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<rdf:Description rdf:about="https://odyssee.univ-amu.fr/items/show/866">
    <dcterms:title><![CDATA[Peiresc accusateur de Cujas (lettre de Peiresc à Aléandre) (19 avril 1617)]]></dcterms:title>
    <dcterms:subject><![CDATA[<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=49&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Factums+avant+1789">Factums avant 1789</a>]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=49&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Biographie">Biographie</a>]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[Y-a-t&#039;il plus grave qu&#039;être soupçonné de vol ? Oui : être accusé de plagiat. C&#039;est ce qui arrive à J. Cujas et son accusateur n&#039;est autre que Nicolas-Claude Fabri Peiresc, célèbre érudit qui correspond avec le monde entier.]]></dcterms:description>
    <dcterms:abstract><![CDATA[Imprimé en haut de la p. de titre : "Hommage de l'auteur" (Notes)<br /><br />Dans sa correspondance avec Jérôme Aléandre le Jeune (1574-1629), humaniste et érudit, petit-neveu de Jérôme Aléandre l'Ancien (1480-1542), humaniste italien, nonce et cardinal, Nicolas Claude Fabri de Peiresc accuse formellement Jacques Cujas, considéré comme le maître du courant de l'humanisme juridique en France, de "<em>vol nocturne avec escalade et effraction et de plagiat avec destruction des sources</em>".<br /><br />
<div><img src="https://odyssee.univ-amu.fr/files/thumbnails/Nicolas-Claude-Fabri-de-Peyresc_1580-1637.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></div>
<div style="text-align: center;"><em>Nicolas Claude Fabri de Peiresc (1580-1637)</em></div>
<br />
<p>La lettre datant de 1617, Cujas est depuis décédé, mais après avoir suivi une carrière assez mouvementée de professeur de droit, notamment de droit civil, dans plusieurs universités (Cahors, Bourges, Valence, Paris), il jouit d'une grande réputation. Par ailleurs, Peiresc n'apportant pas de preuve tangible, la lettre ne connut pas beaucoup de retentissement.</p>
<br />
<div><img src="https://odyssee.univ-amu.fr/files/thumbnails/Jacques-Cujas_1522-1590.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></div>
<div style="text-align: center;"><em>Jacques Cujas (1522-1590), Musée du Vieux Toulouse (inv. 22.5.1, 1580)</em></div>
<br />
<p>Que reproche précisément Peiresc à Cujas ? Quand il enseigne à Bourges, Cujas découvre la célébrité mais en même temps les inimitiés qu’elle implique. Il se lie alors avec le professeur de droit Le Conte, auteur d’additions de l’édition d’Hervet des Basiliques. A la mort de Le Conte, toujours à Bourges, Cujas (avec des complices) se serait introduit par effraction dans la bibliothèque du défunt et aurait emporté tous les manuscrits qui s'y trouvaient en choisissant personnellement ceux qui l’intéressent le plus parce qu’il sait parfaitement où ils sont rangés dans l'appartement. Il faut rappeler ici que les Basiliques présentent une compilation juridique des 9e et 10e siècles écrite en grec et rassemblent les textes des quatre œuvres justiniennes (Code, Digeste, Institutes, Novelles), complétés des commentaires des canonistes byzantins : un ouvrage de la plus haute importance pour les travaux des romanistes (cf <a href="https://odyssee.univ-amu.fr/items/show/121">https://odyssee.univ-amu.fr/items/show/121</a>).</p>
<p>Ici, la première accusation paraît plutôt faible « <em>On ne sait pas positivement si Cujas prit alors dans la bibliothèque de Le Conte trois volumes des Basiliques avec les autres manuscrits, ou si avant sa mort Le Conte les lui avait prêtés, il suffit de savoir qu'ils sont tombés entre les mains de Cujas qui ne s'en dessaisit jamais</em> ». Présomption de culpabilité ? Mais la seconde n’est pas plus catégorique : « <em>On dit que lorsque Cujas avait trouvé quelque scholie [commentaire] de son goût dans les dites Basiliques, après les avoir insérées dans ses observations, il déchirait le feuillet et le jetait au feu, de manière que les dits volumes furent mutilés...</em>&nbsp;».<br /><br />Chavernac précise que Charles-Annibal Fabrot (1580-1659) a essayé de faire justice de cette seconde imputation (en restant muet sur la première). Pour mémoire, Fabrot, professeur puis doyen de la faculté de droit d’Aix part s’installer à Paris en 1637 à la mort de son ami Fabri de Peiresc. Grâce à l’appui du chancelier Séguier, il établit en 1647 la première édition latine en sept volumes in-folio des Basiliques sans croire un seul instant à la seconde accusation : « <em>Je croirais plutôt qu'avant que ces livres vinssent entre les mains de Cujas, ou après sa mort, ils sont tombés entre les mains de quelques enfants; à leur âge on aime les papiers forts et les parchemins; ils auront fait des coupures sur les bords, mais sans rien retrancher du texte</em> ». Explication qui semble bien puérile à Chavernac.<br /><br />Reste un étonnant <em>cold case</em> non élucidé dans lequel un érudit accusé d’être vénal pour avoir volé des manuscrits, inexcusable pour avoir usurpé la paternité de précieux commentaires, impardonnable pour avoir détruit des sources de droit irremplaçables, n'aura pas souffert dans sa postérité avec son nom donné à une célèbre rue à Paris et à la prestigieuse bibliothèque interuniversitaire de Droit, d'Economie et de Science politique, établie par une convention entre les universités de Paris 1 - Panthéon-Sorbonne et de Paris 2 - Paris-Panthéon-Assas.</p>]]></dcterms:abstract>
    <dcterms:creator><![CDATA[Chavernac, Félix (1841-1920?). Auteur]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence), cote RES 27358]]></dcterms:source>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Imprimerie et lithographie J. Remondet-Aubin (Aix)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=40&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=1895">1895</a>]]></dcterms:date>
    <dcterms:rights><![CDATA[domaine public]]></dcterms:rights>
    <dcterms:rights><![CDATA[public domain]]></dcterms:rights>
    <dcterms:relation><![CDATA[Notice du catalogue : http://www.sudoc.fr/260794155]]></dcterms:relation>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://odyssee.univ-amu.fr/files/vignette/RES-27358_Chavernac_Peiresc-accusateur_vignette.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:format><![CDATA[application/pdf]]></dcterms:format>
    <dcterms:format><![CDATA[1 vol.]]></dcterms:format>
    <dcterms:format><![CDATA[24 p. ]]></dcterms:format>
    <dcterms:format><![CDATA[24 cm ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=44&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=fre">fre</a>]]></dcterms:language>
    <dcterms:type><![CDATA[text]]></dcterms:type>
    <dcterms:type><![CDATA[monographie imprimée]]></dcterms:type>
    <dcterms:type><![CDATA[printed monograph]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[https://odyssee.univ-amu.fr/items/show/866]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:coverage><![CDATA[<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=38&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Aix-en-Provence.+18..">Aix-en-Provence. 18..</a>]]></dcterms:coverage>
    <dcterms:provenance><![CDATA[Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence)]]></dcterms:provenance>
</rdf:Description><rdf:Description rdf:about="https://odyssee.univ-amu.fr/items/show/977">
    <dcterms:title><![CDATA[Du Périer et le droit provençal : audience de rentrée du 4 novembre 1867... / [discours prononcé par M. Bédarrides,...] ; Cour de Cassation]]></dcterms:title>
    <dcterms:alternative><![CDATA[Cour de cassation, audience de rentrée du 4 novembre 1867 (Autre titre)]]></dcterms:alternative>
    <dcterms:subject><![CDATA[<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=49&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Droit+proven%C3%A7al">Droit provençal</a>]]></dcterms:subject>
    <dcterms:subject><![CDATA[<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=49&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Histoire+de+l%27universit%C3%A9">Histoire de l&#039;université</a>]]></dcterms:subject>
    <dcterms:description><![CDATA[Après la reddition de Marseille, Henri IV déclare "<em>Enfin, je suis roi !</em>". Il y envoie G. Du Vair réorganiser la justice : c'est dans ce contexte que Dupérier devient étudiant en droit à Aix. <span style="vertical-align: inherit;">À </span>18 ans (1606), il est diplômé en droit canon et civil.]]></dcterms:description>
    <dcterms:abstract><![CDATA[<span class="detail_value"><span class="detail_value">Sa très grande connaissance du droit romain et du droit provençal explique que Dupérier cumule titres et fonctions : avocat au Parlement d'Aix (1614), jurisconsulte d'Aix (comme Portalis), Procureur du pays de Provence (1638), et enfin primicier de l'Université d'Aix. Tout cela laisse encore le temps au spécialiste du droit romain et du droit provençal de rédiger des œuvres considérées comme majeures dans la compréhension de l'histoire du droit et lui vaut la réputation d'être le fondateur du droit français moderne. Figures imposées de ce genre d'hommage inévitablement emphatique, Bédarrides convoque l'impressionnante galerie des juristes français qui ont été ses contemporains ou qui se sont inscrit dans le sillage de leur illustre prédécesseur, avec dans l'ordre d'apparition (et de disparition !) : Jacques Cujas (1522-1590), Nicolas-Claude Fabri Peiresc (1580-1637), Charles-Annibal Fabrot (1580-1659), François Decormis (1639-1734), Louis de Ventre de la Touloubre (1706-1767), et enfin Jean-Étienne-Marie Portalis (1746-1807)...<br /><br /><img src="https://odyssee.univ-amu.fr/files/fullsize/MS_43_Remarques_Duperier_A-G.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></span></span>
<div style="text-align: center;"><em>Remarques [de droit] (Scipion Dupérier, manuscrit du 18ème siècle)</em></div>
<span class="detail_value"><span class="detail_value"><br />Scipion Dupérier (1588-1667) fut l’un des juristes aixois les plus fameux de son temps. Surnommé par ses pairs le « Papinien moderne » et le « Caton d’Aix », il était le fils du poète et parlementaire aixois François Dupérier. De célèbres juristes aixois, tels Nicolas Peiresc ou Hyacinthe Boniface (sa Suite d’arrest notables de la Cour du Parlement de Provence est disponible en ligne), admiraient le travail de Scipion Dupérier. Sa maîtrise du droit écrit lui permit de résoudre les questions les plus épineuses de son temps. Son œuvre, éditée plusieurs fois, eut un succès immense. François de Cormis (1639-1734), son neveu et élève, agrémenta de notes une de ces éditions.<br /><br /><img src="https://odyssee.univ-amu.fr/files/fullsize/RES-5157_Oeuvres-Scipion_Livres-1-3.jpg" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" /></span></span>
<div style="text-align: center;"><em>Œuvres de Scipion Du Périer. Tome 1 - Questions notables et maximes de droit, avec des Observations (1759)</em></div>
<span class="detail_value"><br />En 1759, l’avocat aixois Louis Ventre de la Touloubre (1706-1767) fit publier une nouvelle édition de l’œuvre de Dupérier, en prenant le soin de la corriger et de l’augmenter. Dans sa préface, il intégra le chapitre que le père Bougerel (v. 1680-1753) avait consacré à Dupérier dans ses Mémoires pour servir à l’histoire des hommes illustres de Provence. Un poème composé par Dupérier y était inclus. Les notes de Cormis furent également intégrées à l’édition. Un manuscrit attribué à Dupérier est également disponible en ligne.<br /><br />Source :<br />- Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône<br />- Dictionnaire historique des juristes français du XIIème au XXème siècle, (dir. P. Arabeyre, J.-L. Halperin et J. Krynen), Paris, PUF, 2015, notice O. Tholozan, p. 368.<br /></span>]]></dcterms:abstract>
    <dcterms:creator><![CDATA[Bédarrides, Gustave-Emmanuel (1817-1899). Auteur]]></dcterms:creator>
    <dcterms:creator><![CDATA[France. Cour de cassation. Éditeur scientifique]]></dcterms:creator>
    <dcterms:source><![CDATA[Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence), cote RES 34179]]></dcterms:source>
    <dcterms:publisher><![CDATA[Cosse, Marchal et Cie (Paris)]]></dcterms:publisher>
    <dcterms:date><![CDATA[<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=40&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=1867">1867</a>]]></dcterms:date>
    <dcterms:rights><![CDATA[domaine public]]></dcterms:rights>
    <dcterms:rights><![CDATA[public domain]]></dcterms:rights>
    <dcterms:relation><![CDATA[Notice du catalogue : https://www.sudoc.fr/098980270]]></dcterms:relation>
    <dcterms:relation><![CDATA[Vignette : https://odyssee.univ-amu.fr/files/vignette/RES-34179_Bedarrides_DuPerier-droit-provencal_vignette.jpg]]></dcterms:relation>
    <dcterms:format><![CDATA[application/pdf]]></dcterms:format>
    <dcterms:format><![CDATA[1 vol]]></dcterms:format>
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    <dcterms:format><![CDATA[In-8° ]]></dcterms:format>
    <dcterms:language><![CDATA[<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=44&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=fre">fre</a>]]></dcterms:language>
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    <dcterms:type><![CDATA[monographie imprimée]]></dcterms:type>
    <dcterms:type><![CDATA[printed monograph]]></dcterms:type>
    <dcterms:identifier><![CDATA[https://odyssee.univ-amu.fr/items/show/977]]></dcterms:identifier>
    <dcterms:coverage><![CDATA[<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=38&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Provence.+17..">Provence. 17..</a>]]></dcterms:coverage>
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