2/ .

tion n'auroit point efré faite dans les precedents Edit~ &amp; Arrens de vot U
r. '1.
coOLei
Cette derniere Déclaration du Roy Henry Il. ne fut pas encore capable
de mettre des bornes à l'ambition du Parlement; il ne peut fe refoudre d'y
deferer, &amp; abandonner cecce fuperiorifé, dans ,laquelle il avoir tâché ju[qu'alors de s'ell:ablir avec tant de {oin,&amp; tam de peine, non.{eulement il
refu{a d'obéïr 3 la di[polition de cette derniere déclaration, &amp; de lai{fer jouit.
les Maitres Rationaux en dernier reffort de cette Jur}fdiGl:ion dans laquelle
ils avoient eflé maintenus &amp; confirmez en qualité de Cour des Aydes ;
le Parlement renouvel1a encore, SIR E , toutes fes pretentions fur le pouvoir de ces mêmes Officiers &amp; Chambre des Comptes, qui depuis l'Edit
de 1555' avoÜ;nt ené condamnées par l' Arrel~ rendu dans le mois de Septembre de la même année au rivé Con{eil de Votre Majefié, [ur l'avis de r;;.7/"~1I~ .
votre .ran .Con[eil. Le Parlement continuoic malgré a i polition de l'Ar.refi de permeitre la pour[uite de l'appellation que r Econome du Monaftere Royal de Saint Maximin avoit relevée du jngemem qui lui enjoignoit
de rendre compte de l'adminifiracion du temporel, il ne vouloir pas per.
mettre que l'on oftat de [es regifires, comme il avoit efié ordonné, l' Arrd!
qui avoit interdit. Andre Avocat, pour avoir f,1it au f~jet d.e 'Cene appellation, les requiGtions convenables. Le Parlement COntiOuOlt encore de dlfputer aux Officiers de votre Cour des compces dans les céremonies publi.
ques.le rang,qui leur enoit dû, &amp; fur tout dans l'a{femblé:. d'une chambre neutre, ou les Con(eillers du Parlement pretendOlent COUlours preGder.
&amp; precèder les Prelidens de vorre Chamb;-e des ~omptes. Ces ,nouv~aux ;:;~t
troubles donnez de la parc du Parlement a l'executlOl1 de ces EdIts. Deda· {4~ ~ • .;'"
rations, Arrell: de votre Con{eil decerminerenc SIR E . le Ro Hem ~.:..~;,.... .
II. a renvoyer un CommiiIaire {ur les lieux our faire executer fa volont.é l ..t~ "72·
&amp; aIre ce el cous ces troub'es &amp; agitations "._préjudiciables ~u ~iende l'E. ~;~'
tat &amp; à la véritable adminifiracion de la JUnICe. Ce CommlŒure eut or- ..,...,{..J.
dr: de f.üre toutes les procedures convenables en procedanc à cetce execution, pour que tout fe hc avec grande ronno!ffance de ca~fe, &amp; que les droits
de l'une &amp; de l'aucre·de ces deux compagmes ne rt"C!u{lenr au,cune attemte:
ce fut le Gem Duma Conleiller au Grand Con[eil qui fut commis à ce ru.
jet, i [e rendit à la Ville d'A ix au mois de Novembre 1557' où il fit deux
difl'erences rocedures -l'une [ur l'execution de cecf Arren rendu au Coneil de Votre Ma 'ell:é 'au mois de 'Se cembre 1 • enruite de l'avIs de votre ~~1~
ran Con dl &amp; l'autre ur l'execution de l'Arrdl du même Confeil ri· 7''''&lt;-'''7 '
~~~~;~~'~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~'
ve du mois de Novembre i:556. &amp; e a Dec aracion onnee en l ,. UIi ~ '?5;:"
avoient debouré le Par eme~t es 1 erentes oppoGtioos qu'i av oit orm. ées .,';J' ,.""
-fi
fd..r 119'
à la .publication de ledit donné à Anet aU mois d'Aoun ISS . con (matI. e
de la JurifdiGl:ion des Maîtres RatIOnaux {ur es maneres es Ayds:s&amp; Impolirions.
..'
Le Sup pliant va rapporter, SIR E, les pnnclpales clrconÜances de c'-'~I'n 1'-&gt;1'1.
deux procedures, telles qu'elles re[ulten~ de,s procet verbaux .qUl :? furent ",h6~'
dreffez par ce Commilfaire 1 &amp; votre MaJell:e verra par ce qUI tut t~lt alors,
qu'il ne pouvoit plus reG:er au Parlement :mcun prelexte pour cannnuer [es ""
0

injuftes emrepri[es.
, ,
.
'
' ; ',;.z:;~-::Le Geur Dumay voulant proceder al executlon de 1 And\: rendu (ur 1 av.s ' 7" 'JIL

�1,"

ProcBr~ur

General de .
Vor re Majelté eA votre Cour des Comptes, Aydes; &amp; Fmances, au Procu reur General de votre Parlement, à l'EcQnome du Monafrere Royal de
de Saint Maximin au Receveur des amendes; toutes ces Parties firent dabord
dt/taut, elles comparurent enrUlte pour. demander la com.m unication de cet
Arrelt, à l'execucion duquel l'on voulOIr procede~, ce qUl , ne fut pas con·
celte par votre Procureur General en vorre Cour des Comptes.
/0; .'-1
L'Econome du Monaltere de Saint Maximin com arut en[uire au jour
... ,...Q...
•
,
J~ .1_'.,). mar ue &amp; ce ut our con entir a 'execunon e A rre
au c e qUI e
.AI- ...... . concern;it , i .con eorit a ren re on com . te toutes les
années , du
temporel ce ce Monafrere , &amp; reQon~a à l'appe ation qu'i avoit re evee
au Parlement du jugement qui avoit ordonné ce compte , Le Procu_
reur General du Parlement Ce re[enta aum , SIR E de [on collé &amp;. donna on con emement our l'execution de ce même Arrell en ce u'il oronnoit la ca!làtion de \' Arrell de votre Parlement ui avoir interdit cet A vo- .,........h .'. ca r, il reconnut a jullice de ce m ême Acrefi de vorre Conieil [ur les def.
fen'[es qu'il pronon&lt;joit Contre votre Par lemem, de prendre aucune Cour n~
J uri(dlilion [ur ce qui pouroit regarder l~s droirs &amp; la Juri[diétion des Maîtres Rationau x , ce qui ne pourOlt elhe décidé que pflr votre Con{eil, il conv int encore u'il lu i aroi(ÎoJr rai(oçnable t ce iont les t.ermes"dcllt il fe (en)
i&lt; ' -J U
ue es Pre Idem e VOtre
am ce es omptes prelidallent dans l'allem.
31~ · '3 ,•.:J l"-b ' d
1
b
ee es Clam res neurres en 'a ence es re 1 ens e votre .lr emem It
ne s'attacha qu'à comeller le chef de ce même Arrefr ,- par lequel il en~ic
ordonné que dans les ceremonies publiques; le Parlement &amp; la Chambre des
Comptes de Provence en uferoienr ainG qu'en uioient votre Parlement &amp;
1'~ L 3U .
Votre Chambre des Comptes de P.lris~ Le pretexte [ur lequel il fe fondoir
of+~2.6.
pour c9mbat~re . cette çi(poGtio~, e~oit tiré de ce que fuivaot lui, les rues
li' ') 2'
de la VIne d AIX eltotem [fO~ etro~tes pour que deux compagnies y pûlfenc
m archer de from ) pretexte bIen fnvole, maIs cette ambition deme[urée du
Parlement, ne lui permertci t pas de fOllffrir des egaux à fes coltez . aufIl le
~eur Duma~ ll e fit a ~cun droit à une pareille exception, &amp; il ord~nna ue
1A~rdl: [erOlt execl1te. dans tou s les chefs &amp; , publié à l'audience de l'un: &amp;
d e 1autre Cou'r , ce qUI eut/on ex ecution.
.
';::.tt"~ .Le Geur Dumay) pour proceder pareill emènt à l'autre partie de fa Corn .
17·' ....· ml(fion, (ur ce &lt;]UI regardOlt l'execution des Edits Déclarations &amp; Ar "
'
.
fi"
.
'
"
rets
~UI aVOlem con rme &amp; mamtenu les Mai,!hes Rationaux dans la Juri(dicI~on . des Ayd es, av~c tour le pouvoir . &amp; 1autorité qui leur appartenoit[u r
fc' fa.lt, ~t donner ega lem e? r aŒgnanon pardevant lui, aux Parties interefees , gUi compar.urent apres avoir fait preced er divers incidents : 'en effet
guoY'lue la ddpo(mon de l' Il rrefi de votre Con{;et' l de l'
.
d
1
'\ ' II ' cl
'
exeCurton uque
~ s agI .00~'Au l frNov embre li56 rendu [ur l'oppoGtion formée concre l'Edit
u
ou 1555, en[uite des cOilteltations élevees par le Parlemenc &amp; '
~a r. es SyndICS des !:.tats , quoyque la Dh laration du 7' Juillet iJ5- donnc::e
n Interpretatio n de cet, ~rrdl:, de l'execlltion de: laqu elle il s'agilf~it parei/ lement , ne pufIem ellre Ignoré d
'
.
Procut eur Ge neral au Parleme~ ~ ~es ~1 e~es Pdart.le~ &gt; neanmoins votre
ianorer le coorenu
,
es yn ICS es ëca{s afIeéterent d'en
c~rdée &amp; a rès u
en d emand erent la communication : elle leur fUt ae,
1
p
n on g examen ) VOtre hocur~ur General en vorre Pa r'l- '2

du Grand Con[eil , fit donner Qffignation au

~

TOIS

'f

'le m cllt

r7
ment entreprit, S J RF., de faire 'Une dillindien bien frivole, en conren~2:l .
tant à. l'execution ,de l'Arrel.t, &amp; continuant toûjours de s'opporer à la publtcauon ,d e la DeclaratIon, vou~allt merr.re une dtfference entre la diCpolitlon de 1un , &amp; la dI{poGtlon d~ 1aUtre qUi ne s'y rencoorroic ' pas i, pUllque
cette DeclaratIon qUl ordonn01c que votre Cour des Comptes jouirait en
Provence, de la m êm.e J un(didion, aurorite preéminence dom jouilfolt votce Cour des. Aydes de Paris ', dans l'éte~due de Ion re{fo.ft , &amp; prendroit
encore connol(fance des affùuagemens, departemens , des ImpoGtlOns faites
par les Etats de Provence, ce qui repondoit aux IOttroys qui avoient lieu
dans les Pays d'Eleél:ioll, ne contenoit rien de different d ~ ce q UI avoir el.té
regle par cet Arrelt, qui en confirmant les Mainres Rarionaux dans leur'an.
cienne Juri[diétion, aVOIt ordonné qu'ih connOll.troienr en dernier relfoudu
fair des Tailles, Aydes, &amp; Gabelles, &amp; dépendances; connoUfance &amp; luri[...
didion qui fOrlnent le veritable bat des Cours des Aydes.
Mais ce n'eltoit pas [ans defiein qu e votre Procutrenr Gen eral au Parlement , donnoit , SIR E. [on con(ememcm, à l'execution de l'u n , [ans vouloir con{emir à l'executiO\l &lt;le l'autre ~ le Pa rl emenr avoit enreg illré ce premier Arrel.t avec certeclau[e, &amp; cette modificarion, (en ce q ui revoqùe l' Edit donne à Anet au mois d 'Aoult lm' ) c'ell ce que porroît l'A rrelt d'en"regifirement gu'il en avoit fait, &amp; c'eaoit pour fe maintenir dans certe injul.te interpretation , que le Parlement donooit ~ cec Arrell , en s'érig~ a nt ain_
G en Juge ro uverain d es Arrel.ts de votre Con[eil, que votre t)rocureur Ge.
ntral fai(oit difficulté de con(emir à l'execution de cette Declara tion q lJ i cood amnait toures ces mauvaifes imerptetations , &amp; retablilToit le veritable Cens
de cet Arrell, .
,
Les Syndics des Etars, en [uivant les in[pîrations dn Parl ement, [e rel ..
direm ~ga[ement oppofans à l'execution de cette Déclaration interpretative
de cet Arrefr, confentant à l'execution de l' Arrelt,
Sur ces comel.tations, le Geur Duma ordonna ue cet Àrrefl: de votre Con(ei u 2., Novembre 1 G, [eroit execute [uivant fa forme, &amp; teneur, &amp; -gu'à ,~ ~
cet e et 1a Ceur es com tes auroit la connollfance en dernier relforr du
,/
EilC es Tai es, AV es, Gabe es &amp; epen ances, avec d~ en[es, tant a vo~
He Procureur General au Parlement qu'aux SyndiC des Etars d' donner aucun trou e ou·r rai on c ce, &amp; qu'en ce qui concernoit la di[poGtion de
. a Déclaration interpretative au chef des affouagements &amp; depanemens des
impolitions dont il n'e[l:oit pas fait mention dans cet Arrell , que les Parries [e pourvoiraie nt au Con[eil de Votre Mdjefié pour rapporter à cet égar&lt;l
une nouvelle D éclaration, &amp; pour empêcher que le Parlement ne prerendic
continuer~cl-rega rder cet Arre{l; don~ l'execution lui eltoit ordonnee dans
le même Cens &amp; (ous les modifications avec le(quelles il l'avoit enregiltré; le
lieur DU!:nay ordonna qu'il enferoic fait un nouvel enregillrement , [ans
cune imer )retation ni modification, à uo VOtre Parlemerit [atisht en ren.
'dant ArreLl:, es chambres a{femblées ar e ue i ur lt ue tet Arrelt du
Con{eil d e Votre Ma jefie, [eroit enregillre pour e re execute ans tous [es
chefs &amp; endroits , ob[erve &amp; gardé de poinr en oint elon a orme &amp; teneur l ce (ont les propres termes qui Ce trouvent dans cet Arrd l: d' nregi[...
rrement ) ce qui fo rm a de [ a al t un con[entemenc bien form el , &amp; bien aureouque, donoé enfui te 'une procedu re la pl us juridique &amp; la plu s [olemE

au:

I~ .

�•
i'S

Il que 1'011 pût voir [ur ce dernier reffort ) dans laquelle il' avoit voulu
;~ubler ju[qu'alors le~} Maifrres Rationaux pour le fait des Tailles, A.ydes
&amp; Gabelles &amp; dépendances, &amp; un confentement par con[equent [ur la JOUI(.
rance dans iaquelle votre ~o~r des comptes devoit dhe mainteoue ) ~e la
J uri{ditl:ion des~yJes, qUl11eft autre que celle que forme la connoIlfan_
cede ces matieres.
Le renvoy que le Geur Dumay avoit prononcé par la {econde panie de
[on Ordonnance, obli&lt;7ea les Parties à [e pourvoir de nouveau ;tu Roy Hen.
ry II. pour rapporter ~ne plus ample Declaration de fa volonté.. De ce renvoy, le Parlement prit occaGon d'élever des nouvelles contefratlons qu furent Coûtenues par deux de (es Deputez, qu'il envoya en Cour) &amp; {ur le
&amp;:7H - tout intervint Arrefr de votre Confeil au mois de Juillet 1558. qui ordon)~&lt;~;;: ·n a que notre Cour des cam tes jouiroit en tout des Juri{diétions, droirs • ?!;~: automez mentionnees aux Arre s &amp; Dec araUOllS e 'eXeCUtlOll e uel es
7'"1" ,.-, . if s'a i oit, tout am 1 u'en ·ouiaoient les ens des Aydes de Paris &amp; en
.J. ~ , f ~~t.
. ,
.
' . en OUtre des alloua.
cr
a qua Ite
rontf'nue en Iceyx
; que cette C
our connOterOlt
gemens départemens des im oGrions. fairs 1ar les états, &amp; ue uan aux
\ugemens &amp; expe irions el e n'u eroit du titre de Cour des Ardes que pour
.,.,k..
es matieres des A des, u'elle ne ourroit rendre ue le titre de Chamre des C-omptes , pour ce qui concernoit la Juri[ditlion des CO!llptes ; à
l'égard de quoi les Reglemens faits entre vos Parlemens &amp; vos Chambres
des Comptes du Royaume Ceroient obrervez entre ces deux compagnies. Cet
Arrell ne pouvoit, Sire, être plus exprès , ni plus precis · lur toutes
les anciennes conteltations renouvellées par votre Parlement. Le Con{eil de
Votre Majelté y diftingue parfaitement les deux natures de Ju.ri[diél:ion que
votre C-our des Campees, Aydes &amp; Finances étoic en droit d'exercer l'une
[ur .les ~atieres des Co~ptes à l'inltar de votre Chambre des Comptes de
l'ans, 1autre fur les matleres des Aydes, ImpoGtions &amp; Gabelles à l'inftar
.de v~tre Cour des Aydes de Paris; rien de plus rage que la di(poGti~n de
ce. meme Arreft de .Reglement dans la diltinél:ion qu'il ordonne devoir être
faIte {ur les expedJt10ns de chacune de ces Juri{diétions pour n'en pa
fi d l'
.
' S C011on re exercIce, &amp; que les Reglemens faits pour l'exercice de l'une &amp; d
l'autre pûlfenc être obCervez ; cout [e trouve dans ce jugement, conform:
aux. LOIX &amp; aux UCages du Royaume ; les Droit du Parlement n'y (one as
mOinS con(ervez que ceux de Votre Chambre des Comptes &amp; de votre C p
,our
des A ydes.

19

'2.1\-.

l

;:r.:':

~,;;r.

'i.

TelJ.e fUt la fin, Si~e
de ces grandes conteltations qui accu erent le
Con{eI! de Votre Ma ene pendant l'efpace d'u d
l
.P
d
.
if
.
n eml lec e, au IUJet de ce
ermer re ort que e Parl~ment vou oit s'arroger par ufurpatlon lur les ·u.
gemens rendus par les Malfrres Rationaux tant Cur le f· d C
J
fur le fait des Aydes . ce n fi
' \ '.
aIt es om tes ~
r. vit obI' ' d
)
.e. ut. qu apres bIen des combats que le Parlement
11e
Ige e renoncer en Juibce
l'
\1
fi .
tentions condamnées de toutes les reg ~e , a a, pour Ulte de {es injuftes pre~
-les faire valoir que les voyes de fai~:~tresll~ o.?ant aucune reffource pour
. . q~e .s ~ eut recours dans la luite.
Les Rois redecelIeur s cl e
à l'égard de; Maifr R . Votre Màteftc contmuerent cependant d'en u[er
res atlonaux, confirmez dan 1
.
J .r
fous cette dénomination de C
d C
seur anCIenne urndiétion
,
our es ol11ptes Aydes &amp; F
d 1
lUeme maniere qu'ils en u[oient à l"
d dl'
Ioance, e a
. .
cgar e eurs autres Chambres des Cam.

r

.A

'25.

\

ptes • &amp; leurs autres Cours des Aydes , adrerTans a la Cour des Comptes
Aydes &amp; Finances de Pcovence tou·s leurs Edits, Déclarations, Lettres. pa~
tentes (ur les matieres des Comptes &amp; ImpoGrions. L'on trouye plllGeurs de..
ces commiffions qui Cone adrelfc:es à cette Cour concernant ces deùx Juri{diétions , dans lei ueUe s les Rois, François Cecond, &amp; Charles neu viéme cM- .
carene lie a connoi ' ance de ces matieres ne doit
attenir u'à cette mê..
me Cour. Ce ne Ut que par rapport aux roits ucrati s qui avoient été àttribuez par cet Edit aux· Officiers de votre Cour des Comptes • qu'il furvint
dans la luite quelqqes changemens &amp; quelques retranchemens. Ces droits de )..,h k
Robe de Piques, de Buches du Palais furent fupprimez jquoique pour li ï':;"::-,
jouilfance de ces mêmes droits, ces Officiers eulfenr fourni une Finance con- 't.~ ,
fiderable à l'état; ils prirent la liberté d'adrelfer à ce Cujet leurs très.humbles /'7&lt;- " .
remontrances au Roy Charles neuviéme) &amp; de lui reprerenter qu',l ne [eroit
pas jufl:e que l'Etat jouit du fonds de cette Finance qu'ils avoient fournie dans
le tems qu'ils (e tcouveroient privez de I·amibution de Ces droits dont ils de.
voient jouir en conCequence) &amp; le Roy voulut bien avoir égard à c,es remon..
trances.
Cette Finance de trente mille livres, comme Votre Majefté l'a va. parce
ue le Su liant a eu l'honneur de lui ra eller c .delfus ~ avoit été acquitée ~.pf"
en uite de l'Edit u mois d'Aouft 1555, panie pour la cruë qui avoir été faite
cc .
1
.
q;&gt; 1"'1'de uatres nouveaux. Omclers, &amp; a corn. olinon de ces quatre char es, . ar- 2:~~
ue our 'au mentatlon des a es des anCIens
ciers, &amp; pame en n pour ~'f~
'attribution de ces COlts e Buche de Palais, Ro e e aques
autres
cette nature; comme il n'avoit été donné aUCLIne atteinte à l'étabhaement de ~:,~~
.
,
. \ l
' 1
h _ ) ... c.JiL.
ces quatre nouveaux off..Clers creez, 111 a eurs gages; ni a 'augmentation ~h.s!;-::
des gages des anciens, &amp; que ce nétoit qu'une partie de ces droits lucratifs '!!i4i.~
qui étoient retranchez, il n'étoit pas jufie que l'on rembourfat en total à ces ,.,. .ti.~{
Officiers cetre Finance; c'c fr pourquoile Roy Charles neuviéme faifane, SIR E f{;J...';J.
une jufte compen(ation entre ce qui {ub{j[roit &amp; ce qui avoit été retranché : ~J"'''OI:
ordonna qu'ils ne {eroient rembourrez que de la moitié tette Finance, Cuivanc ~/...... Jc. .
la hquidati0n qui en !croit faite
le TreCorier General de France au dé.
partement de Provence. Lé Su
ant:i!'f! doit
omettre de
les raiCons &amp; les motifs
onnerent

'::::l:-!.3-

.

s·

7"1· "T' .

our rouver ue
trente 1'";1"'U
,
l'
·fi
.
...,......,0.1...
onnees oUr ac UJ mon d e ...,...:~
cette Juri iél:ion ans a ue e es Maiftres Rationaux n'avoient ete ue r-~:
maintenus. &amp; confirmez, mais eu ement en indemnité pour cette nouve e a:!:;
création de Char es, &amp; attributIon de ces nli)lJveaux droits lucratifs. Il n'elt lUi.
rien e p us precis a ce lujet , que les termes dans leCquels ce Prince s'expli_
que dans (es Lettres· parentes. Ayant fait confibrer d4ns notrt Confit ) 'lut le$
Droits de 'I\.obe de Pâqttes, Buches de Palais hoient une très.grAnde Charge, (!J' qu'ils ne pouvoient avoir été ordonnez qu'À, raÎjon du profit Ânnse/ dll
provenu de ladite Finance par eux fournie d. notre fi'l Pere. nous ordonnJmts que
Jefdits Droits de Buches (!J' Robe leHr feroient ôtez.. (!J' raye'{. Ce qui " tourné ail
grand prejudice de /eur Etat; &amp; c'eft en con(equence que ce Prince ordonne le rembour{ement de b moitié de cette Finance ; comme ayant été fournie pour b. jouilTance de ces droits retranchez.

�10
.
1 1
bl'
A r '5 ces differentes attaques que votre Cour de, Comptes avOlc ete 0 IP
t du Parlement , après la dilipo(1uon ,d'un
'd'te d' &lt;;!eifuyer d
e aipar
II fi 'grand
~ombre d'Edits, Déclarations, Lettres-patentes &amp; Arrefh ,qu e ~ aVOlt , ra~r C
d~s
; tls parOllfolC
porte, en la
raveur , qUI' condamnoient toutes ces entrepi
' ,
~ fl
d
qu'elle auroit P~ (e promettre une. heureu{e t~a,nquihte &amp; e atter e pou..
voir jouir paiGblement de Con ancIenne JUfl,fdHlO~.
" .. ,~ Mais inutilement nos Rois par la fage dl{po(1tlOn de cous ces reglemens J
fJ',.. ,. ....f avoient-ils employé tous leurs foins pour mettre les çho{es dans un Jufl:e pOlUt
i"'/~;;'" d'égalité entre lès deux Juri[diaions où le droit de chacune (e CroU VOit con{ervé tuivant les Loix &amp; les u(a.ges du Royaume; le Padement de Provence,
SIlll~ , Ce formaht {ur iOn pouvoir des idées bien, plus v,afl:es que, vos autres
Parlemens ; ne vouloit en aucune maniere (ollffnf des egaux, 111 permercre
que l'aurorite Fut partagée dans cette Province; quoiqu'il en pût arriver. Il I~
vouloit voir toute réunie à (on corps, &amp; ne lui refl:.tnt plus aucun moyen, 111
aucune re{[ource il employer, pour faire revoquer des Reglemens f.1HS avec
une Ggrande connoi{[ance de cau(e, &amp; lors de/quels [DUS les drons des deux
co,npagnies avoient été G exaaement di(cutez ; c'en aux vayes de f.1Ït :lU[quelles il eut recours pour tâcher de diminuer par ce moy cn la force) &amp; l'au.
torité de ces mêmes Reglemens , &amp; d'emporter par la voye dL1 trouble, &amp; de
l'agiratian ce qu 'il n'avoit pû &amp; ne pouvoit obtenir par celle de !aJufiice;
Ces voyes de fait commencerenc en l'année 1568. .à l'occahon de la, ProceG
liOD que l'on a de coûtume de faire le jour de la _Fêt\",Dieu. Les Officiers
de votre Cour des Comptes (e prefeneerent pour alIifier a cette Proceilion, &amp;
Y prendre un rang, &amp; une place à côté du Parlement, que leur donnoit leur
'lualité, aïnli qU'lI avoir eté decidé par tant de Reglemens contradiétoires ;
mais les Officiers du Parlement avoient dilpofé les chofes de maniere qu'en
apofi:am un grand nombre de per(onnes à leur commandement, au lieu d'un
{peaacle de devotion l'on auroit vlî celui d'un combat, li coutes ces mefu.
tes n'à.voÎent &amp;é rompues par la retenue, &amp; la {agelfe de votre Cour desCom.
pres qui a~~a mieux fe retirer, que de donner au Public ce fpeél:acle de tcou.
ble , de d1Vl(1on, &amp; de f, andale dans une ceremonie qui ne devait être ani.
mée que par un e{prit d'humilité, &amp; de devotion.
'
"
Ce fut-là, Sire, le G~nal de _nouvelles djr~ordes qu~ agitçrent encore long.
tems ces deux compag~Jes. Le Pa.rlement qUI fe flartolt d'avoir remporte en
cetre oc~aGon, une vla01re, ne ~rut p;s devoir borner {es exploits, &amp; (es con.
,;~.... \quefl:es a aVl;l1f paru (eul avec eclat a cette ceremonie publique, Il rendit dii.:'T-:.~vers Arrefl:s de Re lement tant (ur les matieres des Corn tes ue (ur les
~:;!:~~Aydes, re{u orant ar un nouveau 'etaur alfez {in ulier
ue quoique va.
;;~;~ r~ our e~ Comptes Ut connoÎtre des cOntefl:ations ui [urvenoient furces
am en dermer.!!! ort, ce en ant e e ne pou voit mettre {es 'u emens d exetutlon gue le Parlement n' eur mis e erOIer ceau' J t a h
Re 1
l 1 f'
d
•
,
c er tous ces
l'i"'rn~ , !?,/me~s ur e aIt es ca afires"; ai es , Finances, &amp; Com tes ans es
0} .,~G , mal ons communes
es 1 es &amp;
P
,
l "
d"
'
our s e cette rOVlOce; d'autre part i
V'ou Olt mter Ife a VOtre Cour des Comptes A
&amp;- F'
1noiŒ
d ' fl:
"
• y es
mances coute COI1des ~nyC1es e: ~, ance~ cnmmelles ,'principales &amp; incidences {ur les matieres
1
.
eputa es Comml{[alres pour le rendre au Greffe de cette Cour
pour y enlever les Procedures criminelles &amp; d J' {(
fi
'
Our
y
élargir
le
'
Cc
'
d'
,
ea
e
tran
poner
aux
prIIons
P
s pfl onlllers etenus de l'autorité de cetté même Cour; Il fie

11

'10"

I

empri{onner

~; ,

empri{onner l~s Archivaires"gui 'refufoient de temettre tes Procedures crinti. "'r"J'
nelles; il fut fait ddfenCe au Prevôt &amp; à {es Archers d'obéïr à votre Cour des 'l""
Comptes, tous ces faits ue le Su liant vient de ra onee Ce trouvent ' u~
fb6ez ,non eu emenc dans les Memoires ui furent dre{[ez. dans ce tems-là
pour e pain re de ces entre rires , mais encore .le ce ui e ra e e ans
'A ft qUI'Con
damna ces memes
'
r
J~ r.l!..~_
/2e vu ,es Pleces d erre
emreprues.
..........
Votre Cour des Comptes ne {uivant , Sire, que re/prit qui doit aninter ~ %):?:
en toute occa(1on les vericables Minifl:res de la Jufl:ice, méconnoifTant tOUtes
ces voyes de fait fi ordinaires au Parlement; &amp; qui étaient {on umque rer[ource, prit le parti de porter {es plaintes au Con{ell de Votre MJjefié [ur coutes ces violences, &amp; [ur toutes ces contraventions faites aux Edits.
Déclarations, &amp; Arrefl:s de Reglement.
Les Panies ayant été renvoyées à votte Grand Conre\! pour y donner (on '), t/..pl...
avis; le Geur Dantelmy député du Parlement après bien de longueurs &amp; des ~~~
détours ~'o(a ni avouer, ni (~û[enir la ~ond~ite qui avoît été tenuë par fa. 5r.:;~ ,
(:ompagme , il borna routes {es pretentions a troIS Chefs de Demande! le c.1M .",
remier à ce nu'il fût déclaré que la Cour des Com~tes n'avojt~int deJll- 7''1' "1'3 ,
P
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ ~~ 22-.
rildiétion criminelle, le [econd à ce qu'ell.! n'eut d'autre ra~, &amp; (eance ~ 2~
(Jans les Procdhons, &amp; ceremonies publiques 9u'après le Parlement , &amp; non
pas à [on c8t~ ' , le troiliéme , que cette Cour ne pourroit connoÎtre que par
appel des m atieres ~(es ,Taill~s.
. .
.
1 1
Ces demandes (J etOlent nt nouvelles ~ ni Jufres , eUes aV()lent ete.fi [ou..;
vent cond,unnées par les Edics , Déclarations, &amp; Arrelh de votre Con{eil ,
que c'écoit ce {emble marquer une, dé(obéïLIince bien formelle à leur di[po{ition que d'oCer fi [ouvem les renouveller ; il (embloit, Sire) que le Parle.
ment [e Barat que la volonré des Rois qui efl: toûjours reglée p~r la.
l ufl:ice, pÛt être [ujerte aux mêmes variations dont il étoit agité luimême : mais après bien des interpellations faites au Parlement de donner
fes deffen{es pour le [oûtien de [es pretentions, après bien de détours employez de fa parr pour l'éviter, il fut rendu Arrd!: par .vot~e Grand Co~(eil J~ G:7'::': ,
tz.. Aou fl: 1 77' ui ca/fa tout ce ne votre Parlement a volt faIt ar entre n[e ,lUI &amp;,,_û·/§n ,
.1'"
" a peme ,etre ,..,~.
t e nouve es dellen
cs de e rter a es arel'11 es extremttez
a, ô ~ ~ ~
.,......,.,.,..[ca-. .
éclarés in fr aél:eur des Edits &amp; Ordonnances; &amp; a n ue es e or res a - Co"':' v .
et; ne emeUra ent as ImpunJs, e eur e F otte &amp; e leur de Tre{[ema. 1j~ ;: ',
nes , Confeillers au Par ement urent ecretez ar ce même rre
'a 'ourne. '25, ~!l.",
ment pec onne , pour venir ren re compte de leur conduite au Confeil
,
de Vorre Majefl:é , &amp; l'Arrefl: de votre Grand Con{eil fut confirmé par unJ :;~~ :
Arreft {ub(equent de votre privé Conreil du )0. Aonfi: de la même année .hzô,

*

,

~7~

.

'

Ces nouveaux jugemens ne purent arrefrer , Sire, le cours des entrepn[es
du Parlement; ce n'ecoit plus une compagnie dont les a6èions ne doivent être
reglé~s que par la Jufiice, ces Officiers paroilfotent ignorer qu'ils ne {ont
placez. au de/fus des peuples que pour ,teur !n{pirer l'obéï~ance pa~ leur exem.
pie, ils etoient au contraire les premIers a rompre les hens , qUI ~ou,s acta:
chene au Souverain , qui ne [Ont formez que par une parfait\: (oumdfion j
[es ordres.
Ces nouvelles tentatives, &amp; ces nouvelles entrepri[es mirent votre Cour

F

�z&amp; .

11

d.es Compees dans la necelIité de pour{lIivre l'execution de ces' j~gernens
.Io.r-.ia..telle s'adreffa au Ge ur des Arch~s P~eGdent de votre Gran~ C~n[ed qui [e
~~~~Ïrouvoit pour lors en Provence..!. qUI la commIflion fut remle a cet effet.
$:.-:,1."... Ce fut alors, Sire, que votre Parlement apprehendant les Cuites de cette
Procedure, affeél:a de r- aroÎtre vouloir terminer par la voye de conciliation
rous les! differents, i engagea pour cela des négotiations où il tâcha
de rendre le lieur des Arches médi:ueur pour lui ôter {a qualité de
Commiffaire , dans la vûë de trainer toûjours de plus en plus les
chores en longueur, pour en faire perdre les veritables idées, &amp; s'affer_
m ir par une injuŒe polTelIion. dans [es u[urpations, Cette lincerité de [enti.
mens qui animoient toutes les démarches des Officiers de Votre Cour des
Comptes , n~ lui. permit pa~ de . d~couvrir ~OUt ce qu'il y avoit de captieux
dans cette medlaUOll propofee ; Ii fUt dreITe par votre Parlement differencs
Articles qu'il redigea en convention ou concordat qu'il remit emre les mains
du fieur des Arches .: mais ces difpo~tions , Sire, etoient trop éloignées de
la Julhce , de la ralfon &amp; de la dl{polition d'un fi grand nombre d 'Edits
Declarations &amp; Arreils qui avaient confirmé avec grande connoi{fJnce d;
caufe , votre Cour des Comptes dans tous [es droits &amp; privileges po
, Il
'iT
A
,
"
ur
qu e es pUlle ~t erre ac.ceptees. Le Parleme.oc fur rit ounant des Lertres-pa_
t entes au mOIs de JUIl let 1 79· confirmatlves de ces Anic es t comme s'ils
2VOlCnt ere convenus e part &amp; d'autre, urpn e contre ague! e votre Cour
a es C~mp[es , ne ceITa de ~ecIamer , n'ayant jamais di{conrinué de uis ce
tems-la de fme des pour[ultes au Conleil de Votre Ma ·e ll '
·P exe.
r. d .
..
J He pour fa ne
cuter les ermers Jugemens. JI efi ce endant à remar u r . · d
., A
.1
. fi
er au lU et e ces
mc es qUI urent dreffez parTe Par em Ont ans ce te
l'
~ J
.
ms - a, ue cette
our ne parodIaIt lus nen 1 uter à votre Cour des C
0eIT
i
{](
om tes toue ant ce
rn er re ort , tant pour e ait es Com tes ue our 1 c , d A cl
&amp;
l d'ffi l' d
e laIt es y es
que toute a 1 cu te es cOntefiations [e reduililt
.
. '
f"'
d
1·
ur ce u!" re .lr 0)[ e
( ,r ang &amp; 1es leances
ans es ceremontes publiques Le Pa 1
l
.
er
votre
C
cl
C
'
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r
emem
vOu
ant
0
lg, .
. our ,. es , ~mpres a marcher dans ces ceremonies après lui &amp; de
n Y JamaIs parome a les côtez.
'
t";!.:t:&gt; Le Parlement étoit cependant venu à bout de (es da '
'1
. , •
l'effetdde la commiŒon qui avoit été remi[e au lieur deesel~::h~ aV~t elufide
tant e ce tems de trouble, &amp; de de{ordre ui a"
s ,
pro_
confufion, fous la fin du Regne d 'He
q 'li' VOlt mIlS rout le Royaume en
celui d 'Henry quatriéme il continu n~y}rol leme, &amp; e commencement de
, h
'
a a le porter aux dernie
.
pou r tac er d'anéantir route l'aurorité de la Cour
res eXtrcmltez,
encore avec plus de hardidre &amp; de'
. 1 \ 1 des Comptes, &amp; ce fuc
'
·
temertte
a a faveur cl
.
11
d U tems. L on VIt alors votre Parle
es cnconl[ances
tian [ur le ait es Inances
Ten ment entr~ rendre d 'exercer [a ]uri[dic.
.. 10.
les recettes, faire rendre co~pte a Te ~onnol ance ~e ce ui e a{foit dans
.
d 1
r
ux eceveurs faue
d
',
.
'laues e euts mens en cas de
. '
proce er aux lnven.
.
mOrt ou de fallbte
d
pour mterrompre les Audience .d
C
) envoyer es Hlliflîers
ir.di uer les riennes aux 'our: c Cc°tr~ our des Comptes, les~re ceffer
au
'
pretexte paroilfoit une rai on
. . ue s cette Co
. l Ir l
es tenait:
le moindre•
egmme au Par eme
d'
C our d es Comptes de la connoi{fan
d'
fI" .
nt, pour epouiller VOtre
. \ l"
. ,
ce une allalre Le l
'
p arvemr a ImpUnite d'un crime' . d"
.
P us sur
moyen pour
C
1
P
1
eCOIt aVOIr été d' r
d J'
te our; e ar ement ne ba lan~oit as
e~, etce . e aurortté de Cetp
accorder 1elargl{femenc de ces dé-

1

;r;=lo.

d'

.

1

1

t~

~, .

eretez. Toures ces violences, routes ces enrreprires parurent en6n, SIR Ë ,
d 'une maniere bien plus marquée, &amp; furent portées à un excès, qui décau. ·
vrit le veritable efprit qui agitoit votre Parlement: Ideux Criminels, à qui r. k ,~
votre Cour des Comptes avait fait le Procez our avoir vole les deniers de la ~:.~.:~
ecette u al on que 'on mm ponoit ans e Bureau Génera e a Vi _ ;::~~'"
le d'Aix, ~ avoir affaffiné les Co~mis chargez de ce tranfport, furent enle~
vez des Prlfons , &amp; executez de lordre de votre Parlement) dans le tem s ,., ~ ..,";:.
que ans une es C ambre de votre Cour es Ayes 'on travai oit auJuement de ce Procez Criminel &amp; cette violence fut commi[e au mépris
es e en es qui avoient efié faites à votre Parlement de rendre connoîlance e cette a aire, par des Lettres Patentes" ui lui avoient eCl:i adreITées, lt~~ &lt;U&gt; '
=:'=;'';:'-~';'::::ï-=~-=-=-~~-r.=-=-T'f"T-:::~,="=:-:-:-::-C-!::=r;~-=:--r::=:--=;;'-::-::::'==:;:~;4L·lh~ .
par ~elquelles le Ro)'.l:f.enry III. con rmOlt a votre Cour es Comptes, a
Jilli diébon qui lui appartenoit au Criminel dans_ les marieres de fa competence, à bnilar des autres Cours des Ardes du Royaume, &amp; lui reovoyOle
en coniequence le jug~m~Ldes procedu res qui avaient e!l:é faite s [ur ce vol,
&amp; cet er1leve~Ia it des deniers provenans d es recettes publiq ues, &amp; {ur
raffalIlnata commis en la perfonne des Receveurs particuliers 1: chargezde
ce tran!E0rt,
'
Le Geur de Monfuron ConCeiller en votre Cour des C ompees, &amp; [on __,_
Député pourfuivoit cependant au Confeil de Votre Majefié l a réparation de~
toutes ces emreprifes, tant ancienn es .que nouvelles; mais il arriva, SIRE, _Ce~.'
que lorfqu'il efioit en ellat d'obtenir un jugement favorable au rapport
du lieur Prefident d 'Auxerre, les -memoires &amp; les pieces qu'il avait produites fe trouverent perdues au Greffe de votre Con{-eil, qui dans ce temps de
trouI;&gt;le, &amp; d'agitation, n 'avoir d'autre [eance , que la fuite de l' Ar!l1ée,
au mileu des défordres d 'un Camp. Le lieur de Lalane Greffier d~':!.~[eil
de Votre Majefié, à quï l'on s'adrelfa pour trouver,' ces pieces:""6fun certificat de la perte des Originaux, qu'il n'avoit pas e!l:e à {on pouvOIr de troUver, &lt;] uelque perquifition qu'il eut faite pour' y parvenir. Le . fieur de Monfuron Dépuré de votre Cour des Comptes, fut donc oblige' de pre[enter,
SIR E , un nouveau Memoire, qui aptès avoir efié repondu favorablement,
fut encore perdu par un nouvel accidenr. Le fieur de Monfuron efiam parti de Lion, où efroit pour lors .la Cour, hiffa à un Auditeur le foin, &amp; la.
charge de retirer ce Memoire, quand il au.rait eilé ligné dans les form es&gt;
mais il arriva qu'un Dépuré du Parlement, qui efioir pareillement à Lyon
à la fuite de la Cour, demanda au fieur de Verneffon, Commis du fieur
Fayete Greffier du Confeil de Votre Majefié la communication de ce Memoire qui fut égaré, de maoiere que l'on ne pUt f~avoir ce qu'il efioit de
Venu, ainli que l'attell:a le lieur de Verne{fon .
Votre Cour des Comptes aurait fouhaité. SIR E , que les peuples eue.
[ent pû perdre le fouve01r de tous ces troubles pa{fez , &amp; qu'une conduite
oppoCée à celle qlli avoit e(lé ry,nue jufqu'alors eur pû per{u ader que le Parlement les. avait enfin voulu faire oublier , en fuppnm anr ce Memoire;
m ais loin de retablir l'ordre des Jurifdiél:ions, &amp; de Ce renfermer dans [es
bornes, il voulut [lire paroiilre au conrraire avec plus de Elile &amp; d'empire
cette pretendue Cuperiorité qu'il vouloit s'attribuer. Dans une de fes audi n-~ ;:,..~
ces publiques, tenue au mois de M ay 15,6. l'A vocat Géneral de cwe Com- i-~';7"
pagnie, averm le Barreau de ne plus qualifier du nom d'Arrefi les juge-

Jjëfiii:

�'.J 0

2 . 4 . ft .

.mens ren dus pa r "0""
Cour des Comptes qut ce ne Ole que par une er _
v .....
.
'
•
~ . Cc '1
,.
reur qui s'efioit in{enliblement glifiée, que l'on avOiC c~u JU qu a ors, qu Il

yavoit en Provence d 'autres Juges fuperieurs &amp; [ouverams que votre Cour
de Parlement, &amp;. cette Cour fur un fi bel expofé, ordonna aux Avocars de
ne plus appeller le Procureur Géneral ~e votre Cour des Comptes que du
nom de Subfiitut de votre Procureur Generalau Parlement.
L'on ne peut certainement, SIR E, rien penfer de rl,us fort pour abbattce d'un feul coup toute la Jurifdiétion , &amp;. [out~ 1aU~O;lte de vOtre.C~u~ de~
Comptes : l'on ne peut ~furper a~ec plus de cemente une {upenome qUI
n'efi acqui{e par aucun t~tre. Env:un les Roys ~cedeceffe~rs de Votre Ma.
jefié avaient · ils connrme (ucce{fivement les Mallh es Ranonaux dans toute
leur autorité , lx. Jurifdtéhon ; en vainen les commuant en Cour des Compees,
Aydes &amp;. Finances, avaient-ils crû mertre d es bornes immuables pour fixer
l'Em &amp;. la Juri{diéhon de ces deux Cours; en vam avoient-ils déclaré gue
votre Cour des Comptes , Aydes &amp;. Finances, jouiroit des mêmes preéminences , &amp; exerceroit la même Juri{diébonquevoueChambrcdes Compres,
&amp; votre Cour des Aydes de Paris: roUtes ces di{poGtions ne {ont plus que
de vains titres; la volonté du Souverain lÙfl: plus écoutée, le Parlement
s'érige lui-m ême en Souverain, &amp;. s'ar roge l'autorité, &amp; [ans pen{er à ce qu 'il
efi, i l [e declare td qu'il voudroit efire , ~ veut fe maintclrÎr par voye de
fait , dans cette auroriré ainli ueu rpée.
VOtre Cour des Comptes, Aydes &amp; Finances (e vit donc forcée, SIRE.
de renouveller fes anciennes pla IDre~ , &amp; d'adrdr~r les très humbles [uppli_
canons au Roy Henrr le Grand , &amp;. a/on Confetl , pour faire reparer toures
.,.~k- ces enrrepri(es du Parfement. Elle re[enta à cet effet une Re uefre au Con~~ fe!l de Votre Majcfré au mo~s de Mars de J'annee 1597' ou e e ex po a en
~~~ ; genera.l .[Ous les. dtfferens ex~es au{quels le 'Parl:ment . ~'efioit porté, &amp; qui
~:c,~. ~fut (u lVle de dlvers Memoues pre[encez au meme [uJet, dans le[quels [e
'z..'7G:':. trouvent rappe!l: z, en détatl tous les ,faits ~ue l~ Suppliant vient de rapport ~ r ~ dont !a verue efi encore prouvee &amp;. Jufitfie par les diff'aentes pronon.
&lt;:latlOnS qU.1 [e trouvent dans l'Arr efi qui intervint [ur ceete Requefl:e &amp; [ur
ces MemOIres.
L'Erat ,{par l'heureure reco~noi{fance gue le Royaume venoit de faire du
R~y. ~enry ,IV. ~our . fon leg'tlme Souverain) rentra dans le calme, &amp; la tranqutltre .que Ion deGrolt dep~ls. li !ong temps : l'on pou voit alors fa ire valoir
[es d roits , fa ire reparer les IDJufilces que l'on avoit {ouffertes fans cra' cl
li .r . .
fa h
'
'
ln re
aucune UrprtLe, nt aucun ceux e venemenc comme dans ces rem Ps cl
'tro~ble
&amp; d'agitation qui av oient precede; ce ~'efioit plus par '10 e d ce
mal
d '
. Il.
l '
r
y e ratt
l ' s par es ~Itres J~H e s &amp; egl~ lmes qu'il falloit [oûtenir Ces pretentioos
a ral(on aVOlt repns [on empire le devoir I,'obél··tr&amp; / r '
ïTi
Il .
1
'
,
Ilance ,
a lOUre 1
ml
Ion
eHOIent
a
ors
les
feules
regles
des
aétions.
Il
Il. '
d'
SIR E
eHOlt
ImCt e
,
' &amp; mcm~ ImpofIible au Parlement de pouvoir allier tou
'
P
cxccs, toutes ces VIOlences dont on l'accu(oit . les peu ple { d .
1s c.es
fi
d
.
.. s e ules par esctr
con r. ances ~s ~emps , peuvent bien {e latffe r entraîner au de fo rdre il
pen Lent &amp; n agt{fent que par 1 . d
fT".
'
s ne
une C
. li
.
a VOie es pal:lons roûjours tumu/meu res' mars
luix du ~:yP:~:~ ur~leu:e, com ~ofée de Magiih;t.ts , in{hu its' d es
.
. ' Olt s en garenur , &amp; efite au detfus cl J
ques ; 11 faltolt cependant tl'ouver S ~ REd
l e eurs ata~
,
, e quoy co Qrer ces fau[A

•

.

fçs

lS

'31 .

[es démarches: le Parletnent eUl recours pE&gt;ur cela à [on Edit de création de
l'annee 1501. il prerendit que par cet Edit ayant efié créé Juge Souverain dc;j
~ppellations de COll tes les Jurifdiétions de Provence, les Maifires Ratiodonaux eftant du nombre de ces Jurifdiél;lons ,. il efioit en droit de connoî.
tre des Appels de leurs jugemens. &amp;. qu' à fon égard les Officiers n'efioient
que des Juges f~baj[ernes, envers le[quels,,il c;n avoit pû u[er de la mauiere
dont il en ~voit u[é, fans qne l'on pÛt regard~r la conduite qu'il avoitteoue
comme; renfermant des eptrepri[es condamnables, il tâchoit d'appuyer la di[..
polition de cet Edit de [on efl:abli([emem par des exemples qui efiolent tout
autant d'u{urpations ~ des pre\1ve~ de fes encrepri[es .
11 ne fut pas difficile à VOt e Cour des Comptes de faire connoillre ,.
SIR E , toute l'injufiice de ces deffenfcs i elle rappella J'hifioire de l'dla.
bli([ement de$ Maifl:res Rationaux, cHe {iç voir quellç forte de JuriCdiéhon
tes ancien$ Comres de' Provence leur avaient attribuée, &amp; ,omme une par::.
tic de cette Ju.riCdi(l:ion leur avoit efl:é ddmembrée our en former ce 1 u
par emenc j elle rapon,! tous ces Edirs , Déclarations, Arrefis de votre Con,
[et! , qui avolent conCervé, retabli, &amp; confirmé ces Maifl:rcs Rationaux el"\
la Juri{dj(hon de Chambre des Comptes &amp; Cp\lr des Aydes, {oit lor[quïb
n'efioientencore que Maifires Rationaux, foiE apr~s gl,l'ils avoient èfl:é corn·
muez en Çour des COl}lpreS, Aydes &amp;. Fioançes; elle dém0ncra enfin qu'el.
le exerçoit cette JurifCliébon en dernier re{foft à l'in{tar de votre Chambr~
des Comptes, &amp;. de YQçtt: Cour desAydes de Paris.
.
Et pour eftre plçinement inltruit du verit~ble eilae des concellations q\
,
5f
furent élevées alors, il ne faut Uc jetter les yeux [ur le vû des pieces in{e· :::~; ~~
r ées dans l'Arreft ~ votre Conreil rendu au mois d 'Aoufi 1608. fur c~C!e :/.:..~:...­
Requdte prdentée par votre Cou.r d~ Corn res en..t597' &amp;. {ur les excep. ~ . ?;~
tions ue le Parlement a
rtOlt. Lon trouve qu 1 ut pro Ult, SIR , )L .fI."{ I_ .~
de a part du Parlement, cet Edit portant fon infl:ituti911 avec ce ·droit de
y..
· c..#&lt;i
";r ·"T~
~ernier reffort {ur les jllgemens des Maillees Rationaux, 1'on trouve pro dUle
au contraire de la parc de vetre Cour des Comptes divers Extraits [ur le pouvoir &amp;. l'autorité des anciens Maill:res Rationaur fous les Compees de Pro.vence. L'Edit du Roy Louis XII. de 150 0. qui les avoit confirmes dans leur
ancienne aucOl&gt;ité &amp; ancienne Jurifdiétion après la reumon de la Comté ~
la Couronne: tomes ces diHerentes Dec1arauons données en IH8. 154-9'
(u r le pouvoir des mêmes Maifires Rationau x , comme Chambre des Comptes, ravis de vorre Grand Con{eil. l'Arrefl: du privé Con{eil de Votre M.1'jefié qui l'avoit confirmé, l'Edit donné à Anet au. mois d'Aollfl: lm- toUS les
jugemens qui efl:oient intervenus lur les oPPQlmons que votre Parlement
avolt -formees a la publlçauon de cet Edit, la procedure faiœ par le l~eur Du: 1
may, ce [ont là. des pieces 'lui determinent , SIR E ' . d 'une .manter~ qU!
n 'ef!: point équivoque le ~eritable efi~t de ces contefl:a~lon$ qUI t~ndOlent a
renollv eller toutes les anCIennes quefl:lons G Couvent aglrees au CUJet de cetautorire, &amp; de cetle fuperiorité pretendue par le Parlement lur vot re Cour des
Com ptes en les prenant depuis leur orig ine:
"
Le Roy Henry 1V, ne voulur rien declder, SIR E) a cer egard [ans une
grand e connoi{fance : il voulut que ManGeur le Duc de GUlfe Gouve~­
neur de Provence, le Geur de .Val g rand Archev êqu e d'Aix , le Geur D~valr
lm . I r Premier Prelident du Parlement de PIOvence , le Gellr de ~ertCarcl

�~2.

"

Conreiller en votte Grand Confeit, entendilfent les Parties Cur les Heu %, il
\lou lut encore avoir avis de [es Avocau, &amp; Procureurs Géneraux. tant du
Parlemenc , . que de votre Chambre des Compres, &amp; de votre Cour d es
Aydes de Paris, &amp; après avoir fait precedercous tes differens éclairci{femens,
il fit rendre un Arrefl par [on Conleille n du mOIs d 'Aoull: 1608, corn po.
[6 de vingt. huit articles, ar le remier de{ DelS votre Cour des Com~tes
e m aIntenue ans le rifre de Cour es Comptes, Aydes &amp; Finances, uivant l'Edit du mOlS d'Aoull'SH' &amp; parTe lecond il df tait deHen/es il votre
Cour de Par/emenc de recevolf les appell~ions de la Chambre des Comptes l
en ue! ue cas ue ce loit , &amp; de u,J lÎ6er votre Procureur Gênerai en VOtre
-,. la m re es Comptes e on Subfiitut: par les articles [uivans • la JuriCdic-tIon de ces deux ~ours {e trouve. reglèe {ur cercaines matieres pardculeres ; &amp; par les Audes 2.6. &amp; 2. . Il ell: fait très ex relfes inhIbitions &amp; dé.
fen[es a vot.re Par ement e , ren re aucune connoHfance des Comptes de
FiïïIïôces, clrconfiances , &amp; de endances " dlreétemenrou indireél:elllenc pour
qu elque caule &amp; occaGon ue ce Olt, d r-claranc tous m:mdemens decrets cOntrai~tes dccer~é~~ . ar le Paremrnr 'pour ce regard ou aUtre~lenc paf
encre n re de Jun(dlébon [ur ladIte Chambre des Com~s &amp; Cour des Ay:
es n~ls, ~ de nu~ effet,! &amp; va eur. C'ell ain71 ! SIR E, que furent coudamne~s dune mamere bIen auteneigue, toUtes ces vor es de fait, routes ces
enerepr/[es au(qu~lIes le Pa.clement s'elloit porté.
~et Arrell qlll e~ c~r~aJnenient I.e fruir de la prudence la plus con(om.
;;ee, cet Ar~efi qUI dllbngue parf&lt;iItement les matieres qui {one de la conoi[ance de la Chamore des Comptes d'avec celles [ur le[quel les le Parlemellt
: VOtre Cour des Aydes doivent prononcer. Cet Arrcll: rendu enlin avec tant
~ connoJ/fance de caure, &amp; après avoir pris avis de tous ceux ui ou
rOJenc efire les llus é.c1airez (ur ces matieres) n'eut pourrane as qane~
for~e, pour etou er entlerement les pretentions du Parlement .
,r , l
verIte renouveller
fi'
d
'
'
n ola a a
tendoit avoir à l'ég~;~ Jue e .Ions con damnees [ur cette (uperiorité qu'il p re.
,
s Jugemens e Votre Cour de C
, tOUt le t.emps qu'il crût que les mOtifs (ur le~ uels e ~ J!]' pees, pel~dant
du, efio1ent trop connus our or r fI
q
C t
crell a volt efte ren~"" , ;.. , &lt;.L t lon ' mais en l'
P
1er
le
Jtter
de
pou
'
1terer Ja dl(ipoft'
,
vOIr
en
a
P-,_.~
)
annce 162.7. temps auquel 1 p 1
,-,.",
...
·pû
p'erdre l'id 'e d
'
. e ar ement croioie que l'on aUJT)it
7":"':' 1....
e es anCIen nes concetl:auons &amp;
l'
.
:;::!;~ le veritable efiat, il s'avi[a d un de
f(' li qu el' on en POUVolt degui (er
Co"! fins : ce ne fUt plus comme 1
'1
~o~r . ore mgu 1er, pour parvenir à [es
7':1" , ..
,
aVOlr raIt autrefc .
d '
J.,." . VInt demander de pouvoire e
li 1 .
OIS un ernler rdforr qu'il
.J
x rcer ur es Juge
d
"les Comptes, tam [ur .les matieres d C
mens ten us p.tr vorre Cour
Ar des) en con[equence de [on Ed des .0",1ptes qLle [ur les maeieres des
q U1. l"Cta bl 1tTiOlt
' tulvant
r '
J uge d es appellations émi[es de MIt 'Ile creatIOn
.
luj
s
alnres
cauonau
r
1
1
'
'
C omptes aVOlt [uccede mal's b d
x, aUlque s a Cour d es
a an onnant 1 J -r.,l '.('L'
'
d es Comptes 1 [ur laquelle
fon
d ' a UC/lUII,,[10n d e la Chambre
'
.
preten
u rltre lUI aurOlt
' pu' d onner
'
. les Malfires
dfOlt,
Rationaux
un eali
ces de
J ·rd.('L ·
0
&amp; des Aydes; c'efi à la Jurl"r..l exer~ant
·,n· d
ux urlll 1~[IOns des Compres
lUI~Llon es A de ' 1
Il '
cl eman da de faire reunir à (on
s a a ue e 11 s'arracha
u~ il
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cor ~ COrn m
.
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lrion de l'Edit e 1 S (
l'
e UI a ant ene d émembrée Je
po(oit
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que es 0 CIers e VOt C
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Our er ce qu Il p r el u.
ce
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. '1
r
omptes avolent donne alors

d;

h

J

.

1

rout

17

~3 . .

:icquerl~ cecce Iuri[diétion J qui ne leur avoit jamais appartenu ~upa.

ta vant.

\

Cell ainG, SIR.E ,que le Parlement deguifoit le veritable efiat des tho[es, &amp; pretendait d'établir des faits nouveaux li contraires à ce qui re[ul• toit de coures ces tonteftations qui avoient agile ces deux Compagnies pendant l'e(paée de plus d'un Gécle qu'avoient dure les encrrprifes fucceffives du
Parlement. Cell: ainG que [a pallion, &amp; [on ambition lui [airoient chercher toute forte de moyens pour [e contenter jufqu'à ce point, que de ne lui pas
laiffer entrevoir que J'on pourroit lui reprocher d'uCer des déguiCemens les
plus condamnables.
Cette derniere demande qui eft ·la même que celle qui eft aujourd'huy
intentée &amp; renouvellée par vorre Parlement, ne Iparut pas devoir meriter . )...
une grande attention; voue Cour des Comptes, SIR E) Yoppo[a trois fins ;t ~~
de non-recevoir) ainG qu'il dE jullifie par un Memoire impdme, qui fut ~;:;:r; f
. alors communiqué, La remiere efi tirée du rem 5 ui s'e(loit é(.:oul~ de uis
l'Edit de ISSY. ju{, u a ors; a econ è &amp; a Hoi ,éme ont on ees ur toutes
ces Dcc ararions &amp; Edits, ces Arrefis confirrnati s e cet
it ur es oppo.
htlons ~lue le Parlement avqit formées, ui el1:oienc autant des titres con-ôrm,ltîts e cette ancienne Jnri ifrion; &amp; au ood) votre Cour des Comp.
ï:ëSToutenoit avec railon ue l'Edit du mois d'Aoufi J • ne lui avoit pas attribué une nouvelle Jun(âiél:ion mais n'avoit ait ue a con rmer &amp; le-ta ir anS ce e dont elle 'ouilloit avant la création du Park ment ; q ue s'if
al oit entrer ans e merite de la demande en rembourfemenc, i eroit bien
plus naruret' de recevoir_ceux qui ell:oiem en ' po{[effion de cette Juri[diél:ion
avant le Pa rlement, qui n'avait efié établi que fur un démembrement de
'ëelle des Comptes; démembrement que cette Cour [eroit en droit de reclal'11er) que la modicité de la Finance, ne pou voit [ervir de prerexce. puie.
que la compoGtion des Offices du Parlement! &amp; la Finance qui en avoit
ellé payée an Roy, eitoient au delfous de celle des Offices de la Cour des
Comptes! que les nouvelles crûes d'Officiers avoient d'aIlleurs rendu plus
imporcans. Q:Ie les confI:rs de Juri(difrion efioient également de mauvais
prttextes , puifqu 'i1 eftoit juftifié par les Arrêts du Conreil rendus pofierieurement à l'Edü de lm gue ~'étoit le Parlement qui avoit perpetuellement
entrep ris fur la Jurifdifrion de la Cour des Comptes,
Les fins de cette Re uefie du Parlement donnée au mois de Juillet 16'.z.7'
furent IOl1 O'- temps impourlui vies; &amp; il en Ut onne es nouve les qui or_ JO . c';'"
merenc un~ lnf.l:ance qui fut enfin jugée par Arrell: du Conreil du 19. Jan. ~;JJ..l.:
vier J 65 ,.. ar le ud a am dlé rononcé {ur divers articles de ces Requê- ~:7;~
.~
, ur e urp us es autres eUlan es, &amp;' ns u- :., ry
tes (xprt' fi(emenr 1 1es PMues
,...
L
r~m mifes hors de Cour &amp; de Procez.
;~ ... '~~
- Q::oyql1e ce fllt U ~ SIR E , un deboucemenc bien fDImel de ce~te de- ;;~;~/.Î
mande en réunion de la Jun[difrion des Aydes "en rembourrant la Fmance;
cependant le Parlement coûjours animé' du même el'prit de jalouGe contre
la JuriCdiébon de la Cour J,e Ssai des Comptes, voulut encore entreprendre en 1665, de faire une tentative en renouvellanc cecte même demand:.- ,
totÎjours dans 1a m ême forme qu'ill'avoit élev êe en /6 2. 6. ce qui efiou Gcon·
traire à rout ce qui s'efioit palle dans le fiéc1e precedenr. Il nI! dcg ui[a pas à
la vérité qu'en 16'55, il a voit efié debouté de cette même de man de; m ais

r.:!;;;,,:'

.,J.

�18
1 r. ~
~ , 1\ • r. '
1
(
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caute d'avoir roduie les ieces Ilfcelfaires pour a lOUe eaolt IUlvant U , r.
'T
cl '
. tenir recouvrees du
epllls , tel e qu'ell:oit a preuve qu l , prete~, ~t
. cl e l' eXlll:e
' Il. nce au Contrat
des Com~(es
avoIr
' que la
. Chambre
.
. :J;.o. ' a .... olt palle-.
. ,
d
avec le Roy Henry 1 1. pour l'acqullip~&gt;o -de ce~te: lUrI Ul~LIO~ , uree 0
1'1 . d
' ar le Procureur Génerai devotre Parlement de 1 arjS, d ans Je.
,l ~IS onne P
11 .
l'Ed' ,l R Cl 1
quel il efiott fait mention de ce Comrat;tel CHOIt enco~e
1t '11~ _})y lar es
IX. par la di[pGtion duquel il paraîtrait que ce~ memes OffiCIers. ~~ votre
rembour[ement de la moltle de la
Cllam bre des Comptes avoient retiré le l
' 1555' pour, lacqul
" f imon
- d e cet.
Finance payée en[uite de ce Contrat en '.lunee
Juri idiél:ion &amp; [ur des pareils titres votre Procureur General du ParlemenF,
affeétant u;e faulTe confiance, [oucenant , SIR E, qu'il ne Jevoit plus '1
avoir aucun obll:acle ,aucune difficulr6 pour empêcher de recevoir de nouveau [a. demande, &amp; lui en accorder l'effet: c'efioie [uivant luy une julHce
qui ne pou voit lui elhe refufée , que la r~a:itution, d'un b.ien, duquel.
Parlement avoit joui (ans trouble pendant 1e[pace d un demi Goele, qUI lm
avait efié enlevé par [urpri[e:i la faveur d'une modique fomme rembou~.~
fée en panie; il n'y avait plus qu'à obliger le~ Offiçi~r.s de votre ~, hambre
des Comptes à reprefenrer leurs titres pour falr.e llquller It: peu qUI pou VOlt
.' leur ell:re encore dû de cette ~Finance ; maIS votre Procureur Géneral
au Parlement) uni9uement occupé des idées ,que lu,~ pre(en~ol~ [o~ am~i~
tion, ne conGderolC pas que ces nouveaux urres qu 11 produI[olt J bIen lOin
d'ell:ablir &amp;. de fonder la jull:ice de fa demande, fourni{foient au contraire des
.
armes invincibles pour l,a combattre, &amp; la décru ire.
Car fi ce Contrat a{fé &lt;:ntre le Ra Henr II. &amp; les Officiers de Votre
Chambre des ( om tes de Provence e t rou VOlt vi e &amp; ra eIlé dans J'avis
- onne par vorre Procureur Génera en votre 'parlement de Paris , tui {ut
,. .h. dônné lors de l'lnlEaoce décidée en 1608. &amp; qui fit partie des pieces ur
quelles cet Anet\: interVint, n citait-II pas vray de d,r~~.e par cet Arren:
rendu en 1608, la valrdlte de ce qui enoit contenu dans ce Contrat avoir ~~é
jligèe en faveur de ' vorre Cour des Comptes ~ le Parlement ayant pretendu'
alors de faire revoquer , ainli.que le Suppliant a eu l'honneur de le démon
trer tous les attributs, toute la J uri[diéUon &amp; l'autorité dans le[quelles Votre
Cour des Comptes ..voit efié confirmée &amp; maintenue par l'Edit du mois
d'Aonll: 15S5' qui felon votre Procureur Génerai au Parlement, n'dloit .que
l'execution de ce Contrat. Peut - on fournir des exceptions plus fortes &amp;:
mieux fondées pour détruire une demande, gue celles qui Jonc ti.
rées de l'autorité d~ la choie iug~e? -&amp; c'efiait une parei !le exception que
votre Procureur General fourm{folt par le moyeh des pieces qu'il prodUl[oic
pour foûtenir [a demande. D'un autre cofié la difpolition de l'Edit donné
par le Roy charle ;IX, en l'année 1576 qui ordonne le rembour[ement de
la moitié de la Finance fournie p~r les Officiers de votre Cour' des Camp_
en l'année IS.55' prefenta à quiconqu e. auroit vo.ulu ~a lire de fang frOid ,
des preuves mcomell:ahles que cette Fl11ance aVOl[ dle fournie pour route au.
tre chofe que pour l'acquiGtion de la Jurifdiél:ion des Aydes.
Sur cette demande du Parlement il fut cependant ordonllLE.ar une Ar!icle de l'A(fefi de reglement intervenu entre le Parlement &amp; voue Cour des
Comptes au mois de Fevrier IG6G!" quele Suppha?tydeHendrOiC&amp; rapo.r.
.~ ~J''''' ".h.....,. . ~ .. ,rH .
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2.,

'35.

(eroit le contrat paffé par le Roy Henry [econd avec ladite Cour le 10 . Juin ·
l iS) ' enferr. ble la uantité de la Finance ar eux )àq\e en executÎon d'tcelui...
autres pieces concernant l'attribution de bdite [uri(diél:ion , poùr icelles
vûês, ou à f.1~[e de les rapporter dans led it rems &gt; être fur les pieces qu i ont erer:1pDoitées ar votre Procureur General au Parlement, être dé_finit1veme~t_
or on ne ce gu il ap partiend ~
-[en1auvais uLge que le Parlement vou droit f.,ire d'une pareille pro.n onciation qUI te trouve dans cet Arrell: par rappon à ce chef de demande,
-oblige le Stl ppliJnt à rapporter certams fai rs pou r informer Votre Majell:édes
verit.lbles rairons &amp; des veri tables motifs qui p(i&gt;rCerent [on Confeil à prononcer il. cet égard un pa reil interlocutoire.
Il y av oit , SIR E , une in!lance introduite en l'année lS65. au Con[eil de
Votre Maje ll:é , ent re le Parlement &amp; votre Cour des Co.n ptes de Provence,
au [u jer de l'execution d'un ArreR du même Con[eil ôbtenu pa r les Offi ciers de vorre Cour des Comptes en 1664 [ur leur rang , &amp; [éance dans cerraines Eglifes en Robe rouge: à cetee in!bnce ~voit encore été jointe une
Reqll ~ !l e que les Tre(oriers Gener.lUx. de France [ufertez par le Parle(l1ent
avoient prefentée contre la. même Cour des Comptes; mais dans le temps
que v.mr.: Con[eil étoit en état de prononcer [ur l\:xecution de cet Arrefr
de 1664' &amp; fur ce qui concernoit les Tre[oriers Generaux de France , le Par.
lement pre[ema deux difl'erentes RequeG:es , l'une tend ance à faire changer
lJ. di[poGcion de quelqu es Articles qui en J'annee "555' lors d'un autre ,R egl~m~[1[ fait entre ces deu x Cours, avoient (hé d~ci~e7. en faveur de votre
Cour des Comptes, &amp; l'autre concernanr cette reUlllon de la Cour des Ardes, foûrenue par les rairons que le Suppliant vienc de' rapporter.
Le fieur de Segl1iran premier PreGdenc de votre Cour des Compees &amp; [on rJ '"
député , à qui ces nouve~les ~e m andes furent Ggn.ifiées , r.épon.dit que l:o~
ne devoit pas s'adrefTer a lUi pour faue une parellie fi gmficanon; malS a
vorre Procureur General en votre Cour des Comptes pour qu'il y donnât [es
deffenles , que pour lui [a commi({jon fe trouvoit bornée à deffendre fur
l'execu[ ion de cet Arrefl: de 1664' &amp; contre les pretentions des T re[oriers
Generau x de France·, &amp; il perGfl:a en conCequence à ne vou loir donner aucune deff'! nfe [ur roures ces nou velles deman des. Ce [ont-là, SIRE, des faits
gui ne [one point avamurl.. Z1. ,&amp; ,dont on trouve la jull:ification dans le vû des
pie~!s de l'A rrell: de 166 6. (li Ion VOlt le ~eur de Segmran~ler de ceere
m aniere dans les Re uelles, &amp; Deffl'!nfes u Il donne.
t c'e
ce qUI porra , SI!tE , le Confeil de Votre Maje!lé en décidant
defi nltive mem lur ce qui regardoit l'execmion de l'Arrell: de 1664' &amp; con.
cernoit les Treforie rs G neraux de F,ance, d'ordonner d'un côté que leSuppliant dt ffwdroit [ur ces nOl'vell es demandes de, votre. Pa rlement, qui n'avoi.: nr plS encore
il1!l r_u~tes , .&amp; ~u'll com.mUn1~UerOlt ce contrat &amp; autres
f iece, (lu e le fa dement toure nolt erre ,l es mres a.la. faveur d~fq~els v~t re
Chambre d. . s Cam pres lui avoit ufurpe cette Jun[dlél:lon , degUlC1nt amG
le ve ri[:lble ér:lt des chores : Votre Majeflé verra :lr ce ue le Su liant
vi ent d'&lt;woir l'honneu r de lui el&lt; ofer , que la di po Hion de cet Arrell: en ce _
ch~f n'dl gll'll~Œ"m ple Coit .momre. au l~lême fr~pltanc de l~ den1lnde for.
mee par le P:lll&lt;:.mellt ..:!.vecln)Q\1 I9-IjOn d y de en rl'!., ce qlll ne pre)UdICleroit èn rien -aux dë1fe[;fes qu'il pourroit y oppo[er, 111, donner aucun nouveau
dlolt' a u Pa l'Te mël1t :i Cç[ eg U' d .
H
- - - - - - -_.

ete

Il''

�'1

3°

Aprèsque cet Arreil: eut été rendu, l'on ne vit pas le Parlement, SIR~ , f.1ire
aucun mouvement pour faire prononcer fiu cerre demande &amp; cetre mil ance introduite par la prononciation de cet Ar~eil: / J'on n'a pas, vû qu'il, aye
fa it Ggniher aucun Aél:e au SupplIant pour lob!Jger de prodUire [es pleces
&amp; rirer droit du refus qu'il ferait de- les repre[enrer, dans tous les troubles
que le Parlement continua de donner depuis ce tems-là à la Jori[dlthon de
vorre Cour des Compres, il n'avoit jamais été queil:ion que de certains droits
des limites de la J uriidiél:ion des Aydes, ~ jamais de Il proprieté, &amp; du fonds
de cette Juri[diébon , dans les occaGons même où le Parlement (oûrelloic
[a Juri[diél:ion avec plus de vivacité, où ' il s'agilfoit de faire des Reglemens qui devoient attribuer à votre Cour des Aydes des droits dont ils ne
pouvoient la voir jouir qu'avec regret &amp; jalouGe, combien de cruës depuis ce
même rems là faite en votre Cour des Comttes, Aydes &amp; Finances d'un
1';')' 16&amp;' grand nombre d'Officiers avec le titre de Pre Ïdens , Con/eillers en la Cour
~
des Aydes? Le Parlement les ayant Vi.TS etablir 1ans-' ) former aucune 0I.',. ",~aP0Gtion , &amp; ayant même enregiil:ré une déclaracion en'année 170(concer:
""'1~ ~~ ' nan'ç une de ces cruës , purement &amp; Gmplemenr.
.
Ce n'a été, SIRE, qu'en l'année 171.3. que s'erant élevées quelques conteil:ations encre ces deux Cours, pour raifon de l'JdrelTe des Lettres de Noble!:
fe au (quelles le Parlement a été condamné, que cette condamnation a reveillé !a paŒon de c~(}x, qui ne ,peuvent [ouffrir non feulement des égaux en
pouvoir , &amp; en Jun[dléhon, mais encore que tous les Officiers de la Provin.
e ne leur [oient [ubordonnez.
Ils ont à cet effet, SIRE, député un Magiil:rat pour aller deffendre au
Con[eil de votre Majefl:é [ur les contellations qui eil:oienc pendantes entre le
Parlement &amp; le Geur Prevôt d~ I~ Maréc?auffée, dont le fuccès n'a pas eil:é heu.
,
feux pour leParlement, &amp; de-la Ils Ont ClS occaGon de lui donner des memoires
[eerers ~our élever de nouveau cette retention en réunion de la Juri diél:ion
t.;.::;dcs Ayes. Le heur re 1 ene e agu~eputc u 'ar e,mel1C a refent(;
-:;&gt;;, une Refcueil:e en con[equence au ConleIi de Votre Majelle aux memes ns
':7 , que ,cel es qui furent pre[entées aux années 161.7. &amp; 166S' &amp; c'eil: la Ce 1
... ~ t~ !l~ ua 1 1 li 1
II
C
d
U e
"r'~ ,.,...iJ
1re ur aque e votre our, es Comptes,Aydes &amp;-1inances aye à deffenre.
') 6.

3

, Le, détail que l,e Suppli~nt vie~t de ~~irede roUt ce qui s'eil: palfé depuis l'in_
fl:ltut~on des Malil:res Ra,nonaux J~fqu a pre[ent au [ujet de cette Jurildiél:ion ,
le reClt Gncere &amp; rouve , ar les leces re refentées de routes les tentatives d
Parlement pour détruire &amp; affoiblir la Jurifdiél:ion des Mailhes Rationaux OU
de la Cour des Comptes, Aydes &amp; Finances qui leur avoit (ucced é one déU:o u
[ré d'avance route l'injulbce de ceere Requeil:e ; auffi c'dl dans ced~tail de E ,n&amp; de '
"
/
d
J
s alts
S JugemensqUi ont ete ren us entre es Parties, que le Suppltant pui{e
SIRE, les 6nsde non· recevoir qu'il a à propo(er COntre cette demande r~
les ral[ons qui feront voir que quand même le Parl ement ne Cc , \
n
bl \ C '
t:
erOit pas
on·receva e a raICe cette pourlUÎte , il Y feroit toûJ'ours mal fondé d
1
fonds.
ans e

Tremiere Fin de Non. Rece1.JoÎr, - .,....r.~:-&lt;- r"J"

'J"T ,

vflle Requefle preCentée par votre Parlement le 18. Septembre 1'1..... c'ell-àdire, de près de GO. années.
Q:loique l'ufurpatiol1 de la JuriCdiél:ion ne puilfe être couverte par aucune
pre[cription,cependant il eil: cerrain qlle quand la propneté de la Jurifd iél:ion en
total ell fondée, ain{i que dans le C(lS prdent ) fur des titres legltimes ; ces titres
ne peuvent être attaquez après 30. années de polfe!Iioll pailible; néanmoins
l'objet de la demande du Parlement eil: de f:1lre revoquer après le cours de '
60. années J depuis que fa dematJde a été introduite, tous les Edits, Déclarations , Arrells de votre Con{eil, qui av oient retabli &amp; confirmé plus
d'un Gécle avant que cene demande fut inrroduite, la Jurifdiél:ion desAy.
des dans routè fa (uperiorité &amp; autorité à votre Cour des Comptes.
L'Arreil: du Conreil de Votre Majeil:é du 8, Fevrier 1666. en prononçant
en l'Article vingtiéme , que le Suppliant deffendra [ur la Requeil:e de votre
Procureur General au Parlement, n'ordonne en cela qu'un interlocutoire
qui devoit être inlhuit &amp; pourfuivi aux formes ordinaires &amp; dans le temps
de droit: or il eil: certain) [uivant la di(po{irion des Ordonn:mces, que tOUS "
les interlocutoires font éteints par la peremption, &amp; quand même l'on voudroit [uppofer qu'ils n'y [ont pas fujets , il demeureroit toûjours pour confiant que l'aél:ion qui tite [a [ource ci'un imerlocnroire eil: prefcriptible.
puifque les Arreil:s qui tombent en execution &amp; qui n'ont pas été executez
pendant 30' années [Ont pre(cripts: d'où il s'enfuit gue votre Procureur
General en votre Parlement n'ayant, SIRE, ni inil:ruit ni mis à execution cec
Arreft en ce chef) cette demande [e trouve ou perimée ou preCcrite ) &amp; que
c'eil: un aveu &amp; une reconnoilfance de [a parc, que cette demande avoit été
formée [ans aucun fondement,
L'aulOrüé de la choIe jugée n'a, [uivanc le droit, pas plus de force que
les Tran[aél:ions &amp; autres Acles palfez entre les Parcies , ainG de même qu'un
Aél:e qui n'auroit eu aucune execution pendant 30. années ne pourroit plus
être executé ; de même un Arrdl. qui n'a été {uivi d'aucune execution ne
[çauroic aujourd'huy après plus de 58. années, [ubliO:er dans [es difpoGrions
ni les faire revivre, &amp; elles (e rrouventéreimes par la pre(criprion. Si l'Arreil: du
8. Fevrier 1666. avoir reçû votre Procureur General de votre Parlemenc à
rembourfer aux, Officier s de vorre Cour des Comptes 1&lt;L Finance qu'ils pour.
roient avoir pa yée pour la compolicion de leurs Offices j cette grace qui lui
aurait été accordée ne [eroit pas cenainement perpetuelle; elle auroit dû être
execurée dabord après l'Arrell , afin de ne lailfer pa5 perpetuellement des
Officiers en [u[pens [ur leur état, ou du moins il faudroit que cela eut été
fa it dans les 30. années, à compter du jour de la lignification de }'Arreil:
qui eil: le tems de droit. Comment donc peut-on pretendre aujourd'huy qu'un
{impie interlocutoire aye plus de force qu'un Arreil: dehnitif? Et que la [eu.
le claufe que le Suppliant deHendra [ur une demande ,aye plus de durée qu'une adjudication définitive.

Seconde Fin

de

Non - '1{!celfJoir.

....., ..... c:- '7 ' . "

6'1 ,

la premiere fin de non-recevoir eil: tirée , SIRE ' du tems qui s'eil: /
,'
depUIS l'Arreft d
C r. '1 d
)
eCOU,e
e votre onlel u 8. Fevrier 166G, ju[ql1'au JOur de la nou\

La (econd e fin de non-recevoir eft fondée, SIRE, [ur l'autorité de la
cho[e jugee.
L'Article :'0. de l'Arrell du Con(eil du 8, FevrierJ666.en ordonnantquCil

�31.,
1
le Sup plilnt ddfendra {ur la Requefte de ~otre Procureur Gen~ra au Par,
lemtnt ,lui a par cerre prononciation referve lOuces [es deff'en.(es, .elles ,{one
donc encore dans tout leur entier, &amp; le SupplIant eft en drOIt ,1uJourd huy
d'oppo[er les mêmesfil1S de non· recevoir ~ll.'il au~oit pû faire valoir dans ce
,
remps-là, li ce chef de demande avOlt efte tnfl:r~lt. ,
Or ce n'dl: pas d'aujourd'huy que le Parlement ~ el~ve les ~l~l11es con·
re{htions fous differenres formes; au moment que 1Edit donne .1 Anet au
mois d'Aollfl: 15îJ. fm publié ponr maimenir &amp; confirmer les Maîtres Ratio.
naux dans leurs anciennes Juri{diél:ions , tant {ur le fait des Comptes que
des Aydes , avec toute la {uperiorité &amp; coute l'autorité qui leur appartenoit
à cet ég.ud : votre procureur .Géneral ~u Parlement Ce rel:dit, S,l RE, Op;
porant à l'execurion de cet EdIt, &amp; craignant que les ralions qu t! aurait a
oppo(ee, ne fuffent pas alTez fones pour en obtel1lr la révocation 1 il a ppel.
la à [on recours les Syndics des Etats de Provence, les Lieutenans des Sénéchaux, les Villes d'Arles, &amp; de Mar[eille; il fit valoir en cetteocc;l{ion l'Edit de création du Parlement, cerre (uperiorité q\li lui avoit eité acwrdée
tur les dlff, rens Tribunaux de Provence, &amp; qui devoit, {uivanr lui, s'éten.
dre [ur tOUS les jugem-:ns que rendoient les Maiihes Rationaux dans toutes
les matieres de leur competence. Les M:üftres Racionaux commuez en Cc&gt;ur
des Comptes, firent valOir de lellr cofté leur ancienne origine, leur caractere de graduez dont ils avoient toûjours efté revêtus depuis leur établiŒe.
ment, la Juri[diél:ion qui leur avoit dl:é attribuée dans tous les temps en der.
nier re/fort [ur les matieres des ' Aydes, &amp; des Comptes qu'ils avoient exercée, &amp; la confirmation qui leur en avoit efté faire par un ft o-rand nombre
de titres cootre les ~ntrepri[es de votre Parlement; la Finance payée en 1555,
n 'e~tra pou,r rie!, dans leurs défen{es.' ce n'eaoi~ ~as pa.r un Edit bur{al qu'ils
av Ole nt eO:e malOtenus dans leur ancienne amonte, mais [ur des rairons [oli.
des, &amp; non pas [ur la n~ceffité des affaires de l'Etat, ainG. que le Parlement
'Vond roit les faire ent~~re. Votre Cour des Corn ptes , Ay des &amp; Finânc.es p,ar Arrefi du 1. . ~ernbre 1556. &amp; p~r une déclaration {ubrequente de
1annee 1557' du Roy Henry Il. fut confirmee de nouve:m dans toute J'étendue
de fa jurildi6l:ion, [ur c~s mêmes matieres des Comptes &amp; des Aydes , &amp;
le Parlement fut debome de l'oppoGrion qu'il av oit formée d l'Edit du mois
d' Aouf!: lm., &amp; r~rre ft El, la Déclara.tion furent encore confirmez par une
nouvelle Declarauon ' de 1558. ?onnée en[uÎte ~'une pro~edure f.lÎte par un
Comm illaire envoyé {ur les lieux pour exanuner &amp; dIlcuter le droit des
deux Compagnies . .
Le Parlem~l1t n'~yant plÎ reuair par l~ voye de l'oppolition , excita des
troubles dans 1exetc1ce de cette Jun{dlél:lOl1; cantoft il pretendit avoir draie
de reffort, tant [ur la Chambre des Comptes que [ur la Cour de' Ad "
Il. '1 d"ll'
d
s y es&gt;
tamOn: J llungua ces eux Juri[diél:ions &amp; ne I)orra [es vl'l e
r.
1
J rI-rd 'é!: ' d
d
, . '
s que wr a
dl , /Iond eS Adyr. es; c efl:damfi que par des dérours mal imaginez il d.
e Olt eu er Ia IlpOlltlOn e ces Edits Déclarations &amp; Arr fi J
C {( Î
.
d "ll" él:"
'
e s:Je Votre
,o n el : malS c,es Iml1 Jons, ces ,;,oyes de tlit , &amp; ces enr repri[es de Jur iL
dl6l:lon furent egalement condamnees. Le [uppliant a eu l'hon
d
11 ' V
M " a'
d' 1
neur e rap_
pe ~r a ~tre ~Je e ,~n ~tai l'hifioire des differe ns jugem cl1s ui intervmrenr a ce [uJet. En 1annee 162.7' vorre Procureur Géner;l au Par~rnent
changea de route &amp; de langage, voyant qu'il ne pouvoit parvenir à u(ur-

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·n·él:·Ion33 d es Ad
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per, ou a" etem
y es, 1'Id eman cl a Ge
feU
..
nir à celle de votre Parlement, eO:abllffant des faies contràlres aux véritables
eRats des cho[es, &amp; à tout ce qui refultoit des conteO:ations qui avoientagi.
té ces deux Compagnies pend:lI1t plus d'un liécle, que le Parlement avoit en·
levées, &amp; dans le[quelles il aVOlt /uccombé, &amp; pH Arrefl: de vorre Con {ei 1&gt;
du 19, Janvier 1655 vorre Parlement fut debouté de cette demande, &amp; votr~
Cour des Com res mire hors de Cour &amp; de Procez à cet égard, comme vo·
tre rocureur Géneral -au Parlemenr a d'hl obli é d'en con venir dans la R&lt;!o!'
uefl:e u'il rerenta en 166 . ~e dit.il aujourd'huy de nouveau en renou_' 7f-,~
ve ant cette demande, &amp; les offres qui furent alors rejettées? ne tient.il
pas le même langage qu'il avoit tenu dans {a Requefl:e donnJe en 161.7? il
ajoûte feulement qu'il n'avoit poi~t rapporté alors la preuve du Contrat paffé le 10. Juin 1555' encre le Roy Henry II. &amp; les Officiers de votre Cham.
bre des Comptes pour l'acquifidon de certe Juri{diél:ion, en[emble les pie.
ces juH:ificatlves du Payement de la Finance, fournie en conCequence: pieces
donc il demande la repre[entation, fous pretexte qu'elles Ont dlévi[ées dans
l'avis donné par vorre Procureur General au Parlement de Paris, duquel il
dl: fait mention dans l'Arreft de vorre Con[eil du 8. Aouft 1608. mais li ces
pieces furent alors reprefe;,tées , li nonobftant leur re re[emation , l'Arrell:
e 1608. a con nne a uri iél:ion e votre Cour es Corn tes en con or·
mIte e ce qui eftoit orté dans l'Edit du mois d'Aouft 1 .; dont e Parlement attaquoit encore a ors a dlrpolition, G. cet Arrefl: efl:ablit des juftcs bor·
nes pour fixer la Juri[difrion du Par lement, &amp; celle de vorre Cour des Aydes: n'eft·ce pas avoir jugé que la repre[entation de ces pieces eftoit indif·
ferente, &amp; ne pou voit donner aucun droit au Parlement dans [es injuftes pre.
tentions? &amp; le Procureur Géneral au Parlement ne devroit.il pas s'imputer !'"je. If/f.
de n'avoir ,pas fait valoir dans ce temps là toutes les (aifons qu'il pretendoit J- , • .,..
tiret de ~es pieces, &amp; qu'il oppo[e aujourd'huy , quand même ces raifons
poUtoient paroifl:re pertinen~es? .
.
'
"
,
Depuis, quand a. t.il efte perml~ au~ Parties de ~enver[er 1 a~tonte de, la
cho[e jugee, fous le pretexte ~e n aVOlr pas propa[e toutes les defen{es qu el.
les pou voient employer? li un pareil paradoxe pouVOIt trouver quelque cre.
dit dans les jugemens, il n'yen auroit aucun qui ne fut [u[cei2t1ble de variation) &amp; leur di{polition deviendroit à l'avenir le jouet de la volonté .des
Parties qui ne [e laffent jam:lÎs de propo[er des nouvelles deffen[es :, vam~.
ment r Article 34. du Titre 3" de l'Ordonnance de 1667' aurOlt.11 determlné ne es leces nouve ement recouvrees ne euvent {ervir de mo en Dut
""
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~=;rT~~~~~~~~,~1 ~.~
aemander la revocation d'un Arrefl:, li elles n'ont e e retenues ar e ait
e a Partie a ver e : vainement \' Article 35,n'aurOlt.1 re erve qU'lUX mi.
~ neUfS &amp; a!lx - Eccleliaf!:iq~es le privilege lingulier de propo[er qu'ils. n'on,t pas
dM défendus, fi le Parlement pouvait [e flatter d'eftre recevable au o~rd ~1U
après lus d'lin lec e a aire va olr are [eremation des ieces UIIUl étOlent
connues &amp; a ro 0 et es rai ons u'il n'a tenu u'à lui d'em 10 er dans
ce temp:- a ; &amp; ne eroit. ce pas même un Aé!:e bien ,hul11il!am de [a p~rt,
que d'eftre ob li gé de [e {ervir des moye,11S ~~cordez a ~a fOlbl effe d~ 1 e~at
d'un mineur? une Cour li refpeé1:able &amp; {i eclauee pourcolt-etle {Ol~tenlr qu :1.
le n'a pas mis en u[age romes les rairons do nt ~I.le pou VOIt fe {ervlr, pour f~u..
tenir fa demande? c'ea lui faire tore que de (Ulvre [es propres Idees, &amp; 1011
"
l
'

..

'0.

�-'1-0 .

34-

veut bien lui r~ndre la iullice de croire que lor[qu'en Ï608. elle avoir tous les
titre, de votre Cour des Comptes, dont elle demande aujourd'huy la répre(ematlon, li elle celfa de les debattre ) li elle fe borna à comell:er l'étendue
de la Juri[diêtion des Aydes, c'ell: qu'ils ne pouvoienr eRre arraquez' , &amp; gue
cerce o1fr~ de rembour[ement efiOlr trop odieu[e pour pouvoir efire propofée.

Troifilme fin de non-recevoIr.
la troiliéme fin de non-recevoir efi pui[ée ' dans les divedès reconnoiC.
rances &amp; les divers aveux du' Parlement, que certeJuri[diétion des Aydesap.
~artenoir à votre Cour des Compte~.; l'on trouve de la part une reconnol[tance bien autentique à ce [ujet dans l'enregill:rement gue cette COUf fic des
jugemens du Con[eil de Vorre MajeHé, qui avoient condamné tomes les entrepri(es au (quelles elle s'ell:oir portée comre l'autorité &amp; la ,}uri{diéèion des
anciens Maill:res Rationaux: le Suppliant a rappol té dans le recit des faits
hdronques, qU'Il a eu l'honneur de rappeller à Votre Majefié, comment le
Parlement forma 0ppohtion à l'Edit, par .Iequel ces Maîtres Rationaux com.
mu z en Co~r des Compt"s , Aydes &amp; Financ('s efroienc maintenus, rerablls &amp; aff~ rmls dans leur ancien pouvoir, &amp; qui condamnoit tous les troub~es que le Parlement a~oit voulu y donne,r julqu 'alors, [ur quoy il inter.
vJn~ un A rre~ du ConCnl de Votre Ma)e(le, qui con6rma de nouveau ces
Malll:res Rationaux dans toute leuc autorité &amp; juri(diétion [ur les marie res
des Comptes &amp; des Aydes, &amp; qui retrancha &amp; [uprima d'un autre coll:é
t~us les autres awibuts que cet Edit avoit pû leur donner [ur d'autres ma.
tleres . Le Suppliant a raporté encore les nocveaux detours dont u[a pour
l?rs le Parlement pour ne pas reconnOlll:re la dlfpolition de cee Arrell:, &amp; ne
l,enregIll:rer gue, d'une maniere &lt;-lui ne fut pas oppo[ée à {es delfeins , ne
layant enceglG:re , ~ue comme ~o :tant une révocatIOn g énerale de l'Edit de
1555. fous pre.texte qUIt rwanChOlt quelques amibuts accordez par ce même
EdIC, ce qUi obltgea le Roy H enry II. de donner une Déclaration imerpre.c '
tatolre de cet Arrea, &amp; d'envoyer un Commi{!aire [ur les Il'eu
[;
l '
r
x poUl rai·
re execm:r a vo. O~te. Le lleUf Dumay Con{èill er en vorre Grand'Con{eil
ayanc ell:e commis a cet effet, fit une procedure [ur j'execution de ces ' u e~
g
mens, dans le cours de laquelle votre Procureur Géneral au P 1
ld
. na {(
Cc
l'
ar ement on·
on con t'ntemenr pou r execution de cet Arrell: qui ordonnoit que les MaÎ.
tres Ratlonaux commuez en Cour des Comptes Ayde &amp; F
.
110ilhoienc du fait des T ailles A des &amp; Ga5e{le -&amp; sd' 'Idnances, con :.
,s•
e en ances en der
.
.
'
mer re!lo~t ) dOllt e ar emenr ordonna e nouveau 'e
. '
~l
A iF
.
nregi rement pur &amp;
lmp e par , rre du Il. hnvler 15\8. rendules Chambres aNe
taue!
ordonne oue cet Arrefr de votr'e Conk 1ll erOlt
. exeCute
m ee~ 'E~r
f, Ii eltOlt
-_._--~
. a orm~ &amp; teneu~gardé &amp;obCervé de point en oint c
f ulva~
P
, 'I • qUI ormefrune
reconnOl(fance bien expreHe de [a parr qt ''\
d
, Il ne eVOlt p us ell:re
'
entre ces deux compagnie~ de celte Jl1ri Cdiébon qui ell: bl '
Il que Ion
dan cet A ll:
' ll: ' d'
a Il' ce e contenue
. s
cre, ce
-a Ire cette conn oiŒance en derni
{fc. ,
ueres des Tailles , Aydes &amp; Gabelles &amp; d '
d
er re 01 t , ,des ma.
ft(
,
epen ,mces.
. En e er le Parlement dans les enrrepri[es qu 'il COntinua 'l
.
,,
J
tIge qu.e le plus ou le moins d'éten due de cene JuriCdiéèion ~esn~ 1~lt,en [,l'
açcordolC au Souverain à votre Cour des C
. J,. y es qu 11
omptes, am l qu Il parolll: par les

br"

p

,

•

:-re:--

e- .

35
4/ ·
articles que le fieur d' Ame1my, Dépl1té du Parlement, pre(enra au Con# 7'';/ '
(eil de Votre MajeO:é, où il [e redui(oit à di(puter à votre Cour des Comp"
t CS comme Cour des Aydes une Juri{dilbon crimmelle , {ur quoy Intervin~ l'Arrefi de votre Grand'Conleil de l'année 157 8. mais ce calme J ne dura pas, car lors de l'InO:ance qui tur imroduice en l'alln.ee 1597' &amp; ju~ée en
1608, le Parlement renouvella [es pretentions [ur ce d,ermer rdf()n qu Il vou·
loit exercer; mais ayanr eaé de nouveau wndamne dans cette lll)Uae. demande qu'il avoir élevée (ur la di[poGtion de cet Arrefi de votre Con~:tl dll
mois d'Aoull: 1608, il [e borna enfin dans tolltes les comefiatloos qu 11 ne
celfa point de former contre votre Co~r des Comp~es, à faire expl~qller vorre Con[eil [ur pre[que toures les m,ltleres partlculteres 'l,Ut devOlent ~ll:re
comprifes {ur cette dénomination géneralle d' Aydes , &amp; c ea [u~ quoyll efi:
intervenu divers ArreG:s de R~glemens em,re ces deux .Compagntes, qUi font
une dlll:inébon exaéle de ce qUI appartient a la Jur;[dléllOn de la C:-hambre des
Comptes, pour que l'on pui(fe Ce pour ~oir pH la voye de revlGon, de ce
q ui concerne la Juri[diébon des l~f)QGtlQns , Tailles, A y d,es ~ &amp; Gabelles.
0u r que la connOl(fance en dern ier re crort en fU[ ~eCer ~ee a votre Co~r
':.J
ues Aydes', &amp; des cas enfin qui ne-[onr de l'un e , ni de{1autre
' de ces JunC.
dlétiollS, pour que la connoi(1ance en fut également con ervee aux premIers
Juges, &amp; par Appel à votre Parlemel1t,
l '
Il en ef\. de même, S IR E , des honneurs, des preroganves de ces deux
Compagnies , elles [e trouvent pareillement fixées par d:s Arrell:s de R:eglement rendus en{uite des concordats palfez entre ces memes Com pagl1les
aux années 16 0 9, &amp; 16 53' dans le[guels elles Ont t.raité entre elles {o.us ces
qualifications de Cou r des Comptes, Aydes &amp; Fll1ances; &amp; deter~me .les
. preéminences &amp; privi leges , dom votre C?our ,des Comptes devolt )oulr »
eu ega rdà toutes les qualitez dont elle ell:olt revetue.
\
pendant pres de ,
O r comment , après que le Parlement a dreco~~u
, .... 1
fi'
Il
d eu x Gédes cette Cour comme Cour des Ayes, a uan Ige avec, 1 e e
[-aus cette denomination, ap rès avoir regle avec elle les bornes &amp; leten~
due de Ca Ju riCdiélion: peut-il pretendre renver[er toUS ces dlvets concordats
&amp; ces jugemens gui les ont lioofirm ez en contradi~oire defFen{e avec gr,au:
de (onnoi (fance de cau[e, 15&lt;: temr enfin une conduHe dlreéèement oppo[ee a

.e

•

/

[es aveux . .

f2!!atriéme Fin de Non - Rewvoir.
La derniere fin de non-recevoir efi fondée [ur ce que les cho{es ne (ont
,
n
qu'elles e[Qient lod~que la Finance dont le Parlement
l au meme Cnat
l'uS
,
d
A d &amp;
offre le rembour(emenc) fut payée par v.ocre ~our es Comptes, . y es
Finances) non pou r l'attribution de la Jlmfdlébon rur les Aydes, amG que le
Parlement te luppo[e, mais pour ~'augrnentatlon d,es gages des anciens Officiers &amp; la compoGtion des Offices nouvellen?en tcree~.
l '
A
Si le Parlement, dès [on infi icution avolt finance pour .depoudler I~,s M~I.
·
J 1 Juri[diélion dont ils . avoient, l'exerCice avant
1etabhC
cres Ratlonaux e a
d . d r
r
d e cette C our; c es OtI:cl'ers
at1rolent efie ce (emb!e en . rOit , e le
lI!ment
m
. d
d
U'0 11 les privoit de leur juri[diélion p0ur l'atmbuer a une
p1am re, e ce q
.
1"
.
Cour qui n'auroit pas rlu s de merite de l'Etat ) &amp; du Pubhc, que ancien tri.

(1.2.2, .

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l
bunl que 'on

4'2

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aVait

' ' ~(;,
vou 1u denUlre)
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' f.,ure
'
pouvOle

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V.1 011' . ",u

,

.
concralre

d es anciens [ervices rendus, &amp; demander qU'Ils leur fu{fenr n:lIS en compte;
m ais ud fondement lus le itime de oner les mêmes lainres, 10rCc u'a.
près une pofle ion de plu lIeurs uécles , l'on voit e Parlement ne compt~r .
pour rien qu'un nombre d'Officiers ayenc re~û de leurs ay eu ls un patrimoi·
ne , que ceux·ci a\'oient receu des anciens C&lt;?m pt~s de Provence, en récompen(e de leur 6delité, de leur vertu, de leur {([avoir, de leurs [ervices, &amp; dans lequel ils ont efI:é confirmez par la Finance gu'ils Ont payée,
paf rapport à leurs Offices, à me(ur~ lie les neceŒtez d~ l'~tat !'Ont exigé~
que deVIendraIt ce rand nom~re 0 ciers creez d epUIS 1ann ee J 555' qui
[ont entrez ans eurs Cnarges, [ôUsl~}' de ctL9ue la CompJgnie dont ilS
devenoient me,!!lbres, exerçait une JurlTdlél:ion [ur les Aydes en dernier
r~~ort, ainU9ue l~rroit l'Edit de leur InfI:itù,tion, &amp; les prov iUons expe.dlees en con{equence? Voudrolt-on les redulre a dhe Um}2kn1eITt.MaifI:res
?es Comptes, eux qui ont financé pour dl re rgalement Confeillers en la
Co~r des Ayd~S? oudroit. o~ les d ég~ader.9~ tOL~les 110nne!:!~~.l?r~ro­
gauves attachees a leurs Offi,ces .? Q.uand:e Pa.rl emem éleve une parei lle
CJuefI:lOn ,quand Il parce [on IOJuibce, Ju[qu au pOInt de denund er la réunion
de la Juri~diél:ion [ur les Aydes , en rembourrant une modique Finance
A.t-Il penCe ~ux dangereu[es con(equences d'une telle propoUtiol1?A . t-il oublié
que la remlere FInance des Offices de Con(eillers au Parlement ne montoIt pas à troi~ mille ivres? &amp; e temps qUl apporte u c angem~nt a leur
val.eur , de me me que les augmentations de la Finance qui a eJl:é payée de.
pUiS leur augmentation, n'aura·t il effet,que pour eux? &amp; [eroit-il compté
pour Clen en faveur de vorre Cour des Comptes? Le Parlement a, t.il oublié
c.ncore ue luGeurs de [es Officiers polfedent des Charges, en conlidera.
tIan def&lt; uelles i n a el e onne aucune lllance aux re ece eurs e
. fI: , ( L
.
,
otre
ale e. a premlere Fmance qui aVOIr efI:é ournie aVant ell:é re b
fi'
.
'd
h
' /
m OUf.
ee aux premiers ~ourvus e ces c arges, con1me il dl jull:iflé par les quit.
tances de ce rernbo,ur(ement, concedées aux Receveurs ~es Finances de Pro.
vence, &amp; employees dans leurs comptes qui foot confervez a
A h'
ves de Votre Ma jefié,
ux rc l~

y

Fonds f5 principal de 1" demande du Parlement.
.Independamment, SIR E, de ces fins de npn-recevoir ui doivent f '
reJ etter la demande, d.e ~otre Procureur Géneral au Parle~ent il
a aire
core. au fonds ~ne IOJU(!:t.ce U marquée dans [a pretention de ~oul~ir ~~­
~o~lller ~es,tnclens Officiers, non.feulement de l'exercice de la Jun(diél:i:~
de aq~e el s [,mt. en poffelTion d epuis plu(Jeurs Uécles ', avant l'lnll:iru '
u Par ement, mais encore de tous les honneurs
réro ativ
" Clotl
ces , profits attachez à l'exercice de ceue Jurifdidi!1 q~e 1 e~, pr~~mlOel;_
lanr
Ce Ratter que Votre MajefI:é en fera touchée &amp; il fc' cl
e lU
Ole
ce!i l'
' .
, o n e en ce a la confia
ur attenuon paruculiere qu'elle a de fair
1 l '
n.
çice.
e regner es OIX, &amp; la juc.

I1

Votre Majelle', SIR E , diCpo[e à [on ré &amp;!i'
,
cice de la Jurifdiél:ion dont il efI: l ' ,g , '1 r UIVant Ces deUrs de l'exer.
"
ul-meme a lOurce &amp; le prin .
.
quan d Votre MaJefI:é a expliqué [a volone'
d
~Ipe j maiS
e, quan cette volonte a eu {on
executioo,

•

37

"'#-;1 •

executlon, &amp; que c'eil: (ous la foy de cette parole Royale que rien ne peut
alterer, que des Officiers ont acquis leurs Offices , \'jU 'i l, ont fùnde~ leur for.
tune,leur efI:abliffemel1ticomment [croit il poflible qu ils dûffent craindre d'c:fI:re
privez de ces mêmes Offices? Qu an d ces OŒciers) ainG que ceux de voue
Cour des Comptes, n'om empJoyé l'autorité gue Votre Majdlé leur ,a con6ée,
que pour faire valoir la Genne, &amp; pour l'Inrerelt de vos peuples, C'eH pourtant""que le Parlement voudroit aujourd'huy obtenir, il'l4le compte pour rien
les Edits qui ont maintenu les MJithes Rationaux 'dans leur ancienne Juri{diél:ion en les commuant en Cour des Comptes, Aydes &amp; Finances,il ne
fait aucun cas des Edits, Déclarations des Roys Predecdfeurs de Vocre Majefié , qui Ont affermi cette Jurifdiél:ion , les Arrefts âe votre Con(eil qui
l'ont ég-J lement confirmée, ne luy [ont d'aucun obfI:acle i il rcali(e (es idées,
il ne juge des chores gue par le mouvement de (on cœur, il franchit toutes ces difficultez par le [eul dCUr qU 'Il auroit de pouvoir les {urmoncer;
m ais le Pirlement [e trompe, ce n'efI: ras ainG. que la vol ol1té des Rois va·
rie au gré de leurs Sujets, elle eft ferme &amp; conftante, &amp; ce qùi efi une fois
émané de l'autorité [ouveraine efI: imm 'Jable. Q:.le le Parl ement borne donc
toute (on atemion à s'y conform er; c'eft la vraye gloire des Compagnies [u.
perieures, &amp; non par cette ambition demefurée) de vouloir afIujettir les
aut res Tribunaux à (es propres interefts , en confondant l'o rd re des juri[.
diélions,
L'offre de rembourrer la Finance qui fut payée en l'année lm. dl une
offre injufie, li.: odieuCe, puifque d'un cofI:é cette Finance ne fUt pas payée
pour l'acqui(irÎ&lt;i&gt;n de la Jurifdiél:!on des Aydes, dans laquelle la Cour Royale
des Maill:res Rationaux fur feulement maintenue, &amp; que 'd'aucre part ce n'a
. eHé que pat une Finance égale à celle-ci que les Officiers du Parlement acq uirent pour lors leurs Offices qui a eil:c même rembourrée à la plûpart.
Ce ne {ont pas, S 1. RE, les neceffirez de l'Etat qui ont donné lieu à
former divers Tribunaux &amp; dlfferemes compagnies; nos Ro s ont eu our
objet l'expedition des affaires toûjours lentes lor(qu'e! es ont traitées par eVJnt un (eul Tribunal, &amp; eut- eftre a-(- on crû n'une uiilance reume
pou voit abu{er de [on autorité fur tout dans les Provinces rontieres, on a
pen e gue a divi{jon en diminuoit les forc es: pourquoy donc abc, Ir un eta.
bliffemem auffi ancien, &amp; qui ne ferait pas ['lOS doute parvenu jll (qll'~ nous,
s't! avoit dû efI:re reforme ou eteint? ~oyqtle l'auwri:e d'un regne li glo~
rieu x qui ne lIOUS promer que d'heureux jours, ne pùitTe [o~ffrir aucune ~t_
teinte, qui peut prevenir tout ce que l'avel1lr le plus recule peur produite
de changement ~ Une f.1ge prevo ance ,Cc ue Vorre Majefie permecreau Supliant de le dire;) exiO'e ue deux C0111 a&lt;7l1les U lfieot our mall1telllr touJours lin u e e ui ibre
ue eUf union ou un~ teO
ran e .u. or matlon
ou roit rom re, &amp; U I-e Suppliant n'aprehendolt de retracer lCI es .ms .,
ont e {ou venir doit efI:re emierement' effacé de la memoire, ne pourOlul
pas [,lÎ re valoir ce zéle, cette fiJe!ité à l'épreuve de tout.e [on~ d 'agita.
tion, que les Officiers de votre Cour des Comptes aVOlem faIt parotfI:re pou~
Ie qi en &amp; le (ervice de vorre Etat, dans les remps les plu~ ddnclles, ~ ou
l'on (e (lifoit u ne g loire de \1~anquer à fon devoir? Il po~rOlt faue valOlf les
temoignages autemiql1es, que nos Rays donnerenc alors a ces offiCiers de la.
farisfaél:IOl1 qu't!s avaient eu de leur conduite.

•

10. f ..

F)

�-3
Q.uoyque ce que le Suppliant vient d'expo[er falfe co~noiO:re, ~ 1 R ~ ,
toUte l'inju!l:ice de la demande du Par lement , nea.nmolOs pou,r dtffiper}u~
ques aux moindres ombrages, le Suppltant veut bien encore s attacher :l repondre aux divers pretextes répandus dans la Requefie, [ur le[quels eft ap~
, )

puyée ceete demande.

Premùr Pretexte.
U

1i

Lors de la creation du Parlement par 'l'Edit du mois'lI,t
150 1. il lui
fut :mribué une Juri(diétion univer(elle CUf toutes (ones de matieres, ce qui
renfermoit celles des Tailles &amp; Aydes, comme auffi il lui fut accord é une
[uperiorité [ur la Chambre des Comptes, &amp; Maifires Rationaux, de (quelles
Juri(diaion 0: (uperiorité il a joui ju1ql1'à l'Edit du mois d'Auil: 1555' Il eft
donc juite de le retablir dans les droies qui lui,ont efié démembrez.

RE' PO N SE.
premierement il a eité démontré par l' hilloire de tout ce qui s'ell: pJffé, lors &amp; après la création du Parlement, qu'avant (on lnititutton, les MaÎ- '
tres Rationaux efioient en polfe{[ion de la JuriCdétion fur les Ayd s, Finances, &amp; aucres matieres fi(cales, &amp; qu'outre l'exercice de cette Jurifdiéboll,
ils connol(foiem encore 8es rnatieres des comptes &amp; archives; aiofi s'il y a
de la ju!l:ice à faire revivre les anciens droits, c'eft en faveur de votre Cour
des Comptes, que ceete Ju!l:ice doit eftre exercée, comme ayant la potIeflion la plus ancienne. En recond lieu, l'Edit de création du Parlement n'avoie dépouillé l'ancienne Cour Royale des Maiitres Rationaux de fOIl an~ ci~n~e Juri[diét~on; ce feroit l'avoir fupprimée &amp; aneantie; que de l'avoir
privee de fa Jun[dl~lOn. Prefumera-t,on que le Roy Louis XII. qui une année
_auparavant cette creatIon du Parlement avoir confirmé la Cour Royale dans
. tous (es droltS &amp;: auwntez , l'aye voulu dépouiller d'un' de (es principaux
atcnbuts ? ne VOIt-on pas au conrralCe que dans cet Edit de création du Parlement , ce Roy Predece~eu,r de Vorre Majeité ne déclare les jugemens des
~al!l:res Rationaux (ùJets a ~ appell atton de votre Parlement, que dam le cas
ou les Chambres des Comptes eitoient appellables ? &amp; ce même Prince d
' 1
eux
. ans ap,res a creation, du . Parlement (ur cenaines ent re pri[es faItes contre la
JunCdlalon des Malftres Rationaux, décl ar a encore dJns les Lertre P
"1
l '
s arentes qu 1 vou Olt , &amp; entendait con(erver cerce ancienne Cour &amp; Chambre
des Comptes dans [Cus (es privileges , &amp; atltorir ez. En troifiéme lieu ce nombre mhl1l de Lettres Patentes que lts Rays Predecelfeu rs de V Otl'e M . ft'
, 'd' d (fc ,
.
aJe e
oO,t commue a re cr a ces ,~aIllres RJtionallx fur les matieres des im 0linons, ,Aydes ~ Gabelles) ou Ils déclaraient que la connoi!fJnce d es ma~e.
res des Impofinons leur. appartenolt, qu't\s tenaient lieu &amp; place des Géneraux des Aydes, eftablts , dans les autres Provinces du Royaume, ces ju emens, que ce~ Malftres Rationaux Ont continué d e rendre (ur des mati~;es
faos ~nterruptlon, (Ont ,des preuv.es, SIR E, que nos Rays n'avaient 'amals
ptnf~ de pr!ver les, Malllres RaClo,l1aux de Cette Juri{diaionqu'ds ex e; oient
depUIS plulteurs Gecles avanr cerce lllftitutÎ0n du Parlement &amp; fi
Çc
uelque fi .
. d
.
,
1 cette our
aq
OIS entrepns 'exercer quelque Aae de Junfdiéhon (ur les ma_
1·

'

•

)

39

.. ~,

tieres des Comptes &amp; des Aydes; ce n'eftait 13 qtle des t:QtrèpriCes de Ju.
ri(diéhon qui avaient mis le trouble. la confuGon , &amp; te dé{ordre danscetce
province par rapport à l'exercice de la Juri(dH~lion (ur le fait des Comptes
Sc des Aydes, ce qui eftoit caure que laplûpart des Procez de cette namre
eftoient portez par evocation à votre PariemU1è, VOlTe Chambre d~s Comptes &amp; votre Cour des Aydes de Paris, qui in{enGblemen~ commençoientde
' regarder cene Juri Cdiébol1 qu'ils exerçoient dans ces ,cas particuliers, comme
leur eltant ordinaire dans certe Province: ce deCordre , çeç(e confuGoo qui
reo-nerem pendant oes premiers temps au (uj~t v de l'ex~rcjce d.e ceue, Jurtfdi&amp;ion fournilfem une "utre preuve pour co~vaincre que cene Jurifdiébon
des Aydes ne fut ~oint attribuée au Pa~~elllent lors ~e fOl1 lnit~t~tion. En
uatriéme lieu, uand ar une fauffe re(u oGtlon, 1lidlt donne a ,Anet au
mois d'Aoun 1555' n'aurait pas, ain 1 qu'il l'a .fait, confi rmé en tant que de
be(oin, &amp; rétabli l'ancienne Juri[diétion des MaiCues Ratümaux en le~com·
muant en Çour des Comptes, Aydes &amp; Finances, comme il y eft énoncé,
uand l'on aurait croire ue ce fut là une nouvelle attrtbmion de la Jurifdiétion des A des, RioU ue le Parl.:m em le (up a e , vorre Cour es A es , e Provence auroit cela de commun avec celle de. pq-tis , &amp; toute ce es
,
e votre Royaume ui n'om toUtes efié ormees ue .a( è emem rement
oe partie dëÎa JuriCdiéhon de vos Par emeus; ce endant a-t-on ~ûu u'a
Ce jour ue vos Par emens a~ent cru ue ce. ~t a un mre egltlme o~r
. e oui 1er vos Cours des A es de eue un létlon &amp; es aIre u rImer? ne reconnoiUolem i 15 pas au contraire que la même autorité qui a créé
~Parlemens ,a exigé vos Cours des Aydes , &amp; que l'une de ces Coursn'a
.aucun droit J1y aucune autorité fur l'aUtre? Il n'y a que le Parlement de
Provence) SIR E, qui (e forme à ce [ujee. des idées differemes, if croit
avoir en partage une autorité d'une nature diifereme de celle qu'exercent les
.autres parlemensde votre Royaume . .

",,*- ,

Second Pretexte.
Cette attribution fur les Aydes -&amp; Finances ne tut accordée à la Cour des
Comptes " que mo yennant la Finance que les Officiers de cetœ Cour paye- r &amp;jL ",
rent en(uite du Contrat palfé encre le Roy Henry Il. le la. JUlll· 1555, &amp; les
m êm es necdfieez de l'Etat qui engagerent à füre ce ~émembrefllent de la
JurifdiQ; ioo univ errelle du Parlement porterent c~ meme Roy: : - la confirmer pat Arreft de: [on ConCeil du 7' Juillet 155~ malS dep~ls que votre
Cour des Comptes a efté rembour(ee de la m~I~~e ~e ~ette FlOance, &amp; que
votre Parlement offre de rembourrer l'au cre mome, 11 Il Ya plus de \Fmance
pour cer attribut de J urifdiétioIl: elle doit eftre réunie. à celle de votre Par.
lement.

•

R E' P 0 N S E.
La Juri[diétion dont jouit votre Cour des Campees, Aydes &amp; Finances
n'eft pas le prix de la Finance qui fllt comptée par les , Officiers de certe
Cour en(u ite d u Contrat du la , JUln 1555Cette Finance fut ap pliquée partie pour les allgmemacionsdes gages des

�'tG.

40

" ... ,,~

';H1ciens Officiers, partie pour la Finance, ou des Offices ~lement créez &amp; par_
'tie ,pour cesdroies de Robe de Pâques, Buche d~ ~~lals., &amp;aut~es drons I~.
-cratifs. Le rembour[emenc qui fue faie de la mOllie de cerre F1l1ance enfiu.
te des Lettres Patentes du Roy charles IX. n'a your m~C1f ql1,~ la ~llpre[~
fion de ce droit de- Buche de PalaIs, Robe de Paques ; alllli qu JI ell enonce
-dans ces mêmes Lertres Patentes; Ja Finance l1'ay'ant jamais eaé le prix de
la J urifdiél:ion donè ces Officiers eHoient en pofielEon. Le rembollrfement
'qui fut fait de 'partie de cene Finlnce, ne doit en rien alterer l'exercie de
cerre même Juri(diél:ion, non plus que J'olIre qne le Parlement faIt de rem.
bourrer J'aucre panie qui a eu {on application à J~ création des Offices
nouvellement créés. Celle de remboue/er cette parue de Fll1ance ea aufli
injufle, que li VOtrC Cour des Comptes offroit de rembourlèr la Finance ,
&lt;iu ~ Je Parlement paya dans ce mêr,ne temps pour la le prix des Offices
-de la Chambre des Enql1elles qui fut alors créé. On ell d'aurlnt plus (ur.
pris que le Parlement aye avance Gue la Finance qui fut payée en 1555' fut
le prix de l'attributIon de la Jurifdiél:ion (ur les Aydes, qu'il n'avoit qu'à
jelter les yeux [ur la di(polirion des Lettres Patentes du Roy Charles IX.
qu'i\'en. (on pouvoir, &amp; qui [ont rappellées dans fa Reguette de 1665' pour
y voir que (ette Finan;e avoit eu l'application que l'on vient de détailler.
Les necelErez de l'Etat ne font entrées pour rien dans les motifs de l'Ar_
Tell de vorre Con(eil du 7. Juillet 1517' c'dl: même faire injure à un Tribu.
.Dai qui ne connoill d'aucre regle dans Jes jugemens, que celles qui (Ont die.
tées par la Juaice, que de lui attribuer de pareils morifs, Cet Arrea a mê.
me efté [uivi de tam d'autres qui ont maintenu votre Cour des Comptes
dans cette Juri[diél:ion des Aydes, nonobaant les oppoGtions du Parlement,
qu'afin que le motif que l'on voudroit donner à cet Arrell eue la moindre
3pparence ~ il faudroit que les DecelEtez de l'Etat eulTent continué.. pendant
près de deux liécles, &amp; qu'elles eu{[ent tot1jours prevalu aux droits des Parties.

'Iroifiime pretexte.
L'Arrell du Con{eil du 8. Fevrier 16(;6. a pre jugé la quellion, en ordon~
nanc que Je Suppliant repreCenteroit le Contrat du 10. JUl!) 1555. la ~ittall.
&lt;:e de FInance &amp; autres pleces concernant ladue attribution.

R E' P 0 N S E.
JI cfl: furprenant que le Parlemea"t g~li éleve une quellion décidée paL'
,

des Arreas du ConCel1 de Votre Majefle , rendus avec glande connoitfance
de cauCe, arrès 5ue toutes les Parties Ont efié ouies dans leurs deffen[es,
veUIlle oppoler a ces Arrefls comradiél:oires un Arrea qui en ordonnant que
le Suppltant deffendra (ur. cette demande, lui referve par là toUtes [es dé.
fen[es: Je caraétc(e de preJugé ne convient certainement pas a' un f bl
bl d ' (j {j'
e len1 a·
, e 1 p.o mon, &amp; . c'e,fi , mect.re en u(age les ~oindres minuties, que de don.
ner le ~me de preJuge a un I11terioCUtOlre qUI ne fait que re{{: rver des def~en(es a la ~atrle, .&amp; dont l'execution eCl: pre [cri re : conduite bIen 0 orée
a celle que devraIt naturellement. tenir des Magiarats éclairez &amp; pp fi
poue rendre la ]uaice.
propo cz

~

~7 .

Il ea vrai que quelque recherche que le Suppliant aye pil faire', il n'a p~ trou.

,

ver ce prérendu Contrat du la. Juin 1555, d'où l'on voudra peut. ~rre prendre occa·
fion de (ou tenir que le Su pplianc ne [atisfait pas entierement à ce qui ell ordon.
né par cet Arrêt i mais outre que le Suppliant tùfi point obligé de faire cette re.
pre[entation en(uite d'un A~rea, dont l'€xecution ell pr.ercrit~ ',~ que d'ai~leurs il ell dans tout [on droIt pour proporer toutes les ral(ons qu Il peut aVOIr
contre cette demande du Parlement, il ell encore toûjours vrai de dire, qùe œ
Contrat ell indifterent; n'étant autre choCe , S'ire, que la {oumi!Iion que les of.
ficiers de Votre Cour des Comptes, tant anciens que nouveaux, palTererit de
fournir cette finance, les uns pour l'augmentation de leurs gages, &amp; autres droits
lucratifs,' &amp; les a~tres pour la compolition de leurs Charges &amp; Offices nouvelle.
ment créés; une pareille piece ne pouvant pas être entre les mains du Suppliant.
Le Parlement n'ignore pas que pareilles [oumi!Iio?s que les compagnies palIent
au (ujet des nouvelles cruës, &amp; des augmentations des gages que Votre Majefié
veut faire) "fone ou doivent être dans un dépôt public; mais le Parlement &amp; votre
Cour des Comptes, Sire) feroient dans un grand embarras S'II leur falloit pro.
duire les diver[es (ollmiflions qui Ont été pa{[ées de leur part dans toutes ces dif.
ferentes' cruës que les Rois, prédeceffeurs de Votre Majeaé, O~t faites dans ces
deux compagnies. Le Suppliant peut Coutenir qu'il n'en a jamaIs eu aucunes en
[on pou voir i mais pour . De lailIer ~ucun retr~ncheme?t au P~rl~m:nt dans \[es
idées injuaes, le Suppltant veut bIen prodUIre des pleces qUI eqUlpollenc a ce
prétendu-Coorqt, qui [oor la répartitio~ ,q ui fut faue d~ ce que .cha~un des Ofliciers tant anciens que nouvellement crees avoleor paye en partlcuher ) les premiers pour les augll1entacions des gages, &amp; autres droits 1ucsacifs qui leur avoient
été accordez, &amp; les [çconds pour la compolition de leurs Charges, I~ finance
p~yée par ces.' derniers ~tant de beaucou p plus co?Gderable, ainli qu'il écoit rai(onnable : co~~e auai il repre[ente le compte d Honorat R.eceveur des finances
en Provence, 00, il a voit fait recette en faveur du Roy de cette finance retirée de
c"hacun des Otnciers en particulier pour les caufes fuCdites) ainl] qu'il paroît par,.. ~
te compte ~ il Y joint enfin les Lettres Pate ores de C?arles IX. qui Ont ordonn~ ,f.,?,.
le rembourCement de la moitié de cette même nnance, attendu le retranche- 1'&lt;;1&lt; ,"".
mep~ qui ayoit eaé fait d' une partie des droits, pour l'attribution de[quels elle
avoit été fournie.

"

iZuatrifme prétexte.

Il Ce forme tous les jours des conflits entre votre Parlement &amp;

votre .C our des
Aydes , qui eno-agent les panies en qes Procès au Confeil de Votre Majellé, par
la réliaance q~e les Officiers de cette Cour Ont à ceder ce qui n'ell pas de leur
}uri(diétion : la réunion de cette Jurifditl;ion à celle de votre Parlement feroit
ce{[er tous (es défordres.

R. E' P 0 N J' E .
,

&lt;..

Cette rai(on de convenance ell certainement finguliere; il ea encore ~ déci.
der li c'ell: la rélillance que les Officiers de votre Parlement ont à ceder ce qui
n'ell
de leur Juri[d iéb on, qui donne lieu à ces con~irs: l'on efi mê m~ en droit
de [oueenir [ans croire offenCe r Je Parlement, qu e ces dlfferentes encrepnCes de Jul'ifdiél:ion qui one été p~ rpetuellement condamnées par les Arrefrs ~e votre Con-

fS

�+2.
Il '
C
' . l' d"
rquene d'une maniere fenGble, que c'en a cette our a qUI on Olt lml.el , ma
{ë . '1 ' I l
1 d'
.la naiffance &amp; les progrès de ces conflits: or, crOlt·l J~He que es Ivers
.-Pbu~ar les que le'Parlement a coûJ'ours formé contre la diCpoGcion des Edits &amp; DeCl
C i l '
' d e cette J uri [.~
clamions
des Rois Prédecelfeurs de Votre MajeHe, a'l'exerCIce
dlétion [ur les Ayde~ (Sc Finances loi (~rviffent de titre ~~ur la ~eün~r à ~elle dO~t
il joüit? &amp; qu'i! recuëiUic ai~G les fru,lcs des trou?les q~ Il ,anr.olt lu~.mcn:c! eXCIté. Ce zele pour le bien publIc, donc Il veut par~ltre amme, ~e ~olt.ll pas ecre r:gardé au contraire comme.unlangage que (on mterell parucuher &amp; [on ambl..,
lion lui infpirent.
'Cinquiéme @f dernier prétexte.

4~

'tfS .

r '1

fondé, ordonner que les Edits, Declarations, Lettres Patentes, Sc Arrêts du ConCdl ci-deffus rapportez) (eront executez (elen leur forme &amp; teneur; ce faifant,
qu'il fera fait défenfes au Parlement, de plus troubler à l'avenir votre Cour des
Comptes, Aydes &amp; Finances en la Jurifdiél:ion,que ladite Cour exerce) &amp; condamner le lieur Procureur General en la qualité qu'il procede, aux dommages,
&amp; interêts envers la Cour des Comptes, Aydes, &amp; Finances, &amp; aux dépens. Le
Su ppliant continuera [es vœux &amp; [es prieres, pour la tancé de la per[onne Cacrée
de VOSTR.E M.AJESTE',
.

![

/.J.-, .....~
.u .. r. /_"';k

e: P

t,Ji j&gt;IA-J.cL "--- e.~!
IT'J.J.

J

. Me CAS TEL J Avocat.

.hJ ...'f....l. -"- 'J.y .

) .... ).~I·~.

Votre Parlement !l cec avantage d'être fondé fur un exempfe. Votre Parlement de Dijon avoit par [on etabliffement la Jurjfdiétion des Aydes ; le Roi
-Louis XIII. par un Edit du mois de Juillet 161./1. crea une Cour des Aydes &amp; Finances qu'il incorpora'à la Chambre des Comptes de la même Province, &amp; fur
les motifs des ditterends qui s'étaient mûs entre ces deux compagnies, &amp; {llr celui des conflits. Par autre Edit du mois d·AvrilI630. il revoqua le premier &amp; ren.
dit la j urifdiétion des Aydes au Parlement. .
l{

&amp;

c./1?: 3 ...

:;t • .:.·a.;' '~;;/.nh.A"' , 0+&lt; ."'1114 ~k.., ,?"?~.

0 N SE.

'C'dl là, Sire., un exemple qui n'a aucune application à l'efpece préfente. VO~
rre 'Chambredes Comptes de Dijon n'ecoit point encore dans la poifeffion de la
Jurifdiétion fur le fait des Aydes &amp; 'Finances, ou du moins fi elle avoit cette pof.'
feffion, elle nefaifoit quede commencer) à peine ya-t il quatre années d'intervalle entre la création de cette Cour etes Aydes &amp; fa reyocation. Dans notre ef...
pece, votre Cour des Compees joüit de cette Jurifdiél:ïon depuis plulieurs liecle$
avant &amp; après l'in{htution de votre Parlement) s'il y a des conflïts, les differentes
entreprifes du Parlement y donnent lieu; aïnli s'il faut proJofer des exemples
s'il en faut fuivre c'ell celui, Sire, d'entre VOtre Parlement, VOtre Chambre de;
Comptes J &amp; votre Cour des Aydes de Paris, où ces Juri!diétions [Ont dillinél:el
&amp; feparées, ainli &lt;]u'en Provence &amp; dans la plûpart des Provinces de votre Royau,
me, &amp; o~ Jalou6e &amp; le delir d'ururper une ruperioricé mal encenduë, n'a ja111alS excite aucun trouble. Que le Parlement de Provence, Sire, aïnli que celui
de Paris borne fo~ am?itio~ à, exerc,ee la Juri[diétion qui lui a été dépoféé, qu'il
recon~ollfe les 101~ qUl ont ete dlétees par Votre MajeH:é, que les Edits, &amp; Declaratlons , &amp; Arrets de votre Con[eillui foie nt ainG qu'à tous vos [ujets, des dé~
CJ.Gons {e(p:él:~~les aufqu,elles l'on ne peut ~ontr~venir (ans blelfer fon devoir, &amp;
manquer al obel(fance &amp; a la.foumlffi on &lt;]UI elc duëà Votre Majèllé; &amp; alors plus
de conflits&gt; plus. de concellatlons fur les bornes de çhacune des Juri[diél:ion s d ei
deux compagU1fts.

1;

A CE .S CAUSiS,SIRE'flaife ~VOSTRE MAJESTE'dORnerAél:e
au SupplIant, de ce que P?ur d;fenfe. a la ~equête de votre Procureur General au
~arlemem de Provence, mferee en 1Arret du Conreil du 18 Septembre dernier,
11 employe lecomenu en la prefeme Requête) avec lès pieces qu'il y J'oindr
{
r.'" 1
•
a en
COI} equence, ans s aneter a a Requetc dudie Geur Procurellr General au Parle~
ment -de Provence, en laquelle il (era declaré non-recevable, ou en tout cas mal

•
(

De l'Imprimerie de la Ve\lve MER. GE' ? ru; Saint Jacques, au Cocq~

cA. r~J'"
~I--J t?e Ml J Z,4J- J",/.... (], ....
w.J

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,

��76 .

•

�PRODUCTION
DES PRINCIPAUX TITRES
,

ET

!MPLOY'E'ÈS DANs

DES

PIECES

L'INSTANcE INtRODUIT'
,

AU CONSEIL DU ROY,
SUR

L' EX ECU TI 0 N DES 0 N ARR EST

D tJ 8. FE V 1t 1 E R

J

666.

PA ,R LE PARLEMENT'

DE PROVENCE.
[aNtRE;

LA CHAMBRE DES COMPTES,
ET COUR DES A. YDES DE L~ MEME PROVINCE,
EN RtSTITUTION DE LA

JURISDICTION DES AYDES,
~OVR. SHRJI1R 7'JE &lt;1{...EPONSE. .A LA REffZVETE IMPRIMEra
B.T COM/dVN1.f&lt;...VE'E LE 2.7. JANVIE.R 171. 5-

A AIX,
~hcz JOSE.PH SENEZ, Imprimeur du Parlemenc 172.5-

'1 '1 .

�",.~ rf,rlf, r1f\rft~t1lnr,~·rft&amp;, ~r11:rt,~*,).fi ~AVtrft~ ~~~~"~'

TABLE

~

-

,

1.

Xpolition fommaire de l'état du Procez, )le de l'ufage d... Pieces produites. . • • • page
Huit PropoGtions de fait qui établiâellt le droit du Parlemellt.
•
.
.
-+.
-r equête prefentée au Con(eil par le Parlement, li.tr laquelle l'Arr': t du 8. Février 16". cft intervenu.
.
' .
8.
Défen(es du Depmé de la Chambre des Comptes fur cene Requête.
,.
Arrét du Confeil dIt 8. Février 16 66.
•
•
.
9:
Fins &amp; Conclu lions prifes par le Parlement fur l'execurioll de cet Arrêt..
;
la.

SUr La

r

Propofition.

t~IJ. ,+. Aouft. Edit de creation duCon(eil Royal ,ou Parlement des Comtes de Provence• . I1~J(./Ji- ~
Même Edit arr. 1 i. Reduél:ion des Mes. Rationaux à deux non gr.duc%, &amp; limitation de leurs fOllétions
à l'in(peél:ion des droits domaniaux.
.
.
.
•
•
11.
1+8 7. 1. Juin. Lemes CI.u(es adremes au Confeil Royal, au fujet des Monnoye..,
13.
1+39. 18. May. Autres âu (ujet d'une Impolition.
•
.
•
•
J,f'1 C'u.:.-I.3 .
1489, 1 i. Mars Autres all fujct d'un Oél:roy.
14~

Sur La Ile. Propo(ilo9n.
149 8 . 1 J. Decembre, Lettres tic Provilion de l'Office de Greffier au Coufeil Royal ell faveur de Jean
Calvin..
16.
Rôlle des Officiers prefens à leur Enregiftremel1t..
•
16.
J5 or • mois de Juillet. Edir d'Ereél:ion du Con(eil Royal en Parlement dans lequel les mêmes Offi· ') Cl fi':"
ciers fom Con(ervez dans leurs mêmes emplois de Prelidens, Confeillers, Procureur du Roy ( ~
&amp; Greffier.
.
•
•
"
•
•
&amp; ' 7' )
Meme Edit an. 2. Dernier rdfort attordé au Parlement, filr les Tugemens de Mes. Rationaux. . 17 •
r JO 1. 26. Decembre. Lettres Claufes adrcITées au Confeil Royal, au fujer de la Prevôré de l'Eglife
d' Arles par le Roy Louis XII.
•
.
.
•
.
.
•
.
1 S.
'5 0 2 • 13· Decembre. Autres Lettres de ce Prince adreJIees au Parlement , fur l~ même [ujer &gt; com " e
à une feule &amp; mê me C mpagnie.
'.
.
19.
'5Q.1.. mois de Juillet, Edit de conlirmariondu Parlement de Provenc..
•
19_

C, .

1'.

.
'

SIU

le 111e • PropojittOTJ.

Septembre. Aél:e de (erment d' un Officier fLl b.lterne prêté au Parlement peu apré.l'Edic
,('&gt;
d. &lt;501. Où il el1: dit S n j, 'um &amp; r nr "ump' ~ftiriri"r. mf nt. "" avec clan[e d~ foum :Œon &amp; G d&lt;a.4 p .
d'obéifTànce envers les Officiers du Parlement, tant en general qu'en particulier..
.
J) 11. 9 . Mars. Autre pareil Aél:e avec la même Claufe &amp; formule, par le PreGdent de la Chambre deS)
Com ptes.
•
•
..
•
a l.
' JJq, 3. Avril. AlItre femblabl= par un Me. Rational.
,
al_
'j03. 6. M~rs . Amre par un Ration.al Procureur du Roy.)
H. \
1}0 3. J. IUllIet. Aurre par un Archlvalre.
•
.
.
.
•
.
.
•
U"
J JI 1. dernier May. Lettres concernant le tirage du [el, adrelfées au Parlement.
'3_
IS r 6. 17 . Février. Arr~t dn Confei l qui accorde au Procureur du Roy aux Comptes, a permiffion de
24.
faite éxecurer une Sentence nonobll:ant ,&amp; [ans préjudke de l 'apel au Parlement...
JIIG. 18. Seprembre. Lemes filt un Oél:royadrelfées au Parlement, où il eft dit que les Gens des~ co/l':'"
Comptes, Ont ordre d'y pour(uivre pour l'inrerêr du Roy..
•
l.
t 117. 16. Juin . Autres Lemes , Où il ell: làit mention d'un pareil ordre.
a G••
150l . 21 .

lI.!

ç

i

.

'J.

Sur la 1//. rpropofiriolJ.

+

•

-.

it , H· Septembre. Edit de la reformation cie la Ju/tice , par lequel le Sénedu-l qui prelidoit au Parle.
ment devint fubalterne, avec creation des Lieurenans du Sénechal , &amp; attribution de COUt" lei
marieres tant du Domaine, que cdles où le R oy ér oit inrerelfé , fauf l'ape! au Pulemenr. • 17.
" 13 J. Oél:obre. Ordonnance de Provence dans laqu elle les fonél:ions des Mes. Rationaux, y fom a .
primées (ans allcune mention des Aydes. ,
•
•
.
"9·
f
'l J 3 j. ' 7. Janvier. Declaration qui amibtri' aux Officiers des Comptes, en premiere inlhnce, cerraineS] ('pif.:.... f.
matiores du domaine, &amp; en re(erve la Juri(diélion conrentieu(e au Sénechal. .
.
3o.
•
1537· 10. Juin. Arrèt dit Con(eil fur la Requête de l'Avoc.t du Roy en la Chambre des Compres, qui ( y ~
amplie cette connoilTanee en premiere inll:ance , &amp; en con(etl'C l'apel au Parlement. •
3 1. u ~
'537· 7· Juillet, &amp; 1 . O él:obre. Requête du m~l1\e Avocat dIt R oy, pour l'enregi/l:remem d ! cet J
Arrêt, avec les Lemes d~ Jullion par lui obtenuc;s pour éviter l'opolidon des Lieutenans. 13. &amp;: 34.
+~H 9. IJ. Mars. AlIcre Arrêr du Confeil fur la Requête du Procureur du Royen 1. Chambre de:
Comptes, portant commiffion pour Proceder eriminellemen! eu mariere de Gabelles, J.f"'·' a \ h • 1·
ce que p OY Arr;1 du !'.. , lemm r , e/41 été bien ON m.1l i I/lI, &amp;: les Requêtes du Procureur du Roy ,
pour l'enregi/l:rcmenr , avec la qualité de Subfiitut dL! Procureur General. .
118. l ' ~c; 7. )

+

It.

1" "

c.

.

~

!

�'-IL' . ...... J-I...,. c.~.r ~_ I2. · ~7 l .r~').
S'~
4/:. Auamet1tatiol\
~L~;'&gt;-i '''' J~" al-r--( "
du Bureau de l'Audition, &amp;: ce ql\'i! cottte annuellement à la Province.
ft~:
.P AugnlCnorioll d'un cinquiéme fiu les f.pices ,des Comptes de la province , &amp; l'eXtCl1llOIl 'lui en :li
-rr
été faite fans cauCe [ur les Vacltions. ja.d'.-./. ....... ~ 2' . .(..,k-J. 11Q+'
1 .,.,.tflt!~ 1(.,.
..L__

'O~)

.

~ 4;' mois d'Aouil:. Edit Cur une nué: de deux Mes. Rationaux de Court~ Robbe:

:
;1,
tHl. mois d'AoulL Edit de création d'un Avocat du Royen Chambre cles Compte;, où il dl fJ..Ït
mention du premier Avocat dû Roy qui y avoit ét~ créé ~u auparannt.
.
38.
"iII.'R . 1 J H. '9. May. D. claration qui Cupprime qudques Officiers precedément créez en la Ch. des Comp_
tes dans laquelle les Ruionaux Archivaires repreCemenc l'état de fa Jurifditl:ion , avec leur Re_
quête pour l'cnregiO:remem.
.
,
.
.
.
; 9, &amp; 40.
&amp;.f':',,11. 15 -H. 7. Juillet. ume. Patentes pour reprimer l'abus, Cuivant lequel le Procureur du Royaux Comptes imentoit d,,;s Procez '. ~ans le con Ccii ~e l'Avocat General au Parlement..
.
•
41.
1546 . +- Aoun. Aner du ConlrJl Cur la Requere du Procureur du Royaux Comptes, qui lui accorde
1. premier&lt; Inil.nce des Monoyes, &amp; en reCerve l'apel au Parlemenr..
•
.
41.
15 ) o. 13. Decembre. Dccllralion qui accordd.la Clllmbre des Compres le droirde Proceder en premie_
re loRance ju(qlle5 a Senlellce de6niciv~, nonob/hm l'a l,el, (ur cercain" matier" des droits Dormohtn, .vec la Requ2te pour l'cnregiO:remene le regkment requis par le Procureur General
accepté F le Procureur du Royaux Comptes, &amp; ordonne pu le Pulement.
4;· +J. &amp; 4~

Sur la

{/c .

f

J.,."

'~-f"'"

.

.

:

,,'.

"0.

: . ' 3 ,.

Sur la V I ,e. 'Plopo/itiol1.

+ IJJS. 14.JUlUer, Declar.anon C~r ArrtrConcraditl:oire du Confeil qui acc,ordc auxOfficicrsdcs.Comptes tàa, nouvelle Fw.nce p!uJi"ms[on.,.,,-ck ]arirdiétions revoqu 'es.par l'Arrêt du 1.No\Cmbrc
1 J $6 .. &amp; referve au Parlement ~es impoiitions Foraines &amp; les Maitrifes des Ports..
-* ,.,.
Art. ~ . de \ Ordonnance d; 5 ~ 1. qUI reCtrve aux Parlernens les appellations des Maîtres des Pons,:sI=. 1~o.
156,. ,. Decembre. Dec .• rau ~ conforme pOlir la Provence en particulier.
,
•
68,
c.tI~ 7' 1 6 0~. '" Aouft Arr~, coarrad,tl:oore du ConCeil conforme, &amp; Cervant de Reglemenr.
Anc.ennes O rd nnances, porrant que les Mes. des PortS (eronr recûs par les Pademens
70'
I
9 . 1l' Seplembre. Lemes de Proviiions confer mes adrdrées a~ ParTement
0.
r.. ••
A' d l ·
•
7 •
1" 5};., '9. anVler. rret e reg ement, qui privele Parlemem de l'effet de tOUS les titres precedens
lans noavelle caufe, "i Finance.
•
•
_
r.fI..
J
7. SC'ptembre. Let:"es (ur Arrer comrad;tl:oire du éonCeil , Ce;vant de Reglemen; pour les
(',b
\... lions &amp; dob])c«, qu, rcCerve au Parlemenr l'apel des Commi{faires de la Ch d" Comptes
7 1 ~~ O.
v + 16 55. 19. lan.~l er. ~eglement qui prive le Parlemenr de cer apel du 19, Janvi~r 165 J
••
.
I 57 8.
AvrC,thConc
hom,ologué par!e ConCeil, qui ordonne que les Lemes de
lene, &amp; meme accordoes lin iimple Requêre
-+
pm cs en
J ' ance
RI'
• ..
•
.
.
73·
1 J 5· '9· anVler.
eg ement qUi ordonne que ces Lertres (eront pri(esau grand Seau
du ConCei! qui place les Pl eiidens des Compres, au
16 0 8&amp;.113'
es onle ers au Bureau, dans les conferances
, -r ! ( 5 J. 19· JanviC'r Regkmenr qui revoque le precedent
faveur des
des
tes' •
11 · 1549· 7: Septe';Ilb;e. Declararion qui accorde aux Officiers des Comptes le droit de n'é;e
man
... b re neulre ,avtc deux COnlc11
r . lers au Parlement de plus
7 1 c,,(/1,' 0
A Cre/\:Crllmndle qU'en Ch ~n
Art
15 Jl::.~m ou . 'e • 18 , d~ l'Edit qui accord~ir aux Officiers des Comptes le droit d'étre Jugis p~r leu;
.J t 6
PNagru mb'pour 1ACS ~tes &amp; malver(anon, commi(es en leurs Etats &amp; Offices tant Ceulement. 5l·
J 5 . 1.
ove te. rret contrad,tl:oire du C {ê ï d
N
6'
cl
,
avec defenCes à la ~h b
on e~ u 1. ov. 15 J • qUI revoque ce même arti e
".~ 4; 3 Avril !dir ar 1 a7 re d~~ C.ompte, de nell entreprendre en vertu du même Edir. 5$'
16 9~ru" l' OIr'P deqC
ue au preJud~cc de Cet Arrêt, &amp; dn Reglement de 1 H9. à la faveur dune
e,
es
rnC1crs
cs
omptes obtlennenr ' de n ' erte
, Juges
. , en marrere
.
..
r
Ch b
cnmlOdk
qu'en lenr Cour'
Jans
am
re
neotre
&amp;
pour
tous
les
c
.
l
prerrier&lt; Cr ..
'
. flmes, avec un erg cment con iii matif..
75· &amp; 7 6'• , ;&gt;
31 • &amp; 16~'~fcmpnlc IX modifiée par l'Edit du mois d'Aou/\: 1639. par laquelle
i ~ ,oo
e~
Seconde C~~/v. ~ man ce ,pr Ul enrencore annuellement 15577. liv. de gages ou droits. . 77' Sc.
-+ TroiGéme Cru';d~ 91. par laquelle 39 1000 . 1. de Finallce produifent 5 l, 3 6.1. de gages ou droits. 8 J.
_J....,.
J70 J . 7,Février 17°4. p!r laqu~l1e 4 0000 c. l. produifentencore 1811 3.1. de gagesou droits. 8 J'
+ ErablilfelJlenc du'cI D~claratJo 11 .qul upare une lilrprife platiquée lOIS de la Cruë de 1i 04'*
loS.
cmer pour hv .f\lI 1" (Qn mlll1aUtc:s en f.,'cur des OfIicin$ ,k~ Comptes.
81.

fi,

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n.(~1 ~,.

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~.Je

~~ ,. ~-~ l~

finJ de rJon

Sl!r IPI

1

ce,,&lt;-o.r.

c;a.: ,;. Q..ue Mr. le Procureur General dos Comptes dl: lui même non recevable pour tout ce qui a preeedé l'ArreO: du 8. Février. ,666.
,
. '
97·
Q;te la Fin de non recevoir fond~c rur l'Arrêt du 1. Nov. ' 5 f 6. n'c/\: qU'lme équivoque de fair. •0',
Q:la celle fond~e li" l'Arre/\: du :l3. Aou~ 160S. e/\: Cur une fembl;bl~ équivoque:
101
+-Que celle fondee Cur l'Arre/\: du 1.). JanvIer 1 55. e/\: enCore une equlvoque de fait.
104-'
Reponfe aux acqui.(cernens avant l'ineroduaion de l'in/\:~nce.
'
101'
ReponCe ~ux aC9.l1~eCcemens dep~is l'in/\:~nce introduite.
~
10 J'
10
Repon(e a la cefT'atloll de pour (uJfe JepUls 1(,66.
.
~
9.SIll' les Abus qu e la Cour des Comptes a roujours fait de la ]uriCditl:ion des Aydes,
1 ;0.
Sur les abus, IX les inconveniens cau(ez par les conflits.
. '
1 r ;.
&amp;emple de 1.. téùnion des yd:s au Parlement de Grenoble pour femblables abus.
' r 5•
Repon(e à 1. preteuduë dilIiclIlc . de rembO',u (tr &amp; d'indcmnifer.
.
•
1'1G.
Concll1ltoll, fervant de Précis à tOUt le Pro~:z:.
, 119·

~~~~ ~~~~~~~~.~~~~~. ~
F A V Te s

D' 1 M PRE S S 10 N

••

A~~.~.

A COR R IGe R·

.,

r::;~ 1~3

:~.

o~d;it

r~viÎion' Ccr~~~

CAou~'ilIRegle""ent

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AV X

AD Jj l Tl 0 N S.

Ban~des c'on{eilje;~

~n

(Jv. ..

*' I-d~/~

0:

ciers des Comptes, fone énoncées ainli
le préjudice des Habitans, par leCquelles le Parlement
'1
1"
:.",s~
eO: comonÎ&gt; pour recevo,r eurs aIntes y pOllrvoor.
.......
.
.
9 0 • \::ll.'; •• " ,
T rois Anèts de reglement de ,60S. 1655. &amp; 167" pOlir mallltelllr les Lleutenans du Sénechal. 9~ ~
1 7, ,6 . Avril.Arrêt du ConCeil qui ajuû~e la p:ine d'interditl:ion contre le Preiid .. &amp; !e Ra~orceur. H
68
1690' ,8. Janvier Autre Arre/\: du Confe,l, qUI confirme le precedent en contradltl:OIres defenCes. 9 "
1- 1. 6 . Juillet. AUlre Arrell: du CouCeil qui ajoùte la peine de ,000, liv. d'amande,
.
9f·
0
f" 17 ) . 10. A vriI. NOllVelles preuves de contravenrions à tOUS ces Arrêts, par \'éxtmplc du Procez do
1
Me. Rebaul Sub/HtlIr.
.
•
•
'
,
.
,
.
•
Ill.
Abus qui nai{fem des conRils ,tant de la part de, Officiers des Comptes, que de 1", facilité que les Parties ont de les inteneer ,&amp; d'arrêter les pourCuite!les plus legirimes.
11\ .

r

155" 1. Novembre. Arrêt conrradiéroire du Co,,(eil qui revaque l'Edit du moi, d'Aouft 155 J . à 1..
Ceulee~ceptioo des :-ailles ,Aya ,IX Gabel.les. c..~ Q.. •
•
• • Hl7· ~. [.,{JJQi
IJ p. 7. JUillet. Declaranon Cur Arrer du ConCeil obtenu par les Officiers de Comptes Cans oüir Partie
a~ préjudice du precede OC Arrêt. C.t&gt;4ff. c.II:'~.
't '55 7. _1. Decembre. Velbal de M. du M.y CommIlT31re du ConCell Cur 1cxccunon des memes AHêts
IX Decl.rati~n., qui (uCpcnd l'éucurioll de la Declararion precedente.
•
I~ · 31~ . ~
+ 1J 65. 10. Oeloo". Lettres Pa:enees , par lcCquelles les Officiers d" Comptes obtiennent le rembour.
~
Cement pour la moilie, rab' ~e l'.anc~ennc Finance, q~e de celle p,"yée lors de l'Edit de '5 H' 61. Q,Q..: _l,
1J 66. 1 1. Mus. Ordoon~nce de hqUldaoon d: ces deux F nances en exel:ution des mêmes Lettres. 'f.

.

'Propofit,on.

Ji

S',r la VIC. 'Pro(lo/tf/olJ.

' .a..

,

J

t

a...

C

...

e:

~ ~n_
IJ66. Ij. Ja~vier ~e~lararion qui c~n6rme 1es Sé,~echaux da~s la premiere In ance es y eS.&amp;e UX ~,~. •
attribuee par 1 Edit de leur • ~bl,f{-ment du mOIS d. Septembre 1 J l j. art. 7· pAge ~ S. avec lOter. '{"' "1' ~.
r
1 Cd'
8
'f&gt;...tditl:ion &amp; défeme il a Ol\[ 'Cil conlloure.
'
.
.
.
7.
t" .
'1) S t. 17, AouO: Declaration conforme, daus laquelle le préjud.ice cauCé aux Habitans eO: énoncé ain/i "! j ~ ~J
que dans la precedente, &amp; les ÎllhibitiollS renouvelées contre les Officiers des Comptes à peine de ~".! j"'''::
nullité, domages , intere/\: des Parties, Ile de privation de leurs Offices..
•
89· '\1 ...
. , 15~6. 11. M,y. Lettres Parentes co.. formes, &amp; COLIS les mêmes peines où les contraventions des Offi• ., , \:: ~'" t-

'Propifrt;OTJ,

1J J J .. o. Juin. Enrait d'O. donnance de liquidation, dans laqudle le Contrat du 10. Juin 1555. cil;
vlfe du 1 J, Mars, 56 6. .
.
.
.
.
•
47· &amp;. 64,
) 1555. ,o)u~n. Extrait. d a~is, ~ans lequd l~ ?,ême Contrat dl: viCé du . 6. Juin 1608. . • -1-7.
,.;..J J. , mOls.&lt;I Aouft. ,Edlt qUI anClbue aux OffiCiers des Compte, plus de 3 o. Cones de 111rifditl:iols en
J7-.. x:....~­ t
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eltcunon du lDeme Comrar, (ous preteXte qu'ils en joüilfoient auparavanr .. C.~ D,.
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Sur la VJ11

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L'USAGE

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L ,étoit d1Jicile que cette P roduélion 'pal'ûI dan s tm mOIn
' dl'e "Vo 1ume
Attendu
qu tlle conl/ent un Extra,t de toutes les prmclpa
' ' les p,eees
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"aTlJ mflancc, 1/11'1/ pour le Parlement que pour la Ch b J [
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am re " eJ omlJtes
L tat Lae 1 a que/hon
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, [prem' ,
d . ne IAljJl pAS dy' être };rt r.d
• ult,
pdge! Cl' Io&amp;S aeux ernltres , peu~mt tenir lim d'u p "
, b ' /tres
le proch.
n recu treJ a rege de tout
jufq ueJ '1 ft
" m ,
ftm de non rue 'pm opof ies contre La dernande du par1em:nt n , /uflijie 'Jue ~el
fo r des erreurJ en pm , ou en droit.
' f nt IOUles [ondees
Lu piem produiw depuis 1. pa!/

,6.

Celles qui fin I {ous Les 6. premieres PropofitionJ de uis la a el '
la page 66 . r4lifient 'lue la demande dt, 'p 1
P , /J P g 5~ lU/ÏjueJ ~
incomeJiable.
ar emmt , t;. au fond J'une iufli,~
. La huit jéme prolIOfition
delJuÎJ
la pave 87 . ,.Î..
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1 . . . . ]1'J'lUes ~ a page ,S &amp;
1 1 2. , I l 3. &amp; fo''tlunteJ , fait '"VoIr combien cette d
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pageJ.
ccmbien eLLe InzcrC)/e Ü Public par le b &amp; L eman e e.jl jÀ'Uorable (!Jo
de l'union dtl A'Ii ies à la Cham;r. de C
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Ci mCOn~'mens , 'lui naifJen!
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La fiptl~me 'P OPOli/lOl1 depuis la page 66. jufi. uu à lli a
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fout les droits extriJordinairu o6rmuJ par La
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EXPOSITION SOMMAIRE

DE L'ETAT DU PROCEZ,
ET DE

L' USA G EDE SPI E CES
Produites par le Parlement de Po vence.
CONTRE

LA

CHAMBRE DES COMPTES,

Pour la Refiitution des Aydes.
E PROCEZ impo~faDC ,qui GA: emre la Cour de P~rlernent,
&amp; celle des Comptes, Aydes &amp; Finances de Provence, pOlIt
raiCon de la ]urifdiétion des Aydes , a é,é redoit à une {cu le
qudtion de fait, par l'An êt iOlcdocufoire du Conf"l dl!
8. Fevrier 1666 .
Cet Auêt ordoone qu'avant dire droit [or la dernànde en rdhfUCiOD des Aydes, le ProcUleur General dcs Comptes ra panera le Contrat pa{fé par le Roy Henry 1 I. avec les OfficielS de fa Compagnie ,
le 10. Juin 1555 - la quittance de Finance, &amp; les autres Pieccs concernant l'attribution de cette Juri{diéhoo ,pour icellcs "ûës, ou i faule de
les rapoeter , être ddinitivement ordonné cc qu'il apauiendra.
Le Parle:nent voit avec confiance dans cette {age dilpoGtiol'l, qU'Il
.ait été ainG decidé que la Juftice de fa demande depend de la qualité
de ce Contrat, &amp;. de ces Piec(s , &amp;. par confequent que la IdHtution
de la ]Uri{dlétioll des Aydes , ne recevra plus de difficulté, du moment qu'il fera juftifié, que par l'Ed it du mois d'Août ISH. donné à
Anet deux mois aplé~ le même Contrat; la Chambre des Comptes lui
a enlevé celte Juri{diél:ion à prix d'3fgcot , ~ {ur un faux expo{é , falls
que ju[qu'alors clIc y eut aucune (orle de droit, ou de prétention.
En cet état il y avoit bien lie'u d'weodre que l'unique moyen employé par les Procureurs Generaux . de deux Cours Supericur e~ , fera it
une expoGtion exaéte , &amp;. ndele ) de l'état, &amp;. de la ] uri{diéb oo d ~ s
deux Compagnies, avaot &amp;. lors de l'Edit du mo is d'Août JS n· &amp;: de
Cout cc qui avoit été fait dans le même te ms ,à 1'0(, aGoo de 1'3wibution des Aydes, [uivant l'intention du Confcil , &amp; il étoit peu vrayfemblablc que deux M~gHl:rats .'1~c le Ro honnOle de la connan c"

�'i5Jf,

,

- ( ~a~cxer'JccJ &amp; la d6fc:o(ue fes droies t fuy rapomroiene di/ferctn~
{ "'I:ot uo mêml: fair,
.
.
c'crfT.rê~eodanc cc qui cf! arrivé, M. le Procureur General des
Comptes voulant bieo ignorer que le même Edit de 15 55· fut drc([é
par les Officiers de fa Compagnie, enfuite du credit qu'ils trouverent
à le&lt; faveur d'une Finaoce cffcHe dans tin lems difficile, &amp; prenant pour
vrais le~ faicj conc.:nus dlos le narré cie l'Edit, yico.c de former [ur ccs
mêmes faits tout le piao d: [cs défcnCcs.
~
Si M. le Procureur General des Comptes s'en étoit te ou à cc qui dl:
upofé dans cet Edit, on po urroit attribuer [on erreur, à la precipitation avec laquelle il a communiclllé [a Requête imprimée: , [ans attendre la ptoduél:ion d'aucun des Titres qui pou voient le detroOlpcr, &amp;
Je convaincre de la [urprife avec laquelle l'Edit de 1555. a été obtenu,
&amp; di6té,
Mais lors que pour donner guelque vrai·{cmblance aux faits énon.
cez dans l'Edit, il compoCe {an s éga rd, &amp; {ans Menagement pour l'hpnneur du Parlement, une Hlfto ire remplie de traits les moins medirez,
où la verité de l'état, des droit s , &amp; de la conduite des deux Cours, cCI:
cnvclopée avec tant de foin &amp; d'arr, qu'il n'cCI: pas pofIib le de la re~onnoître, M, le Procureur General du Parlement cCI: frapé d'un étonDement d'autant plus grand, que c'eCl: devant LE CONSEIL DE SA
MA lESTE' que ces faits (Ont avancez; il [e tait neantmoins, par rcfpra pour cct AuguCl:e Tribunal) &amp; jaloux de con[erver à la Dignité du
MIO/Cl:ere de Procureur General tous les égards qui 'Ioy font dùs , il Ce
plalodroit plûrôt de ne pouvoit les coocilier, avec la necelIiré où il efr,
de rérablir la vetÎré [ur des Titres ioconceHablcs.
,Il pro~ui,. icy la plû~art de ces Titres, &amp; pour en dcterminer 1'"Cage
fUlYant 1u'.l1que but de cette produélion., il obCcrve en peu d. mots,
que la feule &amp; l'unique caufe qui fic obt.cnir l'Edit de &amp;555. fut une Fi.
~ance de 300o".liv. que les Officiers des Comptes {e (oûmirenc à paycr
pH le CODerat d'accord du 10. Juin precedent, c'eCl: le même Conerat
qu'ils f~nt obligez de rapouer ruivant l'Arrêe du Con{cil de 16'6.
Co~me ceue Finan ce de voie faire accorder, à la Chambre des Comptes pres de 30. JllrlCdlébons diffcrentcs , par ddJ'us celle: des Taillcs,
~ ydes &amp; Sublides , &amp; que le Roy IUy ,accordoit de plus juCque:s à 115 0 ,
llv, de G3g~S, ou Augmentarions, avec une infinité de oouveaux droits,
tan~ honon6qlJ~s que: lucratifs, il parût tant de difpropoceioo entte les
aunburs &amp; la FlOancc , qu'il n'en fut fait aucune mention dan~ l'Edit;
&amp; la C~amb~e des Compees cnÎe I)e pouvoir mieux éviter les fuites de
fa {urpn(e ~u en, prena~t la ~ouble precaution de faire un Contrat d'accord [epare, qu clic pUt cacher, &amp; de fajee colorer l'Edit par uo pre~
Celte de Junice.
Cc: pmexte, fuc ~c1uy d'y expo{er dans le naué, que les Comres de
Provence avolent etabli une grande:. Cour Royale de Chambre des
,?ompm &amp; Arch.ifs,. qui av~ir coûjours conou de toutes ces JuriCdic~
cl~ns t ~ en ~arucuher d~ fait des, Tailles, Aydes &amp; Gabelles, en premlcr 6( dernIer R.etTore, JloIfqucs a la Crcacion du Pademcnr, lequel co

t1'
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•
•
If'
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avoie in dirreremme:nt
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connOlUance, 9. s"etolt
errorcc
e sen
boer le dernje~ ReLfort ; &amp; fur ces Motifs le Roy rétablit, &amp; reCl:ituë la
Chambre des Comptes dans tous les Droits, &amp; toute la Jutifdlébon
liu'cUe avoit avant l'éreaion du Parlelllenc , ou aprés • .
llll'eCl: cependant aucun de ces faits qui ait la moindre realicé; la
Cour Royale de la Chambre des Comptes avoie été fuprimée , ou dll
moins rcduite à deux Maîtres RationauX non graduez cn '-4-15. c'eft à
dire prés d'un liecle avant que le Roy Loüis XII. eût cn 15°1. érigé en
Cour de Parlement, le Con[eH Royal ou Parlem ent ancien des Comtes
de Provence, (le toutes les uri{di6tiolls énoncées dans l'Edit de '555.
. étoil:nt de uis 1415. exerce cs Cil dernicr Re([ott ar le Con cil Roya)
Be en uite, ans aucune interru cion e Service ar le Par cment ui
lui [ucceda, conformement aux Edits de 1415. &amp; e 1501. {ans que dans
ée long cfpace de (COlS, &amp; jul ues à l'Edit ·de: 55. il ait la mOlndl C
luce, que les deux Maître:s Rationaux eucreot aucune prétention (ur a
Jurildl6tio_n 4_c~_Aydcs, li cc n'cCI: pour la premkre inftance ,faufl'apcl
au Parlement, depuis 1501. jufqucs cn 1535. &amp; pour une pottion tant
feulement de celle Plemiere inCl:ance , depuis r 53 5. juCques en 1555·
Pour éviter que M. le Procuteur General des Comptes ne contredifc
encore ces fairs decifIfs, &amp; pour effacer ju(ques aux moindres doutes, on "/
\la raponcr au lo~g les Titres {ur le{qllGls tOUS ces faits foOt fon~ez" ~
ceux qui fervent a de montrer Je peu dç fondement de toue cc qUI a ete .
avaQcé de conGderab le dans (a Requête imprimée; 00 fait plus, on les 1
~pofc au grand jour ,de l'im~~~Iion ; &amp; afin que rieD ne maoque po~r l
&gt;r o"une conviction parfalCe , M~ Procureur Genera l au Parlement n a 'lA-~,
cholG que des Edits, des Lettres Patentes Oll c1all{es, des Declar,dons.
&amp; des Arrêts du -Con{eil conrradi6toires, ou rendus à la Ceule Requêtc
&amp; pourruite de la Chan:bre des ~omptes , ,le ~rlement toûjours défe~,dear coptre (es eouepofes cOIHlnuelles , n cmplolt que des Tmcs qu.l
n'a, pas même recherchez.
,
.
.
Dans la vùë de àonner plus d'ordre: a CClle produ6tloo, tou; ces TI~
rres ont été raoge z en huir claŒcs diff'erentcs , d'où nailfem autant d.e
propolirions de fdit lùivanc les époques lc:s plu s r~maf'qua~~es depUIS
1415, ju(ques 3ujoutd'huy; ils remplirollt 3111(j part.lItement IlnteOllon
du Con{eil , &amp; [crviront autant à établir la Julliee de la demande dll
Parlement) qu'à déc ru ire le Cyll:c:me entier, de M. le Pt.ocureut Gener~l
des Comptes, il n'a été choilî pour cct effet ~ue l~s Titres les plu~ decillfs, &amp; ceUx même qui n'auroient Cervi qu'a Julb6cr pluGeurs fOIS un
même fait one été retranchez; ils {e Cui vent ['Ull l'autre faos être iotcr~
rompus par aucune liai{on ou rcflexi on intermediaire , cc qui a, été
exaaemenc obfervé aucant pour con fetver au Parlement, le glOrieux
avantage de n'empl~yer Cil fa faveur que les même~ expreŒons ,honorables avec le{quelles nos Rois ont fi Coovent decla" leur voloote, P?ur
Je maintenir dans la ]urifdiétion des Aydes, que pour con[erv.e:r a Il
verité cette limplicité Iloble, qui fait [on plus, bel orneme~t. on a
{eulement obfervé {ur les marges les endroits d'au les propoGlIons fane
tirée., &amp; ceux qui décrui{ent les Caits fur lcfqucls M, le Procureur Ge(,X,

';:ft

�- 3f. 4
DCra 1 cf CS

CompteS s•enIl. Ion
cd'e dans la
rR
A .lmprllnee.
.,
cquerc
ler&lt; PROPOSITION. En '+'5. la COllr :Majeure fut fuprimée pA,. L'Edi,

d'EreBion du Conflit Royal ou Parlement des anciens Comtes de PrDvence, (:lt ce
Confeit Royal eut 14 connoijfance en dernier Rejfort det AppellAtions de tOlU les
Tribunaux de 14 Province, &amp;' même des fùplications envers les lugemem rendus
par les :Maîtres Ration4ux, la Chambre des Comptes ne fut pllu compofèe que
de dmx Ma/tm R4tionaux non gradue'l\, reduits à leurs fonétions , &amp; à la feule
infpe6lion des droits domafJÎaux , tous les aMres fuprime'l\ ; de [orte qu'ils ne fu.
rent plus en ét4t ni en d,.oit de connottre des M4ti(Tes des Aydes, ni J'aucun
droit du Roy fur tout m dernier rejfort ; !.'" ce rJ' étoit qu'au Confeil Royal qile
l'execution des Let/us cuncernant les Droits du Roy , comme Monoye , Im, . pofitions, &amp; Oarois, étoit adrejJée, bien que M. le Procureur General des
pr!~~U;:~.II~~ Comptes ait 4J/uré dam fa Requête imp:irnée , qu'il y a't/oÎt alors une grande
~ ;.
Cour Royale de prefidens ,Maitres Ratlonau:r, pour juger en dernier reffort
de toutes b matiem oÙ il s'agi/Joit de l'interét du fifc, &amp; que c'eft à cette
grande Cour, que la Chambre des Comptes a fuccedé.
ne. PROPOSITION. En 15°1. le Confeil Royal fut érigé en Cour de PAr·
lement ; &amp;- les mêmes Officias qui le compofoient continue'l\ chacun dans /On Em·
plo)" avec ceux nouvellement crù'l\ , fons auèum interruption de Service; la
Cha~bre des Compw continua d'être compofée des deux Mattres Rationaux, qui
a7,.'ount Jùbjifté dans le même état, &amp; 1Jombre , depuis 141 5, &amp; d'un grand
Prefut.ene (créé en 1460) qui prefidoit auJft à la Chambre rigoureufe ou du
SoumilJiom j les J~gemen:, de to~s l~s ,OIft~iers de 14 Province furent [oumis à l'Apel
4U Parlemtnt, amfi qu Tl avolt cIe fait en 1415. &amp; en particulier ceux des
R equête
impri. Mattr e.s R'
. /'en/rte
, au pl
1'..mter
, d'lte, /Stten dU 'lue,P011
,
atlonaux. a,qllOI
ar ement lut
mee pag. J.
devolt' ape /'1ur d'eux au Parlement , ~.c "e(l amfi fans aucun fondement que M.
le Proc~reur General des Comptes [ou.tlent., que ce droit de dernier rejfort ne
~egardolt que les 11Igemens'.de la Chambre r'goureufe.
ur. P~OPOSITION. Depuis 1501. jufltues en 1535. les Officiers de Ils
Ch,ambre des Comttes furent. refûs ,au Par!em,e~t , &amp; Y prêterent ferment de fou.
milJiofJ, &amp; d'obetlfance, amfi qu tl avolt ete auparavant pratiqué aU Confeil
RO)'al, avec .la mê,:,e formule que les alltres OjfiC'lers Subalterner: Leurs l ut emms. en mattere d Aydes &amp;' d',Oarois ,y furent porte'l\ par apel , &amp; "Vuide'l\ en
der:mer ~ej{ort ; &amp; ce ne fut meme que du Parlemtnt qu'ils obtinrent pour la premure foIS e~ 1 ~ 16. l'~utorité de (aire executer une de leurs Sentences nonobftant ,
&amp; fo: s prejudICe de 1apel : , ce qUI leur fervit de fondement pour obtenir du R~
l~ meme/aveur, &amp; pour 1etendre en q 3?, aux matieres criminelles: Les Rois
11 adrej{olent alors qu'au Parlement leu/'s Lettres, &amp;' 'Declarations de leur "Volonté en ~atim d'Aydei , d'~étro~s, &amp; de Gabelles, qu'ils adreJ!oient aVant lui
au ~onfell Royal; &amp;' orJonnolent a la Chambre des Comptes J'en pourfuivre l'exe1t~&lt;tuêteimpri- cutlon au Parlement par forme d'avertiffiment ou denonciation, au lie" de quO)
mec pag. 6.
~. le Procureur General des Comptes foûtient, que le Parlement n'a COlin,. de
l ap:1 Je leurs Jugemens que par uforpatio~ , &amp;' que le 'R.f.' bUmoit [es entrtprifn.
V,. PROPOSITION. En 1535. &amp; Jufques en 1555. le Roy ayant attribué
AUX Lleutenans du Senéchal la connoifJance des matieres du DQmaine, &amp;- J, tOlites cel/es QI. le Procureu,. du Roy eft [eul partie, ce qui comprenait les AJdes
(7 tOUI lei autres droits pourfuivÎI à fa Requête, lA Chambre des Comptes ilPg:
mm/ft

fu~

'mmtée feulement de deux Maftm Rationaux de cdurte Robbe en 1543. ne
'l&gt; .,.
occupée &amp;' attentive qu'à-obtenir du Parlement l'execution de diffirens attributs
de luri/dit/ion en premiere in(lance, en matiere d'Aydes. Gabelles, Domaines ,
;Monoyes, &amp;' autres [emblables, dont joüijfoient les Lieutenans depuis l'EdIt de
J 535· fur le fondem~nt que cette connoifJance en premiere in(lanee leur appartenait depuis un tems Immemorial, lefquelles attributions ne leur étoient accordéci
pllr les Edits, &amp; Declarations, que fou s la referve e~preffi dé l'apel m dernier
re/Jort au Parlement, &amp;' à la charge que leur ProcureM du Roy, prendroit confeil
de r A'Vocat General du Parlement, pour tOU/eJ les pourfoites des Droits du Rtry
qui je {croient à/a Req/4ête, &amp; pal' cOT/jequent M. le Procureur General aux
CompteJ contredit a'ljourd'huy ce qu'il y a de plus é'VidcT/t, (!J" ce que [es predecef
fiun ont tant de fois reconnu , lors qu.'zl repete fi fofj 'I.leiJt , que le Parlement né
c~nnoijJàit de l'apel. des Jugemms de la Chamb,re des Comptes, ql/e far des u[urpatlom, da entreprijèJ , &amp; dei "VO)'eJ de f ait, alfqllelles les Maîtres RatIonaux
ne (tUoient de s'Oppofel"
, V &lt;. PROPOSITION, Er) 15 55. &amp; pendant Jo GurrrC5 du Regne d'Henry II, 11e~ditdafisie$
la, Chambre
des Comptes obtînt à pri.--ç d'arbf7 ent , l' Edit donné à Anet a" mois LmresPateobtes
'
du 10.0aO rc
a ", Ollt 1 555. par lequel le Roy ltry aUrtbuë' un tré! grand nombre de Jurifdtc- '16J.que cttte
Ilo '/S diffèrente! 1 dont le Parlement joüijfoit , &amp;' a'Voit toâjourspaifiblemmJ ,'oüi {~mmefutfour.
, ,r;
l
,r;, '/
l
"
me pour {urve.
alTll ' q"e e C0'1&amp;1 Roy.l auqueL le Parlement avolt fo ccede , en confequence des nir &amp; employer
E. Ms de 1415. &amp; J 50 1. parmi le(quelleI étoit la luriJdiaion des eAyaes, le tout és. urgentes af.
.rf:,
J
r. 1.1
'fi011ueJ '[0ont pTlS, falfes
do GH' •
l n promer \,/ d'(rmer re.J;ort
; 1es MOtlJS
;Nr
f;que 1s l'Ed'It parolt
. " decePr'nce,
fil' drs faits entieummt fupofe-z;", &amp;' cantraires au,1.· Titi'es déja rapporte'l\, &amp;' le dies (ont lo.~s
jwl motif rùl1 qui Le produtjù , fot U13 Contrat d'tlaord du 10. Juin '555. par la , . Propoûno.
1(1 ,,,1 le P arlem,ent fot dépo'Ut/Lé de [on ancienne (!J" nattire/le IlIrifdlétion, (rJ
pl/yanl
par
les Offtcters
des Comptes une [umme de 30000.
liv,
ce qui caraéluire
d' r .
r
'{
,, ' d
'
, 1 le terme e, urj ,1 lurpJl e pratlqllet ans cette OCCafi01J , &amp;' la ju(lice de l Arrêt d. Confoil
pd!t &amp; mèmê
8, Fe1!rier 1666 . en ce qu 't! oblige le Procureur GerJertll de la Chambre des 4' ,,-,l. 4. I~, ';
te . d
'
pr'f eltem p'''.
Compus de rapportel' ce contrat , que les o.U.ctene fa compagnte cachent par une 'Té dans la D~.;
[utte de la même j urp"ijè ; ce contra! cft en Iwr p:lII l 'OÙ' , puis qu'ils l'avoient pro- c1ara:ioo du IJ I
duit en 1565. de'l 'tl71t le Trt/vrier General qlli liql!.icla le rembourfoment de la JanVler IJ6B.
Finance procedant du même comrat , &amp; qu'ils le rrpre./è1Jterent une [econde fois
ln 160 8, à0l.f". les .Avocats, &amp; Procurmrs Gme." au).· dll Parlement, (;J de l~
Chamb" des Comptes de Paris,
VIC. PR OPOS ITIO N. Ce même Edit de, mois d'Août 1555. fut rtvoqué , à
la feule exception des eAydes cr; dernier Rej{ort , par Arrêt contradi80ire dl4 Con·
foi! du ~' Novembre 1556. allCC inhibitions &amp;' d(fo1J{es à la Chambre des Comp'"
tes, d, rten entreprendre en vertl~ d'icelui, au prijudite de la }//Tifdiaion du Parlement; &amp; ce ne fut qu'en confderation de ,cette re"t'ocation , que fls Officiers
fur~nt rembourfo'l\ en execution des Lettres Patentes dH 10,Ofiobre 1565, dei"
fomme de 2.6'10. liv, par deJJus celle de 3000 . fi.v , prcm{uT/mmt re",bo/lif'::
à "JI Greffier 7evoqué , fil ivant le même Arrêt d ll 2.. Novembre 15 56. (7 ce IlI t
encore lin prellxte recherclJé dans les Motifs de ce rembollrfemmf, que alt#y cie
la Jùprelfton des drDit.s de Bufcbe, &amp;' de Robbt; &amp; U?Je nOII'T. ·cll( f Îlrf'rife , qli-e
celle de cacher les Dularations du 7. 11lillet 1557, &amp; 14, Juillet 155 8 . qui
dvoient fait re"Virvre grtlnJ nombre des Jlffifditlions de l' Edit de 1555· aiT/fi
que ceLLe de foire apliquer l~ rembourfommt, moitié pOIJr l' (lnciume Fimil1ce, Cl'
,

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- -mollie pOf4r ct e prouuant aU ContraI au 10. / ulfi 1555' 411 mDyen Je'lUo) kl
Olfoi~rs de la Chambre du Comptes confrvmnt 1er 1~50' li'V. de gilglJ CI- l~
d"mer rej{ort du Aydu, aVC' loute Jextenjon des DeclariSti01JS de 1557. 01558. tout comme i/r auroient pIt (aire, s'ils n' euJfent point hé rembollrft",.
VII. PROl'OSITION. 'Depuis la re'Vocation de t'Edit du mois d'AoN' 1555\
. 0' le rembourfemml de 1" Fmance fHJur laqlfelle il a'Voil été obtenu, la Chambre
des C0111p/es a pell li
recowvré (am nowve-aux motifi, &amp;' fans , nllu'VelLe Fi.
iJar;ce , la plus grande p.m ie des ! urijalBiom cr drOllj, dam le{quels le Parle.
maJt a'Voit été contrarl,EloiremaJt maiment4 par [' Arrêt du Conjiil du 2.. No'Vem_
b~,: 15 56. Elle a'Voit même obtwu, a'Vant le rtmbourfement ,par les 'Declara.
tl JnJ du 7 . JUIllet 1 5 57· &amp;' 1 + } uiUel 1 5 58. les mérnes attributs dllnt 1"
Cour des Aydu dt Pam 'Venoit d'être Jà-vortfée, par l'edit du moil de Ma;s
J 55 1. &amp;- les Declaratiom de ] 5 52.. &amp;- 1 5 5 3. a'Vec les matieres des ajfoüagemm~, Tailles, impolitions cr départemem fotts par les CommurJautez.. de LIt
'F,o'V/TJce, C7' enfime la connoifJance des TraiteJ &amp; Impoptions tant Domaniales
que ForaifJtJ, leJ appellation~, C7' la reception des .?VJaîtres des POfIJ, les ap.
peliatfom ~es ,Cormlilffall'es Executeurs des ordonnances de la Chambre des Cample!,
La neaffile d obuTJtr des Lettres du Grand Sceau pour 'Vuider Ln dol,ances J~s
Comptables en CIJamb,.e tuutre: Le 'Pri'Vilfge jufqu'alors inconnu aux Chambrn
do Comptes, de juger le,urs OJlicim en matiere crtminelle , d'abord, pour les feUl1
d.[,ts concernant leurs jonElIMl , &amp;' enfuite indiflinOlement pour toute for" de
m mn; &amp; plulùur~ allires droll! tant Lucratifs qlle hono'ifiques , 10US au prr}u.
Jue ae La lurlfdlBlOn du Parlement, &amp;' compris dans les articles de l'Edit J~
,
J' ' J
1 ! 55, ~e'VoqueJ par ,~rret aU 2.. No"'tJembre 1 556. Les Taxes &amp;' Les "UN
meme , n ont fir'Vl '}11 a foire augmmle1' le prix des Ojfoes de la Cha11l6re 4éJ
C~mptes, en Augmentant exceffi-vement LeurJ Re'Venus.
.
Cependant M. le 'Procuretfr Gmeral des Comptes, ne foie pas difftcuLté d, n.
proc~er au Parlement dans to~t le TiJJ'u de fo Requête imprimée, les prhendllH
cO/'JtllJllelle~ oppreJ!io~s pra/jqems contre fa Compagnie, à qui le Parlement aurait
Ji Jufte raifoh ~e/am pareil nproche, 6" tâche de forTe regarder l'off,e Je rembourfo,r, comme IlJJufte &amp;' impojJible ,par les Taxes &amp;' LeJ Cruis ,foues en conft.
a(ratlon de la }urifdlBion des Aydes.
' Voyez fur ces
VIlle. p~.OPOSITION. No~obflant la ,re'Vocation aes Articles au même Edit
"b., les Lerrres de 1 55 5· q:ll ne cOncernolent pomt la } urifdtEllon des Aydes tI1 dernier reffort
Parenres du u, ia Chambre des ComOleS par un abus (ucct{fif'. ...... cont'
l ,. ,tr.' . ,r- '
Ma 1 6 fous
' d' h
~
J' • JJ') , v
mue , na ce)J e lU) ques
la ~. ~;opoli. auJour uy de connome en prermer rell ort du fait des AydeJ, (5)' de t~ut ce
OQD. J'", .. , .. , qUI. en ~epend ,f,ms que loute l'autorité du '1\.O.J , (5)' du Confiil, ait · encore r~
mazn,umr le: L,eutenans des Senéchaux dans la premiere inflance ql/i leur en fot /IC.
corde~ pa~ LEdit de /eu~ Et.tblijfemem en J 5 35. quelque nombre de Declar.tiom
&amp; d ~rrets que ,les ~uutenans ayent ,obtenu" ce fljet , depHis prù Je deu",
jecl~s. Su 01f!ctm ~ abu/ent pas mOinS du dernier reffort dt la même }uri(d,ElJon, en atma.nt a. ~ux des mat;eres qui n'en dtpendent pifS, ce qui flit nattre
de leur p41't une mfimte de conflits dont ils reconnoifJent fi flu'1./cnt eux. mêmn le
peu dt fo..naemenl dans lu Conforances du Jeux 'Parq",ts : Lu aUlUJ expojent ln
Partm a deI il1f)anClJ Jif.pendieufis
,r:.·l
'[
J'
A'
L'intertr publi~ 1
.1'&amp; ' â b S'
'JI
:1: AU C,011)11,
qUI Il rellUifll11 ,refqut loujourl a
&amp; l'impwliré
a n~ct.8i!.' a, anaonner leurJ drOits. De forte qdiL tfl même du bim du Ser'Vice,
des Collcaeurs, U- e mUret de la Pro'1./Înce, dont ln 'Partteu/;" s ft font
fi fourvent
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.. ,

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'r"ifer..

7

~9'

p_r "&lt;'TJ~ir juflice, &amp; pour obllnir la cafation de Il.nt J, rpro,eJum i"CdWlpe. font eri biert
IA'IltI , qu~ l.. } ",ifdjEl~qn J~$ AJdes en dernier .rejJort [oit rtf/ituée AU PArle-~: d:~ia ~:~
,.nt; ,'cf} lç fiul _efpptr,fJt41 leur refle pour Je urer dt loppreffion deJ COl/tatllrl ~laration de
Jes Tailles, qui abuftnt ft ~u~enl de La dijftculté qu'il.'! If de rr: emr les pourfoj~r, ~Jlr~·d: . :~~.~
~'un bout de la Pro'Vince a l autre, &amp;' pour faire ceil er lu chicanes, &amp; lei foltes &amp; 1 J8 1. fous 1"
Je ctl{X qui ont recours AuX Conflits, pour arrêter 0' rendre inutiles lei pOHrfui. 8. PropoJïtierll
teJ les pluJ 1legi'ttmes.
.'. 1 •
• •
Ces diffcrentes propoliuons Ju(hfiee.s JuCques dans les mOlOdres CIrconftances par les Titres les plus rcfpeétables fe réüni{fent à ces faits
dIeotjcl~.

de

1°. QJe /a JuriCdiétioo des Aydes en delnier Rdrort fairoit partie
l, JllfJ{~iétioo naturelle tant da Parlement) que du Confeil Royal à

qui le Pa.flement a {uccedé.
J.O. Qu'elle ne luy a été c;nlevée par l'Edit donné à Anet au t'bois
cl'Août .1555. que pour UllC fomme de 30000. Iiv. cn cxecutioD do
Contrat du 10. JUiIl '555'
ctlC toUt ce qui cO: dit an conuaire dans Je natté du mêmc Edir,
cil l.'dfct de la (\lrprife pratiquée pour en cacher le veritable motif.
C'cH: là fans dc;&gt;ule rout cc que le Con[cil. a deGré d'éclaircir par fon
Arrêt interlottltoire) en ordonnant que le Procurc:urGc:neral des Comp.
,es raportecolt le Contrat du 10. Juin 1555. avant gue d'adjuger dcfinirivement les fins de la Requête du Parlement . Les Officiers de la Chambre des Comptes ne peuvent {e di{pc:oCcr de Je re,prefenter , fans reconnoît,e qu'il {c:rviroit à manjfcfter roûjours mieux cette {urpri{e,
. ~ à, coo6rmer ce que Je Parlement cn a tOÛj.oUfS dir , Jeur Depoté le
reconnoiffoit ainG eo .'66. lOIS qu'aL! lieu de défendre fur la Requête
du .Pu.lemeoc co refl:itutiOD des Aydes , il prit le pretexte qu'il n'av oit
. ni çharge , ni pic ces , ni memoires pour la conteficr ; {on e~cufe patùt
frivole , ~ le Con,{eil examjna~t le merÎte du foods , le chargea expref..
(ement. de rapor'ter ce Conuat dans Gx {e maines , avec les aunes pie'cs concernant l'attribution de cette Jurifdiétion, &amp; à défJut, ordonna
qu'il [croit définitivement poUtVÛ {ur la Requête du Procureor General
du Parlement .; jugeant ainG. bien précilérnent q ue la qudlion &lt;kpendoit de. la qualité de ces pieces; M.le P,ocUlcur General des Comptes
pJend aujould'huy uoe autre route que celle q,ui fut tenoë en 1 ~66. &amp;:
pour cacher le foible des pieces &amp; des memol~es que le Depo.te de fa
Compagnie n'o{~jt monuet ;, il romt enfin ,apres 6? 3?S, c~ tJle~~e li
long &amp; li affeétc ; mais en s efforçant de tII.er ~IOIt d l~nc JOfinJl~ de
faits abColument conuaires aux picces les mOIO S (uJeltes a conteH:auon,
il oc fait que donner au Parlement la peine de le dctromper, &amp; l'avantage de faite tOûjouIs mieux voir la Junice de fa demande . .
Avant que de taponer les Titres du Parlement) 00 JOJO! rcy pour
julhfier cc qui vieot d'êtrc dit.
.
. l'. La Requêtc de M. le Procurellr General du ParIe01en,r (Ilf laquelle
cO: intervenu l'Arrêt interlocutoire du Coo{dl du 8. Fevner 1666.
2. •• Les défeo[es de M.le PreGdent de Scguirao Dcputé par Jes officiers des Comptes, [ur cette Requête.

,,0.

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~ S ;0, L'Arrtt du Confeil du

S. Fevrier J 6",

A

Les fins de la nouvelle Requêce du Procureur Cellcral au l'arJement, fUI l'czecution de cet Arrêt, (ur laquelle le Confeil doit pro..
noacer,
... 0,

liXTRAIT DE L.A. RE~pETE DV 'PROCVREVR GENERAL

dll 'Parlement de Provence, inferù dtJnJ l'Arrêt du [onfeil
dt, 8. Fe'Vrier 1666.

L

,

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r'1L.

'j "1""
iDll.l O:S.

.~ ISG.

le'.

A feconde Requête ( do Procureur General dl) Parlement) concenane que la Jurifdiéh on des Aydes eit l'origine naturelle du
Parlemeor, puis qu'elle a été l'un de les Attributs lors de [a CreatioD,
&amp; q~e lcfdits Officim des Comprcs lors du Regne du Roy Henry Il.
prohlant de quelques nccelIitez de J'Etat, obtinrent de Sa Majeflé par
CODCrat du 10. Juin 1555 , moyenant UDe forume de 30ooo.liv. enfuite
duqueI '.,I.'Edit fuc expedié le mois d'Août fuivanc, aprés 54. ans de pailible Joul(fance qu'avoit Cil ledit Parlement de cette ]urifdi~boll ; c'écoit choquer ég~lemc~t le Service de Sa Majefié. l'interêc du public, &amp;
de rou~ les OffiClCrS ; :lIn(i Il y CUI oPPO(itioll en 1556. de tous les Corps
~u Païs de Provence, mais la necelIité qu'il l'avoit exiO'é du Roy le (Oûflue, avec quelques modificarions, qu'ils firent ôter "par l'Arrêt du 7.
]ulllet 1557· Aprés quoy ils O'Ont cclfé d'agiter ledit Parlement de diverres prérencions , &amp; entrc:pri(es de ]urifdiaions ; cc que voyant le
Procureur GeDeraI de Sa Majdlé, &amp; fachaoe confu{emenr que Jes Officiers des Compees s'étoient fait rcmbourler de la medioClc Comme
'{u'ils ~voieor donnée. à ce fujet) il en demanda CD 162.7. la Refritution, .
?= o,ffllt en .rout c~s m~m~ le ltembourfemenc) Si n'en ayant rien rou,é;
II ?,e~ ~ U~t ~In[ cl ad .udic3tion par 'Arret e 1655. aiS a pre cm:
Il 11 JOlne a ladite Re Uere 'E It'" u 2.0.
0 te 1 6,
ui ordonne
le ~em our emenc au dirs 0 ciers d~s Comptes de la moitié de leur
anclcnne, &amp; nouvelle Finance Iiquidée&amp;2.6900. liv. par le Commilfaire à
cc depure le 1 [, Mars 1566. qu'il dt ju(lifié par les compres du Receveur ?~ P~Iais d,CS an.nées 1567. &amp; 1568. que j'effeélif rembourfemeDt
Cil a etc fa~r, ,II ~ enlult necdfaÏlc:menc qu'ils n'oor plus aucune Finance
pour, I~ Junfdlébon des Aydes, la moitié de l'ancienne Finance dont ils
ont ,cre ~embourrez cm pOl cant le rdhnt d'icelle, &amp; par la liquidation
de 1~nC'lenne &amp; nouvelle Finance, il paroÎt que la fomme que Icedits
OffiClC~s des Comptes,~nt do~née pOlir les Aydes, cft auŒ modique 'iue
le SuplIa,nt avance; s Ils la prerendent plus grande, ils co Ont les quittances, Ils, les peu~ent produire , ils ont ledit Conerat du 10. Juin
1555· palfe p~ur ~alron .de ce. L'Avis du Procureur General du ParIement de Pans qUI :n fait mention) fert de preuve convainquante qu'il
y a un C:0~rrar qUI ell encte les mains dc:fdits Officiers des Compres j
&amp; pou~ e~lter toute contention [ur cc lojet, Je Supliaot abandonne à
Sa MaJelle tOUt ~e qui doit &amp; peur, être repe,é de[diu Officiers des
Cd,omptes p~ur ralfoo de: cc, &amp; la fuplie trés.humblement d'agréer &amp;:
acceprer
loffr,e qu "1
C · d 1
b
'
.
1 rait e eur rem our fer tOUt cc qu'ils jufiifieronc
avou debourfe pour l'union de 'cm ]uri(diaion, DI pouvaDS l.fdits '
L

'H] ' 1'~L..+-+.

.... "1.0'.

,~. des Comptes opoCer les Arrêts de dcbaute111c:.nr , puis que lè ~
OffiCIers
!Ii' .
. f.' 1 cl
b
remier provieDt de I~ me.m e nec., He qUI a~o!t alt e ;mcm rcmelM;
P ,
e teenS là ils n avolcnt pOInt encore ete rem bOUllez) &amp; que ors
c?c;ond, le Supliant ne fai(oit. point apparoir les picces ~u'il
' maintenant, cl/es [ont clecdives, &amp;: luy donncnt tOUtc l cod
ro
U
It
d' • "
P"
droit que les Officiers des Comptes ne peuveot 1re elfe e[(lOt
cree a ce
,
1 T'
'.
1 preCcription, {aos ad voüc:r en meme tems que e IUC qUl D à.
P:~nta cU d'égard à celle que le Parlement s'étoit ~cquis fur eux, eft
~ul &amp; iojull:e. SA MAJESTE' a autant de pOUV()lt de iedonner CCICC
JurifdiGtion au Parlement, que le Roy Henry 11- co a eU ,de la Lui
"
..... que le fcù Roya eu de dooner aux TréCoriers de France du
otcr, u.
•
.
A '1
de
Provence,
par
les
Edits
du
mois
de
FeVrier
162.6. &amp; YU
U
B urea
li
' .'
Ponrs..,..
"..
16 z. 7. la Juri!4iaion contcnrieu c du Domaine, Vome,
ChJulfées, que les Officiers des Comptes avoieot CU, avec les Aydes;
ar le mênic Edit de 1'3[1 1555, &amp; n'y aura aucun prej"dic:e pour Icfd ..
bfficiers des Comptes, qui oot joüi de ladite ]ursfdiétion lie gages
{aos Fioances. ce (~ra tirer le Parlement d'opprelIion, .&amp; luy rcndrc une jullice qu'il demande dépuis long tcms, &amp; finu toU~cs lcr
contentions qui ont agité durant tant d'années) les Compagtllcs par
le même endroit d'où clles ont comll1cn,é. C'cft pourquoy ri "quetoit qu'il plût à SA MA ]ESTE' le recevoir a re~b~ur(~r compta~t
lufd. Officiers des Compcc:s , toutes les fommes qu Ils Juitl6er~Qt avolf
hoancées pour la ]orifdiétioCl des Aydes; ce faifaot que laduc JlICICdiétioa fera redonnéé &amp; reünie à lad ire Cour d~ Parl~meQc ~c Pro~
vence"; irrcvocablemenc &amp; pour coûjours , icelle ~nttrdl~e aufdns
c:iers des Comptes, avec inhlbiciolls &amp; dcffcn~c:s a .eux d,en. conllomG,fous peioe de' touS dépens; ~o~~gcs &amp; intctets , Intcrdléh~~ de IGut'
ChargeS., ~ pour cet effet lUI dellvrcr toutes- Lettres neccŒauu.

1:

A

?ffi-

SE

: , D E FEN
g données par le Depllté des Officiers des èomptes , ~Ol1tr1
la demande en re(litu! ion des Ayde!, irferùs dans le même Arr~f,
Le Sieur PrcGdent de ScO'oiran a fût voir audit Sieur d'~ligré le
ReCuirat de fa deputation, b&amp; comme n"ayant ete, cl'
. cpute, de
. fa CornaO'nic qu'à l'éalrd de l'Arrêt du 2.1. Novembre 166+, 11 oc pou~oic défendre au~ autres Chefs de la Requête du Procur~ur. Geocra~
au Parlement. à l'égard defquels il n'av oit ni Charg.e , 01 Pleces, rU
Memoires, de (orte que cc devoit être une conteitmon e~tre .les Pr~
cureurs Generaux' de J'ulle &amp; de l'autre Cour 1 qui devoit eue lOtenteS
&amp; inlhuite dans les formes.
EX T RAI T de l'Article. XX. de l'Arrêt du Conflil d'Erlt
dli 8, Fevrier 1666, de L'execution duql#el il /"gù
uniquement aujoHrdhuy.

.
Al\. TIen xx. Et auparavant faire droit {ur les 6ns de la R~.~u.ere
\

'

•

audit Procureur General audit Parlement, ccndance à fio de la ~euOloB

M. &lt;1'Aligre êroit
le Raponctll ~

Pro CU,

�~

s. '"

.

.

. de 1.. Junfdlébon des Aydes audit Parlement, SA MAJESTE" ordo nne
Celt M. le Procureu~ que dans u" lemaines pour toutes prefixions &amp; délais
Ic Pro
General des èomptes qw
.
'.
'
• cureur
dl chargé de raporrer ce General dc ladllc Cour des Comptes, Aydes &amp; Finances. y dcfeadra
Conrrat &amp; cme Quit- &amp; raportera le Contrat paffè par Ü Roy Henr'V II. 4VU ladite Cour le 10. J .' .
tance , &amp; le Parlement
. 'J}"
.
./
•
•
UI1l
l'rellantd~oit au;ollrd'hu~ t 555· E'1",~ble la quittance e la . Fm.ance par eux paJ~e al. executlOn d'icelui,
[ur ~on defaut , d l f?nde (.,&lt;1' aeltru puces concernant l attributIOn de cette J u,,(d,a/on , pour icelles
à dire , que ces pleces • ..
, C
d 1
d
1 d'
'r 1
.
[ont telles quele ConCei! vues, ou a [autc e cs caponer ans e It [cros, elfe lur cs pleces qui
:l pré;ugéCu~(a~tes pour ont été raponées par lc PrOClHcur General du Parlcment , définitive_
ope~er. !a. rdhrunon de la ment ordonné par Sa MaJ'ellé cc qu'il apanicndra.
JutUdléhon des Aydes.

1

i~ttttttttttt+tttttt:ttttttfTt+*tTtttT

TITRES

1

FI N S (7 Conclllfions prifls dans la Requête de M. le Procureur
General du Parlement en execution de l'Arrêt precedent, inferù
dans l'Arrêt dt~ Confeil du 18. Septembre 172-4.

ACE S CAU SES le Suplianc requiert qu'il plaife à S. M. ordonner
qu e l'Arrêt Contradictoire dc [on Confeil d'Etat du 8. Fevrier 1666.
lè ra e,xecuté Felon fa ~orOlc ) &amp; tencur, &amp; en con{equence que conformement a cet Arree, lc Procureur General de la Chambre des ,
Comptes fera tenu de raponer dans, ux femaincs ) le Comrat pa(fé avec.
I ~ d lle Chambre le 10. Juin 1555. enCcmble la quittance de Finance
que les Officiers de cette ~harnbce ont payé en vertu de cc Contrat,
&amp;: le~ 3UIrCS . Pieces concernant l'attribution de cette ]urifdiQ:ion ~
&amp; falfant droit {ur la demande du Procureur Gcneral du Parlement
reçûë ..par cet Arrêt, attend? les offres par luy faites, &amp; que je Supli-,
ant relt~re, de r:mb~ar~er a la Chambr: de Comptes la Finance pu
(.lle pay~e pou~. 1au~lbulJ,on de la JuriCdiéHoD des Aydes, fuivanc la
Itquld~t1~n. qu 11 platrra a SA MAJESTE' d'en faire, ordonner que
la urtfd1ébon des A des &amp;: Finances fera &amp;: demeurera reünie audit
~ar emem , nonob!l:aoc cous Edi.cs , &amp;: Arrêrs comraires, qui erone revoquez, &amp;: en cas de conte!l:atloo, condamner ladite C!umbu; des
COlDflres aux dépens.
Le perir nombre de Pieces qui viennent d'êrre rapporrées, ne laj(re
p.Js de ,compo{er tOUre la Procedure tenuë au Con [cil , tant en dernier
J~r u . q~ en 1666. (u.r la demande du Parlement eo refiicucion de la J u...
J1[dléhon des Aydes, &amp; celles qui fuivem fone COUt cc qu'il ya de plus
conuderabl: au fac des P~cccs produires dans la même infiance, on y
trouvera meme celles qUI (ervent de défenfe, &amp; de Titre à M. le Procureur . General. des Comp~es '" tam fur le fonds que fur les 6ns de nOD
recevou, dont 11 fera parle (ur la 6n: De forre que rien ne manque
dans cet~e Pr~duétion pour meme en état de connoÎrre toute la J u!l:ice
d.c la pretention du Parlement; il la rend publique, parce .qu'll n'y :l
~,~Q . daD~ Ccs Titres qui craigne Ic grand jour, &amp;: qu'il delice [ur tOUt
.CVltcr Jufques ail COUp~OD de ne les avoir pas ,irez avec a[cz d'exacmude.
•

lit

.

.

•

••

•

•

J

•

,

SERVANT A

JUSTIFIER

L A PRE MIE R E PRO P 0 S 1 T ION.
ye'c. PROPOSITION. En 1-4-15. L~ Cour Majeure fut fupprimée p.r l'E.dit Edits dll i4,Aoai i,flfl
J'EreBion du Confeil Royal 011 Parlement des anciens Comu! de Provence) t)'
ce Confeil Royal eut la connoiJlance en dernier re.Jfort des, -Appellation! de tous
'Mllllê É.di t:
les Tribunaux de [" Prorvince. Et même da flpplicatio1JJ m'Vers /es lugements
rçnJ"s p4r Les Maîtres Rationaux.
La Chambre des Compu! ne fot plus compofee 'lue de deux Maîtres Rationaux non Gradue'1\.., reduits" 4 L'IU'J fon6lioni
&amp; à la feule infpeaion des droit! DQmaniaux ; tous les autru [uprim,'l\.' De
plus en état, ni en droit de connoÎtre des matieres des
. '
fo rte "1.u'ils ne furent
à
'
d
r;
d ' ,rr;,
., .
.
Lettres dauCe! dei !. Jtiiri
Aydes) ni J'aucun, rOlt .u Roy Jur tout en crmer r~Jort.. Et ce n elolt qu au 1-+87, 18. M~y &amp; ,SI
Confeil R~al que 1executlon des Lettrcs concernant les drOits du R"J, comme ii1{00 Mars 1-+89,
~O'\les. lm'f'olitions &amp; oarois étoient adreJJèC!. Bien qlu M. le Pro,,,re,,,r General
:/
'J"
J
'L
lteqn~te Îlllprimèd f"! '
des CqTllftes ait affuré qu'il y 4-voit alors /lne grande COI,r Royale ue prefiamts 4 . 6' 3.
.:M~itres Ratj~nallx , pour juger m dernier Re.Jfort de toutes lu Matieres où il
;'"glfJoit dtL'interét du Fifé ; (7 que c'cft à celle Grande Cour que lA ChAmbre du
Comptes il foccedé.

.

'

EDIT de Creation du Confeil Souve1'ain, ou Parlement IiInûen dlJ
Compt~s d, Pro'Vtnc, du 1-+_ AolÎt 1-+ 1 5• ..~,,#'" UI . HJ-"J," -' ,~ P-j-'h
f...J-.'1-- h

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'JDt, 0.1-307,

~

a.....,.,., .

U .D 0 VIC U S [ecundus Dei gratiâ Rc:x HieruCalc:m, &amp; Sici~
li.r) Ducatlls Apulia:, Dux Andcg~via:, Comitatuum ProviociZ)
FolcalSlu.~M, C.rnçmani.r. ae. P.edemotis-.. Cornes) univcrlis &amp; lingulisr.: . "gratram~·&amp;"lioôamv~runtatem. Dudum. ~quidem cO.DGliO'
gcnl;rali crium {tatuum Pra:latorum, Baronum &amp; nobl~lUm '. ac uOlveru~
tatum diétorum comitatuum, &amp; Terrarum cifdem ad}accntlum) coram
Dobis ad mandatum no!l:rum in Civitate nolhâ ArelateoG Coogregaro 1
iodequè per diétos cres {tarus in eodem ConGlio faétâ Majefiaci oofrr~
fupplicatione, foper provilione IudiC:~_l!lajoris qu.rrelâ. {portularu~-z'
eu ionis cr CommWados ),in grayamcQ fubditorum; de non rc(teDtiâ Officialium majorum in CiVitate noftra Aqum(i, pro capite majoris Curi"
IIntiquitùs ordi~ plerumque abufoJ ,qui à cerlO citrà tempore, ;n gra'tJ""!e1J
ip[orum flbditorum, &amp; damnum Reipubliclt in bac patria, inoJummt, reparatlone
debitè {4ciendà.
.
Nos pro confc:rvatione , &amp;: tranquillitate ip(orum DoŒrorum (ubdlcorum, utilitatcque Reipublic.r, &amp; ue ]unitia more debito cuIta. remaoeac, ipuque Cubditi zquo Iibramine tuétati in quaDrum pO~~lle fuerit, ab oppreffionibus , &amp; Cumpcibus indebicis prz{c:rv~n[ur ) IIt1t1mqllc
proc:rCllldarum cc(fct adicus, &amp; calumniancii vis omnibus lit perdura ,

L

/ALl-

q.11~
.......1_ (.J- (" of p..s~- {"''J fj ".,..&lt;. :..
L... " r ,,_ .

Voil~ p'eut - 2ttU et'f
grande Cour Royale à'

laquelle la Chmibre de
Comptes veut avoir {u~
cedé . fj,}, cc 1"
imprirn" ' ''l' ir.·

RI''''''

�~

u.

EDITTS, LETTRES PATENTES, ARRESTS

nu CONSEIL, &amp;e.

l'OUR. JUSTIFIER LA PREMlERE PROPOSITION.

in his ut faniùs po([umus providences, ordinarione maturà, Sc dclibe.
rariooe genllum nofiri CooGlii, St plurium notabi/ium virorum ipCo_
rum trIum fiatuum, pec iplill11 gc:nera/e CooGlium Elcétorum digc{tas,
&amp; exi ndè io eodem gencrale ConGlio declararas, à modô tentllellS Be
ob [erv~ ruras ioviolabi/ite[ fccimus fubCcriptas.
. Er primo, Rex amndcos &amp; coolidcrans , magnitlldinem hujus pa, Par cette difpo1irion 1" HIa:, &amp; quia plus vident oculi quam oculus, urque corruptel. penitus
Collt I\lajcure dl lù.pri. Copira Ccindawr, ordioavir ,judicis majoris loco, flattlere fox p,.ttjidente! 'T.limée, le Juge ~h ae ' ~Il ros laicOI , aM aLio! DéfJe Litterato! , g"aduato! , omni Cufpic=iollc çarenres ,
étair le Chef, &amp; fonLie(l.
renant prefidoir à 1.. Chi. prour poiTibilc fucrit, &amp; qua/cs modus, ge{tlls, Sc a:cas ad hoc probre des Comptes, ainti plllOS dcc.croer, gui tam de civilibus quam crimioalibui c"ulls, &amp; aliis
, qu'il dl dir fur J. fin
,9ua: coo{tJevcrunc , per RegÎtlm (o11jiflorium fel~ CorJjilium in formâ ju{titiz
du prefenr Edit,
t Le nouveau Confinoire, expeduc cogno[canc ~ &amp; cafdetn expedianr lIoe ac;ceptione perfonarum,
al! Confeil Royal eur ici
Ccd prour opcris qualitas exiger, ad quorClm audirorium cauCa: civile,
. J. connoiff.nce en demi r
re([orr, des appdl.\[Îons ~ ceimioalcs '. pofl cognitio1JCm ordj,Jariorum, &amp; judiciis appe1l4tionem pofte~
de rOllSIcs Tr~bl ll.l11 X d: devolvanwr , thl/ir/cm pcrpetttum habiturte (:;' receptu/'te , &amp; omni ultimiori 'T.liJ
h Pro"i llc~,
ap ("afidi uplatJ , uorum fiet e:o;cctltio dare/orum.
2.. Item '. Quia quandoquc {uper viliooe, proceCfuum per pattes pr&lt;t"\
rcpdltur .erroc, ars ho
a
{u licabit ad eofdem ":L ....·:I..;~'~
.. .... "''-&amp;."''u, . . ,1 ·
.Ot ...,; .............
'-.
·.~oJ-l·h...I.,
,oI~
3· J~~L~ v...,.~
DPoDctl;1r
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o~.'-1, tcmcre
cos
appc
nte
..,:J;::_. a...w.,
{-,ob h
, _;r.,,~J1:"
p ..... "daJ,Ju. l'~ {,
~. ~
...
4' Item, Pr~lta unt upraaiéh ex , lacramerirum""': '../-:. uouJ....
5· item, ln pro/atiooe Scotcnriarum cru ne omnimodo concordes •.
6 . Item. Rdidcbuot pra:diél:i, Aguis. . •
'
7, Item, Supradiél:i nul/as {parwIJs recipient •.•
8. Itcm, L~c~era:ab.e~dem a~di~~rjd manames, fient nomine Regis.
9· Item, Ulliitas ligl~lt &amp; Regl{ttilO manib. Thcfaurarii Regii devcniet
10. IccUl, HaLrDllnt 10 eodem audirorio Notarios fcû Seeictarios duos.
Il. Item, Tenebuotllr alii Officiales Rcgii iis adeCfe pro Conulio
dando, d um rcquiliri pcr eos fuerint .•.
12.. Item., Supradiél:i, ,ntlllas compoGriones fadent . . • . '
1 3. Itcm, Omoes Officiarii Regii raolUm ..•
I.~. Icem, Erit ranrum UDUS Advocarus &amp; Procuraror FiCci ' . '
• La Ch1lllbre des C&gt;1mp
15· .Ircm , Pro objervalione juris Domanii , &amp; aliis c30georibus eorum
tes ne fUI plus comparée Offi
il
r
que de deux Maîtres Ra.
. CIUm , prout en ccnUlerum , a erunt tantum duo .5l1agi(lri rationa/u
rionaux, dom les fane· 'l'H a~ nu~/a alla oc.cupabuntul' , quàm aa OjJicitlm fuum conce1nmtÎa, &amp; ds
d ons écoi~nt limitt'es à pro Id b
d il.
d " r tr
b
)'infpeél:ion des droirs . /
e J[~r C Llpcn ilS lUmcÎcnli us, &amp; coociouè Aqllis reGdebunt;
D~rnanÎ&lt;l~x, il n'cil: poinr ln tÛO OjJiClO tjfe &amp;' ,remanere debent, b Magiflri! aLii! revoc4tÎ!. , 'T.llaelicet
fait men non ici des Ar- /lobiies loanne,s Drogoll, &amp;.eAntoniu! 1jinardj, ad gagia trecentorum franchlvair~s qui n'éroienr
1b
que des Greffiers, on No. corum tamum, pro quo 1 et.
taires, commis pour les 16. Item .' Qu.ia {ecuodum dcum, &amp; {ti/um Curia: Camcra: Magif~:fe1~~~~:;s. &amp; la garde [Corum ra[looal!um , ab eildem nOD 3 ellarur, fed Cu !iC3tur ad
b Tous .les autres ~aî. eo(de~ , &amp;. tune cum It i cm con l orium, non ell Cpes rcparatioRanon~u{ix bfu
{jpnmez nls. liS qUI fc gravJros rCrutant , ordinatur quod per diélo! .:7I1a(1/(lros r
ltres
es deux qUI u ,{lerent t ' 1
.r;
,
'"
••
n'e[Qi~nt poin~ gr.dU~zn~~';~F.l!L~~.~. revifitetur ,ftu c . 'T.lj~eatur caufa ,(eu proce/fo! il) confiflo/)'o
""'Jt:t. 1. d",..~r Ar/,d, rrtttltélorum 1 &amp; fecundu11I determmatlonem diElorum reÎzdenrium mm diélis
.l" prtflnt E d,t.
M :11' h b
"
(/,
,
.
'J"
, le Confeil Royal COD.
ag?~1J a en 4m, Fer eoA,m Magi(iro! termlnet"r, &amp; nem pl/'petuum t,di
noÎt icy , des fuplications caur~ ,mponant.
envers les Jugemem rendus par les Maîtres R t'
. &amp; l'
.,
la Requêle imprimt' l' 4
l
" 10nallX ,
on ne peut ajourer aucune foy à ce qui cil: dit au colltrlire dan,
1' 4· non p Il. qu au Jugement de l'anné~ 1440. qu'on y a dté pour toureprcuv~ oIu eonrraÎre.
IflS·

_

. ...

a

_4...

"'_

A

-

/

17, Irem , Quod in quibuCcumq. caulis, procedatur fummariè , . :
18. Itcm, Cum ScO[cntia: per diétum conli{torium promulgabuncur ..
hem Nullus admittetur Advocatus, niu [eceprus per Parlamtntum.
J9·
,
'd' a
il '
f
cl Le Parlement reprenet
~o. Item, Vacabit diéium Parlamenttlm , a IC 1 • Augulli u que a
~ncore aU jourd'huy fes
diem primam mcolis Oétobris.
[canees au J ; oaobre:
2.1. Item, Nullus pla:diétorum Pra:Gdentium , aut aliorum Officia1
lium RegiolUm dcbcat fuCcipere compcomilfom, arbittium
feu arbltlamcOlum . . .
2.~. Item, Dléb Pra:Gdcmcs pcr Lilceras Regias mandabunt. . .
2. 3. Itrn\ , ~od Notarius ab inde in anccà creandus J examinctur . ;
Le nom de Pa:rlérrlehl ~fi
2.4-. Il (m , QlOd omnes conceffioncs ••
donné pl.ulieurs fois icy
2. ~ , I[C01 , Cum dlElurn P"r!amtnIUm in inhlbicoriis . . . .
au Confcil ROJaI:
Ver ùm, corn noviccr ex iplis [ell: PreGdelltibus, ordinavetimus, &amp;
c:lcgCII0111S quinque, videlicct egregios viros Joannem de Pardo, Joao- La dHHnétiori ~es quaff~
llC~l de G ~ ooardis, Ludovicum Seguirani, Jordanum Brid Legum Doc- tez de Doa,,'r &amp; de Li..;
cenrié fi exaaemenr mattom, &amp; Joannem Reynaudi Liantiaf/lm in legibus , nec non Antonium quée ici , fair voir que
Suavis Licentiatum in /egibus, [olum &amp; unicum Advocarum, &amp; Procura- les deux MaÎrres Ratio.:
\lomez à l'Art. 15'
tOlem Fdci nolhi, ac etiàm Sc([etarios &amp; Notarios Cf4rj.e noftri Parla- nauX
fans aucune d~ ces quali.:
mmt/, ipCorum pra:Gdemium, dileétos &amp; fidc:les no{tros , Pontium de nations, n'avaient au:
RoCfcro, &amp; Arnaudum Simon. etiamq. Bertranclum dc Roifeto fra- cun grade, contre ce ~u~
cil: dir dans la Re'luete
Hem irGus Ponced , quantô voluedt, &amp; porerie ipli ~ecrer~c.iatus, &amp; imprimée l'~l' ~ .
NOl Bialus Officio imendere, &amp; vacare •..• Datum 10 Clvuate Nele LieDt&lt;nant du Jugè
m~uli, pel nobi/em, &amp; cgregium virum 10anrJem Louvet; militem Do- n,a"e
prdido,ir à la Cham
m lOum de Aygucleriis Cm'i.e camcr.e raliolllJm AqllmJis Pu,Jidentem, COD- bre des COllO
ples, ce qUl
r~pond
mal
a
l'idee de III
{iltarium &amp; fidclem nolhum di/e:étum ma nd ato no{tro locumtenemtem
~ral1d-c Cour Royale.
.
Tlia;orrs judicis, comit31l1UlU pra:diétorum, die 14· mmlis Augu(ti anno
DomlOl 14-15. indiétione 18. rcgnorum VW) no(trorum anno. p.
Il dl: dir dans le narré dé
RI!)'aJ au fuj't de.r
l'Edir du mois d'~oût .
LETRES Clatira adl'effée! au Conflil
.
(, ,.
q la connOllTan.
MOlJnoJ~!, du 1. J UIO 11- 8 7, ~J',~IL ~~'J . )"" J-' .... . :~51e~l\lonoycs.pparr"..:
a. R. ~1}. 3. "-- t._ 7.. û".,'-,
. , 1 Chambre d~r
non: a a
Compres, ,&amp; ces L~tt~~
A nos Am ez &amp; Feaux le Grand Séoéchal, ou fon Lieutenant &amp;'
fane produucs pour JU Gens de n8trc [onJed en Provence.
fier le courraire. On crY
paffe plu lie urs (embbblc'i
NOS AMEZ Et FEAUX, nous tcnotls que avez bien fçû l'Or- pour abreger.
Ordonnance dl: da
dlJnnance que avons n'agueres faite toû,hant le: fait des Monnoyes, à Certe
19, Janvier 1587, (n r~-­
cao fc du grand deCordre que y étoit, &amp; pour ce que linguhcremcnt aill:ree aU Regill:re des
deGrons pour le bien de la choCe publiql1e de nôtre Royaume, Lenres Royaux du Con-"
fcil Royal que le parle;,
Païs Sc (njets faire enllCtcnir à nôtre pouvoir ladite Ordonnance, ment conferve, &amp; dj;i
&amp; qllc pour )'eocrcrcnemcnt d'ic elle, dl: be[oio faire forgee en toque! lonr les Lerir:S'
ad, ff~es aU Padernen.
la Ute dtllgcoce graod quantité de Ilo(dir cs ~lo nnoycs ; nous avoos
rcm d'une même fuire J
p.u grand DeliberalÎoll de ConCcil , ordonne que les bonnes Vil- fl.lls in[~rrllpdon, &amp;: d ~
les de oôrre Ropumc, &amp; Pûs de Provence, fourniroient és ~oooles la main d s Il;tme; Gref..
fiers,
p\\lS p(ochJines tcllc ccrt~ioe quantité d'argent blanc, four ,llIee ..elre
fo'gé en no(d. Monoyes, Sc corre'autres les Vlllcs de nouedlt \3H ~c
P'''vcuce) la quantité de 4 00 • Marcs d'argent, aiDli que pl~ a plel.ll
D

•

�POUR. JUSTIFIER DE LA PRÉMIERE PR.OPOSITIOr-t~

lDlTS, LtTTRES;; PATENTES, ARRETS DU CONSEIL, &amp;:('.

L'execurion des Lettres
concernant les MOl1oyes
étoit adretrée au Con{eil
Royal.

Les impolirions &amp;: les Taltes tenoiel![ lieu d. ns ce
rems là, de ce qu'on ap pella dans la fuite A; les.
Le grand Senéchal r relidoit alors au Confei R oyal , ainli qu'il prelid. au
Parlement depuis 1501.
jofqlles en 1535. V'Y'Z,

t·Edit.l,

pourrez voir par nos Lettres de commiŒon , que (ur ce vous envoyons;
SI VOUS MANDONS, que L'execution J'icelles, rtJous procede~felon lell r
fDrme Cl teneur, en faifant faire les remontrances, &amp; autres chofos fur ce necelJaires, en maniere qu~ ledit '''gent blanc, puiffi être fourni dedans ledit tems. ,
&amp; 2ioG que contenu ca en no(dires Lemes, car tcl efi nôrre pl~iGr,
I?o,mé à Montils le~ -Tourde
jour de Mars SIgné. CHeAR.LES, &amp;flui
bat Robjnta~, Pla!fentarz anno •.• 1487, die J, Junii,

l"

Lettm Claufts adrejJées au (onflil Royal au Jüjet d'une Taxe,
QIf Impoli/ion annueLLe, du 18, May 1-4-89,

A NOS AMEZ ET FEAUX Conleiller les Grand Sénéchal &amp;
Gens de nôtre [anfeil Royal relident à Aix.

DE PAR LE ROY COMTE DE PROVENCE,

1501.

NOS AMEZ ET FEAUX, no,:!s avom entendu que les Juifs étant
en nôuedit Païs de Provence, ont comporé &amp; le (ont obligez de nous
rayer pour une fois, la Lomme de 32.00. Florins à certains termcs dedalez és infirumens (or cc faits &amp; pa(fez, IX cc à caufe de la pen(ion anciene
9u'ils nous éroieDt renus faire par chacun an, A CETTE CAUSE nous
'éroie donc t 'l COIl(eil voulons &amp; VOlIS mandont bIen exprejJement , que icelle fomme de 32.00. florinl
Royal &amp;: non aux Maîtres 7JOUS foJlie'{ payer, &amp; delivrer par /ejiiits termu • à Nôtre Amé &amp; Feal
R ationaux qu'il émit madé &amp; ordonne, de fa ire ConfeiJJer &amp; Receveur General de Das Finances 00 fon Lieutenant,
payer &amp; de conrraindre pour cODvenir ainli qu'il luy aéré OD (era ordonné, en contraignant ..
les redevables des impo. ce (a ire (;;' fouffrir tous ceux qu'il appartiendra, IX qui {ur cc (eront à CODûtÏons.
traindre, en maniere que le{dires fommes viennent entieremcnr, Be
{ans aucune diminution, &amp; gardez bien qu'il n'y ait faute , ~onn; J
Lyon l, ,8, May, Signé, CHAR.LES, &amp;- plus has Robineau ( en 14 8,)
eette datte d~ pollerien_
re la la precedente, à cau.
(e que l'année ne corn.
men~t

alors qu'à Pi.

1ues.

DE PAR LE ROY CO MTE DE PROVENCE. '
.'

~tte dellinarion de
l'Cél:roy ,.",
a
'
,d onne' üeu au nom d' .4,_
JoIS . qui n'etoit poim en.
core COllllU en Provence
: dans ce tems là.

",d.,

;;ai;:k-'

c. "

TITRES

.

SERVANT A JUSTIFIER
LAD EUX 1 E M E PRO PO S 1 T ION.

LET l' RES claufis adrejfées au Confeil RoyAL au fojet
J'lin oaroy du 18. Mars 1-4-89,

A NOS AMEZ ET FEAUX Con(eillers les Grand Sénéchal &amp;
Gent de nôtre (onflll Royal relident à Aix;

14 8 9

tes fU0rHcs, que avons ordonné ~fTe mis fus &amp; en point, én tOllre di. t..j.8'.
ligc:nce pour la garde &amp; fûrct~ dudit Païs , &amp; aufIi p~Uf l'Arfenal des
quatre demieres, Icfqucllcs depen(cs ne fe peuvent faIre (aos le recou_
vrement des lufdits deniers, par les quartiers au Jong de ccrredite année, &amp; que pour défaut de cc, aucun inconvenient n'CD pui(fe arrivct
à nous ni à nôtredit P~ïs, NOUS VOULONS, &amp; enrendons que les
deniers dudit Oétroy de dix florins pour fœu, aïnli à rious fait 1 comme die ell: , vienenc enrierement , &amp; {oient reçûs par nôtre Amé &amp;
F al Con(ciller TcéCorier, &amp; Receveur General dudit Païs ~ ou fOd
ieurenanr, à quarre termes; c'cCl: à fçavoir au premier jour d'Avril,
ao premier jour de Juillet, au premier jour d'Oétobre; &amp; aD premiet
jour de ].lnvil.'r prochain vcnans, par égales porcions, ainli que nos
aùtrl.'S deniers de nôtre Royaume, afin que nous en puHuons ayder en
nordites affaires, &amp; à ce que lefdits des Etats ne pui(fent pretendre aucune -colufe d'wnorancc de nôrredit vouloir; nous en récrivons all:r
/. "'~
1
.
\
,
h
r
L'decution dd unpCl~"
P,ocu reurs dudll Pays pour cs en avertir, a .ce que un c acunIf'le pre- tians.
. O~[oisou Itydèt
.J
pare puur E"ice ledit paycmco..t. SI VOUS MANDONS, &amp; expreuemcDC ~toit ,donc. unju: mèn,
enjoignons que à cc faire &amp; fouffrir, vous (Ontraigl1e~; &amp; faillI con- adrlelfee III
. J
'
• d
ya pour co
•
traindre tous ceux qu'il apai"tllnt&gt;lra, &amp; qui pour ce flront a contram re, ell ,;dc:yabks;
mamere que Lefdits dlJniers puifJent enlierement être recou'Vre~ au/dits /trmes •
[ant aucune d,minutio.IJ , &amp; gardl~ bICn qu'il n'y ait foute. Donné à Lyon
k 18, M,IfS, Signé , CH ARLES, &amp; plus bal '1\ebineau ( ln 14 8 9 ) ,

~os AME~ ET. FE~.UX, nous avons enrendu que les Gens dt$
rroJS Euts de noneda Pau de Provence dernierement a(femblez CD nà...
tiC Ville de Tara(c:on, ~n nous failant Oaroy de dix florint pour chlACUII
fou, pour AJder a, {ubveOlr ·à nos affaires de certe preCente année, 6rene
quelque ,hfficu)re rouGhanr les termes du payement dudit don, &amp; pOUf
c: que no(dlts f~jts &amp; .ffaires (ool de pre(eor fon grands &amp;urgens.,
c . mme un cbacun peue a(fl.'z (çavoir , &amp; qU'II faut promptement fournu grand fOrAme de denien, pour Je parachevement de nos lix Ga lc-

Ûcs du moÏs dé 1w1!tt
Ile PlloPOSITION. En 15ôl.ÙCon{eil Royal fut érigé en Cour J'ePar- IjOI.
l.ettres de. 'j'Ol &amp;
~ment; Et LeJ mêmes Officiers qui le compofoient i continue~ cbacun dan! (on 15 01 •
.
•
Lenres de Proviliol'l qin
.mploJ' avec WIX nouvellement' c,.te~ , fans aucune intef'rupiùJ1J de Service,
avec la notre des
1.4 Chambre der Comptes fut toûjours compofle de 4eu.'C Mat/res R4tionaux) fuivent,
pre{ens 11. leur enregilhe.
'"; .",oient fubftfl'é danJ le même état, (;1' Tiombre depuis 1415. ($&lt; d'lIn ·Pre· ment.
Edit.
fiJ(lJt ( creé en 1460.) ql,i preJidoit auffi a la Chambre rigoureufo, ou des Èdit deM~me
Seprembre i H,;
Jo,ulJif!ionJ. , Les Jugemens de tous les Officiers de la Province forent foumis à Edit de Juillet .I!? (,
Edit.
r"pel." Parlement i ainJi qU'IL avoit été fait en 1"'15. Et t11 particulier Edit";Même
1-4-'5' art, 1' 1'11·
.~ux Jes Mattres Rationaux, à qui l'entrée du Parlement fot interdite, at- 12.
Itnd .. que L'on devait apeller d'~ux au Parlement.
AinJi c'eft rans auclln fln- Edit de Juillet 1J O f, .~.
_
J(ment , que M. le rp,ocureur GtrJeral do [amptes foûtient, que ce droit (Je 1 0.
!toque" ÛDptim c: p""
. (,.nier Relfort , ne regardolt que les Jugemens de [" [JJaThbre rigoIJ;ellfo, {ùivan f Jo'
1~Jit de [on inftilution.
.
1

..

�POUR JUSTIFIER LA DEUXIEME PR.OP OSITION.

EDITS, LETTRES PATENTES, ARRETS DU CONSEIL, &amp;c,

l5l opinion de toUS, (e [ont' re[olus que pour dotcrn avant bien coodai- 15 0 t .
&amp; adminHl:rer bonne &amp; briéve Jafbc e , au foulagcmcnc de nos ru- Le grand

Lettres de Provi/ion de l'Office de Grcjfier du [onfeil Royal,
('f} fa tleur de Jean Calvin, du 13· Decembre 1498.

L

Ce même Jean Calvin,

fm continué dans {J foncnon de Greffier par l'Edit
d'Eroél:ion du Con{eil
Royal en Parlemenc IO~:.
1 •

•" ,

Cette clau{e donna lieu
au Con{ei! Royal d'ape!1er un Officier des Comp.
, ces pour ,l'enregilhemét.
L e Con{eil avait le- pouvoir d'.lpdler a;nli les
, Officier, R oyaux , VOY' &lt;j' Edi, a, 14 15' ofTr. Il.
'p 4: ' jof. 1'2..

OU l S par /a grace de Dieu Roy de France, Comte de Provence,
&amp; TeHes Adj.1cenccs ; à 10US ceux qui ~es ~rcfentes LCltres verronr,
S.1lue ; Silvolr fai{ons que nous con6ant a plelO, des {ens , (uffifance,
loyauté, preud'homie, &amp; bonne j,OIe/lig e nce de nôtre bien amé Maître
'fe,11J Calvin, jcelui avons con6rme &amp; con6rmons de grolce {pedale par
ces Pre[enees le don à lui fait par nôue trés·cher &amp; bien amé CouftQ
le Marquis de Rochbetg nôtre Lieutenant Gr3nd Scnéchal de Provence , .. de l'Office de Secretaire de nône Confcil dudit Provence. ,
5-1 DONNO NS EN MANDEM ENT à nôtre Grand Senéchal, &amp; Gouverneur de nôuedit Pa ïs &amp; Comté de: Provence, ou à (on Lieutenant
&amp; gens de nôtre Confeil re{ident à Aix . • . Vimlo11! lefdits Gage! êtr:
aL!oi~h é! compw &amp; raballlI de la recepte de celui, ou ceux de no! Tréfomr!,
Ol~ Recevetlrs qui paye~ 'les aura , par nos ame~ &amp; ftatlx le grand Prefident
Iv1. Îfres Rationaux &amp; Al'chi·-vaù·e! de nôtre Chambrç de! Compt&amp;! &amp; Archifi
d'Aix .•. DONNE' à ChavalÏ le 12.. jour de Decembre -J'an de gracc
149 8 .

Enregiflremmt des Lettre! precedentes.
Le Me , Ration, 1 q ui fut
ar ellé étoit J uge {ubalterne , l .. dlx prim;arum
( rH.I , Ao p,II,,, i.~f""

Pe~ djé~um il/ull:rem Dominum mag Qum Provincia: Sene(callu~ Regium generalem 10cumteneDtem, &amp; gubernatorem , ad Regii Conli-

Iii dehberation em ,Dominis DE RICI ejus locumtenente &amp; Cancel/a-

) rio , Vobis 10 anne Guirani. MJ'{,I(lro rationale judlce primarum , Prttfidente,
du

Le' mêmes Officiers
C on{ei! Royal fur ent
continuez chacun dans
fon Emnl oy , avec ceult
nouvellement créez. V, '(~ j'E dit qui!lfit .

cJ.T/7ertt, DURANTI, .cURATl Regio Procuratore, cum Joanae Ra.
tcvoH, ac Pcuo MA TEl Regiis Conliliariis pra:[entibus. ~)"':r 2H,
ED IT d'€re6lion du [onflil Royal de Provence, en
Cour de parlemmt, Juillet 150 l, ""'.7~ f·.';1 c,1- ~

""" ,. "J

150 1.

La principale vûë de l'E'do
, • de donner une
tt etOlt

1

, r 1LIS gran de autonte
. , au
f Con{eil Royal, en fai{ant
· qu'aprés qu'il aurait une
fois prononco (Ir li n appel , il ne fùr plu, permis
·, d'appeller de nOllVC. U.

•

~ f.. r':f e 'l.!) 6',

L

o U 1 S par la grace de Dieu Roy de France, de Na pIes, &amp; de
Hlerufalem, Comte de Pr-ovence , Forcalquier, &amp; Terres AdjaCCllIes; .Savoir fai(ons à tous pre[ens &amp; à venir, que comme [eu nôtre
cher Selgoeur Be Co uun ) /e Roy Charles dernier deccdé que Dieu abfolve, cerlain tems avant {on trcpas , voulane St dc{iranc donner ordre, &amp; ~rovj~~n aux faits des défauts, &amp; abus de JulHce, qui avoient
cours e[dlts Pat~ &amp; Comtez, au trés-grand detrimcnr, préjudice &amp; damages des H~bJ[ans ,&amp; fUJcts de(dits Païs &amp; Comlez, &amp; obvier aux
grands lon~ueurs .fubrcrfages &amp; délais des Parties Ptaidoyans, Jc:fqu els
par Je premier tralO.' &amp; forme :lcouturnée de ladite Jull:ice, pourvoient
apeller de! Sentence! qUI font donnùs par les l uges in/erieurs, à quatre, cinq, 011
/ix lOI! devant que rvenir à la définiti'tle, tellement que Ics Procf:z étoient 8c
font cO,mme immortels, eût deceroé CO:tllllion à cerrains grands &amp;=
notables perfonnages .. ,. par lefqucls avon~ bien au lon g fait voir;
&amp; debame cme maticrc ; &amp; finalement pu la plus grande &amp; faine part,
&amp;

Senéchai avoi,'ê

re
r&amp;d
"
la lU
:r fi',lU, (7IUT/j
']' :0ale'
r i
'ets, dc!dirs Païs, il dl bCloin
el'pe ient, enger
éré fJir C hef du c omel
J, d~ lA grAnd Senéchall t1ee • Cl' Confèil J'iceux en Souverame Cour de Par- Royal. ou éminent; &lt;Il
Iron... ..
Il' ,
'JO
b
1'"
bdC
1+15. par Loüis III;
'
R. la fournir, &amp; decorcr ,d'un
on
&amp;
Imite
nom
te
e
00- Comre de Provence,:rL,.
l ement , ..,..
.
f' 7'"1 ' '0' ,
,
Celliers, genl notables, [uffifammellt fondez &amp;. cx~eJl~~ente~ len ,aIt C'étoit la principale v,}~
de JUcllc31ures .lefqutls feront Souuerains , (7 mettront lm ejal/(: appt .'atlons, de l'Edir, comme il vient
omme il cil: faie en nos autres Cours de Pa clement de notre Royau- d'être obfC:rvé,
cm~~ " pourquoI' nous les ch, aCes fuCd. ,con{jd, erée.s, .. , ladite Juflice &amp;, Ju- Ce
fut le Con{eii R:oyal
creé en 1 +1 5. qui fut id
:rJiéiiOfJ aicelle Senéchauffie, &amp; Confit! dcfdus PaIs &amp; Comtt~ de ProvCIJee, expretIèment érigé cri
ri)"rc~laujer (7 Terres adJ'acentes, AVOns de notre
' certame
. fiClence,
.
&amp; propre Cour de Parlement, le~
Fo
J
b
•
Officiers y conferyerent
mow1.Iemeni creée, érigée, j,]flituéc , ordonnée (7 élu lie,' . en notre Four Sou- leilrs Cbarges fous de.
rveraine (7 Parlement deedits Païs, &amp; Comtez , qUi, fera excrcee , &amp; te- Tirres differens, le Lieu- Lieulenant en /on abGeoce, UO PlC- tenant
du Senéchal qlli
Dllë pH nôtrcdit Senéchal, OU ton
ptelidoit au Con{d l Rofi-jr Ol al onze Confeitlers ... un Avocat &amp;. deux Pcocurcurs Generaux rai, fur premier PrefIdenc
rf', n drc nos.d
' ,un A vo.cu"'
li.
•• Flrcaux, pour pour [ uivre &amp; ,dcrre
rOlCS
UO dLi Parlement, rles Prefi~
""
Il
11".
dem qui le detervoient
p 'oeureur de5 pauvres, quatrc Greffiers, &amp; trOIS Huilllers, qUI tous eo- fous Ce titre conforme:f,:mble feront, &amp;. reprc(ellCeronc Ull Corps &amp; Cotlc,ge, qui fera intitulé ment au mêtne Edir de
r
1s etaes &amp; Offi ces po~r du
'+XS. furent Con{eilleu
Dôtte Cour de Parlement de Provence, aUlquc
P2rl~rnent, le Procula. rai faite &amp; emiere Con hlnCe , qoe nous avons des per[onne.s cy·apres rellr du Roi, y fut Procureur General, &amp; le G.efDomées, &amp; de leurs Cens , [uffifances , ,&amp; 1oyautcz, expenences, 61; fier
y con{erva la même
bonnes diligentes, avons, dés à prc[cOt pourveu , &amp; pouIvoy~ns ; c',ell: fon8:io11; voyez pour ce.?W. Michel DE IUCI Doéteur es DroItS, la le nom &amp; les qua~rei
ce de Prclidmt,
a' 1;ravoir, en l'Olh
'Jl"
J"
des prelèns.à l'enregimeà l'Office du Comis à la garde de nôtre Seel co Provence, &amp; COOlel cr mem des Provilion s d'un
de Confi
,eillers d'E.glift, oos amez Greffier en 1+9 8 . /'4(, 16
L •'y, Me. Emeric de Andrea, és ~lhces
}J"d
Il
d P
&amp; le nom des Officieri
&amp; feaux Mt,Jean de Cuers, Prevot e Malfcllle, GUI a~me e aget pourvûs par le pre{enc
Prcvôt d'Aix, Raymond Ricard Pricur de Trcbayn , &amp; Pleue de Bran- Edir .
l/l:
de Con),r:.el'Il ers L aJs, nos all~ez &amp; doir
Le même M. Rici prcli-.;
dis aulli Doéfeur és Droies , és 0Jl'ccs
au. Con{cil Royal.
fCdUX Bertrand DURANTI , Melchion Seguirani, Pierre MATEI ,SImon '''1t~ lA p'f.r 16.
DoCteurs II n'y avo't au Con(eil
de Trlb utiis, Michel Audibert, &amp; Gafp31d du Perier, tous A
' Royal aucuns Con{cillers
&amp; Licenciez; cn t'officc de nêtrc Avocat gencral &amp; Fi {ca l notre ante, d'Egli{e,dumoinsenTi-"
... fui Me. Aneoine Murri , és O'J,.q:;ces de nos PrOCllreur! Generaux (7 tred·Office.
""
')"
1
CURA TI
Mes. pllrAI"; &amp; M~"I
Fifcaux, nos amez &amp; feaux Jacque s de Ange 0, (5" A)'me
. ' étaient Confcillers Lais
ésOffictS de Gr1.fters, noscheès &amp; bien arnez Mt. Jacques Richclin 1 Gull- :lUConfeiIRoy:u,tJ0J't
6
p·g'c uI rdU
.. , • P c
laum c Muin Jean CALVIN, &amp; Pclee:rin de AtbiS ';~&amp; cn outre pour 1\.1.
crOlt
ro 11l"entrcteneme.e.~~ condllire de ladi,t: Ju!licc d ICelle our Souveratne. rell r dLl Ro y du Con(cil
que Ro~al.' &amp; f:411 CAlv !"
n ous avons ~ Be oldonné j.b1t~éBS &amp;. ordonnons, par l'avis
he
' en erOlt Gremer, t,l O}! .t
dccrus, les points &amp; anicles qui s'cnfuivcnc, etre entretenus f 0 crves I~ ",î",&lt; pag' 16.
&amp; gardés inviobblemeot, par nos Officiers de ladite Cour.
Le grand Scnéch.al érolt
leChefduConfeJ!Roya~
PRE MIEREMENT que le grand Scnéchll dudit Païs, preCent 1&amp;_ 1'0)"
&lt;, Ils L.""s dIS ,~à., ventr, fait &amp; demeure tOUjours le Chef &amp;: prulclpal dudlt Par c ifS 13. &amp; 14.
meot. &amp;:c
.
Le&lt; Tng::nem de tous les'
2.. Item, ltJue Ladite Cour connoÎtrd. des cauJe! &amp; matiere! appeJI~toll'rs, Offici,:r~ de, la Provi nc~
-.;.::
' d es Juge,. magrl" M allres
'
Ratlo"aen'' , (oumls
a l,apd au P'J rlc'Venant des Sentmces
, Cl' apomtemens
ml:nt, &amp; ell pmicuti r
Ô" ."Ires luges, defquelI on appellera immediatement à ,celü Cour . . , •
c ux des Mait. R::tio!loll.);
10. Itcm, Pareillement n'entrero1JI en la Chambre d'ld,t parle~CI)t, les
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POUR JUSTIFiER tA DEUXlEME PROPOSITION.

EDITS, LETTRES PATENTES, ARR ETS DU CONSEIl., Bec.

ISe !.

Le ~r.nd P,dilenr ,voie Juges de s A peau x, Juges mages Grand Prtjident &amp;' .:Mat/rt! Ration",u.):)
L~s MIirr~s RlCioll.lux 6[ prclidc nt à la Chambre rigoureu(e, ne les Avocats, &amp; Procureurs
é:oienr au nombre de d es PAuvres, fr/O'l quand ils y firofJt apelle~ par Ic[dits Senéchal , fondi t
denx lion
gr:t:!ael, dep"is Lie utenant ou Prc(ident co {on .lbfencc , combien que far c'II-deulI1Jt
,-l.•
l'Edit
de If'f, n. IS.
'J'
Pl';" 1!.
cuf1ènt aCCol~tllmé ay entrer, rane parce -qu'ils Ont a(fcz d'occupation és
On l "Ù
O. ( t 10. quoles c l
Mos.
RJrio,l&gt;uX
etaient 1Hges qrJ ' 1lS ont a' cau ~c d e 1curs Offi ces ~ comme au ffi1 parce 'Ill( on
.pdlez all Coalèil Roy,l, dpelltra d'eux audit Parlement de leu rs Semences &amp; apointemens , en premiere '
qllO le Roy r~gHde ici injl,mce.
COIu!ne Un même P.u le, ment, lvec celui qu'il
' 1. It cm, Er connoÎlronr lefd. M~ îrres Rationaux, des cau[es d',p,.
vielltd'ériger;l'encrée ?" pel, procedaot d~ Pre(ideot de la Chambre rigoureu[e duquel J'OII
, Parlement y ell: IlICerdice
II
"
d.'
\ ,r'! '
aux ~laÎrres Rationaux, afe era ,mme latement Il no;alts M ..etres Rat/,nflux, &amp; d~ leur Sentence (OTlJ . trendu qlle l'on devoit firtnative 0:1 infirmativ e, à rJ&amp;tredit Pllrl~ment , ainfi que l'on fait des autr~
.mellt.
peller d'eux au Parle- ...('!:Mm brCl des Comptes, de !Jos afu ru p aes,
" "es cas ou l.r'!'
'Jalts gens dl! COmpter1
M. le ProcllrellC General font app~lla~les ••. SI DONNONS EN MANDEMENT par cel pre.
des, ~o~pte,s d~lls fa Re- [cnte s a noer:: amé &amp; fcal Chancelier grand Senéch~1 ou lon Lieure
qued~ Impnm..:.: p ~1.( t s.
"
. .
...,
' apré avoir die &lt;o ll er = la nam, Be a 10us nos aucres ]ufbclC:rs &amp;c • •. , Donné à Lyon au mois
"nour expreilé de !'.trri- de Juillet 150 1. de nôtre Reane le 4- e.
'1 cI ~ ( c . , q&lt;Je l'appel des
b
e
1 ] "5 :ne 1$ des ~ 1.ûrres Rationaux n'était amibué au Parlement, que pour la ]urifdiétion des Solltniffions
'où
.. pol
d·_VO ·l( verre
· YUI'd e' eil Chambre neutre, lans
r s,apercevolC
" en IOtredll1f
. am ainti une procedure trés , b'al te que cet
_
-,
1
rev• lio, Ils en CI,lIm bre neone , onr ete
' ,.IOCOIHlues
" en Provel ~ques
~ r:
'
'
Izane,
'lue
ec
a la D~claratio n du 7. Septembre
. Cc
porc e fu r la f"priéme Propolition , ~ qu'elles éroient peut-être abfolumem igllOrées en France nant I l f 49
era ra.
, c'de Une éq u! vGq~e volomaire d'expliqller les cas où les "ens des Comptes etoient ap~llables en l ' fld~' 0e o~lie Clu.
ChlInb ce n ~ crr, lilIr tour en matlere
. de Soum iŒIon , qlll~ Il'ell:
.
autre chofe en Provence u'une ) v01 . dune . revl Ion en
l'qil 'Ile le Œ lllcier obti~nr permilIion de faiflr &amp; d'executer avant la condamnation.
2j{°YC e n.gueur , pu

EDIT d~ Confirmation dt ParÎement de PrrJ'1IeTJce
du mois de Juillet 1501..

~r.1: cre:: d=pnis 1+"0.

A

l

'

'

,

qfi

'lÉ ;., . .

1

L'Edit d'Ercétion dll
Coureil Royal cn Parle-

LE TT RES cLaufis adrelf/es au COrJfeiL Royal en fo'Veur de
M. L'Archevéqlu d'Arles du l.G . Deccmbre 1501.

m ent dl:: an tnieur a ces
. L ertres , mais rOll execu-

tian avoit été fufpenduë
[uivam l'Edit dc confirmation qui fu it , &amp; le
Roy continuait il s',dref_
fer au Confeil Ropl.

A ' NQS AMEZ ET FEAUX Confeillers les PreGdcos, (9&lt;
de nôtre Confetl Royal d'Aix en Provence,

Gt11J

DE PAR LE ROY COMTE DE PROVENCE.
. }

.

~

.

Ii

'-"r

NC?S AMEZ ET FEAUX, nôtre amé &amp; feal ConCeiller l'Archevê9 d Arles, nous a .dit &amp; remontré, qUI vacant 1. Pre oliture d' Arles
ar le trepas du derOler polfelfeur d'icelle, il en a f~it
&amp; collation
a un Geo ~evcu, Be pou.r, cc qu'il a depr que fondit neveu en joüitinccf.
[amment, Il oous a CupIJe de vous co ecrirc cn (a faveur. SI VOULONS,
&amp; vous m~lld.ons ?icn exprclfement , que vOus veüilliez tcnir la main
lll
:

ion

r

Leretus d'acorderplaceat P:~c~oo:dlt :cvc:u~ &amp; G tan.t cO: que quelqu'autre cn voulût prendre la
ou Annexe, donna lie~ P b ï ' '
P cc y faICe exccutcr aucunes Bulles, ne les reûvi~'{,
à l'interdiél:ion pronol!- 111 al lte~ plaaM , [aos premierement oous en avcrtl'r ••• , c "
c te : C
Il.
cee. au Concl'le de La- rau
ar teI Cn
norre plailir Donn' • BI . 1
. ~J 0 yD raites
tran , dom il cil: parlé. b
S.,
.
e a OIS e ~" . Jour Qe ecem·
dans les Uttre' pacentes rc 1$01 . I~ne LOUIS. Er plus bas RODIJ..T~T.
du ' 7. Fevrier IfI'.
fous la croiliéme PrOPQûtion.
" ...
h

,

,j~

OU 1 S par la grace de Dieu Roy de France; Comte de Pro ~
vence .•• Salut. Comme par nos autrcs Lemes patcntes cn [()fme
de Chartres, données à Lyon au 'mois de Juillet dernier palfé , &amp;:
pqur le$ C;lu(es junes, rai(onnables contenuës en icelles, nous avons
érigé &amp; nouvellement creé en nofdits Païs &amp; Comtez de Provence un
P~rlement &amp; Cour Souveraine &amp; icelle Cour decorée de Prebdenr ~
Con{eillers &amp; autres Officiers nece(faires, Be tôe apré,s à la Requête de
(eux dcfdlts Païs &amp; Comtez (ur aucunes Remon'ttanc:es qu'ils nous fireot , euffions .envoyé par de là aucuns nos a.mez &amp; Eeaux, les Sire:
Chamdemer nôtre Chambellan otdinaire , M'e'. Macé Toutaia. nôtre
ConCelller en nôtre Cour de Parlement de Paris, le(quels co enCuivant
nôtre Commiffion fe fu(fenc informez, [ur ce que ~ommis leur étoit
rO JJ ch~ot cetre matiere, &amp; co ce faifant euffi'nt lu/pendu l'Afftm dudit
P-"rlemmt; jufques à cc que par nous cO {oit autrement ordonné, &amp;
foit aïoli que depuis ayant bien amplement entendu Ic rapore de no(dits Commj(faires, &amp; tOUt ce que de la part des gens dcs rrois Eues
cle noCdits Pa'is &amp; Comt é , oous a été dic ... avons ordonné .•. que
ladite Creatioll dudit Parlement lÎendra &amp; {ortir., {on plcin &amp; cotier
effet ; &amp; cc faifant . . . arl lieu de Mre • .Aymeric de Andrea, qui par
ladite C1'e4tion a'L'oit par nous éti mis, &amp;' inflitué , premitr Conftiller audit
Parlement • •. avons inJlittlé .'Mre. Loüis Fourbin Scigueur dll Lu( ; &amp;' en
ce foifant avons pOUl''VCfI &amp;' pour7Joyons, irdit de Andria de (Office de Prtji,unt en nôtrt Chambre des Complu, audit Païs de Pro'Vence , qUt a tenll 'YMv",nt ledit FOl,tbin .. . SI DONNONS EN MANDEMENT , •. Donné
à Grenoble le 1.6, J uill et de l'ao de grate 1502.. de nône Regne lc 5e •

L

1 jot .

j

te l'arlemene derfirlliè

ainli (u(pendu depuü lé
mois de Juillet 'Jo1;
Jll(qUes en Juillet I jUl. '

Le Preliderit de la Cham;
bredes Comptes fllt Four
veu de J'Ollice de premier Con{dller aIl Pad.; .'
ment, &amp; ce rut {ans dollte
en vûë de le favorifer;
puis qu'il était ~ls de P.a~ 1
lainede de Forbin" qwar
rant contribué à \'uniorl
de la Province à b Cou.;
ronne.

LE TT RES Claufls fur ft mtme fojeladrejfées aU. Parlement
du '2.3, Septembre 15°2;,

'* 1"'" e

(U.{.,.

-r' ~J'

;.

1...

rJ"--

7"'" u).....k-

A NOS A~:ŒZ ET FEAUX Con-leill er les Gou veroeurs Grand '
SeDéthal de Provence ou (on Lieutenan t- , &amp;' Gens de nôtre
Cour d~ P arlement.

i e Parlement éroit alor; ,
en exerci,e, 'IOJ'~ l'E J, i,
li, tonfir11ltitim .y,i.,fHl.

DE PAR LE ROY COMTE DE PROVENCE;
NOS , AMEZ ET FEAUX, VOIU fave~ ci que eAVTREFOlS 'VOII! AVon!
écrit en {;aveur d~ 'lôtre amé &amp; fta l Confeill,," l'Archwéque d'Arles pour le fait
àe la Prepofiture de [on Eglifo, à cc que n'cumez à annexer ni recevoir
aUCunC5 Lettres, pour inquieter, &amp; empêc her nôtredit ConCeil/er en hcllte prepoGture, &amp; pour cc qu'il a été averti que encore on s'efforce
le mole fier. A CETTE CAUSE &amp; que l'avons en lioguliere recommandation, Be que de lirons en ce , li.: autres (cs affaires le portet Be
favoriCGr. NOUS VOULONS, &amp; vous mandons dmchef u és-cJprdfe-

I5 0 %. .
Par cc mot .1*'''/';1 tè
Roy entend parier cki
Lettresdll 1 6. Decenlbre
1 5 1 . adrdTèes au Con:'
feil Royal, "" 'Z r,,! . i-s.
ce qui ju(l:·6. que le Pn ...
lement {llccedoit auCori;
feil Royal , &amp; cri éroît'

une contÎlh1 ~tion ..

C~i

deux Lem es (am même
dans UI~ kut R eiiUre ; al

�EDITS, LETTRES PATENTES, ARRETS DU CONSErL, &amp;c.
de la tnain du
Greffier.

m~lIle

POUR JUSTIFIER. LA TR.OlSIEME PROPOSITION.

ment que vous n':iyez à recevoir, adme~tre , &amp; anD;xer, ~ucunes Letrees, quell es qu'elles' ~oient. ' qui pO,urroleDt cY ,apres venu pour travailler, &amp; inquieter ootredlt ConfClller, co ladite ptepoGt.ur~ , ~ .gardez qu'il n'y .it faute. Donne à Cbavano le %.3· Stptembrç Sr[.tJe LoUIS ~
plus bas Robmet. EorcgHhécs le 17, Decembre '5°1..

rnaDibus ,enGs, &amp; Cuper quatuor Sanéta Dei Evangelia poGtis ,. c:a pite
di(coperto, de bcnè, 6deliter , probè, &amp; legaliec:r , ddc:m Officio deIinieDdo, utilia ChrillianiŒmi Domini nollri Rc:gis, &amp; fU 3: curia: procurando, ~ inurilia vitando, ac eidem (urid: infig,nù Parlamenti Dommifrtue
ejufdem Confiliariu , univerfaliter &amp; particulariter fingulis parendo , &amp; eorum
jufftonibus ,&amp;' manda/is obediendo , reétèque jullitiam cuicumq ue adm inifrraodo , &amp; mundis maoibus , &amp; alia facic:ndo q ua: diélo O ffic io pertinent, &amp; (peétanr , tam de con[uerudioc quam de jure, lc:mpcr ad
Regium, &amp; (ua: cu ria: ac ju{\iria:, fubdilorumque Rc:giorum commodam &amp; honorem , jôlitum ac (onfuet um prit/litil jurament um , li pu d diéhm
.
.
.
curiam fupremam , In quorum 6dem &amp; rc:fbmolllum, ego Joannes
Boicclly Notarius, &amp; Secretarius Rc:gius, ac di éla:curia: CuprcmzGraf. r bli
'
. Il
. r
ferias ., hic me d c man dalo cJuldc:m CUl la: lU Igna vl, BOlee ~ .

ti'i ti'ttttttttttttttt :ttttttttttttttttt

TITRES
SERVANT, A

]USTIFI ER

LAT Roi SIE M E PRO P 0 S 1 T ION.
\

JVRAMENTVM Officii Pr.efidentis curi.e camerit rigorofo &amp; rationum,
Civitatis Aquenfts pro egregio Domino Francifco Gçrentl Jurium Do6lore.

Divers Alles de (erment
' ae
or 1
III. PROPO SITION . Depuis l501. J'u{rjques en 1535. l es OljfoCIers
il
l'rèrez ail P.rlcment,
P.r lln Prdilcnr de la CIJambre des Comptes fl4 rçnt refUS au Parlement, &amp; y préterent ferment de fluCham
0'( 21.
&amp; J'obéïdànce
; ainfi qu'il Av oit été auparavant pratiqué au Oonftil
Pu un re~jaÎ(re
Rarional mirfjon
'JJ"
'JJ'
PC!' IL
Royal, awc la même formule que les autres Officiers Silbalternes. a Leur~
Par un Archi\'aire p. H. lugemms en matiere d'Aydo &amp; d'Oaroi.s 'J furent poru, par ape,l , &amp; ,'Vuz• .'
Pl( l\ll Procureur du Roy
,Ir:.
fi
"
d
l
t b
p . ~( ';'
de, en dernier re/jort . Et ,ce ne ut meme que u 'Par ement qu 1 J 0 tmrent
• Lemes PJ.tel)(~S du 17. pOlir la premiere foIS en J j l6.l'alltorité de faire executer une dt: leurs Sentences,
F~vrier
IJ G, P. ;t l 1+. nonob'lant
&amp; 'àm prél'udice de l'Apel ,ce qui leur 'er'Vit Je fondement pout ob _ .
b Lemes du (J. Mars
J'
'"
J'
/'
1 fl9. foUI I~ ~. pr.p'. unir du Roy /a même (aveur
b
Et' /,allr Nundre en 1539. aUX matieru
JiI Lettres
i,~.
crimintlle C Lu Rois n'adreJfoient alors q,,'au 'PiU'l~ment leurs
du dernier May
d Lettes
b &amp; De15 ' I. P 'u 23.
claratians de lellr 'Volonté , en matiere d'AydeJ , d'oarolS, &amp; e Ga elles qu'ils
A utre. Lemes du I l. adreJfoient Avant lui au Confeil Royal.
d Et ordonnoient à la Cbambr~ des
Seprembre 5 ' G, pei. ,6
l
1
fi d'
:rr.
Autre du 16, Juiu ' 5 7. Comptes J'en pourfuivre 'ex"ution aH 'Par ement, par orme avert'JJement ,
'
pOl' 16.
0&lt;1 de denonciation.
e Au lieu dequoy M. le 'Procureur General des Comptes
J .,Urnes Lettres des , 8 . fA'
l
' 'P. 1
J
l'apel de 1eurs 1u[,emens , 1 141 par u;. r;.urSeptembre &amp; 16. Juin .utlent que e. .ar ement n'a connu ut:
15'-,0:",16,. ,
pat ion , &amp; que le Roy blâmait fls entreprifes.
• R~quC{e Imprtrn~e p" 6.

]uramtntum Ojficii mAjoris &amp; fe cundarum appelLationum
Prorvin(i.e ] udicis , pro egregio vir9 StephAno 'Puget.

A

Pla oi bus

,
Ces motsfifo/Jt"~ &amp;- (. wI~
[ u"/lm , ont VOlr qne «
m~eCermenr é[oir pret;
de~antle Coo(dI Royai.

pUiS que le Parlement
n'étoir en O1te"i~c qu_
depuis C'llYÏIoii Wli .ll~
néc.

NN 0 N adviralÏs Oomini 151 l.. &amp; dic martis 9. mcnGs N ovc:mbris, co nH:irutus c:g rc:gius Be nobil is vic Domin us Franci(cus Gerente, julÏum Doétor , (oram fopremâ (.3 inJigni (uriâ ParL"menti Provinci", in camelâ Conlilii qu â erant M.lgoifici _&amp; fpc:aabilcs Domin i,.
Claudius de Vruo Mil es, Dominos Podti Saoai Mart ini locumtenen s .
Gcrvalius de BcllamoOie Prz lideDs , Ln dovicus de Solc:rils , Petrus de
8raDdis , Bcrccandus DucantÎ , Petrus Matc:i , Simon de Tributiis,
Gafpardus de Pcr~rio , Marcc:lIinus G~i~::mandj, loaD~es..TornàtA
oris,
Antonius de Albls &gt; &amp; Stc:phanus PallGI) Rc:gll Confiltulls, in eadem Le Titre cle Prdidrnt de
curiâ, in c:xecutionem Lilfc:rarum Regiarum Ojficii pr.efidentis curi.e camer" la Clumbre rigoureuCc; _
rif,orofo, &amp; ralionum , dlél:.e Civicatis • eidem Domino Fran~i (c() Ge- qui ne connoilfoit det
lnatieres des Soomiffion'
rente, per ChrHliaoiŒmom Dominurn no{\rom Regem Com~tcm P.ro: qu'~o premiere inctance,
viocia:, ob mortem quondam Domini Rollini BartholomC:1 , ulurol en pris ici avanr celui _
de Prefidenr en la ChatnJ
Officii iplius poCfc:(foris collari ) prx (enracarum pra:farz in,ligni ~uria: bre des Campres. ~w•
Parlamenri , radone cjuldc:m officii pr re lidis cam era: ; AC XIS geOlbus, plus hOllorablo.
.
&amp; ambabus {ois maoibus teolis, &amp; [uper quar uor Dei Evaogelia ·pra:ftir,is, capite di[cop~rto, de benè, 6dclirer, &amp; Ic:ga lilc: r. eidem ,c:&gt; ffici 0
dc(ervic:ndo , utilia Chri{lianiŒmi Domini nofi o RegIS Comllls , &amp;
fua: curia: Procuraodo, &amp; inutilia vitando , sU eidolJ (uri.e fùpremte Par- Le prelident de la Chambre des Compres, pr~rc:
lamenti , Dominisqtu eju[dem ConfiLiariis uni7.te rf alitcl' ., ~ p,jrtic~larite~ fi~~ ici Cerment de (ourni(·
gulis parenio , ac eorum julJionibus &amp;' mandatis ob:dlenao, rc:étequc }utlt- fion &amp; d'obéï(Jàoce au
Parlement , Cuivant la
tiam cuicumq. adroinillrando, &amp; mond is ma nibus , &amp; al ia fad endo, formule de, 01&amp;:iers (Ilqua: diéto officio peninent &amp; fpeétanr , tJ m ~ e ju.re qua m ~e co nCue- b.lrernes.
tudine, fc:mpcr ad Rcgium &amp; (u a: cur ia: , ac Jufttrta: , ( ubdJt o .r ~ m q a e
Ces mots folilum &amp;
Regiorum ; commodum &amp; hOllorem , jôlitllm &amp; confoefum pr4lttlt J~ra­ {&lt;mu,,, ne peùvent ter.
mentum aplld dieam curi4m fupremam , in quor um fid~m &amp; .re fiH~oDru m raponez qu'à l'u~ o~­
(ervé au Con(eil Roycl.
ego joannes Mailbart Regius Secretarius , &amp; di ~X' lo Gg.OIS caCIa: Pa,rCe I,.n M ..ilh. Tr Greflamcnti humiliJ g rlffe r;lIs, hic me de manda to dH~la: CU lla: fublignavl ) fitr du Parlement :lvoit
t té auparavanr Archini·
M4ilhart.
re de la Cb.rmbre de.
f
Comptes r. ;. III f.~~ U.

A

•

1 5°3.
NNO n:niv itatis Domini 15 0 3. &amp; die 2.7. Septembris conaiune formule du
tUtus egrc:gius &amp; nobdis vir, Dominus Stephanus Pugeri, Jutium
(erment qlJe les Officiers
, Subalternes prêroie.nt au Licenriarus in Cuprc:mâ Camcrâ Rc:g iâ Palatii AqueoGs coram fuprcm â,
Co"reil Royal, '&amp; en(ui- &amp; inligni Curiâ Parlarnemi' Provincix , ubi crant [peétabilc:s Domini
, tè au Parlement.
.
Duranti&gt; de Cards, de: Pu ge:to, de Brandis, de Trlbutiis ,. '&amp; de Pc:r e:,"
1 io, omnes ConGliarij Regis in fupradiétâ curiâ [u premâ , in executio·
ne Litterarum Rc:giafllm Ojficii Majoris, &amp;- ftcundarum appe/lationllm Pro.
vincÎit judiris , qUOG dléto Dom ioo Pugeti Collacum cxti'tit , per religna.
tioncm Magnifid Domini AccurG Maync:rii, jurium ProfcCforis , ejuf.
, dr m Of!icji ulti'lli poCfc:Cforis , prz[enratatum p'ra:far:l: Curi &lt;t ioligois
P.lllamenti ,. ratioDè eju(dem Officü) flexis gCDibus ) &amp;. amb~ bl1 s fuis

C'e1Uci

La clanCe de CôumUlÎàIi
d'obéïlfance auParb,
ment , rant en gtrt~[al
qu'à chacun dés (;0/1[cillers en pani,uliu,
&amp;

( m..

�POUR JUSTIEIER LA TROISIEME PROPOSITION.

EDITS, LETTRES PATENTES, ARRETS DU CONSEIL, &amp;c.

NNO Iocarnatioois Domini 1503· &amp; die 6 . menGs Martii conf.
ri!urus in Civitaris AqucnG &amp; camcrâ fupremâ Regii Palacii dico
la:: CivÏtatc, in pra::(cotiâ Cpeéhbilis jurium eximii profc([oris, &amp; Do_
min i, Domini Antooii Muled Pta::GdeOlis èUlia:: in(jgnis ParlamcOli
proviocia: , Egregius jurillm DoéCor D. loannes Arb.ludi ) ratione officii Ra!io/h ,fa /II! Cur/If camerdi C01llp{~/orum 7?zgiomm eArchh_IOfu m, quod exercere
priùs Colcbat co viveote , egregius Dominus Joaooes Reoari, in exe~
curioncm Liuerarum (u a:: proviGonis, manil..lllS fuis fuper SanéCa Dei
Evangc:lia appoGtis , de benè, Icgaliccr, &amp; fidelircr , eidem officio de.
fioien do, eidemq. curid: ae Conjiliariis ejuidem univerfaliter, &amp; p,,,ricultlriter
{lnguliI parendo, &amp; alia omoia peragendo , qua:: ipGus officio (ubCune,
&amp; CpeéCanr , ad honorem &amp; commodum Regillm, (ua-qlle juO:ili;r:, &amp;
fubdj[orun~ pra::Centis Provincia:: , {olieum ae eon(uetum pra::fiitit juranH I)[Um; ln quorum teO:imonium ego in fra(jgo3rus Secrerarius man.
dato ipGus cUlia:, hic me manu proprl â (ubugnavi. M. Ag1Je/ii. "

/ ....... ..::J- [J., I~ G-v ' '''

A

,'

1

~ J~OIV

Suplieatio p.ro obtinendâ annc-"â.

~

Ignccur ha:c [uprcma coria Littcras Regias Creationis Officii Magr(lri Ratlonalrs Archivorum &amp;. camera:: computorum hujus ComicatUS Provincia::) in favorem humifjs fervitoris rveflrarum fpeaabilitatum
Mich. Guirani à ChriUiani({jmo Domioo Rege, &amp;. Comite Erna Datas )
interinare, &amp; ad cju(dem Officii excrcitium cumdem GuÎfaoi bcnignè
.dmittcre, &amp; recipere, &amp; facielis bcn~ Arn. Alba.

O

TE NOR

t.....,k. .

1"11+·

D E CRE T 1.

Conccdalur Annexa in [ormâ, attento juramcnco) in ulatlib. morefolito.

Ces exprefiions font \&gt;ilii
que les Maîrres R.rio.
naux éroient bien éloi~

gnés de penror que 16
terme d';g.li.; fur jam ai ~
employé par leau {ut =
celfeurseo parlanr du PUA

lemenr. Y~J,:(.j4 R'1ui1i

;mprimie p"ge J 6.

J UR AME N T U M &amp;c.
Anoo Nllivit ads Dom iai 1513. &amp; die )' menGs Aprilis, &amp;c,
LE TT RES Claufls concernant le tirage du Srl, adreJ!ées au
Parlement, du dernier May J 511 ......; . ''J ' !1~6· 6 (, __ ,I. '~ P.J')~ ~k. .

JVRAMENTVM Officii eArchi'Variatûs pro magnijico
, honorato digtfc Notario.

1

N N 0 ' N~civita ris Domini ! 5°3. &amp; die la. menGs Julii, eonniraire, puis qu 'il en prend
. tutus Maglflcr HonoralUs '1)igne Notarius in camerâ ioferioris Pa.
li qualiré.
I3Iii
propèl' Alldieociam, coram (uprcmâ curiâ inGC7,ois
Parlamcnd pro.
"
0
VIOCla::, qua crant Dominus de Luco tune pra:Gdcns de PUC7eto de Bran:
dis , Duranci , Seguirani, de Tributiis , &amp; du l'crie; , omn~s Conftliarii
Ce, m2me IWI M 4ifb. Tt Rcgii, &amp;. ipGus curia::; in executionem Linerarum Rcgiarum diébi Ofquitta cerOflice pour de. ficii Ah·
·
d
'
venir Greffier du Parle-,
rc Ivar~~tus ., ~uo per ,R,jigndllonem Magiflr; Joannis Mailhart,
ment, V'Y'Z [A fAge ~~i, eJuCdem OfficlI uluml po([e(fom obtinuic , pra::Cenratarum pra::far&lt;t CIJliN h41 de j'Alle de (,,ria:: inGgni
pl
·
,
. Cd
Ocr:·
· fi eXls' g(nibus) &amp;. ammmt du Prtfident de III
:' 1 .r. amenu , rauone eJU em
meU,
~/umbre du C.",plt!.
ba,bus fUIS .mam.bus tenGs , &amp; lup~r quacuor SanéCa Dei Evangcli. paGus ~ capite. dl(copcrr~ .. de b.cne fidelitcr , probè ae legalirer eidem
O~CIO defiolen,do , uU,lla Regla, &amp; fua:: cuda:: procurando 1 &amp;. inlJtilia
e'{lta?d~, ~ erdem. curr~ fupremd: injignis Parlam,nû, omnibufJue ej"ldem
~onjill~rlls, ul'JI'Uerfaltter &amp;' particulariter jingulis parendo, &amp;' eorum obed;entl(J
JulJiombus &amp;' Mand~tis, &amp; alia faciendo, reétèq. adminifirando qua:: eidem fubfunt O~CIO , &amp;. fpeéhnt, ram ex eonCuetudine quam de j.u re,
[emper ad ReglUm, &amp; [ua:: curia:: ae jullitia:: [ubditorumq. Rcgwrum
commodu~, ,&amp; honorem, Jolifum ac confuetu", pr41itit irJ.manibus dm~
Jilpnmlt curl~ Juramentum , in quorum te{limonitJm cua infra (erjptus
Sec/crarius &amp; ~rafcrius diél;a:: curia::, mandato ipGus, hic me manu propIla (ubligoavl, M. AgneJii.
HO llor~ DIgne ':cuir No-

106 .

RE.i!.pETE prifentée au 'Parlement par Michel Guir.an f pour être reft~
en L'office de Maitre Rational, en la Chambre des CompuJ 15 1 4. ~'J ' '":1"- 'O$ " ~ iI,-k

JVRAMENTVM Officij Rationalatlls egregii Domini Joannis Arbauai.

.. .

%~

A

r

A NOS AMEZ ET FEAUX Conleiller les Gens de nBtre
Cour de Parlement.
NOS AMEZ ET FEAUX, pour ce que Je tems &amp; rerme de dix
~noécs, auquel fimcs demierClnent bailler, &amp;. delivrer les Fermes du /irage de Sel, qui Cc [ail contremont les Rivieres du RoCne ~ &amp; de la Saonne à la parc du Royai.ll11'C, Dau phiné ) Provence, &amp;. Comté de V cniffe,
finira &amp; expii'era, ~e dernier Août 15 Il.. Nous à ceue caufe pour nôtre
pfOhf, &amp; uti~it é , avons otdooné .&amp; dcliberé faire, ba iller, &amp;..delivrer de
nouvel icclle Ferme, aux plus offrans &amp; dern iers Enchcu(fcurs , en
l'lôrre VIlle de Lion , le xx. jour de Juin prochain venant, pour au·
tres dix années cn(u iv30S , CD la maoiere accoutumée, aufqucls jours
" lieu, nous envo yc:rons nos Commiiraires &amp; Depurez, pour bailler
le délivrer icelles Fermes. SI VOUS MANDONS &amp; exprc(femenc enjoignons que incontinent 'Uous faites crier &amp; publiel' de par NOtH, ~ [on
J, Trompe ) (7 cri public, és Villes &amp;' LiCllx de 7l8tre Païs de Proven~e o~
ruerrés êm necelJail'e, que lefdius Fermes [ont à bailler &amp;' délivrer) en falCane
à fçavoir quc s'il y a aucun ql1e icellcs Fermes veillent encherir ou IDetlfe à prix;, qu'ils fe trouvent &amp; comparent, en nôtrc Vil~e de Lyon
audit jour pardcvant nofdirs Commj(faires, &amp; dcputez, &amp; Ils y fcro~c
oüi, &amp; reçûs, &amp; n'y veüilliez faire faute. DON N E' à Grmpble le dernzer
May Signé LOUIS. (7 pltlS baJ , ROllEllTET. Prefentlta die ,. mentis

Juaii anno

1511.

1511.

Pour julli6er qt1e le Rdj
,'adrdroir au Parlement
pour faire "xrcuret C. s
ordres en rna.ticIC de cl
ic Gabclle,.

�EDITS, LETTRES PATENTES, ARRETS DU CONSEIL 1 Ilec_
LETTRES PATENTES for .Ardt dll Conflil 'lui ,,((Ordoit au~
..7I1aÎtres Rdlionaux le pOll'voir de faire exclurer une Sentence., pour,
fait de 'TAille!. AJda &amp; SubJidn, nontJufldnt apel , &amp; fani
prljuJire d'iulili. du J 7, Fevrier 1516.
""'j' 7~" ~~, . bt, ..... _I;tI_ , ..... i.j .'~LJ.. et __ J..., c-.",}..tu .
15 16 ,
RA N ç OIS par la grace de Dieu Roy de Franèe, Comre- J~
Il parole dan, ces Lettres
Provence, Forcalquier &amp; Teues adjacentes; A oos amez &amp; [caux
q lle c'elt le Parlemenr
quz le premier procura le~ Ptefi~,ent &amp; Maît;es Rationaux de nôtre ~hambrc: des Comptes cl:
aux Maîrres Rationaux
l'avantage de fai re execu- n~lCe PalS &amp; Comte de Provence reGdens a Aix i Salut &amp; dile5lioTJ:
ter une Sentence nOllob(:' ~otre Procureur nous a fait dire ~ remonm:r , qlJe des pie~a procés.
tanr l'appel, en rcfl ,f~nt
s dl meu pardevaDt vous, enue narre Procureur audit Païs , joint avec
, volontairement, &amp; pour
le biell du fervice du Roi la .Com~uoaaté, Manaos &amp; Habirans de nôtre CiÎé de Frejus audit
de recevoir les Parties en
Pais, ,~une part;. &amp; le, Chapitre, Cbanoines, &amp;: autres per(onnes Ecleur apel , jufques a ce
que la Sentence eùr été dcGalbql1es dudu FreJl1s d'autre; &amp; cc pour raHon de ce que nôtredir
e.xrcur~e.
Procu reur &amp; lefd. Habltans vouloient contraindre ou fdire conuaindre
en c:n(u,iv~n, t CCC,raineS', nos LC[tr~s P3t~ntcs, !cfd, Chapitre, Chanoines.:
•11 s'agi([oir d'Aydes,
dEI ~
....
1&gt;llle; &amp; SnbGdes.
gÇDS g 1t.' a ronmbuer ~ nos "Aydes, 7~lil1es &amp; autres SubJid(i , pour
falrOn des blcn~ que ,lc~olelH , &amp; Ont acquis &amp; acquittent tous les
jOu,rs&gt; ail Terrolt &amp; dlfttlét dudit Frejus, cotirez &amp; COlHtibuables aufd.
Tal,lles &amp; Subfide~, &amp; fous les Fougage$ décrits au Livee de CadaO:re &amp;:
Efllme, 'efquelles Tailles &amp; Sub(jdcs, Icfdils Chanoines, Chapitre
&amp; pe~f~nnes Ec~lefiaŒiques, etcuCoient payer; auquel peocés tant au~
rOlt ete procede Iva,nt , q~e. s'en dl enfuivi , qu'en faveur de nôtredie
PRO~UREUR fuppJl3nr, JOint avec ladite Communauté d. Frejus ils
aurOJent .obtenu Sentence à l'encontre pe(dits Chapitre, Chanoj;e~,
Le P,,:lement refure de &amp; perfonnes EccieGa (tiques
de 12queUe Seotence 1 ' r. '
"
rec:volr l'.pel de la SenA Il
, ( ' , 'd
1 S S en J croient porte7\
rence des Maînes Rado- pour ppe am' en notre G,our
e, 'Parl~ment audit 'Païs , en laquelle ;'/1 ft
mux po~r ne ~as ~n re- font ejf~Ct'1.. re/t'Ver (;7' " /1ltrodulre leurdit Afhe! , TOtlt(lOis ladite C '
tarder 1 executlon, ranr l
' t'
l
'
,
. [
'J"
our ne
il étoir éloigné d'entre_ es auraI A,. (( 'Vou Il rece~olr , mats par tcelle Cour a été dit, que prea/ti..:
prendre fur leur juru- b!emtnt ladIU Smtmu ferait mandée si dûé' &amp; entiere tXecutiOl1' •• dl't
dfdiai
1 d' C
. u.
ou HC
011.
par a He our,' que pour ldit apel texecutiol1 d'icelle Sentence l/tl1 flroit
A,UCUfJement
Chanoines
j'f,
"1retardee : Et voyant lefd. Chapitre ,
. &amp; gens cl'Eg 1 C, qu 1 S oc pou,voient parvenir à leu cs fins, pour coyder par (obtillil
moyens leodr~ ladite Sentence il/u{oire, &amp; empêcher l'execution d'i~cl~e , (e {crOient efforcez&gt; .&amp;. effo~c~nt, vous vouloir faire notifier,
Joumer, &amp;. cxtenter , certain Momtom p(nal jadis laxé COl1lre nôtredite
C e M."i"i., pm.l filt
laxe! contre le Parlement COir dt Parle,,:tnt ,&amp; Vou~, par nôtre Sail1t Pere Le Pape, &amp;. en vertu d'je
par Leon X. an Concile
ce uy v,ous fane alTig?~r a. Rome, pour par ce moyen, vous recarder.
de Latran le 19. Decem Sentence à cXtculion ,ail
"d'Ice,
bre 1 J 1 j. à l'occalion dl! &amp;. ,empecher
. &amp; mettre vocredlte
d
pgrand
reJu
refus d'annexer les Bulles
mdcpns, l' comp,tcllt e oous, &amp; interêr de la choCe publique, aiofi quc
ou Provilions dl! Prevôr I
Ptocureur nous a fait dire ....
•• remontrer J [cquede l'Eglife d'Arles , fui- c It Sop lant'nùtre
fi
vanr !'ordre expr~ que rant liur cc notre provi Ion: POURQUOY EST IL
h
le ROI en avoie do nné au (cs cODfiderées • Vous MANDONS COMMAND
- :. que nffious ces c O, Confeil Royal, &amp; enfui- • •
Cc
ONS"" expre cment ente au Parlemenr. '"Y'\. /, 1 ~~Ign~ns p~r ~cs Pre Cott; , qae s'il voos ea apuû 00 apert, de ce que
. Lm,.. C/""fel du 16.
, te, mememenr d~ Votre Sentence donnée puis aD &amp;: jour en ça , à
, DeumJ,,, 1JOI. (.;- 23 .
S'ptembr, 1501. p.,1J 1encontre de!d, Chapme, Chanoines &amp;. gens d'Eglife. par laquel/e ils
6- J9.
luroi'DC

F

l'.

15

POUR jUSTlFŒR LA TROISIEME PROPOSITION.

auroient été condamnez à contribuer, à nos Tailles &amp;. autres Sublides. 1 j Hi.
pour cairon des biens qu'ils tiennent, &amp; ont acquis &amp; acquerent chaquc
jour au Terroir &amp; dlŒriél: dudic Frejus, cottirez &amp; conuibaabl.:s à nord.
Tailles, &amp; SubGdes , &amp; fous les foüages dcfcripts au Livre de Cadafi[c
&amp;. eaime , dont ili a'Voient appellé, &amp; le'Vé relief d'apel, (;7' été r(fufe~par
nôtrediu Cour, qu, prealablement lI/dite Sentence ne fait dûC'ment executée , ou
autre chofe tant que (uffire doit; en cc cas, icelle vôtre dire Sentence
vous mctUés ou faites mettre, à dûë &amp; entiere exec:ution, de poine en
poinc, (elol1 (a forme &amp; teneur, &amp; à ce faire &amp; (ouffrir , contraignez
ou faitcs contraindte, I,fdits Chapitre, Chanoines &amp; geDs d'EgliCç i
&amp;. rous ceux qu'il aparriendra, par toutes voyes &amp; maoieres dûës &amp;
J~i(onn3bl,s, nOl1obflant oppoJitions ou 4ppellatiol1s quelconques, &amp; /al1s pré- Le droir de dernierrèt.
r
Il
J " d If'
f .
fort au Parlemenr pou r
judice d'icelles, pour IcLque cs ne vou ons erre iner.: i &amp; outre altcs ou les Aydes , Tailles, &amp;
fJiecs fJire exprc(fcs inhibitions &amp; deffcn(es • de par nous, fa voir cU: Sublides, dl; i;i exprer.
au'fd. cho pitre, Cluooines &amp; gens d'Eg!i(c, (ur peine de rcdattioR de fement :.e~rve par J,es
"
v
v"
•
r
. mats, '" J .ns pr&lt;JH"'U
lellr lempolel (~l notre Cour, &amp;. autres qu Il aparucndra, lur Cettal- "';"Ilu .
nes &amp; griéves peines, à nous à apliquc:r , que cn comprent, ne au préjudice de l'cxecurion de J:aditc Semence, ne autrement, pour railon
de noUites Tailles &amp; subGdes , ils n'ayene à proceder 00 faire proceder, à l'cncontre,de quelques perfonnes nos fujets que ce foit. par mo- C'étoit par rapport atJ
m'tian , f~lminatiol1 , ou cC/1foro; &amp; n'ayroc pOUf raifoo de cc, à eux pour- CMDlli'doi"R · ' · · Idaxé e!ll
. .
~ .
d'"
our e orne, Dm l
VOir adlcurs, ne pardevaot aunes Juges que DOS Ornclers au lt PalS, a été déja Qit mention,
en les contraignant ou (ai(ant cOll;uaiDdre réaUmeDt lie de fait, à cc
hite i -reparer , ca(fcr &amp; 'annuJJer, tOUt ce que par eux, ou à leur POUTchas aUloit été fait, &amp; pourfuivi, au préjudice du fait de nofdires Tailles ,&amp; Suhfides, &amp; iecll~s inhibitions &amp; dcffcnfes tenant, nonobaant
' oppo'(jtiofl ?u appellarions quelconques, faites aux parties oüies, rai{on &amp; juO:ice ; car ainG DOUS plaît - il être fait) nonobfl:aDt comm~
ddfllS, &amp; quelconques Lettres fubreptices imperrées ou à impetter à ce
contràlfcs, Mandons &amp; commandons à toUS nos ]uaiciers) Officiers lie
Sujets, que à vous, vos Comis &amp; Deputez, en ce faifant foit obéy. DONNi' à Paris le 17. jour de Fevrier l'an de grau 1516. &amp; de n8tre Regne le
P,:,r le Roy Camu de Pro'Vmce à la relation du Confiil. Signé LONGUET.
1

,c.

LET T RES claufes par ltiquellu il était ordonné au Parl(ment d'apeller
,
les Gens des Comptes, lors qu'il s'agiJ{oit des droits dll Roy,
du ~s. Septembre 15 16 .

,

A NOS AMEZ ET FEAUX Con(cillers, les Gens de nôtre Cour
de P al'iement de 'PrO'l.'ence.

DE PAR LE ROY COMTE DE PROVENCE.
I6
NOS
AMEZ
ET
FEAUX,
nous
Ivons
été
avertis
que
avez
proee.
C lSL , • n'fi
, "
"
f' ,
d es errres)u «nt (] e
de a renttrl11lment de rertami OElrou, par Nous nagueres aIt a ceux u le Parlement cannoilHr
Confulac de Siaeron) qui comme l'on dit, cft préj\ldiciable &amp; doma- des m~tieteS des. Ayde&lt;.
1

W

"arolS , l&gt;Wl4U18 •

~

�108 .

gcable, à nos Droits Be Domaines, ~ ne nou~ one donné à entendre
autresDroitsdu Roy,ou la verité de cclte aff.. ire, en leur fadant ledlt .Oéhoy; A CETTE
jGens
ugement
1 s CAUSE, &amp; que nous entendons que és matie. res qlli CG. n.cernent noLd.
des defquelles
Comptes de1
1);
, v"ient être oüis.
Dloirs &amp; Domaines, lu gens Je nos Comptes qUI ont ~ pmKlpa e C lirge éI'
: Cela dl: conForme à 1E- COl1 fèr'Vation de nGtr~dlt Domain/fo/ent Apeller... N.OU, S VOUS M, ANDONS
dit de '+'5 · 'lui avoit
j"
d 1 d Œ
V
Il
reJuit leu~s fonfrions à bien exprelfement que ,dorefnav'l~t quan ,1 s a r~ cra a ous te es
h [eu.le mfpe~ol1 du mat ieres concernanc notre Dom alOe , que ny procedur.. aucunement, {Ans
Domallle,flOl'.!(.aIAp.'g.
..
-J '
d C
Cd'
ft·
d
&amp; aU 11. IJ. dume' . J"
I".ar·,-" a!/)-ll·,
OU" nofà/tJ
9(ns li omDtn;
ouanr
au 1:.'Ites a .ures ,. e
12.
rf." ,'"
v
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Ô
I
1.
mt Edit
Si(h: ron , Nous Ltur étri'Vom fe tirer dl-ven 'VOIU pour 'Vous Jaire entendre L,I1P
La Chanli}~re. des Col1l - Urêt OUI
y l'outrions 4'Voir ; C1'y pOtlY'VO'lliez.
enfernble , en maniere
tes pour U1VOIC :1U plr Ici
-.."
"1 ' 'lue
. C n'tre
ment !'execurion de; Or- droit y foit gardé, comme la rai[on voudra, &amp; gJ(d~z qu 1 0 yale cautc.
dros
du ~oT concernlnt
le Domallle,
&amp; les Oc- Do N NE' à IImboifè
,. le 2. 8, ,'our de !c'Pumbre 15 1 6, Stg7u FRA N C,O 1 S :
trois; &amp; le Roy n'adre(: Et plus ba!, Ro B ElI..l ET.
foit fes Lettres aux Gens
d s Comptes que pour leur ordonner de [e retirer devers le Parlement. Ces mots &amp; y p.urfJ.yt~ ,"{lmbl, , confirment la
nccelIiré impofée au Procu reur du Roy Jes Comptes de ne mouvoir ni entreptendre aucune aéJ:,on pour le recouvrement.
1 des D!oits du D~maiile, fans que ce fùt par le Con{eil de l'Avocat General du Parlement, {ulvanr les Lettres Patentes
du 7. Juiller J Hf. Lus la VI. Propotition.
J

l'Ol1R. JUSTIFIER. LA 1'R.OISIE~E PR.OPOSItION.

:.6 EDITS, DECtAR ATIONS, LETTRES, ET ARRETS DU CONSEIL, 8(c.'

5 [6.

1

,

LETTRES CLAVSES, où il ejl dit qu'il a été ordo_nn~ aux Gens da
[omfJeJ d'a'Vertir le Parlemmt, &amp; de faire les 'pOI4~foitts de'VAnt
Lui pOUl' ilS Droits du Roy, du 16. JUIO 15'7.
•

A NOS AMEZ ET FEAUX Con[eil/ers les 'Gens de nôtre
Parlement de Prove·nce.

15 1 7 .
NOS AMEZ ET FEAUX, ~-ous avons étt avertis, qUe nonobLtan
Ces Lettres i"f1:ifienr q"-' l'Ordonnance: &amp; Decla-ration par Nous farte, &amp; eot~liDéé CD Qôir~
les Gens des Coml'res fai[oient les poudi..ires de- Cour, (ur le fail de la réünioD de nôtre Domaine de Pr,ov~QCC,
vant le Pu lement, des alicnc: par cy-deV2nt , aucuns qui eieonent Be'u[urpenr de nôtredie :DOprocés Înrcn[t'z Cont re les
detenteurs des droits Do- maioe, (e veulent mcme en procés pardevant vous, pour cujd~r emmaniaux.
péeher la rellitution d'icelui, [ans voulait obéïr à no[dites Lertres ,
ce que trOuvons foct étrange, &amp; ne voudrioD5 [ouffrir, que aucunes
nu[es ou procés fulfent {ur ce intencés ; Nous enrendons que fi les
dercmmrs en ont aucuns Titres, ladite ré(ioion préalablement faiEe,
&amp; les c~o(es renuës Be mires co nôtre main, ils les 'portent dcvers
nous, pour ~prés en ordonner ainCi que verrons être à faire par cairon.
A CETTE CAUSE Nous vous défendoqs rrés _exprelfcmcnr que de
tellcs matieres vous ne faites aucun proc~s, &amp; ne recevés les parties à
Le Itoyne s'adrerfoit aux les intenrer en nôrre Cour; mais G aucuns y cn avoit} vuidcz [omGens des Comptes fur
ces matieres , que pour maireme~t Be de plcin , co [uivant icclles no[ditës Lercees, dont ~OUJ
leur ordonner d'avertir mamJoTJs à nos ame'(.. &amp; fia/IX les Gens de ?JO! [ompm "Vous 4'VII'IÎr &amp; faire
le Parlement &amp; faite les
pourlilites devant lui, ce le! p~urfoileJ "t'Vers 'VOUJ. le(quels onr chargc exprcffe de nous, de faiqui dl bien opofé à ce re: cntieremeot réünir Be meure en nôcrc main, nôtrcdit Ilomaioe alieque dit M. le P. G. des
Comptesdans fa Reql1~te né, [clon le contcnu en icclles no[dites Lettres, &amp; n'cn ve~~l1iez faire
imprimée.
1 •

•

•

• • "";J

f ute • ~ar nous vouloDs

&amp; entendons que ainli foit fait: DONNE' à
17, Signé, li RANC.oIS. Et
bas, GEDOp-t 1

~ger:lç 16. jour de l uin 1 ~

pLu~

~~~~~~~r:,nr,&amp;'~~~~: ril~~;!ft~~~~*'~r1ft~~r1fi

Tt T R E s ~
SER V'ANT A

JUSTIFIER

L A QUA TRI E M E PRO P 0 S 1 T ION.
e

1V PR..OPoSITION. En 1535. (.7 juiques en 1555 .le RDy ayant iJttribut
aUJf Li;utenans du Senéchalla connoijflfnce Jes matiere s du Domaims, &amp;' dt toum celles où le Procureur da Roy eft ftul partie, ce qui comprenDit les .AJan,
&amp;' tous Le; autres droits pourfui'Vis À fa Requête, La C/Jambre des Comptes augmentée feulement d~ deux .7vl aÎtrts Rationaux de courte Robbe en 1 543. ne fot
occupée &amp;' attentirve qu~à "btenir du 'Parlement l'~xecution de diffirens attr~butJ
Je J urifdiOlion en premltre mf/ance, en .~a!/.m d Ayd~s, GabelteJ, . D~m6~ne!,
Monrryes , (5" Autres femblables , dont jOllrlJ oient le: LI.eute~a11J deprm l édit Je
l:5 J 5· for le fol'Jdem. tnt qHe cette connoiJf.ance '~ p~(mtere Wfi47;Ct. luy ApfArt;twit depuis un lems tmmemOflal , leiquelteS attrrbultons ne luy et,Oftnt accord~eJ
piJr les Edits, &amp;' '1JeclaratuJ7) s, que fous ta refer·-ve expre!!e de LApel e~ d~r'lJle.r
"jJort AU Parlement. et à LA charge que [on Procureur Ju R~, prendrDIt eonfell
Je l'd'Vocal Gtneral du 'Parltmmt, p,ur t outes les pourfoiles deJ d.roiu d~ Ro)
6!; ft [jroient à fa Requtte. Et par confequent M. le 'Procureur Gmmsl aux
t01flPW c~"tredil aujourd'lHlY ce qll'il y a tle plui é'Vident , &amp;' ce que /es preatcef
flur! ..ont tant de fois reconnu, lors qu'il repm fi fou'Vtm , que le 'Parlemenl nI
eonnoijfolt de l'4pel deJ JlSgemem de lA Chambre des Comptes, que par des u.(ùrp"ti~tJ~, des erJtrepnfes , (Y' des 'VO)es de fait, aufqueLle! leJ .:Maîtres 7latlO11AUJI
ne c.ejfDient de s'0pQfer.

Edit cie 1. rcÈotlDaHeIl
ql1i (uit,
Ed~ clil

mots dlA~

1543 '
Requ~té éh

entégithe.
ment des DeclaratioDl
de 1537. IB~ ' at
155 11'

Lettres Patentd dl! 'l'
JtûI.lec 15 H.

E7)IT de la 7{.eformation de la JuJijel en P/'o'7Jence,
en. Septembre 1 5&gt;5.
RA N ÇO l S par la grace de Dieu Roy de ~ca[lCC, Comte d~
Provence, Forcalquier, &amp; Terres adJacences; a tous p.(e[en,~ &amp; a
venir: Salut; Comme pour le bien de la Jufiicc , &amp; eXClClce d Icelle
en nos Païs &amp; Comrez de Provc:oce, Forcalquier, &amp;: Terres adJacentes, Be [oul~~ement de nos Sujets eCdits Païs, ayons. comis &amp; deputez
ccnains bons &amp; grands per(onnages, [avaos &amp;: e~pe(lme~tez , pour. eux
co querir {ur les 1i~ux , des ~aits concclIlaot ledit ex~.CClcc de JUfilC;é;
Police JI. CondUire des affaires communs de[dlts PalS, ldquels ap
} ~
.~ ,
avoir vaqué) &amp;: entendu au fait de ladite Commi ffio o, 10 o~mc 17 enquis fur la cpmmodicé ou incommodiré , des faits &amp;: articles a eux
,
,
,. 0 d
pH
baillez par écrie, ayant le tOUt rapporte. par norrc • r oonaoce, ardevers certains Juges Prelidem, Con{eillers, co notre Cour de P
,
,
. &amp; de:
lcmene &amp; Maîtres des Comptes à P~ris , par nous a ce commiS
•

F

I5H·

La principale vGë q\tè l,
Roy François 1. eUt dan' '
cet Edit fut de conferve!'
au Parlement le dernier
relforc de toutes les Juri[.
diaions de la Province/
&amp; de rendre fubal terne;
le Scnéchal ; qui )ufqu..;
alors a voit prctide au Paf
lement , &amp; au nom d.
qui la Julliee avoir èli
rcnduë, depyis l'Edit de"
1)01,

"sJt'\,l.

p~g'

11-

�\

-.1.lL 1! EDITS, DECtARATIONS LE TTRES , ET ARRETS DU CONSEIL, &amp;c:.

Les CI.",.irtJ (uprimez.
ils rendoient compte des
deniers des Commun lUtez en 'qualité de Receveurs.

l

1
l
La R ecette des deniers
des CQfilfilUOautez attribuée à des Receveurs
panicu,iers dans chaque
Sieg:.

,

Creation d« Lieutenans
de S:néchal, en chacun
des cinq Sieges de Pro1 ·

vencca

" Les

cau(es dont b MaÎtres Rarionaux connoi(foient en premirre in(u n ce , fuivaur l'Edit de
'5 01 • an. &gt;. p. 17. fom
ici renvoyées au Sen~­
chal &amp; à {es Lieutenans.
Le même droit de dern/cr relTort {ilr toutes les
Cau{os 'de la Pro,'ince,
"toit attribué au ConCei!
Royal. voyeZ à la pAge"
J' Edi, de J 4 J 5 . • rt. 1 6.

Les comptes des denier&gt;
levez {ur les Etats qui
font aujourd' hui arrêtez
à la Chambre dts Comptes, étaient originaireméc
fendus devant le. Lieut.

putés, lefquds aprés avoir Je tOUt vû 8C entendu, ayant mis &amp;: rédigé
par écrit leur avis ,icelui ligné de leurs mains, qui ait été depuis vû
en nôtre Confeil privé, &amp; du tout nous ait été fait rapport, Nous qui
deGroos la Juftice être bien , &amp;:. dûëmenc exercée, cn nofdics païs,
Terres &amp; Seigneuries, à 1:1 plus prompte, &amp;: meilleure expedilion que
faire fe peut, foulager nos Sujets, &amp;: iceux relever des frais, COÛts &amp;:
miCes; de nôtre certaine (cience, pleine puilfancc , &amp;: aurorité Royale,
par l'Avis &amp; Dcliberacion deCdits Juges, Princes de nôtre fang les Gens
de noftre Con{c:i1 privé; AVONS STATUE' ET ORDONNE' par
Edit, Loy, 6: Ordoanance: perpetuels) &amp; irre:vocables , ftatuons &amp;: ordonnons à toûjonrs , pat ces prefences, ce qui fuir_
PREMIEREMENT , ~e nos Juges &amp;: Officiers de nordits païs qui
étoient annucls, &amp;c.
2.. Item, ~e les Offices de cla'Vaires , Viguiers &amp;: {ous-Viguiers &amp;:
Bailles, qui ont été par cy-devane , &amp; ont eu lefd. Clavaires admioiftration de Juftiee, &amp; d'être comptables, font &amp; les avons tolIus &amp;:
fllprimés, &amp; au lieu d'iaux pour le fai, de: la Juftie;, creé cn ,hacuQ
Siege un Pricureur fifta/, &amp; un nombre de Sergem &amp;c.
3· Item, Pour la ReceCle des deniers, (eront auffi par nous commis
aucuns Receveurs particuliers fous le Tléforier &amp; Receveur Gcneral'dudit Provence, CD chacun des Sieges dudit SCllécha 1.
4· Item, Ordonnons que: les Noraires feroOt teduits à &amp;c.
5· Ilem, Avoos ordonoé lk ordonnons que ledit grand Scoéchal
d,udi[ UÏs de provence, aura {on Siege principal &amp; gen.r.r, en la Ville
d'Aix en laquelle y aura Lie:utcnaot General &amp; un particulier, pour
l'exercice de ladite J uaice , . , . Et pour le foalagement de nos Sujets.
aura ledit Grand Selléchal quarre autre, Sieges particuliers, l'Do à DraguignaD, l'autte à Digne, le lÏers à Forcalquier, /St le quart à Arles&amp;c.,
7· Item, ~e ledit SenéchaL ou [es Lieutenans en chacun de[dits $ieges connot/ront en pre",iere inflance des caufis de nBtre Domaine , des caufes des
Eglifes érant de nôtre fondation, &amp; de nos predccelfeurs Comtes de
Provence, Forcalquier &amp; Terres adjacentes, &amp; au!Ji des caufès où nGm
Proc""ur fer4 partit pri~cipale .
JO. Item - . .!Zue les appellations de nos Juges inferieurs, &amp; auffi des luges des Va/Jaux ayant juflice, rcjfortiront pardevant ledit SméchaL, ou fis Lie14te~ans chacun en [on di(iroit , &amp; les appellations qui {cront interjcttées def.
dJ[~ Sen,échal ou .def?its Lieu~en~ns , tant en fan Siege general , que
efdlts Sieges partIculiers, rcl1omront immediatcmeDt eo Jadite Cour
de Parlement de Provence, pour y être définis en dernier feffore .• ,
J 1. Item, En laquelle Cour de Parlement toutes Les caufes dudit Taïs
de 'Provence prendront fin en .dernier rcjfort.
3 8. I~em, Voulons &amp; ordonnons, que des deDiers qui feront mis
fur le(dHS Etats pour les affaires occelfaires dudit Païs, ceux qui aUroot la Charg~ de les rece~oir {eroOt teDus m rendre compte ppde'llant
ledIt grand SenechaL, 011 [on Lteutenant, &amp; ceux qui feront commis par NOliS
à tenir Jefdits Etat! , pr(ens (? appell('l... nos A'VocafJ (? 'Procureurs, 011 de~

ail

POUR JUSTIFIER LA QUATRIEME PROPOSITION.

11 1

da M'lîlres Ra.tionaux de nÎJtre Cham';re des Comptes d'Aix. •
39. Item, ~ant au fait de la Chambre Rit,oureufe par cy-devant éta- 1535·
du Senéchal ,&amp; bpel ~n
blie en nôtre. Vtlle d'Aix. , pour obvier aux grands frais qu'i1 y con- rdfortilfoit au Patkmont
vient faire és Fermiers du droit de Latte, &amp; à. leur Commis, pour al. L'apd des Jugemens de
ChRmbrt etoit por1er , par tOUS les Païs de Provence, és fraudes, abus , cxaél:iolU que tecelte
devant les Maîtres Ral'on dit avoir été commifes par Icfdirs Fermiers, Sergens &amp; Deputez. tionaux , &amp;: l'appel des
des Maîtres Ra
pour cuëil lir, &amp; lever ledit droit de: Lane, avons ordonné &amp; ordon- Semences
tionau x au Parlement.
noos, que dore(1l3vanr nôrredic grand Senéchal do Provence, &amp;: fcs {uivanr l'Edit de 1501.
Liclitenans, taot en (on Siege principal ,à Aix, que cfdits Sieges par- art. 1 J . pRte 18.
tic uliers, cl13cun co fan dUlroit , aura la connoilfance qu'avoient les
Officiers en ladite Chambre Rigoureu{e ; [erooc les damcurs impofées
pardcvant ledit Senéchal • ou {cfdits Lieuteoans en fc:fdits Sieges, &amp;
auroot chacun en (00 regard, la eOllnoiffance dei (oumiffiolls qui [e:'
ront faites par les dcbircurs, és rigueurs, comuimes, &amp; compulGoos
de I&lt;J ChJcobre cigourcu[e ,qui fera comme dit ea, à un chacun dc:Cd. Nonob!lant la CuprelÜon
cette Ch. mbrr &amp; l'u.
Sieges dudit Senéchal, &amp; ladite Chambre qui par 'Y-devant a été en nôtre de
nion de fa ]urifdiél:ion
dite Ville d'eAix, a'Vons !ol/uê' &amp;- flJprimée , &amp; fuprimons par cel prefè1Jtcs. aux Sieges du Sen':chJI,
M. le Pro G. des Comp40. Item, Ordonnons que ledit droit de Latte fcu coëilli, ~c.
tes ne laifle pas de foù.
41, hem, (Œe Ics FClmiers &amp;. Sergcos, &amp;c.
tenir à la p.j' 6. de fa
Et'" afin que cc [oit choCe ferme &amp; IhbJe à toûjours, nous avons fait R quêt e imprimée, que
los Maltres Rationaux
mettre nône Seel à cefditcs pre{eoces. DO NNE' à Joim.'ille au mois de arandonnerent
volontai ·
Septembre, l'an de grace 1535, &amp; de nôtre Regne le 1 t . 'Par le Roy Cumtll ri ment l'exercice de la
]urifdiél:ion, de jll Ch.m.
de 'Pr01 /ence . BRETON. '
\
h, e r;t. . ff ~"f{t pour nlène

,

ORDONANCE

.-

DE

PROVENCE,

pas {ujets aU dernier ref- ~
fort dll Parlement;

Du mois d'at/obre 1535.

DES

MAITRES

'"'" .." k~' 1

ri'/1J,'J,

PREMIEIUMENT, ~e les Mato'cs
és Expeditions, ou des

, ;!;;;;
-'-.--=-.:;: '

Avons ordonné &amp; ordonnons &lt;]ue les 'MaîtCcs Rationaux (eront 1535·
Il n'y avoit encore m
teous d~ reGder en leurs Offices, &amp; De pourront flire dep~ che qu'il, J f 35. que rrois Officiers
Rationaux, flia voir , UO
ne ·(oient tous Irois , ou deux pour le moins, &amp; cn la Chambre à eux PreJidenr
créé en J ~6 0 .&amp;:
ordonnée; &amp; au c~s qu'ils ne (oienr que deux, &amp; que le tiers foie ab- les 1 . M. Rationaux dont
n'avoit point
{eot , fcra fa~t mention en l'e xpedition de l'abfence dudit tiers, le- le nombre
, ,
,d
ete :lugtncntc: e..
quc:l pendant icelle abfencc, ne prendra aucuns gages ni émolumcnr, puis l'Edit de 1 +J J. art.
li ce n'cft qu'il fût co commiffion pour nos affaires, commis p~nous, J 5. ~4lt I l . ce qui julHlie toÎt j ours mieux le pell
ou par ladite Chambre: Ee ne {e pourront ab[cn[er aurrement {ans de réalité de cette grande
nôtre expeelfe licence &amp;: permiffion , à peine de lu{penGon d'Office Cour Ro)'ale des gr:1nds
P r~Jidens l&gt;!JÎtr~s Ratiol'our la premiere fois, &amp; privation pour la [econde.
nau'&lt; qui jugeaient eltl
J.

~ ncore

.f&lt;.!!e les Fermes Je bailleront par années à la chandelle

". ltun, Et pour ,ce

qQ'il y li pluCieurs Fermes, &amp;c.

,

'

etewft.

dern ier reirOrt toures IfS
..... c:lttfes où 1. life
étoit intCtdI~ , ",o)"~ 1.

R qUtH jwpr i",u p.;,. 1.

H

�POUR. JUSTIFIER Lt\ Q.UATRIEME

..ill. JO EDITS, DECLARATIONS, LETTRES, AR RETS DU CONSEIL, lice.

Du nombre de âux (flei peuvent être dlfocie~ aU.lI: Fermu du R~.
to US mlx
3" Item, Er parce que (ollventcs fois pourroit avenir, que ccurqui
font voir voudroDt prendre &amp; mettre à prix nofdites FCf:DeS J &amp;c:.
1

Cet article &amp;

535·

'lu i lûiw lH ,
'lue les MlÎtr'5 RationlllX ne
connoillàienc
'lue de la {eule delivrance des Fermes , &amp; qu'ils
n 'avoiem aucune Jurifdiétion comendeure fur
les A ,des.

De faire publier les Fermes du Roy.
,
'
.
•
•
4. Item, Avons ordonne &amp; ordonnons, que nord ltS Maltres Ra tlOnau x feronc crier &amp; publicr &amp;c.
'

.f!!e les Mat/res Rationaux (!J' Gr1fierJ (oient prcfem au:r Baux dei Fermu.
5. llfm, Enjoignoos aufdies Maîms Rationaux &amp; Greffiers J qu'ils
roicn t pre{cns au Bail de{dÎles Fermes) &amp;c.
~e

m baillarJt Fermes, ne (e fa./Jem monopolts ou aJfociatio71J.
6. Item: Eojoignoo5 à no{dits Maîtres Rationaux. qu'en fairant l~
Ba il dcCdites Fermes, &amp;c.
J!:/e lei 8I1aÎtreJ Rationau."( fJe délivrent nOI Ferme! à leurs parms;
&amp;' fll'viteurs, ne autl'es intapoflus perfonnes.
7. Item, Nous deffeodons auCdits MJÎtres Rationaux, qu'ils ne délivre nt aucunes de nos Famcs, &amp;c.
..2?!e b Fermes je bailleront en pre{ence de n8ere 'Procureur, &amp; que
_
ln -douMemenI &amp; tiercemens flront figne~.
8. Item , Voulons, &amp; ordonnons) que dorefnavant noCdics Mai.
Iles Racionaux b~illelH nofdites Fermes, &amp;c.
.f&lt;!.le ceux à qui lei Fermo a!eront été 8tées par doublement ou tiercement.
les pourront reCO/4vrer par une fimple Enchere.
9 · Item, Touccfois G pat doublcmcQt QU ticrccmem, lefdires Fermes avolent ece OIees, &amp;c.
o

,

1

1'\

•

'-

.i!.!!e les Fermiers &amp; eAjfenfeurs , nomeront leurs Pieges dedans le jOlir,
&amp; les bailleront dans' huit JOUl'J.
t o. Item, Ordonnons aux Fermiers, &amp;c.

Ce titre ainti que ceUI
'lui rom dans la mrme
Ordonnauce ju{ques à la
fin, ne (ont plus menrion . . des Maîtres RarioniUX.
Cene Declarasion du i 7~
Janvier 1435. ne laiir,
pas d'être pollerieure a
l'Edit du mois de Sep tembre de la reformatiun
de la Junice , &amp; de l'Ordonnance de Provence du
mois d'Oétobre de la
même année, àcaufe 'lue
dans ce t~ms là, la DOUv~lle annee ne commen-

.f&lt;!!e les Gr1fiers baillent au Receveur) ou Tréforier lu nOf/1I des
Fermes &amp;' Fermiers) &amp; PLeges.
'
11. Itrm) Or.donnons que ioc901inent lefdices F.c{mes délivrées, &amp;c.

p,i

DECLARATION interpretati'l!e 'de l'Edit du mois de Septembre 1535.
conferrve aux Officiers des Compus, la premiert inftance d,s matieres du
Domaine, &amp;- aux Lieutenant du Senùhal l" JurifdiBion contenlieufi deI
mêmes matierel. du 17' Janvier t535.

FRA

N ç vm. 1 S par Ja gr3ce de Die\l RoY' de France) Comte de

d.., Provence J Forcalquier, &amp; Terres adJ' accntes . A cous ceux qui
'

PROPOSlTIO~h

cfS prefenee s LecHes verront; Salut. Comme par I~ Creation &amp; Erec .. goit qu'à Pâques. J)
forre que: le mdis c, ~
tion des Siegçs de nôtre Scnécha l de Provence, &amp; Lemes de ChalCres Janvier 1535, répond ail

(lui en ont été expcdiées, eCHre autreS CPQCCS {oit contenu j que nôcre mois de J anvier 15 J 6,
dit Senéchal , ~ (cs Lieutcllans chacun en Ces Sieges, auront La cormoi[- Cen l'micle 7. cie l'Ëdi,
fonce de ,,8tre 'Domaine;, &amp; poure,oit êtrç {ur ce mûë difficulté, (ur la de la reformatidn d~ li
Juniee p"g- l ~ .
]lIci[dléliop, &amp; connollf~nçe qu en ont eu p~r I!y-devant les PreGdellt,
MaÎLCes Racionau" &amp; Archivaires, de nos Comptes dudit Provence,
fi [ur cc n'étoit p~r nous pourvû , de Declararion de nos vouloics) &amp;:
imcr)cion: SÇAVOIR FAISONS, que Nous de nque cettaine (dcnce,
&lt;Tpce fpeciale ) pleine puilfance, &amp; autorÎlé Royale &amp; proven~alc;
~vons dit, &amp; declacé , di[ons, declaruns, &amp; nous pla ît , ~e nofriits Le Procuteur du ROy èli
Chambre des Compte,
gens des Comptes connoilfènt du fait de n8tredit DonraÎne , &amp; revenu ordmai- ladans
les Lemes paten!"
re, ainfi qu' ds ont 4ccoûtumé fàire par 'Y-devant , 1&amp; que- n8tredit Senéchal 'lui {ui vem obrenuës il r.
O~ (es Lieutenans ayent La Jwri(ditlion (ontenti~u(e , de! conuaintcs, execu- Requête, explique luy :
mème que cette connoiflions, &amp; oppo(jrions données (ur icellcs par les dcbiceurs &amp; redeva- rance du fait du DO l'n~i.
bl es , &amp; ain!i l'avons par nordites Lcures de Chartres, &amp; Edics de ne , Tailles • Gabelles.
&amp; devoirs Ro.
Création , &amp; Eceétion defdics Office s de Liellr:nans Judit Senéchal) Droirs,
yaux lui émit amibuéé
vO~llll &amp; entendu, &amp; encore voulons &amp; entendons, &amp; non aUlCement: en premiere innat'lce deUOftTfJ f immtm.'tJl'~
SI DONNONS EN MANDEMENT par ces prcfcnees, à nos Amez &amp;puisCauf
l'appel ail Parle&amp;
&amp; feaux Confeillc:rs Ics Gens de nôtle CQur de Parlement de Provence, 111ent.
que icelles ils fa.lfcoc lire publier &amp;; cnrcgiarcr CIl nôcrcdi te Cour, &amp;
le ,pntenu ob(erver &amp; g~rder (ans loutfrir aller, ni venir au conudire; CeS tettres ne font
caf tcl cil: no(tre plaiGr. Donnén à Lyol1 Le 17. Jan'7.Jier 1'411 de grace adrdIées'lll'au Parlement
{r ul , com m~ Superieur,
1535. &amp; de nôtlc Reg/le le H • •'Par le Roy Comte de Provence j ji;,;né, une du Senéchal , 'lue d~
BRETON.

LETTRES P ATENfES fur Arrêt du Confeil O~telJll par r Arvocat du
Royen l.t Chambre des Comptes) contrf le Lie utenant du Senéchal , pour
la premiere inflance fur le fait des Aydo ,refèr'r.'é fapel au Parlement.
du 10 . Juin 1537. "af l,~~r~ '

la Chambre d

•

5 Comptes,

La Chambre cles C Ort1p"
tes ne demandoit alod
que de d é pouiller peu il
peu les Liel1 tenans de 1"
premiere innance des A y.
des , bi:n éloignée de
penCer encore à conrefrer
le dernier rellim au Par.
kment •

RA N ç OIS par la grace de Dieu Roy de France , Comte de
Provence ;- Forcalql1ier, &amp; Terres adj acenfes ; A n05 amez &amp; feaux 1537·
Con[eillers les Gens tenant nône Cour de Parlement, gens de n05
Comptes) ' lS! Archifs d'Aix au Scnécbal de Provence cn chacun de fes
Sieges &amp; autres nos Jull:icicrs , ou à leurs Licutcn30s ; Salut &amp; dileétion ,
Cdl l'Avocat dl! Ra; •
NOTRE AVOCAT en nÔtre Chambre des CampUs , nOli s a fait dire, &amp; ranon- aux Comptes 'lui parle'
Irer, qu'en nôtu:ditc Chambre &amp;; Arcbifs, la garde &amp; conCervation des dans ce qui {uit. puis &lt;Juo'
fut à {a feule Requête'
Charues , Lettres) Titres, Documens, &amp; aunes cnrdgnemens , coo- ce
'lue les prdènres Leur..
cernant le faic· de nôtre Domaine, Tailles, Gabelks , Greniers , Hon- turent ·o"bteolK's,
n'Curs, Homages des feudaÎLes, Va(f3ux &amp; Sujels, Fondations, Be au~
Ires Droits, Autoritcz, Prerogatives, preérni ncnces quclconqu.es, ~
llOUS , apartenanc ) tIC dont nous &amp; nos predecc(feuts avons aCCOUtume
joWr &amp; ufer , pour rairon de noHrcdic Comté de Provence, Forca 1quier, tIC Terres adjacentes; A été ord.oooéc &amp; établie tant du tem~ de
Nous, que de DOS prcdc:c:dTeurs, avec prohibilions, &amp; dHefl(cs de nec

F

�,

-

Il'!-

POUR. JUSTIFIER. LA Q.UATRIEME PRO POSITION',

31 EDITS 1 DECLARATIONS. LETTRES) ET ARRETS DU CONSEIL, &amp;c.

les {ep3Ier, &amp;. aulli aux PreGdent &amp;. Gcn,s de n0tre~i[e ~lumbre , &amp;
Archifs a été ordonnée &amp; établie /a connoi!l4nce en prem/Cre mftance de tOUI
L'AVOC,l t d" R vaux
;If'.
d
;r, d,rd ', D
'
C omptes reconnoÎt icy Les Procés J .f2.:!eflions &amp; DiU erens , proce anJ pour ra'J on (! no;. 1 s , omalnes,
~"i~~ême que la ~har~, Tailles J Grtfliers, GabelLes, Homme.r, Homage.r, &amp; autres nos Droits &amp; Deree les
qu
J. COll,lptes,
Innll:Jvolt
l l1Ce 'Vairs , &amp; ainli
fj#- a été gardé, &amp;' obJèr'l.lé par 'Y-devant, tant du tems de Nous
des TJilles &amp;: D roi ts du 11#e de nos 'PredceçjJetSrs, ET PAR TE~) IMME .WORJ.~L , &amp;. pour cc
Roy , dep"is&amp; ull
'''nJj",mnnori,,';
par
con(c- que en procedanc, à mcttre ordre &amp;. rcforrnation dernieremeor" {ur
lI ent avant I S01. tems le faie de la ]uflice, en no{l:redir Pùs &amp;. Comlé de Provence ( Ed,t de
, auquel le Conl&lt;ilRop l ' 535. arl, 7.P. 7.8.) par un articleconteml en Led• .rralut &amp;' Ordonnance, par
fu t édgé te Parleme.nr.
b'
1]
' c,
( b 1
nOLIs fJit, a été dit, pour 0 vier a ce que es uges In[CCleUrS, &amp; u a[crncs du d, Scnéchal , ne prinent connoiŒJncc de ooO:red. Domaine, ni
de ce qui en depcnd, &lt;lue la connoilTaoce de noO:rcdit Domaine appaniendtoit és cinq Licurcnans de Vous Scnéchal , par nous établis)
chacun en [on rclTort ; u. pareillement de toutes matieres où nofire
Procureur [eroit principale p:lItic; &amp; qu.! fous ombre dudit auicl~,
La C lumbre des Comp- VOlt S Senéchal, ou rvofdits Licu/enam , 'L'OUS feriez.. efforcez.. de prendre cannai[
tte !le le p'biglloir ,q ue roll;cc de nos Tailles, .Aydes , Greniers, G.1beLLes , Hommes, Homages, (7 audes e:h r&lt;l'rli es des Lleu - J '
'l
l
' ,
tenans du Se!léchal en U C! nos Droits, par nos Lenres pacenles ( c cft a Dec aratlon mterpraamat,imù' A}d s&amp;aut les li't'c de 1535. pate 30 , ) fut par oous die, dcdaré , &amp; ordo,nné, que
dwa; Cil depe!lJalls. ,
J e nos Compces &amp; A rc [11,f s, connoltrolent
A
'
d u f.'
d
"
I C~O X gens
ait e 00tr edit Domaine, &amp; Revenu ordinaire, ain(i qu'ils avaient acco~cumé
L -s Lieutenall ; avaient fJ i, e &amp; que rvou s S méc!J,ll
ou vos LIClltenans auriez.. la conl1oifJance, &amp;
la TU Ii{dicl:ioll cOnten, ',
'd"
.'
G'
d
t i_ lIre des A vdes de l'ave" 1ur i dlé/lOn contentlCu[e, es contralnCe s , execut Ions, &amp;: opo JUans, 001 m ~m , del'Avocat du Roi né : s (ur icelles, par les debireurs &amp; redevables, aioG qu'il efi contenu
a~xliComc
Ptesrqul idl'esxpoM{e &amp; declaré, en noediles Lctrres, qui ont été dùëment lûës, publiées
amI au Olllet e . .
,
Il &amp;
' n qu ~ lA v xat du R o ,t cnre (T
a ice dcs,
Blf
~ i(trees en nollr cdilc Cour, Neantmoins en contreveoant
cr
1- aux Comptes s'efforce ici vous Scnéchal , ou voCdits Licutenaos, vous êtes cccorccz entrcpren rc
d 'atrrib"er aux,Omciers co'onoilTancc de oôtrcdit Domaine, T:tillcs. Aydes, Greniers, Gabel1 de {a C amp':;:1Ie la pre.
CA
,
'Il
J
m iere inll:Jnce conten- les &amp;. autres nos Drolls , &amp;. londs de nocre Domaine &amp;. Tai es, aont
r ieu{e depuis un teins im- par TEMS IMMEM0 1UAL, les Gens de nôtredite Chambre ont 4ccoûtumé conm ,rnorial
la ver ité dl:
/
.
,
, J"
d'A d
ft. d
gran Interet c nous, .... c
n eanm o .l11s' , qll "1ls Il'en no/tre, qUJ pourrol! tourner a avelllr au ......
connoiCToient que de- nos droits, fi par nOLIs n'y éroit pourvû de rcmede convenable. POUR
puis IS'i1 , &amp;" lf.o us ~re- CE EST - IL, que nous ces cho{es con(idc,écs, avons derechef, tic
te ne d e ce q u 1 s aVOl..'llt
•
•
r
l'in{pt élion &amp; la confel' - d abond:lnt dit &amp;. declare, dlLons &amp; declaroos, voulons &amp;. nous platr.
vat~ond,:s droits du D;- de nôtre certaine (cicnce , pleine poilTance, &amp; autorité Royale, &amp;
m a ille, bl ~n que ce ne fli C
1
.
' :If
.
uniqllelTlent que pour en Proveoça e, que /Ceu x de nord. Comptes &amp; Arcblfs , ayent la conn0'JJal1ce , Jugefaire la pour{uite devant ment, &amp; dccifion EN PREMlERE INSTANce, de tous 'Procez.., &amp; Dilfele Parlement v i"" l'arr ,
.r,l' 7omames,
)'
des, Ga beli'es, G
'
L'
TaI'L!es, Av
renters,
S4 ms,
J S" d l'Ed"
Il d. 1 4 S' rens concernant nljlllfs
J
'
p.gc I l , &amp; les Lm ' " Homages, (:;, a/Ures nos Droits , &amp; de'''voirs accoûtumez.., &amp;' dependanctI, {aos
desI 18, S.pt, &amp; 10: [" in que vous Scnéchal , ou vos Lieutenan s cn poilfent enrreprendre conJS 7 , pagtl lS , cr 1 0 ,
'If.ance, 1aqoe JI e nous avons Inter
'
d'Ife, &amp; d'e
d .. '
d' C
, par l"~num erJ. - n OI
cren ue, Inter Ions; &amp;
0 n VOle
,
.
ri on de ces dilferences dcFc ndons , par ces prdcnlcs , neantmOtns voulons, ordonnons &amp; nous
matieres, que la Ch,m- pl aît , que 'l!OllS, ou v os Lieutenans chacun en fon SicO'e &amp; RclTorr pour
bre de, Comptes ne con "
"
.b',
noilloi t de rien en der- pl us promptement, &amp; a mOindre fraIS f:tICe venir [us nos denIers,
ni~r re!fon , &amp;: n'a~oit cOl1l1oilJie~ , jugie~, &amp;' determinie~ des opofitions &amp;&lt; défen/es des Fermien l '( 7
meme la premIere m{ri bl
l'r. l ' d '
',
.
"
,r. 1
rance q ue dans le {eul cas Re eva es J par elque s "olre It DrOit n cft mIS tn comeftatlon J maIS Jeu (-

1

A ' .

où la proprieté des droi,s
Vt:oit comefr,e; &amp; par con{equenr dans un

1\,

rtI (
C:I$

qui arrivoir rarement,

ni

L'Avocat du R oy alt~
Comptes regardait la Do•

RE f)V ETE p,efentée ail Parlement pe/jda nt les Vacations pa,
. '"'
du Roy à la Cbambre dl! Compm.

ciara(ion 1 i. ccedtnte
nle cres- do va m"geu{e

co-

à (a

COIl'p'gnie , puis qu'il
r&lt; 'l."o&lt;oit l'elllegi!1:rement pendlOt les VacaU PLI E l'Avoc;u d u Royen la Chambre des Comptes de cc rions, cepm dant on vien,
de voir (,II 'e!le ne leu~
Paù ; Dlrol oe, !eJIt Sieur, de {a cC,rr~ine (cience , avoit ~ait d c ~l a­ acordoit q u ne portion 1
T:U1 o n ur la }wfd lfti oo apartenant a JceJ! e ~ hambr~, aloft qlJ ell d&lt; la premiere infrance , .
qu'ello cor {ervoit ail
co nt enu cn [cs Lettre s cy-attachées, donnees a FontalOebleau l.e 10. &amp;Parlement
le droit de co- ~
J uio dernier éd1Ù , lcfqllcl. humblement vous prdente, a~n ~ aVOir noÎ,re de l'appel de leurs '
Lecrrcs d'Ann xc , place, , &amp; pareatis , &amp; obtenir la publlcalloD, &amp; ]ugemens, ce qui dt biea ~
~Io i gné de, entre pri[es 7 "
enrerinement d'Icelles.
&amp; voyes d , ait qu'oa lui
Ce confideré plade à vos benign'ts graces, o8:royer ladite annexe, impute a"Jourd'AuÏ-

A NOS S EIG NE URS DU

PAR LEME N T.

Cil

S
de

&gt;

1.

Il ;S ,

,/J le Proch , &amp; d/iffierent , entre nos Tréflrier.r Receveurs, lefdits Fer15 )7
mmt
Cl '
D '
, "''''' Redevabla pour ra1011 du payement de na;,r/'
al tJ
rait!, 5.: ( an s au- Les Lieutenans du S~né.
1IIiers v
d ' 1
,'
c d d
rd ' chal con{ervoiel1t .ln(j l~
t toucher ni entrepren re a a propriete &amp;. Ion 5 e nOl' Ils portion de cm e ] llri{l:c.
'
b II
'
cune01en
,lrs .. , D omaines Tailles Gren iers, &amp; Ga e cs, nc es Proce5 ~ t ian q li produi{oi t 1 plut
Dro , ""
"
'
l
;rr:
. rf'
cCqueJs no{dits Droits [crolcnt d,nlcz, Laque lt conn0l./Jance (3&lt; de procés, n'étan t pas or_
JIcccrens
J
.
,
•
d' h b
dinaireque 1" rede vabl.,
''lgerpent en premiere infl.ance
nOl4s 'Vou/am apal'tenrr a nOIre rte C am ,.e , &amp;' de pareils droits en de.
"
,
J
, RAPEL A NOTRECOVR DE 'PA R. LEM ENT. SI VO US MANDONS, nielle la proptic: r~"
'apel all Parlement dl:
P.1
metlons derech f &amp;. à chacun de vous en deoie roi , gue nôtre Lainli
exprelTemenr rc{.r.
&amp; com
'"
.
lc{cote Declaration; YOUS entrerenlez, ga rdiez" &amp; obie rvlcz, falCes eo- vé {ur tous les ] usemell.i
P n'Ir garder • ob!erver, &amp; icelle lu e , publier, &amp; enregl(he r, {ans rendus en la C hawbrf
, te [e . ,
1
II G f ' dei Compros.
[ l ire ni [oulfrir auc une choCe etee faite au c O,o(~atrc, aqu ~ e, 1 :me
, lt , la [,Ca ites repa rer inconr ineor , ISe [ans èel31 , au pre mIer etat,
etO
Ed ' &amp;.
dû ; cat ainG nous plaît,il êtl e f,U[ • non -obO:.lllt que~conqu~,
It,
Sc tut, Ordon na nce , Mandement, Rc:montr ances &amp; defcn{es a cc conuaires. Donnùs à Fontainebleau le 10. Jilin 1537. (7 de nGtre ReglJe l, l. 3.
Tar le Rtry [orme de 'Pro'veme en fon Conflit, de la Chejnaye.

pr cm H~ re

1

H

&amp; faire icelles Lcrcres publlc:r, enrcgifirer , garder &amp; obfc,rver f~ lo~ le
conteou d'icelles J &amp; le bon pla,(ir dud it Sieur, &amp;. faiiez blcn &amp; Jufi1&lt;;e •
•

DEC R.ET.
Ofienda[ur Reg is Ge ncrali Pro.::uratori , aéium in Camerà tempore
Vacationis ordÎl1atà , die Jexlà Julii l 537·
.
,.
, •
C O N C L V SIO N S , .
Non impedimus quod (u ppli&lt;;ans pra:(enw ca 10 audlcnua pubhca
die 7 a • JIIlli 153 7. Ga/'f omt &amp; de PlOlenc.

1.e

Procur~ur ' Gen~at

r econnoilfant la [~ r p rir.:
pratiquée cancre les Liell_
U nallS de Senéchal req uiert que l'enregift re_
ment Coit hlit à 1·.Audience publique.

Recharge de la Reqljéte.

A- NOS SEI G N E URS D U PAR LEM E NT.
U PLIE ), Avocat du Ro~ en la Chambr~ des Co~ptcS d~ cc Pa'is
de Provence ' Dlfane ces Jours palfez avou pre(epte certamcs Le t Ites .Royaux dccl~ra,ivcs de la ]urifdiétioD apancDall' à jcdle Cham-

S

l

L 'AV(lcat du Ror 'IIS
C omptes, ct.lj!:nanc j'opp oiir ion des LiellJenJIlS1
clOl' ande que l'em., il_
tr mell[ cn foit hir,

�1 fi

l ).,

7. bee, ainG qu'dl c.ontc:nu efdites Lettrcs cy-atra,héc:s donnéc:s

à l'AlIdia)1cc publiquo,
nuis d,ms la Chamb' e Ju
COll t"il pend'Il[ les Va.
cations.

1

C e dél. y n'éto ir qu'un
p re:exu, puis que l'Avo.
C.t du Roy prit le parti
, d'obtenit les Lmr&lt;s de
, JlI1Iion 'lui {uivent , par
le moyen delqudles il
'loignoir l'enregitrement
ho.ucoup plus qU'lln'auroidi it par le ren voye en
jugement, mais il voulait
eviter de les faire figni, 6er aux Lientenans J au
préjudice de qui elles
avoiem été fi"pnfes ftlr
\111 [lU' exp::&gt;{e , comme
il a er&lt; oblor"é_
La C O'l( re n voya ~ la
remiere Audience pu,l'lue en rem, de Parle.
me,w "'prés la Sr. Remy

t,-

l

H EDITS, DECLAR.ATIONS LETTRES, ET ARRET S DU CONSEIL,

1. ù ... ~obre, #{i~ j i i ncati6n
pre11ahlemenr 'çùe ( allx

L:eut&lt;nam de 5méchal )

ace.

à 'on-

tencblcau , le dix Juio dernier pa([é , enfcmble Rc:quête pour avoir
Lcltres d'annexe J &amp; peur icelles faire publicr, &amp; eoregHl:rer, garder
/5.: obferveI , &amp; par la Souveraine Cour. de -(eans., aurait été apoint~
au picd de ladite Requêre , ofhmdatur Rtgjs ProC'urdtori Gentrali , ce qtli
a été, fa ie comme apert au pied de ladite Requête, &amp; par la Réponfe
dudjt Monf. le Procureut du Roy, lequel aurait dit &amp; requis que led.
Supliant pre(eore [cs Lemes en Audience, qui flroit dil4Yr:r ladiu amlt)Ç(,
publication, &amp; ioterioation , attendu la clôture du Padel1Knt, &amp; Audi-cnces pu bliques., à la rcrardation des caufes pendantes à ladite ChamLre , dcfquellcs les parcies ont requis renvoi.
Ce conGderé plai[~ à vos b'enignes graces, attendu la volonté d~dic
Sieur, oétroycr l'annexe rcquHe, ioceriner , &amp; faire publier à la Chatnbre du Coo[ci! duranr que la Cour dl a([emblée) lefdices Lettres; &amp;: '
~orerinemeot ~ande[ être gardées &amp; obfervées , ainG qu'cft mandé par'
ICC Iles, &amp; fer es bien.
DECRET.
PR~ SENTET in Judicio primâ die poft Remigium proximdm,
&amp; SlGNIFlCerVR , A[Ju m in Camer-d umporr: Vac-ationis, Ordin_et!.
16. Julii 1537.
LET T RES m forme de JujJion pour l'erJttrintmetJt des LettreJ'
•
prm:denus_ du cr 06lobré '.137.
,"

1

POUR JUSTIFIER LA QUATlllEME PROPOSITION,

II '1

Scuéohal, ou Ces Lieutenaos chacun à Con Siege &amp;: Ré(fott j pout p'ilis IB7.
enir, q ll ~ hlr l'arr ib
promptement, &amp; ,à moindre frais ~aire venir fus tl,OS deniers,' connoif- ob,
tian de la Frcmi~ re inl.
[cnt, jugc-nt , decldellt , &amp; detc:tmlllcnt des opo{itlons , &amp; defcn[es des tJI1 CC depuis un
~
7nnmJY'tAl
,
tlo')'r't
fI#J
'
J
~
f.rmicr,s , &amp; redel1ablc:s , pour lefqutllts ~JBtrt droit 1/cft mis en comrad,étion:
e'pe;-J,hm il le propcfe id
mais feulement eH le Procés encre nos Tréforiers &amp; Receveurs, &amp; lerd. commo ,dui tm l'qutlll'
Fermiers, paur r.aifon du payement de no[di lG droits, &amp; fans aucune- Ro)' s'éroit uniqu rnehl
dc[erminé pour éÎIl!tlï
ment loucher, ni entreprendre à la p ~o priclé , &amp; fOl'ds de noCdits droits, {ans
dOUle que les Lice!.
&amp; Domaines, Tailles, Greniels, Gabelles, ni és procés efquels no(dits tenans ne fitltnt \ air qllè
Chambre des Complu
droits feront deniez , laquelle connoiffanee en pmniere inflance nou! avol1J 1.n'éroir
pas fondée, a [Otl;
attribué à nômdite Chambre, &amp; Er~ DERNIER RESSORT A NOTRE tenir, '1u'elle dr cdl2
COUR DE PARLEMENT, /5.: jaçoit que dés le 16. jour de Juillet connoi!fancc en premleri!
iull:ance depuis u!! temi
15H. &amp; dernier pa(fé • nôrredit Avoc at vous c~t prefemé no[dites i mllu mor;a 1.
Lettres, &amp; que fuiliez lo rs en nombre coooperant pour en ordonner, U connoillàtlc~ Joli! l~
des Compte
combic:.Jl--que cc fûr en lems de Vacations, &amp; que ladite tn:uiere (oit Chaml1re
éroit li jolcure, ne cOllfir:.
cluDQmbre de ccllcs qui rcquittent rrompte cxpeditioD j vous auric'&lt;;. roit qu'en la premier.!
, Cauf le detnie4
"donné que [tdit Supliant eût à pre(enw' nofdite! Lettre; judiciairemmt aprés là inthnce
re!fore au PJrle!llent ,d,s
St. Remy lors prochain) qui cft plus de deux mois &amp; demi de dj{\:ance de cas {eulement où la pr""
lems, depuis le jour de ladite prefc:ntation à voUs faire de noCd. Lct- prieré des droits du Rof
eroir deni':e.
Hes" 3u(quelles &amp; à: ladite Requête 1es prerenleS [ont attachées, fous le L'Avoc t du Roy àux
(01lUdeci de nôtre Chancelcrie, &amp; A CETTE CAUS E , nofire AUJcat C mptes par une fui de
la meme Ilupri[e , cache
ln nofiredite CIJambre a deruhef envoyé par devers nous l nous humblemmt rt- ici à Sa Majd!:é que le
'jucrAnt for re pourvoir à noftre bon plaijir j POUR CE EST - IL, que Decret de la Chambre
Vacarl:Jns avo;t enco-'
nous ces chofes conlid&lt;:rées, vous mandons, comm andons, &amp; eojoi- d('s
re ordonné que les Lcrgnons, que VOIlS procediés à anncxer, eotcrinc:r, publier SC enregHtrer tres plte",es {eroiem li.
Jl~dites, Lettres c~-~[tachées, comme dic cft , dedans lix (ema lnes , gniliées aux Lieurel1an9
de Senéch,1 , Ct qui éroir
.prés III ,prcfeOC3tion qui :vous en fera faite) tan t d'icelles que dc[ditcs d'autant pIns ntcellaire l
pr~fC',mes , pUllernem &amp; fimplemc:nc 1 {c1on leur f&lt;lrme, /5.: leneur , fans qu'il s'agiiToit des lertres eatentes fur Arrèt da
"'UHIN modification, ni reftrlaibn, autrement Itdit tc:m'S upiré , y fera
C onleil q ui dépoüilloit le1
p~r nDUS pOUfVÛ , ain1i que de raifon ; &amp; par ces prefeocc:s, mao- L iemenlns d'une p".ie
de leur Jmi{dictÎQn.
d1&gt;OS au premier noftre Huj({jcr de nofrr rdttc COU{ de ?arlerncnt, ou
Cetre cb u{e Ile (ur ill[e_
IUttt oofrre ,HuilIier ~ ou Sergent Royal Dc-Iphinal ou Provençal, (or rée 'l'Je pour évher la
ce r~quis .,i1 vous prefente de par Nous, &amp; de [cs b:ploils , &amp; prefen- lignificatiou à parrie or"
dOllnée par le Decret de
cation, fa([e dûë mention, car aïoli neus plaît être fair. Donné à Lyon la Chambre des Vaca
le t. jour J'Oélobre l'an de grace ) 53 7. (3- de nom Regne le 2. 3. Far le Roy tians.
Comu JI ProvencC'j à la relation du Conflil J Sig/lé DF. BLANtERS.
ltllH

ENREGISTRE MENT.
Lc:éh publicata rc:giftrara in curiâ Parlamenci Provrncix , petente SC
requirenlc PrOCUtllOrC Gcnerali Regis, /5.: Magifrro Ludovico Boi(elly Archivario in diélâ camcrâ ~omputorum J afl.1 pr.efente die 2.5·
oa~brù '537, FABRY,

•

..

.

•

1

' "

Le PJrbnent obéitr':m ' •
aux volomez du Roy ..
enregif1:ra purement &amp;
(.-mplemem : &amp; f.ns ordonner que les Lenr.,
toroient lignifiées, ce quicroit tOùt le nuit que I.l'
C hambre d" Comp'.
"" uloit ri er cl S ÙttlC6

el. ]!fiIion,

�~
l' ur juttlfier que les
11 bÎcr es R Jtionaux de i.l
C hambre dos Comptes
ne pouvaient proc"der
nOIJobltant .pd , à l'execudon de J{'urs Juge-

•

311'. EDITS • DECLARATIONS,

L ETTRES PATENTES fi.r Arrêt du ConfiiJ parlant CommilJion en
f d.'Vrur des Matlres 'R.Etional••"( , pOlIr proceder cOlllre ceux de Marfiille , qui awient pris du Sel fans payer le droit de Gabelle jufqlles à
Smtence dijinitive, [au[ L'apel au ParlcmuJt du 15, Mars 15 H .

mens ,1(ans une Commi(..

, jion plrticuliere,

1519,
" Les Lettres pr&lt;cedentes
étoient {'n markre d' AJ .

du, cdles - cy font en
mariere d. G.btllt,.

,H

CeO: le Procurtur de la
, Chambre des Comptes
qui obtint l'Arrèt du
Coureil dom il s'agit icy,

1

,

'

Le Procureur du Roy des
Comptes ne dit pas que
cet apd
mal yenu ,
mais feulem ent que le
Parlement ne pourroit le
vuider .(fez rot, par l'afluenee des Affaires,

rut

CeO:-l-dire en premier"
inO:ance ; en quoi le Con·
fei 1 prejlldicioit même
:lUX droits des Lieutenans

POUR. JUSTIFIER LA Q.U ATRIEME PROPOSITIOt1.

LETTRES, ET ARRETS DU CONSEIL 1 Sec,

RA N ç OIS par la grace de Dieu Roy de "France ,Comte de
Provence, Forcakluicr, &amp; Terres adjacences; A nos amez &amp; feaux
Con(eil!ers les PreGJcns , MaÎrres Rationaux &amp; Geos de oos Compres,
&amp; Archifs de nômdir P ïs de Provence rc{jdens à Aix j Salllt, Combien
que r.ar les Sratu[s, &amp; Ordonn ances , rant de nous que de nos predeceO curs, COlnres dudit Provence, les Manans &amp; H .. bitans de nôtre
dit P~ïs , &amp; CornIez, {oien t tenus prendre Sel, {oit pour leur proviGon, ou iccluy marchander, en nos Gren iers, &amp; nous payer 1J8tre droit
de Gabdlç , neammoins , nôt -e PrOCllreur en nôtredite Chambre, &amp; Archifi;
nous Il fait dire, &amp; remOIJtrer , que les Manans &amp; Habitans de nôtre
Ville de Mar[CJ!le, depuis aucu n mllS en ça, s'éroient efforcez de leur
autorité priv~c l, allcr prendre sd, ailleurs que en noCdits Greniers,
&amp; iceluy conduire: audir Mar[ei lle, fans 110US payer notre droit de Gabelle,
comme nos aurrcs Sujers, Sc. aioli qu'ils {ont tenus expre(fc:ment par
ChJpirre, &amp; Convenrion ; &amp; que pis dt av oient établi un Grenier en
icellc Ville, l3.: cn içdui dl(hibué ledit Sd , oon (t'ulemeor aux Manans.
&amp; H~ bic.1ns dudir MH fcille, ains aux H ~ bi,ans des Lieux citconvoifins , à nôrre trés-gr.lOd préjudice &amp; diminurioo de oôrrc:dic droit de
GJbclle, &amp; que à ccm caufe • iohlbirions &amp; défenCes Jeur auraient été
faires de par vous , {ur certaines &amp;: gra ndes peines, à nous apliquée.$
d.c ne prend re Sd que en nos Greniers, &amp; aux proprietaires des Sa- .
lrns de nôrredit Paï s , de: ne leur cn vendlc ; &amp; depuis iceux de Mar..
fcille n'auraient fair 'l paroir d'aucun droit, ni privilege, ainli qu c par
nous leur auroir élé ordonné , ains au mépris ddd, inhibirions, au.
roient derechef pris Sel allCdlt Salins, &amp; icelui conduit audit Madeille,
(ur quoy à la Re quêt e de Ilôtrc:dit Procureur, auroit été par vous
~nformé) &amp; l'Jnfo rma(ion rapoTtée, ordonné les chargez &amp; coupables,.
elfe adJournez pClfonocllcment pardevant vous, &amp; à l'encontre des
défail lan s , decrccé de prife de Corps, delqueJs ajourncmens défaut .
JSc ~ riCe de Corps, les Coo{uls cl udir MarCeille, pour &amp; au nom des
Manans &amp; HabH l ns de cette Ville, &amp; cerrains autres Particuliers à
leur p~opre, &amp; privé nom, ~ou,s couleur d'aucuns privilegcs, par le(.
q~els Ils pretendent ne deVOir cne ex traits ,hors dudjt MarCeille ,fe.feraient portt'{ pour àpella1JS à nôtre Cour de P arlement, &amp; rele'Vé C1J nStre
C~ancelerie audit P aïs ,fach.4nt que de lo/')g lems nôtredit 'Procureur n'm pourrOl! obtel1lr expedirion , pour l'ajfÙla/')ce des autres matieres: ECqucIles nôtre.
due Cour dt contin uellement occupée; nOlis requerant nôtredit Pr o.
(Ulcur (ur ce pourvoir à nôtre bon plailir. POUR CE EST -IL, que
nous. ces chofes conliderécs , (;1' mêmiment que Iii connoifJanCl de nofdin
Gremer,s, Gabelles) droits) (.9' Domaine! , 'Vous apartient, que nos Tmcs ,
&amp; papiers COnt con[crvez , &amp; gardez cn nône Chambre, &amp; Arc hifs)

F

•

deCirant pourvoir à l'indemnité de noCdits Greni ers 05&lt;: Gabel les, VOU! (539.,
mani/om, commandons /(3" en tant qu~ befoin lfi , COYl1'11tltons par cc:s pre- des S~neclhaux, ~oUr 1~4
'
'h'b· d'C r
'G C
'
cas ou a propneté du
(enteS, que l CI'rd lEes
ln 1 Iflons &amp; elenlcs au) J raites tant a ccux de droie n'éroit poill[ Con_
Marfeille que auCdits proprietaires des Salins , vous faitc:s tenir, oardc:r teaee , ces Illors C7 '"
r
Ild
&amp;f '
qUt b,ro,n -fi (0"'
6(. 0 blerver;, 1.&gt;1. cn outre 'proce cz,
a,lte. proce cl cr contre 1es tldeJ'In- """
,~r,tl'~J.' font voit que'
quants, &amp; lOfraél:c:urs d Icelles, par priee de: Corp' 1 (;.dilfclUent de c CtOlt !Cy u~e Commi[.
leUls bic:ns, faites &amp; parfaires leurs procés jU(qllcs à SC'n tence définitive fiRlOn, pamcul;ere , 1~sl\J.
'
.
auonaux Il ayan t aucun
jnclufivemenc) nonobl1:ant lefdltes apellatlons &amp; autres quelconques droit par ellx-m':mes d~
relevées, 00 à relever) pour Idquc:lles ne voulons par vous être differé, proceder en mariere cri.
,. J
GJ
1Il1l1d le.
Jufques ap,'es 'Votre ugcmen/; (;1' -&lt;-..V E PAR AR.RET 7JE NOTRl5.DITE Le d, mier relforr eO: id
COV R ,[oit dit / il a été bien ou mal jugé par 'Vous j car ainG nous plaît exprelfemem con[ervé a,1
•
C •
r brept!,Parlement &amp; la Cbam.
etre
rau,
nono bIl.
uanc comme d e(Jius... &amp; que 1conques Lett res lU
b d- C '
h
re. ,,5 ompres ne ( ~r ""
ces Impetrees, ou a. Impetrer a ce coorralres, Donl1e a Noyon le 15 • .?I1ars chO([ alors qu'à s'a:triJ
l'a/') de ~orAce , 1539&amp;' de nOtre Reone le 1. 6, Par le Ra'" Comte d~ Prorvence buer ,une .p~t!O!1 dc 13
.,
0.
:J
prenuere 111n::mce concre
m fof) Conflzl, SIgne BOCHETEL,
les Lieutenam olu ScncÎ.
•

l

,

•

,

•

•

,

chal.

NOS 5 El G N E URS

A

DU

PAR LEM E N T.

U PLI E humblement le Sub l1itflt dt, 'Procureur GenerAL du Ra'\! tIJ Jill'}' a Cil de ProcuretfL'
?;.
l ' . . ,./ ' Gererai à la Cham br\!
la Cbilmbre Jes CompteJ &amp;' Arch'Js ri AIx, comme edit Sieur aH dans de s Comptes, 'lu e depuig
les Lettres patentes adte(fanres aux MJÎrres Rarionaux de ladite Cham - l'amiburion de I~ Cour
bre, &amp; Archifs, pour faire tenir &amp; v!!arder les inhibitions, &amp; défcrr[cs GdrsAydel"
d&amp; IcP,rlocu~e,u:
enera
01 ' [ 1 en Kl
faites touchant les Sali ns , tant à ceux de M3f{ci lle que aunes, &amp; pro- parlé dans b Requêtc d~
ceder contre les delinquants &amp; infraéteurs par prite de Corp' s &amp; au- SnbO:irut. cO: ~c Procu.
,
,
reUr General du Parle.
cremeoc, comme Il eO: cOntc:ou aufdacs Letr res , donnees a Noyoo le: meni, tJ0Jt~ 1. R'q,,/te
I-J. Mars 1539.
attachées, leCquelles le Supliant vou droit faire exe~ P.,tT f'mrtgifl,.mtnt .la
"1
r
. Î
m" J au 1 9, Jd.]
curer, ce qu 1 nc peut lans
avolC
lUr ce vos L curcs d' aonexe, p1acet, LlH4.
OIf~t 4 0 •
&amp; pareatis.
Non [e~leme,n~ les le~•
• CE CONSIDERE' il vous plaife lui oétroyer [Ut ce vos Lettres tres aVOIent ete obtenues
,
à la Requête du Procut.
d'annexe) placet &amp; pareati's, &amp; vous feré s b ~co.
du Roy aux Comptes,
'D E CRE T
m.is il en pourfui ~ iey

cr

•

. ,'

l'Îl1!erinement &amp; l'cxeCU4

Oll:endatur Procuuton Genera lr RegIs, (jElum Aq'ûs ln '1'arlammto ri n, tantlaChambredes
:2. l, Mai) l 540.
Ccmptes étoit, él?!gllée
~lors de pen fer a dilputer
le derniee reITort;tU P~r4
CON CL V S ION S,
Non impedimus ad fines prcrCcor andi qllibus dirigullrur, qui provi- lement,
d~ant proul jutis fuerit, &amp; rario lllS, dt!ib, die 2. L .7I-laij 1540. de
Piolenc (po Garfonet.
Recharge de la Rrqulu.
A

NOS SEI G N E URS

D U

PAR LEM E N T.

S

U PLI E humblement le SubfiitllJ de Monflel4l' le PI'OCUrlUr Gmel'oll ,
• cy - anach'ce,
comme par Ordonnance de la Cour a, la Requete
auroit été dit ~ OflmJAlllr R..egio rpm/lr.afori, lequel 31lroit ·répondu nOTJ

impedimui. .

.

K

�~ j-S.

EDITS, DECLARATIONS, LETTRHS, ARRETS DU CONSEIL, LIce.

CE CONSIDERE' fera vÔire bon plailic lai accorder &amp; oé\:roycL"
annexe, &amp; vous fairc:z bien.
Ce -ben e! confcn'e aux
L ieu!en.ns du Senéchll
p.~u.r I~s anrr~s ~~s 1:' ju 1'I ~(hC~IO n q,:, lu., C (QI[ . rtrlbuee pal' 1 Ed ,r de la reformarion de la jufl:ice
p,~( ' 7 · auguel les ~e !Cr es pareor('s n aVOI t n t
poi nt derogé , &amp; rend

ainfi fan! e/fet la fllrprife
prariquée. par la Chamb.
des C omptes, pour s'atrribuer dans rOllS les ca.
une jurifdiilion en matiere criminelle qu'elle
n 'eu! ici q ue par une
1.

,

,

D E CRE T.

•

.

Concedamus annexa ad fines pr:eCentandi quibus dirïgunrur. dua
pr~J'udjcium Ediél:i reformadonis J' uG:ici~ &amp; ordin'
. R .
.
•
'. .
auonum egla.
rum qUI bus non cft dcrrogarum , acll4m AqulJ 111 Parlamentl) die 1.. lu.
nu 1540.

F

E DIT dam leqlul il e(i fait mmtion deJ Ojfoes de Confeillm
7{.alionaux de ROBE COVRTE nourveLLemem crée:;.., e... "''':1''~+'J.
du mois d'Août 1543.

R AN ç OIS par la grace de DietJ Roy de France, Comte de
CommiŒon particulierc.,
~rovence, Forcalquier, &amp;. Terres adjacentes; Atolls prefeDs &amp;
Pour jull:ifier quelesM. a venu Salut. Comme n'aguieres OOU$ ayant créé, &amp; érigé en nÔtre

Rat ion~ux n' étoii'e poi n! Chambre dei Comptes de
gr ad uez , &amp; par conre- • r7'\ E COVR-rE R073E
que m ne cOllnoi /loienc
.LI
l,
,

rprorvence, DE.VX CONSEILLERS 'lt.dTIONAVX
1
b bd' 1
outre e nom re an,Îm or onne en icelle, a re s droits,

gages, &amp; autres privilc:ges, franehiCes &amp; libenez dont joüi(Tenc les audesDCll dernier reJforr', ""
/l;
· ( res Con(eillers R.arionaux &lt;lncienemeot ordonnez &amp; inG:ituez en'lad
e Cowtt e Robe, cel
b
, .
2 dite, Ilo n ~ra~~ez.con- C:am r~ des Compres, en laquelle pour l'expedilioo de ]uftice, &amp; affo rto m&lt;m a • Edu de falres qUI Journellement furvieooent en ladite Chambre, il cft necef.
J 'I ' 5· arr. ' 5· p.« n . 1
·"
,
, .
.
d'
. .
bCe nombl'e allciené!oit aire creer, &amp; enger, rrols Au neurs Archlv.lIres en Jadite Chambre
de~x en '4 ' 5. ~en:uire des Compees. SÇAVOIR FAISONS, que pour ces cau(cs .&amp; autres à.
trOi S , TlO} t Z l Ed" dl
,
.
J"
J 'I'5 . pot. 12 . &amp; l' Or- cc. nous m?uvaos , &amp;. apres aVOir cu aVIs des Gens de nocre privé Cond..ln.ne" l. P,ovence d. fet! , de ,Dorre propre mouveroem, certaine Ccience pleioe. puHfàltcC"
1
l
"
5 lJ· pagr -=::e. :/.').
&amp; amome Roya e , &amp; Proven~ale , par Edit perpetuel '&amp; irrcvocablej
~.., l a.. C-.J.....4,..Q.. ~ {~
n
&amp;
&amp;'
d' b d
l'
1' jJ" "O'l . f;, '61• . :~. ~
a~o. cru
(rtge, creons engeons, a 00 ant par ces preleotcs t:n'
"J;1..}.y-J-,,&gt;-'
notre Chambre des COOl ptes de Provence "roiJ Offices d'AuditeurJ ..4rcbi;.
'VaireJ, outre l'ancim nombre, auCquels il fera cy-aprés- par nous pourvea
de perfoooes cap~bles, à t~ls gages que Ont accoûrllmé avoir, &amp;: prendr e les autres ancI ens Audl!eurs, &amp; Archillaires de ladi~e Chambre des
C ompres, &amp;: à tels droits, pronrs, honneurs, prerogatives, &amp; préemincnees que y apartienr. SI DpNNONS EN MANDEMENT &amp;c. 7Jonné
à Follambray au mois d'Août {an dt grace J 543. &amp; Je nStre Regne le 2.9,
Parle R~ Comte de 'Prorvmce en /on Confeil, BOCHiTEL.

.POUR JUSTIFIE1\. LA Q.UATRIEME PROPOSITION.

li

121

lutoie éré par nous powyeu de per{onne capable pour pour(uivrf &amp;
défendre DOS droits , li cft-cc que bonemeoc no{dics droirs ne Je feu ..
'l/ent intenter &amp; conduire ,fom un tA'Voc4t idoine &amp;' fuffifant, choCe trés re.
qui(e &amp; n~e(fajre de rétablir en Tiree d'Office en nôrreditc Chambre
des Comptes. SÇAVOIR FAISONS, que par ces caufes &amp; aurres à cc
nOUS mou vans , &amp; aprés avoir eu avis des gens de nôtre privé Con Ccii;
de nôtre propre mouvement, certaine (dcnee, pleine pui(faoce &amp;: autorité Royale, avons de nouveau créé, érigé, créons, érigeons par
as preCcmcs un Office d'Avocat &amp; nôtre Confeiller cn Tiree d'Office
en nôrred. Chambre des Comptes, duquel fera par nous pourvcu de
perConne capable à tels gages qu'il lui fera cy. aprés par nous ordonné,
&amp; à tds droits, honneurs autorités, prerogatives &amp; prééminences qui
y apartienneDt. SI DONNONS EN MANDEMENT par ces prefen.
lCS à nos .. mcz &amp; feaux: Coofc:illers les Gens Cenans nofire Cour de Par ..
I·emenf, ~ Gens des Comptes dudit Païs, &amp;c. Donntn à Follembrayau.
moi! d'Août l'an de grace 1543. &amp;' de nôtre Regne le 2.? Vila, 'PAr h Rrry
COrNU de rprorvC11ce en [on

[on[eil

BOCHETEL.

d'aucune mariere desAy-

It

1\

'

·f
I l

E DIT

1

•

1

1

de, Crealion d'un Office d'A'Vocat du Royen 1" Cbam~r8
de! CompteJ, du mois d'Août IH3.

FRA N ç OIS par la grace de Dieu Roy de France Comte de
cat ciu R oy créé à la Ch.
. Provence, Forcalquier &amp; Terres adjacentes; A tous' pre{ens &amp; à
des C ompeesen 1J36. ~e ve ntr Salut. Comme par çy-devaor nous cullions créé &amp; érigé en Tirre
Procureur d'l Roy n y d'Office
A
•
é rait p~i~! g radué, &amp; ne
a ~o ~OCilt e~ notre Chambre des Comptes de Provence, dupOUVOlt Inreneer aUCUne quel
M. LOUI! Tb4de-1 aurait étt par noUJ p
,,,.. .1" 1 . ..... ,r;
~
aél:ion [ans le Cenfeil de t:
.
OU1'rvtU , V' "/te UI JOUI lU; 'lues Il
J' Avocat Gen. du Parle. ; .o ~ trepa~, par lequel ledit Office auroit été fupprimé , &amp;; au lieu d'icemene. ~O}.t les L .tm , lUI auron été par AOUs "éé &amp; érigé un Offic~ de Procureur
duquçJ
" C e fù t là le

l'.

Avo-

JN 7. illlll" 15H, p. 4 I.

'

DECLARATION qui f uprime .leI Offices crùz.., far le! Edits p;mJm! 1
.
du l.? May 154-4. CetM.r 'l'if .... 6'l .

RA N ç OIS pas la grace de Dieu Roy de Pranee, Com te d~
F Provence, ForcalqrJier &amp; Terres adjacentes; A rous ceux q ui ecs
prerentes Leures verronr , Salilt . Comme nos amrt &amp; Feaux leI ql4atre
Rationt'ux dits ..Audireul'J, SecrttaireJ) &amp; oArchh/lrire! , de nôtre Cbambre des
Compteç., -&amp; ..Archifs dudit 'Provence j M etÎtres Loiti! Borril;, Barthtz..,ard Alber:.t, HOl1orat Clary, &amp; ThomaJ Boijfon 1 &amp; Jacques Arbaud nôtre 'Procuret/r
et:l pAtredit.e (hambre t/.ts Compte! , &amp;0 Archtf!, nous euffent fair pre{enter
~~q;Qê~e, &amp;

Suplication, tendante ann de revoqu cr l'effet &amp; execution
dF-. ,.cJrain .noftrc Edit par nous dcrnieremcnt f~it , contenant éreél:ion
&amp;; 'crûë' ~e trois autres Offices de Rationaux, OD Auditeurs &amp; Arch ivaife$ &lt;:n I~dire Chambre, outre lcfd. quatre ordinaires &amp;. anciens, &amp;
auffi d'un Avocat en icclle Chambre, oUlle nôtred it Procureur en
icclle , &amp;: iceux Suplians entretenir, &amp; lai(fer en Icurdit nombre , &amp;
éuc ancieo , pour 3t1tant que ledit nombre cG: (uffiCant , [ans auclme
mû' pour l'expedition de toute! leJ affaire! , &amp; de! Arcl,i'VeJ de ladite Cbambre
&amp; Archifs, tlant de petit reffort , &amp; encor( p~ur m depécb(r darvanlage , /il Y
en 4'l/oit ) fans par ,y aprés leur faire aucune cruë d'auues , pour ce

qu'ils

fon petits gages, au regard de toules les auucs Chambres
de noftre Royaume, Pa'i$) Terres &amp; Seigneuries j à Cçavoir, chacun
dcCdits quatre Rationaux, Secretaires &amp;. Archivaircs feulement fix viogt
livres, &amp;: led. Procureur ccnt livres, nous remontrant que fi III cru(' a'Voit lietl ,
foraient le[dits Offices tellement annihilez.., &amp;0 diminuez.." qu'il! ne fiauroient b~rj.
'!emmt 'Vivre, 'ni lUX mtretenir honnêtement en nôtre flrviu, 6&amp; davantage
quc nos documcD.s , R.egiG:res , pa.piers &amp; cnfeignemens qui fOnt confuvez en nôtre T,cCor &amp;: Archifs fufdits, qui fom de g.rofi'c &amp;. gu nd e
Ont

C es Audieeurs Archivai...
. q ue pour
res n "&lt;rOlene
b Expedirions &amp; la garde des Archives , fi s re- ~
preCenrenc eux-mêmes ici
l'érat de leurs fonél:i ilS,
bien diff'erenc de celui
:1uquel elles {ont repre fe nté~s d' IlS Il R equèce
imprimée C!C M. le Procureu r G,". des Comptes

Ce ne rone point f:, do
t xpreilions q ui réo ndenc à l'idée q!ie ~1. le·
Procur"" Gel roi des
~

mptes ~)·: u t do. el' Jo!

�EDITS, DECLARATIONS, LETTRES, ET ARRETS DU CONSEIL &amp; '

1'2.2,-f. 0
t.. •t

J

54+ importance,

O Rïci~rs de ce f((IlS là ,
{ucceffeurs de la prétenduë grand Cour Royale
de la Chambre des comptes &amp; Archifs.

,

&amp; dont Icfdits Rationaux &amp;: Archivaires de tOUte aOcie ..
Dcté Ont cu , &amp;: ont la garde, &amp; coo(ervuion , palferoient par taCt de
mains, que: la confulÎon y ferait IÎ grande, que nul n'cn fçauroit ré.

pondre; à ces nns nous auraient J,(dits Suplians fait offm qu'en re:vo_
quant ladire cruë &amp; Edit J &amp;: les entre:tenant cy-aprés en leurs états &amp;
nombre: , ils nous fourDiroient, &amp; bailleraient comptant la fomme d, deux
mil Li'Ures TourlJOùl, (JI' plûtôt 'Ucndroiem de leurs biem jufques à ladite flmme,
pour nous recourir cn nos grands &amp; urgèns aifaires de: la Guerre:.
SAVOIR FAISONS, que veu par nous en nÔlfedit Confeil privé ladite
R equê te, offre &amp; remontrance en icelle cantenuës , Be voulaot iceux
Suplîans DOS Officiers anciens, entretenir en leurdit nombre, &amp;: état
ancien, {aDs leur ricn innover ou _préjudicier, &amp;: iceux favorablement
traiter en leur[dits affdirts, &amp;: aulIi éviter Dône damage, Be toute con_
fulion , qui pourrait êcre eo nôrredite Chambre &amp; Archifs , à caufc
de: ladite crué:, inclinant Jlbel'alement à leurdlce Requête, &amp;: en faveur
aufIi des bons &amp;: agreables [ervices qu'ils ollt {airs par ey-devant , Be
pour ceux qu 'ils nous fairont cy-aplcs , tant en Jeur[d. étaes &amp;: Offices
que autrement: POUR CES CAUSES &amp;: aunes à ce nous mou vans ,
avolls par l'Avis.sc Delibe ration de nôtre Con{eil privé, de nûtre cer.
Iline (cienee ', pldoe puUTance, &amp; 31110rÎré [tayale. &amp; Proven cale dir
dccl are' &amp; or d
' di {ons , declarons &amp;: ordonnons par ces pre{ente:s,
l"
onne,
voul ons &amp; nous plaît, que oo{dues Leltres &amp; Edit de ladite Creation
&amp; Cruë de rrois Offices de Secreraires Rltionaux Auditeurs, &amp; ArehivJ~re, &amp; d'un Avocat du Royen nôtre Chambre des Com.ptcs,&amp; Ar.
~hlfs,. o~cre le nombre 3ncicu des {u(dirs, n'auroit point de lieu, aias
ICelUI Edit de Creation &amp; Cruë, a Va.ns revoqué, fuprimé &amp; aboli, rcvoquons, (upritnons &amp; abolilfons par ces prc:[enres, &amp;: en cc faifaor: J
&amp; moyenant. ladlte flm~e de deux m'/ li'Ures T~urnois , que lc:{dits Suplians
nous oor alnli que dtt dl:. offert &amp;. remis es mains de nollre cher &amp;
bien amé Me. Micbel Beguin , oolh-: Tréforier de nollre Marioc de
Levant, lour convenir &amp; emplo yer au fait de {on Office, ainli qu'il
e{l: aparu par les Lerrrcs 'lue Jed it Tré{orier en a à certe fin écrites à
nallre 3mé Be feal Garde des 5c~au x, &amp; nalTre Chancel/jer M. Franço~s H~rault :jr~ de Chiverni , {ans 'lue par cy - 3prés ledit nombre y
plltlfe etre cru OJ augmenté, 'ni aucunes cho{es [ur iceux innovée e:n
guelque maniere gue ce {oir. SI DONNO NS EN MANDEMENT &amp;c.
DJnné à Paris le 2.9. May 154 ....
'7(Efi(VETE des mêmes R4lionaux, Auditeurs Secref4irIJ
~r,hj71ttires, &amp; Procure~,r d" Roy, pb"r tmregiftreme1'Jt de '
la DeclaratIon precedente.

Ces Officiers

Jl

POUR JUSTIFIER. LA Q..UATRIEME PROPOSlTIO~-t.

C,

troient

point graduez, a Œ ne
fe donnent ils aUCun Ticre ici , voye" 1. form.n t

S

J' Hon.rl Dgi •• A"J,ivaire 6' N

A

NOS SEI G N E URS

0U

PAR LEM EN T.

V

PLI E NT trh-humblement , les quatre Rationaux A/lditeurs StattttirCJ ;no Ah "
.Î. hl l
'
&lt;".
rc J'ualres , e"J (fil e e 'Procureur du Roy en fa Chambre des

lA' .

&amp; par cette raifon ne pOUVOl'r ' t D tir' tn J j 3, ~ag' 11. le Procur,ur du Roy, étoit auffi dans ce tems la de Rob. co tlrtc.
d
1
JIl en er aucune aéhon fans J C
r '1 d l'A
G
,
"ilS es Letres patentes 'l' ' fi '
A 1" d
e onlel e
vocat eneral du Padement, ainli qu'il ell: porre
l , d'"
Il Lllvem.
cgar des u·Ître R '
, J' J'
"
, , fi
p ar, IInt"u, d'd'HXdeR.obe coune.
.... s atiOnaulC,voy', E .. " dllmo"a' AfIll1 54l,pag' lB,Md,
0

tu de 'Provence: Difant, qll'i1lui a plû par les Lettres patentes

~;Jiaralion ,au(quelles

~{l:

de~larer

de 15411

cette Reqllête
attachée,
l'Edit.de
Creation &amp; cruë, de crois {emblables Rationaux, &amp; Archlvalres, &amp;: d un
Avocat en ladite Chambre n'avoir lieu, &amp; la (uprelIion d'iceuX'. Don ...
nécs à Paris le 2.9· May palfé adrelfé cs à vos Seigneuries pour l'jntcrination &amp; pllblicarion d'icelles.
CE CONSIDERE' , fera vo{l:re bon plaitîr, &amp; vos benignes graces,
icclles Lemes inrerina, verifier, faire publier, &amp; enregi{l:rer [elon leur
forme &amp;: teneur, &amp;. fairez bien.
DECRET.
SOIT MONTRE' au Procureur Gene ral du Roy. Fait à Aix en Par~
l~ment Le 2.0. Juin 1544.
CON C LV S ION S.
N'EMPECHONS l'enrerinemc:nt defdites Lertres [clan leur forme
&amp; teneur. Deliberé le 2.0. Juin 1544,
ENREGISTREMENT.
Vùës, lûës, &amp; enregl{l:rées, ce n'empêchaot le procureur General
,
du Roy, en 'Parlement le dernier JUin 1544. Signé Fabry
LETTRES PATENTES par le!quelles le Roy reprime l'abus que le Pmureur du RI!)' aux Comptes faiflit des Lettres precedentes, ,en JnteJ1ta7Jt des
Procés pour le recoll'Urement des Aydes , &amp; autres ft.s droits, [ail! ': COIJfoil de l'A'Uocat General du 'ParLement, du 7· JUIllet IH ... · (J(I.i..
....'j,

l'~'" '2. b" .t)",,~.k..... ) ....

j.".f 1;.. (,.. (;_ J....

rz'

~;..,

l'if-- ~ ,

RA N ç 0 I S par la grace de Dieu Roy de France) Comte de
Provence, Forcalquier, &amp; Tc:rres adjacentes, à oos amez &amp; feault
Con[edlers les Gens rcnant nôtre Cour de Parlement &amp; nôtre ChJmbre des Compres de Provence [cant à Aix, &amp; à chacun, ?'c:~x.' ;alilt ?
dileBio7J. Combien, que puis ' /)'aglleres nous euffiùns cree, ~rJge en n~­
tredite Chambre des Comptes un Offire d'A'vocat pOI~r nos affaires , &amp;: trOIS
Offices d'Archiva ires &amp;: AudJteurs des Comptes, oUlrc le nombre ailcien à tc:'ls &amp; (emblJbl cs droits , gages, honneurs, prerogatives, preéminc:nces, franchi{cs , &amp; IIberrez, gu'ont accoûwmé lvoir &amp; joüir leç
Archivaires , &amp; Auditeurs anciens de ladite Chambre, {clon &amp;: aioli
que: plus à plein, dl conf~nu en nos Lmres &amp; Edit ~e C[~alÎoo dcfd~
Offices lû ës publiées , &amp;: enreO'jlhées au Greffe de nouc:dlte Cour, lt
"
b
e{l:-ce que depuis ladire Creation, &amp; avant que aucun ~uc ete par nous
pourvcu dcCdils Offices , ~our ccrr 3ine~ bonnes, &amp; fltfonnables CODfidc:rations, mêmemcnt d'aulant que notre Con(edler &amp;: Avocat Genaal
de nBtTe COIJr de Pal,lement, efl cOrJtinuellemmt refident en ladite Ville, pour
l'expedition de nos affaires, nous petU aifement , (,&lt;7' [acilemmt fer'vir d'A'Uo:at,
&amp;' C0nfeiller en ladite Chambre, comme il a fait p'lr cy-de7-'.lrJt , qualld IL ,en
a été be(oi7J , &amp;' qlu par nôtre 'Procureur en l.tdite Cbam!l'e I~ en (fi req/IIS l
avons fuprimé Be abolt ledir Office d'Avoc at en, o~((edHC Chambre,
avec Icfdits trois Offices d'Audaeurs, &amp; Archlvatres aulIi par nOlis
nouvellement créez J &amp; érigez J ce nonobnallt nous avons c~[endu ,

C es Lettres jufHfient to~.
jours n,ieux que la Cha ..
bre des Comptes ne connoilfoit des Aydes qu'en
premiere infbnce, &amp; fo,us
la condition du derlller
teJTort au Pariemelll.

F

C'~toi t par l'Edit d"

mois d'Aout 1 j 4+
porté .. 1,1 F"!.' ; S.

Ia-

1\11

Cecy fait roû jours mieux
\ oir que le Procureur dû
Rey en la Chambre de~
Ccmptes n'cluit qU'llIl
{impie Su~l' i,ct, {oumil&gt;
aux od, 5 d~ l'.\v.&gt;"at
GencrJ! du l'.lrl menI .
't'oy':t, Ils R:\ u;us A.t ,..

f"J/37'

�1'2,.If-.

,p

EDITS, DECLARATIONS LETTRES, ET AR R.ETS DU CONSEIL,

~e.

POUR JUSTIFIER LA Q.UATRIEME PROPOSITION.

IH+ que nôtre Proc~Hcur ~n ladi,le Chambre, [am le conflil de no/redit A'1. fO_
ainli que la Cham·
bre des Comptes com- (at ~e1Jeral , a J.mente en nOire: nom ,&amp;' Journellement intente plufieurs
mencoit d'abu(er de la Proces de grande Import~'1U pour le recou twment de 110S droirs, Domaines, qlle
pren;iere inllanre des Al'des, puis que le recoU- autl'es aillons (7 pou1ulles , chofes que 110US ne lui rvoulons &amp;' aufd. Gens de
,' rement de ces mêmes nos COI~ptes êtr~ par ainfi tolau C11 qllelq ',e m~niere que ce fait, au mOyen
droirs a" oit été exprdfe- ~cquoi pour e~lter le d~magc (Ille cy-lpres oou~ en pourroit avenir,
mens conf. rve: aux LieutellJns pal' les Lettres pa- JI dl: bcColO d y pourvoIr) &amp; (ur ce dcclarer oone vouloir &amp; inlenrentes du la . JUill 1 j 37. rioo. SÇAVOIR FAISONS) qu·apré. avoir cu l'avis de nôcre privé
p ~g' 3 1 •
ConCed, de oôtre propre mouvemenr, cc:rlaine fdence • pleine puif.
(aoee &amp; aurorÏlé Roy.lle, avons dit, &amp; dcclaré, dlCons, deçlatons
"
o:avoir enrendu? oc entendons, que pH le mo yen de ladite fupreffton:
, ~elcy faIr vOIr quelle not, e Tromreur en ladite Ch~ "lbre des ComMes pu/ ire , ni foir- loifiblt à lui
etOlr a dependance de la r. l .
.
.,
'J)"
. ')"
)
Chambre des Comptes, Jeu m/emer, ou mouvoir au elme aéllon, prerer confmlement ,[olt pou/·le ruoII&amp; que le Procureur du rorement de nos droits, 011 atltn ,fJcl1l • (!J 111e11ue m:miere qut! ce foit , aim qlu
Roy
CetteleChambre
C ,r. 1 ae
J
•
d·It ~ ~'ocar Gemr.a1, (7 que 1a matlere
· [oit pre.
n'émirde que
Subltiru; ce (O.
Olt par 1eon/el
notre
du Procureur General al! mierement par lui rvae·, ente'Jdtsii &amp;' deltberée ) ainfl (S' felon que nos affaireJ
Parlemenr.
de nô"cdite COWi' de rp .JrlemelJt (vu Iraitées (')' deliberées. SI VOUS MANDONS &amp; enjoigno ns &amp;c. Do. 1Jées à St . .:Maur des Fojfez.. , le 7. Juil.
la , l'an de grure l 54-t ..
('dl

l

Cerre Declararion ell: encore obtenuë à la Requête du Ptocureur dl! Roy
an x Comples.

D E CL A RAT I ON for ~,.rét du Conflil , par laquelle le R~ accorde

,

1546.

Le prete~re fondé (ur
l'ancien u(age émit (~ns
a UCl!1l fondement, "" )&lt;"(
111 L.tt'!J d.l .• pal.

1$.

Le Procnreur du Roy aux
Comptes reconnoitfoir
bien volontairement ici
le dernier refforr &amp; (ouverainrré du Pademenr
fur la Ch. des Comptes,
à laquelle il amibuoir
même une ]uri(diél:ioll
fia' les MOlloyes qu'die
n'avoir pas,

aux Martres Ra t,onaux la premiere inJlance des matieres concernant les Monoyes ,[au! L'ape! afl Parlement , du 4. Août 1546.

FRA

N ç OIS pH la grace de Dieu Roy de France) · Comte.Ge

Provence, Foccalquie r) &amp; T erres adJacentes; A rous ceux qui c~s
plc[entes Lcures verront . Salut, Nôtre Procureu,. nous a fait dire &amp;' re.
montrer, que de toute al1cimeté ) les Com pres des Maîlres partitulieis, &amp;:
Boiles de nos Moooyc s audit Provence. ont élé rendus &amp; les elfais faits
pardeva nt nos alliez &amp; felux COIlCcillers Prelidens Maîrres RatÎonaulC,
&amp; Gens de noO:re ChaOlble des Compses audit Païs .lefquels m premitre
inftance arvoimt le jugement (3- connoi/Jance, &amp;' par apr! dernter reffort &amp; fou.
rveraÎfleté ,nos amez.. &amp;' foaIJ _t: les Gem tmans nôtre Cour de Parlement audit
P aÏs , de toUs procés &amp; ddfercns proced3nt tant pour rai[on du foi.
blage', poids, &amp; al oy , que des AbliS Crimes &amp; Delils, perpetrez cfdiees
Monoyes) par les Officiers ou aUlles Marchands, frequeotans &amp; por·
uns Bdlon en icelles, durant lequel tems nofdites Monoyes auroient
été bicn &amp; dûëmeot eotreteouës) gardées) &amp; conCervées, faines &amp; cn·
ticres, pour ce méOle ment gue nofdas Gens de! Comptes &amp; nôtredite Cour,
(oot reGdens {ur IcsJieu'x , &amp; {oigneux à y lenir l'œil, que revient aU
grand bien. profit, ~ utilité de nous, &amp; de la cho(e: publique, jufqucs
à ce que puis lix oU (cpt ans en ça, en procedant à l'ouverture de nôrre
Mon oye de Mat(eille • aurions ordonné que le[d. Boites [croienr ren·
duës, &amp;' les ejJais faits pardevaut IÇJ Generaux de nos Monoyn à parÎi,
par lef,quels aurions fair rétablir nold. Monoyei en Provence) depUIS
. '
.
lequel (ems les OffiCIers de no(dues Monoyes en Plovence, auro) cot

le Proc. General des
Compres ne fair plSdifficult~ ;' ~.. pa;~&lt; . 8. ad:!"
R equ tle Imprimee, attribuer les cran[pons de
Juri(diél:!OIl tels qlIe celui-cy aux prétcnduës emrepri(cs dl! Parlement.
M.

•

commis plulieuls fau/felez. crimes &amp; de/il$ , forgeans à nos coi05, lie
Armes) Manoyes fans aucun aloy, cODooilfans que à grande dlffl.
cuité leur{d. faules &amp; crimes pourroJent venir à la notice &amp; connoît.
("oce dcCd. Generaux, par la grand dlll:ance: des lieux, frais. miles Be
dépens, qu'il conviendroit faire pour l'in/truétioo &amp; jugem eos des pro.
cés) &amp; pat ce mOyen fJcilcment évitenl la peine &amp; punition defd. cri·
mes &amp; delits, aioli que avons été dûëmenr avertis, au grand préjudice
de nous Be de la chore pubiJque, &amp; plus pourroit êrre li par oous n'é,ait [ur ce pourveu de remc:de convenable, nOM requerant humblemmt
iulu): POUR CE EST - IL , que nous ces cho{es conGderées ) &amp; mé.
memc:nt la grande commodllé &amp; alf.!nce que nord. Gens Jes [ompte!, &amp;'
de nôtredite Cour, ont à tenir l'œil &amp; regard, à cc que aucun crime,
abus, ou malverlatiolJ, nc {oienr commis en noCd. Monoyes. par avis
&amp; dcbberation des Gens de nôtre Conl.:il privé , avons dit, 0:.1Iu6,
&amp; ordonné, &amp; par ces preCeoees de nôtre certaine Ccience , .pleine pUle(ance, autorité Royale &amp; Provençale, difons, {bluoos, &amp; ordonnons,
voulons &amp; naos plaÎt, que dorc:lnavant les Comptcs des Maîcres par~
ticuliers, 1\( Boites de noCd, Monoyt's cn Provence. {eram rendus, ISe
JtS dTah d',c elle falEs pJd r Vdnt Icfd. PreGdcns Maîtres RalÎonaux &amp;:
Gens de nôtredlte Ch 100bre des ComplC:s en Provence, &amp; qu'ils auront
en premiere 111ft/nec la jUllfdlél-i vo &amp; conooi(fance des abus, crimes, mal·
ver[ati os. f utes, dcJus, qUI (erool perperrez en icclles Monoj es ,
foit p2r lrs M.IÎ[r S pJrllcullers , Gudes ) E(f'Yeurs , Tlilleurs • Ouvriers. Monoywrs, 6&lt; ~urres Officiers en ICcll es , &amp; auŒ des pro cés &amp;
dlff"ere.ns proc ~dJ o; ent~e cux, P O IH rairoa defd. Monoyes &amp; Ex:erci cc
de lc:ursC:t. Offices, &amp; des MHCh~ods tr.lnquans &amp; ponans billon en
icelles. (7 par apel denzier reJà -t Cl' (oJ,I7Jera ineté nôtrediu [our de Pa ...lemt ·Jt
audit Provence, laquell e: ]Or!(d létioll , Jug-::rneo t &amp; connoHfaoce,
nous leur avons re[peGtlvernenr donnée. &amp; attribuée ) ordonnons, &amp;
attribuons, &amp; aufdus G , "craux de nos Monoy.cs à Pans, int erdtre ,
inhibée &amp; défenduë) intc:rddons. inhibons, &amp; défendons par ces prc:fentes, par Ic(quelles DONNONS EN MANDEMEf\;T aufd. Gens de:
nofdits Comptes, Cour de Parlement en Provence, &amp; à rous nos 3Utres ]ull:icien , OffiCIers, &amp;c. 'Donné à Fontaineb/call le 4. j Olj r d'Août,
l'an de grace : 516. de nôtre Regne le 31.. Par le Roy Comte de Pro'tfence Cil
[on Conferl , de Neufrville

C'ell(ur cette rcquiGdo" .
du Procureur du Koy auli
Comptes qua 1'Anél
rend~.

Le procureur Get1, des
Compres ne Iain;, pas d.
foûtenir aujourd'hui o.~~
f. &amp; 8. q" le Parlement
uCurpo;t ors le dernier
refforr (lr les Maîtres aa.
rionaux , qui je leur coté
fai[oienr tOUS leurs effortS
pour s'y maintenir.

DECLARATION par laquelle le 'I\8.y attribue· à la Chambre des Comptn,
la connoijJance de tous les Revenus (7 Droits du Roy en premiere inflance.
avec poU'1. oir de faù'c txecurer les Sen fmr es nonobft,mt L'apr! , du 2. 3·
Decembre '550.
l

H

EN R Y par 'la gr3ee de Dieu Roy de France, Comle de .pro• venee, Forcalquier &amp; Terres adjacenres ; A lOUS crux qUI ces
prefenres Lettres verront. Sa/ut: Comme à caure de noCd. Comtez de
Provence, Forc:ahluicr, ~ Tems adjacences) nous app:uticocnt plu-

C'rll ici "ce nouvelle u .•
re·l'ion de la premine
il1ll. n :e que la Ch. des
Comptesavo" dé jl ob!e.
nu i! en c rrain - cas ctmtrC"

les Lieur. rr." Z 1" U/f.
p~I.1lt 1l

d. 1537, f . .l i.

�H EDITS. DECLARATIONS) LETTRES. ET ARRETS DU CONSEIL,

~c.

li:urs b ~ :111X droits) ordinJires &amp; domaniaux) de bon &amp; grand renom,
conlirbnt t l nt en Domaines) Fiefs, que non Fiefs) Cens, Renees) Services) Lors &amp; Ventes) lnquants, &amp; Greffes, Lanes, Contumaces, &amp;:
Droit d e Seel, T afques , Auber gues, Cantalages, Cavalcades, Vinglaiog, Peages, Paffages, RanlJg cs , H:rbage.s, Glandages , Pcine~ mu-,
nicipales, Droits d'arraches aux PortS, &amp; RIvages de Mer, DrOits &amp;
Ga belles, Greniers à SrI, Blncs ) SJlin s &amp; Marais) où fe forme ledic
Sel) que autres droits; &amp; co mbi en que pour raifon d'iceux (oyons fondez, tlnt pH Lettres) Chartres) Titres, Documens ) Conventions,
T erriers ) Reconnoiffances , Reg ifrr e::s, Be autres en(eignem ens, étant en
nos Archives &amp; Chambre:: d es Comptes établies pour nôtredit Païs de
Provence, que par Er ats &amp; Comptes d,edits dro its &amp; Revenus ordiC&lt;sCI '!fAim avoi&lt;nt élé naires rendus en nô[fedite Chambre des Cam pres , pa,' les cla't.'aireJ &amp;
lùprim&lt;z par l'Edit de la R d ' . d d' p"
. f .n
1
eceveUrs or In3lCC:S u It ais qUI re pel.-L1verne nt es ont par nos pre,
r~ t'onnauon,
..rt . 1. P"t •
.
18 , &amp; ,à leur place L
e mê- dcccffeurs • ôç. nOlls, re~ûs prins &amp; per~ùs, &amp;. que aux gens de noCdlts
me EdltC~llu,.tdes
l
Rehce- Comptes co apa([ient la O"arde , con{crv3(ion, prolcétlon, avec IOUle
veurs pJ.rCIC l rs en c - . . .
~
.
•
11
que 5 ,_ , e ort. 3, de (orce JUI IldlétJOn COllr &amp; c:ouere connol!fJnce 1 tant par ] ereébon d ICC e
que c'd1: encore ici ,u~ Chamo re de nos Com ptes, que par plufieurs Edits) Ordonn3nces li.::
nouveau droH accorde a
"
tr
C ·
1 li '
la Ch. des Compres, au D~ c1aratJ ons f'llres pa r no s pre deccll curs . &amp; no us, tOllte rOIS p U leurs
prejudice des Lieutenans s'dfo rceor denier &amp; rcceller nord. Droits &amp; Revenus, autres les ufurper ,
d s Sen ,chaux,
]"
1
fi (0
l
d
J ugemens lur
r.
.
&amp; ap Iguer a c.ur pro r, OUJ COI' eur que eJ Sentences &amp;
ce
C cft (ous ce fàux pretex,
'.
d
l
d d'
re que Les ~1. Rationaux dormes par nofd. Gens des Comptes, efl appelle en m Ire Co~r .e 'Par em.ent el 1t
obtinrent ici P"'l rtousb P ïs , en laquelle leJ procc'l( demeurent pmduJ au croc, &amp; (ans pourfolte, dont
cas La permiili,m de merl d
d'
h
'
d cl "
,
d
untnutlon Il rcvema Qn.
ne 1f urs 5ente nce-s a' exe- cl a venu &amp; a VICIH c aeun Jour gra n e
cucionnonobftanrl'apel, nuel de nôrrc:dit D om 3ine , &amp; plus pourr oir être: en l'avenir li par nous
ce 'lui ,ne leur avoit éré n'y éroir pourvCll. SÇA VOIR FAISONS, que nous ddirans la conferaccorde par les lenres du
,
b"
"1
r . ' .
Z-, Fe\' , 15 ,6 . u.~ . 14, vation de no[dits Dr o its &amp; D omaI nes, &amp; 0 VI er a ce qu 1 s ne 10IeIH:,
que dansnnc.l: Flrticu- u(urpez &amp; rcc elez, &amp; eu (ur cc Deliber at ion avec les Gens de nôtredit
lier J'ar le rdus que le
( '1
l' A ' d" 1
d
Il.
.
[, ,
1.
Parl~menr avoie fdir de Con CI ) avons par
VIS
le e uy , e nOllre ccrtalne C1enee, peine
rec=-oir un appel avanr puiffancc &amp; autor ité Roy alc, dit, dCc\aIé, (la rué &amp; ordonné, dcclarons"
quele~rsenrel1ce eût éré dif01lS . (tacuons &amp; ordonuons ,q ue par le[d. Gens de nos Comptes
cxecutee.
dudit Païs de Provence, fera proeedé à 1.. liquidation de[d. u(urpa.
.
ti ons, d cncgatio ns. &amp; recell ement de n o(d its droits, &amp; Domaines en
~e drft°n,ICI~e exprd
dern!orr..:meu
rol-r p;or. iere int1ance
) .&amp; ,'ur:qu'à
Sentence
dil1:l'litrve
incluji"vement , &amp; .laquelle
Ion
'J"
f) ~
.
.
'lji"
b 1
rdén ' au Parlement.
conn01Jfwce , (;1- dccijion en premrere rnflance , nous leur avons ann ue &amp;:
:lwi buons par ces prefenres, ordonné IX ordonnons, attendu qu'il cft
quefrion de nos Droirs ordinaires &amp; D omaniaux , qui font Privilegiez
qu e leurs Sentences &amp;. ]u gerne lls rane inaruébfs, inrerlocutoires que
d ifl1nitifs , que par eux (e rollt donnez pour rai(on defdits Droits &amp; deniers , qu'ils trouvero nt à nous apa ltenir , ram pour tenir Re:connoi[..
(ances) Regifrrcs , Ch artres, Comptes, que autres documens &amp; en(ei_
crn emens écans en ladite Chambre des Comptes , feront executez réélLe pouvoir d'~xecJte~ ~ men t &amp; de fait) nonobflant opojitions ou appeLLations quelconques, in hibinonoofhne ape! o.)(enu a
,c r '
r " II f '
]
Il l' .d '
. il:
la pour(uitede la Cham- lions &amp; dere Oles a caUle d lee e alles, &amp; aque e 19uI 31.lOn ln ,mcbrcdes Compees, concre- ti on &amp; coonoHfancc en premiere inftance nous avons IDterdlte &amp; defendit
preffemolltce
.. Inter
,
d Ions
'C
l d'·Ile C our d C p'Ir1emen.• de Pro '"
' bien
dt1 e'dernter
. re fi orr, d ue,
&amp; d/c
elcn d ons a' i
noure
prc[e-n
(ur Jequel le Proe. G&lt;n.
veoce'
, des Compres feinr aujourdhui qu'elle étoir alors troublée par le Parlement.
f

IV'

•

rOU~

JUSTIFIER. LA Q.UATR.IEME PROPOSITION.

uCqucls &amp; aufdits Gens de nos Compus rcfpc:él:iycment, nOlis 155 Q ,
vence, 3
, ,
('1
MANDONS, COMMANDONS ~ Enjolgn~ns" que ces prc eores 1 S
a cor à faire lire, publicr &amp; eoreglfrrer en notre Cour de P.lrl,ment !
~ en icelle Chambre de nos Comptes, ob(r::rver &amp; faire ob(elver auGl
r. 1'l.ivement le contenu cn icelles, &amp; faffent &amp; admlnJ!\! ('n t au {urrC1pCI.-L
'r
' Il
1 Il. ,
1 fi
lus auX Panics icelles oüyes rauon &amp; jUnlee ; Car re Cn narre p JI Ir.
P
comme defflls, &amp;
quelconques au ,tr es Ordonnancc6,
!Cfnono bILant
IL
,
1
~ ,
tdétions, M andemens ou defen(es, &amp; Lett res Impetrecs ou ,a Iin pcu er!
, ce contraires en témoin de ce. nous avon s faIt mettte not re Sec l a
a
,
,
J' d
ccfdites pre (entes. Donnt à 73loiJ le 2. ~. Jour de Decembre, an e grf/{t
1 S5 o. Cl' de nd'fe Regne le 4. 'Par le Roy Comte de 'proven.e en [on CQn'

(cil, SÎltlé Clauffi·
Teneur de Requhe pour l'Enregijlrtment.

A NOS SEI G N EU R S DU

PAR LEM E N 1.

t.

U PLI E le Procur eur du Royen la Chambre des Comprcs, COI'Ome il avolt été le bon plai(jr dudit Seigneur) declarcr que 100
vouloir &amp; intention ca, que les Sentences &amp; Jugemens fans en la dll("
Ch mbre des Comptes touchant Ccs DrOIts &amp; Do mai ne s, [oient ~xec~­
,oires nonobflant l'apel • que les Partres pourront interjette, &amp; , [am preJ ~d/( e
J'icelui, ainli qu'il ap err par ( (5 Lettres parenr,es cy-derOier arrac ecs.,
données à BlOIS le 2.3. jour de Deccmbre: dernIer, d,e{q~elles"v~lJ lrolt
1cdît Suplianr requ cllr l'eorerioc u co t) Lrrtrcs &amp; publIcation, s JI c:tOIt le
bon pl alGr de la Coat à cc le,' 'Ct VOlr; &amp;, en cc fdlfant: ord~~ner que
lefdites Lemes (eront pr't:[c:O!e ~ s co Audlcnce , pour etr~ lub &amp; ,P :
bliées , &amp; cnuetenuës (clan leur forme &amp; teneur, &amp; feles bien. S I!. 'I~
F. Arbal~d.
D ECRET.
Soit montré au PrOCl1ren c Gen eral du Roy. Fait à Aix en Parlemenl,
l~ 2. 1. Frvrrer 1 5 5 1.

S

Le ProCUreur dll Royen
La Chambre des Comp,,,
en pour(uivit L'enregilhe.
ment&gt; &amp;. reconnut dans

fa Requêle 'lue L'cueutien des sentonces de la
Chambre des Compt es lè
f.i(oit {an' pr':judic= gll
1 ape! au PArlement.

Répoo(e du Procureur Geo eral du Roy.
Le! l'tIo1ification! ftqU!.

a

EUE S le(dites Lettres donnée s Blois le 2.3 •. Dece:.mbr~ . 1550. fes Pl[ le Proe. Gen. du
n'empêthons I ~ publication, rcglar atl on ~ obler:3t1on d Icelles, Parlement accep[é~s par
le Procurour du Roy dei
pfJur'Veu 'lue en j{'gtment deJ matÎem defquelle~ en rcd.e 'fi fa~t mmt/on ,[oUnI Co ' N es. (u'vant la Re- 1 .
iu,me, ou à tout le motnJ trois, (S' [oit fait Regiflre de ceux 'JIll feront e~e{(m , quete qui fuir, fom voir
que b,cnloin 'lue Je Par&amp; du -tntrttJ pou,. y lm pr~cedé (flan jujlice, tant fi a'Vant '1/. e par /Cflle tfl Lemenc u(urpat Je demier
rdlorc (ur la Ch. m br~
' &amp; {uivant la volonte d1ldlt SCI&lt;1neur
• Ces droIts, &amp; de la choCe
t&gt;
, d
Poru,
Ccm, tes, corne il dt
publique ' gudés &amp;: entretenus. Del,bert le 1.. 1. Fcrurzel' 1551. SrgrJe, e fides(ou\
em rerer.! dar.s 1.
Rcquèle
;mprimée, c'é,
SAbattris 'DeDutt.
•
t oit au COI tr.l.Îre du Par...
Teneur d'autre Re'}ulu.
lemenr quo tes Offidc:rs

V

C0m\ld~'S

A NOSSEIGNEURS DU PARLEMENT.

des

u PLI E le Procureur

1re d~ leUl &gt; jug&lt;mens.

re-cevoient

les R eg Cl; ( n (ur la [c r-

du Royen la Chambre des Comptes, com- ainli que ks aurrei OJa.
Dle il auroic mOQHé &amp; communiqué les Lemes patentes du Roy ,i'Ii Subiltetljt&gt;,

S

M

�P9lJR lySTIFJER. .LA CINQ.UIEME PROPOSITION.

J.1!:. 4 6 EDITS 1 DECLARATIONS 1 LETTRES. ET A-RRETS DU CONSE Il. ~c.

à M. le Procureur General dudit Seigneur ; leqQe~
auroit répondu qu'il n'empêchoit la lcél:urc &amp; publicarion d'icelles

155 r. cy.dernier attachées,

1

fà/lf toum fois certaines qualile~, Cr corJditlolls contenllei en fa Réponfe decrite au
t ' cy Itlla! h'te, [.t:
pte. d d
e, Requete
'jque lies qua l'lIe~ ACCEPTe l,d,t" Supl.anl, (7 reqisiert [oit le bon plai/ir de la Cour, ordonner que fous lefd. qualiu(. lefd. Letbl'
;/J' ''71
;/J ' .p' li
'
Ir:J fieront l'"
HeJ" plI letS &amp;' mreglJ.rus es .\..egl;.ru a /Ce e Cour, pour erre ga,rdecs &amp;. obfc:rvees felon leur forme &amp;. teneur) &amp; \lOU$ fetez bien. F. Arbltu'd.

LCe Procureur du ~?Yb?es
û rnp[~s accepte

ICl

len

exprdlèmenc les modi/i.
c, rions ou qualitezrequi.
Cc s par le Proc. Gell.

J

remur d'afltre Decret •.
La Cour renvoie en juge.
mens pour y prononcer
Je R egkmene requis.

Les prefeote cn .J ogement :tu premier jour. Fltit à Aix' en 'Parlement
le 2. 5. de Fev riet 1551 ..
€nregiftremmt.
. .
Lûës , publiées &amp; enregilbées, prdent &amp; n'empêchant le' Cornis en
abCence du Procureur General du Roy, &amp;' a'Vec les qualite(. par Illy requifoJ, aioG que plus à plein ca contenu au Regiltre. A Aix en PIINement le 1. 6. Fe·-vrier J 55 1.

Ces qualirez teoiene les
ruodi/icacions qui devoiét
fecvic de Reglement.

I,!2.'-

sxrRAl't tlçrdo~.ance 9&amp; liquidAtioll lors de la'lueU~ les Ojficim der CotJJpW 1555·
Cerce Ordonnance tlÎ
, . .. , ~
repreftnlerent le [ontrat par eu:. lait tI'Vec J,
toue au long [ous la VI.
Propofition aprés les Le[o
Roy Henry JI. le 10. Juin 1555.
lccs du la. Odob[e

J

J 6J

1 .
r
e
r
d
1~" j'If . 6'$ " ... ,,,,~,
a ,V aUuJ c COmpte rendu par reu M. Galpar -Honorar Con. ,....., .
fcill~r du Roy) &amp; (on Receveur General de (cs Finances tant ordinaires que , ~xtraordinaires audit Provenee , 8.: clos en la (u(dite Chmbre du loi. Oél:obre 1556. au fo. 35. &amp; au Chapitre de la Recenc faile
Jes deniers pro'Venus de l'accora &amp;' Contrat fait par le Roy avec (cs offiCJers de ladite Chambre des Comptes, en icduy Pals dc Provence . ,..
,.
1
r ' .( {
).
Parde{f'us cetre 1 omftle Q'
131 ant en omme 2.7 600 IV. &amp;c.
17 600. ijv.payécspirles
.

rr:

V

Officiers des Compte,_
M~lbequi avoit payé à parc, l'Office de GreJlÏer des SOUlllilIions qui fue îuprim~ par l' Arr~t du Con[eil du 1. Novembre
1.J 1(;. lequel ordonne qu'au moyen de eeete fupreffion Malbequi [ewÎt rembourré de Jooo. Iiv. qui jointes au[dices 17600.
iv. fonc voir, ou que le Contrat du la. Juin 15$5' écoit de 30600. liv. Olt que Àans les 300 0. liv. re~ûës par Malbc'llli
l y avoir '00. liv. pour indemnieé ; frais &amp; l'oyaux coûts&gt; à quoy il y a beaucoup de vraifcmbhmce. ~._ _ ~

,

rr

1'.11·1

.A VIS de MU. les A't!ocats &amp; 'ProCllreurs Generaux du Parlement, &amp;' Cham- ;~":; ,~ka.~_ .. ~...Jt
'
de p 4r1J,
. en exewt/On
. d'A rret
' dU Con/tl
,r. ·ld U 2. 6 • JUla
' / 18~,,1I
JkI" o·""'I._
........
~.......
. ~+ .........
_~
bre dtI (,ompuJ
_
l 'qa. d.llns lequel eft vifé le même Contrat du 1 Q. J JI;'J 1 S55.
1:;;:
~.:.~~..:.

l'

!2. '1

TITRES
SE·R V.A NT A

JU~TIFIEr

LAC 1 N QUI E M E PRO P 051 T ION.
J

Il ell dic dans les Lmres
paeentes du 10. Oa obre
15 ( 5. que ceue Comme
fur fournie pour furvenir
&amp; employer
"'gent fl

es

Aff',. jrtS

d es G"'TY 1J de ce

Prince; elles [Ont fous la
6. propoLirion.

•

le terme de forprif'e &amp;
mome de grana. (i"pr if',
cft employé dans la De.
clacacion du
Janvier
6
15 ' .

l,.

. . .

.

LlqUidauonde 15 61&gt;.qm
fuie.

L'Avi$de~.ksGel15du

~;~ de Pans en à la PAl.,

VC PR.oPosITION. En 1555.

les Guerres du 7Jq.ne tlHem)
Il. la 'hambre deJ Comptes obtinl à prix d'argent, l'Edit donnl J' Ane~ 118
moiJ aAoût lS 55. par lequel le Roy luy attribue' tin trù gr4ntl ,ltllll1ir. lit
lurirJ~é!.~onJ ~ifferenm, dOn/.te Parlement1oi~ijfoit, &amp;- ,,'Voit IOt~iours paifibY.
mmt }ou., atnJi que le Confell Royal auqllelle 'Parlement a~oit foccedé, en
cIJnfiqumce dtJ EdltJ de r4 1 5. &amp; 1'50 l, parmi lefque/leJ hoit la Juri[diOion
dt] ~ydu " le tD;,t en· premier (;14 dernÎet' ;effort, . Les Motifi fur leh'"u
[Edit pa,~t)tl fondi font pris (ur dn [am en/ieremmt {tlpofe~, (7 contlaireS'AflX
T,/yU dqa rapp~rtet.. ; le foui motif ritl, qui le produifit , fot un C~I)tr~t ttaeco/·d du 1 O. 1/Sm 15 55. parlequel le 'Parlement fut dépoüillé de [on ancienn~
(3' naturelle Jurijiliélion, e11 paJant par ln Ojficiers des Comptes ùne fomme dt
30000 ,'li;,: C'Aqui caraél~rifè la (urprile pratiquée JafJ! Cette occaJiol1, &amp; 1/$
fufltce de l.Amt du Conflll du 8. Fe'Vrier r 66 G. en ce 'lu'il oblige le 'PrôcHreur General d: la (hambre des Comptes de rapporter ce Contrat, que lu OffiCierl
de fa compagme cachent pal' fine fuite de la même furprife.
Ce Contr.t eft
en leur pouvoir, puiI qu'ils l'a'Voisnt produit en 1565. devant le rréforier Ge'.1
1e remb.r.
J
l a Fmtmc~
'
nera l"1.u, l'''l"laa
oll1jeme1Jl tle
prdCeda1tt J1I1II/111e tontral,
&amp;' qUlts le reprefel1le.rent une {tconde flh en lCOS. ~ MO. les A1)oc41l, (7'
'Procureurs GefJeraux du Parlement, cY' de {a Chambre des CompllJ de '1'/frû,
&amp;' pendal1t

CI"""

1:;::·';:L,1;c:·

.

ES A VO C AT S &amp; pro~ureurs Generaux du Royen fa Cour
&lt;de Parlement, &amp; Cham bre des Comptes, qui ont YEU les in lh n-::;;;/
Cc.s pe~&lt;laDtcS au., Ço,otèil privé du Roy) entre le Procureur General
CIl.Ja,. Ch~mbrc des Comptes, &amp; COllr des Aydes étahlie CD la ,VilJ.e
d'Ail cn Provencc, demandeur en Requêtes prerenaées audit ConCeil
les IS. MatS ~ IS97 •. 16. O~obrQ 1598. IX ,. Janvier 160z.. tendantes i
ce que le Procureur General du Patlement de Provence fllt eenu de défen1,tre aux contravenlÎons des Edits &amp;. Arrêls donnes pour le reffort &amp;
frrr1!4ié\-ian d~{d. Cours, &amp; que eous les Arrêts don'bés par ledit ParleUltcnt. ~r -attentat foient caffez, &amp; . défendeur en Requête d'une part. Ec
Je; rrOCltf CUr General du Roy au radement d'Ailc en P,ovence, défendeur· ~ demandeur en Requête du 2.5. Septembre 16°7. tendante à ce
qu'iI plût ~u Roy reg ler les juri[dié,tions defd. Cours, &amp; dedaru les
cauf~ dc.Cquellcs ladite Chambre de'S Comptes IX Cour des Ayde~ peut
connoÎtfc) &amp; défcnfes lui être faites de plus à l'ave nir prendre jurifdic- Le 0'" . d 1 Ch
{' d
.
'1.'
1 s mClers e a a!llo
tion dC's caUlcS
cfquc Il cs 1a connollfancc
ne lUi. elt attrltJue~
'par cs bre des Campees one &lt;JI
.Edits lX. Ordonnances d'autre. Les Lettres deccrnées &amp;CL Le CONTRAT leur pouvoir le C.nr ·,'~
"nV 1.0. J 'V IN 1555, jalt
/.'. . t1J~re I
lo
t e · d:r)' C
. d du 10. Juin 1 555, puis
p
e R~
&amp;' es :JrCJers e;altI omptes tA] es qu'ils le reprefcntcrcnt
&amp; Fin4nçet. _Edit- dl:' mois el' Août 1555. par lequel EN [ONSéY&lt;..v E.NCE encore en 1(0S.
,r)'
a: . deJ Comptes ,ont
r:.
' bl'
'11
Ces moes ,n t .n(i ~ II,.(Ç
D V7) fT C_ON TKAT J I(Jalts
Op,mrs
retll
tJ en parti e auto- dudit C.~t T,,', 'ufri6ent
rité qu'ils étoim! /l'Vilne i'établ1ftmmt dudjt ParlmmJl d·Aix. Auêc du Grand bien ce que le P!rkment
ConCeil ' &amp;c
cna eo"joursdit, (~~voir
"
r
1 1.
1 li j d"
"1 r . d'
que j'Edit de 1j 15· ne
SON
! T D'AVIS 10US e 111011 p ai Ir oU It Seigneur, qu J 10lt Je &amp;c. fue donné qu'en con 'e_
P"it. Paris le 2.6. i~llr de JIlin .608. Signé! SERVIN, DE LA GViSL E, 'luenccde cc mtJJlcConLu RET, OllE UX , ET L 'HUlLLliR. Regroj{oJi for les R«giflc.es fuil1am trat.
le Com1JJAnd,tJJlnl d" 7lOJ. sigfJ&amp; Mou',

L

�+~ EDITS, DECLARATIONS) LETTR.ES, ARRE'r S DU CONSEIL
.
1

$55.

Ccc Elit e/l: employé
comme le priucip.ù Tirre
àan.s !.l production de l\1.
le Proc (,:n . des Compe,-s:. Cclk O. rJ' 'T"

,~~

. Ii DIT par [(quel en e.-recution du Contrat du 10 . Juin 155 5.1a Ch411J~
bre des [amptes obtùu pLu/Jeurs fortes de 1"ifdiéiums &amp;- enlrautres reil d
'
)
e el
,A'I!
OUt 1555. - It UI-.t.,, ~ (,,'4
,~,
...., C-"'./o=A"''l
. '
des 1 d~u mOIs. d'A
v
:J
,
c./
--...
U4...,~ 0...

1

l 6- T";1 &lt;-·!· cJ-~/"C1 J.J.-f... ~"- ~,,,J....7'~" .• +:J ............ ,"" c .f.{.':1"' . .""""" J~_d:' J

H

E N R Y par /1

grace dc Dieu Roy dc france , Comte

de Pro~"" "

vence , Forcalquier &amp; Terrc:s adjacentes; à tous pre[cos ,.. '
.
'f '
.
l
N
d
rr
...
avees 1 o,t! S enOncez dans nif 1 Sa lit .
Q S Pre eccueurs Comtes de Provence
R ' d
H' (
n,me du prefent Edir, le
&amp; S" l
'. "
. .
'
OIS e
Icru a~
tOnt touS pris fùr~es fai rs
~I
ICI e, Ci'ttrm t ~ I,nflltutre~t leur Chambres du [omplts &amp; Arcbifi
fu~ofez, &amp; comra lres aux de -PrO -utnce , Ville (fi' [Ile d dIX , qu dJ apelermt &amp; inflttuerent la GRAN DE l
Edits, Lettres &amp; D&lt;cla- [OVR ROT ALl'. fi l Ch b d
'
h:f'.
.
r~ti?"s ?"ja raportées, ;
e a ,un re es ComPftJ (3' Arc ~!, &amp;' icelle comp0fertnt
b
Ill1hqu'llvaêlrejufiifié, dlm GRAN7&gt; PR.E SIDENT, (y'dmx Matt m '1\.alÎonaux, Gens c GRA.
l

li!

1:

_ L'Edl'r da
.
• '-4 T J. lJ4ge
Il. ne parle d'aucu ne
t.' ... d. c~'" que de la
Cour Majeure du Ju"..
M:ge . qui fmalo rs iùpr1tn~e ; la Chambre dos
Com ntes y d l denom-K
à .l'a;r. -n&gt;. parle (impt~
Tme de C"rù, CA 1lm ..
ç.'W,/).1I FI ......... ,:,.4-_
~

,,-.1;',"..1,_-:

t '

J

DV EZ. qualifier.. , r::s- experimmur.. 411 fait de J"tJicature &amp;' Je quatre d
AV. DITEVRS
Arcbirval rts &amp;&lt; Grelhm
,. ."" ....n Procureurj
1
d
/r
, (:J' d'un e 4VOCAT V'
u~. -o nnerent &amp; attflbucrcnc la Super IOlcodance, GQuvernement ad.
mlnifha tion , &amp; dire éb oll de leurs Droll s &amp; Domaille &amp; d Ch'
T '
d"
'
cs
aruea
&amp;
I~res ICeux, ce que dep 'l ' S , lefdits PreGdeos &amp; Maîtres auroient
e erce. aVec tOllte Cour f j lJri{dléll otJ (;/' colZtJo ifJ.ance tant en prt'
. ,1

J
•
•
mlere Inj.
t!nce. g que " tmler reffort &amp;- Sowvcrairmé; du fait des Comptes , veri.
hC3t lon des &lt;::h an res &amp; L~(tres concernans leurs Droits ou Finan
&amp; a u t res L Ct
l
'
d rr
b
ces •
e res tlue cooyues a eux a rcu an tes, 0 fervati o n &amp; inte r i.
,.

b.It n'ell rair da ns l'Èdir n,ruent d Icell~s, &amp; de 10.US 5cuuts &amp; Privil cges, dons, bicn· fairs J
d.e 14 ' 5, aUCU ne men &amp; aUtres DrollS aud it P HS ) doO[ les T itre s étoient comme ils font
!IO~ de Pr:fid{nt riT encore con(er ve z en leuf Arch,fs. Et d 1" / .ft: d h M
mO.IIS encore de G'4nd d d'
.
.
.
U j ,JI a"J;I
tJ
ONOrES; (..&lt;!4
Pr-fi Ifn, , le Ti~re de Il Il DlJmame; Ta dIe , 1 AYDES (7 gabelle 1 (7 de tOI/In tI(ltr~s caufol &amp;' m4~
Prdid&lt;nt fur do.nne pour turn , e[quelles letlr Procureur InterrvtnOrt comme principal~ partie 0/1 q "1 '1 .~
Il plClmere fOIS à Mre
fi' d l
d'
'
Il 1 , or~
N 'colas de Branc
. 1"t Ion e tllrs rOlts Ci' denier!. entre parties quelconques ~ &amp; en q 'uc-!
"
. as ~n
1 e f
fA
.
)
J annee '+6 0. ~\'ant le. q u
açon que cc ue , (7 de! appellallotls qui étoiem intcrl'ettées de 1"
quel te ms le Lieutenan t
If
du Juge - Mage p"did . 1 d M '
'roit À l'
'Olt es eux ames R atiouaux ,ain li qn'il dl énoncé fur la lin dll m~me Edl't da . 1
'1
P,1 p"" . 1 dan
l'Aa d S
d '
• '-4 " p..". J3 &amp;: ,
prenoit qlle le ' lil~pie y-s cl e l{ild erment[ e Me'bFran~ols de Jarente, (eptiéme polfe!kur du même OHice' "~-i1 1).
L d
"
Hre e p re 1 ent en a Cham re des Compees,
• ...
C
&lt;s
eux "laltees R .
. Ji
r
&amp;: J c- _1"
c
qUI, lIrent
15 ' arr , 1J , p06,
l'
"
•
.'p- lence au rait
d aBonaux
J d'
. b' con
. 1er. vez par l'Edit de ''''
7
,
_.
n, etOlent
pomt
Gr4JHtZ .
d'autres chof" lie d ~ u .Icature (toIt Jen muti le apres ce même Edit, qui leur défendoit exprdfement de s'occ 1 •
lnatiercs de- C q
es onatons de leur Emplois, reduites 11 une limple infpeaion fu r les Droits D
'
d ",1 Pler
&gt;
ompres &amp; des Fermes du R
Omal1llU:l; par enUs es
d L&lt;s C
cl
oy,
omptes c Provcnce n'ont'
.
"
A J'
plu~ de 60. ans après la réünion de l~a;ralS cree , aï''2 s U It"" ~I' ~ les ~rchivaires n'ont pris le Titre d'Auditeurs; quo
Ik Ils n'ont commence' d"t.
b liovence a a ouronne ; 1 n ell fale aucune mention d'eux dans l'Edir de JAl'
, L
'
e le en nom re xe qu'en 1.+60,
'T .&gt;'
e premier .dvoça/ du Ro " e ' bl" 1 Ch b
P'g. 38 riT /u L ' II
y nda ee eta 1 a a
am re des Comptes qu~ par le Roy Fl"ao~ois 1 Vo""~ l'Edit Je 1 ~
.,'
&lt;
rll p4"."1 • 1,4
P"t.
ï
b' d l'
,
T
'
r
a
j-d'
qUi etoit chargé de l' intelêt du lifc o'é 4·.
~ 4~ t
len. e , apar~nce meme fill" leur difpolicion • que le ProcurelU'
1" 15,
toIt pomt ra ue . &amp; 11 n efi faIt aucune mention de cer Office dans l'Edit de

l"

cl

fIls n'avoient que l'infpeaion de ces droits, pro 0I,(ê r 7Ja,io.e ' //YI'I ' D.", ..
d' J
g Le ProcureUl" du Royaux Com t- '
c·r
l'
1
1
Anlt, E Il", l'flf· 4r,. IJ .Pdge

J1

r R
.
P ., en rallant va OIr pour la premier (.'
, d"
ft'. tr.
•
ans la equête (ur laquelle il obtint les L
d
'
e OIS ceere preren ue ponewon immemoriale
n 'éroit qu'en premiere inthnce l'oy-? 1 emes patentes e 15; 7· dit exprell'ement. que cerre cOllnoifiànce immemoriate
b V
'
. " A P°J.' )2,
~ .. 1
oyez pour lu Mo norl les Lettres de la page
&amp; ~r'" A '
..'''"4':"I{/l..
R ~7 aux Comptes parle bien differemment.
1 ;,
U f,
OUt 1546. P"!' ft. dans L.l.] Il le Procureur du
• Tout ce que le Procureur du Roy des Corn ces aile'
l
'
I,quelle il demll1doit que la Ch.mbr~ des Co p fi'
S,U0lr c~n(irre es Lleurenan, cn 1 r; 7. Be tome la Jurifdi~iol1 dans
Inatieres où la proprieté des Droits étoit c mfi~tes ut rcmallntenue ,., 1,1 Ay4'1, ne conlifioit qu'à la premiere inliance des
.
onte ee tant cu emem Y0'J'~ III L 1
J
J.
/1
,n;
3 J, C!7 H. YOJ' 't mOre CIl/el d. I~ pdg' ... 3.
.
''' 11 p"ten", "'IH7' .... " "d, j HHl on P"/.II

l '3 1 .

POUl\. JUSTIFIER. LA CINQYIEMË PROPOSITION.
,

2.

chambre

a rigoureufe dudit Païs, depuis nommée la Chambre dts Soumi[fiom,
dcCqueIles caulcs &amp; macieres lerdits Gens des Comptes avoienc tOÛjoUfS
•

1

•

t5 H·
A j LCS

"

appeltatlo~ ~e

i

C 'J"rn btl Tt~ Q UTII:J r n Ont'
Ju{ques a ce que le fcu été amibuees à la Ch,

,

. ,

conou , Juge &amp;: dc:clde , co la i forme [ueda""
Roy Loüis XII. nôtre predecdfcur ) auroit créé (7

érigé en nôtredit PaÏJ d;s ~omptcs , que pit
L
L Il
.
. b . dijfi
I Ed"dc ljol,an. Il.!~
de Pro "Vence , um Cour ae Par ement, aq[J~ e aurolt pru ln 1 eremmtnt ll.à la cha rg~ du derDI&lt;r
co,moilJànct Je tOlites Lefdites caufos , &amp;- matieres en flurveraincté (7 en der- rdrort au Parlemrnt , ~II
. .rr. '
-,
d
ll '
l'
l . .
excctleion duqnel Edir Ai.
mer re;Jort ,mememmr CI appc atlOI1S que on cO rJJmenf'~ c ON IrJteY}etler ma ie de Andrea fu, Id
derdits Gel1l des Comptes, &amp;: depuis la rcformacion de Ja Juaice , faite cn premier qui unir en 15°1
l'aD 1535. nôtredite Cour de Parlement, &amp;- le SenéchaL dudit P a ïs ou {cs l'Olfic~ de PreGdennnla
Chambre rigoureu(e ."I.d
Lieuccnans, {e flroient d EFFORCEZ entrçprendre (;/' s'attribuer la connoi!fal1ce celui de Pl"~Gdem en ,,1.
de s caufes furdites tl1 premiere inflance, excepté [c u Irm e oc du fait des Com p- le ~esCompt&lt;s, &amp; Franr 1 d ' fl
.
d cl
D
.
A h ' t'
r
· y Ol S de G: renre (on fuc.
J

tCS, avec Ia lCU e a 1l1101lH3C1on u Il
om a foe &amp;
rc as qui l e rOIt edfeur , en pr~ram
demeurée à ladite Ch a mbre des Compt es 1 à qlloy nôtre: ués-honooré meRt au Parlemeor
.
1 R
d'
dccc dc,
' &amp; oous aulll
~ à
. ,
les d. ux oflic",
SeIgneur &amp;: pere, e
oy eroler
epuls nocre titre JePldi:lçn;a
avenement à la Couronn~ • aurions voulu pourvoir,
p ar pluCi ur~ rigolllc'lfe . comme ~[u,
&amp; diverfcs Lettres &amp; Declarations ordonné que nonobO:ant Ic[d. h a- hOIl~drar.o.avlanrCchdulbde
prell &lt;or a a
am ••
blilfcrneos, &amp; reformHion, la conool{fance &amp; Jugement en prc:mlcle QesCom~tts.v.) 't,,11I

l

inG:ance du fait de nôtredie Domaloe, Tailles, Ayd es , G a belles 1 funds
,
••
.
. . .
..
&amp; pro prJctcz d Iceux, &amp; a ueres nos drûlts &amp; devons du dit P alS , ~ d e
nofdit cs Monoyes &amp; Offi ci ers d"icelles audit P.tÏ~ dem eurcrolt. [ ClO I!
__
. d'
, 1 cl
h bd'·
,
IX. 2partleO fOIr , a a • C :1111 le
es Compees .pnvoltlVemeot a \OU &lt;
autres, Be que les J ug e mens pH elle donnés, 'lu a nd au faIt d e noCd.
.J'
d'
{
.
bl l
J' are 1, qUI. reuor[lrr
Jjrolcs
&amp; J\ evolCs.
cro Ient cXccuroJrcs oono Ilan!
•
•
,
•
•
f':.
r.
rolt en nùcr e dlle Cour d e Pa rle men t; (7 quant a' Impolitlon ,orame relve,

pa! . 11. r ' '1 P 1
b O n accUle ICl e ar e
ment d'"VDlf p,il c""
co' no {;,,« , &amp; l'onw
che a 1 Roy qU'elle ltu
avoitétéexpreUement attribué&lt; paI :e mème E.fic
d'éreéHoll . &amp; que le CÔfiel'l R
I ' .tt:.
oya en jOWU01C au ..
paravaor. T/.),~ la

par
Lettres patentes en 4urolt commi! &amp; at/rlbllé la connoiUance en premlere mfl. .Ince
AVX e MAITRE) DES &lt;PORTS dite/IIi Païs) (3' par ap,l d'iaux en àernie"
rerfôrt
&amp;fouveraincté à ladite Chambre aes Comptes. Et qua nt au f a it de oos
'.JJU
.

'c onneau &amp; haut palfdgc dudlt Païs , nôùed it feb S cto ncur &amp; pere,
,

b

,.

4

,j.

r·~: 1. Pra
prta' .",.e,ne
-

,'u qHi (ont
,"'&lt;T'

riT

p'fidon .
c Voici le

pr~mitr faic

6dffielem
:nt rapporté ;/ en
~ et. l on com lll t Nf4 • ,."
Compees &amp; Finances, verification des Lettres &amp; Ch a rues , l eurs CH- .i·I~mjmr APpt l des!ueonG:ances &amp;: dependances , par nos Lentes pae~ntes du 14°. jour du gemens d·~i\les, Ratl?c·

,

r '1

. , cl

mois d'Avril en l'.anll'e t 548. &amp; pat Arrêt de notre Comel prJ~'e u
, e. jour de S e ptemb re l549. aUrions ordonné , que d&lt;:s apoinrcnlcns,
•
1
1 d Ch b '
.
1
jugemens &amp; Arrees (ur Cc donne, par d iee
am re n y a urOlt a pe ,
ains Ce pourvoiroient iceux qui [c prétendroienr arcvez , p :H forme de
.li
h
b
Il b . .
.
. d
rcvl Ion en C am rc neutre. Et quant aux f ape at/ons /nU I JetteeS , ~s exe-

CUleur! des oApointemens

Ordonnances de lad C1Jamb're e{dl/fI miJtleres ) el·
les , foroient .
relevée-!
~
decidùs en 1,1dite Chamhre do Co mptes
, fors en
cel'·
,
. .
•
&lt;
tdlm (aJ qUI ferolmt Jugez... par revijiun) (7 les autres en notre Cour de Parle(7

naux, qm ne connOl -

foient d'aucune marier"
~n prem .. il1!tanee, fo~,
le Confell Royal , pUIS
qu'ils éroiem reduies il
leurs lèules fonaions pIC
:Edie de '4 1 f · art, 15"
P~f ' H . Et p:irl'arr I G.
leurs jugemens étoient

vuid&lt;z audCt,:n[.l·iI ~oyal
por voye e up lcanon •
eux pre[ms, &amp; non par
apel,
tl Les Effi'" 1 du Parlement fonr abfollllnenr (ans le moindre fondement, (uil'ant les Titres prodllit~ fous la quatri~~
Propofirion, par lefquels, au lieu des Fff,o rs du Li&lt;lItenant , on voir au COlltrair" les efforls des Mes. R,monaux pour lUI m·
lever peu ~ peu la premiere inllance des mêmes mati&lt;res.
.
, ,
, à:
e Ce fait ell abColument contraire aux Lette es patentts fur Arr':r du Confeil du 1 f. Mlts 1144· qUI n'~ Fas ete rap~rre
caule qU'il fot obtenu fur la feule Requêre du Proc. Gen, au Parlement, biell qll'il. neùt rien ~ue do C0n!orme aux anCIenne!'
Ordonnances.&amp; à toUt ce qlli avoit precedé; il y dl: dit que 1" connoiJ{cnu dafd"es al'ell~nolls des Mes. des. Po:rs: qH tri
flrll d,,,~I,,; p",Je",,, .. If! M IIi" tJ Il,,,ion,, •.\", &amp;' 1. iug,"""t q..' il, &lt;ri f.,ont (tr,~ (~n;.p"J~,I.,c CO [vu; ron" ,. a.. d"n ,lr
~,r~r, Ilf "ôlr,diJI Cf"'" de Parlement J .i"{r 1 '4 il
aCt;JNt~me dtllwtrrs A"P,IlAuD~JS ·t:ttt"lur· 6 '(t'l'.'\:
R"r'D,. ..1~.'I: !
'1JK~ ü ell: vrai que fans oüir le Parlement, les M. Rationallx furprirent un Arret. contraire dn 9, Mly 154 f • malS Il COI1tr:1~ " ô tiiétoirement revoqué par celui du 'f. Juiller 1 ( 58;to~lt"iné par la Declaranon du 9· De,'lmbre '5 ' ': rr&lt;l'~ rel ~"'" 1. 1
r'" 1. {tp,ii",. Prop.fiti.". M.le Proc. Gen. des Comptes dans fa Requête imprimée p'lt'.f ne laifl'e pas .' lIr le fondmm~t de:et
;;:/,. .Lre't du 9 M
6
"1
[' fi d'Ed'It de fie " lori lier de ce qui fur fait 11 cette occahon comme d lin cres-grand (ucc&lt;~"
- 0'
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ay 15 oj. • qu 1 qua 1 e
,
"
li"
l
'
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$
. •,i' f Ces Ap.II,,'io"l devoient ltre au conruire relevées an ~arlemant en tons les cas, Illvant e meme rrct. LI 7· ept. , r~9·
~I,ft flHI 1_ Yll. PT~poftlj,n. &amp; il /l'y avoit de !lljetS à Icvifion queles Jugemcns tendus lm la Qum!&gt;. (:lucte.
N

tn

-"1 . :

Eu:

�~ jO
. .

,

EDITS, DECLARATIONS, LETTRES, ET ARRETS DU CONSEIL, &amp;c:

Et par AVTRES NOS a LETTRES, mJUI allr/OlJI ordonné qu~ lei jtlge~
YS~deaucecontraire
des mem donnh en nGtredite Chambre, /'
relr le }l'dit
de nord.
' "L nIlrrl
même Prin_
"
'J' droili &amp; denierI, r'.
..
ce ra porrc!e, à b r~g' -+i· cOl4"vrement &amp; adjudication d'Iceux, auraient force (3' nature d'eArrét , &amp; ne
"q ui rOJ.mm eor exprdrc- leroit 10iJible d'en apeller. Et à dlvcr(cs fOIs, nôtrcdic Seigneur &amp; pere &amp;:
m ~· lr 10, Jugeme ns des
r.
, 1- 1. R arionaux à l'apel au oous, aurioos créé un Cecond Prclldent , quaue Maîtres des Comptes,
1,I'·lrlemenr .
&amp; un Avocat en icelle, outre le: oomble ancien, dont Ce trouve aUJ·our .
. b Les deux Mes. RariollaJ X nouvdlemenr créez
d'hu y ladice Chambre fournie de deux Prc:!idens, &amp; Gx Maîtres des
fuivam l'Edir dll mois Comptes, qui efl nombre b fi1fifmt pOl41' raire Arrêt. Neanunoins nôt"dite
d'Aoùr '54i· pag' l8. ('
J
P ,
.
,.
NT E R
1
croimr de co."te R ob"
our ue J,r ement aurolt toltjO(Irs li. R P IS c ET ENTREPREND a conninliq ll e les anciens, rui- noijJa7J(( des caufcs &amp;' matier(S fufdius ; leCquclles &amp; oos deniers (ooi: par
vanrl'Edirde '4' 5· m. ce moyen grandement recardez , pour l.liron des procés qui de cc en
.' 5· p.'l,' '2. &amp; pu C(l n - (,
"
fequonr la Chambre drs ont mus, entre noCd. Cour &amp; Ch.m b,c , pnur J'expedition deCqucls
,Compres ~roirencore in- ils {ont journellement contraints rccourir à nOliS, à trés- &lt;7 r311ds frais,
, ,capable de faire Arr~r.
d
d
b
~ ,")n aveudanscmm b &amp; per Ition e ems, à quoi ~Ution5 dcllbc:ré pourvoir. el par p.dit
IV. propolition combien du mois d'AvrIl dernier pa/ft, créé (..,. ù~gé tÙ mUv eau lm Office de [!Jef &amp;
Je :Padement &lt;roir éloi.
'/id
d
1 d èux .lIUreS Prcur. d cns &amp; tOU5 '311.'~ li e' de ric:n ·" Yrprtnl.re prenller Pre J ent , qui precC' eroit cs
I Jr b jurirdicr ion de 1. tees ayanr ch ~ rge ou maniem ent de noCd . Flnancc:s audll Païs , &amp; exer,CI,. d .s Compres; los ceroir ledit Office de premier PrcGdent durant tOUle l'année eOliefe &amp;
L rtre, l'arenres de 1JI "
fi
1" 1,&lt; ' 4· · jUIHfient ail Y pCC lderoit loûjours, qllelque augmcnr,lIlOn changement ou llegicA
conrraire combien plùrôt me nt que nous ou nos 1uccc(feurs pOQuoi,nr falle en ladite Chambre
il la favori(oir. Ces en~
m prïres rcrvanr aioli de cr quatre .:M4ÎtreS ordinaires de(dlts [amptes, outre ledil nombre ancien,
prerem àl'Edir , carac- &amp; pour vû à aucun d'eux; toute fOIS avant les publicalions &amp; executiol\
tortlenrrouj·ours mieuxla d'· 1 . Ed'
.
(id' ~
l ee UI
U, oous aurIons mis eo COO l erallOIl a notre privé Con(cil,
liurpri Iêe pratiquée pour
.l'obt&lt;nir.
auquel étaient pluficnrs Pllnceç &amp; SelgnC'l:I!5 de nôtre Sang, &amp; .tune$'(
g ran ds &amp; notables pedonnag rs , les choCes Curdites ) &amp; cc qui CD pdir
1
tcfu lr er, &amp; :lptés que IcCd. Ercéhon , Edits, Arrêrs, Lettres patentes"&amp;
1 ~ L'Edi, ft""'l" ' &amp; carr.
ci ane crui' pr&lt;cedem_ provi(ions '. Ont .été vûs en oôuedl[ (:on1ell, en re-tJ0quant, d calJant &amp;&lt;
/1lenr f.lire, &amp; M . le Proc.
AtJ?mllant ledit Edit Je la nowl.'elle creafton de(dit s Offices de Chef &amp; premier
':;ell. des Campees rOll~iellt avec bien peu de p;efident , &amp; quatre ~d!tres ordl11ai~eJ , enJemble lo LettreJ de provifton dejrl.
fondement dans fa ReOjJiUl ' .&amp; tout fe qm 1 CIl efl enjùl'VI, 13 IU:JX Offices jùprima7Jt, éuignant
Juère imprimee f ./g &lt; ~
,ue la crue; conrenu' &amp;- abolijfànt, avo~s parle pte(el1 1 SI;HUt &amp; Ordonnaoce perpetuels &amp;
;!ans le prerem Edit avoie 1[1 cvocables, remIS, reflttu; &amp; rùabli , remel/om, re(litllonl &amp;- rhabli/Jonl .
lonné lieu au Contrar
lu la. Juin '1 J f. p'J ur nGrredite Chambre Jel [amptes &amp; Officiers d'icelle (/1 [on emier t PREMIE~
:acher, s'il étoir poŒbl" , 'R..,!S~ORT ,aut~rité juriJtMi~OI1, pouvoir, adminiflrMion , prerogatives &amp;
lue la fomme de ; 0 0 0 0 .
Ivres y fùe uniqll&lt;menc p ' eerlJ1~tn:es , drOIts &amp;' fIt~e: a·c!Lt pal' c~.de.u~JJt oéiroy:~ , ou e(quels elle /cil
'romire. pour obrenir les trouvet etre ,[ott Avant l. ~.reéilon de fJ~tl'edlu [aur de Parlement ou aprél;
louvdles arrriburions de
pour dorcfn3vaor en JOUir, (ans qu li COlt IOI!ib le d'en apeller, &amp; à
urirdiétion au préjudice
IceUJe de nouveau commis &amp;: auribllé, donné &amp;: oél:royé, commetons,
LI Parlemenr.
# L'intenrion du R " y
a[(cl~uons , donnons &amp; oéhoy 'H, &amp; leCquels en taO[ que de bdQin
iIenry U. dans le pre.
(croit, nous avons écabli , créez &amp; éClgcz , écablilfons, créons, &amp; éri.
' nt E~ir, ne fut, COIllle l'on voit ici, qu : de gc~ns en Ju~es Souverains de noç droits &amp; Ftninces dudit Païs , pd(,.bU, la Chambre de;
'ompres dans la juri(di:- v't t.lvemenr a tous aut res Juges CJuelconques, l'adminj{h~tion &amp; pou011 qu'&lt;Ib avoie :!"a 'lr
VOir av~c roure Cour, Ju rird iébon &amp; connoi(fance en premiere inflance
: aprés l'éreétion du
(7 dcrmer reffort do chofel qui /tnfuiverJt , &amp;- ce qui en deptnd,
onfeil Royal en Cour

1555·

•

.

mmt .

• Parlement. T out ce qui fur accordé de n
1 fil
1 1 •
ais pat l'e/fer de h (u · 'fi &amp; d fj
Ouveau. e r nOIl par a vo ante du R.oy. qui croyoit faire un. A~e.de,Jllfriœ.
:~Contrar du 10 ] .1 pr! e duaux expofé des Officiers de la Chambre des Comptes, qui prolirerenr ainli du fruit
~·I'Arr':t du 8. ·Fe::~!rle~: 6 enl:; ~he la Chambre des Compres rcfu(e aujourd'hui de produire, c'dl le même Conrrat
'juger au Parlement' la ren.· :
d aArgede%prelfemedt de caponer , comme la piece qui doit detertniner le Coufeil l'0Hr
.
n'tu lion es y es.
.

POUR. ]USTIFIElt LA' CINQ.UIEME PP,OPOSlTION,

jt

1'3'3 .

Du fait &amp; reddition· d'cs COmpteS, lignes; e18ntrc."f J 55$'
Jiquid.lllOn , &amp; Arrêrs, antecedenc , &amp; cooCequent d'ic(ux, de tous
Receveurs tant Generaux que Particuliers, Grenctiers; Mai, res de Mo_
noyes , &amp; autres Comptables, oU Entrcmcreurs qucl~onquc:s de nos
droiu &amp; deniers, Souldes ~ Sub!ides &amp; Emprunts, Aydes j Monoyes,
&amp; Finances, tant ordinaires qu'exrraordinaires de nord. Païs &amp; Comté.
2.. Et de toures Provjuons requiCes tant conrre leCdits Comptables,
leurs Commis, Succe{feurs , ou cenanciers de leurs biens 1 que Contre::
nos FermIers, PJeiges , Cautions &amp; rous autres Dcbiteurs de nO$ de ..
niers &amp; droies.
3. Et Cemblable.meor des verifications , encerin~rnenu , execurions:;
&amp; ob(ervations de tootes Clurtre5 ) '" Lettres concernans nofd, Fmances. ou maniement d'Icelles, &amp; autres. Lettres quelconques à eux adfcffanc-cs.
4. Irem du fait de nos Archifs, &amp; Tréfor , dons &amp; bienfaits, Staeuts Oll Privilege:s , &amp; tous autres droits &amp; Ticrc:s y conlervés, entrete_
A .J,~:l
uernenr, &amp; ob(crvatiom d'ICt'IlX , &amp; des procez &amp; ddferens Que de e~
.
,
;
..,....,
A~ -""'fr P.."""'" #C.....;Ity ~ 1... 6+,," ; .. """'" )""'J'" "SIM,.""..) J-~"'h4 ~,,_
In re rvlennent , ~. ~~..,. ~.. /J; D(_~.
-J---h--...., o#-. ~.-d..~~, ~ · ..OV&lt;&gt;1'~~L ~ 1',...,./__,4"",
*7"f&lt;!rJ-..... Û~~ no.., 'h.;;' ~,,-~ h'.
a....,c... ..... ~,....;"'VJ..-..4..... ')•.~..II.." ~."..-.a- - l"--.o~
5. Item, du fait oe nos Patrimoine &amp; Vomain!.", Terres &amp; Seigoeu-':';:.;., .:.....~-::;:.:.::,;.t;
J~""~" ./~
flCS., d'fOUS de Regales, Fiefs , Rlere.fiefs, reduéhons) &amp; caduclt z, ".-.,.-.... ),--'+ I-, u-Cr.:~
"'Ji',._J'-~; )4'....;1- ~,
· C
Je 1lers.
.-,J.~.J.;....·d. '~:I r . .
6. Invdl:itures, Homm es , Hl)mma~ts &amp; recl!pdons d'Iceux,
;"/~J.·_ , e..;Ç,·J,·""1
~
kA.......;h ? t',../,'!)/I.',~ ,-.(-;:..
7 , Eaux, Porcs &amp; palf.. gC!s , l'nuées &amp; allaches , PlI(CS l3c aurres;'1"""'': ;~).&lt;k. /:.. 1:./,;"
J,c.L-,.. ......
:t
doits de Mer, Inventair es , parrages &amp; YC'nrC's d'IC elles.
c.~~ . /" Û&lt; nI4f-/1S. Etangs, Salins, Maral , G ,bdlC's &amp; Grcnim à Sel , ~~formationr ;:.-:,;:;,::::~t,.
Sc.f utnlffcment -d'I - ("U~. B . 11~ à Cen .. du à fermes, Ci·... , Rentes CA_",, :
ou- ServIces, RrC"l"Inoodh[)( es &amp; renovalions" d'l,dies,
" Droits du SaI, in JUJnIS, t.H~es, &amp; Conrumaces,
'10, Pc:ines ml1nicipaitS 1 Exploits, Amendes &amp; confifcations à n01l1\
-adjugées paf nos Cours &amp; JU!!CS CJuelcClngncs audl[ P.. ïs.
'1. Et rails ~urres d ' li' &amp;. devoirs t foo-ds &amp; Pl oprictez , meubles
&amp; po(fdbons quelconq\J 5 à n otls aparrenans , pour f3lfon de noCdus
Païs &amp; Comtés, Lellles , Clrconfianccs &amp; dc:pendances,
+ 12., llem de nos AYDES , TAILLES ET SVBîlDES.
+ l'· 'Droits de quinze florins pour feu, Dons 4: Oél:rols annucls des gens
cles trois Era[s ~
+ J4' Cadll{l:rrs , A{f()üagemrns, Rabais &amp; AtIictcs d'iceux,
Cer Article %f. &amp; l~
{.•. -t- 15. Cruës , Gabelles, Tuitcs , Impo(ition fO(alOe ,. Rclve, tonneau
fwvans jnrques au 11.
&amp; haut paffolge.
inclulivemenr fonr de 1"
r. •.. -t Il&gt;, Empru-ors Cur nos (ujm dudit Païç,
même maniere, &amp; la p!Ui
parr mor à mor dans l'E....... .. 17· SouWc de: cinquante mille hommes de pied pour la corre - pan dit
da mois de Mar~
d'jccluy.
15 (I. do"".,' en l'aveut
PUMIERI!MENT.

,/",.,_. . .

4-

,.,(0/

.I..

. ' .

-

A _ . . . . .. . ,

lA

M'lAIe..

de 1. Cou · des Ayde5 de
la nvocation du plt(ent Edit par l' Arr~r con::.adiéloi~t du ~cllreil d~l. 1: Novembre 15 S 6,
'4!, ! J. la Chambre des Comptes obtint fans caure, fans Finance &amp; (ans O~Ir Parne, q~ dl. jc&gt;wrOJr. des ~ydes .' . con_
formément a cer E.dir du moii de Mau 1 J j 1. cile lit fevivre par "rte [urpn[c rollS lei Articles dom Ja difpoliuon aYQI

Par~ ; de (orte qll~ lors qu'.prés
li fuWancUcœWI 'CY0'lu~,

.

.

,t'

�•

..!2!t:-.

.

i .,

'.

p EDITS, DECLARATIONS LETTRES, ET AlU\ETS DU CONSEIL. • "'-c.
;,

/ '36

POUl\. JUSTIFIEl\. LA CINQ.UlEME PROPOSlTION•

\

c.... + 1S, Decimes &amp; Dons gr.ttuil5 [ur les 'gens d'Eo:liCc , payement ••
, 5) 5, cga,
, l' (anOD
. d" lÇeux J quan d pOIl~ 1a ncce 1Iilte' d e nOi
0 \' cr'
""
,allairCi ,h (élone
.11115 fus.
'
\
"-'ln ''''! ' ... + 1', Munitions, Garnirons, Etapes J Pa(flges de Gel'.ld'armllCic,
lb • . -+ ~o, Fortifications J Armérncns , ou Aviétuaillcmens.
6'.~ + '2.1, Deniers communs levez par othoy, &amp; I,upôts.
'r.;. +2.1.. Et lOUS auues' deniers mis &amp; â :nettre (us) pour le fJÎt d'Aydes,
&amp; [ubventi~n des Guerres, ou autremeot impofés &amp; levés pour quel'lue autre caule, &amp; occalion , &amp; fur qllelqucs pedonnes que cc (air.
~.~- 1.;, lr cm , du fait de nos Monoyes dudlt Pùs, Comptes, Boites ôc
EŒm, FOlblages , pOids, alloy &amp; forgelOellt d'Icelles, abus J malvc:rfanuns &amp; fautes y commiCes, &amp; de toUt ce qui en depeod,
2. .... Item, des appellations ioterjeuées des Executeurs
&amp; Commif.
faires de lad ire Chambre, &amp; autres offiCIers Idron ilfans ~n icelles,
2.5. Comme au!li ùe celles qui (e ront inlCljmées dudit Senc:chal
de: Prove:nce, ou {es Lieure:naos rane gell t" rallX que particulters, &amp; Sie.
gcs defditcs Soumi!lions d'icelui païs, Idquclltli appellations nous vou.
Ions ~ entendons être dorc:fo3Vant relevées, &amp;. immedl3lcmenr ref.
[o,nif paldc:v~nt noCd, gens des Comptes, pour y ' êtlC \'uidées &amp; dcci.
de cs e:n de:rnler rc(fort, &amp;. fouverainttc: , &amp; d'lCelle:s par exprés en rane
que: bcfcin Ce:roit , leur avons donné &amp; attribué lOUle )u!ifdll\lon ac
connoîŒaoce, &amp;. icelle inrerdire, /5{ défcoduë à tous aunes,
2.', Item, des caures ou procc:z où nôrredit Plocurcut Geotul iD.
,erviendroit comme Panic principale, 011 qu'al feroie qudiloo d~ DO'
droits.•&amp;. deniers,
1.7, Et generalc:ment de tous procez: &amp; dHfcrcns mûs /5{ à mouvoir,
pour raifon des matiercs dtlflls mentionnées ou aucunes d'icelles loiE
fonds ou proprieté , perce prion , joüdfance ou exaéhons &amp;. d: IOUleS leurs circonfiances &amp; dtpc:ndaoces cnue pedonne:s lie ~arties quelconqu,es, dODt oous avons interdit &amp;. d ~feodu , iOlc,dj{ons &amp;. défendon' a oos C~urs ~e Parle,ment de PJris, lie Provence, des Aydes &amp;
~onoyes audit PaClS, Senechal ou {cs Lielltenlns audir Provence: , &amp;
a. 10US autres Juges queli':.?ques la coonollfance: defdlts procez &amp; maucre,s des q~aIJte~ delfus , leurs circoolhnccs lie dependances , &amp; .luS
parr~cs de 0 e:n faire p0!llfuite ailleulS ni pardevaot aunes que en nôJ~c.. ..... ~'~M .~ lredHO, ~ha.mbre des Comptes, (oit en pre mitre jnfl~ncr, par appel, 'V0J'
~~ • .r; r - .,,~. a-!;~Jt nul/Ile J mcomp,IAnce , ou autrement , &amp;. cc Cur peille de nullité!/J:C.
j::.:'t~~:.;:-:;;~'E.t à ces 6ns av~ns ~cvoqué ~ rcvoqu~n$ tOUles évocations ral)t ge.
?t-":J'l';!/~:"""I." Derales que parncullelcs , Edus J proV1Gon , ou Declarations: la·
~;::1: ~..:..,::::~
quclle Cham~re dc~ Comptes &amp; Arth,fs de Provence nous vou12o'
.;;;:t/':I!i.";..::;.~:dorc{navant CIrc dite nommée &amp;. lincÎlulc:c • la Cour dc s Comptes,
';".; ~,,;~;:=::::tArchifsJ &amp; ~inanccs de nos PaÏs &amp;. Comté de Provence Farcal uier,
~l:;:::;;: ~1...1o~~!crre~ adJacentes, a aquelle nous avons inlcp.uablement uni, 6&amp;
;:: ~':j=~,:::::',;::;:' Jncorpole Icfdites )llrifdil\ioDs J &amp; connoiŒances des cas &amp;. marier"
.~ ..., ~).., J~"J"..J. dcllus meDlÎoDnécs.
...,J..Ai ..... A. ~.~
.
Jjj'--:-'"'' , 4~ '~_. 2.~, Com~c auffi des
Receptions &amp; inA:itutionl Reglc:mc:ns, runi~
t
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&amp;J04

tion , &amp;. coueétion des Prrudcns , Con(eiller &amp; MJîtres AUdÎicurs 1555
L e droit q ue la Ch, dei
Avocats, Procureur General, Gleffiers, HuHlicrs , &amp;: autres MlOiltrcs Comptes
obd::t i.i de ju.
d'icelles, Tréroriers lie Receveurs tant gcocr3ulC que particulic:rs , Vi- ger {~S O t "..:.icu en mol._
fiteues &amp; Controlleurs , Maîtres des Monoyes ) Prevôts, Gardes &amp; EC. ric:re, criminc!Ie ew;t li ..
mite aux: cas ConCel1J,allt
fayeuis , &amp; Tailleurs, Ouv~iers. Monoyér~ &amp; a utrc~ Officiers trafiquans leur.&gt; fonai~ns , ùc n~eu,
Cil icelle Gabelles &amp; Greniers, Juges des Traires , Maîtres des POliS, même-aucun (.;tf.:r aCttn4
du la 1 &lt;vocation du prc.
leurs LÎeutenans , G/effiers &amp; autles nos Juges, &amp; ùfficiers quelcon- [enr Edi, , (ui,ant 11\nc.
ques, re!Tortilfan s cn nôucditc Cour des Comp :es, ou (oy enlrcmettans du C"n(dl du l Novem.
1 ) 56,"
5 . vuyt ~
de nos Droils Monoyes, &amp; Finances du du Païs, han! quejlion da fautc s, ceptndan!
l'Edit de 1 ('; 9 •
.abus &amp;' mal'Ue~fatio1H c~mrnlfes en leurl Etats, C/;.lrgeJ cr Adrnmifltation, In- 0.. le Kcgleme;]! de 165 $
':.nf/7es ou exces falls a le uts Pc/Connes ou blclH, 2.U cOOlempr ou mé- fous la V11. Propolition.1
par le(qllels la Cn, d •
plÎs des prc:rogatives, aurOlll t Z , précll':inenccs &amp; dlom de leUt~ Offi- Comptesa eu moyen non
[eu lem ne de faire «vi.
c" &amp; Etats.
l.y,
Seront a~({j les ~rc(jde~s , Con(ci llers &amp; Maître s qui llar cy- vrec&lt; droie , maisde l'ô.
.
"
....
r
[(ndre à COIl!e Ione J=
::tples voudront etr~ reçus cn nOIre Cour des FlOa llces , &amp; Chambre des (limes. 1'''iJ . lh .
Com ptes , gens qualifi ez .7 !/adlfe:;.. en droit , &amp; lilleralure, Idoines &amp;: [uf· Ils n'éeoient point lrA'
fi (an s , à fdUC Jugcmcns , laot ~ u fail des Comples que de ]ufiicc , aH',- auparavaM. f'o,t~
1
dûëmcOf examin ez pa r I~dlte Chamb re, &amp; Iels IrOUYCZ) aùcplCz ): &amp; 1&amp;' C/'E"'d'." d'd t 543.
r. ;8. ,
141] 1 . rt.
;nH:itu c,z en icclles, &amp;c,
~g t 1:-, ... ""y' .Ia.
. 30. Et comme p~r nôtrcdit Edit du mois d'A vril der~ ie r palfc:, no us l~ 151~"',.s/SJ.Z:302.·.,
.eu!Iions· voulu a unbucr au nowveau Pr fiJen t J érigd ; plulieufs aUll1rilCZ )
prerogatives, Plécmiocnc cs &amp;: lirres) les avons de n.Hl veau attribu ez
lX don nés , donnons &amp; 3uflbuons , &amp; mfcparabLtment uml/on! par la te l'OlEce do Prtm 1" P,~,r..
' t () th tk ['
' ']Jrtll,
.Î.dmt d'Il
b 1 fid n prccedem~n[ créé ~
rieur de co prej mtel ,II 'j).ce
anCIen &amp; prrmltl'
lU e C a'l1!)"t, rur ici ré,, ·i à cdui dLl
tant à cel ui qUI aujour d' bui le rie nl &amp; exerc e, qu'à Ces' {ucc elfeu rs à P didenr plps ancien, ce
l'avenir audit Erat &amp; Office, &amp; que pal cy-Jp,és li ait nom &amp; tit re de q ui fait voir le peu de :
"
r éalité du Gr .md l'r (i.
C hc f &amp; premier Prcddcnl, /Xc,
dm •• donc il dr parlé au
) 1. Et d'autant q Ot par le moven &amp; occauon des réünion &amp; aBri- ccmeneement du pre.
· d J .(d .n.
If
Il cl
rem Edit , puis q u'alor!
h utlon c: Url '"lion &amp; COOOOI dnce nouv e t cs cas '3C !Oalieres cy- meme il n'y en ~voie en.
dc!Tus .declarées, llo[dHS Gt ns des Compr es, Arcblfs &amp; Finances dUlont . ore aucÙIl.
plus continuellement à vacquer au jll gem~nt &amp; rxpedllion de(d . procés &amp; dilfere ns, afin qu'Ils y (oi ent loûj oU[s en nombre compet ant pour
faire Arrêt, &amp;: que le/dites mdll er e~ (o ient tr allées en plus grande alIi!tance, nOlis aVOlls ordonné &amp; ordonn ons , que co icelle Cour de
DoCdits Com pt es ,J a/jra qtltltre [o fJjeilim &amp;- !vi ~ilm ordwaim da [ompte!, Ces quatre O ffic es créés
t iennene lieu des quatre
·
'a 1a page te.#
lU·
olme &amp;' pardeffu! l'ancIen "ombre 1u I J ef/ à pre(ent i IrfquelJ nou! 4"Von! crée.,: liupllluez
&amp; érige'(., crÎon! &amp;- érige01JJ, à reis &amp;: [cmbl . bles honneurs. aUIO!llCZ, &amp; l'or con(equenc le pre[em Edit ne contient auprerogatives , préemincoc~s , fraoc hl (e ~ . lIb o tez , droits, profits, &amp;: cune
nou veUe Crui:' ) &amp;
émolumens, que les autreS ancIens Con(eillers &amp;: ~1ol Î trcS d'Iccllc ; &amp; lU contraire [uprimel·O.
aux gages de 4°0, liv. T .)urnoi~ pH dn , pour clucun d'c ux que nous llee de premi~r Prelident
qui viem d'i rre uni ~
Je:ur avons ordonné &amp; old &lt;lllnO OS par ces prckIHcs; auCqucls (cra par ce,ui du Prelidcm .ncien,
nous pourvû dés ma inten ln r, &amp; Jorefnav~nt qUJnd vacation y écheq,
Ce n'efl: que depuis le
par mon, reGgoation ou ,lUrr ~ menr, de per[onna ges de R075S U.lN ~VE. pre[
e~ e Edit,q ue les ~ICl,
.de la qualité par nous cy.delflls requi[e. &amp; ordoonée, &amp; nOI) d 'a urr :~ , des Compte, om été de
3t. Er neanmoins pour Il reception de l'cx pedilion de rous Aétcs, Robe t"f"" &amp; s'il y n
a eu plût0t , c'efl: que le
p~occdum ) jugcmens ~ AlCêts de ladite Cour des Comptes ; f.r le gta"e n etOlt pas un mo-

.

j

J

1

1

o

.'.

)'en c;l'cxcluÎÎon.

�I ~(' H EDITS, DECLAR ATIONS, tr:TTRES, ARRETS -DU CONSEIL, ~,.

155r fait des .ppellatl'ons procedant de[àiw ~ouv:iJJion.l , .le,1rS "j.rconfl4nces &amp; depen_
Cm;: d'un Grdier des da11ces a'tJons fê,.bLAblement CTté (7 er/(I( ., creonJf erluom , un Gren; &amp;
,
)'
&amp; fo.4" ..... î-,..f
lI"f' il, ....., ~J-, ~
I/I~ J"f
SOum:ffio lS, c'dt le mè' me pJur leqnd M.lbe- Olkce de Grclker) aux hon neUfS ~ &amp;c • .'luque v ce lera preleotenlCQt ~."é::..,'
:J)"
U"
{
'd .
{ .&lt;I:{
k,.... ,
.
'lui fut rembourré. 'II ')'~ cy-aprés par nous pourvù de per onnes 1 oloes &amp;: Um antes.
1" l,. P"';' J 6.
H. Et pour le regard des autre, Aètes, procedures. &amp; Arrêt~ ~&lt;; lad.
Chambre [ur le (ait des aunes ]llll!dlé.bons &amp; connol!fance~ a Icdb
de nouveau amibuées par le pcdènt Ed it, vouloos &amp; entendOIil$ iceux
Aétes, procedures &amp;: Ar,êls ,~Ire rc~ûs &amp; expediez par n~(dits Audireur~
&amp;: Archivaires, aux drollS ) emol.Jmens &amp; profilS accoutumez, &amp;: qlu
y appartiennent, en prcnam tOlltcfois par eux Lemes de proviGon de
nous pour ccl effet.
.
H. Et à ce que l,fd. p"Cidcos, Coo{ellicrs &amp; M~Hfes des Comples,
Auditeurs Avocar &amp; Procurcui auden , ayeo[ meilleur moyen eux
entretenir ll'exercice dcfd. Offices, noos leur avons &amp; à leurs fuccef.
Les Aug",.,,,,.iM' Jou t'· leurs efdits Etats, cw. (:;0 i/.u,g:nrnté, crotffolls (7 augmentolls leurs !'!P an, g:J luribuées aux anciens ,i(ns é7 Accoûlumet. à ,bllcun dr/d. prefidmt de 1.00. Li'V. Tournou par an,
•• Officiers , [Ont ci de
&amp; .. chacun des Co;fliLlm (:;0 .'M.JÎlres 1 00. l, 'V. TourtJois ., pour faire Cem. Il ;0. iv. [ans compte r
III t 6 .lO. li\'. conCervées all X
blabJ, (omme dc ~OO. 1. de gag:s ordinaires, comme Icfd. qllarre nou·
4ultre Offices mentione&gt;:
, cn l'arr. J'. [cavoir aux vellement créés, à nofdw A-vocaf (7 '1'rocllrfur General d'j,eil, à-chacun d.
deux Prelideas :. 40". 1. 50. [i'V. (7 au(d, quatre Arcb,it,'Jlref (3' AMd,teurs de 1 SO. li'V. ·CA·'tolle à
aux lix Maîtres. '00. 1. dlfiribuer égJlemcnt cnrr'c:uI, qui efi à chacun J7. liv. 10. C. Tournois;
, à l'A voc. &amp; Proe, 1 CO. 1.
&amp; néantmoins voulo ns ~ ordonnons, que nofd. Gens dc:s Comptes de
1 aux~. Auditeurs '5 0. l ,
Pro vence .. &amp; leurs [uccdfeurs auld. EtalS) oo[(e &amp; pardc:!fus leurCdits
Il JO, 1.
,
gages ancicns , llugrnc:otation d'ICCIUX, &amp;: a~ues ~roiu a,c;~ûtumcz,
.'
11 a'dt fait aucune men- ayent , prmen' &amp; perfoi'"vmt trls (7 fem lJlablel drOIts â Eprces (7 taNes,
tom
tion ici an d,·, ;" dt R"rt h, &amp;' &lt;1, [{Dbt , qui {er- &amp; ,bacùm nos cam pt ab!o (5' recettes audit Pais, droltJ de mameau", JetIons,
virent de preeexrç en (!r autres menus aroitJ que prenent Gqo ont accoutumé pre1Jd~e ceux de nOJ C~III,ttf
f.• 1 J6 S. pour obtenir le J~ 'Paris é7 7)ijôn; Et le s den iers de ce, voulons cire taxez pones. , lie
, remboutfemenr de la moi
nô.
l lié, t&amp;ot de l'anciene Fi- ~ll()üés, &amp;c. SI DONNONS EN MANDEMENT &amp;c. CaT tcl
nance que des; 000 0. 1. tre plaiCir , nonobllant cv~me dt~us, &amp; rEre~ioD de. la ~our de
payées pour obrenir' le
pre{em Edi e eo " ecmion Parlcment dudit Provence, reformallon de la Ju{hce dudu Pus, Letdu Comrat du 10. Juin itcs Edits
Arrêts delfus mentionnez &amp; autres donnc:z à Lyon lur le
155 J. le rerranchement
fait 'des M~noyes, &amp; Cour des G: oerlOX d'ICelles à ParIS, lie Edi~s des
de ces droits excefIifi qui
provHions tant premiercs que deroieres des Generaux de la Ju(lIce de
n~avoient ~té acco rdés
que par noe dau{e ge"e_ noS Aydes dudit Paris, &amp; des Tré !oClcrs de France lX Gencraux de 1101
nie ne pouvant [emr de
1
fondement r2Ïfonnableau Finances, &amp; Edits 0" DeclaratiorJJ de (j"'pu/itio n foraine, Ma"r·u JeJ PorlJ
rembour[ement de (" (7 leurs LÎeut",,,ns la Cruë noul/elle do Chef &amp; prcmier PreCident, &amp;
moitié de touees ces Fiquatre M.tîtrel ~/proviCions de!fus meolioné es , autre Cruë pieça ~il~
~~ces. 'Vnt( I,! Lmres
au 2.0. OI1. b" If 61.
en ladite C/rambre deI dtux Mattru 'De ROBIi C(JVR,T5, ~,. Donne a
r Certe Cruë dei deux Mes. Anet au mois d'Août, l'an de grace 1555, &amp; de nôtre Regne Je ncUde R.b, uur,t e(1: la mê·
viéme, Signé Henry, &amp; au-delfous, Par le Roy Comte de Proyencc"
me mentionnée dans l'Edit do Ij'H ' pag, 38,
étant cD {on ConCcil ) Si~Dé DUTHlill
~,. .

rOUR .JUSTI.PIElt LA SIXIEME PR.OPOSITION.

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.~/J_9.,/. .... , &lt;~

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1

~

TITRES
·SE·RVANT A

JUSTIFIER

LAS 1 XIE M E PRO P 0 5 1 T ION.
, VI.

PROPOSI.TION.

Ce

m;m~ Ed~1 du mois JAoût

r}5S. fut rt-voqué,

a la feule exception des Ayaes en dtrm" reffort ) pa, Arret conffadiéioir~ dll
Confell dll 2.. No'Vembre 155 6 . avu inhibitions (7 définfos à lA Cbambr~ deI
Compus, de rien elJlreprendre en 'Vertu d'icelui, au préjudice de la Jurifdi,.
tian du Parlement.
Ce ue fut qu'en confideration de cette re'Vocation,
oes OjJiciers forent r~mbourfet. en executilJn des "atres P atentel du 2.0. oa lb . ~
1565. de la fommcdt: 16910.liv. pardelfUI celle de 3000. [,v. precedemment remboul'fèe ;&amp; un Gteffier revlq/4é, [ui'Va1Jt le mt'me Arrêt du 2.. N07Hmb•
1556.
Et ce léft et)care un pretexte recherché dans le! motifs de ce rembour·
!ement que celui de la /!4preflinn des droits de Bufche (7 de Kobe; (JI" Une n JlJ velle furprife que celle de cacher les 7Jeclarations for ArrétJ du Con/eil da 7.
:juilJet LS57. &amp;' 14-.;uillet 155 8 • qui a'VOItnl fait revivre grand nombre des ~es Declarations (ont
ffuriflli8ions attriblfées par l'Edit du moi! d'tAoût 1555. au moyen de qll?y les ' !]'II P 6' i
;()/ft0it1'J de la {)ambre des Compter confirvmnt le
liv. de gagtI, &amp;
le d6nJier relfor.t des Aydes a;vec 1014 te [e-'(!ent /on des Lettres de 155~. &amp; .')') . .J-I'f&lt;J '
&lt;Of 1558. tout com.me ils auroient pû laire /'/s n'euJJènt point été rembourfi .....·

'l"'

~150'

;:1,;J::..~:..!f:;:.~

.. ,
LE.TTRES . PATENTES fur Arrh contrad,aoire du {onfeil ., qui re'Voqur C~s Lettres {ont emp~".;
toUles, IN 4ttribuftioTfJ de ·nou7.'elle ;t.rri[diéiIDrJ accordres ;&amp; la Chambre dfS ~mMdanl s pla produétidon
' d d
. ,
.
e
. e ro,;. Gen. el
Comptes pAr [ E it Il ·mou d Août 1555. à /a foule exception 4e l'Article 11. Comptes, c' mme l'un d.
, ~on,ernant ,la Jurifdiélion des Ayde.r. du 2.. Novembre 155 6 •
fc,.p r,Îllcipauxlïuei.

1. ,

•

;1"Ir7'-I-";":J

J-; - c";1'~""" ;-7 ~

L.-)''':f(L.

f( .~;~ Pr.J....·I-)~fJ-.~,k

'J{ËNR Y--p~;"ÎaC gr;~~\l~ D Ieu R'ny de

Fra~C'e,

Comrc "'d,e Pro.
.
, vence.; Fo(calgll.icr, &amp; Telles adjaccOles ; A tOus ceux qui . ceS
'preCeates LC:ltres venont , Salut, Comme proccz &amp; dlfferent, (oit mell
-c.n nôtrc privé Co,n(cil , enrre nôtrc Pr~curc:~r General en oôtr.e Co~c
,de Par.lemcDt du dit Provence, Apclll(lt de ceuilines proccdL!res faites
"par les PreGdens, &amp; Maîllcs RatIonaux, c;n la Cham,bee des Comptcs
-dudit Provence, .Lur la publicarwn d!= l'Edit .par nous fair au mois
·~'Août. 1555. pour rai{on du ,éI4bltlle'l'ent de ladite Chambre dc:s
1
Comptes, &amp;. Douvelle amibulioo de J-l!lrJI(~bon à icelle J'une part, [Sc
nôtre Procureur ç~ ladite Ch lm b,c des Comptes inlÎmé d'autre; Et cncre nôtrc Procureur en oôtt,dlte ch ,mbre des Comples, Me. Bertrand
Millbequi Greffier des SoumlL1lons eo ladire Chambre demandeurs, &amp;
fequcrans l'e.nterinemc:Ol &amp; oblt-rvJtion dudlt Edit J'/me part, Et nô.
tredit Procurcur Gcneral co nôrredite Cour de PH/emenr , le Procureur
tIes IroÎJ Etats d, rprovmct, • Lei Y/ILes J',drlu J &amp;' Marfti"e , l,s Lieuunam
v

Co~ Q 'l"';}" 7'2·
J(I!l.'f-_

~""J ' '1' ak-z"l? ·

• M. le Proc. Grn. de.
Compees dans fa Rcq:l&lt;_
le im,ptÙllèc Falle .., •

.,.

�I:J !f.

5.G.~EDITS. DECLAR.ATIO~5 , LETTRES, ET ARRETS DU CONSEIL &amp;C'.
•

.

1.

l

. 15,56. g,merallx dtl Sméch.al dudit 'P,Jù , tant des premieres appellaliorJI , qtle des

Je

ne' . f.n p'S 1dtfncllire
;n '
.'
. d(./. AmIraute)
.
, ACCM e NOlluet v '
, LImUlIans
l!5l' autres 01ffi'CIers
P 1 de SOlllJJlljlOns
ue
,
que:
e
J
f
emenc
.
~
YId
a\oir ,?ollé . tOllS ces di- fite'lI' des Gabelles, e;l' ~. Gtllllaume Fabrj Greffiel' Ci '1.1 il m ladite Cour de
ver; op0[~ns. [0" (e~ours p.lrlemwt de 'Pr07.1UJCe , oppofans à la ptlbllcation dudit Edit d' autre. SÇA
&amp; l ur (ou t 1.1 ProVInce,
,
.
.
. :
..
qlli ùllroir plS d" , dit- VOIR. FAISONS, que nous apres avoir fait VOir en notleda Coufeil'
il, s'opolèr J de ft jl1ftes le ploudoyé d,rd. parties, ledit Edit, autre Edit du mois de uillet 1501)
Reglemens.
Cerre par
[upo~tio" [e dérruie
la contena nt l'E.Cl.
. rCl-llOn cl e. 1adlt e Cour de: P arlcment , aVec atlti uri on•
JHnple leauc: .de l'E~~t de ur ddlébon des nUllcres dont connolffcnt les autre:s Cours de P :Hde 1 f 55· qUI JnrercflvlC 1cment cl e n o II fC Ir
. R oy.lume,
.
cs a
e a C nam Drc d es
n
d
~u
s
1
c:s
or~s
e
3
1
ro.
"
.
r
C
1
.,JOce.. en depoüililnr ks Comics dudtr pr ovence, Autre Edit de la rc(orm3[10n de la Jullice dud.
pr~m,e:s~ugesdelapr&lt;: l rove ncc dll mois de S'plcmbll: 1535. Avis donné (U( lefdires inllan:'
m It re l111l"lnCe , ce 9l1l
.
privoit les Habira1S d'•• ces par 005 amez &amp; fcaux CooCelilcrs Ic:s Ge:ns de nollre Grand COD~oir des Juges ~ur ~e~ [eil, al1(quc!s Jeldiles panies auraIent été renvoyées; Et oüi le Itaporr
l.euxm.ltierescontre
dans une 106111te
,' C , d d'
de
leurs qUI. a etc
rait u It AVIs, &amp; apres. que les a Prejide/Ss defdius Cours, cnanciens privilegeJ.
lemble noChe Pr ocureut en nonre: Cour des Aydes à paris, ont aurfi été
..desLesD&lt;pmez
dtu~ Cours
avoienr ...
}
c ,r;, 'l T OUt. con (id'
N O US pH l'A'
'l)'
à la 'uire d" UIS ln notr~, onj el .
1 cre,
, VIS &amp; Oc 11beration

Conr.:;I, lors que le pre- de s Gens d IcelUI nollr edlt Conf" l , a vons ordonne &amp; ORDONNONS
m
Liecr hArdrêrCfllt rendu. en fai(ant droit {ur Ic[dltes inLbne es , que le(dits Gens des Comptes con:
." . es omptes n'eft . " .
.
J'
,
ICy. conrradiaoiremem IJ liront en der mer r40rt du f~/t des TaIlles, Ayda, &amp;' Gttbel/es ,fans prenumrcnue q~e dans la ]lId/Ce des drOits dudit Vifitmr dei Gabelles, &amp; autres OjJiciers qui prétendent
[el.le
des L./ d'Ife J Url;QIUISlI
;0 ' . en premltre mfiance,
.
Tail es cOlllloI(fJllCe
, Avdes&amp; Gabd~ f ors &amp; excepte' du fair des dons
!es ,en de~ni~; '~dforr, g ratuits , é(luivalcos, deniers &amp; [aIde d es cinquaute mille hommes de
IIprefTrment
n eft pas meme
die ex.
C
que l'Edie
du Pi d.' der..(lue 1s l~ c~nnol.fTance ,cl emcurera a' 1
nohre
our es d
Aydes 'a.
,
mois d'~oûr IH J. [oir P.HlS, {ulvaot I.Edlt du mois d Oélobre: 1552.· (7 qnant au [urplus dlJ
J
confirme en ce chef, (aIl/mu aud,t EdIl pottr le regard du rétabùjJêment de ladite Chambre Jel
b Tomes
lesio'"
aurres
nou·
- IBVTlO N DE ,VRISDiCTlON
~
vtI
Il SII!Ti/fl;r
drju,
ir:. Camples, ET N O~uv.E LLE b A7TR
, Nous .
'/ iaion, (ont ici expre(fe- a'Vonf pare!/lement ordonné &amp;' ordon'JorJs, que le[dite! Parties demeureront tnr
meGnt. revodquépes flllIr l'op- l'Etat &amp; Reglement qu'elles étaien t auparavant l,dit Edit &amp; lors d'icelui
po non u ar ement , 1 1
. y contrevIendront
.
'
•
l,
avç~
il1hibirio~s&amp; d~f n- eque pour :c regard en tant qu 'ds
AVONS 7?.f-voftZve· er
fes ~ la Ch. des Compte5 A VNV LLE rtvoquons &amp; annulÙms par ces prfenteJ , pal'le/quel/n inhibons
de
nende
enrreprendre
pour ;&lt;./&lt;w de,en
~r. dons a/4x G
' dIle Cham brc des Compus , de ne rien entrerai(on
ce: Cepcn:!anr
ens de.not/'e
fous prerexr~ qu'il eft dir prerJdre en 'Valu d'lcelt4i Edit, au prejudIC e de l'autorité (7 juri{diUion de nG.
que
c E t avons' or d oooe'&amp;d
roienelesenParties
l'Erar demeure&amp; Regk- t·
l e 1 cour.
or oooons, que 1ed'JI Malhequi fera
ment qu'elles éroient au. l'embourfè de la [omme de 3000, ll'v. qu'il nous a fournie pour la Finance dudit
f1aralvalp't l'EdGie de 1 5 'd 5' Office de Grter des Soumiflions, en nôtredlu Chambre des Comptes, en rc!\ • e
roc. encra1 es
"
u
Compresdans[aRequère metta nt lCC UI cntre oos m~iDs. Et au [urplus avons mis &amp;. metrons
irnpritlJ~e page I.}. dit, Icfditcs Parties hors de Cour &amp; de procés, {ans dépe:ns attendu la
'lw"e 1"
Offl&lt;/'"
CompII qua 1He
" d" lee Il es. SI DONNONS EN MANDEMENT à nos
'
furent
dt deI
t10uveJ
amez &amp;
maintenui &amp; confirmeZ feaux les Gens tenans nôtredite: Cour de Parlement
Chambre de: noS
p4r cu A,,;' d.n l tour Comp
' p rovence, &amp;c. Dfmne, a, Paris - le 1.. 'Jour
.
ltrl, pouvoir &amp; ro." ln" ,
teS au d Jt
de NO'1.lembre.
llotOrit., pOlIT Ir fllit deI 1an de grace J 556. &amp; de nôtre Regne le JO. Signé par le Roy Comte de
Comptes &amp;d. , Ald· ·. Ee Pro'1.lence tn Ion Confeil. CLA USS!.
au~ DaJ( . IJ. 31· &amp; :. Il
on ;
parle
,.
on'des Declararions
d d de tII557 ' &amp; 1 J S8• comme d'aucant de nOUveaux Titres
qUI debouterent le Parlement de (on opo/iri
vou cepen ft'I
Jnt ans ce
• des aIr.
' des Comptes, qu'en leur accordanr mellle
'
cen.ines
Il. e de 1557 • Qui
t [u'r
l, 0 brenue.. a. 1a R(quece
mClers
. demenreront au me. me ctat
' qu'eUes eroient
,
•
IJ 5 5 &amp; 1elten
DIons
I '1 y el&lt;
d encore rcpete que 1es pames
avanr 1"
'Edit du mOISd'A o~t
.
a
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aratlon
e
155
i
ne
fait
qu
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J
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r.
.
tic l'Edie de
Il JI fc '1 V'
e rerranc cr ,s exrçn 10nl accor ..,el par cclle lic 1 SI7' lani faire aucune mention

....,;1. ,'"Jo. 2"1~.

H

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,

a/

tl

155 S. e • e

, 1

•

OUI" ,

li. ProfofilloTl.

POUR. JUSTIFIER, LA SIXlEME PROP0:5ITI0N •
~;. ;,~~
- cl ..,,.... i ....w .... n .' JfO . "'_U;Y" C. 041.
D~CLARA~~ON fur ~rrét du Confoi! , par laquelle nonobflant l'Arrêt
qu~ 'VIent d etr~ r~p~rte , la Chambre deI Comp/eI obtint diverfer Attributions de Jllrifd~UJolJfolJI oiiir "Parti;. dU7.1uiLlet (557·

•

0

r)_~J;,- ~ ~ ;.

J' "

fi.
'TV'V~CI
,

1... ~ ' '''' ~""1/M.

E N R Y par la grace: de Dieu Roy de France, Comre de: Pro ..

Cerre Declaradon dl em.
ployée dansla produllion
de M. le Proe. Gell . de9
Compees, cOl~ m : l'ull d.
[cs pl!nci,paux Titre&gt;.
c.{J·...- Q. 1"';1 ~

1)57'

'1 '2.....

eA:- l'''1&lt;''f3!l '

ef-~'9' H ... . 'j:7.
vcnce, Forcalqulcr &amp;. Tcrres adjacentes; A tous ce:ux qui ces
pre[e:DteS L,eme.s venant, Salut. Comme: par Edit du mois d'eAout '555.
"'10:' &lt;fi Edit ~ I~ p4:;
Nous e:n retabhffJnt la Chambre de:s Comptes ea nône Païs dlldit Pro- ~8.
ve:nce:, ~'euŒoos érigée en Cour Souveraine, pour connoÎtre ~ juger
cn dernlcr reffort de: no.s ~omai~cs , !ailles. Aydcs, Gabell es , &amp; plulieurs autre:s cho{es fpeclllecs audit Edit, fur la publicati on &amp; obCervation duquel, nôtre Procureur Gene:ral en nô"c Cour de Parlemcnt de:
Provence ~ &amp; autre:s [e: feroie:nt oppofcz, &amp; eux &amp; nôtre PiOCUlcur Generai cn nôtredire Cour des Comptes (ur e:c OÜIS en nôtre Con{eil C"1f 1',Afy#r du C,.(eil
'''port' À 1,. P"l' J1.
privé, Nous aurioos par AClêt &amp; Jugemmt du deuxséme jour de Norvemb'e
dernier, dont le diélamen ell: cy-attaché Cous le contre - Ccel de nôtre
Chancellerie, ordonné que nÔlrcd. Cour des Compres connoîtrolt cn
dernier reffort, du fait de nord. Taillcs, Aydes , &amp; Gabelles. excepté
des deniers &amp;. Col~e: de 50000. hommes; &amp; qllam ail furplur dl.ld:t Edit,
pour le rer.ard du retllbhfJement , (!/' nowveile a/trlbutlon de ju' {dlUion NOIH li C~t Edir du mois d..
aurjonr ordonné que nô/redire Cour de Parlement, cr nofd. Compu! d;mnm . Mars 15 J 1. avoit ac,or~
de à la Caur des Aydes
roient en l' Btat &amp; Rcglement qu'elles ùo;mt aupara'thll, t lcd,t Edit. lequel oOllr de Paris l, conte' aùlC
le regar1 en tant qu'il y comrev iendroit Nous aurlom rf-7.'oqué ; (ur &lt;]uoy on articles 15. 16. 18, '9.
pourrait fJlre plulieurs dlfficulrez 'lue nous avoos bien voulu ~.cl.lirC'lr 10. lI. c ' l ' , de l'Edi,
?U mois . Août 15 S 5.
&amp; en dcclucr plus à plain nôlte voulolt , &amp; inlcntÎon ; SÇAVOIR Ils Yrom mèn e eran(crir3
FAISONS, qu,c N ous ay~nt {ur ce, ,cu l'avis de nôtredit pllvé Cont'ed, rrerque mot à mOt, de
(orre que la Chambre de.
nous avons dit &amp; dedare , &amp; de noue: cert aine [dence, pleine pu ,C- Comptes obri ne lci ('I1~
fance &amp;. autorité Royale, dl[ons &amp; dcc!](ons, que nous avons enteodu cau[e, &amp; tâns nou vell=
U!l~ grande parfÎ.:&gt;
lie entendons, que nôtt ed, Cour des ComDtes de Provence pOlir le 6nance
de ~a jurHl dion qu'clic
fe ard de nos FInances, Aydes G ~bcl le s &amp; Tailles JudIt
"s ait cu aVOle (1 priee dans lei
Articles contra&amp;. ait rOUt~ te e ~ {~~~bbble Junfdiétio n &amp;: c.oooo~ff~~c,e: a que par mêmes
diaoiremene revoquez
~t dl4 moIS d( .?\rJa~ 1 Si t. &amp; rH Declaration 1.10 2.o.1:)~obre 155 1. par l'Arrêe du 1 . Nove,'\loo
&amp;. 2.0. May 1553. dont Je~ &lt;:notes [ont paredlernent cy-attachées, ell bre 1 f1 G. '''port; .. Iii
comm.. Cc &amp;. attribuée i nône COLl[ des AydC's à. PJtis. fors &amp; excc~té pal' 55·
b Les Affoü4!"'ltnt t!t
~u fait dc.Cd. deolC:rs .&amp; folde de ?oooo. hommeç de pied rele(vc:e par , ulffoü.:gemtrlI font ~nco.
nouvelle attribll1Edit. Arret. ~lt..r~CC1:lcment. COIlere coonoiff,.nce b d!s Affoiiagtmens (7 retionuneobtenuë
[ans €aura
rea &lt;JUif emens. dont Ion ufe audit PÙs de Preve
le f~it des &amp; rani finances au preju_
~~ ~ons &amp;. 0 rQIs- e: 15. orins r.ar feu! conuibution &amp; dépar- dice du même Arrêt.
tement d I.celles , S; de tout. ce qui en. dcpend , l1onobftaot que par c Ces termes Gprécis,
n'ont p1S ettlpèché M. le
le[dlts Edt~s &amp; Allets , 11C f011 faIt meil/IOn defd. Affiii:1geme ns (7 raffojja- Proc. GOIl, d s CompteS,
gement, qUI [ont cotn me dit di , pris audit Païs pour Talll es; &amp; quant d dito dans [a Requêee
rtlg ~ 15. que
~II fu rpius de la jUI'/(dlUlon commife (7 ttttribuée par ledit Edit diS moÎJ d'Aoiit imprLnée
le P.. rle "cne avoit été
J ~ 5 5. À. nJtredite Cour d(s Com,us ! nO/li 'VouLons &amp;' entendonJ (JIU nGtredite debouré ic: de fOll opoCour de Parlement (7 del Compta dudlt Pais, Jemeurenl en l'Etat ' (7 Re- fttion.
d Ces A r&lt; if
co GnettC
tie,ment qu'elles étaient aUparA'1.Iant ,celui Edit; lequel pour le regard des dutres aux droits 1ttriblkz
folnls U' i .drtj,les J ,outmu! ~ qUI n'holml contentieux entre nofd. Cours J (;/' qualité de Chambuc: dot
Coml'ui.
Pc

�.

,

~5'! EDITS 1 DECLAIUTIONS LErrRES , ET ARRETS DU Q:ONSEIL, ~c.
r 557.

deI prùmilM7JW, 7)Om; , titrtS, droits &amp;' p/'ofits, par ialui Altril,u,t. ~ n&amp;tred.
Cour d.s Cemptes &amp;' OffiCIers d'iaile, ..,JOUS n'a'Vom mtendu ne entendons re'Vo_
quer, ains 'Vlfu[ons &amp;' enttniJol1S 1u'il forte [0" plein &amp; entier tffi/,fam que
fous cOlileur dudit Arrtt ne autrement il y foit Aucunement comre'Venu. SI
DONNONS EN MANDEMENT, &amp;c. Don"é à Compiegne Le 7. jour,
c
de Jlûllft, l'an de grace 15 57. &amp; di! nSm Rêgne le I l • P.r le Roy Comle
dJ 'Pr(J'vence en [on Confitl DE L'A UBESPINi.
•

, ' ce Proeesver
, 'b a1 en
.. em- EXTR.AIr du.I~'"""~
b 1 ,aIt
f'.' par
Proces Ver"
t'

ployé dans la ProduéHon
de M. le Proe:. Gen . des

Comptes., ~omme .l'un
defef pnnclpauxTmes.
C.d&lt;- Jt . '1 ~'" '21, .h2 '

e
: ft:. II,U
J
C(/11;'1,
.r." pou.1t
M. d
Il May
ommlJ)alre
b
['l"Xmu ion de l'eArrét du 2.. Novem re 1 55 6.

'
.
'
(;1' Declaration du 7. Juillet
~J,.,..I-~"''''!;J~,_"~ ,,~.~ ............... C. p(.'16 ,

15 57'

.

1

Vlh-To ,.

1

.J4.-57. L'A N '557· &amp; le Mecredr...r;·",Pecembre pard,C&lt;~}!i.~,q~l.e~n ~II
May ConCe:iller du Royen' (on grand Con{c11 .• ,. Cômmllfmc
pOllr l'exccution d'autre Arrêt donné par ledit Sieur le 2.. Novemb[e
j 556. que de cename Declaration, en ioterprctation d'ioc:ltly Arrat du
7. JUilh:t 1557, .... Et le Vcodredy derni~r jour dudit mois de De" r-I:. Arb.~d ';toitPro- cèruble: .... Auq,oel a Arbaud fllt par nous enjoint attendu [Qn confeQ, cureur du Roy anx Cop- tement de donner audit b Cbarrier la copie tant dddites Lett·t cs de: De
te,; Me. cl"",;" '~[Oit datation, &lt;]u'Edits dont mentioo é(oi( faiee en icelle: ,ç Jedansdemain, pllUr'
1 A n o r Gene...! du Par- toult prel:xion &amp;' delai pOlir ct fait venir delf'emlre à l'exUUfton de[d • .&amp;n:tIJ
, Jem:nr.
J'"
:Il"
c Qlel'lue COl/rt qu , 6" Declaration dedans ledit lems de Mal'dy proc/Jain hmres de 8'. du mAtin • • "
f~t ce délai: il e11: dit
Et advenant le ma,rdi 4. dudie mois de: Janvier à 8. heures du
.' cepondant da liS la R e - .
1 d' f ' { . , '
1 d' P
G
1 .r.
1-.J'
'lutlr. imprimé: "al' ,6. m a lIn. ,. par e It V,arrur p~ur e It rocllr"" enerA rtp't;,eneiU1t I.MIlt~
&amp;
que cette commu- Cour de Parlement, fut dit &amp; remontré, que ladite [oU1' li ne voulfJit ,ni '/11-.
• 1 ~! nicatioll 'yant ~té accor- /mdoit contrevenir à la &gt;,-,ololl!é dudit Sieur, en ce qu'il auroit rvo"lu. t Arrtt.
d~e , M. le Proc. Gen.
b
Jo '.It:
.
.r.'
"l
du Parlement aprés un pal' lui donné ldit 2., NO'vem re 1 55 G. (Jrttr"tj) et , ams (011;11110It'1" ICI ui Ar.
c long examen, fit une rêt fût par nous executé felon fa forme &amp; téncur ; e mais pOUt le regatd do
l dilHnéHon fri vole entre
l'
d
1d h
' l'Arrêt du
N ovembre conteou eCdites Le[[res de Declararion, '{ur ie par e it C nrier ~udit
Iff6. &amp; la D~clmtion nom, que l'ioteotion d'icelle Cout étoie de ne vouloir contrevenjr à
du 7, uillet 1557· ce la volonté d'icelUI Sieur, ains lui rendre obéï{fance que lutureH~menc
long exalnen fLlt du Samedi au foir all Mardi à lui doivent; toutefois avoit ledit Charrier charge d,e ladite Cour dc
8 . h. du matin &amp; la dif- nous remontrer pour. icelle Cour, le contenu en icelle 7)edaration , hre
tinél:ioll était li peu friJ
ole-, que M. Oumly tottlfement contraire audit Arrefl du 1. Novembre 1556. Aormé par ledit Sieur
fufpendit l'execution d: Parties oüies (;1' toute connoilfanre de cauft ' &amp;' que dep/û! , avoir obtenu lad.
, la Declaration du 6. Juil,n r'PAR SVRPR ISE ,&amp; jans
r- 'lUI
1er 'H7.
Declaration contraire tota lement au dit Arre,.
l • 0" voir par ces mors le Procureur General en icelle Cour de' Parlement eût ùé fJüj ni appellé PfJU,
1 qu'il 11:n'~ a';.oirl,aucune debattre le contenu en icelle 'Declaration ,[croit une choft totalement contraire J.
conte auon lur execut.
.
.
\ 1 d'
~ tion de j'ArrEt du •. N o- difpojit/On de raifln, 15c grandemc:tlt Imporranr a a Ite Cour de Par~
yemb. 155 6 . &amp; par COll· lemeot, fi ladite prétenduë Declar:rtion d'icelui Arrêt dudit 2.. Novem..J-

31~ ,

•

17,

L.

,
, 1

,
)

requent cetre procedure
fut bien moins fllr l'execution de cer Arrêt, 'l ue fur la furprife avec laqltelle avoir été obtenuë la Ueclaration du 9' Juillet 1 JJ 7. qudes Officiérl
des Comptes vouloie" E.ire recevoir fur les lieux, ce que M. Dllmay refufa d'ordonner, attendu l'opofition du Pulelemenr &amp; de la Province. Cetre lIarration dl menagce avec tant d'arr dans la Rrquêre imprimée aux P"llS 15 &amp; [IIi.
""ntt l , que \ 1. le Proc. Gell. des Compres n'a jf.lS de pieces-donc il paroille tirer plus d'avantage.
l'
, Voilà la diftinll:ion quall lléede bien frit/o l, dans la RequEre imprimée P"I! 1 7 .
,
f M. l'Avocar Gen. du Parlement Cc plaignoit dé( lori dei (urprifts pratiquéel p'ar ln Officiers dei Comtei •
.,

POUR. JUSTIFIER. LA SIXIEME PRC?OSITION,

bre Coltoit [on effet; en l'cxc:cution de laquclle ne pOllvions vcritable. 1557ment .d: droit nous entremettre, comme étant obtenu':' PAR SVRPRISE , •
Et advenant l6 MecredJ 5. duùit mois de Janvier .•. Loüis l'Evêque
comparant unt pour IUi,que pour leCdits Moullcr, Gerente, &amp; Seguirani, auffi Sindic! &amp; 'ProcureSlr! de; Gens deJdùs trois Et""! dudit P&lt;4ïs,
apté~ avoir vû ledit Arrêt dudit 2.. Novembre de l'exc:cution duquel
cft queGion , &amp; pareillement ladite plécenduë Declaration dudic 7.
Juillet fe . raponane en pluGeurs choCes à aurn:s Lettres patentes dudic
Sie.ur (ur le fait d; J'attribution de ]uriCdi6tion oého yéc par ledit Sr.
::.. ladite Cour des Generaux des Aydes à Paris) donr mention éloit faite Mrs. les Procureur! de~
c[dites Lettres de: Declaration, que les gens defdits ttois Etats, n'a'Voient gens des trois Etats ne
poine non
tn/endu nt entendoient empêcher l'execution dHdit Arrée; mais qIMnd " LA pré- conteftoient
plus q ue le Parlemenr,
tilJduf. DeclarA-tion, comme' ayant été fJbtenuii par SV WP R,IS E , &amp; [ans qu~ les j'execution de l'Atrèt dll
GelfJ Je{dits trop Ews eujJent éTé oüjs ni /tpellez., fut ~je par ledit l'Evêque, 2. Novcmb. 15$ 6. &amp; fc
également de
que ladite Declaration ne de voit fonir e:ffet, ni le cootc:nu d'icelle plaignoient
lafu rpy{t pratiquée pour
êCfe par oous exeeuté) attendu, mémémenc que: par icelle Declaratioo obtenir la Declaration dl1
étoit con(.re-vC1Iu allx C~"tumc! (!J&lt; Pri"lJiieges JudIt 'Pais de 'Pro'Vence ; &amp; 7. Juillet In7'f":!"-""
jointl aoiIi que la connoif!'lnce des IlAJfoüagemens (;1'raffaÜagernens dom on a
uCé--3'udit Païs de Provence pour le fait des T.. illes , Dons &amp; Othoy
dé ,).1loriIlS par feu, contrlbllcioo &amp; dépanement d'I-:clles , &amp; tou ~
ce qui pouvait eo dependre .att-riboée ptf Ledit Sieur; auCdits Pr,efidcns
&amp;: Maicl.Cs de ladite Chambre des Comptes par lad ite DeclaratIon.
afd.rtmoi't t0f4te foi! de tOIJU ancieneté a/oc Ge~J des trJÎJ F.~ats fJU ~ ceux qtti
rifT ,#ux' étaient' CI)7nw ;S &amp;' derutetl:.. ; comme ., fe pourro n alfement c~)[)noîlCe', '&amp;_ même
pat les. derniers
Affoü.lgemc:ns
generault faits aud, Faïs" Le Procureur du Rau'"
.
"
,
..
oy ~
lcquc.Ldroll leur avolt etc confirme par ledit Sieur, &amp; pafun,Ç , .. Comptes répond ici a ce
Er-ptr [,dit ,Arbàud Av ocat dudit Sieur eri l ~dile Chall,bce dc:s Comp- qui a ~té dit tant par l'lA1 d vocat General du Par etts~ fue .dit &amp; lcmOfl ([ C , que çn cc que ledit Procureur Gepera
t,l ment, que parles Procur.
P..1t1eme nt- &amp; les GCllS des trois Et~ts empêchoient l'exec.ucion de lad. des Gens dcscrois Et4ts,
· j 1)
'1n'etOlcOC ' rçceV3 bJ es, (7 n'eto/I
, .7jU(jj
. rr41re
. que l ors q,.e &amp;tionavoü:
q ~&lt; la Ded~o c 1aUlIQo
du 7. Tuilier 1517'
leJit Siettr allroit 'Voulu dularer inttrpretanl l'Arrêt dlJ&lt;lit 2., No';Vembre 1 S5li. a~?it ér~ obt~nu~ (ans I~s
oue la connlJAance de/(j. AdQ.ii,uemens (7 rejfoÜagemens , pour raifon du fait OUI~, ~e, faq~1 ne pOUVOIC
'J '
'1"
J"
'J) U ~
,
C
'b'
avoir ete Ir que par " des Tailles, Dons &amp; Oétroy de 1 S. flortns pour leu, conm UtiOIl &amp; p"r" attendu qu'il s'aD~nauemcnt d'icelles, &amp; cc qui en dependoit , .p4rtimdroÎt aux prep- girT'oit de renver~er ~Jn
r
.
fi,rr
1
... , Jugement contradl&amp;lIre
tknt &amp;' M at/rel d~ la Chambre des Comptes, Iceu.": UJ) mt Appel et. , TIl Ot,l1, rel que [' Arrêr du •• No,omme étant ch~fo, qui aependoit enticrement de f4 '7-'o[onté.. • •
vcmbre liJ6.
, SUR QYOY, aprés avoir vû les demande~, défenCes, repliques lie
dupliques d'Icc:lui Arrca &amp; Declaration dudit 7. Juillet, leCdites Letares du 2.1. Septembre &amp; nonobll:ant 1. (urannation dont mention efl:
faite cn icellcs procedant à l:excculÏ&lt;l-o réelle d'icelui Arre{t , fot pAr
l' 7)i' 2 -) .
nous apointé (;1' ordonné, que les Gens deI Compln comJoî'ro;ent doref!'a'VAnt
en dernier ,'e(fiort du {ait des Taille!, Aydts (3' Gabelles, (7 d~ CI qUI ~n d~pe~doit , pour rai[oll d'Îçelles , fors toute fois &amp; excepte: du fait des
dons gratuits, équlvalens à Decimes, &amp; Colde de sooqo. homme:s de
pied, la connoHfaoce dcfqucls droits ledit Sieur auroit voulu Sc ordOllné demeurer &amp; apancnit à la Cour des Generaux des Aydes à PaI

1

•

•

�-

1lf'2. !

6e EDITS, DECLARATIONS 1 LETTR ES 1 ET AR.I~ETS DU CONSEIL l

1557· ris par le[dits Arlêcs, &amp; [uiv3llt l'Edit par lui fait au mois d'Oétobre
1551.. aulqucls Ch3rucr ôc Piolenc Il:plc!C'lltaot ladite Cour de Parle_
mcnt, &amp; au{dlls l'Evêque &amp; Momet és noms qu'ils aurojl:ot refpec_
tivement, furent f ms inhIbitions &amp; défen[es ) de ne troubler ni empê.
cher Idd. Gens dei Compres, cn la cooooHfance en dernier rdroIt dl!
fait des TJilles , Aydes &amp; Golbellcs , &amp; de ce qui en dependoit ) (Ut
peine d'aml:nde albitraire , &amp; d'être declarez contrevenir à la voJonré
M. du M.y ordonneici {dudit Sieur; &amp; outre fot par nous ordo lmd qlu ledit Arrêt [mit lû, pl,blié en
l'decurion de l'Arrèt du 11 d·lte cOUI" dpi
. enrefll·fi re' es, Rellt(l res d' /Ce
· Il es; Et eOJolnt
.. au (d
e ar emrnt cr
2" N ove!nbce If 56•
.
b
b ,
•
Charrier &amp; Piolenc de ce f.ure , &amp; de Icelui Arret garder &amp; ob[erver
Et~î'égardde.laDecla- faos aucunement contrevenir, &amp;' pour le l'egt1rrd de ladiu 'Declaration'
ntlon du 7· Juillet 1557
f
1r .
c
~
il en fu(pend l'cxecurion, &amp; Remontrances re[peébvemenc alCes par eldltes Par ries ; rurent par
en renvoyant les Parties OOUS icelles P.ulÎes renvoyées pacdevant ledit Sieur &amp; MelIieurs de fon
au Cgnfcil de ~Majell;é. C r·1
. a trOIS mOIs , pour y errc f'
. "'"
li.
OOlel pnve,
alC drOlt,
en or donner
comme de raifon,
Et avenant li: neuf jour dudit mois de Janvier, heure de deux de
relevée cn ladite Ville d'Ai", &amp; audit Logis de la Cloche, Ceroient venus pardevant n&lt;&gt;U5 ledit Ch,uner &amp; MC. Reymond Piolenc Procureur
dudu Sieur en ladite Cour de Parlement, &amp; ledit d' Alu1ud Proct2rcur
d'icelui Sieur cn ladite Chambre des Comptes, par lequel Charrier,
pleCent ledir Piolenc nous, fût remontré que combien que cu Ilions
cy·devant ordonné que l'A.,ê, dudir 1.. Novembre fcroit lû &amp; publié
cn it;d/e Cour de Parlement) &amp; enregdhé és RegHl:res d'icelles , route
fo is, parce que ledit A rlêt aurolt été à (a Requêre cy-devant lû CD
ladite Cour, &amp; enr~gillré és Reglftre d'jcelle) n'étolt befoin d'ca
fairc Douvelle Icél:ure &amp; publicarion. ja~oit que par la comillion à
DOUS adrelfanre par ledit (jeu! fllt ordonné ladite public:uion &amp; lec.
turc être derechef faite en Icelle COUt d'Iccluy Arrêt, &amp; combien que
ledit Alb.lUd audit nom &amp; gens de: ladite Chlmbre des Comptes, fut
~ Par!cm:nt ne,eonte~ hors de tont interh 1 fut offert p&lt;\r le/dus Charrier &amp; Piolenc J repre.
[Olt
pOint 1enregtlhemet
· dlligeoce a' l e fane
" aln li1 dedarer par
&amp;l'exccucioll
de l'Arrêt (enunt 1ad'ne Cour de f.1Ire
ciu 1 . Novembre 1$ j w. ladltc Cour en Audiaoce , lho[e qui devait enrieremeot fuffice aufd.
gros dcs Compres, dont ils nous co auroient requis Aéte.
Et par ledic Atbau~ audit nom fut dit que la publication cy-devant
faitc dudit Arrêr, étoit totalement defeélueufe, &amp; alienée de raifol1
CD cc que ladite Cour; combien qu'elle dût proceder à la publication
leél:ure dudit Arrêt, &amp; enreglllrement d'jccluy és Regiftres d'j.
1cellc Cour purement &amp; limplement fans aucune modIfication, route
fois aurait ordonné que és Regiftres d'l,elle Cour ferait ioCeré J que:
ledit Arrêt Ceroit gardé &amp; obfervé en ce qui co ncernait la revocation
de J'Edir obtenu par lr:Ldits Gens des Corn ptes de: n'y contrevenir,
&amp; par conCequenc ne pouvoir fel vlr lad Ite publication aufdits gens
des Comptes feloo leCd. modifications comme derefonables) &amp; parUnt ét?it de beCoin &amp; necdraiee que ladite public31ion fur derechef
fme d iceluy Arrêt (ans aucune modification ni rel.1:riél:ion, &amp; {don
que ledit Sic:u[ l'auroit voulu, toute foil amploit l'uffr' (7 declal'atio»
l

,

'

, .

•

l'OUR JUSTIFIER l.A SIXIEME PROPOSITION'.

r.
",-c.

s·

d dit Charrier &amp; Piolenc eCdits noms, en ce qae auraient con{enli &amp; t S 6
ucordé, que és R~gill:res de ladite Cour, ledit Auêt fut io[elé &amp; en·
3;ginré pour être gardé ~ obfetvé felon le coOtenu en iceluy , &amp; faos
::cune modification pourveu que [uivant cc qu'Ils avoient offert ladite
Declaration fut faite par ladire Cour cn Audiance, &amp; eux le ICqueunt, à quoy fur par ledit Arbaud audit nom perGllé.
E, par Icfd·irs C?arrie,r &amp; .Piol,enc fu~ derechef perfifié en leur offre, qUI
demain en Audience tls fattsftrolent a ce qu cls a'Votent offert; defqllellcs offres &amp; declarations, leur fût par nous re[peél:ivclDcot oél:royé Aa:;
our leur fcrvir à ce que de raifon. ~c, .. - . .4.4",' .L... ".\~'c-y ~c.
p Et depuis le Mecredi Il.. dudit mois de ]a.ll v ier h~urc d'une heur.;
de relevée, (croient venus pardevers nous ledIt Churlcr Avocat dudlt
Sieur en la Cour de p .. r1ement) &amp; ledit Arbaud Procureur d'Icelui Sr.
en ladite Chambre des Comptes, par lequel Charrier nous fut remon.rré, que foi'Vtmt roffre par cy-de'Vant par lui faite audit aArbaud, audit no,,:
de faire 7tequéte à ladite Cour en Audience , undante àJiu que ledtt Arret
du 1.. NIJ'Vembre 155 6 . fut gardé &amp; entretenu entieremerJt felo~ fa forr~e &amp;
tmeur, {uivaot le bon plalGr dudit Sieur , pour tallir &amp; oter cntlereles dontes &amp; alllbiguitcz que ledit Arbaud &amp; getlS dcld. Comptes eue.
Cent nû' faite au moyen de certaine prétenduë modifie tioo faite par
~.
1
d' l d Ce fllt donc (ur la reqlliJadite Cour, à la publication d'ice ui Aner ; &amp; en aytJ.nt egar a a . lidon de l'Avocat Gen.
7?Equête, auroit ladite [our ordonné que le C01'Jtentl audit Arrêt cy-d~'Vant Lû, du Pademenc . q ue l'Ar,
:11
d··Ice Ile Cour, fieroll c71t1erement gar de &amp; 0 b~r.
rêr du bl"
2 , Novemb, 155 6
l1 re, es
-.pllblié &amp; enreO"i
ReO"I/,res
jel'. Clns
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rut pu le , lraJS
é Jelon fa ·forme &amp; tmeur; lequel Anet ledit C .arnc~ oous ,~uro\[ ex- Req~e[c i~primée pa(.
hibé &amp; requis . icelui vouloir faire ioCerer en oOlredlt proces verbal ~7' Il dl: dit que M. du
.
C
d'
cl 1 . d' ·
11ay ' deboura le Parleauquel Arbaud IlIt par ~ous o&amp;r,oye A"éte ~u . tr,e &amp; , cc at:t\on
ment de Con~po{jtion,1!'
lui Charrier, &amp; ordonne que ledit AClct fcrolt lo{elc co nocre proces or,donna qU'Il en fer~lc
.
'
' cc que d e rai' {0\1. Et en umoln v faIt un , nouvel
enreglf.
verbal , pour (ierv rr
au Cd Ites
parties
'
.
•
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fi' trement, runs Ineerprc'Verité de ce que deffils, a'Vons flgne ce prefenl mtre proeN '!,'erba , &amp; aIt cation ni m_dificmon.
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{uller du flel de nos Armes. DU M AY. , , ...~ "",. ....::: /. '"Y'~
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&lt;&gt;- L:..r....." . r'L C. f'l. -rI;" 'Vo.A'O~ a."".-J. ....." ~~
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1

LETTRES 7'ATENTES obtrnué's par les Oll:c;ers des Comptes, pOUl' être Cc~ Lettres fonr eM?;
jl'"
1
f '
ployees dans la Prodl1ého
rembour{et.. tant de leur ancienne Finance, que de ce le par eux ourme en de M, Ic P~o,. Gen. d§·
execution du Contrat, du 1 Q. Juin 1555, du ~o. Oétobre 15 G5.
Comptes./_ C;Mt.. - S,
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." ..... '" 7{J , d-':L.~ . 7 Pl .
,

cl

HA R LES pu la grace de Dieu Roy de France, à nos amez 15 6 5.
&amp; feaulC Confeillers &amp; Tréroricls de France &amp; Generaux de DOS
finances établis cn Provence, Salut &amp; dilc[lion, Nos amez &amp; feaux Confeilles les Gens de nos Comptes audit Provence, nous ont fait remonu:r, que le feu Roy Henry nôrre !rés honoré Se~gneur ~ pere.. de Le, o.f!iders d.e~ColllP'"
tres loüable memoite par IèJ Lettres patentes expedtees pOUl' 1ampllatton de tesoffeé1:erent ICI de C"~.
,
'
,~
J", . . , . , . , 1 d· Ch b'
'1' . .(J r cher que C&lt;sl.,'llY&lt;&gt;P~leur pou'Votr (;1' Jurt{dl6tton, aurolt mJlttue 'l.7 e/"lge a Ite , a,,! le, a tnJ,iJ lenr (J qui ne Cone aUtre
tle ceUe de nOJ CompteS à "Paris, pour joüir des mêmes droIts, preroga- choCe. qu l'Edit du m~~s
.
. '1
. ... tf' 1 P {id
MC' des Comlites Au- d'Aout 151f l~ur A\OI ,
tlvcs, &amp; pUVI eges , que JOUIIlCDt es ce 1 ens.
[" "
, accordé la Juti(dié1:i&lt; n
tUtcurs) &amp; aunes Officiers dc nôtrcdite Chambre d~s Comptes a ParIS, dos Aydes dom ils joiiif.
Q..
foiem ~nCOIC.

C

�I~· 6 ~ EDITS, DE"CLARATIONS. LErTRES,

ARRE-1:S DU CONSEIL ••

, ... c.

~ .,
J 56 5, Et mllJenant ce, icellx GmI de ~ofd, Comptes en Pr~rv.enfe, luy auroient&gt; lou four.
\ 0 I~ Ulle gr3nd~ p:'eu~c 11i certaine Ilrande fomm e de den/CI's , a pOI.r fubruemr e::r employer fi urllcmeJ 'al'
qu=IEd,tdu mo,sdAour
6
.
1(II
d'
l'
ô
,' 5H n'a étéobtCDU qu'à faires de (es Guerres, (ulvant e que cs Lenres
amp lauon J &amp; autres
prix d'argent , ~ dant OccLu .(lons fur cc par CUlt ob,,:nuës J ils auroient dcpuis loûjours joüi
les U r~em
cs Ralf.ures
des
r b bl d '
d B '0 h
d R b'
.
d
.
" du
Gu e,,.·s
oy Henry de lem la es rOIlS b eue e(3" e 0 lJe, que prennent, &amp; ont JOU" I' 1.~
Il, ,
(cor Jefd. Gens de nôrred . Chambre des Comptes à ~aris julques à puis
~ CRes0 ?b
r Dlrs,~e ,B.(.h ,&amp; n3guleres qu leCdltes Lctlles Cle crea tion, &amp; ampliuion ayant été vûës
li t
)' e n eCOlenr pOJllC
cxprdlèment attribuez "en norr edlt Confeil pllve) &amp;: conldere en "elui gue Icfdlts dlOltS. de
p~r.I'Edird,u mois d',Aoùt Burd)e (St de Robbe, nous éroienr de trés' grande charge, &amp; reis 9ü'IT$
1 ) ) 5· malS on pn c ce .
. "
c:::::: d
' (; , ,
d' . , .
prerexte, comme li cee ne ouvolcnt av Olt ete or onnes
l' a tro (.Iae vv~ con won, a raI on dll
Edit Ile le:,r e~e uniqlle- profit anlluel qui pou1JOit re{ulter i{J!' rovenu de Ladite FinAnce, ar (ux foul'nie
.nl:nl
aetrIbue que le5 ~,' notre
• fi
'
N
d
' les que 1ell,
rd d rOlls
'
B he &amp;
droitsdeBuchcSdeRo_
~u Sieur (!i' pere,
ous or
ona
eue
be pou.r obrenirle rem- de Robbc leur Celoie nt dés lors en aVint rayés, qui leur dl tourné à
boudemem de,leur Fi . graod perte &amp; ditntnutl on de leu r[d. Etats, lefqueh outre ce font J'ou-;'
nlnce , en meme rems ,
.,
.
qu'ils coll(crvoient la Ju.. nellement dentle~, &amp; [ru/irez.. deJ drOltJ (3" emolumens qlH leur font dus, .(J'
ri(di6l:o," des Aydes av ,c affiae~, par la creation, &amp; itabliffemmt d'iceux, d'autant que la plûpan
toure 1exrentl) 1 porc -c
b
'
d
(d D omalne
' , etant
,
' b al'Il cz a' Ferme
Ja
Par h Decbratioll du r' 4 des mem res &amp;: portions e no ,
,
Juillet ' 51 ~. tllrtfl(ollJ b droits d'Epices qui en [oulloient :lvoir &amp; prendre, par la viGon,
1.. Y I 1. Propofili.n r i A
d
d R
dor
"I03ues, qU,1, lont
r
ç, . • ~ l't'l:
,: ~ . examen &amp;:. c oture es comptes es
ccerres
par
e D~ns la Requett lmpn
, ,
r
·,
1 rA.. d ' ,
mée Pdg t 19.'M. 1e Proc. ce moyen etelntes &amp; lllppumecs, .eur loor otez, "" re Ults a ·oeaot,
G:n.' des Comptes vou- tellement que cc qui leur reCle de leor[d " Etats (e trouve avoir élé · par
lam PhrOllverdqude 1: re· cux acheté à a trés-g NJl1d &amp; exct0f pf/X , [ans que le continuel {ervice
tranc ement es rolts :Je
Il'
Bo/ che &amp; ù K.h, avoir qu'jls UO(lS foni , &amp;:. auqu el ils {ont ordinairement alhains, &amp; attachez
feul donné lieu au rem- à j'admlOilharioll de noll:re: Jufhee &amp; con(ervation de nos droit~ -où ils
bOllrfement
·de la Finan'11
'1 '
'd cl
bdC
de' d
ce obrenu par le prefenr Havai enr &amp; s emi' oient ~o ecat c: . Hm le es_ omptes, e · our · "
Edit, cite c=t endroit, Generaux, Chambre du Tr Hor, &amp; Bureau du Domaine: , leur [oienr
&amp; r;tra~ch~ne du milie~ d" JUCUU f~uic , utiliré ni reco T- pcn(e, de tOUt le tcms de leur vic., &amp;:
de la cltatJon Cts mots"
.
. rop IXClffi ,,' , o"ai,;o" , au bout de cela ne (e pouu.! nt demc:tue ni faire le probt de leu[dics
il y fait lire fuivant (on Erats &amp;. Offices il en adV ient encore av cc leur tlepas à leurs enfans &amp;
intention , '1H~ l ·s d"ifS ' .•
'~
"l"
de Bufche&amp; d. Rob. "4_ herl tlers, la perte aUIll d,- la FlLlAnCe qu 1 s onr payee pour JCCOX; Nous
~O~tnt M ordo " "e~ 1" ';' [u ppliant &amp; requerans) que aueodu, ce que decrus. &amp; que leurld, Etats
,.;(on du profit 4l1nl&lt;tl r
d 1 d'
('
. d cl P" cl p .
'
.
•
J. 1. Fi""nce, au lieu lont e U Icarure ouveralOe u" J IS e rovence ,·qUI onr accou·
qu'en tétablirr.nr lacita- ru mé 6: doivent être lib re s, &amp;:. déebarg~z de toute prcllarion de Finan.
tio~ ,on, doit lire ?": cu ce ' nollre bon pl aiGr {oic ordonoer (lue rcmbour[ement leur [oir fait
àTOJtl n a"ll oltn, &lt;ft f1T
;'o"nt~ '111'1. trop t:Jtrtf- de la Finance qu'jls ou chacon d'e,lx fe trouvent avou fournie, &amp; pa.
fttJt ,.uaitioll à raifon du yée, tant par la proviGon) con6 1mari on &amp; adcption de leurfd, Etats}
profit ,,",,".1 d. 1.. Fi.
d
. ,.
.
r.
Il
na"et , ce qui lignifie au que augmentation e gages &amp; dr us d Iceux, &amp; cc lue te e n·alUre dt
eon~raire, ~uc ces ~roits deniers que nous verons le ponvol r mi eux poner • (ans foule &amp; charge
etc alitcordeslPdar de nos Finances: SÇAVOIR VOUS FAISONS, que nous ayaot mif
davolfi,ent
e ~s lel'!O t an nue e
.
la Fm ance, telleéeoit en le[d. Remon llrances &amp; confidcraflons par devers lcs Gens de nol1:red,
e~erla difr0li.tio~ de l'E- Con[ei/ privé, &amp; deCirant f vorablement traiter Icfd Gens de nofrrc
cht du molS d Aout 1§55 h b
"'1
C am re des Comptes de Provence, en conliderauoD des (e,ours qu J S
d, Cela ne pouvoir être 1
.
llnti qu'en fuporanr ~ue 'Edit d~, mois d'Août 1 f U j eût été revoqué 'pour le chef con,ctnlnc 1&amp; ]llCifdiaion des Ay4es, &amp;
en cachant les extootlons .btenun par la DedaratIon du l.f, Juillet 15 I8,

•

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. , . .

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•1

•

POUR JO'STIFIER LA SrxlE ME PIWPOSITlON.

nous on,r cy-devant fair cn 'leurfd, Etats, &amp; erperons qu'ils nOliS fero ne
'encart: ,y-aprés; abn aulIi de leur donner occallon de s'emp loyer &amp;.
d'acquerir plus cntentive~ent ~ ~a con(ervat!on de 00$ droirs ,~ns
'par l'avis de Dofire Con (s:!l ! dit &amp; ordonne) dl[ons &amp; ordonnons ~
voulons &amp; nous' plaît, que iceux Gens de no(lr c:d ite chambre des
'Comptes dudit Païs de Provence [Olt Prdideos Mes. de Comptes,
Audileurs , &amp; nos Avocats &amp; Procur:urs Gcon3ux cn icelle, {oiene
;hacuo d'cm: par nous wnbnurfez de la moitié de la Finance qu'ils
ont· payée &amp; fournie fans fraude, raut pour la provi(ion , adeprion &amp;
confirmation de leurs Offices, ampliation d'iceu x, que augmentation de
leurs gages &amp;:, droits, à fiavoir pour Le regard d, La fmance par eux &amp; chacun d'eux fournie, tant en nOJ partteJ cafoelleJ pour r ai/ol1 de leur[d. Offices, cam.
Tn6 auJli de la ,conformation a /mlx! fuivanr l'Ext rait de la v,c rificalion d'i·
celle expedie en nollre chambre des comptes cy-attache fous le CODtre
Seel-de noitre chancdletie; &amp; quam aux demerJ par eux anjJi fournis &amp;'
debourfez.., &amp; ' dont a été fo it état en la Recepte genera/e de ' nos F/fJanw éta·
-blie audit 'Pais de 'Pro-vence, tant pour l'ampliatiolJ de I(urfi. o./ftw , &amp; aug.
mentations Je leurs !agCJ (51' drotIJ , que pour la compoGrion de qu arre
nouveaux con[eillers &amp; MC'. de ladite chamb re, [uivant la veri6cation
qui en [era par ,vous pareillem~nt faltC, [ur .les comptes de ladire r~­
-cepte gerteralé ! a quoy VOIlS ml ndons proced er euéh menr &amp;: en [UI\':lot vos loyaux &amp; coo[ciences, 'V ous donp ant de cc f.ir e pouvoir,
lcfqucls rembou r(c nlc os de ladite moitié de Fin !! nce, nous eoren1ons
'&amp; voulons être f~ir, pris &amp;: levé, (ur rous &amp; cbacuns les deniers éehûs
!G' pr"Ov'enu~, &amp; qui écherront &amp; proviendront des amendes, conhrca.tiOlts, Exploits .le non v:lloit d'icelles, aŒgoés [ur les comptes d epuis
vingt ans en 'i a , Aubaines, Lods &amp; V cotes; plus valuës) rc!l:es. des
comptes &amp; aurtes denier ça füels &amp; extraordwaires dud ir Pùs! ta nt
four le palfé que pour )'ave Ir , de{qu'e1s ju[ques iCI o'a été tait Etat, &amp;
cc juCques à pldn payement &amp; lemboudement de ladile FInance, auprealable &amp; avaot rour es au ccs aŒgna tlon s de Doos que nous pourriof\'s avoir fai les {ur ladite n t rc de deni ers, (oient payées ni acquitées, &amp; deCquds den kr$ à quoy fe mont era ledu rembourCemcm,
nous avons à chacun d'e ul( C:1l laflt que b c(oin cfi ou {eroit , fait &amp;
f~\{ons Don par ces prefentcs , à que lqne [omme &amp; el1:imation qu'ils
puifreot revenir &amp; monter. SI VOULONS ET VOUS MANDONS,
qûc en fai[ant lddils Gens de n semples dudlt Païs de Prol/ence,
joüir &amp; u[er de nos preCente D cl Uallo n, vouloir &amp; intention; &amp; aprcs
ladite verification de ladite FIna nce pu vous fliite , ou par ceux de
no{dits R.eceveurs &amp;: comptabl es de nôr[edlt raïs de Provence à qui [e
pourra coucher, &amp; des deniel s provenus de la nature des (u(dits fairs,
faites, bailler &amp; delivrer .I u[dits Gens de nos Compres dudie Païs de
Provence) &amp; à chacun d'cux Cdon &amp; au prorata de ce que leur pourra
toucher les foml'1Joàes dmim à qUO) ft troll'ver" monur l"Jite moitié dt ~4
Finance par eux fournie , p~ur la pro"VijiorJ, conformation E~ AMPLIATION d~
leur[àits OjJim ~ droits 4'ictu~ , &amp; Cil rapouant les qUIttances [,ul,menc

Le "Roy leur accorde ici
deux [ones de rembourfemem pour la moitié,
•• , De la Finance ori.
oinaircrnc nt fO L1r ni ~ Ilour
" c'Jmpo{i\Îo" , &amp; en(uila

ee pOu ia confiematieu
des anciens Offices,
1 °. De 1. Fi11l ncc pa.
yée pour l'ampliario'&gt;&amp;
all&lt;&gt;m-ma 'on de 1:0. $
" &amp; roltS
. &gt; &amp;comgages
pelition de 'l"acre nou·
veaa x, 11 efi aifé de recC'nnoÎtre en cela l'Edit
du !Dois a'Août 15 H.
&amp; b Finance payée enfuire du Con' rat dY le.
Juill ptc.;dent,

�1.lI{}'·

64 EDITS. DECLARATIONS. LETTRES. ET ARRETS DU CONSEIL &amp;c~

POUR jUSTIFIElt .LA SIXIEM E PROPOSITION.

Albaud uSo. Iiv. , de Me. 73ertrand Malbequi Aud,teur 480. Iiv. encore

J565 · de pauics prenantes , nous voulons que l,Cd. de nos Comptes parceCd.
prefcntes, pUlifent ra[fer &amp;' alloiiçr en la dépenfe du Compte derd. RlClveurs ~
de clJaClIrJ d'tux , les fommes des deniers qui forant par ttlit fourni es &amp;' payées,
il. L'occafion fofd. par 'Val OrdolmanCfJ , &amp; icelles rabattre (;}' décharger de
C;tte dJ~(e ~it to~jours Icur (d. Receptes , nonobftane 1He les [ommes de demers à quoy pourra mOnm:eux
vOIr les
"
'{;'
'
1
::les Ci.,rpri(es
de comlnue!..
la Ch. des u r le Rlm bour)J (mmt
ne !r;,oIent fi1 ~uJ;ement Jr;P':'I.ees
,ne dl
e~ artes, que te s &amp;
Comptes qui obtint ici femblables deniers fOlent ·ddhnes pour eue convertis 8.: employez au
de.pouvoir alloüer dle- !dchapr de nôtre Domaine, Reparations de 110S MaHons 8.: Geolles
meme la (omme qu"elle
f ' d
.
J"
,
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'
reçoit, &amp; en décharger 8.: rais e JUlbce, Edit fur ce fait all mOIS de Janvier J 561. les
valablement lesCompt~. Ordonnances tant anciennes que modernes, faites Cur l'ordre de diCo
bles, bien que cette lllè- 'b '
d
F'
d rr
•
me (omlUe fût indéfinie. tri Utl011 e nos Inançes, /Se que tous Dons euuent eue payez, &amp;
acquittez par les Tréfoliers de nôtre efpargne , &amp; non antre à quoy
nous avons pour ce regard, tic fans y préjudicier en aUtre choCe
dcrogé, 8.: derogeons par celditçs prcfeoces, 8.: à quelconques aunes
Ordonnances, Retentions, Mandemcns &amp; défeofes à ce contraires,
'1Jllnné À Châteaubriant le 2..0. jour d'06lobre l'an de trace 15 6 5, &amp; de ,,8lrl
Regne le 5" Amji Signé Charles, (7 plus bas , ryar le Roy en [on C onJèil
DE L&lt;\.UBISPINl:, J-h~ / - .I.''ï'~

s. .r. i} ~

'7 ":1

û~ ./~ /

.

du fufd. Mc. Jean de Sade Chef &amp; premi er Prdi de n[ co ladite Cham - Cemêmelfer:ran.l M.I~
bre pour L. c.onfirmation de fl~dit Office de 'Prefident à l'ad~ermnel'Jl du ~:;;iJ'~~:e" ~~ a~~~ffi~~
Roy Fran~ols II. pour I2..0. bv. De Me. Je an Gre oier :lulh PrcGde nc auxSoumiilions. Voy&lt;.. ,;
en icelle autres I2..0. Iiv. De Me. Jean - Fra nç ois Artus d'E{ça lis Vin. 1. pw 55·
'Alb d CI '
rd
'
'
" M, le Proc. Gên, cl:J
cent Bompan, A n d re
y, e apler ,Galp.H GUl ran, f,'i rna ud Tre!. Comptes dans (a Rcquè.
{emanes, Gafpard de Becc3fcis , Jean Albaud J ean de Farges, &amp; 'te i?Jpriméc pau ~, &amp;
Honoré Arbaud, Con{eillcrs &amp; Me,. en icdle d. Cham bre , pou r cha- ~ho(~ced e cb~mm~
qnelq~e .
len lIuporrant
cun d'eux 100. liv. Mes. Arnaud Bocrilly, Bl llh efa rd , Alb ert . Thomas ces (orees de Lettres de
Boitron, Michel Clary, LoüÎs Borrilly, &amp; Jean Albe, t Au dite urs pour confirmatioll fi ordinai.
res aux l)OUye~!JX "111111"
chacun 60. liv. De Me. Hon oré Arbau d ,Avocar 4o.1,v. J 1cqu es Ar- m t nJ.
baud Procureur 50. liv. 8.: LoUis de Mazargues T ré fo ricl des mêm es
droits du Palais 30. liv.~ui cfl: en tout - 2.6 2.2. 0. II v. Tournois, rrven,ant pour .la fD~itié à 13 110. /i'V, TournoiJ. YEU AUSSI le Compte rtrJdu ~J ...{ .l'';J4.-.JPr."";'''' 1'2-' .
par fiu hl. Gafpard Romlorat Co"jèiller du Roy &amp; fan '1l tce,",eut gefJe71l 1 ~ . &lt;J- '2- &gt;O .
de [es Finance; tant ordinaires qlùxtraordinaires aud,t Pto7,.'ence, &amp; clos en l;
fufdite ChtWJbre du 2. l, 06lohre 1 556. au !(i;i!ler 3 5. f.51' au ch"pitre de La
ReCipu faite des deniers p r o"VtnUI de ['.ACCO RD b ET CONTRAT {ait pa~ le Roy b Cet Act.,d &amp; C.nt.~t
d'Vec [es OIfiClm de ladite Chambre der Comptes en icel UI Pa ïs de Provence, &amp;. dont .. n atfeél:e ici de ca.
cher u datte, bien qu"il
tant pour la compolition de quatre nouveaux Coofcd lcrs, &amp; M ". , dut êHe (ous les yeux de
trois Huim~rs , &amp; un Grcffi:r des SourniŒ ons , que pour raugmmta- duy qui fai(oit Ja Iiqui
dation, eft le F.tm ux Co.
tio" des Gages, (;)' nou,",eaux droiu accordez a iJX foP. Officiers , par le- trat
du 1 - . Juin 15S S •
quel nous dl apparû :lvoir été payé par lc(d. Offices audit Sieur : qoi produHir tant de nouS~avoir c par le fu{dir Me. J ean de Sade, Be Je~ o G Jlnie r, pre mIer &amp; \ eaux 11'0its aux C/Iiciers
des éo.n:r:s. r. P. "18.
fecond Preftdent, &amp; pour chacuo d'eux 1600. Ii .,. Tournois, Par ch a..
c Parddrus le conti 'lg~nt"
tun des cmq Main'es aociens renans 800 . liv. Par chacun des q 03 tre que ch.q_le ~i er ici
nouv.caux pourvco5 4600.liv. Par les 9u~tre Auditcuts &amp; chacun d'c ux 1l0mé avoiryayé pour la
prom 'è par 1&lt;1
300. liv. Et pat les fuldic Avocn &amp; Procureur Generaux au ili par cll1~ Finance
COlJ\.Catdu 10, Juin, 5 SS
cun' d'eux 400. liv. Fai{ant en (omme 2.7600. lI"1,). entl ées co la BourCe Malbequi avoit payé à
&amp; Coffres de la Recepte gene;alc de Sa Majené audit Païs de Prove n· part I ~ prix de l"Office de
Grdli'i!!o des SoumiŒons&gt;
ce. portées à (on épargne audit Païs, à Me. Jeao de B,lillon àulIi Coo- dont il avoit déja été
{eillet dudit Sieur, &amp;. TréCorier de (cfd. épargn es, par lix Ces Mande- rembourré enfuite de l'Ar
rêt du •. Novemb. ' 55 6.
mens 8.: ~Î1uoce s employées, 6: rapport ées {ur la dépcn(c dud it VDJtr. " la F~g' j G.
Compte, &amp; au Chapitte des deniers portez à l'é paq~ n c au feüillet 116.
foifant pour la moitié J 3800. ll"'v. Tournois. CO NSENTONS à l'Em er i- :}::',"
Dement eftet &amp; accompldfement deCd , Lemes pate nIes , &amp; en enfuiv ant ~~:~ : :t. :!..:.::;.:~:~~ .".
icelles, mandons aux Receveurs 8.: Com ptab les d'Icelui d it Païs à qui I."'. '~" i'-."'~~~ ...... û" .
'('
h
d d '
j'J.co:..f.... . .....},- - .
le pourra toue er, qllc es : olers proven ~ os de la na tu re delfus dire s, ...... , ,....·~01-~ t - 'X 1
.ihayent à payer, bailler &amp; délivrer comptant, aufdit s Gens des Com p- ':U!f'()~: ... f+,!oJ .
tes dudit Sieur audit Païs , &amp; à chacun d 'e o~ (cl a n &amp; au pro ra ta de
cc que leur pourroit tou cher &amp;. aparten ir • defdites [ommeJ de t ~ 1 t o. L.
1',
d'
d Si les Officiers d~,
ournois une part, &amp; 1 3800 li'V. d'autre, re"Ve;Mnt enfernble ~ d z. 69 10 . Comptes n',,·oient · Cil
l'adrdle de f.tire appli.
quer cette .r0~me de 16, 10 liv. moitié à leurs aneienes Finances, moitié à celle procedant du Contrit du 10. Juin 1S55.
on, fo~rrOlt dire aujourd'hui que la Jmi(diél:ion des Aydes en dernier reffort avec 115o.liv. de glges dfeéHfs, ne lenr cou .•
~~!gm3Irement que lIO . liv. al! moyen des 3000. liv. precedemment rembourrées %u Greffi=r Malbequi ; il ne Il Ile pas
" ctre toüjours vrai, que Iles, 30000; .Uv. pay6es enfu.it~ du Contrat .lu 10. Juin J 555. ils om6~é tembcur(ez &lt;k 1,5)910.
R.
j

.

, .,f. '"'L g!, .............. ..' ...e
I lle fert à ju(Hfier que la ~ DE TU L LES Chevalier, ConCeiller dll Roy, Tréforier
Finance payée pour ob- Jde Fraoce, Genel al de fcs Finances en la Generalité de Provcn w
teniroût l'Edit
du en mois
VEUES PAR N O VS 1cs Leltrcs patentes d ud'It Sieur
.
d'A
de l!55.
m - CI: :
, a, n~us
c;u~ion du Contrat dl1 10. adrdfantes données à Châteaubriant le .6" jour d'Oél:obre dernier,
!:::b prefc~edenc '1 a é~é Ggoé Charb • &amp; plus bas par le Royen fon Confeil de Laubeflpinc,
our ee pour a mOlIl' r li
..
. .
. .
tié laquelle jointe à la lec ees lur ImpIe queue de Circ Jaune du grand Seel dudu Sieur, aue·
lnoitié de l'anciene Fi. goelJcs ces pre[enrcs {ont attachées fous nôtre Seing, par leCquelles &amp;
nance , emporte le rotai
1
r
..
'
comme il fera bien-tôt pOlir es cau les y contenu cs , ledit SIeur veut &amp; entend declare &amp;
ob(ervé.
nous mande de faire rembourrer les Gens dc fa Cour des Comptes aud.
Païs foit prelidents, Mes. des Comptes, Auditeurs, Avocau &amp; Pro·
cureurs Generaux en icelle, de la moitié de la Finance qu'ils om payée
Le Tré(orier Genc!ral •• fi
. f:
fi d
",f:.
'
1 '
diftingue ici les deux for-"' ournle ans rau e, tant pour la pro'Vijion , ,,'eptlon CO con).rmatJon Ile.
tes de finances dont le leurfà. Offices, ql4e Ampliation d'iceux, (7 augmmtation J, leurs gages (;7' droiu,
~~~::::.rement avoit été A SÇAVOIR pour le regard de la Finance pat eux &amp; on chacun d'eu~
fournie tant en fes panics ca(ueJJes pour raifon de leurfd. Offices, &amp;e.
VEU l'Etat tic Extrait expedié en la Chambre des Comptes à Paris,
Je 15. Janvier 1565. ligné le Coigneux, joiot aux (u(dites Lettres pa·
tcores, contenant les parties des compo{irions de la provilion defd,
Offices, à {çavoir de Me. Jean.François pour la fomme de 3000. Ii".
Tou~nois, de Me. Artus d'Elcallis pour 3"5' liv. de Me. Je an de
Falgls 3600. liv . de Me. Jean Grenier ~ooo. liv. de Mt, Reinau~
Treffcmanes 3600.liv. de Mc, Jean de Sade ~()OO_ liv. de Mc, H.onote:

566.

a

ORDONNANCE dn Tréforier General de France , en execution des preudentes Letlrl! pour la Liauidation de la Finance qui de'Voit être rembouyo..
J
fie , danJ laquelle il eft fait memion du Contrat dll 1 •• Juin J 555. d"
Il. Mus 15 6 III.
" .....c.Iv· '""JJ'~" ,,,,
a.,:,!,~,~~;"",
&gt;-&lt;&gt;v
, ' .....
,
,
J ,

Cette Ordonnance dl
employée dans Ja Pro.
duél:ion de M. le Proc.
Gel!. des Comptes.
(j/l.' dlf:

r-';":"'" )--

J

C((IoM-Je,.

1

,

..

-.-

•

�~ 66 EDITS. DECLAR,ATIONS, LETTR·ES "ET A1\RETS DU CONSEIL ~c.

'1/4; flit mo;tiç defd. fommes des denier. cy-deffu: fpecijih t ~ qnoy
fe troUVe monter &amp; reveoir la Fioance par chacun d cux fournie pour

1566. Tournoi"

la provHion , confirmation &amp; amplial101J
tfjceuJt, ainli &amp; par la forme delfus dlce J
fe(dites Lemes patentes le nous mande &amp;
tre fignet le l ", jour de Mars 1 56 G. Extrait

ae leurf~its ~jfo~1 ~ 7)roÎl,

IceluI, dit Slcur pa,'
ordootle, Fatt à A,x 'fous n~·
ae Regiflw dll 73ureall d'es Pt·
n4nces de lA GeneratieÇ de Pro'7.lence , pllr 11014' Confciller SecretAire du Rtry ,

Griffier en icelui.

&amp;

qllC

MARGUf.RIT,

,.

TITRES
SERVANT, A

•

JUSTIFIER
1

LAS E P T 1E M E PRO P 0 S 1T ION.
VII.

7)efU;s LA rt'fJociltion de [edit du moi, âAoût 15H. (?l,
remb'lIrftment de L. moitié de la Finance pour laquelle il a'tloit été obtmu, 1"
Chambre Chambre du Campus a peu à pell re(oU'uré fans. nou'7.Ieaux motifs ,. Ô'
fins mWcUe Fi1jance, 1" pluJ grande partie des Jurifditl;ol1J &amp; droiu" d,,~1
ItfrturlJ le Parlement A'VOlt été c(Jntraditlflirement maintenu par t'œAr.,rêt ""
Elle d\ ~ la pa~e IS. Con/eil du 2.~ NO'7.lembre 1 H 6, &amp; par LIJ 'Procedure faite fut&lt; UJ Id".
_par un Commiffoire du Conflit.
~1l~ a'tloi même obllnll , a'Van" le rem~lle!Cont&amp;l11p"l. 11· ê' IHJllrfoment, pades 'Declarations des 7. Juillet 1 5S7. &amp; 1+. Juillet "l Ha. ,les
7·
mlmu ~ttributJ Jont la Callr des Aydes de Paris 'Vl11oit. à'/tYl fo'Vor;'f~ P ' par
rEdit dll 11J4js· de man 1 S5 r. &amp; les Declaratioiu d'l 1 55 Jo. ~ J S53, 4'7.1~C le,
matiem du alfoi~ttgemens, Tililles • impoJi/ions CI' déparumens faits par la Com#
mU'Jauu'{ de la Province.
Elle .. recou'tlré enfuite la connoifJanc'l du tra;.
teJ &amp; impofoionJ tant Domanialu 'lue .Farainu • tJ&lt;7Jec les appellationJ &amp;', tA
rmplÏon des :Maitres des Ports.
Les ilppellations des Commilfaire.,r 'lXI/IItturJ Jel OrJontJlsnm de la Chambre des Compus.
La necelJité impoft( /lU
'Parties d'obtenir Let/res dl. Grand Saau pour 'tIuider les doleances en- chltmbft 'fleu/re.
Le 'Prirvilege jufqu'alors inconnu aux [hambr-es du [ompm,
&amp;' CourJ dn AJde!, dt juger en Jernier rejfort leurs OjJiciers jur loute forte d,
~ Îuffit pour l~ jufli~~,- erimt'J. ' El plllJi(llrJ a/ures droits tant Lucratifs que honorifiques) tous au prétlonRdelce fait d' deChre ,'udiee de la Jurift'atûion dll '1'ar/emenl , é' l1im que compris danJ les Articles
Ies eg emens u onL' • d
'J
(cil de 1608, 1 M r, &amp; tJe l'Edit de Il H. contrad,tloiremmt rervoque~ par Arrel Il ConftlJ au :1.,
I66G . ils ont ctC i~pri" Novembre 155".
Les r.r/lè"s même n'om for'tli ,u'à f~ire tlUgmenter le pr.i~
mcz &amp; 'CommunIquez
V
.n;
1
~'1'are~ent cUlli la pre- de! Offtcrs Je l" ~hilmbre du Comp/(s. ~n aug'!!eTJtant eXctjjnJemtnt curs r,·
fente inftance,
'lIenUJ.
'l, 'JUI eft bitn opp,o/; 4UX preunaueJ oppr1jJions lJue fln Proc. G,~,
reproche 111# Parlement, &amp; aux pertes qu'il dit que leJ Offt,~trJ de fa Co~pag~"
ont fouffirtes pAl' les Taxes c;r les Crue's faites en coupderallOn J, La Jur!lMilo"
. .
tie! AyJer.
.
.
pltOl'OSITION.

..

.. . • '1

POUl\. JUSTIFIER. IlA SBP'rŒMR PROPOSITION.

'fil!

,. pec,LAR,ATlON for Arr~t du Conftil,
accorda à 1" Chambre des Compte! fans nouvelle Caufe ni Frnance Les me mes exun/lon! que La Declaration
du 7.11l111li·1i
,à l'exception des matieres concernant l'impolition foraiTJ()
Re[ve, Mat/rift, &amp;' hAut p,fJ.age.." flc. du If' J,uillct 1SS8 .
""', 7-:"'27°' 6''''/0''''';_ '" r, l" · te.. ~_ .. ""'"}""'..

51;'·

Cette Tkclaration efr ett:.
dans la Produétî'
de M, le Proc. Gen, d~
Comptes comme l'un d,

plo~ée

fc s principaux Tite"" ,
-J" 1:.. .....,~J.c.- ,·-,-."""oIItL

A

../~ ~~ -&gt;Ir.'~ ,.,. .

E N R Y par la grace de Dieu Roy de Fraoce , Comre de P1'l)- Co~ Jt .r";!&lt;- '10. ./),{,
vence, Forcalquier &amp; Terres adjacentes; A tous ceux qui ces I5 58
preCeDees Lerrr~s venont , Salut. Comme pa~ Arrêt ~e nôtre privé

H

Confcil du 2.. Jour de Novembré lfS6. doone [ur le dtffcreot &amp; contention de JurifdiéHon corre nos Cours de Pademeor ; des Aydes lie UcllrapgrtHlat:lt'Jf
Chambre dei Comptrs co Proveoce, eût él é dit &amp;. ordonne: eotrc ' au. tres cho{es) que I.fd. Gens de nos Comptes connoîtroieor en dernier
re([ort du fait des Tailles, Ayde. &amp; ,Gabelles. Et par nos Leures de
DecLuarion du 7. Juillet 155 7. d'aut.1 nr ue ar ledit Arrêt n'étoit
fait mention de~ Affoüa~emen$ &amp; Ica oüagemcm payez audit Pais) ~~~c~~a~;t~,~lilF."
lieu defdites Tail1es, Don 3ë 06hoy de 15. Herins pour feu) &amp; aOrtes dtflicultez &amp;. dOlHes qui pourroient être faits lar l'interprctation
dudit Arrêt, les voulant éclaircir, aurionsdir &amp;. dc:c1are: , que DOUi
avions entendu &amp;. entendio.ns que nôtred. Cour d-: s Comptes de Provence pour- le regard de nos Fj'nan(cs, Aydes, T ailles &amp; G4bclles d lJd lt
Pa'îs , eût celle &amp;. [emblable J u ri(dl ~ll o o , ,'lue pH Edit &amp;. DeclaratÎ'ons C!IJ mois de Mar'S rHI. 2.0.. Gétobrc 1552. &amp; 10. M.1'Y t 553. cfr
commiCe &amp; amibuée à.nôlrc Cou~ d es Ayd es i Pa ris j fors, &amp; excepré
du (ait des Dcci~es &amp; Solde de 5°0.0.0. , homm es de pied rclC1'vée par
Jed,it Arrêt ,à oôt(ed . Cour des Aydes à Palis; &amp; conou pareillemeot
cles Affoü'I1gemel\S '&amp; rcrifoüa.gemcln dool ~n u[e audit Païs de Proven.
"
te, pour .Je fait des Tailles ~ DOllS &amp; O,~1-roy da 15. florins pau ! Fe,.. ,
conttibutio'n &amp; département d'iccnx ,&amp; de tOl~t ce qui en depcnd; {ur
l'exccurion de(quels Â"êts, DccLHarioo' &amp; interpretation ddfus dire,
nôcre l'tOC. Gen. eo nÔlIed. Cout de I&gt;arlc:meot ) pour &amp; au nom
La prefenre DecIaratiaR
d'iceHe
{mit oppofé , &amp; f ..it- ,weiler nôtre 'Procureur Gen. en nôtred. fut rendaë fur un Arrêe.

au

,Je

Cou,. des ' Aydès (!J'-Chambre ael Comptes Judû f'ro"Vtnce par-dervant nous &amp;
1J8tre privé CO"J{eil, où lefd. Parties oüieJ j Sçavoir eH: • nôtredit Procureur
General en oôtred. Cour des Aydes &amp; Chambre des Comptes d'une part,
&amp; nos' an'lez' &amp;' fe:ulx Me , Claude Pani(fe &amp; Jean Salomon Coo(cllleu
en nôued. Cour de P.ulcmenr de Proven,e, &amp;. par elle à ces
d~.
leguex d'ault'e ;' en leurs -I\,emonrranC"es &amp; cau{es d'oppotîrion. SÇAVOIR ~AISONS,- que' par Arrêt Je nôtT~dir privé Gon{cil donné Cc

c~m.rall.i&amp;~; dl! Conf.a.

nm

jourd'huy dàué des prcferltcs , bOUS 'avons dit &amp; ' ordonné, que- les
G'C'DS defd. Aydes &amp; Comptes joüiront des jUlifdi6l:ions, Droin. &amp;
Titrc:s mentionnez au[d. Arrêts &amp; Dcclilratioos , fOllt amJi qe/en joiNfo nt EUe

les Gens des œAydes '4 'Pari! ,

/ait encore

re\'Ïv~

&amp; en la qualIté tn lcetl ~ contenuç' , fiJ1J! tolite les ardcles IJ. 16.18.

fois

e1l ce i eomtJrendre
la -connoi/fancl
d,s m, tieres .au; pro'vient},.,1U de l'aIÎlnH - l't,dit
'9, H', 11. &amp; u: de
r
1J."1
de If 1 $, &amp; toù.
';Dn, t4nl de l'impofition foraine) Ref'Ve ,Maitrifo &amp; l,aIl! pajfage ) que autrt! jours (ans nouvelle U\l4
,
(e ni Finance.
dirpolition repara la Cûrpri(e avec ' laquelle la Chambre des Comptes avoit cbtenu fur Gmple Requête le demier
ulrort de ees macieres par appel des ]ugemells des Maitres des PortS par l'Arrêt du Confeil du 9. May 1 r 4 6• que M. le
Procureur Gen. des Comptes qualifie du Titre d'~dic',&amp;'''c6~Ïre La teneur exprelfe de la Declarar,ro,n du ~ 1· Mars ,1 r 44, ci.
tée ~ la marge dt la page 119, On verra bien tot la Chambre des Comptes furprend~e Lloe craiJicUl' filli " ",111er Ic!fora
Ics Mailles deJ PoIts,(ans caure ni Fiuanccs au préjudice de la prerent; ];)"larauon• .,...,'- '1, . • .i u, . , 9 !2 o .
. Cette

ml

�\

,jOj -6fi EDITS, DECLAR:A TIONS) LETTR.ES, Al\RETS DU CONSIUL, ~,.

Nonoblhnr une difpofifi précire, l'abus que
• la Chambre des Cam pres
fir de ce Tirre pour re
m:rtre à coûvort des re"ilions &amp; d .. apels des
C omif. executeurs , donna lieu au •. Art. du Re!?lemenr de 1608. qui
l('ra taporté rur les tins
de non-receYoir.
lÎOII

dr()/I! qui en dcpendmt, ni ,au ai les diffcrens qui pro,vi~ndro~t pou.r rai~
[00 du fonds 6c propriele des Terres, des Flefs .~ arriere-FI.efs, [UJCIS a
Ban &amp; arriere-Ban, lcfquels comme etans de notre:. Domaine fer~nt,
&amp; ap anien dront fuiv3nt nos Ordonnances co derOier (e(for~ . a notrcdite Cout dc Parlement; &amp; quant aux Jugemens &amp; expedmol1s que
fer ollt les Gens de nofd. Compres és malieres concernant le fait de
nord. Compres, ou ce qui ·en dependra ) qu'ilJ uferont du Titre ancien
de [lJambre des Comptes, &amp; non du Titre de COllr des eAydes, ~ cc n'dl: eCd.
n1'3lieres d'Aydes, Tailles, Gauclles lit Flnanc~s, o~ ~e qUI c~ dcpe~4 ;
&amp; au furplus aulIi que és ]-JgemcOli des procc.$ cfl~J[lels qUI provleQdlonr del'd. matiercs de Comptc5 on autre faIt qUI en de:pendra l leCd,
Gens des Compt~: {cront tenus garder &amp; entretenir le Reglemen~ pl~
nous fait entre norted. Cour de Parlement &amp; Chambre des Comptes a
Paris au mois de Fevrier lssl _enfemble la modification faite {ur icelui par Arrêt de nôcred. Cour de Parlement le ,. jour de Mars enfuivant, tout ainCl q'u'cfr gardé, Be obCervé en.tr.e lad. Cour de Parlement
&amp;: Chambre des Comptes de Paris, en entolgoanc .tant aux Gens de
o ôtrcd. Cour de. Parlement que Gens de..noCd. Aydes &amp;: Comples de
Ploveoce d'JinG le faire &amp; O"arder de poineen point, (elon leur forme
&amp;: te ncu/ SI DONNONS Et~ MANDEMENT, &amp;c;. Donné à villiers-Cotterets le 1 .... jour de 'udlet l'an de grau 1558. &amp; de nGtre ~egne te h, ..
Aili/i frgné fur le reply par. le 7\oy enfon Conflil FIZET. J-/,e.IJ_ dttvo-lu. ~::f
')...C/ ..... , ...... ., •. .G)- f.&lt;.J_;f ...r

a....... k &gt;;j'J4

k~XfR-;;;T de

POli r ju'Hfier de t'ancie_
!le te: dn droit du ParleInent fur les apeUarions
des Maîtres des Ports.

n "&gt;f-:J

. ~;,...

c·fol- ,yI, J........ /M ~' .

l'Ordonnance du R~y Henry j} en Novemb: 1 55 (. ,afortee
au Code Henry Li'vte 14. Tit. :6. Art. , .. en c.es t;rmes.
r .
AR T. IX. Ordo nno ns que les Appellations lOteqettees de no[dltl~
M ' S. des Porcs ou IClH$ Li .t ulenans, reifoniront immediatcmenc en nos
CQurs de Pademenl du Rdfott dcfquc:ls ils [ont,
DECLARATiON qui coll/èrvc al# Parlement le dernier reJ!art for lei
Jugemms des Maîtres dts Ports. du 9. Decembre 15 6 3.

56 3. CHA R LE S par la grace de Dieu Roy de France, Comte d:
~etteDeciataration avait
Provence, FOJCalqoicr &amp;: Terres adjacences; A tou.s ~eux qu,
été precedée par des Let- ces pre{enres Lcures verront, Salut. Comme pour. pourvol~ a la p~r­
rres patentes du 1 5. Mars ceprion &amp; adminifirarion de nos droits de J?omaln, e for.alns. ' Traite
J 544· qui accord oient à
,.
h S
&amp;
1.1 Chambre des Cam pres &amp; ImpoGrion foraine, le fcu Roy Henry norre nes-c cr elgneur
('apel des Mes. des Pores pe re que Dieu ab (olve, en l'an 1551. eût ordonné Jad. Charge &amp; Adfous condition du der··11·
·11 '
dix-huit Recepees :&gt;O"eneuÏ&lt;r rdl'orrauParlemenr
mlOluratlOn,
erre exercee &amp; a d·
mlnll~ree par
contre le[quelles le Proc: - ralcs, qui {croient établies en dix.huit Bureaux &amp;: Sieges generaux de
du Roy ~ux Compt~s nos Provinces cotre autres que outre les quatre Bureaux anciens éraayant [urprIS [ur Reque- '
1 F·
II.
te l'Arrêt du Conreil du blis cn nôrredit Païs &amp; Comté de Provence, Arles, Tou on, rejus, ~
,

, . May 1 J 4 G• qualifié
i
dIt Titre d'Edit dan5 la Requête imprimée P"(t 9 cet Arrêt fut revoqué &amp; le Parlement contradi6l:oircmenr maintenu da!'!
la conn?iffal1ce des marieres des MaÎnifcI, parl'A;rêt du 14. Juïllet
pag! '7. cc 'lui c!\ cnç"re pl!:,s ~ltprdrel1l.nt
confirme par la prefente Declaration,

IjJS.

Ancibes, y feroient de nouvcau établis un Burcau general compofé
fl'un MaÎlre des pons &amp;: aunes Officiers en nÔtlc Ville de MarCeilie )
&amp;: cenains Bureaux particuliers, en aucuns lieux &amp;: Villes dudit l'aïs,
. mais pour cc qu.e rér~é~ion dudit Bureau, ge~eral ~e t~ouvc ~o beaucoup d'endroits preJudiCiable, pa,r Lemcs d ~dH particulier cn 1an 155&lt;1.
tant ledit Bureau general que 1Office dudlt M . des Porrs ) &amp;: Officlcrs
en jccluy , auroient élé (uprimez &amp;: abolis, &amp;: icelle fupprcaioo confirmée par Anêt de nôtre ConCcil privé du 7. jour de May dcrnicr)
&amp; CemblablemcGc par nos Lettrcs d'Edit du mois de Novembre J 56.,
Nous au fions ordonné que iceux nos droirs ~ autres accQûrum cz être
levez par eux audit l'aïs de Provenu, (croient cuëlllJs &amp; levez auldiu
qu.ltre B~reaux eo'~'eux ..feulement ; &amp; quant aux .au!res Bureaux de:
nouveau e:rigez audit Pals, nous les aUfions (upprlmes, enCcmblc les
Officiers ordonnez en iceux, tcllement qu'il ne demeure plus que Idd.
quatre Bureaux d'Arles, Toulon, FrejuAs , ~ Aotl.bes , avec les Offi,iers établis pour le recouvrement de norredH droit, &amp; cnueleoemcnt
de nos Ordonnances; des Sentences dcfqucls Officiers és cas dont la
GOO noi/Tance &amp;: jurifdiéHoll leur efr attribuée, par nos Edits &amp; Ordonnances, l,; appellatIOns relfortiroitnl immedtaument en "ôtr,dite Cour d,
A Cette ."rlm,,; de 1.
Parlement audit "Pais ,. filon nos a anâtIJeJ Ordonnanw. Md is par ic ~ lu i ] urifdiél:ion des ParleEdit de 15 SI. la connoi/fance: e:n éroie attribuée aud it Maître: des P.)rts mens fi.r les Maîtres des
jufl:ifie bicn la [urdu Bureau general de Mar{eille (upprimé , &amp; pIf cc moyen ét .lic nr Ports,
prire avec laquelle fJt obnos fujers en cc regard vexez d'un degré de ]urHd iétioo davant l e, tenu fu r Reql~t e l'Ardt
que fut l'une des cauCes de ladite {oppreaion, moyenanr laquelle: L{d. du Confcil du 9. May
l (~6. (ur lt qllel M. t~
1 pellations d-oiyent 4lemeurel en l'état qu'clIcs avoient aupara v a1t Proc. G='l. des Compte.
__ccoûtumé. SÇAVOIR FAISONS, que nous deGranr foulagcr nos Su- dans fa Requête imprimée O.f!' 9. aprés l'ajets en tOUS endroils ,8&amp; ôter 10US degrez de ]llriCdiétlon fuperAuë qui voit cité comme un Edit,
nc cauCent que longqeun à l'expedillon de Jufrice j Aprés avoir cu fur ajoût~ que c'était ainG
que s'expliquait ce grand
ce l'Avis &amp; Dc\ibcutÎon des Gells de nôtre Con(eil privé, ayons de:- Roy
, lans /aire aucune
c1alé voulu &amp;: ordonné, declarons, ordonnon s , voulons &amp; nou~ mention ni de la pre[en plaît: que les appellations inccr;e.uées des Senrenc~s .&amp; apoin temens te Declaration, ni de cel.
le raportée à la pa!.,
dc:Cd. Officiers , des caufes &amp; matlere$ que la JlJrJrd J(~hoo &amp;: coonol(- qui rep~rerent Ji biell
noHfance leur dt attribuée par noCd. Edits &amp; Ordonnances, privati- cme (\lrprtr;.
... #1-- ,t""C!- W; .......... . ~...!H..
vement à tOUS autres Juges, rtjJortiront m nôrred,te Cour d( Pllrlemml de '-r~(.-' c.- / '12.;' , ~
2..:
.-;Z
li .. f · 'i;'L '32_ · ~
l'rotlmee, jmmediatement, 10141 ainft qu'elles f ai/Jient &amp; fallloient faire aupa'1~.'f.'e ~1-'7 :LlI.,
~.' ~rL,'A~ant ledit Edit de L'an 1551. SI DONNONS EN MANDEMENT. "''''' ) ___.. . ) c...1.L1_ " ..---~ ;~ p " e..61 S. . . . l~J8' . u...
&amp;c. DOnll( " Paris le 9. joUI' de 7&gt;eambre 1563, &amp; dt nôtre Reg~' le 4· d '3 • " I I ,.....I-v ,
J::ju 1'1-' . v-Ij • .
Si:né pllr le R.oy Comte de Pro'Vence enfon [onfeiL HURAULT.
.....:11· l' A' l 'J I. ~ 'A.t... 4' .
J

" .. &lt;# ...

If

,

•

p

Il

..,h;t\

r~

tl l1,.

4-

AR.R.EST du [onfeil jèr'Vant de ~glement entrt les deux CaurI.
du 2.3. Août u'o8.
.
Cerre eonnoiffitnce fera

ART. 1 X. Comme auAi ladice Cour de Parlement jugera lu "ppeli ..- ellcore ôtée "u Parlement

tions des MaÎlres des Portl en ce qui dt des Traiw Domaniales , LI.: aurres choCes depeDdanres du Domaine,
i

, 1

161 '.

'7.

1

A

li,

POUl\. JUSTIFIE1\. LA SEPTIEME PROPOSITION.

.

pat le Reglemcm raport':

à la P41' 7 1. fans égarcl
pour les Titres precedens
&amp; tàns nouvelle ,au[c ru
Fil1allc~,

.•

,-,....
,1

,.-

.-

�- '0 EDITS, DECLAR.ATIONS, LETTRES, ET ARR.ETS DU CONSEIL_."c,
, 5'2 ,

la Ch~mb:~

des Comrf.X. Et p'our le regard des appellations i'Otc:JJente~ des Maîues 'd "
obtlllt ICI 1. connol \
d l"
li '
f, , , l
' fT
"
CI
fance de5 impolit~ons fa- Port,S a ca~(e ~ lmpo mon OUIne', a coonOluaocc; d IccUe Co ap_
raines ~nt d. folS CO?- paruc:ndra a ladue Cour des Aydcs.
tradiél:Olrement ad Jugee
au Parlement, depuis
'. ,
l'Arrêt du l, Novembre Iif6, p"gt H' qui, a~o~t li expre~ement revoquè l'Edit dUlJlois d'Ao~G 11&amp;1' clans leCJ.uol~
Chambre des Comptes avait obtenu cette Jun[diébon.. il 1 Article l'_ p"gt j l,
\
,
les

EXTRAIT Jes AnC;mtJ OrdonnAnces dt *547.· 154'. &amp; 11'5 1 •
raportùs au Codt Henry Li'tlrt J 4, Tit. 1 S. Ylrt, 7..
, ART. II. Lefdits Maîtres des Ports ou leurs Lieutenans generaox.
feroot re~ûs &amp; io{lhuez, &amp; prêteront le ferment en nos COUlS de Par;'
femene do Retfort dcfquelles ils feroOf.
- ~

, l.t?rrR.Es

~"tenltS

dt conji,,,w;on ,pune Commiffon J'un LieUltnant.
d, MC. de Port!. du 2.,. Septcmbte l'Ô9.

'09,

H

ca

ca

:-

J.SGLEM~NT

•

,

'].

JfI' Conf'" mtrt 1,1 dtux _COtM'1 de I!arlemenJ &amp;- Jn Compw J

',

dll

l'.

Janvier

1

&lt;&gt;H.

fi, ... / ...... ~ .... '7~
I---r&gt;
L

L.t,.:..,.~ ~ :J"" '7 j ~ ,

3JJ-7.

.,'":?

,-, , j , ..,1- '3 :2." ,

La Chambr: ?es, C~p.
,
' , dM' ' d P L ' d
,tes acheve ICI li eOJe"~ r
'lUt feront Il'lCrJcCfees cs
.Jures cs ons tant pOlir a traite omamA- au Paclement cane les apLe qut l'lmpoJition ForAine, &amp; en confequence lcCdi$ Maîtres des PortS pellations des Maltees d.,
rtronl
retas
en ladilt Cour des Aydes
ll'odrts ~ndtoUSI les cas ~"e
J.
S
e rOIt e ~s receVOi r ,
&amp; Wûjours fans nouvel te
canfe &amp; fans nouvdle Fina/lce, Lç Parlement fe pourvût contre ce Reglemene , fondé [ur tant de Titfes ; &amp; le d~rnier Reg~meot d,c IG66, Article 8, ordonne fur ce chef de la Requ~te du Procureur Gen, que c~lui des Comptes y défendroit-

AR TrCLE XIII. Ladite Cour des Aydes conooma des appellations

au

LE1ïRES 7'ATENTES for tArrêt
Conf,il , flr'Vant de Regltmml pour
, J
l
l
'
"
la forme de 'Vu/aer es Do eanetl par re'Vijion qUI refervolt ail 7'arltlImlt J'apel ' Je! Ordonuances rmliuè's par ln CommiJl4ires de la Chambre do
Comptts. ,du ' 7. Septembre ISf" vJl ' l'~ L~I&gt;"' 'l'''' hJ,~ ~,
(4/ItL:&gt;l"'"if"-

EN R Y par la grace de Dieu Roy de France &amp; de Nadrre ,
Su iV'lntl~s ancien es Or,
Comte de Provence, Forcalquier &amp; Terres adjacences; i f nos
dO,nnances q?i viennent amez &amp; Eeaux Confeillers les Gens tenans nôtre Cout de Parlement
d'ecre r. portees. tous les
(
, ;
,~cres des Ports [ans chamore des Comptes, &amp; Cour des Aydes dé:: ;Provenc~; Satuf... ~orre
_~xccption, écoient reçûs bien' amé Me. Guillaume Gleize J Lieutenant des Maîttc's 'des &lt;Ports ~
au Parlement, les Aél:.,
,
l
'f
B
d' J F '
d T ' n'
,'en font con[~rvez dans anCIen &amp; a tematl au ureau e a oraIn!:, &amp; es raites LlumaOla·
.fesRegifires, parmil:f: les, établi en la Ville d'Arles, nous a expofé qll'ayant été contraint
quels cesà Letrres
ont etey de venir
' en norre
• V'II
d e P aus;
, pour t"pourüme
11'
de qUCIQ8'C
L
'&lt;:hoilies
hme qu'il
I c
pt~
d~ ~~ ~en;io~, "l,ue le CtZ qU'II aurait cn nôtre grand Co nfe il , il auroit .pour rcu"abfcn"~
P~leme?t çonodfOit des commis' en fon lieu &amp; place pour tàdmiDiO:ratioR de lia' Juarce audic
appellatIons de le\U$ J11'
, l'
1
.
A
'
gemcllS~
Bureau , Me, Loüis Saulnis UD des ' p us anClèns voeacs aq SICgc
dudit Arles, comene de tout tems fcs Ptcdecetfeurs allraient ~eoûtu.,.
mé co leur abfeDee y comm~tre t &amp; ,bieh que- ledit Saulol'( ait cn l''1b.
fence dudit Expofam vacqué bien &amp; dûëmeDt au fait de Ca co m~
lIon, tau ces fois y ayant cu appcJ' de c:eruins'jugemens par luydonDcz,
on veut dcbatre Jcfd. ]ogemeDs ~ de d c:ffa ln ,aù pouvait dudit Saulnis,
&amp; debarre fa commiffion ; &amp; 'd'àliraDt que les Prcd'Cceffeurs dudir, -Et~
pofant one toûjours acoûtumé de commettre en lear abfeoce, 00 dès
anciens Avocats ,p our exerCer Ja Julliee, ,&amp; que leur pouvoir D'a jamais été difputé , ,,'y contell~ .à [cs predecelfeucs ; ledit" Ex'poCant
conllra-int d'avoir recours à nous, &amp; nous Sn plie trts humblcmeoc luy
vouloir {ur cc pourvoir. NOUS A CES CAUSES aprés avoir fait lV-oir
en nôtre ConCeil les pieees.. cr att~chées Cous le cQnrrc - Seel' de nôtre
Chancellerie , AVONS validé, confirmé, &amp; authorifé, validQns-,
confirmons, &amp;: authornons I~dfte commHIioD, &amp; tout cc ,q ui a été
fait en con(equeQce d'jecHe, (7 'Vous mandonl m Jugtant lefJ. Afpel/ations Jes ,lIgrmen.r Judit $a~lnis, faire droit aufd, parties (out aiDli que
li I{'fd. Jugement avoieot été donrtés par led. ExroC.nt ;' Cu tel
nÔtre plaiftr. 'D~nnt J "PAris le s,}. jour dfl m"il dt Stptembre l'an de t'Ace
."09· ' ~ de nôtre' Regne le 2.1. par le Roy Comte. dc Provence, •Cil
fOD Confcil J Si,nç t DE LA FON.
t

!toua JUSTIfIER. LA SEPTIEME PROPOSITION.

,,'3,

C;s Lettres (ont emp!oyees dans la Produél:ion
de M, le Proc, Gen, des
Comptes, C.u.; D , r "J '
({' '1/ '

I3 ,E N R Y· par- la

gtace de Dieu Roy de France Comte de Pro~ 154 •
vence, FOFcalquier &amp; Terres adjacentes ; A tous ecus qui ces
9
ptdent~s Lettres venoot, Salut. Comme cy,dev,am pluGeurs differens C$ qui donn~liel1 11 ce9
r "
l'
C
'
,Letcres
patelltes fut qu ~
1011:0t mus cnrre nos, amcz, &amp; reau,x
onfCl' J1crs 1es Gens lenans
notre
la Ch, des Comp;es avoie
ClJoJ" d, Parlement de Provence, établi à Aix, &amp; nos Jmcz &amp; feaux ob,rIlll- par d~ux .f,.rrè,s
1,5" Geo$ de la Chambre d~ ~tU Comp~es, audit Iic ~l_ , pour .Jajfon du ~~ 2Q,~ei~~~ ~;Jt
Jugement des IlUlIC'res traHees &amp; deCldees co nOfle Chambre des meme droir de r&lt;v,uJQ
~mpfn J- tant du Fajt de oos Comptes, Auêts &amp;. c10rure d'iceux, cn d~h~mbrC
e l1emrc a
defi
cl
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1.
:!.JIl Te
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ft ft néhoos,lc US, &amp;. - e ,liS, ur a ver! canon es
artres&amp; ettres ComptcsdePariseIl' f -O
ta-rnous o.élrcy.êc:s. .. ql]ç aouCI matieres, &amp;c. SÇAVOIR. FAISONS, bienqueM lePtO(ureur
a~
nous à'OGnllt Gil!!:ulic:re&lt;Denr,
&amp;c. A prés que en oollre privé Con- 9la.enR·cquece
d~ C~mpt~
,da~s
~
~
lm~lmee
kil , 'no(h~ Ci)o[eil!er &amp; PreGdent CD noare Cour de parlement de 'r,1I1'air fupofé Introdùit
~arJs J M~·. Jean ' Benrand a fait ample Rapan &amp;. Darration des droits, en Provence d~sl'~on~
,
" , ,
' ,
1 J ° l, COntre 1EdIt toe~
ifOGS, moyens, memOHes 8ç allegallons de(dltes paUles , rerpeébye- me qu'il ci,e, &amp; fans s'a_
'lIltnt &amp; de (OUI 'ce que à ces hns elles auroiellt mis &amp;. pro"duit par de- pe~cevoi[ qu'il n'Ôt,oit
•
l
" , b'
d"
d
'
Il.
POlllt enCOIe queilion
lui 1Ill, &amp;. &lt;lue e .foot a cre etes- len 'lgeH: &amp;. enteo u en OOnre alors de Chambre neutre
privé CG»o{eil ; nous avons par Avis &amp; Deliberation des Gens .j'ice- dans , le Royaume &gt; ~,
ue la Chda~bre, ~~$
'Ni ),,, {ulune ledit Raporr, de no{lre certaine !cicace , &amp;c. Voulons qc,omptes
re Ulte a ,,11
- ' \
Pre/ident &amp; à deu~ M3l.
~fj ~ationauÎt non Gtad~lez, n'aurait pas été cn état de proceder par ReviflOn, Gnon en la forme portée pat l'Arr. l ~,
de. I'Edic de I~I f. P"ft Il, c'd1:-à.dire ~n faifant examiner le Procez aux lix Officiers du Couf.il Royal ~ux pr&amp;ns ; c'e.
lôlt ici là premiere fois que la Chambre &lt;les Comptes s'élevoit contre le Parlement, &amp; pour les maneres des Comp~ tar!t.[clIlement: bien qll~ M.' I« Procureul." General des Comptes dans fa Requête imprimée pAt' .8, aprés avoir "'farté 4 D~c1aration du li, Juillet 1558. ajoûte 'lUt tellt f"l /4 fi~ d. "1 ~ ,.u !ltl con,.j/.,ionl qui ',ccup.,,,,, It Co~_
/eil J. S4 M "i'jI' penJ. nl /"(p4ct J'Nil .tmi fied" Ce demi liede , fdon lui-même, commellce cn Jl1lllet 1548. &amp; ~lllt
en Juillet 1 1r8. il fUI I!cpendant beaucoup plu. court; le Parlement n'ayant jamais reclamé de la rr~rente Declaranon,
celle de 1 J 18. Il'étant uniquement qu'au fuj et de l'Edit de lJ J J, &amp; la ~uefiion dei ReviGoDS tcrmmee par les prefentes
Lettres ayant durc: moins d'une année,

rI

f-

&amp;- nous plaî-r. PREMIEREMENT • qllt pour 'Vilider les Dolfa11m &amp; plaill« PAl' ItJGtnlJt d 'T1
tts ja faites &amp; indc:cifcs , ou qui (e feroot dOf':foav 2or p~r Jes rardes, C .mb" du Como -' .
,'cll-lI.dire, par la Cham_
pour raifon. du Apoinmmnl, Sentences . Jugemenl , ()raa(1lJa/1 ctt &amp;- Arrü! 1 bre
en Corps, pour di[..
~oTJnis "fi 'lu; fi dll1lnlrOTJI FA' le~ Gtm a~ nItre ,C/;iI",~rt
CDmptes JuJit ;ingucr ces jugernens de

an

•l'

.'

�.Jft.

,1lDITS. DECLARATIONS. LETTR ES. ET ARR.ET S DU" CONSEIL

PVul'- JUS Ta·1ER. La

.t.

.... C.

ccu~ rendus par le! Corn.
milhif&lt;s deputez plr la T aÏ! de Pro'(.'ence, établie à Aix, (oit co ligne de Compt~, ou c:Iol\ur e
même Chambre doml'a- d'Icelui, &amp; aolIi cellcs &lt;J ui fe feront des modifications ou rclhiétions
~ i étoie exprdIèment re-'
refus, ou délai de verifier les Chames &amp; Lemes qui s'adrelferont ~
1 rvé au Parlemene.
cux . . . Nous efdltJ cas 'Voulom (7 ordonnons qtfe l(dites 0ppoJitiom , plain.

GUI Y puilfe vaquer, alltrl: meot {e prendra des 'Confeillers de noftred.
~our , en mllniere ql/d! feront de(d. Cour &amp; Chambre, iPeaivemtnt ln
tgal nombre • •• IT E M , &amp; quant aux Doleances ou plaintes qui {c
fer ont par les Comptables. , • Voulons &amp; ordonnons qu'clics feront
I Iauons
' des Cam. au(fi vuidées en ladite Ch ambre "du Confeil par forme de revilion
L~&gt;' ape
mia:lires depurez pa" la comm e delfus. Et quant aux appellations qui feront int,rjettées des Exeeu.
~nan:tbre ~es ,Comptes. teHrJ des Ap0ln:emeISJ (7' Ordonnances de nÔ"·cd. Chambre des Domhtes fi re.
f O:l t Jel retc:rvee - au PM- 1
.
A
[
- ,
lemoi1t, C' pendanc elle ~'Veront (Y' vuu/eront en notred. Cour de Parltment, &amp;c. 1T EM , vouIfS _obtint encore par le loos &amp; ordonnons , qtfe lû 7)oLeance! &amp;
Plaintes qui flront interl'euée]
Re5 1ement de 1 G f 5
.1
.Cd
~
d
.
l' ','" '4. &amp; n'a jamai; p,sr AUC/ln! aer 'Pr~l, ens, Maltres es Comptes, Alldtte"I'J, Clercs, Grtjfùrs,
':té rdri;faire ~u'elle n'aie ~:r autreJ Officiers tie ladite Chambre, de III correEiion, ammdes, fo!Penjion
ellle\'~la~
Patl.en:tent"e~Jt rI 'va/ion
de {ellrs
OlCces
efàuels
/(roiellt par ladIte Chambre condamne'2'., , pour'
c.: q UI Ul aVOir er u 10 .
J
Jl,1
1~
J"
lemnel!ement conrervé , :1 H)J[ delioque en l'Admioiftrarion cl c leur{d. Offices , ou potlr déflbJïfCl" q " ell: bien éloigné de fa,lU , Ou autreJ malverfations ~ OU pour ne garder nos Ordonnantu» 01' au reoprdlion ;lonc (onPco- fi '"'- d " . J_
l . ,0 '
-J '
l.O·
.
cureur GCI). re plaint.
tlf ~' , e a, UÇ ne tJ In"ttuer tfatts Offices, ~ attes- mat,eres fi vu{dt..ro"r
par revifion en ladite {)ambre du {)mfei!, en laquelle toute fois e(dits cas
y aura plus grand nombre d e Con{elllers de nôtrcd. Cour DE DEUX'
CC! Revi1ions en nombre
inegal dans le as desDo- qrle ne feront nO! Gens dcs [ompw ; A laquelle nôcred. Cour de parlc~
leances des Officiers rom ment , nous avons fait &amp; faifon s exprelfes inhibitions &amp; défen(es de
devenuës inmiles par [, ,,-.
prendre oc rqenir au cu ne Cour, jurî{dJ(~l:iou ne connoilfance delditel
dit de 16 39. ~i l'"rera
~ .
b,en [Or rapotte ; rane 1 cau[", procés &amp; matieres coocernans nofdiu Comptes &amp; Finances
ell: vray que c',,-Il le Pat- leurs eircoQ(hnces &amp; depeodaoces, direél:cmeor , ou indireé}cmenr ~
lement qui n'a jamais pû
obeenircette Paix que M. foit par appellati ons ou autrem ent 1, li non ainG &amp; pac la forme '
le Procureur General des &amp; maniere 'que delfus cft dit , &amp; qu'il n'cft contenu en ccfdires pre:
Comptes luy reproche de
troubler depuis deux fic- [c,n tes, l e fq uell~s ~ous vo~lon s, ~ icelle noftredire Cour être Ggoi~
des.
nees &amp; ptcfentees a cc qu die n en prerendeaucuoe cau(e d'igno_
rance, &amp; ce par le premier nôtre Hui(fier 011 Sergent {ur cc requis,
:luquel m,a ndons ce fait e SI DONNONS EN MANDEMENT, en
1

j

•

Lefqùels Ar~icles cy-de(fu s arrmz &amp; accordez par leCdits {jeuts du
Pa~l~ment, Chambre. des Comptes, COUt des Ayd es &amp; Finances, pour
corroboration J'iceux feronc (ignés par mOltdir SeIgneur le gr:and Prieur,
&amp; ledit lieur des Arch:s , &amp; iceux envoyez à S. M. poor la fupplier
&amp; requerir les vouloir homologuer &amp; :authorifcc , &amp; à ces 60S oaroyer 1es Lettres Patentes necelfa ires, &amp; cep c:ndanr [erone gardez &amp; 0 b .
fervez par lcfditcs deux cours &amp; iceux à ces 60S in{ercz és R('O'i(l:res
(l"
~ J' '
d"Ice Il cs, Fait" if, Ail( le 2,0 . jour' d l# mois d" Avrill An 157c.SlulJe
If 0.'.ginal. F. D' ANGOU LEME~
F. DE MESMEs.
~

Donnf à Amiens le .Jèptléme jour de Septembre ' . l'An de grace I54? (!JI
de nom Regne le 3· /igné Henry , &amp; aIl reply par le Ro} Comte de Pro'Vence tl1 jon Confetl BVRGENSIS.

e X T RAI T de

concordat entre les dmx Cours en J'Article eoncel'ntlnt lei
rl7.'ijioI1S en Chambre neuùe, attaché fous le ,0I1trt-Seet des Lmru Pa..
l entes d'homolog4lion du 19' Juillel 157 8.

C

J.

Omm~

fur les diffe.rens cy.devant mûs entre les Sieurs Prclidens.
Coo{cillers &amp; Offi'iers co la Cour dc Parlement dc- P,ovencc!

PROPOSITION•

&amp; les preCidens, Confeillers ,. Mes. Audite urs &amp; al1tr~s Officiers en I~
Chambre des Comptes Cour des Ayd es &amp; , Finances du Roy audit
Païs, pour les ]urisdiél:ions, Pre[can ces, Coofcrances &amp; autres Prcra ..
gati~es entre, euX ~rere.~duës. SA MAjE,STE' ~,ar Arrêt donné en lon
prive Confctll e , vlOgne,me Ao~{~ dernI er parI e , lUlvant autres precedens ait ordonne &amp; rcgle Icfd. dlffercns, &amp; par les Lettres Patent es du
vinO't - huitiéme D ecembre eo[uiv an t mandé à Moo Geu r des Arches
Co~[cil l cr dudit Geur Roy audit Con[ei1 privé, PrcGde nt Cil {Oll grand
Confeil, &amp; Sur·Iot endant de la J ullice cld lt s Païs &amp; Gouveroement
d'~ Provence proceder à l'éx ccutloo du dlt Arrêt , &amp; luy donner AVIS
de ce qu 'il en auroit fl ir, le[dirs (j'urs Prc(jj cnls, Con[edlers &amp; Officie ri
dudit Parlemc e.a aya nt éré avertis par ledit (j eur &lt;:le s Arches [croient
y.enus à Moo(eign eur le grand Prieur de France Co mmaodaor pour Sa
Majdté e[dits Païs &amp; Gouverneme nt de P ovence le fequerir &amp; [upplier les vouloir premieremciH lur ce o uïr avec les {jeurs de lad ll e
Chambre des Co m pres , Cour des Aydes &amp; Finlnces , ce que mO'ldit
Seigneur ayan t. trou vé bon, [e [c lo,Îent a(fernblez leCd . deux Compa ..
g~ics en fa pre(cn ce ,&amp; dudit Sr. des Arches , &amp; par leurs dc:putez pou r
rernli'.ler le(d its di ffclCQS paf amiab le ,ompo{j! ion aurolent acc; ordé
les Articles {uivans.
~R. T. V. Po~r .fe regle r pl us fdcil cmcnt eorre I,fdites C ours de Parlement &amp; Ch.ambre des Compees, dc:s jrevl(joos qui [e peuvent demao cl~r ~c~ , ]ugcmc:ns donnez en ladite Chambre {ur lign e des Com pees,
&amp; ~.ur!e.s qu., (~ trouveroor [ojettes à révl {ioo. Ic:~ Procureurs Gen eI~qx, deCd. Cours Leo éCliroDt aulIi aux Pr ocureur s Generaux e{dics Parlement ~ chambre des Comptes à Pam, afin d'avoir avis de l'uf.'l ge
&amp; obfcrvarioo ga rd ée en rre eux, &amp; cepend ant 0/4 ft .foiroit difficulté pow ,Le$ Rev~o.ns dev()ieJt
'1 '
'~
Cl
Let /re! en Ch ànce Il en e , (ee POtlf'7.l01T4
, aux P ""I(S derr&lt; LpOUrrUIVleSm
l e'atle!
Re'Vlllom
Ovt/'o'IJer
CI vertu:
1
:J
1
,../.
,
,~S ettres con lance c.
for leurs flmplcs Req!,le/es par i(dlus COlfrs l IcCqucJlcs pro"deroOt a laa . lerie, &amp; même par fim_
rcviCion fe rendant fJcil es allx par tie s Cil cet endloit , en l'admi- pIe Req'l e, cependant
.
'- . 1 1
au préjudice d'un accord
luftration de ] u!bce e pus fe pourra.
li {olemnel, la Cnambr..
des Comptes a encore ob.
tenu par le Reglement qui Ii.lÏe, rans nouvelle caure ni Finance, que les Lettres de Revifion (eroient lôvées au grand Sce:m,
ce qui les a' renduës fi difficiles, que depuis lors oh n'a v&lt;u que deux plrti~u lids grevez recourir li cette voye, &amp; l'un &amp; l'autre rans effee, par les chicanes pratiqué s da ilS l'execurioll ; de roree que les ]ugemens en Chambre des COlnptes [Ont dey..
IIUI plus rouverains que les Arrêts des Cours, attendu que la Requêre Civile n'a pas lieu comre eux:

tt! &amp; Doleances feront v uidées par Revilion en la C/7ambre du Confeil, Cil
lol quellc {erone deputez, c'ca à {~avoir de la part de noace Cham.
bre des Comptes" pour le re{peél: du perit oombre d'Officiers qui y
lE NE , (fOIS au molOs , &amp; quarre au plus, &amp; autaot du côté de noared.
Cour; &amp; Y aura uo PreGdent de chacun c0té, s'il y en a audit Aix ,

•

~EPTIE M E

T
,

,,
nt
Ils 0L ~o homo!ogued:l
Pl[ ettres parentes Il
19 . Juiller 1578, emplo_
j'ées dans I~ pr4tQuéliliQ
du P... lemeRt.

�,u -+
EDITS , DEeL ARA TIONS , LETTRES, ARRET$ DU CONSEIL ....
J .
, ""~.

l'OUR. JUSTIFIER. LA SEPTlEME PR.OPOSlnON'.

i'I. RR E ST dll Conflll fil''Vanl de '-R.../glement entre lrs deux Colm
d u 19' J anvier 165 5'

-1

tJ,tI

B

~ 1 - Int &amp;
etH

"prés tUIC (:/' les Conl(illers de ladite [our des Comptu au ,. JsuiIletat~ditadl1'&amp;JP~t
·r'"des Co nfeillcrs
'.
']"
' " OlDmatlon u U1n
de ladu c Cour de Parlement, &amp;: apres eux.
ladite reyoca_

ar

Comptesauprejudicedlllaa:tt Cour de Pal'Lemmt ; mais [, ulemenr a l'éga rd des Ju gemens de lad.
's
Re~lemét);~~ecedenr
qU'lI
parolJJe de nouve('l'Ie Chambre par rcvilioo Cil la C hambte du Co nCe
, il. , Cuiv aot l'Ordonn ance )
caure &amp; (a11s aUCllne Fi- &amp;' m '"Vert l. des Letlrts a dll gra/ld Sceau, &amp; a 1egard des Ordono ances
nanee,
coorreduI~ di{polirion oxpreffe
Regle- des 1C ommilfaircs, par apel en ladite Cham bre) à la manicre accoû.
mellt conrradicl:oire du 1U mec.
7, Septembre, H 9, i' R ~'
7 1• &amp; de l'Edit de Blois de l'année 1 S lO, art. 16.
A Cerre neceffité ,Nmpu ' tr l .1 Ir "
J" G d Sra rt ; Comre le Concordat qui vient ,j'être rapotté • cil: une autr. (one
d'attribution qui n'a coûté à la Chambre des Comtes que de demander toûjours , &amp; n'être courenuë par aUClln Reglelllent,
ju{ques à ce qu'elle làir paryenuc à {es fins; le Parlement {e pOUryellt en , 666, COntre cette di{polition, &amp; cette demanda
dl: un des chefs de {a premitre Requête {ur laquelle l'Arrêt du 8. Fevrier 1666. ordonne qu'avaur y dire définitivement
droit, le Procureur G n&lt;ral des Comptes y défendra.

é D iT dans lequel l4 Chambre deJ CompteJ oltientledrOit de J ugerm
J r el' rerfO,·t (es Officiers pre'Ven tls de crflne cr; lOtIS les cas
ae ni W" J ' d U mo IS
. d'A vu'1 1 6 3?· /''"'' l 'H " ')f, ,

'LO

.;

U 1 S par la Grace d. Dic u Roy de France &amp; de Na varre , ConHe

Ce Droit HonoriF.q!le
'
.,
fut enco: e envie au PuA RT. V. Et qUl nl aux COllferances ell e Cc tiendront premleremcnt
lelD~nt &amp; rmanc.llé pJr fur les Geus du R o y de J'uoe &amp; de j'autre Compagnie au Parquct des
le A&lt;glemenr 'l,li (U" G
d R
d 1 d'
dP I
l' tr '
~ns qu'il en air c..)u[~ .Os U
oy e a lie Cour c ,u emenr) 6: OU aualfC r.qu crra
autre cn,,{d la CnJmb, e ·' lue les PreGdens &amp;: ConCed le:r s Confirmt enfemble , ils /affombleront en
des omp:es qu'une ob{- 1
d 1. 1 d ,..,.., .
l
.r. J
d 1J
b ,. .1
rin,,,on conrinnclle à 'ui a gra~ CrJam!Jl't Il J.-:v/Cmmt ) ou es 'Pre; la cm e tt.Q,lte C ampr e tleJ
di~Duter, les, droits les C/JI"pIO &amp; Cour d~. vI.yies tJ'auront S canee aa Banc des preftàenl, ainJ 1111
1n1&lt;UX mbll$,
Banc des C"n/eil/ers (S" au dejJili d'eu.'\:, &amp; les Confeillel's de ladite Cbambr,
des Comples &amp;' Co"r des Aydes qui ft trouveront tiuxditel Conferal1ctJ Auron'
Seance au 73 ureau de Ladite grand Cbambre , &amp; {e rolU tcnaës le[ditcs Campagoi(s de s'alTcm bler (OUles autres affaires celfans pOUT vaquer aufôjte. ,
CoofCl30ces d q · '-Iles fi Jei de:putcz o c peuvent tomber d'accord de. :
meureront les mal icres indcciÎes' jurqucs à cc que par Sa MajcfU co '
{oit ordonné.

+ ~=u~v~~

du Confcil , du

J,.

Cet li'dic ell: .le la m~mt
dacrequel'Hrqui{uit.
&amp; n'co a été {eparé que
pour cacher
que. ce" !lOUd'
veau

rOIe avOl( ete ac ..

cordé

à

1. Ch.mbre dei

Comptespourun:~inan.

T efCCS A(l')J,cores: A
s co,e
ce qUI des
lu, gages
produiJolC
entous r
prclcn
.sc de~
&amp; aven ir · Salllt, Par nôtre Edit du mois de tvb l S 1631. pour les caufes droit. exçelflfi.
&amp; çonGd:rati oos y cont cnuës. Nous aurions créé co nofire Coor des
Comptes . Aydes &amp;:. FlO,lOces e:o nofi rcd, p ïs de Provence) C': ICUD
Jl o mble d'Officiers. entr'aunes quarre nos Co orelllers Audjtr~ r s &amp;;
Archivaires , &amp; q uatre nos Conrcl ll e:rs Corr eéhu.rs , ~uJC fon~l?ns")
gages aG d roits portez par nofircd. Edit: MaIS depUIS ,oous ay3~r e: e re ·
pre{e ncé q lle le pe tit n!Jmbce des Compl es g ui (ont ;t rendre a no :red.
nc peuvent pu fourn ir ua
Ch il III b rc, lSc le peu d'importance d'Iceux
,
,
r 1d
• .
nploy fuffiCant aufd. Au,ditcurs, par Arret de Dotle Con Le1 Il 19 . Jour
Mars deroier, n O ll S aurion s (upprimé l'un de{dits qll:me O ffi ces
-d'Auditeurs pour ao lieu d'iceluy créer uo cinquiéme Offir e de noltr e
.coofejJlef Corrcéleur, &amp; de:ux autres nos Confeill ers S ecret~ir e s en
ladite Cour) po ut t ous cn(e:m blcOlent avoir
500. livr~ s de FlDanc~ 2
{çavoit les 2. 3 000. Ilv" qlte nOLIS avons attribue a~d AU,d iteu r. ~ 5550.
liv. qui nous a UJ OIt elé offert par. ddfus cc q u; dev~lt pre~eOlr de I ~
filfd. crca tlon d'Officicr: &amp; aUrJons ord onne qu 11 fe~ol~ ~c[(Jbu e
audit C orreéteut 1000. liv. de gages) le droit de fraoe fale, epie es des
Comptes dudu Auditeur, &amp;c.
.
Nous ayans été propolé que de la crel tio n des Offiees d.e pareil le C'éroimt des Offimdo
' C ou r des Com
Conrrolleurs
&amp; Rtee.
qualité , &amp; eDcores d'un Coouo' 11 eue a~ G rc.Ifc: de 1J d Ite
. - veurs
des ~cll-es
, Mai.
Pt es t\ydes &amp; Fint ,nc,e:s ,; NOlu POUTI'lons t,rer qlu/qae jecoun en la pre- trcs &amp; Lleutenalls /lu
'
ç A,VOl RFA
1 SON
S "&amp;e
[ente ) necefftt e, de noJ 4j,/1'
J AlreJ.
, S.
,
,
, ' creons Porn • &amp;c,
6: erigeons en titr e d'O ffice forme un Office d e: ootre ConCelller Cor·
relleuf en noG:red. COQr de s C omptes, Aydes &amp; Floances en Proven ce)
OUtre les ql)atre. créés par nôtre Edit du mOIs de M,ars 1631 . .Deux:
Offices de nos ConCei lle: rs, Not aire s &amp; SccreraHes eo Icelle, crOIS Of.
fices aoeiens Alte rnatif &amp; T rienal de nos Co oCeillcrs 6: ~eceve~r~
. l"lers , ,qUI . ont
Generaux des, feftcs Comptes Ge neraux: ou p dlflCU
, elc
,.
ou feront jugez en ladite Chambre de q uelque nature &amp; quallte qu !1s
(oIent: ccluy des aluendes excepté ; &amp; crois nos Coofcillcrs Coner"l-

·
de Provence , Fo lca 1qUier

'1t EGL B.lv1 E NT

7.

,, 16 '5,

anc
"don acceptée &amp; con_
• . e Officiers des Comptes. &amp; par leur Averriâemeet de l'au l'.) . &amp; au -f. feüill~t de celui de l'~n '~ 5 (, ja~ais
" Cenne ~at ~ $ leur ropre aveu cn la 1. Mg' de l'Addition de leur FaétulU ; &amp; finalement comme cont~aJre a ce ~UI di
,) eXfi~te fu:~:n~ exp~drernenr decidé pa~ le RegJ~menr celebre du COll{eil de S, M, du 13, A,oût 1608. etr~ or7.nlle 'dque
'u po Inve~
t à icelui
les Prelidens al1x Comptes, aux Conftrances &amp; autres Aétes e{quds ,15 vont p,en re tance, ans
., la
cOllfo,
nne
b
men
parlem'
e
nt
à ce ddtinée , ne pourront avoir leurs places qu'au BallC des CoJ1feHlers , &amp; non en Celili dei
C 1am re du
,. ) lid
&amp; les Con{eillers aux Comptes au lIureau,
1 P
G
1
,. 1 re 1 ensè l f de la Requête le Reglement du Coufeil du 8, Fevrier 1666, Arr, 8. ordonna qu; e rocuteur eue~a
S~ ce le défendroit, &amp; cependant par provilion &amp; {ans préjudice, regla la Seauce conforlUement au COIlCordar ,
sey informe q:"il parut, &amp; par conCeqlJent {ans cauCe ni Finance.
des
160 9 .ompte
quelqu

ART, III. Les PArtie. ne pOl/l'ront ft pour'-voir con/rI [tJ Jugemem de
velle dattnblltlon
en
fa1
J Cl
b
'
Lo d
J
C
'ff. ' d"tet II.es par
IJlAm re ) 111 contre es l' omlanceJ aes, omml aIres
veur e 1a Ch am bre des .la.
f.
d eH
C oll: ellc~re i,ci une nou·

7f

&amp;;

~~

;8

Janv ier l'H.

Le ParlelnenrCe
,AR. TI cu XXXVI. Pou r rerminer les djfferens qui furviendronc
contrec:t Arricledu Re_ encre ladite Cour de Pa rlement, &amp; ladire Cour des Compees Ardes
glement
16 ss· Voici &amp;: FiJlancc~ ('once'ma ot Ie:u r utis di étion , lu C01JferenceJ Ce tieDdront prc.
les tins de.le la
premiere ' t
1
Reqllête de (on Pevcur, culeremenc pH CS Gens du Roy de 'un e &amp; l'auere Compagnie ~ all
Gen. Re,ue~oir " , 'ILle Parquet des Gens du Roy de ladit e Cour de Parlemcnt) &amp; ou l'affaire
Ct
,,[a~s
s
arrceter
e
d
n
d
reguerra que 1.. 5 Pre Gdeos
&amp; Con{eil lers coofccenr cn{cmble, il s s'af.
t' pOint au
oncor l t e
.
'"
\
1 d'
16
,,
° 9, fait [eulcm:nt femb lc:conr toures affaires ceaantes en la grand Chambre de a He
." par ptovifion,' falls y Cour de Parlement par depu tez o u autreme nt, en laquelle les Prc{i.
'" apeUer le Supliant , re- d
d J d'
d
C
J
à tr '
.., voqué dés J'année 1610 COS C a Ife C our cs Comptes conrormement ail concor al paIl e entre
('Ir Pcllbm tion dU ' H . '1d,tt.r d,UN Cours /, 17' Juin 1'09. auront Seance afl Banules prejiden s

J

\

�~?6 EDITS, DECLARATIONS, LETrl\ES, ET ;AP.RETS DU CONSEIL &amp;c.
J~urs dcfd. relles , le[d. Receveurs aux gages de cinq cens livres chacun,
&amp; aux taxari ns de deux [ols pour livre de toute leur Recepte '" manie_
mcnt, &amp; Ic:{d. Contrôllcurs ilUX gagc:s de quatre ceos livres auffi chacun j
&amp; audit Office de Coueéteor mille lil/res de gages &amp; droit de franc
1
talé fuCd. lcfquels gages eo{cmble ceux des aUtres Officiers , créés &amp;c.
,;. 7'":1"- ,/-06 · ~Id' aurant qU'1'1 appaUlent
,
' . , cl es Offi
'
).~~",,' J~&gt;. .... , &amp;
a. 1;1 d IgOire
_ ~Iers
_cl e n..Qj C ouu
Souveraiocs, ne ré ondre de leurs aérions en cas Oecrime, ailleurs
P.rl'Ar r~t de Reglemene qu'en la Cour Oll ils fon t cta is : NOI4J '"Vou/om &amp;entenaon;, que ou le;
dll 7· S&lt;pt&lt;mbte ~ \49· OffiCier; de nOflred. COllr des Comptei , A)de! &amp; Final1ces de ']Jro'Vence fer oient
1'''~' 7 1 conlOtmelnent
Jo' '1 Jo'
d
à l'Edit 'de Blois de l'ln pre,,'elJllJ de crimr, pOlir qrulque ca'rft &amp; occajùJ1J que ce Olt, 1 S nr OIent tenus 1
'5 ' 0 . Art. ,? ' ~es p!Jin- rêpondre ne fobir 11.rr[d,ilron tIIl/elH'! tjll'en lad. (our deJ Comptes, AydtJ &amp; Fina nc(J;
tes des OffiCiers des , 1
Il
t1'
.b'
&amp;
.b
Comptes , CO"~lmI1CZ a ](l ue e poor Cct crrct no.u~ en a~o ns ~ttrl u.e,
attr~ uons, lC:llle _
p 'urav oir~di llque~ans COU!, JUrl[dl(~boll &amp; connolflancc, Iccll e IlHerdne ,&amp; dcfl!:ndu a noue
l&lt;t~rs
, fOllébons.'_e[Olent COlll de Pdrlemcnl
dudit PJÏs , &amp; l tou S autres1 Juges quelconques,
vUtdees pa rc \" .dtOl1 av.:c
. .- .
•
deux COl1lèille. s au l"dr- fauf rOutes fOIS pour Il oformatlOIl &amp; D ecr.:t fcu ement , qUI pourront
lemen, de F ltiS , &amp; la ét rc faits par Jes premiers JuO'cs Cur les lieux, &amp;c, &amp; au moyen de ce
CO nn01ÙJ1KC d ~ r ous 1. 1
.?
, , .
r.
••
tre&lt; : 'ri"JeS j« (»Ec:: 5 nous avons elc lnt , a uppnme &amp; revoque, etelgnons, lUpnmons "' redesCha:!lbm~~sC.)mp~ qU0ns ledit Officc dc qUJtriéme Auditeur, [ans qu'orcs, ny à l'advenir
~es, ' al)n "P"ollt
p malS ete il pui(fc élre remis, ni rétab li "pour quelque caure que ce foir. SI
o:ee
ar eme:1[.
La qualité de COllr des DONNONS EN MAND EMENT, &amp;c. Donné à S. Germ4;n en L~e 4U
A des nc ~ed:mrOl(
:. pal~lH'''ln.1 aIl moi. d'.Avril Lin de} Grace 16'3? &amp;- de nôtre RefTne
It 2. ,. par it R~
p L IS gr.!nù
.:::.
]u:iIJ:.1ioll Cr'ntillelle (ofnte de Prrl'vence , jigtlC SuMet.
des OflicÏ&lt;rs, à l 'e~ce ? ti"'l dos ddirs commis
cn leurs Chatges &amp; AdARR EST du Confiil jer'"Vant de 'P,,- (glement entre
mi.dhat:ons , confordu 19, J anvie r J'55,
mément li l'Edit du mois
d'Août I+p . pOUt la
C'lurdes Avdes de Mont'
AR TI cu XVIII. Les PreGclens , Con(eillers , Gens dl,J Roy'" Grcfpdlier,&amp;'allx Edirs de her en cbef de ladi te Cour des Aydes , conformémeot à la Declara..,
S~pteLnbre ,+67· Juillet
b
&amp;Oll:obre IH1.
li on du mois d'Avlil 1G3? ell cas qu'il [oient pre'"VtnuJ de cr;mts po",'
tt ParI.. di{policion du qu(lquec~uft &amp; orcajirJ/1 qt4Cce [oit, ntferont tenui de r;pondre ni[ubirJurt[JitJio!J
prefem
Edit,&amp;il 3.yeur
5· ailleurs
, à laquelle pour cet effet Sa MaJ'cllé
Correll:eurs
Auii]a U'CII lad. Cour dn A,des
J
teurs, au lieu de 4, Cor- Illy atrri bu ë toUt~ Cour Juri(diélion &amp; connoi{fancc) &amp; icelle inter.
reél:eurs
&amp; of·àAuditeurs
'.l IOUS autres Ju~es,
fauf routes fois pOUl
ce
qui {ert
expliquer, d lle raO[ audit Parleméot ClU
'J
~
l'étAt des gages de , 6 ':0. l'In fo rmation &amp; Decret {euleme nt qui pourront écre faits par le,.,p rcqui fera bion-tôt r.pon~ miers Ju ges (ur les li eux.
où le même nombre de
v
cinq C Otreteurs &amp; trois
Auditeurs dl: employé, a ll lieu des +. dont il dl: parlé dans l'Edit qlli fuit.
~ La Chambre des Comptes obtient' ici {ans nouvelle Finance la confirmation du droie de juger fes principaux offi.
ciers au Ctimind qll'elle avoit obtenu par l'Edit precedent , ce dtoit important qui ne lui éroit dû ni comme Chamlote des Comptes, {uivanc le Reglemellt du 7. Septembte 1H9. P"',' 7 1. conform. à l'Art. J 7. de l'Edit de Blois. ni comme
Cour des Aydes, ainfi qu'il a eté ob{ervé filr !'Edir precedent, n'étanc ainli fondè que fur une ~ccribucion ih{erée dans un
Edit burlâl, le Parlement fe pourvût concce le pre[enc Reglement qui l'avoit confirmé ; &amp; le retablilfcment de la con.
noi!Tance &amp; Juri{dill:ion criminelle (ur les Officiers des Compres &amp; des Aydes; fut l'un des chefs de la premiere Re9uête
cie M. le Proc. Gm . du Parlement, fllt laqndle l'Arrêt dll Confeil dll a. Fevrier 16'6, ordonna que le Pro,ureur Ge)\.
des Comptes défend toit. ""'..7' ~~ J... c.,.. l U, ).J- J~ !o . / "1'J . 17~ 2. . f"j ' 't -6 . f.- ~1v..J.- p l&gt; ." .. '2-. ~" w
1

.

(

..
(

POlT~

jUSTIFItP.. LA SEPTIEME PROPOSITION,

77

sDtr p~r leql/el moyenn.ant 1 I2.ooo.li~. en 'Denier!, &amp; 52,8oo.li'V. m
tompenfation les OffiCIers des Comptes OiJtmrem 4°,°00 . l. de g 'gcs )
~ugmenlatiom, ou ~'(ltreJ drorts, du mOlS d Aoun; 1 G39.
_"""'l. I.. ry.~cLr71:'" "- S'f- .~ .. ~ !';r ';..("JL'Ik.

L

O 'U 1 S par la Grace de Dieu Roy de France &amp; de Navarre,

Comte de Provence, Forc~lquier &amp; !erres Adjace~ tes à to us
prcfens &amp; ave nir ; Salut. Les depe~{es qu Il nous convlc~t p~[[cr
journellemem pour furvc:nir aux fraiS de la ?~erre, &amp; maintenir la
fureté &amp; rcpos de oôtre Etat, nous ay an t oblige de recherche r . di vers
moyens pou r en tirer qu~lque (:cours &amp; alrllb nte par n~s Edlt~" d~s
mois du M ats 1 G3 1. JUin &amp; Novembr e l G37· nous aUrions cree co
nôtre Cour des Comptes Aydes &amp; Fiuaoces dudit Païs, nombre d'oflices de PreGdens, Con[eillers Mes. Corr ceccurs, Auditeurs, Avocat
general, Subll:ilUt, Procureur, HuilIier, Geolli er &amp; Conttôlleur , Relieur des Livres; &amp; d'autant qu'un tcl nombre d'Officiers nouve au~ oc
le trouvoit proport ionné à l'elUp loy qu'ont aujourd'huy les anCiens
Officiers de ladite Cour, dont les Charges /!oC Office s par le moycn
dc[d. c:ruës fc trou voient de peu de ConGdetation &amp; ra pport, &amp; par
confequent de valeur b eaucoup moindre qu'auparavant, il oous au roll
été propofé qne s'il nous plalfolt de moderer le Tlombr ~ d'Officim ~e[d~te1
Cruiù &amp; indemni{c:r au cunement les anciens OffiCiers du p rejudice
que I~ur pourroi ent a pporter ceux qoe nous voudrions ret.eoic pour
étre ét ablis &amp; reç&lt;'tls cn ladire C our: Nous pouerions reure e quelque plus ' O'r~nd (cco urs , &amp; ju[qucs .i La Jomwe de 100000. li 'V. des
.
' bar·
deniets deb ladite prcmi crc Cruë ; &amp; OUtre ce pouUlons
nous. d cc
gcr du payement de !a Comme de. 52,800 . l~v . que noUS ,aVions Aordonné être rcrtlbouriec 3u(dits anCiens Officiets, par Anet de notre
CooCeil du 26. Septembre 1637. pour le qualt &amp;. huitiéme denier
par CD~ payé, afio d 'étte admis à l'Annuel en l'an~é; 1630' &amp;' snror
JeJ 12.000. Ilv . que le[d. Officiers nous auroient prete pour la reprtfe
dcs Illes Saint Honoré ', &amp; Saint e MIIgùelite, en l'année 1637. ce
"•
1
1
qu'ay.n t fait voir eo nôtre Con[eil , c u ladite Propohtio n , au r o ~t :le
fcconnuë nOlls étre fort avanuO'cufe , plr -Anclt dïce\uy du 9. FevCJcr
dcrnier nous aurions accoldé aubfd . Preiid ens , Con[eillcts, Auditeurs &amp;
Avocat general de Idd. C our; rant anciens, qu'à ceux créez par l'Edit
du mois de Mars 16'3 r ./" Jomme de 17°00. liv d'augmentation de gagel ,
lefqucls nous aurio ns ordonné étre c:mploycz, &amp; le foods fait &amp; lai{fé à
commencer du premier jour de J anvier dernier) és EfTats de la R~ce­
pte Genera le de Provence, qui fc:roient expediez la prefcnte annee &amp;
les fuivaotes , ,,'Vu la Jomme de di.'(-ntrJ! mil huit am li'Vres , pOlir leJ g"geJ
JefiJ· nou'Veaux Offimrs, &amp; dix-huit C(JJI li rares p Olir les Efpim, dro'.t de
'PonendlJ de Compte; y compris le Confcill er G ard e Scc:l : &amp; aurIons

16 39'

CCt Edit di "p-rté à
deux fins.
,'. Pour jtlLHfia dt 1.
furpri{e avec laq\lclle la
Chambre des Co,npt" he
in{erer dans l'Edit preçcdene le droit de jug&lt;r
[ Cg Officiers en ruatiere
criminelle , bien que ce
droit dont elle lvoit é::
comradiél:oiremét dc~ou­
tée p.t l'Arrêt du 1 . 10 _
vembte '556. qui re\'oquoit l'Edit d'AoJt '551 .
Oll il étoie contenu , n e
lui aie été aceordé qu'ell

con{equence de la [omme payée pOUt la Crll\.
comenuë au pte{ent Edit,
ce qui fut fait tant poue
cacher qlle celle attribution n'eût d'autre origine
que celle d'un Edit bur.
[,,1 , que pOlir taire les
avanta.:&gt;es extraordinai-

reS 'J"'O la Finance payée
par ce: Edit leur avoit
rrodnir.
1.
Cer Elit {ert encote
" jufiilier que les CruëJ
'lue M. le Proc. Geneul
des Comptes repte{emc
dans fa Requête imprimée pag s H . !G. &amp; p.
comme formant une fi.l
de non-recevoir , &amp; une
difficu/ré inrurononrable ,
pour le rembout(et;nfut
offert par le Parlemenr ,
bien lo:n d'a voir élé pr~­
judic!ables aux Officier s
des Co tes, I~u r produuent all conttaire des
revenUs excdlïfs pour des
Finances nés difproportionnées, ainLi qu'il Vl.
êtte Jufiifié , tam par 1..
Cruë du prefem Ed" &gt;
que p.r celles de , 69 1.
&amp; 17 04, qui {on les {cules Cluës faites d~ns leur
Ccmpagnie depuis 1 GJ 9
0.

.

Le pte(ent Hit

COlU-

prend &amp;modifie les Edla
de, 3 1 • &amp;: 1 G37 • .5.: regle h ritllnCe totJle à h
fOlnme de . . 16"Soo, 1.
d ns-cette {omm~ le Roy
tenoit C(lmpt: d. ( 1 So".
Iiv. pOlIr . ,r mbourfe •
• ent. ordonné en indemnité des m2mes Crnê!s de 163 1. &amp; J 637. !e[qlldles ét~11C modm'es Fat le pl' Cent Edit, ou p~"t
~e que 1. Finance ne fut réclkmtnt 'lue de la Comme &lt;I.e •
1 1 1000. lrr.
V

�,

,fa 7 1 EDITS 1 DECLARATIONS 1 LETTRES, ET ARRETS DU' CONSEIL &amp;e.

auffi ordonné qu'il feroit fait, &amp; l.i[é fonds pour les menuës"neceffi.
lez defdic nouveaux Officiers, à proportion des anciens, (ur les Deniers
Cafuel, de la Recepte de nôtre Palais d'Aix: Et en ()ut~ nous aurions
fi1ppri11Jf lu Ojficiers crù~ en lddlte [otlr, par l'Edit du mois de NO'1,iembre
37· {ans qu'ils puiG'ent c:ue re:tablis à l'aJvenir pour quolquè ~au[c
&amp; occalion que c~ {oit, &amp; confirmé à ladite Cour {cs Privilegei 1
Exemptions, Authorite:s, Droits, Fonéti ons, Rang &amp; Seances; pOUf
en jouïr , ainli 9u'clle a fait juCqucs à prclent. fuivant les Edirs
Arrêts &amp; Reglemens de nôrre Con Ccii : El delirans que led. Arrêt Coi:
entjerement obCclvé, &amp; en u crellu Cil tOUS (cs chefs. après aVOtr mis
J'Jffaire en Deliberation co nôtre Con(cd, ou élOient auéuns, Ptinces
de Nôtre Sang, .autres Princes, &amp; OfficielS dc Nôtre Couronne, ao auu.es
Grands &amp; Notable s Pcrfonnnagc$. SÇAVOIR FAISONS que de l'advis
d'iceluy, &amp; de nôtre certaine Sicnce, pleine Pui{faoce, &amp;. AU'thorité
Royallc, avoos dit, &amp; declare: ; di(ons, &amp; declarons par ces Prdenm
lig nées de nôtre Main; Voulons &amp; nous plaît, ~e lant ln Anciens
']Ji'p dem, Confoillus (7 Maîtres, Auditeuro, A"uoca/ &amp;' Procure url Gemraux de nâtred. Cour des Compus, que les 'Prefidens, Confoilltts (7 Mattre;,
Au~iteurs &amp;' A'Vocat General crét:~ de nowueau en jcelle • par l'Edit JII
molS de Mars l ' 3 1. cr J uin 1 G37. joi~iJfent annuellement eux (7 leurs SuccifjC/lrJ atifâ. Cbarges de lad. augmenta/i01J de gllges, que nous leur .av.ons
ac.cordée ~ accordons, &amp; que fuivant le Département qui on la été
fait en notee Con(cil le I~. oU mois de Mars 1639. les anciens Of.
ficiers perçoivent &amp; foient pay'z outre leurs gages anciens:. S~"oir
.Je Prell.1ier P,(eGdeot. de 1193. liv. le [econd &amp; tfoiliéme Prefidms, do
893.llv. 10. [o\,s "h acun : les dix-neufCoAfeillers aaciens, de 476 li\'•
5· f. chacun: les 5. anci ens Auditeurs. 3'1..liv. chacun: oos Procureurs
&amp; Avocats General , chacun d~ 50-0. liv. Eeque les Officiers iJDUtVI/.
lement crh~ par led. Edit du mois de Mars 1631. &amp; Juin 1637~ aye.ut
&amp; pcrç~ivent.: S ~av oü le Prclidcm 2.100. lvv. les quatre ConfcillclS
1450 . IJv. chacun : ~ c s qua tre Au~ircurs J ')70. Hv. chacun : les, quant
Corrcéh,urs 1000. IJv. chac un: notre Avocat General 14°0, liv ~ le Sub.
GtlUt de nôtre Proc ure ur General 392.. Jiv. 2.. f.&amp; les Hois HuHIicn ~.
II v. chacun ,; co payanr par Icfd. anciens Officiers és mains du Tref'Oric:c
de /Jas Panics CaCucIles, pour être par luy panée en nQrre épargno
la fom me de 100000. !J'V. laquelle "'ou lefd. 51.&amp;00. li'l!. &amp;' pfefl à nous [iii'
pOlir les Ijles, fi r'Viront de FOJJds. &amp; Finance à lad. augmentation de gages r
moyc!)n! nt quoy- nous fcrons déchargez . &amp; demeurerons. quittes dlJ
rembourfemenr ordonné par ledit Arrêt .- &amp; dudit prêt des Ulcs " Ec
à l:effet que dc(fus, voulons &amp; enrcndon5 Je fonds de lad. al!gmen.
t.H1~n • &amp; des 1800. Ii\!. accordez pour les Epices des Comptes SC
drolt de pooepda. éue fait &amp; lai(fé aoouellc-ment &amp; à toujours ',. à
commencer l'année pre[ente és EtalS de la Recepee Generalle de Pro~
vence, cnfemblemrnc avec les a~icm gages; POllr 'tre le: toue paF',

J'

Les gl g&lt;s Accordez

A UX

a vit" Officiers p.r le
p re{ent Edit , coulifl:ent ;
[ç.voir.
Au I. Pre/i.lent
1.
A '~ 1 . &amp; , . Prelid.
8 ~ 3. 1. 1 • f. pour
chacun
178 7'1.
A ' 9. Conleillers
~ 7 6.1. s. f. cha.
cun
9 0 4 8. 1 1 J
AS . Auditeurs
Iiv. cha.
eun
ISIO.1.
• '1 Proe. &amp; Avoc.
Gel\. S00.1. cha.
c)1u
1000. 1.

Il',.

,h.

~"lt .. ou.,. o~k

A un 4•. Prelid. ~ 300.1.
A 4. Con{eillers
1450. liv. cha·
S800.!.
cun
A 4. Alldireurs
à 1' 70. liv. cba.
cun
788 0.1.
A 4. Corre&amp;eurs
à 1000. liv. chot.
cun
4000.1.
A l'Avocat Gen. 1400.1.
Au Subll:irut
, 9~. 1. J

A 3. Hui~ers à
3o. 1. chacun
Total

-9 0 . 1.

36ioo.!.

Epices
rnenuës neceC.
litez

1800. 1.
1100. 1.

---

Tot.! du pro.
duÎt du preCent

ldit

"

700.

1.

1

1'0q~

JU.sJ'lFIEB. J..A SEPTlE Mg PROPOSlTlON.

7;)

&amp;c. Er' quon,! aux mmuè's .necelflu~ que nOl!s avons accordées aux 16 39
veaux Officiçu : . NQUS voulons &amp; entendons), q ue fur le pied &amp; Cerre .. au gmentation, d~s
nOU
l' d
'..
.
f
menues n tceffit el. &lt;tOi t
à proportion des 1800. IV, ont joui[&lt;ot les aocJens, le. oods cn {oic déja fixée à ll co. liv. par
faIt &amp; lai[é (Ut la R~eptc ·du Palais, av ec les 800. Iiv. 9ue J:fdus Ar.rêtdu Con{ei!d u 9· Fe•
1 6 39. {u ,vant l'E.
' de IHeR dcc rlur ICe
. II
Officiers anClens.
o-o.t. d
""Olt
e, par Le[(r cs Puentes Vrler
rat des gages qui Cuit.
du 6. Janvier 16'0 7. &amp; Arrêts de nÔt(e Con {eil du 15 Decembre l ' 12..
voulons ~n Olme que Idd. 1800. livres, pour lefd. me.nuës necelIitcz
anciennes foient rétablt cs, f~avoir 1000. Itv. fu r la Rccc-prc Gencralle
des Finances &amp; 80.0. liv. {Ut ccl le du Palais, &amp;c, comme auffi qu'JI (oic
fait fonds dans les Etats des- Gibelles de lad. Province du droit de franc Ce droie dl pardeffus les
1 e(d . anci eos&amp; nouveaux 0 ffi ciers 397 00• 1. déja attribuées.
falé , ami b ue &amp;. appartenant ~' toUS
de lad. Cour, p1'lIr co joüir, &amp; la difrrlbueion cn écre fait~ fur les
RÔlle, &amp;.Mandemcm d.e lad. Chambre; aiali &amp;' {ur ' le même pied
que les anciens ,Officiers, ont é,é employez lllX Ee,1t~ anciens cJ-de'u ne expediez , .&amp; deliratlt ,0nfGrv-cr tous no{dits Officiers en la joüiffance des .duuts, PriYilegl1s &amp; Prerogatives, qui leur ont été cy.devant
,"ord~z, par nçus a..u. les Rois nos PrêdeceG'el1r~, '&amp; oc rien innover
cn iceux, en conGde.ra.tion de la [alisfaélion qui nous demeure des
(c(Vices de lad. Cour, .Nous L'av ons maintenué', &amp; coufor'Vée en ta joi;ijflllJce
Je les Tri'Vileges , Exemptions de nos "Droits 'lMls 'lu'il; foknt, Authorllés,
Foné\ioos, Prcroga,(ives f DroÏls , Rangs &amp; Sea Jces, dont elle a joüy
. cy-devant , fans que noCd. Officiers y pui{fco t élH: inquictcz ni trou'
.blez, (ous 'lu clgue pretexte &amp; occa-600' que cc fo it , &amp; à cet effet
voolons que les Edits, Lettres PateiH~S , &amp; Arrêl de nôrre C ooCc:il
pOflan[ l'amibution. dtfd. Drom 1 ExemptÎ&lt;&gt;os lX P(Crogalives, (oient
cntierement ob{e~vez., nonobllanr touteS chofes' à ce cootraires, au(. L C ~ d '
••
d'
es rues e 1"31. oc
'luelles par ("preS nou~ avons eroge: Et. Ji a't.'ons revoque, etemt &amp;- 16)7. {O!1t mode:rées &amp;
· . rwà.1!~olJS , énign,nJ &amp;' f upprimons par ces 1I1émes prejentes, l'Edit fi~ées P:~ le p~:{e?t .Edit
j 'llp'llrimé
[.'
{'. .
1d '
atnli qu Il a dela ete 00.
Je Crué par nous Jalt en a • Cour au moIS de Nq·-vembre 16 37. fons que [ervé.
.
lu- Ojficier.s créés pa~ icelui pui{fent ores ni pour l'advenir étre rétablis
_~w occaIion ou- oau[e que ce (oü : SI DONO NS EN MANDEMENT,
c. Donné à Satnp Germain etJ Laye au mois d' A'Vril , l'oAn de Grace
,6'J~' ~ &amp; dt nB/re Regne le 1.9. Signf LOViS ; &amp; plus bas par le ~
Omle de 'Provence J SUBLET.
l

1

~.

l

.

.

,.

' Pour jul1ifier que la Fi.
nance &amp; droitS attribués

EXTR.AIT dè l'El at des Gages arrêté alJ Confed des Fmances le 1.7· J"111
1690. (;;&lt; des .Articles 'warnant ce qui efi employé pJllr gages &amp; augmen.
d
l
'tatùm de gage! en conflqllclJte Je lBdlt- de 1631. &amp;' 16 39 .. am [eque
fIl"; de 1 6 3 1. eft compris.
l

, .

AM. de GaiUard PrcGdenr (c:réé en

16~9,) la Comme

de

172.S. liv: pour rrois quartiers de 2.3QO. liv. de gages, cy
A qualre Confeille:r c:récz ell 163'. &amp; 1'39 . la Com me de
... HO. liv. pour 3. quartiers de 511'00. Ii,. de gages à raiCOQ de '+SO. Iiv. à chacun
• •
•

171.5.1.

par L'Edit precedent {Out
encore employez fll r 105
ErntsduRoipour 115 7
livres. La r,i{on pour la.
quelle l'Ernt de " 0. a
été choili, d l explique.:
au bas du mcme i totr.

�~So

EDITS, DECLARATIONS, LETTRES, Al\R.ETS DU CONSEIL ," ..
L '
e,

•
•
•
•
• 'OiS· 1.
" Cet Edir e~ dilferenr A cinq Correélcurs ( créez par les a Edits de 16'3?) la
du pr~cedent, bien que Comme de 37 50. liv. pour 3. quartiers de 5000 1. pour .
d~ 1. même dme , il eft l
, .r
d
1 h
•
a • ra110n , e J 000. • c acun, cy
1
raporce' à 1a page 75" ,v •• curs gages
.
• ~275 0 ' .
7' ~ ,"CDr&lt; " /w J, III A troIS Auditeurs creez en Mars 1"31. &amp;: Avril 16 39.-PA':' 7 6 .
la fomme 4500. liv. pour 3. Quaniers de 6000. liv.
pour leurs gages à rai{on de 1400. live chacun, cy • .f.5Qo.l.
Au {eeood Avocat General créé par Edit du mois de
Mars 1631. &amp; AVlIl1639' la Comme de &amp;°5°. liv. pour
3· ~:Illiers de 1400. Iiv. de gages, cy
•
•
10 50 .'1.
A un SubCliror créé par l'Edit de 16 J 5. la (omme d:
195· live 10. C. pour deux O!Jartiers de 391. Iiv. de
gages, cy
•
•
•
•
'.
J'1.1. 10. f.
b Cer Edit eA; celtIi qui A un des Secretaires de ladite Cour ( créé par b l'Edit
eft rJporté à Il pag ~ 7 f .
par lequel l'un des Offi- de 1639') la Comme de 1.41. IiV. 10. l. pour dcux
cos d'Audireurs fue con- OEaniers de 4 8 5. liv. de g~ges , cy
•
•
•
2..f.J..I. 10.
yod &lt; Il un de Corree. A
. J. des OOZe Hui{{jers crec:s par l'Edit de }6.". "'s.
teu r ~.:. d 11 ~ Secretair~ s , 1
d
.J 7
.,.
avec los mêmes glges IV. pour eux O!Jartiers de 90. Iiv. de gages à raifon
pOUf les trois que ceu~ de 30. Iiv. chacun, cy
• •
:
•
•
•
anrio.aej: a l'Au&lt;1ireur. P
1
rr.
our es menuës mceUltez des Officiers de lad. Cour
(oivanr. l'~rrêt .du Con~eil du? Fevrier 1639' &amp;: l'Edit
du moIS cl AVril de ladite annee la {omme de hs.liv.
pour trois ~artlcrs de 1100. liv. cy
h S 1.
, . . . Pour les ECpiees des comptes &amp; Droit de Poncnda &amp;:
f
Cette fomme erOlt clittn. R'
cl'
r cl
a: .
,
buée , fr' voir à M.le P. eUClen a a caUle es Omclers creez en ladite Cour
Prelîdenr G4 6. 1.10. f. compris le Garde Sécl Cuivanr l'Arrêt du Con (eH du 9.
:~Gd~~.l
Février 16 39. la Comme 13 so. Iiv. pour 3' O!Jarrien
15. f.à cha,~n,
r de 1 SOO. liVe ~Y,
.
. .
,
.
.
.
1 H0. J.
faifantles,'. 893·1.10.1. Plus eft-cy la1lre fon s de la (omme de 7544. liv. u. f.
A 19· anCleru;
8 d
n.
· cl'
Cou(eillers
. , • pour 1. ,:,uarllC:r 5 augmentation de gages att:i.
1;8.1. 1 . f.;.
buee au x OffiCIers de lad. Cour par J'Edit de 16 39. bà chacun
Il f
{
,
era payee au Receveur deld. ORicl'crs
En rOllt 4 5 14··1 1. r.• S q ue comme
l
'
A 5.. ancien,
pour eur erre dilhibuée cn conformité dudit Edie. 754 .... J. IJ.. f..~
Audlreurs
J 96.1. à cha- iii
cnn
980.1.
Som me tota le
•
•
1. 5577 1. 2.. f. 8 •
A l·Av. &amp;Pr. "
--------.------~j
du Roy ' 50.
1. à chacun. 500. 1.

à la page precedeote •

r.

----

Ce produir
exceffif de ~ 55 77· 1. ~ . f. 8. d. fublîl1:e enCOle fur les Etats du Roy pour une Finance de Il
'1 J'
l!de 1 6 4 800. l'IV. qUI. avant 1e retranchement d' un quartier fur les gages &amp; ~e deu quartl'e s /iu 1.1 ml IYrCS, •eu 0
veur
, . meme
' de 39]00. l'Ivres; lï en11. vray que pour cacher une li grande di(proponion
a
X
r r es
augmentanODS.
etolt
entre
le Revenu
&amp; la Fin
1
Officier.
des
Comptes
obtinrent
l'ArrEr
du
Conreil
dll
Il. May 16 9 ' P"j,'liIG.o·rdon
1
• &amp; Ince, et
·
'1
"
,
" 'i
ne que1 rous
es gages
ancIens
nouvtallll
Ccerolent
ega
ement
«pams,
depUIS
lequel
rems
on
a
cdfe
de
diftinguer
dans
les
E
d''''
Ed'
d'
'bu'
o.
r
l'"
des ga ~es, que J
'a"etl force d'éclaircir ici pour r~ tats
es
muens
J[S
ann' .
tlOD;
""
par cOlllequent
angine
on
d
à
1
fi d
,
d
·r 1
ffi .
_pan re a n e non recevoir, nree e
1a dImCU lte' d"1I1d&lt;mnuer
es 0 Ciers des Compre. pour If' Creations ci'Ollie fa'
Gd' ci 1 J ' rd'A:
des Ardes. V'} I,(. {ur Ils fini li, 11011 rlt,1/,ir.
es, nes en con eratl~n c: a UtllIl_01!
l,on

' lJ"

.POUit JUSTlFIER. LA SEPTIE ME PROPOSiTiON.

EDIT for la d,uxiéme Cruë de 16 91. par lequel pour 39l00o. ll'u . de
Finance, les Officiers des [arneteJ joü'jfi:nt de pluJ51 000. !t'v. J~ re'T. ' :nu. , ~
du mois de Septembre 16 91. if M?-p~1- """ !~'Y:'&lt;Vh4 ...., G;y .... fr4. ''::1 ...".",«.,'"
/
.. '2.r . .J.-~"&amp; ~/"..,J. ' ~.,...~ ;,k ,....(,-ha. ", ~ 6B . ...."".; .... 1l . -/or. I .j . )",,_J,:·~.. d~-J"
'J!':J~ ,....., --- /."""'-&lt;JoWL i~ "'''''1-:'''/- ~'""J.. hoih ,~{.. c...... )'" i'","?.k. ~ /"'Î'~'" 24.
OU 1 5 par la grace de Dieu &amp;:c. Saltl t . Par nôtre Edit du mois 1'91.
d'Avril 1691. nous a.llons créé un O ffice d e Tré Cor ier pa ltl cu li er
dans chacune d es C o mmunautc:z de Prov ence. &amp; deux Tr éfo ricr s Ge· Ccs Offices~e Tr,.%rieri
parla Pro·
nera ux en clucun e Viguer ie dudit PaÏ&gt; at)~q l1 c l s oous 3 V Q O S ordonoé furel1Cubonez
v ince , mais le denier
d, compter des deniers pro ve oans de tO li t es les Im politions, &amp;: Reve. pour livre n'a paslaié de
nOS de ces COl11muoaur ez. en oô tre C Ollr des Co mpte s, Ayd es &amp; FI- (ubiifter en faveur de la
Cbambre des Comptes ,
nances d'Ai: ; à laqll 6l1e nous arvons atr rrbué un denrer pour [irvl'e du fur touslrs Comptes un.
montant d(rdrtes ImpojitionJ • Cl' 1\.,e1.lenU I pOllY [ 141 tenir Ile" d' Epices; &amp; parce n.lelleme .t renduspar le.
:J "
T réloriers Ord inaires,
que cet érà blilfcm eor au gmc nt e co nGd crab lcm cnc les fo nét ions &amp;: t r\' e- b ien que leurs campee, )
nus des Officiers de lad . Co ur, nou s au ri ons J ugé à pro pos par autre êdlt n'avent ja:naiseteexami.
'd
[d. Offi CICIS
'
d' un nezni J nêtez ar laCh:.
dl4 meme
moIS, ' l ug ou nt cr {J..l rCI'11 em enl 1c: n om b re de
es Campees, ce qUi etOlt
PreGdent, 7. Ci&gt;ofei11"s I\.1J ÎctCS 4. Aud ite urs, Arcb iva ires, d eux Corr e. cependanr le fondement
&amp;eurs &amp; . un SubO:irut de nôtr e Procur e r Gener al t l/{X gages de 16 000 . de .ces edxc~9ves é.picei
.
.
III .
l '
.
{" ' qlll pro UHent au)our.
JjV. • • • •
m ais 1:5 anCie ns 0 Ciel S de adl!c Co ut ayant con ldere . d'hui 30 000 • live en y
qu'il y avoit de puis lon g- temps des diffcre ns entre eux qui pOUV OÎt Ol compJena?t G. liVe que
.. d'O a: " 1
.
c .
cnaqJe Comunaute pay;
augmenter par cctl e nouve II e Crue
mClcrs, 1 S nOU5 au rolent ra il pre- pour b remiiliondc cha.
{cnrer divers Me moÎ (es pour y rcmedicr au moyen de guel q ues ch",, · que compte ; ce qui eft
C ·
d ans Jeurs qua l'Hez, &amp; l' o r d le de 1curs FOOl.lI
fi On ' ; 6. e"corel plus rem,'
quablc
. n- - de'
gemcns a, ralle
q ue a COnnOl ua !l\.. e
•
à cette fio, il s nous auroi ent fait des offres en COlpS de pren d re les compt s desCommunau.
&amp;. J ~ s' am i.butÎons portées par nôtre Edit &amp; de nous four- tez l1:a~té or !tinairernér
ga&lt;7cs,
b
•
•
ponee a '.1 Chambre d'i
o~r la mecne Fio.ance que nous nous Commes propo[ez de tirer de ceux Campees quç par entre.
des Offices qui rdteo t à debiter • .&amp; voyant l'utilité &amp;. l'avantage qU'C I, priCe, (uivantla Declara.
6
l
.
1,1 d'Ite C our. 4U . 1 b'lell que nOi S'
•
' t1.
tirera
uJets d ans l'A QmlOIlUatiO
n tiol1dll
Taporrée11.
(OllSt- lay
la 159
vu!.•
de la }ufl:ice ; A CES CAUSES. &amp;: autr es à cc Nous mouvans de PropoJition. ,,~. 17'2.
l'Advis de nôtre ConCcii '"&amp; de nôtle cert aine Sieoee • pleine Puiifance
&amp; Au thorité Royale, Nous avons par le pr c-(ent Edit perpetuel &amp;
iHcvocable, créé &amp; erigé j creons &amp;. efl geo ns co ,itre d'Office fo rro el
110 nbtre Con(cil le r , Prd î dent en nÔ[l cd. Cour des Comptes. Aydes
&amp; finances de Prov en ce , pour avec les 4' An ciens, &amp; celui de la
creaciosn du mois d'A VIii 1691. faire Je n·omble de 6. &amp; 7. nos Con(ciller Maîtres cn la même Cour. pour avec les 2.3. Anciens. &amp; les
7. ' nouveaux de ladlle creation du mois d'Avdl 169 l. faire le nombre de 37; Coo{etllers Maltres aux Fonétions. Honn e ur~, Pn:rogatives ,
Authoritez, Privileges, Exemptions) Immunitez, tels &amp; {emblables
que joüllfcnt les autres pareils Officiers de ladite Cour, pour leCditi
Officiers prcfentelIleOt créez. en{emble ceux des 7. Con(eillers Maî tres
créez ~l[ l'Edit du mois~' Av'Ji 169 I. au{qucls n'a encore été pourv cu.
être .rem[&gt;lis &amp;: éxercez~AVOIR celui de PreGdeot! par un des 5. C OI.
reéleurs anciens; &amp;: ceux de Con(eillcrs Ma îtres au nombre de 14. par
les ..... autres êorrèll:c~&amp; les 8. Auditeurs anciens. &amp; pu celui des
.' ~u4]~~L.I!s_ ~~_u~~~~~_ ~~Ja~~i~~ùon ~c 1 !2..!._&amp; par le ~bftituc 41~

L

a-

�t;~, ~1 EDITS, DECLARATIONS, LET fRES , ET ARRETS DU CONSEIL Sec.
16 91.. cien de nôtre Procureur Genera) en ladite Cour • • • lequel Officè
de SubO:itut avec les gages .&amp; Droits y joint CeloOt &amp; appanicndrollt
à' ladite Cour) pour par clic co difpQ(cr • • • • . Et au moyen
" Par l'extinélion des de a la commutation qui fl Jàira) ainfi qi/il ffl marqué cy-dejfus • • • .
Comékurs &amp; des Audi- fèrout &amp; demmrtront ia Titres defd. offic(J de [orretleurJ , Auditeurs,
tellrs, h Commué- J .
lation du Titre dt leurs Secretaire!, eArcbi'7l"ircs.
. .'
• Eteints &amp; Suppr.imh COrn.
Offices en cdui de Con- me p{~r en pre/wt(!, Il! éuignolJs (JI' fù pprirnoru • • . les gages, &amp;
[oilbs ~birres la Cham- f
r 1
b
(1
bre des Compt&lt;S n'all~- lanc !alle and liez aux Çoo cil crs Mailles, Correéteurs &amp; Auditeurs
menra en nombre d'Offi- cr éez pH l'Edit du mois d' Avri l 1691. c:nfemble les gages b &amp;' franc cfalt,
~:~~u~:r:rr~l:ti;:~~fi dont joüi(fent à prefent les PreGdens, Confeillers Maîrrcs, Correéteurs
aucun mauvais elfer de la &amp; Audircurs anciens reront réputis enrre tous •. tOUS les alltres Droits,
Cruë.
&amp; Emolumc ns tant de ladite Chambre des Comptes que de la Cour
b Les ~.. ~ ' I enCuite du
preCem Edit 1 6 000.1. des Aydes cnfemble le dmier d pour l;rvre) que nous avons attribué par
• Le f w cfAU77'
ll ôtr t d. Edit du mois d' AvrillG'9 l . pour les Epices des Comptes, det
minots un quart
T rClOners
r .
r
r
gc ncraux , lcront
repartis entre 1es d eux Pre Gd
1 cos &amp;. Coou~il.
il l ï , 1iv.
IJIl 1·5
aLe dm ;" pour
lers de ladite Co ur • . • Le! memûr necelfttei"feront augmenties dans nOI
:~"::,~~~~ ~~
E lal s de 1000. liv ... PERMETTONS aux Officiers établis ~ êc a établir
chaque comple !0000. 1. dans ladire Cour) de re g 1er cntre eux le: partage: des Fooé\ions,
d.lelluësnfCeQid'Auditeurs, Secret aires ) Archivaircs &amp; Correéteurs; &amp; de fair-e ta;;t
t t {.
1000.1.
f Augmentation
pour ce fojet , CfIJe pOlir le nombre des Commi aires) Etabli ement &amp;' di ribllÛo~
du nombre des
TeJëliimlires ft &amp;' Bureaux) te J Reglemeru ,g-~V' ILS JVG BRONT POVIt
Oilicicrsde l'Au~
ô
,
ditiOIl
; 0 0 0. 1• -1'" LE .JI-JIEV X ENTRE EV X ••• .g, Joüira pareillement ladite: Cour de"•
- - - - Epices 1ix~es à un denier pour livre par l'Edit du mois, d'Avril - I(j~iI,
)13'3·1.5
dcpuis 1c 1. Janvier, g precedent.
Jad. Cour fera t~nuë de nou~
t Par ces mo:, q"'i~!l ju,v.pa ye r 14 fomme de 44,000 0. {i'V. à qlJoj noUs aruo11s remis ttt-nt le ,rix prinro~r: pour le m' wx, J 11)
. 1
1 d '
,
a p",aparanceque le Roi "pa que es eux folJ POUl' h'7lre
• • • en 4. payemens cgaux ; ' le
aie crû qu'il ell coûte;oit I C[. quinzaine aprés l'Enregi fl:rement du pre(ent Edit, le 2.. au premier
tous .les -ans, Ill'
;000, a la A, '1
halO,
'
1e 3. au 1 CI 0 CLO
n. b
. 16"4
vr l .
proe
re &amp; 1C".,.. au J. Janvler
; c e a cepen.".
, .
" •
PrO»Ince
dantcequi dtarrivé, les av~c Ilntcret du Jour de 1EGrcgl{lcment •
SI DONNONS
Officier! ,des Clom,Pte! EN MAN DEMENT
•
• Donné à Verfttilles au mois de Septembre
ayant Jnge pour e mIeUX
J".
,
au lieu de 8. Auditeurs , L'An de Grace J 692.· &amp;' de nôtre Regne le so. Signe L 0 VIS cr plill
de compoCer le Bureau de b.:.r ) COLB E R T.
l'Audition de I l . Con[eillers , bien qu'il n'eût
été. :~éé aucnn nonv~l Aud :tcu~; &amp; depuis lors, les VacatiolU dans les Comptes de la Provinces, [ont augltlent~es d'une
moltle en {il!, c~ qlll [u~ le, pIed du ~ernier compte, PO~( 1 0 0 , jonrn1es à 1 ~ Officiers au lie~ de 8. à raiCon de ;. Iiv.
',1. f. par vacanon.~epUis 1augl?elltanon de 1 7 04 . done Il Ceta bien tot parle , augmente les vacations de 11180. liv. &amp;
l aŒflance aux reprltes de 110. lIv. en tout ; 000 l.
g ,Cerre joü!{fanbe .anticipée, du deni.r pour liv~e pour préSIde 21. mois avant le paye1llent de la Finance, jointe au prit
de 1Office de
[btu~ ,cecie par le preCene Edit, produilit environ 48000. liv. qui déduites [ur les &lt;4-40000. liv de la,finanee , &amp; 1. ,pour , rc!te que le prerent Edit n'a réellement Calm: que la Comme de J!)1000.
•
Le preCent Arrêc ell raporté pour julli lier des
EXTRAIT d'Arrêt du Conflil qui r(git ['cxecUtio11 de l'Edit precedent
gages &amp; de la quantité
de Sel attribuée par le
du 1l..May 1693.
precedent Edir , ainfi quc 'i2t!,::::::7;-J-~2 f "';J ~""'" k 1.-...,.",..... ...; ""~'/- ~ 4... ~, ;~Â,M rJ,..." J.. 1... ('".....
de la difficulté de dillinguer au jourd'hui l'an- V EV au Confen -d'Etat du Roy, fon Edit du mois d'AvrilI6,r. .•
cienne origine des gages, Autre Edit du mois de Septembre 1691. .... Lc Royen [on Conf"i!à
fuivant ce qui a été ob[erve au bai de la page ordonné 8( ordonnc ~ quc' l'Edit du mois de Septembrc l'? 1.. &amp; la Oc·'
A

r

..

BOf

1 ""

, POUR. JUSTIFIER. LA SEPTlEME PROPOSITION.
~beratiOIl prire en coofequcocc par les Officiers de la Cour des Comp#
l.CS Aydes &amp; Finances de -Provence, du 16 . D ecembre audit an, reront
cxecutés Cclon leur forme &amp; telleur , &amp; conformement à iceux que la
Comme de 4 6 9 8 5. Iiv. 5· f. 9. d. d'anci ens g ages) celle tic :6000. lirv.
àe noUVlaux gages attribuez par l' Edit -d&amp;~ moi! d'A'7l7l'l J 69 1. fa ira nt co fcm~
Qle 61.9&amp;S, 1. S. L 9· non compris les augmenrations ' des gages attribuez
aux Ofll-::iers de ladite Cour en 1 G'S 3. &amp; 1689, comme aulli Ja quantité
&lt;Jc 2.%.1.. millot.s un quart de frànc Calé dom joüi(foient les Officiers de
lad. Cour) ava.1H la crcation de 169 t. &amp; celte de 77' Minot! un quart,
attribuez aux Officiers créez par Ic:d. Edit, [alr3nt cnCcm ble cellc de 2.99Minou LIt: demi) (L'ront repartis &amp; employés dans les Etats deFinance,
êc de la difl:r1bution du Sel de Provence de: l'a nn ée rrdente, &amp; Cuivantcs
[ur le pied ainG qu'tl s'cn fuit) fçavoir les gages au Sieur Scguiran 'J'remier PrefiJen t 4477~, liv. 18. 6. aux cinq autreJ prefidens, y compris le:
Sr, de Corjolis 10000. liv. qui efl: pour chacun 2.000. liv. &amp;. aux 37.
Conftillers MaÎlreJ établis ou à établir '4850"7- liv . qui e~ pour chacun
1311 liv. revenans lefditcs tommes à cclre cy-de(fus de 62.985.liv. s. f.
,. d. &amp; le franc (alé Cera employé &amp; di!1ribué ~ f~avoii' au lieur prcmier
PreGdent 13. minots 3. quarts; au {j~ur de Lombard autre PrcGd ent ,
dix minots; au lie ur de Gaillard 3Utle P'rc(jdent, onze ' minots un
quart; au fleuf des Rolands aurre Prelident, dix minots; au Geur de
C.oriohs Prclidcnt de la creation de r69 r. &amp; à celui d: la creJtion
de
9 2.. chacun dix minoes. Aux rreore: - rept COllCeiIlers Maîf,tes chacun G" miFlots un qU3rt; &amp; au Subfl:itut, deux minots &amp;
un quart; revcnant IcCdites quantttc z à cclle de 1.99. minots &amp; demi ~
&amp;c. Fait A.U ' [onfoil d'Etat du Rry, tenU à ' VerfaiUe le Il.. jour de ~aJ
1{;93. Collationné, Signe DU]ARDIN. '

-

J

6 93.

l'

1) a été jullifié par l'Edit, &amp; l'Arrêr do ConCeil qui viennenr d'êcre raportez. quc pour lIne (omme de

5 91000, Iiv. les
Qfficiers des Comptes joüifJ'enc réellemenc de f 121 G, liv. de revenl1 ; On a été encore obligé d'éclaircir ici ce produir exceffif pour l'épandre à la lin de non recevoir. tirée de la difficulté d'inoiemniCet ks Officiers des Comptes pour les Crea.
tians d'Offices, faites en conllderalioll de la ]uriCdiél:ion des Aydes. à laquelle nelncmoins celle cy n'avoit aucun r_porr

YDJtz..rHY 1" fin! at nOll "Ct'llo;r.
"

ED JT portam Creation de nOW7,Jeaux Office; danJ tOlites les Chambrl!
Cette Creation qui dl :.a,
&amp; la demiere , r e rb t
des ompw du Rtryaume. du mois d'Avril 1 7°4paine fafte enconfid_nIl 4}.. ;. ....... - !.'1! J""""' ...... tlay ..... ~ I-:,~"""':: ~ ("7"';"" f'l-, ~ /7 ~;t )_ tian des Aydes, mais d.llls
S.... tktI'D A~ fol •• ~~ "",/-4&gt;'''''''11 , ~.., ..... "";~"" J ~ "1':) ' 1 . '
les Ceules Chambres des
&amp;C.
ces cau les nous avons CfC'C &amp; cnge ••. en notre Comptes dl! Royaum .
Chambre des COOl pees d'Aix deux nos Confeillers PreGdens, {cpt 17 0 4, '
nos Coofeillers Mailfes, an Con(eiller SubO:itut de nos Avocats &amp; Pro- Il n'a été faic mention ~
cureur Generaux) un Garde de R,e&lt;Yifl:res quatre Commis &amp; un Re- ~ue ,de trois Cr,llës d,~pu i~
,
b'
.
1EdIt du mOIs d Aoud::..
ccveur des rcO:es • " Attribuons aufd. PreGdens &amp; Mames creez par Je 1555~&amp; en dtèr il n'y};
pre[eDt Edit les mêmes gag.es , franc (li é , &amp; autres droits &amp; privilc- en a pas e~ 'lUC~.~ àl~
'."fT"
1cs d CrolClS
.
Ocr · "
'II
l'
larererved. fixOflic, rsP~
gcs d ont jOulueot
rnClcrs cr~es de parci e qua Ile • • •. Domez p ndll1r la ligueI=~:
OR.DONNONS en outre qu'à l'avenir tOlU CCII),' 1!li fè feront pOHr'V1Îr en '595' que le Roy"r,.
!J'On::.
1.
d f1i d
/' , r:,
d r.' confirma, bien qu'il CU{ "
!' ;rCU "J1I111 gages lur ms Etats au e ur ~ 2. 5' FU. J'l'ont U lmS eJ'lire dCJ'a pournll aUJ( lllèWCl f ~

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�lU.

POUIt JUSTIFIER. LA SEPTlEME PROPOSITION.

- · 1 t EDITS) DECLARATiONS) LETTRES) ET ARR.ETS DU CONSEIL ~c.

Il

17°+' cnregiftrer Lwrl prorvifions a/IX Greffis de nord. (lw!Jbw, &amp; de payer poùr'
ledit enregifiremcnt Ù mains dll Recc-vmr des épices un fol pour li'Vre du mon.
tallt de leurs gaget, enCollc neantmoins q,uc ledit droit ne pui(fc exce_
der la fommc de 50. liv. oi êrre au deilous dc celle dc ~. IJv. lequel
droit d'cnrcgiLhement [era partagé enfre les Officiers de 110(d. Chambres , de même que les épices) là la refcrve du dixiéme dlldit droit
lequel apartiendra aux Greffiers co Chef de nord. Chambres pour tou;
droits &amp;. frais d'enregllhemem, (ans qu'lIs puilrent rien exiger au-delà,
même pour l'Enrait qu'Ils feront tenu s de délivler. . • . SI DONNONS EN MANDEMENT, &amp;c. Donné à Vtrfailles ail mois d'A'Vrill'an
de grare 1704. &amp;- de nôtre Reg/le le 61. SIgné LOUIS. Et plus 6as par le

Dffices, laquelle Cmc n'a
aUCun raport avec la Ju.
rilèlidion des Aydes.
Ce nouveaU droit d' En.
4"'t ~ :ftn mt,., ) dt d ~ven u
1 d'llllane plus conlidera.
ble, qu'il \" a eu plus de
nouveaux Ollices créez.
1

Roy ) PHELY l'EAUX.

--t--:;1- 1&lt;1 ........H :"

/~

.'"

'DECLARATION qui rfJoit lt! offres des Officiers des [omptes, pour l'abon~emenl d l" CreMian fj,ite par-l'Edit p~'écedemrIJent raporté, a- leU/' accorde
plf6j1eurj nou'Vea/l x DrollJ; dtl 1. 3. Septembre 1704,

t? r"·~"; ihY'll.tJi~ 1.-.")""" ~c .

L

Le.! Officiers des Cotnrtes furent di(pen(ez dos
~(0J. pour livre (uivant
la Declaration du 7. Fe.
vrier ' 70 5. raporcée [ou,
les fins de non recevoir .
" par con(equent il fi' a
ete payé pour la Finance
du pre[ent Edit&gt; que la
fomme .le 400 00Q. Iiv.

r...,

.'~O .-.r&lt;L

'08.

OU l S &amp;c. Salut. Nous avons par 'oôcrc Edit du mois d'Avril'
deroier, créé co nôtre Cour des Comptes, Aydes &amp; Fioances
d' Aix ) deux oos Cou(eillers, Prelidens) 7. Conreillers Maîtres, un
SubfiitUl de nos Avocats, &amp; Procureurs Generaux , un Garde des
R egJllres, Papier &amp; comptes, + Commis Ecrivains co papier &amp; parche':
min &amp; un Receveur General des ce fies , .lUI Gages , Droils, Fonélions
&amp; Privileges) dont joüi(fent les autres Officiers de pareille narure:
d ans nôrred. Cour, &amp; (pecifiés dans nôtre Edit, pour la Finance, de(qlJel~
O ffices, Les Officiers de nôtred. Cour, ayant offert de nous payer la fomme de
0400000. ll'V. &amp;' 10 2.. f pour Li7.l. Nous avons, pour leur donner des
ma rqu s de la conCideratlon, l'lue nous avons toùjours eû, pour leur
Com pagnie: rrçeu leur offres quoique l'cu proportionnées, au {ecours
que nons aurioos pû tirer) de la vente dcfd. Offices. A CES CAUSES~
&amp; aUlre~ a cc ' nous mouvaos, de nôtre certaine Sçience, pleine Pui(.
(lAnc e &amp; ~ uthorité ~oyallc, nous avons par ces Preremes lignées de.
J'lOI re Main) accep lc &amp; acceptoos les offles des Officiers de nôrred.
C r·ur des ,~o mptes , Aydes &amp; Finances d'Aix, &amp; en con(equence, Ors
donnolJJ qlA dJ fel'JJnt tenus de nOl41 pa)'er lad. fomme dt 400000. li'V. &amp; le
1.. f pour ll'"vrr . és mai os du Sieur Moreau que nous avoni chugé de
la venu: de~ Offices clc:ez Cil n.J!rd, Chambre des Cpmptei, par nôtre
Edit du ~OIS d'Avril dernier j (ça voir le principal (ur les Quittances
du Trc(onCT de nos Revenus Cafuels, &amp; les 2.. f. pour liv. fur celle
dud. Morc~u, &amp; cc co fix paye mens ) le premier de la (omme de
100000. au premier Decembre prochain, &amp; les 5. autres de deux mois
cn deux mois: le premier écheant an Premier Févl"Î"er 17°5. chacun
de 60000. liv. &amp; en outre les 2.. (; pour liv. i proportion dem. payeme~s, au moyen de quoy les deux Offices de Prelidens, [ept Con(eillers
Mames) celuy de Subfiitut de nos Avocars) &amp; Procureurs Generaux,
celui de Garde de Regiftres en Papier &amp; Comptes de nomd. Cour,

eeurde ..... commis écrivains co Papier

&amp; Parchemin', &amp; celui de notreI70-f._

Confciller Receleur General des refies créés en leur Cour, par no(hed.
Idic du mois d'Avril dernier, ap3[!iendr~nc en toule propril:té aux Officiers de nofired. Cour, pour par cox en dlfpofcr ainG que boa leur
(cmblcra , ail I~s réünir à leur COI ps arvrc les gages, lranc [aU , auO".
Le! g~glJ cmploycil
mentarion d'EpIces, Droits) &amp; Emolumcns, attobués par led. Edi~) annnellement dans lC$
IH77. 1t
auquel cffcél: les gages feroot employés dans l'Elat des Gabelles de nofire Et.t'
Le fr.cne fol;
l'aïs de Provence, en[e,.nble led. fr~DC falé; [~.:tVoJr 10. minots pour pOlir 70. minots
chaque Prelidcnt, G. minots un quart pour chaque Confcl))er Maîlre trois quam à l 7.
liv,
11911 's
un mi~ot, p~ur. le Receveur Ge?eral des rclt cs ,&amp; IHl pour chacun de;
C~mmls eCfl~alns, &amp; p~ur les IOdemnifcr du préjudice, 'lue leur pourrOlt cauCer 1aogroentauon dcfd. Offices. nOUi leur avom accordé &amp;
d
l
Augtntnt~dOl:l
acco.r ons a fomme ae '000. /i'V. pal' chaCl#n an , pour 4ugmentatlon dïp;'"
~GIIQ.I.,
J Epices des Compres, dont nous faiflm les fonds d4 nS' nos Elats laquelle
Comme de 9000. Iiv. (era paceillemcot employée dans les Etats de nos
Augmentarion
Gabelles,. coojolntel~ent avec les gages 1 feront aujfi la menuè'f necef!ite~ des mtn.ïs nr.
dt/do OffiCIers augrnemeer de la fomme de r 000. / . en confideration de /a cre!Âtian fi ffitt-t.
faitt p~r ledit li.dit; le rout ~ commencer au premier oCtobre pcochain,
pour etre lcfd. gages. Epices, DlOIIS, Emo Jumens, &amp; mc:nuës oe c [.. Augmentadon
lirez payées auxd. Offi ciers, ou aux pouIve us defd. 0 :11(e5 ) fur leurs d·urJC/nq~l"n, 1'+11 a
1imples ~itrances co la manicre accoûtumée ; LeU,. pamel/oTJJ p.. retlle. Tot:v
~;;ï;
mlnt d'~"gmenter d'un se. lu Epices d:s com tes du Tf! ai'ler, des Et ,;! 1 b Cene augmenrarion d'un
-a~'
. r:.
d tt/
A
d
r
/
d nqui é me lL;:.. Je'Ii épices
r . •s, P!.!.-.!'-. ren _en __ otl~....!!. _aTJJ en _~a!rt • Cour; eOiem e es Epiai Ca- desCo:nptoS de la Pro.
@s ..!lUI 7e_p'ayem en '10tr~d. Cou r,po!!J' a/bir; des Ayde!; voulons qu'co vincdixéos il 4Joo.liv.
~as que Tes ~fficI~r, de,nocred. Cour, difpo[c:ot aprés .defd. Office,) tes n'auroir éte que de 75 0 •
e d{ ~ d
l'
1
liv. mai, 1: . \,,)fEci«s dO$
pourveus. OIent 1 ~e? cs e OOUS payer aooue payement l'année dau Comptes Ont (ur ce pre.
Jaql1clle l)S auront ete pourveus; ordonnons qu'co cas qu'aplés quo: t, s texteaugmellté biend'au
,..a:: .
d e norre.
d C our auront paye'1 a lomme
r
cros drol~s (ur le, même!
.VloClcrs
de ,.~ooooo.liv • &amp; t.s
, Comf'tes, (çJvoir '+40.
deus fols pour liv. s'il refie aucUIlS dcfd. nouveaux Offices à veodre, il (era liv. en pre,I., nt pour cha.
loiGble au(d. OffiCi ers de joülr cn comm ull des C730"es) augme ntations que vac.Hi oB l·1. Il. r.
'
fT"'.
t&gt; b
au lieu de j. 1. plus, 80.
d Epi~e5, mcnuës oeCCl:lfCz. &amp; alltres Droils attrIbués auld. nouve.1U X Ji". (ur pareilles nC'liai
O.mCleU , par forme d augmentation de gages, leur permettons de des Gens du Roy. 10J 1.
d1(po f4ct de{d . nouve: 11 cs augmentations des g ,l g~ S au profit de qUI du11. droit
pour l'augmentation
de poncn~ ~
bon leur {emblcra , pour par les Acquerellls en joüir fou. leurs noms rednend • . 71. liv. pour
.. leor r.IImp
1es {"\"
cl cquo i. 1es Ornees
Ir
' l'.uomentarion des afii(.
j
gr;
'&lt;.!,lJltances
,
au
moyen
au(,quc:ls
" aux rc:prlI'rcs CI'l
·
.b' 1 rd
tJ.oces
écOlenc
aUrt ues ell. gages, &amp; Droits dem"ureront éteios &amp; fuprnués. tout 16'H. I: 12. r. bien
POllldm qH~ lorflIue lefd. Officiers {tront en CO/,IIS all.'( ceremonies pllbliqlleJ q:" l'~~gmen.tariol~ ~'tln
/"',,.
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~ ~elJqlle es Je Iro/l'Veront atlJ!1 en corps, ceux de dtre Cou l' de cp arlemtnt d'eAix, cordée 'p:éci(ement que
,Is "Jent pOlir L,s accompagner • &amp;- éxecuur fes Ordres 6. des 19, a ArchrrJ , (or les eplC~S,
dune ,fi
.r: 1 M
Ad• Pai"s , arvec Un des O/fci(n pOlir "tesLesn'étlll(
Otliclers de; Camp
'J&gt; compDjee a
a/'rC b!fi'
:III ft de 110lU
poim encore
les commander, &amp;' les autres Archers de lad. Compa!"ie a-vec le forp/us des (J[~sfJits d'un revenu de
Officierl qui la comm.ndmt accom'Pagneront nô/rrd. Cour a'r "Parlement. &amp;- J pres
de JI~oood' FI: pout,
f' il d
.
'
4- 0 ) OO O. lV. e lnll1C=
Igar
Il ~eremOllleJ ~lJfquel/eJ les OjJiciers de nÎ1Jred. [aM de! Compt:!, ~, em gli"er ic! ce d roit
ifldu &amp;' Fmances, al/ifleront fi"s CluX de nGtred. l'allr de Parlement ln Ilmportant, mus le P~r.
A

;J

&lt;ment ay lm reptefc nt~
qu'ils en :.voient cl.6
eo~ ra 1 olremtnr. e outez p~r le Rcgletnenc de .'66. S~ Majdlé ent la bOllté de ref"lret cm" (urprïre par la De.:I:.
tatlon.du 7' f'vner 170J.QUllcur accorde encore -i0000. liv. l'our ind~mlliti. E II, ferR rapart i&lt; fur lcs ji"s d. ""'
~~~"!'r; r"J~ '06 · o~ I~O .

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d'é\: .

'

db

y

�, 6'$.
~6 EDITS, DECLARATIONS, LETTRES, ARRETS

ocr

CONSEIL,

Arcbm de la4. Compagnie au nombre de ~ 1., (ommânde~par uh deI OjJic~rt ,foron~
lemu JaccompaglJeP' nôtred, Cour, pour e~tcute'/'leJ OrJru: le toue a peine de
radi.J üoll des gages des flll d. O /li ClCU &amp; Alch ers , &amp; [eca dclivrê au(d,
OfficIe s par ledIt Moreau de s ~itt an,e s du TrcCoriec des Rev'enus
ca(uels pour la Finance: defd . Offi, .:s .lU nom de cc ux, Cil faveur dc:!qucls
ils en aUTont diCpofé juf'lu'à con cu rr ence: de lad, Comme: de 400000. J.
&amp;. cclles dudit Moréau pour les 2.. f. p OUf liv. permettons aux Officleu
de nôrred. Cour des Comptes, Aydes &amp; Finao ces , de faire: éxcrcer les
Offices de Subllitu(, Gardes des Requêtes papiers, &amp;. c:omptcs, Commi~
EcriVains en plpier &amp; parchemins, &amp; cc (ur leur {impie: Domination,
eo[cmble ccluy de Receveur General des rdtes de lad. Cour en pre.
nant par les Commis à l'éxerCice dudit Office une commiffion' cn n&amp;;
Grande Chancelerie, (ur la nomination dcCdns Officiers, leCquels jufqu'à la vente defd, Offices, joülCont de: toUS les gagcs, Droits, Emo~
lumens y attribués pu nôtre Edit du mois d'Avril dernIer, confirmons
ee droi~;"En'tgili~'" les Officicrs de nôtted tt c Coor dans le 7)/'o;t d'enreg,lflrer fes rovi:
aTee un 101 pour.. vt e r- ,
.
.
d'Epicel, n'avoit eté l C- lio ns, Qllttaoccs des Fl oanc es, &amp; Lettres our en JOUI( e mcme , &amp;
cotdé que par l'Edir dl! aïo li u'i s ai oient avant notrl:dir Edit du mois d'Avril dernier &amp;
mois
dernier,
{ui- notre D
·
d LI 16. · evncr
· 169 . en cm eans
d
.tous 1CSrlVlp'.
l'am d'avril
les termes
mêmes
cc nIatton
clans I.,rqud.s il en conçù. legcs , &amp; ami uts qui eur appartic:neoc , &amp; dont ils· lont en droit do
. Y&lt;&amp;o,' z. p~g'n.8dJ : ~ .~+. joüir, UDt pour les Comptes, que pour les Receveurs des Aéles U
ce qUl Cu; lt lel l u r
_
•
.
.
•
.
.
•
,
l'ancieneté de ce droit, aU tres, &amp; [cu au fur plus nollred. Edit du mOIs d Avnl dernier exec:ute
fur tout en Provence en fe lon la forme &amp; teneur· Voulons que ceux qui prêteront Isurs Denieu
encore
l'effet d'une
" d' C our pour acquenr
.' 1ClJ'd! , 0 /li ces J ou a' ceuz
l'eUe furprire
, &amp; noupour aux Offi'
CIers d c notre.
cacher une r.rrie.d~s ~ro- qui les aequeriront d'eux, aycDt Privilege SpeCial fur le(d. Offices.,
~u ulcldIi , qUtl .~olent gages, &amp; Droits auquel effet il CD Lera
.. OIlTe elllcnt al: n"u~. ~ ~
, fait meotion dans les {""\uitJancer
"'&lt;.::
des Finances que leur (erone deliv.e:es par le Tr~foriec de nos Revenu.
Cafuels : SI DONNONS, &amp;c, Donné à Verfoliles le ·2.3 . .replt1llbrda,. JI
grace 17°-4-. (7 de n&amp;tre Regne lt (; 1., Signé LOV lS. lit plus bas J Par le Ro],
Comte Je Pro 'Vence, Colbert. EnregiflrÎ ln la Cour de ComptIJ , AyJtl , fi' Finlfn,;)
d, 'Prot'en,e, far Arrêt du 17. Oflobre 17°-4-,
J 70'4 ·

SH' /, prl/lui'

,je

.b.nnh

III ,,,iji/m, Crlat;on à'OfficlJ ln 17''''
d, 400000, lif/,

p"" /. (omm,

On a Ineore été obligé d'éclaircir id le prodllit exeefIif de cette èruë , qui pOlit une fi.
nance de 400000. liv. raporte 1Sl.q. Iiv. de Revenu annuel &amp; ttfeéHf, fam y comprmtlr.
l'augmentation d'un cinquiémc fur le. Epice. cafuelle, des Aydes 1 ni le droit d'un fol .P~
li.,re fut les Entegillremcns des Provilions. (V.yt-t PAl' S... ) pour répondre à la lin de non re.
leyoit tirie de la difficulté d'indemniCcr le, Officiera de. Compt.. du préjudice ClU'i1. difcnr
avoir fouJrcrt par ICI c~uë. • Ile pour faire voir au ("ntraire que cc [one II' crllët Ii"i lCi onr 4fIn .nricAit, YDJ'tfo'
finI Il, "", '''''IID;'.
•

'II

-

rouA. JUSTIfIER.

ace.

.

LA HUITIEME PROPOSITION.

~~~~~.~~~.~.~~:~~~~~~~~
~ ~.~~.
,

TITRES
SER V A.NT

A . JUSTIFIER

LA HUI rIE M E

PRO PO SI T ION.

1'''1. '1.5 (.

VIII', PAOl'051 T ION. Nonob(lant la re'Vocation d~s Articles du mtm~
lliJt de 15 H· qui 1Je concernoient pomt la Jtmfditlion de Aydes çn dernier Voyezrur,cet .b.,J &amp; rut

"fort,

la Cbambre du Compw par un abus fucceJ!if, el continuel, n'a cefp l'i~tere[ publicIcs De~
·llfaUeJ aujourd'buy de connottre en premIer re ffort du fait des A1Jdes , &amp;' de rations de, AIl: Janv.le"
J '1'.!.
t:
Ji'
.
J
1$'6. 17.
out 1) l ,
mil ce qui lf1 dépend, Jans que IOUIt L'auttJrlte du Roy, &amp;' du Confeil, ajt &amp; u. May 11". &lt;lui
InCOrt tû maintmÎr les Lieutenans des Senécbaux dam la premiere infiance qWI vont éuc Ial'0n4e.,
',Hr en Jiu accordée par l'Edit Je leur ElablilJèmtrJt ,en 1 S35 ' quelque nombre
i, D,cl"r4tionl , &amp; d'Arréts 'l'fe les Lieutenans aytrJt obtenu à ce Juju)
itpuis prh de· deux jiieclu l
Sn Officiers n'abufent pas moins du dernier
ft/fort d, 1.. même Ju rifdic7ion, en attirant .. eux des matiern qui n'm depeutltnt f"/, ce 'lui (ait naître de leur part une mfinité de conflIts, qui expo- vryc'Z pUlIr
flnt les 'Parties ), dt! inJlanm difpel1dieufes au C0nfeiL , &amp;' qui le! rédui(ent corfld::'j" a/a PaLJ""
"('l"e t6ûjourI à la I1wflité d'abandonner leurs droits. 'De forte qu'iL efl ml· "'J.
ml d" bien du Str'Viee, &amp; de t'in/erlt de la Pro'!.Jinee, dont LeI 'Par/ieu lien
ftJont Ipuïft~ Ji fourvent pour a'!.Joir juJlice, &amp; pour obtrnir la calfa/ion dt
'IInt d~ Procedure.r incompetanus, que La Jur{dltl/oD des ~ydeJ en "lmi"
;tJOrt [oit -reflituée au "Parlement.

u.J

- D E C L A R. AT ION 'lui confirme les Lieutenant des Sénecbaux Jans 14
connoijJance des AydeJ en premier inftçJ11ee dU .I 3, Jan vicr 15'''' r"J" '1 g'J..
~. 7''";1'' ..;, . • O,,,,~,,,, 1~

C

} ... ~' ....1 J. "t.. r.,,_ , ...

u,~.

H A RL E S pat la Grace de Dieu Roy de France, Comte de 15".
Provence, Forcalquier &amp; Terres Adj ac entes à tous ceux qui

ccs prefC'ntcs Lcmes verront; Salut, Combien que par Edit fait par Cel EdiceAilafllH7'
(Cil Dôcre tt6s· honnoré Sieur &amp; ayeul le Roy Ftançois , [ur la re:·
forœacion de la JuCliee audit Païs l'an 15 35. la eonnoilr~nce drs oppolicions dcvenans des T ailles, Aydes, Impo(Ïrions &amp; Sob!ides qui fe
f"en~ (ur nos SujetS dudit Païç , fut attribuée en premÎtre .inllancc
.al LieUlenans de nôtre Scné,hal audit Plis, chacun en fon Rclforr,
tofemble des Submi/Iions &amp; obligations patfécs fous Seel Royal ou
l'roycdçal, &amp; des droits qdi dc cc en dependent, comme Lalles, Infia 'Des ) U aucres fcmblables , &amp; des abus &amp; malvcrfations qui Cc cOI11meueQe à l'cxaélion dc(dics droits, &amp; par Edit f ait L'an 1 S S5' 411 mois Cet Iolic (ft à'la p#g' 'l-t
~AOHt fl,. le rétabliffement &amp; nou'Velie attributiM de Jurifdi8ion dt nôtre
·ChlllPJbr, deI C6mpllJ a- C,ur des Aydes Judit 'l'Ail, fot fAr n81r1IriJ·bllnfJu-

�Il''

~ Il EDITS. DECLARATIONS. LETTRES. ET ARRETS

DU CONSEIL

~('.

l'OUR. JUSTIFIER. LA HUlT1E ME f'ROPOSITI01't.

L~ S ttrpr ;(e p!'1[iqu~e

rÎ SÏt/I, &amp; Pere DE. GRAN'DE. SVRPRIJE ) atuibué la connoi[ance
dcCdite, mln.:res en premiere &amp; derniere inn.net cn nôrrcd. Cour dei
Aydes; {ur la publlcarion duquel .Edit les Sindics da Païs les Lieu.
tenans de nôtre Sepéchal cn icelui) &amp; pluGeurs autres nos Offi.
ciers dudit Païs Cc (croient opporez 1 &amp; raor procedé leurs caufes d·op.
Cet Arrêr dU la fagt poficion, &lt;lue par Arrêt donne au Conreil privè parties oüies, &amp; nô.
H ,
tre Procureur General aux Aydes à. Palis le 2.. Novembre J 556.
en Reglant leid. P.1rtles, cntre-autres chorts fut dit que nofd. Gens
des Comptes conooîtron t en dernier le([ort du fai t des Tailles, Ardes
&amp; Gabelles, {ans préjudice des Droits des Vi(iteurs dcfd. Gabelles, Ile
aUlres Officiers qui prc:tcad eot la ]urifdiél:ion en premic:re infiance,.
&amp; par nos Ordonnances f aim À Orleans Article 1 3 6. eft par exprés
p"té qUI leJ Fermim .es Aydes, SubJides &amp; 1mpojitionJ, ne pO/lrront Jàire
appeller nos fMbjets pour lellr pretendll 'D,Dît, 4 caufe de leurs (trmu aiUeurJ
qlfe parde'"ll4nt nOI Juges ordwaires de! lieux, au {quels leur JuriCdiaion fera
coo{crvée , &amp; néanmoins noGrcd. Cour des Aydes, prend la con.
noi([:toce &amp; ] u[)ldlclion ; Non feulement en dm1ier re[{o"f de IOUS lefd. Pro" L.. Cour d~~ A vde~ &amp; u,-, &amp;- !"~fertns , m.tis tfJcore tl1 pr,miere llJjltl11rt en quO) nos edits a Jon'
des Compte.!dollnoie liw . 1
'd.n.:
r:
b
1
lU Roy de dire dés l'an- "tIliI~",
Arrel ren Il [am ~J et, (7 /10S j li jets
t ra'"llail e?\. (Y' vexee.. par
liée ' 5 66 . qU'cl! eyiolo;c r~ulffs dépeIH, conjlrtlim le plus fou 'Vent , 7.'e11lr de 2.5. à 3C. little·.r.. de leur
~csc.~::·rt!r public &amp; ce- i'v1t.ifon , 'PlaJder &amp;' Injlruire, /es CauJo (7 mariéres de petite impo1'tllnce, 1U6
lui: de tO~s les Yabi~ans
f aiJ," CÙpUJJ ft mJntmt bealjcoup plCls ql# le principal, dont eft queftion.
dei. P~ov,"cc dl: enc~,,; NCH'S • ces C3U{CS deGraoe le [oulao-emcnt de nos Subjcu; avons dic
exprel!cmenr reconnu ICI
d l '
{
1
;;, 1
1
tel que le Parlement l'ex- &amp; cc are, dl OIlS &amp; dc:c arons, vou ons &amp; oous plait que la Conn,if.
pofe.
[a IiC. &amp; ] uri(dléHoo de toUS Icfd. Plo~ez lX differc:os procedant du
faIt dt 1I0S Tailles, Aydes, &amp;' SubjidCJ , ImpoGtions, SoubmilIions, Obli.
gati ons, L d:5. Contumaces, Inquans , A ma ndes J Condamnatioos &amp;:
. allrr~.s no D, OIiS J Deniers &amp; demeure, quelc:onqnes &amp; par quclqû.
~ La pwtlie~e infhnce ma nlCrc: 'ltlc ce fOlf) fera &amp; app4rriendra C en premitre 1nflance aU)t Litrl.
cles
Aydes, Tallles&amp;Sub' d S mrc' ha1, P"
B1 1·Il ifS
· c &amp; J uges or d"malles dUd'Il
ftdeHonfervée
aux Lieu- t 71tJns d
( lio r ( .
1 ev ors,
cenans.
Païs c-h:a~ullA cn fon endroi t rcfp eéli velJlclH; &amp; par appel en dernier
.Idrolt co norred. Cour des Aydes aud. Païs; (uivant nord. Edit's , &amp;
01\ vlrra bien-tôt le peu Ordon n.ncC's, Ltnue.,lIe à nôtred. Cou, des eA'Vdu J nous 4'V0111 interd,·, i ..
d'effee
de ces défeRres.
-,
"./
V ·
dtffendu ) tnlf,.,I,l'm/J &amp; Jeffindons par ces rprcfentes) leCquelles leun VOU.
Jons être prere 1!ées par le premier nôtre HuilIier ou Sergent J (ur ee
requh d'c treprendre: aucune Cour, ]urifdiél:ion, ou Connoj{f~nce
des cauf s &amp; ma.tiw:s (urd .. que par apcl &amp; moins troubler, ioquicrcr
ou. m?! eHer nord . Senéc.haux , leurs Licutc:oaos, Prévôts &amp; Juges ordj.
d~l.res.a l'éx c:rClce de leur Jurj(diétion , que leur efi attribuée, par nofd.
it Pr()currur (;tneraldu Edits, Ordonnances, EnJ·~i(lnant à nôtre P,ocurmr General de nôtred. Cour
Parlement chargé de vac- J
1
6CJurr à l'executiol1 des Re P~r ement, Ch~mbre de nOJ Comptes, &amp;' Cour des Aydu llUa. Pa's J,
:Ediu &amp; des prefentes.
'l.lacquer À 1'0hfer'Vation dt nofd. EditJ, (7 Ordonnances) &amp;' des Prt}t11leS, pA'fI
L~ peine de nullité con- le(quel/es 110US dulArons ) nuls (7 inutiles J &amp; de nul tjfet &amp;' valeur, t(JUI in
ue les Jugcmtl1s rendus .Iugemllls
~
1'. •
' S1 DONN'ON S i.N MA NDEM
• JEN'T'
au contraire.
que feeront jaltJ
au clntra,rl;
&amp;.c. ~onné à Moulins le J 3•J an'Vitr L'An de [,race 1 566. ~ de ndtre 1C'gne le ,.
Sllne fl#' le rtp!J pa, l, Roy, CQmtt d, 7'r07.ll1lce en fin Conflil. DiCCABU.

DECLARATION par laquelle le '1\,0Y"e'V0que les Lettres obtenuës pa, li$
ChtJmbre deJ Compus en No'Vcmbre 1571. (7 cOlJfirme les LieUfenj1Jr de Senéchal dans l~ connoijfance des .Aydes en premlere injlance. cl II 17. Août 15 8 1 y"JL

pour obeenir l'Edi, d'Ance du moisd'Aoù, 1 fi ,
tft içi n pretfemene rtConnuë par le Roy Suceerrtur d'Henry n.

r

, 1

1,

H

:J§'l .

E N R Y par la grace de Dieu Roy de France &amp; de Pologne, 15 St.

Cornee de Provence; Forcalquier &amp; T erres adjacelltes; A tous
ceux qui ces prefeOlcs Lettres verront, Salut . Co mme noftre trés-honnoré Sieur &amp; fme le Roy Charl es deroier dcccdé, ait en l'AjJemblée
1 InJ au mOIs. de J an'Vltr
. 15 66 . f aTt· fxpe d1er fies LetlreJ de 'Dec1a- Elles , vienent d'èere ta~
Jalle a' Mati
J'
' .
porcees.
ration de 7ltglement pour la conno/ffalJce en prtllltere IrIflance du faa des .Ay-.
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L'EdlC
de
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re(ormauob
deI de notre Il 'Pau e Pro-vence, (on/ormes a na liJ emou &amp;' rejOrmallOn "
é' 1
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C
.
'
a cte rapot;! a .ap*r.. ~7
gemrale de la J ujltce /àlle en notred,t Pau en an 1535. par leJ omrmUal- ' "
N! ~ :e depu/C'&lt;... , l'inftitut/ljn dei Cours de no! Aydes de P&amp;!ris Languedoc , (9'
autre~ de ce Roy(~lIme , &amp; autres Ordonnances jàltes à Orltam , (;7' en ladite
ajJembléc de MO lllms par n$tred, feu Sieur l!J' F1ere , &amp; par Icdu Regi/:ment la conooi(f..lllcc des premieres In Uances fût altl1buée aux Licutenans &amp; 5iéges de la Séncch au (fée dudit raïs, &amp; autres nos Juges or~inaires, &amp; par apc! en la Ch ambre des Comptes, &amp; CoUr de oos
Aydes aud. Pùs ; lc:fquclJes Lerrrcs fu rent vetinées co nôtr e Cour de
Parlement dud. Pàïs , ce rc&lt;]ucram le Sub HlIllt de nôtre Procureu r
General, prefcnc nôrr cdu Procureur &amp; y adhc.ant , en(emble les
Procureurs de nÔlred. Païs de Provence, pOlir l'mtcrêt ('uidmt a( nOf Nouveile rurprife de ia
Chambre des Campees&gt;
Sujets; néanmoills (ôllS (ollleur de certaines Lettres obtenuë's par les Gms de !tconn
c daos la prefennofl. [amptes (7 Aydes au mois de NO'1..lembre 1571. ds !Ji)t connu pri-va- ee Declara: on.
t;'"lIement à 10us 1)OS autres Od:ciers du {aIt de nos AJdes , (1;~ autres rnenti?nées
Jl"
Lachambro des Conlpre3
ifd. Lntres en premier e &amp;- derniere inftance , cbofè q"i n'e{l po int al~" atjlT(S prétend d s d,oits dOlle
Cours de nôtre Ro}6tume, &amp; au moyen de laqu elle nofd. Sujels font p(i_ pulle Cour des ~.ydesd~
vez du bClle6ce nalure! de l'appcll al1oo, &amp; ce fous couleur que par Roy.ume Ile Jouie.
}'inftirution &amp; creation ancia'nne de lad . C nur des Corn tes la (00noiŒance en remicre Ini aoce , &amp; eroler R c(forr rivativcmeot à toUS
autrc:s Juges leu r a CtC aen t fJ.!!.' s pret t~JClent atlribuée , en [orre 9ue e Elle n'avait d'au:re nm:
dc:rniet Rdrolt ait été ôlé àîao. Chambr e, ainfi qll'rI e(1 narré aufdites Plo~rce~dePI~eE'tde~edlOnqllC
1 e narre e 1t t J 555
Lettres pH le fcu Roy LOÜtS douzle me norre tres-honore Bls -Ayeu , diél:eà prix d'argene, il
lOiCqu'll infiitua nôltrc Cour de Parl ement aud. Païs. Et a d'autant que dt uporcéà lapage4~.
•
~
. .
' .. b '
. d J
..'
ces mors, IJ ·nfi qH Ils r'",·
C cfi chofe d aIlleurs preJudlfla le '" nos pau'1.. 1res SI~JetJ
IIti. "Pats qlH font con- ttnam , ju{Wienr bien
. Iraihts a/l~r playder pour un dou,-,ain ou m O/lU en premiere Inflance en COllr q~e I~ Roy le reconnoiC. blen }oll'"llent
r;
des extrem/tc,-,
. de 1a p rO'"lltnce,
.
fOlt amG.
S ou'Ver4lne
al4 1·leu que 110S Qlr
'J 4 L'interte public .ft
fiders ordinaires conl1oijJent par nos Ordonnances en · premiere in/lance, ju0ues encore ici r&lt;p"renré &amp;:
à certaine fomme Îans appel j d'ailleurs les Emolumc:os de nos Officiers r&lt;Collo\U [e!qu; le Pu~j" A
ff
r
'
.
0
mect e repretenc •
ordinaires, &amp; meme de nos Gr e es qui lont norre anci en
0maine en font grandement diminuez. POUR CES CAUSES arfir.11Jt
pour'"lloir au foulagement de nos Sujets, &amp; ne (ouffrtr que les o;donnanc.e.r
Generales Je n~s Predeceffeur; Roys , contenatJt reglement aU fait de notre J II{J ct:
(;1&lt; même c~lles ae la Reform~tion de nôtred. Ju~ice a/Id. Pau , cr celles d'o,·
'eans , &amp; de M.ouljn1, flie1lt é'Vin,ùs &amp; renduèi fr/lflratoim ,foU! co~,JelOr de
,

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�17 2

- ' ) EDITS. DECLAR.A TIONS, LETTRES. ET ARl\ETS DU CONSEIL , &amp;c.
.r
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, .} .
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Î
.ancu n1le uJana qUI a ele c angee tant par nolrea. SIèur Bu-Ayeul que a~uù
l'Edit du" mois d '~o,ût p4r L'établilfèmmt de lad. COllr des Ayaes à l'infla, des autres de nÔtre Royaume.
15 ( 5, qu Il regardol[ ICI S
. UllllOS,
c' r i '
51,'
'
r
f
'
' Ed le
'
q1 VOIC
que nos vou OlrS "'"
IOt~0!100S 10nt, que no d. Lctll"S
e ul po 1·ln'f d u memc
'comme conrraireàce nar doooées à Moulins en lad .. année 15'6. &amp; vcnfiées en nofl-re COll r
re; &amp; cOl:"n~,:'.~ant at- de P a rl~ment, comme dit cil: (oient vCflt1;es: &amp; RC'(1j{l-récs en noH d
1 lbue la )Unrdlétioll des
' b
rc .
A!Jes qu'à ]'inll:. r des Chambre d~s Comptes. &amp; Cour des Aydcs, gardées &amp; ob{ervéts in,
'l,llt f:-s Cours ' , bien ,qu ~ violablem~nt en noltred. Païs, nOJJObflant llftl. L~ttres obtenuë'.r par les
Ed" .Ieur en ell! .tt"bue
'
1 '
precilcrn m le premier &amp; Gens dt: noJd. CompteJ I~(I mOIi de Noc-vem:Jre l 58 1. la Copie dcfquell~s &amp;
dernier re/lort, Yo)t"() .. des [uld. verifica,ioo d'icel!es dûëmeot Colladoonée cG: cy-:machéc
Pt' 5°·
[ Oll S le Contre-Secl de no!he Chancellclic; lt!quelles Lettres du mois Je
Z:0-vembre, nous aC-V07J! rc -ooquées &amp;" re&lt;,-'DqllonJ pal' c{d. prefente! faifons
,
tn!JJbIlI On; , (7 defftnfe! a:lx Gws de nord. CampIn (9" &lt;!Aydes, de s'en ayder ni
LI ~!lJmb:e dc! C:0mp- /follb!tr , (7 empêcher direEttment ou ùJdmOfemmt no! Ojftciers ordin~ires de
t~s n a pmals acqUlerce a
JJ d &lt;'Tl l
:rr.
"
d
1
des def "Ces li préci/ès &amp; 130) .re : . au en "connDIj) ance etJ prem/ ere trijlance U contenu aufl. Lettres
ram de fois renouv Il ' s. du moIS de JaTYV;er 15 6 tJ. ny ufer d'évociltlO7J, de/do cau}es contre l'ardre de nos
Ord0111JaTlCeI, &amp; de connottre d,rd. caufes en premitre inflance, :lprés 'lue ces
P,cfe ntes leur aUl ont ét é montrées, ou Copie d'icelles dûëment Colla.
_
. . l ioll née, ou figni héc: pH ceu x de nos H ,liifters ou Sergens. premier
La peln! de 1. p r / f I ' f l l o n ,
1 M 40 dn [)s ail) ('1 1calle,
f'
' aux Gens de nofd.
a IIr Offi
n'a par eu re(l uls; auque
le toUt a, petrie
plus de [uc,"z.
C,mptn (7 .Ayde!, de nullité , de dommages &amp; inuréis des Parties, ET DE
Pl&lt;.WA,TION 'DE LE U RS OFFICM. Vouloos au(ft &lt;fOe les Sentences, les
J ugemens des Lieuteoans &amp; Siéges de la Séncchaulfée de Provence tou.
ch ans la contribution des vivres &amp; deniers-, pour la levée 'Colde,
munition, &amp; e/leretmement des Gens de Guerre en nô[red. Païs foiel1C
éxecucoircs par provilion , nooobG:anc appellation quelconque, &amp;
,..
[ans préjl;)qice d'ic elle dont no{tred. Cour de nos Aydes conDoÎtra'.
SI DONNONS EN MANDEMENT aux Gens tenant Doltredi[c Cour
cl e Pade rncne, &amp;c. Donne à Paris le :7 jour d'&lt;!Aolljl l'An qS 1. &amp; Je
T/oflre Regne le 8. Signe fur Le Reply par le Roy Comte de Pro"Vence et} ftn
(.'onfrtl , Po 1 T 1 ER.

L e R oy avoir li ~ll d'~garJ aun.rreiàbule'll~de
,1

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Let /r,fI Patmtes , var . lef1'fel/es les Lieutenttl1! Jes sénechttu;r font II1CO"
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,~d...-. J'i ~};-Çl \A. '3 t _)wtl/ .1- 1:f,'S . Jf-'~""r""QJl rvv"-conj,rmez... dam l a cormol/Tance des Aydes en premiere inflance à peine Je nul.
~)--'L.
'J
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/tle,
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d'epem , dommage! , //'Jterets
' de! Partie!, (7' en cal de contravention,
1'"'1 _ a,~ ~ ,~ &gt;25 , .... ~J.
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Le ~o~ ~ap~lIe ici tour
ce qlll • ele fait pour contenir la COUt des Comptes.
• ElI:, r~nt à la pa~e, ~7.
b LEdit ell: t apol te a la

F.&amp;e ~7.

le parlem(tlt eft commis pOUl' rece'&lt;.loir Le! plaintes de! Parties, CI' J pour·
ruoir, du u. May 1596. 1'''j,O&amp;'1.
'

H

EN R Y par la gface de Dieu, Roy de France &amp; de Navarre»
Com[~ d~Provcnce, Forcak1uier &amp; Terres adjacentes:A nos amez

&amp; Feaux les Gens [cnanc Dollre Cour de Parlement aud. Païs; Salut
chI
'
,
•
creu Roy C ar es noG:re tres-h(}nore Seigneur &amp; Frere, par fes Lettres
Palenres dcnnées à Moulins, le IZC. jour a de Tanvier 1566. &amp; confor·

L

mcment à l'érabljlfc:meOt, &amp;. reformation Gene;alle b de la Jufiice faire
Il.
d .. cl
'
en nOnre . PalS c Provence en l'An 1535' par les CommHfaires a cc:
dçputez pourl'jnninnlon des Cours de n05 Aydes) &amp; aux Ordonaanctl

,

17'3

POUR. JUSTIFIER. LA HUI TIE ME PROPOSITION.

.d·Orl~ans) &amp; du~i, ~ouli(\s, auroit attribué la connoilfance ,&amp; JuriC. J S98~
pilHon en prcmlere lOfl-ance de tOIlS Procez &amp; dlfferens pour le f~t
de nos Tailles J Ayd~~, SubGdes, ImpoGtions , Subventions, Obligations , Lattes, Conrur~13ccs, Inqluns, Amandes, Coodemoa-..
Jjons ~ autres nos DroItS, DeVOirS &amp; Dcnicrs quelconques. &amp;
par quelque forme, &amp; maoicre que ce [oit j aux Lieuteoans de ooftre S~nechal dudit Provence, &amp; autres nos Joges ordinaires dudit
Païs , &amp; pllr appel en Dollre Cour des Comptes, Ardes, &amp; FiMnces audit Païs, comme plus au long cG: porté par lefd. Lettres,
clûëmcnr verifiées cn nôtredite Cour de P,Hlcm eot , ce requerant nôtre:
Procureur General &amp; les Procureurs dudit Païs , (Y' depuis for la contra.
'Vention faue au[dlte! Lettre! far nôt~ed. [our de! Comptes, Aydes (7 Fin4nces.
• •
Le feu Roy H~flry aulIi nOIre tres- honnoré S c i ~neur &amp; frere auroit C_ [odn~ celldqu~ Vlen.
•
b
l'
ne!)[ ' trIC raport~CI.
par Qutres ~cs Lee,ms du 17. Aout' 15 8 L vo ulu &amp; or~onne, ~ue leCd. ~~~r;~~~'"
Leures ducla mOIS de J anvier 156', [orll{fetlt I~or plelO &amp; enucr efF. r,
r
'
nonobG:apt autres Lellfes depuis obreol1ës par oôtrcd. Cour des Aydes &amp;
Finances le 2. 7. jouI de Novembre 157 1. qu'i 1 auroit revoquées , leur
[aifant trés-~_xprelfe s défenCes de s'en ayder, troubler Di empêcher directement ni ind,1feéhmcOl nos OfficielS ordinaires de nolhedit Païs, en
la connoHfance du cont:nu all{d . Lettres dndie mois de J anvier 15 66 .
ni vaquer au{d. cjlU(es contre l'ordre de nos Ordonnance, , comme il
cG: plus à plein contenu par iceJJes Lemes, 3111Ii dûê:menc vcri fié es ;
neanmoins cancre la Ten eur des [u(d. LeTtreS, nôt,edite [0117 dei Co mpm, t es eOl1 tu~enti~ni d,_
'
1 ;rr. 1
d .r) '
,
'.
cette C our nom Jamais
Ayes&amp;"
FIJ~a'Jces ne aIjj e ae (Ol1nottre ej-uJtes caufes en premure mjlanu, &amp;' di[cominue.
d
.Iit'ent à eu~ LA (onnoilfance des Compm de! Co mmunaute'Z (2' Je ce qui en dtpend, Les Com pre~ de~ C orn .
&amp; de toutes contribulÎons &amp; impoGtions faites . (ur nos SUJ'ets pH le rndunCal\l.zattJr~z a l.Ch.
es om pres l'clnS aucun
Corps dudlt Pais l3? palllculJeres Cowmunau{cz , &amp; des levees qUI (C titre, &amp; par une nouvelle
fOllt par les Tré{orit:rs &amp; Receveurs particulicTS des Villes &amp; Villaacs ru ~prire,' q,u i lui prod~i[
,
'
,
• 1:&gt;
aUJourd hUi lOcoo. hv•
audit Provence, &amp; conh'/flgnent nord. SUr fs porlr la momdre chofe '1/11 de- de revenu .. nu d . Voyt\,
pwd dudit foit , même pOlIr aélions perjônnelles dependiJ1Jtes atfd. [e'&lt;.lles (,9' exac- [ur , l" fi ' 1 d. non rm.
tioni ou re{ciftol1S , J'aller dei Limites dud. Proc-vc/7ce , plaider pardec-vant eux; 'VoIr.
baillent des cootraintes pour le{d . lev é ~s &amp; éxa é1ions , comme au(Ji "L'eU' Bien loin que le~ Edirs
L
Ad
' r. Joont a
' l a l C1! t'C' d·ejOa. Tal'/1 es, .Ayda, Gaoe
J_ li
precedens ayent pu cones ·a,qUJ
, qJlt Je
es tenir
les Officiers des
1ent connoJ/rt,
(:r firmes d~ noflre Domaine , n' ofant l~rd. Limtenam &amp;- Juges ordinaire! en. C~mpr~s. , i!s ~o,:,men­
trtprenJre den connoitre fui'ViJnt nofd. Edits, mulElanJ J'amendes Les Parties Ç~l ..lt ICl a lntl,mlpder !es
. ,
,
' .
Ll&lt;urenans &amp; es ames
9uI J adreffent a eux, calfanJ toutes procedures, comme f aItes par Juges tncom- par des COndJlUnalions
p,tans , tellement que , noCd. Sujets oc tiennent compte de plus faire ~'arnende &amp; des ca{lâ.
r. '
J rd
' detai[
'. ' tlons de procedllre.. .
pOUflUlCe
&lt;lell
. cas) &amp; d e 1eurs d'1ifercns par d evant eux, qCllls
r . '" cette oua/zon
,f.'
'
fiz lom',
' &amp; demeUTe11t par ce mo- Cell:encorece
lUem! mlent
., pour ne pouC-VO/T
aIler
~
rer .•. t des li'
uJers de 1a Pro.yen les abus qUI fe commentent aufd. le't-/fCs &amp;- mdueJ exa{iIom , fa ns aucune vince que le Parlement
punition &amp; recherche, au grand préjudice (7 interêt de nofdits St/jtU, &amp; reprerellte ~"jourd'huieo
· . d
G rr
rd ' ·
d"
,r
d
r1.
con fornme de ~eque tant
d· ·
lmlOUtlon e nos rerres aUII a Sieges or l.OalfeS, qUI lont c: nOn re de RO'50,ll rcccmuu dn s
ancien Domaine. A quoy dc{irarn pourvoir, aprés avoir faie voir ~o leurs L~ttr es.
nonre Con[eil les {u{d. Lc[t[cs defd. jours 13. Janvier, &amp; 17, Aoull:;
lonc le Vidimu$ cft 'y.attaché fous Je ,onrre, Seel de Doftte Chan,d·
A

f

.

'

..

•

1

• •

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1

•

•

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17Jf-

~.9'

l'OUR JUSTIFIER LA HUITlEME PROPOSITION.

EDITS, DECLARATIONS, LETTRES, ARRETS DU CONSEIL, &amp;ç.

lerie! aVOllS dit &amp; declaré, dirons &amp; dedatons ; voulons 8&amp; nous plain:
que icelles Lettres comme conformes à DoCd. Edics, 8&amp; Ordonnances'
foueDt leur pIcin &amp; entier effet, lx que fuivant icelles leCd. Lieutenan~
dud. Sêncthal connoHrent en pecroicre inGanee des cas mentionnés auCd.
Letlres, auCqucls d'c nouveau nous en avons attribué, &amp; attribuons
L. Roy ajoûre ici à la
'
r
dt,,1'en dIInt treJ-ex
' prc/jeme11t
,({'.
p.in.
de nullité &amp; de pri. toute J uu Cd.n.
IvLlon
par cc Cd • nl'relentes;
par
n rion d'Offic.s, cell.des iceLLei à Ilôlred. Cour du CO ,n?teI, Aydei (;1' FjnarJCei al~d. Pair d, leI y trou;;t~~ns , domages ince- bler, /;'r peme de nul/ire dej 'Procedurn , dépmI) domm,,!p &amp;' in/erêt deI Parlie!, t:5" autrn pemes commlliù m icelles Lettres, ni connoître deC.,t cas
fp cifirz auCd. Lwm , Gnon par appel, fuivant nofd. EdÏls) calfant
III d " nnedPouvoir .~ P.lr. tout ce qui p' urroit êtee fait au çonuaire; (.9' en cas de contrarvenrion
(' rnenr e rtCeV01r l~ s
plaintes des parries, Vo- en rcelleI, 'UoIILo/'H qC
4e nofired. Cour de Parlement TefoÎve les plaintes de nofd.
yu I~ Dedaratioll du '1 Sujers, qu'à ces fÙJJ, en tant que de ~eJùin, Leur en arvoni commis la connorifJalmer 'J 6'. f"'g' 8" r:
.
.'
,
, '
parlaqueUe lePtec. Ge~: 1' , 1re, pOI#r pJUrVOlr a14 ,'( 'PartIes, awft que verront etre a faire p&lt;lr raijon,
d,~ Parlement étoit char- SI v cus Mandons, &amp;c. . . Donné à P&lt;lrjs le 2.2.. May 1596. &amp;' de
ge de des
vacquer
à l' exe· "
R
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1 R C
d Pro-vwce eIl )r;on C.
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curion
EJirs, Ord~ ,l" ' op e ' g'1' e 7. pjr e oy omte ~
on)r.el'l ,SIgne
nonces &amp; Declarations BAU LIE U •
faires "ur cette !l'Iar'ere
'
. ( Ce moyen fi nccdr.irel~our te rimer les enrrepriCes de }urifdié.èion en donnanr aUX Puties cles lu es fur les lieux ,n'a
) . erl' I q~ a aue
ronOlh:cr LI
c con amnanon e
contre un Avocar du Ro Ul a oit tenté de e mettte
1$9 6 •

l~raCl9ue. V 01(.t (,IT I"

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d. /1011 ,.Cl",,;r.

"". r..G• ..{

"'!lu 1'"ï}Q..

.

1t~.

1.

~

AIt R li. T du [onfctl fèr'Vant de 7\.,eglement 61Jlre les deux COI/l'S.
du 2.3. ' Août 1608.
1608.

ART.

XXII. Les cau(es des Tailles, Aydes, Gabelles, Latres St Ill~

qua ots (eronl jugées co dernier relfon paf les Liclltenans du Senéchal
d( Provence , ju{queJ à cent (ols en princip&lt;ll ) &amp; les cau Ces qui excederont
IJdite fomme (eiont jugées en prerniere injlancç far lefil. Lieutenans, &amp;' par.
appel en ladite Cour des AydeJ.

.

Autre Arrù dll Confeil ferrvant de Regl,mene eTme les deflx Cours.
du
Janvier le055,

l'.

16 55.

X. Les cau(es des Tailles. Aydes 8&amp; Gahelles , Lanes 8&amp; Inuams, CCIOO[ jugées cn dernier reffort par les Lieulenaos du Senéchal
de ,Provence j/lfques à cent foli en prinCIpal, &amp; les caufes qui excederonr
ladite fomme , feront JugéfS en premiere injlance par lefdiu Lieulmam, ~
par appel en ladite Cour da AJdes.
ART.

Autre Arrêt , du Conflil fer"Vant de Reglement entre la Cour des Compus;
.AJdes &amp;' FmllnceJ, &amp; les Lieulenanj des Senechaux. du ;0. Juin 1672.,
1'72..

\

AR. T, XVII. Les caufes des Tailles, Ardes,

8&amp; Gabelles, Lattes &amp; in

e

quants, feroot jugées en dernier re{fort par le(d. Lieutenans du Senéchal de Provence jufqUtI 4 cent folJ ln pri/fcipal ) 8&amp; les cau Ces qui excedc.
ronl lad! Comme {crone ju:'ts m premiere inflance par lt/d. Lieutenans~ (Y' pa~

Appel elJ lad, éot4r des Aydes, (uivant l'arr'.1.%.. du Reglemenc de 1608. &amp;
l'art. 10. du Reglement de 16 55,
ARRET dei conflit confirmatifdes precedem ~glemerJJ, à peine d'intmliflioll
contre le prefident ~ le Raporteur. du 2.6. Avnl 1'87.

YEU au Confcil d'Etat du Roy les Anêrs rendus en icelui, 8cc:. l'i7&amp;

Le Royen., Con ConCeil, ayant égard auld. Requêtes) a ordonné ~
ordonne, que les Arrêts dudit Con Cc: il , des 2.3. Aoùc 1'08.19· J D~
vier 1655' 30. Juin 1672., &amp; I I . Mars 1684' feront ~xecatez) &amp; conr
formé ment à iceux, feront toutes Les caufeJ four r&lt;lifon de! Tailles, AJdes,
Gabelles; LatteJ , &amp; Inquam jug~eJ en dernier rejfort, &amp; Jam appel p&lt;lr Le[d.
Lieutenam des Senéchaujfées de Tr07.'erJce jufques à cent fols en prinCIpal, &amp;'
lej CilUfeS qui excederom ladite f~mme feront paredlement jugéej p&lt;lr le[d. Lieutenans en premier~ infl.mce, ,y. en CM d'&lt;lppel en ladite Cour des Aydes ,à la.
quelle Sa Majdl:é fait iteratives défen(es , de plus contrevenir auedits
Arrêts, recevoir aucunes appellations, ni autrement pr~i:Id,e conooi(.
Cance dcCd. Cau (cs , lorCqu'il ne s'agira que de 1 eo. r. en principal,
comme aujJi de coonottre en prerniere 1nftance dej &lt;lutl'el caufeI, &amp; aux ParlltJ
"
. '
"
d
Il
"
,If.'
'
J'
a'
l
.ad
Toures
ces
pelnCsnon,
'
de SJ pourvoir, a peme e nu lte, c"Jl atloD, I71fer Ic,lon contre e prejl, ent eu allcun effet, comme
qui aur. preftdé, (5- le Rapporteur qui al4ra figné Lej .lirréts ae lad. Cour, qui il. (era i.uft~lié par les Ar.
Je trou,-veront rendur e[d. cal, 1/51' encore contre les PartleJ de 1000. ll'Vtts retS q UI WYC!lt.
'tl&lt;lmmde, dépem , dommages, inurêts. fair pareHlement Je/feofe aux Proçureurs de lad. Cou.r, d'obtenir aucunes Lerues de relief d'appel cCcl.
matieres, qui n'y (ont fujertes, ou pour alligncr les Palties en prc:micr~
lôlhnce cn la:d. Cour, prefenter aucunes Requêtes ' ,aux (uCd.fios,
~1 occuper dans aucunes Infrances pour raiCon de cc ,&amp; à toUS HUIC/ters &amp; Sergcns de Ggner lefd. Lettres, ou Requêtes) à peine contré
lcCd. Proçuteurs , &amp; HuilTiers de 100. liv. d'amende pour chacune
,
• '
contravention. Fait d1fonfes aUX Officiers . de la ,Chancellerie
Cage c"et
~~caunoda
,, ' . prés de
, l&lt;ld. n,Cerrd~
eut aurre
que c:
[oHr , de Sellier lerd. bettres, comprendre ni fottlfrt r ql+ Ji jOlt compris dalJJ Cervir de pretme à I~
les Lettres de contrainte ,,"cune claufe 'Prohibitirve de fè pOr4r-VOIr aill,lfrJ Cour des ~ompres pout
d Cour, OJ. pour faIre
: alllgncr
Il:
1cs oppo!ans
l
' I le,"a peine: Arrèr.
Ce pourvOIr contre cet
'lu ,en la.
en ICt
(ous le nom dd
de 10llS dépens, domaO'es , ioterêts ~ ordonne en OUtre Sa MajeGé Secmoires cnChanctlc.
que le preCent Arre(l: [~a Ggnifié à la Communauté defdirs Procu- ~~~ V,},;, j'Arr;' 'i H ;
leurs, &amp; auues qu'il appalIIeodra, lû &amp; publié par tOUt ou beCoin •
fera. Fait.tu ConfeiL d'Etat du Rtry, mJU à Ve1&lt;1illej le 2.'e. jour d'A"Vril
H87' Collationné. COQ.YILLE.

ARRET du Corfèd, qlû confirme l'Arrêt precedent tn (ontradi[Joire
delfonfes. du 18. Janvier 1690.

ENTRÉ les Confoillers, Secretaires de Sa .7I-1&lt;1jeft;, Maifln Couronne de
lrancl, Audjencim &amp; Contr&amp;llefl/'S en la Chancellerie prés la Cour des Comptes j
A a

169'0'

�....uLH ~DlTS.

DECLARATIONS ,',LETTRES, ET ARRETS DU CONSEIL &amp;c,

rtfV'tRE ARRET du Conflil conforme aux eArr;u pr(c~dens , a'tJec Jes peineJ

L. Chambre des Comp- Ayder &amp;' Finances de Pro'Vmce, 7)emandmrs en Requête inferée en l'A"lt
tes tir agir les Offici&lt;rs de
la Chancderie, mais leur du C0;feiL du Ùe. Férvrier 1688, d'une pan; &amp;' lu Officiers dn Stne.
intervention n'empêcha
point que l'Arrèr preccdenr ne fur confirmé,

chauiJén de Prorvence, Deffilldeurs. d'autre. El entre lt 'Procureur General
en lad. CDllr du Comptes, Aydcs &amp;' Finances de 'Pro vence, Demandeur en Requête inferée en l'Arrêt aud. jour 11~. Février, d'Uone part; &amp;' lifd, Ojficiers ·des
Sénechaujflel de 'Provence De/fondeurs d'aurre. Et entre Led. Procureur General
Demandeur en Requête inftl'ée en l'Arrêt du
Oélobre
87, jointe ~
l'Arrét du 4~. Aouft 1688, d'une part; &amp;' J'vtattre FranfoiI Lombard, fieur
de Gourdon Lieutenant General en Iii Sénecl",ulfée de Provence au Siégc de GraJfe,
D1fmdrur d'aullc. Et (71Ire MaÎtre Franfoi.r de Riants Confeiller &amp;' A'IIo,
,
cal de Sa .:Mafe/U en la SémchaufPe d'Ai...:, (7 les autres OjfieierJ des au.
lus S énechaujJù.r de Pro 'vence , adhel'ans , DemandcJITS aux fini du Lettres CIl
4Jifla nce de caufe l pdr led, Riants ohtenu;:'s au grand Seau les ~',Juil/et,
(7 1. 8, Otiobre 1 (; sa, &amp; l'aJftgnation donnée les 4. 14e, Aouft, 16, No'Vem ..
br:!. &amp;' ~. Decembre aud. An, d'une part.; &amp; Matlre honoré Guinaud, phi.
lippe Aillaud, Bernard Agnelier &amp; Alphonfe Bm'Jjond, Procureurs en lad. Cou,
des Comptes, Jacques Hel'mite Confeiller Sec/'elaire de Sa. Majejli , &amp; Con.
srôlleur en la Chlincclle/'ie, l'rh lad. [our des Comptes, &amp;' Claude Reynaùd
. '1-de'llant Trrforier de la Communauté de St. Canat, De/fondeurs d'autre;
fans que les qualités, puijJènt nuire, ni prejudicier aux Parties. V E U ail
CcoCeil, &amp;c.
LE ROY EN SON CONSEIL, faifant droit {ur le (our, fans s'ar.
rêler à l'opl,Grion formée par le: Procureur General cn la Cour deI
C,omptC's, Aydes &amp; FlOances de Provence, à l'Arrêt du 30. Avril 1687.
nI aux demandes eo inrerp.etadon des Arrêts des 1 r. Mars 1684, &amp;
~6. AVril 1687. &amp; en telt.i6bon du 17. Article du Reglement de, 1671,
fanes pu les Offici ers en la Chaocelleries prés ladite Cour, &amp; pat ledit '
Procureur Gcnctal par Requêtes des 7, &amp; Il.. Janvier 1618 . inferécs cn
ConlÏrmation de [,Arr~e l'Arrêt .du Il . Fevrier audit an, dont Sa Majdl:é les a deboUlés : A or;
precedene • &amp; des aueres
dvnné &amp;' ordonne 'fue 1er Arrêts du Confeil des 1 1. Mars 1 684. di. &amp;' 30 , !
déja raporrez,
Arvr,l 1 687. feront execu lt:s, &amp;' que foi"Vant &amp;' conformément aux ar';c/a .
2.2.. du Reglement de 1608 10. du Reglement de 16H. &amp;
17. du Re.
glemmt de 1672. Les caufes des Tailles, Aydes, Gabelles. Lanes &amp; in"
qtl anu feront jugées en dernier re(fort par le Lieutenant du Senéch.i .
de Provc:n~e , jufques à cenr {ols en principal, &amp; les ,cauCes qui cite.
àeront ladite fomme feront jugées en premiere inilance par Icfd. lieUcenaos, &amp; par appel en ladite Cour des Aydes , condamn-c ledic Procureur General &amp; O~cicrs en I~dile C,hancdlerie en tOUS les dépens,
~a~~ envers .les OffiCIers de:s SenechaulTees, que ledir Lombarà, chacun'
a 1egard (01, &amp; fur les Lettres dudit Riants, çonrre led. Guinaud, Ail.
laud, Bernard, AgnclIicr, Bremond Hermite &amp; Reynaud Sa MaJ'e1l6
.
l
'
,
a ~lJS &amp; mec. es pa~ties hors de Cour, &amp; dépens compenfez à leur égard.
Fa,t au Confl,t pr,rve du Rcry , lenu 4 VerfailleJ le 18, jour de Janrvier 1690'
Collationné {igné BLASTON,

l'

l'DUit JUSTIFIElt LA HUlTIEME PROPOSITION'

t,

prononcéu, tant contre la [our des Comples, que contre les ProcureuTl du
parties,leJ Htlifftm &amp;- Sergens du '. Juillet 1703,

E

NT R 8 Loü;s Galimart, .7I1archand de, la Ville de I.ralfo en Tro. 110;;

'Vence, 7)emandeur aux Jinl de [IJ. 7\,equ-éte inferée en t'.Arreft du C07J ~
feil du 8e• eArvri( 16 99. &amp;' exploit d'alJignatlon donrJée aU Confe,l en confe·
'.
quenee le 13. Mayen fui-uant , d'une parr j &amp;- Amome Amiel , Jean Aine/} &amp;
'1\,aphaël Laurens; Fermiers de l'Entrée de l'huille étrangere aud, Graf!e, 7)e/fenalurs d'autre parr.fans que les qualilez..puijJent préjudICier a.Ux 'Parties, VET.,f
r:-'
AU CONSEIL, ISle.
1
LE ROY EN SON CONSEIL, faifant droit fur l'iofrance a ordonné
&amp;. ordonne que les Alrêls du Coofed des ~3e. AouG: "08. 19&lt;' Ja~
vier l'55. 30e. Juin IG7l.. Ile . .Mars 1,,84, 2.6 e• Avril 1687. &amp; lâ •.
Janvier ,690. feront éxeeutez, cc faifant {ans s'arrêter aux a!lignations:
..:
.......
données aud. , Gallmart en la Cour des Compees, Aydes &amp; FJOilIlC'-5
d'Aix les 4' &amp; 17, J ~nvkr 16 9' . dont Sa Majellé la deCchargé, &amp; a
ordonné &amp; ordollne que les Parties procederont en rremitre inl!anc:ci
lIU Siége de la S6nechau(fée de Gralfc, fLfivant les d.:-(Oiers erremec)b
Cauf l'appel s'il y échoir en lad. Cour des Complcs, Aydes &amp; Finan~s
d'Aix, à Jaqu elle Sa Majefté fait Îterati 'Va de/fonfes de plus contre-u.enir au[d•
.Arrhs recevoir aucune appellation ni aucrc:mcnt prendre cOODoilfJCl FC
dc:fd. caufes lorfqu'il ne s'agira que de 100, f. en principal , COI?J1pt
aulJi de com:ôitre en premiere Inftance des alltres (aufes, &amp;' aux Parties .., d,
&amp; PQ~r'Voïr à peine de nulbté, calJatio'1 1 100-0. li'V. d'amende) dépens, domm4ges ~ &amp; interéts; fait p4reillement défenfeJ aux 'Procureurs Je lad. COllr Cos nouv~lIcs pernes
t/obtçnir IJucunrl Lettres de
Relief J'appel
defd. matieres 1Qui ny (ont fujette! , que
n'onlr pas ~udplus d'; ffet
,
"
es preee entes . non
0" pour ajJigner les 'Parties el} premlere zn(il1,nce en lad. Cour prefenter ilU,CU&gt;U:l plus que celles d'un grad
'Il('luêtel aux [ufi. fi!Ji ny oCCl/per dans aucunes inft4nces ) pour ra{on de ce nombre , d'aulres A~rêli
',~
d fi. ifo l ,r)
fcmblab es 'lue l'on B,an=
&amp; " tOUJ HU'IJ,er s &amp;' Sergens e tgl'J/ er e; a. Lettres, 011 Requeus a pe/ne pour abreger ; dè~ rortc:
eomre lefil. 'Pro' weurs (3' H'4ilJiuJ de cent li'Vres d'amende pOlir cb4cune clJntre que ks Lieulenans julle.
.
d
1 d AmIe,
' l ""
'''' C 011 r,OriS au d cpens.
'
F41t' au Con mene
rebulez de l·inutili.
"lI.enII01J, con a mne e,
té de tant d'Arrêcs, &amp;
[cil tfEtat pm!é du Roy tenu à VerfailleJ le 6. Juil/et '70;' Collationné. Si· épui(~part,ane d'inllan1 t. __

A

l'né

..

Cu

,

•

ce~_ difpendieufes ~f~

DISV 1 E uX.
joüir la Cbambre lies Compees àe la premierc inllanc,c: des Aydes E}ui

llli

fruIt, fone forcez a laif..
a tallt ~ fols· ,:tci prohibée , ~ {O!lt

àc.s l'cine, li fcveres.

jo01ln icy 1Ju.,.it- rCLf1Jor-ti a. LC1.fa~v 112·
Et-JUY la.1 C01;flitJ

VV1flO

Lafa;r Il G·

•

�CONTRE LES FINS DE NON RECEVOIR.

~~.~~~~.~~~~~~:~~~~~~~~~~~~~~

PIECES
SERVANT A

JUSTIFI ER

LES REPONSES
CONTRE LES fINS

Of

NON REeEVOIR

PRE'S une Produétion auffi exaéte &amp; au!li fuivie , M, le: Procureur General du Parlement pourroit dés à pre[ene condurre à
l·adjudieatioD des fins de [a Requête; une demande qui nc tend qu'i
la refiitution de la plus ancienne judfdiétion de fa Compagnie , enlevée par (urpri[e (ur des pretextes feints &amp; fuppo[ez , jointe à l'offre
Je rembourfer cc qu'il plaira à SA MAJESTE' de fixer, appuyée fur
l'interêr public &amp; !~ rranquilité des Habitaos de cette Provin~e , n'a
beloin que d'être ainG roue Gmplelne.nt expofée ; les ornemens étrangers ft nece(f~ire:s lors qu'il s'agie de donne, au menCooge ou à l'injuClice, les traits de la droiture &amp; de la veriré • fone tOUt au moins inutdes, lors qu'il n'ctt queflion • ni de déguiCem..:ne ni d'artifice, ils don·
nent même une e(peee de dcCavantage à la bonne cauCe, en laHfanc
indccis, s'il étoit Cupedhî ou nece{faire de les employer.
Il refie veritablement dans la Requête imprimée de M. le Procu~
leur General des Comptes; un grand nombre de faits, dont le peu
de realité feroit aiCémtnt jo(hfiée par les Titres &amp; les Pieces q"e M.
le Procureur General 4u Parlement ncglige de pr,oduire ; mais il n'y
fcroit qudhon que de divers éveoemens étrangers, arrivez la plûparr,
fur des fcances ou fuc des droies honorifiques, tous Cans aucun upore
avec la r::ftitu[lon de la jurifdi6l:ion des Aydes, cela fllffit pour leslll~
primer ; l'dvaorage même de faire voir, que les termes de paJlion,
~equ~ce Ûl\primee pdg. d'ambition demeforée , t uforpation • de deguifemem les plus eondamnables , d'fx41. 10. Il. ~o. 1+. ~7. cez, de ruoyer de fait. de ruiolmces , de defobéijfànce, de TlJép.ris (7 d'obftination ~
37. &amp;c• • ~l...,· ,+. ,f
,,,,~. 'O. 2~ . ....3· 81&lt;:. reffter aux ruolonuz... dlf Roy. &amp;. tane d'autres 3uŒ peu convenables, 'l
font bien nul apliq.uez au Parlement. ne f~auroit prevaloir fur le noUveau dcCagrémeor que M. le Procureur General du Parlement trouveroit à découvrir encore tant d'équivoques &amp;. de détours, dans les dé~
{en (es d'un auue Procureur General.
Pour toute réponCe, il prie feulement ici M. le Procureur General
des Comptes, de vouloir bien comparer l'ancien état des Maîtres ra·
tionaux de l.op 5. 15°1. &amp;. ju[gues en 15 55. avec les droits toûjours fuc.
cef1ivemenr augmeDtez d'un Reglement à l'autre au préjudice du Par~e~enc , par des voyes &amp; des moyens qui ne lui font pas inconnus;
11 Jugera fans doute alors avec: plus d'équité, dll cara~ere des deuJJ:

A

Compagnics~

li verra de plus dans cette comparaî(on , que (c's anciens

Ma~tres

Ratio~au.x ~ modeftc~ &amp; ft foû~is ' . ~'avoient garde de prevoie que
l'OD dnolt d eux lin Jour, que l ambitIon dr:mefurée du "Parlement ne lui Reqll2ce imprlm 'e P1g~
permet oit pas d, fouffrir des égalfx àfes c$U'1.". &amp; que du moins Ils auroient J("è..a.
e
crû que les termes de jalouJie • de palfton à ne ilOlwoir lOul1i-ir des érFaux en l'
A.
. ;r;J'
d
r
J" 'jJ
0
~30· "'" H
pouvoir &amp;' en Jllr7awlOn, &amp;' e juHe équilibre, ne [croient uifonnabJc~ "~04': U. u·
meot, hazHdez qlJ'aprés les fuites d'un oubli de pluGcurs ficcles.
~e1que peine que M, le Procureur General du Parlement re{fcore
de joindrt; encore ici des Titres ou des picces contraires aux flirs avancez par M.le Procureur General des Compr es ; il en cft qu'il ne (çauroit p3{fer (ans ncgliger la défc.ofe du Parlem ent ; tels [ont ceux fur
IcC(l'J~ ls foot ~ondées les fins de non ~cecv~ir qu'on lui opoCe, il auroit
deGre pOUVOir les raponer tout de [ulle, atoG que les prccedc:ns,; mais
les fins de non recevoir ne (ont pas toutes uniquement fondées en
flir. &amp; celles-cy (oot (j fort liées allX .autres, qu'il a été comme impof.
lib!e de les de{unir: Les Réponfes Cur It: Droit ne lai{feront pas de conferver la même Gmplicité, il n'y Ccra lludhon de rien qui pui{fe être
dOUleux.
Avant que de rétablir la verité fur les [ails, &amp;. rendre ainG M. le "P,.oc. Gm.
inlltiles les fins de oon recevoir qui n'ont que leur apui, M. le Proc. deJ Compus cft lu).
General du Parlement opole ici à M. le Procureur General des Comp~ même non recevable
"S, qu'il cil: lUI-même non recevable à propo{er aucoocs nns dc noll dans la plûpart de
,,-cevoir pour r01l1 cc qui a prccedé J'Arrêt du 8. Février 166'. par Jes fins de non rece~
la raiCon qu'cn lui ordonnant eoO[radiétoircmcor
.
, non feulement de ~oir.
deffcndre [ur la dcmlnde du Parlement; mais de rapporter le COQnaél: du 10, Juin 1555. &amp;. les autres piece~ concernant l'attribution des
Aydes , cet Arrêt à cooCcrvé l'aélion du Parlement dans toute fa
force.
Pour preparer une repon(e à une objeélion auOi viétoricu1e, Mr.
le Protureur General des Comptes dit que la d/p;ofilion
de l'Arrêt de 1666. Reqlloce
• unpnmee
. . , pacre
Jr r
en ce chef, n'eft qI/un Jimpie [oit montré a7.Jec injontlion d'y défindre, qui Ile .19 •• '3.$.
prejudicie en 1'ien au:!: deffinces qI/il y pou7.Joit oppofer, cr qui ne donne aucun nollrueau droit au Parlement à cet égard. &amp; ailleurs, qlle c'eft meltre en pJ~e , 40 , ~...,.
ufage les' ,,!oindres mirJUtieJ, 'lue de lui . donne1' le titre de pre jugé ; &amp; cela
p~t la ralfon 'lue .7J;1r. le PI'tJident de SegllÎran; deputé Je fa Compagnie, page ~9t.
4"t10it répondu fur la fignification des nO(j~'elles demandtJ deI Parlement 'lue l'on
7Je deruoit pas /(JdrejJer à [IIi, &amp;' que fa commiJJion étoit bornte à l'rxwltion nr- HI.
de l'Arrêt de 1 664'
Voici qu'elle étoit cette commiluon , elle cft virée dans l'Arrêt du
Con[cil
CA'
".
,
VEU du S. févlÎer 1666. .en ees
. termes.
et rter:l ere Impn~
• • • . la Del,beratlon de lad. Chambre des Comptes, &amp; Cour ,;:é &amp; communiqué Jans
des Ayd~J de Proruence du dernier Jilin 1665, conlmar)t la deputa/ion dll Sr. 1lOlhnce.
de Set,ulrall premltr 'PreJident pOlIr in.flruire·, (51' faire rualoir l'cArrét du
Confi,l.du 2..:. Novembre IGGf. à la charge de n'accepler aI/Cime nou-velle
.sf!ignatlOn pour qlltlque caufe que ce [oit, comme n'ayant paJ de pOIl"tloir pour
~ela , &amp;' lit J bOIt flit 1tje/2ue Demande) concernilnt III tligni:é, aulo('1'

1

l&gt;

Bb

�PIECES SEl\. yANT A JUSTIFIER. LES l\EPONSES

CONTRI! LES FINS DE NON RECEVOIR,.

rilé &amp; Jurifcliflion Je lad. Cour, [oit par le jieur J'Oppede premier prefident
'Otl autreJ , feM tenu de ln a7.leTllr.
C'était [ur le fondement de cette députation affeétée , par laquelle
les OfficielS de la Chambre des Comptes fe preparoient dés le COIU.
mencement un moyen d'éluder, ou d'éloigoer la .:leciGoo du Coofeil ,
&amp; cholfilfoient parmi les Chefs de demande, Contenus dans 1.. pre.
mIefC Requête du Parlc~cot, le [cul qu'il leur plaiCoit de pourCuivrc,
que Mr. de SC'guiran rdu{a de defelldre Cur la 2,e, Requête co réüoioQ
I?'~s1o ~~u.!e .1'~rrêc des Aydes; .:Mr. le 'Procureur General dll Tarlement ( dit-il) à remis l(d.
'lm vient.! me Clce.
d.ux Requéru L'tme pour la fupprelfion de ladite Cour des Aydes, unie depuis
un fi long-temps à lad,te Cour des Comptes; I.:ailfanc ainG entrevoir que route
la deffço{e de [a Com pagnie fur celte demande, 1100 en {uppreŒon;
mais co réüoion [OU$ l'offre de remboulfer , [e reduiroit uo jour a
oppo{er des 60S de noo recevoir, foodées {ur \'ancieneté de cette
LI nlon.
Gen en cffct la même deffcn(e dont la Chambre des Comptes Cc
(cu uni'luement aujourd'huy, y ayant peu d'apparence qu'elle coote
b . ~u coup • Cur l'hifl:oire compotée pour tacher de donoer quelque couleur peu favorable au droit du Parlemcnr j les dues qui cn onr demontré la Supp o(jtio n ne lui ont jamais été inconous, &amp; puiCqu'elle n'av oie
co 1666. qu'à leur oppo(er ce qu'clic oppo[e encore, Mr.le Prdidcnc
de Seguiran, avoit blea raiCon de dire quïl D'avoit ni Piéces, ni Mc.
moires j il n'en avoit aucuns qu'il cut voulu avouër.
D'autre part, le Parlement produifoit les mêmes Titres qu'il produit
iCI ( à l'exception de , ceux qui fervent à contredire les nOUVeaux faiu
inlcr~z dans la Requête impdmée) &amp; pluGc:urs autres même que M.
le Procureur General du Parlement oc rapotte point , (uivant la
Regle qni s'dl fdlle de ne produire que ce qui en précifement nc.
ùffaire pour la ju(lihcJrioo de chaque fait; voicy quels étaient ces
TIlfCS, on a marqué (ur la marge ceux qui foot encore produits ail.
jourd'hui , &amp; ccux qui ont été negligcz, co ,ûë d'abregcr.

ENTRAIT du 7.leu de l'Arrêt du [onfeil du S. Fevrier

l(j".

V EU. . . Extrait de ferment prêté audit Parlemtnl par un Prejidtnt de;
2. 1.
Comptes en 1 5 1 2. •
On l'a palI"e pour abroger
Arrêt du Con{eil J'l 3.1an7Jier 1 5 37. fervant de Reglemme pour l'entré4
&amp; mercuriale du Parlement.
Raportées page 3 t.
Lettru patentes du 1 O. Juil) 1 537' portant que les differens des Taillt!,
Gabelles &amp;' homages feront traités en premiere inftance en ladite Chat?Jbre deI,
Comptel, (;1' pAr apel au Parlement.
~pertéCJ page 3 6•
Lettfes ".untes du 1 5. Mars 1 5 39. pour le même [Ait &amp; jurifJi[lion.
Patfé POIlf abregcr.
E.dit du mOÎJ de Jujllet 1540. rverifié audit parlemmt, portant déftnfes d~
tranfPorter des Bleds pAr Mtr.
Îl a été raporté page

J uillee

portant exemption des dtJits Je fl- Palfées pour abrcger~
raine (;)' tonelage adreffees au Parlement.
'
Edit du moil d'Août audit aiJ, Je creation des eArcbi7.l!lires 'Verifié au "Par-Raporté page je,
lement (7 Chambre d' J Compw.
Edie du mois d'Août audit an, de creation de l'Office J'A'Vocae du R~'1I ":Jeri:/
lt'porté page j S.
fié au Parlement.
,
"Declaration du 7. Juillet 1 S44. porlallt que le Procureur du Rrry de ladite Raportée page .p.
Chambre ne pourra inte"te r aflion pour les drQits de Sa Majefté, fans ravis
de l'A7Jocat General au Parl1ment.
Lettres de confirmatIon de pri'Vilegc de la V,[[e de Salo", portant Ixemption Paaées pout abregliti
des Tailles) 7Jm(iées au Parlement le [ l , Oilobre 1 54+.
. ,Declaration du J 6. Decembre audit an , portant entr' autres choies que le Palféc pour abroget
Procureur General dud,t Parlement aurait une clef defdito Archi7.les.
Lettt'es patentes du 17. eAoût 1548. cnncemam les recvifions des Senten- Pallees
"-' comme
. ceS donnéeJ par la Châmbrt: des Comp/n qui fe ront Jugées pal' CommifJairu dud:t dalls!'Editquif"if'
'Parlement. &amp; d'jcel le Chambre en nombre égal, &amp; j1fion fur lefd. LetIT'es,
du 8 A7Jril 1 549'
edit du 7· SCple~ audit an , fer7.lant de Reglement fur lefd. re-vifiom. Raportée page 7r'
Declara/ion du z. 3 Decembre 1550, concerna/Il l'apel porté au Parlement Raporc" page 13du lugement de ladite Chambre.
'
Arrêt du torlfeiL du 2.., N07.!fmbre 1 556. porlant 7\.. eg,lement de la jurif- Raporcé plge f 5.
diflion defdites Cour!'.
• Reglement foit au [onfeil le 2. Septembre J 56-0. ponant entrautres chores pallè pour abre&amp;er.
Ifue Ledit Parlement COllnottra du tranfport des ']Jlcd/,. Vms &amp; autres Mar(halJdjfes.
Declaration du 9. Dmmbre 15 6 ~. portant que les appellations des Mat- Rapdrtée page 68.
tles des ports r~lJortiront audit Parlement.
Lettres p.tentes du 2. o. Oflobre 1 565' portant qtU les OffiCIers des Campus Raporcées page Gt,
feront rem!, )urfe-z de La moitié de leur Finance.
Letlre! patentes du 4, lan7Jier 1 598. portant attr ,blltion de la qualit; de PaiRes pour abre&amp;er,
Confeiller du Kery à la Charge de Surintendant des Salins, 7.lerifiées au 'Parlement.
Deliberation prifè rn ùelui atl fujet de l'i~/Jpofi,ion qui fe foifoit en la Ville Paaee pour abregct.
d'Aix au mois d'Aout J 575.
Declaration du 17. Août 1 58 t. concernant les Tailles.
Raportée page 89.
Declaration du 2.2.. May 1 596. {ur. le fait de La jurifdiélion des Xl/ges Raporcée i'a~e 90.
"rd'maire! pour le fait des Tailles, &amp; en caJ de contravention fAr ladite Cour
des Comptes, que led,t 'Parlement recevra les pLaintes.
.Â7.lÎJ des eAvocats (7 "PrOctlre/lfs Generaux des dellX Cours de Paris) du Ra,P0rté P'::c -Ho'
2.(;. Juin 1608. au "Vell d'4quel cft le Contrat d" 10. Juin 1555. mtre le
Rt!jI CI' les OjJicim des âomptes pour l'attribution des Ayda.
. ,
De tous ces lÎues Mf. le Procureur Geoeral du P~rlcment tlrOlt
préci{ement le même droit qu'il co tire à prdent, 00 voit daos fa
Requêle rapportée à la page 8, qu'il [outenoit , la polTelIioD du Parle.
ment) fur le dernier (eifore des Aydes avant lcd.it du mois d'Aou"

Lettm patentes du

1 ~'

1 543.

LI ,

enoncc~

�PŒCES SER. VANT A JUSTIFIER. LES REPONSES

, B:J .
ICQ

~,

555. les nece{fttez de l'Etat dont les Officiers des Compres avoient
profilé pour J'obtenir, ruoyenanr une fomme de 301'00. liv. promi[c par
le Contrat du JO. Juin J 55 5· l'éxiŒence de ce CODlrac pour laquelle il
produiCoit les mêmes preuves qui juŒjt1ent cn~ore qu'il à toûjours étt
au pouvoir des Officiers des Comptes.
A des raHons li prclfanteS Mr. de Seglliran dcpulé , n'oppo[oü qu'un
lilenee affeaé, &amp; un pretexle frivole de n'avoir point les Memoires,
&amp; les pieces, qu'il auroit pû recevoir dans 15. jours, li (a Compa_
gnie en avoir eu veritablement, ce qui Cervoir :lutant alors, à confir.
mer le droit du Parlement fl,lr la JuriCdiél:ion des Aydes, que la longue Requête imprimée de Mr. le Procureur General des Comptes Cert
aujourd 'huy à proner, que ce droit ne f~Juroit être raiConnablemcnt
COD te fié.
f
En cet état le ConCeil de S. M. convaincu que les Officiers des
Comptes refuCoient captieuCement de ddfendre, pour n'étre pas obligez
C~çt Article dl: r.lpol"t&lt;t d
[)
d
d
à la page ,.
e fepre enter e Connat u 10. Juin 1555. or onna par l'article 2.0.
d e l'Arrd! du 8. Février 1666. qu'ils défendroient, &amp; rapporreroieoc
da ns u" Semaines, pour loutes prefixi ons &amp; délay , ce même Con ..
rr at, avec les autres Piéces concernant l'aruibution de la Juri(diél:ioll
des Ayd es ; Jugeant ainli [ur les piéces produites par le Parlement
que ce Conuat étoit en leur pouvoir, &amp; que s'ils perliŒoient dans
1 IIr refus aprés une injonétion aulfi préej(e de le lappOrter, ce nc:
pouvoit étre qu'à caure qu'il étoit rel, que le Parlement l'avoit 'epccfenlé, Be par une fuite nc:cdraire, que d ans ce cas les offres du PacJemtnt devoient élie reçeuës, pOUt rentrer dans la ]uri[diéHon qui
lui 3voit été enlevée à la faveur d'une furpri(e li bien caraél:erifée; 1'01\
ne (çauloit raifonnablemeol lirer d'autres con[equences de la difpoû..
tion . de cet Arre{\: ; &amp;. lors que Mr. le Procureur General des Comptes Veut aujourd'huy en continuant de cacher ce Con rut , avoit le
même avantage que s'il l'avoit ra pporté, &amp; qu'jl eut éré reconnu cel
qu'il le fuppoCe, il ne s'apetçoit pelH.étre pas qu'il attribuë au ConCcii, d'avoir ordonoé une repreCentarion fruflracoire &amp; inutile.
C'eO: donc bien vainement que Mr.le Procureur General des CompteS)
f?urient que l'Anêt du 8. Février 1666. ne tient lieu que d'un limpIc
foir montré à partie; il faut fermer les yeux 1 à cc qu'il y a de plus évidenr,
pour ne pas reconnoîrre au contra,ire qu'il contieDt une dedlioo rrés ..
rnedicée, &amp; trés conforene à l'état du Procez, qu'il fixe le point fllr
Jequel il doit étre dcfinitivement decidé; détermine les Piéces qui doivenc
[c(vir à ceue dCcilion , ce qui en conCervant J'aél:ion du Parlement, cou ..
vre par une fuite oeccffaire, routes les fins de: 000. rece'voir, rirée~ de 'o·
qui avait precedé.
.
EJlllmtn Je chaqu,e Mais cn éxamioanr ces fins de non recevoir en elles mêmes on ne peut
fin de non rew C/OIr éviter d'érre fur pris de les voir uniqumlent fondées {ur des nou velle,
en /4rtrculuf.
équivoques de fair.
J

.1

CONTRE LES FINS DE NON RECEVOIR,

pour les reprefeoter icy ave, plus d'otd te qu'c lics oc paroirteot daOi
)a Requête imprimée, il eŒ necelfaire d'obCerver que celles tirées de cc
qui a prcced~ ~'Arrêt du Con!eil du i. ~évr~er 1 cO 6 &lt;'. cooGŒent cn cc:
qu'il avoit etc rendu 3· Arrets contradlél:oHcs du Coofell, que Mr.
le: Procureur General. des Comptes oppo[e au Parlement cornille: }. fine
de: non recevoir.
Le J. du 2.. No vembre 155 6.
Le II. du 2. 3. Ao ull: 1608. '
Le III. du I? J anvier 16 H.
Mr. le Procureur General des Comptes ajoûte que durant ce tem ...
là, le Parlt:mcnt a de plus reconnu une infinité de fois la Chambre deli
Comptes en qualité de Cour des Aydes ~ d'où il conclud que le ParleIllent ell: aujourd'huy non recevable, unt par l'autôrÎlé de la chaCe
trois fois jugée. qu e par Ces aquieCcemens.
'
L'Anêl du 2.. Novembre t55 G• eŒ le même déja rapf1ono à. la ,page Répon(è À la r e • ft"
55. par lequel (ur ' l'oppoGtlon du Parlement, &amp; des Punclpaux de non rece'7.JoÎr JonCorps de la Province à l'éxccution de l'Edit du lUois d'Aoufl q 55· det filr t'Arrlt 10.
la Chambre des Comptes fut maintenue dans la ]urifdiél:ion des Ay- Novembre 15jG,
des en dernier rdfou, &amp; Je Curplui du même Edit revoqué : le Parlement
enregi{\:ra cet Am{\: , d'abord pour le chef feulement qui cooce rnoit
ccere revocation , &amp; enCuite purement &amp; limplement ;&gt;-pour le toUt, ~ 1'71&lt;- ,, ~
fans aucune difficulcé ni conrraiDte, fuivant la procedure même de Mr.
du May CommilTairc du ConCeil, citée pour preuve de fa retiaanee, e/lc
été produite à la pa ge 58 •• ~ 1'1-0 ,
Depuis cet eorcgi(lremenr, le Parlement o'a plus difputé à la Chambre des Comptes le droit de joüir de la Jurifd iélion des Aydes , &amp; lOUCes les conteŒations auCquelles Mr. le P(OCUrellt General des Comptes·
a eu ranr de peine de donner une couLeur defavantageufe au ParlclUe nt , n'ont jamais eu pour obje:t que les extemions que la Chambre
des Comptes, n'a ce:ffé de donner, Coit à la Jurifdiél:ion des Aydes) foic
à edle des Com ptes, par l'abus qu 'elle à toûj ours fait de leur UD ion •
lans que fur le dro it d'éxercer la. Jur i[diél:ion des Aydes , il Y ait la
moindre trace de conteaation entre les deux Cours.
1
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,Acqu,,(uMaiS e con entcment a executlon e creu u 2. . ovem te 115 •
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l'eArrh
ne fçauroit J'avoir privé do droit de d~mandcr la même Jurhdiél:ion par men! a
prefera nec &amp; (ous l'offre de rembour[er; la raifon en cO: que l'Arrdl: dt 155"
ne décida rien à cet éO'ard en confirmant le: titre de la Chambre des
Comptes, &amp; comme demande du ParlemcOl n'attaque point cc ticrc:,
il s'enfuit qu'il a deu fubliŒc:r; &amp; que le Patl ernent D'a peu Cc diCpenfer
de le reconnoÎtre, &amp; de )'éxc:cuter caDt que la facult é de rembourCer n'éloie point accordée.
Rien (l'cll: donc plus inutile, &amp; plus équivoque. que les fins de
non rece\foir tirées de l'Arrêt du Confeil du 1. Novembre I5sG . &amp;
des aql1iefcemens du Parlement fur fon éxccution, il faudroit pour les
Jtablir qu'il eue ét~ débouté d'une demande CD rc:üoioD des Ay des
C c

du

1:

�IO~

PIECES SEt\. VANT A JUSTIFlER. LES ,RIiP NSES

(,iee fous l'offre; de rembour{er, &amp; qu'il CUt acquiCcé à cc dcboutement
faos quoi ces fins n'om aucune folidilé.
'
e
Rfpon[e '; la ll ,f 'J Mr. Je Procureur General des Comptes n'oppo[c pas avec plus de
de n01uectvoir, {on- fuccez J'au~orité de la choCe jugée dans l'Acren contradUloire du 11,
dre for l'Art'êt du AOJlfi 1608. (crvane de regleme~t eOfre les deux COUts, qu'il cite COM.
2.3, Août 1608.
me ayant confirmé la Jurj{diétion de la Cour dcs Comptes, en ,on.
Roqu.!re imprimée pa~. formné de l'Edit du mois d'Aoufi 1555, nooobftant ( dit-il) la preuve
H'
rapportée du Contrae paCfé le 10, Juin 1555, &amp; tire ,cite preuve de
ce que l'avis de MonGeur le Procureur Geot'ral du Parlement de Paris
avoit é,é reprc(emé lors du même Arrêt du 13, Aoefi 1608.
Cc rai[oonemcnr en encore fondé fur deux équivoques de fait J
l'une que l'Acrefr de 160S. ait confirmé la Chambre des Comptes dans I~
]urifdlétion des Aydes, !'autre que le Contrat du 10. Juin 1 H 5, eut été
reprefe.nté lors de cet Arrêt.
La Premiere équivoque cft manikfr-c: par /c feule infpeéUon des
Jattes, en dfee quel rapport, peut avoir un Auêt do 11;08. avec ' là
dlmande en rc:üoion des Aydes t intentée pour la pretniere fois en
161.7 .

ttcq,u~eiml'riméep. "

Q!lclque Concluante que foit cene oblervation, comme il paroie
dans le raifonnement de Mc. le Procureur General des Comptes, qu'il
[uppofe qu'il y eut une pareille demande formée avant le reglement de
1608. le plan de cerre produéhon demanderait que pour éclailcir Il
verité , les vingt - huit Anie/es qu~ compo(ent cc Reglement fuf.
fent icy rappouez, amndu que Mon!. le Procureur General clet
Comptu, n'indique , point dans cet cndroit de fa Requête itfiprjmée.
quel e.fi l'At.tic:le pu lequel fa Compagnie a été mainlenu~ dans 1_
Jurifdiaion des Ayde~; ~ais he.ure~(ement , &amp; a~.lOt ql)"il fut quefliOJI
des fins de: nOD tecevOIr, Il :aVOIt dit, que par le 1 r. Je ces 2..8. art. la Co.,
~/ COmptt! a'V,it hé maintenuë dan! le titre de Cour des Cllmptes Ayde! ~ &amp; li1JJIn&amp;tt fui'VàrJt-I'Edit de 15 55.
,
Il n '~ft d~nc plus neceCfaire ~ue de rapporter cc même premier artÎ4
cie, qUI parolt deJa peu propre a fonder one 6n de non recevoir, s'if.
efi vray que la Chambre des Comptes ni lit éré mainteouë que aant
!, titrl de [our, Le mot de TITRE échapé fans doute à l'attention iofinie
aVt' laquelle Mr. le Procureurs General des · Comptes menage les fCC.
mes dans toutes fes ciratioos ., pour les faire fervic à (cs ddreins) prouvo
combien il efi difficile de teoir cOOlinuellement /a vcrité cachée.
C'étoit en effet uniquement du Titre de Cour deI CDmpw , qu',i~ était
qucfiion dans ce 1Cf, art. du Reglemcnt de 1608. la Chambre des
Co.mptes abu[aD~ de cc Tiuc) c.on,tr~ l'cxprefTe di{polition de la Dcc/auuon du 1+. JUIllet 155 8 , raportce a la page 67. pour participer danf
cous fes Jugcmens à la Couveraineté ,des Anêcs rendus en qualité de
Cour des Aydes , éludoit taDt la voye de revilion en Chambre neutre
à ,laquelle clic éroit foumife comme Chambre"s Comptes, que ' la voy,
d ap~l ail Pademenc pour COIU les Jugel1\CAs dll pecit&gt;Burcallo. dQ' Do.

CONTRE Li::S fiNS DE NON RECEVOIR,
dlaille , qui fai[oit alors panic de fa Jurifdiélion, cn Cc rervant indiC.
cioélcmeAt du Titee de Cour,
Ce fut donc' pour remedier à ctt abus, que par' l'm, 1. du Regle.
ment du 2. 3. Août 'G08. le: Confeil ordonna , Doll que la Chambre
des Comptes [croit maintenuë' , comn\e il eft die dans là Jlequêtc lmprim~ page 16~ par une nouvelle équivoque de fait, mais qu'elle pourroit uJer du Tme de Cour deI Comptes J &amp;AY,des &amp; Finan,c~s , tll.. cb~rge dl
di(lingller eeJ deux qualit~" dans, le difPofttif. de~ Expeditions, Une dlfpo6doo fi liuerale &amp; G ptecafe n a pas empeche M. le Procureur General
des Comptes eo citant cc même Arrêt d'ajoûler au même endroie, quec'ejl
ainfi que furent condamnén d'une maniere bjm aUlben:!qu:) to~tes. Cil 'tIoy~J
Je fait, lonte! en entreprifts aufquelles le Parlement s etolt forte, 11 contolt
{lns doute co padane ainli, [ur la modetatioà de M. le Procureur Generai du parlement, &amp; il cft raifonnable que fon 6lehc:c lui fafTc co'nMitre qu'il a eu rai(on d'y conter. On joint à 'cet Anic:lè celui qui
ku à junlfÏer ce qui vient 'd'êlte dit que les appellations des Jugemens
en matiere de Domaine , rtndus par les Officiers des Comptes, ref(oniffoicnt au 1'ademenr,
EXTRAIT des Art. 1. é" VI. de l'Ardt du Conflit, feM/anl de
7{.eglemetJt entrf les deux 'COIIfS , du,l.; Août 1608.

A.. T. J. .f(u'm 'tous Arrltl) Jugemms J {)mmiJJiol11 I.ASei Û' aut,,; Ex,eJitio1ls »-ladite Chambre du Cqmpter POVRRA VSER du Titre de Cour dei
€rhtlpteJ; AydeJ' (;1' FinanceJ ) foiv .. nt l'Edit du moil ef A,~t • H 5. A L.4
CHARGE qu'au difpoJitifde[d. Expeditions LESDrrE~ ..Œ1TE.Z SBRONT
'D 1 S TIN G V E' ES felolJ lu m..ûem, ~ ffa'tloir,
il fi'" qlltf1ioll dl
ComplU &amp; autrel chofts qui en dependent, SERA MIS LE TITS.t DE CHAM.
II1Hi ~E-S COMPTES, &amp; où il /tigira 'de TaillIS, eAydll, (? aulm ma,itres flmblablcs, SERA, MIS LE TITRE 7JE COVR 7JES D'1&gt;ES) &amp;' "'
fora loifiblt à 'aucun d'''ppeller dés Jugemens de ladite /hiSmbre, ains les Pa:iîtl ft POUTr()Otront contre le[d, jugemens par re'tl/fion a la C"am~rt du C.nfeli ,
foi--&amp;ant les Ordonnances, Arrêts &amp; DeclariStions for ce interv~n,u,
AR T. VI I1es Commilfaim 'III; feront deputc'7..,par lad,te cb..m~1'l Jes Camp1eJ 'jugèr01it tOlites éoauftJ &amp; procés d~ Domaine dll '1(0) en premiere inflance,
&amp; laillte Cour de Parlement par ..ppet, ainJi qu' dl ont accoûtumé foi'tlant 1$
Declaration du 7. Juillet 1557,
. 11 en ..Cfez iauüle aprés c;cla d'eX'aminer le dcuxiéme faie (ur la pr~.
rendui:'reprefenration du Contrat du 10. Juin qSS. elle ne f'iaurolt
ayder à une 6n de noo (ec;cvoir qui n'a clic même aucun fondemenr:
~e fait cil: cep~ndant encore avancé {ur uoe nouvelle équivoque, en
ce que le Cannat de 155$, 'fut uniquement reprefcDlê il .Mn; les Gens
du Roy des deux Cours de Paris, &amp; ne fut ni communJ'lde. au Pro~ureur Generàl l!u Padèmenc, ni vité daos l'Arrêt db confell d, 1. 3·
:Août: ,Jo', tes. Officiers des Compres rone toûjours ca hé v c: ifOp

0"

1

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l

+

CONT~E

l'IECES SER. VANT A JUSTIFIE1\. LES REPONSES

de}oin p.o?r prendre c~ parti .A il cft v.ray que l'Avis donné par ce~
M . cft vlfe dans cc meme Arret , malS en des terllles qui ne doq.
Doient aucune fone de connoHfance du Contrat, les voici.
Il cil: raporté ~ la page
VE U ..• A·-vÎJ donné au 1{.O) par fes Avocats ~. Procureurs GmerallJi
47,
en [cs COUrI de Parlement, Oa1lJbre des Comptes (7 Cour des Aydn de 'Pa,is for les diffirenJ defdites parties, foivant l'Arrêt du CotJflil d'Elat aIL 'J.7 .
eAvril Jernier palJé. TOVT CONSIDERE' ,&amp;oc.
Une équivoque en droit fur ce même fait, c'dl: la confequence que
M. le Procureur General des Comptes voudrait tirer, de cc que le
• . ..
Contrat du 10. Juin 1555, aurait été connu du parlement avant l'Ar.
RC'inele llnprunec page rée de 1608. le Procureur General dOl 'Parlement de'Vr()it s'imputer ( dit-il )
H'
1
.
1: .
/. d
ue
n•aVilir.
pas laIt
'V~OJr an! ce lems là toules les raifons qu'il préteRd tirer
~e ces 'Puces, (7 qu'il 0fofè aujot~d'huj. il feroie fuperau de répondre
a un e 6n de non receVOIr, fondee fllr cc que le Parlement auroit differé d'intenrer (on aél:ion dépuis le 2.7. Avril 1/;'08. que MU. les Gens
du Roy doonetent leur Avis, jufques au 2. 3, Août de la même aDnée
- que l'Arrêt fut rendu,
Réponfl àla Ilt.fi"
La
60 de noo recevoir tirée de l'autorité de la chofe jugée, cll
àe non recervoir,fo n- d~ la narure de la precedente; elle con(j(l:e à dire que l'Auêt du Condée fllr l'Arrêt de (cIl du 19· Janvier l ' 55· à contradiél:oirement debooté le Parlement de
l'55.
la Requête qU'lI avoir prdentée en 162.7. aux mêmes 6ns que celle
Re • • . ,
dont il s'agîr aujourd'huy, c'dl:-à·dire en recouvrement ou réünioo de
ue
[; lmprunee page la Juri(dlél:ion des Aydes, (ous J'offre de rembourfer.
, M. J~ Procureur Ge.n;uJ des Comprcs donne lieu tout le premie'
a fe mdi~r ~e la verne de ce fait importane , lors que pour toUre
prcuv.e , II CIte le veu de pic ces d'un Aneft poftetieor , &amp; dit 'lue l'on
y VOlt que Mt. le Procuteur General du Parlement avoie été obligé
d'en convenir.
'
Une jufti6c~,ion plus naturelle &amp; plus decilive, auroie été de J'ap'
porter les quahtez (ur Je(quelles l'Arrêt du I~ . J aovier l ' 55. fue rendu,
;.;';:-t-;:~t;a.~&amp; ~'y faire oblerver gue la Requête de
y eut éré employée,
-::t';,~·/..l'-r-Q,,,· 3prcs quoy M.le Procu~eu r G ~ne ral des ACompte~ pOllvoit opoCer avec
fon dement que le der mer amcle du mcme Arret qui prononce horS!
de ~ou~ f~r le (ur plus des 6ns, portoit fur cette même Requêle, mais
cet cclauCl(fement li oc.ce(faire auroit détruit la 60 de oon recevoir
pa~c~ qu'en effet il ne fut poine quell:ioD ~Iors de cette Requête , e~
VOICI la preuve.

en/rt le 'Procureur General de Sa .:Majeflê aU 7'arlemmt de 'Pro~tn't;
dema1Jdeur e? 7{,.equête infertc en l'Arrêt du Confell , du ...e. jour de Mari
IG 53. &amp;0 défindeur d'une pan,
~t le Proto Gen. de Sad. &amp;iljeflé en la Cour du CompteJ, Aydn &amp;'
Fm~nces ~udi~ 7'aïs, défindeur, (!J' " emandmr (n ,,/lm 'IV.quête irferé~
'Hall Ar", d autre pau!
.

calife dll 7. Aï.Jrit audit an 1 G5j. d'one parr.
Et les 'DIgnite"" [han()ines &amp;' Chapitre de l'Eglife Metropolitaine de Sf,
Sauveur d'Aix, Me. Loûis Blanc, Confeiller de Sa Majellé , Lieutenant General Juge 'Il0y"l de ladite Ville d'Aix, &amp; les 'PrOC/freurJ dudlt l'a'iJ di
?ro'tJCnce défendeurs, d'àurre parr.
El encore entre ledit Procureur Genera l de ladite Cour des Comptes, demanJeur aux fins de deux Rcqlléres pal' lUI prefentées audit [o~if(IL , foi"t'anl
leJ Ordonnances au bal d'icelles du 7. Fe'Vri r &amp; z.O. &amp;arJ l' 54, d'uOQ
part.
.
Et ledit l'r()cureur General du 'Parlement de Pro'Venct défondw r , d'alJt~.
~t encore entre ledit pr()curtur General "14 Rtry audit Parlement de 'Pr' 4
'Vence, demalJdeur en autre Requête par lui prifènrée audit Con/eil ,fuI rJant
l'ordol'J rJa/1ce dlU baJ d'Icelle du 2.0. Juin 16 54. d'une p~lI.
El ledIt procureur General de ladite COtlf deJ Compm défon"1cI4r , d'autre.
V EU, lXc.
...., ., .. · ;l1·
Non feulement la Reqllête de 1 6'J.7. n'~t ojt point au nom b e de :.Ic-...
.....-.. . ~
Je- ,f~, . ,-: t'-'J-"""
celles (ur lcfqu ell es le Reglemcnt de 1655. t'ft intervenu, nais Il n'y .L.. i~~ ,...;J...h&lt;
' 1
l
'
"1
d
_c:.~( ..... ".,.-.
a rien dans 1es 50. amc cs' qui e compo(cnr, qUI ait ~ mOln re 13- k...-....-IJ..,i.1..&gt;-'Io4
'",
dcs A ycl es, crOI mec
'l '~~''/''''''-:'
port avec 1J dcman de en l~unlon
par cerre R'
equelc; ~"
..:-Jo ~/....-At
~
de forte qu e ce (lui dl: dir à l'alllc!e derni er, que pot4r l~ Jurplils des au~H·:.:::t·
Jl
.
.,/1 l
.
f'"IL 1. f·
tres demalJaeS, finJ &amp; conclufiolj; de tMte! 1tJ 7J .lrfles,. Sa MaJe].e et a mIs :=:a.~ -..~::....&amp;.
hor! de CO/4r &amp; de pl'océs, ne doir être rai(o nablemt'nI app liqué q l)'au~ ,.!../";~~~
, fi d
.,
f .Cl. •
.oII-ù- ... I~~...
plus amples n~ es Requetcs oc 1653 . 1654'&amp; ,6 55 , re pC\.-Llvement Z- ".
données par toutes les Pa nies ,COlle lefqu cll es l'InHa oce éloit alors \lée.
'
Auili n'dt-cc point fûr la di(poGtioo de cct Auêt que M. le Pto(ureur Ge nera l des Comptes tire la jullification du deboutemenr q,!'il
oppofe comme nn de non recevoir, mais d'un prétendu aveu. fait
Far M. le PlOcureur General du Pat! rment dans la Requête par lui Cett: Reqo!re a tté~.
donnée avan.t le Re Icmeot de 1666. dans IJ oelle: il eX 0[01( .1yoir pom~ à la paic ~,,,,
demande cn 162.7. l re Itulioo des Ayd es. 6: offert le rembourfement, mais uc n'a anr lien rouvé lUI le Contrat do 10. uin 1
•
tl n'en 0 liot point l'adjudIcation par l'Arrêt de 16 55. &amp; Il dl: vrai)
qu'il ajoûtoit enfuitc:, qu'on ne pourroit lut oppoCer cet Arrê~ de deboute et, à cauCe u'il ne fai(oir pOIlH a aloi r alors des leces decHives u'il ven Olt de recouvrer, par C' que es i aroj{foir ue cc
Conerat étoit cntee cs nHio, cs 0 CIe ls e a C amble des Corn tes.
Mais pour donner icy à M. 1.:: Procureur General des Compres toue
l'avantage qu'il peur ddircr fur cet aveu; quand M. le Procureur General du Padement auroit dit co 1666. dans les termes les plus clairS,
&lt;Iue la Requête de t 6 2. 7. éloit jointe à l'io(lan ce de \ 6 sr· &amp; que le
Parlement en auroit ~té conccadiél:oirement dcbouté, le P.trlemcnr nc
recevroit aujourdhui du préjud ice par un tel aveu . qu'auranr q~'il ~~,oic conforme à la verité ) &amp; il fcroie perpetuellement eD»droit d c-

?;."

1'2.,:1-

l'.

18'1·

,-c.-

H:

EXTRAlT des 'fualite", (ur le{quelleJ inter'Vint l'Arrêt du Conflil d.
;an'Vier l'H. in(erécs dans le même Arrêr.

'''$

'Et elStre ledit Procureur General de Sa Majeflé en ladite tour deJ Camr
teS eAydes &amp; Finances de Pro'tJCnce , demandmr en Lettre; en ajJiftan'f dll

ur.

1

LES FINS DE NON RECEVOIR..

•

�PIECES SERVANT A JUSTIFIER. LES REPONSES

claircir fur IIr même Anêt de 1 G55. &amp; [ur les Ecrirs &amp; les dé'f(n~
.!cfpc6tivcnlent produites dans l'inItlnce, fi veritablement [on Pro cs
Jeur Genefal y avoit introduir tclte qualité.
u·
Or du moment que le coouaire paloÎtroit Iitreralement COmllle î
paroit ici,' quçl droit pourroit donner à la Chambre des COmptci\
On oc da P,H un aveu , ~c~ quo celui du narré d'une Requête, tuais
une n:conoollfolnce Judiciaire &amp; folemnel!. , d'un fait qui Il'exHl:croit
pas; Ics Regles les pl'ls connuës aprentnr, que l'encur de fait ne nuit
.i qui 'llle Ct: pui(fc être) à Clu[e qU'Il n'y a jama is de conf memcnt
daus cdui &lt;]UI erre, qu~ fera·ce donc? Lors qu'un Procureur ou un
Mandataire préJl1diciero it pu une [emblable cucur à celui qu'il étoit
hargé de défendre.
'
R(ponfo aux Acquief !I n'y a pas plus de fondement dJOS cctte aurre'
de non rece.
(emens depl4is l'imro. VOir, tllée: de cc q\lC depuis l'inuoduQ:ion de l'inltance en réünion
dtlélion de l'infittnc. des Aydes , par la Reql1ête doonée aVJnt l'Anêt de 16'6'6'. le Parle.
en r;ünion.
mt"llt n'a, ceOe de reconnoÎtre la Chambre des Comptes comme Cour
ltequête imprimée p. 30' C~ Aydes, le Parlcmmt "Jant même en r,gif1ré ( dit ailleurs M. le Procu.
• ::. 'Jb·
rC:,l l Grneral des Comptes) purement {.9' ftmplemerJt une Declaration tn tan.
nu 17 0 5. concernant lml' [rué' d'Ojficiers, awc le Titre d~ prejiden.I 'Cfmfeil.
lers en la Co!.r des A)I'e1.
L f S aguI~[C'~mrns depuis l'introdu6tion de l'ill(tance en rétinion des
A~des , oc ~Q,nr ,pd~ d'une autre, nature que c,"ux qui oor precedé,
T
au ,quels JI a ete deja repondu, &amp; a moios que de pen(er qu'à l'exemple
; ?yez la VIll,Propo- de la condUire avec laquelle le$ Officiers des Comptes onr enlevé la
utlon.
,
'Il
d
prCII' lerc: ln {,~nce , ('s Aydes aux Licut,enans, le: Pa~lelneot ctlt pretc nelu (e m:unrenlr par voyes de faIt j Il nc pouvoir evirer de' ,éconr.oÎ~re la Ch~Inbre des Comptes Comme Cour des Aydes , &amp; avec
le ~I!fe de: Cour, des ,Comptes &amp; des Aydes, dont il dl: &lt;lit qU'elle pour.
rOl,t o[e" da,ns 1Anet de 1608. (ans qu'uo aquie(ccmem auLE loiiable,
•
pUlrTe JUI fme Je moindre ob(bclc,; le fcul cas on il y aurait lieu de "e lui
()rp~,{er {er~it, s'I! s:~gl(foit aujourd:hui de l'oppoGtion formée en 155 6 ,
[ur 1cxCcut,lon de 1Edit du mois d AouO: (555. parce que fes aquiefcemen,t.,aurolent contredit, &amp; par courcquenc détruit {on aébon; ruais
Ja n:~n !Q n &amp;. la preference qu'i! demande à Sa Majelté en remboUrfant
I~ FlI1ance pour la~uelle l'~dit, a été obtenu, o'a rien qui ne te CbDCIlie avec eux, &amp; c eO: une equlvoque en droit auffi bien qu'cn fait,
de confondre une demande co caŒuion d'un titre nul, aVec une de.
mande en recouvrement fous le bendice d'une offre celle.là atraque:
JI! titre CD, lui ême , celle-cr au concraire {uppo(e ~ue te titre ait Cil
route lon cxecuuon.
, SI Mc. le P(ocurcur General du Parlement répond aprés cela à l'ob"
dc l'aqulc
'Cc cment a' la cruë d'OffiCIers avec le ritrl:'dc'PreJ•cél'Jon tJ[ec
llde,os • ~on{eiJ!crs en la COtH des Aydes de J 704' en (upo{ant qu'il en
étolt fau meDuon dam Une Declaration que 10 Parlement enregiO:ra j
plllcnmu &amp; ûmplcmcQt CD 1705. ,'eft bien moim cogUe cette vaiO,5

no

n:

\

CONTRE LES FINS DE NOL~ RE EVOl •

J 01-

11'19 '

Bn de non recevoir que pOUt donner une nOJv:lIe preuve dti caraacrct
des deux Compagnies.
Le Declararioll de 1705. devoit érre neccŒürement eOlcgiarée au
Parlement, à qui elle étoit adrerTée, à caure qu'elle avoir été: obtenuë
fur fcs rémontranccs, &amp; pour r~parer la lurpri[ç avec laqu~lIe les
, ,
Officiers des Comptes avaient fait -g!J{[cr dans une Declaration butf~le Cert~ ~,cI.ration efi
" d e 1704. un d101t
'h onofl'fi que tJes
,rapone~
a b p~~~ i~.
telle que 1·'abonnr:meot d
e alcrue
~ ... df
jaloux, &amp; ce qui furprcndroit dans route auuc CompagnIe, c'étoit un
droit dont la Chamble des Comptes avoit été cOOlradl6talfement de~
boutée par l'AlCêt de reglement du 8, Fev rier 1666. c'éloit de plus [Ut
l'oppoGtion du Parlement envers l'Arrêt du %.1. Novembre 1'64. qui
par uoe [upri[c- plus ancienne lui avoit accoldé cc droit 3U préjudice
des p,ceedefls Regleffil1olls, &amp; [ur laquelle Mf. de Seguiran [on deputo
avolt charge exprelTe de défendre: tant .il vray que les Officiers dcs
Comptes ne fe rrbuteor jdmal5 jufqucs à cc qu'iI COlent parvenus à leurs
hn1i , &amp; qu'ils font t ré, peu de cas de l'autho,ité de la choCe jugée, de
forte que le Parlement à blcn rai[on de s'apbqucr ; cc que Mr. Je Pro •
cureur Gcn efl l des Cnmptes du dés le commencement de fa R.equête
.,.!
imprimée qu'il doit s'attendre à une guem étermlle ..!Ji s, M. n'a la bonté d'y ap' ~:q~~te ;mpnroh p,l.
porter un rr1mcde COW7. erJabl(.
C'eO: dQ OC co co re Ici une équ ivogl1e. que d'oppo(et pour 60 de nOIl
recevoir l'enregdh.::mc nr d'une Dcc/Jralion cbrcnu ë par le Pa,J - m . nt
~ontre 1 CIHmbrc des Comples, &amp; JI Y a de plus une nouve 1 ~ tl'lÎ­
"oque -de fm co ce qu'jl n'étolt poinr qU~~lon dans cette Declaration
d'aucune Cléatloo d'Officicrs pour !J JOII!dléboo des Aydes, 01 d'a,,~
eun litre de PrftÎdent &amp; Con(eiller en Cour des Aydes) l'Edit de l'é.
xecution duquel ri s'agi (fc..it ne contcnoit qu'une cruê: dOlOs Ics feules
Chambres des Com \,lC:s du Roy.tUme) il dt rapporté à la page 83·
Mc. le Procureur Genera l des Comptes) qUI ddns le feul endroit ou R~ql!t[c i/11l'.ri,fl)éQ P ~
il ait rnco agé les rcr mes, d Ir que c'dt ICi une demande qui D'a point o~ ~ .
été éxa6(eepeol medltée, s'c-xpoCe bien (01 vent à un pareil reproche fur
les défenfes qU'lI doone , bieo qu'il al( lOfinimcnr mcdtté (cs citations,
pour y !lOUVCT tanr de fins de non rccevl.,ir tî dtfnciles à former.
La jnO:ltÎc31ion de ce qui vient d'étre dit fera pa.falle cn rappor.
tant ici l'article du Reglement du ConCcil du 8. Février IHG. que
les OffiCiers des ComptéS avoient [eu fme révoquer par la Dcclarati,~11
de '7°4' avec la Ol:cla ratÎ'on du 7. F:v . 1705. qui rc:para cette [urpole.

EXTRAIT de l'Arrêt du Con(d du 8. Fh;rÎer J 666. (errvant dl '1\/gle~
mmt eulre les dellx COllr; Art. VI,

A'!.. T. VI. . , ~"m aucune des ceremonie!, fo ·t

corpJ, flit ln pol),.
tÎculier en prefence ou ,.bjènce dudlt rparlement , les Ojficim d, lad. [bambn J J
Complu Cour Jes AJdes 6 Finances, ne pourront mener le prêr-vôr des ].1Jre.
~hatl)t fls Lieutenans officie"s ou .Arcbm, en lotôt
m partft, ngnobJ1am jUlit
.Arrée
d"
lol. Norvembrt 1'64'
.
- e,nfeil du
-

Il''

tn

�CONTRE LES FINS DE NON RECEVOIl!.

PlECES SERVANT A JUSTIFIER LES REPONSES
DE.CLARATION par laq'ltlle le Parlement obtint la rervocation de celle al'
l. 3 Septembre 170.{.adrtjJée (7 enret,iflrù au Parlement attendu qu.e'/let,
r/tablifJolt, Jllns le droit d'etre [eul accompagné par la MarechaujJée daru la
certmQnjes t du 7. Févdcr 1705. ~ùJ.-. Â.,.!N" f-.l. /'3/1-. V"'?.
OV lS pa, la grace de Dieu, &amp;c. Salut. Nous tI'1JOIIJ par nSm Edit d,.
du mois J'Arvrd l70+. créé d'''VerJ Officiers par aUl,mmtation , dam les
Chamhre! des ComPIlS Je nôtre RoyaullIe , &amp;- en/l"alltreS dalJJ la COl4r de] Camp.
tes, Ayde! (Y' Fmances d'Aix, deux de nos Co~feillers • Pr.efidms J fept liaI
(cl1jelllers ~.Iit/'es, lm SUVftltut, tL-""c. ~ par notre DeclaratIon du 23. Sep.
umore dermer. Tend,,&amp;, filr IN offres Jo OffiCIers de nômdile CO/Ir, de la fomme de 400000. llrv. C7 ln 2.. f. pour Ivvre , NOliS Itrvom ordonné qlfQ lifd.
OjJiCIJ lellr appartiendroient, pour pltr eu,,,, etJ dfPofer ainfi que bon leur femMerOll, ou les r;iimr .î Lwr Co' p', avec les gages, franc [lié, augmenta·
tion d'épices, droits &amp; émolomens y attribu ez, par laquelle Dccla1"ation'
nous avonJ m aIme ordonné que lors que ltfd. Officiers iroient en Corps aux
[,,(IlIOntCS publIques allfqf4elles fe troljve/'oient aujJien Corps, aux de nÔtre Coùf
de Parlement , ilJ auroient pOlir les accompagmr &amp; execuUf lwrs ordres Jix deI
dix-ne.f Archers dom eft compofee ta MarêclJauJfée de nÔtre Taïs de 'Pro'VenCt,
a"t;ec lm des officier J pour les comJnander • &amp; les alltres Al'lhers de lad. Compcf!,nie ",vec les aurres Officiers, accompagneroimt lJôuedtte Corn' de Tarlement î
C~mme IIU!Ji qu'à regard des Cerémonies publitjt4CJ (ltJfquelles les Officiel's de nômalte C,ur des Comptes, Aydes &amp; FinanctJ, a!JiJieroitnt avec ceux de nl/red.
Cour Je parl.ment, les Archers de ladite Compaj,nie au nombie de Il.. commantle~par un de (eJ OfficIers, fèroient tenUs J'accompagner n~/redite COllr pour e:re",
eut r Je. ordres. Mais les Officiers de nÔl'red. Cour de Parlement nous.
ayant trés.humblement faIt reprcCenter ,aprés arvoir ellregiJIré fuirvilnt nOI
ol·dm lad. Declaration, CJue b grace que nous avons faile à ladite Cour
des Comptes, Ayd.s &amp; Finances, de leur accorder dcs Arcbers pour le.
accomp&lt;lgner d.loS les Cerémonies publiques, cft direélcment contrai
re à tous les Reglell\en~ fdlts enrre ces deux Compagnies, lX cntr'autiCS à l'Arrêt conuad,étoire du Confeil du a. Fevrier 1666. par leqoellcfd. OffiCIelS des Comptes OOt été formellement dcboutet de
cetle prétention, ce qui a toûjours Jepuis été extcuté jans aucune contellation;
cr qui Leur dJnnolt lieu d'efperer, que ndlre intention ne ferait pas Je rien innl1ruer à lu&gt;/r égard, fur toUl en chofe qui porterait un aulJi grand prijudice
à leur Compagnie, dam le tems qu'elle fa it lei de/'niers efforts poar nous prfJ-.
curer tous leJ fecours que nOus powvons attendre d'elle: à quO) defiranl
pourrvoir a' remplacer à nôtredite Cour des Comptes par UI1 arvantage plefl
rhl &amp; plus effeél.f , la grAce que noui leur avions accordée par nôtredite
Declaration; A CES CAVSES • • . Voulons &amp; nous platt qu'en interpre.
IlInt nGtred. Declaratzon du 2. 3. Septembl'e dernier, les Officiers de nGITed. Cour du
Compus, JlydtJ &amp; Fjnanm d',Aix , demeurent dechargc (7 par ces prefentes lu
1
Jéchargeons du 'Pay,ment de lad.fomm, de ~oooo.lj'lJ. qu'il étaient tenUs pA·
J'"~ _ux term,s dt nSmd. D"t4ralill/1 du 1.3' Sepumbrt dmJÎ" pour les 2-.[ob

L

1o, ~

pour litVre Je celle, de 400000. à laquelle nol41 arv(}~s fixé la Finance defdiu
offices • • • cre.c(,. en lad. Cour ••. de;'ol,e~ns a ret effet pa~ ces Prefemn
à flô/red. Declaratton dtl 2. 3· Septembre Je/'mer, a laquelle nOIH derogeom pareil.
lemmt,pour cc q"i regade le[d. Archers de la :JI1:arcchaujJ'ie, dom nous arvol1s 07domzé que lcs Officiers de nÔtrd. Cour ferolcm accompagnes, voulons que lefd. eAJ··
chers n'accom!pagmnt dans ICl cerem.onies que nôtred. COU? de Parlemem, con~
Iorm ement aud. Arrêt de nÔtre Confètl du 8, Fth,0cr 1666. que nous voulons
hre éxecùté felon fa forme &amp; leneur • • SI 'DONNoNs EN MANDEMENT
~ nOs Af!Je~ &amp; Feaux les Gens tenant nôtre COf~r de Parlement à Aix, que
teS 'PrcfèlJteJ ils aJ'CII! à foire lire , p!.lolter (:1' (nreg/Jlrer ••. DOllné à Ver~
failles le 7. jou r de Février de l'An de Grace 1105 .
U oe autre fin de non recevoir tirée de cc qUI à (uivi l'Atrcft du 8 . ,
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Re'ponfe a a Jin ae
Eevrll'r 166G. qu e
r. , c Plocureur General du Pal ement place ICI
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pour IlllVle or re II tems, len qu c e Olt a premlelc ans a Re· ff.' d ',r;' If
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cc atlon e pOMjlMe
quete Imprimee , con Ine Cil cc 'lu 1 S cn paue pres e '0. ans ans
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aucu ne pourCllitc de la part du Parlement, d'où M. le Procurcut Ge:. depuli 1
•
' llcral des Comptes condud que l'cXeCUtlOIl de CCl Arrêt dl: perimée
ou preCedtc.
Ccne fin de oon rece voi r n'cft d'aucune conlideration , non plus
que les precedentes 1 la cairon cn d} , qu'l! dl de maXtme au Con[cil
de Sa Majefté, que les inltances n?y tombent jamais en perem ption,
ni en prcfcription , par qudque cfpace de rems CJuc cc p:li!Te êllc,
même de cent années: ,'dl: là une Regle li CCr/alne , qu'JI (er .) t [upe rRu de )'au[oJ'J[cr, CI'pendant pOIS que M, le Procuteur Gener.!l des
Comptcs veut bien paroîrre l'ign orer, M. le Procureur Genet,1 dll
Parlement lui a déja cité dans fon in'lcncaire de produélloo, les deolt )
fameux Arrêts du Co oCcil qui ont fixé la maxime, l'uo au Raporr de
M. dc la Bouricr e, l'aUtre au Rapon de M. d'EnlQIOri,
Cet ufage G convenable an Con Ccd de Sa Mw(\:é de decider tOUt
(ur le merite du fonds, lX pàr les l'cules Regles de fa Julbce, deVient
une Lov facrée &amp; inViolable eo mamIe de ]tlrlfdiétions, attendu que
les OffiCiers à qui clics [ont confiées , o'en ont que le {impie cxercice,
le droit de proprieté demeurant toûjouls lO[eparlblemenr uni à la pero
(onM de Sa M~jen:é; de Corte qne le Roy cil cn tout tems le MaÎ ~re d:e o di(po(cr nonobltant toute polfd1ion , laquclle demC'lHe [oû·
jours aux termes d'un ('impIe exercice, [.lns pOUVOir jlmais êt~e ,onVertie en titre irrevocable ,par quelque plefcription qlJe ce pullTe être;
il cO; vray ql1e comme le Roy nc veut faire aucune iojllftice à (es
Sujets, il oe Icur ôte point [.lOS une caufe: le gitime, les Jurifdiélions
do,ot il les a une fois honorez.
Mais lors que Sa Majellé teconnoÎt que les Rois fes predecelfcl1rs
ont été fur pris) &amp; que fous couleur d'un Aéte de Juftice , &amp; croyant
rétablir une Cour dans le droit qu'elle d.Coit avoir, ainli qu'il en:
narré dans l'Edit du mois d'Août 1555. Ils oot au contraire dépoliil é
comrc leur intention , l'ancien &amp; leaitime
polfe!Tcur) fans l'a'Toir en·
t&gt;
~endu J &amp; fur COUt) lors quc 10 rraofpolt a été fait pu la Cule
Ee
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•

7

,onu",

�l'IECES SERY ANT A JUSTIFIER LES REPONSES
ocf31ioo d'uDe Fioance que les prdfans bcfoi ns d~ l'Ecat avoient ren:.
duë Dccc(f"irc &amp; que cc même po(fe(feur offre de la rembourfcr; ennn lors que par de/rus ces conGderatioos le récablj(rem~nt demandé cO:
conforme au bien du (ervice , &amp; avantageux à fes Suj~cs , il n'd~ aucun
tems ni 1ucuoe po(fclIioo qui foie capable de priver Sa Majellé de la
fatisfaéhon qu'elle trouve toùjours de rétablir en reodant ju(bce , l'Etat
le plus aOCien , 1- plus naturel, &amp; le plus propre à conferver la crao'ludieé dont c\le cbelche Cil tout lems à faire joüie [es peuples.
Celle: 6n de: non recevoir dt noo [eulement ainG [ans fondement
&amp; fans fOlce, eI.!e cH; ,ocore infiniment odieu[e de la part des officieu des Comptes qui la propofenr, dans le tems que la demande
du Parlement a tous les caraéhrc$ les plus favorables.
Elle: dt employée en effet pour maineenir la Chambre des Comptes dans une }HiCdiébon acherée à prix d'argent, en furprenant la Religion du Roy Henry II. pa, une fau(fe apareoce de Jufiice, &amp; nè
conGlte en elle-même que (ur le défaut d'avoir obéï à l'Arrêt do Con~
( Ji du 8. Fevrier 166', En effet lors que (ur [00 execueion M. le Pro.
curruc General des Comptes oppo[e, qu'aprés la Ggnification qui co
fUI falle , fa Compagnie a laiffé patTer jufqucs à 60 . ans fans reprefenrcr b pie ces qu'elle éroit chargée de raporler dans Cix (emaines poui
tOUI délai. il ne ,hcrche qu'à fe faire uo Tiere d'une plus longue déM
fobéï(fance.
.
Sllr l'interét public
Le Parlement au coo!raire en demiudanl la .reŒirudon de fon an~
&amp; les incon'Vmiem cienne &amp; nalorelle ]u , ifdiébon , (ous les offres les plos deGnterdTées:p
'IW{t'l... par l'umon fm gloue de n'avou éré excité à reprendre fcs pourfuires , 'lue par le
des Ayde! à la ch. 2bu ' conllouds que la Chambre des Compres n'a ceCfé de faire d.
des Compte!.
l~ ]urifdiébon des Aydes, dorant cc grand nombre d'aDnées, tOUt
comme: elle avoit fait auparavanr ; peu louché de fan inrcrêt parci.,
culler, &amp; infi niment feofib le à celui des habitans oc celte Province,
re fonr leuls plaIDres COOl 1110 clics {ur ces abus, &amp; [ur ceux qui naitfent .
pa r Irs conBlts qui lUI 001 f.lIt voir, qu'il ne pouvoit plus long rem,
ocg l'ger fes droirs, [ans leur faire une cfpece d'injufiice , en leur re..
f I:Ull les [ccours qU'Ils ont um de rairon &amp; de droit d'attendre d~
loy.
1
Il voyoi! d'o 0 ,ôré les Officiers des Senéchautfées épui[ez, &amp; laffez
J ~ .LI· """"~
..1
nu peu de frul! q u'Ils ont retiré de raot d'in!l:ances pouées au Confdl,.
li luïncu (e s pour des Corps autli fClbles , &amp; de tant d'Arrêts to'ûjours
inutil,es dans blt execution , p.u l'ob{lioation des Officiers des Comptes, a s'attrlbuer la premicre infrance des Aydes, abandonner ellfio'
ceue premiere in(rance dans laqll~lle route l'aurorité du ,Roy &amp; dIS
Conf,il, a é~é inutilement e.mployée pour les maÎntenir} durant le
'
cours de plus d'un Geclc &amp; demi.
Le Parle-nenr voyoit d'autre parc !t.s particuliers égaJem(,llc reLutez
~u .Ia D~cctli!é de recourir au Confcil; &amp; plus enc'ore de- Cc qu'aprés
s y etre e~~I[cz pour obtenir un renvoy devant le Siege du IcCfdtt de:'
!c:ur domlC!le ~ la Chambre d ~$ Comptc$ ca[ojt [our comme a\tp:Ha'I~nr

tONTRE LES FINS DE NON RECEVOIR'
les procedures introduirC'S ailleurs que pardevam elle, ce qui tcs aùroié
obJjgez de recommencer, raDs dpoir de mcill "ur factez pour J'aveoir,
r:edum ainli dans la dure neceffi!é, ou d'être livrés 'aux cxecultons les
plus tortionaires de la part des Colle6hurs, ou de venir quelque fois
des exeremirez de la Provi,nce porrer à granas frais leurs plainees à li
Cour des C.omprcs , privez en j'un &amp; l'autre cas, du privilcge d'avoir
des Juges fur les lieux, que t'ane de Rois {e font inutilemcnt eftorce~
de leor conferver.
Tour ce qui vient d'érre dit à cc (ujet, eŒ pleinement jufiifié pH les
"
Dcla raeions &amp; Lemes Patentes rapportées fous la VII!. Propoheion i
&amp; il Cuffira d'y joindre icy uo éxcmple trés rc~enr.
En 1723. la Chambre des COmptéS, comme Conr des Aydes :lyaot -.-..~ Ù. ,..:1"
informé en premlere in(}ance, fur une rebellion à juŒlce comml[e à ~f. ~ ""
l'o(!caGon des ~x('cuejons falres à Aubagne pour arrerag~s de Tailles, Me.
Reboul Avocar du Roy cn la Sénechaulféc d'Aix voyant l'incompetance OlanifeŒc de la Chambre: des Comptes, tant pour le f60ds que
...
pOUT l'incident, qui auroie:nt dû é,re porifz en premicrc infiJoCf devant
fon Tnbuoal, [c pourvûe dans le mois de Decembre . 72.3. à la grand
Chambre du Parlement, il Y elCpofa les eOlrcprJlcs cnntlnuelles de la
Chambre des Com pees , &amp; les dlfnculr,z d'en porter la pl . tnt e au
Con[cil de Sa M. il joignit la Declaration ltdu u. May 1596. l'apportée àla page ~o. par laquelle pour garantir les Parries de cette oec ~ tli l é,
le Roy H'Dry IV. convaincu qo'elles ne poul/oIent en élre del ,I/ rées
J
qu'eo leur donnant des Juges fur les Iteule, avoit commis le Parl ~ meDc
pour recevoir leur plaintes &amp; y pourvoir, &amp; demanda la ca (fa li 0 ) de
celfe procedure, &amp; que ~e pracez lui fut renvoyé en conformité de ccne
Dcclar a rio 0 ,.
Sur le (illlple Decrct de ta gra'nd Ch3mbre, qui rCDv'o yoit co juo'rmenc
' (
l
,
b
.pres un 011: monne Cl pallie, Mr. le Proc. Gen. des Comptes qui pouJ
"oit faire tour ce(fer co con(entant de rendre ce procez à la Sénechautféc:
.hoihc ,la 'IIoy'e du Con{ell G propre à Lire ab dodonnel ces fones de
pour{uites, &amp; cet Avocat dll Roy tombJ lin(i dans l'Inconvenient qU'Il
louloit éviter , ~II oe [airant poU'rtant que: [oivre la même route que la
Declar ation d&lt;: 1596. lui avoir indiquée pour s'eo garantir.
Mr.le Proculeur Gcnèral des Compres fi! donc alligner cc Procurellf»
du Ro)' au Collfell , en calTarion du Decret &amp; de route la procedure ~
quïl (ç avoit bien ne cooli{lcr en rien de plus; ,eluy-cy ail armé »
ch~cha du [tcours djns les autres Seoé,hau ffécs; l11ais f30S fucc~z,
Ilne longué expcrience ayant appds à leurs Offi reirs, que les Arrêts du
Confeil ne (çJUrOICnr contenir la Chambre des Comptes daos les bornes'
de fa JUI~[dlél:ion ; il fic même tous [cs effortS pour engager le Parlement
dans (es InrerêlS, &amp; le porter à intervc:nir d ans CClle infiance qu'il ne
fou~oitf [outenir feul ; Haré par l'Iocerêc {eoGble que le Parlement avoit
a faite exccutc:r la Declaration du 21. May 159'. &amp; plus encore par III
prote&amp;ion qu'il 'accorde G volontiers aux lubalrernes.
Comme Mr. le Procureur General éloit alon dctelminé de pour-

2 8 1'.

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.
111

CONTR.E LES FINS DE NON RECEVOIR.

rIECES SER. VANT A ]USTInER LES REPONSES

{"ivre l'in{\;ance eo réün ion des Ardes J il crût avec: rai[on que la jultice
qu'il atrendoit du Confeil pour ceue réüoiOIl , [er~i t ~.our cet ~ vOC~t
du Roy opprimé, un recours p,lus effica,ce que, ce,lui ~ud 'p0urrolt rCIIICr dan ~ UM ioaance pamcu here, qUi ne falroll qu ~Jout e r, uo An eC!:
plus à can t d'autres demeurez {ans 0 c:ffet , &amp; lans . execullon. .,
En cct êtat l'unique rc:Œou rce de M . Rcbou l fllt d ab andonner 1exe(Ul lon de la DeclJration de 1596. bIen qu'i1 ne fe {oit rien paffé pour
la dét lUlre , que le peu d'attention du Parl c: meot pour la n~~ioten,ir ,en
VÎau clJr; &amp; de prcfcnrer Requête au Confeil , dans laque ll e JI Ce rcoullit
a dc tn ~ ndcr le ren voy du procez, qu'il avait demandé au, Pa rl ement
or PJOvc:nce, co mant qu'à l'appui de rant de Declarations, &amp; de
R ~ gl mens citez clans Ca Requête, fa cauCe fc Coutiendroit aifez d'clle
,
me n e.
L·f. VCnemcDt n'a pas répondu à {on cCpcrance ~ Mr. ~e Procure ur
Gcpcral des Comptes ptohtant de J'avantage que Ill! donnon Ca pr eCa nc~
à l blenu l'A"êt qui va étre rapporté, pat lequel Me. Reboul ca deboute
d" fins de la R~lll1êre du moins tacitement, \. Arrêt oi pr~non~ant
point, bien qu'elle y [oit lO[erée &amp; jointe eo l'inftance ; il cil:, rn~me cond .mné aux dépens, oonobaant qu'il eut ceŒé de [ouICnlr llOaance
inrroduÎte au Parll'm~nt , &amp; qu'lI ~UI conclû à ce que Je Con{eil en
( voquaot, lui accordât le renvoi du Proccz à la Sénc:chauifée avec
défcn(cs à la Cour des Comples de conrrevenir aux Lettres, Declaralio ns &amp; Arrê,s du Coureil. La Chambre des Comp tes n'a plus à craindrc
aplC:s ccla d'être troublée par les fub ahern,s dan s la joüiŒapce des Aydts co ptemier rtiroll,

oc

EXT'R,.A1T J Arrefl du Confiil du 30. Avril [71$,
€ntre le P rocurttjr General du 70Y en la Cour des Comptes, Aydes &amp;F11JanCfS de P /'o't'ence demandeur aux fins de la 7\.. equêu inferée en l' .Arrêt dlJ
Cotfcil par lui obtent~ le 6 . •'7Vlan 1714' &amp; de l'ajJignation donnée ~n COl1fequcT/ce le H . dll théme moil , d'une paIr; (3' le Sr. Reboul Subfitttut en/"
Smecha/' te d'AIX , dejèndeur d 'aul re . VEU al_ Conflil d'Etat dll Rtry, 1"
Rtqvére dt,d. fieur ProClj/ eUI' Gmer al de la [O",r du Compte! • , • la Requête
t.'0711Ù ail [Oi'Jfeil par le SI'. Benoit Reboul Con(eltlel' du Rtry, &amp; [on A7.Jocat
en la Séncchl4l,lfee ,rI., X 0) 'P,o'Vence le ..... Nov embre 171 ..... fignifiée le 6.
dl1d. mo;!, à ce qu'r!lu; f'E donné Aélc de ce que pottr fatiJjàire ail reglement inter.
7.JenU en l'inflanct, d employolt le confam m fa Requéte, ce flt[ant qu'il plût à S.
Me, Rebou! con(entoit 811. é7.-oq!ter à. foi , &amp; à fim Conieil en ta'il que de befoin feroit les demandeJ
linli ql\e la Requête par par lui f ormées au 'Parlement d'Aix &amp; y la fa nt droit que la procedure faite
lui prc(emé au Parlement
d d"
1 r.
tilt évoquée, &amp; que le en lad. Cour des eAy .o AIX , par le! !JeritierJ du fieur Capus, contre e Jmlr
Confcil y lit droit.
Gabriel Jourdan fut calPe &amp; annuelée, en confequcnce que conformement att/d.
Lettre!, Patentes &amp; Declaration! du 13. lan'Viel' 1566. 17. eAoufl 15 81 •
2.1. May '596. &amp; dernier luillet 1598. &amp; A" êtJ dl. Confeil rendu! en conflqutnee, que la matiere &amp; lc! Parties f ulfèr,t rm'Voyée! de7.Jant le Lieutenant, dt'
!..{ntfbal.~·.d~x l fo"'f l'ap,t à la Cour açs AydN ~ ~ que défcn[cs f\liftot talle~
a

llad. Cour de contrevenir aufdites Lettres, Patentes, Declarations /le
A crs du ConCeil) &amp; fjue ledit Sr. PrOC/jrmr General de la [our des Aydet
condamné aux dépens , au bas de laquelle Requête efi L'Ordonnance portant
de J'Employ , &amp; qu'au Curplus en jugeant y Ceroit fait droit, ••
A "'~e
L
v . rf)
Cel Arr2t a ét.G cxrrait
LE ROY EN SON CONSEIL faifant droit for l'infla.nct, a. ca..;i &amp; annullé I~ fur la copie lignifiée à
flrocedure flûte au 'Parleme,nt de 'P,ro7.Jence '" /O IU le nom du Sr, Reboul , e~- Me. Rebou! par Exploit
rflmble l'Ordonnance de Jo0 11 montre) T'en dIle par 1e.n.
r. 1,/1. Rt,'lUtte
' dn
q. May 17~j. {j~,
r~r1tmem Jllr
B'"jiU,",
del/Jlt 7\..eboul le 1.2.. 'Decembre 17 1 3. &amp; tout ce qUI un efi enforlJ' ; {a./t SiS c.., ~,,-./.-.J.. "....J_--.J..
défenfé! audit Reboul de donner de pamlles Requéw au 'Parlemtnt, 4 1: ~~"::":",7-~:::/.r:..
Maicl1é
'} J.
Je 'j"
d
d
1.1
".. ."A..8~ ...7:;/ '-r-I--~
eine J:;l1Ierd,tiion , Cl' de 1 500 , li'V, 'amen e; &amp; al. Par ement ae les rtee- ~'-'-&lt;'.. 2~ . ' __ ~~
P
,rr'
- ; , U'"":J. 172! . /'}-,
l'lJoir à peine de nllllllé (JI' ca])
atlon de procedlire, cond,tf/me 1ed'If RebDU/.1 au~ .2.~rll.,I/.....,......,
.. ...._
Jipen:, dec/are en outre S. M. le deJfout le 'lié au Greffe du Confeil contre l, =~-;,:/Ît.~r·d~ "" ..
[teur Procureur General auri. Parlement b,en &amp; dlûment obtmu, &amp; pou, le profit,
ae;IAre le prefent Arret commun a-vec LUI, F.3Ît au Coofeil d'Etat privé dl!
Roy tenu à Verlûlles le 3o. Avril 1715,
La conduite tenue pour obrenir cct Arrêt éclaircit unc eCpcce de
doute Cur le mOlif de cm aine Deliberation qui venoit d'éuc priCe ail
premiC'r Bureau de la Cour des Comptes, dans lequd [ur la requjfi ..
lion deMr. le Procureur General, le5 SlOdics des Procureurs avaieot ét é
mand ez 6c avertis, de ne plus pour[uivre en prcmiere intlance tes Proce~
concernant eertalllS C2S des Aydes nés.llmltez, &amp; malgré la ci,con rnnc\:
d'un cems fi vOlfio de la demande du Parlement , &amp; de la Plaiote de MO.
Reboul, malgré l'inte,':t que les Officiers dcs Ccmptes avoient d'cmpêc.hcr l'union des Séncchau!Tées qu~ cet Avocilc .du ~oy po~r[u,v,~it j
celle démarche G lufpcétc:, ne laiffoll pas avant 1Arret qUI Vient d euc:
raporté , de paroîrre CerieuCe: -à quelques-uns dc ceux qui en c:onnoiŒol-:nc
moins ta verit:lble caure.
Le Parl emen r n'a pas été moins excité par le préjudice que lt Public Sur les il1can"l!enienl
{ouffre à caure: àe la mullipl.ciré de co nflits qui nalŒent enue les deux ,~ufet... f ar ~u CO/'J1o
Compagnies depuis la defunion de la J llrJ(dlétion des Aydes, ' &amp; qui ftlll J: lllrifdlfiJon.
en (u(pendant les pour[uires les plus leguimes, &amp; les plus necdTaues, (ODe
Dne re!Tource affuree à la vexation, &amp; à la chicane ; on en COOle depui-s 17°1. ju fques aujourd'huy plés de 30. dont les pourCuites ont été
abandonoées avant ou aprés avoÏl été ponées au Con(eil, pat l:s depcnfes
inCepaublcs d'un Proc ~ z qu'il faut pou,r[ulvle à 1 5? .lieuës Joio du Domiclle, &amp; il ca fi vray que les pntentlons des OffiCIers de la Chambre:
des Comptes (ur ta Jun(diétlon des Aydes n'ont point de bome~, que:
parmi 11. conflItS iotentez depuis 1711. il yen a un dans lequel d~ ooe
refuté de r('conooÎtre 1 ur incomp.ccance pour Juger une appellation,
comme d'abus, d'uoe Otdonnance de M. l'E\lêque de Frejus quel que
{oit le Ptivilc:ge des PJrlemens &amp; du Clergé même à c:el égard, l·jnC.
tance en lcglement de Juges en cft pendante au ConCcil , depU IS
l'année 1711. eoue les nommez Berard &amp; Deze du lieu de Bargemont;
ou plûtôt elle y a (uivi le fort de la plûpart des auucs: les Parties l'OgC
abandonnée, pour étre hou d'état de la Coutcoir. ,
.,
Pour Donner un exemple de ces c:onBits qui l'ulif~ t.e~lr lIe.u de toUS
)'''1 1S8
les aUtres) &amp; muquer à quel cx,cz l'abus en cft ponc aUJourd hu)' , 00

ra;r

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-

�CONT~E

PlECES SEl\.VANT A JUSTIFIER. , LE'S REPONSESa veu en 17%.2.. dans une Confeunce des deux Parquees, &amp; cnfuite dan
l'a{fc.mblée dcs COOlmi{faircs des deux COUIS) {Ut un conilir int,roduit
par Ic Procureur Genela) des ComptC's, ,les de'puln de cCHe Comp~_
gnie reconnoître fOIl .incompetance; 6: neanmolOS refufer de convenu
que l'affaire fût lai{f(c au Parlcmenr., &amp; p~ur arrê~er le, cours d:un,e
procedure Cr,iminelle, dans ,laquelle il y avolt un Pn{onn!cr confinuc!
demander qu'clic fût renvoyce ~u Comm~nda~t de la Pro~lOce, (~quol
ils étoient &amp; lans atlion ) &amp; [ans aUlfe !Oterer que celUI de l'lUire a~
l'adement, la jufidica'Îon de cc;.. fait va être raport~e , &amp; le PademCllt
cQoCerve plétÎcufe:ment I~ Lettre pu laquelle Mon(clg,llcur le Garde ?~S
Seaux en permetanl de pourluivre celle Procedure, rotm e. avant la ~ecl.
lion du cOnalt, fait voir combien il blâllloit une parulie condolle"
--:J ' /. A-..

i .. ï .J.. t.,...k"""

~~ I j ::'7...~'&gt;;:"1:'-~

EXTRAIT du Regiftrt des Confiranw deI deux 'PArquets

•

DV 14' Jan~l~r 172.1.. nous C01Jftiilm du Royen [es Con.jèils ,fu A.voG.. r:...v/t.-t,''. 1':' v .. J.).,J- C
llfs &amp; 'PNCl/reurs GenerAUX en la Cour de Parlement de Ce P,US de Pro~enct,
"" (.-, .t- ,..;,, ~, 1-&lt; "..?
r: l
,1' h
d
.
r:. '
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MU' de TOllr·
t,?~~)..4 . .:t.... ':J ' ,n. dal, s nôtfe 'Parqu~t lur es neUj turts 14 matm , J,raIent ~ nus
::::'i~",~ 1~ ,"1' ''s. 1&gt; ~rt cr de Seguiran Arvocats Generaux erJ /a [0141' des Comptes, Aydu &amp;
F.l1alJCtl, aprél arvolr été a~ertis pour confirer conformément dU '1\. eglemtnt
dN JelU Compagmel, tn confequence J'une Reqnite donnée par M. le 'PrO,,,rlll'
Gtnmd de /a [ our des Comptu , qlf demandait que la caufe criminelle du no;
mi ()ap"iJ de Marfo,lLr pmdanle p,ard~~aTJ: ,la COlor de Parlement ,fot, ren'l.lO)ee
.è la Cour des Comfw, attendu qu tl J agijJott de ~larchal1difts paJfm en contNbAnde, (7 en fraude des droits du Rt?)'.
L'Affaire mtJe en Deliberation, apres a'T.ioir ~ifité les pieees c.Î'vileJ C1' f~i.
mineUrs, M. de Tournefort A'l.'ocat General ( en la Cour des Comptes) a àlt,
qu'iI étuit ~ray qu' tl ne s'agiJlàit d~ns l'affai;e. de ~bapuis d' /tu~u",e contreb~lld,
, ni fraud, aux J..oits de Sa Majefle; &amp;Aqu alOG Il conveno!t q~c I~ C~ur
des Comptes n'cn devoit pas connome , &amp; que cc proces 0 e:tolt p,olnt
de leur. compereocc ) mais il a co même: tems demandé, que l'aff:ùrc
dont s'agit fût ren voy éc patdcvant le Commandant, (onformémt11t à
[ Arrêt dll Cpnfed d~ 14, Septembre 171.0. parce que /agiffant dans ce 'Pro«J de hla1chandifos jouPfonnées de contagion, &amp;' pajftes clandeJlinement; le
parlement l'J'en pou~oit pa; (onnoître , puis que par le même .Arrlt Ju Confotl
du 14. Septembre 17l.0. la connoiJfame de toutes les tljfaires qui regllrdem /"
Contagion efi interdite aIl parlement, &amp;' 7en't'OYù au Comm~n~dnt"
'
M. de Seguiran ( aulJi Arvocat Gentral aux CompteS) a ete du meme a't'If·
M. d~ Boyer d'Eguilles Procureur General, a dit, qu',L lui paroifJoù extraordinaire 'lue M". les Gens du Roy des Comptes, IIprés a~oir COn~enu 'lue cette
affaire n'étoit pas. de Leur competence, &amp; qu'iLs n'en pou~oient n"lIement un'noEtre, ~mlfe1Jt en Leur nom en changeant les Cone/uftons de leur Requête , recl~­
mer pour &lt;fulrui, une affaire qu'iLs a'ùlojimt ne pou~oiT jamais ju!/r, qu'ils exClpoient du droit du tiers, étant [ans intertt , &amp;' pa, c01Jfoquent fans aElton.
~e d'aiLLeurs tArrlt du [on[eil ne ffaurolt Leur fer~ir de Titre. puis que
l'intention Je Sa MAjej1é 'Vient d'être notifiée 'au Parllment par la Declaration
tiu 1 1· N(}~e",bre J 72.1. dans laquelle le Rt?)' ordonne que taus les ]'-~g(mtTIf,
Senttnccs &amp; Proceàar" qui a~ojent été faills lar le Burtau de Poli" de Mar-

LES FINS DE NON RECEVOIR..

II)

'2'7 ,

Jèille , feront remifes, au Greff~ de la Cour Je parlemé~t ; &amp;' tou:e l'!nflrutlio1J
de t'aJfoire de Chapms, (7 meme la Sentmce &amp;' Proces extraordmaJre , ayan'
été faits pa, le Bureau de PolIce qui a été re~oqué lors que la Sené,bau.D'ée y
rj1 rentrée, on ne !elft pourjill~re cette affaire que pardervant le Parlement) "
gui le Roy ordonne que l'on portera t011S les Jugemens , Sentences (7 procedures
faites par le Bureau de Police de Marfdle que le Roy ~ient de [uprimer, afin
d'tlprendre aux ~lifbitans de cette Pro,~i1'Jce , qll&amp; le, bon o~dl'e &amp;' l'an(i~"e diJ;;a
pline, Je font ret.lUlII a~ec la Sante; (7 a opme qne l affaire reflerolt pardervant ta Cour de Parlement.
Et MU de t'agons Procurenr General, (.fT de Gurydan &amp; Courbons eA-vlJ_
tats Generaux, ont üé du même a~ÏJ. Signés , RabajJe , Gueydan, BOY41'
J'iguil/es , &amp;' Courbons.
Ce fut Cur la même conGderation de l'intcrêr public, &amp; des inconveniens infcparables de la fdcdue: d'lntentcr des conBas, que par
J'Edit du mOIS d'Oétoble 1658. la ]urifdJétion des Aydcs fut rend uë
au P~dement du D a uphi~é) 3prés cn avolt été leparée depuis 1638.
les tèrmes avec Icfqncls l'Edit cO: conçru leprdement fi bl~n ccs incon"coiens que Mr, le Procureur Geoeral du P.ulement va les rapporter
:aù Id Dg ,crainte de les affoiblu; 00 verra de plus dans la liruatioo
du Padcmcot d: Grenoble: un grand raport avec ccll e du Parlement
de Provence, il Y avolt même plus de difficulté, en cc qU'JI s'agl(foit
de fuprîmer ,unt! Cour des Aydes ét abile (e parement) &amp; de laüfe r par
'Contequc:rlt grand nombre d'offiCIers [ans fonélions, &amp; {aDJ caraél:crc,
E D lT portaTJt Re".JoctJtion de la Cour des Aydes établie Jam la Vtlle
de V/erme, du mois d'OOobrc 165i,

o VIS

pat la grare de Die", &amp;'c. S'alut. Humbert 7Jauphin de V;ennois , d'heur,'.fe memoire Prince Sou~ertl in dldit cp ais, par (on E1it d"
mois il Août 1340. aY tl11l (réé 6" in/Mué [on [ollfeiL Sou~erain , ApprlLé le
[onftil DeLphin al : a t 'te L' autorlIé (3" jUI'{dltl/On pour connoître nOI) feulement dl
loutes les m:ltiereJ qui )fmt de la jlmfdl{/'on ord/1JaÎl e de nos Cour! de Parlement, mais encore de cella des TatLJu , Gabellts) Subfides • .. Ce qui 4uroit
été confirmé par plujieurs Lettres Patenw . , par le/quelles il efi expre({eme1)t
potté que ledit Conftll Delp/1inal dep.:lis changé Cil p.ulcmcnt co 1453. "ura le même pourvoir, autOrité (5'" jurl/dléllOll q"i lui élOI! attribuée plY (on haMiJJewent) dont les Ojficiers d'icelui at4roient p.J.i(iblement j-'ÜI, jllfJMS • • _ que
Nôtredit Seigneur &amp;' Pere pAr le[dltes confiderations • &amp; PIf celle qu'jl pourroit tiret une: notable: Comme de denlcrs, pour Cubvenir à PHtic des
grandes dépenCes aùrquc:lles 1.. oeccfU\e: des atfJim de l'Etat l'obllgeoit,
I/Uro;1 p.r jan Edit du moIS de J an~lC1' 1638, deJ.mi de nôtredite Cour de
"'Parlement de 'Dauphiné la jlIY/[dIEllon &amp;- connoljJa nce de ce qlel depeIJd (ü nos
.AJdes , Tailles, Gabelles • • (...'" e,) cOlfftquence créé ~ érigé u/Je CiJur SO,.7)eraine Jes eAydes (7 Finances de Dauphmé , p:lur tUe ét~,blie e,! nôtre Ville de
1I'lenne • •• &amp; con(iderant que tant s'en lallt qlle l etablf{f ement Je ladite
Cour ait produit l'tffit que n8tredit Seigneur &amp;' Pere s'et oit promi! p~ur donnel'
.lé 1'epos &amp; le !ou14gement necejfaire aux trois ord;e~ de ~Ôtrl Prcrv!,1Ce , nous .
avons reCODIlU par divcrf" pl.limc$ qui ont etc faites cn not{e Con-

L

�PIECES SER. VANT A JUSTIFIER. LES REPONSES

(d,.Ie: préjudice ql2e ladiee Cour des Aydes de Vienne i1eplIis J" ,
bliilement d'Icelle a cau[é à, no[dies Sujets, &amp;- à la lt'Vée de 110J den~:r::
fait pa~ le, trop grand ,nombre d,officiers • ••• [oit par Jes CONFLITS de

Juuldrébon qUI arnvent ordInairement entre

les deux Compagnies u'
obligent oos Sujets de Jadiee Province , de fe pourvoir au Co'n(d:
en Reglelneo, de Juges, au moyen de quoy ils (one conllitués en des
faIs &amp; dépens li excclIifs ; que De les pouvant fuponer , iJs [one Contralots, d'.bJndoDner la ~o~rCu.ite de leurs affaires; comme aulIi par
Jes pl.uotes qUI nous ont etc faites concre ln Officiers de lad. Cour
éeci s'apli'lu.bicnnl- de) Ayd s, de ce que pour {oûcenir leur ]urifdiétion. nofdils Soje(S
rurdemcnr aux abus '1u,e (~ot ~ JUCOUp ve%ez , ~e qui leur donne tant de terreur) que plulicu rs
~aClo urdcs~ompc~~alc d "llIlIfcux ne .Cachaot a ,quelle juriCdiétion ils Ce doivent adet/fer pour
lur a promlcre mn.mee J
des Aydu.
~s a ,!Ires qUI ,leur fu~vle?ent, &amp; ~prehendant d'être mh co preven_
(Jon pou r le meme fait, 1Is (ont contraints d'abandonner la pourfuicc
de leurs droItS. &amp;:c. Voulant foire cejfcr ln plaintes des Sujets de nGtredite
rpro'(;IMe, P?U~ étabfir entr'eu~ le repos &amp; la tranquilité " • A ceS CAVJES
c ; c, Donne a Pam au mOIs d'Aétobre 16 58.
Taor de cooGderations prdrantes fur I c ~ abus &amp; Jes inconvt'niens qui
nalaen~ de' l'union des Aydes à la Chambte des Comptes, fuffifent fa ilS
dou!f' a MI. le Procoreur General du Parlement, pour en conclurre
COO\l~ ( c. ue ~a de non recevoir , ti rée de la cdr:.ui on de pourfuite
•
d CFUl~ 1666, Ju(ques en 1714' 'lu'i1 {elo il difficile d'appliquer dans un
c ~ s PlU' t .. vorablc: pOllr 1" Parlement ces glandes maximes, que Jes
les Inl1.. nu s au Confed, ne tomb ent ni en peremption, ni cn prefenpl lor. ,' d&lt; que ~~ Nlajdlé ne perd jam ai s le droir, de di(po!er dc la
prO pCltie des ]Uflfdléboos de (on Royaume.
Sur la J:n de non reL cl
t".
d
.
('
, r , ,
a ,fOl t c no e non recevOir propo cc par M. Je Procureur Ge.
~
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1 d r i' "
1
fift'UolY,tlreedeJdlfnerald
l tf' d '
,~ S ~ omptes 0 a pas pus e 10 Idlte que cs precedentes, ~ di(a ~~rolt à m, fure que l'ou aprofondit les faits fur lefquels elle dl: fonCH tt'b ln e'nI,l/
en rem ourJ4nt.
dee; (Ile con GUe à dire) que les cho[es n'étaot plos au même état
(ju'd les étole nt lors du payémeut dt la Finance que Je P.uJement off!;
de re~bourfcr, &amp; Yayant eu depuis lors divelfts Cruës faites en conlideutlon de la JU,rtCdléti?O dt,s Aydes j cerle offre n'cft point recCVIb,l e) &amp; ~uc n fcrolt une IOjuCbce de priver la Chambre des Comptes
d une ~~r\fdlétlOO. pour laquelle elfe a pay.é des Finances G conliderabJcs.
A 1egard d , la prcmiere Finance, M. Je Procureur General du Jarlement aurolr pu (o~I,~nir q~'e1I~ fùr ~OIielemcnt rembourfée '0 156'.
auendu que la mOitie de 1anClene FIO~nce , jointc à la moirié de celle
Plocedanr bdu Conttar
du 10 • Juin 1555 . &amp; aux 300". J'IV, plece cl cm"
~eor ,re~ ~urlccs a ~al,beq?i , emportoieot cout cc qui fut payé pour
o l,en Il 1Edit du mOIs d Aout 1555, ainG qu'il ell: jull:i6é à la page 65
lnalS Comme le plus ou 1
.
• Il. '
•
, .
•
e mOIns n en ja.malS entre pour uen dans auf.une ~tS demarche~, du p~r1e~enr , il dcc/arc ici qu'il fera toûjours tré,
f
am ait " de ce qu JI plaira a Sa Majdlé &amp; à fon Conlcil de liqUider
pour ral[on dc cc rembour[emeO[.

r~~nt aux Finances payées depuis 15'6. pour les Crllës faires en eonliJoerauon
de 1 J 'fd' él:' d
d'h . , 1 h a uu 1 Ion es Aydes) e/les raportent encore aojourUl a a Cambre de$ Comptes des revenus G exccffifs) que M, Je' Pro-

CONTRE LES FINS DE NON ttECEVOIR.
ClJreuf General des Comptes auroit eU bien plus de raifon de [e plaindre,
fi le Parlement avoit demandé d'être ttÇÛ à faire cc rembour[ement dans
la vûë d'en profirer ; la jull:ificarion l'arfaile de ce fait important a été
rapouée aux pages Sa. 83' &amp; 86. cn di(cutant le produit des Cruës'de$
années 1637, oU 163" lé?I. lX 1704. les trois fcules qui aycnt été faites 1
i la Chambre des Comptes depuis plus d'un Gecle .
y voit qu'en 1639. pour une Finan"c de 112.000. liv. ou li l'on
veUt de 1648oo.liv. en y comprenant une compeofation faite (ans cau(~
oU pour cauCe qui ne (ubGll:oit plus) les Officiérs des Comptes Ont rea
liré long eems (ur Jes Etats du Ro)' prés de 40000. J. de gages J &amp; qu'il,
co retirent encore au jourd'hui plus de 2.5500. lIv.
00 Y voit que la Cruë de 16,1, pour une Finance redllite à 3'2.000.
liv, ainli qu'il ell: jull:dié en marge de la page 81... rapone tous les aos
au.delà de 51000. IJv. de Revenu, tant (ur les Et:m du Roy; que (ur
la Province cn geoeral , &amp; fur chaque Communauté en parcicu1ier,
au moyen d'un droit d'un denier pour Ilvro que le Roy leur accorda
(ltr tOUS les Comptes des Tréforicrs faos en coonoitre fans doute J'imf&gt;or"
rance, (ous pretexte des Epices de ces mêmes Comples, qui ont coûjoun
été, lX font encore aujourd'hui arrêtez, non co Chambre des Comptes,
m~is dans chaque Communau té par les Audllcurs nom z dans les Con[,ils, &amp; la Chamb re des Comples y avoie li peu de droit, que dans la
Declaraeion du u . Mly 1596. ra portée à la page 'o. il cft dit, qll Ils
len attirolent la connoilfance contre La teneur deJ Lettres precedmtfJ, aulIi n'cn
connoilTenr-ils pas , même aprés cette amibulion fi évidemment {nrpeile j &amp; ces (ortes de Comptes ne leur font aujourd'hui replc:[eotez que
pour y calculer le montant de leur droit j d~ forte que P,o~t le~, erreurs
&amp; les faux emplois les plus vilibles) les parties (oot obllgees.d Jtlte~tcr
des ioll:ances d'apel à la Chamb re des Comptes, &amp; ne (etICent alllG
aucun frui, de ces Epices excduves, coOtre l'irHentÏon cxptelfe de S. M.
Cc denier pour livre qlli coûte au,jourd'hui pl~S de 300,°0. liv. aux
Communautcz de la Province, &amp; qlll augmente a proporuon que les
Ch.uges gtolIiffeoc les fommes dont les T lé[oricrs rcndent comple ,fans
y comprend re les iomêt5 du retardement que ,la Ch~mbre des Co~pce~
ID exige, n'cft pas la feule nouvelle Cha rge Impo(ee [ur la Province ..
la faveur de ce même Edit; il a élé julli6é, Cur la page 81... que le Corpi
de Ja Province en [uporte encore 30~O, liv, d'augmentation dans Ja
rcddicion annuelle des Comples de [00 TreCorier.
~els que (oicnt ces avantages que la Ch amb~e des C~m,ptcs a
retirez pat la Cruë de 16? 1, clic n'a cependant pOint rdfentl a cClte
occalion Je Pléjudice in[epatable des Cruës ordinaires, à caure que les
nOQvcaux Offices créez ( à la re[crve de ceux des deux PreGdcos ) furene
acquis par les Auditcurs lX Jes Correéleurs qui étoient en exercice,: leCquels par ceue commuratÎon de titre, ne 6rent que cha oger d ceat ,
{ans augmencer le nombre des Officiers; ce qui eo eff~t ne ,porta aucu,o
obll:ac/e à l'augmentaeion du prix des Charges 'lui {urvlnr d abord aprc:s
cn conGderation de l'augmentation [ubiee de leurs Re~enus.
La derniere Cruë de 17 0 4, ués-avamageufc aux OffiClCfS de la cham,
Gu

On

•

�PlECES SEl\. VANT A JUSTIFIER. LES L\EPONSES
btc des Comptes l'auroit éré , inunitllCnt davantage que les deu" :autres, pat la nouvelle CU IpriCe avec laque~le ,ils firent gliffer dans la
Declaration du 13- Septembre 17"4' uponee a la page 84. deux arti.
cles d'uoe impollancc CX[fc~e : J,'un p~ur les dr~its ,honollfiques, J'au.
cre poor les lU4."1'arifs ; JI a deJa etc pade du premier a la page 1 °7 _&amp; de
la jufiice que le Roy rendu au Parl,cm~llr en reparant ceUe Curpriee, qui
valut neanrOloins encore ~oooo_ Itv, a la Chambre des Compres par la
bonté que: le Roy eûr de lUI, qUlctCr Jes 2., C. p~ur Iiv. r~co.mp.cn,Callr ainG
une condulle qu'il auroit pu [everement punir (ans lUI faHe IOJufilCC,
Mais à l'égJrd des droits lucratifs attribuez par la même Declaration
con(j(tant cn une augm entation d'un cinquiéme Cur lOures les épices,
droits &amp; émolumcns , cc droit n'a reçû aucune atteinre ju(quc:s aujour.
d'hui; &amp; cette augmentation coûte annuellement 9000. liv. (U[ les Fi.
nan ces de S. M. &amp; 1.6~3. liv. à la Province, commeil eft juftifié pat· IlS·
Ces [ones d'impofitions Cur la Province &amp; [IH les Comruunaurez font
d'aut ant plus douleureuCes pour les H abitans accabl;z faus le~ impou.
ti os ordiOilires , qu'ils en font plus fort chargez a proportion de ce
que leurs dépcnCes augmentent, les malheurs des rems gro!Iitfant de plus
cn plus, l~ droit tldi ux du denier pour livre [ur touS les Comptes des
Comm'unaurez de même &lt;Jue les vacations employées aux Comptes de la
Province à meCure qu'ils Conr obligez de fournir davantage aux befoins
de l'Etat ~ conGda 3rion qui doit bien les entretenir dans la jufie dH.
til1~boo qu'ils fonr des deux Compagnies, puis qu'ils vOyl:Ot au coo·
tralre le: Parlement parrdger avec eOx leurs contribudons &amp; leurs. pertes,
&amp; qU'Ils [ont ainfi tOlîjours aITurez, qu'il n'a que des vûës &amp; cùs -dclirs
lin erres de contrlbuet à les finir.
, C'eG: donc avec bien peu de fondement que M. le Procureur General
des Comptes opo (e au Parlement la difficuhé d'indcmnifer les Officiers
de (a Compagnie, én leur rembourCant ce qui a été p3yé (n divers teml
poor les Cruë~ , pu is que lcs FInances des tr ois qui vienenr d'être rapor.
lécs, foot bien au deITous d'un milion ,&amp; Plodui{enr cepcndant plu.
de cent &amp; cinq mille liv. de Revenu, d'autant plus [olidemenr établi
qu'il l'dt pour une glande panie (ur la Province, &amp; fur les Commu·
l'I3utez , &amp; qu'il augrueme rous les ans, à proponion de cc que Jes
fmpolitioos Cont plus confiderabl,s.
En cer état toute la dHnculté qu'il y auroit dans cc rembourlemcne
[croie de faire co n{cntir les Officiers de la ChambfC des Comptes à tranC·
porrer au Parlement une p~rrie de leurs gages &amp; revenus; une plusgran.
de encore que M. le Proc. Gen. des Corn pt es ne prevoit peut-être pas.
feroit de fJÎre cooCentir le Parlement à prendre palt à cc qu'ils rctircne
ainli (ur les Communautez &amp; (ur la Province, pat des droits obtenus à
des conditions fi naotageu(", &amp; (ans le! oüit : attentif au Coulag.c:mcnt
des Habitans , il cft trop éloigné de pen(cr à profiter jamais fur eux.
Mais ce qui doit achel/et de calmer les alarmes de M. le Proc. Ge o.
des Comptes {ur ce rembowC,menr sdont il cul nt tant les luiles, c'cfi
Ja precaution que fa Compagnie a priCe dans tOUS les te ms , dc fa ir'
apliquCE- aux droits de Ja Chambre des Comptes tOUS les al/antages qu'·

CONTft.E LES FINS DE NON RECEVOI .

JJ9-

"2. ," '

elle a rcçûs ~ chaque Cruë , foit que les droits de la ]urifdiéHon dt'
Ardes. qui ne confifient qu'aux Ceules Epices des procés, foient peu (ufcepribles d'augmentation, {olt que les Officiers dc~ Comptes ayenr prc ..
vû, qu'ils o'éil joüirolcnt pas toûjours.
O!!oi qu'JI en , [oit, bien loin que le Parlement ait du regret au pell
J'\Jtilité qu'il reurera par Ja léünion de la ]uriCdJébon des Aydes; il voit
au conrraire avec joye , que l'on ne puitfc aioli le Coupçonner d'avoir
en vûë uo ior erêt pccuniaire &amp; bucCal; il lallTe volontiers joüir les Officiers dC5 Comptes des revenus llu'lls ont plIS ta nt de foin de [e procllrer,
cootcnt de n'avoir pOUt objet de [a pre ten tio n, que l'honneur d'cxcrcer
uoe .]u d [d léhon plus écenduèt, Sc l'avantage de guamil les h~bit3ns de
CClte Prol/ ince du prejudice qu'ils reçoiven t pa r l'union des Aydes à la
Cham[m: des Co~ptes i d'autant mieux q\l'il o'cft pas même q\1efilon Le pd~d: c:sOllicet
de diminuer le pm: de leurs Offices, don t on (ç ;l. ie que le produit a. toû. ne ;'çt·uro1d[ dllmnu1er l~n(
.
, ,
"
1 b'
qu 1 s pro UIrOll! e cu.q
JOU(S etc le princIp:! 0 Jct des Acquerculs.
pourcell!comlll~ilaf(j/n,
La Regle que Mf. Je Procureur G ~ n e r a l du Parlement s'ca irnpo[ée aujollrd·hlly.
dés le commencement de celre pcodu é'tt oo , de ne rien avancer fans e:n
uporter. !;n mê me rernps une ju (hfic Hioo par t.lite , l'a empêché ju(quei
ici d'ajoûter ~~ c'c:!l une tr~dl(ion con th nte &amp; conCervée dans le PJ dement, lie le fameux Coorrar du 10. ' tJI O : 555. UI a loduit l'Edit fcrvaot de tirre à la ch. des Compre s, ut p.l ifé cntre le Roy cnry . Sc es
Officie.cs de ceue Chambl e, [ous cetle condition exprejfe qu'tlferoit en tOut lemI
p~rmiJ au Pal·/ement. de r(cou -vre r tant la J Ur/rd/Ellon da AyJeI ) que /e~ aUforer
mentionnée.r da'JI le même Cflnt rat , en ,embJur(ant aU K OlJicier. deI Cam )/el la
fome ,qu.i.auroit été par eux payée en confequencc, ils ne peuvent rai(onablcrnent
contledire ce fait fi vC3y-fembl .. ble, &amp; li conforme à la jll(bce que 1· R.oy
dc:ficoic [ans doute de conferver aux Officiers dl1 Parlement dépoiitll cz
à prix d '~ rge nt, qu'cn reprc:(entanr ce Contrat Cur lequel le: Coo[eil a
~ctetmioé qu(" la d.C'm ande en réùnioo des Aydcs (croit dccidée; mais il
n'cll; pas moins vrai-(emblable, que: c'cft celte c1aufe importante, qui les
oblig~ prin ci pa le men t de le cacher , comm e ellc les oblige a en 1608 de
le rcprefeorer à Mn . les Gens du Roy , du Parl ement &amp; de la Cholmbre
des Compt es. de Paris, Cans le faile lignifier au Parlement.
Mc, le Proc. General du Parlement à tout li eu de croire que le de:{lein Conclufion (;Jo préeil
qu'J! s'cft propo(e dans ce:lte produél:ton vient d'étre abondamment rem· de celn 71roafiÇ1jQl1,
pll; il a jufiifié fur la Julhce de {a d(: mande au fons , que le Roy Henry
Il, prclfé par les bcfoins de: j'Etat, &amp; Cans eH minet li l'e:xpoCé des Officien
de la Chambre des Comptes étoit conforme à 1 verÎlé, leur uanCporta la
Jurj(diébon des Aydçs, croyant faire un Aéte de: Juftice , &amp; .les rbta·
blic dans Jeurs droits, d~ns le rems qlùl privolt au contraire le Pade·
tnent de Ca plus narurelle &amp; plus ancienne ]uriCdiétion, d'où il fuit
par une coo(equencti ncccITaire , que la Chambre des Comptes rient
bien moins cerre ]uriCdlétion de la volonté de cc PClGee , que de la (ur,priCe pratiquée à la folveur de la fomme promi{e , paf le Contrat du 10.
juin 1555, ce qui eft fans doute le point de fait dfeoriel, que l'Arrêc du
ConCe:il du a. Février 1666. à voull1 éclaircir, Cil charg.eant expretfetnent Mr. le Prol:. Geu. des Comptes de rapoItC'{ cc même Contrat.

�t

l'IEeE) SERVANT A JUSTIFIER LES REPONSES
moyeo de ,él dblsr co Provence avec l'ordrc des J urifdiltions, le repos &amp;
la rranqudilé des Habirans, cn fai(ant ce/fer les Abus &amp; les inconveniens
in[eparables de [on union à la Ch. des Comptes, par les enuepri[cs comi.
nuelles {ur le premier re/fort des Aydcs, &amp; par la multiplicité des confii"
qui en l'ém preCenr [ont unc rc/fourcc a/furée à ('impunité &amp; à l'injufiice.
Mt. le Proc.ureur General du Parlement a de plus jullifié fur les fins de
Bon recevoir, qu'clles looc ou [ans le moindre fondement, ou appuyées
(ur des équivoques de f.lir , &amp; (ur tout que les difficuhez dans le rem.
boudemeor, &amp; l'indemnité (ur Ic(que:lIes Mc. le Procureur General des
Compres inG rle taot , ne fO IH qu'un vain pretextc ; pui[quc d'un côté cc
foot les cruës ,qui OOt formé les gages &amp; droirs exceCIifs des Officiers des
Comptes, bien loin qu'ds en ayent re~û du préjudice; puiCqu'ils joüi{fcl'lt
de: plus 100000. liv. pour beaucoup moins d'un Million dc Financc , &amp;
que: d'auue part ils con(ervcront en qualité de Ch. des Complcs tOUt cc
produit, qUI n'a ri en de comun aVec laJuri(diélion des Aydes.
Toures ces ju!ti fic 3tions &amp; cclles d'une inanité d'autres failS rrés rcle.
vans, ont été faites avec les IÏlres les plus refpeélables, uniquement choilil.
p ~. rmi des Edits, Declarariolls &amp; Leures émanées de la pure volonté
des Roys , &amp; des Arr êrs du Con Ccii tous ou coorudiéloires , ou obeenus
à la (cule pour[une dei Officiers des Comptes, au lieu que les citations
lle~l1';ce imprimée page dt' [on Procureur General IlC coofifient qu'en des {impIes confirma.. &amp; 7·
ri ons tie p r] " cge acc ordées aux nouveaux avc:oemens des Rois Loüis
~" r:~trtSCurl'Arr2cdll XII. &amp; Fra"çol S1. ço des pieces qu'ils {e [ont formées cux mêmes da os
omeücicotS
du "May
r1.
' cl u C ODlel
r '1 furpns
' {ur R equete
A
(ont
comme1 HunG 1curs R cgllues
, .!J4 en que 1ques A
rrets
&amp;
. ~t dans la mê~e Re- [ans oüir Pl lll C, q ua lifiez (auvent du titre d'Edit, ou de Dcclaratioo &amp;
quece. page 9 • ble? q~~ co uverts par CeL,X qui les ont fuivis.
ce meme Arret al[ e[e
Cuire r;evoqué , il en
Cefi aolll pour marquer cette di/ferance e/fc:ndelle entre les titres pro&gt;
ft .de meme d~ la Oecla_ du il s par J'u ne &amp; J'au tre Cour, que Mr . Ie Procureur General d" Parlement
n!1on du 7,JUIIIet 1 f 57 ' c
'
,
1 Ci
li 1 ,...
,
pportée D"t' $7. voye~ a fdl! Imprimer es lens, oppofant ain 1 eur hmple rc:prc:fenration a tOUt
'luiaécéobCervé à la cc que Mr. le Procureur General des Comptes s'cft éfforcé de rendre
fige ~!J.
v rai· {emblable dans [1 Requêre imprimée, aVec un foin li laborieux,
iJ a même: joint la plûparc de ceux fur Idquds la Chambre des Comptes
paroit compter le plu s,parce qu'il ch~rche autant à manifefter la verité que
[on. Procureur General cherche à J'ob[curcir ,ccue Corrc de rcponCe à
paru la feule convenable au Parlement, qu,i 3ui{fant avec des vûës li unies
à l'inte:rêr Public, &amp; au bien du (ervice, n~a befoin que d'cxpo[cr [cs
, Tirres (tH la Juri(diétioo des Aydes, pour obtenir de la ]uftice du ConfcH
fins (ont raportees à de Sa MaJcfté, l'adjudication des fins de (a Requête
•~espage
10.
'
.

1

} [ommijfàireJ.
}
}
l,

Monfieur. 1J E R. Q V! L LEt, Raporteur.

1
1

S~

I~~

Î~ .

.P R E C 1 S
ET

MMAIRE

S

DE L'INSTANCE·
POUR le Procureur General du Parle~
ment de Provence, Demandeur.
CONTRE
LE phOCUREUR GENERAL&lt;IJE tA CHAMBRÉ
Comptes de la même Provmce , &lt;IJefJtndeu r•

lJ)'E9

demande
·
G"encraI du Parlement
E Procureur
. d de Provence
'
l'execution d'un Arrêt du ~oln[ell, u, 8. Fevp~r Id66~. r i e A_' ...
CA '
donne à l'amc e 2.0. qu avant raire r~lt .LU~:t
et lUTer elt
et. rr~t or 1
afin de réünion de la JunfdiétlOn dans la Pr,'(UC.
Requete au Par eme~lt, G
1d 1 Chambre des. Corn.; don imprimée
,
des Aydes, le ProCmeur enera e a
{fc'
1 R dll .Bir(.r=nr
tes y défendra, &amp; rapportera le Cont~at pa .e pa~ e oy plg. !J.
HE N R Y
avec les Officic'rs de cette Compa,gllle le dIX JUIn l! 55~:
r. bl 1 n, '
d fi nce &amp; les autres pleces concernant &amp;ttttcl1lem de a ,&lt;-uIJttang. n. ~~ nlans fe délay précis de fix ièmaines, pour ce
bunon e cecte urno!\..L!
1·
r le Profait ou à faute dé les rapporter être {llr es plecdes raI?porte~
fi'
cure~r G~neral du Parlement) définitivement or onne par
aJe e ce

rI.

1

Plfi

•

M.

qu'il appartiendra.
A ' 1 p I t de Provence a pre(enté à Sa: Cecce Requ~ce
En execution de cet rret, e ar emen
die
eft dJOS la meMajcfl:é la Requ ête, [ur laquelle elle cft en etat e p~ononcer; es OD- me Produél:ion
doGons qu'il prend dans cme Requête ont d~u]t parnes. ' " 1 P
imprimée&gt; pag •
JO. Le Parlement demande, qu'en conformite de cet 1
Arrcet, e &amp;roclu- _"""2.
rapportera
e"l'If
ontrat aveir
es J. j .
C
1 b fe des omptes, "
. rem General de la Clam
pieces qu'il dl: chargé de rapporter l' J:l ne Fc arOlt
9-~ 1&amp; ~~e ~x~cution
en cela aucune difficulré, ces cone uuons ont gn.~ U1 e d
(
• s
de l'Arrêt du ConCeil de 1666. qui s'explique preclleOleoc" ans esmeme
termes.
A
1

f LEP E L LET 1 E ROE S FOR T S. l
1 DEL A BOU R DON N A Y E. r

LE GUE R C HO 1 S.
f E RR AND.
~ DE VOYER D'ARGENSON.
,lDE FORTIA.

Il

1;

Il a encore ju(Hfié que la demande eo réüoion des Aydes, C{lle feul

M1fieurJ

2 a 3.

�t

l'IEeE) SERVANT A JUSTIFIER LES REPONSES
moyeo de ,él dblsr co Provence avec l'ordrc des J urifdiltions, le repos &amp;
la rranqudilé des Habirans, cn fai(ant ce/fer les Abus &amp; les inconveniens
in[eparables de [on union à la Ch. des Comptes, par les enuepri[cs comi.
nuelles {ur le premier re/fort des Aydcs, &amp; par la multiplicité des confii"
qui en l'ém preCenr [ont unc rc/fourcc a/furée à ('impunité &amp; à l'injufiice.
Mt. le Proc.ureur General du Parlement a de plus jullifié fur les fins de
Bon recevoir, qu'clles looc ou [ans le moindre fondement, ou appuyées
(ur des équivoques de f.lir , &amp; (ur tout que les difficuhez dans le rem.
boudemeor, &amp; l'indemnité (ur Ic(que:lIes Mc. le Procureur General des
Compres inG rle taot , ne fO IH qu'un vain pretextc ; pui[quc d'un côté cc
foot les cruës ,qui OOt formé les gages &amp; droirs exceCIifs des Officiers des
Comptes, bien loin qu'ds en ayent re~û du préjudice; puiCqu'ils joüi{fcl'lt
de: plus 100000. liv. pour beaucoup moins d'un Million dc Financc , &amp;
que: d'auue part ils con(ervcront en qualité de Ch. des Complcs tOUt cc
produit, qUI n'a ri en de comun aVec laJuri(diélion des Aydes.
Toures ces ju!ti fic 3tions &amp; cclles d'une inanité d'autres failS rrés rcle.
vans, ont été faites avec les IÏlres les plus refpeélables, uniquement choilil.
p ~. rmi des Edits, Declarariolls &amp; Leures émanées de la pure volonté
des Roys , &amp; des Arr êrs du Con Ccii tous ou coorudiéloires , ou obeenus
à la (cule pour[une dei Officiers des Comptes, au lieu que les citations
lle~l1';ce imprimée page dt' [on Procureur General IlC coofifient qu'en des {impIes confirma.. &amp; 7·
ri ons tie p r] " cge acc ordées aux nouveaux avc:oemens des Rois Loüis
~" r:~trtSCurl'Arr2cdll XII. &amp; Fra"çol S1. ço des pieces qu'ils {e [ont formées cux mêmes da os
omeücicotS
du "May
r1.
' cl u C ODlel
r '1 furpns
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A
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ce meme Arret al[ e[e
Cuire r;evoqué , il en
Cefi aolll pour marquer cette di/ferance e/fc:ndelle entre les titres pro&gt;
ft .de meme d~ la Oecla_ du il s par J'u ne &amp; J'au tre Cour, que Mr . Ie Procureur General d" Parlement
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,
1 Ci
li 1 ,...
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'luiaécéobCervé à la cc que Mr. le Procureur General des Comptes s'cft éfforcé de rendre
fige ~!J.
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iJ a même: joint la plûparc de ceux fur Idquds la Chambre des Comptes
paroit compter le plu s,parce qu'il ch~rche autant à manifefter la verité que
[on. Procureur General cherche à J'ob[curcir ,ccue Corrc de rcponCe à
paru la feule convenable au Parlement, qu,i 3ui{fant avec des vûës li unies
à l'inte:rêr Public, &amp; au bien du (ervice, n~a befoin que d'cxpo[cr [cs
, Tirres (tH la Juri(diétioo des Aydes, pour obtenir de la ]uftice du ConfcH
fins (ont raportees à de Sa MaJcfté, l'adjudication des fins de (a Requête
•~espage
10.
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ment de Provence, Demandeur.
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LE phOCUREUR GENERAL&lt;IJE tA CHAMBRÉ
Comptes de la même Provmce , &lt;IJefJtndeu r•

lJ)'E9

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·
G"encraI du Parlement
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. d de Provence
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l'execution d'un Arrêt du ~oln[ell, u, 8. Fevp~r Id66~. r i e A_' ...
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avec les Officic'rs de cette Compa,gllle le dIX JUIn l! 55~:
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qu'il appartiendra.
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En execution de cet rret, e ar emen
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• s
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Le Parlement demande , qu'au ~as que le Procureur General de ~
Chambre des Comptes ne rapporte pomt ces pieces, il plaira à Sa Maje.
fié au moyen des offres que I.e ~arl~ment ~éïterc: de rembourlèr la Cham.
bre des Comptes, fuivant la lIqUidation 'lUi en fera faite, d'ordonner qUe
la Jl1rifdiaion des Aydes lèra renduë &amp; reünie au Parlement.
Pour faire voir combien ces concluuons (Ont juO:es &amp; conformes à let
lettre &amp; à l'efprie de l'Arr~e du Conlèil, le Parlement a juO:ifié deux Pro.
poutions principales dans la produ0:ion imprimé.e.
La premiere, que la repre{enratlon de ces pleces eO: abColumone ne.
celfaire, &amp; doit décider du droit des deux Cours [ur la Jurifdiaion des
Aydes.
La [econde, qUé ce contrae &amp; ces pieces [Ont dans les Archives, &amp;: au
pouvoir des Officiers de la Chambre des Comptes.
2.e o

PRE MIE R E PRO PO S 1T ION.
La neceflÎté de cetté reprelèr1tation a été jugée plr l'Arrêt du Conlèil de
1666. le Procureur General de la Chambre des Comptes ne peut aujour.
d'huy s'en diCpenCer, Cans quay ce [eroit rendre frulhacoire &amp; inutile la
diCpoution de cet Arrêt.
Il dl: d'autane plus necelfaire d'ordonner cette repre[entation , gue le Par.
La Requête de lemene a pleinement juO:ifié tOUt ce que [on Procureur General avançoit
ce Procureur en 1666. pour obtenir cet Arrêt, &amp; que le Procureur General de laCham.
Genmlcll:dans bre des Compees n'a rien oppo[é qui n'ait été démontré être coneraire aux
!a Pr.od~éOon, titr~ les plus rc[peél:ables &amp; les pl~s [o!emn,els.
.
fpruuee, pag.
C eft ar les aêtes &amp;. conventions mlèrees dans le contrat du 10. JuUl
.
. ue e 00 ei e Sa aJe e connOlcra, ue a uri 1 Ion es
es
t en, evée
. au Par emenr par ur n e a pra ~r ene &amp; fur un aux ex
ans
It u mOlS
ou 1 5 55 •
Cet ,Edit ell:
Il paroÎr même dans l'cxpofè de éet Edir , qlJC le Roy Henry 1I. crur
~ap~rt~ dan.s la faire un Aél:e de JuO:ice 1 en rétablilfanc la Chambre des Comptes dans
r'~ ~ don~:- [on ancienne JuriCdié\:ion, au lieu qu'il dépoüilloit au contraire &amp; réel.
le~~~~ ~. ~8- lcment le Parlement d'une JuriCdiél:ion, [ur laquelle la Chaml&gt;re des
•
, Comptes n'avoit jamais en el1cune Corre de droit) &amp; étoit elfentidlePar les Ed its ment incapable d'yen avoir aucun, par la qualité &amp; le nombre de [cs
du 1-4, Aoull: Officiers reduits à deux non graduez, prés d'un fiécle avant l'érablifiè.
1-4'5· rapponé ment du Parlement.
.
~ans .Ia Pr.od;,'";" Lefil contrat{" du ,10.\ Juin
q ~ 5. fera voir de plus, que Cétte Jurifdiaion
tlon Impnmoe,
1
Ch b d C
,\.
d'
pag. I l . &amp; du ne
r trantportee a a
am . re es omptes ua mre .
emene ,
mois d'Aoull: pour une, [omme de 0000. hv. &amp; fous la re[erve nece
re e
151"" ibid-. p. que e ar ement pourrOlt en tout rem s reprendre cecre Juril&lt; .
co
8
3 • ft, (,-...trembôurlânt la mëme lomme~e oree que a repre eotation de cc 'on~,~ ttat dt en' toute maniere abiolumenc necelfaire.
' 1' 04 4."1'UA

-

Jj{(-,
. . '1--,.., ..

œ

~,.

SE CO N D E PRO P OSI TIO N.

.:q'l'f.
Elle ell: rapo;_
rée
~e . ro, uvuon

Le Parlem:nt de Prov~nce a juO:ifié, que le co'n trat du dix Juin t ~ ~ f.
OffiCIers de la Chambre des Comptes par deux titres

~nsdla~ne- décififs.
eO: au pouvoir des

Imprimee p. '-4

T-

1 l' 'd'
. fi r· 1
.' M
premier, eu a IqUl atlon qUI ut laite e onzleme ars
.

Il.

d
. e~

Le
1 566
0coo
3
. ·}jv. payées , en con[equence . du même Comrat par le T re[orÏcr

General de Provence, chargé de rembourlèr la moitié de la même finance aux Officiers des Comptes , il y eO: dit) qu'it a vû Il c()mplt

rtll" .. ,"r I~ RUf'(Jlur Gtneral (los ln la même chambre II' 2.1. oaoure 1 f5 6.
"" {,.illef Ho &lt;1- ail Chapitre de la Ruette du deniers provetlus dt J' .ÀuorJ
Ô&gt; CO"'~lIt fllit par te RD}. a'lJe~ tu O.!Ji.ier~ de ~~ ~kam6~~ dIS COf.1Jpus·'"

Charrlb~e +'::i.:~:;~"A;:.'"

é
t dl: donc dans lei propres Archives dé la
' omme piece jultificative dans le compte de ce
Ce cnrra
des Comptes employe c
,
, .
- -- --

'1',~'I/,,,fl !

l
il

A:'

m ' 1"
sdu Ry
Receveur. d ft un avis donné en 1608. par Mellleur~
es Ge n
l
raCet0[[6 VI$e~
dans
Le lècon e &amp; de la Chambre des Comptes de Pans ~ lors duque ~~ la P~ême. Pr~
du p~.r1edely Chambre dl:S Comptes de Proven~e repre[enccrent ce e duél:ion Impnoffic1ers e a&amp; le retirerent [ans l'avoir fait figOlfier au Parlement ;...._ tV mée, p. 47.ane contrat,
.
J
+a1/ (Ture le Ro] &lt;or fS
' VEU It Co nuaI du dlx/erm um 1555- J'
. d'c.fi, "
5'
ftd
C
It!
v1
des &amp; Finances ' t'Edit du mOIS
ou 15 S.
officim des .com:p~sà NIE!Z U EN C E j dudil cJn/~at le(dils ~jfi(tm.
par "quel, E. N
bl
'11e (./2'
"'lIlorité nu'its étOtfTlt a'Vant t,labl,{_
J
(. mn/a (onl rfla
IS tn parti
ï
d '
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.
utS
0
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.
J' P I t d'Aix . ce contrat cft
ont
en
eur
poUVOlf
j
[munI dudu (lr'imerJ 1 vz ,

puiCqu'i!s l'ont repreCente. en 16108procureur General du Parlement aurait
De ces deux, ~rop02tlons" c~ ue la JuriCdifrion des Aydes lui fut de~lî condurre de~ a 'pre ent, &lt;1: ,q [1.ute par le Procureur General des
linitivemen,t a~Ju1ge~ C~t ~erltd~fip~{jtion de l'Arrêt du Confeil J du huit
Comptes d aVOlr atlsral a a
,Fevrier- 16 6 11.
.
.
.r s' opp'ofer à ce que l' ori accorde à la
Il croit neanrnolOs ne pOUVOl
d'1
ur executer cet Arrêt, &amp;
Chambre des Comptes u? 1l.110uveau ~:'~llrpeut raifonnablement prérapporter ce Contrat; c eu tout ce
,
.
dl ' fi fol1 Proctireur General perfiO:e a ~atenare.
Mais apres ce nouveau. e ay 'î 1 ft b' en jufte que le Parlement preefi 1 ConcluCions de la Requeee l
'cher ce Contrat &amp; ces pl~ceS
ant droit [ur. ce ~efus ol:meine cl es 16~s6 &amp;a été rendu ; &amp; qu'il [&lt;;&gt;it re:
fuA
r !aquelle -1Arrlee Jdtt .fa~g·el / Ayd~s ' en rembour[ant; c'eft a qUOI
ÇU a rCI~relèneer a Urlu l\..l}On es.
' . 11 . .
. "
lb dif~tion du même Arret condu!t natu~e ,emenboutlèr, eft d'autant
La demande du . Pa:lemed~t polJIr ~;~el·c.II·eOÇnu . a ~imdans toUS les rems a
.
fc d '
u'11 s agit une umU.L
,
. .
fllleux
on
ee,
III etOit exercee
ar
e
on
el
Cet
Edjt
-Il: .'.
L .
. d la un 1 LOn or maIre
lt
'
.r:ut arne c
&amp;
TI ri e ex ce ement
ans
porte "ans u
o a es
rovence
, e Con ei Roya en Cour de Produél: en Jn:
l\ mois' e ui et 1 01 , qUol rr::etlge cde mCe~ptes reduits à deux de CoUr- primée, p. Ir,
es 0
AI'
ité
. .
- ar cment, a~ lieu 1 que 1\:5 m01ers
A'ours reconnu eux _ inemes eur tncapac . Ces reconnOl(
te Rob,e deI:Uls 14 S· 0Jt ~[d-h·
n en dernier rdfort, &amp; n'y ont J~malS Canees (oln r.l
i
pour 1exercJCe de cette . U~I r 10, l'Ed' de 1 555 qui fut le fnut du port~cs dans
pretendu le moindre drolt JUlques a . I t ·
. me me ProdL1CContrat qu'ils cachent a~ec tant de ÇOid'
F'
. 666 n'avoit poînt tion aux a~e!
En cet état, fi l'Arret du Confeil u 8., evder d~ la' re re{enration :~. 31· &amp; lV •
décidé, que la prétent!on du P~rIementfc ~~fcc~lus dans lei regles que ~~:Uès ~ p.
du Contraél: du 10. Jl~tn J ~ S5: en ne ê~e tnaniere; c'eft là tout ce
de le decider encore aUJ~rd ~t de la fi rendre droit que
les paêt~ { "lV'kque le Parlement deman e, 1 ne veut
u qu 1 Ul Olt permiS en Cl&amp; conventlons contenues ans e c~ntrat 0 s 1 ne
0ll1t
n e.
t}~aions u Procureur General d
rer e 10 u Ions . Ui aura d rOlt .
aut pre entement repon re aux
~
la Chambre des Comptes.
l

'

'1

e

°

t

.n

mr

eg

Objtaions du Procureur Genera1 de l (1 Chambrt des ComplU.

. rdonne cette repreQue l'Arrêt du C.onCeil de 1666. qUI 0
, .
femation n'cft pas contrad~él:olre..
'1 'aufe dit-il, qu'il ne saglC1.... Qle cette repre[entanon eH: IOUtl e, a, c , la Finance des noufoit dans ce Comrat que d'une fomme payee pour e pou voit être pour'
veaux Offices créez par l'Edit de 15E5dS: &amp; &amp;Jo~e q~c: rendre à-la Chamraifon des Aydes) attendu que cet
lt ne
Il dit,

1°.

�,
~

bre des Comptes une ancienne
u[uroéc.

.~

J""UrIlm
rJ 'ê\:'
Ion

que

le

Parlement

avoit

r. 3 • Que le rembourfeme:nt offert ne {(çauroit
d'
.
lufIi[ante aux Officiers de la Chambre d C . pro utre une mdemnité
é"I,
1 P l
Il.
es omptes
4. ' '&lt;..~e e ar ement eu: non recevilile ta
. l
•
.
aVOIr maIDtenu la Chambre des Comptes dans nl~ par . es ~rrets qu'd dit
que par les acquie[cemens du Parlement &amp; 1
Jit[dlébon des Ayd es
&amp; aprés l'Arrêe de 1666.
,
a pre cnptlol1 acqui[e avan~
Q

Sur

Ct

R epol1!es au,)( Objetlions
qut le ProcurEur Grntral des ComplU ' dil q 1'. A
666 ' , f)
,
ru c...n.rrefl dt
1
• t, fJ. pomt conlradiéloirr.

Le Parlement répond. 1 °· Qu'il ne doi
•.
.
qu'il a é~é rendu en grande connoi!fatn~:s d~ ~~~[~Oll1S executé, t;&gt;uiî.
1 ep~efcn~ees par le Parlement.
' &amp; [ur les plece,s
2 . C efr un Arrêe de Reglement le 1uS {( 1
1 . . "
tre: les deux Cours , lignifié &amp; executé Pd
emne qUl, aIt ete rendu en·
&amp; u~e dependa nte necelfaire avec rou; leont chaque ~rtlcle a .une liai{on
de fdlre p.erdre au Parlement l'avantage q~,tï~d~o~ e ll~ [eroJt Pl~s j~fic
-l~ ~ ont il demande l'execution &amp; de la lfc fi blifr tIrer e ArtIcle
elq~els il reçoit du prejudice. ,
1 er u 1 er tous ceux dans
3 . Le refus de deffendre {lIt la d
d
,.. .
;
Ce refus parait parr du Deputé de 1 CI
b d eman e en . re,un!on des Aydes de 1
d.ans ~a Pr~d~c- Con{eil rut
d ' a lam re es Co~ptes qUi erolt alors à la fi' da
(Jon ImprImee, de la R
r~gard e comme une affeéhnon odieu{e attendu
ulte h IJ~
pag. ,.
,
equete u Parlement contenoit les • ' F·
que ce
e
qu une precedente Re?euête lignifiée dès l'
,memes ms &amp; Conclu lion
4 ° LeC {(ï
anneel62.7
Cet Arr':t dl
.
on el ne e contenra pas d'ordonner li '1
raporré ?ans la dureur General des Comptes deffendCoit ' 1 R
!mPdement, que le ProJ
Pr?d~él:ion im- li" Parlement; mais il ajOll ta qu'il ra a l: l equete u Pro~ureur Genera~
pmne, pag. 9. les autres pieces dont l'on a
l ' Pd°rterollt de CIonrrat du dIX Juin 1 55&lt; &amp;
'
&amp;
" d r
par e ans e eaypr " d li fc
,.
qu a .eraut de le rapporter Sa M a'dt é
d
eCIs. e IX .e~aines,
[ur jes pleces produites par le Parleme~t . ,en or o~nerOlt ~efinJUvemenc
[ur le[quelles le Procés doit être dccidé.' c cft cc qUl determme les pieces,

°

i

c

StJ r la fu ot1d~ Objellirm form ' t f ur la rett d .' . ."
t alion du COTI/ raI parce nu
d ',
1 P
11 fie mut rille de la re~re'èn.
,
7 e , 1 -071, .a Jomm e p et
. ,r..
r J'
lr41 regardoit la Fina7lCt dfS nowueaux Olft .
.a.l enJlUte de ce Con.
&amp; non la Jll r1diliion des v1.ldu la uelle u s Creez p ar l'Edit dt J} H·
Chambre des Compl u .
,IJ
.ppartenolt ancü nnement li ,.
C~t Edit dl
rapon é dans 1
im
pnmee , p. 48.

L P 1

e ar ement a ju ftifié par les termes d
'
.
.
cun nouvel Office augmenté . cet Ed ' fi u ~eme EdIt, qU.'II n'y eût audu n O ffice de Premier Pre(jde~t pre dit uppnm~ au COntraire , &amp; réiÎnit
e quat
ce emmene creé &amp; 10 fc "1
n
l'
,
re nouveaux Offices de ConfeiIIcrs M "
fi r qu 1 yen:
par e
q u en remplacement des qU"tre . î O ffi
lItres ur la fin ; ce n'db
Voyez pOll r claufes du ~êm~ Edit.
"
parCl s ees lUpprimez par les premieres
cene juilifi ca,i6 . Il a auffi Ju C
h fié , ,que bien loin ue 1 C l
•
aux p. Il. 14. Cle!me~em !~ Junldléh on des A d~s. a"
:ambre des çomptes eut an'"
&gt; 3. ~ f. ~6. 3 ~: q Ui avoIt tOUjours connu .des A d~s
,c et?l~ au contr~Ire le Parlement
fll1v. Ju(qu lieu des Aydes, qui n''One efié ~ 1'fi' ~ o~ pld rot des man eres qui tenoient:'
~~:~ie~~; (om Provence que -'p~r l'Edit de 15 55. mguecs e la Juri{diétion ordinaire en
dans la même 1 Q!l~ les OffiCIers de la Chambre des C
.
'
Produ~ion,de- e drOIt du Parlemement puikqu'l'I
domptesd ,ont reconnu eux-mêmes
. .
,
S ont eman e au R
&amp;
1
rulS. la.' pag. 31. ment d"etre m;llOtenus
dans la o!feiTio
oy . au Par eJu(qu a. b p. 46 fous la refcrve exprelfe de l'app~ &amp; cl n ?es Aydes en premlere infta nce,
ermer Re!focc au Parlement ; cc qui

Pr?d~él:ion

t

cft

. s.'

1" troifitmt Objtélion, concenlanl le
"fl,jtfllml offt" •

de!au,

rlindemnit; par Je fUnL'attribution
&lt;le ces gages e!\
jul1:ifiée à·la p•

, /Le Parlemen~ a jufrifié que les 3000 0. !iv. de la premierc Finat1cc, {Ja~
y(%CS en eXéCUtlOn du Contrat du 10. JUln 1 S5S. pour obtenir rEd~t ~
. la mêmé année, produit aé\;uelle~~nt 4ans le,s Etats des gages IHP· l~v. H· lerem~ou~­
!Sol1obil:ant que cette ti&gt;mme ait ete tembourfee au moyep d.e 10800 • hv. Ce~entefrJu(h' 1e me~e
'
Ed. Ir, .
a la·p 61 .
oJ' une part, &amp; 30Ç&gt;0. l'J~. ,d'alltr.e, d'IX ans apres
. fie
·ur. u à la ' . 66.
_ ~e les Commes payees depuiS par la Chambre en dlv~rs t~~ pr~ul- JL qju l1:ifiJ'acion
knt aé\;uellement aujourd'hui 105. mille livres de gages, ou arp~, polir de:es f inances, .
9 4. mille livres de: finances, tant [ur les Etats du Roy que [u~ les.foOJ.- &amp; de leur pro0
JIJunautez; &amp; [ur la Provinq::, ce qui f il: plus haut qu~ le den:I!,~ neuf.. duir, eil cap~rté
_ Que le Par~ement ne précÇ!ld rien a ,cc reven~ exceffif, 9U1 ~ enuc- dans la. m~:~
rtment deftine pour ks gages , ou po~r les fonéttons ,&amp; d.rolts 4,"ç ,Çhalll- P~~~é~o:e uis
bce des Comptes j &amp; qui rubGftera nonobftant la de[ulllon ~ f'?:ydes,
7 1ucd.om les Epices JWO compruçs dfl:Qs ce calcul ne font d'alfC)1~ objet ;u~:.t;. i,.
~~.
.
_ De-là il s'enfuit que les O$~s dt la Chambre des çOn1t1t~s 9U~ 11ro.clu,j{eotau.iourd'hui c,inq pour cene, en les dbmant mem~ :14: pr,1lt des
Offices cl_
u Parlement, ne [çauroient diminuer de prix pUl(qu':ÛS (;oo[erveront le même revenu; ' &amp; par cOllfequent loin qu'ils ue pu.i,lrc,nt être
in.demnifez" par l'offre de rembourrer que fait le Parlement; ce.te offre cft
plâtôt un nouvel avan,tagc qu'ulle indemnité.
.'
Sur /a qtJafriemt ObjfE/lOn. Le Parlement repond que la ggdl}dI1 qut
h: pre[ente eO: e.O.t!iq:e , &amp; qu'il n'y a jamais eu aucuns Arrêts q~li ilyent
•
&lt;kbouté le ParleJDellt de cette demande.
Si par l'Arrêt ,du Con[eil du 2. Novembre t S56. le ParlemGl?~ a été Cee. ~rret e~
J 1L_
'de l',oppo fimon
. qu"11 avolt. rorme
C
" a l'Ed'~t d e 1 SSS· tl,il- ":fT
rnhtefia Prad
raporteét'dans. ["
\lÇJJI)uce
ti.~n qui a 6té w~ée paf c~t A/crêt, n'a aucun raP.ort ,à .la ~em3rnac que primée
le Yademeat a f&lt;ll1~e ~e~ l anne~ ,162.7. &amp; dont il . s agit .a ~r~ret:Uo ' 1a- lement p. 5J .
quelle ne conGJle .qu'll (ltre reçu a racheter [00 anclenne Jun{dléb O.
.
Si l'Arrêt de 1 6 5 S. n'a point adjugé les fins &amp; conclufiolls de la R~- C:t ~rr&lt;t el!:
~te de 1621. c'dl qu'il n'cn écoit pas alors que~ion ; auffi c'&lt;tte :Reque- capone a~ mête t1'dit-eU~ pojnt cW1lPri[C dans les qualitez , &amp; l'Arrêt n 'y a ~ullemeot me en~ro.l t , ~.
ptlOooncéJ ~ Proçure\lr General du Parlement oe -pourfuivoit ~nt alors ~~~ur a~~~~~
le jugement .de çette Requête de 162.7' parce .qu'il n'avo}t pas ,eoc?re les d;tns nn Ca)'cr
preuves du .c.Olltlra.t du 10. Jilin I5 55- lefquelle .il p'a c;v. .quc :%pI.1,1S" &amp; fep~ré .
il a irapris c;c:tt.ç .demnde,co 1~66.
ll.co .afr de .mê~e ,des , p'r;Çteo~u.s ;tcC}uiefcJ~oj 9'p'e le )'I:~c~rC\U' Gc~ç­
ra de la Chambre dei ComptCi oppo[e ) comme ~ -dç p~ - BCCY91I ;

r '

.

J

r

;,7:::r:

�~

(;

le Parlement n'a pû s'empêcher de reconnoître la Chambre des 'Comptes
en quaLté de Cour des Aydes ,. depuis qu'il a. enregiil:ré l'Edit de i5 H
mais l'oftqu'il demande aujourd'hu,Y c~tte Jurifèiiél:ion au mo);en de l'offr~
de rembourfer , cette demande na .nen de commun avec iOI1 ancienne
oppolition à l'enregiil:rement de l'Edit.
.
.
Il n'y a pas lieu d'oppofer aucune Pr~rcrjp';on pour le temps qui s'ell:
pa{fé depuis 155)· ju19u'en 162.7· que l'inil:ance du Parlemem fue ÎnttQ..
duite: il s'en émit p.lilè bien davantage lorfque l'on ôta au Parlement
cette même Jurifdiél:ion : le Roy n'3. pas aujourd'huy une moindre autorit6
qu è fes Prédece{feurs, il jugera même en èonnoi(falKe de caufe; au lieu
que le Roy Henry II. fût évidemment furpri~.
.
2. Le Procureur Gener:!l du Parlem_nt a ignoré jufqu'en 162.7. que la .
Jmifd iél'i6n des Aydes eÛt été enlevée au Parlement à prix-d'argent, parce
l1 ue l'Edit de ' l ) 5), n'en fait aucune mention; c'eil: feulement alors qu'il
a cû connoi{fance de ce fait important, &amp; c'eil: avant 1666, qu'il a ap.
. . pris qu'il y a elÎ un contrat du 10 . Juin 15 )5; ce fait eil: .établi, tant par
.Cme IlquH13 l'Extrait de la l''! /Jtda ff ,ln de la finance, payee en executlon de ce Cont1,01~ III rapor- trat qui Iuy fût expediée par le Greffier des T réforiers Generaux de Frantee a a p. G+ ce l créez en Provence par l'Edit du mois de Fevrier 162.6. que p,lr l'expe_
Cèt Avisell ra_ dition de l'Aws de MefIieurs les Gens du Roy des deux Cours de Paris,
pimé à la p. 47 donné en 1608. qui Illy avbit été inconnu ju[qu'à lots; parce qu'dl avait
de la même été remis cacheté: il 11'y a p3.S de regle plus certaine, que celle que la prePr~d~éèion il1l- ' [~riptiol? n_e péut courir contre ,ce~x gui I;e peuvent agir, par l'ignorance
prImee.
d un faIt [ur lequel leur droit erOJt fond~ ; [ur· tout , lor[quc-, comme
,' ,
d~ns l'efpcce particuliere , le f.1it a é~é caché ' . &amp; difI.i!llulé, par les OffiCIers de la Chambre des Comptes qlil Qfent··~ncor~ aUJourd huy le con~
tcfl:er.
3°· L'Arrêt du ? FevriC't i G~6. a jugé qu'il n'y avoit -point de prcfcri.
ption pour le pa{fé , pui[que le Procureur General du ,Parlemenq'l'a point
La R'equêtedu diiIimulé dans fa Requête le temps auquel la lurjfdiél:ion ' des Aydes avoit
Procureur ~~- été enlevée au Par/cnmu ; d'autane plus que par le même Arrêt, la denml d~ Par e- mande du Parlement' formée en 162.7. a été non-feulement reçûë ; mais
~ea~: ~ê~!~,~= il a été encore ordonne que le Proc;ureur General de la Chambre dos Comdroit pa~. 8. &amp; ptes r~pporteroit d.ans 0x [emaine? le .co!:trat du 10. ,Juin 1 555. ~ les au:
l'Arrêt du 8. cres pleces y mentlonnees, ce qUi dOit etre conGderc'comme un .rnterl~
Fevrier 1666. cmoire prononcé [ur la' demande du Parlement, &amp; par confequentexclud
.
l'e(! à la p. 7· tous prétextes de pre[cription.
4°· On ne peut non plus oppo(èr le temps qui s'eft pa{fé depuis 1666.
car c'eil: une maxime indubitable, qu'il n'y a nulle peremption ni prclèriprion au Con(èil, ain{i qu'il aété jugé par plu lieurs Arrêts.
Tous les faits qu'on vient d'expliquer, [om établis par des Edits, Declarations, Lettres Patentes , &amp; Arrêts du Con(èil, tous Oll concradiél:oires
Cestitres dela ou obtenus par le Procureur du Royen la Chambre des Comptes.
Chambre des
Tous ces titres Gmt contenus dans la produél:ion du Parlement qui feril .
Comptes [ont jointe au prefent Mémoire, l'on y a compris les principaux Titres de la'
r:~~~rte: aux . Ch~mbre des ~omptes, afin que I.e procés [e trollve tout entier e~tre les
~7~ 58: 6;. ~;. mams,de No{feigneurs, les Comml(falres., le Parlement ne delirant 'men plus.
IX 7 1.
qùe d expofcr la vente dans tOut fon JOUr.
Le Procureur General de la Chambre des Comptes au contraire, n'a avancé que des faits abfolument oppo[ez à la verité &amp; le plus [ouvent aux:
Voyez les No- pieces même qu'il produit; ces pieces ne conliil:ent qu'en des Arrêts du
tesdes pag. 67. Con~il obtenus [ur limple Requere, inconnUs au Parl~~ent ou con~a­
[ut la fi n, &amp; diél:OJremenr revoquez , dans des confirmatIons de Pnvdeges accordees
~. auai [ur la aux joyeux avenemens, qui ne donnent aucun nouveau droit." &amp; en que~..,
.
ques procedures équivoques, ou qui n'one jamais paru que dans les Regtftres de [a Compagnie.
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t e peut obm~ttre qu'il eft de l'interêt du Roy,~
En!in, le ~ad~i:npr~vince, que la Ju~ilâiél:io~ des Aydes en dernier
du bIen pu~lr.c il:icuée pour éviter les inconvemens, &amp; les abus ln[epa"
'b d C
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C!fort Iuy 10It re
r bl d [on union a la Cham re es oniptes .
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rincipales.
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. '. . ,,~J'. . " Voyez lur .es
Il y en a troIS ~I ons P"
l' b s des conftits de Junfdlél:lon, Il eil: abllsdos con/iits
LII prtmltrr , ell pour eVlter a u
.
Provence qui ne e quiellrapor1 u'il n'y a plus de caure de quelque Imp~&gt;rtance en LI Con[eilla dé- é dans la Pro.
~C:·li
lt fi enduë pour toûjours, par la dlfliculte de po~ter ad ' l' é duétion impri10 Ulp
fl."t il en a ju[ques à 2. 1. de cette elpece, epu.ls ann e mée P"g. Il J I
cifion
1 ., dYlJUy la
a!fûrée de tous céux qUi ne cher- I l 4. &amp; "! !
172.2.. du
&amp; cC?~
en aUJou,r
. re{fource
.
J

chent que l'impunite ~u 1tJuil:lcae; lequel la Chambre des Comptes cotrtLe fecon4 abus, en c~ uy j, p
1 ation des B:lll X des Communautez
me Cour ~es Aydes,. t:xlge rom01~g a enient des cHarges, dont l'enpour la levee des demers ~ emp o~e~ G p Y,
&amp; 50 0 livres pour un feul
el
rcgifi:remem eil: .ql:1 que ois us
taxe d~e~lde: tommun~utez de Provenc~ .,
Bat! contre le PrlI1vllege Il p1 .a d'im 'o[er elb _mêmes, &amp; ~e co~t~alll- ~ette ?e,libera;
{uivam lequel e es ont e r1?ItfI( bfé
le de
OVI ce dehbera Mn a ete corndre les redevables; fur uo A em ee, ~nera {té ' . ce qui a re e ju _ m~ni~uée decn 17 1G. de fe pourvOir au Con.et
e a Offia .e de la Chambre des pUIS llmpref.
- '1
ecutIon par es art! ces des . CIers
fion de la Pr~
qu ley ans ex
,
,
d~é1:ion du PU'
Comptes.
1 . ' ni Déliberation, il eil: dit que lcmenr. .....
Il faut encore ob[erver , que l'a ri a , me e
C!Jambre fait d'un de- .:,......--1,.._ / -1"" ;:'-'
r
.
.
tre la evee que cette
Je. ...... ~ok 4I '~ 1~ ~_
les Etats le pourvOiront cfn . . G '
&amp; de 6. liv. [ur chaque ~orri- J., c.'7~ 7 tJU ~
nier pour livre [ur tou.tes es Implo It~onl~;res . &amp; [ur un titre revoque pour ~ .... 'V811.
munauté [ans aucun tldtre, pour es. . d't 34000. livres dans chaque
le denier pour livre ; eux taxes qUi exce en
. vOYe? [dr êe
année.
d
' ' des A des en premiere inil:an- troiliémo abus
Le troifit tlle abus , cil: cduy ~ con nome ,
Y Je [uire làns nombre les D~clar.tions
ce contre les de~~ln[eds &amp; les pel~Ss IPero&amp;nodnc
eme~s ~~rq~\ èxpofe les Habitan~ c&amp; rcA:lrêrs dll
d Comel
urant un uec
.
,
'
d J
on el rappord 'A
rrets
s des Colleàel1rs, fame d'avoir [ur les lteux es uges qw tez dans la ~êaux oppre Ion
.
. me ProduéëoD
pui(fenc les prot~ger. . f .
. 'aié èté éXaétetrierlr: Juil:ifié, l'mf croit imprimée de. .
On .n'avance l~'y a?cun à!t q~l n. aru au Con[eil, une dema~d~ fi puis la 87. ju[pouvOir due, qu Il n aRPeutl-etr~)îmfuake aux Arrêts du Con[eil, a 1ln- qdes à .la. page
conforme aux bonnes. eg es , bi~ ad r .' d SA MAJESTE',
95. &amp; JOIgnezd Roy &amp; du Public, &amp; au len u lervlce e
•
y les pag. Ho;
teret U
ill. lU, &amp;
Mc. DUPOR T AUL T, Avocat,
1l3 ~

r

A

&amp;

A

A ,Aix, chez. JOSEPH SENE.Z, Imprimeur. du Parlement.

17loS.

,, .

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.

,

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.

.li,

~~~~~~~~~~~~~~~
SOM M ·A 1 R E,

1&gt; 0 U R. les frefiJen~ &amp;. Conf~illers de la Cour des Comptes,
Aydei &amp; Fmances cl' AIx) Defendeurs.

CONT~E les Prefidens Ils 'ConjeiOers dl~ Parlement (Je la même Vide,
DmJ4ndeurs,
pas extra'o rdinaire 'd'e voir des conflits entre des Parlemens &amp;
des Cours des Aydes (ur des matieresdont ces Compagnies prétendent
•
être en droit deçonnotere ; mais qu'un Parlement S';lvife d,entreprendre?
'
d'enlever à une Cohr toute la matiere des Ay,des dont il a plû au Souverain de lui attribuer la connoi/fance par des Edits, Dédarations, &amp; une "'1' .. ~ • .
mlll titude d'Arrêts, &amp; après une p'o/fefIion de pluûeurs fiecles, c'eft, on l'ofe
'dire, une chofe (ans exemple. ,
'
, Toutes les Juri(dillions (uperieures de Provence pendant le Regne des andens Comtes de Provence (e trouvoient exercées 1°. par le Juge-Mage qui
cOllnoilfoit de toutes les Appellations des Juges inferieurs [ur tOUS les cas dépendans de la Jurifdiaion ordinaire, zo. par.J.es Preûdens &amp;; Maîtres Rationaux qui compofoient la g~ande Cour Royale &amp; qui avoit la connoiffance
des Tailles, lmpofiti()ns, Domaines &amp; autres matieres fifcales. Cette JurifdW:ioh étoit de deux (ortes, l'une contendeufe telle que les Generaux des
Finances &amp; Cours des Aydes l'ont dans la fuite exeic~cenFrance, &amp; l'autre
en forme de Direaiori telle que les Chambres des Comptes les exerçoient
aufIi en France.
D~ns les Etats qui futent teni,ls à la Ville. d'Arles en l'année 1 +1 5· les trois
Ordres de cette Province porterent leurs plail1t~u Roy Louis Il. Comte
de Provence furies abus qui étoient c.ommisdansl'exercice de ces differentes
lurifdiétions. Le Roy Louis Il. Qllnte de Provence voulant pourvoir à ce
de Plainte, par Edit du 1.+: Aouft 1415' Crea &amp; établit fix Prefidens 1~'-' "l~.
qui rempliraient à l:avC1lir le Tribunal du Juge-Mage, &amp; connoÎtroient de
~OlltCS les Caufes &amp; Appellations dom celui-ci cèmnoi/foit ; quià, dit ce PrinCe, plw vident omli quam om/us,
Et à l'égard de la Cour R9yale des P,efidens &amp; Maîtres Rationaux, i l eft
Clit qu'ils con tÎllUeron Cd'exercer lellr Jurifdiaion en s'y Ï:en fermant, pro obJervatione jI/ris Domanii 6- aliiltangmlibus eomm officitlm !rOIlI eJI conjilell/71'J'
,
, Mais cependant dans le cas auquel quelqu'un fe trouvero it grevé par les
Jugemens de t~tte Coür Royale des Maîtres Rational\lC , comme l'on n'appelloit pas de leurs Jugemens, qu'ils étoient feulement fujets à fupplication
ou revifion pardcvant les mêmes Juges ainfi que s'en explique cet Edit, il cft
ordonné alors que les Maîtres Ration!1J.ux joims à ceux des Membres de ce
Con(cil continueront.de connoÎtre.de la révifion de leurs Jugemens, Età l'égard des cas aurti Jufquels les Parties v-oudroient Ce pourvoir p1r fupplicatioll
Çll1 réviflon envers les lugemens rendus par les fix Prefidens formant ce Confeil, il eft ordonné.pareillement qu'alors les fix Prefidens pour juger ces caufes de fl1pplication appelleront un nombre de Graduez conftituez en fcmbla~
bics dignitcz qu'eux pour porter èes Jugemens,en m':miere que l'éga!ilé ~ft
c Mcrvée pour l'alltorité qui eft donnée entre ceConfeil nouve !leAcn t établI i

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ZIa place 'du Jugc:- Mag:,&amp; pour .telle qui cft ~onférvée il l'ancienne Cour Roïale des Prefidens &amp; Maures Ratlonaux,ce qUi cft bien contraire à ce. qu'av3nce
M .te Procureur Ge~e~31 duPariement j cet Edit patoÎt même donner une pré.
ference pour l'amante aux Ju!?emens del:: Cour Roïale [nt les Jugemens rendus par ce Confell,. les premle~s devant etre exc:cmez par provifion &amp; nonobfrant la [uppllcatlOn des Parues, &amp; l'execution des [econds devant être
contraire [u(penduë pendant cette lnftance en [upplication ou révifion. au
Ce Confeil établi par Edit de 1415' ne [ubfifta pas forrlonatems ainfi
que le re~arquent les Hiftoriens de Provence, &amp; entt' autres,.
de daufri~
dy Confelllcr en Parlement page 1. 9 5. tome premier.
Mais fans entrer dans l'examen ~e ces po.lntS d'HllloÎre, li cft certain que
la CGur Royale des Prefidens &amp; Maltres Ratlonaux-[llbfifta tOUjOUI'S dans rOllt
(on !ufrre,~ exerça l~ JUrifdifri?n fur les.Aydes,Gahelles,Domaines &amp; autres
maueres,; c ~fr ce qUI cfr Jufrlfie par les dIvers Jugemens rendus par &lt;tette Cour
(.Ie C. ~ ~L
h aux annees 1418. ~ 41 9. &amp; 1467, ~ommuniquez fous la cotte:4&gt;. &amp; par les
Lettres Pa~entes qUllUI furent adreffees aux années 14.40. &amp; 144 6 . produites
fous la meme cotte, p~r lefqueJles l'on voit quelle étoit la Jurifdil1:ion de
(.fI.. E . :r"j ' r;~.
ce~te C~~[~rcesmaueresd·A\~des. Il eftencore jufrifié fous 1a cotte E. qu'apres la r~umon de la Provence a la Couronne, cettegtan de Cour Royale fut
confirmee dans toute l'étendue.de [a Jurifdil1:ion en l'année 1500. pOur l'exercer de la même maniere qu'elle l'avoit exercée fous les Comtes de Provence.

hl.

s·

1j'

'H(.f . L,e ,~arlêment de Provence éta hE en 15a

&lt;z.

Cil

I. pa; toüis XII . ne change:l
nen 1 etat de la Cour Royale des Prefidens &amp; Mames Rationaux pour le fa it
de~ Aydes ~ nos ~oîs continu~rent de leur adreffer leurs Lettres Patentes,
J:dltS &amp; Declarations [ur ces matieres j &amp; ces Maîtres Rationaux continuelent à~xercer la J~i[dil1:ion des Aydes, ainfi qu'il eft juftifié par les pieces
(.iJ&lt;., I.L. 7"J' ,"0· prodUItes au Proces fous les cottes 1. L.
n ~ft vrai q~e le Parlemenr s'eff{)rça de .faire valoir t.l n'ouvelle autorité;
&amp; qu Il entrep,nt (u: cette m~me Jurifdiili~n, eh Ihaniere que les Parties [e
voyatJt expo[ees a etre tradwtes pour le meme fair à deux differens tribu~
naux, demanderent au Confeil l'Evocation de leurs Procès les uns à la
CourdesAydes de Paris, les autres au Grand Con[eil, ce qui n; caufoit qUet
d~ trouble.&amp; de la confufion en Provence, furquoi les Etats affemblez [up~
phe~ent le Roy de voulo~r ~ien donn~r des Juge~ certaIns en Provence [ur ces
l o'" M. 7";1"- ..,..
maUeres. Ce fait cft ,ufrlfie par la plece produite fous cotte M :
Ces cOnt.efrations porte rem le Roi Henri II. à faire examiner en fon Con[eIlles droits. d~Par1ement &amp;de la Cour Royale, &amp; après un mur examen il
7''';1"- 71 · donna un E~1t aAnet au mois d'Aout!: 1555, par lequel cette Cour Royale
f~t commuee en Cour des Aydes &amp; Chambre des Comptes fous fa nom'ina.
tlon de &lt;:=ou~ des C~~flteS, Aydes &amp; Finances, &amp; toute la urifdil1:ion dont
elle aVOlt JO~l Jufqu ~ ce Jour &amp; dont eUe devoit joiiir en vertu de [cs Titres
~t confirm ee en detall pour l'exercer de la même maniere que l("s autres
our ~es Aydes ~ Chambres des Compres du Royaume. Et afin que cette
Cour fut comporee d'un nombre [uffifant d'Officiers il en fut créé de nouveaux, &amp; cc fllt à l'occafion de la création de ccs'nouv;aux Offices pOUl' l'a uO'~ent~t,on des Gages des anciens, &amp; pour attribution de dmits lucratifs qu~l
u~ pa e un Contrat ou Accord entre le Roi Henri l l. &amp;: cette Cour le dix
um J 5 5J . en con(equence duquel les anciens Maîtres Ration:lUx &amp; les nouveaux creez payerent chacun pour ce qui les conccrnoit la finance ordonnée
Pdou.r ces nOuveaux Offices, am'i bution d'augmentation de Gaaes &amp; autres
rOltS.
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~ La Cour de Par.leme.nt [e rendit oppofante à l'execution de cet Edit, tant
caufe que la Junfdllbon des Aydes avoit été confirmée à cette Cour p ]r

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' renort,
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' éga le..' \''' '
t'Edit d' Anet pour en juger
en d
ermer
que parce qu'on l' avolt
,r nent confirmée en la connoiffance des caufes domaniales &amp; autres maticres
dont les Cours d" Parlement du Royaume ilvoient la cont\oiffance, ce qui
donna Heu à une Inftance au Grand Con[eil dans laqudle Il intervint Arrêt
le 1.. Novembre 1556. qui en confirmant cette Cour des Comptes, Aydes "";f" 1:11. '72..
&amp; Finanëes dans la ]urifdil.tion des Aydes en dernier reflôrt, la prî~a d'une
partie de la ]urifdil1:ion dont l'anci~nne Cour RoyaIi: des Prefidens&amp; Maîtres Ratiol1aux avoÎt joui, &amp; ccla non pas [ur le fondement du défaut de
Titre de [a part, mais à fin de rendre:: cette Cour uniforme avec les autres
Cours des Aydes &amp; Chambres des Comptes du Royaume, qpi ne joüiifoient
poinrd;une ] uri[dil1:iOIlauffi étcnduë que celle dont avoit joiii la Cour Royale
des Prefidens&amp; Maîtres Rationaux.
Cet Arrêt du Con(eil îuivi de deùx Lettres Patentes &amp; d'ùne Proéedure
faite avec connoH[ance de cau[e, par un Commiffairc envoyé [ur les lieux 1
qui confirma encore la Cour des Comptes dans la lurifdil1:ion de la Cour
des Aydes, ne put arrêter les pretentions du Parlement à cet égard; cc ne
fut plus par la voye de la Jufric:e qu'il voulut [e maintenir dans cette JuriCdi"
l1:ion, toutes ces pretentions ayant été fi [olcmnellement coridamnées, ainG
qu'il pa"oÎt par les pieces fous cote
&amp; O . mais cc fut a,ux voyes de fait {'.i«- Q.ft. ,.,.7/ · '12 .
aufquclles ile.u t recours qui furent pareillc:ment condamnées pu divers Regletnens du Con[ei1. . .
., .
En l'année 16 i7' M.le Procureur General du Parlement s'efforca derenouveller [es prétentions (ur cette ]urifdiétion des Aydcs, qu 'il n '~voit .pù
faire valoir pendant tout le liecle 1500. &amp; à cet effet il prefenta une Re~
quête incidente au Con [t'il de Sa MaJefré dans une lnftance qui y étoit pendante, fur les plaintes portées par la Cour des CompteS [ur diverfes contrâ~
ventions que le Parlement failbit aux Arrêts de Reglement, &amp; il demanda
d 'être recû à rembourrer les Officiers de la Cour des Comptes de la finance
qu'ils av~ient payée enfuite du èontrat du 11. Juin 15 5 ~. &amp; qu'au moyen
de ce payement la Jurifdil1:ion des Aydes fût rétinie au Parlement; mais M ,
ie ProcUreur General de la Cour des Comptes ayant fait voir le peu de fon :
dement de Cètte demande, le Con(eil de Sa Majefré par Arrêt de l'année
j 6 S 5. faibnt droit {ur lés corttefràtions qui 6toient entre ces deux Cours, mit
les Parties hors de Cour.
.
En l'année 1666. dans le tçms que M. de Seguiran Premier Prelident erl
la Cour des CompteS étoit à Paris à la CUlte du Con (cil pour y faire décide&amp;
de nouvclies contefrations que le Parlement avoit élevées au fujet des droits
honorifiques. M . le Procureur General du même Par1emént donna une nouvelle Requête aux tnême~ fins que celle 'qui avoir été pre[entée en l'année"
i 6 27' dont i1 avoit été debollté par un hors de Cour j &amp; co mme M . de Se;
auiran reprefenta au Cdn[eil qu'il n 'avoit au.cun pouvoir de défendre [ur.les
fins de cette:Requête , ne fe [ouvenant pas que le Pat1ement en avoit été debouté par l'Arrêt de 165 5. le Con[eil rendit Arrêt le g . Fevner 1666 . par
leq~el après avoir fait droit [ur les aUtres conteftations, ordonna que le Procureur General de la Cour des Comptes défcndroit à la demande du Parlement en attribution de la ]urifdil1:iofl des Aydes ,&amp; comtnnniqueroit les
pieces que le Parlement demandoit.
.
' .
M.le Procureur General du Parlement reconnoiffant que cette demande
en rétinion dè la ]urifdîl1:ion 'des Aydes n'avoit aucun fondeI?cnt Legitime ~
l'a abandonnée pendant foixante arts, pendant It[que!s [ont mtervenus plulieurs Reglemens entre le Parlement &amp; la Cour des Comptes fm le fait de'
la Jurifdifrion des Aydes que' le Parlement n'a point contefré à la Cour des
Comptes, ou l'a contefté fans fruit.
,
C'eft donc après un filence de Coiléante ann.ées que M.le Procuteur Gcne-

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'laI excité par quelques Membres de fa Compagnie, a renouvellé (J deman_

de &amp;: a obtenu Arrêt le 17' Septembre 172. 4, porta'nt permillîoll de fJ ire
affigner M.le Procureur General de la Cour des Comptes en repriCe ~e cette
prercnduë Inftance.
'
.
:M. le Procureur Generalde1a Cour des Co'mptçs ,Aydes &amp; Finances croit
avoir folidement démon'rré:
,
1°. Q!!e la Cour des Comptes, Aydes ~ Finances de Provence a de tOUt
tems exercé là Jurifdiilion des Aydes foit fous les Comtes de Provence foit
fous les differens Regnes de nos Rois ~ lorfque la Cour Royale à laquelle
'dle a fuccedé fut commuée en Cour des Aydes &amp; Chambre des Comptes
par l'Edit d'Anet du mois d'Aouft 1 5 5 5·
l
'
1.°. ~e cetie Juri(diélion des Aydesa toûjèurs été exercée parcette C:;::our
en dernier reffort, &amp; que fi el1e a 'été troublée dans l'exercice de cette Jurirdiélion ou par les voyes dt: la.Juftke, comme il pourroit 'p aroÎtre p.ar la difpofition de quelques Lettres Patentes depuis l'annee 15 3 5. jurqu'ell 1 5 +6.
ou par les voyes de fait; les entreprires du Parlement à cet égar&lt;,i om perpet'uellemen't été condamn'ées par les Edits &amp; Déclarations des Rois Predeceffeurs de Sa Ma jefté &amp; par lès Arrêts de ron C onfeil.
3°, Q.u'une poffeffion immemoriale ainfi attribu~e par des Titres aûffi au.
tentiques ne peut être débatuë, &amp; qu'il n'y a rien de plus odieux que de vouloir aujourd'hui contefter l'état de toute une Compaguie, &amp; vÇ)uloir rel1\'ctfer &amp; détruire kurs fortunes en les dégradant; &amp; les borner à n'être plus que
'C hambre des Comptes, ee qui les priveroit des droits utiles &amp; honorifiq llcs
dont ils ont jom jufque'à cejoilrfousla foydes Titres émanez de l'autorité
des anciens Comtes &amp; de nos Rois.
4°· ~e la queflion élevée aujourd'hui par ie ProCureur General du Parlement n'eft pas nouvelle, que cet~e demande avoit Mja été formée en 162 7'
&amp; condamnée par Arrêt du Confeil de 1 6 5 5,
,
5°' Q.ue l'Arrêt du mois de FeVrier 1666. en ordonnant que le Procureur
General de la Cour des Coinptes défendroit à la Requête donnée il fin de
réüniortde la Jurifdiéliort des Aydes au Parlement n'a pas privé la Cour des
Comptes des défenfes qu'elle voudra propofer , &amp; furtout de la fin de non.
recevoir refultant de l'Arrêt de 165 5. qui fur la même demande ihdlviduelle':
ment, a mi!;. lès Parties hors de Cour,
~e ia reprerentation du Con~rat du 11 . tuin 1 s ~ 5. ordonnée par cet
Arrer, eft abColurhent fuperfiue , pUlfque c.e meme Contrat a autrefois été
produit &amp; communique dans les differenres Inftanccs que cette Cour avoit
été obligée de (oûtenir contre1a CQur de Parlement, lors dcfquelles Inftances l'on avoit jugé la validité de cc Comrat, qu'il n'étoit pas permis aux Partie~ d~ revenir ~près la ch,of~ jugée pour faire, valoir des rairons que l'on pouVOit tirer des p.leces qUI etOlentcommuniquee$ lors de cc Jugement, &amp; que
la Cour de Parlement ne joüiffoit ,point du Privilege des pupilles à cet éCT;1rd.
,Jo: ~e l'tltil i,té publique que le 'parlement oppeCe pour demander ~ette
reUlllon en ce qu elle fera ceffer les âivers conflits qui fe forment tOl\&lt; les jours
entre la ~~)llr de,s Comptes &amp; celle du Padement, ne rçauroit être un préte xte lcgltlme d ;).l1eanm la Cour des Aydes qui en ccla a un droit commun
avec toutes les Cours des Aydes du Royaume que ce Ceroit même amori(cr
t&lt;;&gt;ut.es les démarches que l:t Cour du Parlemel;t a faites pOut former des conflits I11Juftes de fa part que de faire [ervir ces mêmes comeftations à fa vorifer
fa demande ,n rétinion,
' .
outes ces rairons démontrent parfaitement i'injullké de la demande forrnee par M . Te Procureur General du Parlement elles détruifcnt d'avance
tou.t c~ q~ a été dit ~~ fa pari dans une longue produélion im primée dans laquelle Il s eft attache a rapport cr une infiniré de Titres indifferens à la queft ion

6::

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1

{[ion preCehte, &amp; dt:fquelles il a 'tirt des induélions contraires à ëe qui s;1
I WUV C COll tenu.
,
Co rn me cc n'efr apparemment que dans le deffein d'éternifer ce Procèli
que la p16part-des inembres du Parlement recdnnoiffent aujourd'hui avoir
été formé par qllelquCS~tll1S d'entr'eux au hazard &amp; (ans méditation que l'on
a affeélé de grollîr cette Produtl:ion pour engager par là M.le Procureur Gencral de la· Cour des Comptes à y répondre en communiquant les Titres
contraires &amp; avoir lieu de demandèr de nouveaux délais pour re'p Ilquer, M.
le Procureur General de la Cour des Comptes qili ri 'a rien avancé dans fa
Requête imprimée qui ne foit jufrifié par pieces;. &amp;qui ne réponde d'avance
à cette Produélion, croit devoir Ce borner dans ée Memoire à faire quelques
rcflcxions déciiives fur les Propoiitiolls avàncees dans cette Produélion,
P R B MIE RE

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PRO P 0 S 1 TI 0 N . 'l";!' 'J"

•
La Premiere de ces Propourions cOlliifre à dire que par l'Edit du Roy
J_oiiis Il. Comte de Provence du 1 + , Aoufr 1415. il fut créé nn Confeil
Royal, auquel la connoiffanèe de toutes rortes de matieres même des fifClleS &amp; des Aydes fût attribuée en dernier reffort, &amp; que la C.our Rt&gt;yale
des Prçudens &amp; Maîtres Rationaux fut fupp rimée par cet Edit &amp; réduite à
deux Maîtres Rationaux non graduez qui n'avoienr que l'infpeéliondu Do.m:tinc,
•
R E' P 0 N S E,
•

L'Edit de cette crootioli ra pporté dans la page 1 I. &amp; fui vantes de cette 17"Prodlla ion imprimée, prouve fe,ulement que le Juge-Mage futl'uniqu"e
Tribnnal qui fut fuppriiné, &amp;.non pas la Cour Royale des Prefidens &amp; Maltres Rationaux.
2 0. Il ell: prou vé .l'al' l'arr. 1 5. de cet Edit que cette même Cour Royale d~
de Prefidens &amp; Maltres Rationaux ne connoiifoient pas feulement des ma·
tieres du Domaine mais èricoré de. toùte autre matiere dont la connoiffance
leur avo it été attribuée par Titres' &amp; poffelIion Cuivam les termes. pro ob{er- ,
vatione juris domànii &amp; a/iis tàn!.entibllS eorum officium prout eft confuetum) termes
indéfinis qui (e refereni: aux Titres de cette Cour &amp; à fa poffeffion.
,.
3n. ~ojque les Maîtres Rationauxncfoient pas ~ualifiez de Graduez p~r
cet Edit, il ne s'enfuit pas qu'ils ne le fuffent; les Provluons par lefqu ell e ~ Ils
étoient revêtus de ces Offices leur donnant cette qualité, comme aullî 15=s
aun:es Titre~ rapporte~ dans l'inventaire de Produélion de M. le Procureur
General de la Cour des Corn ptes.
.
+0, Les Jugemens rendus rar cette Co.ur ?,e Preudens &amp;, MaÎ.tres R ationaux devoient êtré revûs en cas de (upplrcatlon, ln ConfijiorJo Pr&lt;talt1omm) cc
qui a tout le caraaere d'une Cour qui juge en dernier"effort , &amp; ce .qui lui
donne nn pouvoir égal à celui de ce nouveau Confeil, dont les OffiCiers devoient aullî appelier de leur côté des Ajoints pour juger les caufes de Cupplication propofées envers leurs Jugemens."
.
,
50 . L'Hifloire nous apprend que ce Confeil Royal ne fub{ifra que pendant
que lques aQnéès; &amp; quele Juge-Mage fut bien-tôt rétab li.
6Q. Il a été produit au Procès divers Jugemens rendus par cet~e Co~
Royale fur les matieres cl' Aydes aux anntes 1 +1 g. &amp; 1 +1 9. tems bien VOllins de l'établiffement de ce nouveau Confeil, donc cette Cour. des Prefi.
dens &amp; Maîtres Rationaux ne fut pas fupprimée en 1 +15 ,
,
.
7 °. Il a été aullî produit diver(es Lettrq Patentes, Edits &amp; Dec1ar~t1,o~
adrelfées à "ette même Cour par les Comtes de Provence &amp; nos ROIS)Ue:B'
1°,

,'3 .

•

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(,

~s en l'~nnée ~ S S s· ~uc l 'J!dit d'Ane:t ,intc:vint; ce: n'étoÎt d6nc pas Ult
ette: de: ralfon, ni un Tnbunal [ubalterne a qUI nos Rois n'adreffenr jamais
leurs Lettres.
SECONDÈ EROPOSITION. · r·,. ".
Ce ~o~feil Royal qui av()it [ubfifté depuis 1&lt;1-15, jufques en 1501. fut
alo~$ engc e? Parlemen,t -&amp; ia Chambr~, des Comptes compofée de .deux
Mames Rationaux &amp; d un Pre.fident cree cn 1460. qui prelidoit auffi à la
Chambre rigoureu{e des foûmiffio1)S, &amp; fut [oûmife Il l'Appel au Parlement
ai.Pli qu'ellel'avoit été en 1 ~p 5·

R/tpoNsE.

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PROIiOSiTiON.

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Depub i 50 1 , juCqu'en 1 ~ 3 5. I:~ Offi~ie,rs, do là Chambre des Comptes

r~ent reçliS

au,. Parlement, amli qu Il a\'oIt ete auparavant pratiqué au COl1~

. {eIl avee la mem~ for,,?ule que les Officiers Cubalternes &amp; l'Appel de reurs
Ju,?emens en ~atl,ere d .t\ydes &amp; Odrois, fut porté à la Cour de Parlement
qw en ordonllOlt 1executlon.
1l.EPQNS~

.

\

,..,.1'" ,

En 1535, ju'(ques eh 1555. le Roy ayant attribué aux LieutenansclesSé..
néc/laux les caufes Domania!es', la Cour Royale des Prelidens &amp; Maîtres
Rationaux ne fur occupée qu'à fe conferver cette Jurifdiétion en premiere
In!!:ance &amp; non en dernier reffort; &amp; il Y eut des défenfes au ProcureUr Ge·
neral du Roy C!fi cene Cour d'intenter aucun Procès[ur cesmatietes que de
l'avis de l'Avocat General du Parlement.
.
•

R É' P 0 N SE.

il eft vrài qu'avant l:année i

1°. Il a été"prou~é que l'E~it de l.p 5.n'avoit point rendu le:s Jugemens
des Prcfidens &amp; Mames RatIonaux appellables au Confeil d 'où il s'enfuit
que tome cette propofi tion croule.
;1.0. Bien lo~ que les Prdidens de cette Cour Royale euffent été fuppri .. ·
mez p.ar l'Edit de 1415 . &amp; qu'il n'en eût été créé qu'un eh 14.60. il e!!: au
contraire: prouvé par l'Edit de 1 -+ 1 5. qu'il y en avait,. puifqu'il y e!!: parlé
d~ Lovety Prelident de cette Cour, de la fuppteffion duquel il n'e!!: point
ratt mentlon,.&amp; cc Lovety n'e!!: à ppelié dans les Hiftoir.es que ie Prefident de
Pr~ve~~e, Co~t avant, (oit après l'Edit de 1415 . ayant été d'un rang fi di!!:ingue qui! avolt donne là fille au Comte de Dunois, 'Bâtard d'Orleans ' &amp; les
Lettre.s Patentésdu Roy Renè,de 1 4-+6~tems anterieur à l'année 1 46~ . COllt
2dreff~es, 11I4gno Pr4idmti cf MlTgijlris RAtio11l1libus;ces Lettres Patentes font
prodUites (ous cote C .
• ~ 0 . Après l'i?!l:inttion du Parlement eh 1 S01. les Prelidens &amp; Maîtres Ra..
tlo,~aux ne d~vmrent fubaltemes que pour la Jurifdifrion des SofuniffioDS
qu ils cxerçolent ainfi qu'on J'a prouvé.
•

•

'.

~UATRIE'ME PROPOSI~ION.

•

1°. C'ell ce detniet caradere de Juge des cau(es des Soûmiffions &amp;: dont
les J,:gemens étoiel'l! appellables qui engagea quelques-uns de ces Officiers
à prete~ le ferment, ainli qu'on le voit prêté plr François de Jarente, qui efr
qualIfié de Prelidcnt de la Chambre rigoureuCe , ce qui ne peur être tiré à
conCeq~ence pout l'autre JuriCdidion des Aydes que les Maîtres Rationa'ux
..exerJolent &amp; Cur laquelle ils n' étoient point appellab1cs.
1 ;1.. Les Appels relevez au Parlement en Jurifdiltion des Aydt:s, n'étoit de
~ ~art de cette Cour qù'une entreprife dé JurifdW:ion qui donna lieu aux
p aunes de.s Prefidens &amp; Maîtres Rationaux, qUI caufa un td trouble dans
~ette Provmce, que l~s Etats Affemblez délibererent de fupplier le Roy de'
.onner des Juges certams pour ces matietcs en Provence, malgré la diepolitlon des I:ettres.Patentes que le Parlement pouvoit avoir rapportées en fa.
f,aEv:.uld"Aul ne lUI aff~re~ent poin~ cette Juti[qidion , &amp; ce qui donna lieu à
. . It
net du mOlS d Aoufl: 1 5 S 5.

5 3 5· depuis l'Edit de Réformation de la JII ~
fiiec, les Lieutenans des Sénéchaux, fu(citez par le: Parlement, s'étant em~
parez de toute la Jurifdifiion qu'exerçoit la Com Royale, cette Cour fit
divers etforrs pour fe fou!!:raire des nouvelles prétentions des Lieutenans, &amp;
qu'elle ne peut conferver qu'un re!!:e de fon ancienne Jurifdiétion en confcn~
tant qué IC Parlement connût en dernier reffort de ces matieres; &amp; ce fut
alors, ainli qu'en e.(l: ~onvènu M.le Procureur General de la Cour des Côm~
ptes dans fa Requête imprimée, que les Matrres B..ationaux aeca~lez par
l'autorité du Parle1T\el'lt, fc ttouverent forcez de L'tire bien des démarchcg
c::omraireH leurs droits; r,nais ceS Maîtres Rationa ux firent bien-tôt reparer
le torr qu'on leur avait fait, ayant fait déclarer en l'année ' 1 546 . qu'il$
avbienç la même Jui'iCdiétion (ur le fût des Aydes; que les Conrs des Aydes
t:n avoient dans le~ Pays où elles étoient.établies, &amp; ayant ra pporté en 1 54 6 .
divers Arrêts &amp; Déd:ltations qui maintenoient leur autorité, à l'inftar de la
Chambre des Comptes de Paris pour le fait des Comptes, qui étoit aIlle·
Heu'd l'Edit d'Anet.
'. L'avis que le Proèureur Genèral en la Cout des Prefi.dens&amp; Ma1rresRa~
tionaux devoit prendre de l'Avocat General du Parlement fI'avoir rien de
!ubalterne ; l'Avocat Generil du Parlement eft donné pour colle gue au Pro':'
tureur General dans cette Cour des Maîtres RationaUx, ainli qu'on le peut
voir par la difpolition des Lettres Patentes du Roy François 1. rapportéeS pag.
dans la ProduUion de M. le Procureur General du P arleinent.
.

ce

..,1.

CIN Q..UIE:M E PRO P OSl'TI 0 N . .,..,.

,,~ . I~~ .

/!t' .

Én i5 5 S. pendant les Guerres du Regt\C d'Henry i 1: b Chambre des
Comptes obtint à prix d 'a rgent l'Edit donné à Anet au inoisd'Aoll!t 15 5 5 ·
par lequel le Roy leur attribua grand nombfe de JurifdiUions differentcs dont le Parlement joiiiffoit en eon(equence dès Edits de j 4- 15 : &amp; 15 0 1. &amp;
ie feul motif fut puifé fur des faits fupporez, tandis que le veritable I1'é~oit
que le Contrat du 10. Juin ~ S 5 S. lequel Conttatdoit être reprefenté, ~tant
en leur pouvoir puifqu'ils l'ont autrefois produit.
"

il.

i poli

SE;

il ne faut que lirel'Edir d'Anet dd mois d'Aou!!: 1 S 5 5· &amp; S'appliquer à
i'Hi!!:oire &amp; au récit qui a été fait de tout ce qui 'a préctdé cet Edit.»~l1t
être convaincu que 'cet Edi~ a pour principal motifl'exercice de la )unfc\.l&lt;i'
tion des Aydes &amp; autres matieres dont avoit joüi la Cour Royale des Preti·
dens &amp; Maîtres Rationaux, qui fut alors commué en Cour des Ardes &amp;;
Chambre des Comptes.

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C'el! faire in jure à la me moire d 'Henry II. que de prét&lt;:nd rc Cj u'un Edit
à uOï [o!cmncl n'aftelé drdlë que par les Officiers delà Cour des COll1pr~s,
C'ell vouloir être pins éclairé qlle ne l'étoient tous les Officiers du Parlement d'alors, que de (oûtenit aujourd'hui a près deux uecles que ce Contrat
fut le feul motif de l'Edit, eux qui contellerent hautement l 'cxecution de
cet Editfur d'autres m odfs, M. le Procureur General de la Com des Compte's' a fait voir en communiquant l1ll Extrait du Compte d'Honorat Receveurdes Fimnces de Ptovence en 1555 . &amp; en fai(ant remettre l'origiml de
ce Compte emre les mains de M . le Rapporteur !c's raifons pour lefquelles
ce Contrat fut palU, &amp; la fomme de 3 oooo,liv. pâyée en con(equence.
Si ce Contrat a été produit autrefois, alnfl qu'il ell convenu par M. le
Procureur General du Parlement, pourquoi pans ce tems-là ne dé: ouvrit-il
pas dans ce Contrât les cl:l.ufes qu'il prétend aujourd'hui y être inferées, qlI e
ne le faifoit-il valoir alors? Et une preuve que- ces claufes n'y font pas, c'cfr
qu'il ne fut propofé rien de pareil dans ce tems-là.

.

Ce même Edit dn mois d'Aouft 1 S 5 5. tut révoqué à Il feule exceptiOll
des Aydes en dernier reffort par Arrêt du Coureil du 2 . Novembre 15 S 6. &amp;
cette révocation donna lieu au rembourfement de partie-de la Finance qn c
les Officiers de la Cour des Comptes reçurent, &amp; auquel ils donncrenr le mo ~
tif recherché de la fupprelIion 'du droit de bûche &amp; amres droits.
R~PONSE.

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. cr Novembre 1 S 55. que de ptltendre que l'Èdit d'Anet fut révoqué, il eft au contraire confirmé; &amp; fi la
Cour des Comptes ne fur point maintenuë dans toure la Jnrifdiél:ion qui lui
étoit attribuée pat cet Edit, c'eft que le Roy defira qu'elle n'eût d'autre
pouvoit que les autres Cours des Aydes &amp;ChaIl\bres'des Comptes du Roïau ..
me, pour que ces chofes fdlfent réglées en Provence dans le même état
qu'elles l'étoienr dans le reftc du Royaume.
,
Les Lettres Patentes contenant l'ordre de remoolltfer une partie de la
'Finance ayant pour motifla fupprelIion des droits utiles qui y font détaillez, Veut-op fôûtenirqu'ellc:s ont eu des motifs particuliers qui n'ont pas
paru au grand jour, &amp; qui ont pourtant été réels, &amp; cela après qu'il s'cil
écoulé l'efpace dé deux fieclcs~ Si l'on ell reçû à faire valoir de.pareilles prétentions, il n'y a plus rien de certain, pas même ce qui cft établi par hi difA
pofition "fa crée de la volonté de nos Rois , il fera libre à chacun de donner des
motifs à leûr conduite : ~lelle confufion &amp; quel defordre !
SEPTIE'ME PROPOSITION.

•

]'''1' 1+6 ,

If?

Depuis la rév?~~tion de l'Edit du mois d'Aoull de
5. &amp;. le rembou t~
[ement de la moltle de la Fmance pour laquelle il avoi t eté obtenu, la Cham bre des Comptes a peu-à-peu recouvré [ans nouveaux motifs &amp; [-ans nou velle Finance la plus grande partie dè Juri(diLtion &amp; droits dans lefqùcls
k Parlement avoit été maintenu par l'Arrêt du Confeil du 2. Novembre
15 S6.1escruës n'ont fervi qu'à augmenter les droits. ut'iles de cerre Cour qui
[ont excelIifs.

RE' Pol'lSE,

•

R E' l' 0 N S 1;,

Les matieres particulieres à la connoilfance defquelles la Cour des Cornpll
tes, Aydes &amp; Fjnances a été maintenuë par des Arrêts contradiél:oires ne font
pas de portion de Jurifdiél:ion démembrée du Parlement, mais des émartations &amp; attributs dependans de la Jurifdiél:ion univerfelle des Aydes, ainu qu'on le peut voir par tous les articles que rapporte M.Is: Proçureur
General du ParIement, c' cft vouloir remettre en qyellion tÇlUt ce qui a éte
décidé pat des Arrêts de B,eg1ement rendus entre les deux Cours que d'entrer
dans un pareil détail, &amp; c'eft ce qui prouve cette ambition demefurée du
Parlement que rien ne peut contenir.
Le èaltulque M . le Procureur General dit Parlement {ait des droits utiles
des Officiers dela Cour des Comptl:s cft peu convenabld [a dignité, &amp; M.le
Procureur General de la COllr des Comptes qui fent trop qu'il s'éloigneroit
de fon,miniftere s'il vouloit entrer dans un pareil détail des droits attribuez à
la Cour de Parlement, neglige volontiers d'y répondre, ~ Ce foumet .à rendre compte à Sa Majellç toutes les fois qu'Elle le dcfirera de tous ces droits,
dans l'examen defquels l'on ne trouvera que des marques du zele avec lequel
tette Compagnie s'cft po rtée dans tous les t~ms pour donner à l'Etat les (etours necelfairës. Une feulerefiexion fuffit à ce flljet; t'ell qu'en 1690. tems
depuis leq~el on prétend que cette Compagnie a fait de u g~ahds. profitS ~
elle ne devo!t qil:environ cent Il!ille livres, au li~u qu'elle dOl~ au)ourd ' ~UI
huit cens mille lIvres pour des fommes empruntees pour fourl11r aux befollls
d~ l'Ètat, fans y comprendre autre f~pt cens ~iIIe livres qui avoien~ été
rdllbourfées eh Billets 'de Banque; &amp; Il ellnotOire d:l11s toute la Provlllce
que les Charges de Confeiller depuis ce tems-là fe [ont ~enduës &amp; fe vendent
• dix mille livres mOins qu'elles ne fe vend?ient autrefOIS.

SIXIE'M E PROPOSITION. 1'"'J' l'J~ ·

,

•

·HUlTiE ' M~ PROPOSITION',

ro: '

•

If"

La' huitiéme Propofition re&lt;Tarde les droits qu'ont les Lieutenans de con
hOÎtr~ des matieres des Taillesoen certainS cas dont M. le Procureur General
du Parlement prétend que les Officiers de la Cour des Comptes ndailfent
pas joüir ces Lieutenans; .
.
,
L'on demande à M . le Procureur Gepetal du Parlement qui l'a chargé du
foin de faire Valoir le droit des Lieutenans des Sénéchaulfées, dans Je tems
que ces Lieutenans fatisfaits des Re&lt;Tlemèl1s du Confeil executez de bonne
foi de p~rt &amp; d:alltre ne fe plaignent point, l'on pCl!.t bie~ défel.~dre fes 'pr~­
pres droits, les foûrenir &amp; les faire valoir 4an~ route fo~ etendue; mais lIn a
jamais été permis de fe mêler de ceux d:amrul , &amp;.ee reClt ~ue M. le Preeu - 1'''1 ' :Hi. ·
reur General du Parlement a voulu faIre des drom de~ Lleutenans dans un
longchapirre de fon Memoire imprimé, ne [ert .q~l'à dév.el0Fpe~ q~ 'iln 'agit
ici que par un e(prit qe jaloufie, &amp; que [on defielll fc:r?lt d exclte.r tc:us les
Ordres de la Province contre la Cour des Comptes: Lon pourrolt detro !le
aifément tout ce que M . le Procureur Generalçlu ,ra.rle.ment ava~ce fur ces
ufurpations de la Cour dés Comptes éontre la Junf~Iél:lOn des Llemenans f
&amp; qu'il [oiuient par,la difpoution de qu~lque~ I?e~laratl?ns de Sa Ma)e~~
qui ont été obtenues par furpnfe , &amp; qUI ont ete revoquees e.n commum
.
quant les Déf~-nfe-s que M . le P rocureur Genera-l de la Conr des Comptes ,""
fut obligé .qe ,d.onncr l'au\lé,e de,ruiae d;iJ1 ':I!l~ I,n,ftilllse .c.onr.rc {onSy.Q.fr:tut
du Siege d'Aix, que le Parlement avoit fU(Clte, enJ.m falrant avancer tout
•
te qui efr rapporté dans te chapitre de la Produél:lOn de M. le Pro,cureut
General du Parlement &amp; dont les prétentions ont été condamnees par
Arrêtd\lConfeildn 30~AvriI172 5' aveedépens. r?' '7!l~.
C
•
d

•

?"

�o

_u o . Par ces rai(ons,

2.tl.

10

&amp; 3l1trcs. que Je ConCeil aura agreable de {lIppléer pat
fa prudence, M.le procureur General de la Cou, des Comptes, Aydcs &amp;
Finances perfifie eri (cs conclllfions. ,..," • .,.

•
o

o

Le BureaU de M. LEP EL L F, Tl ER DES FOR T~)
Confeiller d'Etat ordinaire.

MonJiellr

o

•

•

1l0 U 1L L El fllapportellr.

•

1

Me CASTEL, Avocat.
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1

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•
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•

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•

De l'Imprimerie de Cil JI. lU. ES 0
o

SM ONT,

ruë S, Jacques, à l'Olivier.
•

•

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ADDITION
DE

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•

MEMOIRE

.

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POUR le Procureur General dû Parle~
ment ' de Provence 1 Demandeurl
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•

1 •

•

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f

·.

'LE PROCUREUR GENERAL VE LA CHAMBRÈ rJJlt9.

•

... .

'

C()l1Jptei d'.Aix, V,f!end,u,.

,

t

{

•

•

•

•
•

•

•

CONTRE
.

J

. E Procureut General du Fadement de Provence a ' fait cdri~
noîtra par un premier Memoire, quel étoit l'état de la'con~
.citation j il S:agit principalement de fçavoir f fi au~ ter~
mes d'un Arrêt du Conkil d'Etat du 8. Fevrier 1666. qui a
crdonné qu'avant faire droit [ur la dem,ande du Procureur
General du Parlement,' tendante à hn de réünion de Jura:
diétion des Aydes au même Parlement ,. le Procureur General de la Cour
des Aydes rapportera le ~ontrat paffé par le Roy, Henry II. ~voc cette
Cour, en[emble la . Quttance de la, fin~tJce. payee en exc;c~tu:~n .de c;(f
contrat, &amp; autres' pleces concernant 1attribution de "etre Junfdléhon, il
ne doit pas être tenu conformément à cet Arrefr ; de raporter ce cOhtrat, &amp; les autres pieces concernant l'atcribut:ion do la Jurifdiél:ion des
Aydes.
.
'
"
,
Pour deffen!ès à la demande du Parlement ; le Prdct1rClUr Geheral de
la Chambre des Comptes a fait lignifier une longue Requête imprimée;
par laquelle il a tâche de faire voir qu'avant l'Edit de 1555, qui. lui a
attribué la Juri[diél:ion des Aydes, les anciens Maîtres Rationaux cofinoilfoient de la matiere d~s ~yde~ en . den~ier reffort l d'où. il a prét~n­
dbu conc\urre, que cet Edit n aVOlt fait qu un Aéte" de Jullice, cn reraha:ll1t la Chambre dans cette Juri[diél:ion.
Le Parlement de [on côté a juftifié par une foule de Titres aurenciqnes, ~u'avant l'Edit de 1 55S. les Maîtres Rationaux n'ont cû {ur 1~ Ju..
nrdlél:~on des Aydes ni droit, ni titre, ni poffd!ion, &amp; .que c'~t~~t leCon[ell Royal de Provence, &amp; cnfuite le Parlement, qui ont touJQUIj
A

�.
~exercé ~ Jarifditlioll ~es Aydes en dernier Telfort.
Il a auffi fait voir que ce n'ef\: qu'en con{equence du Contrat du '
luin II S55. par lequel I~ Cha~bre, des \=ompt~s s'ef\: obligée de . J~.
ne fomme CIe ~oooo. hv. qu elle s ef\: fait attnbuec la Juri[diél:iori1 r
Aydes à titre d'engagement, c'ef\: ce comrat qu'il a été oL'donné par l'A,-s
dl, ~Ollk:il-du 8. Fevrier 1666. que le Procureur Gener~l de la ' C~~~
\lre fCfGIC toIlU de raporrer , -en[cmble la Qumance de FInance av
~e ~roit htr la demande du Pademenc afin de réunion de la ~rim,fl~
.ai~OA .des Ay&lt;ies.
, It.
Le Pr&lt;?,Cureur ,Gencr~l de la &lt;;hambre a~oit promis,' ~ declaré pal' lII1
Aéle qu Il~ a fau .figRlner ,le }""""" ...i.qu il ne fo~rmr01t ,auclloe réponlè
aux Requetes du Pal~CmOl1t, &amp;:. aux eleccs par lm 'produltes, cepcndan
il a nœvellemem diIhibLlé llne réponle imprimée làus le citre de Sorne
maire;- Caris que ju[ques à preÎent il ra ye fait fignjfier.
'
C'~f\: à ce Memoire que ~e Procureur General du Parlement [e propofè
de repondre; &amp; pour le faire avec quelque ordre, il mettra d'un Côté
les Objeélions de la Chambre; Be de l'aurre côté les réponfes.

c«

rJ

.... 2 11,

~

PREMI.ERE OBJECTION
.de la Chambre des Comptes, 1'121/.

R E'P 0 N SE•

Parlement a produit un. Ed'
cONrJOII- deLe1658.
1
l la JuriC~le
par leque

li eft [,ms exemple qu'ur, 'Parlfmmt
,

JO

l

a'

.Jt IJ'Jtr~P'.U at.,ever une
t't,j •••I"re. litS A,del.
. des Aydes-aété rCl.~dluë auPaNemeac
,
de Grenoble aprés en avoir éré demembr.c:e prix J'ArgcUt: vingt années auparavant.
. Il n'y a qu'à changer les noms) &amp; les dattes, pour y trouver la Gtua.
tIon p&lt;i{f~, ~ prefence du Parlement de Provence ~ &amp; pour recollnoÎ.
tr~ !e, preJqdlce 9ue C~uffrenc les Habitans de la Province par la multi.
plICJ.œ 4cs c~nflits, d aucant 'p1~~ gran~ qu'its foot à }'extremite du R9yau!De , &amp; a plus de 1 50. lIeues du heu ou fe tient le Confeil de Sa
MaJefte.
'
.
Le Parlement de Provence a encore l'exemple de celui de Djioll au.
quel l~ ~.çhambre des Comptes avoit pareillement enlevé la p!Oftèffio~ des
Aydes a:.prlK,od'ar-ge,rn;, &amp; ~oo~ les circonf\:ances étaient moiqsfavorables
que ocUes '~t1l one ete exphquees par le Parlement de Provence.
. Il ,a, auili l'exemple du Parlement de Pau, licué comme l~i à une (1.
t;r('m~.e du ~o~aume, auq~lel routes les JuriCdiéHons ont été réünies, par
!~ rpeme . pr~clpe , que , c efl: une cboCe ~ïneufe aux Sujets de Sa MaJd~e, de -ve,?lr. d~ fi 10111 poner leurs plalOtes au Confeil, {ur les entrepr4fes de Junfdléllon.
L'on {çait aulIi que les Parlemens de Bretagne de Mers, &amp; de Flandres à Doüay, [one Cours des Aydes.
'
J!.es"Gi&gt;nti:ils Supe,rieurs de RoulIillon &amp; de Colmar, font pareilletnellt !Caurs des Ayde~, ' dont l'on ~e peut donner d'autre motif; qu'il
~ avan.~geux aux SUjets de, Sa I\1aJe.fi:é de ne point recourir à dilfcre~s ,Tnbunaux , p,our, obtemr la JUf\:lC~ qui leu~ e~ dûë, ce qui doit
pnnclpalement avoir heu pour les ProVInces ficuees a l'extremité du Royaume.

a

....

DEUXJ.E' ME OBJECTION.
de la Chambre desCompt-&lt;S.

R E P 0 N S E.

Les Maitres Rationaux Join d'c:gr4ndt ~~fI' ROY4/t au A!atrm Ra. xercer du temps des Comtes de Prot'/}lSIJilJ( . ,t#(Hfotl U,'It ,.",[d,él/lln 8,,- . vence, aucune Jurifdiélion SupcriclIlem." f., III mtlllf!~ t!.tS V 1J1ltl. ' fe, étoienc Prefidez par le LicU[c.
. nam' du Juge-Mage J l'appel de leurs
Sous les Comus de i',ovt1JQe,

/a

fugemens itcn &gt;pnm:

lU Juge·Mtge

, reifott.
deC~efait dl: juiHfié

1

~ qui ~t()Ît ft [Ni qQ11Ygt~ àkxs~1

Par l'Edit de 141 5. !itr la htl, dans leql\t:l l'ott
't que Jean Looveti ef\: qualifié Prdidel\t de la Ghatnbre déS Ootnpval
J M
.
tes LIeutenant du, uge- age"
.
'
,
Par la qualit~ de Juge des premieres appellations, dcmnëè en 149 8 ,
.à Jean Guiran Ma~tre, ,~atlonal, Prefident de la, Chambre des ~oml"
cs comme il ef\: Juf\:tfie par le Reglf\:re du Con{ed Royal, prodUIt pagé
t16 'd e l 'I'mprIme.
"
,
.
1
~ ,L'011 a moncré que depuis l' et~blilfetIie~t du Par cmeht et1 r ~ é t ,
fubf\:itué au ConCeil Royal, les ,~;1altres Rationaux &amp; les Prefidens, dé
la Chambre des Comptes o~t prete ferment au Parlement 1 en la memé
maniere que les autres OffiCiers Subalter~es j de rm~ver[alll~r (:)- partlcllla..
ri"r (,oTljtll",üJ ~j"fdem 'I/rlte Juprfmte 'Par/~m:nl1 ~ngullS p"rmdo. lIt'.
forum juflionibus .&amp; tna1Jdl//ts obfdtendo î ce qUI sef\: faIt dez 1503' avec là
-claufe (ql/Jllm &amp; con(uell4m f'uflilit Jur,~menrum , : Ot ces, termes (oillum
&amp; (onfut/IIRI jll'drJtml"m, prouvent qu Ils pretOlent le merpe Sermen~ al!
Confeil Royal fous les C;o;ntes de, Provence; leurs Re9uetes pour etr,e
.admis au Serment , ont ete prodllltes, dans leCqueiles ils fe font fervlS
des termes, Mot,j/ri Railo7l4l1s hl4,lUlts /er7J1{orlS 'lJdlrar."! !penll/nll-.
0

•

;0.

Q.

·ltI,,,,,m •
1

TROISIE'ME OBJECTION
de la Chambre des Comptes.

l ;on vient de prouver qu'avant
r 4 1 5.les Maîtres Rationaux D'avoient
1ÎOI'UJIIX da'u '(tilt J"ri(dilliof7 , à la
aucune JuriCdiétion Supel'iellÎ'è, puû~
~h4'gt dt 1. f",plitlll;O'll 0# rt'ui(ion IIU que par le même Edit de 14 t s·Jean
.Cllw/nl Royal_
Louvcci cft qualifié Pre{Me:nt de la
.
•
Chambre des Comptes , Lieute/1anè
-cIu Juge Mage:. Or bien loin qu~. par ~et Edit ils , avent ét~ continue,.z
-dans la JuriCdiélion Subalterne qU Ils ,avb,lent, c~t. E~,lt a rdl:~lOt les Ma....
ares Rationaux dans des bornes plus etroltes, pUliqu Il yef\: dl(; trun' '~'"
.,.'" duo Magl/f" R'iltIOnatrs qui ~d n"lt~ ali4 oC(upllblln"" qutlm IIti OjJirl,,1fI
En ql 5.Ie Roy Loiùs 11. Comte
JI Pro vmce, to,.,illu les Mt//"es Ril.

Ilium

(07lurn I'71Ittl.

.

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. f·ri"'

.- Le Procureur General de la Chambre des ·Comptes qUi arrcc{è a~ aua' Inuler des termes li remarquables, tâche de rc:lever ceux-cy, ' .pro ob(e~1)I1_
/!.~';:
Ilone juris domanii &amp; flli! to ng nJ I/bus torllm OffiC/u m ; ais Il ef\: aûe de ;:!'à, ...... a.. r,4t-.
voir ue cda n'a aucun ra oct aux y es, &amp; encore mOlDS au cemet . :.: /~ l' '';f''' 14-. ..;.. '2.~/ ·
re ort es
es.
'&lt;J)
.. , . i,fté
:'" D'ailleurs 'In peélion du Domaine", Obfm)4~IO oman"" et?1t 01 ren~c:
de la JuriCdiélioil , puiCque les Mames Ratlon,aux en falC~lent eux·me"
tnes les pour[uites devant le Parlement, c?mme Il cf\: prc;&gt;uve par les. Lettres Patentes du Roy Loüis XII. de l'annee 1 51 1· adrelfees au Parlement
en ces termes: NOUJ M,mdons Il nos atmz &amp; j'eauxlle1s G1.ws dt ~OS.C"If"1'
'VOlIS en awrl ir, ( c'ef\:-à-dire, le Parlement auqùe
es ectres s'COlent alldrelfees ») &amp; fairt Ifs pour/utiN de1:ers VOUS.
."
,
i
•
Les Officiers de la Chambre des Comptes ont en[mte cOnml "au Dom~~
ne en premiere Inf\:ance; mais ['luf l'appel au ~arlement, m.em~ depuIS
qu'ils ont obtenu la JuriCdiél!On des J;. ydes , &amp; Ils en. C(;&gt;O':lo~trold~
core aujourd'huy Cous la re[erve du meme appel, fi la Jun[dléllOforï de
,
maine en premiere inf\:ance) n'avoit pas éte atttibuée aux Tre en
France, à la charge de l'appel au Parlement.
. fil .. la faveur
Au [urplus, . les termes (7 alti! tangmtibus torfl~ ?ffi(1u . '
da l
deCquels la Chambre des Comptes prétend a'loir ete ~on~tnU e ~s e
iQcmier Rdforc des Aydes, fous la referve de la [upplIcation (lU renuon

7",J-:/::

rra:

t

�'+

\',~'2'2.{4~ q&gt;nrcil Royal,

ne peuve'}t jamais. êtrc 'chcc1'1dus 'que des fonél:ions 0
dm~lfes &amp; Qaturclle~ des Mames RatIonaux. Or les fonllions des Maît t.
Rauonaux confillOlent en Provence comme dans toùtès lcs autres Cha r.es
bres des C;OrnpteS du Royaume, à connoître de la ligne du COmpte 1ln.
titre Magi/lri Ralïonalrs , n'a pas d'autre étimologie, il fuffit même ~l ~ur
' fc [oit fervi du rerme de rev ,fi lm , pour en conclure que les Maîtres on
rionaux n~ connoilfoiem pas ,des Aydes, qui n'ont jamais été des mati~~
rcs de revtfion.

R

Q.UATRIE'ME OBJECTION
de la Chambre des Comptes.
L~ Lon{ni ROJai tTI 14 1 5.n~ IIIbfiJl4

Jo. âJI,..e.,
r..J...,./... J _ "

~./..

,

i ~Q.v I ~D ~.

r'1&lt;

"'?'I- , "" .. ,

f'l- '

Le Confeil ,Royal é~abli. en 1415.
l'a.' 1~'lg - umps ,aIl /t eu que /a g randt [ubGlh fans lOterrupuon Jufqu'à c
cour ROJaldes. Mat/rf! RalionallX{ub- qu'il filt érigé en Cour de Parlemen/
ftf/a dllns /oul fon tu/l",(uiv anl ItsPro_ en 1501.
'
cMurrs raporl éts, dT let Ltltrt'S (onfirIl eft vray que la Cour des Maî.
ma/l'VIS dt fa ]uri{dl[fon ,
tres Rationaux, [ubGfia, mais [ans
"
aucune nouvelle attribution de Jurifdiél:ion , tOUt [on lufrre gue la Chambre des Comptes affette tant d'exaEcrer ; étoit d'être comporee de deux Maîtres Rationaux non Graduez &amp;:
par con[equent incapabl,es d,e Juge~ en dernier relfort, preGdée par un'Ju.
ge fubal.terne , au~mentee d un Pr~Gdent en 1460. &amp; enfin de deux Maîtres Rat!0!laux creez en 1 543 , qualIfiez de Robe. Gourle dans l'Edit, qui oft
rapporte a la pag. 38.
Les ProccOures citées n'ont rien qui puillè Ce concilier avec les induél:ions
'lue la Cha~bre de~ Comptes. pré~end en tirer, dl.es re.sardent la ligne du
COIl,lpte ou llOfpe,él:~on du Dornal,?e" ~ fi clles JUftifient quelque entrepnle {ur la Jun[dlél:lOn [ubalterne , Il n y en a aucune, qui donne la moin4 re idc:e du det;nièr re/forr.
Il y en a une preuve litterale dans les procedures qui concernent les afow,ge1!leQs &amp; efi:imatio~s des Terroirs, c'~toi~nt les Députez des Gens des
..trOIS Etats de la ProvlOce qUl en connOI{[Olent de toute ancienneté de
l'aveu même du Proc~reur du Roy de la Cha.mbre des Comptes , le~uel
d ans une;procedure falt~ dev,ant un ~ommll~'me du Conreil, ra portée pâge S9· ~ en ,dl[~onvenOI.t p~lOt, &amp; n OPpOfOIt autre cho[e pour foûcenir
la (~rpn[e faIte a Sa M~Je1,te, que le ~rocureur de la Province lur reproChoIt , Gnon ql!e telle erOIt la v~lonte du R&lt;?y i Mais pe. cela feu , il reft It~ 'lue les I?,epurez de I.a FrovlOce ,en aVOIent connu Jufqu'alors, &amp; il
dl eVldent qu}l ne POUVOI,t etre queftlOn que de la Premiere infiance dans
l 'ancienne polleifion des Deputez des Etats.
. Les Lettres ~d~e~ées aux Maî~res Rationaux ne contiennent rien qui de:
.figne une Jun[dlttlon en dermer relforc , il en eft de même de la D éclaI~tion e, 'année 1 00. ui n'eft u'une confirmation vague de leurs Pn- ,
-VI e es a caule du Jo eux v
oiiis XII. ,&amp; ui ar con euent, ne peut pro uue aucun nouveau droit.
n e et, a ete JU 1 e par les pieces raportées dans l'Imprimé du Parlement, aux pages 14· 23 . 2 S· &amp; 26. que pour toutes les matieres cancer.nant les Aydes.' les Roys s'~drefI"0~ent au ConCeil Royal, &amp; en[uitc au Parlement, c~ qUl prouve qu Ils erolent les [euls aufquels le derniere reffort
apparcenOIt.
CINQUIE' ME OBJECTION
de la Chambre des Comptes.

7"':)"

'1. 12. ,

R E' P 0 N S E.

RE' PO N S E.

L 'tltlb/,!!mu nt du 'Par!erIJtnl ln
Il eft vray que l'érat des Maîtres
h
' ,
Ho 1. nt C tlngt'a pomt lél al de /a gr an_ Rationaux ne fut point changé par
\ Jec~,,-, ~~~M~~ /~~/RaIIOhatix,'fùi nt fût l'éreéhon du Con{eil Royal en C OUf

.

-.

S

'

- '227,

flilmift Ullppt/4U P4rlemmt 'l'If pour de Parlement en t soï.inaÏScei:ancieil
':Jurifdiflion de /11 chambre ngotmufr.
I/fib,ût il/a Lhl1mbre des comptes.
il

état étoit celu~ de, Ju~es {ub,alternes.i
les termes de l'Edit tant dccllifs. 11
Y eft dit à l'article ~. 92.!!t le "P arlt.

ment connaîtra dt! (auft! &amp; mt/tifres appei/a/oITes, Vf1J~nl des Sentmus Ô',
/lpoinltmms dfS J ug es. M fJg rs, MAISTR:ES RATIONAUX' , 6- tlUrf'fI Jugu •
tiffqutls on appdü ,.a Im l1J edl,a//lIJ: ul a ladlle LOU~.
"
Par l'art. 1 0 . il eft porte ; l'V. cfl/moru en la Chamb~e d/d. Parlemenl If~,
1uges (J'Ap faux , J "ge.&lt; , M"g d , Grand prefidenl &amp; MatifeS Ral,onAu&gt;:, fant
paru qu',!s 01)1 tJjJIZ d'u(r/,pallolJ es Chdrges qU'Ils à1lt , à (im(t dt trurs OfJi~
as (omme a!J(ji parce qu e on app' /lfTa d'eux at,dit cp arlemenf.

Le Parlement ne prétend pas que par ces difpoGtions il fût permis de
fc pourvoir indilhnQ:emenr dev~Hlt luy , par la voye d'appel de rous les
Jugemens rendus par les Mames Rationaux, il en excepte ceux rendus eri
ligne de compte qui ne pOllvoi,ent êtr~ reformez que p~r la v~ye de reviGon ) c'eU: ce qUI dl: ,expnme dans 1artIcle X I ; du meme. EdIt; par lequel aprés avoir attribue aux Mames Rationaux 1appel des lllfiances de.!a.
Chambre rigoureu{e, Il eft dIt qu e de leurs Sentences on appellera enfUlta
au Parlement, ainIÎ que l'on fait des Chambres des Comptes des autres pays,
és cas où lefd. Gens des Comptes font apellables.
, II n'y a dO!1C point de lieu de iàûtenir ,que ,fui~ai1t cet ,Edit le Maîtres
Rationaux n'eroient [ubalcernes que pour 1attributIon de 1appel deslugemens de la Chambre rigoureufe.
Les MJÎtres Rationaux) qui éroient alon ne l'one pas ainG prétend~, ~'
puifqu'il en prouvé qu'ils répre[enterent en 1 5~7. que d~puls lm lt~pS ,,,,mtmolla/ ,l i connol(jolf lll des l a,/Les , AJdes ç (label" s en premur~ znflanct,
[ur lequel expofé ils obtinrent de,s Lert~es Patentes par le[qu~lles p_arti~ dé
cette JuriCdiél:ioll leur fut accordee, mal~ fous la rdèrve de t I1P~t/ 411 ': a~­
ïmÎml , cela eft encore prouvé par plu lieurs autres Lem s &amp; De,~laratlons,
7
1èmblables des années 1516. 153 9· 1546 , &amp; 1550. &amp; Ion a deJa rema:qué que le Procureur du Roy en la Chambre des Comptes, p~r une, Re..
\ quête qu'il prefema au Parlement en i ,~40' pour del1?ander 1enr~gill:re­
ment d'une de ces Décbrations, il ne pm que la quahté de SUbftltUt dl1
Procureur General du Parlement,
SIX i E' M E 0 B JE C T ION
de la Chambre des Comptes.
LtI Cour d o 'Frtfidms Cl' Mailres

if

E

rp

0 N S

E;

ton ne peut voir fans étonnement'

Ra/iorla/j ,l( , at'oir lm 'Procur fur Germ ai la mauvaife imerprétafÏon que la
{I/h anl qu'il l'JI pOri é par les Lei iriS Chambre des Comptes donne à toUS
Pa/entrs dll R o] Françou J. prudU l/ u les Titres qu'on luy oppo[e j voici les
par le P ar/emmr pag. 41. par IeJqlu /lfS propres termes des Lecrres Patentes :
j'A uocat G~nera..f du Par/mu'J! lur "" m un do1' s que no/ re P .'OCUU"IT rn ~4
'fi donné par Col/egu/'.
Cham br: des (o wpt es puijJt , nt IUl [01.1
,
'
loifible a 111.1 fi ul, m Unl er nt mouvolT
/lucune anion, prêter (onfrrl/ement , fait pour le ruouvrt1Tlf111 de nos ilroi~soti
1I111,emmt, erJ qU f/qlU ma niere qlle Cl' (O/l, ains que ce foi l par Je Con{tl~ Je
No t redll Avocat Grn ffa ! ( du Parlement ) &amp; qu ~ J:J mafine JOlI prt mmt.
ment pll r t u y v ûé. en/mdué &amp; de/i btru , al71fi &amp; ft/on q fU liS afftlZTes de,
NO fredi lf COlir de Pa r/mun! lotir trai tées .

P remierement ) par les Letc~e~ , le Pro~ureur du Roy de la Chamb:d
des Comptes n'eft point qualIfie Procureur General; en ju ond l/fll ,. Iom
qu'il [oit admis pour Collegue de l'Avocat ~eneral du parIemeof' ~tefl:
dit que c'eft fous fes ordres qu'il doit travaIller, ce qUI cIl: la IOn~~lon
d'un Subfrimt.

�~z5 ,

~J)..EPTH!'ME OBlECTIO N
de la Cba.mbre des Comptes.

6
R E' 'P (;)

Il Cuffit d'ob{erver.

7

N S 1!.

Que l'Ar'
du Conlèil du ~ , May 1 546. a été tt
lement rendu Lur la Requête des Me~­
tres Rati011Jux.
al2. 0, Que de plu~, il n'dl: rendu Ue
pour les appellatlons des MaÎrres~
'pOrts, .&amp; que ce n'dl: que par Ul~
~~lJll~k, enonCl:ltlon qu on a ajoute qu Ils aVOlem en Provence la mêmeJu_
n{dlébon el~ dermer re{forr, que les Generaux des Aydes dans les aUtres
!f~QYlllCOS j c dl: pourquoy 1011 VOlt que par une telle enondatÏon 'llli n' Il
1Winr ~lle di{P9lition de l'Arrêt. ( n'étant quelhon que de~ appellatioeos
..desMallCes des Pom, ) la Chambre des Comptes ne peut pretendre aucun
droit ~lt le dernier re{fort des Aydes.
- 3 O,és-Iors que pa!' les Lettres Pat~~tes de t 5p. ~~tenllës par les MaÎtrc~ Ranonaux eux-memes, li avolt ere ordonne qu Ils ne connoÎtraient
:rl~s AVdesqu'à la charge de l'appel au Parle,?en,t, ce qui dl: confirmé ar
,d.autres~ Lettres Pa"temes de 15 3?· &amp; '55? Il n eH pas poiIible qu'un d'mpie Arret {ur R~quere ait attnbue aux Mames Ratlon:1ux,la Juri[diétiori des
-Aydes ~n dermer re{for~ , ce n'eH: ,que par ,des Edirs q~'une Jllri{diél:ion
fl,d.erOler, re{fort peut-erre atrnbuee, en "revoquant meme les Titres antene~rs qUlJon~ contra!re~. Al11u c~t Arret du ? May 1 546. en quelqlre
~mame~e quA [Olt conudere, e~, entlerement i~lurile &amp; ne peut prévaloir à
des Declarations contraIres duement enreglltrees &amp; obteouës Cur la propre
,réquifition du Procur~ur du Royen la Chambre des Comptes, elles jOlll r••
, :par MJJ Arrê; du L'anfll t 4u 9, M"J
-15 46• 1)114 'ÙW~ que ln Mlllires Rq_
Ofl,ulll'X nl)itnJ 1" m ême J",,{diélIOTJ
.{4T Its ,.A Jllu,,"e IN ,C~lJrs dfS AJde~ m
avoient d.,u ln paJ s où tI/ts noient
'..L.Ja'J/ul.
'

1''"1' '2.1' ,

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Q.

la prodl&lt;c710 n ImpTlOJ U pag. ~,. 36

' [lII'I ((S tians

(;J'

4+

. .Ir Pout ce qui regarde en particulier les appellations des Maîtres des

Ports, ,l'on C?~ryera, ~u,e par un précsdanr Arrêt du Coalèil du 1 ~. Mars
~ ! 144. I! aVaIt e~e prec-llemcnt ordonne, !flll la cDrmoi(fllrJcf du appdialtO"S

· ties MlVrus 4es PorlS qUI (er a d~volur par . devant les Maîtres Ratio.na/llt
. tP- J~ ;u[emmt qu 'ds en fe ront fera fans préjudice &amp;- jOfU la cond'Iùm
l tbrn.it, reffo.'t-au Pa rlmunt . ai?~ qu'zI rJl accoûlumé des autres appt/lotions da
li/at/Tf1 RatIonaux. Cet /Irr er a ete p,oduirau Pro ch.

d;

HUITIE'ME OBJECTION
de la Chambre des Compees.
Le Pad e7JmJl a.l'J7l1 fim des efforts

R E' PO N SE.

Ccil: contre la verité, qu'on a ex1°IU sl.allribufT la Ju, ifdl{iion des Ay- pore dans l'Edit du mois d'Août, 555,
des fiui app4rtenolt à la Chambre dt! que le Parlement fai[oit des efforts &amp;
~f:.01lnptts , le Roy H m 'J lI, cQnfir.ma des enrreprilès pour s'artribuer la
, e~'te. Chambre dans le dernier reffort de JuriCdiél-on 'des Aydes , &amp; en déla Ju,ijdlElion des -1Jdes par fon Ed" pnüiller la Chambre des Comptes,
~th mois d'Août, î5;' aprés av oir mûre_ {)ui{gue l'on ~ montré que cette Ju1'~" 217 , ' PJlt'1Jt t'Xami7Jé fN droits j que c'ffi fa i re n[dJél-lOn aVait appartenu juCqll'alofs
.J-'l./ ~ ' in/ lin à la memoin de ce Prince qli e de au Parlement' par une: infiniré de
tij,e ~ue Nt Edit ait ét é dlEIé par Ir! Tirres reconnus &amp; acquie{ccz par la
-OlfiCltrs df la chambre, li ta fa w "r Chambre des Compres, ,dont roûte
• J 'II1't' fflmme dt 30000. tiv, promife p.ar
l'ambirion avoit confilté jnf&lt;.lu'à ce
le ( ontrat dt, J o·1um préudmt.
temps-là) à connoÎtre des Aydes eD
premiere il1ltance Cauf l'appel an Par:
ment J c~ qUI luy etOlt meme dl{pute par les lielltenuflS du SênechaL Le
,Roy erOlt I~ ~~îtF~ par {on autorité de d0flller à la, Chambre d'cs Cornpte-s la lunkliéboYl dtSo AY4es " quo.yqllli'elle ,eth aparreHtl aU' Padrnrcllt
JuCqu'en ,1555: comme Sa MaJeil:é eH: aujJurd'huy la MaÎrre@è die rendre
cette Jurifdl~hon au Parlement ~ mais des-lors que d,lUS l'exPQ[é dr: l'Edir,
•

'

.

f'

"

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,,

'

.

clita

'2:'2 ';j ,

, il: [ervl 'd'un motif évidemment faux; le Patlefile'flt a l'aibI de
on j.e n a Curpris la religion du Roy Henry II.
,
,qut °fur~ri{e de lEdit de I 555 · d\:.d',ll]eanr plus mamfdte: què là GhàtrtJ.
, b des Comptes s'y étoit fait attribuer plus de trenr-e forets de JurifdÎc'.
, ,re s &amp; droits outre la )uriCdiéboJ1 des Ardes j enforte que [ur l'op~
'
,
C
d 1
Novtm .
liClon
'on de tollS ,les Corps de 1a ProV1I1ce;
1 rut ren u e 2 .
Jtl
' I 56, un Arrêt concradi4 0ire , p.u lequel Sa Majelté 'revoqlJe 1a, 'pI~s
- ;ande partie de la JlInlèhéboll que la Chambre des Cumptes serolt
Tait attribuer par cet ~dlt.
.
, "r
,
1
'
Si par le même Arret la Chambre ,des Comptes tut conlèrvee dans li,
Juri{diéhon des Aydes, c'~.fl: parce que d'un c,ôré leRoy ,n'~t~it paLa10rS
' cn état de rembourrer l~ ~omme de 3 0 00,°. hv. qUI aV~lt ~te ~eçu~
parce que ~run aut~e cote le P~r1emenc !8n0..rant ~ue l Ed!t ,D aV_Olt ,et~
obtenu qu'a prix d argept , Il I~ en offrit pas le rem~our{ement? a~nh
'qu'il l'a fait de uis des 1annee 16 2: • rems au ud Il eut la remlere
,cannOI J.nce u contrat
, 'Edit.
,
r.
d'
"
"
"1 fil '
- La Iurpri[e de l'Edit erOlt encore pretenre IX, annees apres 911 1
t
rendu j car le Roy Charles IX. ,par une Declaration du 13 Fevner 1 5~G:
fe Cert des termes fuivans qui Lont remarquables. Et par Edit fait 1afl
J 555. au fIlOIS d'tAolll, f ur It ulol7b[JermTiI &amp;
nouvelte 01t,,/1uII01l de
)urifdi[f,on de nôtre Chambre, &amp; COllr des tArda dlldlt Pa'.! j fa~1 ,Pa,.

"a;.

f

'

..

D

i?r;~ .:.u

~

.Edit le même: Prince en c.xphque le motif di nS' une autre Declaradoo du
2.0. Oél-obre '565, par laquell~ en parlant de l'am p!iation de pbuvoir &amp;:
'JuriCdiél-ion accordée en 1 55 5' a la Chambre des Comptes par le Roy H et1rr II. Il dit, 6' mo/ trla"t ce , tçeux gens de ,no fdl ls Compl N , ~n PI(Y/)t'bu IN!

l'voient fournt cer/ame grande (o mme d e denurJ , pou r ( UI1,!Hfl tr &amp;- emploJfr ~S
:~rgentes affaires de (es gu.erres, Elle eft prodUIte Vage 6,' 0
_
,
'

, Le Procureur General au Parlement n'a donc rIen dit de t~otf , quatlct
:il , a dit, qu'il y avoit eu de la Curpri{e dans l'Edit de 1 ) 55· pUlfque le' ~oy
Charles IX. daM une Declaration polterieure {eulement de dIX aonees,
aualifie cet Edit d 'une gra71de JurpTlfr, ~ donné po?r une, [oI?me~'argent,.
,,i caure du befoin de la guene , ce qUI ne peut erre qn aUtre d ehgagcment, comme on le momrefa par la {uiee,
R E l cp 0

N S E ;-

..;
... .

Outre que pat la Décfaration au
Roy Charles IX, ,du 2.0: OtSl: 0 hr:C1
mois d ' Aoûl {UI 'VaTl/, ne rfgardolt qu e la t 5G~. dont l Dn Vient de p'arler ,il
fillarjct d~s Offices cr·erz par Je même dt dit que la Finance de la nouvelle
.E.dit,gages &amp; dro ils Iimalifs (rlivant attribution de Juri{diél-ion a été don·
J'erJ07ICè de GtI{pard Honorai daus le née pour 1&lt;:5 beCoins pretfans de la
çompre qllii t e,TJdlt de la (o m me par /IIJ ~uerre, ce qu'on ne peut attribuer
Nç itëfn fx uurion due Co ntr at ,
a une crûë d'Officiers, d'ailleurs
.
'
l'Edit même prouve q~e loin d'a~o~
~ugrnc:;nré le n0mb.e des Officiers créez en 1 54;' &amp; 1 5) ~ . Ion a [upnm:
par le même Edit un premier Prefidenr, &amp; , quatre !V1ames Rat~onau~,
:&amp; Ji à la fin de l'Edit on rérablit quatre Mames RatlOnal~X, ce n dl clo,t}., jallfs
, , que conferver le même
'b
A Ranonau'~ , en- alfi'
nom re de quarr~ M:.tItreS
flnt (ubulteI' la lllpprdIioJ1 de l'Office de PremIer Prdidenc., 1 d
.]
; Aprés cela il deit petl' importer que GafIlart Honorat fn par k t
~on­
.trat-dlol. :H). Jt,Hn- 1"5'55. dans le compte: qu'il a rcnth d!cva~t :&gt; .
altr~

M

k.

.f'r!.,'J..

{;';/:.t7

7' J"

,n;tre honoré fieur &amp; Pff e DE GRANDE SURPRI SE, fut accDriüe la co,.·
:noiffanu defdites ' matiues da ./ip"s : Elle eil: roduire · a e 8 -. D"'lf,'
, II y a donc une [urprifc &amp; un~ gra,nde (urp'" ans '0 tefltlo de cie

NEUVIE'ME OBJECTION
de la Chambre: d(;s Comptes.
, La {omme from if e par le COTl lrat du
_10. Jum '555- qui preceda lEdIt du

~ ,k . 6;....,..;,•.....,

..

~

1&lt;4

�'J. ~D ·

J

Cc l
'
RationauX de Provence, luy ait élo:né poui:'
'
,
veaux
Offices,
pui[que
dans
la
veriré
les
f10U cau eOa creatÏ?n des nou '
)
. d
'
veaux ffices cr
'
•
q~e . reml?1.acer pame e ceux iuprimez par l'Edir ce '0: POlOt
. eez n onrfait
ClatJon hllte dans ce corn pre , qu'on doit Jug cl ni e r.
par j'éno l1
( .du contrat, c'eO: par la reprelèmation du mê er es c aUles &amp; conventio ,dire que les Offic}ers de la Chambre avoient mdeéscJnm~{, &amp;)1 Y. a
po~r cacher les verirables c1atlfès de ce conn'ar c~~s es v~es Interelféc~
nome dans tous les remps, &amp; encore al1jourd'hu;.
me Ils lont fait cou-

lieu:r

D 1 XIE' ME 0 B JE C T ION
~

de la Chambre des Compees.
La I f p1t /rnla/lO n d ll COtllrul d u

R E' 'P 0 N S E.

t

r
a
!eprelenrationde
cer c~&gt;nt~at cfr
neceOaire, c'eO: une cl10
l'Arretl: d
.
le Jugee pat
666
U CoulèIl du 8. Fevri
"" nI.
l
.
cr
Le Procureur General de la Ch
bre des Compt
Cc
d
Cc
. amv..4 . , fo, O(/~'""" pen er
e repre enter ce .Contrar, il doir être d
els ne p~l1r Ce diC, '.J . _~ ,~ J~
. . Cham
Comptes; Il n'en faut p 's d'
ans es ArchIves de la
bdre des
' '''1,M
.
,
G IIp.lr
r d H
...
,lUtre
reuve que 1e com te
) .. (~ {; ___ ,~ ~ 140 mçme
e
onorat
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1 ongma par e
::-Js'r .
ra _ e a 1.l~ re, pUI qUI y paro t
0
rocureur Genela lomme paye~ en ver,~~ de ce Comrat ; Or
t~ e s.e Ui!!~e
.
p~u le .faIre qu en produl am 1e- mê-me COI ,1 e,i ,In,du?lta e qu'il na
neceŒuremenr dans la lia{fe des PI'
cl ou il s enllllt qu'il Cill~
'1 ' fi
- eces dltrat,
u compte ' '1 ; , ~~nl ptn y d,ut, Pl7s '. celai die verroit par l'Inventaire de; Spll' eto~t , polh6lê
) e, ou onglOa 11 compte a ét ' " .'! f
eces JOll1tes au
q llC cene font poine ici des Archives D e [J~. , 1 aut en effet remarquer
- . l'1 y a nece a')té de repreftomelllques
c'e0: pourquoI
l ' c'eO: un d"epot public
par equel accident il a ceOè d'être dans ekccJe eôcOntbrla.t , ou de faire vo~
L Parlement demande avec L1ne r '
p t pu le.
,
res grande
r
•d e ce contrat, pUI'f'qu "1
1 en doit re[ulter
'1 {(ral[(.o~ 1a reprelentacion
erv a le depoüiller de
a Jur{dlébon des Aydes en illrprenant [u l
U~Plti e qui éré Elire à la faveur d'une [~~~~ldA u Roy Henry II.
ou. SS urgentes affaues de la Guerre ne
rgent, dans un tems
vente des fairs avancez par les Officiers d:I~Chrenbt pas .d';~profondir la
' ,onclurre que par ce contrat le Roya [( 1
am re; d ou Il y a lieu de
naux , la J~rj{diél:ion des Aydes , avecefa~~l~~t Jngagé a.ux Maîtres Rae trouverolt a propos, en rembourrant le
. ed el' la retlr~r quand elle
. En effet, comment pourroit-on enfer priX e en&amp;agemenr.
l~re~o~ableme.nt à la Chambre des ICom ~~e le Roy eut voulu attribuer
n[dlél:lons 11I comprenoient le Do . PI' pre[que trem€- [orres de Juc!mes '1&amp; ons gratuItS es Gens :rE~ïi(; )s
AmIraute, les Detl~ns? es Monnoyes , les Eaux &amp; Fo "
es . L1nlClons, les Forcifical~at~ons, les Regales, les Procés o~etf; es peInes municipales, les conprJOcIPdale J les affaires de la C!urnbre rig Proi,u ret Genera! Ifcroit partie
renans es Soumiffions, ce qui lèul em ~ureu ~, es a(Jpellations des Lieu, les. contrats, le tOUt en premier &amp; d P ro~ 1exeCUElOn de prdque toUS
mlers Juges, &amp;• 1e Par 1ement [e trouverent
erl1ler rellore
. enldorte que tous les pred
" 'il
&amp; tout ~e la pour la Comme de 30 0 00 liv ~pOUI . ez e leur attribution,
Il. 50. hv. de gages , le tout [ans ex . . . a quOI. Il faut encore ajoûter
C cTmptes pretend oit avoir {llr toutesa~~7r I[/!~..?It que la Chambre des
oures ces clrconil:ances fOllt nature
,
Il emenr
un pI\.,Uons.
fi
&amp; d .
fi
re umer
Oivelit même
Prouver , que toutes ces attributio
rue pour la [uret,~ des deniers qu'en~ f~u urer:{ accordées, à la Chambre
yu erre , &amp; qu 11 y avoit dans le Co
f111t aët les affaires urgentes de
d e a pabrc d - Sa M~eO:é ou de la parc lcitratünhe re erve .&amp; une faculté , {oie
e rem o.u-ler la lomme promti..
Cls ,, Clers qUI écoienc dcpo.:üllc:z.,
... par e contrat.
10.

JUITJ 1555- tft. I11Uliù, d'alllal1l plui
,1
li
'1'" a f i t' pra 1/11 &amp; i:om mul1lque dans
d.ffUfnlts Inflal1us caMu If Par'~_

·t

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t. d

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fi

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Wes? !

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La

'J '

C

.

23 / ·

La Chambre oes omptes ne peut oetrLtlre toutes ces JuG:es Pfefdrrip.:'
dons, qu'en re~re[entam. le cont,rat; plus elle affeét&lt;: de dire qu'elle nc:
l'a poil:t, ~Ius lon dOIt Juger qu elle aprehende que il I.e contrat étoit repre!ente , lon y troUVer?lt t~n~ preuve, comp,lete &amp; ~ntlere , que la Jurie..
, âiébon ges A ydes ne lUI a ete accordee qu ,a tJt~e d engagement, &amp; fous
la [acuIte de la re~~our[er: En un mot, des gu eUe ~e repre[ente point
le COIJcrat qUI dOIt erre ~ece!falrement dans .les Arc,hlVes ; &amp; qu'elle eG:
chargee de raporcer par 1Arret du Con[eIl, Il dOIt etre permis au Parle.,
ment d,e w er de cette non - repre[ematlon toutes les con[equences qu'il
vient d explIquer.
' .
,
Il ne p..:ut être qud h on de di[cutc:r &amp; d'examiner fi la Chambre des
Com~[es, d .t opligée de, rep!e[enter le çonrrat ; car l'on a dejl dit que c'eG:
une cnole J~gee , p:;.r Anet, u Confell du 8. Fevner 1666.. il n'imKorte }
que !lar le meme Anet ri aIt ete dIt ue le Procureur General Cela C am-bre es om tes d en roit a a eman e u Procureur Genera u ar-'
ement ; car dans ft meme-tems 1 ordonne qu'il raportera teConrrat ell
ifu"eib on ; ainG dan.s c~tte panie c'e~l: ,une deciGon &amp; un Jugement.
Q' l l1d le Con[eII s cfl: dc:termll1e a ordonner la repre[ent:.lcion de ce
cont ~a t, il n'a peu avoir d'autre motif que celui de connoltre dam les
dau1es de ce contrat , qu'elle. avoit cité l'intenrion du Roy Henry IL
dans une attribution de Juritâlél:io!l G extraordinaire, [ur tout dans
des ci rconO:ances qui caraéteri[ent 11 plainement la [ur,pri[e fai~e à [a re-'
hgion.
D'ailleurs cette deci!.ion cO: contenuë dans un ArreO: de Reglemenli
rendu entre les deux Compagnies contenant trenre- un Articles, Ggni-'
fié, ~cql1ie[cé , &amp; executé , les mêmes rairons qui ont fait rendre . eetto
deci(lon [ubGfl:ent encore, le Parlement ne dit aujqurd'huy que ce qijé
[on Procureur General avoit die dans la R equeite fur laquelle l'Anêta'
hé rendu.
.
Il efl: étonnant que le Procureur General de la Chambre des Comptes, ore anl1cer que le co~trat dont le Parlement demande la reprefen(ation .lui a .été aucrefois 0gnifié; il devro~t donc ra porter l'Aéte de (~­
mficanon ; Il '.lem peut - erre parler de 1AVIS des Gens..iu Roy desdeux Cours de Paris, dans lequel il eO: dit qu'ils om V Ii Ït COYltrat dfl
dl xierlU .J1.t1J 1 )5 5. Jau mIre ie . Ro), &amp; ~n Officiers des Comptes,
des &amp; FrntJ7iC eJ, par iequtl E N cONSE§2.f!6NcE d~ di, contrat, III

!

9

....,,1A--

v/,.

Ojfic/f rs du

C omples ( onl

rfla blts en pa rt i/le all l horiré qr/tls 47Joienf.

C,et Avis fm remis cacheté deux mois avant le R eglement de d oS.
apres quoi' le Procureur General du Parlement en ayam pris communication, il cormut que lors de cet Avis il avoit été repre[emé un contrat en
cou!&lt;lfrmice d,.que! l'Edit de l 555. avoit été rendu, [ur cette notion il
donna en 162,7. [a premiere Requête :lU Con[eil afin de r6ünion de la
Juri{diétion des Aydes aux offres de rembourrer.
Dans la fuite le Procureur General du Parlement ayant reconnu P&lt;!t
l'Ordonnance de liquidation de l S66 , de la Finance payée en vertu de
. Contrat du 10. Juin ,1 555 . qui fur remi[e dans le Greffe du Bureau des
TreCoriers de Fra nee, créez en ce tems-là ,. que ce wnrrat étoit dans les
~rchives de la Chambre des Comptes , comme étant employé pour piece
lufl:ificative du compte. Il renouvella en 166 5. cerre même demande [ur
laquelle a été rendu l'Arrêt du 8. Fevrier 1666. dont le Parlement demande l''execmion. .
.Dans tout cela l'on ne voit rien qui prouve la Ggnification du contrat
faite au Parlement, il fut feulement repre[enté aux Gens du Roy des deux
CI our~ de P.a ris, &amp; en[u~te retiré à l'in[çû du Parlement ; En ~ffec dans·
e Vu de pleces de l'Arret de Reglement de 1608 . l'on ne faIt aucunl1
mention de çe çonuat.

c

,.,.,k.

�~?~ .

10

Il fau~ de ,plus r.e~a~q~er ,9?e s'il pou,:oit être yeritable que le co '

trat en qudhon eut ete lIgmfie dans les dlfferentes Inihnces entre le p Il·
h:ment, &amp; la Chambre des Comptes, c'dt ce qui prou veroit d'autant ir~
q~e la ~ham,br~ aurait c,: contrat, en fa po{feJllon, n on-feulement l'b~~
gmal qU1 dOIC ccre dans les Archives, mais encore les copies jointes
Exploits dç Ggnification, ce qui ('l it bien connoÎtre que le ProcuraulC
General de la Chambre des Compees hazarde touee forte de faits la' [lS eUt
.r: blance.
auqJne preuve, &amp; meme !'lJ1S aucune vrallem
A

ONZIE'ME OBJECTlON
, de ia Cha!llbre des Comptes.

R E' P 0 N S E.

L'd,rh dt 1666. m o,do,.,u",1 qlu
L'on a déja remarqué, que quoy
Ü P'O(lIr~lI' Gtneral de 1" chambre que l'Arrêt de 1666. ait ordonne qu~
d,fetltl,,, li III Rfqtlêle d. Par/nnfllt. le Procureur General de b Cham.
ne 1" p,int fl'jv~ de propojer lu dflm_ bre des Comptes deffendroit lia de
I~J , &amp; fur lout la {in dt nUrT_rrcevoir m~lOd~ d.e cduy du Parlement de I~
rf(,, /tante de l' /J,rêt dr If15' qui fur Junfdlébon des Aydes, neanmoios
I tf même dn1l4nde former nJ 1617. tZ cet Arrêt.a en même temps jugé une
,,,is ,lu PtZrties hors Je COllr &amp;- de qudhon Importante; fçavoir, que le

prou!.

.

qu
c_

ni

ft

nt

\

Procureur General de la Chambre
feroit tenu de ra pporrer .le COntrat
5~ 5· &amp; toutes les autres pic ces concernant l'attribution deS

du 10. Juin t
Aydes.
Ainfi la deff'enlè que peut propofer le Procureur General de la Chambre des Comptes, par rapport à la demande en General, ne peut tom.
ber [ur cette feconde partie de l'Arrêr.
Le: Conrçi~, pour ordonner la reprelèntation d,e ce, ,:oncrat n'a pas cil
befolO de vOIr aucune ddfenfe de la Chambre, Il a ete fufltLlmment in.
firuic de la veriré &amp; de l'exiftence de ce contrat, puifqu'iI eft énoncé dans
le compre rendu à la Chambre des Comptes par Gaf{;art Honorat dont
l'on a pluGeurs ·fois parlé.
'
D'110 autre côté, le Conlèil, en ordonnant que le Procureur General
dé la Chambre, deffendroit à la Demande du Parlemellt· a dès-lors déc'dé 'tu'il n'y avoit aucune prefcription à propofer, plrce 'que les flits{ur
]r-fque\s c;&gt;O pou~~)J[ .fonder la prefcriprion, luy étoient connus; il n'a point
dlfI~m~J~ que c ,eto,lt p~lf un EdIt de 1 n 5. que la Jurifdiébon des Aydes
avOI~ ete donnee a la Chambre des Comptes; mais comme d'un côté en
~atie~e de ,JuriCdiébon, 1:011 n~ peut oppofer 1 aucune prefcription, les
~clers ~ et; ayant q~e 1exercIce , ~ le Ro~ erant le Maitre de dJfpoer des Junfdléhons, amG &amp; quand Il IllY pIalt; &amp; que d 'un autre côté
la demande du Pa.rlement ne tendoit point à attaquer l'Edit de 1 555' mais
feulement à obtemr la réLinion de la Jurifdiéton des Aydes à fon Corps
a~l ~oyen des, offres q~'il fairoit de re~bourfe~ à la Chambre dc;:s Comptes:
la FlOa~cc q~elle aVOIt.payee pOl!r lannbunon des Aydes,ce quifolme
une aétlo~ ~Ifferenrs; 11 dl: certalll que, le Confeil independemmmt de
tour ce qUl s eft paffe depuis 1555, a pu recevoir cette demande &amp; or- .
donne~, CO~t;ne il, a fa.ir, que le Procureur General de la Charnb;c y défc;ndrolt, d o~ 11 s enfUIt que filr cette demande particuliere &amp; nouvelle il.
ne pe~t y aVOIr nul pretexte d'oppofer aucune prdèription.
, Quan~ l ce que l'Arrêt a ordonné que le Procureur General de la Cham~re ,fèrol,t re~u d,e rJpp~mer le coptrat du. 1Q. Juin 1 He&gt;. c'dl: une cuolè
Jllge~, 1Arre~ n dl: ~oJnt attaq~e &amp; ne peut l'être ~ il n'y a point d'oppoGnon;, &amp; 1on ferOIt m~l fonde &amp; 110n recevable a le faire, Be par coofe9uent c eft une Loy qUl fubGA:e, &amp; dont Pexecution ne peut-être, éludee.
.
Il y a lieu .de s'étonner, que le Procureur General de la Chambre: des

U

. '

. ":;2. '3

.

C

'3 .

hl cs ayc \roulu prétendre que le Parlement ait été débouté de dtr,
~ pte demande, par l'Arrêt de Reglement du Con[eil du t 9· Janvier 1tiS S.
JDcm
' her de prouver ce fait,
"1
. entre
L' ne relevera point que pour tac
1 a m1S
Iesol~ains &lt;le Mr. l~. Rappo~teur Ul~ Artet du Conlell {ur Reluëte ~
16
par Iequel Ion a JOInt es nouve es eman es ._es Part1~'
~ l'ancienne nUance endame au Con[eil en 162. · . lans aVOir proaUlt
'~ct [[Ct par aucune eque~e , ce qui eft contre leS" regles; d'où il p~é­
tend conclure que I?ar l'Arret de Reglement du Confetl du ~ 9. ,JanVlcr
J 6 n. qui a prononce ~ur plu (ieu~s Chefs de demande, Sa MaJefte par le
dernier article ayal~t mIs les Parnes hors de Cour [ur leurs autres demandes fins &amp; concluftons, cette di{po(ition tombe fur la Requête prefentée
par' le Parlement au .Con{eil en 162.7. pour la réünion de la Jurifdiétion
des Aydes aux og-res de rembourrer la Fina~c~ payée par la Chambre. .
. Il taut nece{fa1remem ehtrer dans un detall pour refuter cette mauvaifC'
-difficulté.
En 162.7. les Procureurs G~n eraux des deux Compagnies avoiet1t refpelhvement formé pluGeurs demandes au Con{eil fur un grand nombre de
.chefs.
Le Procureur General du Parlement pre[enta le premier Juillet I62.7·i~­
tidemment une Requête, par laquelle: il demanda la réünion de la JunCtliétion des Aydes aux offres de rembourfer la finance payé 7 par les qffi.
ciers de la. Chambre des Comptes. Cette Requete ' fLlt Gglllfiee le 2.. JUlllee
J62.7' à Me. Lero\.1X, quj étoit lors l'Avocat de!a Chamb~e f leq~e~ fie
réponfe que la dem~nde etait du fait de la parti: a laquell~ 1} [aUOIt,s ad;
drelfer. Sur cette Reponfe de l'Avocat, la Requete fut fig11lfiee au Députe
de la Chambre, lequel répondit qu'il falloit la ~aire Ggnlfier au C~EPS de
Li Compagnie, cecre Rèquête n'em alors :lUcune [ulte, &amp; elle ne fut pomt [r
gnifiée au corps des Officiers de la Chambre.
.
_ La contefration principale ne fur pOInt non plus Jugee en 162.7· Les ProCUreurs Generaux des deux Compagnies fe pourv ûrent de nOllveau au Con·
feil en 1653' où ils prefenterem de nouvelles Requêtes.
,
, L'on énonce dans le vû de l'Arrêt du 19, Janvier 1655·un Arret rendu
l&lt;l premier Mars 1653. {llr les Requêtes, tam du Pro~ureu~ General du
Parlement que de cduy de la Chambre des Comptes qUl contiennent leurs
differemes demandes; dans les qua litez de l'Arrêt }es deux Procureurs Generaux f€lnt dema1'ldeurs aux fins de leurs deux Requetes.
. 1
Le Procureur General de la Chambre des Comptes eft encore quahfiè
Demandeur aux fins de deux Requêtes des 7· Fevric,r &amp; 2;0 . Mars 16 54.
. Et le Procureur General du Parlement dl: aufIi qualIfie Demandeur aux fins
d'une Requête du 2.0. Juin 16 54.
1
•
,
Dans aucunes des Requêtes prefemees par le Parlement, II n y a nulles conduGons pour la rc:ünion de la Jurifdiétion des Aydes.
. "
.
,
Et,dans cdles prefent ées par la Chambre des Comptes, 11 n Y a paretll~me~t
aucunes conclu lIons , à ce que le Procureur General du .Parlement fut debouté de la Requête qu'il avoit fait Ggnifier·le deux JUillet 162.7· pour la
réünion de la Jurilè1iétion des Aydes au~ offres de rembourrer.
.
16
Ce e ·
s une co ie de l'AlTer du 19- JJnvler 11.' prodl11t7, ~~
,
fe Procureur de la Chambre es omptcs: on y a enonce ëlans le vue_ ?-VIk.. J&lt;L ~7
pleces l'Arrêt renou lur fa- Reguêtë""?llF~J'etÏrGëfieranclaCbarnbre le J.... ;D,J·C-.,.
' . . ~3..:...Ear leqaell'on precend qu Ü a Jome les nouvelles demandes a 1anC1enne Inibnce e 162. ~
Delà il e1f aire de conclure , que le hors de Cour fur les autre~ demandes, fins &amp; conclu fions des Parties porté par l'Arrêt du 19_J~nv.te~
ne, peue jamais être appliqué à la Requ~te. d~ Parlement , iJgnrti.~é e
Jll1l\et 162.7. Jfin de reünion de la Junfdléhon &lt;k~ Aydes aux offrCls CiO

p'

l

'

'f5 1-

!:

rembourrer à la-Chambre ,. la Finançe par eUe payée.

�~~~ ,

i~

,

1-, Patce que lors de la lignification de cette Requête }, A va

t '&amp; 1

Deput :: de la Chambre declarerem rfeu'ils ne vouloient p~int de~a cl ~
'
' ~'d
m:n re
cet~e: Requete,
&amp; qu"11f:~IIo~t
a re er au corps d.es Officiers : O.r..,la
Ra
quete ne fur palOt .lors, (Ignlfiee au corps des C?fficiers dQ.! P3àê1llt1'lt e~ar, conçequem tl
~ut alors ~uCLlne comdhnon [ur ~ette Requêeeio~
I~ s en[ule que quan 1on pour~Ol~ donner quelque effet a l'Arrêt de Jonc_
Clon des nouvelles den1.lndes a 1anCIenne mlhnce de 162.7. il ne p
-raie s'appliquer à une demande, à laquelle l'Avocat &amp; le D epmé e
Chambre avoient decl:u é ne noint vouloir répondre &amp; qui n'a j'am ~
"liIgmnee
oc ' au Corps des OmCIers
cf,
' a i s
_ete
de l
a Chambre.
2.0. Parce que meme dans les qualieez de l'A rrêt de 1655. le Pro
reur General de la Chambre n'eft point qualifié Demandeur aux fiude ia Requête inCerée dans l'Arrêt du
16 53 &amp; que cl ilS
d
l
'
ans
'
,
A
'
1a vence cet rret e,r 6 5'. n'a itteralement prononcé que [ur les nou.
velles, demandes formees par les Procureurs Generaux des deux Com.
pagbles.
3°· Parceque dans les nouvelles demande~ formées, tant par le Parle.
ment qu~ par la Chambre ~es Comptes ou Ils, ont repris , &amp; en quel.
que mamere ref&lt;?odu les anciennes demandes faItes en 162.7. il n'yen a
eu aucune formee par le Parlement pour la rélinion de la Juri[diébon
des ~des, ni pareillement de la part de la Chambre des Comptes afin
gue le Parlement fut debouré de la demande qu'il avoit formée en ~62.7.
Iur ce chef.
t'cft ~e qui dl: proù~é par le ytÎ de l'Arrêt, mais de plus l'on ne rapporte pOlOt aucun des ecnrs ligl1lnez en ce rems, où il a été fa'it men.
tIon de cette demande.
L'on reut encor~ ajoûrer, que s'il eût ,pû, être: veritable que: l'Arrêt de
16 55. eut prononc~ {ur cette demande, Il etoit trop nouveau en 1666.
pOUf que le PremIer P,re{Ident d~ la Chambre qui étoit alors D epuré
de, la Co~pagl1Je , ne 1eur pas des lors oppofé pour fin de non - recc.
~01I;; mais, comme Il voyoit bien qu'il n'y avoit aucunes bonnes defenlCS a fournIr contre la demande du Parlement , il crût en éluder alors
le Jugement, comme Il fit, en di[anr qu'il n'av oit pas de pouvoir pour
y detendre,

11J

lUf-

DOUZIE'ME OBJECTION
de la Chambre des Comptes.

R E' P 0 N SE.

C'eft une maxime indubitable au
dQnné Ja demaTJde, &amp; il dl i"tlr'Uf. ç:~~[eil qU,e les inftances qui one
nu plf/fifurs Rfglfmms j ùr la JuriJ- ete Introduites, ne tombent ni en
d!E110n du v1ydes, qlu le Parlemmt peremption, ni en prefcriprio~ ' ainn Il pius (onrrjU, ou qu'tf Il (onujle ft, des qu'il
A "
fans fruit
d 1 h ' " y a eu, un rret ren.
u e umeme Fevner 1666. qui a
d 1h b'
ordonné que le Procureur General
e a C am re [erolt tenu ~e rapporrc:r le Contrat de 1 555. l'on ne
peut ~ppofer aucune pre[cnptlon filr l'execurion de cet Arrêt il [ubGf..
te: toUjours.
'
l' D'aille~rsJ l'on [çait que le~ Compagq~es , [ur toue cdles qui [ont à
eX{rel~ll~e ,u ROYjume ~ ne (~:mt pas toUjOUrS en état d'envoyer de DepUll~ a, am pour a [ol!lcltanon de leurs affaires.
~eur a"cien~e 1 crOIt de plus n~ceffalre, pour parvenir au rembour[ement que le ParFma"c~ écolc em~nt ~VOlt affecta la ~hambre des Comptes de la Finance: qu'elle avoit
~onnul· • ce payee pou~ la Jun[dléhon des Aydes de demêler quelle érait leur Fi.one os autres nance au JUll~ e' l " i T "
d'
' 1 d ifficile, que depuis 1 6 9 1 ,
yées dans la les a
Il .. j C ,airClllement, aurant pUs
ruile que le l'ar- 1 ges des OfficIcrs d~ la Chambre Ont été confondus en gros dans
lemenc ne COI1- es
tats du Roy, cc qlU en cache 1'0ri~inc &amp; ce n'a été qu'après des
DoTIfoic pas.
'recherches
&lt;])fPUU

t

J

6 66. le Par!rmtTJt a I1baTl_

,1,3

", '

-:2,.:l6,

. h hes difficiles &amp;:: tres-pentbles qu on eft enfin parvenu a Ju{hfier que
Jec crc Finances payées par les Officiers de la Chambre, depuis 1 S55
tOutes le
que la [eule Chambre des Comptes à laqueUe: le produit
dent
no: regr~uement deftiné j produit d'ailleurs fi exce~f , qlie pour 2 0 4000;
J'
Finance die retire aétudlomem i 0 50 00 • lIv. de revenu hxe, tant
les Esaes de:' Sa Majdté que [ur la' Province, &amp; [ur les Communaucez
qui en dependenc.
,
" . , ',
. '
Au moyen de cc:t~e 1ecouverte fi blen.Juftlfie~ aux pages 80. 83· &amp; 86.
de [on Recuëil impnme , ~e Parlem~nt n a plus a cramdrc que la Chambre des Comptes pUlffe pretendre d autre rembour[emem ~ue cduy d~ la
emiere fin ance' cependant le: Parlement [e rapporte a Sa MaJefte de
r:irc: liquider le rc~bo~~r[em,ent ,à t~lIe Ço~~e qu'dJ,e trouvera à pr~pos ,
afin de marquer que llnteret n a JamaIs ete leS prmclpes de fes demar-

en

è:;

u!e

ches.
' d us Reg le~ens mterve~us
'
1 "
/'l r 1a Junof.
QIand aux preten
aepUls
, 1 (; 68 • lI,
diébon des Aydes, non comeHee ou concdtee fans fruIt par le Parlement,.
ce [ont des nouveaux faies h.lZudez par le Procureur General de la Chambre
qu'on denie: trés-formellement , &amp; qUl [ont de nuez de raUte vrai[emblance j en effct, comment !e Parlement ~ur?it-il contefté la Juri[d,~­
t1:ion des Aydes avant d'en avoIr obtenu la reUl1lon, &amp; la demandequil
forme aujourd'huy pour cette ré l.iio~1? ne [uppo[e (elle pas que la Chambre ,dcs Compees dt encore en poffdlton de cette Jun[dlétlon~
TREIZIE'ME OBJECTION
R El paN S È.
de la Chambre des Comptes.y-,.r- 219~ '
L e (aletll tall par ft 'Parlement,
Ce calcul eft fidd, &amp; ilétoit d'uno
Jn drolls. ulll. ,r des Officms de la neceŒré indi[pen[able.
,
thambre do c ,'mplfS, _JI peu (onveIl dl: fidd put[que le Procureur
nable à (a dlgTJ!lf'.
General de la Chambre des Comptes
ne le cOl1tefie que poU des generali"
"
,
tez qui ne fervent qu'à en confirmer la verité
Il érait necd laire, parce qu'il a fallu repon~re ~ I,ObJeétlon fatte par
les Officiers de la Chambre des Co~ptes.' qUII eto~t Imp,offible d~ lCS"
indemni!èr de toutes les Commes qu Il,s _ ~tfolent aVOIr payees e~ dive~
te ms , pour être c&lt;?l1hrmez dans la J utl{èhétlOn d~s Aydes j c~ qUI a oblIgé le Parlement a dtfcueer les cau[es &amp;, le prodUit de ces ,Flpaf!ces dont
la Chambre des, Compees, re~oit l'interêt ,pl~,s fort que le demer neuf;
ain{i l'on voit a ql!o,i [e redult la dlfnculte d 1!1deml1lièr la &lt;;::h~~bre par
un rembour[ement, [ur tout IÇ&gt;t[que la defu~lOn de la Jun[dlétlOo des
'
Aydes ne touche en aucune façon · ce J)rodlltt.,
Au fi.J[plus, le Parlement qui s'eft tOUjours renferme dans ce qUl dl:
abColument neceffaire à la defen[e de la caure , veut bIen ne pas relever ce que la Chambre dit [ur le prix des Charges, &amp;, les dettes de fà·
Compagnie.

XI V&lt;. 0 B JE C T ION

R E' POli! S E.

de la Chambre des Comptes,_I'" &lt;l-12 '
Le Parlement a dû juftifier qIlé
Lf 'Par t'Ymnt n'a pas dû faIt 'valoir If drQlt des LUlltwans du Sene- l'interêt des Habitans de la Provinchal, qlo (ont fallsfailS du Reglr- ce, demande qUe!: la Jl1ri[diétion des
meTJS d" COTJ(f'll, &amp; par eux execultZ Aydes lui [oit renduë, à ca~[e desdr bonnf.Joy. Ii a V Oir [u(dU ie SubI- inconveniens &amp; des abus qUl fe[ulWut ail !ù~ge du Stn"hal d'Aix, qui tent de [on union à la Chambre des
.
Il eu cQIldamnt auX dfpms par un dr~ Comprc:s.
L'un
de
ces
abus,
dt
que
la
Cham,h de 1715bre des Comptes depuis l'Edit de

D

�14
1 &lt; &lt; &lt;. a toûjours privé les LieuteOlos de la premiere Inll:ance des
.
' aye ete
, " revoque en ce chef, p,lr l'A
•.. " tlC:.
ros1'ld'" Aydes , quoique
cet Ed
. It
•t
conrradiaoire du Con[ell du 1.. Novembre 15i6. ce qui oblige les
tans de venir plaider devant elle, d'un bout de la Province ;Î l'autre . J 1·
forte qu'ils [e trouvent expo[ez aux vexations des Colleaeurs, faute d'd"cll.
fur les lieu~ d~s prem!ers Juges ,qui leur rend~nt junicc.
Olt'
L.'OI~ a JuilifÏe de 1anClcnllete &amp; de la duree de cet abus par les- D
• du Comcl
r '1 rcnd
' 160 8'. 16 57_
e~
d arations &amp; Arrets
us C~1 15 66 . t
15 8 1. 1596.
1 G7 1.. 1687 . 1690. &amp; ~ 7 0 3. qUI Ont mamrenu les Lleurenans dans lie droit
de co~lnoitre en premlere Inttance des matleres d Aydes, &amp; Ont fait deffen ~ ~ la Chambre des Comptes de les y troubler l ,t;mô,t à peint: d'interdiilion contre le Fre[tdeo.t &amp; le Raporreur; tantor a peille de mille livres d'a mande ; tantot a peme de pnvatlon de leurs Offices; tantÔt en
pcml~tta!l1t aux Parcies de s'~drel~er au Parlement, &amp; ~oûjours à peine:. del1ullire &amp; des d ommag~s &amp; ,m~e:ets ~~s Parties; ces tures fom produits
depuis la page 87. de lllnpnme Ju[qu a la 95 ·
Nonobihnt ces Declarations &amp; Arrêrs du Con[eil, la Chambre des
Cc mptes n'a jamais ceaè de continuër de connoÎtre en premier &amp; derLlier
rdro~t des,.matiere~ d'Aydes ' .&amp; les Lieutenans q~ti .étoient épui[ez pa des
~r~ces ~u Ils ont CI-devant [outenus avcc des fraiS Immenfes , n'om pltlS
cte en etat de [e pourvOIr au Con[ell pour y porter leurs plaintes.
Voilà quelles [ont les circonlhnces dans lerquelles le Procureur Generd de la Chambre dit que les Liemenans [ont fatisfaits des Reglemens dit
Confeil qui [ont execLltcz de bonne-foi.
.
L'abus des COilaics de Juri[diaion, en d:ll1s un Ggrand cxcez en PfOvence , .qu'i~ n'yen a point d 'exempl~ dans aucun~ autre Province ; parmi ceUX qUl [ont rell:ez [a ns pour[ulte au Conretl depuis 172. 1. ju[qu'au
mois d'Août 171.5 ' au nombre de ving~-deux, l'on y trouve des appellations comme d abllS : Il y en a un entr autres, un pour Un · cas dans lequel la Chambre des Comptes reconnoi{foit [a propre incompetance :
atliIi ce con ait a été terminé par une Gmpfe Lettre de MonGeur le '
Garde des Sceaux, c'éroit au fuj ct du Procez Criminel de Chapuis. de
Mar[eille.
: D epuis même la, pre[cnte contell:ation , l'on a vû au mois de Janvier
de la prefente annee 171.6. le Procureur General de la Chambre demancler le . renvoi d'une querelle &amp; fedition arrivée à Berre, entre les Con[uls &amp; le Curé de ce lieu, à l'occaGon d'une foncaine que les Confuls
fa ifoie~t _con~ruire ; il fondoie ~a pretention [ur ~e qu'il di[oit que quand
II [croit qudhon de payer le pnx de la connrualOn de la Fontaine il
faudrait faire une impoGtion fur les Habitans, &amp; que c'étoit à la Ch; mbre des Comptes à conp,?ître de cette imp~G~ion; les Gens du Roy des
dellx Parquets ayant etc partagez en OpInIOn, les CommilIàires des
deux Cours hlrent affemblez, &amp; l'on V vit' pour la premiere fois les Commiffaires d~. la Ch~mbre [e ~e p~~tir. du conait fous la referve de ce qui '
regard Olt IlmpoGtlon dont 11 n croit nullement queftion dans la Procedure Criminelle.
A l'égard de l'Arrêt de 171.5. rendu contre l'Avocat du. Roy du Senée hal ~'Aix, il fuffit de dire u'il a été rendu par ForcluGon ~arce que
les O ffiCiers des Sieges ne [am p us en etat e outenir en eur nom des
prrrés au Con[eil; mais d'ailleurs cet Arrêt n'a rien de commun avec la
p efente conrell:ation.

" 2.')'{

ftVo

•

J./b-

Objervalùms fur le Se~mmt off'" pa~ la Chamb~f des complu. IIt~ fuitl
d4 Contrat du 10. Jtlin 1155'

':,;.

\

Le Parlement cft informé que

les OOicim de la Chambre des Conlp'

tf

~!) ~ ,

tes pretendent olttir de Ce pu~ger par [ermonCi, qu'ihft'QOt ~~\, en lc:ut ( ....,-i..k . 6;.........A'....
polIelIio n le: contrat du 10. JUill 1 55 s. dont la reprc[e~tatl&lt;&gt;O a ~t" ordon;
~"7...t...k l - t. Ji;",
née par l'Arrêt du Con[e,il du 8, Fev!ier 166~. &amp; qu.Jl~ ont. ~eJi1! fipVpye.
une Procuration, affirmauye de ce fait . .4 "" r~· ~'7~
.
Il n'y a pas heu de crOIre que Sa Ma]dfe .pUlffe ecouter UQ p:j.fj:il [ubterfuge ; ceux qui ont plÎ Gg ner la Procuratlon, peuvent ne PolS fqayolt
fi le contrat en queftion cft en la poffdIion de la Chambre j :J,tnÜ i s
peuvent affirmer ce qu'i ls pen[er:t . . Mais cela, n'empê~he pas que 4:autries
Officiers de la Compagnie, qlll n auront pOlOt Ggne la Procuratlon, &amp;
qui lè iè~ont ab[cntez, ne [oient trés-in{hui~s que le contrat de 1 5 55 ·
cxifre; Ion {( ait ue le [ecret des Compagnies ne teGde que dans deux
oU trois 1er onnes, i n y a tout au p ~s que ce petit no~ te es
Jers dea Chambre, qui ayent connOlffance de cetEe affaire, &amp; Y travaillent; les autres D'en ont aucune. çonnoiffance.
. ' .
Il y a long-tems qu'on parle de ce contrat. Les OffiCiers de la Chambre des Comptes qui étoienc du [eeret en 1666. oot pû dés lors le retirer de la liaffe du compte de Ga[pard Honorat, ainG l'on voit de quel
poids pourroit être une pareille affirmation . qui paroîtroit être donnée
plr le Procureur General de la Chambre.
&gt;
'
En effet, il n'en pas poiIible de douter que la Chambre ~ aye pas .eu
ce contrat en [a poffe1hon , il fai(oit parrie de la haffe des pleces JU frlfÏcatives du compte de Ga(pard H onorat, ce compte [e trouve en la Chambre des Comptes, l'on a même produit l'original: G donc il, ne fait point
encore partie de la lialtt des pi(;ces du, (;Omp~e, ce ne peut em:· que.p;uco
qu',o n l'en a ôté, .~e~t-être dés l'année, 1 q6,(,' .
.
,,
'., •
Mais en qudque temps que cela aiE ete fait , ce nc.peut ctte&gt; quavec
de!lèin d'éluder l'effet de la demande du Parlement, alOG quelque affirmation que les Officiers de la Chambre des Comptes puiffent propa[er [ur
ce contrat, ils ne peuvent être écoutez.
.
.L'on a déja remarqué que la Chambre ne repre(entanr , ~omt le con~rat
en quenioll l'on en doit conclure qu'il contient caut ce qUI p'eut favon(er
la demande du Parlement &amp; nuire à celle de la Chambre des CQmptes ;
c'ell:-à-dire, que l'on n'y pourroit voir qu'un Gmple engagement de la Jurifdiaion des Aydes à la Chambre des Comptes, moyen~ant une Comme
de 30000 • liv. avec la faculté, [oit de la patt de Sa MaJefte, ou de lap'art
des Officiers du Parlement de rembourrer.
Ce [eroit vainement gu'on voudrait oppoCer que cette faaultt feroie aujourd'huy pluGeurs fois pre[crite.
.
, '
Car 1". Il s'agit de Jurirdiaion dont les OffiCiers .n'ont que l'exerCIce &amp;
de laquelle ils ne peuvent jOliir que [uivant leur tttre ; de forte que devant demeurer pour connant 'lue le titre de ,la CharI,lbr~ de? COl?pte~.n'eft
qu'un Gmple engagement, ainli qu'on l'a ~emo~1re , 11 .s en[Ul~ q.u II ne
peut y avoir aucUl~e pre[cription. contre le tl~,re" c ~ft c~ qUl aurolt h~u entre particuliers, &amp; a plus [otte ral[on lors qu Il s agit cl ~n Aae paffe avec
Sa Majené.
,
1. Il doit être indubitable que le délay pour exercer la facurte du rembour[ement ne pciuroit courir que du ~our, de la connoiffance &amp; de la r~
pre[entation du contrat ; Or comme Il n en pas encore aétuellement r~­
pr~[e11té , il s'enfuit qu'en nul cas l'on ne peut oppo[er aucune prdènptlOn,
b
', .
L'on ne peut auiIi oppoCer que la Cham rs- des Comptes a ete maJOt~nuë dans la Jurifdaion des Aydes par l'Arret du 1.. Novem~re 1,55 6•
car l'on n'attaque point aujourd'huy cet Arrêt, l'on en [uppoCe meme 1ex~
CUtion l'on reconnoÎt que la Chambre des Comptes eft en polfeiIion dé
la Jurièdiaion des Aydes, pui[qu'on en demande la réünion au Pa rlemeœ,
Q.

j

::::;rr ~

�z ~g ·

16

en effet il s'agit d'une a6l:ion nouvelle, de

la même maniere qu
1
qui au oit été débouté d'une dem:lnde , afin de revendication d'unChccuy
,
' d
..
1
r:
erua
~e) com~e sen preten :lot p,rapnetalre ,rec amerait, enmite ce même he~
ntag~, [Olt en con[eql1ence d une facul~e de remere, ou de retrait fèodal
dU IIgnager, auquel cas on ne pourraIt oppofer le Jugement qui a
.
été rendu (ur h 'proprieté.
lIrOlt
?ar, toutes ces ralons le Parlement efpere que {ès condulions lui fcron
adJugees.
t

"'"J': '7
t,;J.1I . je...

Me. DUPOR T AUL T, Avocat.

-

.

.

OBSERVATIONS
Sur les differentes Deffenfls qui ont éié fournies par le Proct/teut·
General du Parlement de Provence, contre la Requê~e imprimée du Procureur General de la Cour des Compter, Aydes;
8i' Finances du même Pays:

A &amp;xl chez JO SEP H SEN E Z, Imprimeur du Parlement. 17 16.

l

/.-....,.'-'&lt;.

Go, • {j --./,...... .

MDnfieur ROU 1 L LE', Rapporteur.

Le Bureau de ManGeur Pelletier des Fors.

h ___.l__1";1-'-

'..
m

•

_

1

•

E Procureur General du Parlement de Provence, qui
attaque par la demande qu'il forme en attribution de
la Jurifdiétion des Aydes, la difpofition d'un Edit donné à Annet en l'année 1555. oe prett!nd rien moins dans la
pour fuite CJu'il fait de cette demande, 'lue d'être reçû, aprè$
l'efpace de deux Gec1es ,~ller de taux les mOti~ui ont
donné lieu à la difpofition de cet Edit: L'execution fuivie de
ce même Edit J les divers titres, les divers Jugemens qui ont
confirmé cette execution , dont le dernier dl: d'une datte; &amp;
beaucoup au- delà. capable de pouvoir affurer ce qui feroit le
plus incertain, ne doivent, [uivant lui, fortriet aucun ob{l:acle
à fa pretention; qui ne pourra toutefois que paroltre très-Gngu..
liere, à en juger même [ur [on propre expofé, malgré tous le$
motifs fpecieux par lefquels il prétend de ju{l:ifier fà conduite.
Le Procureur General de la Cour des Comptes a reprefenté
daus fa Requête imprimée) les differentes lituationsdans lefquel..
les s'était trouvçe cette Cour, en remontant jufques au temS auquel cette Province étoit fous la domination des anciens Comtes, &amp; en fuivant tout ce qui s'e{l: paffé depuis l'heureufe réünioQ
à la Couronne : Il a fait voir que dans tolis ces divers tems,
cette Cour a toûjours exercé cette Jurifdiétion des Aydes &amp; des
Comptes de la même maniere qu'elle l'exerce aujourd'hui, [ou$
le nom de grande Cour Royale, du tems des anciens Comtes,
&amp; pendant les premieres années depuis la réünion à la Couro~~
ne, &amp; en!uite fous le nom de Cour des Comptes, Aydes &amp;. Fl~
nances J depuis l'Edit donné à Annet en l'année 15 5) •.

A

" ~.

) 11...

�ri

-

If-~ .

~'

CeA: en fuivant encore ces differentes litnations ; dans 1er.
quelles la Cour des Comptes s'dl rencontrée en ces divers tems
que le Procureur General d: la Cour des Comptes .va en~r~pren~
drede faire quelques obfervatlons fur les deffenfes qUI ont ete fOll r_
nies par le Procureur G:n~ral du Parleme?t, pom: rouyoir dé~
truire avec ordre &amp; fohdtté toutes les valOes fubuhtez, &amp; les
équivoques fur le.[quelles ces deffenfes font fondées.

ErAr de

la Cotir des Comptes /otiS les anciens Comtes
de Provence.

Pour prouver l'établiff"ement qui avoit été fait de toute ancie_
neté de cette grande Cour Royale fous les anciens Comtes de
Provence, pour juililler de l'etenduë de la Jurifdiétion qu'elle
exerçoit fur le · fait des Comptes &amp; des A ydes, le Procureur Ge.
neral de la Cour des Comptes n'avoit befoin que de rappel 1er
ce qui eil rapporté à ce fujet dans l'Edit d'Annet, qui confirme
cette ancienne Jurifdiétion aux Officiers de la Cour des Comp_
tes, Aydes &amp; Finances' , fub'htuez au lieu &amp; place des anciens
Maîtres Rationnaux : :Mais pour mettre fon droit dans toute
(on évidence, &amp; non pas pour donner; ainli que le lui reproche le Procureur General du Parlement, quelque vraijembJance
à des faits ~ull(acrtz pal l'autorité re(pc6t~ble du Prince, dans
la difpolition d'un Edit, il a produit divers titres -qui juilihent
la verité de ces faits, qui fe trouvent rapportez dans fa production fous les lettres A. B. C. D. 1''d .... tf'."
L'on voit dans le premier de ces titres) &amp; dans l'énumeration qu'il contient de la Jutïfdiétion exercée par les anciens. Maîtres Rationnaux, un detail bien precis de tout ce qui peut' concerner la Jurifdiétion de la Chambre des Comptes) &amp; celle dela
Cour des Aydes) contenu en deux articles) comme 5' agiffaor de
deux diffcrentes efpeces de Jurifdiétions exercées par les mêmes
Juges: ce titre, qui eil de l'année 1 3 7 8. eil rapporté ' e'n la
page 3:- de la réponfe imprimée du Procureur General de la
Cour des Comptes. L'on voit pàr les Jugemens que rendoient
Jes Mahres Rationnaux fur ces matieres d'Aydes, que l'on produit dés l'année 134+ en fuivant cette produétion par d~utres
Jugemens de la même efpece, des années fubfequentes, que cette Juri(diétion étoit exercée pai' cette Cour Royale) en touee
{ouveraioeté; &lt;}u'il néroir pas permis d'appel 1er des Jugemens que
cetre r::our reodoit; que l'on n'avoir que la voye de fe pourvoir
par fupplication pardevant le même Tribunal, pour faire réparer les griefs que l'on pouvoit alleguer!
_

•

• }

'2-)/--1.

~ La SollVeralDeté lX le dermer reffort que cette Cour exerçait,-

paroiff"ent encore d'une maniere bien évidente dans les Reglemens qu'elle faifoit fur les matieres de fa Jurifdiétion, reçûs par
toUS les Juges de la Province avec tout le refpeét, &amp; la foumif~
wilIion qui convient à des inferieurs à l'égard de leurs Superieurs:
l'on a produit deux de ces Reglemens des années 140 2.. lX
14 l I.

Le Procureur General du Parlement a crû de pouvoir détruire la veriré de ces faits, &amp; l'autenticité des titres defquels ils ...
réfultent, en produifant un Edit de l'année 141 qui prouve~' ":".J~
fuivant lui) qu'il fut pour lors créé un Parlement, à qui la Ju- i7:i.... t;" f..,iÇ. . Il ,
ri(diétion de la Cour Royale fut tninfportée. Cette Cour ayao D::" ~
.~
été fuprimée) &amp; le nombre des Maîtres Rationnaux qui la \ 1Jg_~'t..J­
compofoient reduits à celui de deux, dont les [onétions devoient ~ l''''J '
être limitées à la feule infpeétion du Domaine, &amp; foumife à
l'autorité de ce nouveau Parlement; auquel il veut qu'eft f!lccedé celui qui exiile aujourd'hui: Mais il ne fera pas difficile de
faire voir que ce n'ef~ que fur des pures équivoques, que (ur des
interpretatious forcées, appuyées fur de vaines fubtilirez ) qui
s'évanoüi1fent à la premiere reflexiori, que le Procureur General
du Parlement pretend faire de cet Edit le ferme a ui de toutes
fes deffenfes, affe&amp;aot drl rape er par tour:
.
Cet Edit dl: raporté à la page :i?i-. de fa produétion impri~ _
mée; &amp;: quoique l'on ait pris toutes les precautions poffibles
pour retrancher dans cet Extrait imprimé, ce qui pouvoit dé.;
truire les vaines idées du Procureur Gc;:neral du Parlement; c'eO:
i la leéture de ce même Extrait, ainfi accommo~épour [oûtenir ces idées phantailiques) que. l'on pourroit s'en. rapotter,
pour jullifier ce que Pon avance.
. .
L'on verra d'abord pa.r le premier expofé de cet Edit, qu'il
fut donné à la requilition des Etats de la Province aff"emblez ~
qui avoient porté diveifes plaintes fur l'exercic~ des differen~es
Jurifdiétions établies en Provence: Elles tombOlent, ces plalOtes) fur l'état &amp; la Charge du Juge Mage) foper piovifione Ju ..
dicis majoris) fur les concuffions &amp; les malverfati~ns que commettoient les Commi1faires envoyez dans 'Ia ProvlIlce. ~uterela
[portylamm exaEiionis per Commiffarios, fur .Ie defFaut. de téfidence à la ville d; Aix de la part des OffiCiers fupeneurs de
Juilice, de non reJide'ntia Officialium majo~um in ~ivitate n0J!~(I
.Aquenfi: li y avoit enfin des chefs de plamtes qUI concernOle~~
l'exercice de la Jurifdiétion dè. cette ~r~nde &lt;:our ~o~ale éta,b he
de toute ancienneté, pro capIte ma)orts Cunce antlfjtl1tas ordmtZ'"'

5:

li."'d!;:

,:1

j

�_~~2. " t.e: Pour parvenir à la reform:~on" de tO?S ces ~bÏls; ilfut dref.

ré divers articles par des Deputez) dont 1executlon dl: ordonnée
paf"l:dit.
C'eft en referant à ces divers chefs de plaintes énoncez dans
l'expofé de cet Edit, les diffe.rentes difpofitio.ns qu'il renferme,
~ue l'on en decouvre les vemables fens, qUl en prefentent des
bien oppofez, à ceux que veut leur donner le Procureur Gene.
rai du Parlement.
"
Par l'article premier, il eft pburvll fur le premier chef de
plainte, qui concernait l'état &amp; la charge du Juge Mage ,Jùper
provifione Judie;; major;s : Le Juge ~age étoit établi pour recevoir les appellations des Juges ordinaires, comme fait aujour_
d'hui le Par.l ement; &amp; il decidoit lui feul fur ces appellations:
c'eft de quoi l'on fe plaignoit; Et c'eft ce qui porta Loüis II.
Comte de Provence à établir à la place de ce Juge Mage) fit
Prefidens, qui devoient compo{er un Confeil, pour con.noître
des mêmes matieres dont cobhOiffoit ce Juge Mage, qUta plus
vident oeuli, dit ce Prince, quam otulus , termes qui prouv~nt
que les plaintes que l'on avoit porté à cet égard, étoient fan.
dées fur ce qu'une Jurifdiétion fi importante fe trouvoit exercée
par une feule perfonne.
Par la difpolition de ce premier article, l'Of! ne voit pas, ainG
que le. préfupofe le Procureur General du Parlement da01l une
notte marginale:; qU'il fait fait aucune attribution de JurifJjctian à ce nouveau Confeil) de celle qui pouvait concerner la
grande Cour Royale. Il n'eft tranfmis à ce nouueau Confeil d'autre Jurifdiétion que celle qui étoit exercée par le Juge Mage:
Judicis majoris loeo flatue"-Jèx Prefidentes, qui devaient decider

tam de ûttibus quam eriminalibus , &amp; aliis qUtC eonJùeverunt; ce
qui fe rapporte toûjours aux differentes Jurifdiétions exercées par
le Juge Mage, defquelles il eft parlé.
'
L 'on trouve eocore moins dans ce même article) la fuprerfion de cette grande Cour; l'on ne fçait fur quel fondement le.
Procureur General du Parlement avance dans le même endroit)
que le Juge Mage était le chef de cette même Cour: de quoi il
femble conelurre, que la fupprefIion du chef, devoit entrainer
cetle de tous les membres; il auroit pourtant da remarquer dans
le detail des plaintes qui font portées par les Etats , &amp; fur le(..
quellt;s cet Edit intervint) une dHHnétion bien marquée de cett~
Jurifdiétion du Juge Mage, &amp; de celle de la grande Cour R()I'
,Yale, fuper provifione Judicis majoris; Voilà un chef de plaio·
te porté [ur ce qui concernait. une Jurifdiaion, pro capùe m~'

jort$

r

,

jori, euri.e, c'eA: un' autre ch~f de plain~e dill:iôd: &amp; feparé qn~

'l..;'
-

ne peut pas tomber fur ce qUI concernOit le Juge Mage, puiG
qu'entre les plaintes portées à fan égard) &amp; celles qui concernoient la Cour Royalle, l'on y trouve celles qui regardoient les
Commi{{"aires envoyez dans la Provin te ) &amp; celles 9ue l'on por·
toit fur la non refidence des Officiers fuperieurs de Jufl:ice à Aix;
Mais ce qui ne lai{{"e aucnne difficulté à cet égard, ce (ont:
les motifs, qui {ur le chef de plainte concernant le Juge Mage,
determinerent le Prince à fuprimer cette Charge, &amp; à établir un
Con{eil pour exercer la JurifdiétioILqu'il exerçoit, quia plus vident
oct/li, dit ce Prince, quam oculus; fi ce Juge Mage n'dl: (upri.;.
mé, comme l'on n'en peut douter) après ces h;rmes; que par';'
ce qu'il avait lui {eul l'adminifl:ration de la J uri{diétion qui lui
était con6ée: comment peut-on foûrenir que ce Juge- Magè
fût chef d'une Cour qui devait avoir été fuprimée avec ' cette
Charge?
"
Le Procureur General du ParIei11ént n'à poirit fait encbre
toute l'attention qu'il aurait dû, aux termes dans le{cjuels (ont
conçûës les differentes qualifications, &lt;Jui font donuées à Jean
Louvet y à l'Article XXV. da même Edit, auquel il nous ren·
voye dans cette même natte [ur cet Article
ier
our nouS
prouver &lt;]ue le Juge Mage etOit e c "ef de la Cour Royalle i
parce que [on Lieutenant avoit droit de péelider à la Cnambre
des Comptes; Il aurait pû remarquer que ce n'était riullement
cette pretendnë qualité de Lieutenant de Juge-Mage qui donnoit
à Louvet y le droit de prefider à cette Cour, à cette Chambre
des Maîtres Rati~naux; mais la qualité de Prefident qu'il avoit
drtmtiellement dans cette Cour, ainG qli'il paroît par les provi/ions qu'il en avait raportées en 1414' on va ràpeUer toutes
ces differentes qualifications, pour demontrer d'une maniere fenfible la verité de ce qu'on avance, datum per nobilem &amp; egre-

gium virum Joannem Louvet y , militèm) dominum de E:gg~elieres,
euritC ,camertC rationum Aquenfis Prefidentem, Confillarlum, &amp;
fidelem noflrum dileElum, mandato nofiro locum tenentem Majo,:;,s
Judicis.
".
.
"
En comparant la qualiBcation de Prefident doririée à Louvety ) avec celle qui lui dl: pareillement donnée de tenant 1;1
place de Juge Mage , on voit que ces deux EniploJs étaient
independants l'un de l'autre;"il efl: qualifié de Prefident, avant
que d'être quali6é, de tenant la place da Juge Mage; fi c'était
cette derniere qualité qui lui eût donné le droit de prefider à
~ette grande Cour, la qualification de tenant la place du az!:
B

J

�,

'2». Mage autoit precedé fa?s ·~ôot~ ,celle ~e Preudent , puifque

Cette

derniere qualité n'auro~t eté ~u u~e fUIte, &amp; une dependance de
cette premiere: c'efr alOu qu en Jugeront tous ceux qui liront
l'ordre de ces qualifications, en jugeant des chofes fuivant les
jdées que la raifon pre[ente, &amp; tous ceux qui comprendront &amp;
fuivront la Ggnification des termes, verront en lifant ceul-ci
-"'andato noflro locum tenentem, que ce n'étoit que par une com~
million particuliere que Louvet y remplj(foit cette place du Juge
Mage, &amp; qu'il ne s'agit pas ici d'une Charge de Lieutenant du
Juge Mage à titre d'Office) mais d'une commillion donnée par
Je Prince à un Prefident de la Cour Royalle, pour exercer cette
Charge en cas de vacance ou d'abfence du pourvû; Commif.
fion qui étoit ordinairement adre(fée à des Maîtres Rationaux,
pans de pareils cas, ainli qu'on voit que cela fut pratiqué aux an.
nées 1378. 1390, Guigonet Jerente Maître Rational ayant eu
cette Commillion.
.
En effet, quelque verré que puif'fe ~tre le Procureur General
du Parlement dans l'hill:oire de Provence, on pourroit le dé·
fier de trouver qu'il aye jamais exill:é une charge de Lieutenant
du Juge Mage à titre d'Office, il ne trouvera 'que des commif·
lions données le plus fouvent à des Maîtres Rationaux, pour
t:emp\ir cette Charge en cas de vacance ou d'abfence du pouryû, &amp; c'était une pareille commiŒoo qu'avait eu Louvet y1
on n'en peut douter en fai[ant attention à ces ter~es, mandotD
noftro qui precedent locum tenentem.
;.
Cette qualité ' de PreGdent·, que l'on veut n'~tre qu'une fuite
~ une dependance de celle de Lieutenant du Juge Mage, etoit
cependant la qualité ordinaire fous laquelle étaie- reconnu Jean
Louvet y ; on ne le voit apellé dans toutes les · ldiil:oîre~ de ce
tems-là, que le Prelident de Prov&lt;:nce fi connu fous le Regne
de Charles V 1. ayant donné fa 6He au Comte de Duuois
Bâtard d'Orleans, &amp; qui par conféquent, qUQi qu'en dife k
Procureur General du Parlement dans une de fes nottes, étoit
d'une dill:indion à ne pas faire tort à .une Cour où il remplif.
foit une Charge de Prelident. Louvet y ne pouvoit tirer cette
qualité de Prdident de Provence, qqè d~ la Charge de Prefident de la Cour Royale; il n'y avoit point eneore d'mltres Prefidents ep Provençe, &amp; s'il n'avoit été que Lieutenant ,du Juge
Mage, &amp; Preliden.ten con{équence à la Chambre·des Comptes,
on ne lui aurait pas donné communémènt le titre de PrefiJeot
qu'il n'auroit pas eu effentieUement, &amp; .dont il n'aurait rempli
les fondions que d'une maoiere fubordoDoée à [a Charge de Lieu"
,

~

~té

qaalit~

~.JPt: ·

terrant du Juge Mage" qui ·au!it
la veritable
qi:èôn
Jui auroit donné, comme celle qui renfermait l'autre) &amp; fans
laquelle elle ~e pouv~it exill:er: ,
. ' .. . ' .
•
Par le meme artIcle premIer de tet EdIt; 11 ell: eocore
pourvû fur le fecond chef de plainte qui regardoit les fur:'
exaétions que fai[oient les Commi(faires dans les épices, qu'ils
prenaient , quterela '!portularum exaélionis per Commi/larios ;
les Commi(faires, ainli qu'on le voit par la difpofition des
anciens titres, étoient deputez dans la Province, pour juger leS
'appellations qu'on rdevoit des Jugemens rendus par le Juge
Mage j on fe plaignait des concullions &amp; malverfations qu'ils
commettoient; &amp; c'ell: pour prevenir tous ces abus, qu'il dl:
'ordonné par le premier article, qu'on' ne pourra pas apel1er des Jugemens que rendait ce nouveau Confeil établi à la
place du Juge Mage: mais pour ne pas ôter toutefois aux parties, qui croiraient d'être grevées dans la di[pofition de ces Jugemens, le moyen de pouvoir faire reparer ce qui pourroit ~voi r
été prononcé contre leurs droits; il ell: ordonné de même fuite
qu'il (era loiGble à ces Parties de fe pourvoir alors par la 'laye
de fuplication d,evant le qtême Conreil, c'eil:'ce que porte l'Article 1I. pars hoc alleguans foplica6i: àd eqj"dem . ce {Qnt les
termes qui fe trouvent dans cet ArtIcle, &amp; que le Proçureur
General du Parlement a raporté dans fan Extr'lit imprimé j
mais il s'efr arrêté à ces mots, fopplicahit ad eofdem, n'ayant
pas cpntinué de raporter ce qui fuit, qui regle ce qu} devoit
etre fait en pareil cas; il falloit que les Officiers de çe ConCeil,
lors de ces caufes de fuptication envers leurs jugemeqs? apeHaC.:.
fent des perfonnes conll:ituées en [emblable dignité qu'eux, pour
jugèt conjointement ces cau[es , &amp; on lie pouvait cependant)
mettre ~ execution le jt:igemen~ contre. lequel on s'ét~it ~ourvû
en revifion, pendant que durOlt cette tnll:ance en fupltca.tlon.
Aprés la dedaration autentique qu'avait fait le. Pro.cure~r-Ge; ".Ie. :J&lt;&gt;. ,
•
neral ou Parlement dans l'exhorde de fa produdlOn lmpnmée, 1r ,41 ~ ~., ,,,,;,,r· ·
.r.
d
J 1 "iJ l ... %-: ~ " 86.
de. vouloir éviter ·uf&lt; ues aux moindres iOU ons e eu 'exae·
.
titude dans a citation des Piéces u'il expo[oit au . our de l'impre Ion , on ~'auroit pas u s a~en ~e a Ul . vo!r retrancher e
cet Edit, des difpo/itions aulli dfentlelles; malS quelque exaél:
qu'eût pll f0uhaiter d'être le. Procureur General du Parlement ,
pans l'expofé des Piece-s q.u'il Froduit au public pour le rendre
juge de fa caufe , . comme il le lui annonce, il ne pouvoit en cette
occafion {uivre fon euétitude, fans detruire, en raportant èéC
Attide tout au long, les idées qu'il veut donner de cette fape~

�).

)'{orité accordée, foivant loi, par cet Edit à ce nouveau Parle~
ment fur les Maîtres Rationaux, il n'auroit pû faire valoir
comme l'on le verra dans la (uite, le conte ou de l'Article XVI:
pour relever ce,tte pretendoë fuperi,orité. Voici pourtant ce qui
fuit dans l'Article II. de cet EdIt , &amp; ce que le Procureur
General du Padement a jugé à propos de fuprimer après, fipli~
cabit ad eofdem, il fuit, revideri proce!!um, ipjique vocatÏs viris
litteratts, in par~ minifterio ~ ve~ alio q"e~ c0m.modè ha,beri po~
tertl"t illrJm reVldebtmt &amp;' mterlm ceJ!abtt omnts executl0.

Pat l'article III. dont le Procureur General du Parlement a
pareillement obrnis de ,ra porter la d~rpo/ition, il dl: porté que
les Officiers de ce Confell, feront obltgez de prononcer leurs Ju.
gemens for ces caures de [upplication , conjointement avec les
perfonnes qu'ils appelleroient; cet article, regle les amendes au[..
quelles devront être condamnez ceux qUi prendront cette voye
de fupplication temerairernent; &amp; il dl: dit que cet;e amende fera
executée après le jugement qui aura été prononce par les Offi.
ciers du Confeil Royal, conjointement avec ceux qui auront etc
apellez, flcuta declaralÏene Juper fupplicantes, ve~ appellantes
per predi[/osjèx, qui font les Prefidens qui compof01ent ce Con~
feil, cum acijutis jèu vocatis.
,
'
Les articles XV. &amp; X V 1. p9urvoyent fur les chefs de plain.
te 'lui regardoient la grande Cour Royale, pro capite majoris
Curitt antiquitus ordinatte. Le Procureur General dn ParlemeDt
a raporté ces deux articles dans tout leur contenu.
,
Par la diCpo/ition dè l'article XV. fur les plaintes portées par
raport aux inconveniens qui pouvoient fe rencontrer dans l'exer.
cice de la jurifdiétion de la Cour Royale, on ne voit pas que
le Prince revoque en aucune maoiere l'ancien étabtiffemenÎ"qui
avoit été fait de cette Cour, qu'il fubftituë d'autres Officiers à la
place des Maîtres Rationaux qui la compo{oient; ainfi qu'il
en avoit ufé à l'égard du Juge Mage, enfuite des plaintes portées fur l'état de fa Jurifdiétion &amp; la maniere dont elle étoit adminiftrée: le nombre des Maîtres Rationaux' eft feulement re~
duit à celui de deux) qui font confirmez dans toute l'étenduë de
leur ]urifdiétion.
,
QiJand fe Procureur GenClral du Parlement fot1tieht avec autant d'affurance qu'il le fait, que la Jurifdiétion des Ma~tres Ra"
tionaux fut alors limitée à la feule Jl1rifdiétion du Domaine i
il ~e fonde aparemment fur ce que cet article commence par ces
mot~ , pro ohjèrvatione juris Domanii: mais il de voit bien pen[e~ , que donnant dans fon EJ\trait imprimé cet article tout 3n
long,

~e

~/u,: '., _

gui filit; &amp; 'alii! tangentibui
100 g , l'on continuëroittUf-de,r.lire
l'
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m 0 thcitlm , pro ut conJuetum; ces termes, a Ils tangentl us,
eortl
'jj"'
C
"1
c.
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b'
(lm Officium,
ne reorerme' t 1 pas une connrmatlon Icn exeor {fe: de toute la ]urifdiétion qui competoit aux Maîtres RaP'l; nnaux, &amp; qu'il.ravoienc exercêt-jufques alors pro ut efl confuett m ce qui fe rapporte aux titres produits par le Procureur Gel/ ,
.a.
"E
d 'It,
oeral
de la Cour des Comptes, qUl' ront
anterteurs
a cet
ù l'on voit que la ]urifdiétion des Aydes appart~x Maîtres
~ationaux, &amp; qu'ils étoient Jages fou verains de: ces matieres.
Suivant la difpoficion de cet Article, il devoit fublifter deux:
Maîtres Rationnaux ; il n'y l'ft point parlé d'aucun retranch ement des autres Officiers qui compofoient cette Cour: le p, G.
du Parlement, dans une de {es nottes'Yur cet article, convient l'..';JL M-,
.'4. , ...
que les Archivaires ou Auditeurs ne fiuren t pas fiuprimez, &amp; gue
le nombre n'en fut pas dimi nué: il devoit convenir aufG , que
dans la fuprelIion gui fut faite pour lors de guel ques Maîtres
Rationnaux, le Pre/ident qui étoit à leur tête n'y fut pas compris, puifqu'il n'eft rien dit à fon {ujet dans cet article, &amp; que
dans un autre article il eft fait mention du Pre/ident de cette
Cour &amp; Chambre: on a derruit toutes les équivoques fur l'c fqueUes on fe: fondoit pour faire entendre: que c'étoit à l'occafion d'une autre Ch arge, qu~o!lvery preGdoit ? cette Cour :
Voilà donc un Pre/ident, deux Maîtres Rationaux , des Archi- ,.,f.v.. • • k..
vaires qui fubfi(tent [oûjours, p,our compofer la Cour Royal; : ~~, &gt;4,,~~ '
c·était l'an cien nombre d'OffiCIers dont cette Cour avolt eté
compofée dans tous les tems, comme s'en explique le Roy
Henry II. dans fon Edit donné à Annet en l'année 1555. Nos
predece[fèurs les Comtes de Provence inflitlJerent une grande Cour
R oyale, de la Chambre de: Compter,' icelle compofetent d tm g rand
P rejident f3" de 1eux Martres q.atton~aux , gens graduez &amp;' qI/a.11ifiez &amp;' expeYlmentez a t4 fiaIt de JudIcature, de q1Jatr~ Alldr. '
,
"
d
A
CS&gt; d'
P
H onore Bo"i/i"
tettrs &amp;' ArchlVaJreS, &amp;' 'tin vocat I::V
un rocurettr p Oftf 1/0'''' &amp; ProNo~JS.

On ne trouve pas dans l'article XV. de l'Edit de J 4 1 5. CUrellT (l1l~ IO.
quïl Y foi~ fait mention de l~ ru~prelIion, de cet Avocat &amp; Pro- J;!.~~~:nr::;(f.
cureur ' ks Provi/ions de CelUI qUI exerçOlt pour lors cette Char [eHr ]!Irque' t1J
L~1 8, ,~I/AVj~
ge &amp;' celles de [on SucœlTeur, J'uftibent le contraire.
,Le Procureur General du Parlement ne peut done pas opoler
r en 14 1 &amp;'
la diCpo/itiop de l'Edit de 141 5. pa,r rapport au ,nombre des, Maîtres Rationaux, pour attaquer la venté de c~ qUI eft r~ppel\e daos
l'Edit d'Annet, fur le nombre d'Officiers 'jUl compofOlent la Cout'
Royale, paif'lue dans l'un &amp; l'autre de ces Edits) l'on y trouv~
le même o0mbre d'Officiers.

•

�lb

Le nombre de trois Graduez; fçavoir, no Prelident &amp; d
, RatIOnaux,
.
Maltres
outre l es' A rc h'"
Ivaues, qUI compofoient ceu);:•
te Cour defiinée à connoÎtre des matieres des Comptes &amp;
Aydes) f: trouve proportionné au no~bre de lix P.refi'dens , q~~
connoHfOient de toutes les autres matleres de Jufhce.
Le P..rocureur General du Parlement n'eil pas mieux fondé
~ if" J....J.- quand il pretend prouver par une autre diCpolition de cet Edi~
. .D,~4
.
~".:J-.~.
de I4 1)' , que les deux Maîtres Rationaux, dont il eil parlé dans
f
i "
l
' 1e XV. qUi'd eVOle~t
.
f ubli/1
\ 'arttc
Iner, n ,etolent pOlOt gradll ez :
cette diltioétion des qualitez de Graduez, de Licentiez fi exac.
tement marquée dans l'article XX V. à l'égard de ceux qui [ont
choifis pour remplir ce nouveau Confeil, eil une preuve, flli.
vant lui, que les deux Maîtres Rationaux, qui ne font pas dé.
nommez fous ces qualitez lorfqu'on fait mention d'eux, n'étoient fa en effet graduez: mais il devoit faire attention ~Il'il
était nece{faire qu'on qualifiât de Graduez les nouveaux Offi.
ciers de ce Confeil, parce que la difpo/Ïtion de cet article leur
donnoic le pouvoir nece{faire pour exerc~r &amp; remplir Ces nouvel/es Charges; au lieu que les deux Maîtres Rationaux dont il
s'a~t, n'étoient que confirmez dans l'exercice de leur ancienne
Junfdiétion, {uivant les Provifions qu'ils avoient déja obtenuës,
dans leCql1l'lleç ilt font 'l11:llifi e7, Graduez.
L'article X V I. du même Edit de 141)'. pourvoit [ur un autre grief d;: plainte, porté par rapport à l'exercice de la Jurjfdic.
tion de la Cour Royale, pro capite maioris Ct/rite, fuivant la
d l[poÎltion des anciennes Ordonnances &amp; l'uCage obCtné de tocs
les tems; on ne pouvoit apeIler des Jugemens qui étoient ren.
dus p~r ~ette Cour, on ne n pouvoi~ prendre que la voye de la
[upphcatlon pardevant le meme Tnbunal, jecundùm ritum &amp;'
ftylum Curite, came~te , magiftrorum rationalium ah iifdem' non
appellatur , fèd /uppfteatur; ce qui juilifie la veritéJèe (jui avoit
été avancé à cet égard de la part du Procureur General de la
Cour des Comptes.
~n fe plaignoit de ce que les Parties qui étoient grevées par
la dlCpo/Ïuo,n des Jugemens de cette Cour, ne pouvoient pas
q~e1(jues fOlS les faire rcparer par la voye de reviÎlon qu'on por,tOit pardevant l,es feuls Juge~ qui av~ient rendu ces Jugemens,
&amp; tune cum fit Idem confiftortum, non eft IPes reparationis, iis qfJ;
fè gravatos reput~nt, ~ur les plaintes portées à ce fujet ; (ID ne
revoque
r n pas la ddipo/ÏtlOD de ces anciennes Ordonnances , on
ne JOurnet pas les Jugemens que rendoient les MaÎtres Ratio~aux à aucune apellation, qui peut être relevée pardevant d'au•
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uges c'eil pardevànt eux que dolvent contlOuer e s a tel'"
tres,
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fer par voye de fuplicatlQn , ceux qUI crOiront tnre grcve~
dans la diCpofition de ces Jugemens ; le nouveau Reglement qut
il fait dans cet Article à cet égard, oblige feulement les Maî·
;res R:ltionaux à prendre le!.lr determination avec les Officiers
du ConCeil Royal, pour decider fur ces fuplicacions p~rtées en·
vers leurs ]ugemens, Ordmatr,r '. quod per draos Magiftros R~•
tionales eo cajft reviJitetur, fèu vldeattir caufa, feu procej!iJs zn
conJiflorio prtediélornr:" &amp;' .fie.ttndùm determinationem d,aorum
re(identÎrtm ct/m dréllJ Magrflm habend~m, prr .eofdem Ma!f,Î.f
Îros terminettlr, &amp;' finem perpetuum tait caufa: tmponant.
- C'eil la Qifpofirion la plus forte que le Procureur General du
Parlement peut trouver dans cet Edit, pour fonder la pretenduë
iuperiorité de cé nouveau Confeil ou Parlement, ~u; l~s .Maîtr~s
Rationaux; m ais dès (ju'oo rapelle la neceffité qUi etOit lmpofte
aux Officiers de ce Con1èil Royal par les Articles 1I. &amp; 1 II. de
te même Edit, d'apeller auffi de leur côté un nombre de Gra·
ciuez conilituez en dio-Dlté, pour juger conjointement avec eux:
,
O
' .'d' une
les fuplications
portéesb envers leurs J
ugemens.
n vOIt
maniere [enfible (jue ce nouveau Reglement portant une refor·
mati on de la Ju!l:ice en Prov,e~ce, établi~ un meme point d'égaJ'ré C'.lr le pouvoir &amp; l 'aqtonte-è~ C~a!,-ll Royal; &amp;; Je la C~ur
Royale dans l'exercice de leurs Jun{dtét!Oos, en ord~noan: qu cn
ne pourroit point apeHer des Jugemens que r~odrOlent 1 une &amp;
j'autre de ces Compagnies, qu'on ~e pourr.OIt prendre que .Ia
voye dez [uplication pardevant les me mes Tr!bunau~, pour faire
reparer ces Jugemens; Et ordonnant .de meme fUl~e, que pour
decider Cur ces fuplications, les OffiCIers du Conf~tl ~cyl\, &amp;
ceux de la Cout Royale prendroient ~eurs deter~tnatlons avec
des Per[onnes qui n'auroient" pas affiG:e aux premiers Ju~e~ens.
S'il fe trouve quelque difference fur ce &lt;]UI eil ordonne a .cet
égard tant pour l'une que pour l'autre dt' ces deux CompagOles,
eUe
toutt à l'avantao-e de la Cour Royale. La revi/Ïon eil un
nouveau Droit qui dl: ~ttribué à ce Confeil. ~oyal.; ~e )uge ~a.
ge, du&lt;]uel il devoit tenir la place, n'en aVOlt Jamais JOU.l, au he~
'lue les Maîtres Rationaux [ont confirmez d~ns un an~ten DrOit
dont ils étaient en poffdIion depuis un tems,~mmemonal, fèW11'"
dùm ritrlm, &amp; flilmn, Ctiyia: , camerte, ab ~i[de",? non apel~att/.r,
fed [uplicatur, fi l'on aporte quelques modifications dans l exer·
cice de cet ancien Droit à l'égard de la C:0ur R~yale, on I~s
-aporte aulIi dans la nouvelle conceffion qm dl: faite au Con[ell
Royal, &amp; dans des circonl1:ances où il plrtlt que !'on a en plLl~

J

di

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'2&amp;~ .

l1.

J e 101D
r. '

&amp;

d'attentIon
. a' f
'
conierver toute l'Inclenne
autorité d

p;

la ]urifdiélion des Maîtres Rationaux: car, ainli qu'oo l'a
retnàrquer pendaot l:infiance en, fuplic~tion env~rs Its ]ugemen~
rendus par ~e C~nfell Royal, .1 executl.on de ces ]ugemeo&gt; etoit
Iu{penduë, mtertm ceffabtt omnts executto , ce qui n'dl pas ordon~
né au cas des [uplications portées envers les Jugemen s rendus
par les Maîtres R ationaux, tout refie à cet égard dans l'etat
quli! étoit au paravant, ces Jugemens 'étoieot executez nonobitant
la fuplication, comme les Alrêts le [ont aujourd'hui nouobfiant
les Requ~tes civiles impetrées.
" Les Maîtres Ration aux [ont encore mai ntenus dans le Jroit
n de prononcer feul s les J ugemens definitifs, &amp; jècrmdùm determinationem pl'ediélornm refidentittm cum diélis Magiflris habendam , pel' eofdem Ma,giflros term inetur , &amp;' finem perpetu/lm
t ali ca1//te imp onant.
L es Offi ciers du Confei! Royal étoient obligez, non-feulem ent de prend re leur detrr mination avec les Adj oints qui etoient
apellez, m ais il falloit encore gu'ils prononç affent conj ointrmnt
a vec eux le Jugement définitif, jècflt â declaratione ji/p er f upliCantes v el appellant~s pel' p redi{los fox cum 4t(;utis jèrJ vocatis.
II y avoit encore un autre ch ef de p lai nte énoncé dans l'exporé de c et Edi t, (u.r leq ut-' l il falloiF pou voir, de non refidentia Officialium Majomm ', in civitate no/ira /lq1lenji , les Officiers de Ju(lice qu'on ob lige de rdider à Aix, font les Officiers
GU Confeil Royal, par l'A rt icle V I. &amp; les ~üÎtres RalÎon aux
par l'Art,icle XV. c'efi fur eux comme O ffi ciers (u eri eurs que
cette pl ainte tomboit, ce qui prou ve q ue les M aîtres arionaux,
&amp; les Confçillers d.u Conreil .Royal alloi ent de pair à cct egard.
En raportant alO ft les dlff'c:rents Articl es contenus dans cet
Edit, aux divers c~efs de plain tes qui yavoi ent donn é li eu on
voi~ corn bien .[ODt oppofées à leur veritables dlfp0lÎtions , t~utes
les InterpretatIOns que le Procureur General du Parl em ent al'oit
entrepris de leu,r d~oner , en fuivaot des vaines id ées qui foot
pourtant tout 1aput, &amp; tout le fondement de [es défenfes.
L~ :rocureur General du Parlement ne fe [eroit pas fans doute
porte a ~onner avec autant de confiance qu'il l'a fait, des interpretatlOns 'li contraires au {eos literai de cet Edit fi en repondant à la Requête imprimée du Procureur General 'de la Cour
des C?mptes, ~l avoit voulu prendre la peine de faire quelque
att~ntlo? aux ~Iece: communiquées pour le foutientd e cette Reqnete; Il aurolt pu remarquer dans la difpolÎtion de divers Jugemens !endus pa~l' ~s .Maîtres Rationaux aux années 14r8.

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Il.

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13.... c .r.

14 T9· commuOIquez
cotte . . que ces Mahres Rationaux '
lIprès la creation de ce pretendu Parlement avoient cootinn~
d'exercer leur J urifdiélion fur les matierf'~ des Aydes, tol1 jours
fous le n.o:n de I~ grande Cour Royale, Lorum egregiis, &amp;' nohtllbfJS Vtr1S Magiflm ratton_a~lbus Magn.e Regite ettrite /1qflenjis.
On trouve dans la dlfpohtlOn de ces Jugemens rendus dans un
tems bien voili n de l'éreélion de ce pretendu Parlement, ..des preuves bien c?nvainquantes de l'~xiae.nce de la Cour Royale après
c~tt~ éreéllOn, . &amp; de la contlOuat.lO~ de, l'exercice de fa Jurif(hélIOn fur le fait des Aydes, ce qut detrult entierément les idées
que le Procureur General du Parlement, a voulu donner
"
fur la· fuprellion de la Cour Royale, &amp; fur la limitation de
la Jurifdiélion des Maîtres Rationaux.
Le premÎer de ces ]ugemens fut rendu en l'année 14 18 . [ur
la fa,c ulte que les H abitans de Pertuis avoient de faire des amas
c:le Sel. Le 2. de la même année, fur les Privilelles de la Ville de
Riez touchant le Sel. Le troifléme de la mêm~ année , encore
{ur la vente du Poiffon falé qui fe fairoit à Yem, &amp; le quatrié~e fut re~du, en 1419' fur des pourfuices que le Trdorier de
Slaeron falfOlt contre quelques particuliers de cette Ville; l'on
.ne fçauroit difconvenir que ce ne foient là des cau[es, &amp; matieres qui concernent la Juri[diaioA des Aydc:s.
Le Procureur General du Parlement a bien voulu mécooo~tre
·
1a d'fi
li ' d
r.
7~-r; ·~ '2'2~.
vo 1ontalrement
1 po ltIon
e ces] ugemens, 1onqu'il
dit à la -401page 3. de [a nouvelle adition de memoire; que les titres que
produit le Procureur General.. de la C?ur des Comptes, pour
•
prouver que ces termes ( alm tangent/bus eorum Officium ) regardoient .le fait des ~ydes) n'ont aucun raport aux Aydes, &amp;'
encore. mOins au dernter rejJort des Aydes. Les Jugemens 'lue
l'on vIent de raporter prouvent le contraire, &amp; l'on a fait voir que
l'Edit de 1415' n'avoit donné aucun dernier reffort au Con[eil
Royal [ur les Maîtres Rationaux; il dl: vrai que le Procureur
General du Parlement voulant perruader que ces termes, aliis
tangentibus eorum Officittm ne pouvoient regarder que le Domaine,
s'arrête dans ce même endroit, fans ajol1ter les termes deci(ifs
&lt;J ui fuivent prout eft confuetum, ce que l'on auroit taporté (ans
doute aux titres anterieurs, où l'on voit la Jurifdiél:ion des A ydes
atribuee aux Maîtres Rationaux dans toute fon éteoduë.
(D~ C.
Dans cette même produélion du Procureur General ~e la Cour ~ IJI.'O'-;~ ·:j
d:s Comptes, le Procureur General du Parlement auroit encore l'''~~ ,,.,,..
pu remarquer l'exercice de la Juri{diélion de la Cour Royale, ::~;= ;~~ .
çontinué pendant tout le regne des anciens Comtes de Pro ~

D

�~J~.

14

r- "

1)

.

l~th~J vence, ainli qu'il dl juO:i6é ~ar les Piéces cottées C. D. l'on y
c .IL

voit des Lettres Patentes du Roy René de l'année I44 0 .*"fur le
*o./JJe..c . fait des Gabelles adrdfées aux Maîtres Rationaux, comme à des
~~.
. Gbl·'
!l·H .
Juges fouverains, av.ec ces term~s, cognrtiJ
a. e tarun Sali5 Pro.

vincil&amp; ipfomm Magiftromm ratlona/mm Offi~·t1Jm !p eélat. On ~

.n

voit encore d'autres Lettres Patentes du meme Prince de l'an.
née 1 4~' [ur des exemptions des Tailles ; Et l'on ne fçauroit
pa{fer fous lilence les termes dans lefquels l'adre{fe de ces Let.
tres eO: faite, pour demontrer avec combien peu de fondement
~ b le Procureur General du Parlement avance dans la notte B: [ur
!:.7.~7. l'Edit d'Annet, &lt;]uancienement il n'y avoit aucun grand Pre!ident
de la Cour Royale, &lt;]ue Nicolas de Bran cas fut le premier qui
prit la qualité de grand PreGdent des Mahres Rationaux en
~
4 60. voici pourtant ce &lt;]ue porte cette adre{fe faite en l'année
.I!.;."l.-r..i. J.. /AJ{ . . .. I~. Magn.o Prejidenti, &amp; Magiftris Rationalibus mat,nl&amp; .Cu·

["1

1..J.- / .),...!J ~,1.
.1.y_~~uiL

1+'1"+

c....j!:...

.., · 3+3 .

).:j~~C:;/'..t. . . . ~
, - Jo.. ,'''-(.

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.r: J ·bus. ,".J". ,)~3,
nOj,rd!
nqfJts
rejtuentt

1

Peut-être &lt;]ue le Procureur General du Parlement n'a pas crû
devoir faire attention à la difpoGtion de [ous ces Titres, de ces
]ugemens, &amp; de ces Lettres Patentes, comme à des Pieces qui
ne meritent pas &lt;]ue l'on y ajoûte foi: c'eO: ainfi &lt;]u'il s'en explique dans une de (es notes fur l'Edit de 1'415' au fujet d'un
Jugement n:nùu par la Cour Royale en Fannée 1440. raporté
dans la Requê.te imprimée du Procureur General de ·la Cour des
Comptes, &amp; dont la difpofition embarra{foit fans doute le Procureur General du Parlement ; mais ce n'eO: pas par des pareil.
les allegations, &lt;]u'on peut détruire la force des preu:v.es &lt;]ui refultent des Pieces marquées de tous les caraéteres de verité qu'on
pourroit deGrer) &amp; dont on ne croit pas &lt;]ue le Procureur General du Parlement fe determine d'attaquer l'autenticité avec
auffi peu de reflexion, &lt;]u~il avance que l'on ne doit y ajoûter
aucune foi.
Si les obfervations &lt;]u'on vient de faire fur les veritables di(pofi.
tions de cet Edit; fi les reflexions &lt;]u'on ya jointes faites (ur des
Titres déja communiquez, n'étoient pas plufque fuffifantes pour
àetruire tout ce qu'a avancé le Procureur General du Parlement,
touchant l'autorité de ce pretendu Parlement créé en 1415' il
ne feroit pas difficile au Procureur General de la Cour des Comptes
àe demontrer par une communication de nouvelles Piéces, ~
~e. Parlement ne fubliO:a &lt;]ue pendant deux années i il lui [ulli·
r~lt pour le prouver, de ra porter ce que M' de Gaufridy Cou·
felller au Parlement a dit là ce fujet dans fon HiO:oire de Proyence page 295. l'on pourroit produir~ .encore des Aétes de 1'311'

JJ~e

4 l '7 ~ oÙ il eO: parlé de ce Parlement 'en ces termes ol:m
ordinati, l'on pourroit produire un Edit de Loüis 1 IL fucce{feur
de Loüis ~ 1. d~ l'année J ~ 14· qui retablitle Juge Mage) &amp; cré
uo Confell émlOe~t, au !teu &amp; place du Confeil Royal; un autr
Edit du même Pnnce du mois de Novembre de la même an né
14 2.4~ portant une nouvelle refolmation de la JuO:ice en Provence:
cet Edit foûmet les Jugemens du Confeil Eminent, auquel le
Parlement a fuccedé, aux apellations que l'on pou voit eil relever,
pardevant les Commi{faires qui avoient été (uprimez par l'Edit
de 141•. &amp; retablis par celui de 1414. qui confirme d'un autre
côte les Maîtres Rationaux, dans le droit de recevoir les fuplications envers leurs Jugemens, &amp; de decider [ouverainement à
cet égard) (ans être obligez, comme le portoit l'Edit de 1415'
d'en cooferer avec les Officiers du Con{eil Eminent; il eO: permis feulement aux Parties par ce nouveau Reglement, de faire
entrer, lors du Jugement de ces caufes de fuplications, le Juge
Mage qui étoit par [a Charge Maître Rational: qui etiam Magifler Rationalis exiflit. "--.1"-''1". -1,'dJ1. -6."
Mais le Procureur General de la Cour des Comptes n'a pas
bèfoin de cette nouvelle communication de pieces, pour établir
[on droit, qui fe trouve li bien affermi par les Reflexions que l'on
vient de faire fur Jes pietes éV' cammuAi"}'lées.
J

ESTAT DE LA COUR DES COMPTES
depuis la réünion de la Provence à la Couronne, Jurques à l'inJ~
tÎtution du Parlement.
L'on vient de faire voir &lt;]ue pendant le regne des Com';
tes de Provence, l'autorité &amp; la jurifdiétion de la Cour Royale
ne fouffrirent aucune diminution dans aucun tems , &amp; 9ue les
titres que le Procureur General du Parlement a produits pour
prouver le contraire, ne [ont d'aucune conGderation; ceux qu'il.
ra porte pour prouver &lt;]u'après la rétinion à la Couronne, nos
Rois continuérent de regarder le Confeil éminent aU9uel le Parlement a fuccedé) comme la feule Jurifdiétion qui devoit conno~tre des matieres d'Aydes, ne meritent pas &lt;]u'on y fa{fe plus
d'attention.
Le Procureur General du Parlement a produit à cet effet trois
Lettres de Cachet ~ qu'il qualifie de Lettres dores, adre{fées au
Senéchal &amp; Confeil de Provence, par le Roy Charles 1 X. des
années 14 8 7. &amp; 14 8 9' l'une fur le fait de la Monoye, J'autre
au [ujet d'une taxe fur les Juifs, &amp; la derniere concernant la le-:

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d'un Oét1'oy ; &amp; de là il conclud , que c'étoit à ce Conre'l
qu'apartenoit alors la connoiffance des Monoyes, &amp; des irnpol.
•
Citions.
•
S'il falloit examiner quel étoit l'état de ce Confeil à qui ces
,"'.
Lettres de Cachet ~on/t ad~effées" il fe~o!t ai~é de jufiifie,r qu'il
écoit autre que CelUi etablt pour 1 admlDlfiratiOn de la Jufiice
auquel le Parlement a fuccedé; on prouveroit par des titres au~
tentiques que le Sénéchal ou Gouverneur prefidoit non - feulement au Confeil de Jufiice, mais qu'il étoit encore à la t~te d'un
COI;l{eil d'Etat établi pour regler l'adminifiration de la ptovince:
mais en fuppofant que ce Confeil, à qui ces Lettres de Cachet
font adreffées, fût le Confeil de Jufiice, il fuffiroit au Procureur
General de la Cour des Comptes, de faire obferver que tOUtes
,
les Lettres Patentes, Edits &amp; Declarations concernant le fait
des Ardes avoient été adreffées dans ce tems-là aux Maîtres Ra.
tionaux, comme aux Juges ordinaires &amp; fouverains fur ces ma.
tieres; au lieu que le 'P arlement ne ra porte 'lue trois Lettres de
Cachet, qui ne Jçauroient entrer eo confideration Ivec l'adre{{'e.
des Edits" Declarations &amp; Lettres Patentes, pour prouver l'e.
xercice d'une Jurifdiçrion.
, Mais ce qui prouve d'une maniere incontefiable, qu'après la
.I,.J/,.~
r..J&lt;.~~ ~­ réünion de la Province à la Couronne, nos Rois n'avoient point
". / --,..,
entendu déroger à l'ancienne autorité &amp; à l'ancienne Iurifdic,~"D. T"J"
." . . .
tion de la Cour Royale, c'efi la difpofition des Lettres Patentes
du Roy Loüis XII. de l'année 15°0. raportées dans la Re']uête imprimée du Procureur General de la Cour des Comptes pag.
4· &amp; 5· on y ~oit une confirmation bien expreffe de tous les
droits, prerogatives &amp; jurifdiétion de cette Cour, pour en joüir
comme elle avoit fait fous le regne des Comtes de Provence.
, Le .P;ocureur General du Parlement a crû pouvoir detruire
1 au tonte de ces Lettres Patentes, en voulant les faire envifager
~ " comme obreptices, &amp; obtenuës à l'occafton du joyeux avenemeot
;."'1';:: j. + U a Couronne du Roy Loüis XII. tems auquel tout efi accori;:J~f1'j ' ~é fans u~_gra,nd~~a:nen ; on n'en j~~era pas de rnê-me en les
~,f:t~'u ~
Ilfant; on verra 'lu elles furent expedlees pour réprimer les en~
!~~~.I.. !,':f"-' tr~prifes ,aufquelles les Officiers de Jufiice de la Province fe port?lent des-lors, pour donner atteinte à l'autorité, &amp; à la jurifdictlon de la Cour Royale; le Prince donne pouvoir à cette Cour
par ces Lettres Patentes de faire ceffer ces entreprifes contre
to~te~ fort,es d'~ffi~iers de qu~l']ue autorité qu'ils ufa{fent : droit
qUi n aurolt pomt eté accorde à des Subalternes.
On peut encore juger de ~'autorité &amp; [ouveraineté de la Jo·
rifdiétioll
2 a't 'vée

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17
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rif{liétion de la f:our Royale par le rang, &amp; fçeanée que tenoient 2.J6.
les Maîtres Rationaux; il n'y à pour cela qu'à faire attention à
ce 'lui efi raporté à la page 16. de la Produétion imprimée du 7'-;;" +?procurfur General du Parlement; on y voit que lors de l'enre- .~, s·
gilhation des provilions de Calvin Greffier du Confeil, on apella un Maître Rational, à qui on donna rang &amp; {çeance avant
les Con(eillers do Confeil ; Guirany Maître Rational dl: denomê
dans cet Aéte d'enregif!:ration , après de Ri-cy Premier Prefidenc,
qui y ten?it . la placc. du Senechal; il ef!: vr~i 'lue ce ~aître
Rational crOIt en meme tems Juge des premieres apellatlOns,
c'eIl: à dire Juge des apellations que l'on relevoit des Jugemens
des premiers Juges; mais ce n'était pas en cette derniere Cjualité,
qui le rendoit (ubalterne du Confeil, qu'il avoit ce rang &amp; cette
fçeance, mais en qualité de Maître Rational.

ESTAT DE LA COUR DES COMPTES
après l'inflitr:tion du Parlement fait en l'année 150 x.
Le Procureur General de la Cour des Comptes, a démontré
dans fa Requête imprimée, gue l'Edit d'inIl:irution du Parlement,
n'avoit , diminué eo rien la Juri[diétion de la Cour Royale {ur le
,
fait des Comptes~ &amp; des Aydes: il a exp!iqué en ~page 5.ce Y";1""",,wll .
&lt;Jue contient cet Edit, par rapore aux Maltres RatIOnaux, dans
les differ"ns articl es où il dl: parlé de ce qui les corn pete.
Le Proc. Gen. du Parlement voulant prouver au contraire gue
la JuriCdiétioD des Aydes fût attribuée au Parlement, 10t~ de !on
inf!: jtution rapotte à la page 17. &amp; 1 S. de fa produétlOD lm- 1'";1"-". '1:.
"
.
prim ée , les' memes
articles de cet Ed'It, 'lue 1e P,ro~ureur G
,ene- .....
..~"=4.0.JI""
'
raI de la Cour des Comptes a raportez; malS tl De repond
nullement dans (es nottès marginales, à la refiriél:ion 'lui cft faite
par l'art. X. fur la di(polition de l.'article II..qui fembloit donner
indéfiniment au Parlement le drOIt d'apellatlOn fur les Jugemens
des Maîtres Rationaux: Er comme il ne peut rien alleguer de pertin ent contre la di[,polition preci(e de cet article X. pour éluder'la
r:]t
r
~ ~ ?.A.t ,,01- l' e:t L
quefiion, il s'attache à répondre à une propoiltion , qui ne le trouve
certainement pas dans les deffenfes du ,Pr?cureur, General de la
Cour des Comptes;, il l:acc,ufe de ~oul~lr Introd~lre une ~roce­
dure très-bizarre en lUI fal(ant foutentr, gue fUlvan-t la dlfpo(i~
tion de cet articie, les apellations qui feraient rele~ée.s ~es Jugemens rendus par les Maîtres Rationaux, dans la Junfdlébo~ d~s
[oumifIions devoient être "uidées en Chambre neutre: maIs sil
avoit pris l~ peine de lire avec attention la Requête imprimée
E

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18

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Procureur General de la Cour des Comptes, il auroit ·pG '
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marquer qu'on n'y fcoutlent en aucune maOlere que les apellati
des ]ugemens rendus par les Maîtres Rationnaux dans la Ju~~
diétion des Soumiffions , duffeot être vuidées en Chambre neut/ .
il Y dl: dit au contraire, que par la difpolition de l'article~'
de l'Edit d'inil:itution du Parlement, ces appellations étoient de~
voluës à cette Cour, s'agiffant des matieres ordinaires; &amp; s'il eŒ
parlé enfuite de la Chambre neutre, c'eil: par rapport aux Juge.
mens qui étoient rendus en Chambre des Comptes. Le Procu.
reur General de la Cour des Comptes, après avoir raporté Ce
qui eil: contenu dans cet article fur les apellatioos qui devaient
être relevées au Parlement, des Jugemens que les Maîtres Ra.
tionaux rendroient dans la ]urifdiétion des SoumiŒons, explique
enfuite les termes qui fui vent , ainji que l'on fait des autres Cham.
: .. . A......A.....
bres des Comptes de nos autres Pays, és cas où le/dits Gens der
"" ~J,... ,
Comptes font apellables. Il fait voir que l'on établiffoit par là les
Chambres neutres en Provence, pour juger les revilions propofées contre les ]ugemens rendus en Chambre des Comptes, ainu
que cela étoit pratiqué à l'égard des autres Chambres des Comptes du Royaume, fuivant la difp~lition de l ' Ordon~e du Roy
C~arles V UL_~~_}'année 1464.9' qui rapelle à cet égard cellés
des Rois Ces predecdfeurs. Qioique le Procuteur General du
Parlement pretende que les Chambres neutres étoient il{noréer eil
France avant l'année 1520,"'&amp; qu'il rapporte l'étabWt'ement de
ces Chambres à la Declaration du Roy François l' de cette an.
née. 1.5 2.0~ qui ne fut renduë que pour reprimer les éntreprifes
de )unfdlébon, que les Parlemens pretendoient de faire à l'occa.
\ .. fion de ces revifions, à la faveur defquelles ils vouloient s'arro.
) ger un droit de reffort fur les Chambres des Comptes,
~e Pro.cureur Gener~l d~ P~r1e~el1t ne, peut pas prouver par
la dlfpofinon de cet EdIt d mil:!tutlOn, qu'il ait attribué li cette
Cour a~cune jurifdiéti~n fur le fait des .A ydes, foit en premier
~ derDler reffo.rt, fO,I~ pa~ voye d'a pel : il peut encore moins
tirer aucun drOit de 1 etabhffement du Confeil Royal de l'année '
14 1 5' auquel il prétend que le Parlement a fuccedé: on a de.
montré q?e ~e Confeil ~oyal, e,n f~pofant même que le Parlement lUi eut été fubil:ltué , n aVOIt pas plus de droit à cette
Jurifdiétion,
• ~n e,ffet ,lor[qu'eo 1 )0'3 , le Parlement, deux années après [on
J?il:ltUtIOD v~ulut entreprendre de faire valoir fon autorité, en ~ua­
l~té de fupeneur , [ur les Maîtres Rationaux, &amp; recevoir les apella.,tlons ~e leurs ]ugemens) le Roy Loüis XII. qui étoit parfaitement

t9

&lt;,

1

2,,7 ,

inlhuit deS veritable~ difpolitioDs de cet Edit portailt inŒitution dü - Parlement, . qu'il avoit donné lui-même deux années auparavant,
dcclal'a dans fes Lettres Patentes du 2,7,.- ";". 1503, qu'il vouloit l'~r ,, &lt;&gt;1.
&amp;. entendoit que l'ancienne Cour &amp; Chambre des Maîtres Ra;8 .•I- ,?-,
tionaux fût maintenuë dans toutes les prerogatives, &amp; autoritez
"
dont elle avoit j oüi fous les Comtes de Provence, ufant des
termes de Cour &amp; de Chambre conjointement, pour marguer les
deux ditferentes urildiétions ue cette Cour &amp; Chambre exer=
çoit ur les matieres des Corn tes &amp; des Ay es.
La difpolition de ces Lettres Patentes e ra potte parfaitement,
aioli que l'a fait obferver le Procureur General de la Cour des
Comptes dam fa Requête imprimée, à ce Gue ce Prince avoit
ordonné par des Lettres Patentes qu'il avoit fait expedier en
J 50t pour reprimer les entreprifes de ]urifJiétion aufquelles oh
commençoit à fe porter contre l'autorité de la Cour Royale.
Le Procureur General du Parlement, pour juftifier qu'après
l'Edit d'éreétion de cette Cour, les M aîtres Rationaux ne [aifoient pas difficulté d'en reconnoÎtre eux-m êmes la fuperiorité ,
:~j~ I~ j,..,~.;,'....
produit des fermens de fidelité prêtez par les Maîtres Rationaux,
&amp; entr'autres celui de François de ] erente, qu'il qualifie de Pre- ';~..'-LJ~J'''''''_o-I-.
fident &amp; de Chef des Maîtres Rationaux.
On étoit convenu que par raport à la ]urifdiétion des SodmilTions , les Maîtres Rationnaux étaient foumis aux apellations
,
''1 u'on pouvoit relever de leurs Jugemens au P.arlement, &amp; ce ~e
fut gu'en qualité de Prefident en Chambre ngour~uf~ &amp; d~s ralfons, que François de }erehte preta ce ferment , llO~ltulatlOn de
l'aéte le jufiihe, &amp; . perfonne n'ignore qU'on appellolt le Tnbunai des Soumi({jons, la Chambre ri oureufe &amp; des ra' ons.
François de erente n'étoit pas premier Prefident de la Coür ':"'1...''';.''- -"1;6';. 1"',
Royale, cette place étoit remplie pour lors par Emeric de An- : ,.....;:?-~';.:".
drea, qui ayant été nommé premier Confeiller du Parlement lors ~~'):'::...
de l'infiitution ; avoit fait échange de cette Charge avec Palamede de Fourbin , pour celle de premier PreGdent de la Colte
Royale: Il faut ignorer l'Hiil:oire de la Province ~our n~ 'pa,s
fçavoir les raifons qui porterent Palame~e de FourblD a fart cet
échange; il fouhaicoit d'a({jfier. au Concl~e d~ Latran, auquel le
Parlement devoit deputer au fUJet du drOit d annexe, &amp; la qualité de celui qui {ucceda à Andrea fait . affez connoÎtre quell~
étoit l'importance de la CharO'e de premier Ptefident de la Cour
Royale, puifque ce fut Balth~fard de }erente Archevêque d'AmI..
brun &amp; Garde des Sceaux en Provence,
Le premier Prefident Anclrea vivoit encore en l'annéè j 51 i~

1;

:l?'

�'J.H .

{brfque François de Jer~nte prêta ~e fern:ent en ~ualite de Pre..
fident de la Chambre ngoureufe; !l eft fait mention du premier
Prdident Andrealt-dans les Lettres ,de confirmation des MaÎtr;Rationaux, accordées par le Roy François IU'en l'année 15 1 1.:
lors de fon avenement à la Couronne; &amp; fi c'e ût été une coûturne établie que touS les Maîtres Rationaux, &amp; leurs Prdidens,
prêtaffent ferment de fidelité au Parlement, fi cela n'eût pas éte
limité à ceux qui exerçoient la ]urifdiétion des Soumiffions, l'on
auroit trouvé dans les Regiftres du Parlement le ferment prêté
par le premier Prelident Andrea, &amp; par tous les autres Maîtres
Ration2ux, qui ront dénommez dans les Lettres de confirmatio~
du Roy ..ELançois l~oduites fous cotte L.
,
L'on peut remarquer [ur ce qui fe trouve regle dans ces Lettres Patentes, touchant le ferment"'gue les Maitres Rationaux devoient prêter pour être continuez dans leurs Charges , que ce
n'eft point le Parlement gui e!l chargé de recevoir ce ferment:
cette commiffion lui auroit ' fans doute été adreffée s'il s'étoit agi
des fubalternes; car on fçait qu'en pareil cas les fubalternes prêtent ce ferment entre les mains de lelJ-rs Superieurs. Il eft porté
au contraire par ces Lettres Patentes ,*gue ce ferment fera prêté
par Andrea premier Prelident, entre les mains des Maîtres Rationaux, &amp; par ceux-ci entre les mains de ce p1'emier Prefident.
La qualité de Doéteurs, de Graduez qui eft donnée au Prefident &amp; aux Maltres Rationaux denomm ez dans ces Lettres
Patentes, detruit d'une rnaniere inconteftable ce 'lue le Procu·
reur General du Parlement a avancé, 'lue depuis 1415. jufques
en 155' 5. les Maîtres Rationaux n'étoient point graduez.
tn ruivantla produétion imprimée du Procureur General du
r,~4.44-r Parlement page 23, on trouve une Lettre de Cachet adreffée
... /.~ . au Parlement en J 5 1 J. au fujet du tirage du Sel ; il pretend prouver par cette piece, que le Parlement exerçoit la jurifdiétion
fouveraine {ur les Gabelles, puifque nos Rois lui adreifoient
l'execution de leur volonté à cet égard.
Pendant l'efpace de plus de cinguante années qui fe font écoulées depuis J 501. jurqu'en 1555. le Parlement ne peut produire
que cette Lettre de Cachet, pour juftifier que nos Rois lui euffent
adreffé l'execution de leur volonté (ur le fait des Aydes, comme
Juges de ces matieres. Le. Procureur General de la Cour des
Comptes pourroit produire au · contraire . de fon c8té touS les
Edits, Declarations, &amp; Lettres Patentes concernant les Aydes,
qui furent expediées dans ce tems-là, avec l'adreffe aux Maîtres
Rationaux, pOQr les faire executer; ce qui detrmic parfaitement
l'idée
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20

1.1

l'idée de {ubalterne; les Ordonnances de nos Rois ne font jamais 25'1'
adrdTées .aux Subalternes immediatement, &amp; c'eft par le canal
'. ~ ._
de leurs Superieurs qu'elles leur font tranfmifes. On trouve dans
la produétion du Procureur General de la Cour des Comptes un
fi grand nombre de ces Edits, Declarations &amp; Lettres Patentes,
qu'il {eroit fuperau d'en produire de nouvelles.
Le Procureur General du Parlement produit encore deux autres Lettres de Cachet, des années J ~ 1 6. &amp; J 5 17. qui ne regardent pas les Aydes, mais le Domaine; &amp; il eft detfendu expreifement au Parlement, par une de ces Lettres, de rien ftatuer à ce fujet fans apeller les Gens des Comptes, qui ont la
principale Charge &amp; confervation du Domaine.
·Il n'dl: pas extraordinaire que nos Rois s'adreifaffent au Parlement, pour ce gui concernoit le Domaine, parce que la connoiffance des matieres domaniales a toûjours formé eo France
une des principales attribütions de la Jurifdiétion des Parlemens,
quoiqu'en Provence les Maîtres Rationaùx euifent beaucoup de
droit à cette Jurirdiétion; &amp; c'eft par cette raifon qu'il ell: prohibé au Parlement de rien ftatuer à cet égard [ans les apeller; ce
qui detruit ahrolument toute idée de Subalterne.
Les Maîtres Rationaux continuërent cependant l'exercice de
leur ancienne Jurjfdiétion fur le fait des Aydes, apr~s \'inftitntian du Parlement : c'eO: ce que le Procureur General de la Cour
des Comptes a parfaitement juftifié par la produaion de divers
Jugemens rendus fur ces matieres.
~.
On voit que ces Jugemens font touJours rendus fous le nom
de Cour Royale ,~fu~urs avec les _mêmes formalitez &amp; les mêmes folemnÎtez dont on ufoit avant l'in!litution du Parlement,
quelques-uns font adreffez i des J~ges fubalternes; l'&amp; on t~ouve
dans les procedures faites en executlon de ces Jugemens, qUI font
pareillement produites, la reception 'lue ces Juges fai[o,int .de
leur Commiffion avec tout le refpeét &amp; la reverence qu un 10ferieur doit à (on fuperieur. On peut enc~re remarque,r ~ar. la
fuite de ces Jugemens produits, .que l'exerCice ~e .Ia JU~I(dléhon
des Maîtres Rationaux fur le fait des Aydes, n a Jamais fouffert
d'interruption.
Le premier titre que produit le Procureur General du Parlement, pour prouver qu'on apelloit à cette Cour, des Jugemens
rendus par les Maîtres Rationaux, fur les matieres des Ayd.es, . "--H--:
dl: de l'année 1 5 1 6. &amp; ra porté en la page 24, deFa pro.duébon r.7/ c 6'. .
imprimée; ce font des Lettres Patentes, par la dlfpoGtiOO Adefquelles il pretend qu'il fut ordonné, qu'un Jugement des Maltres
F

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�'26'~

H.
~Rationaux feroit executé, nonobllantl'apellation qui en avoit é é
relevée au Parlement, &amp; fans prejudice d'icelle.
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Il paroit par le contenu de ces Lettres, que dans ces pre mie
tem , le Parlement alloit avec referve &amp; menagement dans [~s
entreprifes, contre la Jurifdiétion des Maîtres Rationaux; en effetS
cette Cour n'ofa [e porter à recevoir l'apel qu'on s'étoit efforcé
de relever pardevant elle d'un Jugement rendu par les Maîtres
Rationaux, &amp; malgré les inCtances l'éjterées des parties, dont il dt
fait mention dans ces Lettres Patentes, elle ordonna feulement
pour fe former quelque apparence de titre, qu'avant que cette
apellation pût être reçûë, le Jugement des Maîtres Rationaux
feroit mis à execution : le Parlement n'en auroit certainement
pas ufé de même, ft les Maîtres Rationaux eu(fent été fes veritables Subalternes &amp; reconnus pour tels.
Le Procureur General du Parlement ne (çauroit attribuer la
di[pofttion de cet Arrêt à la moderation de qerte Cour, ni avancer qu'elle voulut bien en u[er ainft pour ne pas retarder le payement des deniers Royaux: dans ce cas même le Parlement n'auroit pû refufer de recevoir cette appellation, fi ç'eût été une
voye de droit ordinaire, &amp; legitime pOUl' faille réparer les Jugemens des Mahres Rationaux, il auroit ordonné feulement que
tlonobCtant l'apel reçû, ce Jugement feroit e~ecuté.
Ces Lettres Patentes ne furent point expédiées, aïnli que le
pretend le Procureur General du Parlemenr, pour ordonner
l'execution d~ l'Arrêt ?e cette C~ur, qui portoit que le Jugement des Maltres Rationaux ferOIt executé nonobCtant l'apellation que l'on avoit voulu en relever: mais elles furent expediées
à l'occaGon des cenfures Ecdelialliques qu'on vouloit employer
pour empêcher l'effet de ce Jugement; .&amp; il eft à remarquer que
ces Lettr~s Patentes furent adreffées aux [euls Maîtres RationDaux , ~ qu'elles auroient été indubitablement adreffées au Parlement, fi les Maîtres Rationaux n'avoient eu que l'exercice
d'une Jurifdiétion [ubalterne.
Il eft vrai que le Roy François I~n ordonnant par ces Lettres
Patentes l'execution du Jugement rendu par les Maîtres Rationaux,
Donobftant la fulmination que l'on pourroit faire de ces cenfures Ec~leftaftiques, ajoûte, que ce fora nonobflant oppoJi.tion Ofl
apellat~on quelconque, &amp;t fans prejudice d'icelles. Referve que Je
Procureur General du Parlement pretend avoir été faite en faveur
de. cette Cour: mais pour démontrer que cette re[erve ne pouVOit la. r.egarder en aucune maniere, il eft neceffaire de reprefenter ICI queUe étoit dans ce tems -là le verirable état du par-

}t,

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13

.

{elllent par raport à fon autorité &amp; à (a Jurifdiition.
Le procureur General du Parlement n'ignore pas (ans doute;
quelle étoit pour lors l'autorité du Gouverneur fur le Parlement',
que la Jullice s'exerçoit en (on nom dans cette Cour, que les
Arrêts qui y étoient rendus ne pouvoient être mis à execution
fans (a permilIion, qu'il étoit 10iÎlbie aux Parties do [e pourvoir
par apel devant lui contre ces Arrêts, que c'étoit au Gouverneur à [ubllitucr des Graduez à la place des Officiers du Parlement en cas de [u[rition, &amp; qU'il Y avoit enfin certaines caufes &amp;
matieres dont le Parlement ne pouvoit connoÎtre ni feparément;
ni conjointement avec le Gouverneur, ui feul en ouvoit deci:'
der comme 1ugt: rouverain ; te es eroient les cau[es ,&amp; matieres
~i concernoient l'a Police des Villes, leurs Fermes &amp; revenus • .
On pourroit jufhfier cn tout cas la verité de ce qu'on vient
de rappeller par la difp0Îltion d'un Reglement qui fut dre{fé en
1 p7. par Mr l'E"êque de Senlis, l$c Mr de la Martiniere ancien premier Preliqent du Parlement de Paris, &amp; par la difpofition de diverfes Declarations &amp; Lettres Patentes du Roy François l~"qui confis::ment le Gouverneur dans ces differens droits:
l'on pourroit produire plulieurs permilIions oéhoyées par ce Gouverneur pour md:tœ à execution des Arrêts du Parlement, plu~
fieurs Jugemens rendus de [a part fur des ape1s que l'on avoit
relevé pardevant lui de ces mêmes Arrêts ; &amp; l'on pourroit y
ajoûter divers autres Jugemens rendus auffi de la part du GOllverneur [ur le fait des Aydes, comme Juge fou verain; des Commillions qu'il faifoit expedier tantôt à des ConCeillers au Parlement, tantôt à des Maîtres Rationaux, comme à des Officiers
conllituez en égale dignité , pour exercer, lors de fon abfence,
toute l'étenduë de fa Jurifdiétion.
Il s'agi{foit dans la caufe dont il ell fait mention dans ces Lettres Patente~ de 1516. d'une partie du revenu de la Ville de
Frejus, provenant de la levée des Tailles qu'elle .impo~oit , au
pay.e ment defquelles elle vouloit [ou~ette le Chapitre q~l fe rendoit refufant; le Parlement ne pouvOlt en auc~ne manIere connoître de cette caure, ni en premier re{fort, nI par voye d'apel,
c'étoit au Gouverneur à en decider, en cas d'apel du lugement
rendu par les Maîtres Rationaux; la re[erve fa~s prejudice de
l'apel inferée dans ces Lettres Patentes, ne pOUVOlt regarder que
lui feul.
Le Procureur General de la Cour des Comptes ne di[convient
pas que les Jugemens des Maîtres Rationaux ne fù{fent dans ,~e
tems-là fOurnis à l'ape! pardevant le Gouverneur, comme l e-

�14

2G~toient ceux du Parlement; le Gouverneur étant le Chef de l'un
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7'"1&amp;.

fur e1.les : au~
ne vit-oo pas le Parlement fe porter a grandes entrepnfes, pendant tout le tems que la Jurildiétion du Parlement &amp; celle des
Maîtres Rationaux fe trouverent fubordoDnées à l'autorité du .
Gouverneur.
Mais en l'année 1535 . fous pretexte d'une reformation de Juf.
tice, le Parlement vint à bout de faire ôter au Gouverneur Ce
droit d'apel fur fes Arrêts; il fe rendit independant de toute autorité en Provence J &amp; ayant affermi de cette maniere fon pou.
voir fouverain , il ne fongea plus qu'à aneantir celui de la COUt
Royale, qui pouvoit lui cauCer encore quelque jalouGe; il furcira
d'abord contre cette Cour les Lieutenans du Senechal, dont les
Sieges venoient d'être établis en diverfes Villes de la Proyince,
par l'Edit de reformation; ces Lieutenans pretendirent d'être en
droit de connoÎtre de toutes les matieres dont les Maîtres Ra.
tionaux avoient connu juCqu'alors: &amp; ces derniers fe trouverent
reduÎts, ainli qu'il dt porté par l'Edit donné à Annet en l'annee
1555. à la feule inCpeétion du Domaine: C'dl: alors véritablement que la ]uriCdiétion des Maîtres Rationaux commença à
fouffrÎr, pour ainli dire, une efpece d'edypfe, que le Procureur
General du Parlement veut faire remonter juCqu'en l'année 14 t 5.
Les Maîtres Rationaux accablez pour lors par l'autorité da
Parlement, qui venoit de remporter de li grands avantages (w
tout ce qui pouvoit y faire obll:able, ne pûrent fe foull:raire an
droit d'apellation que cette Cour commença à ufurper fur eOI
pour les matieres des Aydes, ils fe crûrent trop heureux de pou·
voir Ce foull:raire aux pretentions des Lieutenans du Senechal', &amp;
de pouvoir conferver encore quelque rell:e de leur ancienne Ju.
rifdiétion : on les vit alors, ainli que le Procureur General de la
Cour des Cmptes en a convenu dans fa Requête imprimée pag.
8. faire diverCes demarches oppofées à leurs veritables droits, en
acceptant la difpo/ition des Lettres Patentes qui rétabliifoient
leur ]urifdiétion contre les Lieutenans, quoi qu'elles renfermaffent la c1aufe d'ape! au Parlement,
.
Si l'on fuit la datte des Lettres Patentes que le,Procureur General du Parlement a employées dans fa Produétion imprimee
dep~is la page ';';:- &amp; fuivantes , pour prouver que les Maîtres
RatIOnaux reconnoiifoient eux-mêmes le dernier reffort du Parle~ent, fur la portion de la ]urifdiétion des A ydes qu'ils ex~r­
çOlent, on trouvera que toutes ces Lettres Patentes font datte!!!..
~u de l'année 15 35. ou des années fubfequentes; avant ce te01~1
la;
&amp; de l'autre Cour, &amp; exerçant une

é~11f autorité

l J'
.
2~ .
J!; &amp; depuis fon in!Htution, le Parle~el1t ne f~aui'oit produire ] .

aucun titre valable pour fonder ce derDler Rdfort &amp; cette fupe~
riorité de fa part.
On ne peut donc regarder toutes ces Lettres Patentes bbteIluës depuis l'année I .l 35. que comme uoe fuite de ces entrepriees aufquelles fe porta le Parlement enhardi par les avantages
qu'il venoit de rempor~e,r fur le .Gouverneur :. Ce qui lui avoit
acquis une telle authonte , que nen ne pouvOlt plus y re{ill:er.
Mais nonobll:ant la difpo/ition de toutes ces Lettres Patentes;
cette Jurildiétion fur les Comptes, Tailles, Aydes &amp; Gabelles
que le Parlement s'étoit pour lOfS attribuée, n'étoit pas li bien
affermie, qu'ell e e fû t au contraire regardée comme une nouveauté &amp; une uf!l f pation de fa part, qui mettoit toute chofe dans
la confu/ion dans c~rte Prouince, en troublant l'ordre ordinaire
des Jurifdiétions ; 1) en maniere que ceux qui avoient des procez
{ur le fait des Comptes &amp; des Ayd es , ne fçachant à qud Tribuual s'adrelIer, ~n âemandoient l'évocation à la Chambre des
Comptes &amp; à la Cour des Aydes de Paris: ce qui porta les
Etats de la Province affemblez, à fuppl ier Je Roy de vouloir e..rtablir dans le Pas dr~ J uges certains &amp;;' a/Jitrez pour co11.noÎtre de ces caules 1; c:jin d'é~iter les dfpe11.fts i!!!.m..enfts que. ft s
Sujets de P rovence hOlent oblIgez de f atre pour aller pourfutvr~
leflrs procez à P aris. Le Procureur General de la Cour des Comptes a raporté dans fa Produétion fous cotte ~a preuve de ces rb!/... i J}1.
1''':1... .,'' . ..1-')'2.1 .
remontrances, faites par les Etats; &amp; 1e Pr~cureur Genera1 du
Parlement n'a point ozé contell:er la verité de ce fait.
L'on ne voit pas par la difpoution des Lettres Patentes produites par le Procureur General du Parlement, page 41. ~e
"'H ·
,. fa 9, ";'1"
.K 1'2.'3.
Produétion imprimée, que le Procureur du Roy des M altres
Rationaux dût être foûmis à l'Avocat General du Parlement,
en qualité de fon Subll:itut; il paroît au contraire par ce qui dl:
contenu dans ces Lettres Patentes, que l'Avocat General du Parlement devoit remplir les fonétions d'Avocat General pard~vant
les Maîtres Rationaux, &amp; que c'ell: par cbnfequent en qualité de
Collegue, que ces deux Officiers dev~i.ent. conferer enf~mble, les
deux articles de Lettres Patentes, qUi Jull:Ifient .ce que Ion avance font raportez en lettre italique dans l'extrait imprimé qu'eri
a donné le Procureur General du Parlement, l'Avocat du Roy
qui avoit été créé pour la Chambre des Maîtres Ration aux ; n'e~
fupprimé , que parce que ,l'(1vocat Gme~al du Parl~me~t, qUI
efl réfident à Aix , peut aifement &amp;;' fa~tlem~nt fè.rvtr d Avoc~t
f2f Conjèiller en ladite Chambre, comme tl avolt fatt par le p~lJe~

Q

,

•

�'26

'2-f-Ji 'Et c'eU: à la difpohtion de cet article que 'fe raporte ce qui ell:
ordonné fur les con~e,renc~s que le Procureur du Roy des Maî.
tres Rationaux devOir aVOIr avec cet Avocat General.
Les Maltres Ration~lUx ne Iaifferent pas cependant que de fai.
re div,ers efforts, pour (e {ouaraire à cette authorité que le Par.
lement avoit entr.epris d'ufurper fur eux:; ils raporterent des Let.
';;;;: tres Patentes qui les rétablirent en l'année 1546. dans tOUte l'é.
c"NJ-Ltenduë de leur ]urifdiétion fur le fait des Aydes; elles {ont pro.
!;?O'2~:" duites fous cotte N. Le Roy François l' qui avoit fait expedier
I ~,
toutes ~es Lettres Patentes, qui attribuoient depuis l'année 1535.
le dertiler reffort au Parlement (ur les A ydes, declare dans celles-ci
que les Maîtres Rationaux ont en Provence la même autorité
qu'avoient les Generaf./x des Aydes dans les Pays où ils étoient eflablis.
Le Procureur Geqerar du Parlement, qui pouffe aujourd'hui
fes entreprifes jufques à vouloir faire revoquer la difpoCttion d'un
Edit folemne!, (uivi dans fon execution par la difpoCttion de plu{ieurs autres, ne craint pas cependant de (oûtenir, que les LettreS Patentes de l'année 1 5 46. n'avoient pû deroger à ce qui
étoit contenu dans les precedentes, notamment à celles données
en l'année 1544- &lt;]ui avoient ordonné, que les Jugemens que
rendoient les Maîtres Rationaux, fur les apellations interjettées
des Maîtres des Ports, feroient foûmis à l'ape! au Parlement. Pour
toute réponfe à ces diverfes allegations, on le renvoi aux prin.
cipes qu'il a étab1istlui7 même, pour foûtenir la demande qu'il forme aujourd'hui, &lt;]ui auroient été bien plus applicables dans le cas
où il fe feroit agi de faire reformer le contenu de ces Lettres Patentes, qu'ils ne le font prefentement pour operer la revocation
qu'on demande de tous ces Edits, puifqu'alors é'étoit une veritable furprife qu'on avoit faite à la religion du Prince) &amp; que cette
furprife étoit reparée dans un tems où les chofes fe trouvoient
dans le même état.
Les Maîtres Rationaux raporterent encore diverfes Lettres Patentes) divers Jugemens en l'année 1548. qui les rétablirent pareillement dans toute leur authorité , pour la Jurifdiétion de la
Chambre des Comptes, fur laquelle le Parlement avoit pareille.
ment ufutpé un dernier reffort.
Il paroîtra par 1a difpohtion de toutes ces Lettres Patentes,
que les Maîtres Rationnaux avant l'année 1555'. avoient été rétablis dans leur premiere authorité pour la Jurifdiétion des Aydes,
&amp; pour celle de la Chambre des Comptes, &amp; que, par confe&lt;juent, l'Edit donné à Annet ne fit que confirmer ce qui avoit
déja été fait i ce ne fut que pour les caures du Domaine que les

L

17
'2-t~ ,
:Maîtres Rationaux deméurerent fournis à l'apel que l'on pouvoit relever de leurs Jugemens au Parlement: ils ne peufent faire réparer les entre~ri~es. qu'on avoi.t fait à cet ~gard con~r: leu:s
droits. La JunfdlétlOn (ouverame du Domame ayant ete attrlbuée aux Parlements dans le reae du Royaume, il fut fc::ulement
ordonné que les Jugèmens des MaÎtres Rationaux fur ces matieres feroient executez nonobaant l'ape!, comme il paroÎt par le
contenu des Lettres Patentes rtportées de la part du Procureur
General du Parlement page 43, de (a Produétion imprimée.
Tous ces differens ]ugemens ne peurent cependant contenir
le Parlement dans [es entreprifes ; le Procureur General de la Cour
des Comptes a fait voir dans fa Requête imprimée page II. &amp; r.J'- +r.
fuivantes, jufCJues à quel excès elles furent portées, &amp; c'ea auffi D'" " ,
ce qui ea juaifié par les pieces qu'il a produites fous cotte O. Si un Crlk 0,
l
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'
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0~~ ');. II~) 1/1 '
Avocat etaIt
allez
temeralre,
pour par 1er 1e 1angage du Par1ement,' J::;;':t/..::.,:...,:y..:.,:,,..:.,I~~. .r
, l
que d'ofer foûte(1ir que [uivant la di(po(ition des Ordonnances &amp; . . ~1'k ~I~ , ' . '.
des Reglemens faits par nos Rois, on ne pouvoit apeller des Jugemens rendus par les Maîtres Rationaux, cet A vocat""étoit interdit, .. ~,.)·.L"'r:1' -3" :'311 ,
condamné à des amendes &amp; emprifonné ; dl: - il extraordinaire
que dans de pareilles circonaances, le Parlement s'étant acquis
une telle authorité par toutes ces voyes de fait, que les Maîtres
Rationaux fe rendiffent fouvent faciles eux: - mêmes à ce qu'on
pouvoit exiger d'eux de contraire li leurs droits? Et voilà ce qui
prouve -tâ verité de ce qui dl: rapporté dans l'expofé de l'Edit
d'Annet, que le Parlement depuis fon inO:itution , &amp; fur tont
depuis l'Edit de reformation de la JuO:ice, avoit fait divers ef·
forts &amp; diverfes entreprifes pour s'arroger par ufurpation un dernier reffort fur les Maîtres Rationaux.
,
L'Edit d'Annet intervint pour reparer ces nouvelles entrepri.l.] ~'t.; ~;o .
fes, &amp; faire cefler le trouble &amp; la confu(ion qu'elles caufoient
dans l'adminiaration de la Juaice en Provence.
Le Roy Henry II. fe fit reprefenter alors tous les titres concernant l'établiffement de cette ancienne Cour Royale, l'Edit
d'éreétion du Parlement, les differentes Lettres Patentes qui
avaient accwrdé à cette CoUr le dernier reffort [ur le fait des Aydes après la reformation de la Juaice, celles que les Maîtres Rationaux avoient rapporté au contraire depuis l'année 1546. pour
fe faire rétàblir dàns leur ancienne authorité : tous ces divers tititres le trouvent rapportés dans l'expofé de cet Edit; &amp; ce fut
enfuite de la reprdentation des pieces auffi deci(ives pour pouvoir juger du veritable état des chofes, que c~ Prince [e Mter;'
na à commuer cette Cour Royale en Cour des Comptes, Ay-

�~"

=-r

1~
des &amp; Finances, à l'in~ar de la ~hambre des Comptes Be de la

) Cour des Aydes de Pans , la malDtenant &amp; la rétabliffant e
tant que de be{oin feroit, dans toute la ]urifdiétion, authorit~
( dont élIe avoit joüi foit avant) foit après l'éreétion du P:.rletnent,

LA COUR DES' C ~M P1ES
après la dijpqfition de l'Edit donné à Annet
en l'année 1 5 5 5,

ESTAT' DE

Le ~rocure?, Gen eral du P~rlement veut faire .e?tendre ~ue
cet EdIt fut 1 effet de la (urpnfe la plus caraéten(ee, 'lui ait
jamais été fai~e à la religion de nos Rois: iiue les motifs fit,
lelquels il p~ro;t fon~é font pris fitr des faits entiérement jiJppoféz. j contrat~es aux titres qtt'tl a rapponez; que le feul motif réel
gl/.l le produijit, fut fm C~ntrat f'accord du .10. Juin 1555. par
le.quel .le Parlement frit depoiitlle de fln ancienne &amp;' naturelle;Jurifdl[lton , fous l'offre que firent les Officiers de la Cbambre der
Comptes de payer une flmme de 30000 . livres pendant les /!pemr
du :egne d'l!enry 1 J. p rofitant de ce tems de nec~(fùé &amp;;' de l'impuilJanc~ ou fé trOfJVa pOtir lors le P arleme,,!t, de fournir de fOiI
côté cette flmme ) pour le faire attribuer plus de trente fortes de
Jurifdi8io11S,. outre la Jurifdi8ion des Aydes; ce qui auroit jllflement al/arme tous les Corps de la Province, qui reffintoient II
prejudice qu'un tel établiJ!èment leur cauféroit infail(liJn-r:nt j f:!J
ce qui les auroit porté à former oppoJition à l'exewtion de cet Edit
dont les dijpoJ!tion~ furen~ p refque toutes revoquées par u;,
Arret du Confell qUI mtervmt fur ces oppoJitions l'année jùivante
~ 5 p . en manie:e (Jt~e cet Edit ne (itbJifta plus que potlr l'attri}juttOn de la J urifdlBtOn des Aydes , qui avoit été faite à la Chambr~ des Comptes) parce que les _affaires de l'Etat ne permettoient
porn,t au '}oy de ren:bourfér aux Officiers des Comptes les 30000,
,qrltls a'!l0te.nt fo~r~/e,s, f5?' Cf.."e l~ Parlement qui ) i,~noroit que cettJ attrtbutlon eut ete fatte a pY/x cl'aruent
ne pût pas aufTi
dt
t:
A' r. .
è
,
'J}'
Jon cote Jaire ce rembourfément.
Ce n'eft pas la feule furpri{e dont le Procureur General du
Parlement pretend qu'uferent alors les Officiers des Comptes; il
pre{upo{e ~ncore, que ces mêmes Officiers par de nouveaux artifices , parvmrent à.fè faire rétablir en 155 7. &amp;' 1558. dans pref
que ~outes les attrtbfJttons de Juyifdi8ion qui leNI" avoient été (/céo:dees par l'E,dtt d'Annet , &amp; qui avoient été revoquées par l'A~­
r et fo,bjèque,:t mtervenu for les oppojitions formées envers cet Edit;
cc: qu tls obtmrent fans fournir aucune nouvelle finance) &amp; dans
A

)

(/11

,

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b
.
1
·
. 2.(.,
tin lems ou· t s avol.ent ete rem ourjèz d'une pàrtie ae celle qu1iti -..:...
.avoient dé/a fourme , a~ten~u le rê~ranèhement qui avoit été faie
" /'

.

,1

d'une partie de ces attrIbutIons qU'Ils vouloient faire revivre.
C'efr enfuite de toutes ces conGderations, que le Procureur
General du Parlement pretend être encore aujourd'huy dans rout
fon droit, pour pouvoir att~quer la difpolition de l'Edit d'Annet,
qui confirme à la Cour des Comptes) fubftituée à la Cour Roale, l'exercice de la Juri{diétion des Aydes ; il foBtient que la
demande qu'il forme à cet égard doit paroÎtre d';lUtant plus favorable) q~e l e. même Contrat qui attribuë à la Cour des Comptel
cette Jurifdt810n des Aydes; rejèrve en même-tems au Parlement
le. droit de p ouvoir réentrer dans l'~xercice de cette même Jurifdra"on , :n rembo~rfant aux OffiCiers des Comptes les 30000.1.
qu'ris avolent fourmes; que c'eft ce droit que le Parlement veut
faire val~ir aujourd'hui, dont il n'a pas pû faire ufag~ plûtôt,
parce qu'tll'a ignoréjt~!ques en l'annh 1666. tems auquel il corn:"
m.enç~ la .demanc(e de l'executioli de laquelle 11 s'agit prefentement.'
ce qUI dOit de:rUlre toutes les exceptions 'Ifion pourroit opofer, fi...
rées de l'autorIté de la chofe jugée, pllifqu'en l'année 1556. quand
on forma opojition à l'execution de l'Edit d'Annet , pour cé qui
concernoit l'attribution de la Jurifdillion des Aydes faite à la Chambre des Comptes, il n'avoit point été queflion d'une offre en rem&gt;'
bourftment qui ne fut faite qu'en l'année 1666, &amp;;' que l'on con'tinuë de faire af.!jourd'hui) en execution de 1'.Arrêt nndu fur atte
même offre, la même année 1666, par lequel il e.ft ordonné aux
Officiers de la Chambre des Comptes de repre/enter ce contrat ~
nonobftant tous les Jugemens qui les avoient confirmez dans cette
attribution de la Jurijai8ion des Aydes , parce qu'il s'agit d'un,
nouvelle demande, formées fur des nouvelles raifons.
.
Pour {uivre quelque ordre dans les ob(ervations que i'on và
entreprendre de faire (ur ces deff'en{es, alleguèz de la part du
Procureur General du Parlement, &amp; pour y pouvoir répondre
avec plus de préciGon, on va les reduire ces obfervations, fOUS)
quatre propolitions, dans l'établi(fenient defquelles il ne fera pas
difficile de démontrer d'une maniere évidente, que tout ce qui a
été avancé fur la difpoGtion de l'Edit d'Annet, &amp; des Declara·tions fubfequences , (ur la nouvelle forme dans lactuelle on pre'"
·tend qu'eft réduite la demande qu'on éleve aujourd'hui, n'ea
fondé 'lue fur des faits fupofez &amp; denuez même de toute vrairemblance.
)
. L'on fera voir premierement ', que les motifs (ur lefquels l'E~
cllt ~) Annet fut donné, &amp; qui font rappellez clans cet Edit, fono

H

\

1

�-

2.; .:

loride~· [\'.Ir l~1plus
-exaéte v-erit:~ que le$ 30000. l'iv. qui ror
M A R .
fi .
eOt
fa urmes par

.J
4U

es 31tres , auoqauJ( en ulte
contrat du la . ] Uln
.
1555, ne furent point données de leur part, pour acquerir qu 1.
.que nouvelle amibu~ion de ]qri[diétion.
e
\
.
1. Q!1e l'Arrêt qui intervint fur les opPQGtions formées à l' •
\ xecution de l'Edit d'AQnet:, confirma à la Cour des Comptes l'~_
"1 ' 2..7!l. \ Jl:erCÎce de la Juri(diétion des A ydes dans toute [on étendu~ &amp;
.que les Declarations données en interpretation de cet Arrê: en
)
i 557. &amp; 155 8 . n'attribuerent à cette Cour aucune nouvelle ef,
.pece de Juri!diétion , qll'ell~s ne contiennent que de nouvelles
" confirmations pour ce qui concernoit la Jurj[diétion des Aydes.
1
3. Q!1t: le Contrat paffé entre le Roy Henry II. &amp; les OBi.
'/'J ' rn · f
ciers des Comptes, ne pouvoit renfermer aucun paéte de rachat re(ervé au Padement, pour pouvoir réentrer dans la ]urir.
diétion des Aydes, en rembourrant 30000. liv. Q!1e le Parlement
.dans tous les tems a eu connoiffance de ce Contrat.
. 4. Q!1e l'Arrêt de 1666. ne de ci de pas que tous les Jl)gemeos
)~J' 2. , .
.anterieurs qui avoient confirmé l'exercice de la Juri(diétion des
Aydes à la. Cour des Comptes; ne peuvent plüs être opporez
p our detrune la demande que .formoit alors le Parlemellt, &amp;
~u'il forme encore aujourd'hui; que cette demande ne differeen
Jien.de celles qui avoient été condamnées par ces Jugemens an.
,terieurs, &amp; que par coofequent cet Arrêt ne donne aucun nou,veau droie au Parlement à cet égard.

1

l.

P fl. E MIE R g

PRO PO sIrI a N , .

. ~; les motifs qui ont .donne li~u à l'Edit d' Amiet, ~ qui fo.M
. enoncez dans cet .E1tt , J?nt fonde z j fJ: la plus exaé7e, verité,
, • &amp;;' que les 3ooo?l,v. 'lUt fi-trent fourmes pour lors, enfuite dIt
, . Contr~t du 10.' JUin 1555, furent données pour toute autre carffe,
~ par .les f?ffieters d:: Compte~ , que pour acquerir aUCfme n4',Jel/e
.
attrthutton de Jurifdi8ion.'
ê

~

l , A veri~é de la ~re~iere partie de cette propoGtion, fe trIbU'
L ve . p~lDement JuaJfié par ce qui a déja été rapporté dào$
Jes prec~q~ntes .Ob~fvations ; il· [eroit fuperRu de rap~ell(!r ici
les reflexlOn~ q41 ont ,été faites ,fur la veritable di[poG~jon de l'fJjt
q~ 14 1 5· (&gt;our pt:o~\!er la. verité de ce qui eA: énoncé da.os ItEdit

d Annet)

t01;J{::bant- l'aocieo établiffement de la Cour Royale,
touchant I:étenduë de la Juri[diétion que cette Cour exerçoit,
,&amp; ·J'anthorné dont ~He étoill revetoë du tems des Comteg de
flPrvence, 1 Cd! â: ces re6e,lions que ,Iton fe rapporte, poÜt

.

3t

pe pas urer d'une repetition, qui De pourroit 2ère. qu'inùtile !ré '2.'&amp;', .
fatigante.
Il en e~ de m~me pour ce q~i regarde le Jugement qùe te
Roy Henry II. porte dans cet EdIt d'Annet [ur la di[poGtion de
toutes ces Lettres Patentes, obtenuës depuis l'année 1535. qui
p'ar~iffoientAdonner au ~arlemen.t le dernier reffort [ur les Aydes,
~e, ~ aveu me,me des Maltres ~atlOn~aux. Les reflexions que l'on
a fames [ur 1état, &amp; la GtuatlOn, ou cQmmencereot à [e trouver
~ans cette année i 535. le Parlement &amp; la Cour Royale, fur
l'authori~é ~ue le Parle~e,nt s'étoit a~qui(e pour lors, prouvent
affez la Jull~ce &amp; la . vente de la declGon que ce Prince porte
dans cet EdIt, au [uJet de toutes ces Lettres Patentes, qu'il ne
regarda que comme une fuite de ceS entrepri[es , au(quelles le
Parlement fe porta pour lors, pour détruire &amp; anéantir tout ce
'lui pouvoit faire obftacle à (on authorité , fans garder aucune
me[ure, ni aucun ménagement: on n'a pas be(oin après (ie que
l'on a raporté à cet égard, d'entrer dans un plus grand détail,
pour prouver que les motifs qui donnerent lieu à cet Edit, &amp;
'lui s'y trouvent rapelIez, font fondez [ur la plus exaéte verité.
Les termes de grande (urprife don t fe [ect le Roy Charles
1X. en rapellant la difpoGtiori de l'Edit d'Annet, dans une De- 1".d~· . ...
daration donnée dix années après l'expcdition 'de cet Edit, -rie
tombeDt nullement, ainli que le voudroit faire entendre Je Procureur General du Parlement J [ur la difpo{ition de ce même
Edit) qui avoit confirmé à la Cour des Comptes fubaituée à la
grande Cour ROYille, l'exercifi'e de la ]urifdiétion des Ardes, que
le Parlement pretendoit avoir. Cette Declaration du Roy Charles 1 X . fut donnée fur l'expofé, &amp; à la Requête ' des Lieutenans du Senechal, qui [u(citez par le Parlement, fe porrerent
au/Ii de leur côté à former opoGtion à l'execution de l'Edit d'Anpet; ils pretendirent que la connoiffance des matieres des Aydes
devoit lenr apartenir en premiere in/l:ance, &amp; c'eft dans ces circon/l:ances, &amp; ·fur l'expofé de ces Lieutenans) que I~ Roi Char"';
les 1 X. ufe de ces térmes, dignes de remarque fuivant le PrOGu.reur General du Parlement; par l'Edit f ait en l'année 155 S. (lIe
1

mais d'Aoujl (ur le retabliflement, &amp; nouvelle attri!Jtttion de J u. rjJdiélion de nôtre Chambre des Comptes &amp;;' Cour des Aydes dudit
PQys, f ût par nôtre li ~s-honhoré Pere de grandejitrpri(e attrÎ,bué la connoijJance defdites matÏeres ez!...P.remiere &amp;;' dern;et~ in- .
~ate en ra portant à· la quaHté des Parti~s, fur la requi6rwn
. e quelles cette D€daratioQ efr donnée, 8&amp; à l'état des demandes qui y donnent tie~, ces demiers termes, ça premiere &amp;. aer ~

,

?"" 1'3 .

�T

\i

3%
.
oiere inftanc,Ç",. que I,e Procureur ~e~eral du Parle~ént a retran.

ché de fa citatlOn; Ion. rec0.nnOlt a1fement, ~uç ~e n'efr que
par rapore à cette premler~ lnfrance qu~ les LleuteDans preten_
doient devoir leur aparteDtr fur les matleres des A ydes; que le
Prince dit dans cette Declaration, fur l'expofé de ces Lieutenans
qu'il y avoit eu, de la furpr~fe d~ns ~'obtention de l'E~it cl' Annet:
qu'il qualifie .d ~n. autre coté d Edit portant retabltffement de
l'ancienne ]unfdlébon de la. Cour des Comptes, dans. ces termes, Edit fait fitr le retahlllfement, &amp;1 nouvelle attrtbution de

Jurifdiélion de nôtre Chambre des Comptes &amp; Cour des Aydes,
n'entendant autre chofe par cette nouvelle atttibution de Jurie.
diétion, que cette premiere infrance, dont les Lieutenans preten.
doient d'avoir été privez par la difpoGtion de cct. Edit, &amp; qu'ils
[e firent attribuer indefiniment fur tout ce qui concernoit les Ay.
des par cetre Declaration, deguifant le veritable état des cha.
fes, turprife qui fut reparée dans la fuite par divers Reglemens,
dont il efr inutile de rapeller ici le contenu, a près avoir demon.
tré que par la difpoGtion de ce même titre, qui ne doit pas être
fufpeét au Parlement, puifqu'il dt produit de fa part; il confte
que l'Edit d'Annet n'avoit fait que retablir, &amp; confirmer la Cour
des Comptes dans la même étenduE de ]urifdiétion qu'avoit exercée la Cour Royale, à qui elle Cc trouvoit fubfrituée.
Le Procureur General de la Cour des Comptes ne difconvient
c•...,..k. J ')..n ~ D,.,J- ) ... pas que cet Edit d'Annet n'aye . été precedé d'un Contraét ou
:3.000:'" .I... ...-.i-- k
c.,, ),.,. ~' ~ '. i ...·• "H. accord paffé entre le Roy Henry II. &amp; les Officiers de la Cour
"'"de fa Requête
,. 'l'~''Th des Comptes; mais il a fait voir à la page °
.......
imprimée qU'el1c:s étoient les veritables difpofitioos de ce Con~
1'1-1·
traét ou accord,que la fomme de trente mille livres qui fut' comptée
en conféqueoce ne fût pas fournie, en vûë d'acquerir . quelques
nouvelles attributions, de Jurifdiétion ; mais feulement pour iedemnifer l'état de la depenfe qu'il [croit obligé de faire annuellement pour les fonds des gages des nouveaux Offices créés par
cet Edit 1 de l~ugmeotation de ceux des anciens portez jufques à
quatre cens livres par ce même Edit, pour les fonds, encore des
droits de Robes de Pâques, Buches de Palais, &amp; autres D(o!ts
de cette efpece, attribuez aux Officiers de la Cour des Comptes.
Cette fomme ne fut pas payée en corps de Compagnie, comme elle l'auroit été s'il s'étoit agi de l'acquiGtion de quelques nou:velles attributions de ]urifdiétions; mais elle fût payée pa~ chaque Officier' en particulier acquereur de ces nouvelles Ch~r'
.ges , de ces augmentations de gages, &amp; de ces nouveaux DrOits
Jucratifs: ce qui Ce trouve plainement jufrifiée par les diff'eraotes
l~ '

13,;

33

.
de~ Fi~anè"es '2~~ /'.

t'ès difpofitiotlS ~u c0.mPt~ d'Honorat7* Rece\'eut
Provence qUI avOlC fait la recette des trente mille hvres; z"r. .,.2.
en a fait re~ettre entre les mains de MonGeur le Commi{faire ,~ ... ,..,.
on
, 1
6
h ' - J, ....,..
roriginal de ce compte; on trouve a a page 3 . un . c aple de recerce concû en ces termes, autrl! recette des denters pro-

~t'nt.s de l'accord, &amp; Contraél fait par le Roy nôtre Sire, avec

fts Officiers de la Chambre des Cowptes., tant pour fa compo{ltion dl! quatre Offices. nouveaux dl! Confel(lers &amp; Martres,
~e
trois HttijJiers en ladite Ghambre, &amp; d un Greffier des fo,umiffions, qrte pour l'augmentation des gages [3' no~veaux Drotts ac.'
rdez * a tous les Officiers de{cltts Comptes; apres ce texte le Com- * II nt d,t p~1
co,
. l"' d
l'
cl h
nouveAUX dr•• u
ptable detaille la recette qU'li a ral.te e cette lomme e c a9 ue accor;.e{ .. la
Officier en particulier ) du Premier Prefident de Mazan fètzecOUY de; Comp.•
'.J
J J' Oln:
, comm,.l
cens l,vres
pour les augme11tattOns
ae gag~s UUatt
'JJ.ce, fi"
f.lt.; antt"
AIlyoit
dit J'il
ledit cuntraél, du fecond Prdident la meme fomme, de chacun s'tt~it agi ~&lt;I
,JesfiX aiic.iens Maitre R ationaux huit cens livres pour
la compo-~~':!..~s
d, J~yifUl
.,
"'''Hm, m(UJ Ife.
fition &amp; augmentation de leun gages &amp; autres Drott~ a eux ~c- cord,.Z" to"sl,~
Jez par ledit Contraél des quatre nouveaux Conftillers crées, olfCltYS,' Ct ~~
CorUI
,
.l
' il .tmoft deSlirolfJ
à comencer à M' Vincent Bompart la Jomme ue quatn ml eptrfontls,'fllin.
&amp; compojitian de leurs Offices depetlvlnt. être'fl.
fix cem livres pour la Financt,
•
1/
1 .
1 R
des dro.ts fHm.Confet/lers, &amp; Maîtres Rationaux notJvettement engez par te
i s,
nôtre Sire, par Ion EdIt du 4. Aouft. 1555, de chacun des A~diteurs &amp; Secretaires Rationaux, troIs cens livres pot!r l~ compofition f!J! augmentation de leurs ga~es, &amp; autres Drotts a et~x ac:
fordez foivant ltd,t Contraél, de 1Avocat, &amp; Procureur Cene
raI quatre cens livres de chacun d'eux ~our les inê~~s ,caufes ;
de Malbelqui Greffier du Greffe des So~~i{Iions, mge par le
Royen ladite Cour des Comptes, par l'Ed,t de 1555, la Jomme
Je trois mille livres, ce qui forme én total cette fomme de treote .
mille livres qui fût fournie en conféquenc~ du Cootr~a: o~ accord.

f!

OY1

Dans l'Article des gages payez aux memes OffiCiers a .Ia page
119, du même compte: 00 trouve qu'il efr payé au.x anciens officiers, une fO~I1)e.pour leurs anciens gages, &amp; une d.fferente ~our
leurs nouvelles augmentations; on trouve encore dan~ I~ m.cme
compte à la page Il. 5. un article q.ui explique quels etOlent ceS
nouveaux Droits attribuez aux OffiCiers de la Cour des Comptes,
' d e J Url
' 'fd'é\:'
- c,~ frdans
&lt;lui ne concernoient aucune attn'butlon
1 Ion;
_
ijn chapitre de dépenfe conca en ces te.rmes, autres Drotts no~­

veZlemens àrdonnez par le 7?py nôtre S,re, ~ux. Prefidens., Confeil/ers Maitl-es Rationaux Auditeurs, .~rthtvatres en ladite ~ou!,
,
"'" Eutt
.l' J
des Comptes, par Lettrfs Patentes
1;;::1
aonne" a Annet le trol-"
fiéme j01JY d'Aouft 1555. à l'inftar de ceux Je /a Cbamhre de~

1

.,

�~ï2 .

'lU

ce

1

'ti1:
nt

_

34 ,

. ---:-Comptes &amp; Cour d~r AyJer de .PartS; 00 voit eofuite ce &lt;{ci Q
payé à chacun de ces Officiers pour les droits de Robes, ~e
Manteaux) &amp; autres de cette efpece , pour Cette année 155
au prorata, depuis le jour qu'ils avaient fourni la finance :conlideratioll de laquelle ces Droits lucratifs lt"'ur etaient a~tti~
buez.
'
En fUÎvant le même compte pag. 1 28. on trouve les re(criptions
qui avoieot été adrdfées audit Hooorat par Bayon Receveur de
l'épargoe, pour l'employ de . cette fomme de treote mille livres:
dans ces refcriptions ce Treforier explique encore les caufes pour
lefquelles cette fomme était exigée; les termes don t il fe fen (ont
remarquables: Nom vous mandons que de ladite partie de trente
mille livres, que les Officiers de la Chambre des Comptes ont pro.
mis de fournir af4 R oy nôtre Sire, p01/r la .fup re.!fion par el/;C
obtenuë de certains Offices qui n'a guerfs a,voient été créés en icelle,
ce &lt;{ui repond à la di(polition de l'Edit d'Annet, où il dt dit qu'il
y avoit eu une crûë / ùp rimù d'un premier Prejidem , -&amp; de que/.
qf/es Maîtres R ationaux) f aite att mois d'Avril p recedent , en con~
fideration de quoi il était créé quatre nouveaux Confeillers.
C'eft dans de termes Cemblables que l'on voit dans le même
compte que s'explique le Roy Henry Il. en parlant de cette recette
de treote mille livres faite par Honorat; Ledit Honorat nOfls a
fait dire &amp; remontrer qu'il avait ci-devant dans le mois d'Oélobre
dernier pa~ , payé comJ:.tant des deni,ers provenans de la portit
de 30000. IIV. par V~tlS a nous accordees, pour la reduélion des
a.nciens Officiers &amp; 'création des nouveaux.
Le compte d'Hoporat fournit dans ces differentes partiel" too"'
te la jufiification qu,'on pouvait delirer, [ur les caufes pour lef.
qudles cette fioance fut fournie en 1))). par lei Officiers de la
Cour des Comptes: tout s'y trouve detailIé à cet éoard d'une
b .
maniere exaéte &amp; liuivie: &amp; il eft à remar&lt;{uer, que les drôits
lucratifs qui furent acquis par ces Officiers) enfuite de €e Contrat, ne regardoient nullemeot l'exercice de la ]urifdiétion des
Aydes ; l'es droits de -Robes, de Jettoos étoient des droits dont
joüi{foient les Officiers des autres Chambres des Comptes du Roya~me; &amp;. c'eft POU( cett; raifon , que les Auditeurs, qui ne de,:o!e~t aVOIr au~une par,t a la ]urifdiétion des Aydes ) furent {OU~lIS e~alement a payer leur portion de cette fomme de 30000•
IIv. \ll~fi &lt;{u'il paroît Rar le même compte.
.
.,..1.. [
MalS &lt;J?a?d. il feroit vrai que le Roy Henry II. e~t detaché
Ge .Ia .1unrd.létlOo qu'exerçait le .Pariement ) cell'e des A ydes ,
qUI lUI aurblt appartenu: qu'il eûtretiré une fomme de 300001,

~

35

.

Hv. de~ Officiers, à -qoi il donnoit l'exercice de cette ]urifdiétion; l~ "' ~
Procureur Gen. du Parlement ne feroit pas mieux fondé dans ces
circonll:ances à former la demaode qu'il éleve aujourd'hui; la
Cour des A ydes de Provence fe trouveroit daos le meme cas
où ~e. ~ro.uveot , t~utes les Cours des A ydes du Royaume, dont la
Jun(ôlétlOn a ete demembrée de .celle des Parlemens : En effet,
dans ce meme rems -là, le Roy Henry IL crea une feconde
Cbam?re à la C?ur des Ay~es de Paris, à qui il attribua la
cono01{faoce de dlverfes maueres dont le Parl ement avoit coonu ju[ques alori : le Parlement de Provence n'aurait certainement pas plus de droit pour faire valoir une pareille pretention
~ue ce premit1r Parlement &amp; les autres Pademens du Royaume J
&amp;I~ Cour de.~ ~ ydes de Provence ofe fe fI atter, de oe s'être pas
molOS ren~ue dIgne que les autres Cours des Aydes, de l'efiime
&amp; de la bienveillance de nos Rois dans l'exercice de cette Ju- '
rifdiétion.

SECOND E

PROPOSITION,

~/e 1'.Arr~ft de ~) 56. intervenu / Ùy les opojitions formées à l'exec~tton de l'EdIt. d'A~net, confirma à la Cour des Comptes l'exerCIce de la J urifdtélton des A ydes, dans toute fin étenduë ) &amp;'
que les Declarations données en interpretation de cet Arreft aux
années 1557 . &amp;' 155"8. n'attribuér~nt à cette C OUy l'exercice
d'aucune nouvelle efPece de J urifdiélion : &lt;fi2lelles ne renferment que de nouv~lles confirmations pour u qui concerne la Ju~
rifdiélion des Aydés.
N Edit, dont toutes les difp~litioos oe tendoient qu'à r~
mettre dans l'exercice des ]uri[diétibns établies en Proven~
ce, le même ordre qui avoit été obfervé dans tOllS les tems,
n'aurait reçû aucun obfiacle da os fon execution, &amp; les priocipa~
les Villes de la Province, de même que l'A{femblée des Etats,
Ce [eroient portées à accepter avec une eotiere fatisfaétion uo Reglemeot que 1' 00 demandoit, &amp; que 1'00 deliroit depuis plufieurs
aooées: Si le Parlement) animé du meme efprit d'ambition qui
l'avait agité dés fan inll:itutioo , n'e~t redoublé dans cette occalion tous fes effotrs, &amp; mis tout en ufage pour oe pas perdre
les avantages &lt;Ju'il croyoit s'être déja acquis par [es precedentes eotreprifes) &amp; pour parer un coup &lt;{ui ail oit arrêter) d'une maoiere efficace, toutes les pourfuites des iojufies deffeins
qu'il meditoit.
Le Parlement forma d'abord oppofition à l'execution de l'Edit

U

l'~ . In . ,"

�36

21'+ .

d'Annet j &amp; pour fortifier cette oppofition, Il ap' ella à fon r
,
'é h
leCOnrs
les Lieutenans d es Sen c aux., les Villes d'Arles, de Marfeill e
&amp;. les Sindics des Etats, oblIgeant ces derniers par l'auth . é
qU'il s'était aC9uis fur t'ux, à "former des demandes contr~nt
. bl es Interets,
.
,
&amp;"a s oppoler
r,
a"' 1eurs venta
a l'execurion de ce Ires.
venoit ~tre regl~ &amp; établi enfuit,e de leur propre fupplicati!U~
toutes ces oppouuons furent portees au Grand Confeil pout'
être fait droit.
)
y
Les titres de ces deux Compagnies furent produits de nOUveau
l'on entendit leur deputé , &amp; après une exaéte difcuŒon des droit;
des uns &amp; des autres) on crût, avec jull:e raifon) que l'on n
pourroit parvenir &lt;i établir en Provence un ordre certain &amp; a~
furé dans l'exercice des Jurifdiétions fuperieures , fi \'on ne fuivoit dans les diff"erentes attributions qu'il cOBviendroit de faire à
ces deux Compagnies) les mêmes regles , la même dill:ribution
fur lefquelles on avoit fixé &amp; établi dans les autres Provinces
~u Royaume, les bornes &amp; les limites de diffcrentes Jurifdictlons que les Cours de Parleni~nt, les Chambres des Comptes
&amp;. les Cours des Aydes, devOIent exercer ; c'eft pOUfC)uoi l'on
n'eut aucun égard aux Droits que les Offi: iers de la Cour des
Co~P!es) fu~fii.tu~z à la place ~es Maî~res Ration ~ux pouvoiènt
aVOIr a la ]unfdlétlon des 10umlŒons, a celle du Domaine &amp; des
monnoyes {uivant les titres qU'ils rapportoien't des Comtes de
Provence: La connoUrance de ces matieres fut attribuée au' Parlement ,parce que tous les Parlemens du Royaume étoient fondez
en pareille Jurifdiétion, la Cour des ComFtes en qualité de Chambre des Comptes &amp; de Cour des Aydes, fot l'imitée dans les bornes
de la urifdiétion qui corn petait aux autres Chambres des Comptes
&amp; aux autres Cours des Aydes du Royaume.
'
. C:efi ainli 'lue les chofes av~oien~ déja été reglées lors de l'inr. 1
tltutlOn du Parlement; on a pu vOir que le dernier reffort de la
]urifdiétion des Soumiffions fut attribué à cette Cour &amp; que nos
Rays adreffoient au même Parlement leurs Lettres'clôles pour
decider fur les caufes du Domaine, conjointement aveè les Maîtres
Rationaux; &amp; c'efi . ain.li qu'elles le furent encore aprés l'année
153.5. avant la publtcatlon de l'Edit d'Annet, lorfque les Maîtres
Rationaux fe firent rétablir, par diverfes Lettres Patentes &amp; di·
verfes Declarations contre les entreprifes &amp; les ufurpations au(.
quelles le Parlement s'étoit porté» en s'arrogeant uri dernier
relfort l.nr leurs Jugemens; ce ne fut que fur ce qui concernait
les matleres ~es . A: ydes &amp;. de~ Comptes C)u'ils parvinrent à recouvrer la ]unfdlt bon fOllverame, qu'ils avoient exercée de cous

J

les

,

~

2. ., 5 "

les tems i ils idl:ereot apellables au Parlement pour le~ dàufts.
domaniales. .
V oili quelle efi la ~eritable difpofition de cet Arrêt, qui fut
rendu au grand Confet! en l'année l 5 56. fur les oppolitions for"
mées à l'éxecution de l'Edit d'Annet, qui remit les cho{es par
rapport à la ]urifdiétion de la Cour des Comptes, &amp; à celle du
~arlement, da~s le mê~e état qu'elles étoient avant la publica...
tI?O de cet .Edlt" &amp; qUI confirma d'une maniere bien expreffe &amp;
~Ien auteotl9ue a la Cour des Comptes l'exercice de la ]crifdictlon des Aydes dans toute fon étenduë, fur les oppolitions que
l'on avoit formées à cet égard.
,
. L'on ne fçauroit pe?fer qu'un ArreO: rertdti d&lt;lns de pareilles
Clt"conO:ances, &amp; enfulte d'une difcuffion exaéte des droits de tou~
,w les Parties, ait été araché de la Jull:ice du Prince par les ne~
ceffirez de l'Etat, ainu que le Procureur General du Parlement
voudroit If faire entendre : Si les netefIitez de l'Etat qui n'avoien~
pas permIs de rembourfer ces 30000, liv. fournies pâr les Officiers des Comptes, étoient entrées dans quelque conlideratiod
lors de ce Jugement, l'on auroit fans doute obligé le Parlement;
à qui l'on trafportoit une partie de la ]urifdiétion dans laquelle
la Cour des Comptes avoit été confirmée par l'Edit d'Annet, à
contribuer de fa part pour une partie de Cette fomme , ou d'en
payer tlDe nonvelle pour {ubvenir à ces neceŒtez; mais les be"':
(oins de l'Etat n'étoient pas fi pretfans dans ce tems-là, aïnli
~u'i1 paroît par la difpoGtion du même Arr~t ; puifqlle le Roy
fe charge en [on propre du rembourferherit de la fdmme de
3000 . liv. 'ju'il convenoit de faire à Malbelqui, dont la Char.
ge de Greffier des SoumiŒons à la Cour des Comptes qu'il ve~
Doit d'acheter, fe trouuvoit fupprimée.
.
L'on , reconnoit aifément par une parèiUe difpofitiori, que le'·
Roy Henry II. foit par l'Édit d'Annet) foit par cet Arrefi, n'a~
voit eu d'autres vûës , d'autres intentions,. que de fixer un ordre
certain dans les JuriCdiétions de Provence, eCl égard tant aux
titres que pouvoient avoir les Officiers de JuO:ice établis dans çette
Province, C)u'à l'ordre obfervé dans le refie de fon Royaume~;
dans l'exercice de ces mêmes Jûrifdiétions; Ce fut pour remplir
cet objet 'lue ce Prince par la difpoGtion de l'Edit d'Annèt, confirma d'abord les Maîtres Rationaux dans toute l'étenduë de 1«
Jurifdiétion, qui, dans tous les te ms , leur avoit apartenu, &amp;
&lt;Ju'enfuite par cet ArreO: il en réduiGt l'exercice, pour que la'
Cour de Parlement' , la Chambre des Comptes &amp; la Cour des
. A yde~ .de Prov~nce fuffent reglées dans leur pouvoir &amp; autori-:'

. ., -

K

'

�~,f

-

'3!,

té, à l'infl:ar des autres Parlemens, Chambres des Comptes &amp;

Cours des Aydes de fon Royaume.
.
Le mauvais ufage que le Parlement pretendoit faire de cet ArteR:, en foutenant qu'il avoit revoqué l'Edit d'Annet dans tOUtes
[es parties.l engagea le Roy Henry II. à donner une nouvelle
Declaration en l'année 15)7. par laquelle ce Prince declare qu'il
avoit entendu de mainten!r l3f. co~fir~er la Cour, d'~s ,Comptes
de Provence dans les memes attrtbutlons de Junfdlébon donc
joüilfoit la Cour des Aydes de Paris; les nouvelles oppoCttions
que le Parlement forma encore à l'execution de cette Declara.
ration donm:rent lieu à une procedure, qui fut faite par "n Corn.
milfaire du Confeil "'ènvoyé en Provence à cet effet, &amp; qui fut
fuivie d'une feconde Declaration du même Roy Henry II. de
l'année 1558. te Procureur General de la Cour des Comptes
ne rapellera pas ici le detail qu'il a fait de cette procedure dans
fa Requdle imprimée, depuis la page 1 5. jufques à la page 19.
Ces deux Declarations des années 1557' &amp; 1 i } 8. fom raEportées dans la Produétion imprimée du Procureur General da
r:.'J'" Ho ~ , ~arlement aux pag. ~ 7 . &amp; 67. mais pout toute réponfe à ce qu'a:d~ - I,!",'
- eneral
~ dli- Par1emeht, que ces Declarations
vance 1e Procureur
contiennent en faveur de la Cour des Comptes des attributions
de ]urifdiétion, differentes de celles qui peuvent concerner la
]arifdiétion des Aydes, l'on n'a befoin que de fe rapporter à la
Jeéture que l'on voudra bien prendre la peine d'en faire, l'on n'y
trouvera qu'one co~damnation ~ien exprelfe &amp; bien autentique
de toutes les mauvalfes contdhtlons que le Parlement avait éle.
vées, pour difputer à la Cour des Comptes le droit de joüir des
mêmes attributs de ]urifdiétîon, dont joüiffoitla Cour des Aydes
de Paris.
Le rembourfement qui fut fait en l'année 1 565. aux Officiers
de la Cour des Comptes d'une partie de là finance qu'ils avoient
fournie en 1 5 5 5'. ne devoit operer aucun retranchement de la
]urifdiétion qu'ils exerçoient, parce que cette finance n'avoit
P?i~t été fo~roie pour ac~uerir ancune portion de cette Jurif(hétlon , malS pour acquenr des droits lucratifS; ce rembourf~
ment ,ne fUt en eff:t ordonné qu'enfuite de la fupreffion qui avoir
été faite d'uoe parue de ces droits lucratifs, aiou qu'il eft jufiifié
Ear les Lettres Patentes du Roy Charles IX. rapportées à la pag.
61 e de la Produétion im rimée du Procureur General du Parl~
~ent ; ,1 e vr~i que fuivant toûjours les idées qu'il s'eft formé,
JI ne faIt pas dIfficulté de reprocher aux Officiers de la Cour des
Comptes, d'avoir ufé en cette occafion d'une nouvelle furprif~1
""

39
en faifant a~tribuet l~ cau~e ~e c~ re~bourfement à Dne fupref..
fion de droItS lucratifs, qUI n aVOlent,Jamais exiilé, pour tâcherde couv.ri~ la verit~ble ca,ufe pour laq~elle cette fomme d.e 30ooo~
Iiv. aV~lt eté fo~rOle, ,qUI ne regard Olt que les attributions de Jurifdiétlon : Et Il crOIt prouver d'une maniere incooteilable ce
qU'i! avance ,à cet é~&lt;lrd , ~n foût~nant avec confiance que ces
drOIts lucratifs dont tl eil faIt mentIOn dans l'Edit d'Annet n'étoient que des droits fuppofez, dont les Officiers de la Co~r des
Cqmptes n'avoient jamais joüy.
Le Proc. Gen. du Parlement aurait dû voir dans le compte
d'Honnorat Receveur general des Finances, gue ce comptable
fait un chapitre de dépenfe de ce qu'il paya dés l'année 1555.
à ces Officiers pour les droits lucratifs qui leur avoient été attribuez par l'Edit d'an net , Enjù;te du Contrat pal!é le 10. de
Juin de la même année 1 5 5 5. Les Letttes Patentes que rapponerent les Gens du Roy de la Cour des Comptès en l'année
1 560. pour avoir droit de joüir de ces mêmes attributions à
'/'inJlar des Prefidens&amp; Confeillers, fourniffent une nouvelle preuve de l'exiilence de ces droits, &amp; de la verité par confequent
oe ce qui eil énoncé dans.Ia Declaration du Roy Charles IX. de
J'année J 565. dont le Procureur General du Parlement s'eft déterminé à attaquer la uncerité aveG fi peu de menagement &amp; de
reflex ion. C'eil fa relfource ordinaire de guereller ainfi de faux
tous les Edits &amp; Declarations de nos Rois: Toutes fes deffenfes
rie font fondées que fur. de pareilles allegations, fans faire atten~
tioo à ce qu'il doit à fon caraétere, étant obligé comme il dl:
par le devoir de fa Charge, de faire refpeéter tout ce qui paroit
être émané de l'autorité du Prince : mais quand on ne fe fonde que fur des idées, l'on s'engage infenftbl~ment à les foûtenir
à quelque prix que ce fait.
,

T'ROI SIE' ME
~ue le Contrat paJ!é le

'

PRO POSIT'ION;

J uin J 5' 5 5. entre le Roy Henry Il.
&amp;' les Officiers de la Cour des Comptes ne pouvoit renfermer
aucun paéle de rachat refervé au Parlement pour pouvoir réentrer dans la pojJeJ!ion de la Jurifdiélion des Âydes ~ en rembourfant les Officiers des Comptes, &amp;' que le Parlement il eu.
connoif!ance de ce Contrat dans tous les tems.

01

10.

~

'On ne peut qu'être furpris quand on voit le Procureur Ge';
oeral du Parlement fe determiner à avancer ferieufemeot dans
fes premieres défenfes; que c'cft une tradition conftante cotJftrvé'.

L

1

"

�~ :i7-S '

-

]i-!~o::

1
~!1:

nt

.

..p

4°

dans fa compagme, 9ue le fameux ContraS du 10. Juin 1) ,
renfermait cette c/aujè, &amp; ce paéle de rachapt en faveur du
r
lement; ouaDd on le voit encore dans fes Douvelles adition 4d .
,
• ..".'1 r.
fi
1
Se ·

/5.

MemOl~e) le fon?er ~r ce:te c aufe &amp; (~r ce paéte) comme fur
une venté des mieux etab!tes: on peutdlre fans hditer, au'il '
.j3mals
..
' 'lue tout Ce qu'on'1ava na
nen paru de p1us mal
concerte,
au Cujet de la diCpo!ltion de ce Contraét.
nee
. Le Roy Henry 1I. prelfé par les befoins de l'Etat de trouve
une Comme importante de !ioooo. l. fut obligé de mettre en ven/
une partie de III Jurfdiétion qui apartenoit au Parlement de Pr:
vence; voila les . circonil:ances dans lefquelles le Procureur Ge~
?eral du Parlement ve~t qu'ait été palfé ce Contraét entre le Roy
Henry 11. &amp; les OffiCiers de ,la Cour des Comptes) qui fe pre.
fenterent pour achepter .cette portion de Jurifdiétion en fourDi~ant ~a (omme à laquel.le ,on l'avoit évaluée j mais dans de pareilles clrconil:ances, eil:-tI a prefumer 1 que le Prince) plus :lttentif à prendre des mefures pour con(erver les interêts du Parlement
qu'à faciliter les ~oyens de Ce procurer une tomme 'lui lui étoi;
fi neceffaire) eût mis dans les conditions) fous lefquelles cette
vente devoit être faite) une daufe qui auroit éloigné tous les
acheteurs; per[onne n'auroit voulu acheter fous la referve d'un
p-a&amp;e de rachat&gt; l'exerciffe d'une }urifdiétion j &amp; une Cour ne
re. f!:roit ja~ais d~terminée à faire ~et ach:t (ous de pareilles cou(huons, qUt aurOiene rendu fon etat toujours incertain. L'on
fçait .que dans les preffans b~[oins de l'Etat, lorfgu'on eil: oblige
de faire 'luelque nouvel établtffement', l'on y joint tous les avan~ages poffibles pour les faire reül1ir, bien loin de rien faire envifager 'lui puitTe éloigner les Acquereurs.
Si l'on ne peut l'refumer 'lue dans un Contraét palfé daos cel
circonil:ances) cette claure de rachapt reférvée au Parlement y
ay~ été inferée de la part ,du Prince) on prefumera encore moins
C)u~ ce, fut. le Parlement 'lui fi~ de fon côté èette refave, pui{qu Il n etOit pas une des parnes fripulantes dans ce Contraét,
dont il a i~noré la dirpofiti6n pendant près de deux Siécles f s'îl
en faut crOire [on Procureür General.
Ces premieres conliderations devoient fans doute porter le
Procureur General du Parlement i abandonner de pareilles idées)
dennées de toute forte da vrai [emblance j il auroit dû dOD~er
l'effort à fon im~gination d'un autre côté) pour tacher de Ce former quel'lue fiil:eme plus raifonnable. qui pût lui [ervir dans le
p!an ~e, (es défe~fes, . &amp; il ne per[uadera certainement pas qu'!l
,aIt pti1[e de parellles ldées dans une tradition confiante conftrvee
.

-

dall!

lui a apris que ce paéte de ta chat étôit ~'
io!eré dans ce Contrat: car s'il avoit voulu Cuivre la veritable
tradition de [a Compagnie à cet égard, en [uivant 'la conduite
qu'elle tint depuis l'année 1555, ju[ques en 1608. dans les diverfes oppolÎtio?s qu'elle éleva contre la difp0lÎtion de l'Edii:
d'Annet) ce &lt;]U1 feul peut former une tradition conil:ante à ce
fujet) il auroit apris 'lue l'on avoit toûjours eu des idées fur ce
i:ontrat) bien differentes de celle qu'il prefente aujourd'hui: En
eff.:t ~ pendant ~e .Iong efpace de tems que continuerent tes op:::'
..... ~.
pOlÎtlons pourfuJVIes de la part du Parlement) avec toute la vivacité poaible) jufC)ues à employer les voyes de fait les plus cOo:::'
damnables j j'am ais cette Cour ne s'avifa de faire valoir ce pretendu paéte de rachat refervé en [a faveur; ce qui lui auroit foùrni un moyen fi facile pour fatisfaire l'ambition C)u'elle avoit de
réünir la Jurildiétioo des Aydes à la lÎenne j car l'on ne prefumera pas 'lue le Parlement n'eût pas été en état de trouver pendant I~ co?rs de tant d'années une fomme de 3booo. liv. pour
pouvoir faire ce rembour[ement. Cette offre ne fut point faite, .
parce qu'on n'avoit point de titre pour la faire j &amp; lorfqll'en 7'"1 '"
J'année 1627. le Parlement fit pour la premiere fois une offre eri
'.
.r~m?ourfement pou~ ~tre reil:itué dans l'attribution de la Jurif....
.dlébon des Aydes) Il ne (e foo~ p:u:.fu \ls-p&amp;reil-paél:e de rarachat. il demanda [eulement d'être recû par des rairons de
convenance; à rentrer dans une Juri[diétion qù'il préfupofoit
lui apartenir) en indemnifant ceux qui l'av oient achètée à (on
prejudice. Ceil: de cette même maniere 'lue cette offre en rem.bourfement fut faite en l'année 1666. Ce dernier tour de (ubti.:..
lité étoit referve pour tes derniers temsi
ie Procureur General du Parlement ne fçauroit oppofer qu'il
n'a pû faire valoir ' plûtôt ce prétendu paéte de rachat) parce
qu'il a ignoré le Contrat j car on ne croira pas que le Princè
qui auroit in(eré de fon pur mouvement dans uo traité tJO pa~
reil paéte eo faveur du Parlement ) ne lui èn eat pas donné
en même - tems connoilfance pour qu'il pût en faire orage; Et
d'ailleurs il eil: juil:ifié 'lue le Parlemc:nt a eu veritablement con~
noi(fance de ce contrat dés l'année 15) 5. puif'lue dans les écrits
fournis alors par les Officiers de la Cour des Comptes, dans l'i~(';'
tance en oppolÎtion à l'execution de l'Edit d'Annet, il Y dl: fait .,...k.,
mention de ce conttat; ce qui dl: une preuve que l'on n'a jamais ~: ~~~.7.
a!feété de tenir cette piece cachée j &amp; de n'en point faite inen~
~Ion. Il eil: encore juil:ifié par l'avis gue les Gens du Roy dd]
Parlement de Paris &amp; dè la Chambre des Comptes donnerent

Jans.fa Compagnie,

qui

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4' ,

en .603. qD&lt;e~ cont~at fut p:oduit p.iriill=entda •• ce ""'~

là ~ Sc qu'il falfOlc partie des pleces qOI aVOleot éré ptodUite
/
G
d
s au
. Il. , &amp; portees
Confeil de Sa MajfHe,
aux ens u Roy de ces cl .
.
l'
cl'U? A
' . ltlU meme
' coofeil, dont il eut
\ Compagmes
, fnlulte
Het
eft
fait mention dans cet aVIs.
,
Le Procureur Gen.eral de ~a Cour des Comptes fouhaitero!t
d'avoir en [on pOUVOir la copie de ce Contrat; il la communi.
queroit ave~ la, m ê~le confiance qu'avoit fait autre fois fon preJ.
dece!fenr j Ilia faite rechercher dans tous les endroits où il a
crû qu'elle pourroit fe trouver ; mais il a découvert &lt;jue la copie qui avoit été autre fois entre lel&gt; mains de [on predecdfeur
avait été perduë avec tous les papiers de Î'infrance de 1608'
'doDt çette piece faifoit partie. De tous les titres 'lui avoienr fer~
vi à cette infl:ance, l'on ne trouve plus aujourd'hui qu'une Re.
quête, . un ca~er d'Ecritures &amp; !ln ~nventaire de produétion, par
lequel Il paroIt que ce Contrat aVOIt été pour lors communiqué.
Si ce Contrat avoit fait partie des produits du compte d'Ho.
norat, on le trouveroit parmi ces produits, comme· femhle l'indiquer le Procureur General du Parlement mais il devoit .voir
p ar les ap~{hlles de ce compte) que ce Con trat n'etl poir.t don.
né pour p\:'cc: jufl:i6cative, &amp; qu'à cet effet il n'efl: point rapel.
!é ~ans ~ucuo~ de ceç apoailles , n'y ay~n,t point d'autres pieces
jufrdicatlves duo compte, 'lue celles qUI S y trouvent vitees : Ce
~ontrat ne po~voit en e~t:t .faire panie des produits du compte
d J:'I&lt;&gt;;norat, pu\fque ce 0 etolt pas. en ver.tu de ~et Ae~e &lt;jo'iJ avoit
eX.lge ~ette fo~me de 30.000. J,IV. malS enfulte de l'ex:gilt que
lUI aVait adreffe le Trefo'ler dt: 1Epargne, qui avait ce Con trat
en main, &amp; 9ui dans [on exigat ne fairoit qu'en rappeEer lèS
principales difpofitions.
- J' .;,;}I.~ J ~-L,.... Comme , malgré toutes ces recherches, le Pi'Ocureur General
~:;":li;;~..v(~- de la Cour des Comptes n'a pas pû recouvrer cette piece , .pour
4. ~" "', • .•.h~l· ôter t?ut foupço~ fur fa conduite à cet égard, il , a raport'é un
pouvoIr ,~es OffiCiers .de fa Co~pa~nie. pour fe putger par {erment, s Il dt neceffaJre, que DI lUi, DI aucun defdits Officièrs
n'a eo foo pouvoir ce Contrat, ne le détenant ni le faifant de~
tenir par dol &amp; par fraude: Envain le Procureu: General du Parlement veue encore fu{peéter la foi de ce ferment offert en {outenant qu'il fe pourroit que quelqu'un des Officiers de 'la Coat
des Comptes 9ui n'auroit pas ligné cette Deliberation, eût ce
Cootrat en (on pouvoit".: il faut [e feotir coupable d'ufer d'un par~il~ét~ur ) pour ofer en accufer les autres. Cependant pour JatJ~falCe a la delicateffe du Procureur General du Parlement, k

43

éfacer ce dernj~r trait de mali,gaité:, Pou a bien voulu prOduité ) 0 ,.4)-;JAld'ua-J.o.
encore un extrait de cette. DeliberatIon, fignée par tous les Of. ';J...,. ...... 1'";1" -:J:n
liciers de cette Compagnie. ,
.

l

7

,
~fr

nt

' '2~' .

~UATRIE'M E

PROPOSIT'ION,

!&amp;Je. l't/1rrêt .cle 1 ?66. ne decide pas que tous les Jugemens anterteurs qUI avote1:Jt confirmé l'exercice de la ]urijdiélion des
Aydes à l~ Cour des Gompte~ , ne peuvent plus être oppofei
pOtir détrUIre la demande qUt eft formée aujourd'hui: ~iecet~
te demande efl la même que celle qui avoit été condamnée par
.les Jugemens precedens; &amp; que, par confequent, cet .,1rrêt
ne donne af-JCtIn nouveau droit au Parlement à cet égard.

,
I

L Y avait une in{lance introduite au Confei l de Sa Majefl:é en
l'année 1665. entre le Parlemept &amp; la Cour des Comptes, fur'
l'execution d'un Arrêt du même Confeil ,. obtenu en 1664. par

les Officiers de la Cour des Comptes, qui regloit le rang &amp; la
féance que ces Officiers devoient avoir dans les cerémooies pu·
bliques, &amp; dans les Eglifes qui leur avoient été aŒgnées. Ce fut
dans le cours de cette inCtance, &amp; à la veille du Jugement, que
' le Procureur General du Parlement ayant élevé plulieurs nouvel~
les demandes, en forma une eD J:.é.üoioG.Àe 1" JuriGliition des
liLr
Ardes à [a Compagnie, fous l'orrre de rembourfer aux Ofliciers
des Comptes) les fommes qu'il préfupofoit avoir été fournies de
leu'r part pour acquerir cette Jurifdiétioo
Le fie ur de Seguiran premier Prefident de la Cour .des Comptes &amp; [00 Deputé, répondit fur la lignification qui lui fut faite de
ces nouvelles demandes, que Sa CommilIion fe trouvoit bornée
&amp; limitée à deffendre fur les oppoGtions formées à l'execution
oe.!' Arrêt du Con[eil de l'année 166+ que) par confequent, ces
nouvelles Requêtes devaient être lignifiées au Procureur Gene·
rai de fa Compagnie en Provence, pour qu'il pût y donner des
. deffenfes; &amp; qu'il falloit prononcer cependant fur l'infl:ance qui
étoit prête à recevoir jugement. Ce fut conformément à ces ex·
ceptions propofées par le lieur de, Seguiran, au fujet des nouve~.
les demandes élevées de la part du Parlement, que le Confell
de Sa Mejefl:é fe détermina à pronbncer définitivement par Ar·
rell du mois de Fevrier 1666. fur les oppofitions formées à l'e:xecutioo de l'Arrdl: 1664. &amp; qu'il ordonna enfuite qu'avant fair~
droit aux nouvelle:i demandes du Procureur General du Parlement) celui de la Cour des Comptes y deffendroit, &amp; gu'il pro·
cl.uiroit les pieces qui lui étoient demandées au fujet de l'attribu~
110n de la Juri[diétion des Aydes.

* v•. :ID.
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~s2: ,
-

-44-

Il dl: évident que la difpolitioo de l'Arr~t 1666. ne renfertl1
i Cet égard autre chofe qu'uo limple foit-montré. puifque c'efi fi e
les exceptions propofées par le lieur Premier prelident de Seguira Ur
qu'il eft ordonné que les nouvelles Requêtes feront mOntrées ~~
Procureur Gen de la Cour de Comptes pour y don net fes défenfes
&amp; quoique dans l'article qui concerne la demande en réünion de l~
Jurifdiétion des Aydes ) fur laquelle il eft dit pareillement qude
Procureur General de la Cour des Comptes défendra, oil {oit
porté de même fuite qu'il communiquera les pieces jufiificatil'es
de cette demande qu'oo préfupofoit être en fon pouvoir; (ette
communication dt neanmoins fubordonnée aux défenfes qui font
refevées au Procureur General de la Cour des Comptes; eo maniere qu'il ne pouvoit être foûmis à cette communication, qu'en
tant qu'il n'auroit pas été en état de jufiifier par {es ddfen(cs
']u'on étoit mal fondé, &amp; non-recevable à for mer contre lui une
pareille demande.
Le Procureur Generàl de la Cour des Comptes ne croit pas
devoir faire une grande attention à l'avis que lui donne le Procureur General du Parlement) touchant la difpofition de l'Arrêt
de 1666. quand il l'avertit qu'il ne prend pas garde qu'il attrib//ë
au Confe;Z de Sa Majeflé d'avoir ordonné une reprefentation Jm[trato';re &amp;r ;ntltdc ) dès lors qu'il ne regarde pas comme ~me dif
poJition dijinitive ) ce qui e.fl ordonné par cet Arrêt l ur 1(1 corn.
munication de ce Contrat. Le Procureur General de la Cour des
Comptes penfe avec jufie raifon , qu'il {eroit bien mieux foodé
à donner à fon t our cet avis au Procureur General du Parlement ,
qu'il ne prend pas garde lui-même, que ce feroit faire prononcer
au Confeil de Sa Majefié une relerve de deffenfes inutile &amp; fruf.
tratoire, fi au moyen de ces deffenfes il ne devoit pas être permis d'alleguer toutes les raifons &amp; tous les titres qu'on pourrait
avoir pour s'oppofer à la communication demandée.
L'on ne perfuadera jamais, que par la difpo{]tiori d'un Jugement qui ordonoe qu'une partie deffendra, fur une demande qu'on
éleve contr'eJle, on ait voulu la détruire &amp; anéantir en même
tems tous les titres que cette partie pt'ut oppofer pour fa deffen(e,
lorfqu'il parohra, comme dans le cas prefent, qu'on n'a point
contefié contradiétoirement fur la validité d'aucun de ces titres.
Pour ~o~ner quelque fondement fpecieux à un Jugement auiIi
extraordlOaIre, que (eroit celui par lequel d'un côté on ordonneroit à une partie de produire fes deffenfes ) &amp; de l'autre on la
~ondamneroit définitivement , fans attendre ces mêmes deffenfes.
Le Procureur Gen~ral du Parlement viludroit per[uader 'lue le
"
Coofell
,

r

'

45

Confeil de Sa Ma'jeA:é fe determina à prononcer ôé6nitivèmenl '2. F
que les Officiers de ,la Cour, des Comptes communiqueroient ce
Contrat, parce qu'Il fut entterement convaincu de la jufiice de la
demande du Parlement à cet égard, en voyant les détours qu'employaient les Officiers de la Cour des Comptes, pour ne pas défendre fur cette demande particuliere, dans le tems qu'ils défen7
doieht fur toutes les autres ; mais quand le Procureur General
du Parlement fe détermine à avancer des pareils faits; penfe- t'il
bien qu'ils font entierement contraires au veritable état des chores :
La Déliberation de la Cour des Comptes qui avait 6xé le pouvoir du lieur de Seguiran dans fa députation) avoit été priee
avant fon départ pour Paris; on n'y pouvoit avoir eu pour o~jet
d'éviter de défendre fur la demande 'en réünion de la Jurifdictian des Aydes, qui ne fut élevée qu'aprés l'arrivée du lieur de
Segulran à Paris, comme il s'en explique lui- même dans fes dé;.
fenfes, inferées dans le vû de l'Arrêt de J666. &amp; ce ne fut pas
contre cette feule deIDande que le lieur de Seguiran réfufa de
donner des défenfes, en faifant valoir la limitation de fa députa;.
tian; il en u(a de même pour toutes les autres nouvelles demandes
qui ne concernoient pas l'execution de l'Arrêt de 1664' &amp; fur lefguelfes le Confeil de Sa Majefié ordonna pareillement que le
Procureur General de la Cour deU:.ompre ç défendrait.
. D'ailleurs, cette demande du Parlement n'étoit pas formée dans
des circonllances alfez favorables pour engager le Confeil de Sa
Majefié à palfer par delfus les regles , ~en condamnant une partie
définitivement fans l'avoir entenduë dans [es défenfes : car eo
même-tems que le Parlement formoit cette demande eo réünion
de la Jurifdiétion des Aydes en total, il élevoit par one de marche bien oppofée, diverfes autres queA:ions qui teodoient à faire
limiter en certains chefs l'exercice que la Cour des Comptes
• avait de la Jurifdiétion des Aydes. Le Confeil ne, pourra qu'être
furpris du détour qu'employe le Procureur General du Parlement)
pour tâcher de donner une nouvelle face à la demande qu'il éleve
aujou'a'hui , afin de la faire envifager comme nouvelle, dans le
tems que cette demande a été condamnée par des Editi &amp; Dedarations de nos Roys, &amp; Arrêts de leur Confeil, toute les fois
qu'elle a été introduite: l'offre eo rembourfement qu'il vût faire
valoir pour la rendre plus favorable, n'av oit pas même été
negligée alors, puifqu'on voit dans les aociennes défenfes du
Procun~ur General de la Cour des Comptes, que, pour repondre
au rembourfement offert par le Parlement, il offroit de fon côté
de remboudèr les fommes que les Officiers de èette Cour avokot

-

M

�4()

~~(jatnks lors de leur inlHtution)

faire adjuger à ta COnt' cl
CoMptes) la Jorifdrétion qu~ avoit été attribuée an Parlementes
ce qtti) ~ans ft COfl'or:Y $ dt differentes offre" d~oit faire preferr;
les. Officiers plus ancIens.
pOUl

Réponft aux Raifons de convenance &amp;' de bien public alleguées
par le Procureur Genera.l du Parlement '. pour rendre plus fa.
vorable la demande qrltl forme en rh/mon de la Jurifdiéii on
des Aydes.
Uelques protefiations que falfe le Procureur General du Par.
lement '. qu'il.n'a .d'autr; objet d,ans fa demande, que l'in.
tereG: du. publIc, qUI IllI parOlt accable par une fuite de malheurs
"Caufés par l'union de la Cour des A ydes avec la Chambre d~
Comptes ~ on recon~.oît, ai~ément. en fuiv.ant l'efprit qui regne
dans fes defenfes , qu tI na nen molO~ en ·vuë que ce bien public
do?t !l pretend f~ parer, &amp; .qu'il ne chm:he au c~ntraire qu'~
fatlsfaue une ambmon, une J3loufie, &amp; l'on peut meme dire une
haine outrée, qui ne lui permettent plus de garder aUCUne mefure : En effet) à quoi peuvent aboutir toutes les réflexions qu'il
f aÏt, dans un long chapitre de fes défenfe~-; fur les profits &amp; leS
~f?;;oj pretendus avantas.es qu'il att~buë ft liberalement à la Cour des
,.G, . ~ . Comptes) &amp; qU'Il exagere }ufqu'au point de faire monter aa
;;:'1;: denier dix l'interêt de la finance) que les Officiers de cetre Gonr
,6'6 .
mn fourni en divers temps, pour contribuer aux befoins de l'ém.
le Procureur General du Parlement n'a entrepris de faire ces dif.
(erentes recherches, que pour fe donner la gloire d'avoit dévoilé
1:!~s miG:eres q~'il p~et~md que. la Cour des Comptes avoit pris
fmn de cacher Ju.fqu aUJ.ou, rd'h~I, &amp; qu'il à fçû penetrer plfr la
force de fes operatlOns amhmetlques) &amp; par fon exaétirude à fait,
dés calculs.
, Le Procureur General de la Cour des Comptes, croiroir employ-er des défenfes peu convenables à fon minifiere &amp; à l'ét&lt;1t de
ia calIfe, fi en repondant, à .de pareils reproches) fi entroid (00
t'our dans de [emblables d.etalls., quelques grands que puiffent 2tre
les- aval1tlJges, &amp; les drmts utIles que le Parlement s'eG: fait attribuer) foit lors de la fBpreffion du femefire foit lors de !'établHfement d~ la Chambre des R.equêtes) foit ~nfin en differeoces
autres occafions, dans lefquelles, pour des fommes trés-moJiques
cet~e Cour a obten~ des àugmentations de gages, &amp; d'autres
~r~~ts dC10t le produIt n'eft veritablement connu que de ceux qui eo
JOlU~~ilr:; on ne lui envie point ces avantages) dont on n'entre-

Q

47

prendra pas d~ re"eJe~ le fecre,' en fairant des cafculs_
"-$.6 .
Il c:Œ ~ CrolfC- que 1 une &amp; 1autre des Cours) ont eu moins en
'fllé! les droits utiles qu'elles ont reçû de la liberalité de nos Roys
en ces occahons ) que de marquer leurs empreffemens &amp; Jeur
zele , en fatisfaifant aux. demandes qui leur étaient faites ; &amp;
qu'elles n'ont eu pour obJet, que de remplir leur devoir, en contribuant aux befoins de l'Etat autant que leurs forces pouvoient
le leur permettre, La Cour de Parlement doit donc reller tranquile fur ce qu'elle pourroit craindre des operations arithmetigues
de la part du Procureur General de la Cour des Comptes; il
reconnoÎt que c'eG: à Sa Majeflé feulement) à qui le Parlement fe:.
roie obligé de rendre compte des dilFerens traitez gu'il a fait pour
les droits utiles dont il joüit; c'eft auffi. ce que le Procureur Ge-neral de la Cour des Comptes, feroit en état de faire pour ce qui
le concerne, s'il en étoit requis; il ne craindra jamais aucun
facheux évenement pour fa Compagnie) de l'exhibition des titres
en vertu defquels elle j.oüit de ces droits lucratifs: on y reconnoÎtra
par tout des marques du zéle avec lequel la Cour des Comptes
s'eG: portée daos touS les te ms à fournir aux be{oins de l'état; &amp;
bien .Ioin qu'elle fe foit procurée des revenus immenfes par cè
moyen) il eG: notoire dans la Province que le prix des Charges
des Officiers de cette Compagnie a diminué .de plus..d.e. dix mille
livres depuis l'année 1690' rems auguel on pretend que ces pro~
fits inmenfes ont été faits de fa part.
L'on prie Meffi.eurs les Commiffaires de voul.oir faire encorè
attention à la maniere peu mefurée, avec laquelle le Procureur
General du Parlement attaque les Officiers de la Cour des Com~
ptes) jufques fur des points d_e Jurifdiétion dont il ne leu~ difpute
pas l'exercice ; c'eG: a l'occahon du compte de la ProvlOce) &amp;
des comptes particuliers des Cominunautez 1 ce qu'il t~aite dhfur~
pation; des droits odieux, accablans pour la ProvlOce.
.
Les Ordorinances que la Chambre rend fur ces comptes, peuvent paroître à la verité quelque fois odietlfes à des Officiers du
Parlement"" dont elles condamnent les pretentions:
mais ces
.
Ordonnances ne procurent pas en cela des momdres avantages
aux Communautez en particulier, &amp; à tout le Corps de la Province;
l'on en pourroit produire pluGeurs rend~ës dans de femblables ~as;
li l'on ne fe fixoit dans les bornes d'uneJufte défenfe pour la ventabic quefiion dont il s'agit; &amp; on fairoit voir auffi. 9ue le.s Etats de la
Province âffemblez, ont porté un Jugement bIen dlfferent ue
celui que ~6te le Parlement, fur l'exânien de ces comptes) .qo~ fe
fait à la Chambre des Corn ptes) puifque ce fut fur la requlfiuoà
)

9

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�48
'2.
des Etats qu'il fut ordonné que ces mêmes com~es feroient rend
~_(!.J~..;..:::. ~... de cette maniere pour l'utilité de la Province ;t'~. fi la même h~
7'1 ' ''';' '2. • ., .
femblée, prevenuë par un faux expofé, prit en 17 1 6.u nen:liberation de conferer avec les Officiers de la Cour des Compte
fur les plaintes qu'on pretendoit. avoir été. portées de la part
quelques Communantez , au fUJet des Epices pour les homolo_
gations des Baux, &amp; la reddition des Comptes; les conferences qui
furent faites en confequence, déveloperent parfaitement CJue ces
plaintes n'avoient rien de réel, &amp; que l'expofé de cette; Delibe_
,~
ration n'étoit que l'effet d'une animolicé particuliere de ceux qui
~ ~J'" ...... '.l'(~·. ),0'1
•
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1
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oJ- """l ' "'" :.. a"
)~ 'aVOlent ait pren re, ont penonne n'Ignore a caufe. Cea
CA"'t: " :-~'&lt;: fl .,.." ce qui devoit empêcher le Procureur General du Parlement de .
!J(~;:;d'
faire valoir la djfpoGtion d'une pareille Deliberation, &amp; de
~+-q' 1"
prendre occafion de là, d'accufer, fans aucun ménagement) de
concuLIion &amp; de malver[ation des Officiers, dont il connoit parfaitement la probité &amp; le desinterdrement. Le Procureur Generai de la Cour des Comptes a fourni à Meffieurs les Commif.
faires du Confeil tous les Memoires, neceffaiees poue ju!l:i6er la
c:onduite de fa Compagnie fur des accufations fi peu convenables, qui font capables de faire plus de toet à ceux qui les forment)
CJu'à ceux contee qui elles font formées, ainli qu'en ont jugé
Meffieurs les Commiffaires, en fe déterminant à rejetter la Re,
quell-e que le Procureur General du Parlement avoit prefemee
pmu faire recevoir cette Deliberation parmi le nombre des pic"
ces qu'il produifoit dans cette infiance.
. Mais quels font ces malheurs qui accablent la Province, [uivant le Procureur General du Parlement, &amp; sui proviennent de
cette union de la }urifdiétion des Aydes avec la Chambre des
Comptes? C'dl: ( dit-on) parce que les Officiers de la Conr des
Comptes empêchent par autorité les Lieutenaos des Senechaux
d'exercer en premiere inil:ance leur ]urifdiétion fur le fait des
T ailles; ce qui oblige les Habita[}s de cette Province, à venir
pl aider de fort loin en la ville d'Aix, pour des caufes très-minimes. L'on trouve dans le Memoire imprimé du Procureur Ge* 7 ïJ· Ill" . neral du Parlement un long Chapitrêà ce fnjet qui contient une
partie de ce Mfmoire.
Il efi vrai que les Lieutenans des Senechaux, fufcitez par le
Parlement, avoient obtenu par furprife differentes Declarations,
~ui leur accordoient indefiniment la connoiffance en premiere
lOfiance d: toutes les matieres des Tailles &amp; des Aydes ; mais
c~tte f~rpl1Ce fut reparée par l'Arreft de 1608. qui revoqua la
dlfpofitlon de tOQtes ces Declarations, &amp; réduilit la Jurifdiétio~
. .g.

.

J:

f

•

•

(;;;,

qUI

-49
qui devoit apartenir aux Lieuteoans en premiere infianèe , fur :L~7.
les macieres des Aydes) aux Ceuls cas où il s'agiroit desicontefta;,
tions qui furviendroient eotre l'exaé\:eur &amp; les redevables dé- .
Jaiffant à la Cour des Comptes la conn::&gt;iffance en premi~l' &amp;
dernier rdfort de tout ce qui pouvoit regarder le titre &amp; l'établiffement des Impolitions, les differens entr~ les Communautez
Be ies Exaéteurs, &amp; la reddition de le~rs comptes;
Les pretentions des Lieutenans ont él~ reduites dans les bornes pref~rites ~ar l'Arrefi de 1603. toutes les fc)is qu'ils onc
voulu faire r.eVlvre le contenu de· ces Declarations, &amp; toutes les
fois que le Par~ement a voulu les faire valoir de fon côté , ex~
cipant du drOIt du tiers; ce qui cfi ju!l:ifié par la difpoiition des Arrefbs de Reglement des années 1655 . &amp; 1672. &amp;
fi après cette année 1671:. l'on a vl1 encore de nouvelles contefl:ations portées à ce Cujet (1.'1 Coufeil de Sa Majdté , les Offiders de la Cour des Comptes n'avoient eu d'autre deffein dans
les pour fuites qu'ils firent &amp; dans les demandes qu'ils formerent)
comme il paroît par leurs deffenfes , que celui de faire reg 1er
d'tme maniere preci[e &amp; dans le detail, CJ uelies éraient les matieres dont les Lieutenans devoient connoître en peemiere iuCtance, &amp;. quelles étoient celles dont la connoiffance devoit ap- &gt;1- 17 n~ .
partenir à la Cour des Comptes en remier &amp; dernier reffort ;
ce qui a été reglé dans la fuite dans es ~oo ereoces qui ont été
faites entre les Officiers de la Cour des Comptes &amp; les Lieutenans des Senéchaux : de maniere qu'il ne Beut furvenir aujo'lfd'hui aucun different ni aucune conte!l:ation à cet égard, &amp; qu'il
regle entr'eux un parfait ac(;;ord ) tel qu'on le peut defirer pour
le bien de la juil:icef .. ,
.
Le Procureur Gerieral du Parlement en a lui - même éprouvé ~&lt;û . , "
l'effet; lodqu'en 1724. il a voulu exciter de nouveau les Lieu~
~ 6', .
tenans. à porter des plaintes a" Confeil de Sa Majeil:é contre la
Cour des Comptes, pour tâcher de fortifier la demande qu'il
vouloit former en reüriioJ;l de la Cour des ~ ydes : quelques inf~
tao!l:ances que l'on ait faites auprès des Lieutenans de la part du
Parlement, quelques manaces, CJuelques promeffes que l'on ait
employé, aucun d'eux n'a vouluadhererà çe qu'on leur demandoit.
Il n'y a eu que le feul Avocat du Roy du Siege d'Aix , qui fe
foit laiffé feduire à 'ces vaines promeffes; &amp; qui ious la foi d'un
billet de relevement qui lui fut fait par deux Officiers du Parlement. ait ofé renouveller en fon nom, {ans la participation de
fa Compagnie, ces anciennes pretentions condamnées par un
fi grand nombre d'Arrêts; les fuites que cette affaire a eu au
~onfeil de Sa Majefté J n'ont pas été affez heurel1fes en fave~
-N
)1-

L

�~

~6

,

du Parlement, p&lt;)ur pot1voir s'en faire un litre Cbbtre la Coord

1:

1:-7"1 ·

'9 3 .

&lt;II r j ·383.

Comptes, ainli que
p~eten~ le !r~cureur Generale&gt; du Par\~
ment dans fon MemOIre lmpnmé, ·pUlfque par Arrêt du Confeil
les demandes de cet Avocat du Roy furent condamnées &amp; qu
l'Ageant du Parlement a payé en conféquence à Paris l'Avo~
cat de' la Cour des Comptes, les depens aufquels cet Avocat du
Roy avoit été condamné.
Il dl: aifé de juger par b qu'il n'y a d'autres differents entre
les Officiers de la Cour des Comptes, &amp; les Lieutenants des Sé.
néchaux, qui puiffent porter quelque préjudice à l'adminiaration
de la Jufiice, que ceux que voudroient fufeiter quelques Officiers
du Parlement.
Les conflits de ]urifdiétion forment les autres malheurs qui
accablent cette Province, fuivant le Procureur General du Parle.
ment, &amp; qui cefferont par la réunion de la Cour des Aydes au
Parlement, pour prouver les abus que la Cour des Comptes f~it
des conflits j le Procureur General du Parlement en rapone deux
exemples, dans le premier il s'agit d'un conflit qu'il a lui·mê.
me formé à l'occaGon d'un ape! comme d'abus, interjeté for
la publication d'un Monitoire publié enfuite d'un Arreft de la
Cour des Comptes; l'on ne reconnohra certainement pas dans
les pretentions de la CQur des Comptes à ce fujet, aucune eotreprilè de fa part, elles (ont toutes du côté du Parlement. qlÛ
veut difputer à une Cour fuperieure le droit de connoÎtre de ce
qui concerne l'execution de fes jugemens; les Cours des Aydes
ne font-elles pas fondées en pareille autorité que les Parlemens
pour pouvoir connoÎtre incidemment à la ]urifdiétlo qu'elles exer.
cent de toutes fortes de matieres, &amp; notamment des apels com.
me d'abus; l'Ordonnance de 1663. qui regle les jours des audiao.
~es de la.C~ur des Aydes ~e Paris, marqu; les jours au[quels devront
etre plaIdees les apeHanons comme d abus 1 relevées pardcvant
cette Cour.
. Le ~econd conflit qu'on vût donner comme un exemple qui
tienne lieu de tous les autres; fert encore à prouver les entreprifes
aufqueHes le Parlement à coûtume de (e porter: . il eft de regle
en ~rovence, lorfqlle cette Province eft affligée de la Contagion,
que l'on établiffe un Bureau de Santé, compolé des Députez de la
Cour du Parlement, de la Cour des Comptes, des Treforiers
Generaux de France, du Clergé, de la N obleffe &amp; du Tiers Eilat,
pour regler tout ce qu'il convient de faire en pareille occalion.
En l'année 1720. les Officiers du Parlement ne voulurent pas
confeotir à l'alfemblée de ce Bureau, ils pretendirent que la police
dans ce tems malheureux ne devoit appartenir qu'à la feule Cow:

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. à ce {ojet ; don: '-2- ~

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Derent lieu à un Arrêt du Con(eil, qui fut rendu le 14. Septem:'
bre 1720~ par lequel Sa Maiefré fitdéfen(eauParlementdepren~ "':!.;t,.':Jl
clre aucune coonoiffance fur ce qui pourroit concerner la Conta:' ;""'-';_0' .
gioo; Et ordonna. qu'il (eroit établi d,s Commandans pour eri
con.noÎtre, Sa Ma)efié, ayant eu vûë par là, de conferver les
drolts du Bureau) en otant au parlement une autorité qu'il vouloit s'arroger au préjudice des differens corps de la Province; ce:"
pendant nooobfiant la difpoGtion de cet Arlêt, le Parlement nè
laiffa pas de continuer (es entreprifes dans le deffein de fe former
des titres pour l'avenir; ce qui ojllgea le Procureur General dè
la Cour des Comptes à élever le conflit dont il s'agit, pour de::
mande r l'executioo de cet Arrêt du Coofeil, &amp; conferver par ce
moyen les droits de fa Compagnie. Si dans la fuite Mon(eigneur
le Garde des Scaux, permit au Parlement de juger l'affaire qui
faifoit la matiere de ce conflit, . ce oe fut que parceque Mr. · le
Marquis de Braocas, Lieutenant de Roy de. la Province, voulut
bien en cette occaGon fe départir de foo Droit; mais cette permilIion ne fut doonée que par une Gmple lettre*ae Moofeigneur "7 A
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le Garde des Scaux, &amp; non en[uite d'un Arrêt du Con{eil, pour
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qu'il ne' parût pas que l'on avoit eu deffein de donner atteint~ à )~ ..b.. a...... d&lt;A ~ ...,. Jco 'or-'&gt;
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l'Arrêt du 14. Septembre 1710. En effet toutes les P~edores que ..l'.. ~/,._
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le Parlement voulut entreprendre de faire dans la fuite fue ce qui
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pouvoit concerner la Contagion, furent arrêtées par des ordres ~ . ~c . ;""n .) __.... .
ex prez de Sa Majefié, par lefquels il fut eojoint à cette Coor de
fe conformer exa&amp;ement à la difpoution de cet Arrêt du 14. Septembre 1720 .
L 'oo ne regardera jamais les conflits qoi peuvent forvenirenfre
la Cour de Parlement &amp; celle des Aydes, comme un pretexte
legitime qui doive e~ige~ la réüoion de ces deux ~our~ : Si d~s
pareils motifs pouvOIent etre de quelque confideratlon, Il, ~au.drol~
anéantir toutes les Cours des Aydes du Royaume en les reuOlffant
aux Parlemens; la Cour des Aydes de Provence a en cela un
droit commun avec les autres, &amp; ce feroit même aotorifer toutes
les démarches que la Cour de Parlement à faites pour former de'
fa part des injuftes conflits, que de faire fervir ces mêmes contef~
tations pour favorife! fa demande en réü~ioo.
.'
Par ces raifons &amp; autres, que le Con(ell aura agréable de fop.;
pler pa~ (a prudence ordinaire ; le Procùrd:ir General de la Cour
des Comptes perlifie en fes çondulions.

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ARR E ·S T
DU CONSEIL D'ESTAT

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'.§J..UI DECLARP LE PR.OGUREUR GENERdL
du Parlement de Provenu, non- rec~vable &amp;f mal fondé
Jans fa demande en réünion de la Cour des Aydes.

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Du vingt-deuxiéme Juin 1726•
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Extrait des Regiftres du Confeil d'Ef/at.

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EU par ie Roy étant en (on Confeii, l'inR:anèe des ' ~

Requêtes refpeétives des Parties y pendante; celle .dd
...
, Procureur General du Pàrlement de Provence ; 10·
I:~~::J [erée dans h1 •• ~ • .J., r,.._ro:1 ~ .• t 8. Septembre 171-4tendante à ce u'il fut ordonné ue l'Arrêt du L;oufcil d'Etat
u 8. Fevrier 1666. feroit executé felon fa forme &amp; teneur»
&amp; en confequence que conformément à cet Arrêt, le Procu~
leur General 8e l~ Chambre des Comptes {etoit tenu de ra~
porter dans fix femaines. le Co~tra~ palfé avec cette Cha~bre
le 10. Juin 15)5. au fUJet de 1attnbution des Aydes &amp; ~1Dan.
ces; enfemble la ~ittance de finance, que les OffiCiers de
cette Chambre avoient payée en vertu de ce Cont~at.; ~ les
autres Pie ces concernant l'attribution de cette Junfdlétlon,
&amp; faifant droit fur la demande du Procureur General ~u ~ar.
lement reçûë par autre Arrêt, attendu les offres par lUI faites,
qu'il réiteroit de rembourfer à la Chambre des Comptes, lOf
A

1 .

�/

ARR E ·S T
DU CONSEIL D'ESTAT

DUR 0

y~

'.§J..UI DECLARP LE PR.OGUREUR GENERdL
du Parlement de Provenu, non- rec~vable &amp;f mal fondé
Jans fa demande en réünion de la Cour des Aydes.

. -'

Du vingt-deuxiéme Juin 1726•
"

Extrait des Regiftres du Confeil d'Ef/at.

m

EU par ie Roy étant en (on Confeii, l'inR:anèe des ' ~

Requêtes refpeétives des Parties y pendante; celle .dd
...
, Procureur General du Pàrlement de Provence ; 10·
I:~~::J [erée dans h1 •• ~ • .J., r,.._ro:1 ~ .• t 8. Septembre 171-4tendante à ce u'il fut ordonné ue l'Arrêt du L;oufcil d'Etat
u 8. Fevrier 1666. feroit executé felon fa forme &amp; teneur»
&amp; en confequence que conformément à cet Arrêt, le Procu~
leur General 8e l~ Chambre des Comptes {etoit tenu de ra~
porter dans fix femaines. le Co~tra~ palfé avec cette Cha~bre
le 10. Juin 15)5. au fUJet de 1attnbution des Aydes &amp; ~1Dan.
ces; enfemble la ~ittance de finance, que les OffiCiers de
cette Chambre avoient payée en vertu de ce Cont~at.; ~ les
autres Pie ces concernant l'attribution de cette Junfdlétlon,
&amp; faifant droit fur la demande du Procureur General ~u ~ar.
lement reçûë par autre Arrêt, attendu les offres par lUI faites,
qu'il réiteroit de rembourfer à la Chambre des Comptes, lOf
A

1 .

�2

'Jlj-~ finance par eUt payé.e ~OQ~ l'attri~Qtio~ d~ l~ Jurifdi~ioo des

'.
•

.

Aydes, fuivant la hquldatlOo, q~'I~ plaIrolt a Sa MaJdlé d'eo
faire. Il fut ordonné que la ]ur1fdlébon des Aydes &amp; Finances,
feroit Be demeureroit réünie audit Parlement, nonobO:ant tous
Edits 8&amp; Arrêts contraires qui feroient revoquez ; &amp; en cas de con·
teO:ation, que ladite Chambre des. Compt~s , fût condam~ee
a~ dépens: ledit Arrêt du Confell dudlt Jour 18. Septembre
17~4. portant que ladite Requête ferait communiquée au Pra.
carear General de la Cour des Comptes, Aydes Be Finances
de Provence, pou.r y fournir de reponfe dans le délai du Reglement, pour ce fait, ou à faute de ce faire, être ordonné ce
qa'il appartiendrait ; Commiffion du grand Sceau (ur ledit Ar·
rêt du 1·8. Septembre 172+ lignification fai~e dudit Arrêt le
l "o.Oétobre 1714. à la Requête du Procureur General du Parlement de Provence, au Procureur General de la Cour des Comptes, Aydes 8&amp; Finances de Provence, parl-ant à l'Avocat Gene·
rai, attendu l'abfence dudit Procureur General en ladite Cour
des--Cornptes, avec omma 1 :-d~ "'''rair de [eponfe à la Requête in{erée audit Arrêt du 1 8. Septembre dans le délaI du Reglement; autre lignification faite le 26. Oétobre 1724. dudit
Arrêt du 18. Septembre, à la Requête du PrOCureur General
du Parlement de Provence, audit Procureur General de la Cour
des Comptes, Aydes &amp; Finances de Provence, étant lors en
cette Vîlle de Paris; parlant à fa perfonne, avec fQmmation de
fournir de repon(e à la Reqnête inferée audit Arrêt, dans les
délais de l'Ordonnance. Re uête du dit Procureur General en
la Cour des Com tes, A, es Be Finances de Provence u 2'• .
anvler 1;"'2.
niliee e 27. dudit mOIS, à ce qu'il lui fac
donné alte de c~nnr~~qu~~;U Procureuc
Gene[al-=au raaement de Provence, inferee en rrécdu Coufeil du 18. Septembre 17 14' il employoit le conteno en fa Requête avec les ..pieces qu'il yi joindroit cn con(equence, fans
s'arrêter à la Requête dudit Procureur General au Parlementde
Proveoce, en laquelle Il rcrolt declaré non-recevable, ou en toUt
éas mal fondé; qu'il fut ordonné que les Edits, Declarations,
Lettres Patentes ~ Arrêts rapportez dans lad. Requête, feroient
executez (e1on leur forme &amp; teneur; ce faifant. qu'il [eroit fait
dcfenfe aD Parlement de plus troabler à l'avènir ladite Cour de,
Comptes) Aydes &amp; Finances en la ]urifdid:ion que ladite Cour
exerçoit , &amp; que ledit lieur Procureur General cn la qualité qu'il
procedoit, fût condamné, aux dommages Be interêts envers la

1

3

'J'f&lt;).

1

des Comptes, Aydes &amp; Finances &amp; aux dépens. an b
de la~uelle Requêt~ ~O: l'Ordonn~nce,' p~rtant aéte de h:nplo;~
(1 \ . .. l
III qu au [orplus en Jogeant ferOlt fait droit &amp; fojt lignifié p _
,
r..n.'
fa'
,
ra
da~IO,n relpeLLlvement Ite par les Parties fuivant" &amp; pour
fatlsfalre ao Reglement general du Coofeil. Arrêt du ConfeH
d'Etat do Ro~ du 28., Juillet 1725. par lequel Sa Majefié ét~tlt
en fon Confell, auroit renvoyé les cooteo:,.uions pendantes en
fon Con(eil d'Etat privé, entre le Procureur General au Pa.riement de Provence J &amp; le Procureur General en la Coar des
Comptes) Aydes &amp; Finances de ladite Provence) en confequence
des Arrêts des 8. Fevrier 1666. &amp; IB.Septembre 17 24. pardevant les Sieurs le Peletier Desfom de la
n e de St
~onte '. ~ Cour(on) ~e Guerchois. Ferrand de Machaut, ~
cfAngerVilliers ) ConreIllers d'Etat, &amp; le Sieur Rouillé, Ma~tre
des Re u~tes &amp; Intendant du Commerce our au ra ort Jud.
leur Roui lé, &amp; au nombre de cin au moins être ar eux
onn avis a a Ma' efié fur ce ui faifoit la matiere defdices
conte arions, &amp; ice ui. ven &amp;: n't'l'ul ct, e[rc paf ' elle atgé
ce qu'il appartiendra, ledit Arrêtfigoifié le 1. Septembre 172 5.
i l'Avocat de Partie adverfe, aéte lignifié le 7. Août 172 5. à
la Requête de M&lt; EO:ienne Ca fiel , avocat &amp; con(eil du Procureur General en la Chambre des Comptes, Aydes &amp; Finances
de Provence, à M&lt; do Portault, avocat &amp; con(eil du Procureur
General du Parlement de la même Province, que pour repon{e
à la Requête d'avertiffement Be aux pie ces de la produétion dud.
Procureur General du Parlement, il employait tout ce qu'il av oie
dic, écrit &amp; produit en l'inO:ance:Requête du Procureur General aD
Parlement de Provence dU7. Novembre 172 5, à ce qu'il lui fût
p/emis de produire ,les, pil'rpc y énoncées. qu'il lui fût donné aétc
de l'employ qu'il faIiOlt du contenu en (a Requ,~cc , ~ d~DS lerd.
pieces: ce fai(ant, que les fins &amp; condulions qu Il avolt pnfes dans
l'inO:ance lui fuffent adjugées, au bas de laquelle Reqll~te eH l'Ordonnance, portant aéte de l'employ, les pieces joiQtes &amp; foit 6gnifiée, lad. Requête lignifiée le 10. dud. mois de Novembre, Impri- l' "iJ . H~ .
mé fommaire du Procureur General du Parlement de Provence,
lignifié le 1o. Novembre 1721' [ervant de reponfe à la Requê:e
dudit Procureur General de la Cour des Comptes t Aydes &amp; FI~
nances de Provence, lignifiée Be communiquée le 27. Janviec ,
1715. Addition de memoire imprimé du PrOCllreur General dt:! l'îJ 2'1 'J .
Parlement de Provence, lignifié le 16. May 172 6. yeu aulIi j...~.... , .....
~s pieces produites par le~ parties , ~~e la part du Procureur 9C'" :t""'.,...w-

CODC

1

•

,

.

�•

4neral da Par.lemeDt de Provence; cop~e collationnée ~un Edit
e Loiii~ Il. Ro e èru alem &amp; de SICile du 1 . Août 1 1-tapIe au 1 collationnée de Lettres Patentes du 18. Mars 14 4'
8
dll Roy Charles VIII. adreffées aa grand Senéchal &amp; au Con~

•

[}.-J-. JL ,,/fI,.
"":1~ ,~ ...f-,'t'/'.

(

+

f

feil Royal de Provence, pODr faire payer Un Oéhoi de dix florins

pour chacun feu J payable par quartier au Receveur general du
Païs: autres Lettres Patentes du 18. Mars 1489. adre1fées au Con~
•
•
[eil Royal J poor faire payer one taxe de trois mille deux cens
f",I-'''' . ,Rorins fur les Jaifs ~ copie collationnée d'une création du Parc..uJ,·... k f"",-~ lemeot d'Aix, do mois de Juillet 150 1. par le Roy Loüis XII.
, ~... IJI1'· 7'if'" compo[é de fon Senéchal ou fon Lieutenant en [on ab[ence, Un
.,15 · &lt;of 'J., ç .
Preliden~ onze Con[eillers , dont quatre Ecclelialliques &amp; les au~
tresLàïqües,d'A vocat General &amp; Procureurs Generaux &amp; Fifcaux,
&amp; àatres Officiers, portant aaffi que ladite Cour de Parlement
connottroit des caufes &amp; matieres appellatoires J venant des Setl~
tences &amp; apointemens des Juges- Mages J Maitres Rationaux Sc.
aotres Juges de[quels l'on appelleroit immediatement à ladite
Coorjpar l'A ..ti~lc- X'- &lt;Jac--le3A eaux, les Ju esMages, Grand Prelident J &amp; Maîtres Rationaux &amp; re loens de
la Chambre Rigoareufe n'entreraient en la Chambre dudit Par-.
lement, linon que quand ils y feroient appellez, tant parce qu'ils
avoient trop d'occupation J que parce qu'on appelleroit au Parlement de leurs Sentences &amp; Apointemens en premiere inllance;
&amp; par l'Article XI. que les Prelidens &amp; Ma~tres Rationaux, conDohroient des cau[es d'appel procedant du Prelident de la Chambre Rigoureu[e, defquelles l'on appelleroit immediatement aux
Maîtres Rationaux) &amp; de leurs Sentences confirmatives ou infirmatives au Parlement, ainli que l'on fai[oit des autres Chambres des Comptes, ez cas 09 les.-Cb .. mh.t;e.s des Comptes étoient
appellables: .2éU de receptlOn &amp; prellatlon de !enflent faits les
»"7" ' .... ' ~ 6. Mars 1 j a 3. &amp; 3. Avril 1 JI 4. par deux Mahres Rationaux j
1. du 2. 8. Septembre 1 JC' 16.
r..1' /.,. Lettres Patentes du Roy Fran~ois
J'
qui aurait ordonné au Parlement de ne proceder en matiere de
(es Droits &amp; Domaines, fans ouir &amp; appeller les Gens des Comptes i autres Lettres du Roy François 1. du 16.-Juin 1 )17. par
lefquelles il auroit été ordonné aux Gens des Comptes d'avertir
le Parlement pour faire les poorfuites contre les ufurpateurs du
~ . 112. . Do~aine i Declaration du Roy du 17, Janvier 1 f H ) qui auroit
'1
attnbué aux Gens des Comptes la connoiffance du Domaine, Sc
aux Lieotenans la ]urifditIioD contentieufe pour le même fait; '
) .,. h Lettres Patentes du Roy François Il do 13, Avril In 6.quial1.
roient
-

•

...

~~o.

5

161 .

roient permis aux Habitans de la Ville d'Aix, o'iinpofer fbr lé
vin vendu dans les Païs &amp; Comté de l&gt;rovence, le dixiéme du
Frix pendant dix ~ns , .Je[quels . de~iers fel.oient employez aux:
reparations &amp; fort~licatlOns. de la VIlle d'AIx; &amp; autres charges
necdfaires, &amp; qU'Il en [erOlt rendu compte pal devant le grand
Senécbal du Pais ou fon Lieutenant, appdlé un Maître Rational, lefdites Lettres adrdfantes au Parle~nt d'A ix; Lettres
+
patentes de François 1. du 1 f· Mars If 39. adrdfées aux Pre- *r"i1~ 118lidens, Maîtres Rationaux, &amp; Gens des Comptes de Provence,
refidans â Aix, obtenuës par le Procureur du Roy eD la Chambre des Comptes J po~tant entre autres cbofes, que les Habitans
'Je la Ville de Mar{eille prenoient du Sel ailleurs que dans les
Greniers du Roy, &amp;:' gui aarott donné lieu à une procedure
faite contre - eux devant le(dits Maîtres Rationaux, dont c~s
Habital.1s de MarCeille. avoient appelle au Parlement; (ur ce qU'Ils
pretendoient ne pouvoir être traduit hors de la Ville de Mar·
[eille, pour guoi par lefdites Lettres auro}t é~é ordonné que les
MaÎtrés R a tio ~ ~uK &amp;- G~ns des comptes. ferOient. proceder Contre les Delinqulns , ju[ques à Sentence défi niti,ve Incluliveme~t,
ilonobllant toutes appellations relevées &amp; a relever.: ~equc:te
pre[entee au Parl ement le 2. r. May 1 f 40. pour aVOir J annexe
defdites Lettres, par le [ubllitut du Procureur General du Roy
en la Chambre des Comptes i Ordonnance du Parlement ,de
foit-montré au Procureur General, &amp; [es conc\ulions j Requcte
du [ubllitut du Procureur General, .tendante aux me mes fins;
au bas ell l'Ordon~ance du Parlement du 1. Juin 15 40. port~nt
que les Lettres d'annexe [eroient accordées i enfuite {ont lefdltes
Lettres d;annexe ; Declaration du Roy François. 1. d~ 15; Mars
IDterJettees des
tant qu e ou aucune appellations. {eroient
1 H4 Por
r.
. d· 1 "
· anres des Ports , la connoiifance
nUl en lerolt evo ue parM
,
J
.
' '\
f: .
devant lefdits Maîtres Rationaux, &amp; les ]uge~~ns qo 1 s en ~~
roient, feroient [ans préjudice, Sc [~us CO?dl~IO~ du d;rn,e~
Retrort en la Cour de Parlem~nt , a10li ~u II etOl: accou.tume
des autres appellations interjettees des Mames RatIonaux, Let\';
tres Patentes dn Roy François L obtenuës le ~9· May 1 ~ 41'
.
d'It Aud·Iteur s , Secretaires &amp;
par les quatre Rationaux
. Archivai·
d
res de la Chambre des Comptes, pour que par EdIt p~.ce enC
il avoit été créé trois autres Offices de Rationaux ou Au ~~eu~s ;
&amp; Archivaires en ladite Chambre, outre les quatre ~r maires
&amp; 'anciens, &amp; d'un Avocat du Roy, outr~ J~ premier ., P?ur
quoi auroit ~té ordonné que cet Edit de creatlo~ de troIs Om:
A

'

-

�•
~6 2.

+

ces de Secretaires, R.at~onatJX 8é d'an .Avocat en ladite Chambr .
des Compte's &amp; Archives, auroit, été, revoqué &amp; {uPPrimé:1
mo~ennant la Comme de ,deux mIlI~ hvres, tournois qui feroici
payee par les ~uatre ~udlteurs ancIens. ~equête prefentée au"
Parlement le vingt JOIn 1544' par les quatre Rationaux, Aù~
diteun , Secretaires &amp; Archivaires, &amp; le Procureur du Royen
la Chambre des Comptes de Provence, pour l'enregifhement
defdites Lettres en forme de declaration: Regifhemem defdites'
Lettres du dernier Juin 1544; Declaration dn Roy François I.
du 7. Juillet 1544. par laquelle auroit été declaré &amp; ordonné '
que le Roy n'entendoit que par le moyen de la fupreffion ci~ .
deffu~ , le Procureur du Royen la Chambre des Comptes, peut'
feul Intenter ni diriger aucune aétion, [oit pour le recouvre~
ment des droits Royanx ou autrement, [ans le Confeil de
l'A vocat General du Parlement, &amp; que la matiere ne fllt premierement par lui vûë, entenduë &amp; déliberée ; Declaration du
Roy Henry
bre 1
•
ui auroit reglé la
maniere de proceder en la Chambre Neutre, pa
.
en cas
d'oppdlition [ur l'entherinemeot &amp; verifications des Lettres
&amp; eri cas de plaintes contre les Jugemens des Maîtres Ra:
t~onaUlC ~~ la Chambre d~s Comptes par les Comptables 011
leurs herlClers, en cas de plaultes faites par les Prelidens Maîtres, &amp; a~tres O~ciers de ladite Chambr~, pour avoir d:liflqllé
eo 1admmJlhatl~n de leurs Offices 1 ladIte Declaration reglant
auŒi la nature des Jogemens de ladite Chambre des Comptes ', fujets à l'appel: 'Arrêt contradiétoirement rendu au Conf~il
le li, Novembre 1556. entre le Procureur General du Par..
Je~ent de. Provence, appellant de certaines procedures faites
par les Preli'den
altres
atlonaux cn-la-Chambre des
Comptes de Provence, [ur la publication d'un Edit du Roy du
mois d'Août 1555, pour raifon daretabliffement de lad. Chambr~
des Corn ptes, &amp; nouvelle attribution à icelle d'une part· &amp; le Procure?,r du Royen ladite Chambre des Comptes, &amp; le li:ur Malbe,uy, Greffier des {oumifiions en ladite Chambre demandeur
&amp; iotiniéj Les trois Etats de Provence tes Vill~s d'Arles &amp;;
Marfeille, les Lieuteoans Generaux dù S~néchal du PaYs tant
c:1es premie~es apperIations que des [onmifiions, Lieuten~ns &amp;
autres Offielers de l'Amirauté, le Vifiteur d'es Gabelles &amp; le
lieur Fabry, Greffier civil en ladite Chambre du Parlement de
Provence, oppofans à la publication dudit Edit" d'autre pa!
leguel Arrêt, entre autres cho{es auroit été ordonné 1 9ue les Geo'L

1

,...,.
.. ).- '\L
".u . d't.

2.

l "j .... /'J' ·

~ .

'7

des Compes conn'(j~-ttoitnt en dè'rnier Re{[ort du fait des Taj\\et,
~ y'~es &amp; 'G abelles; fa?s préj~dice des Groits du ViGteur des'
Gabelles. &amp; a~tres Offiolers qWI pretendoient ladite JuriCdiétion
tn. pretI1l~re mflance &amp; fO.rs,. lie excep,té du fait des Dons graPliS Eqluvala?s , &amp; DeCImes ~, Solde des cinquante mille
hbmtnes de pIed, dt&gt;nt la connoIffàn&lt;:e demenreroit à la Cour
des Aydes de Pari~ , '[uivant l'Edit de 15 p. &amp; qu'~u furplus de
l'Edit pour le regar'&lt;l du rétabliITement de la Chambre des
Comptes &amp; ~ouvel1é attribution de }arifdiétion, auroit ordonné
~ue. les parhes demeureroi.ent en l'état &amp; reglement qu'elles
etolent auparavant cet Edit, lequel pour ce regard auroit été
revoqu~. avec défçnœ aux Gens de la Chambre des Comp.tes
de ne nen entreprendre en vertu dlldit Edit, au préjud ;ce de
l'autorité &amp; Jurifdiétion du Parlement, que lcdit Malbejuy (eroit remba,urfé des trois mille livres par. lui payées pour la finance dudlt Office de ' Greffier des [oumiŒons en ladite Chambre des Comptes, en remettant ledit Office entre b mains de
Sa Majené; DeclaratIon du Roy Henry.. II.. du 7. Juillet 1557.
portant que pour le regard des Fioances, A ydes, Gabelles &amp;
Tailles, la Chambre des Comptes auroit telle &amp; femblable
urifdiétioo que celle par Edit ~n mois , de Mars r
&amp; par
~clarations des Il. Oétobre ~ 5 p. &amp; 1 I. May 1 55 3~ étolt
attribuée à la Cour des Aydes de Paris, fors &amp; excepté du fait
des DeClines &amp; Solde de cin~1le hommes de pied j comme
auffi l'entiere connoiffance des affoüagemens &amp;: de réaffoLiageInens) dont étoit ufé au Païs de Provence pour le fait de la
Taille; &amp; au [urplus auroit remis les panies du même état
qll'elles étoit avant l'Edit de 1555 , Lettres Patentes du Roy
Charles IX. obreooëS par les Officiers de la Chambre des
Comptes If! 20. Q&amp;obre l 5.65' portant qu'ils feroient rembourfez de la moitié des finances qu'ils avoient payées, tant pour
ia provi/ldn. &amp; confirmatiot! de leurs Offices &amp; ampliations,
qU'aoomentation de, leurs Gages &amp; Dons : Sçavoir, pour le
I"~gard de la finance ' par lui "fournie, tant aux parties Cafnelles
l'QUr rairon de leurs Offices que pour la confirmation, fllivant
l'état de verification ëxpedié ea la Chambre des Comptes pour
les deniers par lui fournis à la Recette ge~erale des Finances,
l'attJpli~tioN de leurs Offices, l'augmentatIOn. de lents ag es )
&amp; la Coltlpoution des quatre ' nouveaux Confclllets &amp; ~aJtres ~e
-l.a Chambre' . lefclites Lettres adreffantes aux Trefoners des Flllanc~s de P(~V'ence " Procès verbal de liquidation fait en con~

115'i.

9

..

'.J..-/.·.x~
/6J~.)";t. '19·

,

�•

8

95. ·

+

fequence defdites tttt~es 1 ~or~ant que l'~ncienne Finan~é au~
roit été reglée &amp; liquIdée ~ .VlOgt 6x mll~e deux cens .hvres ,
&amp; ia nouvelle à vingt fept mIlle 6x cens hvres que ladite derniere fomme écort provenuë de l'accord &amp; contrat fait par le
Roy, avec les Officiers de la Chambre des ~omptes " tant.po~
la compo6tioo des quatre nouveaux Confelllers , tr~ls HUI~s
&amp; uo Greffier des foumiffions; que po~r l'aug~entatlon des G!.ges &amp; nouveaux Droits accordez aufdlts OffiCiers de la Cham..
re : Lettres Patentes du dernier Septembre 1 582. qui auroient
interdit les Gens des Comptes de la regalifation des f~nts &amp;:
dépen[es concluë par les trois Etats , aufqoels e~le . é~~lt renvoyée, avec mandement au Parle~ent , de l~~ faire Jou~r de c.e
Droit: Declaration du Roy du vlOgt-deux {59'· qUI aurait
ordonné l'execution des precedentes, avec attribution des matie'"
res d'A ydes, Tailles &amp; autres, aux Lieutenans du Seoéchal
en premiere ionance, &amp; à la Chambre des Comptes par appel;
&amp; en cas de contrevantipn auroit commis le Parlement, pour
connoÎtre des plainteninprimé, de l'Arret du:Coa.tèil du 1.3Août 1608. portantJReglement entre le Parlement de Provence &amp; la Chambre des Comptes, Cour des Aydes &amp; finances dudit Païs, {ur les Juri(diétions, rang &amp; ordre public def..
dites Compagnies j Article 1. aurait maintenu la Chamb~e des
Comptes dans le titre de Cour des Comptes, Aydes &amp; FlOa~­
ces (uivant l'Edit du mois d'Août I5 55. à la charge qu'au dlCpoGtif des expeditions , le(dites qualitez fe~oie.nt di~ing~ées
felon les matieres; Article VI. que les Comr:llffalr~s qUI ferolent
députez par ladite Chambre des Comptes, Jogerolent routes les
cau(es &amp; procès du Domaine du Roy, en premiere intlancc;en
ladite Cour de ParJemcUl pal app ,:rttrfi.qu'ils ~voi~t accoû.. .... • tumé , TUlvant
la Declaration du 7. Juillet 1557. Article. .fui~
.
. - . l'OInt, reglant la Juri(diétion des deux Cours; autre copie I~~
primée d' Arr~t du Con(eil du 19, Janvier 16 H. entre ledit
Parlement &amp; ladite Chambre des Comptes, portant Reglement
general: Autre imprimé d'Arr~t du Confeil du 8. Fevrier ~666.
6gné en commandement {el'vant de Regtement entre ledit Pa,,,",
lement, la Chambre des Comptes &amp; les Tre(oriers de France,
ortant entre autres cbores u'au aravant de faire droit fur les
fins e a Requète du Procureur General dudit Parlement. ten"
aante à fin de la réüolon e a un t Ion es Ardes audit Parlement, aurottoroono ue dans IX emames oor tootes refIxions &amp; délais; le Procureur General e a Cam re des Comp:

4'.

• • ~

-

~e.s

9

1~?

",.

1

Ydéfendroit Be raFplltterdit le Contrat paffé par te Roy
Henry • avec a lee ou~ e 10. uin 1
. enlemble la Çpit~
tance e a nance par Ul pay e en èxecution d'icelui &amp; autres pieces concern.ant attn utton e a tte uri(diétion
our
icelles vliës ou a faute de les rapporter dans le(cl. tems , être [ur
les pietes qui avoient été rapportées par le Procureur General
•
audit Parlement, diffinitivemenr ordonné par Sa Majdl:é' cè
Û'iLa artiendroit. Imprimé d'Edit du mois d'A vril 163 o.d'union
de la uri iétion des Aydes au Parlement de Bourgogne, &amp;
revocation de l'attribution qui en avoit été ci-devant faite en
la Chambre des Comptes ;(de la part du Procureur General des ~:'~::-~k!:'"" .4.. ~
Corn tes A des &amp; Finances de Provence : Extrait d'un dé- ,~I.&lt;..-.J. k
nom rement e 1 78. des roits des Comtes de Provence &amp; J'3'15. r'J "",,.
es ifferens ordres e uri{diétion de ladite Province fairant
mention que les Maîtres Rationa.ux avoient là ]urifdiétion des
éompres &amp; Aydes : Lettres Patentes de Loüis n. Comte de
Provence du 18. May I-tI6. fcnoiur de Keg[ement entre le ''' , "', .
Parlement par lui établi à Aix, &amp; les Maîtres Rationaux, portan! que le Treforier General devant informer le Maître Rational de toutes fes Recettes, &amp; en faire remettre les Comptes
dans les Archives, ainG que les autres Receveurs dans le tems
faites
Ypo rcé, &amp; fuinnt les natuts faits à ce,[ujet : Procedures
.
en 1344. 1363, &amp; 1370. par les Ma~tres Ratlona~x, contre
des fraudt:s ,de Péage &amp; Gabelles au {uJet defdits drOits de Péage
&amp; enlevement de Sel, dans le nombre defquelles pieces &amp; procedures étoit un Mandement des Maîtres Rationaux à Paul de
Pont, Juge de la COMr Royale d'A vignon 00 {on Lieotenant,
de leur envoyer deux ~ht'v~nx dl' P~111 r.an~n de ~Iorence: 9ue
ce Juge av oit fait areeter pour avoIr frande la, ~abelle ~ AIx;
partant auffi que les Habitans de ].4az:u:gues, .s etant plal~ts au
grand Senéchal des troubles 'lui leur étOle,nt f~lts par les Pea~e~s
WAix, [ur le tranfport de leur Sel au prejudice ~e leurs Pn~l11l-ges, ledit Senéchal auroit repondu leur R.~quete : C~mml(..
Goa des Maîtres Rationaux pour la reparatJOn des SallDes de
B-erre : Procés partez en 1385, 1418. &amp; 1 4 ,I 9. devant les
Mahres RationauX- " Cùr des matieres de la competance de. la
Cou rides Aydes, comme la faculté gue les Habitans .de la VIlle
des Baux avoi'Cn~ de tran fporter du Sel daos la Pro~lOce: Celle
que les Habitans de la ViHe de Pertuis aVOIent de ~aJ[e des.amas
de&lt;'Sd : Les Privileges de la Communauté de Ries ail fUJet d~
. prendre fiur 1e P01
' '1fc~n' fallé
S;1 : Les.·Droits qli'on voulon
_ 'jUI
1

+

�•
~61 .

,

1t

JO

fe débitoit à Yeres; &amp; le Recouvrement d'une amende pOur.
ruivie par le Receveur', contre un particulier qui avoit été
condamné: Jugement rendn le 2. Novembre 14°3. par les
M"· Rationaux fur les conteA:ations furvenuës entre le Fermier
des Salines &amp; Gabelles de Berre) &amp; les Habitans de l'Ille de St.
Genié, au fujet d'une certaine &lt;luantité de Sel que ces Habitans
/.&amp;.c.,~ '''" demandoient: Lettres Patentes du Roy René, Comte de Pro....
J r ...... · )"'1L':= vence des 4. A.oût 144°. 2 . Avril 141. 2• 12. Mars 14711.
1•
'1 +' -1Jf~ · '31P..\
7Juillet 1454, 2.. Decembre 1466. adrdfans aux Maltres Rationaux, fur les matieres de l~ competance de la Cour des Aydes
.de[quelles matieres il était dit, que les Ma~tres Rationaux con~
no~troient comme des Privileges acèordez à la Ville de Digne
fur le Sel, &amp; des exemptions de Tailles, Gabelles &amp; autres lmpolitions acc~rdées,.•Pa0~"l4~~&amp; deux feux à René de St. Maurice.
&amp; au lieur Dagotll;. ae Saux &amp; [a femme, au fujet de la radia.
tion du fieur de St. Maurice du Cada/lre de St. Maximin: Reglement--.4i.t-l
les anciens Maîtres
Rationaux, [ur differentes mat\eres de leur uri 1 lon,/ adref..
fées aux Juges de la Provence : Autre Reglement du 18. Octobre 1411. des Maltres Rationaux, fur le fait des Gabelles
portant que la connoi{fance de ces fortes de matieres leur étoi;
./J...: ?.;.~ J.... (attribuét.: Lettres Patentes de Loiiis XII. du 17. 1an vier 1 5° 0 •
'''·7-;·~ ~!~D.
~l'és la réünion de la Provence à la Couronne, par lefquelles
T
Tes Maltres Rationaux auroient été maintenus &amp; confirmez dans
tous leurs droits &amp; dans la connoilIance de toutes les matieres
aoot ils (onnoiffoient auparavant à l'exclulion rde tous autres
'l.1 . ""; ,~~ .
~s: Autres Lettres Patentes du 21. May 15°°' adre{fées aux
7"3" '1.~. '
aÎtres Rationaux, pour examiner &amp; faire l'e/limation du Terroir ?e layjlle de Grace, &amp; enfuite reglèrles ImpoGtions qU'elle
devOlt [uporeer. Extrait de l'Edit de création du Parlement d'Aix
"* 7'JL +. de 1501. ci-devant énoncé~ Lettres Patentes de Loüis XII. d~
~\ 2. 7. Mar~ 1 5°3. po~tant que [ur l'appel des Jugemens des Maî:"!:~ ~= tres ~atlonaux en falt .de comptes, il feroit appellé &amp; convoqué
't- . -z . 7'7 " tel nombre de ConfCiller du Parlement qu'il plairoit à ladite
~ Ol .
i Cour ~ pour decider avec lefdits Maîtres Rationaux lefdites apl pellatlons en Chambre Neutre: Jugement des MaÎtres Ràtionaux,
r~ndu le 2. 6 ..Septembre 1 5°4. fur le fait des Gabelles &amp; percep.
tlO.n. des. Droits Royaux que les Receveurs vouloient exiger des
Pn.vlleglez : Jugement rendu le 24. Mars 1507. fur des contef..
tat1on~ furvenuës entre le payeur des Gages &amp; le fieur de Solery,
Con[edlet'au Parlement: Procedure bite le 15,. De~e.mbre 151 l,
. &lt;.r0l ... ·

•

Iit-

/
'3:&gt;7.

au [ujet de la veri fi cation d"une mefnre de Sel, ebluité œUlle
Ordonnance des ~aîtres Rationaux: Jugement renda le 26.
Août 15 1 3' au [uJet des Privileges , uemptions obtenuës par
les Ouvriers qU! travaill.oient à la Monnoye: Jugemens &amp; Procedures des Mames Rationaux &amp; Chambre des Comptes (ur le
fait des Aydes des années 15'9' 15 22 • 15320. 1)"33.'1539.

154°.

1

544- 1545· J54 6 . 1549·

1)50.

•

'5)1. &amp; 15)5 •

Commiffion du 2. 8. Mars 150 3. adrdTée aux PreGdens) Maîtres Rationaux de la Chambre des Comptes, pour proceder à la
recherche, réformation &amp; dec1aration des feux, pour en faire
la cotti[ation à l'A{femblée lors prochaine, avec pouvoir de juger
les differens qui (urviendroient à ce [ujet: Leitres Patentes de ~ ,~
François 1. du 7. Janvier 1)1 4· qui auroient confirmé les Preh- l'''~~ ';~'•.
dens, Maîtres, Secretaires - Rationaux &amp; Atchivaires de la
Chambre des Comptes: Ordre du 2. 5. Janvier 152.4. adre{fé aux
. PreGdens &amp; Maîtres Rationaux de ladite Chambre des Comptes,
,
de [ulpendre la levêe de l'OéhoÎ cli" (,'" rn;lle ]j,'res fur les pauvres
\
indigeos &amp; necdIiteux, qui avoient le plus'[ouffert de la Guerre,
• •
ju[qu'à ce qu'il en eût été autrement ordonné: Lettres Patentes
du 3. Mars 1539, adre{fées aux mêmes, pour faire comprendre
clans l'aff'oüagement les lieux auparavant abandonnez, &amp; qui
étoient annuellement habitez &amp; a!fociez, &amp; arrêter le[dits foüages
au plus ju/le [ur tou~ les feux contribuable~ : Au~r~s , Lettre~
Pattntes du !lb. JlliMa 15'4 I. parlelquelles il aurOlt ete mande: 'J.N;.\~~~ ·
aux mêmes de faire comprendre aux impoGtions de la Taille 1 les.
Seigneurs pour les biens par eux réûnis à leurs EÏefs : Extrait
d' anciens Ecrits de t
6. donnez par la Chambre des Comptes
pour [oûtenir [es Droits: Ectit de ~rançois~. du 9. May 154 6 . pat
lequel i\ auroit Jeclare que les !"faltres Rationaux avolent en Provence [emblable lieu &amp; connol{fanceque les Generaux des Aydes,
où ils étoient établis [ans qu'aucun autre Juge [oit en premiere
inftance, ou par appel en pût conno~,tre : Let.cres Patentes d~
20. Novembre 1549, adre{fées aux ~alt.res ~atJonaux, .pour proceder à une diminution dans certalDs lteux de la ProvlDce, qul
avoient été rûinez ou dégradez par les caul~syportées:Declaratio~
du Ro Henr fIL du 12. uillet 1 8. ort:.ant q?'on ne pOUrf?lt
[e ourvoir contre les u emens des Mames Rationaux en matle~
re es Corn tes
ue ar réviGon eo Chambre Neutre, commè
il en étoit u eaux Parlement &amp; Chambre des Comptes de Paris:
il
A '
8
1 ~ 7. t;t'f"6·
Autre Declaration du Roy 'H en ry ,II. du 17 · out 15'4 . 'lu, 1"""'- ,.~ .
auroit ordonné que la Chambre Neutre ne pouvoit le teD1rgue
'

1

.

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-

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'3 ? \)'

dan~ des n"r~;lUX de la Chambr.e des Com tes, {ans, que cette

dernÎcr-e -Gr 2tre renut::'~ l'ocq Ion e ces r VI Ions en am re
NeQtre e dé lacer, ni tirer ni orter hors de (es Bureaux aucuns Titres RegHhes ,ni Memoire: Lettres e U IOn du 8.
Avril 1)49' adreffées ail Parlement, pour proceder à l'enregif_
treml!nt de ces ~eux Declarations: Declaration du Roy du 7.
Septembre 1)49' qui regle la maniere de proceder en la Chambre des Comptes ci-devant énoncée: Arrêt ou Declaration du
20. Août l '» ) . en forme de Reglement fur un appel d'un Jugement des Maîtres Rationaux , qui auroit ordonné que l'Econome du Monall:ere Royal de S. Maximin, rendroit compte de l'adminill:ration du Temporel de ce Monall:ere, qui auroit
ordonné que le Parlement ne pourroit precede&amp;: aucune Cour
ni ]urifdiétion fur les Maîtres Rationaux, que lorfqu'il s'agiroit
des Droits des Cours: Arrêt confirmatif du 6. Septembre 15 H.
rendu au Confeil Privé de l'année ci-ddTus: Edit du Roy Henry
JI. du "
~
orcant au mentation des quatre nouveaux Officiers au par deffus l'ancien nom re,
n 6reffier
en la Cour des Maîtres Rationaux, gui d'onmavant ne feroit
appeUée que Cour des Comptes, Archives lX Finances de Pro:
"ence, privativement à tous autres Juges, a,vec augmentatloB
ge Gages, &amp; en tant gue de befoin, les aurQit Sa Majefié créez
&amp; érigez en Juges Souverains de tous fes Droits &amp; Finances dud.
Pa,ïs ; voulant que c~ux qui fe(oient ci-apres pourv.ils d'Offices
Q~ Pte(ic;lens., Confell'ers &amp; Maîtres, fuffent gens qualih!îZ &amp; graa )e. ;l~•••, * cluez: Compte d'Honnorat, Receveur des ,Final'Jces de Provence,
' ..~"".o :"
9~ la.recette par lui f,lite de la fIifomme dehtrente mille livres payée
1'04'" ..,."
"
\
al les.anciens &amp; nouveaux 0 ciers c acun en leur articulier,
&amp; our a
t ui lcS--COocernolt es au mentations de Ga es
autres Droits attdhuez aufdits Officiers: Arrêt du Confeil du
,.. 7"(Je- 6.
2. Novembre 1 55 6f en forme-de declaration ci-devant énoncé t
, .. J..-.-I..•• Declaration du Roy Henry II. du 7. Juillet 15'57. en interpreta~;~~{;:
tion, des p~ecedens. Edits) portant que la Chambre des Comptes
de..Prqveqce, auroit pour le re . ard des Finances Tailles A des
&amp;
a e es u It ais, em a e Iurifdiétion que celle qui était
exercée ar la Cour qes A des de Paris, fur ardUes matieres
âuffi ci-,dev.ant énoncées :' Procés verbaux faits es 20. 22. Deçembre 1 5) 7· &amp; qu;nre Janvier 1 ) ) 8. l'_a! le lieur Dumay, Con{eiller au grand Cooreil , au (ujet de l'executloo des Ar'rêt &amp; De, daration de 1 )49. de 1 H). &amp; de 1 H 6. Ordonnance d,u Sr.'
Burnay) du 5· Jotnvier 1 H S-. fortant que l'Atrêt du ï. Novem1

1

1

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,

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.

•

,

13

'36"

i'&gt;. ferOit execate feloo fa forme St teneur j &amp; qu'à cèt,
e et, a Chambre des Corn tes auroit la cooooiffance en der:
xUêrRe ort du fait des Tailles A des &amp; Gabelles &amp; dé en, ance, avec défen e tant au Procureur General du Parlement
q,û'aux Sindics des Etats) d'y dodher !î1&lt;lln trouble pour raifon.
Je ce). &amp; que ledit Arrêt feroit enregi!l:ré au Parlement fa~s
aucune modibcation -= Arrêt du Confeil du 14. Juillet 155 8-.
·én forme de declaration &amp; reglement, eortant que la Cham:..
bre des Comptes joüiroit des ]urifdiétioDs , Droits &amp; Titres
Illentionnez aux Arrêts &amp; Declarations de l'execution defquel5
11 s'agiH~it, tout. ain~u'en ,ioüiffoient les. Gens des Aydes de
Paris, a l'exceptlOn des matleres de Domame refervees , &amp; fur
rappel en dernier Reffort au Parlement ; &amp; quant aux Jugemens &amp; expeditions que feroient les Gens des Comptes, &amp;
matieres concernant le fait defdits Comptes ou ce qui en dépendoit) u'ilsufe oient du titre ancien de Chambre des Corn tes
&amp; non du titre de Cour des Aydes ,Ice n etOlt e ites matieres
J'A ydes, Tailles. G~hplJeG $.: Fiuau ... c~, cc; que les Reg/emens
taits entre les Parlemens &amp; les Chambres des Comptes du Royaume, feroient obfervez entre ces deux Cours: Lettres Palentes du 20. Oétobre 1} 6 5". en forme d'Edit de Charles IX.
. qui auroient ordonné que les Maîtres Rationaux feroient ren:bourfez de la moitié de la finance par eu~ payée pour la provl,fion confirmation &amp; ampliation de leurs Offices &amp; Droits
1i'ice~x , fuivant la liquidation qui en feroit faite par les Tre,fo-,
Iiers de France audit Parlement de Provence, aufquds lefdltes
Lettres Patentes furent adre(fées à cet effet ; ,e?,r~ite eft la
quidation faite le la. Mars 156'. pour l~ mOl~le a trente mtll.e
huit cens livres: Extrait de dj{ferens Ecnrs gUI furent fourDls
cn 1527. par la ëhambre des Comptes! pour pro~ver ~..;
treprifes du Parlement depuis l'année 1 ;68; A~~et dugran~
Confeil du 10, Juin 1577. qui auroit ordonne qu li fe,rOlt paffc
J-~c,
outre au Jugement du Procès: Avis du grand Confell d~ Il.. l'l,
AuVAJ. I!ln .
Août 1577. par défaut, portant que les Pre~dens &amp; Co.nfelilers nI' Hf.
-de la Cour de Parlement de Provence, ferolent contra\Ot~ (oufrir les Prefidens Con (eillers ~aîtres, Corn:éteuts, AudIteurs
&amp; autre-s Officie:s de la Chambre des Comptes, Cour des Aydes &amp; Finances dudit Pais, marcher aux ProceiIions &amp; Aff:mblées publiques avec inhibition &amp; défen(es au Parlement d ens meus
treprendre connoiffance d'aucuns proces Dl'd'fli
1 eren
. &amp;
.
or.
d D'
&amp; Fermes du DrolC de_
a, mOUVOIr
, p'our
' rauon es eOlers
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Lattes, ni d'autres matieres des Comptes, A ydes &amp; Finances
&amp; d'empêcher à. ladite Co~r des .A~des,
connoilfance,
gement &amp; encutlOn des matleres cflmlOelles ponr les faux excez
crimes &amp; ' délits, commis en cas de leur Jurifdiétion ; &amp;: qU~
A.t ~."fl0[......J. les fieurs Flottes. &amp; Jîe~matnel, Confeillers au Parlement ~e­
,-) •.....-" ~ • . voient être decretez d'aJournement perfonnel, ledit Avis cou~
~~..... /inné par Arrêt du Con{eil ou ·Declaration en forme de R;
, . ' glement du 3o. Ao~t 1577. Lettres Patentes du 20. Decemb~
1577. adrelfantes à la Cbambre des Comptes, Aydes &amp;: Finances de Provence, pour faire à l'exclufion du Parlement, le procés à des criminels qui avoient enlevé la recette du Taillon &amp;
atfalIiné les Conduéteurs : Requête de la Chambre des Comptes du 26. Mars 1597. à ce qu'il plût à Sa Majefre, ordonner
que le Parlement à la perfonne du Procureur General, ou tel
autre Officier d'icelle, &amp; des Commilfaires qui 1avoient fait ces .
contraventions y mentionnees, &amp; les Lieutenans cl! Senechal,
tant geoeraux que particuliers dudit Païs , feroient alIignez au
Coofci-l-,- pulfi cllf'cnd, ur-J..c.-contr.,yentjons. entreprifes de
Jurifdiaion &amp; aotres faits mentionnez en ladite Requête, &amp;
•
",' voir prendre telles autres 6n.s '" conc!ufions q~'il appartiendroiCj
'. • Ordonnance au bas de ladlte Requete de fOlt - communiqué:
tt:/-- !" " Ib'- :Arrêt contradiét:oire du Confeil du 23, Août 1608. en for!De
~. iJ....y..)&lt;A. ~. de Reglement , compofe de 28. articles, par le premier duauel ,
"7'1'" G. .
1a C h am bre des Comptes auroit et
1 é
J
maintenuë dans le titre
de
Cour des Comptes, Aydes &amp; Finances, fuivant l'Edit du mois
d'Août 1555, à la charge qo'au di(pobtif des expeditions le{d.
qualitez (eroient dill:ingoées [e1on les matieres : Par le [econd, dé:.fe:;n~f(.:::es~a=ur:.:o::.:.i.::.:en,:;:t~e.::.:té::....;f::..:a:.::it::.:e~s-7-à~1a:::d~it::.::e:,..C~0!ôu~r!!d~e!:..P!!.a~r1~em~c:!!!., de recevoir les appellations de ladite Cbambre.,.en quelque caufe que
ce fut,--&amp; au Procureur General de ladite Coor de Parlement,
de nommer le Procureur General de ladite Chambre, fon Subrtieut : Par le lixieme, que les Commiifaires 'lui [eroient députez
par ladite Chambre des Comptes, jugeraient toutes les caures
&amp; procés des Domaines du Royen premiere infrance, ainli
qu'ils avoient accoutumé, [uivant la Declaration du 7. Juillet
1557· &amp; par les Articles [uivans, la ]urifdiétion re trouvoit reglée [ur certaines matieres particulieres, &amp; fairoient des expref[es .inhibitions &amp; ~éfenfes au Parlement, de pEruire aucune connOlifance des matleres de Corn tes &amp; de Finances , circonfhnces
&amp; é en ances, ire emene ou indireétement , our .nel ues
cau{es &amp; occa ons que ce ut,' aurait cc are tous Mandemen~ ,

la

Ju:

.

dé

1)

.

'3

b/ .

Decret!, contralOtes, cernez par le Parlement, pour ce rè;"
~rd ou autrement ar entre rires de urifdiaion [ur lad. Cham6re des Comptes &amp; Cour des Aydes) nols &amp; . de nul effet;
Arrêt de Reglement intervenu le 8. Fevrier 1666. entre la Cour
de Parlement, la Chambre des Comptes &amp; les Treforiers de
France, portant Article VIII. qu'auparavant faire droit fur les
autres chefs de la premiere Requête du Procureur General dud.
Parlement, Sa Majdl:é auroit ordonnne 'lue dans fix femaines;
lors te Procureur General de ladite Cour des Comptes, AydelO
&amp; Finances, y défendroit ; &amp; cependant par provifion &amp; fans
prejudice du droit des parties, que conformement au Con cordatdu 17· Juin 1609. &amp; Reglementdn655.auxconferrnces
qui feroient faites en la grande Chambre dudit Parlement, par
députe on autrement, les PreGdens de la Cour des Comptes
aurbient feance au long des Pre{idens dudit Parlement) les Confeillers de la Cour des Comptes, au long des ConfeiHers de lad.
Cour de Parlement: Article 20. a!lroit été dit, u'au aravaot
faire droit (ur les hn~ e b Resucee JuJiL Pw\..un:ur General
lodit Parlement tend ante à fin de reünion de la ui[diétion des
A es audit Parlement· aurait Sa Ma' e e or ooné ue dans {ix
emaines, lors pour toutes prefixions 8: délais, ie Procureur
neral de la Cour des Aydes &amp; Finances y défendroit, &amp; rapor- ..• 1':;
teroie le Contrat paLfé par le Roy Henry II. avec ladite Cour
le la. Juin I5 55. en[emble la Q1ittance de finance par eux
payée en execution d'icelui, &amp; autres pieces concernant l'attribution de lad. Juri{diéti.on} pou; icelles vûës,~u àfau~e de ~es av?ir
rapportées dans redit tems) etre [ur les. pIe ces qUI avole?t ~t.é
rapporrées par le Procureur General d~dlt Par~emen:, d~finlt1-.
yement ordonné par S;' Maj eilé c~ qu',1 ::IpparuendrOlt? enoncé ..
s.
ci-devant plus an long : Declaration du Roy du 7· FeVrIer 1 7 °),
donne en faveur des Officiers de la Conr des Comptes de Provence, 'lui les auroit décharge~ du payement de qoa~~ote. mille .
livres pour les deux fols pour livre de quatre cens mIlle !lvres ;
ordonne ~tre par eux payée , par autre Declaration bien ~
dûëment enregifhée: Extrait des Concordats palfez les 17· JUIn
16°9. &amp; 8. Janvier 165 o . .entre le ~a:le~ent ~ la ~our de~
Comptes, fur differens drOIts de Jurt{dll~tlOn qUI devOlent aR .
partenir à la Cour des Comptes, dans lefquels le P~!e~eot t~altoit avec les Officiers de cette Cour) fous la quahte d OffiCIers
.r~f- ~. '
en la Cour des Corn pt es , A ydes &amp; Finances: Etat des differentes ~·:t!
,rûës ni .avoient été faites dans la Coar des Corn tes
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&amp; Finances de Provence, depuis l'ann~e 1 r 5' t. dePrefidens '
Confeillers &amp; Gens du Roy! avec le titre d'Officiers la Cou:
[ ~es Coin tes A des. &amp; Finances ; (autres pieces produites pa;

en

.... -~ ) ..?u./.·.....

,~ ,..,.J.-.,.J-.

+

e Procureur General du Parlement de Provence, par produc..,

•
d
N
b
tion nouvelle par Requete u 7. ovem re 172.). lignifiee l'e
10. duclit moi5 : Lettres Patentes du 7. Juin 1487. adre.1fées au
grand Senéchal, (on Lieutenant &amp; Gens du Confeil de P~o.;
vence, pour fait de monnoye : Claufes de Loüis XII. des 2.6.
Decembre 1) 0 I. &amp; 2. 3. Decembre 1) 0 2.. adreffées aux Gens
de {on Confeil d'Aix, au {ujet du benefice de la Prevôté de
l'Egli[e d'Aix:, aux Con[eillers &amp; Gouverneurs, grand Senéchal
de Provence ou {on Lieutenant , &amp; Gens de la Cour de Parlement d'Aix, pour rai[on du même Benefice, des Lettres de
Provilions accordées le 12.. Decembre 1498. d'un Office; enfuite eft l'enregiftrement : Aéte de preftation de (erment~ du.
~.l..':1."" ,.~ .
2.7. Septembre 1)03- fait au Parlement, par le lieur Puiet en
latin: Lettres Patentes du dernier May 1 ) 1 1.. pour le tirage de Sel:
Aéte-&lt;k-yn.dhu·;QQ dc-f=ent! (,,;t le 9 Novembre 15 1 2.,.I..-o-J-'... -ft- e4 ,j
1 ffi cl
lid
/~ . r"je ,~". par François Gerente z pour '0 ce e Pre 1 ent : Lettres Patentes du 17. Fevrier 1) 16. qui auroient accordé aux Maîtres
Rationaux, le pouvoir de faire executer la Sentence par eux
[};}-,~ 1614· renduë, nonobftant l'appel : Edit du mois de Septembre 15"3 L:
1' /1"- 1."
pour la reformation de la juftice en Provence: Ordonnance de
Provence, portant Article XI. qu'incontinent les Fermes délivrées, les Greffiers des Rationaux bailleroient au Receveur
ou Tre{orier, les noms &amp; {urnoms de{dites Fermes ou Fermi~LII~ . ers, &amp; de leurs Pieges: Lettres Patentes~du 10. JUio 1)37.
portant attribution de Jurj(diétion aux Maîtres Rationaux en
premiere inftancede tous..procés &amp; differens, concernant les Do"
maioes, Tailles, Aydes, Gabelles, Greniets, Sarins, Hommages &amp;
autres Droits accoûtumez &amp; dépendances, {ans que le Seoéchal &amp; (on Lieutenant en puffent connoÎtre , &amp; par appel au
Parlement: Re'luête pre[entée le 6. Juillet 1) 37. au Parlement
par l'Avocat du Royen la Chambre des Comptes, à fin d'enregiftremenc de{dites Lettres Patentes: Autre Requête du 16.
Juillet 1) 37. pre{entée au Parlement aux mêmes fins: Lettres
de JUflîOD du I. Oétobre 1) 37. pour ledit enregifirement:
Lettres Patentes du 10. Janvier 1542.. par le{quelles 00 aurOlt
attribué la connoi{fance à la Chambre des Comptes, du comte du Treforier ou Payeur des deniers mis (ur les états pour les
• affaires neceffaires dudlt Païs de Provence, le Procureur Ge•
oeral

raI appeUé : Edit du Rè du mois d'Ao{lt 1
ortant'J 6''3 .
peéation de trois Offices d'Anditenrs) Arc ivaires en a C am~des Comptes, outre l'ancien nombre: Autre Edit clu moiS • f •
iAoût 1)43' d'un Avocat en la ~hambre des Comptes: De....Ji.... , ... ...
d4aration du Roy ~u ~6. I?ece~bre 1 ~ 44. portan~ 'lue les Portes ~ J:J.'~~"i4.
cei Archives ouvrtrOlent a tro15 clefs cllfferentes. 1une def'luelles -- ......;"....,.
fi roit en la garde du Prelident de hl Chambre des Comptes,
e e autre en la garde des Mahres R.ationaux &amp; Archivaires,
Dn
' 1, &amp; ~~ "11 ne. Cc·
&amp; l'autre eo la gar de du Procureu~ Get}era
erOlt
clonné communication d'aucuns TItres fansuneclehberatlon en
leio Bureau &amp; Aifemblée de ladite Chambre. le Procureur
beneral ou fon Subftirut appelle, ladite D~c1aration adre{fée au
Parlemeot &amp; Gens des Comptes de Provence : Lettr~s Patenles de François 1. du 4. Août 1) 46. portant '1ue d"Orenavant
les comptes des Maîtres particuliers &amp; bo~tes des 1':10nnoyes en~
Provence feroient rendus, &amp; les dfays d'Icelles fallS pardevat't
les Prdidens , Maîtres Rationaux &amp; Gens de la ~ha~bre des
Corn tes en Provence, &amp; qu'ils au~oient f'n prpfl1lj'rf' m/lance
~rJ' fl.'
Jugement &amp; coonolifaoce des abus,
d &amp; Dpar ap1a urUOI"LIOU,
ia Cour de Parlement: Lettres Patentes u 2. 3. ecempel en
M '
R'
aClOoaux en prebreln o • q ui auroient attribué ~ux altres
.
d"
&amp;doma.
• Il. ance
la
connoil'faoce
des
drOIts
or
Inaues
rmere IOn:
,
1
F
ni aux : Requête! prefentée a la Cour de Parlemeot e 2 I. e.
51 par le Procureur du Royen la Chambre des Cotnp;;~er ~ )fin . d'enregiftremeot defdites Le~tres ~atentes : A~tres
Let~res Patentes du 9. Decembre 1563 .qUl aurOlent ?rdonne que
les appellations ioterjettées des Sentences &amp; appolOtemens de~
Maîtres des Ports ré{orriroient au Parlement de Pro~eoce.
Declaration du Roy du 13- Janvier 1 )66. portda.n; que a con:
• Ir"
·rJ·A-l·on de touS les procès &amp; lII~rens,
pro..
nomance
&amp; JorUOI'-L
li .
cedans d u L·
raIt des Tal1les , Aydes , SubGdes &amp;. Impo mons,
d S apé• •
.
.nftance aux Lleutenans u enh
~' .. ~
partiendroient en premlere
1
h 1 P 't Baillifs ordinaires dudit Pays de Provenc~ ,c aCe a, revo,
(ét'
ent &amp; par appel eo derOler recun en droit foit , re pe Ivem . p. fi· aot les Edits &amp; Orfort eo la Cour des Aydes au dIt aiS, UIV
b
0
donoances : Autres Lettres Pa[e~tes du ). Novem r: 11lan~
e
obtenuëslar les Députez des troIs Etats 'dPortan~~n b p 668.
cl
Lettres Patentes u 24.
0 re 1
que par e prece entes
11
d'Arles
{eroit
teouë
de coni
il auroit ete ordonne .que
la V le F "
avec défenfe à la
.
our es ouarres,
d b une Jurifdiétion ni
tribuer pour un neuvleme ,P
Chambre des Comptes dentreprcn re auc
E

",.

'w..

J

,

�IJ C+,

connoHfaoce da fait &amp; execution defdites Lettres Patentes &amp;
aux parties refpcétivement de fe pourvoir ailleurs qu'au Pa~le~
('... ~,... ,jyfJ
lement: Concordat -piffé le 10. Avril 1
entre le Parlement
)o~~ ,&amp;.. .-;,; 15&amp; la Chambre des Comptes! portant entre antres chores! q~e
pour fe reg 1er entre-eux des révilions, qui fe pouvoient demaA~}
.\,.
der des Jugemens donnez en ladite Chambre, fur ligne de comp~ '
te &amp; autres qui fe trouveroient fujet à révifion ; les Procureurs
Genc:raux des Coors en écriraient aulIi aux Procureurs Generaux
aux Parlement &amp; Chambre des Comptes à Paris, à fin d'avoir
avis d'ufage &amp; obfervation gardez entre-eux, &amp; que cepen~
dant où on fairoit difficulté pour lefdites révifions , fut oéhoié
Lettres en Chancellerie, &amp; fe pourvoir par les parties fur leur
fimple ., Requête par lefdites Cours , Idquelles procederaient à Ta révifion, fe rendant faciles aux parties en cet endroit
en l'adminifrration de juftice le plus qu'il Ce pourroit : Edit du
Roy du 17. Aoat 158 1. portant revocation des Lettres Patentes du mois de Novembre 1 561. avec défenfe à la Chambre
des ,cemrt.,~ &amp; AydOO ..1.. a'ea.
1er &amp; em êcher
direaement ou indireaement les Officiers ordinaires u Païs de
Provence, en la connoiffance en premiere inftance du contenu
efdites Lettres du mois de Janvier 1566. ni d'ufer d'évocation
des caufes contre l'ordre des Ordonnantes : Declaration du Roy
du 10. May 1 f94. qui auroit rétabli le Parlement de Provence
~:~... , en la Ville d'Aix aprés les troubles arrivez: Autre Declarati~
du 22.. May 1 596!"portant que les Lieutenans du Senéchal de
* l'''''' ,..,,, , Provence, connoîtroient en premiere infrance des cas mentionnez aux Lettres Patentes des J 3. Janvier 1566. &amp; 17.Août J 5 8 r.
avec défenfes à la Cour des Comptes, Aydes &amp; Finances audit
Païs de Provence, de teL}" tJ:onhler. linQn par appel; &amp; en C2S
••
de contravention , Sa Majefté auroit voulu que la Cour de
Parlement reçat les plaintes des {ujets : Avis donné IC16.1uin
1608. ar les Avocats &amp; Procureurs Gen~raux duParlement&amp;
Chambre des Corn tes de Paris dans e uel était viréleCOn- '
. fait entre le Ro &amp; I~s Officiers des
trat u 10. uin 1
Comptes, Ardes &amp; Finances; &amp; etoit au 1 vifé l'Edlë du mois
d'Aout 1 f 5. ar le uel, en cClnfe uence dud. Contrat, lerd. offi~Ie~s es Comptes auroient été reta lis en pareille autorité qu'Us
étOlent avant l'étab1iffement dudit Parlement: Lettres Patentes
du 13, Septembre 16°9. par lefquelles le Roy auroit fait vali·
de~ &amp; co?6rmer uoe Co~milIion donnée par Me Guillaume
LOlfé , Lieutenant des Maltres des Ports de la Ville d'Arles, ail

Fa.

.

t... S'au l'lOes , &amp; tout ce qUI
? -avolt. été rait,
l'
'
'J 66
fieur LOUIS
en conféqnebC~t
'
lefdites Lettres adreffées au Parlement, Chambre des Comptes
,8&amp; Cour des Aydes de Provence : Edit du mois d'Avril 16 39.
par lequel le Roy auroit accordé à la Chambre des Comptes
pour une finance ~e ceot. douze ~ilIe liv. &amp; one compenfation de
cinquante deux mille hUit cens lIvres, pour rembourfement à eux
precedem,men.t accordé ~uarante mille livres de Gages &amp; Droits:
Autre Edit qUI leur aurolt accordé le droit de juger leurs OffiCi-'1 !J/I- , ~ ."",.;1
n &amp;
.
. ..J.
,r"",.~c-'17 ,
ers prevenus
accu fcez de CruI.!!!..:.
Autre Edit du mois d'Ottobré
I~" o/
1658. portant révocation de la Cour des Aydes établie dans la
Ville de Vienne, par Edit du mois de Janvier 1638. réünion
de la JurifdiéHon des Aydes, Tailles &amp; Gabelles, à cdle du Par·
lement de Dauphiné, &amp; création d'un PreGdent à Mortier, de
ftx Coofeillers, deux Secretaires, deux Commis au Greffe~ deux
Subfrituts, quatre Payeurs de Gages: Arrêt du Confeil du 20.
Avril 1687. portant que toutes les caufes pour caifon des Tailles, . .
,"
'Aydes &amp; Gabelles, feraient jugées en dernier reffort par les
Lieutenans''dû S,.n~chaJ d" l'J'O'O;:U~C Ju[qu'a cent fols, &amp; les autres'à la charge de l'appel à la Cour des 'Aydes: Autre Arrêt du
Confeil ,du 18. Janvier 1690' qui auroit débouté le Procureur
General de la Chambre des Comptes de l'oppoGtion p.ar lui formée au prece,dent Arrêt: Autre Arrêt du 6. Juillet t 6°3 . qui
auroit ordonné l'execution defdits Arrêts, avec défenfes d'y contrevenir : Extrait del'Etat du 27. Juin 1690' des Gages des Officiers de la Chambre des Comptes, montant à fept mille cinq
cens quarante quatre livres douze (ol~ huit deni:rs: Edit du Roy
du mois d'A veil 169 i. portant création d'OffiCIers en la Chambre des ' Comptes : Edit du mois de Septembre 1692.. portant
~"}-!J
... "'~ '
d
J_ )....;-,A
création des nouveaux OJ1iciCIS cu la Cour des Comptes, y es ~......... "74&amp; Finances de Provence, dont la finance montait ;l quac(e c.ens I f') ,
vingt mille livres, &amp; ue ladite Cou~ joüiroit ~nc~re d~s E Ices
fixées iun denier our livre ar
a mOIs d Avnl 16 I .
Arrêt du Confeil du Il. May 1693.qui a~roit~eglé I.e pr~duit
de la Cruë des nouveaux Officiers; Sçavolr, felze mille livres
pour les Gages, &amp; (oixante dix-fept Minots un quart de S~l :
Declaration du Roy du 2. 3. Septembre 17°4, portant accept~t1on
des offres defd, Officiers dt! lad.Cour des Comptes,Aydes &amp; FlOan·
ces, de payer la fomme de quatre cens mille livres, &amp; les deux
fols pour livre pour la finance des nouveaux Offices, créez ~ar
led. Edit du mois d'Avril 16 91. Autre Declaration du 7. Janvier
17 0 5. qui auroit déchargé Iddits Officiers deIa Comme de qu~

.

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10

rante mille livres pour les deux r~ls pour livre de!dites quatre
èeils miHe livres: Etat da 21. JUillet 1705. des Gabellesde1a
Ceneralité de Provence, pour lefdits Officiers de ladite Cour
des Comptes, Aydes lie Finances : . Procés verbal du 14. Janvier
172.2.. de conference faite entre les Gens du Ruy des deux Cours)
au fujet d'an Conflit, &amp; generalemeot tout ce qnL:t1té retllis
par lefdic:s parti:s! entre les rn~ins da Si~gr Rouillé,. Maître
des Requetes; qut en a commuD1qué aux S,eurs le Peletier Des1 fôrtS,de la~B'ourdonnaye,de St. Conte~,. de Courf~n, le Gaerchois, Ferrand/de Machault,&amp; d'AngervIlliers, C0!lfetllers d'Etat)
commis par ledit Arrêt du 2.8. Juillet 172-5, Veu auffi l'Avis
defdits Sieurs Commilfaires : Oüi le Rapport &amp; tout conGderé ;
LE ROY ESTANT EN SON CONSEIL,
conformément à l'Avis defdits Sieurs Commiffaires, a declaré
&amp; declar{le Procureur General du Parlement de Provence,
non-recevable &amp; mal fondé dans fa demande. F li. 1 T au Confeil
d'Etat du Roy, Sa Majefté y étant) tenu à Verfailles le vingtdcuxib_e-j&lt;H"'~-J"'A sr ~ 6
f~né P HEL Y P ~Au X.

E onze Juillet mil /ept cens vingt -fix , lignifié &amp; laiffé

L

copie à Me. D1Jportaut, Avocat de Partie ad7JerjJe, enfon
domicile, parltmt à [on Clerc , par nous HuijJier ordinaire dft
Royen [es Conflils. H li. 1 S SET.
'
0 tn s~~par la grace de Dieo, Roy de France &amp; de Na·
varre, Comte de Provence, Forcalquier &amp; Terres Adjatente~ : Au premier nôtre HuiŒier ou Sergent [ur ce requis.
Nous te Commandons par ces Prefentes, Ggnées de nôrre main,
de lignifier à tous ceux qu'il appartiendra, à ce qu'ils n'en
ignorent, l'ArreLl ci - attach é Co-,!s ~ ..fontre - fcel de nôtre
Chancellerie) ccjourd'hui donné en nôtre Confeil d'Etat, Nous
y étant, pour les cauft!s y mentionnées ; de ce faire té donnons
Pouvoir, Commiffion &amp; Mandement Special) &amp; de faire en
outre pour l'entiere execution dud. Arreft ) tous autres Exploits &amp;
Aétes de juilice que befoin fera, fans pour ce) demander autre
permiffion : C A li. tel eft nôtre plajlir. DON NE' à Verfailles le
vingt-deuxiéme jour de Juin, l'an de grace mil [ept cens vingtfix) &amp; de nôtre Regne le onzieme. Signé, LOUIS: Et plus-has ~
Par le Roy) Comte de J?rovence. P HEL Y P EAU X.

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~

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cens vingt-fix &amp; le vingt-feptiémejour _du mois'
cl' Août, en vertu des Lettres de CommiJ1ion ci-dernur, f!!f
à la Requête de Monjieur le Procureur General du Royen la
&gt;AN mil fept

L

11

,

,

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'3r~ .

des CDmptes) Aydes &amp; Finances d~ ce P aïs de Provëncè \
COfir BuijJier en icelle) avons fignifié &amp; mis en noticê l'Arrêt
;t/sc, nftil cf Etat ci-joint) à Meffire Jean - Baptifle de Suffren *
~hev~ljer , Morquis de S. Cannat.' Sûgneur de S. Tropez.\
R' hebois &amp; \autres Places) Confetlh du Roy ,) Doyen de ta
/ de Parlement dè cedit Pats) &amp; à Monji~ur le Procureur
treral du Royen la même Cour de Parlement, à ce qu'ifs
n'~: ignorent, dans Mur Hôtel, parlant audit Seigneur Doyen ~
~ à Monfieur le Procureur General de .Ve~gons) aufqut~s avo~~
/aijJé copie imprimée ; à chacun en partt~ulter, tant dud,t Arre~
du Conftil d Etat, Lettres de ComrnijJion, que du prtfenJ
Exploit. BON FIL HON:

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CASSE ET ANNULLE LA PROCEDURE
faite au P arlemmt de Provence, fous le nom du Sieur Rehoul j
enflmble l'Ordonnance de S~it - montré, renduë par le Parlément.,fo' la Ii..r:qube dut/lt Rehout, te 11. Decembre 17 1 3'
f§! tout ce qui s'en e.ft enjuivi ; fait Sa Majeflé défenfls audit
keboul, de donner de pareilles Requêtes au Parlement, à
peine d'interdiélion f!!f de 1500, liv. d'amende; f!!f au ParJ.
lement de les recevoir , à peine de nullité f!!f ca/lation de
PrlCedure.

./

bu 30 Avril 1715'
Éxtrdit des Regiftres du Conflil d'Etat Privé du Roy.·
Co......

NT R E le . Procureur Gener~l de la €'
be des
~ Comptes, Aydes &amp; Finances de Provence, demaa-.
deur aux fins de la ~equête inferée ca l'Arrêt du
Confeil par loi obtenu le fix Mars mil [ept cens vingt..
quatre; &amp; de l'Affignation donnée en confequence, le vingt-:
deux du même mois, d'une part: Et le Sieur Rebout, Subftitot
en la Senéchaulfée d'Aix:, défendeur d'autre. V EU au Confeil )
d'l:tat du Roy, ta Requête dudit Sieur Procpreur Genèral de la f
CO_DI de~ _ ç~1'Dptes 1 Aydes &amp; Finances de Proveàce 1. in:erée
audit Arrêt du Con{eil du fixiéme Mars mil fept cens vlOgequatre, à ce qU'il plût à Sa Majdlé, calfc:r la Procedure .§i.te
au Parlement fous le nom do Sieur Rehout ; eo(emble l'Or~onnance de Soit-montre renduë par le ParlementAtrr fa Requête dudit Reboul, le vinge-deux Decembre 1 &amp; tout ce qu~
- A

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..Mj... '~ j~!. ~

Z'c......; g.., cn.rk.
-::2.C;: ",J_ 6"..... .,..."

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,ten étoit enfoivi;

~

ue déCentes fidfent faites audit Rebocl de
donner de parei es . cquEtes audit Parlement:l eine d'lO~er­
diéHÔtl&amp; de trois mûle Irv.~es d'amende; &amp; ~u .Rarlement e
les recevoir. à peine Te tl~lité. calTation de:: Proceauiès, de.:.
pèns dommages &amp; interEts; &amp; que ledit Rebouh èoneamnè
aux dépens de l'Arret~i interviendroit fur ladite ReqUftei
ledit Arrêt du Confeil dudit joudix Mars mil [ept cens vingt9uatre, obtenu par ledit Sieur Procureur General, fur ladité
Requête J Ear leguet auroit été ordonné qu'aux fins de ladite
Requête, le Procureur General du Parlement d'Aix, enfemble
le SIeur Reboul, SobCHtut en la SenéchauRee d'Aix, leroièDt
aiÎÎgnez au Confeil , dans les délais du Reglement, pour
liur être fait droit ainli qu'il appartiendrait, toutes cJlOfes cependant demeurantes en état: Exploit d'alIignation donnnée
iu Cônfeil le vingt-deux Mars mil fept cens vingt-quatre. à la
Requête dudir Sieur Procureur General de la Cour des Comptes j
Aydes &amp; Finapces de Provence, aufdits Sieurs Procureur General du Parlement AIX ,lit Keboul, ~ubfti,uc du ~ur'
du Royen la Sen échauffée cl' Aix, pour repondre &amp; proceder
aux: hns de ladite Requête, ioferée audit Arrêt do CODfeil du
ftx: Mars mil fept ceDS vingt-quatre, .circooilances &amp; dépendances: PAtte de prefentation fait au Grefiè du Confeille trente May
mil {ept cens vingt - quatre, par MC CaRel, popr ledit Sieur
Procureur Gen.eral de la Cour des 